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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2018-07-06, Collections de BAnQ.

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[" JAZZ La géographie musicale de Mélanie di Biasio B 5 ÉCONOMIE Les robots et le fossé avec les travailleurs B 8 CINÉMA Le retour du héros réunit Mélanie Laurent et Jean Dujardin dans la France napoléonienne B 3 LEDEVOIR // LE VENDREDI 6 JUILLET 2018 Théâtre au parc Juillet marque le retour de la série Shakespeare in the Park du Repercussion Theatre dans les parcs de Montréal.Cette année, pour son 30e anniversaire, la troupe propose Romeo and Juliet: Love Is Love, une version moderne de la tragédie du XVIe siècle.Dix interprètes se partageront la scène \u2014 dont deux femmes pour incarner le célèbre couple.À quelques occasions durant l\u2019été, enfants et adolescents pourront participer à un atelier sur l\u2019univers de Shakespeare.En tournée tous les soirs de 19h à 22h jusqu\u2019au 8 août à Montréal et ailleurs au Québec.En anglais (avec sous-titres français).Gratuit, contribution volontaire.Calendrier : repercussiontheatre.com.Être « humain » Après avoir accueilli une première résidence artistique durant le mois de juin, la Maison de la Syrie accueille maintenant Témoins, un travail de la sculptrice Cham Chahda sur le concept d\u2019être «humain».Inspirée des conséquences de la guerre (en Syrie, notamment), cette exposition réutilise, modifie et combine des matériaux pour illustrer la vie transformée de ceux qui ont dû fuir un conflit.Jusqu\u2019au 12 juillet au 204, rue Young à Montréal.Vernissage samedi de 17h à 20h.Entrée libre.Info : lamaisondelasyrie.com.Drôles d\u2019adieux Dans le cadre du tout nouveau Grand Montréal Comedie Fest, le collectif Les Femmelettes présente en deux temps \u2014 mais le même soir \u2014 le spectacle Notre tournée d\u2019adieux, dernier rassemblement de ces dames après cinq ans de rires nocturnes, chaque semaine, sur les planches de La Risée.Après cette soirée, certaines des Femmelettes prendront la route du Québec pour des spectacles solos.Dimanche à 19h30 et à 21h au théâtre Sainte-Catherine.25$.Billets : comediefest.com/programmation/les-femmelettes.Zieuter les bibittes Vous aimez mais craignez les insectes ?C\u2019est l\u2019occasion d\u2019apprivoiser libellules, dolomèdes, patineurs, mille-pattes et notonectes avec des experts de l\u2019UQAM, dont l\u2019activité « Ento- mologue d\u2019un jour » vous fera découvrir les habitats, le cycle de vie et le rôle des insectes \u2014 d\u2019abord dans le parc Angrignon, puis au laboratoire pour observer vos spécimens au verre grossissant.Dimanche de 9h à 14h30.15-20$.Billets : coeurdessciences.uqam.ca.Vie de musées Si les vacances vous mènent sur les routes de la Gaspésie, sachez que la région accueille Portraits vivants, un projet numérique mené par cinq musées où l\u2019histoire s\u2019adresse à vous\u2026 à même les tableaux.On vous promet ainsi de rencontrer Jacques Cartier, John Le Boutillier ou Marguerite Bujold à quelques siècles de distance.Au Manoir Le Boutillier, au site historique du Banc-de-Pêche-de-Pas- pébiac, au parc du Bourg de Pa- bos, au Musée acadien du Québec et au Musée de la Gaspésie.Info : museesgaspesiens.com.GENEVIÈVE TREMBLAY icietla@ledevoir.com ICIET LÀ L e Manège militaire de Québec accueille du 5 au 7 juillet une expérience inusitée.L\u2019entreprise Noctura fait vibrer les murs du noble établissement de manière inédite avec Manège la nuit, une création immersive sollicitant plusieurs sens et combinant arts numériques, parcours déambulatoire et musique électronique.Inspirés par les initiatives numéri ques qui ont lieu dans plusieurs grandes vil - les, notamment le South by Southwest, un gros festival multidisciplinaire à Aus tin, au Texas, les créateurs de Manège la nuit veulent révéler le potentiel du Manège militaire grâce aux environnements interactifs.Pour Dave Massicotte, directeur artistique de Noctura et concepteur de l\u2019événement, l\u2019idée d\u2019animer un lieu patrimonial au moyen d\u2019outils technologiques est très excitante : la création d\u2019atmosphères inédites peut servir à faire revivre la mémoire du lieu tout autant qu\u2019à créer plusieurs « couches » de réalité qui viennent se juxtaposer et créer des impressions très fortes.Avec le Manège, l\u2019équipe de Noctura jouit d\u2019un terrain de jeu absolument unique.Pour la petite histoire Le Manège militaire a été construit dans les années 1880 selon les plans de l\u2019architecte Eugène-Étienne Taché.Avec son architecture de style château, notamment son revêtement extérieur en pierre massive, ses tourelles, ses nombreuses fenêtres ouvragées et sa haute toiture recouverte de cuivre, il représente un repère visuel important pour la haute ville de Québec.L\u2019intérieur du Manège militaire témoigne quant à lui d\u2019un autre style architectural, dit «salle d\u2019armes» (en anglais drill halls, ou armouries).Le volume principal de l\u2019édifice abrite en effet une vaste salle d\u2019exercice avoisinant les 2000 mètres carrés qui servait à l\u2019origine aux exercices militaires des Voltigeurs.Ce lieu aux dimensions hors du commun a accueilli de nombreux événements protocolaires, diplomatiques et même commerciaux tout au long du XXesiècle.Le Manège a été la proie des flammes dans la nuit du 4 au 5 avril 2008.Si la façade de pierre a relativement bien résisté au brasier, les flammes ont détruit l\u2019intérieur, en grande partie fait de bois.Dix ans auront été nécessaires pour rénover l\u2019édifice, une opération guidée par un grand souci patrimonial.Il a rouvert ses portes au public au printemps dernier.La salle d\u2019armes, reconstruite presque à l\u2019identique, poursuit sa vocation d\u2019espace multifonctionnel aux dimensions exceptionnelles.Exploration sensorielle Pour l\u2019organisation de Manège la nuit, faire vivre cet immense volume intérieur représente donc un magnifique défi sur le plan technique, mais aussi esthétique.Une trentaine de collaborateurs et d\u2019artistes de Québec ont été sollicités, tant pour la musique que pour les effets visuels et la scénographie, afin de créer une atmosphère enveloppante et riche dans ce monument historique de la Vieille Capitale.Il en résulte une synergie avec le patrimoine bâti, en jouant avec les hauteurs et les niveaux, en mettant en évidence les murs de brique, les boiseries et les différents points d\u2019intérêt architecturaux.Car Noctura souhaite en mettre plein la vue\u2026 mais aussi l\u2019ouïe, le goût, le toucher et même l\u2019odorat! «Nous avons travaillé avec un spécialiste en technologie olfactive pour amener l\u2019expérience encore plus loin.Par exemple, le visiteur pourra avoir l\u2019impression de se promener dans une forêt géante, avec l\u2019odeur des conifères qui viendra accentuer les sensations!» illustre Dave Massicotte.Les possibilités acoustiques du lieu sont exploitées à leur plein potentiel grâce aux ambiances sonores créées par les DJ.Diverses animations réparties au fil des heures permettent de soutenir la magie pendant toute la soirée.Et puis - qu\u2019un petit remontant est de mise après toute cette stimulation sensorielle, il est possible de manger et de boire grâce aux bons soins du traiteur du George-V.En le réinterprétant à la sauce techno, l\u2019organisation souhaite que les gens découvrent le Manège militaire sous un jour nouveau.Ou plutôt sous une nuit nouvelle ! Manège la nuit 5, 6 et 7 juillet, de 22h à 3h.Le Manège militaire de Québec peut accueillir jusqu\u2019à 1300 personnes.manegelanuit.com CATHERINE FERLAND À QUÉBEC COLLABORATRICE LE DEVOIR Manège la nuit utilise pleinement les hauteurs et le volume intérieur exceptionnel du bâtiment patrimonial.PHOTOS FRANCIS VACHON LE DEVOIR Mon manège à moi, c\u2019est la nuit Quand la techno s\u2019invite au « château » avec une création combinant arts numériques, parcours déambulatoire et musique électronique au Manège militaire de Québec En créant des espaces invitants, les organisateurs misent sur l\u2019interaction des participants avec l\u2019environnement, pour une expérience véritablement immersive.Les possibilités acoustiques du lieu sont exploitées à leur plein potentiel grâce aux ambiances sonores créées par les DJ.Diverses animations réparties au fil des heures permettent de soutenir la magie pendant toute la soirée. CULTURE B 2 ÀLATÉLÉ CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit ICI RC Télé Le Téléjournal avec Patrice Roy LES NOUVEAUX HÉROS (2014) Ryan Potter.Fatale-Station Le Téléjournal Sports express /23h05 UN ÉTÉ SANS POINT N.TVA TVA nouvelles Sucré Salé L'arme fatale LE FUSILIER MARIN (2006) John Cena.21h45 VLOG TVA nouvelles 22h35 Sucré 23h05 PROMETHEUS (V.F.) (2012) TQ Passager Format familial Cuisine futée, Cuisine futée, Un chef à la cabane Y'a du monde à messe Banc public Belle et Bum Le national.V Souper parfait Souper parfait L'arbitre Code 111 911 DANS L'ENFER DES FLAMMES (2016) Charlotte Arnold.Atomes NVL Intimes ICI RDI Le National RDI économie 24/60 Les grands reportages Le Téléjournal RDI économie Le National Le National 24/60 TV5 17h50 Champi.Journal FR Un long courrier Thalassa / Coup de chaud sur l'Antarctique Le sexe autour du monde Journal/ L\u2019invité Journal Afrique Stupéfiant! D Situation A.P.Agents Amour fatal / Klosterman Délateurs / Gérald Gallant Un tueur si proche Jumeaux diaboliques Scènes de crime Trésor inca VIE Minichefs au défi / Jardin secret Donnez au suivant Devenus Amour aveugle Proprio Proprio Dr Dee vétérinaire en Alaska Vendre ou rénover: Chalet Cinéma MAX Dr House / Jeux d'enfants Éternel / De souvenirs et d'os L'ARME FATALE (1987) avec Danny Glover, Gary Busey, Mel Gibson.PELHAM 123: L'ULTIME STATION (2009) Denzel Washington.VRAK Code F.Jérémie Légendes Urbaines Journal d'un vampire UN BÉBÉ EN HÉRITAGE (2014) avec Mimi Kuzyk, Cassie Steele.Les frères Scott / Besoin d'aide Hors d'ondes RDS Sports 30 Sports 30 L'avant-match LCF Football / Ottawa RedBlacks c.Alouettes de Montréal (D) Après-match L'histoire LCF Alouettes express HISTORIA Perdus en Alaska Les trappeurs du Klondike Les montagnards Les montagnards Les montagnards Les armuriers Les armuriers L'acier et feu ICI ARTV Le temps d'une paix Mission X / Bas les masques Notre vie / Réalité décevante Notre vie / Traditions familiales Faits Divers Le directeur de nuit Enquêtes EXPLORA Superpouvoirs Alex+Tyler, éco Planète techno Pharmachien Mystérieux vestiges Au coeur des machines Sexplora Stupidité Stupidité Stupidité Stupidité SÉRIES+ Les enquêtes du NCIS Les enquêtes du NCIS Hawaii 5-0 / Poina 'Ole Hawaii 5-0 / La Po'ino Hawaii 5-0 / Powehiwehi Hawaii 5-0 / E 'lmi Pono Code Black Z S'coucher Prêt sur gage Dans l'net Remorquage Remorquage Remorquage Remorquage Prêt sur gage Les pires chauffards québécois Des jobs de fous Californication C.SAVOIR Cégeps en spectacle Apostrophes 20h15 Beau Secrets Électron/ Nature Encore plus FutureMag MTL innovante Nomade mers Publication uni.CORIM ÉVASION Bouffe en cavale Le wine show Tout un festival Sur le pouce Sur le pouce Le cuisinier rebelle prend l'air Le wine show TFO SallyB./ Sally B.Top!/ Top! Subito texto Motel Monstre Boum, canon Amélie LE PACHA (1968) avec Dany Carrel, Jean Gabin.MOI ET TOI Amélie 23h25 Boum Citoyen monde Cinépop 17h35 ANGLES D'ATTAQUE 19h05 LA LOI DE LA RUE (1991) Ice Cube.NOËL TRAGIQUE (1974) Olivia Hussey.22h40 HANNIBAL (2001) Sir Anthony Hopkins.SÉcran 17h15 LE CHASSEUR: LA GU.19h10 CRISE À DEEPWATER HORIZON (2016) Mark Wahlberg.AILLEURS (2018) Théodore Pellerin.22h40 ÇA (2017) avec Jaeden Lieberher, Bill Skarsgård.Planète Dossier Paranormal Crash Investigations Rêver le futur Hollywood Homicide Les routes du crime Arts backstage Faites entrer l'accusé MATV Ère libre UrbArt NumériQc Sentiers Estrie La route La Coupe Romanesque UrbArt Fantasia Vers l'ouest Signé Guylaine Place des Arts CBC CBCNews Politics JFL: Gags Coronation St.marketplace Hello Goodbye Taken Taken CBC News: The National CBCNews Calgary Stampede CTV CTV News Montreal eTalk The Big Bang Quantico / Fear Feargach The Disappearance / Sacrifice Blue Bloods CTV National News Montreal 0h05 BigBang GBL Global National Global News E.T.Canada Ent.Tonight NCIS: Los Angeles / Ghost Gun Hawaii Five-0 First Dates First Dates Global News 23h35 The Late Show ABC News at 6 News Local 22 News Inside Edition Quantico / Fear Feargach What Would You Do?20/20 News at 11 23h35 Jimmy Kimmel Live CBS Channel 3 News at Six Evening News Ent.Tonight UndercoverBoss:Celeb Hawaii Five-0 Blue Bloods Ch.3 News 23h35 The Late Show NBC 6pm News NBC News Jeopardy! Wheel Fortune American Ninja Warrior / Miami City Qualifiers Dateline NBC NBC5 @ 11 23h35 The Tonight Show PBS (33) PBS NewsHour BBC Newsnight Vermont Week Wash.Week Breaking Big Great British Baking / Desserts Food Flirts Food Flirts Business Amanpour World News PBS (57) News Business PBS NewsHour M.Lake Journal New York NOW Great British Baking / Desserts Food Flirts Food Flirts World News Amanpour M.Lake Journal UNIS Galaxie près 5e élément Balade Tor.Balade Tor.Radio enfer Radio enfer D'un rire à l'autre Mauvais karma Les encanteurs Ciné tout court Galaxie près HBO FANARCHY (2014) Greg Nicotero.Section 60 Arlington Last Week Big Little Lies / Once Bitten Big Little Lies / Burning Love CB Strke: Evil / Episode 1 Last Week AddikTV Harceleur / Phobies Chicago Fire: Caserne 51 La liste noire: Rédemption S.W.A.T.Esprits criminels REPRÉSAILLES (2015) Rosamund Pike.TVA Sports Le TVA sports Le Top MLB LMB Baseball / Yankees de New York c.Blue Jays de Toronto (D) Le TVA sports CollXtion Le TVA sports Aréna Esports Le Top MLB 07/06 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit Notre choix cette fin de semaine Ils vont faire un tour Jerry Seinfeld propose une 10e saison de virées en voiture sur fond de confidences avec des vedettes de la scène comique.Parmi les copilotes de ce cru, on note le regretté Jerry Lewis et l\u2019imitateur en chef de Donald Trump, Alec Baldwin.Comedians in Cars Getting Coffee, Netflix, vendredi Ils font toujours des tours\u2026 Ils ont tout quitté pour refaire leur vie et, malgré leurs qualifications et leur connaissance du français, ils se retrouvent au volant d\u2019un taxi pour assurer leur survie.Ce documentaire de Behzad Abid raconte l\u2019histoire d\u2019immigrants issus du monde arabe dont les rêves de nouveau départ se heurtent au pare- chocs du véhicule qu\u2019ils conduisent.Déracinés, un pays dans mon taxi, Ra- dio-Canada, samedi, 19h Amélie Gaudreau LEDEVOIR // LE VENDREDI 6 JUILLET 2018 ALAIN JEAN-ROBERT À PARIS AGENCE FRANCE-PRESSE Cinéaste, réalisateur du monumental Shoah, écrivain, philosophe et journaliste, Claude Lanzmann, mort jeudi à 92 ans, a traversé le XXe siècle avec la volonté irréductible de témoigner et de se battre pour les causes qu\u2019il estimait justes.« La mort ne va pas de soi.Moi, je ne suis pas du tout pour la mort.Je crois toujours à la vie.J\u2019aime la vie à la folie même si elle n\u2019est pas le plus souvent marrante », confiait-il récemment à un journaliste de l\u2019AFP.Brisé par la mort l\u2019an dernier de son fils Félix, emporté à 23 ans par « un cancer impitoyable », Claude Lanz- mann est mort jeudi à Paris à l\u2019hôpital Saint-Antoine.De retour chez lui depuis une quinzaine de jours après une hospitalisation due à la fatigue, le cinéaste et écrivain était « très très faible », a confié une porte-parole de Gallimard.« Mais nous pensions qu\u2019une fois encore, il surmonterait ça », a-t-elle ajouté.Réalisateur de Shoah, le grand documentaire sur l\u2019extermination des juifs d\u2019Europe, Claude Lanzmann fut aussi journaliste, directeur des Temps modernes et écrivain.Proche de Sartre Ami de Jean-Paul Sartre, compagnon de Simone de Beauvoir, il était un défenseur infatigable de la cause d\u2019Israël.Il se revendiquait résistant et combattant de la vérité.« Si je suis irréductible, c\u2019est par rapport à la vérité.Quand je regarde ce que j\u2019ai fait au cours de ma vie, je crois que j\u2019ai incarné la vérité.Je n\u2019ai pas joué avec ça », avait-il affirmé lors de sa rencontre avec un journaliste de l\u2019AFP.Dans un livre-hommage publié par Gallimard l\u2019an dernier, Claude Lanz- mann, un voyant dans le siècle, le professeur Didier Sicard, ancien président du Comité consultatif national d\u2019éthique, estimait que le cinéaste avait autant marqué l\u2019histoire du cinéma que celle de l\u2019extermination du peuple juif, « à qui il a donné la sépulture qui lui manquait ».« J\u2019avais pour lui une admiration sans bornes.Claude était un monstre sacré, un géant de la littérature, un monument aux multiples facettes qui a raconté avec passion et vérité l\u2019histoire du XXe siècle », a réagi l\u2019ancien ministre de la Culture Jack Lang.« C\u2019était un valeureux [\u2026] et un homme bon », a affirmé de son côté le philosophe Bernard-Henri Levy, qui eut des rapports parfois tumultueux avec lui.Dire l\u2019indicible Claude Lanzmann fut « cet homme incroyable qui a offert au monde le mot \u201cShoah\u201d pour dire l\u2019indicible », a confié pour sa part le grand rabbin de France Haïm Korsia.Le cinéaste et écrivain, né le 27 novembre 1925, avait raconté son parcours dans son livre de souvenirs, Le lièvre de Patagonie (Gallimard, 2009).Il y expliquait comment, enfant, au lycée Condorcet à Paris, il découvrit l\u2019antisémitisme.Loin de se glorifier, il raconte comment il ne prit pas la défense, «par lâcheté», d\u2019«un grand rouquin» nommé Lévy et souffre-douleur d\u2019élèves antisémites.Pourquoi évoquer cet épisode peu glorieux ?« Parce que c\u2019est la vérité.Si je ne l\u2019avais pas dit, cela aurait falsifié tout le reste », avait-il expliqué.« Celui qui m\u2019a guéri et délivré de la honte [d\u2019être juif ] en me faisant comprendre ce qui m\u2019était arrivé s\u2019appelle Jean-Paul Sartre », confiait-il.Défenseur d\u2019Israël Sa rencontre avec Sartre fut décisive.Après guerre, il entre à la rédaction des Temps modernes, la revue créée par le philosophe.C\u2019est là qu\u2019il rencontra Simone de Beauvoir, avec qui il vivra une histoire d\u2019amour incandescente.Claude Lanzmann fut de tous les grands combats de l\u2019après-guerre, notamment en faveur des indépendances des pays colonisés.Il sera aussi un défenseur inconditionnel d\u2019Israël, voyant dans l\u2019antisionisme « un des masques de l\u2019antisémitisme ».Il avait témoigné son attachement à l\u2019État hébreu dans des films comme Pourquoi Israël ou Tsahal.Son dernier film, Les quatre sœurs, est sorti en salle mercredi en France.Dans La tombe du divin plongeur (Gal- limard, 2012), il résumait joliment sa vie : « Si je cherche une cohérence, une unité aux cent vies dont on dit qu\u2019elles furent miennes, le divin plongeur [\u2026] occupe une place centrale.J\u2019ai plongé en vérité tout au long de ma vie, et pas seulement dans la mer.Les choix décisifs que j\u2019ai été amené à accomplir furent comme des plongeons, des piqués dans le vide.» 1925-2018 Décès de Claude Lanzmann, le réalisateur de Shoah Le cinéaste a autant marqué l\u2019histoire du cinéma que celle de l\u2019extermination du peuple juif, « à qui il a donné la sépulture qui lui manquait » LA PRESSE CANADIENNE L\u2019auteure-compositrice-interprète Carmen Campagne a été emportée mercredi soir par un cancer, a confirmé sa famille jeudi.Elle était âgée de 58 ans.Après avoir entrepris une carrière d\u2019institutrice dans sa province natale, la Saskatchewan, Carmen Campagne s\u2019est consacrée à compter de la fin des années 1980 à l\u2019écriture et à l\u2019interprétation de chansons pour enfants.Carmen Campagne était reconnue pour ses mélodies entraînantes et ses arrangements folkloriques de chansons traditionnelles.Elle a connu beaucoup de succès parmi les francophones du Canada, notamment avec des chansons telles Un bon chocolat chaud, La soupe à mon ami et La moustache à papa, entre autres.À cette époque, elle s\u2019était installée au Québec.Elle a lancé plusieurs albums jusqu\u2019au milieu des années 2000.Elle était retournée vivre dans l\u2019ouest du Canada en 2003 et a publié deux autres albums, en 2010 et en 2014, tout en retournant à l\u2019enseignement en Saskatchewan.En 2013, Carmen Campagne, qui a eu trois enfants, est devenue membre de l\u2019Ordre du Canada.Elle aura vendu plus d\u2019un million de CD et de DVD au Canada et en France, a remporté un prix Juno, quatre prix Félix et un Parents\u2019 Choice Award aux États-Unis.1959-2018 Carmen Campagne s\u2019est éteinte L\u2019auteure-compositrice- interprète pour enfants est décédée à 58 ans Ami de Jean-Paul Sartre, compagnon de Simone de Beauvoir, Claude Lanzmann était un défenseur infatigable de la cause d\u2019Israël.JOEL SAGET AGENCE FRANCE-PRESSE Carmen Campagne lors d\u2019un spectacle au parc de l\u2019Île-Lebel, à Repentigny WIKIMÉDIA COMMONS J\u2019ai plongé en vérité tout au long de ma vie, et pas seulement dans la mer.Les choix décisifs que j\u2019ai été amené à accomplir furent comme des plongeons, des piqués dans le vide.CLAUDE LANZMANN » CINÉMA B 3 LEDEVOIR // LE VENDREDI 6 JUILLET 2018 cinematheque.qc.ca du 2 juillet au 26 août Les réalisatrices contemporaines l\u2019état des choses GUYLAINE DIONNE ET ROSANNA MAULE DU BIG BANG À LA DOUBLE HÉLICE YANICK VILLEDIEU + ANTOINE LAPRISE 22 sept., 20 h PETITS CARNETS DU RIEN-PANTOUTE, ETC.MARCEL SABOURIN 23 sept., 14 h GARNEAU/BORI EDGAR BORI 25, 26, 27 sept., 20 h VOYAGE EN AMÉRIQUE DE KIM YAROSHEVSKAYA AVEC PASCALE MONTPETIT 28 sept., 20 h SUPPLÉMENTAIRES FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA LITTÉRATURE Partenaire de saison RABAIS POUR 3 SPEC TACLES ET PLUS Info et billets theatreoutremont.ca Version originale anglaise avec sous-titres français FRANÇOIS LÉVESQUE LE DEVOIR Le capitaine Charles-Grégoire Neuville vient de demander la main de la belle Pauline Beaugrand.Acceptée d\u2019office par des parents ravis, la requête est reçue par l\u2019aînée Élisabeth avec la résignation amusée propre à ceux qui voient ce qui échappe aux autres.Dans le cas de Neu- ville, on parle d\u2019une propension à la tromperie et à la lâcheté.Qu\u2019à cela ne tienne, Élisabeth n\u2019a pas le temps d\u2019esquisser un sourire sibyllin que Neuville est déjà au front dans l\u2019armée de Napoléon.Laissée sans nouvelles de son fiancé, Pauline s\u2019étiole.Tant et si bien qu\u2019Élisabeth décide de lui écrire en feignant d\u2019être Neuville, qui finit par mourir en héros sous sa plume.Le temps passe, Pauline en épouse un autre\u2026 Puis voici que reparaît un Neuville gueux, mais bien vivant, au grand dam d\u2019Élisabeth.Coécrit et réalisé par Laurent Tirard, Le retour du héros part d\u2019une prémisse amusante et mélange les influences diverses, de Jane Austen (les deux sœurs sont conçues comme des satires de celles de Raison et sentiments) aux films d\u2019aventures à costumes de Philippe De Broca (Cartouche, Chouans !) et Jean- Paul Rappeneau (Cyrano de Bergerac, Le hussard sur le toit).Passionnante héroïne Ce qui plaît surtout, cela dit, c\u2019est qu\u2019en dépit de son titre, le film a en son centre une héroïne passionnante : Élisabeth.Seule par choix, comme elle le signale à un Neuville convaincu à tort que ses charmes agissent sur elle, Élisabeth a créé de toutes pièces un personnage à partir de la simple identité de Neuville de manière à redonner le goût de vivre à sa sœur.Toutefois, la première s\u2019est prise au jeu et le retour inopiné du vrai Neu- ville, un pleutre et un séducteur un rien benêt, a l\u2019heur de compromettre son « œuvre ».De là, les échanges spirituels se succèdent entre une Mélanie Laurent merveilleusement tranchante et un Jean Dujardin plus convenu dans un rôle cousu main.Elle : « Ce panache, cette audace, ce courage extraordinaire\u2026 » Lui : « Qui, ça ?» Elle : « Pas vous, justement ! » Suave.En filigrane, le cinéaste et son coscé- nariste habituel Grégoire Vigneron brodent un commentaire sur le septième art tiraillé, ou lorsque le cinéma est tiraillé entre ambition et facilité.Elle : « Vous faites de ma création une caricature ! Mon Neuville était fin, intelligent\u2026 » Lui : « Oui, mais ça plaît ! Tout le monde l\u2019aime ! » Un dilemme que le film ne tente pas de résoudre, cela étant, préférant à l\u2019instar de Neuville jouer sur les deux tableaux évoqués : la caricature dans l\u2019exécution et la finesse, l\u2019intelligence dans le discours (la plupart du temps).Une prédilection pour la farce n\u2019en prévaut pas moins.Pris pour ce qu\u2019il est, le film, qui ne manque ni d\u2019élégance ni de vivacité, CRITIQUE Une héroïne très discrète Le retour du héros réunit Mélanie Laurent et Jean Dujardin en duo affabulateur dans la France napoléonienne fonctionne bien.On ne peut, hélas, s\u2019empêcher d\u2019y déceler un potentiel inexploité, en dépit de plusieurs belles trouvailles, quant à la relation entre la créatrice et sa créature.Mais pour aller plus loin, peut-être les coauteurs auraient-ils été avisés de se trouver une Élisabeth pour écrire avec eux.Le retour du héros ?Comédie de Laurent Tirard avec Mélanie Laurent, Jean Dujardin, Noémie Merlant, Évelyne Buyle, Laurent Bujeau.France, 2017, 90 minutes.ANDRÉ LAVOIE COLLABORATEUR LE DEVOIR Le monde entier connaît Itzhak Perl- man sans trop le savoir.Le thème déchirant signé John Williams pour Schindler\u2019s List, de Steven Spielberg, a été immortalisé par ce célèbre violoniste.Ce n\u2019est donc pas étonnant d\u2019apprendre de la bouche du musicien qu\u2019on lui réclame cette pièce partout où il se produit en concert.Cela apparaît anecdotique dans l\u2019ensemble du parcours d\u2019Itzhak Perl- man, et la documentariste Alison Chernick, grande spécialiste de portraits d\u2019artistes (Jeff Koons, Pedro Al- modóvar, etc.), ne tient pas à retracer minutieusement sa carrière dans Itz- hak.Ce qui ne l\u2019empêche pas d\u2019évoquer quelques moments qui vont définir à la fois la vie et la démarche artistique de ce fils d\u2019immigrants polonais établis en Israël au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale.Ce seul élément biographique constitue en soi tout un programme\u2026 Dès son jeune âge, une chose importante scellera son destin : victime de la polio, éprouvant toujours plus de difficultés à marcher, l\u2019enfant semblait condamné à la réclusion dans un fauteuil roulant.Or, pour jouer du violon, on a besoin de ses deux bras, et Itzhak Perlman se plaît depuis toujours à prouver que son handicap n\u2019est pas un frein à ses ambitions.Car d\u2019abord un obstacle, cette particularité a tôt fait d\u2019étonner, lui ouvrant les portes du Ed Sullivan Show en 1958, alors qu\u2019il n\u2019était qu\u2019un adolescent.De ses années d\u2019apprentissage à Tel- Aviv et plus tard à New York, où il va s\u2019établir et fonder sa famille, il se souviendra de la tyrannie de ses maîtres (et de celle de sa mère, méfiante, autoritaire), leur obsession du rythme, mais aussi, et surtout, l\u2019importance d\u2019avoir un esprit critique, de cultiver sa curiosité, héritage inestimable de Dorothy DeLay à la Juilliard School.Bien qu\u2019il ait détesté cette approche, c\u2019est ainsi qu\u2019il CRITIQUE Un violon contre l\u2019adversité Malgré les revers, le bonheur d\u2019Itzhak Perlman traverse sa musique et sa vie Les échanges spirituels se succèdent entre une Mélanie Laurent merveilleusement tranchante et un Jean Dujardin plus convenu dans un rôle cousu main.TVA FILMS Dans Itzhak, Alison Chernick dresse le portrait du célèbre violoniste Itzhak Perlman.FILMS WE LIKE enseigne aujourd\u2019hui à des étudiants visiblement ravis de profiter d\u2019un mentor aussi généreux que débonnaire.Alison Chernick ne convie aucune autorité savante pour déterminer la place d\u2019Itzhak Perlman dans le paysage culturel et musical, préférant se coller au plus près de cet homme au sourire craquant qui ne se prive jamais de sortir \u2014 par obligation professionnelle ou par plaisir, même quand la métropole américaine croule sous la neige.Qu\u2019il interprète l\u2019hymne national avant un match de baseball, qu\u2019il accompagne le piano man Billy Joel au Madison Square Garden, ou qu\u2019il cuisine une soupe pour son ami Alan Alda, Perlman reste égal à lui-même, brandissant son violon comme l\u2019élément le plus probant de sa victoire contre l\u2019adversité.Mais sa dévotion artistique n\u2019est pas le seul ingrédient expliquant sa réussite.À ses côtés depuis près de 50 ans, Toby Perlman, son épouse, illumine son existence d\u2019une manière exceptionnelle, affichant une culture à la fois fine et sans élitisme, première admiratrice de son conjoint, et parfois sa plus sévère critique.Entre les échanges à bâtons rompus sur leur quotidien, ils s\u2019expriment aussi avec une grande éloquence sur la forte influence que la musique exerce sur eux, de même que les différences de leurs origines qui ont forgé leur tempérament; elle, Américaine d\u2019origine juive dont les parents ont souffert de l\u2019antisémitisme, mais jamais de façon aussi atroce que ceux d\u2019Itzhak Perlman, qui ont connu l\u2019enfer des ghettos en Pologne.Comme le raconte un ami du musicien, les Juifs affectionnent le violon depuis toujours puisque c\u2019est l\u2019instrument le plus facile à prendre au moment de s\u2019enfuir.Et par la suite, tout fin prêt pour enchanter le monde.Itzhak ?1/2 Documentaire d\u2019Alison Chernick.États-Unis-Israël, 2018, 82 minutes. CULTURE B 4 LEDEVOIR // LE VENDREDI 6 JUILLET 2018 JULIEN ARSENAULT LA PRESSE CANADIENNE Un an après avoir mis la main sur le spectacle musical Blue Man Group, le Groupe Cirque du Soleil poursuit sa diversification avec une incursion dans le secteur du divertissement familial, dans le cadre d\u2019un effort visant à diversifier son auditoire.L\u2019entreprise montréalaise \u2014 surtout reconnue pour ses prestations acrobatiques \u2014 a annoncé jeudi l\u2019acquisition de VStar Entertainment Group et de sa division Cirque Dreams, pour un montant qui n\u2019a pas été dévoilé.« C\u2019est assurément pour nous une entrée dans les spectacles pour enfants », a expliqué son président et chef de la direction, Daniel Lamarre, au cours d\u2019une entrevue téléphonique avec La Presse canadienne, ajoutant que la transaction était de « plusieurs millions de dollars ».Incursion jeunesse Établie au Minnesota, la nouvelle prise du Cirque se spécialise dans les productions théâtrales et met en scène des marques bien connues des plus jeunes, notamment l\u2019émission Pat\u2019Patrouille.Son chef de la direction, Eric Grilly, a souligné que la croissance de la société, qui a vu le jour il y a environ 40 ans, avait souvent été assurée par la conclusion de partenariats.« Nous sommes sur le point d\u2019écrire notre prochain chapitre, et seul un producteur de calibre mondial comme le Cirque du Soleil pouvait nous aider à réaliser notre vision », a-t-il indiqué par voie de communiqué.Quant à elle, Cirque Dreams possède une expertise dans la production et la présentation de spectacles dans des théâtres et des lieux touristiques, ce qui vient bonifier le portefeuille du Cirque du Soleil, selon M.Lamarre.L\u2019objectif, a-t-il expliqué, est de mettre à profit le réseau de distribution mondial de la multinationale québécoise pour augmenter le rayonnement de VStar, comme cela a été le cas avec le Blue Man Group.« Le Cirque vend environ 13 millions de billets par année, a souligné M.La- marre.Grâce à nos acquisitions depuis l\u2019an dernier, cela vient ajouter annuellement quatre millions de billets à nos ventes.» En 2017, le plus récent spectacle de la Pat\u2019Patrouille a été présenté dans 250 villes à travers 18 pays.Selon le dirigeant du Cirque, ce spectacle a encore du potentiel devant lui pour croître à court et moyen terme.VStar détient également les droits sur d\u2019autres propriétés intellectuelles de la chaîne de télévision Nickelodeon et le Cirque du Soleil souhaite donner les ressources à l\u2019entreprise de Minneapolis afin qu\u2019elle bonifie son offre.« Nous pensons bénéficier d\u2019un positionnement unique pour mettre la main sur un segment de marché où il y a beaucoup de potentiel, a dit M.La- marre.Je pense que la crédibilité du Cirque va aider VStar à aller chercher d\u2019autres propriétés intellectuelles.» Présence simultanée D\u2019un point de vue logistique, cette acquisition offre également à la multinationale québécoise la possibilité de présenter simultanément différents spectacles de son portefeuille tout en évitant un effet de cannibalisation aux guichets.Par ailleurs, le Cirque n\u2019a pas fini de faire des emplettes, a indiqué M.La- marre, qui désire continuer à diversifier son contenu.« Nous voulons être en mesure d\u2019aller dans un marché le plus longtemps possible, a-t-il dit.C\u2019est pour cela que nous recherchons des spectacles qui sont différents de ce que nous avons actuellement dans notre portfolio.» Environ 120 personnes travaillent pour VStar, alors que Cirque Dreams, qui se trouve en Floride, compte une trentaine d\u2019employés.On ne prévoit pas de regrouper certaines fonctions au siège social mont- réalais du Cirque, a expliqué M.La- marre, ajoutant que la transaction aurait néanmoins des retombées positives au Québec, notamment en ce qui a trait au volume de travail de l\u2019équipe responsable de la distribution des spectacles.Le Cirque du Soleil achète VStar À l\u2019instar d\u2019une proportion de plus en plus importante de comiques, Yannick De Martino ne fait pas de l\u2019humour juste pour rire.JACQUES NADEAU LE DEVOIR DOMINIC TARDIF COLLABORATEUR LE DEVOIR Plutôt que de tenter d\u2019encapsuler l\u2019essence de son numéro dans une phrase qui bouclerait la boucle, avant de lancer un obligatoire « Merci beaucoup Montréal ! Bonsoir ! » (ce qu\u2019on appelle communément un punch-out), il arrive que Yannick De Martino déserte tout simplement la scène après son ultime rire.Une convention n\u2019apparaît jamais aussi risible que lorsqu\u2019on la contourne : l\u2019humoriste le sait trop bien.« La première fois que j\u2019ai fait ça, c\u2019était pas tant calculé», se souvient celui qui anime ce soir, vendredi, à l\u2019Olympia un « grand spectacle » du Grand Montréal Comédie Fest, et qui compte plus tard ce mois-ci parmi les invités du gala 10e anniversaire du Zoofest.« Je participais à une soirée et j\u2019étais pressé d\u2019aller faire un autre show après, alors j\u2019avais gardé mon manteau sur scène et, tout le long, j\u2019avais l\u2019air pressé.J\u2019ai fait mon dernier gag, j\u2019ai zippé mon manteau et j\u2019ai piqué à travers la salle.Ça a créé une sorte d\u2019hilarité.» « Pas tant calculé » : tel pourrait être le titre de l\u2019autobiographie de Yannick De Martino, qui participe alors qu\u2019il n\u2019a que 15 ou 16 ans à un concours d\u2019humour dans un restaurant Mikes de Cowansville (!), où il aligne des blagues empruntées à ses meilleures performances lors de matchs d\u2019impro au secondaire, puis repart avec le premier prix.Ce débit pâteux d\u2019ado à peine sorti du lit qui le mènera en 2011 aux grands honneurs du télé- crochet comique En route vers mon premier Gala ?Encore une fois : « pas tant » calculé.« J\u2019ai porté des broches tard.Longtemps, je ne pouvais littéralement pas parler plus vite que ça, sinon je m\u2019en- fargeais dans mes dents d\u2019en haut », explique le presque trentenaire (il a 29 ans) qui s\u2019exprime désormais, à la ville comme à la scène, avec un débit plus rapide.Son modus operandi, sur le plan de la création, demeurera pourtant le même: creuser avec l\u2019enthousiaste obstination d\u2019un cégépien qui aurait découvert la philo la semaine dernière des sujets aussi saugrenus que la goberge, les croustilles ou les bibittes d\u2019humidité.La fatalité du rire L\u2019humoriste à l\u2019éternelle voix d\u2019ado, Yannick De Martino, anime un gala vendredi soir au Grand Montréal Comédie Fest C\u2019est assurément pour nous une entrée dans les spectacles pour enfants DANIEL LAMARRE » Voilà pour le barbu autant de prétextes à une plongée dans les confins d\u2019un imaginaire qui dérive sans cesse, et qui s\u2019acharne à rationaliser des réflexions pourtant parfaitement improbables.Il apparaît souvent déraisonnable, oui, que Yannick De Martino réfléchisse aussi longtemps à ce à quoi il réfléchit.« Il y a aussi qu\u2019avant, j\u2019assumais moins mes blagues et je n\u2019étais pas sûr si ma proposition valait quelque chose, je n\u2019étais pas sûr si c\u2019était drôle, alors je me disais : \u201cAu pire, les gens vont juste trouver ça weird.\u201d En gros, j\u2019en mettais plus pour me protéger », poursuit-il au sujet de son énergie de scène, parfois revêche, des débuts.« Maintenant que je parle plus vite et que j\u2019ai l\u2019air plus sympathique et gentil, les gens, au lieu de me trouver étrange, ils se disent simplement : \u201cComment il a pensé à ça ?\u201d Ce qui semblait nono chez moi avant peut maintenant passer pour de l\u2019intelligence.» Pas juste pour rire Le désir d\u2019efficacité tue l\u2019originalité, se plaît à dire Yannick De Martino, marchant à contresens d\u2019un monde de l\u2019humour où la vigueur de chaque ligne doit avoir été authentifiée en laboratoire et testée pendant d\u2019innombrables dates de rodage, avant d\u2019être digne d\u2019une tournée.Lui préfère créer directement sur scène, en divaguant à partir d\u2019une note consignée dans son téléphone.Un vrai texte se cristallise en fin de compte après quelques répétitions.« J\u2019aime que l\u2019humour, ce soit une grande carte blanche qui me permet de faire ce que je veux à la seule condition que le public rit à une certaine fréquence », observe le coanimateur du balado Ça ou Ça et membre de la distribution de la série Like-moi !.« Quand je vois quelqu\u2019un qui tombe dans les clichés, dans les réflexions prémâchées, qui fait de la démagogie pour avoir des applaudissements, qui se pose la question : \u201cQu\u2019est-ce que le public veut ?\u201d, pour moi, ce n\u2019est pas un artiste, ça, c\u2019est quelqu\u2019un qui veut juste faire rire.Quand on concentre toutes nos énergies sur l\u2019efficacité, on perd de l\u2019originalité, parce qu\u2019on ne prend pas de risques.En voulant toucher tout le monde, tu ne touches plus personne profondément.» À l\u2019instar d\u2019une proportion de plus en plus importante de comiques, Yannick De Martino ne fait donc pas de l\u2019humour juste pour rire.« Pour moi, le rire est un effet, précise-t-il.Je veux d\u2019abord dire des choses qui m\u2019intéressent, réfléchir, créer, et ensuite faire rire avec ça.Il y a beaucoup d\u2019humoristes pour qui le rire est une finalité, alors que pour moi, c\u2019est une fatalité, mais pas dans le sens négatif.Évidemment, oui, il faut des rires, mais je ne veux pas en arriver à travestir ma propre perception de la vie, à niveler par le bas, juste pour que ça rie.» Les Grands Spectacles Comédie Fest Animé par Yannick De Martino Le 6 juillet à l\u2019Olympia à 20h À l\u2019occasion du Grand Montréal Comédie Fest Gala du 10e du Zoofest Le 17 juillet au Monument-National Quand je vois quelqu\u2019un qui tombe dans les clichés, dans les réflexions prémâchées, qui fait de la démagogie pour avoir des applaudissements, qui se pose la question : \u201cQu\u2019est-ce que le public veut ?\u201d, pour moi, ce n\u2019est pas un artiste, ça, c\u2019est quelqu\u2019un qui veut juste faire rire.Quand on concentre toutes nos énergies sur l\u2019efficacité, on perd de l\u2019originalité, parce qu\u2019on ne prend pas de risques.En voulant toucher tout le monde, tu ne touches plus personne profondément.YANNICK DE MARTINO » CULTURE B 5 LEDEVOIR // LE VENDREDI 6 JUILLET 2018 PHILIPPE RENAUD COLLABORATEUR LE DEVOIR Il y a dans la chanson jazz de Mélanie di Biasio quelque chose d\u2019immédiatement familier et intime.Une voix, un ton, une limpidité qui donne l\u2019impression de voir à travers elle dès lors qu\u2019elle ouvre la bouche.Belge francophone, elle chante en anglais, mais pourrait le faire en swahili qu\u2019on la comprendrait tout autant.Sa musique se passe d\u2019explications ; néanmoins, pour comprendre le fragile Lilies, son quatrième album, il faut d\u2019abord expliquer l\u2019ovni Blackened Cities qui le précédait, fait d\u2019une seule et longue composition, surtout instrumentale, de 24 minutes.Il faut aussi expliquer d\u2019où elle vient, de ce « terreau fertile, mais pas facile » qui a façonné l\u2019interprète.On dit de sa ville, Charleroi, que ce n\u2019est pas le plus chouette endroit à visiter en Belgique, ce à quoi elle répond « qu\u2019il faut venir voir pour se faire un avis ».Ancienne cité industrielle, Charleroi a crû grâce à l\u2019industrie du charbon \u2014 en 1830, la Belgique était le deuxième producteur de charbon au monde.Aujourd\u2019hui, les houillères sont disparues et la population ne s\u2019est pas encore remise de la crise industrielle ; c\u2019est à Charleroi que le taux de chômage est le plus élevé au pays.« J\u2019ai une amie française, ingénieure de son, qui est venue me visiter.Elle me disait que la ville lui rappelait une région du Mexique où il y a des volcans encore actifs », raconte Mélanie di Bia- sio, avec sa voix douce et posée.L\u2019exploitation du charbon a laissé son empreinte dans le sol de Charleroi, ex- plique-t-elle en parlant des terrys, ces monticules rocheux « comme de petits volcans qui se consument de l\u2019intérieur \u2014 d\u2019ailleurs, par endroits, il ne faut pas trop creuser le sol puisque c\u2019est encore brûlant.Du coup, nous, les habitants de Charleroi, occupons ces lieux en quelque sorte irradiés ».Convergence à Bruxelles La capitale Bruxelles est forcément un pôle d\u2019attraction, notamment pour les musiciens.« Vivre à Charleroi oblige davantage à trouver sa singularité parce que sinon, on s\u2019en sort difficilement, je dirais.» L\u2019auteure, compositrice, chanteuse et pianiste Mélanie di Biasio en est sortie en 2013 lors de la parution de l\u2019exquis No Deal, une collection de six compositions originales et d\u2019une reprise de I\u2019m Gonna Leave You, classique de Nina Simone.Entre jazz, blues et pop mini- maliste aux atmosphères subtilement électroniques, di Biasio a touché une corde sensible hors des frontières de sa Belgique.Au Royaume-Uni d\u2019abord, et spécifiquement auprès du DJ et influen- ceur Gilles Peterson, qui a grandement contribué à la faire connaître.Sa maison de disque aurait bien voulu asseoir ce succès avec une suite logique à No Deal, reconnaît la musicienne.Mais le cinématographique projet musical Blackened Cities s\u2019est plutôt imposé à elle : « Ce disque était à la base le démo de la chanson Gold Junkies » de l\u2019album Lilies.« Cette pièce s\u2019est imposée à moi, j\u2019ai tout de suite compris qu\u2019elle avait un autre destin que de simplement rester dans mes bandes.La force de cette musique m\u2019interpellait ; j\u2019ai dû trouver le bon angle d\u2019attaque, j\u2019ai surtout dû rencontrer les dirigeants [du label PIAS] pour leur faire signer l\u2019improbable, leur expliquer comment cette pièce est apparue en studio, par accident\u2026 et leur assurer que j\u2019avais déjà commencé à travailler sur Lillies ».Revenir à la source Planant, poignant et complexe, Blackened Cities (2016) est une création de studio spontanée, mais collective, elle entourée de son équipe de musiciens, «résultant en un son de groupe où en fin de compte ma voix affirmait sa présence, mais [s\u2019imposait] aussi par ses silences.Un road trip cinématographique».« Après cette épopée, cette sublime expérience, j\u2019avais besoin de revenir à la source même » de la chanson jazz qu\u2019elle pratique depuis ses débuts sur disque, en 2007.Retrouver les sonorités de la bouche, comme dit Mélanie.Elle a enregistré Lilies quasiment seule, dans un studio de Bruxelles.Avec son piano, un ordinateur faisant rouler Pro Tools « et un Shure SM58, un micro basique, très bon en live, mais pas forcément pour le studio.Et j\u2019étais intéressée par le fruit de la contrainte technologique, je me demandais ce que j\u2019allais être capable de faire sans être dans le confort sonore.Revenir à quelque chose d\u2019hyper sobre ».Défi relevé.Sur scène, ça devrait être succulent.« Ce que j\u2019aime, c\u2019est trouver de l\u2019espace, comment créer de l\u2019espace dans la musique.» Bien qu\u2019elle reprenne Afro Blue (popularisée par Coltrane) sur Lilies, di Biasio reconnaît éviter les reprises, « sauf si je ressens pouvoir les faire complètement miennes ».En insistant un peu, elle accepte alors de chanter pour le public du Festival international de jazz ce soir, vendredi, sa reprise (ou est-ce une adaptation ?) de Leonard Cohen, une commande que lui avait faite le Centre Phi il y a quelques mois.« Pendant un an, j\u2019ai lu Cohen, je me suis laissé pénétrer par son écriture, et surtout, je n\u2019ai pas écouté ses disques \u2014 mis à part son album phare Songs of Leonard Cohen, que mes parents écoutaient.Je me suis dit : \u201cn\u2019écoute rien d\u2019autre, mais achète tous ses livres.Rencontre le poète.\u201d Donc, j\u2019ai choisi un poème, et j\u2019ai écrit une musique sans savoir si la chanson existait déjà.» Elle existait, c\u2019est There for You, de l\u2019album Dear Heather (2004).« C\u2019est vrai qu\u2019en fait, je devrais la chanter à Montréal\u2026 Merci de me le rappeler.C\u2019est une belle histoire que j\u2019ai eue avec Cohen et le Centre Phi.» JAZZ La géographie musicale de Mélanie di Biasio La chanteuse belge présentera, à Montréal, les titres de son quatrième et plus récent album, Lilies Notre choix La valeur groove : Lonnie Smith Après John Medeski et Mark Gui- liana, c\u2019est l\u2019organiste Dr.Lonnie Smith (notre photo) qui dispose de la troisième carte blanche de ce 39e FIJM.Et pour sa deuxième soirée, il sera entouré vendredi de huit autres musiciens\u2026 et d\u2019un album (Evolution) passablement groovy merci.Orgue Hammond en vedette.Au Gesù à 18h En extérieur : Lakou Mizik Groupe formé en 2010 après le tremblement de terre qui a dévasté Haïti, Lakou Mizik intègre des musiciens aux parcours fort différents \u2014 autant dans l\u2019âge, le style que l\u2019appartenance religieuse.La musique ?Racine et twoubadou, mais aussi rap et dancehall.Absolument vivante, en toute chose.Vendredi et samedi, 20h, angle De Maisonneuve et Clark En club : Misc L\u2019ancien Trio Jérôme Beaulieu, qui s\u2019appelle maintenant Misc, poursuit son travail d\u2019exploration de la musique électronique.L\u2019an dernier, le groupe avait interprété l\u2019intégrale du premier album de James Blake.La formule change un peu cette année, avec un spectacle fait de compositions, mais aussi d\u2019adaptations de chansons électro.22h au Dièse Onze Guillaume Bourgault-Côté AU FIJM MATHIEU BITTON CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Le gouvernement du Québec a décidé d\u2019investir dans la formation circas- sienne des jeunes de niveau scolaire.La ministre de la Culture et des Communications, Marie Montpetit, a annoncé jeudi l\u2019octroi d\u2019un million de dollars à l\u2019École nationale de cirque pour qu\u2019elle élabore un plan-cadre à cet égard.Selon Éric Langlois, directeur général de l\u2019école, les jeunes Québécois ont du mal à faire compétition aux recrues étrangères lors des admissions à l\u2019école, parce que le cirque est mal intégré dans leur développement au plus jeune âge.À l\u2019heure actuelle, dit-il, 40 % seulement des élèves de l\u2019École nationale de cirque proviennent du Québec.M.Langlois remarque notamment que la formation de cirque offerte aux niveaux scolaire et parascolaire en France est mieux encadrée que celle au Québec.Un million Le million accordé par le gouvernement québécois servira à encadrer les cours de cirque offerts aux niveaux scolaire et parascolaire à travers le Québec et d\u2019y intégrer notamment des certifications au niveau de la sécurité.L\u2019annonce s\u2019est par ailleurs faite dans les tout nouveaux locaux du cirque des 7 Doigts, au 2111, rue Saint-Laurent.La construction de cet imposant édifice, qui répond aux critères élevés imposés par les disciplines du cirque, a été réalisée grâce à une subvention de 9,4 millions du programme d\u2019aide aux immobilisations du ministère de la Culture et des Communications.L\u2019édifice a également profité d\u2019une subvention de Patrimoine canadien, de la Ville de Montréal, d\u2019un don d\u2019un million de dollars de Guy Laliberté et de plusieurs autres donateurs.La ministre Montpetit a aussi annoncé jeudi l\u2019ajout de 1,9 million de dollars pour acheter les équipements de cirque spécialisés de l\u2019édifice.Les studios de l\u2019édifice seront utilisés en priorité pour le rodage des spectacles des 7 Doigts, mais ils pourront aussi servir à d\u2019autres organisations, voire à des représentations artistiques ponctuelles.Il semble qu\u2019en matière de locaux, les besoins de la communauté circas- sienne soient criants.Le directeur des 7 Doigts, Nassib El-Husseini, raconte par exemple que le spectacle SisterS, présenté à Montréal sous la direction artistique de Gypsy Snider, a dû être rodé en Suisse, faute d\u2019espace pour répéter.Bien que l\u2019inauguration officielle de l\u2019édifice ne soit prévue qu\u2019à l\u2019automne, les studios sont déjà utilisés par des artistes en répétition.L\u2019ouverture de l\u2019édifice des 7 Doigts permettra notamment à la TOHU, qui ouvrait régulièrement ses espaces de travail à la troupe, d\u2019accueillir d\u2019autres compagnies de cirque.Québec investit dans la formation circassienne Les jeunes Québécois ont du mal à faire compétition aux candidatures internationales Mélanie di Biasio a touché une corde sensible hors des frontières de sa Belgique.Au Royaume-Uni d\u2019abord, et spécifiquement auprès du DJ et influenceur Gilles Peterson, qui a grandement contribué à la faire connaître.J.WITZ À l\u2019heure actuelle, seulement 40 % des élèves proviennent du Québec.FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR Ce que j\u2019aime, c\u2019est trouver de l\u2019espace, comment créer de l\u2019espace dans la musique MÉLANIE DI BIASIO » CATHERINE LEGAULT LE DEVOIR La critique du spectacle de Jain (notre photo) par notre journaliste Sylvain Cormier sur toutes les plateformes numériques du Devoir.La critique du spectacle de Bourassa-Donato- Lozano-Tanguay par notre journaliste Guillaume Bourgault- Côté sur toutes les plateformes numériques du Devoir.La critique du concert de l\u2019Orchestre métropolitain Mathieu et Bethoven dirigé par Nicolas Ellis par notre journaliste Christophe Huss sur toutes les plateformes numériques du Devoir.La critique des concerts de Maude Audet, Chro- meo et The Weekend au Festival d\u2019été de Québec par notre journaliste Philippe Renaud sur toutes les plateformes numériques du Devoir. CULTURE B 6 LEDEVOIR // LE VENDREDI 6 JUILLET 2018 MOTS CROISÉS SUDOKU PHILIPPE RENAUD COLLABORATEUR LE DEVOIR Rien à faire avec Loud, ce gars-là est d\u2019un flegme à toute épreuve.Ce n\u2019est même pas une posture, genre le MC arrivé au sommet qui se la joue cool.C\u2019est dans sa nature : même quand il rappe fâché, il ne hausse jamais le ton.Au téléphone, c\u2019est pareil, sinon qu\u2019il n\u2019avait au moment de notre conversation, quelques semaines avant de gravir vendredi les plaines d\u2019Abraham, vraiment aucune raison d\u2019être fâché.On le relance : quand même, ça débloque pour toi, en Europe ! « Loud est le rappeur québécois que toute la France attendait », titrait Les Inrockupti- bles plus tôt cette année.Un exploit ! Ce faisant, il rejoint K-Maro et Roi Heenok parmi les rappeurs d\u2019ici ayant le plus de notoriété là-bas.« Je n\u2019avais jamais vu ça comme ça, mais\u2026 t\u2019as raison ! » dit-il en riant.Le plus drôle, c\u2019est que pour une fois l\u2019accent québécois n\u2019est plus un enjeu, avec le rap de Loud.« Je ne sens pas de barrière de la langue, et tant mieux, dit le Montréa- lais.C\u2019est sûr qu\u2019ils ne comprennent pas tout [ce que je rappe], mais ils saisissent la majorité des textes, et surtout ils comprennent la vibe, l\u2019intention.C\u2019est le commentaire qu\u2019on me fait toujours : ce qui les intéresse, c\u2019est cette manière différente de rapper, cette part d\u2019exotisme.Je pense plutôt que l\u2019accent attise leur curiosité.» De plus, Loud reconnaît qu\u2019il serait mal venu de changer d\u2019accent pour espérer marcher en France après avoir rappé ceci, sur Devenir immortel (et puis mourir) : « Oh, tu voulais percer en France, hein ?/ Du coup, t\u2019as largué ton accent/T\u2019as truqué ta voix comme T-Pain/Né pour un p\u2019tit pain, mort pour un croissant.» Conquête française Loud a visité la France en solo en janvier dernier, lors du lancement de l\u2019album là-bas, un disque annoncé en quelque sorte par le succès viral de la chanson 56K, parue en avril 2017.Un carton, comme ils disent là-bas : le clip accumule aujourd\u2019hui 2,6 millions de visionnements, sans compter les 2 millions d\u2019écoutes sur Spotify.Au rythme où il tourne, son récent tube estival, Toutes les femmes savent danser, devrait bientôt largement dépasser ce score : déjà 1,3 million de visionnements sur YouTube depuis le 1er avril dernier et 2,8 millions d\u2019écoutes sur Spotify.Il a ensuite passé tout le mois d\u2019avril là-bas, revient tout juste de deux semaines de tournée, puis repart plus tard en juillet pour se produire au festival de Dour, en Belgique (225 000 spectateurs), et aux Francofolies de La Rochelle.Le filon semble si prometteur que l\u2019étiquette Joy Ride, qui représente Loud, ouvrira boutique en France, en collaboration avec Sony Music France ; les prochains albums de Rymz (espéré cet automne) et de Loud y seront promus et distribués.Joy Ride devient la première étiquette québécoise à prendre racine là-bas, signe de l\u2019intérêt que portent les amateurs européens au rap d\u2019ici \u2014 Dead Obies a souvent visité le continent et Alaclair Ensemble est présentement en tournée européenne.Faisons le compte de cette année record, pour paraphraser le titre de son premier album solo paru l\u2019automne dernier.Celui-ci est toujours en lice pour le prix Polaris \u2014 la courte liste sera dévoilée le 17 juillet prochain.Le mois dernier, il remportait le Prix de la chanson SOCAN (et sa bourse de 10 000 $) pour la composition 56K.Il a collaboré sur la chanson Dans la nuit du nouvel album de Cœur de Pirate et MUSIQUE À l\u2019assaut de l\u2019Hexagone Le rappeur Loud, qui fait un carton en France, sera sur scène samedi soir sur les plaines d\u2019Abraham pour le Festival d\u2019été de Québec Pour le rappeur Loud, son succès en France s\u2019explique par sa manière différente de rapper.ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR est récemment entré en studio avec le duo belge Caballero & JeanJass.Cette ouverture du marché français aux rappeurs du reste de la francophonie « a débuté avec les Belges » comme Damso, Roméo Elvis et les deux comparses susmentionnés, reconnaît Loud.« Ça a tellement fonctionné que je pense qu\u2019ils ont au- jourd\u2019hui l\u2019impression qu\u2019il y a moyen de dénicher de nouveaux talents un peu partout, chez nous, mais aussi beaucoup en Afrique », le récent succès des métissages rap et rythmes de danse africains des « ambianceurs » MHD et Naza donnant des idées aux maisons de disques.Enfin, Loud partagera l\u2019immense scène des plaines d\u2019Abraham samedi Loud a visité la France en solo en janvier dernier, lors du lancement de l\u2019album là-bas, un disque annoncé en quelque sorte par le succès viral de la chanson 56K, parue en avril 2017.Un carton, comme ils disent là-bas : le clip accumule aujourd\u2019hui 2,6 millions de visionnements, sans compter les 2 millions d\u2019écoutes sur Spotify.avec de grosses pointures du rap américain, Lil Yachty et, surtout, Future.Depuis le lancement du disque en novembre dernier et sa rentrée au Coup de cœur francophone, « le concert est vraiment mieux rodé.Avec [le DJ] Ajust , on a travail lé for t , donné presque cinquante concerts depuis.Le spectacle est plus long aussi, on a ajouté pas mal de trucs ».Pas encore de nouveau matériel à proposer aux fans, même si le nouvel album est déjà en chantier.« Ouvrir pour Future, c\u2019est sûr que c\u2019est gros, il faut en donner un peu plus », insiste Loud, qui indique avoir bonifié l\u2019aspect visuel de son concert pour mieux occuper la grande scène.Attendez-vous aussi à voir apparaître quelques invités-surprises. B 7 SPORTS LEDEVOIR // LE VENDREDI 6 JUILLET 2018 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en lo-cation (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convict ions pol i t iques, la langue, l'origine ethni-que ou nationale, la condit ion sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handi-cap.*Librairie Bonheur d'Occasion* achète à domicile livres de qualité en tout genre.514 914-2142 www.bonheurdoccasion.com VOTRE ORDINATEUR B0GUE OU RALENTIT ?Mise à jour et réparation P.C., Mac et portables.10 ans d'exp.Service à domicile.514 573-7039 Julien 160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER 307 LIVRES ET DISQUES 515 INFORMATIQUE ET BUREAUTIQUE Promotion spéciale Petites annonces Pour les annonces textes de 5 lignes et moins 7 jours de parution 100$ ou 4 samedis consécutifs 100$ Pour information Téléphone : 514 985-3322 Courriel : petitesannonces@ledevoir.com PETITES ANNONCES KARL RETTINO-PARAZELLI LE DEVOIR L\u2019argument revient toujours au détour d\u2019une conversation sur la Coupe du monde de la FIFA.Tout le monde connaît quelqu\u2019un qui a décidé de tourner le dos au soccer, incapable de supporter les plongeons de certains joueurs sur le terrain.Il ne faut pas généraliser, diront certains.Sauf que, quand on regarde la manière dont s\u2019est déroulé le Mondial jusqu\u2019à présent, il est difficile de ne pas donner raison aux détracteurs.En Russie, la vedette brésilienne Neymar fait davantage jaser pour ses roulades au sol que pour ses passements de jambe, à un point tel qu\u2019elle est devenue le symbole de cette tricherie décriée par tant de spectateurs.Il est le joueur qui a commis le plus de fautes lors de la compétition jusqu\u2019à maintenant, soit 23, loin devant des vedettes comme Lionel Messi (15) et Cristiano Ronaldo (14).L\u2019attaquant a cependant la fâcheuse habitude de se tortiller de douleur sans raison apparente, ou de carrément chuter en feignant un contact.La chaîne suisse RTS Sport a calculé que, lors des quatre premiers matchs du Brésil, il a fait perdre un total de 14 minutes de jeu en restant au sol.Comment y remédier ?Le joueur étoile n\u2019est évidemment pas le seul à se laisser tomber au moment opportun, et il n\u2019est surtout pas le premier.La simulation cause tellement de frustrations dans le monde du soccer que même les scientifiques se sont mis de la partie pour tenter d\u2019expliquer le phénomène.Comme le rapportait cette semaine Vox, une étude publiée en 2011 par des chercheurs australiens a démontré que la quantité de plongeons augmente lorsque le score est égal et que les simulations sont plus nombreuses à mesure qu\u2019on approche de la surface de réparation.Plutôt logique, puisque les joueurs veulent profiter de leurs talents théâtraux pour obtenir une chance de marquer.Et il est justement là, le problème : actuellement, le joueur qui plonge peut gagner beaucoup sans craindre de trop y perdre.S\u2019il trompe l\u2019arbitre, il obtient un coup franc, voire un tir de pénalité, alors que, s\u2019il n\u2019est pas cru, il peut dans le pire des cas se voir montrer un carton jaune.L\u2019avertissement pour simulation existe dans le livre des règlements, mais il est rarement décerné.Certains ont donc proposé différentes solutions pour remédier au problème, comme réduire la taille de la surface de réparation, ou encore reculer le point de pénalité pour compliquer la tâche des tireurs.Mais plutôt que de procéder à de tels changements qui rendraient caduques un tas de statistiques amassées au fil des ans, pourquoi ne pas faire appel à une solution qui existe déjà ?Profiter des reprises L\u2019utilisation de la reprise vidéo pour une toute première fois lors de cette Coupe du monde disputée en Russie a d\u2019abord été critiquée, mais le vent semble avoir tourné.Presque tous reconnaissent maintenant que des décisions déterminantes ont pu être prises ou infirmées grâce à cette nouvelle technologie.Il suffirait maintenant de faire un pas de plus en permettant l\u2019usage de la reprise vidéo pour sanctionner les simulations une fois les matchs terminés et imposer des suspensions aux joueurs fautifs.Il est vrai, comme l\u2019a souligné l\u2019ancien joueur professionnel Stuart James sur le site du Guardian, que certaines décisions seraient subjectives ou difficiles à prendre, mais celles qui doivent être prises sur le terrain ne le sont-elles pas déjà ?SOCCER Pour en finir avec les plongeons Force est d\u2019admettre que ces tromperies ne sont pas de nature à susciter l\u2019intérêt des néophytes pour le Mondial France-Uruguay (vendredi, 10 h) Les quarts de finale de la Coupe du monde de la FIFA se mettent en branle vendredi avec un affrontement rempli de surprises.D\u2019abord parce qu\u2019on ne sait pas quel genre de performance parviendra à livrer la France, elle qui a été terne en phase de groupes, mais étincelante face à l\u2019Argentine samedi dernier.Mais aussi parce qu\u2019on ignore comment l\u2019Uruguay parviendra à se débrouiller sans l\u2019un de ses meilleurs joueurs, Edinson Cavani, qui ratera vraisemblablement la rencontre en raison d\u2019une blessure au mollet gauche.On sait que Luis Suárez est capable de bien belles choses, mais sera-t-il en mesure d\u2019avoir un impact sans son partenaire de jeu ?La vedette brésilienne Neymar a enfilé plusieurs roulades en grimaçant après un contact avec un joueur serbe, le 27 juin.MADDIE MEYER GETTY IMAGES/ AGENCE FRANCE-PRESSE À S U R V E I L L E R En fait, l\u2019idée a déjà été mise en application.Depuis cette année, la Fédération anglaise de football peut imposer des sanctions rétroactives pour simulation et un premier joueur a été épinglé en novembre dernier.L\u2019attaquant d\u2019Everton Oumar Niasse a écopé de deux matchs de suspension après révision des images du match contre Crystal Palace par un comité indépendant formé d\u2019un ancien entraîneur, d\u2019un ancien joueur et d\u2019un ancien arbitre.Effet dissuasif Ce qui serait nouveau pour la FIFA est également monnaie courante dans d\u2019autres sports, comme le hockey.Le département de la sécurité des joueurs de la Ligue nationale de hockey a l\u2019habitude de suspendre des joueurs en visionnant les images d\u2019un incident controversé, comme ce fut le cas pour Tom Wilson en mai dernier à la suite de sa mise en échec à l\u2019endroit d\u2019un joueur des Penguins de Pittsburgh.Et les suspensions mises à part, il y a aussi l\u2019effet dissuasif que cela aurait.Depuis que la reprise vidéo est utilisée à la Coupe du monde, les défenseurs sont plus prudents dans leur couverture défensive parce qu\u2019ils savent que les caméras captent désormais leurs moindres faits et gestes.Si l\u2019on utilisait les images vidéo pour réviser de possibles simulations après les rencontres, on peut présumer que les attaquants y penseraient eux aussi à deux fois avant de prendre leur envol sans raison.Belgique-Brésil (vendredi, 14 h) Dans cette portion du tableau beaucoup plus relevée, ce duel entre la Belgique et le Brésil constitue aux yeux de plusieurs la finale avant la finale.Les Belges ont eu une petite frousse face au Japon en huitièmes de finale, revenant de l\u2019arrière alors que le Japon menait 2-0, et ils ne peuvent pas se permettre de jouer du soccer de rattrapage face à l\u2019une des meilleures équipes au monde.Ce duel mettra d\u2019ailleurs aux prises la meilleure défense et la meilleure attaque du tournoi : le Brésil n\u2019a accordé qu\u2019un but en quatre matchs (à égalité avec l\u2019Uruguay), tandis que la Belgique trône au sommet du classement avec douze buts marqués.Karl Rettino-Parazelli LA PRESSE CANADIENNE À LONDRES Il ne reste plus qu\u2019un seul Canadien en lice en simple à Wimbledon, à la suite de l\u2019élimination d\u2019Eugenie Bouchard et de Denis Shapovalov jeudi.Bouchard a subi l\u2019élimination au deuxième tour en s\u2019inclinant 6-4 et 7-5 aux mains de l\u2019Australienne Ashleigh Barty, tandis que Shapovalov a plié l\u2019échine 0-6, 6-2, 6-4, 7-6 (3) devant le Français Benoît Paire.La Canadienne âgée de 24 ans avait pris l\u2019avance 5-2 en seconde manche, mais elle n\u2019a pu résister à la poussée de la 17e tête de série, qui l\u2019a emporté en 1 heure 33 minutes.«J\u2019ai affronté une adversaire qui joue très bien en ce moment, particulièrement sur cette surface, a dit Bouchard.Elle joue très bien sur le gazon.Je savais donc que j\u2019allais affronter une très bonne joueuse, et je suis déçue parce que j\u2019ai l\u2019impression que j\u2019aurais pu remporter les deux sets.J\u2019ai bien joué, mais j\u2019aurais pu être encore meilleure.» Au premier set, Bouchard a été victime d\u2019un bris lors du troisième de jeu, mais a eu une chance de le récupérer au dixième jeu, alors qu\u2019elle s\u2019est donné deux balles de bris.L\u2019Australienne a tenu le coup et a bouclé la manche initiale à sa cinquième balle de manche après 38 minutes d\u2019action.La deuxième manche a été âprement disputée et Bouchard a pris l\u2019initiative grâce à un bris survenu lors du quatrième jeu, à sa troisième occasion.Avec une chance de forcer la tenue d\u2019un set décisif alors qu\u2019elle menait 5-3 au service, la Montréalaise n\u2019a inscrit qu\u2019un point avant de perdre de nouveau son service deux jeux plus tard.« J\u2019ai connu quelques jeux plus difficiles.J\u2019aurais aimé à 5-3 prendre un peu plus de temps et me concentrer sur mon service, afin d\u2019offrir quelques premières balles de qualité supplémentaires, a dit Bouchard.Mais j\u2019essayais d\u2019être agressive et elle a riposté avec de bons coups, quelques coups hasardeux, mais je devais m\u2019en attendre.J\u2019ai tout donné ce que j\u2019avais.» Également jeudi, la Canadienne Gabriela Dabrowski et la Chinoise Yifan Xu, sixièmes têtes de série, ont défait l\u2019Américaine Alison Riske et l\u2019Ukrainienne Olga Savchuk 6-7 (5), 6-2, 10-8 au premier tour du double féminin.Mea culpa de Shapovalov D\u2019autre part, Shapovalov s\u2019est incliné devant Paire.Milos Raonic est donc le seul Canadien toujours en lice dans le tableau du simple à Wimbledon.La 13e tête de série a rendez-vous avec l\u2019Autrichien Dennis Novak au troisième tour, vendredi.« Il a très bien joué, ce qui n\u2019a pas été mon cas aujourd\u2019hui, a convenu Sha- povalov.Il méritait la victoire.J\u2019avais l\u2019avantage après le premier set, mais je l\u2019ai laissé filer.Après cela, il a très bien joué, contrairement à moi.» Lors de son match de première ronde, Shapovalov est venu à bout d\u2019un autre Français, Jérémy Chardy (46e) en quatre manches.Il se dirigera maintenant vers le tournoi de Washington.Dans un match du double masculin, le Canadien Vasek Pospisil et l\u2019Américain Ryan Harrison ont été éliminés dès le premier tour.Le vétéran Daniel Nestor et son coéquipier autrichien Jurgen Melzer ont eux aussi baissé pavillon 6-3, 6-4, 6-4 devant le Croate Nikola Mektic et l\u2019Autrichien Alexander Peya.Il s\u2019agissait de la 24e et dernière participation du To- rontois à Wimbledon, où il a triomphé en double en 2008 et 2009, ainsi qu\u2019en double mixte en 2013.TENNIS Bouchard et Shapovalov éliminés à Wimbledon ÉCONOMIE B 8 LEDEVOIR // LE VENDREDI 6 JUILLET 2018 E N B R E F La Ville de Québec entend limiter Airbnb La Ville de Québec a l\u2019intention de resserrer l\u2019encadrement de l\u2019hébergement offert sur des plateformes comme Airbnb en le permettant sur tout son territoire seulement lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une résidence principale.Le maire de Québec, Régis Labeaume, s\u2019est engagé jeudi à mettre en œuvre les recommandations du groupe de travail sur l\u2019hébergement touristique.Ce dernier propose notamment que l\u2019hébergement touristique « collaboratif » soit autorisé sur tout le territoire de la ville de Québec, à condition que l\u2019utilisateur obtienne une autorisation de la Ville et qu\u2019il puisse prouver que le logement offert correspond à son lieu de résidence principal.Les recommandations ne seront pas mises en application avant la réalisation d\u2019un plan d\u2019action, qui devrait être élaboré cet automne.Le Devoir Les ventes d\u2019habitations torontoises grimpent TORONTO \u2014 La cadence des ventes de logements à Toronto s\u2019est accélérée le mois dernier, signe que le marché est en train de rebondir après les récentes modifications réglementaires et l\u2019augmentation des coûts d\u2019emprunt.Les ventes de maisons dans la région du Grand Toronto ont augmenté de 2,4 % le mois dernier pour se chiffrer à 8082, en hausse (7893) par rapport au même mois l\u2019an dernier, a indiqué jeudi la chambre immobilière de Toronto.Par rapport à mai, ces chiffres représentaient un bond de 17,6 %.Les conditions du marché semblaient se resserrer, les nouvelles inscriptions à la vente ayant chuté de 18,6 % à 15 922, contre 19 561 l\u2019année dernière.Entre- temps, le prix de vente moyen a légèrement augmenté de 2 % d\u2019une année à l\u2019autre, pour s\u2019établir à 807 871 $.La Presse canadienne ELENA DUVERNAY GETTY IMAGES Une ligne d\u2019assemblage entièrement automatisée du constructeur automobile français PSA Peugeot Citroen, à Mulhouse SÉBASTIEN BOZON AGENCE FRANCE-PRESSE DELPHINE TOUITOU À WASHINGTON AGENCE FRANCE-PRESSE Le constructeur aéronautique américain Boeing va mettre la main sur la totalité des activités civiles de l\u2019avionneur brésilien Embraer pour 3,8 milliards $US, une opération qui lui permettra de concurrencer son rival européen Airbus dans le segment des avions régionaux.Concrètement, Boeing et Embraer ont annoncé jeudi la signature d\u2019un protocole d\u2019accord pour créer une coentreprise, contrôlée à 80 % par l\u2019américain et à 20 % par le brésilien, chapeautant « la totalité des activités d\u2019Embraer dans les domaines de l\u2019aviation commerciale », qui sont valorisées à 4,75 milliards de dollars.Cet accord, qualifié de « partenariat », va permettre à Boeing de compléter son offre en intégrant les avions de ligne régionaux de 70 à 150 sièges d\u2019Em- braer (ERJ et E2).Cette nouvelle société intégrera en outre les services du constructeur aéronautique brésilien et les activités de développement, de production, de commercialisation et de services après-vente de Boeing, précisent les deux avionneurs dans un communiqué commun.Cette annonce survient quelques jours après l\u2019entrée en vigueur du partenariat entre Airbus et Bombardier qui a permis à l\u2019européen de prendre le contrôle du programme CSeries, concurrent de celui d\u2019Embraer.Le protocole d\u2019accord entre les avionneurs américain et brésilien doit néanmoins encore obtenir le feu vert de l\u2019État brésilien, qui dispose d\u2019un droit de veto sur les décisions stratégiques pour l\u2019avenir de son fleuron industriel.Une fois finali- sée, cette coentreprise « vouée à l\u2019aviation commerciale » sera dirigée par une équipe « basée au Brésil, avec à sa tête un président et un directeur général », ont-ils poursuivi.La nouvelle entité sera par ailleurs directement rattachée à Dennis Muilenburg, le p.-d.g.de Boeing.Troisième avionneur mondial avec un chiffre d\u2019affaires de près de 6 milliards de dollars et 16 000 employés, Embraer, privatisé en 1994, est un des joyaux industriels du Brésil avec non seulement une gamme d\u2019avions civils et militaires, mais encore de jets d\u2019affaires.Au Brésil, lors des discussions préliminaires, des voix s\u2019étaient élevées pour qu\u2019un tel accord n\u2019inclue pas les activités militaires d\u2019Embraer.Dans ce domaine, Boeing et Embraer ont annoncé qu\u2019ils étaient convenus de créer une «autre coentreprise pour promouvoir et développer de nouveaux marchés et de nouvelles applications pour les produits et services de défense, et tout particulièrement l\u2019avion multimissions KC-390 ».Pour Embraer, l\u2019opération permettra de bénéficier de la force de frappe commerciale de Boeing.Le communiqué précise par ailleurs que cette opération devrait améliorer le bénéfice par action de Boeing à partir de 2020 et générer des économies de coûts avant impôts d\u2019environ 150 millions de dollars d\u2019ici la troisième année.AÉRONAUTIQUE Boeing s\u2019empare des avions commerciaux d\u2019Embraer La nouvelle révolution technologique pourrait faire plus mal aux travailleurs qu\u2019on ne le pense généralement et qu\u2019on ne s\u2019y prépare.ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Le constat est pour le moins décevant en ce qui a trait à la situation actuelle et inquiétant pour l\u2019avenir.Un rapport de l\u2019Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) observait, cette semaine, qu\u2019en dépit de la bonne tenue de l\u2019économie en général, les salaires des travailleurs tardent à s\u2019améliorer, avec un rythme de croissance deux fois plus lent qu\u2019avant la dernière crise.Ce n\u2019est pas que le nombre de personnes sans emploi soit tellement élevé.Au contraire, dans la plupart des pays riches, il est même en deçà de ce qu\u2019il était avant la Grande Récession de 2008.Non, c\u2019est comme si le lien entre la croissance économique et les salaires avait été brisé.Les experts de l\u2019OCDE attribuent cette « stagnation sans précédent des salaires » à un ensemble de facteurs.L\u2019un d\u2019eux est la hausse, modeste aussi, des prix.Un autre est la dégradation des conditions des travailleurs à temps partiel et de ceux qui se sont retrouvés du travail après une période de chômage.Un autre encore est l\u2019affaiblissement du rapport de force des travailleurs avec la diminution de moitié de la présence syndicale.Un autre facteur tient à la croissance poussive de la productivité.En plus d\u2019être décevante, cette augmentation de richesse produite par heure travaillée atterrit souvent, constate-t-on, dans d\u2019autres poches que celles des travailleurs.Ces retombées économiques perdues s\u2019expliquent, pour moitié, par un phénomène désormais bien connu, c\u2019est-à-dire leur accaparement par les plus riches, alors que l\u2019autre moitié serait le reflet d\u2019économies où le rôle de la main-d\u2019œuvre dans la création de richesse a diminué au profit des progrès technologiques et des gains réalisés grâce à la globalisation des chaînes de valeurs.Ce recul « significatif » de l\u2019importance relative des travailleurs dans l\u2019économie a été en moyenne de 3,5 points de pourcentage (de 71,5% à 68%) en 20 ans dans les pays de l\u2019OCDE, rapporte-t- on, mais de 4,1 points au Canada, de 7,8 points aux États-Unis et de 13 points en Corée du Sud.Ce phénomène est vraisemblablement annonciateur de ce qui attend nos économies les prochaines années, concluait le mois dernier une étude des experts du Fonds monétaire international (FMI) sur l\u2019impact de l\u2019automatisation et l\u2019intelligence artificielle.Pire que prévu Coiffé du titre évocateur « Doit-on craindre la révolution des robots ?La bonne réponse est oui », l\u2019étude passe en revue les principales hypothèses sur le sujet \u2014 optimistes comme pessimistes \u2014 et en conclut qu\u2019on aurait tort de penser que cette nouvelle révolution technologique se passera comme les autres, c\u2019est-à-dire qu\u2019elle n\u2019affectera qu\u2019un nombre relativement circonscrit de travailleurs et qu\u2019à la fin tout le monde finira pas se retrouver des emplois mieux payés grâce aux gains de productivité réalisés.C\u2019est que, cette fois-ci, un très grand nombre de travailleurs sont exposés et que la transition pourrait prendre de 20 à 50 ans.L\u2019économie sera en effet plus riche, mais cette richesse sera de plus en plus produite par des robots et profitera d\u2019abord et avant tout à leurs propriétaires et à une petite élite de travailleurs hyperspécialisés.Les travailleurs les moins qualifiés seront de plus en plus nombreux à se battre pour des emplois mal payés.La principale solution habituellement avancée par les experts et les gouvernements est d\u2019améliorer l\u2019éducation et de favoriser la formation continue des travailleurs.Mais cela n\u2019aidera pas ceux à qui il manquera malgré tout les compétences requises et ne changera probablement rien au fait que la nouvelle richesse créée sera de plus en plus attribuable aux machines plutôt qu\u2019aux travailleurs, dit l\u2019étude du FMI.Une autre solution pourrait être de faire payer aux compagnies un revenu de base universel destiné aux citoyens de ces nouvelles économies, avancent ses auteurs, qui admettent tout de suite que le projet rencontrerait de nombreux obstacles économiques et pratiques.Quoi qu\u2019il en soit, disent-ils de la révolution technologique en cours, « la situation semble bien, cette fois-ci, être différente ».ANALYSE Vers une bataille entre robots et travailleurs ?Le rôle de la main-d\u2019œuvre dans la création de richesse a diminué au profit des progrès technologiques et des gains réalisés grâce à la globalisation des chaînes de valeurs Turbulences pour Bombardier ?Le partenariat que Boeing et Embraer ont l\u2019intention de conclure risque d\u2019accroître la pression sur les avions régionaux construits par Bombardier.Selon le directeur du groupe d\u2019études en management des entreprises en aéronautique à l\u2019UQAM, Mehran Ebrahimi, le ciel pourrait devenir plus turbulent pour des appareils régionaux comme le CRJ et le Q400 étant donné qu\u2019Embraer sera épaulée par Boeing.Toutefois, Ernie Arvai, de la firme AirInsight, croit que Bombardier peut tirer son épingle du jeu tant que la clause limitant la taille des avions régionaux demeure en vigueur aux États-Unis.À son avis, cela procure notamment un avantage aux CRJ 700 et 900 par rapport aux E175 E2 d\u2019Embraer.Bien que Boeing constitue un partenaire aux reins solides, M.Arvai estime que le géant américain n\u2019est pas aussi agile que Bombardier dans le marché des appareils régionaux.Quant à lui, Richard Aboulafia, de la firme américaine Teal Groupe, estime qu\u2019une alliance entre Boeing et Embraer viendra rétablir l\u2019équilibre à la suite d\u2019une transaction ayant permis à la CSeries de devenir beaucoup plus concurrentielle.La Presse canadienne Autos : de dures décisions attendent le Canada OTTAWA \u2014 Des responsables de l\u2019industrie automobile estiment que le gouvernement fédéral sera confronté à une décision complexe si les États- Unis vont de l\u2019avant avec leur menace d\u2019imposer des tarifs douaniers sur les véhicules construits au Canada.L\u2019économiste en chef de la Corporation des associations de détaillants d\u2019automobiles, Michael Hatch, exhorte Ottawa à résister à l\u2019imposition de tarifs de rétorsion sur les automobiles, affirmant que des représailles à grande échelle mettraient jusqu\u2019à 30 000 emplois ici.Le président de l\u2019Association des fabricants de pièces d\u2019automobile du Canada, Flavio Volpe, affirme pour sa part que même si l\u2019impact était dévastateur, Ottawa n\u2019aurait d\u2019autre choix que de prendre exactement les mêmes mesures.La Presse canadienne ÉCONOMIE B 9 LEDEVOIR // LE VENDREDI 6 JUILLET 2018 E N B R E F Automobile : Merkel « prête » à baisser les taxes BERLIN \u2014 Angela Merkel s\u2019est dite « prête » jeudi à négocier une baisse généralisée des taxes sur l\u2019automobile.« C\u2019est une option que je peux imaginer », a déclaré la chancelière allemande, à condition de trouver « une position européenne commune » et d\u2019impliquer « tous les pays avec lesquels nous commercialisons des voitures ».Mercredi soir, l\u2019ambassadeur des États-Unis à Berlin, Richard Grenell, a ouvert un canal inhabituel en conviant directement les patrons des trois constructeurs allemands pour offrir un accord : si Bruxelles et Washington ouvrent la discussion sur l\u2019abandon de leurs taxes actuelles sur l\u2019automobile, alors les États-Unis renonceront à relever à 20 % leurs droits de douane sur les voitures européennes.Agence France-Presse Papier : l\u2019OMC donne raison au Canada L\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC) a largement statué en faveur du Canada dans un différend avec les États-Unis sur les droits imposés au papier glacé.Selon l\u2019OMC, le département du Commerce des États- Unis a agi d\u2019une manière incompatible avec les règles commerciales en justifiant l\u2019imposition de droits compensateurs sur le papier supercalan- dré, principalement utilisé dans les magazines, catalogues, brochures d\u2019entreprises et encarts publicitaires.L\u2019an dernier, un comité d\u2019examen de l\u2019ALENA a également statué en faveur du Canada.Les États-Unis ont imposé ces droits en 2015.Ils prétendaient que les producteurs canadiens recevaient des subventions injustes, y compris de l\u2019électricité bon marché fournie par le gouvernement.La Presse canadienne Brexit : le constructeur Jaguar sort les griffes LONDRES \u2014 Le constructeur automobile Jaguar Land Rover a menacé de réduire ses dépenses au Royaume-Uni en cas de Brexit dur, à la veille d\u2019une réunion cruciale du gouvernement.Comme BMW, Airbus ou Siemens ces dernières semaines, JLR a prévenu qu\u2019il serait contraint de réduire ses investissements au Royaume-Uni si le Brexit devait conduire au rétablissement de contrôles douaniers avec l\u2019UE.D\u2019après lui, «un mauvais accord sur le Brexit coûterait à JLR plus de 1,2 milliard de livres de bénéfice par an» et «par conséquent, nous devrions radicalement revoir notre plan de dépenses».JLR a précisé que les 80 milliards de livres de dépenses sur cinq ans prévues par le groupe au Royaume-Uni seraient «menacées».Le constructeur emploie 40 000 personnes au Royaume-Uni.Agence France-Presse WILLIAM WEST AFP Le président américain, Donald Trump, photographié à la Maison-Blanche jeudi, à Washington BRENDAN SMIALOWSKI AGENCE FRANCE-PRESSE JULIEN ARSENAULT LA PRESSE CANADIENNE Au moment où l\u2019escalade des tensions commerciales représente un risque pour de nombreuses économies, dont celle du Québec, le Fonds de solidarité FTQ dit être prêt à déployer davantage de capital afin d\u2019aider des entreprises de la province à traverser d\u2019éventuelles turbulences.L\u2019institution a dévoilé jeudi un rendement de 7,5 % et un profit de 1 milliard pour l\u2019exercice terminé le 31 mai.Selon ses calculs, les rendements composés annuels (sans tenir compte des crédits d\u2019impôt) sont de 7 % pour 3 ans, 7,8 % pour 5 ans et 5 % pour 10 ans.Le Fonds a également indiqué avoir injecté 1,1 milliard dans l\u2019économie québécoise l\u2019an dernier.« Ce n\u2019est pas loin d\u2019un record, a expliqué son président et chef de la direction, Gaétan Morin, au cours d\u2019une entrevue téléphonique.Notre vrai record (1,3 milliard) avait été atteint en 2008-2009 alors que la situation économique était très difficile en raison de la crise financière.» À l\u2019époque, une « enveloppe spéciale » de 250 millions avait été libérée, a ajouté M.Morin, prenant soin d\u2019ajouter que cela ne voulait pas nécessairement dire que le Fonds s\u2019apprêtait à faire de même advenant une détérioration de la situation économique du Québec.Les mesures protectionnistes décrétées par le gouvernement Trump ces derniers mois ont visé des partenaires commerciaux comme le Canada et l\u2019Union européenne, ainsi que la Chine, faisant craindre une guerre commerciale.En guise de réplique aux tarifs imposés par Washington sur l\u2019acier et l\u2019aluminium canadiens, Ottawa a décidé de taxer pour 16,6 milliards d\u2019un large éventail de produits américains \u2014 comme du ketchup.« Nous suivons la situation de près, a expliqué M.Morin.Même s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019effets directs à court terme, tout cela provoque de l\u2019incertitude et les investisseurs n\u2019aiment pas cela.Certains d\u2019entre eux pourraient ralentir les investissements.» Lors de la dernière crise financière, le Fonds avait notamment épaulé des compagnies du secteur forestier aux prises avec des problèmes de liquidité, alors qu\u2019elles se retrouvaient au cœur du précédent conflit canado-améri- cain sur le bois d\u2019œuvre.Dans certains cas, dans le but de donner un coup de pouce à des compagnies, M.Morin a expliqué que l\u2019investisseur institutionnel avait mis la main sur des actifs, ce qui représentait un placement à plus long terme.« Quand on discute, nous pouvons arriver avec des solutions qui n\u2019égorgent pas les entreprises », a-t-il dit.Un peu moins La performance annuelle du Fonds s\u2019est avérée inférieure à celle de l\u2019an dernier, où le rendement \u2014 qui ne tient pas compte de l\u2019impact des crédits d\u2019impôt provincial et fédéral pour cotisations aux fonds de travailleurs \u2014 avait été de 9,1 % alors que le profit s\u2019était établi à 1,08 milliard.Le portefeuille de capital de développement dans les entreprises québécoises a affiché un rendement de 14,1 %, par rapport à 10 % l\u2019année précédente.Toutefois, le portrait a été différent du côté des placements, où la performance a été de 3,5 %, alors qu\u2019elle avait été de 11 % un an plus tôt.« La principale différence est attribuable à la performance des marchés boursiers, a expliqué le premier vice- président aux finances, Sylvain Paré.L\u2019an passé, les marchés avaient été plus porteurs.» MM.Morin et Paré se sont néanmoins montrés satisfaits du rendement de 7,3 % affiché par le portefeuille d\u2019actions, même si cela est loin de la performance « euphorique » de 18,8 % affichée l\u2019an dernier.La hausse des taux d\u2019intérêt, qui entraîne une diminution de la valeur des obligations, est également venue plomber le secteur des titres à revenu fixe, qui a fléchi de 0,5 % pendant le dernier exercice.Quant à elle, la valeur de l\u2019action du Fonds est de 40,73 $, en hausse de 1,41 $ par rapport à janvier et de 2,85 $ comparativement au prix d\u2019il y a un an.L\u2019actif net est passé de 13,1 milliards à 14,1 milliards.Le Fonds de solidarité compte 667 417 actionnaires, ce qui représente une croissance de 21 753 actionnaires comparativement à juillet 2017.Émissions Comme ce fut déjà le cas à quelques occasions, dans le but de maintenir l\u2019équilibre de son modèle d\u2019affaires, le Fonds tient à rappeler qu\u2019il pourrait décider de limiter l\u2019émission des actions au cours de la présente année financière.Le cas échéant, il priorisera les ententes existantes de souscriptions, que ce soit par voie de retenues sur le salaire, de contributions d\u2019employeurs, ou de prélèvements bancaires automatiques, et continuera d\u2019émettre des actions conformément à ces ententes durant tout l\u2019exercice.Avec Le Devoir Le Fonds FTQ en renfort en cas de turbulences économiques Les mesures protectionnistes du président Trump inquiètent les entreprises d\u2019ici Vendredi marque l\u2019entrée en vigueur des taxes douanières américaines sur des importations chinoises, avec représailles de Pékin.Des tarifs douaniers de 25 % doivent ainsi s\u2019appliquer de part et d\u2019autre.GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR À l\u2019aube du déclenchement, vendredi, d\u2019un affrontement commercial entre les États-Unis et la Chine, la Réserve fédérale américaine a dit craindre l\u2019impact de ces tensions sur l\u2019économie américaine.La banque centrale réitère sa lecture d\u2019une économie solide au sud de la frontière, mais le mot « récession » est apparu dans le procès-verbal de sa dernière réunion.Ces tensions commerciales doivent monter d\u2019un autre cran vendredi, jour de l\u2019entrée en vigueur des taxes douanières sur des importations chinoises, avec représailles de Pékin.Des tarifs douaniers de 25 % doivent s\u2019appliquer sur 34 milliards de dollars d\u2019importations chinoises, touchant 818 produits dont des voitures, des composants d\u2019avions ou des disques durs d\u2019ordinateurs.La Chine doit répliquer avec des droits de douane équivalents, touchant les produits agricoles américains, le secteur automobile ou encore des produits de la mer.De part et d\u2019autre, les importations ciblées doivent atteindre les 50 milliards.Mais Donald Trump a demandé à son équipe de déterminer 200 milliards de dollars de biens chinois additionnels susceptibles d\u2019être frappés d\u2019une taxe de 10 %.Et il menace d\u2019ajouter à la liste 200 milliards de plus si la Chine riposte.La Réserve fédérale (Fed) s\u2019est dite inquiète de cette rhétorique empruntant à une guerre commerciale.Dans le procès-verbal de la réunion de son Comité de politique monétaire, tenue les 12 et 13 juin, elle rappelle les indications d\u2019entreprises américaines déclarant ressentir l\u2019impact de la politique commerciale sous la forme d\u2019une hausse des prix et d\u2019une réduction ou d\u2019un report des projets de dépenses d\u2019investissement.ÉCONOMIE AMÉRICAINE La Fed s\u2019inquiète de la politique commerciale de Trump Le rapport du Comité qualifie de solide l\u2019activité économique américaine.Les membres ont réitéré leur confiance dans l\u2019actuel mouvement de resserrement progressif des conditions monétaires, en estimant que l\u2019inflation devrait demeurer autour de sa cible, retrouvée, de 2 %.Cela dit, on peut lire que la plupart des membres du Comité «ont observé que l\u2019incertitude et les risques associés à la politique commerciale s\u2019étaient accrus et ils se sont dits préoccupés par le fait qu\u2019une telle incertitude et de tels risques [peuvent] avoir à terme des effets négatifs», retrouve-t-on dans un texte de l\u2019agence Reuters.L\u2019économiste James Marple, de la Banque TD, a également noté que le principal changement dans la vision des participants par rapport aux procès- verbaux des réunions précédentes est l\u2019expression d\u2019une certaine préoccupation relativement aux conséquences de la politique commerciale américaine, notamment son impact sur les intentions d\u2019investissement.D\u2019un point de vue plus technique, ils se sont aussi demandé si l\u2019actuel aplatissement de la courbe de rendement, avec peu d\u2019écart entre les taux de court et de long terme, pouvait être annonciateur d\u2019une récession en gestation.L\u2019institution suivra de près cet indicateur tout comme celui, possiblement plus fiable, de l\u2019écart entre le taux cible de la banque centrale et celui à long terme sur les contrats boursiers à terme.Pour James Marple, si les perspectives économiques sont un peu plus assombries par l\u2019incertitude, cela ne devrait pas induire un changement de ton de la part de la Fed pour l\u2019instant.L\u2019économiste mise toujours sur le gra- dualisme en matière de hausse des taux directeurs, soit l\u2019équivalent d\u2019une progression de 25 points de base par trimestre au moins au cours de la prochaine année.7,5 % Il s\u2019agit du rendement du Fonds de solidarité FTQ, dévoilé jeudi.L\u2019institution a également indiqué avoir engrangé un profit de 1 milliard pour l\u2019exercice terminé le 31 mai.1,1 milliard C\u2019est l\u2019argent qu\u2019a injecté le Fonds dans l\u2019économie québécoise l\u2019an dernier ; un record, a fait savoir son président et chef de la direction, Gaétan Morin. LEDEVOIR // LE VENDREDI 6 JUILLET 2018 etc.B 10 Ç L\u2019éloge de la fatigue Le livre d\u2019Éric Fiat ausculte avec minutie notre rapport trouble et tordu avec la lassitude a y est.C\u2019est bientôt l\u2019heure de l\u2019école buissonnière pour des milliers de travailleurs, le temps de mettre l\u2019horloge à pause, d\u2019arrêter la trotteuse une fois dans l\u2019année.Pour plusieurs, la relâche estivale sera le seul vrai répit dans la boucle sans trêve du labeur quotidien, même si la fatigue s\u2019est invitée comme colocataire de leur vie depuis belle lurette.Dans un monde qui prend des allures de course perpétuelle contre la montre, après le droit aux vacances, ne serait-il pas temps de réhabiliter le droit à la fatigue ?C\u2019est ce qu\u2019explique Éric Fiat dans Ode à la fatigue, un livre qui ausculte avec minutie notre rapport trouble et tordu avec la lassitude.Le professeur d\u2019éthique, qui a lui-même traversé quelques déserts côté énergie, affirme qu\u2019on peut rester « lumineux » même en pleine panne de courant.À une époque où le burn-out est devenu presque aussi commun que l\u2019influenza au mois de mars, rien n\u2019est pourtant plus caché et occulté que la fatigue du travailleur, affirme-t-il.Pour des centaines d\u2019infirmières épuisées qui osent descendre dans la rue pour protester contre leurs conditions de travail, combien de femmes et d\u2019hommes médecins, d\u2019administrateurs, d\u2019enseignants, de gens d\u2019affai - res, d\u2019artistes, de travailleurs autonomes à bout de souffle continuent de boulonner comme des machines, dissimulant leur épuisement comme une maladie honteuse, inavouable ?Com - me une tache sur un parcours professionnel immaculé.Grosse fatigue Notre époque vit un drôle de paradoxe, estime Fiat, et il n\u2019est pas le seul.Le temps des vacances s\u2019est démultiplié depuis les faméliques congés qu\u2019égrenaient nos ancêtres vannés par de durs labeurs.Pourtant, jamais autant de contemporains ne se sont dits victimes d\u2019épuisement.Et rarement la fatigue aura-t-elle eu si mauvaise presse.« Beaucoup de gens se disent au- jourd\u2019hui sans cesse fatigués, or ceux qui travaillaient la terre devaient l\u2019être bien plus que nous.Mais aujourd\u2019hui, on tait la fatigue plutôt que de la vivre.L\u2019aveu est perçu comme un signe de faiblesse », avance le professeur d\u2019éthique médicale, qui reçoit notamment les confessions exténuées de soignants en France.Au Canada, on travaillait en moyenne près de 40 heures par semaine en 1960, et on ne bossait plus que 33 heures semaine en 2013.Rien à voir avec les 70 heures passées à s\u2019éreinter au boulot lors de la Révolution industrielle.Comment expliquer l\u2019ampleur de la fatigue ressentie aujourd\u2019hui ?« Les fatigues choisies peuvent apporter beaucoup de joie.Mais, comme la solitude, la fatigue subie est beaucoup plus insupportable que celle qui est choisie », pense Fiat, qui juge que l\u2019épuisement moderne découle de la difficulté à trouver un sens à cette fatigue dans un monde qui en a de moins en moins.« Contrairement aux autres êtres vivants, les humains cherchent un sens à ce qu\u2019ils font, une légitimation.Or, notre époque valorise la performance avant le sens, et, par conséquent, les êtres qui travaillent sans cesse », ajoute l\u2019éthicien, d\u2019avis que cette fuite en avant fait de plus en plus de victimes collatérales.Vidés plus que remplis Curieusement, l\u2019aversion de notre temps pour la fatigue est égale à celle que cultive notre société à l\u2019égard de l\u2019ennui.Pour « être » aujourd\u2019hui, il faut « faire » sans cesse plus, pense l\u2019éthicien.« En fait, bien des gens préfèrent la fatigue à l\u2019ennui, car on fuit le néant, » écrit-il.Pour eux, mieux vaut « être fatigué à faire quelque chose que de l\u2019être à ne rien faire », et le travail devient le parfait exutoire du vide.Le lexique de la fatigue en dit long sur l\u2019image que suscite cet état de veille, ajoute Éric Fiat.On se dit « claqués, crevés, lessivés, vidés, siphonnés », comme si l\u2019état physique oblitérait toutes les facultés humaines.La langue compare l\u2019être humain à la machine dont la garantie fait défaut puisqu\u2019on est « au bout du rouleau », victimes d\u2019un « coup de pompe », d\u2019un « passage à vide ».La fatigue « nous tombe dessus » comme une malédiction.Pis, on est « morts de fatigue », bref, autant dire plus rien du tout, annihilés.« On ne considère pas la fatigue comme une chose normale ou bonne », estime l\u2019auteur.Pis, la fatigue est tournée en dérision : du Schtroumpf dormeur à Gaston Lagaffe, la culture dépeint ceux qui rechargent leurs batteries comme des drôles de zigues ou des paumés de première.Féconde fatigue Pour Fiat, il est temps de redonner ses galons à la fatigue.Les anciens n\u2019avaient pas cette gêne.Dans l\u2019Antiquité, les Romains attribuaient à l\u2019otium, nom don - né aux temps libres, les vertus du repos honorable, de la méditation et de la tranquillité.Mais le monde chrétien a assimilé l\u2019oisiveté (dérivée du latin otium) à la paresse.Il faudra attendre la Révolution industrielle pour que les détracteurs des dérives du capitalisme, dont Paul Lafarge, revendiquent en 1881 un « droit à la paresse ».Et si certains territoires ne pouvaient être visités et compris que par la fatigue ?« Notre époque rejette cet état, qui peut être très fécond.Quelle serait la réflexion d\u2019une femme ou d\u2019un homme qui ne serait jamais fatigué, jamais vieux ?» pense Fiat.« Je ne veux surtout pas faire l\u2019éloge du burn-out, qui est un état extrême, pathologique.On oublie qu\u2019il y a aussi quelque chose de beau dans la fatigue.Celui d\u2019un état flottant où l\u2019on n\u2019est plus le centre du monde, où on s\u2019attarde aux détails, aux nuances.On devient \u201cl\u2019océanographe\u201d des flaques », image l\u2019auteur.Car la fatigue est la mère de la rêverie, enchaîne-t-il, cette plongée dans la sphère de l\u2019oubli de soi, ce tremplin vers l\u2019inconscient.« La fatigue mène à cet état intermédiaire où l\u2019on devient pensif plus que pensant, où on s\u2019enchante des détails, du microcosme, plutôt que l\u2019évidence.» Difficile de se laisser aller à ce spleen onirique dans nos sociétés cartésien - nes.Il faut pourtant vagabonder dans ses eaux troubles pour « reconstituer sa propre nappe phréatique, ajoute le professeur, philosophe.La fatigue a à nous apprendre.Elle est comme le vent qui déracine, ça ne sert à rien de lutter contre.Le roseau survit car il plie, le chêne qui résiste, lui, se rompt », illustre l\u2019auteur.Quantité de régimes et traitements « antifatigue » déferlent sur les tablettes.Vitamine C, ginseng, pollen, gelée royale : tout pour éviter la baisse de régime.« Avec tout ça, on atténue les symptômes, mais pas la cause.En fait, la plus grande fatigue de notre siècle vient souvent du fait d\u2019être soi.» Vaste programme.Si tant de gens déclarent forfait de nos jours, c\u2019est davantage en raison du tabou qui flotte sur la fatigue, continue de croire Éric Fiat.« L\u2019épuisement professionnel, c\u2019est la fatigue qui n\u2019a pas su se dire par ceux qui sont déjà au bout du rouleau.Il est temps d\u2019oser dire, de créer une solidarité de la fatigue et une résistance à l\u2019accélération du travail.» L\u2019éthicien rappelle combien la fatigue peut être savoureuse quand elle est synonyme de conquête.À preuve, le sourire de ceux qui s\u2019infligent des heures d\u2019entraînement pour courir un demi-marathon ou des nuits blanches pour achever un manuscrit, donnant au mot « fatigue » le sens du dépassement ou du devoir accompli.« Les bonnes fatigues se reconnaissent à ce que l\u2019effort n\u2019est plus vu comme quelque chose qui nous coûte, mais au contraire comme quelque chose qui nous rapporte.» Comme quoi, à se dépenser, on peut aussi s\u2019enrichir.Et à se reposer, se remplir.ISABELLE PARÉ Dans l\u2019Antiquité, les Romains attribuaient à l\u2019otium, ou temps libres, les vertus du repos honorable, de la méditation et de la tranquillité.Mais le monde chrétien a assimilé l\u2019oisiveté (du latin otium) à la paresse.OLIVIER SYLVESTRE LE DEVOIR La fatigue mène à cet état intermé - diaire où l\u2019on devient pensif plus que pensant, où on s\u2019enchante des détails, du microcosme, plutôt que l\u2019évidence ÉRIC FIAT » Curieusement, l\u2019aversion de notre temps pour la fatigue est égale à celle que cultive notre société à l\u2019égard de l\u2019ennui.Pour « être » aujourd\u2019hui, il faut « faire » sans cesse plus, pense l\u2019éthicien Éric Fiat."]
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