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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier B
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2017-05-31, Collections de BAnQ.

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[" À Cuba, les bas salaires poussent les employés hors des bureaux Page B 4 ECONOMIEFTA Le Bureau de l\u2019APA : doux virtuoses de rien Page B 9 C A H I E R B \u203a L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 3 1 M A I 2 0 1 7 F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S L e prix qu\u2019il faudrait attribuer au carbone afin de décarboniser le secteur énergétique et honorer l\u2019Accord de Paris d\u2019ici 2050 se situe quelque part entre 24 et 39 $US la tonne métrique d\u2019ici trois ans, estiment des acteurs importants de l\u2019industrie.D\u2019ici 2030, ce prix pourrait atteindre 100 $US.Cette fourchette, appelée en quelque sorte à jouer un rôle de référence, est le fruit d\u2019une consultation menée par l\u2019influent CDP, anciennement Carbon Disclosure Project, et We Mean Business, qui regroupe des centaines de multinationales et d\u2019investisseurs institutionnels.Les prix actuels sont nettement inférieurs à cela.En guise de comparaison, la dernière vente aux enchères Québec-Californie pour les droits d\u2019émission applicables au millésime 2020 s\u2019est soldée par un prix de vente final de 18,51 $US, ou 13,57 $ ici.Le gouvernement Trudeau souhaite imposer un prix de 10 $ la tonne dès 2018, lequel augmenterait graduellement jusqu\u2019à 50 $ en 2022.La tarification du carbone peut prendre diverses formes, dont la mise en place de systèmes de plafonnement et d\u2019échange de droits d\u2019émission ou une taxe carbone.Il s\u2019agit d\u2019une façon parmi d\u2019autres visant à combattre les changements climatiques et le réchauffement de la planète, que l\u2019Accord de Paris veut limiter à 2 degrés.La tâche consistant à déterminer le prix idéal à intégrer dans les modèles d\u2019affaires des entreprises pour accélérer la décarbonisation de l\u2019économie s\u2019est « avérée dif ficile », reconnaissent les auteurs du rapport, et il est de plus en plus urgent d\u2019établir une fourchette réaliste.« Les changements climatiques posent des risques financiers significatifs, mais l\u2019industrie et les responsables en matière de politiques publiques peinent à leur attribuer un prix », affirment les auteurs.Cela dit, le nombre de sociétés qui intègrent à leur structure de coûts un prix du carbone a augmenté de 23 % depuis 2015-2016.Suivi régulier Une table ronde de 22 experts et dirigeants d\u2019entreprise a donc été mise sur pied pour concevoir une « fourchette de tarification du carbone», laquelle sera une sorte de référence pour ceux directement concernés et fera l\u2019objet de mises à jour régulières.La table ronde a commencé par le secteur de la production énergétique seulement, mais son travail de veille sera élargi à d\u2019autres secteurs à émissions fortes.La majorité des membres de la table ronde estiment que la fourchette idéale en 2025 serait de 30 à 60$US, et de 30 à 100$US en 2030.La table ronde comprend des dirigeants et hauts responsables de sociétés comme Engie (ex-GDF Suez), Iberdrola (société espagnole de production énergétique), Bank of America, Merrill Lynch, Infigen (énergies renouvelables en Australie) et NRG Energy (producteur américain basé sur les combustibles fossiles et le renouvelable).L\u2019idée d\u2019intégrer aux structures de coûts des entreprises un prix pour les émissions de carbone \u2014 qui ultimement sont refilées aux utilisateurs finaux et aux consommateurs \u2014 fait son chemin depuis quelques années.Un groupe de travail mis sur pied par le Conseil de stabilité financière et dirigé par Michael Bloom- berg a recommandé l\u2019an dernier que les enjeux climatiques fassent l\u2019objet des obligations de transparence minimales que doivent honorer les entreprises.Un autre rapport, dévoilé lundi, a plaidé pour une augmentation importante du prix de la tonne métrique de CO2.Dirigée par les économistes Joseph Stiglitz et Nicholas Stern, la commission a estimé que la fourchette des prix en 2020 devrait se situer entre 40 et 80$US la tonne.Selon la Banque mondiale, plus de 40 pays et 20 gouvernements subnationaux ont instauré un ou l\u2019autre des systèmes de tarification du carbone.Le Devoir PRIX DU CARBONE Une fourchette appelée à augmenter, selon le privé Pour avoir un impact, il faudrait que le coût des émissions de carbone se situe entre 24 et 39 $US la tonne métrique d\u2019ici 2020 M A R I E - M I C H È L E S I O U I Correspondante parlementaire à Québec L e premier ministre Philippe Couillard songe à faire augmenter le seuil de vacances payées aux travailleurs québécois, mais son gouvernement garde le cap et refuse d\u2019envisager une hausse du salaire minimum afin qu\u2019il atteigne 15 $ l\u2019heure.La première ministre ontarienne, Kathleen Wynne, a annoncé mardi matin que les travailleurs de la province qu\u2019elle gouverne auront droit à trois semaines de congé s\u2019ils ont le même employeur depuis cinq ans.Elle a aussi révélé que le salaire minimum atteindra les 15 $ en janvier 2019 \u2014 faisant ainsi un bond de 31 % en deux ans.Les décisions ontariennes ont contraint le gouvernement libéral à se repositionner sur les enjeux concernant les conditions de travail des Québécois.Sous prétexte de faciliter la conciliation travail-famille, Philippe Couillard a donc affirmé qu\u2019il portait une attention particulière à la décision de l\u2019Ontario au sujet des vacances.«Ça nous intéresse de regarder cette proposi- tion-là, compte tenu du fait que les familles [\u2026] demandent du temps», a-t-il dit à propos des jours de vacances supplémentaires qui seront accordés aux Ontariens.«On a dit à plusieurs reprises qu\u2019on était intéressés par la question de la conciliation travail-famille, ce n\u2019est pas nouveau.Cette question-là en fait partie», a-t-il aussi déclaré.Le premier ministre est cependant demeuré prudent.«On n\u2019annonce pas de politique gouvernementale aujourd\u2019hui, on annonce un intérêt pour ça, a-t-il précisé.On va le regarder, on va regarder l\u2019impact.» Déjà dans la loi québécoise La loi québécoise sur les normes du travail prévoit qu\u2019un salarié ayant complété un an de travail continu a droit à «un congé annuel d\u2019une durée minimale de deux semaines continues ».Après cinq ans de « service continu chez un même employeur», un travailleur a droit à trois semaines de vacances payées.L\u2019Ontario compte imiter cette dernière disposition.Sa loi, qui prévoyait jusqu\u2019ici que « la plupart des employés » aient droit à deux semaines de vacances payées pour chaque période de 12 mois d\u2019emploi, garantira désormais trois semaines de vacances aux travailleurs qui ont le même employeur depuis cinq ans.Une décision QUÉBEC Plus de congés payés pour les travailleurs ?Philippe Couillard songe à explorer cette avenue plutôt qu\u2019à augmenter le salaire minimum JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Le premier ministre a af firmé mardi qu\u2019il portait une attention par ticulière à la décision de l\u2019Ontario au sujet des vacances.ELAINE THOMPSON ASSOCIATED PRESS Amazon a ouvert un premier magasin Amazon Go à Seattle, mais celui-ci est d\u2019abord mis à l\u2019essai par les employés de la compagnie avant d\u2019ouvrir au public.K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I A mazon a l\u2019intention d\u2019ouvrir des magasins sans caisse au Canada au cours des prochaines années.La multinationale américaine a officiellement déposé trois demandes d\u2019enregistrement de marques de commerce concernant son concept Amazon Go auprès des autorités fédérales, a constaté Le Devoir.Le 6 décembre dernier, au lendemain du dévoilement du concept de magasins sans caisse qui a enflammé les réseaux sociaux, Amazon a déposé deux demandes d\u2019enregistrement auprès de l\u2019Office de la propriété intellectuelle du Canada (OPIC).La première vise à protéger le nom et le logo «Amazon Go» alors que la seconde ser t à mettre à l\u2019abri l\u2019un des slogans du magasin, dans sa version anglaise : « No Lines.No Checkout.(No, Seriously.) » (« Pas de ligne.Pas de caisse.(Non, sérieusement.) »).La compagnie a déposé une troisième demande il y a trois semaines pour protéger un autre slogan lié au concept Amazon Go, toujours dans sa version anglaise : « E v e r y L i n e i s a D e f e c t » («Chaque ligne est un défaut »).Intention claire Ces demandes démontrent clairement l\u2019intention d\u2019Amazon d\u2019exporter son concept de magasins sans caisse au Canada, af firment deux experts de la propriété intellectuelle consultés par Le Devoir.« Quand une personne fait une demande d\u2019enregistrement de marque de commerce auprès de l\u2019OPIC pour un usage projeté, elle déclare qu\u2019elle a l\u2019intention d\u2019utiliser la marque de commerce, explique Éric Lavallée, avocat et agent de marques de commerce chez Laver y.On peut penser que leur intention est sérieuse.Est-ce qu\u2019elle va se matérialiser?Ça, c\u2019est une autre chose.» «Ça démontre certainement une intention», acquiesce Daniel Drapeau, avocat, propriété intellectuelle chez Drapeaulex.Il arrive qu\u2019une compagnie dépose des demandes de manière préventive pour préparer son arrivée dans un marché potentiel, mais ces démarches sont rarement ef fectuées sans volonté claire, dit-il.«Il y a des coûts qui sont rattachés au dépôt de demandes, donc, règle générale, on ne dépose pas des marques pour rien.» Des magasins d\u2019ici trois ans?Éric Lavallée fait remarquer que, règle générale, une compagnie doit utiliser la marque qui a fait l\u2019objet d\u2019une demande dans un délai de trois ans pour que celle-ci soit of ficiellement enregistrée.Cela signifie qu\u2019en principe les magasins sans caisse devront apparaître au Canada d\u2019ici décembre 2019 si Amazon souhaite en protéger la propriété intellectuelle.Le fait qu\u2019Amazon ait déposé des demandes concernant des slogans en anglais ne veut pas dire que les éventuels magasins sans caisse verraient le jour à l\u2019extérieur du Québec.« Au Canada, la traduction directe est protégée », souligne M.Drapeau, ce qui veut dire qu\u2019en enregistrant une marque en anglais, Amazon enregistre aussi sa traduction française.À l\u2019heure actuelle, Amazon a 319 dossiers actifs à l\u2019OPIC, dont 103 marques of ficiellement enregistrées.« C\u2019est un gros portefeuille », note l\u2019avocat de Drapeaulex.Au moment d\u2019écrire ces lignes, Amazon n\u2019avait pas répondu à nos questions concernant l\u2019ouverture de magasins sans caisse au Canada.Ouverture attendue En décembre dernier, Amazon a fait savoir que son premier magasin sans caisse, situé à Seattle, serait d\u2019abord mis à l\u2019essai par ses employés, pour ensuite être ouvert au grand public au début de cette année.Des problèmes techniques ont forcé l\u2019entreprise à reporter cette ouverture attendue.Des documents internes obtenus par le site spécialisé Business MAGASINS SANS CAISSE Amazon a l\u2019intention d\u2019exporter son concept ici La compagnie a déposé trois demandes d\u2019enregistrement de marques de commerce au Canada VOIR PAGE B 2 : MAGASINS Lire aussi \u203a L\u2019action d\u2019Amazon dépasse les 1000 $US à Wall Street.Page B 2 VOIR PAGE B 2 : CONGÉS L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 3 1 M A I 2 0 1 7 B 2 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 61.71 0.17 0.28 515 Canadian-Tire CTC.A 152.62 -0.72 -0.47 168 Cogeco CCA 79.18 1.30 1.67 43 Corus CJR.B 13.33 -0.01 -0.07 264 Groupe TVA TVA.B 3.45 -0.01 -0.29 3 Jean Coutu PJC.A 22.22 -0.03 -0.13 640 Loblaw L 76.12 0.40 0.53 570 Magna MG 60.74 0.60 1.00 993 Metro MRU 44.96 -0.04 -0.09 278 Quebecor QBR.B 41.35 0.26 0.63 91 Uni Select UNS 30.15 -0.10 -0.33 43 Saputo SAP 44.55 0.93 2.13 595 Shaw SJR.B 28.81 0.21 0.73 499 Dollarama DOL 123.44 1.27 1.04 170 Restaurant Brands QSR 83.69 0.59 0.71 257 Transat A.T.TRZ 6.07 -0.03 -0.49 10 Yellow Media Y 4.76 0.03 0.63 196 S&P TSX SPTT15372.35 -49.56 -0.32 161107 S&P TX20 TX20 626.75 -8.03 -1.27 57984 S&P TX60 TX60 907.53 -2.05 -0.23 79766 S&P TX60 Cap.TX6C 1003.55 -2.26 -0.22 79766 Cons.de base TTCS 556.50 2.20 0.40 3299 Cons.discré.TTCD 199.49 0.83 0.42 8689 Énergie TTEN 186.99 -3.12 -1.64 39275 Finance TTFS 278.61 -0.96 -0.34 23836 Aurifère TTGD 207.01 -1.67 -0.80 59714 Santé TTHC 66.46 -1.28 -1.89 2369 Tech.de l\u2019info TTTK 63.99 -0.28 -0.44 9434 Industrie TTIN 222.28 0.89 0.40 15075 Matériaux TTMT 238.59 -0.93 -0.39 43952 Immobilier TTRE 298.19 0.11 0.04 4351 Télécoms TTTS 167.93 0.83 0.50 2222 Sev.collect.TTUT 252.42 0.21 0.08 4205 Métaux/minerals TXBM 104.16 0.08 0.08 34563 TSX Venture JX 804.96 -4.78 -0.59 76770 Cameco CCO 12.63 -0.14 -1.10 566 Canadian Natural CNQ 39.13 -0.67 -1.68 2524 Hydro One H 23.48 0.12 0.51 768 Enbridge ENB 52.00 -0.42 -0.80 2121 EnCana ECA 13.53 -0.74 -5.19 4487 Enerplus ERF 10.71 -0.22 -2.01 1107 Pengrowth Energy PGF 1.16 -0.06 -4.92 759 Pétrolière Impériale IMO 38.68 -0.03 -0.08 511 Suncor Energy SU 42.63 0.05 0.12 1847 Cenovus Energy CVE 12.42 -0.40 -3.12 2377 TransCanada TRP 63.03 -0.34 -0.54 1077 Valener VNR 22.69 -0.02 -0.09 42 Air Canada AC 17.90 -0.05 -0.28 948 Bombardier BBD.B 2.44 0.11 4.72 9262 CAE CAE 22.20 0.20 0.91 502 Canadien Pacifique CP 213.60 -0.89 -0.41 224 Chemin de fer CN CNR 104.52 1.14 1.10 1008 SNC-Lavalin SNC 51.87 -0.54 -1.03 275 Transcontinental TCL.A 24.17 -0.30 -1.23 57 TFI International TFII 28.09 0.33 1.19 149 B.CIBC CM 105.28 -0.92 -0.87 849 B.de Montréal BMO 90.99 -0.52 -0.57 1646 B.Laurentienne LB 52.36 -0.12 -0.23 187 B.Nationale NA 53.01 -0.10 -0.19 650 B.Royale RY 93.54 -0.93 -0.98 1852 B.Scotia BNS 76.60 0.48 0.63 2134 B.TD TD 64.44 0.18 0.28 2052 Brookfield Asset BAM.A 50.99 -0.39 -0.76 901 Cominar Real CUF.UN 13.10 -0.01 -0.08 368 Corp.Fin.Power PWF 32.33 -0.18 -0.55 315 Fin.Manuvie MFC 23.48 -0.17 -0.72 2224 Fin.Sun Life SLF 44.28 -0.04 -0.09 896 Great-West Lifeco GWO 33.89 -0.28 -0.82 740 Industrielle All.IAG 49.96 -0.66 -1.30 81 Power Corporation POW 28.96 -0.09 -0.31 530 TMX X 70.35 -0.10 -0.14 59 Agrium AGU 125.52 0.27 0.22 140 Barrick Gold ABX 22.09 0.02 0.09 2115 Goldcorp G 18.31 0.06 0.33 933 Kinross Gold K 5.69 -0.04 -0.70 4482 Mines Agnico-Eagle AEM 64.71 -0.57 -0.87 370 Potash POT 22.47 -0.05 -0.22 709 Teck Resources TECK.B 25.31 0.36 1.44 4230 Fortis FTS 44.24 0.04 0.09 513 TransAlta TA 7.59 -0.08 -1.04 460 BlackBerry BB 14.29 -0.56 -3.77 2322 CGI GIB.A 66.78 0.53 0.80 322 BCE BCE 60.84 0.11 0.18 601 Manitoba Telecom MBT 39.53 0.00 0.00 0 Rogers RCI.B 63.15 0.48 0.77 687 Telus T 45.98 0.24 0.52 934 iShares DEX XBB 31.84 0.00 0.00 44 iShares MSCI XEM 31.28 -0.14 -0.45 18 iShares MSCI EMU XEU 24.60 0.02 0.08 19 iShares S&P 500 XSP 27.68 -0.16 -0.57 483 iShares S&P/TSX XIC 24.43 -0.07 -0.29 127 KINDER MORGAN KML 16.24 -0.76 -4.47 6508 ENCANA CORP ECA 13.53 -0.74 -5.19 4487 KINROSS GOLD CORP K 5.69 -0.04 -0.70 4482 TECK RESOURCES LTD TECK.B 25.31 0.36 1.44 4230 ELEMENT FINANCIAL EFN 10.10 -0.72 -6.65 3657 HB NYMEX CL BULL HOU 6.47 -0.12 -1.82 3239 HB NYMEX NG BEAR HND 11.48 0.38 3.42 2903 GILDAN ACTIVEWEAR GIL 38.49 -0.16 -0.41 2753 CANADIAN NATURAL CNQ 39.13 -0.67 -1.68 2524 CENOVUS ENERGY INC CVE 12.42 -0.40 -3.12 2377 SOLIUM CAPITAL INC SUM 11.01 1.01 10.10 406 HB NYMEX NG BEAR HND 11.48 0.38 3.42 2903 SIERRA WIRELESS SW 36.87 0.77 2.13 374 SAPUTO INC SAP 44.55 0.93 2.13 595 COMPUTER MODELLING CMG 10.27 0.20 1.99 185 MARTINREA INTL INC MRE 11.26 0.21 1.90 266 HB NYMEX CL BEAR HOD 11.09 0.20 1.84 1450 ALIO GOLD INC ALO 6.32 0.11 1.77 147 ALAMOS GOLD CL A AGI 8.79 0.13 1.50 431 TECK RESOURCES LTD TECK.B 25.31 0.36 1.44 4230 TRISURA GROUP LTD TSU 20.51 -4.66 -18.51 233 ELEMENT FINANCIAL EFN 10.10 -0.72 -6.65 3657 KELT EXPLORATIONS KEL 6.35 -0.37 -5.51 797 ENCANA CORP ECA 13.53 -0.74 -5.19 4487 BONTERRA ENERGY BNE 16.39 -0.83 -4.82 268 SECURE ENERGY SES 9.09 -0.43 -4.52 213 KINDER MORGAN KML 16.24 -0.76 -4.47 6508 VALEANT VRX 16.48 -0.76 -4.41 896 RICHMONT MINES INC RIC 9.51 -0.43 -4.33 232 ENSIGN ENERGY ESI 6.52 -0.29 -4.26 150 DOLLARAMA INC DOL 123.44 1.27 1.04 170 CANADIAN NATIONAL CNR 104.52 1.14 1.10 1008 SOLIUM CAPITAL INC SUM 11.01 1.01 10.10 406 SAPUTO INC SAP 44.55 0.93 2.13 595 SIERRA WIRELESS SW 36.87 0.77 2.13 374 MAGNA INTL INC MG 60.74 0.60 1.00 993 RESTAURANT BRANDS QSR 83.69 0.59 0.71 257 ATCO LTD ACO.X 51.29 0.59 1.16 100 CGI GROUP INC GIB.A 66.78 0.53 0.80 322 ROGERS RCI.B 63.15 0.48 0.77 687 TRISURA GROUP LTD TSU 20.51 -4.66 -18.51 233 SHOPIFY INC SHOP 121.91 -2.29 -1.84 501 VERMILION ENERGY VET 42.10 -1.21 -2.79 548 ROYAL BANK of RY 93.54 -0.93 -0.98 1852 AMAYA INC AYA 23.82 -0.92 -3.72 387 CANADIAN IMPERIAL CM 105.28 -0.92 -0.87 849 CANADIAN PACIFIC CP 213.60 -0.89 -0.41 224 BONTERRA ENERGY BNE 16.39 -0.83 -4.82 268 KINDER MORGAN KML 16.24 -0.76 -4.47 6508 VALEANT VRX 16.48 -0.76 -4.41 896 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 15 372,35 ?-49,56 -0,3% New York S&P 500 2412,91 ?-2,91 -0,1% NASDAQ 6203,19 ?-7,00 -0,1% DOW JONES 21 029,47 ?-50,81 -0,2% PÉTROLE 49,66 -0,14 $US -0,3% ?OR 1265,70 -5,70 $US -0,4% ?DOLLAR CANADIEN 74,24 -0,13 $US -0,2% ?1$US = 1,3469 66,41 -0,14 EURO 1 EURO = 1,5059 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2544,73 5,84 0,23 IQ120 2574,24 4,82 0,19 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine L U C O L I N G A N ew York \u2014 Le géant de la distribution en ligne Amazon a franchi mardi le seuil symbolique de 1000 $US l\u2019action à Wall Street, une première qui confirme sa fulgurante ascension de simple libraire en ligne à mastodonte du commerce électronique.L\u2019entreprise, qui tire son nom du fleuve sud-américain, a vu son t i t r e a t te indr e 1000,18 $US peu après l\u2019ou- ver ture pour une capitalisation boursière de 478,05 milliards, soit plus du double du numéro un mondial de la distribution, Wal-Mart.Elle a terminé la séance à 996,70 $US, en hausse de 92 ¢US ou de 0,1 %.Elle était entrée en Bourse en mai 1997 à 18 $US, ce qui équivalait à une valorisation de 438 millions de dollars de l\u2019époque.Le courtier américain Loup Ventures estime que l \u2019action pour rait monter jusqu\u2019à 2000 $US à moyen terme.Ce succès boursier traduit la transformation du groupe de Seattle, passé en moins de vingt ans de simple libraire en ligne à géant de ser vices informatiques dématérialisés (Cloud), de la vidéo en ligne en streaming avec son service payant Prime, et du commerce électronique.Les investisseurs parient sur le fait que le commerce en ligne, qui ne représente actuellement que 8 % des achats aux États-Unis, devrait croître rapidement dans les prochaines années.Selon la National Retail Federation (NRF) américaine, le commerce en ligne devrait croître de 8 à 12 % cette année.Or Amazon domine ce créneau : en 2016, le groupe de Jeff Bezos représentait 43 % des achats ef fec- tués en ligne aux États-Unis, selon les estimations du cabinet Slice Intelligence.Le groupe, qui a généré un chif fre d\u2019af faires de 35,7 milliards au premier trimestre, se donne également les moyens d\u2019améliorer sa rentabilité.Il est en train d\u2019investir 1,5 milliard pour construire son propre réseau de livraison et ne plus louer les ser vices de Fe- dEx et UPS, qui lui coûtent très cher.Ses dépenses de livraisons ont par exemple augmenté de 30 % à 1,9 milliard au premier trimestre.L a f l a m b é e b o u r s i è r e d\u2019Amazon sur vient au moment où les sociétés technologiques vivent une nouvelle ère dorée à Wall Street.L\u2019indice sectoriel Nasdaq ne cesse de voler de record en record depuis le début de l\u2019année, et ce, en dépit du fait que certains experts mettent en garde contre une possible bulle technologique comme dans les années 2000.Amazon avait sur vécu à l\u2019explosion de ce qui avait été appelé à l\u2019époque « la bulle Internet ».Google était entré en Bourse en 2004 alors que les valeurs technologiques amorçaient leur redressement.Le top-5 américain des capitalisations boursières n\u2019est désormais constitué que de géants de la Silicon Valley : Apple (802,87 milliards), Google (678,56 milliards), Microsoft (540,05 milliards), Amazon (478 milliards) et Facebook (440,84 milliards).Jef f Bezos profite par ailleurs du succès d\u2019Amazon pour financer ses autres aventures personnelles, comme la société aérospatiale Blue Origin, créée en 2000, dont le développement est soutenu par la vente pour 1 milliard de dollars par an de titres Amazon.Blue Origin a décroché en mars son premier client, Eutel- sat, pour la mise en orbite d\u2019un satellite à bord de la future fusée New Glenn.Le Washington Post, racheté 250 millions en octobre 2013 par M.Bezos, connaît également une r e na i ssance , à grand renfor t de scoops liés aux enquêtes menées sur la collusion supposée entre l\u2019entourage de Donald Trump et la Russie.Agence France-Presse L\u2019action d\u2019Amazon dépasse les 1000 $US Cette flambée boursière survient au moment où les sociétés technologiques vivent une nouvelle ère dorée à Wall Street ISTOCK L\u2019aéroport de San Juan, à Porto Rico, est exploité par Aerostar.qui pourrait servir tant les employés que les employeurs, selon Nicolas Zorn, doctorant en science politique à l\u2019Université de Montréal et auteur d\u2019ouvrages sur la précarité de l\u2019emploi.L\u2019augmentation des journées de vacances «aide la productivité, parce que l\u2019employé est plus reposé, moins stressé », a-t-il fait remarquer.«Moins le travailleur travaille, plus ses heures vont être intenses en matière de productivité.» L\u2019économiste Luc Godbout a aussi insisté sur l\u2019importance des vacances, dont l\u2019impact est parfois occulté, à son avis, par les débats sur le salaire.« Les congés, c\u2019est une autre façon d\u2019améliorer les conditions de travail », a-t-il indiqué, rappelant que la campagne automnale pour la hausse du salaire minimum concernait aussi les journées de congé de maladie, que les syndicats québécois souhaitaient voir passer à dix.Salaire minimum La ministre du Travail, Dominique Vien, ne s\u2019est pas montrée inqu ié tée par l a hausse du salaire minimum en Ontario.«On est curieux de voir ce qui se passe ailleurs, mais nous, notre approche, elle est déterminée jusqu\u2019à maintenant avec une approche de 50 % du salaire moyen», a-t-elle déclaré.En janvier, le gouvernement a annoncé une hausse progressive du salaire minimum qui permettra d\u2019atteindre, en 2020, un ratio équivalant à 50% du salaire horaire moyen.Philippe Couillard a aussi ser v i une mise en gar de concernant la comparaison entre les salaires minimums de l\u2019Ontario et du Québec.«Il faut regarder l\u2019ensemble des politiques redistributives québécoises», a-t-il fait valoir.Selon lui, «même avec l\u2019ajustement » faisant passer le salaire minimum à 15$ en Ontario, «c\u2019est encore beaucoup plus avantageux au Québec compte tenu de l\u2019ensemble des politiques publiques».François Delorme, chargé de cours au Dépar tement d\u2019économique de l\u2019Université de Sherbrooke, lui a donné raison.« [Au Québec], on a un tissu social qui est tricoté plus serré qu\u2019en Ontario», a-t-il souligné.Ici, le salaire minimum équivaut à 46 ou 47 % du salaire moyen, tandis qu\u2019en Ontario, il équivaut à 43 % du salaire moyen, a-t-il rappelé.« Il y a plus de latitude en Ontario», a-t-il observé.Le Devoir SUITE DE LA PAGE B 1 CONGÉS Insider ont par ailleurs révélé que la compagnie projette d\u2019ouvrir 20 magasins Amazon Go d\u2019ici deux ans et jusqu\u2019à 2000 à travers les États-Unis au cours des dix prochaines années.L\u2019entreprise n\u2019a pas officiellement dévoilé ses intentions d\u2019expansion, mais en plus du Canada, elle a déjà déposé des demandes pour protéger le nom «Amazon Go» et ses slogans auprès des autorités du Royaume- Uni et de l\u2019Union européenne.Avec Amazon Go, le géant du commerce en ligne tente de révolutionner le monde du commerce au détail : toujours selon le concept dévoilé en décembre, vous pouvez entrer dans le magasin, prendre les produits que vous désirez et partir sans passer à la caisse.Les achats sont comptabilisés sur une application mobile grâce aux capteurs situés sur les tablettes et le paiement s\u2019effectue automatiquement à votre sortie.Bataille de géants I r on iquement , Amazon tente de s\u2019implanter dans le commerce de détail au moment où Wal-Mart, le roi des grandes surfaces, cherche à s\u2019imposer dans le commerce en ligne.Depuis que Wal-Mart a acquis Jet.com l\u2019an dernier et que le cofondateur de la jeune compagnie, Marc Lore, est devenu directeur de ses opérations en ligne aux États-Unis, l\u2019entreprise ne cesse de se rapprocher de son concurrent.Au premier trimestre de 2017, Wal-Mart a enregistré une augmentation de ses ventes en ligne de 63 %, après avoir connu une hausse de 29 % au trimestre précédent.Le site Internet de Wal-Mart of fre actuellement près de 50 millions de produits, incluant ceux des tierces parties, soit 40 millions de plus qu\u2019il y a un an.En comparaison, le site d\u2019Amazon comprend des centaines de millions de produits.Avec Associated Press Le Devoir SUITE DE LA PAGE B 1 MAGASINS I nves t i ssements PSP e t ASUR ont annoncé l\u2019acquisition d\u2019une participation de 50 % dans Aerostar, l\u2019exploitant de l\u2019aéroport de San Juan.L\u2019Office d\u2019investissement des régimes de pensions du secteur public (Investissements PSP) et ASUR ont fait l\u2019acquisition auprès de fonds gérés par Oaktree Capital Management.Aerostar est l\u2019exploitant de l\u2019aéroport international Luis-Mu- ñoz-Marín de San Juan, à Porto Rico, depuis le 27 février 2013.Investissements PSP a acquis une participation de 40 % dans Aerostar alors qu\u2019ASUR, qui détenait déjà une participation de 50%, a acquis une participation supplémentaire de 10 %.Cette transaction représente un placement combiné de 430 millions $US.« Premier groupe aéropor- tuaire privatisé au Mexique, ASUR exploite l\u2019aéropor t de Cancún et huit autres aéroports au sud-est du Mexique », peut-on lire dans le communiqué.Pour sa part, Investissements PSP, dont l\u2019actif net sous gestion est de 125,8 milliards, détient AviAlliance, définie comme étant l\u2019une des plus grandes plateformes d\u2019aéroports industriels privés au monde.Son por tefeuille est composé de par ticipations dans quatre aéropor ts européens : Athènes, Budapest, Düsseldorf et Hambourg.En 2016, ces aéroports ont traité 71,2 millions de passagers.Quant à l\u2019aéropor t de San Juan, il est le plus grand et le plus achalandé des Caraïbes.Il a accueilli environ 9 millions de passagers en 2016.L\u2019aéroport desser t la capitale de Por to Rico et représente le principal point d\u2019accès de l\u2019île pour les destinations sur le continent américain et à l\u2019étranger, poursuit le communiqué.Le Devoir Investissements PSP dans l\u2019aéroport de Porto-Rico Le top-5 américain des capitalisations boursières n\u2019est désormais constitué que de géants de la Silicon Valley L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 3 1 M A I 2 0 1 7 ECONOMIE B 3 OLIVIER ZUIDA LE DEVOIR Au cours du trimestre, la Banque Laurentienne a inscrit une charge de restructuration de 1,25 million liée à son repositionnement.A L E X A N D R A P O S A D Z K I T oronto \u2014 La Banque Sco- tia a affiché mardi un bénéfice en hausse de 30 % pour son plus récent trimestre, mettant fin à la saison des résultats financiers des cinq grandes banques canadiennes, qui ont surpassé les attentes grâce à la faiblesse des coûts du crédit.Malgré tout, cer taines inquiétudes persistent quant à la croissance future des prêts au Canada, essentiellement parce que les prix élevés des habitations et le taux d\u2019endettement des emprunteurs ont atténué l\u2019ardeur des investisseurs.Ensemble, les cinq grandes banques, incluant la Banque Roya le , l a Banque TD, la Banque de Montréal et la Banque CIBC, ont engrangé un profit net total de 9,67 milliards au deuxième trimestre.Ce montant représente une hausse de près de 20% par rapport à celui de 8,12 milliards de la même période l\u2019an dernier.Les résultats ne comprenaient aucune indication permettant de croire que les Canadiens éprouvent des difficultés à rembourser leurs prêts hypothécaires ou à gérer leur dette de car te de crédit ou d\u2019autres types d\u2019emprunt, a souligné l\u2019analyste John Aiken, de Barclays.Mais si les tendances du crédit semblaient solides, des analystes ont noté que les perspectives de croissance pour les principales activités de détail des banques canadiennes restaient problématiques à la lumière des niveaux records d\u2019endettement des ménages et de la surchauf fe des prix des habitations à Toronto et à Vancouver.La croissance des prêts du secteur bancaire a été «positive, mais pas spectaculaire» pour le deuxième trimestre, a estimé M.Aiken.« Et malheureusement, du côté du Canada, nous observons toujours une compression des marges, ce qui est simplement attribuable à l\u2019environnement de faibles taux d\u2019intérêt», a poursuivi M.Aiken.L\u2019impact du sud L\u2019élément le plus négatif des récents résultats trimestriels a été la croissance des activités bancaires de détail au sud de la frontière, qui n\u2019a pas été aussi solide que prévu, a indiqué l\u2019analyste.«Nous avons vu une expansion des marges attribuable à la hausse des taux de la Fed, mais la croissance des prêts n\u2019existait tout simplement pas, a- t-il ajouté.Étant donné que les activités bancaires américaines sont censées croître plus rapidement que les activités bancaires canadiennes, cela représente une certaine déception.» La Banque Scotia n\u2019est pas très présente aux États-Unis en ce qui a trait aux activités de détail, mais elle a tout de même profité de la solide croissance de sa division des activités internationales, qui a fait avancer son bénéfice net de 19 % à 595 millions.En comparaison, ses activités bancaires canadiennes ont affiché un bénéfice net de 971 millions, un chif fre en baisse de 1 % par rapport à l\u2019an dernier.James O\u2019Sullivan, chef des activités canadiennes de la Scotia, s\u2019est dit optimiste quant à la possibilité pour la banque de faire croître sa division canadienne de ser vices bancaires.«Avec chaque mois qui passe, ces derniers temps, nous obtenons un portrait macroéco- nomique du Canada de plus en p lu s favorab l e , a es t imé M.O\u2019Sullivan.Alors, la perspective pour la division canadienne des services bancaires en serait une de solide croissance.» M.O\u2019Sullivan s\u2019exprimait alors que sa banque af fichait un bénéfice net du deuxième trimestre de 2,06 milliards, en hausse par rapport à celui de 1,58 milliard de la même période l\u2019an dernier.Le bénéfice par action de la banque a atteint 1,62$, par rapport à 1,23$ un an plus tôt.Le rendement des capitaux propres s\u2019est élevé à 14,9 % alors qu\u2019il s\u2019était établi à 12,1 % à la période correspondante de l\u2019exercice précé- dent.Au cours du deuxième trimestre de l\u2019exercice 2016, la banque avait dû comptabiliser une charge de restructuration de 278 millions, après impôt.Brian Por ter, président et chef de la direction de la Banque Scotia, estime que les résultats du plus récent trimestre découlent des solides performances d\u2019exploitation des trois secteurs d\u2019activité de l\u2019institution.À son avis, les ef- for ts soutenus déployés afin d\u2019améliorer l\u2019expérience client, d\u2019accélérer le virage numérique de la banque et d\u2019atteindre une plus grande efficience d\u2019exploitation ont été les catalyseurs de cette performance.Pas d\u2019inquiétudes hypothécaires Au cours d\u2019une conférence téléphonique pour discuter des résultats, le responsable du risque, Daniel Moore, a minimisé les inquiétudes au sujet de l\u2019impact que pourrait avoir le marché de l\u2019habitation sur le portefeuille de prêts de la Scotia.« Notre portefeuille hypothécaire canadien résidentiel de 197 milliards est de grande qualité.Pas moins de 54 % de ce portefeuille est assuré, a noté M.Moore.Pour les prêts non assurés, notre por tefeuille détient [une quotité du prêt] de 51 %, ce qui of fre un coussin substantiel en cas de correction du marché de l\u2019habitation, ce que nous ne prévoyons pas.» Selon lui, les tests de résistance de la banque montrent des pertes négligeables en cas de chutes de prix atteignant jusqu\u2019à 50 % pour les marchés de Toronto et de Vancouver, avec des taux de chômage grimpant à des niveaux similaires à ceux des dernières récessions.Les pertes du portefeuille de prêts non assurés de la banque seraient plus importantes dans un tel scénario, mais resteraient « très géra- bles », a estimé M.Moore.Avec Le Devoir La Presse canadienne La Banque Scotia affiche un profit en hausse, mais des inquiétudes persistent J U L I E N A R S E N A U L T L a Banque Laurentienne a donné un coup de barre dans le cadre de son plan de transformation en abandonnant les services transactionnels dans 23 de ses succursales au cours du mois d\u2019avril.En divulguant ses résultats d u d e u x i è m e t r i m e s t r e , mardi, la banque a fourni une mise à jour des mesures annoncées l\u2019automne dernier visant à faire passer le réseau de 150 à 100 succursales afin d \u2019 é l i m i n e r e n v i r o n 3 0 0 postes.Les 23 établissements qui se concentrent uniquement sur les conseils financiers ne sont munis que de guichets automatiques.« Comme prévu, [le processus] se déroule sans recul marqué de notre nombre de clients, a dit le président et chef de la direction de la Laurentienne, François Desjardins, au cours d\u2019une conférence téléphonique avec les analystes.Bien qu\u2019il y ait moins de personnel administratif, nous avons embauché quelque 40 conseillers depuis la fin de l\u2019année.» Jusqu\u2019à présent, 34 succursales ont été fusionnées \u2014 dont 33 en avril \u2014 et l\u2019institution financière québécoise devrait procéder à 7 autres regroupements en juin à Nico- let, Port-Daniel, New Carlisle, Campbell\u2019s Bay, For t-Cou- longe, Greenville et Murdoch- ville.En date du 30 avril, la Banque Laurentienne exploitait un réseau de 111 succursales, soit 39 de moins qu\u2019il y a un an.Au cours du trimestre, la banque a inscrit une charge de restructuration de 1,25 million liée à son repositionnement.« Nous avons dit que ce processus [coûterait] environ 6 millions, a précisé M.Desjardins aux analystes.Nous sommes environ à mi-chemin.» Des charges qui pèsent En ce qui a trait à sa performance financière au deuxième trimestre, l\u2019institution a affiché un recul de ses profits.Elle a enregistré un bénéfice net de 44,6 millions, ou 1,19 $ par action, par rappor t à 45,7 millions, ou 1,43 $ par action, à la même période il y a un an.Ce résultat est largement attribuable aux charges de restructuration et d\u2019intégration des activités canadiennes de CIT Group \u2014 achetées l\u2019an dernier \u2014 totalisant 7 millions.Abstraction faite des éléments non récurrents, la Laurentienne a engrangé un profit ajusté par action de 1,39 $, en déclin de 5 % sur un an.M ê m e s i l e s é l é m e n t s d\u2019ajustement ont pesé sur les résultats, John Aiken, de Bar- clays Capital, a souligné certains éléments positifs, comme la croissance de 23 % des prêts aux clients commerciaux et celle de 15 % du côté des prêts hypothécaires.« Le trimestre est marqué par plusieurs éléments positifs, comme des marges stables, une croissance solide des prêts [\u2026] et une augmentation de 2 % du dividende », écrit l\u2019analyste dans une note.À l\u2019instar d\u2019autres institutions financières, les dirigeants de la Laurentienne ont estimé que les problèmes de liquidités vécus par le prêteur hypothécaire Home Capital ne sont pas symptomatiques d\u2019un problème plus large.Par l\u2019entremise de sa filiale B2B Banque, la Laurentienne est active dans le marché du prêt hypothécaire non traditionnel.La banque procède au montage de prêts hypothécaires résidentiels de premier ordre et alternatifs, mais dit cibler les clients « les mieux notés » de ce dernier segment.Elle affirme également que ce portefeuille est bien réparti au pays et qu\u2019il ne représente que sept pour cent du portefeuille de prêts hypothécaires dont la taille est de 17,5 milliards.La Laurentienne a par ailleurs indiqué que le prix payé pour l\u2019acquisition de l\u2019entreprise américaine Northpoint Commercial \u2014 annoncée le 18 mai \u2014 était estimé entre 325 et 350 millions $CAN.La Presse canadienne La Laurentienne abandonne les services transactionnels dans 23 succursales Q uittant sa stationnarité de j anv ie r, l e P IB du Québec n\u2019a que légèrement progressé en février.Les analystes retiennent toutefois que l\u2019économie québécoise reste sur sa lancée amorcée à la fin de 2016.Le PIB du Québec a augmenté de 0,1 % en février, après avoir connu une stabilité en janvier.La croissance au Québec provient essentiellement des industries productrices de ser vices, avec une progression de 0,3 %.En revanche, les industries productrices de biens enregistrent une baisse de 0,5 %, résume l\u2019Institut de la statistique du Québec.Au cumul pour les deux premiers mois, le PIB est en hausse de 2 % par rapport aux mêmes mois de 2016, contre une augmentation de 2,4 % à l\u2019échelle canadienne.« Même si le début de 2017 apparaît assez lent sur le plan de la croissance économique, les résultats sont satisfaisants.Aucun ressac n\u2019a été observé après que l\u2019année 2016 se soit terminée en force », se réjouit Hélène Bégin, économiste principale au Mouvement Desjardins.« La progression an- nualisée du PIB réel devrait même avoisiner 2,5 % au premier trimestre, soit un rythme semblable à celui des deux trimestres précédents.L\u2019économie du Québec garde donc une bonne vitesse de croisière pour l\u2019instant.» Marc Pinsonneault, économiste principal à la Banque Nationale, acquiesce.« L\u2019économie du Québec a connu une quasi-léthargie en janvier et février.Mais ce qui importe vraiment est que le PIB réel se soit maintenu après le bond impressionnant de novembre et décembre derniers.Dans ces conditions, le simple maintien de l\u2019activité économique en début d\u2019année fait en sor te que la croissance économique au premier trimestre se situerait au rythme annuel de 2,6%, quand bien même le PIB réel faisait du surplace en mars.» L\u2019économiste profite de ce nouveau chif fre pour relever sa prévision de croissance économique pour le Québec en 2017, de 1,7 % à 1,9 %, « ce qui confirme un taux largement supérieur à celui de la croissance du PIB potentiel ».Le Devoir Lent début d\u2019année pour l\u2019économie québécoise Maires confirmés sur montreal2017.metropolis.org Parmi les maires présents : \u2022 Denis Coderre, Montréal \u2022 Michael Muller, Berlin \u2022 Anne Hidalgo, Paris \u2022 Rahm Emanuel, Chicago \u2022 Rose Christiane Ossouka Raponda, Libreville \u2022 Miguel Angel Mancera Espinosa, Mexico \u2022 Manuela Carmena Castillo, Madrid \u2022 Tri Rismaharini, Surabaya 200 conférenciers et présentateurs internationaux, dont : \u2022 J.Woetzel & J.Remes, McKinsey & Company \u2022 Philippe Le Houérou, IFC \u2022 Joan Clos, ONU-Habitat \u2022 Laura Pérès Castaño \u2022 Teresa Incháustegui \u2022 Alexandre Taillefer, XPND Capital \u2022 Louis Zacharilla, Intelligent Community Forum Profitez du tarif préférentiel LAISSEZ-PASSER JOURNALIER www.montreal2017.metropolis.org Plus de 100 maires et 1000 délégués pour l\u2019avancement urbain De multiples occasions d\u2019échange de savoir et de collaboration 34 Nombre de succursales de la Banque Laurentienne qui ont été fusionnées jusqu\u2019à maintenant L\u2019élément le plus négatif des récents résultats trimestriels a été la croissance des activités bancaires de détail aux États-Unis L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 3 1 M A I 2 0 1 7 É C O N O M I E B 4 (vice-recteur) Poste de cadre supérieur L\u2019INRS est une université de recherche et de formation de 2e et 3e cycles.Première au Canada pour son intensité en recherche, l\u2019INRS rassemble 150 professeurs et plus de 800 étudiants et stagiaires postdoctoraux répartis dans quatre centres situés à Québec, Montréal, Laval et Varennes.En tant que membre du comité de direction et relevant du directeur général (recteur), vous ! \" # # $ # # ## \" # % % # # & # ' # % % # * + \"\" \"# % % # % % - % % # # # $ % # .$ \" # % % # \"# /e' 01% 23 $ .4 $ ' ! # 4# % # % ## # # # ## # # # - 5* # 6 + #4 Emplois.7 # # 8 motivation et transmise en ligne au plus tard le 28 juin 2017 - # inrs.ca C A R R I È R E S E T P R O F E S S I O N S I A N B I C K I S C algary \u2014 L\u2019action de Kinder Morgan Canada retraitait mardi après-midi, à sa première journée d\u2019inscription à la Bourse de Toronto, alors que régnait une certaine incertitude politique quant à l\u2019avenir du projet phare de l\u2019entre- pr ise , soi t l \u2019expansion de l\u2019oléoduc Trans Mountain.Les nouvelles actions ont glissé jusqu\u2019à 15,75 $ avant de prendre du mieux et de regagner 16,11 $ en clôture.Cela représentait tout de même une baisse de 5,2 % par rapport au prix de départ du premier appel public à l\u2019épargne (PAPE), soit 17 $.L\u2019entrée en Bourse, évaluée à 1,75 milliard, semblait être la quatrième en importance de l\u2019histoire de la Bourse de Toronto.Kinder Morgan a dit avoir répondu aux dernières exigences pour qu\u2019elle puisse aller de l\u2019avant avec l\u2019expansion de Trans Mountain.La société de Houston avait initialement prévu un prix plus élevé pour l\u2019action, soit entre 19 $ et 21 $, lorsque les plans préliminaires pour l\u2019émission d\u2019actions avaient été dévoilés.Mais depuis ce moment, l\u2019avenir du projet d\u2019expansion de Trans Mountain s\u2019est assombri quelque peu.Deux partis politiques opposés au pipeline, le Par ti ver t et le Nouveau Par ti démocratique, ont annoncé lundi avoir conclu un accord qui pourrait mener à la formation d\u2019un gouvernement néodémocrate minoritaire en Colombie-Britannique.Les deux partis se sont prononcés contre l\u2019expansion de Trans Mountain, qui verrait la capacité d\u2019un oléoduc de 1150 kilomètres reliant Edmonton à Burnaby, en Colombie-Britannique, quasiment tripler, pour atteindre 890 000 barils de pétrole par jour.Incertitude politique Le président de Kinder Morgan Canada, Ian Anderson, a publié un communiqué mardi pour louer les vertus du premier appel public à l\u2019épargne, sans évoquer les défis politiques qui pourraient survenir.« C\u2019est une journée excitante pour nos clients, pour nos collectivités et pour plusieurs individus qui comptent sur ce projet pour livrer des emplois et des bénéfices économiques à leurs communautés, a affirmé M.Anderson.L\u2019obtention de ce financement pour le projet démontre le besoin et l\u2019intérêt, pour le Canada, d\u2019avoir un meilleur accès aux marchés mondiaux.» La première ministre de l\u2019Alberta, Rachel Notley, a publié un communiqué pour indiquer que le gouvernement provincial restait fermement engagé à utiliser tous les moyens à sa disposition pour que le projet soit achevé.L\u2019analyste Kristopher Zack, de Desjardins Marché des capitaux, a estimé dans une note que l\u2019entente entre les verts et les néodémocrates ajoutait une couche d\u2019incertitude pour l \u2019 industr ie canadienne du pétrole et du gaz naturel .M.Zack a af firmé que le ton général des deux partis était moins pro-entreprises que celui des libéraux, mais qu\u2019il considérait que les oléoducs étaient soumis à une plus forte pression que le développement du gaz de schiste.«Notre principale inquiétude est l\u2019avenir de l\u2019expansion de Trans Mountain, qui a été une importante source de conflit dans la province et qui a fait l\u2019objet de critiques de la par t des deux partis », a écrit M.Zack.La construction du projet d\u2019expansion devrait commencer en septembre, a précisé Kinder Morgan Canada.La Presse canadienne PÉTROLE L\u2019action de Kinder Morgan Canada recule à sa première séance à la Bourse de Toronto J U L I E N A R S E N A U L T L e bras immobilier de la Caisse de dépôt et placement du Québec continue d\u2019accroître sa présence à New York en achetant l \u2019ancien siège social de la banque d\u2019af faires Goldman Sachs à Manhattan.Ivanhoé Cambridge et son par tenaire Callahan Capital Properties ont indiqué mardi qu\u2019ils allongeaient environ 650 millions $US afin de mettre la main sur la tour de 30 étages, située au 85 Broad Street.Goldman Sachs était à l\u2019origine de la construction de l\u2019édifice en 1983 avant de plier bagage pour déménager en 2010 sur West Street, dans le quartier de la finance de Manhattan, dans un gratte-ciel de plus de 40 étages.Il s\u2019agit de la première acquisition d\u2019Ivanhoé Cambridge dans ce secteur de Manhattan.Le 85 Broad Street a récemment fait l\u2019objet d\u2019importants travaux de rénovation ayant permis de rehausser les installations du gratte-ciel afin d\u2019améliorer l\u2019offre de services, notamment en ce qui a trait aux salles de conférence.Cette transaction permet à la branche immobilière de la Caisse d\u2019accroître à 6,7 millions de pieds carrés la taille de son portefeuille à New York.« Le 85 Broad Street of fre des services et des installations des plus modernes, qui plaisent aux usagers traditionnels et de l\u2019industrie des technologies, des arts, des médias et de l\u2019information», a souligné le président, bureaux Amérique du Nor, d\u2019Ivanhoé Cambridge, Arthur Lloyd, par voie de communiqué.En 2015, Ivanhoé Cambridge avait effectué son plus impor tant investissement à New York aux côtés de la firme américaine Blackstone en se portant acquéreur d\u2019un quar tier locatif de plus de 11 200 appartements résident i e l s à M a n h a t t a n , p o u r 5,3 milliards $US.La participation du bras immobilier de la Caisse dans ce projet était estimée à 49 %.Ivanhoé Cambridge détient une participation dans près de 800 immeubles et ses actifs, en date du 31 décembre dernier, s\u2019élevaient à environ 56 milliards $CAN.La Presse canadienne CAISSE DE DÉPÔT La branche immobilière achète encore à Manhattan R I G O B E R T O D I A Z L a Havane \u2014 José Antonio pourrait être infirmier, Beatriz avocate, mais ils ont délaissé leur carrière pour de petits boulots dans les quartiers touristiques de La Havane.À Cuba, les bas salaires ont souvent raison du prestige professionnel.Sur une île où l\u2019éducation, comme la santé, est gratuite, José Antonio Torres et Beatriz Estevez font partie des nombreux Cubains ayant eu accès aux études supérieures.Mais beaucoup déchantent en intégrant un marché du travail aux salaires dérisoires.Les actifs cubains, dont 70 % sont employés par l\u2019État, gagnent en moyenne l\u2019équivalent de 29 $ US mensuels.Le salaire d\u2019un ingénieur o u d \u2019 u n m é d e c i n dépasse à peine les 30 $ US.Des revenus bien inférieurs à la moyenne latino-américaine et souvent insuffisants pour survivre malgré la baisse récente des prix de cer tains produits et le maintien d\u2019un panier de denrées de première nécessité subventionné.Selon l\u2019économiste cubain Pedro Monreal, auteur de plusieurs études sur ce thème, les Cubains devraient gagner quatre fois plus (116 $ US) pour pouvoir remplir le panier d\u2019une famille.Une situation qui pousse de nombreux travailleurs de l\u2019État à abandonner leurs bureaux.Métis de 38 ans, José Antonio recevait une vingtaine de dollars par mois comme infirmier.Il s\u2019est résolu à troquer sa blouse pour le guidon d\u2019un vélo-taxi élimé afin de nourrir ses quatre enfants.« En une journée je peux gagner la même chose, et même un peu plus, qu\u2019un infirmier en un mois », confie-t-il.De son côté, Beatriz Estevez, célibataire de 26 ans bientôt diplômée du barreau, se soumet chaque jour à une longue séance de maquillage avant de prendre la pose grimée en statue argentée devant les touristes parcourant la vieille Havane.Pour l\u2019instant, elle n\u2019est pas prête à embrasser sa car rière d\u2019avocate.« Dans un cabinet je ne gagnerais pas la moitié de ce que j\u2019encaisse en ce moment », affirme à l\u2019AFP la jeune femme aux longs cheveux noirs.Elle peut amasser une vingtaine de dollars en une seule journée d\u2019immobilité dans la touffeur émolliente de la capitale cubaine.Travailleurs autonomes Face au manque de perspectives, beaucoup ont choisi d\u2019émigrer ces dernières années.Ceux qui restent, instituteurs, ingénieurs ou même acteurs de télévision, intègrent la florissante économie privée en devenant serveurs, chauffeurs de taxi ou en louant des chambres à leur domicile.Certains cumulent plusieurs emplois, d\u2019autres optent pour une reconversion radicale.Profitant des réformes de Raúl Castro ayant ouvert l\u2019économie au petit entrepreneuriat privé, ils sont aujourd\u2019hui un demi-million à travailler à leur propre compte sur la grande île caribéenne.«Ce ne fut pas une décision facile», confie José Antonio, très attaché à sa vocation médicale.Mais « je devais trouver une solution pour continuer à subvenir aux besoins de ma famille ».« Je n\u2019imagine pas un travai l leur latino-américain vivre a v e c 2 5 $ U S p a r mois», s\u2019étonne l\u2019économiste cubain Pavel Vidal, de l\u2019université Javer i ana de Ca l i (Colombie).En 2015, le pouvoir d\u2019achat des Cubains ne représentait que 30 % de ce qu\u2019il était en 1989, juste avant la crise consécutive au démantèlement du grand frère soviétique, appuie l\u2019exper t.En avril 2016, M.Castro avait admis que les salaires et retraites des employés de l\u2019État étaient « insuffisants pour satisfaire les besoins élémentaires ».Il avait alors fait baisser le prix de certains aliments.Pour attirer les devises dans les années 1990, l\u2019ancien président Fidel Castro avait ouvert le pays au tourisme et introduit un système de double monnaie provoquant des distorsions et menaçant l\u2019idéal égalitaire socialiste.Désormais, une minorité évoluant dans le secteur privé dépense ses pesos convertibles (« CUC »), qui équivalent aux dollars.La majorité se contente des pesos non conver tibles (« CUP ») au pouvoir d\u2019achat beaucoup plus réduit.Malgré un État qui «accorde une certaine protection» dans un pays au taux de chômage officiel très flatteur (2,4% en 2015), la dualité monétaire et l\u2019inflation qu\u2019elle engendre, ainsi que la faiblesse des réformes économiques et de l\u2019investissement étranger pèsent in fine sur les bourses, estime M.Vidal.« Il faut un salaire entier pour se payer une paire de chaussures», peste José Antonio.Ainsi les Cubains préfèrent plus souvent épouser des carrières moins prestigieuses, m a i s p l u s l u c r a t i v e s .D e 606 863 nouveaux inscrits à l\u2019université en 2009-2010, on est passé à 173 298 en 2014- 2015, révèle le Bureau national de statistiques.Agence France-Presse À Cuba, les bas salaires poussent les employés hors des bureaux YAMIL LAGE AGENCE FRANCE-PRESSE Jose Antonio recevait une vingtaine de dollars par mois comme infirmier.Il s\u2019est résolu à troquer sa blouse pour le guidon d\u2019un vélo-taxi élimé afin de nourrir ses quatre enfants.Notre principale inquiétude est l\u2019avenir de l\u2019expansion de Trans Mountain L\u2019analyste Kristopher Zack, de Desjardins Marché des capitaux « » Études économiques Desjardins primées Études économiques Desjardins arrivent au premier rang mondial du classement de la firme internationale Focus Economics pour la justesse de leurs prévisions économiques et financières pour le Canada.L\u2019équipe économique du Mouvement Desjardins, dirigée par François Dupuis, détrône celle de BMO Marchés des capitaux, qui passe du premier rang en 2015 au deuxième en 2016.Focus Economics effectue des sondages mensuels compilant des prévisions économiques et financières pour quelque 80 pays.Une trentaine de répondants participent au sondage canadien.Le Devoir É T A T S - U N I S Recul de la confiance des consommateurs Washington \u2014 Les consommateurs américains étaient légèrement moins confiants en mai, mais restaient plutôt optimistes dans l\u2019ensemble.L\u2019indice de confiance des consommateurs du Conference Board des États-Unis a retraité à 117,9 points, comparativement à 120,3 points en avril.Il s\u2019agissait de son deuxième recul mensuel en autant de mois.L\u2019indice avait atteint 124,9 points en mars, ce qui constituait un sommet en 16 ans.L\u2019indice qui prend le pouls du moral des consommateurs au sujet de la situation économique actuelle a légèrement progressé, tandis que celui qui évalue le sentiment des consommateurs vis-à-vis de l\u2019avenir était en légère baisse.Associated Press En 2015, le pouvoir d\u2019achat des Cubains ne représentait que 30 % de ce qu\u2019il était en 1989 JONATHAN HAYWARD LA PRESSE CANADIENNE L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 3 1 M A I 2 0 1 7 B 5 J O N A S S I E G E L à Pittsburgh L es coéquipiers de Mattias Ekholm se demandent bien pourquoi le défenseur de 27 ans des Predators de Nashville a dû attendre aussi longtemps avant d\u2019être reconnu à sa juste valeur.«Demandez à n\u2019importe qui dans ce vestiaire : ils vous diront tous qu\u2019il fait partie de l\u2019élite de la ligue depuis plusieurs années, a déclaré Ryan Ellis, partenaire de longue date d\u2019Ekholm à la ligne bleue jusqu\u2019à ce qu\u2019il soit remplacé par P.K.Subban cette saison.Si les médias couvraient davantage nos matchs, ils l\u2019auraient sûrement découvert plus tôt.» Détrompez-vous : Subban est la dynamo de cette paire de défenseurs.Mais Ekholm, le 37e défenseur repêché en 2009, s\u2019est tranquillement révélé un acolyte de grande qualité et se veut l\u2019arme secrète des Preds dans leurs ef forts de neutralisation de Sidney Crosby et Evegni Malkin en finale de la Coupe Stanley.«Ce sera la clé dans cette série que de limiter leurs chances en attaque », a souligné Ekholm avant le match no 1, une défaite de 5-3 au cours de laquelle les Predators avaient été en mesure de contenir les Penguins, qui ont connu une séquence de 37 minutes sans obtenir de lancer au but.Meilleur duo Ekholm et Subban représentent la meilleure option pour les Preds de limiter la contribution de Crosby et Malkin.Ils ont complètement neutralisé R yan Getzlaf en f inale de l\u2019Ouest, en plus d\u2019être extrêmement efficaces face à Vladimir Tarasenko et Jonathan Toews dans les deux premiers tours.L\u2019entraîneur-chef Peter Lavio- lette croyait que l\u2019allié naturel de Subban serait Roman Josi.Mais il s\u2019est rapidement ravisé, séparant les deux hommes après quelques matchs seulement.« À l\u2019œil puis statistiques à l\u2019appui, Roman et Ryan se sont avérés une solide paire de défenseurs, tandis qu\u2019Ekholm et Subban sont gros, forts et il est très dif ficile de les af fronter, a noté Laviolette.Ils ont pu jouer de grosses minutes contre les meilleurs éléments adverses.» Ekholm se rappelle qu\u2019il a été difficile d\u2019installer une chimie avec l\u2019ex-vainqueur du trophée Norris.Il croit toutefois que d\u2019avoir des styles similaires les aura aidés.Ils n\u2019hésitent pas à se por ter à l\u2019attaque tout en étant fiables défensivement.Comme Subban, Ekholm est un défenseur gros format, à 6 pieds 4 et 215 livres.Son plus grand atout est de se mouvoir comme quelqu\u2019un de plus petit.Son compatriote et coéquipier Viktor Ar vidsson croit qu\u2019Ekholm, un attaquant quand il était plus jeune, est peut-être le meilleur patineur parmi les défenseurs.« On ne peut patiner avec lui parce qu\u2019il est si bon, a une si grande mobilité.C\u2019est aussi un costaud \u2014 et il est fort \u2014, ce qui rend les choses plus dif ficiles pour les attaquants», a dit Josi.À leur premier camp de développement ensemble, Josi a senti qu\u2019il y avait quelque chose de spécial chez lui, en raison de ses habiletés et de son coup de patin.« Il a toujours bien joué, a insisté Josi.C\u2019est juste que, maintenant qu\u2019on joue en finale, les gens le voient davantage et reconnaissent davantage son talent.Au sein de notre organisation, nous avons toujours su à quel point il est bon.» La Presse canadienne SÉRIES ÉLIMINATOIRES DE LA LNH Mattias Ekholm : l\u2019arme secrète des Predators M I C H E L L A M A R C H E E ugenie Bouchard a surmonté un premier set pour le moins laborieux pour vaincre la Japonaise Risa Ozaki 2-6, 6-3, 6-2 dans un match de premier tour des Internationaux de tennis de France.Bouchard, qui l\u2019a emporté en 1 h 48, a donc imité ses compatriotes Françoise Abanda et Milos Raonic, victorieux à leur première sortie du tournoi la veille.Lors de la première manche, rien n\u2019indiquait que la Mont- réalaise de 23 ans allait venir à bout de sa rivale du même âge.Bouchard a perdu les cinq premiers jeux de l\u2019affrontement, dont trois à son service, et commis dix-sept fautes directes.« C\u2019est vrai que j\u2019ai commencé tout doucement.J\u2019étais un peu fébrile, je ne savais pas du tout à quoi m\u2019attendre, et en fait j\u2019ai eu l\u2019impression de sur- jouer dans les cinq premiers jeux, a-t-elle déclaré.Ensuite, j\u2019ai réalisé ce qui m\u2019arrivait et j\u2019ai pu m\u2019adapter.Je ne sais pas.J\u2019étais fébrile, tendue, je n\u2019étais pas en confiance au niveau de mes mouvements.» « Je me suis dit : \u201cIl faut te détendre, et travailler ton jeu de jambes\u201d, a-t-elle poursuivi.Et j\u2019ai rapidement réalisé que je pouvais le faire.C\u2019était vraiment une question de confiance en moi.Même si je n\u2019ai pas eu beaucoup d\u2019entraînements dernièrement, le jeu est toujours là.Il faut simplement y croire.» Bien qu\u2019elle ait concédé cette première manche, Bouchard a commencé à hausser le niveau de son jeu et réalisé un premier bris lors du sixième jeu, avant de gagner son service pour la première fois du duel immédiatement après.Cadence maintenue Bouchard a maintenu la cadence au deuxième set, lors duquel elle n\u2019a commis que huit fautes directes, exactement trois fois moins que durant la totalité de la première manche.À son service, la Montréa- laise n\u2019a fait face qu\u2019à une seule balle de bris \u2014 qu\u2019elle n\u2019a pas su sauver \u2014, mais elle a gagné deux fois au service d\u2019Ozaki, incluant lors du huitième jeu du set, à la suite d\u2019un point brillamment fabriqué.La Montréalaise a continué d\u2019imposer le rythme lors de la troisième manche, brisant le service de sa rivale dès le jeu initial et de nouveau au cinquième jeu.Elle a aussi servi avec plus de mordant, réalisant ses trois seuls as du match lors du set décisif.Elle a également inscrit 16 coups gagnants.«Elle s\u2019est bien accrochée sur le plan mental.Elle est restée bien dans le coup et lentement, mais sûrement, elle a tourné le match de sens et s\u2019est mise à jouer le tennis dont elle est capable, plus offensif et plus consistant.Le mérite lui revient, car c\u2019est intéressant de bien commencer, mais c\u2019est la façon dont on finit qui importe le plus.En fin de match, elle jouait du tennis de très bon niveau.Elle n\u2019a pas seulement gagné, elle a replacé son jeu», a analysé Sylvain Bruneau, entraîneur responsable de l\u2019équipe féminine du Canada, qui a assisté au match de Bouchard.Prochaine adversaire En deuxième ronde, Bou- chard af frontera la Lettone Anastasija Sevastova, 17e tête de série, qui a défait l\u2019Allemande Annika Beck, 6-2, 6-4.Ce sera le troisième duel entre Bouchard et Sevastova.Bouchard a remporté le premier en trois manches, sur surface dure en février 2016, avant de perdre le second quelques mois plus tard.La journée de mercredi marquera aussi le retour sur les courts de la Montréalaise Françoise Abanda et de l\u2019Ontarien Milos Raonic.Abanda, qui s\u2019est entraînée sur l\u2019heure du midi, mardi, tentera de venir à bout de la Danoise Caroline Wozniacki.Il s\u2019agira du troisième match de la journée sur le court no 2.Quant à Raonic, cinquième tête de série, il croisera le fer avec le Brésilien Rogerio Du- tra Silva sur le court no 1 en milieu de journée.La Presse canadienne INTERNATIONAUX DE FRANCE Bouchard se ressaisit à temps La Montréalaise vainc Risa Ozaki en trois sets à Roland-Garros L E S S P O R T S PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE L\u2019Impact accède à la finale canadienne Ignacio Piatti a inscrit deux buts sur des tirs de pénalité, Ble- rim Dzemaili a réussi son premier ?let avec sa nouvelle équipe et l\u2019Impact de Montréal a ?lé vers une victoire de 4-2 face aux Whitecaps de Vancouver, mardi, remportant du même coup leur demi-?nale du Championnat canadien de soccer par le pointage cumulatif de 5-4.Le compte rendu complet est publié sur nos plateformes numériques.PETR DAVID JOSEK AGENCE FRANCE-PRESSE Eugenie Bouchard a imposé le rythme lors de la troisième manche, brisant le service de sa rivale dès le jeu initial et de nouveau au cinquième jeu.MARK HUMPHREY ASSOCIATED PRESS Défenseur gros format, Mattias Ekholm peut étreindre facilement à la fois ses coéquipiers Pekka Rinne et Viktor Arvidsson.Tiger Woods aurait été trouvé endormi à son volant Le golfeur Tiger Woods a été trouvé endormi à son volant, mais il n\u2019avait aucune trace d\u2019alcool dans son système lorsque des policiers ont remarqué sa voiture arrêtée le long d\u2019une route de la Floride tôt lundi.C\u2019est ce que révèle un rapport de police rendu public mardi.Selon ce rapport, Woods était seul dans sa Mercedes et portait sa ceinture de sécurité.Le rapport ajoute que les agents ont réveillé Woods, et que celui- ci «avait des problèmes d\u2019élocution et parlait lentement».Woods a dit aux policiers qu\u2019il avait consommé plusieurs médicaments sur ordonnance.Associated Press Elle n\u2019a pas seulement gagné, elle a replacé son jeu Sylvain Bruneau, entraîneur responsable de l\u2019équipe féminine du Canada « » B 6 FONCTION PUBLIQUE D O S S I E R T H É M A T I Q U E \u203a L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 3 1 M A I 2 0 1 7 Des services publics intègres et de qualité sont essentiels pour notre bien-être collectif.Après plusieurs années dif ficiles dues à un contexte de compressions tant dans les budgets que dans les ef fectifs, le directeur général par intérim de l\u2019École nationale d\u2019administration publique (ENAP), André Bourret, af firme que la fonction publique attire de nouveau les jeunes.«La fonction publique est en pleine effervescence» H É L È N E R O U L O T - G A N Z M A N N Collaboration spéciale «N ous entrons dans une ère beaucoup plus positive, affirme-t-il.Cela ne veut pas dire que les effectifs vont de nouveau augmenter, mais il y a indéniablement un changement de garde.Beaucoup de départs à la retraite.Un énorme besoin de relève.La fonction publique est en pleine effervescence.» Une relève que l\u2019ENAP se dit prête à former.La seule école francophone d\u2019administration publique en Amérique du Nord a même revu tous ses programmes afin de s\u2019adapter aux mutations que connaît la fonction publique au Québec, mais aussi partout dans le monde.« Nous entrons dans un nouveau paradigme, souligne M.Bourret.Il faut améliorer les services rendus à la population, notamment dans un contexte de vieillissement, alors même que les ef fectifs sont réduits.Bref, nous aurons besoin d\u2019équipes plus ef ficientes et d\u2019une gestion axée sur les résultats.» L\u2019ENAP reçoit environ 2500 étudiants et propose des programmes de deuxième et troisième cycles.Elle a des antennes à Montréal, à Québec et à Gatineau, mais se déploie également à Saguenay et à Trois-Rivières, et s\u2019externalise même parfois au sein d\u2019organismes régionaux ayant des besoins spécifiques.Des cours en ligne sont également proposés, certains programmes pouvant être totalement suivis depuis la maison.L\u2019école propose cependant essentiellement deux grands profils.Une maîtrise en administration publique exécutive destinée principalement à des gestionnaires qui travaillent déjà et qui étudient à temps partiel, et une autre à destination d\u2019étudiants en tout début de carrière, voire sortant du baccalauréat.Eux étudient le plus souvent à temps plein.« La première a été complètement revue il y a deux ans, indique le directeur.Nous avons consulté le milieu pour procéder à sa refonte et elle est au- jourd\u2019hui axée sur la gestion des ressources humaines et financières, le leadership, la gestion du changement et de la transformation des organisations, ou encore l\u2019intelligence d\u2019af faires appliquée au secteur public.Depuis, nos cohor tes augmentent de 5 à 20 % selon les trimestres.Le deuxième profil sera quant à lui renouvelé l\u2019automne prochain.» Celui-ci est destiné à former des gens qui appuieront les décideurs.Des gens capables de faire de la veille et de fouiller des bases de données, des recher- chistes, des conseillers qui apprendront notamment à utiliser tous les outils capables de les aider dans la mise en œuvre de politiques publiques.Pour favoriser l\u2019adaptation aux changements, plusieurs thématiques ont fait leur apparition ou ont été renforcées dans les programmes.Parmi elles, l\u2019économie collaborative, la gestion de la diversité, le développement durable, la gestion des marchés publics dans une optique de lutte contre la corruption, ainsi que la transformation de l\u2019État à l\u2019ère du numérique.«On y évoque notamment tout ce qui a trait à la gestion des réseaux sociaux, les données ouvertes et les données massives ou encore l\u2019accès à l\u2019information, explique André Bourret.Nous évoquons également la problématique de la radicalisation, toute la question des accords internationaux, le leadership chez les femmes en gestion, etc.» Enfin, l \u2019ENAP proposera dès l\u2019automne prochain un programme de deuxième cycle de gestion en contexte autochtone, en collaboration avec le Conseil en éducation des Premières Nations.ISTOCK La fonction publique aurait un énorme besoin de relève, selon le directeur général par intérim de l\u2019École nationale d\u2019administration publique (ENAP), André Bourret.André Bourret ENAP Un Cercle des jeunes leaders « transformationnels » H É L È N E R O U L O T - G A N Z M A N N Collaboration spéciale «D\u2019 i c i c i n q a n s , 4 1 % des cadres de la fonction publique de niveau 1, 2 et 3, les plus hauts placés donc, vont partir à la retraite, indique Natalie Rinfret, professeure à l\u2019ENAP et titulaire de la Chaire La Capitale en leadership dans le secteur public.Ça représente cinq cents personnes environ.Ce qui pose un défi majeur, celui du transfer t des connaissances de toute la mémoire organisationnelle de la fonction publique.Cette mémoire est énorme, ma i s e l l e n \u2019 e s t pa s écrite.» D\u2019où l \u2019 idée qui a germé en 2009 de ce Cercle des jeunes leaders de la fonction publique.Au départ, il s\u2019agissait d\u2019attribuer à des gestionnaires talentueux un mentor en la personne d\u2019un haut fonct ionna i r e proche de la retraite afin qu\u2019à force de discussions, celui-ci lui transfère une par tie au moins de toute la science acquise durant ses quelques décennies de service.«Très vite, nous nous sommes rendu compte que cela ne suffisait pas, précise Mme Rinfret.Les étudiants nous ont dit qu\u2019ils souhaiteraient également pouvoir échanger entre eux sur les défis qu\u2019ils ont à relever dans leur propre organisation.Qu\u2019ils auraient aussi besoin, en plus de leur relation exclusive avec leur mentor, d\u2019ateliers plus spécifiques avec d\u2019autres hauts cadres.Nous avons donc intégré des séances d\u2019apprentissage avec des sous-ministres.» Les étudiants sont proposés par les organisations elles- mêmes, qu\u2019il s\u2019agisse de ministères, d\u2019organismes publics tels que la Régie de l\u2019assurance maladie du Québec (RAMQ) ou Revenu Québec.Tous passent ensuite des entrevues La huitième cohorte du Cercle des jeunes leaders est en train d\u2019être sélectionnée.Une quarantaine de candidats pour vingt places sur les bancs de l\u2019École nationale de l\u2019administration publique (ENAP) à la rentrée prochaine.Des fonctionnaires de niveau 3 ou 4 destinés à devenir l\u2019élite de la fonction publique québécoise et que leur organisation renvoie à l\u2019école afin d\u2019acquérir des connaissances tacites, qui sans ce programme, et alors que de nombreux hauts cadres prendront leur retraite dans les prochaines années, seraient tout simplement perdues.VOIR PAGE B 7 : LEADERS Nathalie Rinfret ISTOCK Les étudiants qui intègrent le Cercle des jeunes leaders de la fonction publique sont proposés par les organisations elles-mêmes, qu\u2019il s\u2019agisse de ministères, d\u2019organismes publics tels que la Régie de l\u2019assurance maladie du Québec (RAMQ) ou Revenu Canada. FONCTION PUBLIQUE L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 3 1 M A I 2 0 1 7 B 7 Ce dossier thématique a été produit par l\u2019équipe des publications spéciales du Devoir grâce au soutien des annonceurs qui y figurent.Ces derniers n\u2019ont cependant pas de droit de regard sur les textes.Pour toute demande d\u2019information quant au contenu de ce cahier, vous pouvez contacter par courriel Aude Marie Marcoux, directrice des publications spéciales, à amarcoux@ledevoir.com.Pour vos projets de cahiers ou toute autre information au sujet de la publicité, vous pouvez contacter Mark Drouin, vice-président des ventes publicitaires, à l\u2019adresse courriel mark.drouin@ledevoir.com.avec une équipe de l\u2019ENAP.Très peu de critères, si ce n\u2019est le fait d\u2019être talentueux et de vouloir mettre ce talent au service du public.Il doit également leur rester au moins quinze ans de service.La moyenne d\u2019âge tourne autour de 41 ans.La formation dure dix-huit mois.François Dubé est aujourd\u2019hui chef du service de la gestion intégrée des contrôles et de l\u2019information sur la rémunération à la Direction générale des ententes et du règlement à la RAMQ.Il est passé par le Cercle des jeunes leaders en 2015-2016.« Le Cercle, ce n\u2019est pas une recette toute faite qu\u2019on va pouvoir aller appliquer de retour à nos bureaux, explique-t-il.Mais c\u2019est un moment de recul où l\u2019on peut réfléchir sur notre pratique, cerner nos points faibles et avoir toutes les ressources humaines nécessaires pour y remédier.» Il souligne que, dans la fonction publique, tout est normé: la hiérarchie, les congés, les salaires, etc.Il faut donc réussir à mobiliser les équipes différemment afin qu\u2019elles donnent le meilleur d\u2019elles-mêmes, et ce, pour servir au mieux le public\u2026 dans un contexte de restriction budgétaire et de diminution des effectifs.Les mobiliser en leur permettant de s\u2019exprimer notamment, en tirant parti de la richesse des différentes expertises, en les responsabilisant dans leurs tâches quotidiennes.« Nous avons les mêmes défis que toutes les entreprises, estime-t-il.Celui de l\u2019attraction et de la rétention des meilleures ressources.Pour cela, nous devons donner un sens à leur travail.C\u2019est le genre de choses que nous apprenons grâce au Cercle.» Aujourd\u2019hui à la retraite après avoir terminé sa carrière en tant que sous-ministre adjoint, Claude Provencher fait par tie des mentors que le programme met à la disposition des étudiants.Il explique que le Cercle a pour mission d\u2019outiller des leaders qu\u2019il dit « transformationnels ».« Des gens capables de développer des compétences pour mobiliser, précise-t-il.Capables de conduire le changement, d\u2019être centrés sur les résultats et ayant un sens politique, une vision.» Il prend pour exemple les inondations du début du mois de mai au Québec où certaines équipes étaient sur le terrain sept jours sur sept.« Comment parvenir à s\u2019assurer qu\u2019elles donnent le meilleur d\u2019elles-mêmes?demande-t-il.Comment faire en sorte également que tous les services collaborent ?Les inondations ont mobilisé l\u2019armée, les ministères de la Sécurité publique, des Transports, les municipalités, les services de santé, les écoles, etc.Comment les gens trouvent leur place afin qu\u2019au bout du compte, le public soit satisfait.Ça demande une certaine forme de leadership.» Mais comment également être capable de mobiliser en dehors des situations de crise ?Faire plus avec moins ?Se donner des défis pour renouveler la fonction publique ?Toutes ces choses qui s\u2019acquièrent par l\u2019expérience.« Sur ce point, un bon jumelage avec le mentor est fondamental », estime David Létourneau, aujourd\u2019hui directeur régional Estrie au ministère de l\u2019Économie, de la Science et de l\u2019Innovation.Passé par le Cercle des jeunes leaders en 2012-2013, il a justement eu pour mentor Claude Provencher.« On apprend beaucoup de nos tête-à-tête, poursuit-il.Durant le programme et même après.Je l\u2019ai encore eu au téléphone aujourd\u2019hui et on a convenu de se voir la prochaine fois que je passerai à Québec.Mais nous formons également un véritable réseau avec tous les membres de notre cohor te.Ça nous ouvre des por tes lorsque nous avons besoin de contacter quelqu\u2019un dans un autre ministère, une autre organisation.Ça accélère les dossiers.» Cette formation de haute qualité est entièrement financée par les organismes de provenance des jeunes gestionnaires sélectionnés et le secrétariat du Conseil du trésor.Avec le risque qu\u2019ils s\u2019en aillent ensuite vers le privé\u2026 « Un risque très faible cependant, croit Natalie Rinfret.Parce qu\u2019être sélectionné est extrêmement valorisant.Cela leur donne le signal qu\u2019on les voit occuper, dans un avenir plus ou moins proche, des fonctions plus élevées et qu\u2019ils ont une place pour faire une belle carrière au sein de la fonction publique québécoise.» SUITE DE LA PAGE B 6 LEADERS La Loi facilitant la divulgation d\u2019actes répréhensibles à l\u2019égard des organismes publics est entrée en vigueur le 1er mai dernier.Les lanceurs d\u2019alerte bénéficient-ils désormais d\u2019un recours réellement fiable et confidentiel ?E T I E N N E P L A M O N D O N E M O N D Collaboration spéciale P lusieurs dizaines de dossiers ont déjà été créés au Bureau de la protectrice du citoyen en lien avec la Loi facilitant la divulgation d\u2019actes répréhensibles à l\u2019égard des organismes publics.C\u2019est ce qu\u2019affirme la protectrice du citoyen, Marie Rinfret, près d\u2019un mois après l\u2019entrée en vigueur de ladite loi.Le projet de loi 87, adopté le 9 décembre 2016, a donné à ce bureau impartial et indépendant le mandat de recevoir, de manière confidentielle, le signalement de contraventions à des lois ou des règlements, de manquements graves à des normes d\u2019éthique ou de déontologie, d\u2019usage abusif de fonds publics, de cas graves de mauvaise gestion, ainsi que d\u2019agissements qui pourraient porter atteinte à la santé, à la sécurité ou à l\u2019environnement en lien avec les activités des organismes publics.La protectrice du citoyen détient ensuite le pouvoir d\u2019enquêter, d\u2019exiger qu\u2019on lui communique des renseignements et documents nécessaires, ainsi que de contraindre une personne à témoigner.Une structure imperméable Séparée par une «muraille de Chine», selon les mots de Mme Rinfret, une équipe d\u2019une dizaine de personnes travaille dans cette nouvelle direction des enquêtes sur les divulgations en matière d\u2019intégrité publique sous l\u2019égide de l\u2019ombudsman.«Les effectifs sont en place, assure Mme Rinfret, ce qui fait que mon enjeu, actuellement, c\u2019est vraiment de faire connaître ce droit.» L\u2019attribution de ce mandat à une entité indépendante a été applaudie par le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) et par le Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).La Loi sur la protection des fonctionnaires divulgateurs d\u2019actes répréhensibles, adoptée par le gouvernement fédéral en 2007, s\u2019est révélée inefficace après avoir remis cette tâche entre les mains d\u2019un Commissaire à l\u2019intégrité du secteur public, nommé après une consultation des partis reconnus au Sénat et à la Chambre des communes.Devant la commission Charbonneau, l\u2019organisation Transparency International avait souligné en 2014 que sur 200 divulgations, seulement 6 avaient mené à une enquête, dont aucune n\u2019avait donné raison au dénonciateur.À Québec, le SFPQ et le SPGQ indiquent faire confiance à la protectrice du citoyen.Richard Perron, président du SPGQ, déplore néanmoins que la loi 87 engendre une confusion en obligeant tous les ministères, organismes publics et sociétés d\u2019État à créer leur propre mécanisme interne de plainte.Il invite les membres de son syndicat à signaler directement les problèmes à la protectrice du citoyen, comme la loi le permet, afin de minimiser les risques de représailles.« On va faire un guide dans lequel on va inscrire en gros, en encadré et en caractère gras : surtout, ne passez pas par votre système de plainte à l\u2019interne», affirme-t-il.De plus, il considère que l\u2019argent dépensé dans ces mécanismes internes aurait plutôt dû être accordé à la protectrice du citoyen.Dans le dernier budget, le gouvernement du Québec lui a accordé 1,26 million pour sa nouvelle mission.Une somme jugée insuffisante par M.Perron, qui la compare aux 5,5 millions consacrés annuellement par la Ville de Montréal au Bureau de l\u2019inspecteur général, dont le mandat se limite aux contrats publics municipaux.Il est à noter que la protectrice du citoyen réserve un budget pour permettre aux témoins d\u2019obtenir des conseils juridiques.Le fardeau de la preuve renversé Dans la protection accordée aux lanceurs d\u2019alerte, les deux syndicats se réjouissent que la loi renverse le fardeau de la preuve dans le cas où une personne se dirait victime de représailles après avoir signalé un acte répréhensible auprès de la protectrice du citoyen.Ce sera ceux désignés comme responsables des représailles qui devront désormais justifier pourquoi certaines de leurs actions, comme des suspensions ou des congédiements, ne constituaient pas une réponse à une divulgation d\u2019informations.«Pour nous, c\u2019est une très belle avancée», dit Christian Daigle, président du SFPQ, qui rappelle que cet élément faisait défaut dans la loi fédérale.« C\u2019est ça qui donne des dents à la loi », juge aussi M.Perron.À son avis, cette mesure rendra les démarches plus rapides, alors que jusqu\u2019ici les griefs sur cette question prenaient beaucoup de temps à aboutir.« Pour celui qui applique ou conçoit des représailles, il va y avoir un prix à payer et cela ne prendra pas des années», souligne-t-il.Les syndicats s\u2019inquiètent tout de même du fait que la loi génère un faux sentiment de sécurité.«On fait beaucoup de sensibilisation auprès de nos membres avant que des cas malheureux surviennent», souligne Christian Daigle.Il soulève le dossier en arbitrage, révélé par Le Soleil le 30 avril dernier, d\u2019un inspecteur au ministère de l\u2019Environnement, qui a été congédié après avoir donné des informations à des journalistes en 2015.Or, même sous la loi actuelle, ce divulgateur n\u2019aurait pas été davantage protégé.Lorsqu\u2019un lanceur d\u2019alerte dévoile une information publiquement ou par l\u2019entremise des médias, la loi assure une protection contre les représailles seulement lorsque l\u2019« acte commis ou sur le point de l\u2019être présente un risque grave pour la santé ou la sécurité d\u2019une personne ou pour l\u2019environnement» et que l\u2019urgence de la situation ne lui permet pas de passer par les autres mécanismes de divulgation.Dans un tel cas, la personne doit au préalable communiquer l\u2019information à un corps policier ou au Commissaire à la lutte contre la corruption.Cet article a notamment été dénoncé par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), qui jugeait «prématuré et irresponsable» l\u2019adoption du projet de loi 87 avant la tenue de la commission Chamberland sur la protection de la confidentialité des sources journalistiques.«Cette obligation de passer par la police avant les journalistes, c\u2019est de nature à nuire à l\u2019efficacité des divulgations et à mettre en cause la santé et la sécurité de la population», juge M.Perron.Le président du SPGQ souhaitait que la loi protège aussi les personnes révélant des informations aux journalistes.Mais le syndicat se voit désormais forcé de recommander à un lanceur d\u2019alerte d\u2019éviter les médias si l\u2019acte répréhensible ne représente pas un danger pour la population ou l\u2019environnement.«Si on lui laisse entendre qu\u2019il peut parler aux journalistes, puis qu\u2019il est congédié [\u2026] on ne pourra rien faire pour le défendre, explique-t-il.Il va se retourner contre nous et va nous attaquer pour l\u2019avoir mal défendu.Il va pouvoir faire une plainte contre nous en vertu du Code du travail.» Richard Perron aimerait que le gouvernement du Québec prenne « un engagement formel » de dresser un bilan de la loi dans trois ans.À Ottawa, la Loi sur la protection des fonctionnaires divulgateurs d\u2019actes répréhensibles fait actuellement l\u2019objet d\u2019une révision\u2026 dix ans après son adoption.LOI 87 Les lanceurs d\u2019alerte sont-ils bien protégés?Programmes universitaires spécialisés, réputés et flexibles Formation continue orientée vers la performance individuelle et collective Service-conseil adapté aux enjeux et défis des individus et des organisations Recherche de pointe en administration publique www.enap.ca /enap.ca /info_enap AVEC &POUR les acteurs publics PARCE QUE NOTRE SOCIÉTÉ MÉRITE LE MEILLEUR Les grands absents dans la Loi facilitant la divulgation d\u2019actes répréhensibles à l\u2019égard des organismes publics s\u2019avèrent les municipalités, qui ne sont pas soumises à la nouvelle législation.«On pense que ça va créer deux classes de lanceurs d\u2019alerte», s\u2019inquiète Rodolphe Parent, de la Ligue d\u2019action civique.«C\u2019est navrant, dit André Émond, président du Syndicat professionnel des scientifiques à pratique exclusive de Montréal.Le fait qu\u2019il n\u2019y ait pas de protection dans le domaine municipal vient atténuer grandement cette loi.» Même s\u2019il juge la situation «moins grave» à Montréal en raison de la présence du Bureau de l\u2019inspecteur général, il rappelle que la corruption municipale peut se produire autrement que par l\u2019entremise des contrats publics.Où sont les municipalités ?ISTOCK Dans la protection accordée aux lanceurs d\u2019alerte, les deux syndicats se réjouissent que la loi renverse le fardeau de la preuve dans le cas où une personne se dirait victime de représailles après avoir signalé un acte répréhensible auprès de la protectrice du citoyen. L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 3 1 M A I 2 0 1 7 C U L T U R E B 8 LES PETITES ANNONCES AVIS DE DÉCÈS Courriel : petitesannonces@ledevoir.com Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 AHUNTSIC - 3 1/2, demi s/sol, rénové, 4 électros neufs, près métro, N-fum., pas d'animx.8790 Marcel-Cadieux.Enquête de crédit.800 $ 514-443-2343 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.OUTREMONT - 6 1/2 Pl.bois franc, calme, ensoleillé.JUILLET.2 000 $ chauffé 514-972-8385 ROSEMONT Libre 1er JUILLET Beau 3 1/2 rénové, haut de triplex, 1 CAC fermée.propriétaires occupants, entrées lav/séc., 5 min.du Parc Maisonneuve et métro Viau, non fumeur.775 $ chauffé 514-349-0493 ROSEMONT/PETITE PATRIE Loft 600 p.c.rénové, h-triplex, pers.tranquille, seule, à qq pas rue Masson, non-fum., pas animaux.mmetivier@me.com 160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER VILLE-MARIE - 3 1/2 AU RDC Magni?que terrasse privée, rénové, 1 CAC, 4 électros inclus.Près CHUM, UQAM, SRC.Foyer.JUIN 1 200 $ 514-528-8273 CHAMBRE À LOUER.Beau 5 1/2 chic et ensoleillé à Outremont.Femme n-fumeuse seulement.JUILLET/AOÛT Vanessa 514-271-2202 PROVENCE Vallée du Rhône Maison de village dans le quartier médiéval de Nyons.2 c.c.2 s.de b.Toute équipée.Terrasse ensoleillée.Internet.www.bonnevisite.ca/nyons mariehalarie@gmail.com 819-300-1330 GÎTE À VENDRE Clé en main (B&B) - Île Anticosti Hélène 579-488-0323 *Librairie Bonheur d'Occasion* achète à domicile livres de qualité en tout genre.514 914-2142 1317, ave du Mont-Royal Est 160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER 163 OFFRE À PARTAGER 170 HORS FRONTIÈRES EUROPE À LOUER 177 GÎTES, SÉJOURS ET COUETTES / CAFÉ 307 LIVRES ET DISQUES VOTRE ORDINATEUR B0GUE OU RALENTIT ?Mise à jour et réparation P.C., Mac et portables.10 ans d'exp.Service à domicile.514 573-7039 Julien 515 INFORMATIQUE ET BUREAUTIQUE 165 PROPRIÉTÉS À LOUER 165 PROPRIÉTÉS À LOUER 564 DÉCORATION INTÉRIEURE 564 DÉCORATION INTÉRIEURE 564 DÉCORATION INTÉRIEURE BAIN EN BOIS 100 % QUÉBEC ARTECO INC arteco.ca 438.397.1560 arteco.inc@gmail.com PARCE QUE VOUS ÊTES UNIQUE Promotion spéciale Petites annonces Pour les annonces textes de 5 lignes et moins 7 jours de parution 100$ ou 4 samedis consécutifs 100$ Pour information Téléphone : 514 985-3322 Courriel : petitesannonces@ledevoir.com CHARLEVOIX : LE FLEUVE DANS VOTRE ASSIETTE À LOUER AU MOIS Maison sur la falaise de Pointe-au-Pic (La Malbaie).Tranquille.Entièrement meublé, 3 chambres, tout compris, câble, Wi-Fi.Vue panoramique sur le fleuve et les montagnes.Près de tous les services et attractions.Immense terrain.Non-fumeur.Pas d?animaux.Avril, mai, octobre et novembre 2017 : 2 000 $ / mois Septembre et décembre 2017: 2 500 $ / mois 438-491-2301 PRECOURT.GAGNE@GMAIL.COM A L A I N J E A N - R O B E R T à Paris Q uelle «cramine » ! On n\u2019a pas envie de quitter sa « douillette » sinon pour enfiler ses « gougounes », avaler un « cromesquis », voire boire un « oolong ».Du mal à suivre ?Il est temps d\u2019ouvrir le millésime 2018 du Petit Larousse et du Robert illustré.Le Petit Larousse annonce 150 nouveaux mots, sens, locutions et expressions \u2014 dont la québécoise «douillette » \u2014 et une cinquantaine de nouvelles personnalités, dont le président français Emmanuel Macron.Le Robert illustré intègre au total quelque 200 nouveautés dans son dictionnaire, telle cette « cramine » (froid intense) venue de Suisse ou nos « gougounes » bien québécoises.Emmanuel Macron y figure aussi, tout comme le chef d\u2019orchestre québécois Yannick Nézet- Séguin, l\u2019homme d\u2019affaires Guy Laliberté et les écrivaines Kim Thúy et Anne Robillard.Du Québec toujours, « emportiérage » fait son entrée dans Le Robert.Ce nom masculin tiré de portière sert à nommer la collision d\u2019un véhicule en mouvement avec la portière ou- ver te d\u2019un véhicule à l\u2019arrêt.S\u2019ajoute aussi « inhalothérapie », un nom féminin utilisé couramment dans nos hôpitaux pour parler d\u2019un traitement des affectations cardiorespiratoires.Beaucoup de nouveaux mots sont liés à la sphère politique.Ainsi, Le Petit Larousse a introduit dans son lexique le mot « hacktivisme » (l\u2019activisme numérique) et « ubérisation », tandis que Le Robert illustré évoque la « post- vérité » et le «burkini ».Si le nom du nouveau président français, élu le 7 mai, figure dans les deux dictionnaires, le nom du nouveau premier ministre français, Édouard Philippe, brille par son absence.« Nous avons bloqué l\u2019impression du dictionnaire jusqu\u2019au 8 mai pour pouvoir y mettre le nom du nouveau président », raconte Carine Girac-Marinier, la directrice du département dictionnaires des éditions Larousse.Une notice, avec photo, est consacrée au président (entre l\u2019écrivain latin Macrobe et la notice sur Madagascar), mais Larousse a aussi réussi l\u2019exploit technique de placer Emmanuel Macron sur une de ses 160 planches (celle consacrée aux présidents de la Ve République) et dans deux tableaux chronologiques accompagnant le long article sur la France.Davantage que la politique, la gastronomie demeure une grande pour voyeuse de mots nouveaux.La « focaccia » (spécialité italienne) fait son entrée dans le Larousse, tout comme le « tangelo » (un agrume) ou la « mique » (plat d\u2019Aquitaine), tandis que Le Robert en croque pour la « ciabatta » (autre spécialité italienne), le « combava » (autre agrume) et le « cromes- quis » (boulettes au fromage), qui peuvent évidemment convenir à un « flexitarien » (qui limite sa consommation de viande).Les deux dictionnaires ont adopté quelques mots communs, comme « gameur » (passionné de jeux vidéo), mais pas question de « spoiler » tout ce qu\u2019on peut trouver dans ces ouvrages.Inventifs et variés Les mots de la francophonie et le français régional se révèlent particulièrement inventifs.Grâce au Petit Larousse, on saura à quelle occasion demander à sa par tenaire de « bisser » (l\u2019inviter à danser), ce qui peut être une bonne raison de « faroter » (frimer).De passage en Suisse, on pourra déguster un «biscôme » (pain d\u2019épice) en toute connaissance de cause, grâce au Robert illustré.Du côté des personnalités, on note l\u2019arrivée dans Le Petit Larousse de l\u2019écrivain Jean- Christophe Rufin (par ailleurs « parrain » de l\u2019édition 2018), membre de l\u2019Académie française, et de la danseuse étoile Aurélie Dupont.«Pendant longtemps, le dictionnaire a été pour moi synonyme de cauchemar.Chaque fois que je faisais une faute d\u2019or thographe, mon père me renvoyait rudement vers le Larousse, raconte la directrice de la danse à l\u2019Opéra de Paris.Mais maintenant j\u2019y suis, et ça change tout.» Outre Le Petit Larousse, la danseuse fait également son entrée dans Le Robert illustré.Le handballeur Nikola Karabatic, le cuisinier Bernard Pacaud, l\u2019écrivain algérien Boualem Sansal, le dessinateur suisse Cosey ou encore le biathlète Mar tin Fourcade se retrouvent dans Le Petit Larousse aux côtés de la soprano Patricia Petibon, de l\u2019historien Michel Winock ou encore l\u2019actrice Catherine Frot.Dans Le Robert illustré, on trouve notamment la mystérieuse romancière italienne Elena Ferrante, son collègue Erri De Luca, le comédien Omar Sy, la photographe américaine Annie Leibovitz ou l\u2019économiste Jean Tirole.Le Robert illustré et Le Petit Larousse seront mis en vente respectivement les 15 et 20 juin en France, en Belgique et en Suisse.Au Québec, les sorties sont prévues en juillet pour Le Petit Larousse et en août pour Le Robert illustré.Avec Le Devoir Agence France-Presse Les mots de 2018, entre burkini, gougounes et emportiérage Le politique et la technologie dominent les nouveautés du Petit Larousse et du Robert illustré S Y L V A I N C O R M I E R «À partir d\u2019un certain chiffre, tout le monde écoute », faisait dire le dialoguiste Michel Audiard à Jean Gabin (je cite de mémoire).En effet, 3000 musiciens, plus de 500 spectacles, ça parle.Ça dit haut et fort que, si vous ne trouvez pas votre pointure dans le lot, c\u2019est que vous avez le pied droit à la place du gauche, et vice versa.Suffit de marcher un peu par là, ou par là, ou encore par là, dans le grand quadrilatère qu\u2019occupera du 28 juin au 8 juillet le Festival international de jazz de Montréal, et l\u2019une des 20 scènes remplira le regard et les oreilles.Que choisir ?On peut y aller selon la direction du vent ou l\u2019âge du capitaine, déambuler en goguette, plus touriste que mélomane.On peut aussi se tracer des itinéraires \u2014 j\u2019en connais beaucoup \u2014 en fonction de goûts préalablement définis.D\u2019autres encore vont systématiquement vers ce qu\u2019ils ne connaissent pas.Au FIJM, on peut tout faire : il y a tellement à faire.Rien que sur la grande scène de la place des Festivals, on est réquisitionné par Betty Boni- fassi, qui ne manquera pas de soulever la foule avec les chants d\u2019esclaves de son album Lomax.Pokey LaFarge, que l\u2019on dirait sorti des années 1920, régalera : on ne résiste pas longtemps au ragtime, au country blues.La bande à Valaire aura encore une fois l\u2019électro-pop irrépressible.Et le collègue Philippe Renaud me susurre qu\u2019il ne faut pas manquer The Brooks, dont le funk fout en syncope ! À l\u2019autre grande scène, sur la Catherine à l\u2019angle de Jeanne-Mance, on multiplie aussi les propositions gagnantes d\u2019emblée.Je vous signe un papier si vous voulez : l\u2019époustouflante et soulful Tami Neilson va vous jeter par terre, et en même temps toutes les bâtisses autour.Du chien comme Wanda Jackson, une voix pas si loin de Patsy Cline, et plus encore.La voir dehors, en toute gratuité, est une chance extraordinaire à saisir : la prochaine fois, s\u2019il y a une justice, elle fera Wilfrid.Renee Wilkin, reprenant les succès soul et R\u2019n\u2019B de l\u2019été de l\u2019Expo, ne peut que faire plaisir au plus grand nombre.Le duo Coco Méliès, avec ses mélodies et ses harmonies folk-pop, montrera bien à quel point la douceur et le raffinement ont leur place sur une grande scène extérieure.Fêter Montréal\u2026 et le Canada! On pourrait tout aussi bien s\u2019abonner au Club Jazz Casino de Montréal : vous y attendent 26 formations, et ça ratissera large autant que ça visera pointu, du swing manouche à du Coltrane, du répertoire Richard Rodgers des «musicals » de Broadway jusqu\u2019à des percussions à la congolaise.La scène blues se devait de rendre hommage au très aimé et très regretté Bob Walsh : son frère d\u2019âme Guy Bélanger rassemblera du beau monde pour l\u2019occasion.Un show de guitare slide par l\u2019as Jack Broadbent ?Je suis preneur.Lil\u2019 Ed et ses Imperials ?Une valeur sûre n\u2019est pas moins valable parce qu\u2019elle est sûre.J\u2019en passe, j\u2019en passe, et sans doute des meilleurs : c\u2019est aussi ça, le FILM à l\u2019extérieur.Il nous en échappe.Par exemple, à minuit les 2 et 3 juillet au Savoy du Métropolis, il y aura Coyote Bill : ça déménage, ce groupe local de beaux fous sauvages, c\u2019est démentiel.Quatre « grands événements » feront saillie dans toute cette cohue.Notez la symétrie : un mégaspectacle (dont la composition reste à venir) célébrera les 375 ans de Montréal en ouverture le 28 juin et un mégaspectacle intitulé Discothèque réglera le cas des 150 ans du Canada le 1er juillet (avec Men Without Hats, Radio Radio, Muzion, DJ Champion et autres Carly Ray Jepsen).Une sorte de grand bivouac aura lieu le 4 juillet avec le collectif Walk of The Earth, et c\u2019est au chanteur-rappeur-batteur Anderson .Paak (oui, avec le point devant le P majuscule) que reviendra l\u2019honneur (ou la tâche ingrate, c\u2019est selon) de clore le festival avec son groupe The Free Nationals.Êtes-vous étourdis ?Simple aperçu, tout ça.Gare aux vertiges des choix parfois déchirants.Suivez le guide, ça ne peut pas nuire : l\u2019équipe du Devoir ne sera pas chiche, rayon suggestions.Le Devoir PROGRAMMATION EXTÉRIEURE Cinq cents possibilités Promenade au petit bonheur ou plan de match précis, telle est la question lorsqu\u2019on vit son festival de jazz à l\u2019air libre VICTOR DIAZ LAMICH 3000 musiciens, plus de 500 spectacles, ça parle ! Le grand manitou de la programmation du Festival international de jazz de Montréal, Laurent Saulnier, a dévoilé les noms des af fiches mardi.PEDRO RUIZ LE DEVOIR L\u2019écrivaine Kim Thúy fait son entrée dans Le Robert. L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 3 1 M A I 2 0 1 7 F E S T I V A L T R A N S A M É R I Q U E S B 9 À L A T É L É CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit RC Le Téléjournal 18 h Des squelettes L'Épicerie La petite séduction Les échangistes Le Téléjournal Entrée principale TVA TVA nouvelles Sucré Salé Campagne Oeufs d'or LES 12 COUPS DE MINUIT (2015) Portia Doubleday.TVA nouvelles 22h35 Sucré 23h05 Piment.23h35 K-19: TERREUR SOU.TQ Pat'Patrouille Cuisine futée, Génial! Les grands documentaires ESCLAVE PENDANT DOUZE ANS (2013) Chiwetel Ejiofor.23h25 Curieux Bégin V Atomes Souper parfait Tout est permis / Mario Tessier Chicago Police Les disciples / Faux départ CSI: Miami / Lendemain de fête Guerre clans Atomes Zone Séduction RDI Le National RDI économie 24/60 Grands reportages Partie 2 de 2 Le Téléjournal RDI économie Le National Le National 24/60 TV5 17h50Champion Journal FR Tabous et interdits Envoyé spécial Des camions et des hommes Journal/ Afrique 23h40 Chérif / Otages D Douanes: Can Enchères Madame Lebrun Grand Rire de Québec Le convoi de l'extrême Cauchemar sur l'autoroute Douanes: Can Enchères: NY Le Canal DD VIE Vient garder?Papas 110% Simplement vedette Une vie de géant Amour aveugle Amour aveugle Meubles Design V.I.P.Médium Partie 1 de 2 Une maison MAX SQ 911 Mémoire sous enquête Black Sails Orange Is the New Black Sang cervelle SQ 911 La loi & l'ordre VRAK.TV SNO Hawaii Code G.Switch fripes Med Med ALT Big Bang Filles fauchées Filles fauchées Code F.Code F.Hors d'ondes RDS 17h00 Le 5 à 7 Hockey 360° Académie Trajectoires 25 ans d'émotions Sports 30 L'antichambre À comm.HISTORIA Les a$ de la brocante Restauration Restauration Restauration Restauration Restauration Restauration Restauration Restauration Les a$ de la brocante A$ de brocante ARTV Les belles histoires Défier la magie Main à la pâte Pour l'amour du country Mozart jungle 21h35 Mozart dans la jungle Nézet-Séguin et Shaham en concert EXPLORA Terres sauvages / Le Caucase Animo S'aime chien La Semaine verte L'homme, un animal Impact jeux vidéo Mars / Baisse de pression Miracles de vie SÉRIES+ Élémentaire / Repentance Hawaii 5-0 / Ha'alele Zoo / Phase 2 Séquelles / C'est à ton tour! Queen of the South Racines Élémentaire Z Défi limo Rois du drag Le dernier bazou / Rafiots Péril en haute mer / La chute Bras de fer Conquérants BRISÉ (2011) avec Caroline Dhavernas, Adrien Brody.S'coucher C.SAVOIR Santé mentale et dépendances Autisme DeGarde/ L'ONU Planète Terre Cent regards Santé mentale et dépendances Autisme DeGarde/ L'ONU Planète Terre Cent regards Sociologie ÉVASION Bouffe en cavale Super Parcs Bikinis et mer Parcs aqua.Montagnes r.360@ / Inde Le Voyageur assoiffé Sur le pouce Traque pierres TFO SallyB./ Sally B.Top!/ Top! Motel Monstre Subito texto LE RUBAN BLANC (2009) avec Christian Friedel, Ernst Jacobi, Leonie Benesh.Cinépop 16h45 OLIVER! (V.F.) (1968) 19h15 LA JUSTICE DU RING (2006) Danny Glover.MAUVAIS GARÇONS (1995) avec Will Smith, Martin Lawrence.MAUVAIS GARÇONS II (2003) Martin Lawrence.SÉcran 17h20 LA SÉRIE DIVERGENCE: ALLÉGEANCE 19h25 LE MARIAGE DE L'ANNÉE 2 (2015) DERRIÈRE LA SCÈNE (2015) Anton Yelchin.22h35 ENFANT 44 (2015) avec Gary Oldman, Tom Hardy.Planète Chron.félines Sauvé Fatale attirance Les nouveaux explorateurs Dans les coulisses de l'enquête Faites entrer l'accusé Chron.félines MATV Mtl je thème Culture zone CurieuseCité Montréalité Mise à jour Pêche urbaine TEMPO! Zoom 375e de Montréal Mise à jour Bienvenue chez CBC CBCNews Coronation St.LNH Hockey - Séries éliminatoires de la Coupe Stanley (tentative) (D) CBC News: The National CBCNews Coronation St.Rick Mercer CTV CTV News Montreal eTalk The Big Bang MasterChef Partie 1 de 2 The F Word / Episode One Criminal Minds / Keeper CTV National News Montreal 0h05 Daily S.GBL 17h30 News Global National E.T.Canada Ent.Tonight Border Security Border Security NOT WITH HIS WIFE (2015) avec Ryan Robbins, Jewel Staite.Global News 23h35 The Late Show ABC News at 6 World News Local 22 News Inside Edition The Goldbergs Speechless Modern Family Black-ish Still Star-Crossed News at 11 23h35 Jimmy Kimmel Live CBS Channel 3 News at Six Evening News Ent.Tonight NCIS: Los Angeles Criminal Minds / Keeper Crim.Minds: Borders Ch.3 News 23h35 The Late Show NBC NBC5 @ 6 NBC News Jeopardy! Wheel Fortune Little Big Shots / Little Big News Carmichael Carmichael This Is Us NBC5 @ 11 23h35 The Tonight Show PBS (33) PBS NewsHour Globe Trekker Nature / Touching the Wild Nova / Poisoned Waters Food: Delicious Science Business Charlie Rose PBS (57) News America Business PBS NewsHour Nature / Touching the Wild Nova / Poisoned Waters Food: Delicious Science World News Charlie Rose UNIS Pense vite! Cracks du lab Fous animaux Oiseaux Canada, plus grand que nature Capitaine Alatriste Captive Pense vite! À plein gaz Durham HBO 16h40 Marathon WEDDING BELLS (2016) Danica McKellar.Silicon Valley Ellie Kemper 21h45 Neil Patrick Harris: Circus Awesomeus Veep The Leftovers AddikTV Les enquêtes de Murdoch Prémonitions / La vérité L'ÉTRANGER (2014) avec Jason Patric, James Caan.Justifié / Cadavre baladeur Flash / Un retour inattendu Le trône de fer TVA Sports Destination Coupe Stanley Destination Coupe Stanley LNH Hockey - Séries éliminatoires de la Coupe Stanley (D) Dave Morissette en direct Le TVA sports Chasseurs 05/31 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit Notre choix ce soir EN DIRECT DE LA MAISON SYMPHONIQUE Ceux qui ne peuvent assister en personne au concert où l\u2019on pourra entendre pour la première fois la composition de Samy Moussa, interprétée par l\u2019OSM et mise en scène par Moment Factory, peuvent se rabattre sur cette diffusion vidéo en direct.La Symphonie montréalaise, icimusique.ca, 20 h AU-DELÀ DES PRÉJUGÉS On les considère souvent comme un danger pour le développement des petits «pitonneux» qui s\u2019y adonnent compulsivement.Ce documentaire de la BBC offre une vision complète et nuancée sur la recherche à propos des effets des jeux vidéo.La vérité sur l\u2019impact des jeux vidéo, Explora, 22 h LA TRAFIQUANTE Les amateurs de la série Narcos trouveront peut- être leur compte dans cette adaptation d\u2019une te- lenovela qui raconte le parcours d\u2019une trafiquante de drogue mexicaine aux États-Unis.Queen of the South : Naissance d\u2019une reine, Séries +, 22 h Amélie Gaudreau RUNAWAY GIRL Une chorégraphie de et par Jocelyne Montpetit.Au Festival TransAmériques.Dans une maison privée, du 2 au 4 juin.C A T H E R I N E L A L O N D E I l est des maisons d\u2019enfance dont il est ardu de claquer la por te tant leurs fondations semblent être aussi celles des cosmogonies et mythologies intimes des loupiots qui y ont poussé.Des maisons qu\u2019on re- visite en rêve, dont on reconnaîtrait l\u2019odeur entre mille, où se trouvait un garde-robe aux jouets \u2014 avions de guerre, poupées de papier, anciens baigneurs \u2014 assez grands pour que les gamins, cabane secrète, y disparaissent en leurs jeux.Des maisons d\u2019enfance comme des cof fres à souvenirs, où gisent et s\u2019effritent les peaux muées de ceux qui y ont grandi.La choré- graphe-danseuse Jocelyne Montpetit nous ouvre, r ue Aylmer, dans le ghetto McGill à Montréal, les por tes de la sienne pour Runaway Girl.Visite libre dans ce petit cottage anachronique où dif fé- rentes époques ont laissé des traces, et du papier peint à demi arraché, sur tous les murs.Dans l\u2019entrée, trois interrupteurs côte à côte, du bronze au plastique blanc, témoignent involontairement de l\u2019évolution du design.Les pièces sont presque vides, le lieu est sombre, les jalousies fermées coupent le soleil, les boiseries alourdissent l\u2019atmosphère.Ici, deux portes posées contre les murs.Plusieurs miroirs çà et là, où l\u2019on peut découvrir tout ce qui nous fait dos.Une patte de coif feuse cassée au sol de la salle de bain.Les portes des armoires, des penderies, sont battantes ou entrouvertes, laissent voir l\u2019argenterie, deux ou trois robes somptueuses.Dans la cuisine, la radio répand la voix de René Lévesque, journaliste.À l\u2019étage, comme de petites installations, la chambre de jeune fille aux pointes de ballet suspendues et cahiers de dictée au sol, vinyle chantant Leonard Cohen ; la pièce japonaise, avec son film noir et blanc, sa mini-mini paire de geta, son kimono.Après avoir discrètement fouiné, zieuté ces montages intimes, les spectateurs, certains pris sac au dos, se retrouvent devant le salon, quasi fermé, où l\u2019on a pu voir du coin de l\u2019œil la danseuse Jocelyne Montpetit recueillie dans un coin.Sa danse, sensuelle, émotive, très lente, débute alors qu\u2019elle étreint une por te, se colle la joue à une table comme si elle entendait encore toute la vie qui a pu, naguère, papillonner là, s\u2019enfonce dans la moindre encoignure.Dans sa longue robe blanche, dans son expressivité juste et amplifiée nourrie du butô, qu\u2019on n\u2019est plus habitué de voir en spectacle contemporain et surtout pas habitué de voir de si près, sans scène et sans cadre, dans cette proximité où son corps révèle chacune de ses palpitations alors que son regard ne fait que glisser sur les spectateurs \u2014 comme si les détails seuls de la maison étaient visibles, importants \u2014, la danseuse donne l\u2019impression d\u2019être un souvenir, un touchant fantôme, les relents d\u2019âme d\u2019une époque révolue.Si loin, si proche Jocelyne Montpetit casse ici des conventions théâtrales qu\u2019elle respectait dans ses œu- vres précédentes, d\u2019une manière radicale et fort réussie.Le dévoilement de son univers intime agit et met en place un espace sacré différent de celui de la scène, qu\u2019on se sent, spectateur, privilégié de fouler.Les perspectives possibles, selon le point de vue que l\u2019on adopte (parfois par le truchement d\u2019un miroir), le fait qu\u2019on se retrouve nous-mêmes à nous incruster dans un mur, un cadre de porte, un escalier, pour trouver un coin d\u2019où voir, et l\u2019impossibilité de tout capter, renforcent l\u2019évanescence de la pièce \u2014 qui est aussi celle des souvenirs, de la mémoire.Mais c\u2019est dans les jeux de distance que la proposition trouve sa particularité.Dans la friction entre cette sur-émotion et la proximité physique \u2014 que les spectateurs établissent finalement d\u2019eux-mêmes \u2014 avec la danseuse et sa maison, mais aussi avec les autres puisque la jauge étant un chouïa trop élevé, on se retrouve souvent tout naturellement à être très, très, très près d\u2019un autre spectateur afin de partager un angle de vision.En finale, en un procédé qu\u2019on ne gâchera pas en le dévoilant, Montpetit désarme les spectateurs, déjoue leurs attentes en leur imposant cet abandon soudain, fulgurant, peut-être frustrant \u2014 ce le fut pour moi \u2014 qui vient avec le deuil, thème de la pièce.Le titre est Runaway Girl.La cohérence entre la forme et le propos, remarquable.Nommons aussi la beauté d\u2019une œuvre qui ne pourra être vue que de peu de spectateurs, à peu près impossible à reprendre, assurément impossible à faire tourner et à rentabiliser.Surtout en nos temps, ces gestes sont précieux.Le Devoir DANSE Quitter la maison d\u2019enfance A L E X A N D R E C A D I E U X A pparu sur le radar à Québec en 2001, le Bureau de l\u2019APA raboute, détourne, éparpille et connecte depuis lors.Champions de la bricole, les faux bureaucrates du théâtre en sont à leur seconde présence au Festival TransAmé- riques et s\u2019installent de nouveau à l\u2019Espace libre, où ils ont déjà proposé La jeune-fille et la mor t et Les oiseaux mécaniques.Leur nouveau bordel, Entrez, nous sommes ouverts, s\u2019annonce comme un petit délire pondu par un électricien conceptuel : on y joue sur tous les sens de la mise en réseau, de l\u2019échange, de la tension.Au cœur de leur démarche, une humilité doucement revendiquée, celle de n\u2019être bons dans rien.Julie Cloutier Delorme, bidouilleuse sonore, explique : « Je n\u2019ai jamais été une personne capable d\u2019aller vraiment loin dans une affaire : en tant que DJ, je suis capable de faire un peu de scratch, un peu de rythme avec le vinyle, un peu de mixage selon la technique du beatmatching\u2026 Mais je ne maîtrise rien à fond.D\u2019où l \u2019obligation de recycler des choses que j\u2019ai vues autour de moi, de mélanger les effets et les techniques, de glaner des sons enregistrés ici et là.Je le faisais sans m\u2019en rendre compte, et c\u2019est en rencontrant le Bureau de l\u2019APA que je me suis reconnue comme praticienne d\u2019un art interdisciplinaire.» Simon Drouin, par tenaire artistique et de vie, la rejoint sur ce terrain.Après une formation en théâtre à l\u2019Université Laval, il ne se sentait ni comédien ni metteur en scène.D\u2019où le choix de la dénomination « Bureau » plutôt que « Théâtre » ou « Compagnie » au moment de baptiser l\u2019entité qu\u2019il a cofondée il y a 15 ans, avec sa collègue de classe Laurence Brunelle-Côté.« Nous n\u2019étions même pas convaincus de vouloir nous revendiquer du milieu artistique ; peut-être que c\u2019était plutôt une forme de philosophie ou de sociologie alternative qu\u2019on cherchait , d\u2019autres manières de réfléchir.Assez rapidement, ce qui s\u2019est imposé, ç\u2019a été le goût de développer les compétences nécessaires à la réalisation de chaque projet à mesure que ce dernier se développe, plutôt que de partir d\u2019un langage et de ses possibilités.» Indiscipliné Le patenteux, aussi membre de L\u2019Orchestre d\u2019hommes-orchestres, s\u2019affiche donc comme performeur et concepteur, encore là non sans une légère réticence.Au Bureau, on se dit «indiscipliné», refusant ainsi le cantonnement dans un seul champ artistique tout en mettant à distance une certaine idée de l\u2019ascèse et du dévouement à l\u2019égard de l\u2019art.«La discipline, c\u2019est s\u2019appliquer à quelque chose de manière constante afin de la maîtriser.Comment dois-je construire mes journées de façon à améliorer ma pratique, à exercer convenablement mon métier ?Ça me mélange vraiment beaucoup de penser à ça, c\u2019est très flou pour moi.Laurence et moi, on nous demande parfois d\u2019animer des ateliers.On refuse parce qu\u2019on ne saurait pas quoi faire! Notre seule méthode, c\u2019est de nous asseoir autour d\u2019une table, de lancer des propositions, d\u2019aller nous balader, de noter des choses, d\u2019accumuler\u2026» Outre le fait de reconnaître ses propres limites, n\u2019y a-t-il pas aussi une sor te de geste politique dans cette revendication « indisciplinaire », ce refus de l\u2019étiquette, ce par ti pris pour le flou qui va à l\u2019encontre de tous les impératifs de clar té, d\u2019explication, de positionnement ?« Oui, c\u2019est sûr\u2026 Mais le mot \u201cpolitique\u201d aussi, c\u2019est tellement chargé », avance prudemment Simon, qui reconnaît du même souffle que la création en collectif pose des questions capitales sur les notions de hiérarchie, de prise de décision, d\u2019autorité, d\u2019initiative\u2026 « Dans Entrez, nous sommes ouver ts, enchaîne Julie, la prise de parole est moins présente que dans d\u2019autres spectacles du Bureau.» On peut penser à La jeune-fille et la mor t, inspiré des écrits du groupuscule intellectuel de gauche Tiqqun.« Mais le politique, ça peut aussi passer par le geste commis, l\u2019image créée, le chaos qu\u2019on fait sur scène.» Durant la représentation, les six protagonistes dudit chaos sont munis de pinces et d\u2019autres instr uments, question d\u2019être parés à toute dysfonction technique.Le spectateur, lui, a-t-il besoin d\u2019outils pour se joindre à la construction du sens de l\u2019œuvre ?« On marche toujours sur une mince ligne entre le trop explicite et le trop abscons.Le désarroi du public un peu mêlé, je le partage souvent devant notre fouillis, tout en ayant la conviction que c\u2019est exactement comme ça que les choses doivent être faites », explique Simon Drouin.Julie Cloutier Delorme, quant à elle, y voit une permission accordée à tous, artistes comme visiteurs .«On cherche à créer des occasions de découvrir quelque chose, tous en même temps.» Collaborateur Le Devoir ENTREZ, NOUS SOMMES OUVERTS Création collective du Bureau de l\u2019APA, en coproduction avec Recto-Verso et le Festival TransAmériques.Présentée à l\u2019Espace libre, du 1er au 3 juin.THÉÂTRE Le Bureau de l\u2019APA: doux virtuoses de rien Entrez, nous sommes ouverts, un spectacle tout à la fois physique et électrique PEDRO RUIZ LE DEVOIR Simon Drouin et Julie Cloutier Delorme parlent de leur méthode de travail et de leur spectacle Entrez, nous sommes ouverts.ANDREA LOPEZ Une scène de Runaway Girl, de Jocelyne Montpetit Au Bureau, on refuse le cantonnement dans un seul champ artistique tout en mettant à distance une certaine idée de l\u2019ascèse et du dévouement à l\u2019égard de l\u2019art L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 3 1 M A I 2 0 1 7 CULTURE B 10 Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Claire Paquet au 514.985.3318 ou cpaquet@ledevoir.com ROSSINI BRUCKNER TE DEUM STABAT MATER & MAISON SYMPHONIQUE 8 JUIN 2017 \u2013 20 h choeurclassiquedemontreal.qc.ca Marianne Lambert \u2013 soprano Noëlla Huet \u2013 mezzo-soprano Éric Thériault \u2013 ténor Patrick Mallette \u2013 baryton Louis Lavigueur C.Q.\u2013 chef 8 JUIN 4 JUIN 4 JUIN S T É P H A N E B A I L L A R G E O N A lors, qui dit vrai ?Y aura-t- il plus ou moins de productions télévisuelles en français avec les nouvelles règles du secteur ?Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CR TC) jure que la production va augmenter avec ses récentes décisions liées au renouvellement de licence de cer tains dif fu- seurs.Son président, Jean- Pierre Blais, déplore que «plusieurs informations erronées de ces décisions [aient] circulé dans les médias récemment».Il signe une lettre ouverte publiée en page A 8 du Devoir.« Pourtant, seulement 3 des 29 services et stations dont les licences ont été renouvelées étaient visés par de telles conditions, écrit-il.Et ces trois services se sont vu imposer de nouvelles conditions qui se traduiront en plus d\u2019investissement en contenu original de langue française.» Le président Blais ajoute que le débat « s\u2019oriente sur des données qui, dans les faits, sont inexactes ».Le CR TC réagit ainsi aux attaques livrées de par tout contre la redéfinition des règles de financement d\u2019émissions originales liées au renouvellement de licence de TVA, de Bell, de V et de Corus.Des chroniqueurs, des associations d\u2019ar tistes, l\u2019opposition aux Communes et même le ministre de la Culture et des Communications du Québec craignent que ces nouvelles balises n\u2019entraînent à la baisse le nombre d\u2019émissions produites en français au pays.Le cas de Série + est cité de par t et d\u2019autre.Sitôt les nouvelles règles accordées le 15 mai, la compagnie Corus annonçait son retrait de la production de trois séries originales en français pour sa chaîne spécialisée dans le genre.Les anciennes règles forçaient la dépense de 1,5 million de dollars par année en émissions originales en français.Le président Blais réplique que les nouvelles balises forceront Série + à consacrer jusqu\u2019à 7,8 millions à l\u2019acquisition ou à la production de contenu de langue française, dont 4,5 millions pour les dramatiques, les comédies, les émissions musicales ou de variétés.Il ajoute qu\u2019il sera impossible de consacrer ces sommes au simple doublage d\u2019émissions originales en anglais.«Les groupes devront investir dans de nouvelles productions canadiennes de langue française spécifiques au Québec et aux communautés franco-canadiennes», écrit-il.Plus de quoi?Les employés du Conseil en rajoutent.«C\u2019est la première fois que nous appliquons cette approche dans le marché de langue française et c\u2019est peut-être pourquoi nos décisions ont été mal comprises», dit au Devoir Julie St-Pierre, analyste principale du CRTC, chargée du renouvellement des règles.Elle explique que les exigences portent maintenant sur les groupes et non pas seulement sur chacune de leurs chaînes.Les dépenses en contenu national de Corus sont donc considérées en bloc, pour Série + mais aussi pour sa chaîne Historia.« Ce qui permet de la flexibilité, poursuit Mme St-Pierre, par exemple pour accorder plus de moyens à une série d\u2019Historia une année et moins à Série +, puis de faire le contraire l\u2019année suivante.Mais au bout du compte, l\u2019exigence pour Co- rus est plus élevée maintenant qu\u2019avant.Nous avons retranché la condition de licence relative au contenu original de Série +, mais nous avons introduit une exigence de dépenses en contenu canadien plus é levée pour Série + et Historia combinées.» Elle précise que cette exigence concerne le contenu canadien dans le marché de langue française.La chaîne ne pourrait donc remplir cette obligation avec du doublage puisque seuls les minimes frais de doublage seraient alors pris en compte dans le calcul des dépenses.Alors , pour quoi Corus a-t-elle débranché la production de trois séries en français sitôt la nouvelle licence accordée ?« Cette question devrait être adressée à Corus», répond Guillaume Castonguay, gestionnaire des services télé francophone du CRTC.Très bien, et voici la réponse de cette compagnie : « Nous savons que Jean-Pierre Blais du CRTC a émis une note aux médias aujourd\u2019hui concernant le renouvellement des licences de radiodif fusion, écrit au Devoir Michel Majeau, chef des communications de Corus Média.Le CRTC sera en mesure de vous fournir toutes les informations et explications dont vous avez besoin concernant les nouvelles conditions de licences.» Poursuivons.M.Caston- guay précise que les conditions sont génériques dans leur application.« Nous donnons des cibles sur cinq ans, dit le gestionnaire.Les décisions des chaînes pour respecter ces cibles leur appartiennent.» Mme St-Pierre ajoute que les nouvelles balises veulent accorder plus de souplesse aux réseaux, qui pourront par exemple concentrer leurs efforts financiers autour de séries plus coûteuses et potentiellement plus exportables.«Avec la nouvelle flexibilité, les chaînes spécialisées pourront mettre plus d\u2019argent dans une série et peut-être produire une grande série qui serait plus exportable», conclut-elle.Le Devoir Le CRTC contre-attaque Le Conseil assure que ses nouvelles règles vont augmenter le contenu original en français J É R Ô M E D E L G A D O L a même année qu\u2019en Nou- velle-France se signait la Grande Paix de Montréal, à Versailles, le roi Louis XIV se faisait faire le por trait.Pas n\u2019importe lequel : un portrait, iconique, autant de lui, Roi- Soleil, que de la représentation du pouvoir.Trois siècles plus tard, Montréal peut s\u2019enorgueillir de posséder, par le biais du Musée des beaux-arts (MBAM), une version du célébrissime Portrait de Louis XIV en habit royal, peint par Hyacinthe Ri- gaud, en 1701.L\u2019iconographie du pouvoir absolu, résumée par la pose d\u2019un homme debout au visage rigide, est née là, récupérée depuis mille fois, y compris par Uderzo, qui dessine un chef gaulois avec les paroles «Le village, c\u2019est moi !».L\u2019œuvre acquise par le MBAM en mars lors de la très courue foire d\u2019art européen de Maastricht n\u2019est pas le prestigieux tableau, seulement une esquisse.Pas n\u2019importe quelle esquisse, mais le modello , terme italien pour désigner l\u2019œuvre préparatoire la plus fidèle du tableau commandé.Il existe deux Por trait de Louis XIV, l\u2019un conser vé au Louvre \u2014 intitulé aussi Louis XIV (1638-1715), roi de France \u2014, l\u2019autre à Versailles.Cinq fois plus petit, le modello, lui, avait disparu.Il est réapparu en 2016 aux encans de l\u2019hôtel Drouot de Paris.Acquis par le MBAM auprès de la galerie Éric Coatalem avec l\u2019appui de nombreux mécènes \u2014 la notice qui l\u2019identifie fait six lignes \u2014, Modello du Portrait de Louis XIV en grand costume royal a atterri au Pavillon pour la Paix.Portrait modèle «C\u2019est un des portraits les plus fameux de l\u2019histoire de l\u2019art, affirme la directrice du MBAM, Nathalie Bondil.Il est le premier jalon pour une généalogie de représentations de monarques.» À la fois image historique et objet rare, le modello permet de faire entrer Louis XIV dans l\u2019enceinte montréalaise.Un fait qui a toute son importance pour Jacques Des Rochers, conser vateur de l\u2019ar t canadien : c\u2019est sous son règne que la Nouvelle-France acquiert le statut de province royale, ce qui favorisera son peuplement.L\u2019œuvre d\u2019Hyacinthe Rigaud (1659-1743), un des grands por traitistes de l\u2019Ancien Régime, est emblématique à plusieurs égards.Pour Sylvain Cordier, conservateur des arts décoratifs anciens, c\u2019est à partir de ce por trait en pied de Louis XIV, que « la monarchie française s\u2019af firme comme une monarchie debout, non statique ».Aussi, chez Rigaud, le roi est à ce point divin que les ornements sont secondaires.« Comment exprimer que le corps du roi est sacré, au-dessus du reste de l\u2019humanité ?» demande Sylvain Cordier.La réponse, le peintre l\u2019emprunte à Antoine Van Dyck, auteur d\u2019un por trait d\u2019un roi anglais : le souverain retire un gant.«Avec sa main nue, Louis XIV utilise comme canne, de manière nonchalante, un des instruments du sacre [le sceptre, tenu à l\u2019envers].Il est le seul à pouvoir le toucher, à jongler avec lui, s\u2019il le veut», note-t-il.Outil raffiné Outil de présentation, comme la maquette en architecture ou en art public, le modello était une pratique courante aux XVIIe et XVIIIe siècles.Le MBAM possède peu d\u2019exemples en peinture, dont celui d\u2019une œuvre préparatoire à un décor architectural, exposé tout près du Rigaud.Selon Hilliard T.Goldfarb, conser vateur en maîtres anciens, la nouvelle acquisition se démarque par sa haute précision.« Quand tu le présentes à Louis XIV, [le modello] doit être plus achevé qu\u2019à l\u2019habitude.[Celui-ci] est vraiment raffiné», dit-il.L\u2019auteure du catalogue raisonné de l\u2019œuvre d\u2019Hyacinthe Rigaud, Ariane James-Sarazin, est celle qui a authentifié le tableau et l\u2019a établi comme mo- dello.Les différences avec les huiles du Louvre et de Versailles sont la preuve que Ri- gaud a apporté des modifications après présentation au roi.Dans le modello, les fleurs de lys suivent les courbes du manteau.Dans la version finale, elles sont en aplat, plus visibles.Sylvain Cordier apprécie aussi « l\u2019usage quasi cinématographique de la lumière », qui laisse dans l\u2019ombre les objets monarchiques (trône, couronne, manteau).« Rigaud a une manière de représenter la hiérarchie des choses.Le corps vient avant les instruments », commente-t-il.Depuis 300 ans, se plaît à rappeler le spécialiste de l\u2019iconographie royale, les gens de pouvoir sont représentés selon ce modèle.Napoléon, ou Pari- zeau caricaturé par un Cha- pleau, mais aussi Justin Trudeau, avance Sylvain Cordier, qui évoque une photographie du premier ministre en jog- geur.«C\u2019est une affirmation du pouvoir plus simple, mais une af firmation de la vitalité du corps du gouvernant.» Le Devoir Une icône du pouvoir entre au MBAM Une esquisse raffinée d\u2019un portrait de Louis XIV acquise un an après sa découverte MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL Hyacinthe Rigaud, Modello du Portrait de Louis XIV en grand costume royal, 1701, huile sur toile, 55 x 45cm Lire aussi \u203a La critique de Philippe Papineau du spectacle de Sigur Rós, sur les plateformes numériques du Devoir.Lire aussi \u203a La critique de Mélanie Carpentier du spectacle Monument 0 : Hanté par la guerre (1913- 2013), d\u2019Eszter Salamon, présenté au FTA, sur les plateformes numériques du Devoir.AGENCE FRANCE-PRESSE URSULA KAUFMANN Lire aussi \u203a L\u2019intégral de la lettre du président du CRTC, Jean-Pierre Blais, en page A 8.Les exigences portent maintenant sur les groupes et non pas seulement sur chacune de leurs chaînes "]
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