Le devoir, 25 juillet 2017, Cahier A
[" V O L .C V I I I N o 1 6 5 L E D E V O I R , L E M A R D I 2 5 J U I L L E T 2 0 1 7 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Culture \u203a Montréal fait son cinéma.Patricia Bergeron ratisse Montréal de jour comme de nuit, pour l\u2019amour du septième art.Page B 8 Avis légaux.A 4 Décès.B 4 Météo.B 6 Mots croisés.B 6 Petites annonces .B 4 Sudoku.A 2 ?w w w .l e d e v o i r .c o m M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa J ustin Tr udeau a beau mar teler depuis deux ans que la marijuana reste illégale tant que son gouvernement ne l\u2019aura pas légalisée, les infractions liées au cannabis déclarées par la police continuent néanmoins de se faire moins nombreuses.Quant au taux de criminalité au pays, il fait du surplace, confirme Statistique Canada.Le rappor t annuel de l\u2019agence sur les crimes déclarés par la police révèle que, de manière générale, le nombre d\u2019infractions au Code criminel (en excluant les délits de la route) est resté stable, à près de 1,9 million de cas, puisque la police n\u2019a répertorié en 2016 que 27 700 infractions de plus qu\u2019en 2015.La gravité des crimes commis n\u2019a pas beaucoup changé elle non plus, l\u2019indice de gravité de la criminalité (IGC) ayant augmenté de seulement 1% l\u2019an dernier.En fait , les moyennes de la moitié des crimes violents ont reculé de 2015 à 2016.Mais d\u2019autres ont néanmoins augmenté, comme les taux d\u2019 infract ions sexuel les contre les enfants (+30 %), les infractions autres que des homicides ayant causé la mort (+14 %), les infractions liées à la nouvelle loi sur la prostitution (+11 %), les agressions sexuelles graves (+6 %), et la séquestration ou l\u2019enlèvement (+4 %).Les crimes les plus violents, les homicides, ont en revanche diminué de 1 % \u2014 la police en a déclaré deux de plus en 2016 qu\u2019en 2015, mais en raison de la croissance de la population, le taux d\u2019homicides par 100 000 habitants a reculé.Des statistiques qui font dire à Pierre Lan- dreville, professeur émérite de criminologie Le crime reste stable au pays Baisse des infractions liées à la possession et à la distribution de marijuana VOIR PAGE A 8 : CRIME GRASSET Bruce Chatwin, photographié en 1982 pour la couverture de son livre Anatomie de l'errance C H R I S T I A N D E S M E U L E S E n une petite douzaine d\u2019années d\u2019écriture, Br uce Chatwin (1941- 1989) avait réussi à se tailler une réputa- t ion monstre dans l \u2019univers sans frontières de la littérature de voyage.Son premier livre, En Patago- nie (1977), avait immédiatement propulsé l\u2019écrivain anglais sous les feux de la rampe littéraire.À travers les provinces du sud de l \u2019Argentine, du Río Negro à la Terre de Feu, il promenait ses lecteurs sur les traces de descendants de mineurs gallois, de hors-la- loi et de Juifs errants, de tondeurs de moutons, de curés zoologistes et du fantôme de Butch Cassidy \u2014 venu mourir jusqu\u2019en Patagonie \u2014, toujours à la recherche de lé - gendes à polir ou à défaire.Ils ont rêvé le monde, avant de l\u2019arpenter pour le mettre en mots.Les écrivains voyageurs conduisent les lecteurs au-delà des frontières et des apparences.Durant tout l\u2019été, Le Devoir vous invite à prendre le large en compagnie de ces aventuriers du verbe.Première escale: Bruce Chatwin.SUR LES TRACES DES ÉCRIVAINS VOYAGEURS (1/6) Bruce Chatwin, nomade au chic indéfinissable L\u2019écrivain anglais a mis en récit les aborigènes australiens et leur cosmogonie chantée VOIR PAGE A 8 : CHATWIN États-Unis Kushner dément toute connivence avec la Russie Page A 5 Transport La révolution de la voiture autonome passe par le partage Page B 1 LIBER TÉ DE PRESSE OZAN KOSE AGENCE FRANCE-PRESSE Manifestation à Istanbul.Une journaliste du quotidien turc Cumhuriyet tient une banderole au cours d\u2019une manifestation d\u2019appui aux 17 journalistes du présent ou du passé du vénérable journal fondé en 1924, accusés d\u2019avoir aidé diverses « organisations terroristes armées ».Page B 5 A M É L I P I N E D A É puisés, tristes et en colère face à leur impuissance à soulager la souffrance de leur proche gravement malade ou en fin de vie, plusieurs Québécois vivent en silence la détresse de leur statut de proche aidant.Tandis que l\u2019enquête préliminaire de Michel Cadotte, accusé d\u2019avoir tué sa femme atteinte d\u2019alzheimer, s\u2019ouvre mardi, des experts estiment qu\u2019il faudrait considérer les proches aidants comme des « patients », lorsqu\u2019ils font le choix d\u2019accompagner un être cher dans sa souffrance.«L\u2019histoire de Michel Cadotte est dramatique, mais, sans le geste final, le récit de cet homme est vraiment très typique du parcours d\u2019un proche aidant», souligne Charles Viau-Quesnel, professeur à l\u2019Université du Québec à Trois-Ri- vières, qui a mené plusieurs travaux sur les proches aidants.Michel Cadotte est accusé du meurtre au second degré de sa conjointe, Jocelyne Lizotte, atteinte de la maladie d\u2019Alzheimer.Lors de l\u2019enquête sur remise en liberté, début juillet, le juge Michel Penou soulignait que ce geste semblait être «l\u2019expression de l\u2019épuisement physique, psychique et moral, de la colère, de la tristesse et de l\u2019impuissance d\u2019un aidant naturel qui est troublé par le sort et le traitement réservé à sa conjointe souffrant d\u2019alzheimer, et qui est incapable de se résigner à négliger et à oublier celle qu\u2019il aime, bien qu\u2019elle ne soit que l\u2019ombre d\u2019elle-même».M.Cadotte a admis lors de son témoignage avoir étouffé sa femme, qui était hébergée dans un CHSLD, le 20 février 2017, parce qu\u2019il n\u2019en pouvait plus.L\u2019année précédente, l\u2019homme de 56 ans avait présenté une demande d\u2019aide médicale à mourir au nom de sa femme, qui avait été refusée.«Cette histoire n\u2019est pas une histoire de mourir dans la dignité, mais plutôt de la volonté de vivre dans la dignité.On parle d\u2019une femme qui n\u2019était pas en fin de vie et d\u2019un homme qui tentait de La détresse silencieuse des proches aidants VOIR PAGE A 8 : DÉTRESSE Les moyennes de la moitié des crimes violents ont reculé de 2015 à 2016 L ondres \u2014 Après des mois de procédure, les parents de Charlie Gard, un bébé de onze mois atteint d\u2019une maladie génétique rare, ont décidé lundi de renoncer à leur bataille judiciaire pour son maintenir en vie, estimant qu\u2019il était désormais trop tard pour le sauver.« C\u2019est la chose la plus dif fi- cile que nous ayons eu à faire», mais « nous avons décidé de laisser partir notre enfant », a déclaré en larmes Connie Yates, la mère du bébé, devant la Haute Cour de Londres.« Les onze derniers mois ont été les meilleurs et les pires de notre vie.Nous voulions juste lui donner une chance de vivre », a-t-elle ajouté, reprochant à la justice et à l\u2019hôpital de ne pas leur avoir permis de l\u2019emmener aux États-Unis, où on leur proposait un traitement expérimental de sa maladie génétique neurodégénéra- tive rare.« Trop de temps a été perdu.On l\u2019a laissé attendre des mois à l\u2019hôpital», a dénoncé son père, Chris Gard, à la sortie du tribunal, estimant qu\u2019avec ce traitement, « il aurait pu vivre».Leur combat judiciaire avait démarré en avril quand l\u2019hôpital londonien de Great Or- mond Street avait décidé de couper la ventilation ar tifi- cielle du bébé, qui souf fre d\u2019une maladie dégénérative rare, le syndrome de déplétion de l\u2019ADN mitochondrial, qui affecte la production d\u2019énergie de l\u2019ensemble des cellules du corps humain.Saisie, la Haute Cour de Londres avait donné raison aux médecins, une décision ensuite confirmée par la Cour d\u2019appel, la Cour suprême, puis la Cour européenne des droits de l\u2019homme (CEDH) le 27 juin.Mais, après la mobilisation de milieux chrétiens et l\u2019intervention du pape François et du président américain, Donald Trump, en appui aux parents de Charlie Gard, l\u2019hôpital a réclamé une nouvelle audience devant la Haute Cour pour que les « nouveaux éléments pour un traitement expérimental » proposé par « deux hôpitaux internationaux », l\u2019un aux États-Unis, l\u2019autre en Italie, soient examinés.Les médecins londoniens continuaient toutefois de penser que prolonger le traitement serait « injustifié », au regard des souf frances endurées par l\u2019enfant.Réagissant à ces derniers développements, Dominic Wilkinson, professeur d\u2019éthique médicale à l\u2019université d\u2019Oxford, a estimé qu\u2019il fallait « trouver de meilleurs moyens d\u2019éviter que des cas de désaccord entre parents et médecins se retrouvent devant le tribunal».«Nous devons trouver une façon juste et efficace de résoudre les conflits », a-t-il ajouté dans un communiqué.Trop tard La Haute Cour de Londres devait décider cette semaine de confirmer ou non sa décision de préconiser la fin du maintien en vie du bébé.«Malheureusement, il est trop tard», a déclaré l\u2019avocat des parents, Grant Armstrong.« Il n\u2019est plus dans l\u2019intérêt de Charlie de poursuivre le traitement», a ajouté l\u2019avocat, soulignant que ses clients avaient pris leur décision au vu des résultats des derniers examens médicaux conduits la semaine dernière.« Charlie a souf fer t d\u2019atrophie musculaire grave» et « les dégâts pour ses muscles sont irréversibles », a-t-il expliqué.Le juge Nicholas Francis a rendu hommage aux parents « pour l\u2019amour et l\u2019attention qu\u2019ils ont portés à leur enfant, Charlie ».«Aucun parent n\u2019aurait pu faire plus pour son enfant», a-t-il ajouté.Devant le tribunal, des manifestants ont exprimé leur colère, criant « honte au juge », «honte à l\u2019hôpital ».L\u2019un d\u2019entre eux, John Howard, atteint d\u2019une paralysie des muscles, a expliqué que les médecins avaient dit à ses parents qu\u2019il n\u2019avait que six mois à vivre.« J\u2019ai 49 ans et je suis toujours en vie.[\u2026] Ils ont volé la chance de vivre de Charlie.C\u2019est un meurtre médical ! » Me Armstrong a annoncé que les parents de Charlie Gard allaient créer une fondation pour aider d\u2019autres parents dans la même situation qu\u2019eux.«Nous allons continuer à aider les familles d\u2019enfants malades, nous ne laisserons pas sa vie par tir en vain », a dit Connie Yates.Agence France-Presse SANTÉ Les parents de Charlie Gard abandonnent la bataille judiciaire L E D E V O I R , L E M A R D I 2 5 J U I L L E T 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 2 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 P aris \u2014 Une étude à un stade encore préliminaire sur un vaccin contre le VIH a donné des résultats « encourageants ».Une note d\u2019optimisme alors que la recherche a jusqu\u2019ici échoué à mettre au point un vaccin efficace contre ce virus.Testé chez 393 volontaires dans cinq pays (États-Unis, Rwanda, Ouganda, Afrique du Sud et Thaïlande), ce prototype a entraîné une réponse immunitaire (la production d\u2019anticorps) chez 100 % des participants, selon l\u2019étude présentée lundi lors de la Conférence internationale de recherche sur le sida, à Paris.« Ces données prometteuses, combinées aux avancées d\u2019autres chercheurs dans ce domaine, autorisent à être de nouveau optimiste quant à la possibilité de développer un vaccin contre le VIH», a estimé le professeur Dan Barouch, membre de l\u2019équipe de recherche, au cours d\u2019une conférence de presse.Selon les experts, un vaccin resterait le meilleur moyen de mettre fin à une épidémie qui a contaminé 76 millions de personnes et provoqué 35 millions de décès depuis son apparition, au début des années 1980.Malgré les moyens de prévention disponibles, 1,8 million de nouvelles infections ont encore eu lieu en 2016, selon l\u2019ONUSIDA.« Mais à ce jour, seuls quatre projets de vaccin ont atteint le stade du test de leur efficacité clinique », a rappelé Dan Barouch, les autres ayant été abandonnés en phase préliminaire en raison de leur manque d\u2019efficacité.«Double détente» Ce nouveau vaccin expérimental, « à double détente », consiste tout d\u2019abord à mettre en éveil le système immunitaire avec un banal virus de rhume, avant de le doper avec une protéine se trouvant sur l\u2019enveloppe du VIH, déclenchant une réaction plus vigoureuse de l\u2019organisme.Dans une phase précédente sur des singes, dont les résultats ont été publiés il y a deux ans, cette stratégie avait permis d\u2019empêcher l\u2019infection chez les deux tiers des primates, a rappelé Dan Barouch, virologue et professeur à la faculté de médecine de l\u2019université Harvard.«Bien sûr, on ne sait pas encore si ce vaccin protégera les humains.Mais ces données justifient de mener une étude d\u2019efficacité à plus grande échelle », a-t-il estimé.Après une nouvelle évaluation, la phase suivante des tests, sur des participants présentant un risque élevé de contamination par le VIH, pourrait débuter « fin 2017 ou début 2018», dans des pays du sud de l\u2019Afrique, a indiqué dans un communiqué le laboratoire Janssen (groupe Johnson & Johnson), qui développe ce vaccin expérimental.Un travail difficile Mettre au point un vaccin sera « très dif ficile », mais un succès « bouleverserait le paysage », a expliqué à l\u2019AFP Anthony Fauci, directeur de l\u2019Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), un organisme public de recherche américain.«Même si on obtient une efficacité de 50% à 60%, [\u2026] cela aurait un impact majeur sur la pandémie», a-t-il ajouté.Un autre vaccin expérimental, baptisé HVTN 702, fait actuellement l\u2019objet d\u2019un essai clinique à grande échelle en Afrique du Sud.Agence France-Presse VIH/SIDA Un vaccin expérimental présente des résultats «encourageants» Le prototype a entraîné une réponse immunitaire chez 100 % des participants MICHEL EULER ASSOCIATED PRESS La 9e Conférence internationale de recherche sur le sida a lieu à Paris jusqu\u2019à mercredi.DANIEL LEAL-OLIVAS AGENCE FRANCE-PRESSE En 2008 déjà, on avait trouvé des molécules d\u2019eau à l\u2019intérieur de magma ramené par des astronautes des missions Apollo.P aris \u2014 Les futurs explorateurs pourront-ils se désaltérer avec de l\u2019eau de lune ?Selon des travaux publiés lundi dans la revue Nature Geoscience, les profondeurs de l\u2019astre seraient étonnamment riches en eau.«Nous avons trouvé la signature de l\u2019eau partout dans les profondeurs de la Lune en utilisant des données satellitaires », explique un des coauteurs de l\u2019étude, Shuai Li, de l\u2019Université Brown à Providence, aux États-Unis.Pendant longtemps, on a perçu la Lune comme un astre aride, d\u2019« une magnifique désolation», ou encore «complètement sèche».Mais la présence d\u2019eau sur l\u2019astre ne fait maintenant plus débat.En 2008 déjà, des chercheurs avaient trouvé des molécules d\u2019eau à l\u2019intérieur de magma rapporté par des astronautes des missions Apollo.«Restait à savoir si ces échantillons reflétaient les conditions générales des entrailles de la Lune ou représentaient plutôt des régions exceptionnelles, riches en eau, anormales dans un manteau \u201csec\u201d», note Ralph Milliken, également de l\u2019Université Brown et lui aussi coauteur de l\u2019étude.En utilisant des données satellitaires, les deux chercheurs ont mis en évidence que des dépôts volcaniques contenaient des quantités exceptionnellement élevées d\u2019eau, venant des profondeurs de la Lune.«Ces gisements riches en eau sont répartis sur la surface, ce qui prouve que l\u2019eau trouvée dans les échantillons d\u2019Apollo n\u2019est pas un cas unique », explique Ralph Milliken.Nouvelles questions L\u2019hypothèse la plus largement répandue sur l\u2019origine de la formation de la Lune et celle d\u2019une énorme collision entre la Terre et un corps de la taille de Mars, peu après la formation du système solaire.Cette découverte fait naître une question : comment l\u2019hydrogène nécessaire à la formation d\u2019eau a-t-il pu survivre aux températures extrêmes induites par l\u2019impact ?Selon l\u2019étude, les gisements contiennent peu d\u2019eau (moins de 0,05 %), mais ils sont énormes, pouvant atteindre jusqu\u2019à 1000 kilomètres carrés.L\u2019astre serait donc finalement « étonnamment riche en eau », selon les chercheurs.Une découverte qui pourrait avoir une application concrète dans un avenir rapproché.« L\u2019eau pourrait être utilisée comme ressource in situ lors d\u2019une future exploration », selon Shuai Li.Agence France-Presse Les profondeurs de la Lune riches en eau Migrants trouvés morts dans un camion : le propriétaire inculpé Chicago \u2014 Dix migrants clandestins ont trouvé la mort dans la remorque surchauffée de son camion : un homme de 60 ans a été inculpé lundi par la justice américaine pour avoir acheminé des étrangers en situation irrégulière.Huit personnes ont été retrouvées mortes dimanche peu après minuit dans cette remorque, garée dans un stationnement de supermarché de San Antonio, à deux heures de la frontière mexicaine.Trente autres ont été hospitalisées, et deux d\u2019entre elles sont décédées à l\u2019hôpital.Le conducteur, James Matthew Bradley fils, originaire de Floride, a été inculpé par un procureur fédéral dans cette affaire à laquelle pourrait être mêlé le cartel de la drogue mexicain des Zetas.Agence France-Presse L E D E V O I R , L E M A R D I 2 5 J U I L L E T 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 M É L A N I E M A R Q U I S à Ottawa L e Canada fait figure de cancre parmi les pays du G7 en matière de protection de la biodiversité, selon un rapport publié lundi par la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP).Avec ses 10,6 % d\u2019aires protégées en milieu terrestre, le Canada traîne en queue de peloton, et ce, à trois ans de l\u2019échéance fixée pour l\u2019atteinte de la cible internationale de 17 %.Le gouvernement canadien s\u2019était pourtant engagé en 2010 à protéger au moins ce pourcentage d\u2019ici 2020 lorsqu\u2019il a ratifié un plan décennal stratégique sous l\u2019égide de la Convention sur la diversité biologique des Nations unies.Or, depuis ce temps, seulement un pour cent du territoire canadien a été protégé, déplore la SNAP dans son étude d\u2019une quarantaine de pages.Le Québec n\u2019aide pas la cause.Au contraire, il tire le reste du pays vers le bas, son pourcentage d\u2019aires protégées de 9,35 % se situant en deçà de la moyenne canadienne.Le gouvernement québécois a pourtant l\u2019embarras du choix : «plein de projets connus pour leur valeur écologique sont en attente d\u2019être concrétisés», a soutenu lundi Alice de Swarte, chargée de projets en conservation et analyse politique à SNAP Québec.«Notre lecture du blocage, c\u2019est qu\u2019il y a une obstruction de la part de certains acteurs gouvernementaux [\u2026] qui appliquent un droit de veto sur des projets d\u2019aires protégées», a-t-elle soutenu en parlant du ministère québécois des Ressources naturelles et de celui des Forêts.Au bureau du ministre du Développement durable et de l\u2019Environnement du Québec, David Heurtel, on a assuré lundi que « le travail se poursuit» en vue d\u2019attendre la cible de 17% d\u2019ici 2020.«Nous travaillons en collaboration avec les ministères concernés, le milieu régional et les communautés autochtones afin de nous entendre sur les territoires à protéger», a répondu son porte-parole, Jacques Martineau.Au palier fédéral, la SNAP a dénoté au cours des derniers mois un regain d\u2019enthousiasme, ce qui pourrait permettre au Canada de reprendre du terrain perdu et amener des progrès significatifs en vue de respecter ses engagements internationaux.Car les cibles de 2020 ne sont pas hors de portée, même si le Canada a avancé à pas de tortue entre 2010 et 2017, croit Alice de Swarte.«La volonté semble être là, et c\u2019est une nouveauté dans la politique canadienne.» La Presse canadienne ENVIRONNEMENT Aires protégées : le Canada traîne de la patte C O L I N P E R K E L à Toronto P endant des années, un ancien combattant américain décoré a eu des problèmes de conscience, se demandant s\u2019il avait fait la bonne chose en sauvant la vie d\u2019Omar Khadr, perçu par plusieurs comme un terroriste ayant profité de ses crimes.Aujourd\u2019hui, observant de loin le tollé soulevé par le versement de 10,5 millions à Omar Khadr par le gouvernement canadien, Donnie Buman- glag souhaite raconter sa version de l\u2019histoire et donner son opinion, même si celle-ci risque de ne pas plaire à de nombreux Canadiens, et même à certains de ses frères d\u2019armes.L\u2019homme de 36 ans de Lompoc, en Californie, a passé des années à tenter d\u2019accepter son ancienne vie de technicien médical d\u2019élite, appuyant les forces spéciales américaines pendant trois missions en Afghanistan et en Irak.Il a été hanté par des « flash-backs », se remémorant constamment ce moment de l\u2019été 2002 où il a passé des heures à l\u2019arrière d\u2019un hélicoptère à tenter de sauver la vie d\u2019Omar Khadr, alors âgé de 15 ans et à un cheveu de la mort.«C\u2019est une vie humaine.C\u2019est la guerre.C\u2019est une chose que la majorité des gens ne peuvent pas imaginer, et ils veulent rapidement donner leur opinion simplement parce que cela leur permet de se sentir bien avec eux-mêmes, a-t-il raconté.Mais l\u2019histoire va plus loin que ses lignes principales.» L\u2019histoire qui suit est tirée d\u2019entrevues accordées à La Presse canadienne par M.Buman- glag, de même que d\u2019un récent épisode d\u2019une émission en baladodiffusion qu\u2019il coanime.Un petit homme sur une porte Doc Buma, comme était surnommé à l\u2019époque le technicien médical de 21 ans, attendait avec impatience de quitter le secteur éloigné de l\u2019Afghanistan dans lequel il était posté depuis un mois et de se diriger à la base de Bagram pour y prendre une douche et un peu de repos avant un redéploiement à Kandahar.Mais au moment où son équipe et lui se rendaient à Bagram en hélicoptère, en juillet 2002, ils ont reçu un appel d\u2019urgence.L\u2019appareil MH- 53 s\u2019est rendu sur les lieux et a atterri dans un champ.Le sergent Edmund Sealey a accouru sur les lieux, Donnie Bumanglag tout juste derrière lui, et ils ont parcour u un probable champ de mines, suivi une route, puis se sont joints à un groupe de soldats des forces spéciales américaines.Un combattant ennemi, blessé, gisait sur ce qui semblait être une porte en bois.Il avait reçu deux balles tirées par les forces d\u2019élite Delta.Les soldats l\u2019avaient retrouvé presque mort dans un camp d\u2019entraînement détruit lors d\u2019une attaque menée par les forces américaines.L\u2019un des soldats américains, le sergent Chris Speer, avait été tué par une grenade, tandis qu\u2019un autre, Layne Morris, avait perdu un œil.M.Bumanglag se souvient avoir reçu, des soldats sur place, quelques informations biographiques sur le blessé : il avait tué le sergent Speer.C\u2019était un Canadien qui faisait partie de l\u2019entourage d\u2019Oussama ben Laden.Ils lui ont aussi demandé de lui sauver la vie parce que le jeune homme pouvait devenir une importante source d\u2019informations.Donnie Bumanglag avait donc la responsabilité de sauver Omar Khadr, fils d\u2019un membre haut placé d\u2019al-Qaïda.Il ne savait pas encore que celui- ci n\u2019avait que 15 ans, mais sa jeunesse l\u2019a frappé.«Je ne sais pas si je peux parler d\u2019un petit enfant, mais il m\u2019a certainement semblé petit.Il pesait 80livres ou quelque chose du genre.C\u2019était un petit homme sur une porte, simplement», raconte-t-il.Dès son arrivée à l\u2019hélicoptère, il a pris des mesures pour sauver la vie du garçon, qui était couvert de sang et de sable.En le regardant, il s\u2019est aperçu qu\u2019il ressemblait énormément à l\u2019un de ses cousins, ce qui a troublé le jeune technicien médical à l\u2019époque, et pendant les années qui ont suivi.« Tout ce que je voyais, c\u2019était un enfant qui ressemblait à un enfant que je connaissais.» Tout le monde fait le djihad Alors que l\u2019hélicoptère se dirigeait vers Ba- gram, «Doc Buma» tentait de stabiliser son patient, désorienté et à peine conscient, qui gémissait de douleur.À l\u2019insistance des autres soldats, Omar Khadr est demeuré menotté.Pendant qu\u2019il essayait de traiter les deux blessures par balle du jeune patient, il s\u2019est mis à se demander s\u2019il devait vraiment sauver la vie de ce «terroriste», s\u2019il allait avoir assez de matériel médical pour sa propre équipe si quelque chose arrivait.Il a même songé à le pousser hors de l\u2019hélicoptère et à passer à autre chose.« Il bougeait son corps d\u2019un côté à l\u2019autre, se souvient-il.Je voyais ça comme une agression.Vous avez cette idée voulant que tout le monde fait le djihad et que ses hommes vont essayer de lutter jusqu\u2019à la mort.» Il a malgré tout continué à travailler, et Omar Khadr a survécu, sans dire un mot.«Son corps indiquait que c\u2019était un jeune homme brave.Il a lutté pour sa vie autant que nous avons lutté pour le sauver.Certains ont une volonté de vivre et d\u2019autres ne l\u2019ont pas.Il l\u2019avait assurément.» Lorsqu\u2019il a laissé son patient entre les mains du personnel médical militaire, il ne savait pas si celui-ci allait survivre ou non.Ce qu\u2019il savait, c\u2019était qu\u2019il n\u2019était pas mort sous ses soins et il avait par conséquent accompli sa mission, ce qui lui vaudra plus tard les félicitations de ses supérieurs.Il n\u2019apprendra qu\u2019environ un an plus tard qu\u2019Omar Khadr avait survécu.Dans ses pensées pendant des années Omar Khadr, né à Toronto en septembre 1986, a passé plusieurs mois à l\u2019hôpital, à Bagram.Il a ensuite été transféré à la prison militaire américaine de Guantánamo, en octobre 2002.Il venait d\u2019avoir 16 ans.Omar Khadr a ultimement plaidé coupable à cinq accusations de crimes de guerre en 2010, devant une commission militaire qui a par la suite été discréditée.Il a plus tard désavoué sa confession, affirmant que c\u2019était la seule façon pour lui d\u2019obtenir un transfert vers le Canada, ce qu\u2019il a eu en 2012.La Cour suprême du Canada a jugé que le gouvernement fédéral avait violé ses droits, et Ottawa lui a récemment présenté ses excuses, en plus de lui verser 10,5 millions en guise de dédommagement.«Si vous dites que vous passeriez à travers ce qu\u2019il a vécu pour avoir 10 millions, vous êtes complètement fou et c\u2019est la vérité », estime M.Bumanglag.Omar Khadr a dit qu\u2019il ne se souvenait plus du combat et n\u2019a pas voulu commenter le récit de l\u2019ex- technicien médical américain.Heureux de lui avoir sauvé la vie « Doc Buma » est rentré en Californie et a quitté l\u2019armée en 2003.Il est devenu policier, un métier qu\u2019il a exercé pendant près de 10 ans.Ultimement, le stress post-traumatique l\u2019a forcé à quitter le métier.Il a étudié la psychologie éducationnelle, afin d\u2019arriver à mieux se comprendre, a-t-il confié.Il coanime aujourd\u2019hui une émission en baladodiffusion, Sick Call, dans laquelle il parle de différents enjeux en compagnie d\u2019un autre ancien combattant.Dans un récent épisode, il a parlé d\u2019Omar Khadr.«J\u2019ai participé aux pires missions de combat.J\u2019ai adopté l\u2019idéologie.Maintenant, c\u2019est le temps de la réflexion», croit-il.Il répète qu\u2019il ne veut aucunement manquer de respect à la famille du sergent Speer ou à Layne Morris, et qu\u2019il a de l\u2019empathie pour ce qu\u2019ils ont perdu.«Omar a perdu un œil aussi.Je ne sais pas si ça pourrait être plus symbolique», a-t-il souligné.En même temps, il rappelle que MM.Speer et Morris étaient des soldats d\u2019élite professionnels, connaissant les risques de leur travail.Il sympathise du même coup avec le jeune Canadien qui a été emmené dans un autre pays par son père et lancé dans une guerre idéologique sur laquelle il n\u2019avait aucun contrôle.Selon M.Bumanglag, il est naïf de croire qu\u2019Omar Khadr aurait pu tout simplement quitter le camp d\u2019entraînement où son père l\u2019avait envoyé.Et il affirme que s\u2019il s\u2019était retrouvé à sa place, ce jour de juillet, bombardé de toutes parts, ses alliés morts et l\u2019ennemi se rapprochant pour le tuer, il n\u2019aurait sans doute pas hésité à lancer une grenade.« Tout le monde le déteste peut-être, mais je suis heureux de lui avoir sauvé la vie, a-t-il dit.Ce n\u2019était pas son heure à ce moment.» La Presse canadienne TÉMOIGNAGE «Je suis heureux de lui avoir sauvé la vie » Le soldat américain qui s\u2019est porté au secours d\u2019Omar Khadr ne regrette pas ses efforts L\u2019 Anse-au-Loup, T.-N.-L.\u2014 Le maire d\u2019une petite ville de la côte sud du Labrador est tellement remonté par l\u2019état déplorable de la route qu\u2019il évoque ouvertement la sécession de sa municipalité et son adhésion au Québec.Hedley Ryland, maire de L\u2019Anse-au-Loup, à Terre-Neuve-et-Labrador, a aussi apporté son soutien aux diverses manifestations citoyennes, notamment celles de lundi devant le centre d\u2019entretien des routes de sa localité et devant le bureau de comté du député provincial.Selon le maire Ryland, il y a tellement de nids- de-poule sur cette section de 44 kilomètres qu\u2019il est trop dangereux d\u2019y circuler la nuit ou par brouillard, et les garagistes font des affaires d\u2019or en réparation de pneus crevés, de jantes déformées et d\u2019amortisseurs amochés.Ce serait les camions lourds qui circulent en direction du projet hydroélectrique de Muskrat Falls qui auraient endommagé la route Trans-Labrador, selon lui.Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador avait promis de réparer une section de 11 kilomètres.Mais le maire de cette localité de 700 habitants soutient que les manifestations ne s\u2019arrêteront pas tant que le premier ministre Dwight Ball n\u2019acceptera pas de faire remplir aussi les nids-de- poule sur la section de 20 kilomètres qui va de la frontière québécoise à Blanc-Sablon, jusqu\u2019à L\u2019Anse-au-Loup.Le maire Ryland serait favorable à ce que sa ville se sépare de Terre-Neuve-et-Labrador et se joigne au Québec, dont la route 138 est, selon lui, en bien meilleure condition.De toute façon, plaide-t-il, les résidants de L\u2019Anse-au-Loup viennent déjà au Québec pour recevoir leurs soins de santé et faire leurs courses à Blanc-Sablon, à une trentaine de kilomètres à l\u2019ouest.Manifestations Une centaine de résidants de L\u2019Anse-au-Loup ont manifesté en fin de semaine sur la route 510, près de la frontière avec le Québec, soutient le maire Ryland.Ils ont ralenti le passage des véhicules commerciaux, sous le regard impassible des policiers.Le maire Ryland, qui a passé les 60 années de sa vie à L\u2019Anse-au-Loup, rappelle que le gouvernement a élaboré un plan quinquennal pour paver la route Trans-Labrador de la frontière du Québec jusqu\u2019à Happy Valley-Goose Bay, une distance de plus de 600 kilomètres.Mais on ignore à quel moment ce projet sera mis en branle.Si rien n\u2019est fait d\u2019ici septembre, le maire Ry- land prévient que les autobus d\u2019écoliers ne pourront pas emprunter la route 510 dans sa région, pour des raisons de sécurité.La Presse canadienne Un maire du Labrador menace de demander l\u2019adhésion au Québec La route Trans-Labrador serait si endommagée qu\u2019il serait dangereux d\u2019y circuler la nuit ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Les 50 ans du «Vive le Québec libre » Plus d\u2019une centaine de personnes se sont massées sous la pluie devant l\u2019hôtel de ville de Montréal pour commémorer les 50 ans du passage remarqué de Charles de Gaulle.Le «Vive le Québec libre» doit être célébré, «pas pour faire de la muséologie, mais pour aider le Québec à se remettre en marche», a dit Guy Bouthillier, ancien président de la Société Saint-Jean-Baptiste.Donnie Bumanglag L E D E V O I R , L E M A R D I 2 5 J U I L L E T 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 4 AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre con nais sance de votre annonce et nous signaler immé dia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres RÈGLEMENT NUMÉRO 1915-2 PROMULGATION AVIS est donné que le 20 juillet 2017, un certificat de conformité a été délivré par le greffier adjoint de la Ville de Montréal à l\u2019égard du Règlement numéro 1915-2 intitulé : « Règlement modifiant le Règlement concernant la protection et la conservation des arbres (1915) afin d\u2019ajouter des mesures de protection des arbres publics et de leur emplacement », adopté par le conseil d\u2019arrondissement de Saint-Léonard, le 4 juillet 2017.En conséquence, le règlement numéro 1915-2 de l\u2019arrondissement de Saint-Léonard est réputé conforme au Plan d\u2019urbanisme de la Ville de Montréal ainsi qu\u2019aux objectifs du Schéma d\u2019aménagement et de développement de l\u2019agglomération de Montréal et il est entré en vigueur le 20 juillet 2017.Toute personne intéressée peut en prendre connaissance à la mairie d\u2019arrondissement située au 8400, boulevard Lacordaire, durant les heures normales de bureau, soit : du lundi au jeudi, de 8 h à 11 h 45, de 12 h 45 à 16 h 45, et le vendredi, de 8 h à 12 h.Montréal, le 25 juillet 2017.La Secrétaire d\u2019arrondissement Guylaine Champoux, avocate Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/st-leonard Avis public Avis public SÉANCE EXTRAORDINAIRE PTI 2018-2020 AVIS est donné qu\u2019une séance extraordinaire du conseil d\u2019arrondissement portant sur le programme triennal d\u2019immobilisations (PTI) 2018-2020 se tiendra à la date, à l\u2019heure et à l\u2019endroit spécifiés ci-dessous : Date : le lundi 7 août 2017 Heure : 19 h 05 Lieu : 5650, rue D\u2019Iberville, 2e étage Salle Jean-Drapeau Conformément à l\u2019article 144.6 de la Charte de la Ville de Montréal (RLRQ, chapitre C-11.4), les délibérations du conseil et la période de questions du public au cours de cette séance porteront exclusivement sur le programme triennal d\u2019immobilisations (PTI 2018-2020).Les personnes intéressées pourront s\u2019inscrire à la période de questions du public entre 18 h 30 et 19 h, le 7 août 2017.Fait à Montréal, ce 25 juillet 2017.La secrétaire d\u2019arrondissement, Me Danielle Ruest Avis public DEMANDE DE DÉMOLITION D\u2019IMMEUBLE AVIS est par les présentes donné par la soussignée, Secrétaire de l\u2019arrondissement de Rosemont?La Petite-Patrie, que le comité consultatif d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement tiendra une séance publique le 9 août 2017, à 19 h, à la salle du conseil située au 5650, rue D'Iberville, 2e étage, en la Ville de Montréal, afin de statuer sur la demande d\u2019autorisation de démolir le bâtiment situé à l\u2019adresse suivante : 6001-6011, rue Saint-Hubert Conformément à la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ, chapitre A-19.1) et au Règlement régissant la démolition d\u2019immeubles (RCA-6), toute personne qui veut s'opposer à la démolition doit, dans les 10 jours de la publication de l'avis public ou, à défaut, dans les 10 jours qui suivent l'affichage de l'avis sur l\u2019immeuble concerné, faire connaître par écrit son opposition motivée au Secrétaire d\u2019arrondissement, à l\u2019adresse suivante : Secrétaire d\u2019arrondissement Arrondissement de Rosemont?La Petite-Patrie 5650, rue D\u2019Iberville, 2e étage Montréal (Québec) H2G 2B3 Fait à Montréal, ce 25 juillet 2017.La secrétaire d\u2019arrondissement, Me Danielle Ruest AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis par les présentes est donné que, suite au décès de Edgar Frank BROWN, survenu à St-érôme le 31 janvier 2017, en son vivant domicilié au 500, rue Principale, Sant-Sau- veur, Québec, J0R 1R5, un inventaire sous seing privé des biens du défunt a été dressé le 20 juillet 2017.Copie de cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Paul GERMAIN, notaire, au 2559, boul.du Curé-Labelle, Prévost, Québec, J0R 1T0 (450-504-5085) Donné le 20 juillet 2017.Me Lucie BÉLIVEAU, notaire AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Marlène PRUNEAU, ayant son domicile au décès au 2626, boul.Masson, Québec, Québec, G1P 1J6, le 6 février 2017, un inventaire des biens de la défunte a été fait le 19 juillet 2017.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Marie-Claude Leblanc, notaire, 560 boul.Jacques Bizard, bureau 101, Ile Bizard, Québec, H9C 2H2.Donné ce 19 juillet 2017 Marie-Claude Leblanc, Notaire AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que Jeannine SAMSON, en son vivant domiciliée au 1818-5440, rue Sherbrooke Est, à Montréal, province de Québec, est décédée à Montréal, le 14 avril 2016.Un inventaire des biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Jean VALIQUETTE, notaire, au 2665, rue Beaubien Est, Mtl, Qc, H1Y 1G8.Fait à Montréal, le 19 juillet 2017.Le liquidateur, Jean-Marc RAYMOND AVIS PUBLIC EN VERTU DE L\u2019ARTICLE 192 DE L\u2019ANNEXE C DE LA CHARTE DE LA VILLE DE MONTRÉAL 2e avis Avis est donné qu\u2019aux dates ci-après mentionnées, la Ville a approuvé la description des immeubles suivants, lesquels forment des rues, ruelles, voies ou places, afin d\u2019en devenir propriétaire en vertu de l\u2019article 192 de l\u2019annexe C de la Charte de la Ville de Montréal : - les lots 1 513 163 et 1 513 196 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les avenues Maplewood, Gorman et Springgrove et le boulevard du Mont-Royal, dans l\u2019arrondissement d\u2019Outremont (DA176896059 \u2013 1er juin 2017) - les lots 1 513 082 et 1 553 300 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par la rue Hutchison, les avenues Van Horne et Durocher et la compagnie du chemin de fer Canadien Pacifique, dans l\u2019arrondissement d\u2019Outremont (DA176896060 \u2013 2 juin 2017) - les lots 1 884 638, 1 884 748, 1 884 779, 1 885 544 et 2 316 437 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues de Rouen, Cartier et Sherbrooke Est et l\u2019avenue De Lorimier, dans l\u2019arrondissement de Ville-Marie (DA176896062 \u2013 6 juin 2017) - les lots 1 512 921, 1 512 927, 1 513 165 et 1 513 167 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par la rue Hutchinson, le boulevard Saint- Joseph Ouest et les avenues Querbes et Laurier Ouest, dans l\u2019arrondissement d\u2019Outremont (DA176896063 \u2013 7 juin 2017) - les lots 1 354 993, 1 355 020, 1 355 041, 1 512 937, 1 512 941, 1 512 942, 1 512 945, 1 553 358 et 1 553 369 du cadastre du Québec, faisant partie des avenues Wiseman, Van Horne et Saint-Viateur, dans l\u2019arrondissement d\u2019Outremont (DA176896064 \u2013 7 juin 2017) - les lots 1 355 026, 1 512 877 et 1 512 932 du cadastre du Québec, étant une partie de l\u2019avenue Rockland, situés entre les chemins Bates et de la Côte- Sainte-Catherine, dans l\u2019arrondissement d\u2019Outremont (DA176896065 \u2013 8 juin 2017) - les lots 1 355 047 et 1 355 049 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les avenues Stuart, Van Horne et Ducharme et le boulevard Dollard, dans l\u2019arrondissement d\u2019Outremont (DA176896066 \u2013 9 juin 2017) - le lot 1 354 996 du cadastre du Québec, étant une partie de l\u2019avenue Van Horne, est compris entre les avenues Rockland et de Vimy, dans l\u2019arrondissement d\u2019Outremont (DA176896067 \u2013 12 juin 2017) - le lot 1 512 870 du cadastre du Québec, étant une partie de l\u2019avenue Dunlop, situé entre l\u2019avenue Lajoie et le chemin de la Côte-Sainte-Catherine, dans l\u2019arrondissement d\u2019Outremont (DA176896068 \u2013 12 juin 2017) - les lots 1 884 476, 1 885 540, 2 317 107 et 2 317 114 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues de Bordeaux, Gauthier, Cartier et Rachel Est, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA176896069 \u2013 12 juin 2017) - les lots 1 884 589, 1 884 600, 1 884 603, 1 884 646, 1 884 670, 1 885 204, 2 317 125, 2 317 126 et 3 204 382 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Sherbrooke Est, Cartier et Gauthier et l\u2019avenue De Lorimier, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA176896070 \u2013 12 juin 2017) - les lots 1 354 950, 1 512 949 et 1 512 950 du cadastre du Québec, faisant partie du chemin de la Forêt et du boulevard du Mont-Royal, dans l\u2019arrondissement d\u2019Outremont (DA176896058 \u2013 20 juin 2017) - les lots 3 364 620, 3 364 621 du cadastre du Québec et deux parties du lot 5 960 224 du cadastre du Québec, d\u2019une superficie de 293,6 m2, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Darling, Hochelaga, Saint-Germain et Sherbrooke Est, dans l\u2019arrondissement de Mercier\u2013Hochelaga-Maisonneuve (DA176896072 \u2013 27 juin 2017) - les lots 2 162 424 et 2 162 427 du cadastre du Québec, faisant partie de la rue Labrecque et de la ruelle Mercure, dans l\u2019arrondissement de Ville-Marie (DA172551010 \u2013 29 juin 2017) - les lots 1 884 468, 1 884 618, 1 884 649, 1 884 660 et 1 885 554 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Bousquet et Saint- André et les avenues du Parc-La Fontaine et Duluth Est, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA176896074 \u2013 30 juin 2017) - les lots 1 514 310 et 1 514 356 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Peel, Sainte-Catherine Ouest et de la Montagne et l\u2019avenue des Pins Ouest, dans l\u2019arrondissement de Ville-Marie (DA172551011 \u2013 30 juin 2017) - le lot 2 171 000 du cadastre du Québec, situé dans le quadrilatère délimité par la rue Jarry Est, la 2e Avenue, la 6e Avenue et le boulevard Crémazie Est, dans l\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc-Extension (DA176896071 \u2013 30 juin 2017) - les lots 1 885 111 et 1 885 112 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Sherbrooke Est, Saint-André et Cherrier et l\u2019avenue du Parc-La Fontaine, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA176896073 \u2013 30 juin 2017) Les propriétaires des immeubles expropriés en vertu de l\u2019article 192 peuvent réclamer une indemnité de la Ville.À défaut d'entente, l'indemnité est fixée par le Tribunal administratif du Québec à la demande des propriétaires ou de la Ville, et les articles 58 à 68 de la Loi sur l'expropriation (RLRQ, chapitre E-24) s'appliquent, compte tenu des adaptations nécessaires.Cet avis est le deuxième de trois que la Ville est tenue de publier.Fait à Montréal, le 25 juillet 2017 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Avis public PROMULGATION PROJET PARTICULIER PP-99 AVIS est par les présentes donné que la résolution approuvant le projet particulier ci-après décrit a été adoptée par le conseil d\u2019arrondissement de Côte-des- Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce, à sa séance ordinaire du 27 juin 2017, est réputée conforme aux objectifs du schéma d'aménagement et de développement et aux dispositions du document complémentaire de l\u2019agglomération de Montréal et est entrée en vigueur le 13 juillet 2017 conformément à la loi.RÉSOLUTION CA17 170220 : approuvant le projet particulier PP-99 visant à autoriser l'usage « épicerie santé » dans le bâtiment du 5400, rue Jean-Talon Ouest (Walmart), en vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d'occupation d'un immeuble (RCA02 17017).Toute personne intéressée peut en prendre connaissance au bureau Accès Montréal de Côte-des-Neiges\u2014 Notre-Dame-de-Grâce situé au 5160, boulevard Décarie, rez-de-chaussée.FAIT à Montréal, ce 26 juillet 2017.La secrétaire d\u2019arrondissement substitut, Julie Faraldo-Boulet Avis public PROMULGATION PROJET PARTICULIER PP-100 AVIS est par les présentes donné que la résolution approuvant le projet particulier ci-après décrit a été adoptée par le conseil d\u2019arrondissement de Côte-des- Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce, à sa séance ordinaire du 27 juin 2017, est réputée conforme aux objectifs du schéma d\u2019aménagement et de développement et aux dispositions du document complémentaire de l\u2019agglomération de Montréal et est entrée en vigueur le 13 juillet 2017 conformément à la loi.RÉSOLUTION CA17 170219 : approuvant le projet particulier PP-100 visant à autoriser la catégorie d\u2019usage E.4 (1) dans le bâtiment du 2205, avenue Walkley, et à mettre en place des paramètres visant son agrandissement en vue de le relier avec le bâtiment du 2290, boulevard Cavendish, en vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble (RCA02 17017).Toute personne intéressée peut en prendre connaissance au bureau Accès Montréal de Côte-des-Neiges\u2014 Notre-Dame-de-Grâce situé au 5160, boulevard Décarie, rez-de-chaussée.FAIT à Montréal, ce 26 juillet 2017.La secrétaire d\u2019arrondissement substitut, Julie Faraldo-Boulet Avis public Avis public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à Johanne Bergeron de vous présenter au greffe de la Cour Supérieure du district de Terrebonne situé au 25, rue de Martigny Ouest, Saint-Jérôme, Québec afin de recevoir le Préavis d\u2019exercice d\u2019un droit hypothécaire et Affidavit qui y a été laissé à votre attention.Soyez avisé que vous-même ou un tiers avez 60 jours de la signification et de l\u2019inscription du Préavis au Bureau de la publicité des droits de la circonscription foncière de Terrebonne pour remédier aux défauts et éviter que la Banque Toronto-Dominion exerce son droit d\u2019exercer la vente sous contrôle de la justice.Vous êtes de plus sommé de délaisser l\u2019immeuble situé aux 440, rue Lajoie, Sainte-Sophie, Québec avant l\u2019expiration du délai de 60 jours suivant l\u2019inscription du Préavis Le présent avis est publié à la demande de Carl Thifault, huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier le présent document.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Montréal, le 20 juillet 2017 Lucie Meunier, Huissier Avis public de notification (art.136 et 137 C.p.c.) AVIS EST DONNÉ À ANNE MARIE CHOMETON de vous présenter au greffe de la Cour du Québec du district de Montréal situé au 1, rue Notre-Dame Est, Montréal, Québec dans les 30 jours afin de recevoir la Demande introductive d\u2019instance qui a été laissée à votre attention dans le numéro de cause 500-22-239862-173.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis d\u2019assignation qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande de Philippe Bordua, huissier de justice, qui a tenté sans succès de vous signifier le document ci-dessus précité.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Montréal, le 19 juillet 2017 Carole Charron, Huissière de justice Avis de présentation d\u2019un projet de loi d\u2019intérêt privé.Centre de réadaptation MAB-Mackay / MAB-Mackay Rehabilitation Centre Prenez avis que Centre de réadaptation MAB- Mackay / MAB-Mackay Rehabilitation Centre, ci- après le « Centre MAB-Mackay », entend s\u2019adresser à l\u2019Assemblée nationale du Québec, afin d\u2019y présenter un projet de loi d\u2019intérêt privé dont la nature et les objets sont : 1) de permettre au Centre MAB-Mackay de céder le lot 4 139 929 du cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal, ci-après le « Lot 4 139 929 », au Centre de réadaptation Constance-Lethbridge / Constance-Lethbridge Rehabilitation Centre, ci-après le « Centre Constance-Lethbridge », sans aucune restriction ni réserve, tel qu\u2019il est prévu à l\u2019entente d\u2019intégration intervenue entre le Centre MAB-Mackay et le Centre Constance-Lethbridge en octobre 2016 sous l\u2019autorité de la Loi sur la santé et les services sociaux (chapitre S-4.2): a) en abolissant, avec effet depuis le 22 décembre 1960, les conditions affectant une partie du Lot 4 139 929 imposées par un acte de donation exécuté devant le notaire John Fair le 26 août 1884, sous le numéro 293 de ses minutes, visant certains lots faisant maintenant partie du Lot 4 139 929; b) en confirmant, avec effet depuis le 22 décembre 1960, que ces mêmes lots sont réputés, aux termes de la Loi fusionnant et consolidant The Mackay Institution for Protestant Deaf Mutes et The School for Crippled Children, Montreal, sous le nom de Mackay Center for Deaf and Crippled Children (1960-61, chapitre 153), telle que modifiée par le chapitre 109 des lois de 1989, ci-après la « Loi de 1960 », avoir été dévolus au Mackay Center for Deaf and Crippled Children, un prédécesseur du Centre MAB-Mackay, exempts et libres des conditions imposées par l\u2019acte de donation susmentionné; c) en confirmant l\u2019abolition, le 22 décembre 1960, des conditions affectant une autre partie du Lot 4 139 929 imposées par un acte de donation exécuté devant le notaire Ernest Henry Stuart le 19 janvier 1878, sous le numéro 12 385 de ses minutes, visant certains autres lots faisant maintenant partie du Lot 4 139 929 de même que la dévolution, exempte et libre de ces conditions, à la même date, de ces mêmes lots en faveur du Mackay Center for Deaf and Crippled Children, le tout tel qu\u2019il est prévu à l\u2019article 9 de la Loi de 1960.2) de confirmer que le Lot 4 139 929, dévolu au Centre MAB-Mackay le 17 octobre 2016 aux termes de l\u2019article 329 de la Loi sur les services de santé et les services sociaux, est exempt et libre des conditions imposées par les actes de donation mentionnés ci-devant.3) de requérir la publication de la Loi concernant un immeuble situé sur le boulevard Décarie à Montréal contre le Lot 4 139 929 par tout mode approprié et de requérir que l\u2019Officier de la publicité foncière la publie.Toute personne qui a des motifs d\u2019intervenir sur le projet de loi doit en informer le directeur de la législation de l\u2019Assemblée nationale par courrier au 1035, rue des Parlementaires, bureau 3.55, Québec (Québec), G1A 1A3, par télécopieur au 418-528-0993 ou par courriel au : af.juridiques@assnat.qc.ca.Montréal, le 25 juillet 2017 Les procureurs de Centre de réadaptation MAB-Mackay / MAB-Mackay Rehabilitation Centre, LAPOINTE ROSENSTEIN MARCHAND MELANCON S.E.N.C.R.L., L.L.P.B I L L G R A V E L A N D à Cranbrook D eux anciens chefs d\u2019une commune religieuse isolée de la Colombie-Britannique ont été reconnus coupables d\u2019avoir pratiqué la polygamie, lundi, au terme de longues procédures judiciaires lancées par le gouvernement provincial.Les deux accusés risquent cinq ans de prison.Winston Blackmore, âgé de 60 ans, était marié à Jane Black- more et avait épousé 24 autres femmes lors de cérémonies de mariage «célestes» dans la communauté de Bountiful.Son coaccusé, James Oler, âgé de 53 ans, était accusé d\u2019avoir marié cinq femmes, et il a lui aussi été reconnu coupable de polygamie.La juge Ann Donegan, de la Cour suprême de la Colom- bie-Britannique, a estimé que la preuve démontrait que M.Blackmore était un membre pratiquant de l\u2019Église fondamentaliste de Jésus-Christ des saints des derniers jours (FLDS en anglais), une secte d\u2019origine mormone qui croit au mariage polygame.«Son adhérence aux pratiques et aux croyances de la FLDS n\u2019est pas contestée», a-t-elle déclaré en lisant son jugement.« M.Blackmore [\u2026] n\u2019a pas nié sa croyance dans ses déclarations à la police en 2009.Il a parlé ouver tement de sa pratique de la polygamie », a-t- elle ajouté.Pratique religieuse Winston Blackmore s\u2019était fait montrer une liste de ses femmes présumées et s\u2019était contenté d\u2019apporter deux corrections aux informations, a précisé la juge.« M.Blackmore a confirmé que tous ses mariages étaient des mariages célestes conformément aux règles et pratiques de la FLDS.» Le procès de 12 jours qui s\u2019est déroulé cette année a permis d\u2019entendre plusieurs spécialistes de la religion mormone, des policiers qui ont travaillé sur cette enquête et Jane Blackmore, une ex-femme de l\u2019accusé qui avait quitté la communauté en 2003.La juge Donegan a salué le témoignage de cette femme, la décrivant comme un témoin hautement crédible et fiable.« C\u2019était un témoin minutieux.Il n\u2019y avait rien de forcé ou de préparé.Elle était impartiale», a-t-elle soutenu .Polygamie et Constitution L\u2019avocat de l\u2019accusé, Blair Suffredine, avait déjà prévenu la cour qu\u2019il allait contester la constitutionnalité des lois canadiennes sur la polygamie si son client était condamné.James Oler s\u2019était représenté lui-même pendant le procès, mais il avait aussi bénéficié des services de Joe Doyle, un « ami de la cour » nommé pour s\u2019assurer qu\u2019il reçoive un procès juste et équitable, mais qui ne pouvait toutefois pas offrir de conseils juridiques.Joe Doyle avait souligné que les dossiers saisis par la police dans un ranch au Texas en 2008 ne rendaient pas compte d\u2019éléments importants, dont la promotion de son client parmi les doyens de la communauté en juin 2004.Il avait aussi plaidé que la Couronne n\u2019avait pas réussi à prouver que M.Oler avait pratiqué la polygamie de façon continue entre 1993 et 2009.L\u2019avocat de M.Blackmore avait aussi attaqué la fiabilité des actes de mariage et des dossiers personnels des membres aux États-Unis et au Canada.La juge a toutefois rejeté cet argument.« Je trouve que les actes de mariage de la FLDS sont fiables », a-t-elle tranché.L\u2019Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, le principal mouvement mormon établi en Utah, a officiellement renoncé à la polygamie à la fin du XIXe siècle et nie tout lien avec la forme de mormonisme pratiquée par la secte.Le procès des deux hommes, qui s\u2019est déroulé en avril, est survenu 127 ans après l\u2019interdiction de la polygamie au Canada.Avec l\u2019Agence France-Presse La Presse canadienne COLOMBIE-BRITANNIQUE Deux ex-chefs de secte reconnus coupables de polygamie JEFF MCINTOSH LA PRESSE CANADIENNE Winston Blackmore arrivant à l\u2019annonce de son verdict, lundi.S an Francisco \u2014 Fin d\u2019une époque pour certains : Microsoft mettra fin à Paint, son vieux logiciel de dessin et de traitement d\u2019image, né en 1985 avec Windows, au profit de logiciels de création en 3D, selon le site Internet du groupe.Le célèbre logiciel ne figurera pas dans la prochaine mise à jour de Windows 10 prévue cette année, appelée « Windows 10 Fall Creators Update », qui ambitionne de mettre la création en trois dimensions à la portée de tous et de se positionner sur le marché des dessinateurs et artistes, en général plutôt portés sur Apple.Paint, qui était installé par défaut sur les PC, « n\u2019est plus développé et devrait être retiré des prochaines mises à jour », écrit Microsoft sur son site, sans préciser de date.Les nostalgiques pourront se consoler avec la version Paint 3D, lancée au printemps.Agence France-Presse Mort du logiciel Paint C A M I L L E D E S T R A Z «L a blancheur est un engourdissement, un lais- ser-tomber né de la dif ficulté à transformer les choses.» Professeur de sociologie à l\u2019Université de Strasbourg, David Le Breton est hanté depuis des années par le thème de la «blancheur ».À savoir l\u2019envie de disparaître lorsqu\u2019on arrive à saturation, la tentation d\u2019échapper à la difficulté d\u2019être soi dans un monde de contrôle, de vitesse, de per formance, d\u2019apparences.Selon lui, cet état touche de plus en plus de monde.Qu\u2019il soit conscient \u2014 marche, yoga, méditation, jardinage \u2014 ou involontaire \u2014 burn-out, dépression, alcoolisme, personnalités multiples, maladie d\u2019Alzheimer.Vous donnez de nombreux exemples de « disparition de soi », qui laissent penser que nous sommes tous concernés.Peut-on échapper à cet état?Certaines personnes y échappent, car elles sont bien dans leur peau, dans leur vie.Elles ont une vie accomplie qui les mène selon leur rythme.Sans doute aussi ont-elles des loisirs qui leur permettent de manière modérée de se détendre de toutes les tensions.Quelqu\u2019un qui lit, marche, jardine régulièrement\u2026 Ce sont des manières paisibles de disparaître.La personne n\u2019aura pas l\u2019impression de s\u2019ef facer d\u2019elle- même.Mais une majorité de nos contemporains est dans ce fardeau d\u2019être soi qui amène à une volonté de lâcher prise.Très souvent, j\u2019entends ces paroles : « J\u2019aimerais disparaître un moment, qu\u2019on ne s\u2019occupe plus de moi\u2026» Je pense qu\u2019il y a vingt ou trente ans, on n\u2019aurait jamais dit ça.Nous avions des responsabilités sociales qui restaient encore à la hauteur de nos compétences.Maintenant, nous sommes dans la nécessité constante de montrer que nous sommes à la hauteur.Le portable vient nous traquer dans nos moments de repos.Dans les trains, les gens crient au téléphone et racontent leur vie.Le silence devient plus rare.Un temps, il était possible de faire une sieste dans le train.Maintenant, tout un univers de sonneries nous rappelle à l\u2019ordre.On finit par craquer.La blancheur se définit-elle différemment chez les adolescents, les adultes et les personnes âgées?Je situe la blancheur parmi les conduites à risques de nos jeunes.Ces jeunes en errance qui disparaissent du lien social.On retrouve la blancheur dans la toxicomanie, etc.Que des millions de jeunes Occidentaux boivent, non pas pour l\u2019ivresse, mais pour ne plus être là, c\u2019est très révélateur.Il y a aussi les troubles alimentaires, comme l\u2019anorexie, et l\u2019émergence des Hikikomori, ces adolescents qui s\u2019isolent dans leur chambre et n\u2019en sortent pas pendant des années, comme s\u2019ils étaient des moines technologiques.Ils sont en lien avec les réseaux sociaux, mais ne supportent plus les liens de visage à visage, de corps à corps.Ils ont besoin de la médiation de l\u2019écran pour aseptiser le risque de la rencontre.Si la blancheur touche les jeunes de façon particulière, elle touche autant les personnes âgées à travers Alzheimer, ou dif férentes formes de démence.Mais aussi des adultes en pleine possession de leurs moyens, à travers la dépression, le burn-out\u2026 En écrivant ce livre, j\u2019ai eu envie d\u2019évoquer ce qui est au cœur de la littérature et du cinéma depuis des années.J\u2019ai été frappé par l\u2019émergence spectaculaire de cette thématique de la blancheur, dans une société où s\u2019absenter de soi-même paraît le comble de l\u2019improbable.On est en permanence dans l\u2019exigence d\u2019être soi-même, de se personnaliser, de montrer qu\u2019on est à la hauteur, etc.Les nouvelles technologies ont donc accéléré ce que vous nommez l\u2019engourdissement généralisé?Oui\u2026 Il n\u2019y a pas si longtemps, environ une vingtaine d\u2019années, quand on était en voyage, on écrivait juste une car te postale.On rentrait avec énormément de choses à dire, à raconter.Au- jourd\u2019hui, les touristes pianotent en permanence sur leur portable pour dire à leurs proches «c\u2019est génial ».Ce qui banalise la sacralité du monde.Il n\u2019y a plus besoin de journal intime, le SMS banalise les événements.On est souvent aussi contraint de lire ses courriels tous les jours\u2026 Il n\u2019y a plus de possibilité de repli.Comme le dit très bien l\u2019écrivain Emil Cioran : « Nous avons été dépossédés de tout, même du désert.» Cette phrase me hante depuis toujours.J\u2019ai vu progressivement cette zone d\u2019intimité se réduire.Et finalement, même quand vous décidez de ne pas jouer le jeu, vous êtes poursuivi par ceux qui continuent.Internet a resserré la pression sur des milliards d\u2019individus, provoquant le burn-out dans le monde du travail.On appelle les gens au milieu de leurs vacances, le soir\u2026 C\u2019est la technologie de la traque.Vous parlez du voyage comme une «suspension joyeuse de soi ».Mais puisqu\u2019il est si difficile de tirer la prise, le voyage entre-t-il vraiment dans la catégorie de la disparition?Tout dépend de la philosophie du voyageur.L\u2019expérience montre que, quand on a un rendez-vous dans une journée, toute la journée est organisée autour de ce rendezvous, donc vous perdez la main sur votre existence.La marche est peut-être la manière la plus démocratique pour retrouver des moments de paix, d\u2019harmonie, de disparition de soi.Mais une disparition de soi mesurée.On par t quelques heures ou quelques jours, et les portables ont souvent du mal à fonctionner dans les endroits isolés.L\u2019immense succès sociologique de la marche tient à cette suspension des contraintes de l\u2019identité.Sur les sentiers, plus personne ne sait qui vous êtes, vous n\u2019avez de comptes à rendre à personne.Vous marchez à votre rythme, vous vous arrêtez\u2026 Personne ne vous rappelle à l\u2019ordre pour un rendement que vous devez accomplir.Le succès du jardinage est aussi lié à ça.C\u2019est un phénomène sociologique spectaculaire.Planter des carottes pendant une heure est une manière saisissante de disparaître.D\u2019être là sans être là.C\u2019est reprendre le contrôle d\u2019une existence qui, la plupar t du temps, nous échappe complètement.En même temps, votre pensée va battre la campagne.L\u2019univers intérieur voltige dans tous les sens.Le fait de s\u2019aménager des moments de «disparition de soi » évite-t-il la «blancheur» négative?Oui ! On voit se développer le yoga, la méditation, les stages de silence en monastère\u2026 Des millions de gens cherchent ce moyen de tenir le coup, de résister.Certaines personnes choisissent de s\u2019installer dans des conditions de sur vie, par lassitude du monde.C\u2019est une solitude choisie, et évidemment il y a aussi celle qui s\u2019impose, avec l\u2019isolement contraint.Mais beaucoup de nos contemporains cherchent la solitude, car ils sont saturés d\u2019un lien social qui devient exaspérant.Pouvez-vous imaginer une prise de conscience?Les gens vont-ils faire machine arrière?J\u2019analyse justement l\u2019engouement pour la marche comme un phénomène de résistance.Une manière de refuser les contraintes de l\u2019urgence, du rendement, de la vitesse.Beaucoup de magazines avertissent nos contemporains de la nécessité de vivre à leur rythme.L\u2019éloge de la lenteur, le slow food, etc.On est environné de signaux qui nous disent de reprendre le goût de vivre, de profiter de nos enfants, de nos proches.En même temps, les formes de management du travail n\u2019ont jamais été aussi agressives.Et les technologies viennent nous saisir là où on voulait avoir un moment de repos.Comme si on se prêtait à une ser vitude volontaire.En ville, j\u2019ai l\u2019impression d\u2019être le seul à regarder le monde autour de moi.Les autres regardent leurs écrans.Ça ne peut que se retourner contre les individus à un moment ou un autre.Le Temps DISPARAÎTRE DE SOI UNE TENTATION CONTEMPORAINE David Le Breton Éditions Métailié 208 pages L E D E V O I R , L E M A R D I 2 5 J U I L L E T 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 5 SOCIÉTÉ Du besoin de disparaître de soi Le chercheur David Le Breton signe un essai sur l\u2019envie de s\u2019effacer dans un monde toujours plus rapide et performant ELISE AMENDOLA ASSOCIATED PRESS Planter des carottes pendant une heure est une manière saisissante de disparaître, af firme David Le Breton.U n homme connu des policiers pour des affaires de violence conjugale a été arrêté peu avant midi, lundi, et est soupçonné d\u2019avoir poignardé sa conjointe enceinte au cours de la nuit précédente.L\u2019agression est survenue dans un logement situé sur le boulevard Langelier, près de la rue Pascal, dans l\u2019arrondissement de Montréal-Nord.Selon le Ser vice de police de la Ville de Montréal (SPVM), qui a été alerté vers 2 h 30, la victime, enceinte de huit mois, aurait été poignardée à plusieurs reprises par son conjoint.Le couple a deux autres enfants.Présentant des blessures importantes, la victime a été conduite dans un centre hospitalier.Le porte-parole du SPVM, Jean-Pierre Brabant, précise qu\u2019elle est «hors de danger» après avoir subi une césarienne.Le bébé n\u2019a toutefois pas pu être sauvé, a confirmé la police.M.Brabant précise que les policiers s\u2019étaient rendus sur place dans la soirée de dimanche, répondant à un appel de violence conjugale.«À ce moment, les policiers qui avaient fait un rapport avaient fortement suggéré à la dame de quitter les lieux et ont fait des démarches pour tenter de l\u2019aider et de la mettre en sécurité.La dame avait refusé cette aide, et a décidé de rester à son domicile.Pour ce qui est des deux jeunes enfants, ceux-ci ont été pris en charge par la famille et n\u2019étaient pas là lors de l\u2019événement qui s\u2019est produit vers 2h30 cette nuit », a-t-il raconté.Le SPVM confirme par ailleurs que l\u2019homme était connu des services policiers en matière de violence conjugale.L\u2019appel aux policiers, en pleine nuit, a été fait par des gens qui entendaient des cris non loin de l\u2019appartement.Le conjoint de la femme, âgé de 37 ans, avait fui avant l\u2019arrivée des policiers.Il a été arrêté près du lieu de l\u2019incident, peu avant midi, et a été transporté dans un centre d\u2019enquête, où il doit être rencontré par des enquêteurs.«À la suite de cette rencontre, il y aura des accusations qui seront émises au procureur, qui lui décidera des accusations qui seront por tées contre l\u2019individu», a indiqué M.Brabant, précisant que le suspect comparaîtra mardi.Les enquêteurs rencontreront également la victime lorsqu\u2019elle aura obtenu son congé du centre hospitalier, pour avoir un peu plus d\u2019information sur la séquence des événements et comprendre les circonstances qui ont mené à cette agression armée.M.Brabant précise que des accusations seront sans doute portées contre le suspect même si la victime décide de ne pas porter plainte.«Dans un cas de violence conjugale, par la loi, les policiers, pour la sécurité de la dame, vont porter plainte et vont faire le rapport et les démarches d\u2019enquête pour porter des accusations, alors même si la dame ne voulait pas porter d\u2019accusations contre l\u2019individu, les policiers ont le devoir de le faire.» Le porte-parole confirme par ailleurs qu\u2019un vol qualifié ayant eu lieu quelques heures après l\u2019incident dans le secteur de Rosemont pourrait être lié au suspect.La Presse canadienne Femme enceinte poignardée à Montréal-Nord : le suspect a été arrêté S A R A H R .C H A M P A G N E L\u2019 étau inquisiteur s\u2019est resserré d\u2019un tour lundi autour de Donald Tr ump.Jared Kushner, gendre et proche conseiller du président américain, dément toute connivence avec la Russie.Ses quatre rencontres avec des Russes l\u2019an dernier ne faisaient pas partie d\u2019un complot pour faire gagner son beau-père, a-t-il assuré devant le Congrès.Il était le premier de l\u2019entourage rapproché du président américain Donald Trump à s\u2019expliquer sur ses liens avec la Russie devant les élus, qui s\u2019intéressent à sa possible ingérence dans la campagne électorale de 2016.«Tous mes actes ont été appropriés, dans le cadre normal d\u2019une campagne sans équivalent», a ensuite déclaré le conseiller à son retour à la Maison-Blanche, en refusant de répondre aux questions des journalistes.M.Kushner avait préalablement publié lui-même le contenu intégral de sa déclaration à cette commission du Sénat sur le renseignement, avant de témoigner les portes fermées durant deux heures.Il y af firme avoir par ticipé avec Donald Trump fils à une rencontre avec l\u2019avocate Natalia Veselnitskaya, à cinq mois de l\u2019élection présidentielle.La description qu\u2019il en fait se veut désintéressée, en précisant qu\u2019il est arrivé en retard, sans avoir lu les échanges de courriels au préalable.Il aurait en outre demandé à un assistant de l\u2019appeler afin d\u2019avoir un prétexte pour quitter cette rencontre.Jared Kushner confirme qu\u2019il a bien vu l\u2019ambassadeur russe aux États-Unis deux fois, ainsi qu\u2019un grand banquier proche de Vladimir Pou- tine, Sergueï Gorkov, à sa demande.Le Washington Post avait affirmé en mai dernier que le gendre de M.Trump avait émis le désir d\u2019établir un canal secret de communication avec le Kremlin.L\u2019affirmation a depuis été confirmée par de hauts fonctionnaires américains, puis niée par M.Kushner lundi.La routine?Dans sa déclaration de onze pages, le proche conseiller du président af firme avoir été contacté par des représentants d\u2019environ 15 pays au cours de la campagne de son beau-père.Il insiste pour replacer ces rencontres parmi des «milliers d\u2019autres durant la campagne et la transition », des actions décrites comme étant «dans le cours normal des événements».Ces conversations avec des of ficiels étrangers peuvent ef fectivement faire partie de la routine, avance Rafael Jacob, chercheur à la Chaire Raoul-Dandurand, tout en soulignant le manque de crédibilité de cette version.«Kush- ner dit ça maintenant, mais il a été forcé d\u2019admettre que l\u2019information originellement donnée était erronée», rappelle-t-il.Les membres de son personnel auraient soumis « prématurément » son formulaire SF-86, justifie Jared Kushner dans sa déclaration.Ce formulaire, nécessaire pour obtenir son autorisation de sécurité comme conseiller à la Mai- son-Blanche, ne mentionnait pas ses contacts avec des sources étrangères.Le fils aîné du milliardaire ainsi que le directeur de campagne Paul Manafort doivent aussi donner leur version des faits devant le Congrès.Au début juillet, Donald Trump fils a publié une série de courriels dans lesquels on apprenait qu\u2019il espérait que l\u2019émissaire russe, Mme Veselnitskaya, lui fournirait des informations compromettantes sur Hillary Clinton.«Et dans ce cas-ci, il y a une preuve noir sur blanc d\u2019une tentative de collusion», précise Rafael Jacob.D\u2019autres révélations qui prouvent à quel point «ça ne va pas bien pour Trump», poursuit-il.« L\u2019équipe de Trump ne parvient même pas à colmater les brèches, ça coule de partout et plusieurs fuites embarrassantes proviennent de la Maison-Blanche ou même des services de renseignement», observe le chercheur.Jeff Sessions, procureur général des États- Unis, a parlé de la campagne présidentielle avec l\u2019ambassadeur russe à Washington, apprenait-on vendredi dernier.Deux de ses conversations ont été interceptées par des agences américaines de renseignement selon le Washington Post.M.Sessions avait nié avoir tenu des propos liés à la campagne lors de ses rencontres avec Sergueï Kislyak.Il s\u2019était cependant déclaré incompétent en mars dans toutes les enquêtes sur les ingérences russes.Les liens présumés avec la Russie ont aussi déjà forcé Michael Flynn à démissionner en février dernier.Ce conseiller à la sécurité nationale n\u2019aura été en poste qu\u2019un mois.Il fait l\u2019objet d\u2019une enquête du FBI.Jared Kushner doit témoigner mardi devant la commission du renseignement de la Chambre des représentants, après celle du Sénat.Les enquêtes des élus s\u2019ajoutent à celle menée par le procureur spécial Robert Mueller.Le Devoir ÉTATS-UNIS Kushner nie toute ingérence de la Russie Donald Trump se retrouve dans une position de plus en plus délicate Jared Kushner Négociations de paix au point mort, extension des colonies de peuplement juives en territoires occupés\u2026 La « crise des portiques» à Jérusalem donne lieu à une nouvelle explosion de violence qui traduit la profondeur de l\u2019impasse dans laquelle s\u2019enfonce le conflit israélo-palestinien.C\u2019est peu dire que le gouvernement Nétanyahou, le plus à droite de l\u2019histoire du pays, a réagi avec maladresse et provocation.Il a eu le mérite, lundi soir, de s\u2019amender.n réponse à l\u2019assassinat par balle à l\u2019entrée de l\u2019esplanade des Mosquées, il y a dix jours, de deux policiers druzes israéliens par trois Palestiniens, le gouvernement de Benjamin Nétanya- hou s\u2019est inscrit dans la logique habituelle et étroitement sécuritaire qui gère l\u2019approche d\u2019Israël par rapport aux Palestiniens, sans considération pour les dimensions politiques du con?it qui déchire la région.Les détecteurs de métal installés aux portes de l\u2019esplanade ne sont pas autre chose que des mesures de sécurité comme il en existe dans les aéroports, ont fait valoir les Israéliens.Faux.S\u2019en tenir à un argumentaire purement sécuritaire, c\u2019est avant tout nier un fait d\u2019histoire, à savoir que la mosquée Al-Aqsa est au centre de l\u2019identité palestinienne.C\u2019est d\u2019autant plus vrai et plus important aujourd\u2019hui que les perspectives de création d\u2019un État palestinien sont nulles et que, le Fatah et le Hamas se déchirant, le leadership palestinien n\u2019est plus du tout porteur d\u2019espoir pour la majorité de la population.Il s\u2019agit donc d\u2019une crise qui aurait pu être évitée, mais qu\u2019on ne peut pas non plus se surprendre de voir éclater.Les assaillants des policiers ayant été abattus quelques minutes plus tard sur l\u2019esplanade, l\u2019explosion de violence aurait pu s\u2019arrêter là et être contenue.En lieu et place, les autorités ont décidé d\u2019installer des portiques de sécurité sur recommandation de la police \u2014 mais contre l\u2019avis de l\u2019armée et des services de sécurité intérieure israéliens (Shin Bet), qui craignaient qu\u2019à s\u2019y prendre ainsi, la situation dégénère non seulement à Jérusalem, mais dans toute la Cisjordanie.Ce qui n\u2019a pas manqué de se produire, avec la mort de cinq Palestiniens dans les affrontements avec les forces israéliennes et l\u2019assassinat de trois colons juifs en Cisjordanie.Les heurts ont déjà fait plus de 800 blessés, dont quelques dizaines par balles réelles, selon le Croissant-Rouge palestinien.«Tous les responsables sécuritaires israéliens vous le diront: on ne touche pas à l\u2019esplanade et à son équilibre fragile si on veut éviter d\u2019enclencher la colère palestinienne», écrivait lundi dans un dialogue en ligne le correspondant du Monde à Jérusalem, Piotr Smolar.Indifférence, maladresse, mépris\u2026 Le gouvernement Nétanya- hou aurait voulu mettre le feu aux poudres qu\u2019il ne s\u2019y serait pas pris autrement: non seulement a-t-il pris sa décision dans la précipitation, mais il l\u2019a fait sans prendre la plus élémentaire peine de consulter au préalable les responsables du Waqf, la fondation jordanienne qui gère l\u2019esplanade des Mosquées.Avec le résultat qu\u2019en cet été 2017, le con?it était à nouveau en train de s\u2019embraser dans un contexte où M.Nétanyahou, forcément tiré à droite par les ultras qui dominent son gouvernement, était pris au piège de son intransigeance : comment reculer sans donner de signe de faiblesse?Interrogé à la télévision, son ministre de la Coopération régionale, Tzachi Hanegbi, a déclaré sur un ton qui ne péchait certainement pas par esprit de compromis: «Nous ne capitulerons pas.» Le cabinet de sécurité s\u2019est réuni dimanche pendant six heures sans parvenir à une solution de rechange qui réussisse, par quadrature du cercle, à réconcilier la politique antipalestinienne du gouvernement avec le besoin de calmer le jeu.Lundi soir, son gouvernement a fait un pas en retirant les détecteurs de métal.Reste à voir ce qu\u2019il veut dire par son intention de les «remplacer par une inspection de sécurité basée sur des technologies avancées et sur d\u2019autres moyens».Sans compter que la crise est également incommodante pour le premier ministre sur le plan régional, dit encore le journaliste Smo- lar.À avoir ainsi décidé de contrôler l\u2019accès à l\u2019esplanade, troisième lieu saint de l\u2019islam, il indispose par ailleurs les pays sunnites modérés avec lesquels il a effectué un rapprochement «silencieux mais historique» dans la lutte contre les ambitions iraniennes.Le silence de la Maison-Blanche en cette affaire est assourdissant.C\u2019est dire à quel point Donald Trump s\u2019en lave les mains, probablement par ignorance des enjeux et des dynamiques.Plus d\u2019une semaine après l\u2019installation des détecteurs qui ont déclenché la crise, son émissaire Jason Greenblatt débarquait lundi pour jouer les médiateurs.Aura-t-il joué un rôle utile?Que cette nouvelle crise soit désamorcée avant la prière du vendredi se sera en tout cas imposé aux consciences.L E D E V O I R , L E M A R D I 2 5 J U I L L E T 2 0 1 7 A 6 EDITORIAL Le Québec, une nation au destin inachevé Le célèbre «Vive le Québec libre ! » prononcé à Montréal il y a 50 ans (le 24 juillet 1967) par le général de Gaulle nous renvoie à la souvenance, mais aussi à la réflexion sur notre devenir.Ce n\u2019est pas nécessairement la puissance militaire \u2013 notamment de ceux qu\u2019on appelle « les grands» et que sont de nos jours les États-Unis, la Russie et la Chine \u2013 qui peut donner une cer taine grandeur à un peuple, à une nation.Être « quelque chose comme un grand peuple », pour reprendre cette parole de René Lé- vesque prononcée en 1976, mais non actualisée, relève bien plutôt de la capacité à entrer dans un processus qui pourrait ouvrir un horizon et de nouvelles perspectives concernant notre devenir dans le monde.Il y a un besoin chez l\u2019homme et chez les collectivités d\u2019aspirer à plus, de se surpasser et de ne pas se contenter de seulement faire du surplace.Il y a des enjeux dans une nation qui ne relèvent pas seulement du pain et du spectacle, qui ne se réduisent pas seulement à bien gérer les problèmes reliés à la santé, à l\u2019emploi et à l\u2019économie, ou encore à se contenter L I B R E O P I N I O N F É L I X B E A U S O L E I L Étudiant à l\u2019UQAM T out por te à croire que c\u2019est « juste pour rire » que la Ville a appelé «À nous la rue !» l\u2019un des festivals du 375e.Il n\u2019y aurait là, au reste, qu\u2019une énième réalisation à verser au compte de ce qu\u2019elle a réalisé, juste pour rire.Elle a cédé ce qui restait du centre-ville aux Ro- zon et aux Evenko, juste pour rire.Le barrage des festivals, ses postes de contrôle et son occupation policière disputent à Montréal son peu d\u2019été, et cela juste pour rire.Montréal, festival \u2013 partout cette rime qu\u2019on a répétée, jusqu\u2019à ne plus rien vouloir dire.Mais allons\u2026 juste pour rire : les festivals fanés, pleins de leur pompe commerciale et de leur gaieté d\u2019emprunt ; le cirque sursécurisé que l\u2019on apprend à éviter et que les policiers ont si souvent honoré de leurs treillis arlequin ; l\u2019hébétude des touristes et les retombées que, désagréables, ils égrènent.Il faudra bien, un jour, prendre la mesure de l\u2019urbanisme que l\u2019on fonde, depuis une trentaine d\u2019années, sur ces trois mots : juste pour rire.« À nous la rue ! », nous lancent les affiches du 375e, comme on raconte une blague.Près du fleuve, Montréal ville intelligente s\u2019illumine ainsi qu\u2019un téléphone intelligent gigantesque.S\u2019il est une chose que ce 375e met en lumière, c\u2019est le moment où la ville s\u2019est placée sans reste sous le concept de festival.Pour le coup, elle n\u2019a pas pu s\u2019empêcher de créer son propre festival ; elle s\u2019est finalement fait festival, festival des festivals.Mais cette fête tautologique où la ville croit briller de ses plus beaux feux correspond paradoxalement au point où le festival se tient au plus loin de son origine.En effet, la provenance étymologique de « festival » est le festus latin, ce qu\u2019on appelle la fête.Et pourtant, je crois que ce n\u2019est faire injure à personne que de constater, que, dans la l iste pléthorique de l\u2019« événementiel » des mégafestivals, il n\u2019est que la fête qui demeure introuvable.Car chacun comprend, dès l\u2019adolescence, que le ferment de la fête est une allégresse momentanée quant aux normes.Il faut, dans la fête, pouvoir fermer les yeux.Une fête sous haute surveillance, où tout est paramétré, encerclé et quadrillé ne saurait s\u2019adjoindre l\u2019inoubliable.C\u2019est pourquoi, dans le Montréal du 375e, au sein du festival des festivals, la fête a pu s\u2019éclipser dans une pure opération de commerce, et, plus ostensiblement encore, dans une pure opération de police.En ce sens, il est certes de mauvais augure qu\u2019on nous enjoigne à magasiner une nouvelle voiture dans l\u2019enceinte de Juste pour rire, où l \u2019austérité extorque à l\u2019ennui 10 $ pour un verre de bière.Mais le crépuscule de la fête n\u2019apparaît le plus nettement que dans le déploiement somptuaire de la police.Et ce n\u2019est que bien tristement que l\u2019on arrive à trouver normaux ces effectifs aussi massifs qu\u2019inutiles.La balade la plus banale au centre- ville est aujourd\u2019hui en mesure de relever les cordées de douzaines d\u2019au- topatrouilles dans le calme le plus plat, les cadets exécutant les cent pas aux coins des rues, les patrouilles armées déambulant sans pourquoi, ou encore les innombrables pions, entre le coup de chaleur et la rêverie\u2026 Dans le festival où la fête a été oubliée, c\u2019est la police \u2013 et elle seule \u2013 qui doit donner le spectacle d\u2019un temps libéré du travail et rendu disponible aux aléas de la fête.La sagesse, pour le spectateur, est alors de remarquer combien il est conséquent pour la ville, après avoir si rigoureusement inversé un des concepts les plus anciens de l\u2019humanité \u2013 celui de fête \u2013, de se proclamer « innovante».« À nous la rue ! », lit-on placardé un peu par tout dans le Quar tier latin, comme un mystérieux avis.Lorsque, d\u2019un rapide tour d\u2019horizon, l\u2019équivoque du « nous » est levée, il se peut que ce nom rappelle autre chose.« À nous la r ue ! »\u2026 Oui, voi là , nous y sommes, un autre « nous », une autre « rue ».« À nous la rue ! », c\u2019était bien, jusqu\u2019ici, le mot d\u2019ordre, scandé jusqu\u2019à l\u2019extinction de voix, des manifestations de grève.Au milieu de la rue Saint-Denis, à la hauteur de la côte qui descend vers Ontario, les festivals gonflables font révérence, dans nos souvenirs et nos rêves, devant la procession lente et heurtée de la grève.La grève r utilante et profonde, art de rue dont prennent ombrage la police et ses régisseurs.La grève, maintenant comme hier à faire.La grève, si elle est bien cette fête incer taine que le peuple fait aux puissants.Quand « À nous la rue » voulait dire autre chose FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET d\u2019avoir comme projet de société la légalisation du cannabis.Ce renouveau politique ne peut faire non plus abstraction de la question du statut constitutionnel du Québec.Depuis longtemps dans l\u2019impasse, et souffrant d\u2019une certaine lassitude, cet enjeu doit être relancé.Comme l\u2019idée d\u2019un référendum sur l\u2019indépendance est renvoyée aux calandes grecques et qu\u2019il n\u2019y a aucun consensus prévisible sur cette issue, il serait impératif de canaliser les discussions et les actions pour accroître l\u2019autonomie du Québec au sein de l\u2019ensemble canadien.Ce projet d\u2019une véritable Confédération (sorte de souveraineté- association 2.0 impliquant des instances communes) permettrait l\u2019affirmation des deux peuples fondateurs \u2013 et partenaires \u2013 tout en étant inclusif envers les communautés culturelles et autochtones.Cette année, on célèbre le 150e anniversaire d\u2019une prétendue confédération, mais, dans les faits, le Canada est depuis 1867 une fédération en dépit des modifications apportées à la suite d\u2019ententes et de compromis adoptés au cours de l\u2019histoire.Comme bien des peuples, et sur une planète désormais unifiée par la technique, il en va ainsi pour le Québec qui se doit lui aussi d\u2019assumer sa singularité au sein d\u2019une planète mondialisée pour mieux continuer sa marche et ne pas devenir inessentiel.Nous sommes à la croisée des chemins, devant une clôture, et c\u2019est cela qui éveille un besoin d\u2019ouverture.Michel Malette Montréal, le 21 juillet 2017 Formule E : un rappel à l\u2019ordre établi Même électrique, un char reste un char, et des chars, il y en a trop dans nos rues.Alors pourquoi une nouvelle course automobile, en plein centre-ville de Montréal de surcroît ?Le sport automobile est une activité désuète qu\u2019on n\u2019a plus aucune raison d\u2019encourager, et on peut se demander quelle mouche a piqué l\u2019homme d\u2019affaires Alexandre Taillefer d\u2019accepter d\u2019en être le porte-parole.S\u2019il fallait absolument qu\u2019il ait lieu, l\u2019événement aurait pu être tenu au circuit Gilles-Villeneuve.S\u2019agissait-il de rappeler la primauté de l\u2019automobile sur les résidants ?Alors qu\u2019on réduit les limites de vitesse sur les boulevards et dans les quar tiers résidentiels, qu\u2019on crée des ruelles ver tes, qu\u2019on planifie des rues piétonnes et que plusieurs se prennent à rêver d\u2019une ville où la majorité se déplace à vélo, il était sans doute nécessaire de nous rappeler que l\u2019automobile ne cédera pas sa place si facilement.En cette année électorale, il sera opportun de s\u2019assurer de la cohérence des promesses faites à l\u2019endroit des divers modes de transport.Pour l\u2019instant, on a plutôt tendance à promettre plus de tout : plus de transport collectif, plus de vélos et, si on sait lire entre les lignes, plus d\u2019autos, car on se refuse à toute réduction de l\u2019espace et de l\u2019importance qu\u2019on lui accorde.Cette Formule E tant JÉRUSALEM L\u2019art de mettre le feu aux poudres E GUY TAILLEFER Dans le Montréal du 375e, au sein du festival des festivals, la fête a pu s\u2019éclipser dans une pure opération de commerce voulue par notre bon maire est là pour nous le rappeler.Luc Le Blanc Montréal, le 23 juillet 2017 L E T T R E S L E D E V O I R , L E M A R D I 2 5 J U I L L E T 2 0 1 7 A 7 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon (chef de division), Robert Dutrisac, (éditorialiste), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter), Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui (correspondants parlementaires à Québec) Dave Noël (recherche), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans),Caroline Montpetit (arts vivants), Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division et éditorialiste); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Aude Marie Marcoux (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et Geneviève Tremblay (pupitres); correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant (correctrices) ; soutien à la rédaction : Amélie Gaudreau (coordonnatrice à la rédaction), Jean-Philippe Proulx (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa).PUBLICITÉ Charleyne Bachraty (adjointe au vice-président), Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Alain Tréhout (directeur créativité média), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatrices publicitaires).PRODUCTION Caroline Desrosiers, Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique), Solène M.Hébert (développeuse Web).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Caroline Filion, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).Écrivez-nous! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les commentaires et les analyses de ses lecteurs.Étant donné l\u2019abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 5500 caractères (y compris les espaces), ou environ 850 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi : si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (redaction@ledevoir.com), mais dans tous les cas, n\u2019oubliez pas d\u2019indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.J E A N - F R A N Ç O I S L I S É E Député de Rosemont et chef du Parti québécois I l nous a tirés vers le haut.Alors que tant de forces, dans notre histoire, ont voulu nous tirer vers le bas.À 50 ans de distance, son appel est aussi actuel qu\u2019au moment où il l\u2019a lancé.Le Québec est, en 2017 comme en 1967, l\u2019enjeu d\u2019un souque à la corde vertical où des forces veulent qu\u2019il se dépasse, d\u2019autres veulent qu\u2019il se marginalise.C\u2019était vrai à l\u2019époque.Le geste du grand général était prémédité.Il voulait peser sur le cours de l\u2019histoire et accompagner à très brève échéance le Québec à la table des nations.Le premier ministre Daniel Johnson, qui l\u2019avait invité, ne venait-il pas d\u2019être élu, un an auparavant, sous le slogan « égalité ou indépendance » ?Johnson allait-il répondre à l\u2019appel gaullien?Ses biographes croient que non.Mais si le général le tirait vers le haut, d\u2019autres forces tiraient très fort dans l\u2019autre sens.À Ottawa, l\u2019alors ministre Pierre Elliot Trudeau mettait tout son poids pour que le Canada cesse de reconnaître quelque autonomie que ce soit au Québec, refusant même d\u2019admettre son existence comme nation.Un verrou qui tiendra pendant 40 ans.Le compagnon financier de Trudeau, Paul Desmarais, qui financera sa campagne au leadership, se rend à Hawaï faire pression sur un Johnson se remettant d\u2019une crise cardiaque.Brandissant le spectre d\u2019une fuite des capitaux, Desmarais lui fait écrire une phrase-choc : Johnson ne construira pas de «muraille de Chine» autour du Québec.Ce sera le lendemain en une de La Presse, que Desma- rais vient d\u2019acheter.De Gaulle croyait à la force des nations.Il avait senti au Québec une volonté d\u2019affirmation qui ne pouvait trouver réponse que par l\u2019indépendance.Ayant gouverné la France depuis 10 ans à travers des difficultés majeures, il n\u2019était pas naïf en matières économiques et jugeait que le Québec tirerait son épingle du jeu.Il était prêt à lui prodiguer l\u2019aide de son pays au besoin.Québec libre S\u2019il revenait aujourd\u2019hui, de Gaulle serait sidéré de constater le paradoxe québécois.Son économie s\u2019est diversifiée et modernisée, ses exportations et son innovation ont explosé, comme son empreinte internationale.Le rapport de sa dette à son PIB est plus faible que celui de la plupart des nations.Pourtant, le premier ministre libéral du jour, Philippe Couillard, affirme qu\u2019un Québec souverain vivrait «au moins dix ans de pauvreté » et « assécherait ses programmes sociaux ».Bref, sans la béquille canadienne, les Québécois seraient des incapables.Notons qu\u2019aucun chef libéral québécois, ni Bourassa, ni Ryan, ni Charest, n\u2019était allé si loin dans la négation de la capacité des Québécois à se gouverner.Pendant le référendum de 1995, Johnson fils avait chiffré la perte potentielle à 100 000 emplois, soit une hausse de trois points de chômage.Une variation assez fréquente dans l\u2019histoire canadienne du Québec.De Gaulle a institué, par référendum en 1958, la constitution de la Ve République, puis l\u2019a modifiée par voie référendaire en 1962.On n\u2019oserait donc à peine lui avouer que Trudeau, devenu premier ministre du Canada, a imposé au Québec, en 1982, contre son gré, une constitution qui a réduit son autonomie, sans la moindre consultation populaire.On serait gêné de lui avouer que les successeurs de Trudeau ont voté une loi, la loi C-20, dite de la clarté, qui donne au parlement fédéral un droit de veto sur une décision majoritaire du Québec de devenir souverain.Une loi qui affirme donc que le Québec n\u2019est pas libre.Quelle conclusion en tirerait-il ?C\u2019est simple.Il nous dirait qu\u2019il est plus important que jamais que vive le Québec libre.Et qu\u2019on se tire, collectivement, vers le haut.50E ANNIVERSAIRE DU «VIVE LE QUÉBEC LIBRE» Et si de Gaulle revenait ?G É R A R D L É V E S Q U E Philosophe a différence de perception entre les militants néo-démo- crates du Québec et ceux du reste du Canada au sujet d\u2019élire un chef de parti portant le turban sikh \u2014 Jagmeet Singh \u2014 amène Robert Dutri- sac à faire le constat suivant : « les Québécois ne sont pas sur la même page que les Canadiens en matière de laïcité» («Les deux solitudes du NPD», 13 juillet 2017).Le ministre Jean-Marc Fournier s\u2019est empressé de chercher à contrebalancer l\u2019idée des deux solitudes au pays par une réplique sur «Les nombreuses solidarités des relations Québec-Canada» (15 juillet 2017).Cet échange épistolaire n\u2019est qu\u2019une des nombreuses divergences passées, actuelles et à venir qui ne trouveront de solution que lorsque l\u2019on donnera suite à la recommandation de la commission Bouchard-Taylor d\u2019entreprendre une réflexion de fond sur la laïcité et ses paramètres.C\u2019est l\u2019avis de Dutrisac, que nous partageons.Et c\u2019est la responsabilité du ministre de l\u2019assumer.Cette étude permettrait de lever la confusion sur les notions en cause et les fréquentes oppositions que reproduit cet énoncé du ministre : «notre charte québécoise [\u2026] requiert une neutralité qui permet la liberté de religion plutôt qu\u2019une laïcité qui la brimerait ».Au sujet de la neutralité, il faut faire la distinction entre la neutralité de l\u2019État à l\u2019égard des croyances ou incroyances religieuses et la neutralité qui concerne les pratiques religieuses.La première forme de neutralité correspond au principe classique de la pensée occidentale qu\u2019est la non-ingérence de l\u2019État dans le religieux et constitue le fondement traditionnel du principe de laïcité qu\u2019est la séparation de l\u2019État et des religions.Il en va tout autrement de cette soi -disant neutralité à l\u2019égard des pratiques religieuses dont se sert la Cour suprême pour rejeter les applications légitimes de la laïcité.La neutralité consiste à ne favoriser, ni à ne défavoriser.Appliqué aux pratiques religieuses, cela voudrait dire que l\u2019État irait à l\u2019encontre de la neutralité religieuse s\u2019il interdisait les pratiques religieuses qui heurtent de plein fouet les valeurs auxquelles le Québec et l\u2019Occident adhèrent, comme les crimes d\u2019honneur, les mariages forcés, la polygamie, la séparation des sexes en piscine ou en diverses activités sportives, le choix du médecin selon le sexe, etc.En contradiction Le projet de loi 62, Loi favorisant le respect de la neutralité religieuse de l\u2019État, fait complètement fausse route en retenant ce principe.Parmi ses nombreux défauts, cette législation est elle-même en contradiction avec ce principe : ce projet de loi permettrait que soient refusées des demandes d\u2019accommodement pour motif religieux, dont ceux allant à l\u2019encontre de l\u2019égalité entre les hommes et les femmes ; ce serait donc là défavoriser, contrairement au principe, des pratiques religieuses.Les paradigmes à retenir sont autres.Nous travaillons à les élaborer.Chose certaine, les principes à retenir doivent lever les oppositions qu\u2019entretient l\u2019énoncé du ministre entre neutralité, laïcité et liberté de religion.Nous espérons pouvoir également confirmer lors d\u2019un prochain ouvrage que c\u2019est en vertu d\u2019une conception surdimensionnée de la liberté, et de la liberté religieuse en particulier, que l\u2019on croit devoir rejeter, comme l\u2019a fait la Cour suprême, des dispositions légitimes favorables à la laïcité.Cet attribut de la dignité humaine comporte des limites.L\u2019adage bien connu le reconnaît : la liberté de l\u2019un se termine là où commence la liberté de l\u2019autre.Cette limite est due à la justice et au respect d\u2019autrui.Mais la liberté est plus essentiellement limitée par le fait que ses dif férentes formes portent sur des objets spécifiques qui en restreignent l\u2019application.La liberté de mouvement n\u2019est pas par exemple la liberté d\u2019opinion et cette dernière n\u2019est pas la liberté d\u2019expression donnant le droit de proférer des propos diffamatoires ou haineux.La liberté religieuse donne le droit de vivre selon ses croyances et de les exprimer en temps et lieu par des signes et activités du culte.Mais elle ne donne pas aux croyants ou aux instances religieuses le pouvoir et la responsabilité de fixer, à la place de l\u2019État, les conditions de réalisation du bien commun en matière politique et administrative, en matière profane et laïque.Si le code religieux de la religion musulmane, juive ou chrétienne donne le pouvoir de réglementer la tenue vestimentaire à l\u2019intérieur de la mosquée, de la synagogue ou de l\u2019église, il ne lui revient aucunement de déterminer la tenue vestimentaire à l\u2019intérieur des bureaux de scrutin ou lors de l\u2019assermentation à la citoyenneté.L\u2019État québécois a toute la latitude pour interdire le port du voile lors de la prestation et de la réception des services publics et d\u2019interdire les signes religieux chez ses représentants en fonction d\u2019autorité.Cela ne brime en rien la liberté religieuse, bien définie.Les militants néo-démo- crates québécois sentent bien le pouls de la population du Québec, en croyant que son attachement majoritaire à la laïcité, et sa prise de conscience des limites aux libertés individuelles, serait un obstacle majeur à l\u2019élection de leur parti, avec un chef tenant obstinément à afficher ostensiblement ses convictions religieuses.COURSE À LA DIRECTION DU NPD L\u2019attachement des Québécois à la laïcité M A T H I E U B É L I S L E L\u2019auteur est professeur de littérature au collège Jean- de-Brébeuf et membre du comité de rédaction de L\u2019Inconvénient.haque époque revendique un certain nombre de valeurs qui exercent sur les esprits un ascendant puissant, si puissant qu\u2019aucune remise en question ni mise à l\u2019épreuve des faits ne semble en mesure de briser leur empire ; comme si ces valeurs relevaient d\u2019un ordre transcendant et composaient, dans le monde désenchanté qui est le nôtre, quelque chose comme une mythologie, avec ses héros et ses vilains, sa genèse et son eschatologie.Notre époque, c\u2019est l\u2019évidence, a hérité d\u2019une mythologie progressiste, édifiée par l\u2019humanisme renaissant et l\u2019idéalisme des Lumières, nourrie par les grandes espérances et l\u2019attente des lendemains qui chantent, une mythologie dont la puissance de séduction est demeurée à peu près intacte en dépit de tous les revers qu\u2019elle a essuyés.Ne demeurons- nous pas convaincus de la supériorité de notre époque sur toutes les autres, comme si, malgré les horreurs et les injustices dont l\u2019humanité continue de se rendre coupable, nous ne pouvions cesser de croire que le monde actuel est nécessairement un peu meilleur que le monde passé ?Il faut toutefois reconnaître la récente montée en puissance d\u2019une autre mythologie, concurrente féroce de la première, faite non pas de rêves et d\u2019espoir en un monde meilleur, mais de cauchemars et de dystopies.C\u2019est la «mythologie crépusculaire».J\u2019entends par là un ensemble de discours dont la fonction essentielle est de formuler des diagnostics sur la condition de la culture, de la nation ou de la civilisation, et qui, sous le couvert de la rationalité, élaborent en réalité une topique croyante nourrie par des affects.Une telle mythologie est dominée par la nostalgie: pour elle, le meilleur n\u2019est pas à venir, il est derrière nous, et il convient non pas d\u2019accélérer la marche du monde, puisque cette marche le mène sur la voie de la perdition, mais de la ralentir, voire d\u2019en inverser le cours, au nom d\u2019un désir de retour qui ne dit pas toujours son nom.La mythologie crépusculaire a ses adeptes, ses chantres et ses prophètes, qui servent les avertissements les plus sévères, les prévisions les plus pessimistes, annonçant la fin de la littérature, de la France ou de la civilisation occidentale.Les plus raffinés d\u2019entre eux, partisans de l\u2019ironie généralisée, considèrent que la fin a déjà eu lieu, si bien que l\u2019humanité ne peut plus rien faire d\u2019autre que se parodier elle-même et les gens d\u2019esprit se repaître de ce monde risible de l\u2019Après.Une fascination paradoxale Certes, la hantise du crépuscule n\u2019est pas neuve.Elle est aussi ancienne que la civilisation elle-même, elle est l\u2019un de ses ingrédients essentiels, que les grandes religions, ce n\u2019est pas un hasard, ont toutes pris soin d\u2019intégrer dans leurs cosmogonies.[\u2026] La par ticularité de notre époque, s\u2019il en est une, est de nourrir la hantise et les réflexes de défense alors que les conditions «objectives» d\u2019existence n\u2019ont jamais été aussi favorables, que les conflits se raréfient et l\u2019espérance de vie augmente, que le filet social assure tant bien que mal à chacun la possibilité de recevoir une éducation et de faire des projets, de mener une carrière et d\u2019élever une famille, que la constitution des États assure le respect des droits et libertés, bref que les raisons de sentir l\u2019imminence du danger n\u2019ont jamais été moins fortes.[\u2026] Le paradoxe de notre époque tient donc dans cette étrange contradiction: alors que les conditions semblent réunies pour nous permettre de nous épanouir et de jouir de la vie, nous cultivons une fascination morbide pour l\u2019apocalypse, comme si nous avions besoin de maintenir coûte que coûte la menace.C\u2019est pour répondre à une telle fascination que prospèrent les récits de survie dont nous nous abreuvons, ceux que nous retrouvons dans les films à grand déploiement et les jeux vidéo construits sur le principe de la lutte hobbesienne de tous contre tous, dans les dystopies que nous contemplons comme autant de scénarios vraisemblables, et peut-être même imminents (Soumission, de Houellebecq ; 1984, d\u2019Orwell, revenu au sommet des palmarès), dans l\u2019actualité pétrie de catastrophisme inlassablement relayée par les réseaux d\u2019information, dans la menace sourde que laissent planer les changements climatiques, et ainsi de suite.Ces récits nous invitent à nous considérer comme des individus en sursis, à qui il est permis de durer encore un peu, à vivre «en attendant».Si elle prétend servir une noble cause, la mythologie crépusculaire contribue aussi, et peut- être surtout, à nourrir les instincts les plus primitifs, en permettant aux plus riches de se soustraire à leurs devoirs en se ménageant un abri fiscal ou en s\u2019achetant une île déserte, aux intellectuels de se complaire dans les fantasmes de destruction plutôt que de travailler à l\u2019élaboration vivante de la culture, en nous accordant tous le droit de mener notre existence comme une affaire privée, de nous dévouer cyniquement à la seule cause qui nous paraît digne d\u2019être servie \u2013 la nôtre \u2013, sans comprendre que nous nous condamnons ainsi à passer à côté de la vie.Des commentaires ou des suggestions pour Des Idées en revues?Écrivez à rdutrisac@ledevoir.com.Malheureuse émergence de la mythologie crépusculaire DES IDÉES EN REVUES Chaque mardi, Le Devoir offre un espace aux artisans d\u2019un périodique.Cette semaine, nous vous proposons une version abrégée d\u2019un texte paru dans la revue L\u2019Inconvénient, été 2017, no 69 C S\u2019il revenait aujourd\u2019hui, de Gaulle serait sidéré de constater le paradoxe québécois Jean-François Lisée « » NATHAN DENETTE LA PRESSE CANADIENNE Le député ontarien Jagmeet Singh est l\u2019un des quatre candidats à la succession de Thomas Mulcair.L L E D E V O I R , L E M A R D I 2 5 J U I L L E T 2 0 1 7 A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S Dix ans plus tard, après avoir balayé de son regard bleu délavé l\u2019immensité perdue du bush australien, sur les traces du nomadisme des aborigènes et de leur cosmogonie chantée, Le chant des pistes s\u2019ouvre sur cette phrase : « À Alice Springs, quadrillage de rues écrasées de soleil où des hommes en chaussettes blanches entraient et sortaient sans arrêt de Land Cruisers, j\u2019ai rencontré un Russe qui dressait la carte des sites sacrés aborigènes.» Vue aérienne, plongée mordante, puis échappée à hauteur d\u2019homme.Presque tout l\u2019art de Chatwin, habilement mêlé de manière de voir et d\u2019invention, se trouve concentré dans cette seule phrase.Débarqué en plein cœur de l\u2019Australie au début des années 1980, Bruce Chatwin cherchait avant tout à comprendre par lui-même, sur le terrain et non plus à travers les livres, ce qu\u2019était au juste un « itinéraire chanté » et comment tout cela fonctionnait.Il va vite s\u2019attacher aux pas d\u2019Arkady, le fils d\u2019un émigré russe devenu spécialiste des traditions et de la mythologie aborigène, engagé par le gouvernement australien pour faciliter la construction d\u2019une voie ferrée à travers le territoire ancestral aborigène tout en essayant de préserver au maximum mythes et traditions.C\u2019est un peu son guide, à la manière d\u2019un Vir- gile, dans cet univers parallèle.Livre à l\u2019écriture fluide et lapidaire, course à obstacles (les aborigènes se méfient à juste titre des petits Blancs qui veulent leur voler leurs secrets), parcelle d\u2019autobiographie, Le chant des pistes est aussi une sorte d\u2019enquête qu i cherche à remonter aux sources premières du nomadisme, manière pour l\u2019auteur de confronter au réel certaines de ses théories les plus folles sur l\u2019essence de la condition humaine.« Je vois des itinéraires chantés sur tous les continents, à travers les siècles », écrit-il.Je vois les hommes laissant derrière eux un sillage de chants (dont parfois nous percevons un écho).Et leurs sentiers nous ramènent, dans le temps et dans l\u2019espace, à une petite zone isolée de la savane africaine où, au mépris du danger qui l \u2019entourait, le premier homme a clamé la stance par laquelle s\u2019ouvre le chant du monde : « JE SUIS ! » Un livre également très personnel, imprégné de sa propre trajectoire.Son nom de famille, nous explique-t-il, provient à l\u2019origine de Chette- wynde, qui signifie « le chemin tortueux ».« Et en moi s\u2019insinua l\u2019idée que les liens mystérieux reliaient ensemble la poésie, mon propre nom et la route», ajoute Chatwin.Romans, récits ou reportages vont s\u2019ajouter à ces deux œuvres phares : Les jumeaux de Black Hill, Le vice-roi de Ouidah (qui a inspiré au cinéaste allemand Werner Herzog le film Cobra Verde), Utz, Qu\u2019est-ce que je fais là et Anatomie de l\u2019errance.Toute son œuvre résonne comme un traité moderne du nomadisme en nous offrant une fusion parfaite entre le voyage et la littérature, entre le factuel et l\u2019invention.Héritier moderne d \u2019une solide tradition d\u2019écrivains voyageurs anglais, esthète fini, « archéologue raté », comme il se décrivait lui- même, depuis toujours passionné par Rimbaud (« l\u2019homme aux semelles de vent », selon la formule de Verlaine), l\u2019écrivain mor t du sida en 1989 possédera très vite son propre adjectif : « chatwinesque ».Une façon de voir le monde où la vérité s \u2019invente et dans laquelle le voyage est autre chose qu\u2019un pont entre deux rives.Chic indéfinissable, flegme légendaire, bavard comme une pie, expert en tableaux impressionnistes français chez Sotheby\u2019s avant de céder à l\u2019appel de la plume et des horizons lointains, Chatwin avait le sens du détail jusque dans le choix maniaque de ses carnets de notes (les fameux Moleskine) et ses exigences de maroquinerie sur mesure.Selon cer ta ins de ses amis, l \u2019écr iva in conservait toujours en réserve dans son sac de voyage des sardines en boîte et une demi- bouteille de champagne, dans l\u2019éventualité où les choses tourneraient mal \u2014 et cela arrivait lorsqu\u2019on choisissait de voyager, comme lui, auss i souvent hors des sent iers battus .Lorsqu\u2019il n\u2019y avait rien d\u2019autre à faire que de s\u2019asseoir, respirer par le nez et attendre que le vent tourne\u2026 C\u2019est donc à sa façon qu\u2019il a réinventé la littérature de voyage, loin des nostalgies d\u2019empire et de l\u2019exotisme de commande.Par l\u2019invention, le brassage du réel et de l\u2019imaginaire, il était un écrivain « en déplacement », un vrai, plutôt qu\u2019un arpenteur-géomètre.Collaborateur Le Devoir LE CHANT DES PISTES Bruce Chatwin Traduit de l\u2019anglais par Jacques Chabert Le Livre de poche Paris, 1990, 416 pages SUITE DE LA PAGE 1 CHATWIN l\u2019aider et qui semblait se sentir impuissant face aux soins of ferts à son épouse », souligne Irène Demczuk, coordinatrice générale du Regroupement des aidants naturels du Québec.Ce désarroi est toutefois loin d\u2019être unique à la cause de M.Cadotte.«Comme regroupement, on ne cautionne pas ce geste, mais on constate nous aussi la détresse décrite par le juge, qui est celle de beaucoup de proches aidants », explique Mme Demczuk.Selon elle, le cas de M.Cadotte sonne une cloche quant au soutien offert à l\u2019entourage de la personne malade, rappelant qu\u2019on associe souvent le rôle des proches aidants aux aînés en fin de vie.«Actuellement, ce n\u2019est pas systématique qu\u2019on fasse un suivi de l\u2019évolution de la santé du proche aidant.Pourtant, lorsqu\u2019on parle d\u2019une personne atteinte d\u2019une maladie dégénérative, leur quotidien est chamboulé du jour au lendemain.S\u2019occuper d\u2019une personne malade demande une importante réorganisation et si, au début, on a l\u2019énergie de tout faire, en général, l\u2019épuisement va rattraper le proche aidant au fur et à mesure que la condition du malade se dégrade », explique Mme Demczuk.Tout comme Mme Demczuk, M.Viau-Quesnel est d\u2019avis qu\u2019il faudrait considérer les proches ai- dants comme des «patients».D\u2019après des témoignages recueillis dans le cadre de ses travaux, le chercheur explique que plusieurs proches aidants subissent un choc lorsqu\u2019ils sont confrontés au système de santé.«Lorsqu\u2019on est dans un réseau de santé où tout est calculé à la cenne près, ça donne des situations où on voit des choses qui nous dérangent.Apprendre que notre mère, notre frère ou notre enfant a droit à un bain par semaine, c\u2019est difficile à accepter.C\u2019est souvent à ce moment-là qu\u2019un proche aidant décide par exemple de suivre des cours de préposé aux bénéficiaires pour offrir eux-mêmes certains soins au malade», souligne-t-il.Dans son témoignage sur sa remise en liberté, M.Cadotte disait ne pas supporter de voir sa femme clouée à son lit d\u2019hôpital.Les données existantes concernent les proches aidants de personnes de 65 ans et plus.Selon un portrait réalisé par l\u2019organisme L\u2019Appui, qui vient en aide aux aidants d\u2019aînés, en 2012, on comptait au Québec 1,13 million de proches aidants.La même année, près de la moitié des proches aidants d\u2019aînés (42%) ont affirmé ressentir du stress lié à leurs responsabilités d\u2019aidant.«L\u2019anxiété et la détresse se vivent parfois tout au long du parcours et le rôle de notre organisme est d\u2019aider les proches aidants à mieux comprendre la situation qu\u2019ils vivent et surtout à aller chercher les ressources nécessaires, que ce soit du répit ou encore de l\u2019information sur la maladie», explique Monique Nadeau, directrice générale de L\u2019Appui, qui est présent dans 17 régions de la province.M.Viau-Quesnel rappelle qu\u2019il ne faut toutefois pas avoir une image négative de l\u2019accompagnement d\u2019un proche malade.«Il y a beaucoup d\u2019aidants qui vont en tirer un sentiment d\u2019accomplissement après avoir accompagné un malade.Un deuil peut même être plus facile à vivre, parce qu\u2019on a été présent jusqu\u2019à la fin.Mais le moment où ça doit sonner une cloche, c\u2019est lorsque le proche aidant n\u2019est plus dans la fierté d\u2019être aux côtés du malade, mais plutôt dans le sentiment de culpabilité de ne pas pouvoir en faire plus», souligne le chercheur.Pour le Regroupement des aidants naturels du Québec, le temps est venu de penser à une stratégie nationale pour les proches aidants.«Il faudrait une stratégie à l\u2019image de ce qu\u2019on a réussi à faire par exemple pour l\u2019itinérance et la violence conjugale», mentionne Irène Demczuk.À Québec, on dit réfléchir notamment à intégrer le statut de proche aidant dans la révision de la Loi sur les normes du travail.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 DÉTRESSE Une histoire de meurtre par « compassion » Tout comme en 1993, lorsque Robert Lati- mer avait tué sa fille de 12 ans lourdement handicapée, l\u2019affaire Michel Cadotte ramène à l\u2019avant-scène le concept de meurtre commis par «compassion».Toutefois, ce terme n\u2019existe pas dans le vocabulaire juridique et n\u2019a pas de poids devant la loi, rappelle une ancienne juge.«On peut comprendre la compassion, mais on ne peut pas tolérer le geste », explique l\u2019ancienne juge Nicole Gibeault.Bien que le terme risque d\u2019être utilisé pendant l\u2019enquête préliminaire et le procès, le tribunal doit juger le geste selon la loi.«C\u2019est une histoire épouvantable, et on entend parfois des gens minimiser l\u2019acte en se disant qu\u2019il a été commis par amour par exemple, mais ce qu\u2019il faut comprendre, c\u2019est que devant la loi, il n\u2019y a pas de passe-droit.Quelqu\u2019un qui étouffe un autre être humain doit répondre de ses actes», indique Mme Gibeault.Dans l\u2019affaire Latimer, la défense avait plaidé le meurtre commis dans des circonstances exceptionnelles pour obtenir une sentence allégée, mais la Cour suprême du Canada a finalement confirmé la sentence de prison à perpétuité, comme cela est prévu pour un meurtre non prémédité.à l\u2019Université de Montréal, que la minime augmentation de la criminalité au Canada entre 2015 et 2016 « ne veut pas dire grand- chose ».L\u2019année 2015 représentait déjà une légère hausse par rapport à la précédente \u2014 un bond depuis les années 1990, à la suite du premier soubresaut de 2003.Mais M.Landreville tempère cette nouvelle fluctuation.« On voit que, dans les dix dernières années, il y a une diminution très nette des infractions au Code criminel.Et si on regarde sur une plus longue période, c\u2019est une chute libre depuis le début des années 1990 », plaide le professeur, qui note que le taux total d\u2019infractions de 2016 a diminué de 50 % par rapport aux années 1990, et de 29 % par rapport à 2006.Moins de marijuana?Autre tendance qui se confirme : les taux d\u2019infractions liées au cannabis ont poursuivi leur recul pour une cinquième année consécutive.En 2016, environ 55 000 infractions du genre ont été signalées par la police, soit 6000 de moins qu \u2019en 2015 .De ce nombre, 81 % concernaient la possession de marijuana \u2014 soit un recul de 12 % par rapport à 2015, qui était en baisse de 15 % par rapport à 2014.Au Québec, le taux est resté inchangé.Statistique Canada y va cependant d\u2019une mise en garde.« Le taux d\u2019infractions liées au cannabis déclarées par la police af fiche un recul, mais ce n\u2019est pas le cas de la consommation de cannabis par les Canadiens », note l\u2019agence statistique en citant ses propres données.Car en 2015, 12 % des 15 ans et plus \u2014 ou 3,6 millions de Canadiens \u2014 avaient consommé du cannabis au cours de l\u2019année précédente, une légère hausse par rappor t aux 11 % \u2014 ou 3,1 millions de personnes \u2014 de 2013, mais bien plus que les 9 % de 2011.Est-ce signe que les corps policiers ont relâché leurs efforts de répression depuis que le gouvernement de Justin Trudeau a été élu en 2015 en promettant de légaliser la marijuana ?Le professeur Landreville remarque que, de manière générale, dans tous les cas d\u2019infractions liées aux drogues en général, « ça reflète plutôt l\u2019activité de la police que la réalité de la criminalité ».Les infractions liées à la cocaïne ont aussi diminué, pour une quatrième année de suite (-8 % par rapport à 2015), tout comme celles de possession d\u2019ecstasy (-40 %).La possession d\u2019héroïne (+32 %), de méthamphétamine (+22 %) et de médicaments comme les opioïdes, le fenta- nyl ou la « drogue du viol » (+7 %) ont cependant augmenté.Bien que les infractions liées à la marijuana soient en baisse, celles pour conduite avec facultés affaiblies par la drogue ont augmenté.Et ce, même si le taux global de conduite avec facultés affaiblies a reculé de 3 %.Statistique Canada note que 96 % de ces cas concernent la conduite sous l\u2019ef fet de l\u2019alcool.Du côté de la conduite sous l\u2019effet de la drogue, la police a recensé 343 infractions de plus en 2016, pour un total de 3098 \u2014 une hausse de 11 % au Canada.Au Québec, la hausse se chiffre à 10 %.Les néodémocrates, qui réclament la décri- minalisation de la possession simple de marijuana, ont de nouveau dénoncé que des milliers de Canadiens écopent d\u2019un dossier criminel à quelques mois de la légalisation du cannabis.« Une injustice flagrante », selon le député Alistair MacGregor.Le gouvernement a rappelé qu\u2019il menait une révision du système de pardons, dont les résultats aiguilleront une réforme.Les pardons sont devenus plus dispendieux, sous l\u2019ancien gouvernement conser vateur, et ne peuvent être réclamés que cinq ans après l\u2019infraction.De nouvelles lois, de nouveaux chif fres L\u2019entrée en vigueur de lois conservatrices a par ailleurs rebrassé les statistiques de criminalité.C\u2019est le cas notamment d\u2019une loi renforçant les pe ines maximales pour les infractions sexuelles contre des enfants.Ceux-ci sont désormais catégorisés à par t, ce qui donne l\u2019impression que les cas d\u2019agressions sexuelles ont diminué de 1 % \u2014 avec 21 000 agressions déclarées en 2016.Mais la police a déclaré 6900 cas d \u2019infractions sexuelles contre des enfants en 2016, soit une hausse de 30 % par rapport à 2015 \u2014 date de l\u2019entrée en vigueur des nouvelles peines maximales.Bien que le crime n\u2019ait pas changé, son degré de gravité s\u2019est trouvé rehaussé.« Les peines maximales ayant augmenté depuis quelques années, ça peut avoir un ef fet sur l \u2019augmentat ion de l \u2019 ind ice de gravi té général », explique Pierre Landreville.Idem pour le par tage d \u2019 images int imes sans consentement, qu i fa it l \u2019objet d \u2019une nouvelle infraction au Code criminel.La police a donc rapporté une hausse de 137 % de ce genre d\u2019infractions l\u2019an dernier (815 cas) \u2014 la première année entière d\u2019application de la loi.La croissance s\u2019est concentrée en Ontario et au Québec, où les cas ont bondi de 53 en 2015 à 186 en 2016.La pornographie juvénile est aussi en augmentation depuis huit ans \u2014 en hausse de 41 % en 2016.Le rapport note qu\u2019un impor tant projet de dépistage à Vancouver explique en partie cette variation.La loi sur la prostitution des conservateurs a quant à elle interdit en 2014 la sollicitation et le fait de payer pour obtenir des services sexuels.Ces infractions ont haussé de 11 % l\u2019an dernier, alors qu\u2019on en dénombrait 708.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 CRIME Je vois des itinéraires chantés sur tous les continents, à travers les siècles Bruce Chatwin, écrivain « » Le Québec fait toujours bonne figure La province québécoise continue d\u2019afficher le taux le plus bas de criminalité au pays.Pas de grande surprise, puisque le Québec se taille toujours une place enviable en bas de peloton de l\u2019indice de gravité de la criminalité.En 2016, le Québec affichait un recul de 3 % de l\u2019IGC sur son territoire, rapporte Statistique Canada.« C\u2019est une tendance à très long terme, explique Pierre Landreville, professeur émérite de criminologie de l\u2019Université de Montréal.On voit que, plus on va vers l\u2019ouest, plus la criminalité est forte.» Le taux de criminalité au Québec est en fait d\u2019un tiers moins élevé que le taux canadien, note M.Landreville.« C\u2019est non négligeable.» Le Québec affiche en outre le taux le plus faible d\u2019homicides au pays (0,8 par 100 000 habitants) \u2014 après l\u2019Île-du-Prince- Édouard, qui n\u2019a compté aucun meurtre sur son territoire l\u2019an dernier.Des 33 régions métropolitaines évaluées par Statistique Canada, les six villes québécoises affichent un IGC largement inférieur à la moyenne nationale.Et la ville de Québec conserve la palme des villes où la gravité des crimes est la moins importante, suivie de peu par Sherbrooke et Trois-Rivières.Le Devoir ISTOCK Les infractions pour conduite avec facultés affaiblies par la drogue ont augmenté en 2016."]
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