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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2018-10-20, Collections de BAnQ.

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[" LES SAMEDI 20 ET DIMANCHE 21 OC TOBRE 2018 CAHIER PROMOTIONNEL E Que nous réserve le Québec de 2019 ?Dans le cadre de son 15e anniversaire, l\u2019Institut du Nouveau Monde (INM) publie L\u2019état du Québec 2019.Au commencement d\u2019une nouvelle ère politique, avec un parti qui formera le gouvernement pour la première fois, l\u2019ouvrage propose encore cette année près de 50 analyses inédites d\u2019experts sur 20 enjeux socio- politiques qui marqueront le Québec d\u2019aujourd\u2019hui et de demain.Le Devoir en publie un aperçu.L\u2019état du Québec F R A N C I S H U O T Codirecteur de L\u2019état du Québec 2019 et chargé de communications, contenus et relations de presse à l\u2019INM S O P H I E S E G U I N - L A M A R C H E Productrice et codirectrice de L\u2019état du Québec 2019 et directrice, communications, affaires publiques et opérations à l\u2019INM L\u2019 INM structure ses démarches d\u2019animation du débat public autour de la vision « informer, débattre, proposer ».Des citoyens informés sont en effet plus à même de débattre et de participer aux affaires de la Cité et de proposer des solutions novatrices et réfléchies aux chantiers à venir.En publiant une revue annuelle fiable et objective des défis qui nous attendent dans L\u2019état du Québec, l\u2019INM joue son rôle de défenseur de la démocratie en rendant accessible une véritable référence sur les enjeux sociopoli- tiques qui touchent le Québec.Des citoyens informés qui participent activement à la vie démocratique peuvent avoir un impact important sur leur société.L\u2019ouvrage permet également aux décideurs de prendre le pouls des préoccupations des Québécois et leur offre une information de qualité sur la nation qu\u2019ils gouvernent.L\u2019état du Québec est en quelque sorte un mode d\u2019emploi sur le Québec.Pourquoi L\u2019état du Québec ?L\u2019INM, c\u2019est 20 experts qui travaillent d\u2019arrache- pied à accroître la participation des citoyens à la vie démocratique, et L\u2019état du Québec \u2014 son ouvrage phare \u2014 est une communauté de plusieurs centaines d\u2019auteurs qui contribuent à enrichir le débat public.L\u2019état du Québec 2019 est le fruit d\u2019une démarche participative à laquelle citoyens, élus, chercheurs et représentants des médias ont été invités.Cette grande consultation a guidé le choix des thèmes pour vous offrir, à l\u2019approche de 2019, un livre incontournable.Tout y est passé, et des choix difficiles ont dû être faits.La complexité de notre société rend l\u2019exercice d\u2019autant plus pertinent.Plus que jamais, les analyses rigoureuses, diversifiées et accessibles que nous proposons dans L\u2019état du Québec 2019 sont à propos pour comprendre le Québec.L\u2019objectif : faire le point sur les problématiques actuelles afin que chacun puisse prendre part de manière éclairée aux échanges à venir.Pour cette édition, une centaine d\u2019artisans ont été mis à contribution et plus de 50 experts d\u2019horizons divers vous proposent des analyses percutantes sur les débats politiques d\u2019aujourd\u2019hui, et ceux à venir.Un véritable travail collaboratif qui permettra, nous l\u2019espérons, de faire progresser le Québec en outillant les décideurs et en engageant les citoyens.Deux défis incontournables à l\u2019approche de 2019 Parmi les défis auxquels le Québec devra faire face en 2019, deux s\u2019imposent, selon nous : la révolution technologique, déjà bien en marche, et la crise climatique, dont les effets, plus que jamais, se font sentir.Notons d\u2019abord que ces deux enjeux sont liés indirectement (et directement, à bien des égards).Le progrès technique et économique à tout prix, sur lequel les sociétés occidentales sont basées, a des impacts importants sur notre planète.Notre mode de vie a changé, les ressources s\u2019épuisent et les catastrophes naturelles liées aux changements climatiques sont de plus en plus fréquentes.Révolution technologique : l\u2019ouragan en marche Lorsqu\u2019on pense à la révolution technologique, il y a bien sûr le développement rapide de l\u2019intelligence artificielle, qui bouscule tout sur son passage et dont les impacts sont encore difficiles à mesurer.Les répercussions sur l\u2019emploi, dans le domaine médical et sur les inégalités sociales, pour ne nommer que quelques exemples, se font déjà sentir.Montréal et le Québec constituent d\u2019ailleurs une plaque tournante de la recherche sur l\u2019éthique et les impacts sociétaux de l\u2019intelligence artificielle.Citoyens et décideurs devront se saisir de ces questions importantes en 2019.Le développement du big data \u2014 ou mégadon- nées \u2014 pose également des défis importants.Cette technologie permet à des organisations de capter et de stocker une quantité infinie de données, sorte de traces numériques que nous laissons lorsque nous sommes actifs en ligne.Ces données sont ensuite vendues aux plus offrants.Et c\u2019est sans compter les cryptodevises \u2014 notamment bitcoin et Ethereum \u2014 qui soulèvent des questions sur le plan social, économique et énergétique.Bref, dif ficile de prévoir ce que l\u2019avenir nous réserve lorsqu\u2019il est question de la révolution technologique.Le changement est une constante dont la seule variable est son accélération.La crise environnementale : le grand défi du XXIe siècle ?Difficile d\u2019anticiper les impacts réels qu\u2019aura la crise environnementale sur la planète et sur notre façon de l\u2019habiter et d\u2019y vivre.La campagne électorale qui s\u2019est achevée dans les dernières semaines laisse cer tainement un goût amer aux groupes environnementaux et aux citoyens pour qui l\u2019enjeu revêt une plus grande impor tance.Le peu d\u2019espace occupé par l\u2019environnement dans la campagne électorale explique en par tie le désengagement à l\u2019égard de la politique partisane de la population au profit d\u2019autres formes de participation.Trente-cinq pour cent des Québécois estiment en effet qu\u2019il s\u2019agit de l\u2019enjeu le plus important, selon un sondage exclusif Léger-L\u2019état du Québec dont les résultats se trouvent dans l\u2019édition 2019.Pourtant, le poids de la question climatique dans la campagne électorale a été plutôt faible.Le mouvement végétalien constitue un bel exemple d\u2019initiative individuelle de lutte contre les changements climatiques.Ce geste politique, s\u2019il en est un, démontre bien l\u2019envie de citoyens d\u2019agir sur les changements climatiques, et il compte de plus en plus d\u2019adeptes.Sur un plan plus macro, des actions sont tout de même en cours.La création de l\u2019organisme gouver nemental Transition énergétique Québec (TEQ), par exemple, et des initiatives émanant de la société civile, comme le Sommet sur la transition énergétique juste, ou encore du milieu universitaire, comme « Le climat, l\u2019État et nous », démontrent qu\u2019une action concertée est possible, et que des acteurs agissent pour qu\u2019un plan structurant guide la lutte contre les changements climatiques au Québec.Reprendre le contrôle Le propre des générations qui nous ont précédés a été de se projeter dans le futur, de rêver à un monde meilleur.Des projets de société, des fantasmes, des aspirations pour améliorer notre qualité de vie, notre prospérité.À la fin 2018, la situation semble être différente.Avons-nous perdu le contrôle sur notre futur ?Peut-on imaginer un Québec plus vert, dans lequel le développement des nouvelles technologies se ferait de manière responsable ?Citoyens et décideurs ont une emprise sur les défis qui les guettent.La révolution technologique et la crise climatique ne sont pas des mécanismes inéluctables auxquels on ne peut que s\u2019adapter.Nous avons le devoir de nous attaquer à ces deux chantiers, et L\u2019état du Québec 2019 offre tous les outils pour le faire.Citoyens et décideurs : vous avez une emprise sur les défis qui attendent le Québec L \u2019 É T A T D U Q U É B E C 2 0 1 9 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 0 E T D I M A N C H E 2 1 O C T O B R E 2 0 1 8 E 2 Pour toute information sur le contenu de ce cahier spécial, vous pouvez contacter Catherine Girouard, chargée de projets des publications spéciales, à cgirouard@ledevoir.com.Pour vos projets de cahier ou toute autre information au sujet de la publicité, contacter iDmedia@ledevoir.com.I N S T I T U T D U N O U V E A U M O N D E L a participation citoyenne occupe une place centrale dans cette édition de L\u2019état du Québec.Avec le 15e anniversaire de l\u2019INM, l\u2019occasion était belle de faire le bilan de l\u2019évolution de la participation au Québec.Dans cette optique, nous avons invité cinq experts à réfléchir aux manières dont elle s\u2019est développée, depuis 15 ans, et à proposer des pistes d\u2019actions et de réflexion pour les 15 années à venir.Ces analyses montrent que la participation citoyenne est en plein changement, au contact d\u2019une multitude de facteurs, dans les mouvements sociaux, dans les villes, ou dans certaines pratiques politiques.Que ce soit en éducation, en santé ou en politique électorale, la population doit rester à l\u2019affût des débats politiques et être incluse dans les réflexions à leur sujet.Retour et perspectives sur 15 ans de participation citoyenne À titre de directrice générale de l\u2019INM, Julie Caron-Malenfant signe un bilan de l\u2019évolution de la participation au Québec.Contribuent également à la réflexion d\u2019autres analyses, comme celle du politologue de l\u2019Université Laval François Géli- neau, qui présente les hauts et les bas de la participation électorale en s\u2019intéressant plus particulièrement au taux de participation des jeunes ; celle de l\u2019expert des mouvements soc iaux e t char gé de cours à l\u2019UQAM Marc-André Cyr, qui propose un bilan critique de la répression des mouvements sociaux au Québec ; ou celle de la professeure à l\u2019Université de Montréal Laurence Bherer, qui revient sur l\u2019évolution des mécanismes de participation publique en urbanisme.La profes- seure à l\u2019UQAM Eve Seguin conclut cette section spéciale sur la participation citoyenne avec une critique de la technocratisation du politique en cours au Québec et ailleurs dans le monde, elle qui estime que la technocratie irait jusqu\u2019à remettre en cause la démocratie partisane.Des exper ts d\u2019horizons divers présentent également des analyses originales de la place de plus en plus importante accordée à la participation citoyenne, dans différents secteurs.Jonathan Durand Folco, par exemple, réfléchit à la participation citoyenne dans les municipalités.Marie-Dina Salvione s\u2019intéresse au lien entre participation citoyenne et patrimoine, et Louise Lortie au rôle de la consultation publique dans le développement de projets en éducation.Pour favoriser le développement d\u2019un « réflexe citoyen », la chercheuse à l\u2019Université de Montréal Valérie-Anne Mahéo a d\u2019ailleurs mené une étude auprès d\u2019enfants du primaire et de leurs parents en proposant un projet d\u2019éducation citoyenne visant à développer des compor tements démocratiques, dont les conclusions sont présentées dans L\u2019état du Québec 2019.Les résultats positifs de cette étude démontrent l\u2019importance du travail à faire en amont pour développer chez les Québécois le goût de la participation et les compétences civiques pour exercer celle-ci.Notre démocratie ne s\u2019en portera que mieux.Une réforme attendue du mode de scrutin La réforme du mode de scrutin a été remise à l\u2019ordre du jour lors de la campagne électorale fédérale de 2015 avec la promesse des libéraux de Justin Trudeau de faire de cette élection la dernière avec le mode de scrutin actuel.Au Québec, le Par ti québécois (PQ), la Coalition avenir Québec (CAQ), Québec solidaire (QS) et le Parti vert du Québec (PVQ) ont récemment conclu un accord trans- partisan visant l\u2019instauration pour les élections générales de 2022 d\u2019un mode de scr utin propor tionnel mixte compensatoire régional.Jean- Pierre Charbonneau, Hélène Da- neault, Françoise David et Christiane Pelchat, qui ont respectivement été élus dans le passé pour le PQ, la CAQ, QS et le Parti libéral du Québec (PLQ), livrent dans L\u2019état du Québec 2019 un plaidoyer pour la réforme du mode de scrutin.Le politologue Henry Milner présente quant à lui l\u2019état de l\u2019avancement du processus de réforme du mode de scrutin en Colombie-Britannique et au Québec.Dans ces deux provinces, les prochaines élections pourraient se faire avec un nouveau système électoral, qui inclurait des éléments de proportionnalité.Rien ne garantit toutefois que la réforme souhaitée s\u2019opérera.Dossier à suivre.Une veille importante sur les politiques et services publics L\u2019éducation et la santé occupent bien sûr une place importante dans l\u2019édition 2019 de L\u2019état du Québec.Les sociologues Pierre Doray et Stéphane Moulin réfléchissent à la dramatisation de la question du décrochage scolaire alors que selon certaines études, le Québec porterait le bonnet d\u2019âne en matière de lutte contre le décrochage scolaire.Mais la situation est-elle si dramatique qu\u2019on le pense ?La coordonnatrice de la Commission de l\u2019enseignement secondaire du Conseil supérieur de l\u2019éducation, Catherine Lebossé, présente de son côté la vision gouvernementale pour favoriser l\u2019atteinte du plein potentiel des élèves du Québec : l\u2019éducation inclusive, qui permettrait de mieux s\u2019adapter à la diversité des élèves.C\u2019est de cette manière, selon le Conseil, que nos objectifs en matière de réussite éducative seront atteints.Tour d\u2019horizon d\u2019une nouvelle approche en éducation.Le professeur à l\u2019Université de Car- leton Marc-André Gagnon pose un regard critique sur les transformations des politiques du médicament en cours au Québec et au Canada et sur leurs impacts sur les citoyens, tandis que l\u2019économiste Érik Bou- chard-Boulianne et le coordonnateur du collectif Échec aux paradis fiscaux, Samuel-Élie Lesage, font le bilan de l\u2019action du gouvernement Trudeau dans la lutte contre les paradis fiscaux, et que les chercheuses en relations internationales Juliette Bourdeau de Fontenay, Mathilde Bourgeon, Thalia D\u2019Aragon-Giguère et Élisabeth Vallet se penchent sur la théâtralisation de la frontière qué- béco-américaine et sur l\u2019effet Trump sur les flux migratoires entre le Québec et les États-Unis.I N S T I T U T D U N O U V E A U M O N D E L es médias d\u2019information ont un rôle important à jouer en démocratie, et ils exercent une influence certaine sur les citoyens et sur leur motivation à participer activement.On les décrit comme les « chiens de garde de la démocratie », eux qui constitueraient le « quatrième pouvoir ».Comme le démontre dans son analyse sur le sujet la doctorante en communication à l\u2019Université de Montréal Alexandra Manoliu, les médias \u2014 et pas seulement les politiciens \u2014 contribueraient au cynisme ambiant dans la population.Les citoyens n\u2019auraient plus confiance en l\u2019information transmise dans certains grands médias d\u2019information.Mais qu\u2019est-ce qui explique cette situation ?Pour l\u2019auteure, le cadrage stratégique observable dans les médias \u2014 c\u2019est-à-dire les structures interprétatives qu\u2019utilisent les journalistes pour que l\u2019information puisse être consommée facilement et rapidement \u2014 a un impact négatif sur la perception qu\u2019a la population du travail des journalistes, chroniqueurs, éditorialistes et autres animateurs.La responsabilité d\u2019offrir aux citoyens une information de qualité incombe-t-elle aux médias, ou les citoyens- consommateurs devraient-ils être plus responsables dans les choix qu\u2019ils font en matière de consommation d\u2019information?Autrement dit, les médias devraient-ils travailler dans l\u2019intérêt public, ou dans l\u2019intérêt du public?Par quoi remplacer le système médiatique actuel ?Cette hypothèse n\u2019est toutefois pas la seule à être soulevée dans l\u2019ouvrage pour expliquer le cynisme des citoyens envers les médias.Le spécialiste en désinformation sur le Web et chroniqueur à Radio-Canada Jef f Yates présente une analyse du phénomène des fake news.Pour l\u2019auteur, les fausses nouvelles dif fusées dans certains médias expliquent, en partie du moins, le déclin de la confiance de la population dans les médias traditionnels.L\u2019émergence des fausses nouvelles témoigne toutefois d\u2019un malaise profond dans la population et d\u2019une perte de confiance envers les institutions politiques et médiatiques.Même si ce phénomène est nuisible pour la démocratie, il traduit des craintes et des critiques légitimes contre le 1 %, le gouvernement, l\u2019élite scientifique.La rédactrice en chef du média indépendant Ricochet, Gabrielle Brassard-Lecours, présente quant à elle des solutins de rechange au modèle économique actuel des médias, caractérisé en grande partie par le contrôle, par une poignée de grands groupes, des médias d\u2019information et de communication et des plateformes de diffusion.Pour l\u2019auteure, l\u2019indépendance des médias est la clé du renouvellement de la confiance des citoyens envers eux, alors que de nouveaux modèles, qui reposent par exemple sur le financement participatif ou sur une aide étatique, émergent notamment en France, aux États-Unis et au Québec.Stéphanie Thibault, de l\u2019Association des communicateurs scientifiques (ACS), et Marie Lambert-Chan, du magazine Québec Science, plaident, de leur côté, pour un retour en force de l\u2019information scientifique dans les médias afin de revaloriser leur mission éducative.La culture québécoise, menacée ?La culture n\u2019est pas en reste dans cette édition de L\u2019état du Québec.Le doctorant en communication à l\u2019UQAM Simon Claus propose une analyse des impacts sur la culture canadienne et québécoise de la télévision par Internet, de la stratégie « Un Canada créatif » de Patrimoine canadien et de l\u2019entente signée avec le géant Netflix.Des risques existent pour la préservation de notre identité culturelle selon l\u2019auteur, alors que les plate- formes de diffusion en ligne ne sont pas régulées par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes.Culture, médias et communications à l\u2019ère du numérique À lire à ce sujet dans L\u2019état du Québec 2019 CLÉ 7 \u2013 SANTÉ Les transformations en cours des politiques du médicament : au bénéfice des citoyens ?Marc-André Gagnon, professeur agrégé à l\u2019École d\u2019administration publique de l\u2019Université Carleton CLÉ 19 \u2013 VILLES Les municipalités comme tremplins potentiels de la participation citoyenne Jonathan Durand Folco, professeur adjoint à l\u2019École d\u2019innovation sociale Élisabeth-Bruyère de l\u2019Université Saint-Paul À lire à ce sujet dans L\u2019état du Québec 2019 CLÉ 8 \u2013 MÉDIAS Du cynisme politique au cynisme médiatique : quand le citoyen ne fait plus confiance aux médias Alexandra Manoliu, chercheuse en résidence à l\u2019INM et doctorante en science politique à l\u2019Université de Montréal CLÉ 13 \u2013 CULTURE La télévision par Internet : quels enjeux pour la culture canadienne et québécoise Simon Claus, doctorant en communication à l\u2019UQAM et adjoint de recherche au Centre de recherche in- teruniversitaire sur la communication, l\u2019information et la société Que ce soit en éducation, en santé ou en politique électorale, la population doit rester à l\u2019affût des débats politiques La responsabilité d\u2019offrir aux citoyens une information de qualité incombe-t-elle aux médias, ou les citoyens-consommateurs devraient-ils être plus responsables dans les choix qu\u2019ils font en matière de consommation d\u2019information ?La participation citoyenne renforce la démocratie La participation citoyenne est en plein changement, au contact d\u2019une multitude de facteurs.ALEXANDRE CLAUDE L\u2019émergence des fausses nouvelles témoigne d\u2019un malaise profond dans la population et d\u2019une perte de confiance envers les institutions politiques et médiatiques. L \u2019 É T A T D U Q U É B E C 2 0 1 9 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 0 E T D I M A N C H E 2 1 O C T O B R E 2 0 1 8 E 3 En librairie et en ligne dès maintenant! Pour sa 23e édition, L\u2019état du Québec revient en force avec 20 clés pour comprendre les enjeux actuels et pour participer de manière éclairée aux débats à venir.inm.qc.ca/edq2019 I N S T I T U T D U N O U V E A U M O N D E L es luttes pour l\u2019émancipation des Québécois francophones des années 1960.L\u2019adoption de la loi 101.La crise des accommodements raisonnables.La charte des valeurs.Et plus récemment, la remise à l\u2019ordre du jour du débat sur le port de signes religieux par les employés de l\u2019État en position d\u2019autorité.L\u2019identité est certainement l\u2019un des enjeux les plus polari- sants à l\u2019heure actuelle, au Québec, et la question identitaire reste entière.Mais peut-elle être réglée?Comment favoriser un meilleur vivre-ensemble?Les Québécois ont une identité plurielle et les nouvelles générations s\u2019unissent autour de valeurs d\u2019inclusion, d\u2019ouverture et de justice sociale.Toutefois, face à la fragmentation de l\u2019identité québécoise, la discrimination devient un enjeu central.Des solutions innovantes doivent être développées pour que le Québec puisse aller au-delà du débat identitaire.Les Québécois ont-ils encore une identité commune ?Force est d\u2019admettre que le Québec, par sa démographie et sa situation géographique particulière, a un rap- por t unique à son identité.Mais qu\u2019en est-il de l\u2019identité québécoise ?Qui sommes-nous?Dans le cadre de la publication de L\u2019état du Québec 2019, l\u2019INM et Léger ont décidé de sonder les Québécois sur leur perception de notre identité commune.La conclusion de ce sondage exclusif : l\u2019identité québécoise est plus fragmentée que jamais.Nous ne sommes plus seulement souverainiste ou fédéraliste, blanc ou noir, homme ou femme.Nous nous identifions à la fois comme femme, jeune, queer et issu d\u2019un groupe racisé.Cela ne nous empêche pas d\u2019être souverainiste et de droite, mais les étiquettes politiques traditionnelles et la bipolarité identitaire ne suf fisent plus pour nous décrire.Nous demeurons unis sous des valeurs communes, comme la langue, la culture et l\u2019histoire.Le rappor t dif férent des plus jeunes générations à l\u2019identité collective québécoise et à leur identité individuelle n\u2019est certainement pas étranger à cette fragmentation identitaire.Dans cette optique, nous avons invité la rédactrice en chef du magazine de vulgarisation scientifique pour adolescents Curium, Noémie Larouche, à brosser le portrait de la génération «silencieuse», ces jeunes âgés de 15 à 17 ans qui suivent dans le cortège des générations la cohorte des millé- nariaux.Comme l\u2019explique l\u2019auteure, lorsque la génération silencieuse s\u2019exprime, elle sait se faire entendre, notamment avec une utilisation efficace des réseaux sociaux.Le mouvement des carrés jaunes constitue d\u2019ailleurs une belle illustration de cet engagement, à l\u2019ère du numérique.L\u2019ex-journaliste à Radio-Canada Michel Rochon a de son côté été invité à réfléchir sur les vieux jeunes, ceux âgés de 30 à 45 ans.Pour l\u2019auteur, la vision ouverte, inclusive et équitable des jeunes leaders de cette génération caractérise leur action, à la fois sur le plan professionnel et dans leurs engagements sociaux.Plus question d\u2019être investi dans un projet entrepreneurial sans en considérer l\u2019impact social.Un problème à régler La fragmentation de notre identité collective pose également des défis en ce qui a trait au vivre-ensemble.Certains groupes vivent de la discrimination, et c\u2019est notamment le cas des femmes et des communautés racisées.À ce sujet, Éric Charest, de l\u2019École nationale d\u2019administration publique, et Sami Ghzala, de l\u2019INM, tous deux spécialistes de la discrimination systémique au Québec, nous livrent une analyse percutante de la situation au Québec et posent la question suivante : le Québec est-il prêt à sortir du déni collectif ?Nous l\u2019avons vu avec la Consultation sur la discrimination systémique et le racisme annulée par le gouvernement du Québec à l\u2019automne 2017, le coût politique d\u2019une telle initiative est élevé.Véronique Pronovost, membre du Chantier sur l\u2019antiféminisme du Réseau québécois en études féministes, s\u2019intéresse quant à elle à l\u2019évolution de l\u2019antiféminisme au Québec et propose une analyse critique des relents antifé- ministes qui subsistent et qui émergent, notamment avec l\u2019arrivée au pouvoir de Donald Trump aux États-Unis et la montée en popularité de la droite conservatrice, partout en Occident.Des solutions sont exposées dans L\u2019état du Québec 2019 pour lutter contre la discrimination, et l\u2019une d\u2019entre elles provient du directeur du Service de police de l\u2019agglomération de Longueuil, Fady Dagher.Le policier plaide pour un passage des corps policiers de la culture de «combattant du crime» à celle de «police de concertation», alors que, pour lui, le travail en amont des services policiers et des services sociaux permettrait de favoriser un meilleur vivre-ensemble.Une identité collective et individuelle à redéfinir I N S T I T U T D U N O U V E A U M O N D E L a révolution technologique est sur toutes les lèvres.La grande médiatisation de certaines innovations qui en découlent, dont les plus connues sont l\u2019intelligence ar tifi- cielle, le big data et les cryptomon- naies, nous sensibilise-t-elle réellement à cet enjeu?Que connaît-on de la révolution en cours ?Et sommes- nous prêts à y faire face ?La question reste entière, et force est d\u2019admettre que citoyens et décideurs devront se l\u2019approprier.Dans cette optique, L\u2019état du Québec 2019 présente une entrevue exclusive sur les impacts so- ciétaux de l\u2019intelligence artificielle avec Rémi Quirion, scientifique en chef du Québec, François Lavio- lette, professeur titulaire à l\u2019Université Laval, Nathalie de Marcel- lis-Warin, professeure titulaire à Polytechnique Montréal et prési- dente-directrice générale du Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CI- RANO), et Dominic Martin, professeur à l\u2019UQAM.Cet entretien avec quatre des plus éminents experts de la question permet de poser un regard nouveau sur les répercussions à anticiper de ce développement technologique.Les quatre chercheurs soulèvent des questions impor tantes sur dif fé- rents aspects de cette révolution technologique.Ils abordent notamment des enjeux liés aux applications concrètes de l\u2019intelligence artificielle, aux craintes soulevées par son développement, à la nécessité de l\u2019acceptabilité sociale et au rôle du Québec comme gardien éthique du développement de l\u2019intelligence artificielle.Les enjeux démocratiques de l\u2019intelligence artificielle et du big data sous la loupe Bien que les impacts sociétaux de l\u2019intelligence artificielle soient dans la mire du milieu scientifique québécois, le professeur à l\u2019École des médias de l\u2019UQAM André Mondoux propose une réflexion critique sur la menace au vivre-ensemble que constituent, selon lui, l\u2019intelligence artificielle et le big data, tandis que la chercheuse en résidence à l\u2019INM et coordonnatrice des activités scientifiques au Centre de recherche interuniversitaire sur la communication, l\u2019information et la société, Lena A.Hübner, s\u2019interroge sur la corrélation entre, d\u2019un côté, l\u2019accumulation de données sur les électeurs par les partis politiques et, de l\u2019autre, la mobilisation des citoyens et leur taux de participation aux élections.Comme l\u2019explique la chercheuse, les nouvelles méthodes de microciblage électoral soulèvent d\u2019impor tantes questions, notamment depuis l\u2019élection de Donald Trump et l\u2019affaire Cambridge Analy- tica.Le Québec n\u2019échappe pas à cette tendance, et les quatre partis politiques représentés à l\u2019Assemblée nationale ont recours à des pla- teformes numériques pour la mobilisation de l\u2019électorat.Révolution technologique, économie et inégalités sociales Les chercheurs à l\u2019Institut de recherche et d\u2019informations socio- économiques (IRIS) Guillaume Hé- ber t et Ber trand Schepper réfléchissent quant à eux dans la publication de l\u2019INM aux conséquences sociales, économiques et énergétiques de la production de crypto- monnaies, autre développement aux conséquences importantes de cette révolution technologique.Point impor tant à noter pour les auteurs, il est impératif de distinguer la technologie des blockchain, dont les retombées positives pourraient être nombreuses, des cryp- tomonnaies.À titre d\u2019exemple, les deux experts démontrent qu\u2019il est possible de chif frer dans des chaînes de blocs, dans une optique de traçabilité, l\u2019entièreté du cheminement de produits alimentaires ou pharmaceutiques.L\u2019innovation technologique à la base des crypto- monnaies pourrait ainsi être utilisée pour le bien commun.Les retombées de ces nouvelles technologies \u2014 l\u2019intelligence artificielle et le big data \u2014 sont déjà observables dans plusieurs sphères de nos vies.L\u2019analyste de politiques à l\u2019INM Nicolas Zorn et la profes- seure à l\u2019Université Laval Nolywé Delannon s\u2019intéressent à l\u2019impact de la révolution numérique sur les inégalités.Les deux experts estiment que les pouvoirs publics négligent ou sous-estiment les conséquences sur la société et sur l\u2019économie de ces innovations techniques.Les répercussions sur l\u2019emploi de la révolution technologique pourraient également être considérables.Le cofondateur et président de l\u2019entreprise montréalaise GSoft, Simon De Baene, fa i t par t ie du groupe des optimistes quant aux potentialités qu\u2019of frent les nouvelles technologies.Pour l\u2019entrepreneur, elles pourraient permettre de mettre les humains au cœur des stratégies d\u2019entreprises et ainsi de favoriser une plus grande efficacité et une plus grande émancipation des ressources humaines.Bref, une multitude de visions et d\u2019avis coexistent sur l\u2019impact réel qu\u2019aura la révolution technologique au Québec et dans le monde, et L\u2019état du Québec 2019 en présente certaines des plus pertinentes.Intelligence artificielle, big data, cryptomonnaies: la révolution technologique est en marche À lire à ce sujet dans L\u2019état du Québec 2019 CLÉ 5 \u2013 ÉCONOMIE À qui profitera la révolution numérique ?Nicolas Zorn, analyste de politiques à l\u2019INM Nolywé Delannon, professeure au Département de management de l\u2019Université Laval CLÉ 12 \u2013 TECHNOLOGIES NUMÉRIQUES Mobilisation, électorat et big data : plus de données, plus de participation ?Lena A.Hübner, chercheuse en résidence à l\u2019INM, coordonnatrice des activités scientifiques au Centre de recherche interuniversitaire sur la communication, l\u2019information et la société, et doctorante en communication à l\u2019UQAM À lire à ce sujet dans L\u2019état du Québec 2019 CLÉ 9 \u2013 DISCRIMINATION L\u2019antiféminisme québécois au temps de Trump Véronique Pronovost, doctorante en science politique à l\u2019UQAM, membre du Chantier sur l\u2019antiféminisme du Réseau québécois en études féministes et chercheuse en résidence à la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques CLÉ 11 \u2013 JEUNESSE La voix de la nouvelle génération silencieuse Noémie Larouche, rédactrice en chef de Curium Les Québécois ont une identité plurielle et les nouvelles générations s\u2019unissent autour de valeurs d\u2019inclusion, d\u2019ouverture et de justice sociale.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Face à la fragmentation de l\u2019identité québécoise, la discrimination devient un enjeu central L \u2019 É T A T D U Q U É B E C 2 0 1 9 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 0 E T D I M A N C H E 2 1 O C T O B R E 2 0 1 8 E 4 Lancement-béné?ce dans le cadre du 15e anniversaire de l\u2019Institut du Nouveau Monde 9 novembre 2018, 17 h 30 Espace C2, au sommet du Fairmont Le Reine Elizabeth Places limitées, inscrivez-vous dès maintenant! inm.qc.ca/edq2019 I N S T I T U T D U N O U V E A U M O N D E L a crise environnementale constitue certainement l\u2019un des plus grands défis du XXIe siècle.La communauté scientifique et les groupes environnementaux ne sauraient mettre davantage l\u2019accent sur l\u2019urgence d\u2019agir sur l\u2019enjeu des changements climatiques.Mais le Québec en fait-il suffisamment ?C\u2019est dans cette optique que la directrice générale de l\u2019INM, dans une lettre adressée au premier ministre publiée dans L\u2019état du Québec 2019, plaide pour qu\u2019une action concertée et efficace visant à lutter contre les changements climatiques devienne la priorité de nos dirigeants.L\u2019enjeu est important, et ses conséquences sont trop nombreuses pour qu\u2019on ne lui accorde pas la place centrale qu\u2019il mérite.Un plan de transition énergétique existe, il s\u2019agit maintenant de l\u2019appliquer.Qu\u2019en est-il de la transition énergétique au Québec ?La présidente-directrice générale de la société d\u2019État Transition énergétique Québec (TEQ), Johanne Gélinas, présente dans L\u2019état du Québec 2019 les grandes lignes de la stratégie gouvernementale en matière de réduction des gaz à effet de serre (GES) incluse dans le Plan directeur en transition, innovation et ef ficacité énergétiques du Québec 2018-2023.Pour Johanne Gélinas, les cibles gouvernementales sont ambitieuses, et le Québec se donne les moyens de les atteindre.L\u2019optimisme de TEQ ne fait toutefois pas l\u2019unanimité dans le milieu de la recherche et chez les groupes environnementaux.Pierre-Olivier Pineau, de la chaire de gestion du secteur de l\u2019énergie de HEC Montréal, présente une lecture plus ambivalente de l\u2019état de la transition énergétique au Québec.Malgré le fait que l\u2019objectif de réduction de 40% de la consommation de produits pétroliers d\u2019ici 2030 puisse paraître ambitieux, les actions concrètes pointant vers une réelle transition tardent, selon l\u2019expert.La question se pose donc: le Québec est-il en transition?Pour l\u2019auteur, une transition énergétique réussie passerait notamment par une transition en transport.La mobilité durable, la plus grande occasion économique de la prochaine décennie C\u2019est du moins le point de vue défendu dans l\u2019édition 2019 de L\u2019état du Québec par le conseiller stratégique en transport à la Coop Carbone Vincent Dussault.Pour cet expert de la mobilité durable, son déploiement contribuera au développement économique du Québec et générera un impact positif dans l\u2019atteinte de nos objectifs de réduction des GES.En d\u2019autres mots, il y aurait des gains à faire : une amélioration de la fluidité des transports, une diminution de notre empreinte écologique et une plus grande création de richesse.Des initiatives citoyennes pour lutter contre les changements climatiques Bien que l\u2019impact de l\u2019action gouvernementale dans la lutte contre les changements climatiques soit l\u2019objet de débats, des initiatives citoyennes émergent, et elles mobilisent de plus en plus d\u2019individus.C\u2019est notamment le cas du mouvement vé- gane, comme le démontre la directrice générale de la SPCA de Montréal, Élise Desaulniers.Plusieurs indicateurs pointent vers un changement dans les habitudes des citoyens en ce qu i concer ne la consommation de produits d\u2019origine animale, l \u2019auteure allant même jusqu\u2019à parler de révolution tranquille pour décrire la montée en popularité du mouvement végane au Québec.La directrice générale d\u2019ENvironnement JEUnesse, Catherine Gauthier, présente de son côté quelques initiatives jeunesse en matière de transition verte, en se penchant notamment sur la création d\u2019emplois verts et sur l\u2019économie verte, qui refuse de choisir entre environnement sain et économie florissante.La migration nationale: angle mort de la crise environnementale?Les changements climatiques ont non seulement un impact sur les flux migratoires à l\u2019international, mais également sur les déplacements de population à l\u2019intérieur même du Québec.C\u2019est du moins la thèse défendue par la responsable de la campagne boréale de la Fondation David Suzuki, Melissa Mollen Dupuis, qui présente la perspective autochtone en matière de protection du territoire et des ressources naturelles.L\u2019au- teure se demande si les villes du Québec seraient prêtes à faire face à un afflux important de réfugiés climatiques nationaux autochtones, alors que la per te de biodiversité qui touche le Nord québécois pourrait avoir des impacts importants sur leur mode de vie.Les changements climatiques mettent en jeu toutes les dimensions de la vie moderne.À lire à ce sujet dans L\u2019état du Québec 2019 CLÉ 6 \u2013 TRANSITION ÉNERGÉTIQUE L\u2019état de la transition énergétique au Québec Pierre-Olivier Pineau, chaire de gestion du secteur de l\u2019énergie, HEC Montréal CLÉ 18 \u2013 PREMIÈRES NATIONS Protection du territoire et des ressources naturelles : l\u2019importante perspective autochtone Melissa Mollen Dupuis, responsable de la campagne boréale à la Fondation David Suzuki La crise environnementale: le grand défi du XXIe siècle NASA / AFP Les changements climatiques mettent en jeu toutes les dimensions de la vie moderne "]
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