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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2017-10-21, Collections de BAnQ.

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[" B E N O I T L E G A U L T Imaginons une personne de 80 ans qui revient d\u2019un très long voyage.L\u2019aire des arrivées de l\u2019aéroport est bondée ; il lui faudra alors trottiner dans un long serpentin menant aux douanes.Elle a chaud, le décalage horaire et la fatigue du voyage l\u2019assaillent.Ses minces réserves d\u2019énergie lui permet- tront-elles de continuer ?Il y a tous ces gens autour d\u2019elle, énergiques et bruyants.Et si un retour de voyage peut être dif fi- cile, le départ est souvent pire, notamment à cause des mesures de sécurité toujours plus imposantes, par ticulièrement pénibles si l\u2019on se rend aux États-Unis.Voilà pourquoi, entre autres choses, peu de gens voyagent après 75 ans.Mais cela va bientôt changer, selon Philippe Bergeron, président d\u2019Uniktour, une agence spécialisée dans l\u2019organisation de voyages sur mesure.« L\u2019âge moyen de nos clients augmente de près d\u2019un an par année depuis cinq ans.C\u2019est extraordinaire.Les gens qui ont 65 ou 70 ans au- jourd\u2019hui vont vouloir continuer de voyager.Nous, on commence à s\u2019y préparer.Mais il faudrait que les aéroports et les autres infrastructures du tourisme le fassent aussi.» Les plus vieux baby-boomers, nés en 1946, ont 71 ans cette année.La plus influente génération de tous les temps arrivera donc bientôt au «quatrième âge ».Mais si les aéroports aident activement les personnes à mobilité réduite dans leurs déplacements, rien n\u2019est encore prévu spécifiquement pour les personnes âgées.«Nos installations sont adaptées à tous et nous offrons des services pour les voyageurs à mobilité réduite, comme l\u2019accompagnement, par exemple, explique Anne-Sophie Hamel-Lontin, directrice aux affaires publiques chez Aéroports de Montréal.Nous avons aussi des préposés proactifs qui observent les voyageurs et les aident au premier signe de difficulté.» Il faut dire que Montréal-Trudeau est un bon élève dans la classe mondiale des aéroports.Sa salle d\u2019hygiène pour les personnes handicapées n\u2019a des équivalents qu\u2019en Allemagne et en Angleterre.Soit.Il n\u2019existe toutefois aucun plan pour faciliter particulièrement le voyage des aînés.Des files d\u2019attente spéciales?Une idée qui circule serait d\u2019aménager des aires d\u2019attente spéciales pour les gens de 75 ans et plus ou de leur accorder un traitement prioritaire.D\u2019autre part, il faudrait aussi s\u2019assurer que les services d\u2019accompagnement ne comportent aucune zone grise, c\u2019est-à-dire aucun moment où la personne âgée est laissée à elle- même, notamment durant les transferts d\u2019un aéroport à un autre.Le réseau FADOQ (auparavant connu sous le nom de Fédération de l\u2019âge d\u2019or du Québec), un regroupement de personnes de 50 ans et plus, ne recense pas de plaintes pour le moment.Son por te-parole, Bernard Blanchard, indique que les gens très âgés semblent accepter simplement de ne pas pouvoir voyager, que ce soit pour des raisons de santé ou d\u2019assurance voyage.Carolyne Parent Et si Montréal s\u2019autochtonisait?Page D 3 Sophie Suraniti La cuisine des Premières Nations une bouchée à la fois Page D 4 Les Québécois de 50 à 70 ans achètent 80% des voyages de luxe qui font tourner notre industrie du voyage.Mais quand ces personnes ont déjà des problèmes de santé, les primes d\u2019assurance deviennent prohibitives.En outre, les aéroports et les avions sont exigeants physiquement pour les aînés.Peut-on voyager avec sérénité quand l\u2019âge restreint nos capacités ?Et quel est l\u2019avenir de ce secteur pour les personnes de 75 ans ou plus ?L\u2019âge d\u2019or du voyage Les gens font du tourisme de plus en plus vieux : l\u2019industrie et les assureurs doivent s\u2019ajuster à cette nouvelle réalité AÉROPORTS DE MONTRÉAL MARCEL MOCHET AGENCE FRANCE-PRESSE Des bungalows hôteliers sur pilotis dans l\u2019île de Bora-Bora, en Polynésie française.Ci-dessous : à l\u2019aéroport Montréal-Trudeau, un mur multimédia présente un plan de l\u2019aérogare, facilitant l\u2019orientation des voyageurs et leur épargnant des pas inutiles.Le stress des aérogares constitue l\u2019un des principaux obstacles aux déplacements des aînés.VOIR PAGE D 3 : AÎNÉS L\u2019âge moyen de nos clients augmente de près d\u2019un an par année depuis cinq ans.C\u2019est extraordinaire.Les gens qui ont 65 ou 70 ans aujourd\u2019hui vont vouloir continuer à voyager.Philippe Bergeron, président d\u2019Uniktour, une agence spécialisée dans l\u2019organisation de voyages sur mesure « » C A H I E R D \u203a L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 1 E T D I M A N C H E 2 2 O C T O B R E 2 0 1 7 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 1 E T D I M A N C H E 2 2 O C T O B R E 2 0 1 7 P L A I S I R S D 2 L\u2019État, propriétaire du site, cherche à acquérir les terrains qui l\u2019entourent pour renforcer la sanctuarisation de la colline de Lascaux.Un des objectifs est d\u2019amplifier la couverture végétale tout en la surveillant attentivement, arbre par arbre.La route a été fermée à la circulation et l\u2019un des stationnements devrait être végétalisé.TOURISME POUR ANNONCER DANS CE REGROUPEMENT, COMMUNIQUEZ AVEC EVELYNE DE VARENNES AU 514 985-3454 OU edevarennes@ledevoir.com INDE Tarif promotionnel Courriel : angie@legroupevip.com Tél.: 514.844.3616 ou 1 877.887.7843 sans frais Adresse : 2055 rue Peel, Suite 525, Montréal (QC).LEGROUPEVIP.COM permis du Québec Suivez-nous sur Facebook www.facebook.com/legroupevip LES PLUS DU GROUPE VIP : Accompagnateur de Montréal, Petit groupe, maximum 17 personnes, Guide accompagnateur francophone Vol au départ de Montréal avec Swiss International Airlines, Tous les repas inclus, Hébergement hôtels catégorie 3*- 4*- 5* Merveilles de l\u2019Inde du Nord & du Rajasthan Du 30 janvier au 20 février 2018 4 549$* par personne en occupation double Réservation avant le 31 octobre 2017 *Tarif paiement par chèque offre spéciale RESTE 5 PLACES Pour des voyages pas comme les autres Les maîtres mots de cette agence sont : Rapport qualité prix \u2013 Découverte \u2013 Histoire Chez Voyages Symone Brouty c\u2019est des petits groupes DES VOYAGES EXCLUSIFS PRÉPARÉS PAR DES EXPERTS Voyages Symone Brouty 1 800 650-0424 www.voyagesbrouty.com Une agence de Québec qui a fait ses preuves Pré-réservez vos circuits 2018 à nos tarifs 2017 Super promotion Saisons Print.et Aut.2018 DÉJA 23 ANS ! Permis du Québec PRÉSENTATIONS CONFÉRENCES À TROIS-RIVIÈRES DÉPART 2018 HÔTEL DES GOUVERNEURS, 975 rue Hart PRÉSENTATIONS CONFÉRENCES À LAVAL DÉPART 2018 HÔTEL SHERATON, 2440 Autoroute Des Laurentides SAMEDI 28 OCTOBRE 2017 10h00 Les Splendeurs de l\u2019Italie 22 JRS 11h00 Angleterre Ecosse Irlande 23 JRS 12h30 Circuit Europe de l\u2019Est et Centrale 24 JRS 13h30 Circuit Portugal et Madère 22 JRS 14h30 Magistrale Russie, villes d\u2019arts 22 JRS DIMANCHE 29 OCTOBRE 2017 10h00 Angleterre Ecosse Irlande 23 JRS 11h00 Trésors de Jordanie et Israël 18 JRS 12h30 Grand tour de France 26 JRS 14h00 Circuit Espagne, Portugal 25 JRS 15h30 Les Perles des Balkans 22 JRS 10h00 Angleterre Ecosse Irlande 23 JRS 11h00 Magistrale Russie, villes d\u2019arts 22 JRS 12h30 Les Splendeurs de l\u2019Italie 22 JRS 13h30 Grand tour de France 26 JRS 14h30 Circuit Europe de l\u2019Est et Centrale 24 JRS 15h30 Trésors de Jordanie et Israël 18 JRS DIMANCHE 5 NOVEMBRE 2017 * Par personne.Chambre d'hôtel en occupation quadruple.Toutes taxes Incluses.Fonds d'indemnisation des clients des agents de voyage FICAV de 1 $ par tranche de 1 000 $ en sus.Prix valide pour tous les départs en 2017.Permis du Québec (702378).NEW YORK, 3 OU 4 JOURS à partir de 205 $* Départs : 3, 17 et 24 novembre Inclus : autocar grand tourisme, hôtel 3,5 étoiles (ou plus), petits déjeuners, guides accompagnateurs francophones.beltour.ca 514 336-0033 ou 1 866 235-8687 Plani?ez VOS FÊTES! vous amène ailleurs.AGENCE DE VOYAGES Nous acceptons American Express, Mastercard, Visa.Paiements en personne : carte de débit et argent comptant.Fêtez le passage au Nouvel An 2018 à TIMES SQUARE.Forfaits de 3 ou 4 jours, départs les 29 et 30 décembre 2017.PENSEZ À VOTRE MAGASINAGE DES FÊTES! n s e o NE MANQUEZ PAS ÇA! 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RABAIS DE $50.00 PAR CABINE VALIDE JUSQU\u2019AU 24 NOVEMBRE 2017 DÉPART DE GROUPE 13 JOURS DU 29 MARS AU 10 AVRIL 2018 Suivez-nous sur Facebook www.facebook.com/legroupevip L A U R E N C E C O U S T A L F R A à Paris L es peintures préhistoriques de Lascaux ont trop souffert de l\u2019inter vention humaine : la nature doit maintenant reprendre ses droits autour du célèbre site préhistorique, selon les scientifiques appelés à la rescousse il y a sept ans.« La grotte est vivante, elle est donc fragile, mais elle a eu sept belles années de sérénité », a estimé cette semaine le pa- léoanthropologue Yves Cop- pens à la tribune d\u2019un colloque consacré au lieu préhistorique situé dans le sud-ouest de la France, organisé au siège de l\u2019UNESCO à Paris.La grotte « fortement sollicitée, malmenée, chahutée par une présence bien trop importante » selon la conservatrice du site, Muriel Mauriac, a été fermée au public en 1963, mais est tout de même tombée malade plusieurs fois depuis.La dernière grande frayeur date du milieu des années 2000, quand des taches noires ont gagné les parois de la grotte.Devant la polémique et les inquiétudes de l\u2019UNESCO, Frédéric Mitterrand, alors ministre de la Culture, avait sollicité l\u2019intervention d\u2019Yves Coppens.Professeur honoraire au Collège de France, le codécou- vreur de la célèbre australopithèque Lucy s\u2019était entouré d\u2019experts français et étrangers pour former, en 2010, un Con - seil scientifique international indépendant.Depuis, sept ans de travaux et de recherches se sont écoulés et la mission tou - che à sa fin.Un bon état général Aujourd\u2019hui, la grotte, inscrite au Patrimoine mondial de l\u2019UNESCO depuis 1979, se trouve dans «un bon état général de conservation», a expliqué Muriel Mauriac.«La présence des taches noires qui avaient contaminé de façon fulgurante les voûtes de la nef, l\u2019abside et le passage, s\u2019est stabilisée.» Mais l\u2019équilibre de la grotte reste « précaire », selon les experts.Depuis 2013, des taches d\u2019humidité se répandent sans qu\u2019on puisse en trouver la raison.Des vermiculations, de petites excroissances à la fois minérales et organiques, sont également apparues sur des fissures de la roche.Les produits chimiques autrefois utilisés, comme le formol, les fongicides et les produits antimousse, ont totalement été bannis de la grotte depuis 2008 au profit d\u2019un enlèvement manuel par grattage des taches noires et des résidus de chaux.Seules les parties non peintes de la grotte sont grattées, mais cela est suffisant pour abaisser notablement la masse des contaminants.«Dans certaines zones peintes qui n\u2019ont pas fait l\u2019objet de traitement, les taches noires ont régressé, voire totalement disparu», a expliqué Muriel Mauriac, photos à l\u2019appui.Depuis 2010, la grotte est aussi minutieusement purgée de tout le matériel obsolète accumulé au cours de décennies.Éjectés, les vieux transformateurs, les projecteurs, reliques des visites publiques de jadis, et les anciennes installations électriques.Cer taines études engagées ont également poussé le conseil scientifique à stopper, en 2015, le système d\u2019assistance climatique et celui d\u2019extraction d\u2019air.«L\u2019objectif étant de revenir petit à petit à un régime naturel de fonctionnement d\u2019une grotte », selon Muriel Mauriac.L\u2019État, propriétaire du site, cherche également à acquérir les terrains qui l\u2019entourent pour renforcer la sanctuarisa- tion de la colline de Lascaux.Un des objectifs est notamment d\u2019amplifier la couverture végétale tout en la surveillant attentivement, arbre par arbre.La route a été fermée à la circulation et l\u2019un des stationnements a vocation à être végéta- lisé et interdit aux véhicules.Événement nouveau depuis des décennies : « Une chauve- souris nous a rendu visite l\u2019hiver dernier, c\u2019est peut-être le signe que la grotte reprend le dessus et retrouve son équilibre», a conclu Muriel Mauriac.Agence France-Presse LA GROTTE DE LASCAUX La nature doit reprendre ses droits Après sept ans de travaux et de recherches, la mission scientifique touche à sa fin MEHDI FEDOUACH AGENCE FRANCE-PRESSE Une des répliques des peintures de la grotte de Lascaux à Montignac, dans la Dordogne française. Il faut dire que la généra- t ion précédant cel le des baby-boomers a été qualifiée de silencieuse et de peu revendicatrice.Mais on peut supposer que la situation va changer avec l \u2019ar rivée des plus vieux baby-boomers, davantage rompus aux voyages et plus enclins à réclamer des services.« L\u2019âge médian de nos clients est maintenant de 60 ans.Ce sont en général des gens qui ont déjà beaucoup voyagé, qui veulent des expériences uni - ques et plus complexes à organiser », explique Véronique Capra, directrice de Passion Monde, la filiale de Voyages Bergeron qui organise des voyages de groupe dans des pays inhabituels , comme l\u2019Iran.« À par tir de 70 ans, notre clientèle est plus rare, même si les voyages en groupe pallient beaucoup le stress des aéroports et des déplacements.» Des solutions Puisque les aéroports cons - tituent l\u2019un des principaux obstacles aux déplacements des aînés, on peut penser à des modes de transport qui en réduisent le stress.Pourquoi pas une croisière depuis New York ou Boston ?Pour ces person - nes, traverser la frontière états-unienne en voiture est moins angoissant que depuis un aéroport canadien.Il y a aussi des croisières au départ de Québec ou de Montréal, comme celle vers les îles de la Madeleine qui ne requiert ni passage douanier ni assurance voyage et qui est très intéressante.On peut aussi se rendre aux Îles en avion à partir du petit aéroport de Saint-Huber t, au sud de Montréal.Là, c\u2019est zéro stress.Voyager en train s\u2019avère également d\u2019une grande simplicité pour les aînés.De cette façon, confortable, on peut aller à Vancouver, à Los Angeles ou à Miami depuis Montréal.Et si fuir l\u2019hiver est la priorité, il est possible également de minimiser les tensions en traversant la frontière américaine en voiture pour aller prendre un vol direct vers Myr tle Beach (Caroline du Sud), par exemple, avec Spirit Airlines, depuis l\u2019aéroport de Plattsburgh.Les douanes en auto et deux mini-aéroports, ce sera très zen ! ?ASSURANCE MÉDICALE Une vraie aventure L a couverture des soins médicaux par les compagnies d\u2019assurance voyage est actuellement complexe, et très dispendieuse pour les personnes âgées, surtout celles qui souffrent de conditions médicales préexistantes.Des coûts qui empêchent bien de ces personnes de voyager.L\u2019âge, la médication et la situation médicale (et sa stabilité) sont les facteurs déterminants d\u2019une prime, qui augmente d\u2019ailleurs à par tir de 55 ans en fonction de questionnaires médicaux visant à protéger les assureurs contre ce qu\u2019ils considèrent comme de «mauvais» risques.Une police compor te souvent une vingtaine de pages, une cinquantaine d\u2019exclusions et une trentaine de définitions de termes.Si les publicités sont alléchantes, les réclamations, elles, sont moins évidentes si le contrat n\u2019a pas été évalué avec soin avant l\u2019achat.« Le tarif d\u2019une assurance voyage est une barrière pour les gens de plus de 70 ans, entre autres.Mais les compagnies vont devoir s\u2019adapter au fait que les personnes veulent de plus en plus continuer de voyager à l\u2019étranger au-delà de cet âge, explique Philippe Bergeron, du voyagiste Uniktour.« En France, une telle assurance coûte environ 4% du prix d\u2019un voyage pour toutes les catégories d\u2019âge.C\u2019est une piste de solution pour le Canada, où chaque segment fait l\u2019objet d\u2019une prime différente.Pour les aînés, c\u2019est un véritable problème.» À 75 ans, par exemple, une assurance voyage de soins médicaux d\u2019urgence de la Croix-Bleue, pour 10 jours aux États-Unis en décembre prochain, coûte 13,05 $ par jour, alors que la même protection sera de 4,23 $ par jour pour une personne de 25 ans.C\u2019est trois fois moins, et même sans conditions médicales préexistantes.Exclusions ou franchises Ce qui fait augmenter de façon vertigineuse le coût des assurances voyage pour les plus vieux, ce sont ces fameu - ses conditions médicales préexistantes.On peut en réduire les primes avec des exclusions ou des franchises (jusqu\u2019à 10 000 $), mais il s\u2019agit alors d\u2019un fort risque financier.Les voyages aux États-Unis peuvent aussi s\u2019avérer plus chers à assurer.Et certaines compagnies exigent des montants plus élevés pour les hommes aînés que pour leur pendant féminin.Il y a des courtiers, comme SécuriGlobe, qui sont spécialisés dans l\u2019assurance voyage.«Les conditions médicales préexistantes peuvent être couvertes si elles répondent aux critères de stabilité définis par l\u2019assureur, explique le vice-président Patrick Lavoie.Certaines compagnies offrent une tarification individuelle personnalisée afin de couvrir une condition médicale non stable ; d\u2019autres proposent des options, ou avenants de stabilité, moyennant une surprime, afin de couvrir des conditions non stables.» Un bel exemple qui illustre bien la complexité de l\u2019assurance voyage pour les personnes âgées! D\u2019ailleurs, l\u2019Association canadienne des compagnies d\u2019assurances de personnes (ACCAP) recommande aux voyageurs, notamment âgés, de faire appel à un cabinet de services financiers pour les aider à choisir une assurance voyage.Selon Suzie Pellerin, il faut également se méfier des protections fournies aux détenteurs de certaines cartes de crédit.«Ces assurances ne sont pas personnalisées.Ainsi, on peut par tir en croyant jouir d\u2019une protection alors que notre cas particulier ne sera peut-être pas couvert.» Bon à savoir, et qui vaut autant pour les jeunes que pour les aînés : un voyageur ne sera pas couvert par l\u2019assurance si un accident survient alors qu\u2019il y a eu abus d\u2019alcool.Encore faut-il définir à quel taux, selon l\u2019endroit visité, on considère qu\u2019il y a eu abus\u2026 Collaborateur Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 1 E T D I M A N C H E 2 2 O C T O B R E 2 0 1 7 P L A I S I R S D 3 À Montréal, où il n\u2019y a pas un seul restaurant autochtone, les Premières Nations sont surtout présentes au musée, de Pointe-à-Callière au Centre d\u2019histoire, en passant par McCord.La construction de leur fameuse «ambassade» culturelle et touristique, annoncée l\u2019an dernier, se fait d\u2019ailleurs attendre\u2026 TOURISME Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com HÉBERGEMENTS EN RÉGION BONS PLANS / ESCAPADES QUÉBEC HÔTEL MANOIR VICTORIA VIEUX-QUÉBEC Déambuler au cœur de sites historiques, de rues marchandes animées.Découvrir La Maison de la littérature, prendre part à un parcours de peur au Morrin Centre pour célébrer l\u2019Halloween et bien plus.à quelques pas de l\u2019hôtel.Goûter l\u2019automne à la façon des Chefs Jean-Luc Boulay et Arnaud Marchand au populaire restaurant Chez Boulay- bistro boréal.Se prélasser dans le confort douillet d\u2019une chambre contemporaine.Lire le livre oublié, s\u2019offrir un massage boréal au SPA du Manoir.Tentant n\u2019est-ce-pas?Et abordable en plus! À partir de 149 $ par nuit en occupation double.Rabais pour séjour de deux nuits et plus.www.manoir-victoria.com \u2022 1-800-463-6283 L e regard positif des autres sur notre environnement lui confère souvent un attrait que nous ne lui reconnaissions pas d\u2019emblée.Prenons par exemple l\u2019offre touristique autochtone.Ce sont d\u2019abord les étrangers, au premier chef les Français, qui se sont enthousiasmés pour les visites et les séjours qu\u2019organisent depuis plusieurs lunes les Hurons-Wendats, les Attikameks, les Mohawks et les Inuits.Dormir sous le tipi, assister à un pow-wow, taquiner le do - ré, partir en traîneau à chiens ou en rabaska\u2026 C\u2019est un beau programme qui aujour - d\u2019hui nous séduit, les Québécois représentant la majorité des 800 000 clients annuels des entreprises de tourisme autochtone.À Mont-Saint-Hilaire, l\u2019artiste André Michel, natif d\u2019Avignon mais Amérindien de cœur, valorise lui aussi la culture autochtone.Depuis 17 ans, dans sa superbe Maison amérindienne, il organise des concerts, des ateliers d\u2019artisanat et des expositions comme celle en cours, 375 ans d\u2019histoire, les premiers contacts.Chapeau ! À Montréal, où il n\u2019y a pas un seul restaurant autochtone, les Premières Nations sont surtout présentes au musée, de Pointe-à-Callière au Centre d\u2019histoire de Montréal en passant par McCord.La construction de leur fameuse « ambassade» culturelle et touristique, annoncée l\u2019an dernier, se fait d\u2019ailleurs attendre\u2026 Soit, le belvédère du mont Royal porte le nom du chef hu- ron-wendat ar tisan de la Grande Paix, Kondiaronk.Au Jardin botanique, un jardin a été créé en hommage aux 11 Premières Nations du Québec à l\u2019occasion du tricentenaire de cette paix, en 2001.Les armoiries de la Ville arborent depuis peu un pin blanc, qui les représente.Et d\u2019année en année, depuis plus de deux décennies, ces nations se rappellent à notre bon souvenir le temps du festival Présence autochtone.Mais encore ?Ici et ailleurs Présentée ces jours-ci dans le cadre du Sommet mondial du design et de la programmation du 375e anniversaire de la ville, l\u2019exposition Autochtoniser Montréal est loin de répondre à cette question! Photos à l\u2019appui, elle explore comment la culture autochtone s\u2019exprime dans l\u2019architecture des centres culturels, des écoles et autres établissements publics de la Colombie-Britannique, de la Nouvelle-Zélande et même de Taïwan, et\u2026 on en a plein la vue! Chez nous, elle nous emmène entre autres à Odanak, au Musée des Abénakis réalisé par l\u2019Atelier Pierre Thibault, ainsi qu\u2019à Oujé-Bougou- mou, à l\u2019Institut culturel cri dessiné par l\u2019architecte autochtone Douglas Cardinal.Mais, au final, elle met surtout en relief l \u2019absence de constructions autochtones à Montréal.Les 25 000 autochtones vivant sur ce fameux territoire non cédé \u2014 et pas de danger qu\u2019on l\u2019oublie par les temps qui courent \u2014, représentent moins de 1 % de la population.Ceci explique donc cela.Pour le Mohawk Philippe Meilleur, directeur général de Montréal autochtone, l\u2019organisme à l\u2019origine de l\u2019expo, une ville qui s\u2019enorgueillit de sa diversité culturelle, et ville UNESCO de design en plus, se doit néanmoins d\u2019être à l\u2019image de tou - tes ses communautés.« Mais ici, quand on pense à ce qu\u2019on pourrait faire pour les autochtones, on pense à changer le nom d\u2019une rue!» dit-il.« Des esplanades, des lieux publics avec une représentation de notre culture et de notre histoire, accessibles aux touristes et aux citoyens, c\u2019est bien, ajoute-t-il, mais il faut aussi des milieux de vie autochtones.» Des milieux de vie demandés L\u2019expo donne à voir un projet concret en ce sens : Nations sur le fleuve, de Johanne Aubin Design.Proposé à Verdun, en bordure du Saint-Laurent et à proximité de la maison Nivard- de-Saint-Dizier, site d\u2019une occupation amérindienne datant de plus de 5000 ans, il consiste en un centre culturel et un camping urbain.«Ce serait un lieu qui nous reconnecterait avec la nature, à l\u2019histoire, qui serait ouvert aux Montréalais, mais où les communautés autochtones pourraient aussi tenir certaines cérémonies, pow-wow et potlatch», dit le directeur.Ultimement, Philippe Meilleur souhaite l\u2019élaboration, de concert avec le Bureau du de - sign de la Ville, d\u2019un guide de design autochtone, comme il en existe un, souligne-t-il, à Auckland, en Nouvelle-Zélande.Ses principes s\u2019appliqueraient aux prochains chantiers de construction montréalais destinés aux Première Nations, comme le projet de logement social de l\u2019organisme, rue Gaé- tan-Laberge à Verdun.«C\u2019est en faisant des chantiers qu\u2019on va développer nos compétences et interpréter notre culture dans du concret», fait-il valoir.En attendant, installés dans le hall Viger du Palais des congrès, tipi, maison longue et tupik inuit ser vent littéralement de supports à une exposition qui nous fait voyager dans les possibles de l\u2019architecture autochtone, jusqu\u2019au 25 octobre prochain.?Ces jours-ci, je dévore un essai qui vient de paraître chez Boréal : Le piège de la liberté.Les peuples autochtones dans l\u2019engrenage des régimes coloniaux.Il est signé par Denys Delâge et Jean-Philippe Warren.C\u2019est une histoire bien laide, on la connaît, que celle de la rencontre des Européens et des «sauvages».Les auteurs l\u2019analysent du point de vue de la nouvelle place à laquelle les dominants reléguaient les Amérindiens dans l\u2019ordre du monde, une place qui les a désemparés avant de les briser.Avis aux intéressés : l\u2019anthropologue Serge Bouchard animera l \u2019entretien public que donnera Denys Delâge au Salon du livre de Montréal , le 19 novembre prochain à 14 h.Et si Montréal s\u2019autochtonisait ?SUITE DE LA PAGE D 1 AÎNÉS MONTREAL AUTOCHTONE La Maison des Premie?res Nations à l\u2019Université de Victoria, en Colombie-Britannique, conçue par l\u2019architecte autochtone canadien Alfred Waugh Lire aussi \u203a Découvrir la cuisine autochtone une bouchée à la fois.La chronique de Sophie Suraniti.Page D 4 ISTOCK CAROLYNE PARENT L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 1 E T D I M A N C H E 2 2 O C T O B R E 2 0 1 7 P L A I S I R S D 4 «À travers ce premier événement culinaire, il y a avant tout un désir relationnel et culturel.Je voulais une façon apolitique d\u2019y parvenir.La gastronomie est un bon prétexte.Nous sentons que nous avons touché quelque chose.Nous allons travailler plus en profondeur ; ce n\u2019est que le début», af firme Steve Barakatt.SAVEURS P ourquoi n\u2019a-t-on pas davantage accès au répertoire culinaire des communautés autochtones?Pourquoi est-ce généralement par petites touches, lors d\u2019événements culinaires?Ou bien on en parle dans le cadre d\u2019une initiative communautaire du type «mieux nourrir la communauté », ou bien c\u2019est toujours de façon dramatique \u2014 malbouffe, prix exorbitant des denrées\u2026 Il me semble que nous sommes prêts pour aller plus loin.Métro Atwater, Montréal.Au square Cabot, derrière l\u2019édicule Sainte-Catherine où s\u2019affairent des ouvriers de la construction, se trouve le café autochtone La Maison ronde.Du moins se trouvait, car la troisième saison de ce projet porté par le groupe communautaire L\u2019Itinéraire, en partenariat avec l\u2019arrondissement de Ville-Marie, vient de se terminer.Dans cette vespasienne octogonale, la coordinatrice Mélodie Grenier et sa petite équipe se sont activées, de la fin de mai jusqu\u2019au 20 octobre, pour servir, entre autres, des cafés, des tisanes, des salades et des sandwichs sur pain bannique.Sans le folklore, sans les plumes, mais avec beaucoup d\u2019authenticité humaine.Celle d\u2019un projet de réinsertion remettant dans le circuit social des personnes en difficulté issues de diverses communautés autochtones.Cette année, la communication fut mieux orchestrée : un dossier spécial autochtone est paru à la mi-août dans la revue L\u2019Itinéraire, les réseaux sociaux ont été proactifs et un chef invité de la Colombie-Britannique, George Lenser, a repensé le menu.Plus de buzz, plus de monde, malgré les journées de pluie estivales, malgré les travaux.J\u2019ai mangé à l\u2019une des tables colorées extérieures une ban- nique version taco indien généreusement garnie de viande hachée de bœuf avec tomates, oignons, poivrons et piments, le tout recouver t de cheddar orange râpé et de crème sure.Trop bon.Bien loin de ce qui est vendu dans les chaînes envahissantes alentour.J\u2019y suis même retournée pour goûter à la version bannique sucrée.Un vaste territoire Où trouve-t-on, à Montréal, des endroits qui nous connectent juste un peu et à longueur d\u2019année avec ce vaste territoire culinaire autochtone ?À ma connaissance, nulle part.Maintenant, il va falloir attendre que ce projet de café autochtone rempile pour une quatrième saison sous réserve d\u2019une reconduction de l\u2019entente.«Je vais me mouiller en disant que l\u2019arrondissement de Ville-Marie est vraiment satisfait de cette troisième saison, malgré les aléas de la météo et de la construction, et que nous devrions doubler notre impact pour l\u2019an prochain », s\u2019avance Luc Desjardins, directeur général de L\u2019Itinéraire.Réponse officielle début décembre.Et prochain bon sandwich bannique urbain sans travaux en mai 2018.Fin août, début septembre.Une semaine pendant laquelle un plat d\u2019inspiration autochtone fut mis au menu des restaurants participants et un weekend de dégustation où les gas- tro-visiteurs se sont déplacés de table en table : 11 bouchées pour 11 nations.À la rencontre des grands chefs s\u2019est certes bouclé un peu à la dernière minute en raison de certains feux verts financiers se faisant attendre, mais pour une première, l\u2019événement est parvenu à vendre tous ses billets d\u2019une trentaine de dollars au Fairmont Le Château Frontenac.Ce qui a plu?Toutes ces histoires savoureuses racontées derrière chaque kiosque par un binôme constitué d\u2019un chef de la ville de Québec et d\u2019un ou de plusieurs représentants (chef, cuisinier ou autre) d\u2019une communauté autochtone.Ces récits gourmands ont nourri par la suite les commentaires et les retours positifs.«Personnellement, j\u2019ai envie de comprendre pourquoi nous en sommes arrivés à une déconnexion ; le transfert de connaissances, le lien avec la terre\u2026 À travers ce premier événement culinaire, il y a avant tout un désir relationnel et culturel.Je voulais une façon apolitique d\u2019y parvenir.La gastronomie est un bon prétexte.Nous sentons que nous avons touché quelque chose.Nous allons travailler plus en profondeur; ce n\u2019est que le début.L\u2019ambition est de devenir la référence québécoise pour tout ce qui touche la culture autochtone culinaire, sans pour autant en faire un brand», m\u2019avait alors confié sur place Steve Barakatt.Le pianiste québécois de renommée internationale (il venait de recevoir les honneurs du gouvernement de la Corée du Sud lorsque je l\u2019ai rencontré) aurait pu choisir la musique, son terrain d\u2019expression artistique naturel.Mais avec Les Grands Événements artistiques de la ville de Québec, cet OBNL mis sur pied il y a un an et qu\u2019il préside, les partitions retenues peuvent être culinaires.Une deuxième édition D\u2019où une deuxième édition déjà entérinée qui se tiendra à la même période, au même endroit, avec les mêmes partenaires (Fairmont Le Château Frontenac, Tourisme autochtone Québec et d\u2019autres, sans doute), avec une place plus grande faite à la culture autochtone.On pense à des danses, à des conférences, à des démonstrations culinaires, à un espace boutique\u2026 Surtout, le comité organisateur devrait s\u2019y prendre beaucoup plus tôt pour obtenir plus de moyens, afin qu\u2019une « vraie » relation culturelle entre les participants se noue et que l\u2019événement reflète cette relation construite au fil des mois.Car la plupart des chefs de la première édition ont dû se contenter du téléphone ou du courriel.« J\u2019espère aussi que nous aurons les infrastructures pour reproduire les modes de cuisson autochtones, comme les feux sur perches ou la cuisson dans le sable.Il faudrait également mettre la main sur certains produits, notamment le gibier sauvage, qui goûte vraiment dif férent », indique déjà Frédéric Cyr, directeur culinaire au Château Frontenac.Rendez-vous, donc, en septembre 2018.D\u2019ici là, je peux courir les rares tables du Québec qui s\u2019inspirent de ou qui se rapprochent le plus de\u2026 Mais forcément, nous sommes constamment dans une cuisine de réin- terprétation, une cuisine de métissage.11 nations, 55 communautés, une population jeune, il y aurait de quoi faire non?Aussi, je vous propose quelques chroniques à venir sur le sujet.Rendez-vous la semaine prochaine avec des saveurs malécites et inuites.Pour goûter davantage.Découvrir la cuisine autochtone une bouchée à la fois Magret de canard du Québec, jus au sureau et choux de Bruxelles Gésiers de canard confit et mousseline de topinambour PAR OLIVIER PERRET, CHEF DU RESTAURANT LE RENOIR Pour 4 personnes La sauce 500 ml de fond de veau réduit 75 ml de vin rouge 25 ml de sirop d\u2019érable 100 g de baies de sureau fraîches (ou congelées), ou 75 ml de jus de sureau Les magrets 2 magrets de canard sans les filets (réserver).Les quadriller à l\u2019aide d\u2019un couteau.Saler et poivrer, cuire (bien rôti coté peau) et terminer la cuisson au four (7 minutes à 400 °C).Laisser reposer le même temps que la cuisson et servir le magret rosé.Les gésiers 5 à 6 gésiers de canard émincés déjà confits de chez votre boucher.Réserver.Les légumes 400 g de topinambours 75 g de beurre 90 ml de crème 35 % 24 petits choux de Bruxelles Huile d\u2019olive ou gras de canard Sel et poivre du moulin La purée de topinambour Bien rincer les topinambours.Les cuire avec la peau (si elle est tendre), sinon les éplucher à l\u2019aide d\u2019un économe.Vous devez obtenir une cuisson complète dans une eau salée, les réduire en purée avec la peau (ou sans peau) dans un mélangeur.Pour une consistance lisse, ajouter environ 75 g de beurre et un peu de crème 35 %.Réserver au chaud.Cuire les choux de Bruxelles dans une eau salée, puis les refroidir à l\u2019eau glacée et bien les égoutter.Réserver.Au moment du dressage : faites sauter les choux de Bruxelles dans un peu de gras de canard, ajouter les gésiers confits, faire revenir et assaisonner au goût.Réserver.Le dressage Déposer au fond de l\u2019assiette un bon trait de purée de topinambour, les choux de Bruxelles et les gésiers, le magret taillé en biseau et la sauce au sureau.LE RENOIR 1155, rue Sherbrooke Ouest Montréal ?514 285-9000 restaurant-renoir.com Dans mon panier d\u2019hiver bio, plus de flexibilité ! Ma première rencontre avec les Bio locaux remonte à 2014, au marché Jean-Talon de Montréal.Enfin, il était possible de mettre la main sur des produits issus d\u2019une poignée de fermes locales maraîchères certifiées biologiques ! Depuis, je leur ai acheté des kilos de tomates italiennes, de betteraves et de fruits pour faire des conserves.Et depuis, d\u2019autres producteurs biologiques ont rejoint ce regroupement membre de la Coopérative pour l\u2019agriculture de proximité écologique (CAPE) et du réseau des fermiers de famille d\u2019Équiterre.Aujourd\u2019hui, Bio locaux est devenu un « gros » fermier de famille, en fait le principal fournisseur pour le Grand Montréal et Sutton (le réseau d\u2019Équiterre couvre neuf régions québécoises).Grossir lui permet d\u2019offrir plus de variété et plus de flexibilité.Ainsi, deux choses vraiment intéressantes s\u2019ajoutent cet hiver aux abonnements paniers.1) On peut commander d\u2019autres produits, comme des œufs, du pain (dont un sans gluten), de la viande.2) La formule mini-marché permet de recomposer un peu son panier lorsqu\u2019on va le chercher à son point de livraison.Par exemple, n\u2019étant pas une dévoreuse de chou rouge, je peux le remplacer par autre chose.Si on s\u2019inscrit aux paniers avant le 23 octobre, on court la chance de se faire rembourser 20 % de son abonnement.fermierdefamille.ca GUILLAUME SANS LE RENOIR SOPHIE SURANITI SOPHIE SURANITI Une bannique servie au café La Maison ronde PHOTOS JASON PICARD-BINET À gauche : l\u2019événement À la rencontre des grands chefs permettait de goûter 11 bouchées pour 11 nations autochtones.À droite : la coordonnatrice de La Maison ronde, Mélodie Grenier (à gauche), avec Shirley de Wind et Sarah Alaku, qu\u2019elle a embauchées.La saison du café autochtone à vocation communautaire s\u2019est terminée le 20 octobre.ÉQUITERRE L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 1 E T D I M A N C H E 2 2 O C T O B R E 2 0 1 7 LE COIN VERT D 5 L\u2019 Organisation des Nations unies estime que 75 % de la population mondiale vivra en milieu urbain en 2050.Cette concentration démographique aura des conséquences sur la pollution environnementale et la santé physique et mentale des résidants.Les changements climatiques aussi ont et auront de plus en plus d\u2019impacts sur la qualité de la vie en ville et nous obligent à réfléchir à des mesures de mitigation.Pour y arriver, la solution se trouve, en grande par tie du moins, dans la valorisation des infrastr uctures naturelles, l\u2019utilisation des phytotechnolo- gies et la présence de la nature autour des habitations.Le végétal et la santé Faire un tour au parc permet facilement d\u2019obser ver que les espaces verts publics favorisent l\u2019activité physique quotidienne, telle que la marche, la course et le vélo, et qu\u2019ils peuvent même la motiver.On remarque aussi que leur fréquentation améliore l\u2019humeur, diminue le stress, renforce les liens sociaux, suscite l\u2019attachement à la communauté et développe même un sentiment de sécurité.Selon les études, toutefois, leur accessibilité, leur quantité, leur répartition sur le territoire, leur qualité et celle de leurs aménagements ont un lien direct avec leurs bénéfices.Voilà pourquoi il est si impor tant que chaque ville évalue la proposition des espaces ver ts et naturels sur son territoire.Et qu\u2019elle alloue les budgets nécessaires pour en créer, les entretenir et les améliorer.Mais il n\u2019y a pas que dans les parcs que la nature joue un rôle, selon une étude parue ce mois-ci dans The Lancet Planetar y Health : vivre entouré d\u2019arbres et de végéta- t ion réduit de 8 à 12 % les risques de décès, sauf pour les gens à petit revenu.Ce qui a fait dire au chercheur Dan Crouse, de l\u2019Université du Nouveau-Brunswick, qui a participé à cette étude : « Les parcs sont importants, mais je pense qu\u2019il est tout aussi im- por tant d\u2019avoir des arbres le long des rues et des trottoirs, avec lesquels les gens pourront être en contact sur une base régulière.» Les changements climatiques De mieux en mieux con - nues, mais loin d\u2019être utilisées à leur plein potentiel, les infrastructures naturelles et certaines phytotechnologies permettent de créer des îlots de fraîcheur, de réduire la chaleur dans les bâtiments l\u2019été, de gérer nos eaux de pluie et de diminuer le bruit.Les végétaux ont à la fois des effets positifs dépolluants et des effets négatifs allergènes sur l\u2019air ; mais les ef fets positifs sont nettement plus importants que les négatifs.En conséquence, depuis quelques années, afin de réduire les ef fets des changements climatiques, les villes augmentent la présence de la végétation à l \u2019aide de nouvelles pratiques : toitures, murs et saillies végétalisés, agriculture urbaine\u2026 Chaque approche a ses atouts, car là où il y a contrainte d\u2019espace pour les arbres, d\u2019autres formes de végétalisation sont les bienvenues.Il n\u2019en demeure pas moins que les arbres, étant donné leur performance sans équivalent dans la lutte contre les changements climatiques, doivent demeurer le levier majeur.La plantation d\u2019arbres doit donc demeurer la priorité.Il serait également préférable d\u2019éviter la réduction massive de la végétation au sol, et ce, même si elle est compensée par d\u2019autres moyens.Par ailleurs, il a été constaté que les approches ne peuvent être standardisées, car chaque ville a son climat, son histoire, sa taille, etc.Finalement, si on souhaite que ces investissements atteignent leurs objectifs, il serait fondamental de prendre en compte la gestion et les conditions de croissance des plantes, comme l\u2019eau, le sol et l\u2019entretien.Car, étonnamment, ces paramètres sont très souvent négligés.Le savoir des professionnels La réalisation de vil les vertes nécessite plus de compétence en matière de milieux naturels, de substrats et de végétaux, notamment.Les professionnels de l\u2019hor ticul- ture et du paysage et les biologistes ont ces connaissances et le savoir-faire.C\u2019est leur rôle de faire connaître les limites d\u2019un projet, sa gestion dans le temps, les exigences des plantes\u2026 Comme ces professions se complètent, elles devraient travail ler en collaboration afin d\u2019assurer le succès des projets.C\u2019est aussi leur devoir de faire comprendre que les végétaux ne sont pas seulement les faire-valoir des bâtiments et qu\u2019ils ne sont pas de simples matériaux que l\u2019on remplace ! Les coûts et des bénéfices La décision des élus d\u2019investir dans les infrastructures naturelles, les phytotechnolo- gies et les parcs dépend de leur estimation du rapport entre coût/bénéfices pour la collectivité et ses habitants.Une des approches est l\u2019évaluation financière.Le premier exemple dans le domaine est la Ville de Philadelphie en 2008.Sans entrer dans les détails, soulignons que les résultats ont démontré que les coûts pris en charge par la collectivité pour leur entretien et leur développement sont compensés par de nombreux bénéfices individuels et collectifs.Des villes vertes et résilientes Les infrastructures naturelles et les phytotechnologies pour des milieux urbains sains et durables LISE GOBEILLE Changer de paradigme de projet «La pensée dominante du XXe siècle a fait de la ville un objet fonctionnel, une machine à habiter et à artificialiser.La nature n\u2019y est acceptée le plus souvent qu\u2019en tant qu\u2019\u201cespace vert\u201d, concept abstrait pour une nature ordonnée et appauvrie.«Mais la nature urbaine est en train de devenir un oxymore fertile.[\u2026] De nouveaux paradigmes de projets s\u2019imposent : le projet urbain devient projet de territoire et se pense dans sa relation à la géographie, aux systèmes écologiques et à l\u2019agriculture de proximité.» Bernard Brunet, Des solutions végétales pour la ville, Plantes & Cité, mai 2016 Dans la bibliothèque LA BIBLE DES PLANTES QUI SOIGNENT Michel Pierre Éditions du Chêne 2017, 672 pages Cet ouvrage de référence colossal de l\u2019herboriste renommé Michel Pierre permet de découvrir 400 plantes médicinales et plus de 350 remèdes pour le bien-être.Il présente d\u2019abord la petite histoire des plantes médicinales, la phytothérapie, les substances actives, la récolte, etc.Puis vient le catalogue des fiches de plantes, illustrées par de belles reproductions botaniques, et ensuite les maladies et leurs remèdes de A à Z.Un beau et rigoureux livre pour soigner les petits maux de tous les jours.PHOTOS LISE GOBEILLE Les espaces verts publics, comme les pistes cyclables végétalisées, favorisent l\u2019activité physique quotidienne, telle que la marche, la course et le vélo, et ils peuvent même la motiver.Fin de saison Chers lecteurs, ce fut encore cette année une riche, fructueuse et agréable saison en votre compagnie.Je vous souhaite un bel hiver.Profitez-en pour parfaire vos connaissances en horticulture : le Jardin botanique de Montréal et de nombreuses sociétés et associations offrent des cours et des conférences.Au plaisir ! Nous voilà rendus au moment de parler de la préparation des jardins pour l\u2019hiver.Pour ma part, je préfère intervenir le moins possible et j\u2019aime voir mon jardin se transformer au cours de l\u2019automne.Et j\u2019aime que les vivaces séchées donnent du volume l\u2019hiver.De plus, c\u2019est beaucoup moins de travail.Un jardin propre, propre, où l\u2019on a coupé tous les feuillages, n\u2019est pas enrichi par cette belle matière organique disponible gratuitement.Du reste, en laissant les feuillages, ils protègent les racines de vos vivaces et favorisent l\u2019accumulation de neige.Les petits animaux peuvent s\u2019y cacher et les oiseaux se nourrir des graines des fleurs.Le fait de laisser le feuillage ne vous plaît pas?Alors, cou- pez-en une partie et laissez-la au sol, puis cachez-la derrière un arbuste si vous ne voulez pas la voir.Au printemps, ce feuillage sera décomposé et il ne vous restera plus qu\u2019à couper les vivaces qui sont encore debout.Quant aux protections hivernales, encore là je préconise le moins d\u2019intervention possible; les fantômes de géotextile, ce n\u2019est pas trop pour moi.J\u2019aime quand le jardin est beau à regarder l\u2019hiver.Mais il y a des végétaux qu\u2019il faut protéger: les plantes, surtout celles aux feuillages persistants, qui sont exposées aux grands vents, celles qui reçoivent la neige du toit d\u2019un bâtiment ou lors des opérations de déneigement, celles qui seront soumises aux embruns salins et les moins rustiques.Il y a des plantes en pot à l\u2019extérieur?Si les pots sont isolés avec du styromousse, il n\u2019y a pas lieu de s\u2019inquiéter; dans le cas contraire, il faut couvrir le pot d\u2019une toile isolante ou le mettre en terre afin d\u2019assurer une protection aux racines.Au jardin cette semaine Vue sur Montréal depuis le mont Royal.Pour créer des villes saines, durables et résilientes, la solution se trouve, en grande partie du moins, dans la valorisation des infrastructures naturelles, les phytotechnologies et la présence de la nature autour des habitations. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 1 E T D I M A N C H E 2 2 O C T O B R E 2 0 1 7 D 6 MORDU DE JEUX MOTS FLÉCHÉS LE JUNIOR GRILLE BLANCHE SUDOKU MOTS CROISÉS DU SAMEDI MOTS CROISÉS Horizontalement Verticalement I II III IV V VI VII VIII IX X Solution du n° 371 Horizontalement I.Débrouillard.II.Oriente.Aloi.III.Ure.Tintouin.IV.Ben.Alaise.V.Lustre.Tao.VI.Ere.Festin.VII.Alouette.VIII.Etna.Sète.Dé.IX.Nocive.Encra.X.Trésors.Oahu.Verticalement 1.Doublement.2.Erreur.Tor.3.Bienséance.4.Ré.Lais.5.Ontario.Vo.6.Utile.User.7.Iéna.Fée.8.Tirette.9.Laos.Sténo.10.Aluette.Ça.11.Roi.Aï.Drh.12.Dindonneau Philippe Dupuis 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1 1 12 MOTS CROISÉS PROBLÈME N° 372 1.Se débrouille pour que tout aille mal.2.Bien accueillie.Sur la portée.3.Un grand de Bourgogne.Jamais mais hier.4.Gagnent du terrain dans les champs.Passage couvert.5.Ce n\u2019est pas sous la Coupole qu\u2019il prend la tête.6.Petit poids.Ouvert sur le monde.7.Dieu du Nil.Romains.Pour de beaux rideaux.8.Met le chef à nu.9.Va dans les caisses de Bercy.Prends en considération.Sorties du calme.10.Liée n\u2019importe comment.Soutient.11.Chauffe les feuilles.Jeune équidé.12.Un peu trop mou.I.Changement en tête.II.Ne touche pas à l\u2019intérieur.Repousse et rejette.III.La route de l\u2019envol.Petit ou gros, il fait toujours plaisir.IV.Chaude période.Un noir pour éviter les nuits blanches.Fait court en raccourci.V.N\u2019a pas de grande importance.Descend du Jura.Interjection.VI.Donne le tournis à la bergerie.Il faudra la gagner après avoir été donnée.VII.Pour aller droit sur la planche.Mis en boule pour tout voir.VIII.Sa boîte prépare les cadres.Que des bons mots.IX.Boîte à secrets.Faucheur des près.X.Remise en place.Philippe Dupuis est également l\u2019auteur des mots-croisés du Monde Vous aimez cette page ?Écrivez-nous pour nous faire part de vos commentaires : redaction@ledevoir.com.GRILLE BLANCHE MOTS FLÉCHÉS LE JUNIOR SOLUTIONS DE LA SEMAINE DERNIÈRE "]
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