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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2017-05-11, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I I N o 1 0 4 L E D E V O I R , L E J E U D I 1 1 M A I 2 0 1 7 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Le monde \u203a Trump défend sa décision.James Comey n\u2019était pas digne de con?ance, a expliqué la Maison-Blanche après le congédiement brutal du directeur du FBI.Page B 5 Avis légaux.B 4 Décès.A 4 Météo.B 6 Mots croisés.B 6 Petites annonces .A 4 Sudoku.A 5 ?w w w .l e d e v o i r .c o m P A U L I N E G R A V E L B ien que la francophonie prenne de l\u2019ampleur en raison de la forte croissance démographique en Afrique francophone, le français rétrécit comme peau de chagrin dans la littérature scientifique.Préoccupée par cette problématique, l\u2019Agence universitaire de la Francophonie (AUF) s\u2019y attaque en apportant son soutien aux universités francophones et en mettant sur pied une grande banque de données dédiée aux publications francophones.L\u2019usage du français a presque totalement disparu dans les publications de sciences dures et médicales, qui sont à plus de 90 % en anglais.En sciences humaines et sociales, il demeure plus présent probablement parce que « l\u2019analyse des phénomènes humains et sociaux d\u2019un LITTÉRATURE SCIENTIFIQUE Renforcer la présence du français Une banque de données des publications francophones voit le jour PEDRO RUIZ LE DEVOIR Les publications de sciences dures et médicales se font presque seulement en anglais.VOIR PAGE A 8 : SCIENCES Colombie-Britannique Incertitude après l\u2019élection Page A 5 Valeurs mobilières Ottawa essuie un nouveau revers Page B 1 Musique Rosemont, le quartier chéri des nouveaux créateurs Page B 8 L I S A - M A R I E G E R V A I S «C e n\u2019est pas tout le monde qui fait un aller- retour [du Mexique] au Canada pour un souper au Tim.» Guadalupe Vazquez a eu cette pointe d\u2019humour, mais elle n\u2019avait pourtant pas le cœur à rire le 19 avril dernier, lorsqu\u2019elle s\u2019est vu refuser l\u2019entrée au pays à son arrivée à l\u2019aéroport Trudeau.Elle venait voir son fils et ses petits-enfants immigrés du Mexique, qu\u2019elle n\u2019avait pas vus depuis des années.Mme Vazquez détenait pourtant une autorisation de voyage électronique (AVE), le document à remplir en ligne coûtant 7 $ qui remplace le visa que le gouvernement canadien n\u2019exige désormais plus des touristes mexicains.Mais comme elle avait déjà eu un refus à une demande d\u2019asile qu\u2019elle avait déposée en 2009, il aurait fallu qu\u2019on lui refuse l\u2019AVE et qu\u2019on l\u2019invite plutôt à remplir d\u2019abord une autorisation de revenir au Canada (ARC).« Nous, on ne le savait pas qu\u2019elle avait besoin d\u2019une ARC.Elle avait obtenu son AVE, et c\u2019était censé être correct.Ce n\u2019est qu\u2019une fois ici qu\u2019elle a su qu\u2019elle était interdite de territoire par les agents aux douanes.Mais c\u2019était trop tard », déplore Grecia Esparza, la petite-fille âgée de 20 ans de Guadalupe Vazquez.Vérification faite auprès d\u2019Immigration Canada et de l\u2019Agence des services frontaliers (ASFC), Mme Vazquez n\u2019aurait pas dû recevoir l\u2019AVE.«Normalement, ce type de cas est envoyé à un bureau des visas qui est chargé d\u2019octroyer l\u2019ARC et ensuite l\u2019AVE», a indiqué l\u2019ASFC.Problème de communication entre les deux instances ?Cafouillage dans le traitement des demandes ?L\u2019Agence des services frontaliers et Immigration Canada ne commentent pas les cas individuels, mais ils disent être en mesure de communiquer et d\u2019échanger des renseignements sur les différents dossiers en vertu d\u2019un protocole d\u2019entente signé en 2011.Chose cer taine, Immigration Canada fait face à une demande croissante d\u2019autorisations de séjour de la part des Mexicains.Un mois après l\u2019élimination du visa obligatoire le 1er décembre dernier, près de 30 000 Mexicains avaient demandé une AVE pour venir en visite au Canada, autant de gens dont la demande En transit chez Tim Hortons Aller-retour Mexico-Montréal dans la même journée pour une grand-mère victime d\u2019un cafouillage du système qui a succédé au visa obligatoire M A R C O B É L A I R - C I R I N O D A V E N O Ë L à l\u2019Assemblée nationale Les milliers de Québécois touchés par les inondations paient le lourd prix du développement ef fréné des milieux humides et hydriques des cinquante dernières années, constate avec regret Canards illimités Canada.L\u2019organisme de bienfaisance reproche au ministère de l\u2019Agriculture de s\u2019en être fait le complice.Entre 40% et 80% de la superficie des milieux humides au Québec aurait disparu depuis la fondation de la Nouvelle-France, selon la littérature scientifique.Dans la grande région de Montréal, ce serait plus de 85% de cette superficie qui aurait été saccagée.«Bien que les pertes historiques de milieux humides n\u2019aient pu être documentées de manière directe, ces chiffres sont certainement réa- Artisans de notre malheur La destruction des milieux humides contribue aux inondations Lire aussi \u203a État d\u2019alerte.Déjà critique, le niveau du fleuve Saint-Laurent devrait monter encore de 25 centimètres au cours des prochains jours.Soutien aux sinistrés.Québec pourrait bonifier son programme d\u2019aide aux sinistrés offert aux citoyens touchés par les inondations.Page A 2 VOIR PAGE A 8 : INONDATIONS VOIR PAGE A8 : TRANSIT «C\u2019est une dame de 70 ans et elle n\u2019est vraiment pas dangereuse.Elle n\u2019a commis aucun crime.» Grecia Esparza INONDATIONS LA MAURICIE SE PRÉPARE AU PIRE.SANS PANIQUER ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Tous les yeux se tournent maintenant vers la Mauricie : le niveau du ?euve pourrait monter encore de 25 centimètres avec les précipitations attendues.Mais mercredi, les milliers de riverains dans la région de Trois-Ri- vières se préparaient au pire avec un calme déconcertant, à l\u2019exemple de Stéphanie Rouillard et Jacques Hamel, de Nicolet, qui ont pris le temps de taquiner le poisson après avoir empilé des poches de sable. L E D E V O I R , L E J E U D I 1 1 M A I 2 0 1 7 I N O N D A T I O N S A 2 M A R C O F O R T I E R à Nicolet La Mauricie se prépare au pire.Les grandes marées, conjuguées à de fortes pluies attendues et aux chutes de neige records de l\u2019hiver, menacent d\u2019inonder des milliers de résidences situées le long du fleuve Saint-Laurent.Mercredi, c\u2019était le calme avant la tempête pour des mill iers de riverains du fleuve, entre Batiscan et Maskinongé, près de Trois-Ri- vières.Des centaines de militaires des Forces canadiennes aidaient les résidants à empiler des sacs de sable pour protéger les maisons situées en bordure du fleuve et de ses affluents.«On essaie de protéger notre petit paradis», dit Pierre Côté, rencontré chez lui à Port-Saint- François, un quartier de Nicolet qui longe le Saint-Laurent.Normalement, on trouve ici une plage de sable fin de plusieurs dizaines de mètres.Mais mercredi, l\u2019eau du fleuve venait lé- cher son terrain, à quelques pas de sa maison.«On croise les doigts pour que tout se passe bien.Personne n\u2019est à l\u2019abri de la force de la nature», ajoute-t-il.En matinée, le ministre du Développement durable, de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, David Heurtel, a prévenu les résidants de la Mau- ricie que les prochains jours seront difficiles, « particulièrement aux abords du lac Saint- Pierre ».Entre 20 et 40 millimètres de pluie sont attendus d\u2019ici dimanche.Les responsables de la sécurité civile prévoient que le niveau du fleuve, déjà critique, montera de 25 centimètres.Calme et préparation Une équipe du Devoir a parcouru la région des deux côtés du lac Saint-Pierre mercredi.Partout, les riverains se préparent à la hausse importante du niveau du fleuve.Et partout, le calme règne.La présence fort visible de militaires canadiens (à bord d\u2019hélicoptères et de chars blindés, notamment), de policiers, de pompiers et de responsables de la sécurité civile rassure les gens.Dans le quartier Pointe- du-Hameau, à Nicolet, les voisins s\u2019entraident: certains distribuent en chaloupe des dizaines de sacs de sable préparés par les militaires.Un résidant et sa voisine pêchent la perchaude à partir de leur balcon.Le fleuve a envahi leur rue.La mairesse de Nicolet, Geneviève Dubois, a recommandé l\u2019évacuation des résidants de 17 rues situées près de l\u2019eau.Mercredi, tous les résidants rencontrés dans ces zones préféraient rester tant que l\u2019eau n\u2019atteindrait pas un seuil critique.« On est en aler te.On souhaite que les gens quittent [leurs résidences] avant que les accès routiers ne soient plus praticables.On ne sait pas à quelle hauteur l\u2019eau va monter.Pour l\u2019instant, il n\u2019y a personne au centre d\u2019hébergement qui est ouvert», a-t-elle dit.Les militaires ont rempli 2000 sacs de sable à l\u2019aide d\u2019un camion normalement utilisé pour étendre du sable ou du sel sur la chaussée, mercredi à Nicolet.Les municipalités voisines peuvent joindre la sécurité civile pour commander des sacs en fonction de leurs besoins, a précisé Geneviève Dubois.Des membres de l\u2019armée canadienne ont distribué 4000 sacs de sable dans la municipalité de Batiscan au cours des dernières heures.Onze pompiers de Québec sont venus aider à construire des digues.« Pour le moment, c\u2019est tranquille, mais on se prépare à une hausse du niveau de la rivière Batiscan et du fleuve», dit la mai- resse Sonya Auclair.La routine Près de là, à Yamachiche, les Forces canadiennes ont offert des bras pour distribuer des sacs de sable, mais la Ville n\u2019en avait plus besoin.Les résidants des 75 maisons ou chalets du secteur du chemin Louis-Gati- neau sont bien préparés pour la hausse prévue du niveau du fleuve, explique Jacques Pelle- rin, coordonnateur des mesures d\u2019urgence.«Les gens sont habitués à ça.On fait ce qu\u2019il faut pour les aider, et ils sont déjà prêts.On a eu l\u2019aide de l\u2019armée depuis quatre jours», dit-il.Gérard Paquin, qui vit depuis 30 ans sur la rive du fleuve, n\u2019est pas du tout énervé par la montée des eaux.«Y\u2019a rien là, dit-il.Ce n\u2019est pas la première fois que ça arrive.On sait comment se préparer.Et l\u2019eau va bien finir par s\u2019en aller.» Le Devoir État d\u2019alerte en Mauricie Déjà à un niveau critique, le Saint-Laurent devrait monter encore de 25 centimètres ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Pierre Côté, résidant de Nicolet, croise les doigts pour que sa maison devant le fleuve soit épargnée par la montée des eaux prévue au cours des prochaines heures.A M É L I P I N E D A Q uébec songe à revoir son programme d\u2019aide aux sinistrés offert aux citoyens touchés par les inondations, qui prévoit actuellement un montant maximal de 150 000 $ pour la reconstruction d\u2019une résidence qui est une perte totale, une somme jugée insuffisante par certains.« Il y a un processus de révision en cours, mais ne nous méprenons pas, il y aura toujours une limite.Par définit ion, i l doit toujours y en avoir une » , a indiqué mercredi le premier ministre, Philippe Couillard.Le programme actuel prévoit entre autres une indemnité maximale de 150 000 $ pour les sinistrés dont la résidence devra être démolie puis reconstruite.La maison doit être leur résidence principale ; s\u2019il s\u2019agit d\u2019un chalet, aucune aide n\u2019est accordée.Ayant eu à composer avec ce programme, plusieurs sinistrés des inondations de 2011 dans le Haut-Richelieu préviennent que les sommes prévues doivent être bonifiées.« Ce n\u2019est pas assez.On a vu des gens préférer par tir plutôt que reconstruire parce qu\u2019ils y perdaient trop », fait valoir Michel Alexandre, un résidant de Saint-Blaise-sur- Richelieu.Au ministère de la Sécurité publique, on souligne que des sommes sont aussi prévues pour ceux qui ont eu recours à l\u2019hébergement temporaire, ceux qui ont pris des mesures préventives, telles que la pose de sacs de sable ou l\u2019utilisation d\u2019une pompe, et ceux dont les meubles ont été endommagés.«Il s\u2019agit d\u2019un programme de dernier recours qui est complémentaire à tout ce qui n\u2019est pas couvert par une assurance.Il indemnise les sinistrés pour les choses qui sont essentielles à leurs besoins», explique Olivier Can- tin, relationniste au ministère.Le Parti québécois a invité le gouvernement à réfléchir sur l\u2019augmentation de l\u2019aide prévue pour les sinistrés, comme en 2011, lorsqu\u2019on a revu l\u2019indemnité de 100 000 $ à 150 000$ «Il faudra se poser la question, pendant les semaines qui viennent : est-ce que ce plafond est opportun ou est-ce qu\u2019il faut le rediscuter?» a dit le chef du PQ, Jean- François Lisée.Mercredi, M.Couillard n\u2019a pas voulu se prononcer sur l\u2019hypothèse d\u2019un nouveau plafond aux indemnités.«J\u2019ai bien constaté la détresse des gens et on va arriver bientôt au moment du retour à la maison.L\u2019angoisse des personnes va augmenter, parce que c\u2019est là qu\u2019on va constater les dégâts, alors oui, on regarde toutes ces questions-là, mais je ne suis pas en mesure de faire d\u2019annonce», a-t-il souligné.Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a soutenu mercredi que si l\u2019on voulait éviter les inondations comme celles qui touchent le Québec, i l faudrait éviter de reconstruire aux endroits touchés par des catastrophes.Lors d\u2019une prochaine rencontre avec ses homologues des provinces et ter ritoires, le ministre entend parler des enjeux de reconstruction.Le Devoir Québec songe à bonifier le programme d\u2019aide aux sinistrés Campagne de la Croix-Rouge 2,4 millions Somme des dons recueillis par la Croix-Rouge en date de mercredi grâce aux dons des citoyens, des municipalités et des entreprises.1 million Montant ajouté par le gouvernement fédéral 500 000$ Montant offert par le gouvernement du Québec 250 000$ Montant offert par la Ville de Montréal 100 000$ Montant offert par la Ville de Québec La collecte servira à aider les sinistr,és lors du retour à la maison entre autres pour le nettoyage, l\u2019achat de meubles et l\u2019hébergement.Les gens qui souhaitent faire un don au Fonds de secours pour les inondations au Québec peuvent le faire au www.croixrouge.ca ou par téléphone au 1-800- 418-1111.Source : La Croix-Rouge INONDATIONS 2017 AIDE FINANCIÈRE AUX SINISTRÉS 1 888-643-AIDE urgencequebec.gouv.qc.ca Des marées qui inquiètent En plus des importantes quantités d\u2019eau drainées par les rivières et le fleuve Saint- Laurent, les citoyens de la Mauricie redoutent l\u2019effet des marées attendues au cours des prochains jours.Il faut savoir que l\u2019effet des marées sur le fleuve Saint- Laurent se fait ressentir jusqu\u2019au lac Saint-Pierre, près de Trois-Rivières.Celles-ci, lorsqu\u2019elles atteignent leur portion «haute», deux fois par jour, agissent comme une sorte de mur qui a pour effet de ralentir l\u2019écoulement de l\u2019eau qui descend le fleuve, explique Christian Fraser, professionnel de recherche en géos- cience côtière à l\u2019UQAR.Dans un contexte de fort débit, ces marées peuvent donc aggraver les situations d\u2019inondation.Heureusement, précise M.Fraser, les grandes marées du printemps ne sont pas attendues avant le 27 mai.C\u2019est à ce moment que l\u2019effet des marées sera le plus fort.Montréal: plus de 900 000 $ pour les inondations Avant même de décréter l\u2019état d\u2019urgence dimanche dernier, la Ville de Montréal a engagé des dépenses de près 903 000$ pour lutter contre les inondations.Cette somme a servi à l\u2019achat de sacs de sable, de bottes et de sacs de jute pour la construction de digues.Le maire Denis Coderre a rappelé que, dans l\u2019immédiat, l\u2019important était de protéger les citoyens.À Montréal, près de 400 résidences ont été inondées et 243 maisons évacuées.Le niveau des eaux entourant Montréal baisse d\u2019environ 5cm par jour, mais de 30 à 40mm de pluie sont attendus au cours de la fin de semaine.La Sécurité civile de Montréal ne croit pas que ces précipitations auront un impact important.Le Devoir Au Québec 4141 résidences inondées; 3033 citoyens évacués; 173 municipalités touchées; 554 routes touchées Source: Urgence Québec L E D E V O I R , L E J E U D I 1 1 M A I 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 L a classe politique québécoise et le milieu des affaires ont été « profondément déçus » d\u2019apprendre que la future Banque de l\u2019infrastructure du Canada s\u2019installera à Toronto.En revanche, personne n\u2019a semblé surpris.On demandait simplement de recevoir la gifle.Lors du dépôt de son deuxième budget, en mars dernier, le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, avait déclaré que la décision n\u2019était pas encore prise.Plusieurs ont pensé que M.Morneau voulait surtout éviter qu\u2019il soit assombri par la controverse que le choix de la Ville reine ne manquerait pas de provoquer.Il n\u2019est pas nécessaire d\u2019être un grand spécialiste de la communication pour comprendre qu\u2019il était préférable de noyer cette annonce dans les inondations qui monopolisaient toute l\u2019attention.On ne commencera quand même pas une nouvelle chicane fédérale-provinciale pour une simple banque, alors que des milliers de familles sont dans le malheur et qu\u2019Ottawa a la bonté d\u2019envoyer l\u2019armée à leur secours ! Comme d\u2019habitude, on a prévu un prix de consolation.Montréal abritera le nouvel Institut de financement du développement (IFD), qui offrira des prêts totalisant 300 millions au cours des cinq prochaines années à des entreprises d\u2019ici et d\u2019ailleurs engagées dans des projets dans des pays en développement.En comparaison, la Banque de l\u2019infrastructure disposera d\u2019un budget de départ de 35 milliards.Le maire Coderre était tout sourire, vendredi, quand il s\u2019est présenté en conférence de presse en compagnie de Justin Trudeau pour l\u2019annonce de l\u2019installation de l\u2019IFD dans la métropole, mais ce marché de dupes devait le faire bouillir intérieurement.?«On est déçus parce qu\u2019on avait rallié toute la communauté, a déclaré le premier ministre Couillard.Tous les partenaires d\u2019affaires étaient d\u2019accord [pour dire] que Montréal était le site idéal pour cette implantation-là.» S\u2019il est indéniable que Montréal possédait tous les atouts nécessaires, Toronto pouvait aussi faire valoir une expertise.Le problème n\u2019est pas la compétence, mais la faiblesse du poids politique du Québec.L\u2019important est qu\u2019on ait accès à l\u2019argent de la Banque de l\u2019infrastructure et non son emplacement, a fait valoir l\u2019ineffable ministre du Patrimoine, Mélanie Joly.À ce compte, pourquoi fait-on autant de chichi chaque fois qu\u2019un siège social quitte le Québec ?Même si celui de Saint-Hubert devait un jour déménager en Ontario, cela ne nous empêcherait pas de continuer à manger son poulet ! Le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc, a posé son diagnostic : personne à Ottawa ne semble défendre les intérêts du Québec.«Dans un dossier comme celui-là, ça prend des champions qui agissent avec tout l\u2019élan nécessaire.On a vu le ministre des Finances, Bill Morneau, de Toronto, travailler pour sa ville.Mais à Ottawa, qui défendait Montréal ?Sur les grands dossiers stratégiques et économiques, qui est la voix du Québec à Ottawa?Pour l\u2019instant, personne», a-t- il déclaré.La faiblesse de la représentation du Québec à Ottawa, que ce soit au Conseil des ministres ou dans l\u2019entourage de M.Trudeau, saute en effet aux yeux.On l\u2019a bien vu dans le dossier de Bombardier.Marc Garneau a été totalement écar té du dossier au profit de M.Morneau.Pourquoi le ministre des Transports s\u2019intéres- serait-il à la fabrication des avions, n\u2019est-ce pas?S\u2019il est vrai qu\u2019on ne trouve aucune trace d\u2019un quelconque French power au sein du gouvernement Trudeau, il est tout aussi manifeste que la perspective de déplaire au Québec n\u2019inspire plus la moindre crainte à Ottawa, où on sait très bien que la souveraineté est en hibernation et que M.Couillard est prêt à tout pour l\u2019y maintenir.Malgré la déception qu\u2019a pu lui causer l\u2019installation de la Banque de l\u2019infrastructure à Toronto, le premier ministre s\u2019est bien gardé de toute critique.Il l\u2019a déjà dit : son « devoir » lui commande de bien s\u2019entendre avec le gouvernement fédéral.De toute façon, il lui suffit de savoir que le Québec reçoit plus d\u2019argent d\u2019Ottawa qu\u2019il n\u2019en envoie pour conclure qu\u2019il est avantageux de faire partie de la fédération.Il ne semble d\u2019ailleurs faire aucune différence entre des milliards investis dans l\u2019industrie automobile ou pétrolière et des milliards versés en péréquation.Alors, ce n\u2019est pas une banale histoire de banque qui va le troubler.La position de faiblesse dans laquelle un fédéralisme aussi inconditionnel place le Québec n\u2019en est pas moins inquiétante au moment où la renégociation de l\u2019ALENA amènera inévitablement Ottawa à faire des concessions pour satisfaire les exigences de Donald Trump.Ce qui exigera aussi des arbitrages entre les intérêts des diverses régions du pays.Ceux qui ont dû être faits pour permettre la signature de l\u2019accord de libre-échange avec l\u2019Union européenne n\u2019ont rien de rassurant.La prochaine gifle pourrait faire encore plus mal.mdavid@ledevoir.com Chronique d\u2019une gifle annoncée MICHEL DAVID A L E X A N D R E S H I E L D S A près avoir catégoriquement refusé d\u2019aborder l\u2019enjeu des émissions de gaz à effet de serre imputables au projet de pipeline Énergie Est, l\u2019Office national de l\u2019énergie (ONE) a annoncé mercredi qu\u2019il pourrait finalement tenir compte de cette question.Une situation qui ne peut que conduire au rejet du projet de Trans- Canada, selon Équiterre.L\u2019ONE a publié mercredi en fin de journée une série de documents qui présentent les « sujets » qui devraient être «pris en considération» par le comité qui évaluera le plus important projet de pipeline d\u2019exportation en Amérique du Nord.Ces sujets permettent de déterminer quels éléments pourront être abordés par les participants aux audiences pour le projet ce pipeline de 4600 kilomètres.Contrairement aux modalités du premier processus d\u2019évaluation, qui a été stoppé l\u2019an dernier en raison d\u2019allégations de partialité, l\u2019ONE souligne cette fois-ci que « les facteurs à considérer pourraient inclure» les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées à la production pétrolière qui circulera dans le pipeline.La documentation technique de l\u2019Office mentionne ainsi les «émissions en amont», soit celles imputables aux «changements au volume de pétrole produit en raison de l\u2019exploitation du projet».Certains partisans du projet ont cependant déjà fait valoir que le pétrole serait produit, avec ou sans la construction d\u2019Énergie Est.Dans ce contexte, seul son mode de transport serait modifié, et non la production elle-même.L\u2019ONE note aussi l\u2019idée de tenir compte des «émissions en aval», soit celles liées à la consommation de ce pétrole des sables bitumineux.Hausse des GES La question des GES est un enjeu majeur du projet, puisque le pipeline de TransCanada transporterait chaque année plus de 400 millions de barils de pétrole brut.Selon une évaluation du groupe Pembina, les émissions liées à la seule production pourraient dépasser les 32 millions de tonnes de GES chaque année.Cela équivaut au bilan de tout le secteur du transport routier au Québec.Cela signifie que ce pipeline pourrait contribuer de façon importante au bilan des GES du pays.Dans les documents publiés mercredi, l\u2019ONE a d\u2019ailleurs indiqué qu\u2019il « envisage » de tenir compte des « incidences éventuelles du projet sur les émissions de GES du Canada».Il devrait aussi prendre en considération les politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre des provinces et du gouvernement fédéral.Directeur principal d\u2019Équiterre, Steven Guil- beault a salué la décision de l\u2019ONE par rapport à l\u2019enjeu des GES.Selon lui, « si l\u2019Of fice mène une analyse rigoureuse de cette question, il ne pourra que conclure que le projet n\u2019a pas sa place dans le contexte canadien».Greenpeace estime pour sa part que l\u2019évaluation du projet devrait être stoppée, le temps que le gouvernement Trudeau termine la réforme promise de l\u2019ONE.On ne sait pas quand celle-ci sera achevée.BAPE à venir L\u2019organisme fédéral a en outre précisé qu\u2019un seul port d\u2019exportation est pour le moment inscrit dans le projet Énergie Est, soit celui de Saint John, au Nouveau-Brunswick.TransCa- nada recherche néanmoins un site pour un second port, qui pourrait être construit au Québec.Ce projet serait vraisemblablement évalué après Énergie Est.Pendant ce temps, l\u2019étude d\u2019impact déposée par TransCanada au gouvernement du Québec n\u2019a toujours pas été jugée complète.Québec doit statuer que cette étude est complète avant de lancer le processus du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE).Le pipeline Énergie Est doit traverser le territoire québécois sur une distance de 625 kilomètres.Il doit franchir, au Québec, plus de 860 cours d\u2019eau, dont plusieurs rivières qui servent de source d\u2019eau potable.Il traversera aussi plusieurs terrains privés, puisque plus de 2000 propriétaires terriens sont concernés par le tracé de la pétrolière.Le Devoir L\u2019ONE pourrait évaluer les GES du projet Énergie Est DENALI NATIONAL PARK AND PRESERVE Ottawa a conféré au caribou migrateur le statut d\u2019espèce en voie de disparition, mais le Québec ne voit pas la nécessité de faire de même.A L E X A N D R E S H I E L D S M ême si le comité fédéral sur les espèces en péril évalue que le caribou migrateur du Québec est carrément en voie de disparition, le gouvernement Couillard n\u2019a pas l\u2019intention de réévaluer son statut en vue de l\u2019inscrire dans sa Loi sur les espèces menacées ou vulnérables, a appris Le Devoir.Les mesures de protection de ces cervidés pourraient entrer en conflit avec le développement industriel sur le territoire du Plan Nord.Après avoir évalué pour la première fois le caribou migrateur, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a recommandé la semaine dernière de l\u2019inscrire comme espèce «en voie de disparition».Il s\u2019agit du statut le plus sévère de la Loi sur les espèces en péril, avant la désignation comme espèce «disparue du pays».La situation des deux importants troupeaux du Québec est de plus en plus critique, selon le COSEPAC.Dans le cas de celui de la rivière George, le déclin est gigantesque.Alors qu\u2019il comptait plus de 800 000 bêtes au début des années 1990, on ne dénombre désormais pas plus de 9000 bêtes, selon les derniers recensements.Le recul s\u2019élève donc à 99 % sur une période de 25 ans.L\u2019autre troupeau, celui de la rivière aux Feuilles, est passé de 430 000 têtes en 2011 à 200 000 en 2016, un recul de plus de 50 % en à peine cinq ans.Malgré les reculs majeurs constatés depuis déjà quelques années, « le caribou migrateur n\u2019est pas concerné par un statut ou une désignation » en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables du Québec, selon les informations inscrites sur le site du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP).Et même si la recommandation du COSEPAC témoigne de l\u2019urgence d\u2019agir pour éviter la disparition de l\u2019espèce au Québec, le MFFP a indiqué au Devoir qu\u2019il n\u2019a pas l\u2019intention pour le moment de réévaluer son statut.Selon ce que précise par ailleurs le ministère, Québec «a amorcé l\u2019élaboration d\u2019un plan de gestion et de conservation du troupeau de la rivière George afin de mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires pour préserver le troupeau».Un autre «plan de gestion» est en cours d\u2019élaboration pour le troupeau de la rivière aux Feuilles.Le MFFP reconnaît en outre que « la situation des caribous des troupeaux de la rivière aux Feuilles et de la rivière George est préoccupante », mais aussi qu\u2019il a « la responsabilité d\u2019appliquer des mesures de gestion qui permettront de favoriser la pérennité d\u2019une espèce de grande impor tance pour les écosystèmes nordiques et pour les autochtones du Québec».En 2012, par exemple, la « chasse sportive » a été « fermée » pour le troupeau de la rivière George.Elle est toujours permise pour le troupeau de la rivière aux Feuilles, mais les quotas ont été réduits cette année.Statut à réviser Spécialiste de l\u2019espèce et coauteur du rapport qui a guidé les recommandations du COSE- PAC, Marco Festa-Bianchet estime que la situation de l\u2019espèce au Québec est «critique».Selon les données scientifiques recueillies au fil des ans, « tout laisse croire que le déclin des deux troupeaux va se poursuivre».Il juge donc que le gouvernement du Québec devrait «revoir le statut du caribou migrateur».Même son de cloche du côté de la Société pour la nature et les parcs.Son directeur général, Alain Branchaud, rappelle d\u2019ailleurs que le Québec a déjà utilisé les recommandations du COSEPAC pour revoir le statut d\u2019espèces menacées au Québec.Il pourrait faire de même avec ce cervidé, selon lui.Le hic, c\u2019est que le fait de vouloir protéger davantage l\u2019habitat essentiel de l\u2019espèce pourrait imposer des contraintes pour le développement minier, routier et ferroviaire du territoire nordique québécois.Et le caribou migrateur utilise de vastes territoires, notamment dans le secteur de la Fosse du Labrador, très convoité pour son potentiel minier.Plusieurs entreprises y développent déjà des projets ou détiennent des permis d\u2019exploration.« Certains doivent voir la protection du caribou comme un obstacle au développement du Plan Nord, souligne M.Branchaud.Si l\u2019espèce est inscrite dans la Loi sur les espèces en péril et qu\u2019on désigne des habitats essentiels, ça pourrait effectivement devenir une contrainte.» Une telle inscription imposerait des obligations de protection de l\u2019habitat essentiel pour l\u2019espèce.Malgré la promesse de protéger 50 % du territoire du Plan Nord d\u2019ici 2050, le gouvernement Couillard tarde toujours à atteindre la première cible, fixée à 20 % d\u2019ici 2020.À l\u2019heure actuelle, à peine 11 % de ce vaste territoire est protégé.Le Devoir Québec se dit «préoccupé» par le déclin des populations de caribous migrateurs La province n\u2019entend toutefois pas modifier le statut de l\u2019espèce L E D E V O I R , L E J E U D I 1 1 M A I 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 4 L E S P E T I T E S A N N O N C E S AVIS DE DÉCÈS Courriel : petitesannonces@ledevoir.com Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.PLATEAU 4 1/2 - RDC avec jardin.1 ch.fermée, meublé ou non.LIBRE.1 200 $ 514-992-5843 Près U DE M - 6 1/2 libre Terrasse, électros inclus.Chauffé.Pers.tranq.1 600 $.Réf.& enq.crédit néc.Écrire à bertingiasson@hotmail.com ROSEMONT / PETITE-PATRIE Petit 4 1/2 rue Bélanger, 2e.Idéal personne seule.Non-fumeur.Pas d'animaux.514-259-8874 VIEUX-ROSEMONT - grand 6 1/2 Haut-duplex près Masson, 2 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L a banque Signature, qui comprend des données médicales et psychosociales ainsi que du matériel biologique de personnes souffrant d\u2019un problème de santé mentale, commence à porter ses fr uits.Dans le cadre du congrès de l\u2019Acfas qui se déroule à l\u2019Université McGill, des chercheurs ont présenté les premiers résultats qu\u2019ils ont obtenus à partir des données, uniques au monde, de cette banque.Depuis novembre 2013, les personnes qui arrivent en crise à l\u2019urgence psychiatrique de l\u2019Institut universitaire en santé mentale de Montréal (IUSMM) sont invitées à donner un échantillon de leur sang, de leurs cheveux et de leur salive dans le but de recueillir des données génétiques, métaboliques, hormonales, toxicologiques et infectieuses sur elles, ainsi qu\u2019à répondre à un questionnaire visant à obtenir des informations sur leur mode de vie, leur vie sociale et leur historique familial de trouble mental.Le même type de données est à nouveau collecté au moment où les patients quittent l\u2019hôpital et que leur état s\u2019est stabilisé, à leur premier rendezvous en clinique externe un mois plus tard ainsi qu\u2019à la fin de leur traitement, soit un an après ce premier rendez-vous.L\u2019impact de l\u2019environnement.Dans le cadre d\u2019une étude pilote, Isabelle Ouellet-Morin, du Département de criminologie de l\u2019Université de Montréal, a montré que la fluctuation des symptômes psychotiques et dépressifs s\u2019accompagne d\u2019une variation de la méthylation de l\u2019ADN du patient, laquelle ne transforme pas la composition des gènes, mais en modifie seulement le niveau d\u2019expression.Ces modifications qui surviennent sur l\u2019épigénome, c\u2019est- à-dire à la surface du génome, et que l\u2019on appelle traces épigé- nétiques, émergent en réponse à l\u2019environnement physique ou social, explique la chercheuse.«La schizophrénie, la dépression et le trouble bipolaire se caractérisent par une forte composante héréditaire.Mais on sait que l\u2019environnement durant l\u2019enfance participe également à l\u2019apparition de ces maladies.» À l\u2019aide des données génétiques de 28 patients, Mme Ouel- let-Morin et sa collègue Nadine Provençal, de l\u2019Université Simon Fraser, ont comparé les traces épigénétiques présentes à des endroits précis du génome susceptibles d\u2019être mé- thylés et qui généralement présentaient également des variations constitutives de l\u2019ADN au moment de l\u2019hospitalisation à celles présentes à la sortie de l\u2019hôpital alors que les symptômes se sont atténués ou du moins stabilisés.«Les traces épigénétiques observées à la sortie de l\u2019hôpital semblent persister même jusqu\u2019à un mois plus tard, af firme Mme Ouellet-Morin.Quand on pourra associer clairement certaines traces épigénétiques à un état particulier des symptômes et du fonctionnement du patient, on comprendra mieux la mécanique de la maladie et on pourra aussi voir le rôle des molécules pharmacologiques dans cette association.» Risque de maladies cardiaques et d\u2019AVC.Marjolaine Chicoine, du laboratoire du sommeil de l\u2019hôpital Rivière-des-Prairies, a remarqué que 39 % des patients schizophrènes admis à l\u2019urgence présentaient les principaux signes physiologiques associés au syndrome métabolique, qui augmente le risque de maladies cardiaques et d\u2019accident vasculaire cérébral.Selon la chercheuse, cette im- por tante incidence du syndrome métabolique chez les schizophrènes permet de supposer que cette maladie insidieuse pourrait être responsable, du moins en partie, de l\u2019espérance de vie de 25 à 35 ans moins élevée des schizophrènes.Risque suicidaire.À partir des données de la banque Signature issues de 50 patients, le chercheur Édouard Kouassi, de l\u2019IUSMM, a pu voir un lien entre la concentration des marqueurs inflammatoires, comme les cytokines, dans le sang des patients atteints de dépression majeure et l\u2019occurrence d\u2019idées, voire de pensées suicidaires.« Nos résultats suggèrent que ces molécules pourraient servir de marqueurs du risque suicidaire chez les patients souffrant de trouble dépressif majeur », conclut le chercheur.Steve Geoffrion, de l\u2019École de psychoéducation de l\u2019Université de Montréal, a pour sa part remarqué que les personnes qui étaient admises à l\u2019urgence psychiatrique avaient très souvent présenté des comportements agités, agressifs et d\u2019opposition durant l\u2019enfance, l\u2019adolescence et l\u2019âge adulte.Il a également obser vé que ces comportements étaient plus fréquents chez les personnes qui avaient subi des abus durant leur enfance.Le Devoir MALADIES MENTALES La banque Signature commence à révéler ses secrets L I S A - M A R I E G E R V A I S T rès décentralisée en postes de quartier, axée sur les stratégies de proximité dans le but de créer des liens avec la communauté, la police montréalaise connaît de beaux succès.Mais dans un contexte de radicalisation, sa lutte pourrait s\u2019avérer moins efficace avec une telle structure.Dans le cadre de ses recherches exploratoires, Véronique Laprise, doctorante en études du religieux contemporain à l\u2019Université de Sherbrooke, a comparé dans les grandes villes canadiennes les diverses stratégies des corps policiers qui doivent maintenant composer avec le phénomène montant de la radicalisation menant à la violence.«En l\u2019absence de perspectives communes en sécurité publique canadienne, les services policiers improvisent localement», a-t-elle observé.Même si ces stratégies «maison» ne sont pas mauvaises en soi, elles constituent des obstacles lorsque surgit un cas réel d\u2019individu qui se radicalise.«La lutte contre les extrémismes violents, c\u2019est canadien.Il faut que l\u2019enquêteur puisse sortir de son milieu et faire des liens avec d\u2019autres corps policiers.Ce n\u2019est pas le policier tout seul dans son poste de quartier qui va pouvoir le faire», soutient Mme Laprise, qui a agi comme officière des finances et conseillère-analyste en sécurité au sein des Forces armées canadiennes.La diversité des stratégies peut compliquer la communication.«Regardons simplement le SPVM et la police de Longueuil : ils n\u2019ont pas les mêmes postes de vis-à-vis qu\u2019ils peuvent appeler.Ils n\u2019ont peut-être même pas la même définition d\u2019un individu qui se radicalise et la même vision de la prévention», explique-t-elle.Cette dif férence s\u2019accentue quand on compare les initiatives et les stratégies de lutte d\u2019ici avec celles dans le reste du Canada.Et peut rendre moins ef ficace la lutte à l\u2019échelle du pays, voire à l\u2019échelle de la planète.«Au Québec, c\u2019est le Centre de prévention de la radicalisation [menant à la violence] qui gère les signalements.Ce n\u2019est même pas la police », contrairement à ce qui se fait à Toronto.Quelques incohérences Au fil de ses recherches, la chercheuse a remarqué quelques incohérences dans la façon dont est organisé le Ser vice de police de la Ville de Montréal (SPVM), très décentralisé et axé sur les relations avec la communauté pour prévenir et sensibiliser.« Mais est-ce que c\u2019est suffisant pour lutter contre l\u2019extrémisme violent?C\u2019est clair que non», soutient la chercheuse.L\u2019une d\u2019elles vient du fait que les corps de police éparpillés géographiquement sur leur territoire sont certes très au courant des particularités de leur milieu, mais ratent à l\u2019occasion des comportements de radicalisation.«La radicalisation, ça se fait beaucoup dans le vir tuel, sur Internet.Ça dépasse les frontières du quartier », rappelle Mme Laprise.Autre incohérence : la police de proximité qui base son inter vention sur le dialogue ne peut rien contre un individu ou un groupe radicalisé qui est justement en rupture avec son milieu.« Si tu es un policier habitué à être dans une logique de négociation avec la communauté, comment vas-tu ouvrir le dialogue avec une partie qui est rigide et comprendre son fonctionnement interne ?» demande la chercheuse.Elle propose l\u2019introduction de chercheurs spécialistes du phénomène au sein du corps policier.Et encore beaucoup de recherche qu\u2019elle se promet de mener.Le Devoir La police de proximité serait moins efficace contre la radicalisation Il faut que l\u2019enquêteur puisse sortir de son milieu et faire des liens avec d\u2019autres corps policiers Véronique Laprise, doctorante à l\u2019Université de Sherbrooke « » Barack Obama de passage à Montréal Barack Obama sera de passage à Montréal le 6 juin prochain pour prononcer un discours devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM).L\u2019ancien président des États-Unis est invité dans la métropole dans le cadre de la série Leaders internationaux Bell de la CCMM.«Nous sommes heureux de recevoir une personne qui s\u2019est consacrée à la promotion des droits [de la personne], aux accords de libre-échange, à la diplomatie et au développement économique», souligne, Michel Leblanc, président de la CCMM.Le lieu et le coût des billets seront annoncés jeudi midi.La capacité de la salle serait d\u2019environ 6000 personnes, selon M.Leblanc.Il a aussi précisé qu\u2019il y aura des catégories de billets, dont certains à 50$, pour que l\u2019événement reste «abordable et accessible».Depuis 2009, la CCMM a réussi à attirer d\u2019importantes personnalités politiques.Elle a notamment reçu l\u2019ancienne secrétaire d\u2019État américaine Hillary Clinton et l\u2019ancien président français Nicolas Sarkozy.Le Devoir Gilles-Villeneuve: ouverture complète une partie de l\u2019été?La Société du parc Jean-Dra- peau (SPJD) est prête à reculer sur une fermeture complète du circuit Gilles-Ville- neuve en l\u2019ouvrant sans restriction lorsqu\u2019il n\u2019y aura pas d\u2019événements sur le site cet été.La SPJD a rencontré mercredi le comité consultatif, composé de fédérations sportives, pour tenter de trouver un terrain d\u2019entente à la fermeture du circuit, occasionnée par le déménagement des spectacles entre autres du promoteur evenko.« Ils sont arrivés avec une offre d\u2019ouvrir le circuit 41 jours sur les 80 qui devaient être fermés.La piste sera ouverte sans restriction d\u2019horaire, pleine largeur et pleine longueur, sauf le secteur de l\u2019épingle», a expliqué Vincent Courcy, instigateur du groupe «Unis contre la fermeture du circuit ».La direction du parc confirme avoir fait une proposition, mais soutient que celle-ci reste à être confirmée.«C\u2019est une hypothèse qu\u2019on analyse, mais on ne veut pas créer d\u2019attentes », souligne Geneviève Boyer, responsable des communications à la SPJD.Le circuit sera ouvert comme d\u2019habitude jusqu\u2019au 15 mai puisque le spectacle aérien des Forces armées des 13 et 14 mai, qui entraînait la fermeture complète du parc Jean- Drapeau, a été annulé en raison de la présence des militaires auprès des sinistrés des inondations.Le Devoir OLIVIER ZUIDA LE DEVOIR L\u2019organisation policière montréalaise atteint ses objectifs communautaires, estime la chercheuse Véronique Laprise.Elle ne permettrait cependant pas de dépister les individus radicalisés. M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa P our une fois, les sondages ne s\u2019étaient pas trompés.L\u2019élection en Colombie-Britannique s\u2019est soldée par un résultat archi-serré dans la nuit de mardi, qui laissera la province dans l\u2019incer titude encore quelques semaines alors que les chefs de partis refusent de concéder la victoire en attendant le décompte final.Une volatilité cer tes rare, mais pas inédite, rappelle Bob Rae, qui avait renversé le gouvernement ontarien à la suite d\u2019une élection semblable en 1985.Les réactions étaient unanimes, sur la côte ouest, mercredi.Trop tôt pour dire qui a réellement gagné.Les libéraux de la première ministre sor tante, Christy Clark, ont conservé 43 sièges, le NPD en a gagné 41 tandis que le Parti vert a hérité de la balance du pouvoir en faisant élire 3 députés.Il faut 44 élus pour détenir une majorité à l\u2019Assemblée législative de la province, qui en compte 87.Or, les résultats risquent d\u2019être recomptés dans au moins quatre circonscriptions où la marge de victoire était de 560 voix, 170 voix, 120 voix et même seulement 9 voix dans Courtenay-Comox.Autre particularité, la province doit encore comptabiliser les milliers de bulletins d\u2019électeurs qui ont voté par la poste ou dans une circonscription autre que la leur.Les bulletins seront dépouillés entre les 22 et 24 mai.En 2013, Elections BC a rapporté que 177 000 personnes avaient voté ainsi, en hausse par rapport à 102 000 en 2009.L\u2019agence provinciale s\u2019attend encore cette année à ce que 6 % à 10 % des électeurs aient choisi de voter de cette façon.En attente Le chef du NPD britanno- colombien, John Horgan, a donc refusé de concéder la victoire mercredi.« La partie n\u2019est pas finie.[\u2026] Je vais attendre de voir le résultat final », a-t-il insisté, en notant que « la majorité des députés élus [mardi] soir ne sont pas des libéraux ».Christy Clark a de son côté argué que le Par ti libéral comptait davantage de sièges et de votes populaires que le NPD ou le Parti vert pris séparément (40,8 % des votes pour les libéraux contre 39,9 % pour le NPD et 16,8 % pour les verts).En attendant de voir «ce que sont réellement les résultats de l\u2019élection», la première ministre a promis de collaborer avec les partis qui partageront ses idées «[qu\u2019elle] je dirige un gouvernement majoritaire ou minoritaire».Le sor t de son gouvernement pourrait cependant être entre les mains du chef du Parti vert, Andrew Weaver, qui est resté coi.Choisira-t-il d\u2019aider les libéraux ou de les renverser avec le NPD?« Il est prématuré d\u2019exclure quoi que ce soit à ce moment- ci », a affirmé M.Weaver, qui compte rencontrer ses deux homologues et discuter de sa plateforme et des priorités des ver ts afin de voir lequel des deux sera prêt à collaborer.D\u2019ici à ce que les décomptes finaux soient connus, dans deux semaines, la première ministre Clark conser vera le pouvoir comme la lieutenante-gouver- neure de la province Judith Gui- chon, le lui a demandé mercredi.Patience, dit Bob Rae «Mon conseil, ce serait de ne pas spéculer », a lancé d\u2019entrée de jeu Bob Rae, en entretien avec Le Devoir.« C\u2019est une erreur d\u2019af firmer simplement qu\u2019un tel ou une telle a gagné un gouvernement minoritaire.C\u2019est la législature qui décide à la fin qui pourra former un gouvernement stable.» L\u2019ancien politicien peut bien se prononcer, lui qui a vécu une élection semblable à celle que vient de vivre la Colombie- Britannique.Bob Rae était chef du NPD ontarien en 1985, lorsque les progressistes-conservateurs n\u2019ont décroché qu\u2019un gouvernement minoritaire avec une majorité de seulement quatre sièges.M.Rae a rapidement négocié avec les libéraux de David Peterson pour convenir d\u2019une alliance informelle, en vertu de laquelle les deux partis ont renversé les progressistes-conser- vateurs de Mike Miller six semaines après le scrutin.Les néodémocrates ont accepté d\u2019appuyer les libéraux pendant deux ans, le Par ti libéral a consenti à mettre en œuvre certaines politiques du NPD.Vingt ans plus tard, Bob Rae prévient qu\u2019il est «impossible de prédire ce que fera le Parti vert» en Colombie-Britannique.«On est dans les premières heures.» Ottawa reste prudent Les libéraux fédéraux ont d\u2019ailleurs usé de prudence, en évitant de commenter l\u2019issue encore incertaine de cette élection.Le gouvernement de Justin Trudeau pourrait perdre un important allié si Christy Clark perdait le pouvoir.Tant le NPD que le Parti vert s\u2019opposent au projet d\u2019oléoduc Kinder Morgan, approuvé par le fédéral l\u2019automne dernier et qui avait permis à Justin Trudeau de marteler que son gouvernement savait équilibrer l\u2019économie et la protection de l\u2019environnement avec sa taxe carbone.Le Devoir L E D E V O I R , L E J E U D I 1 1 M A I 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 5 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 J E S S I C A N A D E A U A près des années de compressions, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) ramène près de 200 postes dans ses écoles.Et ce sont les services directs aux élèves qui sont les grands gagnants, avec l\u2019ajout d\u2019une soixantaine de professionnels.Les élèves de la CSDM pourront bénéficier des services de 21 orthophonistes et 27 psy- choéducateurs supplémentaires, pour un total de 64 professionnels additionnels.C\u2019est une augmentation de plus de 10% des effectifs.L\u2019an dernier, on avait dû supprimer quelque 70 postes de professionnels.«C\u2019est un plan d\u2019ef fectifs qui est très au-delà de ce qu\u2019on espérait », af firme le président du syndicat des professionnels du milieu de l\u2019éducation de Montréal, Michel Mayrand, qui se disait «très joyeux et guilleret» au conseil des commissaires mercredi soir.Selon les calculs du syndicat, le nombre de professionnels n\u2019est pas revenu au niveau de 2009, mais, en décortiquant les chiffres par corps d\u2019emploi, il voit des avancées notables.«Globalement, c\u2019est très encourageant, on of fre plus de services professionnels directs à l\u2019élève qu\u2019on ne l\u2019a jamais fait auparavant.» Les psychologues, conseillers en orientation et animateurs de vie spirituelle et d\u2019engagement communautaire restent toutefois sur leur faim.Quelque 120 postes sont ajoutés en soutien technique \u2014 concierges, ouvriers, personnel de cafétéria \u2014, ce qui représente une augmentation de 5 % par rapport à l\u2019an dernier.Enfin, la CSDM rajoute cinq postes de cadres.Trois commissaires indépendants ont voté contre l\u2019adoption du plan d\u2019ef fectifs, af firmant qu\u2019il était impossible de parler de réinvestissement.«Depuis 2010, nous avons 4500 élèves de plus à la CSDM, note le commissaire Jean-François Gosselin.Nous ajoutons 200 postes.Nous serions tentés de nous réjouir, mais c\u2019est 200 postes sur 400 postes perdus depuis 2010.Dans ce contexte, est-ce que nous répondons bien aux besoins des élèves?La réponse, c\u2019est non.» La présidente de la CSDM, Catherine Harel Bourdon, a elle-même reconnu que «cette augmentation [du personnel dans les écoles] ne compense pas le recul des dernières années ».Les commissaires ont donné à la présidente «le mandat de signifier au ministre de l\u2019Éducation la nécessité d\u2019accroître les ressources of fertes au réseau de l\u2019éducation, notamment à la CSDM».Le Devoir ÉDUCATION La CSDM réinvestit dans les services aux élèves JONATHAN HAYWARD LA PRESSE CANADIENNE La première ministre Christy Clark s\u2019est adressée aux médias mercredi matin, au lendemain d\u2019une élection chaudement disputée.ÉLECTIONS EN COLOMBIE-BRITANNIQUE La province dans l\u2019incertitude pendant des semaines J E A N N E C O R R I V E A U M ontréal a refusé d\u2019accorder un contrat de travaux de voirie à une entreprise qui a remporté un appel d\u2019offres, mais qui, juge-t-elle, a fourni un travail insatisfaisant l\u2019an dernier.Le contrat de plus de 6 millions a donc été octroyé au deuxième plus bas soumissionnaire.En avril dernier, Montréal avait placé le Groupe TNT sur sa liste des fournisseurs au rendement insatisfaisant.Cette décision faisait suite à une évaluation négative de deux contrats ef fectués en 2016.Même si les critiques portaient sur le non-respect des échéanciers et non sur la qualité du travail, la Ville a décidé de ne pas lui accorder le contrat de 6,1 millions.«Il faut être cohérent.[Quand] le travail n\u2019est pas satisfaisant, on n\u2019est pas pour, quelques semaines après, redonner un contrat », a commenté le maire Denis Coderre mercredi.C\u2019est donc le deuxième plus bas soumissionnaire, Eurovia Québec Construction Inc., qui a décroché le contrat, dont la valeur totalisera 6,3 millions.Le président de TNT, Stéphane Gauthier, s\u2019est dit «perplexe» quant à la décision de la Ville.Celle-ci n\u2019a pas écouté l\u2019avis de son Service des infrastructures qui recommandait « sans équivoque l\u2019octroi de ce contrat au Groupe TNT», a souligné M.Gauthier dans un cour- riel.«Cet important contrat ne sera donc pas accordé au plus bas soumissionnaire ni à un citoyen corporatif de la Ville de Montréal à propriété québécoise.» Un déneigement laborieux Le comité exécutif a aussi entériné la résiliation de deux contrats de déneigement accordés à Pavages D\u2019Amour, une entreprise vivement critiquée pour le travail ef fectué l\u2019hiver dernier dans l\u2019arrondissement du Sud-Ouest.Cette entreprise avait notamment fait parler d\u2019elle quand un citoyen avait filmé une chenillette s\u2019acharnant sur un poteau auquel était attaché un vélo.La Ville reproche à l\u2019entreprise de ne pas avoir respecté le nombre minimal d\u2019appareils de déneigement et d\u2019avoir endommagé du mobilier urbain : bancs, bornes d\u2019incendie, poubelles, poteaux de signalisation et arbres.Elle lui a imposé des pénalités totalisant 230 000$.La Ville estime que l\u2019entreprise n\u2019a pas réussi à apporter les corrections réclamées.Les deux contrats, qui devaient prendre fin en 2019, ont donc été résiliés.Le Devoir TRAVAUX DE VOIRIE Montréal refuse un contrat à un entrepreneur critiqué Langues officielles : nomination de Madeleine Meilleur Le premier ministre Justin Trudeau s\u2019apprête à nommer l\u2019ex- ministre ontarienne Madeleine Meilleur au poste de commissaire aux langues officielles.Mme Meilleur a annoncé son retrait de la vie politique en juin dernier après treize ans passés à siéger comme députée d\u2019Ot- tawa\u2013Vanier pour le gouvernement ontarien.La libérale a occupé plusieurs postes au sein du gouvernement de Kathleen Wynne, dont celui de ministre déléguée aux Affaires francophones, de ministre de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels et celui de procureure générale.Elle est également connue pour avoir participé à la lutte pour sauver l\u2019hôpital Montfort à Ottawa à la fin des années 1990.Le mandat du commissaire aux langues officielles dure sept ans.Son rôle est de veiller à l\u2019application de la loi en cette matière.La Presse canadienne 3 Le Parti vert a hérité de la balance du pouvoir avec l\u2019élection de trois députés.Le Parti libéral a conservé 43 sièges, alors que le NPD en a obtenu 41.[Quand] le travail n\u2019est pas satisfaisant, on n\u2019est pas pour [\u2026] redonner un contrat Denis Coderre, maire de Montréal « » C O L I N P E R K E L à Toronto R etirer aux nouveaux Canadiens leur citoyenneté sans leur donner une occasion valable de s\u2019expliquer constitue une violation de leurs droits, a déterminé mercredi une juge de la Cour fédérale.Dans une décision clé, la juge Jocelyne Gagné a invalidé des dispositions de la Loi sur la citoyenneté promulguée par le précédent gouvernement conservateur de Stephen Harper, disant qu\u2019elles étaient en contradiction avec les principes de justice fondamentale.La décision por te sur huit dossiers qui contestent la constitutionnalité des changements apportés en mai 2015.Ces modifications empêchent les gens d\u2019aller devant les tribunaux pour contester la perte de leur citoyenneté canadienne, les laissant dans certains cas apatrides, en raison de mensonges allégués sur leur demande de résidence ou de citoyenneté.Les changements font aussi en sorte que ces personnes ne peuvent pas faire de nouvelle demande de citoyenneté avant dix ans.La juge Gagné a affirmé que l\u2019équité procédurale était d\u2019autant plus cruciale qu\u2019il n\u2019y avait pas de droit d\u2019appel de la décision ministérielle de révocation de la citoyenneté.Selon elle, les requérants devraient avoir droit à une audience en cour ou devant un tribunal administratif en ayant connaissance de la preuve contre eux et en ayant une véritable occasion de se défendre.«Rien de cela n\u2019est garanti en vertu de la Loi sur la citoyenneté modifiée», a-t-elle souligné.Le Sénat a déjà adopté des changements à un projet de loi du gouvernement qui se conformeraient à la décision de la juge La Presse canadienne LOI SUR LA CITOYENNETÉ Une juge invalide des dispositions adoptées par Harper omme si c\u2019était nécessaire, le gouvernement Trudeau a renforcé l\u2019hégémonie ?nancière de Toronto en choisissant la Ville Reine plutôt que Montréal comme siège de la Banque de l\u2019infrastructure du Canada (BIC).Aux côtés d\u2019investisseurs privés et institutionnels, l \u2019organisation chapeautera des projets de quelque 200 milliards au cours des dix prochaines années.On peut comprendre la frustration du président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc, qui, avec toute la communauté d\u2019affaires mont- réalaise, avait mené bataille pour obtenir que la BIC, dont le capital de départ est de 35 milliards, s\u2019établisse à Montréal.Après tout, la métropole québécoise, avec ses grandes ?rmes d\u2019ingénierie comme Lavalin ainsi que la Caisse de dépôt et placement du Québec, abrite une expertise enviable dans la réalisation de grands projets d\u2019infrastructures.Qui plus est, le modèle sur lequel s\u2019appuie Ottawa pour créer la BIC vient de Michael Sa- bia et de la Caisse, l\u2019institution étant notamment engagée dans le projet du Réseau électrique métropolitain (REM) et dans la Canada Line du SkyTrain qui roule déjà à Vancouver.Michel Leblanc a déploré que les ministres québécois du cabinet Trudeau ne fassent pas le poids quand «vient le temps de défendre les dossiers économiques stratégiques pour Montréal ».Il a parfaitement raison.Ils ont devant eux le ministre des Finances, Bill Morneau, député de Toronto-Centre.Pour justi?er la décision, on a fait valoir que les grandes banques canadiennes conduisent leurs affaires de Toronto, tout en signalant la présence dans la métropole ontarienne de grands investisseurs du secteur privé.Si on suit le raisonnement d\u2019Ottawa, comme Toronto est un pôle ?nancier plus important que Montréal, tout nouveau développement d\u2019importance en ce domaine doit revenir à la Ville Reine.Comme si l\u2019activité ?nancière à Montréal ne comptait plus.Pour la ministre du Patrimoine, Mélanie Joly, l\u2019important, c\u2019est d\u2019obtenir l\u2019argent de la BIC.C\u2019est comme dire que l\u2019expertise et l\u2019activité économique n\u2019importent pas puisque le Québec encaisse l\u2019argent de la péréquation.Et puis, Ottawa, supposément pour dorer la pilule, a annoncé la création à Montréal de l\u2019Institut de ?nancement du développement du Canada, doté de 300 millions, pour ?nancer des projets dans des pays en développement.Il paraît que Montréal détient une expertise en la matière.L\u2019image est saisissante : les infrastructures du pays élaborées à Toronto et celles des pays du tiers monde réservées à Montréal.Galvaudage du système de justice américain, atteinte sans précédent aux institutions démocratiques, abus de pouvoir\u2026 La tempête que Donald Trump déclenche avec le congédiement du directeur du FBI, James Comey, est grave, « nixo- nienne ».Et le résultat, sous le signe d\u2019un dangereux dérapage autoritaire, d\u2019une maladresse politique consommée où M.Trump se trouve en fait à creuser contre lui les soupçons de collusion électorale avec la Russie.l n\u2019est pas sans ironie que l\u2019homme que M.Trump vient de chasser de la direction du FBI est tout à la fois celui qui l\u2019aura aidé à devenir président des États-Unis en même temps que celui qui menaçait potentiellement l\u2019avenir de sa présidence.Dixit des propos lus mardi matin dans le New York Times dans la foulée du congédiement de James Comey sous un prétexte présidentiel remarquablement mensonger \u2014 à savoir qu\u2019il avait été mis à la porte par la Maison-Blanche pour sa mauvaise gestion de l\u2019enquête sur l\u2019usage d\u2019un serveur privé de courriels par Hillary Clinton lorsqu\u2019elle était secrétaire d\u2019État.Ce prétexte tient du détournement de vérité le plus grossier.Et M.Trump se couvre de ridicule pour avoir pensé même un instant être en mesure de faire avaler cette couleuvre aux Américains \u2014 hors les commentateurs de Fox News et ses partisans les plus aveuglés.Car il est limpide que M.Comey a été congédié parce qu\u2019il faisait activement enquête sur l\u2019ingérence de la Russie dans la dernière campagne présidentielle américaine et les soupçons de collusion entre les autorités russes et l\u2019équipe électorale de M.Trump, sinon M.Trump lui-même, aux ?ns de nuire à la candidate démocrate.Avec le résultat que la décision de remercier M.Comey se trouve en fait à accuser M.Trump d\u2019avoir quelque chose à cacher.On soupçonnait déjà le président de ne pas être le plus ?n des politiciens.On savait aussi que, pour la façon dont il est intervenu deux fois plutôt qu\u2019une sur la scène publique pendant la campagne pour commenter l\u2019enquête sur les courriels de Mme Clinton, M.Comey avait pour sa part manqué de jugement.Reste que le candidat Trump aura trouvé le directeur du FBI bien utile à sa cause électorale lorsqu\u2019à 11 jours de l\u2019élection présidentielle, le 28 octobre dernier, M.Comey annonçait qu\u2019il rouvrait le dossier Clinton.Beaucoup de démocrates pensent avec raison que cette sortie, si près du jour du scrutin, aura décrédibilisé juste ce qu\u2019il faut Mme Clinton pour permettre à M.Trump de l\u2019emporter.Ce congédiement semble d\u2019autant plus intéressé politiquement qu\u2019il a été recommandé au président par le procureur général Jeff Sessions, qui a lui-même dû se récuser en mars de l\u2019enquête sur l\u2019ingérence russe après qu\u2019on eut appris qu\u2019il avait caché pendant ses auditions de con?rmation avoir rencontré deux fois pendant la campagne l\u2019ambassadeur russe aux États-Unis\u2026 Ce qui donne l\u2019impression chaque jour plus tenace qu\u2019il existe au sommet du pouvoir le projet calculé d\u2019empêcher que la lumière soit faite.Le congédiement n\u2019étouf fera pas pour autant le débat.Il risque au contraire de lui faire prendre de l\u2019ampleur.L\u2019homme lige que M.Trump placera à la tête du FBI va sûrement enfler la polémique.Les appels à la nomination d\u2019un procureur indépendant se multiplieront.L\u2019enquête sénatoriale va suivre son cours \u2014 à la condition, en effet, que les républicains prennent leurs responsabilités.Une crise aux dimensions du Watergate ?Une crise « nixo- nienne », en tout cas, pour le parallèle qu\u2019elle évoque avec le congédiement, en octobre 1973, du procureur spécial Archibald Cox par Richard Nixon.Peut-être plus profonde encore, vu le mépris hallucinant af?ché par M.Trump pour la norme démocratique et tous ceux qui osent lui barrer le chemin.L E D E V O I R , L E J E U D I 1 1 M A I 2 0 1 7 A 6 EDITORIAL L E T T R E S Une bouffée d\u2019air frais J\u2019étais très récemment en France.Diable que j\u2019ai trouvé les Français moroses et découragés ! Et que de jeunes Français rencontrés souhaitent immigrer au Québec! Pour eux, leur pays n\u2019a pas d\u2019avenir.Il est bien vrai qu\u2019il y a beaucoup de monde en France, avec un chômage endémique et une bureaucratie pas mal plus compliquée que la nôtre.L\u2019élection du jeune président Macron amènera une bouffée d\u2019air frais dans un pays qui en a grandement besoin.Il importe au plus haut point que celui-ci redonne confiance aux Français.S\u2019il y réussit, ce sera un grand pas dans la bonne voie.Et les réformes toujours reportées, mais nécessaires, devraient suivre.Oui! La France doit absolument sortir de sa morosité! Elle mérite mieux que ce qu\u2019elle est maintenant.Elle demeure un pays si beau.Mais je crois que pour un certain temps encore, L I B R E O P I N I O N D I A N E V I N E T Directrice générale de l\u2019ACSM \u2013 Division du Québec et Filiale de Montréal G E N E V I È V E F E C T E A U Directrice de la Division du Québec de l\u2019ACSM M A T H I E U P I G E O N Conseiller aux communications de l\u2019ACSM (Association canadienne pour la santé mentale) Tous les membres de notre société sont confrontés aux exigences du «modèle néolibéral».Si certains font l\u2019apologie de ce modèle, nous considérons plutôt, à l\u2019instar des auteurs de l\u2019article Une bonne santé mentale pour satisfaire aux normes de la société?(Le Devoir, 6 mai 2017), qu\u2019il est sain et même essentiel de s\u2019interroger sur les normes sociales qu\u2019il a engendrées.En effet, qui peut aujourd\u2019hui nier l\u2019existence \u2014 et l\u2019omniprésence \u2014 des injonctions à la performance, à l\u2019adaptation, à l\u2019autonomie et à la responsabilité individuelle au sein de notre société?La critique du modèle néolibéral nous apparaît ef fectivement incontournable lorsqu\u2019il est question du bien-être individuel et collectif.Nous souhaitons toutefois rappeler que pour avoir accès à ce bien- être, la personne est confrontée à un certain nombre d\u2019exigences auxquelles elle doit répondre minimalement pour assurer un équilibre dans sa vie quotidienne : par exemple, avoir accès à un revenu décent, un logement adéquat, un réseau social, etc.Pour le dire autrement, un minimum d\u2019adaptation sociale est nécessaire pour ne pas vivre constamment sous pression ou dans l\u2019urgence, et c\u2019est ce minimum qui procure les conditions de base pour maintenir et améliorer sa santé mentale.Si la mise en lumière des ef fets pervers du néolibéralisme appelle à un engagement collectif pour réduire les inégalités sociales, nous croyons qu\u2019il est aussi primordial de reconnaître la souffrance individuelle éprouvée par nombre de personnes, et de faire en sor te qu\u2019elles puissent trouver l \u2019aide dont elles ont besoin.La réalité des personnes qui souf frent est bien loin des considérations liées au néolibéralisme.Elles doivent savoir qu\u2019elles peuvent compter sur la présence de professionnels de qualité, of frant une pluralité de services (réseaux communautaire et institutionnel) et de solutions.À ce titre, nous souhaitons nuancer les propos des auteurs, qui associent la prévention en santé mentale à la «normalisation» des comportements individuels dans une perspective d\u2019adaptation.Rappelons qu\u2019une approche de prévention aura toujours pour objectif de réduire l\u2019incidence des facteurs de risque, sur le plan individuel (ex.: mauvaises habitudes de vie) comme sur le plan collectif (ex.: pauvreté, discrimination, sous-scolarisation, pollution, etc.).Et pour que la prévention soit réellement efficace, il faut entretenir l\u2019espoir.Il faut encourager les gens à demander de l\u2019aide dès qu\u2019ils en sentent le besoin.Des citoyens adaptés Voilà pourquoi nous trouvons risqué d\u2019avancer l\u2019hypothèse que l\u2019aspiration à une «bonne» santé mentale puisse constituer une mesure de la soumission au modèle néolibéral.Le bien-être ne rime pas nécessairement avec une adaptation aveugle aux normes sociales contemporaines.Inversement, les difficultés d\u2019adaptation ou la marginalité sociale n\u2019indiquent pas forcément la présence d\u2019un problème de santé mentale.Pour que la santé mentale devienne une priorité et une responsabilité collectives, il faut impliquer toute la communauté et faire la promotion de l\u2019engagement citoyen.Et pour s\u2019engager, le citoyen doit pouvoir compter sur un minimum d\u2019équilibre et de ressources dans sa vie, des ressources qui s\u2019acquièrent difficilement sans adaptation sociale.En ce sens, nous devons encourager les actions de promotion et de prévention en santé mentale, qui sont axées à la fois sur la consolidation des compétences individuelles ainsi que sur les environnements et les ressources collectives qui y sont favorables.Nous invitons toute la population à s\u2019engager dans cette voie, à parler de santé mentale dans son entourage, à encourager l\u2019appel à l\u2019aide et à appuyer les démarches des nombreuses organisations, comme la nôtre, qui œuvrent déjà à la promotion et la prévention.Plus nous serons engagés collectivement, mieux se por tera la santé mentale de notre société.SANTÉ MENTALE ET NÉOLIBÉRALISME Un équilibre entre adaptation individuelle et responsabilité collective FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente du développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-président des ventes publicitaires MARK DROUIN Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS GAGNÉ, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET bien des jeunes Français lorgneront la terre des cousins d\u2019Amérique.Ce qui devrait être un plus pour le Québec! Michel Lebel Entrelacs, le 10 mai 2017 Solidarité ! J\u2019ai été touché de près par le même drame que vivent des centaines de sinistrés en ce moment dans la foulée des inondations du Québec.Le déluge du Sa- guenay de 1996 fut une grande épreuve pour bon nombre de mes concitoyens.On n\u2019a pas idée de la détresse que peuvent vivent des gens qui voient leurs maisons être complètement inondées par la crue des eaux et qui doivent finalement évacuer les lieux.Bien que les médias nous offrent des images quotidiennes de la situation des sinistrés, il faut être présent sur place près d\u2019eux pour constater toute la mesure du drame humain qui se joue.DONALD TRUMP ET LE FBI Abus de pouvoir Quand ça compte, c\u2019est Toronto I C GUY TAILLEFER ROBERT DUTRISAC La réalité des personnes qui souffrent est bien loin des considérations liées au néolibéralisme Mais c\u2019est sur tout quand on vit soi- même ce drame qu\u2019on constate que les mots « entraide » et « solidarité » n\u2019ont pas de prix.Que sans le secours de ses semblables, il serait impensable de se sortir du chaos personnel dans lequel on est plongé.Je voudrais donc ici rendre hommage à tous ceux qui répondent présent auprès des sinistrés des inondations du Québec.Tous ceux qui apportent leur aide et leur soutien.Ce sont eux qui permettent d\u2019améliorer les choses.Pour avoir vécu le déluge du Saguenay, je sais de quoi il en retourne.Je garde en mémoire vive, 20 ans plus tard, des visages si chers, des mots de réconfort, des mains tendues et tous les gestes de soutiens posés.Je souhaite aux sinistrés actuels le même élan de solidarité que nous avons connu en 1996.Yvan Giguère Saguenay, le 10 mai 2017 L E D E V O I R , L E J E U D I 1 1 M A I 2 0 1 7 A 7 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon (chef de division), Robert Dutrisac, (éditorialiste), Michel Garneau et Pascal Élie (caricaturistes), Jacques Nadeau (photographe), Olivier Zuida (recherchiste photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division et reporter), Stéphane Baillargeon (généraliste), Gérald Dallaire (pupitre), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Jean Dion (sports), Marco Fortier (éducation), Marie-Pier Frappier (pupitre), Lisa-Marie Gervais (diversité), Pauline Gravel (sciences), Jessica Nadeau (éducation).Alexandre Shields (environnement); information politique : Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Marie-Michèle Sioui (correspondants parlementaires à Québec) Dave Noël (recherche), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec); information culturelle : Guillaume Bourgault-Côté (politiques culturelles), Julie Carpentier (pupitre), Fabien Deglise (livres), Catherine Lalonde (arts vivants), François Lévesque (écrans), Caroline Montpetit (arts vivants), Philippe Papineau(médias); information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Benoît Munger (pupitre); information internationale : Guy Taillefer (chef de division et éditorialiste); section art de vivre : Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); cahiers spéciaux : Loïc Hamon (responsable); équipe numérique : Laurence Clavel, Guillaume St-Hilaire et Geneviève Tremblay (pupitres); correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant (correctrices) ; soutien à la rédaction : Amélie Gaudreau (coordonnatrice à la rédaction), Jean-Philippe Proulx (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa).PUBLICITÉ Charleyne Bachraty (adjointe au vice-président), Marlène Côté, Évelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (directrices de comptes), Amélie Maltais (commis aux avis légaux), Alessandra Tantalo et Laurence Hémond (coordonnatrices publicitaires).PRODUCTION Caroline Desrosiers, Yannick Morin, Anthony White et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Jean-François Côté (analyste programmeur), Luc Girard (technicien informatique), Solène M.Hébert (développeuse Web).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Catherine Gentilcore (coordonnatrice marketing, communications et relations publiques), Sébastien Beaupré (coordonnateur service à la clientèle), Manon Blanchette, Caroline Filion, Nathalie Filion, Isabelle Sanchez (préposées au service à la clientèle).ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Mélisande Simard (adjointe administrative et responsable des ressources humaines), Florentina Draghici (technicienne comptable), Véronique Pagé (responsable du crédit).L U C I E F R A N C E D A G E N A I S Sociologue omme le décrit à juste titre l\u2019article récent de Jean-François Nadeau intitulé «Les coyotes » (Le Devoir, 24 avril 2017), il semble bien que nous vivions à une époque où les intérêts de l\u2019industrie privée du divertissement de masse priment de plus en plus toute autre préoccupation dans l\u2019aménagement des espaces publics à Montréal.Ce phénomène tend à se déployer dans les quartiers centraux de la ville et à proximité, les plus peuplés et les plus fréquentés, dont le cen- tre-ville et le Plateau (y compris l\u2019île Notre- Dame et l\u2019île Sainte-Hélène, évoquées dans le texte de J.-F.Nadeau), et ce, à grand renfort de fonds publics dédiés à faire fructifier ces intérêts particuliers.Des actions, souvent improvisées et partant de l\u2019initiative d\u2019une vedette locale (Laliberté) ou émanant de la scène internationale (Eccelstone), les « vautours » auxquels l\u2019article faisait allusion, cherchent leur légitimité en visant à attirer des masses, et toujours plus de masses (par exemple avec le festival Osheaga).Les impacts de ces activités ne sont jamais évalués autrement qu\u2019à l\u2019aune de leurs soi-disant retombées économiques pour le tourisme.Jamais les aspects qualitatifs ou économiques concernant les citoyens eux- mêmes, souvent résidants, ne sont sérieusement pris en compte et évalués.Un monde marchandisé Ces manifestations n\u2019ont rien à voir avec les intérêts des citoyens et résidants de la ville, contraints de soutenir ce type d\u2019activités par les taxes et impôts, et obligés d\u2019en supporter les impacts, parfois même jusqu\u2019à être privés de l\u2019accès à un espace public (l\u2019île Sainte-Hélène l\u2019été passé) ou carrément chassés de leurs quartiers par la pression qu\u2019exercent ces « évé- nements» sur eux.Ces initiatives urbaines qui se multiplient n\u2019ont rien à voir en fait avec la diffusion de la culture, du sport ou encore avec le plein air, malgré un certain discours ambiant qui voudrait nous le faire croire.Elles sont la version hypercapitaliste de l\u2019industrie du divertissement dans ce monde marchandisé qu\u2019on tente d\u2019imposer.Elles sont à rattacher à cette nouvelle mystique contemporaine de la « ville fes- tivisée » issue de la grande machine du divertissement, le « pan-festivisme », qui prétend nous conduire au bonheur suprême, comme le disait le philosophe Philippe Muray (dans Après l\u2019histoire).Cette tendance se répand malheureusement dans beaucoup de villes occidentales, dont Montréal, qui s\u2019enorgueillissent de ces « événements majeurs internationaux ».Le journaliste du Devoir Stéphane Baillargeon, en 2005, parlait déjà à juste titre de « la fièvre de l\u2019hyper festif » comme d\u2019un tapage festivalier qui résonne dans tout l\u2019Occident, conduisant de nombreux citoyens à crier à la saturation.Si l\u2019on n\u2019y prend garde, en poursuivant dans cette veine, notre ville, qui se prétend encore « vivable », risque de l\u2019être de moins en moins, au détriment des résidants que nous sommes.L\u2019hyperfestif montréalais C A T H E R I N E A Y O T T E , M A R T I N E B O L D U C , H A R M O N I E F O R T I N - L É V E I L L É , M A N O N G A G N É , C A T H E R I N E G A R T S H O R E , D O M I N I Q U E L A C H A N C E , M A R I È V E L A U Z O N , A M É L I E M A R T E L , D O M I N I C P A P I N , C É D R I C P A T T E R S O N , I S A B E L L E V E I L L E U X Enseignants spécialistes d\u2019une ou l\u2019autre des quatre disciplines artistiques, provenant de plusieurs commissions scolaires du Québec lors que l\u2019OCDE reconnaît la créativité comme l\u2019une des compétences à développer pour faire face aux enjeux complexes du XXIe siècle, il est surprenant de constater que la pratique des arts à l\u2019école ne cesse d\u2019être malmenée.Les ar ts font par tie des cinq domaines du Programme de formation de l\u2019école québécoise (PFEQ).Selon la Loi sur l\u2019instruction publique, toutes les écoles publiques et privées du Québec doivent enseigner le PFEQ.Le temps d\u2019enseignement alloué pour chacune de ces matières est déterminé par le Régime pédagogique.C\u2019est principalement à cette adresse que loge un éventail de possibilités légales qui conduisent parfois à une dérive qui vient affecter la qualité de l\u2019enseignement ar tistique.Alors qu\u2019en toute légalité, on aménage les horaires pour faire bouger encore plus les élèves, on puise allégrement dans le temps et les ressources consacrées à l\u2019éducation artistique.Ce que les élèves acquièrent en santé physique, ils le perdent en bagage artistique et culturel.Ce choix cornélien ne devrait pas être lorsqu\u2019il est question du développement global de l\u2019élève, car il faut viser un équilibre.Au primaire, on prévoit à « titre indicatif » deux blocs de temps.Un bloc de « temps réparti » (que personne n\u2019ose toucher) pour le français, les mathématiques et l\u2019éducation physique.Un deuxième bloc de temps « non réparti », qui comprend le cours Éthique et culture religieuse, l\u2019enseignement des quatre arts et l\u2019anglais langue seconde.Pour les élèves de la 3e à la 6e année, s\u2019ajoutent aussi à ce bloc les cours d\u2019univers social et de science et technologie.Là où le bât blesse, c\u2019est qu\u2019en plus de catégoriser les matières par blocs, le Régime pédagogique demande aux établissements de choisir deux disciplines artistiques parmi les quatre, sans donner de règles précises.Ce choix laissé aux équipes-écoles revient chaque printemps.La voix du spécialiste, qui est le seul de sa matière dans l\u2019école, ne fait pas le poids dans un vote démocratique.Des élèves analphabètes artistiques En plus de ne pas être dans le bloc de temps réparti, les quatre disciplines artistiques se retrouvent en perpétuelle compétition.De leur côté, les enfants sont ballottés d\u2019art en art, de prof en prof, parfois avec des spécialistes ou des titulaires de classe.Résultat, il arrive que les élèves n\u2019atteignent pas le niveau ciblé par la Progression des apprentissages.Ils arrivent au secondaire comme des analphabètes ar tis- tiques, avec un bagage tellement mince que les enseignants doivent souvent repartir à zéro avec leurs groupes.Les Québécois sont friands de concer ts, d\u2019arts visuels, de théâtre et de danse.Ils font aveuglément confiance au système pour ce qui est de l\u2019enseignement de ces matières à l\u2019école, mais aussi surprenant que cela puisse paraître, personne ne s\u2019est insurgé lorsque les cours d\u2019art du régulier au secondaire sont passés de 100 heures à 50 heures au deuxième cycle.La réussite est tellement axée sur les cours de français et de mathématique qu\u2019on a fait peu de cas des coupes en art, malgré les nombreuses recherches qui prouvent qu\u2019un enseignement des arts de qualité a un impact très positif sur les résultats scolaires.Faire une vraie place aux arts Une autre manifestation flagrante du peu de respect que le système d\u2019éducation accorde à la place des arts réside dans le fait qu\u2019aucun local d\u2019art n\u2019est créé sur la planche à dessin au moment de concevoir un agrandissement ou une nouvelle école.Alors qu\u2019il serait impensable d\u2019imaginer des cours d\u2019éducation physique sans gymnase, la situation des disciplines artistiques est désastreuse.Les cours d\u2019ar t sont trop souvent donnés dans des locaux par tagés, à travers des fours à microondes, des bibliothèques et des photocopieurs.Pire encore, certains spécialistes en art n\u2019ont pas d\u2019autres choix que de se déplacer de classe en classe, avec tout leur matériel sur un chariot, et doivent repar tir sans laisser de traces.Étant des témoins privilégiés de ce qui se passe dans nos écoles, nous sommes inquiets.À la veille du dépôt de la nouvelle Politique sur la réussite éducative, nous demandons au gouver nement de bien réfléch ir.Réussir, est-ce seulement avoir de bonnes notes en français et en mathématiques ?Le rôle des cours d\u2019ar t n\u2019est pas de mener une infime portion d\u2019élèves de talent vers des carrières artistiques.Les enfants de demain devront être for ts, leur compréhens ion du monde et les décisions qu\u2019ils prendront dépendront de leurs capacités à s\u2019ouvrir aux autres et à lire l\u2019actualité selon les repères culturels qu\u2019ils auront acquis.Monsieur le Ministre, nous demandons que tous les cours, dont les quatre arts, s\u2019inscrivent au temps réparti du Régime pédagogique et qu\u2019ils soient offerts dans des lieux adéquats et par du personnel qualifié.Aidez-nous à réellement faire réussir nos élèves au-delà des résultats scolaires.Un système d\u2019éducation qui fait mal aux arts M A R T I N E D E L V A U X Professeure de littérature à l\u2019UQAM et écrivaine e 4 mai dernier, un projet de loi a été adopté, de justesse, par les républicains de la Chambre des représentants, un projet de loi visant à réformer Obamacare.Certes, le projet de loi doit maintenant être adopté par le Sénat.Néanmoins, les modifications apportées à l\u2019Affordable Care Act ont de quoi faire trembler les femmes.Si Barack Obama était parvenu, dans un régime de santé malgré tout inadéquat, à faire adopter l\u2019interdiction pour des assureurs de refuser d\u2019assurer des gens pour cause de maladie préexistante, Trump- care non seulement refuse de subventionner le Planned Parenthood (dont on sait combien il est important non seulement pour la santé des femmes, mais pour celle de la communauté LGBTQI +) mais donne aux États la liberté de décider si un assureur peut ou non discriminer en fonction des dossiers médicaux et de maladies préexistantes.Et parmi celles- ci : avoir subi une agression sexuelle, de la violence conjugale, une césarienne, une dépression post-partum\u2026 Comme l\u2019écrit Christina Cauterucci dans Slate : sous Trump, être une femme (cis ou trans, hétéro ou queer) est une maladie préexistante qui coûte trop cher aux compagnies d\u2019assurances.Quelques jours avant le vote des républicains en faveur de Trumpcare commençait la dif fusion de la télésérie The Handmaid\u2019s Tale, adaptation pour le petit écran du roman de Margaret Atwood (La servante écarlate) paru en 1985.Si la parution du roman a eu lieu en plein backlash contre les femmes et le féminisme, la télé- série est diffusée à la date qui marque les 100 premiers jours de Trump à la tête des États- Unis, et en plein cœur de ce que d\u2019aucunes décrivent comme une quatrième vague du féminisme : la résurgence sur la place publique de l\u2019action, de la pensée et de la création féministes.Un mouvement féministe déployé under his eye, pour reprendre les mots dont se servent les personnages de The Handmaid\u2019s Tale en guise de salutation.Qu\u2019est-ce qu\u2019une vraie femme?Under his eye, c\u2019est-à-dire sous le regard de Dieu.Mais le regard de Dieu, ici, s\u2019est étendu à tous les hommes, puis à tous ceux et celles qui représentent l\u2019ordre.Les femmes \u2014 celles qui sont nées avec des organes génitaux identifiés comme féminins \u2014 n\u2019existent que dans et pour son regard à lui, ce Dieu qui est partout tout le temps, incarné par les commandeurs, policiers, médecins, chauffeurs, gardes de sécurité innombrables armés jusqu\u2019aux dents.Autant d\u2019hommes qui portent l\u2019uniforme d\u2019une autorité sombre et cagoulée, à l\u2019image des véhicules noirs banalisés qui servent à l\u2019enlèvement des dissidents.Les femmes, elles, sont reléguées à une de ces quatre catégories : les épouses des commandeurs, leurs servantes, leurs mères porteuses et les « tantes » chargées de former et de surveiller ces dernières.Dans un monde où la stérilité prédomine, les femmes susceptibles de pouvoir porter et mettre au monde un enfant en santé sont les seules à être considérées comme de vraies femmes.Vêtues de rouge, elles forment une caste utérine au service des femmes en vert, épouses stériles des hauts dirigeants d\u2019un gouvernement ultrachrétien et meurtrier.Blessed be the fruit, dit-on aussi pour saluer.Ce à quoi on répond : May the Lord open.Que Dieu leur ouvre les jambes.Que Dieu, via les commandeurs, les ensemence.Dans l\u2019univers de Gilead inventé par Atwood, les femmes n\u2019ont plus de voix.Elles ne sont que fonction.Elles sont réduites à leur nature, elles ne sont bonnes qu\u2019à servir et à être violées.Signalant le retour à un mode de fonctionnement archaïque, la force de la télésérie réside dans le dispositif du flash-back qui montre de quelle façon les choses ont basculé.Rien ne change instantanément, dit l\u2019héroïne.Les choses arrivent progressivement, et ça commence, dans ce cas-c i , avec la place des femmes.Fermer leurs comptes bancaires.Les mettre à pied.Leur interdire le monde extérieur.On entend les personnages s\u2019insurger.Ce n\u2019est pas possible, ils n\u2019ont pas le droit ! Des groupes de résistance sont formés, une manifestation a lieu, et alors qu\u2019on crie des slogans, le corps policier d\u2019abord immobile se met tout à coup à tirer.Des corps tombent.Le sang gicle.Mais les arbres sont verts, les jardins sont en fleurs, et il continue à faire soleil.Voilà ce que la télésérie nous rappelle : les choses changent en pleine lumière.Comment on élimine ouvertement les femmes en refusant leur présence au sein des institutions.Comment on fait mine d\u2019oublier de les représenter.C\u2019est ainsi que ça commence et que sans cesse ça continue.La non-mixité masculine, l\u2019absence de parité ne sont que la version light d\u2019une absence qu\u2019on peut facilement imaginer comme programmée.L\u2019exclusion (entre autres) de celles qui vivent en tant que femmes, dans cette société, correspond à faire de l\u2019existence de certains humains une maladie préexistante.C\u2019est leur vie elle-même, leur anatomie et ce qu\u2019elles sont susceptibles de subir suivant les rapports de pouvoir existants dans notre société qui en font des êtres dont on ne veut pas assurer la santé.The Handmaid\u2019s Tale nous propose de lire notre monde actuel comme un monde où l\u2019avenir est déjà semé.Un avenir duquel personne ne sortira gagnant.Nolite te bastardes carborundorum, peut-on entendre dans la série, soit Don\u2019t let the bastards grind you down, ou Ne laisse pas ces salauds t\u2019écraser.Être une femme, une maladie préexistante ?C BRAVO Dans l\u2019univers de Gilead inventé par Atwood dans The Handmaid\u2019s Tale, les femmes n\u2019ont plus de voix.Elles ne sont que fonction.L A ISTOCK Les enfants sont ballottés d\u2019art en art, de prof en prof, parfois avec des spécialistes ou des titulaires de classe. L E D E V O I R , L E J E U D I 1 1 M A I 2 0 1 7 A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par courriel publicite@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3452 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Par courriel petitesannonce@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S listes puisqu\u2019ils correspondent aux estimations avancées pour d\u2019autres régions de l\u2019Amérique du Nord», ont souligné les auteures d\u2019un rapport d\u2019analyse de la situation des milieux humides au Québec, Stéphanie Pellerin (Université de Montréal) et Monique Poulin (Université Laval).La super ficie totale de milieux humides s\u2019élève aujourd\u2019hui à 189 593 km2, soit 12,5 % du territoire québécois.Cette proportion baisse à 9,5 % du territoire dans les basses terres du Saint-Laurent.En milieu riverain, les tourbières agissent à titre de zone tampon lors de la fonte des neiges ou encore de pluies abondantes, puisqu\u2019elles absorbent les surplus d\u2019eau avant de les laisser, par la suite, lentement s\u2019écouler.« Les milieux humides ont un rôle de gestion de l\u2019eau à partir de l\u2019amont vers l\u2019aval.Donc, plus tu retiens de l\u2019eau dans ton paysage, moins elle va arriver vite dans la plaine inondable.Mais c\u2019est sûr que, quand les phénomènes s\u2019alignent avec un hiver avec beaucoup de neige, des précipitations importantes, une fonte qui s\u2019accélère\u2026 eh bien, on se retrouve avec la situation actuelle », a fait valoir le directeur de Canards illimités Canada, Bernard Filion, lors de l\u2019étude du projet de loi 132 à l\u2019Assemblée nationale, mercredi.Il a accusé le ministère de l\u2019Agriculture de complicité dans la destruction des berges du fleuve Saint-Laurent et de ses affluents en drainant des eaux.«Les conséquences de ces travaux de cours d\u2019eau furent d\u2019augmenter sensiblement la densité des cours d\u2019eau sur le territoire, d\u2019augmenter la capacité de transport et d\u2019évacuation de l\u2019eau et, par le fait même, d\u2019augmenter la capacité de transpor t des sédiments, a expliqué M.Filion.Mais il faut tout de même se rappeler et prendre acte que les paysages de la vallée du Saint-Laurent ont été fortement perturbés, qu\u2019ils connaissent toujours des pressions et que c\u2019est la réalité avec laquelle nous devons composer.» Le projet de loi concernant la conservation des milieux humides et hydriques pose le principe «d\u2019aucune perte nette de milieux humides et hydriques».Il prévoit notamment « la possibilité d\u2019exiger, pour certains types d\u2019intervention dans des milieux humides et hydriques, une compensation comme condition à la délivrance d\u2019une autorisation lorsqu\u2019il n\u2019est pas possible d\u2019éviter, de réduire ou d\u2019atténuer l\u2019atteinte aux milieux».Ces « compensations» seraient versées au Fonds de protection de l\u2019environnement et du domaine hydrique de l\u2019État afin de financer des programmes de restauration et de création de milieux humides et hydriques.Par ailleurs, le projet de loi 132 octroie au ministre de l\u2019Environnement la possibilité de « conserv[er] à titre d\u2019aire protégée» ou de frapper d\u2019« une autre mesure de conservation » des milieux se distinguant par leur intégrité, leur rareté ou encore leur superficie.Le représentant de Canards illimités s\u2019explique mal pourquoi des dizaines de milliers de Québécois élisent domicile dans une zone inondable, même dite «de récurrence 100 ans».«Les gens ne réalisent pas ou ne comprennent pas ce que ça veut dire : une récurrence centenaire, c\u2019est une chance sur cent qu\u2019un phénomène se produise, mais il peut se produire trois ans d\u2019af filée», a-t-il lancé en commission parlementaire.L\u2019Association des professionnels de la construction et de l \u2019habitation du Québec (APCHQ) «accueille positivement » le projet de loi 132 .« On pourrait [supposer] que les constructeurs de maisons neuves sont réfractaires au présent projet, car il crée une barrière possible à la construction résidentielle, mais je tiens à vous préciser que l\u2019APCHQ [\u2026] invite les parlementaires à l\u2019adopter\u2026 en intégrant bien sûr nos recommandations», a indiqué l\u2019entrepreneur en construction Stephen Boutin.Le ministre de l\u2019Environnement, David Heur- tel, s\u2019en est réjoui.«De voir que sur les principes, aujourd\u2019hui, on a Canards illimités et l\u2019APCHQ du même côté, c\u2019est quand même quelque chose d\u2019intéressant à souligner», a-t-il fait valoir.M.Boutin a profité de son passage en commission parlementaire pour «partager [les] pensées et offrir [le] soutien [des membres de l\u2019APCHQ] aux nombreuses personnes affectées par les inondations».«C\u2019est un sujet d\u2019actualité, il faudra du courage et de la résilience pour surmonter une telle épreuve.Nous sommes de plein cœur avec eux», a- t-il déclaré aux membres de la Commission des transports et de l\u2019environnement.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 INONDATIONS pays se discute généralement dans la langue nationale », fait valoir Vincent Larivière, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les transformations de la communication savante à l\u2019Université de Montréal.Peut-être aussi que « la forte notoriété des auteurs français et francophones en littérature, en histoire et en sociologie fait aussi en sorte que les chercheurs de ces disciplines ressentent moins la nécessité de publier en anglais », ajoute Jean Paul de Gaudemar, recteur de l\u2019AUF.Mais, chose certaine, « un jeune chercheur aujourd\u2019hui qui veut se faire connaître et faire connaître ses travaux est incité à publier en anglais en raison du facteur d\u2019impact des revues anglophones qui est trois ou quatre fois plus élevé que celui des revues francophones », explique M.Gaudemar.Le facteur d\u2019impact d\u2019une revue ou d\u2019un article est déterminé par le nombre de fois que cette revue ou cet article ont été cités par d\u2019autres chercheurs.Cet indicateur est au- jourd\u2019hui un des principaux critères d\u2019évaluation de la recherche.«En ce moment, publier en anglais est vecteur d\u2019une plus grande visibilité internationale, et c\u2019est ce type de capital symbolique qui est recherché par les universités et les organismes subven- tionnaires qui poussent à publier en anglais même dans les disciplines de sciences humaines et sociales, souligne Vincent Larivière qui déplore cette situation en raison de l\u2019iniquité qu\u2019elle entraîne.Lors des congrès, il est plus dif fi- cile pour un chercheur chinois, par exemple, d\u2019avoir l\u2019air aussi intelligent qu\u2019il l\u2019est en réalité en raison de son accent.De plus, les chercheurs francophones se font souvent demander d\u2019améliorer l\u2019anglais des manuscrits qu\u2019ils soumettent pour publication à des revues de langue anglaise.Plusieurs étapes supplémentaires sont donc imposées à ceux qui ne maîtrisent pas parfaitement l\u2019anglais parlé et écrit.» Solutions Pour renverser la vapeur, il faudrait « multiplier les soutiens de publication en français, créer de grandes revues françaises, mais c\u2019est très lourd et très coûteux», croit M.Gaudemar.Plus modestement, l\u2019AUF a lancé un projet visant à atténuer le préjugé linguistique favorable à l\u2019anglais des grandes bases de données, telles que Google Scholar, Scopus et Web of Science, qui recensent les articles et les livres scientifiques ainsi que les thèses universitaires produits à travers le monde.Ces grandes bases de données presque exclusivement anglophones, que les chercheurs consultent pour trouver les références reliées à leur sujet, qu\u2019ils citent ensuite dans leurs propres publications, défavorisent les publications francophones, qui n\u2019y sont à peu près pas présentes.Ces banques de données réduisent donc grandement le facteur d\u2019impact des articles publiés en français.«Pour être cité, il faut être répertorié, référencé quelque part.C\u2019est pourquoi nous avons décidé de créer une banque de données répertoriant des articles francophones», indique M.Gaudemar.L\u2019AUF a pris comme point de départ Érudit, qui est le premier diffuseur de ressources francophones en sciences humaines et sociales d\u2019Amérique du Nord.Géré par trois universités québécoises, Érudit donne accès à des revues savantes et culturelles, des livres, des actes, des mémoires et des thèses, ainsi que dif férents documents et données de recherche.Maintenant que le projet pilote est terminé, l\u2019AUF cherche des soutiens financiers pour passer à une plus grande échelle et ainsi fédérer Érudit avec d\u2019autres plateformes de France et de Belgique.« À plus long terme, l\u2019AUF veut agir non pas en se battant uniquement pour la langue [française] ou même pour la culture qui lui est associée, mais plutôt en montrant que dans le monde francophone, on fait des choses importantes, in- novantes qui apportent des solutions nouvelles, qui répondent aux questions du monde contemporain, affirme le recteur de l\u2019AUF.Il faut donner aux jeunes l\u2019envie de venir étudier dans un pays francophone ou de faire des études en français parce qu\u2019ils y recevront un enseignement de qualité et qu\u2019ils y décrocheront un diplôme qui leur facilitera l\u2019accès à l\u2019emploi.» Dans cette optique, l\u2019AUF s\u2019est donné pour mission d\u2019aider ses membres, soit 850 universités implantées dans 106 pays, à adopter de nouveaux outils pédagogiques, comme le numérique qui permet à la fois de s\u2019adresser à un très vaste public et d\u2019individualiser l\u2019enseignement.L\u2019AUF aidera aussi les jeunes universités à mettre sur pied des structures de recherche qui sont essentielles pour maintenir un enseignement supérieur de qualité, et à instaurer une pratique de l\u2019évaluation de leur fonctionnement et de leur gouvernance.Elle encourage aussi les nouvelles universités à «produire toute la chaîne des qualifications, y compris celle des techniciens supérieurs dont une économie en développement a absolument besoin».« C\u2019est la puissance universitaire qu\u2019on peut donner à la francophonie qui fera revenir le français.Ce n\u2019est pas une cause perdue, c\u2019est un travail de long terme, d\u2019autant que demain [la lin- gua franca] ne sera plus l\u2019anglais.Ce sera peut- être le chinois.Tout cela étant lié à l\u2019état du monde à un moment donné qui ne dure jamais longtemps», conclut-il.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 SCIENCES doit être traitée par le nouveau système.« Il est censé être capable d\u2019en prendre, mais nous, on le dit depuis le début, c\u2019est un système qui ne fonctionne pas et qui coûte très cher.Mais ça ne m\u2019étonne pas [cette histoire], ce ne sont pas les premières erreurs dont on entend parler», a déclaré Jean-Sébastien Boudreault, président de l\u2019Association québécoise des avocats en droit de l\u2019immigration.Une tache au dossier En 2009, juste avant que le visa soit exigé pour les ressortissants mexicains, Guadalupe Vazquez était venue pour la première fois au Canada rendre visite à son fils, à sa belle-fille et à leurs deux enfants, qui venaient d\u2019arriver au pays comme immigrants.Comme elle souhaitait rester auprès d\u2019eux et immigrer au Canada, un «pseudo-avocat» en immigration \u2014 selon ce qu\u2019a découvert Grecia par la suite \u2014 a maladroitement conseillé que la dame dépose une demande d\u2019asile, qui avait pourtant très peu de chances d\u2019être acceptée.Cette requête a en effet été refusée au début de 2011 et Mme Vazquez a fait l\u2019objet d\u2019une mesure de renvoi.Ce même consultant lui a ensuite conseillé de déposer une demande de résidence pour motifs humanitaires, l\u2019informant que, ce faisant, elle n\u2019avait pas besoin de se présenter à l \u2019aéropor t au jour J de son renvoi .« Nous avons fait confiance à quelqu\u2019un qui sait jouer avec les mots.Et nous n\u2019avons jamais validé la véracité de ses propos.C\u2019est notre erreur », raconte Grecia Esparza.Une tache au dossier de Mme Vazquez est automatiquement apparue.La grand-maman mexicaine a quitté le pays à la toute fin de 2011, lorsque son ultime recours a été rejeté, non sans avoir dépensé des milliers de dollars pour tenter de rester au Canada.« Si elle a fait l\u2019objet d\u2019une mesure de renvoi et qu\u2019elle ne s\u2019est pas présentée, et qu\u2019elle n\u2019a jamais avisé les autorités quand elle est partie, alors c\u2019est dif ficile de vérifier combien ça fait de temps qu\u2019elle est hors du pays » , ind ique Me Boudreault.Il trouve néanmoins dommage que cette dame ait acheté un billet d\u2019avion pour rien.L\u2019erreur, quelle qu\u2019elle soit, est frustrante.« Mais ça ne me surprend pas.Des erreurs gouvernementales, ça se fait partout.Sauf que, si la dame était interdite de territoire, elle est interdite de territoire.» Grecia Esparza estime que, cette fois, l\u2019erreur ne vient pas de sa famille.Tout ce que l\u2019AVE exigeait a été fourni et dûment traduit : une copie du billet aller-retour, des justifications prouvant qu\u2019elle n\u2019allait pas vouloir rester au Canada, etc.«Mon père a écrit une lettre expliquant qu\u2019elle avait déjà fait une demande d\u2019asile, et on a même donné son numéro de dossier d\u2019immigration, raconte la jeune femme.On ne pensait pas avoir de problèmes.» Ce soir-là du 19 avril dernier, voyant que grand-maman Guadalupe ne sortait pas, la famille Esparza s\u2019est inquiétée.Elle a finalement appris du personnel que leur visiteuse tant attendue était retenue aux douanes et interdite de séjour.Après moult protestations et explications, on l\u2019a finalement autorisée à voir sa famille dans un casse-croûte de l\u2019aéroport en attendant de repartir sur le prochain vol pour le Mexique.«C\u2019est surtout l\u2019humiliation qu\u2019on lui a fait vivre», lance Grecia.Elle déplore qu\u2019on ait traité sa grand-maman en « criminelle », en lui confisquant son passeport et en l\u2019escortant ensuite jusqu\u2019à ce qu\u2019elle soit assise dans l\u2019avion, prêt à décoller.« On comprend, mais c\u2019est dif ficile à vivre quand même.C\u2019est une dame de 70 ans et elle n\u2019est vraiment pas dangereuse.Elle n\u2019a commis aucun crime.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 TRANSIT PEDRO RUIZ LE DEVOIR Guadalupe Vazquez est partie du Mexique pour rendre visite à son fils, à sa belle-fille et à leurs deux enfants à Montréal.Mais elle n\u2019a jamais pu franchir les portes de l\u2019aéroport Montréal-Trudeau.Démission de la présidente de la FFQ La présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), Mélanie Sarazin, a démissionné mercredi.«Mes valeurs comme personne et comme féministe ne se retrouvent plus dans les valeurs organisationnelles de la Fédération», a-t- chesne, membre du conseil d\u2019administration représentant la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), reconnaît qu\u2019il y a une crise à la FFQ, mais elle dit du même souffle que les administratrices ne comprennent pas trop ce qui ne va pas et ce que Mme Sarazin avait à reprocher, au juste, à l\u2019organisation féministe.Le conseil d\u2019administration doit se réunir jeudi soir et pourrait alors en apprendre davantage.sur la situation au sein de l\u2019organisation.Le Devoir elle écrit dans un communiqué diffusé en après-midi.«La FFQ reproduit et entretient des modèles et des façons de faire qui contribuent, à mon sens, à maintenir ce contre quoi je lutte quotidiennement et est contraire à qui je suis.» Les membres du conseil d\u2019administration de la FFQ ont pris acte de la démission de la présidente et annoncé la tenue d\u2019une rencontre d\u2019urgence au cours de la semaine.Mélanie Sarazin était présidente de la FFQ depuis 2015.Elle avait succédé à Alexa Conradi.Diane Cour- "]
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