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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2016-11-18, Collections de BAnQ.

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[" F L O R E N C E S A R A G .F E R R A R I S P armi le tumulte de la période des Fêtes, un marché-douceur fait tranquillement sa pla - ce depuis quel ques années dans le paysage montréalais.Né en 2010 de la rencontre de huit créateurs spécialisés en enfance, le Marché Nënë offre depuis un espace tout spécial pour les familles en quête de trésors locaux.Nënë ?« Au début, nous étions huit, dit la créatrice Sandra Du- mais.Presque autant de francophones que d\u2019anglophones.Ce n\u2019était pas évident de trouver un nom qui allait convenir à tout le monde.» Le collectif a finalement opté pour ce mot court, facile à retenir, à la sonorité amusante et qui veut dire «maman» en albanais.Ouvert au public pour la première fois en 2011, l\u2019événement en est maintenant à sa cinquième édition et, pour l\u2019occasion, il installe ses pénates en plein cœur du Mile-End pendant toute la fin de semaine.Au programme : une foule de créations originales, mais aussi toute une série d\u2019ateliers pour petits et grands.« Les familles ne sont pas toujours les bienvenues dans les marchés de créateurs », lance Isabelle Au- but, l\u2019une des trois têtes qui, cinq ans plus tard, se cachent toujours derrière le Marché Nënë.On n\u2019a qu\u2019à penser au Souk@SAT qui, malgré sa superbe, interdit depuis peu la présence des enfants.« Il y a là beaucoup de mon - de, les objets sont fragiles et, malheureusement, les tout-petits finissent par s\u2019ennuyer, poursuit la créatrice, à qui l\u2019on doit également les jolies illustrations de Jules mon poisson bulle.Chez nous, c\u2019est le contraire, nous voulions vraiment faire une place aux familles.» Pour y arriver, la petite équipe, également composée d\u2019Erica Per- rot, la créatrice derrière les loufoques Raplapla, et de Sandra Dumais, à qui on doit les colorées illustrations de Moon and Sparrow, a mis sur pied des ateliers de tout genre pour permettre aux tout- petits de s\u2019occuper les mains et l\u2019esprit.Initiation à la magie, heure du conte et conception d\u2019un quartier éphémère ne sont là que quelques-unes des activités of fer tes gratuitement au marché.Les enfants \u2014 tant les vrais que ceux de cœur \u2014 devraient donc y trouver leur compte.«Les gens viennent souvent passer l\u2019après-midi avec nous, lance Sandra Dumais.Ils rejoignent des amis, se montrent leurs trouvailles.Ils veulent passer un bon moment.» Marché unique Surtout, pour rejoindre les parents et leurs trésors, les trois fées du marché ont décidé de miser sur des créateurs 100 % spécialisés dans le domaine de l\u2019enfance.Jouets de bois, peluches colorées, vêtements originaux, ici, tout est pensé pour les plus jeunes maillons des familles.« Ça n\u2019existait pas vraiment avant, explique Erica Perrot, qui roule sa bosse dans ce milieu depuis maintenant 11 ans.On exposait dans des marchés et des salons au milieu des créations destinées aux adultes.Ça fonctionnait, mais beaucoup moins que dans un événement vraiment pensé pour les plus jeunes.» Choisies avec minutie en fonction de critères serrés de qualité, d\u2019originalité et de sécurité, les créations présentées sont uniques et faites au Québec.En tout, cette année, c\u2019est plus d\u2019une centaine de dossiers de candidature qui ont été envoyés, le petit monde du design enfantin étant en pleine ébullition.«Ce n\u2019est pas évident de faire un tri parmi tous ces choix, reconnaît Erica Perrot.On essaie de trouver un équilibre entre les classiques et les nouveautés pour que notre public \u2014 très fidèle \u2014 ait toujours quelques surprises.» «Les choses bougent vraiment vite, renchérit Isabelle Aubut.Il y a plus de créateurs, mais aussi plus de gens qui s\u2019intéressent à notre travail.Le public est plus conscientisé à la con - sommation responsable, il veut pouvoir acheter des produits beaux, bien faits et locaux.Le Marché Nënë, c\u2019est une belle combinaison de tout ça.» Le Devoir Marché Nënë, 19 et 20 novembre de 9h à 18h au Soupesoup & La Gare, 5333, avenue Cas- grain, Montréal.Entrée libre.marchenene.com.Cinéma Le drame biographique Loving: l\u2019amour et la loi Page B 3 Resto Kitchenette: un petit endroit offrant de belles grandes assiettes Page B 7 C A H I E R B \u203a L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 6 Des suggestions de sorties pour le week-end MUSÉE/DIVERSITÉ Les désirs et les modes d\u2019expression des personnes noires sont explorés et célébrés au cours d\u2019une visite commentée de l\u2019exposition des photos de Robert Mapplethorpe, Focus: Perfection.Elle sera suivie d\u2019un atelier de discussion sur la représentation des corps noirs et des personnes LGBTQ, animé par les intervenants de l\u2019organisme Arc-en-ciel d\u2019Afrique, qui milite pour l\u2019intégration des personnes LGBTQ originaires d\u2019Afrique et de la Caraïbe.Réalités et représentations des corps noirs, samedi, à 13 h, au Musée des beaux-arts de Montréal.20$, 12$ (moins de 30 ans), gratuit pour les VIP du musée, mbam.qc.ca/calendrier.DÉJÀ 35 ANS Samedi, c\u2019est la Journée nationale des Débrouillards.Et on en profite pour célébrer un anniversaire peu commun: les 35 ans du célèbre magazine de vulgarisation et d\u2019expérimentation scientifique pour enfants.Eh oui ! 35 ans à faire exploser des choses, à créer du «plaxmol » et à en apprendre plus sur les secrets des insectes.Le thème rassemblant les différentes activités d\u2019expérimentation est «Bulles et ballons».Tout ça risque de faire «pop ! »\u2026 Journée nationale des Débrouillards, au Service Loisir de No- tre-Dame-des-Victoires.15$ pour enfants de 6 à 12 ans, réservation au% 514 252-3027 poste 3908.servicedesloi- sirsndv.com.DÉAMBULATIONS INTÉRIEURES Amateurs de poésie, de performances et de mystères, ceci vous conviendra.Vendredi soir, un grand appartement accueille le visiteur curieux qui, au fil de sa visite dans les différentes pièces, va à la rencontre d\u2019artistes qui présentent leur production.Poésie érotique, projection cervicale, musique, théâtre physique : les multiples canaux de l\u2019expression artistique y sont présentés.Mais voilà l\u2019attrape : il faut bien choisir son parcours car on ne pourra tout voir, plusieurs des performances se déroulant en même temps.Une présentation des éditions de la Tournure et de Dédale Molson.La fête se poursuit tard dans la nuit.Reparlez-moi de votre brève maison, vendredi, dès 20 h au 6601, rue Molson.Contribution volontaire.Facebook : Les éditions de la Tournure\u2013Coop de solidarité.ARTISTES À QUATRE PATTES Comment combattre la grisaille de novembre mieux qu\u2019avec nos amis à quatre pattes?Rendez-vous au hall du Musée de la civilisation de Québec pour voir les prouesses que peuvent accomplir Maya et sa bande d\u2019artistes canins.On promet des acrobaties et des démonstrations d\u2019agilité.Les enfants auront le plaisir de féliciter les chiens par des câlins, après leur performance.Spectacle canin, dimanche à 13h30 et 14h30, au Musée de la civilisation.Gratuit.mcq.org/fr.Icietla@ledevoir.com Sophie Chartier À un mois à peine de Noël, la saison des marchés créatifs bat son plein au Québec.Entre les salons des métiers d\u2019art et les marchés festifs d\u2019artisans, le public qui souhaite encourager les créateurs d\u2019ici a l\u2019embarras du choix.L\u2019enfance de l\u2019art au marché La famille est à l\u2019honneur au marché Nënë, au cœur du Mile-End à Montréal PHOTOS VALÉRIE POULIN La boutique Le trusquin fabrique des produits faits main au Québec, à partir de ressources locales et renouvelables.Coups de cœur Berçante.Nouvelle venue dans l\u2019univers créatif mont- réalais, cette petite entreprise offre des moments de douceur tissés serré.Ses couvertures se déclinent en plusieurs modèles aux couleurs douces et réconfortantes, de quoi réchauffer bébé.Raplapla.Incontournables dans le milieu de l\u2019enfance, les Raplapla, avec leur immense sourire et leur chevelure électrisante, font fondre le cœur des tout-petits.Et si le temps \u2014 ou l\u2019enfance \u2014 les malmène, sachez que leur créatrice a mis sur pied un hôpital tout spécial pour réparer ces accrocs.Prune.Doux imprimés aux traits tout en simplicité.Idéal pour donner une délicate touche animalière à la chambre du petit dernier.Pendant la chasse au trésor\u2026 Au programme: créations originales et ateliers pour petits et grands L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 6 W E E K-E N D C U L T U R E B 2 À L A T É L É CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit SRC Le Téléjournal 18 h Galas ComédiHa! 2016 Au suivant Les gourmands Le Téléjournal INCH'ALLAH (2012) Evelyne Brochu.TVA 17h55 TVANou.Le Tricheur Ça finit bien la semaine Du talent à revendre La liste noire / Le directeur TVA nouvelles 22h35 Denis Lévesque 23h35 KUNG FU HUSTLE TQ 100% Animal Conseils Curieux Bégin di Stasio Deux hommes en or Classe ouvrière RAPT (2009) avec Anne Consigny, André Marcon, Yvan Attal.V Atomes Souper parfait Ambulances Code 111 911 SQ RAMBO II: LA MISSION (1985) Sylvester Stallone.Espace Découvertes Zone Séduction RDI Le National RDI économie 24/60 Les grands reportages Le Téléjournal RDI économie Le National 24/60 Grands rep.TV5 17h50 Champi.Journal FR Enfants sorciers, Kinshasa Faut pas rêver / Au Chili, de l'Île de Pâques à Valparaiso Chacun son île / Grande Comore Journal/ Afrique 23h40 LA ROUTE D'ISTANBUL D Le cosmos dans tous / Le soleil Paradis mortel / Bimini Lien fatal Crimes sur le vif Meurtres de sang-froid Les rois de l'évasion Enfants tueurs VIE ByeMaison Qui vit ici?Mini-maisons Design V.I.P.Donnez au suivant Au chalet Au chalet ByeMaison Sous-sol! J'aurais donc dû, docteur! Médium MX Espace Découvertes Le mentaliste / Sang pour sang LE VOLEUR DE VIES (2004) Angelina Jolie.SQ SQ Souper parfait Souper parfait La loi & l'ordre VRAK.TV Code F.ALT Teen Wolf iZombie / M.Frappadingue Les 100 Journal d'un vampire Med Med Hors d'ondes RDS 17h00 Le 5 à 7 Hockey 360° LNH Hockey / Canadiens de Montréal c.Hurricanes de la Caroline (D) 22h15 L'antichambre (D) 23h15 Sport30 23h45 Canadiens express HISTORIA Pawn Stars Course trésors Pawn Stars Pawn Stars Bing Bang Chasseurs Les montagnards / Aveuglé Les trappeurs du Klondike Sur le pied de guerre L'acier et feu ARTV Temps-Paix Temps-Paix Esprit critique Dre Grey, leçons d'anatomie Info, sexe PaparaGilles C'est juste de la TV Les grandes entrevues Juste pour rire EXPLORA Terres de glace Planète techno Hackers Stupidité Ajustez cerveau Étincelles de génie Hackers Sexplora Tabou / Qui est la plus belle?Légendes SÉRIES+ Heartland Les mystères de Laura La firme / Chapitre douze Castle Bones / Défense de tuer Blue Bloods / La bonne époque Femme exemp.ZTÉLÉ Les pires chauffards canadiens Le web obscur Maripier! Chasseurs Remorquage Remorquage Prêt sur gage Vandal show Escortes Dans l'net Jobs de bras En tuk-tuk C.SAVOIR 17h30 Maîtres Le parcours Publication uni.Encore plus Grand musée soirées des Grands Chanson/ Idées La contre-culture en panorama RévolutionIntelligen CORIM ÉVASION Bagages Bagages Mésaventures Arnaque en ville / Hong Kong Hell's Kitchen Hell's Kitchen Anthony Bourdain Arnaque TFO Flip Subito texto Boum, canon Lightning Point Danse rêves Carte de visite REMORQUES (1941) Jean Gabin.24.7/ #ONfr Jam Arrière-scène Citoyen monde Cinépop Cinéma 18h50 OCTOPUSSY (V.F.) (1983) avec Maud Adams, Roger Moore.PAPA ET MAMAN SAUVENT LE MONDE (1992) TERREUR SUR SCÈNE (2014) Minnie Driver.SILVER SÉcran 17h40 COMMENT SÉDUIRE .19h20 LE GARÇON (2016) avec Rupert Evans, Lauren Cohan.HOSTILE (2015) avec Tim Roth, Sharlto Copley.22h40 EVEREST (V.F.) (2015) Jason Clarke.Planète Dr Cath Shamwari Guy Martin, champion Le Roman de l'Eau On a marché sur.Arctique avec Bruce Parry Faits divers le mag Dr Cath MATV Tremblay Mosaïque Figures marquantes Mémoire P Marteau UrbArt Premières vues Chansons via Vers l'ouest Un café La Scène CBC CBCNews On the Money Rick Mercer Coronation St.marketplace Hello Goodbye the fifth estate CBC News: The National CBCNews Coronation St.CBC Pass CTV CTV News Montreal eTalk Presents: The Big Bang Shark Tank The Exorcist Blue Bloods / Confessions CTV National News Montreal 0h05 BigBang GBL 17h30 News Global National E.T.Canada Ent.Tonight MacGyver / Chisel Hawaii Five-0 Undercover Boss Canada Global News 23h35 Stephen Colbert ABC News at 6 World News Local 22 News Inside Edition Last Man St.Dr.Ken Shark Tank 20/20 News at 11 23h35 Jimmy Kimmel Live CBS Channel 3 News at Six Evening News Ent.Tonight MacGyver / Chisel Hawaii Five-0 Blue Bloods / Confessions Ch.3 News 23h35 Stephen Colbert NBC NBC5 @ 6 NBC News Jeopardy! Wheel Fortune Caught on Camera Dateline NBC / Stranger Than Fiction NBC5 @ 11 23h35 The Tonight Show PBS (33) PBS NewsHour BBC Newsnight Vermont Week Wash.Week Charlie Rose Alan Cumming Sings Soundbreaking Business Charlie Rose PBS (57) News America Business PBS NewsHour M.Lake Journal New York NOW Alan Cumming Sings Soundbreaking World News Charlie Rose UNIS Pense vite! Repères À plein gaz Chars Au coeur du Yukon Fortier / Star académie Trait d'humour Pense vite! En thérapie Direction: Sud HBO 18h10 Tig Notaro LastWeek 19h45 Underfire Westworld / Trompe L'Oeil PK Subban Tracey Ullman Tig Notaro AddikTV Les enquêtes de Murdoch Les Témoins Chicago Fire / Alertes attentats Esprits criminels / Le cri Esprits criminels PUNISHER: ZONE DE GUERRE (2008) TVA Sports 17h30 #Lavoie Avant-match LNH Hockey / Penguins de Pittsburgh c.Islanders de New York (D) Dave Morissette en direct Le TVA sports Le top 25 Hockey / Pit./N.Y.I.11/18 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit Nos choix ce soir MISÈRES DE TRENTENAIRES Deux nouvelles webséries dévoilées cette semaine se penchent sur les misères de trentenaires, et tout particulièrement sur leurs amours compliquées.La première sur un mode comique mais grinçant, la seconde dans un registre nettement plus dramatique.Dans les deux cas, on peut engouffrer l\u2019ensemble des épisodes en une soirée.La pratique du loisir au Canada, tv5.ca et Supernovae, noovo.ca UNE SOIRÉE AVEC « SA » PUBLIC Marc Labrèche est doublement présent ce soir à Artv : d\u2019abord à l\u2019émission qu\u2019il anime, où il accueille une personnalité dont il s\u2019est beaucoup moqué, Christian Bégin, avec qui il essaie de mêler cuisine et opinions, puis dans le Winnebago «confessionnal» de Mc Gilles.Info, sexe et mensonges et Paparagilles, Artv, dès 21 h Amélie Gaudreau R ennes \u2014 Le Goncourt des lycéens, prix littéraire français décerné par un jur y de 2000 adolescents, a été remis jeudi au Franco- Rwandais Gaël Faye pour Petit pays, roman sur le quotidien d\u2019un jeune garçon dans un Burundi bouleversé par la montée du conflit entre Hutus et Tutsis.« Je suis très fier et ému», a déclaré Gaël Faye qui, à 34 ans, reçoit son premier prix prestigieux.Il est déjà lauréat du prix du roman FNAC (grande enseigne de distribution, notamment de produits culturels).Le jury a salué « la fluidité, la sensibilité des paroles », mais aussi « les thèmes abordés, avec notamment la guerre au Rwanda, la découverte identitaire et l\u2019évolution dans la vie adulte».Petit pays (Grasset) a été élu au premier tour du scrutin, devant le roman Continuer de Laurent Mauvignier (Minuit).S\u2019imaginer écrivain S\u2019il écrit depuis l\u2019âge de 13 ans, le Franco- Rwandais a mis du temps avant de s\u2019imaginer écrivain.Malgré «un paquet de débuts de roman dans les tiroirs », c\u2019est vers la musique qu\u2019il s\u2019est d\u2019abord tourné à la vingtaine, après un passage dans un fonds d\u2019investissement à Londres où il menait «une vie de poisson rouge».Ces cinq dernières années, le Goncourt des lycéens a été le prix littéraire dont la moyenne des ventes a été la plus élevée, avec près de 395 000 exemplaires, avant le prestigieux prix Goncour t qui, lui, atteint une moyenne de 345 000 exemplaires.Le jury est composé d\u2019élèves d\u2019une cinquantaine de lycées de la France qui se prononcent après deux mois d\u2019intense lecture des romans sélectionnés par l\u2019Académie Goncourt, cénacle littéraire dont la création remonte à 1900 et qui remet chaque année une série de prix.Agence France-Presse LITTÉRATURE Gaël Faye remporte le Goncourt des lycéens L\u2019écrivain franco-rwandais est primé pour son roman Petit pays C A R O L I N E M O N T P E T I T L es ouvrages qui s\u2019intéressent au racisme américain ont été largement récompensés lors de la remise des Book Awards, qui prenait place à New York mercredi.La cérémonie a d\u2019ailleurs d\u2019emblée pris une connotation politique lorsque le maître de cérémonie, le comédien Larr y Wil- more, a directement fait référence à l\u2019élection de Donald Trump à la tête du pays.« La présidence de Trump a des effets jusque dans le monde des livres, a ironisé M.Wilmore, dont les propos ont été rapportés par le Publishers Weekly.Les l ibraires déplacent la Constitution de la catégorie des essais à celle de la fiction\u2026» C\u2019est Colson Whitehead qui a reçu le prix de la fiction pour son succès de librairie The Underground Railroad, qui porte sur l\u2019histoire de l\u2019esclavage aux États-Unis.Dans son discours d\u2019acceptation, Whitehead a donné ses conseils à l\u2019assemblée : « Soyez prévenants avec tout le monde, faites de l\u2019art et combattez le pouvoir.» Pour la première fois, un roman graphique a été honoré du prix destiné à la littérature jeunesse.Il s\u2019agit de March : Book 3, de John Lewis, Nate Powell et Andrew Aydin.La trilogie March, cosi- gnée par John Lewis, membre du Congrès américain et militant pour l\u2019avancement des droits des Afro-Américains, raconte l\u2019histoire de la lutte pour les droits civiques aux États- Unis.Présent lors de la remise des prix, M.Lewis a remercié l\u2019un de ses professeurs d\u2019autrefois, qui lui avait conseillé de continuer à lire même s\u2019il s\u2019était vu interdire l\u2019accès à une bibliothèque de l\u2019Alabama parce qu\u2019il était noir.L\u2019 i l lustrateur de March , Nate Powell, a défié le président désigné Donald Trump de prendre ce livre dans ses «petites mains» et de le serrer sur « son petit cœur».Ne jamais perdre espoir Le prix de poésie a quant à lui été accordé à Daniel Bor- zutzky, pour son livre The Performance of Becoming Human.M.Borzutzky a terminé son discours en demandant à chacun de « contribuer pour que ce pays demeure sécuritaire pour les sans-papiers, les immigrants et les locuteurs de dif férentes langues ».Toujours selon la même orientation, Ibram X.Kendi a reçu le prix de l\u2019essai pour Stamped from the Beginning : The Definitive History of Racist Ideas in America.« Je veux simplement que tout le monde sache que j\u2019ai passé des années à regarder les pires côtés de l\u2019Amérique, son horrible histoire de racisme, mais à la fin, je n\u2019ai jamais perdu espoir.Je n\u2019ai jamais perdu espoir quant au fait que la terreur du racisme se terminerait un jour.Pour chaque idée raciste, il y avait une idée antiraciste.Pour chaque meurtrier de l\u2019esprit, il y avait un sauveteur de l\u2019esprit», a-t-il dit.Deux des lauréats étaient déjà connus.Le duo Toi Derri- cotte et Cornelius Eady a reçu le Grand Prix littéraire pour sa contribution à la communauté littéraire américaine par la fondation de Cave Canem, une organisation destinée aux poètes afro-américains.Robert Caro, auteur de la biographie de Robert Moses, The Power Broker, et d\u2019une série de biographies sur l\u2019ancien président des États-Unis L yndon B.Johnson, a reçu le prix récompensant l\u2019ensemble d\u2019une œuvre.Enfin, la nouvelle directrice de la Book Awards Foundation, Lisa Lucas, a soulevé l\u2019auditoire en mentionnant qu\u2019elle était la première femme, et la première femme de couleur, à occuper ce poste.Le Devoir Des Book Awards américains au fort parfum de résistance politique JE CROIS ?Texte : Emmanuel Bourdieu.Mise en scène : Benoît Rioux.Une production de La Shop royale.À la salle intime du Prospero jusqu\u2019au 3 décembre.S A R A F A U T E U X J e crois?est la première production de La Shop royale, une compagnie de création fondée cette année par Julie Basse, Mellissa Larivière et Benoit Rioux.Ils se lancent avec un texte d\u2019Emmanuel Bour- dieu.Davantage connu pour son cinéma que pour son théâtre, le fils du grand sociologue Pierre Bourdieu est pourtant l\u2019auteur de sept pièces, dont celle-ci, qui date de 2002.Sa par tition brillante, qui ébranle notre croyance selon laquelle l\u2019âme humaine, enfouie dans les tréfonds de l\u2019être et de la pensée, recèle la vérité profonde de l\u2019individu, trouve en la jeune compagnie un interlocuteur à sa mesure.Pauline invente un jeu dans lequel elle entraîne son petit frère Jean : remplacer « je » par « tu» et « tu» par « je ».Ils grandissent, Pauline rencontre Simon et Jean, Muriel.Mais l\u2019injonction de Pauline semble avoir à tout jamais dépossédé Jean de son intériorité : « Toi, c\u2019est moi, moi, c\u2019est toi ! Toi, c\u2019est moi, moi, c\u2019est toi ! Je dois jouer avec toi ! Tu le veux ! Je dois jouer avec toi, parce que tu le veux ! Je le dois ! Jure que je jouerai toujours avec toi, à chaque fois que tu voudras.» Une charge poétique et intellectuelle L\u2019incapacité de Jean à donner son avis sur quoi que ce soit est ici beaucoup plus troublante que son étrange aptitude à deviner celui des autres.Les liens que chacun entretient avec ce personnage qui se renseigne sur lui-même à partir du reflet que lui renvoient les autres sont éloquents.La fable de Bourdieu transporte Jean, Pauline, Muriel et Simon à travers toutes les époques de la vie, traçant les amitiés, les amours et, au-delà de tout, un lien fraternel dévorant.Malgré son côté formel et cérébral, Je crois?n\u2019a rien d\u2019un exercice de style, et ce, grâce à une distribution solide dirigée avec une grande précision.Samuël Côté, Marie-Pier La- brecque, Simon-Pierre Lambert et Florence Longpré maintiennent une tension constante entre un jeu légèrement décalé, voire stylisé, délicieusement théâtral, et un affect authentique, qui fait apparaître le drame des personnages.Rien ne fléchit chez les quatre comédiens durant cette heure et demie bien tassée : ni le rythme rapide de la mise en scène, ni les corps subtilement mais constamment tendus, ni la maîtrise qu\u2019i ls ont de la charge poétique et intellectuelle de la pièce.Ils sont impeccables, jusque dans leur calque de l\u2019accent français.Bien que cette mise en bouche du texte dans un français extrêmement soutenu constitue un choix surprenant (désir d\u2019accentuer la distance, de marquer la théâtralité ?manque de temps et de moyens pour adapter la pièce?), l\u2019efficacité de la mise en scène fait se dissiper rapidement dans le plaisir le malaise que ressentira peut-être le spectateur à voir ces comédiens québécois parler une langue aussi pointue.L\u2019univers de Bourdieu est en effet très bien servi par cette production: l\u2019humour y est parfaitement dosé, la trame sonore aussi efficace que séduisante, les images toutes très travaillées et ajustées à la scénographie épurée de Xavier Mary.Le seul reproche que l\u2019on peut faire à ce spectacle est sa cadence parfois expéditive, qui nous empêche de goûter la finesse du jeu et de la langue.Collaboration spéciale Le Devoir THÉÂTRE L\u2019essentiel est en surface Belle entrée en scène pour La Shop royale, sur un texte de Bourdieu fils MAXIME PARÉ-FORTIN Malgré son côté formel et cérébral, la pièce Je crois ?n\u2019a rien d\u2019un exercice de style, et ce, grâce à une distribution solide dirigée avec une grande précision.JOËL SAGET AGENCE FRANCE-PRESSE L\u2019écrivain et chanteur Gaël Faye LOVING ?1/2 Drame biographique de Jeff Nichols.Avec Joel Edgerton, Ruth Negga, Michael Shannon, Marton Csokas.États-Unis\u2013Grande-Bretagne, 2016, 123 minutes.A N D R É L A V O I E I ls n\u2019avaient jamais imaginé qu\u2019un jour ils marqueraient profondément l\u2019histoire des États-Unis, et lui offriraient un visage moins raciste.Car ce n\u2019était pas par pure provocation que Richard Loving, un homme blanc, avait demandé la main de Mildred Jeter, une femme noire, à Washington D.C.en 1958 : la Virginie leur interdisait de se marier, une aberration pour ce couple sur le point d\u2019avoir un enfant, et très amoureux.La suite relève d\u2019un conte de fées judiciaire dont l\u2019Amérique a le secret, doublé de l\u2019art de le raconter pour souligner sa grandeur : après les arrestations, le harcèlement policier, et un « exil » forcé à Washington, les Loving, appuyés par des avocats idéalistes, iront jusqu\u2019en Cour suprême pour obtenir le jugement tant attendu, celui d\u2019une reconnaissance pleine et entière de leur union.En 1967, la décision n\u2019allait pas passer inaperçue, comparable à un véritable coup de tonnerre.Dans Loving , ce combat n\u2019est jamais tonitruant ou flamboyant sous le regard de Jeff Nichols (Mud, Midnight Special), qui s\u2019attarde longuement à décrire la simplicité de leurs rapports, la tendresse qui les unit, mais aussi les clivages qui se creusent pendant ces années cruciales pour l\u2019émancipation des Afro-Américains.Le tumulte politique apparaît pourtant comme un écho lointain, touchant à peine cette région rurale où Richard (Joel Edger ton, solide comme le roc) et Mildred (Ruth Negga, sensible et volontaire) ne veulent que vivre en paix.Cette approche intimiste met en lumière leur impuissance, leur désarroi, mais aussi leurs espoirs exprimés sur le ton du murmure.Le cinéaste recrée aussi, telle une parenthèse bienheureuse, le passage d\u2019un photographe du magazine Life, immortalisant en 1965 le désir de normalité d\u2019un couple peu habitué et peu désireux d\u2019être sous le feu des projecteurs.Quelques instants fugaces évoquent aussi le plaisir (coupable) qu\u2019éprouve Mildred à s\u2019exprimer ouvertement sur leur situation, contraste frappant aux côtés d\u2019un mari taciturne qui semble souvent perdre l\u2019usage de la parole, sur tout devant les avocasseries.Loin d\u2019être un film à thèse ou à procès \u2014 le couple s\u2019abstiendra de se présenter en personne devant les juges de la Cour suprême \u2014, Loving célèbre surtout la ténacité de gens ordinaires plongés malgré eux dans des circonstances extraordinaires, symboles involontaires d\u2019un mouvement social qui les dépasse.Leur incapacité à verbaliser leur indignation ne les dépouille jamais de leur noblesse, faite ici de silences éloquents, de maladresses touchantes.Ils doivent aussi affronter une hostilité sourde de la part de leur entourage, autre exemple d\u2019une façon exemplaire d\u2019illustrer un propos complexe allant bien au-delà des slogans et des manifestations bruyantes.Finalement, rarement un couple aura si bien porté son nom.Collaborateur Le Devoir V.O.: Forum.V.F.: Quartier latin.L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 6 CINEMA B 3 W E E K-E N D BLEED FOR THIS États-Unis, 2016, 116 minutes.Drame biographique de Ben Younger avec Miles Teller, Aaron Eckhart, Katey Sagal.Champion mondial de boxe, Vinny Pazienza frôle la mort dans un accident de la route.Faisant mentir les médecins, qui jugeaient impossible de le voir marcher de nouveau, l\u2019athlète entreprend de remonter sur le ring, avec l\u2019aide de l\u2019entraîneur Kevin Rooney.V.O.: Forum, Spheretech.ELLE France, 2016, 131 minutes.Comédie dramatique de Paul Verhoeven avec Isabelle Huppert, Anne Consigny, Charles Berling.Violée dans sa maison par un homme cagoulé, une femme d\u2019affaires renonce à porter plainte et mène sa propre enquête pour découvrir l\u2019identité de l\u2019agresseur.Ses soupçons se portent sur un employé de sa compagnie de multimédia.V.O.: Quartier latin, Beaubien.V.O.s.-t.a.: Forum.LONDON ROAD G.-Bretagne, 2016, 91 minutes.Drame musical de Rufus Norris avec Olivia Colman, Paul Thornley, Tom Hardy.En 2006, le meurtre de cinq prostituées met sens dessus dessous la ville d\u2019Ipswich, dans le comté de Suffolk.Épicentre du drame: London Road, où habitait le tueur en série.Afin de redonner un sentiment de fierté à leur quartier, des citoyens se mobilisent.V.O.: Forum.UNE NUIT SANS LUNE \u2013 BOAT PEOPLE, 40 ANS APRÈS Canada, 2016, 86 minutes.Documentaire de Marie-Hélène Panisset.À partir de la nuit du 30 avril 1975, des milliers de Vietnamiens du Sud s\u2019entassent sur des embarcations de fortune pour échapper aux communistes.Quarante ans plus tard, ils relatent leur périple en mer.V.O., s.-t.a.: Cinéma du Parc.(dès le lundi 21 novembre) PAYS Canada, 2016, 100 minutes.Drame de Chloé Robichaud avec Macha Grenon, Emily VanCamp, Nathalie Doummar.Une médiatrice est envoyée à Besco, un tout petit pays insulaire de la côte Atlantique, afin de régler un litige qui l\u2019oppose à son voisin le Canada, impliquant les droits d\u2019exploitation d\u2019une compagnie minière.V.O.: Quartier latin, Beaubien.Média?lm.ca La révolution de l\u2019intelligence artificielle Ce soir 23 h Partenaire média : Avec Yoshua Bengio, Yann LeCun et Joëlle Pineau, trois sommités internationales en recherche Une production de : LES ANIMAUX FANTASTIQUES (V.F.DE FANTASTIC BEASTS AND WHERE TO FIND THEM) ?1/2 Drame fantastique de David Yates.Avec Eddie Redmayne, Colin Farrell, Katherine Waters- ton, Alison Sudol et Dan Fogler.États-Unis, 2016, 133 minutes.M A N O N D U M A I S A vec quatre volets de la franchise Harry Potter à son actif, David Yates était bien placé pour donner vie à cette extension de l\u2019univers de Harry Potter, où l\u2019on rencontre Newt Scamander, futur auteur du manuel Les animaux fantastiques.Et il s\u2019acquitte honorablement de sa tâche en livrant ce spectaculaire délire visuel.D\u2019une formidable direction artistique d\u2019inspiration gothique et Art déco, Les animaux fantastiques ne lésine certes pas sur les ver tigineux mouvements de caméra ni sur les effets spéciaux étourdissants.Campé à New York en 1926, au moment où les Non-Maj\u2019 (l\u2019équivalent américain des Moldus) menacent d\u2019anéantir les sorciers, ce récit d\u2019aventures met en scène Newt Sca- mander (Eddie Redmayne), fraîchement débarqué d\u2019Angleterre avec une valise contenant des animaux fantastiques.Alors que les sorciers recherchent le vil Geller t Grindel- wald (Johnny Depp), Percival Graves (Colin Farrell) enquête sur les forces obscures ayant envahi New York et s\u2019intéresse à un sombre garçon (Izra Miller), fils adoptif d\u2019une militante anti-sorciers (Samantha Morton).Ayant malencontreusement échangé sa valise avec celle de Jacob Kowalski (Dan Fogler), aspirant pâtissier non-maj\u2019, Newt constate que ses animaux se sont échappés dans la ville.Avec l\u2019aide de Jacob, Tina et Queenie Goldstein (Katherine Waterston et Alison Sudol), toutes deux du Congrès magique des États- Unis d\u2019Amérique, Newt partira à la recherche de ses bêtes.Publié en 2001, Les animaux fantastiques de J.K.Rowling est, à l\u2019instar du Quidditch à travers les âges, un manuel scolaire destiné aux élèves de Poudlard où l\u2019on retrouve des commentaires de Harry Potter et de Ron Weasley.Flairant la bonne affaire, les studios Warner Bros.ont demandé à la romancière de transposer son bestiaire au grand écran.Hélas ! Rowling est plus habile romancière que scénariste.Non seulement ses personnages sont bien moins intéressants et attachants que ceux des Harry Potter, son récit se révèle laborieux et peu palpitant.Ambitieuse, Rowling propose un trop grand nombre de sous-intrigues, notamment celle du magnat de la presse (Jon Voigt), qu\u2019elle greffe maladroitement à la trame principale.Pis encore, elle étire avec complaisance des scènes anodines se voulant amusantes, tandis qu\u2019elle précipite des moments qui auraient donné plus d\u2019étoffe à ce récit d\u2019aventures sur fond de ségrégation, lequel fait tristement écho à l\u2019actualité.Et dire qu\u2019on nous promet quatre autres volets ! Collaboratrice Le Devoir V.O.: Forum, Place LaSalle, Carrefour Angrignon, Cavendish, Quartier latin, Colisée Kirkland, StarCité, Côte-des-Neiges, Lacordaire, Des Sources, Sphe- retech, Marché Central.V.F.: Quartier latin, Place La- Salle, StarCité, Lacordaire, Marché Central.Étirer la sauce WARNER BROS.Eddie Redmayne et Katherine Waterston L\u2019amour et la loi UNIVERSAL Loving, avec en vedette Ruth Negga et Joel Edgerton, célèbre surtout la ténacité de gens ordinaires plongés malgré eux dans des circonstances extraordinaires, symboles involontaires d\u2019un mouvement social qui les dépasse.La constellation de l\u2019aigle, Collection de Hélène et Marc Lussier P h o t o : F r é d é r i q u e M é n a r d - A u b i n E S P A C E D E R O U I N SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL Venez rencontrer l\u2019artiste René Derouin, auteur de deux livres en 2016.Demandez-lui une dédicace et un dessin de sa main.RAPACES-RAPTORS-RAPACES 120 pages, 9 1/2 x 12 pouces www.renederouin.com info@renederouin.com EXPOSITION RAPACES René Derouin Du 12 novembre au 17 décembre 2016 550, avenue Beaumont (coin rue Querbes) Montréal (Métro l\u2019Acadie) C A T H E R I N E L A L O N D E L e lecteur, comprend-on rapidement à la lecture de cette étude qualitative, est une bête aux habitudes si variées qu\u2019il est dif ficile de les traquer comme d\u2019en tracer le portrait-robot.Et une bête assez « classique », qui continue à préférer le livre papier plutôt que le numérique, tant pour la sensualité de l\u2019objet que pour sa pérennité.Ressort, surligné, l\u2019importance du prix des livres, un incitat i f majeur à l \u2019achat comme au choix du lieu de l\u2019acquisition.« La première dimension [dans l \u2019occasion d\u2019achat] concerne le prix, en neuf comme en usagé, et ce, pour plus des deux tiers des personnes rencontrées, lit-on.Le choix, à la fois du lieu d\u2019achat et par fois du livre acheté, est ainsi corrélé au coût.La régularité des bas prix dans certains points de vente explique également leur fréquentation plus régulière, particulièrement pour les sites de vente en ligne chez les usagers de ce service.» Aussi, « la majorité des répondants qui s\u2019expriment sur le prix du livre numérique le considèrent trop élevé, certains soulignant privilégier les livres numériques gratuits ».Ne suf- fit-il pas, de là, de faire un pas pour imaginer l\u2019avantage d\u2019un prix unique et, pourquoi pas, une réglementation des façons de faire des géants en ligne pour favoriser le marché d\u2019ici ?Et pour cette raison, entre autres, les bibliothèques sont chères aux lecteurs.Et il semble qu\u2019on les utilise davantage en vieillissant.« À par tir de 46 ans, plus d\u2019un tiers des répondants indique emprunter davantage qu\u2019ils n\u2019achètent.» Le côté pratico-pratique influe beaucoup sur le choix du lieu d\u2019achat \u2014 physique ou en ligne ; on parle de proximité, de simplicité, de rapidité, et de la diversité de l\u2019inventaire offert \u2014 ce dernier critère étant aussi un facteur majeur dans les choix de fréquentation.Le numérique?Pas pour les jeunes.Les livres numériques et leur environnement restent méconnus, mais « c\u2019est chez les 56- 65 ans et les plus de 66 ans que le taux de lecture numérique est le plus élevé [\u2026]», et le côté pratique de cette lecture revient comme un avantage, même si « l\u2019explication de la non-lecture au format numérique se trouve paradoxalement plus riche» que celle de sa lecture.Le livre numérique n\u2019atteint pas la même importance que le papier, ni dans l\u2019imaginaire ni dans les pratiques, et très peu de lecteurs soulignent les mérites de cette néo-lecture.Et en numérique, la gratuité est favorisée.Chez les plus jeunes, le livre est vu, de plus, comme une belle occasion de décrocher des écrans.«De manière générale cependant, la lecture numérique est assez marginale [\u2026].Le numérique est perçu comme étant moins tangible, plus enclin à disparaître que le livre papier, ce qui justifie pour certains le recours à la gratuité.» Est-ce là que réside l\u2019avenir du livre?Des vagues et des ressacs « Ceux qui lisent le plus sont généralement des étudiants et des retraités, les personnes lisant le moins étant globalement des parents et des professionnels.» L\u2019attachement au livre semble émerger dans la jeunesse \u2014 enfance ou adolescence \u2014, propulsé par la famille et l\u2019école.« Les 36-45 ans et 46-55 ans témoignent, en majorité, d\u2019une baisse dans leurs lectures », apprend-on, et la retraite permet un retour du balancier, un engagement plus grand.Tous les lecteurs connaissent des variations dans leur goût de lire, mais les causes de ces vagues d\u2019envie ou de fatigue semblent mystérieuses.L\u2019étude a été réalisée à l\u2019Institut national de la recherche scientifique par Christian Poirier, Sylvain Martet, Éveline Favretti et Coline Sénac.232 personnes sur le territoire du Québec ont été rencontrées.Le Devoir L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 6 W E E K-E N D C U L T U R E B 4 DON GIOVANNI Dimitris Tiliakos (Don Giovanni), Vito Priante (Leporello), Mika Kares (Commandeur), Myrto Papatanasiu (Donna Anna), Kenneth Tarver (Don Ottavio), Karina Gauvin (Donna Elvira), Guido Loconsolo (Masetto), Christina Gansch (Zerlina).MusicAeterna, Teodor Currentzis.Sony 3CD 88985316032.C H R I S T O P H E H U S S À l\u2019heure où les nouvelles intégrales d\u2019opéras en disque se font rares, Sony a confié au chef Teodor Current- zis l\u2019enregistrement des opéras de Mozart sur des livrets de Da Ponte (Les noces, Cosi et Don Giovanni).Don Giovanni, le 3e volet, enregistré à Perm en Russie, affiche Karina Gau- vin en Donna Elvira.Il était trop tentant de mettre ce Don Giovanni, paru vendredi dernier, en regard des représentations du même opéra à Montréal.I l aurait été for t utile, en effet, au coupable de l \u2019ectoplas- mique scénographie montréalaise d\u2019avoir accès à l\u2019entrevue de Teodor Cur rentzis, qui se pose les quest ions à côté desquelles le Don Giovanni d\u2019ici passe complètement : pourquoi le monde est-il attiré par un scélérat destiné à brûler en enfer ?Pourquoi prend-on Don Ottavio, modèle de ver tu, pour un niai- seux ?Quels sont les rapports entre les personnages dans un « jeu psychanalytique » ?Currentzis, qui considère que « l\u2019avancée suivante, dans le domaine de l\u2019opéra, est Wozzeck d\u2019Alban Berg » et évoque la Todesdurst (soif de la mort) du héros, est en quête du «bon éclairage psychologique » pour faire fonctionner un drame dans lequel « Don Giovanni est, pour Mozar t, le seul personnage héroïque, malgré sa nature méprisable».Cur rentzis est reconnu comme un jusqu\u2019au-boutiste maniaque, certains n\u2019hésitant pas à le traiter de doux-dingue (voire plus).Chaque accent, chaque silence est conceptualisé.S\u2019il n\u2019y avait à découvrir que le seul enchaînement entre le récitatif et l\u2019air du catalogue, cet enregistrement de Don Giovanni mériterait l\u2019attention.Des moments éblouissants et révélateurs de ce type, il y en a des centaines en trois heures.Au diapason de la sauvagerie du héros, Currentzis est une fontaine inépuisable d\u2019idées : c\u2019est ce que nous avions qualifié dans son CD du Requiem de Mozart d\u2019« activisme directionnel peu commun » .« I want to create a world, no a career » , dit - i l dans une vidéo promotionnelle.Très travaillé en post- production, ce Don Giovanni du XXIe siècle montre aussi \u2014 écoutez notre exemple audio sur le site Web du Devoir \u2014 tout ce que permet le vrai travail de studio.Seul René Jacobs a une vision aussi profonde et radicale de l\u2019univers mozar tien.Le drame et des ressorts psychologiques se nichent évidemment dans les récitatifs, passionnants.Currentzis fait également ornementer les reprises, mais avec un côté moins maniaque que Macker- ras, car l\u2019ornementation n\u2019est pas musico- logique mais signi - fiante d\u2019un état d\u2019esprit du personnage, comme en témoigne le duo «Là ci darem la mano» où la pensée de Zerlina s\u2019évade.Les deux inter rogations que pose ce travail génial sont : « Peut-on se lasser d\u2019un trop-plein d\u2019intentions ?» et « Peut-on prendre autant de plaisir à la réécoute ?» À mes yeux, le travail d\u2019un tel visionnaire est inépuisable, même s\u2019il s\u2019adresse plutôt à des auditeurs aguerris, qui connaissent déjà leurs classiques.La distribution est largement composée de chanteurs inconnus ici, sauf Kenneth Tar ver en Ottavio et Karina Gauvin en Elvira.La chanteuse québécoise, dans une forme étincelante, s\u2019est plongée avec délice dans l\u2019univers particulier d\u2019un chef qui n\u2019hésite pas à mobiliser les artistes jusque tard dans la nuit.Quand le résultat est renversant à ce point, il y a de quoi en être fier.Le Devoir OPÉRA Karina Gauvin brille dans le Don Giovanni déjanté de Currentzis G U I L L A U M E B O U R G A U L T - C Ô T É L\u2019 argent promis par Ottawa est encore largement vir tuel, mais i l aurait déjà ses effets : la 17e édition de la Biennale de la Conférence internationale des arts de la scène (CINARS) se déroule cette année dans un climat nettement plus propice aux affaires, soutient le directeur général, Alain Paré.« Il y a un ef fet très positif » aux annonces faites par le gouvernement Trudeau depuis un an, estime M.Paré.«Le réinvestissement du fédéral fait partie de toutes les discussions entre les différents participants à la Biennale.Parce que tout le monde est conscient que le soutien des gouvernements est central à la réalisation de plusieurs projets.» I l en est des spectacles comme de la mode : ce qui sera porté dans trois ans doit être pensé dès maintenant.La Biennale qui a lieu cette semaine « concerne surtout des projets pour 2018-2019 », indique Alain Paré.« Cela veut dire qu\u2019on a beaucoup de temps devant nous.Alors, même si le financement d\u2019Ottawa n\u2019est pas encore toujours concret [notamment la reprise des programmes PromAr t et Routes commerciales], on sait qu\u2019il sera là quand viendra le temps de boucler les budgets.» Selon M.Paré, «deux ou trois projets sur dix» de contrats discutés à la Biennale pouvaient être réalisés dans les dernières années, sous le règne des conser vateurs.« Là, je pense qu\u2019on sera davantage dans un ratio de six ou sept sur dix.» Dans le premier budget Morneau, le gouvernement libéral s\u2019est engagé à ajouter 550 millions de dollars sur cinq ans au budget du Conseil des arts du Canada et 35 millions sur deux ans pour « présenter les industries culturelles du Canada au monde entier».La lettre de mandat de la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, établit aussi comme priorité le rétablissement des «programmes de promotion de la culture PromArt et Routes commerciales », dans une version améliorée.Ottawa doit encore préciser ses intentions à cet égard.Réseautage La Biennale se présente comme « une des plus importantes rencontres internationales des ar ts de la scène », avec quelque 1500 professionnels provenant d\u2019une quarantaine de pays, dont 360 dif fu- seurs.Près de 170 spectacles d\u2019ici et d\u2019ailleurs auront été présentés d\u2019ici samedi, en plus de dif férents ateliers et activités de «réseautage».« Le face à face demeure très impor tant pour établir des contacts qui mèneront ultimement à des engagements, dit M.Paré.Les nouvelles technologies permettent certainement des contacts, mais la relation directe et personnelle entre un dif fuseur et une compagnie artistique est centrale.» CINARS calcule que la dernière édition (2014) a entraîné des retombées de 14,3 millions de dollars en revenus de vente de spectacles pour les compagnies québécoises.17% des exposants ont conclu des ventes et 41 % ont signé des ententes formelles avec des diffuseurs.Le Devoir BIENNALE CINARS Un climat plus propice aux affaires KEYNOTE ARTIST MANAGEMENT Le chef Teodor Currentzis est reconnu comme un jusqu\u2019au- boutiste maniaque, certains n\u2019hésitant pas à le traiter de doux- dingue (voire plus).Chaque accent, chaque silence est conceptualisé.Que mange le lecteur en hiver, littérairement parlant?Comment choisit-il ses livres ?Et où les achète-t-il ?Afin d\u2019esquisser quelques réponses, l\u2019Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) a commandé l\u2019étude Le lecteur francophone au Canada à l\u2019ère du numérique.Les résultats ont été dévoilés jeudi au Salon du livre de Montréal, à la Journée des professionnels.SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL Portrait du lecteur au temps du numérique Une nouvelle étude tente de cerner les habitudes de cette bête protéiforme qu\u2019est le lecteur PEDRO RUIZ LE DEVOIR L\u2019attachement au livre semble émerger dans la jeunesse \u2014 enfance ou adolescence \u2014, propulsé par la famille et l\u2019école.Le roman prédomine chez plus des trois quarts des répondants, avec des intérêts pour la bande dessinée, les livres photo et les livres techniques spécialisés.«La précision des goûts concernant les genres et les thèmes s\u2019effectue progressivement avec l\u2019âge», avance l\u2019étude.Ainsi, la majorité des 18- 25 ans lit en général des essais et des romans ; les 26-35 ans, des romans, des essais et des polars ; les 33-45 ans, des romans policiers, historiques et des biographies ; les 46-55 ans, des livres de recettes et des polars ; les 45-65 ans, des romans et des polars ; et les 66 ans et plus lisent des romans et des biographies.Qui lit quoi? L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 6 W E E K-E N D M U S I Q U E B 5 LA VITRINE Vous pouvez entendre un extrait des disques marqués du symbole à ledevoir.com/culture/musique ARCHIVES CRE/ATION Pink Floyd Sony Music ÉLECTRO-TROPICAL MAGNETISMO La Yegros Soundway Records Le fan fini dirait: le coffret de 27 disques ou rien.Encore faut-il être fan fini à budget infini.Grosso modo, le prix de la massive chose intitulée The Early Years 1965-1972 avoisine le PIB annuel de la Principauté d\u2019Andorre.Rabattons-nous sur CRE/ATION, la version condensée, double disque entre échantillon agace et compilation néanmoins épatante.Passons sur les remixages et rematriçages (impeccables): c\u2019est surtout le matériel inédit qui ravit, pardi! Sessions pour la BBC (dont Cymbaline et Careful With That Axe, Eugene, versions nimbées d\u2019orgue), généreuses portions de spectacles mythiques (Atom Heart Mother à Mon- treux!), fascinante maquette de ce qui deviendra l\u2019épique Echoes (Nothing Part 14: la portion la plus extraterrestre), démo piano d\u2019Us and Them, promo radio pour Ummagumma, raretés diverses (dont une version différente d\u2019Embryo, retrouvée sur un «sampler» de l\u2019étiquette Harvest), et ainsi de suite.Je salive: maudit coffret tentateur! Lecteur mécène?Sylvain Cormier C\u2019est une bombe argentine, flamboyante avec une chevelure abondante.Proclamée «reina de la nu-cumbia», elle élargit le spectre traditionnel à quelques genres jusqu\u2019au chamamé de sa région au nord de son pays.Elle est au centre de cette renaissance culturelle très créative qui émerge en Amérique latine tout comme en los Estados Unidos latinos, n\u2019en déplaise à certains politiciens.La Yegros chante intense, sait mordre dans un mot, le rythmer et le faire danser, souvent entre le chant et la scansion.Si son électro-folklore peut être énergique, théâtral, exubérant et très accrocheur, l\u2019interprète peut aussi ralentir le débit et se livrer à quelques romances ou à des passages atmosphériques.Presque partout, les percussions tropicales animent la cadence et les nombreux invités donnent du relief à ce très bon disque.À voir ce vendredi au National en ces temps troubles avec Las Cafeteras, un groupe de l\u2019est de Los Angeles qui a le sens de son histoire.Yves Bernard CLASSIQUE RICHARD STRAUSS Suites d\u2019après les opéras Elektra et Le chevalier à la rose.Orchestre symphonique de Pittsburgh, Manfred Honeck.Reference Recordings FR722-SACD.CLASSIQUE SILENCE ON JOUE PRISE 2 Angèle Dubeau et La Pietà Analekta AN 2 8743-4 Cataclysmique, titanesque, gigantesque ! Que voulez-vous dire d\u2019autre sur ce nouveau disque de référence enregistré par Manfred Honeck à Pittsburgh ?Référence est aussi le nom du label, une prétention qui se rapporte aux prises de son.Même si « Prof.Johnson » n\u2019est plus aux manettes, la richesse en graves, la luxuriance des timbres et l\u2019impact des dynamiques de la captation de l\u2019équipe de Soundmirror de Boston sont vraiment dignes du label « Reference Recordings ».Quant à Honeck, il se pose à nouveau en maître dompteur orchestral, suscitant par ailleurs un enrichissement du répertoire par la création de suites orchestrales d\u2019opéras, ici Elektra, 33 minutes éruptives conceptualisées par le chef et réalisées par Tomas Ille.Pour Le chevalier à la rose, Honeck opte pour la suite d\u2019Artur Rodzinski, plus ef ficace que celle de Strauss lui-même.Christophe Huss La violoniste Angèle Dubeau et la formation La Pietà, prolifiques dans les albums thématiques, se lancent ici dans le deuxième tome de l\u2019album Silence on joue, paru en 2012.Dubeau offre ici 27 adaptations de musiques de films de toutes époques et de tous genres.L\u2019ensemble est divisé en deux disques, un «sucré» et l\u2019autre «salé».Drôle de nomenclature, mais on comprend que les titres plus aisément adaptables et les œuvres plus audacieuses ont été séparés.Exception faite du choix prudent de La valse d\u2019Amélie de Yann Tier- sen, il n\u2019y a pas vraiment de sucre à casser sur le volet givré, qui comprend les jolies musiques de Forrest Gump, d\u2019Harry Potter, de Souvenirs d\u2019Afrique.Quant au côté salé, il faut y saluer certaines audaces (Coldplay, Michael Jackson, des pièces du Flic de Beverly Hills, de Pulp Fiction et de L\u2019exorciste), mais la moyenne au bâton est plus faible.Et pour rester dans le baseball, il faudra peut-être se méfier d\u2019une troisième prise.Philippe Papineau PUNK-ROCK ROMANTIC Mannequin Pussy Tiny Engines CLASSIQUE NAPOLÉON-HENRI REBER Trios avec piano nos 2, 4 et 6.Trio élégiaque.Timpani 1C1239.Comment cerner, en musique, la romance?Pas nécessairement avec des couplets crève-cœur et des ballades mielleuses.Le groupe de Philadelphie Mannequin Pussy, avec cet album au titre évocateur (et un nom aussi, tiens), se maintient tout au long de ce court album d\u2019un peu moins de 20 minutes sur la ligne entre agressivité et vulnérabilité.Si on ne trempe pas dans la sentimentalité douce-amère, ici, on aborde le grand sujet romantique dans l\u2019intensité et l\u2019urgence.Sous la couche grumeleuse de punk-rock et de hardcore (Ten, Everything), de grandes qualités de mélodistes sont perceptibles, et on sent parfois l\u2019influence d\u2019une pop revêche (Kiss et Emotional High).Le chant de Marisa Dabice véhicule à la fois la colère du punk et la bienveillance de l\u2019artiste blessée, du genre Courtney Love aux débuts de Hole (surtout sur Romantic).On sent que les membres ont chacun leurs référents, créant la disparité.On n\u2019est pas contre l\u2019effet de surprise.Sophie Chartier Nous avons longtemps espéré ce second volume, qui fait suite au CD des Trios nos 3, 5 et 7 qui figurait dans notre top 10 des disques de l\u2019année 2013.La musique de l\u2019Alsacien Napoléon-Henri Reber (1807-1880) est l\u2019une des redécouvertes de la décennie, gracieuseté, évidemment, du Palaz- zetto Bru Zane.Des trois trios gravés ici, le 2e l\u2019est en première mondiale, mais c\u2019est le 4e, sous-titré «Sérénade » qui peut revendiquer en priorité le rang de chef-d\u2019œuvre.Nous avions qualifié le style de Reber de «Haydn du XIXe siècle ».Le qualificatif est toujours valide, mais il y a dans le 4e Trio une veine qui situe Reber quelque part entre le Mendelssohn de la maturité et le jeune Brahms.La puissance mélodique y est convaincante de bout en bout.On la retrouve d\u2019ailleurs, solaire, dans le 1er volet du 2e Trio.Le mélange d\u2019élégance française et de romantisme germanique reste toujours aussi fascinant chez ce compositeur.Christophe Huss ÉLECTRO-POP POUR ROSIE Valérie Carpentier Productions J HIP-HOP WE GOT IT FROM HERE\u2026 THANK YOU 4 YOUR SERVICE A Tribe Called Quest Epic/Sony Gagnante de La voix, portée depuis 2014 par un premier disque de chansonnettes pop plutôt bien faites, Valérie Car- pentier semble être passée depuis à travers un tourbillon personnel et professionnel.En résulte Pour Rosie, un nouveau disque où la chanteuse dans la vingtaine passe d\u2019interprète à auteure-compositrice (sauf sur deux titres).L\u2019album réalisé par Jean Massicotte évoque et incarne l\u2019idée de désillusion, de transition, d\u2019évolution.C\u2019est que les mots et les musiques de Pour Rosie changent au fil des propos des chansons.Ça commence par un titre sur le paraître, chanté sur une électro- pop remplie d\u2019artifices, et ça pivote vers des histoires d\u2019amour difficiles où les rythmes saccadés laissent de la place au soul \u2014 on pense à Adele dans James Bond.Et à la fin, Carpentier flirte avec l\u2019acceptation et l\u2019espoir, pendant que la musique gagne en simplicité.Chapeau pour toutes ces idées, même si le résultat est plutôt hétéroclite.Philippe Papineau Ce qui frappe à l\u2019écoute du 6e album du légendaire trio new-yor- kais, c\u2019est combien le son de A Tribe Called Quest se prend comme une bouffée d\u2019air frais tout en rappelant à notre bon souvenir les élans jazz-hop exploratoires des albums classiques The Low End Theory (1991) et Midnight Marauders (1993).Ainsi, cet ultime album du trio demeure avant tout un vibrant témoignage à son génie pionnier du rap alternatif : suave, acrobate dans ses thèmes et ses rimes, irrésistiblement suranné avec ses bons grooves évoquant la vitalité du son jazzé du rap new-yorkais des années 1990.Le trio évite ici l\u2019écueil d\u2019une production au goût du jour, mais injecte tout de même de nouvelles idées musicales à ces 16 chansons, plusieurs fort réussies, telle Solid Wall of Sound (qui échantillonne Elton John!).Jack White, Kendrick Lamar, Kanye West et Anderson .Paak comptent parmi les collaborateurs qui fait honneur à l\u2019histoire du groupe ainsi qu\u2019à la mémoire du MC Phife Dawg, disparu pendant l\u2019enregistrement.Philippe Renaud S Y L V A I N C O R M I E R M ar tha me parle de son auto, en main libre.Elle va traverser le mont Royal, m\u2019avertit qu\u2019on pourrait perdre le signal.Ça me fait penser à ses spectacles : elle est intensément là, mais par moments on la perd, on ne sait jamais exactement quand.C\u2019est sa nature, son bagage génétique aussi.Martha Wainwright est comme les Wainwright et les McGarri- gle : à la fois insaisissable et en prise directe avec la vraie vie.Attachée à la famille et complètement libre.Il y a pourtant une Martha Wainwright nouvelle sur ce dernier album, qui est de loin son plus abouti : Goodnight City.Moins extrême ?Plus en contrôle de ses moyens ?Plus\u2026 mature ?« Je pense que je suis en train de changer un peu, commente-t-elle.On est après le deuil de ma mère [Kate McGarrigle, faut-il rappeler, emportée par le cancer en janvier 2010], j\u2019ai eu 40 ans, je dis au revoir à ma jeunesse.» La première chanson de l\u2019album, Around the Bend, fait le tour de ce jardin.Sans tourner autour du pot.«I used to do a lot of blow / But now I only do the show / I like to get paid / I never get laid / People are too afraid» : années mouvementées, carrière pas carriériste, comprend- on.Et avenir incertain : «Been around the world and back again / I still can\u2019t get those cards to win.» Goodnight City, en cela, signale une fin et un début pour Martha.«Oui, je relance vraiment ma vie d\u2019ar tiste, que j\u2019avais laissée un peu de côté ces dernières années, parce que les enfants étaient jeunes et c\u2019était la priorité.C\u2019est encore la priorité, j\u2019aime pas ça du tout cette idée de par tir en tournée et m\u2019éloigner d\u2019Arcangelo et Francis, mais maman doit travailler.Et maman aime travailler.Je crois qu\u2019il est temps que je devienne une ar tiste indépendante, et ça veut dire faire de la promo, des tournées.Cet album, je crois, est mon big move.» Dans Window , ça bouge aussi, mais c\u2019est Arcangelo qui part, pour l\u2019école.Avec ce que cela implique d\u2019inquiétudes, d\u2019espoirs et d\u2019inévitable détachement : «When the sun goes down and you\u2019re on your own / I\u2019ll be watching from behind a tree [\u2026] Don\u2019t forget about the things that I said / Don\u2019t let them take that away.» Transparence de l\u2019émotion, nécessité de la transmission des valeurs: l\u2019expérience est si personnelle qu\u2019elle touche tout le monde.« J\u2019ai écrit des choses très dures par le passé, à propos de mon père, à propos des hommes.Quand on parle des enfants, c\u2019est autre chose.Il y a une responsabilité.Il faut les protéger, les aider à ne pas avoir peur.Je voulais vraiment que ce soit rempli d\u2019amour.» Il y a deux chansons à propos du plus jeune: Franci, écrite par Martha, et Francis, écrite par Rufus Wainwright.« Chacun de notre côté, on a écrit sur le même sujet, en même temps.C\u2019est deux regards dif fé- rents, deux façons d\u2019aimer la même personne: ça en dit beaucoup sur Rufus et moi, en fait.» La pleine palette Il y a toutes les Mar tha, dans cet album.Celle qui parle des siens autant que celle qui se met en scène.« J\u2019aime ça aussi quand c\u2019est théâtral.C\u2019est pour ça que beaucoup d\u2019amis m\u2019ont fait des chansons sur mesure, Beth Orton, Merill Gar- bus, Glen Hansard.J\u2019en avais un paquet, j\u2019avais fait une sorte d\u2019appel à tous, mais el les n\u2019étaient pas toutes bonnes\u2026 » Mar tha, sans animosité jamais, dit toujours la vérité.« J\u2019aime particulièrement One of Us, où j\u2019ai collaboré avec Glen.C\u2019est une chanson d\u2019espoir, mais aussi de résignation\u2026 » Ça dit : « And the sun will come up again / And we\u2019ll see our bruises / No one will ever win.» Un soupir me parvient de l\u2019auto.«Ces paroles, ça évoque une histoire à laquelle je survis en ce moment, je ne pouvais pas faire semblant\u2026» Il a fallu deux réalisateurs, Thomas Bartlett et son Brad Albetta de mari, le premier « more out there », le second « plus folk », pour que Martha donne enfin la pleine palette de ses possibilités.Ça inclut la chanteuse soul-funk de Take the Reins, la punk de So Down (très Patti Smith dans le genre, c\u2019est voulu).«Je suis capable de tout ça, j\u2019étais un peu coincée avant dans mon attitude, angry all the time.» Jamais elle n\u2019a mieux canalisé sa puissance que dans Before the Children Came Along : quand elle monte, quand elle crie, ça compte.«Je chante moins tout le temps de la même manière.Je pense que je sais mieux faire ce que je fais.L\u2019intention est claire.» Look in my Eyes est une chanson à trois, collaboration avec la demi-sœur Lily Lanken et tante Anna McGar rigle.Rufus participe aux chœurs.« J\u2019avais besoin de ça.Pour mon équilibre.Je change, mais la place de ma famille, ça ne changera jamais.» Le Devoir GOODNIGHT CITY Martha Wainwright Cadence MAR THA WAINWRIGHT Au revoir sa jeunesse\u2026 enfin ! ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Il y a une Martha Wainwright nouvelle sur ce dernier album, qui est de loin son plus abouti L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 6 W E E K-E N D V I N S B 6 LA BELLE AFFAIRE Primitivo 2013, Tenuta Viglione Italie (16,95$ \u2013 12991104) Ce rouge bio fait partie d\u2019une nouvelle génération de vins qui, voulant contrecarrer les montées en puissance de l\u2019alcool, préfèrent laisser au contenu une touche de sucres résiduels.Avec pour résultat un fruité et des tanins déjà ronds et séduisants, sans aspérités, manifestement destinés à plaire.Tout simple.(5) ?LE MOUSSEUX Louis Bouillot Perle Rare 2012 Bourgogne (23$ \u2013 884379) Ce crémant s\u2019inscrit parfaitement à table le dimanche midi à titre d\u2019apéritif, avant que vienne se clore au dessert un doigt de sauternes (oui, vous avez bien lu), lorsque la famille est réunie et qu\u2019elle a de l\u2019appétit.Le fruité y est ample et confortable, la bulle riche et séduisante, et la chanson à boire à portée de voix.(5) ?LA PRIMEUR EN BLANC Chardonnay 2014, Louis Latour, Bourgogne, France (20$ \u2013 055533) Ce chardonnay fait aimer un peu plus la Bourgogne.En illustrant, par exemple, les vertus de l\u2019assemblage dont les parcelles retenues assurent régularité de tons et singularité de saveurs.L\u2019approche est nette, pas du tout boisée, offrant rondeur, fraîcheur et texture sur une jolie finale.Fiable.(5) ?LA PRIMEUR EN ROUGE Folco de\u2019Neri Riserva 2010 Uggiano, Chianti Classico Italie (25,30$ \u2013 10844434) Le sangiovese roule ici à fond les mécaniques fruitées, bolide lancé à toute allure sur un pavé tannique qui lui assure une excellente tenue de route.Du muscle sous le capot, oui, de l\u2019énergie aussi, le tout bien cadré sur une finale longue et bien serrée.Pas la finesse des grands, mais diablement savoureux sur le ragù.(5 +) ?© LE BIO-BRY Champagne Pascal Doquet Grand Cru Cœur de Terroir 2005, France (98$ \u2013 11787291) L\u2019expression de ce grand chardonnay trouve évidemment la profondeur de son propos avec le séjour prolongé en cave sur lattes (dégorgé en 2016!), mais aussi dans cette agilité à révéler le grand terroir de Mesnil sur Oger dans ce qu\u2019il offre de minéral.C\u2019est peu dosé, pourvu d\u2019un très léger rancio, détaillé, vineux et long.(5) ?(5)à boire d\u2019ici cinq ans (5+) se conserve plus de cinq ans (10+) se conserve dix ans ou plus © devrait séjourner en carafe ?appréciation en cinq étoiles V ictime de son succès depuis 1951, l\u2019opération « Beaujolais nouveau » donne aujourd\u2019hui l\u2019impression d\u2019un bateau à la dérive qui prend l\u2019eau, et dont le capitaine aurait escamoté son quart de veille à la barre entre deux roupillons.Si les cales sont encore bien pleines pour le marché asiatique, elles se sont diablement solubilisées chez nous, alors que moins de 5000 caisses seulement de vins primeurs (près de 50 000 caisses étaient proposées en 2000 !) se lançaient hier (voir les choix du Devoir), en ce troisième jeudi de novembre, à l\u2019abordage des tablettes de la SAQ.Comment en est-on arrivé là ?Récemment invité sur place par Inter Beaujolais, j\u2019ai posé la question à Jean Bouriade et à Charles Ram- baud, respectivement délégué général et responsable expor t de l\u2019organisme of ficiel de promotion.À l\u2019argument avancé selon lequel une mise en marché du « nouveau » plus tard dans l\u2019année permettrait aux vins d\u2019être plus accomplis au lieu d\u2019être matraqués par des mises précoces en bouteille (actuellement, les vins destinés à la SAQ doivent partir du Beaujolais le 10 octobre au plus tard !), des réponses molles et évasives.Avec cette impression d\u2019un gouvernail plus près du mode pilotage automatique que d\u2019une vision sculptée au-delà des embruns accumulés depuis les 65 dernières années.Car l\u2019interprofession n\u2019a pas su, à mon sens, renouveler le « nouveau » dans un marché du vin qui, lui, s\u2019est mondialement démultiplié depuis.Avec, à la clé, l\u2019image dépréciée d\u2019une appellation bourguignonne aujourd\u2019hui laissée à elle-même.Ajoutez au tableau, chez nous, un mode de commercialisation privilégiant les gros volumes aux cuvées artisanes \u2014 une situation corrigée récemment avec bonheur par la SAQ, faut-il le souligner \u2014, et voilà le vin de Beaujolais dans son ensemble irrémédiablement destiné à fournir aux soif fards assidus des jajas tout juste bons à leur mouiller la glotte.Gamay Gamay, gamay, que j\u2019aime ta couleur gamay\u2026 (air connu).Serge Gainsbourg aurait fredonné cet air sous la douche, un verre de beaujolais bien frais à la main, que je n\u2019en serais pas surpris ! Personnellement, à titre de fier compagnon-du-biberon-libre-du-Beaujolais, je dois avouer que cette appellation, forte de ses 16 000 hectares compris entre Mâcon, au nord, et Lyon, au sud, est parmi les plus sous- estimées de France et de Navarre.Avec des prix qui se maintiennent bien en deçà de ceux des bourgognes qui font la fête au pinot noir plus au nord.D\u2019ailleurs, sur ce point, le Beaujolais fait-il partie, géographiquement parlant du moins, de la grande Bourgogne ?Si cela demeure une belle question d\u2019examen pour sommeliers et une épine au pied des Bourguignons qui se réclament encore et toujours de Philippe le Hardi (XIVe siècle), le chroniqueur, lui, n\u2019hésite pas à trancher : oui.un croisement entre le pinot noir et le gouais blanc, le gamay noir à jus blanc est, bien sûr, différent du sieur de la Côte d\u2019Or, mais il en of fre aussi d\u2019intéressantes singularités.Profil aromatique délicat et nuancé, trame tannique en retrait, souplesse et liaison de texture raffinées, mais aussi sensibilités aux expositions, altitudes et, bien sûr, terroirs et climats, qui en rehaussent l\u2019expression tout en multipliant les pistes aromatiques et gustatives.D\u2019ailleurs, il est toujours saisissant de constater d\u2019un vin de gamay, issu de l\u2019un des 10 crus qui composent les 12 appellations beaujolaises, qu\u2019il « pinote » après 6, 8 ou 12 ans d\u2019âge.Comme quoi le cousin noirien n\u2019est jamais bien loin derrière, même si ce dernier s\u2019assure ultimement d\u2019une longévité supérieure en bouteille.Autre indice de popularité d\u2019une appellation qui, en raison d\u2019une nouvelle génération de jeunes et talentueux vignerons, devient de moins en moins le secret le mieux gardé parmi les amateurs de vrais vins, cette présence accrue de maisons de négoce telles Castel, Bois- set, Latour, Henriot, Bouchard, Jadot, Drouhin ou Chapoutier, pour n\u2019en nommer que quelques-unes, dont les coteaux bourguignons, font une large part au gamay dans leurs assemblages.À un point tel que c\u2019est à se demander si le beaujolais n\u2019est pas devenu au fil des ans le grenier de la Côte d\u2019Or pour des approvisionnements qualitatifs à\u2026 faibles coûts.Des crus dans lesquels on croit Avec 51 % des parts de la superficie mondiale plantée en gamay, la région du Beaujolais offre une pédodiversité simplement fascinante avec, pour corser un peu plus la chose, 50 % des sols et sous-sols de crus campés sur assise granitique.Pédodiversité ?La pédologue Isabelle Letessier (sigales.fr) lançait ce mot lors d\u2019une séance intensive d\u2019étude des sols où se bousculaient les pierres bleues, granites roses, argiles et cailloutis, schistes, saprolites et autres microdiorites.Depuis 2009, cette chercheuse d\u2019une rare érudition radiographie le ventre de cette région riche en volcans jamais aboutis, où le gamay s\u2019épanouit à merveille.Toujours selon la dame, pente et altitude auraient plus d\u2019impact sur les vins que les subtiles variations en sous-sol, sachant qu\u2019en bout de course, les paramètres sont à ce point nombreux qu\u2019il demeure très difficile, ou même illusoire, de parvenir à définir telle ou telle expression aromatique et gustative en référence avec ledit « terroir ».Ainsi, cette fameuse notion de « minéralité » demeure plus une vue de l\u2019esprit que des sensations réellement assumées et senties.Une perception tactile d\u2019ailleurs perçue plus en bouche qu\u2019au nez, selon Letessier.Cela dit, les crus Brouilly, Côte de Brouilly, Régnié, Chiroubles, Morgon, Saint-Amour, Fleurie, Chénas, Juliénas et Moulin-à-Vent échappent-ils pour autant à cette chasse au trésor aromatique et gustative qui fait le bonheur du glaneur de terroirs ?Très instructive, ma visite sur place m\u2019a du coup fait prendre conscience de deux choses : le beaujolais joue essentiellement sur de subtiles textures de bouche pour tracer les tout aussi subtiles singularités des crus en question ; et, aussi, permettez que je cite ici Mme Letessier : « Le terroir, c\u2019est essentiellement l\u2019homme qui le travaille par sa passion et son savoir-faire.» Comme quoi, tout est dans tout.Parlant de femmes et d\u2019hommes, j\u2019explorerai plus à fond avec vous, lors de nos deux prochaines rencontres, à la fois ces artisans qui n\u2019ont pas toujours la vie facile (une quinzaine de maisons mettaient la clé dans la por te cette année en raison de revers et de conditions climatiques dif ficiles) et une dégustation aux Amis du vin du Devoir des plus enthousiasmantes.Une mise en bouche auparavant.Les Beaujolais Baron de Richemont 2010 (22,05 $ \u2013 12100050 \u2013 (5) ?1/2) et Beaujolais Supérieur Quintessence 2009 (28,55 $ \u2013 12100017 \u2013 (5 +) ?1/2), de Ghislain de Longevialle, au Château de Vaurenard.En fait, le beaujolais tel qu\u2019il était au XVIIIe siècle, le savoir-faire en plus.Des fruités qui chantent le temps qui passe, avec une délicieuse approche surannée, presque romantique de ton.Cuves béton, foudres et longues macérations (cinq semaines en grappes entières) lissent des rouges au relief délicat, presque impressionniste.Les 2003, 2005 et 2009 de la cuvée Quintessence af fichaient une rare opulence avec leurs nuances kirshées profondes et veloutées.Du très «bonjolais».En pays beaujolais (1) JEAN AUBRY Avec 51% des parts de la superficie mondiale plantée en gamay, la région du Beaujolais of fre une pédodiversité simplement fascinante.JEAN AUBRY L E S P E T I T E S A N N O N C E S AVIS DE DÉCÈS Courriel : petitesannonces@ledevoir.com Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER CHAMBRE À LOUER.Beau 5 1/2 chic et ensoleillé à Outremont.Femme n-fumeuse seulement.Libre immédiatement.514-271-2202 163 OFFRE À PARTAGER PARIS VII - XV Champ-de-Mars Site exceptionnel - 2 1/2 rénové 08 Tt équipé, très ensoleillé.Sur jardin Sem/mois 514 272-1803 170 HORS FRONTIÈRES EUROPE À LOUER PROVENCE Vallée du Rhône Maison de village dans le quartier médiéval de Nyons.2 c.c.2 s.de b.Toute équipée.Terrasse ensoleillée.Internet.www.bonnevisite.ca/nyons mariehalarie@gmail.com *Librairie Bonheur d'Occasion* achète à domicile livres de qualité en tout genre.514 914-2142 1317, ave du Mont-Royal Est COLLECTION DE 1100 MICROSILLONS de musique classique.État : comme neuf.450-670-4919 450-292-0516 170 HORS FRONTIÈRES EUROPE 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complice Mathieu Dechezelle, pâtissier et serveur, aurait dû attirer mon attention.Mea culpa.Il faut dire que leur restaurant n\u2019a rien de flamboyant.Pas de bruit, pas de positionnement marketing intempestif.Déjà, ce nom emprunté aux établissements précédents et où le chef Nick Hodge avait fait sa marque aux premiers.Ensuite, la situation géographique, le boulevard René-Lé- vesque, une fois la nuit tombée, n\u2019étant pas le lieu de rencontre privilégié par les masses.À l\u2019ombre de la tour de Radio-Canada, les vibrations sont dif fuses.Enfin, le choix de cette car te franco- française qui semble à certaines lignes sor tie de quel - ques étoilées Michelin.Sans être convenues, certaines propositions sont d\u2019un classicisme surprenant.La salle est aménagée plutôt que décorée, et le confort prime.On remerciera les propriétaires de leurs choix, au même titre que de leur utilisation intelligente du bouton volume sur le système de son.Le fond musical reste un fond, ce qui est de moins en moins fréquent et de plus en plus apprécié.Ce soir-là, le célèbre professeur R., revenu d\u2019une tournée de star en Chine, et son épouse, Madame-je-ne-bois-que-de- l\u2019eau, s\u2019étaient joints à nous pour tester cette cuisine.Plus de plats étudiés, donc davantage de références pour vous et des économies pour Le Devoir.Presque le bonheur total.Le chef Passat propose une car te très élaborée.En entrées, nous nous arrêtons sur les pétoncles, l\u2019œuf mollet, la tr uite et les betteraves ; un éventail intéressant.Des pétoncles en carpaccio, filet d\u2019huile d\u2019olive au citron confit et fleurs sauvages, tendres, parfumés, préludes prometteurs.Un œuf mollet servi dans un écrin croustillant, quelques asperges vertes, une sauce gribiche comme dans les livres, le tout déposé délicatement dans une tuile de parmesan grillé.Préparées en gravlax, de succulentes petites bouchées de truite relevées de citron et parsemées de caviar de wasabi.Enfin, un peu perdue dans de la doucette, la version maison de la betterave, parfumée au miel d\u2019acacia et saupoudrée de fromage au lait de chèvre.Quatre entrées irréprochables.Les plats principaux sont aussi soignés, présentation de bon élève et choix de très bon élève.On voit que le chef est passé chez les frères Pourcel et en a retiré plusieurs enseignements.En attestent ces très dodus pétoncles poêlés au beurre noisette, servis sur un impeccable risotto crémeux de crustacés et de prosciutto.Du grand art au même titre que cette truite grillée sur peau, qui, elle, vient sur un lit de riz sauvage de Camargue parfumé au gingembre.La version Kitchenette du surf and turf témoigne elle aussi de la maîtrise technique du chef, filet de bœuf grillé, caviar impérial et nage de carcasses.Mon filet de bœuf, polenta croustillante et sauce aux 5 épices, passera à la postérité comme l\u2019une des pièces de viande les plus tendres et les mieux grillées qu\u2019il m\u2019ait été donné de goûter depuis for t longtemps.On sent le bœuf qui a bien vécu.Deux desserts irréprochables : un fondant au chocolat noir 72 % Saint-Domingue et une tarte fine aux pommes Red Prince, judicieusement accompagnée d\u2019une sauce caramel beurre salé bonne à en saucer l\u2019assiette avec application.Le riz au lait à la vanille de Madagascar et zeste de lime a récolté des notes très moyennes par l\u2019ensemble de la tablée.Côté imbibition, on peut aussi connaître de très belles extases avec les bouteilles suggérées chez Kitchenette.Croyez-en mon ami Jean Aubry, aka Dr Ti- rebouchon ou M.Aubry, habituellement si modéré dans ses commentaires, qui dit de cette carte-ci : «La carte idéale?On s\u2019en rapproche du bout des lèvres et on succombe! Côté choix, des valeurs sûres et côté prix, c\u2019est comme s\u2019il y avait un ami qui avait fait un ef fort pour vous.J\u2019aime!» KITCHENETTE 1353, boul.René-Lévesque Est Montréal?514 527-1016 Ouvert à midi du mardi au vendredi, en soirée du mardi au samedi et pour le brunch dominical.À midi, comptez une trentaine de dollars par personne.En soirée, entrées de 12$ à 21$, plats principaux de 23$ à 32$, desserts 8$ et 9$.Collaborateur Le Devoir L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 6 W E E K-E N D R E S T O S B 7 CARBONI 5149, avenue du Parc Montréal?514 277-1919 ?$ Le couple romain de l\u2019heure.On aime beaucoup la cuisine de Pu- blio et le chic désinvolte et terriblement romain de Claudia.Leur petit troquet ne paie pas de mine, mais une fois la porte poussée, je doute que vous repartiez avant d\u2019avoir mangé.Pizzas al taglio, pâtes à se rouler par terre, superbes petits accompagnements.Bellissimo! THAZARD 5329, boulevard Saint-Laurent Montréal?514 802-8899 ?$ Dans ce Mile-End vibrant, les midis des restos sont peuplés d\u2019ubisoftien (ne) s à la recherche de bonnes tables peu chères.Thazard a été élue celle de l\u2019année par une brochette d\u2019affamés qui y tiennent cantine.Avec un couple japonais, Tha- zard sert de très belles combinaisons, madame cuisinant à midi et monsieur en soirée.ICHIGO ICHIE 360, rue Rachel Est Montréal?514 282-0009 ?$$ Cette maison s\u2019inscrit dans les izakayas, sortes de brasseries japonaises où l\u2019on prend un verre en grignotant.Ici, on grignote de très belles assiettes, poissons parfumés au yuzu, petits beignets et autres délicieuses bouchées croustillantes.Ambiance délirante, le saké et la bière coulant généreusement.Trouver une place exige d\u2019être zen.YOKATO YOKABAI 4185, rue Drolet Montréal?514 282-9991 ?$ Caché à l\u2019angle de Drolet et de Rachel, on accède à cette salle par la première porte très discrète.À l\u2019intérieur, la version japonaise du bistrot de quartier.Un très bon bistrot.La cuisine est omniprésente et les fumets qui flottent ici déclenchent de grands appétits.Soupe ramen exceptionnelle avec ce bouillon épais si goûteux, le tonkotsu.CREW 360, rue Saint-Jacques Montréal (pas de téléphone) ?$ Les anciens banquiers gominés à costards marine rayés doivent se retourner dans leurs tombes.La salle pharaonique au rez-de- chaussée de l\u2019ancien siège social de la Banque Royale est au- jourd\u2019hui remplie de jeunes gens hyperbranchouilles qui y savourent des cafés chics et de délicieuses assiettes en travaillant sur leur portable.Superbe! Le s nappe s du mo i s Pour annoncer, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com Un petit restaurant avec de belles grandes assiettes ?Je regrette de devoir vous en parler ?Pas mauvais, mais on n\u2019est pas obligés de s\u2019y précipiter ?Bonne adresse ?Très bonne adresse ?Exceptionnel pour la cuisine, le service et le décor $ Le bonheur pour une vingtaine $$ Une quarantaine par personne $$$ Un billet rouge par personne $$$$ Un billet brun par personne $$$$$ Le bonheur n\u2019a pas de prix PHOTOS PEDRO RUIZ LE DEVOIR La salle à manger du Kitchenette est aménagée plutôt que décorée, et le confort prime.Douze restaurants montréalais se mobilisent pour les sans?abri L\u2019événement de collecte de fonds Bas pour bulles est de retour.Lancée en 2014 par le chef David Ferguson, du restaurant Gus, cette initiative vise à collecter des chaussettes qui seront remises aux refuges montréalais.Les itinérants de Montréal sont vulnérables aux conditions climatiques de notre ville en hiver et les chaussettes font cruellement défaut dans les refuges.Du 21 au 27 novembre, les restaurants participants offriront un verre de bulles en échange d\u2019un don d\u2019une paire de bas neuve: Boucherie Lawrence, Chez Victoire, Cul Sec, Grumman 78', Nora Gray, Joe Beef, Pastaga, Pizzeria Gema, Santa Barbara, Restaurant Su, Tuck Shop et le restaurant Gus.Le coup d\u2019envoi de l\u2019événement sera donné lors d\u2019un souper de collecte de fonds au restaurant GUS, le 22 novembre.Les fonds amassés durant la soirée serviront à l\u2019achat de chaussettes pour les sans-abri. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 6 LES SPORTS B 8 C H R I S L E H O U R I T E S à Londres M ilos Raonic s\u2019est qualifié pour les demi-finales des Finales de l\u2019ATP en infligeant un revers de 7-6 (5) et 6-3 à Dominic Thiem, jeudi.Raonic n\u2019a pas alloué de balle de bris à l\u2019Autrichien.L\u2019Ontarien a rempor té 86 % des points disputés sur sa première balle.Raonic a comblé un retard de 2-4 dans le bris d\u2019impasse, tirant profit de son 11e as pour enlever le premier set.Il a finalement dominé 14-4 à ce niveau.Le match de 90 minutes s\u2019est conclu quand Thiem a envoyé un revers dans le filet.En demi-finale, le Canadien sera confronté à celui qui finira premier dans le groupe John McEnroe.Plus tôt jeudi, Novak Djoko- vic a signé une troisième victoire de suite, terminant la ronde préliminaire avec une fiche par faite pour la quatrième fois en cinq ans.Le Serbe a battu David Gof- fin 6-1, 6-2 à l\u2019O2 Arena.Deuxième au classement de l\u2019ATP, il a encore une chance de terminer la saison au premier rang.Goffin en était à sa première présence au tournoi de fin de saison, lui qui remplaçait Gaël Monfils, ennuyé par une blessure, contre Djokovic.Le Belge, classé 11e, n\u2019a pas obtenu beaucoup d\u2019occasions contre Djokovic, méritant seulement une balle de bris \u2014 lors du dernier jeu du match.Djokovic, pendant ce temps, a profité de quatre de ses six balles de bris.Plus de respect de la part des arbitres D\u2019autre part, Novak Djoko- vic a réclamé que les arbitres soient plus respectueux envers les joueurs après avoir reçu un aver tissement pour dépassement de temps jeudi au Masters de Londres.Le Serbe a reçu cet avertissement après avoir pris trop de temps avant de servir à l\u2019issue d\u2019un point à rallonge face au Belge David Gof fin dans son dernier match de poule.«Vous n\u2019avez pas la moindre idée comment fonctionne le tennis », a lancé le no 2 mondial excédé à l\u2019arbitre de chaise Fergus Murphy au changement de côté.Il s\u2019est également adressé au juge-arbitre, Tom Barnes, placé en bas des tribunes avant de reprendre son calme et de remporter facilement la partie.« Je sais que je suis l\u2019un de ceux qui prennent le plus de temps avant de servir, je le reconnais sans problème.Mais aujourd\u2019hui, j\u2019ai reçu un avertissement dès mon premier dépassement.C\u2019est exagéré», a-t-il ensuite dit en conférence de presse.Avec l\u2019Agence France-Presse Associated Press FINALES DE L\u2019ATP Milos Raonic passe en demi-finales KIRSTY WIGGLESWORTH AP Milos Raonic au cours de son match contre Dominic Thiem RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Alex Galchenyuk marquant contre Zane McIntyre, des Bruins de Boston, l\u2019un de ses six buts cette saison M I C H E L L A M A R C H E à Brossard Ç a semble maintenant officiel: les dirigeants d\u2019Équipe Amérique du Nord lors de la récente Coupe du monde de hockey se sont trompés au sujet d\u2019Alex Galchenyuk.Après une éclatante fin de campagne en 2015-2016, dans un contexte où son équipe n\u2019avait cependant plus d\u2019enjeu véritable sauf celui de conclure sur une note positive, Galche- nyuk a repris en 2016-2017 là où il a laissé.En vertu de sa récolte de 6 buts et 12 passes en 17 rencontres, l\u2019attaquant de 22 ans trône au sommet du classement chez le Canadien.Avant les matchs de jeudi soir, il occupait même le sixième échelon chez les marqueurs dans la Ligue nationale, à égalité avec Patrick Kane des Blackhawks de Chicago et Vladimir Tarasenko des Blues de St.Louis, deux super-vedettes du circuit Bett- man.Il n\u2019accusait que trois points de retard sur les meneurs, Nikita Kucherov du Lightning de Tampa Bay et Mark Scheifele des Jets de Winnipeg.En fait, à ses 39 dernières rencontres, Galchenyuk a amassé 22 buts et 18 aides, une production qui équivaut à une récolte de 84 points, transposée sur une saison de 82 matchs.Apprécié Dans le revers contre les Panthers de la Floride mardi soir, Galchenyuk a inscrit un point dans un sixième match consécutif, un sommet personnel en carrière.« Je regarde sa courbe de progression, et on aime ce que l\u2019on voit, a noté l\u2019entraîneur-chef Michel Therrien jeudi midi.On continue de travailler avec lui.Il est encore très jeune.Cette saison, c\u2019est la première année que l\u2019on envisageait de le mettre dans cette position parce qu\u2019on a vu sa courbe de progression, et jusqu\u2019à maintenant, il réagit très bien.Mais on est tous conscients qu\u2019il a des choses à améliorer, ce qui est tout à fait normal.» Ce qui pourrait étonner dans le cas de Galchenyuk, c\u2019est le fait qu\u2019il se classait au quatrième rang parmi les attaquants de la LNH, jeudi matin, avec un rendement de +12.« Ses habiletés, sa rapidité, sa compréhension du jeu s\u2019améliorent, renchérit Therrien lorsque vient le temps de décrire les facettes où il a réalisé des progrès significatifs.C\u2019est plaisant de travailler avec un jeune que tu as au sein de ton organisation depuis x nombre d\u2019années et de le voir progresser tous les ans.C\u2019est très encourageant.» Le déblocage a commencé le 24 février 2016 lorsque Gal- chenyuk a inscrit deux buts, dont le filet victorieux, dans un gain surprise de 4-3 du Canadien à Washington.Une semaine plus tard, Gal- chenyuk apprenait qu\u2019il ne faisait pas partie de la première sélection d\u2019Équipe Amérique du Nord, une décision que le jeune Américain ne semble pas avoir oubliée.D\u2019ailleurs, à compter de cette date, Galche- nyuk a récolté 13 buts et 6 mentions d\u2019aide en 19 rencontres et connu 5 matchs lors desquels il a marqué deux fois.Radulov à la maison Inactif mardi soir face aux Panthers de la Floride, l\u2019attaquant Alexander Radulov brillait par son absence lors de la séance d\u2019entraînement du Canadien jeudi à Brossard.Selon ce qu\u2019a rappor té le Tricolore mardi, Radulov est aux prises avec un virus.L\u2019entraîneur en chef Michel Therrien a confirmé que Ra- dulov ne sera pas du voyage de l\u2019équipe vers Raleigh, où le Canadien affrontera les Hurricanes de la Caroline vendredi soir.Il pourrait cependant revenir au jeu samedi soir lors de la visite des Maple Leafs de Toronto La Presse canadienne HOCKEY Le déblocage de Galchenyuk s\u2019avère A L E X A N D R E G E O F F R I O N - M C I N N I S L\u2019 Impact de Montréal déborde de confiance à quelques jours du premier match de la série finale de l\u2019Association Est, et il a servi une mise en garde au Toronto FC: Optez pour le 3-5-2, et voyez les conséquences.Ce schéma de jeu a été implanté dans le camp torontois il y a quelques saisons, et les joueurs ontariens l\u2019ont utilisé à quelques reprises en 2016 \u2014 surtout en fin de campagne.Lors d\u2019une conférence téléphonique organisée par la MLS mercredi, l\u2019entraîneur-chef du TFC, Greg Vanney, n\u2019avait pas caché qu\u2019il songeait à l\u2019utiliser contre le onze montréalais.L\u2019entraîneur-chef Mauro Biello s\u2019est donc affairé jeudi, à l\u2019occasion de la première séance d\u2019entraînement de l\u2019Impact sur la surface synthétique du Stade olympique, à préparer ses ouailles aux divers scénarios qui pourraient se produire lors du match de mardi prochain.«Selon moi, ils appliquent le 3-5-2 uniquement lorsqu\u2019ils ont la possession du ballon, sinon ils reviennent à un schéma 5-3- 2, a évoqué Biello.Ils ont aussi adopté un 4-4-2 en losange cette saison.Je pense que dans ces deux systèmes, nous allons trouver un peu plus d\u2019espace sur les côtés qu\u2019à l\u2019accoutumée.» Oduro fin prêt Parmi ceux qui pourraient bénéficier de ces fameux «espaces» en attaque se trouve de toute évidence le marchand de vitesse Dominic Oduro.Ce dernier a d\u2019ailleurs mis au défi le TFC de l\u2019utiliser.« Oui, je veux qu\u2019ils appliquent ce schéma de jeu, parce que ça nous donnera beaucoup d\u2019espace en attaque.Je les supplie d\u2019opter pour ce schéma de jeu », a lancé celui qui s\u2019est même autoproclamé le joueur le plus rapide de la MLS.Évidemment, le sujet de l\u2019heure chez les joueurs montréa- lais était la surface synthétique.Si certains, comme Oduro, ont confié qu\u2019ils n\u2019étaient pas préoccupés par celle-ci, d\u2019autres, comme Laurent Ciman, ont été plus critiques à son endroit.« C\u2019est une sur face dif ficile, tout le monde le sait, donc c\u2019est bien que nous puissions nous entraîner dessus pendant plusieurs jours.Mais c\u2019est très dur pour le corps ; j\u2019ai déjà mal aux genoux et au dos », a admis le défenseur de l\u2019année dans la MLS en 2015.La Presse canadienne SOCCER L\u2019Impact s\u2019entraîne au Stade olympique L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 6 LE MONDE B 9 Démission du maître-espion américain, James Clapper Washington \u2014 Le directeur du renseignement américain, James Clapper, qui arrivait à la fin de son mandat à la tête des 17 agences de renseignement américaines, a annoncé sa démission devant le Congrès jeudi.«J\u2019ai envoyé ma lettre de démission hier soir», a déclaré le directeur du renseignement devant la Chambre des représentants du Congrès américain.Il quittera effectivement ses fonctions le 20 janvier, jour de l\u2019investiture du nouveau président, Donald Trump, selon ses services.Le directeur du renseignement américain avait déjà évoqué à plusieurs reprises sa satisfaction de partir à la retraite prochainement, et de reprendre une vie plus normale au côté de son épouse.M.Clapper laisse son poste au moment où arrive à la Maison-Blanche un nouveau président, Donald Trump, qui a jeté un doute sur les évaluations des services de renseignement quant à l\u2019implication de la Russie dans les piratages visant la campagne électorale américaine.Devant les représentants, M.Clapper a estimé qu\u2019il ne «s\u2019attendait pas un changement significatif du comportement de la Russie» en matière de guerre de l\u2019information.«Les Russes ont un outil très actif et agressif pour conduire ce que l\u2019on appelle la guerre de l\u2019information ou la guerre hybride, a expliqué M.Clapper.Cela a toujours été le cas, depuis l\u2019époque de l\u2019Union soviétique.Je m\u2019attends à ce que cela continue.» Agence France-Presse Alep bombardée pour une troisième journée Alep \u2014 Au moins 25 civils ont été tués jeudi dans des bombardements aériens et d\u2019artillerie du régime syrien sur les quartiers rebelles de la ville d\u2019Alep, rapporte l\u2019Observatoire syrien des droits de l\u2019Homme (OSDH).Il s\u2019agit du troisième jour de bombardements mené par le régime du président Bachar al-Assad sur les quartiers rebelles assiégés d\u2019Alep après une suspension d\u2019un mois.«Depuis ce matin, le bilan des bombardements s\u2019est élevé à 25» morts, a indiqué l\u2019OSDH.Le correspondant de l\u2019AFP a entendu le bruit de largage de barils d\u2019explosifs depuis 10h.Ce correspondant s\u2019est rendu dans le quartier de Bab al-Nayrab où un raid a touché un centre des Casques blancs, ces secouristes en zone rebelle.Le bombardement a fait des dégâts, mais pas de victimes.D\u2019après l\u2019OSDH, les bombardements ont touché au moins six quartiers rebelles de la deuxième ville de Syrie.Alep est divisée depuis 2012 entre des zones tenues par le régime à l\u2019ouest et des secteurs contrôlés par les rebelles à l\u2019est.Au total, 65 civils, y compris ceux tués jeudi, ont péri depuis la reprise des bombardements.Par ailleurs, dans la province d\u2019Idleb (nord-ouest), six membres d\u2019une même famille, dont deux enfants, ont péri dans un raid russe sur la localité de Kafar Jales, selon l\u2019OSDH.Six civils avaient déjà été tués mardi dans ce village.Agence France-Presse Au tour des Philippines de menacer de quitter la CPI Davao \u2014 Le président philippin, Rodrigo Du- terte, a menacé jeudi d\u2019emboîter le pas à la Russie et de retirer son pays de la Cour pénale internationale (CPI), excédé par les critiques portées à l\u2019étranger contre sa violente guerre contre la drogue.La Russie a annoncé mercredi son intention de retirer sa signature du traité fondateur de la CPI, reprochant à cette juridiction de ne pas être «véritablement indépendante» et de ne pas avoir été à la hauteur des espoirs suscités.«Ils [les Russes] ont peut-être jugé que la CPI est inutile, alors ils se sont retirés», a dit M.Duterte à la presse dans sa ville méridionale de Davao, peu avant son départ pour le Pérou en vue d\u2019un sommet régional.«Je vais peut-être les imiter.Pourquoi?Parce que ces tyrans éhontés ne s\u2019en prennent qu\u2019aux petits pays comme nous.» Rodrigo Duterte a remporté en mai l\u2019élection présidentielle à une majorité écrasante en promettant de tuer des milliers de criminels pour éradiquer le trafic de drogue.Le mois dernier, la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, s\u2019était dite «profondément préoccupée» par les meurtres, ajoutant que les responsables pourraient être passibles de poursuites.M.Duterte a dénoncé ces «menaces» et promis «d\u2019entraîner dans sa chute» ceux qui voudraient le mettre en prison.Agence France-Presse Défense : Paris et Londres resserrent leurs liens Paris \u2014 Londres et Paris ont franchi jeudi un pas significatif en matière de coopération dans la Défense, en mutualisant les centres de recherches du fabricant de missiles MBDA, marquant leur attachement à la relation stratégique franco-bri- tannique en dépit du Brexit.Les deux pays ont ratifié «un accord intergouvernemental dans le domaine des missiles», qui «ouvre la voie à une véritable interdépendance dans un secteur hautement stratégique et à une rationalisation industrielle entre les deux pays», a annoncé le ministère français de la Défense dans un communiqué.Alors que les États refusent traditionnellement d\u2019abandonner pour des raisons de souveraineté le contrôle d\u2019éléments sensibles en matière d\u2019armement, désormais, des sites de MDBA en France et au Royaume-Uni vont être spécialisés dans un domaine de compétence, et travailleront désormais pour les deux pays.Ce partage des tâches va ainsi bien au-delà d\u2019une coopération par programme, comme Londres et Paris avaient l\u2019habitude de le faire jusqu\u2019ici, en ouvrant la voie à la mutualisation des bureaux d\u2019études de MBDA des deux côtés de la Manche, dans quatre domaines clés dans le secteur des missiles.Agence France-Presse C A T H E R I N E T R I O M P H E I V A N C O U R O N N E à New York D onald Trump accélérait jeudi les consultations pour former son gouvernement et envisagerait désormais de nommer l\u2019un de ses plus virulents critiques, le républicain modéré Mitt Romney, à la tête de la diplomatie américaine, selon plusieurs médias.Ces discussions pour la formation du prochain gouvernement avaient lieu alors que Donald Trump s\u2019apprêtait à rencontrer le chef du gouvernement japonais, Shinzo Abe, son premier contact direct avec un dirigeant étranger depuis l\u2019élection (voir encadré).Candidat malheureux face à Barack Obama lors de la présidentielle de 2012, M.Romney, ex- gouverneur du Massachusetts, doit s\u2019entretenir avec Donald Trump ce week-end, selon CNN.Selon NBC News, il fait désormais partie des personnes pressenties pour succéder à John Kerry au poste de secrétaire d\u2019État.Le sénateur anti-immigration de l\u2019Alabama Jef f Sessions, dont le nom revient beaucoup pour les portefeuilles de la Justice ou de la Défense, a semblé confirmer en partie ces informations en sortant du quartier-général de Donald Trump à New York jeudi.« Je trouve que c\u2019est bien que le président désigné rencontre des gens comme Mitt Romney, a déclaré le sénateur.Il y a beaucoup de gens talentueux avec lesquels [Donald Trump] a besoin d\u2019avoir de bonnes relations.Et je crois que M.Romney serait capable de faire pas mal de choses.Je suis sûr qu\u2019il fait partie de ceux qui sont envisagés.Mais c\u2019est M.Trump qui prendra la décision finale.» M.Romney est le dernier nom en date à faire surface pour diriger la diplomatie américaine.Il s\u2019ajoute à Rudy Giuliani, l\u2019ex-maire de New York qui fut un soutien de la première heure de Donald Trump, l\u2019ex-ambassadeur à l\u2019ONU John Bolton, ou encore, plus récemment, Nikki Hea- ley, la gouverneure de Caroline du Sud, fille d\u2019immigrés indiens.Choix rassurant Une intégration de M.Romney dans la nouvelle administration pourrait rassurer de nombreux démocrates et les alliés des États-Unis.Ces derniers se sont inquiétés des prises de position de Donald Trump pendant la campagne, qui a prôné une politique protectionniste, prorusse et remis en cause le rôle leader des États-Unis dans l\u2019OTAN.Le nom de Mitt Romney pourrait aussi soulager Barack Obama.Depuis Berlin, le président a émis l\u2019espoir que M.Trump montre, avec ses nominations, qu\u2019il a compris « la dif férence» entre «ce qui marche» pendant la campagne et «ce qui permet d\u2019unifier le pays et de gagner la confiance, y compris de ceux qui n\u2019ont pas voté pour lui».Consultations accélérées Le nom de Mitt Romney apparaît alors que s\u2019accélèrent les consultations.Jeff Sessions, héraut de la lutte anti-immigrés clandestins, semble de plus en plus en plus assuré de décrocher un poste prestigieux dans la nouvelle équipe.L\u2019équipe de transition a diffusé un communiqué extrêmement élogieux après sa rencontre avec M.Trump, soulignant que ce dernier avait été « incroyablement impressionné par le sénateur Sessions et son bilan phénoménal en tant que ministre de la Justice de l\u2019Alabama».M.Sessions pourrait hériter du portefeuille de la Défense ou de la Justice, selon les médias américains.Le nom du sénateur Ted Cruz, présent jeudi à la Trump Tower et rival de Donald Trump pendant les primaires, est aussi évoqué pour la Justice.Aucune date précise n\u2019a été donnée pour la composition du gouvernement.Les nominations devraient intervenir « avant ou après » la fête de Thanksgiving, le 24 novembre, a simplement indiqué la porte-parole de Donald Trump, Kellyanne Conway.Agence France-Presse Mitt Romney, secrétaire d\u2019État ?Donald Trump songe à nommer l\u2019un de ses plus virulents critiques D E B O R A H C O L E J É R Ô M E C A R T I L L I E R à Berlin L ors de son ultime déplacement à Berlin, le président américain, Barack Obama, a rendu un hommage très appuyé à Angela Mer- kel, que ses partisans voient comme la porte- étendard des valeurs démocratiques occidentales, le futur président américain, Donald Trump, ayant multiplié les sorties controversées sur les principes de l\u2019État de droit, les femmes et les minorités.M.Obama a clairement adoubé Angela Mer- kel, « une partenaire extraordinaire », laissant même entendre qu\u2019il souhaitait sa candidature à un quatrième mandat après les législatives de septembre 2017.« Si j\u2019étais ici, si j\u2019étais Allemand et si je votais, je pourrais la soutenir.» Interrogé sur le poids de la responsabilité que Mme Merkel devra assumer face à Donald Trump, le président a lâché « j\u2019aimerais pouvoir alléger son fardeau, mais c\u2019est une dure».Mme Merkel, dont la déclaration de candidature à un quatrième mandat est attendue dans les jours à venir, a déjà signifié au milliardaire américain l\u2019importance du respect des valeurs démocratiques et de la tolérance.Évitant soigneusement une attaque frontale, elle a souligné néanmoins ne pas être seule pour défendre ces principes.« Il y en a beaucoup d\u2019autres fort heureusement qui se sont fixé les mêmes objectifs », a-t-elle dit.Libre-échange sur la touche Angela Merkel et Barack Obama ont développé en huit ans une relation étroite qui a survécu au scandale en 2013 portant sur l\u2019espionnage du téléphone portable de la chancelière par son allié ou aux divergences sur la manière de traiter la crise de la dette en Grèce.Prenant à revers le discours isolationniste du futur président, M.Obama et Mme Merkel ont défendu le lien transatlantique et le libre- échange, la chancelière soulignant de nouveau qu\u2019il n\u2019y avait « pas de retour possible au temps d\u2019avant la mondialisation».Mais la chancelière a aussi admis que son projet de zone de libre-échange transatlantique avait vécu, même si elle espère « y revenir un jour».L\u2019accord TTIP était déjà très critiqué en Europe et l\u2019élection de Donald Trump, porteur d\u2019un discours protectionniste, condamne de facto ces négociations.Signe du poids pris par l\u2019Allemagne, c\u2019est aussi à Berlin que Barack Obama fera ses adieux vendredi aux dirigeants britannique, espagnol, italien et français, Theresa May, Mariano Rajoy, Matteo Renzi et François Hollande, tous conviés à se joindre au duo.Tous sont dans l\u2019expectative quant aux intentions de Donald Trump dont la victoire a galvanisé les partis populistes déjà en plein essor en Europe.Tenir tête à Poutine Le président américain a par ailleurs appelé jeudi son successeur désigné, Donald Trump, à « tenir tête » à la Russie, tout en disant «prudemment optimiste » quant à la capacité du virulent milliardaire à se montrer à la hauteur.« J\u2019espère que le président élu aura la volonté de tenir tête à la Russie lorsqu\u2019elle ne respecte pas nos valeurs et les normes internationales », a déclaré M.Obama lors de sa conférence de presse avec Mme Merkel, alors que M.Trump et le président russe, Vladimir Poutine, ont multiplié les compliments réciproques.« Mon espoir est qu\u2019il ne prenne pas une approche de \u201crealpolitik\u201d », passant par des « ententes avec la Russie » qui l\u2019« arrangent » sur le moment mais provoquent des dégâts collatéraux importants.M.Obama a cité la «violation des normes internationales », le risque de rendre « des pays plus petits vulnérables » ou de créer « des problèmes sur le long terme dans des régions comme la Syrie».Il a aussi appelé au maintien des sanctions au sujet de l\u2019Ukraine, jusqu\u2019à ce que l\u2019accord de paix de Minsk soit appliqué.Un peu d\u2019espoir Mais le président sortant a admis ne pas pouvoir prédire le comportement de son successeur, dont les intentions réelles restent largement inconnues, espérant avoir plus de clarté «à mesure que le président désigné composera son équipe».Néanmoins, M.Obama, qui a dressé un bilan assez sombre de l\u2019évolution du monde, a voulu insuffler un peu d\u2019espoir face à l\u2019arrivée de Donald Trump.« Je suis prudemment optimiste concernant mon successeur [\u2026].Il y a quelque chose, du fait de la responsabilité solennelle de cette fonction, qui vous force à vous concentrer, qui appelle au sérieux, a-t-il dit.Je pense que le président désigné va comprendre assez vite.» Agence France-Presse Obama pose Merkel en leader de l\u2019Occident MICHAEL SOHN ASSOCIATED PRESS En visite à Berlin, Barack Obama a clairement adoubé Angela Merkel, qu\u2019il a qualifiée de « partenaire extraordinaire ».Si j\u2019étais ici, si j\u2019étais Allemand et si je votais, je pourrais la soutenir Barack Obama, à propos d\u2019Angela Merkel « » Rencontre avec Shinzo Abe Le premier ministre japonais, Shinzo Abe, a estimé jeudi que Donald Trump était un homme en qui il pouvait avoir con?ance, à l\u2019issue d\u2019un entretien à New York avec le président désigné.«J\u2019ai la conviction que Donald Trump est un dirigeant de grande con?ance», a déclaré M.Abe à la presse.Premier dirigeant étranger à être reçu à la Trump Tower, M.Abe a quali?é de «chaleureuse» l\u2019atmosphère de cette première rencontre avec le successeur de Barack Obama.«Nous avons eu une discussion franche durant un long moment» sur divers sujets, a expliqué aux journalistes M.Abe, sans toutefois donner de détails sur la teneur précise des propos tenus de part et d\u2019autre.Les deux hommes se sont vus durant un peu plus d\u2019une heure, alors que les déclarations de campagne de M.Trump ont laissé entendre qu\u2019il voulait revoir les modalités de l\u2019alliance entre le Japon et les États- Unis, de même que l\u2019accord de libre-échange transpaci?que, deux points de grande importance pour le Japon. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 6 B 10 L e douanier américain soupèse nos af firma- tions d\u2019un air dubitatif et sentencieux.Jeudi après- midi, à la frontière de North Troy, au Vermont, un léger crachin, rien pour inspirer le tourisme.«Comme ça, vous allez passer la fin de semaine dans un B & B?Pas d\u2019anniversaire spécial ?Les \u201c couleurs \u201d sont terminées, il n\u2019y a pas de neige.Vous allez faire quoi?» Lire.C\u2019est la réponse la plus honnête, la moins libidineuse (encore que), la plus sensée vu la météo.Outre nos livres, qu\u2019il observe avec plus de méfiance que pour des carabines chargées, ce fier représentant des angry white males républicains ruraux peu éduqués de plus de 45 ans, qui gagneront leurs élections dans quelques jours, semble détenir la preuve que nous sommes de futurs réfugiés illégaux venus voler des jobs: «Vous ne travaillez pas le vendredi?Vous faites quoi dans la vie?» Un prof d\u2019université et une journaliste pigiste qui lisent un vendredi de novembre, je vous assure que ça ne pèse pas lourd dans la balance morale du pouvoir archétypal armé jusqu\u2019aux dents.Notre cerbère nous a à l\u2019œil au beurre noir, probablement un cadeau de sa femme, une angry white pussy.«That\u2019s the story, hey?! » ironise notre brave représentant de la loi.Et nous avons droit à un petit sermon de circonstance sur ceux qui travaillent et font rouler l\u2019économie (vendredi compris), tandis que d\u2019autres\u2026 lisent.Et pour lire, j\u2019ai lu.Il paraît que ça rend intelligent, que ça fait réfléchir et que les gens lisent de moins en moins.Peut- être parce que c\u2019est aussi une façon d\u2019accepter de se remettre en danger, soi et les autres.En général, je lis ou puise dans plusieurs ouvrages à la fois.Voici ceux qui m\u2019accompagnaient chez les voisins.?Le clan Ferron est une famille mythique de la communauté artistique et de l\u2019élite (un mot en vogue) intellectuelle québécoise.Dans Le droit d\u2019être rebelle (Boréal), c\u2019est d\u2019abord le titre qui m\u2019a attirée.Puis, je me suis laissée prendre au jeu de cet ouvrage épistolaire qui rassemble les nombreuses lettres échangées entre Marcelle (la peintre), Jacques (le médecin, écrivain, fondateur du parti Rhinocéros), Madeleine (la romancière), Paul (le médecin et sculpteur à la fin de sa vie) et Thérèse (la journaliste et écrivaine).Quel pur bonheur de lecture à entrecouper d\u2019une gorgée de Sencha vert et de chocolat noir, une élévation du langage parfois ludique, une tendresse clanique secouée par les soubresauts querelleurs de ces esprits libres.On a rassemblé ici 500 lettres sur quatre décennies (de 1944 à 1985) entre les frères (surtout Jacques) et les sœurs, causant littérature, art, politique, médecine.Une médecine que pourfend Fer- ron, qui passe un bout de temps dans un sanatorium de Saint- Agathe, atteint par la tuberculose, et c\u2019est fort drôle.Borduas, Mousseau, Gauvreau, même un certain Trudeau apparaît au fil des échanges manuscrits.Mais surtout, cette curiosité et cette découverte du monde nous entraînent vers un temps prémon- dialisation, pré-Internet, un temps qui avait le temps.On sent une liberté, une fièvre, une affection, une intimité qui nous colmatent l\u2019intérieur, nous font prendre la mesure entre ce Québec fougueux qui sortait à peine des crucifix, la Grande noirceur et le long chemin vers l\u2019affranchissement.Ne rien tenir pour acquis, nous enseigne l\u2019histoire.(À lire à haute voix dans un B & B, en amoureux, à tour de rôle.) ?Je me pose sans cesse des questions, sans réponse.Le romancier américain Douglas Kennedy aussi, semble-t- il.Dans son dernier bouquin traduit en français, Toutes ces grandes questions sans réponse (Belfond), il pose sept questions (je m\u2019en suis tenue à trois et demie seulement) qui pourraient passer pour de la pop-philo de douanier qui s \u2019ennuie, n\u2019étaient sa plume et son talent narratif.Mi-récit (Kennedy y ressasse une bonne partie de sa vie et se livre à une thérapie familiale), mi-essai, ce livre philosophe parfois de façon anecdotique sur le bonheur, notamment, la grande obsession des peuples qui n\u2019ont plus à s\u2019interroger sur leur survie.«Le bonheur n\u2019est-il qu\u2019un instant fugace?» s\u2019interroge l\u2019écrivain de best-sellers, qui vit à New York, dans le Maine et à Montréal et est l\u2019un des huit invités d\u2019honneur au Salon du livre de Montréal.La réponse vient peut-être dans la seconde question: «Sommes-nous les victimes ou les artisans de notre infortune?» : «Notre rapport au bonheur est une chose compliquée.Et le malentendu vient peut-être du fait que nous nous demandons toujours si nous le méritons ou pas.Nos actes sont souvent guidés par une pulsion d\u2019autopunition.» (À of frir au douanier québécois, au retour, en déclarant ne pas avoir de réponses à ses questions.) ?Dernier rejeton d\u2019une longue série de livres aux éditions Les Impatients, qui viennent en aide aux personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale, Le bonheur c\u2019est quand c\u2019est l\u2019heure parcourt chaque heure de chaque jour de la semaine sous la plume d\u2019une personne connue ou non, et douée pour la chose ou pas.La comédienne Pascale Mont- petit nous rappelle cette phrase de Colette: «Quelle vie merveilleuse j\u2019ai vécue! Dommage que je ne l\u2019aie pas réalisé avant.» Et puis, le bonheur s\u2019installe de nuit comme de jour, fugace, furtif, éclatant, crâne, familial, amical, amoureux, solitaire.D\u2019Yvon Deschamp à James Hyndman, de Monique Proulx à Kim Thuy, de Clémence DesRochers à Éric Dupont, ces jongleurs égrènent les heures et conjuguent leurs mots sur le bonheur à petite ou haute fréquence.J\u2019ai bien aimé le bonheur de vendredi 20h, celui de Pierre Bellemarre qui croise un usager du métro tricotant une paire de bas pour sa mère.Il rentre chez lui en joie grâce à quatre petites broches à tricoter et une balle de laine.Il suf fit de peu ; je sais, on l\u2019a déjà écrit.(À laisser derrière soi pour les prochains clients du B & B, ou à offrir en cadeau de Noël.) ?Des centaines de photos de Montréalais dans leur élément naturel en noir et blanc ?Des débuts de la photographie au XIXe siècle jusqu\u2019au milieu des années 1970, elles ont été minutieusement sélectionnées par mon collègue chroniqueur et historien Jean-François Nadeau.« Les Montréalais.Por traits d\u2019une histoire » (éditions de l\u2019Homme) est un régal pour la patrimonieuse Montréalaise que je suis.Pourtant, Nadeau nous prévient, ce ne sont pas des photos anciennes de Montréal, mais plutôt des photos de la jeunesse de la ville.«Par rapport à ces vieilles images qui rendent compte des origines et des commencements, ce sont ceux qui les regardent qui sont vieux!» On ne trouve pas beaucoup de photos of ficielles, plutôt quelques compositions figées dans le sépia, mais surtout des scènes de rue et de la vie quotidienne, entre bourgeoisie et prolétariat, aux jardins ou à l\u2019usine, sur le mont Royal ou à Kahna- wake.De la neige, beaucoup de cigarettes, des barbiers, des religieuses, Jean Drapeau quelquefois, Leonard Cohen une fois\u2026 Je me sens vieille tout à coup.(À rapporter à la maison et à laisser en héritage à ses enfants.) cherejoblo@ledevoir.com twitter : @cherejoblo Armés de livres De temps, de questions sans réponse, de hygge et de chocolat JACQUES NADEAU LE DEVOIR Lire, dehors, dedans, à voix haute, en silence, seul ou avec d\u2019autres, pour s\u2019évader, comprendre, apprendre, oublier ou se mettre en danger.Aimé l\u2019album jeunesse Frida, c\u2019est moi de Sophie Faucher (la comédienne), illustré par Cara Carmina.Ce livre, qui porte sur la différence et l\u2019imaginaire, l\u2019acceptation de soi surtout, est superbe, joyeux, malgré les drames et les épreuves de l\u2019existence qui ont accablé la peintre Frida Kahlo, très jeune.À partir de quatre ans.Édito jeunesse.Feuilleté avec bonheur le livre En scène ! 1865-1979 de Frédéric Kantrowski, le 25e titre de la superbe collection « Aux limites de la mémoire ».Deux cents photos d\u2019archives en noir et blanc sur la vie artistique québécoise, tant l\u2019art circassien en plein air que le black face, le théâtre de salon, les boîtes à chanson, les cabarets, les fanfares et l\u2019arrivée de la télévision.Les légendes sont toujours étonnantes d\u2019informations et on retrouve bien des figures connues qui ont marqué l\u2019imaginaire québécois.Les Publications du Québec.Savouré Le livre du Hygge (prononcer hou-ga), mieux vivre la méthode danoise.Ce drôle d\u2019ouvrage écrit par Meik Wi- king, président de l\u2019Institut de recherche sur le bonheur de Copenhague, traite de cocooning, ou « l\u2019art de créer de l\u2019intimité » façon scandinave.On y apprend qu\u2019une université enseigne le hygge au Royaume-Uni, car le peuple danois est le plus heureux d\u2019Europe.Comment on s\u2019habille (chaud, mou, doux), ce qu\u2019on fait (jeux de société, lecture, cuisine), ce qui nous rend heureux dans notre intérieur (tempête de neige, feu de foyer, nuit, Noël), ce qu\u2019on mange (boissons chaudes, alcool, nourritures réconfortantes).Ces quelques lignes ne rendent pas justice à ce livre charmant qui tient du guide pratique et de la philosophie de l\u2019art domestique.Belle trouvaille, joliment éditée.First Éditions.16 écrivains sur Trump Le magazine New Yorker nous of fre le regard de 16 écrivains américains sur le président désigné Trump et autant d\u2019angles dif férents.Sont abordésla démocratie, l\u2019Obamacare, le déni climatique, les Blancs (Toni Morrison), l\u2019acteur Trump, la résilience radicale\u2026 Une partie de l\u2019Amérique panse ses plaies comme elle le peut.Les mots ne sont pas vains.bit.ly/2fQpPmh.Lire, c\u2019est disparaître.Lire, c\u2019est faire corps avec soi-même.Lire, c\u2019est éteindre le bruit des autres pour tenter d\u2019atteindre sa propre mélodie.Laure Adler, Les femmes qui lisent sont de plus en plus dangereuses « » JOSÉE BLANCHETTE "]
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