Le devoir, 14 janvier 2017, Cahier A
[" AUJOURD\u2019HUI Actualités \u203a Eaux usées.Des dizaines de municipalités au Québec rejettent encore aujourd\u2019hui leurs eaux usées sans traitement préalable.Page A 3 Éditorial \u203a Sortir de son Devoir.Antoine Robitaille signe son dernier texte.Page B 4 Avis légaux.A 9 Carrières .C 4 Décès.C 8 Mots croisés .D 4 Petites annonces .C 9 Sudoku .D 4 V O L .C V I I I N o 5 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 J A N V I E R 2 0 1 7 2 , 8 3 | S + T A X E S = 3 , 2 5 | S Rentrée culturelle Nelly ou l\u2019éclatement identitaire Page E 1 ?w w w .l e d e v o i r .c o m 50 QUÉBEC 418-654-8677 LÉVIS 418-654-8677 TROIS-RIVIÈRES 819-696-8677 MONTRÉAL 514-231-8677 LAVAL 450-627-3716 LONGUEUIL 450-445-9829 .CA Certifié 5 Étoiles® TOILES À ROULEAUX \u2022 PANNEAUX COULISSANTS \u2022 PERSIENNES \u2022 STORES VOILAGE \u2022 STORES ROMAINS STORES HORIZONTAUX \u2022 STORES MOTORISÉS \u2022 STORES DE VERRIÈRES \u2022 STORES VERTICAUX FABRIQUÉ AU QUÉBEC SUR MESURE ESTIMATION GRATUITE 1 855 770-8677 OPAQUES TRANSLUCIDES SOLAIRES MOTORISATION DISPONIBLE Claude Bouchard Québec, Lévis, Montréal, Trois-Rivières, Repentigny, Laval, Boisbiand, Mont-Tremblant, Longueuil, Beloeil, Magog % de rabais ou INSTALLATION GRATUITE Jusqu\u2019à INSTALLATION GARANTIE R O B E R T D U T R I S A C Correspondant parlementaire à Québec À la veille de par ticiper à son premier Conseil national du Parti québécois en tant que chef, Jean-François Lisée n\u2019a pu éviter la controverse alors qu\u2019une fronde souverainiste a visé sa défense de la langue française, que d\u2019aucuns jugent trop timide.De plus, la Coalition avenir Québec a accusé le PQ d\u2019avoir détourné des fonds de l\u2019Assemblée nationale pour payer les salaires d\u2019un personnel politique qui se consacre à des activités partisanes.C\u2019était pourtant jour de fête pour Jean-François Lisée : il a participé à l\u2019assermentation des deux députés péquistes qui ont remporté la victoire lors des dernières élections partielles, les premiers élus sous sa gouverne : Catherine Fournier, dans Marie-Victorin, et Marc Bour- cier, dans Saint-Jérôme.La première salve est venue du président du Bloc québécois, Mario Beaulieu.Le député LANGUE Lisée rencontre de la résistance P H I L I P P E O R F A L I I ls ont criblé de balles de banals piétons, arrêtés brutalement des enfants qui jouaient au ballon, fait usage de pistolets électriques sur des innocents\u2026 tout ça parce qu\u2019ils étaient Noirs.Dans un rapport dévastateur dévoilé vendredi, à quelques jours de la passation des pouvoirs entre Barack Obama et Donald Trump, le ministère de la Justice des États- Unis conclut que les policiers de Chicago ont violé «à répétition» et «de façon systémique» le quatrième amendement et institué un régime de peur dans leur ville.Reste à savoir ce que le nouveau gouvernement fera des recommandations du précédent.Les bavures policières sont légion dans la troisième plus importante ville des États-Unis, conclut l\u2019enquête lancée par la procureure générale Loretta Lynch.« Il existe de bonnes raisons de penser que la police de Chicago a recours de façon récurrente à un usage excessif de la force, en violation de la Constitution », a-t-elle ABUS ET RACISME La police de Chicago est coupable, dit la justice Les gardiens de la paix terrorisent la communauté noire depuis des années SCOTT OLSON AGENCE FRANCE-PRESSE Le maire de Chicago, Rahm Emanuel, jette un regard à son chef de police, Eddie Johnson, durant la conférence de presse de la ministre de la Justice, Loretta Lynch.« Wow, t\u2019as vu ça ! » « Si Le Devoir l\u2019écrit, c\u2019est que c\u2019est vrai ! » Le Devoir dans tous ses états JACQUES NADEAU LE DEVOIR Maintenant en version mobile, sur tablette et toujours sur le pas de la porte en format papier, Le Devoir a célébré cette semaine ses 107 ans.Pour marquer le coup et inaugurer ses nouveaux quartiers, le journal invite ses lecteurs à pénétrer dans les coulisses de la fabrication de notre édition du 10 janvier dernier, le temps d\u2019un clin d\u2019œil en forme de photoroman.Pages A 6, 7 et 8 VOIR PAGE A 12 : POLICE Rentrée littéraire Les mots de 2017 Page F 1 Lire aussi \u203a Insuffisant.Le député bloquiste Mario Beaulieu et des organisations nationalistes commentent la proposition principale présentée par le nouveau chef du PQ.Page B 5 VOIR PAGE A 12 : LISÉE L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 J A N V I E R 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 2 Episode.Composition d\u2019angle, design R.Tapinassi et M.Manzoni.P h o t o M i c h e l G i b e r t .w w w .g u d e a .f r / T A S C H E N .* O f f r e n o n c u m u l a b l e , v a l a b l e a u C a n a d a d u 1 4 a u 2 9 j a n v i e r , 2 0 1 7 .- 101 Parliament Street TORONTO val - 660 Blvd Le Corbusier - Quartier La AL V LA - Quartier DIX30™ - 8440 Blvd Leduc BROSSARD venue du Prési A - 505 MONTREAL dent Kennedy J E S S I C A N A D E A U La ministre de l\u2019Éducation supérieure, Hélène David, se défend d\u2019avoir oublié les victimes dans le processus menant aux consultations, parlant d\u2019un «malentendu sémantique».Elle tente de se faire rassurante auprès des deux associations étudiantes \u2014 l\u2019ASSE et l\u2019AVEQ \u2014, qui ont dénoncé jeudi le manque d\u2019inclusion pour les survivantes.«C\u2019est sûr que nous voudrons entendre aussi, évidemment, ceux qui ont vécu de mauvaises expériences et ce qu\u2019ils peuvent nous proposer pour vraiment essayer de prévenir les choses», affirme la ministre David, en entrevue au Devoir vendredi.Elle af firme que Québec contre les violences sexuelles (Québec CVS), un organisme fondé cet automne par trois survivantes, recevra une invitation en bonne et due forme.Contactées par Le Devoir, vendredi, ses représentantes se disaient déçues de ne pas avoir été conviées aux journées de consultations qui se tiendront dans cinq villes du Québec d\u2019ici la fin du mois de mars.«Elles n\u2019ont pas à s\u2019inquiéter, c\u2019est tellement évident que Québec contre les violences sexuelles va faire partie des invitations, répond la ministre.Mais il n\u2019y a aucune invitation qui est par tie encore.L\u2019organisation d\u2019un forum comme ça, c\u2019est beaucoup de travail.» Pourtant, plusieurs organisations, dont les directions d\u2019établissements postsecondaires, les syndicats et les associations étudiantes, ont bel et bien reçu une invitation en novembre dernier, confirme la ministre.«Ce n\u2019était pas l\u2019invitation pour les journées de réflexion, mais une invitation à faire des consultations dans leurs communautés spécifiques pour se préparer aux journées [\u2026].C\u2019était ça, la lettre, c\u2019était: s\u2019il vous plaît, participez à cette préconsultation.Alors, que Québec CVS n\u2019ait pas reçu ça, c\u2019est parce que c\u2019était de la consultation dans les établissements collégiaux et universitaires directement.» Malentendu sémantique Dans son document de consultation sur les journées de réflexion, disponible sur le site du ministère, on fait également état du désir de la ministre d\u2019entendre « les établissements [qui vont avoir consulté au préalable les membres de leur communauté\u2026], les associations étudiantes et les syndicats nationaux qui le désirent».Questionnée de façon plus spécifique sur le fait que les victimes ne sont pas mentionnées, la ministre se défend d\u2019avoir voulu les exclure.« Le malentendu sémantique pourrait être dans le fait que, quand on met \u201ccommunauté\u201d, c\u2019est évident que dans la communauté collégiale et universitaire, les principaux récipiendaires, ce sont les étudiants, ou même les employés de soutien, qui sont aussi dans la communauté.[\u2026] En disant communauté, on incluait tout le monde.» Pourquoi alors préciser certains groupes et pas celui des victimes?«Tant du côté des associations, des syndicats et des directions d\u2019établissement, ou dans les services d\u2019accompagnement, il y a des victimes, ils sont en contact direct avec des étudiants qui ont pu être victimes.Pour nous, c\u2019était des portes d\u2019entrée pour donner la voix à tout le monde [\u2026].Mais soyons clairs, elles auront tout à fait leur place.» Flexibilité La ministre de l\u2019Éducation supérieure affirme que le témoignage de victimes permettra notamment d\u2019identifier les failles du système.«En entendant l\u2019expérience de ceux qui vont nous dire \u201cmoi, ça m\u2019est arrivé, il s\u2019est passé telle chose et je n\u2019ai pas été écouté à tel et à tel endroit\u201d, ça va nous montrer les zones où il faut absolument être efficace et performant, dans la prévention, mais dans l\u2019accompagnement aussi.» Elle répond également aux préoccupations de l\u2019ASSE et de l\u2019AVEQ, qui réclamaient de la flexibilité pour permettre aux victimes qui le souhaitent de témoigner en privé.«Ça va faire partie des réflexions, répond-elle au Devoir.Prenez le site Web du ministère, par exemple, il peut y avoir des gens qui ont vécu des agressions, des violences qui peuvent soumettre directement leurs témoignages et suggestions avec une absolue assurance de confidentialité [\u2026].Les gens nous diront comment ils sont plus à l\u2019aise.Dans certains cas, ils pourront témoigner par écrit et me laisser des lettres, s\u2019ils veulent, que je garderai pour moi.Je serai d\u2019une très, très grande sensibilité à toutes les formes nécessaires.» À l\u2019Association pour la voix étudiante au Québec (AVEQ), la porte-parole Kristen Perry se réjouit de voir la ministre exprimer clairement son intention d\u2019entendre les victimes.«C\u2019est bien que les survivantes soient finalement incluses, et nous avons hâte de travailler avec elles, mais ça aurait été beaucoup plus simple de les nommer explicitement dans les documents officiels dès le départ, pour que ce soit clair.Car, à mon avis, les premières personnes qui doivent être entendues, ici, ce sont les survivantes.» Le Devoir VIOLENCE SEXUELLE SUR LES CAMPUS Les victimes seront entendues, assure Hélène David JACQUES NADEAU LE DEVOIR «L\u2019organisation d\u2019un forum comme ça, c\u2019est beaucoup de travail », s\u2019est défendue la ministre.V al-d\u2019Or \u2014 Le procureur en chef de la Commission d\u2019enquête québécoise sur les relations avec les autochtones a été nommé : i l s\u2019agit de Christian Leblanc, un avocat qui a déjà œuvré en droit auprès des communautés cries et inuites.Il sera en poste dès le 30 janvier.L\u2019annonce de sa nomination a été faite vendredi par le commissaire Jacques Viens, juge à la retraite.Me Leblanc détient deux baccalauréats : l\u2019un en criminologie et l\u2019autre en droit.Après avoir été admis au Barreau en 1993, il a commencé sa carrière d\u2019avocat à Val-d\u2019Or comme criminaliste en défense et en protection de la jeunesse.Depuis 1995, il est substitut du procureur général et procureur aux poursuites pénales et criminelles, notamment auprès de la Cour itinérante siégeant dans les communautés cries de la Baie- James et des villages inuits du Nunavik.Il s\u2019est même établi à Kuujjuaq pendant deux ans, précise le communiqué annonçant sa nomination.Me Leblanc a aussi siégé à plusieurs comités provinciaux se penchant sur les services de justice en milieu autochtone.La Commission d\u2019enquête sur les relations entre les autochtones et certains services publics a été annoncée par le gouvernement du Québec le 21 décembre dernier.Celle-ci ne se limitera pas à enquêter sur les services policiers : elle ratissera large et se penchera sur les relations entre les autochtones et les services de protection de la jeunesse, la santé publique, la justice ainsi que les services correctionnels.Cette enquête indépendante québécoise était réclamée par les Premières Nations depuis les dénonciations de femmes autochtones de Val-d\u2019Or à l\u2019émission Enquête, à l\u2019automne 2015, où elles ont relaté les sévices physiques et sexuels qu\u2019elles ont subis.La tension s\u2019est ac- cr ue quand i l a été révélé qu\u2019aucun policier impliqué dans cette affaire n\u2019allait faire l\u2019objet d\u2019accusations à la suite des plaintes d\u2019agressions sexuelles déposées par certaines d\u2019entre elles contre des policiers de la Sûreté du Québec (SQ).Le rappor t de la Commission est attendu d\u2019ici le 30 novembre 2018 \u2014 après les prochaines élections générales au Québec.La Presse canadienne AUTOCHTONES Le procureur en chef de la Commission d\u2019enquête est nommé JACQUES BOISSINOT PC Christian Leblanc I S A B E L L E P O R T E R à Québec A près des décennies d\u2019attente, le village de Sainte- Pétronille, sur l\u2019île d\u2019Orléans, a finalement un projet pour cesser de déverser ses eaux usées dans le fleuve.Or, la démarche est bloquée par le ministère des Transports, déplore le maire.« On pensait réaliser le projet l \u2019été prochain.Mais à la fin de l\u2019été dernier, on avait obtenu toutes les subventions, mais le ministère des Trans- por ts nous a informés qu\u2019on n\u2019était plus dans les priorités » , explique le maire Harold Noël.Le projet consiste en une miniusine d\u2019épuration visant la centaine de résidences du cœur du village qui ne sont pas conformes.Évalué à environ 6 millions de dollars, il devait être f inancé par le Programme d\u2019infrastr uctures municipales d\u2019eau (4 mil - lions), la Ville et les Transports (1 million chacun).La par ticipation du ministère des Transports est essentielle, parce que la route qui traverse la ville est sous sa responsabilité et qu\u2019il devra, après les travaux, remplacer les conduites d\u2019eau pluviale et refaire la chaussée.« On a eu beau utiliser l\u2019argument que c\u2019était une priorité environnementale et qu\u2019on avait jusqu\u2019à 2020 pour se conformer, ça n\u2019a pas eu d\u2019effets », poursuit le maire.Le maire est d\u2019autant plus choqué par la tournure des choses que la V il le est en quête d\u2019une solution depuis plus de dix ans.« On a insisté, on a fait des pressions via notre députée provinciale [la libérale Caroline Si- mard], mais ça n\u2019a pas débloqué.» Au ministère des Transpor ts, on n\u2019a pas répondu directement aux affirmations du maire.« On ne peut pas dire si l\u2019usine est une priorité ou pas.Ce n\u2019est pas notre rôle, a rétorqué la por te-pa- role Solène Lemay.La participation du ministère dans ce projet est en évaluation.» Sainte-Pétronille est la dernière municipalité de l\u2019île à moder niser son système.L\u2019autre municipalité fautive, Saint-Laurent, est en plein travaux pour se doter d\u2019un système de traitement des eaux.Selon la directrice générale de la Ville, Michelle Moisan, le budget total dépasse les 14 millions de dollars.Les travaux doivent être terminés à l\u2019automne.Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 J A N V I E R 2 0 1 7 ACTUALITES A 3 LAWREN STEWART HARRIS Mountain Forms huile sur toile, circa 1926, 60 x 70 po, 152.4 x 177.8 cm VENDU POUR LE PRIX RECORD DE: 11 210 000 $ CAD INVITATION À CONSIGNER Nous acceptons maintenant les consignations pour notre vente en salle du printemps d\u2019Art d\u2019Après-Guerre et Contemporain et de Beaux-Arts Canadiens.La Maison Heffel accepte également les consignations d\u2019œuvres d\u2019art internationales pour ses ventes en salle et en ligne.Évaluations verbales sans frais Montréal : 4875, Jean-Talon Ouest · (514) 344-8555 · 1 (866) 747-8555 Laval : 2267, boul.Le Corbusier · (450) 682-8280 www.abatjourillimites.ca \u2022 Plus de 5 000 abat-jour en magasin.\u2022 Le plus grand choix au Canada.\u2022 Service de recouvrement sur mesure.\u2022 Apportez votre pied de lampe pour un ajustement parfait.sur tous nos abat-jour en magasin Excluant les commandes et les parchemins peints main.Aucun ajustement de prix sur les commandes ou achats antérieurs.Présentez ce coupon au moment de l\u2019achat.30 70 De à de rabais * % % GRANDE VENTE - * Pour un temps limité.Ouvert les dimanches à Montréal CARTE LE DEVOIR Une projet d\u2019usine d\u2019épuration est bloqué sur l\u2019île d\u2019Orléans I S A B E L L E P O R T E R à Québec Le Québec compte toujours une centaine de petites municipalités qui déversent leurs égouts dans le fleuve et ses bassins versants.Malgré le déblocage de millions de dollars pour les soutenir en 2015, les projets démarrent lentement.La plupar t de ces villes comptent à peine un millier d\u2019habitants.Leurs eaux usées se déversent directement dans le fleuve ou dans le Saguenay, la rivière des Outaouais, la Chaudière, des ruisseaux ou des étangs où elles risquent d\u2019avoir un impact encore plus dommageable.En 2015, le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, a annoncé qu\u2019il leur viendrait en aide.Dès lors, les stations d\u2019épuration seraient financées jusqu\u2019à 95% dans les villes de moins de 6500 personnes grâce au Programme d\u2019infrastructures municipales d\u2019eau (PRIMEAU).Un an et demi plus tard, où en sommes-nous ?Une trentaine de stations se sont inscrites au programme, une dizaine n\u2019ont pas encore été retenues et une quarantaine d\u2019autres n\u2019ont pas encore fait de demande.Or, le temps presse, puisque le gouvernement leur a donné jusqu\u2019à 2020 pour se conformer aux normes.Tadoussac fait par tie de celles qui ne sont pas encore inscrites au PRIMEAU.« Le dossier a quelque peu évolué.On a donné le mandat à un professionnel pour faire une étude d\u2019avant-projet », explique la directrice générale Marie- Claude Guérin.À Tadoussac, les eaux usées reçoivent actuellement un traitement minimal par « dégril- leur», sorte de tamis bloquant les matières solides avant l\u2019écoulement dans le fleuve.Avant 2002, il n\u2019y avait rien.Le dossier est doublement compliqué pour la ville qui ne compte que 800 payeurs de taxes, mais doit être équipée comme si elle en comptait des milliers en raison de la saison touristique.Ainsi, même si elle ne paye que 5 % du projet d\u2019usine d\u2019épuration, cela risque de représenter une for tune pour les contribuables, explique Mme Guérin.«On est prêt à aller de l\u2019avant mais le ministère de l\u2019Environnement va devoir débloquer des ressources pour nous accompagner.» Loin du but La municipalité de Grande- Vallée, en Gaspésie, n\u2019est pas prête non plus.La Ville doit d\u2019abord régler un problème d\u2019eaux parasites dans son réseau d\u2019égouts.« Soit on a des conduites de brisées, soit on a des eaux de ruissellement qui s\u2019en vont dans notre réseau d\u2019égouts et qui n\u2019ont pas d\u2019af faire là, explique la directrice Ghislaine Bouthiliette.On n\u2019est vraiment pas rendu à l\u2019étape de faire une demande [à PRIMEAU].» Lorsqu\u2019on lui fait remarquer que l\u2019échéance de 2020 arrive vite, elle rétorque qu\u2019elle ne pense pas qu\u2019ils «vont faire de la prison avec ça.Le ministère est au courant de notre situation.» Ailleurs, dans une municipalité de la Matapédia, on raconte au Devoir que le conseil municipal avait rejeté un projet d\u2019usine en 2009 parce que trop coûteux.À l\u2019époque, les programmes de subventions du gouvernement étaient moins généreux, nous a-t-on dit.Depuis, le travail a repris mais il faut mettre à jour toutes les études de l\u2019époque.Une vieille préoccupation Certaines municipalités commencent à peine les démarches.C\u2019est le cas de Saint-Pierre-les- Becquets, une jolie municipalité de la MRC de Bécancour qui borde le Saint-Laurent.Ses paysages sont bucoliques, mais ses égouts se déversent directement dans le fleuve 2 kilomètres en amont\u2026 d\u2019une plage.«C\u2019est long», répète le maire Yves Tousignant qui commence à avoir hâte que le problème soit réglé.De retour en politique depuis 2013, il a constaté que le dossier avait peu avancé depuis trente ans.« J\u2019ai été maire dans les années 1980 et on en parlait déjà à l\u2019époque.» Manque de moyens Chez lui comme ailleurs, les projets d\u2019assainissement des eaux ont souvent été mis de côté dans le passé parce que la Ville n\u2019avait pas les moyens de se les payer.Ce sont aussi des projets dont l\u2019impact n\u2019est pas apparent ou tangible ; les citoyens ne lui en parlent pas.« Ils me parlent de la route 132 qui est en mauvais état.C\u2019est vrai, mais je leur réponds qu\u2019il faut s\u2019occuper du dessous avant de s\u2019occuper du dessus.» À Saint-Michel-de-Belle- chasse, près de Lévis, on attend l\u2019évaluation des coûts du projet, explique le directeur général Ronald Gonthier.« La municipalité a fait ses devoirs », dit-il.Si le ministère avait offert des programmes plus généreux dans le passé, ce serait réglé depuis la fin des années 1990, selon lui.À l\u2019autre bout du Québec, en Abitibi, la petite municipalité de La Reine a elle aussi commencé le processus.«On a été accepté au volet 1 du programme », explique le directeur général Daniel Céleste.«Pour l\u2019instant, on a seulement déposé des études.» Mais la petite ville de 150 résidants en a déjà plein les bras avec un problème de contamination de l\u2019eau potable au benzène.Son eau est impropre à la consommation depuis un an et demi.Le Devoir EAUX USÉES Long nettoyage en vue pour les villes Le gouvernement a donné jusqu\u2019en 2020 aux municipalités pour qu\u2019elles cessent de déverser leurs égouts dans les cours d\u2019eau 445, rue St-Sulpice, Vieux-Montréal Téléphone : 514 845-4980 Heures d\u2019ouverture : du lundi au vendredi de 10 h 00 à 18 h 00 les samedis et dimanches de 10 h 00 à 16 h 30 Nous tenons en inventaire agendas, papiers Lalo, papier St-Gilles, cartes, plumes et stylos, albums de photos, articles de bureau, sceaux, cires à cacheter.Papeter ie Casse - Noisette Solde de 20% sur toute la marchandise jusqu\u2019au 25 janvier «La participation du ministère [des Transports] dans ce projet est en évaluation» J E A N - F R A N Ç O I S N A D E A U A u contraire des mauvais garçons, les mauvaises filles n\u2019apparaissent guère comme des figures valorisées dans l\u2019histoire des sociétés.Et pour tant, explique l\u2019historien français David Niget, elles sont celles par qui les révoltes contre les normes sociales se révèlent.D\u2019une certaine manière, elles anticipent même certaines revendications du féminisme, croit-il.« Ce sont des figures de l\u2019émancipation, de la liberté.» Celles que l\u2019on appelle les filles perdues, les incorrigibles, les rebelles, les petites voleuses, les mères célibataires ou les vagabondes, ont été observées globalement sous l\u2019œil de cet historien français de passage à Montréal pour poursuivre des recherches sur ce sujet.Les récits de ces trajectoires individuelles constituent certainement des drames.Mais à force d\u2019individualiser, de ne voir en somme que des histoires personnelles, on oublie la dimension collective que révèlent ces récits individuels.« Il n\u2019y a pas de discours public structuré, néanmoins leurs revendications au quotidien préfigurent, des dizaines d\u2019années avant, les revendications féministes.Notamment ce \u201cMon corps m\u2019appartient\u201d, une revendication très présente chez elles dès la Première Guerre mondiale.» Mais c\u2019est le propre du discours public que de ne pas avoir voulu prendre en compte la dimension politique de ces situations.Ainsi, ces jeunes femmes finissent par échapper à la dimension collective que leur expérience traduit pour tant.« En France ou au Québec, malgré des systèmes juridiques différents, tout cela est très comparable.» Traitement différent Les mauvais garçons ont leurs héros, « les Gavroche et autres ».En revanche, être une mauvaise fille est quelque chose d\u2019infamant dans l\u2019histoire.D\u2019où le fait qu\u2019il est dif ficile de voir apparaître des figures positives de jeunes rebelles dans la littérature ou le cinéma, qui préfèrent montrer les filles en victimes.La maternité hâtive, la folie et la prostitution sont au nombre des sujets étudiés par David Niget, tout comme les chefs de bande, les fugueuses.« Les jeunes filles qualifiées de mauvaises filles font en réalité par tie d\u2019un grand mouvement collectif.» Et reconquérir leur histoire, croit l\u2019historien, permet d\u2019offrir un regard social nouveau, sans pour autant chercher ainsi à en faire de pures victimes ou des héroïnes.«Ces jeunes filles ont néanmoins participé à la construction de dimensions nouvelles de leur société », en remettant notamment en question le rappor t aux normes.« Ce qu\u2019on qualifie de \u201cmauvais\u201d est aussi une métaphore de notre modernité.[\u2026] Il n\u2019y a pas de mauvaises filles en soi.Ce sont les représentations et les discours moraux qui les font, qui les cristallisent et qui disent de la sorte beaucoup de notre société.Je me suis attardé à l\u2019étude des normes religieuses, médicales, sociales, etc., qui font en sorte qu\u2019on détermine qu\u2019ils sont mauvais.» La puissance paternelle Une oie blanche, pure et obéissante, recluse dans l\u2019espace privé de la maison, capable du plus grand respect des interdits parentaux et sociaux : voilà l\u2019image qu\u2019on crée de la jeune fille du XIXe siècle jusqu\u2019à la guerre de 1914.La grande crainte alors est la prostitution, «perçue comme un mal absolu».«La maternité doit être maritale, d\u2019où un grand nombre d\u2019abandons et d\u2019infanticides.» La réponse nouvelle face « aux déviances » : l \u2019enfermement, monacal ou carcéral.Les jeunes filles sont auparavant souvent battues.Mais la délinquance des filles demeure relativement invisible au XIXe siècle puisqu\u2019elle est régulée d\u2019abord dans l\u2019univers familial.Pourtant, explique David Niget, les deux tiers de ces «corrections» en France touchent les filles.La « correction paternelle » règne : les pères peuvent demander sans beaucoup de formalités que son enfant soit enfermée, sans devoir donner des explications.Les insatisfactions du père, énoncées devant un juge, évoquent souvent la nécessité de préserver le capital social de la famille.On ne retient que la parole du père, qui dira souvent que sa fille est un fléau pour la société.Sans plus de formalités, les jeunes filles sont enfermées.De telles mesures, en vigueur jusqu\u2019en 1958, permettent en certains cas de se débarrasser d\u2019individus au nom de la famille ou de la communauté aux frais de l\u2019État.Modernité Dans les années 1920 et 1930, dire d\u2019une jeune fille qu\u2019elle est moderne, en France comme au Québec, n\u2019est pas du tout flatteur.«Le terme est fréquemment utilisé dans la justice montréalaise dans les années 1930.» Il marque un écart à la norme.« Les filles apparaissent alors comme des révélatrices du changement social, dans la mesure où elles s\u2019émancipent.» Mais ces formes d \u2019émanc ipa t ion son t perçues comme problématiques, et surtout pathologiques.« Les rebelles subversives sont qualifiées de perverses », menées par leur corps trop puissant.Le joug paternel est secoué.«Les velléités d\u2019indépendance sont rappelées à l\u2019ordre.» Ce qui entraîne des rébellions dont la justice va encore s\u2019occuper.Au menu des filles enfermées : discipline stricte, travail, aucune éducation, correspondance avec l\u2019extérieur censurée.« Il y aura de véritables mutineries des filles, qui vont séquestrer le personnel et détruire le matériel.Il n\u2019y aura aucune lecture politique de ces événements à l\u2019époque dans la presse.Il y a pourtant un vrai vocabulaire politique qui préside à certaines de ces rébellions », montre l\u2019historien, sans que la société veuille l\u2019entendre.«On parle de jeunes filles caractérielles.» On reproche à plusieurs femmes, selon leurs propres mots, «d\u2019être ce qu\u2019elles sont».De la cellule aux molécules Depuis 1968, la société ne demande plus aux jeunes femmes d\u2019être blanches comme neige, «mais de tout savoir sur leur corps», de le maîtriser.D\u2019une certaine façon, la résistance de ces jeunes filles devant le système social anticipait certains aspects du féminisme, insiste l\u2019historien.« Les mauvaises filles ont profité au féminisme.Plusieurs portaient depuis très longtemps des revendications de maîtrise d\u2019elles-mêmes, de leur capacité de disposer de leur corps».À compter des années 1960, le contrôle des « mauvaises filles » se fait de plus en plus par l\u2019usage de neuroleptiques, qui servent alors d\u2019instances de contrôle social.La molécule chimique prend en quelque sorte la place de la cellule.Maître de conférence à l\u2019Université d\u2019Angers, David Niget a déjà publié un livre consacré à la naissance des tribunaux pour enfants au Québec et en France.Avec sa collègue Véronique Blanchard, il vient de faire paraître une étude richement illustrée intitulée Mauvaises filles.«Les Montréalaises ont été de bonnes mauvaises filles.Elles sont largement comparables aux jeunes filles françaises.» En fouillant désormais les archives à Montréal, il espère donner une suite proprement québécoise à son histoire des «mauvaises filles ».Le Devoir MAUVAISES FILLES, INCORRIGIBLES ET REBELLES David Niget et Véronique Blanchard Éditions Textuel Paris, 2016, 180 pages L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 J A N V I E R 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 4 APPEL PUBLIC DE CANDIDATURES En prévision de l\u2019élection des administrateurs qui formeront son prochain conseil d\u2019administration, le Fonds de solidarité FTQ accueillera, à compter du 6 février 2017, les candidatures du public a?n de pourvoir les quatre postes d\u2019administrateurs qui doivent être élus par les actionnaires à la suite d\u2019un appel public de candidatures.Les personnes qui souhaitent soumettre leur candidature pour un des quatre postes d\u2019administrateurs doivent répondre aux critères d\u2019éligibilité et remplir le formulaire prévu à cet effet.Les dossiers de candidature devront être déposés à compter du 6 février et au plus tard le 31 mars à 16 heures.L\u2019élection des administrateurs se déroulera à l\u2019automne 2017, dans le cadre de la prochaine assemblée générale annuelle des actionnaires du Fonds.Pour en savoir davantage sur les critères d\u2019éligibilité et pour vous procurer le formulaire de mise en candidature, rendez-vous sur notre site Web au www.fondsftq.com/candidatures.Des questions ?Composez le 1 800 567-3663.UN FONDS TOUJOURS À L\u2019ÉCOUTE DE SES ACTIONNAIRES HISTOIRE Attention, mauvaises filles ! COLLECTION PARTICULIÈRE Jeune fille dansant dans une cave à Saint-Germain-des-Prés, 1950 Les mauvaises filles ont profité au féminisme.Plusieurs portaient depuis très longtemps des revendications de maîtrise d\u2019elles-mêmes, de leur capacité de disposer de leur corps.L\u2019historien David Niget « » COLLECTION PARTICULIÈRE Fiche anthropométrique d\u2019une jeune fille de seize ans dressée selon un système de Bertillonnage, le 27 mars 1914 à Paris Une oie blanche, pure et obéissante, recluse dans l\u2019espace privé de la maison, capable du plus grand respect des interdits parentaux et sociaux : voilà l\u2019image qu\u2019on crée de la jeune fille du XIXe siècle jusqu\u2019à la guerre de 1914 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 J A N V I E R 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 5 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 Le Canada reçoit en cadeau le génome du castor Une équipe de généticiens moléculaires de l\u2019Hôpital pour enfants malades de Toronto ont séquencé le génome du castor canadien afin de souligner le cent cinquantenaire du pays.L\u2019équipe de Stephen Scherer précise que la technologie sera utilisée pour mieux cartographier les génomes des familles touchées par l\u2019autisme, afin de déterminer si des mutations génétiques sont derrière le trouble neurologique.Le génome a été séquencé en partie en utilisant l\u2019ADN de Ward, un castor mâle de 10 ans vivant au zoo de Toronto.Sur notre photo, le castor Barklee prend un bain dans un refuge pour animaux de Rochester, aux États-Unis.J O A N B R Y D E N à Ottawa L a nouvelle ministre fédérale des Institutions démocratiques refuse de réitérer la promesse électorale de Justin Trudeau, voulant que le scrutin de 2015 soit le dernier sous le système uninominal majoritaire à un tour.Interrogée à ce sujet jeudi, la ministre Karina Gould s\u2019est seulement engagée à se familiariser avec le dossier.Elle a aussi esquivé une question touchant la promesse de sa prédécesseure, Maryam Monsef, de présenter un projet de réforme électorale d\u2019ici le mois de mai.Le besoin de se renseigner avant de se prononcer sur un tel dossier est plausible et fréquemment évoqué par les ministres récemment entrés en fonction.Or, dans le cas de Mme Gould, le refus de répéter un engagement électoral, pourtant sans équivoque, risque d\u2019alimenter les soupçons envers les véritables intentions du gouvernement de Justin Trudeau.Dès qu\u2019il a fait surface, l\u2019enjeu de la réforme électorale s\u2019est révélé hasardeux pour les libéraux.Le sondage en ligne madémo- cratie.ca, qui prendra fin dimanche, en a fait sourciller plus d\u2019un avec l\u2019absence de toute question directe sur les modes de scrutin.La pénible création du comité chargé d\u2019étudier la question, le penchant libéral pour un système de vote préférentiel et la revendication d\u2019un référendum ont aussi refroidi l\u2019enthousiasme à l\u2019égard d\u2019une coopération entre tous les partis.Le premier ministre lui-même n\u2019a pas répété sa promesse lors d\u2019une assemblée publique tenue à Kingston, en Ontario, jeudi.Une citoyenne se disant d\u2019allégeance libérale lui avait demandé s\u2019il croyait, comme elle, que le système électoral pro- por tionnel serait préférable pour le Canada.« Ce que nous faisons, c\u2019est écouter avec attention les Canadiens, nous regardons les recommandations du comité et nous irons de l\u2019avant pour améliorer notre système électoral d\u2019une manière conforme aux priorités et aux valeurs exprimées par les Canadiens», a répondu Justin Trudeau en anglais.La Presse canadienne RÉFORME DU MODE DE SCRUTIN La nouvelle ministre évite les promesses PETE CASTER THE CHRONICLE / ASSOCIATED PRESS Ça sent les vacances dès que vous entrez dans notre nouvel Espace Air Transat à l\u2019aéroport Montréal-Trudeau, d\u2019où partent la plupart de nos vols.Ici, attendre votre embarquement n\u2019aura jamais été aussi agréable, car entre boutiques et restos, une installation multimédia signée Moment Factory vous plonge au cœur de notre univers de voyage ludique et inspirant.Air Transat ensoleille votre expérience à l\u2019aéroport Meilleure ligne aérienne vacances en Amérique du Nord airtransat.com/fr-CA/aeroport-montreal-trudeau Ottawa \u2014 Le Canada, sixième producteur mondial de pétrole, doit « mettre un terme progressivement » à l\u2019exploitation des sables bitumineux d\u2019Alber ta et cesser sa « dépendance » aux hydrocarbures, a plaidé vendredi son premier ministre Justin Trudeau.« On ne peut pas fermer [les mines] de sables bitumineux demain.On doit y mettre un terme progressivement », a déclaré le dirigeant libéral lors d\u2019une rencontre en Ontario avec des citoyens.« Nous devons préparer la transition pour rompre notre dépendance aux énergies fossiles », a-t-il ajouté, tout en soulignant que « cela prendra du temps».Il répondait à une question portant sur sa décision, fin novembre, d\u2019autoriser l\u2019augmentation de la capacité de deux oléoducs dans l\u2019ouest du pays.Leur modernisation va accroître de près d\u2019un million de barils par jour la capacité à l\u2019export du pays.L\u2019environnement prime «On ne peut pas choisir entre l\u2019environnement et l\u2019économie», a affirmé en outre M.Trudeau, convaincu de pouvoir concilier la lutte contre le réchauf fe- ment climatique et la croissance économique.Engagé à réduire les émissions canadiennes de gaz à effet de serre conformément à l\u2019accord de Paris, ratifié par le Canada, M.Tr udeau a ainsi annoncé cet automne une taxe nationale sur le carbone en vigueur en 2018, avec l\u2019appui de l\u2019Alberta, province où est concentrée l\u2019industrie pétrolière.Les conservateurs s\u2019opposent L\u2019opposition conservatrice a immédiatement condamné les propos du premier ministre.« Si M.Trudeau veut fermer les sables bitumineux d\u2019Al- ber ta, et ma ville d\u2019origine, qu\u2019il soit aver ti : i l devra d\u2019abord me passer dessus et sur les quatre millions d\u2019habitants de l\u2019Alber ta » , a lancé dans un communiqué Brian Jean, député conservateur de Fort McMurray, capitale pétrolière du pays.Les sables bitumineux sont décriés pour le coût économique et environnemental de leur extraction.Présent sous forme sablonneuse dans le sous-sol de la forêt boréale, le pétrole est produit au terme d\u2019un long processus polluant et énergivore.Ce pétrole n\u2019est rentable que si le cours mondial du baril est élevé.En octobre et en décembre, deux géants des hydrocarbures, Shell puis Sta- toil, ont d\u2019ailleurs décidé de se désengager des sables bitumineux canadiens.Agence France-Presse CANADA Il faudra, à terme, cesser d\u2019extraire les sables bitumineux, affirme Trudeau A 7 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 J A N V I E R 2 0 1 7 A 6 L U C E J U L I E N Rédactrice en chef, Le Devoir N ous avons emménagé au 1265 de la rue Berri avec enthousiasme et fébrilité.De nouveaux lieux et une organisation du travail repensée en fonction des besoins d\u2019un média de 2017.Le Devoir fut un précurseur au Québec, ayant été parmi les premiers quotidiens à créer un site Internet.Comme tous les médias du monde, Le Devoir doit toutefois se réinventer dans cet univers numérique tout en préservant jalousement son identité.Il reste un observateur privilégié d\u2019un monde en mutation et un défenseur de l\u2019avancement politique, culturel, social et économique de la société québécoise.Un média indépendant ancré dans ses valeurs profondes de rigueur et de qualité.Le Devoir est plus qu\u2019un journal.Son contenu se décline sur toutes ses plate- formes numériques avec une touche spécifique pour chacune d\u2019elles.Ce qui séparait ou définissait traditionnellement les médias les uns des autres s\u2019amenuise graduellement.L\u2019écrit n\u2019appartient plus seulement aux quotidiens, la vidéo et la diffusion en direct d\u2019un événement ne sont plus l\u2019apanage des télédiffu- seurs, chacun s\u2019appropriant des formats et des moyens de diffusion propres à l\u2019autre.Les citoyens ont aussi changé leur façon de s\u2019informer.Plus d\u2019une personne sur deux consulte désormais ses nouvelles par l\u2019entremise de son téléphone.C\u2019est pourquoi Le Devoir a lancé tout récemment son application mobile, afin d\u2019atteindre tous les publics et de faire rayonner sa marque auprès du plus grand nombre.Le journalisme et les entreprises de presse traversent une crise profonde depuis plusieurs années, ce qui nous force à nous adapter, à faire preuve de créativité et à participer à ce grand bouleversement.Paradoxalement, nous vivons une ère palpitante.J\u2019ose souvent af firmer \u2014 même si ce n\u2019est pas très à la mode \u2014 que, si j\u2019avais le choix d\u2019amorcer ma carrière en journalisme aujourd\u2019hui plutôt qu\u2019il y a 30 ans, j\u2019opterais sans hésitation pour maintenant.Nous avons accès comme jamais, pour qui veut s\u2019informer, à une quantité phénoménale d\u2019informations \u2014 pas toutes de qualité, j\u2019en conviens.D\u2019un simple clic, nous pouvons lire des articles du Monde, du New York Times, de la BBC, et confronter les points de vue ou les reportages sur un même sujet.Cela dit, les menaces et les dérives qui pèsent aujourd\u2019hui sur le journalisme, et par le fait même sur la démocratie, n\u2019en sont pas moins présentes.Des journalistes se font tuer ou emprisonner en exerçant leur métier, des policiers s\u2019arrogent le droit de les surveiller et des médias s\u2019éteignent parce que leur modèle d\u2019af faires est brisé.À l\u2019ère des algorithmes et de la post-vérité, il devient difficile de discerner le vrai du faux, et de plus en plus de citoyens doutent de la crédibilité des médias.Dans cette mer agitée d\u2019informations contradictoires, de faussetés et de demi- vérités, nous avons besoin plus que jamais de repères, de médias sérieux et rigoureux qui croient à l\u2019essence même du journalisme et à son importance dans une société libre et démocratique.Phénomène intéressant : malgré les critiques acerbes envers les médias américains à la suite de l\u2019élection présidentielle, le New York Times, le Washington Post, NPR et The Atlantic, entre autres médias, ont vu leurs dons et leurs abonnements bondir.Comme si on avait compris que la démocratie avait un prix et que le soutien financier des citoyens à un média de qualité était crucial.Il en va de même pour Le Devoir.Il a besoin de vous.Le Devoir d\u2019aujourd\u2019hui 6 h La ville s\u2019éveille à peine, mais le travail est déjà commencé sur les plates-formes numériques du Devoir, où Laurence Clavel, dès 6 h, marque le réveil de la salle de rédaction et met en ligne les premiers gros titres du matin.Dès le saut du lit, le 10 janvier 2017, l\u2019essentiel de l\u2019actualité défile sur les diverses plates-formes du Devoir.Car depuis déjà 24 heures, toute une équipe est à l\u2019œuvre pour produire un journal renouvelé au fil de la journée 10 h 30 Aux premières loges de l\u2019actualité, les enjeux énergétiques sont suivis de près par notre reporter à l\u2019environnement Alexandre Shields, notamment les projets de transport pétrolier qui se dessinent aux pourtours de la métropole.15 h Avec Jacques Nadeau, photographe depuis 25 ans au Devoir, chaque photo se passe de mots.Pas un politicien n\u2019échappe à la sagacité de son objectif.16 h 30 Avec 1 154 000 lecteurs sur ces diverses plateformes chaque semaine, le seul quotidien indépendant au Québec rejoint un lectorat composé à 38 % de jeunes de 18 à 39 ans et à 43 % d \u2019 u n i v e r s i t a i r e s .L\u2019équipe de la publicité s\u2019assure de promouvoir auprès de nos annonceurs cette particularité de notre lectorat.11 h Presque la mi-journée! Pascal Élie achève de griffonner son grincheux du jour, dont les propos grinçants font irruption chaque midi sur le mobile.13 h Actualités urbaines, société, science, politique nationale et internationale : travailler au Devoir requiert une polyvalence de tous ses journalistes et pupitreurs.15 h 30 Attacher les fils entre les besoins de la rédaction et ceux des publicitaires, s\u2019assurer de la bonne santé de l\u2019armada informatique du Devoir, c\u2019est le boulot quotidien du directeur de production, Christian Goulet.15 h Tombée en vue des cahiers du week-end : le silence se fait plus lourd dans la salle de rédaction.Exercices de pirouettes à venir pour concilier travail et famille et accoucher à temps d\u2019un texte sur la rentrée en danse.11 h 45 L\u2019analyse des chroniqueurs du Devoir vient aiguiser la couverture des divers événements de l\u2019actualité.De passage au Devoir, le chef du Par ti québécois, Jean-François Lisée, subit les doubles tirs de Michel David, tant à la table éditoriale qu\u2019en entrevue devant la caméra, diffusée sur le Web.11 h 30 La fabrication des cahiers du samedi se poursuit tout au long de la semaine, en plus de celle de l\u2019édition du jour.Textes, critiques et chroniques de nos collaborateurs ainsi que photos déboulent sur les écrans avant leur mise en page par les pupitreurs.Au menu cette semaine, la rentrée littéraire de l\u2019hiver 2017 s\u2019écrit dans de drôles de mots: «Insécurité», «guerre», «mensonge»\u2026 « Encore Trump ! » « Misère.Je n'existe plus! » 8 h Journalistes et autres employés du Devoir amorcent leur journée dans les nouveaux quartiers du journal, rue Berri.Après avoir niché 25 ans rue De Bleury, le quotidien vient tout juste d\u2019intégrer ses bureaux du Quartier latin, en plein cœur de la métropole.10 h 15 Sur le terrain, les re- por ters sont déjà à l\u2019œuvre pour couvrir divers événe- ments, faire des entrevues, des reportages.8 h 15 Pendant que les chefs de division préparent l\u2019af fectation des journalistes sur le terrain, le téléphone ne dérougit pas à la rédaction.Secrétaire de rédaction, Amélie Gaudreau aiguille les demandes, expédie courriels, lettres, communiqués à tout un chacun.Et, oui, répond de vive voix aux appels de nos lecteurs, même aux plus exigeants.« Non, ceci n\u2019est pas un répondeur ! » « Passons maintenant à la période de questions des journalistes.» Le Devo ir dans tous ses états « Et des extraits vidéo sur le numérique.» «Dès 21 h, on \u201ctwitte en direct\u201d sur le discours d\u2019Obama.» « Ça prend des bios sur chacun des nouveaux ministres » « Ouiiiii ?» « Non, Madame, Adib AlKhalidey n\u2019est pas journaliste au Devoir ! » 9 h Au service à la clientèle, on répond à de nombreux appels.Surtout depuis le lancement de la nouvelle application mobile du Devoir.10 h Gros menu aujourd\u2019hui.Remaniement ministériel à Ottawa, discours d\u2019adieu d\u2019Obama.Rédactrice en chef, directeurs de l\u2019information et chefs de division jettent sur papier les priorités de couverture, après discussion sur Skype avec les correspondants à Québec, à Ottawa ou à Paris.« Grouil le, l \u2019artiste.J\u2019ai un publ ic qui m\u2019attend, moi , Monsieur ! » « Même dans ce présent médiocre, Kim Thúy, elle, voit émerger le mot \u201cespoir\u201d » « Encore une question piège de David ! » « Combien de pages demain, Christian ?» « Nos lecteurs sont les plus vifs de tous, les plus branchés sur leur monde.» «Tchak, tchak, tchak ! » « ?» P H O T O S : J A C Q U E S N A D E A U , G U I L L A U M E L E V A S S E U R E T A N N I K M H D E C A R U F E L L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 J A N V I E R 2 0 1 7 A 8 Le Devoir dans tous ses états 16 h 45 Loin d\u2019être une copie carbone sur ses multiples plateformes, le journal revêt un visage unique sur le papier et dans chacun de ses habits numériques, pensés par une équipe de pupitreurs au quotidien.En plus de mettre en page l\u2019édition du jour, ceux-ci ficellent au fil de la semaine les dossiers, les cahiers Week-End, Économie, Perspectives, Plaisirs, Culture, Livres, ainsi que les cahiers spéciaux.18 h Plus d\u2019une cinquantaine de textes passent sous leur loupe chaque jour, et deux fois plus lors de l\u2019édition du week-end.Anglicismes, syntaxe boiteuse et pièges de la langue de Mo- lière sont passés au crible par les correctrices du Devoir.21 h L\u2019équipe du numérique assure une veille de tous les instants jusqu\u2019en fin de soirée des nouvelles de dernière heure sur LeDevoir.com, notre version mobile et les réseaux sociaux.Au même moment, une tout autre édition du Devoir, enrichie en photos et en hyper- liens, se concocte sur la tablette numérique, disponible aux abonnés dès 1 heure du matin.Pour ses 107 ans, l\u2019équipe du Devoir lève un verre à ses amis lecteurs, grâce à qui le journal d\u2019Henri Bourassa se réinvente au quotidien depuis 1910.Santé ! 23 h 30 À l\u2019imprimerie, les presses roulent dès 23 h30 pour s\u2019assurer que le journal soit livré à temps par camion dans toutes les régions du Québec, de Gatineau à Rimouski.22 h 14.10 janvier.Diffusion en direct des meilleurs extraits du discours d\u2019Obama et couverture en temps réel sur Twitter et sur le Web.17 h Chefs de division et pupitreurs sont réunis à 17 h pour l\u2019étape décisive qui signera la facture définitive du journal, de sa manchette et de la configuration des différents cahiers.Le visage du Devoir du lendemain prend déjà forme.Discours historique oblige, la une revient à Obama.« Mais qui a eu cette foutue idée de photoroman ?» « E n g a g e z - v o u s , qu\u2019y disait ! » « Yes we can ! » « Yes we did ! » « Longue vie au Devoir! » « Bonne fête ! » «Le Devoir, ça fait toujours bonne impression! » « Président désigné\u2026 président élu\u2026 futur président, mais pas encore président ! » L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 J A N V I E R 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 9 DEMANDES DE DÉMOLITION Les personnes intéressées sont priées de noter que, conformément au Règlement sur la démolition d\u2019immeubles (CA-24-215), le Comité d\u2019étude des demandes de démolition se réunira le 30 janvier 2017, à 18 h 00, à la salle du conseil d\u2019arrondissement située au rez-de-chaussée du 800, boulevard De Maisonneuve Est, afin de statuer sur des demandes de certificat d\u2019autorisation de démolition relatives aux bâtiments portant les numéros : - 1381 à 1383, rue La Fontaine et 1390, rue Duhamel, et sur un projet de réutilisation du sol prévoyant la construction d\u2019un immeuble résidentiel de 3 étages comportant 6 appartements; - 965 à 971, rue Saint-André, et sur un projet de réutilisation du sol prévoyant la construction d\u2019un immeuble résidentiel de 4 étages comportant 25 studios.Toute personne désirant s'opposer à la délivrance d\u2019un certificat d\u2019autorisation de démolition doit, dans les 10 jours de la publication du présent avis ou de l'affichage d\u2019un avis sur l\u2019immeuble concerné, et au plus tard le 24 janvier 2017, faire parvenir une opposition motivée à l'adresse suivante : « Demande de démolition » a/s de Me Domenico Zambito Secrétaire d\u2019arrondissement Ville de Montréal Arrondissement de Ville-Marie 800, boul.De Maisonneuve Est, 19e étage Montréal (Québec) H2L 4L8.Montréal, le 14 janvier 2017 Le Secrétaire d\u2019arrondissement Me Domenico Zambito AVIS PUBLIC AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.AVIS PUBLIC AVIS DE PRÉSENTATION D'UN PROJET DE LOI D'INTERET PRIVÉ CONCERNANT CERTAINS PROPRIÉTAIRES DU UNITY I Avis est par les présentes donné que Me Anouk Bouyssou notaire, présentera devant l'Assemblée nationale du Québec un projet de loi d'intérêt privé ayant notamment pour objet : - De corriger des défauts d'avis pour des ventes de fractions d'un immeuble étant un bien culturel reconnu aux termes de la Loi sur les biens culturels, soit le Unity I situé au 454 rue de la Gauchetière Ouest à Montréal.Toute personne qui a des motifs d'intervenir sur ce projet de loi d'intérêt privé doit en informer le directeur de la législation de l'Assemblée nationale à l'adresse suivante : Direction générale des affaires juridiques et parlementaires -, Assemblée nationale Edifice Pamphile-Le-May 1035, rue des Parlementaires, 3e étage, bureau 3.55 Québec Québec, G1A1A3 Laval, le 13 décembre 2016.Me Anouk Bouyssou notaire 3940 Saint-Martin Ouest, Laval, Québec, H7T 1B6 C A N A D A PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LAVAL DANS LA CAUSE 540 22-023368-151 BANQUE ROYALE DU CANADA Partie demanderesse c.PASCALE BOUCHER Partie défenderesse AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à PASCALE BOUCHER de vous présenter au greffe de la Cour du Québec du district judiciaire de Laval situé au 2800, Boulevard Saint-Martin Ouest, Laval, afin de recevoir un Avis d\u2019Hypothèque Légale résultant d\u2019un jugement (Articles 2724 et 2730 du Code civil du Québec), Attestation de l\u2019avocat (Articles 2991 et 2993 C.c.Q.) et Jugement, qui a été laissée à votre attention.Le présent avis est publié à la demande de Denis Vanasse, huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier le présent Avis d\u2019Hypothèque Légale résultant d\u2019un jugement (Articles 2724 et 2730 du Code civil du Québec).Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Laval, le 9 janvier 2017 Denis Vanasse, Huissier de justice Avis public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à Daniel Desroches de vous présenter au greffe de la Cour supérieure du district de Montréal situé au 1, rue Notre-Dame Est, Montréal, Québec afin de recevoir la Demande introductive d\u2019instance incluant un Avis de présentation et une Demande introductive d\u2019ins - tance modifiée incluant un Avis de présentation modifié et une Lettre qui y ont été laissés à votre attention dans le numéro de cause 500-11-051739-163.Prenez avis que la Demande sera présentée pour adjudication le 24 janvier 2017 à 9h00 en salle 16.10 au palais de justice de Montréal.Le présent avis est publié à la demande d\u2019Hugo Doucet, huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier le présent document.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Montréal, le 11 janvier 2017 Lucie Meunier, huissière Avis public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à Michael Konstantakakos de vous présenter au greffe de la Cour du Québec du district de Montréal situé au 1, rue Notre-Dame Est dans les 30 jours afin de recevoir la Demande introductive d\u2019instance incluant un Avis d\u2019assignation qui y a été laissée à votre attention dans le numéro de cause 500-22-235705-160.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019Avis d\u2019assignation qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande de Rino Rinaldi, huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier le présent document.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Montréal, le 10 janvier 2017 Lucie Meunier, huissière Avis public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à Keith Michael de vous présenter au greffe de la Cour du Québec du district de Montréal situé au 1, rue Notre- Dame Est, Montréal, Québec dans les 30 jours afin de recevoir la Demande introductive d\u2019instance en réclamation de salaire impayé incluant un Avis d\u2019assignation qui y a été laissée à votre attention dans le numéro de cause 500-22- 235803-163.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019Avis d\u2019assignation qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande de Rino Rinaldi, huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier le présent document.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Montréal, le 11 janvier 2017 Lucie Meunier, huissière Avis public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à un représentant de 9267-6238 Québec Inc et Marco Gustiniani de vous présenter au greffe de la Cour supérieure du district de Montréal situé au 1, rue Notre-Dame Est, Montréal, Québec dans les 30 jours afin de recevoir la Demande introductive d\u2019instance modifiée incluant un Avis d\u2019assignation qui y a été laissée à votre attention dans le numéro de cause 500-17-096065- 167.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019Avis d\u2019assignation qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande de Tanya Wiseman et François Doyon, huissiers, qui ont tentés sans succès de vous signifier le présent document.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Montréal, le 10 janvier 2017 Lucie Meunier, huissière AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que Fernand VERVILLE, en son vivant domicilié au 100 rue Alexis, Saint-Alphon- se-de-Rodriguez, Québec, J0K 1W0, est décédé à Saint-Al- phonse-de-Rodriguez, le vingt- sept (27) juillet deux mille seize (2016).Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, au 386 rue des Vosges, Laval, Québec, H7K 3G9.Donné ce onze (11) janvier deux mille dix-sept (2017).Sylvain VERVILLE, liquidateur Dans l\u2019affaire de la faillite : Avis est par les présentes donné que la faillite de : 9555536 Canada inc.Situé au : 2405, rue Fleury Est, Montréal, Québec.H2B 1L1 est survenue le 05-01-2017, et que l\u2019assemblée des créanciers sera tenue le 20-01-2017 à 14:00 Au: 920-110, boul.Crémazie Ouest, Montréal, Québec.H2P 1B9 Jean Fortin & Ass.Syndics Inc.Tél.450-442-3260 JeanFortin.com Commission d\u2019enquête sur la protection de la confidentialité des sources journalistiques Avis est donné par la présente à toutes les personnes intéressées La Commission d\u2019enquête sur la protection de la confidentialité des sources journalistiques a établi ses bureaux au 500, boul.René-Lévesque Ouest, 9e étage, bur.9.100, C.P.38, Montréal (Québec) H2Z 1W7.La Commission a publié ses règles de procédure et de fonctionnement le 10 janvier 2017.Elles sont disponibles sur le site Internet de la Commission à l\u2019adresse suivante : cepcsj.gouv.qc.ca Fait à Montréal, ce 14 janvier 2017 Johanne Dumont Secrétaire et administratrice principale Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES HEURES DE TOMBÉE ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR La ville de Percé mise beaucoup sur la beauté de son littoral pour attirer les touristes.Or, des infrastructures majeures, comme la promenade longeant la rive et le quai, ont subi des dégâts importants au cours des derniers jours.T okyo \u2014 Les travaux d\u2019une équipe japonaise réalisés dans des conditions proches de celles du noyau terrestre confirment que le silicium pourrait bien être le mystérieux élément manquant dans la connaissance de la composition du noyau interne, appelé aussi graine.Les scientifiques s\u2019accordent pour dire que la graine est composée de quelque 85 % de fer et de 10% de nickel, tandis que les éléments légers que sont le soufre, l\u2019oxygène et le silicium sont les principaux candidats pour les 5% restants.Selon le géophysicien Eiji Ohtani et son équipe de l\u2019Université de Tohoku, le silicium arrive largement en tête.Son équipe de chercheurs a mené des expériences sur des alliages de fer et de nickel mélangés à du silicium en les soumettant en laboratoire à des conditions de température et de pression élevées.Elle a ainsi constaté que les observations aux rayons X de ce mélange correspondaient aux données obtenues par l\u2019analyse des variations de vitesse des ondes sismiques dans l\u2019observation du noyau terrestre.« Nos dernières expériences laissent penser que les 5 % restants du noyau terrestre sont composés essentiellement de silicium», a déclaré M.Ohtani à l\u2019AFP mercredi.Il estime qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019oxygène dans le noyau interne de la Terre, en raison de la dif ficulté pour l\u2019oxygène d\u2019y cristalliser.Ces travaux, qui ont été présentés lors d\u2019un congrès scientifique à San Francisco en décembre, ont la par ticularité d\u2019avoir été effectués à environ 2700 degrés centigrades, soit à mi-chemin de la température réelle de la graine, qui est de quelque 5200 degrés, et à haute pression, a indiqué vendredi à l\u2019AFP James Badro, qui, avec ses collègues de l\u2019Institut de physique du globe de Paris, était arrivé, il y a une dizaine d\u2019années, à la même conclusion concernant le silicium dans la graine.L\u2019expérience française avait été réalisée à température ambiante en extrapolant les données recueillies.Le secret des origines La connaissance du noyau terrestre contribue à celle des origines de notre planète.« C\u2019est une boîte noire, c\u2019est un enregistreur de ce qui s\u2019est passé il y a 4,5 milliards d\u2019années», résume M.Badro.Plus les objets se forment près du soleil, moins ils contiennent d\u2019oxyde de fer (et donc d\u2019oxygène) et, à l\u2019inverse, quand ils sont formés d\u2019éléments riches en oxygène, ils proviennent de régions éloignées du Soleil, explique-t-il.Les quantités de silicium et d\u2019oxygène dans le noyau sont directement liées à la composition de ces objets.« C\u2019est toute la question de nos origines, des ingrédients desquels s\u2019est formée la Terre, de son évolution et de sa capacité in fine à être une planète habitable», dit-il.La Terre est segmentée en trois enveloppes concentriques de tailles dif férentes : la croûte sur laquelle vivent végétation et animaux, le manteau composé de roches à haute température, et le noyau (noyau interne ou graine et noyau externe), composé de métal riche en fer.Agence France-Presse SCIENCES L\u2019élément manquant du noyau terrestre est identifié A L E X A N D R E S H I E L D S A lors que des intempéries particulièrement dévastatrices viennent de frapper la Côte-Nord et la Gaspésie, le gouvernement Couillard a confirmé vendredi qu\u2019il finance une étude pour mieux comprendre le phénomène de l\u2019érosion côtière, dans un contexte de bouleversements climatiques.Par la voie d\u2019un communiqué publié vendredi peu avant 17 h, le ministre de l\u2019Environnement, David Heurtel, a ainsi annoncé qu\u2019une entente contractuelle de 3,5 millions de dollars a été conclue avec l\u2019Université du Québec à Rimouski (UQAR).Selon les termes de celle-ci, des chercheurs réaliseront « une étude de vulnérabilité à l\u2019érosion», qui inclura 88 municipalités côtières situées dans le Bas-Saint-Laurent, sur la Côte-Nord, en Gaspésie et aux îles de la Madeleine.L\u2019étude en question, qui s\u2019échelonnera sur les trois prochaines années, devrait aussi permettre d\u2019analyser « dif fé- rentes options d\u2019adaptation pour réduire les vulnérabilités des communautés et de développer des outils pour soutenir la planification d\u2019aménagement et de protection du territoire».Appels à l\u2019action La nouvelle avait déjà été ébruitée en par tie vendredi matin par Radio-Canada.Elle a été confirmée par le ministre David Heurtel, qui a précisé la question du financement, lequel proviendra du Fonds vert, selon ce qu\u2019on peut lire dans le communiqué gouvernemental.Le contrat qui scelle l\u2019entente annoncée vendredi avait déjà été signé en décembre.« Le gouvernement du Québec est en action pour trouver des solutions concrètes, inno- vantes et modernes afin de lutter ef ficacement contre les effets des changements climatiques, a soutenu le ministre Heurtel, toujours par voie de communiqué.[\u2026] Cette étude est fort attendue par toutes les municipalités du Québec, et nous sommes fiers de par tici- per à sa réalisation en collaboration avec les acteurs locaux et régionaux.» Il faut dire que les acteurs politiques de la Gaspésie et de la Côte-Nord ont multiplié les appels à l\u2019action gouvernementale au cours des derniers jours, après des tempêtes, des vents et de fortes marées qui ont causé de lourds dégâts à des résidences et des infrastructures stratégiques, dont le quai de Percé.« Percé, ce n\u2019est pas beau à voir aujourd\u2019hui », a d\u2019ailleurs fait valoir jeudi le député péquiste de la circonscription de Gaspé, Gaétan Lelièvre.« Ce n\u2019est plus un phénomène d\u2019érosion: c\u2019est Beyrouth», a-t-il illustré.Une partie de la route 132, qui longe littéralement le Saint- Laurent, avait aussi été endommagée en décembre dernier.Le ministre responsable de la Gaspésie et des îles de la Madeleine, Sébastien Proulx, s\u2019est d\u2019ailleurs rendu à Percé vendredi afin de constater de visu l\u2019ampleur des dégâts infligés à la petite municipalité.Malgré les demandes du député Gaétan Lelièvre pour la formation d\u2019une « cellule de crise », le ministre a refusé de s\u2019engager à mettre en place une telle structure.Il a simplement souligné l\u2019importance de «concerter» les efforts.Changements climatiques Une chose est par ailleurs de plus en plus acquise : les intempéries qui frappent le golfe et l\u2019estuaire du Saint-Laurent risquent d\u2019avoir des impacts de plus en plus importants, en raison du recul des glaces hivernales provoqué par les bouleversements climatiques.Les impacts des bouleversements climatiques risquent d\u2019avoir des effets dévastateurs et très coûteux pour des milliers de kilomètres de côtes du Québec, concluaient l\u2019an dernier trois études scientifiques coordonnées par le consortium Ouranos.L\u2019analyse menée par Oura- nos et des chercheurs de l\u2019Université du Québec à Ri- mouski (qui suivent l\u2019évolution des côtes sur une base annuelle) évalue ainsi que l\u2019érosion des côtes pourrait « mettre en danger des milliers de bâtiments publics et privés, mais aussi des infrastructures routières et ferroviaires », pour des pertes totales évaluées à plus de 1,5 milliard d\u2019ici 50 ans.Ce chif fre peut toutefois être considéré comme prudent, dans le contexte où il ne tient pas compte des impacts indirects des changements climatiques sur l\u2019économie régionale, la santé, le tourisme et les écosystèmes.Le Devoir Le gouvernement québécois finance une étude sur l\u2019érosion côtière C\u2019est une boîte noire, c\u2019est un enregistreur de ce qui s\u2019est passé il y a 4,5 milliards d\u2019années Le chercheur James Badro, au sujet du noyau terrestre « » L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 J A N V I E R 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 10 F A B I E N G O U B E T D e toutes les résolutions de nouvelle année, celle de se remettre au sport figure sans doute en haut de la liste.Rechausser les souliers de course, enfiler ce maillot décidément un peu étroit et aller brûler des calories est en effet un des meilleurs moyens de prendre soin de sa santé.Attention toutefois à ne pas transformer les bénéfices en risques, rappelle une étude parue en fin d\u2019année dans la revue scientifique Circulation.S\u2019intéressant aux facteurs de déclenchement des infarctus du myocarde, les auteurs concluent que les efforts physiques intenses et l\u2019état d\u2019énervement durant la pratique sportive peuvent accroître le risque de subir un tel accident, du moins chez les personnes à risque.Large échantillon Alors que les études habituellement publiées sur ce sujet se contentent d\u2019échantillons modestes de participants au sein d\u2019un unique pays, souvent occidental, les présents travaux ont été menés auprès de 12 461 hommes et femmes vivant dans 52 pays et ayant récemment subi leur premier accident cardiaque.L\u2019objectif des médecins était de comprendre quels facteurs avaient pu déclencher un tel accident chez ces patients, en s\u2019intéressant notamment à leur activité physique et à leur état émotionnel durant les quelques jours ayant précédé les faits, sans biais lié à un mode de vie particulier.Le lendemain ou le surlendemain de l\u2019accident, chaque personne a rempli un questionnaire standardisé dont le but était de déterminer si elle avait fait des efforts intenses ou était dans un état d\u2019énervement ou de stress particulier durant l\u2019heure ayant précédé l\u2019attaque, ainsi que la veille à la même heure à titre de comparaison.De nombreuses autres données concernant l\u2019âge, l\u2019origine ethnique, le régime alimentaire, le niveau d\u2019éducation ou encore l\u2019hygiène de vie ou les antécédents familiaux ont également été collectées.Puis les chercheurs ont lancé leurs analyses statistiques.Un risque doublé Ils ont ainsi mis en évidence que les efforts intenses sont associés à un risque accru d\u2019accident du cœur : il serait 2,31 fois plus important lorsqu\u2019on transpire à grosses gouttes.Même chose lorsqu\u2019on est particulièrement énervé : le risque est multiplié par 2,44.Et en combinant l\u2019ef fort intense et le stress, il est alors triplé comparé à la veille.Quant aux autres facteurs pris en considération, ils n\u2019ont pas fait varier ces résultats.Comment interpréter ces conclusions a priori en contradiction avec les recommandations médicales ?« Les résultats sont à manier avec précaution », avance perplexe Gérald Gremion, médecin du sport au Centre hospitalier universitaire de Lausanne (CHUV).Et le spécialiste d\u2019expliquer que le type d\u2019ef for t, explosif ou d\u2019endurance, n\u2019est par exemple pas pris en compte.Ils ont pourtant leur importance.Si les premiers peuvent contribuer à un risque accru d\u2019infarctus, les seconds, en revanche, permettent la sécrétion d\u2019endorphines, à l\u2019effet protecteur.« Les problèmes cardiaques aigus surviennent le plus souvent pendant un effort, donc, oui, le sport peut tuer, mais il ne faut pas oublier qu\u2019il protège avant tout ! » Cardiologue au CHUV, Vincent Gabus confirme que « l\u2019association du stress et du sport augmente le risque de subir un infarctus immédiatement après l\u2019effort, mais encore faut-il quantifier ce risque : on ne meurt pas dès qu\u2019on fait du sport ou qu\u2019on est stressé ! Ces deux facteurs restent quoi qu\u2019il arrive beaucoup moins importants que les facteurs de risque habituels que sont l\u2019obésité, le tabac et la sédentarité ».Ce que l\u2019étude met en évidence, c\u2019est que stress et spor t constituent ce que les spécialistes appellent un « trigger» (déclencheur en français) d\u2019infarctus.Y aller mollo Les auteurs ne se sont pas penchés sur les mécanismes physiologiques impliqués dans les infarctus analysés.Les efforts et les émotions intenses « accélèrent la fréquence cardiaque, ce qui finit par augmenter la pression artérielle par vasoconstriction, explique Gérald Gremion.Au final, cela peut boucher les vaisseaux sanguins cardiaques et déclencher un infarctus».« C\u2019est une étude observationnelle, avec les limites que cela implique, ajoute Vincent Gabus.Il faut par exemple garder en tête que les patients de l\u2019échantillon ont tous subi une crise cardiaque et sont donc considérés comme à risque.» Chez de tels patients, autrement dit des personnes sédentaires depuis une longue période, ou diabétiques, obèses, ou encore fumeurs, les efforts violents sont donc à proscrire, en particulier en cas de stress.Les deux médecins sont formels, une activité sportive régulière et modérée ne présente aucun risque pour la santé.«Nous conseillons aux personnes qui reprennent le sport après des années d\u2019inactivité d\u2019y aller progressivement », explique Vincent Gabus.«Lors d\u2019une journée stressante au travail, se dépêcher d\u2019aller se défouler à la salle de fitness ou au squash durant la pause déjeuner n\u2019est pas la meilleure idée : mieux vaut y aller en soirée, lorsque le stress est retombé », ajoute Gérald Gremion.Le Temps Sport et stress, un dangereux cocktail Les efforts physiques intenses et un état d\u2019énervement peuvent déclencher des crises cardiaques chez les personnes à risque ISTOCK Chez des personnes sédentaires depuis une longue période, ou diabétiques, ou obèses, ou encore fumeuses, des ef forts violents en cas de stress sont plus risqués.1 866 506 4095 Départs de Montréal.Le solde « Un million d\u2019économies sur les vacances ensoleillées » est une off re d\u2019une durée limitée qui s\u2019applique aux nouvelles réservations faites entre le 14 et le 20 janvier 2017 (inclusivement) ou jusqu\u2019à écoulement des stocks sur une sélection de départs.L\u2019off re ne peut être jumelée à aucune autre off re promotionnelle, peut changer et peut être retirée à tout moment sans préavis.Les vols sont sur Sunwing Airlines ou Jetairfl y.Le service en vol varie selon l\u2019heure de vol et la destination.Pour les modalités et conditions complètes, veuillez vous référer à la brochure de Vacances Sunwing 2016-17.Titulaire d\u2019un permis du Québec #702928.| 14012017 UNE PLAGE PARFAITE n\u2019est que le commencement UN MILLION D\u2019ÉCONOMIES Des aubaines imbattables off rant des millions de dollars en économies! Réservez d\u2019ici le 20 janvier Envolez-vous avec le n°1 au Canada dans le sud L I A L É V E S Q U E L e Barreau s\u2019inquiète sérieusement de l\u2019impasse qui persiste dans les négociations entre le gouvernement du Québec et ses juristes.Il craint notamment l\u2019allongement des délais déjà problématiques devant les tribunaux.De plus, le processus législatif est ralenti à l\u2019Assemblée nationale, puisque des membres des Avocats et notaires de l\u2019État québécois (LANEQ) rédigent les règlements et les projets de loi.Au cours d\u2019une entrevue vendredi, la bâton- nière du Québec, Me Claudia P.Prémont, a dit souhaiter ardemment que les parties reprennent la négociation, pour leur bien et celui du public.« Après trois mois, lorsqu\u2019on parle de tout ce qu\u2019ils ont à faire, et particulièrement par rapport aux tribunaux administratifs, où il y a un volume important, on s\u2019inquiète beaucoup de l\u2019impact postconflit et du fait qu\u2019il y aura des dossiers, qui sont remis aujourd\u2019hui, et qui vont être entendus, mais beaucoup plus tard.Pour le citoyen, pour la population, je crois qu\u2019il y a lieu de s\u2019inquiéter», a opiné Me Prémont.Bien que le Barreau du Québec soit l\u2019ordre professionnel qui représente les 26 000 avocats de la province, Me Prémont n\u2019a pas voulu prendre position dans le dossier, puisque la mission du Barreau est la protection du public.«Au Barreau, nous croyons vraiment important que les parties retournent négocier.Et on espère une solution négociée dans les délais les plus rapides possible», a-t-elle simplement commenté.Les quelque 1100 avocats et notaires employés par différents ministères et organismes gouvernementaux sont en grève générale illimitée depuis le 24 octobre dernier.Ils assurent toutefois les services essentiels, comme les cas urgents.Et ils demandent une remise devant le tribunal lorsqu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019un cas urgent.Jeudi, le président de LANEQ, Me Jean Denis, a confirmé la rupture des négociations avec Québec, après quatre rencontres exploratoires depuis la fin de décembre.Il a qualifié de «ridicule» la dernière offre reçue.La Presse canadienne GRÈVE DES JURISTES DE L\u2019ÉTAT Le Barreau s\u2019inquiète des délais Les étudiants en éducation de l\u2019UQAM en grève Jugeant que leurs stages obligatoires devraient être rémunérés, les 5200 membres de l\u2019Association des étudiants de la Faculté des sciences de l\u2019éducation (ADEESE) de l\u2019UQAM ont adopté un mandat de grève vendredi.La résolution prévoit la tenue d\u2019une grève le 16 février, qui coïncide avec la tenue du Rendez-vous de la main- d\u2019œuvre, organisé par Québec et les principaux regroupements patronaux et syndicaux.En décembre, les futurs psychologues se sont entendus avec Québec, après quatre mois de boycottage de l\u2019internat et des stages.Le gouvernement Couillard avait alors accepté de verser des bourses de 25 000$ aux doctorants en psychologie qui réalisent leur internat, qui totalise 1600 heures, dans le réseau public provincial.Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 J A N V I E R 2 0 1 7 A C T U A L I T É S A 11 Classique Montréalaise Parc Jean-Drapeau - Le plus grand tournoi de hockey en plein air à Montréal.SAM-DIM 28-29 JANVIER La Descente Saint-Denis Quartier Latin - Voyez la rue Saint-Denis transformée en une grande course de boîtes à savon.SAM 21 JANVIER Fête des neiges Parc Jean-Drapeau - Plus d\u2019une vingtaine d\u2019activités en plein air pour toute la famille.FINS DE SEMAINE du 14 JANVIER au 5 FÉVRIER Téléchargez l\u2019application 375MTL 375mtl.com | #375MTL Programmation officielle du 375e © F r a n ç o i s L a c a s s e © S o c i é t é d u p a r c J e a n - D r a p e a u A M É L I E D A O U S T - B O I S V E R T L e s p a t i e n t s p o u r r o n t continuer à recevoir les mêmes services de santé en pharmacie malgré l\u2019abolition des frais accessoires, a assuré le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, vendredi.Des mécanismes seront mis en place d\u2019ici le 26 janvier, date d\u2019entrée en vigueur du règlement, pour permettre aux pharmaciens de continuer à offrir la vaccination et le suivi d\u2019anticoagulothérapie.Selon l\u2019Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP), 15 000 personnes bénéficient d\u2019un suivi de leur an- ticoagulothérapie en pharmacie, où 135 000 tests sont réalisés chaque année.Dans la foulée, le ministre promet également de s\u2019entendre avec les chirurgiens dentistes, qui craignent que le règlement ne les empêche de traiter les enfants qui nécessitent l\u2019administration d\u2019une sédation pour certains soins couverts.Barrette se veut rassurant Dans des entrevues accordées à la radio vendredi, Gaé- tan Barrette a assuré que les patients allaient continuer à avoir accès à ces soins après le 26 janvier.«La loi n\u2019empêche pas le pharmacien de vendre un vaccin, a déclaré le ministre en entrevue avec Paul Arcand.Il peut inclure les frais encourus par l\u2019embauche d\u2019une infirmière.» En ce qui concerne les bandelettes utilisées pour ef fec- tuer les tests dans le cadre d\u2019un suivi d\u2019anticoagulothéra- pie, plutôt que d\u2019être facturées directement aux patients, elles seront couvertes par le régime public d\u2019assurance médicament d\u2019ici février, a expliqué le ministre.« Ce sera payé par le régime d\u2019assurance, et les pharmaciens vont même peut-être faire un peu plus [de profit].» Tout bris de service devrait être évité, selon lui.Le ministère de la Santé et des Ser vices sociaux a confirmé, par communiqué, que les services en pharmacie n\u2019étaient pas menacés.Concernant les chirurgiens dentistes, tout comme avec les radiologistes, un tarif doit être négocié avec Québec pour compenser la perte financière générée par l\u2019interdiction de facturer directement au patient des frais pour toute intervention couverte.« Nous aurons une solution pour le 26 janvier », a promis Gaétan Barrette, toujours sur les ondes FM.Une entente écrite « Si ça s \u2019avère , nous ne sommes pas mécontents », a réagi le directeur général de l\u2019AQPP, Jean Bourcier.Af fir- mant que c\u2019était la première fo is que ces proposi t ions étaient énoncées, vendredi, il joue toutefois de prudence.«Si c\u2019est écrit sur papier de cette fa- çon-là, ça corrige le tir.Mais nous avons de la dif ficulté à croire en la parole du ministre, a-t-il indiqué au Devoir.Nous avons demandé un rendez-vous à Québec afin de coucher sur papier ces éléments-là.» L\u2019AQPP a déposé une demande d\u2019arbitrage devant les tribunaux plus tôt cette année dans un autre dossier qui l\u2019oppose au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).Les pharmaciens propriétaires accusent le ministre Barrette d \u2019avoir renié une entente concernant les allocations professionnelles, qui devaient être déplafonnées pour compenser une diminution de 133 millions des honoraires versés par Québec aux pharmaciens.La grève des juristes de l\u2019État a provoqué des reports dans ce dossier, selon l\u2019AQPP.Le Devoir ABOLITION DES FRAIS ACCESSOIRES Les services de santé en pharmacie ne seront pas menacés MICHAËL MONNIER LE DEVOIR Des mécanismes seront mis en place pour permettre aux pharmaciens de continuer à of frir la vaccination et le suivi d\u2019anticoagulothérapie.Nous avons de la difficulté à croire en la parole du ministre Jean Bourcier, directeur général de l\u2019AQPP « » L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 4 E T D I M A N C H E 1 5 J A N V I E R 2 0 1 7 A 12 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Les bureaux du Devoir sont situés au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec), H2L 4X4 Berri-UQAM Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S bloquiste a reproché à Jean-François Lisée de « laisser la langue française reculer encore davantage ».La « proposition principale », c\u2019est-à-dire le nouveau programme que le chef péquiste a rédigé avec la commission politique du parti et qui sera officiellement présenté aux militants samedi, abandonne une résolution qui apparaissait dans la proposition principale de 2011 et qui voulait empêcher les étudiants diplômés des écoles secondaires francophones de fréquenter le cégep anglophone.Dans le même esprit, la nouvelle position péquiste sur la langue rejette des mesures qui étaient contenues dans le projet de loi 14 du gouvernement Marois, notamment celles qui portent sur le retrait du statut bilingue à certaines municipalités et sur l\u2019accès à l\u2019école anglaise pour les enfants de militaires francophones.« Déjà, les mesures annoncées dans le projet de loi 14 étaient insuffisantes pour faire du français la véritable langue officielle et commune», écrit Mario Beaulieu.Dans le point de presse qui a suivi l\u2019assermentation, Jean-François Lisée, non sans ironie, a remercié Mario Beaulieu «d\u2019être sorti de son devoir de réserve de président du Bloc pour montrer le contraste entre une attitude chicanière et une attitude plus ouverte, plus décomplexée».Jean-François Lisée a af firmé qu\u2019il voulait sortir des ornières des anciennes chicanes péquistes.« J\u2019ai la conviction que l\u2019immense majorité des membres du Parti québécois veulent passer à autre chose», a-t-il dit.«Nous proposons un changement de cap, un changement d\u2019attitude.Tout changement nécessite une transition.Dans tout changement, il y a une résistance.» Le chef péquiste a dit avoir « la cer titude » que les militants vont formuler des amendements à la proposition principale, mais que sa vision prévaudra au congrès de l\u2019automne.« J\u2019ai été élu pour faire ce changement.» Il s\u2019est félicité de l\u2019appui que l\u2019ancienne ministre responsable de la Char te de la langue française, Louise Beaudoin, lui a manifesté dans une intervention à la télévision.Le président de l\u2019Association péquiste de Beauharnois, Marc Laviolette, est convaincu qu\u2019un amendement visant l\u2019accès au cégep en anglais se retrouvera au congrès.«Connaissant le PQ, ce n\u2019est pas parce que le chef a dit ça qu\u2019automatiquement, le monde va prendre [son] trou», a-t-il livré au Devoir.Pierre Dubuc, de l\u2019ancien SPQ libre et membre de l\u2019Association péquiste de Montarville, a résumé ainsi son point de vue : «Avec Péladeau, on avait le national sans le social.Là, on va avoir le social sans le national.» À l\u2019ouverture du Conseil national samedi, Jean-François Lisée sera la cible d \u2019un tir groupé.Dans une lettre ouverte publiée ce samedi dans Le Devoir, Maxime Laporte, de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Jean- Paul Perreault, d\u2019Impératif français, Éric Bou- chard, du Mouvement Québec français, Sophie Stanké, du Mouvement Montréal français et Mario Beaulieu jugent insuffisante la proposition du chef péquiste pour protéger la langue française.«S\u2019il avait fallu, au moment d\u2019adopter la loi 101, qu\u2019on s\u2019empêche d\u2019agir de peur de \u201cdiviser\u201d, le Québec français serait aujourd\u2019hui probablement à terre, et la nation québécoise, plus divisée que jamais », écrivent-ils, ajoutant qu\u2019« il faut parachever une bonne fois pour toutes la reconfiguration institutionnelle entamée par Camille Laurin.» Par ailleurs, le président du Parti québécois, Raymond Archambault, a senti le besoin de retirer un de ses commentaires sur Facebook quelques minutes après l\u2019avoir diffusé vendredi.Il manifestait son appréciation de la chronique de Christian Rioux publiée vendredi dans Le Devoir et intitulée « La \u201cdiversité\u201d et la tarte à la crème».Le chroniqueur dénonçait « les discours les plus extrêmes» qui prônaient l\u2019imposition des «quotas ethniques et sexuels » tous azimuts.«Ce qui est intéressant dans cette chronique-là, c\u2019est la dénonciation des dérives.Chaque fois qu\u2019on veut faire le bien, on veut le faire de manière excessive», a livré Raymond Archambault au Devoir.Sur sa page Facebook, il avait écrit : « Il y a quelques années, on appelait ça \u201cdiscrimination positive\u201d.[\u2026] Discrimination quand même.» Après deux commentaires, il a réalisé que sa remarque soulevait des «malentendus», des «cafouillages» ; il l\u2019a donc retirée.Usage des fonds de l\u2019Assemblée nationale Quant à l\u2019accusation de la CAQ, Jean-François Lisée l\u2019a rejetée en soutenant que son parti se conformait aux règles de l\u2019Assemblée nationale et qu\u2019il est pratique courante que les attachés politiques et les agents de liaison soient payés par cette institution, tout comme quand un parti est au pouvoir, ils sont payés par le conseil exécutif et se retrouvent dans les cabinets ministériels.Et cet agent de liaison, dont « le port d\u2019attache » est à l\u2019Assemblée nationale, peut « travailler chez lui, du Tim Hortons ou à la permanence du Parti québécois ».Le chef péquiste a donné l\u2019assurance que le PQ collaborera à une éventuelle enquête sur ces pratiques.«C\u2019est du théâtre.C\u2019est le bal des hypocrites, a- t-il lancé.C\u2019est la règle d\u2019envoyer une tuile dans le camp du parti qui a un conseil national.Ça fait partie de la chorégraphie.» Lors du Conseil national samedi, après la présentation de la proposition principale, qui ne fera pas l\u2019objet d\u2019un débat, les militants seront conv iés à des atel iers, dont un sera animé par Martine Ouellet et portera sur l\u2019argumentaire de la souveraineté.La députée présentera la démarche qui doit aboutir dans un an aux « 50 + 1 réponses sur la souveraineté », une idée qu\u2019elle avait proposée lors de la course à la chefferie.Au Conseil national, la Commission nationale des jeunes (CNJPQ) déposera deux propositions.Elle demande à l\u2019aile parlementaire de rejeter l\u2019Accord économique et commercial global (AECG) avec l\u2019Europe.La CNJPQ propose aussi que l\u2019aile parlementaire s\u2019oppose à tout forage pétrolier sur le territoire québécois.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 LISÉE % déclaré, en référence au quatrième amendement, qui protège les Américains contre les fouilles et perquisitions sans motifs et requiert un mandat (et une sérieuse justification) pour toute perquisition.Ces pratiques s\u2019expliquent « en bonne partie par de graves déficiences en matière de formation et de responsabilité», a-t-elle poursuivi, flanquée du maire Rahm Emanuel et du chef de la police, alors que Chicago a connu pas moins de 760 meurtres en 2016, un record.Le rapport de 160 pages dénonce une « loi du silence » et accuse le service de police d\u2019avoir « toléré des conduites discriminatoires sur le plan racial».Des enquêtes majeures En 20 ans, la division des droits de la personne du ministère américain de la Justice a ouvert 69 enquêtes sur des services de police, dont 25 depuis l\u2019arrivée au pouvoir d\u2019Obama, en 2009.Ces enquêtes mènent généralement à des décrets ou des ententes entre le ministère et les services de police, obligeant ces derniers à adopter des réformes profondes.Parmi les villes concernées figurent Miami, Cleveland, La Nouvelle-Orléans, Detroit, Seattle, Los Angeles et Pittsburgh.À Chicago, le point de rupture aura été la diffusion d\u2019une vidéo troublante montrant l\u2019assassinat de Laquan McDonald, un Noir de 17 ans, par le policier Jason Van Dyke.Les images, diffusées plus d\u2019un an après les faits et après moult pressions populaires, démontrent que le jeune homme ne présentait aucun danger immédiat : il marchait au milieu de la rue, tenant dans sa main un objet (un couteau selon les policiers), mais en ne faisant aucun geste menaçant à l\u2019encontre des policiers qui l\u2019accostent.Alors que l\u2019adolescent se rangeait sur le côté de la route, Van Dyke a visé et tiré.McDonald gît au sol, recouvert de sang, mais le policier blanc continue de vider son chargeur.Pas moins de seize balles se logeront dans le corps de l\u2019adolescent.Devant les preuves accablantes, Van Dyke a été accusé de meurtre avec préméditation, et le chef de la police de Chicago, Garry McCarthy, a été mis à la porte.Cette histoire n\u2019en est qu\u2019une parmi d\u2019autres relatées dans l\u2019imposant document.En plus du coût humain, les bavures ont des conséquences non négligeables sur les finances de la Ville : Chicago aurait versé pas moins de 642 millions en indemnisations pour des actes posés par ses policiers de 2004 à 2015, selon l\u2019organisme Better Government Association.Ce dernier estimait à 70 le nombre de personnes tuées par la police de la Ville entre 2010 et 2013, soit nettement plus que toute autre ville américaine.Accord en vue\u2026 juste avant Trump Loretta Lynch a indiqué que le maire Emanuel et son ministère étaient sur le point de s\u2019entendre sur un accord concernant les réformes qui s\u2019imposent.Parmi elles figurent l\u2019installation d\u2019une caméra sur l\u2019uniforme des policiers de Chicago et l\u2019embauche de centaines de nouveaux agents.Les partisans de ces réformes ont fait preuve d\u2019optimisme par rappor t à la réalisation de celles-ci, malgré la transition à la présidence, puisqu\u2019elle fait l\u2019objet d\u2019un consensus à Chicago.Mais le démocrate Bobby Rush, qui siège au Congrès, a pressé Chicago et le gouvernement fédéral d\u2019agir avant l\u2019entrée en poste de M.Trump.«Cela ne peut être laissé au gouvernement Trump.Parce qu\u2019on ne peut pas lui faire confiance.C\u2019est notre dernière chance, à notre avis, d\u2019obtenir cette réforme.Sous Obama.» Chose certaine, le nombre d\u2019enquêtes déclenchées par Washington devrait chuter avec l\u2019arrivée au pouvoir de Donald Trump, qui s\u2019est posé en « candidat de la loi et de l\u2019ordre » dans la récente course à la présidence, mais également comme défenseur des policiers quant aux mouvements populaires tels que Black Lives Matter.Son candidat au poste de procureur général, le sénateur Jeff Sessions, de l\u2019Alabama, a aussi exprimé son scepticisme par rappor t à ce genre d\u2019exercice, y voyant une forme d\u2019ingérence politique.Dans ses discours, Trump s\u2019est jusqu\u2019à présent exprimé contre certaines de ces réformes, notamment pour ce qui est de rendre les caméras individuelles obligatoires.« Selon les messages que l\u2019on reçoit jusqu\u2019à maintenant, avec la campagne et la comparution de M.Sessions devant le Sénat, où il a laissé entendre que ces processus minaient l\u2019ef ficacité policière, ce discours de la loi et de l\u2019ordre risque de primer les réformes », soutient Francis Lan- glois, membre associé à la Chaire Raoul-Dan- durand en études stratégiques et diplomatiques et spécialiste de la question des armes à feu aux États-Unis.Suivant les émeutes de Baltimore, près du tiers des 15 000 organisations policières américaines ont procédé à des efforts de modernisation, notamment avec la pose de caméras personnelles, a-t-il souligné.Avec l\u2019Agence France-Presse Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 POLICE JOSHUA LOTT AGENCE FRANCE-PRESSE Les manifestations s\u2019étaient multipliées à Chicago après que Laquan McDonald fut tombé sous les balles de l\u2019agent Jason Van Dyke, aujourd\u2019hui accusé de meurtre prémédité.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Jean-François Lisée : « J\u2019ai été élu pour faire ce changement.» Un «détournement de fonds » Libéraux, caquistes et solidaires joignent leur voix pour accuser l\u2019opposition péquiste de détourner des fonds publics, en utilisant à des fins partisanes du personnel rémunéré par l\u2019Assemblée nationale.Le gouvernement et les deux autres partis d\u2019opposition ont demandé conjointement, vendredi, au Commissaire à l\u2019éthique et au Bureau de l\u2019Assemblée nationale (BAN) de mener des enquêtes, afin de faire toute la lumière sur les fonctions réelles des employés faisant partie de l\u2019équipe de la whip en chef de l\u2019opposition officielle, la députée péquiste Carole Poirier.La question de fond consiste à savoir comment interpréter le règlement de l\u2019Assemblée nationale régissant la définition de tâches, mais surtout le lieu de travail (port d\u2019attache) du personnel des cabinets des différentes formations politiques.Le Journal de Québec révélait vendredi que douze personnes avaient été embauchées pour seconder Mme Poirier.Toutes sont rémunérées par l\u2019Assemblée nationale, donc avec des fonds publics, mais cinq d\u2019entre elles, des « agents de liaison », seraient en fait affectées à du travail partisan, loin du parlement.« C\u2019est du détournement de fonds », a clamé le whip caquiste et député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, en point de presse.Le whip en chef du gouvernement, Stéphane Billette, a dénoncé pour sa part ce qu\u2019il a qualifié de « manque d\u2019éthique flagrant » de l\u2019opposition péquiste.La Presse canadienne "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.