Le devoir, 19 novembre 2016, Cahier G
[" C A R O L I N E R O D G E R S Collaboration spéciale L a collection Sam et Myrna Myers, deux A m é r i c a i n s p a s - sionnés d\u2019Asie, fait l \u2019objet d\u2019une première exposition avec 500 objets venus de la Chine, du Japon, du Tibet, de la Corée, du nord de l\u2019Inde, de l\u2019Ouzbékistan et du Vietnam.Les Myers ont réalisé qu\u2019ils pouvaient devenir collectionneurs après un coup de cœur survenu en pénétrant dans la boutique d\u2019un antiquaire de Paris alors qu\u2019ils étaient jeunes mariés.Au fil des ans, ils ont accumulé environ 5000 objets, principalement venus d\u2019Asie.«À travers leur collection, ce sont d\u2019autres civilisations qui s\u2019ouvrent à nous, s\u2019enthousiasme Francine Lelièvre, directrice générale de Pointe-à-Callière.C\u2019est une exposition imposante de cette collection privée qui n\u2019a jamais été présentée ailleurs, à l\u2019exception de quelques pièces, à l\u2019occasion.Nous avons connu ces collectionneurs grâce à notre exposition sur Marco Polo, pour laquelle ils nous avaient prêté quelques objets.Quand nous leur avons proposé d\u2019exposer une partie de leur collection, ils ont répondu avec enthousiasme.» L\u2019exposition a été conçue et réalisée par Pointe-à-Callière, qui a l\u2019autorisation des collectionneurs pour la faire circuler, plus tard, aux États-Unis.« Au lieu de nous concentrer sur un seul pays ou une époque avec une exposition très pointue, nous avons décidé de présenter une exposition diversifiée incluant des objets de plusieurs pays, donc très complète dans le temps et dans l\u2019espace.C\u2019est une sorte d\u2019Asie 101 qui propose de découvrir l\u2019histoire de cultures méconnues ici.» Pour ce faire, on a choisi les objets les plus significatifs et les plus précieux venus d\u2019Asie, tels que le jade et les soieries.«Les grandes routes commerciales de l\u2019Asie, comme la route de la soie, ont aussi permis aux idées de voyager.L\u2019exposition consacre donc un volet au bouddhisme, qui a voyagé de l\u2019Inde à la Chine, au Japon et au Tibet, en se transformant dans chaque pays.» Plusieurs volets L\u2019exposition, qui en plus de montrer des objets propose diverses présentations NOËL AU MUSÉE C A H I E R T H É M A T I Q U E G \u203a L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 9 E T D I M A N C H E 2 0 N O V E M B R E 2 0 1 6 Musée des beaux- arts du Canada Ottawa fait le plein d\u2019expositions Page G 4 Jouets et d\u2019ateliers pour tous au Musée McCord Page G 3 Billets en ligne: espacepourlavie.ca VIAU PLANÉTARIUM RIO TINTO ALCAN MUSÉE POINTE-À-CALLIÈRE Du 3 au 31 décembre, tous les week-ends, en après-midi, l\u2019activité de parcours théâtral Qui est le vrai père Noël ?permettra aux visiteurs de découvrir les particularités de dif férents personnages de Noël du monde en compagnie de guides-animateurs.Ils apprendront à mieux connaître Melchior, Babouchka, Pierre le Noir et le père Noël.Toute la famille sera en mesure de voyager à travers les cultures du monde dans le temps des fêtes grâce aux expositions présentées à Pointe-à-Callière.Adultes et enfants pourront découvrir Terre d\u2019Asie, première exposition mondiale d\u2019une vaste collection privée d\u2019objets venus d\u2019Orient, tandis que l\u2019activité Qui est le vrai père Noël ?saura certainement satisfaire la curiosité des plus jeunes et de ceux qui ont gardé leur cœur d\u2019enfant.L\u2019Asie, le père Noël et le monde Le musée Pointe-à-Callière offre une incursion dans la culture orientale et révèle les particularités de différents personnages de Noël à travers la planète VOIR PAGE G 3 : NOËL C\u2019est une sorte d\u2019Asie 101 qui propose de découvrir l\u2019histoire de cultures méconnues ici Francine Lelièvre, directrice générale du musée Pointe-à-Callière « » M A R T I N E L E T A R T E Collaboration spéciale P etite scène d\u2019hiver en trois dimensions, avec bonshommes de neige et sapins faciles à façonner en pâte à modeler : voilà la proposition du MBAM cette année pour son Atelier à 4 mains.Celui-ci est conçu spécialement pour les enfants de 2 à 5 ans et un de leurs parents.« Si les enfants décident de faire autre chose que ce que nous leur proposons, c\u2019est parfait aussi, af firme Patricia Boyer, responsable des programmes scolaires et familiaux au MBAM.L\u2019objectif est que les parents et les enfants passent un beau moment ensemble dans quelque chose de très positif, soit la création.» Même si les duos peuvent explorer dif férentes techniques dans ces ateliers, on n\u2019est pas du tout dans l\u2019enseignement.«C\u2019est plutôt une initiation à la création et à l\u2019art pour leur permettre de développer un intérêt, de s\u2019exprimer et de s\u2019amuser », explique Mme Boyer.Et la formule est très populaire.« C\u2019est encore rare, les activités dans les musées pour les enfants aussi jeunes, mais ici, ils y trouvent leur compte, affirme Mme Boyer.L\u2019atelier est assez court : 45 minutes.Puis, c\u2019est le matin, et non l\u2019après-midi, alors ils ne manquent pas la période de la sieste ! » Atelier thématique En après-midi, l\u2019atelier thématique propose de réaliser un découpage féérique.« L\u2019idée, c\u2019est de créer une bande d\u2019horizon noire en découpant des maisons et des sapins pour ensuite pouvoir illuminer le tout afin de réaliser une projection sur un mur, explique Patricia Boyer, qui a étudié en enseignement des arts.Cette année, on n\u2019est pas du tout dans le traditionnel bricolage de Noël avec du rouge, du vert et des brillants ! On est plutôt dans la féérie, la poésie.» Ces ateliers pour tous sont aussi très populaires.Pour y assister, comme pour l\u2019Atelier à 4 mains, il faut venir chercher un laissez-passer gratuit.S\u2019ils se sont déjà tous envolés à votre arrivée, vous pourrez notamment vous tourner vers l\u2019atelier en continu.Cette année, au programme : une fabrique de flocons ! « Beaucoup de parents dont l\u2019horaire est bien chargé aiment aussi beaucoup ce concept qui leur permet d\u2019y aller plus mollo en ce temps des fêtes, constate Mme Boyer.Ils peuvent s\u2019arrêter au musée, au moment qui leur convient, pour faire un petit 15 minutes ou une heure de bricolage avant de reprendre leur chemin.» Cinéma Le MBAM proposera aussi un film par jour du 27 décembre au 8 janvier.La sélection a été réalisée en partenariat avec le Festival international du film pour enfants de Montréal (FIFEM).« C\u2019est vraiment une belle qualité de films qu\u2019on offre, toujours gratuitement, aux familles, af firme Mm e Boyer.C\u2019est dans le Salon du musée, dont le sol est couvert de tapis et où on a disposé plein de coussins pour que tout le monde s\u2019installe confortablement.» Elle constate que, souvent, les familles viennent passer une bonne par tie de la journée au musée en variant les activités, du bricolage au cinéma en passant par les expositions, aussi accessibles aux familles avec le laissez- passer.Conte et activité musicale Le MBAM est également en train de développer une activité autour du conte en partenariat avec l\u2019Association des écrivains québécois pour la jeunesse.Une activité avec un auteur sera présentée quelques fois pendant les deux semaines des fêtes.Les détails seront af fichés prochainement dans le calendrier culturel du MBAM.Puis, pour se mettre sans plus attendre dans l\u2019ambiance des fêtes, le MBAM propose le dimanche 4 décembre l\u2019activité musicale Noël en Nou- velle-France.Les chansons traditionnelles de Noël y seront à l\u2019honneur.Le musicien Philippe Gélinas et la chanteuse Lise Roy s\u2019assureront de faire chanter les enfants avec eux.Ils présenteront aussi des instruments anciens.Nouveau pavillon et donateurs Le Pavillon pour la paix Mi- chal et Renata Hornstein, inauguré dans la foulée du 375e anniversaire de Montréal, propose 750 œuvres du Moyen Âge à l\u2019époque contemporaine, dont plusieurs de maîtres anciens léguées par le couple de mécènes.L\u2019édifice de six étages présente une ouver ture sur la ville et sur son patrimoine architectural grâce à sa vue panoramique qui va du fleuve à la montagne.Le Pavillon pour la paix Mi- chal et Renata Hornstein permet aussi de suivre le Sentier de la paix, avec ses œuvres intégrées à l\u2019architecture, réalisées par des artistes contemporains tels que Patrick Beaulieu, Mathieu Beauséjour et les collectifs EN MASSE et MU.Le nouvel édifice comprend également l\u2019Atelier international d\u2019éducation et d\u2019art-théra- pie Michel de la Chenelière.C\u2019est dans cet espace, le plus grand dédié à l\u2019éducation dans un musée d\u2019art en Amérique du Nord, que se tiendront désormais les activités pour les familles et les clientèles scolaires et communautaires.L\u2019an dernier, plus de 2500 personnes ont assisté aux activités du MBAM proposées pendant les deux semaines des fêtes.«Nos activités s\u2019inscrivent en dehors de la consommation et c\u2019est très apprécié des familles, constate Patricia Boyer.Nous avons la chance de proposer toutes ces activités de qualité gratuitement grâce à nos mécènes et donateurs.» Le calendrier culturel du MBAM: www.mbam.qc.ca/ calendrier/fr/ MUSÉES L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 9 E T D I M A N C H E 2 0 N O V E M B R E 2 0 1 6 G 2 Le Musée des beaux-ar ts de Montréal (MBAM) propose chaque jour pendant les deux semaines de vacances des fêtes des activités pour la famille.Elles sont toutes gratuites ; une occasion de prendre une pause de consommation en cette période d\u2019abondance.Ce sera également la chance de découvrir le tout nouveau Pavillon pour la paix Michal et Renata Horn- stein, inauguré aujourd\u2019hui même ! Tour d\u2019horizon.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL Des activités créatives avec la famille comme fil conducteur Exposition à Pointe-à-Callière 350, place Royale Vieux-Montréal pacmusee.qc.ca L i o n , m a r b r e , C h i n e , d y n a s t i e T a n g ( 6 1 8 - 9 0 7 ) / D é t a i l , v e s t e d e p r e m i e r m i n i s t r e ( G y u - l u c h e ) 1 7 e s i è c l e .P h o t o s : T h i e r r y O l l i v i e r La collection Sam et Myrna Myers Jusqu\u2019au 19 mars 2017 d?Asie Terre SOURCE MBAM L\u2019Atelier à 4 mains permet aux tout-petits de s\u2019initier à la création et à l\u2019art, tout en s\u2019amusant avec les membres de leur famille.Nos activités s\u2019inscrivent en dehors de la consommation et c\u2019est très apprécié des familles.Nous avons la chance de proposer toutes ces activités de qualité gratuitement grâce à nos mécènes et donateurs.Patricia Boyer, responsable des programmes scolaires et familiaux au MBAM « » A L I C E M A R I E T T E Collaboration spéciale Comme chaque année depuis sept ans pendant le temps des fêtes, le Musée McCord sort quelques dizaines de jouets de ses voûtes pour les présenter dans une exposition inédite.«Pour nous, c\u2019est une occasion extraordinaire de mettre en valeur notre importante collection de jouets, puisque nous en avons environ 10 000 en réserve», indique Pascale Grignon, directrice des communications du Musée.Une cinquantaine d\u2019objets se retrouvent donc dans Les aventures d\u2019Alfred, qui, à partir du 2 décembre, plongera les visiteurs dans un conte à voir et à entendre.C\u2019est l\u2019histoire de l\u2019ourson Alfred, emmené au dépotoir après le grand ménage du papa de William et qui tente de retrouver le chemin de sa maison.Une épopée rocambolesque écrite par Suzanne De Serres, musicienne, auteure et conceptrice de spectacles pour enfants.«Nous avions l\u2019idée de faire un conte ; le nom de Suzanne De Serres nous est venu en tête rapidement», indique Mme Grignon.Dans un jeu de lumières et d\u2019ombres, ponctué d\u2019extraits musicaux interprétés par l\u2019ensemble de musique de chambre I Musici, les visiteurs suivront les péripéties du sympathique ourson.« La mise en scène est pensée pour garder l \u2019attention des enfants , explique Mme Grignon.C\u2019est une belle activité à faire en famille pendant le temps des fêtes et c\u2019est une belle introduction au musée.» Une narration du conte sera offerte, en français et en anglais, en alternance toutes les 45 minutes (sur réservation).La traditionnelle heure du conte sera aussi proposée, à 11 h en français et à 14 h en anglais, tous les jours d\u2019ouverture.Les histoires, présentées sous forme de lecture animée, seront inspirées des jouets de l\u2019exposition.Pour compléter l\u2019expérience, l\u2019ensemble I Musici offrira trois prestations d\u2019environ 20 minutes les 4 et 7 janvier à 14 h, 14 h 35 et 15h10, dans l\u2019enceinte du thé âtre J.Armand Bombardier.Si l\u2019exposition s\u2019adresse particulièrement aux enfants de 3 à 9 ans, elle ravira aussi les visiteurs de tout âge, selon Mme Grignon.Celle-ci mentionne au passage que chaque année, plusieurs collectionneurs de jouets ne manquent pas l\u2019occasion de découvrir davantage la collection du Musée.Un photographe pionnier Les adultes n\u2019ont pas été oubliés par la programmation du temps des fêtes avec William Notman, photographe visionnaire, une exposition inaugurée le 2 novembre dernier.« Cette exposition est très bien accueillie par le public, indique Mme Grignon.Nous avons des commentaires élogieux, autant pour son contenu très riche que pour sa scénographie et son design contemporain.» L\u2019exposition mêle les épreuves d\u2019époque avec des installations multimédias et interactives, mettant en avant toute la notion de modernité du travail de William Notman.Ce Montréalais, qui faisait du Photoshop bien avant la création du logiciel, a pris de nombreux clichés reconnus inter- nationalement.Près de 300 photographies, représentant des personnalités du XIXe siècle, mais aussi des paysages canadiens et des scènes de Montréal de l\u2019époque, sont mises en avant dans cette exposition.« Il y a un dialogue intéressant entre les tirages d\u2019époque et les agrandissements et impressions contemporaines », précise la directrice des communications.Bien que l\u2019exposition ne s\u2019adresse pas à eux directement, les enfants peuvent aussi s\u2019y retrouver.«C\u2019est fascinant pour les adultes, c\u2019est aussi fascinant pour les enfants, commente Mme Grignon.C\u2019est comme visiter sa ville, mais en ayant l\u2019impression de la vivre à une époque qui est maintenant révolue.» Elle estime que l\u2019ensemble des outils multimédias présentés permet de capter l\u2019attention des plus jeunes.L\u2019aventure au Musée « Il y a beaucoup d\u2019activités à faire dans chacune des expositions », lance Mme Grignon.En clin d\u2019œil à l\u2019exposition sur William Notman, les ateliers du temps des fêtes inviteront les enfants à réaliser des cadres pour y placer leurs photos préférées.Une autre activité de bricolage por tera sur le théâtre d\u2019ombres, inspiré des aventures d\u2019Alfred.Ces ateliers seront proposés les dimanches de décembre et de janvier, sauf les 25 décembre et 1er janvier.« Pour compenser, nous proposons l\u2019activité les 27 et 29 décembre 2016 et les 6, 7 et 8 janvier 2017 », indique la directrice des communications.De plus, pendant le temps des fêtes et la semaine de relâche, le Musée McCord continue de distribuer aux jeunes visiteurs son sac à dos de l\u2019aventure.Rempli de fiches d\u2019exploration, ce sac invite les familles à découvrir et à faire des liens entre les dif férentes expositions tout en s\u2019amusant.Par exemple, un jeu de piste mène les jeunes visiteurs à suivre le petit Thomas, qui recherche sa famille, dans l\u2019exposition permanente Porter son identité \u2014 La collection Premiers Peuples, alors qu\u2019un casse-tête invite à recomposer les cheminées des usines du canal de Lachine, au XIXe siècle, immortalisées dans un cliché de William Notman.Découvrir la ville Le temps des fêtes sera aussi la dernière chance de voir l\u2019exposition permanente, Montréal \u2014 Points de vue, qui sera démontée le 22 janvier prochain.Le jeu de piste sonore, proposé dans le cadre de cette exposition, immerge les visiteurs dans la métropole à différentes époques.Avec des écouteurs et un iPad, les enfants peuvent découvrir dix facettes de l\u2019histoire de Montréal.«C\u2019est une belle occasion d\u2019avoir un regard particulier sur la ville, estime Mme Grignon.C\u2019est particulièrement intéressant pour les enfants de découvrir leur environnement de vie.» Par ailleurs, le Musée propose toujours son activité pa- rents-poupons, dédiée aux bébés de moins de 18 mois, avec un spécial des fêtes le 28 décembre prochain.Pour cette occasion, le parent aura l\u2019opportunité de réaliser une marionnette à enfiler sur le pied de son enfant.Comme un cadeau en avance, pendant tout le temps des fêtes, les enfants de moins de 12 ans sont les invités du Musée.MUSÉES L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 9 E T D I M A N C H E 2 0 N O V E M B R E 2 0 1 6 G 3 Ce cahier thématique a été produit par l\u2019équipe des publications spéciales du Devoir grâce au soutien des annonceurs qui y figurent.Ces derniers n\u2019ont cependant pas de droit de regard sur les textes.Pour toute demande d\u2019information quant au contenu de ce cahier, vous pouvez contacter par courriel Loïc Hamon, directeur des publications spéciales, à lhamon@ledevoir.com.Pour vos projets de cahiers ou toute autre information au sujet de la publicité, vous pouvez contacter Lise Millette, vice-présidente des ventes publicitaires, à l\u2019adresse courriel lmillette@ledevoir.com.La Biennale de Montréal 19.10.16 \u2014 15.01.17 Le Grand Balcon P h o t o : N a d i n e F r a c z k o w s k i P h o t o : S h a n n o n B o o l P h o t o : N j i d e k a A k u n y i l y C r o s b y Au Musée d\u2019art contemporain de Montréal et dans d\u2019autres lieux bnlmtl2016.org [\u2026] une programma tion éclectique, à l\u2019image de la création actue lle, prête à chambouler les idées.\u2013 Le Devoir MUSÉE MCCORD Encore une fois cette année, le Musée McCord of fre une programmation s\u2019adressant aux petits autant qu\u2019aux plus grands.Ci-dessus, à droite, l\u2019œuvre Gaston le camion, véhicule jouet, camion à benne basculante, vers 1955, fabricant : Gama.Pendant le temps des fêtes, les expositions, les installations et les ateliers culturels, ludiques et amusants du Musée McCord plairont aux petits comme aux grands.Entre une exposition multisensorielle dédiée aux plus jeunes et une rétrospective du travail du photographe montréalais du XIXe siècle William Notman, chaque membre de la famille trouvera son compte.MUSÉE MCCORD Jouets et ateliers pour tous multimédias, est divisée en plusieurs grands volets et salles : le jade, le bouddhisme, le cabinet des mer veilles, la porcelaine ainsi que les costumes et les coutumes.« La collection de jade des Myers est exceptionnelle.C\u2019est une matière noble qui épouse une multitude de formes et représente une grande force de notre exposition, avec une centaine d\u2019objets.Nous avons même un vêtement entièrement fait de jade.» Dans le volet bouddhiste de l\u2019exposition, on ver ra des objets permettant de comprendre différents aspects de cette religion, telle que des images, des vêtements, des bronzes, des bannières, des broderies et des vêtements de moine.« C\u2019est une initiation pédagogique très simple au bouddhisme.La religion est un concept abstrait que l\u2019on peut mieux comprendre à travers les choses matérielles.» Dans le cabinet des merveilles, on verra des objets hétéroclites reliés de près au contenu de la bibliothèque des Myers, qui possèdent également une vaste collection de livres sur les arts asiatiques et l\u2019histoire.« Ce volet déborde de pièces spectaculaires, des sculptures d\u2019éléphants et d\u2019autres animaux, dont une tortue-dragon, et des cof fres, qui sauront impressionner les visiteurs.Nous avons choisi des objets que l\u2019on peut apprécier à plusieurs niveaux sans avoir besoin d\u2019être un expert de l\u2019Asie.On peut les admirer tout simplement pour leur beauté ou essayer d\u2019en apprendre plus si on veut.C\u2019est une exposition accessible.» L\u2019exposition a été ouverte au public cette semaine et se poursuit jusqu\u2019au 19 mars.Pères Noël du monde Du 3 au 31 décembre, tous les week-ends, en après-midi, l\u2019activité de parcours théâtral Qui est le vrai père Noël ?permettra aux visiteurs de découvrir les particularités de dif férents personnages de Noël du monde en compagnie de guides-animateurs.Ils apprendront à mieux connaître Melchior, Ba- bouchka, Pierre le Noir et le père Noël.« Ils ont chacun leur vision de Noël, leur personnalité et leur façon d\u2019agir, note Francine Lelièvre.Pierre le Noir, par exemple, donne du navet et des morceaux de charbon aux enfants qui n\u2019ont pas été gentils.Le père Noël que nous connaissons, lui, va expliquer comment il fait pour livrer tous les cadeaux en une seule nuit et passer à travers les cheminées.Ce sont des comédiens qui guident les visiteurs à travers des décors.C\u2019est un petit tour du monde adapté à Noël.» On pourra compléter la visite par les autres expositions et activités de Pointe-à-Cal- lière, telles que l\u2019exposition Pirates ou corsaires ?pour les enfants et Fragments d\u2019humanité.Archéologie du Québec, pour tous, qui se poursuit jusqu\u2019au 8 janvier, sans oublier le spectacle multimédia Signé Montréal.SUITE DE LA PAGE G 1 NOËL THIERRY OLLIVIER Bodhisattva est une divinité associée à la compassion et à la miséricorde.L\u2019œuvre correspond à une période où les artistes révélaient la sensualité du corps en renonçant en même temps aux biens terrestres.Bois polychrome, Chine, dynastie Song, vers 1125, cL\u2019École de gestion John- Molson est reconnue pour son attachement au développement durable.collection Sam et Myrna Myer.L\u2019exposition Terre d\u2019Asie a été ouverte au public cette semaine et se poursuit jusqu\u2019au 19 mars Vue de l\u2019exposition Montréal Points de vue MUSÉES L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 9 E T D I M A N C H E 2 0 N O V E M B R E 2 0 1 6 G 4 Constitué de l\u2019ancienne résidence des frères Oscar et Marius Dufresne ainsi que du Studio Nincheri \u2014 le plus ancien atelier de vitrail du Québec encore existant \u2014, le Musée Du- fresne-Nincheri est l\u2019un des joyaux historiques de la ville de Montréal.En plus de mettre en valeur le patrimoine de la métropole, il accueille une partie de la prestigieuse collection d\u2019objets et de tableaux royaux et impériaux français d\u2019Alexandre de Bothuri et de son épouse Élaine Bédard.MUSÉE DUFRESNE-NINCHERI Du profane au sacré C L A U D E L A F L E U R Collaboration spéciale L e Musée des beaux-ar ts du Canada (MBAC), situé sur la promenade Sussex à Ottawa, présente deux expositions de photographies \u2014 les œuvres du grand photographe tchèque Josef Sudek et un choix de photos extraites des archives du Globe and Mail \u2014 ainsi que la plus importante rétrospective de l\u2019un des grands peintres canadiens, Alex Janvier.Du coup, ces expositions inaugurent le nouvel Institut canadien de la photographie, sept ans après la disparition du Musée de la photographie contemporaine.Le nouvel inst i tut est a f f i l ié au MBAC, qui lui réser ve d\u2019ailleurs un espace permanent d\u2019exposition.Établi en novembre 2015, cet institut se veut un centre de recherche et d\u2019exposition dédié à l\u2019histoire, à l\u2019évolution et à l\u2019avenir de la photographie.« L\u2019institut rassemble des collections beaucoup plus diversifiées » , relate Ann Thomas, conservatrice principale de la photographie à l\u2019Institut.Auparavant, explique-t-elle, le Musée de la photographie contemporaine se concentrait sur la photographie comme œuvre d\u2019art.« Mais nous, nous nous intéressons également aux images vernaculaires, telles que le photojourna- lisme.C\u2019est l\u2019occasion pour nous de mettre sur pied un centre de recherche culturel beaucoup plus large.» C\u2019est ainsi que l\u2019Institut possède déjà de vastes collections qui couvrent les origines de la photographie jusqu\u2019à nos jours.Il of fre également un portail numérique au service tant des chercheurs que du grand public.Une autre époque La première exposition que tient l\u2019Institut canadien de la photographie a été inaugurée le 28 octobre.Intitulée Le monde à ma fenêtre, elle présente une sélection de 163 œuvres qui reflètent la vision du monde qu\u2019avait le photographe Josef Sudek.Né en 1896 et décédé en 1976, celui-ci témoigne d\u2019une époque trouble, ayant lui- même perdu un bras au combat lors de la Première Guer re mondiale , puis ayant subi l\u2019invasion des troupes allemandes durant la Seconde Guerre, pour enfin connaître l\u2019occupation russe de son pays jusqu\u2019à sa mort.« Je m\u2019intéresse au travail de Sudek depuis des décennies , relate Ann Thomas, puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un photographe qui a quelque chose à dire sur le monde dans lequel il a vécu.Il utilisait la photo pour raconter son histoire.» Par conséquent, Josef Su- dek nous raconte une histoire très par ticulière, nous dit Mm e Thomas.« Même si cer taines de ses photos sont très, très belles, elles racontent toujours quelque chose de plus de sa vie », dit-elle.Il faut par conséquent s\u2019arrêter à chacune d\u2019elles pour les examiner attentivement, suggère la conservatrice, « pour prendre le temps de découvrir toutes sortes de petits détails ».Josef Sudek a ainsi réalisé quelques-unes des images les plus envoûtantes du XXe siècle sur la nature, les monuments, les objets et les rues.Il est en fait reconnu comme le pionnier de la photographie moder niste tchèque, alors qu\u2019à son époque, Prague était à l\u2019avant-garde en ce domaine.L\u2019«esprit canadien» La seconde exposition organisée par l\u2019Institut canadien de la photographie ref lète également un pan de l\u2019histoire, plus précisément de notre histoire, puisqu\u2019elle dévoile plus de 175 photos extraites des archives du quotidien torontois The Globe and Mail.Cette exposition cherche à capter l\u2019« esprit canadien » en nous présentant des personnalités et des évé- nements des décennies 1930 à 1970.Fait inusité, ces photos en noir et blanc nous sont montrées avec les textes descriptifs inscrits au verso.« Il s\u2019agit des informations dont on se sert MUSÉE DES BEAUX-ARTS DU CANADA Ottawa fait le plein d\u2019expositions Deux expositions inaugurent le nouvel Institut canadien de la photographie É M I L I E C O R R I V E A U Collaboration spéciale Pour célébrer les fêtes, l\u2019établissement a pensé organiser deux visites guidées qui mettront non seulement en lumière ces pièces et œuvres rares, mais également le travail de l\u2019artiste Guido Nincheri.Tenues sur les thèmes du profane et du sacré, elles auront lieu les 4 et 11 décembre prochains.Le profane C\u2019est à 13 h le 4 décembre que débutera la première des deux visites guidées organisées par le Musée Dufresne- Nincheri pour les fêtes.Menée par le directeur de l\u2019établissement, M.Paul Labonne, elle se déroulera entièrement dans le castel qui servait autrefois de résidence aux frères Dufresne.Elle permettra notamment aux visiteurs de découvrir le caractère profane de l\u2019œuvre de Guido Nincheri.Originaire d\u2019Italie et formé à l\u2019Académie des beaux-arts de Florence, Guido Nincheri est arrivé à Montréal en 1914.Il a d\u2019abord travaillé chez le décorateur Henri Perdriau, où il a appris l\u2019ar t du vitrail.Puis, dans les années 1920, il a ouvert son atelier de verre dans des locaux prêtés par les frères Oscar et Marius Dufresne.«Les Dufresne lui ont prêté la partie arrière du rez-de-chaussée de leur entreprise, la Du- fresne Construction et Dufresne Engineering, pour qu\u2019il puisse y aménager son atelier de vitrail.En échange, il devait décorer le château», indique M.Labonne.Il faut savoir que Guido Nin- cheri est surtout reconnu pour ses œuvres religieuses.Or, au Château Dufresne, il a signé quelques vitraux à caractère profane et réalisé plusieurs fresques inspirées de la mythologie gréco-romaine, telles que le mythe d\u2019Orphée et Eurydice et la légende de Psyché.« Nincheri a décoré plus de 200 églises en Amérique du Nord.Ce que l\u2019on peut voir au Château Dufresne, c\u2019est son œu- vre profane la plus importante au pays», souligne M.Labonne.Les participants à la visite guidée n\u2019auront pas que le travail de Nincheri à admirer le 4 décembre.Ils auront également l\u2019occasion de découvrir l\u2019exposition Mémoire des objets, parcours de collectionneurs.Intégrée à l\u2019exposition permanente du musée, laquelle met en lumière le mobilier d\u2019origine de la famille Dufresne, elle permettra aux visiteurs de découvrir 47 objets et tableaux tirés de la collection d\u2019Alexandre de Bothuri et d\u2019Élaine Bédard.Ayant appartenu à des personnages célèbres comme Marie-Antoinette, Napoléon 1er et Louis XV, ceux-ci ont tous une valeur exceptionnelle.« Grâce à M.de Bothuri et Mme Bédard, on a la chance d\u2019avoir au musée certains des plus beaux objets royaux et impériaux français hors de France.Chacun d\u2019entre eux est majeur et ce qui est fascinant, c\u2019est qu\u2019ils sont tous très complémentaires au mobilier du château », signale le directeur du musée.Parmi eux, notons 35 assiettes du service pourpre de l\u2019archichancelier Jean-Jacques- Régis de Cambacérès, le sucrier du service à dessert particulier de l\u2019empereur Napoléon 1er, une relique de Jeanne d\u2019Arc ayant appartenu à l\u2019impératrice Joséphine, ainsi que le peigne tiare et son écrin d\u2019origine de Pauline Borghèse.Quelques tableaux remarquables font aussi par tie du lot.Parmi ceux-ci figurent Le Général Chat du Roy Louis XV, une huile sur toile réalisée par Jean-Baptiste Oudry, un peintre animalier du XVIIIe siècle, ainsi que La crèche, un tableau figuratif peint par Paul Séru- sier en 1896 et constituant la partie centrale d\u2019un triptyque intitulé Nativité.« Sérusier a surtout fait des œuvres profanes, mais il en a réalisé quelques-unes à caractère sacré, dont Nativité.Avoir une toile de Sérusier à Montréal, c\u2019est exceptionnel.Nous sommes le seul musée de la région à en présenter une.Le 4 décembre, ce sera l\u2019un des seuls éléments religieux de la visite », note M.Labonne.Le sacré Le 11 décembre, l\u2019activité organisée par le musée débutera aussi à 13 h, mais cette fois, elle s\u2019articulera autour du caractère sacré de l\u2019œuvre de Nincheri.Dirigée par M.La- bonne, elle comprendra, non seulement une visite du Studio Nincheri, lequel est situé à quelques minutes de marche du Château, mais également une tournée dans deux églises décorées par l\u2019ar tiste, soit Très-Saint-Rédempteur et Nati- v i t é - d e - l a - S a i n t e - V i e r g e - d\u2019Hochelaga.Fait intéressant, les participants auront aussi droit à un mini-récital of fer t par l\u2019organiste Raphaël Ashby.« La visite commencera au studio, précise M.Labonne.On va expliquer aux par tici- pants la technique du vitrail qui était utilisée à l\u2019époque.Les gens pourront voir comment fonctionnait le studio, comment on utilisait le four dans lequel on faisait cuire la peinture qui était sur le verre, comment on faisait pour la faire adhérer, etc.Ensuite, ils vont pouvoir constater in situ ce que ça donnait comme résultat final.L\u2019objectif, c\u2019est de souligner le travail de Nincheri du point de vue des arts sacrés.» « J\u2019espère que ça incitera les gens à aller découvrir d\u2019autres églises de la ville et de la province, poursuit M.Labonne.Nincheri est loin d\u2019être le seul artiste à en avoir décoré.Beaucoup de grands noms de la peinture et de la sculpture ont œu- vré dans les églises et pour les connaître, c\u2019est une très bonne idée d\u2019aller en visiter ! » Pour participer Puisque les visites du 4 et du 11 décembre s\u2019annoncent prisées, le directeur du Musée Dufresne-Nincheri suggère aux intéressés de s\u2019inscrire aux activités quelques jours avant leur tenue.Pour ce faire, il suffit de téléphoner au Château.Les participants devront débourser 14 $ pour la visite du 4 décembre et 20 $ pour celle du 11.MUSÉE DUFRESNE-NINCHERI Au Château Dufresne, les visiteurs pourront découvrir le travail de Guido Nincheri, qui a réalisé, pour cette somptueuse demeure, quelques vitraux à caractère profane et plusieurs fresques inspirées de la mythologie gréco-romaine.SOURCE MBAC Les archives photographiques du Globe and Mail sera la deuxième exposition présentée par le nouvel Institut canadien de la photographie.VOIR PAGE G 5 : OTTAWA M A R I E - H É L È N E A L A R I E Collaboration spéciale Tout au long de l\u2019année, le Musée organise Les dimanches famille.Ce sont des visites commentées suivies d\u2019un atelier de création.Pendant toute la période des fêtes, ce ne sont pas que les dimanches qui sont festifs ; on a ajouté des dates en semaine et, pour l\u2019occasion, l\u2019activité a été rebaptisée Tandem des fêtes.Toutefois, il ne faut pas s\u2019attendre à sortir pinceaux et chevalet.Ici, on nous convie plutôt à une expérience unique : un ka- raoké country.Le cowboy fait le tour de la montagne, la montagne fait le tour du cowboy.Voici les explications.Comme nous sommes au MACM, l\u2019idée de cette activité prend naissance dans une œuvre de Myriam Jacob-Allard, présentée à la Biennale de Montréal : Le grand balcon.Luc Guillemette, responsable des ateliers au MACM, raconte: «Je voulais avoir dans ma programmation une œuvre d\u2019une artiste qui rayonnait à l\u2019international.Et quelque chose de complètement différent et qui traduit certains registres empruntés par des ar tistes, dont le karaoké.» L\u2019œuvre, une composition vi- déographique, por te le titre Une voix me rappelle toujours.« Notre culture populaire est très imprégnée du country western.C\u2019est le sujet de réflexion de Myriam Jacob-Allard » , ajoute Luc Guillemette.Ce qui fascine l\u2019artiste, c\u2019est cette capacité de rétention que nous avons.Quel que soit notre niveau de culture, le countr y nous habite.« Il y a le pouvoir de la mélodie, mais aussi les paroles, qui sont meublées d\u2019émotions », explique Luc Guillemette tout en affirmant qu\u2019au MACM, pas de nostalgie ; l\u2019atelier sera rigolo ! Et on va jouer le jeu jusqu\u2019au bout.Pour l\u2019occasion, les ateliers se transforment en salle de spectacle country: «En plus du décor, on aura une petite scène, pas très élevée.Parce que, le ka- raoké, c\u2019est aussi drôle à chanter qu\u2019à regarder.C\u2019est pourquoi on veut une ambiance de cabaret western», rappelle le responsable.Les visiteurs seront appelés à choisir, dans un petit catalogue de chansons, celles qui les attirent et ils pourront se produire sur la scène, en famille ou entre amis.«C\u2019est très rassembleur comme expérience», ajoute-t-il.Visite familiale Mais avant de reprendre en chœur les grands succès de Willie Lamothe, on nous propose une visite commentée du Musée, question de s\u2019inspirer avant de se lancer.« La visite est adaptée à la famille, ça s\u2019adresse autant aux petits qu\u2019aux adultes et tout le monde a droit de parole.C\u2019est dans l\u2019échange qu\u2019on aborde les œu- vres», explique Luc Gillemette.C\u2019est à ce moment que les visiteurs seront confrontés à l\u2019œuvre de Myriam Jacob- Allard.Les participants sont donc invités à s\u2019inspirer des stratégies proposées par l\u2019artiste pour les intégrer et pour en créer de nouvelles, adaptées au contexte familial.« On va observer comment l\u2019artiste s\u2019est prêtée au jeu.Elle change de stratégie tout au long de la vidéo, à chacune des chansons qu\u2019elle interprète.Parfois, ce sont ses vêtements qui sont parlants, et parfois, c\u2019est son attitude, qui peut être monocorde ou exubérante.On s\u2019en inspire, pour réinvestir cela à notre façon.C\u2019est un prétexte d\u2019aller voir cette œuvre-là et de créer une amorce pour ensuite jouer », ajoute le responsable.«Le karaoké, c\u2019est évidemment tout nouveau pour nous aux ateliers, on n\u2019a jamais fait ça auparavant, lance le responsable, alors qu\u2019il en est encore à attacher tous les fils.C\u2019est possible qu\u2019on fabrique notre petite veste western, nous sommes en train de réfléchir à tout ça.» Chose certaine, il y aura des montagnes, des cowboys et du karaoké au Musée! Qu\u2019on se le tienne pour dit et qu\u2019on commence dès maintenant à s\u2019y préparer! TANDEM DES FÊTES 4, 11, 18, 28 et 29 décembre 2016 et 4, 5 et 8 janvier 2017.L\u2019activité se déroule à 13h30 et à 14h30.Il n\u2019est pas nécessaire de réserver.Gratuit pour les adultes à l\u2019achat du billet d\u2019entrée au Musée.Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans, qui doivent être accompagnés d\u2019un adulte.Gratuit pour les détenteurs de MACarte.MUSÉES L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 9 E T D I M A N C H E 2 0 N O V E M B R E 2 0 1 6 G 5 Les ch ralies Les ateliers du Musée d\u2019ar t contemporain de Montréal (MACM) convient les petits et les grands à un événement particulier, du jamais vu dans un musée ! Déguisements, accessoires et ambiance countr y western seront au rendez-vous.D\u2019ici là, exercez-vous ! MUSÉE D\u2019ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL Un karaoké country avec ça ?L E T E M P S P R E S S E I T \u2019 S A L L H A P P E N I N G S O FA S T UNE CONTRE-HISTOIRE ENVIRONNEMENTALE DU CANADA MODERNE 16 NOVEMBRE 2016 \u2014 9 AVRIL 2017 A COUNTER-HISTORY OF THE MODERN CANADIAN ENVIRONMENT 16 NOVEMBER 2016 \u2014 9 APRIL 2017 Nettoyage improvisé du pétrole déversé à Stanley Park, Vancouver, 1973.Photographie de John Denniston / Improvised oil-spill cleanup at Stanley Park, Vancouver, 1973.Photograph by John Denniston SOURCE MACM Le country est partout ! Images tirées de Soldat Lebrun: devenir le héros et Soldat Lebrun: être le héros, 2010, de Myriam Jacob-Allard.SÉBASTIEN ROY La période des fêtes est le moment idéal pour les enfants pour participer à une visite guidée.pour rédiger les bas de vignette lorsque la photo est publiée, précise Ann Thomas.Il est très intéressant, et par fois amusant, de lire ces légendes.» Elle souligne ainsi un exemple inusité : la photo d\u2019un fait divers montrant un coffre-fort dévalisé.Du moins, c\u2019est là la por tion publiée d\u2019une photo plus grande\u2026 où l\u2019on voit également un cadavre étendu par terre.« Probablement que le Globe and Mail de l\u2019époque n\u2019a pas voulu publier la por tion plus macabre de la photo», suggère la conservatrice.Les photos ainsi exposées révèlent en quelque sorte les pratiques employées par le reportage photographique et les rouages d\u2019une salle de nouvelles.Certaines sont presque intactes alors que d\u2019autres portent les marques de multi - ples manipulations, ou ont été retouchées, sinon même repeintes.Le Musée des beaux-arts du Canada, qui collectionne les œuvres d\u2019Alex Janvier depuis des décennies, nous présente une rétrospective en 150 œu- vres qui raconte l\u2019histoire de cet artiste qui a voué sa vie a l\u2019art et à la réhabilitation de la culture autochtone.« Alex est un artiste autochtone qui fait de l\u2019art contemporain , souligne Greg Hill , conser vateur de l \u2019ar t indigène et organisateur de l\u2019exposition.Il a toujours voulu que ses peintures soient en vente dans des galeries, et non pas considérées comme des pièces de musée.» Cet artiste-peintre témoigne à la fois de la culture autochtone du nord des Prairies et des styles et techniques contemporains, comme la peinture automatique et l\u2019abstraction moderniste.Il s\u2019agit de la plus importante exposition jamais présentée sur cet ar tiste qui a largement contribué au développement de l \u2019ar t autochtone contemporain.Âgé de 81 ans, Alex Janvier a produit des milliers de tableaux et pas moins de vingt-cinq murales.« J\u2019aimerais dédier la présente exposition à tous les peuples autochtones du pays, dé- clare-t-il.J\u2019espère qu\u2019elle leur donnera le goût d\u2019écrire, de peindre, de renouer avec leurs traditions et d\u2019en être fiers.» L\u2019artiste participera d\u2019ailleurs à quelques activités dans le cadre de sa rétrospective.M.Janvier conclut ainsi: «J\u2019ai de la chance de vivre dans un pays libre.Des contraintes politiques liées à mes origines m\u2019empêchent de faire cer - taines choses, mais je suis néanmoins un homme libre parce que je peux créer!» SUITE DE LA PAGE G 4 OTTAWA J\u2019ai de la chance de vivre dans un pays libre Alex Janvier, artiste autochtone « » MUSÉES L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 9 E T D I M A N C H E 2 0 N O V E M B R E 2 0 1 6 G 6 JUSQU\u2019AU 15 JANVIER 2017 LA COULEUR RADIEUSE BONNARD Une exposition organisée et coproduite par le Musée national des beaux-arts du Québec et Arthemisia Group./ Le Musée national des beaux-arts du Québec est une société d\u2019État subventionnée par le gouvernement du Québec./ Pierre Bonnard, Paysage du Midi et deux enfants (détail), 1916-1918.Huile sur toile.Coll.Art Gallery of Ontario, don de Sam et Ayala Zacks MNBAQ.ORG C A T H E R I N E G I R O U A R D Collaboration spéciale «T ous les palmiers, tous les bananiers\u2026 » Les Montréalais fredonneront peut-être cette célèbre chanson de Beau Dommage en ressortant du Biodôme et du Jardin botanique durant le temps des fêtes, alors qu\u2019ils pourront y troquer le froid hivernal pour la chaleur et l\u2019ambiance des tropiques.«Plusieurs familles ne vont pas dans le sud l\u2019hiver ; on veut leur faire goûter à cette atmosphère chez nous », fait valoir Charles-Mathieu Bru- nelle,directeur général d\u2019Espace pour la vie.Au Jardin botanique, l\u2019exposition Sous les palmiers et les bananiers prendra place dans la serre numéro 10, du 17 décembre au 8 janvier.« La conceptrice Émilie Tanguay-Pelchat a créé un monde des tropiques avec ce qu\u2019on peut imaginer de plus amusant », s\u2019enthousiasme M.Brunelle.Des flamants roses géants, un gigantesque ananas végétal, des parasols à l\u2019envers servant ainsi de canapés, des animations sur les fruits tropicaux, des airs de repos et de jeux, une miniplage de sable\u2026 La visite promet une bonne dose d\u2019exotisme.Pour compléter l\u2019expérience, le directeur général d\u2019Espace pour la vie suggère une visite de la serre des plantes tropicales alimentaires, une exposition permanente du Jardin botanique.Ananas, pamplemousses, avocats, gingembre, cannelle, canne à sucre, caroube, thé, café, riz, vanille\u2026 quelque 80 espèces de plantes tropicales alimentaires y poussent côte à côte, été comme hiver.Petits et grands s\u2019amuseront aussi à chercher les petits singes végétaux à travers les serres d\u2019exposition.« L\u2019artiste Pierrette Lambert, qui est aussi une enseignante à Val-d\u2019Or, a créé des sculptures de singe à partir de matières recyclées et de matières organiques comme du lichen et de l\u2019écorce, explique Charles-Mathieu Brunelle.Ses créations, faites avec l\u2019aide de plus de 75 étudiants et personnes ayant dif férents handicaps, seront dispersées à travers les serres.» Mme Lambert avait gagné le coup de cœur du public pour sa mosaïculture au Jardin botanique en 2012.Spectacle de marionnettes Au Biodôme, ce sera la faune tropicale qui sera à l\u2019honneur du 17 décembre au 5 février avec Aventure tropicale.Les animaux de la forêt tropicale qu\u2019on retrouve au Biodôme seront les vedettes du spectacle de marionnettes Le grand jour de Capy, qu\u2019on retrouve chaque Noël au Biodôme depuis 2011, mais dans une formule améliorée.Créée pour les enfants de 2 à 5 ans par la troupe Les raisins de la grappe, la pièce raconte l\u2019histoire d\u2019un capybara, le plus gros rongeur du monde, qui ressemble à un cochon d\u2019Inde, qui veut devenir le roi des animaux.Les enfants seront ensuite invités à chercher les animaux présentés durant le spectacle à travers les écosystèmes du Biodôme.Cadeau pour les animaux L\u2019espace Becquer bobos sera aussi aménagé pour les enfants durant le temps des fêtes au Bio- dôme.«Les enfants pourront se dégourdir, grimper dans les airs de jeux et se déguiser, mais ils y deviendront aussi d\u2019apprentis vétérinaires en apprenant quelques trucs pour soigner les animaux et en les nourrissant», explique M.Brunelle.Le 26 décembre, les visiteurs pourront regarder tous les animaux du Biodôme déballer leur cadeau de Noël.« On emballe la nourriture pour tous les animaux ce jour-là, raconte Charles-Mathieu Brunelle.Aussi sympathique soit-elle, cette activité fait aussi partie d\u2019un programme d\u2019enrichissement des animaux en captivité.On travaille continuellement avec d\u2019autres établissements et des chercheurs pour être à la fine pointe et s\u2019assurer du bon développement de tous nos animaux.» Des étoiles et des insectes pour Noël Des activités au Planétarium Rio Tinto Alcan et à l\u2019Insectarium se prêtent aussi très bien aux congés des fêtes, selon le directeur général d\u2019Espace pour la vie, même si une programmation spéciale n\u2019y a pas été développée.« Le film Nous sommes des étoiles, dif fusé au Planétarium, est un beau complément pour Noël, par tant de l\u2019idée que nous sommes nés de poussières d\u2019étoiles », fait valoir Charles- Mathieu Brunelle.Créé par un studio d\u2019animation d\u2019Angleterre, ce film projeté sur le dôme de 360 degrés du théâtre du Chaos explique en 26 minutes à toute la famille comment la vie sur Terre est intimement liée à l\u2019histoire de l\u2019univers.Ce premier film est aussi présenté en programme double avec Un jour sur mars.Une occasion de visiter la planète rouge sur une musique créée par le chanteur Dumas.L\u2019Insectarium propose quant à lui Les insectes en hiver, une activité animée pour découvrir ce que font les petites bestioles de toutes sortes alors que la neige recouvre le sol.Divertir, éduquer et sensibiliser Cette année, le thème de la programmation globale d\u2019Espace pour la vie est « Voir grand ».«On veut aider les adultes à garder ou à retrouver leur émerveillement devant la nature et les jeunes, à ne pas le perdre», explique M.Brunelle, qui dit quant à lui s\u2019émerveiller encore tous les jours, même s\u2019il est en poste depuis huit ans.«Toutes les activités du Biodôme, du Jardin botanique, du Planétarium et de l\u2019Insectarium s\u2019inspirent de la richesse de ce qu\u2019on trouve dans notre environnement», fait valoir le directeur général.Et toutes les activités organisées dans les quatre établissements d\u2019Espace pour la vie, aussi ludiques et divertissantes soient-elles, sont toujours conçues avec l\u2019objectif d\u2019accompagner l\u2019humain pour mieux vivre avec la nature.«On arrime la science, l\u2019art et l\u2019émotion dans nos expositions pour déclencher chez tous les visiteurs une af fection pour ce qui nous entoure, ce qui facilite un passage à l\u2019action qui permettra aux générations futures d\u2019avoir une planète saine », espère Charles-Mathieu Brunelle.Celui-ci se réjouit que deux millions de visiteurs par année, dont 60 % de Montréalais, vivent maintenant les expériences proposées par Espace pour la vie.Plus d\u2019informations : espacepourlavie.ca ESPACE POUR LA VIE Noël sous les palmiers en plein cœur de Montréal Plusieurs familles ne vont pas dans le sud l\u2019hiver ; on veut leur faire goûter à cette atmosphère chez nous Charles-Mathieu Brunelle, directeur général d\u2019Espace pour la vie « » Cette année, le thème de la programmation globale d\u2019Espace pour la vie est «Voir grand» PHOTOS MARTINE LAROSE ESPACE POUR LA VIE L\u2019espace Becquer bobos sera aménagé pour les enfants durant le temps des fêtes au Biodôme.Les visiteurs pourront troquer le froid hivernal pour la chaleur et l\u2019ambiance des tropiques. MUSÉES L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 9 E T D I M A N C H E 2 0 N O V E M B R E 2 0 1 6 G 7 T A K W A S O U I S S I Collaboration spéciale P eu impor tent les hori - zons, le temps des fêtes vient avec une aura de magie.C\u2019est cette aura que le Musée Mar guer i te -Bour - geoys tentera de partager dans le cadre de sa programmation de Noël.Depuis 20 ans, l\u2019organisation of fre une série de spectacles et de divertissements spéciaux pour le temps des fêtes.«Ça a beaucoup évolué au fil du temps, ça grandit.Depuis quatre ou cinq ans, la forme actuelle a pris place, avec Les choralies des week-ends de décembre, notamment », explique Line Richer, responsable des communications et du marketing au Musée Marguerite-Bourgeoys.Les choralies consistent en des concerts gratuits et variés of fer ts toutes les fins de semaine de décembre à la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Se- cours.Le premier concer t, donné le 3 décembre, est présenté par le Chœur des jeunes de Laval.Inutile de préciser que ces représentations sont très courues.Un concert d\u2019ouverture Nouveauté cette année, un concert d\u2019ouverture signé Karen Young ouvrira le bal de la programmation des fêtes.Le musée est par ticulièrement fier de voir cette artiste de renommée internationale prêter son talent à l\u2019événement.« C\u2019est une ar tiste exceptionnelle, lauréate 2016 du prix Os- car-Peterson.Nous sommes chanceux de l\u2019avoir à nos côtés », affirme Line Richer.Réunissant six voix de femmes et une harpe, le spectacle d\u2019ouverture fait un véritable retour aux sources de Noël.« J\u2019aime beaucoup la musique ancienne et les histoires folkloriques qui entourent Noël», explique Karen Young.La chanteuse s\u2019est d\u2019ailleurs beaucoup inspirée de l\u2019œuvre de Benjamin Britten, compositeur d\u2019origine britannique derrière le célèbre A ceremony of Carols.«Je suis allergique au Noël commercial.J\u2019aime les Noël qui nous amènent dans le passé, où on est très proches de la nature, du changement des saisons », dit- elle.Le thème du concert sera d\u2019ailleurs une sorte de cérémonie de la lumière.« C\u2019est le temps le plus sombre de l\u2019année, mais en même temps, c\u2019est l\u2019aube de la nouvelle année.Nous voulions le souligner», explique la chanteuse.Le traditionnel concer t de clôture des Choralies, offert le 23 décembre, sera quant à lui présenté sous la direction de Jean-Pierre Brunet et mettra en vedette l\u2019ensemble Da Capo.Une chose est sûre, pour cette édition, la diversité est à l\u2019honneur.«Cette année, la diversité culturelle est très importante.Les styles de musique sont très différents», affirme Line Richer.D\u2019ailleurs, l\u2019ensemble de musique japonais Matsu Take, des membres de l\u2019Ensemble Scho- lastica, ainsi que Femke Bergsma, se joindront à Da Capo pour l\u2019occasion.Un lieu magique Selon Karen Young, le lieu des concer ts contribue à la magie de l\u2019expérience.« Il y a une cer taine profondeur quand on est dans une belle église en hiver et qu\u2019on allume les chandelles.» Les concerts se donnent ainsi dans la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Se- cours, un lieu historique et une église de pèlerinage fondée par sainte Marguerite Bourgeoys en 1655.L\u2019immeuble, plusieurs fois centenaire, a été classé en 2014 comme immeuble patrimonial par le ministère de la Culture et des Communications.Fait intéressant, le tourisme religieux est en forte hausse à Montréal, et la ville cherche à faire croître ce créneau.Une étude récente de Tourisme Montréal, intitulée « Le tourisme religieux à Montréal », indiquait que 14 % des touristes en visite à Montréal considéraient le patrimoine religieux comme un aspect très important à expérimenter.Dans ce contexte, la chapelle Notre-Dame-de-Bon- Secours est un incontournable.« C\u2019est un lieu magnifique, qui reste méconnu pour les Montréalais », reconnaît Line Richer.Quoi qu\u2019il en soit, le mois de décembre vous donnera peut- être l\u2019occasion d\u2019y faire de belles découvertes, musicales ou historiques ! Les choralies, toutes les fins de semaine de décembre, à 13h50 et à 15 h.Gratuit, aucune réservation requise.Spectacle d\u2019ouverture Le Noël de Karen Young, le 2 décembre à 20 h.Grand concert de clôture, le 23 décembre à 20 h.Lieu : Chapelle Notre-Dame-De- Bon-Secours, 400, rue Saint- Paul Est, Vieux-Montréal.MUSÉE MARGUERITE-BOURGEOYS Noël en musique La chapelle Notre-Dame-de-Bon- Secours accueille une série de concerts pendant le temps des fêtes STÉPHANE CHAGNON Les concerts se donnent dans la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, un lieu historique et une église de pèlerinage.Karen Young ouvrira le bal de la programmation des fêtes MUSÉES L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 9 E T D I M A N C H E 2 0 N O V E M B R E 2 0 1 6 G 8 4e ÉDITION BRICOLAGE, JEU DE PISTE, COURTS-MÉTRAGES ET PLUS ! JUSQU'AU 8 JANVIER 2017 MUSEE-STEWART.ORG JEAN-DRAPEAU EXPOSITION GRATUITE conte de suzanne De Serres Musique par I Musici de montréal Du 2 décembre 2016 au 12 mars 2017 les aventures d\u2019 Conte à voir et à entendre Une histoire qui prend vie au musée al red f MNBAQ Les 17 et 18 décembre prochains, toutes les familles sont invitées à concevoir leurs étrennes, une expérience agrémentée par plusieurs artistes pour rendre la tâche encore plus inspirante.A N D R É L A V O I E Collaboration spéciale S elon nos croyances, la fête de Noël recèle diverses significations, mais au-delà de la dimension religieuse, elle célèbre aussi le retour progressif de la lumière, dont la rareté en fait souffrir plusieurs ces temps-ci.Or, s\u2019il y a un endroit où il en manque rarement, c\u2019est bien le nouveau pavillon Pierre-Lassonde du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ).Pour leur premier temps des fêtes dans leur établissement transformé, tous affichent une fébrilité digne de celle des enfants sur le point de déballer leurs cadeaux.« C\u2019est un beau ver tige », reconnaît Marie- Hélène Audet, coordonnatrice à la médiation au MNBAQ, celle qui supervise les nombreuses activités familiales qui vont se succéder dès la fin du mois de novembre.Encore cette année, la programmation sera riche et diversifiée, alignant ateliers de création artistique, concerts, spectacles et visites commentées.Tout cela dans un esprit d\u2019échanges, une préoccupation constante pour Marie-Hélène Au- det.« La médiation, sur tout dans le contexte muséal, est un relais entre le public et l\u2019œuvre d\u2019art.Ça va plus loin que le fait d\u2019être porteur d\u2019un savoir et de le transmettre au public.Nous voulons provoquer un dialogue, une discussion, un échange de connaissances entre les visiteurs.Ce n\u2019est surtout pas un monologue.» Cette vaste discussion se tiendra en partie dans ce qui fait depuis juin dernier la fierté des citoyens de la Vieille Capitale, ainsi qu\u2019à la Galerie famille, située au pavillon central et inaugurée dans la foulée des transformations du MNBAQ.C\u2019est là que l\u2019on pourra découvrir l\u2019exposition Les Curiosités, de l\u2019artiste montréalaise Vicky Sabourin, et qui sera accessible au public le 23 novembre prochain.« C\u2019est assez rare qu\u2019un artiste créé pour un public particulier, et pour un musée de proposer une exposition d\u2019œuvres originales spécifiquement conçue pour les enfants », souligne la coordonnatrice.Avec ses allures mystérieuses de forêt enchantée où fourmillent toutes sortes de petites bêtes, les jeunes visiteurs auront l\u2019impression d\u2019être parachutés dans un conte.Sculpter un espace pour stimuler l\u2019imagination Cette impression d\u2019immersion totale, le scé- nographe Jean Hazel la souhaitait ardemment.Associé depuis de nombreuses années au Théâtre Blanc de Québec, ce sculpteur d\u2019espaces aime aussi celui des musées ; il ne voit d\u2019ailleurs pas beaucoup de dif férences entre servir un texte de Michel Tremblay, de Robert Lepage ou d\u2019Eugène Ionesco et collaborer avec une artiste de la relève comme Vicky Sabourin au MNBAQ.«Le visiteur ou le spectateur cherche d\u2019abord à vivre une expérience, précise Jean Hazel, et pour y parvenir, il faut à la fois lui permettre de lire les œuvres et de susciter de l\u2019émotion.» Pour Les Curiosités, une exposition où il fut à l\u2019écoute de l\u2019artiste afin de « servir son univers et donner un peu plus de punch pour attirer les enfants », un autre ingrédient essentiel s\u2019ajoute : le pavillon Pier re-Lassonde lui- même.Véritable source d\u2019inspiration pour Jean Hazel comme pour tous les autres intervenants du MNBAQ, cette majestueuse porte d\u2019entrée constitue une ode à la lumière « et cela a une influence évidente sur notre travail, car cette lumière, on essaie de la transpor ter dans toutes les salles ».Jouer à faire de l\u2019art Alain Côté, concepteur et animateur d\u2019ateliers de création artistique, partage entièrement cet avis, atteint lui aussi de ce beau vertige d\u2019investir un nouveau lieu, même si les locaux destinés aux activités pour les jeunes sont toujours situés au pavillon Charles-Bail- largé.Il est d\u2019ailleurs ravi de quitter temporairement ses quartiers généraux pour investir le Grand Hall à l\u2019occasion d\u2019une grande foire de Noël nommée La Fabrique.Les 17 et 18 décembre prochains, toutes les familles sont invitées à concevoir elles- mêmes leurs étrennes, une expérience agrémentée par plusieurs artistes pour rendre la tâche encore plus inspirante.Pour le maître d\u2019œuvre de ce marché de Noël pas comme les autres, il s\u2019agit bien plus que d\u2019une simple séance de bricolage, une expression « avec un côté un peu péjoratif », préférant y voir « une occasion de jouer à faire de l\u2019ar t ».Pour lui, ce sont surtout « des œuvres éphémères qui s\u2019installent tranquillement dans les foyers, les salons, les chambres d\u2019enfants et qui continuent leur travail de sensibilisation et de développement de la créativité ».Depuis longtemps associé aux activités du MNBAQ, ayant acquis au fil des années une connaissance fine des collections, Alain Côté revient sans cesse à ce que ce musée a de meilleur à offrir.« Il ne suf fit pas de connaître les techniques et les matériaux », dit l\u2019animateur, qui proposera également des ateliers autour de cet art quelque peu perdu, celui de la carte de Noël.Il s\u2019agira alors de manipuler et de transformer des plaques de styromousse pour en faire des estampes.Alain Côté s\u2019inspire beaucoup des expositions en place.Il a d\u2019ailleurs puisé quelques idées des compositions éclatantes du peintre français Pierre Bonnard, dont il est possible de découvrir la démarche dans une importante rétrospective à l\u2019af fiche jusqu\u2019au 15 janvier prochain.En plus de ces grandes séances de création collective et familiale, Marie-Hélène Audet et ses collaborateurs exploreront toutes les possibilités culturelles que leur permet l\u2019expansion phénoménale de ce complexe muséal.D\u2019où la fébrilité de la coordonnatrice à la médiation de recevoir, deux fois plutôt qu\u2019une les musiciens de l\u2019Orchestre symphonique de Québec le dimanche 11 décembre, d\u2019abord pour une animation musicale à 13 h puis pour un concert gratuit à 14 h 30 dans le Grand Hall du pavillon Pierre-Lassonde.Et i l faudra aussi compter sur deux troupes, le Théâtre du Gros Mécano (du 14 au 17 décembre) et le Théâtre de la Source (du 28 au 30 décembre), pour stimuler encore plus l\u2019imaginaire des jeunes visiteurs.Voilà qui fait vraiment beaucoup de cadeaux à déballer.MUSÉE NATIONAL DES BEAUX-ARTS DU QUÉBEC Un nouveau pavillon encore à déballer «Nous voulons provoquer un dialogue, une discussion, un échange de connaissances entre les visiteurs.Ce n\u2019est surtout pas un monologue.» "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.