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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2017-07-01, Collections de BAnQ.

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[" H É L È N E C L É M E N T à Tel-Aviv\u2013Jaffa V isiter Israël ?Une expérience plutôt facile à réaliser depuis qu\u2019Air Transat a ajouté une liaison directe depuis Montréal à son programme estival.Environ dix heures et demie de vol entre les aéroports Trudeau et Ben Gourion, à 18 kilomètres du centre de Tel-Aviv\u2013Jaffa.Quelques heures et hop , nous voilà au Moyen-Orient, face au Tayelet, la promenade qui longe sur plus de dix kilomètres les plages de Tel-Aviv et que les gens arpentent en marchant, en courant, en pédalant, en trottinant\u2026 jus de grenade à la main.Tel-Aviv ?On se pince pour être sûre de ne pas rêver.On s\u2019attend à une ville conservatrice, sous tension, et on découvre une métropole vibrante, aux airs de Miami et de New York, où les Tel-Avi- viens croquent la vie à pleines dents, de jour comme de nuit.On se divertit ici comme s\u2019il y avait urgence de vivre.Peut- être est-ce le cas dans cette ville de quelque 400 000 habitants, plus connue pour sa guerre que pour sa place prépondérante sur la scène gastronomique, culturelle, architecturale et de haute technologie.N\u2019est-ce pas à Tel-Aviv que l\u2019application WAZE, notamment, a vu le jour ?Tel-Aviv n\u2019est pas envoûtante comme Jérusalem, mais certainement plus légère.On comprend mieux la raison de l\u2019un de ses nombreux surnoms : «La Bulle ».Une bulle qui semble avoir fait de la légèreté, de l\u2019optimisme et de la tolérance ses armes.À Tel-Aviv, on flâne, on drague, on fait du spor t, on boit du café en terrasse et on fait la fête jusqu\u2019au petit matin.Une forme d\u2019aisance complétée par une énergie enflammée de créativité qui place Israël sur la scène internationale en art, en mode, en cinéma.« Bien des Israéliens croient que la vie ici, ce n\u2019est pas la vraie vie, explique Dror Sho- resh, le guide avec qui nous découvrons la ville de nuit.Pour eux, nous vivons dans une bulle, loin de la réalité conflictuelle de l\u2019État.Si bien qu\u2019on a adopté ce surnom en se disant que, peut-être bien que Tel-Aviv n\u2019a rien à voir avec l\u2019État d\u2019Israël.» Cafés, bars, restaurants branchés, musées et une quinzaine de plages pour tous les goûts : promeneurs de chiens, surfeurs, amateurs de natation, de « matkot », de « batucada » brésilienne et de tambours du shabbat, enfants, gais, religieux très pratiquants\u2026 Saveurs Le Bâtiment 7, ou l\u2019autonomie alimentaire collective Page D 5 Le coin vert Le Centre d\u2019écologie et d\u2019agriculture urbaine de Gatineau Page D 6 C A H I E R D \u203a L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 E R E T D I M A N C H E 2 J U I L L E T 2 0 1 7 Tel-Aviv dégage une forte vitalité qui s\u2019exprime dans l\u2019architecture, les loisirs, la culture, la gastronomie.Plus qu\u2019une porte d\u2019entrée \u2014 l\u2019aéroport international étant situé là, des voyageurs y sont en route vers Jérusalem, la mer Morte, Nazareth\u2026 \u2014, elle mérite qu\u2019on s\u2019y attarde.Et pourquoi pas à vélo ! Un moyen aussi dynamique que cette cité fringante aux multiples surnoms, dont celui de « ville qui ne dort jamais».TOURISME ISRAËL Vive Tel-Aviv à vélo Ouverte, dynamique, branchée, la ville n\u2019éteint jamais ses feux PHOTOS HÉLÈNE CLÉMENT On roule sur la jetée de la marina de Tel-Aviv Le vélo est le mode de transport de bien des Tel-Aviviens.VOIR PAGE D 4 : TEL-AVIV L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 E R E T D I M A N C H E 2 J U I L L E T 2 0 1 7 P L A I S I R S D 2 New York a la proposition la plus touffue.On explore la métropole à travers des extraits de textes d\u2019Edgar Allan Poe (qui déplore que les désormais fameux brownstone, ces immeubles en pierre rouge, profanent le paysage de l\u2019île), d\u2019Arthur Miller (et les façades moisies de Brooklyn) ou encore du Bûcher des vanités de Tom Wolfe.LIVRES POUR ANNONCER DANS CE REGROUPEMENT, COMMUNIQUEZ AVEC EVELYNE DE VARENNES AU 514 985-3454 OU edevarennes@ledevoir.com P h o t o : N i c o l e C a r o n 22, de l\u2019Église, Rivière-au-Tonnerre QC G0G 2L0 \u2022 418 465-2002 INFORMATION ET RÉSERVATIONS : info@voyagescoste.ca \u2022 1 877 573-2678 www.voyagescoste.ca D é t e n t e u r d \u2019 u n p e r m i s d u Q u é b e c À partir de 198$ TTC/pers.ANTICOSTI D\u2019UN JOUR.L\u2019aventure commence là où la route s\u2019arrête ! Partez * Par personne.Chambre d'hôtel en occupation quadruple.Toutes taxes Incluses.Fonds d'indemnisation des clients des agents de voyage FICAV de 1 $ par tranche de 1 000 $ en sus.Prix valide pour tous les départs en 2017.Permis du Québec (702378).vous amène ailleurs.NEW YORK à partir de 205 $* départs : tous les vendredis CHICAGO à partir de 589 $* départs : 28 juin, 26 juillet et 23 août Inclus : autocar grand tourisme, hôtel 3,5 étoiles ou plus, petits déjeuners*, guides accompagnateurs francophones.* Sauf à Philadelphie beltour.ca 514 336-0033 ou 1 866 235-8687 À L\u2019AVENTURE TOUT L\u2019ÉTÉ! BOSTON à partir de 265 $* départs : 2, 9, 23 juin, 7, 14, 21, 28 juillet, 4, 11 et 18 août WASHINGTON à partir de 359 $* départs : 15, 29 juin, 13, 27 juillet, 10 et 24 août PHILADELPHIE à partir de 389 $* départs : 29 juin, 27 juillet et 17 août AGENCE DE VOYAGES n s e o Expérience d'immersion interculturelle Dharamsala (Inde), Madagascar, Pérou, Sénégal et Vietnam.Séjour de 7 semaines COÛT : de 5 195 $ à 6 225 $ (formule « tout inclus ») proposée aux personnes de 50 ans et plus avec hébergement dans une famille et bénévolat Voyages solidaires Pour assister à une séance d'information, téléphonez au 514 325-0150, poste 2039 http://voyagessolidaires.collegemv.qc.ca Voyages d\u2019une Vie 2055, rue Peel, suite 525 Montréal (QC) H3A 1V4 Tél.: 514-844-0840 ou 1-866-713-4439 détenteur d\u2019un permis du Québec (Division de Groupe VIP) info@legroupevip.com | www.legroupevip.com ISRAËL une destination aux multiples facettes À partir de 1 850$ * Prix par personne / base double Inclus : hébergement, visites, demi-pension Non-inclus : vols internationaux \u2013 Frais OPC Prix en vigueur jusqu\u2019au 31 Juillet 2017 Culture, Pèlerinages, Écologie, Santé et Bien-être, Séjours en bord de mer Des hébergements de luxe Une cuisine exquise Un transport de luxe Circuit Découverte d\u2019Israël 8 jours / 7 nuits Guidé en français * départs garantis 09 et 23 juillet, 10 septembre, départs du 27 Août, 15 et 29 octobre, 12 et 26 Novembre 2017 : 1925 $ Merveilles de l\u2019Inde du Nord & du Rajasthan Du 07 novembre au 28 novembre 2017 RÉSERVEZ-TÔT RABAIS DE 200$ PAR COUPLE 4 799$* par personne en occupation double Réservation avant le 31 juillet 2017 *Tarifs paiement par chèque Courriel : angie@legroupevip.com Tél.: 514.844.3616 ou 1 877.887.7843 sans frais Adresse : 2055 rue Peel, Suite 525, Montréal (QC).LEGROUPEVIP.COM permis du Québec Suivez-nous sur Facebook www.facebook.com/legroupevip LES PLUS DU GROUPE VIP : Accompagnateur de Montréal, Petit groupe, maximum 17 personnes, Guide accompagnateur francophone Vol au départ de Montréal avec Swiss International Airlines, Tous les repas inclus, Hébergement hôtels catégorie 3*- 4*- 5* RESTE 2 PLACES INDE DÉPART DE GROUPE 2017 TOUS LES DÉTAILS DE CE PROGRAMME: WWW.LOUISEDROUIN.COM 1 888 475-9992 Du 27 sept.au 11 oct.2017 FORMULE TOUT COMPRIS Incluant vin ou bière au repas ainsi que les pourboires aux guides Magni?que circuit BEAUTÉS DE L\u2019ITALIE DU NORD Accompagné par le spécialiste de l\u2019Italie, Fernando Spatolisan o P e r m i s d u Q u é b e c Pour voir nos prochains départs en petits groupes g Mercredi, 5 juillet 2 017 L\u2019INDE Comment choisir so n voyage dans cet univers de sens ! www.routesdumonde.com 514 842-1888 P E R M I S D U Q U É B E C 12 Juil PÉROU et BOLIVIE 26 Juil JAPON 02 Août VIETNAM et MYANMAR 09 Août MADAGASCAR et NAMIBIE 16 Août ÉTHIOPIE et TANZANIE Les Mercredis sur les Routes du Monde 19 h 30 650, rue Fleury Est H2C 1N8 M I S E R Réservez votre place gratuite ! 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n\u2019achetez aucun livre, l\u2019époque de la curiosité et de la science ne remplacera que trop tôt celle des émo tions » , peut-on lire dans Ro me, escapades littéraires , l \u2019une des toutes récentes anthologies de la collection « Pavillons Poche » des Éditions Robert Laffont.Deux cents ans plus tard, faisons une entorse à sa recommandation, car il n\u2019y a rien de plus agréable que de découvrir une ville à travers les yeux et les mots des grands auteurs.Inspirantes, les villes ont toujours ser vi de muses aux écrivains et c\u2019est dans leurs correspondan - ces, leurs lettres, leurs carnets de route et leurs histoires que la collection a puisé ces textes.Jusqu\u2019à présent, des escales sont proposées dans quatre villes (Rome, New York, Berlin et Saint- Pétersbourg).New York a bien sûr la proposition la plus touffue.On explore la métropole cosmopolite à travers des extraits de textes d\u2019Edgar Allan Poe (qui déplore que les désormais fameux brownstone, ces immeubles en pierre rouge, profanent le paysage de l\u2019île), d\u2019Arthur Miller (et les façades moisies de Brooklyn) ou encore du Bû- cher des vanités de Tom Wolfe.Une mégalopole plus souvent évoquée qu\u2019explorée à travers des extraits évanescents, mais on ne manque pas de prétextes pour replonger dans les histoires complètes de ce recueil.Rome plonge au cœur de la ville et appelle les sens ; on la goûte, la sent, la voit, la vit sous la plume des guides que sont Zola, Chateaubriand et Duclos.Une ville étonnante Dans Saint-Pétersbourg, Jean- Jacques Casanova de Seingalt souligne, en parlant du travail de Pierre le Grand, qu\u2019en 1765, la ville portuaire russe est déjà en ruine, com me si « un despote puissant [l\u2019]avait fait élever à la hâte ».Si le premier coup d\u2019œil plaît à Daniel Lescallier, en 1775, il mentionne tout de même qu\u2019« on y voit très peu de bâtiments construits sur un bon goût d\u2019architecture».Un siècle plus tard (le texte le plus récent du recueil), Olympe Audouard y décrit une ville étonnante.« Si ce n\u2019est pas par faitement beau, c\u2019est complètement étrange.» Quant à Berlin, la capitale allemande réjouit Voltaire mais ennuie Chateaubriand et Jules Laforgue.On met le grappin sur ces petites plaquettes vendues moins de 10 $ pour revenir sur les traces d\u2019une ville pré-GPS, avant de partir la visiter ou au retour, pour alimenter les souvenirs.Elles feront passer une agréable heure sur la route des vacances aux copilotes assis dans le siège passager.Mention spéciale aux pages de la fin de chaque document, où sont suggérés d\u2019autres titres pour voir (lire) encore plus du pays.Collaboratrice Le Devoir ESCAPADES LITTÉRAIRES BERLIN, ROME, SAINT-PÉTERSBOURG, NEW YORK Collectif Éditions Robert Laffont Collection «Pavillons Poche» Paris, 2017 Prendre les balades à la lettre À travers les récits d\u2019auteurs classiques, les Escapades littéraires permettent de voir des villes dans le confort de sa chaise longue ÉMILIE FOLIE-BOIVIN Inspirantes, les villes ont toujours servi de muses aux écrivains L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 E R E T D I M A N C H E 2 J U I L L E T 2 0 1 7 P L A I S I R S D 3 En arrivant en Sicile à partir de 1060, les conquérants normands n\u2019ont pas fait table rase, mais plutôt intégré le patrimoine arabe.Le roi Roger II parlait d\u2019ailleurs la langue et en appréciait la culture.ITALIE Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com HÉBERGEMENTS EN RÉGION BONS PLANS / ESCAPADES BONS PLANS / ESCAPADES B E N O I T L E G A U L T à Sandpiper Bay L e seul Club Med tout compris des États- Unis est une étonnante destination de niche.Un véritable aimant pour les sportifs québécois à la recherche d\u2019un environnement cosmopolite aux accents latins, et ce, en Floride.Comme tous les Clubs Med, le Sandpiper Bay de St.Lucie peut compter sur un personnel exceptionnel et une nourriture exquise.Si le site naturel (à 30 kilomètres de l\u2019Atlantique) est moins beau que la norme habituelle du Club Med, les écoles de sport y sont encore meilleures que les standards élevés de la marque.Écoles de sport Les écoles de tennis, de golf et de volley-ball de plage sont en fait des académies, un terme qui, aux États-Unis, désigne parfois des centres d\u2019entraînement de haut niveau où habitent les athlètes.Ainsi, on côtoie de jeunes athlètes sur les terrains de sport et dans les aires de restauration.Lorsqu\u2019un touriste suit des cours de tennis ou de golf, par exemple, il bénéficie de l\u2019excellence et de l\u2019émulation assurées d\u2019instructeurs et d\u2019installations de haut niveau.Les cours par ticuliers sont d\u2019ailleurs chers \u2014 125 $US l\u2019heure pour le tennis, par exemple.Mais toutes les écoles de sport offrent des cours quotidiens gratuits où les instructeurs donnent de nombreux conseils techniques et stratégiques, tout en préservant le côté ludique d\u2019un Club Med.Le Club donne des sessions avancées sur la nutrition et la préparation mentale, qui ont de grandes répercussions sur les performances sportives.Et les instructeurs de yoga, de Pilates et de conditionnement physique sont exceptionnels.Quant à la salle de conditionnement physique, elle est à la hauteur des attentes des sportifs.Côté plage et piscines Le Club Med Sandpiper Bay donne sur une rivière propice aux sports nautiques, mais pas à la baignade.La plage est en fait un site de mise à l\u2019eau d\u2019embarcations et non de bronzette.Des piscines rectangulaires, petites selon les critères actuels des resorts tout compris, constituent l\u2019offre baignade-bronzage.Une piscine pour les familles, une autre constituée de couloirs et une autre, la Calm Pool, devant la rivière, possède un grand bain à remous.Ladite « piscine calme » est idyllique au coucher du soleil.Mais elle peut aussi être bien petite quand de bruyants clients décident de la transformer en petit Las Vegas.En Arizona, sur un paquebot ou dans toute autre destination sans grande plage, il n\u2019y a pas de solution de remplacement si les piscines sont bondées.À Sandpiper Bay, on peut au moins se réfugier à la piscine sportive, qui reste tranquille.La touche du Club Il est rafraîchissant d\u2019entendre de la musique française dans un resor t.Le niveau sonore du Club Med Sandpiper Bay est nettement plus bas et plus civilisé que celui de la moyenne des tout-compris.C\u2019est un aspect attachant de la touche Club Med.L\u2019esthétique du Sandpiper Bay est aussi plus caribéenne qu\u2019états-unienne.En outre, les folles soirées du Club Med sont dépaysantes \u2014 on finit par oublier qu\u2019on se trouve en Floride.Un autre attrait universel, charnel et puissant d\u2019un Club Med, c\u2019est la nourriture, qui brille par sa qualité, dans une ambiance décontractée.Le buffet permet de manger très santé ou très gourmand.Mê - me les vins (chiliens) ne sont pas mal du tout \u2014 une rareté dans un tout-compris.En lisant « charnel », petits coquins, vous avez tout de suite pensé aux gentils organisateurs (G.O.) qui se répandaient jadis à tous les vents.Cette époque est révolue, surtout aux États-Unis ! Le Sandpiper Bay est conçu pour les familles et les spor tifs.L\u2019espace réservé aux enfants est un des plus grands du réseau.Il y a toujours un moniteur ou une monitrice qui parle un français «pas si pire » et les activités sont variées.On peut y laisser, l\u2019esprit tranquille, des enfants qui s\u2019amuseront avec des jeux d\u2019eau ou feront des ar ts plastiques, notamment, tout en prenant une collation.Collaborateur Le Devoir FLORIDE Le Club Med Sandpiper Bay pour familles et sportifs L O U I S E G A B O U R Y P armi les nombreu - ses dominations que la Sicile a con - nues, celles des Arabes et des Normands ont laissé des traces indélébiles.L\u2019UNESCO a reconnu cet apport en retenant quelques beaux bâtiments témoins de cette période sur sa Liste du patrimoine mondial de l\u2019humanité en 2015, les reconnaissant à titre d\u2019exemple exceptionnel de syncrétisme culturel.Si l\u2019héritage laissé par ce glorieux intermède a survécu contre vents et marées, c\u2019est que l\u2019époque est considérée comme une des plus paisibles et des plus riches du passé de la Sicile.En ce temps-là, les peuples de dif férentes origines, Normands, Juifs, Arabes, Grecs, Lombards, etc., vivaient ensemble dans une belle interaction culturelle.En arrivant en Sicile à partir de 1060, les conquérants normands n\u2019ont pas fait table rase, mais plutôt intégré le patrimoine arabe.Le roi Roger II parlai t d \u2019a i l leurs la langue et en appréciait la culture.Il a régné sur une société tolérante, très product ive, qui a contribué à asseoir la position de Palerme comme un des principaux centres culturels de la Méditerranée à l\u2019époque.Les villes vedettes de cet itinéraire ont chacune leur personnalité.Certaines ont une histoire si dense qu\u2019elles méritent un séjour plus long, question de tenter d\u2019en percer les mystères ou les curiosités.C\u2019est le cas de Palerme où, par exemple, dans le quartier de la Kalsa, subsistent encore des plaques de rue en arabe, en hébreu et en italien, comme celle de la via dei Calderai.Palerme La cathédrale de Palerme raconte une partie de l\u2019histoire de la Sicile.Elle a été érigée dans la plus ancienne partie de la ville, sur le site d\u2019une ancienne basilique du IVe siècle détruite par les barbares, à laquelle a succédé une construction du VIe siècle utilisée comme mosquée pendant la période islamique, avant de redevenir chrétienne en 1072.La première aile du Palais royal a été construite sous la domination arabe.C\u2019est ici, dans la salle d\u2019Hercule, que siège l\u2019Assemblée régionale sicilienne.Dans ce monument, également connu sous le nom de palais des Normands, et aussi dans la Chapelle palatine, les influences croisées des dif fé- rentes cultures qui ont marqué la Sicile se retrouvent dans une splendide décoration qui révèle des aspects islamiques, byzantins et occidentaux assor tis harmonieusement.C\u2019est un des monuments médiévaux les mieux conser vés de l\u2019île.Aux yeux de Maupassant, la chapelle palatine était « le plus surprenant bijou religieux rêvé par la pensée humaine et exécuté par des mains d\u2019artiste ».Parmi les autres églises qui font partie de l\u2019itinéraire, cel - les de San Giovanni degli Ere- miti, de San Cataldo et de San - ta Maria dell\u2019Ammiraglio.San- tissima Trinità del Cancelliere, bien que datant de l\u2019épo que arabo-normande, ne fait pas partie de l\u2019itinéraire protégé par l\u2019UNESCO.Monreale Dans l\u2019ombre de Palerme, la toute mignonne Monreale a peu à voir avec sa cosmopolite et grouillante voisine.L\u2019ennui, c\u2019est qu\u2019elle est très touristique, à preuve le coût du cappuccino matinal au comptoir, à 2,50 euros, deux fois le prix du marché\u2026 C\u2019est le prix à payer pour le siroter à côté de la cathédrale fondée dans les années 1170 à la suite d\u2019un songe divin de Guillaume II.Alors qu\u2019il s\u2019était endormi à l\u2019issue d\u2019une partie de chasse, la Vierge lui indique en rêve l\u2019emplacement d\u2019un trésor.Ayant trouvé celui-ci, il décide de le consacrer à la construction de cette cathédrale, qui est en fait un superbe complexe incluant un monastère bénédictin qui rappelle les cours intérieures des riches demeures arabes, et un palais.Quel coup au cœur quand on y pénètre ! L\u2019intérieur somptueux contraste avec l\u2019extérieur plutôt austère.Les architectes se sont inspirés de la cathédrale de Cefalù en en modifiant un peu le plan.Cefalù La construction de la cathédrale commence en 1131 quand le roi Roger II arrive à Cefalù après une longue et pénible navigation dans la tempête.Pour remercier le ciel de lui avoir permis de survivre à la mer démontée, il commandite la construction de la cathédrale reconnue aujourd\u2019hui mondialement pour ses impressionnantes mosaïques.Quoique passablement fréquentée, la ville, un ancien port de pêche, est particulièrement agréable et dispose même d\u2019une petite plage où on a tour né une très belle scène de Cinema Paradiso.En grimpant sur la falaise qui domine la ville, on jouit d\u2019une vue spectaculaire sur les environs.Collaboratrice Le Devoir Un itinéraire arabo-normand en Sicile Parmi les nombreuses dominations que l\u2019île a connues, celles des Arabes et des Normands ont laissé des traces indélébiles PHOTOS LOUISE GABOURY La cathédrale de Monreale, fondée dans les années 1170 à la suite d\u2019un songe divin de Guillaume II.CLUB MED SANDPIPER Des piscines rectangulaires constituent l\u2019of fre baignade-bronzage.Palerme, oui, mais\u2026 la mafia?Les choses sont-elles en train de changer?Quelques commerces de Palerme affichent le logo No pizzo, qui signifie qu\u2019ils ne paient pas leur protection à la mafia.C\u2019est le cas du très agréable café restaurant Bisso, établi dans le local historique de l\u2019ancienne librairie Dante qui sert une délicieuse cuisine locale à prix abordable.Aussi, à la boutique du Palais royal, on trouve des produits de Libera Terra, qui regroupe des coopératives travaillant sur les terrains confisqués à la mafia.La construction de la cathédrale de Cefalù commence en 1131 quand le roi Roger II arrive après une longue et pénible navigation dans la tempête.En vrac Le Club Med Sandpiper Bay est situé à Port St.Lucie, à mi-chemin entre Orlando et Fort Lauderdale, près de West Palm Beach.Donc, beaucoup de vols directs et pas chers permettent d\u2019y aller depuis le Québec.Infos:?1 800 258-2633, clubmed.ca L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 E R E T D I M A N C H E 2 J U I L L E T 2 0 1 7 P L A I S I R S D 4 Tel-Aviv\u2013Jaf fa a des airs de vacances et de liberté.Avec une histoire de 3500 ans.Inutile de dire que seuls quelques jours, c\u2019est bien peu pour l\u2019explorer.D\u2019accord avec le guide Lonely Planet Israël et les territoires palestiniens : «Seule une immersion d\u2019au moins une semaine à Tel-Aviv permet d\u2019en saisir l\u2019essence.» TOURISME S\u2019ajoutent à cela 120 kilomètres de voies cyclables et du soleil 300 jours par année.Tel-Aviv\u2013Jaffa a des airs de vacances et de liberté.Avec, en sus, une histoire qui remonte à 3500 ans.Inutile de dire qu\u2019une journée et demie, c\u2019est bien peu pour l\u2019explorer.D\u2019accord avec le guide Lonely Planet Israël et les territoires palestiniens : « Seule une immersion d\u2019au moins une semaine à Tel-Aviv permet d\u2019en saisir l\u2019essence.» Capitale du «cool méditerranéen» Celle que l\u2019on surnomme la «ville blanche», la «Big Oran - ge », la « ville qui ne dor t jamais», «la bulle», la capitale du «cool méditerranéen» abonde de sites culturels et gastronomiques incontournables : le Musée d\u2019art de Tel-Aviv avec sa collection de tableaux impressionnistes et postimpression- nistes mettant à l\u2019honneur Renoir, Gauguin, Degas, Pissarro, Monet, Picasso, Cézanne, Chagall, Van Gogh\u2026 Et l\u2019exposition temporaire Expo 67, où Israël a recréé son pavillon de l\u2019île Notre-Dame.Cette expo, qui souligne à la fois le 50e anniversaire d\u2019Expo 67 à Montréal et celui de la guerre des Six Jours, déclenchée le 5 juin 1967 et qui a permis à l\u2019État hébreu d\u2019accroître considérablement son territoire, est présentée jusqu\u2019en septembre prochain.Il faudra revenir pour aller déambuler dans les rues étroi - tes et colorées du Shuk HaCar- mel, le marché de rue le plus typique de la ville, ouvert tous les jours de la semaine sauf celui du shabbat, le samedi.« Le shabbat, c\u2019est un peu comme le dimanche chez vous, dit Paule Rakower, notre gui - de.C\u2019est notre jour de repos.Il commence juste avant le coucher du soleil le vendredi.Les bureaux sont fermés, mais aussi les boutiques de détail et les supermarchés.» Si la « Halakha » interdit de faire du commerce pendant le shabbat, Tel-Aviv semble épargnée par cette loi juive.Jérusalem Ouest aussi.Des accords de statu quo autorisent les res- tos, discos, bars, cinémas, musées et épiceries à rester ouverts.Les Tel-Aviviens profitent donc de leur septième jour de la semaine pour sortir en famille.Les restaurants sont bondés et la vie bat son plein aussi bien à la synagogue qu\u2019à la plage.« Ce que j\u2019aime à Tel-Aviv, c\u2019est ce sentiment de liber té, poursuit la guide.Ici, chacun se sent libre de faire ce qu\u2019il veut, sans être jugé.Que l\u2019on soit très pratiquant ou pas du tout, homosexuel, parent célibataire, jeune, vieux, tous y trouvent leur place.» Petite et plate Tel-Aviv se visite bien à vélo.La ville est petite et plate \u2014 géographiquement \u2014, avec des pistes cyclables un peu par tout, le long des grands boulevards et du littoral et dans les parcs.C\u2019est le meilleur moyen de passer de quartier en quartier, chacun ayant un caractère bien particulier, tout en faisant un pied de nez à la circulation.Plusieurs agences proposent des sorties dans le cen- tre-ville ainsi que dans le parc Ha Yarkon, à Jaf fa ou sur le Tayelet, cette fameuse promenade le long de la mer entre le port de Tel-Aviv et celui de la vieille cité de Jaffa, le quartier le plus ancien.Jaf fa.Mon coup de cœur.L\u2019une des plus vieilles villes au mon de et un des plus vieux ports.Celui où le roi Salomon reçut les cèdres du Liban pour la construction du temple de Jérusalem ; où l\u2019apôtre Pierre, selon le Nouveau Testament, éleva Tabitha, et où Jonas fut recraché par la baleine après trois jours passés dans les entrailles du mammifère marin.Aujourd\u2019hui, on se balade dans un dédale de ruelles et de bâtiments en grès transformés en ateliers pour artistes et sur une place centrale, Kikar Kedu- mim, bordée de cafés et de boutiques de souvenirs.Se trouve aussi l\u2019église franciscaine Saint- Pierre, consacrée en 1654.Son beffroi domine la Méditerranée et une partie de Tel-Aviv.Sur le Tayelet bordé de palmiers, on ne perd jamais de vue la mer.On y trou - ve des restaurants, des bars à jus, des discos, des magasins de glace, des écoles de surf, une statue de David ben Gourion faisant le poirier, des gradins pour observer le coucher du soleil et la fameuse piscine Gordon, un arrêt obligatoire pour les amateurs de natation.De taille olympique et en plein air, on la remplit quotidiennement d\u2019eau de mer puisée dans la Méditerranée.Et pas de repos pour le shabbat.Elle est ouverte tous les jours dès 5 h du matin.Parfait pour brûler quel ques calories avant le petit-déjeuner.Et parlons-en, de ce sacro- saint petit-déjeuner israélien, qui s\u2019apparente à un festin.Jus de fr uits frais, salades et grande variété de légumes, de fruits et de fromages, pain fraîchement sor ti du four, poissons, viandes, yogour ts, céréales, olives, café, thé\u2026 Ouf ! Les origines de ce repas gargantuesque?«Du kibboutz, au début du XXe siècle, explique Paule Rakower.Les ouvriers commençaient leur journée de travail à l\u2019aube dans les champs.Ils revenaient affamés et se nourrissaient de tout ce que la terre leur of frait.Des fruits, des légumes frais, des œufs, des produits laitiers, de la viande, des olives\u2026 Et les hôtels ont suivi en offrant ces petits-déjeuners sous forme de buffet copieux.» Il y a les agences de vélo, donc, qui proposent des visites guidées, mais Tel-Aviv a aussi mis en place Tel-O-Fun \u2014 un jeu de mots avec ofan, qui signifie «vélo» en hébreu \u2014, un ser vice de location de vélo (semblable au Bixi montréa- lais) fort de quelque 1500 vélos et 150 stations d\u2019accueil situées près des lieux touristiques et des grands boulevards.Ne reste qu\u2019à étudier l\u2019hébreu pour déchif frer, sur les bornes, les informations de location ou à demander à un passant de vous les traduire.Collaboratrice Le Devoir SUITE DE LA PAGE D 1 TEL-AVIV PHOTOS HÉLÈNE CLÉMENT Vue sur le Vieux-Jaf fa de la terrasse panoramique du musée Ilana Goor.Le marché Sarona propose le meilleur de la gastronomie des quatre coins du monde, dans le quartier historique, une ancienne colonie de templiers allemands des anne ?es 1870.À droite: les vieilles ruelles de Jaf fa, où il fait bon flâner.Les archéologues ont établi que c\u2019était de ?jà un port fortifié au XVIIIe siècle avant Jésus-Christ.On compte plus de 120 kilomètres de voies cyclables à Tel-Aviv.Un système de location semblable au Bixi de Montréal permet d\u2019enfourcher une bicyclette dans plus de 75 stations.À droite: un bar à salade au marché Sarona.En vrac S\u2019y rendre.Jusqu\u2019au 29 octobre , deux fois par semaine, Air Transat offre une liaison directe Montréal\u2013Tel-Aviv, avec des forfaits allant du simple vol aux séjours organisés.Air Canada offre aussi un vol direct Montréal\u2013Tel- Aviv, deux fois par semaine, jusqu\u2019au 16 octobre.Dormir.L\u2019hôtel Carlton Tel-Aviv est une bonne adresse pour son accueil, son confort et son petit-déjeuner israélien, mais aussi pour sa situation géographique à deux pas de la plage Hilton et du Teyalet, et à mi- chemin entre les ports de Jaffa et de Tel-Aviv.carlton.co.il/en Manger.Tel-Aviv compte plusieurs restos gérés par des chefs locaux.Parmi ceux-ci, le Messa offre une cuisine méditerranéenne gastronomique concoctée par le chef Aviv Moshe.Il est devenu l\u2019un des endroits branchés de la ville.touristisrael.com Au complexe Sorona, une ancienne colonie templière vieille de 140 ans devenue un mégacentre culinaire.Ce marché de 8700 m2, à quelques minutes à pied du Vieux-Jaffa, abrite des magasins d\u2019alimentation spécialisés du monde entier, des restaurants, des cafés et de galeries d\u2019art.Voir.Tel-Aviv compte plus de bâtiments de style Bauhaus que tout autre endroit au monde, constituant une vaste partie de la ville qu\u2019on appelle ici la «Ville blanche », classée au Patrimoine mondial de l\u2019UNESCO.Plusieurs d\u2019entre eux sont en mauvais état mais des centaines d\u2019autres ont été rénovés ou sont en passe de l\u2019être.Prendre un verre et danser jusqu\u2019aux petites heures du matin\u2026 Kuli Alma, kulialma.com.Sputnik Bar, fr-fr.facebook.com/sputnikTLV.Rothschild Allenby Market, fr-fr.facebook.com/ Rothschild.Allenby.Market.tlv.Yavne, secrettelaviv.com/ best/bars-and-clubs/yavne Lire.Comprendre Israël, du Montréalais Élias Levy, publié aux éditions Ulysse.Israël et les territoires palestiniens, aux éditions Lonely Planet.Renseignements.tourisme.otisrael.com Notre journaliste était l\u2019invitée d\u2019Air Canada et du ministère du Tourisme d\u2019Israël.La piscine Gordon, de taille olympique, est remplie quotidiennement d\u2019eau de mer puisée dans la Méditerranée L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 E R E T D I M A N C H E 2 J U I L L E T 2 0 1 7 P L A I S I R S D 5 Après des années de batailles, les citoyens mobilisés ont remporté la victoire et fixé les nouvelles règles du jeu.Un jeu où le social prime : des logements abordables, des structures de soins et d\u2019accueil, un volet de dif fusion culturelle, des infrastructures et des services liés à l\u2019alimentation.SAVEURS COLLECTIF 7 À NOUS L\u2019Oil Store, un édifice détaché du reste, au bout du bâtiment, accueillera une serre intérieure, un espace collaboratif culinaire et une aire polyvalente, où se tiendront des événements et des marchés fermiers (maquette ci-dessus).I ls ont of ficiellement obtenu les clés le 28 avril dernier.Ils ont fêté, heureux, soulagés, des bulles dans le verre, de l\u2019ef fervescence plein la tête.Car les projets du Collectif 7 à nous ne manquent pas pour ranimer le Bâtiment 7, ancien entrepôt ferroviaire.Comme ce futur système alimentaire.Pour le moment, c\u2019est une longue coquille vide en cours de rénovation sur un ter rain de 90 000 pieds carrés.Un bâtiment fait de briques et d\u2019une immense fenestration, coincé au sud du canal de Lachine, entre Verdun la (encore) décontractée et Grif fin- town la (nouvelle) bourgeoise.Mais, dès l\u2019automne, la première phase de développement prendra forme avec l\u2019aménagement intérieur d\u2019un espace au rez-de-chaussée appelé « pôle des pratiques ».Cette zone située à l\u2019entrée comprendra une épicerie autogérée, un café-bar lié à une microbrasserie coopérative et des ateliers collabo- ratifs.Sur le plan, Isabelle Monast- Landriault, chargée de projet du Pôle alimentaire du Bâtiment 7 (ba- timent7.org), me montre les espaces.« Nous avons décidé de concentrer les services de proximité dans la première phase, qui ouvrira au public l\u2019année prochaine.» Si tout va bien, ce sera en mars 2018.La petite épicerie Le Détour vendra des aliments frais et des produits de première nécessité.La microbrasserie-coop Les Sans-Taverne brassera sur place et gérera le café-bar.Les enfants pourront fréquenter le lieu du fait des permis demandés (broue-pub, salle de dégustation\u2026).Désert alimentaire Il fut un temps industriel où « la Pointe » comptait une ta - verne à chaque coin de rue.D\u2019où son sur nom de « quar tier aux cent tavernes ».Avec son carrefour de changement des voies fer rées, le Bâtiment 7 en était l\u2019épicentre ouvrier.De « cent », nous sommes passés à « sans ».Aujourd\u2019hui, la zone rime plutôt avec désert alimentaire.Divers organismes communautaires et associatifs travaillent depuis plusieurs années à garantir une autonomie et une sécurité alimentaires aux résidants.Chez Raoul, le sympathique café\u2013épicerie\u2013casse-croûte où je me trouve pour l\u2019entrevue ?Ouvert il y a un mois.Peu à peu, de petites initiatives voient le jour.Mais lorsque la mobilisation citoyenne pour le Bâtiment 7 a démarré, le sud de Pointe-Saint- Charles était aussi vide alimentai- rement parlant que la bâtisse industrielle dans laquelle s\u2019engouffrait le vent.Le Bâtiment 7 est un projet né de la concertation et de la mobilisation sans précédent d\u2019organismes et de citoyens du quartier.En 2005, les anciens terrains du Canadien National étaient vendus pour un dollar au Groupe Mach.Le plan de ce groupe immobilier était d\u2019y transférer le Casino de Montréal et d\u2019installer autour un centre de foire international.Mais une mobilisation et des pétitions citoyennes, ainsi que des opérations populaires d\u2019aménagement ont eu raison de ces projets et le plan a été refusé.Après des années de batailles, les citoyens mobilisés ont donc rempor té la victoire et fixé les nouvelles règles du jeu.Un jeu où le social prime : des logements abordables, des str uctures de soins et d\u2019accueil (pôle santé-fa- mille), un volet de diffusion culturelle (pôle art contemporain), des infrastructures et des ser vices liés à l\u2019alimentation (pôle alimentaire).Le pôle des pratiques (café-bar, brasserie, épicerie, ateliers) sera le premier à ouvrir.Les autres pôles suivront, tous por tés par le Collectif 7 à nous, sauf celui sur l\u2019art contemporain (par Quartier Éphémère).Transformation Début juin s\u2019est tenue une assemblée publique pour discuter du pôle alimentaire et des espaces extérieurs pour lesquels il reste encore des inconnues.Notamment en ce qui concerne l\u2019état de l\u2019Oil Store, un édifice détaché du reste, au bout du bâtiment, prévu pour accueillir une serre intérieure, un espace collaboratif culinaire et une aire polyvalente (pour des événe- ments comme des marchés fermiers).Sa structure supporterait- elle la charge d\u2019un toit végétal ?Quant au rachat du lot 5 par la Ville de Montréal, celui-ci se fera-t- il ou pas ?Le lot 5 se trouve en face de l\u2019Oil Store.Le Collectif 7 à nous aimerait que cette parcelle soit rachetée par la Ville et zonée « parc ».Un zonage qui exigerait alors une décontamination des sols à un niveau élevé.Avec les projets résidentiels qui vont se développer autour du Bâtiment 7, ce lot rendu « ver t » assurerait une continuité naturelle avec le reste.Après, on imagine déjà toutes sortes d\u2019installations et de services qu\u2019on pourrait installer dessus: une fermette urbaine, des ateliers éducatifs, des rondes à cheval, comme ce que fait l\u2019été la Maison Saint-Ga- briel avec sa run de pain, etc.«Ce que nous appelons le pôle alimentaire à l\u2019interne, c\u2019est vraiment la partie productive et éducative, qui se déploiera davantage autour de l\u2019Oil Store (serres, jardins collectifs, ruches, espace culinaire\u2026), tout en étant étroitement connectée aux usages alimentaires à l\u2019avant du Bâtiment 7 (café-bar, brasserie et épicerie intégrés dans le pôle des pratiques).L\u2019alimentation et l\u2019agriculture urbaine sont plutôt transversales dans le développement du Bâtiment 7 », explique Isabelle Monast-Landriault.Repenser les échanges marchands Faire ses achats avec une monnaie locale spécialement créée à cet effet ?Instaurer un programme qui permettrait de transformer des heures de bénévolat en primes d\u2019achat ou en temps d\u2019apprentissage ?On y pense, on regarde ce qui se fait ailleurs.Par exemple du côté de la West End Food Co-op à Toronto, qui permet à ses membres effectuant des heures de bénévolat à la coopérative alimentaire de recevoir des crédits qu\u2019ils peuvent ensuite dépenser au marché fermier.L\u2019autre grande idée est de faire en sorte qu\u2019il n\u2019y ait pas, ou alors le moins possible, de hiérarchie dans la façon dont sera géré un service comme la future épicerie.« Les gens s\u2019impliqueront en tant que membres adhérents.Ils auront leur mot à dire sur les orientations et les décisions », souligne Isabelle Mo- nast-Landriault.À l\u2019image de la Park Slope Food Coop, une importante coopérative alimentaire new- yorkaise de Brooklyn qui fonctionne avec une poignée de coordonnateurs et des milliers de bénévoles adhérents.Deux postes de dépenses ont un impact sur les prix d\u2019un service alimentaire : les salaires versés aux gens qui y travaillent et le loyer.« Dans la répartition des coûts des loyers du Bâtiment 7, nous avons décidé d\u2019of frir un loyer à un prix plus abordable pour l\u2019épicerie, car nous estimons qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un service de première nécessité dans le sud de Pointe-Saint-Charles.» Ne pas faire de profits, garder les prix les plus bas possible, être un service pour le quartier, voilà les priorités.« On ne veut sur tout pas devenir un gestionnaire immobilier qui loue des pieds carrés ! La première phase de développement du projet va être un laboratoire d\u2019expérimentation », confie Isabelle Monast-Landriault.Un laboratoire qui repose sur de solides fondations, celles de la concertation, de la mobilisation et de la par ticipation citoyennes, sans lesquelles cette coquil le vide n\u2019aurait pu revivre.Le Bâti - ment 7 est décidément un beau projet social qui donne faim.Le Bâtiment 7, fabrique d\u2019autonomie alimentaire collective Un futur lieu de vie bourdonnant dans le quartier Pointe-Saint-Charles Bol poké au bœuf grillé Par Kim Lallouz, chef de Monsieur resto-bar Pour un bol Ingrédients Steak de bœuf de 900 grammes, mariné au goût ou seulement avec des épices à steak de Montréal des deux côtés.125 g de riz brun cuit, puis tiédi à la température de la pièce 135 g de roquette fraîche 120 g de tomates fraîches au choix, coupées (j\u2019ai utilisé des tomates ancestrales jaunes et rouges et des tomates cerises !) 50 g de haricots verts cuits pendant 2 minutes dans de l\u2019eau bouillante salée, puis mis dans un bol d\u2019eau froide avec de la glace pour que ça reste très vert et croustillant.1 asperge tranchée dans le sens de la longueur à l\u2019aide d\u2019une mandoline 1 radis tranché à l\u2019aide d\u2019une mandoline 10-15 grammes de parmigiano reggiano Un filet de glaçage balsamique Préparation Sur un gril bien chaud (400 degrés), faites cuire le steak des deux côtés (4 minutes pour un steak à point\u2013saignant).Coupez en tranches faciles à manger.Mettez de côté de 8 à 10 minutes (pendant que vous préparez les autres éléments du bol).Prenez un bol de service et placez le riz au fond.Ajoutez la roquette, les haricots verts, les tomates et le radis et versez un filet de la vinaigrette dessus (pas trop!).Placez le steak (refroidi ou à la température de la pièce) au centre, avec les flocons de parmesan autour, et rajoutez un filet de glaçage balsamique.Terminez en ajoutant l\u2019asperge crue sur le steak! Vinaigrette au soya et au gingembre Pour 750ml 1 gousse d\u2019ail 100 ml de coriandre coupée 1 cuillère à soupe de gingembre frais haché 1/2 tasse de sauce soya 1/2 tasse de miel 1/2 tasse de vinaigre de riz 1/2 tasse d\u2019huile de sésame 1 tasse d\u2019huile de canola Dans le robocoupe, mélangez l\u2019ail, le gingembre et la coriandre.Ajoutez la sauce soya, le miel et le vinaigre de riz, puis ajoutez lentement l\u2019huile de sésame et l\u2019huile de canola.Mélangez pendant une minute.Ajoutez sel et poivre au goût.MONSIEUR RESTO-BAR 1102, rue De Bleury Montréal?514 861-0000 restobarmonsieur.com MONSIEUR RESTO BAR SOPHIE SURANITI SOPHIE SURANITI Les citoyens de Pointe-Saint-Charles étaient bien déterminés à convertir le vaste Bâtiment 7, une construction du CN, en lieu de partage et de rassemblement pour la communauté. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 E R E T D I M A N C H E 2 J U I L L E T 2 0 1 7 LE COIN VERT D 6 I nstallé sur le domaine de la ferme Moore, le Centre d\u2019écologie et d\u2019agriculture urbaine de Gatineau a seulement deux ans, mais on lui souhaite une longue vie.Situé sur un lot de terrain exceptionnel de plus de 30 acres qui a vue sur la rivière des Ou- taouais, il comprend trois bâtiments patrimoniaux.Lieu de découvertes, de rencontres et de jardins, le Centre développe progressivement une gammation d\u2019activités pédagogiques pour les 7 à 77 ans.Situé dans un des quartiers les plus densément peuplés de la ville de Gatineau, le Centre a vu le jour grâce à une association de citoyens qui s\u2019est portée à la défense de la ferme Moore.Ce site champêtre, avec son boisé et ses bâtiments remarquables, offre de nombreuses possibilités pour des activités sur la nature : événements maraîchers, balades guidées, cours\u2026 Pour la communauté D\u2019ailleurs, ce printemps, pour initier des groupes de toutes provenances à l\u2019agriculture urbaine, ont été inaugurés les jardins pédagogiques.Déjà, plus de 23 écoles primaires sont venues au Centre au cours des derniers mois, explique l\u2019enthousiaste fondateur et por te-parole du Centre, Claude Sirois .L\u2019 immense écurie, un des bâtiments patrimoniaux qui a été rénové, est un superbe lieu pour des rencontres, des conférences et de la formation.On peut y voir actuellement une petite exposition sur le frère Marie-Victorin.Guidée par M.Sirois et Ma- jella Larochelle, responsable et concepteur des jardins écologiques, j\u2019y ai fait une intéressante visite.Ces terrains, qui ont servi pendant des années de manège pour les chevaux, ont retrouvé après des décennies leur vocation d\u2019origine, di- sent-ils fièrement.Tous les légumes y sont cultivés sans pesticides et sont vendus avec ceux d\u2019autres producteurs locaux dans un des bâtiments patrimoniaux, le manège.Quant aux jardins écologiques, ils prennent forme petit à petit, selon la disponibilité des bénévoles.En effet, au Centre, la majorité des tâches sont réalisées par ces derniers, sous la supervision de spécialistes, de sorte que la réalisation des jardins dépend d\u2019eux.Quatre espaces distincts ayant chacun leur thématique forment les jardins écologiques.Au jardin nourricier sont présentées des plantes cultivées par nos ancêtres, tandis qu\u2019au jardin médicinal, ce sont des plantes utilisées en médecine naturelle et traditionnelle et pour la fabrication de cosmétiques.Au jardin ethnobotanique sont mises en vedette des plantes destinées à la fabrication de tissus et de teintures et pour l\u2019aménagement paysager.Et le dernier, le jardin écologique dédié à l\u2019éditeur Fleurbec et à Gisèle Lamou- reux, une membre renommée, priorise les plantes pour les papillons, les pollini- sateurs, et pour les marais.Dans ces jardins, plus de 150 plantes utiles, dont plusieurs sont méconnues, peuvent être découver tes, souligne M.Larochelle.Sur les terrains de la ferme Moore ont également été aménagés une centaine de jardins communautaires qui permettent aux résidants des alentours de venir faire pousser des carottes, des tomates et du persil, seuls, en famille ou entre amis.De même que sur place, Apicentris, un groupe pour une apiculture durable, a des ruches et propose de la sensibilisation et de la formation théorique et pratique.Le domaine de la ferme Moore appar tient à la Commission de la capitale nationale.Il a été pris en charge par la Coopérative de solidarité de la ferme Moore, qui s\u2019est donné comme objectif de le mettre en valeur en créant le Centre d\u2019écologie et d\u2019agriculture urbaine.lafermemoore.ca ?La Ville de Montréal et la fondation Espace pour la vie ont annoncé un projet majeur de 14,5 millions au Jardin botanique de Montréal : « Le parcours de phytotechnologies ».Sept stations mettant en pratique des phytotechnologies seront intégrées au lieu grâce à la collaboration de scientifiques du Jardin botanique et de l\u2019Institut de recherche en biologie végétale (IRBV).Ce printemps, la construction de la première station, « Les marais épurateurs », a commencé au Jardin aquatique.Son inauguration est prévue pour 2018.Pour celle-ci, on utilise une technique de marais épurateurs à travers lesquels l\u2019eau circulera afin d\u2019assurer sa qualité pour les bassins des plantes aquatiques.Dans le désordre, viendront ensuite une station des eaux pluviales et des îlots de chaleur dans le stat ionne- ment ; l\u2019aménagement d\u2019un mur vivant pour réduire la pollution par le bruit du côté de la rue Pie-IX ; la stabilisation des berges et des talus aux étangs ; un toit végétal et un marais f i l trant aux Jar- dins-jeunes ; la décontamination des sols dans la zone de recherche de l\u2019IRBV ; puis la maîtrise des plantes envahissantes près de la Maison de l\u2019arbre Frédéric-Back.À chaque station, des maquettes et des animations expliqueront le fonctionnement des phytotechnologies afin que les visiteurs puissent faire des liens avec leur quotidien et s\u2019en inspirer pour imaginer des applications dans leur milieu.Un projet ambitieux qui permettra de montrer que les phytotechnologies sont une excellente solution de rechange aux approches d\u2019ingénierie conventionnelle.?Pour sa 18e édition, le Festival international de jardins, les Playsages, vise à faire mieux comprendre notre rapport à la nature.Nous passons moins de temps à l\u2019extérieur, en plein air, et nous observons souvent les paysages avec un outil électronique entre les mains et des écouteurs sur les oreilles.Chacun des six projets retenus par le jury répond à sa manière au défi lancé.Ils repensent nos façons de jouer dehors et ouvrent une discussion sur l\u2019impact collectif de notre relation, désormais précaire, avec la nature.Les Playsages de l\u2019édition 2017: L\u2019escale , du Collectif Escargo du Canada ; The Woodstock , de l \u2019Atelier Yo- kYok de la France ; La chrysalide, des architectes-paysa- gistes Gabriel Lacombe et Virginie Roy-Mazoyer du Canada ; Paysage euphonique , de MANI du Canada ; Sound- cloud, de l\u2019architecte-paysa- giste Johanna Ballhaus et de l\u2019architecte Helen Wyss du Canada et de la Suisse ; et Haiku, des architectes Francisco A.Garcia Pérez et Ales- sandra Vignotto d\u2019Espagne.lgobeille@ledevoir.com LE CENTRE D\u2019ÉCOLOGIE ET D\u2019AGRICULTURE URBAINE DE GATINEAU Pour la découverte, les rencontres, les jardins PHOTOS LISE GOBEILLE Le Centre, ouvert il y a seulement deux ans, est installé sur le domaine de la ferme Moore.Son écurie, bâtiment patrimonial rénové, est un lieu superbe et vaste où on peut accueillir des événements.LISE GOBEILLE Dans la bibliothèque LE TEMPS DU POTAGER DE LA CULTURE BIO À LA PERMACULTURE Xavier Mathias Esprit Baraton Flammarion, 2017, 270 pages Dans cette nouvelle édition, Xavier Mathias partage sa passion du potager et livre ses secrets pour une culture facile avec des méthodes respectueuses de l\u2019environnement.Il explique les principes de la permaculture avec un ton humoristique qui m\u2019a bien fait sourire.Son premier chapitre, qui décrit les gestes de base \u2014 préparation de sol, engrais vert, comment semer, que d\u2019eau\u2026 \u2014 est excellent.C\u2019est clair et bien expliqué.Viennent ensuite des fiches descriptives pour chaque plante avec toutes les informations nécessaires pour semer, entretenir, récolter, etc.Les sympathiques titres des chapitres donnent une bonne idée du ton utilisé tout au long du bouquin : les trésors souterrains, la tête en l\u2019air avec les feuilles et les fruits, la tête dans les étoiles.Maraîcher bio en Touraine, producteur de semences et de plants et enseignant, l\u2019auteur a de nombreuses années d\u2019expérience pratique et en communication.Ce livre, un plaisir à regarder, est magnifiquement illustré par Laurent Bessol.Au jardin cette semaine Au potager, il y a une question qui crée toujours la polémique : doit-on ou non tailler les tomates indéterminées ?Eh bien, c\u2019est une question de choix.Si vous taillez les pousses axillaires qui se développent à l\u2019aisselle des feuilles, vous obtiendrez des fruits plus rapidement et de plus gros calibre.Toutefois, comme l\u2019explique Xavier Mathias dans son livre Le temps du potager, les tomates sont des plantes naturellement buissonnantes et les conduire sur une ou deux tiges les fragilise.Certes, un plant non taillé donne des fruits plus petits et plus tard dans la saison, mais les tomates sont nettement moins fragiles aux maladies et moins exigeantes en arrosages, écrit-il.Donc, à vous de choisir, mais n\u2019oubliez pas que si vous taillez, vous devez aussi tuteurer et attacher le plant.Aussi, il ne faudrait pas oublier de butter à 10 cm les délicieux haricots et pois mangetout, à rame ou nains, et pour les croquants petits pois, ce sera à 15 cm.Au jardin ethnobotanique sont mises en vedette des plantes destinées à la fabrication de tissus et de teintures et pour l\u2019aménagement paysager.Le Centre a vu le jour grâce à une association de citoyens qui s\u2019est portée à la défense de la ferme Moore "]
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