Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier I
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (9)

Références

Le devoir, 2017-10-14, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Tourisme d\u2019affaires LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 OC TOBRE 2017 CAHIER SPÉCIAL I Le ministère du Tourisme planifie de déposer une stratégie de mise en valeur du tourisme d\u2019affaires au début de l\u2019année 2018.Mais il doit d\u2019abord brosser un portrait fiable de ce secteur, que les chiffres actuels ne permettent pas de cerner avec précision.E T I E N N E P L A M O N D O N E M O N D Collaboration spéciale L e tourisme hivernal, le tourisme de nature et d\u2019aventure et le tourisme événementiel ont déjà leur stratégie, tout comme la mise en valeur touristique du Saint-Laurent.Le gouvernement du Québec a alloué 40 millions à leur mise en œuvre.Ce sera bientôt au tour du tourisme d\u2019affaires d\u2019avoir sa stratégie, dont le dévoilement est prévu pour le premier trimestre de 2018.Est-ce que ce secteur bénéficiera aussi d\u2019une aide financière ?« Il faut d\u2019abord établir où sont les besoins », répond Christian Desbiens, directeur des politiques et de l\u2019intelligence d\u2019affaires au ministère du Tourisme.Le ministère forme actuellement, comme il l\u2019a fait pour les autres stratégies, un groupe de travail avec des acteurs de l\u2019industrie pour mieux cerner les enjeux.Mais un obstacle s\u2019érige devant lui : les chiffres disponibles donnent, pour l\u2019instant, un portrait incomplet du secteur et de ses retombées.« Il y a d\u2019abord une dif ficulté à s\u2019entendre sur ce qu\u2019on désigne par le tourisme d\u2019af faires et de congrès, indique M.Desbiens.Chaque pays le comptabilise d\u2019une façon différente.Déjà, au Canada, c\u2019est un problème : il y en a qui vont se limiter aux congrès internationaux, d\u2019autres, à l\u2019inverse, vont compter chaque réunion qu\u2019une entreprise va tenir à l\u2019extérieur de son bureau.Ça devient complexe pour établir une comparaison.» Retombées économiques En s\u2019appuyant sur les chiffres de Statique Canada, le ministère évalue que le tourisme d\u2019af faires génère 1,6 milliard de recettes touristiques.Mais M.Desbiens précise que la marge d\u2019erreur, en ce qui concerne les données fournies par l\u2019organisme fédéral, « est très grande».Quelles sont les retombées du tourisme d\u2019affaires?VOIR PAGE I 2 : RETOMBÉES Un incubateur pour stimuler l\u2019innovation en tourisme I 3 Les oubliés du marché I 5 I S T O C K L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 O C T O B R E 2 0 1 7 I 2 T O U R I S M E D \u2019A F F A I R E S PALAIS DES CONGRÈS DE MONTRÉAL Acteur et spectateur privilégié des tendances événementielles C A T H E R I N E G I R O U A R D Collaboration spéciale Les larges corridors du Palais des congrès sont plutôt calmes en ce mardi matin.Les événements en cours ou en préparation y sont pourtant nombreux.Une éolienne s\u2019élevant dans le hall Viger annonce le salon annuel de l\u2019Association canadienne de l\u2019énergie éolienne qui s\u2019y déroule.Dans une salle du cinquième étage, des techniciens placent un millier de chaises bleues en prévision d\u2019une discussion entre Bill Clinton et Jean Chrétien qui aura lieu le lendemain.Dans un coin, une délégation des services secrets américains discute sécurité avec l\u2019équipe du Palais.Une foule de détails et de scénarios doivent être analysés, dans ce lieu de 1,4 million de pieds carrés répartis sur quatre niveaux et comportant de multiples entrées.« Ce n\u2019est généralement pas avec des étincelles et des confettis qu\u2019on aide les organisateurs d\u2019un événement à se surpasser, mais par notre expérience et notre connaissance approfondie des lieux», fait valoir Élaine Le- gault, qui dirige l\u2019équipe de production chargée de la gestion des événements au Palais des congrès.Si le Palais étai t , par le passé, sur tout animé par de t rès grands événements , comme le Salon de l\u2019auto, on en compte aujourd\u2019hui entre 330 et 350 par année, de tous genres et de toutes tailles.À l\u2019automne, il n\u2019est pas rare que sept ou huit événements s\u2019y déroulent en même temps, peut-on constater en consultant le tableau de planification que Mm e Legault trimballe avec elle.« C\u2019est un privilège d\u2019être au centre-ville et d\u2019être capable d\u2019être aussi flexible, avec nos salles qui peuvent accueillir 3000 personnes, mais qui peuvent aussi être divisées en plus petits espaces », souligne la directrice de la production.Et le Palais des congrès ne se contente pas de louer son espace.« Notre mission est de nous mettre en adéquation avec les besoins du client », explique Élaine Legault.Aménagement de la salle, logistique complète, sécurité, accueil, nourriture, services de télécommunication et audiovisuel : son équipe accompagne les clients du tout début à la toute fin.« On fait plus de sur-mesure que jamais, poursuit-elle.Les gens ne veulent pas qu\u2019on leur envoie un formulaire, ils souhaitent qu\u2019on écoute leurs besoins et qu\u2019on leur dise comment on peut y répondre.» « On est comme le Pinterest des événements, ajoute la directrice de la production en souriant.On a dans notre cof fre à outils une foule d\u2019informations et d\u2019exemples de choses qui ont déjà été faites qui peuvent inspirer les clients.On est là pour faciliter leur travail, les aider à s\u2019approprier l\u2019espace, à l\u2019habiller, à se créer une identité et une ambiance propres.» Le diable étant dans les détails, son équipe a aussi mis en place une panoplie de mesures et ser vices par fois simples, comme des cocardes et des salons VIP réservés aux organisateurs, mais qui ont un impact immense le jour de l\u2019événement.De nouvelles tendances Évoluant dans le monde de l\u2019événementiel depuis toujours et travaillant au Palais des congrès depuis dix ans, Élaine Legault a aussi vu des tendances s\u2019installer.«Depuis quelques années, les organisateurs d\u2019événements ont une préoccupation marquée pour le bien-être, fait-elle d\u2019abord valoir.Ils veulent offrir des options de menus plus frais, veillent à ce que les participants soient bien hydratés, veulent plus de lumière naturelle.» L\u2019importance du réseautage est une autre tendance importante, note-t-elle.« On prévoit des espaces qui le facilitent, comme des tables de réunions communautaires ou des mé- dias-lounges, où on trouve un écran pour brancher un ordinateur et faire une présentation impromptue.» Le Palais a d\u2019ailleurs mis en place une panoplie de technologies \u2014 écrans, réseau wi-fi, plateforme de commerce électronique, application mobile \u2014 facilitant les échanges 2.0.Toutefois, selon elle, la tendance la plus notable est l\u2019importance qu\u2019a gagnée le volet alimentaire lors d\u2019un événement.« Il y a vingt ans, la nourriture était secondaire dans un congrès, explique-t- elle.Aujourd\u2019hui, elle fait partie de l\u2019expérience.» Et l\u2019édifice coloré est bien équipé pour répondre à ces nouvelles attentes, possédant la plus grande cuisine institutionnelle de Montréal.On y rejoint Simon Devost-Dulude, chef exécutif chez Capital Traiteur, par tenaire exclusif du Palais des congrès.Le chef est en train d\u2019étudier quelques petits pots d\u2019épices, fignolant un menu dégustation pour le lendemain.«Si le volet alimentaire était traité à la toute fin dans la planification d\u2019un événement auparavant, il est maintenant pris en compte dès le début, af- firme-t-il.Cette tendance a suivi celle plus globale, au Québec, de l\u2019intérêt grandissant pour notre gastronomie et notre culture culinaire locales.» Le chef essaie d\u2019ailleurs de la faire découvrir dans ses mets et menus.« La réputation de Montréal nous précède, on doit être à la hauteur!» dit-il, tout en nous tendant une bouchée de pâte à choux garnie à la framboise, que son équipe de pâtissiers vient de préparer.S\u2019il peut recréer un menu de cabane à sucre complet, par exemple, il relève souvent ses plats avec des ingrédients locaux, comme le sirop d\u2019érable, la pomme, la fraise ou la courge.Démarche de développement durable «Le Palais des congrès est engagé dans une démarche de développement durable depuis longtemps », renchérit Élaine Legault.Pour le Palais, l\u2019utilisation et la promotion des produits d\u2019ici font autant partie de cette démarche que l\u2019économie d\u2019énergie, le compost, le jardin urbain et les ruches installés sur le toit de l\u2019édifice, ou encore la redistribution des surplus de nourriture à la Maison du père.L\u2019approche personnalisée que le Palais des congrès offre aux clients ne s\u2019arrête par ailleurs pas aux portes de la cuisine.«Mon menu est un point de départ.S\u2019il convient parfaitement à cer tains, d\u2019autres s\u2019en serviront comme inspiration », di t Simon Devost -Dulude, s\u2019adaptant et innovant au gré des thèmes, des demandes spéciales, des directives religieuses, des modes de vie et des types de repas désirés.De la boîte à lunch au souper sept services.«Ici, on doit être capables de préparer des œufs brouillés autant qu\u2019un filet de wapiti», dit le jeune chef en rigolant.Élaine Legault et lui croient tous deux que la mondialisation a beaucoup influencé le monde de l \u2019événementiel.« On n\u2019est plus en compétition seulement avec Boston ou Toronto, mais aussi avec Barcelone et Paris, souligne la directrice de production.Ça nous pousse à regarder ce qui se fait par tout dans le monde, à ouvrir nos horizons, à essayer de nouvelles choses.» Adresse incontournable du tourisme d\u2019affaires à Montréal, le Palais des congrès est aux premières loges pour voir le secteur de l\u2019événementiel évoluer.Visite guidée et coup d\u2019œil sur les tendances actuelles, alors que l\u2019expérience alimentaire offerte lors d\u2019un événement est devenue des plus importantes.PALAIS DES CONGRÈS DE MONTRÉAL Le Palais des congrès accueille aujourd\u2019hui entre 330 et 350 événements de tous genres et de toutes tailles.En juin dernier, l\u2019Association des professionnels de congrès du Québec (APCQ) avait évalué qu\u2019en 2016, la tenue de près de 3000 congrès et événe- ments au Québec avait généré environ 268 millions en dépenses touristiques.« On va être franc : il n\u2019y a personne, y compris le ministère, qui a une réelle connaissance de ce marché », nuance Steeve Gagné, président de l\u2019APCQ.Bien que ces chiffres soient probablement les plus fidèles à la réalité parmi ceux disponibles, l\u2019APCQ ne cache pas leurs limites.D\u2019abord, elle doit faire quelques estimations, puisque ce ne sont pas toutes les organisations du secteur qui sont membres de son association.De plus, elle ne comptabilise que des événements de quarante nuitées et plus et passe donc sous silence le volet des petites réunions avec ou sans hébergement.« Ça aussi, c\u2019est un gros marché », soulève M.Gagné, en évoquant des villes comme Saint- Hyacinthe et Drummondville qui, selon lui, sont bien positionnées dans ce créneau en raison de leur situation géographique.« Il n\u2019est pas [pris en compte] et il a une incidence sur les centres de conférences et les commerces autour.» Finalement, le tourisme d\u2019affaires ne possède pas encore de guide méthodologique pour la réalisation d\u2019études sur l\u2019impact économique, comme le ministère du Tourisme en a publié un, en 2016, pour les grands festivals et événements.Ces derniers peuvent notamment évaluer, avec cette balise, le volume d\u2019achalandage, le type de dépenses, le comportement des consommateurs et l\u2019attractivité de leur événement.«On est capable ensuite d\u2019aller chercher les retombées économiques, mais on est encore loin de là avec le tourisme d\u2019affaires», explique Christian Des- biens.Un constat corroboré par Steeve Gagné.« Dans le tourisme d\u2019af faires, c\u2019est beaucoup plus diffus, plus complexe.Personne n\u2019a convenu de comment on pourrait mesurer cette activité», juge M.Gagné.Secteur en croissance Dans le chantier entourant la stratégie à venir, l\u2019APCQ demande au ministère de mesurer le volume des dépenses liées aux touristes d\u2019af faires provenant du Québec.« Il faut être conscient d\u2019où on par t pour être capable de savoir où on veut aller », lance-t-il.Selon ses observations, le tourisme d\u2019affaires représente la majorité des revenus de cer tains lieux d\u2019hébergement implantés en région.« Mais il faut être capable de le quantifier, rappelle M.Gagné.Notre association a peu de moyens pour le faire.Il n\u2019y a vraiment que le ministère qui serait capable d\u2019y mettre les ressources.» «On veut faire une première enquête auprès des planifica- t e u r s d \u2019 é v é n e m e n t s p o u r connaître la demande sur la scène nationale et internationale, assure Christian Des- biens.On va aussi organiser des focus groups auprès des principaux joueurs en région, à Québec et à Montréal, pour voir où sont les problèmes.» Le fonctionnaire prévoit que cet enjeu d\u2019un por trait fiable de l\u2019industrie figurera dans la stratégie en elle-même.« Je verrais bien, au bout de tout ça, une mesure dans la stratégie qui serait d\u2019approfondir la connaissance et de mettre [en place] un système de [veille] permanente.» Même si le por trait demeure incomplet, le ministère ne doute pas de l\u2019importance du tourisme d\u2019af faires.En analysant les tendances dans le secteur, il anticipe une croissance de 8 % des recettes touristiques liées à ce secteur d\u2019activité, notamment en raison de la fin du marasme économique, qui pousse les entreprises à engager davantage de dépenses pour les congrès et réunions.SUITE DE LA PAGE I 1 RETOMBÉES ISTOCK Même si le portrait demeure incomplet, le ministère ne doute pas de l\u2019importance du tourisme d\u2019affaires. T O U R I S M E D \u2019A F F A I R E S L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 O C T O B R E 2 0 1 7 I 3 Ce cahier spécial a été produit par l\u2019équipe des publications spéciales du Devoir, grâce au soutien des annonceurs qui y figurent.Ces derniers n\u2019ont cependant pas de droit de regard sur les textes.Pour toute information sur le contenu, vous pouvez contacter Aude Marie Marcoux, directrice des publications spéciales, à amarcoux@ledevoir.com.Pour vos projets de cahier ou toute autre information au sujet de la publicité, contacter iDmedia@ledevoir.com.VOTRE DESTINATION D\u2019AFFAIRES > 30 établissements et autant de façons de faire POUR DES RÉUNIONS D\u2019AFFAIRES authentiques | accessibles | exclusives PLANIFIEZ VOTRE ÉVÉNEMENT > FACON.LANAUDIERE.CA | 1 800 363-2788 HÉBERGEMENT SALLES DE RÉUNION CONSOLIDATION D\u2019ÉQUIPE LIEUX ÉVÉNEMENTIELS ATTRAITS À VISITER EN GROUPE RESTAURANTS, TRAITEURS ET SALLES DE RÉCEPTION E T I E N N E P L A M O N D O N E M O N D Collaboration spéciale L\u2019 industrie touristique n\u2019était pas sur l\u2019écran radar de la jeune entreprise Merinio à ses débuts.Ses fondateurs, des ingénieurs, avaient mis au point pour le secteur manufacturier un système automatisé de gestion des listes de rappel des employés, afin de réduire à quelques minutes une tâche de plusieurs heures.En 2016, elle a trouvé son premier client : La Ronde.L\u2019été dernier, le parc d\u2019attractions a poursuivi la deuxième phase d\u2019implantation de son système, tandis qu\u2019Aéroports de Montréal a amorcé un projet-pilote avec la PME.Sa technologie répond aux fluctuations extrêmes en besoin de main-d\u2019œuvre enregistrées au gré des jours, des saisons, des événe- ments et de la météo par un grand pan de ce secteur.« C\u2019est quelque chose qu\u2019on ne savait pas, parce qu\u2019on ne venait pas du tourisme», raconte Francis Villiard, responsable du développement commercial de l\u2019entreprise.Merinio a été sélectionnée dans la première cohorte du MT Lab.Cet incubateur, mis sur pied par l\u2019École des sciences de la gestion (ESG) de l\u2019UQAM, Tourisme Montréal et la Ville de Montréal, a pour mission d\u2019accompagner des entreprises susceptibles de proposer des solutions novatrices dans le domaine du tourisme, de la culture et du divertissement.Pour Merinio, il s\u2019agit d\u2019une occasion de consulter des exper ts de ce milieu, afin de mieux comprendre ce marché.Pour le MT Lab, le but est de mailler son client avec d\u2019autres joueurs de l\u2019industrie, afin d\u2019insuffler de l\u2019innovation dans ce secteur d\u2019activité.Start Up Open House «Le monde du tourisme se tient et se connaît.Si on fait entrer de nouveaux joueurs, il va y avoir de nouvelles idées, il va se passer quelque chose », prédit Martin Lessard, directeur général du MT Lab, dans son bureau au septième étage du pavillon des sciences biologiques de l\u2019UQAM.Autour, ça bourdonne d\u2019activités dans les locaux récemment aménagés de l\u2019incubateur, éclairés par une lumière naturelle entrant par de larges fenêtres.Les huit entreprises, incubées pendant environ neuf mois au MT Lab, participent, en ce 28 septembre, au Start Up Open House, une journée durant laquelle toutes les jeunes pousses ouvrent leurs portes sur le territoire montréalais.Paul Arseneault, titulaire de la Chaire de tourisme Transat à l\u2019ESG-UQAM et vice-président du conseil d\u2019administration du MT Lab, espère que ces jeunes pousses, comme Merinio, rendront le secteur touristique « plus ef ficace ».Il souligne que, dans cette industrie, « l\u2019innovation ne fait pas partie des mœurs ».Les hôtels, entre autres, sont trop accaparés par la gestion à la petite semaine pour s\u2019arrêter et revoir leurs façons de faire.À défaut de trouver du temps pour réaliser de la recherche et du développement à l\u2019interne, les organisations peuvent saisir des nouveautés sorties «du champ gauche», proposées par de jeunes entrepreneurs, illustre Martin Lessard.« Il ne faut pas espérer que ça vienne tout seul.Il faut le provoquer», précise-t-il.C\u2019est là que son incubateur entre en scène.« Les innovateurs vont lancer des entreprises pour aller vers des domaines qui fonctionnent, ajoute-t-il.Si le tourisme ne dit pas \u201cil y a des opportunités ici\u201d », les innovateurs iront ailleurs.» Inspiré de Paris L\u2019idée du MT Lab a germé en 2015 lors d\u2019une mission commerciale à Paris organisée par Tourisme Montréal et à laquelle participaient l\u2019ESG UQAM et la Ville de Montréal.La visite du Welcome City Lab, un incubateur de jeunes pousses du secteur touristique, les a inspirés.La Ville de Montréal a mis à leur disposition 200 000$ pour démarrer ici une formule similaire.De grosses pointures se sont rapidement jointes comme partenaires.Aéroports de Montréal, Air Canada, l\u2019Alliance de l\u2019industrie touristique du Québec, l\u2019Institut du tourisme et d\u2019hôtellerie du Québec (ITHQ), Loto-Québec et la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) ont contribué à une enveloppe de 50 000$ pour les opérations et ont promis d\u2019ouvrir leurs portes aux jeunes pousses sélectionnées.Soixante-dix-huit entreprises ont répondu à l\u2019appel de candidatures, lancé en mars dernier.«À l\u2019aube de mes 50 ans, je n\u2019ai jamais vu quelque chose aller aussi vite, assure Paul Arseneault.Il fallait à la fois des partenaires et des start-up convaincus.Ça répondait donc à un besoin.» Les grandes organisations touristiques partenaires avaient leur mot à dire dans la sélection des huit entreprises.Pour cette première cohorte, la priorité a été accordée à de jeunes pousses dont les solutions pouvaient affiner la connaissance des clients, proposer de nouvelles approches dans les processus d\u2019affaires ou enrichir l\u2019expérience des parcours touristiques.C\u2019est dans ce dernier créneau que travaille Magnéto, un organisme sans but lucratif spécialisé dans la baladodiffusion et la création sonore.Cette société a postulé au MT Lab pour entrer en communication avec des clients potentiels, puisque son modèle d\u2019affaires prévoit des créations sur commande, afin de ne pas dépendre des subventions gouvernementales.« Au stade de développement où l\u2019on est rendus, on a besoin d\u2019aide pour nous mettre en contact avec les bonnes personnes pour faire arriver des choses », explique Zoé Gagnon Paquin, cofonda- trice de Magnéto.Au-delà du réseau de contacts déverrouillé par l\u2019incubateur, elle se réjouit de l\u2019accompagnement qu\u2019elle reçoit depuis quelques semaines, notamment à travers des formations.« Ils ont pris le temps de décortiquer où on en était, et toutes les suggestions qu\u2019ils nous ont faites étaient sur mesure.» L\u2019accompagnent du MT Lab vise à améliorer chez les entreprises en démarrage leur connaissance de l\u2019écosystème touristique, leur compréhension de la proposition de valeur dans ce domaine, leur mise en marché et leurs présentations pour vendre leurs concepts.Ruissellement M ta région, une entreprise de Joliette aussi incubée au MT Lab, espère que cette démarche lui permettra de prendre du recul.La PME, fondée il y a trois ans, a développé des guides papier et virtuels d\u2019achat local avec un modèle d\u2019affaires à contre-courant : plutôt que de refiler la facture aux commerces désireux d\u2019obtenir une visibilité, ce sont les clients, avides de découvrir restaurants, boutiques ou loisirs of fer ts dans leur région, qui payent.Forte de son succès dans Lanaudière, l\u2019entreprise vient d\u2019étendre ses activités dans sept autres régions du Québec.« Le MT Lab va nous permettre de savoir un peu mieux comment on peut se donner nous-mêmes de la visibilité», souligne Manuela Brun, spécialiste en recherche et développement de partenariat à M ta région.Martin Lessard le reconnaît : son incubateur ne donnera pas naissance au prochain Facebook.Mais les partenaires espèrent qu\u2019il apportera un vent de fraîcheur au sein de leurs organisations.Ces dernières auront d\u2019ailleurs chacune droit à un «démo day», soit une journée où des jeunes pousses proposeront des solutions à leurs préoccupations précises.Et M.Lessard espère que ces transformations ruisselleront ensuite jusqu\u2019aux petites organisations touristiques.«Ce sont juste de petits pas qui feront que l\u2019écosystème aura appris à dire : \u201cJ\u2019accepte ce qui est nouveau et je vais le tester.\u201d» Une dynamique qui, espère-t-il, fera «boule de neige».MT LAB Un incubateur pour stimuler l\u2019innovation en tourisme YOLANDA MARIE RUZILO L\u2019idée du MT Lab a germé en 2015 lors d\u2019une mission commerciale à Paris organisée par Tourisme Montréal. T O U R I S M E D \u2019A F F A I R E S L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 O C T O B R E 2 0 1 7 I 4 TOURISME LAVAL Un nouveau centre-ville pour Laval M A R I E - H É L È N E A L A R I E Collaboration spéciale L a présidente-directrice générale de Tourisme Laval, Geneviève Roy, a de quoi se réjouir : « Nous venons de vivre un été record et déjà, l\u2019an dernier, nous en avions battu un\u2026 Nous sommes sur une belle lancée», dit-elle un sourire dans la voix.En ef fet, l \u2019organisme peut dresser un bilan positif de la saison estivale 2017.Tant en ce qui concerne le nombre de touristes, les dépenses touristiques, le taux d\u2019occupation hôtelier, l\u2019achalandage dans les attraits touristiques qu\u2019en ce qui concerne le rayonnement numérique, tous les records ont été battus.Et les chiffres sont là pour le prouver.Cet été, Laval a accueilli 556 000 touristes, soit 5% de plus que l\u2019année dernière.De leur côté, les dépenses touristiques se chiffrent à 33,9 millions, en hausse de 2 millions par rappor t à l \u2019an der nier.Quant au taux d\u2019occupation des établissements hôteliers, son pourcentage a bondi de 3,5 %, passant de 86,9 % en 2016 à 90,4 % au cours de l\u2019été 2017.Les attraits touristiques ont eux aussi eu droit à leur part du gâteau, avec une augmentation de 17 % du nombre de visiteurs à franchir leurs tourniquets.Un ambitieux projet Troisième ville en importance au Québec, Laval possède déjà des équipements de haut calibre.À cela on ajoute une offre hôtelière de renom, un emplacement avantageux et une offre d\u2019attraits unique.Mais pas question pour la Ville de s\u2019asseoir sur ses lauriers : « Depuis 10 ans, la croissance de la région touristique de Laval a doublé.Et les projections rattachées à la concrétisation de certains projets nous permettent d\u2019anticiper encore un doublement », affirme la p.-d.g.de Tourisme Laval.Cette croissance est intimement liée à la mise sur pied d\u2019un centre-ville.«Laval est à mi-chemin entre Montréal et les Laurentides.Son centre-ville géographique s\u2019étend autour de la station de métro Montmorency, des deux côtés de l\u2019autoroute des Lauren- tides, et inclut le Carrefour Laval, le Sheraton, le Holiday Inn ainsi que toute la zone du Cen- tropolis, un complexe urbain à ciel ouver t.On ajoute à cela tout ce qui se situe autour de la Place Bell », explique Mme Roy pour bien nous situer.Grâce à la mixité de ses usages, ce cen- tre-ville est animé autant le jour que le soir.L\u2019édifice de la fameuse Place Bell vient tout juste d\u2019être inauguré en grande pompe fin août.On y trouve trois patinoires, dont celle du Rocket, le club- école du Canadien de Montréal.«Dans cet amphithéâtre de 15 000 places, on retrouve évidemment l\u2019équipe de hockey, mais aussi toute une offre culturelle de haut niveau», précise la p.-d.g.La Place Bell, située tout juste à la sortie de la station de métro, desser t les Lavallois, tous les résidants de la couronne nord et ceux de Montréal.Pour les organisateurs de congrès, « c\u2019est une of fre très avantageuse à joindre à leur circuit », ajoute-t-elle.La seconde patinoire est par ailleurs un anneau olympique autour duquel se déploient 2500 sièges.«On pourra y accueillir du patinage de vitesse et ainsi positionner Laval pour recevoir des compétitions nationales», précise Geneviève Roy.Cette nouvelle installation, qui possède les équipements technologiques les plus récents, est un autre atout pour Laval et fait tourner les têtes ailleurs au Canada.« Pour un congressiste, un agenda culturel et sportif très animé, c\u2019est toujours très attractif.» Outre le réaménagement routier et piéton du centre- ville de Laval, la zone va bientôt voir s\u2019y ériger un complexe aquatique.« Il sera constitué de trois bassins et on pourra y accueillir des compétitions de plongeon, de nage, de water- polo.Le concours d\u2019architecture vient tout juste de se clore et l\u2019édifice sera achevé d\u2019ici 2020 », précise la présidente- directrice générale.Attraits récréotouristiques Laval peut aussi miser sur des attraits touristiques innovants, tous situés dans un petit périmètre.On y repère Aérosim, un simulateur de vols de Boeing 737, le Cosmodôme, un établissement muséal consacré entièrement à la diffusion des sciences de l\u2019espace, SkyVenture, une soufflerie verticale qui reproduit la portion chute libre d\u2019un saut en parachute, ainsi que Maeva Surf, un centre de surf offrant une vague dynamique et sécuritaire.Tous situés à l\u2019intérieur, ces attraits sont accessibles à l\u2019année.Le centre- ville de Laval accueille aussi des centres commerciaux, comme le Car refour Laval avec ses 300 boutiques, de même que le Centropolis, qui offre divertissements, plaisirs gourmands et magasinage.L\u2019été, le parc de la Rivière-des- Mille-Îles propose des expéditions sur la rivière et des randonnées pédestres, alors que le Centre de la nature donne accès à cinquante hectares de parc urbain.L\u2019intérêt ici, c\u2019est que tout ce dont un congressiste pourrait avoir envie ou besoin se trouve à distance de marche.Tous les week-ends, la navette 360 sillonne en outre le centre-ville.« Ce service complètement gratuit permet une connectivité entre l\u2019of fre du centre-ville, la station de métro et la Place Bell », explique Geneviève Roy.« Le produit touristique est bel et bien là et la croissance est prévisible », affirme la p.-d.g.Ajoutons à cela le nouveau schéma d\u2019aménagement déposé au mois d\u2019août dernier, qui possède toute une section concernant le centre-ville.«Les acteurs touristiques, de la Chambre de commerce, les acteurs culturels, tous ont contribué, lors des consultations, à bonifier les travaux.On rêve d\u2019un développement touristique non pas seulement croissant, mais accéléré ! » Rappelons que les objectifs de Tourisme Laval pour 2035 sont de doubler le nombre de congressistes et de touristes.Sur ces belles paroles, Geneviève Roy ajoute que le fait que la ville constr uise, schématise et organise ce centre-vi l le , cela vient appuyer la démarche.Un congressiste amené à passer plusieurs jours à Laval pourra dorénavant garer sa voiture à son arrivée et ne la reprendre qu\u2019au moment du départ.Toutes les structures touristiques et récréatives se concentrent en effet sur un périmètre de 2km2.ARÉNA DU ROCKET INC.La Place Bell, inaugurée fin août, possède trois patinoires, dont celle du Rocket, le club-école du Canadien de Montréal.Elle dessert non seulement les Lavallois, mais aussi tous les résidants de la couronne nord et ceux de Montréal.P I E R R E V A L L É E Collaboration spéciale «L\u2019 insoupçonnée destination.» Voilà les mots choisis par l\u2019organisme Tourisme Lanaudière pour décrire sa région.Ou comment avouer que le secteur, en dehors de grands événements comme le Festival de musique classique de Lanaudière, demeure peu prisé des touristes.«Nous reconnaissons que notre région est méconnue, avoue Jason Saunders, directeur par intérim du marketing à Tourisme Lanaudière, mais avec ce slogan, nous affirmons aussi que Lanaudière possède de nombreux attraits touristiques qui méritent d\u2019être découverts.» Et parmi les gens qui ne connaissent pas assez ce que Lanaudière a à offrir, il y a les touristes d\u2019affaires.Mais cela est appelé à changer.« Nous avons commencé à travailler sérieusement sur le tourisme d\u2019af faires seulement en 2015, explique France Lanoue, coordonnatrice aux ventes et responsable du tourisme d\u2019affaires à Tourisme Lanaudière.Déjà, nous pouvons compter sur un réseau d\u2019une trentaine d\u2019établissements touristiques qui sont devenus aujourd\u2019hui nos partenaires en la matière.» Pareil réseau permet de mieux coordonner l\u2019offre touristique destinée aux gens d\u2019affaires.« Lorsqu\u2019une entreprise communique avec nous, poursuit Mme Lanoue, nous sommes en mesure de l\u2019orienter vers l\u2019établissement touristique le plus approprié pour elle et son activité.» De plus, Tourisme Lanaudière se fait aujourd\u2019hui proactif.« Nous avons embauché une représentante qui non seulement nous représente lors de foires touristiques, mais qui fait aussi du démarchage auprès d\u2019entreprises.D\u2019une part, pour faire mieux connaître La- naudière, d\u2019autre part, pour déterminer leurs besoins.» Trois avantages La stratégie de mise en marché développée par Tourisme Lanaudière repose sur trois avantages.Le premier est l\u2019authenticité.« C\u2019est d\u2019abord et avant tout la qualité de l\u2019accueil et la chaleur de nos gens qui créent cette authenticité, avance Jason Saunders.De plus, Lanaudière peut vous proposer une expérience originale que vous ne pourrez pas vivre ailleurs qu\u2019ici.» La deuxième est l\u2019accessibilité, la région de Lanaudière étant facilement atteignable depuis Montréal, Trois-Ri- vières et même Québec.« Ensuite, comme nous nous trouvons en région, l\u2019of fre touristique d\u2019af faires est moins chère et donc plus abordable que celle des grands centres urbains », souligne France Lanoue.L\u2019exclusivité est le troisième avantage.« La région de La- naudière propose des lieux que l\u2019on ne trouve nulle par t ailleurs, indique Jason Saunders.Ces lieux permettent de sortir de l\u2019ordinaire, donc de personnaliser les réunions d\u2019affaires.» Un quatr ième avantage p o u r r a i t é g a l e m e n t ê t r e ajouté, à savoir la diversité.La région de Lanaudière couvre un large territoire.Au sud, elle jouxte la région métropolitaine de Montréal, avec des villes comme Repentigny et Terre- bonne.En remontant le fleuve, on trouve la ville centre de Jo- liette, qui, en plus d\u2019accueillir le Festival de Lanaudière, abrite le plus grand musée d\u2019art régional au Québec.Non loin de là se trouve la ville de Rawdon, aujourd\u2019hui en plein essor et où se situe le bureau de Tourisme Lanaudière.On trouve aussi dans la région de nombreuses petites municipalités, comme Saint-Donat.Et lorsque l\u2019on s\u2019aventure encore plus au nord, on tombe sur des établissements touristiques situés en pleine nature sauvage.Les installations « Une bonne par tie de nos établissements d\u2019hébergement sont de petites auberges, explique France Lanoue.Évidemment, cela réduit la capacité d\u2019accueil, mais ça permet aussi d\u2019organiser une réunion d\u2019af faires taillée sur mesure.» Qui plus est, les établissements de restauration, souvent dirigés par de jeunes chefs, se font un orgueil de mettre en vedette les produits du terroir.La présence de nombreuses petites auberges ne veut par ailleurs pas dire que la région de Lanaudière ne peut pas accueillir des groupes plus importants.« Nous disposons de cinq établissements majeurs capables d\u2019héberger 500 convives environ», souligne Jason Saunders.Parmi ces derniers, notons l\u2019Imperia hôtel et suites Terrebonne, l\u2019hôtel Château Joliette et l\u2019Auberge du lac Taureau.Cette dernière, située en pleine nature dans le nord de la région, est l\u2019endroit idéal pour tenir une réunion de type « lac -à - l \u2019épaule » .S\u2019ajoute à cela le complexe JC Perreault, un établissement multidisciplinaire comprenant un amphithéâtre à configuration multiple où, selon Jason Saunders, l\u2019on dispose de 3000 places assises.« Et d\u2019ici 2019, l\u2019hôtel Château Joliette inaugurera un tout nouveau centre des congrès, ajoute Mme Lanoue.Non seulement l\u2019of fre de chambres sera bonifiée, mais les installations conçues pour tenir des réunions pourront elles aussi accueillir des groupes plus importants.» Combiner affaires et plaisir Une réunion d\u2019affaires, peu importe sa taille, se tient pour parler affaires.Mais cela n\u2019exclut pas d\u2019avoir du plaisir, et Lanaudière offre la possibilité de combiner travail et tourisme.C\u2019est une région propice aux activités de plein air, que ces dernières soient estivales ou hiver nales.On y trouve plusieurs clubs de golf, dont l\u2019un classé 5 étoiles, et quatre centres de ski.« Nous avons aussi dans Lanaudière sept vignobles, précise France Lanoue, qui peuvent aisément organiser une dégustation.» De plus, la région est reconnue pour l\u2019agrotourisme et Tourisme Lanaudière offre à cet égard cinq circuits.« L\u2019agrotourisme est très développé chez nous , précise la coordonnatrice aux ventes.C\u2019est un de nos secteurs de pointe et nous y travaillons depuis 2004.» Selon Jason Saunders et France Lanoue, la région de L a n a u d i è r e e s t a i n s i a u - jourd\u2019hui en mesure d\u2019accueillir adéquatement les touristes d\u2019affaires, et ce, peu importe le type de réunion.Et ceux qui souhaitent en profiter pour prendre la clé des champs trouveront tout ce dont ils ont besoin dans les alentours.LANAUDIÈRE Pour les réunions de type «lac-à-l\u2019épaule» TOURISME LANAUDIÈRE L\u2019Auberge du lac Taureau, située en pleine nature dans le nord de la région, est l\u2019endroit idéal pour tenir une réunion de type « lac-à-l\u2019épaule ». T O U R I S M E D \u2019A F F A I R E S L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 O C T O B R E 2 0 1 7 I 5 E T I E N N E P L A M O N D O N E M O N D Collaboration spéciale L es planificateurs d\u2019événe- ments d\u2019af faires nécessitant de grandes salles, mais peu d\u2019hébergement, sont actuellement les grands laissés- pour-compte dans le marché du tourisme d\u2019affaires.C\u2019est le constat que fait Véronique Paquignon, directrice générale de Clientis, une firme privée qui réalise depuis 2008 des études de marché dans ce domaine.Il s\u2019agit du principal décalage entre l\u2019offre et la demande qu\u2019elle a observé dans ce secteur d\u2019activité, après avoir analysé des données recueillies entre 2015 et 2016 auprès de 4177 planificateurs d\u2019événements.Les congrès attirant un grand nombre de participants qui n\u2019ont pas besoin de dormir sur place, comme c\u2019est souvent le cas dans les grands centres, sont régulièrement placés en attente lorsqu\u2019ils approchent des complexes hôteliers possédant les salles adéquates pour les conférences, tables rondes et ateliers prévus dans leur programmation.« Ils ne sont jamais prioritaires.Les hôtels ne peuvent pas leur garantir six mois à l\u2019avance qu\u2019ils pourront tenir leur événement dans leur établissement », souligne Mme Pa- quignon.Pourquoi ?Ces derniers attendent de voir si d\u2019autres planificateurs, promettant davantage de nuitées, manifestent leur intérêt de tenir un événement dans leurs installations aux mêmes dates.« La majorité des établissements hôteliers veulent avant tout se concentrer sur l\u2019hébergement : c\u2019est leur source principale de revenu», explique-t-elle.Cette dynamique place certains planificateurs d\u2019événement dans une situation complexe.« Ça devient problématique, parce que les hôtels sont enclins à leur donner une confirmation seulement quelques mois avant l\u2019événement et les planificateurs ont peu de temps pour lancer leurs invitations et ouvrir leurs inscriptions », ajoute la d.g.de Clientis.Un phénomène qui s\u2019aggrave puisque la durée des événements a légèrement diminué dans les dernières années, constate Mme Paquignon.«On a plus d\u2019activités qui vont se dérouler seulement sur une journée ou une journée et demie qu\u2019on en avait par le passé, in- dique-t-elle.Donc c\u2019est certain que le besoin en hébergement diminue, et cela renforce ce problème chez les planificateurs.» Les oubliés du marché E T I E N N E P L A M O N D O N E M O N D Collaboration spéciale T éléphoner à un hôtel désigné, donner le code promotionnel associé à l\u2019événement auquel on participe, vérifier s\u2019il reste des chambres disponibles, en appeler un autre si l\u2019établissement af fiche complet : ces démarches, quand vient le temps de planifier son hébergement avant sa par ticipation à un congrès, pourraient bientôt être chose du passé.Depuis un an, la jeune entreprise montréalaise Stay22 a développé un service de cartes interactives qui géolocalisent les hôtels ou auberges de jeunesse à proximité d\u2019un événement.L\u2019organisateur d\u2019un festival ou d\u2019un congrès, par exemple, peut intégrer cette application graphique dans son site Web, afin de permettre aux participants de visualiser l\u2019offre en hébergement disponible dans les environs du site, de comparer en un clin d\u2019œil les prix, puis de réserver un lit à l\u2019endroit convenant le mieux à ses besoins.Le site du Sommet mondial du design de Montréal utilise en ce moment la car te de Stay22 pour son événement qui débute lundi.«C\u2019est beaucoup plus agréable pour le par tici- pant de voir les hôtels sur une carte et de pouvoir directement cliquer dessus pour avoir toutes les informations, croit Anne- Claude Michellod, responsable logistique pour le Sommet mondial du design.Cela facilite l\u2019accès à l\u2019hébergement.» Les organisateurs de cet événement ont souhaité limiter les logements affichés aux treize hôtels par tenaires du sommet.Mais les car tes de Stay22 en présentent généralement plus.La jeune entreprise a ainsi signé des ententes avec des agences de voyages en ligne, afin d\u2019ajouter les hôtels et auberges de jeunesse qui font déjà affaire avec elles.Le planificateur de l\u2019événement, Stay22 et l\u2019agence de voyages en ligne se partagent ensuite une commission sur la réservation ef fectuée par l\u2019entremise de l\u2019application.Notons également qu\u2019Airbnb signale désormais les logements de ses membres sur ces cartes.« En ce moment, on est en train de travailler pour obtenir notre statut d\u2019agence de voyages», signale Andrew Lockhead, président-directeur général de Stay22.Son entreprise de sept employés souhaite ainsi réduire le nombre de joueurs entre lesquels la commission tirée d\u2019une réservation doit être divisée.Bousculer le marché Après avoir été accueillie par l \u2019accélérateur d\u2019entreprises FounderFuel entre mai et juillet dernier, la jeune pousse est épaulée depuis quelques semaines par le MT Lab, un incubateur qui se consacre aux innovations d a n s l e d o m a i n e d u t o u - risme, de la culture et du diver tissement.Elle termine actuel lement sa première ronde de financement.Grâce à son application, Stay22 croit que les organisateurs d\u2019événements seront moins contraints de réserver, plusieurs mois à l\u2019avance, un grand nombre de chambres dans des établissements partenaires et de courir le risque de perdre des sous s\u2019ils n\u2019arrivent pas à toutes les combler avec leurs participants.« Nous, on leur dit : présentez la carte montrant toutes les offres à proximité ; vous allez pouvoir toucher une commission, peu importe ce que la personne va choisir, que ce soit d\u2019aller dans un Airbnb, dans un hôtel ou dans une auberge de jeunesse », indique Andrew Lockhead.Ce dernier croit même que leur système pourrait augmenter le nombre de réser vations, parce que les par ticipants se sentiraient moins forcés d\u2019aller dormir à tel ou tel endroit.Stay22 af f irme que plus d\u2019une centaine d\u2019organisateurs d\u2019événements dans quatorze pays ont déjà fait appel à ses ser v ices .Au Québec , C2 Montréal, un événement international ar ticulé autour de conférences sur l\u2019innovation et la créativité, et ÎleSoniq, un festival de musique électronique, ont aussi eu recours à son application.Des transactions totalisant 120 000 $ auraient par ailleurs été ef fec- tuées seulement au cours du dernier mois.STAY22 Hébergement à la carte M A R I E - H É L È N E A L A R I E Collaboration spéciale «C e qu\u2019on propose, c\u2019est une of fre rigoureuse et professionnelle dans la planification des événements.Cette démarche implique une notion de personnalisation, et c\u2019est là qu\u2019entre en jeu le facteur \u201cfun\u201d », lance Caroline Malo, directrice du marketing et de la destination pour Tourisme Outaouais.Pour elle, quand le planificateur d\u2019événements est heureux, c\u2019est mission accomplie ! C\u2019est donc pour ces derniers que l\u2019organisme a mis sur pied les programmes pour conjoints personnalisés.L\u2019of fre de Tourisme Ou- taouais englobe plusieurs expériences, dont le plein air, la culture et tout ce qui est divertissement, ce qui donne la possibilité de personnaliser les propositions faites aux conjoints.On y trouve tout un choix d\u2019activités originales et adaptées à leurs besoins, et ce, pour toute la durée de leur séjour, qu\u2019il soit long ou court.Conjoints zen, sportifs, explorateurs, audacieux ou épicuriens, il y a un programme pour chacun.Par exemple, dans le programme zen, on propose des visites aux populaires spas de la région, comme le Nordik, celui du Château Montebello et celui du Moulin Wakefield.Les conjoints explorateurs pourront quant à eux se rendre au parc d\u2019animaux sauvages Oméga, participer à une chasse au trésor au Moulin Wakefield, visiter le Musée des beaux-arts du Canada ou encore faire une excursion sur le Lady Dive, un amphi- bus.Les conjoints épicuriens ne seront pas déçus en se rendant à la Maison de thé Cha Yi ou encore en s\u2019arrêtant pour faire leurs provisions à la chocolaterie Rochef.Puis, Rafting Momentum, Arbraska Laflèche, le camp Equimax ou le club de golf Le Sorcier attendent, entre autres, les conjoints sportifs.« On pourrait proposer une journée au spa tout en réservant un petit resto tout juste à côté, et on s\u2019occuperait alors du transpor t », précise Caroline Malo.Au fond, ces pro- g r a m m e s c o n s t i t u e n t u n menu dans lequel les organisateurs d\u2019événements peuvent piger à leur guise, et Tourisme Outaouais organise alors tout ce qu\u2019il y a autour et offre même la possibilité d\u2019accompagner les groupes.Afin d\u2019attirer le plus grand nombre d\u2019événements, Tourisme Outaouais organise régulièrement des tournées de familiarisation.Des planificateurs sont alors reçus afin de leur faire découvrir la région.Quant à ceux qui ont déjà opté pour l\u2019Outaouais, l\u2019équipe les accompagne tout au long du processus: «Si le groupe souhaite alors un programme pour conjoints, on peut s\u2019en charger selon le budget disponible», explique la directrice du marketing.Carol ine Malo conclut : « C\u2019est impor tant pour nous d\u2019être cohérents avec notre ADN de marque.On est rigoureux, on est professionnels et on est l\u2019fun ! Nous of frons aux planificateurs ce qu\u2019ils recherchent : une expérience ! » TOURISME OUTAOUAIS Un congrès?Pas question que les conjoints s\u2019ennuient! ISTOCK Les congrès attirant un grand nombre de participants qui n\u2019ont pas besoin de dormir sur place sont régulièrement placés en attente lorsqu\u2019ils approchent des complexes hôteliers possédant les salles adéquates pour les conférences, tables rondes et ateliers prévus dans leur programmation.ISTOCK Les cartes de Stay22 permettent à de futurs congressistes de trouver un hébergement proche du congrès.MIKE POCHWAT ARBRASKA LAFLÈCHE Les conjoints sportifs pourront faire un tour à Arbraska. MC Marque de commerce propriété de VIA Rail Canada inc.POURQUOI TU ES TOUJOURS EN RETARD AUX RENCONTRES AVEC TON CLIENT?On dirait que le tra?c est pire les jours où on a un rendez-vous important.Ça doit être une règle de l\u2019univers contre laquelle on ne peut rien, à part peut-être voyager en train, de centre-ville à centre-ville, sans stress, pour arriver à l\u2019heure."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.