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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2017-02-11, Collections de BAnQ.

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[" AUJOURD\u2019HUI Perspectives \u203a Jeu de carte électorale.Manon Massé avait tous les atouts pour être réélue.Mais le DGEQ vient de rebrasser les cartes.Page B 1 Avis légaux.C 6 Carrières .C 3 Décès.C 8 Mots croisés .D 4 Petites annonces .C 8 Sudoku .D 4 V O L .C V I I I N o 2 9 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 1 E T D I M A N C H E 1 2 F É V R I E R 2 0 1 7 2 , 8 3 | S + T A X E S = 3 , 2 5 | S Livres Anne-Renée Caillé, la mort lui va si bien Page F 1 Culture La radio musicale sauvée par le Web Page E 1 Sklavounos restera exclu du caucus libéral Page A 3 ?w w w .l e d e v o i r .c o m Violence trop dure, langage trop cru, sexualité trop explicite : au cinéma, on éprouve parfois un malaise.Le Devoir en discute avec Podz, que des films comme Les 7 jours du talion et King Dave, mais aussi des séries comme 19-2 et Cardinal, ont rompu à ce genre de réflexion.Anne Émond (Nelly), Philippe Lesage (Les démons) et lui creuseront le sujet dimanche lors d\u2019une table ronde au festival Vues dans la tête de\u2026, à Rivière-du-Loup.F R A N Ç O I S L É V E S Q U E D ès son premier long métrage, en 2010, Podz n\u2019a eu d\u2019autre choix que de s\u2019interroger sur la notion de limite à ne pas franchir: Les 7 jours du talion, d\u2019après le roman de Patrick Senécal, conte la vengeance brutale qu\u2019exerce un père La censure change de cible La violence se rend plus facilement sur les écrans que la nudité, note Podz JACQUES NADEAU LE DEVOIR «Je me suis fait tellement taper dessus que, pendant un temps, je me suis autocensuré», explique Podz.A M É L I E D A O U S T - B O I S V E R T L a Régie de l\u2019assurance maladie du Québec procède à des vérifications sur la légalité des frais facturés par Bonjour-santé, une entreprise qui permet aux patients de dénicher un rendez-vous rapidement avec un médecin contre un paiement de quinze dollars, alors que Québec s\u2019apprête à lancer un service semblable, entièrement public.La RAMQ procède à des « vérifications complémentaires » auprès de cette entreprise, qui existe depuis quelques années.«Si les frais exigés par Bonjour- santé sont des frais qui permettent à une personne d\u2019obtenir un rendez-vous avec un médecin, cela serait interdit », a indiqué la porte-parole de la RAMQ Caroline Dupont lorsque Le Devoir a demandé à l\u2019organisme si les frais facturés par Bon- jour-santé étaient des frais accessoires.Rappelons que les frais accessoires sont interdits depuis le 26 janvier dernier.Ce n\u2019est toutefois pas en vertu de l\u2019abolition des frais accessoires que la RAMQ procède à ces «vérifications», précise-t-elle, mais plutôt en vertu de la Loi sur l\u2019assurance maladie qui interdit de rendre l\u2019accès à un ser vice assuré conditionnel à un paiement, ou de procurer un «accès privilégié» moyennant paiement.Le président de Bonjour-santé, Benoit Bru- nel, défend bec et ongles la légalité de son service.« Ce qu\u2019on of fre, c\u2019est un service de recherche de rendez-vous, pas la vente de rendezvous », soutient-il.« Mon modèle d\u2019af faires est tout à fait correct.» La légalité de Bonjour- santé remise en cause L\u2019État est sur le point de lancer son propre service de prise de rendez-vous médical JACQUES NADEAU LE DEVOIR Printemps 2012, les étudiants prennent la rue pour protester contre la hausse des frais de scolarité que veut imposer le gouvernement Charest.Il y aura exactement cinq ans lundi, le premier bourgeon du Printemps érable 2012 apparaissait.La suite est connue : des mois de débats, de tension sociale et de manifestations.Que reste-t-il du conflit aujourd\u2019hui ?Peu de choses pour certains, de grands acquis selon d\u2019autres.Tour d\u2019horizon.G U I L L A U M E B O U R G A U L T - C Ô T É S i le débat à propos de l\u2019héritage du conflit étudiant de 2012 est sujet à discussions, au moins une certitude s\u2019impose : les principaux acteurs politiques libéraux de l\u2019époque ne veulent pas parler de cette crise.Point barre.Un silence à interpréter comme un malaise ?Le Devoir a sollicité dans les derniers jours des entrevues avec les membres du gouvernement Charest qui ont été au cœur de la plus bouillante crise sociale des dernières décennies au Québec.Pour savoir quel regard ils portent aujourd\u2019hui sur le conflit \u2014 alors qu\u2019ils ne sont plus en politique et que la poussière est retombée.Pour connaître les leçons personnelles et politiques qu\u2019ils en ont tirées.Pour revenir sur la gestion d\u2019une crise particulièrement aiguë.Et alors?Rien.Ni Jean Charest (premier ministre), ni Line Beauchamp (ministre de l\u2019Éducation, Le mur du silence Un bilan de la crise en l\u2019absence des Charest, Beauchamp, Courchesne, Bachand et Dutil LES LEÇONS DU PRINTEMPS ÉRABLE Dossier \u203a Des carrés toujours rouges.Les étudiants restent mobilisés, même s\u2019ils sentent plus d\u2019écoute à Québec.Page A 4 Les jalons juridiques marquants de la crise.Page A 5 Le pouvoir étudiant au fil du temps.Page A 6 Entre passé et avenir.Page B 5 La RAMQ enquête pour déterminer si l\u2019entreprise enfreint la loi en facturant des frais de 15$ VOIR PAGE A 10 : SANTÉ VOIR PAGE A 10 : CENSURE VOIR PAGE A 10 : SILENCE UNITERRA.CA DEVENEZ VOLONTAIRE ET FAITES UNE DIFFÉRENCE ! ET PARTICIPER À DES PROJETS DE DÉVELOP PEMENT DURABLE ?PARTAGER VOS CONNAISSANCES AUGMENTER LE POUVOIR ÉCONOMIQUE DES FEMMES ET DES JEUNES, VOUS SOUHAITEZ UN MONDE PLUS ÉGALITAIRE, Le programme Uniterra est réalisé grâce à la contribution des Canadiennes et des Canadiens et avec l\u2019appui ?nancier du gouvernement du Canada accordé par l\u2019entremise du ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement (MAECD).P H O T O L y n d s a y M i l e s - P i c k u p P H O T O M i c h e l H u n e a u l t P H O T O V é r o n i q u e K i n g s l e y P H O T O V a l é r i e P a q u e t t e P H O T O S u n i s h a N e u p a n e DONNEZ CECI.CA DANS PLUS DE 20 PAYS CHANGE DES VIES L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 1 E T D I M A N C H E 1 2 F É V R I E R 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 445, rue St-Sulpice, Vieux-Montréal Téléphone : 514 845-4980 Heures d\u2019ouverture : du lundi au vendredi de 10 h 00 à 18 h 00 les samedis et dimanches de 10 h 00 à 16 h 30 Papeter ie Casse - Noisette Nous tenons en inventaire agendas, papiers Lalo, papier St-Gilles, cartes, plumes et stylos, albums de photos, articles de bureau, sceaux, cires à cacheter .SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Le premier ministre Justin Trudeau a été à nouveau interrogé sur l\u2019abandon d\u2019une promesse phare de la campagne électorale qui l\u2019a porté au pouvoir.Vendredi, c\u2019est à Yellowknife qu\u2019il s\u2019est fait interroger par le public à ce sujet.H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa D es milliers de citoyens convergeront cet après- midi dans quelque 27 villes canadiennes pour manifester en faveur d\u2019une réforme électorale, mais les propos de Justin Trudeau prononcés jeudi soir laissent penser que le premier ministre n\u2019a jamais vraiment cru aux vertus d\u2019une modification du mode de scrutin.Alors qu\u2019il s\u2019adonnait à un bain de foule à Iqaluit jeudi, M.Trudeau s\u2019est fait demander par une citoyenne, Robyn Campbell, pourquoi il abandonnait sa promesse électorale que l\u2019élection de 2015 soit la dernière tenue en vertu du système uninominal à un tour.Le premier ministre a candidement répondu que «la représentation proportionnelle sous quelque forme que ce soit serait mauvaise pour le Canada».Selon lui, il en va de la modération du discours politique.«Croyez-vous que Kellie Leitch devrait avoir son propre parti politique ?Parce que si vous avez un parti qui représente des voix marginales ou des voix à la périphérie de nos points de vue et qu\u2019il détient 10, 15 ou 20 sièges à la Chambre des communes, il pourrait se retrouver avec la balance du pouvoir.» Ancienne ministre conservatrice, Kellie Leitch se présente à la succession de Stephen Harper.Elle a proposé de filtrer les nouveaux arrivants pour s\u2019assurer qu\u2019ils souscrivent aux valeurs canadiennes.En entrevue avec Le Devoir, Mme Leitch déplore les propos du premier ministre à son sujet.Elle martèle que son idée recueille beaucoup d\u2019appuis et que ce n\u2019est donc pas une idée «marginale».« C\u2019est lui qui est déconnecté en marginalisant les gens [qui pensent autrement] et en refusant d\u2019écouter les Canadiens.» Elle accepte le parallèle avec Hillary Clinton qui avait qualifié de « basket of deplorables » les par tisans de Donald Trump.« Nous ne sommes pas des gens de la marge.Que le premier ministre pense autrement, ça me va.Mais il n\u2019a pas à nous rabaisser et nous humilier.» Mme Leitch estime que le système électoral « fonctionne extrêmement bien » et n\u2019a pas besoin d\u2019être réformé.La chef du Parti vert, Elizabeth May, a pour sa part ridiculisé cette idée que la représentation proportionnelle menace le discours politique.Si le premier ministre veut utiliser un épouvantail, dit-elle, pas besoin de supputer.« Stephen Harper a été un premier ministre extrême.Et il est devenu premier ministre alors qu\u2019à peine 35% des gens appuyaient ses idées seulement à cause de notre système de vote.» Mme May participera à la manifestation de Victoria samedi.Le bloquiste Gabriel Ste-Ma- rie déplore que le premier ministre s\u2019arroge le droit de décréter quelles voix méritent d\u2019être entendues.« Il parlait de l\u2019importance de réformer le système pour que chaque vote compte, et là il vient dire qu\u2019il ne faut pas prendre en compte les voix de groupes marginaux.Finalement, il voulait que ce soit chaque vote libéral qui compte.C\u2019est n\u2019importe quoi.» Pas de compromis possible Les déclarations de Justin Trudeau viennent confirmer ce qu\u2019on murmurait dans les cou l i sses l ibéra les .Une source bien au fait du dossier expliquait récemment au Devoir que « le premier ministre est préoccupé par tout système ayant pour ef fet de diminuer l\u2019influence des députés directement élus».Cette source expliquait que la force du système actuel, aux yeux du premier ministre, est d\u2019attribuer un député à chaque circonscription.Chaque citoyen a ainsi un lien direct avec son élu, qu\u2019il peut réélire ou punir tous les quatre ans.Dans les systèmes proportionnels, certains députés sont désignés à partir de listes de candidats dressées par les par tis politiques ou élus en groupe pour rééquilibrer la représentation d\u2019une région.«Qui alors est votre député?» demande cette source.Mais si M.Trudeau écartait d\u2019emblée toute forme de proportionnelle, quelles possibilités de réforme restait-il sur la table ?Pratiquement aucune, justement, pense Daniel Rae, un étudiant de l\u2019Université d\u2019Ottawa de 20 ans qui est un des instigateurs des manifestations prévues samedi.Daniel Rae dit avoir été si fâché qu\u2019Ottawa abandonne la réforme électorale qu\u2019il a rassemblé des amis et contacté d\u2019autres groupes pour lancer la Journée nationale de mobilisation pour la réforme électorale.«Cela me dit qu\u2019il a été fourbe depuis le début », dit M.Rae à propos des commentaires de Justin Trudeau.Il rappelle que tous les exper ts interrogés dans le cadre des consultations du comité parlementaire ont proposé une forme de représentation propor tionnelle.« C\u2019est donc dire qu\u2019il ne croit pas aux politiques basées sur les faits», raille-t-il en faisant référence à la promesse de Justin Trudeau de remettre la science au cœur des décisions gouvernementales.«Cela me dit qu\u2019il s\u2019appuie sur ses idées préconçues, et cela trahit un dogmatisme et une inflexibilité.» L\u2019ironie, c\u2019est que Justin Trudeau a déclaré à Iqaluit que l\u2019échec de la réforme électorale est en par tie attribuable au NPD.«Le fait que le NPD avait pris fait et cause pour la représentation proportionnelle quoi qu\u2019il arrive, à tout prix, a fait en sor te qu\u2019il n\u2019y avait pas de concession possible sur le sujet.» Le député Murray Rankin, qui a siégé au comité parlementaire, qualifie de « fait alternatif » une telle affirmation.« Au comité, le NPD a mis de l\u2019eau dans son vin en acceptant qu\u2019il y ait un référendum, même si nous n\u2019en voulions pas », dit-il.M.Murray se dit qu\u2019au moins « le premier ministre est sorti du placard en admettant qu\u2019il n\u2019aime pas la représentation propor tionnelle.C\u2019est un progrès».Lorsque le Parti libéral du Canada n\u2019était que le troisième parti à la Chambre des communes, M.Trudeau avait publiquement déclaré qu\u2019il aimerait instaurer le vote préférentiel.Lorsqu\u2019il a promis de réformer le système, il s\u2019est gardé de répéter cette préférence, et il n\u2019a pas précisé qu\u2019il écartait d\u2019emblée une famille entière de modes de scrutin.Le Devoir MODE DE SCRUTIN Pas de proportionnelle sous Justin Trudeau Les déclarations du premier ministre faites à Iqaluit font bondir ses adversaires M A R I E - M I C H È L E S I O U I L a sor tie publique du député Gerr y Sklavounos jeudi a annihilé ses chances de réintégrer le caucus libéral, a appris Le Devoir.Au caucus libéral, il y avait pourtant un certain consensus qui se dégageait vendredi dernier en faveur de la réintégration de l\u2019élu de Laurier-Dorion, qui ne fera face à aucune accusation relativement à une plainte d\u2019agression sexuelle qui a été déposée contre lui à l\u2019automne par Alice Paquet.Cette majorité d\u2019appuis s\u2019est effondrée jeudi, selon nos informations.Devant la presse, Gerry Sklavounos a exprimé des regrets, mais n\u2019a pas prononcé le mot « excuse ».Il a attribué à sa personnalité «volubile », à son humour « maladroit » ou encore à sa volonté de «détendre l\u2019atmosphère» les allégations de comportements déplacés dont il fait l\u2019objet.Test raté Pas de quoi passer le test imposé la semaine dernière par Philippe Couillard, a révélé une source sûre.Le 3 février, le premier ministre disait exiger de la part de Gerr y Sklavounos une «déclaration très forte, très sentie et très sincère sur sa perception des événements ; pas celui spécifiquement d\u2019Alice Paquet, qui a été traité par le DPCP [Directeur des poursuites criminelles et pénales], mais d\u2019autres éléments qu\u2019on a vus dans les médias».Or, son acte de contrition ne contenait ni excuses, ni admission d\u2019actes répréhensibles, ni m e n t i o n d e d é m a r c h e s concrètes de rémission \u2014 par exemple une thérapie \u2014, a déclaré cette source, dont les propos ont été confirmés par d\u2019autres.Tout était mis sur le couvert du malentendu, a-t-on fait valoir.Gerry Sklavounos avait une attitude qui frôlait le narcissisme, a-t-on ajouté.Bref, la déclaration publique a été considérée comme « insuffisante», fait-on valoir.Au sein du Par ti libéral, il flotte également des inquiétudes quant à la possibilité que Gerry Sklavounos fasse l\u2019objet de nouvelles plaintes concernant des événements passés.Au lendemain de la dénonciation d\u2019Alice Paquet, d\u2019autres personnes ont révélé au Devoir avoir été témoins ou victimes de comportements déplacés de la part de l\u2019élu mont- réalais.Certaines ont dit avoir reçu des invitations insistantes, d\u2019autres ont rapporté des demandes à caractère sexuel.« Quand on avait de nouveaux militants, on leur disait : tu le vois, lui, c\u2019est Gerry Sklavounos.Tu t\u2019en tiens loin», avait aussi déclaré un ex-mili- tant libéral.Une fin de semaine occupée Dans sa déclaration publique, Gerr y Sklavounos a tendu la main à ses ex-col- l è g u e s d u P a r t i l i b é r a l .« Mes valeurs n\u2019ont jamais changé ; je suis un libéral dans l\u2019âme.Et, ici, je dois remercier mes collègues du caucus libéral pour leur appui et leur amitié», a-t-il déclaré.Au caucus libéral, cependant, l\u2019accueil que reçoit l\u2019ensemble de son allocution est tiède, voire froid, a-t-on illustré.Après la rencontre des élus vendredi, la présidente du caucus, Nicole Ménard, a recueilli plusieurs témoignages de députés qui ont déclaré avoir été mis au courant d\u2019actes répréhensibles ou de rumeurs concernant Gerry Sklavounos.« Elle a eu une fin de semaine très occupée», résume-t-on.Les élus ne se sont pas réunis depuis le vendredi 3 février.Le prochain caucus est prévu pour mardi.Les députés et leur chef, Philippe Couil- lard, devront atteindre un consensus au sujet de la réintégration du député de Lau- rier-Dorion.« La décision finale, c\u2019est moi qui la prends », avait néanmoins déclaré le premier ministre au moment d\u2019imposer ses conditions à Gerry Sklavounos.« L\u2019importance de l\u2019enjeu dépasse la question strictement légaliste ou légale», avait-il insisté.Le Devoir Sklavounos restera exclu du caucus libéral Ses collègues souhaitaient son retour avant d\u2019être refroidis par son acte de contrition manqué Lire aussi \u203a Un acte de défiance.L\u2019éditorial de Brian Myles.Page B 4 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Gerry Sklavounos a signé son exclusion du caucus libéral en ne présentant pas d\u2019excuses aux femmes qu\u2019il a heurtées.Justin Trudeau défend sa décision d\u2019abandonner son engagement à réformer le mode de scrutin avant la prochaine élection.Dans une séance de questions et réponses à Yellowknife, M.Trudeau a expliqué qu\u2019il craignait qu\u2019une telle réforme favorise la discorde et l\u2019instabilité.«C\u2019est parce que je crois que ce n\u2019était pas dans l\u2019intérêt de notre pays et de notre avenir que j\u2019ai tourné le dos à cette promesse», a déclaré Justin Trudeau, vendredi, lorsqu\u2019une personne dans la foule lui a demandé pourquoi il avait abandonné le projet de réforme électorale.« Je sais que des gens seront déçus, oui», a-t-il poursuivi alors que des huées se faisaient entendre.«Mais c\u2019était à moi de faire un choix, et j\u2019ai choisi de le faire en sachant les conséquences qu\u2019il pourrait y avoir, mais sans compromettre les intérêts du Canada.C\u2019est pourquoi les Canadiens m\u2019ont élu.» Il a expliqué que l\u2019idée d\u2019un bulletin de vote par classement des candidats avait été abandonnée parce que plusieurs jugeaient que ce système favoriserait les libéraux.Et un référendum, a-t-il ajouté, ne ferait que favoriser la discorde et l\u2019absence d\u2019unité à un moment où les forces du nationalisme et du populisme frappent les gouvernements et les pays partout dans le monde.La Presse canadienne Le premier ministre justifie sa décision M A R C O F O R T I E R L e combat se poursuit.Mais sans pancartes, sans sif flets et sans des milliers de manifestants dans la r ue.La crise du printemps 2012 a rééquilibré le rapport de forces au profit des étudiants.Le gouver nement n\u2019a plus le choix d\u2019écouter.On ne les voit plus beaucoup sur la place publique, les étudiants.La raison est simple : ils n\u2019ont plus besoin de faire la grève.Ça ne veut pas dire qu\u2019ils se sont écrasés, qu\u2019ils sont devenus dociles et qu\u2019ils ne demandent plus rien.Au contraire.Ils ont vécu des heures dif fi- ciles dans la foulée de ce printemps fou \u2014 la Fédération étudiante universitaire du Québec a implosé \u2014, mais ils affirment que la crise leur a donné une impulsion.« Bien sûr qu\u2019on a des revendications.La dif férence d\u2019avec 2012, c\u2019est que la ministre [Hélène David] est plus à l\u2019écoute que beaucoup de ses prédécesseurs.Elle connaît les dossiers.On a eu une oreille attentive », dit Nicolas Lavallée, président de l\u2019Union étudiante du Québec, qui rassemble 72 000 personnes.« On sent que le gouvernement n\u2019a pas le goût de rejouer le scénario de 2012.Il n\u2019y a plus eu de menace directe contre l\u2019aide financière aux études ou contre les droits de scolarité, par exemple», ajoute-t-il.Quand on parle à des étudiants, le ton a de quoi surprendre : on entend les mots «respect », « partenaires », « discussions ».Il paraît loin, le printemps de 2012, quand Jean Charest et les chefs étudiants s\u2019accusaient mutuellement de vouloir mettre le Québec à feu et à sang.Ce temps-là est passé.La ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Hélène David, affirme que sa priorité était de « rétablir les ponts avec les étudiants » lorsqu\u2019elle est entrée en poste.« Je respecte les étudiants.J\u2019insiste énormément sur le dialogue.Ce sont mes partenaires les plus près, à qui je parle le plus souvent », dit-elle au Devoir.Ancienne vice-rectrice à l\u2019Université de Montréal, Hélène David n\u2019a que de bons mots pour eux : elle les trouve « très bien organisés », ils préparent des mémoires « très bien étoffés ».Des résultats Bref, cinq ans plus tard, la hache de guerre a bel et bien été enterrée.Le changement de ton porte ses fruits : la ministre David a annoncé avant Noël un investissement de 80 millions de dollars pour l\u2019aide financière aux études.Elle a aussi accepté de rémunérer les stages des internes en psychologie.Les étudiants en éducation comptent négocier à leur tour pour que leurs stages soient rémunérés.Le milieu de l\u2019enseignement supérieur milite aussi pour un réinvestissement majeur dans le prochain budget, attendu au mois de mars : «On a un ministre des Finances [Carlos Leitão] qui est sensible aux collèges et aux universités », dit Hélène David.Les étudiants prennent des notes.« Le dialogue est plus présent.On n\u2019a plus besoin de faire la grève, mais on est quand même mobilisés : le printemps de 2012 nous a appris qu\u2019on peut réagir sans problème en cas de besoin », dit Guillaume Lecorps, vice-président de l\u2019Association étudiante de l\u2019École des sciences de la gestion de l\u2019UQAM.Il fréquentait le collège Ahuntsic en 2012.Cinq ans plus tard, la frénésie de ce printemps fou lui ser t encore d\u2019inspiration.«Ce débat-là m\u2019a donné le coup de pied au derrière pour m\u2019impliquer.J\u2019ai pris conscience qu\u2019on peut avoir de la force collectivement.» Les anciens leaders étudiants sont convaincus que leur combat du printemps 2012 se poursuit de plus belle, non seulement dans le mouvement étudiant, mais dans toute la société.L\u2019esprit du printemps érable reste bel et bien vivant, estiment Martine Desjardins et Gabriel Nadeau-Dubois, deux des têtes d\u2019af fiche de la plus grande grève étudiante de l\u2019histoire du Québec.Ils affirment tous deux que les étudiants ont gagné la bataille du printemps 2012.Le premier geste du gouvernement péquiste de Pauline Marois, qui a défait les libéraux de Jean Charest, a été d\u2019annuler la loi 78 et la hausse de 75 % des droits de scolarité.« C\u2019est une victoire sur toute la ligne, c\u2019est pour ça qu\u2019on s\u2019était battus durant des mois, dit Martine Desjardins.Mais quand l\u2019annonce a été faite, en septembre 2012, l\u2019adrénaline de la grève était tombée, on était un peu sonnés.J\u2019ai dit à mes collègues : on a gagné, il faut faire un party ! Mais personne ne réagissait.» Cinq ans plus tard, les libéraux sont encore au pouvoir.Ils ont mis en place la «rigueur budgétaire » décriée par les groupes progressistes.Les manifestations du printemps 2015 ont fini en queue de poisson et dans un nuage de gaz lacrymogène.Les carrés rouges ont-ils fané ?« Ça me fâche quand j\u2019entends dire qu\u2019il ne reste plus rien du Printemps érable, dit Martine Desjardins, ancienne présidente de la défunte Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).Les étudiants de 2012 ont aujourd\u2019hui 27 ou 28 ans, ils sont diplômés, je les croise partout : ils sont sur le marché du travail, dans les syndicats, dans les groupes communautaires, dans le secteur culturel.Ils font une dif férence à leur façon même s\u2019ils ne sont plus dans le mouvement étudiant.» Gabriel Nadeau-Dubois est d\u2019accord.Lui et Martine Desjardins se parlaient à peine durant le conflit de 2012 \u2014 les associations étudiantes ont toujours eu de profondes rivalités \u2014, mais ils ont certains points de convergence cinq ans plus tard.La crise de 2012 a laissé un héritage durable, croit l \u2019ancien por te-parole de la CLASSE (Coalition large de l\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante).« Je veux bien admettre que 2012 n\u2019a pas changé le monde, dit-il.Ce n\u2019était pas ça le but non plus, c\u2019était plutôt de bloquer la hausse des droits de scolarité.Beaucoup de gens, à l\u2019intérieur et à l\u2019extérieur du mouvement, ont peut- être eu des attentes un peu trop grandes : on ne peut pas s\u2019attendre à ce qu\u2019une grève étudiante à elle seule renverse 15 ans de néolibéralisme au Québec ! C\u2019est l\u2019accumulation des luttes, une succession de mobilisations, qui transforme une société sur le long terme.Est-ce que c\u2019était notre responsabilité à nous de révolutionner la carte politique du Québec?» Les changements sociaux se font à petits pas, disent Nadeau-Dubois et Desjardins.Ils estiment que les écoles, les collèges et les universités ont besoin d\u2019investissements massifs.Il faut freiner la marchandisation de la recherche universitaire, améliorer la reddition de compte des directions d\u2019établissement, enchâsser dans une loi le droit de grève des étudiants.Gare aux sauveurs Gabriel Nadeau-Dubois rappelle que la grève de 2012 répondait à un « changement de culture » annoncé par le ministre des Finances de l\u2019époque, Raymond Bachand.Il appelait à une modulation des tarifs de services gouvernementaux, y compris les droits de scolarité.Les étudiants, appuyés par les casseroles citoyennes, manifestaient pour protéger le « modèle québécois » de redistribution de la richesse, estime Nadeau-Dubois.Il a parcouru le Québec durant six mois pour sa tournée Faut qu\u2019on se parle, avec l\u2019ex-chef d\u2019Option nationale, Jean-Martin Aussant, et d\u2019autres citoyens engagés.Il affirme avoir été Mars 2011 Le ministre des Finances Raymond Bachand annonce que Québec augmentera les droits de scolarité à compter de septembre 2012, à raison de 325$ par année pendant cinq ans, pour une hausse totale de 1625$.13 février 2012 Les premières associations étudiantes votent pour la grève générale illimitée.22 mars Plus de 100 000 personnes participent à une manifestation pacifique.2 avril L\u2019édifice abritant le bureau montréalais de la ministre de l\u2019Éducation Line Beauchamp est peint en rouge.L\u2019immeuble devient un point de ralliement populaire durant les manifestations.20 avril Les policiers et les manifestants s\u2019affrontent devant le Palais des congrès de Montréal, où se tient un salon de l\u2019emploi pour le Plan Nord de Jean Charest.23 avril Début des négociations entre le gouvernement et les regroupements étudiants.25 avril Le gouvernement rompt les négociations en soutenant que la CLASSE adopte une position trop ambiguë devant de nouvelles manifestations musclées à Montréal.4 mai Une manifestation organisée à Victoriaville en marge du Conseil général du Parti libéral du Québec vire à l\u2019émeute.14 mai Line Beauchamp démissionne de son poste de ministre de l\u2019Éducation et est remplacée par Michelle Courchesne.18 mai Le projet de loi no 78 est adopté.22 mai À l\u2019occasion du 100e jour de grève étudiante, plus de 100 000 personnes participent à une manifestation plurielle à Montréal ; plusieurs défient la loi 78 en dérogeant à l\u2019itinéraire soumis à la police.23 mai Les processions de casseroles se multiplient aux quatre coins de la province, attirant chaque soir des foules de plus en plus nombreuses et diversifiées.28 mai Les leaders étudiants et le gouvernement sont de retour à la table des négociations, à Québec.9-10 juin Manifestations étudiantes en marge du Grand Prix de Montréal.17 août Retour en classe des derniers cégé- piens en grève.4 septembre Élection du Parti québécois de Pauline Marois.La hausse des droits de scolarité est annulée le 20 septembre.La Presse canadienne et Le Devoir A 5 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 1 E T D I M A N C H E 1 2 F É V R I E R 2 0 1 7 LES LEÇONS DU PRINTEMPS ERABLE A 4 Des carrés toujours rouges Les étudiants demeurent mobilisés, même s\u2019ils se sentent mieux écoutés par Québec Le conflit en quelques dates La grève a permis aux gens de voir que la mobilisation sert à quelque chose.C\u2019est encore vrai cinq ans plus tard.Simon Telles, de l'Association des étudiants en droit de l'Université de Montréal « » On ose espérer que le message de 2012 reste compris de façon définitive: les étudiants méritent le respect Guillaume Lecorps, de l\u2019Association étudiante de l\u2019École des sciences de la gestion « » Le printemps étudiant portait en son sein la promesse d\u2019un retour à une certaine combativité, à la désobéissance civile, aux actions directes.J\u2019espère que cette promesse fera son bout de chemin dans la société civile, dans les syndicats, dans les partis politiques.Jérémie Bédard-Viens, attaché de presse de Québec solidaire, ex-militant de la CLASSE « » PHOTOS JACQUES NADEAU LE DEVOIR Une manifestation contre la hausse des droits de scolarité, rue Sainte-Catherine à Montréal, en avril 2012.Martine Desjardins et Gabriel Nadeau-Dubois, deux têtes d\u2019af fiche de la plus grande grève étudiante de l\u2019histoire du Québec, estiment que l\u2019esprit du Printemps érable reste bel et bien vivant.La crise de 2012 a laissé un héritage durable, croit l\u2019ancien porte-parole de la CLASSE (Coalition large de l\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante).M A R I E - M I C H È L E S I O U I L\u2019année 2012 3 avril Un étudiant de l\u2019Université Laval, Laurent Proulx, obtient la première injonction interlocutoire provisoire de la grève étudiante lui permettant d\u2019assister à son cours d\u2019anthropologie.16 mai Un étudiant de Québec, Jean-François Morasse, intente une procédure judiciaire pour outrage au tribunal contre Gabriel Nadeau-Dubois.18 mai L\u2019Assemblée nationale adopte le projet de loi 78 (qui deviendra la loi 12) à 68 voix contre 48.La loi spéciale restreint strictement le droit de manifester, exige la remise d\u2019un itinéraire huit heures avant une manifestation et prévoit des amendes maximales de 35 000 $ pour les regroupements.Elle suspend aussi les cours des étudiants en grève jusqu\u2019au mois d\u2019août.La même journée, Montréal modifie son règlement P-6 pour y ajouter l\u2019interdiction du port du masque et l\u2019obligation de remettre un itinéraire.25 mai Un groupe de 70 organisations, dont les associations étudiantes, dépose deux requêtes en cour visant respectivement à faire suspendre l\u2019application de la loi 12 et à l\u2019invalider.Mai Une trentaine d\u2019injonctions ont été déposées depuis le début de la grève.27 juin La Cour supérieure rejette la requête en sursis visant à suspendre l\u2019application de certaines dispositions de la loi 12.31 août Une requête pour autoriser un recours collectif a été déposée au nom d\u2019un groupe d\u2019étudiants qui s\u2019estiment lésés de diverses façons par la grève de l\u2019hiver et du printemps précédent.La requête vise 18 collèges et 7 universités qui n\u2019ont pas of fer t de cours à la suite des votes de grève, ainsi que le gouvernement du Québec.1er novembre Gabriel Nadeau-Dubois est reconnu coupable d\u2019outrage au tribunal pour avoir incité des manifestants à violer une injonction d\u2019un juge de première instance.L\u2019ex- porte-parole étudiant portera la cause en appel.L\u2019année 2014 27 août La Cour supérieure accepte d\u2019entendre en même temps huit recours collectifs entamés par des citoyens arrêtés en vertu du règlement municipal P-6, entre juin 2012 et mars 2014.Les recours concernent 1610 personnes arrêtées à Montréal, et les sommes réclamées s\u2019élèvent à 21 millions de dollars.L\u2019année 2015 30 janvier La Direction des poursuites criminelles et pénales met fin aux procédures judiciaires entamées contre 85 personnes arrêtées en mars 2012 en vertu du règlement P-6.Et 616 autres personnes arrêtées lors de manifestations ont vu les accusations déposées contre elles retirées faute de preuve ou en raison de délais déraisonnables.9 février La Cour municipale de Montréal donne raison à trois manifestants qui contestaient un constat d\u2019infraction reçu en ver tu du règlement P-6.Le jugement conclut que les participants à une manifestation ne peuvent être tenus pour responsables de la divulgation de son itinéraire.26 février En vertu du jugement de la Cour municipale, la Ville de Montréal abandonne 3000 constats remis en vertu du règlement P-6.1er décembre La Direction des poursuites pénales et criminelles de la Cour municipale de Montréal retire 516 constats d\u2019infraction remis en vertu de P-6.Elle reconnaît pouvoir se décharger de son fardeau de preuve hors de tout doute raisonnable.L\u2019année 2016 7 janvier Deux professeurs de l\u2019Université du Québec en Outaouais obtiennent des dédommagements de l\u2019établissement et de la police, en raison d\u2019une intervention policière violente qui a eu lieu sur le campus en avril 2012.27 janvier La Cour d\u2019appel conclut que les étudiants n\u2019ont ni le droit clair de faire la grève ni le droit clair d\u2019exiger l\u2019accès à leurs cours.Les magistrats soulignent que la question mérite d\u2019être examinée sérieusement.22 juin La Cour supérieure invalide la disposition du règlement P-6 qui interdit le port du masque et minimise la portée de celle qui force la divulgation d\u2019un itinéraire.28 octobre Gabriel Nadeau-Dubois obtient gain de cause en Cour suprême.Sa condamnation pour outrage au tribunal est invalidée.Le Devoir Les jalons juridiques marquants Quand on parle à des étudiants, le ton a de quoi surprendre: on entend les mots «respect», «partenaires», «discussions» surpris par le désenchantement des Québécois dans toutes les régions.« Il y a un sentiment de blocage politique.Les choses au Québec ne bougent pas, il y a toujours les mêmes débats, on entend toujours les mêmes personnes.Quand les gens perdent confiance en leurs institutions, on voit ce que ça donne aux États-Unis.Ça permet à des gens d\u2019émerger et de dire : \u201cVous n\u2019avez plus confiance en votre capacité collective de changer les choses, moi, je suis un surhomme, moi, je vais le faire.\u201d Il ne faut pas se rendre là.On n\u2019est pas à l\u2019abri.» Le rapport de la tournée Faut qu\u2019on se parle sera dévoilé la semaine prochaine.Gabriel Na- deau-Dubois est pressenti pour succéder à Françoise David, de Québec solidaire, qui a pris sa retraite le mois dernier.Il laisse durer le suspense.Quant à Martine Desjardins, elle dit ignorer pour le moment si elle se présentera à nouveau pour le Parti québécois après sa défaite lors de l\u2019élection d\u2019avril 2014.D\u2019une façon ou d\u2019une autre, on entendra encore parler de ces deux surdoués de la politique.Le Devoir 80 M $ La ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Hélène David, a annoncé avant Noël un investissement de 80 millions de dollars pour l\u2019aide financière aux études.RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR J E A N - F R A N Ç O I S N A D E A U Qu\u2019advienne enfin l\u2019éducation gratuite pour tous, soutenait en 1964 la commission Parent sur l\u2019enseignement.Quatre ans plus tard, les étudiants québécois la réclamaient plus que jamais à l\u2019occasion d\u2019une mobilisation qui, prenant à témoin les soulèvements internationaux, réclamait entre autres choses une deuxième université française à Montréal et une redéfinition, au nom de la démocratisation, du fonctionnement des collèges.«Mais, bien avant cette grève étudiante au Québec, même avant Mai 1968 en France, il y eut la grève pour les droits de scolarité en Acadie ! » rappelle Irène Doiron, une des militantes à l\u2019époque.Elle estime aujourd\u2019hui que les étudiants demandaient, par un gel des droits de scolarité, des gestes ef ficaces en fonction d\u2019un nécessaire rattrapage social.« On était conscients de la disparité épouvantable entre l\u2019université anglaise et les universités francophones », ex- plique-t-elle au Devoir.La grande porte Professeur au collège Mai- sonneuve, Benoit Lacoursière a publié Le mouvement étudiant au Québec de 1983 à 2006.Dès 1961, rappelle-t-il, l\u2019Association générale des étudiants de l\u2019Université de Montréal parle de questions nationales et internationales qui dépassent le strict cadre éducatif.L\u2019éducation n\u2019a de sens, considère de longue date le mouvement étudiant, que dans la mesure où on la conçoit comme la grande por te qui donne accès au monde social.Dans les années 1980, le mouvement étudiant s\u2019intéresse à la question de l\u2019avortement, comme il traitera aussi, plus tard, de la lutte contre la mondialisation.Aujourd\u2019hui président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Lé- tourneau occupe les premiers rangs du mouvement étudiant entre 1981 et 1989.Il sera secrétaire général de l\u2019Association nationale des étudiants et étudiantes du Québec (ANEEQ).« C\u2019est une période dif ficile sur le plan de la mobilisation.» À l\u2019heure de l\u2019explosion des taux d\u2019intérêt, des discours de Reagan, Thatcher et Mulroney, les militants étudiants étaient moins nombreux qu\u2019auparavant, se souvient-il.« Les militants des années 1980 sont des laboureurs d\u2019espoir.On voit de façon générale ce qui se met en place comme une fatalité », explique Benoit Lacoursière.Bien des étudiants en viennent à « un rapport de fatalité face aux rapports possibles avec le pouvoir».Comment défendre la nécessité de l\u2019éducation dans ces circonstances ?« À l\u2019épo - que, même des profs me disaient que j \u2019étais venu au monde trop tard, raconte le président de la CSN en riant.Plusieurs croyaient à une sorte de fin de l\u2019histoire.» Le débat sur les droits de scolarité, gelés depuis 1968, est alors remis sur la table par le gouvernement libéral de Robert Bourassa.Le Par ti québécois avait déjà montré de l\u2019ouver ture, pour sa par t, à « l\u2019idée que l\u2019éducation doive être mieux arrimée avec les besoins des entreprises ».Un basculement se préparait, considère Jacques Létourneau.En 1986, la majorité des cé- geps vont faire la grève.«Dans les universités, il était alors plus dif ficile de mobiliser les étudiants, explique l\u2019ancien président de l\u2019ANEEQ.Il fallait se battre en fonction d\u2019une conjoncture, même si on se battait dans la perspective de la gratuité.» En 1988, nouvelle grève, cette fois au sujet des prêts et bourses.Pour le gouvernement libéral, il s\u2019agit d\u2019effectuer «un rattrapage» avec les droits exigés des étudiants par rapport aux autres provinces.«Il y avait un écart, c\u2019est vrai.Mais il y avait surtout un écart important qui demeurait entre le taux de diplomation des autres provinces et le Québec ! C\u2019est surtout là, à notre sens, qu\u2019il fallait envisager un rattrapage!» Négociations « De 1990 à 1995, c\u2019est la débandade de l\u2019ANEEQ, un mouvement plus combatif que ses successeurs immédiats, explique Benoit Lacoursière.On assiste alors à la formation de groupes qui se présentent avec des revendications plus pragmatiques.» Président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) en 1994-1995, François Rebello se souvient par faitement d\u2019avoir voulu changer les perspectives du mouvement étudiant qui, pour être ef ficace, oscillait trop, à son avis, entre une perspective «de gauchistes d\u2019une part et de cravatés d\u2019autre part ».Les manifestations, ce n\u2019est pas l\u2019affaire de la FEUQ.Elle fonde son action sur le principe qu\u2019« il ne faut pas juste exprimer, mais convaincre».La FEUQ s\u2019adresse directement au premier ministre du Québec.« On avait retrouvé des textes du jeune Rober t Bourassa dans le journal étudiant.Ils allaient dans le sens de nos préoccupations.J\u2019étais allé lui por ter une lettre chez lui, que j \u2019avais remise à la femme de ménage.» Des téléphones sont installés à l\u2019université afin que les étudiants puissent joindre directement les députés libéraux.« Les adjoints des députés s\u2019arrachaient les cheveux.Les lignes étaient monopolisées.» Ministre de l\u2019Éduca- t ion et de la Science sous Bourassa, Lucienne Robil- lard recule.Celui qui sera plus tard député du Parti québécois puis de la Coalition avenir Québec af firme s\u2019être toujours méfié des résultats of fer ts par les manifestations.« Ce n\u2019est pas en cassant des fenêtres que je vais convaincre la madame, chez elle, que notre cause est bonne», résume-t-il.La FEUQ nolise tout de même 75 autocars à destination d\u2019Ottawa pour protester contre la réforme annoncée par Lloyd Axworthy.Question nationale « À l\u2019ANEEQ, il y a eu longtemps une influence des groupes marxistes-léninistes après l\u2019é - chec référendaire de 1980, dit Jacques Létourneau.Quand j\u2019étais là, la question nationale ne passait pas par le mouvement étudiant.» Mais « le mouvement étudiant était beaucoup porté par la question nationale », note Benoit Lacoursière.En 1990, explique Arnaud Theurillat-Cloutier, professeur de philosophie et auteur de plusieurs études sur le sujet, les droits de scolarité sont triplés.En 1994, le Parti québécois est élu et ils sont gelés.« Les gens pensent qu\u2019on était spontanément pour le PQ, mais c\u2019était pas mal plus compliqué que ça » , nuance Re- bello.En 1994, le nouveau ministre de l\u2019Éducation du cabinet libéral de Daniel Johnson fils « voulait soudain faire une table de concertation avec les étudiants ».Par ailleurs, « le PQ ne nous confirmait pas qu\u2019il y aurait un gel pour les droits de scolarité.Ils étaient convaincus que, de toute manière, nous allions travailler pour l\u2019indépendance.On a donc décidé d\u2019aller nous asseoir avec les libéraux pour discuter d\u2019une loi-cadre\u2026 « Et c\u2019est là seulement que le PQ, apprenant l\u2019af faire, a donné signe de vie.On lui a demandé un gel des droits de scolarité et 40 millions en aide financière en fin d\u2019après-midi.En soirée, le PQ a rappelé pour nous dire qu\u2019on l\u2019avait.» Tout est af faire de stratégie, répète Rebello.« Aussi près de l\u2019élection, on a \u201cgui- douné\u201d notre appui.[\u2026] On ne l\u2019a pas obtenu sans travailler le gel de 1994.[\u2026] C\u2019est aux élections que ça se passe.Il faut s\u2019organiser si on ne veut pas avoir à travailler sans arrêt pendant quatre ans par la suite.Ce n\u2019est pas une approche révolutionnaire.» Nouveau combat Au début des années 2000, le mouvement étudiant devient plus combatif, explique Lacoursière.« Avec l\u2019ASSE, en 2005, on s\u2019oppose à la logique des prêts et bourses, on insiste désormais pour dire que c\u2019est une perspective d\u2019é - galité scolaire » que l\u2019on recherche.À force d\u2019en parler, l \u2019appui à cette idée va progresser.« On observe depuis le début des années 1980 un sous-fi- nancement des universités.La solution prisée par le gouvernement a été celle du financement privé, tout en essayant de contenir ses ef fets négatifs par un régime de prêts et bourses, explique Theurillat- Cloutier.En 2005, on transforme des bourses en prêts pour l\u2019équivalent de 103 millions.Pour les étudiants universitaires, cela peut représenter jusqu\u2019à 30 % de l\u2019augmentation de leur dette.» Pour l\u2019ASSE, ce sera là une épreuve déterminante qui fonde un nouveau type de mobilisation.« Au fond, dit Theurillat- Cloutier, la grève de 2012 débute sur la conscience profonde de ces échecs et de la nécessité de s\u2019ouvrir davantage aux médias de masse afin que le message sur l\u2019éducation soit mieux entendu.» Le Devoir Le pouvoir étudiant au fil du temps Dès les années 2000 se préparaient les prémisses du grand conflit L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 1 E T D I M A N C H E 1 2 F É V R I E R 2 0 1 7 LE PRINTEMPS ERABLE A 6 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 Montréal : 4875, Jean-Talon Ouest \u2022 (514) 344-8555 \u2022 1 (866) 747-8555 Laval : 2267, boul.Le Corbusier \u2022 (450) 682-8280 www.abatjourillimites.ca \u2022 Plus de 5 000 abat-jour en magasin.\u2022 Le plus grand choix au Canada.\u2022 Service de recouvrement sur mesure.\u2022 Apportez votre pied de lampe pour un ajustement parfait.sur tous nos abat-jour en magasin Excluant commandes et parchemins peints main.Aucun ajustement de prix sur les commandes ou achats antérieurs.30 70 De à de rabais* % % HÂTEZ-VOUS ! LA VENTE SE TERMINE LE 28 FÉVRIER 2017 Ouvert les dimanches à Montréal sur tous nos abat-jour en magasin Le Devoir numérique en classe Mobile Tablette Ordinateur Inscrivez-vous dès maintenant au ledevoir.com/classe Profs du Québec, abonnez gratuitement vos étudiants de 4e et 5e secondaire et de niveau collégial au Devoir numérique pour une durée de 15 semaines.Le Devoir JACQUES GRENIER ARCHIVES LE DEVOIR Des étudiants manifestent contre le dégel des droits de scolarité le 29 mars 1990.Président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) en 1994-1995, François Rebello se souvient parfaitement d\u2019avoir voulu changer les perspectives du mouvement étudiant qui, pour être efficace, oscillait trop, à son avis, entre une perspective «de gauchistes d\u2019une part et de cravatés d\u2019autre part» L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 1 E T D I M A N C H E 1 2 F É V R I E R 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 7 1 866 506 4095 UNE PLAGE PARFAITE n\u2019est que le commencement Départs de Montréal.« 6 000 vacances jusqu\u2019à 50 % de rabais » est une off re d\u2019une durée limitée applicable aux nouvelles réservations eff ectuées entre le 11 et le 17 février 2017 que Sunwing a attribué à l\u2019échelle nationale sur une sélection de destinations, hôtels, et dates de départs à vendre jusqu\u2019à 50 % sur le forfait de base avant taxes.Les économies maximales s\u2019appliquent aux tarifs de la brochure pour le Memories Holguin Beach Resort à Cuba, pour les départs du 14, 15, 21 et 22 mars 2017.Cette off re peut changer et être retirée en tout temps sans préavis.Applicable aux forfaits auxquels Sunwing Airlines est le transporteur.L\u2019off re ne peut être jumelée à aucune autre promotion et la capacité est contrôlée.Les prix n\u2019incluent pas la contribution des clients au Fonds d\u2019indemnisation des clients des agents de voyages de 1 $ par tranche de 1 000 $ de services achetés.Pour les modalités et conditions complètes, veuillez vous référer à la brochure de Vacances Sunwing 2016-17.Titulaire d\u2019un permis du Québec #702928.| 11022017 50% de rabais jusqu\u2019à Les places sont limitées et s\u2019envolent vite! Réservez d\u2019ici le 17 février ou jusqu\u2019à épuisement des stocks vacances Envolez-vous avec le n°1 au Canada dans le sud C H R I S T I A N R I O U X Correspondant à Paris E n affichant sur la tour Eiffel vendredi dernier le nouveau slogan de la candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2024, le comité d\u2019organisation ne s\u2019attendait pas à un tel tollé.Le choix d\u2019un slogan en anglais, « Made for Sharing » (Fait pour être partagé), a aussitôt déclenché une petite tempête médiatique.De l\u2019extrême gauche à l\u2019extrême droite, en passant par les organisations de défense de la langue française, la décision a provoqué des dizaines de protestations.Sans compter la tornade qui s\u2019est emparée des réseaux sociaux.Même le président François Hollande a exprimé son étonnement lundi dernier alors qu\u2019il remettait les insignes de Grand Officier de la Légion d\u2019honneur à l\u2019ancienne ministre des Relations internationales du Québec Louise Beaudoin.Après avoir expliqué le combat de Louise Beaudoin pour la langue française, il a aussitôt abordé la question le sourire en coin.«Vous estimez qu\u2019on ne peut pas défendre la Francophonie si on ne commence pas à parler français là ou, d\u2019ailleurs, le français est une langue reconnue, a-t- il déclaré.C\u2019est vrai également dans le mouvement olympique.[\u2026] Il est important que dans le mouvement olympique on reconnaisse que le français est la langue qui est celle de Pierre de Couber tin [\u2026] même si c\u2019est vrai qu\u2019il faut se faire accepter par les autres.» Dans l\u2019entretien qui a suivi, le président qui quittera bientôt l\u2019Élysée a semblé partager l\u2019irritation bien visible de l\u2019écrivain québécois et académicien Dany Laferrière sur le sujet ainsi que l\u2019incompréhension de Louise Beaudoin.«Je ne comprends pas comment on peut prendre une telle décision», a-t-elle déclaré.Le slogan précédent du comité d\u2019organisation était pourtant on ne peut plus français : «Le rêve nous rassemble».«Business globish» Le jour du dévoilement du slogan, cinq associations de défense de la langue française ont unanimement réagi dans un communiqué commun.Les signataires rappellent que le français est l\u2019une des deux langues officielles du mouvement olympique et que la loi française du 4 août 1994 prescrit qu\u2019elle est «obligatoire pour toute publicité écrite, parlée ou audiovisuelle».Ils appellent l\u2019État français à «faire respecter la langue nationale qui se trouve être aussi la langue de la Francophonie internationale et la langue of ficielle des Jeux olympiques».Selon les auteurs, « l\u2019olympisme n\u2019a que faire d\u2019une pseudo-langue unique mondiale, ce business globish totalitaire qui insulte à la fois la langue de Molière et la biodi- versité culturelle indispensable à l\u2019humanité.» Ces organisations devraient intenter un recours devant les tribunaux dans les jours qui viennent.Surpris d\u2019une telle levée de boucliers, à sept mois du choix du comité olympique qui devra trancher entre Paris, Los An- geles et Budapest, le coprésident de Paris 2024, Tony Estan- guet, a expliqué qu\u2019il voulait «donner un caractère universel au projet français».Le ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner, a aussi tenté de justifier ce slogan en affirmant que « le CIO, qu\u2019on le veuille ou non, c\u2019est bien triste peut-être, diront certains, mais c\u2019est une réalité, c\u2019est 80% d\u2019anglophones».Selon le judoka Teddy Riner, ambassadeur de la candidature de Paris, « pour se faire comprendre, il n\u2019y a pas 36 000 langages ».Les organisateurs ont plaidé que le slogan serait traduit par «Venez partager».Mais cette traduction n\u2019était visible ni sur la tour Eiffel ni sur les affiches.Son inexactitude fait d\u2019ailleurs débat.La «carpette anglaise»?En pleine campagne présidentielle, l\u2019indignation a aussi gagné le monde politique.«Ce n\u2019est pas en singeant les Anglo-Saxons que nous ferons briller la France dans le monde.Cela me choque beaucoup.Le monde attend que la France soit la France», a déclaré le vice-président du Front national, Florian Philippot, sur les ondes de RTL.Selon lui, «nous n\u2019avons pas plus de chances en parlant anglais à l\u2019international qu\u2019en parlant français ».Il en a profité pour tacler le candidat à la présidence Emmanuel Macron, qui a fait un discours en anglais à Berlin.Même indignation à l\u2019autre bout du spectre politique chez les communistes du PCRF qui dénoncent « un esprit de vaincus ou de colonisés ».Le petit parti souverainiste Debout la France a aussi déclaré, par l\u2019entremise de l\u2019historien Éric Anceau, que « les étrangers aiment la France parce qu\u2019elle est la France.Pas parce qu\u2019elle capitule devant l\u2019anglais ».Son président, Nicolas Dupont-Ai- gnan, a déploré « la deuxième mort de Pierre de Coubertin ».Certains s\u2019attendent à une intervention prochaine du leader d\u2019extrême gauche Jean- Luc Mélenchon.Du côté de l\u2019Organisation internationale de la Francophonie, qui désigne à chaque édition un Grand Témoin afin de faire rapport sur l\u2019utilisation du français lors des jeux, il n\u2019y a pas eu de protestation of fi- cielle.La secrétaire générale de l\u2019OIF, Michaëlle Jean, a cependant tweeté : «C\u2019est en français que Pierre de Couber tin amena le monde à par tager l\u2019idéal olympique.Saluons Paris 2014 pour des JO sous le signe du partage ! » Étrangement, ce slogan est loin d\u2019être nouveau.Il a déjà été utilisé par Cadbury, Burger King, Vodaphone et le confiseur Quality Street.Selon Le Figaro, la formule n\u2019était plus déposée.Nul doute que le comité organisateur, la ville de Paris et sa mairesse, Anne Hidalgo, seront candidats l\u2019an prochain au prix de la Carpette anglaise ironiquement décerné chaque année à une personnalité ou un organisme français qui s\u2019acharne à promouvoir la domination de l\u2019anglais en France.L\u2019an dernier, le prix est allé à Anne-Florence Schmitt, directrice de la rédaction de Madame Figaro , « pour l\u2019abus constant d\u2019anglicismes et d\u2019anglais de pacotille, dans cette revue destinée à un large public féminin» et à la très respectée École normale supérieure (ENS), qui « développe des filières d\u2019enseignement uniquement en anglais ».Le Devoir FRANÇOIS MORI LA PRESSE CANADIENNE Le comité d\u2019organisation de Paris a af fiché la semaine dernière son nouveau slogan sur la tour Eif fel.M É L A N I E M A R Q U I S à Ottawa L a circonscription laissée vacante par le dépar t de Stéphane Dion suscite la convoitise.Un premier candidat, le maire de l\u2019arrondissement de Saint-Laurent, Alan DeSousa, a confirmé vendredi qu\u2019il briguerait l\u2019investiture libérale.Il ne sera toutefois vraisemblablement pas le seul sur les blocs de départ.Une autre, l\u2019ancienne ministre Yolande James, confirmera dans les p r o c h a i n s jours qu\u2019elle se lance dans la course, selon des informations obtenues par La Presse canadienne.Et à ces deux grosses pointures pourraient s\u2019ajouter l\u2019ancien « dragon » François Lambert, qui se dit « all in », et la candidate malheureuse dans Hochelaga à la dernière élection Marwah Rizqy.La lutte se fera dans un comté qui est orphelin de député depuis que Stéphane Dion a annoncé son départ de la vie politique, ulcéré d\u2019avoir été dépouillé de son portefeuille aux Affaires étrangères.Vendredi, lorsqu\u2019il a dévoilé ses velléités fédérales, le maire DeSousa a fait valoir que sa candidature en était une «de taille, de force, qui amène beaucoup».« J\u2019ai été élu quatre fois à Saint-Laurent sur le même territoire [que la circonscription fédérale]», a plaidé M.DeSousa.L\u2019ancienne ministre James a elle aussi été élue à quatre reprises, elle aussi chaque fois avec de très confortables majorités, dans le château fort libéral de Nelligan.L\u2019avocate de formation a été aux commandes des ministères de l\u2019Immigration (2007- 2010) et de la Famille (2010- 2012) au sein du gouvernement de Jean Charest.Elle était depuis 2014 commentatrice à l\u2019émission Les ex, sur les ondes de RDI.Cette semaine, elle a avisé Radio-Ca- nada qu\u2019elle quittait son poste, a signalé dans un courriel Marc Pichette, porte-parole de la société d\u2019État.La Presse canadienne SAINT-LAURENT Le siège de Dion suscite la convoitise Yolande James JEUX OLYMPIQUES 2024 Tollé contre le slogan de Paris en anglais Il est important que dans le mouvement olympique on reconnaisse que le français est la langue de Pierre de Coubertin François Hollande « » Veuillez lire le prospectus avant d\u2019acheter des actions du Fonds de solidarité FTQ.On peut se procurer un exemplaire du prospectus sur son site Internet, auprès des responsables locaux ou aux bureaux du Fonds de solidarité FTQ.Les actions du Fonds de solidarité FTQ ne sont pas garanties, leur valeur fluctue et leur rendement passé n\u2019est pas indicatif de leur rendement dans l\u2019avenir.*Exemple pour un revenu annuel imposable de 50 000 $, soit un taux d\u2019imposition marginal de 37,1 % Des économies d\u2019impôt de plus pour s\u2019o?rir un cours de peinture, c\u2019est pas juste artistique, C\u2019EST MATHÉMATIQUE.POINTE-CLAIRE 755, boul.St-Jean, bureau 110 REPENTIGNY 283-A, boul.Larochelle BLAINVILLE 1107, boul.Curé-Labelle, bureau 102 BROSSARD 4805, boul.Lapinière, rez-de-chaussée LAVAL 1800, boul.Le Corbusier, local 110 POINTE-AUX-TREMBLES 12905, rue Sherbrooke Est, bureau 305 Heures d\u2019ouverture Lundi au mercredi de 8 h 30 à 18 h Jeudi et vendredi de 8 h 30 à 20 h Samedi de 9 h à 17 h MONTRÉAL 8717, rue Berri, rez-de-chaussée 1500, av.McGill College, local 403 CRÉMAZIE PEEL L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 1 E T D I M A N C H E 1 2 F É V R I E R 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 9 Course Polar Hero Parc Jean-Drapeau - La plus grande course à obstacles d\u2019hiver, avec 5 km et 25 épreuves.SAM 18 FÉVRIER Défi canot à glace Montréal Vieux-Port - Plusieurs équipages compétitionnent sur les eaux glacées du Saint-Laurent.DIM 12 FÉVRIER Demi-Marathon Hypothermique de Montréal Parc Jean-Drapeau - Un demi-marathon en solo, à relais ou un 10,55 km : prouvez votre ardeur dans l\u2019une de ces courses hivernales.DIM 12 FÉVRIER Lune d\u2019hiver à vélo Centre-ville, Vieux-Montréal - Célébrez le vélo d\u2019hiver un soir de pleine lune sur un circuit lumineux.PLEINE LUNE, SAM 11 FÉVRIER © E p i c A c t i o n I m a g e r y © J u l i e n H e o n © C h a r l e s L a v e r g n e © F r a n c o i s D é m o n t a g n e Téléchargez l\u2019application 375MTL 375mtl.com | #375MTL Programmation officielle du 375e Peine réduite pour l\u2019ex-maire d\u2019Outremont L\u2019ex-maire de l\u2019arrondissement montréalais d\u2019Outremont reconnu coupable de fraude, Stéphane Harbour, voit sa peine réduite par la Cour d\u2019appel, qui lui impose une absolution conditionnelle et une probation d\u2019un an \u2014 en remplacement d\u2019une peine de prison de six mois à purger dans la communauté.M.Harbour avait plaidé coupable en janvier 2015 à des chefs d\u2019accusation de complot, de fraude et de fabrication de faux documents, le tout au détriment de la Ville de Montréal.Il avait détourné plus de 2000 $ pour se faire payer des cours d\u2019anglais et des repas au restaurant entre 2005 et 2007.Dans sa décision rendue jeudi, la Cour d\u2019appel a fait valoir que la juge Villemure a mal interprété la preuve et s\u2019est basée sur une jurisprudence inadéquate.Elle a jugé que l\u2019absolution conditionnelle est la peine juste et appropriée compte tenu du crime commis et de toutes les circonstances de l\u2019affaire.La Presse canadienne Z O É L E R O Y à Lille I ls étaient avocat au Soudan, vétérinaire au Pakistan, footballeur en Iran ou mécanicien aéronautique en Érythrée\u2026 Quatre-vingts réfugiés de l\u2019ex-«Jungle» de Calais ont rejoint l\u2019Université de Lille (nord), où, après des cours de français intensifs, ils vont apprendre ou réapprendre un métier.Dictée, compréhension orale, lecture, exercices de prononciation\u2026 Dans une salle de cours, les étudiants assistent très attentivement à une leçon de français donnée par des professeurs de «Français langue étrangère» (FLE).«J\u2019ai vécu deux mois dans la \u201cJungle\u201d, j\u2019y ai juste appris l\u2019alphabet\u2026 J\u2019espère qu\u2019un jour je pourrai devenir ingénieur en France, comme je l\u2019étais au Soudan\u2026 Ce n\u2019est pas facile, je vais devoir travailler beaucoup», dit Abdul-Raouf, 26 ans, casquette et baskets blanches, premier de sa classe.Répartis en quatre groupes de niveau et logés à la cité universitaire, ils suivent depuis novembre une quinzaine d\u2019heures de cours par semaine.Objectif : «Les amener le plus loin possible dans l\u2019apprentissage du français d\u2019ici juin pour intégrer une formation universitaire classique à la rentrée 2017», explique Hugues Per- driaud, l\u2019un de leurs professeurs.Tous ont été «recrutés dans la \u201cJungle\u201d de Calais », immense bidonville dans le nord démantelé à l\u2019automne dernier, par l\u2019université avec l\u2019aide d\u2019associations.Parmi les critères de sélection : avoir déjà été étudiant dans son pays d\u2019origine, nourrir un projet professionnel correspondant aux formations proposées par l\u2019université et une volonté de s\u2019installer sur le territoire et donc de renoncer à l\u2019Angleterre.« J\u2019ai déposé ma candidature vers le printemps 2016, quand j\u2019étais dans la \u201cJungle\u201d, j\u2019ai fait un CV, une lettre de motivation, et j\u2019ai passé un entretien.J\u2019ai eu la réponse quelques mois après.Je suis très chanceux », raconte Adam, dont la langue maternelle est le four, la langue du Dar- four, qui écoute le Français « Black M » et le Belge «Stromae » pour s\u2019améliorer en français.« Ils sont extrêmement motivés, très dégourdis.Ils étaient très fiers lors de leur inscription à l\u2019université, ils ont vraiment envie de réussir leur intégration», affirme Mme Jourdan-Chartier.Agence France-Presse De la «Jungle de Calais» à l\u2019université L\u2019Université de Lille ouvre ses classes à 80 réfugiés africains DENIS CHARLET AGENCE FRANCE-PRESSE Le ministre français de l\u2019Intérieur, Bernard Cazeneuve, a profité de sa visite en octobre dernier pour féliciter les étudiants africains, anciens migrants de la «Jungle de Calais», qui font partie d\u2019un projet- pilote à l\u2019Université de Lille.M O R G A N L O W R I E L\u2019 athlète québécois qui a été refoulé à la frontière américaine, jeudi, ignore pour quels motifs, précisément, les douaniers l\u2019ont ainsi empêché de participer à une compétition d\u2019athlétisme à Boston.Le coureur de 400 mètres Yassine Aber n\u2019a pu accompagner son équipe du Vert et Or, de l\u2019Université de Sherbrooke.Les douaniers américains au poste de Stanstead, à la frontière avec le Vermont, les ont retenus pendant cinq heures, lui et ses six coéquipiers.Ils l\u2019ont notamment interrogé sur sa religion et sur ses parents marocains, qui sont installés au Canada depuis 25 ans.Questions très précises Le jeune homme de 19 ans, né à Sherbrooke, a raconté vendredi en entrevue à La Presse canadienne que les douaniers américains lui avaient notamment demandé s\u2019il fréquentait une mosquée et combien de fois il s\u2019était rendu au Maroc.Ils lui ont aussi posé des questions «très précises» sur ses connaissances et ses fréquentations, a-t-il soutenu.Les douaniers avaient aussi saisi son téléphone cellulaire et lui ont même demandé son mot de passe pour y accéder.Les six coéquipiers et l\u2019entraîneur qui voyageaient avec lui dans la même fourgonnette ne pouvaient pas utiliser leur téléphone, même pour prévenir le reste de l\u2019équipe déjà à Boston, a raconté M.Aber, spécialiste du 400 m et du 4x400 m.Après avoir pris les empreintes digitales et des photos du jeune homme, les douaniers lui ont annoncé que son entrée aux États-Unis lui était refusée.Passeport en règle «Officiellement, le document qu\u2019ils m\u2019ont donné indique que je n\u2019avais pas de passeport ou de visa valide», explique-t-il.Lorsque l\u2019athlète a fait remarquer aux douaniers que son passeport était pourtant par faitement en règle (il est valide jusqu\u2019en 2026), les agents lui ont dit qu\u2019ils ne pouvaient pas lui fournir d\u2019autres précisions.«Sache que l\u2019entrée aux États-Unis n\u2019est pas un droit, mais un privilège, qui peut être révoqué à tout moment», lui ont-ils simplement répondu, après l\u2019avoir retenu durant cinq heures.Ils ont par ailleurs indiqué que cette décision n\u2019était pas irrévocable et qu\u2019elle pourrait être différente un autre jour ou à un autre poste-frontière.Le nouveau président américain, Donald Trump, a signé le 27 janvier dernier un décret qui interdit l\u2019entrée aux États-Unis aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane: Syrie, Irak, Iran, Yémen, Somalie, Soudan et Libye.Ce décret a depuis été suspendu par un juge de district à Seattle la semaine dernière, puis par la Cour d\u2019appel fédérale à San Francisco jeudi.Compétition manquée M.Aber ne comprend tout de même pas pourquoi il a été refoulé cette fois-ci, alors qu\u2019il a déjà voyagé aux États-Unis à plusieurs reprises sans être embêté \u2014 même avec ses parents.L\u2019étudiant en ki- nésiologie indique que le personnel de l\u2019université tente de trouver une façon de «le faire passer» la prochaine fois.En attendant, il songe à participer à une compétition à Ottawa la fin de semaine prochaine.Cet incident rappelle la mésaventure d\u2019une femme de Brossard qui soutient avoir été refoulée samedi dernier à la frontière américaine à Phi- lipsburg, avec ses deux enfants et sa cousine.Fadwa Alaoui, une musulmane d\u2019origine marocaine qui vit au Canada depuis 20 ans, soutient que les douaniers l\u2019ont interrogée sur sa religion et sur ce qu\u2019elle pensait de Donald Trump, avant de refuser l\u2019entrée à tout le monde.Vendredi, le député néodémocrate Murray Rankin a exigé du premier ministre Justin Trudeau qu\u2019il soulève ces incidents lors de sa rencontre avec le président Trump à Washington, lundi prochain.«Notre premier ministre doit signaler à Donald Trump qu\u2019un Canadien, né au Canada, même s\u2019il est de confession musulmane, n\u2019a pas besoin de visa pour aller aux États-Unis.» La Presse canadienne Un athlète québécois refoulé à la frontière américaine Yassine Aber a été interrogé sur sa religion et ses parents marocains Yassine Aber L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 1 E T D I M A N C H E 1 2 F É V R I E R 2 0 1 7 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel 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conséquences pour l\u2019accès Le Devoir a demandé à son cabinet si le ministre estimait que les activités de Bonjour- santé étaient légales, comme l\u2019affirme M.Bru- nel, ou illégales, car permettant à des patients d\u2019obtenir un rendez-vous moyennant un paiement.L\u2019attachée de presse du ministre, Julie White, a redirigé Le Devoir vers la RAMQ, «qui interprète la Loi».Benoit Brunel rappelle que la majorité des services of fer ts par Bonjour-santé sont gratuits.Les patients peuvent utiliser le système téléphonique gratuit de prise de rendez-vous de leur clinique habituelle, lorsque celle-ci fait partie des 255 cliniques qui font affaire avec cette entreprise pour la gestion de leurs rendez-vous.Bonjour-santé finance ce système gratuit à même le système payant, sur le Web.«C\u2019est un petit pourcentage des usagers qui finance nos services », soutient M.Brunel.« Notre système a permis d\u2019éliminer les files d\u2019attente sur les trottoirs », ajoute-t-il.Les cliniques qui utilisent Bonjour-santé s\u2019interrogent sur la position à adopter.Elles s\u2019exposent à des sanctions sévères si elles contreviennent au règlement abolissant les frais accessoires.En plus des amendes, la RAMQ peut, grâce à de nouveaux pouvoirs obtenus avec l\u2019adoption du projet de loi 92, obtenir une injonction pour faire cesser des pratiques illégales.«C\u2019est une préoccupation, des membres m\u2019ont demandé ce qu\u2019il en était de Bonjour-santé», relate Isabelle Girard, directrice médicale de l\u2019Association des cliniques médicales du Québec.« J\u2019ai posé la question au ministère sur la légalité du service et je n\u2019ai pas encore eu de retour de leur part.» Système public au printemps Selon les informations obtenues par Le Devoir, Québec lancerait sa solution publique de prise de rendez-vous en avril.En octobre 2015, le ministre avait signifié qu\u2019il souhaitait que le système soit en place pour la fin 2016.Le cabinet de Gaétan Barrette disait vendredi souhaiter faire une annonce «dans les meilleurs délais possible ».C\u2019est un consortium formé par l\u2019entreprise québécoise présente à l\u2019international CGI et la jeune pousse montréalaise GOrendezvous qui ont remporté la mise.Un contrat de cinq ans avec Québec, pour un montant de près de 4,5 millions de dollars, leur a été accordé pour la mise en place d\u2019une « solution informatique pour la prise de rendez-vous avec un médecin de famille », indique l\u2019appel d\u2019offres.Le cofondateur de GOrendezvous, Philippe Papillon, affirme que ce n\u2019est pas « dans la vision » de son entreprise de facturer des frais aux patients.«Ce n\u2019est pas dans nos valeurs.Depuis le début, on développe une plateforme qui peut servir les professionnels sans frais pour les patients », explique-t-il.Benoît Brunel croit que Bonjour-santé, qui a soumis une proposition à l\u2019appel d\u2019offres sans l\u2019emporter, pourra cohabiter avec cette éventuelle nouvelle plateforme.Selon lui, la solution de Québec offrira «5%» des fonctionnalités de Bonjour- santé.«Ils n\u2019ont pas prévu de prise de rendez-vous téléphonique, c\u2019est problématique», reproche-t-il.À la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), on affirme que les médecins veulent simplement « un système qui fonctionne».«Si l\u2019État fournit ce service et que ça va bien, nous serons bien contents », résume le directeur des communications de la FMOQ, Jean-Pierre Dion.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 SANTÉ qui a démissionné de son poste au plus fort de la crise), ni Michelle Courchesne (présidente du Conseil du trésor et ministre de l\u2019Éducation après le départ de Mme Beauchamp), ni Raymond Ba- chand (ministre des Finances), ni Robert Dutil (ministre de la Sécurité publique) ne veulent revenir sur les événements.Les raisons divergent.« J\u2019ai quitté la politique et je ne donne pas d\u2019entrevue » , a répondu M.Dutil, qui œuvre dans le secteur privé.Son ancien patron, Jean Charest, est en mission à l\u2019étranger pour le cabinet d\u2019avocats où il est associé.Line Beauchamp est déléguée générale du Québec à Paris.«Je ne veux pas me replonger dans cette période de l\u2019histoire, a pour sa part indiqué Mme Cour- chesne dans un message.Pas que je n\u2019aie rien à y dire ou à analyser\u2026 mais c\u2019est un choix personnel que je fais, et je continue de me donner une obligation de réserve à cet égard.» Son ex-collègue Raymond Bachand \u2014 dont le leitmotiv de la « juste part » a servi de carburant au mouvement étudiant \u2014 a décliné l\u2019invitation en parlant d\u2019un « point sensible »\u2026 et de sa volonté de « rester en dehors de débats qui pourraient avoir des connotations partisanes».Inconfort Quel sens donner à ce silence collectif ?Pour Réjean Parent, ancien président de la CSQ qui fut impliqué dans les négociations de mai 2012 entre le gouvernement et les étudiants, il n\u2019y a pas de doute qu\u2019il témoigne d\u2019un inconfort par rapport aux événements et à l\u2019action gouvernementale durant ceux-ci.« Il y avait vraiment une dynamique particulière du côté du gouvernement, dit-il.Dès le départ, ce fut la stratégie du poing sur la table, du \u201con ne bougera pas !\u201d.Il n\u2019y avait aucune écoute, c\u2019était totalement fermé.Cette intransigeance-là disposait mal à régler le conflit.» M.Parent ne rejette pas pour autant toute la faute de la crise sur Québec.Selon lui , la CLASSE (le regroupement d\u2019associations étudiantes dont Gabriel Nadeau-Dubois était le porte-parole) ne « faisait pas dans la petite cuisine ».« Pour eux, négocier, c\u2019était se faire fourrer, dit-il.On avait donc un gouvernement fermé d\u2019un côté et un groupe étudiant fermé de l\u2019autre.Disons que les conditions de négociation n\u2019étaient pas réunies.» Selon l\u2019ancienne première ministre Pauline Marois \u2014 qui avait elle-même frappé de la casserole et dont les braises du conflit ont contribué à l\u2019élection quelques mois plus tard \u2014, c\u2019est ultimement Jean Charest qui doit porter la responsabilité de la dégradation du climat social à ce moment.«Aucun gouvernement n\u2019a autant méprisé la jeunesse que celui de M.Cha- rest », soutient-elle encore aujourd\u2019hui.Elle fait valoir qu\u2019un ministre des Finances «décide toujours des orientations en étroite collaboration avec le premier ministre».Elle rappelle aussi que Mme Beauchamp a démissionné parce qu\u2019elle était opposée à la loi spéciale qui allait encadrer le droit de manifester et d\u2019assister à des cours.« Il est très clair que Line Beauchamp a tenté d\u2019infléchir les orientations du gouvernement, mais que Jean Charest en avait fait une question non négociable.» Pourquoi ?Réjean Parent a noté qu\u2019il y avait chez M.Charest une «hypersensibilité face aux gestes qui avaient un caractère violent.Comme si à aucun moment il ne voulait accréditer la thèse que ces gestes-là auraient pu faire avancer le gouvernement».Mme Beauchamp avait ainsi résumé les choses au Journal de Montréal en 2013 : «Personne ne voulait bouger.On me disait : \u201cFaut pas reculer, Line, mais règle-nous ça.\u201d C\u2019était insoluble et totalement déchirant pour moi.» Pour un ancien dirigeant du milieu universitaire, « il y a eu une immense erreur de gestion dans ce dossier autour de la séquence des événe- ments.Le gouvernement a annoncé au printemps 2010 son intention de hausser les droits de scolarité\u2026 deux ans et demi plus tard, alors qu\u2019on sait qu\u2019une élection sera proche.On ne fait pas un changement de cette ampleur juste avant une élection».Dans une lettre ouver te publiée cette semaine dans Le Devoir, d\u2019anciens dirigeants du mouvement étudiant écrivaient que « ce fut la radicalisation du gouvernement Charest qui a provoqué l\u2019élargissement de la lutte étudiante, et parallèlement, une escalade des tensions».Notre source universitaire diverge d\u2019avis.Le «gouvernement n\u2019a jamais eu l\u2019intention d\u2019envenimer la crise, comme plusieurs le prétendent, estime-t-elle.Sauf qu\u2019il n\u2019y a jamais eu de plan B.Il aurait fallu que Québec en élabore un, qu\u2019il le présente avant que ça dégénère, qu\u2019il aille chercher des appuis dans la société civile\u2026 Ça n\u2019a pas été fait ».Quelles traces?Mais au-delà de ces considérations, reste-t-il des traces \u2014 un héritage \u2014 du conflit étudiant ?Pauline Marois estime que oui.« Je suis plus positive que plusieurs personnes à cet égard, dit-elle.D\u2019abord, il y a eu une prise de conscience de la classe politique du fait qu\u2019on ne peut pas mépriser les jeunes, qui sont notre avenir.Et je pense que oui, le mouvement a créé une génération de leaders qui se révèlent déjà.» Réjean Parent est moins convaincu.« Il n\u2019en reste pas beaucoup.On a manqué le rendez-vous.Ça s\u2019est terminé en conflit corporatiste \u2014 c\u2019est-à- dire une crise sur la question des droits de scolarité.Le financement des universités ?Un Québec plus social ?Faudrait être candide pour croire qu\u2019un virage s\u2019est imposé avec le printemps 2012.Je ne dis pas que ç\u2019a été inutile, loin de là.Mais malheureusement, la balloune du bouillon social s\u2019est dégonflée l\u2019automne suivant.» Avec pour résultat, dit-il, que les universités crient encore famine cinq ans plus tard.«Sur le long terme, le combat de l\u2019accessibilité et des moyens dont on dispose pour offrir une éducation de qualité reste à faire.» « L\u2019ensemble de la société est sor ti perdant, tranche le dirigeant universitaire cité précédemment.Il n\u2019y a pas eu de refinancement pour les universités.Nos institutions \u2014 judiciaires, notamment \u2014 en ont pris un coup.Et on avait annoncé une révolution de la participation des jeunes dans les grands débats de société : sincèrement, je ne la vois pas.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 SILENCE Jean Charest (premier ministre) : battu aux élections de l\u2019automne 2012 ; associé au cabinet d\u2019avocats McCarthy Tétrault.Michelle Courchesne (ministre de l\u2019Éducation et présidente du Conseil du trésor) : ne s\u2019est pas représentée aux élections de 2012 ; travaille aujourd\u2019hui comme coach et conseillère stratégique.Line Beauchamp (ministre de l\u2019Éducation jusqu\u2019en avril 2012) : nommée représentante du Québec à l\u2019UNESCO en 2014, puis déléguée générale du Québec à Paris en 2016.Raymond Bachand (ministre des Finances) : a démissionné de son poste en septembre 2013, quelques mois après avoir perdu la course à la direction du Parti libéral du Québec ; conseiller stratégique pour le cabinet Norton Rose Fulbright et président de l\u2019Institut du Québec.Robert Dutil (ministre de la Sécurité publique) : réélu en 2012 et en 2014 ; a démissionné en septembre 2015 pour devenir vice-président de Canam-ponts.Que sont devenus les acteurs politiques de la crise ?éploré (Claude Legault) contre le meurtrier de sa fille unique (Martin Dubreuil).Le film suggère davantage qu\u2019il ne montre, et pour tant, cer tains l \u2019ont critiqué.« L\u2019approche était très mesurée, mais très réaliste, se remémore Podz.Les gens n\u2019ont pas l\u2019habitude de la violence réaliste, même implicite.Ils sont habitués de voir de la violence cartoon.Avec les ellipses, je jouais avec le spectateur : là, je vous ai montré ça, maintenant, imaginez la suite que je ne vous montre pas.C\u2019est un film dont le sujet est la violence, c\u2019était donc impossible de l\u2019occulter complètement.Tout est af faire d\u2019angle et de traitement.» Le regard d\u2019autrui Les 7 jours du talion constitue un cas de figure intéressant à un autre égard, comme le révèle Podz.«C\u2019est mon film qui a fait le plus gros box-of fice.Pourtant, initialement, j\u2019avais eu une longue discussion avec le distributeur, qui me disait que personne n\u2019irait voir ça, que c\u2019était trop violent.Mais les gens y sont allés, et je crois que c\u2019est parce que le film est intègre dans sa manière d\u2019aborder le sujet de la violence.L\u2019intégrité, c\u2019est une donnée fondamentale.Les spectateurs ne sont pas dupes.» Il n\u2019empêche, ce premier succès ne l\u2019a pas empêché de vivre une profonde remise en question peu après.«Au début de ma carrière, l\u2019idée d\u2019autocensure ne m\u2019ef fleurait jamais l\u2019esprit.Je n\u2019y pensais pas.Il y a eu Les 7 jours du talion, puis 10 1/2 [sur le parcours crève-cœur d\u2019un enfant violenté et violent] la même année, puis le démarrage l\u2019année suivante de 19-2 [sur le quotidien de deux policiers], où j\u2019ai commencé à prendre des risques en télé.Et là, on s\u2019est mis à marteler que je me complaisais dans le dark, que tout ce que je faisais était inutilement sombre, violent, glauque, etc.À un point tel que ç\u2019a fini par me contaminer.Je me suis mis à tenir compte de ça dans mon travail, dans mes projets.Pendant un temps, j\u2019ai intégré le regard d\u2019autrui\u2026» Au risque de perdre le sien.Un glissement conservateur Paradoxalement, l\u2019observation et l\u2019empathie représentent, selon Podz, des qualités primordiales pour un cinéaste.Le pragmatisme ne nuit pas non plus.«Comme créateur, tu dois accepter que ton œuvre devient un produit culturel mis en marché.Un film nécessitant un budget de plusieurs millions génère plus de nervosité chez les producteurs et les distributeurs qu\u2019un film doté d\u2019un petit budget.C\u2019est normal.Les extrêmes font peur quand tu espères rameuter un public large.» Le danger est dès lors une pensée dogmatique en vertu de laquelle tout risque devient inacceptable.Et pourtant\u2026 «Si je regarde le cinéma de Scorsese, c\u2019est souvent hyperviolent, mais populaire néanmoins.Pareil pour des séries de chaînes spécialisées comme HBO, par exemple Game of Thrones.Ou Vikings, sur History, dont j\u2019ai réalisé des épisodes.C\u2019est très violent, mais c\u2019est honnête dans le contexte.On revient à l\u2019intégrité [\u2026] Au Québec, en télévision, on se pose plus de questions.Les dif fuseurs sont frileux.Je note un basculement dans notre télé : quand j\u2019ai commencé, la violence était problématique et le sexe, moins.Maintenant, la violence est acceptable, mais le sexe, vraiment pas.» Lorsqu\u2019on lui fait remarquer qu\u2019il s\u2019agit là du bon vieux paradigme américain, tant au cinéma qu\u2019à la télévision généraliste, Podz acquiesce tout en appor tant une nuance intéressante.«Aux États-Unis, le système de classification permet à un public jeune de voir du contenu très violent, mais dès qu\u2019il y a un soupçon de nudité, la limite d\u2019âge monte.Ce modèle a tranquillement migré jusqu\u2019ici.Je pense que c\u2019est en bonne partie imputable au climat sociopolitique.En ce moment, je lis beaucoup sur Hitler dans la foulée de l\u2019élection du \u201cprésident orange\u201d [Donald Tr ump].Historiquement, quand la classe moyenne va bien, la culture est plus permissive.Quand les riches prennent le pouvoir ou que la classe moyenne angoisse à cause de l\u2019économie, il y a un glissement vers le conservatisme.On vit un peu ça.» Une autre censure À propos de King Dave, son récent film tourné en un seul plan-séquence faisant écho au flot de pensées du protagoniste qui refait le parcours mental de sa propre déchéance, Podz s\u2019en dit satisfait.Quoiqu\u2019il eût aimé qu\u2019un plus vaste public le voie.«Je suis quand même content du nombre de personnes l\u2019ayant vu ; c\u2019est une bibitte de film.Je pense qu\u2019il a été mal compris de certains festivals, à cause du milieu dépeint, mais peut-être surtout parce que le personnage parle des \u201cBlacks\u201d ou dit \u201cnigger\u201d.J\u2019ai reçu des commentaires af firmant qu\u2019on était \u201canti-Blacks\u201d, alors que c\u2019est clair qu\u2019on dénonce ça, qu\u2019on critique la bêtise du personnage.Dave est un \u201cWhite trash\u201d qui se prend pour un Noir ; il veut absorber la culture Black.On dirait que, de plus en plus, les festivals restent en surface au moment de la sélection, en évitant tout ce qui pourrait faire des vagues ou, par la bande, pourrait les faire mal paraître.Cette peur de la controverse est à présent très répandue.» Ce qui participe d\u2019un autre type de censure, d\u2019ajouter le cinéaste, qui se réjouissait alors de présenter King Dave à Rivière-du-Loup.Y aller à fond Enfin, que l\u2019on se rassure : le « regard d\u2019autrui », Podz ne s\u2019en soucie plus.« Je me suis fait tellement taper dessus que, pendant un temps, je me suis autocensuré.En production, tu te fais dire que tel film ne fonctionnera pas, que telle série ne marchera pas\u2026 Tu en viens à le croire aussi.Mais là, je suis redevenu mon moi des débuts.Je m\u2019assume complètement.» On ne peut que s\u2019en réjouir.Qui plus est en sachant que son prochain film sera une adaptation du livre Mafia Inc.d\u2019André Cédilot et André Noël, projet en attente de financement.« J\u2019ai l\u2019intention d\u2019y aller à fond.Dans TOUT.C\u2019est un milieu baroque et mon approche sera baroque.» Question, oui, d\u2019intégrité.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 CENSURE JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les étudiants d\u2019aujourd\u2019hui restent mobilisés et le carré rouge demeure populaire."]
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