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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2016-07-09, Collections de BAnQ.

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[" H É L È N E C L É M E N T à Crans-Montana D ouze minutes d\u2019escalade à crémaillère, de la ville de Sierre, dans la plaine, jusqu\u2019à la station touristique Crans-Montana, à 1500 mètres.Le funiculaire emprunte un parcours abrupt de quatre kilomètres au milieu de coteaux de vignes dominant la vallée du Rhône.Un défi fou, que la réalisation de ce funiculaire en 1911.Comment, avec un seul câble, effectuer la traction de la cabine sur une longueur de 4,2 kilomètres et un dénivelé de 1000 mètres?En deux tronçons, avec un transbordement de passagers à Saint-Maurice- de-Laques.Deux segments finalement réunis en 1997, faisant de cette installation celle la plus longue d\u2019Europe.En quelques minutes, nous en prenons plein la rétine.Des vignes plantées en coteaux.De petits châteaux çà et là.Ici, du fendant, de l\u2019hu- magne, de l \u2019amigne.Là, du cornalin.Des cépages qui sonnent aux orei l les des fous du vin comme une volée de cloches les jours de fête.Il fallait toutefois une volonté de fer pour planter de la vigne sur les pentes du Valais.Et aucune mécanisation sur ces sols caillouteux, inclinés parfois jusqu\u2019à 70 %, où « brille le soleil trois cents jours par an », dit la publicité.On surnomme d\u2019ailleurs Sierre la «cité du soleil ».À propos du cornalin, une légende raconte qu\u2019il avait des vertus médicinales si puissantes que l\u2019évêque de Sion en offrait une bouteille à chaque femme accouchée du pays.Mais le cépage renommé a bien failli avaler son acte de naissance dans la première moitié du XXe siècle.D\u2019abord à cause de la crise du phylloxéra, puis à cause de l\u2019arrivée de variétés plus productives.Par bonheur, on a cru en lui dans le Valais et il a repris sa place au soleil, au côté d\u2019une quarantaine de variétés de vignes.Pour ce qui est de l\u2019histoire complète de ce cépage vieux d\u2019au moins 700 ans (un acte qui date de 1313 stipule la vente d\u2019une vigne, près de Granges, sur la route qui va à Lens), il est suggéré de visiter l\u2019exposition sur deux étages qui lui est consacrée au château de Vaas/Maison des Cornalins, au lieu-dit de Flanthey, à Lens, village situé à environ 13 kilomètres de Crans-Montana.On y vient pour son exposition évolutive sur les cornalins, pour tirer plaisir de la dégustation d\u2019un fendant, d\u2019un païen, d\u2019un johannisberg ou d\u2019un cornalin genre « Vitis Antiqua 1798 », à l\u2019œnothèque, mais aussi pour admirer les magnifiques peintures murales extérieures qui racontent l\u2019histoire de cette très belle demeure classée, en 1972, monument historique.Crans-Montana Gares de Muraz, Venthône, Dar- nona, Saint-Maurice-de-Laques, Bluche (où se trouve l\u2019école internationale hôtelière Les Roches, l\u2019un des établissements les plus cotés au monde), Marigny, puis Montana-Crans.Nous y voilà ! Dire que c\u2019est ici qu\u2019a eu lieu, le 7 janvier 1911, la première épreuve de descente en ski de toute l\u2019histoire : l\u2019Earl Roberts of Kandahar Challenge Cup.Mais le début de Crans-Montana remonte à la fin du XIXe siècle.Le fameux plateau perché sur le versant sud des Alpes bernoises en séduit plus Majorque: les touristes de moins en moins les bienvenus Page D 3 Jardins: l\u2019art du paysage, selon la ?rme chinoise Turenscape Page D 6 C A H I E R D \u203a L E D E V O I R , L E S S A M E D I 9 E T D I M A N C H E 1 0 J U I L L E T 2 0 1 6 PHOTOS HÉLÈNE CLÉMENT Perchée à 1500 mètres, sur un plateau au-dessus de la vallée du Rhône, face à un horizon ciselé par de beaux «4000» \u2014 Dent-Blanche, Cervin, Weisshorn, Zinalrothorn\u2026 \u2014, la station touristique Crans-Montana propose, avec les villages voisins, une foule d\u2019activités qui plairont tant aux sportifs qu\u2019aux visiteurs épris de bonne chère, de vins et de traditions.Été comme hiver.La vache d\u2019Hérens, robuste, vive et câline, qu\u2019on peut apercevoir jusqu\u2019à une altitude de 3000 mètres avec sa grosse cloche au cou, est la reine du Valais.VOIR PAGE D 2 : SUISSE Au-delà de la station touristique valaisienne de Crans-Montana Riches promenades en altitude TOURISME SUISSE d\u2019un.Un premier hôtel ouvre à Montana en 1893, et la première route carrossable de la station, en 1896.Douze ans plus tard, un parcours de golf de 18 trous, le plus haut au monde, est inauguré.Puis, le funiculaire ouvre en 1911.De grands événements se succèdent : le premier Open suisse de golf en 1923, prélude au futur European Masters, le parcours de golf Seve- riano Ballesteros en 1939, les Championnats du monde de ski alpin en 1987, immortalisés par quelque 1500 journalistes dans 35 pays\u2026 Gina Lollobrigida, Alain De- lon, Gilbert Bécaud, Charles Aznavour, Michèle Morgan, Jackie Kennedy\u2026 tous ont fréquenté, entre 1960 et 1980, cette chic et photogénique « reine des neiges » valai- sanne.Certains ont fini par y vivre à l\u2019année, comme Roger Moore, l\u2019agent 007.Peut-être le croiserons-nous à l\u2019hôtel Art de vivre en train de déguster, au restaurant Tout un ar t, des raviolis aux chanterelles et sérac de Cor- byre.Ou à la chocolaterie David, l \u2019Instant Chocolat, absorbé à choisir des enrobés d\u2019amandes ou de cacahuètes sublimés de piment.Bois, béton, chalets, immeubles griffés, hôtels, magasins, vitrines de luxe, bars et restaurants, mais aussi des forêts, des lacs, le glacier de la Plaine Morte, des alpages où broutent veaux, vaches, chèvres, moutons\u2026 Et des vignobles.Crans-Montana chevauche six communes.Et à l\u2019horizon, la couronne impériale \u2014 et ses cinq sommets à plus de 4000 mètres (les «4000» pour les intimes) : Bishorn, 4156 m, Weisshorn, 4505 m, Zinalrothorn, 4221 m, Obergabelhorn, 4063 m, Dent- Blanche, 4358 m \u2014 et l\u2019emblématique Cer vin, 4477 m, qui nous accompagnera tout au long de ce séjour en Valais.Vous savez, cette montagne en forme de pyramide par faite qui est représentée sur l\u2019emballage du Toblerone et autres tablettes de chocolat suisse?Mais pour une vue fulgurante, à 360 degrés sur les alpes valaisannes, les alpes ber- noises, le mont Blanc en France et l\u2019Italie, c\u2019est au sommet de la Plaine Mor te (2927 m) qu\u2019il faut aller.On rejoint le lac glaciaire en téléphérique au dé- par t de la Cabane des V io- lettes à Crans-Montana.La force des traditions Les secrets du Valais ne se percent pas du premier coup.Il s\u2019en passe, des choses, sur ce territoire depuis l\u2019âge de bronze.Par exemple, on a beau observer que les vaches sont de tous les prés en Suisse, qui connaît la race d\u2019Hérens ?Plutôt noire, courte sur pattes, robuste, vive, belliqueuse, câline, elle grimpe facilement jusqu\u2019à 3000 mètres avec une énorme cloche au cou.Les vaches d\u2019Hérens adorent lutter entre elles, cornes contre cornes.Elles s\u2019affrontent de façon congénitale lors de la montée à l\u2019alpage.Sans se blesser.La plus for te de toutes, « la reine», marchera pendant l\u2019été en tête de troupeau.L\u2019héroïne estivale de l\u2019année.Ce naturel boutefeu a donné naissance aux « combats de reines », qui attirent une foule d\u2019éleveurs et de spectateurs.Et la cloche au cou ?« Il y a le loup là-haut», explique, tout en « décaillant » le lait cru qui servira à la fabrication de son fromage à raclette AOP, Samuel Berclaz, propriétaire de la ferme des Trontières, à Ran- dogne.« Cloches et cornes sont pratiques pour se défendre contre la bête.» C\u2019est au petit matin, alors que la brume planait encore au-dessus des pâturages, que nous avons rencontré Samuel et son père, Jean-Claude.Pour découvrir les secrets de fabrication du fromage à raclette AOP de la ferme des Trontières.Leur savoir-faire a valu à la famille deux étoiles d\u2019or de la Raclette du Valais pour leur AOP de Co- lombire et des Trontières.« L\u2019AOP [appellation d\u2019origine protégée] est une garantie que le produit est entièrement élaboré dans sa région d\u2019origine, de façon traditionnelle, depuis la production de sa matière première jusqu\u2019à sa réalisation finale », explique Samuel Berclaz.Un ducroire de l\u2019authenticité.Samuel, sa femme Séverine et son père produisent quinze tonnes de fromage par année grâce à une trentaine de vaches laitières aux jolis noms de Groseille, Génépi, Écume, Éclipse, Hydromel\u2026 Des brunes suisses et des jerseys pour le lait, des Hérens par amour pour la race.L\u2019hiver, le bétail est nourri au foin, en étable.Au printemps, il est mis à l\u2019herbe dans les prés de Randogne, avant de monter à l\u2019alpage de Co- lombire, de juin à septembre, où les belles brunes brouteront à quelque 2000 mètres d\u2019altitude.Le fromage n\u2019en sera que plus corsé et floral.Cap maintenant vers le hameau de Colombire pour une visite de l\u2019écomusée du re- muage.L\u2019exposition raconte de manière attractive (surtout si Eugénie, la dame qui enfant y menait le bétail, commente la visite) l\u2019organisation en 1930 des déplacements saisonniers entre les villages et la vie des gardiens de troupeau dans les mayens, les cabanes en bois qu\u2019ils occupaient en été.Il ne reste plus qu\u2019à yodeler devant tant de beauté et de savoir-faire.Grüezi ! Collaboratrice Le Devoir L\u2019auteure était l\u2019invitée de Swiss International Air Lines et de Suisse Tourisme L E D E V O I R , L E S S A M E D I 9 E T D I M A N C H E 1 0 J U I L L E T 2 0 1 6 P L A I S I R S D 2 Les vaches d\u2019Hérens adorent lutter entre elles, cornes contre cornes.Elles s\u2019af frontent de façon congénitale lors de la montée à l\u2019alpage.Sans se blesser.La plus forte de toutes, « la reine », marchera pendant l\u2019été en tête de troupeau.L\u2019héroïne estivale de l\u2019année.TOURISME La vue époustoufflante qu\u2019of fre le lac Grenon, situé à 1500 mètres d\u2019altitude Des vignes plantées en coteaux à Sierre, que l\u2019on surnomme la « cité du soleil ».Il fallait une volonté de fer pour planter la vigne sur les pentes du Valais.SUITE DE LA PAGE D 1 SUISSE En vrac S\u2019y rendre.La compagnie Swiss offre un vol quotidien direct Montréal-Zurich.De là, on prend un train à destination de Sierre, puis le funiculaire Sierre\u2013Crans-Montana (accès direct deux fois par heure).Les trains sont un bon choix pour se déplacer en Suisse.Ils sont nombreux et vont partout.Mieux vaut voyager léger, avec un sac à dos ou une valise à roulettes Se procurer.La Swiss Pass pour sillonner le pays dans tous ses recoins et profiter de la gratuité pour plus de 480 musées et expositions.La passe donne droit aux itinéraires panoramiques, aux trajets urbains en tram et en autobus dans 75 villes et à une réduction de 50 % sur la plupart des chemins de fer de montagne et téléphériques.Du train au bateau, au funiculaire, aux remontées mécaniques, tout est possible.www.swiss-pass.ch/fr/swiss-pass/ Où dormir à Crans-Montana.À l\u2019hôtel Art de vivre.Les chambres y sont spacieuses et la vue sur la vallée du Rhône et la couronne impériale est exceptionnelle.Surtout au coucher du soleil.Bonne cuisine et beau buffet le matin.Un hôtel calme et sans prétention.www.art-vivre.ch Où se repaître de raclette.Au Château de Villa, à Sierre.Une expérience gustative dont on se souvient.Un voyage gourmand (et un forfait) conçu comme une virée valaisanne en cinq étapes.On y déguste cinq fromages parmi une quinzaine sur la carte, comme le Bagnes 30, Bagne 1, Vissoie, Simplon Gomser 55\u2026 Puis, on revient sur le fromage de son choix jusqu\u2019à satiété.La raclette est servie avec des pommes de terre grelots et sans charcuterie aucune.Il est recommandé de boire du fendant avec la raclette, une coutume là-bas.En finale, une Douce d\u2019abricot.On se soigne dans le Valais avec ces eaux-de-vie.Il y a le schnaps maux de tête, le schnaps maux de ventre\u2026 La Fondation du Château de Villa a pour but de promouvoir la culture valaisanne sous toutes ses formes, et notamment le patrimoine gastronomique et viticole.Une belle introduction à la culture du Valais.www.chateaudevilla.ch Où manger à Crans-Montana.Au restaurant Le Monument, à Lens.Laurent Morard cuisine le plat du jour avec art, tandis que Marie-Anne, sa femme québécoise, est à l\u2019accueil.Tout est divin, de l\u2019entrée au dessert, et relativement abordable.Pour la carte : www.lmbg.ch/la- carte.html.Au Relais de Colombire, au Hameau de Colombire, pour son menu concocté avec des produits valaisans, mais aussi pour son panorama grandiose.www.valais-terroir.ch/fr/agritourisme/valais- central/hameau-de-colombire-ecomusee-et- relais-0-78572 Quelques événements d\u2019envergure.L\u2019Omega European Masters: sur le magnifique golf Se- veriano Ballesteros, du 1er au 4 septembre 2016.L\u2019Omega European Masters est l\u2019une des plus prestigieuses compétitions de golf en sol européen.www.omegaeuropeanmasters.com Fêtes dans la rue: du 15 juillet au 26 août 2016, chaque vendredi avenue de la Gare et rue Louis.Produits locaux, artisanat, restauration et animations musicales.Fiesta Helvetica: Le week-end de la fête nationale, à Crans-Montana: spectacles aquatiques sur le lac Grenon les 30, 31 juillet et 1er août 2016.Un feu d\u2019artifice sur le lac Grenon le 1er août.La désalpe: La mythique descente de l\u2019alpage au cœur de Crans-Montana aura lieu le 17 septembre 2016.Préparer son voyage.Avec Swiss Tourisme, www.myswitzerland.com/fr-ca/home.html ; le comté du Valais, www.valais.ch/fr/home ; Crans-Montana, www.crans-montana.ch/fr/; les vins du Valais, www.lesvinsduvalais.ch.Un peu de général sur la Suisse, www.eda.admin.ch/aboutswitzerland et www.swissinfo.ch.Pour des idées d\u2019activités sportives et culturelles accompagnées et gratuites sur réservation à Crans-Montana : http://www.crans-mon- tana.ch/fr/activites/Grandeur-Nature-428?ete Samuel Berclaz fabrique le fromage à raclette d\u2019appellation d\u2019origine protégée de la ferme des Trontières. L A U R E F I L L O N à Palma «T ourists go home!» (Touristes, rentrez chez vous) : à Majorque, dans l\u2019archipel espagnol des Baléares, l\u2019affluence toujours plus grande de visiteurs attirés par le climat et la sécurité commence à faire grincer des dents.L\u2019île et son million d\u2019habitants prévoient d\u2019accueillir cette année plus de 10 millions de personnes, un nouveau record.La foule était déjà telle en juin qu\u2019un couple de Français en vacances à Majorque et Minorque a trouvé l\u2019accès d\u2019une crique barré par la police.«On ne s\u2019attendait pas à ça!» témoigne Mathilde Boudet, 32 ans.Des graf fitis peu accueillants ont fleuri au printemps dans les rues de Palma, la capitale : «Touristes dehors, bienvenue aux réfugiés», «Le tourisme tue la ville».La mairie a vite effacé ces messages, alors que 80 % de l\u2019économie de l\u2019île dépend de cette activité.Ma- jorque reçoit depuis longtemps une foule d\u2019Allemands et d\u2019Anglais venus profiter de la douceur de vivre méditerranéenne et de ses plages, via des formules tout compris et des vols à bas prix.Quartiers qui changent Cer tains y restent.Les étrangers représentent 40 % des acheteurs dans l\u2019immobilier résidentiel, selon l\u2019agence de luxe Engel & Völkers, dans le centre médiéval de Palma.Les Scandinaves et depuis peu les Français figurent aussi parmi les acheteurs qui peuvent débourser des centaines de milliers d\u2019euros pour un pied-à-terre.Des prix inaccessibles pour la majorité des habitants, déplore Jacinta Galindo, présidente de l\u2019association de voisins de l\u2019ancien quartier de pê- cheurs Santa Catalina, en admirant la façade ouvragée d\u2019un immeuble tout juste restauré, vendu à des étrangers.Ce quartier de maisons traditionnelles à deux étages avec persiennes est à la mode depuis trois ans.On y trouve, à vendre, une maison de pêcheurs transformée en luxueux triplex, qui s\u2019affiche à 577 500euros.Des boutiques vintage ou de location de vespas remplacent peu à peu les magasins traditionnels.Dans une rue piétonne, bars et restaurants branchés se succèdent.Leurs terrasses se remplissent de Scandinaves et d\u2019Allemands venus dîner dès 20h, l\u2019heure de l\u2019apéritif pour les Espagnols.Les commerçants et les hôteliers de l\u2019île ne se plaignent pas, avec un taux de remplissage de plus de 90% en haute saison.Mais certains riverains craignent d\u2019être à terme chassés de chez eux : dans ce quar tier, un trois pièces se loue 700euros, quand le salaire moyen d\u2019un serveur local est de 1100-1200euros.De là à souhaiter le départ des touristes, non, déclare Ja- cinta Galindo, en assurant que les graf fitis n\u2019« ont été qu\u2019un cas isolé».Taxer les visites Non loin de là, les habitants du quartier entourant la cathédrale, la Seu, demandent que les ar rivées de bateaux de croisière soient mieux étalées.Ces navires évitent désormais la Tunisie ou la Turquie après les attentats et déversent des milliers de touristes en quelques heures, raconte Luis Clar, le président de l\u2019association des voisins.« Il y a un pourcentage, pas encore très élevé mais qui existe, de gens remettant en cause les ef fets du tourisme », reconnaît Biel Barcelo, chargé du secteur au gouvernement régional.Le nouveau gouvernement régional, dirigé depuis 2015 par une plateforme de gauche citoyenne, impose depuis début juillet une taxe de deux euros maximum par adulte séjournant dans l\u2019archipel.Elle devrait rappor ter 60 millions d\u2019euros par an consacrés à des mesures de protection du patrimoine et de la nature de l\u2019archipel.Pour les écologistes, cette taxe est insuffisante.Ils craignent la pression sur les ressources naturelles, comme l\u2019eau, et demandent une limitation des logements mis à la disposition des touristes.À Majorque, l\u2019offre hôtelière atteint 230 000 lits, selon les professionnels du secteur.Mais c\u2019est sans compter les locations chez les particuliers, favorisées par Airbnb et consor ts.Ces plateformes contribuent à « l\u2019impression de saturation, en hausse depuis deux ans », assure Margalida Ramis, porte-parole du GOB.Majorque devient « la petite fille de Barcelone », deuxième ville espagnole, regrette la militante.L\u2019engorgement y est tel que la mairesse, Ada Co- lau, a annoncé en 2015 le gel des attributions de licences hôtelières et des amendes pour les locations sauvages d\u2019appartements.Agence France-Presse MAJORQUE «Touristes, dehors ! » L\u2019affluence record de touristes fatigue les résidants L E D E V O I R , L E S S A M E D I 9 E T D I M A N C H E 1 0 J U I L L E T 2 0 1 6 P L A I S I R S D 3 Dans une rue piétonne, bars et restaurants branchés se succèdent.Leurs terrasses se remplissent de Scandinaves et d\u2019Allemands venus dîner dès 20 h, l\u2019heure de l\u2019apéritif pour les Espagnols.Les commerçants et les hôteliers de l\u2019île ne se plaignent pas, avec un taux de remplissage de plus de 90 % en haute saison.TOURISME Pour réserver un espace publicitaire, contactez Caroline Filion au 514 985-3444 ou cfilion@ledevoir.com Départ de groupe guidé en français accompagné de Montréal \u2013 22 jours Du 8 au 29 Novembre 2016 4 599 $ par personne en occupation double (frais d\u2019OPC non inclus) ?Accompagnateur de Montréal ?Petit groupe, maximum 17 personnes ?Guides locaux francophones ?Vol au départ de Montréal avec Swiss International Air Lines ?Tous les repas inclus (57 repas), hôtels catégories 4* Tél : 514-844-3616 / 1877 887-7843 www.legroupevip.com info@legroupevip.com 2055 rue Peel #525, Montréal, QC H3A 1V4 Permis du Québec Rabais de 100$ par personne pour réservation effectuée jusqu\u2019au 30 juin 2016.Les Merveilles de l\u2019Inde du Nord et du Rajasthan TOUS LES DÉTAILS ET VIDÉOS DE CE PROGRAMME: WWW.LOUISEDROUIN.COM 1 888 475-9992 Du 6 au 21 septembre 2016 FORMULE TOUT COMPRIS Incluant aussi le vin ou bière au repas ainsi que tous les pourboires aux guides Magni?que circuit accompagné NORMANDIE, BRETAGNE et VENDÉE Incluant le célèbre spectacle du Puy du Fou ! Groupe exclusif de 20 à 25 pas sagers accompagné par Martin e Bélanger Permis du Québec Expérience d'immersion interculturelle Albanie, Bénin, Burkina Faso, Dharamsala (Inde), Pérou, Sénégal et Vietnam Séjour de 7 semaines COÛT : de 5 250 $ à 6 225 $ (formule « tout inclus ») proposée aux personnes de 50 ans et plus avec hébergement dans une famille et bénévolat Voyages solidaires Pour assister à une séance d'information, téléphonez au 514 325-0150, poste 2039 http://voyagessolidaires.collegemv.qc.ca Croisière en POLYNÉSIE FRANÇAISE 10 nuits à bord du LUXUEUX OCEANIA SIRENA DU 2 AU 12 MARS 2018 Moorea (2 jours), Fakarava, Rangiroa, Bora Bora (2 jours), Raiatea (2 jours), Huahine et Tahiti (2 jours) 5 649 $ à partir de p.p.occ.double CAD INCLUSIONS * 514-987-9798 ou Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Caroline Filion au 514 985-3444 ou cfilion@ledevoir.com B O N S P L A N S / E S C A P A D E S N E W - J E R S E Y , U .S .A .M A I N E , U .S .A .ELMWOOD RESORT.WELLS, MAINE Vous en aurez plus; Plus de confort et beaucoup plus d\u2019espace! 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L E D E V O I R , L E S S A M E D I 9 E T D I M A N C H E 1 0 J U I L L E T 2 0 1 6 P L A I S I R S D 4 Le long du majestueux fleuve Tage, on reconnaît bien ces édifices de briques, industriels ou réservés aux pêcheurs, désormais théâtres de fêtes, de rires en cascade et de groupes qui se tiennent chauds.Il faut s\u2019approcher du tronçon « Alcântara », près du pont du 25-Avril, sans doute le plus animé.TOURISME F R A N Ç O I S M U S S E A U à Lisbonne M ême si la ville de Fernando Pessoa n\u2019a rien perdu de son cachet et de son air parfois désuet, la capitale portugaise évolue à grande vitesse.Balade à Lisbonne, au gré de sa géographie ondulée, de ses endroits branchés ou de ses rendez-vous avec un temps qui semble figé.Le musée Gulbenkian.Non loin de la Praça de Espanha, il est incroyablement dépaysant de circuler dans les recoins de cette immense collection privée, celle de Calouste Gulbenkian, un industriel d\u2019origine arménienne établi au Por tugal dans les années 1930, et dont la fondation est l\u2019un des mécènes culturels du pays.On y admire un millier de pièces d\u2019ar t ancien et moderne.Un premier circuit est consacré aux anciennes civi l isat ions, statuettes égyptiennes ou gréco-romaines, porcelaine chinoise\u2026 Un deuxième circuit nous enveloppe dans l\u2019ar t européen, du Moyen Âge à nos jours, avec des toiles de Rembrandt, de Rubens, de Degas, de Renoir\u2026 Des bars sur le fleuve.Mieux encore qu\u2019un nom spécifique, nous recommandons une zone connue comme celle des docas, les «quais», les anciennes installations portuaires reconverties depuis des années en lieux de loisirs (bars, restaurants, discothèques).Le long du majestueux fleuve Tage, on reconnaît bien ces édifices de briques, industriels ou réservés aux pêcheurs, désormais théâtres de fêtes, de rires en cascade et de groupes qui se tiennent chauds.Il faut s\u2019approcher du tronçon « Alcântara », près du pont du 25-Avril, sans doute le plus animé.Tout en déambulant vers l\u2019est, on peut rejoindre le très branché Buddha Bar et, plus tard dans la soirée, l\u2019indémodable discothèque de Lux, près de la gare ferroviaire de Santa Apolónia.Le centre historique.Entre la colline du Bairro Alto et celle d\u2019Alfama se tient le cœur de la ville.Le Rossio (place historique), pour commencer, d\u2019où s\u2019étend l\u2019Avenida da Liberdade et où se dressent la gare homonyme de la fin du XIXe et sa somptueuse façade néo-manuéline, le Palácio Foz et le théâtre Eden.Puis se laisser glisser jusqu\u2019à la Praça do Comércio, la plus vaste d\u2019Europe, majuscule accès fluvial aux senteurs océanes où l\u2019on respire un passé de découvertes.Remonter, enfin, vers les ruelles et les lacets pavés avec soin conduisant vers le Chiado, sa statue de Pessoa, ses boutiques de tissus d\u2019un autre temps, ses librairies où le plancher crisse sous les pas.Cuisines du monde, accent mer.Sur l\u2019Avenida 24 de Julio, le Mercado da Ribeira est l\u2019endroit branché par excellence pour savourer les mets des cuisines régionales du pays, d\u2019Alentejo à Trás-Os-Montes, ainsi que les poissons et fruits de mer, notamment préparés à la manière asiatique.Outre la diversité culinaire, les vins fins, les étals de fruits et légumes, le charme réside dans le lieu lui-même: une halle de verre et d\u2019acier de 10 000 m2, qui contient un demi-millier de places.Ce marché fut fermé en 1893, avant de rouvrir, dans sa forme moderne, il y a deux ans.Des chefs locaux, qui y ont leur espace propre, montrent à quel point la cuisine d\u2019auteur prend peu à peu le pas sur les traditionnelles recettes populaires des gargotes.Belem, son centre culturel.Sur la Praça do Império, ce qui devait être le siège de la présidence por tugaise au sein de l\u2019Union européenne est devenu le plus bel espace de culture contemporaine du pays.Avec ses 1300 portes, ses 19 monte-charge et ses 1600 kilomètres de câblage électrique, c\u2019est un complexe de 36 000 m2 construits qui héberge aussi bien des conférences que des expositions ambitieuses, souvent à la gloire du pays, comme celle sur les «découvertes» de ses explorateurs du XVe siècle.Le « Jardim tropical ».Dans la riche aire de Belem toujours, outre sa tour fameuse et son monastère des Hiéro- nymites, se niche un des plus beaux parcs de Lisbonne.Sorte de centre de recherche scientifique qui tente de préserver toutes les plantes en voie d\u2019extinction, ce qui fut tout d\u2019abord le Jardin d\u2019outre-mer est une explosion visuelle d\u2019espèces et d\u2019arbres tropicaux ou subtropicaux.Familles en quête de recueillement, couples en mal d\u2019intimité à l\u2019air libre, le Jardim tropical rappelle le passé colonial du Portugal qui, jusqu\u2019à 1975, s\u2019est approprié la verte exubérance de nombreux pays africains.Libération ESCAPADE Lisbonne et son grand Tage Bairro Alto, Alfama, Belem\u2026 La ville riche en histoire offre un circuit culturel le jour et endiablé le soir PATRICIA DE MELO MOREIRA AGENCE FRANCE-PRESSE Des touristes profitent de la douceur de la vie lisboète sur l\u2019esplanade à Portas do Sol, dans le centre de la capitale portugaise.B E N O I T L E G A U L T R ien ne symbolise mieux l\u2019été qu\u2019un coucher de soleil.Les vacanciers prévoient où et quand admirer les plus beaux couchers de soleil.Voici des lieux et des tr ucs pour voir le soleil sombrer somptueusement dans la région de Montréal.Les couchers de soleil classiques ont lieu sur l\u2019eau, alors qu\u2019on regarde vers l\u2019ouest.On les admire donc n\u2019importe où depuis la rive sud de la rivière des Prairies ou du Saint-Lau- rent.Des lieux par ticulière- ment propices sont l\u2019île des Sœurs, l\u2019île Sainte-Hélène, La Prairie, Chambly et Contre- cœur.Depuis le métro Longueuil, le soleil meurt parfois remarquablement au cœur de la Biosphère illuminée.Sur l\u2019île de Montréal, les crépuscules sont sublimes tout le long du canal de Lachine et aux abords des rivières des Prairies et des Mille Îles.À noter que les couchers de soleil « inversés» sont aussi intéressants.Par exemple, dans l\u2019est de Montréal, on peut voir une longue langue de soleil briller sur le fleuve lorsqu\u2019on regarde en direction de Varennes, depuis le parc-nature de la Pointe-aux-Prairies.Si on ne peut se rendre à un plan d\u2019eau, les couchers de soleil sur des édifices sont aussi brillants et mémorables.Voir le soleil se coucher et former un couple avec l\u2019Orange Julep, depuis le parking du restaurant Dunn\u2019s (métro Namur), compose une poésie urbaine inoubliable.En plein centre-ville, la terrasse de l\u2019hôtel Park Hyatt, au Complexe Desjardins, assure une vue suave de crépuscules embrasant le mont Royal.Derrière l\u2019hôtel de ville de Montréal (parc du Champ-de- Mars), on voit le soleil se coucher sur les gratte-ciel.Bref, pas besoin d\u2019attendre d\u2019être en voyage pour vivre l\u2019intensité évocatrice d\u2019un beau coucher de soleil.Carpe diem, et carpe le crépuscule.Collaborateur Le Devoir Chasser le crépuscule Trucs pour trouver les meilleurs couchers de soleil montréalais BENOIT LEGAULT Le parc du Fort Chambly est un lieu magique pour vivre un moment romantique en compagnie du soleil couchant.Dans la riche aire de Belem toujours se niche un des plus beaux parcs de Lisbonne L e secteur agroalimen- taire évolue à la vitesse du son.Les échanges facilités par les accords commerciaux et la mondialisation favorisent les découvertes.De nouveaux produits font régulièrement leur apparition dans les marchés-tests d\u2019Europe et d\u2019Asie, avant d\u2019atterrir chez nous.Parmi cette quantité de nouveaux produits, un grand nombre ne font que passer.Mais ceux qui demeurent risquent de changer le cours de notre alimentation.Les migrations, les voyages et la restauration modifient notre palette de saveurs et peuvent même faire changer les façons de faire en matière de cuisine dans un pays.Par exemple, l\u2019Asie et l\u2019Europe s\u2019américanisent.Le V ieux Continent perd graduellement une partie de sa culture régionale, alors que les commerces de restauration rapide gagnent en popularité.Malgré la grande popularité des émissions culinaires et des ouvrages gastronomiques, nous cuisinons de moins en moins.On s\u2019aperçoit que l\u2019offre des produits prêts-à-man- ger est toujours plus présente au quotidien.Les nouveaux produits, frais ou transformés, qui arrivent sur le marché chaque année sont le fruit de transformations génétiques, de bouturages ou encore de croisements de certaines variétés ou espèces.On les choisit souvent pour leurs valeurs nutritives, leurs parfums ou leurs goûts nouveaux, mais dans bien des cas ce sont les campagnes publicitaires et le marketing qui entoure ces nouveautés qui nous font les essayer.L\u2019évolution des tendances culinaires est bien réelle.Par exemple, l\u2019intérêt renouvelé pour le jardinage, ces temps-ci, fait redécouvrir toutes sortes de légumes.Des semences oubliées, les légumineuses ou encore le quinoa (considéré comme une pseudo-céréale) n\u2019ont jamais été si populaires.Moins de viande, une tendance?Les derniers scandales liés à la viande rouge, couplés à une montée des prix du bœuf, ont rendu les consommateurs frileux.La consommation de volaille, de légumes et surtout de plats préparés s\u2019en est trouvée accentuée.Forcément, les consommateurs se tournent vers d\u2019autres sources de protéines pour combler leurs besoins.L\u2019arrivée sur les marchés de produits comme l\u2019eau de coco, le sucre d\u2019agave, les baies de Goji, l\u2019un des fruits les plus riches en antioxydants au monde, se retrouvent à l\u2019avant- scène, alors qu\u2019il y a dix ans on ne les connaissait presque pas.Si chez nous des ef for ts sont faits pour favoriser l\u2019aquaculture et l\u2019élevage de produits marins, leur consommation reste plus timide.Pourtant, selon tous les nutritionnistes du monde, manger du poisson est essentiel.Les prix en poissonnerie sont devenus similaires à ceux de la viande, mais il est moins facile de se procurer ces produits.De plus, la raréfaction des espèces sauvages en augmente d\u2019autant le coût.Dans ces condit ions, on consomme les mêmes espèces connues, comme le saumon ou le tilapia, souvent élevés dans des conditions néfastes pour l\u2019environnement.La bouffe du futur La diversité culturelle du Canada nous conduit à découvrir une alimentation bigarrée et souvent exotique à nos yeux.Des saveurs issues de toutes les origines, plus disponibles que jamais, se rencontrent et s\u2019assemblent, créant des mélanges intéressants que l \u2019on peut concevoir dans tous les bons comptoirs de supermarchés.Pensons à la banane plantain, au manioc, au chou kale \u2014 qu\u2019on aime ou non \u2014, ou encore à la camerise, qui fait de l\u2019ombre au bleuet\u2026 Que dire aussi des algues, que l\u2019on commence timidement à consommer chez nous, séchées dans la plupart des cas, mais qui sont très populaires au Japon ou en Corée du Sud?Dans cette optique, la Gaspé- sie est sans aucun doute une source d\u2019approvisionnement à ne pas négliger.Un peu de tout Notre société consommatrice ratisse large dans ses goûts.On passe rapidement des sushis au poulet grillé portugais, puis de la poutine réinventée au tartare de bœuf.Les nouvelles générations semblent faire fi des cuisines traditionnelles pour s\u2019ouvrir plus aisément sur le monde élargi de l\u2019alimentation.Il en est en ef fet de l\u2019alimentation comme de l\u2019habillement: on ne se soucie guère que tel ou tel vêtement s\u2019harmonise avec un autre ; il en est de même pour les mélanges souvent incongrus imposés à nos papilles, comme le mélange mayonnaise et sauce soya.Ces amalgames en viennent à faire disparaître le produit vedette de l\u2019assiette.Par ailleurs, l\u2019alimentation est aujourd\u2019hui vécue à la vitesse grand V.Non seulement ne passe-t-on plus, sauf exception, trois heures autour d\u2019un repas, mais on ne prend même plus le temps de se préparer une salade.Laver la laitue devient pour bien du monde une chose irréelle.La nourriture devient standardisée et aseptisée.Les tomates doivent être toutes de la même grosseur.Les bananes sont vendues vertes et, au premier signe de mûrissement, elles sont mises de côté.L\u2019avenir de notre assiette se mesure comme le reste, c\u2019est- à-dire en fonction des valeurs de chacun.Ce qui est certain, toutefois, c\u2019est que manger doit demeurer un acte de plaisir au quotidien.Philippe Mollé est conseiller en alimentation.On peut l\u2019entendre toutes les semaines à l\u2019émission Samedi et rien d\u2019autre à ICI Radio-Canada Première.L E D E V O I R , L E S S A M E D I 9 E T D I M A N C H E 1 0 J U I L L E T 2 0 1 6 P L A I S I R S D 5 Les migrations, les voyages et la restauration modifient notre palette de saveurs et peuvent même faire changer les façons de faire en matière de cuisine dans un pays.Par exemple, l\u2019Asie et l\u2019Europe s\u2019américanisent.Le Vieux Continent perd graduellement une partie de sa culture régionale.SAVEURS Les grands mouvements de l\u2019alimentation dans le monde SPÉCIAL BROCHETTES ! Franck Schmitt Larousse cuisine Espagne, 2016, 103 pages Comment préparer des brochettes avec trois ingrédients, le tout en seulement 15 minutes?C\u2019est ce que nous montre ce petit livre de recettes qui propose des idées autant pour des brochettes crues, salées ou sucrées, que pour des brochettes à griller.Facile et bien illustré.DANS LA BIBLIOTHÈQUE Brochette de porc et crevettes, sauce yogourt à la menthe Pour 4 personnes 20 cubes de porc pris dans le filet 8 grosses crevettes sans écaille et nettoyées 1 poivron jaune découpé en lamelles 60 ml d\u2019huile d\u2019olive 15 ml de poudre de curry 125 ml de yogourt (ou de fromage blanc) 2 ml de poivre concassé 15 ml de moutarde à la bière ou au miel 10 feuilles de menthe hachées très finement 1 citron sel au goût Faire mariner les cubes de porc dans l\u2019huile d\u2019olive et la poudre de curry.Laisser ainsi au réfrigérateur durant 2 heures.Faire tremper dans l\u2019eau les tiges de bois pour les brochettes.Enfiler en alternance viande, morceaux de poivron et crevettes sur chacune des tiges.Réserver le temps de préchauffer le barbecue.Dans un saladier, mélanger le yogourt avec la moutarde, la menthe et le poivre concassé.Compléter avec le jus de citron et assaisonner.Griller les brochettes durant 2 minutes à feu vif, puis réduire le feu de moitié et finir de griller durant 4 à 5 minutes.Servir avec la sauce au yogourt.RECETTE DE LA SEMAINE PHILIPPE MOLLÉ ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Si chez nous des ef forts sont faits pour favoriser l\u2019aquaculture et l\u2019élevage de produits marins, leur consommation reste plus timide.JACQUES NADEAU LE DEVOIR La diversité culturelle du Canada nous conduit à découvrir une alimentation bigarrée et exotique.LA PRESSE CANADIENNE Les baies de Goji, l\u2019un des fruits les plus riches en antioxydants au monde, se retrouvent à l\u2019avant-scène alimentaire. A u printemps dernier, Stanley Lung, député directeur et associé chez Turenscape, était invité au Congrès des rurbains organisé par l\u2019Association des architectes paysagistes du Québec afin de présenter quelques projets de son entreprise.À la fin de sa conférence, la salle, souf flée par ce qu\u2019elle venait de voir, garda quelques secondes de silence, avant d\u2019applaudir à tout rompre.Pour comprendre l\u2019approche de cette entreprise, il faut connaître la philosophie novatrice de l\u2019architecture de paysage de son fondateur.Kong- jian Yu, docteur en design de l\u2019Université de Harvard et professeur et doyen du Collège d\u2019architecture et d\u2019architecture de paysage de l\u2019Université de Pékin, voit l\u2019architecture du paysage comme un ar t de la survie.Elle doit être vouée non pas au plaisir ou à l\u2019ornemental, mais à la survie, parce que, selon lui, l\u2019être humain est arrivé à ses limites, en particulier en Chine où les problèmes environnementaux sont énormes et les besoins en matières premières, importants.Voici trois projets impressionnants réalisés par Turen- scape, dont le nom d\u2019ailleurs signi f ie « har monie entre l\u2019homme et la terre ».L\u2019Univers i té de Shenyang Jianzhu (The Rice Campus) Par l\u2019aménagement du nouveau campus de l\u2019Université de Shenyang Jianzhu, Turen- scape voulait démontrer comment un paysage agricole peut s\u2019intégrer dans un environnement urbanisé et comment il est possible de développer l\u2019identité culturelle à travers le paysage.Kongjian Yu le souhaitait également productif grâce à ses récoltes, à sa bio- diversité et à ses habitats pour les espèces.À ses yeux, la productivité crée une nouvelle valeur esthétique.Le site pour le nouveau campus de l\u2019université étant à l\u2019origine un champ de riz, il n\u2019y avait qu\u2019à y installer un nouveau système d\u2019irrigation.Pour ce faire, un système de collecte de l\u2019eau de pluie a été réalisé ainsi qu\u2019un étang.Ce dernier, aménagé à l\u2019aide des graminées indigènes, est une attraction agréable.Quant aux aménagements productifs, ils fournissent du riz, du blé et quelques autres grains, mais ils offrent aussi un espace extérieur de vie et d\u2019apprentissage, car les étudiants participent à la gestion des cultures.Ce projet visait aussi à reconnecter les jeunes urbains à la terre et à leur faire prendre conscience de la crise alimentaire.Le riz produit sur le campus est vendu sous le nom de «Golden Rice» aux visiteurs et il est, dit-on, une source de fier té pour les jeunes du campus.L\u2019Université de Shenyang Jianzhu est située dans la ban l ieue de l a v i l l e de Shenyang, dans la province de Liaoning.Le projet couvre une sur face de 80 hectares dont trois sont en culture.Il a rempor té en 2005 le Design Honor Award de l\u2019American Society of Landscape Architects.Le parc au Ruban rouge (The Red Ruban Park) Le fondateur de Turenscape juge que la plupart des aménagements contemporains coûtent trop cher financièrement et écologiquement, en particulier en Chine.Avec ce parc, il a choisi de démontrer comment un minimum d\u2019inter vention peut créer un aménagement urbain fonctionnel, plaisant et socialement vibrant.Situé sur la rivière Tanghe, à l\u2019extrémité est de la ville de Quinhuang- dao, dans la province de Hebei, ce parc se démarque par son long et sinueux banc rouge surnommé le «Ruban rouge».Celui-ci possède différentes fonctions, telles que l\u2019éclairage, l\u2019interprétation de l\u2019environnement et l\u2019orientation.Le site du parc présentait de belles possibilités, mais posait aussi des défis importants.Couvert par une végétation naturelle et luxuriante, il offrait divers habitats pour la faune, mais il n\u2019était pas entretenu, servait de dépotoir et renfermait un bidonville abandonné.Le défi était de préserver les habitats naturels le long de la rivière tout en permettant les activités récréatives et de sensibiliser les gens à l\u2019environnement.Pour y parvenir, cinq pavillons en forme de nuages ont été construits le long du ruban.Ceux-ci offrent une protection contre le soleil, un endroit où se rassembler et des zones d\u2019interprétation.Au final, l\u2019endroit a été urbanisé et modernisé selon les souhaits des résidants, tout en conservant les processus écologiques et les services naturels intacts.Ce parc a remporté en 2007 le Design Honor Award de l\u2019American Society of Landscape Architects et, en 2008, le Condé Nast Traveler d\u2019avril l\u2019a inclus dans les «New Seven Wonders of the World», rien de moins.Milieux humides urbains nationaux de Qunli (Qunli National Urban Wetland) Les inondations causées par l\u2019imperméabilisation des surfaces et les pluies soudaines et abondantes liées ou non aux changements climatiques sont devenues courantes dans les grandes villes du monde.Généralement, on s\u2019adresse aux ingénieurs pour régler ce type de problème, mais, si l\u2019on prend en considération le coût des travaux, les pénuries d\u2019eau et les services écologiques rendus par les aménagements, l\u2019architecture du paysage devient une solution intéressante.Ce qui nous emmène au projet de Qunli réalisé par Turenscape dans la ville de Harbin, située dans la province d\u2019Heilongjiang.En 2009, l \u2019entreprise est mandatée par la Ville pour transformer 34 hectares de milieux humides déjà protégés en parc.Toutefois, le site était en danger, car il avait été coupé de toutes ses sources d\u2019eau par quatre routes et des développements.Or l\u2019entreprise y voit une occasion pour rediriger les eaux pluviales et réduire les risques d\u2019inondations, déjà régulières dans ce nouveau secteur résidentiel.En bref, voici les stratégies utilisées pour réaliser le projet et les aménagements du parc.D\u2019abord, l\u2019entreprise a décidé de ne pas toucher au cœur du parc afin de laisser les processus naturels suivre leur cours.Ensuite, elle a conçu, tout autour, une zone tampon formée d\u2019un chapelet de petits étangs et de monticules où est filtrée l\u2019eau de pluie.Cette dernière, qui provient des nouveaux développements, est acheminée par un tuyau qui la redistribue également à travers le parc.Puis, des sentiers et des plateformes ont été construits, ainsi qu\u2019un «sky- walk » pour que les citoyens puissent reprendre contact avec la nature.Aujourd\u2019hui, le parc fournit plusieurs services éco- systémiques, tels que la collecte et la filtration des eaux de pluie, la recharge des eaux souterraines, des habitats\u2026 Deux ans après son ouverture, le parc n\u2019est pas seulement devenu un attrait, il a aussi été reconnu comme « milieu humide urbain nat ional » (« national urban wetland »).lgobeille@ledevoir.com Lise Gobeille est horticultrice.On peut l\u2019entendre tous les dimanches de cette saison à l\u2019émission Dessine-moi un été à Ici Radio-Canada Première.L E D E V O I R , L E S S A M E D I 9 E T D I M A N C H E 1 0 J U I L L E T 2 0 1 6 JARDINS D 6 MARIE VERMETTE inc.Fleurs, plantes et objets choisis 801, av.Laurier Est, Montréal Livraison 1 877 272-2226 514 272-2225 www.marievermette.com BONNES VACANCES ! 25 ANS L\u2019architecture de paysage différemment Turenscape est une entreprise chinoise de réputation internationale qui innove JARDINER EN TERRAIN SEC AVOIR UN BEAU JARDIN (PRESQUE) SANS EAU Serge Schall Larousse 2016, 159 pages Jardiner en terrain sec s\u2019adresse avant tout aux gens qui vivent dans des régions où, une partie de l\u2019année, souvent l\u2019été, il ne pleut presque pas, comme le sud de la France.Néanmoins, parmi les 60 plantes adaptées à la sécheresse décrites dans ce livre, plusieurs peuvent être utilisées dans nos jardins, ce qui est intéressant car on est toujours à la recherche de plantes qui tolère moins d\u2019arrosage.Plusieurs des plantes qui y sont présentées ont une résistance au froid beaucoup plus grande que ce qui est écrit.DANS LA BIBLIOTHÈQUE Si vous avez eu des problèmes avec les scarabées japonais au cours des dernières années, commencez maintenant à faire du dépistage, car des conseillers du Réseau d\u2019avertissement phytosanitaire en ont vu dans la région de la Mauricie.Pour les éliminer, la méthode la plus efficace demeure la récolte manuelle.Pour les gens qui cultivent de l\u2019ail et des poireaux, la teigne du poireau (ce petit papillon qui vient pondre ses œufs sur nos plants) en est à sa deuxième génération.Il est recommandé de traiter avec du Bacillus thuriengensis ssp.kurs- taki (BTk) autour du 12 juillet dans la région de Montréal si vous avez déjà eu des dommages significatifs auparavant.Au jardin cette semaine La 25e tournée des maisons et jardins de Knowlton propose la découverte des plus charmants jardins et des plus belles maisons de Lac-Brome.Elle a lieu le 13 juillet prochain et les visites se font entre 10 h et 16 h.Le coût du billet, 60 $, comprend une carte, une boîte à lunch ou un coupon de 10 $ valide dans de nombreux restaurants de la région.Les profits sont versés au Théâtre Lac Brome.On se procure des billets en téléphonant au 450 242-2270 ou sur le site Web du théâtre (theatrelacbrome.ca).Tournée des maisons et jardins de Knowlton LISE GOBEILLE PHOTOS TURENSCAPE Situé sur la rivière Tanghe, à l\u2019extrémité est de la ville de Quinhuangdao, ce parc se démarque par son long et sinueux banc rouge surnommé le « Ruban rouge ».Dans la ville de Harbin, Turenscape a transformé 34 hectares de milieux humides en parc.Des sentiers et des plateformes ont été construits et les citoyens ont repris contact avec la nature.Les aménagements productifs du nouveau campus de l\u2019Université de Shenyang Jianzhu fournissent du riz, du blé et quelques autres grains, mais ils of frent aussi un espace extérieur de vie et d\u2019apprentissage, car les étudiants participent à la gestion des cultures."]
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