Le devoir, 10 février 2018, Cahier A
[" AUJOURD\u2019HUI Actualités \u203a Le Port de Montréal n\u2019a pas l\u2019intention de céder au Parc national des Îles-de-Bou- cherville les îles et les battures qu\u2019il possède.Page A 3 Avis légaux.B 4 Carrières .A 8 Décès.B 6 Mots croisés .LeD 54 Petites annonces .B 6 Sudoku.LeD 54 V O L .C I X N o 2 8 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 0 E T D I M A N C H E 1 1 F É V R I E R 2 0 1 8 3 , 0 5 | S + T A X E S = 3 , 5 O | S Dans l\u2019enfer d\u2019un corps de Grosse LeD Lire Virée capitale à Québec, entre port et château LeD Vivre ?w w w .l e d e v o i r .c o m prixduquebec.gouv.qc.ca | #PrixduQuébec SOUMETTEZ SA CANDIDATURE D\u2019ICI LE 25 MARS 2018 ! Connaissez-vous une personne au parcours exceptionnel ?Margie Gillis, philosophe danseuse LeD Culture J E A N - F R A N Ç O I S N A D E A U L a m e u r t r i è r e chasse aux sor - cières du Moyen Âge active des procédés juridiques semblables à ceux qui se mettent en place après les attentats du 11 septembre 2001.À cer tains égards, à tout le moins.La chasse aux sorcières, une entité difficile à cerner, a entraîné un abandon du droit qui n\u2019est pas sans rapport avec l\u2019état d\u2019exception que nous avons accepté depuis 2001.C\u2019est notamment ce que sont venus soutenir cette semaine à Montréal, à l\u2019invitation de l\u2019UQAM et de l\u2019Université Laval, les historiens Pau Cas- tell, de l\u2019Université libre de Barcelone, et Martine Osto- rero, de l\u2019Université de Lausanne, tous deux spécialistes de la démonologie et de la sorcellerie.Pour se livrer plus facilement à la chasse aux sorcières à compter du XVe siècle, l\u2019état d\u2019exception juridique HISTOIRE Affaiblir l\u2019État de droit n\u2019est pas sans risque Quels enseignements tirer de la chasse aux sorcières au Moyen Âge ?BULENT KILIC AGENCE FRANCE-PRESSE Le féminisme a récupéré l\u2019image de la sorcière, même si beaucoup d\u2019hommes ont été pourchassés pour sorcellerie au Moyen Âge.BRENDAN SMIALOWSKI AGENCE FRANCE-PRESSE Pyeongchang a brillé de tous ses feux durant la cérémonie d\u2019ouverture des Jeux olympiques 2018.VOIR PAGE A 12 : DÉMONS I l y avait des questions.À vrai dire, une quantité incommensurable de questions.Ils sont comme ça, les Jeux olympiques : ils forcent l\u2019humanité, pendant deux semaines, à plonger en elle-même et à se refaire une tête.Après, elle peut oublier ça et poursuivre sa vie.À l\u2019approche de la cérémonie d\u2019ouverture des Jeux olympiques d\u2019hiver de Pyeong- chang \u2014 parfaitement, d\u2019hiver, vous avez peut-être entendu qu\u2019il fait pas mal froid là-bas, ce qui prouve, selon des sources, que le réchauffement climatique n\u2019est qu\u2019un canular orchestré par des frileux qui essaient de se rendre intéressants \u2014, les interrogations légitimes pullulaient.J\u2019en jasais justement avec un conseiller : crois-tu que la démonstration de missiles cette semaine en Corée du Nord, tu sais la république démocratique populaire qui n\u2019est pas une république, qui n\u2019est pas une démocratie, et pour ce qui est de la popularité, ça dépend à qui on s\u2019adresse, peut être considérée comme un symbole de paix, autant qu\u2019une équipe unifiée de hockey féminin ?Quelle distance séparera Mike Pence de la sœur de Kim Jong-un dans la tribune des gens importants, lui fera-t-il un sourire poli, et si oui, sa charmante épouse s\u2019en trouvera-t-elle percluse de jalousie?Canadien profitera-t-il de l\u2019attention générée par la trêve sa- HORS JEUX Enfin la paix JEAN DION M A R C O B É L A I R - C I R I N O D A V E N O Ë L à l\u2019Assemblée nationale V érification des antécédents judiciaires, questionnaire « intrusif », longue entrevue : les partis politiques se lancent aux trousses des squelettes dans le placard de leurs recrues.Dans la foulée du mouvement #MoiAussi, ils cherchent par tous les moyens à détecter et écarter toute personne ayant des antécédents de harcèlement psychologique ou sexuel parmi celles désireuses de briguer les suffrages.Les par tis politiques demeurent toutefois tributaires de la parole de leurs candidats potentiels, a constaté Le Devoir à moins de huit mois des prochaines élections générales.Un candidat qui a commis des actes d\u2019intimidation ou de harcèlement ne passera pas, cette fois-ci, entre les mailles du filet, assure l\u2019organisatrice en chef du Parti libéral du Québec, Josée Lévesque, au lendemain de la vague de dénonciations, qui a notamment secoué sa formation politique.Le « traumatisme Louis-Hébert » demeure aussi frais à l\u2019esprit du PLQ.Son candidat vedette Éric Tétrault avait été contraint d\u2019abandonner la course après la mise au jour d\u2019un rapport d\u2019enquête commandé par son ex-employeur Ar- celorMittal.L\u2019homme avait harcelé psychologiquement deux femmes, en plus d\u2019intimider et de menacer des employés, pouvait-on lire dans le ÉLECTIONS Comment débusquer le candidat toxique Le spectre de #MoiAussi hante les partis politiques Notre dossier sur les Jeux de Pyeongchang Pages B 1, B 2 et B 3 VOIR PAGE A 12 : JEUX VOIR PAGE A 12 : DÉBUSQUER Le placement publicitaire de la présente campagne s\u2019inscrit dans le cadre de la Loi sur la qualité de l\u2019environnement (chapitre Q-2) et de la réglementation relative.Les journaux assujettis sont tenus de contribuer en espaces publicitaires à leur juste part.RECYC-QUEBEC.GOUV.QC.CA Pour savoir tout ce qui va dans le bac et continuer à bien récupérer : L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 0 E T D I M A N C H E 1 1 F É V R I E R 2 0 1 8 ACTUALITES A 3 DIMANCHE 11 FÉVRIER 13H30 \u2013 14H30 DIMANCHE 11 FÉVRIER 15H00 \u2013 16H00 OUTREMONT 831 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4 chiffres] A L E X A N D R E S H I E L D S L\u2019Administration portuaire de Montréal n\u2019entend pas céder ou vendre au gouvernement du Québec cinq îles et des grandes battures qu\u2019elle détient aux limites du parc national des Îles-de-Boucherville, a appris Le Devoir.Une telle cession permettrait de pérenniser la protection des écosystèmes, mais Ottawa ne compte pas intervenir.Parmi tous les parcs nationaux québécois, celui des Îles- de-Boucherville est sans aucun doute le plus urbain, puisqu\u2019il est situé à quelques minutes à peine du centre-ville de Montréal, sur le cours du fleuve Saint-Laurent.Mais malgré sa petite taille, qui dépasse à peine plus de huit kilomètres carrés, il recèle une riche biodiversité et est fréquenté par une quarantaine d\u2019espèces en péril.Il serait aussi possible de l\u2019agrandir de 2,2 km2, soit une bonification de 25%, en y ajoutant cinq îles et une zone de battures situées tout au plus à quelques dizaines de mètres des rives du parc, dans la partie nord-ouest de l\u2019archipel des îles de Boucherville.Le secteur est désigné comme «l\u2019archipel des battures de Tailhandier».Pour les organisations qui militent pour la protection des derniers milieux naturels de la région de Montréal, cette expansion serait une excellente nouvelle.«Ce serait intéressant de se doter d\u2019un parc national de plus grande envergure, surtout que cet ajout permettrait de consolider le parc et d\u2019améliorer sa santé écologique.Il faut avoir une vision globale du territoire», résume Emmanuel Rondia, responsable des campagnes « espaces verts et milieux naturels » au Conseil régional de l\u2019environnement de Montréal.Contacté par Le Devoir, le gouvernement du Québec a indiqué qu\u2019il serait favorable à un agrandissement du parc national par l\u2019ajout des terrains détenus par l\u2019Administration portuaire de Montréal.Selon ce qu\u2019a précisé le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP), l\u2019inclusion de l\u2019archipel des battures de Tailhandier « constituerait un apport pour bonifier la superficie du parc, qui est actuellement de 8,14 km2, surtout dans le contexte métropolitain où il est rare de pouvoir protéger des por tions de territoire à perpétuité ».Des démarches ont d\u2019ailleurs été entreprises par le MFFP.« Le ministère doit réaliser une analyse de pertinence avant de statuer sur la possibilité d\u2019inclure les battures Tailhandier au parc national des Îles-de-Boucher- ville.Une des étapes de cette analyse consistera à valider l\u2019intérêt de l\u2019Administration por tuaire de Montréal à céder ces terrains pour les besoins du parc », a fait valoir le ministère.Opposition du Port Ces îles (Tour te blanche, Lafontaine, Dufault, Montbrun et À Bleur y) et les grandes battures de Tailhandier sont depuis plusieurs années sous la responsabilité de l\u2019Administration portuaire de Montréal, une agence fédérale, en vertu d\u2019une entente avec le gouvernement du Canada.Est-ce que l\u2019Administration portuaire de Montréal (APM) serait prête à céder ces territoires?«Pour l\u2019APM, il est précieux de conserver ces îles afin d\u2019y poursuivre l\u2019usage qu\u2019elle en fait, qui est très bénéfique pour l\u2019environnement.Depuis le début des années 1970, l\u2019APM a préservé ces îles à des fins de conservation.Non seulement elle les protège, mais elle les restaure pour redonner à la faune aquatique un habitat de qualité qui lui permet de se reproduire », a répondu sa directrice des communications, Mélanie Nadeau.L\u2019APM assure qu\u2019elle ne prévoit «aucun développement portuaire à cet endroit».«L\u2019APM réalise depuis 2008, sur une base volontaire, des travaux de revégétalisation et d\u2019aménagement de l\u2019habitat du poisson», a aussi précisé Mme Nadeau.Il faut dire que cet archipel est en quelque sorte la « carte verte » dans le jeu du Port de Montréal, selon Alain Bran- chaud, directeur général de la Société pour la nature et les parcs du Canada, section Québec.Dans son étude d\u2019impact produite pour le projet de term i n a l d e c o n t e n e u r s d e Contrecœur, l\u2019APM explique en fait qu\u2019elle entend « mettre à profit » le projet d\u2019habitat lancé en 2008 dans l\u2019archipel des battures de Tailhandier « pour compenser les per tes d\u2019habitats du poisson».Parc urbain M.Branchaud est toutefois d\u2019avis que « l\u2019intégrité écologique de l \u2019archipel serait mieux protégée s\u2019il était intégré au parc national des Îles- de-Boucherville, qui est sous la responsabilité de la Société des établissements de plein air du Québec, et non la propriété d\u2019une autorité portuaire ».Selon lui, ce projet revêt aussi un enjeu démocratique.«Pourquoi est-ce qu\u2019on ne redonnerait pas ce territoire aux citoyens, pour qu\u2019ils puissent y avoir accès, mais avec des mesures de conservation?Ce parc, c\u2019est notre parc national urbain.Augmenter sa superficie de 25% serait un geste fort en faveur de la protection du territoire», a également fait valoir Alain Bran- chaud.Le parc compte plus de 200 000 visiteurs chaque année.T r a n s p o r t s C a n a d a n e compte toutefois pas forcer la main de l\u2019APM.« Transports Canada n\u2019entend pas intervenir ni inter férer dans la man i è r e d o n t l e s b a t t u r e s Tailhandier sont gérées et entend respecter l\u2019autonomie conférée aux administrations portuaires canadiennes par ce Parlement », a notamment souligné le ministère dans sa réponse au Devoir.Le gouvernement canadien est cependant intervenu dans un autre dossier, soit celui de la réalisation du parc national urbain de la Rouge, dans la région de Toronto.Dans ce cas, Transports Canada a transféré 40,1 km2 de terres depuis 2015 à Parcs Canada, dans le cadre d\u2019un projet qui est géré en partenariat avec le gouvernement ontarien.Le Devoir PARC NATIONAL DES ÎLES-DE-BOUCHERVILLE Le Port de Montréal bloque un projet d\u2019agrandissement Des îles et des battures appartenant à l\u2019organisme fédéral permettraient d\u2019agrandir le parc de 25 % ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR Le parc national des Îles-de-Boucherville abrite une grande biodiversité, dont une quarantaine d\u2019espèces en péril, mais aussi de plus communs cerfs de Virginie, qui sont plus d\u2019une centaine dans l\u2019archipel.Un terrain contaminé Le gouvernement du Québec pourrait avoir payé 15 millions pour mettre la main sur un terrain contaminé censé être ajouté au parc national des Îles-de-Boucherville, a appris Le Devoir.En 2007, un promoteur immobilier projetait de construire plus de 2000 logements sur un terrain de 20 hectares acheté à l\u2019île Charron, voisine du parc.Devant le tollé soulevé, le gouvernement de Jean Charest avait finalement décidé de racheter le terrain.Le promoteur, qui l\u2019avait payé 6 millions de dollars, l\u2019a donc vendu à l\u2019État québécois pour 15 millions de dollars à l\u2019automne 2011.Le hic, c\u2019est que le terrain n\u2019a toujours pas été jumelé au parc.Québec doit d\u2019abord «évaluer le degré de contamination» de celui-ci, a indiqué le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.«Le ministère tient à s\u2019assurer d\u2019avoir toutes les réponses liées à la décontamination potentielle de l\u2019île Charron avant d\u2019enclencher le processus d\u2019audiences publiques» sur la modification des limites du parc. S T É P H A N I E M A R I N L a Cour d\u2019appel vient de dire non à la Couronne dans le dossier de Sivaloga- nathan Thanabalasingham.L\u2019homme, qui a échappé à la justice en se prévalant de l\u2019arrêt Jordan, n\u2019aura donc pas de procès pour la mor t de son épouse.Thanabalasingham avait été libéré en avril dernier, peu avant la date prévue pour son procès, parce qu\u2019un juge de la Cour supérieure avait ordonné l\u2019arrêt des procédures criminelles intentées contre lui en raison des trop longs délais écoulés entre son arrestation en 2012 et la date prévue de son procès en 2017.La Couronne voulait que la Cour d\u2019appel casse le jugement en arrêt des procédures et ordonne un procès.Mais la Cour a plutôt décidé vendredi de rejeter l\u2019appel pour le motif qu\u2019il est devenu sans objet et théorique, l\u2019homme ayant déjà été renvoyé dans son pays d\u2019origine, le Sri Lanka, en juillet dernier.« Dans la présente af faire, l\u2019intimé [Thanabalasingham] n\u2019est peut-être pas mort, mais à toutes fins pratiques, il n\u2019est pas plus disponible pour subir un procès à Montréal que s\u2019il était mort», écrit le juge Allan R.Hilton au nom de la majorité.La Couronne et la défense étaient pourtant du même avis: ils avaient plaidé devant le banc de la Cour que l\u2019appel n\u2019était pas théorique et qu\u2019ils souhaitaient qu\u2019une décision soit rendue.Pas de traité d\u2019extradition Le problème venait du fait qu\u2019il n\u2019y a pas de traité d\u2019extradition entre le Canada et le Sri Lanka.Bref, même si un procès était ordonné contre Tha- nabalasingham, il aurait été difficile de le ramener au pays pour qu\u2019il fasse face à la justice.Selon les procureurs des deux parties, l\u2019extradition demeure une possibilité, car rien n\u2019indique que les deux pays ne puissent devenir des partenaires d\u2019extradition dans le futur.Et même si ce n\u2019est pas le cas, le ministère des Affaires étrangères pourrait conclure un accord visant à donner effet à une demande d\u2019extradition spécifique, ne visant que Thanabalasingham, avait fait valoir Me Christian Jarr y, le procureur de la Couronne.La décision a été rendue vendredi par un banc de cinq juges, mais la juge en chef de la Cour d\u2019appel, Nicole Duval Hesler, est dissidente, car elle aurait accordé l\u2019appel et ordonné un nouveau procès dans l\u2019éventualité où l\u2019homme reviendrait au Canada.Détenu par l\u2019Agence des services frontaliers Après le jugement décrétant l\u2019arrêt des procédures en avril, Thanabalasingham avait été libéré.Mais il avait ensuite \u2014 et presque immédiatement \u2014 été arrêté et détenu par l \u2019Agence des ser vices frontaliers du Canada, car un ordre d\u2019expulsion avait été décrété contre lui, pour cause de « grande criminalité ».Et cela parce qu\u2019il avait auparavant plaidé coupable d\u2019agression armée dans une autre affaire criminelle.Pourquoi n\u2019a-t-il pas été gardé en détention jusqu\u2019à l\u2019appel du jugement sur l\u2019arrêt des procédures ?La Cour d\u2019appel répond à cette question dans son jugement de vendredi.Ce type de détention a un but limité et doit être lié à l\u2019immigration, rappelle le juge Hilton pour la Cour.« L\u2019intimé [Thanabalasing- ham] ne pouvait donc pas être détenu de façon indéfinie par les autorités d\u2019immigration pour des raisons non reliées à son statut d\u2019immigration, peu importe l\u2019appel», écrit-il.L\u2019homme a été le premier accusé de meurtre au Québec à obtenir un arrêt des procédures criminelles intentées contre lui en se prévalant de l\u2019arrêt Jordan de la Cour suprême, qui établit que la durée des procédures judiciaires ne doit pas excéder 30 mois en Cour supérieure, sauf circonstances exceptionnelles.Dans son cas, il s\u2019est écoulé 56 mois entre son arrestation et la date prévue du procès.Il a passé tout ce temps en détention préventive.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 0 E T D I M A N C H E 1 1 F É V R I E R 2 0 1 8 A C T U A L I T É S A 4 Presses de l\u2019Université du Québec PUQ.CA Plus de 1 500 livres à feuilleter On a tous besoin de savoir POUR AGIR Découvrir et comprendre l\u2019éducation non formelle CULTURE ET ÉDUCATION NON FORMELLE Sous la direction de Daniel Jacobi 2018 | 978-2-7605-4454-3 3000$ PAPIER 2199$ EPUB PDF Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 445, rue St-Sulpice, Vieux-Montréal Téléphone : 514 845-4980 Heures d\u2019ouverture : du lundi au vendredi de 10 h 00 à 18 h 00 les samedis et dimanches de 10 h 00 à 16 h 30 Papeter ie Casse - Noisette Nous tenons en inventaire agendas, papiers Lalo, papier St-Gilles, cartes, plumes et stylos, albums de photos, articles de bureau, sceaux, cires à cacheter .ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Sivaloganathan Thanabalasingham, accusé du meurtre de son épouse, a échappé à la justice en se prévalant de l\u2019arrêt Jordan.Il a été libéré, puis expulsé dans son pays d\u2019origine, le Sri Lanka.JUSTICE Thanabalasingham: pas de procès, dit la Cour d\u2019appel J E A N N E C O R R I V E A U L e bilan de faillite de Montréal c\u2019est électrique (MCE), l\u2019organisme qui a présenté la course de Formule électrique dans les r ues de Montréal l\u2019été dernier, montre que les sommes dues aux créanciers atteignent plus de 18 millions de dollars.Selon les documents publiés par le syndic Pricewaterhouse- Coopers, la réclamation de Formula E Operations pour les droits de course et autres services se chif fre à 9,8 millions alors que celle du promoteur Evenko s\u2019élève à 1 million.Tant Evenko que Formula E Operations apparaissent comme des créanciers non garantis.Le bilan de faillite indique p a r a i l l e u r s u n e créance de 7,3 mill ions pour la V i l le de Montréal , dont seulement 161 000 $ sont garantis.Au cabinet de la mairesse Valérie Plante, on assure toutefois qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une erreur et que la totalité des 7,3 millions est garantie.L e t o t a l d e s créances, qui in - cluent celles de la Caisse Desjardins (1 $) et de Visa Desjardins (1 $), atteint donc 18,16 millions.M C E p r é s e n t e toutefois un maigre a c t i f d e 4 6 1 5 0 0 $ , d o n t 300 000 $ en comptes clients.Déficit de 13,55 millions Lors du dépôt du bilan annuel de ses opérations lundi dernier, MCE avait fait état d\u2019un déficit de 13,55 millions constitué d\u2019une marge de crédit non comblée de 6,65 millions, ainsi que de comptes à payer de quelque 6,9 mil - lions, dont environ 600 000 $ à Evenko et 6,3 mill ions à Formula E Operations.L\u2019organisme sans but lucratif précisait alors que ces montants n\u2019incluaient pas les dettes potentielles pour les éditions 2018 et 2019 de l\u2019événement, les contrats pour la Formule E étant d\u2019une durée de trois ans.Le Devoir a tenté d\u2019obtenir des précisions au sujet des écar ts constatés entre les montants figurant au bilan de faillite déposé au syndic et ceux dévoilés dans le bilan effectué par MCE.Mais ni le syndic ni MCE n\u2019ont rappelé Le Devoir.L\u2019avocat représentant Formula E Operations à Montréal n\u2019a pas voulu commenter le dossier.Me Louis-Martin O\u2019Neill a cependant précisé que les véritables montants réclamés par le promoteur international de la Formule E à Londres seraient connus lors du dépôt de la preuve de réclamation, soit avant la tenue de l\u2019assemblée des créanciers prévue pour le 23 février.De son côté, le por te-pa- role d\u2019Evenko n\u2019a pas été en mesure de donner davantage de précisions au sujet des chif fres figurant au bilan de faillite.Une facture salée?R a p p e l o n s q u e Montréal c\u2019est élec- t r i q u e a a n n o n c é lundi dernier qu\u2019elle cessait ses opérations à la suite de la décision de l\u2019administration de Valérie Plante de ne plus présenter de course de Formule E à Montréal.Pour expliquer son bilan financier négatif, l\u2019organisme avait notamment indiqué avoir reçu moins de subventions que ce qu\u2019avait promis l\u2019administration de Denis Coderre, soit 3,45 millions au lieu de 11,55 millions.Valérie Plante a af firmé qu\u2019elle tenterait d\u2019éviter aux Montréalais une facture salée.« Je vais tout faire pour que les Montréalais ne paient pas davantage pour ce fouillis-là», a-t- elle dit.La mairesse a soutenu que les ententes contractuelles conclues par MCE avec les promoteurs de la Formule E n\u2019impliquaient pas la Ville et que le dossier était entre les mains du syndic.La mairesse a cependant confirmé que MCE et la Ville de Montréal avaient reçu une mise en demeure de la part de Formula E Operations qui réclamait son dû.Le Devoir MONTRÉAL Formule E : les créanciers de MCE réclament 18 millions J O C E L Y N E R I C H E R à Québec L e climat de tension entre Québec et les médecins spécialistes semble chose du passé alors que les deux parties ont réussi à conclure une entente de principe vendredi, au terme d\u2019un blitz de négociations intensives qui aura duré un peu plus d\u2019un mois.L\u2019entente vise à fixer les conditions de pratique des 10 000 membres de la Fédération des médecins spécialistes (FMSQ), à la lumière de l\u2019application des lois 20 et 130, pilotées par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, et contestées depuis par la FMSQ, qui y voit une atteinte grave à ses droits.L\u2019annonce de l\u2019entente de principe entre les deux parties a été faite par le cabinet du président du Conseil du trésor, qui a rendu public un communiqué laconique de quelques lignes en fin de journée.Rien n\u2019a filtré du contenu de l\u2019entente, qui devra être entérinée par les membres de la fédération.Le négociateur du gouvernement, Maurice Charle- bois, avait le mandat de conclure une entente avant le 15 février.Couillard calme le jeu En décembre, le conflit ouvert entre la présidente de la FMSQ, Diane Francœur, et le ministre Barrette avait failli tourner à la querelle judiciaire alors que l\u2019organisme s\u2019apprêtait à déposer une requête en Cour supérieure pour faire valoir ses droits de négocier ses conditions de pratique de la médecine.Quelques heures à peine avant l\u2019échéance, le premier ministre Philippe Couillard avait dû s\u2019en mêler personnellement, cherchant à calmer le jeu et à éviter le recours aux tribunaux, en assurant la FMSQ que le ministre Barrette serait désormais écarté du dossier des négociations, une demande maintes fois formulée par la fédération.Toute la question de l\u2019accessibilité aux soins de santé était au cœur du litige, du côté gouvernemental.Et toute la question du droit de négocier ses conditions de travail était déterminante du côté médical.Le ministre Barrette menaçait d\u2019appliquer la loi 20, qui prévoit d\u2019importantes pénalités financières, pouvant aller jusqu\u2019à 30 % de la rémunération, si les médecins n\u2019augmentent pas le nombre de patients traités.Les mesures punitives de la loi sont suspendues pour l\u2019instant.Selon Mme Francœur, le ministre Barrette entretenait depuis des années un climat d\u2019intimidation inacceptable avec le corps médical.La loi 130 réduit quant à elle l\u2019autonomie professionnelle des médecins spécialistes, donnant plus de pouvoir aux directions des hôpitaux pour contrôler leur emploi du temps, augmenter leur productivité et leur présence à l\u2019hôpital, sous peine de sanctions.La FMSQ crie victoire Dans un bref communiqué, la présidente de la FMSQ a crié victoire.« La FMSQ a maintes fois réitéré sa volonté de négocier une entente portant sur la détermination des conditions de travail des médecins spécialistes.Nous avons obtenu ce droit », a commenté Mme Francœur.Selon elle, cette entente est « en droite ligne avec les demandes et les orientations de nos membres, des présidents de nos associations médicales af filiées et de notre instance décisionnelle, l\u2019Assemblée des délégués».Le revenu moyen des médecins spécialistes du Québec a atteint 420 000 $ en 2015-2016.La Presse canadienne NÉGOCIATIONS Québec s\u2019entend avec les médecins spécialistes Le problème venait du fait qu\u2019il n\u2019y a pas de traité d\u2019extradition entre le Canada et le Sri Lanka Le bilan de faillite indique une créance de 7,3 millions pour la Ville de Montréal dont seulement 161 000 $ sont garantis L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 0 E T D I M A N C H E 1 1 F É V R I E R 2 0 1 8 A C T U A L I T É S A 5 M É L A N I E M A R Q U I S à Ottawa L a décision du gouvernement canadien d\u2019ordonner une révision d\u2019une entente prévoyant la livraison de 16 hélicoptères aux Philippines a tant ulcéré le président Rodrigo Duterte que celui-ci a ordonné, en retour, l\u2019annulation du contrat.« Je veux dire aux forces armées d\u2019annuler l\u2019entente, de ne pas aller de l\u2019avant, et nous trouverons un nouveau fournisseur », a déclaré le dirigeant autoritaire dans une conférence de presse télévisée vendredi.Puis, il a confirmé les craintes qui avaient émergé au Canada quant à l\u2019utilisation qu\u2019il comptait en faire.« J\u2019achète des hélicoptères parce que je veux les achever », a lâché le président philippin en faisant référence aux rebelles musulmans et terroristes du sud du pays.Utiliser des appareils Bell 412EPI de Bell Helicopter seulement pour des opérations de sauvetage des troupes ou de rapatriement de soldats tombés au combat est une «proposition cinglée », a-t-il enchaîné, disant néanmoins respecter la position du Canada.À son armée, il a conseillé d\u2019aller s\u2019approvisionner ailleurs dans le futur.«N\u2019achetez plus au Canada ou aux États- Unis, parce qu\u2019il y a toujours une condition rattachée », a lancé Rodrigo Duter te dans son allocution télévisée depuis sa ville natale de Davao, dont il a été maire.Revue de l\u2019accord Le régime du président philippin, qui s\u2019est déjà vanté d\u2019avoir personnellement largué un homme du haut d\u2019un hélicoptère en plein vol et a affirmé qu\u2019il n\u2019hésiterait pas à le refaire, est accusé de se livrer à de multiples violations des droits de la personne.C\u2019est la raison pour laquelle des inquiétudes ont été soulevées en milieu de semaine au sujet de la commande passée par l\u2019armée des Philippines pour 16 hélicoptères qui devaient être construits à l\u2019usine de Bell Helicopter à Mirabel, dans les Laurentides.Le ministre du Commerce international, François-Phi- lippe Champagne, avait ordonné mercredi dernier à la Corporation commerciale canadienne (CCC), dont le mandat inclut la facilitation d\u2019ex- por tations canadiennes à l\u2019étranger, de faire une revue de l\u2019accord.Il avait pris cette décision après qu\u2019un haut gradé militaire, le major général Restituto Padilla, eut confié à l\u2019agence de presse Reuters que les hélicoptères serviraient notamment à des « opérations militaires de sécurité interne».Emplois à Mirabel La valeur de la commande s\u2019élevait à environ 235 millions $US.Les hélicoptères Bell 412EPI devaient être assemblés à l\u2019usine de Mirabel de Bell Helicopter, qui emploie 900 personnes.Il ne semble pas que l\u2019annulation de l\u2019entente affecterait le nombre d\u2019emplois à Mirabel.Est-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle ?Le député David Lametti, qui a réagi au nom du gouvernement, a refusé de dire s\u2019il fallait se réjouir que le Canada ne contribue pas à muscler l\u2019arsenal du président Duter te ou être déçu pour l\u2019entreprise qui vient de perdre un contrat.Au Nouveau Parti démocratique (NPD), où l\u2019on avait tiré la sonnette d\u2019alarme cette semaine en Chambre, on a fait valoir que cet épisode vient à nouveau mettre en relief la nécessité de resserrer les lois en matière d\u2019exportations, ce que vise à faire le projet de loi C-47.Chez Bell Helicopter, on a réagi de manière laconique à l\u2019annonce de la résiliation du contrat, vendredi, plaidant qu\u2019il serait « inapproprié de commenter ce dossier », entre autres puisque l\u2019examen de la CCC est toujours en cours.Du côté de la CCC, cette société d\u2019État indépendante relevant du Parlement qui a agi comme intermédiaire pour faciliter l\u2019accord, on a refusé de préciser si le contrat avait officiellement été déchiré, vendredi après-midi.« Le gouvernement du Canada a demandé la revue du contrat en question.Puisque la CCC est impliquée dans ce processus, il serait inapproprié de faire des commentaires à ce moment », s\u2019est-on contenté d\u2019offrir dans un courriel.La Presse canadienne Furieux contre Ottawa, Duterte annule le contrat avec Bell Helicopter Le président philippin reconnaît vouloir utiliser les appareils de Mirabel dans des opérations militaires contre des rebelles du sud du pays AARON FAVILA ASSOCIATED PRESS Rodrigo Duterte a ridiculisé la demande d\u2019Ottawa d\u2019utiliser les appareils seulement pour des opérations de sauvetage des troupes ou de rapatriement de soldats tombés au combat.Montréal nomme une commissaire aux relations avec les autochtones Montréal fait un pas de plus dans sa démarche de réconciliation avec les peuples autochtones.En présentant Mme Bor- deleau, une avocate et médiatrice d\u2019origine crie, la mairesse Valérie Plante a expliqué qu\u2019elle aurait «pour premier mandat de développer et implanter la formation aux employés de la Ville de Montréal sur l\u2019histoire et la réalité des peuples autochtones».Le grand chef de l\u2019Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, a salué la nomination de la commissaire comme étant un «geste extrêmement important».Il a notamment rappelé qu\u2019il existe un réseau d\u2019environ 150 organisations autochtones à Montréal et ajouté qu\u2019il entrevoit un arrimage beaucoup plus étroit entre celles-ci et la Ville grâce à la liaison qu\u2019assurera la nouvelle commissaire.La Presse canadienne Québec prolonge les travaux de la commission Viens sur les autochtones Québec prolonge de 10 mois le mandat de la commission d\u2019enquête sur les relations entre les autochtones et certains services publics.La commission « Écoute, réconciliation et progrès », créée par le premier ministre Philippe Couillard en décembre 2016, doit notamment rétablir un climat de confiance entre les policiers de la Sûreté du Québec et les femmes autochtones de Val-d\u2019Or.Le ministre responsable des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, a fait savoir par communiqué vendredi qu\u2019il estime que la tâche de la commission est délicate, et qu\u2019elle se doit d\u2019accorder à chaque témoin le temps qu\u2019il faut pour partager son histoire.Durant sa première année d\u2019activité, la commission a entendu environ 150 témoins, dont 10 témoins-ci- toyens.Il ajoute que les thèmes qui reviennent le plus souvent sont : la formation des fonctionnaires sur le terrain et la barrière de la langue.Une autre commission est en cours, qui recoupe l\u2019enquête québécoise : l\u2019Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.La Presse canadienne J I M B R O N S K I L L à Ottawa L e réseau anglais de Radio- Canada n\u2019aurait pas dû se faire ordonner de retirer des articles dans ses archives qui nommaient une jeune victime albertaine, a tranché la Cour suprême du Canada.Le plus haut tribunal du pays, qui a rendu sa décision unanime vendredi, devait se prononcer sur un dossier qui por te sur les publications à l\u2019ère numérique.Au début du mois de mars 2016, la CBC avait publié deux articles dans lesquels on retrouvait le nom et la photo d\u2019une jeune fille de 14 ans qui avait été retrouvée morte dans son appartement à Edson, en Alberta.Lorsque l\u2019accusé a comparu en cour dans les jours suivants, le juge avait imposé un interdit de publication sur toute information pouvant permettre d\u2019établir l\u2019identité de la victime.Le diffuseur public avait toutefois refusé de retirer les articles partagés sur son site Internet avant l\u2019interdit, après quoi la Couronne avait réclamé une assignation pour outrage criminel, ainsi qu\u2019une injonction interlocutoire pour enlever le nom des articles.Un juge avait rejeté la demande d\u2019injonction, mais la Cour d\u2019appel de la province avait infirmé cette décision, amenant la CBC à se rendre en Cour suprême.Dans sa décision, la Cour suprême s\u2019est dite d\u2019accord avec le premier juge qui s\u2019était penché sur l\u2019injonction interlocutoire.«À mon avis, le juge en cabinet a appliqué le bon test juridique lorsqu\u2019il s\u2019est prononcé sur la demande du ministère public, et sa décision selon laquelle la preuve présentée par ce dernier ne satisfaisait pas à ce test ne justifiait pas, dans les circonstances, une intervention en appel », a expliqué le juge Russell Brown.Dans des procédures distinctes, la CBC a été déclarée non coupable d\u2019outrage criminel en mai 2017 pour avoir refusé de retirer les articles.La Presse canadienne MÉDIAS Interdit de publication : la Cour suprême se range du côté de la CBC L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 0 E T D I M A N C H E 1 1 F É V R I E R 2 0 1 8 LE MONDE A 6 Le Devoir numérique en classe Mobile Tablette Ordinateur Profs du Québec, abonnez gratuitement vos étudiants de 4e et 5e secondaire et de niveau collégial au Devoir numérique pour une durée de 15 semaines*.Le Devoir Inscrivez-vous dès maintenant au ledevoir.com/classe * Les inscriptions se terminent le 15 février 2018.C\u2019était la petite-fille de Mitterrand Bordeaux \u2014 Pascale Mitterrand, la petite-fille de l\u2019ex-pré- sident François Mitterrand, est l\u2019auteure de la plainte pour viol déposée en 2008 contre le ministre français de la Transition écologique Nicolas Hulot, a annoncé vendredi son avocat, ajoutant qu\u2019elle n\u2019avait « jamais souhaité médiatiser » l\u2019affaire.«Le nom de madame Pascale Mitterrand a été associé contre son consentement à une tempête médiatique visant monsieur Nicolas Hulot.Elle- même et sa famille ne cautionnent en aucune manière la publicité » donnée à cette affaire, a affirmé Me Michel Dufranc dans un communiqué.Nicolas Hulot, l\u2019un des ministres les plus populaires du gouvernement, s\u2019était défendu jeudi de rumeurs « ignominieuses» de harcèlement sexuel le visant, tout en reconnaissant l\u2019existence d\u2019une plainte en 2008, classée «sans suite », dont il n\u2019avait pas précisé le motif.Il a reçu le soutien de la présidence et du premier ministre.Agence France-Presse Changer la loi pour investir Puigdemont à distance Madrid \u2014 Le groupe parlementaire de l\u2019ex-président indépendantiste catalan Carles Puigde- mont a enregistré vendredi une proposition de réforme de loi régionale visant à permettre qu\u2019il puisse être investi à la tête de la région à distance et gouverner depuis la Belgique.L\u2019élection à la tête du gouvernement régional de M.Puigde- mont est d\u2019autant plus problématique qu\u2019il serait arrêté et vraisemblablement placé en détention pour «rébellion» et «sédition» s\u2019il rentrait.Mais la porte-parole du groupe Ensemble pour la Catalogne (centre droit, indépendantiste), Elsa Ar- tadi, a signé la proposition de loi afin de tenter de contourner l\u2019obstacle.La proposition de loi prévoit que le Parlement catalan puisse «autoriser, à la majorité absolue, la tenue d\u2019un débat d\u2019investiture sans la présence et sans l\u2019intervention du candidat ou de la candidate».Cependant, les indépendantistes catalans sont divisés sur la stratégie à suivre, du fait du risque de blocage des institutions catalanes, actuellement placées sous la tutelle de Madrid.Agence France-Presse Zimbabwe: privée de son chef, l\u2019opposition se déchire Harare \u2014 La direction du principal parti d\u2019opposition du Zimbabwe, privée de son président historique Morgan Tsvangirai gravement malade, s\u2019est déchirée publiquement vendredi sur les réseaux sociaux, à quelques mois des élections générales.Le chef du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) avait révélé il y a deux ans qu\u2019il souffrait d\u2019un cancer du côlon pour lequel il continue d\u2019effectuer de nombreux séjours médicaux dans des hôpitaux sud- africains.Mercredi, l\u2019un des trois vice-présidents du MDC, Nelson Chamisa, a été nommé président par intérim dans un communiqué diffusé par le porte-parole de M.Tsvangirai, Luke Tamborinyoka.Mais un autre vice-président du MDC, Elias Mudzuri, a contesté ouvertement son autorité.«Je suis toujours le président en exercice jusqu\u2019à son retour.» Agence France-Presse A N T O I N E L A M B R O S C H I N I à Berlin P as encore en place, le futur gouvernement d\u2019Angela Merkel est déjà critiqué de toutes parts.Dernier épisode en date, il a perdu vendredi son chef de la diplomatie désigné, le social-démocrate Mar tin Schulz, af faibli par ses volte-face.La chute aura été brutale pour l\u2019ancien président du Parlement européen.Mis en cause pour avoir revendiqué le poste de ministre après avoir promis fin 2017 qu\u2019il ne rentrerait jamais dans un gouvernement de la chancelière conservatrice, M.Schulz a finalement renoncé sous le feu des critiques.Sa crainte : que les nombreux opposants au sein de son parti à l\u2019accord de coalition négocié cette semaine au forceps avec la chancelière allemande ne fassent capoter l\u2019alliance.Les militants du parti social-démocrate (SPD) sont en ef fet appelés en interne à voter sur le texte du 20 février au 2 mars.« Les débats autour de ma personne menacent le succès du vote.Je déclare donc par la présente renoncer à mon entrée au gouvernement », dit-il dans un communiqué.Volée de bois vert Sa décision survient après une volée de bois vert venue de ses « camarades » du SPD, en particulier le ministre sortant des Af faires étrangères Sigmar Gabriel, furieux d\u2019être écarté pour laisser la place à Mar tin Schulz.Il a déploré dans la presse que « la parole donnée compte si peu».Déjà démissionnaire depuis mercredi de la tête du SPD, M.Schulz sort donc par la petite porte, un an après son arrivée sur la scène politique nationale avec l\u2019objectif de ravir la chancellerie à Angela Merkel.Il laisse un parti exsangue.Après avoir enregistré le pire score aux législatives de son histoire (20,5 %), les sociaux- démocrates n\u2019ont plus qu\u2019une poignée de points d\u2019avance dans les sondages sur l\u2019extrême droite.Ce départ sans gloire ne fait pas l\u2019affaire non plus d\u2019Angela Merkel, qui essuie critique après critique depuis l\u2019annonce de l\u2019accord de coalition à l\u2019issue de quatre mois d\u2019imbroglio post-électoral.Plusieurs figures de son propre par ti conser vateur, la CDU, l\u2019accusent d\u2019avoir fait trop de concessions aux sociaux-démocrates, leur offrant notamment le ministère des Finances, dans le seul but d\u2019éviter des élections anticipées et de se maintenir à la chancellerie un quatrième mandat.Les chrétiens-démocrates doivent encore approuver l\u2019accord lors d\u2019un congrès le 26 février.Si un échec est peu probable, les mille délégués peuvent néanmoins réserver à Angela Merkel un débat houleux dont elle n\u2019a guère l\u2019habitude.« On ne va pas simplement acquiescer », a prévenu, dans le journal populaire Bild, la députée Sylvia Pantel.« La CDU se retrouve structurellement affaiblie dans l\u2019appareil gouvernemental et perd en influence», estime-t-elle.Autre motif de grogne, le peu de personnalités venant de l \u2019ex-RDA communiste dans le cabinet pressenti de Mme Merkel.En ef fet, des noms circulant, la chancelière serait la seule représentante de l\u2019ex-Al- lemagne de l\u2019Est, une région où le sentiment d\u2019exclusion reste déjà très for t près de trente ans après la chute du mur de Berlin.« Cela bouillonne partout », résume Paul Ziemiak, le dirigeant des jeunes de la CDU.Depuis l\u2019annonce de l\u2019accord gouver nemental , la presse allemande est quasi unanime pour percevoir dans ces turbulences le déclin de la chancelière, confrontée à l\u2019usure de son pouvoir.Agence France-Presse En Allemagne, l\u2019imbroglio politique se creuse Le social-démocrate Martin Schulz renonce, grevé par ses volte-face B agdad \u2014 Human Rights Watch (HRW) a accusé vendredi les forces de sécurité kurdes irakiennes d\u2019avoir commis « un crime de guerre » en procédant à des « exécutions massives » de présumés membres du groupe État islamique (EI) qu\u2019elles détenaient.Selon cette organisation basée à New York, qui se fonde notamment sur le témoignage d\u2019un ancien membre des forces de sécurité et de six habitants, les pesh- mergas ont détenu des Irakiens et étrangers dans une école à Sahel al-Maliha, une local i té à 70 km au nord- ouest de Mossoul, deuxième ville d\u2019Irak reprise au groupe djihadiste en juillet dernier.Puis, les Assayech (la sécurité kurde) les ont conduits vers une prison à Shiglia, à 45 km de là, puis vers deux sites près de la localité de Zu- mar, où ils ont été exécutés puis enterrés dans une fosse commune.« Les preuves en notre possession suggèrent que les As- sayech ont mené des exécutions massives, nuit après nuit durant une semaine, de membres du groupe EI, tuant un grand nombre et peut-être des centaines de détenus mâles », affirme Lama Fakih, directrice adjointe pour le Moyen-Orient de HRW.Les exécutions se seraient produites entre le 28 août et le 3 septembre.Interrogé par HRW, Dindar Zebari , coordonnateur de l \u2019action inter nationale du gouver nement autonome kurde (KRG), a démenti ces exécutions.Selon le chef d\u2019As- sayech, les peshmergas ont combattu sur un front de 71 km avec le groupe EI alors qu\u2019un groupe de djihadistes tentait de s\u2019échapper en Syrie.« Durant la bataille, beaucoup de membres du groupe EI ont été tués ainsi que des peshmergas, et les corps des membres de l\u2019EI tués ont été probablement transportés vers un lieu où ils ont été inhumés.» Agence France-Presse HRW accuse les forces kurdes d\u2019«exécutions massives » MAURO PIMENTEL AGENCE FRANCE-PRESSE Le carnaval de Rio, c\u2019est parti ! Le coup d\u2019envoi du carnaval de Rio a été donné vendredi sous le signe de la contestation, le maire évangélique Marcelo Crivella (au centre) ayant dû se défendre de critiques selon lesquelles ses convictions religieuses pourraient gâcher la plus grande fête du monde.«Je déclare officiellement le carnaval ouvert», s\u2019est écrié le Roi Momo, figure symbolique appelée à régner sur la «Ville Merveilleuse» jusqu\u2019au mercredi des Cendres, après avoir reçu les clés de la ville à la résidence officielle du maire.L\u2019an dernier, l\u2019édile avait commis une sorte de crime de lèse-majesté en boudant cette cérémonie, quelques semaines à peine après sa prise de fonctions.Même si le maire tente de donner des signes d\u2019ouverture, les critiques ne cessent de fuser, aussi bien à travers les déguisements des fêtards du carnaval de rue que sur les chars monumentaux des écoles de samba, qui ont dû préparer leur défilé avec moitié moins de subventions municipales cette année.Des coupes budgétaires justifiées par l\u2019état désastreux des comptes publics de Rio.A N D R E W B E A T T Y S H A H Z A D A B D U L à Washington D onald Trump a souhaité vendredi le « meilleur » à son ancien conseiller forcé de prendre la porte dans un scandale qui vient désormais éclabousser l\u2019entourage immédiat du président américain.En particulier, le secrétaire général de la Maison-Blanche John Kelly et la directrice de la communication de l\u2019exécutif Hope Hicks sont pris dans la tourmente depuis la démission mercredi de Rob Por ter, accusé par deux ex-épouses d\u2019agressions physiques et de sévices psychologiques.On reproche notamment à John Kelly d\u2019avoir été au courant du passé sulfureux de M.Porter, secrétaire du personnel de la Maison-Blanche, mais de l\u2019avoir laissé naviguer au plus proche de Donald Trump bien que son passif ne lui eut pas permis d\u2019obtenir un feu vert complet à l\u2019issue de la vérification de sécurité à laquelle se soumettent les employés du 1600 Pennsylvania Avenue.Hope Hicks se voit, elle, montrée du doigt pour la gestion de la communication autour de cette affaire, à savoir un long silence jusqu\u2019à ce que les accusations \u2014 que M.Porter nie \u2014 soient rendues publiques, d\u2019autant qu\u2019elle entretenait une relation avec l\u2019intéressé.Autant de zones grises qui soulèvent depuis quelques jours les interrogations sur le climat éthique et le recrutement au sein de la Maison-Blanche.Interrogé vendredi sur le départ de Rob Porter, Donald Tr ump a af firmé avoir été « surpris » lorsqu\u2019il a appris la situation « récemment ».« Mais nous lui souhaitons le meilleur.C\u2019est évidemment un moment dif ficile pour lui.Il a fait du très bon travail pendant qu\u2019il était à la Maison- Blanche », a souligné dans le Bureau ovale le milliardaire républicain, rappelant que son ancien conseiller « dit qu\u2019il est innocent, et je pense qu\u2019il faut s\u2019en souvenir».«J\u2019étais atterré quand j\u2019ai appris les accusations à l\u2019encontre de Rob Porter.J\u2019ai appris les allégations de violences conjugales au moment où il a démissionné», a assuré pour sa part le vice-président Mike Pence, lors d\u2019un entretien à NBC en Corée du Sud.« Il n\u2019y a pas de tolérance au sein de cette Mai- son-Blanche ni de place en Amérique pour les violences conjugales», a-t-il martelé.Du côté de l\u2019opposition démocrate, on déplore que la Maison- Blanche ait attendu d\u2019être dos au mur pour se décider à réagir.«C\u2019est alarmant que Rob Porter soit resté à un poste d\u2019influence alors même que les révélations sur ses violences conjugales étaient apparemment connues des proches collaborateurs de Donald Trump», a ainsi dénoncé la parlementaire démocrate du New Hampshire Ann McLane Kuster.La Maison Blanche a démenti vendredi soir des r umeurs d\u2019une démission de John Kelly.Agence France-Presse La Maison-Blanche secouée par une affaire de violence conjugale F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S A près quelques mois de forte croissance, l\u2019évolution du marché de l\u2019emploi a été pitoyable en janvier, mais plusieurs régions du Québec se trouvent quand même en situation de pénurie de main-d\u2019œuvre.Le Québec a perdu 17 000 emplois au cours du premier mois de 2018, un repli qui survient dans la foulée de 55 000 nouveaux postes créés à la fin 2017.Le taux de chômage était tombé à 5 %.Vendredi, il est revenu à 5,4 %.« Les tendances démographiques défavorables exercent une pression baissière sur le taux de chômage un peu par tout au Québec », a opiné Hélène Bégin, économiste au Mouvement Desjardins.«Le bassin de travailleurs potentiels, soit le nombre de personnes de 15 à 64 ans, traverse une période de déclin dans la plupart des régions.» La pénurie de main-d\u2019œuvre préoccupe le ministère des Affaires municipales depuis un certain temps déjà.Dans son portrait de la situation du Centre-du-Québec, un document publié dans le cadre de sa stratégie 2018-2022 sur la « vitalité des territoires », il évoque le cas de Drummondville.« Plusieurs entreprises, désireuses de s\u2019y installer ou d\u2019y prendre de l\u2019expansion, hésitent de crainte d\u2019être incapables de pourvoir les 3000 postes qui seraient ainsi créés au cours des 18 prochains mois», écrit-il.Dans l\u2019ensemble, le Québec compte au- jourd\u2019hui 71 000 emplois de plus qu\u2019en janvier 2017, a relevé Statistique Canada.La création d\u2019emplois à temps plein a été plus importante que la disparition de postes à temps partiel.Le taux de chômage a également diminué de 0,9 point de pourcentage au cours de cette période.L\u2019année 2017 dans son ensemble a symbolisé une sorte de renouveau dans l\u2019économie québécoise.Au cours des dix premiers mois de l\u2019année, le produit intérieur brut a crû de 3,1%, un rythme que le Québec n\u2019a pas vu depuis des années.«La croissance en octobre est surtout attribuable aux secteurs de la fabrication, du commerce de gros et du commerce de détail, ainsi qu\u2019au secteur des services professionnels, scientifiques et techniques», a indiqué l\u2019Institut de la statistique du Québec (ISQ) lors de la publication des plus récentes données le 30 janvier.La majorité des économistes, pour ne pas dire tous, s\u2019attend à ce que l\u2019année 2018 génère une croissance inférieure à celle de l\u2019an dernier, soit environ 2,3 %.Au Canada L\u2019économie canadienne a perdu 88 000 emplois au cours du mois de janvier, un recul portant son taux de chômage de 5,8% à 5,9%.« Le taux de chômage est encore faible et l\u2019économie est tout près du plein-emploi », a estimé l\u2019équipe d\u2019économistes de la Banque TD.Le niveau de rémunération a augmenté, mais pas au point de refléter les changements au salaire minimum en Ontario.La difficulté qu\u2019éprouvent des entreprises à trouver la main-d\u2019œuvre nécessaire pourrait se traduire par une hausse de la rémunération.Si c\u2019était le cas, cela pourrait inciter la Banque du Canada à augmenter son taux directeur un peu plus en 2018.Le sort de l\u2019ALENA comporte cependant son lot d\u2019incer titude.« Dans le contexte d\u2019une hausse générale des taux d\u2019intérêt, il nous est dif ficile de voir comment la Banque du Canada pourrait augmenter son taux directeur de plus de 25 points de base cette année [en plus de la hausse annoncée en janvier].» La Banque du Canada a relevé son taux directeur à trois reprises depuis l\u2019été 2017 pour l\u2019amener à 1,25 %.Les autorités tiennent compte de la vigueur de l\u2019économie de même que la hausse des prix à la consommation, l\u2019objectif étant de maintenir sa croissance autour de 2 %.Le mois de janvier n\u2019est qu\u2019un mois, a rappelé la Banque CIBC, et il ne faudrait surtout pas prendre les données statistiques au pied de la lettre.«La disparition de 88 000 emplois au Canada sème le doute et nous force à demander si le sondage, qui montrait des gains énormes dans les deux derniers mois de 2017, devrait être surveillé de près pour évaluer la vigueur à court terme du marché de l\u2019emploi.» Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 0 E T D I M A N C H E 1 1 F É V R I E R 2 0 1 8 ECONOMIE A 7 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 L\u2019emploi recule au Québec, mais le marché reste vigoureux Plusieurs régions vivent une pénurie de main-d\u2019œuvre, rappelle une économiste J U L I E N A R S E N A U L T L\u2019 arrivée d\u2019Ubisoft au Sague- nay constitue un nouveau jalon dans le plan de croissance du géant français du jeu vidéo dans les régions du Québec, estime le président de ses studios canadiens, Yannis Mallat.Près de cinq mois après avoir annoncé son arrivée au Saguenay\u2013Lac- Saint-Jean, la multinationale a officiellement inauguré vendredi son troisième studio québécois, qui compte actuellement 20 employés.« Nous avons fait nos devoirs pour constater qu\u2019au-delà des centres comme Montréal et Québec, il y a des forces vives de créativité et des talents», a-t-il expliqué au terme d\u2019un événement auquel le premier ministre Philippe Couillard a pris par t.Pour M.Mallat, la présence de l\u2019Université du Québec à Chicoutimi et de l\u2019École des arts numériques, de l\u2019animation et du design a pesé dans la balance en faveur de Sague- nay grâce à la formation de travailleurs recherchés.Dans le cadre de sa stratégie de croissance, Ubisoft, qui est arrivée au Québec il y a environ 20 ans, prévoit d\u2019investir 780 millions d\u2019ici 2027 dans le but d\u2019embaucher 1000 employés \u2014 un processus qui a déjà débuté.Bien que l\u2019emplacement du quatrième studio québécois n\u2019ait pas encore été dévoilé par le géant français, cet établissement aura pignon sur rue en région, a affirmé M.Mallat.«Le prochain studio devra répondre aux mêmes critères de sélection que Saguenay, a affirmé le directeur des studios canadiens de l\u2019entreprise.Il sera important de pouvoir compter sur un écosystème, une disponibilité de la main-d\u2019œuvre ainsi qu\u2019une offre de formation dans les disciplines liées aux jeux vidéo.» Dirigé par Jimmy Boulianne, le studio de Saguenay, spécialisé dans des facettes comme l\u2019intégration de ser vices en ligne et la programmation d\u2019inter faces pour Tom Clancy\u2019s Rainbow Six : Siege, devrait voir son effectif doubler d\u2019ici la fin de l\u2019année et compter environ 125 employés d\u2019ici cinq ans.Ubisoft \u2014 qui compte déjà quelque 3600 employés à Montréal et à Québec \u2014 prévoit d\u2019embaucher 675 personnes de plus dans la métropole et 200 autres dans la Vieille Capitale, dans le cadre de sa stratégie de croissance.Conscient que de nombreuses entreprises convoitent des employés prisés par Ubisoft dans le contexte de la rareté de main-d\u2019œuvre, M.Mallat ne croit pas que cela pourrait freiner le recrutement.«Nous n\u2019allons pas cesser d\u2019investir, même s\u2019il y a une for te demande à l\u2019endroit des travailleurs, a-t-il dit.C\u2019est notamment pour cette raison que nous voulons nous associer avec les institutions d\u2019enseignement.» Les ambitions de croissance de la multinationale s\u2019expliquent en partie par l\u2019octroi du crédit d\u2019impôt remboursable aux entreprises du multimédia, qui permet de rembourser jusqu\u2019à 37,5% des dépenses salariales admissibles.En septembre, le premier ministre Philippe Couillard avait indiqué que le crédit d\u2019impôt appliqué sur les 1000 emplois créés représentait une dépense fiscale d\u2019environ 160 millions.Lors de son exercice financier terminé le 31 mars 2017, le géant français du jeu vidéo a reçu près de 90 millions de l\u2019État québécois en subventions dans le cadre de cette mesure fiscale.Ubisoft dit avoir injecté 3,5 milliards au Québec depuis 1997 et qu\u2019au terme de la nouvelle phase de son plan de croissance, ses investissements devraient totaliser 9 milliards.La Presse canadienne Ubisoft inaugure son studio à Saguenay Ce troisième établissement québécois marque le début de l\u2019expansion régionale du géant français P A T R I C E B E R G E R O N à Québec L a ministre du Travail, Dominique Vien, a échoué dans sa tentative vendredi de faire reprendre les négociations pour régler le lockout à l\u2019aluminerie ABI de Bécancour.La direction a fait savoir en fin de journée qu\u2019elle n\u2019a pas l\u2019intention de se rasseoir formellement à la table, contrairement à ce que la ministre avait pu déduire.Dans un communiqué diffusé en fin d\u2019après-midi vendredi, l\u2019entreprise dit apprécier l\u2019aide que le gouvernement a offerte dans le cadre de ce processus, y compris la rencontre de vendredi pour discuter de l\u2019état de la situation.Elle précise toutefois que son offre finale était « très compétitive, parmi les meilleures du secteur manufacturier au Québec ».De même, la direction dit être «ouverte à recevoir les idées du syndicat sur la façon d\u2019améliorer fondamentalement la manière de travailler ensemble », mais elle ajoute qu\u2019«ABI doit augmenter sa productivité afin d\u2019être plus compétitive et de réussir à long terme».ABI a également justifié son recours au lockout en plaidant que « la condition de l\u2019usine s\u2019est considérablement détériorée.La direction d\u2019ABI a pris les mesures nécessaires pour protéger ses gens et ses actifs après que le syndicat a rejeté son offre ».Le syndicat des travailleurs d\u2019ABI, affilié à la FTQ, a diffusé un communiqué pour répondre à l\u2019entreprise.« Nous n\u2019avons pas senti dans le communiqué du propriétaire majoritaire une volonté claire de négocier, a affirmé le président du syndicat, Clément Masse.Nous espérons qu\u2019une fois rendus autour d\u2019une même table, nos vis-à-vis seront dotés d\u2019un mandat pour négocier les points restant en litige et trouver des solutions.» Plus tôt en journée, la ministre avait rencontré tour à tour à son bureau de Québec les deux parties et avait jugé les rencontres « franchement satisfaisantes».Elle avait aussi déclaré que les parties «sont prêtes à se rasseoir, nous mettons les dispositions en place pour qu\u2019elles puissent se rasseoir et se parler».Pas moins de 1030 syndiqués sont dans la rue en raison de ce conflit, dont un des enjeux semble être le respect de l\u2019ancienneté dans les mouvements de main-d\u2019œuvre.La Presse canadienne ALUMINERIE ABI La direction fait obstacle à une reprise des négociations RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE L\u2019économie canadienne a perdu 88 000 emplois au cours du mois de janvier.RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Au total, une douzaine de militants canadiens et américains ont brandi des pancartes sur lesquelles ils demandaient à M.Trudeau de changer sa décision sur le projet.J O R D A N P R E S S à San Francisco L e mouvement d\u2019opposition à l\u2019oléoduc Trans Mountain de Kinder Morgan a suivi Justin Trudeau en Californie.Des manifestants se sont réunis vendredi à l\u2019extérieur de l\u2019hôtel où le premier ministre participait à des rencontres avec des dirigeants de l\u2019État.Une douzaine de militants canadiens et américains ont brandi des pancartes sur lesquelles ils demandaient à M.Trudeau de changer sa décision sur le projet, tout en scandant des slogans anti-oléoducs.Trois des manifestants ont réussi à entrer brièvement dans l\u2019hôtel et se sont placés à l\u2019extérieur de la salle où M.Trudeau rencontrait le gouverneur de la Californie, Jerry Brown.M.Trudeau n\u2019a aucunement laissé entendre qu\u2019il serait prêt à reculer sur sa décision d\u2019autoriser la construction de l\u2019oléoduc.L\u2019une des manifestantes, Vanessa Butter- worth, a encouragé M.Trudeau, qui dit vouloir protéger l\u2019environnement, à passer de la parole aux actes en rejetant le projet de Kinder Morgan.Ce message était bien différent de celui qu\u2019a reçu M.Trudeau à l\u2019intérieur de l\u2019hôtel de la part de M.Brown et de son lieutenant-gouver- neur, Gavin Newsom, pressenti pour remplacer le gouverneur à la fin de son mandat.Lors de la séance de prises d\u2019images, M.Brown a déclaré que son État et le Canada avaient beaucoup de travail à faire pendant que la Maison-Blanche « est absente temporairement en matière d\u2019action sur le climat ».M.Newsom a quant à lui remercié le premier ministre Trudeau pour son « leadership à un moment où ce n\u2019est pas perdu pour plusieurs d\u2019entre nous dans la sphère politique ».À l\u2019instar de plus d\u2019une dizaine d\u2019États, la Californie a imposé un système de prix sur le carbone, dont le système de plafonnement et d\u2019échange avec le Québec et l\u2019Ontario.M.Brown a fait part de son intention de conclure des ententes avec d\u2019autres provinces et de promouvoir la croissance de véhicules zéro émission.Tensions Les tensions sur le développement du projet d\u2019oléoduc de 7,4 milliards ont atteint leur sommet la semaine dernière, lorsque le gouvernement de la Colombie-Britannique a annoncé la tenue d\u2019autres consultations sur le sujet.Le chef conservateur, Andrew Scheer, a réclamé un débat d\u2019urgence, mais le vice-président de la Chambre, Bruce Stanton, lui a répondu que cet enjeu ne répondait pas aux critères.Plus tôt dans la période de questions, Kim Rudd, le secrétaire parlementaire du ministre des Ressources naturelles, a assuré que le Canada ne laissera pas la province abandonner le projet.Le manifestant David Turnbull, du groupe Oil Change International, indique que les Américains sont aussi inquiets face à la construction de cet oléoduc.« L\u2019oléoduc Kinder Morgan, s\u2019il est construit, augmenterait le trafic pétrolier sur la côte ouest, dont aux États-Unis le long de la baie de Seattle », a-t-il expliqué.Outre sa rencontre avec le gouverneur, Justin Trudeau a profité de son périple de quatre jours aux États-Unis pour rappeler à ses interlocuteurs américains à quel point leur pays profite des échanges commerciaux avec le Canada.Jeudi, le patron de la compagnie Salesforce a annoncé un investissement de 2 milliards $US dans ses activités canadiennes, pendant que la firme AppDirect annonçait la création de 300 emplois au Canada d\u2019ici cinq ans.La Presse canadienne L\u2019opposition aux oléoducs suit Justin Trudeau en Californie «Au-delà de Montréal et Québec, il y a des forces vives de créativité et des talents» L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 0 E T D I M A N C H E 1 1 F É V R I E R 2 0 1 8 É C O N O M I E A 8 UNE AUTRE FAÇON DE SE DÉPASSER.L'Université du Québec à Rimouski (UQAR), qui accueille environ 7 000 étudiantes et étudiants répartis principalement dans ses deux campus de Rimouski et de Lévis, désire pourvoir les postes de PROFESSEURE OU PROFESSEUR suivants : Au campus de Rimouski Sciences de la gestion \u2022 Marketing \u2022 Production - gestion des opérations \u2022 Management Sciences de l\u2019éducation* (professeure ou professeur substitut) \u2022 Didactique des mathématiques Biologie, chimie et géographie \u2022 Chimie organique \u2013 chimie de l\u2019environnement, chimie verte et valorisation des bioressources.Sciences infirmières* (professeure ou professeur substitut) \u2022 Sciences infirmières à Gaspé \u2022 Sciences infirmières à Baie-Comeau Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER) \u2022 Océanographie chimique Au campus de Lévis Sciences de la gestion \u2022 Gestion des ressources humaines \u2022 Méthodes quantitatives en gestion Sciences de l\u2019éducation* \u2022 Technologie éducative et en littératie numérique \u2022 Mesure et évaluation (professeure ou professeur substitut) Mathématiques, informatique et génie \u2022 Informatique Sciences infirmières* \u2022 Domaine de la santé mentale \u2022 Pharmacologie ou en pharmacoépidémiologie * L\u2019UQAR est aussi à la recherche de personnes chargées de cours dans ces disciplines.Entrée en poste : 1er juin 2018 www.uqar.ca/emploi DIRECTEUR DE PHILANTHROPIE Le Devoir est à la recherche de candidatures pour le poste de directeur de la philanthropie.Depuis 2015, Le Devoir compte sur des revenus de philanthropie afin d\u2019assurer la pérennité de ses activités.Avec l\u2019apport des Amis du Devoir, un organisme à but non lucratif (OBNL), Le Devoir a recueilli plus d\u2019un million de dollars auprès de quelque 2000 donateurs uniques.Le Devoir souhaite développer significativement ses activités philanthropiques afin d\u2019en consolider et accroître les revenus.Pour ce faire, il crée un nouveau poste de directeur de la philanthropie, sous l\u2019autorité de la vice-présidente au Développement.DESCRIPTION DE TÂCHES Contribuer à l\u2019élaboration des stratégies de sollicitation des donateurs avec le département des communications et du marketing; Rédiger des plans d\u2019action avec des objectifs quantitatifs; Planifier, organiser, réaliser, contrôler et évaluer les différentes activités de sollicitation; Solliciter des commandites pour des projets spécifiques auprès d\u2019une clientèle d\u2019affaire; Encadrer et assurer le suivi des activités du comité de sollicitation de l\u2019OBNL Les Amis du Devoir; Développer et maintenir les relations professionnelles avec les donateurs et les bénévoles; Mettre en place un programme de reconnaissance et de fidélisation des donateurs; Préparer les documents de sollicitation destinés aux donateurs potentiels; Organiser au besoin des activités de financement privé; Constituer, superviser et gérer la base de données.EXIGENCES Baccalauréat dans un domaine pertinent; Minimum de cinq ans d\u2019expérience en financement ou en philanthropie; Capacités démontrées d\u2019initier et de concrétiser des projets et d\u2019atteindre des objectifs en sollicitation de fonds; Expérience dans la gestion des bases de données; Certification en gestion philanthropique est un atout; Autonomie, rigueur et polyvalence; Habiletés en communications et relations interpersonnelles.Excellente maîtrise du français écrit et parlé.TRAITEMENT Poste à temps plein (35 heures/semaine) Le lieu de travail est situé au centre-ville de Montréal.Salaire et avantages concurrentiels DATE LIMITE La date limite pour la réception des candidatures est le 23 février 2018.Les dossiers de candidature doivent être remis à msimard@ledevoir.com.Seules les personnes sélectionnées pour une entrevue seront contactées.À PROPOS DU DEVOIR Fondé en 1910, Le Devoir est un quotidien indépendant de qualité qui a amorcé depuis quelques années un virage numérique.Outre sa version imprimée, Le Devoir mise sur un site Internet, des applications tablette et mobile dans le cadre d\u2019une stratégie pour accroître et diversifier son lectorat.Note : le masculin est utilisé à titre épicène afin de ne pas alourdir le texte.C A R R I È R E S E T P R O F E S S I O N S L a semaine qui se termine a marqué le retour de la volatilité en Bourse.Elle indique aussi que les portefeuilles diversifiés ont mieux résisté.Dure semaine boursière.Le S & P 500 a terminé la semaine en baisse de 5,2 %.Son recul est de 8 % depuis son sommet de janvier, après avoir été momentanément de 10 %.À Toronto, la baisse hebdomadaire du TSX est de 5 %.Ce retour de la volatilité est venu rappeler que l\u2019approche portefeuille et la répar tition d\u2019actif demeurent la base en matière d\u2019investissement à long terme.Alain Desbiens, directeur des ventes de FNB BMO, parle de diversification entre les éléments d\u2019actif (revenu fixe et actions), géographique, tant pour le fixe que pour les actions, entre l\u2019approche indicielle et des stratégies factorielles et actives, et diversification de devises.Et les institutionnels ne sont plus les seuls à pouvoir accéder à une telle diversification.Les Fonds négociés en Bourse (FNB) sont venus démocratiser la répartition d\u2019actif, à moindres frais.Le spécialiste de Gestion mondiale d\u2019actifs BMO donne des exemples de disparité des rendements cette semaine.Un fonds obligataire type a dégagé un rendement négatif de 0,8 %.Mais un fonds de revenu fixe diversifié comprenant des obligations diverses et des actions privilégiées a offert une performance positive de 1,5 %, de 3 % pour un FNB américain de faible durée, alors qu\u2019un FNB revenu fixe canadien de court terme a dégagé un léger rendement positif.Et il fallait être non couvert, donc non protégé contre la fluctuation des devises.Autrement, la couverture aurait coûté quelque 250 points de base.Les fonds de dividendes et les stratégies d\u2019options d\u2019achat couvertes ont aussi résisté.Évidemment, ces exemples s\u2019inscrivent dans la conjoncture et n\u2019indiquent en rien qu\u2019ils sauraient se répéter dans un autre contexte.FNB à faible volatilité Autre élément intéressant.Il en était question en décembre, dans Stratégies pour marché boursier surévalué.Les FNB à faible volatilité ont également livré la marchandise.Du moins, leur rendement a été négatif, mais moins que celui de l\u2019indice de référence, soit un différentiel de l\u2019ordre de 100 points de base.Dans un marché baissier, leur rôle consiste à atténuer le repli, rappelle Alain Desbiens.Selon les données historiques compilées par BMO Gestion d\u2019actifs, les fonds à faible volatilité peuvent capter, bon an, mal an, entre 70 % et 90 % de la hausse de l\u2019indice de référence, mais entre 35 % et 60 % de la baisse.À plus long terme \u2014 c\u2019est l\u2019approche Warren Buf fet \u2014, « les titres moins volatils ou plus défensifs obtiennent un meilleur rendement que l\u2019ensemble du marché puisque leur valeur baisse souvent moins pendant les périodes de correction et qu\u2019elle augmente tout de même pendant les périodes haussières », a-t-on écrit.Pour la suite des choses, « les soubresauts qui sur viennent sur les marchés financiers sont sains.Nous demeurons opt imistes quant aux perspectives économiques, surtout en raison du fait que cette correction marquée reposait sur de bonnes nouvelles », écrit Paul Taylor, premier vice-président, chef des placements, Répar tition de l\u2019actif chez BMO.Il ajoute qu\u2019« à la suite de sa forte dégringolade, l\u2019indice S & P 500 se négocie maintenant à un multiple plus raisonnable de 16,9 fois les prévisions de bénéfices de 2018, une baisse marquée par rapport à 19,5 fois à la fin de la semaine dernière.» Ces bénéfices devraient croître de 12 % en 2018, contre 14 % l\u2019an dernier.Le spécialiste continue à préférer les actions aux obligations.Mais à des portefeuilles devenus plus frileux avec le retour de la volatilité, il recommande des solutions de revenu investissant de façon modérée dans les actions.VOS FINANCES Diversification contre volatilité GÉRARD BÉRUBÉ N ew York \u2014 La Bourse de New York a finalement terminé en nette hausse vendredi une séance marquée par de fortes fluctuations, le violent retour de la volatilité sur les marchés depuis le début de la semaine agitant les investisseurs.L\u2019indice vedette de Wall Street, le Dow Jones, a gagné vendredi 1,4% à 24 190,90 points après avoir perdu jusqu\u2019à 2,1% en séance.Il a reculé de 5,2% sur la semaine, sa chute hebdomadaire la plus importante depuis début 2016.Même tendance pour le S & P 500, l\u2019indice représentant les 500 plus grandes entreprises cotées à New York: il est monté vendredi de 1,5% à 2619,55 points, mais termine la semaine sur un repli de 5,2%.Le Nasdaq, riche en valeurs technologiques, a grimpé de 1,4% à 6874,49 points, mais a abandonné 5,1% sur la semaine.À Toronto, l \u2019indice S & P/TSX termine cette semaine tumultueuse sur un recul cumulatif de plus de 5 %.Il a perdu vendredi 31,08 points, soit 0,2 %, à 15 034,53 points.Il a notamment af fiché, à dif fé- rents moments de la journée, un recul de près de 280 points et une hausse de plus de 45 points.Le TSX se trouve maintenant à 8 % de son sommet historique, atteint le mois dernier.« Rien de nouveau ne vient justifier les mouvements, le marché est maintenant juste emporté par son propre élan», selon Karl Haeling de la banque LBBW.« Bien sûr, on a les inquiétudes sur l\u2019accélération de l\u2019inflation, la hausse des taux d\u2019intérêt, le durcissement des politiques monétaires, l\u2019arrivée de la réforme fiscale au mauvais moment du cycle économique, a-t-il ajouté.Mais maintenant, on est passés à une autre phase, la baisse est surtout alimentée par le retour de la volatilité.» Le VIX, instrument mesurant la volatilité également surnommé «indice de la peur», est monté jusqu\u2019à plus de 40 en cours de séance, alors qu\u2019il était resté atone pendant des mois, s\u2019élevant rarement au-dessus de 15.Dans ce contexte, de nombreuses sociétés d\u2019investissements et de gérants de portefeuilles doivent pour des raisons techniques réajuster leur exposition au marché boursier.«La chute de la Bourse était attendue depuis longtemps, le marché est monté trop haut, trop vite», a relevé Phil Davis, de PSW Investments.Dans l\u2019immédiat, « il ne faut sans doute pas s\u2019attendre à un énorme rebond dans la mesure où les indices sont redescendus à un niveau plus raisonnable», a-t-il poursuivi.« Il est impossible de savoir si cela va se calmer ou pas, si le malade a été complètement purgé », a noté Gregori Volokhine, de Mee- schaert Financial Services.Les fortes fluctuations observées sur le marché \u2014 comme le soudain emballement des indices en fin de séance lundi et jeudi \u2014 sont à ses yeux « la preuve que beaucoup de mouvements ne sont pas guidés par des décisions d\u2019investissements basées sur des éléments fondamentaux, mais plutôt par des ajustements techniques de positions effectuées par des fonds hyperactifs depuis le début de la semaine».Avec La Presse canadienne Agence France-Presse Wall Street termine en nette hausse RICHARD DREW ASSOCIATED PRESS Le Dow Jones a reculé de 5,2% sur la semaine.Il s\u2019agit de sa chute hebdomadaire la plus importante depuis début 2016. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 0 E T D I M A N C H E 1 1 F É V R I E R 2 0 1 8 É C O N O M I E A 9 Le bon leadership.Worldwise.www.boyden.com Postes Canada (www.postescanada.ca), avec ses trois filiales, Purolator, Groupe SCI et Innovaposte, est la plus importante société d\u2019État au Canada.Postes Canada offre des solutions novatrices en matière de livraison physique et électronique et des services appréciés par les Canadiens de tous les horizons, partout au pays.Grâce à un effectif hautement qualifié et diversifié de plus de 60 000 employés, Postes Canada soutient un vaste réseau de clients au pays et partout dans le monde.Chaque année, Postes Canada et ses filiales se voient confier plus de 9 milliards de lettres et de colis.En assurant la livraison à chaque adresse, d\u2019un océan à l\u2019autre, Postes Canada joue un rôle unique et essentiel dans la société canadienne.Les volumes de courrier traditionnel demeurent en déclin, mais l\u2019adoption par les Canadiens de pratiques d\u2019achat de biens en ligne se traduit par une augmentation marquée du volume de colis livrés aux Canadiens.Au cours des dernières années, Postes Canada a su prendre le virage et réussi à se positionner stratégiquement sur le marché comme chef de file en matière de livraison de colis au Canada.À titre d\u2019entreprise estimée qui continuera de servir les Canadiens pendant des décennies, Postes Canada doit conserver sa capacité d\u2019adaptation, miser sur l\u2019innovation continue et assurer un bon service à la population.La vision pour le renouvellement de Postes Canada, annoncée récemment, sera avant tout axée sur le service aux Canadiens.L\u2019objectif est d\u2019offrir un service de haute qualité à prix raisonnable aux Canadiens, peu importe leur lieu de résidence.La direction de la Société travaillera en partenariat avec ses employés pour s\u2019adapter, relever les défis et profiter des occasions créées, entre autres, par les nouvelles technologies et les attentes changeantes de ses clients et des collectivités qu\u2019elle dessert.Postes Canada est actuellement à la recherche d\u2019un nouveau président-directeur général (PDG).Il s\u2019agit de l\u2019un des rôles de direction les plus complexes au Canada.Le PDG relève du conseil d\u2019administration et collabore avec lui et avec le gouvernement du Canada pour établir les objectifs et les politiques de la Société, tout en étant chargé d\u2019assurer la rentabilité et la croissance de Postes Canada.Le ou la titulaire d\u2019un poste aussi crucial doit posséder un large éventail de compétences, notamment les suivantes : \u2022 Intelligence stratégique et capacité d\u2019évaluer les perspectives d\u2019avenir; \u2022 Capacité de prendre des décisions, d\u2019améliorer le rendement, de favoriser la réussite commerciale et de nouer des partenariats; \u2022 Expérience appréciable de l\u2019exercice du leadership à titre de PDG ou de cadre supérieur au sein d\u2019une grande organisation à multiples facettes dont la main-d\u2019œuvre est importante, menant ses activités dans un contexte concurrentiel; \u2022 Expérience de la direction d\u2019une vaste transformation organisationnelle; \u2022 Expérience de la collaboration avec une grande diversité d\u2019intervenants, dont un conseil d\u2019administration; \u2022 Expérience, au niveau de la haute direction, du travail au sein d\u2019un environnement syndiqué complexe et de la gestion des questions de relations de travail, notamment les conventions collectives, la mobilisation et les négociations.Pour obtenir une description complète de l\u2019expérience, des connaissances et des compétences requises pour le poste, veuillez consulter l\u2019avis de possibilité d\u2019emploi en ligne à www.appointments-nominations.gc.ca .Le lieu de travail est à Ottawa.La maîtrise des deux langues officielles est préférable.Si vous répondez aux exigences du poste et voulez en discuter, veuillez communiquer avec Ron Robertson (rrobertson@boyden.com) ou Kathy Rahme (krahme@boyden.com) au 613-742-3204.Président- directeur général .Milieu de vie privilégié au cœur de la ville de Québec, l\u2019Université Laval est une grande université complète reconnue pour sa culture de l\u2019excellence en enseignement et en recherche.Valorisant la diversité, l\u2019Université Laval invite toutes les personnes quali?ées à présenter leur candidature, en particulier les femmes, les membres de minorités visibles et ethniques, les autochtones et les personnes handicapées.La priorité sera toutefois accordée aux personnes ayant le statut de citoyen canadien ou de résident permanent.Professeure ou professeur NEUROPSYCHOLOGIE CLINIQUE Faculté des sciences sociales | École de psychologie Poste régulier à temps complet CLÔTURE DU CONCOURS : 13 avril 2018 (16 h) ENTRÉE EN FONCTION : au plus tard le 1er septembre 2018 Informations : www.rh.ulaval.ca CARRIÈRES ET PROFESSIONS L I A L É V E S Q U E Q uébec crée un groupe de travail dans le but de le conseiller relativement à l\u2019économie collaborative, pour éviter d\u2019avoir à faire du cas par cas, comme ce fut le cas avec des entreprises comme Uber ou Airbnb.La vice-première ministre et ministre de l\u2019Économie, de la Science et de l\u2019Innovation, Dominique Anglade, en a fait l\u2019annonce vendredi à Montréal.« Ce que je souhaite, c\u2019est que nous ayons des balises qui nous permettent d\u2019opérer dans un environnement d\u2019économie collaborative.Ça va donner des orientations, tant au niveau de ce qu\u2019on doit faire en matière d\u2019éducation par rapport au thème de l\u2019économie collaborative, mais également d\u2019un point de vue législatif », a résumé la ministre Anglade.Guillaume Lavoie, de l\u2019École nationale d\u2019administration publique (ENAP), présidera le groupe de travail, qui pourra formuler des recommandations touchant tant la taxation que l\u2019encadrement législatif.Il pourra analyser les répercussions de cette économie collaborative, mais, d\u2019abord, commencer par la définir.Il n\u2019ira toutefois pas jusqu\u2019à recommander, par exemple, le niveau d\u2019une taxation ; il donnera des lignes directrices au gouvernement qui, lui, tranchera.M.Lavoie, chargé de cours spécialisé en économie collaborative et en politiques publiques à l\u2019ENAP, a dit être intéressé par les modèles à cet ef fet qui existent déjà en France et en Grande-Bre- tagne.Le groupe de travail consultera des experts et des gens du milieu, tant des affaires que du transpor t, de l\u2019immobilier et de l\u2019enseignement.De plus, une consultation en ligne sera menée durant le mois de mars.Le rappor t définitif est attendu en mai.La Presse canadienne Québec crée un groupe de travail sur l\u2019économie collaborative Amazon se lance dans la livraison New York \u2014 Amazon va lancer dans les prochaines semaines son propre service de livraison, qui va entrer directement en concurrence avec les groupes de messagerie comme FedEx, UPS ou encore DHL et Chro- nopost, rapportait vendredi le Wall Street Journal.Baptisé «Shipping with Amazon», ou SWA, ce service sera disponible d\u2019abord à Los Angeles, mais le géant de la distribution entend l\u2019étendre par la suite à d\u2019autres villes dans le courant de l\u2019année.Il sera proposé dans un premier temps aux tiers, notamment aux commerçants vendant leurs articles et produits sur Amazon.Amazon entend proposer des tarifs beaucoup plus bas que les prix appliqués par FedEx et UPS, qui sont ses partenaires.Agence France-Presse Résultat en hausse pour CAE Après une année plus difficile, le spécialiste des simulateurs et de la formation CAE s\u2019attend à ce que sa division de la santé \u2014 son secteur le moins important \u2014 renoue avec la croissance au terme de l\u2019exercice 2018.Quant à sa performance au troisième trimestre, le bénéfice net des activités poursuivies s\u2019est élevé à 117,9 millions, ou 44¢ par action, en hausse de 74% par rapport à il y a un an.CAE a bénéficié d\u2019un recouvrement d\u2019impôt de 24 millions, ce qui est entre autres attribuable à la réforme fiscale récemment entrée en vigueur aux États-Unis.En excluant les éléments non récurrents, le profit ajusté par action s\u2019est établi à 28¢, comparativement à 26¢ par action au troisième trimestre de 2017.La Presse canadienne PEDRO PARDO AGENCE FRANCE-PRESSE L\u2019une des principales demandes du Canada dans le cadre de la renégociation en cours de l\u2019ALENA est le renforcement de ses dispositions sur la protection de l\u2019environnement et la défense des droits des travailleurs.Ci-dessus, une travailleuse mexicaine.É R I C D E S R O S I E R S L e Canada a commencé à se dire le champion d\u2019un «commerce progressiste », mais jusqu\u2019où est-il véritablement prêt à aller et jusqu\u2019où ses principaux partenaires commerciaux seront prêts à le suivre?L\u2019une des principales demandes du Canada dans le cadre de la renégociation en cours de l\u2019Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) est le renforcement de ses dispositions sur la protection de l\u2019environnement et la défense des droits des travailleurs ainsi que l\u2019ajout de nouveaux chapitres sur l\u2019égalité hommes-femmes et les peuples autochtones.Comme les négociations se font à huis clos, il est difficile de savoir à quel rythme avancent ces demandes, observe Michèle Rioux, professeure et directrice du Centre d\u2019études sur l\u2019intégration et la mondialisation (CEIM) à l\u2019Université du Québec à Montréal.On peut penser qu\u2019avec pour président Donald Trump, les négociateurs américains n\u2019ont pas placé ces enjeux, notamment ceux en matière de droit des travailleurs, au sommet de la liste de leurs priorités.«D\u2019un autre côté, explique-t-elle, ils se montrent habituellement ouverts à ce genre d\u2019idée parce qu\u2019ils y voient une façon de forcer les pays en développement à relever leurs normes du travail.» Est-ce que cette ouverture américaine irait jusqu\u2019à permettre au Canada et au Mexique de remettre en cause les lois anti- syndicales du sud des États- Unis ?« Il ne faut pas rêver ! » «Mais la vraie question est : est- ce que le Canada oserait lui- même contester ces lois s\u2019il en avait la possibilité?Je ne crois pas.» Gouvernement en quête d\u2019idées et d\u2019appuis Le CEIM vient de réaliser sur la question du commerce socialement responsable un sondage et une tournée de consultation pancanadienne auprès du grand public et ainsi que d\u2019experts, de représentants de syndicats, d\u2019organisations de la société civile, des gouvernements et du monde des affaires.L\u2019objectif était notamment d\u2019expliquer et de tester différentes mesures qui pourraient être mises en avant dans les prochains accords commerciaux afin qu\u2019ils profitent mieux à tous.Il y a manifestement eu, à ce chapitre, un changement de cap à Ottawa avec l\u2019arrivée au pouvoir des libéraux de Justin Trudeau, note Michèle Rioux.« On ne sent pas seulement plus d\u2019écoute de la par t du gouvernement.Il nous presse même d\u2019amener la question sur la place publique et de lui proposer des idées qui permettraient d\u2019avancer.» Plusieurs voudraient, par exemple, que les accords commerciaux fassent explicitement référence aux conventions fondamentales de l\u2019Organisation internationale du travail (OIT) sur la liberté d\u2019association, le droit effectif de négocier collectivement, ou encore l\u2019abolition du travail forcé et de celui des enfants.On voudrait que la violation de ces normes s\u2019accompagne de sanctions pouvant aller jusqu\u2019à l\u2019interdiction d\u2019importer les produits des compagnies fautives.On propose aussi que des mesures d\u2019aides techniques et financières soient prévues pour les pays qui tirent de l\u2019arrière en la matière et qu\u2019un meilleur équilibre soit établi entre les droits des investisseurs étrangers qui s\u2019estiment lésés par les gouvernements et le droit des populations à des gouvernements qui légifèrent pour le bien commun.De telles règles ne doivent pas être imposées unilatéralement aux pays en développement et à leurs travailleurs, mais tenir compte de leurs opinions, de leurs intérêts, de leurs contraintes et de leurs réalités, ont fait valoir vendredi une vingtaine d\u2019experts invités par le CEIM à discuter de la question.Les entreprises et les consommateurs doivent aussi être mis dans le coup pour que tout le monde se comprenne et pousse dans la même direction.Le Canada bien seul Même s\u2019il est sincère, le Canada ne pourra pas aller bien loin s\u2019il reste seul.Or, pour le moment, « on ne sent pas les partenaires commerciaux du Canada très ouverts à son programme de commerce progressiste», a observé la spécialiste en droit de l\u2019Université McGill Kristine Plouffe-Malette.Ottawa s\u2019est montré très fier, le mois dernier, des avancées réalisées à ce chapitre dans la nouvelle version du Partenariat transpacifique qu\u2019il venait de signer en raison, notamment, du caractère contraignant de ses dispositions en matière d\u2019environnement et de normes du travail, c\u2019est-à-dire du fait qu\u2019elles soient soumises à un mécanisme de règlement des différends en cas de violation.Il ne suffit pas qu\u2019une norme soit contraignante, fait toutefois remarquer le chercheur au CEIM Sylvain Zini.Il faut aussi qu\u2019elle soit suffisamment exigeante et qu\u2019on s\u2019en prévale.Unanimement considéré au- jourd\u2019hui comme inadéquat, l\u2019actuel accord parallèle de l\u2019ALENA sur les droits des travailleurs permet aussi théoriquement d\u2019en appeler à l\u2019arbitrage d\u2019un tribunal d\u2019experts, rappelle-t-il.Mais les démarches à suivre sont si compliquées qu\u2019aucune plainte ne s\u2019est jamais rendue jusqu\u2019à ce tribunal depuis 1994.Aussi, dit Sylvain Zini, pour cette grande avancée du Partenariat transpacifique, «on ne pourra véritablement juger qu\u2019avec le temps».Le Devoir Le Canada aura besoin de courage et d\u2019aide avec le commerce progressiste B oulogne-Billancour t \u2014 Les 33e s Victoires de la musique ont sacré le rap français et son nouveau chef de file Orelsan, auteur d\u2019un triplé et désigné artiste masculin de l\u2019année, vendredi lors d\u2019une soirée dédiée à Johnny Hally- day qui a également couronné pour la première fois Charlotte Gainsbourg.Artiste masculin, Album de musiques urbaines pour La fête est finie et Création audiovisuelle pour le vidéoclip Basique, Orelsan, 35 ans, Aurélien Cotentin de son vrai nom, s\u2019impose non seulement comme le chef de file d\u2019un mouvement devenu dominant dans l\u2019industrie musicale française, mais a gagné aussi la reconnaissance de l\u2019ensemble de la profession.Son troisième album en solo, La fête est finie, s\u2019est écoulé à plus de 370 000 exemplaires (streaming compris) depuis sa sortie en novembre, où il avait reçu un accueil critique très favorable et quasi unanime.Orelsan devance le vétéran baroudeur Bernard Lavilliers, revenu en grande forme avec 5 minutes au paradis, et le rap- peur marseillais Soprano, plus gros vendeur d\u2019albums physiques (CD, vinyles) en 2017 avec L\u2019Everest.Avec ses trois récompenses, il contribue largement à la mainmise du hip-hop sur ces Victoires avec six trophées gagnés sur les douze en jeu.Une première pour une seule édition.Le rappeur MC Solaar a ajouté une cinquième Victoire à son palmarès en décrochant celle de l\u2019Album de chansons de l\u2019année pour Géopoétique, qui a marqué son grand retour en 2017 après dix ans d\u2019absence.La Victoire de la meilleure Chanson originale a été décernée au duo de rappeurs Bigflo & Oli pour Dommage.Et Gaël Faye a été récompensé dans la catégorie Révélation scène.Charlotte Gainsbourg a, elle, été sacrée pour la première fois de sa carrière artiste féminine de l\u2019année, succédant à Jain.L\u2019actrice-chanteuse, qui a sorti l\u2019an passé son cinquième album, l\u2019électro-mélancolique Rest, album du deuil pour celle qui y évoque la mémoire de son père disparu en 1991 et de sa demi-sœur Kate Barry, mor te en 2013, a devancé ses concurrentes Catherine Ringer et Louane.Elle rejoint au palmarès des Victoires sa mère, Jane Birkin, couronnée en 1992, et son père, Serge Gainsbourg, qui s\u2019était vu décerner deux ans plus tôt une Victoire d\u2019honneur pour l\u2019ensemble de sa carrière.La catégorie Album rock a récompensé les joyeux déjantés de Shaka Ponk (The Evol), la troisième Victoire à leur collection.La chanteuse Camille, non sélectionnée cette année dans les catégories reines, a décroché un joli lot de consolation avec le trophée récompensant la meilleure tournée pour son cinquième album studio, Ouï.L\u2019Album de musiques électroniques ou dance a primé Temperance, de Dominique Dalcan.Lamomali, de -M-, Toumani & Sidiki Diabate, Fa- toumata Diawara, a été couronné Victoire album de musiques du monde.Une Victoire d\u2019honneur est venue couronner la carrière d\u2019Étienne Daho.Ces 33 e s V ic to ires de la musique ont rendu un vibrant hommage à la plus grande star du rock français, Johnny Hal- lyday (dix Victoires), décédé le 5 décembre.Florent Pagny et Slimane, qui ont chacun participé à l\u2019album hommage On a tous quelque chose de Johnny récemment paru, ont repris ensemble Requiem pour un fou.Ils étaient accompagnés par les musiciens de « l \u2019 idole des jeunes », dont le guitariste Yarol Poupaud, qui ont commencé par une version instrumentale de Toute la musique que j\u2019aime.Un autre hommage a été rendu à France Gall, décédée le 7 janvier.Agence France-Presse L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 0 E T D I M A N C H E 1 1 F É V R I E R 2 0 1 8 CULTURE A 10 ANDRÉANNE A.MALETTE VENDREDI 15 JUIN \u2013 20H30 Cinquième Salle, PdA EDDY DE PRETTO DIMANCHE 10 JUIN \u2013 19H30 L\u2019Astral ÉMILE BILODEAU 1e partie: Sara Dufour VENDREDI 15 JUIN \u2013 19H Club Soda LA RENARDE, sur les traces de Pauline Julien avec Erika Angell, Fanny Bloom, Sophie Cadieux, Frannie Holder, Queen Ka, Louise Latraverse, Klô Pelgag, Ines Talbi et invités VENDREDI 8 JUIN \u2013 20H Théâtre Maisonneuve, PdA BREL SYMPHONIQUE avec Bïa, Luc De Larochellière, Pierre Flynn, Marc Hervieux, Catherine Major, Danielle Oddera, Paul Piché, Bruno Pelletier, Diane Tell et invité Chef d\u2019orchestre et orchestrateur: Simon Leclerc VENDREDI 15 JUIN \u2013 20H Maison symphonique, PdA CLAUDE DUBOIS, Dubois en liberté SAMEDI 9 JUIN \u2013 20H Théâtre Maisonneuve, PdA CAMILLE MERCREDI 13 JUIN \u2013 20H Théâtre Maisonneuve, PdA GRAND CORPS MALADE La tour du plan B JEUDI 14 JUIN \u2013 20H Théâtre Maisonneuve, PdA PIERRE LAPOINTE La science du cœur 1e partie: Hollydays VENDREDI 15 JUIN \u2013 20H Théâtre Maisonneuve, PdA FRANCOSMONTREAL.COM É G A L E M E N T E N V E N T E 8 AU 16 JUIN \u2014 30e ÉDITION DE NOUVEAUX NOMS S\u2019AJOUTENT POUR CÉLÉBRER LES 30 ANS ! Pour annoncer, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com 37e saison piano Dorothy Fieldman Fraiberg clarinette Simon Aldrich violon Antoine Bareil Alexander Lozowski alto Pierre Tourville violoncelle Sheila Hannigan Œuvres de Brahms Jeudi 15 février, 20 heures Salle Redpath, Université McGill Entrée libre www.allegrachambermusic.com P H I L I P P E P A P I N E A U P our relancer ses activités, mises en danger par de sérieuses difficultés financières, la station de radio communautaire montréalaise CIBL comptera entre autres sur la présence du producteur et gérant d\u2019artistes Jacques K.Pri- meau, de l\u2019homme d\u2019affaires Alexandre Taillefer, de l\u2019ex-patronne de la SODEC Monique Simard et du directeur général du Chantier de l\u2019économie sociale, Jean-Martin Aussant.Jacques K.Primeau, directeur de la promotion à CIBL dans les années 1980 et actuellement président du conseil d\u2019administration du Partenariat du Quartier des spectacles, sera coprésident du comité de relance de la station, en compagnie de Chloé Sondervorst, ancienne employée du 101,5 FM et maintenant réalisatrice à Radio-Canada.Les deux choix montrent « la volonté de représenter les racines de CIBL, son histoire, et la mobilisation de la communauté actuelle», raconte Mme Sondervorst au Devoir.Le comité de relance de la station comptera aussi sur d\u2019autres piliers, comme l\u2019ex-président de la radio et de la télé de Bell Média Charles Benoît et la directrice de la promotion institutionnelle de l\u2019UQAM, Nathalie Benoit.L\u2019équipe sera complétée par Jean-Philippe Cipriani (L\u2019actualité), Léa Clermont-Dion, le président actuel du conseil de CIBL, Thierry Holdrinet, l\u2019employé de CIBL Julien Poirier-Malo et l\u2019animatrice bénévole Sladgy Jean-Baptiste.La présence de Stéphane Mailhiot, vice-président Stratégie de Havas Montréal, et de Violaine Ouellette, de l\u2019Association des groupes de ressources techniques du Québec, avait déjà été annoncée.«Notre objectif, ce n\u2019est pas seulement le retour en ondes, c\u2019est de donner un nouveau souffle à la station, a expliqué Jacques K.Primeau dans un communiqué.Nous devons faire la démonstration d\u2019un modèle d\u2019affaires durable qui assurera sa survie à long terme.» Une assemblée générale annuelle, processus important des organismes communautaires, devrait avoir lieu à la mi-mars, a affirmé au Devoir Mme Sondervorst.«C\u2019est le passage obligé pour la relance.Il va falloir que le travail soit présenté en assemblée et que les membres appuient cette relance.On fait ça dans l\u2019optique de pouvoir faire le point, et qu\u2019on puisse rebâtir ensemble.» Environ sept des treize postes au conseil d\u2019administration pourraient être à pourvoir.Cer tains administrateurs terminent leur mandat, d\u2019autres ont démissionné ou pensent quitter l\u2019organisation.D\u2019autres mesures Le 101,5 FM a par ailleurs annoncé la tenue d\u2019un spectacle de soutien le 27 février au Club Soda.Plusieurs artistes y monteront sur scène, dont Mara Tremblay, Mononc\u2019 Serge, Dany Placard, Yves Desrosiers, Luc De Larochellière, D-Track et Sonido Pesao.Aussi, pour occuper les ondes qui ont été privées de toute présence humaine depuis le début janvier, une série radiophonique intitulée Pour la suite des ondes sera lancée le 13 février, dans le cadre de la Journée mondiale de la radio.La production abordera « l\u2019univers radiophonique dans un contexte médiatique en mutation».Rappelons que le 5 janvier dernier, CIBL avait mis à pied temporairement les treize employés de la station, car les coffres de la station étaient à sec.La décision avait alors été qualifiée d\u2019« extrêmement difficile à prendre, mais de très responsable » par le président du conseil d\u2019administration, Thierry Holdrinet.CIBL traînait également une dette d\u2019environ 120 000 $ envers le syndicat de copropriétaires du 2-22, mais elle a été abaissée pendant le mandat du directeur général démissionnaire Thierr y Larsonneur, à environ 20 000 $ au- jourd\u2019hui en raison de la vente d\u2019une partie de la superficie occupée par la station aux organismes Danse Danse et La Vitrine culturelle.Le 101,5 FM, longtemps installé dans l\u2019est de Montréal, a déménagé en 2012 dans l\u2019édifice à vocation culturelle situé au cœur de la ville, à l\u2019angle de la rue Sainte-Catherine et du boulevard Saint-Laurent.La station fêterait cette année ses 38 ans d\u2019existence.Plusieurs personnalités des médias et de la société civile québécoise se sont formées sur les bancs du 101,5 FM.Le Devoir CIBL annonce son plan de relance Un spectacle de soutien et une série radio sont au menu de la station communautaire VICTOIRES DE LA MUSIQUE Razzia pour Orelsan et le rap, première pour Charlotte Gainsbourg THOMAS SAMSON AGENCE FRANCE-PRESSE Le rappeur Orelsan est le grand vainqueur du gala 2018. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 0 E T D I M A N C H E 1 1 F É V R I E R 2 0 1 8 LES SPORTS A 11 PRÉSENTEMENT À L\u2019AFFICHE ! PROJECTIONS SUPPLÉMENTAIRES \u2022 CONSULTEZ L\u2019HORAIRE DE LA CINÉMATHÈQUE Scénarisation et réalisation Céline baril ?Montage Michel Giroux ?Recherche Pascale Bilodeau ?Images Julien Fontaine ?Images additionnelles Katerine Giguère ?Conception sonore Marie-Pierre Grenier ?Musique Marie-Hélène I.Delorme ?Productrice déléguée Mélanie Lasnier ?Productrice Colette Loumède ?Une production de l\u2019Of?ce National du ?lm du Canada « envoûtement visuel et intellectuel » \u2013 Le Devoir 2 4 R E N C O N T R E S I N S P I R A N T E S S U R 3 C O N T I N E N T S M I C H E L L A M A R C H E à Brossard B ien qu\u2019ils se trouvent devant le fait accompli, Tomas Plekanec et Max Pacio- retty restent déçus de l\u2019absence de la Ligue nationale de hockey aux Jeux olympiques de Pyeongchang et espèrent que la LNH y effectuera un retour dans quatre ans, à Pékin.Plekanec en aurait été à une troisième expérience aux Jeux, après avoir por té les couleurs de la République tchèque à Vancouver en 2010 et quatre ans plus tard à Sotchi.Bien que son pays n\u2019ait pas réussi à monter sur le podium, le vétéran joueur de centre a su tirer son épingle du jeu en amassant sept points en dix matchs olympiques en carrière.« J\u2019en garde beaucoup de souvenirs et je suis déçu que nous n\u2019y soyons pas cette année.C\u2019est une expérience extraordinaire à vivre et un grand événement.J\u2019espère que la ligue y sera en Chine.Les meil leurs joueurs devraient par ticiper a u x J e u x o l y m - piques », a déclaré Plekanec dans le vestiaire du Canadien vendredi.Pour Plekanec, le charme des Jeux olympiques ne se limite pas aux par ties auxquelles il aurait participé.« Au-delà des matchs, c\u2019est l\u2019atmosphère qui y règne.Le fait de se retrouver dans le village et de rencontrer des athlètes d\u2019autres disciplines et de voir d\u2019autres compétitions.C\u2019est ce qui rend l\u2019expérience encore plus agréable.» Blessure et mélancolie Dans le cas de Max Pacio- retty, une présence aux Jeux de Pyeongchang lui aurait peut-être permis de faire oublier la déception de Sotchi.Classés parmi les favoris pour une médaille, les États- Unis sont rentrés bredouilles après des revers de 1-0 contre le Canada en demi-finale et de 5-0 face à la Finlande dans le duel pour la médai l le de bronze.« C\u2019est malheureux.Avec le résultat de l \u2019équipe des États-Unis (à Sotchi), ç\u2019aurait été bien de pouvoir envoyer les joueurs de la Ligue nationale.C\u2019est ce que tout le monde voulait, c\u2019est ce que les amateurs espéraient aussi, je crois.Peut-être serons- nous capables de par ticiper aux prochains Jeux.Pour l\u2019instant, c\u2019est décevant, mais je vais en- c o u r a g e r m o n pays.» Médaille et Coupe Stanley Les Jeux de Sotchi avaient aussi permis à Claude Julien de vivre une sensation tout aussi enivrante, bien que dif férente, de celle ressentie trois ans plus tôt en remportant la coupe Stanley.Questionné à ce sujet vendredi, il a eu de l a d i f f i cu l té à comparer ces deux grands moments de sa carrière.« Jamais de ma vie je n\u2019aurais pensé, un jour, participer aux Jeux olympiques.Ç\u2019a été quelque chose de spécial .Quand tu es jeune et que tu joues au hockey dans la rue, tu rêves toujours de gagner une coupe Stanley.Les Jeux olympiques, ce n\u2019est pas quelque chose que j\u2019avais en tête et que je pensais expérimenter un jour.Les deux [événements] sont spéciaux, mais de façon différente.» La Presse canadienne CANADIEN D\u2019ex-athlètes olympiques espèrent le retour de la LNH aux Jeux P yeongchang \u2014 Le Canada sera bien représenté à l\u2019épreuve de slopestyle alors que le planchiste québécois Sébastien Toutant a obtenu sa place en finale.L\u2019athlète originaire de L\u2019Assomption a terminé au 3e rang de sa vague de qualification.Trois autres Canadiens, dont le Québécois Maxence Parrot, entamaient la deuxième vague de qualification au moment d\u2019écrire ces lignes.La finale doit se tenir samedi soir à 21 h, heure du Québec.En curling mixte, le duo canadien de Kaitlyn Lawes et John Morris a décroché une quatrième victoire.Les Canadiens l\u2019ont emporté 7- 2 aux dépens du duo suisse composé de Jenny Perret et Martin Rios, comptant maintenant sur une fiche de 4-1.La planchiste Laurie Blouin a par ailleurs été victime d\u2019une vilaine chute à l\u2019entraînement et on ignore pour l\u2019instant si elle sera en mesure de prendre le départ des épreuves de slope- style et de big air.Blouin, championne du monde en titre de slopestyle, a chuté lourdement quand sa planche s\u2019est coincée dans une fissure au bas du parcours, à la suite de l\u2019atterrissage de son double saut périlleux.La Canadienne a été transportée à l\u2019hôpital pour y subir des examens additionnels, par mesure de précaution.Le Comité international olympique a déclaré par communiqué qu\u2019elle est consciente, alerte et qu\u2019elle retourne au village olympique avec un médecin de l\u2019équipe.Les patineurs canadiens en tête Plus tôt dans la journée, les patineurs artistiques canadiens se sont hissés en tête du classement à l\u2019issue de la première journée du concours par équipes à la patinoire du Palais des glaces de Gangneung.Les épreuves de patinage artistique ont commencé plusieurs heures avant la cérémonie d\u2019ouverture, et cet horaire matinal n\u2019a guère réussi à la vedette de l\u2019équipe canadienne, Patrick Chan.Chan s\u2019est montré chancelant alors que le Canada entreprend sa quête d\u2019une médaille d\u2019or olympique lors de l\u2019épreuve par équipes.Mais il n\u2019a pas été le seul.« Je crois que personne n\u2019a déjà patiné aussi tôt dans sa carrière.Je crois que ç\u2019a joué un rôle, a affirmé Chan.Mais nous ne contrôlons pas ça.» Patinant au son de la chanson Dust in the Wind, du groupe Kansas, le triple champion du monde originaire de Toronto a chuté en tentant une quadruple boucle piqué et un triple axel.Il a obtenu une note de 81,66, le plaçant au troisième rang du programme court masculin.Ski acrobatique La vedette du ski acrobatique Mikaël Kings- bury a été la hauteur de sa réputation, dominant la séance de qualifications de l\u2019épreuve des bosses.Kingsbury, de Deux-Montagnes, a terminé au premier rang en ver tu d\u2019une note de 86,07 points.Cinq des sept athlètes canadiens se sont qualifiés directement pour les finales à l\u2019issue de la première ronde des qualifications.En plus de Kingsbury, il s\u2019agit de Philippe Marquis, de Québec, de la Britanno-Colombienne Andi Naude, de la Montréalaise Justine Dufour-La- pointe et d\u2019Audrey Robichaud, de Québec.La Montréalaise Chloé Dufour-Lapointe et Marc-Antoine Gagnon, de Terrebonne, devront pour leur part participer à la deuxième ronde de qualification, dimanche, avant la finale.La Presse canadienne PYEONGCHANG 2018 Sébastien Toutant passe en finale Le planchiste de L\u2019Assomption se classe au troisième rang de sa vague en slopestyle JONATHAN HAYWARD LA PRESSE CANADIENNE Sébastien Toutant a exprimé sa satisfaction après avoir réussi son premier passage en qualifications.Quoi surveiller Samedi matin Patinage de vitesse courte piste \u2013 1500m C\u2019est l\u2019entrée en scène des patineurs canadiens.On surveille évidemment Charles Ha- melin, champion olympique en titre, mais aussi l\u2019étoile montante Samuel Girard.Qualifications à partir de 5h, finale à 7h20 Patinage de vitesse longue piste \u2013 3000m (F) L\u2019Ontarienne Ivanie Blondin pourrait procurer une première médaille au Canada, elle qui a remporté l\u2019or le mois dernier lors de la Coupe du monde d\u2019Erfurt, en Allemagne.À partir de 6h Samedi soir Ski alpin \u2013 Descente (H) Place à l\u2019épreuve reine des Jeux olympiques d\u2019hiver.Erik Guay a déclaré forfait en raison de maux de dos, mais Manuel Osborne-Para- dis pourrait causer la surprise après avoir signé le meilleur temps de la première descente d\u2019entraînement.À partir de 21h Planche à neige \u2013 Slopestyle (H) Le trio infernal composé de Mark McMor- ris, de Sébastien Toutant et de Maxence Parrot pourrait faire des ravages lors de cette épreuve spectaculaire.À partir de 20h Dimanche matin Ski de fond \u2013 Skiathlon (H) Alex Harvey entame sa compétition olympique avec cette épreuve combinant le style classique et le pas de patin.Plus que jamais cette année, il vise le podium.À partir de 1h15 Ski acrobatique \u2013 Bosses (F) Après le doublé des sœurs Dufour-Lapointe il y a quatre ans, que nous réserve l\u2019équipe canadienne cette année ?Andi Naude, Justine Dufour-Lapointe et Audrey Robichaud ont déjà leur billet pour la finale, tandis que Chloé Dufour-Lapointe tentera de l\u2019obtenir lors de la deuxième qualification.Deuxième qualif à 5h30, finale à partir de 7h Karl Rettino-Parazelli Les heures indiquées sont celles du Québec.« Au-delà des matchs, c\u2019est l\u2019atmosphère qui y règne.Le fait de se retrouver dans le village et de rencontrer des athlètes d\u2019autres disciplines et de voir d\u2019autres compétitions.» L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 0 E T D I M A N C H E 1 1 F É V R I E R 2 0 1 8 A 12 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 16h30 Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S document.Le hic : le PLQ a dit n\u2019avoir jamais eu vent des faits reprochés à M.Tétrault avant d\u2019avoir misé sur lui pour préserver Louis-Hébert dans le giron du PLQ.Josée Lévesque a pris bonne note de la consigne du premier ministre Philippe Couillard «d\u2019examiner et de resserrer le plus possible le processus [de sélection des candidats]» au sein de sa formation politique.Elle s\u2019y est attelée, indique-t-elle.Elle a notamment révisé au fil des dernières semaines le formulaire destiné aux candidats potentiels.En plus de confier à une firme privée spécialisée la tâche de scruter leur passé, Josée Lévesque rencontre une à une les personnes pressenties pour porter les couleurs du PLQ.Elle leur demande de la regarder dans les yeux, puis les interroge sur leur passé.Ces derniers s\u2019engagent, par écrit, à lui exposer toute la vérité.L\u2019organisatrice politique aguerrie veut avoir l\u2019heure juste.Elle a en horreur les mauvaises surprises.Elle veut retenir ou rejeter une candidature en toute connaissance de cause.Test réussi par presque tout le monde Pour l\u2019instant, toutes les personnes interviewées en vue de la prochaine campagne électorale ont passé le test, précise Mme Lévesque.«Et, en 2014, ce n\u2019est pas arrivé\u2026 sauf un [candidat potentiel] qu\u2019on a rejeté.On avait eu une plainte.On l\u2019a rencontré», relate-t-elle au Devoir.En revanche, les élus sortants Gerry Skla- vounos et Pierre Paradis ont, eux, passé le filtre libéral de 2014.Des allégations de comportements inappropriés ont fait surface durant la 41e législature.Par ailleurs, chaque candidat doit s\u2019engager, par écrit, à respecter à la lettre le Code d\u2019éthique et de déontologie qui a été adopté par les membres du PLQ avant les élections générales de 2014, ajoute l\u2019organisatrice en chef.Le document rédigé par le député \u2014 et ex-policier \u2014 Robert Poëti prescrit à toute personne d\u2019«agir avec respect et équité à l\u2019égard de toute personne » et proscrit «le sexisme», entre autres choses.Les députés sortants ou anciens députés libéraux doivent aussi y adhérer.Du coup, il apparaît fort improbable que M.Sklavounos ou encore M.Paradis aient le feu vert pour réintégrer l\u2019équipe libérale à la faveur des prochaines élections générales, souligne-t-on au Devoir.Les autres partis politiques croient aussi être en mesure de reconnaître et de disqualifier tout individu coupable d\u2019intimidation, de harcèlement ou d\u2019inconduite sexuelle \u2014 à commencer par ceux ayant fait l\u2019objet de plaintes (formelles ou informelles).À la CAQ, le chef François Legault se mêle à l\u2019opération.«Quand je le rencontre [le candidat potentiel], je lui pose des questions, affirme-t-il.On fait des vérifications.C\u2019est verbal et par écrit.» Le processus de sélection des candidats ca- quistes a d\u2019ailleurs été perfectionné au fil des quatre dernières années, soutient le favori des sondages.«Notre questionnaire ne fait que s\u2019allonger.Nos vérifications aussi.Et on demande la permission à nos candidats d\u2019aller faire toutes les vérifications possibles sur leur passé.» Au Parti québécois, les candidats doivent, eux aussi, remplir un questionnaire détaillant « leurs implications et leur parcours professionnel », explique le porte-parole Yanick Grégoire.Il n\u2019a toutefois pas été possible de consulter le questionnaire puisqu\u2019il «n\u2019est pas de nature publique ».Même chose au PLQ et à la CAQ.« Je vais vous donner l\u2019exemple de Christian ! » lance le chef péquiste, Jean-François Li- sée, tout en pointant le candidat du PQ dans Chambly, Christian Picard.« On a regardé d\u2019abord si son CV était véridique.Tout était vrai.On a regardé sur ses réseaux sociaux s\u2019il avait utilisé des images, un langage [inappropriés], etc.[Dans son cas], c\u2019était parfait.On a regardé au plumitif criminel et civil pour voir s\u2019il y avait des causes pendantes.Il n\u2019y avait rien.On fait le tour.» Une fois la vérification de leurs antécédents judiciaires effectuée, les recrues du PQ passent sur le gril du directeur général du parti, Alain Lupien.Celui-ci a plusieurs questions en tête : «Est-ce qu\u2019il a quelque chose qui pourrait rebondir ?On essaie d\u2019aller le plus haut possible.On regarde aussi les dons aux partis politiques.Tout ce qui pourrait intéresser [les médias] et nos adversaires nous intéresse nous aussi », explique M.Lisée.Chez Québec solidaire, les candidats pressentis doivent remplir une « déclaration » les obligeant à signaler « tout élément qui pourrait porter préjudice au parti ».Le comité d\u2019investiture local ou le bureau national du parti organise par la suite une rencontre avec le candidat.« En douze ans d\u2019existence, nous n\u2019avons jamais eu de mauvaises surprises », mentionne l\u2019attachée de presse de QS, Stéphanie Guévre- mont.Elle rappelle que les associations locales participent activement au premier tri des candidatures.«Elles sont vigilantes et sont les mieux placées pour connaître leur monde.» «Moi, par exemple, j\u2019ai gagné l\u2019investiture et, ensuite, je me suis assis avec le comité électoral du parti.On m\u2019a demandé : \u201cEst-ce qu\u2019il y a des choses qu\u2019on devrait savoir ?Est-ce qu\u2019il y a des choses qui iraient contre les valeurs de Québec solidaire ?\u201d, illustre le député de Gouin, Gabriel Nadeau-Dubois.On se base sur la bonne foi des gens.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 DÉBUSQUER crée pour échanger Max Pacioretty?Oui, Canadien est au cœur des Jeux olympiques, quoi qu\u2019on en dise.Ces jours prochains, vous verrez de ses anciennes gloires comme Brian Gionta et Rene Bourque se faire valoir sur la plus prestigieuse scène du monde.Ça doit faire mal au deuxième étage.Et qu\u2019en sera-t-il de la Russie au juste ?Pas facile de démêler l\u2019écheveau, avouons.La Russie est suspendue, elle ne sera donc représentée que par pas loin de 200 athlètes, on va mettre un chif fre rond parce que ça change tous les jours et qu\u2019il faut couvrir de près le palais de justice pour arriver à être précis.La Russie ne portera pas ses couleurs mais un petit cercle disant «Athlètes olympiques de » \u2014 ils ont finalement défilé vêtus de gris, ce qui donne une idée de l\u2019état d\u2019esprit général \u2014 et le Comité international olympique a montré toute l\u2019étendue de sa puissance en privant le public du plus bel hymne national de l\u2019univers connu.Toutefois, toutefois, on pourrait entrapercevoir un drapeau de la Russie à la cérémonie de clôture si ses non-porte-couleurs se comportent comme de bons garçons et de bonnes filles pendant les Jeux.Il y a toujours bien des maudites limites.On dispose quand même déjà de quelques réponses.En ce qui concerne la paix, c\u2019est réglé, la cérémonie l\u2019évoquant d\u2019un bout à l\u2019autre.Des enfants, des animaux pas méchants pour deux sous, de la K-pop, de la danse, un discours de Thomas Bach sur l\u2019importance de la propreté, vous voulez quoi de plus?En plus, on a vu étrangement peu de téléphones en action dans les délégations au pays de Samsung.Au moment où l\u2019activité de prédilection du bipède consiste à photographier quelqu\u2019un qui photographie quelqu\u2019un en train de se photographier, voilà peut-être un signe qu\u2019il y a de l\u2019espoir.Par contre, le gars de Tonga qui avait fait sensation à Rio en se présentant torse nu et sérieusement badigeonné d\u2019une quelconque substance onctueuse, Pita Taufatofua, le spécialiste du taekwondo converti en skieur de fond qui a vu de la neige pour la première fois de sa vie avant-hier, est encore arrivé en bedaine.Et ceux des Bermudes étaient en bermudas, ainsi que le nom l\u2019indique.Cette histoire de réchauffement climatique est loin d\u2019être terminée.Restez des nôtres pour tous les développements.?Selon des données trigonométriques recueillies sous haute surveillance, le Canada remportera 398 médailles d\u2019or à Pyeongchang.«À nous le podium», ce n\u2019est pas une formule vaine.Et pas besoin de faire des trous dans le mur du labo comme à Sotchi pour y parvenir.(Je vous invite d\u2019ailleurs à maintenir une saine distance intellectuelle lorsque vous consulterez le tableau des médailles ces jours prochains.On le sait maintenant, celui-ci a 10 ans pour changer.) Ce pronostic infaillible signifie que, si les athlètes olympiques de Russie ne pourront entendre leur hymne national, le nôtre bien à nous, lui, ne se gênera pas pour se hisser au sommet du palmarès Billboard, détrônant Justin Bieber jusqu\u2019à ce que les ventes de Je ne suis qu\u2019une chanson explosent, ce n\u2019est pas un mauvais jeu de mots, au pays de la sœur de Kim Jong-un.Or Ô Canada, qui est bien plus entêté que le tableau des médailles, a mis plus d\u2019un siècle à changer.C\u2019est maintenant chose faite après une décision parlementaire : afin de faire moins genré, la toune ne dit plus, à la troisième ligne, «True patriot love in all of thy sons' command», mais «True patriot love in all of us command».Un «us» inclusif, il va sans dire.Bon, vous me direz que, dans un contexte olympique, peu nous chaut que cette transformation fondamentale soit survenue puisque la version diffusée pour les médaillés d\u2019or est instrumentale.Sauf qu\u2019il arrive que des champions soient tentés de chanter, ne serait-ce qu\u2019à voix basse, et qu\u2019il pourrait dès lors se trouver de leurs compatriotes patriotes rompus à l\u2019art de la lecture sur les lèvres pour voir s\u2019ils ont fait la mise à jour appropriée.Cer tains athlètes canadiens, qui ont bien d\u2019autres choses à faire, ont déjà appelé à la compréhension du public si jamais ils ont la tête ailleurs et recyclent du vieux stock.Ce sera quand même un dossier brûlant à ne pas quitter des yeux.Pour ce qui est de la version française, rien n\u2019est changé, et conformément à la troisième ligne, c\u2019est toujours le front ceint de fleurons glorieux que vous pourrez passer les deux prochaines semaines.J\u2019ai essayé, et je vous jure, c\u2019est très seyant.Collaboration spéciale Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 JEUX devient courant, explique Pau Castell au Devoir.«Dans les Pyrénées, au XVe et au XVIe siècle, un comté, un duché, des seigneurs renoncent volontiers à toute liberté pour faciliter l\u2019action de la justice, puisque l\u2019on considère qu\u2019il est très difficile de traquer la sorcellerie et qu\u2019il faut donc donner toute la liberté possible aux inquisiteurs.» C\u2019est un peu la même chose qui se produit en Occident depuis 2001, observe-t-il.« Devant une menace que l\u2019on juge énorme, que l\u2019on gonfle soi-même par la peur, le droit recule », dit l\u2019historien venu de la Catalogne.« C\u2019est la même chose en France, renchérit sa collègue Martine Ostorero.L\u2019exception est acceptée.Elle devient peu à peu la règle.On construit une figure du mal qui conduit à l\u2019exception, puis qui devient permanente.» Étudier les crimes imaginaires de la sorcellerie et la place qu\u2019occupent les procès qui les concernent dans l\u2019histoire, « cela peut nous aider à repenser le poids des tribunaux dans notre actualité », dit Martine Ostorero.Fascination L\u2019histoire de la sorcellerie diabolique a des accointances à plus d\u2019un titre avec le présent.Pas étonnant qu\u2019un cours en ligne sur le sujet, offert en anglais par l\u2019Université de Barcelone, attire désormais plus de 27 000 étudiants de partout dans le monde.«Cet intérêt pour l\u2019univers de la sorcellerie et de la magie au Moyen Âge tient à beaucoup de choses, notamment à l\u2019influence d\u2019Harry Porter et de cette idée que la sorcellerie, bien qu\u2019on n\u2019y croie pas, comporte quelque chose de réel.Les gens se demandent si la sorcellerie comporte des recettes, des grimoires\u2026 Il y a sur ces sujets un brouillage des frontières, au nom d\u2019un prétendu savoir secret et défendu.» Or pas plus les sorciers que les sorcières n\u2019existent, sinon par la définition que va en donner un système judiciaire qui s\u2019autorise, au nom de la puissance du pouvoir, à arrêter, à torturer, à tuer.Qui est sorcier?À la fin du XVe siècle, on se fait croire que des gens se rendent dans des lieux pour adorer le diable, afin de nuire aux récoltes, d\u2019empêcher la reproduction, de tuer des enfants pour les manger ou encore pour provoquer des tempêtes, l\u2019infertilité, les nuées de grenouilles, n\u2019importe quoi.« On les soupçonne aussi de se livrer à des actes sexuels avec les démons, puis de vols nocturnes où ils chevauchent des balais ou des bâtons », dit Martine Ostorero.L\u2019image du diable et des démons est très antérieure à la chasse menée contre la supposée sorcellerie.Mais l\u2019imaginaire du sabbat diabolique va les incorporer dans la réalité des chrétiens en leur donnant soudain des corps.Les inculpés sont en effet contraints, en devenant en quelque sorte des marionnettes désarticulées par la torture, à relater des expériences sensorielles de la présence diabolique.La scène judiciaire se transforme ainsi en un laboratoire expérimental qui appor te non seulement la preuve de la culpabilité des individus, mais aussi, pour les théologiens, des preuves irréfutables de l\u2019existence d\u2019un monde démoniaque.« En Catalogne, des milliers de femmes seront brûlées», note Pau Castell.Émergence d\u2019une croyance Des documents de différentes natures témoignent de l\u2019émergence de cette croyance dans la chrétienté.Entre le XVe et le XVIIe siècle, des textes qui établissent la nature de la sorcellerie sont répandus en Europe occidentale.Ils vont s\u2019incruster durablement dans les consciences de lieux variés.La superstition se dif fuse comme un poison.« En 1428, on découvrit dans les pays du Valais la méchanceté, les meurtres et l\u2019hérésie des sorcières et des sorciers, hommes et femmes », qui se réunissent, croit-on, dans des écoles clandestines.Le diable les obligerait, dit- on, à embrasser son postérieur.Le but de cette supposée secte ?Renverser le pouvoir et élire son roi.Une chasse aux sorcières va en découler.«Alors qu\u2019il s\u2019agit de crimes totalement imaginaires, la répression terrible est, elle, tout à fait réelle », dit Martine Ostorero.« Ce que pouvaient faire vraiment ces gens accusés, nous n\u2019en avons pas idée », poursuit- elle.La sorcellerie n\u2019existe au fond que par les procès qu\u2019on fait subir à ceux que l\u2019on accuse, selon des récits déjà constitués dans les mentalités.« On criminalise sous l\u2019angle de la démonologie chrétienne.» Cette chasse n\u2019est pas inventée à partir de rien.Elle reprend des discours déjà présents, les réinvestit dans un nouvel imaginaire qui se mâtine de traditions locales.Elle met à jour des politiques d\u2019exclusion dont avaient déjà souffert les Juifs, les hérétiques, les apostats et d\u2019autres groupes.La nouveauté est que la sorcellerie ne décrit pas un groupe.« N\u2019im- por te qui peut soudain en être accusé », explique Pau Castell.Une féminisation exagérée «La féminisation de la sorcellerie est exagérée », soutient Martine Ostorero au cours du même entretien.On parle facilement de sorcières, mais la réalité des sources historiques montre une réalité beaucoup plus complexe, selon les régions.«En Suisse romande, au XVe siècle, ce sont 70% d\u2019hommes qui sont incriminés et 30 % de femmes seulement.» En Pologne, observe pour sa part Pau Castell, on trouve aussi une majorité d\u2019hommes.«On a théorisé la sorcière avec l\u2019historien Jules Michelet au XIXe siècle et les théories féministes au XXe siècle, mais cela va trop loin», plaide Martine Ostorero.La femme n\u2019en est pas moins une cible facile de cette Inquisition.« Les femmes sont plus susceptibles d\u2019être accusées que les hommes, comme elles le sont davantage pour des questions d\u2019adultère », précise Pau Castell.Le crime de sorcellerie est beaucoup utilisé contre les femmes parce qu\u2019on peut accuser un homme de plusieurs autres choses.Mais l\u2019accusation de sorcellerie pour une femme est plutôt commode : on pourra facilement dire d\u2019une femme qu\u2019elle est une sorcière parce qu\u2019elle a un savoir qui tient à son rapport avec les ingrédients des cuisines, les herbes, les marmites ou parce qu\u2019elles sont des sages-femmes.Une question de pouvoir Ce fantasme d\u2019une démonologie tient aussi à une volonté de matérialiser un pouvoir.La sorcellerie illustre une volonté de construction de ce pouvoir.Les recherches des dernières années ont montré que le crime de sorcellerie est beaucoup plus fréquent dès lors qu \u2019on se trouve loin du pouvoir central, dans des territoires ou des principautés en marge, lesquelles sont plus ou moins toujours en quête de leur souveraineté.« On voit que dans les États plus solidement constitués, on fait beaucoup moins de procès pour sorcellerie.En revanche, dit l\u2019historien de l\u2019Université de Barcelone, ces procès apparaissent nombreux et meurtriers dans les vallées, dans les régions éloignées.» Quand la justice est livrée loin des sources des accusations, les chances pour les accusés de s\u2019en sortir sont beaucoup plus grandes.Au contraire, « là où le pouvoir n \u2019est pas bien constitué, dans les villes autonomes, en Allemagne par exemple, des milliers de femmes sont condamnées au bûcher ».Au fond, par l\u2019entremise de ces procès pour sorcellerie qui tournent à la boucherie, ce sont deux souverainetés symboliques qui s\u2019affrontent : celle du roi et des princes chrétiens contre celle du diable.« Là où le roi règne, le diable n\u2019envahit pas la société.Des textes le disent.La majesté royale éloigne le diable », explique Martine Ostorero.Étudier l\u2019histoire de la sorcellerie permet ainsi de révéler l\u2019importance et la place du pouvoir solidement constitué dans une société.Et chaque société bien entendu a ses démons.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 DÉMONS Vous êtes mordus de Jeux olympiques ?Vous ne serez pas en reste avec la lecture du Devoir, toutes plate- formes confondues.Même si nous composons avec un décalage horaire qui force un retard de 14 heures par rapport au fuseau de la Corée du Sud, nous relaierons chaque jour un résumé des épreuves et des faits marquants dans la journée olympique.Pour faciliter l\u2019écoute de vos Jeux, notre reporter Karl Rettino- Parazelli proposera quotidiennement sa sélection des épreuves à surveiller, assortie d\u2019heures d\u2019écoute locales.Les amateurs seront ravis de retrouver pendant cette éclaircie olympique la plume du chroniqueur Jean Dion, maître dans l\u2019art de la couverture olympique à distance ! Deux journalistes aguerris s\u2019ajoutent à notre offre quotidienne : avec la rubrique « Dans le bleu des Jeux », Stéphane Baillargeon promet un regard critique aiguisé sur divers aspects de ce rendezvous sportif international.Jean-François Nadeau s\u2019intéressera quant à lui à l\u2019histoire derrière un sport, un athlète, une coutume, un type de performance avec la rubrique « Dans le rétroviseur ».Sur nos plateformes numériques, une baladodiffu- sion quotidienne \u2014 « Le Devoir des anneaux » \u2014 permettra non seulement à Valérie Duhaime et à nos quatre reporters de s\u2019entretenir des faits saillants olympiques, mais aussi de partager les points de vue inédits de nos chroniqueurs.Tous les matins, vous retrouverez les derniers résultats et les comptes rendus de la nuit sur toutes nos plateformes : tablette, application mobile et notre nouveau site Web.Et puisque le décalage horaire n\u2019existe pas sur Le Devoir numérique, suivez notre couverture en direct.Place aux Jeux ! Marie-Andrée Chouinard et Florent Daudens Directeurs de l\u2019information Place à vos Jeux ! On voit que dans les États plus solidement constitués, on fait beaucoup moins de procès pour sorcellerie Pau Castell « » "]
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