Le devoir, 21 janvier 2017, Cahier A
[" AUJOURD\u2019HUI Culture \u203a Manifeste de la Jeune- Fille.Olivier Choinière poursuit sa critique de notre aliénation avec une af?che remarquable et tout en contrastes.Page E 1 Avis légaux.A 10 Carrières .C 5 Décès.C 8 Mots croisés .D 5 Petites annonces .C 8 Sudoku .D 4 Éva Circé-Côté (1871-1949) Invitée : Andrée Lévesque, historienne et biographe Animateur : Éric Bédard, historien Auditorium de la Grande Bibliothèque, 24 janvier 2017, 19h U N E S É R I E D E G R A N D E S R E N C O N T R E S S U R L\u2019 H I S T O I R E D E M O N T R É A L I S A B E L L E P A R É E lle aura bientôt 90 ans et, pourtant, Phyllis Lambert semble aussi solide et immuable que son Seagram Building, icône de bronze et de verre qui trône sur Manhattan grâce à l\u2019entêtement qui la guidait à 27 ans et l\u2019habite encore au- jourd\u2019hui.Femme d\u2019art et d\u2019architecture, la dame aura survolé près du quart de l\u2019histoire d\u2019une métropole, Montréal, dont on fête cette année les 375 chandelles.Aussi enflammée qu\u2019à ses premiers jours, la fondatrice du Centre canadien d\u2019architecture (CCA) célèbre non seulement ces jours-ci neuf décennies d\u2019une vie bien remplie, mais 75 ans de travail et de militantisme dans une ville qu\u2019elle chérit plus que tout et dont elle a contribué à façonner le visage.Au moment où d\u2019autres rêvaient d\u2019autoroutes ou de stades grandioses, Phyllis Phyllis Lambert, la rebelle À bientôt 90 ans, l\u2019artiste célèbre 75 années de batailles pour Montréal ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Phyllis Lambert : « L\u2019architecture, ce n\u2019est pas un bâtiment.[\u2026] Tout édifice s\u2019insère d\u2019abord dans un environnement.» P H I L I P P E O R F A L I L\u2019 ère qui s\u2019est ouverte vendredi sur le pavé de l\u2019Esplanade nationale de Washington pourrait bien être à l\u2019image du nouveau président des États-Unis : imprévisible, turbulente, brutale même.Si les Américains en doutaient encore, Donald J.Trump aura confirmé dès ses premières paroles à titre de leader du monde libre que sa présidence sera bien différente de celles de ses prédécesseurs, autant démocrates que républicains.Un discours «protectionniste » et «hyper- nationaliste », fort semblable à ceux de sa campagne électorale, où le nouvel occupant de la Maison-Blanche a promis de « reprendre le contrôle de cette nation», au nom du peuple.Rompant avec la tradition, le 45e président des États-Unis n\u2019a ni salué les accomplissements de son prédécesseur, ni rendu hommage à son adversaire Hillary Clinton, ni appelé aux rapprochements entre adversaires, dans un «L\u2019Amérique d\u2019abord » MANDEL NGAN AGENCE FRANCE-PRESSE Donald Trump au moment de prêter serment sur les bibles \u2014 celle que lui a donnée sa mère lorsqu\u2019il était enfant, et celle ayant appartenu à Abraham Lincoln \u2014 que tient la première dame, Melania V O L .C V I I I N o 1 1 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 1 E T D I M A N C H E 2 2 J A N V I E R 2 0 1 7 2 , 8 3 | S + T A X E S = 3 , 2 5 | S ?w w w .l e d e v o i r .c o m VOIR PAGE A 12 : REBELLE Trump à la Maison-Blanche \u203a Aux commandes des États désunis d\u2019Amérique.Page A 3 La fin de l\u2019empire bienveillant.Page A 5 Les opposants laissent éclater leur colère à Washington.Page A 4 Il entre en fonction.L\u2019éditorial de Guy Taillefer.Page B 4 VOIR PAGE A 12 : TRUMP L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 1 TRUMP A LA A 2 Episode.Composition d\u2019angle, design R.Tapinassi et M.Manzoni.P h o t o M i c h e l G i b e r t .w w w .g u d e a .f r / T A S C H E N .* O f f r e n o n c u m u l a b l e , v a l a b l e a u C a n a d a d u 1 4 a u 2 9 j a n v i e r , 2 0 1 7 .- 101 Parliament Street TORONTO val - 660 Blvd Le Corbusier - Quartier La AL V LA - Quartier DIX30™ - 8440 Blvd Leduc BROSSARD venue du Prési A - 505 MONTREAL dent Kennedy Nous nous souviendrons de la journée du 20 janvier 2017 comme celle ayant permis au peuple de redevenir le dirigeant de cette nation Donald Trump lors de son discours d\u2019intronisation « » NICHOLAS KAMM AGENCE FRANCE-PRESSE 3 E T D I M A N C H E 2 2 J A N V I E R 2 0 1 7 MAISON-BLANCHE A M A R I E - M I C H È L E S I O U I I ls sont rentrés tôt à la maison, ils ont célébré sobrement et en nombre restreint, les partisans du nouveau président américain.À Washington, ceux qui portaient fièrement la casquette rouge « Make America Great Again », le long de l\u2019avenue Pennsylvania, ont donné l\u2019impression de ne pas vouloir s\u2019éterniser à la fête, peut-être pour permettre à leur nouveau dirigeant de se mettre rapidement au travail.Parce que c\u2019est exactement ce que Donald Trump a promis de faire.« Nous nous souviendrons de la journée du 20 janvier 2017 comme celle ayant permis au peuple de redevenir le dirigeant de cette nation», a-t-il lancé dans son discours d\u2019intronisation, en promettant de se battre pour le peuple américain «à chacune de ses respirations».Cinq heures plus tard, le 45e président des États-Unis apparaissait, l\u2019air af fable derrière la vitre de sa limousine, dans le défilé qui l\u2019a conduit du Capitole vers la Maison-Blanche.Il y a eu quelques applaudissements.Puis, les partisans se sont regardés.« L\u2019as-tu vu ?» se sont-ils demandé.Qu\u2019importe.Les adeptes de Donald Trump n\u2019en demandaient pas plus.Le républicain les a convaincus qu\u2019il allait « redonner sa grandeur à l\u2019Amérique », comme le disait son slogan.La foule était confiante, bien que discrète, presque amorphe, dans une journée qui aura aussi exposé les lignes de fracture de la société américaine.Dès l\u2019aube, les Américains qui attendaient d\u2019entrer dans le parc du National Mall s\u2019invectivaient.D\u2019un côté, des gens déçus, honteux, venus dénoncer un président qu\u2019ils ne souhaitent pas considérer comme le leur.De l\u2019autre, des personnes reconnaissables à leur casquette rouge, à leurs commentaires reprenant les mots préférés de Donald Trump.« Il redonnera sa grandeur à l\u2019Amérique », a ainsi affirmé à trois reprises Linda Bacon, une femme noire de l\u2019Ohio, dans un court échange avec Le Devoir.« Les voici, les producteurs de fake news », a également lancé un partisan en apercevant le groupe de journalistes qui accompagnait le président pendant le défilé.Les mots et les concepts de Trump ont été transformés en espoirs et en vérités.Ils ont été prononcés et entendus des dizaines de fois dans la journée.Reste qu\u2019ils n\u2019ont pas trouvé écho chez tous les Américains et que la division s\u2019est faite visible dans la capitale.Des groupes de manifestants ont tenté à quelques reprises de bloquer les accès aux postes de sécurité permettant d\u2019accéder à la cérémonie.Une centaine d\u2019entre eux ont été arrêtés.« Ils pensent que c\u2019est raciste de vouloir protéger les travailleurs américains », a réagi Jim Melchiors, après avoir traité les manifestants de « perdants ».« Dans les faits, 50 % des jeunes noirs n\u2019ont pas d\u2019emploi », a-t-il ajouté en faisant référence à une statistique avancée par Donald Trump en campagne.Selon le Bureau du travail des États-Unis, ce pourcentage est plutôt de 20 %.«Où est la viande?!» a aussi crié un homme, en référence au «mur de viande» que des motocyclistes avaient promis de former pour protéger leur nouveau président.À travers les postes de contrôle installés partout autour du National Mall, ceux qui voulaient assister à l\u2019intronisation passaient au compte-gouttes.À l\u2019intérieur, ils ont formé une foule clairsemée.Bien que le service des parcs nationaux américains n\u2019estime plus le nombre de participants à divers événements depuis 1995, le service de métro de Washington a annoncé que 317 000 personnes avaient utilisé ses services.En 2009, à l\u2019intronisation de Barack Obama, 513 000 personnes avaient emprunté le métro.Dans le parc du National Mall, ils avaient été 1,8 million.Mais Donald Trump n\u2019en a pas fait grand cas.« Vous êtes venus par dizaines de millions pour participer à ce mouvement historique d\u2019une ampleur sans précédent», a-t-il proclamé.Le Devoir Aux commandes des États désunis d\u2019Amérique Les averses et le temps frais n\u2019ont pas empêché les opposants du président Donald Trump de se présenter au parc du National Mall pour expri mer leur désaccord avec les politiques du nouvel élu.La fameuse casquette rouge « Make America Great Again » était l\u2019accessoire le plus répandu dans le parc du National Mall.Les mots du nouveau président ont aussi été transformés en vérité par ses partisans, qui n\u2019attendent rien de moins de lui qu\u2019un pays renouvelé, formidable dans toute sa grandeur.Des manifestants s\u2019étaient donné rendez-vous au Monument commémoratif de la marine américaine, tôt vendredi matin, pour protester contre l\u2019élection de Trump.Ils ont échangé quelques regards et commentaires avec les partisans du président.PHOTOS ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR C\u2019était un grand jour pour les partisans de Donald Trump, mais ceux-ci sont néanmoins restés posés, calmes, presque amorphes au cours de la journée.Ici, des Américains attendent le passage de leur nouveau président dans la parade de l\u2019avenue Pennsylvania.Selon le service du métro de Washington, 317 000 personnes l\u2019avaient utilisé.En 2009, à l\u2019intronisation de Barack Obama, ils étaient 513 000 à l\u2019avoir emprunté. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 1 TRUMP A LA A 4 M arqué par une entrée en fonction désorganisée, le nouveau gouvernement devra improviser.C\u2019était une phrase anodine au cours de sa dernière conférence de presse, mais les mots prononcés par Barack Obama étaient soupesés : « La tâche [qui attend le président] est d\u2019une telle ampleur qu\u2019il ne peut l\u2019accomplir seul.» Devant la complexité des enjeux, ajoutait-il, nul doute que le nouveau président devra se reposer sur son équipe.Car c\u2019est dans l\u2019aile Ouest que les décisions vont se prendre.Avec Trump, bien sûr.Et surtout ses conseillers.Vendredi, l\u2019Amérique a tourné la page sur un président cérébral qui faisait appel à une pluralité de conseillers, les laissant débattre ; il tranchait en ayant pris la mesure de la complexité des enjeux, au terme d\u2019un processus parfois long \u2014 trop long \u2014, en renonçant à se jeter dans la mêlée en politique intérieure et à marchander avec le Congrès.Dans le même temps, le processus de transition qui s\u2019est achevé vendredi avec la passation des pouvoirs a confirmé une intuition entêtante : Trump n\u2019avait pas plus prévu d\u2019occuper la Mai- son-Blanche que W.avait pensé l\u2019occupation de l\u2019Irak.Or, on ne passe pas, en 24 heures, d\u2019un plan visant à mettre en place une chaîne de nouvelles câblée au bureau ovale.L\u2019improvisation Dès lors, l\u2019équipe Trump a dû improviser et n\u2019a pu déployer que des têtes de pont dans les différents ministères (536 personnes), à défaut de pouvoir remplacer les 4000 agents qui relèvent du politique.Elle a même dû se résoudre, dans des domaines cruciaux comme la sécurité nationale, à maintenir en poste plus de 50 personnes clés du gouvernement Obama, tels le secrétaire adjoint à la défense, Robert Work, ou encore le directeur du Centre national de contre-terrorisme, Nicholas Rasmussen.Le sentiment d\u2019improvisation est similaire avec les auditions des membres du cabinet devant le Sénat, qui ont trahi les incohérences du gouvernement.C\u2019est ainsi que Betsy DeVos a pu justifier la présence des armes dans les écoles du Wyoming en raison des grizzlis, et ignore tout du programme pour les enfants présentant des difficultés d\u2019apprentissage dans les écoles publiques ; ou encore que Rex Tillerson n\u2019a pu répondre aux questions du sénateur Ru- bio sur la situation aux Philippines ou le nucléaire iranien.Les auditions ont également fait état de profondes divergences idéologiques entre les membres du cabinet et des dissonances entre la nouvelle équipe présidentielle et le Parti républicain.Mais il y a aussi des discordances importantes entre les « ministres » et les conseillers dans l\u2019aile Ouest.Ainsi, certains sièges non pourvus au Pentagone seraient liés au désaccord entre Mattis, confirmé par le Sénat il y a quelques jours, et l\u2019équipe de conseillers \u2014 avec Steve Bannon et Jared Kushner.Il est dif ficile d\u2019imaginer que l\u2019économiste Peter Navarro, qui prend la tête du National Trade Council, ne va pas heurter le club des milliardaires, même si ces derniers n\u2019ont guère plus d\u2019expérience de gouvernement que le président qu\u2019ils entourent.«Tout ira bien» « Tout ira bien », a dit Barack Obama mercredi dernier\u2026 Mais, au fil des crises, le gouvernement pourrait s\u2019abîmer dans un climat délétère.Car la politique américaine est par définition imprévisible.Les ennemis se succèdent et ne se ressemblent pas, la distinction entre politique externe et interne est parfois floue, les enjeux sont parfois plus volatils.Un président qui aura su s\u2019entourer de conseillers d\u2019expérience, et qui aura mis en place un véritable processus décisionnel visant à trier les différentes options, va pouvoir réagir à un imprévu en se fiant à l\u2019intuition, aux expériences de ses conseillers.On se souviendra qu\u2019en 1962, Kennedy avait privilégié les canaux of ficieux de Khroucht- chev plutôt que le canal officiel lors de la crise des missiles de Cuba, évitant de justesse une confrontation nucléaire.Dans ce sens, la recherche scientifique montre combien la personnalité du président et son mode de gestion sont déterminants\u2026 Deux conséquences Il y a deux conséquences à cette cacophonie institutionnelle.Le risque est que les politiques, notamment en période de crise, soient totalement improvisées, que, face à un président narcissique et centralisateur, les conseillers s\u2019af frontent.Que cer tains claquent la por te, tandis que d\u2019autres deviennent omnipotents.La seconde tient au fait qu\u2019à défaut de pouvoir faire percoler leurs points de vue au sommet, de pouvoir présenter la complexité des enjeux au cabinet, la tour de Babel bureaucratique va se trouver d\u2019autres exutoires : The Washington Post, en réorganisant son équipe, et The New York Times, en consacrant une page de son site Web aux moyens de communication sécurisés avec ses reporters, ont saisi la balle au bond.Mis à l\u2019index par un président provocateur, alors qu\u2019ils enquêtent encore sur son élection, le FBI et la CIA n\u2019auront ni allégeance ni fidélité, rappelant les années Nixon.Au gouvernement par tweets répondront les fuites d\u2019un gouvernement indiscipliné.La tour de Babel ÉLISABETH VALLET PHOTOS ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Tôt vendredi matin, quelque 200 personnes étaient rassemblées au monument commémoratif de la ville pour contester la victoire de leur futur président.S H A H Z A D A B D U L à Washington P oubelles et voitures incendiées, vitrines brisées et grenades lacr ymogènes : les r ues d\u2019ordinaire très aseptisées du centre de Washington ont été le théâtre de scènes d\u2019émeutes vendredi, lorsque plusieurs centaines de manifestants anti- Tr ump ont violemment affronté la police, en marge de l \u2019 investiture du président américain.Visages masqués par un foulard noir, encapuchonnés ou portant des masques à gaz, entre 500 et 1000 personnes ont brisé des vitrines et caillassé la police en tenue antiémeute sur K Street, une artère située à quelques encablures de la Maison-Blanche.Les quelque 200 policiers qui ont essuyé des jets de pierres et de briques ont tenté de les disperser en tirant plusieurs dizaines de grenades lacrymogènes.Une fumée âcre prenait à la gorge en milieu d\u2019après-midi sur ces deux pâtés de maisons survolés par un hélicoptère de la police, jonchés de poubelles calcinées, de bris de verre, de boîtes à journaux métalliques et de cartouches.Une limousine noire figurait parmi les véhicules incendiés.« Quatre ans à se battre », pouvait-on lire sur la pancarte brandie par une manifestante masquée, en référence au mandat à venir de Donald Tr ump, devenu quelques heures plus tôt le 45e président des États-Unis.Nombre de manifestants visaient directement Donald Trump, mais une minorité non négligeable semblait s\u2019être agrégée au mouvement tout en ayant d\u2019autres revendications, notamment pour les droits des minorités.À l\u2019instar de Raven Devan- ney, une jeune femme de 19 ans qui reprend son souffle sous un abribus tagué de l\u2019inscription « Nous le peuple », après une charge de la police.« Je suis là pour soutenir les droits des femmes, des musulmans, des personnes de couleur, des immigrants, des homosexuels.Bref, pour conserver tout ce pour quoi on s\u2019est battus cette dernière décennie », as- sure-t-elle, flanquée d\u2019une casquette « Rendre l\u2019Amérique de nouveau gay [gaie] », jeu de mots sur le slogan de Donald Trump « Rendre à l\u2019Amérique sa grandeur».Droits acquis « J\u2019ai peur que Trump ne renverse tout un tas de droits que nous avons acquis », ajoute cette étudiante venue de Boston en réajustant son foulard sur son nez, tout en déplorant les violences du jour.Les incidents, le fait d\u2019un «petit groupe de manifestants » selon la mairesse de Washington Muriel Bowser, ont conduit la police à procéder à 217 arrestations.Plus tôt, des affrontements moins violents avaient opposé la police et plusieurs centaines de jeunes, portant pour nombre d\u2019entre eux vestes à capuche et foulards noirs caractéristiques du groupe Black Block, un mouvement radical et souvent violent.Des vitrines avaient déjà été brisées et des voitures endommagées.« Les dégâts matériels ne me dérangent pas », a expliqué sur place Scout Holiday, 21 ans, une étudiante à l\u2019Université du Michigan.« C\u2019est ce qui arrive quand les gens sont en colère, et il y a beaucoup de raisons d\u2019être en colère aujourd\u2019hui.» Le reste des marches et rassemblements qui ont émaillé la journée d\u2019investiture présidentielle à Washington s\u2019est déroulé dans le calme, si ce n\u2019est quelques invectives verbales entre partisans des deux camps.Sammy Lett, venu en bus du Wisconsin et emmitouflé dans un grand drapeau arc-en-ciel de la communauté homosexuelle, a ainsi résumé les raisons de sa présence dans la capitale : « Tous ceux qui ne sont pas des hommes blancs hétérosexuels ont des raisons d\u2019être inquiets.» Non loin de Pennsylvania Avenue, la grande ar tère reliant la Maison-Blanche au Congrès, des anti-Trump bloquaient le passage aux pro- Trump venus applaudir leur champion.« Honte, honte », criaient les premiers au passage des partisans du nouveau président, pour la plupart coiffés de casquettes ou de bonnets aux couleurs de la campagne Trump.« Je veux joindre ma voix à tous ceux qui s\u2019élèvent contre le racisme, le sexisme, l\u2019oppression sous toutes ses formes et qui travaillent pour un monde meilleur », a af firmé Nadine Block, une quinquagénaire de Washington.Daniel, 19 ans, lui, est venu de New York protester contre « l\u2019oligarchie » et « pousser le spectre politique américain vers la gauche », a-t-il expliqué, arborant des autocollants partisans de Bernie Sanders, le rival malheureux d\u2019Hillary Clinton à la primaire démocrate.En fin d\u2019après-midi, la mai- resse de Washington a affirmé que la ville était prête pour d\u2019éventuels « événements » dans la soirée.Avec Laurent Barthelemy et Karim Lebhour Agence France-Presse Les anti-Trump laissent éclater leur colère à Washington JOE RAEDLE GETTY IMAGES AGENCE FRANCE-PRESSE Des policiers tentent de maîtriser des manifestants à Washington, D.C., vendredi, à la suite de l\u2019assermentation de Donald Trump.Je veux joindre ma voix à tous ceux qui s\u2019élèvent contre le racisme, le sexisme, l\u2019oppression sous toutes ses formes et qui travaillent pour un monde meilleur Nadine Block, une quinquagénaire de Washington « » E T D I M A N C H E 2 2 J A N V I E R 2 0 1 7 MAISON-BLANCHE A 5 S T É P H A N E B A I L L A R G E O N L e nouveau président américain ne plaît pas aux Québécois.Un sondage Léger réalisé pour Le Devoir et Le Journal de Montréal établit que 84 % des répondants ont une opinion «plutôt mauvaise» du 45e président, of ficiellement en poste depuis vendredi.Cette évaluation négative grimpe à 89 % chez les Québécoises.Donald J.Trump est décrit comme un raciste par 76 % des gens d\u2019ici et comme un misogyne (70 %).Peu nombreux sont ceux qui voient en lui « un vrai leader » (14 %) et une personne « honnête » (9 %), franche (30 %) ou charismatique (22 %).Les répondants au sondage croient, par contre, que l\u2019impact du nouveau gouvernement sera moins dommageable pour le Québec que pour les États-Unis ou le monde.Près de sept personnes sur dix y voient carrément une catastrophe pour les États-Unis (68 %) et le reste de la planète (71 %).Cette opinion catastrophiste ne vaut que pour une personne sur deux (49 %) par rapport aux impacts sur le Québec.« Dans un sondage précédent réalisé pour Le Devoir, plus des deux tiers des Québécois craignaient l\u2019élection de Trump : on est toujours dans le même esprit au sujet du personnage, commente Christian Bourque, vice-président exécutif de la firme Léger.Dans un autre sens, je dirais qu\u2019il y a peut- être plus de Québécois qui pourraient être attirés par le message de Trump : c\u2019est le véhicule qu\u2019ils rejettent.L\u2019option populiste, l\u2019idée de parler directement au peuple et la critique des institutions, encore répétée dans son discours inaugural, ça attire ici aussi.Je ne voudrais pas que les gens interprètent les 84 % des opinions plutôt mauvaises comme un rejet aussi fort de toutes ses idées.C\u2019est le véhicule qui n\u2019attire pas.» Ces données se retrouvent dans un sondage par Internet réalisé entre le 17 et le 19 janvier, auprès de 1005 personnes ayant le droit de vote.La marge d\u2019erreur d\u2019un échantillon probabiliste équivalent aurait été de plus ou moins 3,1 % dans 19 cas sur 20.Voici d\u2019autres révélations du coup de sonde sur l\u2019ère Trump qui commence\u2026 Échanges.Près de sept répondants sur dix (69 %) croient que l\u2019élection de Donald Trump va détériorer les échanges commerciaux entre le Québec et les États-Unis.Par contre, les trois quarts des personnes sondées pensent que le nouveau président n\u2019aura que peu (54 %) ou pas du tout (20 %) d\u2019impact dans leur « vie de tous les jours ».Le tiers (35 %) pensent que le nombre de touristes québécois visitant le pays voisin va diminuer et 44 % des répondants ne prévoient pas d\u2019impact à ce sujet.Promesses.Les Québécois restent dubitatifs sur les chances du président de tenir certaines de ses promesses majeures.Donald Trump a répété dans son adresse inaugurale qu\u2019il créerait des jobs pour tous.En campagne, il a promis 25 millions de nouveaux emplois.Sept Québécois sur dix (71 %) n\u2019y croient pas.De même, 57 % disent qu\u2019il ne remplira pas sa promesse de construire un mur séparant les États-Unis et le Mexique.Cette proportion gonfle à 65 % chez les hommes et chute à 50 % pour les femmes.Les jeunes de 25 à 34 ans forment le groupe le plus sceptique à ce sujet.Tensions.Les Québécois pensent en fait que les problèmes de fond de la société américaine ne s\u2019atténueront pas au cours des quatre prochaines années.Ils s\u2019attendent à plus de tensions raciales (à 69 %), plus de manifestations dans les rues (68 %), plus de conflits entre les États-Unis et les autres pays (66 %), plus d\u2019écart entre les riches et les pauvres (59 %) et même plus d\u2019attentats terroristes : 45 % croient qu\u2019il y en aura davantage et 43 % pensent qu\u2019il y en aura autant.Les prévisions à la baisse pour chacun de ces problèmes ne sont faites que par 2 à 5 % des répondants.Le Devoir Le Québec n\u2019aime pas Trump L e discours d\u2019intronisation de Donald Trump ne passera pas à l\u2019histoire par l\u2019optimisme, l\u2019espoir, l\u2019unité qu\u2019il aurait pu \u2014 dû, même \u2014 insuffler à un pays encore marqué par une campagne présidentielle acrimonieuse.Ouvertement populiste, le 45e président des États-Unis a essentiellement promis de redonner le pouvoir au peuple et de réaffirmer la primauté des intérêts américains sur la scène internationale.Défendre et promouvoir l\u2019intérêt national sont les principes cardinaux de toute politique étrangère.Après un siècle et demi d\u2019hésitations sur leur place et leur rôle dans les affaires du monde, les États-Unis acceptèrent, au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, que leur sécurité autant que leur prospérité reposaient sur un engagement soutenu au-delà de leurs frontières.Rompant avec leur tentation isolationniste, ils élaborèrent donc, à partir de 1945, une architecture internationale devant remplir trois objectifs : servir ces intérêts nationaux, faire accepter l\u2019extraordinaire puissance américaine par les autres États (et donc limiter les risques de conflits) et favoriser la paix par la croissance économique et la promotion des droits de la personne.Malgré des imperfections incontestables, cet ordre international libéral a été le cadre d\u2019un remarquable développement économique, social et politique qui a bénéficié autant aux États-Unis qu\u2019à la communauté internationale.Depuis plus de 70 ans, les locataires qui se sont succédé à la Maison-Blanche n\u2019ont ainsi eu de cesse de le consolider, de le protéger et de l\u2019étendre.Le crépuscule de l\u2019ordre international libéral Limité territorialement au bloc occidental mené par les États-Unis pendant la guerre froide, l\u2019ordre libéral s\u2019est propagé à l\u2019ensemble de la scène internationale à la suite de l\u2019implosion de l\u2019URSS au début des années 1990.Les présidences de Bush père et de Bill Clinton l\u2019ont habilement fait prospérer, que ce soit en jouant le jeu des institutions multilatérales, telle l\u2019ONU, ou en accompagnant et en façonnant la mondialisation de l\u2019économie.Obnubilé par la lutte contre le terrorisme après les attentats du 11 septembre 2001, le président Bush fils avait quelque peu mis à mal cet ordre international libéral par son aventurisme militariste et son unilatéralisme arrogant et borné.Pour autant, lors de son second discours d\u2019investiture en janvier 2005, il tâcha de renouer avec la promotion des droits de la personne, thème cher à ses prédécesseurs et élément clé de la rhétorique de politique étrangère des États-Unis.En dépit d\u2019erreurs et d\u2019occasions manquées, Barack Obama aura réussi à renouveler le leadership américain.Il a extirpé les États-Unis de la crise économique la plus sévère qu\u2019ils aient connue depuis les années 1930.Il a renoué avec le multilatéralisme et fait preuve de prudence en n\u2019engageant pas les forces armées américaines dans des aventures à l\u2019issue incertaine.Le clivage partisan en politique étrangère Trump est arrivé sur la scène politique tel un éléphant renversant les certitudes d\u2019un Parti républicain semblant condamné à perdre la Mai- son-Blanche.Son discours d\u2019intronisation, virulent à l\u2019encontre de la classe politique et affirmant la primauté des intérêts nationaux, laisse craindre une déstabilisation du système politique américain et une remise en question de l\u2019action bienveillante des États-Unis dans le monde.Comme l\u2019ont démontré les aventures en Afghanistan et en Irak, le 45e président n\u2019a certainement pas tor t en soutenant que les États- Unis ne doivent pas imposer leurs valeurs à l\u2019étranger.Pour autant, il a été incapable dans son discours du 20 janvier d\u2019énoncer des principes directeurs prometteurs pour sa politique étrangère.Vouloir éradiquer le terrorisme islamiste de la surface de la Terre et dénoncer (en les exagérant) les ef fets négatifs du libre- échange, c\u2019est un peu léger par rapport à la diversité et à la complexité des enjeux qu\u2019il aura à traiter une fois installé dans le Bureau ovale.Au-delà des préférences du président Trump, la remise en question la plus préoccupante du rôle bienveillant que les États-Unis ont joué sur la scène internationale depuis 1945 réside néanmoins dans l\u2019érosion croissante du consensus bipartisan en matière de politique étrangère.Selon un sondage réalisé début janvier 2017 par le Pew Research Center, le groupe État islamique, les cyberattaques et le programme nucléaire nord-coréen constituent les trois principales menaces aux yeux des Américains, qu\u2019ils soient républicains ou démocrates.En revanche, les divergences partisanes sont particulièrement prononcées sur les changements climatiques, la question des réfugiés provenant de l\u2019Irak et de la Syrie, et l\u2019influence de la Russie.Ces trois sujets représentent respectivement une menace sérieuse pour 77 %, 30 % et 67 % des démocrates, contre 25%, 63% et 41% des républicains.La victoire de Trump, en novembre dernier, a pu apparaître comme le symptôme d\u2019une démocratie américaine malade.Les 1460 jours restants à sa présidence devraient être marqués par la fin du consensus partisan en politique étrangère et l\u2019éclipse de la nation indispensable sur la scène internationale.Fin de l\u2019empire bienveillant « Je connais une fille qui s\u2019est fait avorter trois fois pendant une année scolaire », dit ce jeune homme venu du Tennessee avec son père pour montrer son soutien à Donald Trump.Les deux hom - mes en ont contre l\u2019avortement et l\u2019aide gouvernementale apportée aux femmes avec des enfants.Bill Kirby, de l\u2019Oklahoma, ne craint pas de voir son pays se diviser.«C\u2019est ça, la beauté de ce pays! Nous pouvons débattre, dire qu\u2019on déteste quelqu'un, mais qu\u2019est-ce que cette personne peut nous faire?Rien! C\u2019est l\u2019essence de notre pays, nous pouvons être nous- même», s\u2019est-il félicité.« Comment on fait pour lever cette clôture?» a demandé cet homme.Il était furieux de voir les manifestants qui bloquaient l\u2019accès au poste de contrôle permettant d\u2019accéder au National Mall.Comme d\u2019autres, il a dénoncé l\u2019absence de policiers à ce moment- là pour écarter les manifestants.Linda Bacon, de l\u2019Ohio, soutient Donald Trump parce qu\u2019il a promis de « créer des emplois ».« Il faut aimer son peuple, et je ne vote pas pour la couleur de la peau.Il sait de quoi l\u2019Amérique a besoin.Et je sais qu\u2019il sera excellent.Il sera probablement le meilleur président que les États-Unis auront jamais eu », a-t-elle prédit.La file pour entrer dans le National Mall faisait déjà 500 mètres tôt en matinée vendredi sur la 7e Avenue, à Washington, D.C.Ces partisans de Donald Trump venus de Cincinnati pour saluer leur nouveau président attendaient depuis 5h30 du matin.JULIEN TOURREILLE M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa I l n\u2019y a pas de doute, l\u2019arrivée du célèbre et controversé Kevin O\u2019Leary dans la course à la chefferie du Parti conservateur brouille les car tes, puisqu\u2019il se classe, d\u2019entrée de jeu, parmi les meneurs.Qui donc en subira les conséquences ?Kellie Leitch et Maxime Bernier, prédisent au Devoir les équipes de plusieurs candidats.Les ambitions politiques de Kevin O\u2019Lear y étaient bien connues depuis plusieurs mois.Les conser vateurs attendaient seulement qu\u2019i l confirme qu\u2019il tenterait lui aussi de succéder à Stephen Harper.La grande annonce est venue mardi.Presque instantanément, les équipes de certains candidats à la chefferie conser vatrice ont mené leurs sondages.Le verdict est le même, ont-ils confié au Devoir : Kevin O\u2019Lear y ar rive deuxième ou troisième, en grugeant des appuis à Kellie Leitch et Maxime Bernier.De l\u2019avis de deux campagnes, c\u2019est Kellie Leitch qui écoperait davantage.Le directeur de campagne de l\u2019ex-ministre ontarienne reconnaît que M.O\u2019Leary, comme Mme Leitch, se présente comme un candidat anti-establishment qui promet d\u2019appor ter de grands changements.« Kevin O\u2019Leary est une menace pour toutes les campagnes», argue cependant Nick Kouvalis, en notant que l\u2019homme d\u2019affaires partage surtout les idées économiques de Maxime Bernier.«À notre avis, Kevin O\u2019Leary et Maxime Bernier, en terme de politique, sont identiques.Et les membres conservateurs vont le constater au fil des quatre prochains mois.» Aspect français Le camp de Maxime Ber- nier ne s\u2019en inquiète pas.Au contraire, que son principal rival soit Kevin O\u2019Leary ou Kellie Leitch, l\u2019équipe de l\u2019ancien ministre beauceron le voit d\u2019un bon œil.Car ni l\u2019un ni l\u2019autre ne parle français.« Les membres sont conscients qu\u2019il faut avoir l\u2019appui de comtés francophones au Québec.Et pour ces deux candidats, ce sera difficile de convaincre des francophones au Québec et hors Québec », a-t-on fait valoir au Devoir.Mais l\u2019entourage de Steven Blaney n\u2019est pas convaincu que l\u2019importance du français dans l\u2019esprit des conser va- teurs protégera les appuis de Maxime Bernier.Ce dernier aurait déjà perdu des partisans au profit de Kevin O\u2019Leary sur les médias sociaux, a-t-on plaidé.Steven Blaney fait surtout campagne au Québec en défendant ardemment la gestion de l\u2019of fre que promet d\u2019abolir M.Bernier.L\u2019équipe Leitch prédit de son côté que l\u2019arrivée de M.O\u2019Leary coûtera cher à M.Bernier en Ontario et en Alber ta.Kellie Leitch s\u2019est abstenue de critiquer M.O\u2019Leary jusqu\u2019à présent, mais elle s\u2019en est prise à M.Bernier à plusieurs reprises lors du débat francophone cette semaine.Le candidat Andrew Scheer estime que les francophones du pays ne pardonneront pas à Kevin O\u2019Leary d\u2019avoir snobé ce débat.« Il y avait un seul débat en français, il se lance 12 heures après.Quel message est- ce qu\u2019il envoie aux Québécois ?» a déploré sa campagne.Le por te- parole de Michael Chong, Chi- solm Pothier, est du même avis et affirme que le bilinguisme est « non négociable.Et cela semble éliminer O\u2019Lear y et plusieurs autres candidats, honnêtement ».Les deuxièmes choix Signe que l\u2019ex-dragon et vedette télévisée inquiète aussi les candidats qui semblent en milieu de peloton, Andrew Scheer a maintes fois accusé Kevin O\u2019Lear y au cours des dernières semaines de manquer de respect envers les francophones du pays.Lisa Raitt de son côté a mis en ligne début janvier le site Internet « Stop Kevin O\u2019Leary ».Une simple stratégie de cueillette d\u2019informations sur les membres conser vateurs, a plaidé sa campagne en niant craindre l\u2019homme d\u2019af faires.Son arrivée dans la course éclipserait carrément Mme Raitt des meneurs, selon l\u2019équipe d\u2019un de ses rivaux.Mais plusieurs camps notent, sous le couvert de l\u2019anonymat, qu\u2019une candidature controversée comme celle de M.O\u2019Leary peut leur être favorable dans une course avec 14 candidats.Car en polarisant le débat, il ne sera pas le deuxième ou troisième choix de conservateurs qui n\u2019adhèrent pas à son discours.Des appuis essentiels lors d\u2019un vote préférentiel, qui peuvent permettre à des candidats un peu moins populaires de récolter les votes de partisans des candidats rapidement éliminés.Aura-t-il les votes?Plusieurs conservateurs ont par ailleurs noté que Kevin O\u2019Leary devra convaincre ses partisans de devenir membres du Parti conservateur d\u2019ici fin mars, s\u2019ils veulent pouvoir voter et le faire élire.L\u2019une des campagnes relate qu\u2019en moyenne, seulement 20 % des appuis récoltés sur les médias sociaux deviennent des membres dûment inscrits au parti.Kevin O\u2019Lear y af firmait, mercredi, avoir fait parvenir au parti ses documents de candidature, accompagnés de 300 signatures et des 75 000 $ réclamés pour se porter candidat.Vendredi après-midi, il ne figurait pas encore parmi la liste de candidats officiels sur le site Internet du Par ti conservateur \u2014 un délai qui n\u2019a rien d\u2019anormal a-t-on indiqué au parti.Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 1 E T D I M A N C H E 2 2 J A N V I E R 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 6 onf.ca/gulistan GULÎSTAN TERRE DE ROSES « INCONTOURNABLE ET VIRTUOSE » \u2013 LE COMBAT DE FEMMES KURDES CONTRE LE GROUPE ÉTAT ISLAMIQUE Scénario, recherche et réalisation Z a y n ê A k y o l Directeur de la photographie E t i e n n e R o u s s y M o n t e u r M a t h i e u B o u c h a r d - M a l o P r i s e d e s o n V i n c e n t L a r o c h e - G a g n o n A d e l T o n C o n c e p t i o n s o n o r e O l i v i e r C a l v e r t M u s i q u e o r i g i n a l e C h r i s t o p h e L a m a r c h e - L e d o u x Producteurs Sarah Mannering F a n n y D r e w Y a n i c k L é t o u r n e a u M e h m e t A k t a ?N a t h a l i e C l o u t i e r ( O N F ) D e n i s M c C r e a d y ( O N F ) P r o d u c t e u r s e x é c u t i f s Y a n i c k L é t o u r n e a u M e h m e t A k t a ?C o l e t t e L o u m è d e ( O N F ) U N E C O P R O D U C T I O N C A N A D A \u2013 A L L E M A G N E P r o d u i t p a r P é r i p h é r i a e n c o p r o d u c t i o n a v e c M î t o s f i l m e t l \u2019 O f f i c e n a t i o n a l d u f i l m d u C a n a d a un film de ZAYNÊ AKYOL CONSULTEZ LES GUIDES\u2013HORAIRES des cinémas PRÉSENTEMENT À L\u2019AFFICHE! Special Jury Award EBS International Documentary Festival 2016 Primer Premio Tiempo de Historia Valladolid International Film Festival 2016 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 445, rue St-Sulpice, Vieux-Montréal Téléphone : 514 845-4980 Heures d\u2019ouverture : du lundi au vendredi de 10 h 00 à 18 h 00 les samedis et dimanches de 10 h 00 à 16 h 30 Nous tenons en inventaire agendas, papiers Lalo, papier St-Gilles, cartes, plumes et stylos, albums de photos, articles de bureau, sceaux, cires à cacheter.Papeter ie Casse - Noisette Solde de 20% sur toute la marchandise jusqu\u2019au 25 janvier CHEFFERIE CONSERVATRICE Kevin O\u2019Leary brouille les cartes Maxime Bernier et Kellie Leitch sont les plus menacés par le millionnaire H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa L e gouvernement fédéral a entamé sa petite révolution judiciaire vendredi en dévoilant la composition des comités de nomination à la magistrature.Les femmes et les membres des minorités religieuses ou culturelles y sont majoritaires.L\u2019objectif ?Diversifier les bancs des tribunaux.Les comités consultatifs à la magistrature (CCM) dressent des listes de candidats potentiels à partir desquelles le gouvernement choisit les futurs juges.Les membres sont en partie désignés par Ottawa, en partie par la magistrature, le Barreau et le public.En arrivant au pouvoir, le gouvernement de Justin Trudeau a choisi d\u2019en revoir la composition et, en même temps, de revoir le processus de mise en candidature.Du coup, il a mis à la trappe les banques de candidats qui avaient été dressées dans le passé.Cer tains candidats qui avaient soumis leur dossier dans le passé devront recommencer.Les femmes sont majoritaires sur les sept comités annoncés vendredi, dont celui pour l\u2019ouest du Québec.Au total, 34 des 49 membres sont des femmes.« Les femmes constituent une solide majorité des nouveaux CCM, et les groupes minoritaires connaissent une représentation sans précédent, vante le communiqué de presse de la ministre de la Justice, Jody Wilson-Raybould.L\u2019annonce d\u2019aujourd\u2019hui constitue une étape importante vers l\u2019assurance que notre magistrature reflète la diversité du Canada.» Réjouissances La bâtonnière du Québec, Claudia Prémont, se réjouit de cette avancée.« Nous n\u2019avons présentement pas assez de femmes, particulièrement dans certains districts du Québec où il n\u2019y en a aucune.[\u2026] Il y a suf fisamment de bonnes avocates pour devenir juges.» À l\u2019heure actuelle, seulement 37 % des juges fédéraux sont des femmes.Le comité de sélection pour l\u2019ouest du Québec est composé du juge Nicholas Kasirer, de l\u2019ancienne juge Louise Mailhot, des avocats Karine Joizil, Lucie Lalonde et Louis Charette, ainsi que des conseillers municipaux Ruth Kovac (Côte-Saint- Luc) et Jean Perras (Chelsea).Après vérification, aucun ne semble avoir de lien avec le Parti libéral du Canada.En 2007, les conservateurs avaient été cloués au pilori parce que le tiers de leurs nominations aux CCM étaient des amis du parti.Les conservateurs avaient aussi modifié la composition des comités en ajoutant un huitième membre issu des forces policières et en retirant son droit de vote au représentant de la magistrature avec pour ef fet que les membres désignés par le gouvernement étaient désormais majoritaires.Stephen Harper avait manifesté à cette époque son désir de nommer des juges qui pensent comme lui.Mme Prémont se réjouit du renversement de cette réforme.Mais elle s\u2019inquiète par ailleurs du nouveau formulaire à remplir pour déposer sa candidature.Celui-ci est plus touffu (26 pages de questions) et demande une liste des publications du candidat ou de ses citations dans des jugements.« L\u2019objectif est louable », reconnaît-elle.Mais elle craint que de tels critères découragent certaines personnes qui, par leur type de pratique, n\u2019ont pas publié beaucoup.Au total, Ottawa est responsable de pourvoir 1122 postes de juges à travers le pays.À l\u2019heure actuelle, 57 de ces postes sont vacants.Au Québec, six sièges doivent être pourvus (sur un total de 214).De plus, huit autres postes au Québec doivent être créés.Le Devoir Petite révolution judiciaire à Ottawa Les comités de nomination sont maintenant à majorité féminine M.O\u2019Leary, comme Mme Leitch, se présente comme un candidat anti- establishment qui promet d\u2019apporter de grands changements Nombre de juges à nommer Canada Cour fédérale 4 Québec Cour d\u2019appel 0 Cour supérieure 6 Ontario 14 Manitoba 1 Saskatchewan 3 Alberta 7 C.-Britannique 11 T.-N.-et-L.2 N.-Brunswick 1 Nouvelle-Écosse 4 Î.-P.-E.2 Nunavut 2 T.N.-O.0 Yukon 0 Total 57 Les femmes constituent une solide majorité des nouveaux CCM, et les groupes minoritaires connaissent une représentation sans précédent.L\u2019annonce d\u2019aujourd\u2019hui constitue une étape importante vers l\u2019assurance que notre magistrature reflète la diversité du Canada.Jody Wilson-Raybould, ministre de la Justice « » JONATHAN HAYWARD LA PRESSE CANADIENNE L\u2019homme d\u2019af faires Kevin O\u2019Leary a annoncé qu\u2019il se portait candidat à la chefferie du parti mardi, même si ses aspirations politiques étaient connues depuis plusieurs mois. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 1 E T D I M A N C H E 2 2 J A N V I E R 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 7 Motoneige MTL Xtrem Square Phillips - Des démonstrations de sauts acrobatiques de motoneige en pleine ville.SAM-DIM 4-5 FÉVRIER Randonnée à la montagne Pavillon du Lac-aux-Castors, parc du Mont-Royal - En skis ou en raquettes, arpentez le mont Royal avec les participants de la Grande Traversée du Saint-Laurent.SAM 28 JANVIER La Descente Saint-Denis Quartier Latin - Voyez la rue Saint-Denis transformée en une grande course de boîtes à savon.SAM 21 JANVIER © r i c o c h e t d e s i g n .q c .c a Téléchargez l\u2019application 375MTL 375mtl.com | #375MTL Programmation officielle du 375e OLIVIER ZUIDA LE DEVOIR I S A B E L L E P O R T E R à Québec L a Régie du logement ne publiera plus l\u2019indice des estimations moyennes d\u2019augmentation de loyer, un outil qui aidait les locataires à repérer les hausses de loyer abusives.Publié chaque année en janvier sur son site Web, cet indice permettait de savoir en moyenne quelle augmentation de loyer était justifiée dans un scénario sans travaux ou changements majeurs (hausses de taxes municipales, assurances, etc.).Au dire des associations de locataires, cette décision est « inacceptable » et des actions seront entreprises le 2 février prochain pour la dénoncer.« On peut s\u2019attendre à de plus grands abus cette année en raison de l\u2019absence des indices.Les locataires doivent être doublement vigilants », plaide le porte-parole du Regroupement des comités logement (RCLALQ), Maxime Roy-Allard.Pour le RCLALQ et ses groupes affiliés, la Régie s\u2019est écrasée devant le lobby des propriétaires.«La Régie du logement démontre, une fois de plus, son penchant toujours plus évident en faveur des propriétaires et des spéculateurs immobiliers », écrivait le Bureau d\u2019animation et information logement de Québec (BAIL) dans un communiqué.Une affirmation dont la Régie se défend bien.« La Régie ne réagit pas ainsi au lobby des propriétaires, répond-on.L\u2019estimation moyenne des augmentations de loyer était mal comprise et trop souvent interprétée comme des recommandations de la Régie, malgré tous les avertissements que la Régie publiait à cet égard », a précisé le porte-parole, Denis Miron.Il souligne par ailleurs que la Régie du logement «n\u2019a pas d\u2019obligation légale ou réglementaire de diffuser des estimations moyennes d\u2019augmentation de loyer » et qu\u2019elle offre d\u2019autres outils de calcul plus précis.La Régie met notamment en ligne un outil de calcul intitulé « Comment s\u2019entendre sur le loyer » qui s\u2019adresse tant aux propriétaires qu\u2019aux locataires.Plus complexe, cette grille donne les pourcentages d\u2019augmentation justifiés pour chaque « composante du loyer » (frais de chauf fage, de gestion, d\u2019entretien, de services, les revenus nets et les dépenses d\u2019immobilisation).Le hic, selon M.Roy Allard, c\u2019est que les locataires n\u2019ont pas nécessairement accès à toutes ces informations, notamment sur les coûts des travaux et la hausse des primes d\u2019assurance.Pas encore assez précis Ravie, la Corporation des propriétaires (CORPIQ) rappelle qu\u2019elle réclame ce changement depuis pas moins de 25 ans.« La CORPIQ a toujours considéré que ces simulations conduisaient à des taux qui induisaient en erreur les locataires et les propriétaires et faussaient leur négociation », a déclaré son porte-parole, Hans Brouillette, dans un communiqué.« Cela entraînait des conflits inutiles en période de renouvellement des baux », a fait valoir l\u2019organisme dans un communiqué.Les propriétaires estiment en outre que la Régie devrait aller plus loin et améliorer ses indicateurs en matière de fixation de loyer.Ses calculs, dé- plore-t-elle, prévoient un amortissement des travaux sur un immeuble sur 41 ans, ce qui n\u2019est pas réaliste.« Chaque tranche de 1000 $ de travaux dans un logement ou sur un immeuble réalisés en 2016 donne droit à 2 $ d\u2019augmentation de loyer mensuel pour 2017», fait- on valoir.Le retrait de l\u2019indice sur les augmentations moyennes survient un mois après l\u2019ajout d\u2019un ser vice de plaintes en ligne jugé, lui aussi, plus favorable aux propriétaires.Dénoncé par les associations de locataires, ce service était disponible essentiellement pour des causes intéressant les propriétaires, dénonçait-on.Le Devoir La Régie du logement abandonne son indice de hausse de loyer Des organismes de défense des locataires dénoncent cette décision, la réponse à une revendication des propriétaires On peut s\u2019attendre à de plus grands abus cette année Maxime Roy-Allard « » Italie : dix survivants dans l\u2019hôtel enseveli sous la neige Penne \u2014 Les dizaines de secouristes qui fouillaient sans relâche l\u2019hôtel dévasté par une avalanche mercredi dans le centre de l\u2019Italie ont retrouvé vendredi dix survivants et sauvé tous les enfants, 48 heures après le drame.Les quatre enfants qui étaient portés disparus ont été sauvés, a confirmé la Croix-Rouge vendredi en début de soirée, après le sauvetage de trois d\u2019entre eux dans l\u2019après-midi.Un petit garçon de sept ans de même que sa mère avaient déjà été arrachés vivants en fin de matinée de l\u2019amas de neige et de débris de l\u2019hôtel Rigopiano, situé à flanc de montagne dans les Abruzzes.Les secours tentaient d\u2019extraire cinq autres personnes encore en vie et cherchaient toujours plus d\u2019une quinzaine de disparus.Ce sont leurs vêtements d\u2019hiver et leurs combinaisons de ski qui ont permis aux survivants de tenir sous les décombres.Agence France-Presse Les juristes disent avoir obtenu une injonction Québec \u2014 Les avocats et notaires de l\u2019État québécois (LANEQ) prétendent avoir obtenu une injonction de la Cour supérieure forçant le gouvernement à rémunérer les grévistes qui entrent au travail comme le prévoit la loi.LA- NEQ avait soumis sa demande d\u2019injonction lundi, alléguant que le gouvernement ne respecte pas les normes du travail relatives au salaire de ses membres qui entrent au travail pour rendre des services essentiels.Les juristes, qui sont en grève depuis le 24 octobre dernier, soutiennent qu\u2019en vertu de la Loi sur les normes du travail, un salarié qui se présente au travail à la demande expresse de son employeur et qui travaille moins de trois heures consécutives a normalement droit à une indemnité égale à trois heures de son salaire horaire habituel.La Presse canadienne I S A B E L L E P O R T E R à Québec L e maire de Québec, Régis Labeaume, annonçait cette semaine son intention de verdir les ruelles du quartier Li- moilou à l\u2019image de ce qui se fait à Montréal.Un projet qui en emballe plusieurs, mais qui se révèle plus complexe qu\u2019on pourrait le croire.« J\u2019ai fait des recherches pendant les Fêtes et j\u2019ai de grandes, grandes ambitions pour les ruelles à Québec», a-t-il déclaré lors de la séance du conseil municipal lundi dernier.« On va tenter de faire de ces lieux-là un avantage pour la qualité de vie des individus, ce qui n\u2019est pas le cas en ce moment.» À Montréal, on fait des ruelles des milieux de vie en y ajoutant du gazon, des potagers, des jeux pour enfants.Bref, on crée de nouveaux lieux collectifs tout en luttant contre les îlots de chaleur.À l\u2019heure actuelle, 11 des 19 arrondissements de la ville en ont au moins une.Du côté de Québec, les ruelles sont concentrées dans le quartier Limoilou, où elles s\u2019étirent sur 15 kilomètres.La plupar t sont en forme de H et relient des dizaines de maisons.Déjà, elles font figure de symboles identitaires du quartier.Chaque été, on organise une Fête des ruelles, sor te d\u2019immense marché aux puces communautaire.Plus récemment, une jeune auteure locale a publié un charmant ouvrage photographique sur les chats qui s\u2019y promènent.« Les jeunes veulent recréer la ruelle d\u2019antan, la reverdir.Ce sont de petits trésors à exploiter », explique la conseillère du district, Suzanne Ver- reault, qui en avait fait un enjeu électoral aux élections de 2013.Pour les mettre en valeur, la Ville compte investir 300 000 $ par an d\u2019ici trois ans.Dès cet été, une ruelle « de démonstration » sera aménagée dans le quar tier pour donner l \u2019exemple.La Ville financerait environ 70 % des projets.Mon auto Il faudra toutefois que ça se fasse sans nuire aux stationnements, note l\u2019exper t immobil ier Alain Roy, du groupe Altus.En ef fet, dans le Vieux-Limoilou, la plupart des stationnements privés se trouvent à l\u2019arrière des immeubles et sont accessibles via les fameuses ruelles.« Si on ôte des espaces de stationnement, ça enlève une importante valeur marchande aux propriétés, souligne-t-il.Allez vous promener dans le coin, vous allez voir que ces sta- tionnements-là sont rarement inutilisés.» Or il n\u2019est pas question d\u2019abolir des places de stationnement, selon Suzanne Ver- reault.« Je ne l\u2019ai même pas envisagé.Ce n\u2019est pas comme à Montréal.Là-bas, la plupar t des ruelles ne servent pas à la circulation automobile.Il n\u2019y a pas de stationnement à l\u2019arrière des maisons dans les trois quarts des cas.» Même sans toucher aux stationnements, il y a mille possibilités, ajoute-t-elle.« On veut rendre les ruelles plus conviviales, les verdir.Est-ce que les citoyens accepteraient, par exemple, de verdir une par tie de leur terrain ?C\u2019est avec eux qu\u2019on va penser les aménagements.» On peut aussi miser sur le verdissement ver tical, précise-t-elle.« On peut remplacer l\u2019asphalte par d\u2019autres couverts.» « La cohabitation entre la voiture et le piéton n\u2019est pas exclue », souligne l\u2019architecte Érick Rivard, un résidant de Limoilou qui s\u2019est beaucoup intéressé au potentiel des ruelles.Il cite comme exemple les « wooner f », un concept néerlandais de ruelle partagée où « tous les modes de déplacement cohabitent ».«L\u2019idée n\u2019est pas de mettre du gazon par tout.C\u2019est que la ruelle serve à autre chose et de la verdir pour qu\u2019elle puisse devenir l\u2019extension d\u2019une cour arrière.C\u2019est compatible.» Dans ce contexte, de tels projets pourraient rehausser la valeur des propriétés, croit l\u2019ex- per t en immobilier Mar tin de Rico.« Si la circulation est toujours permise dans les ruelles, je ne vois pas d\u2019impacts négatifs.Même que l\u2019aménagement des ruelles peut donner de la valeur aux propriétés », dit-il.Ces derniers mois, l\u2019organisme Vote pour ça a sondé la population de Limoilou à propos des ruelles et vient de remettre son rappor t à la Ville.« L\u2019intérêt est là », dit son porte-parole, Marc Jean- not te .« Mais l e s priorités sont très variées.Il y en a qui ne veulent pas d\u2019asphalte dans leur ruelle.Pour d\u2019autres, c\u2019est le contraire.On entendait de tout.» Étonnant propriétaire L\u2019autre défi découle du statut légal ambigu des ruelles de Limoilou.Si, à Montréal, elles appartiennent à la Ville et aux arrondissements, celles de Québec appartiennent pour la plupart à\u2026 Revenu Québec.Construites par des promoteurs au début du XXe siècle, elles ont été cédées au gouvernement par défaut.Ce dernier a déjà offert à la Ville de les lui vendre pour 1 $, mais celle-ci aurait refusé.Dès lors, un certain flou entoure cette question.Sur tout que, dans certains cas, des résidants ont déjà acquis leur bout de ruelle de Revenu Québec.Si l\u2019appui de l\u2019Agence aux projets de verdissement ne semble qu\u2019une formalité, le montage des projets n\u2019en serait pas moins ardu.Ainsi, la Ville ne peut pas lancer de projets d\u2019envergure, note Érick Rivard.Pour réaliser des projets et les faire financer par la Ville, l\u2019ensemble des utilisateurs de la ruelle doivent donc s\u2019entendre.Dans les faits, cela reviendrait à des ententes de copropriétés.La V il le n\u2019a d\u2019ailleurs pas l\u2019intention de prendre l\u2019initiative, signale Suzanne Verreault.Certaines ruelles ont toutefois déjà un cer tain niveau d\u2019organisation, notamment à cause du déneigement, les propriétaires se regroupant pour obtenir des ententes plus avantageuses.Mais dans bien des cas, cela va requérir une forte mobilisation, croit Érick Rivard.«Se regrouper en ruelles, déjà, c\u2019est demander beaucoup aux citoyens, dit-il.C\u2019est du démarchage, du porte à porte.Il faut rencontrer une soixantaine de propriétaires afin d\u2019obtenir l\u2019aval de plus de 50 % d\u2019entre eux.Il faut vraiment y croire.» L\u2019impact du programme risque dès lors d\u2019être limité, à son avis.« Si le but, c\u2019est d\u2019aménager des ruelles dans le cadre d\u2019une vision municipale dans le but de toutes les verdir d\u2019ici cinq ans, la Ville va devoir s\u2019investir beaucoup plus que ça.Mais si on veut juste donner la possibilité à des citoyens plus organisés que d\u2019autres de faire des projets, ça va continuer comme c\u2019est en ce moment.» Car il existe un vieux programme d\u2019embellissement des ruelles à Québec, mais peu de citoyens s\u2019en prévalent.Comme l\u2019écrivait Le Devoir à l\u2019époque, pas moins de 600 000 $ dormaient dans les coffres du programme en 2013.Pourquoi les choses seraient-elles dif férentes cette fois-ci ?«On se demande ce qui pourrait aider les citoyens à se mobiliser et on veut les accompagner à travers le programme » , note Marc Jean- notte, de Vote pour ça.La solution pourrait passer par un apport professionnel, selon M.Rivard.« Au-delà de l\u2019argent, le défi est l\u2019organisation de la chose.Il pourrait y avoir un chargé de projet à la Ville, ne serait-ce que pour sortir la liste des propriétaires [dans cer tains cas, les résidants sont des locataires].La personne pourrait coordonner tout le monde, convoquer une assemblée, etc.Si on fait ça, il y a peut-être beaucoup plus de projets qui vont émerger.» Mm e Ver reault, elle, dit qu\u2019elle a « confiance en la créativité des gens » .« C\u2019est pour ceux qui vont le souhaiter et qui vont s\u2019entendre.Et ils vont avoir des moyens beaucoup plus faciles.[\u2026] On va aller jusqu\u2019où on peut aller.» Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 1 E T D I M A N C H E 2 2 J A N V I E R 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 8 VOULEZ-VOUS VRAIMENT SAVOIR CE QUE PENSENT VOS CLIENTS ?SI ÇA VOUS FAIT PEUR, NE LISEZ PAS CECI.D 1 3 6 7 9 © 2 0 1 6 V A S C O D E S I G N Sarah Weill 514-982-2464 #178 sweill@leger360.com www.leger360.com LÉGER METRICS EST UNE SOLUTION VOC (VOICE OF THE CUSTOMER) AVEC TABLEAU DE BORD INTERACTIF, QUI VOUS PERMET DE MESURER LES PERCEPTIONS ET COMPORTEMENTS DE VOS CLIENTS EN CONTINU ET EN TEMPS RÉEL.La révolution technologique À partir de 9 500$ VILLE DE QUÉBEC S\u2019approprier les ruelles, pas si facile À Limoilou, le maire veut faire de ces espaces des lieux de vie animés et plus verts MAISON DE L'ENVIRONNEMENT DE VERDUN À Montréal, certaines ruelles débordent de vie et d\u2019action.Les ruelles vertes deviennent des lieux de rassemblement et de jeu pour les enfants, en plus de combattre les îlots de chaleur.La situation est dif férente dans la capitale nationale.«Se regrouper en ruelles, déjà, c\u2019est demander beaucoup aux citoyens.C\u2019est du démarchage, du porte à porte.» On va tenter de faire de ces lieux-là un avantage pour la qualité de vie des individus, ce qui n\u2019est pas le cas en ce moment Régis Labeaume « » L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 1 E T D I M A N C H E 2 2 J A N V I E R 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 9 % J E A N N E C O R R I V E A U A L E X A N D R E S H I E L D S M algré le rapport très critique du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE), le premier ministre Philippe Couil- lard assure que le projet de train électrique de la Caisse de dépôt et placement du Québec se réalisera selon l\u2019échéancier prévu.Dans son rapport rendu public vendredi, le BAPE a émis de sérieuses réserves au sujet du Réseau électrique métropolitain (REM), car, avance-t- il, trop d\u2019informations importantes font défaut.Selon lui, il serait prématuré de donner un avis favorable, le promoteur du projet, CDPQ Infra, ayant omis de répondre à de nombreuses questions lors des audiences de l\u2019automne dernier.Présidée par Denis Berge- ron, la commission cite, à titre d\u2019exemple, les aspects financiers, la justification quant à la fréquentation du futur réseau, l\u2019impact sur l\u2019aménagement du territoire et la gouvernance : «La commission juge qu\u2019ils sont essentiels à une compréhension des nombreux enjeux soulevés par ce projet et à une prise de décision éclairée.» Convaincre les automobilistes Les commissaires du BAPE expriment également des doutes quant à la capacité du REM d\u2019inciter des automobilistes à délaisser leur voiture pour le transport collectif.«La prévision de la demande liée au transfert modal de l\u2019automobile vers le REM, pour les quatre antennes, représenterait seulement 10% de la demande totale du réseau en période de pointe du matin », notent les auteurs du rapport.« La majeure partie de sa cliente?le proviendrait des usagers actuels du transport en commun.» Et 80 % des automobilistes qui de ?laisseraient la voiture se déplaceraient tout de même en voiture jusqu\u2019aux stations, observe le BAPE.À l\u2019heure actuelle, de nombreux usagers de la Rive-Sud peuvent prendre un autobus qui les conduit directement, sans correspondance, au centre-ville de Montréal.Doutes sur le tracé Les critiques du BAPE visent aussi le choix du tracé du REM.Le BAPE remet notamment en question la décision de CDPQ Infra de s\u2019octroyer l\u2019exclusivité de l\u2019utilisation du tunnel du mont Royal.Cette exclusivité obligera notamment les usagers du train de l\u2019Est à faire une correspondance s\u2019ils veulent se rendre à la Gare centrale, ce qui risque de réduire l\u2019attractivité de ce mode de transport.Les usagers actuels du train de Deux-Montagnes pourraient eux aussi être désagréablement surpris par l\u2019arrivée du REM.« Les voitures du REM offriraient un nombre de places assises moins élevé que le train de banlieue.En période de pointe, jusqu\u2019à 80% des usagers seraient contraints de faire le trajet debout, dont certains sur tout le trajet d\u2019environ 34 minutes entre la station Deux- Montagnes et la Gare centrale», souligne le BAPE.Le BAPE met de plus en doute le tracé de l\u2019antenne vers l\u2019aéroport.«Le promoteur mise sur l\u2019abolition de la navette 747 de la Société de transport de Montre?al pour favoriser l\u2019achalandage sur l\u2019antenne Aéroport, indique le rapport.La capacité de transport envisagée pour l\u2019antenne Aéropor t dépasse largement les prévisions d\u2019achalandage.» Pour toutes ces raisons, le BAPE n\u2019a donc pas voulu donner un avis favorable à l \u2019ambit ieux projet de la Caisse de dépôt.Couillard garde le cap En marge du Forum économique mondial de Davos, vendredi, M.Couillard a tenu à dire que le projet n\u2019était «absolument pas» remis en question par l\u2019analyse du BAPE.M.Couillard, qui n\u2019avait pas lu le rapport en détail, a indiqué qu\u2019il pourrait y avoir des « ajustements », mais il a rappelé que le BAPE était un organisme consultatif et que la décision appartenait au gouvernement.Le BAPE pourrait avoir outrepassé ses compétences, a avancé M.Couillard : « Les analyses économiques, ce type d\u2019étude là, je ne suis pas certain que c\u2019est dans leur mandat précis de faire ça.» De son côté, CDPQ Infra a fait valoir vendredi qu\u2019elle prendrait connaissance du rapport avant d\u2019émettre des commentaires.Sans surprise, le milieu des affaires a insisté sur l\u2019importance de poursuivre le développement du projet malgré les nombreuses questions soulevées dans le rappor t du BAPE.La Chambre de commerce du Montréal métropolitain estime du même coup que « tout doit être mis en œuvre » pour respecter les échéanciers de réalisation mis en avant par la Caisse de dépôt.Enfin, l\u2019Union des producteurs agricoles a fait siennes les conclusions du rapport du BAPE, qui estime que « la proposition de CDPQ Infra en territoire agricole n\u2019est pas justifiée », et qu\u2019une par tie de la por tion sud du tracé devrait être revue.Rappelons que le REM, dont le coût de construction est estimé à 5,5 milliards de dollars, reliera Brossard à Sainte- Anne-de-Bellevue avec des liens vers l\u2019aéroport Montréal- Trudeau et vers Deux-Mon- tagnes sur un tracé de 67 kilomètres.Sa mise en service est prévue pour 2020.Le Devoir Avec La Presse canadienne TRAIN DE LA CAISSE DE DÉPÔT Le projet ira de l\u2019avant, affirme Couillard Le BAPE refuse d\u2019émettre un avis favorable, car il reste encore trop de questions GRAHAM HUGHES LA PRESSE CANADIENNE Le premier ministre Couillard a af firmé depuis Davos que le projet ne serait pas remis en question.J E A N N E C O R R I V E A U À la lumière des analyses réalisées par Polytechnique Montréal, la Société de transport de Montréal (STM) conclut que les anomalies détectées sur les frotteurs des trains du métro de la ligne orange ne seraient pas liées à une collision avec un objet sur la voie.Il s\u2019agirait plutôt d\u2019une « force latérale » exercée sur les frotteurs, possiblement dans les courbes serrées.La STM devra poursuivre son enquête afin de déterminer la source du problème.Compte tenu des doutes qui subsistent, les 12 trains Azur qui avaient été retirés de la circulation après la panne majeure du 14 janvier dernier ne seront pas remis en ser vice dans l\u2019immédiat, a indiqué vendredi la STM.Rappelons que les frotteurs sont des pièces situées sous les voitures de métro.Ils assurent le contact électrique entre les trains et les rails.Tests infructueux Afin de tenter d\u2019élucider le problème, la STM a mené des tests toute la semaine avec un train Azur muni de caméras.Elle a également inspecté les rails, ainsi que les trains MR- 73 qui continuent de rouler sur la ligne orange, mais elle n\u2019a détecté aucune anomalie et aucun bris d\u2019équipement.Elle s\u2019est toutefois entretenue vendredi matin avec Polytechnique Montréal, qui avait procédé à l\u2019analyse des pièces endommagées lors de l\u2019incident de la semaine dernière.Celle-ci conclut que le problème des frotteurs est attribuable à une force latérale qui pousse les frotteurs vers l\u2019intérieur ou l\u2019extérieur et occasionne des bris sur ces pièces d\u2019équipement.La STM ne s\u2019explique pas encore ce phénomène jugé anormal.«Ainsi, le mode de défaillance ne correspond pas à une collision avec un objet sur la voie ou à une fatigue prématurée», a-t-elle indiqué dans un rapport publié vendredi.Elle écarte aussi l\u2019hypothèse d\u2019un défaut de fabrication.La STM compte donc poursuivre ses inspections de nuit et se concentrera sur les appareils de voie des aiguillages et sur les courbes serrées, qui causeraient possiblement la force latérale qui endommage les frotteurs.Le poids des trains n\u2019a pas d\u2019influence sur les bris, car les frotteurs sont suspendus sous le train, a indiqué François Chamberland, directeur exécutif de l\u2019ingénierie, de l\u2019infrastructure et des projets majeurs à la STM.Cerner le problème Rappelons que le 14 janvier dernier, un arrêt de service majeur a paralysé la ligne orange pendant 10 heures.La STM avait découvert que des équipements de la voie avaient été abîmés par le passage d\u2019un train Azur.Elle avait alors constaté que les frotteurs de plusieurs trains, tant des Azur que des MR-73, étaient endommagés.Deux frotteurs d\u2019un train Azur étaient brisés et d\u2019autres présentaient une usure anormale.« C\u2019est une mauvaise interaction entre les trains et la voie.Est-ce que le problème est la voie ?Ou le train ?Y aurait-il usure de la voie à un endroit ?C\u2019est ce sur quoi il faut investi- guer » , a expliqué François Chamberland.Le frotteur est une pièce d\u2019équipement couramment utilisée dans de nombreux métros du monde, dont celui de Paris, mais le problème n\u2019a pas été observé ailleurs, a précisé M.Chamberland.La STM entend présenter un nouveau rapport vendredi prochain.Le Devoir Le mystère du bris des trains Azur persiste Les pièces auraient été endommagées par une « force latérale », selon la STM C\u2019est une mauvaise interaction entre les trains et la voie.Est-ce que le problème est la voie ?Ou le train ?C\u2019est ce sur quoi il faut investiguer.François Chamberland, directeur exécutif de l\u2019ingénierie, de l\u2019infrastructure et des projets majeurs à la STM « » L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 1 E T D I M A N C H E 2 2 J A N V I E R 2 0 1 7 A 10 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES \u2022 HEURES DE TOMBÉE Tél.: 514-985-3344 | Fax: 514-985-3340 | Courriel : avisdev@ledevoir.com Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics | www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12h00 le vendredi | Publications du mardi: Réservations avant 16h00 le vendredi L a s u i t e d e s a v i s s e t r o u v e e n p a g e C 6 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est donné conformément au Code civil du Québec de la clôture de l'inventaire en regard de la succession Stéphane HOULD, né le 8 décembre 1964, en son vivant domicilié et résidant au 81, 125e rue, appartement 6, Shawinigan-Sud, Québec, G9P 4Z8 et décédé le 27 septembre 2015 à Shawinigan-Sud.Cet inventaire peut être consulté par toute personne ayant un intérêt, à l'étude Beauchamp et Gilbert, Notaires, au 507 Place d'Armes, bureau 1300, Montréal, province de Québec, H2Y 2W8.Montréal le 13 janvier 2017.Beauchamp et Gilbert, Notaires AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que Fleurette Pe- sant-Simard, en son vivant domiciliée au 2687 Avenue Jeanne D'Arc, Montréal, Québec, H1W 3W1, est décédée à Montréal, Québec, le 16 décembre 2015, et qu'un inventaire de ses biens a été dressé le 19 janvier 2017 conformément à la loi, et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Daniel Théoret, notaire au 3095, Boul.Dagenais Ouest, Laval, Québec, H7P 1T8.Donné à Laval, Québec, ce 19 janvier 2017.Jacques Viau et Jocelyne Guérin-Viau, liquidateurs AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE (paragraphe 102(4) de la Loi) Dans l\u2019affaire de la faillite de : BREAULT &?COURVILLE INC.251, Rang du Golf Lavaltrie (QC) J5T 3C6 « DÉBITRICE » AVIS est par les présentes donné que la faillite de la compagnie débitrice est sur ve - nue le 4 janvier 2017.La pre mière assemblée des créan ciers sera tenue le 30 janvier 2017 à 11h00, au bureau du Syndic, 1102, bou le - vard Moody, #200, Terre bonne.Daté à Terrebonne, ce 13e jour de janvier 2017.Gilles Noiseux, SAI NOISEUX SYNDIC INC.1102, boul.Moody Bureau 200 Terrebonne (QC) J6W 3K9 Tél.: (450) 492-0200 1 (866) 492-0200 AUX PERSONNES INTÉRESSÉES AYANT LE DROIT DE SIGNER UNE DEMANDE DE PARTICIPATION À UN RÉFÉRENDUM Second projet de résolution adopté le 13 décembre 2016 1.APPROBATION RÉFÉRENDAIRE À la suite de l\u2019assemblée publique de consultation tenue le 24 novembre 2016, le conseil d\u2019arrondissement a adopté le 13 décembre 2016, le second projet de résolution CA16 240648.Ce second projet de résolution contient des dispositions qui peuvent faire l\u2019objet d\u2019une demande de la part des personnes intéressées afin que la résolution qui les contient soit soumise à leur approbation conformément à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (RLRQ, c.E-2.2).2.OBJET DU SECOND PROJET En vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble (CA-24-011), le second projet de résolution CA16 240648 autorisant la construction ainsi que l\u2019occupation d\u2019un nouveau poste de ventilation mécanique nécessaire au réseau du métro de Montréal à être situé sur une partie du lot 1 567 720, actuellement au 1500, avenue Papineau, et en tréfonds du lot 1 567 971, correspondant à l\u2019emprise de la rue De Champlain (Poste de ventilation Alexandre-DeSève), et ce, en dérogation notamment aux articles 7, 9, 56, 61, 81, 134, 369.1 et 598 du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville-Marie (01-182) relatifs, entre autres, à la largeur minimale pour un bâtiment, à la hauteur minimale en mètre et en étages, au mode d\u2019implantation, à l\u2019alignement de construction prescrit par les autres bâtiments de coins, aux usages prescrits, à la présence d\u2019équipements mécaniques apparents sur une façade et au nombre d\u2019unités de stationnement et l\u2019article 12 du Règlement sur les opérations cadastrales à l\u2019égard du territoire de l\u2019arrondissement de Ville-Marie (R.R.V.M., c.O-1) relatif, entre autre, à la profondeur d\u2019un lot constructible \u2013 pp 340 (dossier 1167199017).3.DISPOSITIONS SOUMISES À UNE APPROBATION RÉFÉRENDAIRE Une demande relative à une disposition ayant pour objet d\u2019autoriser une dérogation aux normes énumérées ci-dessous peut provenir de la zone visée et des zones contiguës : - largeur minimale de 5,5 m pour un bâtiment (art.7 règl.01-282); - hauteur minimale de 14 mètre et de 3 étages (art.9 règl.01-282); - mode d\u2019implantation isolé proposé au lieu du mode contigu exigé (art.56 règl.01-282); - alignement de construction prescrit par les autres bâtiments de coins (art.61 règl.01-282); - marge latérale (art.81 règl.01-282); - usages prescrits (art.134 règl.01-282); - présence d\u2019équipements mécaniques apparents sur une façade (art.369.1 règl.01-282); - nombre d\u2019unités de stationnement exigé (art.598 règl.01-282); - profondeur d\u2019un lot constructible inférieure à 22 m (article 12 règl.R.R.V.M., c.O-1).4.TERRITOIRE VISÉ Le territoire visé est constitué de la zone visée 0061 et des zones contiguës 0460, 0280, 0312, 0444, 0049, 0337, 0262, 0194, 0325, 0047, 0053, 0106 et 0162; il peut être représenté comme suit : 5.CONDITIONS DE VALIDITÉ D'UNE DEMANDE Pour être valide, une demande doit : - indiquer clairement la disposition qui en fait l'objet et la zone d'où elle provient; - être signée par au moins 12 personnes intéressées de la zone d'où elle provient ou, si leur nombre dans la zone n'excède pas 21, par au moins la majorité d'entre elles - être reçue avant 16 h 30, le 30 janvier 2017, à l'adresse suivante : Demandes de participation à un référendum a/s de Me Domenico Zambito, Secrétaire d'arrondissement Ville de Montréal, arrondissement de Ville-Marie 800, boulevard De Maisonneuve Est, 17e étage Montréal (Québec) H2L 4L8 6.PERSONNE INTÉRESSÉE Toute personne qui n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter en vertu de la loi et qui remplit les conditions suivantes le 13 décembre 2016 : - être majeure, de citoyenneté canadienne et ne pas être en curatelle; et - être domiciliée dans une zone d\u2019où peut provenir une demande valide et, être depuis au moins six (6) mois, au Québec; ou - être, depuis au moins douze (12) mois, propriétaire d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise au sens de la Loi sur la fiscalité municipale (RLRQ c F-2.1), dans une zone d\u2019où peut provenir une demande.Condition supplémentaire aux copropriétaires indivis d\u2019un immeuble et aux cooccupants d\u2019un établissement d\u2019entreprise : - être désigné, au moyen d\u2019une procuration signée par la majorité des copropriétaires ou cooccupants, comme celui qui a le droit de signer la demande en leur nom et être inscrit sur la liste référendaire, le cas échéant.Condition d\u2019exercice du droit de signer une demande par une personne morale : toute personne morale doit désigner parmi ses membres, administrateurs ou employés, par résolution, une personne qui, le 13 décembre 2016, est majeure et de citoyenneté canadienne, n\u2019est pas en curatelle, et n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter prévue par la loi.Les personnes morales, les copropriétaires et cooccupants doivent produire leur résolution ou leur procuration en même temps que la demande.Elle prend effet lors de sa réception et demeure valide tant qu\u2019elle n\u2019est pas remplacée.Sauf dans le cas d\u2019une personne désignée à titre de représentant d\u2019une personne morale, nul ne peut être considéré comme personne intéressée à plus d\u2019un titre conformément à l\u2019article 531 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.7.ABSENCE DE DEMANDE Ce second projet de résolution contient des dispositions susceptibles d\u2019approbation référendaire.Les dispositions qui n\u2019auront pas fait l\u2019objet d\u2019une demande valide pourront être incluses dans une résolution qui n\u2019aura pas à être approuvée par les personnes habiles à voter.8.CONSULTATION DES DOCUMENTS PERTINENTS Le second projet de résolution peut être consultés, de 8 h 30 à 16 h 30, aux comptoirs Accès Ville-Marie situés au 17e étage du 800, boulevard De Maisonneuve Est, station de métro Berri-UQÀM, et au rez-de-chaussée du 275, rue Notre-Dame Est, station de métro Champ-de-Mars.Montréal, le 21 janvier 2017 Le Secrétaire d\u2019arrondissement Me Domenico Zambito Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie AVIS PUBLIC DEMANDE DE PARTICIPATION À UN RÉFÉRENDUM Second projet de Règlement modifiant le Règlement d'urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville-Marie (01-282) afin d\u2019autoriser la catégorie M.6 sur l'ensemble de l'emplacement du bâtiment situé au 987-991, rue Côté (dossier 1167199015) Aux personnes intéressées ayant le droit de signer une demande de participation à un référendum AVIS PUBLIC est donné de ce qui suit : 1.APPROBATION RÉFÉRENDAIRE À la suite de l\u2019assemblée publique de consultation tenue le 24 novembre 2016 le conseil d\u2019arrondissement a adopté, lors de sa séance du 13 décembre 2016, le second projet de règlement CA-24-282.111 intitulé Règlement modifiant le Règlement d'urbanisme de l'arrondissement de Ville-Marie (01 282).Ce second projet de règlement contient des dispositions qui peuvent faire l\u2019objet d\u2019une demande de la part des personnes intéressées afin qu\u2019un règlement qui les contient soit soumis à leur approbation conformément à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (RLRQ, c.E-2.2).2.OBJET DU SECOND PROJET Ce projet de règlement vise à autoriser la catégorie M.6 « Zone de mixité autorisant les commerces et les services dans le Quartier chinois, le Quartier du musée et le Vieux-Montréal » sur l\u2019ensemble de l'emplacement du bâtiment situé au 987-991, rue Côté, permettant des usages résidentiels, commerciaux ainsi qu\u2019équipements collectifs et institutionnels.3.DISPOSITIONS SOUMISES À UNE APPROBATION RÉFÉRENDAIRE Une demande relative aux dispositions énumérées ci-dessous peut provenir de la zone visée et des zones contiguës : - l\u2019article 1 ayant pour objet de modifier le plan « Unités de paysages et immeubles d\u2019intérêt » de l\u2019annexe A du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville-Marie (01-282); - l\u2019article 2 ayant pour objet de modifier le plan « Usages prescrits » de l\u2019annexe A du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville-Marie (01-282); - l\u2019article 3 ayant pour objet de modifier le plan « Zones » de l\u2019annexe A du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville-Marie (01-282); Une telle demande vise à ce que le règlement soit soumis à l\u2019approbation des personnes habiles à voter de la zone à laquelle le règlement s\u2019applique et de celles de toute zone contiguë d\u2019où provient la demande.4.TERRITOIRE VISÉ Une demande relative à ces dispositions peut provenir des zones visées 0419 et 0284 et des zones contiguës 0175, 0098, 0144 et 0052; il peut être représenté comme suit : 5.CONDITIONS DE VALIDITÉ D'UNE DEMANDE Pour être valide, une demande doit : - indiquer clairement la disposition qui en fait l'objet et la zone d'où elle provient; - être signée par au moins 12 personnes intéressées de la zone d'où elle provient ou, si leur nombre dans la zone n'excède pas 21, par au moins la majorité d'entre elles - être reçue avant 16 h 30, le 30 janvier 2017, à l'adresse suivante : Demandes de participation à un référendum a/s de Me Domenico Zambito, Secrétaire d'arrondissement Ville de Montréal, arrondissement de Ville-Marie 800, boulevard De Maisonneuve Est, 17e étage Montréal (Québec) H2L 4L8 6.PERSONNE INTÉRESSÉE Toute personne qui n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter en vertu de la loi et qui remplit les conditions suivantes le 13 décembre 2016 : - être majeure, de citoyenneté canadienne et ne pas être en curatelle; et - être domiciliée dans une zone d\u2019où peut provenir une demande valide et, être depuis au moins six (6) mois, au Québec; ou - être, depuis au moins douze (12) mois, propriétaire d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise au sens de la Loi sur la fiscalité municipale (RLRQ c F-2.1), dans une zone d\u2019où peut provenir une demande.Condition supplémentaire aux copropriétaires indivis d\u2019un immeuble et aux cooccupants d\u2019un établissement d\u2019entreprise : - être désigné, au moyen d\u2019une procuration signée par la majorité des copropriétaires ou cooccupants, comme celui qui a le droit de signer la demande en leur nom et être inscrit sur la liste référendaire, le cas échéant.Condition d\u2019exercice du droit de signer une demande par une personne morale : toute personne morale doit désigner parmi ses membres, administrateurs ou employés, par résolution, une personne qui, le 13 décembre 2016, est majeure et de citoyenneté canadienne, n\u2019est pas en curatelle, et n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter prévue par la loi.Les personnes morales, les copropriétaires et cooccupants doivent produire leur résolution ou leur procuration en même temps que la demande.Elle prend effet lors de sa réception et demeure valide tant qu\u2019elle n\u2019est pas remplacée.Sauf dans le cas d\u2019une personne désignée à titre de représentant d\u2019une personne morale, nul ne peut être considéré comme personne intéressée à plus d\u2019un titre conformément à l\u2019article 531 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.7.ABSENCE DE DEMANDE Ce second projet de résolution contient des dispositions susceptibles d\u2019approbation référendaire.Les dispositions qui n\u2019auront pas fait l\u2019objet d\u2019une demande valide pourront être incluses dans une résolution qui n\u2019aura pas à être approuvée par les personnes habiles à voter.8.CONSULTATION DES DOCUMENTS PERTINENTS Le second projet de résolution peut être consultés, de 8 h 30 à 16 h 30, aux comptoirs Accès Ville-Marie situés au 17e étage du 800, boulevard De Maisonneuve Est, station de métro Berri-UQÀM, et au rez-de-chaussée du 275, rue Notre-Dame Est, station de métro Champ-de-Mars.Montréal, le 21 janvier 2017 Le Secrétaire d\u2019arrondissement Me Domenico Zambito Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie AVIS PUBLIC DEMANDES D\u2019AUTORISATION D\u2019EXERCER UN USAGE CONDITIONNEL Les personnes intéressées sont priées de noter qu\u2019elles pourront être entendues par les membres du conseil d\u2019arrondissement qui statueront, en vertu de la procédure des usages conditionnels du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville-Marie (01-282), sur les demandes approuvant : - pour les unités 21, 22, 23, 33, 71 et 72 du bâtiment portant le numéro 244, rue Saint-Jacques, l\u2019usage « résidence de tourisme », et ce, conformément au paragraphe 7o de l\u2019article 136 du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville-Marie (01-282) [dossier 1167303008].- pour 58 unités réparties entre les 2e et 7e étages du bâtiment portant le numéro 408, rue Saint-Jacques, l\u2019usage « résidence de tourisme », et ce, conformément au paragraphe 7o de l\u2019article 136 du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville-Marie (01-282) [dossier 1177303001].La séance du conseil d\u2019arrondissement au cours de laquelle seront étudiées ces demandes aura lieu le mardi 14 février 2017, à 19 h, à la salle du conseil, 800, boulevard De Maisonneuve Est, rez-de-chaussée.Toute personne qui désire obtenir des renseignements relativement à ces demandes d\u2019autorisation peut communiquer avec la Division de l\u2019urbanisme de la Direction de l\u2019aménagement urbain et des services aux entreprises au 514 872-9545 et en mentionnant les numéros de dossiers indiqués précédemment.Montréal, le 21 janvier 2017 Le Secrétaire d\u2019arrondissement, Me Domenico Zambito Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC DEMANDE DE DÉROGATION MINEURE Les personnes intéressées sont priées de noter qu\u2019elles pourront être entendues par les membres du conseil d\u2019arrondissement qui statueront, en vertu du Règlement sur les dérogations mineures (CA-24-008), sur une demande approuvant pour le bâtiment portant le numéro 1291, rue Redpath-Crescent, une dérogation permettant l\u2019aménagement d\u2019équipements mécaniques en cour avant, et ce, en dérogation à l\u2019article 381 du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville-Marie (01-282) [dossier 1164869006].La séance du conseil d\u2019arrondissement au cours de laquelle sera étudiée cette demande aura lieu le mardi 14 février 2017, à 19 h, à la Salle du conseil, au 800 de Maisonneuve Est, au rez-de-chaussée.Toute personne qui désire obtenir des renseignements relativement à cette demande peut communiquer avec la Direction de l\u2019aménagement urbain et des services aux entreprises au 514 872-9545 et en mentionnant le numéro de dossier indiqué précédemment.Montréal, le 21 janvier 2017 Le Secrétaire d\u2019arrondissement Me Domenico Zambito AVIS PUBLIC Société affiliée de Raymond Chabot Grant Thornton, S.E.N.C.R.L.CANADA DISTRICT DU QUÉBEC DIVISION : 01-MONTRÉAL NO COUR : 500-11-047375-148 NO BUREAU : 094120-005 DANS L'AFFAIRE DE L\u2019ARRANGEMENT OU DU COMPROMIS DE : AVIS D\u2019UNE ORDONNANCE VISANT UN ARRANGEMENT OU COMPROMIS AVEC LES CRÉANCIERS Avis est par les présentes donné qu\u2019une Ordonnance a été rendue le 13 janvier 2017, en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, et que Raymond Chabot inc.agit à titre de contrôleur aux affaires et aux finances de la Compagnie débitrice.L\u2019Ordonnance initiale est disponible sur le site internet de Raymond Chabot inc.au : https://www.raymondchabot.com/dossiers-publics/groupe-catania/ La Compagnie débitrice devra soumettre un plan d\u2019arrangement au plus tard le 10 février 2017, ou encore elle devra s\u2019adresser à la Cour pour obtenir un délai additionnel pour soumettre un plan d\u2019arrangement aux créanciers.Les documents pertinents seront disponibles sur le site web identifié plus haut.Dès que le plan d\u2019arrangement aura été préparé, le contrôleur fera parvenir un nouvel avis à tous les créanciers.Si vous désirez de plus amples informations à ce sujet, n\u2019hésitez pas à communiquer avec monsieur Guillaume Landry, CPA, CA, CIRP, SAI au 514 390-4275.Daté à Montréal, ce 17 janvier 2017.Raymond Chabot inc.Contrôleur Tour de la Banque Nationale 600, rue de La Gauchetière Ouest, bureau 2000 Montréal (Québec) H3B 4L8 Téléphone : 514 879-1385 Télécopieur : 514 878-2100 C O U R S U P É R I E U R E « Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies » (LRC 1985, ch.C-36) » DÉVELOPPEMENT LACHINE EST INC.Personne morale dûment constituée, ayant sa place d\u2019affaires située au S-9975, rue Château- neuf, dans la ville de Brossard, dans la province de Québec, J4Z 3V6.Compagnie débitrice Avis public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à Annie Boivin de vous présenter au Tribunal admi - nistratif du Québec situé au 500, boulevard René-Lévesque Ouest, Montréal, Québec afin de recevoir l\u2019Avis d\u2019expropriation incluant un Affidavit, les Annexes A à C et une Offre détaillée de l\u2019expropriante qui y ont étés laissés à votre attention dans le numéro de cause SAI-M- 255738-1612 Vous devez, dans les 15 jours de la signification, déclarer par écrit, à l\u2019expropriant, les noms et adresses de tous vos locataires, la nature, la date, la durée et le loyer de chaque bail ainsi que les noms et adresses des occupants de bonne foi et les conditions auxquelles ils occupent les lieux.Vous devez aviser tout nouveau locataire ou toute autre personne qui désire occuper des lieux qui vous appartiennent que des procédures d\u2019expropriation ont été entreprises contre votre propriété.À défaut de vous conformer à ces obligations, vous vous exposez à être poursuivi en justice si un locataire ou un occupant subit un préjudice.Vous pouvez, dans les 30 jours qui suivent la signification, contester devant la Cour Supérieure, du district de Joliette, le droit de la partie expropriante à l\u2019expropriation.Le présent avis est publié à la demande de Loig Bernard, huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier les présents documents.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Montréal, le 18 janvier 2017 Lucie Meunier, huissière L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 1 E T D I M A N C H E 2 2 J A N V I E R 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 11 Départs de Montréal.La « Garantie de protection de prix » est une off re d\u2019une durée limitée applicable aux nouvelles réservations eff ectuées entre le 20 janv.et le 3 févr.2017 pour des départs entre le 4 févr.et le 17 mai 2017.Cette off re peut changer et être retirée en tout temps sans préavis.Applicable aux forfaits auxquels Sunwing Airlines est le transporteur.Non applicable aux réservations de vols uniquement, d\u2019hôtels uniquement, de croisières ou aux forfaits vacances dont Sunwing Airlines n\u2019est pas le transporteur.Veuillez noter que des frais d\u2019administration de 50 $ par personne seront appliqués à toutes les demandes soumises.Pour être admissible à la Garantie de protection de prix, chaque client sur la réservation doit s\u2019enregistrer dans les 7 jours suivant la réservation.D\u2019autres modalités et conditions s\u2019appliquent.Pour les modalités et conditions complètes, veuillez visiter Sunwing.ca.L\u2019off re n\u2019est pas applicable aux réservations de groupes et ne peut être jumelée à aucune autre off re promotionnelle.Les vols sont sur Sunwing Airlines ou Jetairfl y.Le service en vol varie selon l\u2019heure de vol et la destination.Pour les modalités et conditions complètes, veuillez vous référer à la brochure de Vacances Sunwing 2016-17.Titulaire d\u2019un permis du Québec #702928.| 21012017 1 866 506 4095 Le n° 1 pour des vacances entre adultes Le n° 1 pour des vacances de luxe Le n° 1 pour des vacances en famille Plus grand choix d\u2019hôtels pour adultes les mieux cotés par TripAdvisor Activités exclusives et rabais sur des soins de spa Repas illimités dans des restaurants de spécialités Économies pour les familles monoparentales Chambres familiales pour 5 ou plus Les enfants séjournent, jouent et mangent GRATUITEMENT! 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N A D E A U W orcester est une ville de 180 000 habitants située un peu à l\u2019ouest de Boston.Y circule une pétition pour empêcher la démolition de l\u2019église Notre-Dame-des-Canadiens, haut symbole local de la forte présence du Canada français aux États-Unis.«Au début de XXe siècle, rappelle l\u2019historienne Leslie Choquette, professeure de l\u2019Assumption College de Worcester, à peu près la moitié du Québec vivait aux États-Unis ! » En 1921, le Québec compte 2,3 millions d\u2019habitants.On estime à 900 000 le nombre de ses citoyens partis vivre aux États-Unis entre le milieu du XIXe siècle et la Seconde Guerre mondiale.Les coûts de cette saignée de population ne sont pas qu\u2019économiques : ils sont aussi culturels et émotifs.Pendant des décennies, le Québec fut une terre que l\u2019on quittait par nécessité.Au Massachusetts, Worcester fut un point de chute important.« Il y avait trois paroisses françaises à Worcester», souligne Leslie Choquette.En 1929, la paroisse de Notre-Dame-des-Ca- nadiens de Worcester compte 6000 paroissiens et une école de 400 élèves.Les deux autres comptent 11000 paroissiens et deux écoles qui se partagent 1700 élèves instruits en français.Un avenir meilleur?L\u2019immense église de Notre-Dame-des-Cana- diens, véritable cathédrale par ses dimensions, est inaugurée en 1929.Elle témoigne de façon éloquente de ces temps où une diaspora québécoise tentait de recréer son univers dans des milieux qui lui étaient plus ou moins hostiles.Aujourd\u2019hui, cette population française est dans une large mesure assimilée.« Il ne reste à peu près rien, affirme l\u2019historienne Leslie Cho- quette.Tout s\u2019est américanisé.À l\u2019église de la paroisse Holy Family, il y a toujours une messe en français, mais ce sont des Africains et des Haïtiens qui y assistent.» En franchissant la frontière des États-Unis, infiniment plus poreuse qu\u2019aujourd\u2019hui, beaucoup de Canadiens français espéraient connaître des jours meilleurs.« Ces migrants s\u2019imaginaient quitter le Québec de façon temporaire, explique l\u2019historien Yves Roby, spécialiste de l\u2019histoire des Franco-Américains.Les hommes acceptaient n\u2019impor te quel travail.Des emplois non qualifiés, de l\u2019entretien de bâtiments ou de la construction de routes, par exemple.Ce sont surtout les femmes et les enfants qui travaillent dans les usines de coton et de laine.Mais des hommes y travaillent aussi, bien sûr.» Ces Canadiens français acceptent de toucher de bas salaires afin de s\u2019assurer des emplois.Beaucoup d\u2019ouvriers non qualifiés partent pour « les States ».Mais on trouve aussi passablement de jeunes gens instruits qui espèrent échapper au chômage et trouver un espace plus propice à la mise en valeur de leurs compétences.Panique L\u2019immigration canadienne-française devient beaucoup plus importante dans la décennie 1870, à la faveur d\u2019une crise économique.Au Québec, l\u2019univers politico-religieux panique.On s\u2019inquiète très vivement de cette situation qui menace l\u2019équilibre social.Que faire ?La crise des migrants canadiens-français est si forte que le Parlement vote en 1875 une loi pour favoriser leur rapatriement.La colonie de La Patrie, dans les Cantons-de-l\u2019Est, est d\u2019ailleurs créée pour accueillir des contingents de ces rapatriés.Mais l\u2019opération s\u2019avère un échec.Il y a six fois plus de départs alors pour les États-Unis que de retours.Entre 1870 et 1890, environ 200 000 citoyens quittent le Québec.La population de la province est alors de 1,3 million d\u2019habitants.En 1900, la population française de Worcester s\u2019élève déjà à 15 300 personnes, soit 13 % de la population de la ville.«C\u2019était le pourcentage de la population française de la plupart des centres d\u2019immigration en Nouvelle-Angleterre, explique l\u2019historien Yves Roby.Au début du XXe siècle, ces villes accueillent aussi des Irlandais, des Portugais.Aujourd\u2019hui, il se trouve souvent beaucoup de Latino-Américains.» À Lowell, autre centre industriel où convergent les expatriés canadiens-français, le « Petit Canada », ce quartier où se rassemblent les francophones, est aujourd\u2019hui largement occupé par de nouveaux arrivants hispanophones.Une mission Contre l\u2019évidence des risques d\u2019assimilation, les cadres canadiens-français aux États-Unis vont parfois prétendre qu\u2019ils sont en fait aux avant-gardes d\u2019une mission de propagation du français et de la foi catholique en Amérique.C\u2019est l\u2019extension de cette vision de l\u2019Église qui envisage pour les Canadiens français une mission providentielle en Amérique.En 1872, dans son livre intitulé Notre-Dame- des-Canadiens et les Canadiens aux États-Unis, l\u2019abbé Chandonnet parle même de « triomphes» à propos de Worcester, au nom toujours de la religion et de la patrie.Les expatriés se rassemblent en petites colonies, des ghettos linguistiques et culturels.Comme les immigrants d\u2019aujourd\u2019hui, ils trouvent plus facilement à s\u2019organiser en recréant d\u2019abord de tels noyaux communautaires.Ils échappent de la sor te plus facilement aux griffes d\u2019un milieu souvent hostile à leur présence, ce qui ne les empêche pas pour autant de s\u2019assimiler.Dès 1900, l\u2019assimilation est constamment un sujet de préoccupation.Dans les paroisses canadiennes-françaises, on trouve des journaux, des écoles et des activités sociales en français, structurés autour d\u2019un rapport commun à la religion.Il est beaucoup question à l\u2019époque de ces expatriés dans l\u2019actualité, notamment dans les pages du Devoir.Les échanges entre « le foyer des Canadiens français » qu\u2019est le Québec et cette diaspora sont constants.Une pétition Construite à compter de 1927 dans un style d\u2019inspiration romane, Notre-Dame-des-Cana- diens de Worcester est bondée sitôt ouverte, deux ans plus tard.Elle est aujourd\u2019hui désaffectée.City Square II Development Co., le propriétaire actuel du bâtiment, prévoit le démolir pour faire place à un développement immobilier.Au cours des années 1960 et 1970, les environs de l \u2019église avaient été rasés pour construire un centre d\u2019achats et un immense parc de stationnement, démolis à leur tour en 2012.Une pétition circule pour essayer de sauver l\u2019église in extremis.On y lit que « l\u2019architecture soignée et gracieuse de Notre-Dame, combinée avec une nouvelle utilisation bien planifiée et excitante, est capable de créer une attraction publique magnétique et de devenir un générateur économique et touristique beaucoup plus grand que tout ce qui pourrait être offert par une nouvelle construction sur ce site ».L\u2019historienne Leslie Choquette croit que la mémoire du lieu pourrait être préservée dans sa reconversion en un centre communautaire.«C\u2019est un héritage à préserver, à la fois pour nous aux États-Unis et pour la mémoire du Québec.» Le Devoir WORCESTER, MASSACHUSETTS Un symbole en voie de disparition Des pétitionnaires tentent d\u2019empêcher la démolition de l\u2019église Notre-Dame-des-Canadiens JEAN-FRANÇOIS NADEAU LE DEVOIR L\u2019église Notre-Dame-des-Canadiens a été inaugurée en 1929. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 2 1 E T D I M A N C H E 2 2 J A N V I E R 2 0 1 7 A 12 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S Lambert, elle, s\u2019échinait à documenter et à sauvegarder le patrimoine montréalais méconnu, à renfort de photos et de coups de gueule.Lancée à la rescousse de fleurons menacés par le pic des démolisseurs, elle a introduit à Montréal l\u2019idée que le visage d\u2019une métropole pouvait se dessiner ailleurs que dans les bureaux feutrés d\u2019un maire et a redonné du galon au mot «citoyen».Un credo citoyen Celle qu\u2019on a surnommée tantôt Jeanne d\u2019Architecture, tantôt Citizen Lambert ne démord toujours pas de ce credo : la ville doit être à l\u2019image de ceux qui l\u2019habitent.«Les villes sont le médium dans lequel nous sommes nés et qui nous nourrit.Si ce médium n\u2019est pas riche, votre société ne sera pas riche non plus », insiste la presque nonagénaire à l\u2019œil vif, au geste franc.La riche héritière de la famille Bronfman, qui aurait pu se contenter d\u2019une douillette vie d\u2019artiste dans les salons de Westmount, confie au- jourd\u2019hui que toute sa vie a été traversée, inspirée, motivée par l\u2019art.«Pour moi, l\u2019art, ça a toujours été la seule qualité de la vie.C\u2019est la chose qui permet de tout faire avec une telle passion.» Car avant d\u2019être architecte, Phyllis Lambert fut d\u2019abord artiste.À 9 ans, elle façonnait déjà la matière, exposait à 11 ans.Et même si elle s\u2019intéressait à la peinture, elle rêvait de créer des sculptures monumentales dans l\u2019espace public.Un élan qui, sans qu\u2019elle le sache, la poussera naturellement vers l\u2019architecture.« Être architecte, c\u2019est être ar tiste.Chaque chose que j\u2019ai faite pour la ville, en architecture, en aménagement, c\u2019est un tout.Depuis toujours.» Celle qui tient tête Du front, elle en avait doublement pour quitter Montréal pour vivre sa vie d\u2019artiste à Paris, puis, à 27 ans, faire front à un paternel rêvant d\u2019un siège social tout de marbre pour son empire.Elle le convainc plutôt d\u2019ériger à Manhattan le plus moderniste (et le plus cher) des gratte-ciel, et persuade la vedette du modernisme, Mies van der Rohe, d\u2019en être le maître d\u2019œuvre.L\u2019entêtée n\u2019hésitera pas à visiter Picasso, Brancusi et Rothko dans leurs ateliers pour habiller son édifice novateur qui a imposé à l\u2019architecture contemporaine le concept d\u2019une place publique ouverte sur la rue.Demandez-lui comment elle redessinerait Montréal, armée d\u2019une baguette magique, et vous verrez l\u2019architecte Lambert vibrer, trépigner sur son siège.«C\u2019est une question magnifique ! Je sauvegarderais tous ces merveilleux quartiers que nous avons à Montréal.» Protéger le «Mile carré doré», à deux pas du centre-ville, mettre en valeur Hochelaga-Maisonneuve, «un quartier incroyable où on a fait un grand boulevard comme dans l\u2019exposition de Chicago et choisi des bâtiments en pierre grise».Même chose pour Outremont, Saint-Henri et le quar tier des Grands-Jardins, sur le flanc ouest de la montagne.Ce serait la priorité de l\u2019architecte qui, dès les années 70, a multiplié les «missions photographiques » dans les rues de la métropole pour lutter contre la démolition de centaines de maisons en pierre grise, typiques de Montréal.Rester Montréal Quels coups de cœur en architecture pourraient inspirer Montréal ?La fondatrice du CCA rétorque du tac au tac : «Montréal doit s\u2019inspirer d\u2019elle-même, de sa propre histoire ! » L\u2019artiste, qui voyage encore entre Paris, New York et Montréal, avoue conserver sa fibre rebelle.« Je suis quelqu\u2019un qui ne suit pas quand on dit : \u201cOn fait ça comme ça.\u201d Je regarde les faits et je pose des questions.» Pionnière des opérations de « guérilla urbaine », Jeanne d\u2019Architecture n\u2019hésite pas une seconde à répondre que la ville ne doit pas être l\u2019affaire de « bureaucrates » et salue les opérations citoyennes qui visent à faire des potagers clandestins, des jardins spontanés.«Les gens vivent la ville et la comprennent, c\u2019est pour ça que les consultations sont importantes.C\u2019est le noyau des bonnes idées et la façon de faire la ville.» Alors que le 375e anniversaire de Montréal donne lieu à mille comparaisons, la métropole ne doit pas se distinguer par un projet phare, mais plutôt mettre en valeur ces «quartiers patrimoniaux forts » et y interdire tout gratte-ciel ou projet en hauteur.« Montréal a une qualité absolument inouïe.Elle est profondément formée par [l\u2019héritage] du XVIIe siècle, par la présence du fleuve, de la vieille ville et de terrains qui vont jusqu\u2019à la montagne.» Si les citoyens ont réussi plusieurs sauvetages, dont ceux de la Maison Alcan, du quartier Milton-Park ou de l\u2019Hôtel-Dieu, la métropole n\u2019est toujours pas à l\u2019abri des ratés, insiste la défenderesse du patrimoine.« Il y a des désastres.Beaucoup de désastres.Vous avez mentionné les bâtiments de la rue Saint-Laurent [près du Monument-National].Les gens ne comprennent pas que c\u2019est leur histoire.Du côté francophone, ça fourmillait, c\u2019est par ti de la rue Saint-Laurent.On démolit, on détruit les choses qui sont les témoins de cette histoire.C\u2019est une tragédie, c\u2019est of fensif ! » s\u2019emporte celle qui est notamment montée au front pour décrier la vente de la bibliothèque Saint-Sulpice, la démolition de la maison Redpath ou le démantèlement du parc national d\u2019Orford.Sortir du bâtiment Phyllis Lambert rejette toute vision isolée de l\u2019architecture.« L\u2019architecture, ce n\u2019est pas un bâtiment.Il faut se sortir [de la tête] le mot bâtiment.Tout édifice s\u2019insère d\u2019abord dans un environnement.Ce n\u2019est pas juste d\u2019une dent, dont il s\u2019agit.L\u2019architecture [\u2026], c\u2019est un grand îlot, un quartier, un paysage.» Ce lien organique entre l\u2019architecture et les citoyens, Phyllis Lambert l\u2019a incarné dans la moindre pierre de «son» Centre canadien d\u2019architecture (CCA), fondé en 1979 et qui se love depuis 1989 dans la maison Shaughnessy \u2014 somptueuse demeure victorienne rescapée in extremis \u2014 et son élégant pavillon de calcaire gris et d\u2019aluminium.Un joyau planté au carrefour d\u2019autoroutes venues défigurer la trame d\u2019un quartier autrefois glorieux, un diachylon posé sur un quartier malmené.Sur le site Web du CCA, qui accueille ces jours-ci une exposition sur les 75 ans de carrière de l\u2019infatigable dame, Phyllis Lambert déclare : « Nous ne sommes pas un musée qui expose des objets et déclare \u201cceci est l\u2019architecture\u201d.Nous essayons de faire réfléchir les gens.» Voilà résumées en une phrase toute la pensée et la vie de l\u2019artiste.Lambert, l\u2019architecte, ne s\u2019est pas contentée de créer l\u2019un des plus beaux musées de Montréal.L\u2019artiste et activiste a fait de ce sanctuaire un laboratoire urbain, un lieu d\u2019échanges, d\u2019apprentissage et d\u2019action pour les citoyens.Un outil précieux, légué aux Montréalais pour veiller au grain et réparer les plaies d\u2019une ville qui demandera, encore et toujours, à être protégée.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 REBELLE «Nous voulons tous les deux bâtir des économies où la classe moyenne et ceux qui travaillent fort pour en faire partie ont une vraie chance de réussir.» Justin Trudeau Alors que Donald Trump menace de déchirer l\u2019Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), le premier ministre canadien a rappelé qu\u2019un partenariat durable est essentiel à la prospérité et à la sécurité des deux pays, et que le Canada et les États- Unis ont toujours maintenu des « liens solides » et des économies intégrées dont « dépendent des milliers d\u2019emplois ».« Il n\u2019est pas possible ni souhaitable de vouloir s\u2019isoler de l\u2019économie mondiale.» François Hollande Interrogé à quelques heures de la cérémonie d\u2019intronisation de Trump, le président français a déclaré aux journalistes : «Si l\u2019on fermait les frontières, comme celui qui prête au- jourd\u2019hui serment souhaite le faire, alors ce serait la remise en cause du travail partout où il peut être fait.» «Sous votre présidence, que la stature [internationale] de l\u2019Amérique continue à être mesurée avant tout par sa préoccupation pour les pauvres, les rejetés et ceux dans le besoin.» Pape François Depuis le Vatican, le pape François a offert ses bons vœux au président Trump, priant pour que Dieu lui procure « sagesse» et « force», priant pour que ces décisions soient notamment «guidées par les riches valeurs spirituelles et éthiques» du peuple américain, avec «une préoccupation pour les pauvres ».Pendant l\u2019intronisation de Donald Trump, Angela Merkel, présentée par certains critiques du président républicain comme la « nouvelle leader du monde libre », a passé son après- midi dans un musée de Potsdam et s\u2019est arrêtée devant une peinture de Monet.Son porte-parole a fait savoir que son gouvernement analysera « avec intérêt » le discours de Donald Trump.Des manifestations ont eu lieu dans diverses grandes villes d\u2019Europe et du monde pour protester contre l\u2019intronisation de Donald Trump.À Berlin, quelque 200 à 300 manifestants, pour la plupart américains, ont marché vers la porte de Brandebourg en portant des banderoles scandant «Des ponts, pas des murs».Le même slogan a été repris sur le Tower Bridge de Londres.À Bruxelles, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées en soirée devant le Théâtre royal de la Monnaie, à l\u2019invitation de groupes féministes et de groupes de défense des droits de la personne.Aux Philippines, quelque 300 protestataires ont donné le coup d\u2019envoi à cette journée de manifestations en criant «Dump Trump» («Jetez Trump») devant l\u2019ambassade américaine.Des rassemblements anti- Trump ont aussi regroupé 300 personnes à Édimbourg, en Écosse, et quelques dizaines à Lisbonne.Les réactions dans le monde «Dialogue respectueux.» Peña Nieto Dans trois messages envoyés sur Twitter, le président mexicain, Enrique Peña Nieto, a félicité le nouveau président américain pour son intronisation.Après les déclarations incendiaires faites par Donald Trump sur les Mexicains et son intention d\u2019ériger un mur aux frontières mexicaines pour contrer l\u2019immigration, le président Peña Nieto a invité son homologue à travailler avec lui pour « renforcer la relation entre les deux pays » et à établir « un dialogue respectueux ».pays encore divisé près de deux mois après des élections où la majorité du vote populaire a été rempor tée par la candidate démocrate.Alors que la pluie commençait à tomber sur l\u2019esplanade décidément moins achalandée que lors des précédentes intronisations présidentielles, il s\u2019est attelé à peindre un portrait sombre des États-Unis actuels : «Un carnage américain», a-t-il dit.L\u2019élite ciblée «Pendant trop longtemps, un petit groupe dans la capitale a bénéficié du gouvernement pendant que le peuple en portait le poids sur ses épaules.Washington a ainsi prospéré, mais le peuple n\u2019a pas pu bénéficier de ces richesses », a-t-il déclaré, devant quatre ex-présidents des États-Unis impassibles et l\u2019essentiel de l\u2019élite politique américaine.« L\u2019establishment se protégeait, mais négligeait les citoyens.Ses victoires n\u2019étaient pas vos victoires ; son triomphe n\u2019était pas votre triomphe», a-t- il ajouté, sur un ton solennel.Pendant 17 minutes, ce qui est plutôt court en comparaison aux allocutions prononcées par ses prédécesseurs, l\u2019homme d\u2019af faires a promis de placer l\u2019« Amérique d\u2019abord », dans toutes ses décisions, envoyant un message fort aux gouvernements étrangers qui cherchaient encore à comprendre l\u2019impact de son arrivée au pouvoir.« Chaque décision sur le commerce, sur les impôts et les taxes, sur l\u2019immigration, sur les affaires étrangères, sera prise au bénéfice du travailleur américain [\u2026].Nous devons protéger nos frontières des ravages d\u2019autres pays qui fabriquent nos produits, nous volent nos compagnies et détruisent nos emplois.» « Nous avons défendu les frontières d\u2019autres pays tout en refusant d\u2019en faire autant pour les nôtres, investi des trillions [\u2026] à l\u2019étranger pendant que nos infrastructures tombaient en ruines.» Hypernationalisme Ce discours se voulait résolument populiste, voire hyperna- tionaliste, souligne le sociologue américain Barry Eidlin, professeur à l \u2019Un ivers i té McGill.Il ne manque pas de relever les contradictions, «nombreuses», entre les propos tenus par le nouveau président et la composition de son cabinet.«Il a promis de faire le ménage, il critique les élites, mais son équipe, ce sont des millionnaires, des milliardaires, des habitués de Washington.Ce sont eux qui vont former les politiques du nouveau gouvernement.» Bien que son discours traitât de problèmes socioécono- miques véritables \u2014 inégalités, criminalité, chômage important \u2014, M.Trump a « fait appel à l\u2019identité blanche de la classe ouvrière américaine » et a « tenté de blâmer des groupes comme les immigrants », ajoute M.Eidlin.Au Canada d\u2019agir Si le style étonne, le directeur de la Chaire de recherche en sécurité et gouvernance internationale de l\u2019Université d\u2019Ottawa et ex-conseiller du premier ministre Trudeau en matière de politique étrangère, Roland Paris, ne voit pas de surprise de taille dans le contenu du discours.« Les messages, c\u2019est que les États- Unis se replient, ça ne les intéresse plus de faire évoluer les structures de l\u2019ordre mondial, pour tant construit par les États-Unis après la Seconde Guerre mondiale.» On peut s \u2019attendre à des relations étrangères beaucoup plus « transactionnelles », et bilatérales, selon lui.Trump ayant promis de mettre fin à l \u2019Accord de libre- é c h a n g e n o r d - a m é r i c a i n (ALENA), il impor te qu\u2019Ottawa poursuive son dialogue, formel et informel, avec Washington, ajoute-t-il.En guise de réponse au discours de M.Tr ump, Justin Trudeau a répondu, dans son message de félicitations, que le Canada et les États-Unis «ont bâti l\u2019une des relations les plus étroites du monde ».« Ce partenariat durable est essentiel à notre prospérité et à notre sécurité communes.» Journée mouvementée À Washington, la journée s\u2019était ouverte par une rencontre à la Maison-Blanche entre les 44e et 45e présidents et leurs épouses, puis par un sermon du pasteur baptiste Robert Jeffress, qui s\u2019en est déjà pris aux musulmans, aux gais et aux mormons.Il a comparé M.Trump à Néhémie, figure biblique ayant, selon la lé - gende, reconstr uit les murailles d\u2019enceinte de Jérusalem.« Dieu n\u2019est pas contre les murs », a-t-il plaidé, en référence au mur que promet d\u2019ériger le président à la frontière mexicaine.M.Trump, une fois assermenté, a signé des décrets, dont le plus important prive la loi sur l\u2019assurance maladie « Obama- care» de tous ses moyens.Il ordonne aux diverses agences de se «soulager du poids» de cette réforme, la plus emblématique de la présidence de Barack Obama, en attendant son abrogation et son remplacement, a expliqué Sean Spicer, porte-parole de l\u2019exécutif.La journée a pris fin avec le premier de nombreux bals prévus en hommage au nouveau président, tandis que des manifestants protestaient, comme ils l\u2019avaient fait toute la journée, pour dénoncer l\u2019arrivée au pouvoir de «The Donald».Près de 95 personnes auraient été arrêtées lors de confrontations avec les policiers, mais l\u2019essentiel des manifestations s\u2019est avéré pacifique.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 TRUMP JIM WATSON AGENCE FRANCE-PRESSE Un dernier salut de Barack Obama avant de quitter le Capitole à bord de l\u2019hélicoptère Marine One "]
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