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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2017-04-29, Collections de BAnQ.

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[" A N N A B E L L E C A I L L O U à Split A vec ses 6200 kilomètres de côtes et ses 1244 îles et îlots, la région de la Dalmatie gagne en popularité auprès des voyageurs depuis quelques années.Entourée par la mer Adria- tique et accueillant les ruines romaines du palais Dioclétien inscrit au Patrimoine mondial de l\u2019UNESCO, Split est la destination préférée des touristes après Dubrovnik.Son cadre idyllique n\u2019est plus un secret pour personne : une mer bleue cristalline, une vue sur la chaîne de montagnes des Alpes dinariques, un climat méditerranéen avec des températures clémentes, de longues plages de galets blancs et une vie nocturne très animée.Mais Split représente surtout un bijou architectural et patrimonial attirant autant les mordus d\u2019histoire que les visiteurs de passage.En se baladant dans les rues de la vieille ville, croisant ici et là de grandes places animées, des églises de pierres blanches et de gigantesques colonnes de granit, les voyageurs se trouvent en réalité dans l\u2019ancien palais de l\u2019empereur Dioclétien.C\u2019est l\u2019un des plus importants vestiges romains à travers le monde, qui s\u2019étend sur tout un quartier de Split complètement piétonnier.Constr uit entre la fin du IIIe siècle et le début du IVe, le palais de 38 000 mètres carrés constituait la résidence principale de l\u2019empereur.« Au nord, on retrouvait les entrepôts, les ateliers, les logements des soldats et des serviteurs.La partie sud était réservée aux appartements de l\u2019empereur : salle à manger, bibliothèque, chambres et lieux de culte », explique Ivica Juric, guide touristique de Split depuis deux ans.Bien que le palais ait partiellement été détruit par les barbares au XIIe siècle, de nombreux éléments sont restés intacts.La vieille ville s\u2019est même développée à partir de cette forteresse pour mélanger de façon harmonieuse vestiges du passé et modernité du XXIe siècle.Les appartements du palais se sont ainsi transformés en habitations, le temple et le mausolée ont été convertis en église et en cathédrale, tandis que petits cafés, restaurants et boutiques ont envahi l\u2019enceinte du palais.«Difficile de savoir si le palais se trouve dans la ville ou si la ville est dans le palais», lance Ivica Juric.Pour y entrer, il faut d\u2019abord trouver l\u2019une des quatre gran - des portes situées aux quatre points cardinaux.Une fois à l\u2019intérieur commence une promenade dans un labyrinthe à échelle humaine, tantôt à ciel ouver t, tantôt fermé, agrémenté de nombreuses mar - ches, de ruelles étroites cachant des cafés, des restaurants et des magasins.Chaque jour, les pas des visiteurs glissent sur les pavés blancs ; il suf fit de quelques heures pour faire le tour du palais et retrouver facilement son chemin.Certains se laissent emporter par les chants a cappella de voix d\u2019hommes qui résonnent entre les murs.«C\u2019est la Klapa, la musique traditionnelle de Croatie ; ça parle sur tout d\u2019a - mour, de la patrie et de la mer sur une touche de nostalgie », précise le guide touristique.La Klapa fait notamment partie du Patrimoine culturel immatériel de l \u2019UNESCO depuis 2012.En rejoignant le groupe de chanteurs, impossible de manquer la place publique principale : le Péristyle du palais Dio- clétien.Il s\u2019agit d\u2019une cour à ciel ouvert de 35 mètres sur 13 offrant un spectacle architectural : des monuments et des bâtiments de plusieurs styles et d\u2019époques bien différentes s\u2019y côtoient.La place est bordée de gigantesques colonnes de granit datant de l\u2019Antiquité.Elles supportent des arcades ornées de fresques derrière lesquelles se trouve la cathédrale de Saint-Domnius, construite au Moyen Âge.Partir Fêter ou pas?La chronique de Carolyne Parent Page D 4 Le coin horticole La ruelle verte, espace de rencontre et de biodiversité Page D 6 C A H I E R D \u203a L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 9 E T D I M A N C H E 3 0 A V R I L 2 0 1 7 Si les villes européennes ont pour habitude de multiplier les musées pour raconter leur histoire, Split ne compte que quelques petites galeries d\u2019art, le musée archéologique et le musée ethnologique.L\u2019histoire de cette ville croate est plutôt imprégnée dans son architecture et son organisation urbaine.Après tout, pourquoi se souvenir du passé dans un seul musée lorsqu\u2019on peut y consacrer tout un quartier ?TOURISME CROATIE L\u2019esprit de Split Un bijou architectural et patrimonial attirant mordus d\u2019histoire et visiteurs de passage PHOTOS ANNABELLE CAILLOU LE DEVOIR La ville de Split est un labyrinthe à échelle humaine, tantôt à ciel ouvert, tantôt fermé, agrémenté de nombreuses marches et de ruelles étroites.Au marché de fruits et légumes, le Pazar, on s\u2019échange des recettes pour préparer épinards, choux- fleurs et blettes, légumes phares de la région.L\u2019ancienne mairie a été transformée en un café, le Luxor, dont la terrasse n\u2019est autre que les marches du Péristyle.VOIR PAGE D 3 : CROATIE Le Péristyle du palais Dioclétien est une cour à ciel ouvert offrant un spectacle architectural : s\u2019y côtoient des monuments et des bâtiments de plusieurs styles et d\u2019époques bien différentes C L A U D E L É V E S Q U E à Tuckerman Ravine On a l\u2019impression de découvrir un coin des Rocheuses égaré dans les Appalaches, même si ce faux glacier d\u2019une blancheur éblouissante rend l\u2019âme fin juillet pour renaître vers octobre.Entre la mi-avril et la mi-juin, les fanatiques convergent par milliers sur le versant oriental du mont Washington, dans le New Hampshire.Tuckerman Ravine prend alors l\u2019allure d\u2019un lieu de pèlerinage.Cette année, l\u2019enneigement dans les montagnes Blanches dépasse tout ce qu\u2019on a pu voir depuis des lustres.La saison s\u2019annonce donc prometteuse.D\u2019accord, il faut être un peu maniaque pour se taper quatre kilomètres de sentier et un dénivelé de 555 mètres avant de pouvoir déposer une partie de son barda dans un refuge on ne peut plus rustique.D\u2019autant qu\u2019il faut ensuite compter une autre demi-heure pour se hisser jusqu\u2019au principal «domaine skiable».Le «ravin», que ne dessert aucune remontée mécanique, est fréquenté par des adeptes du sport extrême, des écolos d\u2019âge respectable et de la jeune génération, des familles et plusieurs chiens.Les « pistes », simplement délimitées par d\u2019énormes rochers, sont toutes très raides et peuvent devenir extrêmement rapides quand la neige est de type gros sel, un peu moins quand on a affaire à de la purée de pommes de terre.Il y a deux ans, il était encore possible, à la mimai, de skier du sommet de la montagne (1971 mètres) jusqu\u2019au pied du «ravin», et même de dévaler ensuite une bonne partie de la piste qui descend jusqu\u2019à la route à travers la forêt.L\u2019an dernier, il restait moins de neige à la mi- avril qu\u2019en mai de l\u2019année précédente.La faute à ce coquin d\u2019El Niño.À mon arrivée à l\u2019accueil, j\u2019ai même demandé s\u2019il était encore possible de skier.La préposée m\u2019a répondu : «Bien sûr que oui, à condition de choisir ses endroits.» Le matin même, elle était allée faire quelques descentes sur sa planche avant de regagner la vallée pour travailler ! La jeune femme a dit cela en toute simplicité, sans la moindre vantardise.Le mont Washington est situé à moins de quatre heures de route de Montréal.On y entend l\u2019accent québécois.Mais nos voisins du Sud sont quand même les plus nombreux à s\u2019y rendre, comme ce sympathique couple venu de Syracuse, dans l\u2019État de New York, qui se tape une journée de voiture, dans chaque direction, presque chaque printemps.On déplore chaque année plusieurs décès sur la montagne.En hiver, le danger vient des avalanches, qui peuvent être massives.Au printemps, comme l\u2019indiquent les panneaux installés à l\u2019entrée de la piste, des blocs de glace et de neige «gros comme des automobiles » peuvent se détacher de la paroi du ravin.Il faut aussi se méfier des crevasses.Il y a deux ans, j\u2019ai vu des secouristes s\u2019affairer pendant des heures pour sauver un jeune homme qui était tombé dans un de ces trous, dans lequel coulait une eau glacée et dont il n\u2019arrivait pas à sortir.On est intervenu à temps et on m\u2019a dit qu\u2019il prenait sa mésaventure en riant.La région des montagnes Blan - ches compte de nombreuses auberges, grandes et petites, mais la plupart sont fermées au printemps, considéré comme la basse saison.Si on ne veut pas commencer l\u2019ascension sitôt descendu de voiture, une solution intéressante consiste à passer la nuit au John Dodge Lodge, un établissement exploité par l\u2019Appalachian Mountain Club.Ce n\u2019est pas le grand luxe, mais on y trouve un certain confort et une belle bibliothèque remplie de bouquins sur les montagnes.Collaboration spéciale Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 9 E T D I M A N C H E 3 0 A V R I L 2 0 1 7 P L A I S I R S D 2 En hiver sur ces pistes, le danger vient des avalanches, qui peuvent être massives.Au printemps, comme l\u2019indiquent les panneaux installés à l\u2019entrée de la piste, des blocs de glace et de neige « gros comme des automobiles» peuvent se détacher de la paroi du ravin.MONTAGNE Voyages Symone Brouty 1 800 650-0424 www.voyagesbrouty.com Pour des voyages pas comme les autres ! 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Du haut de son clocher, la vue sur la ville est incroyable.Parmi les colonnes se cache un sphinx égyptien vieux de 3500 ans, très bien conservé.Sur un autre côté du Péristyle s\u2019érige le palais Grigono-Cipci, qui remonte quant à lui à la Renaissance.Mais cette place est bien plus qu\u2019un trésor patrimonial.L\u2019ancienne mairie qui borde l\u2019un de ses côtés a été transformée, il y a une dizaine d\u2019années, en un café, le Luxor.La terrasse?Ce sont les marches du Péristyle, recouvertes d\u2019un coussin pour s\u2019asseoir confortablement et de planches de bois en guise de tables.On vient y prendre un café le matin pour profiter des rayons du soleil qui traversent les colonnes.La nuit tombée, on y boit un verre en écoutant un artiste, différent chaque soir.Certains couples s\u2019aventurent même à improviser des pas de danse au son de douces mélodies, tandis que d\u2019autres poussent quelques notes pour accompagner le chanteur.Une façon de permettre aux Splitois et aux touristes de s\u2019approprier le patrimoine antique de la ville.Si on tend l\u2019oreille, il est possible d\u2019entendre l\u2019animation venant du marché de fruits et légumes, le Pazar, à quelques pas du Péristyle, en sortant par la porte d\u2019Argent à l\u2019est du palais.Ouvert tous les jours jusqu\u2019à 13 h, ce marché fait partie intégrante de la vie quotidienne des Splitois.Les marchands y vendent légumes, fruits, noix, charcuteries, huiles d\u2019olive et fromages du pays.Ce qu\u2019on y déniche à petits prix est aussi fascinant que le spectacle qui se déroule sous nos yeux: des locaux marchandent longuement en croate, tandis que d\u2019autres s\u2019échangent des recettes pour préparer épinards, choux-fleurs et blettes, légumes phares de la région.C\u2019est le lieu idéal pour se mêler aux habitants, bien qu\u2019il soit difficile de communiquer avec eux sans parler le croate.Oubliez la langue « universelle » de Shakespeare et tentez plutôt le langage des si gnes ; les marchands y sont habitués.À l\u2019opposé, du côté ouest, il existe aussi un marché de poissons frais : picarels, sardines, maquereaux, loups de mer, homards, crustacés\u2026 Du côté sud, la por te de Bronze ouvre sur la baie et mène directement sur la Riva, une grande avenue piétonne, noire de monde du matin au soir.Elle propose une balade qui longe le bord de mer semé de palmiers.Cer tains ar tisans s\u2019y installent pour vendre leurs œuvres, tandis que les cafés investissent ses terrasses.Au-delà des murailles, le charme ne s\u2019estompe pas.Depuis les hauteurs du parc Mar- jan \u2014 qui se prononce Marianne \u2014, la vue sur la ville est magnifique.Il est possible de distinguer parfaitement le palais Dioclétien, la Riva, le port, la cathédrale.Au loin, les montagnes d\u2019un côté et la mer d\u2019un bleu perçant de l\u2019autre, sur laquelle arrivent et partent sans cesse les ferrys vers les îles.La balade sur la colline, lon - gue de 3,5 kilomètres, large de 1,5 kilomètre et haute de 178 mètres, permet de souffler un peu et d\u2019échapper aux bruits de la ville.Un moment de calme bienvenu pour profiter de la végétation variée, du chant des cigales et des oiseaux, et pour s\u2019enivrer de l\u2019odeur des pins et de la mer.Prenez donc un rafraîchissement au café Vidilica, en haut de la colline, qui offre un panorama unique sur Split au coucher du soleil.Depuis la fin des années 1990, la Croatie ne cesse d\u2019attirer les voyageurs.Rappelons qu\u2019il a fallu attendre l\u2019é - clatement de l\u2019ex-Yougoslavie ainsi que la fin de la guer re civile qui a fortement touché cette partie de l\u2019Europe pour que les touristes commencent à envisager de découvrir ce pays.En 2016, la Croatie a accueilli pas moins de 13,8 millions de visiteurs étrangers, indique le site officiel du tourisme.Durant la haute saison, les voyageurs affluent surtout sur la côte Adria- tique, propice à la baignade.À Split, les bateaux de croisière débarquent de nombreux touristes pour la journée.Un succès qui peut affecter le plaisir de la visite pour certains, et le quotidien pour d\u2019autres.« L\u2019été, c\u2019est par fois dif fi- cile de faire traverser l\u2019une des places par un petit groupe tellement il y a de monde, témoigne Ivica Juric.Le tourisme est la première source de richesse ici\u2026 malheureusement.» Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 9 E T D I M A N C H E 3 0 A V R I L 2 0 1 7 P L A I S I R S D 3 Depuis la fin des années 1990, la Croatie ne cesse d\u2019attirer les voyageurs.Rappelons qu\u2019il a fallu attendre l\u2019éclatement de l\u2019ex-Yougoslavie ainsi que la fin de la guer re civile, qui a fortement touché cette partie de l\u2019Europe, pour que les touristes commencent à envisager de découvrir ce pays.TOURISME Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com HÉBERGEMENTS EN RÉGION BONS PLANS / ESCAPADES QUÉBEC DITES-LUI MERCI EN L\u2019INVITANT À L\u2019HÔTEL MANOIR VICTORIA ! 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Que ce soit pour un romantique souper ou pour le brunch du samedi ou dimanche, elle vous sera reconnaissante de lui faire découvrir les saveurs uniques de la cuisine nordique dans une belle ambiance décontractée.Comblez son besoin de détente avec un soin santé-beauté au SPA du Manoir, une belle occasion de faire l\u2019expérience du massage boréal.Profitez d\u2019avantageux rabais en ligne pour les séjours de deux nuits et plus et découvrez d\u2019intéressants forfaits alliant Gastronomie et Détente.À partir de 155$ par nuit, en occupation double, plus taxes applicables Pour plus de détails, visitez notre site internet : www.manoir-victoria.com 1-800-463-6283 HÔTEL MANOIR VICTORIA VIEUX-QUÉBEC SUITE DE LA PAGE D 1 CROATIE PHOTOS ANNABELLE CAILLOU LE DEVOIR Depuis les hauteurs du parc Marjan, la vue sur la ville de Split est incroyable, et encore plus au coucher du soleil.L\u2019île de Hvar, coupée du monde De passage à Split, impossible de ne pas réserver au moins une journée pour se rendre sur l\u2019une des îles proches de la côte.Parmi les plus courues, BracHvar et Vis offrent de spectaculaires paysages montagneux et une atmosphère favorable à la détente et à la baignade.Très (voire trop) populaire en plein été, l\u2019île de Hvar nous a semblé la destination idéale pour un mois d\u2019avril ensoleillé.À peine deux heures de traversier et vous voilà sur une île paradisiaque, coupée du monde.En haut de la forteresse, la vue est digne d\u2019une carte postale : des maisons en pierre aux toits rouges, des montagnes en arrière-plan, des champs d\u2019oliviers et de vignes un peu plus loin, et la mer turquoise à perte de vue.La forteresse Fortica, qui domine la ville de Hvar, of fre un panorama incomparable sur le reste de l\u2019île.Promenade dans le parc national Krka Bien que Split possède un grand parc, certains rechercheront davantage de nature et de grands espaces pendant leur séjour.À une heure de la ville se trouve le parc national Krka.Il s\u2019étend autour de grandes cascades creusées par la rivière du même nom.Une balade d\u2019une heure vous emmène dans la forêt entre cascades, marécages et ruisseaux.On y trouve pas moins de 800 variétés de plantes et 200 espèces d\u2019oiseaux.Sans oublier les poissons et les bactériens que l\u2019on croise en chemin.Pour finir la promenade, rien de mieux qu\u2019un petit plongeon dans le bassin des chutes de Skradinski.En vrac Dormir.Chez l\u2019habitant, ça reste la meilleure façon de découvrir Split.Il existe de nombreux logements situés dans le centre-ville et la vieille ville, disponibles sur Airbnb à des prix avantageux.Airbnb.ca Manger.Le restaurant Buffet Fife, proche du port, au bas de la colline Marjan, est une adresse à ne pas manquer.On y propose des mets typiquement croates, c\u2019est-à-dire une cuisine méditerranéenne avec une influence des Balkans.Le tout est très copieux et à un coût très abordable.À essayer : la salata od hobotnicea (salade de poulpe), les sarmas (choux farcis) ou encore les pržene lignje (calmars frits).facebook.com/buffet fife/?rf=347082702084634 Transport.Pour ne pas s\u2019encombrer d\u2019une voiture, prendre le bus est un moyen fiable, efficace et vraiment pas cher pour se déplacer dans les environs.Des ferrys vous emmènent tous les jours sur les îles près de la côte.bus croatia.com/bus-station-split Au fil des années, le palais Dioclétien a été transformé en habitations.À droite : construit entre la fin du IIIe et le début du IVe siècle, le palais de 38 000 mètres carrés constituait la résidence principale de l\u2019empereur.La chaîne de montagnes des Alpes dinariques ajoute du charme à la ville croate. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 9 E T D I M A N C H E 3 0 A V R I L 2 0 1 7 P L A I S I R S D 4 Le maire d\u2019Ottawa, Jim Watson, estime que le 150e de la Confédération vaudra à sa ville, épicentre des festivités, 1,75 million de touristes en sus des 7 à 8 millions annuels.Elle a été virée sens dessus dessous pour accueillir la visite\u2026 Nous n\u2019avons pas le monopole des cônes orange! PARTIR Mots-croisés du samedi Horizontalement Verticalement I II III IV V VI VII VIII IX X Solution du n° 346 Horizontalement I.Porte-malheur.II.Idéalisées.III.Nymphe.Supin.IV.Asie.Litrons.V.Is.Tr .Satire.VI.Lectorat.Rai.VII.Lève-tôt.Os.VIII.Sosies.An.IX.Uni.Resserre.X.Refusé.Trucs.Verticalement 1.Pinailleur.2.Odyssée.Ne.3.Rémi.Cv.If.4.Tapettes.5.Elh.Rotors.6.Miel.Rosée.7.As.Isatis.8.Lestât.Est.9.Heurt.Oser.10.Espoirs.Ru.11.Inra.Arc.12.Renseignés.Philippe Dupuis 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1 1 12 MOTS CROISÉS PROBLÈME N° 347 1.Inspira Perrault et Prokofiev.2.Instrument à vent.Accord.3.Refuge en cas de crise.Maître au barreau, maîtresse chez elle.4.Balances et font des salades.5.A rendre.Chez Edouard.Creuse au passage.6.Cours alsacien.S\u2019est révolté contre les romains.7.Gaz d\u2019éclairage.Joli coup sur le court.8.Physicien bien au courant.9.Pour frapper un bon coup.Attaché à l\u2019ensemble.10.Puisée à la source.Personnel.11.Bas de gamme.Marche dans l\u2019ombre.12.Mises en boîtes pour assurer leurs changements.I.Agent de liaison.II.Fin brutale qui laisse beaucoup à ramasser.III.Jeune propos.Mélodique mais monotone.IV.A beaucoup de mal à arriver jusqu\u2019à l\u2019Atlantique.Négation.Devenu Rsa.V.Fixiez solidement.Information à prendre avec des pincettes.VI.Complètement recouvert.A protégé Zeus et Athéna.VII.Fermé.Donné avant exécution.Cries comme une bête.VIII.Renfort dans les affaires.Lettres d\u2019un message.IX.Service à rendre.Supprimé.Mouvement sur le bâtiment.X.Faiseur d\u2019images.Un peu secoués.Philippe Dupuis est également l\u2019auteur des mots-croisés du Monde Le Women in Travel Summit 2018 à Québec Québec sera la première destination internationale pour le Women in Travel Summit (WITS), du 4 au 6 mai 2018, alors que la Vieille Capitale accueillera plus de 400 participantes, des membres et femmes influentes de l\u2019industrie du voyage de l\u2019Amérique du Nord et d\u2019ailleurs.Wanderful, la communauté internationale de voyageuses à l\u2019origine du WITS, s\u2019est associé à l\u2019Office du tourisme de Québec et à Destination Canada pour l\u2019événement.Le WITS 2018 se tiendra au Fairmont Le Château Frontenac.witsummit.com Le Devoir I l s\u2019en trouve toujours pour bouder les célébrations, qu\u2019il s\u2019agisse de la fête du beau-frère ou celle de Noël.Mais vous, n\u2019avez-vous pas hâte de voir, le mois prochain, l\u2019illumination du pont Jacques- Cartier qui deviendra, je l\u2019espère, l\u2019icône touristique dont Montréal a tant besoin ?Les nouveaux tableaux de Cité Mémoire, la colossale installation vidéographique signée Michel Pilon et Victor Lemieux, avec Michel Marc Bouchard, qui fait parler jusqu\u2019aux pavés du Vieux-Montréal ?Le for t de Ville-Marie, le nouveau pavillon du musée Pointe-à-Cal- lière ?Sans oublier Avudo sur fond de fleuve, dans le Vieux- Port ?Moi, ouiii ! Et si je ne brandirai pas davantage que par le passé un drapeau canadien le 1er juillet prochain, j\u2019irai certainement faire un tour à Ottawa dès l\u2019arrivée des beaux jours.Je ne serai d\u2019ailleurs pas la seule.Le maire de la capitale fédérale, Jim Watson, estime que le 150e anniversaire de la Confédération vaudra à sa ville, épicentre des festivités, 1,75 million de touristes en sus de ses 7 à 8 millions annuels.Je les lui souhaite, vu qu\u2019Ottawa a été virée sens dessus dessous et habillée d\u2019échafaudages pendant des mois afin d\u2019accueillir en beauté la visite\u2026 Non, nous n\u2019avons pas le monopole des cônes orange! Dans le rétroviseur Que sont les fêtes et les commémorations sinon des jalons de notre histoire personnelle et collective?Lors d\u2019une célébration, on marque une pause, on regarde derrière soi et on prend la pleine mesure du chemin parcouru, de nos victoires, de nos défaites et de tout ce qui nous reste à accomplir, si ce n\u2019est déjà fait, pour se réaliser comme individu ou société.Je ne me souviens pas d\u2019Expo 67, mais je sais tout de même que pour mes parents, cela signifiait un Québec de tous les possibles.Un demi- siècle plus tard, où en sommes-nous ?Force est de constater qu\u2019on rêve moins grand.Aux musées McCord et Stewar t, deux expositions commémoratives nous tendent chacune un rétroviseur.Qu\u2019ils nous donnent donc un petit élan pour mieux aller de l\u2019avant\u2026 De passage dans la capitale fédérale au début du mois, j\u2019ai rencontré Guy Laflamme, le directeur général d\u2019Ottawa 2017, afin de connaître son avis sur la question des fêtes.Bien sûr, le maître d\u2019œuvre de quantité de projets d\u2019envergure dans la région de la capitale \u2014 Mosaïka et Bal de neige, entre autres \u2014 a souligné l\u2019im- por tance d\u2019événements qui cultivent la fierté collective et la cohésion sociale.Il m\u2019a parlé également de l\u2019image désuète qu\u2019on a d\u2019Ottawa.« Pour cer tains, la ville est beige et conservatrice, mais elle a bien changé», dit-il.Il en veut pour preuve le développement de ses of fres culturelle et gastronomique.«Ottawa se transforme aussi physiquement [avec la cons - truction d\u2019une ligne de train léger sur rail] et Ottawa 2017 lui donnera l\u2019image d\u2019une ville d\u2019innovation», dit-il.Nouvelles infrastructures, réfection spectaculaire d\u2019anciens équipements (on emballe présentement le très bru- taliste Centre national des arts dans des « boîtes » de verre), programmation d\u2019enfer à laquelle participent des talents d\u2019ici, ceux de Moment Factory, boom touristique, retombées économiques à l\u2019avenant : cela est juste et bon, mais c\u2019est tout autre chose que je retiens de mon échange avec le sympathique directeur.Inspiration 2017 Avant de lancer son projet de 400 pages assorti d\u2019un budget de 40 millions de dollars, Guy Laflamme a sollicité l\u2019expertise de Peter Aykroyd, l\u2019homme qui était aux commandes des célébrations du centenaire du pays.«En rencontrant le père de l\u2019acteur Dan Aykroyd \u2014 né ici, à Ottawa \u2014, un \u201c jeune homme\u201d de 95 ans, j\u2019ai réalisé que les célébrations ne servent pas tant à se remémorer le passé qu\u2019à stimuler notre imaginaire et à être une source d\u2019inspiration pour l\u2019avenir», dit-il.En épluchant la programmation d\u2019Ottawa 2017, je remar - que que le directeur général a pris bonne note de son constat.J\u2019y vois un parcours souterrain ponctué d\u2019installations hologra- phiques réalisées par Moment Factor y, qui tire profit de la construction de la station Lyon de la ligne de TLR puisqu\u2019elle en sera le théâtre! J\u2019y vois aussi La Machine, une compagnie française de théâtre monumental de rue, et ses monstres, un cheval dragon et une araignée qui pourrait bien être un gros rejeton de la Maman de Louise Bourgeois, une sculpture trônant devant le Musée des beaux- arts du Canada.J\u2019y vois encore, rue Wellington, une tablée de 1000 convives que régaleront 20 chefs canadiens, et au marché By, un Village de l\u2019inspiration constitué de conteneurs maritimes, genre de boîtes à surprises que s\u2019approprieront des ar tistes de chacune des provinces et des territoires.« De nombreux spectacles et événements sont de véritables laboratoires artistiques», dit Guy Laflamme.Comme ces danses qui se dérouleront simultanément dans plusieurs fontaines de la ville ; ces «commandos» qui auront pour mission d\u2019illuminer des parcs; ou encore ces dîners à la ferme qui seront animés par des danseurs attachés à des branches d\u2019arbre\u2026 Qu\u2019ossa donne, les commémorations festives ?À Ottawa comme à Montréal, il me semble que ça fait se lever un vent d\u2019audace, que ça met le feu aux poudres de la création, que ça accroît l\u2019attractivité d\u2019une destination et qu\u2019au passage, ça re- looke une ville.Il me semble aussi que ça nous donne rendez-vous avec le merveilleux.?Pendant ce temps, le mont Royal et l\u2019UNESCO Ainsi donc, les Amis de la montagne croient qu\u2019une inscription du parc du mont Royal au Patrimoine mondial de l\u2019UNESCO lui offrira «une protection accrue tout en contribuant à son rayonnement».En matière de rayonnement, ils ont parfaitement raison.La célèbre désignation est de facto un sceau de qualité pour le bien visé et par là même un aimant à touristes.Ce sceau s\u2019accompagne néanmoins d\u2019un risque de dégradation du site qu\u2019on souhaitait au départ protéger, vu sa fréquentation accrue.Par ailleurs, en vertu de la Convention du patrimoine mondial, la gestion des biens figurant sur la fameuse liste relève exclusivement des États qui en ont demandé l\u2019inscription.Ces derniers doivent notamment démontrer leur capacité à les préserver pour la postérité au moment même du dépôt des candidatures.En clair, UNESCO ou pas, il n\u2019en revient qu\u2019à nous de mieux aimer notre montagne.Fêter ou pas ?C A T H E R I N E F E R L A N D à Québec P our sa 5e édition, le Salon international des vins et spiritueux de Québec se déploie sur 75 000 pieds carrés, ce qui en fait le plus grand du genre dans l\u2019est du Canada.Près de 150 producteurs y font découvrir quelque 1500 vins, spiritueux et bières de partout dans le monde.Il est aussi possible de se restaurer sur place au nouveau Pavillon du goût.Plus d\u2019une soixantaine d\u2019ateliers, d\u2019animations, de démonstrations et de dégustations sont offerts ce week-end au Centre des congrès de Québec.Les régions représentées Le maître d\u2019œuvre de l\u2019événement, Vincent Lafor tune, mise gros sur cet événement qui attire des milliers de visiteurs.Parmi les régions vinicoles représentées, le Pélopon- nèse, la Rioja et le sud-ouest de Bordeaux sont en vedette.Outre les classiques dégustations, des vins prestigieux peuvent être découverts lors de classes de maître, notamment de grands crus du Portugal et des champagnes millésimés.Il s\u2019agit du seul salon au Québec qui propose l\u2019achat de bouteilles à l\u2019unité en importation privée, une façon de démocratiser l\u2019accès aux meilleurs produits.Voilà qui réjouit la sommelière Jessica Harnois, porte-parole du volet vins.Les spiritueux se font beaucoup plus présents cette année, un virage consolidé par le choix d\u2019un second porte-parole, l\u2019exubérant mixologue Patrice Plan - te, pour le volet spiritueux.On s\u2019intéressera notamment aux whiskys et aux autres eaux-de- vie raffinées.Au chapitre des nouveautés, mentionnons également le bar à sangria animé par Monsieur Cocktail, où les visiteurs pourront concocter leurs propres mélanges, ainsi que des sections consacrées à la bière et aux boissons sans alcool.Québec Exquis Alors que le salon coïncide avec le dernier week-end de l\u2019événement Québec Exquis, l\u2019organisation a particulièrement soigné le pôle gourmand.Le Pavillon du goût fait la part belle au terroir du Québec, tandis que des étudiants de l\u2019École hôtelière de Québec gèrent un comptoir de bouchées.Collaboratrice Le Devoir Un salon des vins tout en arômes BELL Rue York, à Ottawa, s\u2019installera le Village de l\u2019inspiration constitué de conteneurs maritimes, genre de boîtes à surprises que s\u2019approprieront des artistes de chacune des provinces et des territoires.CAROLYNE PARENT OTTAWA 2017 Les créatures de La Machine, une compagnie française de théâtre monumental de rue, envahiront les artères de la capitale fédérale du 26 au 30 juillet. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 9 E T D I M A N C H E 3 0 A V R I L 2 0 1 7 P L A I S I R S D 5 Certaines formes, un rond ou un cœur par exemple, demandent plus d\u2019essais-erreurs en amont, car elles doivent être ef ficaces tant pour la production que pour la consommation.Il faut que ce soit pratique, que le produit se tienne, qu\u2019il voyage bien et ne tombe pas sur la chemise blanche immaculée du lundi matin.SAVEURS Q ui a dit que les vien- noiseries se résument au croissant au torse doré et bombé, ou à la chocolatine pointant une languette chocolatée à chaque extrémité ?Bicolores, rayées, à motifs spiralés, aux garnitures fruitées\u2026 Les dernières tendances ébourif fent le café ! D\u2019abord, on s\u2019amuse avec la couleur et les superpositions de pâte qui vont créer certains motifs.Le rouge surtout, mais aussi le brun et le mauve qui ressortent le mieux.Avec d\u2019autres couleurs, comme l\u2019orange ou le jaune, la magie opère moins, voire pas du tout, car le four voit la vie en brun.La faute à qui ?À la réaction (chimique) de Mail- lard qui se produit lorsqu\u2019on cuit un aliment à une certaine température.Ensuite, il y a les garnitures.Crème pâtissière à la framboise, caramel au beurre salé, tablette de chocolat aux noisettes torréfiées, pâte d\u2019amande au cassis\u2026 Une mordée et on découvre le réseau d\u2019alvéoles où la couleur extérieure s\u2019enroule également à l\u2019intérieur.Aussi beau dedans que dehors ! Voilà pour le croissant ou la choco- latine bicolores.D\u2019autres vien- noiseries sont revisitées, surtout du côté des pliages et des formes finales : brioche chignon, fleur, feuilleté conique\u2026 Des «chocofunky» Mais revenons aux chocola- tines.Aux « chocofunky » de Mickaël Legentilhomme, cogérant pâtissier au café Maesmi, rue Masson à Montréal.Une plantureuse chocolatine bicolore au motif spiralé.Trop belle.Trop bonne.« Pour mes \u201cchocofunky\u201d, le temps de fabrication est quasi doublé par rapport à un croissant classique.Mais dans un petit commerce comme le nôtre, on peut se le permettre.Si j\u2019en vendais plus d\u2019une cinquantaine par jour, c\u2019est sûr que je réfléchirai à une autre manière de faire.» Si le boulanger-pâtissier de formation s\u2019amuse avec ses viennoiseries bien beurrées, c\u2019est aussi et sur tout parce qu\u2019il est bien entouré.En effet, trois pâtissières planchent avec lui sur la gamme de vien- noiseries et de pâtisseries dans le même espace de travail ouvert (les opérations se déroulent sous les yeux des clients).Les jeunes femmes lui préparent les bases nécessaires, comme des crèmes pâtissières ou des barres chocolatées.«Le brainstorming est très important avec les pâtissières de Maesmi pour décider d\u2019une nouvelle saveur, d\u2019une couleur, d\u2019une forme, etc.Chaque personne de l\u2019équipe apporte ses idées ou ses solutions.» Des échanges avec d\u2019autres artisans-boulangers, plus sur des points techniques (comme des astuces de cuisson selon le type de four), se font également.Et puis, il y a toutes les inspirations glanées sur la Toile.«Pour mes créations, je m\u2019inspire beaucoup de Mickaël Ches- nouard, un boulanger Meilleur ouvrier de France, ainsi que d\u2019autres personnalités du métier qui ont la chance de voyager dans le monde, de découvrir, d\u2019innover avec de nouveaux produits, de nouvelles techniques, et qui ont la gentillesse de nous les par tager.Mon rôle à moi est simplement d\u2019adapter ces techniques à ma production, aux goûts de mes clients, à la saison.» Des décadents Si l\u2019on veut sor tir des sentiers (vien- nois) battus, y consacrer un peu, voire beaucoup de temps s\u2019avère nécessaire.Savoir aussi bien s\u2019entourer pour avoir des retours constructifs et passer à autre chose dès qu\u2019on sent que le client se lasse.On repart alors au début : idée de base, jasette collective, tests, mise en comptoir.Et c\u2019est repar ti pour un tour de viennoiserie ! Les décadents de Benoît Thibault, boulanger propriétaire du commerce Les Enfarinés, à Boucherville, ont fait leur apparition dès l\u2019ouverture de la boutique en 2014.Depuis, ils y sont tous les jours.Un gros succès.Il faut dire que la version rouge avec sa rythmique de rayures et son cœur pâtissier à la framboise est visuellement et gusta- tivement une réussite.«La méthode est assez simple, mais si on ne vous l\u2019a pas montrée, on peut chercher longtemps! » Une superposition de couches de pâte à croissant.Une blanche, une colorée.Tout l\u2019art consiste à trouver le bon dosage pour obtenir un coloris bien vif qui ne « vire » pas au moment de la cuisson.Pour colorer leur pâte, les professionnels utilisent des colorants alimentaires, naturels ou artificiels, liquides ou en poudre, en y ajoutant parfois une purée de fruits, etc.Chacun y va de sa recette.Pour le brun, l\u2019ajout de cacao en poudre peut suffire.«On superpose les pâtes d\u2019une certaine manière, on étale, on détaille en triangle, il y a un côté rouge, un côté blanc, puis on roule comme un croissant normal ; la couche rouge \u201cperce\u201d lors de la cuisson \u2014 s\u2019il y a trop de farine, cela devient terne.» Réveiller une vitrine L\u2019important, rappelle Benoît, est d\u2019avoir un beau produit de base de croissant qu\u2019on magnifie avec une couleur.«En tant que boulanger, c\u2019est important de s\u2019amuser, car on est là chaque jour de 2 h du matin jusqu\u2019à 6 heures le soir ! Créer de nouvelles viennoiseries permet de se remettre en question, d\u2019aller chercher de nouvelles saveurs et formes, de montrer aux clients qu\u2019on est capable de faire autre chose que ce qu\u2019on fait d\u2019habitude.» Sachant que certaines formes, un rond ou un cœur par exemple, demandent plus d\u2019es- sais-erreurs en amont, car elles doivent être efficaces tant pour la production que pour la consommation.Lorsqu\u2019on les mange, il faut que ce soit pratique, que le produit se tienne, qu\u2019il voyage bien et ne tombe pas sur la chemise blanche immaculée du lundi matin ! «Souvent, il est nécessaire de déconstruire tout ce qu\u2019on a appris pour repenser différemment.C\u2019est dif ficile parce qu\u2019on a été formé et habitué à faire de telle manière.Ne pas être buté, accepter qu\u2019on vous donne des conseils, un cours, une formation\u2026 En somme, garder l\u2019esprit très ouvert, ne pas être retors devant la nouveauté! Un comptoir rempli de viennoiseries aux formes et aux couleurs dif férentes réveille une vitrine, attire l\u2019œil, excite les papilles, fidélise.En tout cas, c\u2019est l\u2019effet que ça fait chez moi.» Des viennoiseries créatives En rose, en brun, en mauve\u2026 Quand croissants et chocolatines sortent de l\u2019ordinaire.Où trouver des viennoiseries «extra » ordinaires ?Quelques lieux : café Maesmi (Montréal), Les Copains d\u2019abord-Rachel (Montréal), Les Enfarinés (notre photo, Boucherville), Le Garde-manger de François (Chambly), Les Vraies richesses (Sherbrooke), Du pain\u2026 c\u2019est tout! (Saint-Roch-des-Aulnaies), Pâtisserie Ambroise (Maria).Nouveau chez nous Les viennoiseries créatives : elles sont nouvelles chez nous, moins en Europe, où le duo matinal café-viennoiserie fait partie des habitudes françaises ou italiennes (l\u2019Allemagne et la Grande-Bretagne préfèrent l\u2019offre salée) et où il faut attirer le chaland par des nouveautés, se démarquer du voisin, vu le nombre de boulangeries-pâtisseries.Et puis, par rapport au « fait industriel », le secteur de la boulangerie artisanale tente de se redorer le croissant en innovant et en lançant des labels «viennoiseries 100 % maison» ! Croissants et céréales en fête Le samedi 6 mai, c\u2019est la fête du Croissant.Un croissant (ordinaire) vendu 1 $ dans les commerces participants au Québec.lafeteducroissant.com Le dimanche 7 mai, le Goût du grain.C\u2019est la deuxième édition d\u2019un événement qui parle de céréales locales de qualité et de ceux qui les utilisent.Une auteure de recettes de cuisine, deux boulangers et une distillatrice viendront en parler.Conférences au Douglas Hall de l\u2019Université McGill.atasteforgrain.ca Les viennoiseries revisitées de Johan Martin À la fin de son livre de recettes Signature, le jeune chef pâtissier français, qui enseigne à l\u2019école Bellouet Conseil de Paris, consacre plusieurs pages aux vien- noiseries qu\u2019il revisite dans les formes et les couleurs: croissant bicolore framboise, brioche chignon, fleur de framboise\u2026 Repéré aussi sur sa page Facebook : son nouveau croissant au pliage accordéon.Jo- han Martin donnera un cours de maître viennoiserie pour les professionnels ainsi qu\u2019une démonstration à l\u2019Académie du chocolat de Montréal, au printemps 2018.SOPHIE SURANITI PHOTOS PEDRO RUIZ LE DEVOIR «Le temps de fabrication d\u2019un \u201cchocofunky\u201d est quasi doublé par rapport à un croissant classique», explique Mickaël Legentilhomme, cogérant pâtissier au café Maesmi, à Montréal.Des viennoiseries créatives (et colorées !) qu\u2019on peut retrouver au café Maesmi HUARD PHOTO Un étal de viennoiseries aux Enfarinés, à Boucherville Carpaccio de hamachi à la bergamote Par Olivier Perret, chef du restaurant Le Renoir Ingrédients 500 g de hamachi 10 g de caviar Une demi-pomme grenade Une demi-bergamote 200 g de crème 35 % 20 g de raifort frais râpé 10 g de poivre sauvage (Des Dunes) 300g de légumes aigres-doux (daïkon, radis, carottes) 50 g de vinaigre érable 50 g de salicorne 10 g de sel fin Préparation Nettoyer et tailler le hamachi en fines tranches (environ 5 tranches par personne, poids maximum de 50 g).Mélanger la crème montée, le raifort râpé, le sel et le poivre.Préparer les légumes aigres- doux : trancher finement la carotte, le daïkon et le radis (à la mandoline) ; mélanger le vinaigre d\u2019érable, le sucre et l\u2019eau et chauffer dans une casserole ; ajouter le mélange chaud sur les légumes crus en dehors du feu ; laisser refroidir dans un bol.Déposer le carpaccio d\u2019hama- chi dans le fond de l\u2019assiette.Assaisonner avec sel et poivre sauvage.Ajouter l\u2019huile de bergamote, les légumes aigres-doux et le caviar.À l\u2019aide d\u2019une pipette, mettre quelques points de crème au raifort dans l\u2019assiette et zester un peu de bergamote à l\u2019envoi.C\u2019est prêt.LE RENOIR Hôtel Sofitel 1155, rue Sherbrooke Ouest Montréal?514 285-9000 restaurant-renoir.com Si l\u2019on veut sortir des sentiers (viennois) battus, y consacrer un peu, voire beaucoup de temps s\u2019avère nécessaire LE RENOIR L a ruelle verte, une tendance en expansion depuis une dizaine d\u2019années, joue un rôle important dans le développement de nos villes.Lieu de rencontre par excellence entre voisins, elle est également le terrain de jeu idéal pour les enfants et un espace à verdir pour diminuer les îlots de chaleur, gérer les eaux pluviales et augmenter la biodiversité.Envie d\u2019une ruelle verte derrière chez vous?Pour développer un projet, depuis quelques années, on peut compter sur l\u2019appui des éco-quartiers et des arrondissements.Mais d\u2019abord, l\u2019origine de la ruelle ver te à Montréal et l\u2019état de la situation.En 1980, en prévention contre les incendies, la Ville de Montréal instaure le programme opération Tournesol en subventionnant la démolition de 35 000 hangars.Du coup, voilà que les ruelles sont ensoleillées ! La Ville décide donc d\u2019élargir son intervention à l\u2019ensemble des ruelles et crée le programme Place au soleil.La ruelle verte montréalaise était née.Le programme fut toutefois abandonné après l\u2019aménagement de 58 ruelles en 1988, vu les coûts élevés qu\u2019il engendrait.Aujourd\u2019hui, celui des ruelles vertes est coordonné par les éco-quartiers, tandis que les arrondissements valident et légitiment la démarche.Différentes formes La ruelle verte peut prendre des formes très dif férentes.D\u2019ailleurs, il existe plusieurs concepts en Amérique du Nord.Par exemple, à Chicago, le projet Green Alley vise la gestion des eaux pluviales en remplaçant les surfaces minéralisées par des surfaces perméables inertes\u2026 Rien de très vert là-de- dans.À Los Angeles, l\u2019objectif est le même, mais là, on mise sur le verdissement.Quant à Vancouver, le programme implique le remplacement total de la surface asphaltée par un couver t végétal, sauf pour deux bandes de roulement: wow! Et à Montréal?Un projet de ruelle verte doit atteindre plusieurs objectifs.Il lui faut augmenter les surfaces perméables, favoriser la biodiversité, réduire les îlots de chaleur, être un lieu de socialisation, entretenu par les citoyens\u2026 mais avant tout, il doit être le résultat d\u2019une mobilisation citoyenne.Il est important de mentionner que la création d\u2019une ruelle ver te n\u2019entraîne pas sa fermeture à la circulation de véhicules.Derrière chez vous?En premier, il faut créer un comité de ruelle et contacter l\u2019écoquartier de son arrondissement.En gros, ce comité devra réaliser un sondage auprès des résidants et s\u2019assurer de leur adhésion au projet, ainsi que de leur participation à la planification et aux travaux.Il sera également responsable d\u2019organiser des cor vées de nettoyage et d\u2019entretien et des activités de ruelle.80 % des coûts pour la réalisation sont couverts par l\u2019arrondissement.Quant à l\u2019éco-quartier, il fera le lien avec l\u2019arrondissement et explorera au besoin la recherche de financement complémentaire.Il prendra également en charge la supervision de l\u2019enlèvement de l\u2019asphalte et de l\u2019excavation, l\u2019achat de végétaux et de matériaux, ainsi que la formation horticole des résidants et le suivi des comités.Bref, il donnera un sacré coup de main.Selon Simon Octeau, directeur adjoint du Regroupement des éco-quartiers (REQ), les dif ficultés les plus fréquemment rencontrées par les comités sont de garder la mobilisation à long terme des citoyens et de lancer le processus peut être difficile, car il n\u2019est pas balisé dans tous les arrondissements.D\u2019ailleurs, le REQ travaille actuellement à un guide pour régler ce problème.La présence de nombreux commerces et de stationnements à l\u2019arrière des résidences est aussi un frein aux aménagements des ruelles.Mais il y a des solutions, comme l\u2019ajout de panneaux pour réguler la circulation, par exemple.La vie de ruelle Afin de garder les gens mobilisés, les Journées des ruelles vertes sont organisées par les comités qui planifient des activités selon leurs intérêts.Avant tout des événements festifs, elles permettent aux résidants de se retrouver et aux passants de découvrir la vie de ruelle.Du coup, elles favorisent la solidarité et permettent de planifier les travaux d\u2019entretien dans une atmosphère joyeuse.Elles ont lieu au cours du mois de septembre.Parcours verts et actifs Maintenant qu\u2019il y a plus de 300 ruelles, il a été possible pour le Regroupement des éco-quartiers de réaliser des parcours ver ts et actifs.Quelle bonne idée ! Quatre parcours de cinq à dix kilomètres sont proposés.Avec ce projet, on souhaite faire découvrir les quartiers tout en améliorant la connectivité, le transport actif et l\u2019accès aux parcs et aux espaces verts.Et ne soyez pas surpris de voir des touristes faire ces parcours, car ils seront annoncés dans le Guide touristique of ficiel de Montréal, dont plus de 725 000 exemplaires sont distribués.Pour télécharger l\u2019application gratuitement : eco-quartier.org lgobeille@ledevoir.com Cette chronique auparavant appelée «Jardins» a maintenant un nouveau nom, «Le coin vert ».Un changement qui s\u2019inscrit dans notre volonté de ratisser plus large en traitant désormais d\u2019une grande diversité de sujets liés au monde végétal.Ainsi, nous aborderons notamment des thèmes reliés à la santé, à l\u2019agriculture urbaine, aux phytotechnologies, à la biodiversité, à l\u2019intégration sociale, sans pour autant délaisser les jardins et les plantes, promis! Au plaisir de cultiver ensemble la belle saison.L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 9 E T D I M A N C H E 3 0 A V R I L 2 0 1 7 LE COIN VERT D 6 Les multiples facettes des ruelles vertes Prisées, elles servent d\u2019espaces de rencontre et de biodiversité LISE GOBEILLE Au jardin cette semaine Vous êtes à la recherche de semences?Je vous recommande de faire affaire avec les semenciers du Québec: vous achèterez ainsi des plantes bien adaptées à notre climat.Certains ont des points de vente, et d\u2019autres ne distribuent qu\u2019en ligne.horticlub.com, ecoumene.com, jardinsdugrandportage.com, semences.ca, lasociétédesplantes.com Avant que les bourgeons ne débourrent, c\u2019est un bon temps pour faire une taille d\u2019entretien ou de rajeunissement des arbustes qui ne fleurissent pas au printemps.Question de ne pas éliminer leurs fleurs avant d\u2019en profiter ! La taille d\u2019entretien consiste à enlever les branches brisées, celles qui vont vers l\u2019intérieur et celles qui se croisent.Quant à la taille de rajeunissement, elle consiste à éliminer les plus vieilles branches pour aérer le centre de l\u2019arbuste.Pour les rosiers, comme la taille varie passablement selon le type, je vous recommande de consulter le site d\u2019Espace pour la vie sur la taille du rosier.Le tableau explicatif est simple et clair.Pour la pelouse, il ne faut pas y aller trop vite.Le sol doit être bien dégelé et asséché avant d\u2019entreprendre les travaux de rénovation.En fait, en ce moment, on s\u2019en tient simplement à un coup de râteau pour enlever les feuilles mortes et le gazon jauni afin de favoriser son verdissement.ÉCO-QUARTIER NOTRE-DAME-DE-GRÂCE Le comité de ruelle est notamment responsable d\u2019organiser des corvées de nettoyage auxquelles peuvent participer petits et grands.POTAGER PRODUCTIF ASSOCIEZ VOS LÉGUMES FACILEMENT Bertrand Dumont Multimondes Québec, 2017, 206 pages Ber trand Dumont tente d\u2019expliquer les associations bénéfiques et l\u2019importance des rotations dans un petit potager.Deux principes de base en agriculture biologique qui gagnent à être connus, mais qui sont dif fi- ci les à appliquer sur des sur faces restreintes.L\u2019auteur a colligé une tonne d\u2019informations pour nous présenter la situation, mais par moments, franchement, on s\u2019y perd un peu.Tout de même, on y trouve de nombreuses recommandations utiles, autant pour la culture en pot que pour la culture en sol.Puis, vivement son potager « éclectique », une approche déjà couramment utilisée par les jardiniers en ville, moins rigoureuse mais nettement plus relaxe.Dans la bibliothèque SOURCE REGROUPEMENT DES ÉCO-QUARTIERS DE MONTRÉAL ÉCO-QUARTIER VILLERAY Les Journées des ruelles vertes permettent aux résidants de se retrouver et aux passants de découvrir la vie de ruelle.ISTOCK "]
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