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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2017-07-13, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I I N o 1 5 5 L E D E V O I R , L E J E U D I 1 3 J U I L L E T 2 0 1 7 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Culture \u203a The Who sur les plaines d\u2019Abraham.Pete Townshend avait annoncé que la tournée anniversaire du 50e du groupe serait la dernière.Puis, il y a eu le 51e, le 52e.À Québec, ce jeudi, pour le 53e.Page B 8 Avis légaux.A 4 Décès.B 6 Météo.B 2 Mots croisés.B 4 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 4 ?w w w .l e d e v o i r .c o m P H I L I P P E P A P I N E A U L e Festival d\u2019été de Québec (FEQ) rassemble jeudi sur la même affiche les groupes Men Without Hats et Les Trois Accords, deux formations issues de deux époques, mais avec des parcours qui se croisent.Le Devoir a réuni en conférence téléphonique les deux chanteurs Ivan Doroschuk et Simon Proulx, qui ne s\u2019étaient jamais parlé auparavant.FESTIVAL D\u2019ÉTÉ DE QUÉBEC Survivre à Safety Dance et Hawaïenne Réflexions sur le succès avec les chanteurs de Men Without Hats et des Trois Accords PEDRO RUIZ LE DEVOIR Men Without Hats et Les Trois Accords partageront la scène à Québec ce jeudi.F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S à Ottawa La Banque du Canada en a plein les bras, diront certains.Ayant décrété mercredi la première hausse du taux directeur depuis 2010, qui passe de 0,50 à 0,75% en raison notamment de la vigueur de l\u2019économie, elle a devant elle des variables de taille à surveiller.Hormis l\u2019inflation, qu\u2019elle voit graduellement monter vers sa cible de 2%, il y a la renégociation prochaine de l\u2019Accord de libre-échange nord-américain, mais aussi l\u2019endettement des ménages, déjà élevé.Sa décision, attendue par une majorité de spécialistes, est la bonne, dit-elle.L\u2019impact des mouvements du taux directeur sur les ménages n\u2019est pas particulièrement facile à calculer.À quel point leur endettement de- viendra-t-il véritablement problématique pour l\u2019économie?«On ne le sait pas vraiment», dit le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, qui a reçu Le Devoir dans ses bureaux mercredi.« Les gens de mon équipe me rappellent parfois que la vaste majorité des Canadiens n\u2019ont pas de prêt hypothécaire.Ils ont fini de le rembourser.Eux, c\u2019est l\u2019autre partie de l\u2019équation, c\u2019est-à-dire les gens pour qui une hausse des taux entraîne une hausse de valeur sur leurs actifs.La réaction de l\u2019économie, c\u2019est un mélange de tout ce monde-là.Ce n\u2019est pas si simple.» Alors que la Banque se préoccupe depuis des années de la hausse de l\u2019endettement des ménages, le directeur parlementaire du budget (DPB) a récemment estimé que la remontée des taux d\u2019ici l\u2019an prochain allait mettre davantage de pression sur eux.D\u2019ici 2021, selon le DPB, le ratio des paiements d\u2019intérêts au revenu disponible Le casse-tête du banquier en chef La hausse du taux directeur annoncée mercredi est un pari sur la solidité de l\u2019économie et une incitation à la rigueur budgétaire des ménages.Entretien avec Stephen Poloz.M A R I E - L I S E R O U S S E A U L a poussière n\u2019est pas près de retomber à la Maison-Blanche.Au lendemain des révélations compromettantes au sujet de la rencontre entre Donald Trump Jr.et une avocate russe qui prétendait avoir des informations pouvant nuire à la campagne d\u2019Hillary Clinton, le président des États-Unis a continué de défendre son fils bec et ongles tout en minimisant les impacts de l\u2019enquête sur la possible ingérence russe, qu\u2019il qualifie de «chasse aux sorcières ».Aux yeux du chercheur de l\u2019Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand Rafael Jacob, l\u2019argumentation de Donald Trump perd en crédibilité depuis la publication mardi de l\u2019échange de courriels de son fils, dans lequel on a appris que ce dernier croyait rencontrer une représentante du gouvernement russe afin d\u2019obtenir des informations compromettantes sur la rivale de son père à l\u2019élection présidentielle.« Avant l\u2019épisode avec son fils, son argument comme quoi il y avait une très grosse partie des démocrates qui ne digérait pas la défaite de novembre et essayait par tous les moyens de le discréditer pouvait se tenir.Mais ce n\u2019est plus une chasse aux sorcières à partir du moment où il y a une preuve noir sur blanc que le fils du président, qui était un de ses principaux conseillers de campagne, a assisté à une rencontre de cette nature», souligne Rafael Jaboc.Avant de s\u2019envoler pour Paris, où il assistera aux célébrations du 14 juillet à l\u2019invitation du président français, Emmanuel Macron, Donald Trump a passé la journée de mercredi à défendre son fils.«La rencontre elle-même et ce qui s\u2019y est passé ne violent pas la loi.Le président n\u2019était pas au courant », a assuré Jay Sekulow, un de ses avocats, sur ABC.Le président lui-même a déclaré à Reuters qu\u2019il n\u2019était pas au courant de la rencontre \u2014 à laquelle ont également participé son gendre et conseiller Jared Kushner ainsi que son ancien directeur de campagne Paul Manafor t \u2014 jusqu\u2019à il y a quelques jours.INGÉRENCE RUSSE Les mauvaises fréquentations de Trump Jr.Le président dit avoir été tenu dans l\u2019ignorance, et le FBI aurait bien aimé savoir UN GIGANTESQUE ICEBERG PAR T À LA DÉRIVE JOHN SONNTAG/NASA/AFP Un iceberg de 5800km2 s\u2019est détaché du continent antarctique et fait craindre la désintégration de la barrière de glace Larsen C, qui retient des glaciers.Si ces glaciers devaient se retrouver dans l\u2019eau, il s\u2019ensuivrait une hausse de 10 centimètres du niveau des océans.A68 \u2014 c\u2019est le nom du glacier \u2014 fait 11 fois la super?cie de l\u2019île de Montréal.Cette photo a été prise le 1er juin, quelques semaines avant la fracture dé?nitive.Page A 3 MEN WITHOUT HATS Julie Payette De la Station spatiale internationale à Rideau Hall Page A 2 «Je pense que tous les économistes sont médusés par la lenteur des ajustements post-crise financière» VOIR PAGE A 8 : SUCCÈS VOIR PAGE A 8 : BANQUIER VOIR PAGE A 8 : TRUMP Lire aussi \u203a Une première hausse en sept ans.L\u2019impact sur les ménages sera limité.Page B 1 C A T H E R I N E L A L O N D E L a représentation extérieure au parc Wilfrid-Bas- tien à Saint-Léonard du spectacle Entre nous a pris fin abruptement mardi soir, lorsqu\u2019un des cinq acrobates de mâts chinois, Mathias Plaul, 41 ans, a fait une chute accidentelle, et tristement spectaculaire, de quelque cinq mètres.L\u2019homme, victime d\u2019un traumatisme crânien, restait au moment d\u2019écrire ces lignes en observation à l\u2019hôpital, selon le festival Montréal complètement cirque.Il est encore trop tôt pour savoir si l\u2019accident laissera des séquelles.Un accident qui rappelle à quel point le risque reste inhérent aux ar ts du cirque ; à quel point chaque artiste doit y jongler, lors de sa performance, entre calculs et dépassement de soi, entre réflexe entraîné et générosité.Impossible, quand on travaille aux mâts chinois, comme au tissu aérien, de se protéger d\u2019une corde de sécurité ou d\u2019un filet : ces derniers seraient plus dangereux que protecteurs, et finiraient en petits nœuds bien serrés après quelques acrobaties.Mardi, en sautant d\u2019un mât à l\u2019autre, M.Plaul s\u2019est cogné la tête contre une poutre de la structure de scène, ratant en contrecoup son rattrapage, a expliqué la directrice de Montréal complètement cirque, Nadine Marchand.«Il a essayé de se rattraper par les pieds et il est tombé tout du long par terre.» S\u2019il y a eu déjà foulures et entorses en répétition, il s\u2019agit là du premier accident du festival en huit ans.«On le redoute toujours, mais malgré toutes les mesures de sécurité, extrêmes, qu\u2019on prend, on sait très bien qu\u2019il y aura toujours un risque.C\u2019est une partie inhérente du cirque.Reste qu\u2019on est infiniment triste quand ça arrive.» Sécurité En cirque, le dispositif de sécurité n\u2019est pas forcément garant de la sécurité, indique la doctorante en génie biomédical à l\u2019UQAM Marion Cossin.Celle qui se spécialise en cirque, et qui a mesuré les forces générées par l\u2019artiste sur les structures aux points d\u2019accrochage du trapèze-danse, rappelle que tout dépend de la manière dont l\u2019accident se produit.«En trapèze ballant, par exemple, malgré la ceinture de sécurité et l\u2019assureur en arrière qui maintient une longe de sécurité, l\u2019artiste peut se prendre le trapèze dans la figure ; ou si l\u2019arrêt de chute est trop brusque, se casser des côtes.Ce n\u2019est pas mieux.En mât chinois, on peut arriver à ralentir la chute en frottant contre le mât, et amortir l\u2019impact.» Mais l\u2019analyste de la biomécanique nomme surtout l\u2019entraînement, en amont de tout, comme « réel garant de la sécurité des artistes : le fait de répéter pendant des années le même mouvement, de savoir exactement où le corps est placé dans l\u2019espace, de savoir gérer l\u2019adrénaline ».La spécialiste estime que M.Plaul, dans sa chute, a subi un impact équivalant à dix fois le poids de son corps.Qui risque quoi?En tant que festival, Montréal complètement cirque achète des productions déjà créées, précise la directrice.«C\u2019est la compagnie qui a fait à la création son étude de risque et ses choix, et qui en est responsable.Pour Entre nous, on parle d\u2019artistes de métier : chacun a évalué jusqu\u2019où il voulait, pouvait aller.Comme festival, on achète ce spectacle-là, et dans le lot les mesures de sécurité qu\u2019eux prennent.On est avec eux pour l\u2019installation du matériel, on s\u2019assure que les hauteurs sont sécuritaires, s\u2019il y a trop de vent, on conseille de ne pas faire le spectacle.Mais après ça, à l\u2019intérieur même du spectacle qu\u2019ils ont conçu, c\u2019est leur responsabilité.» La compagnie arrive aussi avec ses propres assurances médicales.En cas de doute, comme lors des spectacles extérieurs où le vent ou la pluie peuvent augmenter la dangerosité \u2014 ce qui n\u2019était pas le cas mardi \u2014, « ce sont toujours les acrobates qui ont le dernier mot, qui décident si on fait ou non le spectacle», indique Mme Marchand.La représentation prévue au- jourd\u2019hui à Verdun sera remplacée par un autre spectacle, encore à déterminer.Pour les trois autres représentations (Plateau-Mont-Royal, Saint-Mi- chel), la troupe n\u2019a pas décidé de la suite.Montréal complètement cirque se poursuit jusqu\u2019au 16 juillet.Le Devoir CIRQUE Un acrobate grièvement blessé à Montréal complètement cirque L\u2019accident rappelle que le risque demeure inhérent à l\u2019art du cirque L E D E V O I R , L E J E U D I 1 3 J U I L L E T 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 2 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 ENTRE NOUS L\u2019acrobate Mathias Plaul a fait une chute du haut d\u2019un mât chinois lors d\u2019un spectacle mardi soir.C\u2019 est à Julie Payette que Justin Trudeau a choisi de confier les clés de Rideau Hall : le premier ministre nommera l\u2019astronaute 29e gouverneure générale du Canada, selon ce qu\u2019ont rapporté mercredi plusieurs médias.Le bureau du premier ministre canadien a refusé de confirmer l\u2019information, mercredi en début de soirée, se contentant tout au plus de déclarer qu\u2019une conférence de presse aurait lieu jeudi après-midi à Ottawa.Selon les informations de La Presse canadienne, l\u2019annonce sera faite devant les portes du Sénat en compagnie de la personne sur laquelle Justin Trudeau a arrêté son choix.Et d\u2019après les renseignements qu\u2019ont pu confirmer certains médias, mercredi, c\u2019est à Julie Payette que le premier ministre a décidé de donner les clés de Rideau Hall.Quatrième femme La Québécoise âgée de 53 ans, qui a participé à deux missions dans l\u2019espace, en 1999 et en 2009, deviendra la quatrième femme à occuper le poste de représentant de la reine au Canada.Sa nomination respectera la tradition d\u2019alternance entre francophones et anglophones qui est en vigueur depuis le milieu du XXe siècle.Femme, bilingue, scientifique, revendiquant une brillante carrière, Julie Payette coche bien des cases pour le poste de chef d\u2019État du Canada.Sa désignation comme successeure de David Johnston à Rideau Hall pourrait toutefois provoquer une certaine déception au sein de la communauté autochtone.On spéculait en ef fet abondamment sur la possibilité que le premier ministre Justin Trudeau arrête son choix, pour la première fois de l\u2019histoire du pays, sur un autochtone.Quatre députés libéraux l\u2019ont invité à poser ce geste historique, selon ce qu\u2019a rapporté le Hill Times, une publication spécialisée en politique fédérale, dans un texte publié mercredi.L\u2019un d\u2019eux, l\u2019élu manitobain Robert-Falcon Ouellette, estime que les institutions démocratiques ne sont pas représentatives de la population canadienne.«Ce serait très bien que tout en haut quelqu\u2019un puisse, à tout le moins symboliquement, dire que l\u2019État canadien change, car je pense que c\u2019est le cas», a-t-il dit au Hill Times.Le mandat de David Johnston avait été prolongé de deux ans par l\u2019ancien premier ministre Stephen Harper.Il venait à échéance en septembre.Julie Payette deviendra la 29e personne à se voir confier les clés de Rideau Hall.Née à Montréal, l\u2019ingénieure en électrique et en informatique a été la deuxième Canadienne à voyager dans l\u2019espace et la première à visiter la Station spatiale internationale et à y travailler.Son premier vol remonte à 1999 alors qu\u2019elle a pris part à la mission STS-96 à bord de la navette spatiale Discovery.Dix ans plus tard, en 2009, elle agissait en tant qu\u2019ingénieure de vol au sein de l\u2019équipage de la mission STS-127, dans la navette Endeavour.Astronaute en chef de l\u2019Agence spatiale canadienne de 2000 à 2007, elle a pris sa retraite de l\u2019organisation en 2013 pour devenir directrice du Centre des sciences de Montréal, jusqu\u2019en 2016.Une nomination importante La nomination du gouverneur général du Canada est la première de cette envergure à laquelle procède le premier ministre Justin Trudeau.Il en aura plusieurs autres à faire au cours des prochains mois, notamment à la Cour suprême du Canada, où il doit nommer un juge et assurer la succession de la juge en chef Beverley McLachlin.Des postes d\u2019agent du Parlement sont également à pourvoir, notamment ceux de commissaire aux conflits d\u2019intérêts et à l\u2019éthique et de commissaire au lobbying.Ces nominations sont sous haute surveillance à Ottawa depuis la désignation avortée de la libérale de longue date Madeleine Meilleur au poste de commissaire aux langues officielles.La Presse canadienne Julie Payette emménagera à Rideau Hall L\u2019ancienne astronaute québécoise sera nommée aujourd\u2019hui gouverneure générale du Canada Il a essayé de se rattraper par les pieds et il est tombé tout du long par terre Nadine Marchand, directrice de Montréal complètement cirque « » C O L I N P E R K E L à Toronto L\u2019 avocat d\u2019Omar Khadr soutient que la veuve d\u2019un soldat américain tué en Afghanistan ne pourra convaincre le tribunal que le Canadien pourrait cacher de l\u2019argent afin d\u2019éviter d\u2019éventuelles saisies.Me Nate Whitling a déposé son mémoire en Cour supérieure de l\u2019Ontario pour demander le rejet de l\u2019injonction demandée par la veuve du sergent Chris Speer.La cause doit être entendue jeudi.Le sergent Speer avait été tué en Afghanistan lors d\u2019une opération au cours de laquelle le jeune Omar Khadr, alors âgé de 15 ans, avait été blessé puis arrêté avant d\u2019être emprisonné et torturé à Guantánamo pendant des années pour crimes de guerre.M.Khadr a récemment obtenu du gouvernement canadien des indemnités \u2014 de 10,5 millions, selon plusieurs médias \u2014 pour violation de ses droits fondamentaux.Comme c\u2019est toujours le cas dans ce type d\u2019ententes à l\u2019amiable, le montant des indemnités doit demeurer secret.Injonction Tabitha Speer et le soldat américain Layne Morris, qui a perdu l\u2019usage d\u2019un œil pendant l\u2019opération militaire afghane en 2002, tentent maintenant d\u2019obtenir une injonction du tribunal pour que les actifs de M.Khadr soient gelés de toute urgence.Mais Me Whitling soutient dans son mémoire en Cour supérieure que les arguments des requérants sont «essentiellement fondés sur des ouï-dire de deuxième et de troisième main puisés dans des repor tages et dans Wikipédia», des ouï-dire « tellement vagues et si peu fiables qu\u2019ils n\u2019auront aucune valeur en preuve».Les deux requérants américains ont déjà obtenu il y a deux ans d\u2019un tribunal de l\u2019Utah un « jugement par défaut » contre M.Khadr, qui prévoit notamment le versement d\u2019une compensation de 134,1 millions $US.Ils tentent de faire appliquer ce jugement au Canada et de faire saisir les actifs de M.Khadr \u2014 et maintenant les indemnités versées par Ottawa.Me Whitling soutient qu\u2019il est toujours périlleux de plaider sur la base d\u2019articles de journaux, parce que les tribunaux ne peuvent évaluer la crédibilité de sources confidentielles.Ainsi, le quotidien The Globe and Mail cite une source anonyme qui prétend que M.Khadr a « protégé légalement» les indemnités versées par le gouvernement canadien, afin de les mettre à l\u2019abri des re- quérants américains.Me Whit- ling a demandé au quotidien de le mettre en liaison avec cette source, sans succès jusqu\u2019ici.Les requérants américains souhaitent aussi que le tribunal force M.Khadr à dévoiler ses actifs financiers, mais selon M.Whitling, son client a tout à fait le droit de demeurer discret à ce chapitre.La Presse canadienne JUSTICE L\u2019avocat d\u2019Omar Khadr demande le rejet de l\u2019injonction de la veuve du soldat américain [Les arguments des requérants] sont essentiellement fondés sur des ouï-dire de deuxième et de troisième main Me Nate Whitling, avocat d\u2019Omar Khadr « » Julie Payette en bref Titulaire d\u2019un baccalauréat international du United World College of the Atlantic, au pays de Galles, au Royaume-Uni, d\u2019un baccalauréat en génie électrique de l\u2019Université McGill et d\u2019une maîtrise en sciences appliquées (génie informatique) de l\u2019Université de Toronto ; Détentrice d\u2019une licence de pilote professionnel avec qualification sur hydravion ; Parle couramment le français et l\u2019anglais et peut converser en espagnol, en italien, en russe et en allemand ; Pianiste, elle s\u2019est notamment produite avec l\u2019Orchestre symphonique de Montréal, le Piacere Vocale de Bâle, en Suisse, et avec le Tafelmusik Baroque Orchestra Choir à Toronto.Source : Agence spatiale canadienne PAUL CHIASSON PC L E D E V O I R , L E J E U D I 1 3 J U I L L E T 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 S A R A H R .C H A M P A G N E U ne enfant de 8 ans, dans un carré de sable.D\u2019un côté, à l\u2019aide de figurines, Kavni met en place un monde familier, rassurant.Une maison, un oiseau, des instr u- ments de cuisine.De l\u2019autre, une clôture, un tank en miniature, une voiture de police.L\u2019an dernier, 162 enfants comme Kavni ont été détenus dans des centres en raison du statut migratoire de leurs parents.Une récente étude montréalaise met en récit les conséquences psychologiques de l\u2019enfermement, dont le traumatisme.Trois psychiatres ont placé quelques-uns de ces enfants devant des figurines représentant tous les aspects de la vie, durant ou après leur détention au centre de l\u2019Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) à Laval.L\u2019objectif était d\u2019ouvrir la boîte noire des traumatismes vécus par ceux-ci.Invités à créer un « monde », puis à le décrire, une dizaine d\u2019enfants âgés de 3 à 13 ans ont élaboré d e s s c è n e s o ù l e confinement, la surveillance et la peur d \u2019 ê t r e « c a p t u r é » const i tua ient des thèmes centraux.«La violence et la perte occupaient une place troublante », rapporte Rachel Kronick, coauteure de l\u2019étude.Cette méthode «d\u2019enquête narrative », déjà utilisée en thérapie, lui a permis de constater que la détention détient le potentiel de «re-traumatiser».La jeune Kavni, en traçant un petit univers dans le sable, entremêlait ainsi son monde intérieur à l\u2019expérience migratoire réelle dif ficile de sa famille.Son frère aîné a été kidnappé dans son pays d\u2019origine, puis présumément assassiné.La famille a vu sa demande de statut de réfugié déboutée, et a été détenue avant de pouvoir faire appel de la décision.Bien que citoyenne canadienne, Kavni faisait face à la même menace d\u2019expulsion et à la même période de détention.Après sa détention, son récit aux psychiatres imbrique la tentative de fuite de son frère, mêlant sa propre « capture » à celle, traumatique, d\u2019un membre de sa famille.Lina, 13 ans, a vécu durant 330 jours entre les murs du centre de Laval, avec sa mère et son frère cadet.Ils étaient tous trois en attente d\u2019être expulsés, après avoir vu leur demande de refuge refusée.Plus métaphorique, elle décrit le monde imaginé dans son carré de sable : « Il y a une famille sur la plage.Ils ont du plaisir.Mais ils ne peuvent pas entrer dans l\u2019eau, car il y a des requins.Ils peuvent seulement regarder.[\u2026] Ils sont déçus parce qu\u2019ils voulaient nager.» Univers carcéral marquant « Le ton des récits était souvent menaçant.Les enfants évoquaient aussi des scènes de tous les jours, mais ils ne parlaient jamais d\u2019école, d\u2019amitié, ou de magie, de forces protectrices », décrit Mme Kronick.Ces derniers éléments sont pourtant mentionnés couramment chez d\u2019autres jeunes migrants.C\u2019est que ces enfants doivent vivre dans un espace sans grande possibilité de loisirs ou de socialisation, indique-t-elle, ayant déjà documenté leur descente vers la dépression et l\u2019anxiété.Hautes clôtures surmontées de barbelés, emplois annoncés comme «gardiens de détenus», effets personnels confisqués ; l\u2019univers de ces établissements a tout de « carcéral », poursuit-elle.«Il n\u2019y a aucun doute que ces centres opèrent comme des prisons à sécurité moyenne, dans une logique de prison.» Les voix des immigrants et de leurs enfants ne parviennent au public qu\u2019à travers de rares chercheurs, puisque les « centres de surveillance », selon l\u2019appellation de l\u2019ASFC, sont très dif ficiles d\u2019accès.« Ça nous a pris beaucoup de temps pour obtenir les permissions, dit Mme Kronick.[\u2026] La réalité de ces centres n\u2019est pas bien connue, puisque tout arrive derrière des portes closes.» Les demandeurs d\u2019asile représenteraient entre le quart et la moitié des personnes détenues par l\u2019Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) selon les sources.Le nombre global d\u2019immigrants détenus par l\u2019ASFC diminue depuis 2014 .Entr e 2010 et 2014, ce sont 242 enfants en moyenne qui ont été détenus par les autorités, chif fre descendu à 161 en 2016-2017.Une baisse attribuable à cette pression constante exercée par des défenseurs des droits des immigrants, selon Mme Kronick.L\u2019Université de Toronto a notamment publié deux études à quelques mois d\u2019intervalle l\u2019automne dernier, dans lesquelles on apprenait qu\u2019un jeune avait passé 803 jours en détention, c\u2019est-à-dire plus de deux ans.Mm e Kronick et ses collègues appellent à mettre fin à la détention des enfants et à éviter la séparation familiale.Un appel relayé avec plus d\u2019ardeur par plusieurs agences des Nations unies depuis 2012.Le Devoir Quand l\u2019univers des enfants bascule une autre fois Ils ont échappé à la guerre ou à la faim, espérant vivre en paix au Canada.Autoportraits d\u2019enfants détenus par les services frontaliers.A L E X A N D R E S H I E L D S P hénomène rarissime, mais qui n\u2019en soulève pas moins de nombreuses questions : un gigantesque iceberg de plus de 5800 km2 vient de se détacher du continent antarctique.Une situation naturelle, selon les scientifiques, mais qui est probablement liée aux bouleversements climatiques provoqués par l\u2019activité humaine.Cet iceberg « A68 », dont la séparation était attendue depuis déjà plusieurs mois, a une superficie qui équivaut à plus de 11 fois l\u2019île de Montréal, pour une épaisseur qui dépasse les 350 mètres.Comme il flottait déjà sur l\u2019océan, le fait qu\u2019il se soit finalement détaché ne changera rien au niveau des océans de la planète.Le hic, c\u2019est que ce nouvel épisode s\u2019ajoute à une série de désintégrations des barrières de glace nommées « Larsen » et survenues au cours des 20 dernières années dans la partie ouest de l\u2019Antarctique.La première, Larsen A, s\u2019est effondrée en 1995, suivie en 2002 par Larsen B.Cette dernière, pourtant vieille de plus de 10 000 ans, s\u2019est littéralement disloquée en à peine un mois, quelques années après le détachement d\u2019un iceberg.Ce scénario rappelle celui qu\u2019on obser ve aujourd\u2019hui, avec le détachement d\u2019un gigantesque iceberg de mille milliards de tonnes qui faisait partie d\u2019une barrière de glace nommée « Larsen C ».Or, celle-ci retient des glaciers qui, s\u2019ils glissent vers la mer, pourraient faire augmenter de plus de 10 centimètres le niveau des océans.Maintenant privée de cet énorme iceberg, Larsen C risque de devenir plus instable et de subir le même sort que Larsen B, qui s\u2019est désintégrée en 2002.Professeur au Département de géomatique de l\u2019Université de Sherbrooke, Handy Gran- berg souligne que la séparation d\u2019icebergs, aussi imposants soient-ils, est un «phénomène naturel » en Antarctique.Un point de vue que partage Bruno Tremblay, du Département de sciences atmosphériques et océaniques à l\u2019Université McGill, qui souligne que cela fait partie du «cycle de vie» des glaciers.Est-ce que le phénomène s\u2019accélère en raison en raison du réchauffement climatique?« Cette région du monde, avec l\u2019Arctique, est une de celles qui se réchauf fent le plus, rappelle M.Tremblay.Mais on ne détient pas assez de données pour le lier directement au réchauf fement, même si ça semble cohérent.» Selon une étude publiée en 2015 dans la revue Science, les grandes plateformes de glace en Antarctique auraient perdu 18 % de leur volume au cours des 20 dernières années.Et après que Larsen A et B ont commencé à s\u2019ef fondrer, la NASA a noté une accélération de 300 % de la fonte des glaciers situés derrière elles.Globalement, l\u2019effondrement des barrières de glace aurait provoqué une augmentation de 59 % de l\u2019écoulement de glace dans la mer.La séparation de tels icebergs peut en effet contribuer à accélérer le glissement de la glace dite « de terre » vers la mer, où elle peut avoir un impact concret sur le niveau des océans.Pour la seule région de l\u2019ouest de l\u2019Antarctique, la hausse que provoquerait une fonte des glaces pourrait dépasser les trois mètres, de quoi noyer plusieurs régions du globe.Signal d\u2019alarme Pour le biologiste Jean Le- mire, qui a réalisé le documentaire Mission Antarctique, i l ne fait d\u2019ail leurs aucun doute que les bouleversements climatiques af fectent directement ce continent de 14 millions de kilomètres carrés.« La séparation de cet iceberg est un signal d\u2019alarme pour les années à venir, et il faudra suivre la situation de près, insiste-t-il.L\u2019accélération de ce phénomène est inquiétante, d\u2019autant plus que l\u2019Antarctique est au cœur de la machine climatique mondiale.» M.Lemire, qui a lui-même passé plusieurs mois en Antarctique, souligne que le réchauffement ne se fait pas sentir de la même façon dans toutes les régions du continent.Mais, ajoute-t-il, certaines zones, dont l\u2019ouest du continent, subissent un réchauffement particulièrement important.Cette fonte accélérée de la glace signifie en outre qu\u2019une plus grande super ficie de l\u2019océan absorbera davantage de rayons du soleil, «ce qui ré- chauf fera l\u2019eau encore plus rapidement et accéléra les changements climatiques », prévient le biologiste Philippe Archam- bault, de l\u2019Université Laval.Une situation qui a un impact sur la faune marine de la région, explique Jean Lemire.« On constate déjà des changements, notamment pour l\u2019abondance du krill, qui est à la base de la chaîne alimentaire.Et les changements sont beaucoup trop rapides pour espérer une adaptation de la vie marine.» Ce réchauffement, Jean Le- mire l\u2019a aussi constaté dans l\u2019Arctique, une autre région « critique» qui encaisse un réchauffement survenu avec une rapidité que les scientifiques n\u2019avaient pas prévue, rappelle le professeur Bruno Tremblay.Le thermomètre pourrait y grimper de plus de 5°C d\u2019ici 50 ans.On évalue même que la hausse atteindra 7°C à 11°C d\u2019ici la fin du siècle.Le Devoir ANTARCTIQUE Le continent de glace perd un morceau de 5800 km2 Des enfants confient leurs angoisses en jouant avec des figurines ou en dessinant I S A B E L L E P O R T E R à Québec U n projet de règlement rendu public mercredi élimine des contraintes du programme d\u2019aide sociale tout en en ajoutant de nouvelles avec le programme Objectif Emploi.Ainsi, les prestataires de l\u2019aide sociale n\u2019ont plus l\u2019obligation de produire de déclarations mensuelles et pourront voir leurs dettes envers l\u2019État diminuer dans certaines circonstances.Les déclarations mensuelles, «c\u2019était assez lourd pour le prestataire», a expliqué le ministre de l\u2019Emploi, François Blais, en entrevue.«Il y avait quelquefois des erreurs qui étaient commises involontairement, des oublis ou encore des retards.» L\u2019ensemble des prestataires sans contraintes à l\u2019emploi sont touchés par cette mesure (ceux avec contraintes en étaient déjà exemptés).« Ça va simplifier les choses pour eux et pour nous.» Mais c\u2019est le programme de réduction de dettes qui marque le plus gros changement aux yeux du ministre.Concrètement, les gens qui ont produit de fausses déclarations pourraient voir leur remboursement mensuel diminuer de moitié et n\u2019auraient plus à payer d\u2019intérêts.«L\u2019endettement peut devenir un empêchement à la sortie de l\u2019aide sociale quand les gens sont trop endettés.[\u2026] C\u2019est majeur», a insisté le ministre.Sur le terrain, on salue cette avancée.«C\u2019est très positif », a déclaré le directeur de Solidarité régionale d\u2019aide et d\u2019accompagnement pour la défense des droits en santé mentale Centre-du- Québec/Mauricie (SRAADD), Raymond Leclair.Objectif Emploi prend forme Or ces changements entrent en vigueur en même temps que le programme Objectif Emploi, qui s\u2019est attiré beaucoup de critiques depuis deux ans.Ce qui fait dire à certains qu\u2019«on fait des petits pas en avant et de grands reculs en même temps », a fait valoir Serge Petitclerc, de la Coalition Objectif Dignité.Objectif Emploi vise à forcer les nouveaux prestataires de l\u2019aide sociale à entreprendre des démarches pour en sortir.Ceux qui collaborent peuvent obtenir une hausse de prestation allant jusqu\u2019à 240$ par mois, mais, dans le cas contraire, ceux qui refusent de s\u2019engager dans la démarche peuvent voir leur chèque amputé de jusqu\u2019à 224$ par mois.Mercredi, la Coalition a plaidé à nouveau que cela était contre-productif et que la plupart des nouveaux assistés sociaux quittaient l\u2019aide sociale en moins d\u2019un an.Objectif Emploi prévoit que les participants conviennent d\u2019un « plan d\u2019intégration en emploi » avec leur conseiller du Centre local d\u2019emploi.Ils devront alors choisir entre la recherche active d\u2019emploi, une formation scolaire ou une stratégie pour développer des habiletés professionnelles.Ceux qui «respectent les engagements prévus» pourront recevoir jusqu\u2019à 60 $ par semaine (90 $ pour les familles monoparentales).Mais s\u2019ils ne respectent pas les conditions, le gouvernement amputerait leur chèque d\u2019un maximum de 224 $ (sur 630 $).Les sanctions seraient « graduelles », signale l\u2019analyse du ministère.Ainsi, elles seraient de 56 $ pour un «premier manquement » et applicables au mois subséquent.Pour le deuxième manquement, la sanction double et ainsi de suite.On signale toutefois que l\u2019agent pourra par ailleurs ajuster le plan des personnes qui « éprouvent des dif fi- cultés ».Or du côté de la Coalition Dignité on craint que cela ouvre la porte « à l\u2019arbitraire ».La population a 60 jours pour se prononcer sur le projet de règlement qui doit entrer en vigueur en avril 2018.Le Devoir Aide sociale : Québec sera plus compréhensif avec les fraudeurs 73% des bénéficiaires de l\u2019aide sociale ont moins de 35 ans et 71% sont des personnes vivant seules.NASA Larsen C était fissurée depuis des années par une gigantesque crevasse.Début juillet, le futur iceberg n\u2019était plus relié au continent antarctique que sur 5km. L E D E V O I R , L E J E U D I 1 3 J U I L L E T 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 4 AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre con nais sance de votre annonce et nous signaler immé dia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres Avis public de notification (articles 135, 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à Monsieur YANNICK NELSON de vous présenter au greffe du palais de justice du district de Montréal situé au 1, rue Notre-Dame Ouest à Montréal dans les 30 jours afin de recevoir les deux (2) Notice to appoint another attorney and/or to file a written appearance on your own behalf (art.252 c.p.c.) qui y ont été laissés à votre attention dans les dossiers de cour 500-04-066556-151 et 500-04-067176-157.Vous devez répondre à ces documents dans les délais prévus conformément à la loi.Le présent avis est publié à la demande d'Éric Morel, huissier, qui a tenté de vous signifier lesdits documents le 6 juin 2017.Il ne sera pas publié de nouveau.Montréal, le 11 juillet 2017 Éric Morel, huissier de justice AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis de la clôture de l'inventaire des biens de la succession de Marie-Reine Young en son vivant domiciliée au 8201, Rousselot, app 108, Montréal, Québec, H2E 1Z7, décédée le 16 février 2017, lequel inventaire peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Caroline Simard, notaire, au 260, boulevard de la Seigneurie Ouest, bureau 302, Blainville, Québec, J7C 5A1.Me Caroline Simard, notaire AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE ( C.c.Q., art.795) Prenez avis que Yolande LAUZON, en son vivant domiciliée au 10175, avenue Papineau, app.128, Montréal , QC, H2B 2A1, est décédée le 26 novembre 2016.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, sur rendez-vous, à l'étude de Me Caroline Rivet, notaire, au 1599, rue Fleury Est, Montréal, QC, H2C 1S7.Donné à Montréal, ce 11 juillet 2017.Me Caroline Rivet, notaire Direction des services administratifs Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 11 h, à la date ci-dessous mentionnée, à l\u2019adresse suivante : Me Pascale Synnott, Secrétaire d\u2019arrondissement Bureau Accès Montréal 815, rue Bel-Air, 1er étage Montréal (Québec) H4C 2K4 Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 211730 Descriptif : Fabrication et installation d'une structure d'aluminium et de panneaux d'affichage et d\u2019éclairage pour une murale, au Centre St- Charles Ouverture des soumissions : 14 août 2017, à 11 h Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à l\u2019endroit susmentionné immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission, selon les modalités prévues au Cahier des clauses administratives générales (exécution de travaux) Ouverture des soumissions : Pour toute question, s\u2019adresser à M.Jean Lewis : jlewis@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 13 juillet 2017 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : N/A Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 13 juillet 2017 Pascale Synnott, avocate Secrétaire d\u2019arrondissement Appel d\u2019offres ORDONNANCES Avis est donné que le comité exécutif, à sa séance du 5 juillet 2017, a adopté les ordonnances suivantes : Ordonnance relative à l\u2019apparence extérieure des véhicules (3) Cette ordonnance, adoptée en vertu de l\u2019article 185 du Règlement sur le transport par taxi (RCG 10-009), prévoit l\u2019image de marque distinctive qui peut être utilisée pour les taxis à Montréal.Ordonnance relative à l\u2019autorisation de garde d\u2019un maximum de 5 poules pour le bâtiment sis au 2146, place de Dublin sur le territoire de l\u2019arrondissement du Sud-Ouest (4) Cette ordonnance, adoptée en vertu de l\u2019article 54 du Règlement sur le contrôle des animaux (16-060), fixe les conditions de l\u2019autorisation.Ces ordonnances entrent en vigueur en date de ce jour.Elles sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Elles peuvent également être consultées en tout temps sur le site internet de la Ville : ville.montreal.qc.ca/reglements.Fait à Montréal, le 13 juillet 2017 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Avis public Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 17-16159 Fourniture de pièces de rechange, filtres et produits pour véhicules légers \u2013 Entente d\u2019approvision ne - ment 2017-2021 L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 17 juillet 2017 est reportée au 31 juillet 2017 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 13 juillet 2017 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 17-16230 Services professionnels en ingénierie multidis - ciplinaires - Travaux d\u2019amélioration et de mise à niveau L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 19 juillet 2017 est reportée au 9 août 2017 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 13 juillet 2017 Le greffier de la Ville Yves Saindon Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 17-16213 Prestation de services en pratiques de gestion de projets et des services TI en mode agile et hybride L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 24 juillet 2017 est reportée au 31 juillet 2017 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 13 juillet 2017 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 17-16287 Services professionnels d\u2019un économiste de la construction pour l\u2019aménagement du nouveau Centre d\u2019histoire de Montréal au carré Saint- Laurent et le réaménagement du théâtre de Verdure au parc Lafontaine L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 7 août 2017 est reportée au 14 août 2017 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 13 juillet 2017 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres ENTRÉE EN VIGUEUR DE RÈGLEMENTS Avis est donné que le conseil de la Ville, à son assemblée du 30 mars 2017, a adopté les règlements suivants : RCG 17-013 Règlement autorisant un emprunt de 112 872 000 $ afin de financer l\u2019acquisition de biens, de services techniques et de services professionnels en informatique Ce règlement a été approuvé par le ministre des Affaires municipales et de l\u2019Occupation du territoire le 6 juillet 2017.Il entre en vigueur en date de ce jour et est disponible pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Il peut également être consulté en tout temps sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Fait à Montréal, le 13 juillet 2017 Le greffier de la Ville, Yves Saindon, avocat Avis public Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 17-16219 Prestation de services en automatisation, moder - nisation et évolution de la radiocommunication L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 17 juillet 2017 est reportée au 24 juillet 2017 à 10 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal le 13 juillet 2017 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE (art.795, C.c.Q.) Prenez avis que, à la suite du décès de Rita POISSON, en son vivant domiciliée au 136-1540, rue De Montarville, Saint-Bruno- de-Montarville, J3V 2T7, survenu le 5 novembre 2016, un inventaire de ses biens a été dressé par Hélène HAVARD et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Vincent Beauregard, notaire, située au 100-1691, rue Montarville, 514-625-2553.Donné ce 11 juillet 2017, à Saint-Bruno-de-Montarville.Hélène HAVARD AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, suite au décès de France LIVERNOIS, en son vivant domiciliée au 6202 rue Chabot à Montréal, province de Québec, survenu le 27 janvier 2017, un inventaire des biens de la défunte a été fait par la liquidatrice successorale, le 10 juillet 2017, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Michèle VALLÉE, notaire, au 2665, rue Beaubien Est, Montréal, Québec, H1Y 1G8.Donné ce 10 juillet 2017 Marie LIVERNOIS, liquidatrice Avis de clôture d'inventaire Avis est donné qu'à la suite du décès de Jeanne Moquin, domiciliée au 1000 av.Rockland #311 à Outremont, H2V 4P5, survenu le 4 janvier 2017, un inventaire des biens de la défunte a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés au 766 av.Desmarchais, Verdun H4H 1S6 .Marie-Claude Bertrand, liquidatrice.CANADA COUR DU QUÉBEC DISTRICT DE JOLIETTE NO.: 705-02-028596-179 LA COMMISSION DES NORMES DE L'ÉQUITÉ, DE LA SANTÉ ET DE LA SÉCURITÉ DU TRAVAIL Partie demanderesse c.CONSTRUCTION CAMO INC.Partie défenderesse Avis public de notification (articles 135 et 136 C.p.c.) Avis est donné à Construction Camo Inc.de vous présenter au greffe civil du district de Joliette situé au 200, rue St-Marc, Joliette dans les 10 jours afin de recevoir le certificat de défaut et relevé de créance qui y a été laissé à votre attention suite au jugement rendu en date du 6 février septembre 2017.Le présent avis est publié à la demande de Michel Gaucher, huissier de justice suivant le rapport de démarche de Julie Côté, huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier le certificat de défaut et relevé de créance.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Repentigny, ce 11 juillet 2017 Michel Gaucher, Huissier de justice AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné qu'à la suite du décès Mariette Arpin, en son vivant domiciliée au 110 De Gentilly Ouest #1, à Longueuil, province de Québec, J4H 1Z1, survenu le 26 janvier 2017, un inventaire des biens de la défunte a été fait par le liquidateur successoral, Marie-Hélè- ne Bohuon, le 10 juillet 2017 devant Me Diane Beaudry, notaire, conformément à la Loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Diane Beaudry, notaire, sise au 1160 Boulevard Saint-Joseph Est, bureau 105, Montréal, province de Québec, H2J 1L4.Donné ce 10 juillet 2017, à Montréal par Me Diane Beaudry, notaire JONATHAN HAYWARD LA PRESSE CANADIENNE La fumée d\u2019un incendie de forêt couvre le soleil au-dessus de Little Fort, en Colombie-Britannique.L évis \u2014 Le temps doux pendant une bonne partie de l\u2019hiver et le printemps frais et pluvieux ont eu un effet sur les cultures agricoles dans plusieurs régions du Québec.La Financière agricole du Québec rapporte mercredi dans son bilan de mi-saison daté du 4 juillet que la survie à l\u2019hiver des prairies, des fraisières, des bleuetières et des vergers a été bonne dans toutes les régions et que la récolte de sirop d\u2019érable a été excellente.Néanmoins, la plupart des régions déclarent avoir un retard de quelques jours à plus d\u2019une semaine sur l\u2019avancement habituel de leur première fauche.Les abeilles ont généralement bien sur vécu à l\u2019hiver, sauf dans les régions du Cen- tre-du-Québec, de l\u2019Estrie, de la Montérégie et du Saguenay- Lac-Saint-Jean, où cer tains pourcentages de pertes élevés ont été signalés.Les dates de semis ont été prorogées pour plusieurs cultures dans la plupar t des régions et la pluie a retardé les récoltes de foin.Les rendements devraient quand même être autour des moyennes pour les céréales, le maïs, les protéagineuses, les bleuets, les cultures maraîchères, les légumes de transformation, les pommes et les pommes de terre.Les rendements des fraises devraient toutefois être supérieurs à la moyenne.La Financière agricole signale que le nombre d\u2019avis de dommages à l\u2019assurance récolte a totalisé en date du 4 juillet 1114, comparativement à 989 à la même période en 2016, 1598 en moyenne pour les cinq dernières années et 1723 en moyenne pour les dix dernières années.La Presse canadienne AGRICULTURE Le printemps pluvieux n\u2019a pas touché durement les récoltes L\u2019espérance de vie s\u2019améliore au Canada Ottawa \u2014 L\u2019espérance de vie ne cesse de progresser au Canada et, comme c\u2019est le cas depuis le début des années 1980, celle des hommes s\u2019approche de celle des femmes.Statistique Canada rapporte que de 2010-2012 à 2011-2013, l\u2019espérance de vie a progressé de 2,4 mois chez les hommes pour se situer à 79,6 ans et de 1,6 mois chez les femmes, à 83,8 ans.Statistique Canada explique le phénomène par la réduction des écarts de mortalité associés aux maladies car- diovasculaires entre les hommes et les femmes.Au Québec, elle était de 79,7 ans chez les hommes et de 83,8 ans chez les femmes durant la période 2011-2013.Les champions de l\u2019espérance de vie sont, dans l\u2019ordre, les femmes du Japon, de l\u2019Espagne, de la France et de l\u2019Italie et les hommes de la Suisse, de l\u2019Islande, de l\u2019Italie et d\u2019Israël.La Presse canadienne Williams Lake, C.-B.\u2014 Les responsables des services de sécurité incendie de la Colom- bie-Britannique se disent soulagés par un léger répit qui se profile dans les prévisions météorologiques dans la région où des dizaines d\u2019incendies de forêt font rage.L\u2019officier responsable de l\u2019information au service de lutte contre les incendies de forêt de la province, Kevin Skrepnek, a indiqué qu\u2019un système météorologique provoquera des éclairs, mais devrait aussi apporter de la pluie.Il a ajouté que le portrait général continuera d\u2019être dominé par la chaleur et un climat très sec, mais que les équipes d\u2019intervention ont pu tirer avantage de conditions plus calmes pour faire des progrès près de Williams Lake, où 10 000 personnes étaient toujours visées par un ordre d\u2019évacuation mercredi.Douze nouveaux incendies se sont déclenchés mardi, a précisé M.Skrepnek, soit une fraction des quelque 100 incendies qui ont éclaté quotidiennement durant le week-end, pour un total de 198 incendies à travers la province.Les avancées modestes faites sur les lignes coupe-feu ont permis de lever l\u2019ordre d\u2019évacuation pour la communauté de Little Fort, au nord de Kamloops.L\u2019alerte demeure toutefois en vigueur alors que trois brasiers imposants brûlent tout près.Plus de 14 000 personnes ont été déplacées par les incendies de forêt, de Princetown dans le sud de la Colombie-Britannique à Quesnel dans le centre de la province.La province demeure prête à faire face à de possibles évacuations de masse, selon le service de gestion des situations d\u2019urgence.Les dons affluent Par ailleurs, les grandes banques canadiennes et d\u2019autres entreprises ont donné des sommes considérables à la Croix-Rouge canadienne pour aider les victimes des incendies de forêt.La Croix-Rouge a affirmé que les dons affluent à un rythme impressionnant, venant tant de la Co- lombie-Britannique que d\u2019ailleurs au Canada.Mardi, la Banque Scotia, la CIBC, la Banque Royale et la Banque de Montréal ont annoncé qu\u2019elles donneraient chacune 50 000$ pour contribuer aux efforts de secours.Ces institutions bancaires ont en outre fait savoir que les personnes souhaitant verser des dons à la Croix-Rouge peuvent le faire dans toutes leurs succursales.D\u2019autres entreprises et institutions ont fait des dons considérables, notamment la Fondation Honda Canada et l\u2019Association automobile de la Colom- bie-Britannique, qui ont versé 100 000$ chacune.La Presse canadienne COLOMBIE-BRITANNIQUE Un répit météorologique pourrait aider à contrôler les incendies A L E X A N D R E S H I E L D S L a mort du sauveteur de baleines Joe Howlett a incité l\u2019Agence américaine atmosphérique et océanique (NOAA) à imposer une suspension des opérations de sauvetage de grands cétacés.On ne sait toutefois pas si Pêches et Océans compte faire de même.M.Howlett, qui avait participé au sauvetage de plusieurs dizaines de baleines au cours des 15 dernières années avec la Campobello Whale Rescue Team (CWRT), a été tué lundi alors qu\u2019il venait de libérer une baleine noire dans le golfe du Saint-Laurent.Ce décès, le premier à survenir parmi les équipes qui mènent ces opérations très risquées depuis plusieurs années, a incité la NOAA à imposer un moratoire sur toute nouvelle tentative de libération.Selon l\u2019agence américaine, qui fait face à plusieurs cas du genre chaque année, l\u2019intention est de «revoir les protocoles de réponse à la lumière de cet événement».Le directeur du Groupe de recherche et d\u2019éducation sur les mammifères marins, Rober t Michaud, a lui-même reconnu que l\u2019événement tragique survenu au large du Nouveau- Brunswick mettait en lumière le caractère complexe et risqué de telles opérations.Après tout, les sauveteurs ont affaire à des animaux qui dépassent souvent les 15 mètres de longueur, pour un poids de plus de 60 tonnes.Qui plus est, les baleines prises dans des engins de pêche peuvent être par ticulièrement agressives et imprévisibles.Dans une brève déclaration, le ministre de Pêches et Océans Canada, Dominic LeBlanc, a lui aussi insisté sur le fait que de «sérieux risques» sont associés aux activités des équipes de sauvetage.Le Devoir Opérations de sauvetage de baleines suspendues aux États-Unis Luci Tremblay nommée déléguée générale à Tokyo La responsable des communications du Festival d\u2019été de Québec (FEQ) a été nommée mercredi déléguée générale du Québec à Tokyo.Elle remplacera Claire Deronzier, qui occupait ce poste depuis 2013 et va désormais œuvrer au sein de l\u2019Organisation internationale de la Francophonie à Paris.Avant de travailler au FEQ, Mme Tremblay a notamment été journaliste à Radio-Canada et attachée de presse du maire Jean- Paul L\u2019Allier.Le conseil des ministres a aussi annoncé mercredi le remplacement du délégué général à Chicago, Éric Marquis, par Jean-François Hould.M.Hould était jusqu\u2019à tout récemment chef de cabinet de la ministre des Relations internationales Christine Saint- Pierre.De retour au Québec, M.Marquis accède au poste de sous-ministre adjoint au ministère des Relations internationales (MRI).Le Devoir M A T H I L D E F R É N O I S à Nice A maury se concentre.À plat ventre sur le tapis, il empile ses Kapla jusqu\u2019à ériger une « tour en équilibre » au milieu de la chambre.Le garçon de 7 ans protège ses planchettes de bois du ballon de son petit frère.C\u2019est qu\u2019à 5 ans, Andrew profite de ce vendredi soir pour peaufiner son passement de jambes entre le lit superposé et les caisses de jeux, où trois camions de pompiers, une tractopelle orange et un semi-remorque prennent la poussière.Depuis un an, Amaury et Andrew Razafitrimo ne veulent plus les faire rouler sur le tapis.«On ne les utilise pas, dit Andrew.Le camion, il reste dans la tête.Toujours.Et parfois la nuit, je rêve qu\u2019un camion me tire dans le ventre.» Il stoppe le ballon sous son pied.«C\u2019est pour ça qu\u2019on n\u2019aime pas trop jouer avec des camions», résume Amaury.Le 14 juillet 2016, les deux frères sont sur la promenade des Anglais.Ils courent sur les galets, jouent sur le trottoir, puis admirent le feu d\u2019artifice illuminer la baie des Anges et se refléter dans la Méditerranée.« Andrew tenait la main de maman.Quand j\u2019ai vu le camion, je l\u2019ai tiré par le tee-shir t, mime l\u2019aîné, Amaury.Grâce à moi, il n\u2019a été que touché et blessé au genou.» Leur mère, Mino, est fauchée par le 19 tonnes.Elle est l\u2019une des 86 personnes tuées.Comme Andrew et Amaur y, des milliers d\u2019enfants profitaient de la chaleur et de la brise de cette soirée d\u2019été en bord de mer.Quelques minutes après la dernière fusée, à 22 h 35, la fête familiale s\u2019est transformée en scène de guerre.Dans le sillage du camion, 10 enfants sont tués et 50 sont blessés.L\u2019attentat a laissé des traces chez ceux qui ont assisté à l\u2019attaque, vu le camion, des personnes se faire écraser, vécu le mouvement de foule et l\u2019angoisse de l\u2019attente confinés dans des restaurants et les appartements.Depuis un an, ils sont pris en charge à la fondation Lenval, l\u2019hôpital pour enfants de Nice.Derrière sa façade bleue qui se dresse face à la mer, plus de 1 200 enfants ont été accueillis dans son centre d\u2019évaluation pédiatrique post-trauma- tique, service né au lendemain de l\u2019attentat.«Ces patients de 0 à 18 ans ont souffert de la peur.La plupart des consultations concernent des personnes qui n\u2019ont pas été blessées physiquement», indique la pédopsychiatre Michèle Battista.«Tristes» Quentin tasse l\u2019argile entre ses doigts.Petit à petit, le tas de terre devient volcan.Un mardi, dans un hôtel de Nice, ce garçon de 8 ans participe au premier atelier thérapeutique d\u2019Europe pour enfants victimes d\u2019attentat, organisé par l\u2019Association française des victimes du terrorisme (AFVT).«On était en famille au feu d\u2019artifice quand on a vu le camion arriver.Il était derrière nous, racontent ses parents, José et Valérie.On a couru et on s\u2019est réfugié sous une scène jusqu\u2019à 4 heures du matin.C\u2019était un cauchemar.» Depuis, leur fils Quentin a « complètement changé de comportement » : « Il ne sait plus rester en place, il fait des crises d\u2019angoisse, explique sa mère.Mais c\u2019est aussi nous qui avons changé.On le protège davantage parce qu\u2019on a peur.On ne sor t plus.On a voulu aller au concert de Gilbert Montagné, on est parti avant la première chanson.» Quentin n\u2019a pas été blessé physiquement lors de l\u2019attentat.Il souffre de stress post-trauma- tique.Un mal-être qui se manifeste par des troubles du sommeil qui alimentent l\u2019anxiété, l\u2019agitation, le manque d\u2019attention et engendre des difficultés scolaires.«Au moment de se concentrer, ils ont l\u2019image du camion ou d\u2019un copain décédé, souligne Michèle Battista.Certains ont mal à la tête et au ventre.D\u2019autres sont tristes ou irritables.» Au niveau social aussi, ils font face à des dif ficultés.Ayant vécu des événements sur lesquels il est complexe de communiquer, ils ont une propension plus grande à se replier sur eux-mêmes.Alors, avec six autres enfants de 5 à 10 ans également victimes psychologiques, Quentin enchaîne groupes de parole, ateliers visuels et séances d\u2019art-thérapie pendant une semaine.L\u2019art-thérapie Ce jour-là, avec la terre, tous s\u2019attellent à former «un contenant».Quentin choisit le volcan, d\u2019autres modèlent des vases.«Le traumatisme qu\u2019ont vécu ces enfants produit une sorte de porosité.Ils ont développé une hypersensibilité.Ils n\u2019arrivent plus à contenir leurs émotions, leur mémoire, leur façon de penser, explique Dominique Szepielak, psychologue et directeur du projet.Le travail sur le contenant en terre, sur la façon de le construire, de l\u2019investir, de le consolider, de l\u2019élever, ça rentre dans la reconstruction du moi qui a été malmené.» L\u2019art-thérapie est une manière de communiquer autrement, quand les enfants n\u2019ont pas les mots pour parler de cette nuit d\u2019été.En même temps qu\u2019ils forment vases et volcans, certains évoquent le traumatisme du «bruit des corps qui tombent» à la «vision du sang sur le bitume».«Ils sont dans un âge tendre, en pleine construction.C\u2019est extrêmement important de leur laisser la possibilité d\u2019apprécier encore les jolies choses et de faire confiance aux autres, soutient le thérapeute.Penser qu\u2019ils pourront oublier et s\u2019en abstraire est un leurre.On peut les aider à faire de cette expérience quelque chose qu\u2019ils peuvent intégrer pour se construire différemment.» Une «construction» qui passe par le lien à renouer avec les parents.Psychologue Chaque soir du stage, Valérie et José partagent un repas avec Quentin et les autres enfants, leurs parents et les psychiatres.«Ces séances aident beaucoup mon fils, estime José.Il se concentre davantage à l\u2019école.Il est plus calme, plus apaisé le soir quand il rentre à la maison.Il dort mieux.» À l\u2019issue du stage, Quentin poursuivra le suivi psychologique.Dans le trois-pièces de la famille Razafitrimo surplombant la promenade des Anglais, Amaury et Andrew aussi continuent d\u2019écrire leur enfance.Le sourire de leur mère, Mino, s\u2019affiche encore au-dessus de la télévision.Son chapeau de paille est toujours posé sur le guéridon de l\u2019entrée.«Je n\u2019ai rien enlevé», fait remarquer leur père, Bruno.Depuis l\u2019été dernier, les deux frères vont chez un psychologue une fois par semaine.« Ils commencent à accepter le vide et ils sont davantage ouverts aux autres », dit leur père, qui a demandé le renouvellement des séances.Les images et les questions liées à l\u2019attentat surgissent encore dans la tête d\u2019Amaur y et d\u2019Andrew quand ils croisent un camion de livraison ou à l\u2019évocation de terroristes à la télévision.Ce vendredi, ils seront, avec vingt membres de leur famille, sur la place Masséna pour assister à l\u2019hommage aux victimes.Comme des milliers d\u2019autres Niçois.Quitte à rouvrir des plaies invisibles.« Un premier anniversaire, c\u2019est une émulation.Ce que l\u2019on pensait être oublié revient d\u2019autant plus fort, pointe la pédopsychiatre Michèle Battista.Un an après, on reçoit encore de nouveaux patients.» Libération L E D E V O I R , L E J E U D I 1 3 J U I L L E T 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 5 PATRICK KOVARIK AGENCE FRANCE-PRESSE Alors que Nice se prépare à commémorer la mort de 86 personnes lors de l\u2019attaque du 14 juillet 2016, des parents et des proches de victimes se présentent à Paris à l\u2019enquête sur les mesures de sécurité déployées ce jour-là sur la promenade des Anglais.M A R I E - L I S E R O U S S E A U P as moins de 552 personnes en situation d\u2019itiné- rance ont désormais leur chez- soi à Montréal grâce au projet 2000 Solutions pour mettre fin à l\u2019itinérance.Bien que ce résultat soit salué de toutes parts, sa pérennité ainsi que le besoin de prévention suscitent des inquiétudes.L\u2019objectif ambitieux de ce projet lancé en 2015 est de reloger 2000 personnes d\u2019ici 2020.Ce chif fre est basé sur le nombre de personnes en situation d\u2019itinérance chronique ou cyclique qui ont été recensées au dénombrement des personnes itinérantes de Montréal effectué en 2015.2000 Solutions pour mettre fin à l\u2019itinérance est une initiative du Mouvement pour mettre fin à l\u2019itinérance à Montréal (MMFIM), qui regroupe plusieurs organismes communautaires, dont l\u2019Accueil Bonneau, la Maison du Père, la Mission Bon Accueil et la Mission Old Brewery, de même que des acteurs des milieux des affaires et de la santé.Logement d\u2019abord Les premiers résultats du projet ont été rendus publics mercredi lors d\u2019une conférence de presse.On apprend entre autres que 373 des 552 personnes logées, soit 92 % d\u2019entre elles, le sont par l\u2019intermédiaire de l\u2019approche Stabilité résidentielle avec accompagnement (SRA), mieux connue sous l\u2019appellation « logement d\u2019abord », qui consiste à fournir un logement privé et le soutien d\u2019un inter venant à une personne itinérante afin de favoriser sa réinsertion sociale.«Ça fait beaucoup de cas qui passent par le marché locatif privé, ce qui n\u2019assure pas de pérennité.Si un propriétaire décide de se désengager, il y a des chances que des personnes ne puissent pas garder leur logement », s\u2019inquiète la coordonnatrice adjointe du Réseau d\u2019aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAP- SIM), Marjolaine Despars.Le RAPSIM privilégie le logement social avec soutien communautaire comme approche.Celle-ci a la particularité d\u2019of frir un milieu de vie aux personnes en réinsertion.Mme Despars souligne que, en comptant toutes les personnes logées de cette façon au court des dernières années, on dépasserait largement les 552 personnes logées.Elle salue néanmoins le succès de 2000 Solutions.La directrice de projets du MMFIM, Sonya Cormier, perçoit l\u2019approche SRA comme étant complémentaire aux autres options existantes.« Il y a 2000 solutions », dit-elle, faisant référence au fait qu\u2019il existe autant d\u2019approches que d\u2019individus à aider.« Il ne faut pas mettre tous les œufs dans le même panier», résume le protecteur des personnes en situation d\u2019itiné- rance de la Ville de Montréal, Serge Lareault.L\u2019ancien directeur de L\u2019Itinéraire donne en exemple le cas de Roger Côté, un homme de 58 ans qui a été relogé grâce au projet et dont un témoignage vidéo a été projeté en conférence de presse.«Roger dit s\u2019être senti seul dans son logement lorsqu\u2019il s\u2019y est installé.Il a réussi à passer au travers, mais ce n\u2019est pas tout le monde qui aurait pu.Pour certains qui veulent briser l\u2019isolement, l\u2019approche de logement social avec soutien communautaire peut mieux fonctionner.» Prévention Sortir des personnes itinérantes de la rue est louable, mais encore faut-il s\u2019assurer que de nouveaux individus ne prennent pas leur place sur le bitume, souligne le RAPSIM, qui avait dénoncé l\u2019absence de volet préventif du projet lors de son lancement en 2015.Mme Cormier rappelle que 2000 Solutions pour mettre fin à l\u2019itinérance est dans sa première phase.Elle espère qu\u2019avec du financement et du soutien, « l\u2019outil pourra évoluer positivement» et intégrer cette facette.Selon M.Lareault, la meilleure solution pour prévenir l\u2019itinérance reste de miser sur le logement abordable.« Parce que c\u2019est une façon de continuer à contrôler le marché.Il faut s\u2019assurer qu\u2019il y aura toujours des logements abordables », dit-il.À ce sujet, le ministre fédéral du Développement social, Jean-Yves Duclos, doit présenter la stratégie nationale de logement de son gouvernement à l\u2019automne prochain.Au budget de mars dernier, quelque 11 millions ont été débloqués sur 10 ans à cet effet.Le Devoir MONTRÉAL Itinérance : plus de 500 personnes sorties de la rue Un projet social donne des résultats encourageants, mais des intervenants s\u2019inquiètent pour sa pérennité ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Le Mouvement pour mettre fin à l\u2019itinérance à Montréal (MMFIM) s\u2019est donné l\u2019objectif ambitieux de permettre à 2000 personnes de retrouver un logis d\u2019ici 2020.TERRORISME Un millier d\u2019enfants face à l\u2019image du camion Des thérapeutes tentent de chasser le traumatisme vécu par les jeunes témoins de l\u2019attentat de Nice On était en famille au feu d\u2019artifice quand on a vu le camion arriver José et Valérie, parents d\u2019un garçon traumatisé par l\u2019attaque « » En chiffres Quelques données sur les 552 personnes logées 373 hommes 175 femmes 4 transgenres 44 d\u2019origine autochtone Plus de 50% sont logées depuis plus de 12 mois 80% des hommes et 60% des femmes ont vécu un an ou plus en situation d\u2019itinérance 85% vivent sous le seuil de pauvreté Source : 2000solutions.mmfim.ca Nombre de militants québécois du Nouveau Parti démocratique tremblent à l\u2019idée que Jagmeet Singh, un sikh pratiquant qui s\u2019af fiche ostensiblement comme tel, puisse devenir chef du parti.Ils craignent que sa foi, inspirant certaines de ses prises de position, n\u2019anéantisse ses chances auprès des électeurs québécois qui chérissent la laïcité.Chez les néodé- mocrates du reste du Canada, ces inquiétudes sont perçues comme une manifestation d\u2019intolérance, voire de racisme.près le retrait du candidat Peter Julian, Jagmeet Singh est un des deux favoris avec Charlie Angus dans la course à la chefferie du NPD.Député à Queen\u2019s Park, M.Singh jouit d\u2019une popularité certaine dans la grande région de Toronto, où il représente la classe urbaine dite branchée.Avec ses forts appuis en Ontario, de même qu\u2019en Colom- bie-Britannique, le candidat a le vent dans les voiles.Et il possède un avantage indéniable sur Charlie Angus: il parle un excellent français.Aux yeux de plusieurs militants néodémocrates au Québec, les électeurs québécois hésiteront à appuyer un chef qui af?che de façon ostensible sa foi en arborant un turban, un chef dont les prises de position seraient dictées par sa religion.À titre de député ontarien, Jagmeet Singh a présenté un projet de loi pour dispenser les sikhs coiffés d\u2019un turban de l\u2019obligation de porter un casque en moto.En outre, l\u2019élu, au grand dam de ses collègues néodé- mocrates, a émis des réserves sur le contenu du nouveau cours d\u2019éducation sexuelle que contestent des communautés religieuses en Ontario.Le Manitoba et la Colombie-Britannique permettent déjà aux sikhs enturbannés de circuler en moto sans casque.Nul besoin d\u2019un sondage pour savoir qu\u2019au Québec une telle exemption serait mal reçue ; aucun parlementaire à l\u2019Assemblée nationale n\u2019a d\u2019ailleurs évoqué l\u2019octroi d\u2019un tel accommodement religieux.S\u2019il est élu et qu\u2019il visite des chantiers au Québec, Jagmeet Singh aura sans doute maille à partir avec la Commission des normes, de l\u2019équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).En février dernier, l\u2019entrepreneur général Pomerleau a reçu un avertissement de la CNESST pour avoir laissé le ministre de la Défense, le sikh Harjit Sajjan, se promener sans casque sur le chantier du manège militaire à Québec.De même, Jagmeet Singh ne peut pas franchir les portes du parlement de Québec à moins de laisser son kirpan au vestiaire.En 2011, invoquant des motifs de sécurité, l\u2019Assemblée nationale avait interdit l\u2019accès au parlement à des sikhs, qui devaient présenter un mémoire relatif au projet de loi 94 sur les accommodements raisonnables, et qui avaient refusé de se départir de leur poignard cérémonial.Le Québec fait bande à part: la Chambre des communes, et d\u2019autres législatures au pays, accueillent les élus et visiteurs munis d\u2019un kirpan.Son port est d\u2019ailleurs autorisé dans les ambassades depuis 2014.Les néodémocrates québécois, au premier chef les députés qui ont perdu leur siège, gardent un souvenir amer de la sortie de Thomas Mulcair, qui en campagne électorale a défendu le droit d\u2019une femme de porter le niqab lors de sa cérémonie de citoyenneté.D\u2019une manière générale, les Québécois, qui, pendant des siècles de survivance, ont connu le joug de l\u2019Église catholique, voient d\u2019un mauvais œil ce qu\u2019ils peuvent percevoir comme un retour de la religion dans les affaires de la cité.Ils sont «réticents» à l\u2019égard de l\u2019intrusion de la foi religieuse en politique, indique une source néo- démocrate citée par Le Devoir, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un sikh ou d\u2019un évangéliste créationniste.En témoignent les tiraillements au sein du NPD, les Québécois ne sont pas sur la même page que les Canadiens en matière de laïcité, une notion d\u2019ailleurs intraduisible en anglais.À cet égard, les aspirations d\u2019une majorité de Québécois sont contrecarrées par la Charte canadienne des droits, dont le préambule énonce la «primauté de Dieu», ou du moins par l\u2019interprétation que l\u2019on en donne.Elles le sont également par le gouvernement Couillard, qui dans sa volonté de «recanadianiser» les Québécois rejette la laïcité.Il ne s\u2019agit pas de racisme: race n\u2019est pas religion.Et nous pouvons avancer qu\u2019il ne s\u2019agit pas non plus d\u2019intolérance, mais bien d\u2019une aspiration légitime de distinguer religion et politique.Au pays, comme au sein du NPD, il existe à ce sujet deux solitudes.Dont l\u2019une est plus seule que l\u2019autre.L E D E V O I R , L E J E U D I 1 3 J U I L L E T 2 0 1 7 A 6 EDITORIAL L E T T R E S Être immigrant dans son propre pays Depuis plusieurs années, même si je suis citoyen canadien depuis toujours, j\u2019ai l\u2019impression d\u2019être immigrant dans mon propre pays.Mes parents viennent de la Corée du Sud et sont arrivés ici il y a maintenant 50 ans.Je n\u2019ai jamais eu l\u2019impression de venir d\u2019ailleurs, sauf depuis quelques années, alors qu\u2019un clivage entre les gens d\u2019ici et les autres s\u2019installe insidieusement.Pour la première fois de ma vie, j\u2019ai entendu un jeune homme dire à une femme de retourner dans son pays.Oui, oui, ici à Montréal, pas dans le pays de Donald Trump.Est-ce qu\u2019une vague d\u2019extrême droite se prépare ici aussi, je ne sais pas, mais il est temps de s\u2019attaquer au problème maintenant avant que cela ne dégénère.Mes parents me parlent souvent de la Corée et de la division créée par la guerre froide.J\u2019ai de la difficulté à imaginer un même peuple se séparer pour des chicanes qui les dépassent eux-mêmes.Prendre sa place, c\u2019est une chose, mais imposer une place à l\u2019autre, c\u2019est autre chose.J\u2019aime le Canada et le Québec et comme tout le monde, je comprends la L I B R E O P I N I O N H U G U E T T E G A G N O N Avocate à la retraite J e crois que les réactions négatives actuelles quant au dédommagement accordé à Omar Khadr sont dues à une méconnaissance de la situation.Voici l\u2019exercice que je propose : je vous demande de supposer que la situation a été vécue par votre enfant.Le nom de famille de votre enfant est Tremblay ; son père est un Québécois « de souche » et vous êtes une Gagnon, Québécoise de souche.Son père part en Afghanistan avec votre enfant mineur en vous disant qu\u2019il va faire du tourisme en Italie.À un moment donné, vous apprenez que votre enfant a participé à une bataille en Afghanistan, qu\u2019il a été gravement blessé, qu\u2019il a été détenu à Bagram (juin 2012) et qu\u2019il est maintenant détenu à Guantánamo (octobre 2012).Vous cherchez alors à sortir votre enfant de cet enfer.Droits de l\u2019enfant Vous apprenez que le Canada a signé plusieurs traités internationaux relatifs aux droits des enfants, notamment le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l\u2019enfant, concernant l\u2019implication d\u2019enfants dans les conflits armés, signé par le Canada le 5 juin 2000.Pleine d\u2019espoir, vous vous adressez au premier ministre du Canada, à d\u2019autres politiciens, à votre député, etc.en leur demandant de respecter les engagements pris par le Canada et de tout faire pour sortir votre enfant de Guantánamo.Or, le gouvernement canadien ne fait rien pour votre enfant, et pire, vous apprenez que des représentants de votre gouvernement ont interrogé votre enfant alors qu\u2019ils savaient que, pendant les trois semaines précédant leur interrogatoire, les Américains l\u2019avaient soumis au « programme grand voyageur ».Pendant trois semaines, les Américains ont réveillé votre enfant toutes les trois heures, l\u2019ont transféré de cellule en cellule plusieurs fois par jour dans le but, selon les mots de la Cour suprême du Canada, « d\u2019amoindrir sa résistance lors des interrogatoires ».Vous constatez alors que le Canada a contrevenu à d\u2019autres traités internationaux qu\u2019il a signés et à la Charte des droits et libertés.Le gouvernement canadien ne fait toujours rien pour votre enfant, un Tremblay.Vous apprenez que votre enfant sera devant une commission militaire de Guantánamo qui accepte en preuve les déclarations de votre enfant obtenues sous la torture (le programme grand voyageur n\u2019est pas la seule tor ture qu\u2019il a subie).Avant le simulacre de procès, vous pouvez enfin parler à votre enfant et il vous dit qu\u2019il n\u2019a tué personne et qu\u2019il ne veut pas plaider coupable aux accusations.Devant la perspective qu\u2019il soit détenu jusqu\u2019à la fin de ses jours à Guantánamo s\u2019il ne plaide pas coupable, vous lui dites de plaider coupable afin que son avocat puisse négocier son retour au Canada pour purger une partie de sa peine au pays.Vous apprendrez plus tard qu\u2019un soldat américain, présent lors de la bataille, a affirmé qu\u2019il était impossible que votre enfant ait lancé la grenade qui a tué le soldat américain (son avocat n\u2019a pas eu accès à ce témoignage lors du procès de Guantánamo).Indemnité Vous qui avez lu mon texte en supposant que c\u2019était votre enfant qui avait subi le sort de Khadr, que pensez-vous maintenant ?Plusieurs personnes parlent de l\u2019affaire Khadr en se reportant à des situations déplorables qui n\u2019ont rien à voir avec cette affaire.La situation des anciens combattants et celle des Canadiens tués à l\u2019étranger alors qu\u2019ils faisaient de l\u2019aide humanitaire sont déplorables.Cependant, il ne s\u2019agit pas de torture connue et tolérée par le gouvernement canadien ; il ne s\u2019agit pas d\u2019implication du Canada dans la torture d\u2019un citoyen canadien ; il ne s\u2019agit pas de manquement du Canada aux traités internationaux signés ; il ne s\u2019agit pas d\u2019enfants soldats.Il est très important que le gouvernement apprenne qu\u2019il ne peut manquer impunément à ses obligations à cet égard.Il est très important qu\u2019aucun enfant soldat, peu importe son nom de famille, ne subisse le sort que Khadr a subi.Pour que le gouvernement canadien ne répète pas ses erreurs du passé, une indemnité impor tante devait être accordée à Omar Khadr, ce qui n\u2019ef facera pas les souf frances qu\u2019il a vécues à Bagram et à Guantánamo.Le gouvernement canadien a dépensé cinq millions, paraît-il, pour contrer les demandes justifiées faites par Khadr devant les tribunaux : c\u2019est de l\u2019argent très mal dépensé.Il est fort à parier que les tribunaux n\u2019auraient pas accordé moins de 10 millions à Khadr (probablement plus), si le gouvernement canadien avait continué à dépenser inutilement de l\u2019argent (des millions ?) pour contester le recours de Khadr.Tous ceux qui ont écouté l \u2019entrevue de Khadr faite par Anne-Marie Dussault à RDI, le 10 juillet dernier, ont pu voir comment cet être est sans colère, même envers ses tortionnaires.Alors que Khadr aurait bien mérité d\u2019avoir enfin la paix, il n\u2019est pas au bout de ses peines : la veuve du soldat américain lui réclame 138 millions, etc.Avez-vous déjà vu un Américain par ticipant à une bataille être condamné à payer un montant d\u2019argent à la veuve d\u2019un Afghan qu\u2019il a tué ?Encore ici, Khadr fait face à un cas inédit.Il ne faut pas oublier qu\u2019un soldat américain, présent lors de la bataille, a af firmé qu\u2019il était impossible que Khadr ait lancé la grenade qui a tué ce soldat américain.Exercice de projection pour comprendre l\u2019affaire Omar Khadr FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET réalité de plus en plus concrète de la radicalisation.Les communautés doivent agir ensemble pour ne pas laisser monter les préjugés.Les par tis politiques, tous les partis politiques, doivent faire un examen de conscience.L\u2019exemple part d\u2019en haut.On a tous un devoir moral d\u2019agir et de se rapprocher de l\u2019autre.Je n\u2019aime pas penser que je ne suis pas à ma place ici.Quand on fait des remarques à une personne par rapport à sa culture, on la heurte profondément.On est tous humains et jamais on n\u2019a résolu un problème sans une bonne communication ! Les médias y ont aussi un rôle à jouer.Mario Sinon Montréal, le 12 juillet 2017 COURSE À LA CHEFFERIE Les deux solitudes du NPD A ROBERT DUTRISAC Pratiquer une politique à courte vue Au cours des années 1990, à l\u2019apogée de la réalisation du Programme d\u2019assainissement des eaux du Québec (PAEQ), sous les gouver nements de Rober t Bour rassa et de Daniel Johnson, on constatait qu\u2019il n\u2019y avait plus de contrôle sur le budget de ce programme.Le ministre des Affaires municipales, Claude Ryan, disait que ce projet était trop subventionné.De leur côté, les ingénieurs de l\u2019État impliqués dans sa réalisation affirmaient qu\u2019on faisait la belle vie aux dépenses qui y étaient consacrées en maintenant une structure organisationnelle déficiente.Malgré la grande expertise des ingénieurs, le gouvernement n\u2019en faisait rien.Arrivé à la direction du ministère des Affaires municipales en septembre 1994, le ministre Guy Chevrette reçut les suggestions des ingénieurs et y donna suite en faisant une révision importante du PAEQ.L\u2019ef fet principal des changements apportés fut de faire disparaître les dédoublements des tâches entre le personnel du gouvernement et celui de la Société québécoise d\u2019assainissement des eaux du Québec.Après deux ans d\u2019implantation de cette nouvelle str ucture, le ministère pouvait constater que des économies de plus de 25 % en avaient résulté.Dans le conflit actuel entre l\u2019État et les ingénieurs, le président du Conseil du trésor garde les yeux rivés sur ses chiffres.C\u2019est pratiquer une politique à cour te vue qui ne valorise pas le rôle d\u2019ingénieur à la fonction publique et qui ne semble pas être dans l\u2019intérêt supérieur des citoyens.Jean-Marie Desgagné, ingénieur Québec, le 12 juillet 2017 L E D E V O I R , L E J E U D I 1 3 J U I L L E T 2 0 1 7 A 7 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon (chef de division), Robert Dutrisac, (éditorialiste), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter), Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui (correspondants parlementaires à Québec) Dave Noël (recherche), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans),Caroline Montpetit (arts vivants), Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division et éditorialiste); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Aude Marie Marcoux (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et Geneviève Tremblay (pupitres); correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant (correctrices) ; soutien à la rédaction : Amélie Gaudreau (coordonnatrice à la rédaction), Jean-Philippe Proulx (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa).PUBLICITÉ Charleyne Bachraty (adjointe au vice-président), Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Alain Tréhout (directeur créativité média), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatrices publicitaires).PRODUCTION Caroline Desrosiers, Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique), Solène M.Hébert (développeuse Web).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Caroline Filion, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).L O U I S M A S S I C O T T E Professeur de science politique à l\u2019Université Laval e changement de gouvernement qui aura lieu prochainement en C o l o m b i e - Britannique, à la suite des élections tenues le 9 mai, constitue un événement histo- r ique à plus ieurs égards .C\u2019est en effet la première fois dans l\u2019histoire du pays que les verts s\u2019approchent si près du pouvoir dans une province im- por tante .Du po int de vue constitutionnel, cette transition inscrit dans notre tradition parlementaire deux précédents importants.Tout d\u2019abord, le pouvoir ira à un parti qui ne s\u2019est classé au premier rang ni dans le suffrage populaire ni sur tout à l\u2019Assemblée, où les 87 sièges se répartissent ainsi : 43 libéraux, 41 néodémocrates et 3 verts.Et personne ne s\u2019en émeut sérieusement.Du point de vue démocratique, les deux partis alliés ont recueilli en tout 57 % des voix.Deuxièmement, la transition a été rendue possible grâce à l\u2019utilisation d\u2019un pouvoir royal que plusieurs jugeaient éteint ou antidémocratique, soit celui de refuser à un gouvernement défait en Chambre de nouvelles élections.Il s\u2019agit de la onzième invocation of ficielle de ce pouvoir dans toute l\u2019histoire canadienne.La dernière en date remontait à 1926 (la célèbre affaire Byng-King).Faut-il conclure que les représentants de la Couronne vont à l\u2019avenir donner des sueurs froides aux premiers ministres en leur demandant la tenue de nouvelles élections ?Pas nécessairement.Les circonstances qui ont entraîné l\u2019invocation de cette prérogative sont exceptionnelles, et il est préférable qu\u2019il en soit ainsi.Contexte Premièrement, un tel pouvoir ne peut être utilisé qu\u2019en contexte minoritaire, car il existe alors un doute sérieux sur l\u2019existence d\u2019un lien de confiance entre le gouvernement sor tant et l\u2019assemblée élue.Seulement 12 % des élections fédérales et provinciales tenues au Canada depuis 1900 n\u2019ont pas dégagé une telle majorité, contre 41% des élections tenues durant la même période en Australie et dans ses six États.Ceci explique largement pourquoi le droit de la Couronne de refuser une demande de dissolution est largement reconnu dans ce pays et appuyé par de nombreux précédents, dont certains n\u2019ont rien d\u2019ancien: les occasions de l\u2019utiliser ont été tout simplement plus fréquentes.Deuxièmement, le verdict de l\u2019électorat était ambigu, puis - que seulement deux sièges séparaient le premier parti du second.Plus la pluralité du parti en avance est considérable, plus il devient difficile de lui refuser ce qu\u2019il demande.Troisièmement, une fois le résultat final établi, la situation parlementaire s\u2019est rapidement clarifiée, et l\u2019existence d\u2019une solution crédible est devenue évidente.L\u2019accord entre le NPD et les ver ts a été conclu dès le 29 mai, soit à peine cinq jours après la proclamation des résultats définitifs.L\u2019accord était étoffé et valable pour toute une législature.Sa conclusion n\u2019a pas suscité de remous visibles au sein des deux par tis signataires ou dans la population.Quatr ièmement, les sondages réalisés après l\u2019élection suggéraient qu\u2019une forte majorité de la population ne désirait pas la tenue de nouvelles élections.Cinquièmement, la première ministre a géré la situation d\u2019une manière assez maladroite.Sa décision de demeurer au pouvoir et d\u2019attendre le verdict de l\u2019Assemblée était inattaquable et se situait dans la meilleure tradition parlementaire.Pour le reste, Christy Clark a été si peu cohérente qu\u2019elle a rendu très improbable qu\u2019on lui donne la chance d\u2019aller aux urnes quelques semaines après une élection.Elle a commencé par convenir que la population ne voulait pas d\u2019élection.Ensuite, dans le but évident d\u2019amadouer tant l\u2019électorat que l\u2019opposition, elle a opéré un virage à 180 degrés dans ses politiques.Le virage officialisé par le discours du Trône qu\u2019elle a rédigé avait l\u2019allure d\u2019une conversion sur un lit de mor t.Elle s\u2019est mise à dire qu\u2019un gouvernement minoritaire reposant sur le seul vote prépondérant du président mènerait au chaos.Tout en acceptant à la dernière minute que l\u2019un de ses députés soit élu président de l\u2019Assemblée, elle a orchestré la démission de celui-ci immédiatement après son renversement, de façon à rendre plus plausible le «chaos» qu\u2019elle prédisait.La ficelle était un peu grosse.Sixièmement, Christy Clark a fait face à une représentante de la Couronne qui a été à la hauteur de la situation.Lors de sa rencontre avec madame Guichon dans les heures qui ont suivi son renversement, Clark a tenté de la convaincre d\u2019arriver elle-même à la conclusion qu\u2019une nouvelle élection s\u2019imposait, dans le but visible de lui faire prendre la responsabilité d\u2019une élection dont la population ne voulait pas.Elle s\u2019est fait alors rappeler qu\u2019un premier ministre dans sa situation n\u2019avait que deux options : demander de nouvelles élections ou remettre sa démission.Obligée de mettre cartes sur table, elle a alors demandé de nouvelles élections.Madame Guichon a choisi de refuser cette demande et de convoquer le chef de l\u2019opposition.Appui populaire Enfin, n\u2019oublions jamais le contexte social général.En Colombie-Britannique, la monarchie jouit de l\u2019appui populaire et est prise au sérieux.Cette considération réduit fortement la probabilité d\u2019un scénario semblable au Québec.On ne saura jamais ce qui se serait produit si Christy Clark avait dès après l\u2019élection adopté la « doctrine Harper » en déclarant que ses deux sièges d\u2019avance lui donnaient un droit incontestable au pouvoir, que les deux partis d\u2019opposition n\u2019avaient ja- ma is ment ionné durant la campagne électorale la possibilité qu\u2019ils s\u2019unissent, que leurs chefs avaient été « rejetés par le peuple », et qu\u2019un changement de gouver ne- ment ne pouvait résulter que d\u2019une nouvelle élection dont il serait antidémocratique de lui refuser la tenue.Il manquait toutefois un ingrédient essentiel pour que ce scénario soit viable : l\u2019alliance de ses adversaires n\u2019incluait pas un partenaire rejeté avec véhémence par la majorité de la population, comme lors de la coalition avortée de 2008 à Ottawa.La transition qui va se produire en Colombie-Britannique, espérons-le, va faire réaliser au public que les soi-disant « règles de Harper» n\u2019étaient qu\u2019un babillage pseudo-populiste de circonstance faisant fi de toute la tradition parlementaire dans le but de permettre à un premier ministre en dif ficulté de se cramponner au pouvoir.On n\u2019a pas besoin d\u2019être monarchiste pour réaliser que dans ce cas-ci, l\u2019institution a bien servi l\u2019intérêt public.ÉLECTIONS EN COLOMBIE-BRITANNIQUE Du bon usage des prérogatives royales G E R M A I N B E L Z I L E Chercheur associé senior à l\u2019Institut économique de Montréal e ministre québécois de la Santé, Gaétan Barrette, pilote actuellement le projet de loi 130, qui constitue une énième tentative de réformer le système de santé québécois.La raison de cette hyperactivité gouvernementale est simple : notre système de santé connaît de multiples problèmes systémiques, en par ticulier des temps d\u2019attente impor tants dans les urgences des hôpitaux et pour des chirurgies.Non seulement le ministère n\u2019arrive-t-il pas à planifier le développement à long terme du réseau pour mettre fin une fois pour toutes à ces problèmes, mais il semble aussi incapable de répartir les ressources ef ficacement dès qu\u2019un léger imprévu se manifeste.Le moindre événement, tel que les vacances du personnel hospitalier ou l\u2019arrivée précoce de la vague de grippe hivernale, crée une situation chaotique dans les urgences.Le ministre Barrette croit pouvoir résoudre ces problèmes en centralisant de plus en plus de décisions au ministère de la Santé.La crise actuelle au CUSM, avec la démission en bloc de plus de la moitié des membres du conseil d\u2019administration, n\u2019est que la dernière illustration de cette crise permanente.Pourtant, d\u2019autres secteurs économiques ne semblent pas aux prises avec les mêmes problèmes récurrents.Il n\u2019y a normalement pas de longs délais d\u2019attente pour voir un dentiste, un comptable ou un coiffeur, et la plupart des biens et services qu\u2019on peut acheter ne sont pas en rupture de stock à des moments précis de l\u2019année.Qu\u2019y a-t-il donc de si particulier avec le secteur de la santé?Les idées de Hayek Pour planifier la production de ser vices de santé, il faut beaucoup d\u2019information, par exemple sur les caractéristiques de la population desservie, les maladies les plus fréquentes dans chaque région, la fréquentation des urgences, etc.Plus un système est vaste et complexe, plus il y a d\u2019information à traiter.Dans le cas du système de santé québécois, on parle de centaines d\u2019établissements, de centaines de milliers de travailleurs et de huit millions de clients.Pour le lauréat d\u2019un prix Nobel en économie Friedrich Hayek (1899-1992), le problème est plus grave : une grande partie de l\u2019information essentielle n\u2019est pas accessible, car connue seulement par les millions d\u2019acteurs individuels, et seulement lorsqu\u2019ils prennent des décisions et agissent.Dans un article publié en 1945 et devenu un classique de la science économique, Hayek a expliqué qu\u2019il est impossible pour des bureaucrates à la tête d\u2019une organisation vaste et complexe de tout contrôler de façon ef ficiente, étant donné qu\u2019il n\u2019existe pas de mécanisme permettant d\u2019obtenir cette information.À l\u2019opposé de la planification, le marché permet une allocation ef ficace des ressources sans qu\u2019il soit nécessaire de centraliser l\u2019information.Les innombrables interactions entre les agents dans les marchés produisent des prix, qui sont des signaux permettant de transmettre l\u2019information sur les besoins et désirs des par ticipants, la disponibilité des ressources, la valeur des utilisations parallèles de celles- ci, etc.Les prix signalent à chacun ce qu\u2019il doit faire afin de bien utiliser les ressources existantes et procurent les bonnes incitations pour assurer une coordination efficace.En bref, la planification centralisée oblige le planificateur à être omniscient s\u2019il veut atteindre les objectifs qu\u2019il se donne, alors que le marché ne nous oblige pas à tout connaître, mais demande seulement aux acteurs de réagir aux prix.Réformes Ce n\u2019est donc pas un hasard si les systèmes de santé qui fonctionnent mieux que le nôtre, comme celui de la Suède, sont généralement plus décentralisés.Cela permet aux acteurs sur le terrain qui voient les besoins, ainsi que la disponibilité des ressources, de faire les arbitrages nécessaires.Une mesure possible con siste à recourir davantage aux prix de marché comme mécanisme de coordination.Ces prix pourraient émerger dans un système qui s\u2019appuie sur le choix du patient et la concurrence entre des prestataires de soins publics et privés, plutôt que sur un monopole public.La concurrence joue elle-même un rôle essentiel dans la découverte d\u2019information, comme Hayek l\u2019a d\u2019ailleurs aussi expliqué.Même dans un système de santé universel mixte où l\u2019État finance la majeure partie des soins, il est possible d\u2019éviter les principaux écueils de la planification centralisée.Selon les enseignements d\u2019Hayek, au lieu de centraliser davantage la gestion pour résoudre les problèmes récurrents, c\u2019est le contraire que le ministre Barrette devrait faire.La centralisation en santé est vouée à l\u2019échec DARRYL DYCK LA PRESSE CANADIENNE Fait exceptionnel, la première ministre Christy Clark s\u2019est vu refuser la tenue de nouvelles élections par la lieutenante-gouverneure de la Colombie-Britannique, Judith Guichon.L L MICHAËL MONNIER LE DEVOIR Pour mieux saisir les problèmes du système de santé, Germain Belzile suggère de se tourner vers les écrits de l\u2019économiste Friedrich Hayek. L E D E V O I R , L E J E U D I 1 3 J U I L L E T 2 0 1 7 A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S Plusieurs décennies vous séparent, mais quand on écoute quelques titres plus synthétiques des Trois Accords, comme Bamboula, on sent une parenté forte avec la musique de Men Without Hats, non?Simon Proulx : C\u2019était assurément une des références, ç\u2019a été souligné après aussi dans les médias.En même temps, Men Without Hats est tellement rentré dans la culture populaire.Justement, on réécoutait ça sur la route, c\u2019était chouette de se rendre compte que ç\u2019avait tout le temps fait partie de nos vies.Ivan Doroschuk : C\u2019est gentil, j \u2019apprécie beaucoup ! Moi, j\u2019aime bien Les Trois Accords, c\u2019est une musique qui, à l\u2019époque, a un peu reparti l\u2019industrie du disque au Québec avec l\u2019étiquette Indica.Je trouve ça super cool.Ivan, à quoi ressemblait cette industrie quand vous avez lancé Men Without Hats à la fin des années 1970?I.D.: Ce qui était intéressant avec Montréal à cette époque-là, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y avait aucune industrie, toutes les compagnies de disques avaient leur siège social à Toronto.Alors, ça donnait du « room to move » pour les artistes québécois.Il n\u2019y avait pas de groupes à suivre ou à imiter pour avoir un contrat.On avait une liber té ar tistique beaucoup plus grande.S.P.: Nous, le fait d\u2019être moins chapeautés, on l\u2019a vécu autrement.On a été forcés de nous produire nous-mêmes parce qu\u2019il n\u2019y avait personne qui voulait le faire ! [Le premier disque a d\u2019abord été autoproduit avant d\u2019être lancé en licence avec Indica.] Ç\u2019a permis de faire des trucs qui étaient très instinctifs, qui se détachaient du lot.Ça fait des artistes qui ont plus de personnalité.Personne à Montréal ou Toronto ne voulait, non plus, du premier disque de Men Without Hats\u2026 I.D.: Exact.Notre premier contrat était avec une petite compagnie à Londres, et on a été distribués au Canada par Warner, qui nous avait refusés quand on avait soumis le même disque à leur bureau.Ils se retrouvaient à être forcés à distribuer du Men Without Hats en importation ! Men Without Hats reste connu pour son immense tube Safety Dance, Les Trois Accords demeu r en t beaucoup i den t i f i é s à Ha - waïenne\u2026 Comment on fait pour survivre à un gros succès ?I.D.: C\u2019est un peu ça mon problème ! Après Safety Dance tout le monde voulait Safety Dance II, Safety Dance III, Le retour de Safety Dance, Beneath the Planet of Safety Dance, ils voulaient juste ça ! J\u2019ai passé ma carrière à essayer de me distancer de ça.Mais quand j\u2019ai fait mon dernier disque en 2012, j\u2019ai décidé de faire un album vintage, comme s\u2019il était enregistré une semaine après Safety Dance, j\u2019ai fait exactement ce que les compagnies de disques voulaient que je fasse dans le temps.Ça m\u2019a pris 30 ans à comprendre, mais il fallait que ça vienne de moi.S.P.: C\u2019est pas évident, car les gens s\u2019attachent à ton premier son, à la première chose que tu leur présentes, c\u2019est presque amoureux comme réaction.Les gens nous demandent Hawaïenne, on ne peut pas ne pas la jouer.Après, ce qui est cool, c\u2019est de pouvoir naviguer en réaction à ça, de se servir de ça pour surprendre les gens.I.D.: T\u2019as touché quelque chose d\u2019intéressant, Simon, c\u2019est l\u2019attente des fans.On ne pense souvent pas à ça dans l\u2019équation, en tant que créateur.On en fait à notre tête, on oublie un peu les gens qui nous font vivre.Il aurait fallu que je comprenne dans le temps que j\u2019aurais dû faire un autre projet, pour explorer mes goûts différents.Simon, justement, toi tu as fait un disque solo en anglais sous le nom de Simon IS.P.: C\u2019est ef fectivement une soupape.Ça m\u2019a permis d\u2019essayer des affaires qui n\u2019auraient pas été possibles avec le groupe.C\u2019était bien de revenir à la page blanche, où il n\u2019y a pas d\u2019idées préconçues sur ce que j\u2019allais faire \u2014 même s\u2019il y en avait un peu, les gens savaient j\u2019étais qui.J\u2019ai d\u2019ailleurs hésité à appeler ça « Simon des Trois Accords» ! I.D.: Ha ha ! D \u2019ailleurs, moi, j \u2019ai eu une bonne leçon quand je me suis décidé à faire un album solo [en 1997], et que je me suis servi uniquement d\u2019« Ivan » sur la pochette.J\u2019ai appris que non seulement les gens ne connaissaient pas mon prénom, mais qu\u2019ils ne connaissaient pas mon nom de famille, ni le nom de mon band.J\u2019ai pris une méchante débarque.Vous avez tous les deux écrit des chansons-vel- cro, des succès radio.Qu\u2019est-ce qui fait une bonne chanson?I.D.: Une bonne chanson va passer dans tous les styles.Tu peux la faire en jazz, en rock, en blues, en reggae\u2026 S.P.: Ce que je découvre au fil du temps, c\u2019est qu\u2019en studio, on part sur des idées esthétiques, mais l\u2019important, en fin de compte, c\u2019est où ça t\u2019amène avec les mélodies.Quand la mélodie est là, une chanson peut vivre juste avec un groupe a cappella.À voir vos horaires, ça ne sera pas le farniente pour vos deux formations cet été.I.D.: On joue deux semaines un peu partout au Québec, ensuite on part cinq semaines avec Howard Jones et The English Beat pour une tournée qui s\u2019appelle Reto Futura et qui fait les amphithéâtres à travers les États-Unis.Après, on va jouer au Brésil.S.P.: Bon, nous, c\u2019est moins loin que le Brésil, mais c\u2019est le premier gros été de tournée du dernier album.C\u2019est toujours intense, c\u2019est un gros été sans vraiment de pause, d\u2019autant qu\u2019on a nos deux festivals à Drummondville [le Festival de la blague et celui de la poutine].Au FEQ, y a-t-il une chance que vous collaboriez?I.D.: On va faire un supergroupe ensemble, avec Les Trois Accords, Men Without Hats et Voivod ! Le Devoir Au Festival d\u2019été de Québec ce jeudi 13 juillet au parc de la Francophonie.La soirée débute à 19 h avec Nicolas Michaux.SUITE DE LA PAGE 1 SUCCÈS passerait de 14,2% à 16,3%.Moyenne historique : 13%.Ces jours-ci, toutefois, l\u2019économie carbure et l\u2019inflation devrait repartir à la hausse.D\u2019où l\u2019ajustement du taux directeur.Cette prise en considération d\u2019une multitude de facteurs et de variables, à une échelle si grande que certaines institutions sont incapables d\u2019en estimer les impacts en profondeur, faute de ressources, illustre parfaitement le rôle de la Banque.Un travail d\u2019analyse interminable et dont les conséquences \u2014 augmenter, réduire ou laisser tel quel le coût d\u2019emprunts \u2014 finissent par percoler jusque dans l\u2019économie de tous les jours.Demandez-lui ce qui le surprend le plus jusqu\u2019ici \u2014 il a franchi en novembre 2016 la première moitié de son mandat \u2014 et Stephen Poloz évoque notamment les enjeux de communication qui accompagnent les annonces.« Le travail que j\u2019accorde aux métaphores, par exemple, c\u2019est exactement ça.C\u2019est d\u2019essayer d\u2019aider tous les Canadiens à évaluer notre rôle, et qu\u2019ils n\u2019y pensent pas tout simplement du point de vue de \u201cpourquoi vous ne pouvez pas juste faire ceci ou cela ?\u201d.» D\u2019où l\u2019usage, au fil des ans, de la cuisson d\u2019une sauce à spaghetti, des cartes de hockey et de la navigation maritime pour illustrer ses arguments.Tableau blanc La Banque du Canada ne fonctionne pas comme la Réserve fédérale américaine, ce qui s\u2019explique en partie par la structure interne de celle-ci.Alors que la Fed publie des communiqués qui ne comportent que très peu de changements d\u2019une décision à l\u2019autre, ce qui peut faciliter l\u2019analyse, mais entraîne chez les économistes une obsess ion étonnante sur le choix des adjectifs ambigus, la banque centrale canadienne opte plutôt pour le « tableau blanc », dit M.Poloz.Les membres de l\u2019équipe de direction sont chacun invités à décrire les enjeux les plus impor tants, et peu à peu, la description de l\u2019économie et des risques se définissent.« Nous procédons comme ça parce que le monde change, l\u2019histoire change.Cette discipline a quelque chose de positif.Elle vous force à pousser la réflexion.» Un des préjugés qui circulent au sujet de la Banque du Canada, dit M.Poloz, c\u2019est l\u2019idée voulant que le travail de l\u2019institution est un « exerc ice mécan ique » .« Au Musée de la Banque [qui a ouvert ses portes le 1er juillet dernier], on a conçu un jeu vidéo dans lequel on conduit une fusée, et on y retrouve des astéroïdes déflationnistes, des planètes inflationnistes, etc.Ça saisit bien l\u2019idée qu\u2019il est dif ficile de voir vraiment ce qui s\u2019en vient, qu\u2019il faut s\u2019ajuster à l\u2019avance et que les choses ne réagissent pas instantanément.» Le passage du temps Lorsque M.Poloz est entré en fonction, en juin 2013, le souvenir de la crise financière était encore frais, mais l\u2019économie canadienne prenait du mieux.Après une croissance de 1,7% en 2012, le PIB se dirigeait vers un gain de 2% en 2013.Ce qui le surprend depuis le début de son mandat, c\u2019est le temps.«Le temps qu\u2019il a fallu pour se rendre à aujourd\u2019hui, dit-il.Je pensais, il y a quatre ans, que l\u2019économie était sur les rails pour se rendre au point où elle se trouve aujourd\u2019hui.» Entre- temps, il y a eu la chute des cours du pétrole et les toussotements de l\u2019économie mondiale.«Je pense que tous les économistes sont médusés par la lenteur des ajustements post-crise financière.» La renégociation de l\u2019ALENA, qui commencera le 7 août, selon le Mexique, sera «potentiellement très importante», selon lui.«Pour un pré- visionniste, c\u2019est la partie épeurante.Mais en pratique, il faudrait voir les détails.Certaines choses vont changer, d\u2019autres pas.» Tout changement pourrait entraîner de multiples scénarios.«Ça va varier de compagnie en compagnie, de consommateur en consommateur.» Sans compter les effets à court terme comme à long terme.Cet enjeu du commerce extérieur est au cœur de ses préoccupations.« Les exportations sont un élément vital de notre économie.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 BANQUIER Les Russes nient toute ingérence L\u2019échange de courriels entre Donald Trump Jr.et Rob Goldstone, un intermédiaire des Russes, laisse peu de doute sur les intentions du Kremlin lors de la campagne électorale.Six jours avant la rencontre, M.Goldstone a écrit au fils de Trump : « Ce sont évidemment des informations de très haut niveau et critiques, mais qui font partie du soutien de la Russie et de son gouvernement pour M.Trump », ce à quoi Donald Jr.a répondu 17 minutes plus tard : « Si c\u2019est ce que vous dites, j\u2019adore [\u201cI love it\u201d].» Les protagonistes impliqués dans cet échange de courriels ont nié avoir participé à une opération qui visait à proposer de l\u2019aide à l\u2019équipe de campagne de Trump.«Ce sont des inventions!» a déclaré Aras Agalarov.M.Agalarov, dont le fils est cité dans les courriels, est un homme d\u2019affaires russe proche des Trump.Le consensus des services de renseignement américains, formalisé dans un rapport public, est que Moscou a organisé une campagne de désinformation et de piratage dans le but de nuire à Hillary Clinton et d\u2019aider Donald Trump.Donald Trump a considéré mercredi comme illogique le principe d\u2019une collusion avec Vladimir Poutine durant la campagne présidentielle de 2016, affirmant que la Russie aurait au contraire bénéficié d\u2019une victoire d\u2019Hillary Clinton.« Il essaie de minimiser l\u2019impact de cette rencontre, en disant que rien n\u2019en est sor ti.Par contre, ça montre qu\u2019il y a eu des mensonges systématiques, tant de la part de l\u2019équipe Trump que du côté de la Russie», avance le professeur de sciences politiques au Collège militaire royal du Canada Pierre Jolicœur.Wray se distancie La par ticipation de Donald Trump Jr.à la rencontre avec l\u2019avocate russe Natalia Vesel- nitskaya n\u2019était pas illégale, mais de nombreux élus, tant démocrates que républicains, estiment qu\u2019il aurait dû informer les autorités de la proposition de la Russie.C\u2019est ce qu\u2019a avancé celui qui a été nommé à la tête du FBI par Donald Trump, Christopher Wray, mercredi, alors qu\u2019il témoignait \u2014 hasard du calendrier \u2014 devant le Congrès.«Toute menace ou tentative d\u2019interférer dans nos élections, de la part de n\u2019importe quel acteur étatique ou non étatique, correspond au type de choses dont le FBI aimerait être au courant», a-t- il déclaré.Le futur directeur du FBI a marqué son indépendance en déclarant que l\u2019enquête du procureur spécial Robert Mueller sur une éventuelle collusion n\u2019était pas «une chasse aux sorcières ».« Manifestement, M.Wray voulait créer une distance entre lui et toute la controverse qu\u2019il y a autour du gouvernement.Ce n\u2019est pas surprenant», analyse M.Jacob.Chose quasi certaine selon le chercheur, Donald Trump Jr.sera amené à témoigner devant le Congrès sur cette affaire.Le sort de Jared Kush- ner et de Paul Manafor t demeure incertain.M.Kushner risque de faire face à des conséquences, étant donné qu\u2019il travaille à la Maison- Blanche et qu\u2019il a omis de mentionner cette rencontre lors d\u2019une enquête de sécurité à son sujet.D\u2019autres fuites?Cette af faire n\u2019a pas fini de faire couler de l\u2019encre.On ne sait toujours pas qui a coulé les informations sur cette rencontre et s\u2019il y aura d\u2019autres fuites aux médias.Selon M.Jolicœur, il y a lieu de se questionner à propos de la concomitance entre la publication de ces révélations et la première rencontre entre Donald Trump et le président russe, Vladimir Poutine, dans le cadre du sommet du G20, vendredi dernier.« La rencontre a duré 2 h 15, beaucoup de choses ont été dites et on n\u2019en connaît toujours pas le contenu.Les révélations sont-elles le signe d\u2019une insatisfaction liée à cette rencontre?Je spécule, mais il y a une concordance assez flagrante.D\u2019où viendrait cette insatisfaction ?D\u2019où viennent ces informations?Qui a alerté le New York Times?» s\u2019interroge le professeur.Selon des médias américains, Donald Trump est furieux de voir l\u2019affaire russe prendre de l\u2019ampleur et est exaspéré par ses collaborateurs, particulièrement à cause des fuites à répétition.Des journalistes ont rapporté qu\u2019il passait beaucoup de temps devant sa télévision.Sa réponse, sur Twitter : «La M.B.[Maison-Blanche] fonctionne parfaitement bien, concentrée sur la santé, les baisses d\u2019impôts et beaucoup d\u2019autres choses.J\u2019ai très peu de temps pour regarder la télévision.» « Donald Trump, qui est maître pour dicter la ligne d\u2019action médiatique, a de la misère, parce que cette histoire est tellement grosse », analyse M.Jacob Par ailleurs, un élu démocrate de la Chambre des représentants des États-Unis a déposé mercredi une résolution visant à lancer une procédure de destitution du président Trump, un acte symbolique à ce stade.Brad Sherman a déposé un texte contenant un article d\u2019« impeachment», pour entrave à la justice, une offense justifiant selon lui la destitution.Son collègue Al Green a cosigné la mesure.« Complètement ridicule, le pire du jeu politique », a commenté la porte-parole de la Mai- son-Blanche, Sarah Huckabee Sanders.Avec l\u2019Agence France-Presse Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 TRUMP JACK WRIGHT LE DEVOIR Stephen Poloz dans une salle de conférence de la Banque du Canada, à Ottawa "]
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