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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2017-05-19, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I I N o 1 1 1 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 9 M A I 2 0 1 7 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Zeitgeist \u203a La mère de Québec solidaire.Françoise David, citoyenne, optimiste et inquiète.Page B 10 Avis légaux.A 4 Décès.B 6 Météo.B 7 Mots croisés.B 7 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 8 ?w w w .l e d e v o i r .c o m « C\u2019est un point d\u2019ancrage quand je cherche à comprendre.Il faut absolument protéger le travail qui se fait au Devoir.» CHRISTINE BEAULIEU La vérité, c\u2019est que Le Devoir a besoin de vous.jesoutiens .com F A B I E N D E G L I S E P eut-on être heureux à toujours désirer ce que l\u2019on ne possède pas ou à être sans cesse ailleurs, par l\u2019esprit ou par écran interposé, plutôt que dans l\u2019instant présent ?Depuis des années, le cinéaste Patrice Leconte se pose ces terribles questions et a décidé de se faire à nouveau romancier pour se rapprocher un peu d\u2019une réponse.Louis et l\u2019Ubiq \u2014 c\u2019est le titre du nouveau chapitre dans la vie de Patrice Le- conte écrivain \u2014 expose la fable amusante d\u2019un homme sans histoire qui va goûter au poison prévisible que peut être le don d\u2019ubiquité.L\u2019ensemble, un tantinet naïf, fait sur tout l\u2019éloge de la sagesse, seule capable, selon l\u2019auteur, d\u2019amener l\u2019humain à localiser le bonheur là où souvent il ne pense pas aller le chercher.«Pour profiter de la vie, la véritable attitude à avoir, c\u2019est celle du sage, lance à l\u2019au- L\u2019impossible promesse de l\u2019ubiquité Patrice Leconte se fait romancier pour mieux poursuivre son éloge du bonheur Donald Trump se dit victime de «la plus grande chasse aux sorcières» de l\u2019histoire américaine Page B 9 375E COUP D\u2019ENVOI DU SPECTACLE MONTRÉAL AVUDO JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019histoire de Montréal s\u2019est déployée à la tombée du jour jeudi dans le Vieux-Port, dans une ?uidité aquatique.Ce récit poétique projeté sur des conteneurs et des murs d\u2019eau en mouvement rend hommage au ?euve Saint- Laurent à l\u2019occasion du 375e anniversaire de la métropole.Le spectacle sera présenté gratuitement, sur réservation, jusqu\u2019en septembre.H É L È N E B U Z Z E T T I M A R I E V A S T E L Correspondantes parlementaires à Ottawa Q uébec peut respirer un brin.Du moins jusqu\u2019en 2020.Le gouvernement fédéral a dévoilé hier le fonctionnement de sa future taxe sur le carbone et confirmé du même souf fle que le Québec, tout comme trois autres provinces, n\u2019y serait pas soumis pour l\u2019instant, parce que les mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) qu\u2019il prend sont suffisantes.Le gouvernement de Justin Trudeau veut forcer les provinces à établir des mécanismes de réduction de leurs GES.Son plan dévoilé jeudi \u2014 des redevances sur les combustibles fossiles couplées à un système de plafonnement et d\u2019échange de droits d\u2019émissions pour les grands émetteurs industriels \u2014 s\u2019appliquera donc seulement aux provinces qui n\u2019auront pas développé une recette locale suffisamment robuste.Des hauts fonctionnaires ont confirmé que seules la Colombie-Britannique et l\u2019Alberta, qui appliquent toutes deux une taxe sur le carbone, sont sauves, ainsi que l\u2019Ontario et le Québec, où un système de plafonnement et d\u2019échange d\u2019émissions est en place.Rien n\u2019exclut que les six autres mettent en œuvre ou bonifient leur plan d\u2019ici 2018 pour éviter la taxe fédérale.TAXE FÉDÉRALE SUR LE CARBONE Le Québec est épargné Ottawa pourrait toutefois imposer son plan après 2020 si l\u2019effort québécois est alors insuffisant M A N O N D U M A I S Des Blancs coiffés de dreadlocks.Des lycéens pur camembert qui tchipent.Des coiffes autochtones portées à Osheaga.Les exemples d\u2019appropriation culturelle ne manquent pas depuis quelques années.Le dernier en date nous parvient du magazine Write, qui consacre son édition printanière aux écrivains autochtones, où Hal Niedzviecki af firme ne pas croire à ce concept apparu sur les campus américains.Dans ce texte, Niedzviecki propose de créer un prix littéraire afin d\u2019encourager les auteurs à écrire sur d\u2019autres cultures que la leur.Sur Twitter, plusieurs ont soutenu les propos controversés de l\u2019éditorialiste, qui a depuis démissionné, parmi lesquels Steve Ladurantaye, rédacteur en chef de l\u2019émission The National.Bien qu\u2019il ait livré ses excuses après avoir offert 100 $ pour ce prix, le diffuseur public anglais CBC a annoncé avoir temporairement écarté Ladurantaye, qui devra rencontrer des communautés autochtones et ethniques.Cette polémique ayant éclaté dans le milieu littérature anglophone rappelle celle du black- face au Rideau vert en 2015, où un acteur blanc maquillé en noir incarnait P.K.Subban.«Après qu\u2019on a critiqué le blackface au Rideau vert, Denise Filiatrault a dit qu\u2019on l\u2019attaquait et qu\u2019elle ne mettrait plus de personnages noirs dans ses spectacles », poursuit madame Craft.« Le fait APPROPRIATION CULTURELLE Métissage, hommage ou pillage ?VOIR PAGE A 10 : LECONTE Sur les terrasses, dans le métro, dans les rues, les gens sont toujours ailleurs que là où ils se trouvent Patrice Leconte « » BERTRAND GUAY AGENCE FRANCE-PRESSE Lire aussi \u203a Quel sera l\u2019impact pour les consommateurs?Les détails du plan fédéral.Page A 3 Trois autres provinces sont exemptées, et seule la Saskatchewan résiste à l\u2019idée d\u2019adopter une taxe carbone ou un marché d\u2019émissions de GES VOIR PAGE A 10 : CARBONE VOIR PAGE A 10 : PILLAGE L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 9 M A I 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 2 OSSIER MONTRÉAL, VILLE INFLUENTE OU PAS ?LIRE À STÉPHANE TE TEX AIN M DE GEON AILLAR B S izon d \u2019hor d e économiq centr emplie d opole r une métr \u2019 r s pôle c ue, mai urnée v o ambitions, t \u2019 uoi se cha , de q jeur tif ma a é siècle.e ers le XXI al ?é ontr aiment M e vr u?RA LE ET UR O P ELLE B A IS NÇ F TE NTEX CO TE TEX LE ARÉ P S IN D AR J S DE S OI CE DIMANCHE DE 14 H À 16 H POUR ANNONCER DANS CETTE SECTION, VEUILLEZ COMMUNIQUER LES PETITES ANNONCES AU 514 985-3322 / petitesannonces@ledevoir.com OUTREMONT 795 DUNLOP Cottage Outremontais (1925), très bon état situé face au Parc Pratt, très lumineuse, fenestration sud-ouest, 4 chambres, bureau, 2 s/bains, s/eau, s/familiale et 2e cuisine au s/sol.Terrasse à l\u2019étage.4 stationnements.1 195 000$ - MLS # 25516229 JAMES MORRIS 514-702-1110 courtier immobilier, gr.sutton \u2013 immobilia inc.OUTREMONT 533 DAVAAR Lumineuse propriété, fenestration abondante.4 + 1 CAC, 3 + 1 SDB.Hall d?entrée combiné au salon, s/manger et boudoir.Cuisine avec coin repas avec balcon pouvant être agrandi en terrasse.Plafonds cathédrales.Gar.+ 2 stat.ext.1 189 000$ - MLS # 17638501 JAMES MORRIS 514-702-1110 courtier immobilier, gr.sutton \u2013 immobilia inc.M É L A N I E M A R Q U I S à Ottawa Un café avec Katie Telford, une discussion avec Gerald Butts.La candidate de Justin Trudeau pour le poste de commissaire aux langues officielles est entrée en contact avec les deux plus proches collaborateurs du premier ministre pour leur signaler son intérêt avant le déclenchement du processus de nomination.L\u2019opposition considère que l\u2019intégrité du processus de désignation «ouvert et fondé sur le mérite» du gouvernement libéral a été sérieusement entachée en raison des révélations faites par Madeleine Meilleur devant le Comité des langues of fi- cielles jeudi.Les députés conservateurs et néodémocrates n\u2019en attendaient probablement pas tant.Mais à force de talonner l\u2019ancienne ministre libérale onta- rienne, ils ont appris que cette dernière avait eu un accès privilégié à l\u2019entourage du premier ministre qui l\u2019a désignée commissaire.Ainsi, Mme Meilleur a dévoilé avoir contacté son secrétaire principal, Gerald Butts, ainsi que sa chef de cabinet, Katie Telford \u2014 ces deux anciens de Queen\u2019s Park sont les plus influents du gouvernement Trudeau.Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, n\u2019en revenait pas.«C\u2019est un processus opaque, factice, de consultation.[\u2026] C\u2019est ce qu\u2019on a appris aujourd\u2019hui», a-t-il lâché en mêlée de presse à sa sortie de la salle de réunion du parlement.Échanges corsées L\u2019ancienne députée d\u2019Ot- tawa-Vanier a trouvé cette entrée en scène pénible.« Je savais que ça n\u2019allait pas être facile aujourd\u2019hui, a-t-elle laissé tomber après sa comparution.C\u2019est dif ficile [\u2026] quand on remet en question mon intégrité.» Les députés qui ont talonné la Franco-Ontarienne en comité ont affirmé à maintes reprises que leurs récriminations concernaient le processus de nomination et non les compétences et l\u2019expérience de Mme Meilleur.Mais la séance a donné lieu à des échanges corsés, notamment entre elle et un Thomas Mulcair incisif à souhait.Lorsque ce dernier a soulevé sa proximité avec le Parti libéral du Canada (PLC) et ses contributions financières tant au parti que pour la course au leadership de Justin Trudeau, elle a riposté en disant qu\u2019elle ne pouvait «effacer 13 ans de vie politique partisane».« C\u2019est justement ça, le problème, Mme Meilleur», lui a répliqué le leader, du tac au tac, soutenant que le premier ministre Tr udeau a « fait une erreur» en la sélectionnant.« Vous n\u2019avez pas cette distance critique, lui a balancé le chef.Vous êtes trop collée sur les libéraux.» Mélanie Joly Avant son entrée aux Communes, la ministre responsable du dossier des langues officielles, Mélanie Joly, avait insisté sur la compétence et l\u2019expérience de la candidate retenue par Justin Trudeau et esquivé les questions sur les rouages du processus de nomination.«L\u2019objectif du processus est de trouver la meilleure candidate.Nous l\u2019avons trouvée, nous en sommes très fiers».Au bureau de Justin Trudeau, on a continué de défendre, jeudi après-midi, le processus ayant mené à la sélection de la libérale de longue date.«Après de nombreuses évaluations, Mme Meilleur s\u2019est révélée être la candidate la plus qualifiée pour cet important poste», a-t-il ajouté, confirmant dans un cour- riel subséquent que le gouvernement n\u2019avait pas l\u2019intention de retirer la nomination contestée.La Presse canadienne COMMISSAIRE AUX LANGUES OFFICIELLES Madeleine Meilleur sur la sellette Les partis d\u2019opposition crient à la nomination partisane M A R I E - M I C H È L E S I O U I D A V E N O Ë L à Québec L e drapeau des Patriotes ne flottera pas au-dessus de l\u2019hôtel du Parlement lundi parce que le premier ministre, Philippe Couillard, en dénonce la récupération par les cercles indépendantistes.«Le problème, c\u2019est que, depuis quelques années [et] même quelques décennies, le mouvement indépendantiste essaie de récupérer cette rébellion en lui donnant une vertu séparatiste, ce qui n\u2019a jamais été le cas», a-t-il déclaré jeudi, au Salon bleu.Il justifiait ainsi sa décision de rejeter la proposition du Parti québécois (PQ), qui souhaitait que l\u2019Assemblée nationale hisse le tricolore vert, blanc et rouge à l\u2019occasion de la journée consacrée à la mémoire des patriotes de 1837 et 1838.« Il s\u2019agissait ef fectivement de l\u2019union de gens qui habitaient sur notre territoire, de toutes les origines, parlant anglais et français, non pas pour sortir le Québec du Canada \u2014 à l\u2019époque, c\u2019était le Bas-Ca- nada \u2014, mais plutôt pour parler de gouvernement responsable et démocratique » , a-t - i l ajouté.Sa décision a froissé le PQ, qui n\u2019a pourtant jamais hissé le drapeau des Patriotes au-dessus du parlement du temps où il formait le gouvernement.«Je n\u2019aurais jamais pensé qu\u2019un premier ministre libéral renonce à son patrimoine historique, alors que l\u2019Assemblée nationale a régulièrement, sur ses mâts, les drapeaux de la Catalogne, de la Bavière, de l\u2019Acadie, des LGBT», s\u2019est désolé le chef Jean-François Lisée.Coïncidence: l\u2019Union Jack du Royaume-Uni ondoyait jeudi au- dessus du parlement à l\u2019occasion de la visite du haut-commissaire du Royaume-Uni, Howard Ronald Drake.C\u2019est précisément pour quitter le giron britannique que les patriotes ont signé en 1838 une déclaration d\u2019indépendance.Le tout premier article du document signé par Robert Nelson prévoit que le Bas-Canada soit absous «de toute allégeance à la Grande-Bretagne et que toute connexion politique entre cette puissance et le Bas-Canada cesse dès ce jour».Un mouvement séparatiste?Pour Jonathan Livernois, professeur adjoint au Département de littérature de l\u2019Université Laval, il serait malhonnête d\u2019assimiler les visées politiques des patriotes à celles des souverainistes d\u2019aujourd\u2019hui, qui n\u2019évoluent évidemment plus dans le Bas- Canada du XIXe siècle.«De dire que ça n\u2019a jamais été séparatiste, ça, c\u2019est faux», a-t-il cependant précisé au sujet du mouvement patriote.«Le grand problème, c\u2019est d\u2019accoler nos catégories à cette époque.Mais on ne peut pas dire ce qu\u2019a dit Philippe Couillard.» Af firmer que la rébellion des patriotes n\u2019a « jamais » eu une vertu séparatiste, comme l\u2019a fait le premier ministre, est aussi inexact selon Éric Bé- dard, historien et professeur à la TELUQ.« Ç\u2019a été le cas durant une période relativement courte et une période aussi où le mouvement, il faut quand même le dire, s\u2019est divisé sur cet enjeu-là», a-t-il rappelé.Au départ, le mouvement patriote n\u2019était pas «clairement séparatiste», a-t-il ajouté.C\u2019est au lendemain des résolutions Russell de 1837, qui rejetaient les revendications des patriotes, que le mouvement s\u2019est transformé pour en devenir un «d\u2019affirmation, républicain, national», a fait valoir l\u2019historien.«C\u2019est charrier de dire que les patriotes ne souhaitaient au fond que le gouvernement responsable [\u2026] parce qu\u2019ils voulaient faire élire le conseil législatif, ce qui était très audacieux à l\u2019époque et tout à fait calqué sur le modèle américain », a aussi affirmé Éric Bédard.Le Devoir Pas de drapeau des Patriotes au-dessus du parlement, dit Couillard ADQPRODUCTIONS CC Le drapeau tricolore des Patriotes a été créé en 1832 par le parti de Louis-Joseph Papineau.I S A B E L L E P O R T E R à Québec L e taux de chômage est si bas que les organismes d\u2019aide à l\u2019emploi manquent de demandeurs, a signalé le ministre de l\u2019Emploi, François Blais, qui y voit une raison de plus pour aller de l\u2019avant avec son programme Objectif emploi.« Étant donné la bonne tenue de l\u2019emploi au Québec, les organismes d\u2019employabilité ont de plus en plus de difficulté à trouver des gens.Les gens se trouvent un travail sans eux », a déclaré M.Blais lors d\u2019un point de presse jeudi.« Cer tains sont même inquiets.[\u2026] Ils attendent avec intérêt la mise sur pied d\u2019Objectif emploi parce qu\u2019ils savent qu\u2019on va pouvoir diriger des personnes vers eux.» Objectif emploi vise à forcer les nouveaux demandeurs de l\u2019aide sociale à entreprendre une démarche auprès d\u2019un conseiller en emploi dans un organisme d\u2019employabilité, les Carrefours jeunesse emploi (CJE) par exemple.On retrouve environ 400 organismes de ce genre au Québec.Le programme Objectif emploi a été vivement dénoncé parce que les personnes qui refuseraient d\u2019y participer pourraient perdre une partie de leur prestation.Jeudi encore, le Parti québécois, Québec solidaire et une coalition de groupes sociaux ont demandé au ministre de retirer les sanctions du programme.Ils se sont par ailleurs montrés très étonnés par ses propos sur les organismes d\u2019employabi- lité.« Nous, c\u2019est pas ce qu\u2019on entend de leur part, a déclaré Yann Tremblay-Marcotte, du Front commun des personnes assistées sociales.Ils sont complètement débordés.» Il a ajouté que les nouvelles ententes liant le ministère aux CJE allaient forcer ces derniers à ser vir en priorité les participants à Objectif emploi au risque de desservir d\u2019autres clientèles.Joints en après-midi, des représentants des CJE pesaient bien leurs mots.« Les jeunes vont avoir le soutien nécessaire, et les CJE auront les ressources et les experts pour répondre », a fait valoir le directeur du Regroupement des CJE, Alexandre Soulières.Les CJE ont conclu une « entente de services » sur cinq ans avec le gouvernement pour garantir qu\u2019un service sera offert aux participants à Objectif emploi.Le ministère vient de leur accorder une hausse budgétaire de 3,5 % pour y arriver.Jeudi, le ministre n\u2019était pas encore en mesure de dire quand le programme Objectif emploi entrerait en vigueur.Le ministère devrait par ailleurs « bientôt » dévoiler le règlement qui l\u2019encadre.On saura alors à quelles conditions précises les nouveaux assistés sociaux doivent s\u2019y soumettre pour éviter que leur chèque soit réduit.Une fois le règlement rendu public, il fera l\u2019objet de consultations publiques, ce qui reporte à quelques mois encore l\u2019entrée en vigueur des changements.Le Devoir OBJECTIF EMPLOI Les organismes d\u2019aide à l\u2019emploi en manque de clients ?Les nouveaux demandeurs d\u2019aide sociale seraient forcés d\u2019utiliser leurs services C\u2019est un processus opaque, factice, de consultation Thomas Mulcair, chef du NPD « » Madeleine Meilleur DAVE NOËL LE DEVOIR Coïncidence, l\u2019Union Jack du Royaume-Uni ondoyait jeudi au- dessus du parlement à l\u2019occasion de la visite du haut-commissaire du Royaume-Uni. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 9 M A I 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 L e grand historien Marc Bloch est probablement celui qui a le mieux défini ce qui devait guider l\u2019historien dans son rapport au présent.Ce résistant fusillé par la Gestapo, fondateur de la prestigieuse École des Annales, a toujours défendu l\u2019importance pour l\u2019historien de répondre aux exigences du monde dans lequel il vit.Pas plus que le physicien ou le linguiste, disait-il, l\u2019historien ne saurait s\u2019exclure du monde contemporain.Mais cette af f irmation s\u2019accompagnait d\u2019une mise en garde fondamentale.Pour Bloch, l\u2019historien ne pouvait être utile à ses contemporains que s\u2019il prenait ses distances d\u2019avec son époque et par fois même d\u2019avec « son propre moi ».Appliquer les critères d\u2019au- jourd\u2019hui au monde d\u2019hier, juger de l\u2019histoire en fonction de la morale du jour, travestir les mots du passé pour leur faire dire la rectitude de notre époque, était selon lui le péché « le plus impardonnable ».Convenons qu\u2019au moment de célébrer le 375e anniversaire de Montréal, ce « péché » est largement répandu.J\u2019en avais pris conscience l\u2019an dernier en interviewant une dizaine d\u2019historiens français et québécois sur la fondation de Montréal.J\u2019avais alors été étonné de notre insouciante ignorance des origines profondément mystiques de la métropole québécoise.Bien sûr, on mentionne ici et là Jeanne Mance et la «nouvelle Jérusalem», mais nous semblons le plus souvent incapables de caractériser cette foi, éminemment moderne pour l\u2019époque, qui fut celle des fondateurs de Montréal.On ne comprend rien à cette fondation si on oublie qu\u2019elle fut l\u2019œuvre de véritables mystiques issus de la Réforme catholique qui allait réévangéliser la France.Rien n\u2019a plus façonné le Québec que cette œuvre de conversion qui gagna toute l\u2019Europe mais qui prit en France des formes particulières.Dans ce mouvement, les femmes, les laïcs, les œuvres bénévoles et associatives occupèrent une place centrale.La Québécoise Dominique Deslandres voit d\u2019ailleurs dans cet apostolat féminin « l\u2019origine de tout le système social québécois ».L\u2019action de ces pionniers est à mille lieues des préjugés à la mode sur le supposé mépris des femmes et des autochtones qui aurait animé nos ancêtres.De tels jugements moralistes sont profondément antihistoriques.Au contraire, on peut chercher dans cette origine une des causes de la grande place que les femmes et l\u2019apostolat laïque ont occupée, et occupent toujours, dans notre histoire.Sans oublier ce côté associatif et collectif qui ne se démentira jamais.?On comprend dès lors l\u2019impor tance de Jeanne Mance.Inutile d\u2019en faire la « cofonda- trice » qu\u2019elle n\u2019a jamais été pour souligner son rôle central.Cette réinterprétation féministe de l\u2019histoire relève elle aussi de l\u2019idéologie.Soit on considère que la fondation d\u2019une ville est d\u2019abord un geste politique, il faut alors reconnaître que seul Maisonneuve détenait les pouvoirs régaliens lui permettant de fonder une ville et de la défendre en plein territoire autochtone.Soit on élargit cette vision à la sociologie et à l\u2019économie, on doit alors dire, comme l\u2019historien Paul-André Linteau (Une histoire de Montréal, Boréal), que cette œuvre fut celle de la Société Notre-Dame de Montréal conçue par Jérôme Le Royer de la Dauversière.Cette « féminisation» après coup de l\u2019histoire pour la repeindre au goût du jour illustre parfaitement cette perversion que décrit Marc Bloch et qui consiste à plaquer bêtement sur le passé les concepts et la morale d\u2019aujourd\u2019hui.Que cette morale soit féministe n\u2019excuse rien.Il en va de même de l\u2019éloge délirant du multi- culturalisme qui serait, dit-on, aux origines mêmes de la fondation de Montréal.La création de Montréal n\u2019est pas plus « multicultu- relle » que celle de Marseille ou de Dakar.Ce que l\u2019on peut trouver à Montréal, certes, c\u2019est un rappor t par ticulier aux autochtones.Comme nous l\u2019expliquait l\u2019excellent historien Denys Delage, si Montréal est fondée en 1642, c\u2019est grâce au traité conclu en 1603 avec le chef montagnais Anadabijou.Les Français ne survécurent sur ce continent à cette époque que parce qu\u2019ils surent nouer des alliances et s\u2019inscrire dans la géopolitique amérindienne qui réglait les rapports complexes entre les peuples qui habitaient déjà le continent.On comprend dès lors tout le ridicule d\u2019une affirmation comme celle de Denis Coderre, selon qui « nous sommes tous fils et filles d\u2019immigrants ».L\u2019immigration est un concept totalement inimaginable à l\u2019époque des premiers Montréalais, à propos desquels son utilisation ne peut être qu\u2019idéologique.Rappelons aussi que ces colons ne quittaient ni leur roi ni leur religion et qu\u2019ils s\u2019installaient dans ce qui allait devenir dès 1663 une province de la France.Pour le coup, ce multiculturalisme de pacotille qui colore toute la publicité de ce 375e relève du plus bel ethnocentrisme.On se demande d\u2019ailleurs en quoi Montréal serait plus multicultu- relle que Manchester, Marseille ou Dakar.Et en quoi ce multiculturalisme serait si différent de celui qu\u2019on trouve aujourd\u2019hui dans n\u2019importe quelle grande ville du monde.Comme si l\u2019ouverture à l\u2019autre ne commençait pas par l\u2019ouverture à ceux qui nous ont précédés.Les dits et non- dits du 375e CHRISTIAN RIOUX à Paris H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa L es conservateurs à la Chambre des communes brandissent depuis des mois le spectre de la taxe sur le carbone des libéraux de Justin Trudeau, prétendant qu\u2019elle coûtera «des milliers de dollars aux familles ».En réalité, on savait seulement qu\u2019elle serait de 10 $ la tonne en 2018 et atteindrait 50 $ en 2022, sans savoir comment ces montants se traduiraient dans la réalité.Le plan dévoilé hier par Ottawa permet de chiffrer l\u2019impact sur le consommateur.La taxe sur le carbone, que le gouvernement appelle pudiquement «filet de sécurité fédéral sur la tarification du carbone», prendra deux formes.Dans un premier temps, une redevance s\u2019appliquera aux combustibles fossiles.Essence, diesel, kérosène, coke de pétrole, gaz naturel, butane, propane, charbon et autres produits similaires seront visés.Pour l\u2019essence, par exemple, cette taxe équivaudra à 2,33 cents le litre en 2018 et atteindra 11,63 cents le litre en 2022.Pour le gaz naturel, elle sera de 1,96 cent le mètre cube et augmentera à 9,79 cents cinq ans plus tard.Selon des données de Statistique Canada datées de 2009, un automobiliste canadien consomme en moyenne 1500 litres d\u2019essence par année.Cela se traduirait donc par un coût supplémentaire de 35 $ par année en 2018 et de 175 $ en 2022.Pour ceux qui chauffent leur demeure au gaz naturel, le ministère des Ressources naturelles a calculé en 2015 qu\u2019il en faut en moyenne 2700 mètres cubes pour une maison de taille moyenne.Cela se traduirait donc par un coût supplémentaire de 50 $ en 2018 et de 265 $ en 2022.Le plan fédéral ne s\u2019appliquera que dans les provinces ne s\u2019étant pas dotées de leur propre plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre \u2014 d\u2019où le concept de « filet de sécurité ».Aussi la redevance sur les combustibles fossiles sera prélevée en fonction du lieu d\u2019utilisation de la matière.Ainsi, du pétrole extrait en Alberta sera taxé s\u2019il est consommé au Manitoba (parce que cette dernière province n\u2019a toujours pas de plan considéré comme valable par Ottawa), mais exempté s\u2019il est consommé localement (parce qu\u2019Ottawa reconnaît l\u2019efficacité de la taxe albertaine sur le carbone).La redevance fédérale entrera en vigueur au plus tôt le printemps prochain.Dans un second temps, Ottawa met en place un système de plafonds et d\u2019échanges pour les grands émetteurs industriels, un « grand » émetteur étant défini comme une installation qui émet au moins 50 kilotonnes d\u2019équivalent CO2 par année (kt d\u2019éq.CO2).Ottawa établira des normes d\u2019intensité d\u2019émissions pour chaque secteur industriel, c\u2019est-à-dire un niveau maximal d\u2019émissions polluantes par unité de production.Un émetteur qui dépassera cette norme devra « racheter sa faute » par l\u2019un des trois moyens mis à sa disposition : versement à Ottawa d\u2019une pénalité financière équivalant au prix de la tonne de carbone en vigueur cette année-là ; achat de crédits d\u2019émission auprès d\u2019autres grands émetteurs ayant émis moins que la limite permise ; ou achat de crédits compensatoires, c\u2019est-à-dire des crédits reconnus par Ottawa, mais émanant d\u2019activités de réduction de la pollution en dehors du cadre réglementaire canadien, par exemple des activités à l\u2019étranger.Il est à noter que seules les entreprises soumises au système fédéral pourront échanger entre elles des crédits.Une usine située au Manitoba ne pourrait acheter des crédits auprès d\u2019une entreprise du Québec, où prévaut un marché d\u2019échange de droits d\u2019émission depuis décembre 2013.Les installations industrielles qui émettent moins que 50 kt éq.CO2 pourront aussi se joindre au système fédéral si elles le désirent.Pourquoi le feraient-elles?Si leur performance est meilleure que la norme fédérale, elles pourraient ainsi monnayer leurs crédits.En outre, cela leur permettra de réduire d\u2019autant la redevance qu\u2019elles devront payer (comme tous les émetteurs industriels) sur les combustibles qu\u2019elles utilisent.Ce système d\u2019échanges entrera en vigueur en 2019.Le Devoir TAXE SUR LE CARBONE L\u2019impact sur les consommateurs chiffré L I A L É V E S Q U E L a liste des appels aux médias faits par le policier Fayçal Djelidi, qui a été remise pour obtenir une autorisation judiciaire, contient\u2026 un appel à l\u2019émission Bonsoir les sportifs de Ron Fournier.C\u2019est ce qu\u2019a révélé jeudi l\u2019avocat Christian Leblanc, qui représente plusieurs médias, devant la Commission d\u2019enquête sur la protection de la confidentialité des sources journalistiques.Pour étayer une demande de mandat devant un juge autorisateur à l\u2019endroit du policier Dje- lidi, soupçonné d\u2019abus de confiance, la division des affaires internes du Service de police de la Ville de Montréal avait énuméré plusieurs contacts que le policier avait eus avec des médias.Parmi eux on en trouvait un d\u2019une douzaine de minutes, le 26 décembre 2015, avec Cogeco.Or Me Leblanc a af firmé à la commission qu\u2019il avait vérifié l\u2019heure de l\u2019appel et le numéro de téléphone, qui serait celui de l\u2019émission Bonsoir les sportifs, une tribune téléphonique pour amateurs de sports.L\u2019enquêteur Normand Borduas, qui était aux affaires internes du SPVM et qui a témoigné pour une quatrième journée consécutive, jeudi, devant la commission, ignorait que cet appel avait été fait à cette émission de radio.L\u2019enquête a aussi permis de relever que le policier Djelidi et le chroniqueur Patrick La- gacé, de La Presse, par exemple, avaient eu 85 contacts en quelques mois, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019appels ou de messages textes.Prêt pour une filature Les audiences de la commission ont aussi permis d\u2019apprendre jeudi qu\u2019en une occasion, le Service de police s\u2019était préparé à placer des agents en filature pour écouter les échanges entre le chroniqueur Lagacé et le policier Dje- lidi dans un lieu public.Mais, finalement, il ne l\u2019a pas fait, parce que la rencontre entre les deux hommes n\u2019a pas eu lieu.«On s\u2019est préparés à le faire et la rencontre n\u2019a pas eu lieu finalement.M.Lagacé ne s\u2019est pas présenté», a rapporté l\u2019enquêteur Borduas.La technique décrite consiste à placer des agents d\u2019infiltration dans un lieu public où une rencontre d\u2019intérêt est censée avoir lieu et d\u2019écouter ainsi ce que les deux personnes se disent.Le policier Borduas enquêtait alors sur le policier Djelidi, le soupçonnant entre autres de couler des informations confidentielles aux médias.M.Lagacé était vu comme une personne utile à l\u2019enquête, mais il n\u2019était pas visé, a répété le témoin.La commission d\u2019enquête a déjà pris passablement de retard.Le témoignage de l\u2019enquêteur Borduas, qui a pris fin jeudi en fin d\u2019après- midi, en était à sa quatrième journée.Or il était censé ne durer qu\u2019une journée et demie.Le juge Jacques Chamberland, qui préside l \u2019enquête, a commencé à entendre un deuxième témoin en toute fin de journée : Iad Hanna, un policier du SPVM qui a également travaillé aux affaires internes, parfois avec l\u2019enquêteur Borduas.Il poursuivra son témoignage vendredi.La Presse canadienne COMMISSION CHAMBERLAND Le policier Djelidi a parlé à\u2026 Bonsoir les sportifs Le SPVM avait planifié une filature du policier et du chroniqueur Patrick Lagacé MICHAËL MONNIER LE DEVOIR La taxe carbone qui s\u2019appliquera sur l\u2019essence sera de 2,33 cents le litre en 2018.Elle grimpera jusqu\u2019à 11,63 cents le litre en 2022.175 $ C\u2019est le montant qu\u2019un automobiliste devra débourser de plus en une année, en 2022, lorsque la taxe carbone sur l\u2019essence sera de 11,63 cents le litre. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 9 M A I 2 0 1 7 A 4 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S L a s u i t e d e s a v i s s e t r o u v e e n p a g e B 8 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres APPEL D\u2019OFFRES Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 h à la date ci-dessous, au bureau d\u2019arrondissement d\u2019Ahuntsic-Cartierville à l\u2019attention du secrétaire d\u2019arrondissement, 555, rue Cha- banel Ouest, bureau 600, Montréal, H2N 2H8, pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : S-AC-2017-013 Descriptif : Reconstruction des sections de trottoirs et de bordures là où requis, sur diverses rues de l\u2019arrondissement d\u2019Ahuntsic-Cartierville Date d\u2019ouverture : 6 juin 2017 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission (par cautionnement, chèque visé ou garantie bancaire) Renseignements : Guy Joncas, ingénieur guy.joncas@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 19 mai 2017.Visites supervisées des lieux : S.O.ou Oui, obligatoire.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7236 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Internet www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du cahier des charges.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement au bureau de l\u2019arrondissement immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.DONNÉ à Montréal, ce dix-neuvième jour de mai deux mille dix-sept.Me Sylvie Parent Secrétaire d\u2019arrondissement substitut Chef de division greffe, performance et informatique APPEL D\u2019OFFRES Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 h 15 à la date ci-dessous, au bureau d\u2019arrondissement d\u2019Ahuntsic-Cartierville à l\u2019attention du secrétaire d\u2019arrondissement, 555, rue Cha- banel Ouest, bureau 600, Montréal, H2N 2H8, pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : S-AC-2017-014 Descriptif : Reconstruction des sections de trottoirs et de bordures là où requis, sur diverses rues de l\u2019arrondissement d\u2019Ahuntsic-Cartierville Date d\u2019ouverture : 6 juin 2017 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission (par cautionnement, chèque visé ou garantie bancaire) Renseignements : Guy Joncas, ingénieur guy.joncas@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 19 mai 2017.Visites supervisées des lieux : S.O.ou Oui, obligatoire.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7236 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Internet www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du cahier des charges.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement au bureau de l\u2019arrondissement immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.DONNÉ à Montréal, ce dix-neuvième jour de mai deux mille dix-sept.Me Sylvie Parent Secrétaire d\u2019arrondissement substitut Chef de division greffe, performance et informatique DIRECTION DU DÉVELOPPEMENT DU TERRITOIRE ET ÉTUDES TECHNIQUES Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 h à la date ci-dessous mentionnée, à la réception de la Maison du citoyen, située au 12090, rue Notre-Dame, Montréal (Québec) H1B 2Z1, pour : Appel d\u2019offres : PRO-PARC17-07-CC Descriptif : Contrat-Cadre \u2013 Services professionnels en architecture de paysage et en ingénierie pour une durée de 18 mois Date d\u2019ouverture : Le mercredi 7 juin 2017 Dépôt de garantie : N/A Renseignements : Valérie Bouré, valerie.boure@ville.montreal.qc.ca Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin.DOCUMENTS Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter de la publication du présent avis.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SEAO), en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.OUVERTURE DES SOUMISSIONS Les soumissions seront ouvertes publiquement à 11 h, le mercredi 7 juin 2017, soit immédiatement après l\u2019expiration du délai pour leur présentation, à la Maison du citoyen située au 12090, rue Notre- Dame Est, Montréal (Québec) H1B 2Z1.La Maison du citoyen est ouverte de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h 30, du lundi au vendredi.L\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies\u2013Pointe- aux-Trembles ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 19 mai 2017 Le secrétaire d\u2019arrondissement Me Alain Roy, LL.M., OMA, avocat APPEL D\u2019OFFRES Appel d\u2019offres public Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h, à la date ci-dessous, à la mairie de l\u2019arrondissement située au 6854, rue Sherbrooke Est, Montréal, pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 2017-023 Travaux d\u2019éclairage architectural pour le viaduc ferroviaire de la rue Ontario Date d\u2019ouverture : Lundi 5 juin 2017 à 14 h.Renseignements : Madame Janique Alexandre, architecte paysagiste, au 514 872-8696 Dépôt de garantie de soumission : 10 % de la valeur de la soumission.Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin.Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 19 mai 2017.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669- 7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux de la mairie de l\u2019arrondissement située au 6854, rue Sherbrooke Est, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.FAIT À MONTRÉAL, CE 19e JOUR DE MAI 2017 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Monsieur Magella Rioux Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 10 h 30, le 6 juin 2017, à la Direction du greffe de l\u2019arrondissement de L\u2019Île-Bizard \u2013 Sainte- Geneviève, 350, montée de l\u2019Église, L\u2019Île-Bizard.Catégorie : Exécution de travaux Appel d\u2019offres : 2017-01-R Descriptif : Aménagement des plantations de 15 espaces verts Date d\u2019ouverture : Le 6 juin 2017 Documents : Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par SÉAO.Renseignements : ibsg.seao@ville.montreal.qc.ca Pour être considérée, chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et porter l\u2019identification indiquée dans les instructions aux sou mis - sionnaires.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à la Direction des travaux publics, ingénierie et aménagement urbain de l\u2019arrondissement de L\u2019Île-Bizard \u2013 Sainte-Geneviève, 350A, montée de l\u2019Église, L\u2019Île-Bizard, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal (arrondissement de L\u2019Île-Bizard \u2013 Sainte-Geneviève) ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Le 19 mai 2017 La secrétaire d\u2019arrondissement substitut, Edwige Noza Appel d\u2019offres public Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 1 Restaurant pour vendre Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse (suite à une cession) 2 Restaurants pour vendre 1 Restaurant pour servir 1 Restaurant pour vendre 1 Bar sur terrasse 1 Restaurant pour servir 1 Bar dans 1 Amphithéâtre avec consommation dans les gradins Permis additionnel 1 Restaurant pour servir sur terrasse sur domaine public 2 Restaurants pour vendre Changement de catégorie de 1 Bar sur terrasse à 1 Restaurant pour vendre sur terrasse (suite à une cession) (demande amendée) 801, rue Rachel Est Montréal (Québec) H2J 2H7 1448, rue Saint-Mathieu Montréal (Québec) H3H 2H9 13999, rue Notre-Dame Est Montréal (Québec) H1A 1T8 1601, avenue de Lorimier Montréal (Québec) H2K 4M5 1468, rue Peel Montréal (Québec) H3A 1S8 Île Bonsecours Montréal (Québec) H2Y 2E2 2666, rue Masson Montréal (Québec) H1Y 2Y1 5-420, rue Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) H2Y 1V3 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 9350-5675 Québec inc.RESTAURANT L'ANECDOTE 801, rue Rachel Est Montréal (Québec) H2J 2H7 Dossier : 799-270 9282-9191 Québec inc.RESTAURANT SORGHO ROUGE 1448, rue Saint- Mathieu Montréal (Québec) H3H 2H9 Dossier : 376-285 9354-8295 Québec Inc.RESTAURANT LAÏ DO 13999, rue Notre- Dame Est Montréal (Québec) H1A 1T8 Dossier : 293-142 La Cuisine Collective Hochelaga- Maisonneuve LA CUISINE COLLECTIVE HOCHELAGA- MAISONNEUVE 1601, avenue de Lorimier Montréal (Québec) H2K 4M5 Dossier : 272-732 10136042 Canada inc.RYU 1468, rue Peel Montréal (Québec) H3A 1S8 Dossier : 4584-470 9356-2361 Québec Inc.LA GRANDE ROUE DE MONTRÉAL Île Bonsecours Montréal (Québec) H2Y 2E2 Dossier : 4561-692 9355-5639 Québec Inc.GASTON, RESTAURANT APPORTEZ VOTRE VIN 2666, rue Masson Montréal (Québec) H1Y 2Y1 Dossier : 4555-272 9353-2604 Québec Inc.BODEGA MONTRÉAL 5-420, rue Notre- Dame Ouest Montréal (Québec) H2Y 1V3 Dossier : 881-524 Permis additionnel 1 Bar sur terrasse 2 Bars dont 1 sur terrasse (suite à une cession) Permis additionnel 1 Bar sur terrasse sur domaine public Permis additionnel de 1 Restaurant pour vendre sur terrasse Changement de catégorie de 1 Restaurant pour vendre à 1 Bar 2 Bars dont 1 sur terrasse (suite à une cession) 1 Bar 1 Restaurant pour vendre 1 Bar avec exploitation exclusive de mini-bar 1 Restaurant pour vendre avec autorisation de spectacles sans nudité Permis additionnel 1 Bar sur terrasse Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse sur domaine public Au Vieux Farfadet Inc.AU VIEUX FARFADET 1345, rue Fleury Est Montréal (Québec) H2C 1R4 Dossier : 4147-872 9353-9211 Québec Inc.HOLLYWOOD STYLE CAFÉ 4523, rue Bélanger Montréal (Québec) H1T 1B7 Dossier : 2742-344 9196-8669 Québec Inc.LE RENDEZ-VOUS DU THÉ 1348, rue Fleury Est Montréal (Québec) H2C 1R3 Dossier : 2182-798 9310-6508 Québec inc.RESTAURANT OTTO 1441, rue Saint- Mathieu Montréal (Québec) H3H 2M4 Dossier : 2051-845 9167-9134 Québec inc.RESTAURANT GANADARA 1900, rue Sainte- Catherine Ouest Montréal (Québec) H3H 1M4 Dossier : 1367-218 Bar et Grillade L'Atmosphère inc.BAR ET GRILLADE L'ATMOSPHÈRE 2056, rue Saint- Denis Montréal (Québec) H2X 3K7 Dossier : 1331-461 Société en commandite Monville HÔTEL MONVILLE 1037, rue de Bleury Montréal (Québec) H2Z 1M7 Dossier : 1287-614 9354-0896 Québec Inc.LES PRODUITS D'ALIMENTATION MOTTA 303, avenue Mozart Est Montréal (Québec) H2S 1B8 Dossier : 1185-933 9287-6630 Québec Inc.RESTO-BAR DO RÉ MI 2733, rue de Salaberry Montréal (Québec) H3M 1L4 Dossier : 995-654 4175174 Canada Inc.KABOCHA 3627, boul.Saint- Laurent Montréal (Québec) H2X 2V5 Dossier : 876-342 1345, rue Fleury Est Montréal (Québec) H2C 1R4 4523, rue Bélanger Montréal (Québec) H1T 1B7 1348, rue Fleury Est Montréal (Québec) H2C 1R3 1441, rue Saint-Mathieu Montréal (Québec) H3H 2M4 1900, rue Sainte- Catherine Ouest Montréal (Québec) H3H 1M4 2056, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2X 3K7 1037, rue de Bleury Montréal (Québec) H2Z 1M7 303, avenue Mozart Est Montréal (Québec) H2S 1B8 2733, rue de Salaberry Montréal (Québec) H3M 1L4 3627, boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2X 2V5 CONSULTATION PUBLIQUE Lutte au profilage racial et au profilage social La Commission sur le développement social et la diversité montréalaise et la Commission sur la sécurité publique invitent conjointement la population à participer à une consultation publique sur la lutte au profilage racial et au profilage social.Cette consultation permettra de rendre compte des actions posées par la Ville de Montréal, d\u2019identifier les perspectives à envisager pour éliminer ces formes de profilage ainsi que la contribution de chacun pour atteindre cet objectif commun.Cette démarche débutera par une présentation publique du Bilan général des actions de la Ville de Montréal pour lutter contre le profilage racial et le profilage social 2012-2016.Les citoyens et les groupes qui désirent participer à la consultation peuvent présenter un mémoire ou une opinion à la Commission conjointe lors d\u2019une des assemblées publiques prévues à cet effet.Voici le calendrier des assemblées publiques : PARTIE 1 \u2013 SEANCE D\u2019INFORMATION : PRESENTATION ET PERIODE DE QUESTIONS LUNDI 29 MAI 2017, A 19 H Les citoyens ainsi que les représentants d\u2019organismes et d\u2019établissements qui désirent intervenir à la période de questions et de commentaires du public sont priés de s\u2019inscrire 30 minutes avant le début de la séance ou de communiquer dès maintenant avec le Service du greffe.Il sera également possible de s\u2019inscrire durant la pause suivant la présentation.PARTIE 2 \u2013 AUDITION DES MEMOIRES ET OPINIONS MARDI 20 JUIN 2017, DE 13 H A 16 H MERCREDI 21 JUIN 2017, DE 13 H A 17 H, (Si le nombre d\u2019inscriptions le requiert) JEUDI 22 JUIN 2017, DE 19 H A 22 H, (Si le nombre d\u2019inscriptions le requiert) Les personnes qui désirent soumettre un mémoire ou une opinion lors des audiences publiques sont priées de s\u2019inscrire en ligne au plus tard le jeudi 1er juin 2017, à 17 h sur le site des commissions : ville.montreal.qc.ca/commissions Les personnes qui préfèrent faire part de leur opinion par courriel sont invitées à le faire à l\u2019adresse suivante : commissions@ville.montreal.qc.ca Tous les mémoires devront parvenir au plus tard le vendredi 16 juin 2017 à 13 h.PARTIE 3 \u2013 ADOPTION DES RECOMMANDATIONS Au terme de l\u2019exercice, les Commissions adopteront publiquement leurs recommandations.La date de cette séance sera rendue publique ultérieurement.Lieu : Salle du conseil de l\u2019hôtel de ville, 275, rue Notre-Dame Est / Métro Champ-de-Mars www.stm.info Accessibilité Les personnes à mobilité réduite accèdent à l'hôtel de ville par la porte du côté est (510, rue Gosford).La salle est équipée d\u2019un système d\u2019aide à l\u2019audition.Pour y avoir accès, il suffit de syntoniser la fréquence 100,3 sur la bande FM de votre baladeur.De plus, un service d'interprétation pour les personnes ayant des limitations auditives peut être offert sur demande, en communiquant avec le Service du greffe cinq jours à l\u2019avance, sous réserve de la disponibilité d'interprètes.La documentation afférente est disponible pour consultation aux bureaux Accès Montréal, aux bureaux d\u2019arrondissement et hôtels de ville, au Service du greffe et sur le site Internet des commissions : ville.montreal.qc.ca/commissions.Renseignements : Service du greffe Division des élections, du soutien aux commissions et de la réglementation 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134 Montréal, QC H2Y 1C6 Téléphone : 514 872-3000 commissions@ville.montreal.qc.ca @Comm_MTL Avis public DIRECTION DU DÉVELOPPEMENT DU TERRITOIRE ET ÉTUDES TECHNIQUES Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 h à la date ci-dessous mention - née, à la réception de la Maison du citoyen, située au 12090, rue Notre-Dame, Montréal (Québec) H1B 2Z1, pour : Appel d\u2019offres : RP-16-PARC-52 Descriptif : Parc du Chevalier-Cuivré \u2013 Réfection et éclairage d\u2019un sentier Date d\u2019ouverture : Le mercredi 7 juin 2017 Dépôt de garantie : 10% du montant de la sou - mission Renseignements Patricia Boucher, patricia.boucher@ville.montreal.qc.ca Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin.DOCUMENTS Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter de la publication du présent avis.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SEAO), en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669- 7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.OUVERTURE DES SOUMISSIONS Les soumissions seront ouvertes publiquement à 11 h, le mercredi 7 juin 2017, soit immédiatement après l\u2019expiration du délai pour leur présentation, à la Maison du citoyen située au 12090, rue Notre- Dame Est, Montréal (Québec) H1B 2Z1.La Maison du citoyen est ouverte de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h 30, du lundi au vendredi.L\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies\u2013Pointe- aux-Trembles ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 19 mai 2017 Le secrétaire d\u2019arrondissement Me Alain Roy, LL.M., OMA, avocat APPEL D\u2019OFFRES AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE ( C.c.Q., art.795) Prenez avis que Carmen CHAPADOS, en son vivant domiciliée au 7197, rue Marquette, appartement 1, Montréal , QC, H2E 2C9, est décédée le 15 novembre 2016.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, sur rendez-vous, à l'étude de Me Caroline Rivet, notaire, au 1599, rue Fleury Est, Montréal, QC, H2C 1S7.Donné à Montréal, ce 17 mai 2017.Me Caroline Rivet, notaire AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE (C.c.Q., art.795) Prenez avis que Henri CLERMONT, en son vivant domicilié au 7140 rue Des Érables, appartement 1, à Montréal, province de Québec, H2E 2R2, Canada, est décédé le treize septembre deux mille seize (2016) à Montréal.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés au bureau de Me Jean J.Brossard, notaire, 2135, rue Bélanger, Montréal, province de Québec, H2G 1C3, (514 439-9540).Donné ce 16 mai 2017 Me Jean J.BROSSARD, notaire AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE AVIS est par les présentes donné que suite du décès de Philippe DEHAENE, en son vivant domicilié au 4560 boulevard Frenette, Laval, province de Québec, H7R 1N8, survenu le 10 mai 2016, un inventaire des biens du défunt a été fait conformément à la Loi, par Laurent PELCHAT, le liquidateur successoral, ainsi du document sous seing privé daté du 12 mai 2017.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Mireille Fortier, Notaire, sise au 7160, boulevard Pie-IX, en la ville de Montréal, province de Québec, H2A 2G4.Donné, ce 17 mai 2017 Laurent PELCHAT, liquidateur Avis est donné selon l'Article 795 du Code Civil du Québec que Carmen Quesnel (née Caza), résidant au 45 Bord de L'eau, pointe-Claire (Québec), H9S 4H3, est décédé(e) le 12 Mai 2015.L'inventaire des biens est détenu aux bureaux de La Société de fiducie Banque de Nouvelle-Écosse situés au 1002 Sherbrooke ouest, bureau 540, Montréal (Québec), H3A 3L6 pour fins de consultation.Avis est donné selon l'Article 795 du Code Civil du Québec que Aurore Fournier-Ouellet, résidant au 4565 Chemin Queen Mary, #1,Montréal,(Québec),H3W 1W5 est décédé(e) le 27 Janvier 2017.L'inventaire des biens est détenu aux bureaux de La Société de fiducie Banque de Nouvelle-Écosse situés au 1002 Sherbrooke ouest, bureau 540, Montréal (Québec), H3A 3L6 pour fins de consultation.LRV notaires, s.e.n.c.r.l.Saint-Jérôme Avis de clôture d'inventaire Avis est par les présentes donné, qu'à la suite du décès de Gilles MILOT, survenu le dix février deux mille dix-sept (10 février 2017), en son vivant domicilié à Montréal, rue Sherbrooke, province de Québec, un inventaire des biens du défunt a été fait par le liquidateur successoral, Louis-Philippe MILOT, le 11 mai 2017, devant Me Julie HÉBERT, notaire, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Julie HÉBERT, notaire sise au 100, rue de la Gare, Saint-Jé- rôme (Québec), J7Z 2C1 (450-432-4134).Donné ce 15 mai 2017.Me Julie HÉBERT, notaire Avis de demande de changement de nom Prenez avis que Dimitri Azeddine Kettani-Deneuville dont l'adresse de domicile est le 2190 Laurier Est #4 Montréal, Québec, H2H 1C2, présentera au Directeur de l'état civil une demande pour changer son nom en celui de Azeddine Kettani-Deneuville.Cet avis a été rempli et signé à Montréal, le 7 mai 2017, par Dimitri Azeddine Kettani-Deneuville ENTRÉE EN VIGUEUR DE RÈGLEMENTS Avis est donné que le conseil de la Ville, à son assemblée du 15 mai 2017, a adopté les règlements suivants : 17-056 Règlement modifiant le Règlement 1654 adopté par l\u2019ancienne ville Montréal-Nord et abrogeant le Règlement 1653 à l\u2019égard seulement de la partie résiduelle de la ruelle située au nord-ouest de la rue d\u2019Amos, entre l\u2019avenue L\u2019Archevêque et l\u2019avenue Pigeon, dans l\u2019arrondissement de Montréal-Nord, aux fins de transfert aux propriétaires riverains 05-056-3 Règlement modifiant le Règlement sur la Charte montréalaise des droits et responsabilités et sur le droit d\u2019initiative (05-056) L\u2019objet consiste à insérer des dispositions à l\u2019annexe A du règlement touchant les droits et le développement des enfants.17-057 Règlement sur la fermeture d\u2019une ruelle située au sud-est de la rue Sainte-Claire, entre la rue Desmarteau et le boulevard Pierre-Bernard, dans l\u2019arrondissement de Mercier\u2013Hochelaga- Maisonneuve, aux fins de transfert aux propriétaires riverains 12-005-1 Règlement modifiant le Règlement sur la prévention des incendies (12-005) L\u2019objet consiste à ajuster les dispositions du règlement, notamment en fonction des normes du Chapitre VIII \u2013 Bâtiment du Code de sécurité du Québec et du Code national de prévention des incendies \u2013 Canada 2010 (modifié).De nouvelles annexes sont aussi ajoutées.17-059 Règlement sur la fermeture d\u2019une ruelle située au nord-ouest de la 4e Rue, entre la 55e Avenue et la 56e Avenue, dans l\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies\u2013Pointe-aux-Trembles, aux fins de transfert aux propriétaires riverains 16-065-3 Règlement modifiant le Règlement sur les tarifs (exercice financier 2017) (16-065) 17-060 Règlement modifiant le Règlement du conseil de la Ville sur l\u2019occupation du domaine public (R.R.V.M., c.O-0.1) 17-061 Règlement modifiant le Règlement sur les excavations (R.R.V.M., c.E-6) L\u2019objet des règlements 16-065-3, 17-060 et 17-061 consiste à intégrer les ajustements nécessaires dans le cadre du guichet unique pour l\u2019émission des consentements municipaux, notamment au niveau de la tarification pour des études des demandes de permis d\u2019occupation permanente du domaine public relativement à l\u2019installation d\u2019un réseau de transport d\u2019électricité, de gaz, de télécommunication ou de câblodistribution, aux dégradations de la chaussée, et à la réfection du domaine public suite aux travaux d\u2019excavation des compagnies de réseaux techniques urbains (RTU).16-065-4 Règlement modifiant le Règlement sur les tarifs (exercice financier 2017) (16-065) L\u2019objet consiste à insérer la tarification pour un permis de stationnement universel pour véhicule électrique en libre service pour les nouveaux espaces prévus à cette fin dans l\u2019arrondissement de Ville-Marie.Ces règlements entrent en vigueur en date de ce jour.Ils sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est et peuvent également être consultés en tout temps, sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Montréal, le 19 mai 2017 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public Service des grands parcs, du verdissement et du Mont-Royal Direction générale adjointe à la qualité de vie Catégorie : Travaux Appel d'offres : 16-6941 Descriptif : Fourniture et installation d\u2019équipements de jeu sur mesure dans le cadre du réaménagement du pôle famille du parc La Fontaine L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 19 juin 2017 est reportée au 18 septembre 2017 à 10 h 30, au service du greffe de la Ville de Montréal, à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6.Montréal, le 19 mai 2017 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres C A T H E R I N E T R I O M P H E à New York Un ex-militaire américain, avec un casier judiciaire mais apparemment sans motivation terroriste, a renversé 23 piétons à Times Square jeudi à New York, faisant un mort et plusieurs blessés graves sur l\u2019une des places les plus fréquentées au monde.«Sur la base de l\u2019information dont nous disposons pour l\u2019instant, il n\u2019y a aucune indication qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un acte de terrorisme», a déclaré le maire de New York, Bill de Blasio, sur place, visiblement soucieux de rassurer New-Yorkais et touristes dans un contexte de multiples attentats à la voiture- bélier en Europe.«L\u2019enquête se poursuit», a-t-il cependant souligné, et les autorités «ont renforcé la présence policière à certains endroits clés» de cette métropole de 8,5 millions d\u2019habitants, a-t-il ajouté.Times Square, avec ses théâtres, ses magasins et ses immenses panneaux lumineux, est l\u2019une des attractions à ne pas manquer pour les dizaines de millions de touristes qui visitent chaque année le poumon économique américain.Le maire a rappelé que la présence policière y avait été renforcée ces dernières années.Le dernier attentat à New York remonte à la mi-septembre 2016, lorsqu\u2019un jeune Américain d\u2019origine afghane avait placé une mini-bombe dans une poubelle.L\u2019attentat avait fait 31 blessés légers.Tuée sur le coup L\u2019incident est survenu juste avant midi, alors que débutait la pause déjeuner pour les nombreux travailleurs des immeubles de bureaux aux alentours.Une Honda Accord couleur bordeaux est arrivée à vive allure sur le trottoir de la 7e Avenue, et a renversé des piétons sur un peu plus de trois pâtés de maisons, de la 42e à la 45e Rue.Une femme de 18 ans a été tuée sur le coup, et au moins 7 des 22 blessés hospitalisés \u2014 parmi lesquels figure sa sœur de 13 ans \u2014 sont dans un état grave, ont indiqué les autorités.Elles n\u2019ont donné aucun détail sur leur identité ou leur nationalité dans l\u2019immédiat.Un photographe de l\u2019AFP, qui se trouvait tout près du lieu de l\u2019accident, a vu la berline débouler à toute allure.« Il y avait des gens par terre [\u2026] des gens qui pleuraient », a-t-il indiqué.«On aurait dit qu\u2019il essayait de renverser tout le monde», a raconté Annie Donahey, une Anglaise témoin de la scène.«Il y avait des gens sur le capot, qui volaient sur les côtés, et la fille qui marchait devant moi avant que je traverse la rue était comme un tas à terre.Elle était clairement morte, tout ça s\u2019est passé si vite», a-t-elle ajouté.La berline s\u2019est arrêtée après avoir percuté un poteau de signalisation et a pris feu.Le conducteur, interpellé après que sa voiture eut heurté des feux de signalisation, a été identifié comme étant Richard Rojas.Le maire a précisé qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un citoyen américain de 26 ans, résidant dans le quartier du Bronx, ayant été engagé dans l\u2019US Navy.Il avait déjà été arrêté trois fois à New York : en 2008 et 2015, pour conduite en état d\u2019ivresse, et ce mois-ci pour des «menaces» de nature non précisée, ont détaillé les autorités.Agence France-Presse L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 9 M A I 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 5 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 16372102-02 Ce Résultats des tirages du : En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.compl.compl.l o t o q u e b e c .c o m / l o t e r i e s l o t o q u e b e c .c o m / l o t e r i e s Prochain gros lot (approx.) : Ce soir, 37 MILLIONS $ (approx.) 2017-05-17 10 000 000 $ 09 17 36 38 41 45 39 05 12 24 30 40 44 27 3357659 1 LOT GARANTI DE 1 000 000 $ Panique à Times Square Un ex-militaire américain fonce dans la foule avec sa voiture : un mort et vingt-deux piétons blessés M A R C O F O R T I E R L es enseignants n\u2019en peuvent plus qu\u2019on alourdisse leurs tâches : le syndicat de professeurs de Montréal qui bloque le renouvellement de classes regroupant des élèves de trois groupes d\u2019âge, dans une école alternative du quartier Rosemont, veut envoyer un message aux gestionnaires de l\u2019éducation.Selon ce que Le Devoir a appris de plusieurs sources, l\u2019Alliance des professeures et professeurs de Montréal cherche à attirer l\u2019attention de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) sur l\u2019alourdissement des tâches des enseignants.La stratégie du syndicat suscite la colère des enseignants, de la direction et des parents d\u2019élèves de l\u2019école alternative Rose-des- Vents, qui fonctionne depuis 30 ans avec des classes multiâges : les groupes sont formés d\u2019élèves de première, deuxième et troisième années, puis d\u2019élèves de quatrième, cinquième et sixième années.L\u2019Alliance refuse de renouveler son accord permettant de poursuivre cette façon de faire hors norme pour la rentrée de l\u2019automne prochain.Le syndicat a empêché l\u2019an dernier une autre école alternative, Le Vitrail, de créer des classes semblables formées d\u2019élèves de trois niveaux.L\u2019Alliance cherche ainsi à « protéger l\u2019école publique».L\u2019Alliance des professeurs a raison : ce type de classe alourdit la tâche des enseignants.« Il faut reconnaître qu\u2019il y a une complexité accrue pour les enseignants », explique Stéphane Al- laire, professeur en pratiques éducatives à l\u2019Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).Une étude du ministère de l\u2019Éducation du Manitoba, qui recense 57 rapports nord-américains sur le sujet, est arrivée en 2003 aux mêmes conclusions (toujours valides au- jourd\u2019hui, selon des exper ts) : « Les classes multiâges nécessitent davantage de temps de planification que les classes ordinaires.Une préparation insuf fisante peut avoir un impact sur le succès du programme.» Un modèle différent La plupart du temps, des écoles créent des classes formées d\u2019élèves de plusieurs niveaux en raison d\u2019un surplus ou d\u2019un manque d\u2019élèves.Mais dans des écoles alternatives comme Rose-des-Vents, les classes à trois niveaux sont la raison d\u2019être du projet éducatif, explique Marc-Antoine Mauzerolle, directeur de l\u2019école.« Ça fonctionne très bien pour nous depuis 30 ans.C\u2019est un modèle qui convient à notre école, mais on peut comprendre que d\u2019autres préfèrent les classes traditionnelles », dit-il.« Les enseignants sont contents et les enfants rentrent ici avec le sourire », précise Claudia Aubr y, qui super vise une classe de niveau 4, 5 et 6e années.Le Devoir a rencontré une demi-douzaine d\u2019enseignants dans un local de l\u2019école Rose-des- Vents.Certains ont des enfants qui fréquentent l\u2019établissement.Ils ne tarissent pas d\u2019éloges envers ce modèle dif férent des classes ordinaires : les grands aident les petits.Les plus vieux se responsabilisent en aidant les plus jeunes.Professeurs et élèves apprennent à se connaître en restant dans la même classe durant trois années.Bref, ici, tout le monde est content.Les gens de Rose-des-Vents digèrent mal que le syndicat livre une bataille politique en bloquant leur modèle qui fait le bonheur de tous ici.Bon pour les enfants Les recherches universitaires menées sur le sujet confirment que les enfants peuvent sortir gagnants de ce modèle.« Dans l\u2019ensemble, au chapitre de la réussite, il n\u2019y a pas vraiment de dif férence importante », dit Stéphane Allaire.Meilleur sentiment d\u2019appartenance, plus grande implication des parents, socialisation plus facile : les classes mul- tiâges comportent des bienfaits, souligne le professeur.Ces classes inusitées sont davantage répandues en milieu rural, où de petites écoles survivent avec des populations en déclin, explique Stéphane Allaire.« J\u2019ai déjà vu une classe à cinq niveaux», dit ce spécialiste des classes multiâges.Stéphane Allaire et son équipe travaillent depuis une vingtaine d\u2019années à trouver des stratégies pouvant aider les professeurs à gérer leurs classes multiâges.Un des trucs du métier consiste à enseigner les éléments communs aux dif férents âges des élèves.Tous les élèves apprennent la même chose, mais les élèves plus vieux sont évalués de façon plus stricte.Les enseignants doivent trouver une façon de se libérer pour aider les enfants qui ont besoin de plus de temps \u2014 c\u2019est pourquoi les élèves et même leurs parents peuvent aider le professeur en classe.Le défi est plus important dans les classes formées d\u2019élèves de première, deuxième et troisième années : les enfants de première année apprennent à lire, à écrire et à compter, tandis que les élèves de troisième année sont déjà avancés, remarque Stéphane Allaire.Le Devoir ÉDUCATION Classes multiâges, professeurs multitâches Les groupes d\u2019élèves de différents niveaux compliquent le travail des enseignants Ça fonctionne très bien pour nous depuis 30 ans.C\u2019est un modèle qui convient à notre école .Claudia Aubry, qui supervise une classe de niveau 4, 5 et 6e années « » McGill : protestation contre le traitement réservé à Andrew Potter À la suite du tollé déclenché par son article dans le Ma- clean\u2019s, l\u2019ancien directeur de l\u2019Institut d\u2019études canadiennes de l\u2019Université McGill n\u2019aurait eu d\u2019autre choix que de démissionner s\u2019il voulait conserver son poste de professeur.C\u2019est du moins ce qu\u2019affirme Kenneth Whyte, qui démissionne de sa fonction de membre du conseil d\u2019administration de cet institut en guise de protestation.«Je ne veux pas faire partie de ce traitement injuste réservé à Andrew Potter», a indiqué celui-ci au Devoir.La principale et vice-chancelière Suzanne Fortier aurait exercé de la pression sur le journaliste et professeur, préférant ignorer d\u2019autres solutions, selon M.Whyte.L\u2019Université McGill a de son côté réitéré que M.Potter avait pris la décision de remettre sa démission après des discussions avec «divers membres de la communauté mcgilloise, dont la principale».Le Devoir M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec «C\u2019 est géographique et mathématique » : le Parti québécois croupira dans l\u2019opposition à moins de conclure des pactes de non-agression avec Québec solidaire en vue des prochaines élections générales, croit Pascal Bérubé.«Si on est sérieux, et on veut vraiment proposer une solution de rechange positive, progressiste et indépendantiste, on a intérêt à se parler et à s\u2019unir», a fait valoir le leader parlementaire de l\u2019opposition officielle lors d\u2019une mêlée de presse jeudi.M.Bérubé «ne croi[t] pas» que le PQ \u2014 ou encore QS \u2014 peut aspirer à former le gouvernement à l\u2019automne 2018 puisque le PLQ bénéficie d\u2019un appui «incompressible» lui permettant d\u2019arracher au bas mot 40 circonscriptions, et ce, peu importe ce qu\u2019il dit ou ce qu\u2019il fait.Bref, dans une ère post-bi- partisme, «la division [des voix de l\u2019opposition] va assurer à demeure la réélection du Parti libéral», selon lui.Les indépendantistes et les progressistes ont «des chances de gagner», mais seulement si le PQ et QS «s\u2019unissent», soutient le député de Matane-Matapédia.«Remplacer le gouvernement libéral, on ne pourra pas le faire seuls.Je ne crois pas que Québec solidaire pourra le faire seul.Je ne crois pas qu\u2019on puisse le faire seuls, pour l\u2019instant.Donc, on a intérêt à additionner les voix», a- t-il insisté à la veille du congrès de Québec solidaire.Lisée optimiste Le chef du PQ, Jean-François Lisée, af fichait pour sa part un optimisme inébranlable jeudi.« Le Parti québécois est très bien positionné pour obtenir une majorité lors de l\u2019élection d\u2019octobre 2018 », a-t-il martelé dans un point de presse.« La première raison, c\u2019est que, face à nous, il y a deux gouvernements fédéralistes de droite qui vont proposer des baisses d\u2019impôt, et ça, ça signifie de l\u2019austérité », a-t-il ajouté, notant au passage que «Pascal [Bérubé] a affiché un optimisme moins grand que le [s]ien».Qs en congrès Les délégués de QS décideront ce week-end s\u2019ils « entreprenne[nt] des discussions exploratoires [\u2026] avec le Par ti québécois en vue d\u2019envisager un pacte électoral impliquant un nombre limité de circonscriptions ayant une députation libérale ou caquiste ».Le débat s\u2019annonce houleux.Le député solidaire Amir Khadir a échafaudé un scénario d\u2019« échange possible » de 30 circonscriptions sur 125 entre le PQ et QS.En gros, QS s\u2019abstiendrait de présenter un candidat dans 21 circonscriptions en échange desquelles le PQ lui laisserait le champ libre dans neuf circonscriptions \u2014 quatre en région (Capitale-Na- tionale, Estrie, Abitibi-Témis- camingue, Outaouais, Gaspé- sie\u2013Îles-de-la-Madeleine ou Bas-Saint-Laurent) et cinq à Montréal, dont Verdun, Lau- rier-Dorion et Saint-Henri\u2013 Sainte-Anne.« La solution réside dans la capacité de conclure une entente de non-agression sur un certain nombre limité de comtés tout en maintenant une distance politique visible, tout à fait lisible, avec le Parti québécois », a fait valoir M.Khadir lors d\u2019une présentation de son plan.Le PQ considérerait cette proposition, a indiqué M.Bé- rubé jeudi avant-midi.« Tout ça est envisageable à partir du moment où une des trois options est retenue, [c\u2019est-à-dire] celle de l\u2019amorce de négociations avec le Parti québécois », a-t-il conclu.Le Devoir ÉLECTIONS Le PQ doit s\u2019allier à QS, affirme Pascal Bérubé Amir Khadir a échafaudé un scénario d\u2019« échange possible » de 30 circonscriptions MARY ALTAFFER ASSOCIATED PRESS Au volant d\u2019une Honda Accord, le chauffard est arrivé à vive allure sur le trottoir de la 7e avenue, et a renversé des piétons sur un peu plus de trois pâtés de maisons.Croix-Rouge : 4 millions aux sinistrés des inondations Ottawa \u2014 La Croix-Rouge canadienne annonce que 4 millions issus du fonds consacré aux inondations printanières seront distribués aux personnes touchées, soit plus de la moitié des dons amassés jusqu\u2019à maintenant.Dans un communiqué publié jeudi, l\u2019organisme précise que ce montant comprend 3 millions à être consentis à plus de 5200 familles du Québec et 1 million à environ 1600 familles de l\u2019Ontario.Dès le début de la semaine prochaine, les familles admissibles inscrites auprès de la Croix-Rouge commenceront à recevoir 600$ par virement électronique.La Presse canadienne Ariane Mignolet devient commissaire à l\u2019éthique Québec \u2014 L\u2019Assemblée nationale a finalement choisi jeudi un nouveau commissaire à l\u2019éthique et à la déontologie pour succéder à Jacques Saint- Laurent.Il s\u2019agit d\u2019Ariane Mi- gnolet, la directrice des affaires juridiques de l\u2019Assemblée nationale.Tous les parlementaires ont voté pour la nomination de Mme Mignolet, sauf le député indépendant de Groulx, Claude Surprenant, qui s\u2019est abstenu.Jacques Saint- Laurent a été le premier à occuper cette fonction.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 9 M A I 2 0 1 7 A 6 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 61.01 -0.30 -0.49 716 Canadian-Tire CTC.A 152.71 0.52 0.34 364 Cogeco CCA 77.69 0.00 0.00 37 Corus CJR.B 12.98 -0.04 -0.31 407 Groupe TVA TVA.B 3.55 0.00 0.00 0 Jean Coutu PJC.A 21.63 -0.05 -0.23 98 Loblaw L 76.14 -0.04 -0.05 646 Magna MG 60.34 0.20 0.33 1145 Metro MRU 45.28 -0.08 -0.18 525 Quebecor QBR.B 40.41 0.29 0.72 196 Uni Select UNS 29.24 -0.44 -1.48 175 Saputo SAP 43.60 0.04 0.09 735 Shaw SJR.B 28.39 0.20 0.71 674 Dollarama DOL 120.20 0.39 0.33 301 Restaurant Brands QSR 80.46 0.18 0.22 371 Transat A.T.TRZ 5.95 0.00 0.00 10 Yellow Media Y 4.38 -0.14 -3.10 110 S&P TSX SPTT15277.20 3.52 0.02 234164 S&P TX20 TX20 637.01 -4.08 -0.64 70002 S&P TX60 TX60 900.21 1.32 0.15 115235 S&P TX60 Cap.TX6C 995.45 1.45 0.15 115235 Cons.de base TTCS 552.51 0.08 0.01 4196 Cons.discr?©.TTCD 196.29 0.36 0.18 10152 ?ânergie TTEN 192.98 0.04 0.02 38307 Finance TTFS 275.24 1.18 0.43 43123 Aurif?®re TTGD 211.26 -5.39 -2.49 97467 Sant?© TTHC 69.25 0.31 0.45 3892 Tech.de l\u2019info TTTK 62.54 0.51 0.82 6877 Industrie TTIN 214.44 0.93 0.44 14921 Mat?©riaux TTMT 239.61 -4.09 -1.68 78322 Immobilier TTRE 296.08 -0.59 -0.20 6153 T?©l?©coms TTTS 165.73 0.69 0.42 2839 Sev.collect.TTUT 248.01 -0.97 -0.39 14489 M?©taux/minerals TXBM 102.80 -0.37 -0.36 56796 TSX Venture JX 800.88 -6.99 -0.87 74522 Cameco CCO 13.17 0.15 1.15 932 Canadian Natural CNQ 41.44 0.22 0.53 2683 Hydro One H 22.90 -0.07 -0.30 6357 Enbridge ENB 52.76 0.11 0.21 3061 EnCana ECA 14.68 -0.09 -0.61 4453 Enerplus ERF 10.90 0.14 1.30 836 Pengrowth Energy PGF 1.21 -0.08 -6.20 2381 P?©troli?®re Imp?©riale IMO 38.55 0.00 0.00 500 Suncor Energy SU 42.74 0.03 0.07 2325 Cenovus Energy CVE 12.62 -0.03 -0.24 3332 TransCanada TRP 61.95 0.06 0.10 2133 Valener VNR 22.30 -0.16 -0.71 32 Air Canada AC 16.48 0.43 2.68 1695 Bombardier BBD.B 2.06 -0.01 -0.48 6140 CAE CAE 21.09 0.02 0.09 482 Canadien Pacifique CP 207.57 0.48 0.23 437 Chemin de fer CN CNR 99.94 0.72 0.73 1370 SNC-Lavalin SNC 50.57 -0.26 -0.51 441 Transcontinental TCL.A 24.26 0.63 2.67 194 TFI International TFII 27.65 0.60 2.22 299 B.CIBC CM 106.00 -0.10 -0.09 1588 B.de Montr?©al BMO 92.74 0.66 0.72 2082 B.Laurentienne LB 53.57 0.01 0.02 127 B.Nationale NA 52.13 0.36 0.70 1523 B.Royale RY 92.42 0.97 1.06 5234 B.Scotia BNS 74.42 0.24 0.32 3698 B.TD TD 62.53 0.27 0.43 5957 Brookfield Asset BAM.A 50.03 -0.74 -1.46 2161 Cominar Real CUF.UN 13.18 0.04 0.30 573 Corp.Fin.Power PWF 32.18 0.27 0.85 874 Fin.Manuvie MFC 23.10 0.39 1.72 6725 Fin.Sun Life SLF 44.55 0.14 0.32 1846 Great-West Lifeco GWO 33.55 0.23 0.69 704 Industrielle All.IAG 49.99 -0.41 -0.81 338 Power Corporation POW 28.88 0.05 0.17 1163 TMX X 70.79 0.26 0.37 68 Agrium AGU 120.50 -0.40 -0.33 314 Barrick Gold ABX 22.46 -0.80 -3.44 3579 Goldcorp G 18.87 -0.54 -2.78 2523 Kinross Gold K 5.74 -0.10 -1.71 8043 Mines Agnico-Eagle AEM 66.38 -1.01 -1.50 586 Potash POT 21.62 -0.10 -0.46 1362 Teck Resources TECK.B 24.58 0.00 0.00 2423 Fortis FTS 43.46 -0.33 -0.75 1037 TransAlta TA 7.10 0.01 0.14 911 BlackBerry BB 13.76 0.00 0.00 2382 CGI GIB.A 65.42 0.08 0.12 588 BCE BCE 60.26 -0.02 -0.03 1173 Manitoba Telecom MBT 39.53 0.00 0.00 0 Rogers RCI.B 62.09 0.52 0.84 753 Telus T 45.40 0.19 0.42 913 iShares DEX XBB 31.85 0.02 0.06 82 iShares MSCI XEM 30.69 -0.51 -1.63 51 iShares MSCI EMU XEU 24.58 -0.02 -0.08 44 iShares S&P 500 XSP 27.17 0.14 0.52 440 iShares S&P/TSX XIC 24.27 0.01 0.04 169 KINROSS GOLD CORP K 5.74 -0.10 -1.71 8043 MANULIFE FINANCIAL MFC 23.10 0.39 1.72 6762 HYDRO ONE LTD H 22.90 -0.07 -0.30 6357 TORONTO DOMINION TD 62.53 0.27 0.43 5992 ROYAL BANK of RY 92.42 0.97 1.06 5261 iShares S&P TSX 60 XIU 22.70 0.03 0.13 5019 ENCANA CORP ECA 14.68 -0.09 -0.61 4469 HORIZONS BETAPRO HVU 7.02 -0.22 -3.04 4129 HB NYMEX CL BULL HOU 6.52 0.08 1.24 3864 BANK of NOVA BNS 74.42 0.24 0.32 3721 ATS AUTOMATED ATA 12.38 0.90 7.84 128 HORIZONS BETA HGD 8.22 0.37 4.71 2837 AUTOCANADA INC ACQ 20.10 0.80 4.15 153 DREAM UNLIMITED DRM 6.80 0.25 3.82 543 ALIO GOLD INC ALO 6.37 0.23 3.75 345 AIR CANADA AC 16.48 0.43 2.68 1712 TRANSCONTINENTAL TCL.A 24.26 0.63 2.67 197 CANYON SERVICES FRC 7.10 0.18 2.60 321 RITCHIE BROS RBA 43.08 1.03 2.45 146 MAPLE LEAF FOODS MFI 34.11 0.79 2.37 335 iShares MSCI XBZ 12.37 -2.56 -17.15 100 JUST ENERGY GROUP JE 7.21 -1.05 -12.71 2582 PAN AMERICAN PAAS 23.42 -1.46 -5.87 288 NOVAGOLD RESOURCES NG 5.77 -0.30 -4.94 347 FIRST MAJESTIC FR 11.92 -0.60 -4.79 827 PRETIUM RESOURCES PVG 12.45 -0.62 -4.74 634 ARITZIA INC ATZ 14.29 -0.70 -4.67 199 S&P TSX GLOBAL HGU 16.53 -0.77 -4.45 2387 BADGER DAYLIGHTING BAD 21.99 -1.01 -4.39 622 ALAMOS GOLD CL A AGI 8.81 -0.36 -3.93 853 SHOPIFY INC SHOP 125.32 2.77 2.26 906 PREMIUM BRANDS PBH 91.31 1.21 1.34 153 RITCHIE BROS RBA 43.08 1.03 2.45 146 ROYAL BANK of RY 92.42 0.97 1.06 5261 ATS AUTOMATED ATA 12.38 0.90 7.84 128 AUTOCANADA INC ACQ 20.10 0.80 4.15 153 MAPLE LEAF FOODS MFI 34.11 0.79 2.37 335 WEST FRASER TIMBER WFT 58.79 0.74 1.27 254 CANADIAN NATIONAL CNR 99.94 0.72 0.73 1384 BANK of MONTREAL BMO 92.74 0.66 0.72 2095 iShares MSCI XBZ 12.37 -2.56 -17.15 100 PAN AMERICAN PAAS 23.42 -1.46 -5.87 288 VERMILION ENERGY VET 44.87 -1.34 -2.90 809 JUST ENERGY GROUP JE 7.21 -1.05 -12.71 2582 AGNICO EAGLE MINES AEM 66.38 -1.01 -1.50 592 BADGER DAYLIGHTING BAD 21.99 -1.01 -4.39 622 ENDEAVOUR MINING EDV 21.44 -0.84 -3.77 366 BARRICK GOLD CORP ABX 22.46 -0.80 -3.44 3601 S&P TSX GLOBAL HGU 16.53 -0.77 -4.45 2387 BROOKFIELD ASSET BAM.A 50.03 -0.74 -1.46 2179 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 15 277,20 ?+3,52 +0,0% New York S&P 500 2365,72 ?+8,69 +0,4% NASDAQ 6055,13 ?+43,89 +0,7% DOW JONES 20 663,02 ?+56,09 +0,3% PÉTROLE 49,35 +0,28 $US +0,6% ?OR 1252,80 -5,90 $US -0,5% ?DOLLAR CANADIEN 73,47 +0,02 $US +0,0% ?1$US = 1,3611 66,10 +0,14 EURO 1 EURO = 1,5128 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2494,32 7,38 0,30 IQ120 2524,51 2,41 0,10 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine La cotation de l\u2019indice brésilien Bovespa a été suspendue jeudi peu après l\u2019ouverture de la Bourse de São Paulo, après avoir décroché de plus de 10 % en réaction aux informations du journal O Globo mettant en cause le président Michel Temer dans le cadre du scandale Petrobas.Le réal était en chute de 6% à l\u2019ouverture.Quelques minutes après la reprise de la cotation, le Bo- vespa affiche un repli de 8,7%.L\u2019indice MSCI des marchés émergents perd pour sa part près de 2% et le principal fonds indiciel ETF sur les actions brésiliennes coté aux États- Unis chute de plus de 16%.Le grand quotidien brésilien O Globo a rapporté mercredi le témoignage d\u2019un homme d\u2019affaires selon lequel le président Michel Temer a acquiescé au versement d\u2019une somme d\u2019argent à un témoin clé dans le scandale Petrobras afin qu\u2019il reste silencieux.Les investisseurs redoutent que les allégations du journal O Globo provoquent une nouvelle crise politique au Brésil et mettent un frein au processus de réformes enclenché par le président brésilien.Le président brésilien, Michel Temer, a cependant assuré jeudi qu\u2019il n\u2019avait aucune intention de démissionner, malgré les graves accusations qui pèsent sur lui et le feu vert de la Cour suprême à l\u2019ouverture d\u2019une enquête pour corruption.« Je ne démissionnerai pas », a martelé le chef d\u2019État lors d\u2019une allocution télévisée à Brasília, assurant qu\u2019il n\u2019avait «acheté le silence de personne».Selon l\u2019agence Reuters, les analystes de JPMorgan ont ainsi abaissé jeudi leur recommandation sur les actions brésiliennes à « neutre » contre « surpondérer » auparavant, s\u2019inquiétant d\u2019un risque d\u2019exécution plus élevé sur la mise en œuvre des réformes.En Europe, les valeurs les plus exposées au Brésil sont également délaissées, à l\u2019instar d\u2019Edenred (-5,5 %), de Casino (-4,3 %) ou encore de Tele- com Italia (-3,8 %) et de Santan- der (-4,5 %).Un président chahuté Michel Temer est chahuté par les scandales depuis son arrivée au pouvoir il y a moins d\u2019un an, quand il s\u2019était emparé du fauteuil de Dilma Roussef f en précipitant sa chute.Jusqu\u2019ici, sa présidence n\u2019a pas été une promenade de santé alors que le Brésil affronte une récession historique et que les accusations de corr uption se rapprochent dangereusement de lui, après l\u2019ouverture d\u2019enquêtes contre plusieurs ministres de son gouvernement.Avant d\u2019accéder à la fonction suprême, il avait été vice-président pendant plus de cinq ans de Dilma Roussef f, qui lui a collé l\u2019étiquette infamante de « traître» et de «conspirateur» ayant participé à sa chute.Sa longue expérience parlementaire \u2014 il a présidé trois fois le Congrès des députés \u2014 lui a permis de cimenter une large coalition sur les ruines de l\u2019ancienne majorité de Mme Rous- seff pour garantir sa destitution.Il a aussi bénéficié de la bienveillance des marchés, échaudés par l\u2019inter vention- nisme hasardeux de Mme Rous- sef f et rassurés par ses réformes d\u2019austérité, mêlant gel des dépenses publiques, réforme du droit du travail et recul de l\u2019âge de départ à la retraite.Mais il n\u2019a pas réussi à conquérir le cœur des Brésiliens : fin mars, sa cote de popularité plafonnait à 10%.Et il reste menacé par le titanesque scandale Petrobras.La tempête a déjà empor té son e n c o m b r a n t c a m a r a d e Eduardo Cunha, l\u2019architecte de la destitution de Mme Rousseff.Ses ennuis ne s\u2019arrêtent pas là : le Tribunal supérieur électoral examinera bientôt la validité de la dernière élection présidentielle, un procès pour financement illégal de campagne qui concerne à la fois M.Temer et Mme Rousseff.Avec Le Devoir Agence France-Presse Crise politique au Brésil : la Bourse et le real décrochent W almart a affiché des résultats financiers en légère progression, sous l\u2019impulsion d\u2019une explosion de ses ventes en ligne.Le numéro un mondial de la distribution semble récolter les fruits de son investissement de 2,7 milliards dans l\u2019augmentation de ses bas salaires et l\u2019amélioration de la formation de ses employés, une politique qui a permis de mieux approvisionner les rayons et de disposer de magasins plus propres.Le géant de la distribution a comptabilisé une fréquentation de ses magasins en hausse de 1,5 % au premier trimestre.Selon l\u2019agence Reuters, les ventes des magasins ouverts depuis au moins un an aux États-Unis ont augmenté de 1,4 % sur les trois mois au 30 avril, premier trimestre de l\u2019exercice 2017-2018 du premier distributeur mondial.Mais les ventes sur Internet ont bondi de 63 % après une croissance de 29 % au trimestre précédent.Walmart a souligné que cette hausse provenait davantage de ses opérations existantes que de ses acquisitions.Les ventes en ligne ont contribué à hauteur de 0,8 point de pourcentage à la croissance des ventes à périmètre comparable.L\u2019agence souligne que, pour développer ses ventes sur Internet et rattraper son retard sur Amazon, Walmar t a entrepris d\u2019acheter de jeunes entreprises de la distribution en ligne.Il en a déjà acquis trois cette année et il est actuellement en négociation avec Bonobos, une petite enseigne d\u2019habillement.En fait, le distributeur a mis les bouchées doubles pour devenir un acteur de premier plan dans le commerce en ligne.Walmart propose de petits prix sur plus d\u2019un million d\u2019articles en ligne à la condition que les consommateurs récupèrent les marchandises achetées en magasin.Le groupe livre également dans les deux jours gratuitement et sans besoin d\u2019abonnement des achats de plus de 35 dollars ef fectués sur Walmart.com et Jet.com, prenant ainsi le contre-pied d\u2019Amazon, qui exige un abonnement à Prime pour toute livraison gratuite.Walmart est en train de tester une sorte de « tour de collecte » installée à l\u2019intérieur d\u2019un magasin et pouvant contenir 300 commandes.Le bénéfice par action est ressorti à 1$US sur la période, contre 98¢ US il y a un an.Le bénéfice net consolidé a légèrement diminué, à 3,04 milliards contre 3,08 milliards.Le chiffre d\u2019affaires total a augmenté de 1,4% à 117,5 milliards en raison d\u2019un raffermissement du dollar, qui réduit la valeur des ventes à l\u2019étranger.Les ventes ont augmenté de 2,8% à taux de change constants.Pour le deuxième trimestre, le chiffre d\u2019affaires devrait augmenter de 1,5 % à 2 % dans les magasins ouverts depuis au moins un an aux États-Unis.Le groupe prévoit un bénéfice par action de 1 à 1,08 $US.Avec Le Devoir Agence France-Presse Walmart voit ses ventes en ligne exploser P izza Hut a conclu une entente de développement avec Franchise Management Inc.(FMI) pour mieux développer sa présence au Québec.Le franchiseur rend également disponibles plus de 200 emplacements commerciaux.Pizza Hut Canada mise sur l\u2019augmentation du nombre de restaurants détenus par les franchisés.La division de Yum ! Brands a conclu une entente de développement avec FMI en vertu de laquelle FMI s\u2019engage à acquérir 38 restaurants Pizza Hut existants au Québec et dans la région d\u2019Ottawa et de Kingston, ainsi qu\u2019à ouvrir de nouveaux restaurants de livraison et de commandes à emporter dans l\u2019est du Canada au cours des cinq prochaines années.FMI est déjà le plus grand exploitant de franchises de Pizza Hut au Canada et détient actuellement plus de 175 emplacements au Canada et aux États-Unis.Toutes ses opérations sont menées depuis son centre de soutien au Nouveau- Brunswick.« Nous sommes ravis de consolider notre relation avec FMI et d\u2019ouvrir la por te à la croissance de Pizza Hut au Québec», a déclaré Marco Mo- retto, directeur du développement chez Pizza Hut Canada.Cette annonce s\u2019insère « dans notre plan de transformation stratégique visant à stimuler la croissance en augmentant le nombre de restaurants détenus par les franchisés », peut-on lire dans le communiqué.Pizza Hut Canada cherche à se développer par une croissance organique des franchises, par des ententes de développement avec des partenaires, par des accords-cadres de concessions commerciales et par des fusions et acquisitions de chaînes existantes, souligne le franchiseur.Dans la foulée, l\u2019entreprise met plus de 200 espaces commerciaux à la disposition des investisseurs afin d\u2019accroître sa présence au Québec et dans l\u2019Est canadien.Pizza Hut se définit comme étant la plus grande entreprise de pizzerias au monde avec 16 000 restaurants dans plus de 100 pays différents, y compris 400 établissements dans huit provinces canadiennes.Le Devoir Pizza Hut mise sur le Québec RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Walmart, le géant de la distribution, a comptabilisé une fréquentation de ses magasins en hausse de 1,5 % au premier trimestre.EVARISTO SA AGENCE FRANCE-PRESSE Le président Michel Temer Walmart est en train de tester une sorte de « tour de collecte » installée à l\u2019intérieur d\u2019un magasin L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 9 M A I 2 0 1 7 ECONOMIE A 7 W ashington \u2014 Les États-Unis ont officiellement annoncé qu\u2019ils désiraient renégocier l\u2019Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), donnant ainsi le coup d\u2019envoi à une période de consultation de 90 jours qui précédera le début de discussions formelles.Le coup de dépar t de la procédure a été donné jeudi matin dans une lettre du représentant américain au Commerce, Robert Lighthi- zer.Dans une déclaration, le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, a indiqué que de nouvelles règles seraient dorénavant privilégiées par les États-Unis en ce qui a trait à ses échanges commerciaux.«Avec cette lettre, nous cherchons à informer le Congrès, et tous nos partenaires commerciaux, qu\u2019un commerce libre et juste est la nouvelle norme pour les accords commerciaux des États-Unis», a-t-il expliqué dans sa déclaration.La Maison-Blanche considère que l\u2019ALENA, un accord en vigueur depuis 1994, est injuste.«Depuis la signature de l\u2019ALENA, nous avons vu notre industrie manufacturière être décimée, nos usines fermer et d\u2019innombrables travailleurs sans emploi.Le président Trump va changer cela, a affirmé M.Ross.Je suis impatient de travailler avec le président, l\u2019ambassadeur Lighthizer et nos homologues du Mexique et du Canada pour trouver une solution à la fois juste et qui profite à toutes les parties.» La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a bien accueilli ce développement \u2014 qui était largement attendu \u2014 et a promis de consulter les Canadiens au sujet de la meilleure façon d\u2019aller de l\u2019avant.Elle a répété le message clé du gouvernement au sujet de l\u2019ALENA \u2014 qu\u2019il s\u2019agit en fait d\u2019un bon accord pour toutes les par ties, dont les États- Unis, où neuf millions d\u2019emplois reposent sur le commerce et l\u2019investissement avec le Canada.« La feuille de route de l\u2019ALENA est marquée par la croissance économique et la création d\u2019emplois pour la classe moyenne, tant ici, au Canada, que partout en Amérique du Nord, a affirmé Mme Freeland dans un communiqué.Nous continuerons de consulter de près les provinces et les territoires, les entreprises, les syndicats, la société civile, les groupes de réflexion, les universitaires, les peuples autochtones, les femmes, les jeunes et le grand public.» Au cours de sa campagne présidentielle, Donald Trump a qualifié l\u2019ALENA de « désastre ».Le mois dernier, des conseillers de la Maison- Blanche ont indiqué que M.Trump était prêt à se retirer de l\u2019accord, mais le président a changé d\u2019idée après quelques heures, af fir- mant qu\u2019il tenterait d\u2019abord d\u2019obtenir un meilleur accord.Selon M.Lighthizer, les États-Unis vont accorder un solide effort au processus de négociations, tout en précisant que l\u2019accord devra mieux protéger les travailleurs des usines américaines et tenir compte des nouvelles technologies.La Presse canadienne ALENA Les États-Unis lancent la procédure pour renégocier K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I à Gatineau P as de panique, affirme Mark Keese, le chef de la Direction de l\u2019emploi, du travail et des affaires sociales de l\u2019OCDE : les changements technologiques n\u2019entraîneront pas de chômage massif au Canada, comme le font craindre plusieurs études au ton alarmiste.Ce dirigeant de l\u2019Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de passage jeudi à Gatineau pour participer au congrès annuel de l\u2019Association des économistes québécois, ne remet pas en question les impacts potentiels de la robotisation sur le marché du travail.Mais il invite à la retenue.«Certains chercheurs ont dit que près de 50% des emplois pourraient disparaître au cours des 10 ou 20 prochaines années.Je crois que c\u2019est exagéré », a-t-il lancé devant un parterre d\u2019économistes des secteurs public et privé.Selon les calculs de l\u2019OCDE, 9 % des emplois canadiens pourraient disparaître au cours des deux prochaines décennies en raison de la robotisation et des changements technologiques, et 24 % subiront à tout le moins d\u2019importants changements.Ces prévisions présentent un tableau moins sombre que celui dépeint par la firme McKin- sey, qui estime qu\u2019au Canada, 40 % des emplois actuels disparaîtront d\u2019ici 10 ans.Le Brookfield Institute, un organisme de recherche affilié à l\u2019Université Ryerson de Toronto, a pour sa part évalué que 42 % des emplois au Canada, tout comme au Québec, présentent un risque élevé d\u2019automatisation.À l\u2019inverse, un rapport dévoilé en mars dernier par l\u2019Institut C.D.Howe concluait que seulement 1,7 % des emplois canadiens se trouvent dans des secteurs d\u2019activités où le risque d\u2019automatisation est jugé élevé pour 75 % des postes.Tendance lourde Si les experts ne s\u2019entendent pas tous sur les chif fres, la tendance de fond est cependant bien réelle.Entre 2003 et 2015, le nombre de robots installés annuellement à travers le monde a plus que triplé, passant de 80 000 au début du siècle à 250 000 il y a deux ans, a fait remarquer M.Keese.« Même si tous les emplois ne vont pas disparaître, ça va changer énormément.Il faut donc accompagner les travailleurs et leur donner des compétences supplémentaires », souligne le responsable de l\u2019OCDE en entrevue au Devoir.« On voit que les gens qui ont une très for te compétence en littératie participent beaucoup plus souvent à la formation continue que les gens ayant moins de compétences.C\u2019est un problème, précise-t-il.Il faut changer leurs mentalités, mais aussi leur donner les moyens de le faire », en offrant notamment des formations aux horaires flexibles.Occasion à saisir Dans le cas du Québec, les changements technologiques qui promettent de bouleverser plusieurs secteurs de l\u2019économie ne doivent pas être vus comme un danger, mais bien comme une occasion à saisir, a fait valoir jeudi Dalil Maschino, qui est directeur de l\u2019analyse et de l\u2019information sur le marché du travail au ministère de l\u2019Emploi.Après tout, si le Québec souhaite accélérer sa croissance économique et améliorer son niveau de vie, ses outils sont limités, a-t-il exposé : la population active diminue, le taux de chômage est bas et le taux d\u2019emploi est élevé, ce qui signifie qu\u2019i l n\u2019y a plus beaucoup de ressources disponibles pour faire croître la main-d\u2019œuvre.« Il reste la boîte magique, celle de la productivité.C\u2019est dans ce contexte-là que les nouvelles technologies et les innovations représentent une occasion énorme.[\u2026] Ce n\u2019est pas une mauvaise nouvelle, à condition d\u2019attraper la balle au vol.» Le gouvernement du Québec semble conscient de la nécessité de former les travailleurs en cours de carrière et d\u2019arrimer les besoins du marché du travail et la formation offerte dans les établissements d\u2019enseignement.D\u2019ici cinq ans, il prévoit d\u2019investir 72 millions de dollars pour favoriser l\u2019accès aux études à temps partiel et accroître l\u2019accessibilité à de la formation continue ou d\u2019appoint.Mais est-ce suffisant ?« Il est trop tôt pour savoir si ces initiatives vont réellement permettre de changer les choses », répond prudemment Mark Keese, de l\u2019OCDE.Le Devoir EMPLOI La robotisation aura des impacts limités, selon un dirigeant de l\u2019OCDE CHUCK BURTON ASSOCIATED PRESS Entre 2003 et 2015, le nombre de robots installés annuellement à travers le monde a plus que triplé.9 % Pourcentage des emplois canadiens qui pourraient disparaître au cours des deux prochaines décennies en raison de la robotisation, selon l\u2019OCDE A L E X A N D E R P A N E T T A W ashington \u2014 La prochaine dispute commerciale canado-américaine a pris forme jeudi lors d\u2019une audience à Washington et du début d\u2019une enquête sur les allégations de Boeing af firmant que Bombardier a bénéficié d\u2019avantages injustes pour vendre ses avions CSeries au sud de la frontière.Selon le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, le processus vise à déterminer si les règles américaines ont été violées.« Bien que nous nous assurerons de prendre une décision basée sur les faits, nous allons [\u2026] nous tenir debout pour les compagnies américaines et leurs travailleurs », a-t-il souligné, par voie de communiqué, après que les deux entreprises eurent participé à l\u2019audience de la Commission du commerce international des États- Unis (ITC).Boeing souhaite l\u2019imposition de droits compensatoires sur les avions de Bombardier, alléguant que son rival québécois profite de subventions gouvernementales lui procurant un avantage indu à l\u2019international.Bombardier a clairement fait part de son objectif d\u2019accaparer la moitié du marché international dans le secteur des avions de 100 à 150 places, a affirmé l\u2019avionneur américain établi à Chicago devant l\u2019ITC.Son vice-président, Raymond Conner, a affirmé que la vente de 75 CSeries au rabais à Delta Air Lines l\u2019an dernier avait permis à Bombardier de se donner un élan sur ce marché.Si l\u2019entreprise québécoise devait atteindre cet objectif, a-t-il ajouté, cela pourrait éjecter Boeing de ce marché, privant du même coup l\u2019entreprise de ventes annuelles estimées à 330 millions $US.Les ventes de Boeing ont totalisé 94,6 milliards $US l\u2019an dernier.Les 330 millions $US évoqués par M.Conner représentent près d\u2019un tiers de 1% du chiffre d\u2019affaires annuel de la compagnie.En comparaison, Bombardier a généré des recettes de 16,3 milliards l\u2019an dernier, dont 9,9 milliards en provenance de sa division aéronautique.Pour sa par t, l\u2019avocat de Bombardier, Peter Lichten- baum, a répliqué en affirmant que Boeing est un joueur mondial qui n\u2019a pas vu ses ventes s\u2019ef friter à cause de Bombardier et que l\u2019entreprise a un carnet de commandes «enviable».«La plainte de Boeing dans ce cas-ci est sans précédent dans son dépassement, a-t-il dit.S\u2019il s\u2019agit d\u2019un scénario qui oppose David à Goliath, Boeing a décroché le mauvais rôle.» M.Lichtenbaum a af firmé que la CSeries était un avion plus petit que les Boeing 737- 800 et Max 8, qui représentent près de la moitié des avions monocouloirs de Boeing.Boeing demande un droit compensatoire d\u2019au moins 79,41 % ainsi qu\u2019un autre droit antidumping de 79,82 %.Le constr ucteur américain allègue que Bombardier a reçu plus de 3 milliards $US en subventions gouvernementales jusqu\u2019à présent.La Presse canadienne Plainte de Boeing contre Bombardier : les États-Unis enquêteront RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE La vente de CSeries au rabais à Delta Air Lines est au cœur du conflit.Mine du lac Bloom: nouvelle ronde de financement Champion Iron Limited a franchi une autre étape en vue du redémarrage de la mine du lac Bloom, près de Fermont, en dénichant un client ainsi qu\u2019en terminant une autre ronde de financement de 40 millions à laquelle participe l\u2019État québécois.Sa filiale Minerai de fer Québec a conclu une entente avec la société japonaise So- jitz, qui achètera quelque 40 % de la production future de la mine, en plus de prêter 20 millions.De plus, Ressources Québec \u2014 une filiale d\u2019Investissement Québec \u2014 prête 6 millions.Par l\u2019entremise du fonds Capital Mines Hydrocarbures, l\u2019État québécois détient 36,8 % dans la mine du lac Bloom à la suite d\u2019une injection de 20 millions.Champion évaluait à 327 millions le montage financier pour relancer la mine.Il reste 247 millions à trouver, a précisé M.Cataford.La Presse canadienne É T A T S - U N I S Le Trésor se dit opposé au démantèlement des grandes banques Washington \u2014 Washington est opposé à un démantèlement des grandes banques, même s\u2019il est favorable au rétablissement de dispositions d\u2019une législation qui a séparé les activités de banque de dépôt et d\u2019investissement de 1933 à 1999, a déclaré jeudi le secrétaire au Trésor.Lors d\u2019une audition devant une commission sénatoriale américaine, Steven Mnu- chin a affirmé que certaines dispositions de cette loi, « Glass-Steagall », pourraient être réinstaurées, mais que ce serait une « grosse erreur » de scinder les banques.« L\u2019intégration des banques de détail et des banques d\u2019af faires dure depuis longtemps [\u2026].Et ce n\u2019est pas ça qui est à l\u2019origine des problèmes ayant entraîné la crise financière » de 2008, a-t-il défendu.« Si nous revenons à une stricte séparation, il y aurait un impact important sur les liquidités et l\u2019activité de prêts », fait valoir M.Mnuchin, ancien banquier de Goldman Sachs.Ces déclarations ressemblent à un revirement de la part du gouvernement de Donald Trump.Pendant la campagne électorale, il avait appelé plusieurs fois à un retour à cette législation supprimée lors de la présidence de Bill Clinton (1993-2001).Agence France-Presse Steven Mnuchin Partenariat chinois Par ailleurs, Bombardier discuterait avec la société d\u2019État chinoise Comac pour une éventuelle prise de participation dans la division des avions commerciaux de l\u2019entreprise québécoise, selon le Financial Times.Citant des sources, le média britannique affirme que les pourparlers ont débuté il y a déjà un certain temps, mais qu\u2019une décision n\u2019était pas imminente dans ce dossier.D\u2019après le quotidien britannique, Comac aurait retenu les services d\u2019au moins une banque en vue d\u2019un éventuel investissement dans le programme de la CSeries.Bombardier et Comac n\u2019ont pas voulu commenter ces informations. La loi québécoise qui autorise l\u2019aide médicale à mourir est entrée en vigueur il y a un peu plus d\u2019un an.La Loi concernant les soins de fin de vie fait l\u2019objet d\u2019un large consensus au sein de la population, si bien que plusieurs voix s\u2019élèvent au- jourd\u2019hui pour réclamer qu\u2019elle soit étendue à d\u2019autres situations, notamment celle des personnes inaptes souffrant de démence avancée.Le Collège des médecins se rebif fe.édant à la pression populaire, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, a annoncé à la ?n mars qu\u2019il mettrait sur pied un comité d\u2019experts pour se pencher sur l\u2019élargissement de l\u2019aide médicale à mourir (AMM).Rappelons que la loi québécoise prévoit qu\u2019une personne a le droit de recevoir une AMM si elle est en ?n de vie et si elle éprouve des souffrances qui ne peuvent être soulagées.La personne souffrante qui demande cette aide doit le faire en toute connaissance de cause \u2014 elle doit être apte \u2014 et peut évidemment changer d\u2019avis à tout moment.Suivant le principe de l\u2019autonomie individuelle, d\u2019aucuns voudraient que toute personne puisse faire respecter sa volonté, exprimée formellement sous la forme de directives médicales anticipées (DMA), d\u2019obtenir une AMM dans le cas où elle se trouve dans un état de démence avancée.Le député de la Coalition avenir Québec François Bonnardel avait donné l\u2019exemple de sa propre mère, qui, souffrant de la maladie d\u2019Alzheimer, ne le reconnaissait plus.«Je suis persuadé que ma maman, si elle s\u2019était vue dans l\u2019état où elle est actuellement, [\u2026] m\u2019aurait dit : \u201cTu auras un mandat d\u2019inaptitude.Je te fais confiance, je fais confiance au médecin\u201d», avait-il af?rmé.La loi québécoise laisse en plan 140 000 personnes atteintes de la maladie d\u2019Alzheimer, a déploré le député.Le plus souvent, une personne souffrant de démence sévère ne remplit aucune condition de la loi : elle ne peut exprimer sa volonté, elle n\u2019est pas en ?n de vie et elle ne souffre pas.Comme l\u2019a rapporté Le Devoir, le Dr Yves Robert, secrétaire du Collège des médecins du Québec, estime que fournir une AMM à des personnes inaptes qui auraient au préalable dicté leurs volontés à cet effet, c\u2019est permettre de choisir sa «mort à la carte ».Donner la mort à une personne qui n\u2019est pas en état de souffrance ou de déchéance physique, c\u2019est contraire à la loi et «ça s\u2019appelle un meurtre», juge le Dr Robert.Il s\u2019agit d\u2019un changement de position de la part du Collège des médecins : dans un rapport qu\u2019il a commandé et rendu public en mars 2013, un groupe de travail formé de médecins, mais aussi de représentants du Barreau, de la Chambre des notaires, de l\u2019Ordre des infirmières et l\u2019Ordre des travailleurs sociaux, avait montré de l\u2019ouverture aux demandes anticipées d\u2019AMM, bien que l\u2019application de cette possibilité représentât « un défi de taille » et des risques de dérives.Cette ouverture était théorique, manifestant une ignorance de la réalité concrète de l\u2019AMM dont on est au fait à l\u2019heure actuelle, avance aujourd\u2019hui le Dr Robert.La députée du Parti québécois Véronique Hivon réclame, de concert avec les autres partis d\u2019opposition, que le gouvernement tienne une commission parlementaire sur l\u2019élargissement de la loi en s\u2019inspirant du modèle non partisan de la commission spéciale Mourir dans la dignité.L\u2019élue estime que les personnes inaptes doivent avoir les mêmes droits que les personnes aptes.Mais elle reconnaît que cet élargissement est une question très complexe sur les plans éthique, juridique, médical et social.La rédaction et la certi?cation de ces demandes anticipées posent leur lot de dif?cultés.Déterminer quand l\u2019AMM sera prodiguée à une personne inapte et qui prendra la décision n\u2019est pas simple.Une autre dif?culté que soulève Me Jean-Pierre Ménard, c\u2019est que la personne apte peut revenir sur sa décision, tandis qu\u2019il est impossible de savoir si une personne démente maintient la décision qu\u2019elle a prise des années auparavant.Nous sommes devant un choix de société entre le droit à l\u2019autonomie individuelle et la prépondérance qui doit être accordée aux personnes vulnérables.Le ministre Gaétan Barrette, qui ne manifeste pas d\u2019inclination particulière pour la démocratie délibérative, s\u2019en remet aux experts pour trancher la question.Or sur cette question délicate et complexe, tenir une commission qui entendrait tous les points de vue, y compris ceux des experts, permettrait de dégager un consensus et d\u2019informer les citoyens sur un enjeu qui les touche personnellement.L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 9 M A I 2 0 1 7 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Le malheur des uns, le bonheur des autres À une période où les murs de la forteresse libérale de Philippe Couillard craquaient de partout sous le poids des attaques de l\u2019opposition, les inondations au Québec, sans pour autant atténuer en quoi que ce soit le drame des sinistrés, sont venues poser un cataplasme salutaire sur une période noire du PLQ.Comme nous dit un vieil adage, le malheur des uns fait le bonheur des autres.En ef fet, personne ne pourra reprocher à l\u2019équipe Couillard, notamment le premier ministre et le ministre de la Sécurité publique Martin Coiteux, leur diligence envers les sinistrés en manifestant par leur présence une sympathie exemplaire, et en promettant d\u2019ouvrir les goussets du gouvernement libéral pour leur venir en aide.Toutefois, à par tir du moment où la couver ture médiatique sur ces tristes événements se dissipera peu à peu de l\u2019écran des informations au Québec, je demeure convaincu que la triste réalité des scandales qui hante les coulisses du PLQ réapparaîtra à la une des informations politiques québécoises\u2026 et cela, pour le plus grand bien de nos institutions démocratiques ! Henri Marineau Québec, le 16 mai 2017 L I B R E O P I N I O N M I C H E L L E S S A R D Historien A u Québec et dans la cité de Champlain, notre capitale nationale, chef-lieu des francophones d\u2019Amérique, la question des drapeaux reste toujours délicate.On vient de le constater encore une fois avec la décision de l\u2019administration du Musée national des beaux- arts du Québec de retirer le mât du fleurdelisé qui triomphait au sommet de l\u2019édifice.Le gouvernement refuse la décision du musée.Il ne faut pas se fermer les yeux, à Québec, la guerre des couleurs entre le bleu et le rouge pour affirmer possession, pouvoir et autorité demeure omniprésente, surtout depuis le référendum de 1995.Québec demeure une ville phare au Canada, une cité touristique iconique mondialement reconnue.Les Québécois forment une société distincte, française, dont les aspirations ne sont souvent pas celles du Canada.Et, en règle générale, tous nos gouvernements ont défendu bec et ongles, même symboliquement, cette originalité.Des millions de visiteurs s\u2019arrêtent chaque année dans nos murs.Québec est bâtie pour être regardée à partir du fleuve et pour être marchée sur ses littoraux et dans ses murs.Il n\u2019y a pas si longtemps encore, la falaise et les berges of fraient de prestigieux bâtiments à ceux qui arrivaient par bateau, plusieurs édifices comportant une façade simplement décorative plaquée sur un mur de pierre aveugle, des trompe-l\u2019œil en bois, pour raffermir le paysage bâti.Encore aujourd\u2019hui, l\u2019édifice Louis-Saint-Laurent, qui ferme la terrasse Duf ferin à l\u2019est, un ancien bureau de poste en pierre, comporte une fausse façade avec portique imposant donnant sur le fleuve.Et l\u2019hôtel Château Frontenac ! Marquer sa présence À Québec, véritable mirador sur le Saint- Laurent avec sa citadelle, porte continentale digne de mériter le titre de Gibraltar d\u2019Amérique, le Canada tient à marquer sa présence et son pouvoir de façon fort ostentatoire, depuis 20 ans notamment.Le rouge et le blanc à saveur d\u2019érable dominent largement le bleu et le blanc du parfum discret de la fleur de lys, plutôt inscrits dans la timidité.Celui qui arrive par bateau comme le feront des milliers de touristes cet été, ceux qui navigueront sur le Louis-Joliet, les brise-glaces et les hélicoptères de la garde-côtière au quai de la Reine lui confirmeront qui est le véritable gestionnaire des eaux devant Québec et sur le fleuve dans une parade éclatante de navires aux couleurs canadiennes, à l\u2019enseigne du Canada en gros caractères blancs sur la coque rouge.Celui qui débarque d\u2019un paquebot à la gare maritime sera reçu dans les unifoliés, et au sortir du stationnement, une grosse station de Pétro- Canada sur Dalhousie, en costume à la mode d\u2019Ottawa, lui rappellera que le Canada s\u2019est aussi investi dans le pétrole.Suivra la parade des drapeaux au sommet des édifices.Le port de Québec en est truffé, celui de l\u2019édifice de la douane, au sommet de sa coupole, toujours bien éclairé et claquant au vent les soirs de spectacles à l\u2019Agora du Vieux-Por t, tout le complexe naval de Pointe-à-Quarcy avec ses mâts obliques en façade sur Dalhousie\u2026 Et si on monte sur la falaise, tous les belvédères de la terrasse Dufferin, la coupole de l\u2019ancien bureau de poste, le parc Montmorency et la por te Prescott dans la côte de la Montagne, où loge la statue de Louis Hé- bert, partout où il le peut, le Canada pose sa marque.Le photographe Claudel Huot, qui a produit trois albums à succès sur Québec dont nous avons signé les textes, un résident de la petite rue Champlain pendant des décennies, nous confiait qu\u2019il n\u2019y a plus un coin pittoresque de Québec qui n\u2019arbore pas, dans sa perspective, un unifolié marquant bien l\u2019espace.Même l\u2019hôtel de ville de Québec se soumet à cette vague et de plus en plus de commerces manifestent leur association au pays de sir Macdonald.Et les plaines d\u2019Abraham, au belvédère Grey par exemple, et la citadelle et ses alentours, et la redoute Dauphine\u2026 Dix fois plus d\u2019unifoliés que de fleur- delysés dans notre capitale.Mais l\u2019af firmation symbolique la plus puissante du Canada explose au bastion du Roy, voisin de la résidence du gouverneur général du Canada à la citadelle, le plus haut point topographique de la cité de Champlain.Un immense mât, doublé en hauteur sous Jean Chrétien et Sheila Copps, marque la Conquête et la propriété de la ville à ce sommet.Un étendard qui crève le ciel de loin comme le font les conquérants de l\u2019Everest.Il ne faut donc pas se surprendre si le gouvernement du Québec, même le plus tiède de l\u2019histoire récente quant à la fierté identitaire, a fait montre d\u2019un épiderme sensible dans l\u2019abattage du mât au sommet du Musée national des beaux-arts du Québec.Les Québécois souhaiteraient sans doute que la nouvelle place des Canotiers et celle du Capitaine-Bernier à Lévis, au bord de l\u2019eau, qui recevront des milliers de visiteurs cet été, portent une double rangée de fleurdelysés, comme jadis, pour souhaiter la bienvenue au pays français et qu\u2019une haie d\u2019honneur de mâts bleus battant au vent nous accueille au temple de l\u2019ar t sur les plaines d\u2019Abraham, af firmant clairement notre existence, notre héritage et nos valeurs.L\u2019unifolié canadien est prépondérant dans la cité de Champlain FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET Pensée magique J\u2019ai été très étonnée de lire, dans Le Devoir du 12 mai dernier, l\u2019ar ticle intitulé «L\u2019école à la maison semble une réussite».Je n\u2019y reconnais pas la rigueur journalistique qui caractérise Le Devoir.Sur cette question controversée, on ne présente qu\u2019un seul point de vue.On expose la position de la directrice des services pédagogiques à la commission scolaire English-Montréal, qui anticipe la réussite scolaire pour les 700 enfants de la communauté hassidique inscrits à l\u2019école à la maison.Pourtant, aucun examen du ministère n\u2019aura lieu avant la fin de la prochaine année, mais elle appuie sa confiance sur l\u2019engagement des mères et sur les portfolios qu\u2019elles remettent.Ces enfants n\u2019ont pas de bulletins scolaires.Il me semble pourtant que des questions importantes permettent de douter que ces enfants atteignent le même niveau d\u2019apprentissage que les enfants qui fréquentent l\u2019école normale toute la journée.Comment présumer que les apprentissages des enfants hassidiques seront satisfaisants alors que toute leur journée à l\u2019école est consacrée à l\u2019enseignement religieux et que c\u2019est dans les fins de journée qu\u2019ils doivent acquérir les apprentissages scolaires ?De plus, même si je ne doute pas du dévouement et de la bonne volonté de ces mères de famille nombreuse, je me demande comment chaque mère peut enseigner en même temps à tous ses enfants qui sont de niveaux différents?C\u2019est de la pensée magique.Pour ma part, je continue d\u2019être inquiète pour l\u2019avenir de ces enfants qui ne disposeront pas d\u2019une formation adéquate leur permettant d\u2019être autonomes et de s\u2019intégrer activement dans la société québécoise.Marilyse Lapierre Le 16 mai 2017 L\u2019aide à mourir, prise 2 C ROBERT DUTRISAC À Québec, la guerre des couleurs entre le bleu et le rouge demeure omniprésente, surtout depuis le référendum de 1995 Bravo au Collège des médecins Bravo au Collège des médecins du Québec qui se prononce contre l\u2019élargissement de l\u2019aide médicale à mourir aux personnes inaptes qui auraient demandé celle-ci au moyen de directives médicales anticipées.Le Collège affirme que les médecins ne sont pas des « tueurs à la carte » qui doivent remplir les commandes des proches qui souffrent de l\u2019existence de la personne inapte, qui elle ne souffre pas, disent-ils.Les médecins ne veulent pas, non plus, être ceux qui auraient à décider qui serait tué et quand, et qui ne le serait pas.L\u2019aide médicale à mourir a été jugée acceptable par le Collège pour les personnes mourantes qui en font la demande personnellement et consciemment.Mais la « pente glissante» décriée par les opposants à l\u2019euthanasie ne fait que commencer.Ward O\u2019Connor Montcerf-Lytton, le 17 mai 2017 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 9 M A I 2 0 1 7 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon (chef de division), Robert Dutrisac, (éditorialiste), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter), Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Marie-Pier Frappier (pupitre), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui (correspondants parlementaires à Québec) Dave Noël (recherche), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans), Caroline Montpetit (arts vivants), Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division et éditorialiste); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Loïc Hamon (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et 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clientèle), Manon Blanchette, Caroline Filion, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).Où es-tu que je ne te trouve pas Où es-tu que je n\u2019oublie pas Où es-tu dans ton où es-tu I l y a de ces poèmes qui marquent à jamais nos identités et nos repères.Alors que Montréal célébrait mercredi le 375e anniversaire de l\u2019arrivée de ses premiers colons français, ce sont les paroles de la poète innue José- phine Bacon qui résonnaient en moi.Dans un poème de son recueil Un thé dans la toundra, elle s\u2019adresse à une jeune femme autochtone qui, aspirant à une vie meilleure, choisit de vivre en ville.Montréal, 375 ans après sa fondation, est devenue une importante terre d\u2019accueil pour des milliers d\u2019individus des quatre coins de la planète, mais un territoire où l\u2019on peine à reconnaître ses propres racines autochtones.En cette année de la nécessaire réconciliation entre les al- lochtones et les Premières Nations, c\u2019est aussi avec la prose de Joséphine Bacon en tête que je souhaite fêter les 375 ans de ma ville natale, Montréal, ce territoire autochtone non cédé.Tanite etain anite ka tain (Où es-tu que je ne trouve pas) À l\u2019arrivée de Jeanne Mance et de Paul Cho- medey de Maisonneuve, les Premières Nations habitent déjà dans une bourgade nommée Ho- chelaga et la gouvernent.Ces dernières partagent leur savoir-faire avec les Français, les aident à s\u2019adapter au territoire et contribuent au développement économique de la colonie.Sans l\u2019ombre d\u2019un doute, les autochtones ont bâti Montréal bien avant le 17 mai 1642.Pourtant, notre mythe fondateur limite leur contribution à une « présence» ou à celle de simples «alliés».Comment se fait-il que les Premières Nations ne soient pas reconnues comme des fondateurs, au même titre que Jeanne Mance et Paul Chomedey de Mai- sonneuve?Les mots de Joséphine Bacon nous rappellent l\u2019effacement des récits autochtones par ceux qui ont remporté le pouvoir d\u2019écrire l\u2019Histoire.En ce 375e anniversaire, l\u2019on doit en finir avec cette invisibilisation.Tanite nita tshipa tshi uni-tshissitutatan (Où es-tu que je n\u2019oublie pas) La place Jacques-Cartier, la rue Amherst (ce gouverneur anglais qui avait suggéré de donner des couvertures souillées aux autochtones pour leur transmettre la variole), le boulevard de Maisonneuve sont tous des espaces publics qui témoignent d\u2019un Montréal colonial.Où sont ceux qui valorisent notre histoire millénaire ?Dans cet esprit, la «Commission de toponymie sauvage de Montréal», une initiative citoyenne, s\u2019est prêtée à une action de dénomination l\u2019été dernier.Le temps d\u2019une action intempestive, l\u2019angle des rues Mackay et Sherbrooke se nommait désormais 8gmakw, le nom du frêne abéna- quis.Ce genre de geste citoyen nous rappelle que, en dehors des quatre murs d\u2019un musée, les références aux Premières Nations sur le territoire montréalais sont encore limitées.Où es-tu que je n\u2019oublie pas?se demande Joséphine Bacon.L\u2019effacement de l\u2019histoire entraîne aussi l\u2019effacement de la mémoire.Pour l\u2019amour de notre ville, multiplions les lieux de reconnaissance des Premières Nations.Tanite etain anite ka tain (Où es-tu dans ton où es-tu) En quête de son identité autochtone, José- phine Bacon nous renvoie à notre vivre-ensem- ble.Depuis 1642, les Premières Nations accueillent sur leur territoire des vagues de migration : les Français d\u2019abord, ensuite les Anglais, les Italiens, les Haïtiens, les Chinois, etc.Depuis 375 ans, nous sommes tous des enfants de grandes migrations et le territoire autochtone d\u2019Hochelaga continue à accueillir les trois quarts des immigrants du Québec.Quelle place réserve-t-on aux Premières Nations dans ce processus d\u2019immigration ?Le 21 juin dernier, Journée nationale des autochtones, les nouvelles personnes ayant obtenu leur citoyenneté assistaient à un rituel autochtone de la nation mohawk symbolisant leur intégration.Pourquoi ne pas reproduire cette bonne pratique à chaque accueil ?Pour une nouvelle synthèse Au-delà de l\u2019accueil, c\u2019est surtout une nouvelle synthèse de l\u2019histoire de la fondation de Montréal qu\u2019il nous faut.Une synthèse qui soit à la fois capable de valoriser la fondation de Montréal par ses peuples autochtones suivie d\u2019une Grande Paix qui a permis son développement, et qui puisse reconnaître les aspects brutaux de la colonisation, du non-respect des traités de paix, et ses conséquences sur les autochtones.«Connaître la vérité a été difficile, mais se réconcilier le sera encore davantage», rappelait le rapport de la Commission de vérité et réconciliation.Montréal, en célébrant ses 375 ans, doit réussir cette réconciliation.Un tel geste sera porteur d\u2019espoir pour les Premières Nations d\u2019ici et d\u2019ailleurs: il incarnera un nouvel acte fondateur pour Montréal.Aimitutau.Parlons-nous.375 ans d\u2019accueil É R I C M A R C L A Y Cadre en résidence au Centre de politique de sécurité de Genève (GCSP).L\u2019auteur interviendra lors du 3e Forum St-Laurent sur la sécurité internationale qui a lieu ce vendredi 19 mai à Montréal.es conflits contemporains ont une spécificité trop souvent édulcorée : les civils en sont les principales victimes, mutilés par les mines, raflés par les bombes à sous-munitions, étouf fés aux gaz chimiques.Ils sont pris au piège de belligérants qui ont perdu toute humanité ou sont les victimes «collatérales» que l\u2019Occident justifie sur l\u2019autel de la guerre contre le terrorisme.À cette guerre asymétrique se superpose un discours tout aussi asymétrique du Bien contre le Mal, du brave soldat contre le barbare terroriste, hors des principes, hors du droit.S\u2019il y a bel et bien un déséquilibre des forces et des moyens, le droit de la guerre se veut simple : vous êtes combattant ou hors de combat, civil ou militaire, cible légitime à certaines conditions ou personne ayant droit à une protection à d\u2019autres.Or, en ce XXIe siècle, l\u2019Humanité n\u2019a jamais eu autant de conventions et de traités internationaux régulant la guerre et ses moyens, de résolutions onusiennes, de principes directeurs pour toutes les catégories de personnes et situations, tous ces textes devant de bonne foi protéger les populations et biens civils.Une véritable cacophonie juridique qui est bruyamment débattue dans des conférences internationales et argumentée par des juristes-huma- nistes bienveillants.Pourtant, sur le terrain, le silence du droit humanitaire est assourdissant.De la Syrie au Soudan du Sud, de l\u2019Afghanistan au Nigeria, la guerre ne cesse d\u2019être accompagnée d\u2019images d\u2019horreur, de milliers de déplacés, de blessés, de femmes éplorées, d\u2019enfants apeurés.Ces cris, ces souf frances, plus personne ne semble les entendre.La sacro-sainte souveraineté nationale Les Conventions de Genève de 1949 sont le socle du droit de la guerre, sur lequel s\u2019empilent moult traités et résolutions.Pourquoi ce vaste cadre juridique n\u2019est-il pas respecté, et les civils épargnés ?Les dogmatiques ont une réponse (très) juste mais (trop) simple : le respect du droit international humanitaire est une question de volonté politique.Il faut toutefois y ajouter un élément de réponse supplémentaire : la sacro- sainte souveraineté nationale.Elle est certes formellement contournable en activant le chapitre VII de la Charte des Nations unies, mais les intérêts supérieurs des États s\u2019affrontent dans l\u2019hémicycle du Conseil de sécurité, et le droit de veto n\u2019aura jamais autant desservi les populations, sacrifiées au nom d\u2019intérêts géo-politiques et géo-économiques peu humanistes.En 2005, la responsabilité de protéger (R2P) devait \u2014 espérait-on \u2014 permettre de dépasser le débat urticant de l\u2019ingérence humanitaire, finir par placer l\u2019être humain au centre des considérations sécuritaires des États, non plus ce dernier, et mettre les civils à l\u2019abri du besoin et de la peur.Quasi mort-née durant le conflit du Darfour, fort malmenée en Libye en 2011, la R2P semble cliniquement morte dans le désastre en Syrie.Que reste-t-il donc : les yeux pour pleurer et l\u2019espoir pour vivre ?Les enfants syriens et so- maliens, afghans et maliens méritent mieux.En droit national, un criminel est jugé par un tribunal et emprisonné.La justice internationale est en marche, 124 pays ont signé (mais n\u2019ont pas tous ratifié) le traité de Rome instituant la Cour pénale internationale.Mais à la guerre et à la rhétorique asymétriques s\u2019ajoute encore une asymétrie dans la justice, qui, envisagée universelle, n\u2019en a que le nom.Car, au fond, l\u2019universalisme des principes humanitaires, du droit humanitaire, de la justice internationale pour les victimes ne seraient-ils pas que des vues de l\u2019esprit nord-occidental, le Saint-Graal pour certains, une chimère pour les autres?Pour dépasser ces asymétries et blocages, il est urgent d\u2019adapter l\u2019architecture internationale et de décrasser les mécanismes multilatéraux de sécurité.La réforme du Conseil de sécurité et de son suranné droit de veto constitue la priorité afin que la volonté politique ne soit plus l\u2019otage d\u2019un club de privilégiés.Elle redonnerait ainsi du mordant à une diplomatie multilatérale prospective et constructive devant à nouveau peser matériellement sur les crises.De là, il faut activer de manière neutre, impartiale et indépendante les mécanismes juridiques internationaux, autant pour juger, le cas échéant, les dommages collatéraux que les crimes de guerre avérés.Comme le soulignait Blaise Pascal au XVIIe siècle: «La justice sans la force est impuissante; la force sans la justice est tyrannique [\u2026] il faut donc mettre ensemble la justice et la force; et pour cela, faire que ce qui est juste soit fort ou ce qui est fort soit juste.» Ce n\u2019est qu\u2019en mettant à profit un système international robuste et équilibré, juste et fort, que le volume du droit international humanitaire sera à nouveau audible.DE LA SOMALIE À LA SYRIE Le silence assourdissant du droit humanitaire A N D R É F R A P P I E R Membre du Comité de coordination national de Québec solidaire ette société qui nous est imposée changera.Elle changera quand la population du Québec décidera qu\u2019elle en a assez.Assez de la corruption, assez des faux-semblants identitaires pour gagner des votes, et rien, alors rien ne pourra l\u2019arrêter.Ce qui lui manque c\u2019est la confiance, la confiance qu\u2019elle peut gagner, qu\u2019elle doit gagner.C\u2019est de cette inspiration qu\u2019est née la mobilisation de 2012, et c\u2019est ce dont nous avons besoin aujourd\u2019hui.Ce dont la population du Québec a besoin, c\u2019est d\u2019un parti qui rassemble ceux et celles qui luttent isolément, les groupes qui perdent leurs espoirs parce qu\u2019ils luttent en ordre dispersé, les communautés qui se sentent exclues.Elle n\u2019a pas besoin qu\u2019on leur offre de s\u2019allier ou de voter pour un parti qui les a menés à la défaite et qui a trahi les aspirations de ceux et celles qui lui avaient fait confiance.Sans l\u2019aide de personne, le PQ a implosé par lui-même, à un an de l\u2019élection de 2012 où il était pressenti comme gagnant, quatre députées et députés influents ont quitté le navire devant une décision qui leur apparaissait scandaleuse et purement électoraliste, celle de parrainer le projet de loi 204 concernant le financement du nouveau centre Vidéotron de Québec qui visait à protéger les contrats de toutes contestations judiciaires.En 2012, après neuf ans de règne libéral et d\u2019austérité, il a été incapable de représenter l\u2019espoir porté par la population et par la plus grande mobilisation sociale que le Québec ait jamais connue.Il a devancé les libéraux par moins de 1 %.Au lieu de tirer profit de son élection pour mobiliser la population derrière des politiques rassembleuses comme l\u2019opposition à Énergie Est, le changement de la loi archaïque sur les mines pour la réappropriation de nos ressources, qui auraient permis de renflouer les coffres de l\u2019État et de mieux financer nos écoles et nos services de santé, ce gouvernement a continué d\u2019appliquer une politique néolibérale.Il a appuyé Énergie Est, nous a harnachés à Pé- trolia dans un contrat secret d\u2019exploitation pétrolière de l\u2019île Anticosti, a conservé leurs privilèges aux compagnies minières et coupé dans les services publics et l\u2019aide sociale.Pire, la seule véritable campagne de mobilisation qu\u2019il a faite a porté sur le nationalisme identi- taire avec la charte des valeurs.Il s\u2019en est pris aux minorités, aux communautés issues de l\u2019immigration afin de raffermir le «Nous» québécois.C\u2019est la seule leçon qu\u2019il a tirée pour gagner l\u2019élection, raffermir le «Nous» en entretenant les préjugés.Il a appliqué une politique odieuse qui a fracturé le Québec, conforté ou même envoyé les communautés culturelles dans les bras des libéraux, et s\u2019est ainsi disqualifié de toute possibilité de gagner un référendum.Au final, il a perdu l\u2019élection qu\u2019il avait lui-même déclenchée en contradiction avec sa propre Loi électorale et avec le taux d\u2019appui le plus bas de son histoire.Le discrédit du PQ Malgré tout ça, certaines personnes pensent qu\u2019il faut encore faire la preuve du discrédit du PQ.Les politiques d\u2019alliances représenteraient ainsi une posture pour obliger le PQ à accepter nos revendications ou à rompre les discussions.D\u2019autres pensent qu\u2019il est possible de troquer des circonscriptions avec le PQ, en les convainquant que nous avons plus de chances qu\u2019eux dans un nombre restreint de circonscriptions, de défaire les libéraux.En échange, on leur laisserait le champ libre dans un grand nombre de circonscriptions.Mais la politique ne sait souffrir d\u2019analyses microscopiques.C\u2019est d\u2019ailleurs l\u2019a b c de la sociologie.À force de regarder la politique par le petit bout de la lorgnette, on finit par perdre de vue la vision globale.L\u2019impact de telles alliances ne peut être considéré isolément pour chaque circonscription sans voir la conséquence globale que cela entraîne.Au final, on est en train de dire à l\u2019électorat que le PQ représente une option valable.Et c\u2019est ça qui est déterminant.Pour le reste, croire que le PQ va accepter de se retirer dans des circonscriptions où il est loin devant nous, c\u2019est de la pensée magique.Même en ajoutant 100 % des votes solidaires dans les circonscriptions libérales prenables, le PQ n\u2019arrive pas à un nombre suffisant de circonscriptions pour prendre le pouvoir.Il lui faut absolument celles de la CAQ.La réforme du mode du scrutin est certainement le dernier argument servi par les défenseurs des alliances qui incluent dans ce cas la CAQ.Il va sans dire que le PQ et la CAQ ont comme priorité absolue de prendre le pouvoir et sont en compétition entre eux.La question identitaire risque de devenir le terrain qui fera monter les enchères, et à la table du nationalisme identitaire, la démocratie sera certainement la dernière invitée.Alors une alliance pour la réforme du scrutin est certainement la dernière de leurs préoccupations.Ils ont d\u2019ailleurs déjà décliné l\u2019offre.Durant cette période, Québec solidaire a continué de gagner des appuis partout.Dans ce contexte, nous sommes devenus, encore plus qu\u2019en 2012, un adversaire dangereux pour la direction du PQ, et pour cause.Nous représentons un boulet dont il doit se débarrasser en tentant de nous discréditer afin de passer aux choses sérieuses.Nous sommes en croissance, nous sommes le parti porteur d\u2019espoir et rassembleur des sensibilités et des luttes de résistance.Il est plus que temps de nous attaquer nous aussi aux véritables enjeux.Et nous devons commencer par rassembler les plus proches de nous, comme Option nationale.Ce qui peut rassembler, c\u2019est un projet qui s\u2019adresse à la population, à ceux et à celles qui luttent pour une meilleure qualité de vie pour un Québec inclusif et ouvert sur le monde.Et Québec solidaire en est porteur avec ceux et celles qui voudront bien faire équipe avec nous.Une alliance PQ-QS promet des lendemains douloureux SAMEER AL-DOUMY AGENCE FRANCE-PRESSE Un homme porte une fillette blessée dans les décombres de Damas, en Syrie.Pourquoi le cadre juridique international n\u2019est-il pas respecté, et les civils épargnés ?Croire que le PQ va accepter de se retirer dans des circonscriptions où il est loin devant nous, c\u2019est de la pensée magique C L CATHY WONG L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 9 M A I 2 0 1 7 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S Rectificatif Une erreur s\u2019est glissée dans l\u2019éditorial de Guy Taillefer intitulé «Signes d\u2019implosion» et publié mercredi en page A 8: le président Trump ne s\u2019est pas «résigné à faire nommer» un procureur spécial dans l\u2019enquête sur la Russie et la présidentielle américaine.Ce procureur spécial, Robert Mueller, ancien directeur du FBI, a été nommé en toute indépendance par le procureur général adjoint, Rod Rosenstein.En fait, M.Trump n\u2019a été mis au courant de la nomination qu\u2019une fois la décision prise par M.Rosenstein.tre bout du fil le cinéaste-écrivain, joint cette semaine par Le Devoir dans sa campagne du sud de la France.C\u2019est être heureux avec ce que l\u2019on a et ne pas envier ce que l\u2019on n\u2019a pas.» Louis, le personnage de sa fiction aux accents cinématographiques évidents \u2014 « J\u2019écris sans doute plus comme un cinéaste que comme un romancier», dit-il \u2014, va découvrir à la dure ce chemin tortueux vers la vérité.L\u2019homme, d\u2019une oisiveté exemplaire, passe ses journées à combler une obsession singulière : il veut connaître le poids précis de tout ce que fait le monde autour de lui : les objets ordinaires, les produits et même les parties de l\u2019anatomie humaine.Un jour, alors qu\u2019il est en train d\u2019appréhender le poids de son pénis sur un pèse-lettre, histoire de savoir si la masse de la chose varie entre ses deux états possibles, le téléphone sonne et fait bousculer la quiétude de sa vie rangée.Son père est en train de mourir.Il va lui faire un cadeau de départ : l\u2019Ubiq, un appareil permettant d\u2019être physiquement à deux endroits en même temps.« Comme tout le monde, j\u2019ai souvent rêvé d\u2019avoir en main un tel appareil », confie le réalisateur du Mari de la coif feuse (1990), de Monsieur Hire (1989), de Ridicule (1996), de La veuve de Saint-Pierre (2000) ou du Magasin des suicides (2012).Son long curriculum vitae, qui expose ses productions à titre de metteur en scène, scénariste, bédéiste, romancier, laisse penser qu\u2019il l\u2019a réellement eu en main.« L\u2019idée de confronter l\u2019Ubiq à quelqu\u2019un qui ne sait pas comment occuper ses journées m\u2019amusait énormément.Quand tu t\u2019ennuies à un endroit, qu\u2019est- ce que cela peut donner de le faire en même temps à deux endroits dif férents?» L\u2019Ubiq va lui permettre de devenir quelqu\u2019un d\u2019autre, ailleurs que dans son quotidien, avant de lui faire comprendre que le bonheur n\u2019est pas là.«Être heureux, c\u2019est être soi-même et ne pas chercher à être autre chose», résume Patrice Leconte.La morale de son roman résonne fort dans une époque qui a fait de l\u2019ubiquité un des fondements de la socialisation en ligne.« Je suis un peu ef faré par cette société d\u2019hypercommunica- tion où tout le monde a l\u2019impression de communiquer avec tout le monde, mais finit surtout par le faire avec personne, dit-il.Sur les terrasses, dans le métro, dans les rues, les gens sont toujours ailleurs que là où ils se trouvent par l\u2019entremise d\u2019un écran.Il y a quelque chose qui relève du repli, de la fuite et surtout d\u2019une communication inhumaine.» Ne jamais être dans l\u2019instant, se mettre en scène pour exposer publiquement une image magnifiée de nous-même, s\u2019inventer la vie de quelqu\u2019un d\u2019autre, aller voir dans le jardin des voisins si le gazon y est plus vert \u2014 en théorie ou en passant par un réseau social \u2014, « tout ça est illusoire», estime Patrice Leconte, dont le roman finit malgré lui par tracer les contours d\u2019une métaphore : celle, étrangement, du cinéma.« Maintenant que vous le dites, c\u2019est vrai qu\u2019il y a un peu de ça, laisse-t-il tomber, amusé par la découverte que le fil de la conversation vient de permettre de faire : souvent, on écrit des choses que l\u2019on ne maîtrise pas totalement.» Et il ajoute : «Les films que l\u2019on fait permettent à des gens de vivre par procuration des vies qu\u2019ils n\u2019ont pas, nous parfumons le quotidien avec d\u2019autres réalités, mais cela ne dure que le temps d\u2019un film.Et après, c\u2019est terminé.» La vie en cinémascope reste agréable uniquement lorsqu\u2019on sait qu\u2019il y a un générique à la fin, comme va l\u2019expérimenter Louis avec son Ubiq.Se contenter de sa vie, plutôt que d\u2019en rêver une autre, reste toutefois facile à faire lorsque la vie qu\u2019on mène en est une rêvée, admet Patrice Leconte en avouant, sans trop insister, faire partie de la caste des privilégiés.Il est le réalisateur, entre autres, qu\u2019Alain Delon vient de choisir pour réaliser l\u2019ultime film dans lequel ce monstre sacré du 7e art souhaite jouer (voir encadré).« Si j\u2019avais l\u2019Ubiq en main, j\u2019en profiterais, comme Louis, pour faire des choses interdites, inavouables.Mais ça durerait une semaine, un mois, pas plus.Parce que vouloir sans cesse sortir de sa vie, c\u2019est sans doute la meilleure façon de rendre cette vie lassante», conclut-il.Le Devoir LOUIS ET L\u2019UBIQ Patrice Leconte Arthaud Paris, 2017, 184 pages SUITE DE LA PAGE 1 LECONTE Le film a un titre : La maison vide, et son tournage devrait débuter en octobre prochain, confirme Patrice Leconte.À la demande d\u2019Alain Delon, le réalisateur \u2014 et auteur de l\u2019Encyclopédie Delon (Hugo Image) en 2016 \u2014 se prépare à poser sur pellicule l\u2019ultime film mettant en vedette le comédien français aujourd\u2019hui âgé de 81 ans.« C\u2019est un scénario intimiste que j\u2019ai écrit avec un ami », dit-il sans plus de détail.Il y aura un homme, une femme et une maison.« Alain Delon l\u2019a adoré », ajoute-t-il.Le Tan- credi du Guépard de Vis- conti, le Roger Sartet du Clan des Siciliens de Ver- neuil et surtout le Jules César du Astérix de Frédéric Forestier et Thomas Lang- mann rêve de s\u2019y retrouver aux côtés de Sophie Marceau.Un désir qui n\u2019est pas encore comblé, dit Patrice Leconte.La faute à un problème d\u2019ubiquité ?Peut-être.Leconte et Delon dans une maison vide d\u2019avoir utilisé le blackface démontre une certaine insouciance qu\u2019elle a, mais soulève d\u2019autres questions, comme le fait qu\u2019elle considère que c\u2019est injuste d\u2019engager un acteur noir pour 15 secondes et impossible d\u2019engager un acteur pour jouer autre chose qu\u2019une personne noire.Le blackface est la facette la plus visible d\u2019un problème qui se manifeste de dif férentes façons, et c\u2019est pour cela qu\u2019on le critique», croit la dramaturge Marilou Craft.Prendre position Les réactions autour du blackface ont prouvé que peu savaient que cette pratique théâtrale visait autrefois à se moquer des Noirs.« Il y a des gens qui ne se rendent pas compte que derrière ce type de pratique il y a des connotations qui viennent avec le contexte historique et qui peuvent blesser des gens.On ne peut pas faire d\u2019appropriation culturelle sans travailler en collaboration avec le groupe avec lequel on veut en faire, sans parler avec ce groupe, sans écouter ce groupe pour s\u2019assurer qu\u2019il n\u2019y a jamais de blessures et, surtout, de rendre au groupe ce crédit », explique Jérôme Pruneau, directeur général de Diversité artistique Montréal (DAM).Tandis que les uns criaient au scandale, les autres banalisaient la situation, certains allant jusqu\u2019à dire que les réactions étaient hors de proportion : « Si on porte la coif fe autochtone sans être autochtone, c\u2019est qu\u2019on ne considère pas beaucoup les personnes autochtones.À travers cela, c\u2019est le traitement fait aux autochtones que l\u2019on découvre.Critiquer une telle manifestation devient alors une porte d\u2019entrée pour parler d\u2019un problème plus large.Toutefois, c\u2019est très dif ficile pour les personnes concernées d\u2019élever la voix.Elles se font accuser de ghettoïser les autochtones, les personnes racisées, de faire du racisme envers les personnes blanches, d\u2019attaquer la liberté d\u2019expression.Tous les regards sont tournés vers elles et c\u2019est parfois très négatif\u2026 et très lourd à porter », dit Marilou Craft, auteure d\u2019une lettre dénonçant le manque de diversité culturelle au théâtre.Tendre la main La question de l\u2019appropriation culturelle est certes délicate et complexe, à tel point que La ligue des droits et libertés n\u2019a pas voulu apporter son grain de sel.Si Jérôme Pruneau remarque que depuis deux ans les discours changent, il reconnaît qu\u2019il y a encore beaucoup à faire pour contrer la méconnaissance et l\u2019ignorance des autres cultures.« La question est là depuis 400 ans, depuis qu\u2019on a inventé le racisme et le colonialisme, et on reproduit encore ces modèles sans même s\u2019en rendre compte, par manque d\u2019éducation.Le cercle est dif ficile à briser.L\u2019appropriation culturelle est une richesse quand elle est faite en dialogue.Plein de peuples l\u2019ont compris et ont bâti ainsi des métissages.Et c\u2019est là qu\u2019on va avancer », conclut Jérome Pruneau.Collaboratrice Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 PILLAGE Mais les quatre provinces méritantes ne peuvent pas pour autant s\u2019asseoir sur leurs lauriers.Ottawa a indiqué qu\u2019au-delà de 2020, il n\u2019est pas garanti que ces plans provinciaux produiront encore les résultats espérés \u2014 les attentes d\u2019Ottawa augmentant d\u2019une année à l\u2019autre.Dans une telle éventualité, Ottawa se réserve le droit d\u2019appliquer son plan en partie pour combler les lacunes du plan provincial.Y compris au Québec, ont certifié les fonctionnaires fédéraux.Malgré tout, le gouvernement québécois ne se sent pas concerné par la menace fédérale.« Comme le Québec continue sa mise en œuvre d\u2019un système de tarification du carbone qui fonctionne et répond aux plus hauts critères de performance en matière de tarification carbone, le filet de sécurité fédéral ne s\u2019applique pas.Ce filet de sécurité ne constitue pas une nouvelle taxe », a fait valoir le bureau du ministre de l\u2019Environnement, David Heurtel, en ajoutant que le gouvernement prendrait le temps d\u2019analyser le document.Or les résultats que produiront les ef forts québécois demeurent incertains si l\u2019on se fie aux dernières données de la province, qui révélaient ce printemps que les émissions de GES étaient en légère hausse en 2014 par rapport à 2013 (82,08 mégatonnes de CO2 contre 81,93 l\u2019année d\u2019avant).Le chef du Nouveau Par ti démocratique, Thomas Mulcair, reste optimiste, malgré ce fléchissement.« Il va falloir qu\u2019ils redoublent d\u2019ardeur pour atteindre leur cible.Mais ça se fait », a fait valoir l\u2019ancien ministre de l\u2019Environnement québécois.Le NPD appuie l\u2019imposition d\u2019une taxe carbone fédérale, mais déplore qu\u2019Ottawa n\u2019ait encore que les cibles de réduction de GES du gouvernement de Stephen Harper.En point de presse, la ministre de l\u2019Environnement, Catherine McKenna, a dit croire que le Québec restera un chef de file en la matière.« Je suis très fière du leadership du Québec.Le Québec travaille très fort pour réduire les émissions de gaz à ef fet de serre.Il a un prix sur le carbone, un système de plafonnement et d\u2019échange avec la Californie.Il travaille très fort dans tous les domaines.[\u2026] Et je pense vraiment que le Québec va continuer d\u2019avancer et va pouvoir réduire ses émissions, mais en même temps accroître son économie.» Mme McKenna a également reconnu les efforts de la Colombie-Britannique, qui possède sa propre taxe carbone de 30 $ la tonne.Celle-ci pourrait devoir être haussée, à compter de 2020, pour suivre le prix fédéral de 40 $ la tonne en 2021, puis de 50 $ la tonne en 2022.Mais on ne s\u2019inquiète pas pour l\u2019instant dans l\u2019entourage de la première ministre Christy Clark \u2014 dont le parti a été reporté au pouvoir la semaine dernière même si les résultats ne sont pas définitifs.D\u2019ici 2020, les provinces et Ottawa étudieront les résultats générés par les diverses approches au pays.Si jamais la méthode québécoise est plus efficace à moindre coût, la Co- lombie-Britannique pourrait lui emboîter le pas, a laissé entendre l\u2019attaché de Mme Clark, Ben Chin.Mais la province de l\u2019Ouest apportera sa contribution, a-t-il insisté.Saskatchewan la rebelle Des six provinces qui ne se qualifient pas, cinq soutiennent avoir un plan de réduction de leurs émissions et disent espérer que celui-ci trouvera grâce aux yeux du gouvernement fédéral en 2018.Pour l\u2019instant, seule la Saskatchewan refuse de collaborer.Le premier ministre Brad Wall a accusé jeudi Ottawa d\u2019avoir livré aux provinces « une demande de rançon ».« Nous allons nous battre devant les tribunaux», a-t-il martelé.Ottawa ne s\u2019inquiète pas, estimant qu\u2019il a l\u2019assise constitutionnelle pour remporter une telle bataille.M.Wall plaide que le fédéral outrepasserait ses champs de compétence s\u2019il imposait une taxe à un autre gouvernement.Les fonctionnaires fédéraux ont rétorqué qu\u2019ils légifèrent plutôt pour protéger l\u2019environnement.«Les critères juridiques pour parler d\u2019une taxe, c\u2019est que l\u2019objectif est de générer des revenus.Cette initiative ne vise pas à générer des revenus.Cette initiative vise à modifier des comportements.» L\u2019argent prélevé par Ottawa sera retourné à la province d\u2019où il provient, sous une autre forme.Cette forme reste à déterminer.Le Nouveau-Br unswick et la Nouvelle- Écosse ont indiqué qu \u2019 ils continuaient à concocter leur plan.Le Manitoba fera de même, a soutenu son premier ministre, Brian Pallister, qui a néanmoins déploré, comme Brad Wall, qu\u2019on lui mette le couteau sous la gorge.« Les Manitobains doivent comprendre que ne rien faire signifie qu\u2019on se fera imposer la taxe Trudeau.Je préfère avoir un plan fait au Manitoba.» Le plan d\u2019Ottawa consistera à imposer une redevance sur les combustibles fossiles.Cette redevance sera mise en place au plus tôt au printemps 2018 et équivaudra à 10 $ la tonne de carbone.Elle augmentera pour atteindre 50 $ en 2022.Les grands émetteurs industriels verront quant à eux l\u2019intensité de leurs émissions être limitée.En cas de dépassement de ces limites, ils devront soit payer une redevance à Ottawa, soit acheter à une autre entreprise plus performante des crédits d\u2019émission, soit acheter des crédits provenant notamment de l\u2019étranger.Ce système de plafonds et d\u2019échanges entrera en vigueur en 2019.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 CARBONE S\u2019approprier le Ô Canada Comment pourrait-on juger de l\u2019État fédéral canadien en matière d\u2019appropriation culturelle ?Prenons le Ô Canada, l\u2019hymne national adopté officiellement le 1er juillet 1980 pour souligner l\u2019existence de l\u2019entité confédérale créée par une loi adoptée à Londres en 1867.Ce chant était d\u2019abord l\u2019hymne des Canadiens français.Il fut créé d\u2019ailleurs pour souligner leur fête nationale : le Ô Canada fut chanté pour la première fois sur les plaines d\u2019Abraham à Québec, le 24 juin 1880.La feuille d\u2019érable à sucre était, tout comme le castor, des symboles forts de la culture canadienne- française.Au XIXe siècle, les conservateurs canadiens-français se font même appeler les castors.Ce symbole a été investi par une nouvelle entité politique dessinée en 1867 par l\u2019Acte de l\u2019Amérique du Nord britannique.Que pourrait-on dire du côté de Québec ?Le « pêcheur à la nigogue » et les autres statues d\u2019Amérindiens au torse nu qui ornent le parlement, des œuvres de Louis-Philippe Hébert, pourraient aussi correspondre à de l\u2019accaparement culturel.Dans l\u2019édifice politique canadien, tant du côté d\u2019Ottawa que des provinces, les « appropriations » apparaissent fort nombreuses.Jean-François Nadeau JASON FRANSON LA PRESSE CANADIENNE Le Canada s\u2019est engagé à réduire les émissions de gaz à ef fet de serre de 30 % sous le niveau de 2005 d\u2019ici 2030."]
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