Le devoir, 22 juin 2018, Cahier A
[" VOL.CIX NO 139 / LE VENDREDI 22 JUIN 2018 / 1,30 $ + TAXES = 1,50 $ WWW.LEDEVOIR.COM INDEX Avis légaux.A6 Décès .B4 Éditorial .A8 Grille TV.B2 Idées.A9 Météo .B8 Mots croisés.B8 Petites annonces .B4 Sports.B8 Sudoku .B8 ACTUALITÉS Une première ville au Québec rase tous ses frênes A 10 ZEITGEIST L\u2019été sera trop long pour les élèves de l\u2019école L\u2019Agora B 10 WEEK-END Quand les arts visuels passent à table, au Centre d\u2019art Diane-Dufresne B 1 JESSICA NADEAU LE DEVOIR Avec les nouvelles vagues de réfugiés qui arrivent au Québec, de plus en plus d\u2019enseignants doivent intégrer dans leurs classes ordinaires des enfants traumatisés qui ne parlent pas la langue et qui n\u2019ont pas nécessairement été à l\u2019école dans leur pays d\u2019origine, mais auxquels on ne peut offrir tous les services dont ils ont besoin.«Comme enseignante, j\u2019ai l\u2019impression que je n\u2019en fais pas assez, que je ne peux pas leur donner tout ce dont ils ont besoin.Par manque de temps.Par manque de ressource.Et par manque de formation.Je n\u2019ai pas les outils de base pour leur enseigner.Je fais de mon mieux, mais je me sens impuissante », soupire Marie-Josée, qui enseigne dans une école primaire sur la Rive-Nord de Montréal.Marie-Josée enseigne dans une classe ordinaire.Elle n\u2019a jamais fait de francisation ou de classe d\u2019accueil.Mais elle doit s\u2019adapter, car depuis quelques années, elle reçoit de plus en plus d\u2019enfants nouvellement arrivés au Québec.Les commissions scolaires ont le choix d\u2019ouvrir des classes d\u2019accueil ou d\u2019intégrer les enfants en classe ordinaire \u2014 en fonction de son âge et non de son niveau réel \u2014 avec un soutien ponctuel en francisation, à raison de quelques heures par semaine.Élèves de 1re génération en formation générale Source MEES Infographie Le Devoir ?Classe d\u2019accueil ?Intégration avec soutien ponctuel ?Intégration avec soutien régulier L\u2019accès aux musées, les grands comme les petits, est gratuit un dimanche par mois.Si rendre la culture accessible à tous est une noble intention, certains intervenants du milieu s\u2019inquiètent des difficultés financières que cela pourrait entraîner pour les institutions.JACQUES NADEAU LE DEVOIR CATHERINE LALONDE LE DEVOIR Offrir l\u2019accès gratuit pour les Québécois aux musées un dimanche par mois.C\u2019est une des idées phares de la ministre Marie Montpetit et de la nouvelle politique culturelle.Alors que la Société des musées du Québec (SMQ) diffusait jeudi son bilan du premier dimanche gratuit*, des critiques fusent du milieu.«Cette mesure est un lapin qui sort d\u2019un chapeau à la veille des élections, improvisée à des fins électorales», illustre en requérant l\u2019anonymat une personne importante du réseau muséal.«C\u2019est une idée citoyenne absolument louable dans l\u2019intention, mais on doit s\u2019interroger sur son application, ses résultats à long terme et ses impacts.» Le 3 juin dernier, 65 musées étaient ouverts gratuitement, selon le cabinet de la ministre ; 16 autres, saisonniers, s\u2019ajouteront en juillet.La SMQ a comptabilisé, pour 45 musées membres ouverts, 8 722 visiteurs.Plusieurs membres de la SMQ anticipent des pertes financières supérieures à ce qui est prévu par le ministère de la Culture (MCC), même s\u2019il s\u2019est engagé à rembourser toutes les gratuités, indique le directeur de la SMQ, Stéphane Chagnon.« Il faut considérer les coûts anticipés en ressources humaines pour le personnel supplémentaire requis à l\u2019animation, l\u2019accueil, l\u2019entretien et la sécurité.Et des pertes financières anticipées.Nos membres prévoient un déplacement de la fréquentation vers le dimanche.» Une donnée plus ou moins confirmée MUSÉES La face cachée de la gratuité Les beaux dimanches décrétés par Québec suscitent de l\u2019inquiétude dans le milieu LISA-MARIE GERVAIS JESSICA NADEAU LE DEVOIR Les excuses du ministre de la Santé, Gaé- tan Barrette, pour ses propos jugés «racistes» et «colonialistes» n\u2019ont pas satisfait les leaders inuits et des Premières Nations, qui continuent de réclamer sa démission.«S\u2019il y a quelque chose que je ne suis pas, c\u2019est un raciste», s\u2019est-il défendu.En cette Journée nationale des peuples autochtones, les déclarations du ministre ont provoqué toute une onde de choc au sein de ces communautés.Le ministre québécois de la Santé dit avoir parlé au maire de Kuujjuaq jeudi matin pour s\u2019excuser.« Je regrette sincèrement ce qui s\u2019est passé et j\u2019ai offert mes plus sincères excuses au maire, de même qu\u2019à toutes les communautés des Premières Nations de cette province », a-t-il répondu en anglais lors d\u2019un impromptu de presse jeudi.En français, quelques minutes plus tôt, il se disait plutôt désolé que ses propos aient été mal interprétés.« Je suis très malheureux que mes propos aient été interprétés avec cette portée, ce n\u2019était pas l\u2019exercice visé.» Lors d\u2019un bain de foule dans une mosquée de sa circonscription de Bros- sard il y a deux semaines, M.Barrette avait tenté d\u2019expliquer à un citoyen qui RACISME Les excuses de Barrette ne suffisent pas aux yeux de leaders autochtones par un musée, qui a vu la popularité de son samedi précédent et de la semaine suivante fondre.Une autre préoccupation de la SMQ est la baisse potentielle des revenus d\u2019abonnement.« Qui aura intérêt à demeurer membre d\u2019un musée, quand un des grands attraits, c\u2019est l\u2019accès gratuit en tout temps ?demande M.Chagnon.Est-ce que le MCC dédommagera ?Pour l\u2019instant, on ne sait pas.On est en discussion ouverte.» Le bilan de la SMQ a comptabilisé 117 960 $ en droits d\u2019entrée pour le 3 juin.Pour 2018-2019, le budget Leitão a prévu 600 000 $ pour lancer la mesure.« Si ce montant doit couvrir les 95 musées listés dans le budget, il nous semble qu\u2019il sera insuffisant », estime JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE S\u2019il y a quelque chose que je ne suis pas, c\u2019est un raciste GAÉTAN BARRETTE » Un refuge imparfait L\u2019afflux migratoire actuel pose de nouveaux défis à l\u2019école, qui peine à les relever en dépit de la bonne volonté VOIR PAGE A 2 : REFUGE On demande au ministère une souplesse dans l\u2019application de cette mesure citoyenne STÉPHANE CHAGNON » VOIR PAGE A 5 : MUSÉES VOIR PAGE A 4 : EXCUSES ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LE VENDREDI 22 JUIN 2018 Il n\u2019y a pas qu\u2019au Mexique que des masses exubérantes provoquent des secousses sismiques.Le Devoir ne vibre pas pour la Coupe du monde, mais pour Marie-Andrée Chouinard.Sa nomination à titre de rédactrice en chef a fait trembler d\u2019enthousiasme jeudi le plancher du 1265, Berri.Détentrice d\u2019un baccalauréat en communication ( journalisme) de l\u2019UQAM, Mme Chouinard a tout fait au cours de sa carrière pour obtenir le poste convoité de rédactrice en chef.C\u2019est une étape naturelle de son parcours qui a commencé en 1996 comme reporter au Devoir.Elle a gravi les échelons pour occuper les postes de chroniqueuse en éducation, d\u2019éditorialiste, de responsable de la page Idées et, depuis 2013, de directrice de l\u2019information.À ce titre, elle a été impliquée de près dans les efforts de transformation du Devoir, d\u2019abord avec le lancement de notre application tablette, en 2014, et ensuite avec le lancement récent de notre application mobile, la refonte de notre site Internet et de notre signature visuelle.Mme Chouinard est la candidate tout indiquée pour succéder à Luce Julien comme rédactrice en chef.Elle sera en mesure de poursuivre l\u2019implantation des stratégies du Devoir, un média qui privilégie les contenus tant imprimés que numériques.Les lecteurs et les lectrices seront par ailleurs heureux de retrouver sa plume à l\u2019éditorial à compter de la semaine prochaine.Mme Chouinard est respectée des journalistes et des collaborateurs du Devoir en raison de sa rigueur et de son dynamisme.Nul doute qu\u2019elle sera en mesure d\u2019accompagner Le Devoir dans une période de grande transformation pour toute l\u2019industrie des médias.Elle saura préserver l\u2019essentiel, soit superviser la production de contenus de qualité pour un lectorat avide d\u2019informations, de débats et d\u2019analyses.Le modèle d\u2019affaires du Devoir repose en effet sur les abonnements et, dans une moindre mesure, la philanthropie.C\u2019est pourquoi nous attachons la plus haute importance aux communautés de lecteurs et de lectrices qui nous lisent et nous soutiennent par leurs abonnements et leurs dons.Mme Chouinard a toute ma confiance pour que Le Devoir demeure, sous sa gouverne, « un vecteur d\u2019information de qualité et un point d\u2019ancrage pour la société québécoise », pour reprendre ses propres mots.BRIAN MYLES DIRECTEUR DU DEVOIR Marie-Andrée Chouinard monte en grade La nouvelle rédactrice en chef du Devoir renouera aussi avec l\u2019éditorial dès la semaine prochaine Le directeur du Devoir, Brian Myles, a annoncé la nomination de Marie-Andrée Chouinard à titre de rédactrice en chef du quotidien.GUILLAUME LEVASSEUR LE DEVOIR JESSICA NADEAU LE DEVOIR Conscientes de divers problèmes liés à l\u2019intégration des nouveaux arrivants, des commissions scolaires mettent en place des projets-pilotes pour faire le pont entre les parents, l\u2019école et les organismes communautaires.« On s\u2019est rendu compte, surtout avec la vague de migrants qu\u2019on a accueillis cette année, que les gens étaient très démunis.On voyait des enfants qui n\u2019avaient même pas de crayons et qui vivaient avec rien.On a vu que les familles avaient des besoins de base à combler d\u2019abord et que si on les aidait de façon plus systémique, ça avait un impact sur la réussite de l\u2019élève », explique Gina Guillemette, porte-parole de la Commission scolaire Marguerite- Bourgeoys, qui a accueilli cette année 71 groupes d\u2019accueil de plus que l\u2019année dernière.Ainsi, la commission scolaire a embauché trois intervenants communautaires scolaires, qui vont agir comme des agents de liaison et prendre en charge les familles et leurs besoins de base dès l\u2019inscription de l\u2019enfant à l\u2019école.On pourra ainsi leur expliquer les rouages du système d\u2019éducation québécois, ce que l\u2019on attend des parents en matière d\u2019implication et d\u2019aide aux devoirs, mais également les inscrire à des banques alimentaires pour À la rencontre des familles immigrantes Les commissions scolaires font preuve de créativité pour tenter de répondre aux besoins particuliers Démunis devant des enfants traumatisés REFUGE SUITE DE LA PAGE A 1 Selon les données du ministère de l\u2019Éducation, le nombre d\u2019élèves en classe d\u2019accueil est passé d\u2019environ 7500 à 9500 entre 2012 et 2017.Le nombre d\u2019élèves ayant des besoins de francisation ponctuels et intégrés dans les classes ordinaires a pour sa part pratiquement triplé, passant de près de 2150 à plus de 6000 élèves.« La durée des services est déterminée en fonction des besoins des élèves, jusqu\u2019à ce que ces derniers soient en mesure de suivre normalement l\u2019enseignement en français », précise le porte-parole du ministère, Bryan St-Louis.Mais quand Marie-Josée regarde le peu de services en francisation offerts à ses élèves nouvellement arrivés au Québec, elle n\u2019est pas convaincue.« Il y a une dame qui vient les chercher deux ou trois heures par semaine.C\u2019est loin d\u2019être assez.On n\u2019a même pas assez de ressources pour assurer un suivi.Et quand de nouveaux élèves arrivent en cours d\u2019année, on coupe sur le temps accordé aux autres\u2026 » Manque de matériel Les professeurs qui intègrent ces enfants n\u2019ont pas de matériel ni de programme spécifique pour les guider.Ils ne sont pas informés de la situation afin qu\u2019ils puissent se préparer, explique Marie-Josée.« On l\u2019apprend le jour même [que ce sont des enfants qui viennent d\u2019immigrer au Québec].On les reconnaît tout de suite : quand je commence à parler français et que j\u2019écris au tableau, ils me regardent avec de grands yeux et me demandent : \u201cDo you speak english ?\u201d » Marie-Josée a vu des surdoués des mathématiques pour lesquels doit faire du matériel sur mesure afin qu\u2019il n\u2019y ait pas trop de texte, mais également des enfants qui n\u2019ont jamais été scolarisés et auxquels elle doit apprendre à tenir un crayon.Dans tous les cas, elle fait le tour de ses collègues pour trouver du matériel qu\u2019elle peut adapter selon le profil de chaque élève et fait des programmes particuliers pour chacun d\u2019entre eux.« Ça implique beaucoup de travail, en plus de tout ce que je dois faire avec mes élèves habituels, ceux qui ont des difficultés d\u2019apprentissage ou de comportement\u2026 Disons que ça vient encore alourdir le poids sur nos épaules », soupire Marie-Josée.Mutisme Dans les classes d\u2019accueil, les enseignants ont l\u2019habitude de travailler avec ces jeunes, mais ce n\u2019est pas toujours facile non plus.« Le premier mois d\u2019école, avec mes élèves, mon objectif, c\u2019est qu\u2019ils se sentent en sécurité, de leur faire comprendre que l\u2019école, ça fait partie de la vie d\u2019enfant, raconte une enseignante en classe d\u2019accueil sur la Rive-Sud de Montréal.Quand je franchis cette étape et que je les vois arriver avec un sourire le matin, c\u2019est déjà un grand pas de fait.» Certains enfants vont se disputer, d\u2019autres vont se refermer sur eux- mêmes, note Sébastien (nom fictif ), qui enseigne dans une classe d\u2019accueil de Montréal.« Plusieurs enfants vont s\u2019enfermer dans un mutisme volontaire.Ça peut durer plusieurs mois.Il n\u2019y a aucun service spécifique à l\u2019accueil pour ça.Et les psychologues ne sont pas très présents dans les écoles.» Questionnée à cet effet, la présidente de la CSDM, Catherine Harel Bourdon, avoue que tout n\u2019est pas parfait.« On fait du mieux qu\u2019on peut, ça, c\u2019est sur, répond-elle.Est-ce qu\u2019on pourrait faire mieux ?Sûrement.» Elle-même a entendu des histoires d\u2019enfants traumatisés qui se cachent sous le bureau lorsqu\u2019ils entendent le bruit d\u2019un hélicoptère.« Il y a plein de choses qui se sont passées dans leur pays d\u2019origine et dans leur parcours migratoire.On essaie de les accompagner le mieux possible.On ajoute des psy- choéducateurs et des techniciens en éducation spécialisée.On a des psychologues scolaires à la CSDM pour des cas plus lourds, mais il faut également travailler avec la santé et les services sociaux.» Ainsi, si un enseignant repère un enfant qui a de toute évidence besoin de services psychologiques, il sera confié aux services de la commission scolaire ou au réseau de santé, mais les délais seront longs, convient Mme Harel Bourdon.Pressions Des enseignants dénoncent également la pression qu\u2019ils subissent pour faire passer leurs élèves de l\u2019accueil dans les classes ordinaires même s\u2019ils ne sont pas prêts afin de faire de la place pour ceux fraîchement débarqués.Il faut du « roulement », notent-ils, car il n\u2019y a souvent pas de place dans les écoles qui débordent pour ouvrir de nouvelles classes d\u2019accueil ni même d\u2019enseignants disponibles dans un contexte de pénurie.«Tous les moyens sont bons pour faire passer les élèves dans les classes ordinaires, déplore Sébastien.On pellette en avant le problème et ce sont les professeurs des classes ordinaires qui écopent.On tient pour acquis qu\u2019ils vont amener ces jeunes vers la réussite et que ça va se faire par la magie de Disney.» Dans les syndicats de l\u2019enseignement, c\u2019est une inquiétude grandissante.«On reçoit de plus en plus d\u2019appels de professeurs désemparés qui disent que l\u2019intégration se fait de façon chaotique dans leur milieu.Et ce que l\u2019on constate souvent, c\u2019est que la structure est là, mais qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019argent pour la soutenir», résume Sylvie Théberge, vice-présidente à la Fédération des syndicats de l\u2019enseignement (FSE).Même constat à la Fédération autonome de l\u2019enseignement (FAE), qui mène actuellement des travaux pour documenter le phénomène.« On voit qu\u2019il y a manifestement des redressements à faire, notamment sur la question de l\u2019intégration, qui doit être balisée », note la vice-présidente, Nathalie Morel.du dépannage d\u2019urgence et les orienter vers des ressources pour avoir des vêtements ou des effets scolaires.Un minibus vient tout juste de prendre la route pour aller à la rencontre des familles dans les quartiers les plus difficiles et créer des liens en prévision de la prochaine rentrée.« On va se servir du véhicule pour approcher les familles qui ne nous feraient pas nécessairement part de leurs besoins », explique Mme Guillemette.La Commission scolaire de Montréal prévoit elle aussi, grâce à de nouveaux budgets de Québec, d\u2019engager de tels agents de liaison dans les écoles qui ont plusieurs classes d\u2019accueil.La commission scolaire a également mis sur pied, sur les recommandations d\u2019un chercheur, un tout premier «groupe de parole» dans une école de LaSalle.«On se rend compte que lorsque les élèves arrivent, ils tombent rapidement dans les devoirs et la performance, mais ils n\u2019ont pas eu d\u2019espace pour exprimer ce qu\u2019ils ont vécu, pour parler de la famille, des deuils, du pays d\u2019origine, etc.», explique Gina Guillemette.Ces groupes pour classes d\u2019accueil, animés par un psychologue, permettent donc aux enfants de s\u2019exprimer dans un espace neutre à l\u2019école.« C\u2019est tout nouveau, mais ça fonctionne très bien, assure Gina Guillemette.C\u2019est une façon de les écouter et de favoriser leur intégration.» Un minibus de la CSMB permet aux intervenants d\u2019aller rencontrer les familles dans leur milieu.JACQUES NADEAU LE DEVOIR 71 C\u2019est le nombre de groupes de plus en accueil qu\u2019a dû mettre sur pied la Commission scolaire Marguerite- Bourgeoys en raison de l\u2019afflux d\u2019immigrants. ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LE VENDREDI 22 JUIN 2018 La culture du pot C e serait donc un « moment historique » ! C\u2019est un ancien collègue journaliste peu connu pour son humour et ses emportements, le sénateur André Pratte, qui l\u2019affirme.En adoptant cette semaine le projet de loi qui légalisera la marijuana, Ottawa viendrait donc de faire franchir un pas de géant à l\u2019humanité.Pour peu, on se lèverait pour entonner l\u2019Ô Canada.Si Pierre Trudeau a refondé le pays en 1982 en imposant une nouvelle constitution par ce qui ressemble en tout point à un coup de force, son fils vient donc lui aussi d\u2019entrer dans l\u2019« histoire » en faisant souffler sur le pays de voluptueux effluves de marijuana.On se demanderait presque si, emporté par l\u2019enthousiasme, notre sénateur n\u2019a pas légèrement devancé la loi pour en fumer du bon.Mais soyons cléments.On a l\u2019histoire qu\u2019on peut.Vue d\u2019Europe et de France, cette chicane provinciale pour avoir le droit d\u2019arroser quatre plants de pot dans sa cour ou sur son balcon paraît pour le moins byzantine.Il suffit que le sujet surgisse dans une conversation pour que les Français, pourtant si prompts à s\u2019écharper sur tout et n\u2019importe quoi, ne sachent plus quoi dire.À l\u2019exception de quelques soixante-huitards un peu attardés et du journal Libération, lui-même profondément marqué par la culture de cette époque, le sujet passionne les Français autant que la culture des topinambours.L\u2019an dernier, peu avant l\u2019élection présidentielle, une pétition avait bien essayé d\u2019intéresser la classe politique à la légalisation du cannabis.Le député socialiste Patrick Menucci et la psychiatre Béatrice Stambul, accompagnés de 150 personnalités marseillaises, avaient évoqué la possibilité de mettre ainsi fin aux sanglantes guerres de gangs qui déchirent la cité phocéenne.Seul Benoît Hamon avait dressé l\u2019oreille.Mal lui en prit.L\u2019ancien candidat socialiste, surtout populaire chez les étudiants, a depuis été relégué aux marges de la vie politique française.Pourtant, on a parfaitement raison de s\u2019interroger sur la culture du pot.Je veux parler de cette culture qui se pratique avec des mots et non à coups de bêche.Quand je pense au pot, je ne peux m\u2019empêcher de revoir l\u2019air abruti des étudiants de mon cégep à qui j\u2019essayais tant bien que mal de fourguer mon journal étudiant et qui me répondaient par un désespérant « cool man ».Pour les militants politiques que nous étions alors, le monde était séparé en deux classes bien distinctes : les citoyens et les « fumeux de pot », dont nous savions d\u2019expérience qu\u2019il n\u2019y avait rien à attendre.Nous ne pouvions imaginer alors que les seconds l\u2019emporteraient un jour.Toute la presse européenne a reproduit l\u2019unifolié canadien sur lequel la feuille de cannabis a remplacé la feuille d\u2019érable.Parions qu\u2019avec le pétrole de l\u2019Alberta, cette image va rester collée au Canada de Justin Trudeau.Déchirés sur l\u2019Europe, l\u2019environnement, la montée des populismes et l\u2019immigration, les Français n\u2019osent généralement pas le dire ouvertement, mais on sent bien que les plus avertis se demandent quel vide politique abyssal a bien pu amener les Canadiens à se passionner pour un sujet aussi futile.Souvent ignorants du b.a.-ba de la politique canadienne, ils ne comprennent pas à quel point cette légalisation n\u2019est pas seulement le symbole de la coolitude canadienne, mais celui d\u2019une société où l\u2019individualisme triomphe à un niveau difficilement imaginable ailleurs.Car qu\u2019est-ce que le cannabis sinon cette drogue terriblement contemporaine « qui fait enfler le moi, qui le rend hyperbolique », comme l\u2019écrivait Baudelaire ?Au-delà des arguties nébuleuses, le vrai débat est peut-être là.Que pressent-on dans cette impérieuse nécessité de légaliser le cannabis sinon l\u2019urgence absolue de pousser toujours un peu plus loin cette obsession contemporaine des droits individuels dont il faut bien reconnaître qu\u2019elle a trouvé sa terre d\u2019élection dans le vide existentiel de notre grand pays « postnational » ?Dans le même texte, Baudelaire comparait le cannabis au vin.Voilà en effet un véritable objet de culture ! Car avec le vin viennent des milliers de mots, d\u2019odeurs, de saveurs, de couleurs, de traditions, de savoir-faire, de rites collectifs et de sensations les plus diverses.Bref, toute une littérature.Avec le pot ne vient que la sécheresse de l\u2019individu prisonnier de ses rêves.« Le haschisch est une arme pour le suicide », écrit le poète, qui y voit une drogue de « paresseux » qui annihile toute volonté.C\u2019est peut-être pourquoi, à une époque où le premier venu se prend pour Kurt Cobain, il semble si urgent de légaliser le pot.Baudelaire va jusqu\u2019à dire que « le vin est pour le peuple qui travaille et qui mérite d\u2019en boire », alors que « le haschisch appartient à la classe des joies solitaires ; il est fait pour les misérables oisifs ».Mais la réflexion la plus actuelle de l\u2019auteur des Paradis artificiels est aussi sa plus virulente.Dommage que les sénateurs ne l\u2019aient pas méditée.Car le poète concluait que, « s\u2019il existait un gouvernement qui eût intérêt à corrompre ses gouvernés, il n\u2019aurait qu\u2019à encourager l\u2019usage du haschisch ».Allez, débouchons quand même une bouteille pour rendre grâce à l\u2019« histoire » et surtout célébrer l\u2019arrivée de l\u2019été.CHRISTIAN RIOUX L\u2019histoire de l\u2019île d\u2019Anticosti est parsemée de centaines de naufrages, si bien que les bateaux échoués sur la grève font partie du paysage.ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR Après avoir dépensé 94 millions de dollars dans la saga pétrolière Anti- costi, le gouvernement du Québec doit annoncer vendredi des investissements de quelques millions de dollars pour soutenir la relance économique de l\u2019île, mais aussi l\u2019élaboration de son dossier de candidature pour l\u2019UNESCO, a appris Le Devoir.Les Anticostiens espèrent beaucoup plus.La ministre de l\u2019Environnement, Isabelle Melançon, qui participe vendredi au « Forum du futur » organisé à Port- Menier, profitera de son passage sur Anticosti pour annoncer des investissements « majeurs et stimulants » pour tenter de préserver de la petite communauté insulaire en déclin.Selon les informations obtenues auprès de différentes sources, le gouvernement Couillard doit surtout annoncer des investissements dans les infrastructures de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq), qui gère présentement la plus grande part de l\u2019accueil touristique sur l\u2019île, principalement pour la chasse et la pêche.En tout, des investissements d\u2019un peu plus de sept millions devraient être annoncés par la ministre Melançon vendredi après-midi.Il serait aussi question de confirmer la construction, à Port-Menier, d\u2019un hôtel qui serait géré par la Sépaq.Interpellée jeudi, la Sépaq a simplement indiqué que « divers investissements importants » seront annoncés vendredi.UNESCO À quelques mois des élections, et après avoir mis fin aux projets pétroliers sur l\u2019île, le gouvernement Couillard doit par ailleurs confirmer une enveloppe de 400 000 $ pour permettre à la municipalité d\u2019entamer l\u2019élaboration de son dossier de candidature au patrimoine mondial de l\u2019UNESCO.Cette enveloppe s\u2019inscrit dans la volonté du gouvernement de « protéger le patrimoine géologique et naturel » de ce « joyau » d\u2019une superficie de 7900 km2, soit 16 fois l\u2019île de Montréal.En entrevue au Devoir jeudi, le maire d\u2019Anticosti, John Pineault, a salué cet engagement financier, tout en soulignant que les travaux qui doivent mener au dépôt du dossier à l\u2019UNESCO, prévu possiblement pour 2021, devraient coûter au moins 800 000 $.M.Pineault, qui s\u2019est battu pour éviter que l\u2019île soit réduite à un site d\u2019exploration pétrolière et gazière, estime aussi que les fonds publics devront être plus abondants pour espérer stopper le déclin de cette communauté d\u2019environ 200 habitants.Pour le moment, dit-il, « on a l\u2019impression d\u2019avoir une pitance, surtout lorsqu\u2019on voit que le gouvernement a déjà dépensé 94 millions de dollars pour les pétrolières ».Eau potable En fait, le gouvernement Couillard a versé 62 millions de dollars en compensations à cinq entreprises pétrolières, pour mettre un terme au projet Hydrocarbures Anticosti.Québec a aussi dépensé 30 millions dans les différents travaux du projet, lancé par le gouvernement péquiste en 2014.Le maire de l\u2019île souhaite donc profiter du passage d\u2019Isabelle Melançon pour lui rappeler que les Anticostiens sont privés d\u2019eau potable «depuis quinze ans».« C\u2019est un processus interminable », déplore-t-il.Les coûts de construction d\u2019une nouvelle usine d\u2019épuration sont évalués à 4 millions.Une fortune pour une municipalité dont le budget annuel se limite à 1,4 million.Lien maritime John Pineault, qui prédit qu\u2019une reconnaissance à l\u2019UNESCO entraînerait une croissance « fulgurante » du tourisme, plaide aussi pour l\u2019implantation d\u2019une desserte maritime, afin de réduire les coûts du transport pour se rendre sur l\u2019île, actuellement exorbitants.Le gouvernement a d\u2019ailleurs commandé l\u2019an dernier une « étude détaillée » concernant la mise en place d\u2019un traversier entre la Côte-Nord, l\u2019île d\u2019Anticosti et la Gaspésie.Les résultats devraient être connus à la fin de cette année, mais le maire réclame un engagement clair du gouvernement, pour éviter les incertitudes après les élections d\u2019octobre.Une fois sur l\u2019île, les touristes devront aussi pouvoir bénéficier d\u2019infrastructures d\u2019accueil qui sont actuellement déficientes, selon M.Pineault.Et dans ce domaine, la construction d\u2019un hôtel de la Sépaq à Port-Menier sera insuffisante, selon lui.Le maire Pineault se dit toutefois convaincu de pouvoir miser sur des attraits uniques, dont un projet de sentier de plus de 500 kilomètres qui permettra de faire le tour d\u2019Anticosti.Déjà, le gouvernement du Québec a offert 250 000 $ en financement pour lancer les travaux d\u2019un premier tronçon de 150 kilomètres.Conseiller principal chez Copticom et participant au forum de vendredi et samedi, Hugo Séguin estime d\u2019ailleurs que la conjoncture est favorable à Anti- costi, après la fin de la saga pétrolière.« Il y a un capital de sympathie très important.C\u2019est le temps de faire jaillir des initiatives.» ÉCONOMIE Québec investira pour la relance d\u2019Anticosti E N B R E F La dalle-parc Turcot de retour Après l\u2019avoir effacée des plans initiaux, Québec a confirmé jeudi la construction d\u2019une dalle-parc aux abords de l\u2019échangeur Turcot afin de créer un lien entre les arrondissements du Sud-Ouest et de Côte- des-Neiges\u2013Notre-Dame-de-Grâce.Montréal entend de son côté aménager un parc-nature dans l\u2019ancienne cour de triage Turcot.Ce nouvel espace vert de 30 hectares comportera des sentiers pour piétons, cyclistes et skieurs.Le ministre des Transports, André Fortin, et la mairesse de Montréal, Valérie Plante, ont indiqué qu\u2019une consultation sur les nouveaux aménagements serait menée par l\u2019Office de consultation publique de Montréal à l\u2019automne.Québec et Montréal financeront aussi une étude d\u2019opportunité du projet.Le Devoir Procès à Laval : le jury réécoute le témoignage de Tony Accurso Au troisième jour des délibérations au procès de Tony Accurso, jeudi, le jury a demandé de réécouter le témoignage de l\u2019ex-en- trepreneur en construction accusé de fraude et de corruption relativement à un système de partage de contrats à Laval.Les jurés, cinq femmes et sept hommes, sont tenus d\u2019écouter l\u2019entièreté du témoignage, y compris le contre-interrogatoire de la Couronne, qui s\u2019était déroulé sur près d\u2019une journée et demie.Rappelons que le sort de l\u2019ex-entrepreneur en construction se trouve entre les mains du jury depuis mardi.M.Accurso fait face à des accusations de complot pour corruption, de complot pour fraude, de fraude, de corruption d\u2019un fonctionnaire et d\u2019aide à commettre un abus de confiance.Il a plaidé non coupable à toutes les accusations.Le Devoir Que pressent-on dans cette impérieuse nécessité de légaliser le cannabis sinon l\u2019urgence absolue de pousser toujours un peu plus loin cette obsession contemporaine des droits individuels dont il faut bien reconnaître qu\u2019elle a trouvé sa terre d\u2019élection dans le vide existentiel de notre grand pays « post-national » ? l\u2019enregistrait à son insu pourquoi l\u2019accompagnement parental dans les évacuations aéromédicales au Nunavik était encore un problème.Il a insinué que même si les avions-hôpitaux ont été modifiés pour pouvoir accueillir des accompagnateurs, il y aura encore des cas où ces derniers seront expulsés de ces appareils Challenger en raison d\u2019une consommation de drogue ou d\u2019alcool.« Je peux vous garantir qu\u2019il y aura au moins un cas dans les six prochains mois où quelqu\u2019un ne sera pas admis dans l\u2019avion.Pourquoi ?Parce que quiconque est agité, drogué ou sous l\u2019influence de quoi que ce soit ne sera pas autorisé à monter à bord, sous aucun prétexte, ça n\u2019arrivera pas.Et ça arrive tout le temps », affirmait le ministre dans l\u2019enregistrement audio obtenu par Le Devoir et CBC.Des excuses insuffisantes Ses explications n\u2019ont pas satisfait le maire de Kuujjuaq, Tunu Napartuk, qui continue d\u2019exiger sa démission.« M.Barrette a essayé de m\u2019expliquer ses commentaires, il a continué en disant que ce n\u2019était pas envers un groupe spécifique ou les Inuits.Mais je lui ai répondu que je ne pouvais pas accepter ça », a dit le maire de Kuujjuaq, Tunu Napartuk.Choqué des déclarations de M.Barrette, le président de Makivik, Charlie Watt, croit lui aussi que des excuses ne sont pas suffisantes et demande la démission de M.Barrette.« Nous entendons des gens dire de très mauvaises choses au sujet des Inuits et des Premières Nations, mais les entendre de cette manière de la part d\u2019un ministre\u2026 Il a besoin de s\u2019excuser, et je ne pense pas que ce sera suffisant.Il doit partir.La confiance n\u2019est plus là », a-t-il déclaré jeudi matin.En plus d\u2019exiger la démission du ministre, le chef de l\u2019Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, s\u2019est désolé de constater qu\u2019« on n\u2019en a pas fini de \u201cdéterrer et d\u2019arracher les racines très profondes de la discrimination\u201d envers les peuples autochtones ».« Les propos totalement inacceptables du ministre nous indiquent clairement que ces racines sont très présentes au cœur même du gouvernement de Philippe Couillard, qui devrait exiger immédiatement la démission du ministre Barrette », a-t-il déclaré par voie de communiqué.Une discrimination systémique ?Même si M.Couillard a mis sur pied la commission Viens, sur les possibles pratiques discriminatoires de certains services publics envers les autochtones, c\u2019est peut-être au sein de son conseil des ministres qu\u2019il devrait d\u2019abord chercher les racines de la discrimination, suggère M.Picard.« La Commission aurait peut-être dû convoquer d\u2019abord Gaétan Barrette pour vérifier jusqu\u2019à quel point la discrimination dans son important ministère part d\u2019en haut.» Pour Tunu Napartuk, le racisme envers les Inuits est un tabou et il faut le dénoncer chaque fois.C\u2019est pourquoi il n\u2019a pas pu digérer les propos du ministre Barrette.« En ne parlant pas du racisme qu\u2019on subit, on donne pratiquement la permission aux gens de continuer, a-t-il dit.On doit en parler plus ouvertement.Et trouver des solutions.» Pour la chef du Conseil de bande de Kahnawake, Christine Zachary-Deom, c\u2019est une bonne chose que le ministre s\u2019intéresse au problème des évacuations aéromédicales des enfants en solitaire.«Mais qu\u2019est-ce qu\u2019il va faire à ce sujet?Quels programmes peut-on mettre en place ?Qu\u2019est-ce qui va être fait pour permettre aux parents d\u2019accompagner leurs enfants?» s\u2019est-elle interrogée.Le premier ministre a pour sa part répondu que « le Dr Barrette a toute [sa] confiance » et répété qu\u2019il avait fait LEDEVOIR // LE VENDREDI 22 JUIN 2018 ACTUALITÉS A 4 CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a annoncé jeudi que la Ville va fournir 10 % du budget de construction d\u2019une ambassade culturelle et artistique autochtone permanente dans le Vieux- Port de Montréal.L\u2019apport de la Ville au projet se chiffrerait donc à 6,2 millions de dollars.Ce projet, que la communauté autochtone de Montréal mijote depuis quelque vingt ans, attend cependant toujours l\u2019appui officiel des gouvernements provincial et fédéral.Les communautés autochtones souhaiteraient que cette « ambassade » au rayonnement international soit érigée dans le petit parc à l\u2019ouest du quai de l\u2019Horloge, dans le Vieux-Port de Montréal, sur un terrain appartenant à la Société immobilière du Canada.C\u2019est là d\u2019ailleurs que se tenait jeudi une cérémonie du feu, à l\u2019occasion de la Journée nationale des peuples autochtones, qui a lieu le 21 juin.Cette journée se tenait jeudi à Montréal sur le thème « Bâtir une relation durable ».« Nous devons fonctionner avec des alliés, dans la société, dans les villes, comme aux gouvernements », a dit le chef de l\u2019Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard.Montréal, terre autochtone Le projet DestiNATIONS, qui prévoit l\u2019érection d\u2019un carrefour international des cultures et des arts autochtones, a aussi été l\u2019objet d\u2019une mention dans le dernier budget du gouvernement Couil- lard.Mais aucune annonce concrète n\u2019a encore été faite à ce sujet.Idem, pour l\u2019instant, du côté du gouvernement fédéral.Odile Joannette, qui siège au conseil d\u2019administration de DestiNATIONS, croit que le projet verra le jour « si les citoyens croient en ce projet, qu\u2019ils soient autochtones ou non-autochtones, et toutes générations confondues ».« Ce serait notre espace, un espace d\u2019envergure internationale, où on ferait rayonner nos pratiques artistiques et culturelles du Québec, du Canada, mais aussi du monde », a-t-elle dit.« De plus en plus, les alliances entre peuples autochtones se font à tous les niveaux.Les frontières ne sont plus limitatives.On peut vraiment s\u2019ouvrir.Depuis vingt ans, la communauté autochtone travaille et rêve à un espace avec une signature architecturale unique et forte, qui placerait Montréal comme une terre au- La démission de Gaétan Barrette réclamée EXCUSES SUITE DE LA PAGE A 1 JOURNÉE DES PEUPLES AUTOCHTONES Montréal appuie la création d\u2019une ambassade culturelle autochtone C\u2019est dans un petit parc à l\u2019ouest du quai de l\u2019Horloge, dans le Vieux-Port de Montréal, que s\u2019est tenue jeudi une cérémonie du feu, à l\u2019occasion de la Journée nationale des peuples autochtones.CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR « des choses très importantes pour le système de santé et pour les peuples autochtones ».Une politique imminente Le ministre Barrette avait reconnu en février dernier que ce n\u2019était pas une réglementation fédérale qui empêchait de faire monter des accompagnateurs à bord du Challenger, mais bien une réglementation québécoise, qu\u2019il s\u2019est aussitôt engagé à modifier.Au même moment, il avait donné l\u2019ordre de procéder à des aménagements des avions- hôpitaux, comme l\u2019installation d\u2019une porte pour séparer la cabine des pilotes du reste de l\u2019avion, dans le courant de l\u2019année.Et il s\u2019est félicité que ce soit déjà chose faite.« On a insisté pour le faire le plus vite possible.On a réussi.Et j\u2019ai dit qu\u2019en juin ce serait réglé et ce l\u2019est », a-t-il dit.Mais la politique d\u2019Évacuations aéro- médicales du Québec (EVAQ) visant à favoriser l\u2019accompagnement parental, elle, devrait voir le jour à la fin du mois, a précisé le cabinet du ministre.M.Barrette a continué d\u2019insister sur le fait que c\u2019est le pilote qui décide qui monte à bord de ce gros navire volant.« Le capitaine est toujours libre de dire oui ou non », a-t-il réitéré.« Et ayant vécu ce genre de situation moi-même professionnellement dans ma vie, je peux vous dire qu\u2019il y a des personnes qui peuvent être tellement stressées qu\u2019elles peuvent en perdre un peu les pédales.Et ça, c\u2019est humain, c\u2019est tout à fait normal.» Avec Jeanne Corriveau tochtone où on serait fiers de cohabiter tous ensemble.Cela fait dix ans qu\u2019on y travaille de façon sérieuse.Et depuis quelques années, nous nous sommes associés avec Tourisme autochtone du Québec.» Le ministre des Affaires autochtones du Québec, Geoffrey Kelley, relevait par ailleurs jeudi que 50 % des citoyens du Québec n\u2019avaient jamais visité une communauté autochtone de leur vie.Sépultures autochtones La Ville de Montréal a également profité de la journée pour annoncer qu\u2019elle s\u2019engageait à remettre les sépultures autochtones trouvées sur le territoire à l\u2019occasion de différents travaux.En effet, des sépultures, dont certaines vieilles de 4000 ans, ont été trou- Ottawa collabore avec les Premières Nations sur la protection côtière PRINCE RUPERT \u2014 Le gouvernement fédéral collabore avec les Premières Nations pour protéger la côte nord du Pacifique.Le premier ministre, Justin Trudeau, en a fait l\u2019annonce jeudi à Prince Rupert, en Colombie-Britannique, dans le cadre de la célébration de la Journée nationale des peuples autochtones.L\u2019accord entre le gouvernement fédéral et 14 Premières Nations côtières lance un partenariat sur des initiatives axées sur les milieux marins qui feront, selon Ottawa, progresser la réconciliation et protégeront un secteur couvrant les deux tiers de la côte de la Colombie-Britannique.Les Premières Nations et le gouvernement fédéral ont convenu de coordonner leurs efforts en matière de gestion et de conservation des océans, «y compris la planification spatiale marine et la création d\u2019un réseau d\u2019aires marines protégées», indique le gouvernement par communiqué.Marilyn Slett, chef de la nation Heiltsuk et présidente de l\u2019initiative Great Bear des Premières Nations côtières, a affirmé que la feuille de route annoncée par le premier ministre Justin Trudeau, jeudi, formaliserait un rôle de conservation qu\u2019assument des communautés autochtones depuis des millénaires.En 2016, la nation Heiltsuk était intervenue lors de l\u2019échouement du bateau-remorqueur Nathan E.Stewart près de Bella Bella, qui a causé le déversement de milliers de litres de carburant, dans un secteur où est rassemblée la majeure partie de l\u2019approvisionnement en nourriture de la communauté.M.Trudeau a affirmé que cet accord aidera le gouvernement « à donner suite à [sa] promesse de collaborer dans la gestion des océans ».La Presse canadienne vées au fil des ans à différents endroits clés : notamment sur le chemin Queen- Mary, à l\u2019angle des rues Peel et Sherbrooke, et sur le site du musée Étienne Nizard de Saint-Dizier, à Verdun.La Ville de Montréal répond en ce sens à des pressions exercées par le Conseil de bande de la communauté mohawk de Kahnawake, qui exprime le souhait de récupérer ces sépultures.La Ville prévoit de procéder au transfert dans un délai d\u2019un an, et annonce que la démarche sera encadrée par un « accord sur les modalités et les conditions de la restitution ».Par ailleurs, le premier sommet entre maires et mairesses du Québec et chefs des Premières Nations autochtones sera tenu par la Ville de Montréal le 30 août prochain.JONATHAN HAYWARD LA PRESSE CANADIENNE Ce serait notre espace, un espace d\u2019envergure internationale ODILE JOANNETTE » Ghislain Picard, chef de l\u2019Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador SEAN KILPATRICK, LA PRESSE CANADIENNE LEDEVOIR // LE VENDREDI 22 JUIN 2018 ACTUALITÉS A 5 78208446-01 Ce Résultats des tirages du : En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.compl.compl.o q u e b e c .c o m / l o t e r i e s l o t o q u e b e c .c o m / l o t e u e b e c .c o m / l o t e r i e s l o t o q u e b e c .c o m / l o t e Prochain gros lot (approx.) : Ce soir, 42 MILLIONS $ (approximatif) 2018-06-20 7 000 000 $ 14 24 31 35 37 48 17 01 14 15 24 42 43 26 0881583 1 LOT GARANTI DE 1 000 000 $ Nouvelles normes pour la bière OTTAWA \u2014 Votre bière est sur le point de subir une transformation gouvernementale.Des responsables fédéraux proposent des changements aux normes sur la bière à l\u2019échelle du pays qui élargiraient le nombre d\u2019ingrédients autorisés et forceraient les brasseurs à énumérer chaque ingrédient sur une cannette ou une bouteille.Même la définition canadienne de la « bière » serait modifiée.Ces changements marqueraient une révision majeure des normes sur la bière, mises en vigueur il y a plus de 30 ans, mais elles doivent d\u2019abord faire l\u2019objet d\u2019un processus de consultations publiques, lancé discrètement il y a quelques jours.La Presse canadienne EN BREF LA PRESSE CANADIENNE Collusion : Laval a récupéré 41 millions La Ville de Laval a récupéré plus de 41 millions de dollars des entreprises frauduleuses au terme d\u2019ententes en vertu de la loi sur la récupération de l\u2019argent de la collusion.Première ville à avoir envoyé des mises en demeure aux entreprises qui auraient été impliquées dans le système de partage de contrats, Laval a annoncé jeudi avoir touché ces sommes grâce au Programme de remboursement volontaire du gouvernement du Québec, ainsi qu\u2019au terme de poursuites civiles.La Ville de Laval entend intenter d\u2019autres procédures judiciaires dans les prochains mois.«Nous ne nous limitons pas qu\u2019aux seuls contrats de construction», indique Marc Demers, maire de Laval.La Ville de Laval a notamment déposé une poursuite civile de 29 millions de dollars contre l\u2019ex- entrepreneur en construction Tony Accurso, qui subit actuellement son procès au criminel.Le Devoir MSF est éclaboussé par des allégations d\u2019inconduite sexuelle LONDRES \u2014 L\u2019organisation humanitaire Médecins sans frontières est éclaboussée par des allégations d\u2019inconduite sexuelle.D\u2019anciens employés de MSF ont raconté à la BBC britannique que des membres de MSF en Afrique ont embauché des prostituées et échangé des médicaments en retour de faveurs sexuelles.Une femme a dit à la BBC, sous le couvert de l\u2019anonymat, que le recours aux prostituées était « évident et répandu ».Une autre a dit qu\u2019un collègue s\u2019était vanté d\u2019avoir obtenu des faveurs sexuelles en échange de médicaments dans le nord du Liberia.« Il laissait entendre que plusieurs jeunes filles qui avaient perdu leurs parents à l\u2019Ebola poseraient n\u2019importe quel acte sexuel pour obtenir la médication », a-t-elle dit.Associated Press M.Chagnon, si on le multiplie par les dix mois qui restent d\u2019ici le 31 mars 2019.Le budget prévoit ensuite 1,1 million par année jusqu\u2019en 2023.La dizaine d\u2019institutions du réseau muséal du Saguenay-Lac-Saint-Jean touchées par la mesure ont décidé de ne pas suivre la demande de la ministre cette année alors qu\u2019elle n\u2019est pas encore obligatoire.« Ça arrive une fois que nos budgets sont planifiés, quand on entame nos saisons touristiques », précise Diane Hudon, présidente.« Il y a un effet de dernière minute dérangeant.» Pour ces musées, 80 % de l\u2019année financière se joue pendant la saison estivale, et la part de visiteurs venant de l\u2019international est importante.Celle qui est aussi directrice de la Vieille Fromagerie Perron de Saint-Prime s\u2019interroge : « On gère ça comment, à la billetterie ?On dit \u201cToi, tu ne paies pas et toi, à côté, tu paies ?\u201d Comment on fait ça sans créer d\u2019insatisfaction ?» La Vieille Fromagerie a par ailleurs une capacité d\u2019accueil limitée, avec ses 8000 à 10 000 visiteurs par année.« On ne peut pas aller au-delà de notre capacité d\u2019accueil, qui est limitée.Si on se ramasse avec une surpopulation, il va y avoir de l\u2019insatisfaction.» Que dit la gratuité ?La mesure, Mme Montpetit l\u2019a dit déjà, est inspirée des musées parisiens.« Le modèle français de financement est dif- férent », rappelle Stéphane Chagnon.« Les musées y sont soutenus à 100 % par l\u2019État», alors qu\u2019ici, ce n\u2019est jamais à plus de 50 % pour les opérations et l\u2019accomplissement de la mission.« Il y a un \u201cmur-à-mur\u201d imposé qui fait sourciller », explique la source confidentielle.Le 30 mai, la SMQ dénonçait aussi l\u2019absence de consultation sur le sujet.Son directeur précise que l\u2019application à l\u2019aveugle se fait sans considérer les multiples visages des musées du Québec, de leurs modèles d\u2019affaires et de leurs clientèles.« On demande au ministère une souplesse dans l\u2019application de cette mesure citoyenne.» Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, le réseau y est aussi allé de ses propositions, dont celle «de ne pas toucher à la saison touristique.Juin, juillet, août, début sep- Une mesure d\u2019inspiration parisienne MUSÉES SUITE DE LA PAGE A 1 ISABELLE PORTER À QUÉBEC LE DEVOIR Brisant le silence pour la première fois jeudi, les parents d\u2019Alexandre Bisson- nette ont dénoncé la sévérité de la Couronne à l\u2019endroit de leur fils en soulignant l\u2019ampleur de ses problèmes de santé mentale et l\u2019intimidation dont il a été victime dans le passé.Dans un texte lu devant les médias, le père du meurtrier, Raymond Bisson- nette, a d\u2019abord tenu à s\u2019adresser aux victimes.« J\u2019aimerais leur faire part, une fois de plus, en mon nom et au nom de ma famille, de toute notre compassion et notre sympathie.» «J\u2019ai réalisé à quel point cette communauté se sent isolée et incomprise, a-t-il poursuivi.J\u2019ai réalisé aussi qu\u2019il n\u2019y a absolument rien qui pourrait changer les perceptions à l\u2019égard d\u2019Alexandre et je le comprends très bien.» À l\u2019exception d\u2019un bref message écrit transmis aux médias en janvier dernier, le couple n\u2019avait fait aucun commentaire depuis la tuerie.«Alexandre n\u2019est pas un monstre», a dit Raymond Bissonnette alors que sa conjointe pleurait en silence à ses côtés.«Les témoignages des psychiatres sont venus expliquer les causes probables de son geste.Particulièrement l\u2019intimidation subie durant des années à l\u2019école.» Motivation politique « J\u2019ai beaucoup de difficulté à comprendre l\u2019attitude de la Couronne d\u2019avoir ignoré les problèmes de santé mentale d\u2019Alexandre », a aussi déclaré le père du tueur.À ses yeux, la Couronne a « banalisé » l\u2019importance de l\u2019intimidation et son impact sur les jeunes.La Couronne a recommandé la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 150 ans pour les crimes commis par Alexandre Bissonnette le 29 janvier 2017.Raymond Bissonnette a en outre déclaré que l\u2019attitude de la Couronne était à son avis « le résultat d\u2019une volonté politique et non juridique ».Il a conclu son message en insistant sur les ravages causés par les problèmes de santé mentale.« Cette terrible maladie n\u2019a pas de couleur, pas de religion, pas de sexe.Il est impossible de prédire à quel moment de notre vie [\u2026] elle peut nous frapper.» Des regrets L e s o b s e r vat i o n s s u r la p e i n e s\u2019étaient conclues un peu avant par la plaidoirie de l\u2019avocat de la procureure générale du Québec venu défendre la constitutionnalité des dispositions du Code criminel qui rendent possible un emprisonnement de 150 ans.Me Jean-François Paré a notamment fait valoir que le juge n\u2019était pas obligé de s\u2019en prévaloir.« Votre pouvoir discrétionnaire, il est total, complet », a-t- il dit.À ses yeux, il appartient au juge Les parents d\u2019Alexandre Bissonnette brisent le silence dans sa sentence de s\u2019assurer qu\u2019une peine ne soit pas abusive.Avant de conclure, le juge Huot a demandé à Alexandre Bissonnette de revenir au tribunal le 29 octobre prochain pour entendre sa sentence.Il lui a ensuite demandé s\u2019il souhaitait déclarer quelque chose.D\u2019une voix hésitante et faible, l\u2019homme de 28 ans a répondu par quelques mots.« Je voudrais réitérer que je regrette atrocement ce que j\u2019ai fait le 29 janvier 2017 », a-t-il dit d\u2019une voix faible et hésitante.« Je regrette que ma vie ait été la cause de tant de souffrances et de peines pour tant de personnes.J\u2019aimerais peut-être avoir une lueur d\u2019espoir au bout du long tunnel noir dans lequel je me suis perdu le 29 janvier.» Alexandre n\u2019est pas un monstre RAYMOND BISSONNETTE » tembre, on fait 85 % de nos revenus », rappelle Mme Hudon.Une autre variation venue d\u2019ailleurs serait d\u2019offrir la gratuité aux expositions permanentes, mais pas aux expositions vedettes temporaires, « de donner ainsi le goût des musées sans miner les revenus ».« Je suis de ceux qui sont très perplexes face aux mesures de gratuité dans leur ensemble pour la culture », réfléchit une des pierres d\u2019angle du milieu.« Quand on dit gratuit, on dit que la valeur est de zéro.Oui, il y a des publics défavorisés qui ont besoin d\u2019accès privilégiés.Mais les musées les rejoignent déjà par le biais de leurs fondations.» La Journée des musées et les Journées de la culture étaient déjà des offres gratuites qui ne bousculent pas l\u2019écosystème.« Je pense que c\u2019est envoyer le signal que la culture n\u2019a pas de valeur dans notre société.Et la mesure est incohérente face aux lourds incitatifs du MCC ces dernières années à voir les musées augmenter leurs revenus autonomes.Une fois qu\u2019on a un élan \u2014 parce que c\u2019est long, convaincre les gens de s\u2019abonner à un musée\u2026 \u2014, ils viennent nous couper les ailes.» Aux questions du Devoir sur la consultation, le budget et les inquiétudes du milieu, l\u2019attaché de presse de Marie Montpetit, Mathieu Larouche, a répondu par des principes généraux sur l\u2019importance de la démocratisation de la culture, soulignant par ailleurs que « nous travaillons étroitement avec les musées du Québec.Il y a plusieurs discussions [\u2026] pour faire le point ».Manon Marchand et Raymond Bissonnette, les parents du tueur de la mosquée de Québec, ont brisé le silence jeudi au terme des représentations sur sentence.JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE La dizaine d\u2019institutions du réseau muséal du Saguenay- Lac-Saint- Jean touchées par la mesure ont décidé de ne pas suivre la demande de la ministre cette année alors qu\u2019elle n\u2019est pas encore obligatoire LEDEVOIR // LE VENDREDI 22 JUIN 2018 A 6 AVIS LÉGAUX ET APPELS D\u2019OFFRES AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.Avis légaux et appels d\u2019offres TOMBÉES SPÉCIALES FÊTE DE LA ST-JEAN Jour de non publication : Lundi 25 juin 2018 TOMBÉES : Publication du mardi 26 juin : Réservation et matériel le vendredi 22 juin 11 H Publication du mercredi 27 juin : Réservation et matériel le vendredi 22 juin 15 H TOMBÉES RÉGULIÈRES Les réservations doivent être faites avant 15 H pour les publications deux (2) jours plus tard.Publication du lundi : Réservation avant 11 H le vendredi Publication du mardi : Réservation avant 15 H le vendredi Téléphone : 514-985-3452 Télécopieur : 514-985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com AVIS GUIDES DU CANADA Avis est par les présentes donné que Guides du Canada, association dûment constituée en per sonne morale par le chapitre 77 des Statuts du Canada de 1917, dans sa version modifiée par le chapitre 89 des Statuts du Canada de 1947 puis par le chapitre 80 des Statuts du Canada de 1960-1961, présentera au Parle ment du Canada durant la présente session ou l\u2019une ou l\u2019autre des deux sessions suivantes une pétition en vue de l\u2019adop tion d\u2019une loi privée remplaçant sa loi constitutive par une nouvelle loi qui proroge l\u2019association et qui apporte des changements concernant son administration afin qu\u2019elle puisse exercer ses acti vi tés de façon efficace comme orga nisme de bien - faisance moderne au Canada.Toronto, le 22 Mai 2018 Jill Zelmanovits Directrice générale 50 Merton Street Toronto, Ontario M4S 1A3 Service de la gestion et de la planification immobilière Direction des transactions immobilières Des soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant 13 h 30, à la date ci- dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Vente de biens immeubles Appel d\u2019offres : 31H12-005-4163-09 \u2013 APS1 Descriptif : Vente d'un terrain vacant situé sur la 4e Avenue à Rivière-des-Prairies.L\u2019immeuble est connu et désigné comme étant le lot 5 648 261 du cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal, d\u2019une superficie de 733,8 mètres carrés.La mise à prix est fixée à une somme minimale de 190 000 $ (excluant les taxes applicables.Date d\u2019ouverture : 10 juillet 2018 Dépôt de garantie : 5 000 $ (chèque certifié ou lettre de garantie bancaire à l\u2019ordre de la Ville de Montréal) Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 22 juin sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : N/A.ou Oui, obligatoire : Les visites auront lieu : N/A Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux au Service du greffe à l'Hôtel de Ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 22 juin 2018 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Examen de la conformité d\u2019un règlement au Schéma d\u2019aménagement et de dévelop pe - ment de l\u2019agglomération de Montréal Avis public est donné à toute personne habile à voter du territoire de la Ville de Montréal : Le règlement 04-047-196, intitulé « Règlement modifiant le Plan d\u2019urbanisme de la Ville de Montréal (04-047) », a été adopté par le conseil de la Ville à son assemblée du 18 juin 2018.Ce règlement modifie la carte intitulée « La densité de construction » pour l\u2019arrondis - sement du Plateau-Mont-Royal de façon à ce que le site du 5350 à 5400, avenue Henri- Julien soit incorporé au secteur 11-T2 qui autorise un bâti de 3 à 5 étages.Conformément au règlement RCG 15-073 et aux dispositions des articles 137.11, 137.12 et 264.0.3 de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ c.A-19.1), toute personne habile à voter du territoire de la municipalité peut demander par écrit à la Commission municipale du Québec son avis sur la confor - mité de ce règlement au Schéma d\u2019aména - gement et de développement de l\u2019agglomé - ration de Montréal.La demande doit être transmise à la Commission dans les 30 jours qui suivent la publication du présent avis.Si la Commission reçoit, d\u2019au moins 5 personnes habiles à voter du territoire de la municipalité, une demande faite conformé - ment à l\u2019article 137.11 à l\u2019égard de ce règlement, celle-ci doit, dans les 60 jours qui suivent l\u2019expiration du délai prévu à cet article, donner son avis sur la conformité du règlement 04-047-196 au Schéma d\u2019aménage - ment et de développement de l\u2019aggloméra - tion de Montréal.Fait à Montréal, le 22 juin 2018 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Avis public Remplacement unité de ventilation, humidi?- cateur H1 et station de pompage d\u2019eau refroidie au 425, rue Sherbrooke E.Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 22 juin 2018 sur le site Internet SEAO (Système électronique d\u2019appel d\u2019offres) au www.seao.ca ou en communiquant avec le service à la clientèle de SEAO au 514 856-6600 (sans frais au 1 866 669-7326).Le coût pour l\u2019obtention de ces documents est celui établi par le SEAO.Les soumissionnaires pourront également obtenir plus d\u2019informations sur cet appel d\u2019offres à l\u2019adresse : approvisionnement@shdm.org AVIS PUBLIC APPEL D\u2019OFFRES DEV-CP18-046 Direction des services administratifs et greffe Division des ressources financières et matérielles Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 h, le mercredi 11 juillet 2018, au Bureau du citoyen de l\u2019arrondissement de Saint-Laurent, 777, boulevard Marcel-Laurin, Saint-Laurent, Québec, H4M 2M7 pour : Catégorie : Services professionnels Appel d\u2019offres : 18-025 Descriptif : Services professionnels pour la surveillance des travaux supplémentaires de réfection de chaussée, de trottoirs et de bordures sur diverses rues de l'arrondissement de Saint- Laurent dans le cadre du programme de réfection du réseau routier local 2018 de la Ville de Montréal (volet 1), des travaux de réfection de blocs de pavé uni dans l\u2019emprise du boulevard Décarie, entre le boulevard Côte-Vertu et la rue du Collège (volet 2), des travaux de construction de trottoir sur la rue Cohen, entre le boulevard Poirier et la rue Marc-Blain (volet 3) ainsi que des travaux de construction d'infrastructures municipales dans le Développement résidentiel Bois-Franc - phase 3A3-3B (volet 4) Renseignements : Mme Joëlle André, saint-laurent.soumissions@ville.montreal.qc.ca Date d\u2019ouverture des enveloppes : Le mercredi 11 juillet 2018, à 11 h Documents : Disponibles à compter du vendredi 22 juin 2018 Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 18-026 Descriptif : Travaux supplémentaires de réfection de chaussée, de trottoirs et de bordures sur diverses rues de l\u2019arrondissement de Saint- Laurent dans le cadre du programme de réfection du réseau routier local 2018 de la Ville de Montréal (volet 1), ainsi que des travaux de réfection de blocs de pavé uni dans l\u2019emprise du boulevard Décarie, entre le boulevard Côte- Vertu et la rue du Collège (volet 2) et des travaux de construction de trottoir sur la rue Cohen, entre le boulevard Poirier et la rue Marc- Blain (volet 3) Renseignements : Mme Nicole Lecavalier, saint-laurent.soumissions@ville.montreal.qc.ca Date d\u2019ouverture des enveloppes : Le mercredi 11 juillet 2018, à 11 h Documents : Disponibles à compter du vendredi 22 juin 2018 Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés par la Ville et placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les personnes ou les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SEAO) en communiquant avec un de ses représentants par téléphone au 1-866-669-7326 ou au 514-856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à la salle du Conseil de l\u2019arrondissement, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.Le Conseil ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse soumission ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 22 juin 2018.La secrétaire du Conseil d\u2019arrondissement, Isabelle Bastien, avocate Appel d\u2019offres APPEL D\u2019OFFRES CS-20182019-1 L\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ) sollicite des offres pour la fourniture et la livraison, dans diverses municipalités du Québec, de sel pour le déglaçage des chaussées (chlorure de sodium) pour la saison 2018-2019.Les soumissions seront reçues, avant 11 h 00 le mardi 24 juillet 2018, au bureau de l\u2019UMQ situé au 2020, boulevard Robert-Bourassa, bureau 0210, Montréal (Québec), H3A 2A5.Est admissible à soumissionner, toute firme ayant obtenu le document d\u2019appel d\u2019offres directement par le système électronique d\u2019appel d\u2019offres SEAO.Toute soumission doit être présentée sur les formulaires prévus à cette fin et transmis dans une enveloppe scellée avant la date et l\u2019heure d\u2019ouverture prévue.Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 18-16869 SPVM \u2013 Service de surveillance des médias, préparation de revue de presse et analyse de presse L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 21 juin 2018 est reportée au 28 juin 2018 à 13 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 22 juin 2018 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 18-17003 Acquisition de caméras de vidéosurveillance avec service d\u2019installation et d\u2019 intégration L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 28 juin 2018 est reportée au 10 juillet 2018 à 13 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 22 juin 2018 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Réfection du toit mansardé au 1051, rue St-Denis, à Montréal Les documents relatifs à ces appels d\u2019offres seront disponibles à compter du 22 juin 2018 sur le site Internet SEAO (Système électronique d\u2019appel d\u2019offres) au www.seao.ca ou en commu - ni quant avec le service à la clientèle de SEAO au 514 856-6600 (sans frais au 1 866 669-7326).Le coût pour l\u2019obtention de ces documents est celui établi par le SEAO.Les soumissionnaires pourront également obtenir plus d\u2019informations sur cet appel d\u2019offres à l\u2019adresse : approvisionnement@shdm.org AVIS PUBLIC APPEL D\u2019OFFRES DEV-CP18-055 ORDONNANCES Avis est par les présentes donné que les ordonnances ci-après décrites ont été décrétées par le conseil d\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014 Notre-Dame-de-Grâce de la Ville de Montréal, lors de sa séance extraordinaire tenue le 20 juin 2018.RÈGLEMENT SUR LE BRUIT (R.R.V.M., c.B-3, article 20) Ordonnance OCA18 17029 permettant le bruit d\u2019appareils sonores diffusant à l\u2019extérieur selon les sites et les horaires des événements identifiés au tableau 1.RÈGLEMENT SUR LA CIRCULATION ET LE STATIONNEMENT (R.R.V.M., c.C-4.1, article 3, paragraphe 8o) Ordonnance OCA18 17030 permettant la fermeture des rues ou le ralentissement de la circulation selon les sites et les horaires des événements identifiés au tableau 1.RÈGLEMENT CONCERNANT LA PAIX ET L\u2019ORDRE SUR LE DOMAINE PUBLIC (R.R.V.M., c.P-1, articles 3 et 8) Ordonnance OCA18 17031 permettant de vendre des articles promotionnels, de la nourriture, et des boissons alcoolisées ou non alcoolisées ainsi que de consommer des boissons alcoolisées selon les sites et les horaires des événements identifiés au tableau 1.Toute personne intéressée pourra obtenir une copie des ordonnances et du tableau 1 au bureau Accès Montréal de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de- Grâce situé au 5160, boulevard Décarie, rez-de- chaussée.Le tableau 1 est également disponible sur le site Internet de l\u2019arrondissement dont l\u2019adresse est : ville.montreal.qc.ca/cdn-ndg, en cliquant sur « Avis publics ».FAIT à Montréal, ce 22 juin 2018.La secrétaire d\u2019arrondissement, Geneviève Reeves, avocate Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous af?rmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.Le Café Doggy Inc.LE DOGGY CAFÉ 4701, Rue Saint- Denis Montréal (Québec) H2J 2L5 Entreprises Jesemi Inc.ALAMBIKA 6484, Boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2S 3C4 9293-9602 Québec Inc.PORTO POULET 345, Boul.Henri- Bourassa Ouest Montréal (Québec) H3L 1N9 9258-2451 Québec Inc.CAFÉ NEWMAN 7550, Boul.Newman Montréal (Québec) H8N 1X2 Fondue Kim Long Inc.FONDUE KIM LONG 3250, Boul.Crémazie Est, Suite C Montréal (Québec) H2A 3N9 Les Hôtels St- Martin Inc.RESTAURANT BAR HENRI 1240, Rue Du Square-Phillips Montréal (Québec) H3B 3H4 9379-6472 Québec Inc.LA REPUBLIKA 5711, Chemin De La Côte-Des- Neiges Montréal (Québec) H3S 1Y7 9278-3158 Québec Inc.RESTO-CAFÉ TAMARIS 2613, Rue Jean- Talon Est Montréal (Québec) H2A 1V1 9338-3719 Québec Inc.PALAIS MAHARAJA 404, Rue Gilford Est Montréal (Québec) H2J 1N2 9372-8624 Québec Inc.TURBO HAÜS 2040, Rue Saint- Denis Montréal (Québec) H2X 3K7 9368-3977 Québec Inc.LE MAIZON- NEUVE 4641, Rue Sainte- Catherine Est Montréal (Québec) H1V 1Z1 Dossier : 4 947 420 Dossier : 4 945 150 Dossier : 4 570 859 Dossier : 4 273 405 Dossier : 3 580 594 Dossier : 2 896 942 Dossier : 1 188 598 Dossier : 1 029 123 Dossier : 1 007 152 Dossier : 374 801 Dossier : 203 778 1 Restaurant pour vendre (1er étage) et 1 Restaurant pour vendre (2ème étage) 4701, Rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2J 2L5 1 Bar 6484, Boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2S 3C4 Addition de 1 permis de Restaurant pour vendre sur terrasse 345, Boul.Henri- Bourassa Ouest Montréal (Québec) H3L 1N9 Augmentation de la capacité pour 1 Bar (1er étage) 7550, Boul.Newman Montréal (Québec) H8N 1X2 Changement de catégorie du permis de Restaurant pour vendre incluant la terrasse à Restaurant pour servir incluant la terrasse 3250, Boul.Crémazie Est, Suite C Montréal (Québec) H2A 3N9 1 Bar avec exploitation complémentaire de mini-bar incluant la terrasse et 1 Restaurant pour vendre (publication amendée) 1240, Rue Du Square-Phillips Montréal (Québec) H3B 3H4 1 Restaurant pour vendre incluant la terrasse 5711, Chemin De La Côte-Des- Neiges Montréal (Québec) H3S 1Y7 Changement de catégorie de 1 Restaurant pour vendre à 1 Restaurant pour servir incluant la terrasse 2613, Rue Jean- Talon Est Montréal (Québec) H2A 1V1 Changement de catégorie de 1 Restaurant pour vendre à 1 Restaurant pour servir suite à une cession 404, Rue Gilford Est Montréal (Québec) H2J 1N2 1 Bar avec autorisations de danse, spectacles sans nudité et projections de ?lms incluant la terrasse 2040, Rue Saint- Denis Montréal (Québec) H2X 3K7 Changement de catégorie de 1 Bar à 1 Restaurant pour vendre suite à une cession 4641, Rue Sainte- Catherine Est Montréal (Québec) H1V 1Z1 NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous af?rmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.Beauregard Brasserie Distillerie Inc.A/S M.Sébastien Coutu 2825-5 Rue Gilford Montréal (québec) H1Y2B8 Dossier : 55-10-0654, 55-10-0656 Demande de transfert du permis industriel de distillateur et du permis industriel de brasseur 2255-A, Rue Dandurand Local 103 Montréal (Québec) H2G 1Z3 NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION DEV-CP18-045 Lot 2 Remplacement de balcons de fibre de verre.Divers immeubles de la SHDM Les documents relatifs à ces appels d\u2019offres seront disponibles à compter du 22 juin 2018 sur le site Internet SEAO (Système électronique d\u2019appel d\u2019offres) au www.seao.ca ou en communiquant avec le service à la clientèle de SEAO au 514 856-6600 (sans frais au 1 866 669- 7326).Le coût pour l\u2019obtention de ces documents est celui établi par le SEAO.Les soumissionnaires pourront également obtenir plus d\u2019informations sur cet appel d\u2019offres à l\u2019adresse : approvisionnement@shdm.org AVIS PUBLIC APPEL D\u2019OFFRES DEV-CP18-045 DANS L\u2019AFFAIRE DES FAILLITES DE : AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES CRÉANCIERS (Article 102(4)) GATINEAU \u2022 MONTRÉAL \u2022 OTTAWA VERDUN \u2022 QUÉBEC \u2022 RIMOUSKI \u2022 ST-JÉRÔME Signé à St-Jérôme, Québec, ce 19e jour de juin 2018.Stephan V.Moyneur, PAIR, SAI 55, rue Castonguay, local 101 Saint-Jérôme (Québec) J7Y 2H9 Téléphone (450) 432-3563 Sans frais : (877) 356-3563 Télécopieur (450) 432-6358 Syndic autorisé en insolvabilité 9178-5782 QUÉBEC INC., Ayant opéré dans la ville de Montréal, dans la province de Québec.AVIS est par les présentes donné que 9178-5782 Québec Inc.est réputé avoir déposé une cession de ses biens le 14 juin 2018, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 5 juillet 2018 à 10h00, au 55, rue Castonguay, bureau 101, St-Jérôme, Québec et que Ginsberg, Gingras & Associés Inc.a été nommé syndic de la faillite.9253-2159 QUÉBEC INC., Ayant opéré dans la ville de Montréal, dans la province de Québec.AVIS est par les présentes donné que 9253-2159 Québec Inc.est réputé avoir déposé une cession de ses biens le 14 juin 2018, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 5 juillet 2018 à 11h00, au 55, rue Castonguay, bureau 101, St-Jérôme, Québec et que Ginsberg, Gingras & Associés Inc.a été nommé syndic de la faillite.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE (795 C.c.Q.) Avis est par les présentes donné qu'à la suite du décès de Marcel Bruneau, en son vivant domicilié au 1000, boulevard Ste-Anne, Saint-Charles Borromée (Québec), J6E 6J2, survenu le 20 janvier 2018, un inventaire des biens du défunt a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés en l'Étude de Me Karine Lussier, notaire au 691, rue De Montcalm, Berthieville (Québec), J0K 1A0.Donné ce 20 juin 2018.Yvon Bruneau et Lucie Brûlé, liquidateurs AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE C.c.Q.art.795 Prenez avis que Giuseppe Lacopo, en son vivant domicilié au 6341, avenue du Languedoc, Montréal, Québec, H1M 3C5, est décédé à Montréal le 7 septembre 2017.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, au bureau de Gendron Car- pentier, s.e.n.c.r.l., notaires fiscalistes, situé au 615, boulevard René-Lévesque Ouest, bureau 300, Montréal, Québec, H3B 1P5.Donné ce 19 juin 2018.Paola Siciliano (Lacopo) et Antonio Lacopo, liquidateurs AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis de la clôture de l'inventaire des biens de la succession Gérard Proulx en son vivant domicilié au 23, chemin des Oies, app B, Sainte-Anne- des-Lacs, Qc, J0R 1B0, décédé le 12 décembre 2016, lequel inventaire peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Caroline Simard, notaire, au 260, boulevard de la Seigneurie Ouest, bureau 302, Blainville, Québec, J7C 5A1.Me Caroline Simard, notaire PRENEZ AVIS que Lucia Lafond, en son vivant domiciliée au 1991, rue du Souvenir #352, Varennes (Québec) J3X 1P7, est décédée à Longueuil le 24 février 2018.L'inventaire des biens peut être consulté par toute personne ayant un intérêt au domicile de l'un des liquidateurs, au 457, rue de la Tenure, Varennes (Québec) J3X 2H6.Appel d\u2019offres public APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC - REPORT Appel d\u2019offres no TP04/04-18 Travaux de mise aux normes du système de filtration et amélioration locative des installations dans le pavillon des baigneurs et l\u2019enclos de la pataugeoire de la piscine John-F.-Kennedy L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 28 juin 2018 est reportée au 5 juillet 2018, à 14 h, à la salle de conférence au sous-sol de la mairie d\u2019arrondissement d\u2019Outremont située au 543, chemin de la Côte-Sainte- Catherine, à Outremont (entrée via le 530, avenue Davaar).La date limite de réception des soumissions est le 5 juillet 2018, avant 14 h.Montréal, le 22 juin 2018 La Secrétaire substitut de l\u2019arrondissement Julie Desjardins, avocate A 7 MONDE LEDEVOIR // LE VENDREDI 22 JUIN 2018 MANDEL NGAN À MCALLEN ÉLODÉE CUZIN À WASHINGTON AGENCE FRANCE-PRESSE Dans un nouveau coup de théâtre, Me- lania Trump s\u2019est rendue jeudi à la frontière avec le Mexique pour rencontrer des enfants sans-papiers, une visite préparée dans le plus grand secret tandis que son époux fait face à un barrage mondial de critiques pour avoir séparé plus de 2000 mineurs clandestins.«Depuis combien de temps êtes-vous là?D\u2019où venez-vous?» Souriante, la première dame est passée de classe en classe pendant un peu plus d\u2019une heure dans un refuge de McCallen, grande ville texane, où les enfants lui avaient écrit «Bienvenue» sur un drapeau américain.Une scène inimaginable la veille, avant que Donald Trump ne signe, dans un revirement fracassant, un décret mettant fin aux séparations qu\u2019il avait lui-même encouragées avec sa politique de « tolérance zéro » face aux clandestins.De l\u2019aveu même du milliardaire, la discrète Melania Trump a joué un rôle dans cette décision, qui ne règle toutefois pas la question des plus de 2300 mineurs arrachés à leurs parents depuis la mise en œuvre de sa politique, début mai.Comment puis-je « aider à réunir ces enfants avec leurs familles aussi vite que possible ?» a demandé Melania Trump au personnel du refuge, dans un développement quasi surréaliste de cette controverse.Le centre Upbringing New Hope Children\u2019s Shelter accueille une soixantaine de mineurs âgés de 5 à 17 ans, originaires du Honduras et du Salvador.La plupart sont des adolescents qui ont fait le voyage seuls depuis ces pays rongés par la violence.Six ont été séparés de leurs parents.L\u2019idée du voyage est venue «à 100%» de Melania Trump, a précisé sa porte-parole, Stephanie Grisham, affirmant que son époux l\u2019«a soutenue».Faux pas vestimentaire Si l\u2019opération préparée dans le plus grand secret a réussi son effet-choc, elle a été perturbée par les images de la première dame vêtue d\u2019une veste marquée dans le dos des mots : « Je m\u2019en fiche complètement, et vous ?» Une faute de goût, vu le contexte, qui a immédiatement enflammé les réseaux sociaux.Cela ne l\u2019a cependant pas empêchée de porter la même veste à la sortie de l\u2019avion, à son retour à Washington.Sa porte-parole a assuré qu\u2019« il n\u2019y avait pas de message caché » derrière cette inscription.Le Congrès tente d\u2019agir Tentant d\u2019agir de son côté sur ce sujet brûlant, le Congrès a une nouvelle fois buté sur l\u2019immigration, avec le report d\u2019un vote clé sur une réforme censée mettre un terme définitif aux séparations et réformant plus largement le système.Majoritaires au Congrès, les républicains avaient soumis deux textes au vote jeudi.Le premier, reflétant les positions les plus dures du parti, a été rejeté, comme attendu.La première dame vole au secours de son mari Jeudi, Melania Trump a visité des centres d\u2019hébergement pour enfants sans papiers, au Texas, près de la frontière mexicaine AGENCE FRANCE-PRESSE À EL PASO Les familles séparées par les autorités américaines vont mettre du temps à être réunies, même après le revirement du président Donald Trump, des avocats dénonçant une situation chaotique.« Les parents à qui je parle sont complètement désemparés à l\u2019idée de ne pas savoir où se trouvent leurs enfants», explique à l\u2019AFP Jodi Goodwin, avocate spécialisée dans l\u2019immigration au Texas.Plus de 2300 enfants ont été séparés de leurs parents migrants entre le 5 mai et le 9 juin au moment de franchir la frontière illégalement, selon les chiffres du gouvernement fédéral américain.Pour autant, la volte-face de M.Trump est loin de résoudre immédiatement la crise humanitaire qui sévit depuis plusieurs semaines.D\u2019autant que, si le dossier des parents n\u2019est pas réglé dans les 72 heures, les enfants sont envoyés dans des centres du ministère de la Santé parfois jusqu\u2019à New York, à des milliers de kilomètres de la frontière.« Le seul fait qu\u2019il soit si difficile de savoir exactement où se trouvent les parents et où se trouvent les enfants » empêche une résolution rapide du problème, relève Mme Goodwin, citant l\u2019exemple de six demandeurs d\u2019asile ayant perdu la trace de leurs enfants depuis des semaines.D\u2019après elle, l\u2019organisme ayant pris en charge les enfants ne dispose pas d\u2019un système pour se synchroniser avec les autorités migratoires qui détiennent les parents et assurer ainsi une fluidité des informations.« Le système est très désorganisé, chaotique », affirme l\u2019avocate.Système chaotique Les avocats rappellent que la séparation familiale à la frontière existe depuis plusieurs années, mais qu\u2019elle a pris de l\u2019ampleur ces dernières semaines avec une application systématique.Ils accueillent sans grand enthousiasme le décret de M.Trump car, selon eux, il ne fait qu\u2019allumer un autre incendie en n\u2019éliminant pas la détention arbitraire ni la détention des enfants.« Séparer les enfants de leurs parents est atroce et révoltant, mais les placer en détention avec eux est aussi atroce et révoltant, même s\u2019ils sont détenus avec leurs parents », estime Andrea Guttin, directrice juridique de l\u2019ONG de défense des immigrés Houston Immigration Legal Services Collaborative.Elle souligne que le décret ne mettra pas un terme à la séparation de grands- parents arrivés avec leurs petits-enfants, de fratries non accompagnées d\u2019un adulte ou d\u2019oncles venus avec leurs neveux, par exemple.Réunir les familles séparées sera ardu Malgré les bonnes intentions qu\u2019avait Melania Trump, jeudi, c\u2019est sa veste, qui arborait la phrase « I really don\u2019t care, do u ?» (« Je m\u2019en fiche complètement.Et vous ?»), qui a retenu toute l\u2019attention.À l\u2019atterrissage à McAllen au Texas, Mme Trump s\u2019était changée et ne portait plus la veste kaki de style militaire.MANDEL NGAN AGENCE FRANCE-PRESSE MARIA ISABEL SANCHEZ À MASAYA AGENCE FRANCE-PRESSE Les forces de l\u2019ordre du Nicaragua ont lancé jeudi un nouvel assaut contre la ville de Masaya, déclarée en rébellion par ses habitants, et les évêques catholiques ont décidé de se rendre sur place « pour éviter un nouveau massacre ».Alors que l\u2019Église avait l\u2019espoir de voir repartir le dialogue national, suspendu depuis lundi, l\u2019annonce de cette offensive, qualifiée de « disproportionnée » par le secrétaire de l\u2019Association nicaraguayenne pour les droits de la personne (ANPD), Alvaro Leiva, a ravivé les craintes de violences.« C\u2019est incohérent de parler de dialogue et d\u2019être en train d\u2019assassiner le peuple à tour de bras », a dénoncé M.Leiva.« Je lance un appel au président Daniel Ortega pour qu\u2019il arrête la tuerie contre le peuple de Mo- nimbo », quartier indigène de Ma- saya ciblé selon lui par l\u2019intervention.Inquiète, l\u2019Église catholique, qui avait appelé à une journée de prières, a annoncé qu\u2019elle envoyait ses évêques sur place.« Nous, les évêques de Managua, avons décidé d\u2019aller ce matin par bus, avec tout le clergé, depuis Managua et jusqu\u2019à Masaya et Mo- nimbo, pour éviter un nouveau massacre, consoler et prier avec notre peuple », a-t-elle indiqué dans un communiqué.« Nous allons dans une mission de paix pour apporter du réconfort et arrêter la violence », a déclaré l\u2019archevêque auxiliaire de Managua, Mgr Silvio Baez.Depuis le 18 avril, quand ont éclaté les premières manifestations, le Centre ni- caraguayen des droits de l\u2019homme (CE- NIDH) a dénombré 187 morts et plus de 1000 blessés.Les violences sont quotidiennes dans le pays, le plus pauvre d\u2019Amérique centrale, alors que les forces du gouvernement tentent de reprendre le contrôle des villes autodéclarées en rébellion, notamment Masaya, commune de 100 000 habitants située à une trentaine de kilomètres au sud de la capitale, Managua, et devenue l\u2019épicentre des protestations.« Nous vivons dans la peur.J\u2019ai vu passer des camionnettes avec des civils armés de fusils AK-47 », a raconté à l\u2019AFP Ivania Miranda, une habitante NICARAGUA L\u2019Église craint « un massacre » à Masaya de 53 ans, alors que les violences ont provoqué ces derniers jours au moins 23 morts à Masaya, ainsi que des pillages et incendies.Selon le leader étudiant Cristian Fa- jardo, des détonations ont été entendues dans le nord de la ville où « environ 500 hommes encagoulés et fortement armés sont en train d\u2019avancer ».Les habitants restaient enfermés chez eux pendant que des agents anti- émeutes et des hommes masqués et armés parcouraient les rues en tirant et en enlevant les barricades érigées par les riverains, selon des images diffusées par la télévision.Ailleurs dans le pays, d\u2019autres offensives ont été signalées: ainsi, les cloches des églises ont sonné dans la nuit dans plusieurs villes comme Di- riamba (ouest), pour alerter de la présence d\u2019hommes armés tentant de démonter les barricades.La vague de contestation, engagée pour dénoncer une réforme de la sécurité sociale qui a depuis été abandonnée, cible le chef de l\u2019État et son épouse et vice-présidente, Rosario Murillo : le couple est accusé de confisquer le pouvoir et de brider les libertés.187 Le nombre de personnes décédées depuis le début des soulèvements au Nicaragua Percutant photomontage à la une du Time, montrant Trump dominant une fillette en larmes, qui a largement contribué à alerter l\u2019opinion la semaine dernière, avec pour simple titre : Bienvenue en Amérique ».L\u2019Afrique du Sud lance une grande réforme de son système de santé PRETORIA \u2014 L\u2019Afrique du Sud a dévoilé jeudi un projet d\u2019assurance médicale universelle destiné à améliorer l\u2019accès de sa population la plus pauvre à des soins de qualité, dans un des pays les plus inégalitaires au monde.« Tous les citoyens sud-africains doivent avoir accès aux secteurs public et privé de santé », a déclaré le ministre de la Santé, Aaron Motsoaledi, qui a promis « une réorganisation massive » de l\u2019ensemble du système de santé.Cette « Assurance médicale nationale », ainsi qu\u2019elle a été baptisée, sera financée par les cotisations patronales et salariales et doit être opérationnelle d\u2019ici 2026.Le nouveau système doit réduire le fossé entre les Sud- Africains les plus riches, qui ont accès à une excellente médecine privée, et les pauvres, qui dépendent souvent d\u2019établissements publics mal équipés et en sous- effectifs, a expliqué M.Motsoa- ledi lors d\u2019une conférence de presse à Pretoria.Agence France-Presse EN BREF Le Pentagone chargé d\u2019héberger 20 000 enfants non accompagnés Washington \u2014 Le ministère américain de la Santé (HHS) a demandé au Pentagone de se préparer à héberger sur des bases militaires 20 000 enfants migrants entrés sur le territoire américain non accompagnés par des adultes.Dans son décret signé mercredi, Donald Trump a donné l\u2019ordre au ministère de la Défense de mettre, si nécessaire, à disposition tout bâtiment pouvant être utilisé pour loger des migrants, voire de construire de nouvelles installations.Le HHS envisageait depuis plusieurs semaines d\u2019utiliser certaines des nombreuses bases militaires américaines dans le sud des États-Unis pour y loger les migrants mineurs.Quatre bases avaient été sélectionnées, dont trois au Texas et une en Arkansas.CRISE MIGRATOIRE a légalisation de la marijuana a reçu la bénédiction du Parlement, mais il faudra attendre avant d\u2019allumer un joint en toute impunité.Le gouvernement Trudeau a eu la sagesse de retarder la mise en œuvre de sa promesse phare à la mi-octobre afin de donner aux provinces, qui le demandaient, plus de temps pour se préparer.Les libéraux visaient le 1er juillet, ils devront patienter jusqu\u2019au 17 octobre.Quatre mois d\u2019attente sont bien peu de chose après 95 ans de prohibition et de répression qui n\u2019ont rien fait pour contenir la consommation et freiner le crime organisé, et qui ont eu pour effet pervers d\u2019hypothéquer l\u2019avenir de milliers de citoyens.Le virage historique qu\u2019effectuera le Canada est le bienvenu tant l\u2019échec de l\u2019approche répressive est évident partout dans le monde.L\u2019entrée en vigueur de la loi n\u2019est toutefois que le début d\u2019une expérience inédite qui testera les gouvernements.Le nouveau régime n\u2019est pas parfait et encore incomplet.Les produits comestibles à base de cannabis ne seront légaux que dans un an alors qu\u2019ils représentent une part non négligeable du marché.C\u2019est le crime organisé qui en bénéficiera entre-temps.Ottawa travaille à la réglementation de ce secteur, mais il doit tout faire pour devancer son échéancier.Les communautés autochtones particulièrement affectées par la dépendance aux drogues voulaient qu\u2019on leur donne un an de plus pour se préparer.Ottawa leur a refusé ce répit, mais a promis de les aider.Il doit tenir parole.La pression sur les provinces et les territoires, responsables de l\u2019encadrement de la distribution et de la vente au détail, sera immense, car c\u2019est à cette échelle que s\u2019exercera le contrôle de l\u2019accès au cannabis et la mise en place d\u2019un marché légal suffisamment robuste pour déloger le crime organisé.Or les deux objectifs centraux de la loi sont justement de dissuader les jeunes de consommer de la marijuana et de contrer le marché noir.Or, aura-t-on suffisamment de produits légaux pour satisfaire la demande après le 17 octobre ?Y aura-t-il assez de points de vente et l\u2019achat en ligne sera-t-il suffisamment simple pour décourager le recours au trafiquant du coin ?Rien n\u2019est moins sûr.Le premier ministre Justin Trudeau a même reconnu en conférence de presse mercredi que le crime organisé ne serait pas supplanté du jour au lendemain.« Nous sommes confiants qu\u2019au début, nous allons prendre une part significative du marché occupé presque entièrement pour l\u2019instant par le crime organisé.Puis, au cours des mois et, effectivement, des années qui suivront, nous remplacerons complètement ou presque le marché noir », a-t-il dit.C\u2019est pour y arriver au niveau local qu\u2019Ottawa dit avoir permis la culture à domicile d\u2019au plus quatre plants et qu\u2019il a tenu tête au Québec et au Manitoba qui veulent l\u2019interdire.Mais quelle loi aura alors préséance ?La sienne, dit Québec.Belle bataille judiciaire en perspective qu\u2019Ottawa aurait pu prévenir en acceptant l\u2019amendement du Sénat accordant aux provinces la possibilité d\u2019interdire la culture à domicile, et non seulement de la limiter à un plan.Il n\u2019aurait pas fallu qu\u2019une réforme aussi fondamentale piétine à cause d\u2019un plan de pot, mais ce flou juridique ajoute aux multiples grains de sable capables d\u2019enrayer l\u2019engrenage.Autre inconnue : le sort réservé aux Canadiens qui ont un casier criminel pour possession simple de marijuana avec les conséquences négatives qui en découlent.Leur offrira-t-on un pardon ?Comme la loi actuelle reste en vigueur jusqu\u2019au 17 octobre, le gouvernement refuse de s\u2019engager pour ne pas encourager les gens à l\u2019enfreindre.M.Trudeau ne ferme toutefois pas la porte, disant que son gouvernement se penchera sur ce dossier une fois la nouvelle loi en vigueur.Il devra plus qu\u2019y penser.Effacer ces casiers est la seule chose logique à faire, et rapidement après l\u2019entrée en vigueur.Selon le premier ministre Trudeau, « la légalisation de la marijuana est un processus continu, pas un événement d\u2019une seule journée ».Il a raison, mais cela impose au fédéral et aux provinces d\u2019être en état d\u2019alerte, prêts à réagir rapidement pour corriger lacunes et bavures.Le décollage doit, malgré les inévitables turbulences initiales, se faire sans accrocs majeurs.Le Canada est le premier pays du G7 et seulement le deuxième pays après l\u2019Uruguay à faire ce bond en avant.Les yeux du monde sont tournés vers lui.Il a droit à l\u2019erreur, mais pas à l\u2019échec.LEDEVOIR // LE VENDREDI 22 JUIN 2018 ÉDITORIAL A 8 LE DEVOIR // FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! DIRECTEUR BRIAN MYLES Rédactrice en chef Luce Julien Vice-présidente du développement Christianne Benjamin Vice-président des ventes publicitaires Mark Drouin Directeur des finances Stéphane Roger Chef des technologies Sylvain Coutu Directrice de l\u2019information Marie-Andrée Chouinard Directeur de l\u2019information numérique Florent Daudens Adjoints Paul Cauchon, Véronique Chagnon, Valérie Duhaime, Louis Gagné, Jean-François Nadeau, Dominique Reny, Louise-Maude Rioux Soucy Directeur de la production Christian Goulet GENEVIÈVE DAUPHIN-JOHNSON RESPONSABLE DU COMITÉ DE MOBILISATION LECLERC DU CENTRE DES FEMMES DE LAVAL* Lettre adressée au ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux En janvier 2016, votre gouvernement a procédé à la fermeture inopinée de la prison Tanguay à Montréal et a transféré les prisonnières dans un ancien pénitencier pour hommes fermé en 2012 pour cause de vétusté par le gouvernement Harper.Les conditions de détention des femmes à l\u2019établissement Leclerc de Laval \u2014 dont la mixité hommes-femmes, le non-accès aux services et la configuration ar- chisécuritaire des lieux \u2014 ont immédiatement été dénoncées par les détenues elles-mêmes, par des membres de communautés religieuses, des membres du Barreau, des groupes de défense des droits et des groupes de femmes.Un autre sujet de préoccupation était le changement de l\u2019approche correctionnelle et la non-formation des agents habitués à une clientèle masculine et peu au fait des enjeux sexo-spécifiques d\u2019une population carcérale féminine.Or, les femmes incarcérées dans les prisons provinciales le sont en grande majorité pour de petits crimes liés à leur survie, et ce, pour de courts séjours d\u2019une moyenne de près de deux mois.Les femmes judiciarisées ont presque toutes connu la pauvreté, la violence et les problèmes de santé mentale.En outre, comme vous le savez, les femmes autochtones sont sur- judiciarisées et surreprésentées en prison.Très peu de services sont offerts aux femmes à leur sortie de prison, alors que les problèmes d\u2019emploi, de logement, de démêlés avec la DPJ, de discrimination en tous genres sont énormes.Soucieux de la dignité et du respect des droits de toutes les femmes, notamment des femmes incarcérées, le Centre des femmes de Laval a mis sur pied son comité de mobilisation en soutien aux détenues de l\u2019établissement Leclerc.Soutenu par son regroupement, L\u2019R des Centres de femmes du Québec, le Centre des femmes de Laval s\u2019est joint à la Ligue des droits et libertés et à la Fédération des femmes du Québec pour réclamer, en mai 2016, une mission indépendante d\u2019observation à l\u2019établissement Leclerc.Vous avez refusé la tenue de la mission d\u2019observation proposée, mais, face aux pressions populaires, avez mis sur pied un comité de travail qui, depuis déjà deux ans, se penche sur les conditions de détention à l\u2019établissement Leclerc et sur l\u2019avenir de l\u2019incarcération des femmes au Québec.Le travail de ce comité a permis d\u2019améliorer l\u2019accès aux soins médicaux ou aux programmes et d\u2019apporter les correctifs les plus urgents, dont le transfert, en juin 2017, des hommes vers d\u2019autres établissements.Dans le but de maintenir la mobilisation et de pousser la réflexion sur le bien-fondé de l\u2019incarcération des femmes comme réponse à un problème social, nous avons créé la Coalition d\u2019action et de surveillance sur l\u2019incarcération des femmes au Québec (CASIFQ).La Coalition vous a pressé de rendre public le rapport du comité de travail qui doit être déposé dans les prochains jours.Cette demande a malheureusement reçu une fin de non-recevoir.Pour la CASIFQ, il est essentiel de connaître les orientations et les recommandations de ce rapport pour que les travaux que vous menez, de même que l\u2019éveil récent de la conscience collective sur les conditions de détention des femmes au Québec, ouvrent une réflexion commune plus large concernant l\u2019incarcération des femmes comme réponse à un problème social.Une réflexion publique s\u2019impose en effet, et celle-ci doit inclure les femmes concernées.Comment peut-on croire que ces femmes puissent panser leurs blessures et se sortir du phénomène des portes tournantes si elles sont maintenues dans des conditions de détention inutilement répressives et souffrantes ?Les impacts néfastes de la prison sur les femmes sont bien documentés : appauvrissement, fragilisation sur le plan de la santé mentale et physique, enlisement dans le cycle de la petite criminalité, isolement social, perte de leur logement, désintégration de la famille.Il est impératif de réfléchir à d\u2019autres options que l\u2019incarcération des femmes en vue d\u2019une réduction significative de la population carcérale.La justice, tout comme les injustices, nous concerne tous et toutes.* Cette lettre est signée par différents groupes et professeurs-cher- cheurs, dont on trouvera la liste sur nos plateformes numériques.Campagne et BBQ À voir les manchettes, on croirait que notre seul défi serait le choix du meilleur hot-dog.Mais grâce à vos pages, le voile se lève sur des enjeux que nos élus occultent, telle l\u2019excellence de l\u2019Ontario en santé.Avec un nombre de médecins de famille inférieur de 17% par personne, les Ontariens ont un taux de 15% plus élevé d\u2019inscriptions auprès d\u2019un médecin de famille (94%).Mais c\u2019est le nombre de patients inscrits par médecin en Ontario qui étonne, soit 904, comparativement à 654 au Québec.Un taux supérieur de 38%, alors que leurs médecins chercheraient de nouveaux patients.Comment expliquer un tel écart, sinon une aussi piètre performance du Québec?Ce, malgré une péréquation généreuse, de forts transferts fédéraux en santé, une parité des salaires avec nos voisins et nos médecins de famille plus nombreux par personne?Et bien sûr, en prime, l\u2019iceberg de la santé dont les coûts vont bientôt dépasser 50% du budget provincial.Rien pour nous réjouir, alors que nos politiciens s\u2019affairent à remplacer l\u2019orchestre sur le pont du Titanic par un alléchant BBQ.Pierre G.Blanchard Montréal, le 18 juin 2018 personnes.Certains plans du ministère de Transports suggèrent même qu\u2019il s\u2019agirait d\u2019une bretelle à double sens, augmentant du coup le volume de trafic.Le futur viaduc du port est situé quant à lui à quelques dizaines de mètres de la résidence pour personnes âgées Grace Dart et de tout le sud-est du quartier Maison- neuve.Il est à craindre que le passage quotidien de plusieurs centaines, voire de milliers de camions lourds sur ces deux ouvrages, dont un est surélevé, génère du bruit, de la poussière et des émanations néfastes qui vont dégrader davantage la qualité de vie des habitants du secteur et nuire durablement à leur santé.À ma connaissance, depuis qu\u2019il est question de développer ces terrains, aucune instance publique n\u2019a clairement examiné les enjeux de santé qui y sont reliés.Il est grand temps que cela soit fait.Le 6 juin dernier, j\u2019ai demandé officiellement à la Direction de santé publique de Montréal d\u2019étudier l\u2019impact qu\u2019entraineraît la réalisation de ces projets sur la santé de la population environnante.L\u2019implantation de projets routiers et industriels sur les grands espaces de l\u2019est du quartier ne devrait pas se faire en occultant les risques pour la santé des gens qui vivent à proximité.[.] Carole Poirier Montréal, le 18 juin 2018 Les conditions de détention à l\u2019établissement Leclerc doivent être connues du public LIBRE OPINION LETTRES LÉGALISATION DE LA MARIJUANA Et maintenant ?L Des impacts inconnus La population d\u2019Hochelaga-Mai- sonneuve résidant aux environs des terrains en friche situés à l\u2019extrémité est de la rue Ontario vit de grandes inquiétudes quant aux projets de développement qui y sont prévus.De l\u2019implantation d\u2019une « Cité de la logistique » aux activités d\u2019entreprises industrielles, en passant par la construction de bretelles autoroutières arrivant de l\u2019autoroute 25, l\u2019avenir de ces terrains fait l\u2019objet de plusieurs projets d\u2019aménagement qui soulèvent la controverse.Des activités industrielles à quelques mètres des habitations du quartier Mai- sonneuve ?L\u2019avenir d\u2019un site écologique méconnu du grand public, le ruisseau Molson, probablement affecté ?Du trafic lourd à proximité des maisons ?Les citoyens et citoyennes qui vivent dans le quartier sont déjà passablement affectés par les activités portuaires, le camionnage sur Notre-Dame, les voies ferrées, la pollution de l\u2019air et le bruit.Le prolongement de l\u2019avenue Souligny formerait vraisemblablement une boucle vers le nord à proximité des habitations de la biscuiterie Viau ainsi que de la coopérative d\u2019habitation Viauville, où vivent plusieurs centaines de MANON CORNELLIER LEDEVOIR // LE VENDREDI 22 JUIN 2018 A 9 IDÉES Au revoir C e texte marque la fin de ma chronique bimensuelle au Devoir.Je serai désormais chroniqueur invité.Je vous l\u2019annonce la tête haute, mais avec tristesse.Avant de tirer ma révérence, je dirais comme Jay-Z : permet- tez-moi de me présenter à nouveau.Ubuntu.Ce mot issu des langues bantoues du sud de l\u2019Afrique désigne une philosophie qui honore notre interdépendance.Ubuntu est une reconnaissance que nous sommes tous unis dans notre humanité.C\u2019est la pensée ubuntu qui a habité de grands leaders comme Nelson Mandela.Sans me réclamer de l\u2019héritage de Mandela, je suis fier d\u2019avoir écrit avec cœur et respect, mais avec fermeté.C\u2019est justement en raison de ma pleine appartenance à la famille québécoise que j\u2019aime susciter des réflexions au sujet des inégalités que notre bêtise produit et a produites à travers l\u2019histoire.Toutes les bonnes familles ont leurs zones d\u2019ombre.Je nous crois capables de les observer et d\u2019y répondre.J\u2019insiste plus particulièrement sur l\u2019importance, comme solution pour un meilleur vivre-ensemble, d\u2019embrasser la diversité.Je suis donc heureux de constater que ce mot soit sur toutes les lèvres.C\u2019est d\u2019ailleurs parce que Le Devoir avait rendez-vous avec la diversité que nos chemins se sont croisés en 2016.Les deux dernières années ont mûri ma réflexion sur le sujet.« La richesse de la diversité réside dans la faculté des uns d\u2019ouvrir le regard des autres sur des phénomènes qui se situent dans leur angle mort.» C\u2019est ce que j\u2019ai écrit dans ma première chronique.Et oui, ce fut un honneur pour moi de faire usage de ma tribune afin d\u2019illustrer un petit peu de Saint-Michel au lecteur d\u2019Outremont.J\u2019ajoute aujourd\u2019hui que cette richesse est pleine d\u2019embûches.La diversité est la genèse de tensions, d\u2019incompréhensions et d\u2019inconforts.Lorsque pleinement épousée comme valeur, la diversité représente un défi pour les individus et les organisations, qui doivent composer avec des réalités nouvelles.Ceci est d\u2019autant plus vrai pour le milieu médiatique, qui, à la différence des industries qui se gèrent entre quatre murs, apprivoise la diversité tout en la révélant au grand public.En conséquence, les chroniqueurs qui contribuent à la diversité en subissent parfois directement les contrecoups.D\u2019abord, j\u2019ai vite compris que ma légitimité comme chroniqueur elle- même est contestée par d\u2019autres chroniqueurs.Ensuite, mon identité engendre une responsabilité additionnelle.Le silence pèse lourd lorsque certaines communautés, déjà sous-représentées, sont en plus mal représentées.En entrevue à Radio-Canada la semaine passée, Denys Arcand a suggéré qu\u2019en choisissant des comédiens noirs pour jouer des criminels dans son dernier film, il tendait « un miroir à la nature ».Il m\u2019appartient de briser le miroir de M.Arcand et d\u2019ouvrir une fenêtre sur la réalité.D\u2019expliquer, encore, que la crimi- nalisation qui afflige les communautés noires n\u2019est pas le fait de la nature, mais le résultat d\u2019un ensemble d\u2019injustices, dont les préjugés, alimentés par des commentaires comme ceux de M.Arcand.Enfin, ma lutte contre le racisme s\u2019est accompagnée d\u2019inconvénients allant de commentaires insidieux d\u2019internautes à la nécessité de défendre mon intégrité déontologique devant le Conseil de presse.Dans son sens le plus profond, la diversité n\u2019est pas folklorique.Tous ceux et celles qui souhaitent en relever le défi doivent le savoir.Cela dit, je suis reconnaissant de ces deux années comme chroniqueur.D\u2019abord, aux lecteurs et lectrices qui estiment être peu représentés dans les médias ; je suis heureux d\u2019avoir fait écho à votre voix à la lumière de mon humble vécu.Nous n\u2019avons pas tous la chance d\u2019écrire dans un journal à grand tirage, mais sachez que vous-mêmes avez déjà un mégaphone : l\u2019Internet.Je vous invite à partager vos idées comme bon vous semble, tout en vous suggérant deux règles.Premièrement, appuyez les élans de votre indignation avec des argumentaires solides.Deuxièmement, évitez le mépris d\u2019autrui.Même au nom des causes les plus nobles, le mépris est un instrument qui mine la dignité humaine.Audrey Lorde a dit qu\u2019on ne détruit pas la maison du maître avec ses outils.Aux politiciens, gens d\u2019affaires et autres décideurs; nombre d\u2019entre vous m\u2019ont manifesté votre intérêt envers ce que j\u2019écris.«Je ne suis pas tout le temps d\u2019accord avec toi, mais tu me fais réfléchir», ai-je souvent entendu avec grande satisfaction.Merci.Enfin, plusieurs d\u2019entre vous vont se réjouir de la fin de ma chronique bimensuelle.Grâce à vous, j\u2019ai appris que mes opinions ne sont pas absolues.J\u2019ai aussi appris à porter le rôle de chroniqueur avec plus de détachement.J\u2019espère que mes chroniques furent la source d\u2019au moins un apprentissage.Le 44e président des États-Unis a dit « Obama Out », s\u2019inspirant du Black Mamba.À l\u2019occasion de ma 44e chronique, je vous dis plutôt na wè pi devan.À la revoyure, comme on dit par chez nous.FABRICE VIL NIZAR CHAARI CHARGÉ DE COURS ET CONSEILLER SENIOR EN GESTION JEAN-BERNARD MARCHAND MAÎTRISE EN GESTION DE L\u2019ÉCOLE NATIONALE D\u2019ADMINISTRATION PUBLIQUE Le gouvernement de Justin Trudeau a annoncé mardi le début de consultations portant sur la transformation du numérique et des données au Canada.Le ministre de l\u2019Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains, dit souhaiter ainsi recueillir l\u2019avis des entreprises, des universités et de la société civile, invitant même la population à se faire entendre, en prévision d\u2019une nouvelle stratégie nationale.Derrière les allures de discussion citoyenne sur les technologies, ce dont il est question réellement est le développement rapide de l\u2019intelligence artificielle, dont le débat politique demeure extrêmement incertain.Ainsi, bien au- delà des fantasmes de conditions meilleures, cette vague suscite des craintes et provoque de nombreux questionnements, notamment politiques, éthiques et sociétaux.Eu égard à leurs responsabilités et aux enjeux incontournables qui pointent déjà à l\u2019horizon, il apparaît impératif que les divers ordres de gouvernement s\u2019investissent rapidement dans l\u2019encadrement des développements actuels et orientent, avec l\u2019ensemble des acteurs socioéconomiques, la progression indéniable de l\u2019intelligence artificielle.D\u2019abord, les gouvernements ont le devoir de s\u2019intéresser aux algorithmes développés derrière les codes informatiques et les machines afin qu\u2019ils concordent avec les lois, notamment les chartes des droits et libertés, et cohabitent avec les valeurs communes.Si nous devons collectivement accorder une plus grande place à ces technologies, il nous faut également développer un contrôle démocratique des effets potentiellement négatifs de celles-ci.Aux États-Unis, des projets d\u2019automatisation de décisions de libération conditionnelle ou d\u2019analyse prédictive de la criminalité ont généré des résultats discriminatoires, basés sur des préjugés et des stéréotypes.Le jour de la mise en place d\u2019un tribunal des algorithmes comme spécialisation de notre système judiciaire est loin d\u2019être une fiction.Plus encore, de nombreux spécialistes issus de divers horizons techniques soulignent l\u2019urgence pour le Canada de se doter d\u2019une politique nationale de gestion des données massives.Cet enjeu est double.D\u2019abord dans sa forme actuelle, l\u2019efficacité de l\u2019intelligence artificielle repose sur la collecte d\u2019informations à partir de divers dispositifs numériques.Plus il y a de données, plus la machine est en mesure d\u2019améliorer sa performance.Les géants du Web (GAFA) ont une avance démesurée sur leurs plus proches compétiteurs en matière de propriété de données personnelles et la tendance est exponentielle.Ensuite, si cet actif numérique est aujourd\u2019hui principalement lié aux habitudes de consommation, plusieurs de ces entreprises investissent maintenant des sommes substantielles dans les secteurs stratégiques de la société civile comme la santé, l\u2019éducation ou le développement des villes connectées.Sans nouveaux pouvoirs législatifs, les gouvernements risquent d\u2019assister à la mise en place d\u2019un écosystème de données verrouillé derrière les secrets commerciaux et les intérêts privés.Les services publics Par la voie des services publics, les gouvernements sont en mesure de s\u2019approprier stratégiquement l\u2019intelligence artificielle.En plus de son rôle traditionnel d\u2019encadrement et de faci- litateur, il doit absolument orienter et planifier le développement de solutions technologiques vers des problèmes actuels et nouveaux liés aux services publics.Les besoins sont immenses et les gains nombreux pour améliorer la vie des citoyens et des entreprises dans leurs relations avec l\u2019État.Le traitement des images et des données offre plusieurs occasions de simplifier des tâches et d\u2019optimiser des analyses.L\u2019amélioration de l\u2019expérience client en temps réel par des robots-clients lors d\u2019une réclamation d\u2019assurance-emploi, l\u2019élimination du triage dans les urgences par l\u2019analyse sommaire des signes vitaux ou l\u2019anticipation plus rapide des crises environnementales par la centralisation des données sont des chantiers porteurs parmi d\u2019autres en vue d\u2019une modernisation de l\u2019administration publique.Agir autrement pose le risque d\u2019un développement technologique inégalitaire dirigé uniquement vers des problèmes sociaux dits rentables, nourrissant l\u2019incertitude liée à une plus grande fracture sociale mondiale.La perspective de services publics «intelligents» s\u2019inscrit dans un nouveau paradigme caractérisé par une connexion planétaire des humains et des objets, des organisations sans frontières et une nouvelle écologie des médias.Les gouvernements ne peuvent pas se permettre d\u2019être en marge de cette révolution.Un retard en ce sens risque de creuser davantage les écarts entre le secteur privé et le secteur public et d\u2019accélérer le désenchantement des citoyens envers l\u2019administration publique.Loin des discours interventionnistes et moralisateurs, le propos consiste à dire que, par le biais de ces organismes régulateurs et de ses missions, l\u2019État doit répondre aux besoins et aux aspirations de la population et il lui appartient plus que jamais de gérer les grands dossiers de biens publics.La finalité demeure la construction d\u2019une société plus juste et harmonieuse, dotée d\u2019une technologie humainement acceptable.INTELLIGENCE ARTIFICIELLE Le positionnement de nos gouvernements JEAN-FRANÇOIS VALLÉE LA POCATIÈRE Lettre adressée au ministre de l\u2019Éducation, Sébastien Proulx Je viens d\u2019assister coup sur coup aux spectacles de fin d\u2019année des finissants de l\u2019école primaire et du collège de ma ville.Mon constat, comme chaque année : les chansons interprétées en français sur scène frôlaient le 0 %, autant en ce qui concerne la musique d\u2019ambiance que dans les choix des jeunes.Il s\u2019agit pourtant d\u2019écoles françaises implantées dans une ville à presque 100 % francophone\u2026 Je me suis senti mal à l\u2019aise en pensant au message clair, net et sans équivoque que cela envoie à notre jeunesse, en particulier aux néo-Québécois, à savoir que même au Québec, seul coin de l\u2019Amérique du Nord où cela pourrait être différent, l\u2019anglais domine l\u2019espace public.Je sais pertinemment que le parti que vous représentez accorde une très grande importance à l\u2019essor de l\u2019anglais au cœur même du système d\u2019éducation québécois, mais j\u2019ose néanmoins sonner l\u2019alarme.Avez-vous pleinement pris conscience du fait que l\u2019anglicisation par la base, à laquelle votre gouvernement souscrit avec zèle, fonctionne aujourd\u2019hui trop bien ?Nos jeunes sont carrément en train de devenir des anglophones de culture.Votre parti a tellement survalo- risé et glorifié l\u2019enseignement de l\u2019anglais de toutes les manières possibles de la 1reannée du primaire à la dernière année du cégep qu\u2019il est maintenant plus que temps de renverser la vapeur.Cette fois en faveur du français.Par exemple, serait-il envisageable que votre ministère envoie un mémo à toutes les directions d\u2019école et aux professeurs pour leur rappeler leur rôle de contribuer à diffuser la langue de l\u2019école en la mettant en scène, surtout lors d\u2019événements aussi symboliques et solennels que les spectacles de finissants ?Nous sommes parvenus au point où nos écoles, censées assurer la pérennité de notre culture, font la promotion active de l\u2019anglais et négligent la production culturelle en français.Et que dire des écoles où votre gouvernement a implanté l\u2019anglais exclusif en 6e année ?La situation doit être plus navrante encore.Votre ministère pourrait-il aller jusqu\u2019à établir un seuil, un quota à respecter, ou du moins suggérer des balises?Ma fille m\u2019a confié : « Papa, on en apprend, des chansons en français, dans nos cours, mais on ne les chante jamais en spectacle.» Un mot résume ce phénomène : l\u2019aliénation.L\u2019étape suivante, habituellement, est l\u2019assimilation pure et simple à la langue la plus attrayante.À l\u2019approche de notre Fête nationale, il serait tout indiqué de réfléchir à une solution.Si l\u2019école québécoise ne s\u2019intéresse plus au français, dites-moi, qui le fera à sa place ?De la promotion de l\u2019anglais dans les écoles primaires Le gouvernement doit orienter et planifier le développement de solutions technologiques vers des problèmes actuels et nouveaux liés aux services publics JOE RAEDLE GETTY IMAGES AGENCE FRANCE-PRESSE Le milieu médiatique, à la différence des industries qui se gèrent entre quatre murs, apprivoise la diversité tout en la révélant au grand public.En conséquence, les chroniqueurs qui contribuent à la diversité en subissent parfois directement les contrecoups. ACTUALITÉS A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16h30 Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com LEDEVOIR // LE VENDREDI 22 JUIN 2018 ne première ville au Québec y va d\u2019une solution extrême en rasant tous les frênes sur son territoire tandis que le gouvernement du Québec n\u2019a toujours pas donné suite aux demandes de nombreuses municipalités qui réclament une stratégie commune ainsi qu\u2019une aide financière pour lutter contre l\u2019agrile du frêne.Dépassée par le niveau d\u2019infestation de ses frênes, la Ville de Gatineau en est venue à la conclusion qu\u2019il valait mieux les faire complètement disparaître du paysage que les traiter.« Lutter contre l\u2019agrile du frêne, c\u2019est impossible.C\u2019est utopique de dire qu\u2019on lutte contre cet insecte.Actuellement, ce qu\u2019on fait, c\u2019est gérer une problématique pour laquelle il n\u2019y a pas de solution miracle », souligne Alexandre Dumas, ingénieur forestier au service de l\u2019environnement de la Ville de Gatineau.D\u2019ici 2020, ce sont 40 000 frênes qui seront abattus, portant le total d\u2019arbres coupés depuis le début des ravages de cet insecte dévastateur à 70 000.La problématique de l\u2019agrile du frêne doit être gérée dans une optique de sécurité publique plutôt que dans une perspective de préservation du patrimoine arboricole, estime désormais la Ville de Gatineau.Originaire d\u2019Asie L\u2019agrile, un insecte vert métallique originaire d\u2019Asie qui s\u2019attaque aux frênes, a été détecté pour la première fois à Ca- rignan en 2008, puis deux ans plus tard à Gatineau.« Comme municipalité, on a décidé de se concentrer sur la gestion du frêne, et notre responsabilité, c\u2019est que ces arbres ne deviennent pas dangereux pour la population », indique M.Dumas.D\u2019autant plus, rappelle M.Dumas, que les solutions qui existent actuellement ne font que prolonger la durée de vie du frêne, sans nécessairement freiner l\u2019épidémie.« Financièrement, nous n\u2019avons aucune aide.Les coûts sont à 100 % assumés par chacune des villes.Ce ne sont pas toutes les municipalités qui ont la structure, l\u2019organisation et la capacité financière de faire face à une épidémie de cette envergure », souligne M.Dumas.De 2013 à 2017, la Ville a dépensé environ 6 millions pour la gestion de l\u2019agrile du frêne.L\u2019abattage massif qui s\u2019échelonnera sur les trois prochaines années coûtera également 6 millions.M.Dumas compare les ravages provoqués par l\u2019agrile à ceux laissés par le verglas de 1998.«Les ravages de l\u2019agrile sont du même ordre que ceux d\u2019une très grande catastrophe naturelle.La seule différence, c\u2019est qu\u2019ils s\u2019étendent sur plusieurs années, parce qu\u2019on ne les voit pas instantanément.Il n\u2019en reste pas moins qu\u2019en matière de pertes d\u2019arbres, il y en aura pratiquement autant que lors du verglas », dit-il.Même si l\u2019agrile ne connaît pas de frontières, l\u2019épidémie a jusqu\u2019à présent été gérée localement par chacune des municipalités touchées, ce qui ne facilite pas toujours le combat, souligne un expert.« Le fait qu\u2019une ville reconnaisse avoir perdu la bataille, c\u2019est triste, mais ce n\u2019est malheureusement pas surprenant », indique Daniel Kneeshaw, professeur au Département de sciences biologiques de l\u2019UQAM et membre du Centre d\u2019études de la forêt.Problème national, gestion locale Selon M.Kneeshaw, le cas de Gatineau découle du fait que chaque municipalité a livré sa propre bataille, commettant parfois des erreurs.« Les batailles au Québec ont été livrées à droite et à gauche, sans nécessairement la même intensité », rappelle-t-il.Pourtant, plusieurs villes au Québec tentent depuis des années de mettre en La Ville de Montréal a traité près de 95 000 arbres sur les terrains publics au cours des dernières années.Elle a néanmoins dû procéder à l\u2019abattage de plus de 15 000 arbres depuis 2011.L\u2019an dernier, la Ville a annoncé l\u2019abattage de 4000 frênes sur le mont Royal.JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019agrile, un insecte vert métallique originaire d\u2019Asie qui s\u2019attaque aux frênes, a été détecté pour la première fois à Carignan en 2008, puis deux ans plus tard à Gatineau.VILLE DE MONTRÉAL place une stratégie commune pour combattre l\u2019insecte dévastateur.En 2016, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), qui représente les 82 municipalités qui forment la grande région de Montréal, a demandé au ministère des Affaires municipales de soumettre à l\u2019Assemblée nationale des modifications législatives afin de doter la CMM d\u2019un pouvoir réglementaire pour accélérer la mise en œuvre d\u2019une Stratégie métropolitaine de lutte contre l\u2019agrile du frêne.La CMM a également demandé d\u2019élaborer un programme commun avec le gouvernement du Canada, le gouvernement du Québec et les municipalités de la grande région montréalaise afin de financer le remplacement des frênes sur le territoire métropolitain.Le ministère des Affaires municipales indique que la demande de la CMM est toujours à l\u2019étude.Il précise toutefois que deux ministères participent aux travaux du Comité métropolitain de lutte contre l\u2019agrile du frêne.AGRILE DU FRÊNE Une première ville rase tous ses frênes Reconnaissant sa défaite, Gatineau a décidé d\u2019abattre ses arbres plutôt que de poursuivre les traitements Bien que cette année encore l\u2019agrile du frêne ait continué à gagner du terrain, atteignant désormais plusieurs villes de l\u2019est de la province, les villes n\u2019en sont pas à emboîter le pas à Gatineau.La Ville de Trois-Rivières, qui avait jusqu\u2019à présent été « épargnée » par l\u2019agrile, a trouvé des traces du parasite et compte livrer sa bataille.« C\u2019est notre première année dans la lutte contre l\u2019agrile, jusqu\u2019à présent nous n\u2019avions pas été touchés par cette crise-là.Nous ne sommes pas du tout dans une optique d\u2019abattage, on va d\u2019abord traiter tous les frênes qui n\u2019ont pas été infestés », mentionne Yves Toutant, responsable des relations publiques à la Ville de Trois-Rivières.Trois-Rivières, qui procède actuellement à l\u2019inventaire du nombre de frênes sur son territoire, en traitera environ 260 cet été, puis 340 l\u2019an prochain.Jusqu\u2019à présent, cinq arbres devront être abattus.À Montréal, où près de 95 000 arbres ont été traités sur des terrains publics, on concentre les efforts sur la sensibilisation des propriétaires de terrains privés où se trouvent des frênes.La Ville a doublé les subventions, passant d\u2019un plafond de 2000 $ à 4000 $.« Actuellement, la stratégie ne prévoit pas l\u2019abattage de l\u2019ensemble des frênes du territoire, comme c\u2019est le cas à Gatineau », soutient Gabrielle Fontaine-Giroux, relationniste à la Ville de Montréal.Depuis 2011, ce sont plus de 15 000 arbres qui ont été coupés, et le poumon vert de la métropole, le mont Royal, est aussi menacé.L\u2019an dernier, la Ville a annoncé l\u2019abattage de 4000 frênes sur la montagne.À la Ville de Longueuil, où un comité de l\u2019arbre a été constitué à la suite de l\u2019infestation, on estime le traitement toujours efficace.« Notre objectif demeure de ralentir la mortalité des arbres », indique Louis-Pascal Cyr, porte-parole de la Ville de Longueuil.D\u2019autres villes ne baissent pas les bras U JACQUES NADEAU LE DEVOIR AMÉLI PINEDA LE DEVOIR "]
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