Le devoir, 23 février 2018, Cahier B
[" H É L È N E C L É M E N T à Sherbrooke S itué au bord de la bouillonnante rivière Magog, sur le site de l\u2019ancienne usine américaine de lingerie féminine Julius Kayser \u2014 qui a fait travailler des milliers de Sherbrookois entre 1915 et 1988, ce musée raconte l\u2019histoire de la formation de la Terre, celle des Cantons-de-l\u2019Est surgis de la glace il y a 12 000 ans, ainsi que sa propre histoire.Un musée né en 1879 au séminaire de Sherbrooke, situé sur la rue Frontenac, jus te en face, à une époque où les collèges classiques se constituaient des collections de spécimens qui ser vaient à l\u2019enseignement des sciences naturelles.De grands panneaux dans le hall d\u2019entrée racontent que c\u2019est le chanoine Léon Marcotte qui, pendant 64 ans, bichonnera cette collection.Qu\u2019à sa mort, en 1964, le Musée du séminaire fermera ses portes pour ne rouvrir qu\u2019en 1973.Puis, modernité oblige, le Musée déménagera dans l\u2019ancienne usine Julius Kayser, alors en pleine revitalisation de ses espaces pour devenir en 2002 le Musée de la nature et des sciences que l\u2019on con - naît aujourd\u2019hui.AlterAnima C\u2019est de façon fantaisiste et sans rien perdre en rigueur scientifique que l\u2019exposition AlterAnima présente quelque 500 spécimens d\u2019animaux naturalisés \u2014 chacun ayant sa petite histoire originale \u2014 sur les 65 000 qu\u2019héberge la réserve du musée.L\u2019histoire de l\u2019orignal fait sourire.En 1925, le chanoine Léon Marcotte aurait donné 100 $ pour le faire empailler.La taxidermie de l\u2019animal aurait été réalisée à l\u2019intérieur du Musée du séminaire.Puis il a fallu le déménager en 2002.« On a dû percer un trou dans le mur de l\u2019ancien Musée du séminaire et faire appel à une grue pour le descendre en bas de l\u2019édifice », explique Mitch, un employé.Plutôt que par espèces ou par habitats naturels, les animaux, coquillages et insectes sont présentés par clans.Clan des beaux becs, des queues originales, des têtes dures, des noirs et blancs, des étranges formes\u2026 Les anecdotes sont racontées par trois guides virtuels au moyen d\u2019une tablette électronique : un biologiste passionné, une écologiste mordue et un veilleur de nuit captivant.On en perd le nord.Et la notion du temps ! Informations approfondies, jeux de «cherche et trouve » et parcours de visite se retrouvent sur cette petite tablette prêtée aux visiteurs au moment de l\u2019achat du billet.Fragments d\u2019humanité Plus classique dans sa for me, la nouvelle exposition Fragments d\u2019humanité.Archéologie du Québec présente jus qu\u2019en mai prochain 200 pièces issues de fouilles archéologiques réalisées sur plus de 10 000 sites répartis au Québec.Réalisée par le musée Poin te- à-Callière, cité d\u2019archéologie et d\u2019histoire de Montréal, cette exposition, qui célèbre 50 ans de recherches et de découvertes en archéologie québécoise, plonge le visiteur dans les us et coutumes d\u2019é poques qui remontent jusqu\u2019à 12 000 ans, alors que le territoire québécois émergeait tout juste des glaces.Vases, pointes de harpons, guimbardes en laiton, garnitures de fusils, fragments d\u2019é - paves de bateaux\u2026 L\u2019exposition comprend quatre zones : archéologie préhistorique, terres d\u2019échanges et de commerce, chronique du quotidien et histoires englouties.Intrigante, la petite collection de pipes.Fumer la pipe fait partie des rituels amérindiens depuis 3000 ans, lit-on sur une affichette.Ils fument la pipe pour bien disposer les esprits avant les échanges ou pour favoriser la guérison.Terra mutantès Terra mutantès traverse 400 millions d\u2019années en 20 minutes.L\u2019histoire merveilleusement bien contée catapulte le spectateur au cœur de la formation géologique des Appa- laches.D\u2019entrée de jeu, la curiosité est attisée, le spectacle s\u2019annonce grisant.« Préparez-vous à un voya - ge extrême qui donne le vertige, déclare d\u2019une voix musclée le narrateur Guy Nadon.Vous allez traverser des milliers d\u2019années interminables.La ter re tremblera, la lave coulera, les fonds marins cracheront le feu.» C\u2019est assis sur des bancs autour d\u2019une large table interactive qui s\u2019anime au rythme du déplacement des océans, de volcans qui crachent le feu, de glaciers qui avancent en écorchant les montagnes, que l\u2019on s\u2019instruit sur les origines du relief appalachien.Les images défilent sur trois écrans et se reflètent sur la table dont la sur face brandille au toucher grâce à des caméras infrarouges.Le visiteur peut interagir et tenter d\u2019attraper un poisson sans mâchoire qui défile à toute allure, provoquer des mécanismes d\u2019érosion et vivre une tempête de neige dont les flocons virevoltent dans toute la pièce.On ressort ébloui de cette expérience, avec en tête cette phrase de Guy Nadon : «La colère provoque de belles cho - ses.» Une référence, entre autres, aux paysages estriens.Avant de quitter le musée de la rue Frontenac, cap vers le simulateur de tremblements de terre pour vivre trois secousses de magnitudes différentes sur l\u2019échelle de Richter.Terre qui ondule, bruits sourds, silence.Ça doit être af folant dans la vraie vie! Collaboratrice Le Devoir Pour le programme de la semaine de relâche scolaire : na turesciences.qc.ca/musee/loca tion-de-salles Informations : na turesciences.qc.ca/musee Cinéma Les gardiennes, une guerre dans leur jardin Page B 3 Économie Qu\u2019est-ce qui se cache derrière l\u2019or du «gorille norvégien»?Page B 8 C A H I E R B \u203a L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 3 F É V R I E R 2 0 1 8 Des suggestions de sorties pour le week-end CITADINS, AU JEU ! C\u2019est aujourd\u2019hui que commence la grande période ludique hivernale de Montréal joue, qui propose des centaines d\u2019activités pour les jeunes un peu partout dans la ville, notamment dans les bibliothèques publiques.Que les geeks se réjouissent, c\u2019est sous le signe du jeu vidéo que démarrent les festivités : une grand-messe du genre reçoit ce vendredi une trentaine d\u2019exposants qui présenteront jeux, ateliers et conférences (de 12h à minuit au Cœur des sciences de l\u2019UQAM, 200, rue Sherbrooke Ouest, gratuit).Et samedi, BAnQ déploiera un mini- musée interactif où l\u2019on pourra retrouver les jeux, consoles et micro-ordinateurs d\u2019une autre époque \u2014 la préhistoire numérique, quoi (de 10h à 17h au 475, boulevard de Maison- neuve Est, gratuit).Il va sans dire que les plaisirs seront nombreux pour la semaine de relâche, si les enfants vous réclament des sorties.Jusqu\u2019au 11 mars.Programmation complète : montrealjoue.ca SOIRS AU SALON Il reçoit si peu souvent à demeure, le Salon particulier, qu\u2019on se doit d\u2019en parler.Cette minuscule salle, installée dans un sous-sol d\u2019église du Plateau Mont-Royal, revient à la vie pour présenter la pièce Big Shot du Surreal SoReal Theatre \u2014 pièce qui revient d\u2019ailleurs elle aussi à la vie après avoir longuement tourné au Canada depuis 2008, notamment à Montréal l\u2019année dernière.Seul sur scène, accompagné d\u2019effets visuels et sonores, un homme interprète six personnages ayant été témoins d\u2019une fusillade dans un train.Un one man show qui promet d\u2019être intense en si petit comité.Vendredi et samedi à 19h30 au 4851, rue de Bordeaux.15$.En anglais.Billets : bit.ly/2EXVtun PLAISIRS SUR SCÈNE Il y aura du plaisir sous toutes ses formes au Lion d\u2019Or dimanche pour le match spécial présenté par la Ligue d\u2019improvisation montréalaise dans le cadre de Montréal en lumière.C\u2019est en effet le thème retenu pour les douces hostilités prévues entre les Oranges et les Rouges, qui devront user de créativité thématique sous la direction d\u2019un maître de jeu.Dimanche de 20h à 23h au 1676, rue Ontario Est.12$.Billets et infos : bit.ly/2HCx2kP TOUJOURS À VÉLO Comme il n\u2019y aura pas d\u2019édition de Vélo sous zéro cette année en raison d\u2019un manque de financement, l\u2019équipe derrière le groupe Vélo d\u2019hiver Montréal organise la sortie Vélo sans relâche, une boucle de 11 km autour du parc Mai- sonneuve à parcourir en une heure environ.Des conseils seront prodigués avant le départ pour ceux qui en auraient besoin et du chocolat chaud sera servi pour bien fouetter les troupes.Samedi de 10h à 14h.Départ de la coopérative Ma Brasserie, 2300, rue Holt.Itinéraire et in- fos : bit.ly/2CEc6pJ Geneviève Tremblay icietla@ledevoir.com Ça brasse au Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke.Tremblements de terre, séparation des continents, déglaciation, volcans\u2026 On a parfois chaud, parfois froid, parfois le vertige.Puis il y a ces animaux du monde qui nous épient.Et ces fragments d\u2019humanité qui relatent 12 000 ans d\u2019histoire.Cap vers le Vieux-Sherbrooke ! MUSÉE DE LA NATURE ET DES SCIENCES Quatre milliards d\u2019années en quelques heures À l\u2019approche de la relâche scolaire, une escapade à Sherbrooke à mettre au programme PHOTOS HÉLÈNE CLÉMENT Le spectacle Terra mutantès permet de connaître les origines du relief appalachien, assis autour d\u2019une table interactive qui s\u2019anime au rythme du déplacement des océans, de volcans qui crachent le feu, de glaciers qui avancent en écorchant les montagnes.Ci-dessous : De façon fantaisiste mais sans perdre en rigueur scientifique, l\u2019exposition AlterAnima présente quelque 500 spécimens d\u2019animaux naturalisés sur les 65 000 qu\u2019héberge la réserve du musée. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 3 F É V R I E R 2 0 1 8 W E E K-E N D C U L T U R E B 2 À L A T É L É CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit ICI RC Télé Le Téléjournal Jeux olympiques d'hiver de PyeongChang 2018 (D) TVA TVA nouvelles Le Tricheur Ça finit bien la semaine Du talent à revendre La liste noire / Philomena TVA nouvelles 22h35 Denis Lévesque 23h35 PEUR GRISE (2011) TQ Passager Électrons libres Curieux Bégin Un chef à la cabane Deux hommes en or Like-moi! Belle et Bum BARBARA (2012) V Souper parfait Les détestables L'arbitre SQ 911 XXX (2002) avec Samuel L.Jackson, Asia Argento, Vin Diesel.NVL Zone Séduction ICI RDI Le National RDI économie 24/60 Les grands report Le Téléjournal Le Téléjournal Le National 24/60 TV5 17h50 Champi.Journal FR Les flots / Floride - Sud Le plein / Le Grand Canyon, Disneyland Paris, la Tomatina Champions 22h25 Service Journal/ C à dire Journal Afrique C à vous D R.I.S, police scientifique En quête de vérité Opération Police Marche à l'ombre Détectives Frontières / Les loups Grand Rire VIE La vie avec des quintuplées Quoi ton plan?Design V.I.P.Vendre ou rénover au Québec Maigrir pour gagner ByeMaison Ouvrez, jamais Vendre ou rénover: Chalet NateJeremiah MAX Dr House / Partie de chasse Mémoire sous enquête REVANCHE (1990) avec Anthony Quinn, Madeleine Stowe, Kevin Costner.Younger Dr House / Partie de chasse Mémoire VRAK Med Code G.Teen Wolf / Carnage! Journal d'un vampire Smallville / L'esprit de Noël Après Ski Les frères Scott Hors d'ondes RDS 17h00 Le 5 à 7 Hockey 360° Images/sec.Jeux olympiques d'hiver de PyeongChang 2018 - Bobsleigh, Snowboard (H et F) slalom géant parallèle (D) Sports 30 Hors-jeu 2.0 HISTORIA Pawn Stars Pawn Stars Pawn Stars Pawn Stars Les montagnards / La blessure Les montagnards Les montagnards De l'acier et du feu L'acier et feu ICI ARTV Temps-Paix Temps-Paix Mission X / L'enfer c'est ici Ils étaient dix Info, sexe PaparaGilles C'est juste de la TV Fatale-Station Outlander EXPLORA Curiosités Recyclage Planète techno Pharmachien Reconstruire l'histoire Concevoir l'impossible Sexplora Gagner À l'épreuve d'une tribu Tabou SÉRIES+ Les enquêtes du NCIS Les enquêtes du NCIS Hawaii 5-0 / Ma'ema'e Hawaii 5-0 / Ka hakaka Maika'i Hawaii 5-0 / Ka Iwi Kapu Hawaii 5-0 / Lapa'au Dr.Mary Z Remorquage Dans l'net Maripier! P.Lemieux Milot Land Week-end Garage Prêt sur gage SNCTM Banshee (v.f.) Californication Loi de jungle C.SAVOIR Au coeur du cinéma québécois Apostrophes 20h15 Savoir Secrets Électron/ Thèse Encore plus FutureMag 10 découvertes Un grand pas 23h50 Capsule CORIM ÉVASION Bienvenue chez nous Le Voyageur assoiffé Traqueur de mystères Hell's Kitchen Hell's Kitchen Le cuisinier rebelle prend l'air Voyag.assoiffé TFO Amélie/ Je dors Top!/ Top! Subito texto Motel Monstre Danse rêves TFO 24.7 VIC + FLO ONT VU UN OURS (2013) Pierrette Robitaille.23h05 Citoyen 23h40 Danse Cinéma Cinépop 17h45 LE SPA À REMONTER DANS LE TEMPS 19h25 LE SPA À REMONTER DANS LE TEM.SCREAMERS: L'ARMÉE SOUTERRAINE (1995) 22h50 SUR LE SEUIL (2003) avec Patrick Huard, Michel Côté.SÉcran 17h20 CRIMINEL (2016) 19h15 DÉMOLITION (2015) avec Naomi Watts, Jake Gyllenhaal.IMMORTELLE (2016) Luke Grimes.22h35 INSTINCT DE SURVIE (2017) Claire Holt.Cinéma Planète NouveauxExplorateurs / Maroc Namibie Big Bang Les porteurs d'espoir L'imposteur de l'affaire Maddie J'ai vu changer la Terre Lumière crue Côtes d'Europe MATV Ère libre Hockey UrbArt Indépendant Vers l'ouest Signé Guylaine Projection libre CBC CBCNews Coronation St.PyeongChang 2018 - Snowboarding (M) Big Air Final, Snowboarding (M, W) Parallel Giant Slalom Finals, Bobsleigh (M) 4-Man, Alpine Skiing Team Final, Curling (M) Gold Medal (D) CTV CTV News Montreal eTalk The Big Bang Shark Tank / Bethenny Frankel The Amazing Race Partie 2 de 2 Blue Bloods / Love Lost CTV National News Montreal 0h05 BigBang GBL 17h30 News Global National E.T.Canada Ent.Tonight Big Brother: Celebrity Edition Private Eyes / Family Jewels Global News 23h35 The Late Show ABC News at 6 News Local 22 News Inside Edition WRECK-IT RALPH (2012) avec Jane Lynch, Jack McBrayer.20/20 News at 11 23h35 Jimmy Kimmel Live CBS Channel 3 News at Six Evening News Ent.Tonight Big Brother: Celebrity Edition Blue Bloods / Love Lost Ch.3 News 23h35 The Late Show NBC 6pm News NBC News Jeopardy! Olympic Zone PyeongChang 2018 Winter Olympics (D) 11pm News 23h35 PyeongChang 2018 PBS (33) PBS NewsHour BBC Newsnight Vermont Week Wash.Week #MeToo, Now Great Performances Business Amanpour World News PBS (57) News Business PBS NewsHour M.Lake Journal New York NOW Great Performances World News Amanpour M.Lake Journal UNIS Pense vite! Bizarroscope Galaxie près Galaxie près Radio enfer Radio enfer Chair de poule Chair de poule Le p'tit cabaret / Yann Perreault Richard/ Nonna Machine/ Vole Direction: Sud HBO 16h10 RACE Class Divide 19h50 Last Wk 20h20 TOTEM (2017) avec Ahna O'Reilly, Kerris Dorsey.Pete Holmes: Faces and Sounds Strike Back High Main AddikTV Suits: Les deux font la paire Les passages de l'espoir Les enquêtes de Murdoch Esprits criminels Esprits criminels PRENEURS (2010) Chris Brown.TVA Sports 17h30 #Lavoie #Lavoiedubé Avant-match LNH Hockey / Penguins de Pittsburgh c.Hurricanes de la Caroline (D) Dave Morissette en direct Le TVA sports Aréna Esports Crashed Ice 02/23 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit Notre choix cette ?n de semaine LE BERLIN FUTURISTE DU FILS À BOWIE Duncan Jones, fils du regretté David Bowie, s\u2019est fait remarquer en 2009 avec Moon, un premier film de science-fiction « indépendante ».Il propose en exclusivité sur Netflix une «suite spirituelle » à ce premier opus, sise dans une version futuriste d\u2019une métropole que l\u2019on associe souvent à son célèbre papa.Mute, Netflix, dès aujourd\u2019hui UN TOUT AUTRE SPORT À la veille de la clôture des Jeux olympiques, on peut découvrir LE phénomène sportif en Corée, le sport électronique.Au Pays du matin came, les pros des jeux vidéo sont d\u2019immenses vedettes.Game Fever, Explora, samedi, 20h FORCIER RESTAURÉ Cette fantaisie hivernale magnifique, mettant en vedette un jeune Michel Côté en albinos et Guy L\u2019Écuyer en homme-sandwich ex-as des quilles, est sortie il y a 35 ans.Voici une occasion de la revoir dans une version restaurée.Au clair de la lune, Artv, dimanche, 21h Amélie Gaudreau AUJOURD\u2019HUI EST UN AUTRE JOUR (V.F.DE EVERY DAY) ?1/2 Drame sentimental de Michael Sucsy.Avec Angourie Rice, Justice Smith, Owen Teague, Maria Bello, Michael Cram et Debby Ryan.États-Unis, 2018, 95 minutes.M A N O N D U M A I S C haque jour, A se réveille dans le corps d\u2019un adolescent ou d\u2019une adolescente et tente de lui faire passer une journée qui n\u2019aura pas d\u2019incidence sur le reste de sa vie.Le jour où cette âme s\u2019incarne dans le corps de Justin (Justice Smith), elle tombe amoureuse de la petite amie de ce dernier, Rhiannon (Angourie Rice), que l\u2019égoïste garçon tient pour acquise.Après avoir passé quelques jours dans différents corps en compagnie de Rhiannon, qui trouve étrange que des inconnus semblent bien la connaître, A lui avoue son secret.Quelques jours (et corps) plus tard, Rhiannon éprouve également un sentiment amoureux envers A, qui est littéralement son âme sœur.Or, comment vivre leur grand amour au grand jour?Adaptation du best-seller pour ados de David Le- vithan, ce gentil et lisse drame sentimental de Michael Sucsy (le fascinant téléfilm Grey Gardens) plongera le jeune spectateur dans une réflexion sur l\u2019amour au-delà du physique.De fait, jusqu\u2019à ce qu\u2019elle rencontre A, tout ce que Rhiannon cherchait, c\u2019était un gars grand, mince et avec de belles épaules.Justin correspondant à cette description, Rhiannon voyait en lui l\u2019incarnation du prince charmant bien qu\u2019il soit un douchebag.Au fil des rencontres, où A s\u2019incarne parfois en fille ou en un garçon ne correspondant pas à ses standards de beauté, l\u2019adolescente découvre que l\u2019amour physique est sans issue \u2014 comme le chantait Gainsbourg \u2014 et qu\u2019on ne voit bien qu\u2019avec le cœur, l\u2019essentiel étant invisible pour les yeux \u2014 comme l\u2019écrivait Saint-Exupéry.Si cette leçon sur l\u2019ouverture d\u2019esprit est plus que louable à un âge où l\u2019image prime plus que tout, le chemin pour y accéder se révèle laborieux.Reposant sur un rythme léthargique et une mécanique rigide, lesquels donnent l\u2019impression qu\u2019Aujourd\u2019hui est un autre jour fait le double de sa durée, le tout se décline en une suite de rendez-vous discrets (il ne faudrait pas que la demoiselle passe pour quelqu\u2019un de volage aux yeux de tous) où les tourtereaux roucoulent des banalités.Et dire qu\u2019à l\u2019écriture on retrouve le scénariste Jesse Andrews (Me and Earl and the Dying Girl d\u2019Alfonso Gomez-Rejon)! Derrière la caméra, Michael Sucsy orchestre de façon impersonnelle cet univers de papier glacé où l\u2019on défile dans ses atours les plus sexy dans de jolis décors où personne ne semble vraiment habiter.Grâce à la conviction de la charmante et fraîche Angourie Rice et au talent de ses multiples partenaires, on s\u2019attache tout de même à ce couple et on s\u2019accroche au récit.Alors que l\u2019entourage de Rhiannon vit aussi sa part de drames, on regrette que les parents de la jeune fille ainsi que sa meilleure amie fassent tapisserie et que le personnage de l\u2019amusante grande sœur délurée (Debby Ryan) ne soit pas mieux exploité.Possédant une prémisse prometteuse, ce drame sentimental pour jeune public, qui s\u2019annonçait au-dessus de la moyenne, débouche malheureusement sur une bluette superficielle.Le Devoir CINÉMA Voleur de vies Aujourd\u2019hui est un autre jour propose une réflexion sur l\u2019amour au-delà du physique P H I L I P P E P A P I N E A U I l y a presque un an déjà que le musicien montréalais Geoffroy a lancé son premier disque complet, Coastline, une belle bulle indie-pop baignée d\u2019électronique.Alors qu\u2019il montera ce soir sur les planches d\u2019un Club Soda comble dans le cadre de Montréal en lumière, le jeune homme de 30 ans réalise que sa carrière est arrivée à un moment pivot.« Je sens que maintenant, plus je vais travailler fort, plus ça va marcher.» C\u2019est pourtant en étant « un peu insouciant » que le musicien avait livré son premier album, et ses attentes étant modestes.« Je savais bien que j\u2019avancerais lentement mais sûrement.Pour développer une carrière et vivre de ça à long terme, il faut que ce soit comme ça.Petit à petit.» La réalité le rattrape ces jours-ci alors que celui qui a toujours mené une carrière en parallèle dans l\u2019industrie musicale vient de laisser son emploi pour plonger tête première dans son projet musical, lancé en 2015 avec un premier EP.«J\u2019ai choisi de faire les deux jusqu\u2019au moment où je ne pourrais plus, et c\u2019était une super bonne décision, à bien y penser.Ça m\u2019a permis de prendre mon temps financièrement, de faire des contacts dans le milieu de la musique et de me créer un solide plan de rechange si la musique ne marchait pas.» Sauf que là, ça marche, dit-il, parlant d\u2019un « moment critique » où il sent plus que jamais un intérêt pour sa musique.Geoffroy a aussi une nouvelle équipe de gérance \u2014 celle qui a aidé à pousser Metric, Half Moon Run et Grimes à l\u2019international \u2014 et vient de s\u2019entendre avec son tourneur de rêve aux États- Unis.Le voilà passé de l\u2019insouciance à la conscience de la croissance.Le musicien, qui a énormément voyagé, souvent guitare à la main à jouer des reprises dans des restos et des bars, a réussi dans les derniers mois à attirer l\u2019attention avec Coastline.La pièce Sleeping on My Own, par exemple, a été écoutée presque 6 millions de fois sur Spotify et l\u2019album a été nommé sur la longue liste du Prix de musique Polaris.«J\u2019ai une \u201cpreuve de concept\u201d, si tu veux, que la musique que je fais, que j\u2019aime faire, peut plaire.Tant mieux si je continue d\u2019en faire, et si je la mets en marché correctement, ça va marcher et pas juste ici.» Gérer sa carrière Geoffroy n\u2019a pas l\u2019attitude d\u2019un fanfaron, mais il sait dans quel monde il navigue.C\u2019est qu\u2019en plus d\u2019avoir lui-même travaillé dans l\u2019industrie \u2014 au volet musique de Shutterstock et chez Analekta, par exemple \u2014, celui qui a grandi dans le quartier Notre-Dame-de- Grâce a aussi étudié en gestion à McGill en plus d\u2019avoir effectué une maîtrise en gestion de la musique sur le campus de Valence du Ber- klee College of Music.Et c\u2019était intéressant ?« La musique, c\u2019est un business d\u2019expérience, de contacts, et de logique.Il y a une base, mais tu ne peux pas vraiment l\u2019apprendre, dit-il, mi-figue mi-raisin.Je suis sor ti de là avec les grands honneurs, mais je suis revenu ici et je voulais ouvrir un café.J\u2019ai travaillé dans un café pendant un an et demi, et puis il y a eu toute l\u2019histoire de La voix.» C\u2019est que oui, en 2014, le temps de quelques semaines, Geof froy Sauvé a par ticipé à la populaire émission de télévision, dont il ignorait alors l\u2019ampleur et les manières, et de laquelle il est aujourd\u2019hui bien heureux d\u2019avoir été éliminé rapidement.Il reste que le guitariste \u2014 qui a chanté No Diggity de Dr Dre en audition \u2014 a profité d\u2019un certain élan populaire, en plus de réaliser la possibilité d\u2019un public.De ses études, Geoffroy ressort quand même équipé de nouvelles expériences qui stimulent son sens des af faires.Le plus important pour lui : la cohérence.« Il faut que ton image, l\u2019identité que tu développes à travers ta musique transparaisse tout autour, dans ta communication, sur ta page Facebook, ta page Soundcloud, visuellement.Dans la façon dont tu parles à ton public.» Deuxième leçon : être patient quand vient le temps de choisir ses partenaires.« Il ne faut pas se laisser avoir par de grosses offres de majors et dire oui tout de suite\u2026 » Aussi, Geof froy aime réviser les communiqués de presse, veut un catalogue de vidéoclips harmonieux\u2026 « Je suis un peu control freak à cause de mon background, mais ça fait en sorte que tout va dans la même direction.» Geof froy travaille déjà sur un nouvel album.Son mois de mars permettra de lancer la machine, et i l y reviendra cet été après quelques semaines de tournée en Europe.«Le prochain album, je le prévois pour février 2019, avec des extraits qui commenceraient à la fin de l\u2019été.» Oh, c\u2019est précis un peu, non?«Il faut voir un an d\u2019avance si tu veux arriver à temps.La musique, c\u2019est tellement une game d\u2019horaire, il faut planifier la sortie de ton album à un moment opportun pour pouvoir être dans les festivals de l\u2019année, et un moment opportun pour la tournée.» En bon gestionnaire, on peut penser qu\u2019il saura gérer la croissance des prochains trimestres de sa carrière.Le Devoir GEOFFROY Au Club Soda, ce vendredi 23 février, dans le cadre de Montréal en lumière MONTRÉAL EN LUMIÈRE Geoffroyet la conscience de la croissance F R A N Ç O I S L É V E S Q U E D u 14 au 18 mars se tiendra à Saguenay le festival Regard, événement entièrement dévolu au court métrage.La directrice générale, Marie-Élaine Riou, a dévoilé jeudi la teneur d\u2019un 22e événement typiquement riche, et cela, en compagnie de la porte-parole 2018, la comédienne Sarah-Jeanne La- brosse.Environ 180 cour ts métrages issus d\u2019une cinquantaine de pays seront projetés.«Cette année, les films québécois s\u2019avèrent particulièrement éclatés dans leurs sujets et leurs formes ; très ouverts sur le monde.On sort radicalement de la structure traditionnelle du « film d\u2019appartement faute de moyens», si l\u2019on veut», explique Marie-Élaine Riou.L\u2019enjeu des premières demeure important pour l\u2019événement, reconnu depuis l\u2019an dernier dans le processus de sélection des Oscar et qui accueille par ailleurs désormais un jur y FIPRESCI.Cela se traduit en l\u2019occurrence par 40 premières mondiales et 30 premières nord-américaines.« Cela dit, ça demeure fondamental pour nous de montrer tout ce qu\u2019on veut montrer au public, précise la directrice générale.C\u2019est-à-dire que la notion de primeur ne l\u2019empor tera jamais sur celle de la qualité.» Chantre du format Donalda dans Les pays d\u2019en haut, qu\u2019on a aussi vue dans Starbuck et les deux Bon cop, bad cop, Sarah- Jeanne Labrosse se réjouit de son titre de porte-parole.« J\u2019ai tourné dans beaucoup de courts métrages et, jusqu\u2019à tout récemment, j\u2019essayais d\u2019en faire au moins un par année \u2014 là mon agenda récent m\u2019en a empêchée.Le court est un genre que j\u2019adore : j\u2019en regarde énormément, par exemple sur Tou.tv, et aussi chaque fois que je prends l\u2019avion.» Dans le court métrage, Sarah- Jeanne Labrosse voit non seulement un art en soi, mais l\u2019occasion de relever un défi unique à ce format.« Le court force les cinéastes à créer un récit, voire un univers complet, en cinq, dix minutes.Pour les acteurs, ça veut dire composer avec un arc dramatique condensé.Ça ne change pas la nature de notre travail, mais ça implique une manière différente de l\u2019aborder.» À noter que ce sera là la première visite de Sarah-Jeanne La- brosse à Regard.Promesses de discussions Outre les différents blocs de projection, une pléthore d\u2019activités parallèles sera proposée.Toujours éclairantes, les tables rondes promettent d\u2019intéressantes discussions.On pense ici à celle qui portera sur l\u2019industrie du vidéoclip, en crise comme on le sait, ainsi qu\u2019à celle qui abordera la question du cinéma d\u2019auteur relayé en streaming.Aussi dans la mire: une causerie en compagnie de Robin Aubert qu\u2019animera la collègue Manon Dumais.Enfin, on ira entendre le ci - néaste Pascal Plante, dont le premier long, après maints cour ts, s\u2019est distingué à Slamdance et à Berlin et qui viendra discuter de son expérience avec le programme Talents en vue (micro- budget) de Téléfilm Canada en compagnie de la productrice Ka- terine Lefrançois.Remis en fin de festival, le Grand Prix international comptera parmi son jur y la productrice Kim McCraw (micro_scope), le comédien Marc-André Grondin (Les affamés) et le directeur photo Pierre Mignot (C.R.A.Z.Y., Les mauvaises herbes), entre autres professionnels.Le Devoir Regard : un monde de cinéma à Saguenay ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Geoffroy sait dans quel monde il navigue : «La musique, c\u2019est un business d\u2019expérience, de contacts, et de logique», dit le chanteur.Si cette leçon sur l\u2019ouverture d\u2019esprit est plus que louable à un âge où l\u2019image prime plus que tout, le chemin pour y accéder se révèle laborieux LES GARDIENNES ?Drame de Xavier Beauvois.Avec Nathalie Baye, Laura Smet, Iris Bry, Cyril Descours.France, Suisse, 2017, 135 minutes.A N D R É L A V O I E Difficile d\u2019exceller en tout, et pour un cinéaste, dans tous les genres.L\u2019incursion de Xavier Beauvois du côté de la comédie (La rançon de la gloire) ne fut guère concluante, surtout après une réussite brillante et incontestable (Des hommes et des dieux).Le voici de retour avec cette sobriété qui lui va si bien, cette sensibilité à décrire des êtres façonnés par la dureté des éléments, mais aussi celle de leurs principes.Et c\u2019est sans compter le tumulte parfois violent qui les entoure, dont ils ne peuvent jamais s\u2019échapper.Le vacarme assourdissant de la Première Guerre mon- dia le est absent dans Les gardiennes , s i ce n \u2019est en rêve, mais les ravages sont chaque jour bien visibles, dont sur les visages inquiets de ces femmes laissées derrière, craignant que le pire survienne à leur conjoint, ou à leurs fils.Pendant quelques années, elles devront pourtant user d\u2019 imagination et travailler à la sueur de leur front pour tenir à bout de bras leurs propriétés, leurs fermes.Cette lassitude se lit sur le visage d\u2019Hortense (Nathalie Baye, admirable dans la retenue), labourant les champs comme une bête de somme avec sa fille Solange (Laura Smet, qui par tage le grand écran avec Baye, sa mère, pour la première fois) à ses côtés.Sans ses deux garçons et son gendre qui combattent les Allemands, elle finit par trouver aide et réconfort auprès de Francine (Iris Br y, une novice du jeu, mais quelle présence), une belle orpheline qui travaille dur, croyant avoir trouvé là non pas un boulot, mais une vraie famille.Ce sentiment d\u2019appar te- nance s \u2019ampli f ie lorsque Georges (Cyril Descours), l \u2019un des deux f i ls d \u2019Hor- tense, revient le temps d\u2019une permission.Comment être insensible au charme, à la bonté et à la facilité qu\u2019a cette fille de chanter pour insuffler un peu de beauté ?Ce couple secret, voire illégitime, sera de nouveau séparé par la guer re, mais aussi par de tristes malentendus (liés en partie à la présence de soldats américains).Pour Francine, qui se croyait af franchie, la chute sera douloureuse.On pourrait aisément poser sur Les gardiennes une grille d\u2019analyse féministe, mais l\u2019humanité de Xavier Beauvois, tangible, va au-delà du simple hommage à la hardiesse des femmes face aux lois implacables de la paysannerie, surtout celle des années 1910.Le soin visuel apporté à cette fresque campagnarde, gracieuseté de la directrice de la photographie Caroline Champetier, une fidèle du cinéaste, donne l\u2019illusion des toiles de Jean- François Millet, et à toutes les saisons.La contemplation est aussi favorisée grâce à une utilisation judicieuse, et parcimonieuse, de la musique, les plages les plus amples sur le plan orchestral signées Michel Legrand venant souligner la grandeur d\u2019âme de Francine, sans doute la moins écorchée vive de cette chronique pastorale.Et si le cinéaste lui accorde une forme de rédemption \u2014 le tout dernier plan du film apparaît sans équivoque \u2014, il fait preuve d\u2019une indéniable tendresse à l\u2019égard de toutes ces figures tragiques d\u2019abord imaginées par l\u2019écrivain Ernest Pérochon, et dont le roman, publié en 1924, puise dans des blessures jadis très vives.Xavier Beauvois a profité de cette œuvre tombée dans l\u2019oubli pour en faire une admirable partition nuancée sur les timides avancées des femmes de l\u2019époque, l\u2019irruption bruyante d\u2019une nouvelle machinerie agricole, et surtout les ravages de la parole opprimée face aux pires traumatismes.Toujours d\u2019une grande pudeur, il a justement épousé celle de ses héroïnes, et de leurs hommes blessés, au milieu de paysages à l\u2019horizon parfois impitoyable.Collaborateur Le Devoir L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 3 F É V R I E R 2 0 1 8 CINEMA B 3 W E E K-E N D POUR VIVRE ICI Québec, 2018, 90 minutes.Drame de Bernard Émond avec Élise Guilbault, Sophie Desmarais, Amena Ahmad.Une femme qui vient de perdre son mari quitte sa petite ville de la Côte-Nord pour visiter ses enfants à Montréal, puis, voyant qu\u2019ils n\u2019ont guère de temps pour elle, retourne sur les lieux de son enfance dans le nord de l\u2019Ontario.Beaubien, Cinéplex Odéon Quartier Latin.ANNIHILATION États-Unis\u2013Grande-Bretagne, 2018, 115 minutes.Science- fiction d\u2019Alex Garland avec Natalie Portman, Jennifer Jason Leigh.Une biologiste, avec trois autres femmes, explore une zone abandonnée et coupée de toute civilisation.V.F.: Cinéplex Odéon Quartier Latin, Méga-Plex Marché Central, StarCité Montréal.V.O.A.: Banque Scotia Montréal, Méga-Plex Marché Central.FAUTE D\u2019AMOUR (V.F.DE LOVELESS) Russie\u2013France\u2013Allemagne, 2018, 127 minutes.Drame d\u2019Andreï Zviaguintsev.Faute d\u2019amour est en nomination aux Oscar pour le meilleur film en langue étrangère.Il raconte le divorce difficile d\u2019un couple de la classe moyenne russe qui se déchire sans penser aux conséquences sur son fils.V.O., s.-t.f.: Cinéma du Parc V.O., s.-t.a.: Cinéplex Odéon Forum AUJOURD\u2019HUI EST UN AUTRE JOUR (V.F.D\u2019EVERY DAY) États-Unis, 2018, 102 minutes.Romance de Michael Sucsy.Rhiannon, une jeune fille de 16 ans, tombe amoureuse d\u2019une âme mystérieuse prénommée «A», qui habite dans un corps différent tous les jours.V.F.: Cinéplex Odéon Quartier Latin, StarCité Montréal.V.O.A.: Cinéplex Odéon Forum, Méga-Plex Marché Central, Méga-Plex Sphèretech.LES GARDIENNES France, 2018, 138 minutes.Drame de Xavier Beauvois avec Nathalie Baye, Laura Smet, Iris Bry.Adaptation du roman d\u2019Ernest Pérochon, Les gardiennes raconte le quotidien des femmes qui, en 1915, prennent la relève des hommes partis au front.V.O.F.: Beaubien, Cinéplex Odéon Quartier Latin.V.O., s.-t.a.: Cinéplex Odéon Forum.theatreoutremont.ca # 8,50 $ (SE-FR-DE-DK) Le lundi 26 fév.| 16 h et 19 h 30 9,00 $ AVEC CLAES BAND, ELISABETH MOSS, DOMINIC WEST.de Ruben Östlund THE SQUARE VOSTF POUR VIVRE ICI Émond Guilbault Un fi lm de BERNARD ÉMOND Produit par BERNADETTE PAYEUR À L\u2019AFFICHE DÈS AUJOURD\u2019HUI Bernier Desmarais Gilmore Ahmad www.PourVivreIci-LeFilm.com extraordinaire.» Martin Gignac, Cinoche mélancolique émouvant.» Marc Cassivi, La Presse LA VITRINE CINÉMA NELLY ET SIMON: MISSION YÉTI ?Film d\u2019animation de Nancy Florence Savard et Pierre Greco.Avec les voix de Sylvie Moreau, Guillaume Lemay-Thivierge, Rachid Badouri, Alexandrine Warren, Arthur Holden et Stéphane Crête.Canada (Québec), 2018, 84 minutes.À Québec, en 1956, un jeune assistant de recherches (voix de Guillaume Lemay-Thivierge) s\u2019embarque pour le Népal afin de prouver l\u2019existence du yéti.L\u2019accompagnent dans cette folle aventure une aspirante détective (Sylvie Moreau) et un guide sherpa (Rachid Ba- douri).À défaut d\u2019avoir les moyens des grands studios américains, Nancy Florence Savard (La légende de Sarila) et Pierre Greco (Le coq de St-Victor) ont du talent, de l\u2019imagination et un sens de la débrouillardise à revendre \u2014 à l\u2019instar de leurs braves et attachants personnages.Rehaussé de tableaux nocturnes évoquant avec bonheur Le troisième homme de Reed, d\u2019une pimpante palette de couleurs et de teintes hivernales joliment nuancées, Nelly et Simon : mission yéti repose sur un récit économe de péripéties inutiles mais ponctué de clins d\u2019œil loufoques à Franquin et à Disney.D\u2019un humour bon enfant, solidement documenté, le tout sensibilise les petits à la protection de l\u2019environnement et au patrimoine mondial, ainsi qu\u2019au respect des autres cultures.Manon Dumais Une guerre dans leur jardin Xavier Beauvois renoue avec la sobriété des sentiments et les remous de l\u2019Histoire MK2 MILE-END Visuellement, cette fresque campagnarde rappelle les œuvres champêtres de l\u2019artiste Jean-François Millet. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 3 F É V R I E R 2 0 1 8 W E E K-E N D C U L T U R E B 4 J É R Ô M E D E L G A D O L e réalisateur et acteur Robin Auber t aura été présent presque d\u2019un bout à l\u2019autre de l\u2019année 2017, avec les sor ties de ses deux plus récents longs métrages, Tuktuq et Les af famés.Les Rendezvous Québec Cinéma (RVQC) l\u2019ont invité à tenir une des nombreuses classes de maître à l\u2019affiche \u2014 ou « leçons de cinéma », selon la terminologie adoptée par le festival.Malgré son horaire chargé \u2014 « j\u2019ai une vie de fou ces temps-ci », admet-il \u2014, Robin Aubert a accepté de répondre à nos questions.Sa classe-leçon n\u2019en sera pas une, promet néanmoins celui « qui n\u2019a que faire des conventions » (dixit les documents des Rendez-vous).Robin Aubert, on vous a invité à donner une classe de maître aux RVQC.Vous avez d\u2019abord refusé l\u2019invitation.Pourquoi?Le mot « maître » n\u2019a plus la même résonance qu\u2019à l\u2019époque de Fellini.Je me sens le maître de rien du tout.Je me sens l\u2019élève d\u2019un métier que j\u2019apprends de film en film.Vous avez finalement accepté\u2026 Ça se définit comment, une «leçon de cinéma» à la sauce Robin Aubert?J\u2019ai dit oui parce que j \u2019ai proposé une sor te de classe de maître unplugged.Vingt- cinq personnes, pas plus.On en est venu à la conclusion que 50 était le bon nombre.Disons que Dominique Du- gas [directeur des RVQC] est très insistant.Pis j\u2019ai pensé aux jeunes cinéastes qui commencent.Si je peux, en une phrase, les convaincre de ne pas lâcher, cette conversation aura été utile.On annonce une «conversation intime », que vous mettez en scène.Est-ce que ça veut dire que le public aura droit autant à l\u2019acteur Robin Aubert qu\u2019au metteur en scène?On parle plutôt de conception scénique pour enrichir un lieu.Ce n\u2019est pas moi qui crée ce l ieu, c\u2019est Rosalie Montmarquette [coordonnatrice des événements des RVQC].Je voulais des lampes et des chaises dépareillées, une ambiance feutrée, comme si on était autour d\u2019un feu ou dans le salon d\u2019un chalet, pis qu\u2019on jasait de la vie.Pas d\u2019extraits de films, pas de déplacement dans les décors pour montrer comment se fait une bonne direction d\u2019acteurs.Tout ça, on peut l\u2019apprendre sur le tas.C\u2019est la communication intime qu\u2019on est en train de perdre.L\u2019année 2017 aura été marquée par la sortie de Tuktuq et des Affamés.Avez-vous l\u2019impression que cette inusitée concurrence a fait de vous, du moins dans l\u2019imaginaire des gens, un maître ?Autrement dit, avez-vous perçu un changement d\u2019attitude à votre égard?C\u2019est une question extrêmement per tinente et je suis content que tu la poses.Malheureusement, je ne saurais y répondre adéquatement.La perception des gens, du milieu, change constamment.À mes yeux, le métier que je fais ne change pas.Je ne suis pas meilleur ou moins bon qu\u2019un autre.Je fais du cinéma parce que c\u2019est le média que j\u2019ai choisi pour exprimer mon point de vue sur ce qui m\u2019entoure.Comment une rencontre avec le public, comme celle aux RVQC, peut-elle nourrir le cinéaste que vous êtes?Comme c\u2019est une conversation, je m\u2019attends à ce qu\u2019on m\u2019arrête à tout moment pour exprimer une opinion.Je suis là aussi pour écouter.J\u2019ai une curiosité sans bornes pour le point de vue de l\u2019autre.C\u2019est la raison pour laquelle je continue de braquer ma caméra dans un décor inconnu, comme je l\u2019ai fait avec Tuktuq.Je vais cer tainement sor tir moins con [de la conversation] que j\u2019en suis entré.Aimeriez-vous ajouter quelque chose?Il faut voir une leçon de cinéma comme un exercice de style.[Denis] Villeneuve ou [Patrick] Huard ne donneront pas tout à coup la clef d\u2019un succès assuré.Ils arriveront à la même conclusion que [Renée] April, [Alanis] Obomsawin ou moi : ça prend de la passion pour ce que tu fais.That\u2019s it.Collaborateur Le Devoir LEÇON DE CINÉMA « ROBIN AUBERT : CONVERSATION INTIME » Au centre Pierre-Péladeau, vendredi 23 février à 20h La leçon unplugged de Robin Aubert Le réalisateur québécois aimerait au moins convaincre les jeunes cinéastes de ne pas lâcher CATHERINE LEGAULT LE DEVOIR Assistante à la réalisation, Jeanne Leblanc a travaillé sur les plateaux de Laurence Anyways et Corbo, entre autres.F R A N Ç O I S L É V E S Q U E Mathilde fuit.Depuis huit ans.Un soir, elle a quitté parents et petite ville anonyme pour ne plus jamais revenir.Pas une explication, pas un mot.Désormais âgée de 24 ans, elle fuit toujours, cette fois sa vie à Montréal dont on devine qu\u2019elle n\u2019est pas gaie.On en sait peu sur Mathi lde, s inon que, lorsqu\u2019elle franchit le seuil de la maison familiale, elle semble vouloir repartir aussitôt.Écrit et réalisé par Jeanne Leblanc, Isla Blanca lève le voile sur les circonstances entourant le départ jadis de cette jeune femme aux abois rentrée juste à temps pour assister à l\u2019agonie de sa mère.En pensées, des images idylliques de plage et de mer chaude reviennent comme un leitmotiv.« J\u2019ai moi-même veillé ma mère avant son décès », confie Jeanne Leblanc à propos de la genèse de son premier long métrage présenté en primeur aux Rendez-vous Québec Cinéma ce vendredi 23 février.« L\u2019envie de constituer une histoire à partir de cette bulle qui se forme autour de soi quand on veille un proche vient de cette expérience-là.Ça, et aussi les photos du seul voyage qu\u2019a fait ma mère, au Mexique en l\u2019occurrence.Bref, je suis partie de ces deux éléments personnels pour bâtir une fiction.J\u2019ignorais quelle forme donner à cette pulsion : roman, film ?J\u2019avais 19 ans\u2026 J\u2019en ai maintenant 39.» Une gestation longue, mais salutaire, en cela qu\u2019à mesure qu\u2019elle fit son chemin en cinéma, Jeanne Leblanc prit conscience que c\u2019était par là que devait s\u2019incarner son projet.Assistante à la réalisation expérimentée, elle a collaboré sur quantité de films, dont Laurence Anyways et Corbo, et tout récemment sur le premier long de sa complice Sophie Dupuis, Chien de garde, dont on parlera bientôt.Jeanne Leblanc a aussi réalisé plusieurs cour ts métrages, dont Garrincha, également présenté au RVQC.Refusé par les organismes publics de financement, Isla Blanca put voir le jour grâce à une bourse de 50 000 $ du CALQ.Cadre financier frugal pour œuvre délicate.« Au début, je n\u2019avais pas d\u2019autre prétention que de prendre ce moment, un moment \u201ccueilli\u201d si je puis dire, mais au fil de l\u2019écriture, cette petite chose est devenue très grosse.Et à terme, ce financement refusé a forcé un dépouillement, et au fond, ça a repris une forme proche de celle du commencement.» Le film est redevenu ce qu\u2019il devait être.Un film cocon Armée de son maigre budget, d\u2019une équipe réduite, d\u2019un scénario révisé en conséquence et, sur tout, d\u2019interprètes prêts à tout donner, Jeanne Leblanc a jeté son dévolu sur une maison où camper l\u2019action de ce qu\u2019elle décrit comme un «film cocon».« On a loué une propriété qui était à vendre.Éric Barbeau [le directeur artistique] et moi l\u2019avons aménagée ensemble ; mon père est venu peinturer.Le tournage a duré 20 jours.» Le ser vice de traiteur, ou « craft » comme on dit dans le jargon ?« Mes amis nous apportaient à manger : un plat, de la soupe\u2026 On est restés en famille, en quelque sor te.C\u2019est resté cette \u201cbulle\u201d que j\u2019avais toujours eue en tête.Je crois que ç\u2019a permis aux comédiens de livrer le type d\u2019interprétation qu\u2019on trouve moins dans le cinéma plus encadré, avec trente personnes derrière la caméra et l\u2019obligation de libérer tel lieu dans tant de temps ou d\u2019enchaîner rapidement avec telle autre scène.» À fleur de peau Théodore Pellerin incarne le frère cadet, Judith Bari- beau, la mère qui se meurt et Luc Picard, le père désemparé, tous saisis par ce retour après huit ans d\u2019expectative.Chacun émeut, son tour venu.C\u2019est, cela dit, Charlotte Aubin, dans le rôle de Mathilde, qui porte le film.À fleur de peau dès le début, on craint de la voir plafonner dans l\u2019intensité, mais voilà que la comédienne parvient plutôt à moduler, dans le vif, d\u2019infinies nuances, scène après scène.Entre détresse et détermination, sa Mathilde captive.« On a fait un travail de préparation inhabituel.On est allées prendre des cafés en masse, puis on est allées dans la maison juste nous deux, pour se l\u2019approprier.Et tout ça l\u2019amenait ailleurs.Entre elle et moi, c\u2019était très intense : on est toutes les deux très\u2026 flamboyantes dans le travail, et ça peut être vidant.» Normal : ce qui flamboie se consume.Générosité et partage Or, Jeanne Leblanc n\u2019a pas bêtement «poussé» son interprète.Elle lui a fourni ce qu\u2019elle appelle une « safe zone», un espace de sûreté émotionnel.« Je le dis en riant parce qu\u2019on est demeurées très amies, mais Charlotte, je l\u2019ai parfois épuisée.Je l\u2019ai amenée à la prise 12 où elle lâchait tous ses repères, alors que je savais qu\u2019elle était tannée et que je savais qu\u2019elle m\u2019en voulait.Mais je savais aussi qu\u2019elle était capable de cet abandon à l\u2019issue duquel ce qu\u2019elle donne est magnifique.» En lâchant prise de la sorte, l\u2019interprète accepte de se mettre en danger, faisant acte de générosité.Une générosité au diapason du projet ayant pu exister, à la base, grâce à celle de Jeanne Leblanc, qui voulut un jour partager quelque chose de personnel, quelque chose de sacré.«Être au chevet d\u2019un parent, c\u2019est un moment qui te dépasse pendant que tu le vis.Par-delà la tristesse, ça confine au sublime.C\u2019est beau.Et ça se déploie bien au-delà de la chambre où tu veilles ta mère mourante\u2026 Je voulais transmettre ça, cette grandeur-là qui passe, paradoxalement, par l\u2019intime.» Le Devoir Isla Blanca, à l\u2019affiche dès le 3 mars.Se donner le privilège de l\u2019intime Jeanne Leblanc s\u2019est inspirée de sa vie pour son premier film, Isla Blanca PEDRO RUIZ LE DEVOIR Le réalisateur Robin Aubert RENDEZ-VOUS QUÉBEC CINÉMA Lire aussi \u203a Le compte rendu de notre critique danse Mélanie Carpentier du spectacle Réalité & Fiction présenté par Tangente, sur les plateformes numériques du Devoir.Lire aussi \u203a Le compte rendu de notre critique musique Sylvain Cormier du spectacle de Marie-Denise Pelletier à Montréal en lumière, sur les plateformes numériques du Devoir.Lire aussi \u203a Le compte rendu de notre critique classique Christophe Huss du concert Passion Mozart de l\u2019OM avec le chef Daniele Callegari, sur les plateformes numériques du Devoir.FRÉDÉRIC CHAIS ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR ORCHESTRE METROPOLITAIN Au début, je n\u2019avais pas d\u2019autre prétention que de prendre ce moment, un moment \u201ccueilli\u201d si je puis dire Jeanne Leblanc « » P H I L I P P E R E N A U D « G énéralement, je m\u2019endors en écoutant la deuxième chanson, alors je me dis : mission accomplie ! » rit Stéphane Lafleur, le cinéaste troubadour du groupe acclamé Avec pas d\u2019casque.Pas de fausse modestie ici : c\u2019est très précisément l\u2019objectif derrière cet inattendu et léthargique projet intitulé feu doux \u2014 en minuscules, s\u2019il vous plaît ! \u2014, collaboration avec le compositeur-interprète Christophe Lamarche-Le- doux, de Chocolat et Organ Mood.Offrir trente-trois minutes de plages instrumentales méditatives dorlotées par des synthétiseurs analogiques et numériques et inspirées des amples épanchements ambient de Brian Eno et Klaus Schulze, le tout ramassé sur vinyle (et en numérique) paraissant aujourd\u2019hui même, sur la pointe des pieds.En travaillant sur ce projet, « j\u2019étais dans une dynamique où j\u2019avais peur que les gens s\u2019ennuient » en écoutant les compositions, confie Christophe Lamarche-Ledoux.« Or, quelque part, c\u2019est pourtant ça le but.Créer une musique qui n\u2019exige pas ton attention, mais qui la caresse.» Moelleux et harmonieux, l\u2019album qui porte aussi le titre feu doux ne réinvente certes pas le genre, conviennent les deux musiciens rencontrés dans un café un peu trop bruyant pour le genre musical qu\u2019ils investissent «avec beaucoup d\u2019humilité, dit Lafleur.Ma connaissance du répertoire ambient n\u2019est pas si large que ça \u2014 je veux dire, j\u2019avais une base, j\u2019ai écouté les albums de Brian Eno, mais j\u2019ai écouté davantage d\u2019ambient après avoir terminé ce projet».Christophe est à peu près à la même page, habitué seulement à la musique électronique «associée à la scène krautrock allemande des années 1970 », comme celle de Klauz Schulze (Tangerine Dream), aussi cité comme influence.Mais alors, pourquoi tout ça ?« Pour les amis », échappe d\u2019abord Lafleur, qui raconte ensuite la fois où il avait enregistré un disque de guitare instrumental simplement pour le donner à ses proches.« Le plaisir de faire de la musique et de l\u2019offrir aux amis.Ça fait un beau cadeau, je trouve.» Changement de ton Ensuite, pour changer d\u2019air, « me détacher de mon band, ne pas faire quelque chose où je devrais écrire des textes puis les chanter, juste faire autre chose et explorer.J\u2019avais envie d\u2019aller dans ce sillon [ambient], j\u2019avais aussi le désir depuis des années de collaborer avec Christophe ».Lafleur avait découvert les enregistrements (passionnants, rappe- lons-le) de son duo instrumental Organ Mood, avait même utilisé certaines de ses compositions pour illustrer des scènes de son long métrage Tu dors Nicole (2014).D\u2019ailleurs, il n\u2019est pas farfelu d\u2019imaginer que feu doux jette les bases d\u2019une musique originale de film « imaginé, à venir», admet la voix d\u2019Avec pas d\u2019casque.Son collègue Christophe connaît la prémisse dudit récit, s\u2019en est inspiré en enregistrant ses pistes de synthés\u2026 et c\u2019est tout ce que nous apprendrons au- jourd\u2019hui des projets cinéma de Lafleur.« La musique de film, enchaîne Christophe, comme la musique ambient, voire la musique que je fais avec mon projet Organ Mood, est faite sur mesure pour que le centre de l\u2019attention ne soit pas, disons, l\u2019orchestration, ou un élément précis de l\u2019œuvre.Cette musique a la faculté de donner juste assez d\u2019espace à celui qui écoute pour l\u2019habiter.» «Quand j\u2019ai commencé à travailler là-dessus de mon bord, j\u2019ai réalisé que c\u2019était ça, le projet qui me mènerait à collaborer avec Christophe.» Une joute de ping-pong musical s\u2019est ensuite déroulée pendant plusieurs mois, l\u2019un envoyant des pistes enregistrées à l\u2019autre pour qu\u2019il y ajoute son grain de sel.Tout est joué live, sans boucles (loops) préenre- gistrées, enregistré avec « un minimum de pistes » pour garder l\u2019ensemble léger, Christophe poussant les boutons de son synthé Nord Modular G2, Stéphane dépoussiérant son vieux Roland Juno-60 «qui traînait chez nous depuis des années et que je n\u2019utilisais pas».S\u2019abandonner Stéphane : « Le seul objectif que j\u2019avais indiqué à Christophe, c\u2019est qu\u2019on doit pouvoir faire des siestes là-dessus.S\u2019il y a trop d\u2019éléments, percussifs par exemple, qui viennent déranger l\u2019écoute, ça ne marche pas.Il faut s\u2019abandonner dans cette musique et ne penser à rien», et on y parvient, croit-il, en s\u2019amusant avec la durée des pièces (deux d\u2019entre elles approchent les dix minutes) et par les effets de transe induits par les répétitions qui donnent une structure, presque un tempo, à la musique de feu doux.Il n\u2019était donc destiné qu\u2019aux amis, cet enveloppant disque.« On pensait mettre ça dans un Dropbox et l\u2019envoyer aux gens », dit Lafleur.Mal leur en prit , le patron de l \u2019ét i - quette Dare to Care l\u2019avait entendu avant les autres, et le voilà aujourd\u2019hui dans les bacs à vinyles.« On n\u2019arrive pas avec ce disque en se disant qu\u2019on vient de faire une musique vraiment nouvelle, abonde le cinéaste musicien.On sait qu\u2019on s\u2019inscrit dans une tradition où beaucoup a déjà été fait.Au début, c\u2019était simplement pour le plaisir de le faire, le plaisir de faire quelque chose pour la première fois, de s\u2019aventurer sur un terrain qu\u2019on ne connaît pas, ni un ni l\u2019autre, et d\u2019avancer à tâtons.Finalement, quelqu\u2019un a décidé que ça valait la peine d\u2019être partagé.» Christophe le coupe : «C\u2019est vrai qu\u2019on arrive avec ça en toute humilité, mais aussi avec fierté.On l\u2019aime, ce disque! On l\u2019écoute \u2014 c\u2019est rare qu\u2019un musicien réécoute ses albums.» Lafleur ajoute : «Je ne réécoute pas mes autres disques parce que ma voix me fatigue.Je ne regarde pas mes films.Mais ce disque, je prends plaisir à l\u2019écouter.Je fais des siestes là- dessus.» Collaborateur Le Devoir L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 3 F É V R I E R 2 0 1 8 W E E K-E N D C U L T U R E B 5 MONTÉRÉGIE - SUROIT CANTONS DE L\u2019EST «Voilà une petite érablière comme on rêve d\u2019en trouver.» (P.Mollé).Tout fait maison.Ambiance authentique.Chansonnier et musique traditionnelle.(F.d.s.) Nombreux produits d\u2019érable.Toutes nos viandes proviennent d\u2019animaux élevés sur notre ferme sans aucun ajout.Apportez votre vin.Venir chez nous, c\u2019est l\u2019adopter.Ouvert dès maintenant.Sur réservation.www.erabliere-st-henri.ca 450 459-9469 Erablière St-Henri 960, Chemin St-Henri, Ste-Marthe.ESTRIE Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com Petite cabane à sucre traditionnelle.Site en montagne.110 pers max.2 salles.Sentier pédestre.Tire sur neige.Cuisine maison de grande qualité à volonté.Apportez votre vin.Sur réservation.www.cabanedupicbois.com MEDAILLE D\u2019OR \u201cLa Commanderie de l\u2019Érable\u201d 45 minutes de Mtl 1468 rue Gaspé Brigham, (Bromont) (450) 263-6060 450-295-2270 www.erablierehilltop.com TOP 3 des cabanes à sucre à faire absolument selon le Montreal City Crunch Mets traditionnels valorisant le porc du Québec et les produits du terroir ! Venez admirer le magnifique paysage près de la montagne Ouverture 23 février MOZART ET BEETHOVEN Vivier : Zipangu.Beethoven : Concerto pour piano no 1.Mozart : Symphonie no 40.Christian Zacharias (piano), Orchestre symphonique de Montréal, Edo De Waart.Maison symphonique de Montréal, mercredi 21 février 2018.Reprises samedi soir et dimanche après midi.C H R I S T O P H E H U S S Quel moment de musique précieux ! Il aura donc fallu 26 ans à l\u2019OSM avant de réinviter l\u2019un des trois plus grands pianistes mozarto-bee- thovéniens de la planète, Christian Zacharias.À l\u2019époque, ou dans les années 2000, i ls étaient encore cinq, puisque Alfred Brendel était en exercice et Ivan Moravec, encore de ce monde \u2014 lui, il fallait aller à Ottawa pour l\u2019entendre.Christian Zacharias est renversant dans le 1er Concerto de Beethoven.Il a l\u2019érudition stylistique (phrasés, trilles, son) de Brendel, mais en version totalement débridée, intégrant les audaces et l\u2019inventivité de Friedrich Gulda à son meilleur.C\u2019est dire qu\u2019en intérêt musical, on est au-dessus de Brendel, dont on faisait si grand cas.Seuls Radu Lupu et András Schif f rivalisent désormais avec ce niveau de recréation musicale dans ce répertoire précis \u2014 jadis, Daniel Barenboïm, dans ses grands jours, aussi \u2014 alors que Martin Helmchen est possiblement le plus grand espoir de succession.Il faut se précipiter samedi ou dimanche voir ce mage de la musique, qui renoue avec ce que faisaient Mozar t ou Beethoven à l\u2019époque, soit, çà et là, doubler une ligne de l\u2019orchestre, voire inventer un bout de phrase.À quoi servait Edo De Waart dans un programme que Zacha- rias, l\u2019un des meilleurs solistes- chefs du monde, aurait dirigé au moins aussi bien que lui?A-t-on à ce point trop d\u2019argent à Montréal pour engager deux chefs par concer t ?Au moins, De Waart a correctement fait son travail dans la partie Beethoven- Mozart, avec une approche sty- listiquement juste, un travail sérieux et un questionnement sur la disposition de l\u2019orchestre.Je n\u2019ai pas souvenir d\u2019avoir vu auparavant à l\u2019OSM les contrebasses en fond de scène, astuce trouvée par Yannick Nézet-Sé- guin dès 2011 pour faire un peu sonner les graves dans cette salle.Mais dans ce cas, il semble étrange et illogique de désaxer les violoncelles à droite, comme le fait De Waart, et de se priver ainsi d\u2019une ossature centrale grave que permet le replacement des contrebasses.Quelque par t, Zipangu de Claude Vivier s\u2019est trouvé ajouté à un programme, certes un peu court, regroupant ces sommets viennois.Sans être désobligeant pour le compositeur québécois, mais juste pour décrire le procédé employé vis-à-vis de la clientèle ayant acheté Beethoven et Mozart annoncés dans la brochure de saison, c \u2019est comme si une crémerie servait de force un plat de harengs marinés à des clients venus consommer un sundae avec supplément cerise.Que ce soit dans une échoppe ou à un concert «Mozart et Beethoven», ne pourrait-on pas invoquer la logique du contexte?Zipangu peut être formidable avec des gens qui ne se sentent pas obligés de le jouer, de le diriger ou de l\u2019écouter.Si vous avez été au concert, ou y allez, et êtes un peu curieux, cherchez sur les plateformes d\u2019écoute en ligne l\u2019enregistrement du Schoenberg Ensemble et Reinbert de Leeuw et comparez les textures et les espaces cosmiques de l\u2019infinitésimal, avec la chose présentée par Richard Roberts (premier violon de l\u2019ensemble) dirigée par Edo De Waart, que je ne décrirai pas afin de ne pas devenir trop désobligeant.Cette chose ne servait ni le public ni le compositeur puisque l\u2019essence même de l\u2019œuvre, l\u2019opposition entre « bruit coloré » et « harmoniques pures », n\u2019était assurément pas traduite.Le Devoir MUSIQUE CLASSIQUE Christian Zacharias : la musique, la vraie ! CAROLINE DESILETS Les deux musiciens ont voulu pondre un album dans lequel on peut s\u2019abandonner, avec les synthétiseurs comme instrument primaire.Les sons qui ne dérangent pas Stéphane Lafleur et Christophe Lamarche-Ledoux expérimentent avec l\u2019ambient pour leur projet « feu doux » Il faut se précipiter samedi ou dimanche voir ce mage de la musique, qui renoue avec ce que faisaient Mozart ou Beethoven L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 3 F É V R I E R 2 0 1 8 PYEONGCHANG 2018 B 6 J E A N - F R A N Ç O I S N A D E A U L e discours olympique plaide officiellement l\u2019ouver ture, l\u2019équité, l\u2019harmonie.« Vous allez tous nous inspirer, pour vivre en paix et en harmonie, malgré nos dif férences », disait Thomas Bach, président du Comité olympique international (CIO), lors de la cérémonie d\u2019ouverture des Jeux de Pyeongchang.Nous n\u2019en sommes plus aux Jeux olympiques de Saint-Louis, en 1904, alors qu\u2019on organisa des compétitions séparées pour valider, au nom de la science, les théories raciales que l\u2019on entretenait sur les Noirs et d\u2019autres groupes considérés comme inférieurs.Reste que pour les Jeux de 2018, sur officiellement 2952 athlètes, on compte seulement 43 Noirs, soit 1,45 %.Si le préambule de la Charte olympique indique bien que « toute forme de discrimination à l\u2019égard d\u2019un pays ou d\u2019une personne fondée sur des considérations de race, de religion, de politique, de sexe ou autres est incompatible avec l\u2019appartenance au Mouvement olympique », il y a pourtant matière à se questionner.D\u2019autant que la participation désormais de pays d\u2019ordinaire relégués du côté de l\u2019oubli tient beaucoup à des vues de l\u2019esprit.Ngozi Onwumere et ses coéquipiers Akuoma Omeoga et Seun Adi- gun ont été cette année les premiers à compétitionner pour le Nigeria à des Jeux d\u2019hiver.Ils forment la première équipe africaine à se qualifier pour la compétition de bobsleigh.Le Nigeria aux Jeux?Onwumere est une sprinteuse qui a grandi au Texas, où elle mène des études universitaires.Omeoga a passé sa vie aux États-Unis, où elle étudie à l\u2019Université du Minnesota.Adigun est née à Chicago et étudie au Texas.Au nom de l\u2019Érythrée, Shannon-Ob- gnai Abeda est le premier à compétitionner à des Jeux d\u2019hiver.Il vit à Fort McMurray.Ses parents s\u2019étaient installés dans l\u2019Ouest canadien avant sa naissance.On pourrait multiplier les exemples qui révèlent que le haut niveau du sport olympique d\u2019hiver est accessible à tous, à condition d\u2019avoir les moyens de vivre préalablement au Nord.Mais être du Nord pour gagner les rangs olympiques ne suffit pas apparemment quand on est Noir.Comment expliquer par exemple qu\u2019un pays comme les États-Unis n\u2019ait jamais vu un seul joueur noir dans son équipe de hockey avant cette année en la personne de Jordan Green- way, 21 ans ?La ligue nationale de hockey, où il aspire à jouer prochainement, ne compte que 24 joueurs noirs sur 879.Remarquez que dans tout le sport universitaire étasunien, si prisé chez nos voisins, le rapport est encore plus faible : 13 joueurs noirs seulement sur 1651.Le CIO a beau plaider à répétition l\u2019équité entre les nations et les individus qui les composent, les iniquités demeurent criantes.Elles n\u2019étaient d\u2019ailleurs pas pour déplaire au fondateur des Jeux modernes, le baron Pierre de Coubertin.Dans ses mémoires, publiés en 1936, le baron explique qu\u2019il fut, dès son enfance, «un colonial fanatique ».Il assumait d\u2019ailleurs tout à fait son racisme : «Les races sont de valeur différente, dira-t-il.À la race blanche, d\u2019essence supérieure, toutes les autres doivent faire allégeance.» Remarquez qu\u2019il s\u2019oppose aussi à la participation des femmes aux Jeux.Même si elles finissent par y être officiellement admises en 1928, aux Jeux d\u2019Amsterdam, le président honoraire les trouve méprisables.Pour lui, il s\u2019agit d\u2019«olympiades femelles, inintéressantes, inesthétiques et incorrectes».Le fondateur des Olympiques modernes ne fut que louangeur à l\u2019égard de l\u2019Allemagne hitlérienne à l\u2019occasion des Jeux de Berlin en 1936.De Cou- bertin dira alors au sujet de cette olympiade que «cette glorification du régime nazi a été le choc émotionnel qui a permis le développement qu\u2019elle a connu».Enchanté au plus haut point par cet hommage que lui rendaient les Olympiques, Adolf Hitler proposera le baron de Coubertin au titre de prix Nobel de la paix.Le Devoir DANS LE RÉTROVISEUR Des Noirs aux Jeux blancs P our cer tains athlètes, monter sur le podium est l\u2019objectif ultime.Une médaille olympique en ski de fond, peu importe la couleur, comblerait par exemple de bonheur un Alex Harvey, qui se mesure toute l\u2019année à des dizaines de compétiteurs féroces, ou un Olivier Rochon, qui sait à quel point une victoire en ski acrobatique tient par fois à bien peu de chose.Pour d\u2019autres, le simple fait d\u2019avoir une médaille d\u2019argent autour du cou est tout simplement intolérable.Entourée de ces coéquipières au centre de la glace après cette défaite crève-cœur subie dans la nuit de mercredi à jeudi aux mains des Américaines, la hockeyeuse canadienne Jocelyne Larocque a retiré sa récompense aussitôt qu\u2019on la lui a remise.Larocque, comme plusieurs autres Canadiennes, a vécu l\u2019extase de l\u2019or à Sotchi et ne pouvait pas trouver de quoi se réjouir avec cette deuxième place.Son geste a aussitôt provoqué une tempête virtuelle dont les réseaux sociaux ont le secret : certains ont dénoncé un flagrant manque d\u2019esprit sportif, alors que d\u2019autres y ont vu la preuve que cette athlète est passionnée.Quand on vise l\u2019or, l\u2019argent fait mal, tout particulièrement dans un sport où on peut deviner l\u2019identité des finalistes avant même qu\u2019une rondelle ait été mise en jeu.?Cette défaite des Canadiennes en grande finale du tournoi olympique est d\u2019autant plus difficile à avaler que les Américaines leur ont servi cette année une médecine semblable à cel le à laquel le el les avaient elles-mêmes goûté quatre ans plus tôt.À Sotchi, c\u2019est Marie-Philip Pou- lin qui a joué les héroïnes en marquant deux buts consécutifs, dont le filet gagnant en prolongation.Cette fois, ce sont plutôt les jumelles Lamoureux \u2014 deux Américaines qui n\u2019ont de français que le nom \u2014 qui se sont chargées du spectacle, Monique marquant le but égalisateur en fin de troisième période et sa sœur Jocelyne inscrivant le filet vainqueur lors de la séance de tirs au but grâce à une feinte des grands soirs.Une manœuvre tellement impressionnante qu\u2019elle por te un nom, a expliqué la joueuse américaine après sa victoire : Oops ! I Dit It Again, comme le titre de cette chanson de Britney Spears.Apparemment, c\u2019est l\u2019un des entraîneurs de Lamoureux qui a proposé le sobriquet alors que la joueuse évoluait avec l\u2019Université du Dakota du Nord.L\u2019histoire ne dit pas pourquoi il a été inspiré par le titre de cette chanson à succès, mais les paroles of frent peut-être une piste de réponse.Britney y raconte qu\u2019elle a joué avec le cœur d\u2019on ne sait quel homme.Et mercredi soir, Jocelyne La- moureux a assurément brisé celui de ses adversaires.?Lorsque la poussière aura retombé, les hockeyeuses canadiennes contempleront leur médaille argentée et se résigneront sans doute à l\u2019exposer à côté de celles qui ont une couleur plus glorieuse.Elles n\u2019ont peut-être pas rem- por té un cinquième titre olympique, mais elles ont joué de manière inspirée et ont dû s\u2019incliner devant des joueuses qui l\u2019étaient tout autant.Lors du prochain cycle olympique qui s\u2019amorce déjà en vue des Jeux de Pékin, en 2022, le camp canadien réfléchira sans doute à ce qu\u2019il peut améliorer, peaufiner, revoir.On voudra réviser la recette et trouver la bonne pour reprendre le titre perdu.Faut-il faire plus de place aux vé- térantes ou au contraire ouvrir grande la porte aux jeunes?Doit-on améliorer le développement des joueuses en renforçant les programmes de hockey au sein du réseau universitaire canadien, au moment où les universités américaines tentent de recruter les meilleurs espoirs ?Et peut-on accroître la visibilité du hockey féminin en offrant une plus grande vitrine à des équipes comme les Canadiennes de Montréal, dont les performances demeurent encore trop largement méconnues?Il faudra sans doute faire un peu de tout cela, mais il faut surtout espérer que, d\u2019ici le prochain tournoi olympique, l\u2019émergence de nouvelles prétendantes au titre permettra enfin de donner toute la valeur qui revient à cette médaille d\u2019argent olympique, peu im- por te qui aura à l\u2019enfiler autour de son cou.La médaille des perdantes Le Nigeria aux Jeux ?Akuoma Onwumere est une sprinteuse qui a grandi au Texas.JONATHAN HAYWARD LA PRESSE CANADIENNE Kelsey Serwa et Brittany Phelan ont franchi le fil d\u2019arrivée l\u2019une derrière l\u2019autre en finale de ski cross.É R I C B E R N A U D E A U à Pyeongchang I nterdit de séjour depuis l\u2019ouverture des Jeux olympiques de Pyeongchang le 9 février à la suite de la suspension de la Russie en raison d\u2019un système de dopage institutionnalisé, le drapeau russe flottera-t-il lors de la cérémonie de clôture?Réponse samedi à l\u2019issue d\u2019une réunion de la commission exécutive du CIO.Placés sous le signe de la détente entre les deux Co- rées, ces Jeux pourraient donc également l\u2019être entre le CIO et la Russie.Et ce, malgré l\u2019ampleur d\u2019un programme mis en place par Moscou pour manipuler et dissimuler les tests antidopage de ses sportifs, notamment durant les Jeux de Sot- chi en 2014.Ce système avait valu au Comité olympique russe (COR) une suspension, prononcée le 5 décembre par le CIO.Un total de 1689 athlètes r usses, jugés « propres », ont cependant été « invités » à par ticiper aux Jeux de Pyeongchang sous la bannière olympique.La décision du 5 décembre prévoyait aussi une possible levée de la suspension de la Russie, au der nier jour des Jeux, afin de permettre au drapeau russe d\u2019être brandi lors de la cérémonie de clôture.La commission exécutive du CIO décidera samedi après-midi, heure de Pyeong- chang, de lever ou non cette suspension selon le comportement général des sportifs r usses et l\u2019application de « l\u2019esprit et de la lettre » des conditions posées.Le COR a déjà rempli une des conditions posées en s\u2019acquittant d\u2019une amende de 15 millions $US, a appris l\u2019AFP.Mais dans le paysage global, le cas de dopage du curleur r usse Alexander Krushelnitsky, testé positif au meldonium, fait tache.Reconnu coupable de «violation aux règles antidopage », le curleur a accepté la sanction et devra rendre la médaille de bronze gagnée en double mixte avec sa femme, récompense qui devrait désormais revenir à la Norvège.Si la suspension du COR est levée, les sportifs russes pourront défiler derrière le drapeau russe lors de la cérémonie de clôture.Agence France-Presse Le drapeau russe au défilé de clôture ?L es Canadiennes Kelsey Serwa et Brittany Phelan ont réalisé un doublé canadien en s\u2019emparant des médailles d\u2019or et d\u2019argent lors de l\u2019épreuve féminine de ski cross, vendredi.Après avoir terminé sur la deuxième marche du podium il y a quatre ans à Sotchi, Ser wa, de Kelowna, en Colombie-Britannique, a connu un parcours exceptionnel au Phoenix Park lors des rondes éliminatoires et a dominé d\u2019un bout à l\u2019autre la descente finale.La Québécoise Phelan, de Mont- Tremblant, en était à ses premiers Jeux en ski cross.Après ses débuts olympiques en ski alpin à Sotchi, Phelan a préféré s\u2019adonner au ski acrobatique.Tirant de l\u2019arrière en début de parcours final, elle a profité d\u2019un virage pour coiffer les deux autres participantes et rejoindre Serwa en tête de peloton.Quant à India Sherret, de Cran- brook en Colombie-Britannique, elle a chuté lourdement en huitième de finale avant d\u2019être évacuée en civière.La Presse canadienne Doublé canadien en ski cross BRENDAN SMIALOWSKI AGENCE FRANCE-PRESSE La défaite en tirs de barrage contre les Américaines, leurs éternelles rivales, a été dif ficile à encaisser pour les Canadiennes.KARL RETTINO- PARAZELLI L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 3 F É V R I E R 2 0 1 8 B 7 TABLEAU DES MÉDAILLES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Mis à jour jeudi à 22h15 Norvège 13 12 10 35 Allemagne 13 7 5 25 Canada 10 8 8 26 États-Unis 8 7 6 21 Pays-Bas 7 6 4 17 Suède 5 5 0 10 France 5 4 6 15 Autriche 5 2 6 13 Rép.de Corée 4 4 3 11 Suisse 3 6 3 12 À écouter \u203a Le Devoir des anneaux.Pendant les Jeux olympiques, Le Devoir vous propose un balado sur nos plate- formes numériques pour suivre les activités des athlètes canadiens et cerner les enjeux en marge des épreuves.Un rendezvous quotidien dès midi! Quoi surveiller aux JO Sur les traces de Ted Le jeune Vincent De Haître, 23 ans, représente une relève prometteuse au sein de l\u2019équipe canadienne de patinage de vitesse sur longue piste.Il tentera de s\u2019inspirer des exploits récents du vétéran Ted-Jan Bloemen pour briller au 1000m, la distance sur laquelle il a remporté l\u2019argent lors des derniers Championnats du monde, disputés sur le même ovale de glace de Gan- gneung.Gare au Néerlandais Kjeld Nuis toutefois : gagnant du 1500m la semaine dernière, il avait terminé devant De Haître lors des Mondiaux de 2017.Patinage de vitesse longue piste \u2014 1000m (H) À partir de 5h Affrontement inattendu L\u2019équipe canadienne de hockey masculin est là où on l\u2019attendait, mais pas contre l\u2019adversaire prévu.L\u2019Allemagne est parvenue à se faufiler en demi-finale en battant la Suède, ce qui démontre que l\u2019absence des joueurs de la Ligue nationale de hockey offre un tournoi pour le moins ouvert.Le Canada ne devra donc pas prendre ses adversaires à la légère s\u2019il souhaite défendre son titre olympique.Hockey sur glace (H) Demi-finale à 7h10 Trois prétendants au titre Ce n\u2019est pas tous les jours qu\u2019on peut assister à une finale olympique à laquelle participent trois Canadiens pouvant aspirer aux grands honneurs.Mark McMor- ris, Sébastien Toutant et Maxence Parrot sont tous qualifiés pour les trois dernières manches de l\u2019épreuve du Big air.Parrot est champion des trois derniers X-Games, alors que McMorris et Toutant comptent chacun plusieurs podiums lors de compétitions internationales.Qui remportera la première médaille olympique de cette discipline chez les hommes?Planche à neige \u2014 Big air (H) À partir de 20h Et de six pour Anderson Véritable ambassadeur de la planche à neige, Jasey-Jay Anderson a pris part à tous les Jeux olympiques qui ont eu lieu depuis que le sport y a fait son apparition, en 1998.À 42 ans, il participe cette année à ses 6es Jeux d\u2019hiver, du jamais vu pour un athlète canadien.Depuis Sotchi, il se sert des grandes compétitions internationales pour mettre à l\u2019épreuve les planches qu\u2019il conçoit, mais il n\u2019a pas l\u2019intention de jouer les figurants pour autant.Planche à neige \u2014 Slalom géant parallèle (H) À partir de 19h30, finale à 0h30 L\u2019ultime course La voilà, la dernière chance de médaille olympique d\u2019Alex Harvey à Pyeongchang.Le fondeur québécois a connu plusieurs bonnes courses depuis le début des Jeux, mais il n\u2019est pas parvenu à monter sur le podium qu\u2019il convoite tant.La bonne nouvelle, c\u2019est que le 50 kilomètres style classique est l\u2019épreuve où il a remporté l\u2019or en Finlande l\u2019an dernier lors des Championnats du monde.Ski de fond \u2014 50km classique (H) À minuit Karl Rettino-Parazelli Les heures indiquées sont celles du Québec.A lors que Charles Hamelin a couronné jeudi sa carrière en ajoutant une cinquième et dernière médaille olympique à son palmarès, Kim Boutin a inscrit pour sa part un record à ses tout premiers jeux.La patineuse sherbrookoise a en effet remporté l\u2019argent à l\u2019épreuve du 1000 m.Avec déjà en poche des médailles de bronze au 500m et au 1500m, elle est devenue la première patineuse de vitesse courte piste canadienne à gagner trois médailles individuelles lors de mêmes Jeux.«C\u2019est incroyable.J\u2019ai beaucoup travaillé pour être constante au fil des années.J\u2019ai du mal à y croire », a-t-elle déclaré, encore sous l\u2019adrénaline, après avoir reçu l\u2019accolade de sa coéquipière Marianne St-Gelais.L\u2019athlète de 23 ans, qui n\u2019était pas montée sur le podium cette saison en Coupe du monde, avait du mal à expliquer ses succès à Pyeong- chang.« Je ne sais pas comment l\u2019exprimer, mais je suis juste fière de moi et de tout le travail que j\u2019ai fait avec mes coéquipières et mes entraîneurs.Je sais que je n\u2019aurais jamais pu y arriver seule », a-t-elle dit.La Néerlandaise Suzanne Schul- ting a triomphé en 1 min 29 s 778.Boutin a suivi en 1 min 29 s 956, devant l\u2019Italienne Arianna Fontana en 1 min 30 s 656.Il s\u2019agit aussi pour Fon- tana d\u2019une troisième médaille aux Jeux de Pyeongchang et d\u2019une huitième en carrière, un record du sport chez les femmes.Valérie Maltais, de La Baie, a été éliminée en demi-finale, tandis que Marianne St-Gelais, de Saint-Féli- c ien, n \u2019a pas été en mesure de franchir les quar ts de finale à sa dernière course en car rière aux Olympiques.Médaille au relais masculin Plus tard dans la soirée, Charles Ha- melin, Samuel Girard, Charle Cour- noyer et Pascal Dion ont remporté le bronze au relais 5000m.Lors d\u2019une course mouvementée, les patineurs canadiens sont passés du dernier au premier rang avec seulement deux tours à disputer.Les Hongrois et les Chinois ont cependant appuyé sur l\u2019accélérateur pour devancer Girard, qui s\u2019occupait du dernier relais.Contrairement au relais de 3000 mètres de leurs compatriotes féminines, les Canadiens ont évité les contacts pour rallier le fil d\u2019arrivée en un temps de 6 min 32 s 282.La Hongrie est montée sur la plus haute marche du podium en vertu d\u2019un chrono de 6 min 31 s 971, ce qui constitue une nouvelle marque olympique.« C\u2019est une belle progression.Nous voulions prendre notre revanche, sur tout après les Jeux de Sotchi.À Sotchi, notre performance était assez moyenne, et nous voulions faire de notre mieux.Une médaille, c\u2019est très satisfaisant », a déclaré Cournoyer.Hamelin, de Sainte-Julie, en était à sa dernière course olympique en carrière.Le patineur de 33 ans participait à ses quatrièmes Jeux olympiques et il a gagné une cinquième médaille, égalant du même coup le record canadien de Marc Gagnon et François-Louis Tremblay en patinage de vitesse sur courte piste.En plus de cette médaille de bronze, Hamelin a gagné trois médailles d\u2019or et une d\u2019argent.Une quatrième place pour Girard Dans la même séance, Samuel Girard a terminé quatrième d\u2019une finale record au 500 mètres.Le Chinois Wu Daijing a survolé la distance en un temps record de 39,584 secondes.Les Sud-Coréens Daeheon Hwang et Hyojun Lim ont suivi avec des temps respectifs de 39,854 et 39,919 secondes.Ces deux temps se trouvaient aussi sous l\u2019ancien record mondial avant le début de la soirée, qui était de 39,937 secondes et qui avait été établi par l\u2019Américaine John Celski en 2012.Girard est resté au dernier rang de la finale du début à la fin et a rallié l\u2019arrivée en 39,987 secondes.Âgé de 21 ans, Girard a aussi terminé quatrième au 1500m avant de remporter l\u2019épreuve de 1000m plus tôt aux Jeux de Pyeongchang.D\u2019après La Presse canadienne Le Devoir Record olympique pour Kim Boutin La Sherbrookoise remporte une troisième médaille olympique individuelle ARIS MESSINIS AGENCE FRANCE-PRESSE Kim Boutin a sauté dans les bras de son entraîneur Frédéric Blackburn après avoir décroché sa troisième médaille olympique, jeudi.Le président du Comité olympique hongrois, Krisztian Kulcsar, a évoqué un « miracle » après que la Hongrie a remporté jeudi dans le relais 5000 m sa première médaille d\u2019or à des Jeux olympiques d\u2019hiver.« Il y a eu un miracle ce soir, c\u2019était éblouissant [\u2026] Ces enfants sont devenus des légendes au- jourd\u2019hui », a-t-il déclaré à la télévision nationale hongroise.« J\u2019ai eu du mal à le croire.Savoir qu\u2019ils pouvaient le faire est une chose\u2026 ils ont gardé un tel sang-froid jusqu\u2019à la fin », a-t-il ajouté.Le premier ministre souverainiste Viktor Orban s\u2019est pour sa part dit sur Twitter « reconnaissant d\u2019avoir pu vivre cette journée ».Agence France-Presse Le «miracle » hongrois Au cas où vous l\u2019auriez manqué Pas de Canadien médaillé en demi-lune.Le Canada a glissé hors du podium pendant l\u2019épreuve masculine de demi-lune en ski acrobatique, au cours de laquelle l\u2019Américain David Wise a défendu son titre olympique.Noah Bowman, de Calgary, a pris la cinquième place alors que Mike Riddle, de Sherwood Park, en Alberta, a suivi au sixième échelon.Riddle était médaillé d\u2019argent aux Jeux de Sotchi.Surprenante Valérie Grenier.La skieuse de Mont-Tremblant Valérie Grenier a offert une performance impressionnante au combiné alpin en prenant la sixième place.La Suissesse Michelle Gisin a remporté l\u2019épreuve, alors que l\u2019Américaine Mikaela Shiffrin a dû se contenter de l\u2019argent.Lindsey Vonn a fait une erreur en début de parcours et n\u2019a pas terminé ce qui était sans doute la dernière course de sa carrière olympique.Mauvaise journée pour Marcel.Le grandissime favori autrichien Marcel Hirscher est sorti de piste dès la première descente du slalom mercredi.Et comme il ne fera pas l\u2019épreuve par équipe, samedi, il ne pourra pas rejoindre dans l\u2019histoire son compatriote Toni Sailer (1956) et le Français Jean-Claude Killy (1968), les deux seuls skieurs alpins trois fois dorés lors d\u2019une même édition des Jeux olympiques.Le Suédois Andre Myhrer a remporté la médaille d\u2019or du slalom.Il avait remporté le bronze à Vancouver en 2010.ODD ANDERSEN AGENCE FRANCE-PRESSE La Bélarusse Darya Domracheva est désormais la biathlète la plus titrée de l\u2019histoire aux JO avec quatre médailles d\u2019or.Le chant du cygne du combiné alpin Au programme depuis 1936, l\u2019historique combiné a probablement vécu ses derniers Jeux en 2018.Composée d\u2019une descente et d\u2019une manche de slalom, le combiné alpin ne fait plus recette auprès des télévisions, qui privilégient les formats courts et spectaculaires.Il n\u2019aura plus alors que la saison 2018-2019 de Coupe du monde à vivre.La FIS devrait décider à son prochain congrès, en mai 2018 en Grèce, de le remplacer par l\u2019épreuve par équipe.Les duels, même en modèle réduit d\u2019une quinzaine de portes sur une pente peu exigeante, sont plus évocateurs pour le grand public que les efforts solitaires sous l\u2019égide du chronomètre.Agence France-Presse CITATION DU JOUR Je ne sais pas combien de guitares valent une médaille d\u2019or olympique?Peut-être que je vais devoir en acheter deux\u2026 Le Suédois Andre Myhrer, médaillé d\u2019or au slalom, sur son habitude d\u2019acheter une guitare à chacune de ses victoires « » P yeongchang \u2014 Emmenée par Darya Domracheva, désormais la biathlète la plus titrée de l\u2019histoire aux JO avec quatre médailles d\u2019or, la Biélorussie a causé une petite surprise en s\u2019imposant lors du relais féminin de biathlon.On attendait l\u2019Allemagne de Laura Dahlmeier, et ce sont finalement les Biélorusses qui ont remporté la mise à l\u2019issue d\u2019une course disputée dans des conditions météorologiques très délicates, devançant la Suède et la France.La femme de la légende du biathlon Ole-Einar Bjoerndalen fait ainsi aussi bien que son mari et détient maintenant le record de victoires aux JO chez les femmes après ses trois succès de Sotchi.«Je n\u2019ai pas pensé au record C\u2019est incroyable.Cela veut dire que, le jour où j\u2019ai choisi de mettre des skis et de pratiquer ce sport, c\u2019était une bonne décision.C\u2019est important de croire en soi-même, de croire en son équipe et de surmonter les difficultés.Cela veut aussi dire que toutes les portes sont ouvertes.» Agence France-Presse Une quatrième médaille d\u2019or pour Darya Domracheva PYEONGCHANG 2018 É R I C D E S R O S I E R S À tous les Jeux olympiques d\u2019hiver, tout le monde finit toujours par se demander ce que ces Norvégiens viennent faire au sommet du classement des médailles.La réponse facile est de se dire qu\u2019ils viennent d\u2019un pays de froid et de neige et qu\u2019ils sont probablement tous nés avec des skis dans les pieds.Mais il y a d\u2019autres pays nordiques, dont certains beaucoup plus riches et beaucoup plus gros.Le principe généralement admis n\u2019est-il pas que les médailles finissent toujours par revenir à ces derniers?Les principaux intéressés ont le succès modeste.« On n\u2019est pas du genre à faire les gorilles qui se frappent sur la poitrine.On sait que les choses peuvent changer rapidement et que nous devons continuer de travailler fort », a déclaré lundi au USA Today un dirigeant du comité olympique norvégien, Tore Øvrebø.Mais quand même! On a souvent vu des pays remporter soudainement un tas de médailles, parfois en trichant, comme les Russes aux Jeux de Sotchi, mais le plus souvent en déployant un ef fort financier et organisationnel extraordinaire, notamment lors de la tenue des Jeux chez eux.L\u2019exemple souvent cité est le programme olympique britannique.Pour vu de presque 500 millions $US, il se base, comme nous le disions il y a deux semaines, sur « l\u2019approche impitoyable de l\u2019investisseur » et se concentre sur les disciplines et les athlètes qui ont les meilleures chances de remporter des médailles, dénichant et encadrant les talents le plus tôt possible et n\u2019hésitant pas à abandonner un athlète, ou même un sport, à la moindre baisse de régime.Mais le succès de la Norvège n\u2019a rien d\u2019une telle poussée de fièvre.Avec un peu plus de cinq millions d\u2019habitants, elle avait accumulé, avant Pyeongchang, un total de 315 médailles dans l\u2019ensemble des Jeux d\u2019hiver, contre 170 pour le Canada (35 millions d\u2019habitants), 144 pour la Suède (10 millions d\u2019habitants) ou encore 279 pour le géant américain (327 millions d\u2019habitants).Certains feront valoir que les athlètes norvégiens se spécialisent dans des disciplines, comme le ski de fond, où il est possible de remporter plusieurs médailles, ce que peuvent difficilement faire des pays comme le Canada, dont le sport national est le hockey.On pourrait leur répondre que le Canada a aussi ses sports généreux en médailles, comme le patinage de vitesse courte piste, le ski acrobatique et autres sports de glisse issus des X Games.Quant à la Norvège, on pourrait ajouter qu\u2019elle a aussi remporté des médailles en ski alpin, en biathlon, en patinage de vitesse, en saut à ski, en slo- pestyle et en curling depuis deux semaines.Alors quoi ?Le secret La Presse avait une partie de la réponse, jeudi, en rapportant que le sport est intimement lié à la vie sociale et familiale norvégienne.«Tu rencontres une fille une première fois, tu lui donnes rendez-vous le samedi matin au ski de fond», y racontait Pierre-Nicolas Lemyre, un Québécois dirigeant un centre de recherche sur le développement du sport chez les jeunes en Norvège.Plus de 93 % des jeunes sont ainsi membres de clubs sportifs et ont pris l\u2019habitude de jouer dehors hiver comme été, constituant une fantastique réserve de talents pour les sélectionneurs des équipes nationales, rapportait jeudi The Guardian.Aux antipodes de la plupart des programmes de développement, on y retarde le plus longtemps possible l\u2019introduction d\u2019un aspect compétitif, se refusant même d\u2019établir des classements et des podiums avant l\u2019adolescence afin de développer l\u2019amour et le plaisir du sport avant celui de la compétition.Cela laisse notamment la porte ouverte à l\u2019éclosion de talents plus tardive, mais surtout enracine l\u2019habitude de la pratique sportive.Dans tous les cas, les études ont la priorité sur le sport.Issus d\u2019une société aux valeurs égalitaires, les athlètes, même les plus connus, sont traités comme n\u2019impor te quel autre membre de l\u2019équipe nationale.Soumis à un code de conduite basé sur le respect, l\u2019humilité et la camaraderie, l\u2019ensemble des athlètes sont amenés à se côtoyer, à s\u2019entraîner et à s\u2019entraider 250 jours par année et doivent même, en compétition, souvent partager la même chambre, parfois le même lit, rapportait la semaine dernière le New York Times dans un article intitulé : «The Ski Team That Sleeps Together».Un pays riche La Norvège est pourtant un pays riche, grâce notamment à la manne pétrolière.Au sixième rang au monde avec un PIB à parité de pouvoir d\u2019achat de 70 000 $ par habitant, comparativement à 59 000$ aux États-Unis (11es) et 48 000$ au Canada (22e), le pays apporte à ses citoyens les moyens financiers et le temps de loisir nécessaire pour la pratique du sport et des activités de plein air.Il consacre pourtant relativement peu d\u2019argent à son programme olympique.«Nous recevons environ autant que le Royaume-Uni dépense pour ses athlètes d\u2019aviron et de canot», a déclaré au Guardian le président de son comité olympique, Tom Tvedt.Aussi, dit-il, la plupart des athlètes doivent travailler pour arrondir leurs fins de mois.«Ils sont menuisiers, plombiers, enseignants, étudiants.» La Norvège ne contredit donc pas le principe voulant que les médailles olympiques aillent aux pays riches.Mais il y a beaucoup plus que cela.D\u2019ailleurs, son contexte économique, social et culturel ne donne pas seulement de bons résultats aux Jeux olympiques.Au classement de l\u2019indice de développement humain que les Nations unies établissent en fonction du revenu national brut par habitant de l\u2019espérance de vie à la naissance et du niveau de scolarisation des jeunes, la Nor vège arrive aussi au premier rang, devant l\u2019Australie et la Suisse (2es ex æquo), l\u2019Allemagne (4e) et, plus loin, le Canada (10e) et les États-Unis (11es).Le Devoir L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 3 F É V R I E R 2 0 1 8 É C O N O M I E B 8 L E E B E R T H I A U M E à Ottawa L a société Boeing figure sur la liste des fournisseurs admissibles qui pourront se disputer le contrat de remplacement de la flotte des chasseurs canadiens.Le géant américain de l\u2019aérospatiale maintient toutefois qu\u2019il n\u2019a pas encore décidé s\u2019il allait participer au processus.Le gouvernement fédéral a dévoilé jeudi la liste des fournisseurs qui pourront obtenir le contrat pour fabriquer 88 appareils qui remplaceront les vieux CF-18.Les quatre autres entreprises sont Dassault Aviation, Airbus Defense, SAAB et Lockheed Martin.Ces entreprises avaient jusqu\u2019au 9 février pour indiquer au gouvernement si elles souhaitaient participer au processus, lequel devrait être lancé au début de l\u2019année prochaine après plusieurs séances de consultations avec l\u2019industrie.Si Boeing ne se retire pas du processus, son porte-parole Scott Day a indiqué qu\u2019elle ne garantissait pas qu\u2019elle soumettrait une offre.Boeing et ses Super Hornet ont déjà été considérés comme les favoris pour obtenir le contrat.Mais depuis la dispute commerciale entre Boeing et Bombardier, le gouvernement canadien a renoncé à son projet d\u2019acheter les Super Hornet et a plutôt entrepris des négociations pour l\u2019achat de 18 chasseurs d\u2019occasion de l\u2019Australie.Le gouvernement a aussi averti les entreprises que, si elles tentaient de nuire aux intérêts économiques du Canada, elles seraient pénalisées lorsqu\u2019elles tenteront d\u2019obtenir des contrats militaires.On ignore si cette nouvelle clause s\u2019appliquera encore à Boeing puisque la Commission du commerce international des États-Unis a rejeté la plainte de l\u2019entreprise contre Bombardier le mois dernier.Des experts se sont interrogés sur la légalité d\u2019une telle clause et se sont demandé si le gouvernement avait tenu compte du fait que Boeing comptait environ 2000 employés au Canada et injectait annuellement environ 4 milliards dans l\u2019économie du pays.Airbus en piste Misant sur ce contentieux entre Boeing et Ottawa qui l\u2019a amené à se présenter en repreneur du programme CSeries de Bombardier, Airbus se disait bien positionné avec ses avions de chasse Eu- rofighter Typhoon.Le président d\u2019Airbus Canada, Simon Jacques, disait en octobre dernier souhaiter un appel d\u2019offres «ouvert et équitable» pour le remplacement de ses chasseurs militaires.Il a fait valoir que l\u2019avionneur européen est déjà associé à plusieurs fournisseurs canadiens, dont CAE et Pratt Whitney pour ce contrat.Il a ajouté qu\u2019une équipe canadienne sera mise sur pied pour soumissionner à un éventuel contrat de chasseurs si les critères lui permettent d\u2019offrir le Typhoon aux militaires canadiens.Il est estimé qu\u2019avec la prise de contrôle de la CSeries par Airbus, le consortium européen se trouve maintenant dans une position favorable pour damer le pion au concurrent Boeing sur l\u2019échiquier des avions de chasse.L\u2019avionneur américain, qui cherchait à bloquer l\u2019entrée de la CSeries aux États-Unis et possiblement faire échouer le programme en entier en réclamant des droits punitifs qui ont finalement atteint 300 %, s\u2019est trouvé à remettre entre les mains d\u2019Airbus une ligne complète d\u2019appareils complémentaires à ceux qu\u2019Airbus offrait déjà.Perdre aux mains d\u2019Airbus le contrat de remplacement des CF-18 serait un camouflet additionnel d\u2019importance pour le géant américain.Avec Le Devoir La Presse canadienne REMPLACEMENT DES CF-18 Boeing figure sur la liste des fournisseurs Misant sur le contentieux entre l\u2019avionneur américain et Ottawa, Airbus se dit bien positionné pour obtenir le contrat ODD ANDERSEN AGENCE FRANCE-PRESSE L\u2019athlète norvégienne Ragnhild Haga, après avoir remporté l\u2019or en ski de fond au 10 km libre femmes la semaine dernière Comme chacun le sait, le succès dans les sports, comme dans toute chose, vient aux plus gros, aux plus riches et aux plus compétitifs.Ou pas.ANALYSE L\u2019or du gorille norvégien A R M I N A L I G A Y A à Toronto L a Banque CIBC a ouvert le bal des résultats trimestriels des grandes banques canadiennes, jeudi, en annonçant une hausse de son dividende et un bénéfice net en hausse pour son premier trimestre.Le cinquième prêteur au Canada en importance continue de profiter de son acquisition de la banque de PrivateBank, de Chicago, en juin 2017 \u2014 activités qu\u2019elle a rebaptisées CIBC Bank USA en septembre.Dans le cadre de sa stratégie visant à accroître sa présence aux États- Unis, elle a aussi mis la main l\u2019an dernier sur la société de gestion de patrimoine Geneva Advisors, aussi de Chicago, pour environ 200 millions $US.La division américaine de services commerciaux et de gestion de patrimoine de la CIBC a af fiché un bénéfice net de 134 millions au cours du plus récent trimestre, en hausse de 105 millions par rapport à la même période un an plus tôt.«Avec la contribution de CIBC Bank USA pour un deuxième trimestre complet, nous continuons de connaître une bonne performance et de respecter nos engagements en ce qui a trait à l\u2019établissement d\u2019une relation avec nos clients au nord et au sud de la frontière», a indiqué aux analystes le chef de la direction de la banque, Victor Dodig, lors d\u2019une conférence téléphonique avec des analystes.M.Dodig a estimé que les activités américaines de la CIBC représenteraient 17% de ses résultats d\u2019ici 2020, une proportion en hausse par rapport à celle de 9% pour les quatre mois de l\u2019exercice 2017 où elle possédait PrivateBancorp.À moyen terme, il espère que cette proportion atteindra 25%.La CIBC a indiqué jeudi que son dividende trimestriel aux actionnaires ordinaires augmenterait de 3 ¢ par action à 1,33$, même si la banque a dévoilé un bénéfice en baisse pour son trimestre clos le 31 janvier.Elle a engrangé à son plus récent trimestre un bénéfice de 1,31 milliard, en baisse par rapport à celui de 1,39 milliard réalisé un an plus tôt.Cependant, sur une base ajustée, la banque a indiqué avoir réalisé un bénéfice record de 1,41 milliard, soit 3,18$ par action, en hausse par rapport à celui de 1,15 milliard, ou 2,89$ par action, affiché un an plus tôt.Changements hypothécaires Les observateurs de l\u2019industrie rechercheront, dans les résultats, des signes précurseurs de l\u2019impact des récents changements apportés au secteur bancaire \u2014 notamment le resserrement des règles sur les prêts hypothécaires non assurés depuis le 1er janvier.Les grandes banques canadiennes ont prévenu que le resserrement des règles d\u2019admissibilité pourrait représenter un vent contraire pour les montages de prêts.Cependant, il est trop tôt pour évaluer l\u2019étendue de l\u2019incidence du changement des règles, ainsi que celle de la hausse des taux d\u2019intérêt de janvier, a expliqué Christina Kramer, première vice-présidente à la direction et chef de groupe des ser vices bancaires personnels et aux petites et moyennes entreprises au Canada.« Nous avons vu une certaine précipitation en novembre et en décembre, alors le seul mois de janvier n\u2019est pas une bonne indication en soi », a-t-elle indiqué aux analystes.« Dans les premiers jours, nous ne voyons pas de grands changements dans le comportement des consommateurs.» La division des services bancaires aux particuliers et aux PME a affiché un bénéfice net de 656 millions pour le plus récent trimestre, en baisse de 149 millions, ou 19 ¢, par rapport à l\u2019année précédente.Le bénéfice net de la division des ser vices commerciaux et de gestion de patrimoine au Canada s\u2019est chif fré à 314 millions, en hausse de 14 % par rapport à l\u2019an dernier.Le bénéfice net de la division des marchés de capitaux a atteint 322 millions, en baisse de 7 %.Le ratio des fonds propres de première catégorie sous forme d\u2019actions ordinaires s\u2019est établi à 10,8%, en baisse par rapport à celui de 11,9 % du premier trimestre de l\u2019exercice précédent.La Presse canadienne La Banque CIBC hausse son dividende NATHAN DENETTE La CIBC a engrangé à son plus récent trimestre un bénéfice de 1,31 milliard, en baisse par rapport à celui de 1,39 milliard réalisé un an plus tôt. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 3 F É V R I E R 2 0 1 8 ECONOMIE B 9 Planet Hollywood dans les hôtels tout compris Le Groupe de voyage Sunwing a signé un accord avec la marque internationale du divertissement Planet Hollywood afin d\u2019assurer l\u2019expansion de ses activités hôtelières à l\u2019échelle mondiale.Un premier Planet Hollywood Resort, au Costa Rica, ouvrira ses portes cet automne, et un autre à Can- cún, à la fin du printemps 2019.«Ces deux propriétés inaugurent l\u2019incursion de Planet Hollywood dans la catégorie (.) des tout-compris luxueux», peut-on lire dans le communiqué.Sun- wing jouera le rôle d\u2019hôtelier principal.En plus de construire et de gérer les activités des nouveaux hôtels, le voyagiste «offrira des services de gestion et des possibilités de franchise pour de potentiels hôtels Planet Hollywood partout au monde».Le Devoir Les ventes au détail ont baissé de 0,8 % Ottawa \u2014 Après avoir enregistré trois hausses mensuelles consécutives, les ventes au détail ont baissé de 0,8% en décembre pour se chiffrer à 49,6 milliards, a annoncé jeudi Statistique Canada.Malgré cette diminution, les ventes au détail ont augmenté de 1,5% au cours du quatrième trimestre et de 6,7% au cours de l\u2019année.Les ventes ont diminué dans 6 des 11 sous-secteurs, lesquels représentaient 42% des ventes au détail.Les ventes ont diminué dans six provinces, la baisse globale des ventes au détail ayant été en grande partie attribuable à l\u2019Ontario (\u20131,6%), qui a enregistré son premier recul en six mois.Après avoir connu deux hausses mensuelles consécutives, les ventes au Québec ont légèrement augmenté de 0,1% en décembre, portées par la vigueur des ventes dans la RMR de Montréal (+0,5%), qui ont augmenté pour le troisième mois consécutif.La Presse canadienne Croissance au ralenti au Royaume-Uni Londres \u2014 La croissance britannique a ralenti à 1,7% en 2017, selon une nouvelle estimation qui fait apparaître un coup de frein plus marqué pour une économie frappée par les incertitudes du Brexit.Le Royaume- Uni, qui avait l\u2019habitude d\u2019avancer plus vite que les autres pays riches, est devenu en 2017 l\u2019un des plus mauvais élèves du G7.Sa croissance n\u2019avait pas été si faible depuis 2012.La hausse du PIB avait été estimée au départ à 1,8% sur l\u2019année écoulée, soulignait jeudi l\u2019Office des statistiques nationales, après une croissance de 1,9% en 2016.Ce ralentissement de l\u2019économie est annoncé au moment où le pouvoir d\u2019achat des ménages et l\u2019investissement des entreprises subissent les conséquences des incertitudes du Brexit, prévu en mars 2019.Agence France-Presse Enterprise Rent-A- Car pénalisée Ottawa \u2014 Le Bureau de la concurrence a conclu une entente par voie de consentement avec Enterprise Rent-A-Car Canada au sujet de publicités qu\u2019il jugeait trompeuses, qui verra le locateur d\u2019automobiles payer une pénalité de 1 million.Selon l\u2019enquête du Bureau, les publicités d\u2019Enterprise annonçaient des prix qu\u2019il était impossible d\u2019obtenir lors de la location d\u2019un véhicule en raison de frais supplémentaires obligatoires.Ces derniers pouvaient entraîner une hausse de 6 à 48% par rapport aux prix annoncés, a expliqué l\u2019organisme fédéral.C\u2019est la troisième fois que le Bureau de la concurrence punit une société pour des pratiques publicitaires semblables dans l\u2019industrie de la location d\u2019automobiles.En juin 2016, Avis et Budget ont payé une pénalité de 3 millions et, en avril 2017, Hertz et Dollar Thrifty ont payé une pénalité de 1,25 million.La Presse canadienne J U L I E N A R S E N A U L T A près avoir vu la Chine devenir son principal marché d\u2019exportation au chapitre des volumes l\u2019an dernier, Olymel garde les yeux sur l\u2019Asie afin de profiter des occasions découlant de la version amendée du Partenariat transpacifique.La filiale de la Coop fédérée estime que la disparition des tarifs sur ses exportations de produits du porc lui permettra d\u2019avoir un avantage marqué sur ses rivaux américains, notamment dans l\u2019important marché du Japon.« C\u2019est la même chose pour l\u2019Asie du Sud-Est», a dit jeudi le président-directeur général d\u2019Olymel, Réjean Nadeau, en marge de la 96e assemblée de la coopérative agricole.«L\u2019accord nous ouvre les portes du Vietnam, un marché qui n\u2019était pas ouvert.» Le Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP), dont la version amendée comprend le Canada et les dix autres membres du PTP \u2014 le Japon, le Mexique, l\u2019Australie, Brunei, le Chili, la Malaisie, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour et le Vietnam \u2014, doit être ratifié le 8 mars.Cet accord commercial prévoit que le Canada offrira un accès de 3,25% à son secteur laitier, 2,3% au marché des œufs et 2,1% à celui du poulet, comme prévu dans le PTP.Ces brèches auront un impact pour les producteurs canadiens, a concédé M.Nadeau, qui estime que cela sera contrebalancé par des accès à de nouveaux marchés pour Olymel \u2014 présente dans 65 pays \u2014 et la disparition de tarifs douaniers.«Auparavant, il y avait une barrière tarifaire de 20 ¢ à 25 ¢ le kilo.Au Japon, par exemple, les Américains vont devoir continuer à payer ce tarif.» Spécialisée dans les viandes de porc et de volaille, Olymel, qui compte 11 500 employés, a été la locomotive de la Coop fédérée l\u2019an dernier en générant plus de la moitié des ventes totales de 6,3 milliards et de l\u2019ex- cédent avant ristournes et impôts de 351 millions.Olymel a exporté pour environ 1,45 milliard de dollars de produits, principalement du porc.M.Nadeau a prévenu qu\u2019une diminution des barrières commerciales n\u2019allait pas nécessairement signifier une hausse du volume des exportations, mais cela permettrait de vendre plus de produits transformés, qui sont plus dispendieux.Si Olymel a expor té pour 120 000 tonnes de produits du porc dans l\u2019Empire du Milieu au cours de 2017, les revenus d\u2019environ 225 millions ont été inférieurs à ceux générés par les exportations au Japon ainsi qu\u2019aux États-Unis.Néanmoins, le patron d\u2019Olymel a noté que, depuis environ un an et demi, la demande des Chinois pour des coupes de porc avait commencé à croître.Fond d\u2019incertitude À l\u2019approche d\u2019une autre ronde de négociations entre les États-Unis, le Canada et le Mexique afin de renouveler l\u2019Accord de libre-échange nord- américain, le président de la Coop fédérée, Ghislain Ger- vais, a une fois de plus exhorté les négociateurs canadiens à ne rien céder sur la gestion de l\u2019offre.En point de presse, celui-ci a rappelé qu\u2019une étude récemment commandée au cabinet PwC indiquait qu\u2019un démantèlement de ce système ferait disparaître de 58 000 à 80 000 emplois \u2014 dont 26 000 au Québec \u2014 chez les producteurs d\u2019œufs et de volaille au pays.La Coop fédérée a déclaré une ristourne de 88 millions pour l\u2019exercice terminé le 28 octobre, ce qui constitue une progression de 60% sur un an.La Presse canadienne COMMERCE Olymel a les yeux tournés vers l\u2019Asie pour ses exportations de porc ISSOUF SANOGO AGENCE FRANCE-PRESSE Le 14 octobre 2017, un avion cargo s\u2019est écrasé au large de la Côte d\u2019Ivoire, tuant quatre personnes.G É R A R D B É R U B É L\u2019 aviation civile internationale a amélioré sa per formance en matière de sécurité en 2017.Le taux d\u2019accident a été ramené à 1,08 par million de vols.Au cours de 2017, 4,1 milliards de passagers ont voyagé sur un total de 41,8 millions de vols commerciaux.Ces données coif fent un bilan sans cesse amélioré au chapitre de la sécurité.Selon les statistiques de l\u2019Association internationale du transport aérien (IATA en anglais), le taux d\u2019accident par million de vols a été de 1,08 l\u2019an dernier, contre 1,68 en 2016 et une moyenne sur cinq ans de 2,01 pour la période 2012-2016.On parle donc de 45 accidents en 2017 contre 67 en 2016 et une moyenne annuelle de 75 sur cinq ans.Du nombre, six ont causé des décès, avec 19 mortalités parmi les passagers et les membres d\u2019équipage, comparativement à 9 accidents avec décès faisant 202 victimes en 2016.Pour les vols par avion à réaction, qui retiennent généralement autour de 80 % des vols commerciaux exploités, le taux d\u2019accident a été ramené à 0,11, soit l\u2019équivalent d\u2019un accident majeur pour 8,7 millions de vols.« Il s\u2019agit d\u2019une nette amélioration par rapport au taux de 0,39 comptabilisé en 2016, et à celui de 0,33 pour la période 2012-2016 », a souligné l\u2019IATA.Par grandes régions, la Communauté des États indépendants, abritant d\u2019anciennes républiques soviétiques, affiche la pire performance avec un taux de 0,92 accident (avec perte de coque) par million de départs dans le segment des avions à réaction.Ce taux atteint 16,44 dans celui des turbopropulsés.Sur cinq ans, la moyenne est de 1,17 et de 20,6 respectivement.Suit l\u2019Afrique, avec aucun accident en 2017 impliquant un avion à réaction, mais près de six dans le segment des turbopropulsés.La moyenne entre 2012 et 2016 est respectivement de 2,2 et de 7,4.L\u2019IATA note, toutefois, une amélioration sensible en Afrique subsaha- rienne, qui af fiche zéro accident avec décès, tous types d\u2019appareil confondus, pour une deuxième année consécutive.En Amérique du Nord, l\u2019IATA ne comptabilise aucun accident (avec perte de coque) touchant les avions à réaction, et l\u2019équivalent d\u2019un (par million de départs) impliquant un turbo- propulsé.La moyenne sur la période de cinq ans est de 0,22 et de 0,98 respectivement.C\u2019est en Europe que la performance sur l\u2019intervalle 2012-2016 est la meilleure, avec un taux respectif de 0,14 et de 0,73.Dans ses récentes projections, l\u2019Organisation de l\u2019aviation civile internationale rappelle que le nombre de vols commerciaux et de passagers double tous les 15 ans.Selon les revenus passa- gers-kilomètres (RPK), le trafic passagers a crû de 5,2% par année au cours de la période 1995- 2012.Ce rythme baissera à 4,6% sur la période 2012-2032.Au total, ce trafic augmentera de 85% d\u2019ici 2032, pour atteindre les 13 milliards de RPK.Le Devoir SÉCURITÉ L\u2019aviation civile a continué d\u2019améliorer sa performance en 2017 J U L I E N A R S E N A U L T S NC-Lavalin dit avoir une solution de rechange adve- nant qu\u2019Ottawa décide de ne pas légiférer en matière d\u2019actes répréhensibles commis par les entreprises, comme la mise en place d\u2019un régime d\u2019accords de poursuite suspendue (APS).«Je crois qu\u2019il y a des options que nous pourrions considérer, mais je préfère le premier scénario», a affirmé jeudi le président et chef de la direction de l\u2019entreprise, Neil Bruce, au cours d\u2019une conférence téléphonique visant à discuter des résultats du quatrième trimestre.Interrogé par les analystes, celui-ci n\u2019a toutefois pas voulu préciser quelles seraient les avenues qui pourraient être empruntées par SNC-Lavalin.Entre-temps, SNC-Lavalin anticipe une croissance supérieure à 10 % de son profit ajusté en 2018, alors que l\u2019acquisition de la firme britannique WS Atkins devrait lui permettre de contrebalancer des difficultés dans certaines divisions.Son bénéfice par action devrait osciller dans une fourchette de 3,60 $ à 3,85 $ par action cette année.Cela est de 12,5 % à 20 % supérieur au résultat de 3,20 $ réalisé lors du plus récent exercice.Pour l\u2019exercice, SNC-Lavalin a généré des profits de 382 millions, ou 2,34 $ par action, par rappor t à 255,5 millions, ou 1,70$ par action, en 2016, alors que son chiffre d\u2019affaires a été de 9,3 milliards, en hausse de 10%.Sur une base ajustée, son bénéfice a été de 522,3 millions, ou 3,20$ par action, comparativement à 387,1 millions, ou 2,58 $ par action, lors du dernier exercice.Pour sa part, la taille du carnet de commandes était de 10,4 milliards, en léger recul par rapport à il y a un an.Cela ne tient pas compte du projet du REM, qui pourrait ajouter 2 milliards au carnet de commandes, selon un analyste.L\u2019entreprise a été la grande gagnante pour le projet de train électrique du Réseau express métropolitain (REM), évalué à 6,3 milliards, en faisant partie des consortiums retenus pour l\u2019ingénierie ainsi que la fourniture du matériel roulant.La Presse canadienne SNC-Lavalin dit avoir un plan s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019accord avec Ottawa A L E K S A N D R A S A G A N L es Compagnies Loblaw ont af fiché un bénéfice en baisse pour leur quatrième trimestre et se sont dites prêtes pour une nouvelle année difficile dans l\u2019industrie de l\u2019épicerie, qui se prépare à une hausse des coûts de main- d\u2019œuvre et à l\u2019impact de la réforme des médicaments.Les plus récents résultats du détaillant, qui comprend les supermarchés Loblaws et Pro- vigo ainsi que les pharmacies Shoppers Drug Mart et Phar- maprix, ont été touchés par les coûts liés à l\u2019annonce de son programme de fidélisation PC Optimum et aux conséquences de son aveu de participation à un stratagème de fixation des prix du pain, qui a touché l\u2019ensemble de l\u2019industrie.Le bénéfice net de l\u2019entreprise a totalisé 19 millions pour le trimestre clos le 30 décembre, en baisse importante par rapport à celui de 201 millions réalisé lors de la même période un an plus tôt.Sur une base ajustée, Lo- blaw a af fiché un bénéfice de 441 millions, soit 1,13$ par action, en hausse par rapport à celui de 393 millions, ou 97¢ par action, du quatrième trimestre de 2016.Les revenus trimestriels ont reculé à 11,03 milliards, alors qu\u2019ils avaient été de 11,13 milliards un an plus tôt.En décembre, Loblaw et sa société mère, George Weston, ont avoué avoir participé à ce qu\u2019ils ont décrit comme un stratagème de fixation des prix du pain à la grandeur de l\u2019industrie, pendant au moins 14 ans.Quelques jours plus tard, Lo- blaw a offert à ses clients une carte-cadeau de 25 $ en geste de bonne foi.Loblaw a inscrit une charge de 107 millions à ses comptes du quatrième trimestre à cause du programme de car tes-cadeaux.Elle a dit s\u2019attendre à ce que le programme réduise un jour le montant qu\u2019elle pourrait devoir verser en responsabilité civile.La société a aussi enregistré une charge de 189 millions liée au regroupement de ses programmes de fidélisation Shoppers Optimum et PC Plus, cette année, sous la marque PC Optimum.« Alors que nous entrons en 2018, nous faisons face à d\u2019importants vents contraires », a affirmé le directeur financier de Loblaw, Darren Myers.La compagnie s\u2019attend en outre à voir ses coûts de main- d\u2019œuvre grimper de 190 millions en raison des augmentations de salaires minimums.La réforme des soins de santé devrait, pour sa part, avoir un impact négatif de 250 millions sur le bénéfice d\u2019exploitation de 2018, a précisé M.Myers.La Presse canadienne Loblaw se prépare à une année difficile L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 3 F É V R I E R 2 0 1 8 B 10 I ls l\u2019ont baptisée l\u2019Es-cargo, une maison de hobbits qu\u2019ils ont construite sous la terre il y a 14 ans, à l\u2019ouest de Rawdon, et qui semble encore être à l\u2019état de projet évolutif.Com - me la vie, rien n\u2019est coulé dans le béton.Contrairement au commun des mortels, Hélène Dubé et Alain Neveu vivent en relative autonomie dans une habitation de type « Earth- ship » \u2014 la première au Québec \u2014, dont le squelette est composé de pneus recyclés remplis de terre et de bouteilles de verre.Ils sont orientés passifs (et solidaires), plein sud, avec des panneaux solaires, puisant l\u2019eau qui coule de la montagne pour s\u2019abreuver, entourés du grand silence pour s\u2019isoler.Leur petit intérieur feutré est chauffé par un foyer de masse extrêmement efficace et n\u2019occupe que 800 pieds carrés, partagés avec Frodo, le chien.Hor tense, la chatte, sor te de déité silencieuse, dort dans un habitacle accroché au plafond.Elle a son entrée privée qui don ne accès à l\u2019extérieur et aux mulots.Un oranger en fleurs et un bananier à l\u2019état nain font rêver d\u2019un climat plus tropical et ajoutent à l\u2019impression d\u2019autarcie.À l\u2019entrée, la serre du potager intérieur a été abandonnée et attend le retour des beaux jours.Des ténébrions grouillent dans un bac en plastique et ignorent encore être destinés aux poules.Les eaux grises arrosent le jardin et on a accès à Internet par beau temps.Toute est dans toute.«Nous sommes comme les abeilles, souligne Hélène, 57 ans.On s\u2019active lorsqu\u2019il fait soleil.» Ces jours-là, elle sort l\u2019aspirateur et fait la lessive.L\u2019été, on fait vroumer les outils qui fonctionnent à l\u2019électricité pour avancer l\u2019éternel chantier propulsé par la débrouille et l\u2019inventivité.Hélène est passée du milieu de la finance, où elle faisait de l\u2019arbitragisme institutionnel, à de la négociation plus terre à terre entre les éléments et sa survie.La maison autonome dont rêvent ses habitants se double également d\u2019une philosophie simplici- taire ; on consomme peu, on travaille moins, on fabrique soi-même ce qui peut l\u2019être.Empreinte de carbone?Au minimum, s\u2019il n\u2019y avait les deux voitures qui servent peu.Ils en ont déjà eu une propulsée à l\u2019huile végétale, c\u2019est dire comme ils prennent la chose au sérieux.J\u2019aime pas Hydro Mais surtout, Hélène et Alain fonctionnent sans Hydro-Québec, le fantasme secret de bien des hipsters branchés.« Les Québécois aiment haïr Hydro et rêvent de s\u2019en passer », constate Hélène, qui donne aussi des formations en écoconstruction et en permaculture à des jeunes qui débarquent à l \u2019Es-cargo avec leur tente durant l\u2019été.« Pour vivre en autonomie complète, il faut que tu sois très riche pour acheter autant de panneaux solaires que tu veux, ou alors tu trouves une façon de t\u2019en passer.» Ce qu\u2019ils ont fait.Jusqu\u2019à 100 fois moins de consommation selon la saison, sans four (le foyer de masse est suffisant pour faire cuire le pain), sans frigo (un congélateur débranché, recyclé et isolé sert de «glacière » comme dans le bon vieux temps), sans micro-ondes ni pompes.Seules entorses à leur philosophie : leur « vrai » congélateur squatté chez le frère d\u2019Hélène, l\u2019eau chauffée au gaz propane et la génératrice deux ou trois fois par hiver lorsque la lumière se fait trop rare.Les deux earthshipers vivent avec aussi peu que 15 000 à 20 000$ par année et l\u2019Es-cargo leur a coûté 20 000$ en matériaux recyclés, incluant la «bécosse-compost» dans la cour.Alain, un artiste de 52 ans, se définit comme un sculpteur- cueilleur et gosse des cuillères de bois dans les PFNL (produits forestiers non ligneux).«Mon excellence, mon mode opératoire identitaire itératif, ce sont les cuillères», dit-il sérieusement.La prochaine « excellence » d\u2019Hélène sera de présenter sa candidature pour Québec solidaire dans la circonscription de Rousseau.« L\u2019humain est un animal social.C\u2019est pour cela que je vais en politique », avance celle qui était politisée à l\u2019âge de dix ans.Le groupe idéal pour vivre de façon autonome et locale serait de 150 à 200 personnes comme eux.« Même les arbres se regroupent.Ce n\u2019est pas pour rien que j\u2019enseigne la permaculture ! » Elle pourrait aussi enseigner comment faire du pain au levain, du yogourt, du granola, de la choucroute, du vin de cerises, du cidre, des conserves.« Adolescente, mes héros, c\u2019étaient les Robinson suisses naufragés sur leur île.Je me suis inspirée d\u2019eux pour la sonnette de porte, une cloche de bateau.» Retour vers le futur Nos joyeux naufragés de Cher tsey n\u2019ont qu\u2019un téléphone cellulaire à deux et connaissent la consommation d\u2019énergie de chaque appareil dans la maison, de la lessiveuse frontale (100 watts par lavage) aux lampes (2-3 watts), en passant par l\u2019ordi (25 watts).L\u2019hiver, ils consomment 250 watts par jour, l\u2019équivalent de quelques lumières allumées durant une heure chez la majorité des Québécois.Cela dit, ils ne sont admissibles à aucun programme de subvention d\u2019économie d\u2019énergie car ils ne sont pas clients d\u2019Hydro- Québec.« Si la fin du monde arrive, on va s\u2019en rendre compte un mois plus tard ! » rigole Alain.Ni survivalistes ni passéistes, ils maintiennent le cap sur un futur où le pétrole ne pourra plus servir de béquille, où les ressources se feront plus rares et coûteuses.« Cette maison est une philosophie de vie, celle de la responsabilisation, insiste Hélène.Les gens pensent qu\u2019ils ont droit à tout.Nous ne voulons pas retourner dans le passé et on ne fait pas de préparatifs pour l\u2019avenir.Nous faisons comme si c\u2019était déjà la fin.» Alain opine du bonnet : « On ne crache pas sur la modernité ! On vit comme dans le futur, mais on profite de la technologie.La fin du monde est déjà arrivée ; il manque d\u2019eau à Cape Town, en Afrique du Sud.» Hélène ne le cache pas, vivre hors réseau, ce n\u2019est pas payant, le coût de l\u2019électricité québécoise ne le justifiant pas pour l\u2019instant.Alors, pourquoi le faire ?Ils répondent en duo et d\u2019un bel élan : «Parce qu\u2019on est vert foncé ! » Vous pouvez les traiter d\u2019utopistes, mais moi, j\u2019éprouve toujours du respect envers une personne qui cueille son jus d\u2019orange le matin sans avoir à mettre le nez dehors.cherejoblo@ledevoir.com Twitter : @cherejoblo Vivre dans le futur Et cueillir des oranges sous zéro JOSÉE BLANCHETTE à Chertsey PHOTOS JACQUES NADEAU LE DEVOIR Hélène Dubé cueille son jus d\u2019orange dans sa maison autonome de Chertsey, un vaisseau terrestre de hobbits.Alain Neveu, copropriétaire de l\u2019Es-cargo et sculpteur-cueilleur Noté que la maison Es-cargo offre deux formations l\u2019été prochain sur la construction d\u2019habitations «Earth- ship» et sur la façon de vivre en autonomie.es-cargo.qc.ca On peut aussi visionner cette vidéo avec Hélène Dubé qui explique le projet et montre bien leur maison hors norme.bit.ly/2EKt3B2 Aimé cette vidéo de la maison en paille de Patrick Baronnet, un Français qui nous fait découvrir le solaire passif, son foyer de masse qui sert à la fois de radiateur et de climatiseur, son éolienne.Son mode de vie économe (12 fois moins d\u2019électricité) et libre est très éloquent.Il explique la différence entre autarcie et autonomie, atteinte en communauté notamment.À voir.bit.ly/2BFkbxA Remarqué que la pièce de théâtre documentaire J\u2019aime Hydro de la comédienne Christine Beaulieu reprend sa tournée en région.Elle sera à Rimouski cette fin de semaine.D\u2019autres dates en mars à Trois-Rivières et à Saint-Jérôme.On peut profiter de la retransmission audio \u2014 en direct \u2014 de cette pièce étonnante ici : bit.ly/2Gx5njY.À l\u2019heure des grands projets de Northern Pass, cette enquête théâtrale qui pose de vraies questions est plus pertinente que jamais.On aime son plan B Le sympathique slameur Grand Corps Malade était sur le plateau d\u2019On n\u2019est pas couché, samedi soir dernier, pour y livrer un extrait de son dernier disque Plan B et répondre aux attaques toujours corrosives des snipers Yann Moix et Christine Angot.Cela fait un moment que j\u2019ai décroché de l\u2019émission de Laurent Ruquier en raison de la dose d\u2019acidité qui imprègne chaque salve réservée aux invités, sans parler de la mauvaise foi par trop évidente.La dernière intervention d\u2019Angot a fait le tour du Web devant un Grand Corps Malade poli : «Pour tous les artistes, devenir artiste est toujours un plan B, disait-elle.C\u2019est toujours le résultat, au fond, d\u2019un échec.» L\u2019échec, il est là, sans envergure, lamentable et étroit d\u2019esprit.J\u2019espère qu\u2019Angot a déjà un plan B pour la saison prochaine.bit.ly/2Cei5pu On nous prend faut pas déconner dès qu\u2019on est né Pour des cons alors qu\u2019on est Des Foules sentimentales Avec soif d\u2019idéal Attirées par les étoiles, les voiles Que des choses pas commerciales Alain Souchon, Foule sentimentale « » ALEXI HOBBS La pièce J\u2019aime Hydro de Christine Beaulieu reprend sa tournée en région.«Si l\u2019on m\u2019apprenait que la fin du monde est pour demain, je planterais quand même un pommier» \u2013 Martin Luther "]
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