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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2018-06-29, Collections de BAnQ.

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[" VOL.CIX NO 144 / LE VENDREDI 29 JUIN 2018 / 1,30 $ + TAXES = 1,50 $ WWW.LEDEVOIR.COM Ils sont (presque) toujours là sur les scènes du Festival international de jazz de Montréal, qui débute ce soir : des pianos, toujours à queue, toujours noirs.Et sous leur couvercle relevé, quelques secrets de techniciens que Le Devoir a pu voir à l\u2019œuvre.Récit.GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ LE DEVOIR Après une prestation au Upstairs il y a quelques années, le grand pianiste américain Fred Hersch est allé trouver le propriétaire du club de jazz montréalais.«Votre piano est correct, a-t-il dit.Mais il ne me permet pas de faire ce que j\u2019ai dans la tête.Il manque quelque chose.» Ainsi Fred Hersch offrit-il ses services pour aller choisir un Steinway, advenant le cas où Joel Gibero- vitch voudrait changer un piano acheté pour les dix ans du Upstairs.Un bon piano, certes, mais rien de comparable à ce qui demeure LA référence mondiale \u2014 sorte de Stradivarius à 88 touches.On dit que plus de 95 % des grandes salles de concert sont équipées de Steinway.À la suggestion de Hersch, Giberovitch a dit oui, malgré l\u2019investissement que cela représente \u2014 quelque 140 000 $ pour un instrument de sept pieds.Fred Hersch est donc allé essayer différents instruments à New York, avant de suggérer précisément celui qui se trouve sous nos yeux deux ans et demi plus tard.C\u2019est un mardi matin de juin.Le club est encore fermé \u2014 toutes les chaises sont sur les tables, le silence règne autour.Sur la petite scène du Upstairs, le INDEX Avis légaux.A6 Culture .B1 Décès .B9 Économie.B6 Éditorial .A8 Grille TV.B2 Idées.A9 Météo .B8 Monde .A7 Mots croisés.B8 Petites annonces .B9 Sports.B9 Sudoku .B8 ACTUALITÉS SL?V, la polémique vue par nos chroniqueurs Odile Tremblay et Fabrice Vil A 5 MARCO BÉLAIR-CIRINO CORRESPONDANT PARLEMENTAIRE À QUÉBEC LE DEVOIR La Cour supérieure inflige un second camouflet à la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée.Les lignes directrices sur le traitement d\u2019une demande d\u2019accommodement religieux n\u2019y changent rien : l\u2019article 10 de la « loi 62 » prévoyant qu\u2019une personne offrant ou recevant un service public « doit avoir le visage découvert » n\u2019entrera pas en vigueur dimanche comme l\u2019escomptait le gouvernement libéral, a tranché le juge Marc-André Blanchard.« Un préjudice irréparable sera causé aux femmes musulmanes à partir du 1er juillet si la suspension n\u2019est pas accordée et il est urgent d\u2019agir », a-t-il soutenu dans une décision dévoilée jeudi.En contrepartie, « le préjudice causé au bien public en suspendant cet article de la loi semble minime », a-t-il ajouté.L\u2019article 10 de la Loi favorisant le respect de la neutralité religieuse de l\u2019État « apparaît, à première vue, violer » la liberté de conscience et la liberté de religion qui sont garanties à la fois par la Charte canadienne des droits et libertés et la Charte des droits et libertés de la personne, selon le magistrat.Un examen sur le fond permettra d\u2019en avoir le cœur net.D\u2019ici là, l\u2019application de l\u2019obligation du visage découvert pour donner ou recevoir un service public est suspendue.Les avocates Catherine McKenzie et Olga Redko, qui étaient mandatées par le Conseil national des musulmans, l\u2019Association canadienne des libertés civiles et la citoyenne Marie-Michelle Lacoste (Warda Naili) afin de suspendre l\u2019application de l\u2019article controversé, sont « très contentes du résultat ».Pour cause, elles sont parvenues à convaincre la Cour supérieure de mettre en veilleuse l\u2019article 10, et ce, une seconde fois en sept mois.« Si la loi entrait en vigueur, il y aurait un impact important sur la vie quotidienne de notre cliente et d\u2019autres femmes qui portent le voile intégral.Elles auraient besoin d\u2019obtenir une autorisation préalable pour prendre l\u2019autobus ou aller chercher leurs enfants à la garderie ou assister à un cours », a affirmé Me McKenzie dans un entretien avec Le Devoir jeudi.« C\u2019est un gros soulagement pour ces femmes [de confession musulmane].Elles étaient anxieuses », a-t-elle ajouté.NEUTRALITÉ RELIGIEUSE Nouvel échec du Québec devant la Cour L\u2019article sur la prestation et la réception de services à visage découvert reste suspendu MARIE-LISE ROUSSEAU LE DEVOIR Cinq personnes sont mortes lors d\u2019une fusillade jeudi dans la salle de rédaction du quotidien Capital Gazette, à Annapolis, dans le Maryland.Deux autres individus ont été blessés.Cela en fait une des attaques les plus meurtrières contre des journalistes aux États-Unis.La police a affirmé en soirée qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une « attaque ciblée » contre le journal, mais on ne sait toujours pas pourquoi le tireur s\u2019en est pris à ses employés.Quatre victimes sont mortes sur les lieux de la fusillade et la cinquième est décédée à l\u2019hôpital.Leur identité n\u2019avait pas été révélée au moment où ces lignes étaient écrites.ÉTATS-UNIS Fusillade dans un journal à Annapolis Un homme a tué cinq personnes avant d\u2019être arrêté ETC.etc.Sauveur de la diversité B 10 VOIR PAGE A 2 : STEINWAY Au cœur d\u2019un Steinway Plongée dans le ventre d\u2019un acteur clé du festival de jazz Photographe et journaliste de Capital Gazette, Joshua McKerrow et Chase Cook ont accompli leur tâche, installés dans une camionnette, en dépit de l\u2019attaque qu\u2019ils ont subie et au cours de laquelle cinq de leurs collègues ont trouvé la mort.IVAN COURONNE AGENCE FRANCE-PRESSE VOIR PAGE A 2 : ÉCHEC VOIR PAGE A 2 : FUSILLADE Une attaque ciblée, selon la police, mais on ignore les motivations du tueur Les deux avocates étaient arrivées une première fois à différer l\u2019application de l\u2019article 10 en décembre dernier, soit quelques semaines à peine après l\u2019adoption de la Loi favorisant le respect de la neutralité religieuse de l\u2019État par l\u2019Assemblée nationale.« Si le législateur estime que les accommodements sont nécessaires à l\u2019application de la Loi, alors le législateur doit s\u2019assurer que ces accommodements et les lignes directrices les accompagnant sont à la portée du public au même moment », avait écrit le juge Babak Barin.Mme Vallée a fait connaître ses lignes directrices pour le traitement des demandes d\u2019accommodement pour un motif religieux le 10 mai dernier.Celles- ci prévoient qu\u2019un accommodement sera accordé seulement si une série de conditions prévues par la «loi 62» sont respectées, à commencer par celle de la «croyance sincère».En effet, «le demandeur doit croire sincèrement qu\u2019il est obligé de se conformer à cette conviction ou cette pratique dans le cadre de sa foi», a expliqué Mme Vallée.Cela dit, le droit des autres usagers ou employés de l\u2019organisme assujetti à la Loi de ne pas subir de discrimination fondée sur leur sexe, leur race, leur identité de genre, ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LE VENDREDI 29 JUIN 2018 Steinway occupe près du tiers de l\u2019espace disponible.Central.Comme un gros cœur au repos après le jam de la veille.Et ce mardi de juin marque l\u2019heure du grand réglage annuel de ce piano.André Bolduc (dont la compagnie représente la marque Steinway au Québec) est là avec son sac de travail et ses outils de précision.But de l\u2019opération ?Au-delà d\u2019un ac- cordage habituel, vérifier et réajuster la mécanique d\u2019un instrument qui sera \u2014 comme tous les pianos de toutes les salles associées au Festival international de jazz de Montréal \u2014 un acteur clé dans une multitude de concerts les prochains jours.Plus poétiquement, c\u2019est aussi une forme de plongée au cœur du piano et de ses secrets.L\u2019occasion de voir de près les « défauts » gravés dans l\u2019épinette de la table d\u2019harmonie.D\u2019imaginer la vingtaine de couches d\u2019érable laminées qui composent la ceinture du piano.De palper l\u2019épinette massive du plateau de clavier.De suivre la courbe épique du chevalet.Il y a quelque 12 000 pièces dans un piano de ce type-là.Il y a aussi une sorte d\u2019âme qui est unique : pas deux Steinway qui sonnent exactement de la même façon.La touche, la brillance ou l\u2019intimité du son, chaque piano a sa personnalité.C\u2019est pourquoi les grandes institutions en ont plusieurs : à la Maison symphonique, par exemple, trois instruments de neuf pieds sont à la disposition des artistes, qui opteront pour un modèle américain (fabriqué à New York) ou un modèle européen (Hambourg).Couleur « C\u2019est le musicien qui va chercher la couleur d\u2019un instrument comme ça, dit André Bolduc.Un grand piano va lui donner cette flexibilité dans le son : des marteaux plus moelleux, une table d\u2019harmonie plus mince, des cordes moins grosses.» À lui d\u2019en faire bon usage.« Les musiciens ressentent tout, ajoute Bolduc.Si une chose n\u2019est pas à sa place, si un marteau n\u2019est pas correct, ils le sauront.Ils passent leur vie devant l\u2019instrument.» Lui passe une partie de la sienne à ajuster ces instruments, harmoniser le jeu des marteaux, vérifier leur souplesse.Il étale ce matin ses outils, démonte la barre sous le clavier \u2014 dont on s\u2019apercevra plus tard qu\u2019elle est signée par Paul Simon \u2014, puis retire tout le bloc qui comprend le clavier et les marteaux.Bolduc vérifie ensuite l\u2019alignement des pièces de mécanique, rectifie l\u2019axe des leviers.Il évalue la réactivité des ressorts d\u2019échappement (ce qui permet de jouer la même note rapidement), tâte chaque marteau \u2014 tout se fait dans le calme, gestes doux autour de quelques mouvements de tournevis.Suivra ensuite le travail d\u2019harmonisation \u2014 une manière d\u2019égaliser les sonorités pour « mettre le piano égal ».« Un piano est un instrument vivant », rappelle André Bolduc.Ce qui veut qu\u2019il mûrisse avec le temps, mais aussi qu\u2019il bouge.Selon les artistes qui se produisent en concert, un technicien va ainsi « préparer » le piano d\u2019une manière particulière, dit-il.Exemple donné avec Keith Jarrett, qui s\u2019est produit en solo à la Maison symphonique en 2014 et dont les exigences quasi maniaques sont de notoriété publique.« J\u2019avais préparé les trois pianos pour Jarrett, en fonction de ce que je savais qu\u2019il recherchait.Quand il est arrivé, il les a essayés avant de choisir un piano de Hambourg.Il écoute beaucoup : il faut qu\u2019il entende les vibrations par sympathie.Il faut que la gamme soit égale.Il veut telle différence lorsque la pédale douce est enfoncée.C\u2019est l\u2019un des plus exigeants que j\u2019aie vus.» Joel Giberovitch écoute l\u2019anecdote et enchaîne en parlant de Vijay Iyer \u2014 nommé artiste jazz de l\u2019année cette semaine par les critiques internationaux du magazine Downbeat \u2014, autre pianiste qui prend son temps pour «rencontrer» son instrument avant un concert.«Quand il est venu jouer ici en solo l\u2019été dernier, il a vraiment fait connaissance avec le piano dans l\u2019après-midi: il jouait un moment, tassait le banc, se replaçait, jouait encore.Puis il marchait autour du piano, se rassoyait\u2026» Il y a là du perfectionnisme, assurément, mais aussi de la nécessité, reprend André Bolduc.« Contrairement à un violoniste qui a la chance de jouer chaque soir sur le même violon, un pianiste doit constamment s\u2019adapter à un nouvel instrument, avec le stress que ça implique.» Pour le technicien du piano, cela engendre également des défis.« Je trouve que les pianistes connaissent souvent mal ce qui se passe dans le piano.Et ça complique les choses, parce qu\u2019ils doivent expliquer ce qu\u2019ils veulent pour qu\u2019on ajuste.Mais si un pianiste me dit seulement qu\u2019un piano n\u2019a pas d\u2019âme, ça n\u2019aide pas beaucoup\u2026 » Quand il a terminé les ajustements, André Bolduc remet les différents morceaux en place et laisse un technicien accorder l\u2019instrument \u2014 c\u2019est Francis Rivard qui s\u2019en charge, habitué d\u2019un piano qu\u2019il traite au moins deux fois par semaine.Le tout conclu, on referme le couvercle arrière et le couvercle de clavier, avant que Joel Gibero- vitch n\u2019appose sa touche : un petit nettoyant pulvérisé pour effacer les traces de doigt sur la laque noire.Tout est prêt : ne manque que dix doigts agiles pour refaire battre le cœur de la bête.Des menaces sur les réseaux sociaux FUSILLADE SUITE DE LA PAGE A 1 Le suspect aurait fait feu sur plusieurs employés du journal après être entré dans les bureaux du quotidien en tirant sur une porte vitrée, selon un témoin du drame, le journaliste judiciaire de Capital Gazette Phil Davis.Les autorités sont arrivées 60 secondes après avoir reçu un premier signalement.La rapidité de leur réponse a permis d\u2019éviter qu\u2019il y ait davantage de victimes, ont-elles souligné.Le suspect est un homme blanc dans la trentaine.Son identité n\u2019a pas été révélée.Des enquêteurs l\u2019interrogeaient toujours en soirée.Selon des médias américains, il ne serait pas coopératif.« Cette personne était prête aujourd\u2019hui à tirer sur des gens », a commenté le chef de police par intérim du comté d\u2019Anne Arundel, Bill Krampf.Motif inconnu Capital Gazette est un journal local bien connu à Annapolis, une municipalité de 40 000 habitants située une cinquantaine de kilomètres à l\u2019est de la capitale fédérale, Washington.Fondé en 1727, il est l\u2019un des plus vieux quotidiens des États- Unis.Il emploie treize reporters et photographes et ses locaux sont situés au rez-de-chaussée d\u2019un immeuble de trois étages.A priori, rien ne porte à croire qu\u2019un individu voudrait s\u2019en prendre précisément à cette institution.Le journal a toutefois reçu des menaces par l\u2019entremise des réseaux sociaux, a indiqué Bill Krampf en soirée, sans révéler la nature de celles-ci.Le chercheur à l\u2019Observatoire des États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand de l\u2019UQAM Rafael Jacob appelle à la prudence avant de formuler des hypothèses sur les motifs du tireur.L\u2019attaque condamnée La porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Huckabee Sanders, a condamné fermement la fusillade.« Une attaque violente contre d\u2019innocents journalistes qui font leur travail est une attaque contre tous les Américains », a-t-elle déclaré.Sur Twitter, le président Donald Trump a envoyé ses « pensées » et ses « prières » aux victimes et à leurs familles.Le maire d\u2019Annapolis, Gavin Buckley, s\u2019est montré bouleversé par le drame.« Nous connaissons très bien ces journalistes.Nous leur parlons quotidiennement.[\u2026] Il s\u2019agit de notre famille et les victimes d\u2019aujourd\u2019hui étaient nos amis.» Harry Logan, le gouverneur du Maryland, a réagi en se disant « totalement dévasté par cette tragédie ».La Society of Professional Journalists, un des plus importants regroupements de reporters aux États-Unis, s\u2019est dite profondément attristée.Sa présidente, Rebecca Baker, n\u2019a pas voulu s\u2019avancer sur la question de la sécurité dans les salles de presse, étant donné le peu d\u2019information disponible sur les motifs du tireur.« Les journalistes devraient toujours faire ce qu\u2019ils peuvent pour rester en sécurité », a-t-elle toutefois écrit au Devoir.Le directeur général du Comité pour la protection des journalistes, Joel Simon, a qualifié cet acte de violence contre des journalistes d\u2019« inacceptable ».L\u2019Organisation de défense des journalistes Reporters sans frontières s\u2019est dite « profondément choquée » par cette « nouvelle tragédie pour le journalisme ».Une édition vendredi Malgré l\u2019ampleur de la tragédie, les abonnés de Capital Gazette recevront leur journal comme d\u2019habitude vendredi, ont confirmé ses artisans.« Je peux vous dire ceci : nous publierons un sacré journal demain », a déclaré sur Twitter Chase Cook, un reporter qui se trouvait à l\u2019extérieur des bureaux lors de la fusillade.Certains survivants du drame se sont confiés jeudi soir.« J\u2019étais à l\u2019intérieur.Je suis chanceux d\u2019être en vie.S\u2019il vous plaît, priez pour mes collègues qui n\u2019ont pas été aussi chanceux que moi », a écrit le photographe Paul W.Gillespie.« Il n\u2019y a rien de plus terrifiant que d\u2019entendre plusieurs personnes se faire tirer dessus pendant que vous êtes sous votre bureau et entendez le tireur charger son arme », a écrit sur Twitter le journaliste Phil Davis peu de temps après la tragédie.Bien qu\u2019il s\u2019agisse de la 154e fusillade de masse à se produire aux États-Unis seulement en 2018, tout porte à croire qu\u2019aucun resserrement du contrôle des armes à feu ne sera fait, indique Rafael Jacob.« Je me sens comme un disque qui saute, car je le répète à chaque fusillade, mais ça ne bougera pas », assure-t-il.Le port d\u2019une arme à feu aux États-Unis est un droit garanti par la Constitution.Avec l\u2019Agence France-Presse et Associated Press Un tel piano comporte pas moins de 12 000 pièces, explique André Bolduc au moment d\u2019accorder le Steinway.GUILLAUME LEVASSEUR LE DEVOIR Un appel est possible ÉCHEC SUITE DE LA PAGE A 1 leur orientation sexuelle ou tout autre motif interdit par la Charte des droits et libertés de la personne doit être respecté.Les fonctionnaires devront aussi avoir « en tête les principes de sécurité, de communication et d\u2019identification » lorsqu\u2019ils analyseront les demandes d\u2019accommodement faites par une personne tenant à garder le visage couvert lorsqu\u2019elle reçoit un service public en raison de ses convictions religieuses, avait ajouté la ministre de la Justice.Malgré ces « lignes directrices », le juge Marc-André Blanchard n\u2019est pas convaincu que les droits constitutionnels des femmes musulmanes demeureraient intacts si la loi 62 était mise en œuvre dans son entièreté.La procureure générale du Québec, Stéphanie Vallée, dispose de trente jours pour interjeter appel du jugement de la Cour supérieure.« On a une décision.On va l\u2019analyser », a dit sa directrice de cabinet, Nathalie Roberge, dans un échange avec Le Devoir jeudi soir.[.] l\u2019ordonnance rendue doit être exécutoire nonobstant appel LE JUGE BLANCHARD » «Compte tenu de la nature du recours et du remède ordonné, le dépôt d\u2019un appel est plus que susceptible de causer un préjudice grave et irréparable aux femmes musulmanes qui couvrent leur visage en public pour des motifs religieux, il s\u2019ensuit que l\u2019ordonnance rendue doit être exécutoire nonobstant appel», précise le juge Blanchard.Mes McKenzie et Redko prépareront leur « dossier » durant l\u2019été, après quoi elles « s\u2019adresser[ont] à la Cour afin d\u2019obtenir une date » pour un examen sur le fond de la constitutionnalité de l\u2019article 10.Entre-temps, « il y aura peut-être une réponse politique, on ne sait jamais », lance Me McKenzie à trois mois des élections générales.L\u2019article 10 est suspendu, mais pas les lignes directrices visant à «guider» les organismes publics dans le traitement des demandes d\u2019accommodement pour un motif religieux, a pris soin de préciser Mme Roberge.Celles-ci entreront donc en vigueur dimanche, comme prévu.STEINWAY SUITE DE LA PAGE A 1 La personnalité du piano C\u2019est le musicien qui va chercher la couleur d\u2019un instrument comme ça ANDRÉ BOLDUC » ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LE VENDREDI 29 JUIN 2018 Qui pleure-t-on ?C \u2019était une autre époque.Une époque où, pendant un court laps de temps, le Québec ne s\u2019est plus tout à fait perçu comme une province.Regardez les photos de ces visages à la fois flamboyants et graves, dignes et nobles, sévères et lumineux.Nous sommes en 1961.On inaugure la Maison du Québec à Paris, qui deviendra quelques années plus tard la délégation générale.Jean Lesage est venu avec une flopée de ministres.À l\u2019époque, on ne lésinait pas sur les voyages.Parmi eux, il y avait évidemment le ministre des Travaux publics, qui s\u2019appelait René Lévesque.Mais il y avait aussi le ministre de la Jeunesse (ministère auquel on venait de rattacher l\u2019Instruction publique), qui se nommait Paul Gérin-Lajoie.Celui-là même dont on pleure le décès cette semaine.Regardez-les bien, car certains aujourd\u2019hui se méprennent.On voudrait nous faire croire que ces hommes étaient les dirigeants d\u2019une province.Mais pas le moins du monde ! Il n\u2019y avait qu\u2019à les écouter pour le savoir.Ils dirigeaient ce qu\u2019ils appelaient eux-mêmes l\u2019« État du Québec ».Ils parlaient aussi très souvent du « pays du Québec ».Un pays qui était en marche vers quelque chose.On ne savait pas exactement quoi.Peu importait, puisqu\u2019on allait quelque part.Il faut relire les discours et réécouter les entrevues.Paul Gérin-Lajoie n\u2019a jamais été le ministre de l\u2019Éducation de la « province » de Québec.Cette histoire de « province » n\u2019avait aucun sens pour ce descendant d\u2019une longue lignée de juristes liée aux Papineau.Lorsque viendra le temps de réformer le système d\u2019éducation du Québec, il n\u2019ira pas voir ce qui se passait au Manitoba ou en Colombie-Britannique.Il ira voir en France et aux États-Unis.Ce n\u2019est pas un hasard si c\u2019est lui qui signa le premier traité international du Québec.Une entente sur l\u2019éducation conclue à Paris à une époque où nos écoles manquaient désespérément d\u2019enseignants.Dès son retour, Gérin-Lajoie fut accueilli à l\u2019aéroport par le conseiller du premier ministre, André Patry.Cet homme cultivé, discret et énigmatique se doutait bien que cette entente reposait sur du sable et qu\u2019elle pouvait être désavouée à tout moment par Ottawa.S\u2019appuyant sur le statut de Westminster qui ne faisait pas des relations internationales une compétence exclusive d\u2019Ottawa et sur un jugement du Conseil privé selon lequel Ottawa ne pouvait envahir les champs de compétence des provinces pour appliquer un traité international, Patry proposa alors à Gérin-Lajoie de prononcer le 12 avril 1965 un discours historique devant le corps consulaire en poste au Québec.La doctrine Gérin-Lajoie était née.?Fondée sur un vide constitutionnel, la doctrine stipulait que le Québec avait autorité à l\u2019étranger dans ses propres champs de compétence et qu\u2019il pouvait donc signer des accords dans ces domaines.Au ministre Paul Martin qui affirmait que le Canada ne possédait « qu\u2019une seule personnalité internationale », il répliqua que le Québec n\u2019avait « pas de permission à demander à Ottawa pour conclure des ententes internationales dans les domaines de sa juridiction ».Mais Paul Gérin-Lajoie était aussi constitutionnaliste.En 1967, alors que René Lévesque s\u2019apprêtait à quitter le Parti libéral pour fonder le Parti québécois, c\u2019est à lui que revint la tâche ingrate de formuler une alternative à Option Québec et au célèbre « Égalité ou indépendance » de Daniel Johnson.Le rapport Gérin-Lajoie proposait une réforme radicale de la Constitution canadienne offrant au Québec un statut particulier et des pouvoirs accrus.Il préconisait de plus l\u2019adoption d\u2019une véritable constitution de l\u2019État du Québec.Ce qui faisait dire au politologue Marc Chevrier que ce rapport « envisageait, sans le dire nommément, que le Québec devînt une forme de République associée, au statut intermédiaire entre celui d\u2019un simple État provincial canadien et celui d\u2019un État souverain associé au Canada ».Lorsque tous les fédéralistes québécois iront verser une larme sur le cercueil de Paul Gérin-Lajoie, il serait bon qu\u2019ils se souviennent que l\u2019ancien ministre a été le porteur d\u2019une vision du Québec qu\u2019ils ont depuis longtemps reniée.Les Lesage, Ryan, Bourassa, Allaire et Dumont n\u2019ont en effet jamais eu de successeurs.À l\u2019heure où certains dessinent déjà la pierre tombale du projet souverainiste pour mieux nous enfermer dans la province, il importe de se souvenir que le projet que formula Paul Gérin-Lajoie s\u2019est heurté au même mur.Le décès de ce personnage plus grand que nature nous rappelle en fait que les deux grands projets politiques qui ont animé toute la vie politique du Québec pendant plus d\u2019un demi-siècle sont au- jourd\u2019hui en morceaux.En 2008, évoquant la perspective d\u2019une « autre Révolution tranquille », Paul Gérin-Lajoie avait confié à Jean Paré son inquiétude face au « manque de détermination chez la jeunesse québécoise en faveur du maintien et du développement de la langue française.[\u2026] Nous vivons dans une société du chacun-pour-soi et je ne trouve pas chez les jeunes la même volonté d\u2019influencer la marche du Québec ».Si l\u2019on veut être fidèle à la mémoire de Paul Gérin-Lajoie, il serait vain de croire que la crise que nous traversons sera passagère.On pourrait même dire qu\u2019elle est existentielle.CHRISTIAN RIOUX Lorsque tous les fédéralistes québécois iront verser une larme sur le cercueil de Paul Gérin-Lajoie, il serait bon qu\u2019ils se souviennent que l\u2019ancien ministre a été le porteur d\u2019une vision du Québec qu\u2019ils ont depuis longtemps reniée.Les Lesage, Ryan, Bourassa, Allaire et Dumont n\u2019ont en effet jamais eu de successeurs.AMÉLI PINEDA LE DEVOIR Le rôle de Tony Accurso dans le système de partage de contrats de Laval justifie une peine de prison de cinq ans, estime la Couronne, tandis que la défense suggère plutôt qu\u2019il purge de douze à vingt-quatre mois dans la collectivité.« Dans un dossier de collusion de cette ampleur-là, on va vouloir qu\u2019il y ait une exemplarité, mais ce ne sera pas l\u2019exemplarité que le tribunal populaire va vouloir lire ou entendre », prévient la juge à la retraite Nicole Gi- beault, qui assistait jeudi à titre d\u2019observatrice aux observations sur la peine au procès de M.Accurso.Le juge James Brunton, qui préside le procès, devra se pencher sur la position de M.Accurso dans la pyramide des joueurs impliqués dans le stratagème.Arrêté en 2013 dans le cadre de l\u2019opération Honorer, M.Accurso est le seul des 37 accusés dans cette affaire à avoir choisi de se défendre devant les tribunaux.Jusqu\u2019à présent, c\u2019est l\u2019ancien maire de Laval Gilles Vaillancourt qui, après avoir reconnu sa culpabilité, a été condamné à la peine la plus sévère, soit six ans de prison ferme.Il a été libéré sous conditions l\u2019année suivante.Joe Molluso, ancien bras droit de M.Accurso, a quant à lui été condamné à purger une peine de 24 mois dans la collectivité après avoir lui aussi reconnu sa culpabilité.« En droit, il y a l\u2019harmonisation des peines, alors M.Accurso ne peut pas écoper d\u2019une peine plus sévère que celle du maire, qui était l\u2019âme dirigeante du système », rappelle l\u2019ancienne juge Gilbeaut.À titre de président des entreprises de construction Simard-Beaudry et Louis- bourg, Tony Accurso a tiré avantage du stratagème collusoire lavallois pendant quatorze ans, dit la Couronne.Les contrats remportés par l\u2019empire de M.Accurso représentaient la part du lion, ce qui le place assez haut dans la pyramide, estime la Couronne.Les firmes ont ainsi obtenu pour 95 millions de dollars en contrats publics de 1996 à 2010.« On parle d\u2019une fraude significative, majeure, qui visait les fonds publics », a fait valoir le procureur, Me Richard Rougeau.M.Accurso a été reconnu coupable lundi, au terme d\u2019un procès devant jury, de complot pour corruption, de complot pour fraude, de fraude de plus de 5000 $, de corruption d\u2019un fonctionnaire et d\u2019aide à commettre un abus de confiance.La Couronne réclame une peine de cinq ans de prison pour l\u2019ex-entrepre- neur en construction.«La préméditation [de la fraude], le fait qu\u2019elle ne s\u2019est pas faite sur un coup de tête, qu\u2019elle n\u2019aurait pas été possible sans avoir été orchestrée et organisée, est un facteur aggravant», a expliqué Me Rougeau.Le procureur a également souligné qu\u2019en 2004, le gouvernement fédéral a alourdi la peine maximale pour fraude, de dix ans à quatorze ans, ce qui selon lui justifie la sévérité de la peine à imposer.Une suggestion qui a surpris le juge James Brunton, qui préside le procès.« Si je fais ça, je brime le droit de M.Ac- curso de bénéficier de la peine la plus clémente », a-t-il rappelé, indiquant qu\u2019une telle décision va à l\u2019encontre de la Charte des droits et libertés.Le juge a également rappelé que l\u2019entrepreneur René Mergl de la firme Nepcon, qui a joué un rôle similaire à celui de M.Accurso dans le stratagème, a été condamné à dix-huit mois de prison.Me Rougeau a répondu que M.Ac- curso dirigeait un empire et que, au lieu de mettre fin au système frauduleux, il a fait le choix d\u2019y participer.Le procureur demande également le remboursement d\u2019un peu plus de 1,6 million de dollars pour la Ville de Laval, victime des crimes de M.Ac- curso.Cette somme correspond à la ristourne de 2 % que devaient verser les entrepreneurs en échange de l\u2019obtention d\u2019un contrat public à Laval.Une peine dans la collectivité Tony Accurso veut quant à lui éviter la prison.« [M.Accurso] n\u2019a pas créé le système.Ce système-là lui a été imposé », a plaidé son avocat, Me Marc Labelle, qui a insisté sur le fait qu\u2019il n\u2019occupait pas de rôle central dans le stratagème.Selon la défense, le crime commis par l\u2019ex-entrepreneur en est un de « tolérance et d\u2019absence de responsabilité ».M.Accurso demande de dix-huit à vingt-quatre mois d\u2019emprisonnement avec sursis, c\u2019est-à-dire à purger dans la collectivité.Il a rappelé que l\u2019accusé de 66 ans, qui souffre de problèmes cardiaques à la suite de ses arrestations, n\u2019a aucun antécédent judiciaire.Me Labelle a dépeint M.Accurso comme un homme qui a largement contribué à la société québécoise.« En créant son paquet d\u2019entreprises, il a créé 4500 emplois.Il a fait travailler jusqu\u2019à 4500 de ses concitoyens », a fait valoir Me Labelle.Il a également fait valoir que M.Ac- curso a été « maltraité » par les médias, alors qu\u2019il n\u2019est pas une « personnalité publique ».Le juge Brunton a questionné l\u2019avocat de M.Accurso sur la valeur de sa fortune depuis l\u2019effondrement de son empire.Selon l\u2019avocat, M.Accurso gère actuellement 10 millions, mais il est visé par des poursuites fiscales et pourrait faire faillite dès juillet.Le juge Brunton rendra sa décision le 5 juillet.M.Accurso n\u2019a toujours pas annoncé s\u2019il compte faire appel du verdict de culpabilité.Rappelons qu\u2019il est aussi visé par une poursuite civile de 29 millions de la Ville de Laval.CORRUPTION Accurso veut éviter la prison La Couronne réclame cinq ans de prison ; la défense, une peine avec sursis Tony Accurso et son avocat, Me Marc Labelle JACQUES NADEAU LE DEVOIR E N B R E F L\u2019institut sur la souveraineté en appelle de la décision de l\u2019ARC L\u2019Institut de recherche sur l\u2019autodétermination des peuples et les indépendances nationales (IRAI) ne se satisfaisait pas du refus de l\u2019Agence du revenu du Canada (ARC) de lui accorder le statut d\u2019organisme de bienfaisance, l\u2019accusant de « partialité », de « discrimination » et de « politisation [de son] dossier ».Il déposera sous peu un avis d\u2019opposition devant la Direction des appels du fisc canadien.« L\u2019ARC a décidé d\u2019adopter une politique de discrimination à l\u2019endroit de l\u2019IRAI », a fait valoir l'« idéateur » de l\u2019Institut, Pierre Karl Péladeau.L\u2019ex-chef du Parti québécois a déjà déboursé plus d\u2019un million de dollars pour le groupe de recherche.L\u2019IRAI poursuit des « fins politiques non énoncées », soit « promouvoir l\u2019indépendance du Québec et faire avancer les intérêts du PQ », a tranché l\u2019ARC le 2 mai dernier.Le Devoir Place de l\u2019Espoir Une place de l\u2019Espoir plutôt qu\u2019une murale du centenaire.La mort tragique du jeune Fredy Villanueva, tué il y a dix ans sous les balles des policiers lors d\u2019une altercation à Montréal- Nord, sera plutôt commémorée par une place publique aménagée dans le parc Henri-Bourrassa, où s\u2019est déroulé le fatal incident.Constatant que le projet de murale ne faisait pas consensus et «polarisait» les résidents, la mai- resse de l\u2019arrondissement de Mont- réal-Nord, Christine Black, a opté pour le réaménagement du parc, qui comprendra l\u2019implantation de nouveaux jeux d\u2019eau et d\u2019une nouvelle pataugeoire, d\u2019un terrain de soccer-football à surface synthétique et d\u2019un pavillon pour accueillir les jeunes lors d\u2019événe- ments de groupe.Aménagée dans la partie sud-est du parc, la place publique de 11 000 pieds carrés, nommée place de l\u2019Espoir, sera pour sa part égayée d\u2019une œuvre d\u2019art, mais le nom de Fredy Villanueva n\u2019y apparaîtra pas.Le Devoir Pierre Karl Péladeau JACQUES NADEAU LE DEVOIR Lire aussi:Démanteler la pyramide L\u2019éditorial de Marie-Andrée Chouinard Page A 8 LEDEVOIR // LE VENDREDI 29 JUIN 2018 ACTUALITÉS A 4 Ils viendront à votre rencontre, bonnes bou teilles sous le bras, afin de discuter des enjeux qui vous tiennent à cœur par rapport aux élections de septembre prochain.Vous en avez long à dire au sujet de ces élections et êtes prêt, dans votre grande générosité, à recevoir deux des journalistes du Devoir le temps d\u2019un repas?Vous habitez dans l\u2019une de ces circonscriptions?LeDevoir.com/elections2018 On veut vous rencontrer.Inscrivez-vous ! Allumez le barbecue (ou pas), sortez les chaises pliantes et invitez famille et amis, nos journalistes s\u2019invitent à souper?! Bonaventure Jacques-Cartier La Fontaine La Peltrie Prévost Rousseau St-Laurent Ungava Viau LISA-MARIE GERVAIS LE DEVOIR La cause de la dizaine de travailleurs temporaires guatémaltèques visés par un décret d\u2019expulsion est maintenant entre les mains d\u2019une juge, qui a pris la chose en délibéré au terme de deux jours d\u2019audience devant la Cour fédérale.Cette décision très attendue permettra non seulement de statuer sur le sort de ces travailleurs agricoles qui attendent depuis deux ans de savoir s\u2019ils pourront retourner voir leurs familles avec l\u2019autorisation de revenir travailler ici, mais aussi d\u2019étoffer la jurisprudence, a indiqué l\u2019avocate Susan Ramirez.« Malheureusement, on n\u2019a pas assez de jurisprudence, car dans la presque totalité des cas, les gens sont expulsés sans délai et on n\u2019en entend plus parler », a-t-elle souligné devant la Cour.La cause de ces travailleurs temporaires est justement unique en ce sens qu\u2019elle est la première où la mesure d\u2019expulsion a pu être suspendue, permettant aux travailleurs mis en cause de déposer différents recours, notamment à la Commission des normes, de l\u2019équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).Victimes de fraude En octobre 2016, une quinzaine de Gua- témaltèques \u2014 ils sont maintenant 12 \u2014 ont été arrêtés par des agents de l\u2019Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) qui les soupçonnaient de travailler illégalement au pays.Or ces travailleurs allèguent plutôt qu\u2019ils ont été victimes d\u2019une fraude de la part d\u2019une entreprise nommée Les Progrès Inc.Le propriétaire de celle-ci, Esvin Cordon, les aurait incités à quitter l\u2019employeur pour lequel ils travaillaient en leur promettant de meilleures conditions et un nouveau permis de travail en règle.« On souffrait beaucoup dans notre ancien travail alors on l\u2019a cru.On n\u2019a jamais voulu faire quelque chose d\u2019illégal », a expliqué Juan de Jesus Fernandez Solis, l\u2019un des travailleurs saisonniers.Or, en quittant le premier employeur avec qui ils étaient liés par contrat, ses compatriotes et lui ne savaient pas qu\u2019ils perdaient ainsi leur statut légal.Droit à un avocat Me Susan Ramirez a fait valoir qu\u2019il y a eu de nombreux cafouillages lors de l\u2019arrestation des travailleurs, dont le non-respect du « droit à un avocat », ce qui enfreint la Charte des droits et libertés.Selon elle, les travailleurs se sont plutôt fait imposer un avocat, et ce, dans le cadre d\u2019une opération où ils ont été détenus pendant 14 heures et menottés dans un minibus sans bien comprendre la raison de leur arrestation.Les avocates représentant le gouvernement fédéral ont pour leur part souligné que les agents d\u2019immigration étaient en droit de procéder à cette arrestation et de remplir un rapport qui allait mener à une interdiction de territoire pour ces Guatémaltèques.Les agents n\u2019avaient pas à utiliser leur pouvoir discrétionnaire pour permettre à ces travailleurs s\u2019estimant floués de rester au pays, ont-elles dit.Pour Juan de Jesus Fernandez Solis et ses compagnons, le combat le plus important est celui pour fraude.« On veut qu\u2019il [Esvin Cordon] paye pour ça, et c\u2019est la raison pour laquelle on reste.Même si c\u2019est au prix de plusieurs sacrifices », a dit au Devoir celui qui n\u2019a pas vu ses deux filles depuis près de deux ans.Les Progrès Inc.sont actuellement visés par une enquête de la GRC et de l\u2019ASFC, mais aucune accusation n\u2019a été portée jusqu\u2019ici.Travailleurs agricoles : la juge a pris la cause en délibéré JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Les résidents des grandes villes canadiennes croient généralement que les pistes cyclables séparées de la circulation automobile sont une bonne chose\u2026 mais pas nécessairement dans leur municipalité, révèle un sondage mené par l\u2019Institut Angus Reid et publié jeudi.Les Montréalais sont nombreux à penser qu\u2019il en faudrait davantage.Les avis sont cependant plus partagés à Edmonton, Calgary et Vancouver.L\u2019Institut Angus Reid a sondé plus de 5000 Canadiens en ligne \u2014 qu\u2019ils soient automobilistes, cyclistes ou usagers du transport en commun \u2014 dans plusieurs grandes villes à travers le pays, soit Montréal, Halifax, Edmonton, Calgary, Winnipeg, Vancouver ainsi que Toronto et ses banlieues.Une grande majorité de répondants (65 %) estiment que les pistes cyclables séparées de la chaussée sont une bonne chose.À cet égard, Montréal trône au sommet des villes sondées avec une proportion de 80 %, contre 60 % à Toronto, 53 % à Vancouver, 46 % à Calgary et 42 % à Edmonton.Le cas de Vancouver En revanche, les avis diffèrent d\u2019une ville à l\u2019autre quant à l\u2019opportunité d\u2019aménager de nouvelles pistes cyclables.À Montréal, seulement 11 % des répondants croient qu\u2019il y a trop de pistes cyclables en site propre dans leur ville, alors que 49 % d\u2019entre eux jugent qu\u2019il n\u2019y en a pas assez.À Edmonton, 36 % des résidents sondés estiment que ces pistes cyclables sont déjà trop nombreuses, un taux qui atteint 37 % à Calgary.À Vancouver, pourtant considérée comme l\u2019une des plus favorables au vélo au Canada, 30 % des répondants jugent qu\u2019il y a trop de pistes cyclables.L\u2019ouverture des Montréalais à l\u2019égard des pistes cyclables n\u2019étonne pas Suzanne Lareau, p.-d.g.de Vélo Québec : « L\u2019amour des Montréalais pour le vélo est connu et les sondages qu\u2019on fait depuis plus de vingt ans confirment qu\u2019ils veulent davantage de pistes cyclables ».Mais elle comprend mal les résultats pour Vancouver, une ville qui a déployé des efforts importants pour développer son réseau cyclable.Chris Bruntlett, cofondateur de l\u2019agence provélo Modacity à Vancouver, croit que le fait d\u2019inclure les données provenant des villes entourant Vancouver a pu influencer les résultats.« Si vous parlez aux gens de Vancouver seulement, vous aurez des résultats différents.Les gens qui vivent à l\u2019extérieur de la ville peuvent considérer les pistes cyclables comme des nuisances, car ils sont souvent en voiture », a-t-il expliqué au Devoir.De façon générale, trop de cyclistes ne respectent pas le Code de la route, estiment les répondants dans une proportion de 69 % à l\u2019échelle du pays.Mais trop d\u2019automobilistes n\u2019accordent pas assez d\u2019attention aux cyclistes, ont dit 65 % des personnes sondées.En cas de conflit entre automobilistes et cyclistes, qui est à blâmer ?Les cyclistes, dans une proportion de 67 %, estime-t-on à Montréal.Il n\u2019y a qu\u2019à Winnipeg que les automobilistes sont montrés du doigt (52 %) davantage que les cyclistes.« C\u2019est un sondage d\u2019opinion.Les gens sont manifestement plus conducteurs que cyclistes dans ce sondage- là », fait valoir Suzanne Lareau.Elle rappelle qu\u2019en 2014, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) avait analysé des rapports d\u2019accidents et avait conclu que dans 57 % des cas, les automobilistes étaient fautifs.« Il faut faire très attention à la réalité et à la perception.C\u2019est un drôle de sondage.Il y a bien des éléments basés sur des perceptions.C\u2019est étrange de dire qu\u2019il y a trop de pistes cyclables.C\u2019est là qu\u2019on se rend compte que l\u2019intérêt collectif ne passe pas par la satisfaction des individus », dit-elle.À Vancouver, l\u2019ancienne députée conservatrice Wai Young s\u2019est récemment lancée dans la course à la mairie de la ville en promettant de retirer certaines des pistes cyclables existantes.Chris Bruntlett ne croit pas que cette position reflète l\u2019opinion générale.Les autres candidats sont plutôt favorables au vélo, soutient-il.Les opposants aux pistes cyclables sont seulement plus vocaux.Selon lui, l\u2019aménagement de nouvelles infrastructures cyclistes est incontournable pour les villes : « Il y a d\u2019ailleurs une compétition entre les villes au Canada pour attirer des entreprises de haute technologique qui souhaitent que leurs employés puissent se rendre au travail en vélo.On l\u2019a vu avec Amazon [\u2026] à Vancouver.» Se comparer Invité à comparer Montréal et Vancouver comme villes de vélo, Chris Brun- tlett estime que, au cours des dernières années, Montréal a fait du surplace.« Je n\u2019ai pas vu beaucoup de progrès à Montréal dans les dernières années.Je pense que Vancouver l\u2019a dépassée en matière de quantité de cyclistes.Mais la mairesse [Plante] aura peut-être des choses à dire là-dessus.» Rappelons que Valérie Plante s\u2019est fait élire en promettant d\u2019améliorer la mobilité à Montréal.En mai, l\u2019administration a d\u2019ailleurs fait savoir qu\u2019elle mettrait davantage d\u2019accent sur la qualité des aménagements cyclables plutôt que sur le nombre de kilomètres ajoutés.Le sondage de l\u2019Institut Angus Reid a été réalisé auprès de 5423 Canadiens entre les 6 et 15 mars derniers.La marge d\u2019erreur est de 2 % dans 19 cas sur 20.SONDAGE Les vélos : oui, mais pas dans mes rues Les Montréalais plus favorables aux pistes cyclables séparées qu\u2019ailleurs au pays À Montréal, seulement 11 % des répondants croient qu\u2019il y a trop de pistes cyclables en site propre dans leur ville, alors que 49 % d\u2019entre eux jugent qu\u2019il n\u2019y en a pas assez.GUILLAUME LEVASSEUR LE DEVOIR LEDEVOIR // LE VENDREDI 29 JUIN 2018 ACTUALITÉS A 5 23102357-01 Ce Résultats des tirages du : En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.compl.compl.o q u e b e c .c o m / l o t e r i e s l o t o q u e b e c .c o m / l o t e u e b e c .c o m / l o t e r i e s l o t o q u e b e c .c o m / l o t e Prochain gros lot (approx.) : Ce soir, 50 MILLIONS $* + 6 LOTS DE 1 MILLION $ *(APPROX.) + 2018-06-27 7 000 000 $ 04 06 10 13 14 28 47 13 23 27 32 36 48 47 5379334 1 LOT GARANTI DE 1 000 000 $ SL?V L e 22 juin, je vous disais au revoir.Je ne pensais pas vous revoir aussi tôt.Betty Bonifassi et Robert Lepage, deux personnes blanches, ont-ils le droit de produire SL?V, l\u2019« odyssée théâtrale à travers les chants traditionnels afro-américains, des champs de coton aux chantiers de chemins de fer, des chants d\u2019esclaves aux chansons de prisonniers » ?Question trop réductrice.Nathalie Bondil, directrice du Musée des beaux-arts, a démontré par les expositions D\u2019Afrique aux Amériques : Picasso en face-à-face, d\u2019hier à aujourd\u2019hui et Nous sommes ici, d\u2019ici : l\u2019art contemporain des Noirs canadiens qu\u2019en établissant un dialogue avec les Noirs, il est possible de présenter l\u2019art de manière à préserver notre patrimoine.Ici, l\u2019anémie de nos voix et la perversion de notre trame narrative dans l\u2019univers médiatique et culturel, en plus de la posture adoptée par Robert Lepage, Betty Bonifassi et le Festival international de jazz de Montréal, qui utilisent l\u2019argument de l\u2019inexistence des couleurs, m\u2019inquiètent.Émilie Nicolas, présidente de Québec inclusif, a expliqué à Radio-Canada que « pour les populations noires et autochtones, il y a eu une appropriation historique, une colonisation des territoires, des corps, du labeur, de la culture ».Chose du passé?Non.Les rapports de force résultant de la colonisation font en sorte que nous en subissons encore les effets discriminatoires.Sur les plans politique, économique, social, culturel, médiatique.Les tribunes sont rares pour nous.Combien de pièces ont été produites par des auteurs noirs au TNM?Cette discrimination elle-même est principalement racontée par les institutions qui la perpétuent ou n\u2019en subissent pas les effets.D\u2019ailleurs, l\u2019industrie médiatique, telle qu\u2019elle est organisée, n\u2019est pas outillée pour discuter de nos réalités avec assez de profondeur.Le fait qu\u2019on me rappelle aussi rapidement pour parler de SL?V en est un exemple.Ceci se traduit aussi par la ridiculisation des voix minoritaires qui s\u2019expriment.Marilou Craft, l\u2019auteure, dramaturge et étudiante en droit qui a écrit « Qu\u2019est-ce qui cloche\u2026 avec le prochain spectacle de Betty Bonifassi » dans URBANIA, est l\u2019une des premières à avoir soulevé sans aucun mépris le débat sur la démarche artistique de ce spectacle.En réponse, elle a eu droit à la condescendance de Nathalie Pe- trowski.Selon elle, Marilou Craft a écrit « pour avoir un maximum d\u2019impact et de clics ».Le fait que cette chronique ait été écrite et autorisée est ahurissant.Et que dire des acteurs concernés ?Dans un communiqué, Robert Lepage et Betty Bonifassi ont écrit, au sujet de l\u2019histoire de l\u2019esclavage : « [Elle] a été écrite par les oppresseurs autant que par les opprimés, par des Blancs aussi bien que par des Noirs.Et il faut en témoigner, d\u2019abord pour qu\u2019elle soit connue, mais aussi pour éviter qu\u2019elle ne se perpétue.» Afin de vous autoriser à témoigner de l\u2019histoire de l\u2019esclavage, vous affirmez que mes ancêtres ont participé à l\u2019écriture de cette histoire alors que, justement, ils l\u2019ont subie plutôt que de l\u2019écrire ?Comment cette désinformation se conci- lie-t-elle avec l\u2019histoire ?Et de quelle manière, selon cette affirmation, puis-je faire confiance à votre pièce ?De plus, le communiqué du Festival international de jazz de Montréal prend la défense de SL?V en affirmant que « pendant 39 ans, le Festival a été synonyme de village global où il n\u2019y avait ni race, ni sexe, ni religion et où tous les êtres humains étaient égaux ».L\u2019intention de promouvoir l\u2019égalité par édulcoration produit l\u2019effet contraire.Ici, elle efface ce qu\u2019est le jazz, genre musical créé dans les communautés afro-américaines.Doit- on aussi rappeler que le précurseur du festival est le Rising Sun Jazzfest, créé en 1978 par un homme noir montréalais, M.Rouè Doudou Boicel ?Il n\u2019est pas question de censurer la démarche artistique.Mais comme l\u2019a suggéré Nathalie Bondil, les artistes devraient éviter de pécher par arrogance ou indifférence.La voie qu\u2019elle propose est celle de la conversation, ce à quoi les créateurs, ici, ferment la porte.Martin Luther King a rêvé au jour où « Noirs et Blancs, juifs et non-juifs, protestants et catholiques pourront se donner la main et chanter les paroles du vieux negro spiritual : \u201cEnfin libres, enfin libres, grâce au Dieu tout puissant, nous sommes enfin libres !\u201d ».Mais son rêve débute par l\u2019atteinte de l\u2019égalité pour tous les humains.Il est donc trop tôt pour chanter le gospel.FABRICE VIL Le grincement des chaînes T out est essentielle appropriation culturelle.Le génie du blues fut nourri des chants d\u2019esclaves dans les plantations de Louisiane et autres enclaves de travaux forcés, mêlés des gospels et des rythmes africains.Sur ces terreaux, le jazz et le rock ont poussé aussi sous influences et mutations diverses.On ne saluera jamais assez l\u2019apport capital des communautés noires à la musique américaine et occidentale.Le blues est né d\u2019un pleur, le rock d\u2019un hurlement, résume- t-on d\u2019un alexandrin devant tant de résilience créative.Accords et couplets de milliers d\u2019artistes blancs ou noirs s\u2019accordent aux grincements des chaînes afro-américaines.L\u2019odyssée théâtrale de SL?V de Betty Bonifassi, la chanteuse des Triplettes de Belleville, et de Robert Lepage s\u2019y abreuve aussi.D\u2019où la controverse.Deux choristes-comé- diennes sur six dans SL?V ont la peau foncée, mais la production est jugée trop blanche par les détracteurs du show, dont Lucas Charlie Rose, artiste de la communauté noire à l\u2019origine des manifestations devant le TNM, criant à l\u2019appropriation culturelle.Plus clairsemés, les protestataires, mercredi soir, qu\u2019à la première de SL?V la veille, mais toujours virulents.Jamais Betty Bonifassi, qui s\u2019était produite et avait endis- qué dès 2014 les albums Chants d\u2019esclaves, chants d\u2019espoir et Lomax après de longues années de recherches, n\u2019aurait eu à affronter pareil vent de controverse sans son association avec le très médiatisé Robert Lepage, pourtant chargé de bonnes intentions.Le dramaturge de Vinci et de 887 voulut mettre en scène à ses côtés un spectacle d\u2019envergure, hélas ! bien décevant, lancé au Festival de jazz de Montréal.Face aux clameurs, tous deux brandissent avec raison la liberté d\u2019expression pour une production abordant autant le métissage que l\u2019esclavage.Rappelons que la chanteuse s\u2019était à l\u2019origine beaucoup basée sur les compilations de l\u2019ethnomusicologue Alan Lo- max.Entre les années 1930 et 1960 pour les archives de la Library of Congress, aux côtés de divers collaborateurs, dont le folk singer Pete Seeger, il avait enregistré, souvent en prison, un répertoire survivant à l\u2019abolition de l\u2019esclavage.Souhaitons de tout cœur à la communauté noire de se ré- approprier plusieurs de ces chants en les chargeant de ses voix et de ses références.Entre critique et enjeux On espérait de SL?V un spectacle à hauteur de publicité sous poids de controverse.À la hauteur aussi du talent de Lepage et de la voix puissante de Betty Bonifassi, plus inspirée dans les albums à sa source que sur la scène du TNM \u2014 stress palpable lié à la polémique, on n\u2019en doute pas.Le chœur, le jeu, les danses sont portés par des interprètes trop inégales, hormis Bonifassi et Sharon James, les mécaniques scéniques d\u2019Ex Machina sur rails et projections paraissent lourdingues, tout comme le déroulé de l\u2019histoire mondiale de l\u2019esclavage, malgré un très beau chant bulgare en chœur d\u2019ouverture.Quant aux volets théâtraux, sur trame contemporaine ou pas, ils dégagent davantage de mièvrerie que d\u2019émotion.Important rendez-vous manqué de créateurs désireux de rendre hommage à la souffrance et au génie d\u2019une humanité éprouvée et en plein droit de s\u2019y frotter.Leurs pas paraissent d\u2019autant plus pesants sur terrain vraiment miné\u2026 De fait, impliquer davantage en amont la communauté noire, peu présente sur nos scènes, à un projet aussi névralgique aurait été mieux avisé et plus respectueux de la part du tandem, avec au bout, un spectacle sans doute mieux teinté de vérité.Question de sensibilité, car il faut sortir du domaine du droit ou de la critique pour saisir les enjeux chargés d\u2019affects de l\u2019affaire SL?V.Taxer de «rectitude politique» les cris de la communauté noire sur un sujet aussi occulté et douloureux que l\u2019esclavage a quelque chose d\u2019obscène.Chaque fois que j\u2019ai mis les pieds sur une terre marquée par le passé d\u2019esclavage, non seulement dans le sud des États-Unis, mais aux Antilles françaises ou à l\u2019île Maurice en plein océan Indien, cette terrible réalité-là m\u2019est apparue comme une arête coincée dans la gorge collective.J\u2019y ai vu des communautés noires en état de suffocation aux prises avec des legs rougis, transportés tels quels d\u2019une génération à l\u2019autre.Le temps y semblait suspendu, faute de lieux de mémoires consacrés à ces épisodes terribles, comme pour la Shoah, faute de vraies excuses des autorités blanches toujours en place et oppressantes.Ce tabou-là, je le saisissais in situ, empêche littéralement la libération et l\u2019intégration de bien des Noirs à leurs sociétés.Mercredi soir, devant SL?V, une cohorte de visages hostiles, fermés, souffrants ou pleins d\u2019espoir, rencontrés sur ces lieux hantés, sont revenus me parler.Tout est essentielle appropriation culturelle, me disaient-ils, mais certaines mémoires sont si sensibles, voyez-vous\u2026 Autant nous consulter avant de rouvrir des plaies en notre chair douloureuses à hurler.ODILE TREMBLAY Betty Bonifassi et Robert Lepage MARIE-FRANCE COALLIER LE DEVOIR Face aux clameurs, tous deux [Betty Bonifassi et Robert Lepage] brandissent avec raison la liberté d\u2019expression pour une production abordant autant le métissage que l\u2019esclavage ODILE TREMBLAY » La pièce SL?V puise en partie dans le répertoire des chants d\u2019esclaves afro-américains enregistrés par l\u2019ethnomusicologue américain Alan Lomax au milieu du XXe siècle.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le spectacle SL?V et le débat qui l\u2019entoure suscitent des réactions antagoniques, parfois passionnées.Afin de refléter différentes lectures de ce sujet, nous avons demandé à deux chroniqueurs de nous livrer leur opinion sur la question.Les rapports de force résultant de la colonisation font en sorte que nous en subissons encore les effets discriminatoires.[.] Les tribunes sont rares pour nous.Combien de pièces ont été produites par des auteurs noirs au TNM ? LEDEVOIR // LE VENDREDI 29 JUIN 2018 A 6 AVIS LÉGAUX ET APPELS D\u2019OFFRES Veuillez prendre note que Le Devoir ne sera pas publié le lundi 2 juillet 2018, en raison de la Fête du Canada.Nos bureaux seront également fermés.AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre con nais sance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.Avis légaux et appels d\u2019offres TOMBÉES SPÉCIALES FÊTE DU CANADA Jour de non publication : Lundi 2 juillet 2018 TOMBÉES : Publication du mardi 3 juillet : Réservation et matériel le vendredi 22 juin 11 H Publication du mercredi 4 juillet : Réservation et matériel le vendredi 22 juin 15 H TOMBÉES RÉGULIÈRES Les réservations doivent être faites avant 15 H pour les publications deux (2) jours plus tard.Publication du lundi : Réservation avant 11 H le vendredi Publication du mardi : Réservation avant 15 H le vendredi Téléphone : 514-985-3452 Télécopieur : 514-985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com AVIS DE CLOTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que Yvon LEDUC, retraité, en son vivant résidant au 1735, rue Rocheleau, Longueuil (arrondissement Saint-Hu- bert), (Québec), J3Y 4T1, est décédé à Longueuil (arrondissement Greenfield Park), province de Québec, le 26 décembre 2017.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Ginette LÉVESQUE, notaire, au 2255, boul.Fer- nand-Lafontaine, suite 102, Longueuil, Québec, J4G 2R8.Avis de clôture d'inventaire AVIS est donné que Thérèse Comtois Drolet, en son vivant domiciliée au 3130, rue Jarry Est, Montréal, Québec, H1Z 4N8, est décédée le 24 mars 2018 et qu'un inventaire des biens de la succession peut être consulté par les intéressés chez un des liquidateurs, Claude Drolet, au 2740, rue Boyer, Sainte- Adèle, Québec, J8B 2L5.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE (Avis dans un journal : C.c.Q., art.795, al.2) Prenez avis que Micheline Rasse, en son vivant domiciliée au 55, rue Hochar, Saint-Sauveur (Québec) J0R 1R6, est décédée à Saint-Sauveur, le 10 octobre 2017.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Mélanie Fleurant au 30, rue Émilien-Marcoux, suite 200, Blainville (Québec) J7C 0B5 (tél.: 450-592-4965).Donné ce 27 juin 2018 à Saint-Colomban.Marie-Eve Harvey, notaire et liquidateur?AVIS GUIDES DU CANADA Avis est par les présentes donné que Guides du Canada, association dûment constituée en per sonne morale par le chapitre 77 des Statuts du Canada de 1917, dans sa version modifiée par le chapitre 89 des Statuts du Canada de 1947 puis par le chapitre 80 des Statuts du Canada de 1960-1961, présentera au Parle ment du Canada durant la présente session ou l\u2019une ou l\u2019autre des deux sessions suivantes une pétition en vue de l\u2019adop tion d\u2019une loi privée remplaçant sa loi constitutive par une nouvelle loi qui proroge l\u2019association et qui apporte des changements concernant son administration afin qu\u2019elle puisse exercer ses acti vi tés de façon efficace comme orga nisme de bien - faisance moderne au Canada.Toronto, le 22 Mai 2018 Jill Zelmanovits Directrice générale 50 Merton Street Toronto, Ontario M4S 1A3 APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC SERVICE D\u2019ENTREPRENEUR GÉNÉRAL POUR LA RÉALISATION DES TRAVAUX DE RÉNOVATION SITUÉS DANS LA SALLE MULTIMÉDIA DU PAVILLON L\u2019ÉPERON (2018-MULTIMÉDIA-EG) La Société du musée d\u2019archéologie et d\u2019histoire de Montréal, Pointe-à-Callière, (Musée PAC) est une corporation autonome à but non lucratif dont la mission est notamment de faire aimer et connaître le Montréal d\u2019hier à aujourd\u2019hui à travers les actions de diffusion, d\u2019éducation, de conservation et de recherche à l\u2019endroit du patrimoine archéologique et historique montréalais, et tisser avec les réseaux régionaux, nationaux et internationaux, des liens dont bénéficieront les publics.Le présent appel d\u2019offres concerne entre autres les services suivants : \u2022 Les services d\u2019un entrepreneur général pour la réalisation de travaux de rénovation (peinture, remplacement de tapis, remplacement des bancs, remplacement d\u2019appareils d\u2019éclairage et autres) situés dans la salle multimédia du pavillon L\u2019Éperon.Les documents pourront être obtenus par le Système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SEAO) à partir du 29 juin 2018 en consultant le site Internet www.seao.ca.Les documents seront obtenus au coût établi par le SEAO.Les soumissions seront reçues jusqu\u2019au 18 juillet 2018 à 11 h 00 dans l\u2019enveloppe cachetée et adressée à l\u2019attention de la soussignée à la Société Pointe-à-Callière, Cité de l\u2019archéologie et d\u2019histoire de Montréal à l\u2019adresse 350 Place Royale, Montréal (Québec) H2Y 3Y5.Le Musée PAC, ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues, et le Musée PAC n\u2019n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Danielle Demers Directrice projets immobilisés Appel d\u2019offres AVIS est donné que le secrétaire d\u2019arrondissement recevra, sous pli cacheté, avant 14 heures, le 16 juillet 2018, au 201, avenue Laurier Est, rez- de-chaussée, Montréal (Québec) H2T 3E6, des soumissions pour le contrat suivant : Soumission DDTTP54-18-02 Travaux de réaménagement géométrique dans les rues Bagg, Napoléon et Marie-Anne Est dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal.Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 29 juin 2018.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Toute soumission doit être présentée avec un cautionnement de soumission égal à 10 % du montant total de la soumission, conformément au cahier des charges.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés à cette fin et placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement au bureau d\u2019arrondissement situé au 201, avenue Laurier Est, rez-de-chaussée, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation ni aucun frais d\u2019aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.Renseignements : Madame Marie-France Plouffe Courriel : soumissions.etudestechniques.pmr@ville.mo ntreal.qc.ca Montréal, le 29 juin 2018 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Claude Groulx Arrondissement de Saint-Laurent Direction des services administratifs et greffe Division des ressources financières et matérielles Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 h, le mercredi 18 juillet 2018, au Bureau du citoyen de l\u2019arrondissement de Saint-Laurent, 777, boulevard Marcel-Laurin, Saint-Laurent, Québec, H4M 2M7 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 18-024 Descriptif : Travaux de réaménagement du bassin de la Brunante (Volet 1) Renseignements : Mme Nicole Lecavalier, saint-laurent.soumissions@ville.montreal.qc.ca Date d\u2019ouverture des enveloppes : Le mercredi 18 juillet 2018, à 11 h Documents : Disponibles à compter du vendredi 29 juin 2018 Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 18-004 Descriptif : Travaux d\u2019aménagement et de décontamination des terrains de baseball et de basketball au parc Saint-Laurent Renseignements : Mme Joëlle André, saint-laurent.soumissions@ville.montreal.qc.ca Date d\u2019ouverture des enveloppes : Le mercredi 18 juillet 2018, à 11 h Documents : Disponibles à compter du vendredi 29 juin 2018 Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés par la Ville et placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les personnes ou les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SEAO) en communiquant avec un de ses représentants par téléphone au 1-866-669-7326 ou au 514-856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à la salle du Conseil de l\u2019arrondissement, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.Le Conseil ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse soumission ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 29 juin 2018.La secrétaire du Conseil d\u2019arrondissement, Isabelle Bastien, avocate Appel d\u2019offres Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous af?rmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.9221-1622 Québec Inc.MARINELLI FRÈRES / BROTHERS 31, Rue Queen Montréal (Québec) H3C 2N6 Dossier : 4 951 984 Café Melk Saint- Urbain Inc.CAFÉ MELK ST-URBAIN 908, Rue Saint-Urbain, C22-C23d Montréal (Québec) H2Z 1K4 Dossier : 4 950 192 Saint Sushi Greene Inc.SAINT SUSHI GREENE 1359, Avenue Greene Westmount (Québec) H3Z 2A5 Dossier : 4 947 461 10168815 Canada Inc.PASTAMORE 3343-M, Boul.Des Sources Dollard-Des Ormeaux (Québec) H9B 1Z8 Dossier : 4 845 566 10822507 Canada Inc.À VENIR 6512, Avenue Du Parc Montréal (Québec) H2V 4H9 Dossier : 2 660 306 9348-9862 Québec Inc.SIBOIRE 5101, Boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2T 1R9 Dossier : 1 261 122 9362-6281 Québec Inc.BAR U.P.3614 3614, Boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2X 2V4 Dossier : 623 157 9336-2674 Québec Inc.YAMI SUSHI 6720 - 6740, Boul.Joseph- Renaud Montréal (Québec) H1K 3V4 Dossier : 228 510 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre Addition d\u2019une localisation terrasse au permis de Bar 1 Bar avec autorisations danse et spectacles sans nudité Addition d\u2019une terrasse au permis de Bar Cession totale de 1 Bar avec autorisations danse et spectacles sans nudité Cession totale de 2 Restaurants pour vendre et de 1 Bar Addition de permis de 1 Restaurant pour vendre sur terrasse 31, Rue Queen Montréal (Québec) H3C 2N6 908, Rue Saint- Urbain, C22-C23d Montréal (Québec) H2Z 1K4 1359, Avenue Greene Westmount (Québec) H3Z 2A5 3343-M, Boul.Des Sources Dollard-Des Ormeaux (Québec) H9B 1Z8 6512, Avenue Du Parc Montréal (Québec) H2V 4H9 5101, Boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2T 1R9 3614, Boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2X 2V4 6720 - 6740, Boul.Joseph- Renaud Montréal (Québec) H1K 3V4 NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous af?rmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.Du-Air Ventilation inc.(Microbrasserie Ruisseau Noir) A/S M.Antoine Dubois 3130A, boulevard des Entreprises Local 120 Terrebone (Québec) J6X 4J8 Dossier : 55-30-2127 Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux ?ns de l\u2019agent.8628, rue Lafrenaie, Montréal (Québec) H1P 2B5 NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d'offres : 18-17055 Impression, insertion et expédition des comptes de taxes annuels L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le jeudi 28 juin 2018 est reportée au jeudi 5 Juillet 2018 à 13 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 29 juin 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d'offres : 18-17066 Services professionnels pour la conception de plans et devis et surveillance des travaux pour la réfection des murs et des pochettes de plantation des écosystèmes du Biodôme L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le jeudi 5 juillet 2018 est reportée au jeudi 12 Juillet 2018 à 13 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 29 juin 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Service des infrastructures, de la voirie et des transports Direction des infrastructures Des soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant 13h30, à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d'offres : 415310 Descriptif : Aménagement des rues Sanguinet, Christin et Savignac, de 2 places publiques et d\u2019un tunnel piéton Date d\u2019ouverture : 14 août 2018 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 29 juin 2018 Visite supervisée des lieux : N/A Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de Ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 29 juin 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à : nom et dernière adresse connue POUJOL SERGE : 7345 BVLD ST LAURENT # 308, MONTREAL, QC, H2R 1W6 9175-6924 QUEBEC INC.: 2250 BENNETT E., MONTREAL, QC, H1V 2T5 9294-5666 QUEBEC INC.: 6537 CLARK, MONTREAL, QC, H2S 3E8 RABIYI MAHA : 501-855 SAINTE-CATHERINE, MONTREAL, QC, H2L 4L8 9063-2787 QUEBEC INC./ JARDIN EN VILLE : 65 MONTEE BOUTIN, SAINTE-MARGUERITE-DU-LAC-MASSON, QC, J0T 1L0 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Montréal situé au 1 Notre-Dame Est #1.04 ,Montréal, QC, H2Y1B6 dans les 30 ou autre nombre de jours indiqué dans l'ordonnance jours afin de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis d\u2019assignation qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes d\u2019une ordonnance rendue le 26 juin 2018 par le greffier dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il peut être consulté à la présente adresse pendant une période d\u2019au moins 60 jours à compter de sa publication.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Montréal, le 26 juin 2018 Tsui-Lan Chang Greffière-adjointe de la Cour du Québec numéro de dossier 500-32-157466-170 500-32-157606-189 500-32-700725-171 500-32-702321-177 500-32-704027-178 AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à : nom et dernière adresse connue Marie-Michelle DUBUC, 1-274 Boul.Maple-Grove, Beauharnois (Québec) J6N 1L3 Patricia HOVINGTON, 201-1242 Boul.Perrot, Notre-Dame de L\u2019Ile-Perrot (Québec) J7V 7P2 9163-3214 Québec inc., 211 Chemin Saint-Louis, Beauharnois (Québec) J0S 1S0 Mario Drolet fruits et légumes inc., 286 Cercle Perrier, Les Coteaux (Québec) J7X 1A9 Isabelle LEDUC, 19 Bourget, Salaberry-de-Valleyfield (Québec) J6S 0L7 Amanda CHEPLY, 127 Bellevue, Hudson (Québec) J0P 1H0 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district Beauharnois situé au 74 Académie, Salaberry-de-Valleyfield (Québec) J6T 0B8 dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis des options qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes le 22 juin 2018 par le greffier spécial dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.À Salaberry-de-Valleyfield, le 27 juin 2018 Marie-Claude Ménard, Greffière-ajointe de la Cour du Québec 760-32-700629-183 760-32-700564-182 760-32-700491-170 760-32-700628-185 760-32-700644-182 760-32-700424-171 A 7 MONDE LEDEVOIR // LE VENDREDI 29 JUIN 2018 Aarsal \u2014 Environ 400 réfugiés syriens ont quitté le Liban jeudi pour rentrer chez eux, dans le cadre d\u2019une opération coordonnée entre les autorités de Beyrouth et celles de Syrie voisine.Alors que le calme est revenu dans certains secteurs reconquis par le pouvoir syrien, le Liban estime que l\u2019heure du retour a sonné pour les quelque 1,5 million de réfugiés syriens installés sur son territoire pour fuir la guerre chez eux.La localité d\u2019Aarsal, dans l\u2019est du Liban, accueille quelque 36 000 réfugiés, selon le Haut-commissariat de l\u2019ONU pour les réfugiés (HCR), pour la plupart originaires de localités situées de l\u2019autre côté de la frontière.Si près de 90 % des Syriens au Liban souhaitent à terme rentrer chez eux, selon un récent sondage du HCR, l\u2019écrasante majorité est toutefois consciente qu\u2019il faudra attendre en raison de la situation sécuritaire et économique d\u2019un pays ravagé depuis 2011 par une guerre ayant fait plus de 350 000 morts.STRINGER AGENCE FRANCE-PRESSE Des réfugiés syriens au Liban rentrent chez eux CÉDRIC SIMON À BRUXELLES AGENCE FRANCE-PRESSE L\u2019Italie a fait monter la pression jeudi soir sur ses partenaires européens en bloquant l\u2019adoption de premières conclusions d\u2019un sommet sous tension à Bruxelles pour obtenir des engagements concrets de solidarité dans la gestion de la question migratoire.Le chef du gouvernement populiste italien, Giuseppe Conte, a refusé jeudi soir d\u2019approuver une première salve de conclusions, portant notamment sur la défense et le commerce, avant même que ne commence le débat sur les migrations entre les dirigeants des 28.«Rien n\u2019est approuvé tant que tout n\u2019est pas approuvé», a justifié une source gouvernementale italienne pour expliquer sa position, tandis que les présidents de la Commission européenne et du Conseil européen devaient reporter à IMMIGRATION Sommet européen sous tension L\u2019Italie refuse de se rallier sans contreparties concrètes AGENCE FRANCE-PRESSE À MEXICO Un total de 133 hommes politiques ont été tués depuis le début de la campagne électorale au Mexique, a indiqué jeudi à l\u2019AFP le cabinet d\u2019études Etellekt.Parmi les victimes figurent 20 candidats et 28 précandidats à des mandats locaux aux élections générales du 1er juillet, où plus de 18 000 mandats sont en jeu dans le pays.« Au moins 71 % des agressions ont visé des autorités élues ou des candidats qui aspiraient à des mandats locaux, particulièrement des postes dans les municipalités », a précisé Ruben Salazar, directeur de Etellekt, sur Radio Formula.« Lors des élections de 2012, durant tout le processus électoral, il n\u2019y avait eu que neuf hommes politiques assassinés et un candidat, selon nos chiffres », a-t- il rappelé, pointant « de très graves problèmes de gouvernance locale ».Il s\u2019agit de l\u2019élection la plus violente jamais connue au Mexique, dans un pays qui a en outre enregistré l\u2019an dernier un chiffre record de 25 339 homicides.La guerre lancée en 2006 par le gouvernement de Felipe Calderon (2006-2012) contre les cartels a fragmenté ces groupes criminels en cellules délictueuses plus petites et souvent très violentes.Elles n\u2019hésitent pas «à se débarrasser des hommes politiques qu\u2019elles n\u2019arrivent pas à contrôler», a expliqué M.Salazar à l\u2019AFP.Dans ce contexte de violence au cœur des thématiques de la campagne, les électeurs mexicains sont appelés aux urnes dimanche pour élire leur nouveau président et renouveler des sièges de députés, de sénateurs ainsi que de nombreux mandats locaux.ÉLECTION AU MEXIQUE 133 politiciens ont été tués durant la campagne Sommet Poutine- Trump le 16 juillet à Helsinki WASHINGTON \u2014 Le premier sommet bilatéral entre Donald Trump et Vladimir Poutine se tiendra le 16 juillet à Helsinki, dans un contexte international brouillé pour le président américain, qui s\u2019éloigne de ses alliés historiques et dont le mandat est toujours empoisonné par l\u2019enquête sur l\u2019ingérence russe dans son élection.Le milliardaire républicain était arrivé à la Maison- Blanche avec la promesse de réconcilier les États-Unis avec son ennemi historique russe.Mais après 17 mois de présidence, elle ne s\u2019est toujours pas concrétisée.« Nous avons hâte.Si nous pouvions tous bien nous entendre, ce serait bien.Le monde doit commencer à bien s\u2019entendre », a commenté le président américain.Près de dix ans après la « relance » voulue par Barack Obama et qui a tourné à l\u2019échec, cette en- ALI CHOUKEIR À BAGDAD AGENCE FRANCE-PRESSE Le premier ministre d\u2019Irak, critiqué pour son manque de fermeté après la découverte des corps de huit Irakiens enlevés par le groupe armé État islamique (EI), a ordonné jeudi l\u2019exécution « immédiate » des centaines de djiha- distes condamnés à mort, dont des femmes et des étrangers.L\u2019annonce de ces pendaisons massives, à une date qui n\u2019a pas encore été fixée mais qui devrait intervenir rapidement, est la réponse de Haider al-Abadi au premier défi de taille que lui a lancé le groupe EI depuis l\u2019annonce en décembre de la victoire sur l\u2019organisation extrémiste.Elle intervient en effet au lendemain de la découverte des corps de huit Irakiens enlevés par le groupe armé, qui avait diffusé une vidéo d\u2019hommes au visage tuméfié en annonçant leur mort prochaine si des femmes djihadistes n\u2019étaient pas libérées.«Le premier ministre ordonne la punition immédiate des terroristes condamnés à mort et dont les peines ont passé le degré décisif», a annoncé M.Abadi dans un communiqué, voulant dire que leur appel a été rejeté et que la peine capitale a été ratifiée par la présidence.Plus de 300 personnes, dont une centaine d\u2019étrangères, ont été condamnées à mort en Irak, et autant d\u2019autres à la prison à perpétuité, pour appartenance au groupe EI, avait-on indiqué en avril de source judiciaire.La plupart des personnes condamnées sont Turques ou originaires des anciennes républiques de l\u2019Union soviétique.En outre figurent notamment un Russe et le Belge Tarik Jadaoun, qui avait rejoint le groupe armé en 2014 sous le nom de guerre Abou Hamza al-Belgiki.La vidéo diffusée samedi par l\u2019organe de propagande du groupe EI, Amaq, constitue le premier chantage public des djihadistes sur les autorités depuis que les forces irakiennes ont chassé le groupe EI de toutes ses places fortes.Critiqué sur les réseaux sociaux pour son manque de réaction après la découverte des cadavres à proximité de la route Bagdad-Kirkouk, M.Abdadi a changé de ton jeudi.«Je promets que nous tuerons ou arrêterons ceux qui ont commis ces crimes, de la même manière dont nous avons promis de libérer le pays», a-t-il déclaré lors d\u2019une réunion au siège du commandement des opérations conjoint (JOC) à Bagdad, en présence des ministres de l\u2019Intérieur et de la Défense.L\u2019Irak ordonne l\u2019exécution « immédiate » des djihadistes condamnés à mort vendredi la conférence de presse prévue jeudi soir à mi-parcours du sommet.« Nous attendons des actes », avait d\u2019emblée déclaré à son arrivée à Bruxelles le premier ministre italien, qui reproche à ses voisins de laisser l\u2019Italie gérer seule les arrivées de migrants.Il avait alors déjà menacé de bloquer l\u2019adoption de conclusions communes, qui doit recueillir l\u2019unanimité.« Ça a été une discussion très virulente et tout le monde est tombé sur l\u2019Italien » quand il a refusé d\u2019approuver les premières conclusions du sommet, a expliqué une source européenne.Merkel fragile Le Conseil européen réuni à Bruxelles ponctue deux semaines de bras de fer diplomatiques autour de navires transportant des migrants secourus en Méditerranée, auxquels Rome a refusé l\u2019accostage.Il est aussi marqué par la fragilité iné- EN BREF trevue constitue une nouvelle tentative de réchauffer des relations qui n\u2019ont jamais été aussi mauvaises depuis la guerre froide.La liste des points de désaccord n\u2019a fait que s\u2019allonger ces dernières années, avec le soutien de Moscou au régime syrien, l\u2019annexion de la Crimée, puis l\u2019insurrection prorusse dans l\u2019est de l\u2019Ukraine, les accusations d\u2019ingérence russe dans la présidentielle américaine ou encore l\u2019empoisonnement de l\u2019ex-espion russe Sergueï Skripal, à l\u2019origine d\u2019une vague historique d\u2019expulsions de diplomates, y compris américains.Mercredi, le secrétaire d\u2019État américain, Mike Pompeo, a ainsi fait preuve de fermeté en assurant, depuis Washington, que Donald Trump dirait « clairement » à Vladimir Poutine « qu\u2019il est totalement inacceptable de s\u2019immiscer dans nos élections ».Agence France-Presse dite de la chancelière allemande, Angela Merkel, dont l\u2019autorité est défiée sur la question migratoire.Son ministre de l\u2019Intérieur menace de refouler aux frontières les migrants déjà enregistrés ailleurs, de manière unilatérale, faute de mesures européennes contre les déplacements de migrants dans l\u2019UE.« L\u2019Europe a beaucoup de défis, mais celui lié à la question migratoire pourrait décider du destin de l\u2019Union européenne », a prévenu jeudi Mme Merkel, appelant à des solutions « multilatérales » et non « unilatérales ».Le sommet devait initialement permettre de débloquer la réforme du régime d\u2019asile européen, enlisée depuis deux ans.Mais cet objectif a été abandonné, les divergences étant trop fortes sur la réforme du Règlement de Dublin, qui confie aux pays de première entrée dans l\u2019UE la responsabilité des demandes d\u2019asile.La Commission propose de déroger à ce principe ponctuellement en période de crise, avec une répartition des demandeurs d\u2019asile dans l\u2019UE depuis leur lieu d\u2019arrivée.Mais des pays comme la Hongrie et la Pologne, soutenus par l\u2019Autriche, s\u2019y opposent frontalement.L\u2019Italie demande au contraire un système permanent de répartition, et l\u2019abandon pur et simple du principe de la responsabilité du pays d\u2019arrivée.« Ce qui est arrivé avec l\u2019Aquarius est intéressant », a fait valoir une source gouvernementale italienne en référence à ce navire ayant 630 migrants à son bord, à qui l\u2019Italie et Malte avaient refusé l\u2019accostage début juin.«À son arrivée en Espagne, il y a eu un partage entre pays européens » de l\u2019accueil des passagers, a observé cette source.Il s\u2019agit de l\u2019élection la plus violente jamais connue au Mexique L\u2019annonce est faite après la découverte des corps de huit Irakiens enlevés par le groupe EI LEDEVOIR // LE VENDREDI 29 JUIN 2018 DIRECTEUR BRIAN MYLES Rédactrice en chef Marie-Andrée Chouinard Vice-présidente du développement Christianne Benjamin COLLUSION ET CORRUPTION Démanteler la pyramide JACQUES HOULE MONTRÉAL L\u2019élection d\u2019un gouvernement conservateur en Ontario, le succès du Parti conservateur au Saguenay ainsi que la victoire probable de la CAQ à l\u2019automne prochain sont des preuves tangibles d\u2019une forte prégnance conservatrice chez nous comme ailleurs en Occident.En effet, seul le retour en force d\u2019un puissant courant conservateur au sein des sociétés occidentales peut vraiment expliquer des bouleversements politiques, quasiment simultanés, tels le Brexit en Grande-Bretagne, l\u2019élection de Donald Trump aux États-Unis, la victoire de la Ligue du Nord et du Mouvement 5 Étoiles en Italie, l\u2019élection du jeune chancelier conservateur, Sébastian Kurz, en Autriche, la dissidence du ministre de l\u2019Intérieur CSU, Horst Seeho- fer, en Allemagne, ainsi que la résistance des pays du groupe de Vi- segrad (Pologne, Slovaquie, République tchèque, Hongrie) aux pressions franco-allemandes en matière d\u2019accueil de réfugiés.Tous ces chambardements politiques inédits témoignent, me sem- ble-t-il, d\u2019une reconfiguration du paysage politique occidental sur une ligne de fracture idéologique opposant, non plus la gauche et la droite, mais plutôt les nationalistes conservateurs et les mondialistes libéraux.Les mondialistes libéraux sont partisans d\u2019un libre-échange sans entraves, d\u2019un individualisme sans limites et d\u2019un multiculturalisme sans balises, tandis que les nationalistes conservateurs défendent la souveraineté des États, la cohésion sociale et surtout la capacité des peuples à conserver leur culture, leurs institutions et leurs modes de vie.Concurrents politiques Autrement dit, ce n\u2019est plus la gauche, engluée dans sa logorrhée antiraciste, multiculturaliste et de genre, mais une droite résolument souverainiste et conservatrice qui est l\u2019adversaire le plus lucide, le plus irréductible et le plus efficace de la mondialisation néolibérale.D\u2019où la haine viscérale, hargneuse, des mondialistes libéraux à l\u2019égard des nationalistes conservateurs, qu\u2019ils considèrent, à juste titre, comme leur principal et leur plus dangereux concurrent politique.D\u2019ailleurs, pour disqualifier leur plus proche rival, les libéraux n\u2019hésitent jamais à qualifier les conservateurs d\u2019extrémistes, de populistes, de cryptofascistes ! Mais l\u2019arme de la peur est dérisoire, contre-productive, comme en témoigne le recul des partis qui défendent l\u2019option mondialiste libérale et la montée concomitante des partis nationalistes à dominante conservatrice.En Allemagne, par exemple, la popularité grandissante du nouveau parti nationaliste AFD pourrait même inciter l\u2019aile conservatrice de la coalition CDU/CSU à montrer la porte à son chef, Angela Merkel.Si un poids lourd du calibre de la chancelière allemande peut être emporté par la vague conservatrice, que dire d\u2019un poids plume comme Justin Trudeau dont la seule réalisation après trois ans au pouvoir est l\u2019adoption de la loi légalisant l\u2019usage récréatif de la marijuana?Au lieu d\u2019invectiver leurs adversaires conservateurs, les libéraux devraient engager un dialogue constructif avec eux, écouter leurs arguments, débattre de leurs propositions et, le cas échéant, adopter leurs solutions, si elles sont justes, raisonnables et applicables! C\u2019est cela, me semble-t-il, être un libéral.Ce que nous devons à Paul Gérin-Lajoie, en chiffres On l\u2019a dit et redit ces derniers jours, nous devons beaucoup à celui qui fut le premier ministre de l\u2019Éducation du Québec.Je le dirai à mon tour en rappelant quelques chiffres trop souvent oubliés.Entre 1940 et 1960, de 1000 garçons \u2014 car il y avait alors des écoles pour les garçons et d\u2019autres pour les filles \u2014 qui entraient à l\u2019école élémentaire (primaire, dirions- nous aujourd\u2019hui), 560 seulement obtenaient le diplôme clôturant les sept années de cet ordre ou niveau, le «certificat» requis pour bien des emplois; il y avait donc alors, dans les mots d\u2019aujourd\u2019hui, un décrochage de 44% au primaire.De ces 560 détenteurs du « certificat de 7e », 340 (34 %) poursuivaient des études : 70 (7 %) dans des collèges offrant ce que l\u2019on appelait le cours classique, 25 (2,5 %) obtenant huit ans plus tard le diplôme (un baccalauréat ès arts qui n\u2019avait pas le poids qu\u2019on lui accorde aujourd\u2019hui dans les universités) qui donnait accès aux études universitaires ; 270 autres dans des écoles élémentaires supérieures pouvant aller jusqu\u2019à la 12e année de scolarité, certains d\u2019entre eux pouvant, selon le profil de formation, accéder ensuite aux études à HEC ou à l\u2019École polytechnique.Des 1000 garçons au départ, 42 (4,2 %) entreprenaient des études universitaires\u2026 qu\u2019ils ne menaient pas tous à terme, bien sûr.Pour les filles, les données sont légèrement supérieures pour l\u2019école élémentaire et dans certains profils de ce qu\u2019on appellerait aujourd\u2019hui le secondaire, mais le plus souvent sans donner accès aux études universitaires ; en 1960, les femmes ne comptaient que pour 15 % des effectifs universitaires totaux.Aujourd\u2019hui, tous ou presque, indépendamment du sexe, entreprennent des études secondaires et les taux de diplomation, malgré les décrochages sans doute trop nombreux, dépassent les 90% à 30 ans.Bon an, mal an, autour de 60% des jeunes et parfois moins jeunes entreprennent des études supérieures dans les cégeps, et près de la moitié d\u2019entre eux dans les universités \u2014 où les femmes sont aujourd\u2019hui nettement majoritaires.Merci à Paul Gérin-Lajoie et à tous ceux et celles qui ont fait en sorte que cela soit.Guy Bourgeault, professeur à la Faculté des sciences de l\u2019éducation de l\u2019Université de Montréal Le 27 juin 2018 Nationalistes conservateurs et mondialistes libéraux LIBRE OPINION LETTRES es structures d\u2019enquête mises en place pour lutter contre la corruption et la collusion ne sont pas que défaillances.Bien huilées et armées de témoins clés efficaces, elles peuvent trouver des coupables parmi ceux qu\u2019on a pointés comme étant les maillons essentiels d\u2019un système de corruption drainant les fonds publics.Voilà une pensée qui furète dans l\u2019esprit du tribunal populaire depuis que l\u2019ex-entrepreneur en construction Tony Accurso a été déclaré coupable \u2014 cinq fois plutôt qu\u2019une \u2014 lundi au palais de justice de Laval.Aux yeux des douze jurés, de tous les chefs il est coupable : complot pour corruption, complot pour fraude, fraude, corruption d\u2019un fonctionnaire et aide à commettre un abus de confiance.Cette nouvelle, à laquelle succédera bientôt le prononcé d\u2019une peine, vient rétablir un certain ordre brisé.L\u2019acquittement de Frank Zampino, Paolo Catania et quatre coaccusés dans le dossier du Faubourg Contre- cœur ; l\u2019acquittement de Tony Accurso d\u2019une accusation d\u2019abus de confiance à propos de contrats avec la Ville de Mascouche ; le premier procès avorté de M.Ac- curso au moment où on abordait l\u2019étape des plaidoiries : tout cela avait provoqué la consternation du côté des spectateurs que nous sommes.Ces déboires instruisent à nouveau sur l\u2019immense difficulté associée à la démonstration « hors de tout doute raisonnable » d\u2019une preuve de corruption, dont les traces sont souvent imperceptibles.Le dernier procès de M.Accurso, qui a toujours nié sa culpabilité, a présenté des témoins clés.Des collecteurs de fonds et entrepreneurs de firmes concurrentes ont réussi à convaincre le jury de l\u2019existence d\u2019un système de partage de contrats sur le territoire lavallois entre 1996 et 2010.Couronne et défense ont plaidé jeudi autour de la peine qui doit découler maintenant des chefs de culpabilité.Le spectre est fort variable, allant de cinq ans à quelques mois à purger dans la communauté.Avant M.Accurso, l\u2019ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt, situé au sommet de la pyramide, avait été condamné à six ans de prison.Le juge devra tenir compte justement de la « place » de M.Accurso dans cette pyramide lavalloise, depuis le maire symbolisant l\u2019âme du stratagème de corruption, bien installé au sommet, jusqu\u2019aux collecteurs de fonds, situés à la base.La population souhaite que cette peine fasse école, car M.Accurso, qu\u2019il le veuille ou non, est devenu symbole de cette corruption rampante, au gré des multiples filets judiciaires qui furent tendus autour de lui et desquels toujours il se dépêtra, jusqu\u2019à ce que cinq femmes et sept hommes en décident autrement.« Je pense que dans un dossier de collusion de cette ampleur-là, oui, on va vouloir qu\u2019il y ait une exemplarité, mais ce ne sera pas l\u2019exemplarité que le tribunal populaire va vouloir lire ou entendre », a d\u2019ailleurs réagi jeudi la juge retraitée Nicole Gibeault, fournissant un éclairage pertinent.Qu\u2019ils donnent lieu à des acquittements ou à des verdicts de culpabilité, les procès ne sont pas le seul passage pour enrayer la corruption organisée prélude au désabusement du public.Dans les organismes publics, où elle continue de s\u2019étendre, cette gangrène des plus sournoises doit être stoppée en amont, avec des systèmes de vigilance et de transparence à toute épreuve, tant du côté des processus décisionnels que de celui des systèmes d\u2019octroi des fonds.n mars 2016, à quelques mois de la fin de sa présidence, Barack Obama proposait la candidature de Merrick Garland, un homme reconnu pour ses positions modérées, au siège de la Cour suprême laissé vacant par le juge conservateur Antonin Scalia, décédé le mois pré- cédent.Le Sénat à la majorité républicaine refusera même d\u2019étudier sa candidature, au prétexte fallacieux que M.Obama étant en fin de mandat, la nomination du nouveau juge devrait revenir à son successeur.Donald Trump n\u2019aurait pas été élu que ce refus aurait été de toute façon utile électoralement aux républicains, s\u2019agissant de rallier leur base évangélique.Malheureusement élu, M.Trump s\u2019est immédiatement soumis à la consigne républicaine en nommant à la Cour suprême l\u2019ultraconservateur Neil Gorsuch, cantonnant un peu plus la haute cour dans des tranchées de droite.Le glissement va inévitablement se creuser avec la retraite annoncée mercredi du juge Anthony Kennedy, n\u2019augurant rien de très encourageant pour tous ceux et toutes celles qui croient que la valeur d\u2019un système judiciaire se mesure au souci avec lequel ses juges appuient leurs décisions sur des considérations de justice sociale, d\u2019ouverture culturelle et d\u2019égalité économique.Avec le départ de M.Kennedy, la Cour suprême perd une voix irrégulièrement centriste qui avait, entre autres, été décisive dans la légalisation du mariage homosexuel et dans le maintien de l\u2019arrêt Roe v.Wade protégeant le droit à l\u2019avortement.Encore que la droite en général et M.Trump en particulier auront aussi eu un ami en M.Kennedy.Il est après tout le vote qui a permis cette semaine de valider l\u2019obtus décret antimigratoire auquel tenait tant le président et, dans une autre cause majeure, d\u2019éroder un peu plus le pouvoir de négociation des centrales syndicales \u2014 clôturant ainsi l\u2019une des sessions les plus déprimantes de la Cour suprême pour qui défend des positions progressistes.On peut maintenant s\u2019attendre à pire encore \u2014 avec danger manifeste pour les droits reproductifs des femmes.Les nominations à la Cour suprême ont toujours eu une coloration politique.Jamais, par contre, n\u2019ont- elles été en voie de devenir aussi grossièrement partisanes.Or, ce qui se dessine en justice témoigne du mauvais état de santé de la démocratie américaine dans son ensemble.En affirmant que le processus de succession commençait « immédiatement », M.Trump annonce une nomination ultraconservatrice avant les législatives de mi-mandat, en novembre prochain.Y a-t-il, dans la salle, des forces capables de se poser en rempart contre ces régressions ?L ÉTATS-UNIS Justice partiale E ÉDITORIAL A 8 L E D E VO I R // F O N D É PA R H E N R I B O U R A S SA L E 1 0 JA N V I E R 1 91 0 > FA I S C E Q U E D O I S ! Directeur des finances Stéphane Roger Chef des technologies Sylvain Coutu GUY TAILLEFER Un maître est mort Combien de maîtres poursuivront l\u2019œuvre de Paul Gérin-La- joie dans les institutions d\u2019enseignement du Québec ?La question se pose, car s\u2019il y a unanimité pour rendre hommage à ce grand homme, le père de l\u2019institution scolaire moderne québécoise, qui se voulait démocratique et ancrée dans de profondes valeurs humanistes, on ne peut qu\u2019être étonné, voire choqué que le premier ministre et son ministre de l\u2019Éducation se prétendent ses héritiers.Comme le dit si bien P.Boucher (Le Devoir, 27 juin), on désire que « la réforme engagée ne soit ni ralentie ni compromise ».Or, depuis des années, ce gouvernement du PLQ non seulement la compromet, mais en détruit les assises mêmes.Il faut de toute urgence permettre aux maîtres d\u2019instruire et d\u2019éduquer.Suzanne-G.Chartrand, retraitée de l\u2019enseignement universitaire et secondaire, et Guy Rocher, professeur émérite de l\u2019Université de Montréal, tous deux membres du collectif « Debout pour l\u2019école ! » Le 27 juin 2018 MARIE-ANDRÉE CHOUINARD A 9 Avant toute chose, Paul Gérin-Lajoie était un « homme aux idées de changement ».RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR LEDEVOIR // LE VENDREDI 29 JUIN 2018 IDÉES Directeur de l\u2019information par intérim Florent Daudens Adjoints Paul Cauchon, Véronique Chagnon, Valérie Duhaime, Louis Gagné, Adjoints Jean-François Nadeau, Dominique Reny, Louise-Maude Rioux Soucy Directeur de la production Christian Goulet La grève des unes, le travail de toutes L e 6 juin, après 39 mois sans convention collective, les travailleuses de 57 centres de la petite enfance (CPE) de Montréal et de Laval ont déclenché une grève.Un débrayage de 11 jours, fait du meilleur comme du pire.D\u2019un côté, une solidarité imparable : « Du jamais vu en 24 ans de carrière », lance Nancy Larocque, éducatrice d\u2019un CPE d\u2019Hochelaga.« Les parents participaient au piquetage, refusaient qu\u2019on rentre au travail à n\u2019importe quel prix.Un réseau de soutien s\u2019est mis en place, pour rendre la grève plus supportable.» De l\u2019autre, des parents échaudés ont réclamé que cette grève soit déclarée illégale.Pertes de revenus, angoisse, fatigue, pertes d\u2019emploi, chaos\u2026 Et pourquoi, au fond ?Il s\u2019est même trouvé Mario Dumont pour dire à la télé que les éducatrices ne comprenaient pas les « vrais problèmes du quotidien » des gens, ce qui ne manque pas d\u2019ironie.Qu\u2019y a-t-il de plus « vrai », pourtant, que soigner, éduquer, nourrir les enfants ?Les éducatrices gèrent les vrais problèmes du quotidien dans ce qu\u2019ils ont de plus immédiatement lié à la vie nue.Or, lorsque les éducatrices mettent leur pied à terre et exigent qu\u2019on respecte leur travail, elles ne soulèvent pas seulement des questions « quotidiennes ».Elles posent aussi une question politique, qui justifie des moyens politiques.Elles posent en fait la première des questions politiques, celle qui sous-tend toutes les autres : qui travaille pour libérer qui ?Suffit, pour le comprendre, d\u2019observer à quel point la grève des CPE perturbe le cours normal des choses.Elle glisse un caillou dans l\u2019engrenage du travail productif, renvoyant un fardeau immense dans la sphère privée.Et soudain, la valeur d\u2019un travail souvent méprisé se révèle.Les éducatrices en grève nous rappellent que leur travail est la condition même de l\u2019autonomie de celles qui, autrement, supportent la majeure partie du fardeau domestique.Cette grève traduit la lutte quotidienne des mères et des travailleuses qui, encore, sont d\u2019abord ménagères.Toutes les femmes sont d\u2019abord ménagères : on croyait avoir laissé ce slogan dans une autre époque.L\u2019historienne Camille Robert en a pourtant fait le titre d\u2019un ouvrage récent, qui retrace les luttes des féministes québécoises pour la reconnaissance du travail ménager.On y voit que le nœud politique qu\u2019est la prise en charge du fardeau domestique traverse le temps.Mme Robert m\u2019explique que les luttes pour la création de garderies populaires naissent dans les années 1970, alors que des femmes proposent de socialiser la charge familiale et ménagère, pour s\u2019émanciper.On revendique la création d\u2019un réseau autonome, géré par la communauté, mettant la table pour la création du réseau public, dans les années 1990.« Derrière ça, il y a l\u2019idée que la charge des soins aux enfants est un enjeu collectif, qui doit être partagé par tous, pour que les parents, particulièrement les mères, puissent travailler ou faire autre chose.» On semble aujourd\u2019hui déterminé à rejeter cet héritage.On malmène les CPE : compressions, modulation des tarifs, virage entrepreneurial.On les gère comme des petites business au mépris des travailleuses, gommant au passage les principes qu\u2019incarne l\u2019institution.Lorsque les éducatrices faisaient la grève, beaucoup de parents se sont en effet trouvés démunis, isolés ou coincés par l\u2019intransigeance d\u2019un employeur.Ils sont vite arrivés au bout du rouleau, perdant de vue leurs intérêts communs avec les grévistes.La solidarité s\u2019est effritée.Placer des gens épuisés en compétition pour mieux neutraliser toute mobilisation et justifier tous les sacrifices : voilà ce qui reste des liens sociaux après deux décennies de politiques néolibérales.« Le néolibéralisme perturbe aussi spécifiquement le travail de reproduction sociale, ajoute Camille Robert.Lorsque des conflits de travail liés à ce type d\u2019emploi surviennent (infirmières, éducatrices, enseignantes), on les prend séparément et on oublie les dynamiques plus larges.» On peine à voir que les grèves des unes façonnent le travail, l\u2019existence de tous.On conçoit mal qu\u2019elles soulèvent simultanément des enjeux privés et publics, individuels et collectifs.C\u2019est sans doute cette ambivalence qui pousse à les ranger dans la catégorie des « affaires quotidiennes », insignifiantes ; indignes du politique.Pourtant\u2026 En 1975, le Théâtre des Cuisines monte une pièce étonnante, intitulée Môman a travaille pas, a trop d\u2019ouvrage !.Dans la pièce, les ménagères font la grève générale.Chaos total.On veut à tout prix lever cette grève, d\u2019ailleurs incompréhensible au vu des tâches contestées.Que voulez- vous donc ?lance un juge irrité aux ménagères traduites devant lui.Pas compliqué, dit l\u2019une : « Ce qu\u2019on veut, c\u2019t\u2019un monde vivable pour tout l\u2019monde.» AURÉLIE LANCTÔT VINCENT GAUTRAIS DIRECTEUR DU CENTRE DE RECHERCHE EN DROIT PUBLIC (CRDP) DE LA FACULTÉ DE DROIT DE L\u2019UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Cette semaine a commencé avec l\u2019annonce du décès de monsieur Paul Gé- rin-Lajoie, décès qui a donné lieu à un unanime concert d\u2019éloges.Dès lors, ce sont ses nombreuses figures, les diverses facettes d\u2019un homme d\u2019action, ministre, intellectuel, philanthrope, que la province au complet soulignera lors de funérailles nationales.Parmi les qualités soulevées, il en est une que nous souhaitons mettre en avant : Paul Gérin-Lajoie a proposé un regard d\u2019une immense modernité sur la recherche universitaire.Commençons par une anecdote rappelée dans un texte d\u2019Andrée Lajoie, ancienne directrice du Centre de recherche en droit public.En 1961, alors fraîchement nommé ministre de la Jeunesse du gouvernement Lesage, Paul Gérin-Lajoie reçoit le recteur de l\u2019Université de Montréal de l\u2019époque, monseigneur Lussier, pour confirmer les budgets de l\u2019Université.« Monseigneur, je vous accorde tout ce que vous me demandez, mais avec en plus cent mille dollars par année : nous nous devons de créer un centre d\u2019études en urbanisme et un centre de recherche multidisciplinaire en droit public, où les professeurs se consacreront entièrement à la recherche.» Évidemment, tout ceci laisse rêveur le chercheur contemporain.Cette anecdote laisse aussi le directeur actuel que je suis éminemment redevable de cette impulsion initiale sans laquelle le Centre que j\u2019ai l\u2019honneur de diriger n\u2019aurait pas été créé.Mais au- delà de la différence d\u2019époque, il est trois éléments qui ne s\u2019imposaient pas et qui permettent de dire, comme Guy Rocher le signalait, qu\u2019avant toute chose Paul Gérin-Lajoie était un « homme aux idées de changement », « un innovateur », « utilisant la politique comme un moyen au service du bien commun ».Trois innovations La première de ces innovations était de croire en la recherche.Au début des années 1960, le droit s\u2019enseignait, certes, mais ne donnait lieu à aucune recherche véritable.Avant d\u2019être des facultés, les universités abritaient d\u2019abord des écoles de droit qui préparaient à la plaidoirie sans considérer la pertinence d\u2019un regard plus global fondé sur la place du droit dans la société.Il fallait rompre avec l\u2019isolement d\u2019une communauté juridique repliée sur elle- même.La recherche participait à cette ouverture.La deuxième orientation qui ressort de cet épisode est que la recherche devait être plurielle.Une pluralité sur le plan quantitatif, le Centre mettant sur pied des recherches collectives avec les premiers spécialistes du droit constitutionnel québécois que furent notamment Pierre Elliott Trudeau, Jean Beetz, Luce Patenaude, Andrée Lajoie, Jacques Brossard.Une diversité substantielle également, le ministre Gérin- Lajoie prenant le soin de spécifier que le droit n\u2019avait d\u2019autre choix que de s\u2019ouvrir sur le monde, sur les autres disciplines.En 2002, lors d\u2019une allocution célébrant les 40 ans du Centre, cette approche pluridisciplinaire avait constitué le cœur de son propos, insistant sur la nécessité pour le droit de s\u2019attacher aux autres « sciences de l\u2019homme en société ».Une approche désormais consacrée mais qui trouve sans doute au Québec l\u2019une de ses racines les plus anciennes.Le troisième facteur de changement qui ressort de cette conviction est l\u2019indéfectible confiance de Paul Gérin-Lajoie vis-à-vis des chercheurs et de l\u2019université ; de cette institution qui est ainsi adoubée comme une partie prenante de la société contemporaine, tenue de «ne rendre des comptes qu\u2019à la vérité ».En cette période de changements, où la globalisation économique et numérique vient bouleverser les manières de faire, il nous semble important de rappeler à l\u2019occasion de cet hommage que cette vision empreinte d\u2019une grande sagesse est susceptible de s\u2019appliquer également à la recherche de demain.Dès 1962, Paul Gérin-Lajoie affirmait que « [l]\u2019homme du XXe siècle prend conscience de ce que le progrès intellectuel et spirituel est sérieusement en retard sur le progrès technique » et que la recherche constituait un gage pour pallier ce retard.Je crains malheureusement que le citoyen du XXIe siècle soit encore plus exposé et que par voie de conséquence, l\u2019apport intellectuel des chercheurs lui soit encore plus indispensable.Je tiens à remercier Karim Benyekh- lef, Andrée Lajoie, Pierre Noreau, Guy Rocher, des pierres angulaires du CRDP, pour leur aide à la rédaction du présent hommage.Paul Gérin-Lajoie et la recherche universitaire GENEVIÈVE LANOUE ENSEIGNANTE EN ART DRAMATIQUE AU SECONDAIRE Lettre adressée au ministre de l\u2019Éducation Je vous écris par le truchement des médias afin de m\u2019assurer d\u2019être lue.Depuis que je vous ai entendu à RDI expliquant vos directives sur les frais facturés aux parents, je me questionne.Je tente en vain de comprendre vos objectifs.Vous affirmiez que les sorties culturelles qui ont un lien avec le programme ne peuvent pas être facturées aux parents.Vous disiez aussi que le ministère de la Culture investirait davantage dans ces sorties.Il semblerait que vous souhaitez que votre ministère donne une certaine somme d\u2019argent également.Je demeure perplexe et comme enseignante en art dramatique, je m\u2019inquiète.Allez-vous vous assurer que les sorties culturelles sont réellement accessibles à tous ?La sortie pour voir des œuvres professionnelles est une continuité significative et nécessaire pour l\u2019éducation artistique.Il ne nous viendrait pas à l\u2019esprit de faire rédiger un texte à des élèves sans leur avoir fait lire des auteurs significatifs et reconnus auparavant.Tous les élèves doivent apprendre à apprécier les œuvres selon l\u2019art dans lequel ils sont inscrits.Dois-je vous rappeler que les cours d\u2019arts sont obligatoires du premier cycle du primaire à la dernière année du secondaire ?Les jeunes comprennent mieux certaines notions vues en classe et apprennent à aimer leur travail en création et en interprétation quand ils ont des références, quand ils peuvent se projeter, quand ils ont des modèles.Ces sorties vont au-delà de l\u2019apprentissage, elles aident à ouvrir l\u2019esprit, à s\u2019imaginer un monde autrement, à développer son esprit critique.Épanouissement fragilisé Vos directives risquent de toucher la qualité de l\u2019enseignement artistique, certes, mais elles fragiliseront l\u2019épanouissement de l\u2019enfant par la perte de découvertes des richesses culturelles de notre milieu.Si vous empêchez les écoles de facturer aux parents ces activités qui sont directement liées au Programme de formation de l\u2019école québécoise (PFEQ), allez-vous subventionner des sorties pour TOUS les élèves ?Si c\u2019est le cas, je m\u2019en réjouis, Monsieur le Ministre, mais mon expérience me laisse douter que l\u2019argent investi par les ministères couvrira tous les frais.Pour l\u2019instant, les subventions, quand elles sont octroyées par le programme « La culture à l\u2019école », ne couvrent qu\u2019un maximum de 75 % des frais de sortie.Il faut donc que quelqu\u2019un paie le reste.Jusqu\u2019alors, la facture était refilée aux parents.Que ferons-nous maintenant, puisqu\u2019il s\u2019agit clairement d\u2019une sortie pédagogique (les enseignants qui présentent une demande doivent démontrer les liens à tisser avec leur programme pour qu\u2019elle soit acceptée) ?En vous écoutant, je me rends à l\u2019évidence que nous sommes devant une consigne confuse qui mène nos directions au statu quo et je m\u2019en désole.Plusieurs enfants pourraient ne pas avoir accès à cette culture.Vos directives font mal à l\u2019éducation, Monsieur le Ministre, elles font mal au milieu culturel également et par conséquent, à l\u2019enrichissement de toute notre société.Je rêve à une société où tous les élèves peuvent avoir accès aux œuvres d\u2019art, aux pièces de théâtre, aux spectacles de musique et de danse sans qu\u2019il y ait de discrimination.Je crois à la gratuité de l\u2019école publique.Je souhaite que tous puissent avoir accès aux sorties culturelles.Je rêve à une société où tous les élèves ont accès à la culture Lorsque les éducatrices mettent leur pied à terre et exigent qu\u2019on respecte leur travail, elles ne soulèvent pas seulement des questions « quotidiennes ».Elles posent aussi une question politique, qui justifie des moyens politiques.Elles posent en fait la première des questions politiques, celle qui sous-tend toutes les autres : qui travaille pour libérer qui ? LEDEVOIR // LE VENDREDI 29 JUIN 2018 ACTUALITÉS A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16h30 Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com Tandis que le chef du Parti progressiste-conservateur Doug Ford s\u2019apprête à être assermenté, les Franco-Ontariens devront apprendre à composer avec un gouvernement où on ne trouve qu\u2019une seule élue issue de leur communauté.JEAN-FRANÇOIS NADEAU LE DEVOIR Les Franco-Ontariens ont par le passé massivement voté pour les libéraux provinciaux.Réputé sensible à la défense de leurs droits linguistiques, le parti de Kathleen Wynne a toujours compté des représentants franco-on- tariens.Mais vendredi, c\u2019est l\u2019unilingue Doug Ford qui prendra les rênes de l\u2019Ontario.Les allégeances des Franco-Ontariens ont-elles changé?À titre d\u2019indicateur, la circonscription de Glengarry-Prescott- Russell, où se trouve la plus forte concentration de francophones, avec au moins 60% de la population, a élu une conservatrice.Amanda Simard, 29 ans, était depuis 2014 conseillère municipale de la municipalité de Russell.« Elle est la seule Franco-Ontarienne au sein du gouvernement Ford », souligne Linda Cardinal, titulaire de la Chaire de recherche sur la francophonie à l\u2019Université d\u2019Ottawa.Collaboration Après 15 ans de participation à la gestion d\u2019une loi qui les concerne, il y avait un réflexe de collaboration établi avec les libéraux.« Mais les Franco-Onta- riens sont habitués aux conservateurs, précise Linda Cardinal.Ils ont été là pendant 36 ans.» Dans bien des cas, fait observer la professeure Cardinal, il y avait chez ces conservateurs du passé une dimension progressiste qui était favorable aux francophones.« Mais l\u2019époque de Mike Harris constitue une rupture.» Premier ministre de 1995 à 2002, promoteur d\u2019une révolution dite « du bon sens », Harris s\u2019était « aligné sur les républicains américains ».C\u2019est l\u2019époque où les Franco-Ontariens ont dû se battre pour conserver l\u2019hôpital Montfort, symbole des services offerts en français.« Beaucoup de Franco-Ontariens sont des conservateurs.La présidente de SOS Montfort, Gisèle Lalonde, était une conservatrice.» Elle avait été candidate pour ce parti dans les années 1970.Cela signifie-t-il que les Franco-On- tariens ont abandonné leur rapport de proximité avec les libéraux ?Même si plusieurs Franco-Ontariens entretiennent des liens avec le Parti conser- Quel avenir pour les Franco-Ontariens ?Cette minorité linguistique pourrait perdre des acquis sous le règne du conservateur unilingue Doug Ford vateur, explique Linda Cardinal, « il s\u2019agit d\u2019une histoire faiblarde par rapport aux liens entretenus avec les libéraux ».L\u2019avocat Marc Simard, membre du conseil d\u2019administration de l\u2019Association des juristes d\u2019expression française de l\u2019Ontario (AJEFO), estime que les Franco-Ontariens ont « surtout été rouges par le passé », mais qu\u2019ils « voulaient du changement ».Mais lequel ?Il faut tout de même se laisser le temps de prendre la mesure de ce qui va arriver avec cette élection du 7 juin, croit Linda Cardinal.Élue elle aussi, Caroline Mulroney, la fille aînée de l\u2019ancien premier ministre canadien Brian Mulroney, est l\u2019une des rares élus de cette vague conservatrice à parler français.Plusieurs croient qu\u2019elle pourrait hériter des Affaires francophones au sein du gouvernement, en raison de son expérience dans les affaires publiques.Sensibilité limitée L\u2019avocat Marc Simard pense qu\u2019Amanda Simard, diplômée en droit, a aussi des chances.Elle est en contact de longue date « avec le milieu des bleus », dit-il.« Il n\u2019y a pas beaucoup de personnes qui peuvent être nommées à ce poste.Et on ne sait même pas en fait s\u2019il va survivre.On ne sait pas à quoi s\u2019attendre », dit Linda Cardinal.Jusqu\u2019ici, la sensibilité de Doug Ford à l\u2019égard de la communauté francophone de sa province s\u2019est avérée plutôt limitée.Francophones et francophiles « Oui, mais il y a des francophiles dans ce futur gouvernement », croit Carol Jolin, le président de l\u2019Assemblée de la francophonie de l\u2019Ontario (AFO).Linda Cardinal espère que certains conseillers de Ford pourront, le cas échéant, plaider en faveur de la réalité française de la province.« L\u2019ancien ministre John Baird est un des conseillers de M.Ford.Dans le gouvernement de Mike Harris, il s\u2019était occupé, entre autres choses, des Affaires francophones.» Mais est-ce suffisant pour servir la cause les Franco-Ontariens ?Le président de l\u2019AFO se montre à demi rassuré, même s\u2019il compte beaucoup sur les contacts déjà établis par son organisation au sein du nouveau gouvernement.« Pendant la campagne électorale, on a eu des entretiens avec des représentants des trois partis.Pour nous, il y a deux grandes priorités.Premièrement, le maintien des engagements envers la mise sur pied d\u2019une première université française en Ontario.Ça fait 40 ans qu\u2019on l\u2019attend.Deuxièmement, la modernisation de la Loi sur les services en français.» Or, selon lui, le premier ministre élu s\u2019est engagé à maintenir ces engage- Le chef progressiste-conservateur ontarien Doug Ford sera assermenté vendredi à Queen\u2019s Park.AARON VINCENT ELKAIM LA PRESSE CANADIENNE E N B R E F Turcotte : pas de remise en liberté conditionnelle avant 17 ans de détention Guy Turcotte devra bel et bien attendre 17 ans avant de pouvoir demander une remise en liberté conditionnelle.La Cour d\u2019appel a rejeté sa demande de réduire la durée d\u2019emprisonnement minimale prescrite par le juge André Vincent à l\u2019issue d\u2019un deuxième procès en décembre 2015.L\u2019ex-cardio- logue a été reconnu coupable de deux meurtres non prémédités, lui qui a avoué avoir brutalement assassiné ses deux enfants, Olivier, cinq ans, et Anne-Sophie, trois ans, en les poignardant à de multiples reprises.La décision unanime du banc de trois magistrats, rédigée par le juge Allan Hilton, rappelle que Guy Turcotte n\u2019a pas été condamné à 17 ans de pénitencier, mais bien à l\u2019emprisonnement à perpétuité avec possibilité de demander une remise en liberté conditionnelle après 17 ans.La Presse canadienne Les poids lourds interdits sur le pont Mercier aux heures de pointe CHÂTEAUGUAY \u2014 Les poids lourds seront interdits sur le pont Honoré-Mer- cier aux heures de pointe à cet été.Cette mesure vise à alléger la circulation, lourdement touchée par des travaux amorcés vendredi dernier et qui forcent la fermeture de voies sur le pont.Les travaux doivent se poursuivre jusqu\u2019au 20 août.L\u2019interdiction des poids lourds a été abordée lors d\u2019une rencontre tenue jeudi matin entre le ministère des Transports et les maires des villes de banlieue au sud- ouest de Montréal, à Châteauguay.La possibilité d\u2019offrir la gratuité des transports en commun pendant la période de travaux est par ailleurs étudiée.Présent à la rencontre, le ministre des Transports, André Fortin, a cependant souligné que les transports collectifs ne sont actuellement pas utilisés au maximum.La Presse canadienne Les ministres de la Santé discutent de marijuana et d\u2019assurance médicaments WINNIPEG \u2014 Les ministres de la Santé des provinces et des territoires réclament plus de soutien du gouvernement fédéral au sujet de la légalisation de la marijuana et de tout programme national d\u2019assurance médicaments potentiel.Réunis à Winnipeg jeudi, plusieurs ministres ont affirmé que les transferts de paiements fédéraux ne pouvaient plus compenser la hausse des coûts des soins de santé.Le ministre de la Saskatchewan a dit que son gouvernement aime bien le concept d\u2019un programme national d\u2019assurance médicaments, mais il veut que le gouvernement fédéral paie aussi sa part.Selon le ministre québécois Gaétan Barrette, la vraie question est de savoir si le gouvernement fédéral contribuera financièrement à toutes ces nouvelles mesures.La ministre fédérale de la Santé, Ginette Petitpas Taylor, devrait se joindre à la réunion vendredi.La Presse canadienne Guy Turcotte GRAHAM HUGHES LA PRESSE CANADIENNE ments au sein de son propre gouvernement.Du moins en principe.Peut-on seulement espérer de ce gouvernement qu\u2019il maintienne un ministère des Affaires francophones ?« On l\u2019espère.En attendant, on va essayer de lui en faire comprendre l\u2019importance, dit le président de l\u2019AFO.Ce serait un pas en arrière s\u2019il le fermait.» Carol Jolin rappelle que le gouvernement ontarien a adhéré en 2016 à l\u2019Organisation internationale de la Francophonie.« On nous a dit déjà que ça prend au moins deux ou trois personnes juste pour ça.Ce ne sont pas les dossiers qui manquent.» Selon lui, « il faut du français pour faire des percées économiques » dans de nouveaux marchés.Des Ontariens comme les autres Invité à se prononcer au sujet des Franco-Ontariens en cours de campagne, Doug Ford est resté très évasif, allant même jusqu\u2019à affirmer, plutôt que d\u2019en parler, qu\u2019il aimait beaucoup les Québécois.N\u2019est-ce pas un peu inquiétant ?« Voilà une preuve en tout cas qu\u2019on a beaucoup de travail à faire, dit Carol Jolin.Il existe 622 340 Franco- Ontariens.En Ontario, 1,5 million de citoyens parlent français.Sans parler des francophiles.» Pour l\u2019universitaire Linda Cardinal, cette déclaration de campagne de Ford qui réduisait ainsi les Franco-Onta- riens à des ombres du Québec donne l\u2019impression que l\u2019espace francophone ontarien n\u2019a pas la moindre importance pour lui.« On dirait que ça n\u2019avait aucune importance.[\u2026] Il juge que les Franco- Ontariens sont des Ontariens comme les autres et qu\u2019ils ne souhaitent qu\u2019une réduction des impôts.» Peut-on imaginer un premier ministre québécois qui ignorerait qu\u2019une partie de sa population est de culture anglaise ?Le juriste Marc Simard trouve à tout le moins « inquiétant que le premier ministre de l\u2019Ontario ne soit pas au courant qu\u2019une portion importante de la population de la province parle français».Mais il se dit néanmoins convaincu qu\u2019un homme politique ne peut pas être au fait de tous les dossiers et qu\u2019à condition qu\u2019il soit bien conseillé, Ford sera à même de répondre aux attentes des Franco-Ontariens.Pour les juristes francophones, note Marc Simard, il y a des problèmes en Ontario.« Il est difficile d\u2019être entendu et de plaider en français à plusieurs endroits.» Comme d\u2019autres de ses collègues de l\u2019AJEFO, il aimerait pouvoir le faire partout en Ontario.Linda Cardinal le répète: l\u2019heure est à «apprendre à apprivoiser la nouveauté».S\u2019il y a de quoi être inquiet, il s\u2019agit selon elle d\u2019«une saine inquiétude».Il juge que les Franco- Ontariens sont des Ontariens comme les autres et qu\u2019ils ne souhaitent qu\u2019une réduction des impôts LINDA CARDINAL » "]
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