Le devoir, 23 septembre 2017, Cahier H
[" Habitation LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 SEPTEMBRE 2017 CAHIER SPÉCIAL H PHOTOS SAUL ROSALES De haut en bas et de gauche à droite : Habitations Sainte-Germaine-Cousin à Pointe-aux-Trembles, CPE Enfants Soleil à Montréal, Refuges des jeunes de Montréal, Le Rubic (condominiums) de nuit à Montréal, le Chic Resto Pop, pavillon de la mode de l\u2019UQAM et façade du groupe communautaire L\u2019Itinéraire à Montréal Cannabis: Pas de boucane dans ma cabane H 2 De quartiers en villes: Outremont pluriel H 3 Le Centre-Sud, Ron Rayside connaît bien.Non seulement sa firme à vocation sociale a pignon sur rue dans ce quartier où il réside depuis 40 ans, mais l\u2019architecte a contribué à le transformer au fil des années.En mieux.Et ses réalisations, qui placent la communauté au cœur de l\u2019architecture, dépassent largement ce quartier.Rencontre.S T É P H A N E G A G N É Collaboration spéciale L e pavillon de la mode de l\u2019UQAM, le projet résidentiel Rubic, le Chat des artistes (ateliers d\u2019artistes), l\u2019organisme communautaire Cactus, le Refuge des jeunes de Montréal sont quelques-unes des réalisations de la firme d\u2019architectes Rayside-Labossière dans le quartier Cen- tre-Sud et sa périphérie.Dans leur immeuble écologique de la rue Ontario, Ron Rayside et son équipe de 30 employés (architectes, urbanistes et personnel de soutien) conçoivent des bâtiments, dont les plans se dessinent bien au-delà de la table à dessin.Ici, on a une vision citoyenne et concertée, une vue d\u2019ensemble de la ville, des tas d\u2019idées pour l\u2019améliorer et une grande sensibilité aux organismes sociaux et communautaires.En fait, pour Ron Rayside, il est impossible de dissocier l\u2019architecture de l\u2019engagement social.L\u2019architecte, résolu à inscrire sa firme comme agent de changement, ne compte plus les heures de bénévolat que lui et ses employés ont fait pour soutenir des organismes communautaires désireux d\u2019agrandir ou de rénover leurs espaces ou de construire un nouveau projet.Le bureau s\u2019intéresse aussi aux espaces urbains dévitalisés ou en attente de développement.Lors de l\u2019entrevue, M.Rayside m\u2019amène d\u2019ailleurs au deuxième étage de son bureau où on trouve, étalé sur plusieurs tablettes, dans une grande pièce, des tas de documents portant sur des propositions de réaménagement urbain, de construction de nouveaux édifices ou d\u2019aménagement d\u2019espaces.Souvent, ces documents ont été réalisés bénévolement.C\u2019est ainsi que l\u2019architecte s\u2019intéresse aux nombreux immeubles gouvernementaux excédentaires.Qu\u2019on pense à l\u2019ancien centre hospitalier Jacques Viger ou à l\u2019ancien Institut des sourdes-muettes, rue Saint-Denis, entre les rues Cherrier et Roy.De grands bâtiments patrimoniaux dont on ne sait toujours pas quoi faire.Le bureau Rayside-Labossière a d\u2019ailleurs produit un document qui donne une vue d\u2019ensemble de ses édifices et de ce qui pourrait être fait pour les mettre en valeur.«On travaille trop souvent projet par projet alors qu\u2019il est important de développer une vision d\u2019ensemble pour développer une trame urbaine cohérente», soutient-il.Travailler en concertation L\u2019architecte fait des propositions, mais il ne cherche jamais à imposer sa vision.Pour lui, il est très important de travailler avec des organismes et des citoyens déjà impliqués dans le milieu.Par exemple, Ron Ray- side, en concertation avec la Corporation de développement communautaire de Côte-des-Neiges, a mis en place un forum citoyen afin de proposer des orientations de développement pour l\u2019immense site de l\u2019ancien hippodrome Blue Bonnet.Autre exemple, l\u2019Hôtel-Dieu.Préoccupé par le devenir de cet important ensemble (qui sera bientôt vacant), M.Rayside a réuni récemment une dizaine d\u2019organismes communautaires et sociaux intéressés à la Ron Rayside, l\u2019architecte engagé Quand architecture et implication sociale vont de pair VOIR PAGE H 2 : RAYSIDE H A B I T A T I O N L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 3 E T D I M A N C H E 2 4 S E P T E M B R E 2 0 1 7 H 2 Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com Résidentiel et commercial www.plomberierenga.com LES EXPERTS DE LA PLOMBERIE Plomberie générale Chauffage Inspection par caméra Dégel de tuyau Excavation, égout et aqueduc Urgence Après sinistre Rapport pour assurances Chauffe-eau Salle de bains et salle d\u2019eau Toilette / Lavabo, évier et cuvette Bain et douche Salle de lavage et buanderie Clapet anti-retour DESIGNER + PAYSAGISTE CONCEPTION + RÉALISATION + ENTRETIEN Lanaudière Laurentides Laval Montréal Inspirez-vous à planipaysage.com Parlez-nous de votre projet au 514 346-2915 R.B.Q.8100-0853-64 FERBLANTIER-COUVREUR Membranes élastomères, T.P.O, P.V.C, E.P.D.M.et d\u2019asphalte.Toitures de métal, cuivre, acier, ardoises, bardeaux.Expertises, avis techniques.LA GARANTIE D\u2019UN TRAVAIL BIEN 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dominique?lion.ca Le 13 avril dernier, le gouvernement libéral de Justin Trudeau a officiellement déposé son projet de loi sur la légalisation du cannabis à usage récréatif pour les Canadiens de 18 ans et plus.Par le fait même, il a annoncé qu\u2019il visait l\u2019entrée en vigueur de la nouvelle législation d\u2019ici le 1er juillet 2018.Chez les copropriétaires et propriétaires d\u2019immeubles locatifs québécois, l\u2019imminence de ce virage législatif suscite son lot d\u2019inquiétudes.Pas de boucane dans ma cabane! question.De cet exercice est ressorti un document intitulé «Projet de Communauté Saint- Urbain » où l\u2019on propose de remplacer des dizaines de cases de stationnement par de la verdure, de construire des coopératives d\u2019habitation, d\u2019aménager des jardins communautaires et des espaces de jeu pour enfants.«Nous avons présenté le document au ministre de la Santé, Gaétan Barrette, et il a été impressionné et ravi», dit fièrement M.Rayside.Ron Rayside connaît d\u2019ailleurs bien le réseau de la santé puisqu\u2019il a été pendant six ans président du conseil d\u2019administration du défunt CSSS Jeanne-Mance (organisme remplacé en 2015 par une structure plus imposante appelée le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Cen- tre-Sud-de-l\u2019Île-de-Montréal).Il raconte que comme président, il a empêché la vente de l\u2019ancien centre hospitalier Jacques Viger, un vaste ensemble patrimonial construit en 1852.Faire des miracles avec peu Travaillant souvent avec des organismes sociaux et communautaires disposant de peu de moyens, la firme de M.Rayside réussit à concevoir ou à rénover des bâtiments, ou encore à réaménager des espaces de façon originale.Les Habitations Sainte-Germaine-Cousin, à Pointe-aux-Trembles, en sont un exemple.Ce projet débute en 2005 avec l\u2019obligation de fermer l\u2019église Sainte-Germaine- Cousin pour cause de contamination à l\u2019amiante.Dès lors, un projet d\u2019habitation se met en branle, prévoyant la démolition de l\u2019église.Un an plus tard, il doit être revu, car le Conseil du patrimoine de Montréal refuse la démolition considérant l\u2019édifice, datant de la fin des années 1950, comme représentatif du renouveau architectural des églises du Québec.Un comité promoteur, composé de plusieurs organismes, dont le bureau de M.Rayside, est alors mis sur pied pour définir un projet réaliste.Après consultation, on décide de construire un OSBL pour retraités comptant 122 logements.«Pour parvenir à construire cet ensemble en respectant le budget, il fallait toutefois démolir tous les bâtiments du site sauf l\u2019église», relate M.Rayside, qui mentionne que cette proposition, au départ contestée, a finalement été acceptée.Plusieurs années plus tard, en 2012, on procède donc à la construction d\u2019un ensemble architectural de cinq étages en forme de S et à la mise en v a l e u r d e l \u2019 é g l i s e .A u - jourd\u2019hui, M.Rayside est fier de mentionner qu\u2019avec un budget l imité, sa f irme a réussi à créer un bel ensemble dans lequel l\u2019église a été mise en valeur.Des distinctions méritées Après des années d\u2019engagement dans le quartier Centre- Sud et à l\u2019extérieur, le travail de M.Rayside a été reconnu par la Ville de Montréal qui lui a remis, en 2013, le prix Thé- rèse-Daviau.Ce prix récompense la personnalité citoyenne montréalaise de l\u2019année.Dix ans plus tôt, il recevait le prix Hommage-bénévo- lat Québec, remis par le ministère de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale du Québec.SUITE DE LA PAGE H 1 RAYSIDE E M I L I E C O R R I V E A U Collaboration spéciale « L e fait que le projet de loi permette la production à domicile de quatre plants de cannabis d\u2019une hauteur maximum de 100 centimètres préoccupe beaucoup nos membres », indique d\u2019entrée de jeu Hans Brouillette, directeur des affaires publiques de la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ).Plusieurs craignent également que la fumée liée à la consommation de cannabis n\u2019endommage leur logement ou ne crée des problèmes de voisinage, notamment en raison des odeurs qu\u2019elle dégage.« Il y a aussi la question des compor tements qui inquiète, note M.Brouillette.Plus de permissivité relativement à la consommation de drogues veut potentiellement dire plus de comportements à problèmes.» Également, de nombreux propriétaires d\u2019immeubles locatifs et copropriétaires redoutent que l\u2019assurabilité de leurs biens immobiliers ne devienne plus complexe après la légalisation du cannabis à usage récréatif.La CORPIQ n\u2019est pas le seul regroupement québécois de propriétaires à se p r é o c c u p e r d e s i m p a c t s qu\u2019aura l\u2019entrée en vigueur de la nouvelle loi ; la plupart d\u2019entre eux étudient présentement la question ou travaillent à l\u2019élaboration de dossiers pour outi l ler leurs membres sur le sujet.Notamment, l\u2019Association des syndicats de copropriétaires du Québec a prévu consacrer une par tie de son prochain colloque annuel à la question de la légalisation du cannabis.Ce dernier aura lieu le 14 octobre à Longueuil.Ron Rayside Une des façades de la Maison d\u2019Haïti à Montréal H A B I T A T I O N L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 3 E T D I M A N C H E 2 4 S E P T E M B R E 2 0 1 7 H 3 Ce cahier spécial a été produit par l\u2019équipe des publications spéciales du Devoir, grâce au soutien des annonceurs qui y figurent.Ces derniers n\u2019ont cependant pas de droit de regard sur les textes.Pour toute information sur le contenu, vous pouvez contacter Aude Marie Marcoux, directrice des publications spéciales, à amarcoux@ledevoir.com.Pour vos projets de cahier ou toute autre information au sujet de la publicité, contacter iDmedia@ledevoir.com.M A R T I N E L E T A R T E Collaboration spéciale E ntre les commerçants qui s\u2019y sont établis il y a plusieurs décennies et les jeunes entreprises branchées fraîchement inaugurées, l\u2019arrondissement d\u2019Outremont voit toutes sor tes de gens venir \u2014 ou revenir ! \u2014 s\u2019installer.Tour d\u2019horizon.Dès qu\u2019on met le pied rue Bernard, dans Outremont, on est charmé par son animation.Dans ce secteur de la ville où l\u2019automobile n\u2019a pas pris toute la place, par ce vendredi midi où le soleil est plutôt timide, les gens n\u2019hésitent pas à se précipiter sur les terrasses.Et il faut bien ouvrir les yeux, parce que la propor tion de personnalités publiques, des lecteurs de nouvelles, aux politiciens, en passant par les artistes, est très élevée ici.La réputation du bistrot- brasserie Les Enfants terribles, ouver t il y a bientôt 10 ans, n\u2019est plus à faire.Sa terrasse chauf fée ne désemplit d\u2019ailleurs pratiquement jamais.On trouve aussi plusieurs institutions, comme Le Bilboquet, glacier ar tisanal maintenant bien connu dans la province, qui a ouver t ses portes rue Bernard il y a près de 35 ans.La queue y est toujours aussi longue sur le trottoir par les beaux soirs d\u2019été.Puis, il y a le Lester\u2019s Deli, ouver t en 1951 , qu i a su conserver son look d\u2019époque.Toujours fidèle au poste, le propriétaire, Billy Lester, a littéralement grandi dans le restaurant qu\u2019il a repris de son père, Eddy.Le menu a été diversifié depuis \u2014 il présente même un végé-burger maintenant, signe que les temps changent ! \u2014, mais il n\u2019en demeure pas moins que c\u2019est d\u2019abord pour les sandwichs au smoked meat que les gens accourent chez Lester\u2019s.Et pour la root beer, servie dans un bock gelé ! « On parle de nous dans plusieurs guides, nous sommes devenus une destination, raconte Billy, attrapé au vol alors que le restaurant était bondé.Environ 85 % de notre clientèle maintenant est composée de gens de l\u2019extérieur du quartier, dont plusieurs touristes internationaux.» Quartier tissé serré Outremont, c\u2019est aussi une vie de quartier tissée serrée.Julie Foisy, 50 ans, y habite depuis toujours, dont 45 ans dans la même rue ! «Dès que je sors de chez moi, je suis certaine de rencontrer quelqu\u2019un que je connais, raconte-t-elle.Faire mes courses rue Bernard, c\u2019est pratiquement une activité sociale ! On a un peu l\u2019impression de vivre dans un quartier d\u2019antan.On peut tout faire à pied aussi, alors la qualité de vie est vraiment incroyable.Il y a aussi beaucoup de verdure.» On oublie d\u2019ailleurs qu\u2019Ou- tremont of fre un accès au mont Royal beaucoup plus confidentiel que l\u2019entrée sur l\u2019avenue du Parc.Sur le boulevard du Mont-Royal, entre les avenues Pagnuelo et Cource- lette, on emprunte un sentier en forêt qui mène tout droit au belvédère Outremont.On peut ensuite continuer sa promenade à travers les nombreuses allées paisibles du cimetière Notre-Dame-des-Neiges.Julie Foisy se réjouit également d\u2019habiter encore tout près de plusieurs amis avec qui elle a grandi.Elle en a vu aussi plusieurs partir d\u2019Outre- mont dans la vingtaine, puis revenir pour fonder une famille.« C\u2019est un quar tier vraiment paisible, sécuritaire avec de nombreux parcs et activités, que ce soit à la bibliothèque ou au Théâtre Outremont, sans oublier les nombreuses écoles.Outremont est vraiment un bel environnement où grandir », affirme-t-elle.Deborah Levy, rédactrice en chef du magazine Premières en af faires, a aussi une histoire d\u2019amour avec Outremont.Alors qu\u2019elle y a habité étudiante, elle y est revenue il y a quelques années.« Ça n\u2019a pas changé, af firme-t-elle.Outre- mont, contrairement à ce qu\u2019on peut penser, c\u2019est un quartier où on trouve des gens de toutes les classes sociales et origines.» Alors qu\u2019elle vient d\u2019avoir une fille, elle découvre les nombreux parcs du quartier sous un nouvel angle et la vie sociale qui s\u2019y déroule.«Les parents se retrouvent toujours au parc, on y organise même des fêtes d\u2019enfants», raconte-t-elle.Rencontre de plusieurs cultures Une promenade dans les rues résidentielles du quartier permet aussi de découvrir la vie familiale animée des juifs hassi- diques.«Ils ont toute une économie bien à eux, mais cer tains établissements, comme la boulangerie Cheskies [dans le Mile- End, à la frontière avec Outre- mont], attirent autant l\u2019homme avec ses papillotes que la fille en minijupe, note Deborah Levy.Il y a toujours une file pour leurs croissants au chocolat.» « Outremont est un quartier très multiculturel, ajoute Julie Foisy.Maintenant, j\u2019ai des voisins d\u2019origine grecque et portugaise.On voit aussi beaucoup de Français s\u2019installer, ce qui ajoute une petite saveur européenne au quar tier.» La rue Laurier Ouest accueille d\u2019ailleurs deux grandes brasseries françaises, soit Chez Lévêque, qui célèbre cette année son 45e anniversaire et Leméac, ouverte en 2001 et devenue depuis un classique de la restauration à Montréal.Van Horne branchée et bigarrée Envie d\u2019un bon croissant ?Direction Le Paltoquet sur l\u2019avenue Van Horne, à deux pas de la station de métro Ou- tremont.«Les croissants y sont aussi bons qu\u2019à Paris ! s\u2019exclame Deborah Levy.Et les prix sont vraiment abordables.» Le mélange des cultures est frappant avenue Van Horne.À quelques pas de la pâtisserie, on trouve le petit restaurant vietnamien Doan.« Je m\u2019y arrête chaque vendredi après le travail, quand je n\u2019ai pas envie de cuisiner, indique Julie Foisy.On a souvent l\u2019idée préconçue que tout est cher à Outremont, mais ce n\u2019est pas vrai.Doan en est un bel exemple.» Le réputé restaurant syrien Damas a aussi quitté l\u2019avenue du Parc pour s\u2019installer avenue Van Horne il y a quelques années.Puis, de nouveaux joueurs branchés s\u2019ajoutent à l\u2019of fre.Comme le bistro Boxermans, ouvert au début de l\u2019été où l\u2019on peut boire un verre, un café et manger un repas léger.La mère d\u2019Eric Berlin, l\u2019un des jeunes copropriétaires, est québécoise et son père (présent lors de notre passage) est juif.«Sa conjointe, aussi copropriétaire, est d\u2019origine québécoise, affirme Déborah, déjà une habituée des lieux.C\u2019est un super bel exemple du mélange de cultures et de générations qu\u2019on retrouve dans Outremont au- jourd\u2019hui et qui fait sa richesse.» DE QUAR TIERS EN VILLES Outremont pluriel Un quartier où tradition et modernité se côtoient PHOTOS PEDRO RUIZ LE DEVOIR Billy Lester, propriétaire du restaurant Lester\u2019s Deli, connu pour ses sandwichs au smoked meat BUREAU DES VENTES POUR RÉSERVER UNE UNITÉ EN PRIORITÉ DEVENEZ CLIENT PRIVILÉGIÉ AU WWW.21E.CA Une terrasse de la rue Bernard H A B I T A T I O N L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 3 E T D I M A N C H E 2 4 S E P T E M B R E 2 0 1 7 H 4 UNION SUR LE PARC Un espace de vie pour les familles GEORGES BARDAGI courtier immobilier agréé Tous les détails : BARDAGI.COM/ [code de 4 chiffres] TROUVEZ LA MAISON QU\u2019IL VOUS FAUT À OUTREMONT 514 700-2237 Bardagi.com Agence immobilière, franchisé indépendant et autonome de RE/MAX du Cartier 1290, avenue Bernard Ouest, bureau 100, Montréal, Québec H2V 1V9 OUTREMONT, 30 Ch.Bates, app.505 599 000$ 2276 OUTREMONT, 795 Av.Dunlop 1 135 000$ 2906 OUTREMONT, 802 Av.Dunlop 1 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première tour mis en vente au printemps dernier avaient trouvé preneurs.La phase II semble suivre la même lignée de réussite, avec près de 60 % des logements déjà préréservés.Un engouement que Laurence Vincent, vice-présidente chez Prével, explique notamment par leur écoute attentive de la popula- t i o n .« J e p en s e que nou s sommes vraiment proches de notre clientèle, lance-t-elle.Nous arrivons à comprendre leurs besoins et donc à leur offrir ce qui leur plaît.» Celle qui prendra la relève à la coprésidence de l \u2019entreprise dès le 1er janvier prochain raconte que les trois dirigeants passent au moins une demi- j o u r n é e à u n e j o u r n é e chaque semaine à se pencher sur les plans.« Le sentiment du client quand il est dans son espace est que chaque pouce carré a été réfléchi, c\u2019est ça qui fait toute la dif férence », explique-t-elle.Un projet de longue haleine Pour parvenir à ce résultat, le groupe Prével a eu le temps de mûrement réfléchir son projet, entre l\u2019of fre d\u2019achat en 2012 et le parachèvement des plans.Mme Vincent confie d\u2019ailleurs que l\u2019équipe est passée par différentes phases pendant ces cinq ans, en fonction du marché et des demandes de la clientèle.« Quand les changements de zonage ont eu lieu, on savait que l\u2019on voulait offrir du logement familial en ville, et c\u2019était l\u2019occasion par faite, ra- conte-t-elle.On a eu la chance de le mûrir à travers toutes ces années et je ne pense pas qu\u2019en 2012 on aurait eu cette vision.» Le lieu a aussi inspiré les plans.«On s\u2019imprègne d\u2019abord du quartier, c\u2019est avant tout le site qui détermine le projet», décrit Mme Vincent.Pour Union sur le Parc, l\u2019équipe a misé sur l\u2019interaction des gens par les lieux, en offrant de nombreux espaces de rencontre.Le mini- gymnase pour enfants \u2014 véritable «coup de cœur» de la vice- présidente \u2014, les espaces créatifs avec salle de jeu et cuisine, ou encore le toit-terrasse avec potager urbain sont autant d\u2019endroits favorisant le partage entre les habitants.Ces derniers pourront aussi profiter des deux parcs aménagés par Pré- vel sur un espace ver t de 30 000 pi2, accessibles à tous les Montréalais.«C\u2019est un défi de croire au vivre-ensemble, autant culturel que générationnel, mais notre projet est propice à cela», ajoute Mme Vincent.Stratégie centre-ville La deuxième phase est composée de maisons de ville et d\u2019appartements en copropriété, répartis sur 20 étages.Les logements, dont les superficies varient de 432 pi2 à 1666 pi2, sont modulables et comprennent de deux à quatre chambres.Avec ce projet, Prével permet autant aux familles qu\u2019aux jeunes de s\u2019installer en centre-ville.«Union sur le Parc s\u2019adresse aux premiers acheteurs, aux familles et aux baby-boomers », note Mme Vincent.Attirer les jeunes dans le centre-ville est d\u2019ailleurs l\u2019une des forces du projet, correspondant aux ambitions du plan d\u2019action de la Stratégie centre-ville, lancée par le maire de Montréal, Denis Coderre.«Beaucoup de gens crient au scandale avec les ghettos de jeunes professionnels, mais c\u2019est aussi en emmenant des jeunes au centre-ville, en leur faisant aimer la ville, la vie urbaine, que l\u2019on dynamise un centre- ville», estime la promotrice, ajoutant que les villes animées sont celles qui sont habitées.Par ailleurs, Mme Vincent note que la cl ientèle de la phase I du projet est principalement d\u2019origine européenne et asiatique.« Ce sont des personnes qui, naturel lement, sont capables d\u2019imaginer vivre en famille dans un appar te- ment, alors que, pour les Québécois, i l y a encore un apprentissage à faire », explique- t-elle.Elle constate toutefois qu\u2019il est de plus en plus commun et accepté d\u2019habiter au centre-ville.« Avant, on s\u2019imaginait vivre en vil le étant jeune, puis partir en banlieue au moment d\u2019avoir des enfants.Ce n\u2019est plus cette réa- lité-là aujourd\u2019hui », détaille-t- e l l e , p r é c i s a n t t o u t e f o i s qu\u2019Union sur le Parc n\u2019aurait pu voir le jour n\u2019importe où.Cet ancien site des Franciscains, sur le boulevard René- Lévesque Ouest, était propice au projet grâce à la possibilité d\u2019of frir de grands espaces verts.La date de livraison de la phase I est prévue à la fin de 2019, suivie par la phase II au printemps 2020.À terme, Union sur le Parc comportera plus de 354 résidences à l\u2019intérieur de cet espace de vie en plein cœur de l\u2019éclectique village Shaughnessy.Le groupe Prével a soulevé la première pelletée de terre d\u2019Union sur le Parc, et a lancé la phase II de ce projet immobilier.Un lieu où la famille en milieu urbain prend tout son sens.Le RQRA regroupe, représente et soutient les résidences pour aînés du Québec.RQRA.QC.CA Le sceau de membre du RQRA est un gage de qualité, de sécurité et de liberté de choix pour les aînés.GROUPE PRÉVEL Vue sur le salon d\u2019un des logements du projet Union sur le parc "]
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