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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2018-02-09, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C I X N o 2 7 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 9 F É V R I E R 2 0 1 8 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S ?w w w .l e d e v o i r .c o m Infirmières Une solution originale à imiter?Page A 5 Environnement Nouvelle agence fédérale Page A 3 Zeitgeist L\u2019amour au sein de la famille Page B 10 Économie \u203a Correction boursière.Wall Street a de nouveau plongé jeudi, le Dow Jones perdant 4,15%.Page B 8 Le monde \u203a Déluge de feu.Les avions du régime syrien ont pilonné la Ghouta orientale, tuant 220 civils en 4 jours.Page A 7 Culture \u203a Sortir de l\u2019ombre.Publication d\u2019un manifeste d\u2019artistes autochtones pour assurer leur rayonnement.Page B 2 AUJOURD\u2019HUI Avis légaux.A 6 Décès.B 9 Météo.B 8 Mots croisés.B 8 Petites annonces .B 9 Sudoku.B 8 JUNG YEON-JE AGENCE FRANCE-PRESSE La Corée du Nord mise sur la présence féminine aux Jeux olympiques pour marquer des points sur le plan diplomatique.Ci-dessus, les «cheerleaders» \u2014 elles sont 229 habillées à l\u2019identique \u2014 à leur arrivée à Pyeongchang.J E A N - F R A N Ç O I S N A D E A U S ous prétexte de favoriser une détente dans les relations entre la Corée du Sud et du Nord, les femmes sont plus que jamais instrumentalisées dans ces Jeux olympiques.« Elles sont utilisées pour donner une image radieuse aux Jeux », estime notamment Patrick Clastres, spécialiste de l\u2019histoire des Olympiques et professeur d\u2019histoire à Lausanne.«Elles font l\u2019objet d\u2019un marchandage.» Selon le politologue Steven Denney, attaché à l\u2019Institut asiatique de la Munk School of Global Affairs de l\u2019Université de Toronto, on n\u2019hésite pas à user de l\u2019image de la femme à des fins politiques discutables.Tandis que les hockeyeuses de l\u2019équipe canadienne tenteront d\u2019obtenir un cinquième titre olympique, l\u2019équipe sud-coréenne se voit par exemple imposer des joueuses de la Corée du Nord pour offrir au monde une image d\u2019union qui ne se traduit pour tant pas dans la réal i té .«L\u2019équipe de hockey de la Corée du Sud est utilisée à des fins politiques évidentes», dit-il.« On ne peut même pas imaginer qu\u2019une chose pareille soit envisagée pour une équipe masculine », s\u2019indigne de son côté Patrick Clastres, en entrevue au Devoir.«C\u2019est comme si les femmes valaient JEUX OLYMPIQUES Offensive de charme La Corée du Nord utilise les femmes pour servir ses intérêts géopolitiques VOIR PAGE A 10 : JEUX M A R I E - M I C H È L E S I O U I Correspondante parlementaire à Québec G U I L L A U M E B O U R G A U L T - C Ô T É L e ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, n\u2019a nullement l\u2019intention de modifier son projet de loi donnant plus de pouvoir à l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC), pas plus qu\u2019il ne se formalise des échanges amicaux réguliers entre le grand patron de police Martin Prud\u2019homme et le député libéral Guy Ouellette.Pourtant, ces échanges \u2014 qui sont détaillés dans le mandat de perquisition ayant permis la fouille du domicile de Guy Ouellette, le jour de son arrestation \u2014 « soulève[nt] des questions sérieuses » au sujet de la séparation des pouvoirs entre l\u2019exécutif et le judiciaire, estime Martine Valois, professeure de droit à l\u2019Université de Montréal.« La police relève du pouvoir exécutif, mais elle est indépendante de ce pouvoir quand elle mène des enquêtes criminelles », a rappelé la professeure jeudi, lors d\u2019un entretien avec Le Devoir.« Alors, quand un député membre du gouvernement discute avec le chef de la SQ ou avec d\u2019autres policiers au sujet d\u2019enquêtes criminelles, ça pose problème.» Martine Valois, qui est également membre du Comité de suivi des recommandations de la commission Charbonneau, est l\u2019« avocate émérite » dont l\u2019expertise a auparavant été citée par le ministre Coiteux et le premier ministre Philippe Couillard pour défendre le mode de nomination du commissaire de l\u2019UPAC.Jeudi, elle s\u2019est montrée très critique de la proximité entre Guy Ouellette et Mar tin Prud\u2019homme, un puissant chef policier impliqué dans des enquêtes visant le Parti libéral.Selon elle, M.Ouellette interprète trop largement les mandats qui lui sont confiés.«La fonction d\u2019un député n\u2019est pas de se transformer en enquêteur et de prendre sur lui d\u2019aller faire sa UPAC Coiteux maintient le cap malgré tout F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S J E A N N E C O R R I V E A U S ix mois après avoir été écartée d\u2019un contrat new-yorkais dont le potentiel était estimé à 3,2 milliards $US, Bombardier voit un autre projet de transport, en territoire un peu plus connu celui-là, lui filer entre les doigts.La Caisse de dépôt et placement du Québec a annoncé jeudi que le contrat des voitures du Réseau express métropolitain (REM) avait été rempor té par Alstom Transpor t Canada et SNC-Lavalin, échappant ainsi à Bombardier Transport Canada, qui était en lice.L\u2019exclusion du constructeur montréalais du projet de 6,3 milliards a immédiatement soulevé plusieurs questions sur l\u2019avenir de l\u2019usine de La Poca- tière, actuellement occupée à assembler les trains Azur pour le métro de Montréal.La situation a d\u2019ailleurs incité le premier ministre Philippe Couillard à se faire rassurant à l\u2019égard de l\u2019avenir de l\u2019établissement, qui a produit plus de 6000 voitures de train et de métro depuis le milieu des années 1970 et compte plus ou moins 600 employés.« Il y a des activités encore pour un bon moment à La Pocatière.Il y aura des agrandissements de métro.De nouvelles lignes de différentes couleurs qui vont voir le jour à Montréal », a dit M.Couillard lors d\u2019une conférence de presse en compagnie de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, du président de la Caisse, Michael Sabia, et du ministre fédéral des Transports, Marc Garneau.L\u2019entente de gré à gré conclue en 2010 avec le consortium Bombardier-Alstom pour les voitures du métro de Montréal s\u2019appliquera aussi pour le matériel roulant requis pour le prolongement de la ligne bleue et pour la ligne rose si celle-ci se réalise, a assuré M.Couillard.«Mais comme contribuable québécois, on a avantage à avoir des processus compétitifs les plus larges possible.C\u2019est l\u2019approche qu\u2019a choisie avec justesse M.Sabia», a dit le premier ministre.REM Bombardier rate le train La perte du contrat de la Caisse de dépôt crée de l\u2019inquiétude pour l\u2019avenir de l\u2019usine de La Pocatière JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, ne s\u2019of fusque pas des relations que Guy Ouellette et Martin Prud\u2019homme entretiennent.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, et le numéro un de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Michael Sabia VOIR PAGE A 10 : UPAC VOIR PAGE A 10 : REM Lire aussi \u203a Propriétaire plutôt que locataire.La Caisse de dépôt veut acheter des infrastructures de la gare Centrale.Page B 7 Lire aussi \u203a Examen d\u2019une relation.L\u2019UPAC s\u2019intéresse aux liens entre Guy Ouellette et Martin Prud\u2019homme.Page A 2 Le coût estimé du projet a été revu à la hausse, à 6,3 milliards L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 9 F É V R I E R 2 0 1 8 A C T U A L I T É S A 2 À LIRE DEMAIN DOSSIER DU SAMEDI Cap sur Pyeongchang Au-delà de la politique, les Jeux olympiques de Pyeongchang annoncent l\u2019entrée en piste d\u2019une nouvelle génération d\u2019athlètes, de disciplines inédites, et l\u2019espoir d\u2019un tremplin économique pour la Corée du Sud.Place aux Jeux ! TEXTES KARL RETTINO-PARAZELLI STÉPHANE BAILLARGEON JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE JACQUES NADEAU LE DEVOIR Guy Ouellette et Martin Prud\u2019homme sont régulièrement en contact depuis 1992, quand ils travaillaient tous les deux à la Sûreté du Québec.G U I L L A U M E B O U R G A U L T - C Ô T É J E S S I C A N A D E A U L\u2019 UPAC a organisé deux rencontres avec le grand patron de la Sûreté du Québec au sujet de ses liens avec le député libéral Guy Ouellette, révèle le mandat de perquisition ayant permis la fouille du domicile de M.Ouellette.Le document démontre que le député et Martin Prud\u2019homme se parlent sur une base régulière.Obtenu par un consortium de médias dont fait par tie Le Devoir, le mandat met aussi en lumière que l\u2019UPAC soupçonne Lino Zambito de faire partie du complot pour vol de documents et fuite d\u2019informations dans les médias, de connivence avec le député Guy Ouellette et deux policiers de l\u2019UPAC.Le document est daté du 25 octobre dernier, jour de l\u2019arrestation du député Guy Ouellette.L\u2019interdit de publication le concernant a été levé jeudi.Les éléments contenus dans les mandats ne constituent pas de la preuve.Ce sont des allégations des policiers qui n\u2019ont pas été testées en cour.Le directeur général de la Sûreté du Québec (présentement prêté au Service de police de la Ville de Montréal, SPVM), Martin Prud\u2019homme, a été rencontré par la GRC à deux reprises au cours de l\u2019automne.Il est considéré comme un «témoin» dans le cadre de l\u2019enquête ouver te par l\u2019UPAC pour découvrir qui divulguait aux médias de l\u2019information sur des enquêtes en cours.C\u2019est Mar tin Prud\u2019homme lui- même qui a approché l\u2019UPAC pour demander une rencontre avec les enquêteurs.Il avait été informé de la tenue d\u2019une enquête de l\u2019UPAC sur les fuites entourant le projet Mâchurer et l\u2019implication potentielle de Guy Ouellette.Par souci de transparence, l\u2019UPAC a demandé à la GRC de mener l\u2019entrevue : plusieurs enquêteurs de l\u2019UPAC sont issus de la SQ, donc sous l\u2019autorité de Mar tin Prud\u2019homme \u2014 qui se dit d\u2019ailleurs « défenseur de \u201cretirer ses membres de l\u2019UPAC\u201d », note le mandat.« Il veut savoir comment se gouverner [sic] lorsque Guy Ouellette communiquera avec lui à nouveau», écrivent les enquêteurs de la GRC dans leurs notes.« Il a une grande préoccupation par rapport à la façon dont il doit se comporter avec Guy Ouellette.\u201cJe ne suis pas un agent source.Je ne mettrai pas de micros.\u201d Il ne peut pas faire ça dans son rôle.» Les deux hommes sont régulièrement en contact depuis 1992, quand ils travaillaient tous les deux à la Sûreté du Québec.Ils ont depuis conservé des liens d\u2019amitié.Ils mangent ensemble deux fois par année et se parlent « environ une fois par mois », généralement à l\u2019initiative de Guy Ouel- lette, confie Martin Prud\u2019homme.Des conversations politiques Martin Prudhomme affirme que jamais Guy Ouellette n\u2019a essayé de lui soutirer de l\u2019information et que, de toute façon, jamais il ne lui en donnerait.Ils parlent de « politique, de projets de loi, etc.», mais jamais Guy Ouellette ne pose de questions sur des enquêtes de la SQ.Pourtant, dans une conversation d e 4 5 m i n u t e s q u e M a r t i n Prud\u2019homme a eue avec Guy Ouel- lette peu avant son entrevue avec la GRC, le député l\u2019avait « averti » que deux personnes (dont les noms sont caviardés) n\u2019étaient pas contentes de la progression d\u2019une enquête de la SQ touchant le SPVM.Guy Ouel- lette aurait aussi confié qu\u2019un enquêteur de l\u2019UPAC «avait une haine envers lui ».Le grand patron de la SQ ne voit pas de problème à ces échanges entre un membre du gouver ne- ment et un chef policier.« Martin Prud\u2019homme déclare que c\u2019est normal que Guy Ouellette l\u2019appelle.M.Ouellette a un très grand réseau.\u201cIl parle à beaucoup de monde.\u201d » Lors de son deuxième entretien avec la GRC, le 17 octobre, Martin Prud\u2019homme s\u2019est même « questionné sur le fait qu\u2019il est le seul officier à être rencontré par l\u2019UPAC quand il sait pertinemment que plusieurs de ses officiers vont manger avec Guy Ouellette ».Les fu i tes qu i préoccupent l\u2019UPAC auraient mené à la publication de plusieurs articles dans plusieurs médias, notamment au sujet de l\u2019enquête Mâchurer, qui vise l\u2019ancien premier ministre Jean Charest et Marc Bibeau, un important collecteur de fonds du Parti libéral du Québec.Ces fuites ont également mené à la publication d\u2019échanges de cour- riels montrant des liens d\u2019amitié entre Sam Hamad et Marc-Yvan Côté.M.Prud\u2019homme ne croit pas que « Guy Ouellette a des intérêts dans les dossiers de l\u2019UPAC, il le croit honnête et intègre ».Zambito L\u2019enquête de l\u2019UPAC vise quatre personnes : Guy Ouellette, Richard Despaties (analyste-enquêteur de l\u2019UPAC congédié en octobre 2016), Stéphane Bonhomme (policier de la Sûreté du Québec qui travaille au Service des enquêtes sur la corruption), et Lino Zambito, dont le nom apparaît aujourd\u2019hui pour la première fois.La dénonciation laisse entendre que Lino Zambito a eu accès à des documents de première main en provenance de l\u2019UPAC.On tente aussi d\u2019établir qu\u2019il parle à Guy Ouellette et Richard Despaties, qui lui auraient transmis des informations privilégiées.M.Zambito a été un témoin vedette de la commission Charbon- neau.Il a plaidé coupable en 2015 à des accusations de complot, de fraude et de corruption pour des infractions commises alors qu\u2019il était vice-président de la firme Infrabec à Boisbriand.Il est également témoin dans les projets Lierre et Mâchurer.Le Devoir JUSTICE L\u2019UPAC s\u2019intéresse aux liens entre Guy Ouellette et Martin Prud\u2019homme Martin Prud\u2019homme déclare que c\u2019est normal que Guy Ouellette l\u2019appelle.M.Ouellette a un très grand réseau.Extrait de notes d\u2019enquête de la Gendarmerie royale du Canada « » L\u2019UPAC se retrouve également au cœur d\u2019une poursuite intentée par l\u2019ancien numéro 2 de l\u2019organisation Marcel Forget, qui réclame deux millions de dollars au gouvernement du Québec, puisqu\u2019il estime avoir été victime d\u2019un congédiement illégal.M.Forget s\u2019est retrouvé dans l\u2019embarras en novembre dernier après que Le Journal de Montréal eut rapporté qu\u2019il a vendu des actions sans permis de courtier dans les années 1990 et 2000.Des policiers et d\u2019ex-poli- ciers ont affirmé au quotidien montréalais avoir investi, grâce à lui, dans la firme Newtech, qui a été mise à l\u2019amende dans la foulée d\u2019une enquête de l\u2019Autorité des marchés financiers (AMF).Dans sa poursuite, dont Le Devoir a obtenu copie, M.Forget soutient avoir été obligé de démissionner après avoir fait l\u2019objet de menaces d\u2019André Fortier, secrétaire général associé aux emplois supérieurs.« [Il lui a indiqué] qu\u2019il serait mieux pour la suite de sa carrière qu\u2019il démissionne », peut-on lire dans le document.Un «congédiement déguisé », déplore M.Fortier, qui décrit la méthode comme étant « illégale et abusive ».Il souligne avoir réfuté les informations révélées dans les articles le visant et avoir collaboré pour remettre les pendules à l\u2019heure.« Le gouvernement savait que les articles du Journal de Montréal reposaient sur des allégations fausses, mensongères et tendancieuses », souligne la poursuite.Selon M.Forget, il a été évincé dans le seul but de sauver les apparences de l\u2019organisation.«M.Forget est le bouc émissaire d\u2019une crise qui perdurait à l\u2019UPAC et au ministère de la Sécurité publique depuis plusieurs mois», indique le document.L\u2019ancien commissaire associé aux vérifications de l\u2019UPAC dit aussi avoir été privé des compensations financières prévues à ses conditions de travail.Considérant la médiatisation de l\u2019affaire, il réclame aussi des sommes en dommages-intérêts, pour un total de deux millions de dollars.«La réputation professionnelle jusqu\u2019alors sans tache de M.Forget ne pourra jamais être rétablie », indique-t-on.Améli Pineda L\u2019UPAC et Québec au cœur d\u2019une poursuite de 2 millions H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa L es véhicules blindés légers canadiens continueront d\u2019être vendus à l\u2019Arabie saoudite.Le Canada n\u2019a en effet pas réussi à prouver que des véhicules canadiens avaient été utilisés par Riyad contre ses civils.Mais le gouvernement s\u2019engage à revoir le système pour les contrats militaires futurs.« Les représentants d\u2019Affaires mondiales Canada n\u2019ont trouvé aucun élément de preuve concluant démontrant que des véhicules fabriqués par le Canada ont été utilisés dans le cadre de graves violations des droits de la personne.Il s\u2019agit là de l\u2019opinion indépendante et objective de notre fonction publique ainsi que de l\u2019avis qui m\u2019a été transmis en ma qualité de ministre», a déclaré en comité parlementaire la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland.Mme Freeland avait annoncé l\u2019été dernier cette enquête après que des photos eurent surgi dans les médias laissant croire que des véhicules blindés canadiens, des Gurkha fabriqués par Terradyne à Aurora, avaient été utilisés par le régime saoudien lors du siège d\u2019Awamiyah, une ville à majorité chiite de l\u2019est du pays.Sur la foi de ces informations, plusieurs voix avaient redoublé d\u2019ardeur pour demander qu\u2019Ottawa suspende les permis d\u2019exportation accordés à l\u2019ontarienne General Dynamics Land Systems (GDLS), qui doit fournir un nombre non divulgué de blindés légers à l\u2019Arabie saoudite moyennant la somme de 15 milliards de dollars.Fausse route Selon la députée néodémocrate Hélène Laver- dière, la ministre fait fausse route.«Le critère n\u2019est pas comme la ministre semble l\u2019indiquer d\u2019avoir la preuve que ça a été utilisé, a- t-elle fait valoir aux journalistes.Nos règlements disent que s\u2019il y a un risque raisonnable [d\u2019utilisation des armes exportées pour des violations des droits de la personne] ça ne devrait pas être exporté.» Mme Freeland a refusé de s\u2019engager à rendre public ce rapport interne.« Je devrai le demander au ministère, je dois parler avec les fonctionnaires.» Cette réponse a fait bondir Mme Laverdière, elle-même une ancienne employée du ministère.«C\u2019est facile de s\u2019abriter derrière les fonctionnaires, mais je ne vois pas de raison pour lesquelles le rapport ne devrait pas être public.» La ministre Freeland a par ailleurs convenu que l\u2019expérience des blindés de GDLS l\u2019avait ébranlée.« Cette expérience m\u2019a amenée à repenser le système canadien relatif à la délivrance de licence d\u2019exportation.J\u2019en suis venue à la conclusion que le Canada peut faire mieux.» Elle propose d\u2019inscrire dans la loi une «disposition relative au risque substantiel » qui ferait en sorte que les gouvernements actuel et futurs « n\u2019autoriseraient pas l\u2019exportation d\u2019une marchandise contrôlée s\u2019il existait un risque substantiel qu\u2019elle puisse être utilisée pour commettre une atteinte aux droits de la personne».En coulisses, on explique qu\u2019à l\u2019heure actuelle, les droits de la personne font partie de l\u2019analyse, mais ne sont qu\u2019une «considération».Quoi qu\u2019il en soit, ces changements n\u2019affecteront pas le contrat avec l\u2019Arabie saoudite.«Par principe, le Canada honorera les contrats existants dans la mesure du possible », a dit Mme Freeland.Les partenaires commerciaux du Canada «doivent savoir qu\u2019une entente conclue avec le Canada perdure au-delà des élections».Le contrat avait été autorisé sous le gouvernement de Stephen Harper.Le Devoir ARMEMENT Vente de blindés : Ottawa n\u2019a pas de preuve contre l\u2019Arabie saoudite Le NPD dénonce la décision de la ministre Chrystia Freeland La ministre Freeland a convenu que l\u2019expérience des blindés de GDLS l\u2019avait ébranlée LA PRESSE CANADIENNE Marcel Forget Le Canada honorera les contrats existants dans la mesure du possible Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères « » L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 9 F É V R I E R 2 0 1 8 ACTUALITES A 3 À la fin des années 1980, la France avait connu une recrudescence d\u2019appels à la censure.Des groupes catholiques intégristes, comme l\u2019Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l\u2019identité française et chrétienne (AGRIF), avaient tenté de faire interdire le film de Martin Scorsese La dernière tentation du Christ.À l\u2019époque, l\u2019affaire avait été largement commentée dans la presse et avait donné lieu à de vives polémiques.En 2008, le même groupe s\u2019en était pris à l\u2019hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, coupable (déjà !) d\u2019avoir caricaturé le Saint-Père dans un «numéro spécial pape ».Une décennie plus tard, les temps n\u2019ont guère changé.Sauf qu\u2019en matière d\u2019appel à la censure, il y a longtemps que la gauche a supplanté la droite.La semaine dernière, c\u2019est en effet un syndicat d\u2019« étudiant.e.s » (comme ils disent) tout ce qu\u2019il y a de plus « progressiste » (comme ils disent) qui a demandé à l\u2019Université Diderot d\u2019interdire un spectacle inspiré d\u2019un texte de Charb, le directeur de Charlie Hebdo tombé sous les balles des djihadistes.Comme à la belle époque des Fées ont soif, on a même vu une vingtaine de culs-bénits manifester devant la salle où était lue la Lettre aux escrocs de l\u2019islamophobie qui font le jeu des racistes.Des incidents semblables se sont déroulés ailleurs en France.Il faut se rendre à l\u2019évidence: aux grenouilles de bénitier et autres punaises de sacristie ont succédé les bigots du droit-de-l\u2019hommisme et les tartuffes de la rectitude politique.On serait tenté d\u2019en rire tellement cette mutation d\u2019une gauche libertaire en censeurs de la bien-pensance paraît surréaliste.Et pourtant, c\u2019est bien ce qui se déroule sous nos yeux.En France, l\u2019Observatoire de la liberté de création, né en 2003 en réponse aux appels à la censure d\u2019organisations de droite, est le premier à le dire.Il s\u2019inquiète au- jourd\u2019hui «d\u2019une nouvelle forme de censure venue d\u2019associations antiracistes ou féministes».Peu importe que l\u2019on censure Martin Scorsese ou Woody Allen, c\u2019est la même bêtise obscurantiste qui s\u2019exprime.Car les bigots de gauche sont aussi bêtes et ignorants que les censeurs de droite.Les vierges éplorées qui, sous prétexte d\u2019un féminisme dévoyé, réécrivent la fin de Carmen, comme on l\u2019a fait récemment à Florence, savent-elles que cette femme libre qui scandalise aujourd\u2019hui les «progressistes» avait, en 1875, choqué les conservateurs à cause de «ses coups de hanches effrénés » et parce qu\u2019elle refusait d\u2019être le jouet des hommes?Savent-elles que, si la bohémienne imaginée par Mérimée meurt à la fin, c\u2019est justement pour conserver sa liberté?Consolons-nous, cela est probablement la preuve que l\u2019œuvre de Bizet n\u2019a rien perdu de son mordant.En 1982, à Pékin, Carmen avait d\u2019ailleurs été qualifiée de «scabreuse et subversive» par les bonzes d\u2019un maoïsme jusque-là très prisé dans la jeunesse européenne.?Les puritains de la presse anglo-saxonne qui ont laissé entendre que le chef-d\u2019œuvre de Buñuel Belle de jour faisait l\u2019apologie de la prostitution sont de la même eau.Ils ignorent probablement qu\u2019à l\u2019époque, Catherine Deneuve, qui triomphait dans les rôles de midinettes, avait scandalisé les bigots en acceptant ce personnage de grande bourgeoise qui se prostitue.Ils oublient aussi qu\u2019à la fin de ce film caustique, Séverine est la seule survivante, car son amant se fait tuer et son mari est un légume.Comment peut-on avoir une vision aussi naïve des abîmes de la sexualité que seule la littérature est pourtant en mesure de sonder ?Au Québec, c\u2019est le même obscurantisme qui a remisé dans un entrepôt la sculpture de Charles Daudelin consacrée à Jutra.C\u2019est elle qui pousse certains à s\u2019interroger sur le traitement à réserver aux films de Jutra, d\u2019Allen et de Polanski; aux œuvres de Picasso, de Rodin, de Balthus et de Schiele; et aux chansons de Noir Désir.On croit rêver en entendant des directeurs de musée bénir le report des expositions de Chuck Close et de Thomas Roma à Washington.Ou des chroniqueurs de cinéma hausser les épaules devant la suppression au montage de Kevin Spacey du film All the Money in the World, comme à la belle époque du Politburo.À Radio-Canada, 50 ans après les Belles-sœurs, on en est même à demander à des professeurs de théâtre s\u2019ils\u2026 sacrent ! Mais comment s\u2019en étonner dès lors que tant de bonnes âmes sont prêtes à soutenir des organisations islamistes qui veulent faire du blasphème un délit islamo- phobe ?Et je ne parle pas de la censure de la langue qui cherche à transformer en militants les journalistes et autres scribouillards.D\u2019ailleurs, pourquoi cette curée s\u2019arrêterait- elle aux crimes sexuels ?Faudra-t-il demain censurer Verlaine parce qu\u2019il a tiré sur Rimbaud à Bruxelles ?Et que faire d\u2019Aragon qui a couver t les crimes de Staline ?Entre 15 et 20 millions de morts, tout de même ! Se demander béatement s\u2019il faut séparer l\u2019œuvre de son auteur est déjà une ignominie.Tous ces censeurs rêvent d\u2019un monde aseptisé qui nous épargnerait les inévitables vertiges de l\u2019art et de la littérature.On savait qu\u2019on vivait dans un monde où ils étaient menacés.On découvre que certains souhaitent leur éradication.«Encore un effort », aurait dit\u2026 le célèbre marquis de Sade.Les nouveaux bigots CHRISTIAN RIOUX à Paris A L E X A N D R E S H I E L D S L e gouvernement Trudeau a décidé de confier l\u2019évaluation environnementale des projets industriels à une seule et nouvelle structure, qui sera chargée de mener des examens plus complets, afin de « rétablir la confiance du public ».Mais cer tains projets majeurs au Québec continueront d\u2019être évalués selon les règles mises en place à l\u2019ère Harper.Après des années de controverses sur les processus des évaluations environnementales au Canada, Ottawa a annoncé jeudi la création de l\u2019Agence canadienne d\u2019évaluation des impacts (ACEI).Une fois que le projet de loi C-69 sera adopté, c\u2019est cette nouvelle structure qui sera chargée de réaliser tous les examens fédéraux des grands projets, comme les pipelines, les mines, les barrages ou les lignes de transport d\u2019électricité.Selon la nature des projets, l\u2019ACEI travaillera cependant en « collaboration » avec la Régie canadienne de l\u2019énergie (qui vient remplacer l\u2019Of fice national de l\u2019énergie), la Commission canadienne de sûreté nucléaire ou encore les offices des hydrocarbures extracôtiers.Tous les projets ne passeront cependant pas par le processus de l\u2019ACEI.Ottawa compte établir plus tard une «liste» des projets assujettis.«L\u2019accent serait mis sur les projets qui présentent des risques importants pour l\u2019environnement dans des domaines de compétence fédérale », a indiqué le gouvernement dans la documentation rendue publique, sans plus de précision.Confiance Chose certaine, le fédéral promet de « rétablir la confiance du public».«Nous allons prendre des décisions fondées sur la science, les données probantes et les connaissances traditionnelles autochtones tout en respectant les droits des autochtones », a ainsi expliqué la ministre de l\u2019Environnement fédéra le , Ca ther ine McKenna, jeudi.En définitive, le gouvernement tranchera selon « l\u2019intérêt national », a-t-elle ajouté.Le gouvernement veut aussi « accroître la confiance des investisseurs », notamment en promettant des « décisions plus rapides » sur les projets soumis à une évaluation elle aussi accélérée.L\u2019objectif, précise le fédéral, est « que les bons projets aillent de l\u2019avant», mais aussi « que les ressources énergétiques arrivent sur les marchés rapidement et d\u2019une façon respectueuse de l \u2019environnement ».Cette disposition est réclamée depuis plusieurs années par le lobby des énergies fossiles.Qui plus est, le gouvernement canadien dit vouloir s\u2019entendre avec les provinces afin de garantir aux promoteurs de projets qu\u2019ils devront se soumettre à un seul examen.« Cela signifie que nous allons travailler en collaboration avec les provinces afin de mener une seule évaluation, mais les deux juridictions conser ve- ront les mêmes responsabilités face à la prise de décision », a précisé au Devoir le cabinet de la ministre de l\u2019Environnement, Catherine McKenna.Le gouvernement du Québec n\u2019a pas souhaité commenter cette disposition ni le projet de loi jeudi, disant vouloir en prendre connaissance.À Ottawa, les conservateurs ont évoqué de « nouveaux fardeaux réglementaires » qui vont nuire à la « compétitivité » économique du Canada, tandis que le Bloc québécois évoquait des obstacles du fédéral pour de futurs projets d\u2019expor tation d\u2019électricité d\u2019Hydro-Québec.La société d\u2019État n\u2019a toutefois pas voulu faire de commentaires jeudi.L\u2019ère Harper Quant aux groupes environnementaux, ils ont salué dans l\u2019ensemble un pas dans la bonne direction.Toutefois, la prise en compte de la question climatique reste à préciser, selon Équiterre.«Si on se base sur la science et les dispositions de l\u2019Accord de Paris, ça pourrait signifier de bloquer des projets d\u2019exploitation des sables bitumineux ou de pipelines», a ajouté son directeur général, Sidney Ribaux.La ministre McKenna a toutefois été claire : il n\u2019est pas question de renvoyer « à la case départ » des projets dont l\u2019évaluation a été entamée selon les règles mises en place par le gouvernement Harper et jugées aujourd\u2019hui déficientes.Cela signifie que des projets majeurs en développement au Québec seront évalués selon ces règles.C\u2019est le cas du projet d\u2019expansion de 750 millions de dollars du Port de Montréal à Contrecœur, dont l\u2019étude d\u2019impact a déjà été faite et publiée par l\u2019Agence canadienne d\u2019évaluation environnementale.Même chose pour le projet d\u2019expansion du Port de Québec, mais aussi pour l\u2019imposant projet d\u2019exportation de gaz naturel Énergie Saguenay.L\u2019entreprise GNL Québec, qui pilote ce projet, a indiqué jeudi au Devoir qu\u2019elle est déjà en train de produire son étude d\u2019impact fédérale.Ce projet de 7,5 milliards de dollars, qui serait relié à un gazoduc de 650 kilomètres à construire, doit permettre d\u2019exporter du gaz naturel provenant de l\u2019Ouest canadien.Celui-ci serait liquéfié, puis chargé à bord de navires méthaniers, à La Baie, qui navigueraient sur le Saint-Laurent.Avec Hélène Buzzetti Le Devoir ENVIRONNEMENT Une nouvelle agence fédérale évaluera les projets industriels Ottawa veut rétablir la confiance des Canadiens et des investisseurs PIERRE LAHOUD Le projet d\u2019expansion du Port de Québec fait partie de ceux qui seront évalués selon les règles antérieures.H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa L es milliers de lacs et de rivières du Canada bénéficieront de l\u2019entreprise de déconstruction de l\u2019œuvre conservatrice pilotée par Justin Trudeau.Ils récupèrent les protections qui leur avaient été retirées par le gouvernement de Stephen Harper.En 2012, Ottawa avait décidé que seuls 3 océans, 97 lacs et 62 rivières méritaient une protection contre la construction d\u2019ouvrages nuisant à la navigation tel qu\u2019un barrage.Pour tous les autres plans d\u2019eau navigables \u2014 il y a plus de 31 000 lacs de trois kilomètres carrés ou plus au Canada et 4500 rivières rien qu\u2019au Québec \u2014, un permis fédéral n\u2019était plus requis.Le gouvernement libéral annule cette réforme.Désormais, pour construire un « ouvrage majeur » qui aurait une «grande incidence» sur la navigation, une approbation fédérale sera requise, quel que soit le plan d\u2019eau.Pour les plus petits ouvrages, une approbation ne sera requise que pour les plans d\u2019eau inscrits à l\u2019annexe, c\u2019est-à-dire ceux priorisés par le gouvernement conser va- teur.Toutefois, cette liste pourra être bonifiée à la demande du public au terme d\u2019un processus qu\u2019on promet «meilleur » et basé sur des «critères clairs».Dans le cas de petits ouvrages construits sur des plans d\u2019eau ne figurant pas à l\u2019annexe, le promoteur devra fournir un avis public préalable.En cas de conflit avec les riverains ou les utilisateurs du plan d\u2019eau, le ministère des Transports pourra intervenir pour le résoudre.Enfin, les ouvrages dits « mineurs», tels un quai ou une rampe d\u2019accès, n\u2019auront jamais besoin d\u2019une approbation fédérale.Ils devront seulement répondre à des exigences préétablies.« On doit s\u2019assurer qu\u2019on fait des choses sensées, a justifié la ministre de l\u2019Environnement, Catherine McKenna.Si on met un petit quai, je ne pense pas que les Canadiens veulent qu\u2019il y ait un grand processus bureaucratique pour approuver ça.» Le Devoir Davantage de plans d\u2019eau seront protégés O ttawa \u2014 La ministre fédérale de l\u2019Environnement a rappelé à son homologue de la Colombie- Britannique que les infrastructures interprovinciales, comme les oléoducs, sont de compétence fédérale en vertu de la Constitution, et que les provinces ne peuvent s\u2019interposer.Catherine McKenna dit avoir eu des entretiens téléphoniques jeudi matin avec ses homologues de l\u2019Al- ber ta et de la Colombie-Britannique afin de dénouer l\u2019impasse dans ce qui prend les allures de guerre commerciale entre les deux provinces de l\u2019Ouest au sujet de l\u2019accroissement de la capacité de l\u2019oléoduc Trans Mountain.Cette expansion, approuvée par Ottawa en novembre 2016, permettrait de tripler la capacité du réseau qui achemine du pétrole lourd de l\u2019Alberta jusqu\u2019au port de Vancouver, à Burnaby.Mme McKenna aurait clairement indiqué à ses homologues qu\u2019Ottawa avait l\u2019entière compétence pour approuver le projet Trans Mountain, et que son gouvernement comptait bien exercer ses pouvoirs constitutionnels afin que la construction aille de l\u2019avant.Une porte-parole de la ministre a soutenu que Mme McKenna avait été catégorique : le gouvernement fédéral ne baissera pas les bras et ne laissera pas une province empiéter dans un champ de compétence fédérale.Le gouvernement de la Colom- bie-Britannique, formé de la coalition du Nouveau Parti démocratique et du Parti vert en juin dernier, a annoncé la semaine dernière qu\u2019il ne voulait pas donner son aval immédiatement au projet avant de pouvoir examiner davantage l\u2019efficacité des mesures d\u2019intervention et de décontamination en cas de déversement.L\u2019Alberta a répliqué en décrétant un embargo sur les impor tations de vins de la Colombie-Britannique et en annulant les négociations sur l\u2019achat d\u2019électricité de cette province.Mme McKenna a précisé que son gouvernement ne voulait pas intervenir dans cette guerre commerciale, mais souhaitait que le projet aille de l\u2019avant.Elle a indiqué par ailleurs que le premier ministre avait eu lui aussi des entretiens téléphoniques avec ses homologues, et que la sous-ministre de l\u2019Environnement se trouvait actuellement en Colombie-Britannique.Le ministre Carr corrobore Le ministre fédéral des Ressources naturelles, Jim Carr, a indiqué de son côté, jeudi, que le gouvernement fédéral interviendrait en temps et lieu si « un gou- ver nement tentait d \u2019empiéter dans un champ de compétence fédérale ».« Le gouvernement du Canada surveille attentivement toute tentative de retarder le projet », a-t-il prévenu jeudi à Calgar y lors de l\u2019annonce de la réforme du processus d\u2019évaluation environnementale des oléoducs et gazoducs.M.Carr a rappelé qu\u2019Ottawa était déjà intervenu auprès de l\u2019Office national de l\u2019énergie pour accélérer l\u2019octroi de permis au promoteur Kinder Morgan.Le ministre a cependant précisé qu\u2019aucune intervention spécifique n\u2019était nécessaire pour l\u2019instant au sujet des nouvelles consultations proposées par le gouvernement de la Colom- bie-Britannique.« Ils n\u2019ont rien fait pour l\u2019instant : ils consultent.Le gouvernement de la Colombie-Britannique est tout à fait libre de consulter [\u2026] Il ne peut pas empiéter dans les champs de compétence fédérale, qui ont un impact sur l\u2019intérêt national.» La Presse canadienne GUERRE COMMERCIALE INTERPROVINCIALE Ottawa dit qu\u2019il fera respecter ses compétences Le gouvernement central prévient Victoria que le projet Trans Mountain devra aller de l\u2019avant L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 9 F É V R I E R 2 0 1 8 A C T U A L I T É S A 4 Profs du Québec, abonnez gratuitement vos étudiants de 4e et 5e secondaire et de niveau collégial au Devoir numérique pour une durée de 15 semaines*.Le Devoir Le Devoir numérique en classe Mobile Tablette Ordinateur Inscrivez-vous dès maintenant au ledevoir.com/classe * Les inscriptions se terminent le 15 février 2018.RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Jean-Marc Fournier a répliqué fermement jeudi à la ministre fédérale de la Justice, Jody Wilson-Raybould.P A U L I N E G R A V E L A u Québec, plus d\u2019un adulte sur quatre se prive de soins dentaires en raison de leurs coûts élevés, qui ces dernières années ont augmenté nettement plus rapidement que l\u2019inflation.Résultat?Près de 60 % des Québécois de 45 ans et plus portent des prothèses dentaires et plus de 20 % ne possèdent plus aucune dent naturelle.Selon une étude menée par l\u2019Institut de recherche et d\u2019informations socio-économiques (IRIS), les ménages québécois ont déboursé en moyenne 529 $ en soins bucco-dentaires en 2016, ce qui représente une hausse de 19 % depuis 2010.Les primes exigées par les régimes privés d\u2019assurance dentaire ont connu quant à elles une majoration de 50 % depuis 2010.L\u2019auteur de l\u2019étude, Philippe Hurteau, précise qu\u2019entre 2010 et 2016, la croissance du coût des soins dentaires a dépassé l\u2019inflation de presque 11 points de pourcentage et celle du coût des primes d\u2019assurance l\u2019a surpassée de 58 points de pourcentage.Les coûts des soins dentaires ont également crû plus rapidement que ceux d\u2019autres soins de santé dispensés par le secteur privé, tels que les soins oculaires et les médicaments.L\u2019assurance maladie du Québec ne couvre que les services dentaires de base rendus aux enfants de moins de 10 ans et aux prestataires d\u2019une aide financière de dernier recours, ainsi que les chirurgies buccales effectuées en milieu hospitalier.Seulement 5 % des personnes hébergées en CHSLD bénéficient d\u2019une telle protection.Coûts prohibitifs En raison des coûts prohibitifs des primes d\u2019assurance, seulement 39 % des Québécois de 45 ans et plus possèdent une assurance dentaire, laquelle n\u2019est généralement accessible qu\u2019aux employés d\u2019une entreprise.Comme les soins dentaires et les primes d\u2019assurance coûtent de plus en plus cher, les adultes sont de plus en plus nombreux à se priver de soins dentaires, leur proportion est passée de 15 %, en 2013, à 27 %, en 2016.Cette situation se traduit par une détérioration de la santé bucco-dentaire de la population, particulièrement chez les plus démunis, souligne M.Hur- teau.Par exemple, 24 % des personnes de 35 à 44 ans gagnant moins de 15 000 $ sont édentées.« Le fait que les soins dentaires soient inaccessibles à plus d\u2019un adulte sur quatre est un important problème de santé publique», déclare M.Hurteau, qui se demande pourquoi la santé dentaire est exclue du régime public de soins de santé.« On a l\u2019impression que les dents ne représentent qu\u2019un enjeu ornemental, voire esthétique, et non un enjeu de santé [pour le ministère], c\u2019est pourquoi on ne garantit pas l\u2019accès gratuit et universel aux soins dentaires comme on le fait pour les autres soins de santé», dit ce chercheur de l\u2019IRIS qui a l\u2019intention de mener des études visant à estimer les mesures fiscales qu\u2019il faudrait mettre en place pour financer l\u2019inclusion des soins dentaires dans le régime public.Solutions économiques « La couverture universelle des soins dentaires n\u2019est pas présentement prévue », affirme Marie-Claude Lacasse du ser vice des communications du MSSS.«Le ministère de la Santé et des Services sociaux fait une évaluation périodique des besoins, se documente et compile les données sur cette situation.La priorité du MSSS reste toujours la même, rendre accessible un ensemble de services de santé, intégrés et de qualité, tout en respectant la capacité de payer des contribuables.» M.Hur teau croit que l\u2019on pourrait envisager d\u2019autres solutions pour rendre les visites moins onéreuses.« Pourquoi ne pas s\u2019inspirer des cliniques d\u2019infirmières qui donnent accès à des soins de santé sans la supervision d\u2019un médecin, en mettant en place des cliniques d\u2019hygiénistes dentaires qui recommanderaient les patients à un dentiste lorsqu\u2019elles repéreraient un problème ?» propose le chercheur, qui insiste sur l\u2019im- por tance d\u2019of frir une meilleure accessibilité aux soins dentaires.Le Devoir SANTÉ Les soins dentaires trop onéreux pour un Québécois sur quatre M A R I E - M I C H È L E S I O U I Correspondante parlementaire à Québec Q uébec ne veut pas d\u2019un « fédéralisme qui donne des leçons ».Le leader parlementaire Jean-Marc Fournier a lancé jeudi matin un avertissement bien senti à la ministre fédérale de la Justice, qui l\u2019a rappelé à l\u2019ordre la veille au sujet de la culture de cannabis à domicile.À Ottawa mercredi, Jody Wilson-Raybould a fait valoir que l \u2019 intention de Québec d\u2019interdire la culture de marijuana dans les résidences est contraire à la volonté fédérale.«Si des provinces veulent se doter de règles plus restrictives, y compris à propos de la culture à domicile, elles sont libres de le faire.Mais il y a des limites à cela», a-t-elle déclaré.Pas question de reculer, a répliqué Jean-Marc Fournier dans un plaidoyer en faveur du « fédéralisme coopératif ».«Dans le cas du Québec, il y a une nation qui compte s\u2019exprimer avec ses compétences et ne pas les abandonner », a-t-il insisté.« Lorsqu\u2019il faut faire des mises au point, nous n\u2019allons pas négliger l\u2019occasion de les faire, justement pour exprimer la vision québécoise.Les Québécois ont été consultés.Ils expriment qu\u2019ils veulent aussi des règles strictes.Nous allons en avoir », a-t-il martelé.Quelques minutes plus tard, son gouvernement a rejeté une motion de Québec solidaire visant à permettre la culture « d\u2019un nombre restreint de plants de cannabis à la maison pour consommation personnelle ».Bataille juridique en vue Le leader parlementaire a évoqué une décision de la Cour suprême et déclaré que le pouvoir fédéral de légiférer en droit criminel « peut être exercé et interprété uniquement pour interdire des actes, et non pour autoriser des actes».En clair : Ottawa «peut interdire cinq plants et plus à domicile, mais ce n\u2019est pas à lui d\u2019autoriser zéro, un, deux, ou trois, ou quatre plants».«Cela revient aux provinces », a statué le ministre.Des experts consultés par Le Devoir voient les choses autrement.Lorsqu\u2019il existe un conflit entre une loi fédérale et une loi provinciale, la règle fermement établie par la jurisprudence est que la loi fédérale a préséance, ont notamment fait valoir le doyen de la Faculté de droit de l\u2019Université de Montréal, Jean-François Gau- dreault-Desbiens, et le consti- tutionnaliste de la même université Stéphane Beaulac.Le constitutionnaliste Patrick Taillon n\u2019est toutefois pas de cet avis.« Il est à mon sens tout à fait possible d\u2019additionner les exigences de la loi québécoise et de la loi fédérale », a-t-il écrit jeudi sur Twitter.Chose cer taine : Québec a l\u2019intention de se battre si la mésentente se rend devant les tribunaux.«Bien évidemment [nous allons défendre notre point de vue devant les tribunaux], mais je crois que nous n\u2019avons pas à envisager un recours juridique pour que les procureurs de l\u2019un et les procureurs de l\u2019autre, avec les fonds publics qui viennent des contribuables, aient à dépenser de l\u2019argent là », a lancé le ministre Fournier.À son avis, il impor te de rappeler que les object i fs d\u2019Ottawa et de Québec sont semblables.« L\u2019objectif de la loi fédérale n\u2019est pas l\u2019autorisation de la culture personnelle à domicile ; c\u2019est [de] protéger la santé et la sécurité publique par l\u2019établissement d\u2019exigences strictes », a-t-il statué.Le Devoir CULTURE DE CANNABIS À DOMICILE Jean-Marc Fournier fustige Ottawa Québec ne veut pas d\u2019un « fédéralisme qui donne des leçons » Dans le cas du Québec, il y a une nation qui compte s\u2019exprimer avec ses compétences et ne pas les abandonner Jean-Marc Fournier, leader parlementaire « » S A R A H R .C H A M P A G N E L\u2019 administration Plante a confirmé jeudi la tenue d\u2019une consultation publique sur l\u2019avenir de ce parc.La femme d\u2019affaires Danièle Hen- kel a quant à elle annoncé qu\u2019elle ne sollicitera pas de deuxième mandat à la présidence du conseil d\u2019administration de la Société du parc Jean- Drapeau (SPJD).Les consultations publiques se dérouleront dès avril, comprenant une «phase de discussion très ouverte », puis chacun des projets du futur plan directeur, a affirmé en conférence de presse Luc Ferran- dez, responsable de l\u2019environnement et des grands parcs à la Ville de Montréal.« Nous voulons mettre en œuvre notre vision et remettre les Montréalais et les Mont- réalaises au cœur du mandat du parc Jean-Drapeau.Nous voulons nous assurer que les prochaines étapes de son développement répondent réellement aux besoins de la population afin qu\u2019elle se réapproprie cet espace unique », a quant à elle déclaré Valérie Plante.Mme Henkel a quant à elle évoqué « le sens du devoir accompli » pour justifier sa décision de ne pas solliciter un deuxième mandat de trois ans à la tête du conseil d\u2019administration de la SPJD.« Le mandat que j\u2019avais accepté, qui m\u2019avait été donné, de mettre de l\u2019ordre dans la maison, de rebâtir, de redonner confiance», a été rempli, a- t-elle ajouté, elle aussi en conférence de presse.Refaire les devoirs de la Ville L\u2019Office de consultation publique de Montréal (OCPM) a déjà été mandaté en août dernier par le comité exécutif de l\u2019administration Coderre pour accompagner la SPJD dans l\u2019élaboration d\u2019un nouveau plan directeur d\u2019aménagement et de développement.Il n\u2019y a pas eu de renouvellement du plan de cet important parc depuis 1993.L\u2019OCPM notait alors qu\u2019en parallèle à la confection de ce prochain plan, la SPJD « réalise déjà des projets importants, notamment le Plan d\u2019aménagement de mise en valeur (PAMV) ».Réalisés au coût de 73 mill ions, ces aménagements comprenaient la construction d\u2019un amphithéâtre naturel de 65 000 places, l\u2019agrandissement de l\u2019allée Calder, la création d\u2019un lieu d\u2019animation et l\u2019aménagement d\u2019une promenade riveraine.L\u2019administration Plante sera- t-elle en mesure de rebrasser les car tes au parc Jean-Dra- peau ?Projet Montréal s\u2019est montré très critique des projets de l\u2019ancien maire Denis Coderre.Valérie Plante avait qualifié en mars dernier de «massacre à la tronçonneuse » les imposants travaux qui nécessitaient l\u2019abattage d\u2019un millier d\u2019arbres pour faire place à ce réaménagement.Après l\u2019accession de son parti au pouvoir à Montréal, M.Ferrandez s\u2019était vu forcé d\u2019admettre que la résiliation du contrat pour la construction de l\u2019amphithéâtre serait très coûteuse.« Coder re a pesé de tout son poids dans la définition de ce qu\u2019il voulait avoir à Montréal en matière d\u2019équipements et d\u2019événements.C\u2019était aussi le cas pour le parc Jean-Dra- peau », a dit le maire du Pla- teau-Mont-Royal.D\u2019une super ficie presque identique à celle du parc du Mont-Royal, le parc Jean-Dra- peau est considéré comme un joyau écologique de la métropole.La portion de l\u2019île Sainte-Hé- lène au sud du pont Jacques- Cartier est aussi citée comme site patrimonial depuis 2007, Cette île est un parc municipal depuis 1874 et propriété de la Ville depuis 1908.Le Devoir L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 9 F É V R I E R 2 0 1 8 A C T U A L I T É S A 5 Cahiers spéciaux À lire demain Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 GUILLAUME LEVASSEUR LE DEVOIR Danièle Henkel a évoqué « le sens du devoir accompli » pour justifier sa décision de ne pas solliciter un deuxième mandat à la tête du conseil d\u2019administration de la SPJD.PARC JEAN-DRAPEAU Vent de changement : départ de Danièle Henkel et consultations pour un nouveau plan directeur I S A B E L L E P O R T E R à Québec A u Saguenay-Lac-Saint-Jean, les infirmières et leurs patrons ont conclu mercredi une entente pour réduire le recours aux heures supplémentaires obligatoires.Un accord qui ne serait pas lié à l\u2019ouverture affichée plus tôt cette semaine par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.« C\u2019est un gain majeur », a déclaré en conférence de presse la présidente de la section locale de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), Julie Bouchard.« C\u2019est de l\u2019oxygène pur qu\u2019on vient donner à nos professionnels en soins.» Du côté patronal, on n\u2019en est pas moins ravi.« On devrait avoir moins d\u2019absences pour maladie, un personnel plus disponible, donc moins de lourdeur », a déclaré la p.-d.g.du centre intégré universitaire de santé et de ser vices sociaux (CIUSSS), Martine Couture.L\u2019entente consiste essentiellement en une meilleure planification des horaires de remplacement.Désormais, les infirmières qui se font demander de faire du remplacement ne se feront plus aviser à la dernière minute.L\u2019employeur s\u2019engage à garantir à celles qui le souhaitent des plages horaires à l\u2019avance.Le syndicat s\u2019attend à ce qu\u2019au moins 70 % de ses membres à temps partiel s\u2019en prévalent.Adopté par 98 % des membres de la FIQ, cet accord touche 3200 infirmières répar ties dans 62 établissements (hôpitaux, CSSS, CHSLD, etc.).L\u2019entente a été conclue dans une négociation distincte de celles qui concernent le renouvellement de la convention collective qui tombe à échéance à l\u2019automne.« On n\u2019a pas voulu attendre que la négociation locale se termine parce qu\u2019on a des problèmes maintenant », a expliqué Mme Couture.À plus long terme, le CIUSSS espère mettre un terme à la pratique des heures supp lémenta i r es obligatoires.« C\u2019est la volonté », dit-elle.L\u2019an der nier seulement, son organisation a dû payer 126 000 heures supplémentaires, soit 2,7 millions.Mais l\u2019entente conclue cette semaine ne règle pas tout.La question des ratios profession- nels-patients reste à clarifier au niveau national et le syndicat réclame toujours qu\u2019on reconnaisse les compétences de leurs membres bachelières.La direction du CIUSSS en a profité par ai l leurs pour conclure une autre entente avec le syndicat de la CSN qui représente les préposés aux bénéficiaires, les travailleurs des services alimentaires, de la buanderie et de l\u2019hygiène et salubrité.Pas de lien avec l\u2019intervention du ministre Fait notable : ce règlement ne découlerait pas de la rencontre de mardi entre la présidente de la FIQ, Nancy Bé- dard, et le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.« Ça faisait quand même longtemps qu\u2019on faisait des travaux pour régler nos problèmes de débordements de lits et d\u2019heures supplémentaires obligatoires, mais ça s\u2019est intensifié la semaine dernière», a expliqué la p.-d.g.du CIUSSS.Le processus s\u2019est accéléré, dit-elle, à la suite d\u2019une intervention des représentantes du syndicat à la réunion du conseil d\u2019administration du CIUSSS le 24 janvier.« On a fait une cellule d\u2019intervention spéciale à la suite de la présentation des représentants syndicaux.[\u2026] Ça a donné des résultats assez rapidement.» Au cabinet du ministre Barrette, on n\u2019a pas voulu commenter.«C\u2019est une décision locale, on n\u2019a pas de commentaire à faire», a répondu son attachée de presse Catherine Audet.Pourquoi ne pas avoir réglé ça avant, dans ce cas ?Le CIUSSS était notamment réticent à faire le virage par crainte d\u2019avoir des surplus de personnel, concède Mme Couture.L\u2019entente prévoit d\u2019ailleurs que d\u2019éventuels surplus soient utilisés pour de la formation ou l\u2019of fre de congés.Une bonne chose, au dire de la présidente du syndicat, qui remarque que les demandes de congé étaient presque systématiquement refusées jusqu\u2019à présent.Un modèle pour ailleurs?Reste à savoir si cette entente pourrait paver la voie à des déblocages dans d\u2019autres régions.À la FIQ, on n\u2019était pas en mesure de le prévoir jeudi.Chose cer taine, ce serait une bonne chose, a noté le porte-parole Manuel Dionne.« On espère que d\u2019autres CIUSSS vont s\u2019en inspirer », a- t-il dit en qualifiant l\u2019entente de très « intéressante ».Selon nos informations, au moins deux syndicats locaux d\u2019infirmières ont reçu des appels de la direction de leur CIUSSS à la suite de la rencontre entre Mme Demers et le ministre plus tôt cette semaine.Le Devoir SANTÉ Première entente pour réduire les heures supplémentaires Les infirmières du Saguenay-Lac-Saint-Jean ne seront plus avisées au dernier moment des demandes de remplacement L\u2019employeur s\u2019engage à garantir à celles qui le souhaitent des plages horaires à l\u2019avance Revers des médecins spécialistes devant la Cour suprême La Cour suprême a refusé d\u2019entendre une cause qui remettait en question le mur d\u2019étanchéité entre les systèmes de santé public et privé.La Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) tentait depuis 2010, alors qu\u2019elle était présidée par Gaétan Barrette, de faire invalider un article dans la loi québécoise qui stipule que les médecins au sein d\u2019un même centre médical spécialisé doivent être soit participants à la RAMQ, soit non-par- ticipants, mais que la mixité est interdite.La Cour supérieure avait déjà rejeté le recours de la FMSQ et de l\u2019Association des anesthésiologistes du Québec en 2015.La FMSQ a indiqué au Devoir jeudi qu\u2019elle croyait «en ses arguments» mais respectait la décision du plus haut tribunal du pays, qui met fin à la saga judiciaire.Le Devoir SXSW: l\u2019illumination du pont Jacques- Cartier retenue L\u2019illumination du pont Jacques- Cartier par Moment Factory et ses partenaires figure parmi les nommés au Gala de l\u2019innovation interactive 2018 de l\u2019événement South by Southwest (SXSW) aux États-Unis.Moment Factory est aussi finaliste au gala qui aura lieu en mars à Austin, au Texas, pour son spectacle Kontinuum, un parcours immersif d\u2019un demi-kilomètre dans l\u2019une des futures stations du train léger sur rail d\u2019Ottawa.L\u2019illumination du pont Jacques- Cartier se retrouve dans la catégorie «villes intelligentes» (smart cities), tandis que le spectacle Kontinuum est finaliste dans la catégorie «design interactif» (responsive design).La Presse canadienne Climat : Aéroports de Montréal forcé d\u2019investir Les changements climatiques obligent Aéroports de Montréal (ADM) à investir des sommes majeures pour assurer la sécurité des vols.L\u2019organisme a annoncé jeudi avoir investi plus de 6 millions en prévision de la saison hivernale pour acheter de nouveaux équipements motorisés de déneigement et en remplacer certains arrivés en fin de vie.ADM rappelle qu\u2019il tombe en moyenne 220 centimètres de neige chaque hiver sur l\u2019aéroport Montréal-Trudeau.Ce qui ajoute aux difficultés, toutefois, est le nombre croissant d\u2019épisodes de verglas.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 9 F É V R I E R 2 0 1 8 L E M O N D E A 6 AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que suite au décès de Éliette (connue Liette) GERVAIS en son vivant domiciliée au 5524, rue des Groseillers, Montréal, Québec, H1M 1V3, survenu le 25 janvier 2017, un inventaire des biens de la défunte a été déposé et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Khanh Linh Vo Doan, notaire, sise au 7077, rue Beaubien Est, bureau 201, à Montréal, (QC), H1M 2Y2.Fait ce 7 février 2017, par Me Khanh Linh Vo Doan, notaire AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que Pierre PRI- MEAU, en son vivant domicilié au 90, rue Vaudreuil, Laval, Québec, H7M 1T3, est décédé à Terrebonne le 31 août 2017.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Isabelle MARTIN, notaire, au 401-1600A, boul.St-Martin Est, Laval, Québec, H7G 4R8.Donné ce 7 février 2018.Nathalie CÉSARI et René PRIMEAU, liquidateurs successoraux REPORT DE DATE D\u2019OUVERTURE 18-011 - Rénovation, remplacement et ajout de panneaux signalétiques extérieurs pour les édifices municipaux publics et les espaces verts de l\u2019arrondissement de Saint-Laurent Veuillez prendre note que la date d\u2019ouverture de la soumission 18-011 est reportée au mercredi 21 février 2018, à 11 heures.Le 6 février 2018, La secrétaire du Conseil d\u2019arrondissement, Isabelle Bastien, avocate Appel d\u2019offres Direction des services administratifs et greffe Division des ressources financières et matérielles Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 h, le mercredi 28 février 2018, au Bureau du citoyen de l\u2019arrondissement de Saint- Laurent, 777, boulevard Marcel-Laurin, Saint- Laurent, Québec, H4M 2M7 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 18-005 Descriptif : Services professionnels d\u2019un chargé de projets en conception et gestion de projets d\u2019infrastructures souterraines (Aqueduc et égouts) et de surface (Chaussée, trottoirs et bordures) sur le territoire de l\u2019arrondissement de Saint-Laurent Renseignements : M.Abdelouahad El Hammouchi, saint-laurent.soumissions@ville.montreal.qc.ca Date d\u2019ouverture des enveloppes : le mercredi 28 février 2018, à 11 h Documents : Disponibles à compter du vendredi 9 février 2018 Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés par la Ville et placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les personnes ou les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SEAO) en communiquant avec un de ses représentants par téléphone au 1-866-669- 7326 ou au 514-856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à la salle du Conseil de l\u2019arrondissement, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.Le Conseil ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse soumission ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 9 février 2018.La secrétaire du Conseil d\u2019arrondissement, Isabelle Bastien, avocate Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d'offres : 18-16600 Fourniture de pièces de fonte pour égout et aqueduc L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 12 février 2018 est reportée au 19 février 2018 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 9 février 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Appel d\u2019offres public FOURNITURE DU PERSONNEL ET DU CENTRE D'APPELS POUR L\u2019ENQUÊTE ORIGINE-DESTINATION 2018 Numéro d\u2019appel d\u2019offres : 1000014 Documents d\u2019appel d\u2019offres sont disponibles via le site système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SEAO) www.seao.ca à partir du vendredi, 9 février 2018.Dépôt de soumission : Pour être validement reçue, toute offre doit être déposée au plus tard le jeudi 1er mars 2018 à 15 h, au bureau de l\u2019Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), situé au 700 de la Gauchetière Ouest, 21ème étage, Montréal (Québec) H3B 5M2 Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d'offres : 17-16118 Appel d\u2019offres pour l\u2019octroi d\u2019un contrat pour l\u2019utilisation d\u2019une solution logiciel service (SaaS) en infonuagique de gestion des ressources humaines et paie L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 19 février 2018 est reportée au 7 mars 2018 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 9 février 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Services professionnels \u2013 Suivi environnemental des eaux souterraines, eaux de drainage et des biogaz \u2013 Centre de maintenance de Lachine Numéro de l\u2019appel d\u2019offres : 1001634 Les documents et conditions de l\u2019appel d\u2019offres seront disponibles incessamment via le site du Système électronique d\u2019appel d\u2019offres : www.seao.ca.Dépôt des soumissions : Pour être validement reçue, toute soumission doit être déposée au siège du Réseau de transport métropolitain, situé au 700, rue de La Gauchetière Ouest, 26ème étage, Montréal (Québec) H3B 5M2, AU PLUS TARD LE VENDREDI 2 MARS 2018 À 11H00.Une ouverture publique des soumissions reçues suivra au même lieu.Le Réseau ne s\u2019engage à accepter aucune des soumissions reçues.Stéphane Lapierre Directeur exécutif a.i.Approvisionnement Appel d\u2019offres public Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 1 Restaurant pour servir Cession totale de 1 Bar incluant la terrasse et 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 1 Bar sur terrasse 1 Restaurant pour vendre Addition d'une localisation terrasse au permis de Restaurant pour servir 9338-8809 Québec Inc.M4 BURRITOS PEEL 2053, Rue Peel Montréal (Québec) H3A 1T6 Dossier : 158 568 9371-3113 Québec Inc.LE PETIT ITALIEN 1265, Avenue Bernard Montréal (Québec) H2V 1V8 Dossier : 335 778 10274003 Canada Inc.CAFÉ BISCOTTI E CUCINA 1657, Rue Saint- Denis Montréal (Québec) H2X 3K4 Dossier : 342 048 9327-2607 Québec Inc.CAFÉ BABA YAGA 3279, Rue Saint- Jacques Montréal (Québec) H4C 1G8 Dossier : 212 381 9361-5656 Qwuébec Inc.TAKUMI SUSHI 405-A, Rue Sherbrooke Est Montréal (Québec) H2L 1J9 Dossier : 1 301 779 2053, Rue Peel Montréal (Québec) H3A 1T6 1265, Avenue Bernard Montréal (Québec) H2V 1V8 1657, Rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2X 3K4 3279, Rue Saint-Jacques Montréal (Québec) H4C 1G8 405-A, Rue Sherbrooke Est Montréal (Québec) H2L 1J9 1 Restaurant pour servir Cession de 1 Bar (minibars) Addition d'une localisation terrasse au permis de Bar 1 Restaurant pour servir 9358-9612 Québec inc.RESTAURANT BANH MI MADAME LY 766, Rue Beaubien Est Montréal (Québec) H2S 1S7 Dossier : 2 545 846 Tidan Inc.HÔTEL LE MÉRIDIEN VERSAILLES 1808, Rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H3H 1E5 Dossier : 2 679 710 La Brasserie Mcauslan Inc.L'ANNEXE ST- AMBROISE 5080, Rue Saint- Ambroise Montréal (Québec) H4C 2G1 Dossier : 4 078 036 Les Aliments Taquerias Del Rey Inc.LE ROI DU TACO 232, Rue Jean- Talon Est Montréal (Québec) H2R 1S7 Dossier : 4 822 888 766, Rue Beaubien Est Montréal (Québec) H2S 1S7 1808, Rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H3H 1E5 5080, Rue Saint- Ambroise Montréal (Québec) H4C 2G1 232, Rue Jean- Talon Est Montréal (Québec) H2R 1S7 Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Demande de transfert du permis d\u2019entrepôt aux fins de l'agent 1420, Route Transcanadien ne Montréal (Québec) H9P 1H7 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 9372-2858 Québec inc.A/S Monsieur Michel Bezeau 1809, chemin Bord- du-Lac Montréal (Québec) H9E 1A2 Dossiers : 55-30- 1970 Demande de transfert du permis d\u2019entrepôt aux fins de l'agent 9372-2858 Québec inc.A/S Monsieur Michel Bezeau 1809, chemin Bord- du-Lac Montréal (Québec) H9E 1A2 Dossiers : 55-30- 1960 9500, boulevard des Sciences Montréal (Québec) H1J 3B6 Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 1 Bar incluant terrasse dans un amphithéâtre avec consommation dans les Gardins (Cabines de la roue) et dans les localisations suivantes: Bâtiment A incluant salle à manger, terrasse au sol et terrasse à l'étage Bâtiment B incluant salle à manger, terrasse au sol et terrasse à l'étage Bâtiment E : file d'attente (demande corrigée) La Grande Roue De Montréal Inc.LA GRANDE ROUE DE MONTRÉAL Île Bonsecours Montréal (Québec) H2Y 2E2 Dossier : 4 561 692 Île Bonsecours Montréal (Québec) H2Y 2E2 Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d'offres : 18-16396 Services professionnels pour l\u2019évaluation des stations de pompage d\u2019égouts du réseau secondaire L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 14 février 2018 est reportée au 21 février 2018 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 9 février 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d'offres : 18-16682 Fourniture et installation de bennes fixes en aluminium \u2013 trois (3) ans L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 12 février 2018 est reportée au 19 février 2018 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 9 février 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis de la clôture de l'inventaire des biens de la succession Maria Banowski, en son vivant domiciliée au 1205, chemin du Tremblay, appartement 505, Longueuil, Québec, J4N 1R4, décédée le 17 juillet 2017, lequel inventaire peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Linda JODOIN, notaire, sise au 370, chemin de Chambly, bureau 400, Longueuil (Québec) J4H 3Z6.Avis est donné selon l'Article 795 du Code Civil du Québec que Lise Marc-Aurèle, née Leclair, résidant au 5 Ch des Coucous, Ste Anne des Lacs, Québec, J0R 1B0, est décédé le 20 novembre 2017.L'inventaire des biens est détenu aux bureaux de La Société de fiducie Banque de Nouvelle-Écosse situés au 1002 Sherbrooke ouest, bureau 540, Montréal (Québec), H3A 3L6 pour fins de consultation.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que Roman SZCZYPKA, en son vivant domicilié au 5104, rue Hertel, Pierrefonds, province de Québec, H8Z 2S1, est décédé à Montréal, le 8 août 2017.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés à Beaconsfield à l'Étude Katarzyna Raszplewicz, notaire.Hulot dément des rumeurs de harcèlement sexuel Paris \u2014 Le ministre français de la Transition écologique, Nicolas Hulot, l\u2019un des plus populaires de l\u2019actuel gouvernement, a démenti jeudi des rumeurs «ignominieuses» de harcèlement sexuel le visant, recevant aussitôt le soutien de la présidence et du premier ministre.Au courant de rumeurs qui circulaient depuis plusieurs jours dans les rédactions sur un possible article en préparation, Nicolas Hulot a «pris les devants» pour contrer «un poison lent qui tue», en démentant sur la chaîne de télévision BFMTV tout comportement inapproprié concernant «deux affaires qui n\u2019en sont pas».A-t-il été accusé de harcèlement sexuel par une ancienne collaboratrice de sa fondation?«La réponse est non, et je le dis avec d\u2019autant plus de force que la personne en question, qui est parfaitement identifiée, avec laquelle je suis en contact, vous dira exactement la même chose», a- t-il déclaré, démentant avoir acheté son silence.Il a en revanche reconnu l\u2019existence d\u2019une plainte en 2008, classée «sans suite», de la petite-fille d\u2019un homme politique célèbre, une jeune femme «majeure», concernant «des allégations remontant à 1997».«Cette plainte a été classée sans suite», a assuré M.Hulot.Agence France-Presse I S A B E L L E L E P A G E à Berlin L\u2019 accord de gouvernement avec les sociaux- démocrates passe mal chez de nombreux conser vateurs allemands pour lesquels trop de concessions ont été faites au nom d\u2019un quatrième mandat pour Angela Merkel.« La composition du gouvernement est une erreur politique », a tonné le député de la CDU Christian von Stetten sur la télévision publique ARD jeudi.Il est rare d\u2019entendre une critique aussi clairement formulée au sein de l\u2019Union chrétienne-démocrate (CDU), où la culture de l\u2019af frontement public est \u2014 contrairement au SPD \u2014 peu répandue.Le président du conseil économique de la CDU, Wolfgang Steiger, parle de son côté d\u2019«un résultat des négociations lamentable » dans le journal régional Neue Osnabrücker Zeitung.La veille, les partenaires avaient annoncé un contrat de coalition conclu de haute lutte visant à donner enfin un gouvernement à la première économie européenne plus de quatre mois après les élections législatives marquées par un repli des partis traditionnels et une percée historique de l\u2019extrême droite.Au final, ce seront les militants du SPD qui décideront début mars si ce nouvel exécutif pourra voir le jour.C\u2019est surtout la perte du ministère des Finances qui cause le plus d\u2019émoi.Son précédent occupant, le chantre de l\u2019austérité et très respecté Wolfgang Schäuble, aujourd\u2019hui président de la Chambre des députés, avait su défendre les intérêts allemands en Europe, juge-t-on dans les rangs conservateurs.À présent, le danger est grand de voir « la politique européenne du SPD s\u2019installer au ministère des Finances », estime M.Steiger, en référence à des risques de dérapage des finances pour plus d\u2019investissements en Europe, dans un pays si fier de son excédent budgétaire.Sur le contenu aussi, les observateurs notent l\u2019absence d\u2019empreinte chrétienne-démocrate.Le SPD a obtenu plusieurs concessions, en matière de santé ou d\u2019emploi, et six ministères, dont les Finances et les Affaires étrangères.Et les conservateurs bavarois (CSU) qui voulaient mordicus une limite annuelle pour l\u2019accueil des réfugiés l\u2019obtiennent, en plus de trois ministères.L\u2019ambiance au congrès de la CDU du 26 février, qui doit approuver l\u2019alliance avec le SPD, sera en tout cas un test important pour la popularité de Mme Merkel.Et que ses détracteurs se rassurent, «ce gouvernement ne va pas durer longtemps », prédit la Süddeutsche Zeitung, car le mariage de raison entre conservateurs et sociaux-démocrates ne convainc en fait pas grand monde.« Dans de grandes parties du pays, le sentiment se répand que ça ne peut pas continuer comme ça», juge le journal.Agence France-Presse Merkel sent la colère monter dans ses rangs « La composition du gouvernement est une erreur politique », a déclaré un député Angela Merkel L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 9 F É V R I E R 2 0 1 8 LE MONDE A 7 A B D U L M O N A M E A S S A à Arbine R O U B A E L H U S S E I N I à Beyrouth L es avions du régime en Syrie ont déversé jeudi leurs bombes sur le fief rebelle de la Ghouta orientale, où plus de 220 civils ont péri en quatre jours de frappes incessantes, l\u2019un des bilans les plus meurtriers dans cette région en sept ans de guerre.Sur un autre front du conflit, la coalition internationale menée par les États-Unis a affirmé avoir tué au moins 100 combattants prorégime dans l\u2019est de la Syrie en riposte à une attaque contre ses alliés dans le combat contre les dji- hadistes.Le régime syrien a qualifié ces frappes de «crime de guerre ».D\u2019une rare intensité, les bombardements dans la Ghouta orientale ont touché depuis lundi diverses localités de cette vaste région assiégée depuis 2013, alors que la communauté internationale reste impuissante face à ce conflit dévastateur.Le Conseil de sécurité de l\u2019ONU s\u2019est réuni à huis clos à New York pour discuter d\u2019une trêve humanitaire d\u2019un mois réclamée par les représentants d\u2019agences de l\u2019ONU selon lesquelles plus de 13 millions de personnes ont besoin d\u2019aide pour survivre.Hostiles au régime de Bachar al-Assad, les États-Unis ont dit «soutenir » l\u2019appel à une trêve en affirmant que les attaques contre les civils «doivent cesser immédiatement ».En revanche, la Russie, qui soutient militairement le régime syrien, a jugé par la bouche de son ambassadeur à l\u2019ONU Vassily Nebenzia qu\u2019une telle trêve n\u2019était «pas réaliste ».Entre-temps, les civils continuent de payer un lourd tribut dans cette guerre déclenchée le 15 mars 2011 par la répression de manifestations pacifiques avant de se complexifier avec l\u2019implication de puissances étrangères et de groupes djihadistes.Depuis lundi, 226 civils, dont 58 enfants, ont péri dans le déluge de feu déversé par le régime sur la Ghouta orientale, proche de Damas, a indiqué l\u2019Observatoire syrien des droits de l\u2019homme (OSDH).Des centaines d\u2019autres ont été blessés alors que secouristes et médecins sont débordés.Jeudi, 73 civils ont péri sous les bombes de l\u2019armée de l\u2019air, qui ont par ailleurs provoqué d\u2019énormes destructions, a précisé l\u2019ONG.Situation catastrophique Selon des témoins, la situation est catastrophique dans la Ghouta orientale, alors que le conflit a fait depuis son déclenchement le 15 mars 2011 plus de 340 000 morts et jeté à la rue des millions de personnes.« Il s\u2019agit des quatre pires journées qu\u2019ait connues la Ghouta orientale » depuis le début de la guerre en 2011, a déclaré à l\u2019AFP Hamza, un médecin qui traitait des blessés dans une clinique d\u2019Arbine.«La Ghouta n\u2019a jamais été la cible de bombardements aussi intensifs.» « La Ghouta orientale connaît un siège digne du Moyen Âge, c\u2019est totalement inacceptable », a dit l\u2019ambassadeur français à l\u2019ONU, François Delattre.Agence France-Presse SYRIE Déluge de feu sur la Ghouta orientale Plus de 220 civils ont péri en quatre jours de frappes incessantes KCTV AGENCE FRANCE-PRESSE Pyongyang exhibe ses missiles intercontinentaux La Corée du Nord a organisé un défilé militaire jeudi à Pyongyang pour célébrer le 70e anniversaire de ses forces armées, mettant en scène ses missiles balistiques intercontinentaux à la veille de l\u2019ouverture des Jeux olympiques au Sud.Pyongyang profite des JO de Pyeongchang pour mener une offensive de charme, envoyant au Sud des artistes, des centaines de pom-pom girls ainsi que la sœur de son dirigeant Kim Jong-un.Mais des régiments de soldats ont défilé au pas de l\u2019oie sur la place Kim Il Sung, suivis par des camions, de l\u2019artillerie, des chars et finalement les missiles géants.« Nous sommes devenus capables de faire la démonstration devant la planète de notre statut de puissance militaire de classe mondiale », a lancé le dirigeant nord-coréen.Le Nord a annoncé le mois dernier qu\u2019il célébrerait cette année le 70e anniversaire de son armée le 8 février au lieu du 25 avril.La nouvelle a pris les capitales étrangères de court après le revirement diplomatique amorcé par Pyongyang début janvier.C H A R L O T T E V A N O U W E R K E R K à La Haye L a Cour pénale internationale (CPI) a ouvert simultanément jeudi deux « examens préliminaires » portant sur des crimes commis au Venezuela, théâtre de troubles politiques meurtriers, et aux Philippines, où sévit une guerre sanglante contre la drogue.Cette ouverture simultanée \u2014 inédite dans l\u2019histoire de la Cour \u2014 survient après des démarches de responsables de l\u2019opposition qui accusent leurs gouvernements respectifs, à Caracas et à Manille, de crimes contre l\u2019humanité.«Je suis de près les situations aux Philippines et au Venezuela depuis 2016\u2026 J\u2019ai décidé d\u2019entamer un examen préliminaire [étape préalable à une enquête, NDLR] dans chacune des situations en cause », a déclaré la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, dans un communiqué.En novembre, Mme Bensouda avait reçu à La Haye, où est basée la CPI, l\u2019ex-procureure générale du Venezuela Luisa Ortega, venue demander l\u2019ouverture d\u2019un examen préliminaire sur les meurtres et tortures présumés commis par les dirigeants de ce pays en proie à une grave crise politique et économique.Depuis avril 2017, les forces de l\u2019ordre du Venezuela auraient fait subir à des manifestants et des opposants politiques, ou perçus comme tels, de graves sévices et des mauvais traitements pendant leur détention, a dit Mme Bensouda.« Des groupes de manifestants auraient également eu recours à la violence, faisant des morts et des blessés au sein des forces de l\u2019ordre », a-t-elle ajouté.Guerre antidrogue Aux Philippines, la procureure examinera des crimes commis lors de la sanglante guerre contre la drogue «déclenchée par le gouvernement philippin».Élu dans un fauteuil en 2016, le président Rodrigo Duterte avait promis d\u2019éradiquer le trafic de drogue en faisant abattre des dizaines de milliers de délinquants.Mis au courant jeudi de l\u2019ouverture de l\u2019examen préliminaire, le porte-parole de M.Duterte a aussitôt démenti les accusations de crime contre l\u2019humanité portées contre le chef de l\u2019État.Depuis l\u2019élection de M.Duterte, près de 4000 trafiquants et usagers de drogue présumés ont été tués par la police.Les autorités enquêtent également sur plus de 2000 autres meurtres «commis en relation avec la drogue» par des inconnus.Les défenseurs des droits de la personne estiment que le nombre réel de morts est le double des chiffres officiels et qu\u2019une bonne partie des meurtres ont été commis par des miliciens de l\u2019ombre.« Nombre des faits rapportés concerneraient des meur tres extrajudiciaires perpétrés au cours d\u2019opérations policières de lutte contre la drogue », a souligné Fatou Bensouda.La police, elle, dit agir en état de légitime défense.Jude Sabio, l\u2019avocat derrière le dépôt de dossier, s\u2019est dit « transporté de joie » par la décision de la CPI.« C\u2019est un grand pas car, finalement, le système d\u2019escadrons de la mort mis en place par Duterte pourra faire l\u2019objet d\u2019une enquête », a-t-il déclaré, espérant qu\u2019elle débouchera sur l\u2019arrestation du président.Toutefois, il n\u2019est pas certain que ces deux enquêtes préliminaires permettent, un jour, de traîner des coupables sur le banc des accusés à La Haye.La procureure de la CPI va d\u2019abord devoir déterminer si elle est bien compétente pour enquêter sur ces crimes au regard des critères posés par le Statut de Rome, traité fondateur de la Cour ratifié par le Venezuela et les Philippines.Agence France-Presse La Cour pénale internationale ouvre des enquêtes sur le Venezuela et les Philippines S A M J A H A N à Dacca L a justice du Bangladesh a condamné jeudi la chef de l\u2019opposition Khaleda Zia à cinq ans de prison pour corruption, peine qui pourrait l\u2019empêcher de défier sa rivale, la première ministre Sheikh Hasina, aux élections prévues cette année.Première ministre à deux reprises, présidente de longue date du Parti nationaliste du Bangladesh (BNP), Mme Zia est poursuivie pour avoir détourné 21 millions de takas (300 000 $) d\u2019un fonds créé pour un orphelinat.Le parquet avait requis la prison à vie.«Étant donné que le tribunal a été en mesure de prouver les accusations contre elle, Zia a été condamnée à cinq ans de prison», a déclaré le juge Mohammad Akhteruzzaman.Cette peine signifie que la veuve de l\u2019ex-président Ziaur Rahman, assassiné en 1981, sera peut-être empêchée de se présenter aux élections législatives prévues pour décembre.Présente à l\u2019audience, Kha- leda Zia a été immédiatement écrouée et devrait rester incarcérée jusqu\u2019à ce que sa défense fasse appel.« Ce verdict va à l\u2019encontre de la justice et s\u2019inscrit dans le cadre d\u2019une vengeance politique.Nous pensons que ce verdict sera infirmé en instance supérieure », a déclaré à l\u2019AFP Khandkar Mahbub Hos- sain, avocat de Mme Zia.Violences Par crainte de débordements des partisans du BNP, plus de 5000 policiers ont été déployés dans les r ues de Dacca, où les manifestations ont été interdites.Normalement encombrée de voitures, la capitale paraissait étrangement vide jeudi matin.À l\u2019annonce du jugement, des violences ont éclaté dans plusieurs grandes villes du pays.Des échauffourées ont opposé membres du BNP à ceux du parti au pouvoir et à la police.Des barrages sont apparus aux principaux points d\u2019entrée de la mégapole pour empêcher les partisans du BNP des campagnes ainsi que ses alliés islamistes de marcher sur la capitale.«Dacca est dans les faits coupée du monde, les gens en panique », titrait jeudi matin le quotidien bengali Prothom Alo.Rivalité ancienne Khaleda Zia, 72 ans, a dirigé le Bangladesh de 1991 à 1996 puis de 2001 à 2006.Elle est l\u2019ennemie jurée de l\u2019actuelle chef de gouvernement Sheikh Hasina, qui fut un temps son alliée.Les deux femmes se sont succédé au pouvoir.Ce procès «est une tentative d\u2019instrumentaliser la justice contre moi afin de m\u2019écarter de la politique et des élections, et de m\u2019isoler du peuple », a déclaré celle qui est sous le coup de dizaines d\u2019autres poursuites pour corruption et violence, lors d\u2019une conférence de presse à Dacca à la veille du verdict.Dans la même af faire, son fils et héritier politique Tarique Rahman \u2014 qui vit en exil à Londres \u2014 ainsi que quatre de ses proches ont été condamnés à dix ans de prison.La rivalité sanglante entre Sheikh Hasina et Khaleda Zia est le principal point de bascule de la vie politique du Bangladesh depuis un quart de siècle.Toutes deux apparentées à des figures de l\u2019indépendance de ce pays pauvre d\u2019Asie du Sud, par tenaires dans leur lutte contre le régime militaire dans les années 1980, elles se mènent depuis le début des années 1990 une lutte féroce, devenant première ministre tour à tour.Le BNP avait boycotté les élections législatives de 2014, les accusant d\u2019être truquées, mais devrait présenter des candidats cette année.Avant la lecture du jugement, l\u2019organisation Human Rights Watch a incité Dacca à cesser les « arrestations arbitraires et les détentions».« Les af firmations du gouvernement du Bangladesh de son caractère ouvert et démocratique sonnent creux alors qu\u2019il réprime la dissidence politique », a déclaré son responsable Asie, Brad Adams.Agence France-Presse BANGLADESH L\u2019ancienne première ministre Khaleda Zia condamnée à cinq ans de prison AGENCE FRANCE-PRESSE Des partisans du Parti nationaliste du Bangladesh ont manifesté leur mécontentement par rapport au verdict, à Dacca. l y a de ces décisions qui apparaissent tellement iniques et qui dénotent une telle insensibil ité qu\u2019elles laissent pantois.C\u2019est le cas de la hausse de 73 $ accordée à tous les prestataires d\u2019aide sociale inaptes au travail, mais soutirée aux personnes déficientes intellectuelles ou souffrant de maladie mentale qui sont hébergées dans des résidences appelées ressources intermédiaires.Annoncé en grande pompe par le ministre de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, le plan de lutte contre la pauvreté prévoit une hausse graduelle de la prestation de solidarité sociale (réservée aux personnes avec des contraintes sévères à l\u2019emploi) de 12 750 $ par an (en incluant les crédits d\u2019impôt) à 18 000 $ d\u2019ici 2023.Une première tranche de 73 $ par mois est versée depuis le 1er février.«Nous allons sortir plus de 100 000 personnes de la pauvreté », s\u2019est vanté le ministre.Mais ça n\u2019inclut pas un certain nombre de personnes touchant des prestations de solidarité sociale, soit quelque 8000 personnes dé?- cientes intellectuelles ou souffrant de maladie mentale hébergées dans des ressources intermédiaires.Ces prestataires ne verront pas la couleur de cette augmentation : leur loyer sera haussé d\u2019autant, à 820 $, la Régie de l\u2019assurance maladie du Québec (RAMQ) passant à la caisse à leur place.Ces personnes devront se contenter de la somme de 215 $ par mois pour leurs dépenses personnelles.Le ministre fait une exception pour ces personnes parmi les plus démunies : elles ne sortiront pas de la pauvreté, elles n\u2019amélioreront pas leur sort comme les autres.C\u2019est qu\u2019il faut respecter les barèmes de la RAMQ, avance le ministre, comme si cette prétention technocratique justi?ait l\u2019injustice.Le gouvernement a agi en catimini.En décembre, des proches de dé?cients intellectuels se sont réjouis de la hausse annoncée de l\u2019aide sociale.Mais ils ont déchanté quand ils ont lu l\u2019article du Devoir qui dévoilait le pot aux roses.Ce n\u2019est qu\u2019au début de l\u2019année que la RAMQ informait les principaux intéressés et surtout leur curateur qu\u2019elle faisait main basse sur les 73 $, un avis souvent passé inaperçu.Les exploitants des ressources intermédiaires n\u2019en avaient rien su.Les personnes dé?cientes intellectuelles ne votent pas aux élections.Elles ne pèsent pas lourd aux yeux des politiques.L\u2019État peut les traiter comme des citoyens de seconde zone, elles ne s\u2019en plaindront pas.Il peut même leur extorquer leur dû, elles ne diront rien.Mais pour la moralité, on repassera.Implacable, la raison d\u2019État peut se montrer indigne.« Jeux de la paix » ou jeu de dupes ?Le dialogue qui se dessine entre les deux Corées n\u2019est pas sans promesses \u2014 cela dit sans naïveté.Mais comment concrétiser une détente qui risque à tout moment de se défaire ?année 2017 aura donné lieu à un essai nucléaire et à quatre essais de missiles balistiques intercontinentaux de la part de la Corée du Nord, sur fond de renforcement tous azimuts des sanctions internationales et d\u2019une délirante escalade verbale entre Kim Jong-un et Donald Trump.Provocateur, certes, mais pas étonnant, donc, que l\u2019impénitent régime nord- coréen ait voulu tenir jeudi, à 24 heures de l\u2019ouverture des Jeux olympiques de Pyeong- chang, un dé?lé militaire ostentatoire comme M.Trump les aime apparemment et dont Kim Jong-un a déclaré qu\u2019il faisait « la démonstration devant la planète de notre statut de puissance militaire de classe mondiale » \u2014 réaf?rmant en cela que la dénu- cléarisation de la Corée du Nord était inenvisageable.Ce n\u2019est pas peu dire que le rapprochement intercoréen qui a pris forme à la faveur des JO qui s\u2019ouvrent vendredi est incertain, sinon même boiteux.Mais il donne tout de même lieu à un ef for t de « diplomatie spor tive » plus porteur que lors des Jeux olympiques d\u2019été de Séoul en 1988, des Jeux qui avaient été précédés d\u2019un attentat contre un avion de la Korean Airlines et d\u2019une réaction intraitable depuis Pyongyang à l\u2019of fre de participation aux compétitions.Jeu de dupes de la part de Kim Jong-un ou volonté réelle de détente?Un savant dosage des deux.Dans son bras de fer avec la Maison- Blanche, le dictateur n\u2019est pas suicidaire au point de ne pas comprendre qu\u2019il est dans l\u2019intérêt de Pyongyang de faire baisser les tensions militaires.Du moins peut-on l\u2019espérer.Entendu que Kim Jong-un s\u2019est montré jusqu\u2019à maintenant fort peu intimidable, mais il serait exagéré de prétendre que les pressions induites par la panoplie de sanctions dont son régime écope n\u2019ont aucune incidence sur les calculs géopolitiques de Pyongyang, d\u2019autant que l\u2019allié chinois est devenu depuis quelques mois un peu moins complaisant à son égard.C\u2019est suivant cette logique unidimensionnelle que le vice-président Mike Pence a af- ?rmé mercredi que les États-Unis s\u2019apprêtaient à imposer les sanctions «les plus dures» jamais prises contre Pyongyang.L\u2019occasion était en l\u2019occurrence trop belle pour le dictateur de souf?er du chaud sur le froid en se rendant disponible aux appels lancés par le président sud-coréen Moon Jae-in, depuis son arrivée au pouvoir en mai dernier, à la relance du dialogue inter- coréen qui était au point mort depuis 2007.La stratégie étant, pour Kim Jong-un, d\u2019affaiblir le front commun que forme Séoul avec Washington et Tokyo en tentant d\u2019y ouvrir une brèche.Il ne faut pas pour autant sous-estimer le désir de réconciliation, de part et d\u2019autre, d\u2019un peuple déchiré depuis 70 ans.Ce fragile réchauf fement place le président sud-coréen dans une situation délicate.D\u2019abord sur le plan géostraté- gique, vu ses alliances.Ensuite sur le plan intérieur, où la presse de droite vocifère que Moon Jae-in a fait trop de concessions (la formation d\u2019une équipe unifiée de hockey féminin a beaucoup choqué).S\u2019il y a fossé politique, le débat révèle du reste un fossé générationnel : la réunification n\u2019est tout simplement pas un idéal pour la jeunesse sud-coréenne qui, aux prises avec le chômage et la précarité, en redoute l\u2019impact économique.Une jeunesse qui, de fait, n\u2019a jamais connu qu\u2019une péninsule séparée.D\u2019où le plaidoyer du président, non pas pour une illusoire réunification politique, mais pour le développement de collaborations.Où mèneront ces efforts de détente ?Survivront-ils à la trêve olympique ?Ils servent au moins à rappeler que les Coréens sont les premiers concernés.L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 9 F É V R I E R 2 0 1 8 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Prépondérance fédérale ?Au Québec quand on vend une maison, que ce soit par l\u2019entremise d\u2019une agence immobilière ou non, le vendeur doit nécessairement remplir le formulaire de l\u2019Organisme d\u2019autoréglementa- tion du courtage immobilier du Québec (OACIQ) appelé « Déclarations du vendeur sur l\u2019immeuble ».Ce formulaire a été élaboré en collaboration avec l\u2019Association des inspecteurs en bâtiments du Québec et est obligatoire.À la question D13.7, on demande « À votre connaissance, y a-t-il eu une culture de cannabis ou la production de toute autre drogue, produit chimique ou dangereux à l\u2019intérieur du bâtiment ?», et la question n\u2019est pas d\u2019ordre moral ou légal, mais sanitaire.La culture de cannabis produit énormément d\u2019humidité et peut causer l\u2019apparition de moisissures, faire pourrir les murs, etc.De la même façon que l\u2019on peut interdire par réglementation interne l\u2019usage du tabac dans les unités d\u2019une copropriété divise pour des raisons d\u2019assurance et pour ne pas incommoder les copropriétaires voisins, on pourra certainement interdire la culture du cannabis L I B R E O P I N I O N D R H U G O V I E N S Président de l\u2019Association médicale du Québec (AMQ) L e message d\u2019Émilie, criant de vérité et de désespoir, ne peut laisser indif fé- rent.Passé le premier choc, il mérite cependant d\u2019être suivi d\u2019une vraie réflexion.Malheureusement, ça ne semble pas être la direction que prend le débat.La plupart des éditorialistes et des observateurs se contentent d\u2019y voir encore et toujours la preuve que tous les maux du système de santé viennent des médecins.Moins de primes, plus d\u2019infirmières.L\u2019équation semble si simple.Ajoutons des ressources et tout ira mieux.Vraiment ?Si seulement c\u2019était le cas.Mais c\u2019est oublier que notre système de santé, dont l\u2019organisation date des années 1970, n\u2019est plus en mesure de répondre aux besoins actuels.Les personnes âgées sont plus nombreuses, les maladies chroniques se multiplient et les besoins en soins aussi ! Pour tant, notre système de santé tourne toujours autour du curatif et des hôpitaux.Son financement aussi.Les médecins sont son cœur.On leur a appris à faire des diagnostics et des plans de soins pour guérir des patients.Aujourd\u2019hui, pourtant, on ne guérit pas de la démence.On ne guérit pas d\u2019avoir 92 ans.En revanche, on a besoin de soins de longue durée.Des soins qui devraient être pris en charge par des équipes.Mais faute d\u2019avoir implanté ces équipes, on épuise les infirmières, laissées à elles-mêmes pour prendre en charge des patients toujours plus lourds.Pourquoi?Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi le réseau est si lourd ?Pourquoi le réseau déborde tout le temps ?Si nous voulons venir en aide aux infirmières et aux patients, nous devons prendre le temps de nous inter roger sur la façon dont nous consommons les soins de santé.C\u2019est-à-dire se demander si l\u2019on hospitalise les bons patients.Et si oui, si l\u2019on ne peut pas prévenir beaucoup de ces hospitalisations ou même accepter que le vieil âge ne devrait pas toujours être pris en charge par l\u2019hôpital.Tant que l\u2019on ne se posera pas ces questions, on pourra toujours augmenter les ressources, on continuera d\u2019essayer de remplir un seau sans fond.Depuis des années, l\u2019AMQ fait des travaux qui montrent que la solution est ailleurs.Il faut travailler sur la pertinence des services, arrêter d\u2019investir toujours plus dans le curatif et travailler pour mieux accompagner les malades chroniques, quand ils sont encore à domicile.En agissant en amont, on peut empêcher qu\u2019ils ne décompensent, et donc avant que leur condition ne devienne incontrôlable et qu\u2019il faille les envoyer à l\u2019hôpital.Encore faut-il avoir une première ligne organisée pour ce type d\u2019inter vention, avec des équipes formées pour utiliser des indicateurs destinés à détecter les malades à risque de se rendre à l\u2019urgence.Alors, on a le choix.On peut ajouter des infirmières à l\u2019hôpital et leur donner plus de soutien pour s\u2019occuper de patients plus lourds, mais comme toujours, cela reviendra à mettre un pansement adhésif sur une plaie infectée.Autrement, on peut aussi s\u2019attaquer à ce qui gangrène notre système et permettre aux infirmières de travailler en vraie interdisciplinarité et d\u2019aller sur le terrain auprès des patients, quand ils ne sont pas encore des cas trop lourds.Certaines IPS (infirmières praticiennes spécialisées) de première ligne le font déjà, ainsi que des infirmières cliniciennes, et cela a fait ses preuves.On prévient ainsi l\u2019entrée de bien des patients dans le système, avec les économies que cela implique.Donc, plutôt que d\u2019ajouter des infirmières à l\u2019hôpital, ajoutons des infirmières avec une autonomie dans les GMF, pour la prise en charge des personnes âgées et des malades chroniques.La souffrance des infirmières et la maladie du système de santé FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, VALÉRIE DUHAIME, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur de la production CHRISTIAN GOULET pour protéger l\u2019intégrité physique du bâtiment et sa valeur.Prépondérance fédérale ou non, qu\u2019ont les compagnies d\u2019assurance à dire du projet de loi C-45 de Justin Trudeau de permettre la culture de quatre plants de cannabis sans limite de taille des plants (qui pourra contrôler ça de toute façon ?) et la décision de Québec d\u2019interdire complètement la culture personnelle à domicile ?Angèle Dufresne Montréal, le 8 février 2018 époque, sûr qu\u2019ils se seraient enflammés à plusieurs reprises ; comme ce fut le cas à la suite de la présentation d\u2019un viol collectif subi par Fanny la Fugueuse presque dans le coma.Madame Ber trand a touché à peu près à toutes les réalités sociales grises de l\u2019époque, toujours bien présentes au- jourd\u2019hui.Je me rappelle cette magistrale interprétation d\u2019une femme alcoolique par la puissante Monique Miller et de son rejaillissement sur le reste de la famille.Je me souviens, toutes les fois que je revois Sylvie Léonard à la télé, de son rôle prégnant de réalisme d\u2019une femme dominée et battue par un mari jaloux et cruel joué par Ghislain Tremblay.Puis cet épisode audacieux Le Petit Chaperon rouge, histoire d\u2019un viol collectif subi par une Pascale pleinement consciente de son supplice.Cela m\u2019étonne que Manon Dumais, journaliste au Devoir, discutant de télé généraliste crue avec des spécialistes tels Pierre Barrette, Isabelle Pelletier, Stéfany Boisvert et Daniel Thibault, n\u2019ait pas crû bon de citer l\u2019œuvre de Janette Bertrand dans le débat.Marcel Lapointe Jonquière, le 7 février 2018 L\u2019 CORÉE DU NORD De la paix et des Jeux MAIN BASSE SUR LA HAUSSE DE L\u2019AIDE SOCIALE Décision indigne I GUY TAILLEFER ROBERT DUTRISAC Les faiseurs de télé crue n\u2019ont rien inventé On dit que la télé généraliste se fait de plus en plus audacieuse.À mon avis, non.De plus en plus racoleuse, ça oui ! Compétition oblige.Dans les années 1980-1990, Radio-Québec, aujourd\u2019hui Télé-Québec, a présenté, les vendredis soir, au moins une cinquantaine de télédramatiques écrites audacieusement par une précur- seure, Janette Bertrand, pour faire voler en éclats nombre de tabous, entre autres hérités de l\u2019Église catholique.Si les réseaux sociaux avaient existé à cette L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 9 F É V R I E R 2 0 1 8 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon (chef de division), Robert Dutrisac, (éditorialiste), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter), Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui (correspondants parlementaires à Québec) Dave Noël (recherche), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans),Caroline Montpetit (arts vivants), Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division et éditorialiste); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Aude Marie Marcoux (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et Geneviève Tremblay (pupitres); correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant (correctrices) ; soutien à la rédaction : Amélie Gaudreau (coordonnatrice à la rédaction), Jean-Philippe Proulx (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa).PUBLICITÉ Charleyne Bachraty (adjointe au vice-président), Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Alain Tréhout (directeur créativité média), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatrices publicitaires).PRODUCTION Caroline Desrosiers, Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique), Solène M.Hébert (développeuse Web).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Caroline Filion, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).Q uelques jours avant le cri du cœur d\u2019Émilie Ricard, je me trouvais justement en vacances avec une amie infirmière dont j\u2019aime écouter les histoires d\u2019hôpital, pour le pire et le meilleur.Pis, le nouveau CHUM, que je lui demande ?Elle a l\u2019air tiraillée entre l\u2019exaspération, la déception et l\u2019envie de rire très jaune.Un mélange chaotique, m\u2019ex- plique-t-elle, entre la désorganisation d\u2019ouverture, le manque d\u2019effectifs et l\u2019achalandage accru en cette période de l\u2019année où courent toutes sortes d\u2019infections.Pas un mot de plus sur les grandes et petites misères de son boulot.Toute la semaine, elle s\u2019est contentée de vérifier qu\u2019on buvait assez d\u2019eau et qu\u2019on se crème régulièrement.« T\u2019as vu les patients là-bas ?» lance-t-elle un matin sur la plage, avant de se corriger : « Euh, les gens, je veux dire ! » On peut toujours sortir l\u2019infirmière de l\u2019hôpital, mais jamais tout à fait l\u2019infirmière de la fille.Et les infirmières, on ne les entend pas souvent se plaindre.Dans les médias, depuis une semaine, elles pèsent scrupuleusement leurs mots, demandant quasiment pardon de nous déranger.Celles avec qui j\u2019ai discuté ces derniers jours l\u2019ont toutes dit : les médias, c\u2019est le dernier recours.On priorise toujours la résolution des problèmes dans nos milieux de travail.C\u2019est dire combien elles prennent au sérieux leurs obligations professionnelles, car ce qu\u2019elles décrivent a tout d\u2019une catastrophe.Ce souci intense de loyauté et de discrétion est certes essentiel à la profession d\u2019infirmière, mais on y lit aussi les vestiges d\u2019un passé sexiste.L\u2019histoire de la médecine moderne a relégué les infirmières au rôle de simples exécutantes ; des femmes «à vocation», qui obtempèrent.Les petites mains de la guérison, qui soignent sans statuer.À voir leurs actuelles conditions de travail, et à entendre le premier ministre parler de « profession de dévouement », pendant que son ministre de la Santé encourage les infirmières à être plus positives, on se dit que cette vision réductrice et dépassée persiste.«On imagine encore l\u2019infirmière avec son petit chapeau, tenant la main d\u2019un mourant », lance Alice Tessier, infirmière clinicienne à Montréal.« Or la majeure partie de notre travail est scientifique.Nous sommes des professionnelles, nous prodiguons des soins appuyés sur des données probantes.Il n\u2019y a pas que les médecins qui font ça.» Comme plusieurs, Alice croit que la vision médicalo-centriste préconisée par le gouvernement en santé empêche de soigner à pleine efficacité.Le travail infirmier commande un va-et- vient constant entre le travail scientifique et humain.C\u2019est d\u2019ailleurs ce qui le rend inestimable.Les infirmières ont en permanence une charge cognitive considérable : garder en tête les besoins de chacun, médicaux ou non, ordonner les priorités.À l\u2019heure actuelle, on compte sur elles pour assumer toute une série de tâches qui excèdent les traitements, mais qui leur échoient.Pourquoi ne pas étendre aussi leur autonomie de soignante ?On les soumet plutôt à des carcans administratifs déconnectés des besoins réels, jusqu\u2019à ce qu\u2019elles craquent.« C\u2019est inacceptable qu\u2019on ne prenne pas au sérieux la santé des infirmières autant qu\u2019elles prennent au sérieux la santé des patients», tranche Alice.Le gouvernement a de bonnes raisons de craindre la colère des infirmières.Non seulement parce qu\u2019elles ont la sympathie de la population, mais aussi parce que leur travail, qu\u2019on s\u2019entête à dévaloriser, touche au fondement de l\u2019ordre social.Le labeur de prise en charge de la vulnérabilité, largement invisible et sous-rémunéré, est essentiel pour que le monde tourne ; pour que ceux qui brassent de « grosses affaires » ne soient pas ralentis par la contingence humaine.Le ras-le-bol des infirmières nous renvoie aussi à la dette immense que nous avons envers celles et ceux qui portent le fardeau de la reproduction de la vie humaine.Lorsque les infirmières prennent la parole, lorsqu\u2019elles mettent leur poing sur la table et exigent qu\u2019on les respecte, elles jettent du sable dans l\u2019engrenage de la machine à gouverner.Elles rappellent qu\u2019ils sont bien beaux, les fantasmes d\u2019une gouvernance froide et mécanique de la société, mais que le fétichisme de l\u2019ef ficience et la poursuite de la croissance économique au détriment des richesses sociales ont un coût humain réel.Lorsque les infirmières disent : « C\u2019est assez ! », elles nous forcent à poser un regard lucide sur la destruction programmée de nos institutions publiques, qui découle de l\u2019anti- projet social déployé ces dernières années par le gouvernement du Québec.Elles nous obligent à admettre que les bilans économiques soi-disant heureux, tout comme les annonces préélectorales pathétiquement racoleuses, sont des diversions pour masquer un champ de ruines.La colère des infirmières AURÉLIE LANCTÔT N A T H A L I E S T - A M O U R Professeure à l\u2019Université du Québec en Outaouais (UQO) et chercheuse au partenariat Familles en mouvance (INRS) M É L A N I E B O U R Q U E Professeure à l\u2019Université du Québec en Outaouais (UQO) écemment, le gouvernement Couil- lard a rendu publiques dif férentes mesures qu\u2019il compte mettre en place afin d\u2019améliorer la qualité de vie des familles.Pour les parents, toute politique susceptible de faciliter la conciliation de la vie familiale avec les responsabilités professionnelles et les études est certainement la bienvenue.Dans un avis scientifique publié en 2013 pour le compte de l\u2019Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), nous avions d\u2019ailleurs proposé un assouplissement du congé parental, de même qu\u2019une révision des normes du travail pour permettre aux travailleuses et aux travailleurs d\u2019avoir accès à plus de congés rémunérés pour des raisons familiales et à une période de vacances plus longue.Nous devrions donc nous réjouir des annonces récentes du gouvernement actuel.Nous accueillons toutefois ces intentions avec une certaine retenue.D\u2019une part, nous croyons, comme d\u2019autres acteurs intéressés par la situation des femmes et des familles, que la question complexe de la conciliation travail-famille ne doit pas être traitée à la pièce.Elle devrait plutôt faire l\u2019objet d\u2019une politique spécifique qui traduit un engagement social et politique envers les familles québécoises.À ce titre, les études sur les effets des politiques montrent qu\u2019il est dif ficile d\u2019évaluer les impacts d\u2019une mesure prise isolément.De plus, il faudra attendre les détails de la mise en œuvre de ces programmes afin de pouvoir saisir pleinement leurs bienfaits pour les mères, les pères et les autres intervenants impliqués.Exercice électoraliste Notre plus grande critique vise toutefois l\u2019exercice électoraliste auquel se prête le gouvernement de monsieur Couillard avec l\u2019annonce de ces mesures visant les familles.Disons d\u2019emblée que le Parti libéral n\u2019est pas le seul à courtiser les familles en cette période préélectorale.De son côté, le Parti québécois entre en opération de séduction en parlant de services de garde.Il suggère de revenir à un tarif de garde unique, peu importe le revenu des parents, et de diminuer le coût pour un deuxième enfant.Dans le cas d\u2019un troisième enfant ou pour les familles dont le revenu annuel est de moins de 34 000$, le service serait tout simplement gratuit.Dans le camp de la CAQ, le chef, qui se targue de vouloir former un gouvernement des familles, reste plutôt discret sur les moyens qu\u2019il compte mettre en place.Or, nous souhaitons rappeler aux femmes et aux hommes politiques du Québec que les familles ne sont pas une marchandise électorale et qu\u2019elles continuent de contribuer au développement démographique, social et économique du Québec au quotidien.Pourtant, le gouvernement actuel est celui qui a mis en place la modulation des tarifs pour les services de garde, une mesure qui a favorisé le développement des services de garde à but lucratif et qui a ouvert une brèche dans la solidarité sociale envers les familles.Mentionnons également le sous-financement des organismes communautaires œuvrant avec les familles et pour défendre leurs droits.La précarité financière de ces organismes est lourde de conséquences : trop d\u2019énergie doit être consacrée à la recherche de financement plutôt qu\u2019à répondre aux besoins des familles.Rappelons finalement que ce sont les femmes et les hommes, les proches aidants, qui doivent compenser le manque d\u2019accessibilité aux services publics ; pensons ici aux services de soutien à domicile par exemple.Il serait donc temps qu\u2019un gouvernement propose une politique de conciliation travail-famille intégrée en début de mandat plutôt que des mesures à la pièce en campagne électorale qui risquent fortement d\u2019être oubliées.Les familles ne sont pas une marchandise électorale J E A N - P I E R R E P R O U L X Journaliste et professeur retraité a possibilité, confirmée par les récents sondages, de voir la Coalition avenir Québec prendre le pouvoir en octobre oblige à examiner de plus près sa proposition d\u2019abolir les commissions scolaires en vue de remettre « l\u2019école à sa communauté ».Pour l\u2019heure, l\u2019analyse de cette proposition signée par le député Jean-François Roberge montre qu\u2019elle est incomplète et incohérente.Certes, l\u2019objectif est tout à fait louable, mais pas nouveau.Tous les gouvernements depuis le livre blanc de Camille Laurin : Une école communautaire et responsable (1982), ont visé ce même objectif.Du reste, le Québec a fait depuis des pas importants dans cette direction.La CAQ veut aller plus loin.«Plus que jamais, écrit la CAQ, nous croyons qu\u2019une école doit appartenir à son quartier ».On lit encore : « Les conseils d\u2019établissement seront le principal pôle de décisions de ces écoles communautaires.Ainsi, le Québec se donnera enfin un réseau de l\u2019éducation où les décisions se prennent dans les milieux, à l\u2019échelle humaine.» Il est question de « communauté » de « quartier », de «milieux, à l\u2019échelle humaine ».Ce vocabulaire convient assez bien aux écoles primaires, mais pas aux écoles secondaires.En ville, elles desservent plusieurs quartiers ; en milieu rural, leurs élèves viennent de grands territoires régionaux, loin des communautés locales.Bref, les situations sont plurielles.Poursuivons : «Nous souhaitons que partout au Québec, des décisions importantes comme l\u2019affectation des surplus budgétaires, l\u2019aménagement de l\u2019horaire, la planification d\u2019activités d\u2019aide aux devoirs et leçons et l\u2019organisation d\u2019une plus grande variété d\u2019activités parascolaires soient prises par et pour la communauté d\u2019une école de quartier, au bénéfice des élèves qui fréquentent cette même école.» Pourtant, à part l\u2019affectation des surplus, tout le reste est déjà régi par chaque école.Ignorance ou quoi?Des centres de services Par ailleurs, la CAQ propose de transformer les commissions scolaires « en centres de services aux écoles, des organisations qui auront pour mission de soutenir les écoles plutôt que de les d ir iger à d istance » .Elle préc ise : « Moins coûteux et éventuellement moins nombreux, les centres de services aux écoles seront intégrés au ministère de l\u2019Éducation.Ils auront pour mission de fournir des services administratifs et de faciliter au maximum la gestion des écoles ».Néanmoins, une question préalable se pose.La mission première d\u2019une commission scolaire est « d\u2019organiser les services éducatifs au bénéfice des personnes relevant de sa compétence [\u2026] ».Et parmi les fonctions qui en découlent, on compte celle d\u2019ériger et d\u2019entretenir les écoles, les centres de formation professionnelle et les centres d\u2019éducation des adultes.À cet égard, des besoins nouveaux émergent régulièrement.Il faut même parfois fermer des établissements.Or, sans commission scolaire, qui remplirait cette fonction ?Le ministère de l\u2019Éducation ?Les municipalités, les MRC ?La CAQ est muette à cet égard.Une autre fonction d\u2019une commission scolaire est de doter chaque établissement du personnel nécessa ire dont elle est l \u2019em - ployeuse.Dorénavant, chaque établissement devrait être investi d\u2019une personnalité juridique qui lui permettrait d\u2019assumer cette fonction.Les établissements privés le font.Cela se peut donc.Mais au public, la commission scolaire accorde au personnel l\u2019avantage de la mobilité selon les règles prévues aux conventions collectives.Leur faire renoncer à ce droit n\u2019est certainement pas acquis.Et qui encore remplirait ces autres fonctions que sont la répartition des ressources éducatives, le transport scolaire, les ressources financières?La CAQ ne le dit pas.Par ailleurs, des services administratifs se rattachent à ces fonctions et en rendent l\u2019exercice possible.Chaque établissement devrait donc assumer certains services administratifs ou une partie de ceux-ci.Les écoles et leurs directions gagneraient-elles au change ?D\u2019autres seraient confiés aux « centres de services » rattachés au MELS.Mais selon quels critères fe- rait-on le partage ?La CAQ n\u2019en dit rien.Surtout, si ces services sont gérés par et depuis le MELS, c\u2019est forcément le ministre qui, ultimement, en définira les normes et ses fonctionnaires qui, de Québec, devront les appliquer.Bref, on veut décentraliser d\u2019un côté, mais pour centraliser de l\u2019autre ! La CAQ propose enfin de conserver le « comité de répartition des ressources», en particulier financières, institué par chaque commission scolaire.Il compte 15 membres dont une majorité de directions d\u2019établissement.Il a pour l\u2019heure voix consultative.On propose d\u2019en faire un organe décisionnel.« Ils verront ainsi, dit la CAQ, à garantir l\u2019équité entre les écoles d\u2019une même région et statueront sur le partage des ressources et sur la complémentarité des projets particuliers.» La CAQ n\u2019indique pas cependant à qui serait rattaché ce comité, qui en nommerait les membres, à qui il ferait rapport ni quelles relations il entretiendrait avec les «centres de service » logés au ministère de l\u2019Éducation.Manifestement, en son état actuel, le projet de la CAQ n\u2019est pas l\u2019expression d\u2019une réflexion articulée.Il constitue un mauvais bricolage.La CAQ et l\u2019abolition des commissions scolaires, un projet incomplet et incohérent JACQUES NADEAU LE DEVOIR R L L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 9 F É V R I E R 2 0 1 8 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 16h30 Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S moins.D\u2019ailleurs, les déclarations à l\u2019annonce de cette nouvelle allaient plutôt dans ce sens : on a dit que c \u2019était bien, mais pour des femmes ! » On déconsidère de la sorte la valeur des athlètes féminines et de leur entraînement, estime l\u2019historien du sport.Il est clair, ce faisant, que « le CIO ne s \u2019embarrasse pas de contradictions par rapport à ses propres énoncés en matière d\u2019égalité ».L\u2019entraîneuse de cette équipe de hockey coréenne est une Canadienne.Elle n\u2019a pas été consultée au préalable et ne s\u2019est pas montrée spécialement heureuse de se voir imposer, à la der n ière minute, des joueuses qu \u2019elle n\u2019avait pas préparées.« Lorsqu\u2019on a appris qu\u2019elles allaient se joindre à notre équipe, j\u2019ai imaginé le pire scénario », a expliqué l\u2019entraîneuse Sarah Murray.Selon le politologue Steven Denney, « la société coréenne n\u2019est pas davantage favorable à un tel geste d\u2019union forcée.Je sais que plusieurs se sentent mal pour ces athlètes.Et ils ne sentent pas du tout qu\u2019un tel geste peut contribuer à une vraie détente entre les deux pays ».Car elle est bien passée, explique Denney, cette période où, il y a une vingtaine d\u2019années encore, plusieurs Sud-Coréens espéraient ou, à tout le moins, voulaient encore croire une réunion possible entre les deux Corées.Plus rien de tel en général, dit-il.Et l\u2019identité nationale sud-coréenne s\u2019est solidifiée sans qu\u2019une idée de réunification possible se développe.Dans le contexte actuel, cette manipulation des femmes pour laisser croire qu\u2019une réunion des deux pays est envisageable ne constitue en somme qu\u2019une monnaie de singe dont seul profite le jeu diplomatique, croit le politologue.Les meneuses Elles sont 229, habillées à l\u2019identique.On les appelle les cheerleaders nord-coréennes.Les médias se fascinent pour ces jeunes filles présentées comme un aréopage de la beauté.« Je sais bien qui elles sont, explique Steven Denney au Devoir, mais on ne le rappellera pas à l\u2019occasion de leurs prestations.D\u2019ordinaire, elles divertissent le pouvoir de la famille de Kim Jong-un.Elles chantent des hymnes à la gloire du régime.Elles sont un instrument de l\u2019État.On les utilise ici pour fracturer le sentiment du Sud à l \u2019égard du Nord, pour créer ce qu\u2019on appelle là-bas de la division sud-sud, afin de se donner un levier pour agir sur la population.» Ce ne sont pas des jeunes filles utilisées à titre d\u2019esclaves sexuelles, comme au temps de la domination coloniale japonaise sur la péninsule coréenne.« Ce n\u2019est pas la même chose, précise Steven Denney.Ces cheerleaders viennent de milieux avantagés.Elles sont considérées et bien placées dans la société nord-coréenne.Elles savent ce à quoi on les emploie.Aux Olympiques, elles ne chanteront pas des hymnes au régime.» Mais tout en chantant autre chose, leur présence en parlera favorablement.La stratégie de la représentation nord-coréenne est matér ial isée autour de s ignes d\u2019apaisement qui prennent forme dans des figures féminines.C\u2019est Kim Yo-jong, la jeune sœur de Kim Jong-un, qui est envoyée comme représentante officielle du pouvoir.Au nom du protocole diplomatique, le président de l\u2019Assemblée populaire suprême nord-coréenne, Kim Yong-nam, 90 ans, mène en principe la délégation.Mais personne n\u2019est dupe du fait que c\u2019est la sœur du chef suprême qui mène le bal.Et tout ce ballet diplomatique, voué à faire croire à une détente en un temps de forte tension autour du nucléaire, est porté par une délégation composée au plus des deux tiers de femmes.Cette image féminine est soigneusement lissée par le pouvoir nord-coréen.Il n\u2019est pas anodin de signaler que la mini-délégation envoyée en éclaireur avant les Jeux était conduite par une autre femme, Hyon Song-wol, une chanteuse populaire qui est aussi une ancienne concubine du président.En 2013, elle était disparue de la scène publique.On affirma alors qu\u2019elle avait été exécutée.Une diversion utile « Cette focalisation sur les femmes nord-coréennes constitue une aubaine pour le CIO qui permet de faire oublier la question du dopage en Russie », explique Patrick Clastres, ainsi que les cas de corruption allégués de plusieurs membres du Comité olympique.L\u2019ex-président du Comité olympique du Brésil, Carlos Nuzman, est inculpé de corruption.Il aurait sollicité un homme d\u2019affaires pour le versement de pots-de-vin en vue d\u2019assurer le choix des Jeux de Rio en 2016.Lamine Diack, l\u2019ex-président de la Fédération internationale d\u2019athlétisme, est mis en accusation avec son fils, Papa Massata Diack, par la justice brésilienne.L\u2019ancien coureur Frank Fredericks, médaillé olympique devenu membre du CIO après sa retraite, est accusé d\u2019avoir versé de l \u2019argent pour le compte de Papa Massata Diack via un paradis fiscal.Dans l\u2019embarras eux aussi : l\u2019Irlandais Patrick Hickey, le cheikh Ahmad al-Fahad al-Sabah du Koweït, le Sud- Coréen Lee Kun-hee, président du groupe Samsung, qui n\u2019assiste tout simplement plus aux réunions de l\u2019organisation depuis le temps où il a reconnu avoir mis en place pour sa compagnie un système de détournement de fonds qui aurait permis de détourner 8,9 milliards.Tous des hommes.Devant ce panier de crabes, l \u2019usage des femmes à titre de distraction olympique constitue une aubaine inespérée pour le CIO, croit Patrick Clastres.« Tout cela détourne l\u2019attention des médias du monde, à l\u2019avantage du CIO.[\u2026] Le CIO tient un discours sur l\u2019égalité, au nom des études de genre, de l \u2019égalité des sexes, de tout ça.Mais en pratique, ce n\u2019est pas du tout ce qu\u2019il fait.Les femmes font ici l\u2019objet d\u2019un marchandage.Le CIO ne s\u2019embarrasse pas de ses contradictions.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 JEUX propre enquête sur les sujets qui l\u2019intéressent, a-t-elle soutenu.Même les policiers ne font pas d\u2019enquête sur ce qu\u2019ils veulent.» Le travail passé de Guy Ouel- lette à la Commission des institutions ne peut pas justifier d\u2019aller recueillir des informations dans le plus grand secret, a-t- elle dit.« Un juge ne discute pas d\u2019une cause en l\u2019absence d\u2019une des deux parties.C\u2019est la même chose en commission parlementaire : les gens qui viennent témoigner le font au vu et au su de tous, la preuve est recueillie en toute transparence», a-t-elle souligné.Mme Valois a aussi remarqué que MM .Pr ud \u2019homme et Ouellette « s\u2019autorisent à se parler parce qu\u2019ils se connaissent depuis longtemps [depuis 1992, quand ils étaient tous deux à la SQ] ».« Mais ce faisant, ils ne reconnaissent pas qu\u2019il y a une séparation des pouvoirs, qu\u2019ils ont chacun un rôle [dif férent] et qu \u2019on ne peut pas impunément faire ce qu\u2019on veut », a-t-elle rappelé.Martin Coiteux indif férent Le ministre Coiteux a été moins exigeant.Dans un point de presse où il a néanmoins déclaré qu\u2019il valait mieux que le gouvernement ne se mêle pas des enquêtes, il a assuré qu \u2019 il ne voyait pas de problème à ce que Guy Ouellette ait des contacts réguliers avec Mar tin Pr ud \u2019homme \u2014 notamment lors « d\u2019événements médiatisés », comme l\u2019a précisé ce dernier.«Des gens qui ont travaillé ensemble à l\u2019inté- r ieur d \u2019un corps pol ic ier comme la Sûreté du Québec, c\u2019est un petit peu normal qu\u2019il se soit créé des liens », a déclaré le ministre.« Ça ne veut pas dire que les gens ne peuvent pas se compor ter de la bonne façon pour s\u2019assurer de la qualité de leur travail et, en par ticulier, de l\u2019intégrité de l\u2019ensemble des enquêtes.C\u2019est ça qui est important.Mais est- ce qu\u2019on doit demander aux gens de renoncer aux relations et aux amitiés qu\u2019ils ont tissées à travers toute leur vie ?Bien, non ! » a-t-il lancé.Quelques instants plus tôt, le ministre Coiteux passait en trombe devant les médias pour se diriger, le pas rapide, vers l\u2019édifice abritant les bureaux du premier ministre.Au Salon bleu, le leader parlementaire du gouvernement, Jean- Marc Fournier, venait tout juste d\u2019annoncer la suspension des étapes finales du projet de lo i 107, qu i do i t fa ire de l\u2019UPAC un corps policier indépendant.Pourquoi ?« On reporte à mardi, il y aura plus de personnes de notre côté, le premier ministre sera là », a répondu le principal intéressé.Rien à voir avec les plus récentes tuiles qui s\u2019abattent sur l\u2019UPAC, a-t-il assuré.Le Parti québécois a tenté, sans succès, de faire ajourner les travaux sur le projet de loi.«Prenez un moment pour réfléchir [et déterminer] si c\u2019est opportun que le premier projet de loi qui soit adopté en 2018, ce soit le projet de loi 107», a suggéré Pascal Bérubé.« Dans le cas de l\u2019UPAC, ça s\u2019accumule, et on ne pose jamais de questions sur la capacité de l\u2019administration actuelle à gérer davantage de pouvoirs.» La Coalition avenir Québec s\u2019est dite « troublée » par les plus récentes révé lat ions concernant l \u2019UPAC et a demandé des «éclaircissements».« M.Coiteux doit se rendre compte qu\u2019il est le responsable principal de ce cafouillis », a ajouté le député solidaire Amir Khadir, dénonçant le climat de travail « malsain » qui règne à l\u2019UPAC.De nouveaux indices sur le climat à l\u2019UPAC Les rumeurs et suppositions sur le climat délétère au sein de l\u2019UPAC se sont multipliées au cours des derniers mois.Elles se sont concrétisées récemment dans deux rapports rendus publics par le gouvernement, dans les déclarations d\u2019enquêteurs actuels et passés de l\u2019UPAC devant le tribunal et puis, jeudi, dans les déclarations d\u2019un chef syndical et le dépôt d\u2019une poursuite que l\u2019ex- numéro deux de l \u2019UPAC intente contre le gouvernement.Le président de l\u2019Association des policières et policiers provinciaux du Québec, Pierre Veilleux, a ainsi déclaré que des rencontres avec les policiers de la SQ travaillant au sein du Bureau des enquêtes sur la corruption de l\u2019UPAC lui ont permis de conclure que plus de la moitié d\u2019entre eux sont malheureux au point de songer à quitter l \u2019unité « le plus rapidement possible ».« Il y en a qui sont tombés en pleurs [lors des rencontres avec le syndicat] », a-t-il relaté au Devoir.« Quand j\u2019entends les déclarations, que d\u2019un coup de baguette magique on va régler tous les problèmes, qui sont profondément ancrés à l\u2019UPAC à cause de la mauvaise gestion, je commence à avoir peur pour l\u2019intégrité de mes membres.C\u2019est impossible que le [projet de loi] 107, en étant adopté demain matin, rende tout le monde content et fasse tout rentrer dans l\u2019ordre.Ça n \u2019a pas de sens ! » a-t-il lancé.Une source du milieu policier a été plus directe : «Ce que M.Coiteux dit, que d\u2019en faire un corps policier va créer un sentiment d\u2019appartenance, c\u2019est de la grosse marde.» Autre tuile : l \u2019ex-numéro deux de l\u2019UPAC Marcel Forget a déposé mercredi une poursuite de deux millions de dollars contre le gouvernement Couillard, auquel il reproche d\u2019avoir manœuvré en coulisses pour orchestrer son « congédiement public et abusif », le 30 novembre.«M.Forget est le bouc émissaire d\u2019une crise qui perdurait à l\u2019UPAC et au ministère de la Sécurité publique depuis plusieurs mois, le gouvernement ayant choisi de le congédier dans le seul but de sauver les apparences», prétend l\u2019administrateur déchu, qui a démissionné à la suite de révélations mettant en cause son éthique.Avec Améli Pineda et Marco Bélair-Cirino Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 UPAC Car en excluant Bombardier, le processus se trouve ainsi à écarter une compagnie dans laquelle la Caisse a elle-même investi de façon importante en 2015, à une époque où la division aéronautique de Bombardier souffrait du poids de son programme d\u2019avions C Series.La Caisse avait alors décidé d\u2019investir 1,5 milliard $US dans la division transport, celle qui génère habituellement des profits.Selon M.Sabia, la Caisse gère le projet, mais elle est également un investisseur.« Notre équipe a fait le choix pour livrer l\u2019objectif fondamental de ce processus, so it le meilleur projet au meilleur prix », a-t-il dit .Et le REM comptera 65 % de contenu québécois, a-t-il répété.Des inquiétudes Il a été impossible de joindre le président du syndicat des employés de La Pocatière, Mario Guignard.Mais celui-ci a affirmé en entrevue à Radio- Canada que l\u2019usine risque de vivre des « pertes d\u2019emplois », car l\u2019obtention du contrat aurait pu consolider ses assises «à long terme ».Bombardier a dit avoir soumis une «offre très concurrentielle pour répondre aux besoins de mobilité » de la région montréalaise.« Nous comprenons et nous partageons la déception de nos employés.» « À partir d\u2019aujourd\u2019hui, le carnet de commandes de La Pocatière porte sur 12 mois, jusqu\u2019en 2019, mais après ça, c\u2019est zéro », a dit un porte-parole de Bombardier Trans- p o r t , É r i c P r u d \u2019 h o m m e .M.Couillard a mentionné quelques projets connus du public, a-t-il ajouté.Pour assurer la continuité fluide des activités de l\u2019usine, «à un moment donné, ça va prendre un signal clair », a dit M.Prud\u2019homme.L\u2019entreprise a quand même décroché d\u2019importants contrats en 2017, notamment en Asie, à Londres et pour le RER à Paris.À la fin septembre 2017, le carnet de commandes de Bombardier Transpor t se situait à 33 milliards $US.À la Bourse de Toronto, l\u2019action de Bombardier, qui tiendra une conférence téléphonique le 15 février pour discuter de ses états financiers trimestriels, a reculé de 2 % à 3,20 $.Celle de SNC a perdu 0,5 % à 52,39 $.Lorsque Bombardier n\u2019a pas été retenue pour le contrat potentiel de 3,2 milliards à New York, Le Journal de Montréal a publié le jour même une note interne au langage dur.Le président de Bombardier Trans- por t, Benoit Brossoit, af fir- mait : «Notre mauvaise performance et les retards importants [\u2026] sur le projet des voitures R-179 ont scellé le sort de notre offre [.] la décision de notre client démontre que le marché n\u2019est plus disposé à accepter des retards dans la per formance et à subir l\u2019impact de nos manquements.» Des offres « inacceptables» SNC-Lavalin a été gagnante dans les deux volets du projet du REM pu isque c \u2019est le consortium dont elle fait partie qui a obtenu l\u2019autre contrat, celui des travaux d\u2019ingénierie et de construction des infrastructures.Outre SNC-Lava- lin, le consor tium Groupe NouvLR regroupe Dragados Canada, Groupe Aecon Québec, Pomerleau et EBC.C\u2019est d\u2019ailleurs le volet ingénierie et construction qui a entraîné une hausse des coûts du projet et des délais supplémentaires, puisque le REM accueillera ses premiers passagers à l \u2019été 2021, et non en 2020 comme prévu.Michael Sabia a indiqué que les soumissions reçues l\u2019automne dernier pour ce volet étaient « inacceptables».CDPQ Infra a donc pris une pause pour engager des discussions avec les consortiums.Cet exercice a notamment permis de réduire les coûts d\u2019exploitation du REM, mais la facture globale du projet a augmenté, passant de 6,04 à 6,3 milliards, a-t-il dit sans vouloir divulguer la valeur des contrats octroyés.« Il n\u2019y a aucun impact sur nos partenaires, leurs investissements et sur les tarifs des usagers.Selon nous, ce processus est un succès », a ajouté M.Sabia.La contribution de Québec au projet et celle d\u2019Ottawa demeureront les mêmes, soit de 1,28 milliard de dollars chacune.Celle d\u2019Hydro-Québec sera de 295 millions.De son côté, l\u2019Autorité régionale de transport métropolitain versera 512 millions.La part de CDPQ Infra sera toutefois en hausse, passant de 2,67 à 2,95 milliards.Michael Sabia a évoqué un rendement attendu de 8 à 9 % pour la Caisse.Le projet du REM devrait créer 34 000 emplois pendant sa construction et 1000 autres qui seront permanents par la suite.La Caisse entend lancer les travaux au mois d\u2019avril et les rames seront prêtes en 2020.Le projet sera réalisé en plusieurs phases.Une première antenne entrera en service à l\u2019été 2021 et les autres parties du réseau seront réalisées selon une séquence qui reste à déterminer.CDPQ Infra n\u2019a pas été en mesure de dire quand l\u2019ensemble du projet serait achevé.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 REM JACQUES NADEAU LE DEVOIR Plus de la moitié des policiers de l\u2019UPAC songent à quitter l\u2019unité, dit le président de l\u2019Association des policières et policiers provinciaux du Québec."]
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