Le devoir, 26 mai 2017, Cahier A
[" AUJOURD\u2019HUI Culture \u203a Qui fera l\u2019événement au FTA?Krystian Lupa présente en première américaine Des arbres à abattre, une pièce saluée comme un chef-d\u2019œuvre au Festival d\u2019Avignon, en 2015.Page B 4 Avis légaux.B 8 Décès.B 6 Météo.B 4 Mots croisés.B 7 Petites annonces .B 6 Sudoku.A 4 V O L .C V I I I N o 1 1 6 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 6 M A I 2 0 1 7 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S ?w w w .l e d e v o i r .c o m « On a besoin du Devoir parce qu\u2019on a besoin de vérité » ANNE-ÉLISABETH BOSSÉ La vérité, c\u2019est que Le Devoir a besoin de vous.jesoutiens .com C A R O L I N E M O N T P E T I T D es décennies avant l\u2019avènement d\u2019Internet, elles ont grandi au centre de l\u2019attention du monde entier.À l\u2019aube de leurs 83 ans, les deux survivantes des quintuplées Dionne, Cécile et Annette, ressortent de l\u2019ombre pour demander que soit assurée la pérennité du musée qui raconte leur histoire, à North Bay, en Ontario.Réunies dans l\u2019appartement d\u2019Annette Dionne, à Saint-Bruno, près de Montréal, elles se prêtent de nouveau au jeu de sourire aux photographes et de parler aux médias.« Je voudrais que ce musée donne un coup de main aux enfants abusés.Que ça leur apprenne qu\u2019on a eu une vie dif ficile, JUMELLES DIONNE Un musée à protéger PEDRO RUIZ LE DEVOIR Annette et Cécile Dionne veulent que le musée qui leur est consacré ainsi qu\u2019à leurs trois autres jumelles soit protégé par le gouvernement canadien.CANNES VOICI LES FRÈRES SAFDIE\u2026 AVEC ROBER T PATTINSON ARTHUR MOLA/INVISION/ASSOCIATED PRESS Les frères Joshua et Ben Safdie se retrouvent en compétition à Cannes avec Good Time un peu parce que les grands studios américains préfèrent éviter les critiques pointilleuses des Frenchies.Les Safdie ne sont pas pour bouder leur plaisir, qu\u2019ils partagent ici avec le twilightien Robert Pattinson.Page B 3 M A R C O B É L A I R - C I R I N O Le mouvement indépendantiste québécois amorce une nouvelle «période de refroidissement », constate avec regret la présidente des Organisations unies pour l\u2019indépendance (OUI Québec), Claudette Carbonneau.Québec solidaire a renié la signature de ses deux représentants à la Table de concertation des OUI Québec, Andrés Fontecilla et Monique Moi- san, au bas de la « Proposition de travail sur une modalité commune d\u2019accession à l\u2019indépendance » : le point d\u2019aboutissement de mois d\u2019âpres négociations entre les quatre principaux partis politiques indépendantistes.« Manifestement, je ne serais pas ici seule si l\u2019entente tenait », a-t-elle déclaré sur un ton navré à l\u2019occasion d\u2019une conférence de presse jeudi après-midi.L\u2019ex-présidente de la CSN a ainsi dévoilé en catastrophe l\u2019« entente historique » intervenue intervenue entre le Parti québécois, Québec solidaire, Option nationale et le Bloc québécois le 10 avril dernier.Celle-ci prévoyait notamment la mise sur pied, au lendemain de l\u2019élection d\u2019une majorité de députés indépendantistes, d\u2019une Assemblée constituante chargée d\u2019élaborer un projet de Constitution d\u2019un Québec indépendant qui serait par la suite soumis par référendum à la population québécoise.«C\u2019est une entente dont on demeure particulièrement fiers.[\u2026] C\u2019est la première fois dans notre histoire que l\u2019on va remettre dans les mains OUI QUÉBEC Une entente éphémère Québec solidaire a renié sa signature et ainsi brisé le lien de confiance avec les autres partis souverainistes J E S S I C A N A D E A U L e nouveau droit de vote des commissaires- parents crée de vives tensions au sein de certaines commissions scolaires.À Saint-Hya- cinthe, les conflits s\u2019enveniment au point où les commissaires-parents se disent carrément bâillonnés et incapables de représenter correctement les parents qui les élisent.«Depuis deux ans, nous sommes victimes d\u2019intimidation et même de harcèlement.Et là, c\u2019est en crescendo [depuis l\u2019adoption de la loi 105], dénonce Marie-Josée Continelli, commissaire- parent à Saint-Hyacinthe.Avant, on n\u2019avait pas le droit de vote, mais on pouvait quand même influencer.Là, on ne peut même plus poser de questions, amener des motions ou ramener les préoccupations des comités de parents au Conseil des commissaires.» Ces derniers mois, Marie-Josée Continelli dit avoir déjà reçu deux appels du secrétariat général pour lui dire qu\u2019elle devait changer ses façons de faire, sans quoi une plainte pourrait être déposée contre elle en ver tu du code d\u2019éthique de la commission scolaire.Il y a quelques semaines, sa collègue Anick Corbeil, commissaire-parent depuis neuf ans, a elle aussi été «avertie» qu\u2019elle pourrait être visée par une plainte si elle posait des questions amenées par le comité de parents.«On m\u2019a répondu que nous ne pouvions pas rapporter les préoccupa- ÉDUCATION Difficile cohabitation entre élus à Saint-Hyacinthe Des commissaires-parents se disent victimes de harcèlement et d\u2019intimidation VOIR PAGE A 10 : MUSÉE Zeitgeist Monsieur le tailleur Page B 10 VOIR PAGE A 10 : COHABITATION «Malgré les soubresauts d\u2019aujourd\u2019hui, je suis absolument convaincue [\u2026] qu\u2019il faudra un jour ou l\u2019autre se rasseoir» VOIR PAGE A 10 : ENTENTE Lire aussi \u203a Québec solidaire s\u2019explique.Le parti justifie ses choix et dit refuser de croire en la réélection inévitable du PLQ.Page A 9 Table de développement de la production biologique Les Producteurs de pommes de terre du Québec Quebec Farmers\u2019 Association L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 6 M A I 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 S e lasserait-on de tout, même du terrorisme ?C\u2019est la question que l\u2019on est en droit de se poser alors que règne ces jours-ci à New York, Paris et Montréal une étrange impression de normalité.Par tout, l\u2019image des enfants morts de Manchester s\u2019est vite évaporée.Elle a rejoint celles de cette jeunesse dorée du Bataclan, des innocents de Nice se pressant devant un feu d\u2019artifice, celle du père Hamel égorgé pendant la messe à Saint- Étienne-du-Rouvray, ou encore des clients d\u2019un marché de Noël à Berlin.Comme si, chaque fois, la normalité revenait un peu plus vite.Comme si la répétition de l\u2019horreur finissait par lasser les médias.À Paris, l\u2019effroi s\u2019est vite dissipé au profit d\u2019un curieux débat.Le nouveau président, Emmanuel Macron, a profité de l\u2019attentat de Manchester pour lancer une « task force », comme il se plaît à la nommer.Il s\u2019agirait de mieux coordonner l\u2019action antiterroriste.Pourquoi pas.Reste que ce débat technocratique paraît un peu léger au moment où des enfants sont immolés sur l\u2019autel de l\u2019islamisme.Vingt-quatre heures avant le drame, Donald Trump prononçait un discours sur l\u2019islam devant les représentants d\u2019une cinquantaine de pays musulmans.À Riyad, ce président capable de toutes les excentricités et de toutes les vulgarités n\u2019a pas eu deux mots pour mettre l\u2019Arabie saoudite devant ses responsabilités.Elle qui propage à coups de milliards un islam barbare et rétrograde qui sert de terreau au terrorisme.L\u2019angélisme d\u2019Obama céderait-il la place au silence de Trump?Ailleurs domine ce que Jean-Luc Mélenchon appellerait des «pudeurs de gazelles ».Le leader de l\u2019extrême gauche française désignait ainsi cette attitude qui consiste à refuser de nommer ce que tout le monde voit et qui nous saute aux yeux.Devant l\u2019horreur de Manchester, on regarde ailleurs en se réfugiant derrière la sempiternelle « lutte contre LE terrorisme».Comme si LE terrorisme était une bête inodore, incolore et sans saveur.Comme s\u2019il ne s\u2019agissait pas de combattre le terrorisme islamique.Un terrorisme qui ne pourrait pas se perpétuer s\u2019il ne reposait pas sur une idéologie totalitaire et barbare ouvertement prêchée depuis des décennies un peu partout dans le monde.?Car pour que ce terrorisme puisse agir aussi impunément, il ne suf fit pas de recr uter quelques têtes brûlées.Il faut d\u2019abord une idéologie, celle de l\u2019islamisme radical formulée depuis des décennies et largement dif fusée par une armée de disciples.Il faut ensuite un terreau de fidèles capable de produire sans cesse de nouveaux combattants, de les soutenir ou simplement de les tolérer.La lutte contre Daesh ne saurait donc s\u2019exonérer du combat contre cette idéologie et ce terreau.Sans eux, pas de terrorisme.On a évidemment raison de ne pas assimiler aux islamistes ces millions de musulmans qui pratiquent leur religion pacifiquement (ou qui ne la pratiquent pas).Mais la peur de l\u2019« amalgame » ne peut justifier le silence ni le refus de remettre en question l\u2019islam.Comment combattre en effet un ennemi qu\u2019on ne nomme pas?Il y a trois ans à peine, à Birmingham, des islamistes n\u2019avaient-ils pas infiltré la direction de six écoles publiques?Ils y imposaient la ségrégation entre filles et garçons, réprimaient les flir ts entre adolescents et organisaient des voyages à La Mecque à même les fonds publics.Or, Birmingham n\u2019est qu\u2019à 150 kilomètres de Manchester.S\u2019il fallait tirer une leçon de ce dernier attentat, c\u2019est qu\u2019il montre bien que le terrorisme islamique n\u2019est en aucun cas le résultat de la misère des banlieues, de l\u2019islamophobie, et encore moins de la laïcité, comme tant de bonnes âmes font mine de le croire.Au contraire, malgré de rares excès, nos sociétés ne peuvent que se féliciter d\u2019avoir su résister à toute forme de vengeance et de persécution à l\u2019égard des musulmans.Cette fois, la terreur frappe d\u2019ailleurs dans un pays qui pratique depuis toujours le communautarisme et où l\u2019on tolère même l\u2019existence de tribunaux islamiques, comme ceux que l\u2019on voulait créer en Ontario.Preuve que les barbares ne font pas ces distinctions.Ceux qui s\u2019imaginent que cette violence est le fruit des inévitables discriminations qui sévissent même dans les sociétés les plus démocratiques feraient bien de méditer ces phrases : « C\u2019est le grand phénomène de notre époque que la violence de la poussée islamique.Sous-estimée par la plupart de nos contemporains, cette montée de l\u2019islam est analogiquement comparable aux débuts du communisme du temps de Lé- nine.Les conséquences de ce phénomène sont encore imprévisibles.À l\u2019origine de la révolution marxiste, on croyait pouvoir endiguer le courant par des solutions partielles.Ni le christianisme ni les organisations patronales ou ouvrières n\u2019ont trouvé la réponse.De même aujourd\u2019hui, le monde occidental ne semble guère préparé à affronter le problème de l\u2019islam.» André Malraux écrivait ces mots\u2026 en 1956 ! L\u2019auteur de La condition humaine pressentait déjà qu\u2019un mouvement d\u2019une violence et d\u2019une profondeur historique inouïes se préparait.Et qu\u2019il allait bien au-delà des soubresauts de l\u2019actualité immédiate.Nos « pudeurs de gazelles » CHRISTIAN RIOUX à Paris JUSTIN TANG LA PRESSE CANADIENNE Nigel Wright, photographié en août 2015 alors qu\u2019il témoignait au procès de Mike Duffy, vient d\u2019essuyer un blâme de la commissaire à l\u2019éthique.M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa N igel Wright reçoit le seul et unique blâme qui aura été por té dans l\u2019af faire Mike Duffy.L\u2019ancien chef de cabinet de Stephen Harper a été accusé d\u2019avoir enfreint la Loi sur les conflits d\u2019intérêts en manœuvrant pour éviter que le sénateur rembourse sa dette de 90 000 $ de sa poche.La commissaire aux conflits d\u2019intérêts et à l\u2019éthique, Mary Dawson, fait deux reproches à Nigel Wright : d\u2019avoir tenté de convaincre le Parti conservateur de payer la dette de Mike Duf fy et d\u2019avoir ensuite choisi de payer lui- même le sénateur afin qu\u2019il rembourse les frais de logement que le Sénat lui reprochait d\u2019avoir réclamés injustement.«M.Wright aurait raisonnablement dû savoir qu\u2019il favoriserait de façon irrégulière les intérêts personnels du sénateur Duf fy.» Dans son rapport publié jeudi, la commissaire note aussi que Nigel Wright devait bien savoir qu\u2019il se plaçait tout autant en situation irrégulière en essayant «d\u2019influencer» le Fonds conservateur pour qu\u2019il paie la somme que le Sénat réclamait à Mike Duffy.Car Nigel Wright était au cœur de toutes les négociations devant permettre au sénateur Duffy de rembourser le Sénat, en échange de quoi le bureau du premier ministre le protégerait dans l\u2019éventualité où il était menacé de perdre son siège à la Chambre haute.Au fil de l\u2019enquête de la commissaire, Nigel Wright a fait valoir qu\u2019il n\u2019avait pas agi par intérêt personnel ou pour protéger ceux du sénateur, mais dans l\u2019intérêt du gouvernement.« Mon intention était de m\u2019assurer que les dépenses du sénateur Duf fy étaient remboursées aux contribuables.J\u2019ai toujours cru, et je crois encore, que mes ef forts pour assurer le remboursement de ces sommes étaient dans l\u2019intérêt public », a-t-il réitéré jeudi dans une déclaration de ses avocats.M.Wright a en outre argué qu\u2019il avait transféré la somme à titre personnel, et non pas dans le cadre de ses fonctions of ficielles \u2014 qui le soumettent à la Loi sur les conflits d\u2019intérêts \u2014, puisque le paiement de la dette du sénateur ne faisait pas partie de sa description de tâches comme chef de cabinet.Quant à ses pourparlers avec le Fonds conservateur, afin que celui- ci rembourse la dette qui devait au départ se chif frer à 32 000 $, M.Wright a plaidé que c\u2019était « dans le cadre de son rôle partisan » et non pas politique.« Si M.Wright n\u2019avait pas été chef de cabinet du premier ministre [\u2026] M.Wright n\u2019aurait peut-être aucunement été impliqué dans cette affaire », souligne le rapport de la commissaire, notant que c\u2019est justement parce qu\u2019il était proche conseiller de Stephen Harper que M.Wright a été mis au courant du scandale et qu\u2019il a participé à l\u2019élaboration du scénario de remboursement.«Le fait que M.Wright ait versé de l\u2019argent au sénateur Duffy [\u2026] était suffisamment grave pour que le dépôt d\u2019accusations de rémunération interdite en vertu [\u2026] de la Loi sur le Parlement du Canada soit envisagé à l\u2019encontre de M.Wright.Même si aucune démarche n\u2019a été poursuivie concernant la question de l\u2019illégalité du geste commis par M.Wright, je qualifierais certainement ce geste d\u2019irrégulier», tranche la commissaire, dont les blâmes n\u2019entraînent pas de sanction.« La seule sanction est la publicité qu\u2019entraîne la publication d\u2019un rapport», a noté son bureau.Nigel Wright n\u2019a pas fait l\u2019objet d\u2019accusations de la GRC, mais il a témoigné au procès du sénateur Duffy, qui a de son côté été accusé de fraude, d\u2019abus de confiance et de corruption.M.Duffy a été acquitté en avril 2016.Les autres sénateurs et employés du bureau du premier ministre Harper mêlés aux tractations pour convaincre Mike Duffy d\u2019accepter de rembourser n\u2019ont pas fait l\u2019objet de blâmes non plus.L\u2019enquête de la commissaire avait débuté en mai 2013, mais avait été inter rompue dès juin 2013, lorsque la GRC a entamé sa propre enquête sur l\u2019affaire Wright-Duffy, pour reprendre en juin 2016.Le Devoir AFFAIRE MIKE DUFFY Le seul blâme est adressé à Nigel Wright L\u2019ex-chef de cabinet de Stephen Harper avait remboursé la dette du sénateur A M É L I E D A O U S T - B O I S V E R T C\u2019 est par la bouche de leurs avocats que les médecins spécialistes comptent se défendre contre les réformes du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette.Avec déjà trois mises en demeure envoyées par leur avocat, l\u2019ancien premier ministre Lucien Bouchard, les médecins spécialistes promettent d\u2019en « envoyer 10 000», une par médecin, si nécessaire, pour se défendre.«Si c\u2019est ce qu\u2019il faut, nous allons le faire», a lancé la présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), Diane Francœur, en conférence de presse jeudi après-midi.La FMSQ exige dans un premier temps le retrait du projet de loi 130, qui, entre autres, impose des obligations aux médecins spécialistes en établissement.En vertu de ce projet de loi, qui pourrait être adopté avant les vacances, les médecins qui refuseraient de se conformer aux exigences de leur établissement par rapport à leur pratique et aux soins pourraient perdre leur poste.La teneur des obligations en question n\u2019est pas précisée dans le projet de loi.Selon Lucien Bouchard, le ministre prend des «décisions illégales » qui «outrepassent » ses pouvoirs sur la pratique médicale, dont la qualité est plutôt encadrée par le Collège des médecins du Québec (CMQ).Déjà, sur le terrain, la FMSQ observe que les dispositions du projet de loi 130 sont appliquées par les directions des établissements.«Ces directives s\u2019attaquent à notre autonomie et génèrent des conséquences pour les patients », selon la Dre Francœur.Par exemple, elle affirme que des médecins ont été encouragés à hospitaliser des patients en dehors de leur spécialité.Par exemple, un patient souffrant de troubles gastro-intestinaux aurait pu être admis par un neurologue.Elle n\u2019a pas voulu donner de détails sur ce cas précis.Deux des mises en demeure envoyées aux p.-d.g.des établissements et au sous-ministre Michel A.Bureau concernent l\u2019ensemble du réseau alors qu\u2019une troisième concerne un médecin en particulier, dont les patients auraient été redirigés vers des collègues contre son gré et malgré l\u2019absence de faute professionnelle.Une réforme «désastreuse», selon Lucien Bouchard Lucien Bouchard n\u2019a pas mâché ses mots envers le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, estimant que les patients paient le prix du « dysfonctionnement du système ».« Il faut signaler le danger que fait peser l\u2019activisme légal et administratif du ministre sur les services », a-t-il affirmé, ajoutant que le réseau était transformé en « immense machine bureaucratique ».Il accuse Gaétan Barrette, par ses «méthodes brutales » et centralisatrices, de s\u2019assurer une mainmise totale qui met à mal les soins.Il s\u2019insurge entre autres que, non content de nommer les p.-d.g.des établissements et plusieurs des membres de conseils d\u2019administration, le projet de loi 130 prévoit d\u2019accorder au ministre le pouvoir de nommer également les p.-d.g.adjoints des établissements.C\u2019est à l\u2019ensemble de l\u2019œuvre du ministre Barrette que M.Bouchard s\u2019en prend.«Le produit final [de la réforme] commence à être désastreux.On a touché à un édifice complexe de façon erratique, au gré des humeurs.Ce n\u2019est pas une réforme, c\u2019est la préparation du désastre.» Il a appelé l\u2019Assemblée nationale à « jouer son rôle » contre ce qui est devenu « une machine tentaculaire et dictatoriale».«Nous aimerions savoir pourquoi Lucien Bou- chard en veut tant au réseau de la santé », a répliqué le ministre Gaétan Barrette dans un courriel au Devoir.Il y reproche à l\u2019avocat et ex-politicien d\u2019avoir « provoqué la plus grande crise d\u2019accès aux soins de santé en mettant des milliers de médecins et d\u2019infirmières à la retraite » dans les années 1990.«Aujourd\u2019hui, il se met au service du statu quo et du corporatisme syndical, lui reproche M.Barrette.De notre côté, nous choisissons les patients.» Le Devoir SANTÉ Barrette prépare le « désastre », dit Lucien Bouchard Les médecins spécialistes poursuivent leur campagne contre le projet de loi 130 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Sous la tutelle de Gaétan Barrette, le système de santé est en train de devenir une « immense machine bureaucratique», accuse Lucien Bouchard, mandaté par les médecins spécialistes. L e prochain sommet des pays du G7 se tiendra au Québec, en 2018.La rencontre des grandes puissances économiques de la planète se tiendra plus précisément dans la région de Charlevoix.Le cabinet de la ministre des Relations inter nationales Christine St-Pierre a confirmé jeudi au Devoir que la rencontre aura bel et bien lieu dans Charlevoix, sur la rive nord du Saint-Laurent.Le bureau de la ministre a toutefois refusé de dévoiler le lieu de la rencontre.La région abrite deux grands hôtels : le Manoir Richelieu et le Germain Charlevoix.Et selon des informations rapportées par ICI Radio-Canada et TVA, mais non confirmées de source of ficielle, la rencontre devrait se tenir au réputé Manoir Richelieu, situé à La Malbaie.Annonce à venir L\u2019annonce officielle de la tenue du prochain sommet du G7 au Québec devrait être faite dans le cadre de la réunion de cette année, qui se tient vendredi et samedi en Sicile, en Italie.Le premier ministre Justin Trudeau y sera évidemment présent.En réponse aux questions du Devoir, son bureau a toutefois refusé jeudi de confirmer la tenue du G7 au Québec l\u2019an prochain.Selon les informations rapportées par TVA Nouvelles, le bureau du premier ministre Justin Trudeau hésitait entre la région de Charlevoix et celle de Kelowna en Alberta, avant de trancher en faveur du Québec.Le G7 au Canada La dernière fois que cette rencontre des grandes puissances industrialisées s\u2019est tenue au Québec, c\u2019était à Mon- tebello, en 1981.Depuis le début des années 2000, le sommet des leaders du Canada, des États-Unis, de la France, de la Grande-Bretagne, de l\u2019Allemagne, de l\u2019Italie et du Japon s\u2019est toutefois tenu à deux reprises en sol canadien.La dernière fois, c\u2019était en juin 2010, à Huntsville en Ontario.Les dirigeants des pays du G7 s\u2019étaient aussi réunis à Ka- nanaskis en Alberta, en 2002.Celui de 2018 sera le sixième à être organisé au pays.Une telle rencontre représente évidemment tout un défi en matière de sécurité.Et dans le passé, les sommets des pays les plus industrialisés de la planète ont aussi été le théâtre de manifestations qui ont parfois tourné à l\u2019af frontement avec les forces de l\u2019ordre.La tenue du sommet du G7 au Québec signifie que le président américain, Donald Trump, sera de passage dans la province en juin 2018.Le Devoir L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 6 M A I 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 4 abonnements et achats à la boutique action-nationale.qc.ca au téléphone 514 845-8533 (sans frais : 1 866 845-8533) par la poste 82, rue Sherbooke Ouest, Montréal (Québec) H2X 1X3 ce numéro 12$ taxes et expédition comprises 100 1917-2017 L\u2019Action Mai 2017 vol.CVII, no 5 Mode de scrutin Le modèle nordique La nécrose et les pilleurs d\u2019héritage France : une élection de réalignement ?Libre-échange : retour sur une grande confusion langagière Jean-Marc Léger : fin diplomate et indépendantiste radical L\u2019héritage musical du Québec dans L\u2019Action nationale depuis 1966 Un grand compositeur québécois vient de nous quitter Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 45765850-09 Ce Résultats des tirages du : En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.compl.compl.l o t o q u e b e c .c o m / l o t e r i e s l o t o q u e b e c .c o m / l o t e r i e s Prochain gros lot (approx.) : (approx.) Ce soir, 50 MILLIONS $ + 2 LOTS DE 1 MILLION $ + 2017-05-24 5 000 000 $ 03 05 09 22 37 46 10 01 10 21 24 44 46 20 7700711 1 LOT GARANTI DE 1 000 000 $ A L E X A N D R E S H I E L D S L e gouvernement Trudeau a annoncé jeudi les détails de son plan de réduction des émissions de méthane de l\u2019industrie pétrolière et gazière.Ottawa, qui accumule les retards en matière de lutte contre les changements climatiques, confirme ainsi que le fédéral reporte à 2023 la mise en œuvre de certaines mesures majeures pour réduire ce puissant gaz à effet de serre.Selon ce qu\u2019a fait valoir la ministre de l\u2019Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, le gouvernement fédéral a bon espoir de parvenir à réduire les émissions de méthane de 40% à 45% d\u2019ici 2025.Une telle mesure doit permettre de diminuer les émissions annuelles de gaz à effet de serre (GES) du Canada de 20 millions de tonnes, soit l\u2019équivalent d\u2019environ quatre millions de véhicules.Pour atteindre cet objectif, Ottawa a prévu d\u2019imposer différentes mesures à l\u2019industrie pétrolière et gazière, qui compte pour 44% des émissions canadiennes de méthane, soit 48 millions de tonnes par année.Au total, le méthane compte pour 15 % des émissions de GES au pays.Restrictions en 2023 Dans le but de répondre à des demandes de l\u2019industrie, les libéraux ont toutefois choisi de reporter à 2023 la mise en place de cer taines mesures majeures.C\u2019est le cas pour les dispositions qui prévoient d\u2019imposer une limite sur l\u2019«évacuation» du méthane.Le document technique présenté jeudi précise aussi que les entreprises pourront alors continuer d\u2019évacuer du méthane, en fixant une limite annuelle.Ce méthane pourra aussi être brûlé, une technique qui émet des GES.Une autre mesure de réduction comptant pour 20 % des émissions de méthane du secteur pétrolier et gazier est remise à plus tard.Cela signifie que 43% des émissions du secteur seront réglementées seulement à par tir de 2023, soit possiblement dans deux élections fédérales.D\u2019autres mesures, qui visent 44 % des émissions du secteur, seront toutefois en vigueur dès 2020.C\u2019est le cas de la première cause d\u2019émissions de méthane (34 % du total), soit les émissions dites fugitives.Ottawa veut mieux «détecter et réparer» ces fuites.Des inspections annuelles seront prévues, mais aussi des délais pour effectuer les réparations nécessaires.Deux autres mesures sont prévues pour 2020, dont une qui vise l\u2019évacuation de méthane lors des opérations de fractura- tion de puits de pétrole ou de gaz de schiste.L\u2019Alberta et la Colombie-Britannique sont exemptées de ces nouvelles mesures fédérales.Bons emplois «En repérant mieux les fuites et en les colmatant, les entreprises seront en mesure de récupérer ce gaz naturel et de le vendre.Elles participeront ainsi à la lutte contre les changements climatiques, a fait valoir, par voie de communiqué, la ministre McKenna.Ces mesures aideront au développement d\u2019une technologie encore plus moderne et à la création de bons emplois dans le secteur pétrolier et gazier.» S\u2019ils ont salué l\u2019intention du fédéral de réduire les émissions de méthane, les groupes environnementaux ont néanmoins critiqué le repor t à 2023 de cer taines mesures importantes du plan.Annonce en 2016 Selon Environmental Defence, ces délais supplémentaires vont provoquer l\u2019émission de 55 millions de tonnes de GES.L\u2019organisme estime aussi que le gouvernement devrait mener davantage d\u2019inspections pour détecter les fuites.Selon ce qui a été annoncé jeudi, trois inspections seront menées annuellement.Le plan de réduction des émissions de méthane avait d\u2019abord fait l\u2019objet d\u2019une annonce conjointe avec l\u2019ancien président américain Barack Obama, en mars 2016.Il était alors prévu que l\u2019ensemble des mesures de réduction serait en place dès 2020.Depuis l\u2019arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, le gouvernement américain tente d\u2019annuler le plan de réduction des émissions.Il a toutefois fait face à un blocage du Sénat récemment.Le Devoir ENVIRONNEMENT Émissions de méthane : Ottawa fixe une cible ambitieuse La mise en place du plan complet est cependant reportée à 2023 Le prochain sommet du G7 aura lieu dans Charlevoix J E A N N E C O R R I V E A U L\u2019 ex-patron de la division des af faires internes du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), l\u2019inspec- teur-chef à la retraite Dominic Werotte, avait des réserves à l\u2019égard de l\u2019enquêteur Normand Borduas, qui a conduit plusieurs enquêtes sur des fuites dans les médias.Il avait tendance à travailler en solitaire, et M.Werotte avait même envisagé de le muter dans une autre division.« M.Borduas, c\u2019était un enquêteur compétent, professionnel et rigoureux, mais à un moment donné, quand c\u2019est un travail d\u2019équipe, il y a des enquêteurs qui travaillent de façon individuelle et qui n\u2019écoutent peut-être pas toujours les recommandations.Ça, pour moi, c\u2019est un problème.On doit travailler en équipe », a déclaré Dominic Werotte lors de son témoignage devant la commission Chamberland jeudi.Le témoin a expliqué que, dans un mandat présenté à un juge de paix en prévision d\u2019une perquisition chez le policier Roger Larivière, l\u2019enquêteur Borduas avait omis d\u2019indiquer que certains documents à saisir contenaient des informations d\u2019avocats.Il a relaté avoir interrogé Normand Borduas à ce sujet.« M.Borduas m\u2019a donné des explications, mais je trouvais que ça manquait de transparence », a-t-il indiqué.Cette situation a donné lieu à des frictions entre le procureur au dossier du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) et M.Borduas.« Ma position à ce moment-là, c\u2019était que M.Borduas finirait le dossier et quitterait la division des af faires internes.C\u2019est ce que je souhaitais comme chef de division», a dit M.Werotte.L\u2019inspecteur-chef Costa La- bos, patron immédiat de Normand Borduas, l\u2019a finalement convaincu de garder l\u2019enquêteur en poste en promettant de lui offrir de l\u2019encadrement.« Je me suis rallié à sa position.[\u2026] Il faut comprendre que la division des af faires internes n\u2019était pas la division la plus populaire au SPVM.Les enquêteurs qui veulent travailler aux af faires internes, ça ne court pas les rues.» M.Werotte a finalement pris sa retraite.L\u2019affaire Coderre-Lagacé Dominic Werotte a confirmé avoir été avisé du dossier du constat d\u2019infraction de Denis Coderre par le directeur du SPVM de l\u2019époque, Marc Parent.Il a cependant af firmé n\u2019avoir jamais subi de pression de la part du directeur dans le but de prioriser cette enquête.«Pour moi et la division, c\u2019était un dossier parmi les autres », a- t-il dit.Cette enquête a conduit au dépôt d\u2019une demande d\u2019autorisation judiciaire afin d\u2019obtenir le registre téléphonique du journaliste de La Presse Patrick La- gacé.Selon le témoin, aucune mesure particulière n\u2019était nécessaire, même s\u2019il s\u2019agissait d\u2019un journaliste.«Le fait que M.Lagacé était un journaliste ne lui conférait pas un statut par ticulier », a fait valoir Dominic Werotte.Questionné à savoir si, avec le recul, il maintenait sa position, le policier à la retraite a répondu par l\u2019affirmative.En revanche, Dominic We- rotte ne se souvenait pas que l\u2019Escouade de protection de l\u2019intégrité municipale (EPIM) a pu ouvrir une enquête sur le comportement de Denis Co- derre dans ce dossier.Lors de son témoignage la semaine dernière, l\u2019enquêteur Normand Borduas avait déclaré avoir été informé de l\u2019enquête de l\u2019EPIM par M.We- rotte.Rappelons que la policière qui avait remis un constat d\u2019infraction à Denis Coderre en 2012 avait relaté s\u2019être fait dire par celui-ci qu\u2019il était son « futur boss ».Le témoignage de l\u2019inspec- teur-chef Patrice Carrier, impliqué dans l\u2019enquête sur le policier à la retraite Denis Main- ville, a débuté en fin de journée et se poursuivra vendredi.Le Devoir COMMISSION CHAMBERLAND L\u2019ex-patron de Normand Borduas voulait le voir quitter sa division COMMISSION CHAMBERLAND L\u2019ex-patron de la division des af faires internes de la SPVM Dominic Werotte a exprimé des réserves à ses supérieurs sur l\u2019attitude de Normand Borduas au sein de son unité.L\u2019inspecteur-chef Costa Labos l\u2019a finalement convaincu de garder l\u2019enquêteur en poste en promettant de lui offrir de l\u2019encadrement Selon Environmental Defence, ces délais supplémentaires vont provoquer l\u2019émission de 55 millions de tonnes de GES L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 6 M A I 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 5 OSSIER SOUDAN DU SUD : AU CŒUR DE LA FAMINE LIRE À U A RENOTO H P DEMAIN E PP PHILI D : E G A T R O REP e ants.R t epor or e famine fr v a gr umanit se h i r ur la c d inédit s gar e de popula encontr st allé à la r er e udan du S pe le So ap e.\u2019heur e de l air e, pr tions en fuit s pièce e ut o usée de t a ud, c s par de e err s de leurs t ée v i e \u2019homme.Notr s par l s con?its LE ET UR O P TE NTEX CO TE TEX LE M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa G rande première en Co- lombie-Britannique : le Par ti ver t ne détient rien de moins que la balance du pouvoir.Les résultats de l\u2019élection provinciale ont été confirmés cette semaine, n\u2019octroyant qu\u2019un gouvernement minoritaire au Parti libéral de Christy Clark et confiant au Parti vert un rôle qu\u2019il n\u2019a jamais occupé auparavant au pays.La province de l\u2019Ouest était dans l\u2019incertitude depuis deux semaines, le temps que son agence électorale recompte les résultats archi-serrés d\u2019une circonscription et qu\u2019elle épluche les milliers de bulletins d\u2019électeurs qui avaient voté par la poste ou dans une circonscription autre que la leur.Finalement, le verdict a été le même que celui, préliminaire, du soir de l\u2019élection du 9 mai : les libéraux de la première ministre sortante, Christy Clark, ont conservé 43 sièges, tandis que le NPD en a gagné 41 et le Parti vert, 3.Il faut 44 élus pour détenir une majorité à l\u2019Assemblée législative de la province, qui en compte 87.« C\u2019est une responsabilité énorme », consentait le chef du Parti vert, Andrew Weaver, sur les ondes d\u2019une radio locale, CKNW.Car avec ses trois élus, M.Weaver peut maintenir en poste les libéraux de Christy Clark ou les renverser en s\u2019alliant au NPD.Les discussions sont en cours avec les deux partis.« On reconnaît qu\u2019il est im- por tant au cours de la prochaine semaine [\u2026] d\u2019of frir un degré de certitude à la Co- lombie-Britannique et c\u2019est notre objectif », a fait valoir le chef des ver ts, qui espère s\u2019entendre avec l\u2019un ou l\u2019autre de ses rivaux d\u2019ici mercredi prochain.Coalition ou entente à la pièce Le parti se dit prêt à toute éventualité : une coalition formelle avec le NPD ou le Parti libéral, ou une entente à la pièce avec l\u2019un d\u2019eux en vertu de laquelle le Parti vert garantirait son appui aux votes de confiance, mais pas pour autant lors de votes sur d\u2019autres mesures ou projets de loi.C\u2019est cette seconde façon de faire qui avait permis aux conser vateurs de Stephen Harper de rester au pouvoir comme gouvernement minoritaire de 2006 à 2011.Affinités démocrates Les verts ont trois demandes, non négociables : une réforme du système électoral pour adopter la propor tionnelle ; l\u2019interdiction de dons d\u2019entreprises ou de syndicats aux partis politiques et l\u2019imposition de plafonds aux dons de particuliers ; et être un parti reconnu au Parlement, bien qu\u2019ils aient trois élus plutôt que les quatre requis.Le NPD partage les deux premières demandes, de même que plusieurs positions environnementales en s\u2019opposant notamment au projet d\u2019oléoduc Trans Mountain de Kinder Morgan.Mais M.Weaver a fait valoir, sur les ondes de CKNW, que son parti partageait en revanche avec les libéraux «une plateforme économique ancrée dans une nouvelle économie».Et étant donné qu\u2019elle a hérité du premier gouvernement minoritaire en 60 ans dans la province, Mme Clark pourrait se montrer très ouverte à négocier, estime- t-on au Parti vert.La première ministre a bien l\u2019intention de tenter de gouverner, puisque son parti a fait élire le plus grand nombre de députés et qu\u2019il a donc, selon elle, «la responsabilité d\u2019aller de l\u2019avant et de former le gouvernement».Le chef du NPD, John Hor- gan, martèle cependant depuis l\u2019élection que le Parti libéral n\u2019a ni une majorité à l\u2019Assemblée législative ni une majorité du vote populaire.« Je suis en discussions avec le chef du Par ti ver t et son équipe et j\u2019ai bon espoir que nous parviendrons à concevoir une plateforme qui aura la majorité des appuis à l\u2019Assemblée », a-t-il prévenu.Même si elle obtient au départ l\u2019appui des verts, Christy Clark demeurera en situation délicate.La chef du Parti libéral pourrait rapidement perdre le pouvoir, comme ce fut le cas pour le progressiste-conservateur Mike Miller, qui avait été renversé en Ontario six semaines après l\u2019élection de 1985 par le Parti libéral de David Peterson et le NPD de Bob Rae.Le Devoir Le Parti vert obtient la balance du pouvoir en Colombie-Britannique M A R I E - M I C H È L E S I O U I Correspondante parlementaire à Québec L e budget de « l\u2019espoir retrouvé» qu\u2019a déposé en mars le ministre des Finances, Carlos Leitão, a aussi été celui des canapés retrouvés : son cabinet a organisé un cocktail budgétaire qui a coûté deux fois plus cher que celui de l\u2019année précédente.La facture payée par le ministère des Finances, qui s\u2019établit à 8852 $, n\u2019équivaut tout de même pas à celles qu\u2019ont payées les péquistes de Pauline Marois, dont les cocktails budgétaires ont été les plus onéreux depuis 2009.Depuis huit ans, neuf budgets ont été déposés au Québec.Comme le veut la tradition, chacun de ces exercices a été suivi d\u2019un cocktail, sur invitation du ministre des Finances, au restaurant Le Parlementaire de l\u2019Assemblée nationale.L\u2019événement est payé par le ministère des Finances et organisé par le Service du protocole du ministère des Relations internationales.Depuis leur arrivée au pouvoir, en 2014, les libéraux avaient rompu avec la tradition d\u2019offrir des canapés pour accompagner les boissons servies au cocktail.Ils ont repris cette habitude en mars, après avoir déposé un budget porté sur le réinvestissement et marquant la fin des mesures d\u2019austérité.De 4044 $ au budget de mars 2016, la facture du cocktail post-budget est passée à 8852$.Il y avait 447 convives, a fait valoir le cabinet du ministre Leitão : le prix par personne était donc de 19,80$.Reste que le dernier cocktail post-budget libéral dans lequel des canapés avaient été servis était celui organisé par Raymond Bachand, en mars 2012.Après le dépôt d\u2019un budget qu\u2019il avait qualifié de « responsable », l\u2019ex-mi- nistre des Finances avait organisé une réception qui avait coûté 6496 $ à son cabinet.Ce prix avait été resser ré dès l \u2019ar rivée de Carlos Leitão, deux ans plus tard.«Lors de notre arrivée, l\u2019état catastrophique des finances publiques nous a conduits à faire des gestes et, dans ce contexte, une réduction importante des coûts du cocktail semblait appropriée», a expliqué l\u2019attachée de presse du ministre des Finances, Audrey Cloutier.«Maintenant que les finances publiques sont plus solides et que l\u2019économie du Québec va mieux, nous sommes revenus, cette année, à une formule plus habituelle, qui reste néanmoins bien plus modeste que celles nos prédécesseurs, qui s\u2019offraient des cocktails à 12 000$, alors que l\u2019état des finances publiques aurait dû appeler à davantage de réserve», a-t-elle ajouté.L\u2019ère Marceau Depuis 2009, les factures les plus élevées sont bel et bien celles qui ont été réglées par le cabinet de Nicolas Marceau, lors du cour t passage du Par ti québécois (PQ) au pouvoir.L\u2019ex-ministre des Finances a organisé des cocktails post- budget qui ont coûté 10 681 $, en novembre 2012, et 12 429 $, en février 2014.Les budgets Marceau étaient pour tant marqués par la rigueur, voire l\u2019austérité.Pour leur défense, les péquistes ont af firmé avoir dépensé beaucoup moins que les libéraux dans la publicité à propos du budget.« [En] 2013-2014, nous sommes particulièrement fiers d\u2019avoir dépensé 200 000$ de moins (374 000 $) que le gouvernement libéral l\u2019année précédente (576 000 $).Cette somme est de 33 à 40 fois supérieure à celle que les libéraux ont \u201céconomisée\u201d pour leurs cocktails », ont-ils fait valoir.Avec Dave Noël Le Devoir Fin de l\u2019austérité et retour des canapés La facture du traditionnel cocktail post-budget a bondi cette année de 118 % CHAD HIPOLITO LA PRESSE CANADIENNE Andrew Weaver, chef du Parti vert, a posé ses conditions non négociables dans sa négociation avec les autres partis.J E A N - F R A N Ç O I S N A D E A U L a crue exceptionnelle des eaux ce printemps a forcé Hydro-Québec à laisser se déverser des surplus rarement vus au réservoir Dozois, au sud de Val-d\u2019Or.Résultat : la communauté algonquine de Kitcisa- kik, près du Grand lac Victoria, un élargissement de la rivière des Outaouais, n\u2019a plus accès à son village d\u2019été, là où les aînés ont l\u2019habitude de migrer en cette saison.La route est en ef fet complètement coupée par des eaux animées.«Même en camion ça ne passe plus, dit l\u2019ancien chef Jimmy Papatie.La route est coupée.» Kitcisakik compte environ 350 habitants.Du côté d\u2019Hydro-Québec, on explique qu\u2019il n\u2019est pas possible d\u2019absorber indéfiniment le trop-plein des eaux.«Le niveau du réservoir avait atteint le seuil maximum.» Le réservoir était fermé depuis le 20 mars.À par tir du 12 mai, on a dû l\u2019ouvrir partiellement, à l\u2019évacuateur Bourque.Il a été ouvert encore plus le 22 mai, en raison du caractère exceptionnel de la crue.« Le réservoir était plein à 99%.On n\u2019avait pas le choix.» Ce n\u2019est pas le seul chemin forestier qui soit désormais inondé, explique la société d\u2019État.Hydro-Québec rappelle que la crue des eaux ce printemps a été tout à fait inhabituelle.Selon Jimmy Papatie, une chose semblable ne s\u2019était pas vue depuis le début des années 1970.« Cela devrait commencer à redescendre dès la semaine prochaine », indique Mathieu Rouy, porte-parole de la société d\u2019État.La route ne risque pas d\u2019être coupée plus longtemps et le village historique devrait alors être de nouveau accessible, dit Hydro-Québec.Dans une brève histoire de la communauté algon- quine, l\u2019historien- géographe Gilles Boileau rappelait que la communauté s\u2019était opposée en 1979 à la construction de barrages de retenue sur la rivière des Ou- taouais, l\u2019affluent du Grand lac Victoria.Cela conduisait à hausser le niveau de certains plans d\u2019eau.Ces projets risquaient d\u2019affecter dangereusement leur mode de vie, disaient-ils.Des Algonquins déplorent que leur situation n\u2019ait pas attiré l\u2019attention.Si ce n\u2019était pas un village autochtone qui était touché, tous les médias seraient déjà là depuis longtemps, laisse entendre Jimmy Papatie.Le Devoir L\u2019ouverture d\u2019un barrage d\u2019Hydro-Québec inonde la route de Kitcisakik La communauté algonquine de 350 habitants est isolée par les eaux Chasseur F-35 : Ottawa verse encore 30 millions Le gouvernement canadien a discrètement versé une nouvelle contribution annuelle de 30 millions pour le développement du chasseur furtif américain F-35, afin de demeurer dans le coup.Le ministère de la Défense nationale indique que le paiement, versé au Pentagone à la fin d\u2019avril, porte à 373 millions $US l\u2019investissement total du Canada depuis 1997 dans le programme d\u2019avion de chasse du département américain de la Défense et de Lockheed Martin.Ce versement annuel permet au Canada de demeurer pendant encore un an membre du club des neuf partenaires dans le projet \u2014 avec l\u2019Australie, le Danemark, l\u2019Italie, la Norvège, les Pays- Bas, le Royaume-Uni, la Turquie et les États-Unis.Ces partenaires peuvent soumettre des offres pour les contrats liés à la fabrication et à l\u2019entretien des avions de chasse, mais aussi bénéficier de rabais s\u2019ils décident d\u2019en acheter.La Presse canadienne Lire aussi \u203a Casse-têtes fédéraux.L\u2019éditorial de Manon Cornellier.Page A8 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 6 M A I 2 0 1 7 A 6 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 61.45 0.08 0.13 407 Canadian-Tire CTC.A 153.27 1.85 1.22 208 Cogeco CCA 78.33 0.22 0.28 57 Corus CJR.B 13.18 0.03 0.23 180 Groupe TVA TVA.B 3.40 -0.25 -6.85 13 Jean Coutu PJC.A 21.90 0.06 0.27 56 Loblaw L 75.99 -0.08 -0.11 439 Magna MG 60.26 0.15 0.25 1110 Metro MRU 45.26 0.09 0.20 339 Quebecor QBR.B 41.08 -0.21 -0.51 187 Uni Select UNS 30.30 0.10 0.33 44 Saputo SAP 43.76 0.12 0.27 485 Shaw SJR.B 28.72 0.02 0.07 396 Dollarama DOL 121.41 0.15 0.12 150 Restaurant Brands QSR 82.15 0.92 1.13 175 Transat A.T.TRZ 6.08 -0.17 -2.72 49 Yellow Media Y 4.71 0.04 0.86 66 S&P TSX SPTT15410.73 -8.76 -0.06 191403 S&P TX20 TX20 633.96 -6.41 -1.00 66607 S&P TX60 TX60 908.75 0.42 0.05 86228 S&P TX60 Cap.TX6C 1004.89 0.46 0.05 86228 Cons.de base TTCS 555.22 0.06 0.01 2385 Cons.discré.TTCD 198.08 1.10 0.56 12157 Énergie TTEN 189.59 -4.83 -2.48 49590 Finance TTFS 278.43 0.92 0.33 33923 Aurifère TTGD 207.95 -1.53 -0.73 67001 Santé TTHC 67.44 -0.49 -0.72 2957 Tech.de l\u2019info TTTK 64.30 0.52 0.82 3611 Industrie TTIN 220.93 2.51 1.15 13887 Matériaux TTMT 239.06 -0.74 -0.31 52552 Immobilier TTRE 299.76 1.14 0.38 4086 Télécoms TTTS 167.75 0.65 0.39 2602 Sev.collect.TTUT 252.92 0.17 0.07 4849 Métaux/minerals TXBM 104.39 -0.35 -0.33 49962 TSX Venture JX 799.86 -2.53 -0.32 75077 Cameco CCO 12.70 -0.21 -1.63 851 Canadian Natural CNQ 40.21 -0.82 -2.00 2894 Hydro One H 23.45 0.02 0.09 833 Enbridge ENB 52.97 -0.49 -0.92 2924 EnCana ECA 14.33 -0.37 -2.52 4784 Enerplus ERF 10.60 -0.56 -5.02 904 Pengrowth Energy PGF 1.20 -0.04 -3.23 1246 Pétrolière Impériale IMO 38.56 -0.25 -0.64 520 Suncor Energy SU 42.19 -0.54 -1.26 2617 Cenovus Energy CVE 12.42 -0.44 -3.42 2804 TransCanada TRP 63.76 -0.01 -0.02 1173 Valener VNR 22.68 0.09 0.40 49 Air Canada AC 17.36 0.01 0.06 2498 Bombardier BBD.B 2.18 0.02 0.93 4705 CAE CAE 21.69 0.28 1.31 236 Canadien Pacifique CP 214.73 2.28 1.07 307 Chemin de fer CN CNR 104.41 1.92 1.87 1432 SNC-Lavalin SNC 51.98 0.40 0.78 569 Transcontinental TCL.A 24.21 0.09 0.37 51 TFI International TFII 27.92 0.32 1.16 189 B.CIBC CM 105.24 -1.06 -1.00 1646 B.de Montréal BMO 90.99 -0.99 -1.08 2787 B.Laurentienne LB 52.65 -0.35 -0.66 208 B.Nationale NA 53.14 -0.11 -0.21 753 B.Royale RY 93.74 0.74 0.80 3751 B.Scotia BNS 75.66 0.02 0.03 2207 B.TD TD 64.01 0.97 1.54 4572 Brookfield Asset BAM.A 50.87 -0.25 -0.49 924 Cominar Real CUF.UN 13.25 0.04 0.30 266 Corp.Fin.Power PWF 32.17 -0.04 -0.12 277 Fin.Manuvie MFC 23.69 0.15 0.64 2842 Fin.Sun Life SLF 44.46 0.25 0.57 950 Great-West Lifeco GWO 33.83 -0.13 -0.38 363 Industrielle All.IAG 50.15 -0.53 -1.05 168 Power Corporation POW 28.85 -0.11 -0.38 640 TMX X 69.96 0.07 0.10 52 Agrium AGU 124.02 -0.06 -0.05 375 Barrick Gold ABX 21.96 -0.48 -2.14 3838 Goldcorp G 18.25 -0.14 -0.76 2647 Kinross Gold K 5.67 -0.01 -0.18 2136 Mines Agnico-Eagle AEM 65.00 0.21 0.32 471 Potash POT 22.21 -0.05 -0.22 1956 Teck Resources TECK.B 24.98 0.13 0.52 2228 Fortis FTS 44.25 0.06 0.14 531 TransAlta TA 7.51 -0.04 -0.53 557 BlackBerry BB 15.12 0.22 1.48 1742 CGI GIB.A 66.40 0.43 0.65 237 BCE BCE 60.89 0.30 0.50 765 Manitoba Telecom MBT 39.53 0.00 0.00 0 Rogers RCI.B 62.86 0.18 0.29 381 Telus T 46.02 0.18 0.39 1455 iShares DEX XBB 31.78 0.05 0.16 42 iShares MSCI XEM 31.35 0.27 0.87 7 iShares MSCI EMU XEU 24.74 0.06 0.24 10 iShares S&P 500 XSP 27.69 0.12 0.44 333 iShares S&P/TSX XIC 24.49 0.01 0.04 281 HB NYMEX CL BULL HOU 6.24 -0.73 -10.47 8930 ELEMENT FINANCIAL EFN 10.98 0.11 1.01 6983 HB NYMEX CL BEAR HOD 11.52 1.11 10.66 5551 iShares S&P TSX 60 XIU 22.77 0.02 0.09 5445 ENCANA CORP ECA 14.33 -0.37 -2.52 4784 TORONTO DOMINION TD 64.01 0.97 1.54 4572 BARRICK GOLD CORP ABX 21.96 -0.48 -2.14 3838 ROYAL BANK of RY 93.74 0.74 0.80 3751 CRESCENT POINT CPG 12.26 -0.77 -5.91 3656 LUNDIN MINING CORP LUN 7.82 0.01 0.13 3508 HB NYMEX CL BEAR HOD 11.52 1.11 10.66 5551 FORTUNA SILVER FVI 6.41 0.56 9.57 922 EXTENDICARE REALTY WTE 20.86 1.13 5.73 372 CRH MEDICAL CORP CRH 8.05 0.23 2.94 304 DESCARTES SYSTEMS DSG 33.76 0.91 2.77 157 CANWEL BUILDING CWX 6.35 0.17 2.75 684 HUDSONS BAY CO HBC 10.06 0.26 2.65 347 THERATECHNOLOGIES TH 6.70 0.15 2.29 104 THOMSON REUTERS TRI 59.68 1.17 2.00 1061 HORIZONS BETAPRO HVU 5.27 0.10 1.93 1145 HB NYMEX CL BULL HOU 6.24 -0.73 -10.47 8930 SECURE ENERGY SES 9.57 -0.71 -6.91 398 CANADIAN ENERGY CEU 6.72 -0.49 -6.80 408 CRESCENT POINT CPG 12.26 -0.77 -5.91 3656 TORC OIL & GAS LTD TOG 5.69 -0.34 -5.64 762 PAINTED PONY PONY 5.26 -0.31 -5.57 522 PRECISION DRILLING PD 5.04 -0.27 -5.08 3033 ENERPLUS CORP ERF 10.60 -0.56 -5.02 904 WHITECAP RESOURCES WCP 9.50 -0.50 -5.00 1921 MEG ENERGY CORP MEG 5.58 -0.27 -4.62 2649 ALIGNVEST AQY.UN 10.00 10.00undefined 1080 CANADIAN PACIFIC CP 214.73 2.28 1.07 307 CANADIAN NATIONAL CNR 104.41 1.92 1.87 1432 CANADIAN TIRE CORP CTC.A 153.27 1.85 1.22 208 WASTE CONNECTIONS WCN 126.38 1.41 1.13 116 THOMSON REUTERS TRI 59.68 1.17 2.00 1061 EXTENDICARE REALTY WTE 20.86 1.13 5.73 372 HB NYMEX CL BEAR HOD 11.52 1.11 10.66 5551 TORONTO DOMINION TD 64.01 0.97 1.54 4572 RESTAURANT BRANDS QSR 82.15 0.92 1.13 175 METHANEX CORP MX 57.58 -1.59 -2.69 316 VERMILION ENERGY VET 43.54 -1.45 -3.22 600 CANADIAN IMPERIAL CM 105.24 -1.06 -1.00 1646 SHAWCOR LTD SCL 30.34 -1.06 -3.38 220 TOURMALINE OIL TOU 27.39 -1.02 -3.59 614 BANK of MONTREAL BMO 90.99 -0.99 -1.08 2787 PEYTO EXPLORATION PEY 24.94 -0.88 -3.41 480 CANADIAN NATURAL CNQ 40.21 -0.82 -2.00 2894 CRESCENT POINT CPG 12.26 -0.77 -5.91 3656 ENERFLEX LTD EFX 18.41 -0.74 -3.86 238 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 15 410,73 ?-8,76 -0,1% New York S&P 500 2415,07 ?+10,68 +0,4% NASDAQ 6205,26 ?+42,24 +0,7% DOW JONES 21 082,95 ?+70,53 +0,3% PÉTROLE 48,90 -2,46 $US -4,8% ?OR 1256,40 +3,30 $US +0,3% ?DOLLAR CANADIEN 74,33 +0,04 $US +0,1% ?1$US = 1,3453 66,30 +0,09 EURO 1 EURO = 1,5082 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2529,78 9,11 0,36 IQ120 2557,21 11,58 0,45 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine J U L I E N A R S E N A U L T Après le quincaillier Rona, les Rôtisseries Saint-Hubert et Groupe Uniprix, c\u2019est au tour d\u2019une autre compagnie québécoise, Tembec, de passer dans le giron d\u2019une société étrangère.Rayonier Advanced Materials, de Jacksonville en Floride, propose d\u2019acheter la société née en 1972 des cendres de la Canadian International Paper pour 807 millions $US, en incluant la prise en charge de la dette.L\u2019américaine, qui génère actuellement un chiffre d\u2019affaires annuel de 870 millions $US et qui compte 1200 employés, se spécialise dans la cellulose de grande pureté \u2014 un polymère naturel que l\u2019on retrouve habituellement dans les téléphones cellulaires, les écrans d\u2019ordinateur ainsi que les produits pharmaceutiques.Cette acquisition lui permettrait de bonifier ses activités de cellulose, qui sont complémentaires à celles de Tembec, en plus de se diversifier en ajoutant les secteurs des produits forestiers, des pâtes et des papiers à son portefeuille.«Tembec était le partenaire idéal », a fait valoir le président et chef de la direction de Tembec, James Lopez, jeudi au siège social de l\u2019entreprise à Montréal, accompagné du grand patron de Rayonier Advanced Materials, Paul Boyton.Jusqu\u2019à 63 % des actionnaires de Tembec pourront recevoir 4,05 $CAN pour chaque action ordinaire, tandis que les autres recevront plutôt 0,2302 action ordinaire de Rayonier Advanced Materials pour chaque action de Tem- bec.L\u2019entreprise prévoit de réaliser des synergies d\u2019environ 50 millions $US dans les trois années suivant la clôture de l\u2019acquisition.Beaucoup de promesses M.Boyton a promis de conserver à Montréal le siège social canadien de l\u2019entreprise en plus de maintenir toutes les activités de Tembec, qui compte 3000 employés au Québec, en Ontario ainsi qu\u2019en France, et dont les recettes annuelles sont d\u2019environ 1,5 milliard.On prévoit INDUSTRIE FORESTIÈRE La québécoise Tembec est avalée par une société américaine G E O R G E J A H N K I Y O K O M E T Z L E R V ienne \u2014 Une alliance formée de plusieurs des plus grands producteurs de pétrole du monde a accepté de prolonger une entente sur la réduction de leur production pendant neuf autres mois.Ils espèrent ainsi pouvoir soutenir les prix du baril de brut, même si cela semble de plus en plus futile face à la croissance de la production aux États-Unis.La décision prise jeudi par les 14 États membres de l\u2019Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et un groupe de 10 autres pays incluant la Russie fait en sorte que la réduction de production totalisant 1,8 million de barils par jour acceptée en novembre 2016 restera en vigueur jusqu\u2019en mars.Le ministre saoudien du Pétrole, Khalid A.Al-Falih, qui présidait la rencontre de jeudi, a dit s\u2019attendre à ce que la prolongation réduise le niveau des réserves de brut à un niveau correspondant à «la moyenne de cinq ans d\u2019ici la fin de l\u2019année».Une plus faible quantité de pétrole sur le marché devrait normalement faire grimper la valeur du baril.Mais toute reprise dans les prix pourrait être modeste et temporaire.L\u2019alliance du cartel de l\u2019OPEP et des autres producteurs se heur te aux producteurs de schistes américains.Plusieurs sont revenus sur le marché depuis que les prix du pétrole se sont éloignés de leurs creux de l\u2019an dernier pour retrouver le niveau des 50$US, et d\u2019autres sont prêts à reprendre leurs activités si la croissance des prix se poursuit.Cela pourrait augmenter les réserves et faire reculer les prix de nouveau.Les investisseurs semblaient se concentrer sur cet aspect jeudi, puisque le prix du baril de pétrole brut reculait à ses niveaux de l\u2019automne dernier, avant la rencontre de l\u2019OPEP de novembre.À la Bourse des matières premières de New York, le prix de référence du baril de pétrole brut cédait 2,46 $US, pour se situer à 48,90 $US.Le prix du pétrole \u2014 ainsi que celui de ses produits dérivés comme l\u2019essence \u2014 ne devrait pas beaucoup grimper dans les mois à venir.Cela serait une bonne nouvelle pour les consommateurs et les entreprises qui consomment beaucoup d\u2019énergie à travers le monde, mais continuerait à nuire aux budgets de certaines nations qui dépendent davantage de la production de pétrole, comme le Venezuela et le Brésil.L\u2019entente prolonge une réduction de production de 1,2 million de barils de l\u2019OPEP, tandis que les autres pays producteurs non-membres du cartel diminuent leur production d\u2019un total de 600 000 barils.Associated Press OPEP L\u2019entente pour réduire la production est prolongée New York \u2014 Après Volkswagen et Fiat Chrysler, General Motors est à son tour impliqué dans le «Dieselgate»: une plainte vient d\u2019être déposée aux États-Unis contre le premier constructeur automobile, l\u2019accusant d\u2019avoir installé des logiciels truqueurs pour fausser le niveau réel des émissions polluantes de certains véhicules diesel.L\u2019équipementier allemand Bosch, déjà cité dans une plainte contre Volkswagen, est également poursuivi par les plaignants, dont les reproches ont été assemblés dans un recours en nom collectif (class action) déposé jeudi devant un tribunal du Michigan, où est basé General Motors (GM).Bosch est accusé d\u2019avoir été «un acteur actif, au courant de la tricherie destinée à contourner » les normes d\u2019émissions standards américaines.Les propriétaires et loueurs de plus de 70 000 grosses camionnettes à plateau à motorisation diesel Chevrolet Silverado Dura- max et GMC Sierra Duramax af firment que GM a installé dif férents logiciels truqueurs dans ces voitures entre 2011 et 2016.«Contrairement aux promesses de GM, un test d\u2019émissions révèle que les modèles Sierra et Silve- rado rejettent des niveaux de NOx beaucoup plus élevés que les modèles à motorisation essence, qui sont eux aux niveaux standards requis par l\u2019agence fédérale de protection de l\u2019environnement (EPA) pour pouvoir être vendus aux États-Unis», peut-on lire dans la plainte, consultée par l\u2019AFP.Les plaignants vont jusqu\u2019à affirmer que les véhicules de GM poseraient plus de risque à l\u2019environnement que les voitures Volkswagen.«Ces affirmations sont sans fondement et nous allons nous défendre vigoureusement», a réagi le constructeur américain dans un communiqué, ajoutant que les modèles mis en cause se conforment «à toutes les législations de l\u2019EPA et du Carb [l\u2019agence californienne de l\u2019environnement] sur les émissions».Agence France-Presse ÉTATS-UNIS « Dieselgate » : General Motors à son tour traîné en justice même de bonifier le plan d\u2019investissement de 136 millions qui prend fin en 2020 pour les installations québécoises de Tembec, comme des scieries.«Ces actifs sont rentables, a dit M.Boy- ton.Nous croyons qu\u2019ils peuvent être encore plus productifs avec des investissements supplémentaires appuyés par notre solide bilan financier.» Dans les faits, toutefois, si la transaction va de l\u2019avant en deuxième moitié d\u2019année, après avoir obtenu les approbations réglementaires habituelles et le feu ver t des actionnaires, M.Lopez quittera Tembec, qui sera dirigée par M.Boyton depuis Jacksonville.Cet aspect de la transaction inquiète particulièrement le syndicat Unifor, qui représente 900 travailleurs de Tembec.«Nous craignons que le siège social des activités canadiennes à Montréal n\u2019ait qu\u2019un rôle mineur dans la direction des activités de la compagnie», a souligné le directeur québécois d\u2019Unifor, Renaud Gagné.En marge de sa mission multisectorielle en Israël, le premier ministre Philippe Couillard s\u2019est pour sa par t montré prudent dans ses commentaires en disant qu\u2019il fallait suivre le fil des événements avant d\u2019être pessimiste.« Je rappelle que quand les deux conseils d\u2019administration décident de façon consensuelle de conclure une transaction, il faut les laisser agir », a-t-il dit en mêlée de presse.M.Lopez, lui, a tenté de calmer le jeu en affirmant que la majorité des actionnaires importants de Tembec étaient déjà des fonds d\u2019investissements américains.Selon lui, « les propriétaires changent peut-être, mais le modèle d\u2019affaires, lui, demeure le même».Confit sur le bois d\u2019œuvre Par ailleurs, les droits compensateurs décrétés sur les exportations canadiennes de bois d\u2019œuvre aux États-Unis n\u2019ont pas incité Tembec à accepter cette of fre d\u2019achat, a assuré son grand patron, qui a toutefois concédé que les montants à verser aux autorités américaines freinaient la stratégie de l\u2019entreprise visant à la fois à réduire sa dette tout en investissant dans ses installations.Même si l\u2019entreprise qu\u2019il dirige est établie au sud de la frontière, M.Boy- ton a dit qu\u2019il allait défendre les intérêts de ses usines dans l\u2019actuel conflit entre le Canada et les États-Unis.« Nous allons faire ce qui est le mieux pour le Québec et l\u2019Ontario.» Bien que cette acquisition ne réduise pas le droit compensateur d\u2019environ 20 % imposé à Tembec, M.Lopez a estimé que l\u2019entreprise aura désormais les reins plus solides pour poursuivre sa croissance tout en continuant d\u2019effectuer des paiements aux autorités américaines.Les produits forestiers devraient représenter environ 16 % du chiffre d\u2019affaires annuel d\u2019environ 2 milliards $US de l\u2019entreprise issue du regroupement, mais seulement 3,2 % de son bénéfice d\u2019exploitation.La Presse canadienne PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE James Lopez, président et chef de la direction de Tembec, était accompagné du grand patron de Rayonier Advanced Materials, Paul Boyton, jeudi au siège social de l\u2019entreprise à Montréal. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 6 M A I 2 0 1 7 ECONOMIE A 7 F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S A u moins deux associations patronales du milieu de la construction croient qu\u2019il est possible d\u2019en arriver à une entente avant lundi, moment à partir duquel le gouvernement Couillard pourrait imposer une loi spéciale pour forcer le retour au travail de dizaines de milliers de travailleurs en grève depuis mercredi matin.De passage en Israël pour une mission commerciale, le premier ministre Philippe Couillard a af firmé lors d\u2019un point de presse jeudi matin qu\u2019il a «demandé que le gouvernement prenne des dispositions pour être prêt à agir lundi».Des milliers de grévistes ont marché dans les rues de plusieurs villes du Québec jeudi matin, au lendemain d\u2019un appel à la reprise des négociations lancé par la ministre du T ravai l , Dominique V ien.Toutes les parties se disaient prêtes à se rasseoir, mais le moment exact des nouvelles rencontres n\u2019était pas connu au moment d\u2019écrire ces lignes.La ministre a annoncé jeudi soir la nomination d\u2019un conciliateur voué spécifiquement aux clauses qui sont communes aux quatre secteurs de l\u2019industrie, «une première dans l\u2019histoire des négociations de l\u2019industrie».Chacune de leur côté, l\u2019Association des professionnels de la construction et de l\u2019habitation du Québec (APCHQ) et l\u2019Association de la construction du Québec (ACQ) ont indiqué qu\u2019il n\u2019est pas impossible d\u2019obtenir un accord avant cette échéance.« Considérant les points d\u2019achoppement qui ne sont pas si nombreux, oui, c\u2019est faisable », a dit Éric Côté, porte-parole de l\u2019ACQ, le regroupement patronal à la table de négociation des secteurs institu- tionnel-commercial et industriel.L\u2019ACQ attendait l\u2019appel du conciliateur.« Il faut un peu de volonté de chaque côté et va réussir à échanger les demandes en conséquence.» Le porte-parole de l\u2019APCHQ semblait par tager cet optimisme.« S\u2019il y a de la volonté des deux parties, c\u2019est réaliste [de s\u2019entendre d\u2019ici lundi] », a dit François-William Simard.« Quand on a fait un blitz de négociation [plus tôt cette semaine], on a fait du chemin quand même assez intéressant.On a vraiment réduit l\u2019écar t sur les derniers points du secteur résidentiel qui achoppaient.Avec quelques heures ou quelques jours, on peut en arriver à une entente.» Cinq syndicats, quatre tables La quatrième table de négociation est celle du génie civil et de la voirie.L\u2019ensemble des travailleurs est représenté par l\u2019Alliance syndicale.Prévue par la loi R-20, celle-ci comprend cinq syndicats : la FTQ- Construction, le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction \u2013 International, le Syndicat québécois de l a c o n s t r u c t i o n , l a C S D - Cons t r uc t ion e t l a CSN- Construction.La grève implique 175 000 syndiqués, dont les conventions sont échues depuis la fin du mois d\u2019avril, et paralyse des centaines de chantiers.Selon le gouvernement Couillard et l\u2019industrie, chaque journée d\u2019arrêt entraîne un manque à gagner de 45 millions pour l\u2019économie québécoise.Le secteur résidentiel a représenté environ 19 % des heures travaillées dans la construction en 2016, comparativement à 62 % pour les secteurs industriel et institution- nel-commercial, selon les données officielles de la Commission de la constr uction du Québec.L\u2019Alliance souhaite elle aussi des ententes d\u2019ici lundi.« On veut toujours pouvoir en arriver à une entente négociée dans tous les secteurs, pour une entente globale, a dit le porte-parole de l\u2019Alliance syndicale, Michel Trépanier.C\u2019est notre intérêt et notre intention depuis le début de la négociation.[\u2026] Le but principal, c\u2019est de ramener tout le monde au travail, dans tous les secteurs.Le but ultime n\u2019est pas de laisser du monde en grève.» Les enjeux peuvent être différents d\u2019un secteur à l\u2019autre en plus d\u2019avoir évolué aux tables.M.Côté a dit par exemple que cer taines demandes patronales ont été laissées de côté peu avant le déclenchement de la grève, comme celle concernant le temps simple du samedi.Des enjeux salariaux sont également en cause.La par tie syndicale a indiqué à la ministre Vien qu\u2019elle était prête, elle aussi, à retourner à la table de négociation.« On a arrimé toutes les tables pour que tout le monde soit disponible, et on a réitéré à la ministre que toutes les tables sont prêtes à redémarrer la machine en vue d\u2019arriver à une entente négociée », a dit M.Trépanier.Le Devoir Construction : des ententes possibles d\u2019ici lundi?JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des milliers de grévistes ont marché dans les rues de plusieurs villes du Québec jeudi matin, dont Montréal.Le patron de Manuvie prend sa retraite Toronto \u2014 Le chef de la direction de la Financière Manuvie, Donald Guloien, prendra sa retraite de la société d\u2019assurances et de gestion de patrimoine à la fin de septembre.M.Guloien sera remplacé par Roy Gori, a précisé jeudi Ma- nuvie.Cet Australien s\u2019est joint à l\u2019assureur en 2015 et occupe actuellement le poste de vice-président directeur principal et directeur général de la division asiatique de Ma- nuvie.La société avait déjà annoncé en mars que M.Gori deviendrait président de Ma- nuvie à compter du 5 juin.Il jouera en plus le rôle de chef de la direction et se joindra au conseil d\u2019administration de l\u2019entreprise à compter du 1er octobre, à condition d\u2019obtenir le feu vert des autorités en matière d\u2019immigration.La Presse canadienne Le Canada doit moderniser ses systèmes de paiement Ottawa \u2014 Il est grand temps de moderniser l\u2019infrastructure des systèmes de paiement de base du Canada, particulièrement dans un contexte où les nouvelles technologies progressent rapidement, a estimé jeudi un des sous-gouverneurs de la Banque du Canada.Dans le texte d\u2019un discours qu\u2019il devait livrer devant Paiements Canada, à Toronto, le sous-gouverneur Sylvain Leduc a indiqué que le système devait être capable de suivre la cadence des nouveaux modes de paiement qui se sont imposés ces dernières années, comme Pay- Pal, les virements par Interac et Apple Pay.Si le système ne parvient pas à rester en phase avec ces innovations, les consommateurs pourraient choisir de se tourner vers d\u2019autres formes de paiement, possiblement non réglementées, ce qui pourrait représenter un risque pour l\u2019économie.La Presse canadienne G É R A R D B É R U B É L a BMO avait ouvert le bal mercredi avec une hausse de 28 % de son bénéfice au deuxième trimestre.Les banques RBC, TD et CIBC y font écho.Pour sa par t, la Banque Royale a déclaré un bénéfice ne t de 2 ,81 mi l l i a r ds au deuxième trimestre clos le 30 avril 2017, en hausse de 236 millions, ou 9%, par rapport au trimestre correspondant de 2016.«Nos résultats reflètent les bénéfices élevés des secteurs Marchés des capitaux, Services aux investisseurs et de trésorerie et Gestion de patrimoine, ainsi qu\u2019un bénéfice solide dans le secteur Services bancaires aux particuliers et aux entreprises.Notre capitalisation demeure par ailleurs favorable, grâce à un ratio de fonds propres de première catégorie sous forme d\u2019actions ordinaires de 10,6%», indique l\u2019institution dans son communiqué.Le rendement des capitaux propres a été de 17,2%.Le total de la dotation à la provision pour per tes sur c r é a n c e s s \u2019 e s t c h i f f r é à 302 millions, en hausse de 8 millions ou de 3 % par rapport au trimestre précédent.L\u2019 inst i tut ion a soul igné qu\u2019elle avait dégagé un bénéfice net de 1,36 milliard dans le secteur Services bancaires aux particuliers et aux entreprises, en hausse de 5%.Celui du segment Gestion de patrimoine s\u2019est établi à 431 millions, en hausse de 12 %, Au cumul, le bénéfice net des six premiers mois s\u2019est établi à 5,62 milliards, en hausse de 12 % par rapport aux 5,02 milliards du trimestre correspondant de 2016.Par action, il s\u2019est établi à 3,82$ contre 3,25$.TD Le Groupe Banque TD a affiché jeudi un résultat net de 2,45 milliards, ou 1,31$ par action, au deuxième trimestre, en hausse de 22,5% comparativement à 2 milliards ou 1,07 $ par action au même moment l\u2019an dernier.Le résultat net rajusté a atteint 2,6 milliards, ou 1,34 $ par action, contre 2,3 milliards, ou 1,20 $ par action, un an plus tôt.Dans ses Services de détail au Canada, le bénéfice net s\u2019est élevé à 1,6 milliard, en hausse de 7%.Aux États-Unis, le résultat net des Services de détail a bondi de 18%, à 845 millions.Le ratio des fonds propres de catégorie 1 sous forme d\u2019actions ordinaires de la TD a été de 10,8 %.Pour les six premiers mois, le résultat net tel que présenté a atteint 5,04 milliards, comparativement à 4,3 milliards un an plus tôt.Le bénéfice net rajusté s\u2019est chif fré à 5,12 mill iards, comparativement à 4,53 milliards, ou 2,67 $ l\u2019action contre 2,38 %.CIBC Troisième banque à dévoiler ses résultats jeudi, la CIBC a comptabilisé un bénéfice net de 1,05 milliard au d e u x i è m e t r i m e s t r e , e n hausse de 11 % comparativement aux 941 millions du trimestre cor respondant de 2016.Le résultat net ajusté a atteint 1,07 milliard contre 962 millions, soit 2,64 $ par action par rapport à 2,40 $.Le rendement des capitaux propres ajusté s\u2019est établi à 18,1 %.La dotation à la provision pour pertes sur créances s\u2019est établie à 179 millions.Victor G.Dodig, président et chef de la d irect ion de la Banque CIBC, a rappe lé qu\u2019après la clôture du trimestre, « nous avons franchi une étape importante puisque les actionnaires de PrivateBancorp ont voté à l\u2019unanimité pour l\u2019entente de fusion proposée».Le Devoir Profits en hausse pour les banques Royale, TD et CIBC J U L I E N A R S E N A U L T Affecté notamment par des baisses de cadence chez certains de ses clients, le spécialiste des trains d\u2019atterrissage Hé- roux-Devtek prévoit une année de transition avant de voir ses résultats repartir à la hausse.En dévoilant ses résultats du quatrième trimestre jeudi, l\u2019entreprise établie à Longueuil a confirmé qu\u2019elle prévoyait une légère baisse de son chif fre d\u2019affaires au cours du prochain exercice.«Après cette année de transition, nous anticipons une reprise progressive de la croissance des ventes qui sera stimulée par la montée en cadence de nouveaux programmes, de sorte que les ventes devraient atteindre de 480 à 520 millions pour l\u2019exercice 2021», a expliqué son président et chef de la direction, Gilles Labbé.L\u2019entreprise est notamment affectée par la baisse de cadence décrétée par le géant américain Boeing pour ses appareils 777 et 777X \u2014 pour lesquels Héroux- Devtek est l\u2019unique fournisseur des trains d\u2019atterrissage.Au cours de l\u2019exercice qui vient de se terminer, Héroux-Devtek a effectué 21 livraisons de systèmes complets à son client.De plus, en mars, le fabricant de pièces aéronautiques avait indiqué qu\u2019il n\u2019avait pas été retenu par l\u2019armée de l\u2019air américaine pour gérer l\u2019ensemble des trains d\u2019atterrissage des appareils de transport de cargaison Hercules C-130, de l\u2019avion de ravitaillement en combustible KC-135 et de l\u2019appareil de surveillance Boeing E-3.Bien que la société demeure sous contrat pour la réparation et l\u2019entretien des trains d\u2019atterrissage des trois appareils, son volume d\u2019affaires diminuera d\u2019ici la fin de l\u2019exercice 2019.«Entre-temps, notre situation financière solide nous permet de demeurer à l\u2019af fût de nouvelles occasions d\u2019af faires et d\u2019acquisitions stratégiques », a néanmoins souligné M.Labbé.Au quatrième trimestre terminé le 31 mars, Héroux-Dev- tek a vu ses profits nets fléchir de 1,1 %, à 8,9 millions, ou 25 ¢ par action.Stimulés par ses activités commerciales, les revenus ont af fiché une progression de 2,3 % pour s\u2019établir à 121 millions.Abstraction faite des éléments non récurrents, les profits de l\u2019entreprise sont demeurés stables, à 9 millions ou 25 ¢ par action.En ce qui a trait à l\u2019exercice, Héroux-Devtek a engrangé des profits nets de 31,8 millions, ou 88 ¢ par action, en hausse d\u2019environ 20 %, alors son résultat ajusté a été de 26,4 millions, soit 73 ¢ par action, contre 27,7 millions ou 77 ¢ par action il y a un an.Ses revenus sont demeurés stables, à 406,5 millions.La Presse canadienne Héroux-Devtek prévoit une année de transition DMIRTY A.MOTTL / CC L\u2019entreprise est notamment af fectée par la baisse de cadence décrétée par le géant américain Boeing pour ses appareils 777.Les grands patrons des grandes banques canadiennes estiment que les problèmes de liquidités vécus par le prêteur hypothécaire Home Capital ne sont pas symptomatiques d\u2019un problème plus large, mais ils gardent un œil sur leurs portefeuilles hypothécaires à la lumière des inquiétudes au sujet des prix élevés des logements.Home Capital ne représente pas un risque systémique puisque le prêteur ne détient que 1% du marché hypothécaire, a souligné jeudi le chef de la direction de la Banque Royale, David McKay.Si Home Capital (TSX: HCG) continue d\u2019éprouver des problèmes de financement, ces prêts seront tout simplement refinancés par d\u2019autres prêteurs, a-t-il ajouté.«Je crois qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une anomalie, en ce sens qu\u2019il n\u2019y avait vraiment pas de raison au niveau du crédit pour alimenter les difficultés de liquidités de Home Capital, mais il s\u2019agissait davantage d\u2019un manque de confiance qui reposait sur une certaine divulgation.» La santé du marché hypothécaire canadien a souvent été discutée ces dernières semaines, après que les épargnants eurent commencé à sortir leurs billes des comptes à intérêts élevés de Home Capital, plaçant le prêteur hypothécaire dans une situation délicate.Home Capital finance ses prêts hypothécaires avec l\u2019argent déposé par les épargnants dans ces comptes.Les retraits ont débuté après que la Commission des valeurs mobilières de l\u2019Ontario eut déposé des accusations contre l\u2019entreprise.L\u2019organisme de réglementation accuse le prêteur d\u2019avoir trompé les investisseurs dans sa gestion d\u2019un scandale au sujet de demandes de prêt falsifiées.Home Capital a estimé que les accusations étaient sans fondement et indiqué qu\u2019il allait se défendre.La Presse canadienne Home Capital n\u2019inquiète pas est con?rmé.Pour la première fois depuis 1952, le gouvernement de la Colombie-Britannique sera minoritaire.Avec 43 députés, les libéraux ont raté la cible par un siège.Le Nouveau Parti démocratique en a récolté 41, laissant aux trois députés verts la balance du pouvoir.Tous les votes exprimés lors de l\u2019élection du 9 mai dernier ayant été comptés, les vraies négociations peuvent maintenant commencer.Le Parti vert (PV) joue serré, se donnant une semaine pour choisir son camp.La première ministre Christy Clark estime avoir «la responsabilité d\u2019aller de l\u2019avant avec la formation d\u2019un gouvernement», prenant acte du désir de changement des électeurs après 16 ans de règne libéral.Le Parti libéral n\u2019a en effet obtenu que 40,36% des voix, alors que le NPD a reçu 40,28% des votes et le PV, 16,84%.Le NPD promet cependant de la défaire à la première occasion, a?n de former un gouvernement re?é- tant la volonté de la majorité.Pour gouverner plus de quelques semaines, l\u2019un des deux partis doit cependant convaincre les verts, qui, en échange d\u2019un appui durable, posent trois conditions: statut de parti of?ciel à la législature, réforme du ?nancement politique et, le plus gros morceau, réforme du mode de scrutin pour favoriser un système proportionnel.Le NPD et les verts sont à couteaux tirés après une campagne acrimonieuse, mais ils ont davantage en commun.Le chef néo- démocrate, John Horgan, a déjà indiqué qu\u2019il acceptait les conditions du chef des verts, Andrew Weaver.Il tient toutefois à ce que les électeurs puissent se prononcer sur toute réforme électorale par voie de référendum, ce que les verts jugent inutile.Une association avec les libéraux serait contre nature pour les verts, qui s\u2019opposent farouchement à des projets énergétiques sur lesquels les libéraux ont tout misé, en particulier le projet de barrage hydroélectrique Site C et l\u2019expansion du fameux pipeline Kinder Morgan.La pression est forte sur le PV pour qu\u2019il refuse les avances libérales et s\u2019allie au NPD.Si cela se concrétise, l\u2019effet se fera sentir jusqu\u2019à Ottawa.L\u2019autorisation d\u2019un pipeline donnant au pétrole al- bertain accès au Paci?que est un argument clé du premier ministre Justin Trudeau pour vendre, en particulier aux Albertains, sa vision d\u2019une lutte contre les changements climatiques conciliant environnement et économie.Il a besoin de Kinder Morgan.Pour le NPD, qui est en pleine course au leadership, ce ne serait guère mieux.Le possible arrêt de Kinder Morgan opposerait deux gouvernements néodémocrates, accentuant le fossé creusé au congrès de l\u2019an dernier autour de l\u2019exploitation des hydrocarbures et forçant les candidats à la direction à choisir entre prendre parti ou faire le pari de la réconciliation.Le Brésil, moteur de l\u2019Amérique du Sud, s\u2019enfonce depuis deux ans dans une crise de tous les dangers \u2014 alors que rien n\u2019indique qu\u2019il parviendra à s\u2019en sortir bientôt.À Brasília, beaucoup pensent maintenant que les jours du président Michel Te- mer, allié puis Judas de l\u2019ex-présidente Dilma Roussef f, sont comptés.C\u2019était écrit dans le ciel.L\u2019arroseur est arrosé.iolentes manifestations anti-Temer dispersées dans des nuages de gaz lacrymogènes, bureaux gouvernementaux saccagés, une cinquantaine de militants blessés\u2026 Avec, à la clé, déploiement de l\u2019armée pour rétablir l\u2019ordre dans les rues de Brasília.M.Temer a beau avoir abrogé dès jeudi son décret signé la veille pour autoriser le recours aux troupes, son geste a donné la mesure des tensions qui agitent le Brésil, tout en réveillant le mauvais souvenir des années de plomb de la dictature militaire (1964-1985).Le pourrissement éthique et politique de la classe dirigeante brésilienne, élus et gens d\u2019affaires confondus, a atteint un degré tel qu\u2019on se demande comment le pays réussira à recoller les pots cassés.Il était déjà fort clair que la destitution de Dilma Rousseff en août 2016, pour une affaire, certes sale, mais ?nalement assez secondaire de maquillage des comptes publics, avait tout à voir avec l\u2019ambition de la droite d\u2019évincer du pouvoir le Parti des travailleurs (PT), et non pas avec une réelle volonté de lutter contre la corruption.Cela se con?rme encore, si besoin était, avec l\u2019enquête ouverte il y a une semaine par la Cour suprême à l\u2019encontre de M.Temer pour «corruption passive», «obstruction à la justice» et «participation à une organisation criminelle».La présidence de M.Temer est bien le «gouvernement putschiste » que dénonçaient les dizaines de milliers de manifestants rassemblés mercredi à Brasília par les syndicats et le PT.La bonne nouvelle dans toute cette saga, inaugurée en mars 2014 par l\u2019éclatement du mégascandale de corruption impliquant la pétrolière d\u2019État Petrobras, est que la justice et les médias jouent leur rôle et conservent leur indépendance.Il y a donc là l\u2019espoir que la démocratie brésilienne puisse au bout du compte continuer de progresser et devenir plus transparente, malgré tous les dommages qu\u2019on est en train de lui in?iger.Car le scandale est tentaculaire : des milliards de dollars ont été distribués en dessous-de-table à des ?ns illicites de ?nance- ment de campagnes électorales et d\u2019obtention de contrats d\u2019infrastructure.Le poids économique du Brésil fait qu\u2019on découvre peu à peu que ce réseau de corruption dispose de relais partout en Amérique latine.Que l\u2019économie nationale ait besoin d\u2019importants ajustements pour sortir de la récession et que Mme Rousseff n\u2019ait pas été à ce titre très futée, cela va de soi.Reste la manière et la nature des réformes.Bien reçues par les marchés, les politiques d\u2019austérité imposées par M.Temer \u2014 gel des dépenses publiques, réduction des retraites et assouplissement des lois du travail \u2014 passent d\u2019autant plus mal que, pendant ce temps, les élites se remplissent les poches.À lui seul, M.Temer aurait touché des millions en pots-de-vin.Il se serait ensuite, selon les plus nouvelles révélations, rendu coupable d\u2019entraves à la justice en tentant d\u2019acheter le silence d\u2019Eduardo Cunha, un politicien in?uent condamné à 15 ans de prison pour corruption en mars dernier.Que, pour autant, M.Temer démissionne, ce qui semble de plus en plus plausible, et au fond, cela n\u2019y changera rien dans l\u2019immédiat.C\u2019est son ministre du Budget qui le remplacerait apparemment.La gauche, elle, est une force en transition qui a besoin de se régénérer, après les années Lula.Pour l\u2019heure, le Brésil traverse un état de grande confusion, sans grand horizon de dialogue et d\u2019apaisement.L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 6 M A I 2 0 1 7 A 8 EDITORIAL L E T T R E S L\u2019envers de la médaille Alors que les élèves éprouvant des difficultés d\u2019apprentissage accaparent une bonne par tie des problèmes soulevés dans le réseau de l\u2019éducation, le magazine d\u2019information et de réflexion entièrement consacré à la famille et animé par Karina Marceau, Remue-ménage, diffusé sur ICI Radio-Canada Télé tous les mardi à 19 h 30, nous présente l\u2019envers de la médaille, à savoir des jeunes du secondaire aux prises avec « l\u2019anxiété de performance », laquelle crée des crises d\u2019angoisse et de larmes, maux de tête et de ventre, absentéisme, dépressions, troubles alimentaires et idées suicidaires.Aux yeux de François Gervais, animateur de vie spirituelle et d\u2019engagement communautaire à l \u2019école secondaire d\u2019Oka, la situation est alarmante : « J\u2019ai hâte qu\u2019on se mobilise pour ce que j\u2019appelle le syndrome de la médaille d\u2019or.Le stress de la per formance fait que les étudiants résument toute leur personne aux notes.C\u2019est criant.» Les causes de cette anxiété sont multi- L I B R E O P I N I O N H A N S B R O U I L L E T T E Directeur des affaires publiques de la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ) L\u2019 ex-députée de Gouin Françoise David a cosigné une lettre, parue dans l\u2019édition du 24 mai du Devoir, dans laquelle elle tente de justifier la loi 492 qu\u2019elle a réussi à faire adopter voilà un an.Cette loi restreint le droit d\u2019un propriétaire de reprendre le logement d\u2019un locataire ayant atteint 70 ans et 10 ans d\u2019occupation de son domicile, même si c\u2019est pour y loger sa propre famille.Mme David cherche en la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ) un coupable pour porter les deux conséquences néfastes de sa propre loi : d\u2019abord, la plus grande dif ficulté qu\u2019ont désormais les personnes âgées à louer un logement dans les duplex ou triplex, comme le confirme un sondage auprès des propriétaires ; ensuite, les reprises de logement « préventives » avant que le locataire acquière les critères lui donnant le droit de s\u2019y loger à vie.Déjà, des courtiers immobiliers représentant les acheteurs de petits immeubles commencent à exiger la preuve de l\u2019âge des locataires.Cela change tout si un couple, voulant acheter un plex pour l\u2019occuper avec ses enfants ou ses parents, se voit bloqué dans son projet de vie.Quant au vendeur de l\u2019immeuble, lequel constitue les économies de sa vie, il lui faudra plus de temps pour trouver un acquéreur.Non aux profits rapides Dans son texte, l\u2019ex-députée révèle la véritable intention de sa loi : « Empêcher des promoteurs immobiliers de réaliser un profit rapide en jetant à la rue des locataires aînés ».Ne sait-elle pas que les entreprises et les copropriétaires (non conjoints) n\u2019avaient déjà pas le droit de reprendre un logement ?Elle a voulu appliquer un remède de cheval à une situation déjà assujettie à la loi.On se rend bien compte de la faible connaissance de l\u2019immobilier de Mme David.Quant à l\u2019objectif de contrer les reprises à des fins spéculatives, la CORPIQ avait exprimé publiquement son accord à ce sujet.La CORPIQ suggérait plus de contrôle après une reprise et des sanctions plus lourdes pour celles effectuées sous de faux motifs.Mais ce n\u2019était pas assez pour Mme David.En ciblant spécifiquement les personnes âgées comme locataires à protéger, l\u2019ex-députée a voulu attiser la sympathie à l\u2019endroit de son projet de loi et accroître ses appuis politiques.Or, sa loi étant fondée sur le critère de l\u2019âge, Mme David a elle-même versé dans cette discrimination qui lui semble si odieuse.La loi est adoptée et il n\u2019y a pas de «menace incroyable de la CORPIQ ».C\u2019est au tour des faits de parler.Les propriétaires n\u2019avaient pas et n\u2019ont toujours pas de préjugés défavorables envers les aînés, une clientèle appréciée.C\u2019est plutôt de discrimination basée sur l\u2019âge qu\u2019il est véritablement question, un critère purement objectif qui détermine si un petit propriétaire pourra ou ne pourra pas reprendre le logement pour les membres de sa famille.Cette discrimination n\u2019existait pas.On vient de la créer.Oui, l\u2019ex-députée de Gouin a réussi un coup d\u2019éclat.Elle a réussi à protéger les locataires admissibles qui vivaient depuis dix ans dans leur logement lors de l\u2019adoption de la loi.Certains auraient pu effectivement faire l\u2019objet d\u2019une reprise.Pour les nombreux autres aînés qui chercheront désormais un logement, les perspectives de signer un bail dans un petit immeuble se sont assombries considérablement.Cette erreur de calcul ne lui incombe pas seule ; après tout, c\u2019est le gouvernement libéral majoritaire qui a permis l\u2019adoption de son projet de loi.Tout en menant son jeu politique en coulisses pendant un an, Françoise David a persisté à refuser de voir les signaux d\u2019alarme lancés dès le début par la COR- PIQ, de même que par une association d\u2019aînés.Quand elle dénonce aujourd\u2019hui la discrimination ainsi créée, c\u2019est tard pour s\u2019en rendre compte.La loi 492 limitera l\u2019accès au logement pour les aînés, soutient la CORPIQ FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET ples.Mais il est clair que la société de performance dans laquelle nous évoluons a de lourdes conséquences.La valorisation des résultats scolaires et les attentes élevées du personnel enseignant et des parents peuvent aussi, chez certains étudiants, être sources d\u2019angoisse.La moitié des maladies mentales se déclarent avant 14 ans, et 75 % avant 24 ans.Devant un tel constat, il m\u2019apparaît urgent que le « syndrome de la médaille d\u2019or » soit traité en amont, à savoir dès le début des études secondaires par une politique mettant l\u2019accent sur le sens de l\u2019effort intégré dans un curriculum d\u2019activités variées qui permettent de sortir l\u2019élève de la tornade de la réussite scolaire et de retrouver un sain équilibre dans son plein épanouissement personnel.Henri Marineau Québec, le 23 avril 2017 Et maintenant, Manchester C\u2019était une question de temps, af fir- maient stoïquement des experts en lutte C\u2019 BRÉSIL L\u2019arroseur arrosé COLOMBIE-BRITANNIQUE Casse-têtes fédéraux V GUY TAILLEFER MANON CORNELLIER antiterroriste invités précipitamment sur les ondes de réseaux d\u2019information en continu, à peine la poussière retombée.Le déconcertant terrorisme a cette fois ciblé un concer t pop.Nous chavirent les images tournant en boucle de cette foule paniquée fuyant le stade, de ces jeunes déboussolés cherchant à s\u2019en sortir sains et saufs.Exit, l\u2019innocence.Nous par tageons le désarroi des parents perdant sur le coup la trace de leur enfant ou ado, et l\u2019immense peine dont souffrent aujourd\u2019hui les victimes.Mais crier à la vengeance et à la haine ne réglera rien.Inspirons-nous plutôt des messages d\u2019amour et de solidarité d\u2019un proche ayant perdu sa conjointe au Bataclan, du compagnon du policier récemment tué sur les Champs-Élysées.Face à des êtres irrémédiablement radicalisés espérant rejoindre un paradis en fomentant des desseins infernaux, nous avons intérêt à nous montrer imperturbables, en chérissant sans cesse notre liber té et nos valeurs démocratiques.Bref, opposons à la barbarie une société tissée serrée\u2026 Carol Patch-Neveu Montréal, le 23 mai 2017 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 6 M A I 2 0 1 7 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon (chef de division), Robert Dutrisac, (éditorialiste), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter), Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Marie-Pier Frappier (pupitre), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui (correspondants parlementaires à Québec) Dave Noël (recherche), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans), Caroline Montpetit (arts vivants), Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division et éditorialiste); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Loïc Hamon (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et Geneviève Tremblay (pupitres); correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant (correctrices) ; soutien à la rédaction : Amélie Gaudreau (coordonnatrice à la rédaction), Jean-Philippe Proulx (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa).PUBLICITÉ Charleyne Bachraty (adjointe au vice-président), Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatrices publicitaires).PRODUCTION Caroline Desrosiers, Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique), Solène M.Hébert (développeuse Web).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Caroline Filion, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).M ercredi, un policier a été accusé d\u2019homicide involontaire environ un an après avoir causé la mor t d\u2019un citoyen de Montréal-Nord en tirant sur sa tête une balle de plastique.Plusieurs groupes saluent cette inculpation et certains espèrent de plus la condamnation du policier.Or, l\u2019issue du procès sera déterminée par les tribunaux, et sa tenue ne doit pas servir de prétexte pour reporter à plus tard des réflexions et actions urgentes pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent.Selon les faits connus publiquement, le 31 mars 2016, au cours d\u2019une intervention dans un immeuble de Montréal-Nord visant l\u2019arrestation d\u2019un groupe d\u2019individus pour des infractions liées à du trafic de marijuana, M.Bony Jean-Pierre a tenté de fuir par la fenêtre d\u2019une chambre de l\u2019immeuble.Christian Gilbert, policier du SPVM, a tiré sur la tête de M.Jean- Pierre un bâton cinétique.Cette arme ne doit pas être utilisée à courte distance, ne doit pas viser les parties vulnérables du corps en raison des dommages qu\u2019elle peut provoquer et ne peut être utilisée que si la sécurité d\u2019autrui est menacée.M.Jean-Pierre, lui, n\u2019était pas armé.À la suite du coup du projectile, il est tombé de la fenêtre et a lutté pour sa vie jusqu\u2019au lundi 4 avril 2016, jour de son décès.Mercredi, le directeur des poursuites criminelles et pénales a annoncé que Christian Gilbert était accusé « d\u2019avoir causé la mort d\u2019un homme en commettant des voies de fait graves en utilisant une arme à feu».Alors que les tribunaux ont pour rôle de trancher la question de la culpabilité de M.Gilbert, plusieurs acteurs souhaitant une amélioration des relations entre la police et les citoyens de Montréal-Nord jugent nécessaire la condamnation de M.Gilbert.Cet avis, d\u2019une part, est mal fondé : un jugement de condamnation provoquera peu d\u2019améliorations au regard des rappor ts entre la police et les citoyens.D\u2019autre part, cet avis sous-estime l\u2019occasion qui s\u2019ouvre immédiatement à la suite de l\u2019accusation de M.Gilbert.La grogne qu\u2019a soulevée la mort de M.Jean- Pierre témoigne de la crise de confiance de plusieurs Nord-Montréalais à l\u2019égard de nos institutions, dont au premier chef les appareils politique et policier.Or, les revendications formulées notamment en ce qui a trait à l\u2019élimination du profilage racial et à la sanction des bavures policières par le SPVM sont indépendantes de l\u2019issue du procès dans l\u2019affaire Gilbert, qui, elle, relève des tribunaux.Le verdict sera rendu strictement sur la base des faits mis en preuve lors du procès, qui pourrait donner lieu tant à un verdict de culpabilité qu\u2019à un acquittement, selon l\u2019administration de la preuve et du droit applicable.Prétendre que justice ne sera rendue que lorsque M.Gilbert sera reconnu coupable sous- entend que les tribunaux, en cas d\u2019acquittement, auront participé au maintien des injustices qui sévissent à Montréal-Nord.Prétention hasardeuse.De plus, qu\u2019adviendra-t-il si M.Gilbert est acquitté ?Criera-t-on sans fondement à l\u2019injustice ?Il ne faudrait pas créer auprès des citoyens un sentiment qui minerait indûment la confiance envers nos institutions.S\u2019il est reconnu coupable, serons-nous vraiment dans un climat où les services policiers seront ouverts à un examen de conscience ?Prévoyons qu\u2019ils seront plutôt sur la défensive.Plutôt que d\u2019espérer un jugement de culpabilité qui n\u2019aurait qu\u2019un impact limité sur le progrès à Montréal-Nord, il serait plus sage d\u2019explorer quelles avancées sur le plan politique sont possibles dès aujourd\u2019hui à la suite de l\u2019inculpation de M.Gilbert.À ce titre, notons que solliciter la réponse de nos politiciens serait fort pertinent.Au moment du décès de M.Jean-Pierre, des élections à la mairie de Montréal-Nord étaient en cours et les citoyens n\u2019ont donc pas eu le bénéfice d\u2019entendre quelque maire en poste sur le sujet.Par ailleurs, selon ce qu\u2019ont rapporté plusieurs journaux en avril 2016, le maire Denis Coderre a défendu le travail des policiers et a mentionné : « Il faut faire attention, c \u2019est quelqu\u2019un qui faisait partie des gangs de rue.» Ce commentaire dénote qu\u2019il serait approprié de légitimer une bavure policière causant la mort en fonction de la probité de la victime.Voilà un point d\u2019ancrage de la frustration des Nord-Montréalais, qui face à une telle position peuvent légitimement avoir l\u2019impression qu\u2019aux yeux de nos décideurs leur vie, qu\u2019ils soient criminels ou pas, vaut moins que d\u2019autres.Cette frustration est d\u2019autant plus importante que la criminalité à Montréal-Nord n\u2019existe pas en vase clos, mais s\u2019enracine dans un contexte de pauvreté dénoncé par les citoyens.Or, depuis l\u2019annonce de la mise en accusation de M.Gilbert, nos politiciens observent un mutisme difficile à comprendre.L\u2019issue du procès a beau être incertaine, les citoyens de Mont- réal-Nord sont en droit de savoir aujourd\u2019hui quelles sont les réflexions en cours relativement à l\u2019inculpation de M.Gilbert, le tout dans une perspective de progrès.Le silence est indicateur d\u2019une désinvolture qui inquiète.Montréal-Nord et la police FABRICE VIL « La première tâche du médecin est donc politique : la lutte contre la maladie doit commencer par une guerre contre les mauvais gouvernements.» \u2014 Michel Foucault, Naissance de la clinique N A Z I L A B E T T A C H E Interniste S A M I R S H A H E E N - H U S S A I N Pédiatre urgentiste a Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) a tenu une assemblée générale exceptionnelle intitulée Opération Code rouge le 13 mai dernier au Stade olympique.L\u2019image se veut éloquente: le système de santé québécois est assailli par les flammes, et la FMSQ veut voler à sa rescousse.La FMSQ a tout à fait raison de s\u2019opposer à la restructuration tous azimuts et décriée sur tous les fronts du système de santé du ministre Gaé- tan Barrette.Des médecins avaient déjà exprimé leurs inquiétudes et leur rejet des lois 10, 20 et 92.Mais c\u2019est le projet de loi 130, avec sa remise en question de l\u2019autonomie professionnelle des médecins, qui a finalement mené la FMSQ à une levée de boucliers culminant avec la mobilisation du 13 mai, dans un contexte où l\u2019entente de la FMSQ avec le ministère de la Santé et des Services sociaux est expirée depuis mars 2015.Le message véhiculé par l\u2019Opération Code rouge dans les semaines précédant la mobilisation elle-même était centré sur la préservation de l\u2019accès aux soins de santé pour la population.On ne peut rien reprocher à cette mission louable, mais cette rhétorique semble vide de sens lorsque l\u2019on constate le manque d\u2019engagement de la FMSQ envers des gestes gouvernementaux qui ont des impacts majeurs sur l\u2019accès aux soins et sur le bien-être de la population ces dernières années.Par exemple, en juin 2012, le gouvernement fédéral avait instauré des coupes massives au sein du Programme fédéral de santé intérimaire (PFSI), privant ainsi des milliers de réfugiés et demandeurs d\u2019asile à travers le pays de l\u2019accès aux soins.Des regroupements de médecins se sont carrément mobilisés contre les coupes.La FMSQ s\u2019est contentée de diffuser un communiqué exprimant une certaine inquiétude quant à l\u2019impact sur la couverture de médicaments, mais sans dénoncer les coupes en tant que telles.Au Québec, en 2015, les employés du secteur public ont mené d\u2019intenses négociations avec le gouvernement afin d\u2019améliorer leurs conditions de travail et leurs salaires.Alors que le regroupement Médecins québécois pour le régime public avait exprimé sa consternation devant les augmentations de revenu des médecins dans un contexte où les mesures d\u2019austérité étaient appliquées aux autres travailleuses et travailleurs du secteur de la santé, la FMSQ n\u2019a pas montré de solidarité tangible envers nos collègues.Enfin, en novembre 2016, la loi 70 est adoptée à l\u2019Assemblée nationale.Alors que cette loi vise of ficiellement à intégrer les demandeurs de l\u2019aide sociale plus rapidement sur le marché de l\u2019emploi, elle introduit une pénalité qui peut priver un prestataire d\u2019un tiers de son allocation (allant de 628 $ à 404 $ par mois).Des médecins, notamment en psychiatrie, ont publiquement dénoncé cette approche punitive.La FMSQ s\u2019est abstenue encore une fois d\u2019intervenir.Une opposition sans équivoque Soyons clairs.En tant que médecins exerçant au Québec, nous sommes opposés sans équivoque à la vague de restructuration et de centralisation des pouvoirs menée par le ministre Barrette et le gouvernement libéral (notamment le projet de loi 130, mais aussi les lois 10 et 20), qui nuit au caractère universel et accessible du système de santé.Nous assistons quotidiennement aux efforts et au dévouement de nos collègues médecins envers leurs patients.Nous trouvons inacceptable l\u2019ef fritement des conditions de travail des médecins québécois, qui sont surchargés, épuisés et découragés, et qui sont traités avec mépris et hostilité par le ministre Barrette.Nous trouvons également inadmissible ce même effritement des conditions de travail de toutes les personnes œu- vrant au sein de notre système de santé.[\u2026] Nous ne pouvons pas ignorer que les « victoires » de M.Barrette lors de sa présidence à la FMSQ ont conduit à l\u2019augmentation flagrante de la rémunération des médecins, accaparant une partie significative du budget du Québec (elle est passée de 5,7 % en 2006-2007 à 7,6 % en 2015-2016), menaçant ainsi la pérennité même du système de santé québécois.Nous ne pouvons pas, en toute intégrité, répondre aux appels de la FMSQ pour sauver le système de santé, si ces appels ne s\u2019appliquent qu\u2019à ses propres intérêts, et tant qu\u2019elle demeure silencieuse sur des enjeux majeurs pour la santé de la population québécoise, telles les attaques de gouvernements successifs contre les groupes les plus marginalisés de notre société.Nous attendons donc le jour où la solidarité prônée par la FMSQ ne s\u2019appliquera pas qu\u2019aux médecins spécialistes, mais bien à l\u2019ensemble de la population du Québec.Nous nous réjouirons quand la FMSQ se distanciera de la voie syndicale corporatiste instaurée durant la présidence de M.Barrette, afin de se démocratiser et de s\u2019attaquer aux réformes draconiennes imposées par ce dernier en tant que ministre de la Santé en faisant front commun avec les autres groupes qui s\u2019y opposent.Si le but est de sauver le système de santé, la FMSQ doit absolument opter pour une approche solidaire plutôt que solitaire.?Les auteurs aimeraient souligner les contributions de Dror Warschawski et Guillaume Hé- bert à ce texte.Ce texte a été soumis à une poignée de médecins spécialistes, dont plusieurs ont exprimé leur soutien sans pouvoir le signer publiquement.La liste des signataires est publiée sur les plateformes numériques du Devoir.Pour une médecine imbue de justice sociale L N I K A D E S L A U R I E R S Présidente de Québec solidaire ors de notre congrès chargé, mais galvanisant, les membres de Québec solidaire ont pris des décisions importantes.Le programme de notre parti est maintenant complété, nous avons deux nouveaux porte- parole qui ont le vent dans les voiles, nous avons choisi d\u2019entreprendre des négociations en vue d\u2019une fusion avec Option nationale.Bien sûr, beaucoup d\u2019encre a coulé sur la question brûlante visant certains des pactes électoraux avec le Parti québécois.Les discussions sur cette question ont été intenses, nos membres en ont débattu durant plusieurs mois, à plusieurs occasions, dans dif férentes instances.C\u2019est donc à l\u2019issue d\u2019une réflexion bien mûre que nous avons choisi d\u2019avoir confiance en nos moyens et d\u2019offrir la chance à tous les Québécois et Québécoises de voter pour Québec solidaire.Nous avons refusé de nous laisser décourager par les scénarios catastrophes et hâtifs qui prophétisent la réélection inévitable du Parti libéral sans pactes électoraux.Nous avons l\u2019ambition de prouver qu\u2019ils ont tort.C\u2019est aussi dans cette optique que nous souhaitons aborder la question de l\u2019indépendance du Québec.C\u2019est donc avec optimisme que nous entrevoyons la suite des travaux avec la société civile et les partis politiques souverai- nistes, et ce, malgré le tumulte des derniers jours.Nous sommes d\u2019avis qu\u2019il ne fallait pas mélanger la question de pactes électoraux pour 2018 et la question de la mécanique d\u2019accession à l\u2019indépendance.Oui, nous avons fait le choix de présenter des candidates et candidats solidaires dans tous les comtés en 2018.Mais cette décision n\u2019entre pas en contradiction avec la poursuite des travaux sur la feuille de route pour l\u2019indépendance.Nous avons cependant conscience que cette décision a pu décevoir les autres partis à la table du OUI Québec.C\u2019est pourquoi nous jugeons, comme la présidente du OUI Québec, Mme Claudette Carbonneau, qu\u2019une mise sur la glace des discussions est une bonne chose pour le moment.Place à la collaboration Par ailleurs, nous tenons à réaf firmer que nous continuerons à collaborer aux travaux du OUI Québec au moment opportun.La collaboration de dif férents politiques sur des enjeux qui les rassemblent est tout à fait souhaitable.Nous en sor tirons toutes et tous plus for ts.C\u2019est d\u2019ailleurs le cas sur la question du mode de scrutin proportionnel pour lequel tous les partis sauf le Parti libéral du Québec se sont entendus grâce à l\u2019initiative du Mouvement démocratie nouvelle.Comme ce fut le cas pour la réforme du mode de scrutin, nous sommes ravis du ralliement du mouvement social et des autres partis derrière notre projet.Dans le cas de l\u2019indépendance, c\u2019est l \u2019assemblée const ituante comme mode d\u2019accession au pays qu i fa it ma intenant consensus et c\u2019est une excellente nouvelle.Cette option que nous défendons depuis des années fa it du chemin .Nous avons bon espoir que la poursuite des travaux avec le OUI Québec nous permettra de convaincre les autres partis et les mouvements indépendantistes de la société civile que nous gagnons à viser une consultation populaire large, démocratique et rassembleuse pour faire du Québec un pays.C\u2019est avec beaucoup de fierté et d\u2019enthousiasme que nous sommes toutes et tous ressortis de ce grand congrès.Et c\u2019est sans naïveté que nous nous attelons à la tâche colossale qui nous attend : celle de rallier le plus de gens possible à notre projet de pays.Nous ne ménagerons aucun effort pour faire connaître nos positions, notre programme et pour convaincre le Québec que notre ambition de changement est à portée de main.Fort de plus de dix ans sur le terrain politique, nous avons confiance que des centaines de milliers de personnes partagent notre vision d\u2019un Québec indépendant plus juste et plus vert.Cette confiance réaf firmée en notre parti, nous voulons la partager avec tout le Québec.Nous voulons que la population reprenne possession de ses pouvoirs et de sa démocratie.Nous voulons que, comme nous, les Québécoises et les Québécois puissent sans complexe revendiquer ce qui leur est dû : un système de santé et d\u2019éducation gratuit et de qualité, une économie au service des gens, des conditions de vie et de travail décentes, un environnement sain, une démocratie qui fonctionne.Nous voulons que ceux et celles qui croient en un Québec meilleur se donnent le droit d\u2019y croire et de travailler avec nous à ce qu\u2019il devienne réalité.Nous n\u2019avons pas à avoir honte de nos revendications légitimes, de nos aspirations réalisables, de notre option politique.L\u2019élection d\u2019un gouvernement de gauche au Québec est non seulement souhaitable, mais elle est surtout possible et elle sera profitable pour ses citoyens et citoyennes.QS refuse le scénario catastrophe de la réélection inévitable des libéraux JACQUES NADEAU LE DEVOIR Québec solidaire a deux nouveaux porte-parole, Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé.L Nous sommes d\u2019avis qu\u2019il ne fallait pas mélanger la question de pactes électoraux pour 2018 et la question de la mécanique d\u2019accession à l\u2019indépendance L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 6 M A I 2 0 1 7 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S mais qu\u2019ils prennent courage, qu\u2019on peut s\u2019en sortir», dit Cécile Dionne.Au mois d\u2019avril dernier, alors qu\u2019une entrevue avec les sœurs Dionne était publiée en première page du New York Times, le conseil municipal de North Bay revenait sur sa décision de déménager la maison natale des sœurs Dionne dans le parc d\u2019exposition d\u2019un village situé à quelque 75 kilomètres de là.Mais la municipalité avait déjà vendu le terrain sur lequel était installée cette petite maison, où les quintuplées sont nées dans un foyer franco-ontarien en plein cœur de la Grande Dépression, en 1934.Finalement, la maison en question sera plutôt déménagée au cen- tre-ville de North Bay.Et les sœurs Dionne veulent s\u2019assurer que l\u2019ensemble des ar téfacts qu\u2019elle contient y sera présenté, que la maison sera classée au patrimoine et que Patrimoine Canada investira dans son entretien.C\u2019est donc dans cette maison que, le 18 mai 1934, les sœurs Dionne, quintuplées identiques, sont nées, prématurément, après sept mois de grossesse de leur mère Elzira Dionne, qui était déjà mère de cinq autres enfants.Les photos et le texte de La Presse canadienne sur cette naissance font alors le tour du monde.La naissance rarissime de ces quintuplées identiques en bonne santé est perçue comme un miracle.Tout de suite après, le père des quintuplées, Oliva Dionne, se voit offrir la somme de 10 000 $ pour « exposer » ses filles à la foire mondiale de Chicago.Il accepte d\u2019abord, avant de changer d\u2019avis le lendemain.Mais il est trop tard.Le gouvernement ontarien décide de faire des jumelles Dionne des «pupilles de l\u2019État » et les retire de la garde de leurs parents.Les quintuplées ont alors quatre mois.En fait, le gouvernement ontarien vient de mettre la main sur une mine d\u2019or.Un parc thématique, baptisé Quintland, est construit à Cor- beil, près de Nor th Bay, où les quintuplées Dionne seront exposées au public trois fois par jour, selon la météo.Une autoroute est construite pour s\u2019y rendre.On dit que trois millions de personnes ont visité Quintland durant les années 1930.À cette époque, les Dionne sont élevées dans une nurser y, où les infirmières se succèdent sans que l\u2019on permette aux quintuplées de s\u2019attacher à elles à long terme.«Quand on aimait une infirmière, il ne fallait pas pleurer quand elle par tait parce que ma mère n\u2019aimait pas ça.Ça devenait délicat, raconte Annette.Des fois, on se réveillait le matin et l\u2019infirmière qu\u2019on aimait n\u2019était plus là.» Les filles voient leurs parents à travers des vitres, et c \u2019est un mauvais souvenir pour les sœurs Dionne.Les parents Dionne se font pour leur part construire une vaste demeure juste à côté de la nursery.Et la petite maison sans électricité où les jumelles sont nées est transformée en musée.Vers l\u2019âge de neuf ans, les petites filles revêtent l\u2019uniforme pour baptiser cinq navires de guerre canadiens qui portent chacun leurs prénoms : Yvonne, Cécile, Annette, Marie et Émilie.« On ne décidait rien.On faisait ce qu\u2019on nous demandait », dit Annette.«Annette m\u2019a fait bien rire lorsqu\u2019elle m\u2019a dit : \u201cOn aurait dû savoir que notre vie allait être difficile parce que les bateaux ont tous coulé\u201d», raconte Carlo Tarini, ami et por te-parole des quintuplées Dionne.C\u2019est à cette époque, en ef fet, qu \u2019Oliva Dionne réussit à récupérer la garde de ses filles.Mais celles-ci ne sont pas bien accueillies dans cette famille au sein de laquelle elles n\u2019ont pas grandi.« Mon frère m\u2019a dit un jour : \u201cOn était bien mieux quand vous n\u2019étiez pas là\u201d, raconte Annette.On n\u2019aurait pas été heureuses si on avait grandi dans cette famille.On était trop nombreux», ajoute-t-elle.Suivront aussi des sévices sexuels de la part du père Dionne, que les jumelles dénonceront après sa mort.« Je pense qu\u2019il était temps d\u2019en parler.J\u2019ai caché ça longtemps.Quand il y avait des interviews, il ne fallait rien dire de chez nous», dit-elle.Se taire, obéir et endurer, c\u2019est à la fois ce qui les a sauvées et minées.Malgré les carrosses dorés of fer ts par la compagnie Eaton, malgré les cadeaux des admirateurs, les photographes privés, l\u2019école faite sur mesure avant qu\u2019elles ne soient envoyées à Nicolet par leur père, elles ont les larmes aux yeux lorsqu\u2019elles pensent à leur enfance, en particulier à l\u2019épisode douloureux de leur retour à la maison familiale.«On ne place pas des enfants dans une famille à neuf ans.C\u2019est un manque de jugement», dit Cécile.« Je ne me suis jamais prise pour une vedette, parce que ma mère me disait toujours que j\u2019étais une bonne à rien», raconte Annette.Elle ajoute que c\u2019est lorsqu\u2019elles se sont installées à Montréal qu\u2019elles ont commencé à être heureuses.Elles visitent alors leur famille à l\u2019occasion.En 1998, les quintuplées Dionne et leur succession reçoivent finalement une indemnisation de 4 millions de dollars du gouvernement de l\u2019Ontario pour l\u2019argent tiré de la fiducie créée à leur nom, qui a servi à payer notamment l\u2019entretien de Quintland.Aujourd\u2019hui, elles se souviennent tout de même de bons moments passés à la nursery de Quintland, comme les séances d\u2019essayage de vêtements, avant que les princesses ne redeviennent des cendrillons.« J\u2019aimais écouter de l\u2019opéra avant de me coucher», confie Annette.Nées quintuplées, elles ont toujours vécu avec acuité des émotions de leurs jumelles.«Souvent, je rêve à Yvonne [décédée en 2001].Dans mon rêve, elle n\u2019a pas changé.C\u2019est comme si elle entrait dans mon quotidien», raconte Annette.Avec un musée classé au patrimoine, elles croient que leur histoire fera désormais officiellement partie de l\u2019histoire du pays.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 MUSÉE tions des parents au Conseil des commissaires, parce que cela voudrait dire que nous ne serions plus des administrateurs de la commission scolaire, mais des représentants du comité de parents, et que nous risquions donc d\u2019avoir une plainte à l\u2019éthique.On m\u2019a dit : vous êtes avertis.» Un commissaire contre qui deux plaintes auraient été retenues peut être destitué.Anick Corbeil en a déjà une à son dossier.Mmes Cor- beil et Continelli ont retenu les services d\u2019un avocat pour contester une nouvelle plainte liée à l\u2019élection d\u2019un nouveau commissaire-parent.«On a toujours cette épée de Damoclès au-dessus de nos têtes.Mais je ne comprends pas comment je peux faire mon travail.Si je ne peux pas rapporter l\u2019information de part et d\u2019autre, je ne sers à rien», se désole Anick Corbeil.Contrairement aux autres commissaires, qui sont élus au suffrage universel, les commissaires- parents sont élus par les comités de parents.Ma- rie-Josée Continelli et Anick Corbeil ne comprennent donc pas pourquoi on les empêche de les représenter.La loi 105, qui leur donne maintenant le droit de vote, les décrit comme des «commissaires représentants du comité de parents».Les commissaires-parents sont à la fois des représentants du comité de parents et des administrateurs.Or, depuis l\u2019adoption du projet de loi 105, le fragile équilibre entre les deux fonctions a basculé, affirme le secrétaire général de la Commission scolaire de Saint-Hya- cinthe, Daniel Camirand.«S\u2019ils estiment qu\u2019ils parlent au nom du comité de parents et qu\u2019ils doivent en respecter les orientations et les positions, ils ne peuvent plus agir en accord avec les principes [\u2026] du code d\u2019éthique, lequel prévoit [que] le commissaire évite d\u2019agir ou de se placer dans une situation qui pourrait donner l\u2019apparence de favoritisme ou d\u2019un manque d\u2019impartialité, d\u2019intégrité ou d\u2019indépendance de sa part», écrit M.Camirand dans une note interne.«Une telle situation placerait donc à risque les commissaires représentant le comité de parents, puisque leur conduite pourrait être jugée dérogatoire à l\u2019éthique.» Tensions politiques Daniel Camirand «nie avec véhémence» empêcher les commissaires-parents de représenter les parents\u2026 tant qu\u2019ils maintiennent leur indépendance.Ainsi, les rappels à l\u2019ordre sont survenus, dit-il, lorsque les commissaires ont demandé de rapporter des préoccupations dans le cadre de «mandats précis» émanant du comité de parents.Il assure que l\u2019administration n\u2019a jamais fait de « menaces », mais il convient, à demi-mot, que cela peut avoir été perçu ainsi en raison du climat qui prévaut depuis deux ans.En effet, la « tension » est lourde entre « les familles politiques» depuis les dernières élections scolaires.À la Fédération des comités de parents, on estime qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un «cas extrême», mais on soutient que les changements liés au nouveau droit de vote des commissaires-parents ont entraîné «beaucoup de questionnements et de dérapages».La présidente sortante de la Fédération des commissions scolaires, Josée Bouchard, reconnaît que la cohabitation entre commissaires élus et commissaires-parents «peut être un peu plus dif ficile à certains endroits ».Prudent, le ministre de l\u2019Éducation, Sébastien Proulx, refuse de commenter le cas de Saint-Hyacinthe puisque « chaque situation est un cas d\u2019espèce».Il est toutefois bien conscient des joutes politiques qui ont cours dans certaines commissions scolaires.«On est dans un nouveau système, c\u2019est le rapport de force qui change de l\u2019intérieur dans plusieurs commissions scolaires.Dans ce contexte-là, cer tains pourraient être tentés de limiter ou de diminuer l\u2019espace \u2014 ou l\u2019effet \u2014 d\u2019avoir des commissaires-pa- rents votants.Mais il ne faut pas agir ainsi.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 COHABITATION Le code d\u2019éthique À la Commission scolaire de Montréal, ce sont les commissaires indépendants qui se disent la cible des rappels à l\u2019ordre sur le plan éthique.«On me rappelle régulièrement l\u2019article 22 du code d\u2019éthique, qui dit que les commissaires ont un devoir de loyauté, soutient Violaine Cousineau.Grosso modo, ils nous demandent de travailler comme un conseil d\u2019administration et de parler d\u2019une seule voix sur la place publique.Ça ne fait aucun sens.C\u2019est très handicapant dans notre pratique.Et on est là, à défendre la démocratie scolaire\u2026» En août dernier, les trois commissaires indépendants de la CSDM ont demandé au Conseil des commissaires d\u2019abroger le règlement 22.Un avis juridique, commandé à l\u2019externe, vient d\u2019être produit, indiquant que « toute obligation de loyauté, de discrétion ou de solidarité ne devrait pas être interprétée de manière à limiter indûment la liberté d\u2019expression et d\u2019opinion d\u2019un commissaire».Forts de cet avis, les commissaires indépendants réclament à nouveau l\u2019abrogation de ce règlement.«Le comité éthique et gouvernance va se pencher sur l\u2019article 22, qui fait litige, répond la présidente, Catherine Harel-Bourdon.Le comité fera ses recommandations dès l\u2019automne prochain.» du peuple québécois le soin de s\u2019exprimer et même de rédiger une Constitution qui répond à ses valeurs, à ses aspirations», a lancé Mme Car- bonneau, visiblement contrariée de la tournure des événements depuis la fin du congrès de QS, lundi.Les représentants des quatre partis indépendantistes s\u2019étaient engagés à soumettre la «Proposition de travail » à leurs délégués lors de leur congrès respectif en 2017 (PQ, QS, ON) et en 2018 (BQ).« On a bien expliqué qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une entente de principe, il ne s\u2019agit pas de déposséder les congrès et les délégués des formations politiques de leur pouvoir de se prononcer là-dessus », a expliqué Mme Carbonneau à la presse.Désaveu Or, le comité de coordination de QS a désavoué 10 jours plus tard les signatures de M.Fontecilla et de Mme Moisan, demandant de laisser la proposition de travail « sur la table ».Du coup, l\u2019entente n\u2019a pas été soumise aux quelque 700 délégués solidaires réunis à l\u2019UQAM le week-end dernier.Ne cédant pas à la panique, Mme Carbonneau a cru qu\u2019elle serait présentée aux délégués au congrès de l\u2019automne.Elle avait tort.En effet, M.Fontecilla a expliqué mercredi à Radio-Canada que « le comité trouvait qu\u2019il y avait un écart entre la proposition des OUI Québec et ce qu\u2019il fallait faire».La sortie médiatique de l\u2019ex-président et co- porte-parole de QS a laissé Mme Carbonneau abasourdie.Aujourd\u2019hui, « on comprend qu\u2019il y [avait] un problème d\u2019envergure sur l\u2019entente », a-t-elle indiqué jeudi.« [L\u2019ex] por te-parole d\u2019une organisation sent le besoin de dire à la presse qu\u2019il a mal interprété son mandat et qu\u2019il y a \u201cdes écarts\u201d.Écoutez, c\u2019est pas tous les jours qu\u2019on voit ça », a fait remarquer l\u2019ex-chef syndicale.La por te-parole féminine de QS, Manon Massé, a soutenu jeudi que « la délégation qui représentait QS aux OUI Québec a mal évalué la situation en signant de bonne foi la proposition de travail ».« En raison de cer tains écar ts et parce que d\u2019autres débats étaient prioritaires, nous reconnaissons qu\u2019il y a eu un certain imbroglio dont nous devons assumer la responsabilité dans ce dossier », a-t-elle af firmé par voie de communiqué.La chargée de mission du PQ pour les relations avec la société civile, la participation citoyenne et la convergence, Véronique Hivon, ne se satisfait pas de cette version des faits.M.Fontecilla et Mme Moisan « avaient signé [l \u2019entente de principe] le 10 avril, après [l\u2019]avoir pourtant validé[e] auprès de leur instance de direction nationale, comme tous les autres partis », a souligné l\u2019avocate dans un message sur sa page Facebook.Si d \u2019aventure les délégués de QS convenaient d\u2019entériner la « Proposition de travail » des OUI Québec, ils devraient préalablement prévoir dans leur programme que l\u2019Assemblée constituante aurait le mandat de rédiger la Constitution d\u2019un Québec indépendant.Plusieurs, y compris Manon Massé, ont exprimé de fortes réticences à contraindre l\u2019Assemblée constituante \u2014 qui serait élue au suffrage universel, selon le programme de QS \u2014 à proposer à tout prix à la population de sortir le Québec de la fédération canadienne.Les anglophones et les personnes racisées par ticipe- raient-ils aux travaux de l\u2019Assemblée constituante si ses conclus ions éta ient écr ites d\u2019avance ?s\u2019interrogent-ils.Chose certaine, l\u2019abandon de l\u2019Assemblée constituante dite ouverte \u2014 à laquelle le porte-parole masculin Gabriel Nadeau-Dubois s\u2019est dit favorable \u2014 faciliterait grandement la fusion entre QS et Option nationale.Une pierre, deux coups.Confiance ébranlée Pour l\u2019heure, le lien de confiance entre QS et les autres membres de la Table de concertation des OUI Québec est rompu, note froidement la présidente des OUI Québec, Claudette Carbon- neau.«Ce qui est grave, ce n\u2019est pas la grosseur des différends, mais\u2026 ce qui est un ingrédient absolument essentiel, c\u2019est de pouvoir compter sur le fait qu\u2019on te donne l\u2019heure juste, que chacune des parties a l\u2019heure juste par rapport à la position de l\u2019autre, et aussi que tout le monde est en réelle recherche de solution», a-t-elle fait valoir.À ses yeux, les partis politiques sont condamnés à s\u2019entendre s\u2019ils veulent assurer la concrétisation du projet de pays du Québec.«Malgré les soubresauts d\u2019aujourd\u2019hui, je suis absolument convaincue \u2014 et c\u2019est le cœur même de la mission des OUI Québec \u2014 qu\u2019il faudra un jour ou l\u2019autre se rasseoir.On doit ça, je pense, au projet d\u2019indépendance.Et, à ma connaissance, il n\u2019existe aucun pays à travers le monde qui a réussi son indépendance sans s\u2019assurer d\u2019une vaste coalition de l\u2019ensemble des indépendantistes », a-t-elle conclu.Le chef du PQ, Jean-François Lisée, et la députée de Joliette, Véronique Hivon, réagiront à l\u2019échec de la Table de concertation des OUI Québec vendredi matin.« Je pourrai enfin m\u2019exprimer, à titre de négociatrice du Parti québécois, à ce sujet.J\u2019ai très hâte de pouvoir le faire», a mentionné Mme Hivon jeudi soir.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 ENTENTE JACQUES NADEAU LE DEVOIR La présidente des OUI Québec, Claudette Carbonneau, semblait ébranlée après les événements des derniers jours.« Fondée sur le principe de souveraineté populaire », la démarche d\u2019accession à l\u2019indépendance du Québec préconisée par les OUI Québec comprend : l\u2019adoption d\u2019une loi fondamentale transitoire qui servira de cadre légal au Québec et qui balisera sa démarche vers l\u2019indépendance ; la mise en place d\u2019une Assemblée constituante chargée d\u2019élaborer un projet de Constitution d\u2019un Québec indépendant à la suite d\u2019une vaste consultation publique ; une consultation référendaire qui permettra aux Québécoises et aux Québécois de se prononcer tant sur le statut politique du Québec que sur le projet de Constitution d\u2019un Québec indépendant élaborée par l\u2019Assemblée constituante.La composition de l\u2019Assemblée constituante assurerait une représentation « équitable » de la société.Au moins 50 % des participants seraient des femmes.La représentativité des régions administratives, des groupes sociaux, de la diversité ainsi que de la minorité anglophone historique serait aussi garantie.L\u2019entente de principe entre les forces souverainistes "]
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