Le devoir, 16 juillet 2016, Cahier D
[" Bivouac dans l\u2019Aubrac, en France Page D 4 Deux jardins collectifs inspirants Page D 6 PHOTOS TOURISME VIRGINIA BEACH Coucher de soleil sur la Sandbridge Beach, qui s\u2019avère idéale pour apprécier la nature en toute sérénité, loin des foules.Évoluée, variée, Virginia Beach a bien changé au fil des années.Por trait d\u2019une station balnéaire fétiche des Québécois, qui propose en fait trois grandes plages complètement dif férentes, propices au délassement du printemps à l\u2019automne.ÉTATS-UNIS Virginia Beach : plages variées et nature vive B E N O I T L E G A U L T à Virginia Beach L a plage principale étale cinq kilomètres d\u2019hôtels, de restaurants, de boutiques et aussi de places publiques aux spectacles incessants ; elle est bordée d\u2019un fameux boardwalk actualisé il y a quelques années par une piste cyclable, des fleurs partout et de l\u2019art public.Ce resor t beach a de tout \u2014 de la barbe à papa au poisson pêché le jour même à quelques lieues d\u2019ici, dans un écrin d\u2019investissements publics massifs, gage de propreté et de sécurité.À noter qu\u2019une section de la plage, concentrée dans Grommet Island Park au sud du boardwalk , est aménagée pour être accessible aux fauteuils roulants.Bravo ! Plage de la baie de Chesapeake La plage principale vit les humeurs ondulantes de l\u2019océan Atlantique.Quelques kilomètres plus à l\u2019ouest, la plage de la baie de Chesapeake est placide, calme et r eposante .Pas de commerces ni de br uit .Des quartiers résidentiels cossus bordent la plage.Les eaux de cette Chesapeake Bay Beach sont idéales pour les amateurs de farniente qui veulent aussi faire du kayak, construire des châteaux de sable, jouer au volleyball ou lire un roman.Cette plage abrite une marina et des restaurants de fruits de mer qui octroient de magnifiques couchers de soleil.Il y a plusieurs excursions à faire dans les environs \u2014 pour visiter les phares de Cape Henry et les sentiers du First Landing State Park notamment.VOIR PAGE D 2 : VIRGINIA Une virée en kayak permet d\u2019observer de près des dauphins.Virginia Beach, c\u2019est bien plus qu\u2019une grande plage avec un boardwalk.Cette ville très étendue comporte plusieurs zones intéressantes où au moins trois plages valent le déplacement, pour des raisons différentes.Les eaux de cette Chesapeake Bay Beach sont idéales pour les amateurs de farniente qui veulent aussi faire du kayak C A H I E R D \u203a L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 6 E T D I M A N C H E 1 7 J U I L L E T 2 0 1 6 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 6 E T D I M A N C H E 1 7 J U I L L E T 2 0 1 6 P L A I S I R S D 2 Le Back Bay National Wildlife Sanctuary, dans l\u2019arrière-pays de la plage Sandbridge, charme par sa nature généreuse et ses occasions de faire du kayak et du vélo.Le parc First Landing est le site de l\u2019arrivée, en 1607, des premiers pionniers de la Nouvelle-Angleterre.TOURISME PHOTOS BENOIT LEGAULT B E N O I T L E G A U L T Dans l\u2019esprit de bien des Québécois, la Virginie, c\u2019est l\u2019océan et le début du littoral atlantique où l\u2019eau est assez chaude pour se baigner sans frissonner.Pour les Américains, la Virginie est un État au tourisme diversifié en montagne, sur la côte et sur les\u2026 tables.Le climat de la Virginie permet la culture de presque tout, sauf les fruits tropicaux, et cet État est un chef de file de la production d\u2019aliments biologiques de renom.Ce sont toutefois les huîtres et les vins qui font saliver les Québécois.Les huîtres et les vins font l\u2019objet d\u2019itinéraires comme l\u2019Oyster Trail.La Virginie possède un des meilleurs terroirs maritimes au monde pour la production d\u2019huîtres.La région de Virginia Beach produit les huîtres L ynnhaven, une des sept variétés virginiennes.La Pleasure House Oyster Farm de Virginia Beach a adapté l\u2019expérience bretonne de la ré- colte-dégustation d\u2019huîtres, et c\u2019est rapidement devenu un des plus puissants produits touristiques de la Virginie.C\u2019est une expérience unique d a n s u n e n v i r o n n e m e n t spécial d\u2019eau douce et salée r ythmée par les marées.Le producteur d\u2019huîtres Chris Ludford est passionné et soucieux d\u2019offrir une expérience de grande qualité.Vins, et cetera Les grandes wineries de la Virginie ne sont pas à Virginia Beach, mais on peut certes y goûter les nombreux vins prestigieux de cet État.Quelque 275 viticulteurs et 150 micro- brasseurs font de la Virginie un paradis du palais alcoolisé.On peut aussi y découvrir de nombreuses microdistilleries.Le restaurant Commune symbolise la vague progressiste des restaurants américains : on y ser t uniquement des produits biologiques régionaux.Les plats y sont délicieux et copieux.Ce resto branché est au cœur du ViBe Creative District, le nouveau quartier des arts de Virginia Beach.Commune appartient à des agriculteurs.Info : virginia.org/oysters et virginiawine.org Collaborateur Le Devoir Ce reportage a été écrit à la suite d\u2019un voyage fait à l\u2019invitation de l\u2019office du tourisme de Virginia Beach.La Virginie des fines bouches À la poursuite des huîtres et du vin La plage de Sandbridge Pour qui souhaite se reposer sur une plage encore plus paisible, il y a Sandbridge, à 25 km au sud de la plage principale.Accolée au Back Bay National Wildlife Refuge, la Sandbridge Beach s\u2019avère idéale pour apprécier la nature en toute sérénité, loin des foules.Au lieu de loger à l\u2019hôtel, les vacanciers peuvent louer de magnifiques maisons ou condos avec vue sur l\u2019océan (voir sandbridge.com).Cette plage de Sandbridge se prolonge naturellement vers le sud dans le Fa lse Cape State Park, où elle est vraiment déser te car on ne peut s\u2019y rendre qu\u2019à pied, à vélo ou en petite embarcation non motorisée.Il est permis de camper sur la plage du False Cape \u2014 une expérience exceptionnelle.Vu son emplacement retiré, le parc est devenu le paradis des tortues.Avec ses 10 km de plages vierges, ce parc du False Cape fait les délices des observateurs d\u2019oiseaux et des amateurs de solitude.Région surdouée Virginia Beach, c\u2019est donc bien plus qu\u2019une grande plage avec un boardwalk.Cette ville très étendue compor te plusieurs zones intéressantes où au moins trois plages valent le déplacement, pour des raisons différentes.En outre, les grands parcs de cette région surdouée présentent des caractéristiques naturelles et historiques très au-dessus de la moyenne.L e B a c k B a y N a t i o n a l Wildlife Sanctuary, dans l\u2019arrière-pays de la plage Sand- bridge, charme par sa nature généreuse et ses occasions de faire du kayak et du vélo.Le parc First Landing est le site de l\u2019arrivée, en 1607, des pr emiers p ionn iers de l a Nouvelle-Angleterre.Cet im- por tant lieu historique est également d\u2019une très grande beauté.La région de Virginia Beach est fortement urbanisée avec son demi-million d\u2019habitants et son Town Center aux commerces, restaurants et bars haut de gamme.V i r g in ia Beach n\u2019a toutefois jamais été industrialisée, c\u2019est pourquoi son environnement est étonnamment sain et invitant.Collaborateur Le Devoir Ce reportage a été écrit à la suite d\u2019un voyage fait à l\u2019invitation de l\u2019office du tourisme de Virginia Beach.SUITE DE LA PAGE D 1 VIRGINIA En vrac Faire du yoga sur la plage est une expérience on ne peut plus zen.Le club 1 Mission Fitness donne des cours particuliers, sur demande.Le Virginia Beach Tennis and Country Club propose ses 28 courts extérieurs (la plupart en terre battue) et 10 courts intérieurs aux visiteurs.C\u2019est un des meilleurs clubs de tennis aux États-Unis.Doc Taylor\u2019s est un resto sans prétention dans une maison historique qui appartenait à un médecin de famille, près de la plage principale.On y ressent le passé simple de cette station balnéaire.Les plats, bien faits, sont issus de plusieurs régions américaines, comme les gens de Virginia Beach.One Fish Two Fish est un restaurant inoubliable qui cuisine des ingrédients régionaux et biologiques dans un cadre merveilleux : la terrasse de la marina cossue de Long Bay Pointe.Endroit idéal pour déguster des vins et fruits de mer de la Virginie.Service parfait et belle clientèle.Semaines du Canada : l\u2019office de tourisme de Virginia Beach a établi des partenariats avec des hôtels, des restaurants et des pourvoyeurs locaux afin d\u2019offrir aux Canadiens 15 % de réduction dans des hébergements, restaurants et attraits participants.Mais il faut réserver un minimum de six nuitées du 14 août au 31 octobre 2016, à l\u2019exclusion de la fête du Travail.Virginia Beach est à 1230km de Montréal ; la plupart des automobilistes mettent deux jours pour s\u2019y rendre, mais deux conducteurs peuvent se relayer et y arriver en une journée.L\u2019aéroport le plus proche est à Norfolk, à moins de 30 minutes de la plage principale ; aucun vol direct depuis Montréal.Renseignements : visitezvirginiabeach.com ou 1 888 MA-PLAGE (1 888 627-5243).Guide du visiteur en français sur visitezvirginiabeach.com.Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Caroline Filion au 514 985-3444 ou cfilion@ledevoir.com B O N S P L A N S / E S C A P A D E S N E W - J E R S E Y , U .S .A .M A I N E , U .S .A .ELMWOOD RESORT.WELLS, MAINE Vous en aurez plus; Plus de confort et beaucoup plus d\u2019espace! Idéal pour la famille recherchant plus qu\u2019une simple chambre d\u2019hôtel ou pour le couple qui recherche le luxe.Nos confortables et abordables suites de 1 à 3 chambres avec cuisine & salon offrent espace et luxe.À quelques min.de la plage, sur l\u2019itinéraire du «trolleybus», piscines int.& ext.chauffées, sauna, aire de picnic, terrain de jeux, conditionnement physique, Internet sansfil et plus encore! «TripAdvisor Certificate of Excellence».www.elmwood-resort.com 1 800 697-8566 DIAMOND CREST MOTEL, WILDWOOD, 7011 AVE ATLANTIC Promotions pour les Canadiens.Réservez maintenant et économisez sur vos vacances.Restez de 5 à 7 nuits et recevez 10% de réduction sur notre tarif régulier en juillet et août.Pour obtenir le 10% de réduction, vous devez mentionner le code journal Canadien au moment de la réservation.?19 au 24 juin : 4 nuits 500 $, 5 nuits 650 $ ?27 juin au 2 juillet : 5 nuits 600 $ ?10 au 17 juillet : 5 nuits 795 $ 7 nuits 1 140 $ ?21 au 26 août : 5 nuits 795 $ ?28 août au 2 septembre : 5 nuits 550 $ Pour plus d\u2019informations, contactez-nous au 1 609 522-1700 et au www.diamondcrestmotel.com La région de Virginia Beach produit les huîtres Lynnhaven.La Pleasure House Oyster Farm de Virginia Beach a adapté l\u2019expérience bretonne de la récolte- dégustation d\u2019huîtres. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 6 E T D I M A N C H E 1 7 J U I L L E T 2 0 1 6 P L A I S I R S D 3 La visite n\u2019oublie pas l\u2019endroit où le chef de l\u2019État russe a eu son premier rendez-vous avec Lioudmila, mère de leurs deux filles.Il aura vécu au total près de 44 ans dans l\u2019ancienne capitale impériale, avant de déménager à Moscou, où il sera élu président en mars 2000, succédant à Boris Eltsine.VISITE Pour réserver un espace publicitaire, contactez Caroline Filion au 514 985-3444 ou cfilion@ledevoir.com TOUS LES DÉTAILS DE CE PROGRAMME: WWW.LOUISEDROUIN.COM 1 888 475-9992 Du 13 au 27 octobre 2016 UN PROGRAMME BIEN PENSÉ Incluant plusieurs excursions guidées sur la Côte Amal?taine, Capri et Rome (Vatican, Basilique, Pompéi).La merveilleuse CÔTE AMALFITAINE Petit groupe accompagné par P ierre Diamond, expert de l\u2019Italie ! P e r m i s d u Q u é b e c Départ de groupe guidé en français accompagné de Montréal \u2013 22 jours Du 8 au 29 Novembre 2016 4 599 $ par personne en occupation double (frais d\u2019OPC non inclus) ?Accompagnateur de Montréal ?Petit groupe, maximum 17 personnes ?Guides locaux francophones ?Vol au départ de Montréal avec Swiss International Air Lines ?Tous les repas inclus (57 repas), hôtels catégories 4* Tél : 514-844-3616 / 1877 887-7843 www.legroupevip.com info@legroupevip.com 2055 rue Peel #525, Montréal, QC H3A 1V4 Permis du Québec Rabais de 100$ par personne pour réservation effectuée jusqu\u2019au 30 juin 2016.Les Merveilles de l\u2019Inde du Nord et du Rajasthan Voyages Symone Brouty 1 800 650-0424 www.voyagesbrouty.com CIRCUITS EXCEPTIONNELS, tous accompagnés avec soin.GRAND AVANTAGE ET VALEUR AJOUTÉ : on couche à L\u2019INTÉRIEUR DES VILLES dans des hôtels soigneusement sélectionnés; LES ENTRÉES ET VISITES SONT INCLUSES.C\u2019est la force de nos circuits! PAS DE SURPRISES! DES VOYAGES OÙ VOUS PRENDREZ LE TEMPS DE VISITER, DES CIRCUITS CLAIRS ET AYANT DU CONTENU.P e r m i s d u Q u é b e c DÉJA 22 ANS ! 2 ANNULATIONS BON PRlX! CIRCUIT CULTUREL ESPAGNE, PORTUGAL 25 JRS Départ 18 sept.25 jrs (2 + 1 = 3 places) 6595 $ - 400 = 6195 $ LES SPLENDEURS DE L\u2019ITALIE 20 JRS Départs 9, 15 sept.(2 + 2 = 4 places) 6195 $ - 500 = 5695 $ L\u2019Espagne, une destination unique.Riche en histoire, en art et culture, chacune de nos régions offrent un visage différent.Prestations unique sur le marché.Hôtels 4* , 5* sup , au coeur des villes 44 repas, entrées, visites .Aucun facultatif Lisbonne 3 nts, Evora, Sintra, Coimbra, Porto 2 nts, Salamanque, Avila, Ségovie, Madrid 3 nts, Tolède, Cordoue 2 nts, Séville 2 nts, Grenade 2 nts, Alicante 2 nts, Valence, Tarragone, Barcelone 3 nts.Nous prenons le temps de visiter.- Toutes les entrées et visites incluses.On visite l'intérieur des monuments historiques.Petit groupe, 41 repas.Transports privés, bateaux privés pour les lacs Italiens et Venise.Pas besoin de prendre des transports publics.- On couche à l'intérieur des villes : 2 nts sur les rives du lac Majeur, 3 nts au centre-ville de Venise, à 15 min de marche de la place St-Marc, 4 nts au centre-ville de Florence, 3 nts au coeur de la baie de Naples, Capri, Cote Amalfitaine, 4 nts au centre-ville de Rome dans un hôtel 4*.LUXE et GASTRONOMIE en Méditerranée.2016 Croisière sur l\u2019Oceania Riviera du 28 juillet au 9 août 2016 De Venise a Barcelone, avec escale a Koper (Slovenie), Dubrovnik (Croatie), Kotor (Montenegro), Palerme (Sicile), Civitavecchia (Rome), Livorno (Florence), Monte Carlo (Monaco), Marseille.2 599 $ Cabine balcon à partir de p.p.occ.double USD *Vol non inclus, p.p.occ.double en dollars USD à parir de.Permis du Québec, FICAV de 1$/1000$ 514-987-9798 ou 1-800-387-0999 INCLUSION - Hébergement en cabine balcon - Repas gastronomique a bord - Crédit a bord de 800$ usd par cabine - Internet a bord - Taxes P h o t o : S a r a h I r i s F o s t e r / t o u r i s t e s a n s p a s s e p o r t Autotour en Minganie 22, de l\u2019Église, Rivière-au-Tonnerre QC G0G 2L0 \u2022 418 465-2002 INFORMATION ET RÉSERVATIONS: info@voyagescoste.ca \u2022 1 877 573-2678 www.voyagescoste.ca D é t e n t e u r d \u2019 u n p e r m i s d u Q u é b e c Expérience d'immersion interculturelle Albanie, Bénin, Burkina Faso, Dharamsala (Inde), Pérou, Sénégal et Vietnam Séjour de 7 semaines COÛT : de 5 250 $ à 6 225 $ (formule « tout inclus ») proposée aux personnes de 50 ans et plus avec hébergement dans une famille et bénévolat Voyages solidaires Pour assister à une séance d'information, téléphonez au 514 325-0150, poste 2039 http://voyagessolidaires.collegemv.qc.ca M A R I N A K O R E N E V A à Saint-Pétersbourg I l y avait le Saint-Pétersbourg des tsars et de Dostoïevski, du musée de l\u2019Ermitage et de la perspective Nevski.Il y a désormais le Saint-Pétersbourg de Vladimir Poutine, de ses premières années, que les touristes peuvent découvrir.Un couple russo-américain, des amies russes ou encore des touristes chinois : pour 1800 roubles (environ 37 $), ils vont suivre leur guide, Gueorgui Roussanov, pendant deux heures et demie à la recherche des 44 années passées par Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg, à l\u2019époque où la ville s\u2019appelait encore Leningrad.« Cette visite guidée du Saint-Pétersbourg de Poutine est populaire, surtout auprès des touristes étrangers», dit Gueorgui.Au pouvoir sans discontinuer \u2014 au Kremlin ou en tant que chef de gouvernement \u2014 depuis son irruption sur la scène politique russe en 1999, Vladimir Poutine jouit d\u2019une formidable cote de popularité, son action politique étant plébiscitée par les trois quarts des Russes.Certains opposants s\u2019inquiètent même de la naissance d\u2019un culte de la personnalité autour du président, dont l\u2019anniversaire suscite effusions et louanges de ses admirateurs.À l\u2019étranger, sa longévité et sa gestion des crises en Ukraine ou en Syrie fascinent autant qu\u2019elles agacent.Il n\u2019est donc pas anormal que des visites guidées « Le Saint-Pétersbourg de Poutine» aient fini par apparaître.« Poutine est très célèbre par tout dans le monde, on peut même dire autant qu\u2019une star de cinéma, et c\u2019est pour ça que les gens s\u2019intéressent à lui », commente Gueorgui Roussanov.44 ans dans la capitale impériale Au cours de la visite, le guide s\u2019attache à faire découvrir l\u2019homme et non l\u2019animal politique.Il s\u2019arrête au pied d\u2019un grand bâtiment à l\u2019architecture classique : la plus ancienne maternité de Saint-Pétersbourg.«C\u2019est ici qu\u2019est né Vladimir Poutine le 7 octobre 1952, troisième enfant de Vladimir et Maria Poutine », annonce-t-il aux touristes, précisant que les deux autres enfants du couple sont morts en bas âge.Puis il se dirige vers une rue adjacente : la rue Baskov, où le futur président a passé son enfance dans une « famille simple, ouvrière ».Ailleurs, une cour intérieure où Vladimir Pou- tine, enfant, «chassait les rats ».« Volodia [diminutif de Vladimir] n\u2019était pas un enfant modèle », lance le guide, suscitant quelques sourires parmi les touristes.D\u2019autres étapes incluent le siège local du FSB, ancien KGB, où Vladimir Poutine est recruté en 1975, puis la mairie, où le futur président fait ses premiers pas en politique dès 1989, aux côtés du maire libéral d\u2019alors, Anatoli Sobtchak.La visite n\u2019oublie pas l\u2019endroit où le chef de l\u2019État russe a eu son premier rendez-vous avec Lioudmila, mère de leurs deux filles.Il aura vécu au total près de 44 ans dans l\u2019ancienne capitale impériale, avant de déménager à Moscou , où i l se ra é lu prés iden t en mars 2000, succédant à Boris Eltsine.Curiosité et ambiance Sam Roberts, un Américain de 45 ans venu avec sa femme russe Galina, estime que la visite permet de mieux comprendre le président russe et sa politique.«Poutine est une personne énigmatique, il m\u2019intéresse beaucoup, et aux États-Unis, nous ne savons pas grand-chose de lui », précise-t-il à l\u2019AFP.Vladimir Poutine aiguise d\u2019autant plus la curiosité des Russes qu\u2019il reste très discret sur sa vie privée : en 2013, il a annoncé son divorce d\u2019avec Lioudmila et n\u2019a laissé depuis filtrer que de rares informations sur sa vie amoureuse.« C\u2019est amusant d\u2019apprendre des choses simples, humaines, et non officielles sur sa vie», explique à l\u2019AFP Ilia Ivannikov, venue de Novossi- birsk (Sibérie) pour participer à la visite.Une autre touriste, Anna Kouznetsova, originaire de Kalouga (centre), est venue avec une amie : « Nous sommes des fans de notre président », s\u2019exclame la sexagénaire.Elle est ravie : la visite lui a permis de comprendre qu\u2019elle a « beaucoup de points communs » avec l\u2019ex-espion.« On a vécu les mêmes choses ! » se réjouit-elle.Gueorgui Roussanov assure que « ces visites n\u2019ont rien d\u2019idéologique » et af f irme qu\u2019au-delà de leur curiosité pour le président russe, les touristes aiment ces visites parce qu\u2019elles leur permettent aussi « de retrouver l\u2019ambiance » du Saint-Pétersbourg de l\u2019époque soviétique.Agence France-Presse RUSSIE À Saint-Pétersbourg, les touristes suivent les traces de Poutine OLGA MALTSEVA AGENCE FRANCE-PRESSE La visite permet de voir, entre autres, la cathédrale Spaso-Preobrazhensky, au centre de Saint-Pétersbourg, où Vladimir Poutine a été baptisé. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 6 E T D I M A N C H E 1 7 J U I L L E T 2 0 1 6 P L A I S I R S D 4 Il n\u2019y a pas de saison pour découvrir l\u2019Aubrac.Toutes sont merveilleuses.Toutes sont capricieuses.Au printemps, les prairies se couvrent de fleurs par millions : aucune région d\u2019Europe n\u2019en compte autant de variétés au mètre carré \u2014 on y trouve même des plantes carnivores.TOURISME O L I V I E R J O L Y dans l\u2019Aubrac Soudain, une tête de cerf jaillit de la brume.C\u2019est la figure de proue d\u2019une vaste bâtisse aux murs de granit, d\u2019où s\u2019échappe la lumière d\u2019un feu de cheminée.«L\u2019Annexe d\u2019Aubrac», lit-on sur une plaque dorée.La porte s\u2019ouvre.Le visiteur pénètre dans un salon immense où se côtoient ésotérisme et taxidermie, cuir patiné et étoffes pourpres, photos anciennes et candélabres, froideur de la musique et chaleur des voix.Un bric-à-brac baroque, s u p e r b e m e n t branque, presque surnaturel dans une région loin de tout, à la beauté austère.Une demeure échappée d\u2019un rêve halluciné de Tolstoï, au cœur d\u2019un monde à part : l\u2019Aubrac.C\u2019est un très ancien massif volcanique du centre de la France.Une ter re aux contrefor ts abrupts menant à un plateau rude.Une contrée de caractère, ignorante des finesses administratives qui ont cru bon l\u2019asseoir sur deux régions et trois départements (Aveyron, Lozère, Cantal).Ici, on est de l\u2019Aubrac avant d\u2019être Auvergnat ou Languedocien.Que l \u2019 on so i t na t i f des l i eux , comme l\u2019éleveur Raymond Ca- poulade, collectionneur d\u2019objets anciens, et Adrienne Gros, adorable tenancière atrabilaire du restaurant Chez Germaine , ou que l\u2019on ait été adopté, comme Virginie Salazard, ancien mannequin, et Didier D.Daar win, photographe-des- igner-vidéaste (pour les rap- peurs d\u2019IAM notamment), créateurs de cette étonnante chambre d\u2019hôte L\u2019Annexe d\u2019Aubrac, dans le hameau du même nom.L\u2019ombre de la Bête D\u2019Aubrac, la vue porte à 360 degrés.Collines rases, bergeries de basalte, murets de pierres sèches, croix plantées à la croisée des chemins : il est peu de chose pour rompre l\u2019isolement du plateau, où le ciel semble plus haut que partout ailleurs.Situé à une altitude oscillant entre 1000 et 1469 m, l\u2019Aubrac est pour tant classé en « zone de montagne », en raison de son climat for t peu tempéré.«Neuf mois d\u2019hiver, trois mois d\u2019enfer », aiment en rire les habitants des villages et hameaux disséminés ici et là.Ce n\u2019est pas qu\u2019une légende.Il y neigeait encore début mai cette année.Imaginez Virginie, il y a quelques hivers de cela, entrer un stère de bois à mains nues, en plein blizzard, dans une demeure givrée de l\u2019intérieur, alors que les loups hurlaient dans le bois voisin.C\u2019est ça, l\u2019Aubrac.« Vivre dans ces éléments peut être terriblement beau et incroyablement dur.Ça a un petit côté Le nom de la Rose », souffle-t-elle.« Oui, ici, il y a de vraies saisons », euphémise Didier D.Daarwin, d\u2019abord attiré sur le plateau par sa passion pour la bête du Gévau- dan, qui y avait fait quelques incursions.Il y a trois ans, ils ont racheté la chambre d\u2019hôte alors appelée Comptoir d\u2019Aubrac, propriété de Catherine Painvin, voyageuse excen- t r ique , f onda t r i ce de l a marque Tartine et Chocolat.Cette dernière avait fait venir des Mongols pour donner à ces murs l\u2019esprit d\u2019une yourte.Eux ont pioché dans d\u2019autres inspirat ions, de la Russie blanche aux châteaux de Transylvanie, leur esprit créatif se mariant avec un talent de chineurs.Il n\u2019est qu\u2019à voir l\u2019incroyable baignoire double en basalte de la chambre Aubrac, aux accents de Compostelle.La portion traversant l\u2019Aubrac de la Via Podensis (le chemin de Saint-Jacques au départ du Puy-en-Velay) a été inscrite au patrimoine mondial de l\u2019UNESCO en 1998.Vingt mi l l e pè le r ins t rans i ten t chaque année par les drailles, d\u2019anciens chemins de transhumance bordés de murets.Certains d\u2019entre eux dorment à la dure dans la Tour des Anglais, qui date du XIVe siècle.Les autres se contentent de visiter la Dômerie, ancien monastère- hôpital datant de 1120.Il aurait été bâti par un noble flamand pris dans la tempête, qui jura de construire un abri s\u2019il en réchappait.Tous finissent par s\u2019asseoir à la terrasse de la Maison de l\u2019Aubrac pour boire un thé d\u2019Aubrac, en rêvant de déguster le soir même un délicieux filet d\u2019Aubrac, accompagné d\u2019un aligot à la tomme d\u2019Aubrac\u2026 C\u2019est que la région autrefois déshéritée a mué, il y a peu, en terroir chic.Au bord de l\u2019extinction, les vaches au- bracs sont près de 100 000 à l\u2019estive, chaque année, entre le 25 mai et le 13 octobre.Ces bovins à la robe fauve et au toupet roux, les yeux comme maquillés de noir, rendent le paysage plus vivant que jamais à la belle saison.Leur viande est un must gastronomique, tout comme l\u2019aligot, cette purée au fromage de Laguiole.Nombr e de bur ons , d \u2019an - ciennes bergeries de pierres sur les chemins de transhumance, sont reconver tis en restaurants ou chambres d\u2019hôte.Le village de Laguiole, au pied du plateau, est, lui, réputé pour ses fameux couteaux, marqués de la croix du berger.Ceux d\u2019antan les plantaient dans le sol dur avant de s\u2019agenouiller pour prier.Faire silence Pour autant, l \u2019Aubrac ne sera jamais une destination touristique ordinaire.Pour venir ici, il faut aimer le vide, le silence, la solitude.Les orages et les coups de vent.Il n\u2019y a ni boîte de nuit, ni parc d\u2019attractions, ni même un bac à sable ou un distributeur de glaces à l\u2019italienne.Juste des prairies, des l acs e t des bo i s , des roches erratiques et des rivières étroites, sous un ciel immense qui dicte ses humeurs.Une nature dépouillée et pourtant puissante.« Il y a dans cette contrée quelque chose d\u2019aristocratique, dans le sens où, sous ce ciel, l\u2019esprit s\u2019élève.Face à ces paysages, on fait silence, comme dans une église romane », explique le peintre Gérard Traquandi, qui en a arpenté les chemins, carnet de croquis en main, avant de s\u2019asseoir à la grande table en chêne de L\u2019Annexe, comme nombre d\u2019hôtes prestigieux des mondes du cinéma, de la musique ou de la politique.Décor de film En Aubrac, on ne vient pas quêter de l\u2019authentique ou du pittoresque.Mais un état d\u2019âme par ticulier, une plénitude.« Ce n\u2019est pas pour rien si Jean-Jacques Beineix est venu tourner ici des scènes du film 37°2 le matin.Les paysages répondent au besoin d\u2019absolu qu\u2019il recherchait », disait le propriétaire de l\u2019hôtel-restau- rant La Dômerie à Aubrac, amoureux de son pays, au voyageur qui le découvrait il y a vingt ans.Gonzalo Diaz, guide naturaliste, aime, lui, « déchif frer dans ces paysages telluriques l\u2019histoire géologique et humaine».Il ne se lasse pas d\u2019arpenter ces prairies, ces tourbières et ces blocs de granit le long des « boraldes » (r uisseaux coulant vers le Lot), sur les « puechs » (petits sommets en forme de dôme) et les « trucqs » (éperons rocheux), aidé de son « dreil- her » (bâton de buronnier).En Aubrac, même le vocabulaire a du caractère.Il n\u2019y a pas de saison pour découvrir l\u2019Aubrac.Toutes sont mer veilleuses.Toutes sont capricieuses.Au printemps, les prairies se couvrent de fleurs par millions : aucune région d\u2019Europe n\u2019en compte autant de variétés au mètre carré \u2014 on y trouve même des plantes carnivores.À l\u2019été, les sentiers de randonnée s\u2019animent et les vaches illuminent les yeux des enfants.À l\u2019automne, les hêtraies tournent au jaune et au rouge.Et l\u2019hiver déroule un magnifique tapis de neige qui estompe encore les reliefs, pour le bonheur des skieurs de fond.Dans le hameau d\u2019Aubrac se retrouvent alors trois femmes seules : Virginie (L\u2019Annexe), Adrienne (Chez Germaine) et Marie-Claude, propriétaire du restaurant de la Dômerie.Le soir, elles laissent une veilleuse allumée devant la maison.Ça leur fait un peu de compagnie.Le Temps FRANCE Bivouac dans l\u2019Aubrac Région volcanique où la nature est puissante et changeante, l\u2019Aubrac cultive son terroir authentique VINCENT / CC Paysage entre ciel et nature, l\u2019Aubrac n\u2019est pas une destination touristique ordinaire.Pour venir ici, il faut aimer le vide, le silence, la solitude.MICHEL FOUCHER / CC Les vaches aubracs, bovins au toupet roux, rendent le paysage plus vivant que jamais à la belle saison.JESMADE / CC Le restaurant Chez Germaine à Saint-Chély-d\u2019Aubrac « Il y a dans cette contrée quelque chose d\u2019aristocratique, dans le sens où, sous ce ciel, l\u2019esprit s\u2019élève » L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 6 E T D I M A N C H E 1 7 J U I L L E T 2 0 1 6 P L A I S I R S D 5 On a trop longtemps associé les produits végétaliens à des produits de remplacement, les jugeant moins intéressants que les produits transformés de façon habituelle.En 2016, il en est tout autrement, et l\u2019entreprise Lacrem prouve bien que de tels préjugés ne sont pas fondés.SAVEURS P our être franc, j\u2019étais a s s e z s c e p t i q u e l o r s q u e V é r o n i k Lacombe a pris contact avec moi pour me parler de ses produits : des crèmes glacées 100 % véganes et québécoises.Un certain préjugé m\u2019habitait au départ, mais il tend à disparaître devant la qualité des produits que l\u2019on retrouve désormais sur le marché.C\u2019est un changement radical d\u2019alimentation qui a amené Vé- ronik Lacombe à vouloir fabriquer avec son conjoint des produits glacés sans aucun produit laitier.En contractant leurs deux noms de famille, soit Lacombe et Rémillard, ils fondent Lacrem, entreprise de produits glacés du Québec.Des produits dans l\u2019air du temps On a trop longtemps associé les produits végétaliens à des produits de remplacement, les jugeant moins intéressants que les produits transformés de façon habituelle.En 2016, il en est tout autrement, et l\u2019entreprise Lacrem prouve bien que de tels préjugés ne sont pas fondés.Honnêtement, je n\u2019ai jamais consommé un produit glacé végétalien d\u2019une telle finesse.Si je n\u2019avais pas été au courant dès le départ, j \u2019aurais facilement pu être berné et croire qu\u2019il s\u2019agissait de produits laitiers glacés.Pour Véronik Lacombe et Éric Rémillard, leur succès est dû à la qualité des produits qu\u2019ils utilisent.Pas d\u2019additifs, pas d\u2019arômes artificiels ni de colorants.« On ne donne pas aux autres ce que nous ne mangerions pas nous-mêmes », pré- cisent-ils.La texture du produit final et sa finesse sont garants du succès de l\u2019entreprise, installée à Saint-Sau- veur, dans les Laurentides.Avec une dizaine de parfums, il faut répondre aux tendances du marché, précisent les deux fondateurs, qui ne manquent pas d\u2019idées avec leur cartable de recettes bien rempli.Quelques exemples des parfums offerts ?Fraises et basilic, érable, thé chaï, ou encore tarte aux pommes.Selon les deux fondateurs, de tels produits n\u2019auraient pas pu attirer les épicuriens gourmets il y a de cela dix ans.Pour bon nombre d\u2019amateurs de glaces, dont je fais partie, il eût été impossible d\u2019être convaincus sans goûter d\u2019abord.Difficile en ef fet d\u2019imaginer une crème glacée sans produits laitiers, à base de boisson de soya.Mais les mœurs ont changé, et les machines et la technologie pour la fabrication des produits glacés ont évolué.« Nous ne parlons plus d\u2019une catégorie de produits gras, insipides et sans goût, ou encore trop sucrés, que consommaient les \u201cgranos\u201d des années 1990.Les gens sont conscients et connaissent, par exemple, les substances qui peuvent provoquer des allergies ou des intolérances.Être végétarien n\u2019est plus un problème aujourd\u2019hui, assure Véronik Lacombe.C\u2019est devenu un signe distinctif et un choix que font bien des gens pour leur santé.» Un marché en croissance Il est bien fini le temps des crèmes glacées sans caractère et uniformes avec des parfums «bonbons».Tout comme pour les bières, les fromages et une foule de produits fabriqués chez nous, les consommateurs ont le choix désormais de consommer de bonnes glaces.Les joueurs dans l\u2019industrie de la crème glacée sont de plus en plus nombreux à prendre exemple sur le Bilboquet, un des premiers fabricants indépendants de crèmes glacées à avoir osé bousculer les habitudes des consommateurs.Désormais, comme pour le reste de l\u2019alimentation, on n\u2019hésite plus à innover et à proposer des parfums surprenants, qui mélangent le salé et le sucré, par exemple : crème glacée au caramel et à la fleur de sel, crème glacée au cidre de glace, comme celle que fait si bien le Havre-aux-Glaces du marché Jean-Talon.Il est évident, selon le couple Lacombe-Rémillard, que les consommateurs d\u2019ici sont de plus en plus sensibles à la qualité.Ils préfèrent consommer moins mais de mieux en mieux.Avec leurs produits déjà vendus en magasins, Vé- ronik Lacombe et Éric Rémil- lard espèrent convaincre les s c e p t i q u e s c o m m e m o i .Comme le disait le Capitaine Bonhomme, les sceptiques seront confondus, dus, dus ! La crème glacée végane est désormais là pour de bon.On pourra trouver les crèmes glacées de Véronik Lacombe durant le festival Bouf fons Montréal, du 16 au 22 juillet.Pour renseignements sur les produits glacés Lacrem : www.lacrem.ca ou 514 267-8733.Philippe Mollé est conseiller en alimentation.On peut l\u2019entendre toutes les semaines à l\u2019émission Samedi et rien d\u2019autre à ICI Radio-Canada Première.La crème de Lacrem, fabriquée dans les Laurentides RECETTE DE LA SEMAINE Tian de courgettes au fromage de chèvre Pour 4 personnes 8 petites courgettes 45ml d\u2019huile d\u2019olive 12 olives noires dénoyautées 2 tomates coupées en dés 12 feuilles de basilic hachées 4 gousses d\u2019ail hachées finement 60 ml de vin blanc 80 g de fromage de chèvre frais Sel et poivre au goût.Bien laver les légumes et couper les courgettes en lamelles.Faire chauffer l\u2019huile d\u2019olive dans une poêle et y faire revenir vivement les courgettes 1 à 2 minutes.Assaisonner.Prendre un plat en terre cuite et y déposer les courgettes revenues à la poêle.Ajouter les olives, les dés de tomates, l\u2019ail, le basilic.Bien mélanger le tout.Compléter avec des morceaux de fromage de chèvre répartis de façon égale sur le dessus du plat.Assaisonner de nouveau légèrement.Verser le vin blanc et cuire au four durant 20 à 25 minutes à 350 degrés.Note: il est aussi possible de cuire le mélange dans des papillotes de papier aluminium directement sur la grille d\u2019un barbecue.Prévoir le même temps de cuisson si le barbecue a été préchauffé.PHOTOS PHILIPPE MOLLÉ Lacrem propose une dizaine de parfums de glace.Les deux fondateurs de la marque ne manquent pas d\u2019idées dans leur cartable de recettes bien rempli.Le meilleur hôtel de villégiature au Canada est.Situé au bord du lac Massa- wippi dans les Cantons- de-l\u2019Est, le Manoir Hovey, réputé établissement appartenant à la prestigieuse chaîne des Relais & Châteaux se trouve récompensé après des années d\u2019efforts et de travail acharné.Selon le classement du magazine Travel & Leisure «World\u2019s Best 2016», l\u2019établissement répond à des normes de très haute qualité tant au chapitre de sa gastronomie qu\u2019à ceux de l\u2019accueil et de l\u2019hébergement.DÉCOUVER TE MES RECETTES DU BONHEUR Carinne Teyssandier Éditions de La Martinière France, 2016, 159 pages Voilà un ouvrage qui saura vous charmer et qui, selon l\u2019auteure, vous fera perdre du poids avec le sourire par ses recettes inédites.De bonnes recettes faciles d\u2019exécution et tellement belles à présenter, comme un merveilleux gâteau corse, le fiadone, à servir avec des petits fruits.DANS MA BIBLIOTHÈQUE PHILIPPE MOLLÉ Après avoir changé radicalement son alimentation, Véronik Lacombe a voulu fabriquer des glaces sans produit laitier. I ntriguée par ma lecture sur les jardins collectifs du Grand Lyon dans le livre Jardins en ville.Ville en jardins de Jacques Terrin, j\u2019ai transmis une série de questions à Eléna Joly, une jeune amie lyonnaise, et lui ai demandé d\u2019aller en visiter deux.Avec plaisir, elle s\u2019est prêtée au jeu et a grandement aimé découvrir ces jardins inspirants et rencontrer les gens qui les animent.Ce texte est composé d\u2019informations tirées du livre et de celles récoltées par Eléna.L\u2019îlot d\u2019Amaranthes et l\u2019association Brin d\u2019«Guill\u2019» La Guillotière est un quartier minéralisé et dense du centre- ville qui s\u2019inscrivait dans un projet de renouvellement urbain qui ne s\u2019est pas fait.Certains immeubles avaient été rasés et des squatteurs, expulsés.Les habitants du quartier y ont vu l\u2019occasion de se réapproprier l\u2019endroit.La première action a été la création de l\u2019îlot d\u2019Amaranthes en 2003 par l\u2019artiste Emmanuel Louisgrand.Au départ, le projet comprenait la serre, le potager, les arbres et la prairie.S\u2019est ajouté récemment le jardin de Cluzan, consacré à la permacul- ture.Pourquoi ce nom donné à l\u2019îlot?Parce que M.Louisgrand y plante des amarantes, symbole de résistance, car le Roundup, herbicide controversé, ne les détruit pas.En 2009, la gestion du jardin est remise à l\u2019association Brin d\u2019Guill\u2019, qui signe une convention d\u2019occupation de l\u2019espace avec le Grand Lyon.La décision est alors prise de transformer ce jardin partagé en jardin collectif.On y cultive ensemble les arbres fruitiers, les légumes et les fleurs, qui sont par tagés entre les gens présents le jour de la récolte.En 2011, toutefois, le Grand L yon lance un cycle de concer tation, car il souhaite déplacer le jardin pour réaliser à cet endroit un projet d\u2019urbanisme.Heureusement, grâce à une pétition de plus d\u2019un millier de signatures, le jardin demeure à sa place.Essentiel dans ce quartier, cet espace constitue un lieu de rencontre, d\u2019actions festives, ar tistiques et jardinières.À preuve, au cours du passage d\u2019Eléna, des grands-mères y sont venues manger du chocolat, trois itinérants sont passés prendre le thé et donner un coup de main et des gamins accompagnés de leurs parents couraient par tout autour.Le jardin compte 75 adhérents et a un budget annuel de 30 000euros (environ 43 000 $CAN) qui lui permet d\u2019employer une personne.Le prix d\u2019adhésion est seulement de 10 euros par famille par an, donc accessible à tous.Les jardins de Fontanières à la Mulatière Les jardins de Fontanières, véritable lieu de nature en ville, sont implantés sur la balme de la Saône en surplomb du quartier de la Confluence.Le site, de plus d\u2019un hectare, a été préservé de l\u2019urbanisation, au grand bonheur des jardiniers, car il est à risque pour les glissements de terrain.Ici, les jardins s\u2019inscrivent dans l\u2019histoire du lieu.Ils font écho à un art de vivre en ville lancé par la noblesse aux XVIe et XVIIe siècles, qui construisait à proximité du centre-ville de belles demeures entourées de parcs.À l\u2019origine, ces jardins étaient le verger-potager du château de la Retraite.Après la vente du château et l\u2019arrivée de la Seconde Guerre mondiale, l\u2019emplacement fut transformé en jardins familiaux gérés par l\u2019Œuvre lyonnaise des jardins ouvriers.Progressivement abandonnées à partir des années 1990, les parcelles de jardin, pour des raisons de sécurité, sont interdites d\u2019accès.Ce n\u2019est qu\u2019en 2006 que le paysagiste et jardinier Frédéric Reynaud décide d\u2019acquérir l\u2019endroit afin de lui rendre sa vocation première.Les jardins, qui comptent 40 parcelles de terrain de 100 à 300 m2, sont gérés actuellement par la Société civile immobilière.Chaque jardinier est locataire de sa parcelle et la cultive librement : légumes, fleurs ou simplement pelouse.Pour favoriser la convivialité, des espaces collectifs (verger, terrasse, prairie) ont été créés, qui sont entretenus par la communauté.Le jardin est privé, donc n\u2019entre pas qui veut dans cet espace entouré de hauts murs.Néanmoins, notre chroniqueuse d\u2019un jour, qui habite par hasard à côté du jardin, s\u2019est souvenue que le concierge de son immeuble lui parlait souvent d\u2019un endroit où il cultivait figues, cerises, tomates, haricots, patates\u2026 Elle le voit partir le dimanche vers midi et sort en courant pour lui demander s\u2019il se rend à son jardin.La réponse est oui.\u2014 Il est où, exactement, votre jardin, M.Maccallini?\u2014 Vers la Mulatière.\u2014 Quoi ?C\u2019est vrai ?Ne me dites pas que ça s\u2019appelle les Fontanières.\u2014 Si \u2014 Vous m\u2019emmenez avec vous?Et c\u2019est parti.L\u2019endroit est magnifique, constate-t-elle.Chaque parcelle possède sa propre identité, et les dif fé- rentes personnalités qui s\u2019y expriment donnent un résultat harmonieux et poétique.La diversité des parcelles est amusante.En marchant un tout petit peu, on change complètement d\u2019univers.Il y a aussi une belle place avec plein de ruches.Les familles rencontrées ce jour-là respiraient le bonheur.M.Maccallini paie 200 euros par mois pour 200 m2.Ce n\u2019est pas si cher pour avoir le luxe d\u2019aller dans un endroit pareil en plein Lyon, considère Eléna.La communauté urbaine de Lyon compte 1 282 000 habitants sur un ter ritoire de 51 500 hectares, dont la moitié est constituée d\u2019espaces naturels et agricoles.Dès 1994, le Grand Lyon a intégré la protection de sa trame verte dans les différents documents d\u2019urbanisme, tels le schéma de cohérence territoriale (Scot) Lyon 2030 et le plan local d\u2019urbanisme (PLU).En 2006 a été instaurée une politique nommée « Jardinons le Grand Lyon» pour accompagner les nouvelles dynamiques de jardins collectifs.Son objectif est le maintien des jardins collectifs existants, tout en favorisant l\u2019intégration des initiatives émergentes dans l\u2019aménagement urbain.Elle encourage également des pratiques respectueuses de l\u2019environnement et exploite l \u2019 idée du jardin comme espace de rencontre.Lyon possède une riche histoire de jardinage.Déjà, en 1896, on créait le Mouvement national des jardins ouvriers et, dès le début du XXe siècle, on développait des concepts de cités-jardins.lgobeille@ledevoir.com Lise Gobeille est horticultrice.On peut l\u2019entendre tous les dimanches de cette saison à l\u2019émission Dessine-moi un été à Ici Radio-Canada Première L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 6 E T D I M A N C H E 1 7 J U I L L E T 2 0 1 6 JARDINS D 6 Deux jardins collectifs inspirants à Lyon Un lieu de rencontre incontournable et un véritable espace de nature en ville La Maison Saint-Gabriel, musée et site historique, propose aux passionnés du jardinage et de l\u2019horticulture des conférences dans son jardin, recréé dans l\u2019esprit du XVIIe siècle.Les conférences ont lieu chaque dimanche à midi, jusqu\u2019au 11 septembre, et elles durent 60 minutes.Ce dimanche 17 juillet, je donnerai une conférence intitulée «Verdir son univers ».Ce sera un plaisir pour moi de vous y rencontrer.Le 24 juillet, Michel Durand, herboriste, parlera de la consoude, trésor des jardins.Le 31 juillet, Sandra Barone, architecte paysagiste, partagera sa passion pour les graminées.Pour la programmation complète : maisonsaint-gabriel.qc.ca La Maison Saint-Gabriel est située au 2146, place Dublin, dans Pointe-Saint- Charles, à Montréal Cet été, on voit la vie en vert à la Maison Saint-Gabriel ÇA POUSSE COMMENT ?MON PREMIER LIVRE Felicity Brooks Illustrations : Rosalinde Bonnet Édition Usborne Royaume-Uni, 2016, 24 pages Comment poussent les arbres ?Les plantes ?Les champignons ?Comment reconnaître les différentes espèces ?Amusant et instructif, ce livre a été conçu pour les jeunes enfants, qui prendront plaisir à découvrir cet univers, tout en complétant les dessins avec les autocollants.Un livre parfait pour les vacances d\u2019été.DANS LA BIBLIOTHÈQUE Les jardins sont magnifiques et luxuriants grâce aux pluies abondantes que nous avons eues et à la chaleur qui favorise la croissance.Comme tout pousse rapidement, il ne faut pas oublier de palisser les grimpants et de tuteurer les vivaces dont les fleurs sont trop lourdes ou les tiges trop frêles.Certaines vivaces gagnent à être éclaircies pour diminuer les risques de maladies quand la touffe de leur feuillage est trop dense : l\u2019aster, le delphinium, le lupin, la monarde didyma, le phlox et la verge d\u2019or.Puis, avant le mois d\u2019août, l\u2019anthemis des teinturiers, la centaurée, le delphinium, l\u2019échinops, le géranium, le lysimachia, la nepeta, la rudbeckie et la salvia peuvent être rabattus pour favoriser une deuxième floraison dans la saison.Au jardin cette semaine LISE GOBEILLE Au départ, le projet de l\u2019îlot d\u2019Amaranthes comprenait la serre, le potager, les arbres et la prairie.S\u2019est ajouté récemment le jardin de Cluzan, consacré à la permaculture.La création de l\u2019îlot d\u2019Amaranthes par l\u2019artiste Emmanuel Louisgrand date de 2003.PHOTOS ELÉNA JOLY Les jardins de Fontanières, véritable lieu de nature en ville, sont implantés sur la balme de la Saône en surplomb du quartier de la Confluence.M.Maccallini paie 200euros par mois pour 200m2.Ce n\u2019est pas si cher pour avoir le luxe d\u2019aller dans un endroit pareil en plein Lyon."]
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