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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2017-06-01, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I I N o 1 2 1 L E D E V O I R , L E J E U D I 1 E R J U I N 2 0 1 7 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Économie \u203a À la défense de l\u2019Accord de Paris.Les multinationales envoient un signal clair à Donald Trump: si les États-Unis se dé so li da ri sent du reste du monde, ils en paieront le prix.Page B 1 Avis légaux.B 4 Décès.A 4 Météo.B 6 Mots croisés.B 6 Petites annonces .A 4 Sudoku.B 6 ?w w w .l e d e v o i r .c o m Même si le soleil joue à cache-cache ce printemps, l\u2019innocuité des écrans solaires est remise en question par plusieurs parents et consommateurs alertés par les récents cas d\u2019enfants af fectés de réactions cutanées graves.Faut-il s\u2019alarmer?La crème solaire, en mettre ou pas ?Des cas d\u2019enfants affligés de « brûlures chimiques » ont semé l\u2019inquiétude GÉRALD DALLAIRE LE DEVOIR VOIR PAGE A 8 : CRÈME Fraude Les victimes sont mal servies par le fonds de l\u2019AMFPage A 2 Attentat Au moins 90 morts et des centaines de blessés à Kaboul Page B 5 LA SYMPHONIE MONTRÉALAISE DE L\u2019OSM JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019Orchestre symphonique de Montréal a mis un point ?nal à sa saison 2016-2017 mercredi à la Maison symphonique avec son grand projet marquant le 375e anniversaire de la ville, la création de la Symphonie no 1, «Concordia», du compositeur montréalais Samy Moussa, dont l\u2019habillage visuel a été créé par Moment Factory.Les éléments visuels comportaient non seulement des projections, mais aussi des effets d\u2019éclairage sur l\u2019orchestre et le public.Lisez le compte rendu de cet événement sur nos plateformes numériques.J O C E L Y N E R I C H E R à Québec O n croyait bien que plus personne, dans la classe politique canadienne, ne voulait prononcer le mot constitution.Mais c\u2019est faux, désormais.Le Québec a décidé de relancer le débat constitutionnel, selon ce qu\u2019a appris La Presse canadienne.Le gouvernement Couillard va lancer une vaste of fensive à travers le pays pour convaincre les Canadiens de la justesse de ses revendications.Il veut ainsi créer les conditions favorables à la reprise d\u2019éventuelles négociations constitutionnelles.À terme, si le Québec obtient la reconnaissance souhaitée, il pourrait donc adhérer à la Loi constitutionnelle de 1982.L\u2019approche privilégiée est essentiellement pédagogique.Pas de couteau s u r l a g o r g e .A u c u n e échéance f ixée.On veut s u r t o u t c o m m u n i q u e r, convaincre, expliquer.Le premier ministre Philippe Couillard aura mis quelques années à étayer sa pensée sur le sujet, à préciser son argumentaire et à rédiger une brique de près de 200 pages.Ce document, dont La Presse canadienne a obtenu copie, est intitulé Québécois, c\u2019est notre façon d\u2019être Canadiens et constitue la toute première politique du gouvernement Couil- lard « d\u2019af firmation du Québec et des relations canadiennes ».En devenant chef du Parti libéral du Québec, en 2013, M.Couillard, fédéraliste convaincu, s\u2019était engagé à reprendre les « discussions » constitutionnelles avec le Canada, dans le but de voir le Québec « réintégrer la famille canadienne ».CONSTITUTION Couillard lance une offensive tranquille Québécois, c\u2019est notre façon d\u2019être Canadiens se veut un outil pédagogique pour faire reconnaître les revendications traditionnelles du Québec VOIR PAGE A 8 : CONSTITUTION I S A B E L L E P A R É S anté Canada a annoncé mercredi avoir reçu en cours de journée sept nouveaux rapports de réactions adverses aux produits solaires pour enfants et bébés Banana Boat, ce qui porte à dix le nombre de cas recensés depuis le début de la saison.Plus tôt cette semaine, l\u2019organisme de surveillance canadien avait déjà annoncé son intention d\u2019enquêter sur ces produits à la suite de plaintes déposées par trois consommateurs de différentes régions ca- M A R I E - M I C H È L E S I O U I Correspondante parlementaire à Québec Les commissaires de l\u2019Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées feront cinq arrêts au Québec à partir du mois d\u2019octobre.Ils ont entre les mains les dossiers de 49 femmes dont on a perdu la trace dans la province, a appris Le Devoir.Les familles de ces femmes introuvables, peut-être assassinées, seront appelées à témoigner dès la fin du mois d\u2019octobre, dans un format qui sera unique au pays.La commissaire Michèle Audette y tient mordicus : des équipes de professionnels de la santé et d\u2019avocats iront à la rencontre des autochtones du Québec à par tir de la mi-juin, «pour que les gens comprennent notre rôle, notre mandat», a-t-elle résumé.L\u2019équipe s\u2019attend à ce que le nombre de dossiers qu\u2019elle a compilés \u2014 grâce à des ENQUÊTE SUR LES FEMMES AUTOCHTONES DISPARUES Les commissaires feront cinq arrêts au Québec Pas moins de 49 disparitions y sont déjà documentées VOIR PAGE A 8 : AUTOCHTONES L E D E V O I R , L E J E U D I 1 E R J U I N 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 2 A M É L I P I N E D A M A R I E - M I C H È L E S I O U I L e fonds d\u2019indemnisation des victimes de fraude qu\u2019administre l\u2019Autorité des marchés financiers (AMF) ne fait pas le travail, a déploré mercredi la vérificatrice générale du Québec.L\u2019an dernier, ce fonds a servi à dédommager pour 50 000 $ une seule personne, tandis que ses frais d\u2019administration ont atteint 1,2 million.Plus d\u2019une décennie après le scandale Norbourg, le Fonds d\u2019indemnisation des services financiers (FISF) ne joue toujours pas «pleinement son rôle, soit d\u2019indemniser les victimes de fraude», conclut le plus récent rapport de la vérificatrice générale (VG), Guylaine Leclerc.Financé par l\u2019industrie québécoise des services financiers, ce fonds avait permis en 2007 d\u2019indemniser 900 investisseurs floués par Norbourg à hauteur de 31 millions de dollars.Ses limites ont néanmoins fait les manchettes pendant des années : la majorité des 9000 victimes de ce scandale n\u2019ont pas été indemnisées par le FISF parce qu\u2019il couvre des catégories bien précises de fraudes.En raison de ces limitations, le FISF a indemnisé une seule personne en 2015-2016, pour un montant de 50 000 $.En revanche, « les frais d\u2019administration annuels du Fonds ont varié entre 1,2 million et 2 millions de dollars au cours des cinq dernières années», note le rapport de la VG.«Ces frais sont élevés, considérant le nombre limité de demandes annuelles (34 demandes en 2015-2016)», est-il écrit.Au cours des quatre dernières années, moins de 10 % des demandes d\u2019indemnisation adressées au FISF ont été acceptées.La raison principale des refus, évoquée dans 40 % des cas : le représentant qui a floué des consommateurs n\u2019a pas agi dans les limites de son certificat.Le FISF n\u2019indemnise les victimes que dans les cas où les courtiers, planificateurs financiers ou autres ont agi dans les limites définies par leur certificat, qui les autorise à offrir un type de produit particulier.Pour tant, souligne le rap- por t, « il s\u2019agit de la nature même d\u2019une fraude que les individus agissent avec malveillance et mauvaise foi sans tenir compte des lois ou des règles établies en vendant, par exemple, des produits ou des services financiers non autorisés par leur certificat ».La condition imposée aux demandeurs apparaît donc « contradictoire avec la raison d\u2019être du Fonds», conclut la VG.Peu de recours Un consommateur floué par un représentant qui lui a vendu un produit pour lequel il ne possède pas de certificat n\u2019est donc pas admissible à une indemnisation, selon l\u2019interprétation de la loi que fait le FISF.Des investisseurs floués au Saguenay à la fin des années 1990 par Gilles Boucher, un conseiller en sécurité financière, ont rapidement compris que leur dossier « tomberait entre deux chaises ».« On a eu espoir lorsqu\u2019on nous a parlé du FISM parce que ce qu\u2019on a perdu représentait d\u2019impor tants montants qu\u2019on prévoyait pour notre retraite.Malheureusement, notre demande d\u2019indemnisation a été rejetée, on l\u2019a contestée, mais ça n\u2019a rien donné.Encore au- jourd\u2019hui, je me demande qui protège réellement ce fonds-là», confie une des victimes de M.Boucher, qui a préféré taire son nom.Aujourd\u2019hui, la victime, qui vit sous le seuil de la pauvreté après avoir perdu près de 50 000 $, dit être passée à autre chose.« Je n\u2019ai pas l\u2019impression que ça va changer.Moi, je n\u2019écoute plus les nouvelles sur ce sujet-là», admet-elle.La VG confirme qu\u2019il existe peu de recours pour les personnes dont les demandes sont refusées par l\u2019AMF.« Elle n\u2019a pas de recours autre que d\u2019aller devant les tribunaux.Au sein de l\u2019AMF, la délégation est donnée auprès d\u2019un directeur, alors c\u2019est lui et son équipe qui prennent la décision d\u2019indemniser ou pas.Il n\u2019y a pas de processus d\u2019appel au sein de l\u2019autorité », a souligné Mme Leclerc.Elle a mentionné que c\u2019est au législateur et aux juristes de déterminer si des changements sont nécessaires pour que le fonds soit adapté à la réalité des victimes.Souhait d\u2019amélioration Le ministre des Finances, Carlos Leitão, a assuré que le gouvernement souhaite améliorer ce fonds dans son projet de loi « omnibus financier, qui devrait être déposé dans les plus brefs délais ».« Le fonds d\u2019indemnisation, la façon dont il est administré, il est très restreint.On met beaucoup de pression sur les citoyens eux-mêmes, il faut qu\u2019ils soient au courant de tous les dif férents types de permis.Donc, il faut changer ça», a-t-il fait valoir.La VG a également souligné dans son rapport que les délais de traitement des demandes \u2014 pour tant refusés en masse \u2014 sont longs et ne respectent pas les objectifs que l\u2019AMF s\u2019est fixés.Entre 2011 et 2016, 56 % des demandes de traitement ont mis plus de 300 jours à être traités, tandis que 52 demandes (13,5 %) ont été traitées en plus de 600 jours.Le Devoir RAPPOR T DE LA VÉRIFICATRICE GÉNÉRALE Une seule victime de fraude indemnisée par l\u2019AMF Malgré des frais d\u2019administration de 1,2 million, le fonds d\u2019indemnisation n\u2019a payé qu\u2019un dédommagement de 50 000 $ CLÉMENT ALLARD LA PRESSE CANADIENNE La vérificatrice générale du Québec, Guylaine Leclerc, confirme qu\u2019il existe peu de recours pour les personnes dont les demandes sont refusées par l\u2019AMF.J E A N N E C O R R I V E A U M ontréal a vendu l\u2019édifice Rodier, dans Grif fintown, pour la somme de 930 000 $ afin de loger un organisme de développement entrepreneurial.L\u2019immeuble patrimonial construit en 1875, que la Ville avait acheté en 2010 au coût de 1,6 million, était vacant depuis le départ du magasin Baron Sports.Lorsqu\u2019elle avait acquis le bâtiment il y a sept ans, la Ville comptait l\u2019amputer partiellement pour permettre l\u2019aménagement d\u2019un passage d\u2019autobus sur la rue Dalhou- sie dans le cadre du réaménagement de l\u2019autoroute Bonaventure.La Ville ayant changé ses plans, elle a finalement mis l\u2019immeuble en vente et lancé un appel de propositions sur invitation.C\u2019est l\u2019offre de la Société immobilière Georges Coulombe qui a été retenue.Cette entreprise a formé un consortium avec le Collège Dawson et le cégep du Vieux-Montréal.Ce consortium mettra en place une «organisation dédiée au développement de l\u2019écosystème entrepreneurial du secteur des industries culturelles et créatives de Montréal», indiquent les documents soumis aux membres du comité exécutif de la Ville qui ont approuvé la transaction mercredi matin.L\u2019acquéreur versera 930 000 $ pour l\u2019achat du bâtiment et s\u2019engage à rénover celui-ci en investissant 1,5 million au cours des trois prochaines années.Si le nouveau propriétaire manquait à son engagement, la Ville pourrait redevenir propriétaire du bâtiment.Au rôle foncier, la valeur de l\u2019immeuble s\u2019élève à 900 400 $.Elle était toutefois de 1,2 million en 2012.La Ville estime que sa valeur marchande se situe entre 660 000$ et 870 000$.La Ville n\u2019a pas été en mesure d\u2019expliquer, mercredi, la baisse de la valeur foncière de l\u2019immeuble ni l\u2019écart entre le prix payé pour son achat en 2010 et le prix de vente consenti.La fin d\u2019une saga?Les élus ont également approuvé la vente de deux bâtiments situés au 22-26, rue Notre-Dame Ouest, ainsi que de deux immeubles au 51-53, rue des Brésoles, dans le Vieux-Montréal.La Ville n\u2019a reçu qu\u2019une seule of fre pour ces immeubles, qu\u2019elle cédera à une compagnie à numéro détenue par Gestion Beralco.Cette transaction pourrait mettre fin à une longue saga.Rappelons que la Ville avait exproprié les deux immeubles de la rue Notre- Dame Ouest en 2008, le propriétaire de l \u2019époque n\u2019étant pas en mesure de réaliser son projet immobilier.Il avait d\u2019ailleurs démoli la charpente, faisant en sor te que seule la façade des deux immeubles subsistait.La Ville a dû recouvrir la façade d\u2019une toile protectrice pour éviter que des morceaux tombent sur les piétons.À l\u2019époque, la Ville avait payé 2,1 millions de dollars et par la suite, elle avait dû investir des sommes importantes pour sécuriser ce qui restait des immeubles.L\u2019acheteur devra réaliser son projet de transformation sur l\u2019ensemble des immeubles dans un délai de 42 mois.C\u2019était la deuxième fois que la Ville tentait de vendre ces immeubles problématiques.Le Devoir Montréal se départit de l\u2019édifice Rodier L\u2019édifice patrimonial logera un organisme de développement entrepreneurial JACQUES GRENIER LE DEVOIR L\u2019immeuble patrimonial construit en 1875, que la Ville avait acheté en 2010 au coût de 1,6 million, était vacant depuis le départ du magasin Baron Sports.Les forêts sans surveillance Même si l\u2019entretien des forêts québécoises a coûté plusieurs centaines de millions de dollars au cours des dernières années, le gouvernement du Québec ne sait pas si ces investissements « ont donné les résultats escomptés », constate la vérificatrice générale, Guylaine Leclerc.Qui plus est, le ministère des Forêts accorde beaucoup de contrats (plus de 80 % en 2015-2016) de gré à gré sur la base d\u2019ententes à long terme, soit cinq ans, pour les travaux sylvicoles.Et même si cette façon de faire « limite le libre jeu de la concurrence », le ministère n\u2019a pas été en mesure de la justifier, souligne le rapport.Enfin, pour ce qui est de la planification, « plusieurs objectifs de la Stratégie d\u2019aménagement durable des forêts manquent de précision ».Alexandre Shields M A R I E - M I C H È L E S I O U I Correspondante parlementaire à Québec P lusieurs Québécois \u2014 ils pourraient être des dizaines de milliers \u2014 sont privés de remboursements d\u2019impôt en raison du laxisme de Revenu Québec, qui ne se donne pas la peine d\u2019aviser des particuliers quand il leur doit de l\u2019argent.Au total, 238 000 personnes qui n\u2019ont pas produit de déclaration de revenus en 2015 ne seront pas contraintes de le faire par Revenu Québec, soit parce que l\u2019organisme gouvernemental estime que les sommes qu\u2019elles doivent payer sont «peu significatives », soit parce qu\u2019elles pourraient avoir droit à un remboursement d\u2019impôt.De ce nombre, il est impossible de savoir combien de personnes auraient droit à des remboursements, en vertu des calculs effectués par la vérificatrice générale (VG), qui a déposé son plus récent rapport mercredi.La VG y voit une « incohérence potentielle » avec les orientations de Revenu Québec, « qui sont notamment de miser sur une relation respectueuse avec la clientèle ».Autre écueil : Revenu Québec a écarté certaines catégories d\u2019entreprises, qui ne seront pour ainsi dire pas dérangées si elles ne produisent pas leur déclaration de revenus.Les sociétés dont l\u2019adresse est celle d\u2019une firme de services professionnels, comme une firme comptable ou d\u2019avocats, et qui omettent de produire leur déclaration recevront une seule lettre leur demandant de se conformer à la loi, après quoi elles ne seront plus embêtées, qu\u2019elles y répondent ou non.« Au 31 mars 2016, pour 74 000 dossiers de non-produc- tion datant de plus de 24 mois, Revenu Québec a expédié une demande de production [de déclaration de revenus] sans que d\u2019autres démarches soient effectuées», est-il écrit dans le rapport.«Actuellement, il n\u2019y a pas de suivi » effectué auprès de ces entreprises, a confirmé la VG, Guylaine Leclerc.« [Pour tant], ce n\u2019est pas parce que le siège social est dans un cabinet d\u2019avocats ou dans un bureau de comptable que c\u2019est nécessairement une entreprise qui n\u2019est pas opérante.Donc, ils devraient, à tout le moins, aller voir si l\u2019entreprise a des activités», a-t-elle suggéré.Montant arbitraire Aux autres sociétés qui n\u2019ont pas produit leur déclaration de revenus, Revenu Québec envoie des avis de cotisation dont les montants sont systématiquement fixés à 8000$.Or, « la réalité peut être bien moindre.La réalité pourrait être à la limite plus, mais souvent, c\u2019est bien moindre», a remarqué la VG.Résultat: l\u2019écart entre les estimations des sommes dues par Revenu Québec et le montant réel de celles-ci est énorme.«Les sociétés n\u2019ayant pas produit leur déclaration en 2010 et ayant reçu des avis de cotisation [\u2026] totalisant 654 millions de dollars avaient déclaré seulement 14 millions de revenus pour l\u2019année visée», lit-on dans le rapport.« Pourquoi ça se produit de cette manière-là?» a demandé Guylaine Leclerc.«Bien, c\u2019est une façon de faire qu\u2019ils n\u2019ont pas corrigée au fil du temps et [une correction] que nous [leur] avons recommandé de faire.» Le montant de 8000 $ est quant à lui tout à fait arbitraire.«C\u2019est historique.Dans le temps, ils avaient fixé un montant minimal pour dire : tant qu\u2019à sortir une cotisation, on va sor tir à 8000 $ », a résumé le VG adjoint, Serge Giguère.En réaction, Revenu Québec a publié un communiqué pour affirmer qu\u2019il «s\u2019engage à continuer de bonifier sa gestion des dossiers de non-production des déclarations afin de répondre rapidement aux préoccupations soulevées».L\u2019organisme dit travailler à l\u2019élaboration d\u2019un plan d\u2019action, dont les mesures seront mises en place «d\u2019ici l\u2019automne prochain».Le Devoir Plusieurs milliers de Québécois privés de remboursements d\u2019impôt La vérificatrice générale dénonce le laxime de Revenu Québec dans le traitement des déclarations de revenus Au rôle foncier, la valeur de l\u2019immeuble s\u2019élève à 900 400 $.Elle était toutefois de 1,2 million en 2012.Au total, 238 000 personnes qui n\u2019ont pas produit de déclaration de revenus en 2015 ne seront pas contraintes de le faire par Revenu Québec L E D E V O I R , L E J E U D I 1 E R J U I N 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 C \u2019 est dans le malheur qu\u2019on reconnaît ses vrais amis, dit le proverbe.Cela a dû faire chaud au cœur à Marc-Yvan de savoir qu\u2019il pouvait compter sur le soutien de son ami Philippe quand il s\u2019est retrouvé sur la sellette.Les joyeux lurons du bureau d\u2019enquête de Québecor ont encore tiré de leur sac à malices un courriel embarrassant pour le premier ministre, qui prétendait avoir mis fin à ses rapports avec M.Côté après son retrait temporaire de la vie politique en juin 2008, à l\u2019exception d\u2019un souper-bénéfice pour une rivière de pêche.Pourtant, en 2012, quand Radio-Canada a révélé que la SQ s\u2019intéressait au Groupe Roche, dont Marc-Yvan Côté assurait le « développement des af faires », dans le cadre d\u2019une enquête sur le financement du PLQ, M.Couil- lard lui avait aussitôt tendu une main secourable, l\u2019invitant à trouver refuge dans sa maison du Lac-Saint-Jean.« J\u2019ai essayé de t\u2019appeler sur ton cell afin de discuter de médias, etc.Enfin, si tu as le goût d\u2019en discuter avec un ami et de brainstormer, ne te gêne pas », lui avait-il écrit.Cette invitation n\u2019a pas été honorée, assure M.Couillard, mais elle n\u2019en témoignait pas moins de liens passablement étroits.Il est vrai que cette amitié ne constitue pas une nouvelle.Les deux hommes étaient suffisamment liés pour que le premier ministre invite M.Côté à son mariage.Il n\u2019en a pas moins « finassé avec la vérité », comme le lui a reproché Jean-François Lisée, pour ne pas dire carrément menti.?Ce courriel ne l\u2019implique d\u2019aucune façon dans les malversations dont M.Côté est actuellement accusé, mais il sait très bien que la population va encore trouver qu\u2019il choisit bien mal ses amis.«Dis-moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu es », dit un autre proverbe.Il s\u2019agissait simplement d\u2019un « message à caractère humain», a plaidé M.Couil- lard.Certes, l\u2019empathie est une belle qualité.Il est simplement malheureux que cette humanité n\u2019ait pas empêché son gouvernement de multiplier les compressions budgétaires qui, au dire de la protectrice du citoyen, ont affecté les plus démunis.Ils auraient certainement pu bénéficier de la sollicitude et de l\u2019« aide psychologique » qu\u2019il voulait offrir à M.Côté.Il est assez savoureux d\u2019apprendre que M.Côté craignait que son amitié pour l\u2019ancien p.- d.g.du CUSM Arthur Porter ne constitue un «os» pour la candidature de M.Couillard à la succession de Jean Charest.Comme si lui-même n\u2019était pas devenu un véritable paria depuis sa comparution devant la commission Gomery et son expulsion du Parti libéral du Canada! Le premier ministre dit avoir intimé à son ami de ne se mêler de sa campagne en aucune façon, mais cela ne l\u2019avait manifestement pas empêché de le consulter.Il est vrai que M.Côté lui avait déjà offert ses services en 2007, quand plusieurs s\u2019attendaient au départ de M.Charest.?S\u2019en prendre aux médias quand le message déplaît est un réflexe naturel pour tous les partis politiques, qu\u2019ils soient de gauche ou de droite.Le courriel de M.Couillard laisse d\u2019ailleurs penser qu\u2019une séance de défoulement aurait fait partie de la « tempête d\u2019idées » qu\u2019il proposait à M.Côté.Le porte-parole du premier ministre a très bien traduit l\u2019exaspération des libéraux : «Tout le monde sait que le traitement des \u201cnouvelles\u201d provenant de certains médias a pour but de ternir l\u2019image du gouvernement, du PLQ et du premier ministre.» Le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, semble trouver qu\u2019il y a là matière à enquête pour le Conseil de presse.Il est certain que Pierre Karl Péladeau doit être très satisfait du travail de ses journalistes, mais qui pourrait nier que l\u2019intérêt public y trouve aussi son compte ?Ces courriels, qui coulent avec une régularité déconcertante, sont aussi véridiques que les « fake news » que Donald Trump accuse les médias américains de fabriquer de toutes pièces.Personne au gouvernement n\u2019a osé exprimer le moindre doute sur leur authenticité.Il est dans l\u2019ordre des choses que l\u2019attention des médias se concentre principalement sur le gouvernement et le parti dont il est issu, même si le cas du député péquiste de Gaspé, Gaétan Lelièvre, a démontré qu\u2019on peut aussi découvrir des squelettes dans les placards de l\u2019opposition.Le bureau du premier ministre se plaint que le passé soit continuellement conjugué au présent.Pourtant, il ne se passe pas une semaine sans que quelqu\u2019un au gouvernement reproche au PQ le déficit de 7,3 milliards qu\u2019aurait accumulé le gouvernement de Pauline Marois ou la mise à la retraite de milliers de médecins et d\u2019infirmières par celui de Lucien Bouchard, il y a presque\u2026 vingt ans.mdavid@ledevoir.com L\u2019humanité du premier ministre MICHEL DAVID M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec T raité de menteur, le premier ministre Philippe Couillard a nié mercredi avoir leurré la population québécoise sur sa relation avec l\u2019ex-collecteur de fonds tombé en disgrâce Marc-Yvan Côté.Au printemps 2012, M.Couillard a invité M.Côté à sa résidence de Saint-Félicien afin de participer à une séance de remue-méninges sur les médias après la diffusion d\u2019un reportage de l\u2019émission Enquête dans lequel l\u2019ex-ministre banni à vie du Par ti libéral du Canada a été éclaboussé, a révélé Le Journal de Montréal mercredi matin.« J\u2019ai essayé de t\u2019appeler par [sic] ton cell afin de discuter des médias, etc.Enfin, si tu as le goût d\u2019en parler avec un ami et de \u201cbrainstormer\u201d, ne te gêne pas », avait-il écrit dans un message coif fé du titre « Bon\u2026 ».M.Côté l\u2019a remercié quelques heures plus tard pour le «renouvellement de [son] amitié».«Cela me permet de passer des moments difficiles [sic].Je te téléphone la semaine prochaine », a-t-il ajouté.«Parfait, \u201cany time\u201d.Et si tu veux monter au lac relaxer, la porte est ouverte ! » a répondu enfin M.Couillard.En mars dernier, le chef du gouvernement n\u2019avait pourtant dit mot de cette invitation lancée à M.Côté en 2012.«Quand vous n\u2019étiez plus en politique [2008-2012], vous avez eu des rapports avec Marc-Yvan Côté?» lui avait demandé un reporter.« Je me souviens peut-être de l\u2019avoir croisé une fois à un souper-bénéfice d\u2019une rivière de pêche, mais c\u2019est tout », avait-il répondu.Le chef de l\u2019opposition officielle, Jean-François Lisée, soutient que M.Couillard a alors berné la population sur sa relation d\u2019amitié avec M.Côté.«La liste de ses déclarations contradictoires sur un sujet précis, ses rapports avec Marc- Yvan Côté sont, à sa face même, le récit de quelqu\u2019un qui ne cherche pas la vérité, mais qui cherche à cacher la vérité », a-t-il déclaré lors d\u2019un point de presse en matinée.À ses yeux, M.Couillard a « zéro crédibilité » en matière d\u2019éthique.L\u2019élu solidaire Amir Khadir soupçonne M.Couillard d\u2019avoir entretenu, entre 2008 et 2012, de soi-disant liens d\u2019amitié avec M.Côté, dont il « [connaissait] très bien [l]es compétences pour amasser de l\u2019argent », au cas où il briguerait la chefferie du PLQ.« Le premier ministre devient en quelque sorte le premier menteur du Québec.» «De quoi le futur chef du Parti libéral pouvait bien avoir envie de \u201cbrainstormer\u201d avec le déshonorant récidiviste Marc-Yvan Côté?» a demandé le député caquiste Éric Caire lors de la période des questions.« Je ne mets pas les gens à la poubelle.Je ne les renie pas.Je leur donne un droit de parole et je veux les écouter.J\u2019ai offert ça à M.Côté, de venir me voir et d\u2019en parler, comment il vit ça, qu\u2019est- ce qu\u2019il voit là-dedans », a déclaré M.Couillard dans le Salon bleu.Le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, a attiré l\u2019attention du Conseil de presse sur cette prétendue cabale menée par Québecor Média contre le gouvernement libéral.Or, le tribunal d\u2019honneur de la presse québécoise ne lèvera pas le petit doigt tant et aussi longtemps que M.Fournier \u2014 ou toute autre personne \u2014 ne lui aura pas soumis, par écrit, une plainte assortie d\u2019«un exposé clair, précis et succinct des faits expliquant [son] objet et [ses] motifs».M.Fournier s\u2019y refuse, pour l\u2019instant.« Le Conseil n\u2019a pas de pouvoir d\u2019autosaisie.Donc, de son propre chef, il ne peut décider de s\u2019intéresser à une question», a indiqué le porte- parole du Conseil de presse, Julien Acosta.M.Fournier a pourfendu mercredi Le Journal de Montréal, l\u2019accusant de servir les visées politiques de son propriétaire \u2014 et ex-chef du Parti québécois \u2014 Pierre Karl Péladeau en faisant tout un tapage avec une vieille correspondance entre «deux citoyens», soit Philippe Couil- lard et Marc-Yvan Côté.« Je pense que cette in- formation-là dans son traitement relève plus du discours politique partisan que de la nouvelle politique», a déclaré M.Fournier, à moins d\u2019un an et demi des prochaines élections générales.Le Conseil de presse s\u2019est abstenu de tout commentaire sur la sortie de M.Fournier, disant obser ver un strict devoir de réser ve.« [Des élus] du Parti libéral peuvent penser ce qu\u2019ils veulent et le dire sur la place publique.Ce n\u2019est pas au Conseil de presse à condamner ou à approuver ce gendre de commentaire», a conclu M.Acosta.Le Devoir Couillard se défend d\u2019avoir menti sur ses relations avec Marc-Yvan Côté Les révélations embarrassantes du bureau d\u2019enquête de Québecor se multiplient JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Le premier ministre Philippe Couillard a dû répondre aux questions de l\u2019opposition après les nouvelles révélations de l\u2019équipe d\u2019enquête des quotidiens de Québecor sur ses liens avec Marc-Yvan Côté.«Dis-moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu es», dit le proverbe J E A N N E C O R R I V E A U A u lendemain de la mise en tutelle du syndicat des cols bleus de Montréal, l\u2019administrateur nommé par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a pu accéder, mercredi, aux bureaux de la section locale 301.La veille, Denis Régimbald s\u2019était heurté au refus des cols bleus de le laisser entrer.Le SCFP a dû s\u2019adresser à la Cour supérieure et demander une injonction provisoire pour arriver à ses fins.Dans une déclaration sous serment citée dans le jugement de la Cour supérieure rendu mardi en fin de journée, le tuteur nommé par le SCFP, Denis Ré- gimbald, a expliqué s\u2019être présenté mardi matin vers 9 h 30 aux bureaux de la section locale 301, avenue Papineau, en compagnie de deux huissiers, afin de communiquer la décision de la centrale syndicale de placer le syndicat sous tutelle.Or, le secrétaire-trésorier du syndicat, Jacques Rochon, et le secrétaire archiviste Michel Jeannotte leur ont refusé l\u2019accès aux locaux, a indiqué M.Régimbald.Dans sa décision, la juge Johanne Mainville a souligné que le tuteur nommé par le SCFP était en droit d\u2019exercer le contrôle des affaires du syndicat des cols bleus et qu\u2019il y avait urgence d\u2019agir compte tenu de la détérioration de la situation au sein du syndicat et d\u2019une « escalade de la tension et des actes d\u2019intimidation».La Cour a donc ordonné aux dirigeants syndicaux de cesser d\u2019entraver l\u2019exécution de la tutelle et de remettre au nouvel administrateur le contrôle complet des affaires du syndicat.Le tribunal a aussi autorisé le SCFP à faire appel aux forces policières, si nécessaire, pour faire respecter le jugement.Denis Régimbald n\u2019a pas eu besoin de policiers lorsqu\u2019il s\u2019est présenté sur les lieux mercredi matin.Cette fois, il a pu entrer dans les bureaux du syndicat sans entrave.« Tout s\u2019est bien déroulé ce matin.Il n\u2019y a pas eu de grabuge », a-t-il dit à TVA à sa sor tie des locaux de l\u2019avenue Papineau.Rappelons que le SCFP national a placé le syndicat des cols bleus de Montréal sous tutelle en raison d\u2019impor tants problèmes de fonctionnement au sein de l\u2019organisation syndicale.Plusieurs événements ont envenimé le climat dans les rangs syndicaux, dont l\u2019installation de GPS dans les voitures personnelles de deux directeurs du syndicat sur ordre de la présidente Chantal Racette, qui voulait connaître leurs déplacements.La décision du SCFP d\u2019imposer la tutelle sur vient deux semaines après que le directeur québécois du SCFP, Marc Ranger, eut été bousculé par Chantal Racette et d\u2019autres cols bleus lors d\u2019un congrès tenu à Québec le 18 mai dernier.Le Devoir MISE SOUS TUTELLE Le tribunal force le syndicat des cols bleus de Montréal à s\u2019effacer devant l\u2019administrateur du SCFP Lire aussi \u203a Une tutelle méritée.L\u2019éditorial de Brian Myles.Page A 6 L E D E V O I R , L E J E U D I 1 E R J U I N 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 4 L E S P E T I T E S A N N O N C E S Courriel : petitesannonces@ledevoir.com Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 AHUNTSIC - 3 1/2, demi s/sol, rénové, 4 électros neufs, près métro, N-fum., pas d'animx.8790 Marcel-Cadieux.Enquête de crédit.800 $ 514-443-2343 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.OUTREMONT - 6 1/2 Pl.bois franc, calme, ensoleillé.JUILLET.2 000 $ chauffé 514-972-8385 160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER 165 PROPRIÉTÉS À LOUER 165 PROPRIÉTÉS À LOUER 564 DÉCORATION INTÉRIEURE 564 DÉCORATION INTÉRIEURE 564 DÉCORATION INTÉRIEURE ROSEMONT Libre 1er JUILLET Beau 3 1/2 rénové, haut de triplex, 1 CAC fermée.propriétaires occupants, entrées lav/séc., 5 min.du Parc Maisonneuve et métro Viau, non fumeur.775 $ chauffé 514-349-0493 ROSEMONT/PETITE PATRIE Loft 600 p.c.rénové, h-triplex, pers.tranquille, seule, à qq pas rue Masson, non-fum., pas animaux.mmetivier@me.com PROVENCE Vallée du Rhône Maison de village dans le quartier médiéval de Nyons.2 c.c.2 s.de b.Toute équipée.Terrasse ensoleillée.Internet.www.bonnevisite.ca/nyons mariehalarie@gmail.com 819-300-1330 160 APPARTEMENTS ET 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il arrive que tout se complique au moment de la naissance.Le placenta se déchire, l\u2019utérus se rompt, le bébé reste coincé.Ces événements imprévus qui peuvent empêcher le nouveau-né de respirer et interrompre son r ythme cardiaque sont dramatiques, car ils peuvent entraîner des lésions au cerveau qui pourront se traduire par une paralysie cérébrale ou des troubles d\u2019apprentissage et de développement, voire la mort du poupon.Ces tragédies sont relativement fréquentes puisqu\u2019elles sur viennent dans cinq naissances sur 1000.Une partie des dommages peut survenir au moment où le bébé est privé d\u2019oxygène lors de l\u2019accouchement, mais aussi «quand le bébé a récupéré un bon rythme cardiaque et que le flux sanguin revient dans l\u2019ensemble du corps.Comme le cerveau a souffert, il \u201cboit\u201d trop comparativement à ce qu\u2019il est capable de traiter, et cela déclenche toute une cascade de réactions qui cause des dommages supplémentaires au cerveau», explique Pia Winter- mark, pédiatre et néonatologiste à l\u2019Hôpital de Montréal pour enfants du CUSM.Le seul traitement utilisé à ce jour pour ces bébés est l\u2019hypothermie.« Avant que ne survienne la cascade, on met le cerveau au repos en abaissant la température corporelle à 33,5 °C pendant 72 heures.Cette hypothermie réduit la quantité de sang qui arrive au cerveau, lequel aura ainsi moins de choses à traiter vu qu\u2019on ne lui demande pas la même activité.Ce traitement fonctionne bien chez certains bébés [seulement pour un bébé sur sept], mais pas chez d\u2019autres qui développeront des dommages au cerveau», précise la chercheuse.«On croyait qu\u2019il fallait attendre que le traitement de 72 heures soit terminé avant de savoir s\u2019il y aura des dommages au cerveau», poursuit-elle.Mais lorsque son équipe a introduit les bébés dans un scanner durant le traitement d\u2019hypothermie, elle a pu voir que, si au deuxième jour d\u2019hypothermie des dommages cérébraux étaient visibles, ils étaient toujours présents à la fin du traitement, voire plus tard.Cette étude montrait donc que l\u2019imagerie permet de distinguer rapidement les bébés qui ne répondent pas à l\u2019hypothermie.Le Viagra Informée d\u2019une étude ayant démontré les effets positifs du sildénafil \u2014 dont le nom commercial est Viagra \u2014 sur le cerveau d\u2019adultes ayant subi un accident vasculaire cérébral (AVC), l\u2019équipe de la Dre Wintermark a testé le médicament sur des animaux nés à terme, mais ayant manqué d\u2019oxygène lors de leur naissance.Les chercheurs ont alors observé que le sildénafil diminuait l\u2019inflammation et accroissait le nombre de cellules nerveuses dans le cerveau de ces animaux.« Dans une prochaine étape, nous tenterons de savoir si les neurones se régénèrent ou s\u2019il y en a moins qui meurent», affirme la scientifique.Ces résultats prometteurs ont été présentés à Santé Canada, qui a alors donné son autorisation à un essai clinique chez les nouveau-nés étant donné que le sildé- nafil était bien connu et déjà employé pour traiter les bébés souffrant d\u2019hypertension pulmonaire.Les bébés qui participent à cette étude clinique présentent des lésions au cerveau au deuxième jour du traitement d\u2019hypothermie.On leur administre alors du Viagra ou un placebo selon un protocole randomisé, et ce, pendant sept jours.Ces bébés seront suivis jusqu\u2019à l\u2019âge de deux ans.Durant cette période, on évaluera leur développement et on examinera leur cerveau ainsi que l\u2019activité cérébrale en ayant recours à l\u2019imagerie par résonance magnétique (IRM).« Dans une première étape de l\u2019étude, nous voulons vérifier que le sildénafil n\u2019entraîne pas trop d\u2019ef fets secondaires afin de pouvoir enrôler des bébés à travers tout le Canada, et ensuite nous éprouverons son ef ficacité », souligne la chercheuse, avant de rappeler que le principal effet secondaire du sildénafil est qu\u2019il diminue la pression sanguine, ce qui entraîne une vasodilatation des vaisseaux sanguins, laquelle facilite l\u2019érection masculine.« Mais on pourrait donner des médicaments aux bébés pour prévenir cette baisse de la pression sanguine», ajoute la néonato- logiste, tout en faisant valoir que le Viagra est un médicament peu cher, facile à administrer et qui pourrait même atténuer la rétinopathie qui affecte les prématurés.Le Devoir MÉDECINE Du Viagra pour les nouveau-nés privés d\u2019oxygène à l\u2019accouchement J E S S I C A N A D E A U E n réponse aux craintes de plusieurs parents et intervenants, qui s\u2019interrogent sur les impacts d\u2019un témoignage à la cour pour un jeune enfant victime d\u2019agression sexuelle, une équipe de chercheurs de l\u2019Université de Montréal vient faire la démonstration que l\u2019expérience judiciaire peut s\u2019avérer positive dans le rétablissement des jeunes victimes.«On se pose beaucoup de questions par rapport aux procédures judiciaires chez les enfants victimes d\u2019agression sexuelle, explique Isabelle V Daignault, de l\u2019école de criminologie de l\u2019Université de Montréal, en marge du Congrès international francophone sur l\u2019agression sexuelle qui se déroule cette semaine à Montréal.On ne sait pas trop quoi faire: vaut-il mieux engager les enfants dans ces processus ou non?Est-ce que ça a un impact de les faire témoigner?Est-ce que ça va rebrasser des choses qu\u2019ils commencent à oublier?Bref, est- ce que ça a des conséquences négatives ou positives?» Pour répondre à cette question, Isabelle V Daignault et ses deux cochercheuses, Martine Hébert, de l\u2019UQAM, et Marilou Pelletier, de l\u2019Université de Montréal, ont suivi une cohorte de 146 enfants de moins de 12 ans victimes d\u2019agression sexuelle ayant été suivis en thérapie au centre Marie-Vincent à Montréal.L\u2019échantillon a été séparé en trois groupes: pour le tiers des enfants, aucune plainte n\u2019avait été portée.Un autre tiers avait porté plainte, mais les procédures s\u2019étaient arrêtées à l\u2019étape de la mise en accusation, soit parce que l\u2019auteur était un mineur ou parce qu\u2019il y avait eu entente hors cour.Le dernier tiers avait été appelé à témoigner en cour.Fait à noter, ce dernier groupe avait entamé la démarche thérapeutique à la fin des procédures judiciaires.Améliorations significatives «On observe des gains thérapeutiques plus importants chez les enfants qui ont témoigné à la cour et chez ceux pour qui il y a eu des procédures judiciaires que pour ceux pour qui il n\u2019y a pas eu d\u2019implication légale», constate la chercheuse, qui vient tout juste de publier ses résultats dans la revue Criminologie.Avant la thérapie, l\u2019état de santé mentale des enfants des trois groupes était comparable.Mais à la fin de la thérapie, le quart des jeunes ayant témoigné en cour était toujours en état de stress post-traumatique, contre la moitié pour les jeunes des deux autres groupes.Les chercheuses notent également des «améliorations significatives» en matière de culpabilité et d\u2019estime personnelle, d\u2019anxiété et de dépression pour les enfants qui ont témoigné en cour.« C\u2019est comme si le fait d\u2019être plus impliqué sur le plan judiciaire, ça les rendait plus disponibles pour le processus thérapeutique et qu\u2019ils en profitaient davantage.» Nuances La chercheuse fait toutefois certaines mises en garde: «Ces résultats ne peuvent être généralisés à la situation de tous les enfants victimes d\u2019agression sexuelle.Il s\u2019agit ici de la trajectoire d\u2019enfants ayant bénéficié des services d\u2019un centre d\u2019appui aux enfants et donc de circonstances qui pourraient être décrites comme idéales, compte tenu de la concertation de services que favorise ce type de centre.» Une deuxième étude en cours, avec un échantillon plus large et s\u2019échelonnant sur une plus longue période de temps, amène également des nuances qui témoignent de l\u2019importance de poursuivre les recherches, note la chercheuse.«Chez les enfants qui ont témoigné à plusieurs reprises, la courbe de progression est dif férente, on note une augmentation de la détresse psychologique, des symptômes d\u2019évitement ou d\u2019hypervigilance.» Le Devoir ÉTUDE Agression sexuelle : témoigner à la cour peut aider les jeunes victimes Dans une prochaine étape, nous tenterons de savoir si les neurones se régénèrent ou s\u2019il y en a moins qui meurent Pia Wintermark, pédiatre à l\u2019Hôpital de Montréal pour enfants du CUSM « » Résistances Près de la moitié des jeunes doivent faire entre deux et quatre dévoilements avant que des démarches formelles soient enclenchées, révèle une étude de Jacinthe Dion, de l\u2019Université du Québec à Chicoutimi.Les jeunes mettent en moyenne 9,4 mois avant de faire un dévoilement et se tournent principalement vers leur mère ou un ami.Plus de 65% des jeunes disent avoir été menacés ou manipulés pour les forcer à garder le silence.Chez les adolescents, c\u2019est plus souvent la honte qui agit comme un obstacle au dévoilement.FERNANDO ANTONIO ASSOCIATED PRESS Les accidents entraînant la privation d\u2019oxygène à l\u2019accouchement sont relativement fréquentes puisqu\u2019ils surviennent dans 5 naissances sur 1000. L E D E V O I R , L E J E U D I 1 E R J U I N 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 5 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 M A R C O F O R T I E R L a course au rectorat de l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM) prend une tournure controversée.Le candidat Luc-Alain Giraldeau réclame le remplacement du comité de sélection du recteur, qui vient de lancer un nouvel appel de candidatures après deux consultations de la communauté universitaire.M.Giraldeau, doyen de la Faculté des sciences de l\u2019UQAM, dénonce le manque de « courage» et de « transparence» du comité de sélection du prochain recteur.Ce comité de cinq membres, présidé par Lise Bis- sonnette, a indiqué mardi qu\u2019aucun des deux candidats au poste de recteur ne recueille « le degré de ralliement nécessaire à une nomination au rectorat de l\u2019UQAM».Luc-Alain Giraldeau a rem- por té 52,6 % des voix au deuxième tour de consultation de la communauté universitaire, mené entre le 18 et le 25 mai (51,1 % des voix, si on tient compte des 31 électeurs qui n\u2019ont appuyé aucun candidat).Même si ce processus n\u2019a qu\u2019une valeur consultative, M.Giraldeau estime que la majorité des voix lui accorde une légitimité dont le comité de sélection devrait tenir compte.« Le seuil devrait être de 50 % plus un.On est en démocratie », dit-il.Lui et d\u2019autres membres de la communauté de l\u2019UQAM rappellent que Sophie D\u2019Amours a été élue rectrice de l\u2019Université Laval avec 50,7 % des voix au mois d\u2019avril.« Je suis déçu et abasourdi, comme à peu près tout le monde à l\u2019UQAM, a dit Luc-Alain Gi- raldeau au Devoir.Je pense que le comité de sélection a fait preuve d\u2019assez peu de courage.Je souhaite que le conseil d\u2019administration ait la décence de nommer un nouveau comité de sélection.J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019on a un comité de sélection qui se pense investi de la mission de trouver un recteur avec un ordre du jour assez opaque.» L\u2019autre candidate, la profes- seure Corinne Gendron, de l\u2019École des sciences de la gestion de l\u2019UQAM, dit «respecter la décision du comité de sélection», même si elle en est «déçue».Une communauté divisée Le processus de nomination du recteur de l\u2019UQAM est complexe.Un comité de sélection est d\u2019abord formé, qui regroupe cinq membres \u2014 outre la présidente du C.A.de l\u2019UQAM, il inclut deux membres du C.A.et deux membres de l\u2019Assemblée des gouverneurs de l\u2019Université du Québec.Ce comité lance un appel de candidatures et peut solliciter des candidats potentiels.Le comité rencontre les candidats en entrevue, organise une séance d\u2019échanges entre les candidats et la communauté universitaire, puis lance une vaste consultation de la communauté (1452 personnes, dont 1147 professeurs, 126 cadres et des représentants d\u2019étudiants, de chargés de cours, de divers syndicats et de diplômés).Deux périodes de consultation, tenues au mois de mai, témoignent de profondes divisions au sein de l\u2019UQAM: Luc- Alain Giraldeau a obtenu l\u2019appui écrasant de 92,6 % des cadres de l\u2019établissement au deuxième tour, tandis que Corinne Gendron a obtenu la majorité des voix des chargés de cours, des syndicats et des associations étudiantes.Les professeurs sont divisés : ils ont accordé 49,9 % des voix à Mme Gendron, 47,1 % à M.Gi- raldeau et 3% à aucun candidat.Ces résultats serrés « témoignent de l\u2019impossibilité d\u2019arriver à une réponse vraiment concluante », a indiqué mardi Lise Bissonnette, présidente du C.A.de l\u2019UQAM et du comité de sélection, dans un message à la communauté universitaire.« Cette réalité correspond d\u2019ailleurs aux constats propres au comité dont la réflexion s\u2019est aussi nourrie aux diverses sources prévues à la procédure : rencontres individuelles avec les candidates et le candidat, prise en compte de leurs propositions formulées lors de l\u2019échange public du 26 avril dernier et dans leurs communications à la communauté, journée de rencontres du 11 mai dernier avec les groupes désirant faire connaître au comité leurs analyses ou préférences.» Vives réactions La décision du comité de sélection de reprendre le processus à la case départ a suscité de vives réactions sur le campus.« En presque 30 ans de vie universitaire à l\u2019UQAM, je n\u2019ai jamais été aussi consterné par l\u2019inaptitude de nos instances universitaires», écrit Yves Prairie, professeur au Dépar te- ment des sciences biologiques, dans une lettre au Devoir.Il estime que le comité de sélection est paralysé par «la peur d\u2019engendrer une division dans notre communauté (comme si elle n\u2019existait pas déjà !) et surtout la peur de la réaction de son tout puissant syndicat des professeurs».Le Syndicat des professeurs et professeures de l\u2019UQAM (SPUQ), de son côté, a dit «prendre acte de la décision du comité de sélection de lancer un nouvel appel de candidatures lors de la rentrée de septembre prochain ».Il rappelle que les professeurs se sont mobilisés contre d\u2019importants changements proposés au mode de gestion de l\u2019université par le recteur sortant, Robert Proulx.Le Devoir UQAM Bisbille autour de la course au rectorat Le comité de sélection est contesté après avoir lancé un nouvel appel de candidatures I S A B E L L E P O R T E R À Québec L a Cour supérieure donne raison à la chercheuse Marie-Ève Maillé dans la cause l\u2019opposant à l\u2019entreprise Éoliennes de l\u2019Érable et casse une décision antérieure l\u2019obligeant à fournir ses données de recherche à l\u2019entreprise.Dans une décision rendue mardi, le tribunal reconnaît l\u2019importance de protéger l\u2019anonymat des personnes interrogées lors d\u2019une recherche.Il réaffirme «le caractère essentiel de la confidentialité» et «la nécessité de soutenir la recherche scientifique».Le juge Marc Saint-Pierre de la Cour supérieure de Victoriaville ajoute que «l\u2019intérêt public» déterminé par ces critères «l\u2019emporte indéniablement sur la recherche de la vérité dans le présent dossier».Son jugement infirme une décision rendue en 2016.Mercredi, Le Devoir n\u2019a pas été capable de joindre Éoliennes de l\u2019Érable pour savoir si elle comptait contester la décision.Pour ce qui est de Mme Maillé, elle s\u2019est dite «très soulagée».Elle a en outre tenu à remercier les avocats qui l\u2019ont représentée dans cette cause de façon bénévole (pro bono), soit l\u2019équipe de Me Bogdan Catanu du cabinet Woods.«C\u2019est une bonne nouvelle que le jugement reconnaisse qu\u2019il faut protéger le lien entre les chercheurs et les participants de la même manière qu\u2019il faut protéger les indicateurs de police et leur relation avec les policiers», a-t-elle dit.Rappelons que la chercheuse avait produit une étude pendant son doctorat sur l\u2019acceptabilité sociale d\u2019un projet éolien qui a par la suite fait l\u2019objet d\u2019une action collective dans le Centre-du-Québec.Au cœur d\u2019une action collective Appelée à la barre comme témoin expert par les plaignants, Mme Maillé avait rendu compte des témoignages recueillis parmi les opposants au projet éolien.En janvier 2016, Éoliennes de l\u2019Érable avait obtenu une ordonnance de cour sommant la chercheuse de l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM) de lui fournir ses données brutes, incluant le nom des participants et son journal de recherche.Dans la communauté scientifique, cette décision en a soulagé plusieurs.«Si Mme Maillé avait été forcée de révéler ses sources, cela aurait entraîné des conséquences néfastes pour tous les chercheurs, qui auraient dorénavant peiné à recruter des volontaires pour participer à leurs recherches», a déclaré le président de la Fédération québécoise des professeures et professeurs d\u2019université (FQPPU), Jean-Marie Lafortune, dans un communiqué.Plusieurs organisations scientifiques étaient d\u2019ailleurs intervenues en faveur de Mme Maillé lors de son passage en cour à la mi-mai, dont le Fonds de recherche du Québec, l\u2019Université du Québec à Montréal et l\u2019Association canadienne des professeurs d\u2019Université.La question de la confidentialité des sources a souvent été soulevée devant les tribunaux ces dernières années, notamment par des journalistes.Dans son jugement, le juge St-Pierre dit avoir basé son analyse sur le critère de Wigmore pour établir si le tribunal doit protéger la confidentialité des sources.Inspiré par un juriste du XIXe siècle du nom de John Henry Wigmore, le critère stipule notamment que la personne doit s\u2019être engagée à la confidentialité.Il faut en outre que le respect de cette confidentialité soit «essentiel» à la relation entre la personne qui mène à la recherche et sa source et enfin que le dommage causé par la violation de la confidentialité soit supérieur au bénéfice qu\u2019entraînerait sa divulgation.Le tribunal ne s\u2019est toutefois pas prononcé sur un point, à savoir si le journal de recherche était protégé ou non par la Charte des droits et libertés et le Code civil en ce qui a trait au respect de la vie privée.Un dossier toujours épineux Mme Maillé est professeure associée au Centre de recherche interdisciplinaire sur le bien-être, la santé, la société et l\u2019environnement (CIN- BIOSE).Elle vient de publier avec son collègue Pierre Batelier un ouvrage intitulé Acceptabilité sociale : sans oui, c\u2019est non.Le parc de l\u2019entreprise Éoliennes de l\u2019Érable se trouve près de Victoriaville, à Saint-Ferdinand et Sainte-Sophie- d\u2019Halifax, et comprend une cinquantaine d\u2019éoliennes.Il est en activité depuis novembre 2013 et fait partie des projets choisis par Hydro-Québec en 2005 pour développer la filière éolienne au Québec.Le mécontentement des résidants des alentours porte notamment sur le bruit.D\u2019ailleurs, le journal local Courrier Frontenac rapportait mercredi qu\u2019un groupe de personnes était allé s\u2019en plaindre de nouveau mardi au ministère du Développement durable et au bureau du député caquiste d\u2019Artha- baska, Éric Lefebvre.Le Devoir JUSTICE La confidentialité des sources protégée par la cour La chercheuse Marie-Ève Maillé n\u2019aura pas à fournir ses données de recherche à Éoliennes de l\u2019Érable JACQUES GRENIER LE DEVOIR La décision du comité de sélection de reprendre le processus à la case départ a suscité de vives réactions sur le campus.C\u2019est une bonne nouvelle que le jugement reconnaisse qu\u2019il faut protéger le lien entre les chercheurs et les participants Marie-Ève Maillé, professeure associée au Centre de recherche interdisciplinaire sur le bien-être, la santé, la société et l\u2019environnement « » Benoit Dorais passe chez Projet Montréal À cinq mois des élections municipales, le maire de l\u2019arrondissement du Sud-Ouest, Benoit Dorais, s\u2019est joint à Projet Montréal.L\u2019élu, qui siégeait comme indépendant depuis décembre dernier, a préféré le parti de Valérie Plante à celui de Denis Co- derre.Benoit Dorais a indiqué que sa décision avait été mûrement réfléchie.« La décision s\u2019explique parce que je suis assurément progressiste », a-t-il expliqué.Élu comme maire du Sud-Ouest en 2009 sous la bannière de Vision Montréal, Benoit Dorais avait été réélu en 2013 avec Coalition Montréal.Au décès du chef du parti, Marcel Côté, il avait pris les rênes de cette formation politique avant de devenir indépendant en 2016.Benoit Dorais était courtisé par l\u2019Équipe Denis Coderre.Ses collègues Russell Cope- man et Réal Ménard ont pour leur part opté pour le parti du maire Coderre.Le Devoir Des auteurs à la défense de Greenpeace Plus de cent écrivains, dont le Prix Nobel J.M.Coetzee, Yann Martel et Margaret Atwood, ont signé une pétition défendant Greenpeace contre le géant de l\u2019exploitation forestière Résolu.Ils protestent notamment contre la décision de Résolu d\u2019engager une poursuite de 7 millions de dollars contre Greenpeace.Les auteurs signataires s\u2019engagent à « défendre la liberté d\u2019expression en tant que pilier de nos sociétés démocratiques et pacifiques ; le droit des individus de se réunir, de s\u2019organiser et de protester sans être intimidés ; et les personnes qui protègent pacifiquement les forêts du monde ».En mai, Greenpeace a publié un rapport démontrant que plusieurs grands éditeurs internationaux achètent le papier destiné à leurs livres chez Résolu.« Nous avons l\u2019intention de joindre les maisons d\u2019édition pour les sensibiliser à cet enjeu », disait mercredi Phi- lippa Duchatel de Mon- trouge, de Greenpeace Canada.L\u2019organisation a d\u2019ailleurs annoncé qu\u2019elle serait à la foire du livre Book expo ce week-end pour entrer en contact avec des auteurs et des éditeurs.De son côté, Karl Blackburn, responsable des affaires publiques pour Résolu, affirme que Greenpeace fait circuler des « informations mensongères » sur Résolu.La compagnie Résolu se conforme, dit-il, à la réglementation québécoise, qui est l\u2019une des plus exigeantes au monde.Le Devoir Deux périodes de consultation, tenues au mois de mai, témoignent de profondes divisions au sein de l\u2019UQAM Montréal crée un site Internet destiné aux immigrants Montréal a lancé mercredi un nouveau site Internet destiné exclusivement aux nouveaux arrivants qui s\u2019installent dans la métropole et qui cherchent notamment à apprendre le français ou à se trouver un logement.L\u2019outil a été créé à la suite d\u2019une étude menée cet hiver par la Ville et qui révèle entre autres que 47 % des résidents temporaires ne connaissent pas les services offerts dans leur quartier.Avec ce nouveau site, présenté dans le cadre du Salon de l\u2019immigration, Montréal espère que les immigrants trouvent facilement des informations s\u2019ils sont dans leurs premières démarches d\u2019installation et de recherche d\u2019emploi.Elle veut aussi faire connaître les cours offerts à ceux qui veulent apprendre le français.En 2015, Montréal a accueilli 35 000 nouveaux résidents permanents et près de 68 000 immigrants avec un statut temporaire.Le Devoir Benoit Dorais industrie du documentaire québécois était réunie à Montréal mardi pour lancer un cri d\u2019alarme.Alors que le documentaire est un genre populaire à travers le monde et sur les plateformes numériques comme Net?ix, sa production décline au Québec.Le problème est complexe, les solutions, multiples.Celle qui est le plus souvent évoquée est l\u2019imposition de la TPS sur les services de radiodiffusion par Internet (SRI) a?n d\u2019atténuer la concurrence déloyale subie par les câblodistributeurs.Mais ce sont les gouvernements qui engrangeraient les revenus.Pour aider l\u2019industrie d\u2019ici, il faut exiger des SRI qu\u2019ils investissent une part de leurs revenus dans la production de contenu québécois et canadien original, comme le font les câblodistributeurs par le biais du Fonds des médias du Canada.S\u2019il faut pour cela changer la Loi sur la radiodiffusion, qu\u2019on la change.Malheureusement, le gouvernement fédéral s\u2019entête à écarter cette solution adoptée par la France.Le Canada est aussi à la traîne pour ce qui est de l\u2019imposition de quotas de contenu original national.La Commission européenne vient d\u2019adopter une règle permettant à ses membres d\u2019exiger des SRI qu\u2019ils réservent au moins 20% de leur catalogue à des œuvres européennes.La France exige déjà davantage.Il faut les imiter, sinon on n\u2019assistera à rien de moins que la marginalisation de la culture québécoise et francophone sur nos écrans de télévision et d\u2019ordinateur, de plus en plus de citoyens accédant aux œuvres audiovisuelles par le biais de SRI étrangers.Le gouvernement Trudeau a réinvesti dans plusieurs institutions culturelles, mais les budgets de Radio-Canada et de l\u2019Of?ce national du ?lm sont toujours inférieurs à ce qu\u2019ils étaient il y a dix ans.Et il n\u2019a toujours pas changé les règles du Fonds des médias adoptées sous les conservateurs.La cote d\u2019écoute est devenue la reine, rendant les télédiffuseurs beaucoup moins enclins à soutenir des documentaires uniques.Tout ce contexte a eu un effet désastreux sur le milieu du documentaire.Plusieurs producteurs et documentaristes ont fermé boutique.Ceux qui restent ont souvent vu leurs revenus décliner, quand ils n\u2019ont pas travaillé gratuitement pour terminer des projets leur tenant à cœur.Le temps presse.La survie de l\u2019industrie du documentaire est en jeu et, par ricochet, notre capacité de porter notre propre regard sur notre société et sur le monde.On attend toujours le résultat de la consultation menée par la ministre du Patrimoine, Mélanie Joly, sur «le contenu canadien dans un monde numérique».Il faut espérer qu\u2019elle accouchera d\u2019un plan d\u2019action qui fera davantage qu\u2019«encourager», comme elle dit, les américaines Google, Facebook et Net?ix à soutenir la production canadienne.Le Syndicat des cols bleus de la Ville de Montréal a bien cherché sa mise sous tutelle par le SCFP.Place au changement de culture.ès son élection à la présidence du syndicat des cols bleus de Montréal, en 2015, Chantal Ra- cette a déclaré qu\u2019elle comptait s\u2019inspirer d\u2019un lointain prédécesseur, Jean Lapierre.Cette expression d\u2019admiration, tout aussi déconcertante que déplorable, annonçait un retour aux sources pour les cols bleus.Au faîte de sa gloire, dans les années 90, Jean Lapierre se spécialisait dans l\u2019intimidation et les méthodes for tes.Le saccage de l\u2019hôtel de ville, dont les cols bleus avaient enfoncé la porte principale à coups de bélier, en 1993, a marqué un point de non-retour pour sa crédibilité, du moins dans l\u2019esprit du public.Au sein du syndicat, sa condamnation à six mois de prison pour complot et participation à une émeute n\u2019avait fait que renforcer son statut de martyr.Les camarades lui ont d\u2019ailleurs érigé, de son vivant, une statue grotesque et ridicule qui trône encore devant la permanence du syndicat.Le tuteur nommé par le SCFP serait bien avisé de déboulonner cette statue, ne serait-ce que pour la valeur du symbole.En effet, l\u2019in- ?uence sourde de Jean Lapierre plane encore sur le syndicat, comme l\u2019attestent l\u2019élection de Mme Racette et les méthodes de ce matamore des temps modernes.En l\u2019espace de deux ans, Mme Racette et son entourage ont multiplié les frasques : débrayage illégal en 2015, intimidation des membres dissidents, installation de dispositifs de surveillance sur les véhicules personnels de deux membres de l\u2019exécutif, organisation d\u2019un vote de con?ance bidon, en contravention avec les statuts du syndicat, utilisation des cotisations à des ?ns personnelles de la présidente, et ainsi de suite.Depuis son élection, Mme Racette utilise son muscle syndical pour envoyer un doigt d\u2019honneur au SCFP, une organisation patiente et on ne peut plus respectueuse de l\u2019autonomie des syndicats locaux.Le lien de con?ance s\u2019est brisé il y a deux semaines, lorsque des cols bleus ont pris à partie et bousculé le directeur québécois du SCFP, Marc Ranger.Le syndicat des cols bleus a nié l\u2019existence de cet incident, ce qui prend un certain culot puisque la bousculade est survenue devant témoins en plein congrès! Les luttes actuelles ont fait naître chez des membres dissidents la volonté de créer un nouveau syndicat.L\u2019un des instigateurs de cette démarche, Patrick Roy, attribue les problèmes du syndicat à une guerre de pouvoir entre deux anciens présidents, Jean La- pierre et Michel Parent, qui chercheraient à garder leur emprise sur le syndicat par militants interposés.Les dysfonctions au sein du syndicat des cols bleus ne sont pas sans rappeler celles qui ont plongé le SPVM dans une profonde crise de con?ance.La tutelle ne doit pas servir uniquement à régulariser la situation ?nancière du syndicat, mais à permettre le renouvellement de l\u2019exécutif syndical.Pour y parvenir, le tuteur du SCFP devra s\u2019assurer que les règles élémentaires de la démocratie sont respectées.Les votes à main levée n\u2019ont plus leur place dans une assemblée syndicale.Le vote secret est le meilleur remède pour casser la culture d\u2019intimidation au sein du syndicat.Mais ce n\u2019est pas suf?sant.Les membres devraient faire une analyse en accéléré des con?its récents dans le monde municipal et dans la construction.Ainsi, ils réaliseraient vite que les citoyens n\u2019ont plus de patience avec la stratégie des gros bras.La culture délétère qui prévaut chez les cols bleus est nuisible à tout le mouvement syndical.L\u2019action syndicale est nécessaire et légitime au Québec.Déjà soumise à d\u2019intenses critiques et remises en question, elle ne peut accepter que des matamores détruisent sa crédibilité.L E D E V O I R , L E J E U D I 1 E R J U I N 2 0 1 7 A 6 EDITORIAL L E T T R E S À toutes les «madame Karine » Ça se passe si vite\u2026 On les aide à naître, on les allaite, on les nourrit à la cuillère, on les couvre de mille attentions, ils sont notre plus belle réussite.On ferme les yeux et boum!, nous voilà devant la clôture de la cour de récréation.On y est, c\u2019est la maternelle ! En cette fin d\u2019année, ma première année scolaire comme maman, c\u2019est avec une immense gratitude que je vois mon garçon de cinq ans me chanter qu\u2019il « se dirige vers de nouvelles aventures, la première année bien sûr ! Car de l\u2019école, il a eu la piqûre ! ».Cette piqûre on la doit à beaucoup de gens : ses éducatrices de garderie en milieu familial, nos familles, nos amis, j\u2019ose penser à nous aussi, ses parents\u2026 mais je crois sincèrement qu\u2019on la doit surtout à madame Karine.Madame Karine qui a su le faire rire, calmer ses anxiétés, l\u2019aider à devenir autonome, tout cela en partageant son amour et son temps avec 20 autres petits mousses dont certains maîtrisaient à peine le français en septembre dernier ! L I B R E O P I N I O N M É L A N I E G A U V I N V I R G I N I E L A R I V I È R E Co-porte-parole de la campagne 5-10-15* C\u2019 est of ficiel : le gouvernement de l\u2019Ontario va déposer un projet de loi pour améliorer le sort des travailleuses et des travailleurs.Il fera notamment passer le salaire minimum de 11,40 $ actuellement à 14 $ en janvier 2018, puis à 15 $ en janvier 2019, soit trois mois après que l\u2019Alberta aura atteint ce taux.Pendant ce temps, au Québec, souve- nons-nous que le gouvernement a tout fait dans les derniers mois pour rassurer les employeurs qu\u2019une faible hausse de 0,50 $ du salaire minimum ne causerait pas de catastrophe économique.Et il a mis toute la gomme pour convaincre la population qu\u2019il était allé aussi loin qu\u2019il le pouvait en cette matière.Le gouvernement ontarien nous démontre toutefois qu\u2019avec de la volonté politique, il est possible d\u2019aller beaucoup plus loin.Il s\u2019apprête à faire voler en éclats tous les justificatifs utilisés de ce côté-ci de la frontière pour refuser la hausse du salaire minimum à 15$ l\u2019heure.Rien dans son argumentaire ne fait référence à un ratio salaire minimum/salaire horaire moyen à ne pas dépasser au risque d\u2019être l\u2019équivalent d\u2019une bombe atomique larguée sur le marché du travail, comme le prétend l\u2019économiste Pierre Fortin.Comme quoi, quand le sort des travailleuses et des travailleurs est au centre des préoccupations des gouvernements, ceux-ci savent ignorer les oiseaux de malheur qui nous prédisent la fin du monde ou presque.Autre argument souvent entendu : si le salaire minimum est trop élevé au Québec par rapport aux provinces voisines, notre économie en souffrira.Le gouvernement ontarien ne par tage visiblement pas la même analyse que le gouvernement québécois puisqu\u2019il fait tout de même le pari d\u2019augmenter le salaire minimum de façon importante.De toute évidence, le Québec n\u2019est plus à l\u2019avant-garde avec ses politiques sociales et celles relatives au marché du travail.Différentes mesures D\u2019ailleurs, soulignons que la hausse du salaire minimum n\u2019est pas la seule mesure annoncée lundi dernier par le gouvernement ontarien, dont la plupart entreront en vigueur le 1er janvier 2018.Si le projet de loi est adopté, les travailleuses et travailleurs auront notamment droit : À 10 jours de congé d\u2019urgence personnelle par année, dont deux journées payées, et ce, peu importe la taille de l\u2019entreprise ; À une rémunération égale à celle des employés permanents même s\u2019ils sont engagés par l\u2019entremise d\u2019une agence de placement temporaire ; À la possibilité de refuser de faire des quarts de travail si leur employeur le leur demande moins de quatre jours d\u2019avance et d\u2019être rémunérés 3 heures si un quart de travail est annulé moins de 48 heures à l\u2019avance.Et pour s\u2019assurer que la législation est bel et bien appliquée, le gouvernement engagera jusqu\u2019à 175 autres agents des normes d\u2019emploi d\u2019ici 2020-2021 et lancera un programme pour bien faire connaître toutes ces mesures.Cela nous prouve que les revendications de la campagne 5-10-15 sont réalistes et d\u2019actualité.Il serait possible pour les travailleuses et travailleurs québécois d\u2019obtenir leur horaire de travail cinq jours à l\u2019avance, de disposer de 10 jours de congé payés par année pour maladie ou responsabilités familiales et de gagner un salaire minimum de 15 $ l\u2019heure.Malgré le penchant pro-patronal du gouvernement québécois, nous espérons qu\u2019il saura s\u2019inspirer du gouvernement ontarien et qu\u2019il se joindra au mouvement.* Les sept organisations membres de la campagne 5-10-15: le Front de défense des non-syndiquéEs, le Collectif pour un Québec sans pauvreté, la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) et le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).HAUSSE DU SALAIRE MINIMUM À 15$ EN ONTARIO Le Québec doit se joindre au mouvement FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET Merci à toutes ces madame Karine qui portent l\u2019avenir à bout de bras, un enfant à la fois, une « piqûre de l\u2019école » à la fois\u2026 Merci ! Christine Girard Laval, le 29 mai 2017 Une semaine d\u2019attaques concertées Si Québec solidaire a son « Politburo » eh bien, le Parti québécois a un émule de Staline.Qu\u2019est-ce que Jean-François Lisée espère donc ?Mettre fin à la division des forces souverainistes ?On peut le croire.Il veut que la population croie que seuls le PQ et Jean-François Lisée bien sûr, incarnent réellement les valeurs d\u2019unité nationale.Jean-François Lisée, défenseur de la langue, des vraies valeurs québécoises, celles qui feront que nous survivrons comme peuple ! La tolérance suspecte de QS envers les immigrants et ces femmes musulmanes mise en relief dans les journaux.Le « Politburo » de QS qui déchire son pacte pour une ré- L\u2019 SYNDICAT DES COLS BLEUS DE MONTRÉAL Une tutelle méritée CRISE DU DOCUMENTAIRE Notre regard en péril D MANON CORNELLIER BRIAN MYLES forme électorale.Une signature, selon Jean-Pierre Charbonneau, qui équivaudrait à un pacte électoral.QS qui renie l\u2019entente du « OUI Québec ».Bref, toute une semaine d\u2019attaques concertées.Certains diront que le PQ veut assassiner QS, un parti composé surtout de Mont- réalais trop souvent suspects.Je suis une militante convaincue, en faveur d\u2019une réforme électorale.Et quand j\u2019assiste à ce genre de manœuvre politique, je me dis qu\u2019il est temps que le Québec s\u2019engage dans un réel renouvellement de sa démocratie par l\u2019apport d\u2019un système électoral proportionnel.Un nouvel équilibre dans les jeux de pouvoir où les idées de tous les partis, surtout les plus petits, pourront vivre et influencer l\u2019Assemblée nationale.Ainsi, chaque électeur pourra voir ses opinions respectées et avoir droit de cité.Ainsi, on pourra se débarrasser de ces comportements autoritaires qui appauvrissent notre vie démocratique.Parce que trop souvent, certains, tout comme Staline, savent pour nous ce qu\u2019est la démocratie, quitte à nous l\u2019imposer.Sylvie Boulianne Montréal, le 28 mai 2017 L E D E V O I R , L E J E U D I 1 E R J U I N 2 0 1 7 A 7 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon (chef de division), Robert Dutrisac, (éditorialiste), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter), Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui (correspondants parlementaires à Québec) Dave Noël (recherche), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans),Caroline Montpetit (arts vivants), Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division et éditorialiste); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Aude Marie Marcoux (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et Geneviève Tremblay (pupitres); correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant (correctrices) ; soutien à la rédaction : Amélie Gaudreau (coordonnatrice à la rédaction), Jean-Philippe Proulx (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa).PUBLICITÉ Charleyne Bachraty (adjointe au vice-président), Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Alain Tréhout (directeur créativité média), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatrices publicitaires).PRODUCTION Caroline Desrosiers, Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique), Solène M.Hébert (développeuse Web).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Caroline Filion, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).G É R A R D L A T U L I P P E Ancien haut-commissaire du Canada et ancien délégué général du Québec e principe de non-intervention dans la souveraineté d\u2019un pays est inscrit dans la charte des Nations unies.Or cette règle de droit international n\u2019est pas absolue car la souveraineté implique aussi l\u2019obligation pour un pays de protéger ses citoyens.Lorsqu\u2019une population subit des préjudices majeurs à la suite de la répression infligée par son gouvernement et que celui-ci refuse ou néglige de redresser la situation, c\u2019est la responsabilité de la communauté internationale d\u2019agir à sa place.Cette règle de droit s\u2019appelle la responsabilité de protéger.Elle prend sa source des déclarations, engagements et traités internationaux sur les droits de la personne, de même que dans la loi internationale humanitaire.Les conditions pour appliquer cette norme de droit international existent au Venezuela, mais la communauté internationale n\u2019assume pas pleinement sa responsabilité de protéger le peuple vénézuélien.Un pays détruit par son propre gouvernement Le Venezuela est un pays en faillite.Ses dirigeants, au niveau du pouvoir exécutif, sont des prédateurs des droits de l\u2019homme, des corrompus liés aux activités illicites, dont le trafic de la drogue et des armes ainsi que le blanchiment d\u2019argent.Ils ont dilapidé les ressources de l\u2019État et détruit l\u2019économie.Le taux d\u2019inflation atteint 1600 % en 2017, soit le pire au monde.Plus de 80 % des citoyens du pays sont incapables de se nourrir trois fois par jour.C\u2019est un État qui a déclaré la guerre à son peuple ! La pénurie de médicaments est telle que la mortalité infantile a augmenté de 36 %, et celle des femmes enceintes de 65 %.Les hôpitaux sont dévastés.Les diabétiques, les cancéreux et les personnes atteintes du VIH/SIDA sont condamnés à mort.Bref, il s\u2019agit d\u2019une crise humanitaire colossale.Le gouvernement refuse l\u2019aide humanitaire.Assujettir ainsi intentionnellement la population civile à vivre dans un état de pauvreté et de souffrance extrêmes constitue un crime grave contre l\u2019humanité.Cruelle violence du régime contre les citoyens Le régime exerce une violence délibérée et systématique contre ses citoyens parce qu\u2019ils exercent leurs droits fondamentaux de manifester contre leurs conditions de vie inhumaines, pour réclamer la tenue d\u2019élections libres et le retour à l\u2019État de droit.Cette répression est menée par la garde nationale, mais aussi par les «collec- tivos», ces milices armées qui comptent quelque 100 000 individus payés par le gouvernement et qui ne font partie d\u2019aucune force de l\u2019ordre.Récemment, plus de 2000 manifestants ont été arrêtés, souvent battus et traduits devant des tribunaux militaires.De nombreux cas de torture et au moins 50 meurtres ont été rapportés par les ONG locales.De nombreux opposants du régime sont condamnés à la prison par des parodies de tribunaux.Maduro consolide sa dictature Le régime tortionnaire du président Nicolas Maduro a pris des mesures extrêmes visant à annihiler le pouvoir législatif dans le seul souci de saper les bases de la démocratie représentative et de consolider son pouvoir autocratique.Le eecrétaire général de l\u2019Organisation des États américains (OEA), Luis Almagro, la d\u2019ailleurs qualifié ces mesures de coup d\u2019État.Bien plus, le gouvernement a refusé d\u2019honorer la procédure de destitution du président amorcée par l\u2019opposition alors que 1,8 million de signatures avaient été obtenues en quelques jours, soit neuf fois plus que le veut la loi.La Cour suprême du pays a annulé systématiquement toutes les lois votées par le Parlement.La mauvaise foi du régime bolivarien Depuis des mois, de nombreux pays ont incité au dialogue pour sor tir de la crise.En 2016-2017, des efforts de médiation ont été entrepris par la République dominicaine, le Panama et l\u2019Espagne avec l\u2019appui des États-Unis et du Vatican.Ils ont échoué.Or, pour le Venezuela, ces appels au dialogue et à la médiation deviennent une tactique pour gagner du temps afin de consolider le pouvoir du régime et de réprimer l\u2019opposition.Le 26 avril dernier, une majorité des États membres de l\u2019OEA a demandé la tenue d\u2019une réunion extraordinaire pour discuter de la crise du Venezuela.Le gouvernement du Venezuela s\u2019est alors retiré de l\u2019OEA.La décision du gouvernement vénézuélien constitue un geste évident de mauvaise foi et démontre son intention ferme de poursuivre la dictature violente de Maduro.Une intervention militaire humanitaire Nous en sommes à l\u2019étape où la communauté internationale doit assumer pleinement sa responsabilité de protéger la population du Venezuela, conformément au droit international.Il devrait s\u2019agir d\u2019une intervention militaire humanitaire visant essentiellement à mettre fin à la violence et à la répression que subit la population, à lui appor ter une aide humanitaire et à faciliter un climat propice à la restaurat ion de l \u2019ordre démocrat ique .Cette opération militaire pourrait être menée par une coalition d\u2019États de l\u2019OEA.C\u2019est l\u2019ultime recours et l\u2019option la plus perspicace pour éviter des massacres à grande échelle ou le spectre d\u2019une guerre civile qui avilirait tout le système international et notre humanité commune.L\u2019OEA ou les pays membres devraient donc saisir le Conseil de sécurité de l\u2019ONU afin de débattre de cette question et de mettre en place cette intervention militaire.Plaidoyer pour une intervention militaire au Venezuela M A R I E - F R A N C E O U I M E T Étudiante en droit à l\u2019Université de Montréal a culture du viol est un fléau sociétal qui a fait couler beaucoup d\u2019encre avec le mouvement #Agres- sionNonDénoncée devenu viral sur les réseaux sociaux au moment de la polémique entourant l\u2019affaire Gho- meshi, les campagnes de sensibilisation « sans oui, c\u2019est non » en période d\u2019initiation sur les campus ou la série télévisée 13 Reasons Why.Pourtant, la contamination des tribunes publiques par l\u2019ignorance et les raccourcis intellectuels est d\u2019actualité et démontre qu\u2019 i l y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour faire évoluer les mentalités.Les commentaires rac istes sur Inter net de la juge sud-afr ica ine blanche Mabel Janson qui suggérait que le v iol fa it par t ie inté - grante de la « culture noire » et les propos misogynes tenus à la radio le 24 mai dernier par le « doc Mailloux » qui insistait sur le problème de libido d\u2019une auditr ice, davantage q u e s u r l e s a g r e s s i o n s sexuelles qu\u2019elle rappor tait avoir subies par son conjoint, en sont deux i l lustrat ions parmi (trop) d\u2019autres.Peu impor te le niveau de violence utilisée.Peu importent le lieu et l\u2019auteur de l\u2019agression.Peu importent les dif férences culturelles.Au même titre que l\u2019habillement de la victime, ce n\u2019est pas une raison.Ni une circonstance atténuante .Toute agression sexuelle demeure inacceptable, violente et criminelle.Je considère que l\u2019inadé - quat ion de cer ta ines réactions est symptomatique d\u2019un mal de société et d\u2019un système lacunaire qui nous dépasse individuellement et qui relève de notre responsabilité collective.Améliorer la prise en charge des vicitmes Des changements s\u2019imposent, notamment pour améliorer la prise en charge des victimes accompagnant leur dévoilement et leur dénoncia- t ion .Par exemple, le dé la i suivant la dénonciation pour remplir une déclaration détaillée et filmée peut être de plusieurs mois.Ce délai est p e u t - ê t r e c a u s é p a r u n manque d\u2019effectifs, mais n\u2019est certainement pas par le lot de plaintes, puisqu\u2019uniquement 5 % des crimes sexuels sont rapportés à la police (Juristat, 2014) .En ef fet, les agressions de nature sexuelle sont les types d\u2019agressions contre la personne qu i sont les moins dénoncées aux autorités policières.Qui plus est, un tel délai par t ic ipe à rédu ire les v ic- times au silence, à les décourager en les plaçant en attente et à inciter certaines à retirer leurs plaintes, en plus d\u2019entraver leur processus de reconstruction.C\u2019est d\u2019autant plus troublant à la lumière du fait que la p r e u v e d \u2019 u n e a g r e s s i o n sexuelle repose par fois sur l\u2019unique témoignage crédible et précis de la victime, et que 3 plaintes pour agressions sexuelles sur 1000 se soldent par une condamnation (Juris- tat, 2014), un doute raisonnable menant à un verdict de non-culpabilité.Sans parler que l\u2019arrêt Jordan nous rappelle que la victime, un simple témoin dans l\u2019équation, n\u2019a pas de contrôle sur les délais qui peuvent mener à l\u2019abandon des accusations criminelles.Sans parler n o n p l u s d e c e r t a i n e s condamnat ions trop clé - mentes en pareille matière qui frôlent le déni de justice et du risque de se faire victi- miser à nouveau dans le processus judiciaire.À cet ef fet, rappelons les propos tenus par le juge Robin Camp, qui a démissionné en mars dernier, à l\u2019occasion d\u2019un procès à Cal- gar y en 2014 : « Vos chevilles étaient tenues ensemble par votre jeans, votre skinny jeans, pourquoi n\u2019avez-vous pas serré les genoux ?[\u2026] Vous ne pouviez pas enfoncer vos fesses dans le lavabo pour éviter la pénétration ?Vous pouviez crier, si vous aviez peur.[\u2026] Le sexe et la souf france, ça vient par fois ensemble\u2026 Ce n\u2019est pas nécessairement une mauvaise chose.» Nous ne sommes pas le pire système de justice, mais j \u2019espère que nos valeurs et que nos pr ior i tés québé - coises nous permettent d\u2019aspirer à des améliorations à plusieurs égards.Une vér i tab le pr ise de conscience s\u2019impose pour détruire les mythes, les stéréotypes et les préjugés afférents aux agressions sexuelles.Au- delà des pressions gouvernementales pour éduquer davantage la population et revisiter les protocoles actuellement en place, chacun de nous devrait se sentir interpellé, car c\u2019est ensemble que nous réussirons à briser le silence.AGRESSIONS SEXUELLES Une femme sur trois, un homme sur six JACQUES NADEAU LE DEVOIR À Montréal, marche pour dénoncer la culture du viol FERNANDO LLANO ASSSOCIATED PRESS Des manifestants protestent contre le gouvernement Maduro à Caracas.La communauté internationale n\u2019assume pas pleinement sa responsabilité de protéger le peuple vénézuélien.L L A 8 L E D E V O I R , L E J E U D I 1 E R J U I N 2 0 1 7 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S nadiennes \u2014 dont une mère de Cacouna au Québec \u2014 affirmant que leurs bébés ont souffert de « brûlures chimiques » après avoir été badigeonnés avec de la crème ou des lotions pulvérisées Banana Boat.Les photos de ces enfants au visage rougi, boursouflé et affecté de cloques ont largement circulé au cours des derniers jours sur les réseaux sociaux, soulevant des craintes de parents à l\u2019égard des écrans solaires.Les recettes de lotion « maison » ont même retrouvé une certaine popularité sur Internet.Nouveaux rapports Santé Canada a précisé mercredi que quatre rapports de brûlures concernant des enfants âgés de 14 mois à 9 ans étaient liés à des produits Banana Boat pour enfants, alors que trois autres rapports, touchant des «bébés de 5 mois à l\u2019âge adulte », ciblaient les produits Banana Boat Kids.Une version en vaporisateur pour bébé est aussi associée à la brûlure d\u2019un nourrisson rapportée cette semaine par une mère de Terre-Neuve.La compagnie a fait l\u2019objet de seize rapports depuis la mise en place d\u2019un mécanisme de rapport en 1966.Selon Maryse Durette, la conseillère principale à Santé Canada, le suivi se poursuit auprès du fabricant, Edgewell Personal Care Canada, pour vérifier l\u2019innocuité du produit.L\u2019enquête est trop peu avancée pour dire si des ingrédients pourraient être ou non en cause, dit-elle.La compagnie Banana Boat, pour sa part, affirme sur les réseaux sociaux que tous ses produits répondent aux normes de Santé Canada et que des échantillons du même lot que ceux utilisés par les plaignants ont été retestés, et jugés sécuritaires.Par contre, la page Facebook de la compagnie abonde de commentaires négatifs de la part de consommateurs, faisant parfois état de brûlures similaires.Dangereux ou pas?Les ingrédients actifs utilisés comme filtres chimiques contre les rayons UVB dans les produits de protection solaire courants sont les mêmes au Canada depuis au moins 15 ans, affirme Lionel Ri- poll, professeur à l\u2019Université du Québec à Chi- coutimi et coordonnateur du Dépar tement d\u2019études spécialisées en cosmétologie.«Depuis ce temps, Santé Canada n\u2019a pas autorisé de nouveaux filtres, donc il s\u2019agit de produits homologués depuis très longtemps», note ce spécialiste.À son avis, les études scientifiques n\u2019ont pas démenti l\u2019innocuité des filtres chimiques actuels, mais il est toujours possible que des réactions allergiques puissent sur venir, sur tout chez les jeunes enfants.Bien des facteurs peuvent entrer en jeu, notamment l\u2019interaction avec d\u2019autres produits cosmétiques et la photo- sensibilité, dit-il.«Ces réactions sont rares.Il faut les mettre en perspective avec les risques posés par l\u2019exposition au soleil.Au Canada, le tiers des cancers sont des cancers de la peau», souligne M.Ripoll.Un facteur trompeur N\u2019empêche que les pratiques de marketing du marché des écrans solaires ont amené certaines autorités de santé publique et l\u2019Association canadienne de santé publique à proposer de limiter à 30 le FPS (facteur de protection solaire) de ces produits.Selon elles, les FPS élevés poussent les consommateurs à se croire faussement protégés et à s\u2019exposer plus longtemps au soleil.Or, la différence entre un FPS 30 (97% des rayons UVB bloqués) et 50 (98%) est infime.La Communauté européenne interdit quant à elle depuis 2007 l \u2019étiquetage mentionnant « écran total » ou « protection totale ».Les écrans solaires peuvent contenir des filtres physiques qui bloquent les rayons nocifs, notamment les UVB, alors que les filtres chimiques absorbent les rayons.Les rayons UVB sont associés au risque de cancer de la peau, alors que les UVA sont responsables du vieillissement prématuré de l\u2019épiderme.Des craintes Le groupe de recherche et de lobby environnemental américain EWG allègue que les trois quarts des 1800 produits de protection solaire vendus aux États-Unis offrent une protection inférieure à celle déclarée, et que certains contiennent même des per turbateurs endocriniens.À la suite de désordres hormonaux obser vés sur des rats de laboratoire, l\u2019organisme s\u2019inquiète de la toxicité de certains composés chimiques, et non des réactions adverses, telles que celles obser vées cette semaine au Canada.Au banc des accusés de EWG, l\u2019oxybenzone, un filtre chimique qui causerait ces troubles hormonaux, du moins chez les rongeurs, et le retinyl palmitate, utilisé aussi dans les crèmes anti-âge.Mais selon le professeur Ripoll, ces produits sont inoffensifs aux doses contenues dans les crèmes solaires, limitées par Santé Canada à 6 % pour l\u2019oxybenzone.Ce produit est aussi autorisé en Europe, au Japon, en Australie et aux États-Unis.« Je trouve pertinent qu\u2019il y ait des sonnettes d\u2019alarme tirées.Par précaution, on peut choisir des filtres physiques pour les enfants, avec de l\u2019oxyde de zinc ou de titane.Mais je m\u2019inquiéterais bien davantage de l\u2019exposition au soleil que de la possibilité de réaction ou de l\u2019impact potentiel allégué à l\u2019égard de ces produits », affirme le professeur Ripoll.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 CRÈME Québec souhaite faire sauter le « tabou » qui entoure tout le débat constitutionnel, depuis l\u2019échec du référendum d\u2019octobre 1995, car « le Québec et le Canada semblent prêts pour un changement de paradigme» à ce sujet.Le Québec cherche à obtenir du Canada la reconnaissance formelle de la nation québécoise, de son identité propre, un geste politique qui, peut-on lire dans le document, ferait en sorte « que les Québécois ne se sentiraient plus exilés au sein de leur propre pays».Dans le document, lancé à l\u2019occasion des célébrations entourant le 150e anniversaire de la fédération canadienne, le gouvernement Couil- lard reprend à son compte toutes les revendications traditionnelles du Québec et s\u2019approprie, en les actualisant, les fameuses cinq conditions préalables fixées par le gouvernement de Robert Bourassa en 1986 : reconnaissance du Québec comme société distincte ; limites au pouvoir fédéral de dépenser ; garantie d\u2019une représentation québécoise à la Cour suprême ; droit de veto sur les modifications constitutionnelles ; pouvoirs accrus en matière d\u2019immigration.« Si le contexte politique et constitutionnel a beaucoup changé depuis leur formulation, elles demeurent une illustration concrète des garanties constitutionnelles qui doivent découler d\u2019une reconnaissance adéquate de la Nation québécoise », estime le premier ministre Couillard, 30 ans plus tard.Détourner l\u2019attention Cette nouvelle politique qu\u2019annoncera jeudi M.Couillard est une stratégie pour détourner l\u2019attention tandis que ses liens avec l\u2019ancien collecteur de fonds libéral Marc-Yvan Côté ont fait la manchette dans les derniers jours, accusent certaines formations politiques.« Disons que ça laisse croire qu\u2019on tente de faire oublier certaines révélations en relançant le débat constitutionnel alors que personne ne s\u2019y attendait », souligne le député de Québec solidaire Amir Khadir.Un avis partagé par la députée indépendante à Québec et chef du Bloc québécois à Ottawa, Martine Ouellet.« Il semble utiliser une stratégie pour essayer de faire oublier ses liens d\u2019amitié avec Marc- Yvan Côté», soutient Mme Ouellet.Le Parti québécois et la Coalition avenir Québec n\u2019ont pas souhaité commenter mercredi.À Ottawa, le cabinet du premier ministre canadien, Justin Trudeau, n\u2019avait pas commenté mercredi.Approche pédagogique À la stratégie passée du couteau sur la gorge, en vogue depuis les années 1970, le gouvernement Couillard opposera donc une main tendue.Loin des rapports de force qui ont jalonné les relations Québec-Ottawa en ce domaine depuis des décennies, son approche sera essentiellement pédagogique, axée sur le dialogue et la persuasion, destinée à « nous faire mieux comprendre» du reste du pays.« Il faut donc travailler à rétablir ce que les Québécois ont toujours voulu depuis 1867, soit un Canada qui les accepte pour ce qu\u2019ils sont », peut-on lire dans le document, rédigé par plsieurs personnes sous la supervision du ministre responsable des Relations canadiennes, Jean-Marc Fournier.Les discussions à venir ne seront pas uniquement centrées sur une « ronde Québec », mais pourraient inclure notamment les revendications des autochtones ou aborder d\u2019autres enjeux.Le gouvernement Couillard tient aussi à promouvoir le concept de fédéralisme asymétrique, ainsi qu\u2019à étendre celui d\u2019« intercultura- lisme» comme modèle d\u2019intégration des immigrants au Québec.Le Québec ne veut plus être perçu comme la province qui fait bande à part dans la fédération.Le gouvernement Couillard veut rebâtir un lien de confiance et s\u2019engage donc désormais à assurer une « présence soutenue » d\u2019un bout à l\u2019autre du pays.Cette par ticipa- t ion « proactive » du Québec se ver ra sur toutes les tribunes, dans les for ums poli - tiques, dans les milieux universitaires, auprès des groupes d\u2019af faires et sociaux, dans les médias traditionnels et sociaux, en fait, partout où la voix du Québec doit être entendue pour refléter la vision et les ambitions de son gouvernement.Surtout, on cherchera à faire la démonstration que le Québec est un partenaire actif de la mosaïque canadienne.Le document adopte une perspective historique des relations Québec-Ottawa, sous l\u2019angle du besoin toujours croissant exprimé par le Québec d\u2019affirmer son identité nationale, d\u2019afficher sa différence, notamment linguistique, et d\u2019étendre ses pouvoirs.Il insiste sur le partage des compétences entre Ottawa et les provinces, et sur la nécessité de respecter scrupuleusement ce partage pour assurer le bon fonctionnement de la fédération.Signe que le gouvernement Couillard prend très au sérieux son objectif de faire rayonner ses revendications constitutionnelles et ses positions politiques partout au Canada dans l\u2019année qui vient, il va procéder à des changements dans la structure gouvernementale.Le Secrétariat québécois des relations canadiennes (SQRC) prendra le relais du Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes (SAIC), avec des unités Québec-Ca- nada créées dans tous les ministères, pour s\u2019assurer que chacun d\u2019eux profite de toutes les tribunes possibles dans leur secteur d\u2019activités à travers le pays.La Presse canadienne et Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 CONSTITUTION témoignages et à des enquêtes policières \u2014 grossisse au fil des rencontres sur le terrain.« On en a 49.Mais on pense qu\u2019il y en aurait beaucoup plus », a confié l\u2019avocate de l\u2019équipe, Fanny Wylde.La Gendarmerie royale du Canada a pour sa part recensé 46 homicides de femmes autochtones perpétrés entre 1980 et 2012 au Québec.Les données préliminaires ne permettent toutefois pas de cerner une concentration de femmes disparues dans cer tains secteurs, comme c\u2019est le cas en Colombie-Britannique, où au moins une dizaine de femmes autochtones ont été tuées sur le tronçon routier baptisé l\u2019autoroute des larmes.«Il y a très peu d\u2019Inuits, a quand même remarqué Me Wylde.C\u2019est pour ça que le travail estival [de cueillette d\u2019informations] va être important.» Un format dif férent Selon les informations du Devoir, la communauté innue d\u2019Uashat mak Maliotenam sera la première à accueillir les commissaires de l\u2019enquête, dans un format qui donnera davantage de place aux «grands thèmes» touchant les autochtones que celui qui a cours dans le reste du pays.La journée du mardi 24 octobre sera ainsi consacrée au déplacement des Innus, contraints par les Affaires indiennes du Canada à monter à bord du navire North Pioneer, en août 1961, pour être relocalisés de Pakuashipi (Saint-Augustin) à Unaman-shipu (La Romaine).Il sera aussi question de la disparition, en 1972, de huit enfants innus de Pakuashipi : ils ont été envoyés à l\u2019hôpital de Blanc-Sablon, mais n\u2019en sont jamais revenus.Le mercredi, les témoignages de familles au sujet de femmes disparues ou assassinées seront entendus.Le lendemain, toute personne souhaitant témoigner d \u2019actes de violence pourra prendre la parole.Seules les familles seront entendues dans un premier temps.Un deuxième volet, qui doit commencer en mars, sera consacré aux institutions, comme les services de police.Une dernière étape permettra aux experts de témoigner.Le docteur Stanley Vollant sera du nombre.«On ne veut pas d\u2019un format avec les commissaires assis derrière une table, sur une estrade, avec une boîte à témoins », a commenté l\u2019avocat Alain Arsenault, qui agit à titre de conseiller juridique senior pour le volet québécois de l\u2019enquête, qui doit terminer ses auditions au printemps 2018.La manière de faire sera la même dans chacune des communautés du Québec où l\u2019enquête s\u2019arrêtera, au rythme de trois jours par mois.Après Uashat mak Maliotenam, les commissaires doivent se rendre à Val-d\u2019Or en novembre, puis à Trois-Rivières en décembre, pour rejoindre les communautés attikameks avoisinantes, et enfin à Wendake et à Montréal, en janvier et en février.L\u2019équipe de l\u2019enquête use de prudence avant de confirmer les noms de toutes ces villes.«On ne veut pas imposer notre arrivée», a affirmé Michèle Audette, qui préfère que l\u2019invitation vienne des villes et des communautés elles-mêmes.«On ne veut pas créer d\u2019attentes en nommant les lieux», a aussi fait valoir Me Wylde.Un mandat méconnu Ces attentes, d\u2019ailleurs, devront être balisées, estiment les deux femmes.«Les gens pensent que [les auditions de l\u2019enquête] s\u2019adressent juste aux familles des femmes assassinées ou disparues», a remarqué Me Wylde.Le mandat des commissaires est plus large.Il consiste à «examiner et [à] faire rapport sur les causes systémiques de toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles autochtones au Canada en regardant les tendances et les facteurs sous-jacents».Au deuxième jour des audiences de l\u2019enquête, qui ont cours à Whitehorse, au Yukon, « il faut que les gens soient bien conscients que ça a déjà commencé », a souligné Alain Arsenault.Son affirmation détonne avec les commentaires des derniers mois, qui ont plutôt fait état des ratés de l\u2019enquête, qui peine à réunir les familles de victimes et à se doter d\u2019une vision qui rejoint l\u2019ensemble de ses commissaires.Mercredi, la commissaire en chef, Marion Buller, a annoncé, sans surprise, qu\u2019elle demandera une prolongation de l \u2019enquête et une hausse de son budget.À Whitehorse seulement, le nombre de témoignages attendus est finalement deux fois plus élevé que ce que les commissaires avaient prévu.Le gouvernement Tr udeau a accordé un budget initial de 53,8 millions de dollars à l\u2019enquête nationale.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 AUTOCHTONES JONATHAN HAYWARD LA PRESSE CANADIENNE La commissaire Michèle Audette discute avec des femmes lors de l\u2019audience au Yukon.Dans son document, le gouvernement Couillard a tracé les contours de l\u2019identité québécoise.Le Québec est libre de ses choix et capable d\u2019assumer son destin et son développement.Le Québec possède toutes les caractéristiques d\u2019une nation et se reconnaît comme telle.La nation québécoise est composée d\u2019une majorité francophone.Elle est composée également d\u2019une communauté d\u2019expression anglaise qui dispose de droits et de prérogatives.Elle reconnaît onze nations autochtones réparties à travers le Québec.La nation québécoise est forte d\u2019une grande diversité culturelle qui s\u2019intègre à la trame historique commune dans le cadre de l\u2019interculturalisme.Le modèle de l\u2019intercultura- lisme développé au Québec vise à assurer l\u2019équilibre entre, d\u2019une part, l\u2019ouverture à la diversité et, d\u2019autre part, le maintien du caractère distinct et francophone du Québec.Certains aspects primordiaux constituent l\u2019identité propre au Québec, notamment : un caractère unique; le français comme langue de la majorité et comme langue of?cielle; une tradition juridique civiliste; des institutions propres en matière politique, culturelle, économique, éducative et sociale.Ce que nous sommes comme Québécois "]
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