Le devoir, 17 décembre 2016, Cahier D
[" H É L È N E C L É M E N T à bord de l\u2019Express des Îles S ur le pont détrempé par les houles du canal de la Dominique, il y a là une bande de randonneurs marti- niquais qui, comme nous, comptent bien conquérir à pied Morne Diablotin et Boiling Lake, ce fameux lac qui bouillonne au fond d\u2019un immense cratère.Une randonnée de six heures sur les flancs et dans les entrailles du magnifique parc national des Trois-Pitons, inscrit au patrimoine de l\u2019UNESCO.Des paysages à couper le souffle, des montées et des descentes escarpées qui mènent à la vallée de la Dé - solation, où l\u2019on se promène au milieu d\u2019un paysage lunaire ponctué de fumerolles sulfureuses et de sources chaudes.Parmi les îles volcaniques des Petites Antilles \u2014 Saint- Vincent et les Grenadines, Sainte-Lucie, la Mar tinique, les Saintes et Basse-Terre en Guadeloupe, Montserrat, Saint-Kitts-et-Nevis, Saint-Eus- tache \u2014, le Commonwealth de la Dominique est le royaume de la randonnée.On y dénombre une dizaine de volcans et autant de lacs qu\u2019il y a de jours dans l\u2019année.Mais pour y accéder, c\u2019est laborieux, car l\u2019île ne dispose pas d\u2019aéroport international.Aucun avion ne s\u2019y rend directement de l\u2019Amérique du Nord ou de l\u2019Europe.Et vogue le navire Si chaque île des Petites Antilles est desser vie par des avions de compagnies locales comme Liat ou Air Antilles Express, l\u2019idée de se déplacer en bateau de l\u2019une à l\u2019autre nous était attrayante, tant pour les prix que pour le spectacle de la mer et la rencontre avec les insulaires.Mais avec cette réser ve qu\u2019au moment d\u2019organiser son voyage, il faut prévoir passer une ou deux nuits sur l\u2019une ou l\u2019autre des îles puisque l\u2019Express n\u2019assure pas l\u2019aller-retour le même jour.La compagnie maritime propose toutefois des offres invitantes de séjour clés en main.C\u2019est que l\u2019entreprise, qui aura 30 ans en 2017, « souhaite devenir à terme un complément aérien des longs-courriers en provenance de l\u2019Europe et de l\u2019Amérique du Nord, explique Didier Coffre, directeur commercial de l\u2019Express des Îles.Un moyen dynamique d\u2019entrer en relation avec la population et d\u2019accéder à des îles qui semblent au bout du monde.» Pour dorer son image, la société s\u2019est offert en 2011 une nouvelle identité visuelle et a créé la filiale Jeans for Freedom, une compagnie à bas prix qui permet des escapades d\u2019une à plusieurs journées dans les Petites Antilles, à partir de la Guadeloupe et de la Martinique.Les vacanciers, par exemple, qui seront en Guadeloupe le 11 mars 2017 pourront embarquer à bord de Jeans pour une journée découverte de Montserrat, avec visite de l\u2019ancienne capitale Plymouth en partie ensevelie sous les débris volcaniques depuis juillet 1995.Quant à ceux qui seront en Mar tinique le 20 mai ou le 18 juillet 2017, la filiale propose une escapade sur l\u2019île de Saint-Vincent, avec visite de Kingstown et de son marché, ainsi que des ruines de Fort- Charlotte, à 182 mètres, d\u2019où la vue sur les Grenadines laisse sans mot.La Société Express des Îles possède deux grands catamarans à vitesse rapide : le Gold Express qui peut transporter jusqu\u2019à 446 personnes et le Perle Express qui accueille 360 passagers et 10 véhicules (pour les visiteurs à destination de la Guadeloupe et de la Martinique).Le trajet de Castries, à Sainte-Lucie, jusqu\u2019à Pointe-à- Pitre, en Guadeloupe, dure environ sept heures.Société Dans tous les petits coins du monde, l\u2019envie de découvrir Page D 3 Saveurs La nordicité quatre saisons dans l\u2019assiette Page D 6 C A H I E R D \u203a L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 7 E T D I M A N C H E 1 8 D É C E M B R E 2 0 1 6 Entre les débarcadères animés, il file à toute allure.Mais à chaque quai, son r ythme épouse l\u2019indolence des paysages caribéens.Gens pressés, s\u2019abstenir ! On le nomme l\u2019Express des Îles.Il sillonne la mer des Antilles entre Sainte-Lucie, la Martinique, la Dominique et la Guadeloupe (et ses îles).Il embarque et débarque les voyageurs pour les faire remonter parfois deux ou trois jours plus tard.Un moyen de transport attrayant pour qui veut butiner d\u2019île en île et découvrir des paysages.TOURISME PETITES ANTILLES Butiner d\u2019île en île Itinéraire d\u2019un traversier dans la mer des Caraïbes, en quatre escales PHOTOS HÉLÈNE CLÉMENT La bibliothèque Schoelcher de Fort-de-France, en Martinique, dessinée en 1887 par l\u2019architecte Pierre-Henri Picq, mêle les styles égypto-byzantin et Art nouveau.Ci-dessous: le marché aux épices de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe.La musique, au même titre que la religion, est un élément primordial de la vie des Caribéens Le géographe Romain Cruse dans son livre Une géographie populaire de la Caraïbe « » VOIR PAGE D 4 : ANTILLES C A R O L Y N E P A R E N T à Berlin De par le vaste mon - de, rares sont les villes aussi électrisantes que Berlin.Cela tient au fait qu\u2019après la réunification du pays, des créateurs du monde entier se sont installés dans les quartiers de l\u2019ancienne Berlin- Est pour trois fois rien.Ils en ont fait la ville aux 800 happenings quotidiens, un carrefour artistique international majeur, «pauvre, mais sexy», disait son maire, Klaus Wowereit, en 2003.Treize ans plus tard, Berlin est peut-être un peu moins la bonne affaire qu\u2019elle était, mais elle compte toujours parmi les capitales les plus abordables d\u2019Europe.Et, plus important encore, les artistes continuent de la dynamiser.Dans l\u2019un de ces secteurs de l\u2019Est, justement, Prenz- lauer Berg, un bain public datant de 1902, abandonné dans les années 1980 et adopté par la faune alterno dans la décennie suivante, a trouvé une nouvelle vocation : celle d\u2019hôtel.Inauguré en janvier dernier après quatre ans de travaux, l\u2019Oder- berger (hotel-oderberger.de) compte 72 chambres et suites- appar tements où luminaires d\u2019époque, portes des anciennes salles de bain individuelles, tuiles d\u2019hier et photos d\u2019archives font revivre l\u2019esprit de l\u2019ex-Stadtbad.Grandiose, la piscine, elle, a rouvert en octobre dernier.Avis, donc, à ceux qui aiment loger dans des établissements atypiques.S\u2019inscrire à une visite guidée personnalisée est toujours une bonne idée.Avec GoArt! Berlin (goart-berlin.de) et Julius Wei- land (juliusweiland.com), un maître-verrier sympa, nous avons fait une virée dans Schö- neberg, du côté de galeries d\u2019art contemporain pointu comme Blain Southern (blainsouthern.com) et de magasins concepts, tel Andreas Murkudis.Installé dans l\u2019ancien siège du quotidien Der Tagesspiegel, ce dernier avait tout l\u2019air d\u2019une galerie lui aussi.Du côté des grands musées, à voir : une rétrospective des œuvres d\u2019Alice Springs, alias June Browne Newton, au Museum für fotografie jusqu\u2019au 14 mai 2017 ; Otto Dix et la Nouvelle Objectivité au Samm- lung Schar f-Gerstenberg jusqu\u2019au 23 avril 2017 ; et plein d\u2019autres expos sur le site smb.museum.Dans la catégorie «nouveau musée interactif fascinant pour toute la famille», il y a Le Spio- nagemuseum (deutsches-spiona- gemuseum.de).Bien sûr, on y découvre un tas de gadgets, telle Enigma, la fameuse machine allemande de chiffrage et de déchif frage de l\u2019information utilisée pendant la Secon de Guerre mondiale, et dont il est question dans le film The Imitation Game.On y voit aussi un soutien- gorge dissimulant un appareil photo appelé F-21 et censé être porté sous une légère robe d\u2019été.(Pauvre espionne!) On peut même tenter de déjouer des rayons laser, façon film d\u2019action h o l l y w o o d i e n .Mais le coup de maître de l\u2019établissement est d\u2019avoir retracé d\u2019anciens agents de la CIA, du KGB et de la Stasi, et d\u2019avoir obtenu d\u2019eux qu\u2019ils se racontent devant une caméra.Résultat ?Une collection de témoignages captivants mis en contexte par des analystes politiques.On rencontre ainsi un certain Wolfhard Thiel, qui relate tout bonnement, et ça donne froid dans le dos, sa vie d\u2019infiltré du KGB en sol américain, pendant la guerre froide et jusqu\u2019en 1990, et on se dit que son histoire aurait très bien pu inspirer les scénaristes de la télésérie The Americans ! Fêtes de strasse Pour profiter au mieux de l\u2019esprit des Fêtes à la berlinoise, on ira siroter un verre de vin chaud dans l\u2019un des nombreux marchés de Noël de la ville, comme celui qui est installé à côté de l\u2019église du Souvenir (Kaiser Wilhelm, sur la Kur- fürstendamm ; schaustellerver- band-berlin.de).Celui du Gen- darmenmarkt (gendarmen- marktberlin.de) organisera notamment une fête le 31 décembre prochain.À la por te de Brandebourg, on célébrera en grand le passage à 2017 avec les traditionnels feux d\u2019artifice.Un million de fêtards sont attendus le long de la célèbre Strasse des 17.Juni et de ses deux kilomètres jalonnés de kiosques alimentaires et d\u2019estrades, où se produiront des DJ.Aussi, jusqu\u2019au 1er janvier 2017, le jardin botanique présentera ses illuminations du temps des Fêtes, assorties d\u2019une patinoire et d\u2019étals de spécialités culinaires.Ça s\u2019annonce charmant.Enfin, dans une ville réputée pour ses bonnes tables, il n\u2019est pas sorcier de trouver un resto où festoyer.Parmi les étoilés au Michelin, il y a Nobelhar t & Schmutzig (nobelhartundschmut- zig.com), qui fait beaucoup jaser avec sa philosophie de cuisine strictement locale\u2026 On n\u2019y demande donc pas de poivre! Il y a aussi Weinbar Rutz (rutz-restau- rant.de; 2 étoiles), dont nous gardons un excellent souvenir.Cette fois-ci, nous sommes allés chez Eins Unter Null, « un sous zéro » faisant référence au fait qu\u2019on dîne au cellier et qu\u2019on lunche au rez-de- chaussée de cette bonne adresse de Mitte (einsunter- null.com ; fermé les 24-25 décembre et les 1er-2 janvier).Alors qu\u2019à Montréal une tendance de restauration actuelle est le repas constitué de plusieurs petits plats à partager, ce qui fait qu\u2019on se dispute généralement le troisième bout de chorizo, ici, le chef Andreas Rieger propose plutôt un menu comptant dix miniplats, en majorité végétariens.On en choisit six ou on les prend tous, mariés ou non à des vins de plusieurs terroirs allemands, et que le spectacle commence! Car chaque assiette est une œuvre d\u2019ar t en soi, qui n\u2019est pas sans rappeler le repas kaiseki japonais.Une cuisine next gen qu\u2019on a tout le loisir de savourer sans distraction puisque l\u2019usage du téléphone cellulaire est interdit.Pour un dîner de fête en tête-à-tête très «vieille gen», c\u2019est wunderbar ! Collaboratrice Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 7 E T D I M A N C H E 1 8 D É C E M B R E 2 0 1 6 P L A I S I R S D 2 Des artistes ont fait de Berlin la ville aux 800 happenings quotidiens, un centre créatif «pauvre, mais sexy», disait son maire en 2003.Treize ans plus tard, la ville est peut-être un peu moins la bonne af faire qu\u2019elle était, mais elle compte toujours parmi les capitales les plus abordables d\u2019Europe.TOURISME Pour réserver un espace publicitaire, contactez Caroline Filion au 514 985-3444 ou cfilion@ledevoir.com Les circuits les mieux conçus sur le marché : Promotion allant de \u2013 400 $ à 800 $ par couple.Valide du 16 décembre 2016 au 16 février 2017 Voyages Symone Brouty 1 800 650-0424 www.voyagesbrouty.com Pour des voyages pas comme les autres ! Souvent Copiés, mais jamais égalés ! Des voyages où vous prenez le temps de visiter, des circuits clairs et ayant du contenu.PROMOTION DÉJA 22 ANS ! 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Nos bons plans de visite.ESCAPADE À BERLIN Vois, dîne, fête ! Après la réunification du pays, des créateurs du monde ont fait des quartiers de l\u2019ancienne Berlin-Est un carrefour international majeur En vrac Consulter.Le guide Lonely Planet Berlin signé Andrea Schulte-Peevers et Berlin Itinéraires, chez la même maison d\u2019édition, devraient vous inspirer d\u2019autres belles visites.Les auteures du second livre, Isabel Kreitz et Cécile Calla, présentent les quartiers de la ville selon leur esprit, par exemple «Un parfum d\u2019avant-guerre» pour Schöneberg et «Berlin créateur» pour Mitte et ses cours industrielles.lonelyplanet.fr.Renseignements : visitberlin.de.CAROLYNE PARENT La piscine publique du nouvel hôtel Oderberger © WOLFGANG SCHOLVIEN VISITBERLIN Le marché de Noël du Gendarmenmarkt HÔTEL ODERBERGER Une des chambres de l\u2019Oderberger, dans l\u2019édifice qui abritait autrefois le bain public du quartier Prenzlauer Berg Au musée Spionagemuseum se trouve Enigma, machine allemande de chiffrage et de déchiffrage d\u2019information utilisée pendant la Seconde Guerre et dont il est question dans le film The Imitation Game L a plupar t du temps, on en fait usage sans vraiment les voir, trop occupés que nous sommes par l\u2019envie pressante de passer à autre chose ! Pourtant, les cabinets d\u2019aisances, au-delà de leur fonction d\u2019une utilité crasse, peuvent s\u2019avérer tantôt de véritables œuvres d\u2019art, tantôt des modèles réduits de bijoux architecturaux.Dans tous les petits coins du monde, les toilettes, privées ou publiques, en disent long sur la culture et les habitudes d\u2019une société.Un petit livre publié chez Lonely Planet, Toilettes du monde.Une envie pressante de découvrir la planète, en rassemble une centaine, illustrées à l\u2019envi et toutes plus insolites les unes que les autres.Insolites ?Bel euphémisme ici.Extérieures ou intérieures, elles seront musicales ou avec vue, plantées dans la neige du nord ou le sable du déser t, perchées au sommet d\u2019une montagne ou d\u2019un arbre, conçues en porcelaine, en bois ou en quelque aggloméré, élégan tes et fleurant bon dans des hôtels chics, ou modes - tes et «odoran tes» dans des sous-sols de bouis-bouis\u2026 Il y a de tout, partout, pour tous, tout le temps.Un souvenir tenace chez moi : les cabinets aux murs transparents dans un restaurant de Bruxelles, qui prêtent flanc, m\u2019étonnais-je lors de mon passage, à un voyeurisme pour le moins intimidant\u2026 Comment est-ce possible en pareil endroit aux si « bonnes manières » ?Embarras, ici, malgré un impérieux besoin de se soulager corps et âme ! Et toujours ce fichu sourire en coin sur le visage des habitués\u2026 C\u2019est qu\u2019ils savent bien, eux, que l\u2019opacité viendra dès la porte fermée et l\u2019interrupteur enclenché.Soulagés, les clients ahuris le seront doublement en découvrant l\u2019astuce.Quant à ces toilettes dans les chambres de certains hôtels haut de gamme, ma foi, il faut parfois un sacré coup de bol pour en comprendre le maniement : la pression et la chaleur de l\u2019eau à régler (oui oui !), le jet et la température du siège à sélectionner, le bidet ou la chasse à actionner\u2026 Alors que le quidam, lui, n\u2019a qu\u2019une idée en tête.Montréal, P.Q.En matière de cabinets publics extérieurs, Montréal, comme la plupart des municipalités du Québec, souffre pour le moins de constipation aiguë.Dans toutes les grandes villes du monde, on en trouvera çà et là disséminés à plusieurs endroits stratégiques.Simple normalité pour les citoyens, les touristes, voire des personnes qui pourraient être malades.Et le froid n\u2019est nullement une excuse pour s\u2019en passer, d\u2019autres pays nordiques trônant aux premiers rangs du palmarès.Où voit-on, en notre Belle Province, des toilettes accessibles en pleine rue, dans les parcs, les stations de métro, les places publiques extérieures ?Et ce ne sont pas les haltes touristiques qui serviront de modèles ! Si quelques- unes sont exemplaires, dans certains cas leurs sanitaires frisent l\u2019insalubrité, tandis que d\u2019autres dégagent une odeur propre à repousser même le voyageur atteint d\u2019anosmie.Au mieux, ces lieux ne sont en général qu\u2019un passage obligé sans autre forme d\u2019attrait ou d\u2019esthétisme minimal.Parlant d\u2019esthétisme, ce ne sont certes pas ces cabanes improvisées, qui servent ici et là de minables dépanneurs de fortune, qui remporteront la palme.Belle image auprès des étrangers\u2026 Les cabinets publics figurent pourtant parmi les premières observations « culturelles » d\u2019un visiteur dans un endroit du monde.À la STM, on nous parle d\u2019un projet-pilote d\u2019installation de toilettes à la station de métro Snowdon, profitant de réfections majeures pour les aménager.Elles devraient être en fonction en janvier, et si l\u2019expérience est concluante \u2014 le contraire serait bien étonnant \u2014, on envisage d\u2019investir d\u2019autres stations.Une première.Il était temps ! Quant à la Ville de Montréal, il y aurait une « volonté » de doter le centre-ville de toilettes, selon une porte-parole.On projette ainsi d\u2019implanter, sur trois ans, « jusqu\u2019à 12» cabinets publics extérieurs sur le territoire de l\u2019arrondissement de Ville-Marie et au Vieux-Port.« Deux contrats ont été accordés plus tôt cette année pour les services professionnels en architecture et en ingénierie, en vue de la préparation des sites qui recevront les unités, dit-elle.Nous sommes actuellement en appel d\u2019offres pour l\u2019achat d\u2019unités préfabriquées.» Prendre des vessies pour des lanternes Pour le moment, en cas « d\u2019urgence », prière de prendre son mal en patience.Et gare à qui se hasarde à solliciter un restaurant ou un bar sans obligation de consommer.Il y en a qui affichent d\u2019ailleurs très clairement leurs couleurs.Si les « madames pipi » ont pratiquement disparu des villes où elles sévissaient, certains commerçants jouent à la police en interdisant l\u2019usage des cabinets dans leur établissement.Un minimum d\u2019altruisme, peut-être ?Au fait, sur le plan réglementaire, peuvent-ils refuser un tel accès à une personne, disons, dans le besoin ?La Ville de Montréal nous indique qu\u2019elle n\u2019a « aucune juridiction en cette matière ».À l\u2019heure où des toilettes trans- genres font leur entrée dans des lieux publics comme les écoles, pourquoi ne pas pousser plus loin la réflexion et concevoir des aménagements qui répondent à des impératifs naturels aussi basiques ?Basiques, mais pas dérisoires.Les toilettes font même l\u2019objet de musées (en Inde, en République tchèque et au Japon), de fontaines de sanitaires (en Chine), de publications et\u2026 d\u2019une Journée mondiale.Mais ne nous méprenons point, on parle sérieux ici, d\u2019un projet humanitaire en fait : cette Journée fut officiellement désignée en 2013 par l\u2019Assemblée générale des Nations unies, le 19 novembre de chaque année.Les « Objectifs de développement durable » de l\u2019ONU, lancés en 2015, comprennent l\u2019accès pour tous à des toilettes, partout sur la planète, d\u2019ici 2030.Manque de pot pour la Journée, c\u2019est loupé en 2016.Mais peut-être pourrait-on tenir un siège, l\u2019an prochain, pour réclamer des cabinets publics extérieurs dans les villes du Québec ?Le mot de Cambronne pour obtenir ça ! dprecourt@ledevoir.com Dans tous les petits coins du monde L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 7 E T D I M A N C H E 1 8 D É C E M B R E 2 0 1 6 P L A I S I R S D 3 En matière de toilettes publiques extérieures, Montréal et la plupart des municipalités du Québec souffrent de constipation aiguë.Alors que dans les grandes villes du monde, on en trouvera à plusieurs endroits stratégiques.Simple normalité pour les citoyens, les touristes, voire des personnes malades.Et le froid n\u2019est pas une excuse.SOCIÉTÉ VOYAGES PLEIN AIR VENEZ MARCHER AVEC NOUS ! Marches sur le mont Royal les dimanches matin.Sorties d\u2019un jour d\u2019avril à octobre.Voyages : Costa Rica, Népal, Grand Canyon, Île de Madère (Portugal), Pyrénées, île de Vancouver.Fins de semaine : île aux Lièvres, Charlevoix, Au pays des Amishs .www.randopleinair.com 514 252-3330 Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez au 514 985-3444 CHALETS DES PINS Rawdon, site enchanteur, hébergement en chalet tout confort au bord du lac des Pins.Satellite, foyer au bois, bains à remous, patinoire naturelle, sentiers raquettes.À 2 km des pentes de ski alpin.Offrez-vous du bonheur : www.chaletsdespins.com 450-834-3401 ou 1-877-834-3401 L A N A U D I È R E B O N S P L A N S / E S C A P A D E S Pour annoncer, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com Offrez une Aventure gastronomique au moulin à partir de 139$/pers.* \u2022 Ski de fond - 50 km de pistes \u2022 Sentiers et raquettes \u2022 Massothérapie auberge gourmande L\u2019ISLET 1 877 245-2247 À une heure de Québec! www.aubergedesglacis.com * en occ.double, taxes et service en sus.www.aubergedesglacis.co DIANE PRÉCOURT PHOTOS LONELY PLANET Une toilette stratégiquement située en Colombie-Britannique L\u2019île aux toilettes près de Placencia, au Belize.Ci-contre : les latrines du café Archteck à Berlin, en Allemagne.Un cabinet extérieur enneigé à Hjartdal, en Norvège Le bateau fait d\u2019abord escale à For t-de-France, en Mar ti- nique, puis à Roseau, en Dominique.Entre les escales, la traversée dure en moyenne 90 minutes.À cela, il faut ajouter une trentaine de minutes d\u2019attente à chaque port, le temps de débarquer et d\u2019embarquer des passagers.Une semaine sur chaque île donne le temps de visiter, mais aussi de grimper des volcans à grand spectacle.Cer tains éteints ou assoupis, d\u2019autres dégageant toujours des fumerolles de soufre attestant que l\u2019activité volcanique est encore d\u2019actualité dans cette région des Petites Antilles.Sainte-Lucie Nous aurions pu amorcer ce voyage en Mar tinique avec l\u2019ascension de la montagne Pelée, ou encore en Guadeloupe sur les flancs de la Soufrière, mais nous aimions l\u2019idée de commencer par la montée des deux géants géologiques que sont Gros Piton et Petit Piton, à Sainte-Lucie.La balade au sommet de ces mornes inscrits au patrimoine de l\u2019UNESCO depuis 2004 débute au Centre d\u2019interprétation de Fond Gens libres.Un nom étrange, qui sonne plus comme un beau requiem pour la liberté que comme point de dépar t d\u2019une marche ardue sur les flancs d\u2019un volcan.Combien d\u2019esclaves en fuite sont venus se réfugier sur les pans de ces pics verdoyants et dans les grottes et les tunnels du canyon de l\u2019anse L\u2019Ivrogne, lors de la rébellion de 1748.Et de brigands aussi.Cette région dif ficile d\u2019accès était un repaire idyllique pour ces hommes en fuite.Si bien qu\u2019on donna au site le nom de Fond Gens libres, qui signifie «vallée des hommes libres».À Castries, nous flânons sur Brazil Street et Derek Walcott Square, bordés de coquettes maisons de couleur.Nous entrons dans la cathédrale Im- maculée-Conception (1897), célèbre pour ses fresques murales, œuvres de l\u2019artiste local Dunstan Saint-Omer.Et poursuivons notre chemin jusqu\u2019au marché public pour siroter une Piton (bière locale) sur la terrasse d\u2019un café.La sirène mugit, c\u2019est l\u2019heu - re d\u2019embarquer.Cap vers la Martinique.Malgré la houle qui secoue l\u2019embarcation, la discussion sur le pont va bon train.Assis à notre droite, trois musiciens Saint-Luciens vont à Roseau pour assister à un concert de jing ping, musique traditionnelle dominiquaise qui rappelle un peu la musique acadienne en Louisiane.Un Gua- deloupéen installé pas très loin se mêle à la discussion.«Chez nous, on joue du ka, sor te de tambour traditionnel, dit-il.Et on danse le zouk et la biguine.» Quant aux Mar tiniquais, ils parlent de bèlè, de chouval bwa (musique qui accompagne les manèges de chevaux de fer), de damniè (dans de lutte), de mazurka et de biguine créole.«La musique, au même titre que la religion, est un élément primordial de la vie des Cari- béens, écrit le géographe Romain Cruse dans son livre Une géographie populaire de la Caraïbe.On ne se surprend donc pas de rencontrer sur ce transbordeur des amateurs qui butinent d\u2019une île à l\u2019autre pour assister aux nombreux festivals, spectacles et célébrations.Martinique En entrant dans la baie de Fort-de-France, notre regard se pose sur le fort Saint-Louis.Bâtie à la Vauban au XVIIe siècle, cette citadelle militaire est l\u2019une des mieux conservée des Antilles.Vue de la mer, l\u2019île de 70 kilomètres, dans sa par tie la plus longue, et de quelque 30 kilomètres dans la section plus large, ressemble à une montagne russe avec ses pitons embrasés par les rayons du soleil.La montagne Pelée est couverte d\u2019une étonnante pile de nuages blancs.Outre le moment magique de gravir un volcan qui a su se montrer terriblement meurtrier en 1902, l\u2019intérêt réside dans les étonnants paysages sommitaux.Le sentier emprunte une succession de ravinements et d\u2019enrochements raides où il faut s\u2019agripper de pierre en pierre.Les flancs sont jonchés d\u2019herbes, de fougères et de framboisiers.De l\u2019Aileron, par beau temps, on découvre une vue splendide sur Saint- Pierre, à l\u2019ouest, et le massif des Pitons du Carbet, au sud.La Pelée doit son nom à son dôme dépouillé d\u2019arbres.Du cratère formé par l\u2019explosion de 1902, on aperçoit les murailles des trois dômes nés d\u2019éruptions successives : mor - ne Lacroix à 1243 mètres, point culminant avant 1902 ; dômes jumeaux à 1362 mètres, formés lors de l\u2019éruption de 1902 ; le Chinois à 1397 mètres, issu de l\u2019ér uption de 1929, point culminant de l\u2019île.Un petit creux avant de reprendre le large ?Direction : les snacks du grand marché aux épices de Fort-de-France pour manger créole à la bonne franquette entre deux emplettes.Mon favori ?Chez Carole.Elle est adorable, souriante et cuisine un excellent poisson sauce chien.La Dominique La houle secoue l\u2019embarcation dans le canal de la Dominique.Devant l\u2019étrave du bateau, une bande de dauphins cabriolent comme pour attirer les regards des passagers sur le pont.À l\u2019horizon, un amas de nuages épais déverse son contenu sur le relief escarpé de la Dominique.Waitikubuli, ou « île haute », c\u2019est ainsi que les Kalinagos nommaient leur île.Quant à Christophe Colomb, il baptisa l\u2019île « Dominique », du jour de la semaine où il l\u2019aperçut, le dimanche 3 novembre 1494, et renomma « Caraïbes » les farouches Kalinagos qui lui tinrent tête.C\u2019est en contournant en voiture le parc national de Morne Trois-Pitons, qui fait tant damner les automobilistes, que l\u2019on comprend l\u2019influence de la géographie tourmentée sur l\u2019histoire coloniale de l\u2019île.Les indiens caraïbes, installés sur l\u2019île avant l\u2019arrivée de Christophe Colomb, doivent leur vie à ses reliefs escarpés.Cachés dans la nature, ils ont échappé à l\u2019extermination.À ce jour, ils sont plus de 3000 à vivre sur un territoire qui leur appartient et sur lequel ils ont leurs propres us et coutumes, alors qu\u2019ils ont été massacrés par tout ailleurs dans la Caraïbe.Guadeloupe Ce voyage serait incomplet sans une incursion dans le parc national de la Guadeloupe, classé Réser ve mondiale de la biosphère par l\u2019UNESCO.Pour randonner jusqu\u2019aux trois imposantes chutes du Carbet, mais aussi pour grimper au sommet \u2014 jonché de crevasses d\u2019où jaillissent d\u2019épaisses fumerolles \u2014 de la Soufrière, point culminant des Petites Antilles, à 1467 mètres.L\u2019archipel guadeloupéen s\u2019inscrit davantage dans la vie caribéenne grâce aux nombreux déplacements of fer ts d\u2019île en île.Vers la Dominique, la Martinique et Sainte-Lucie, mais aussi vers des îles plus près : Marie-Galante, la Dési- rade, Les Saintes et les îles de la Petite-Terre.Chacune a son paysage ty - pé, ses plages, ses sentiers de randonnée, son histoire, son patrimoine, son créole et sa musique.Le traversier nous en donne déjà un premier aperçu.Bien au-delà des pla - ges et des cocotiers, ces îles sont des condensés d\u2019humanité et de culture.Collaboratrice Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 7 E T D I M A N C H E 1 8 D É C E M B R E 2 0 1 6 P L A I S I R S D 4 Une semaine sur chaque île donne le temps de visiter, mais aussi de grimper des volcans à grand spectacle.Certains éteints ou assoupis, d\u2019autres dégageant toujours des fumerolles de soufre attestant que l\u2019activité volcanique est encore d\u2019actualité dans cette région des Petites Antilles.TOURISME SUITE DE LA PAGE D 1 ANTILLES PHOTOS HÉLÈNE CLÉMENT Un coupeur de canne à Saint-Pierre, en Martinique Le grand marché de Fort-de-France, en Martinique En vrac S\u2019y rendre.Air Canada et Air Transat offrent une ou deux fois par semaine des vols vers la Martinique et la Guadeloupe au départ de Montréal.Les escapades d\u2019île en île se combinent très bien à un séjour plus long dans les Antilles françaises.Les plus populaires d\u2019entre elles se font au départ de Fort-de- France ou de Saint-Pierre, en Martinique, et de Pointe- à-Pitre, en Guadeloupe.Préparer son voyage.Pour les horaires et les offres de séjour clés en main de l\u2019Express des Îles : express-des- iles.com, ou de Jeans for Freedom : JeansforFreedom.com.Informations générales sur la Martinique : lamarti- nique.ca ; sur la Guadeloupe et ses îles : lesilesdeguade loupe.com ; sur Sainte-Lucie : stlucia.org ; sur la Dominique : dominica.dm.Pour la location de logements Airbnb: airbnb.ca.Carnaval.Guadeloupe : gua deloupe-info.com ; Martinique : tourismefdf.com ; Dominique (carnaval et festivals de musique) : domini cafestivals.com.Suggestions de livres d\u2019auteurs antillais : memoireden crier.com/auteurs.L\u2019iguane antillais de la réserve de Petite-Terre, à La Désirade L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 7 E T D I M A N C H E 1 8 D É C E M B R E 2 0 1 6 P L A I S I R S D 5 En mars 2016, après un an de recherche et développement, Alexandre Roux, ce passionné de kombucha qu\u2019il a découvert au secondaire, a lancé son entreprise Tchaga Kombucha.NOUVEAUTÉ LA VITRINE GASTRONOMIE LA CUISINE DES PAYS NORDIQUES Magnus Nilsson Phaidon, 2016, 767 pages ?1/2 De ce jeune chef suédois, René Redzepi, la star danoise du restaurant Noma à Copenhague, dit ceci : « Magnus Nillson est l\u2019un des chefs les plus brillants que j\u2019aie jamais rencontrés.» Il faut souligner que Nillson brille sur la scène de la gastronomie mondiale avec son approche « nature extrême », qu\u2019il pratique à Fäviken Magasinet, son restaurant aux confins de la Laponie suédoise.Nul doute qu\u2019il brille également avec cette bible de la cuisine traditionnelle et familiale des pays nordiques, revue et corrigée par lui-même.Il a parcouru les pays nordiques pour recueillir des recettes typiques de chaque pays : 700 recettes, 230 illustrations couleurs et une soixantaine d\u2019illustrations en noir et blanc.Unique, cette brique dévoile également les ingrédients, les techniques et l\u2019histoire culinaire des pays nordiques.Un incontournable pour briller en société bran- chouille ces temps-ci.Jean-Philippe Tastet RECETTES LE PETIT LAROUSSE LA CUISINE VÉGÉTARIENNE AU QUOTIDIEN Éditions Larousse Paris, 2016, 465 pages ?Parmi les thèmes, on trouve ici « vegan », « sans gluten », « grandes occasions », « petit budget », « sans lactose », « sucres naturels »\u2026 Dans l\u2019air du temps, quoi.Ce Petit Larousse contient non seulement des recettes, mais aussi nombre d\u2019explications illustrées, de superbes photos, un glossaire, deux index, un tableau de cuisson et une table des équivalences France-Canada (appréciée).Le livre s\u2019ouvre également sur une foule d\u2019explications alimentaires concernant le régime végétarien.Bref, tout y est pour bien se retrouver, y compris pour les néophytes du végétalisme.Le livre étant imprimé sur papier glacé avec couverture rigide, il vaut mieux le consulter avant de se mettre à l\u2019œuvre en cuisine, sinon, gare aux dégâts alimentaires qui pourraient gâter la sauce de son élégante facture ! Diane Précourt JEU TOTEM Équipe Totem Montréal, 2015 3 à 8 joueurs, 8 ans et plus, 15 minutes ?À mi-chemin entre outil de développement personnel et jeu de cartes, Totem offre une expérience singulière.Le jeu n\u2019est pas compétitif.On peut marquer des points, mais ce n\u2019est pas nécessaire.Ce qui compte, c\u2019est de faire du bien à l\u2019autre.Chaque joueur reçoit une main de cartes aléatoires constituée d\u2019animaux ; il en choisit une, chacune étant associée à une force, et l\u2019offre au « receveur » de ce tour.Ainsi, vous pourriez offrir la carte hippopotame à un ami parce qu\u2019il partage généreusement avec les autres.Il pourrait aussi être le rossignol (au discours rassembleur), le chameau (persévérant) ou l\u2019ours (qui trouve les mots pour réconforter), par exemple.Puis, on recommence avec des cartes qualité (authentique, fidèle, franc, etc.).Au bout du compte, chacun aura constitué son propre totem parmi les milliers de combinaisons possibles.Et, surtout, aura reçu un sacré bouquet de compliments.Totem, c\u2019est le parfait prétexte pour dire à quelqu\u2019un que vous l\u2019appréciez, sans gêne et avec beaucoup de plaisir.Martin Blais De petits artisans brasseurs de kombucha émergent ici et là au Québec.Un phénomène qui s\u2019explique par la soif prononcée des gens pour cette boisson pétillante à base de thé fermenté.M A X I M E B I L O D E A U D ans son sous-sol de Waterville, en Estrie, Alexandre R o u x p o s s è d e tout le matériel nécessaire au brassage mensuel de 2000 litres d\u2019une boisson pétillante, fermentée et savoureuse.Non, il n\u2019est pas question ici de bière, mais bien de kombucha, une boisson deux fois millénaire issue de la tradition mongole et popularisée en Californie au début des années 2000.C\u2019est en mars 2016, après un an de recherche et développement, qu\u2019Alexandre Roux a lancé son entreprise Tchaga Kombucha.Of fer t en plusieurs parfums allant du houblon à l\u2019argousier, en passant par le gingembre, son élixir contient du chaga, un champignon médical « aux vertus miraculeuses » qui pousse notamment sur les bouleaux jaunes des régions froides de l\u2019hémisphère nord.Le goût est, pa- raît-il, légèrement vanillé.Passionné de médecine naturelle, l\u2019entrepreneur de 29 ans a découver t le kombucha lorsqu\u2019il était au secondaire.Il en brassa i t chez lu i pour consommation personnelle jusqu\u2019au jour où il a rencontré sa conjointe, Ariane Brouillette, également une grande consommatrice.«Elle m\u2019a aidé à peaufiner ma recette et, de fil en aiguille, ma production artisanale s\u2019est fait connaître dans notre communauté», se souvient-il.Aujourd\u2019hui, les bouteilles de Tchaga Kombucha se retrouvent dans plusieurs commerces et restaurants de Sherbrooke et des environs, mais aussi sur l\u2019île de Montréal, où elles trônent sur les tablettes de quelques adresses.«Jusqu\u2019à 40 % de la demande actuelle provient de gens qui nous trouvent sur Internet et nous contactent, fait remarquer M.Roux.Il y a une soif pour le kombucha au Québec.» Un coup de cœur Alexandre Roux n\u2019est pas le seul à avoir plongé dans le kombucha au cours de la dernière année.À New Richmond, dans la baie des Chaleurs, l\u2019entreprise Loutres Kombucha produit depuis un an un kom- bucha gaspésien qui fait fureur dans les commerces locaux.À Saint-Tite-des-Caps, aux portes de Charlevoix, la Bioferme des Caps of fre cinq par fums de kombucha ainsi qu\u2019un kof fu- cha, une boisson semblable au kombucha mais pour laquelle on utilise des racines asséchées de pissenlit.À quoi doit-on cette soudaine déferlante de petits producteurs de kombucha au Québec ?Selon Jean-Luc Bon- neau, fondateur de Vee Kom- bucha, une entreprise fondée en 2014 à Saint-Léon-de-Stan- don, en Chaudière-Appalaches, elle s\u2019explique par un engouement généralisé pour la saine alimentation.« C\u2019est un breuvage cru, biologique et vivant qui est goûteux et rafraîchissant sans être sucré», explique-t-il.Lui-même a découver t le kombucha lors d\u2019un voyage sur la côte Ouest américaine, pour lequel il a eu un véritable coup de cœur.À son retour au Québec, il part à la recherche d\u2019un équivalent et se rend compte que l\u2019offre du produit est à peu près nulle.Il fonde alors Les Boissons Vytavy, qui deviendra Vee Kombucha.Si les débuts sont dif ficiles \u2014 « Il a fallu travailler très fort pour faire connaître le produit » \u2014, le jeu en aura valu la chandelle, se rappelle M.Bonneau.Depuis le printemps 2016, les ventes de Vee Kombucha augmentent de 200 % par trimestre.La capacité de production de 8000 litres par mois de la petite usine de Bellechasse ne suffit plus.« On pense à déménager ou à agrandir », dit l\u2019entrepreneur de 36 ans.Le Québec en avance Il n\u2019est pas le seul à faire face à cette situation.La compagnie montréalaise RISE Kombucha, dont les bouteilles sont vendues partout au Canada, compte doubler la superficie de sa nouvelle usine de Saint-Léonard en 2017.À terme, la capacité de production de centaines de milliers de litres par mois de RISE devrait tripler, voire quadrupler, afin de répondre à la demande d\u2019un marché qui croît à vive allure.L\u2019actuel président de RISE, Julian Giacomelli, voit d\u2019un bon œil l\u2019émergence d\u2019artisans-bras- seurs de kombucha.Celui dont la compagnie a longtemps été la seule à offrir ce produit au Québec considère que l\u2019espace dans le marché est désormais suffisant pour accueillir ces petits joueurs.« La tar te est assez grosse : l\u2019intérêt des consommateurs ne cesse d\u2019augmenter.Désormais, un détaillant doit tenir trois ou quatre variétés de kom- bucha sur ses tablettes pour être dans le coup», assure-t-il.Ce phénomène « normal dans la maturation d\u2019un marché » n\u2019est d\u2019ailleurs pas sans lui rappeler celui de la bière artisanale il y a quelques années.«À un certain moment, il n\u2019y avait qu\u2019une poignée de brasseries qui faisaient ce type de bière.Puis, du jour au lendemain, il y a eu une véritable explosion qui nous a menés à la situation d\u2019aujourd\u2019hui, où presque chaque ville est dotée de sa propre microbrasserie », dit M.Giacomelli.Selon lui, le Québec a une légère avance sur le reste du Canada en matière de kombu- cha.« Les consommateurs d\u2019ici sont mieux informés que ceux de l\u2019Ontario ou de l\u2019Ouest canadien, où on retrouve tout de même quelques petites compagnies.On aime penser que c\u2019est dû à notre influence et à notre statut de pionnier québécois du kombucha.En fait, on s\u2019attribue un peu le mérite.» Collaboration spéciale Le Devoir Le kombucha jusqu\u2019à plus soif Une déferlante de petits artisans brasseurs frappe le Québec S P É C I A L I T É BOUCHERIE CHARCUTERIE 3653, BOUL.ST-LAURENT, MTL Boucherie-Slovenia · info@boucherieslovenia.com T 514.842.3558 · F 514.842.3629 Les fêtes arrivent à grand pas ! Préparation de commandes spéciales! Agneaux de Québec Volailles nourries au grain Gamme de viandes fraîches Épicerie fine Pour annoncer, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com EMMANUELLE ROBERGE Les bouteilles de Tchaga Kombucha se retrouvent dans plusieurs commerces et restaurants de Sherbrooke et des environs, mais aussi sur l\u2019île de Montréal, où elles trônent sur les tablettes de quelques adresses. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 7 E T D I M A N C H E 1 8 D É C E M B R E 2 0 1 6 PLAISIRS D 6 MARIE VERMETTE inc.Fleurs, plantes et objets choisis 801, av.Laurier Est, Montréal Livraison 1 877 272-2226 514 272-2225 www.marievermette.com MEILLEURS VOEUX ! 25 ANS D ans son dernier numéro, le magazine Caribou met le cap sur la nordicité.On imagine a l o r s l \u2019 é q u i p e s o u s d e s couches de vêtements, le nez rouge comme celui de Rodolphe, défiant le blizzard.Sauf que le concept transcende ces clichés.Pour en parler : Véronique Leduc et Geneviève Vézina-Montplaisir, cofondatrices de la publication, ainsi que Kassandra Bonneville et Marie-Hélène Roch, du collectif de design Kopula, qui a organisé l\u2019événement Nordicité 2016.Ce qui semble une évidence vous file entre les doigts, à peine le mot rendu à la case « réflexion ».La nordicité ?Ben\u2026 C\u2019est l\u2019hiver ! C\u2019est le froid ! Oui, mais pas que.L\u2019inventeur de la nordicité est un Québécois.Aujourd\u2019hui âgé de 93 ans, Louis-Edmond Hame- lin connaît le Nord comme le fond de ses poches.Le géo- graphe-économiste-linguiste a créé quelque 400 néologismes, dont certains sont répertoriés dans des dictionnaires renommés.Pergélisol, c\u2019est lui.Nor- dicité, c\u2019est lui.« Ce concept émerge dans les années 1960.Tout un vocabulaire est alors mis en place pour nommer des faits propres au Québec », explique Marie-Hélène Roch.Latitudes, températures, précipitations, végétations, activités économiques, populations\u2026 La grille de lecture du Nord que propose Hamelin s\u2019avère une belle géographie culturelle allant au-delà des critères classiques relatifs au froid, même s\u2019ils en font partie.La nordicité reste une notion complexe car elle évolue selon les territoires, les climats et les cultures.« Finalement, il est plus facile de définir ce qui est \u201cplus nordique\u201d par rappor t à autre chose ! Par exemple, le Nunavik est \u201cplus nordique\u201d par rapport au sud du Québec ; mais le sud du Québec va être \u201cplus nordique\u201d par rapport à d\u2019autres régions situées plus au sud ! » précise Kassandra Bonneville.Le terme « nordique » existait, mais il décrivait une réalité et une vision européennes, celles des pays scandinaves.Avec Hamelin, la définition s\u2019ouvre à tous les pays du froid à l\u2019échelle planétaire.Et le Québec en fait partie.«Avec ce cinquième numéro, Caribou souhaite amorcer un dialogue sur ce concept encore abstrait.Nous sommes un pays nordique.Comment cela in- fluence-t-il notre gastronomie ?Ça me frustre de voir que les Québécois n\u2019embrassent pas plus l\u2019hiver », s\u2019exaspère Geneviève Vézina-Montplaisir.C\u2019est vrai.Même complainte dans l\u2019assiette.L\u2019hiver venu, on se dit que le Québec ne peut plus nous nourrir et on se tourne vers les produits importés.«Pour moi, la nordicité dans l\u2019assiette, ce serait de manger plus en accord avec les saisons.Comme le faisaient nos grands- parents.Par exemple, l\u2019orange dans le bas de Noël représentait le produit spécial », lance Véronique.Aujourd\u2019hui, revers de situation, l\u2019exotisme est ce qui vient de chez nous ! « Caribou ne veut sur tout pas jouer les moralisateurs.Moi, dans le concept de nordicité, la dimension territoriale me touche beaucoup\u2026 Le fait d\u2019habiter son territoire et de le manger ! » confie Geneviève.Au Québec, il n\u2019y a pas un Nord, mais plusieurs.Quelles sont leurs similitudes alimentaires?D\u2019abord, toutes ces régions doivent composer avec la problématique de l\u2019approvisionnement.Souvent, les aliments parcourent de longues distances avant de pouvoir atteindre les tablettes des commerces, qui se raréfient à mesure qu\u2019on progresse dans le paysage.Leur fraîcheur en pâtit, donc.Sans compter les répercussions en matière de coût.Mais ces régions of frent aussi une grande richesse.On les perçoit arides.« À tort ! Il suf fit de se pencher pour voir plein de petits fruits, des plantes.Les gens de la Côte- Nord restent proches de la pêche et de la chasse.Ils \u201ccannent\u201d beaucoup», explique Geneviève, qui signe dans la revue un reportage sur la Min- ganie.On connaît peu, voire pas du tout cette palette de territoires.Et quand on ne connaît pas, il est dif ficile de comprendre et de ressentir cette nordicité qui nous entoure, et qui est en nous\u2026 Toutefois, depuis plusieurs années, certains producteurs accomplissent des prouesses pour étirer les saisons (grâce aussi à la recherche et au développement), optimiser leurs cultures sous tunnels ou en serres.Quant aux paniers d\u2019hiver mis en place par les coopératives agricoles ou par certains organismes, ils tentent de nous conquérir.Cette année, le mouvement s\u2019amorce.Aussi, les marchés publics d\u2019automne et de Noël se développent beaucoup à travers le Québec, même si l\u2019of fre alimentaire y est parfois sous-re- présentée.Il y a donc un glissement de saisons à opérer si l\u2019on veut cultiver et manger local à l\u2019année.Que ce soit au Saguenay, sur la Côte-Nord ou au Nunavik, l\u2019agriculture nordique se déploie.« Maintenant, il va falloir s\u2019approprier ces aliments du froid et savoir comment les apprêter », se réjouit Marie-Hélène.Gastropolitique On lorgne souvent du côté des pays scandinaves.Ce serait oublier qu\u2019ils ont été épaulés dès le début par des politiques gouvernementales (on parle de « gastropolitique »).En lançant of ficiellement en grande pompe le New Nordik Food Program en 2006, les Scandinaves sont parvenus à porter leur trésor et leur fierté alimentaires sur le plan international.En utilisant le terme «boréal », le Québec prend ses distances par rapport à la cuisine scandinave.« Entre Montréal et la Côte- Nord, c\u2019est boréal.Une fois qu\u2019on dépasse la Côte-Nord, c\u2019est la toundra.En disant \u201ccuisine boréale\u201d, on se rapproche de l\u2019imaginaire québécois.Ça vient plus chercher les gens que la cuisine nordique, qui se rattache aux pays scandinaves.Et puis, cer tains chefs cuisiniers connaissent mieux le territoire boréal », commente Kassandra.« Nous avons aus s i une marque de bière qui s\u2019appelle comme ça ! Les pays scandinaves ont lancé un mouvement, mais il y a aussi beaucoup de marketing derrière tout ça.En ce moment, l\u2019art de vivre à la danoise, le \u201chygge\u201d [prononcez hugueu], est tendance.Ça m\u2019énerve, cette espèce de protocole du comment vivre sa nor- dicité.Ce sont des stéréotypes ! » proteste Marie-Hélène.«Sans donner de mode d\u2019emploi, pour moi, vivre ma nordi- cité, c\u2019est arrêter de passer l\u2019hiver en attendant uniquement le retour des beaux jours.C\u2019est prendre conscience que nous avons quatre saisons, très belles, qui nous apportent chacune quelque chose.Que ce soit dans l\u2019alimentation, le design, le tourisme, nos humeurs\u2026 », rétorque Véronique.L\u2019avenir nous dira si notre nordicité alimentaire rejaillira régulièrement dans les discussions.Cela devrait.Parce qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un marqueur identi- taire très fort pour le Québec, dont on commence à peine l\u2019exploration.Une exploration quatre saisons.SAVEURS La nordicité quatre saisons dans l\u2019assiette C\u2019est un concept relativement récent, propre au Québec, qui devrait à terme nous mettre en appétit SOPHIE SURANITI Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou devarennes@ledevoir.com Par Michael Tozzi, chef chez Olive & Gourmando Cavatellis maison 4 portions Ces petites pâtes italiennes à base de ricotta sont un classique chez moi pendant le temps des Fêtes.Un vrai délice que vos convives vont adorer.Elles se servent très bien avec une simple sauce aux tomates ou un ragoût de champignons.Ingrédients 350 g de semoule de blé 300g de fromage ricotta 1 jaune d\u2019œuf 1/2 c.à thé de sel Préparation Dans un grand bol, mélanger à la main tous les ingrédients pour former une boule de pâte.Fariner une surface de travail et y transférer la pâte.Pétrisser la pâte jusqu\u2019à ce qu\u2019elle soit bien lisse, soit environ 8 minutes.Couvrir la pâte d\u2019un linge et la laisser reposer 10 minutes.Couper des morceaux de pâte de taille égale et les rouler pour former des cylindres longs et minces.Ne pas fariner la surface de travail pendant cette opération pour que les cylindres roulent facilement.Couper des cylindres en petits morceaux de 2 cm.Sur une planche à gnocchis ou à la main, façonner chaque morceau avec le pouce en appuyant doucement au centre et en le faisant rouler de manière à former les cavatellis.Dans une grande casserole d\u2019eau bouillante salée, cuire les cavatellis de 3 à 5 minutes, jusqu\u2019à ce qu\u2019ils flottent.Les retirer de l\u2019eau et servir avec une sauce de votre choix.OLIVE + GOURMANDO 351, rue Saint-Paul Ouest Montréal?514 350-1083 oliveetgourmando.com PHOTOS EMILIE MERCIER Aguanish, petit village situé entre Natashquan et Baie-Johan-Beetz.La station-service fait of fice de dépanneur et de petite épicerie.À lire Caribou.À raison de deux numéros par an, l\u2019équipe du magazine retient un thème puis part à la rencontre de ceux qui l\u2019alimentent ou le cuisinent (toutefois, zéro recette !).On parle d\u2019identité culinaire québécoise sans se prendre la tête.C\u2019est un magazine où le visuel et le graphisme sont soignés, tout comme l\u2019indépendance de la publication, chose rarissime de nos jours.cariboumag.com À lire La nordicité du Québec.Entretiens avec Louis-Edmond Hamelin, Daniel Chartier et Jean Désy (photographies de Robert Fréchette), Presses de l\u2019Université du Québec, 2014.À consulter pour s\u2019inspirer La cuisine des pays nordiques, le livre de cuisine (un pavé de 700 recettes !) du jeune chef suédois Magnus Nilsson, paru en octobre 2016 chez Phaidon.À la fois complet, hyperdocumenté et personnel.À quand un ouvrage de la sorte pour le Québec ?Lire aussi la critique de Jean-Philippe Tastet en page D 5 La Coop de solidarité forestière de Minganie-Le Grenier boréal propose depuis 2013 des fruits et des légumes aux 490 habitants de Longue-Pointe-de-Mingan.S O U R C E O L I V E + G O U R M A N D O "]
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