Le devoir, 22 avril 2017, Cahier I
[" MUSÉES SUR LES TRACES DE MONTRÉAL C A H I E R T H É M A T I Q U E I \u203a L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 2 E T D I M A N C H E 2 3 A V R I L 2 0 1 7 Musée McCord La ville suspendue raconte l\u2019histoire des quartiers de Montréal Page I 7 L\u2019accent montréalais du MBAM Page I 6 MUSÉE POINTE-À-CALLIÈRE Le nouveau pavillon du fort de Ville-Marie du musée Pointe-à-Callière permettra aux visiteurs de marcher sur un plancher de verre à la grandeur du lieu.MUSÉE POINTE-À-CALLIÈRE Et le fort de Ville-Marie sortit de terre H É L È N E R O U L O T - G A N Z M A N N Collaboration spéciale «P arce qu\u2019il s\u2019agit indéniablement d\u2019une aventure, tranche la directrice générale du musée, Francine Lelièvre.C\u2019est majeur de reconnaître que des hommes et des femmes ont eu le courage incroyable de venir et de persévérer dans cette aventure.Le gouverneur de Québec décourageait Maisonneuve de s\u2019installer à Montréal.La menace était trop grande.Mais Maisonneuve a tenu.Il disait que quand bien même tous les arbres se changeraient en Iroquois, il irait et accomplirait sa mission.» Une mission évangélisatrice au dépar t, puisqu\u2019il s\u2019agissait bien d\u2019entrer en contact avec les Amérindiens pour les conver tir au christianisme.En 1642, lorsqu\u2019il débarque avec Jeanne Mance, l\u2019île est déserte.Les nations amérindiennes y passent, mais ne s\u2019y arrêtent pas, l\u2019endroit n\u2019of frant pas une assez grande protection.Et d\u2019ailleurs, très vite après l\u2019arrivée des Français, les Iroquois, alliés des Hollandais installés plus au sud à New York et Albany, s\u2019attaquent à la colonie naissante.D\u2019où l\u2019idée de construire un fort.« Nous savions qu\u2019il y avait un for t, mais nous n\u2019avions rien retrouvé, explique Mme Le- lièvre.Nous n\u2019avions aucun plan et ne savions donc pas à quoi il ressemblait.Nous avions la certitude que la pointe à Callière correspondait au premier établissement, puisque nous avions des traces du premier cimetière.Nous avons eu l\u2019occasion d\u2019acquérir un entrepôt juste en arrière du musée et avons lancé une campagne de fouilles.Très vite, nous sommes tombés sur les traces du château du gouverneur de Callière.Or, nous savions que celui-ci avait été construit au même emplacement que le fort.Les équipes ont continué à creuser et les premiers murs sont apparus.» Sans plan du fort, le travail n\u2019était pas fini pour autant.Il s\u2019agissait de continuer le puzzle sans connaître l\u2019image à reconstituer.Personne ne connaissait la taille du fort.Personne n\u2019avait la moindre idée du pourcentage déjà mis à jour.Jusqu\u2019à ce moment clé où un angle a été trouvé.Ainsi, l\u2019avancement des connaissances réalisées par les archéologues et historiens permet aujourd\u2019hui de confirmer que le fort de Ville- Marie occupait une superficie d\u2019environ 2500 mètres carrés, qu\u2019il était de forme rectangulaire avec quatre bastions construits en pieux, que son orientation était parallèle au fleuve Saint-Laurent et que son implantation était centrée sur la pointe à Callière.« C\u2019est exceptionnel ! affirme la directrice du musée.Peu de villes en Amérique du Nord sont parvenues à mettre la main sur le premier établissement de leur colonie.Nous sommes très fiers et très excités à l\u2019idée de le faire découvrir aux Montréalais.» À partir du 17 mai, le nouveau pavillon sera donc ouvert au public.Les visiteurs marcheront sur un plancher de verre à la grandeur du lieu et découvriront ainsi des traces de maçonnerie, un puits, trois tranchées, un muret de pierres, le tracé de la palissade et une centaine d\u2019artefacts parmi les quelque 25 000 retrouvés sur le site.«Ces artefacts prouvent que le fort était un lieu de rencontre des cultures et d\u2019échanges, souligne Le 17 mai prochain, dans le cadre des festivités du 375e anniversaire de Montréal, le pavillon du fort de Ville-Marie, premier établissement des fondateurs de la ville en 1642, sera inauguré au musée Pointe-à-Callière.Le résultat d\u2019une quinzaine d\u2019années de fouilles archéologiques qui auront permis de nous éclairer sur la grande aventure montréalaise.VOIR PAGE I 8 : FOR T MUSÉES L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 2 E T D I M A N C H E 2 3 A V R I L 2 0 1 7 I 2 e x p o s i t i o n i m m e r s i v e m u l t i m é d i a d u 2 6 a v r i l a u 8 o c t o b r e 2 0 1 7 J É R Ô M E D E L G A D O Collaboration spéciale I l est d\u2019usage d\u2019affirmer que Montréal, il y a 50 ans, s\u2019ouvrait au monde.Qu\u2019elle en devenait sa capitale, le temps des six mois d\u2019Expo 67, fête rassembleuse teintée de paix et d\u2019humanisme.On oublie souvent, par contre, de rappeler que les îles Notre-Dame et Sainte-Hélène auront été de véritables tests pour plusieurs têtes créatrices, des pionniers de l\u2019envergure de Buckmins- ter Fuller, Iannis Xenakis ou Graeme Ferguson, un des pères du cinéma IMAX.Cinquante étés plus tard, le Musée d\u2019art contemporain de Montréal (MAC) propose de replonger dans l\u2019ef fer ves- cence novatrice de l\u2019époque avec l\u2019exposition À la recherche d\u2019Expo 67.Pour l\u2019occasion, seize artistes ont été invités à créer une œuvre à partir de cette Exposition universelle, la seule à s\u2019être tenue au Canada \u2014 celle de Vancouver, en 1986, étant considérée comme « spécialisée».S o r t e d \u2019 e x p o s i t i o n s u r l\u2019Expo, le projet du MAC n\u2019a pas de visées documentaires.Ni nostalgiques, précise Lesley Johnstone, chef des expositions et de l\u2019éducation au musée du centre-ville.À la recherche d\u2019Expo 67 se pose plutôt en relais des trouvailles architecturales, sonores ou filmiques des Fuller, Xenakis et autres Ferguson.«Le défi pour chacun des artistes est justement de ne pas être nostalgique, de ne pas essayer de recréer ce qui est impossible.On ne peut pas montrer l\u2019Expo dans toute son ampleur», dit celle qui signe avec une chercheuse de l\u2019Université Concordia, Monika Kin Gagnon, le commissariat d\u2019À la recherche d\u2019Expo 67.Ne pas tout montrer, mais surtout montrer, ou rappeler la part oubliée de l\u2019été 1967, sa for te teneur expérimentale.« C\u2019est ce qu\u2019on voulait faire, parler de ce qu\u2019on connaît mal d\u2019Expo 67», dit la porte-parole du MAC.Les projets, qui seront dévoilés à la mi-juin, prendront par fois une facture vintage.Lesley Johnstone ne s\u2019en fait p a s , t a n t q u \u2019 i l s \u2019 a g i t d e « bonnes œuvres pour un public d\u2019aujourd\u2019hui ».Architecture, cinéma, son Projet d\u2019envergure avec son lot d\u2019œuvres inédites, À la recherche d\u2019Expo 67 réunit les intérêts des deux commissaires.Lesley Johnstone songeait depuis longtemps à travailler autour des pavillons d\u2019Expo 67, alors que c\u2019est le cinéma expérimental de l\u2019Exposition universelle qui intéressait Mo- nika Kin Gagnon.Cette dernière, à la tête d\u2019un groupe de recherche sur le sujet, est la fille de l\u2019ar tiste Charles Gagnon, auteur du Huitième jour, un des films dévoilés à l\u2019Expo.C\u2019est d\u2019ailleurs là où Charles Gagnon s\u2019est arrêté, lui qui proposait un survol du XXe siècle, que commence l\u2019œuvre d\u2019Emmanuelle Léonard, intitulée Le huitième jour 1967- 2017.Il s\u2019agit d\u2019un film-col- lage, similaire à celui de Gagnon, et donc destiné à dresser un portrait de l\u2019humanité à par tir d\u2019images de guerre trouvées ici et là.«Elle a repris la structure narrative de Charles et fait des recherches sur Internet », dit Lesley Johns- tone, admettant avoir été surprise par la proposition.On se serait attendu à ce qu\u2019Emmanuelle Léonard, qui a une pratique proche du documentaire, cherche à recueillir des témoignages d\u2019Expo 67.Or, comme beaucoup de ses collègues, elle a préféré parler du passé autrement.Krista Belle Stuart, artiste de Vancouver aux racines autochtones, fera revivre le pavillon Indiens du Canada à l\u2019aide, notamment, du portrait de sa mère qui s\u2019y trouvait.Cher yl Sim, de Montréal, a plongé dans les photos de ses parents, venus vivre ici en 1967 leur lune de miel.Sa proposition consiste en un vidéoclip porté par la chanson officielle de l\u2019Expo, Un jour, un jour, de Stéphane Venne.Architecture, cinéma et musique, ou spatialisation du son, sont les grands axes d\u2019À la recherche d\u2019Expo 67.Le design du pavillon du Québec a inspiré une nouvelle installation à Stéphane Gilot, connu pour son travail de maquettes.Philip Hoffman \u2014 un artiste onta- rien, et non pas le défunt acteur américain \u2014 a travaillé à partir d\u2019images tirées de films éducatifs de l\u2019époque.Autre artiste des Premières nations, Geronimo Inutiq, lui, a repris des sources sonores liées à Katimavik \u2014 « lieu de rencontre », en inuktitut \u2014, la pyramide renversée qui accompagnait le pavillon du Canada.Icônes Sans être nostalgique de 1967, Lesley Johnstone jalouse presque la liberté créatrice qui a eu cours lors de l\u2019Expo.Et constate avec émerveillement son succès populaire.Les mains occupées à feuilleter Reimagining Cinema.Film at Expo 67 (2014), le livre réunissant les études du groupe de recherche de M o n i k a K i n Gagnon, elle lâche un «c\u2019est fabuleux ! » devant les pages consacrées au pavillon thématique «L\u2019homme interroge l\u2019univers».C\u2019est là que Graeme Ferguson projetait La vie polaire, considéré comme le précurseur des films IMAX.« C\u2019était comme ça toutes les 20 minutes, pendant toute l \u2019Expo 67 » , conf ie Lesley Johnstone, les yeux rivés devant une photo montrant l\u2019auditoire de cette œuvre.Le MAC ressuscitera en juin La vie polaire dans un format réduit, sur trois écrans plutôt que sur les onze originaux.Icône d\u2019Expo 67 parmi les icônes, le dôme géodésique de Buckminster Fuller, lui, toujours debout pour abriter la Biosphère, deviendra pour les besoins du MAC, un émetteur radio.Ce sera fait sous le doigté de l\u2019artiste Charles Stan- kievech, qui s\u2019intéresse aux paradoxes technologiques légués par les années 1960 et par la guerre froide.Et dans le cas des solutions architecturales de Fuller, par le fait qu\u2019elles aient servi à des fins militaires dans l\u2019Arctique canadien.Chris Salter, autre chercheur de Concordia, s\u2019est lui abreuvé chez Xenakis, le compositeur grec qui a occupé le pavillon de la France avec son premier Polytope \u2014 une série de spectacles son et lumière.L\u2019installation de Salter, destinée à la rotonde du MAC, est une des trois œuvres déjà existantes qui s\u2019ajouteront aux seize œuvres commandées pour l\u2019occasion.Parmi les autres figures artistiques de 1967 qui seront citées, notons la grande dame de l\u2019architecture paysagiste, Cornelia Hahn-Oberlander, dont le terrain de jeu aura inspiré une œuvre au collectif Leisure Project .Les murales qu\u2019Alex Janvier et Norval Mor- risseau avaient réalisées pour le pavillon Indiens du Canada, souvent considérées comme les premiers exemples d\u2019un art autochtone contemporain, donneront lieu à une intervention in situ, dans le musée de Duane Linklater.Enfin, parmi les icônes disparues de l\u2019Expo, c\u2019est sans doute le minirail qui sera ressuscité de la manière la plus réaliste.Un film de David K.Ross, réalisé avec les technologies novatrices de notre époque, un drone en l\u2019occurrence, suivra le parcours du train, à la hauteur appropriée (à 12 mètres du sol), mais sans cacher son état actuel, 50 ans après la tenue de l\u2019événement.À LA RECHERCHE D\u2019EXPO 67 S\u2019inspirer des icônes CHERYL SIM Cheryl Sim, Un jour, One Day (arrêt sur image), 2017.Dans cette œuvre, l\u2019artiste montréalaise a plongé dans les photos de ses parents, venus vivre ici en 1967 leur lune de miel.Architecture, cinéma et musique, ou spatialisation du son sont les grands axes d\u2019À la recherche d\u2019Expo 67 MUSÉES L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 2 E T D I M A N C H E 2 3 A V R I L 2 0 1 7 I 3 Ce cahier thématique a été produit par l\u2019équipe des publications spéciales du Devoir grâce au soutien des annonceurs qui y figurent.Ces derniers n\u2019ont cependant pas de droit de regard sur les textes.Pour toute demande d\u2019information quant au contenu de ce cahier, vous pouvez contacter par courriel Loïc Hamon, directeur des publications spéciales, à lhamon@ledevoir.com.Pour vos projets de cahiers ou toute autre information au sujet de la publicité, vous pouvez contacter Mark Drouin, vice-président des ventes publicitaires, à l\u2019adresse courriel mark.drouin@ledevoir.com.M A R T I N E L E T A R T E Collaboration spéciale P lus que simplement promouvoir le premier art, le Centre canadien d\u2019architecture (CCA) s\u2019est toujours servi de cette discipline pour faire réfléchir les gens sur de grands enjeux sociaux.En cette année où l\u2019on célèbre le 375e anniversaire de Montréal et les 90 ans de la fondatrice du CCA, Phyllis Lambert, une exposition retrace le parcours de cette architecte montréalaise primée internationalement.Phyllis Lambert, c\u2019est bien sûr d\u2019abord l\u2019édifice Seagram à New York, icône architecturale du XXe siècle.Revenue de Paris pour diriger la planification du projet cher à son père, Samuel Bronfman, patron de la distillerie Seagram, elle tenait à travailler avec l\u2019un des plus grands architectes dans le monde.C\u2019est finalement à Mies van der Rohe qu\u2019on a confié le défi.Son concept de tour de verre posée en retrait de Park Avenue pour réaliser une place publique n\u2019aurait jamais été réalisé sans l\u2019entêtement de Phyllis Lambert, qui n\u2019avait pas encore 30 ans.« La place publique créée à l\u2019avant de l\u2019édifice Seagram était une toute nouvelle façon de concevoir l\u2019espace urbain », explique Mirko Zardini, directeur du CCA.Le projet allait aussi à l\u2019encontre de la règlementation en place dans le domaine de la construction.Aux yeux de Mirko Zardini, l\u2019édifice Seagram illustre bien comment le travail d\u2019architectes peut provoquer des discussions importantes sur différents enjeux de société.On doit également à Phyllis Lambert plusieurs projets de restauration et de conser va- tion à Montréal et ailleurs dans le monde.Elle a notamment participé à la création de la Société d\u2019amélioration Mil- ton-Parc, le plus impor tant projet de rénovation de coopératives d\u2019habitation au Canada.Phyllis Lambert : 75 ans au travail présente jusqu\u2019au 4 juin des pièces de la collection et des archives du CCA et du Fonds Phyllis Lamber t.L\u2019exposition retrace le parcours, l\u2019évolution des idées et le travail de l\u2019architecte profondément impliquée dans la ville et reconnue à l\u2019international.En 2014, elle recevait d\u2019ailleurs, lors de la 14e exposition d\u2019architecture internationale de la Biennale de Venise, un Lion d\u2019or d\u2019honneur pour l\u2019ensemble de son œuvre.Phyllis Lambert a été commissaire de cette exposition et elle poursuit son travail avec celle qui sera consacrée aux édifices en pierre grise à Montréal cet automne au CCA.« L\u2019exposition retracera l\u2019histoire de la création du tissu urbain, indique Mirko Zardini.C\u2019est important.Pour savoir où on va, il faut savoir d\u2019où on vient.» Le rôle de la technologie Dans l\u2019histoire du CCA, on constate que plusieurs expositions ont abordé la question de la technologie, comme La vitesse et ses limites, en 2009.Elle célébrait le centième anniversaire du futurisme italien, mouvement dont le manifeste inaugural déclarait : «La splendeur du monde s\u2019est enrichie d\u2019une beauté nouvelle : la beauté de la vitesse.» L\u2019exposition traitait de circulation, de constr uction rapide, d\u2019ef fi- cience, de capture de mouvement et de la mesure, puis de la relation entre le corps et l\u2019esprit.Elle invitait ni plus ni moins à trouver des solutions pour que la société contemporaine s\u2019af franchisse de sa dépendance à la vitesse ! Le CCA présentait aussi en 2014 Archéologie du numérique: environnements virtuels, objets interactifs.Elle s\u2019est penchée sur plusieurs œuvres expérimentales, dont le parquet virtuel et le centre de commande du New York Stock Exchange, pour lesquelles les architectes ont recouru au potentiel de la technologie afin de modeler des expériences nouvelles.Cette exposition faisait partie d\u2019un programme de recherche qui a poussé d\u2019ailleurs le CCA à s\u2019attaquer aux défis techniques d\u2019exposition et d\u2019archivage des œuvres numériques.« Le CCA a toujours produit énormément de publications en papier et de livres, mais on se retrouve maintenant devant un problème de génération, explique Mirko Zardini.Les jeunes ne se déplacent plus pour accéder au savoir.Ils le veulent en ligne.Nous souhaitons continuer de créer des documents traditionnels, mais nous portons aussi maintenant énormément d\u2019attention à la création de savoirs accessibles en ligne.» Grands enjeux de société Enjeu social incontournable, le thème de l\u2019environnement s\u2019est souvent imposé au CCA depuis quelques années.Il y a 10 ans, 1973: Désolé, plus d\u2019essence a été la première exposition à mettre en avant la crise pétrolière de 1973 et son impact sur l\u2019architecture.Cette crise a permis de comprendre qu\u2019un développement ef fréné basé sur des réserves inépuisables de pétrole à bas prix n\u2019était plus possible.Les architectes, urbanistes et ingénieurs s\u2019étaient lancés dans une période d\u2019expérimentation pour innover.Tout ce travail, tombé dans l\u2019oubli une fois que l\u2019essence est revenue dans les pompes des stations-service, a repris sa pertinence aujourd\u2019hui.Le CCA présentait également jusqu\u2019à tout récemment Le temps presse: une contre-histoire environnementale du Canada moderne.En ce 150e anniversaire de la Confédération, l\u2019exposition remettait en question certaines idées reçues concernant la relation du pays avec la nature.Tout y passe, de l\u2019échec du projet moderne à l\u2019exploitation des ressources dans les territoires nordiques, en passant par la contamination nucléaire, la pollution de l\u2019eau et de l\u2019air, sans oublier les opérations forestières et la pêche industrielle.«Nous avons voulu, avec l\u2019exposition, amener les institutions à se poser les bonnes questions, indique Mirko Zardini, commissaire de cette exposition.L\u2019environnement demeure quelque chose de particulièrement abstrait pour les gens avec notamment, la pollution de l\u2019air et de l\u2019eau.Ce n\u2019est pas visible immédiatement.Nous voulions rendre visible ce qui est invisible.» Autre question qui dérange : les conditions de travail sur les chantiers de constr uction.C\u2019est le thème de l\u2019exposition actuelle Et si on parlait de bonheur sur le chantier ?qui se penche sur le rapport McAppy réalisé au début des années 1970 par l\u2019architecte britannique Cedric Price.L\u2019exposition permet de s\u2019interroger sur le rôle social et la responsabilité de l\u2019architecte pour repenser les pratiques traditionnelles sur le terrain.« L\u2019approche critique en architecture n\u2019est pas seulement actuelle, elle était aussi présente dans le passé, affirme M.Zar- dini.L\u2019architecture n\u2019a pas réponse à tout, mais elle peut certainement amener les gens à se poser les bonnes questions.» CENTRE CANADIEN D\u2019ARCHITECTURE L\u2019art de susciter la réflexion grâce à l\u2019architecture | | | Présentateur de l\u2019année de la paix En collaboration avec DÉCOUVREZ LE PAVILLON POUR LA PAIX MICHAL ET RENATA HORNSTEIN Premier legs officiel livré du gouvernement du Québec pour le 375e anniversaire de Montréal « Un phare culturel » \u2014 Wallpaper « Un nouveau joyau culturel pour Montréal » \u2014 Téléjournal, Radio-Canada « Un nouvel espace absolument sensationnel » \u2014 Forbes, New York La construction du pavillon pour la Paix Michal et Renata Hornstein a été réalisée grâce au ?nancement du gouvernement du Québec.Le réaménagement des collections d\u2019art international du Musée a été rendu possible en partie grâce à l\u2019appui du gouvernement du Canada.| Scénographie des salles d\u2019exposition du pavillon pour la Paix Michal et Renata Hornstein.Photos © Marc Cramer S T É P H A N E G A G N É Collaboration spéciale D ans le cadre du 375e anniversaire de Montréal, les 15 musées d\u2019histoire, d\u2019archéologie et d\u2019ethnologie faisant partie du Regroupement des musées d\u2019histoire de Montréal ont voulu marquer le coup et planifier une programmation qui soulignera l\u2019important héritage légué par les anciens à la Ville.Évenements, contenus historiques, concours et expositions temporaires seront au rendez-vous.Visite guidée.L\u2019idée de lancer cette initiative est venue de la constatation du peu de place accordée à l\u2019histoire dans la programmation officielle des fêtes du 375e anniversaire de Montréal.« Pour bien des gens, l\u2019histoire, ça sonne \u201cplatte\u201d et pourtant, c\u2019est fascinant », affirme Marc-An- dré Coallier, porte-parole de la campagne OFF 375e qui ajoute lui-même avoir un grand intérêt pour l\u2019histoire, étant propriétaire d\u2019une maison datant de 1889 à Longueuil et de la célèbre grange du Théâtre de la Marjolaine à Eastman.Pour Marc-André Coallier, cette campagne sera une occasion en or pour les Montréalais de découvrir ou de redécouvrir les musées qui relatent, à leur façon, l\u2019histoire de Montréal.« On connaît quelquefois mieux les musées et l\u2019histoire des villes ou des endroits que l\u2019on visite en touriste que nos propres musées, qui possèdent pourtant des collections totalisant plus de deux millions d\u2019artefacts », dit-il.Le visage de Montréal a changé au fil des années, et il est toujours intéressant de se rappeler le passé et parfois de le célébrer.Comme exemple (malheureux), Marc-André Coallier cite le Faubourg à mélasse, où près de 5000 personnes vivaient dans 678 logements.En 1963, ils ont tous été expropriés pour faire place à la tour de Radio-Canada et à ses deux grands stationnements.Des expositions marquantes Lancée of ficiellement en décembre 2016, la campagne OFF 375e présentera 30 événements et 16 nouvelles expositions temporaires durant l\u2019année en cours.Pour assurer la visibilité de la campagne et y ajouter de l\u2019intérêt, le Regroupement a créé une page Facebook, a développé une section OFF 375e sur sa page Web et s\u2019est associé à divers partenaires.La page Facebook est l\u2019endroit par excellence pour connaître les événements et les expositions qui se dérouleront.Parmi les 16 expositions proposées, certaines seront marquantes.Ainsi, à compter du 26 avril, une exposition célébrant les 50 ans de l\u2019Expo 67 sera présentée au Musée Stewart de l\u2019île Sainte-Hélène.L\u2019exposition utilisera la Un OFF 375e à caractère historique CENTRE CANADIEN D\u2019ARCHITECTURE Vue du jardin du Centre canadien d\u2019architecture ARCHIVES VILLE DE MONTRÉAL Détail d\u2019une photographie prise dans le centre-ville de Montréal au XXe siècle.VOIR PAGE I 8 : OFF Marc-André Coallier ON TI O PROM Le 28 mai, c\u2019est gr Journée des musées montréalais atuit ! gnés par t si pièce d\u2019autan porte avec élégan obe à un on dér t les athlètes et le m en onn ovati tréal, alors que d on M oni À la cérém u v 1976.A esi e réputés d atr euse que les unif t plus préci es J epuis le début d ce d e hôtesse le petit chapeau qu\u2019elle ean Dr e J air e spectateurs ers d es milli eux olympiques d es J e d e clôtur e d ! oleur ers québécois es orm e n eux.U apeau, e AIT ÉT L I « usquez 43 histoir Déb Une boîte noir \u2026 S FOI UNE ait du chemin\u2026 Un béluga près de la rue P e qui a f Y RALL LE : » es méconnues de la ville de Montréal DU SÉAL MU E apineau\u2026 Une machine-à-disque-parlant\u2026 ANNIVERS E 375 M DE AIRE ONTRÉAL U MUSÉE DE LA MODE\u2026 OIR A À V .ts en vêtem embr chaque m e 39 m plus d els et le m personn si qu\u2019un ain ain m , bonn es tur cein er evali Léo Ch chau el Robi ch Mi son 656 pièces d el et\u2026 88 u personn e d guer la f odèles pour distin s on cti stru uel d\u2019in an ette pour glisser d e poch acelets , br ales d , san ets , jupes emises , ch .Des vestes ohn W , J elle Fleury ari , M d gn qu e e on d cti on .En tout, es effets , sacs à , , capes en et d ar : V \u2013 ONCOURS C AXI\u2026 TÉO T e absolument air À f ous à les r Amusez-v présentés en e ! À espear découvrir e dans l\u2019univ Shak A F CURIOSITÉ TRE O ! Seul, en duo, en gr etr er en r epér clusivité dans 43 musées montréalais x l\u2019occasion de la Journée des musées montréalais du 375 Alf s d\u2019 er ORITE V oupe d\u2019ami ant la pastille ouv utant de tr ellan\u2026 A ed P r ansport collectif STM, en BIXI ou en s\u2026 À pied, en tr Musées MTL à pr ximité de ces curiosités historiques o .anches de v ous dans un r , lancez-v e ie montréalaises intrigantes et étonnantes à .e d\u2019objets insolites ally es ch subtile d atique populair .Pr temps war , Ed e Lachin eur d ouvern g e sa jeun eveux d ch an d an em En d n veuf avec tr U 1854.Quelques mèches en ta mémoir e évoque pour toujours och eveux à la br , l\u2019in siècle e e au XIX omm , est un h s opkin artin H d M e d\u2019H e la Bai e d e la Compagni t personn , l\u2019assistan e épouse châsser quelques mèch t d\u2019y en e un bijou.d an ts comm an ois enf et en scèn y m gle d à l\u2019an adi Can la estinée à êtr d ses on les an \u2019artiste L 1913.À l\u2019aréna de W on ati tégr e son e d dson à u u el d es es d e e l\u2019est d es sous-bois d e d e et W erin te-Cath es rues Sain , à l\u2019arén Guild afts cr di an an H ue lors d\u2019un évén d e ven e tête d\u2019ai e d\u2019un orm t la f tour cisèle un bol d on gus M ohawk An m estmou es chapelle les pr Dam la tr En guise d Le typh 1847.Des cœur a, d ad u Can e .La Guild ood t, oun estm W e d a t initié par en em e e oeuvr n .U gle t on nt\u2026 .Jusqu\u2019aux années 1930, fi ffrir un cœur e es (1848) à o emièr H .Les e-Bon-Secours e-d es à la chapelle N ag es pèlerin on d aditi t, Mgr Bour en em ci er em e r ose d ais ch us est désorm s pour d s dèles et pèlerin x-voto à la t parmi es son ospitalièr e- otr ce elan et r g tréal.on u passé à M ci e mer ir an #JDMM2017 en Suivez égalem en e r our plus d P abuleux voy un f allye e r e votr Lors d 2014.Le gr etour d\u2019un oiseau e Facebook et le ?l T t la pag ts et découvrir les 43 histoir en em gn sei acan aris avec V e à P ag ez vos coups d , partag d r usées M e M witter d es objets f es d , un abon T A ces TRANS ous! V e cœur avec n e ri e n tréal a?n d on , visitez m avoris t BIXI d\u2019un an, d en em n si la chan ez ain ous courr e sa tristesse ! anquer en m g/journ eal.or tr on useesm es billets pour le TNM, et bi e n emporter d e r ce d d e ses cr .usees esm eed cor es en en d\u2019autr : eux prix ombr , d e e sa joi , d .En 1968, le .e tes ain AL Définitivem 1957.Et, bien av PRINCIP U MUSÉE DE LA OIR A À V f Ann H ory o em M e affective d g char d souvenir le \u2026 onnée d aban t ant le téléphone\u2026 A P \u2013 CHINE ed 24 July 1854, ag s di opkin on est très f scripti e l\u2019in son a, aur son , te défun la e VILLON brum MÉTIERS D\u2019 OIR À LA GUILDE CANADIENNE DES À V u décen even r es Pr et d collecti Philips et Ali es d scèn onn aditi tr , d tes ten d ».ed 33 In « : orte La .e gi er én ART\u2026 t., tout en leur assur s on ati es N emièr adi s can es d\u2019artisan on d\u2019oeuvr assemble déjà un e r eck, la Guild ce P u ch s d on , d\u2019électi e chasse ts d es tableaux vivan , d els es femm es et d omm es h À V décorée d\u2019un les orn d Des in f ou d déposan m t un an uit , d\u2019art in s en e ay ef.Créée par M e , d e ag ari e m es es en costum U MUSÉE MARGUERITE-BOURGEO OIR A e ces cœurs votifs e d tain an e cinqu es m chapelle d t.La « en es semi-préci err es pi , d ateurs on oi t parf s y son on scripti ez d s ou ch opéen ts eur can abri dés par catalogue auprès d an eil comm e verm cuivr e d votifs cœurs es d t t aussi leur attach on quer ar YS\u2026 .ui d\u2019h » est aujour s arin e acr e la n euses et d es s d om avées aux n s gr .es québécois es orfèvr e t en g d\u2019ar laiton, e d , e e en y g er t à la Vi en em tesque ori gan oiseau gi din botanique d ar J u Cer alisées d atur n epuis 1965 d oublié d e son piteux état un gr et d em René r .C\u2019est qu\u2019à leur d ermiste d u taxi d atur es n es jeun d t cinq m an d en uit.P e n d Charles-René Bazin ythique m auri e l\u2019île M e d air gin ouvan etr tréal.En r on e M alistes au atur es n es jeun cle d es collecti s les réserves d an d spécim an , Charles- e d an em ascinés par le t f alistes son es Cer eux d , les curi ois et souven e jour availle d et tr ce et t cet s on en avail tr cles t LETHBRIDGE\u2026 1914.Une boîte noir OIR A À V la dir confiée cette f s les décors et les costum an d le titr Théâtr e tr U CENTRE D\u2019EXPOSITION ellan.e P on d ecti ers pr es ateli ois à d on es d d e au .Mêm ois es r uit d e La n en epr e r d on ouveau M u N e d els\u2026 sous onn fessi o on est t la confecti e taisi an e f , mêm ace d cette pièce sous (petit bac ou gr t-P Sain es d ferm d\u2019autr pour comm e-Dam otr N er résonn téléph le d\u2019années d e 149 cm in d d bac) pour si an u t conven en avai elles aul, t-Charles et d te-Sain oin e P u fleuve qui sépar as d u br e d .De part et e elles tr uniquer en oti asi qu t qu en e l\u2019utilisai grégati e la con , car les soeurs d pouvait on et, tern In et e on on.Bi e collecti t objet d en evi t d an d sable pen dispen corn e un , en aler e à M usag cette ers d pompi en avan Bi as pour m aux br il avoir d cen \u2019in L 1856.Alerte r gn e d\u2019un cod e l\u2019île e leurs t en em enn di e on d e r d ten l\u2019en t en avan es es dizain e e e t bi tréal.En observan on di cen in à pompe e emièr pr en quer la cad ar t m oiven on es-f es born t l\u2019arrivée d tenir un jet d\u2019eau en con ain ais aussi d , m es x es réfle d e soli er opag e se pr e risque d di ouge en, on peut le dir m d et quelques côtes d d Lors d P 1895.Un béluga près du chemin en uelle an m e er onn ce pour acti eurs , plusi es tain u.tin uscle u m aut- e f cor .En .Dawson, court e J W ecteur géologue t en Émin Redpath.usée n appel d\u2019ur .U s arin ossiles m e f s un sol d\u2019ar an rôle d t un d en ers découvr es ouvri on à la briqueteri cavati x avaux d\u2019e e tr apineau?estes er ces r amin x , tologue paléon et cé au ce est lan en g e imprégné ur gile d es , 13 vertèbr e e crân e Smith, U BIODÔME DE MONTRÉAL\u2026 Plus que quelques jours avan quartier 1972.Des cito OIR A À V e et plus on aim aim e plus convain ois d e f un e disparu fin XVII es boulets d t que d escousse d\u2019un ens à la r y ., plus on veut préserver e aît, plus on : plus on conn cus alistes son atur es n , les jeun siècle , ce m e Dupuis euple u P d te-Cath Sain er d\u2019ori leur boîti oseph P Louis-J rue Sainte-Catherine Est s 187 er V t a e surf d an e gr agasin d opriété d ».Pr e eople stor e P Th / e : « e Est.On peut y lir erin ez Dupuis Frèr eté ch e ach gin eau dépose ses bin apin , es 0.Chez Dupuis Frèr ce ouvert en rues Sain emi pr réalisateur anivelle pour créer un m cole et tr bri société d eçoit un r an Br tlantique A l\u2019 es es frèr agasin Le M , rue es s an ocles d tcalm (1906).A on e et M erin te-Cath on e M t d en an a perm er ciném et ouvr , Ouim cteur u od , pr e composite ag e im e cette camér orm sf an ançaise P on fr cti u od e pr u PDG d eau d , cad e oir e boîte n a, u ciném d ds an sur les gr ché av vec ses es gle d tréal, à l\u2019an s le e à 29 an , teur .Inven onnée à la acti a et athé.Ouim te e l\u2019importan et Ouim est Léo-Ern se er l\u2019Île-d sur l\u2019île Sain comm enrées et passag d petite ou gr qu\u2019elles avai ORIQUE\u2026 HIST ABRIEL, MUSÉE ET SITE G OIR À LA MAISON S À V .euses gi eli e r auté d un comm omm es-Soeurs en h ais r aul désorm t-P xploiter sa ferm auté cesse d\u2019e un .Cette année-là, la ers , pour tr e d an e embar t besoin d\u2019un en OIR A 1975.Beautés cachées À V e Co.Fir par la compagni emise au gr r tréal on M « e lir cor en - AINT e à la ag ebaptisée e sporter an on, cati U MUSÉE DES POMPIERS\u2026 » tari ces on an e d\u2019assur ers volon e pompi oupe d ».Cette pompe a 1856 » sous l\u2019in e Co.a Fir agar Ni « e À V galeri squelette d d à 10 basses terr n 30 m au-d jeun Les e a agar Ni e « enn tréal on e M es d tair t été en effectivem on scripti T A U MUSÉE REDP OIR A .usée u m e Dawson d e béluga est aujour d et e plomberi e d tuyaux e .Réassemblé par Ed s 000 an en t-Laur Sain u es d e Champlain qui r er d s la m an agé d u niveau actuel d essus d e béluga mis au jour près d : il s\u2019agit d els orm t f xperts son , .H\u2026 s la an u d d ui suspen d\u2019h ce o, an pi e d es d cor e e d dley à l\u2019ai d Ar war 000 on 15 a envir t, il y ait les ecouvr ait .Il aur u fleuve eau, à apin emin P u ch u squelette d\u2019un .et aussi un sit-in con on d\u2019un e créati s d plan citoyen voit se su t qu an d en .P ais à jam chitectur e ar héritag estes od us m even r e en hauteur struir con Con e compagni La , S niversity rues U e fr on n oliti dém on d estati t à l\u2019arr uisan d ative d\u2019habitati e coopér anifestati , m s on er pétiti ccéd ouvem se m en , un imm s e an atr e dispar t d t sur le poin al son auté et tout un un e comm , un e rési er d arti n qu .U od m veut Estates a di cor t et d en t-Laur , Sain e ook erbr h an s en r aison t les m appen OIR A e 56 À V es P révolte d avocat et h ez et la chaîn ce-n pin e Plan d Clau fesseur au Cég o en pr ci an t d en gum ar sur d\u2019ailleurs on coph an fr 1868 est immédi on , s on t en e aîtr ts à en d , erniser .s es Pin es gée d U CENTRE D\u2019EXPOSITION DE e 1837-1838.otes d atri e politique d\u2019importan omm oseph P e Louis-J ette d en eusem chart avait préci eux-M u Vi ep d ateur d\u2019art et d\u2019histoir .Am te e ven ançaise e-fr enn adi can tité en d l\u2019i , Dupuis Frèr siècle e u XX .A e opté par la populati t ad en atem QUÉBÉCOISE 1912.Une r OIR À LA CINÉMA À V e métr un fils d\u2019un fermi ciném e alors qu\u2019à P lux 200 places 1 e la ce lors d eau, apin servé le t con ean- tréal, J on e et e comm es mise on MUSÉE DU CINÉMA\u2026 tt t \u2013 THÈQUE e art.u septièm opole d tribue à f e Laval con er d estes od e plus que m cor t en a son ew Y es et N r d , Lon aris etoscope est un théâtr , son Ouim ointe- ece e gagnan e à P tréal on e M e d air , ce e air onn .Visi e ork, les salles d e e d t gr an que l\u2019enf ef à r t en g obli caux placés à l\u2019in gi chirur ce en En appar 2000.Des clous télescopiques! e compli dit avec les risques d an et fur au es gi chirur les e air eur d\u2019os qui s\u2019allon téri soluble e est in oblèm , le pr s lorsqu\u2019ils occupai avait disparu, cen en d rési l\u2019artiste puise « u célèbr d euxièm d g l\u2019ur e d on acd M avaux son Des tr on cati e esur m à t en g .Les clous t le Château, cachée sous un en es d surée par les Pèr es Dufr es frèr eoise d g ce bour e l\u2019ar te d an tégr e in arti .P e la beauté h e d s la poési an d e œuvr n eri.U ch o Nin d e Gui oces d\u2019Orphée et d\u2019Eurydi d Les n e atten e vi Château le er estaur r e d ce en c le m ald Stewart qui convain epris à l\u2019initi tr t en e Sain d d en est ser La rum 1901.Une machine-à-disque-parlant oix te-Cr e Sain , cette toile e esn e la e d chitectur », disait e ain um e qui an f o e pr ce e n U .e esn Dufr apeau ean Dr e J air d e Davi ative d e et par la poste partout au Can erin te-Cath e disques à son m s d on eux milli u disque plat avait ven e et d on oph am u gr e seule année (1901), cet inven s un an : d er (2000).Prix mérité s\u2019il ait décerné à Emile Berlin e posth .À titr cule eur cir a.ad u 2316, rue agasin d e u près d d teur o , un prix Jun e um ARCHITECTUR s les rues d an t d etan En fur Mai 2000.Un pataph D\u2019 U CENTRE CANADIEN OIR A À V onné à ses rési ed r : en 1972, le qu t fruit porten .Vi es otestatair pr E\u2026 epuis toujours tréal, d on e M sicien, dites-v y .ts en d er Milton-P arti on citoyenn obilisati ce et m gilan \u2019UNIVER c est , ait el pourr avoir accès au ils .P d se répan t surtout en an aiten se tr tréal vit au rythm on M 1836.Une Banque du P L ous?ar e SITÉ DE MONTRÉAL\u2026 es investissem e d air elle aussi f - le pas la oi qu our crédit?P chan ar oi seuls les m qu our ogn .La gr glais e et les aff omi e l\u2019écon e d euple à Montréal ts?tuiles couvr Ces oven pr e cuite à l\u2019épr terr tr on M Ils on investisseurs r es d u n A Clair en e n on populati ten ai ds pourr , d ten e s\u2019en es air ers ch plan , urs t m en es locales sert d es ferm t d an on u feu d euve d d uit od pr y Cotta a err T eal e r ais aussi un , m u flair t d es dépôts d\u2019ar t d en epèr la e d l\u2019est à ferrées es voi s le secteur au-d an , d e d esi e Lak d d or e e d\u2019un ds on plaf et .gile t à l\u2019ar an e li e bois e d t la sciur e d euses cr tuiles es .La cace ecette effi ton.en r gile T es d ean, t-J Sain rue essus A POUR ENF U MUSÉE DES HÔPIT OIR A À V opédique pédi orth ts d an pour enf u clou Fassi on d ti \u2019inven L télescopique en titan e d g qui s\u2019allon ançois Fassi Fr que cela comporte A\u2026 CANAD \u2013 NTS UX SHRINERS A di on elle m atrique à l\u2019éch e la chirur onn tréal révoluti on e M e l\u2019Hôpital Shrin er-Duval d sible jusqu\u2019à 310 xten e est e es os ce d oissan t la cr an ur ten e Duval inven err er et Pi allait-il y pen e f cor .En CHÂTEA coloni « oisse en par e par d Lorsque le d Fin XIX OIR A À V e d ch cou .ale e gi ers mm.Ce clou e g e ti t un .Les Drs ser U\u2026 auteu » il apporte ce f es s les campagn an , d oisse t d evan tiste va au-d en .Une chaise de tortur siècle e U MUSÉE DUFRESNE-NINCHERI \u2013 LE x.e au late tur e pein t un peu À V futur l\u2019in chi d et philan f d un L an il pli es et les , ts en e ses pati e?U MUSÉE DES ONDES EMILE OIR A .ctor e RCA Vi e la Berlin e d atur gn able si oubli e la voix d en Nipper à l\u2019écoute d d aussi ais m , usique m la e er a révoluti , Berlin ope thr d utodi .A s on ti euses inven am toin t-An oir et Sain es rues Len er Sain arti s le qu an e d e usin que était tel t en ouem g \u2019en , e on am-O-Ph er Gr e est aîtr e son m petit Le cité.publi la e e ustri d onné l\u2019in es air e d\u2019aff omm , h acte e ses uir od , pour pr e gle enri, à l\u2019an t-H struit con avait er Berlin eilleux s\u2019in tréal.V on e M d s pour l\u2019in on ti inven bouts petits es d avec ce écologique à toute épr en sci e con d\u2019un e (PTEVM).P d on au m emi PTEEM) et le pr ateur d\u2019électri orm sf an tr ue P , aven e efug r , son Labor trique cen x e eilleux V t en Flor cepti x esse aux e tér es sci e d tr u Cen on d ati augur ses crée qu\u2019il tréal on M e d euve ati e la récupér oète d ateur d\u2019eau en ven orm sf an er tr on cité en eau au m te le pr eau.Il y inven apin e est son d e l\u2019absur e d atoir outablem Red .solite l\u2019in chasse , TR A DES P OIR A À V la Banque d on, ati d on f curr la con porte l\u2019effi e banque can emièr pr e opr pr sa e à ce besoin.Elle imprim r d répon dée à M Fon s on ces en eux d , c\u2019est oté on d t e (le d er emi t en TES\u2026 IO U CENTRE D\u2019EXPOSITION LA PRISON- .euple u P la c\u2019est , dités liqui e d court à e 60 an .À pein oseph P orte ce est f en apin e Louis-J e d gi e billet d ar , un r e enn adi présen la e d euve Pr .e ai onn m e et f tréal (1835), la Banque d on , , OIR À LA G À V au par ateurs d\u2019ornith am espace vert, un 1962.en ait d etr r Clair ultitu m pour aillite f s après sa , ais eau.M $ e 5 cette e d ce culer ait cir euple veut u P ART S ALERIE D\u2019 » a-Cotta! err el T atur c n e plein air e et d ologi on coup d ati estin e d el ustri d in site en ci an Cet es cubes d\u2019ar 000 mètr e 700 A e d\u2019 uri e la pén .À la suite d eux publi e e rési cs et d e li e d d ART HALL\u2026 TEW ue enven Bi .« e cœur pour les un ui d\u2019h aujour est e e ferm , l\u2019usin gile ton par le en r gile T r te- oin e P ces d en d elles tein onn cti on f , joailli e tr pein onn e Di err Pi .En toute compli ue eten est r ean à P t-J Sain d Charles Dau e la f n ami d U 1964.Sacré Daudelin onnism essi xpr tées d\u2019e , veut créer , sculpteur er elin, cet artiste polyvalen d , Dau e cité avec l\u2019ar .Sa pr t-Charles te-Sain oin ojet pour l\u2019église e un pr ettr elin à soum .M.Gag e F , le pèr amille e et e méth d\u2019un e chaise d ai vr involon imprévisibles gles pour les poi san e les empêch sièg esthési l\u2019an capables in eau d bur culi parti es es œuvr d t, chitecte on opositi on, invite n s cruelle que la pen oin e m od esque e?Pr e tortur eurs d ach arr t ces « en em tair pourr qui ts en pati es d en enn eti ets r gn e se laisser glisser au sol.Les t d en es rugueuses qui tr d .Les ban e eux ombr n e d , payer e d alysés par la peur ou ar .P e u villag ecin d u méd d s un en an stalle d er qu\u2019il in , aison pour BERLINER\u2026 d e ch er ech .À la r e n ».U ts en e d attaquer t en ai ts en ouvem t les m t le aversen t efusen r ts en pati c ou au publi oit r MONTRÉAL \u2026 U CENTRE DES SCIENCES DE OIR A À V » .pas choses auxquelles je pense que les autres ne pensent Je m\u2019applique volontiers à penser aux « : e philosophi .Comm es ali om aux an an, il partag e Boris Vi e la scén confi .Après quelques hésitati ois es r d les Compagn espeari shak oupe d\u2019avan e tr n U ellan P 1946.Shak - e cette e pr e à un jeun aphi ogr , le pèr s on t jouer en t-Laur e Sain s d on e É e s\u2019attaque à gés par le pèr en.Diri d t-gar er e dans l\u2019univ espear e d autoch t-Dizi Sain ouil f ai aur Coïn acassés fr Dix d dun\u2026 er V Il y a 8 fesseur d o e Legault t Le soir on mile Legault, un classique s de espect dû à cette d r s le plus gr atiqué sur le site il y a 5 e pr ton supposen chéologues ar les , er e l\u2019actuelle M les sur le site d em tair acturés volon t été fr en es d , les crân te oublan ce tr en d ci tr ou epas r e d Restes .gnées tout près d t ali ts son en s .Les our 000 ans ale fi , s an 000 à 450 rituel un t d-De aison Nivar es t.À la suite d en oirs e ces ours n chasse?e d ophées , es e crân atr e qu s de noir DU QUÉBEC\u2026 U MUSÉE DES MAÎTRES ET ARTIS OIR A À V ganiques son es or xtur te lampe oupillon, g er pascal, chan eli d chan : f on cti u od pr state en observan con .e d\u2019esthétism .ables qu ar em t r br Ses e\u2026 air ctu san ers d\u2019autel, béniti eli d acle-osten aux, tabern ts baptism on t les détails d en tivem t atten evisite l\u2019art sacré.On le \u2019artiste r L ANS OIR A À V e ce fa d té la pr inven atés par Th d an m les con aux onzes er et , soir e sa U MUSÉE EUDORE-DUBEA uteuil.e chaise électrique en s\u2019in emièr as Edison, on om eur et un d géni ort, un in amnés à m d U\u2026 t an spir t en t effectivem , tiste en , est in cour en ectem dir aquillag , m décors l\u2019artiste conçoit et réalise m es Beaux-Arts l\u2019École d able avec sa coiffe-gir oubli , le f e Feste e d ag t.Le personn es sur lesquels il pein es et costum eubles et accessoir ellan.En un m ed P , Alfr oir DIZIER\u2026 OIR À LA MAISON NIV À V ce et d or f La con an , mir ouette e la ou d t , es , ois ARD es vertus m ait d , aur esse e sag e l\u2019ours u cerveau d on d ati somm an - AINT -DE S agiques\u2026 e , symbole d .cestr e an gur MUSÉES L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 2 E T D I M A N C H E 2 3 A V R I L 2 0 1 7 I 6 Les 15 Musées d\u2019histoire de Montréal vous invitent à célébrer le 375e anniversaire de notre ville avec des activités 100 % histoire : 15 expositions permanentes, 16 nouvelles expositions temporaires et une trentaine d\u2019événements vous attendent toute l\u2019année 2017.LES D\u2019 DE MUSÉES HISTOIRE MONTRÉAL Suivez notre page facebook et courez la chance de gagner un voyage pour deux personnes en France en participant à notre concours, dès le 18 mai! Tous les détails sur musees-histoire-montreal.ca Fermé le lundi Expérience Belvédère TARIF SPÉCIAL 5 $ #vue360viewMTL margueritebourgeoys.com P I E R R E V A L L É E Collaboration spéciale Inauguré en 2011, le pavillon Claire et Marc Bourgie accueille aujourd\u2019hui la collection d\u2019art québécois et canadien du Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM).Quoique panca- nadienne, cette collection possède un fort accent montréalais.«Montréal est bien visible par les œuvres qui y sont présentées », souligne Jacques Des Rochers, conservateur de l\u2019art québécois et canadien au MBAM.De plus, l\u2019aménagement du pavillon, et de l\u2019exposition qui s\u2019y trouve, selon les vœux de Jacques Des Rochers, suit le développement des beaux-arts au Canada, mais aussi à Montréal, et, en ce sens, épouse l\u2019histoire même du MBAM, fondé en 1860.Ainsi, le visiteur peut remonter dans le temps et suivre pas à pas l\u2019évolution des beaux-arts montréalais.« À l\u2019étage intitulé \u201cIdentités fondatrices\u201d, qui couvre la période coloniale, soit de 1700 à 1867, poursuit Jacques des Rochers, on présente de l\u2019ar t religieux et des portraits qui témoignent du début de la production artistique locale.» À ses débuts, le MBAM, qui s\u2019appelait alors l\u2019Art Association of Montreal, n\u2019avait pas de local permanent et ses expositions étaient itinérantes.C\u2019est en 1880 que le musée emménage dans un bâtiment, l\u2019Art Galler y, sis square Phillips.C\u2019est aussi à ce moment que s\u2019amorce la période des salons d\u2019art canadien, inspirés par les salons d\u2019ar t européen de la même époque.« C\u2019est donc à Montréal et dans notre musée qu\u2019ont eu lieu les tout premiers salons d\u2019art canadien qui ont permis à nos artistes de se faire valoir et de se distinguer des artistes européens.» Un étage du pavillon, intitulé « Époques des salons », y est consacré.Le visiteur peut y voir, entre autres, une vue de la Place d\u2019Armes, intitulée Des cochers se disputent un client, peinte par Alfred Boisseau en 1883.La coupe de la glace, toile de Maurice Cullen datant de 1914, est l\u2019une des premières représentations impressionnistes du fleuve Saint-Laurent.L\u2019époque moderne Le visiteur pourra se rendre ensuite à l\u2019étage intitulé « Chemins de la modernité », où il pourra apprécier les œu- vres des premiers ar tistes moder nes, dont celles du Groupe de Beaver Hall, premier regroupement d\u2019artistes mixtes, hommes et femmes.« Une toile de 1921 de Mabel May, intitulée Flocons fenêtre de l\u2019atelier, où l\u2019on aperçoit le dôme de la cathédrale Marie- Reine-du-Monde, est typique des enjeux du début la modernité.» Le tableau Le por t de Montréal , peint par Adrien Hébert en 1925, illustre le caractère industriel de Montréal, tandis que le tableau Angle Peel et Sainte-Catherine, du même ar tiste, mais peint en 1948, témoigne de la vitalité du centre-ville de Montréal.« Marc-Aurèle For tin nous donnera aussi des versions touchantes du port et des quar tiers de Montréal, dont notamment Commencement d\u2019orage sur Hochelaga, toile peinte vers 1940.» La fondat ion en 1939 à Montréal de la Société d\u2019ar t contemporain ouvre alors la pratique artistique à toutes les communautés de Montréal, anglophone, francophone, mais aussi juive.Louis Muhls- tock valorisera le travail des ouvriers montréalais des usines et chantiers navals engagés alors dans l\u2019ef for t de guerre.« À cette époque, ce sont surtout les artistes juifs qui illustreront le mieux la ville et sa réalité sociale.» L\u2019étage «Le temps des manifestes » célèbre l\u2019époque où Montréal fut le lieu de lancement de tous les principaux manifestes ar tistiques mod e r n e s d u Québec et du Canada.« On pense au Refus global avec les automatistes réunis autour de Paul-Émile B o r d u a s o u Prismes d\u2019yeux, des surréalistes réunis autour d\u2019Alfred Pellan.On peut y rajouter le Manifeste des plasticiens de 1955, réuni autour de Jauran.» À cet étage, on peut donc voir plusieurs des œuvres des maîtres de cette époque, dont évidemment des œuvres de Borduas, mais aussi celles, entre autres, d\u2019Alfred Pellan, de Jean-Paul Riopelle, de Robert Roussil, de Pierre Gauvreau, de Jean-Paul Mousseau et de Marcel Barbeau.« Le musée possède aussi ce que l\u2019on considère comme l\u2019icône absolue de l\u2019œuvre de Borduas, soit la toile L\u2019étoile noire, de 1957.» Le corridor souterrain qui mène au pavillon est intitulé « Champs libres », et il fait une place impor tante à l \u2019École de Montréal , à la - quelle sont associés Claude Tousignant, connu pour ses cibles, dont Gong 96, datant de 1966, et Guido Molinari, dont la toile Bi-sériel ver t- bleu de 1967.« Nous avons placé ces tableaux face à face avec des œuvres de leurs contemporains de la scène to- rontoise, ce qui met en relief la spécificité montréalaise de l\u2019art non figuratif.» L\u2019art inuit L\u2019ar t inuit, aujourd\u2019hui un des représentants emblématiques du Canada, et ce, depuis sa reconnaissance internationale lors d\u2019Expo 67, occupe le dernier étage du pavillon Claire et Marc Bourgie.Mais quel est le lien entre l\u2019art inuit et Montréal, outre sa consécration en 1967 ?« Les Inuits sont associés à Montréal dès 1948, car c\u2019est à ce moment que se réalise à Montréal la première mise en marché de leurs œu- vres.Et Montréal demeure au- jourd\u2019hui une plateforme historique du collectionnement de ce patrimoine artistique.» De l\u2019ar t inuit à l\u2019ar t non figuratif, des balbutiements de l\u2019art local aux salons d\u2019art canadien, ces der niers étant aussi représentatifs des débuts de la pratique muséale à Montréal, en passant par l\u2019ère moderne et l\u2019époque des manifestes, dont plusieurs des grands maîtres furent des artistes montréalais, le visiteur qui parcour t la collection d\u2019ar t québécois et canadien du pavillon Claire et Marc Bourgie n\u2019aura aucune dif fi- culté à y reconnaître, en ce 375e anniversaire de Montréal, l\u2019importante contribution montréalaise à l\u2019évolution et à la vitalité de l\u2019art québécois et canadien.L\u2019accent montréalais du MBAM M É L A N I E G A G N É Collaboration spéciale E t si Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve, et Jeanne Mance n\u2019étaient pas les seuls fondateurs de Montréal ?Fonder une ville, où ça commence, où ça se termine ?L\u2019équipe du Musée Margue- rite-Bourgeoys s\u2019est intéressée à ces questions pour créer des activités dans le cadre des célébrations du 375e anniversaire de Montréal.Une exposition temporaire et une tournée découverte d\u2019un site archéologique font découvrir, vestiges à l\u2019appui, les oubliés derrière les cofondateurs officiels.Lors des remue-méninges de création, le thème de l\u2019identité des fondateurs a retenu l\u2019attention, explique Stéphan Martel, archiviste du Musée Margue- rite-Bourgeoys: «La commémoration, c\u2019est un moment important, mais c\u2019est très subjectif.Qui fête-t-on?Il y a des gens, des événements qui sont mis en valeur, mais il y a des éléments qui sont repoussés dans l\u2019ombre.Par exemple, que célèbre-t-on exactement quand on fête le 375e ?C\u2019est le genre de questionnement que nous avons eu.On fête, bien sûr, l\u2019arrivée de la première recrue à Montréal donc sur l\u2019île le 17 mai 1642, mais on tend à oublier que des populations humaines ont fréquenté l\u2019île de Montréal depuis des milliers d\u2019années, avant même que les premiers Européens arrivent.Donc, on traîne dans l\u2019ombre un groupe d\u2019individus et on en met en valeur un autre.» Sur la trace des fondateurs L\u2019exposition Coup de théâtre : j\u2019ai fondé Montréal ! (14 juillet 2017 à septembre 2018) donne la chance au public de connaître plusieurs personnages historiques qui ont contribué, de près ou de loin, à la fondation de Montréal.Roosa Rönkä, responsable des collections et des expositions au Musée Marguerite-Bourgeoys, est chargée de projet pour cette exposition.Mme Rönkä raconte qu\u2019une approche théâtrale a été choisie, afin de rendre l\u2019expérience amusante : « On voulait que ça s\u2019adresse aux visiteurs de toutes les origines et de t ou s l e s âge s .On r end l e contenu historique accessible et ludique.Le concept d\u2019exposition campe l\u2019action dans un décor théâtral.Le visiteur devient partie prenante de la production d\u2019une pièce de théâtre qui porte sur la fondation de Montréal.Dans un parcours, le spectateur assiste à des répétitions de cette pièce et découvre des personnes qui ont réellement existé.À la toute fin, il aura l\u2019occasion de se prononcer sur les fondateurs de Montréal.» La firme de design et de muséographie Umanium a collaboré à ce projet.La ligne du temps proposée par l\u2019exposition débute avec la présence des énigmatiques Hochelaguiens et va jusqu\u2019à l\u2019établissement d\u2019une colonie missionnaire française en 1642-1663.« Il n\u2019y a pas vraiment une année spécifique pour le début, mais on voulait mettre en valeur les habitants de l\u2019île de Montréal qui étaient là bien avant les Européens : les Autochtones.On va jusqu\u2019en 1663 environ.C\u2019est l\u2019année où la Société de Notre-Dame est dissoute », dit Roosa Rönkä.Des objets d\u2019époque et des iconographies inusitées enrichissent l\u2019expérience.Les femmes dans la fondation de Montréal L\u2019historiographie canadienne du XIXe siècle laissait peu de place aux femmes, soutient l\u2019ar- chiv is te Stéphan Mar te l : «C\u2019était surtout les hommes qui écrivaient l\u2019histoire.C\u2019était une historiographie qui était un peu misogyne, paternaliste.Au- jourd\u2019hui, ce n\u2019est plus comme ça.Donc on voulait parler du rôle des femmes dans la fondation de Montréal.Et même des femmes qui ont fréquenté le site de Bon Secours bien avant la fondation, chez les populations amérindiennes.On a des traces qui peuvent en témoigner.» La tournée découver te du site archéologique (dès le 1er juin 2017), intitulée Ville- Marie, terre des femmes, invite le public à découvrir des vestiges étonnants sous la chapelle actuelle.Accompagné d\u2019un guide-animateur, le visiteur se fait raconter l\u2019histoire derrière chaque artefact.«On va parler des Amérindiens préhistoriques, mais aussi des femmes.Bien sûr, il y a des vestiges de la chapelle Notre-Dame- de-Bon-Secours dans le site.Cette chapelle a été fondée en 1655 par Marguerite Bourgeoys et construite finalement de 1675 jusqu\u2019à 1678.Marguerite Bourgeoys a contribué quelque part au développement de Ville- Marie, de Montréal.On va faire parler les vestiges pour montrer quel rôle cette femme a joué dans le développement de Montréal, à travers la fondation de la chapelle, mais aussi d\u2019une congrégation de sœurs enseignantes et de la première école de Ville-Marie.C\u2019est quand même quelque chose.Une femme au XVIIe siècle qui fonde une chapelle, c\u2019est remarquable ! C\u2019est un bel exemple pour parler de l\u2019impor tance des femmes dans la fondation de Montréal», affirme M.Martel.Marguerite Bourgeoys Une pionnière, une courageuse, une visionnaire ; voilà MUSÉE MARGUERITE-BOURGEOYS Qui a fondé Montréal ?L\u2019aménagement du pavillon, et de l\u2019exposition qui s\u2019y trouve, selon les vœux de Jacques Des Rochers, suit le développement des beaux-arts au Canada MARC CRAMER MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL Salle d\u2019art québécois et canadien du pavillon Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal UMANIUM Annonce de la prochaine exposition du Musée Marguerite- Bourgeoys intitulée Coup de théâtre : j\u2019ai fondé Montréal ! VOIR PAGE I 7 : MONTRÉAL MUSÉES L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 2 E T D I M A N C H E 2 3 A V R I L 2 0 1 7 I 7 des qualificatifs couramment utilisés pour décrire sainte Marguerite Bourgeoys, originaire de Troyes, canonisée en 1982.C\u2019est la religieuse Louise Chomedey qui présente Marguerite Bourgeoys à son frère Paul, qui cherche une enseignante pour la petite colonie.Marguerite accepte l\u2019offre de Maisonneuve de se joindre à la Grande Recrue de 1653 qui devait sauver Ville-Marie.Pour Line Richer, responsable des communications du Musée Marguerite-Bourgeoys, la sainte est très inspirante : « Cette femme a fait preuve de beaucoup de détermination.Au début de la colonie, ce n\u2019était pas simple de vivre ici, avec rien, de créer une nouvelle cité.C\u2019est ça qu\u2019on essaie de transmettre.On présente les multiples réalisations et l\u2019histoire de cette femme exceptionnelle.Marguerite Bour- geoys a influé sur ce que sont les femmes aujourd\u2019hui.C\u2019est une fi- gure-clé de Montréal.» Un lieu d\u2019une grande richesse patrimoniale Le Musée Marguerite-Bour- geoys a beaucoup à offrir : un musée captivant, une chapelle d\u2019une grande beauté et un site archéologique qui témoigne de plus de 2400 ans d\u2019histoire.Il s\u2019agit d\u2019un lieu diversifié, explique Roosa Rönkä : « Le site archéologique, les fondations de la chapelle que Marguerite Bourgeoys a fondée au XVIIe siècle et les vestiges de la période préhistorique permettent de voyager dans le temps, très loin, ce qui n\u2019est pas toujours le cas à Montréal, où le développement a détruit beaucoup de sites anciens.Ici, on peut vraiment partir de la préhistoire et voyager jusqu\u2019au XXe siècle avec la chapelle et la seconde chapelle No- tre-Dame-de-Bon-Secours.» De son côté, Stéphan Martel est ému lorsqu\u2019il parle de la richesse des lieux: «On a un site archéologique très ancien d\u2019une grande valeur patrimoniale.C\u2019est l\u2019un des plus importants sites archéologiques de Montréal que les gens peuvent visiter.On a aussi une chapelle qui est la plus ancienne du Vieux-Montréal.Les gens qui viennent au musée visitent une exposition, participent à des activités éducatives, mais pas seulement dans un musée, dans un lieu patrimonial, un lieu très ancien.On ne fait pas que suivre l\u2019histoire, on pénètre dans l\u2019histoire.C\u2019est ça qui me touche particulièrement.» SUITE DE LA PAGE I 6 MONTRÉAL M A R T I N E L E T A R T E Collaboration spéciale L\u2019 exposition ambulante La ville suspendue, créée par le Musée McCord, racontera l\u2019histoire de Montréal, de ses quartiers, de ses habitants, de ses grands symboles, du 12 mai au 17 septembre.Le rendez-vous avec les citoyens ne sera pas donné entre les murs du Musée, mais bien dans les parcs des dif férents arrondissements de la métropole dans le cadre de La Grande Tournée dirigée par le Cirque Éloize, à l\u2019occasion du 375e de Montréal.« Nous souhaitons avec ce projet créer de la fierté chez les Montréalais, les émouvoir et les rapprocher aussi en leur faisant prendre conscience qu\u2019ils vivent dans un environnement riche en histoires, avec un s, parce que c\u2019est leurs histoires qu\u2019on souhaite raconter », explique Suzanne Sauvage, présidente et chef de la direction du Musée McCord.D\u2019abord, huit grands symboles de Montréal seront présentés dans tous les arrondissements : l\u2019espace nature du mont Royal avec sa gigantesque croix, l\u2019oratoire Saint-Joseph, qui accueille maintenant deux millions de visiteurs par année, la sur- réelle boule de la Biosphère, qui était le pavillon des États- Unis à Expo 67, Place Ville- Marie, le symbole de l\u2019arrivée de Montréal dans la modernité, la Main qui délimite le Montréal francophone de l\u2019anglophone, le fleuve avec la remise en valeur récente du Vieux-Por t, puis le canal de Lachine, un axe de développement socioéconomique majeur.« On a choisi des symboles qui ont une por tée contemporaine, qui continuent au- jourd\u2019hui d\u2019être impor tants dans l\u2019identité de la ville », explique Suzanne Sauvage.En plus de présenter des photos d\u2019archives, on racontera la petite histoire de ces lieux symboliques pour Montréal.L\u2019autre portion de l\u2019exposition changera dans les 19 arrondissements.Quelques témoignages de citoyens ont été recueillis pour chacun.« Les habitants deviennent ainsi la mémoire vivante de la ville, explique Suzanne Sauvage.Ils viennent raconter un moment impor tant, un moment fort dans la vie du quartier en faisant référence à une institution présente sur le territoire, à un commerce, etc.» L\u2019exposition profite de ces anecdotes pour donner davantage d\u2019informations sur le contexte et sur cer tains éléments évoqués dans les témoignages.Une façon de raconter l\u2019histoire du développement des quartiers autour des histoires des résidants.Un travail de partenariat Créer cette exposition historique qui réunit 550 photos a nécessité l\u2019implication de différents partenaires.En plus de puiser dans ses archives, le Musée McCord a travaillé avec la Ville de Montréal et les sociétés d\u2019histoire des dif fé- rents arrondissements.La Société de transport de Montréal a aussi été mise à contribution pour présenter de vieilles photos liées au transport en commun de la métropole.Un comité scientifique a aussi été créé pour réaliser cette exposition.Il était composé des professeurs du Département d\u2019histoire de l\u2019Université du Québec à Montréal Paul-André Linteau et Joanne Burgess, ainsi que de Mario Robert, chef de la section des archives à la Ville de Montréal et de Myriam Wojcik, historienne et communicatrice.Un concept convivial inspiré de Montréal Le concept retenu pour l\u2019exposition utilise deux grands incontournables de Montréal : la corde à linge et les grandes enseignes au néon (on pense au célèbre Five Roses).« La structure de l\u2019exposition est impressionnante avec ses 9 mètres de longueur, ses 18 mètres de largeur et ses 5 mètres de hauteur, explique Mme Sauvage.Ce sera très animé et convivial.» L\u2019exposition s\u2019installera le temps d\u2019une fin de semaine dans chacun des quar tiers.Les amateurs d\u2019histoire et de la métropole pourront bien sûr suivre la tournée d\u2019arrondissement en arrondissement pour parfaire leurs connaissances sur les dif férents quar tiers.Mais, l\u2019événement qui reflète le caractère humain de Montréal se veut également très accessible et familial.« Les textes demeurent assez courts et nous souhaitons que les gens viennent flâner dans le parc le temps de l\u2019exposi- t i o n p o u r a p p r e n d r e d e s choses sur leur quartier, poser des questions aux animateurs qui seront sur place et aussi discuter de l\u2019exposition et de l\u2019histoire du quar tier » , explique Mme Sauvage.La Grande Tournée Cette exposition gratuite en plein air sera aussi festive puisqu\u2019elle prend par t à La Grande Tournée organisée par le Cirque Éloize à l\u2019occasion du 375e anniversaire de Montréal.La troupe présentera différentes activités pendant les journées et, en soirée, la pièce acrobatique L\u2019heure magique.Pour rassasier les visiteurs, un pique-nique géant sera tenu avec des restaurateurs, commerçants et artisans gourmands du quartier.Des équipes des émissions d\u2019ICI Radio-Canada Première et d\u2019ICI Musique seront aussi sur place et présenteront des prestations musicales.Un vélo-projecteur de Wapi- koni mobile présentera sur grand écran une sélection de ses meilleurs courts métrages de réalisateurs autochtones et des vidéoclips issus de collaborations entre musiciens autochtones et de dif férentes communautés culturelles.Les en fants comme les adultes pourront aussi tester leurs connaissances des arrondissements de Montréal grâce à des rallyes-découvertes en format papier ou avec l\u2019application 375MTL.MUSÉE MCCORD La ville suspendue raconte l\u2019histoire des quartiers de Montréal MUSÉE MCCORD Guy Lafontaine, Locoshop, ateliers Angus (détail), vue d\u2019est vers l\u2019ouest, Montréal, 1991 MUSÉES L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 2 E T D I M A N C H E 2 3 A V R I L 2 0 1 7 I 8 réalité virtuelle, des ambiances sonores et le mapping vidéo (une technologie de projections d\u2019images sur des surfaces tridimensionnelles) pour rappeler cet événement phare de l\u2019histoire de la métropole québécoise.Des diapositives et artefacts de l\u2019époque appartenant à trois collectionneurs montréalais seront aussi présentés.Une autre exposition intéressante au Musée McCord présente du 7 avril au 13 août une rétrospective des meilleurs dessins réalisés par le célèbre caricaturiste du journal The Gazette, Ais- lin.Elle est intitulée Aislin: 50 ans de caricatures.Autre exemple : l\u2019Écomusée du fier monde présentera, à partir du 18 mai, une exposition originale relatera 200 ans d\u2019histoire de l\u2019alimentation à Montréal.On y trouvera notamment des photos et des objets rappelant l\u2019histoire des marchés publics, des épiceries du coin jusqu\u2019à la naissance des supermarchés tels que Dominion Store et Steinberg après la Seconde Guerre mondiale.Des capsules historiques OFF 375e s\u2019est aussi associé au journal Métro, qui comme partenaire principal, publie dans ses pages, depuis janvier 2017, des capsules sur des personnages historiques qui ont marqué l\u2019histoire de Montréal.Au début avril, on y relatait l\u2019histoire de Marguerite Bourgeoys, première enseignante de Montréal en 1658, appelée « mère de la colonie ».Plus tôt, en mars, on présentait Willian Notman, premier photographe canadien à atteindre une renommée internationale.Le Musée McCord (membre du regroupement) présente d\u2019ailleurs une exposition en ce moment sur cet illustre Montréalais.2 pour 1 avec Car2go Pour les intéressés, il sera possible de visiter aisément les 15 musées grâce à un concept développé avec Car2go.Du 21 juin au 21 juillet, les membres de ce service d\u2019autopartage bénéficieront d\u2019un deux pour un pour entrer dans l\u2019un des 15 musées faisant partie du Regroupement.Il suffira de présenter sa carte de membre Car2go ou l\u2019application Car2go.Les membres pourront ainsi se promener d\u2019un musée à l\u2019autre sur l\u2019île à l\u2019aide de la carte-circuit 100 % Histoire téléchargeable à partir de l\u2019application Car2go.Bien qu\u2019il y ait une bonne concentration des établissements dans le Vieux-Montréal (où on trouve cinq musées : Château Ramezay, Pointe-à-Callière, Musée Marguerite-Bour- geoys, Maison Georges-Étienne Cartier et le Centre d\u2019histoire de Montréal), les autres sont plus éloignés (ex.: Musée de l\u2019holocauste de Montréal dans le quartier Côte-des-Neiges, le Musée du commerce de la fourrure à Lachine, la Maison Saint-Gabriel à Pointe-Saint-Charles, le Musée Dufresne-Nincheri, près du Stade olympique).Des concours à suivre Dans le cadre de la campagne, le Regroupement lancera aussi en juin un concours appelé Sur les traces des fondateurs.Les détails seront dévoilés sur la page Facebook de l\u2019OFF 375e.Le prix comprend en voyage en France à destination de Langres et de Troyes, sur les traces de Paul de Maisonneuve et Jeanne Mance, deux personnages importants qui ont marqué l\u2019histoire de Montréal.Un prix fort intéressant pour les férus d\u2019histoire.SUITE DE LA PAGE I 3 OFF Francine Lelièvre.Du commerce se faisait entre les Amérindiens et les premiers Français, et nous avons retrouvé beaucoup d\u2019objets autochtones.Mais si la colonie avait une vocation missionnaire, on a très vite compris que, pour qu\u2019elle survive, il fallait se mettre à coloniser les terres, à les octroyer à des familles pour qu\u2019elles s\u2019installent et qu\u2019elles s\u2019engagent.Et puis, aux guerres amérindiennes a succédé la paix, après la Grande Paix de Montréal signée par le gouverneur de Callière et trente-neuf nations autochtones en 1701.» Petit à petit, le fort disparaît.Sur le terrain, mais aussi dans les mémoires.La vie suit son cours et la colonie grossit.En 1759, elle passe aux mains de l\u2019Empire britannique.En 1765, le château de Callière est détruit.La ville poursuit son expansion et s\u2019industrialise, la population explose.L\u2019eau de la petite rivière qui longeait à l\u2019époque le for t est polluée.En 1830 est construit le premier égout collecteur en Amérique du Nord, en canalisant le cours d\u2019eau.Un égout est mis lui aussi en valeur par le musée et montré au public dès le mois prochain.« C\u2019est un joyau, décrit Francine Lelièvre.À Paris et à Londres, ils sont en brique.Celui-ci est en pierres taillées et il a même un arc cintré.C\u2019était un lieu totalement inconnu, nous sommes tombés dessus à l\u2019occasion des fouilles.Les visiteurs vont pouvoir passer à l\u2019intérieur.Mais mieux que ça, nous proposons un voyage dans le temps et dans l\u2019espace grâce à ce que permettent les nouvelles technologies.L\u2019eau sera comme la mémoire avec des images, des histoires de Montréal à travers le temps qui seront projetées, qui se métamorphoseront et se désintégreront.C\u2019est une expérience sensorielle.Il y aura des éclairages, de la vidéo, des ef fets.On parcourt ce tunnel pour arriver au pavillon du for t Ville-Marie.Le lieu d\u2019origine, le lieu fondateur.» Mme Lelièvre invite donc tous les Montréalais à venir découvrir ce lieu qu\u2019elle juge mythique.Quant aux touristes, ils auront là l\u2019occasion d\u2019avoir un résumé rapide de l\u2019ensemble de l\u2019histoire de Montréal avec des traces de toutes les époques.Tout cela présenté de manière résolument moderne et attrayante.«La Ville de Montréal ne pouvait pas faire de plus beau cadeau à ses habitants et visiteurs à l\u2019occasion de son 375e, conclut la directrice du musée.Ça ne peut pas être plus légitime.C\u2019est une chance inouïe.» SUITE DE LA PAGE I 1 FORT MAISON SAINT-GABRIEL Rendre hommage aux bâtisseuses de Montréal A L I C E M A R I E T T E Collaboration spéciale «O n dit toujours que la fondation de Montréal, c\u2019est La Dauversière et Maisonneuve, mais\u2026 et les femmes alors ?lance Madeleine Juneau, directrice générale de la Maison Saint-Gabriel.C\u2019est Jeanne Mance, Marguerite Bourgeoys et Marguerite d\u2019Youville, les véritables bâtisseuses de notre ville ! » Pour elle, cet anniversaire est le moment idéal de rappeler la contribution majeure des communautés religieuses féminines tout au long de l\u2019histoire de Montréal.Avec pour objectif de montrer ce qu\u2019elles ont fait par le passé, mais aussi ce qu\u2019elles font encore aujourd\u2019hui.Dès le 10 mai prochain et jusqu\u2019à la fin de l\u2019année, les visiteurs pourront ainsi découvrir l\u2019exposition 375 ans au cœur de l\u2019action! «C\u2019est l\u2019occasion de dépoussiérer ce qui semble être poussiéreux », déclare Mme Juneau, qui estime que si certains connaissent l\u2019histoire de ces femmes, beaucoup, surtout les plus jeunes, l\u2019ignorent totalement.Pourtant, outre leur rôle fondamental au XVIIe siècle, leur legs à Montréal est très important.«Elles ont laissé des trésors, œuvres et objets faisant partie de la mission de chacune des congrégations », révèle-t-elle.Tout au long de l\u2019exposition, ce sont justement ces trésors que pourront découvrir les visiteurs.Des femmes d\u2019action La directrice tient à rappeler les héritages architecturaux montréalais.«Est-ce que l\u2019on sait que l\u2019école Vincent D\u2019Indy a été fondée par une sœur de la congrégation des Sœurs des Saints- Noms-de-Jésus-et-de-Marie ?Beaucoup ne le savent pas», dé- clare-t-elle.De même pour le collège Dawson, autrefois maison mère de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal.«Leur souffle est encore là», estime Mme Juneau, prenant l\u2019exemple de l\u2019Accueil Bonneau, ouver t à l\u2019époque grâce à la contribution des Sœurs grises et toujours actif aujourd\u2019hui.Le mot «action» n\u2019a d\u2019ailleurs pas été choisi au hasard.Au contraire, il permet d\u2019illustrer le rôle de ces femmes, ouvrières dans la construction de Montréal.«Elles ont été infirmières, missionnaires, éducatrices, architectes ou encore artistes, détaille Mme Juneau.Derrière cette exposition, on veut dire qu\u2019il y a eu de grandes femmes, de véritables génies dans ces communautés.» Elle souhaite montrer que, contrairement à certaines idées reçues, les membres de ces communautés religieuses s\u2019épanouissaient et allaient au bout de leur talent.«On dit toujours que derrière un grand homme se cache une femme, mais pourquoi on ne dirait pas plutôt que devant une grande femme il y a un homme?» s\u2019amuse la directrice.Plantes indigènes à l\u2019honneur Autre installation liée aux célébrations du 375e anniversaire de la ville : le nouveau Jardin des origines.Un espace vert aménagé au cœur de la Maison Saint-Gabriel pour rendre hommage aux femmes des Premières Nations.Leurs savoir-faire horticole et médicinal y sont mis à l\u2019honneur, et la façon dont celui-ci a été transmis aux premiers arrivants.«Nous voulions que ce jardin soit un lieu de paix, de méditation, où l\u2019on se sent bien, mais aussi un endroit où l\u2019on apprend des choses », décrit Mme Juneau.Le jardin, ainsi que la pergola située au centre, a la forme d\u2019une grande tortue, considérée comme un guide spirituel par de nombreuses nations autochtones.Le visiteur peut déambuler le long des quatre sentiers, à partir de chacune des pattes de la tortue, menant aux différentes zones du jardin.Une est dédiée aux plantes médicinales, une aux trois sœurs, l\u2019autre à la cueillette et la dernière au sous-bois.Pour ajouter à la visite du jardin, une application mobile a été développée.Disponible en quatre langues, elle of fre des explications et permet une immersion en Nouvelle- France.Plusieurs activités ludiques seront aussi organisées pour les plus jeunes.Des artisans issus des Premières Nations viendront animer des ateliers afin d\u2019expliquer comment cueillir et utiliser les petits fruits ou les plantes médicinales.« C\u2019est impor tant pour nous ce genre d\u2019ateliers pratiques pour toucher, sentir, bien comprendre l\u2019intérêt de ces plantes », note Mme Juneau.Le Jardin des origines a été réalisé en collaboration avec le Jardin botanique de Montréal et des Abénaquis d\u2019Oda- nak, grâce au soutien financier du gouvernement du Canada et celui du Québec, ainsi que de la Ville de Montréal.Il sera inauguré le 5 juin prochain, en présence du maire, Denis Coderre, et de ministres, dont les noms restent encore à confirmer.À la table de\u2026 Cet hiver, la Maison Saint- Gabriel a aussi organisé des dîners-causeries mettant en vedette les « trois piliers de Montréal ».Les soirées À la table de Jeanne Mance, À la table de Marguerite Bourgeoys et À la table de Marguerite d\u2019Youville ont été animées par l\u2019historienne Hélène-Andrée Bizier.Autour d\u2019un repas « Nouvelle-France » et en présence de la protagoniste, incarnée pour l\u2019occasion, les convives pouvaient ainsi de découvrir leurs différents parcours.« Ce fut un grand succès », confie Mme Juneau.D\u2019ailleurs, une prochaine édition est prévue pour l\u2019automne : À la table de Mme de Bullion.Une mécène française plutôt méconnue du grand public, qui a pour tant joué un rôle fondamental pour la ville, alors même qu\u2019elle ne s\u2019y est jamais rendue.Mme de Bullion a notamment financé le voyage de Jeanne Mance, ainsi que la construction de l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal.En plus de ces nouveautés dans le cadre du 375e, la Maison Saint-Gabriel propose toujours ses activités régulières.Son exposition permanente De la cave au grenier met en avant la vie quotidienne des XVIIIe et XIXe siècles, tout en rappelant le quotidien des habitants de ces lieux préservés par la Congrégation de Notre- Dame depuis 1668.Les animations familiales continuent elles aussi d\u2019être offertes : ateliers historiques, théâtre en plein air, démonstrations de métiers anciens et causeries musicales.Pour marquer le 375e anniversaire de Montréal, la Maison Saint-Gabriel, musée et site historique, a décidé de rendre hommage aux fondatrices de Ville-Marie.Exposition, jardin et activités ludiques ont été mis en place pour permettre aux visiteurs de découvrir leur rôle dans l\u2019histoire de la ville.PIERRE GUZZO Le nouveau Jardin des origines est un espace vert aménagé au cœur de la Maison Saint-Gabriel pour rendre hommage aux femmes des Premières Nations."]
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