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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2016-06-03, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I N o 1 2 3 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 3 J U I N 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Actualités \u203a Réforme électorale: Trudeau fait volte-face.Tous les partis comptant un élu pourront décider du mode de scrutin.Page A 2 Week-end \u203a Des poèmes qui se promènent.L\u2019événement Pavé poésie met en scène une élégie consacrée aux victimes des atten- Avis légaux.A 4 Décès.B 6 Météo.B 8 Mots croisés.B 7 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 9 ?w w w .l e d e v o i r .c o m JAN REGAN Yannick Nézet-Séguin prendra les commandes en 2020.Il demeure notamment à la barre de l\u2019Orchestre métropolitain de Montréal jusqu\u2019en 2021.M A R I E - M I C H È L E S I O U I L aval n\u2019en a pas fini avec la corruption : en 2015, la ville a saisi l\u2019Unité permanente anti- corruption (UPAC) de dix dossiers concernant des gestes allégués de corruption et de malversations en son sein, a appris Le Devoir.Ces dix dossiers émanent de signalements qui ont été reçus dans un premier temps par le Bureau d\u2019intégrité et d\u2019éthique de Laval (BIEL), créé au printemps 2014 pour protéger l\u2019intégrité de l\u2019administration municipale et détecter des situations de conflit d\u2019intérêts.Comme il le précise dans son bilan de l\u2019année 2015 \u2014 qui doit être rendu public en début de semaine prochaine \u2014, le BIEL transfère à l\u2019UPAC « les signalements liés à des allégations de corruption et de malversation ».Des 150 signalements qu\u2019il a reçus en 2015, 10 sont tombés dans cette catégorie.«Nous ne pouvons pas confirmer ou infirmer ce genre d\u2019information», a réagi la porte-parole de l\u2019UPAC, Anne-Frédérick Laurence.En déplacement pour un voyage officiel, le maire de Laval, Marc Demers, n\u2019a pas été en mesure de commenter les informations contenues dans le bilan.Culture de vigilance Au-delà des gestes de corruption qui semblent encore hanter Laval, le rapport du BIEL Laval encore aux prises avec la corruption En 2015, dix signalements ont été remis dans les mains de l\u2019UPAC C H R I S T O P H E H U S S N ommé nouveau directeur musical du Metropolitan Opera de New York jeudi, Yannick Nézet-Séguin accède à la fonction suprême dans le monde de l\u2019opéra.Lui qui conduisait déjà l\u2019Orchestre de Philadelphie cumulera ainsi deux des titres les plus prestigieux du monde musical.Un acmé professionnel, en quelque sorte.« Je ne vois pas, en termes d\u2019orchestre et d\u2019opéra, ce que je peux rêver de mieux ! » confie-t-il au Devoir depuis Osaka, au Japon, où il est en tournée.En nommant Yannick Nézet-Séguin, le Metropolitan Opera peut être sûr d\u2019une chose : l\u2019institution s\u2019est liée avec un homme de parole.Comme promis il y a plusieurs mois, le chef sur- sollicité a livré au Devoir, tard dans la nuit, ses premières impressions après l\u2019annonce.Il faut dire que l\u2019annonce est de taille.Succédant, à 41 ans, à James Levine, après un légendaire règne de quatre décennies, le chef québécois sera le troisième musicien à porter ce titre dans les 133 ans d\u2019histoire du Met.C\u2019est seulement à Nézet-Séguin capitaine S T É P H A N E B A I L L A R G E O N T ous coupables ! Le verdict du long procès Cinar, commencé devant jury il y a plus de deux ans, est tombé d\u2019un bloc jeudi matin au palais de Justice de Montréal.Les trois accusés sont reconnus coupables à divers degrés.Le trio faisait face à 29 accusations de fabrication de faux, d\u2019usage de faux et de fraude.La cause portait sur le transfert frauduleux de quelque 126 millions provenant de Cinar vers deux entreprises factices aux Bahamas.La filouterie a duré huit ans, entre 1997 et 2005.Le conseil d\u2019administration de Cinar n\u2019était pas impliqué dans le larcin.La décision retient neuf des seize motifs contre Ronald Weinberg, fondateur de la compagnie d\u2019animation, trois pour fraude et huit pour usage ou fabrication de faux.Lino Matteo, Cinar, de fraude en fraude La cour condamne les trois anciens dirigeants au bout du plus long procès devant jury de l\u2019histoire du Canada A L E X A N D R E S H I E L D S P ortrait incomplet et suivi inadéquat des pesticides utilisés au Québec, retards dans le plan de réduction des émissions de gaz à ef fet de serre et protection déficiente des espèces fauniques et de leurs habitats.Le rapport du commissaire au développement durable publié jeudi est truffé de sévères critiques envers le gouvernement quant à sa gestion d\u2019enjeux environnementaux majeurs.Ainsi, même si les pesticides posent des risques sérieux pour la santé humaine et l\u2019environnement, le ministère du Développement durable, de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements cl imatiques (MDDELCC) ne fait pas suivi adéquat de leur utilisation.ENVIRONNEMENT Le laxisme de Québec fragilise ses objectifs Le commissaire au développement durable se montre très critique Retour en classe clandestine Page A 2 Zeitgeist Comment faire pour se tenir debout et rester droit?Page B 10 Le rapport de la VG épargne Sam Hamad mais fait mentir le ministre Daoust Page A 3 Le chef d\u2019orchestre montréalais arrivera-t-il à laisser sa marque au Metropolitan Opera ?JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le manque de contrôle sur l\u2019utilisation des pesticides est notamment problématique.du navire amiral VOIR PAGE A 10 : NÉGLIGENCE VOIR PAGE A 10 : LAVAL VOIR PAGE A 10 : NÉZET VOIR PAGE A 10 : CINAR L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 3 J U I N 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 LE SON QUE VOTRE PÈRE MÉRITE \u2022 Audio sans ?l premium \u2022 Système d\u2019écoute personnalisable \u2022 Pour la TV, la radio ou les systèmes Hi-Fi SET 840-TV Disponible pour l\u2019achat chez: audiosupport.ca 1-866-411-5623 pour trouver la clinique la plus près Disponible chez les professionnels exerçant dans les cliniques Lobe J E S S I C A N A D E A U L\u2019école juive qui a fait l\u2019objet d\u2019une intervention du Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ) mercredi a beau être clandestine, ni le DPJ ni le ministère de l\u2019Éducation n\u2019ont le pouvoir de la fermer.Les enfants étaient donc de retour en classe jeudi, même si leur directeur n\u2019a toujours aucune intention d\u2019aller chercher un permis au ministère.«Notre école est une école religieuse, nous ne donnons qu\u2019une éducation religieuse.Nous n\u2019avons aucune obligation comme école de donner une formation autre que celle que nous donnons.C\u2019est pour cette raison que nous n\u2019avons pas de permis du ministère, car nous n\u2019en avons pas besoin », répond le directeur de l\u2019école clandestine de la rue du Parc, Hershber Hirsch, en entrevue au Devoir.L\u2019opération du Directeur de la protection de la jeunesse mercredi a mis l\u2019école sous le feu des projecteurs, créant des remous jusqu\u2019à l\u2019Assemblée nationale.Mais le directeur ne craint pas d\u2019être contraint de fermer pour autant.«Non, répond- il au bout du fil.Nous avons le droit de donner une instruction religieuse, tout est légal.» Il dit être en contact et vouloir collaborer avec les dif fé- rentes instances \u2014 le DPJ et le gouvernement \u2014 pour «of frir la meilleure éducation à nos enfants».Mais cela ne se fera vraisemblablement pas entre les murs de son école, qui ne porte aucun nom et dont la por te d\u2019entrée est dissimulée dans la cour d\u2019un débosseleur derrière une clôture de barbelés.En ef fet, Hershber Hirsch n\u2019envisage pas d\u2019ajouter des cours de mathématique ou de français au cursus religieux de son école.Quant à savoir où les enfants doivent apprendre à faire des calculs de base s\u2019ils passent toute la journée, cinq jours par semaine, à apprendre la Torah, le directeur se dégage de toute responsabilité.« C\u2019est une af faire qui concerne les parents.» Problème de juridiction Le DPJ a beau avoir mené une inter vention musclée mercredi, lors de laquelle une douzaine d\u2019intervenants sont entrés dans l\u2019édifice avec la police, celui-ci ne dispose d\u2019aucun moyen pour fermer l\u2019école, et ce, bien qu\u2019il soit chargé de s\u2019assurer que chaque enfant reçoit l\u2019éducation à laquelle il a droit.« Il y a deux choses qu\u2019il faut séparer, explique la porte-parole Claire Roy.Le DPJ ne s\u2019occupe pas des écoles.S\u2019il y a une école qui doit fermer, c\u2019est le ministère de l\u2019Éducation [qui s\u2019en occupe].Le mandat du DPJ, c\u2019est de s\u2019occuper de la sécurité et du développement des enfants.» Au ministère de l\u2019Éducation, on se décharge également de toute responsabilité.« On ne peut pas faire fermer cette école-là parce que ce n\u2019est pas une école au sens du ministère de l\u2019Éducation [puisqu\u2019elle n\u2019a pas de permis]», répond Brian St-Louis.Même le ministre Sébastien Prouxl reconnaît n\u2019avoir aucune emprise sur les écoles clandestines.«Actuellement, un enfant qui n\u2019a pas de code permanent [à la suite de son inscription dans une école] n\u2019existe pas au ministère de l\u2019Éducation.» Ce dernier af firme qu\u2019il faudrait travailler avec l\u2019état civil pour «identifier ceux qui ne sont pas dans notre système [\u2026] pour faire un dénombrement».Il dit vouloir présenter « très rapidement» une façon d\u2019encadrer les jeunes qui ne sont pas dans le système éducatif.Négociations avec l\u2019école D\u2019ici là, le DPJ retournera à l\u2019école clandestine de la rue du Parc pour évaluer les enfants dans deux semaines, confirme le directeur de l\u2019école, Hershber Hirsch.Cela n\u2019a pas été fait mercredi, malgré le fait que les agents du DPJ sont restés plusieurs heures à l\u2019intérieur de l\u2019école.Ces derniers voulaient parler aux enfants, mais l\u2019avocat de l\u2019école les en a empêchés.«Nous sommes intervenus avant qu\u2019ils aient la chance de parler aux enfants, répond M.Hirsch.Nous avons négocié pour que cela se fasse dans les meilleures conditions possible et avant qu\u2019ils ne partent hier [mercredi], nous avons réussi à nous entendre pour que cela se fasse dans deux semaines, sans la police.Ils pourront faire leur travail.» Ce dernier refuse de préciser quelles sont les demandes exactes du DPJ.Mais il dit agir, depuis avril dernier, à titre de « médiateur » entre les parents et le DPJ.Quant au Directeur de la protection de la jeunesse, il s\u2019est borné à produire un communiqué de presse laconique qui ne précise ni la nature de l\u2019inter vention ni le nombre d\u2019enfants concernés.« L\u2019objectif ultime du DPJ est de rencontrer les enfants afin d\u2019évaluer si leur sécurité ou leur développement est compromis.» Suivi Au cabinet de la ministre déléguée à la Protection de la jeunesse, on précise que dans ce genre de cas, le DPJ intervient généralement auprès des parents pour leur expliquer qu\u2019il faudrait envoyer l\u2019enfant dans une école régulière ou faire l\u2019éducation à la maison.«C\u2019est le DPJ qui va faire ce suivi-là, mais ça dépend de la décision qui sera prise, explique Bianca Boutin.Si [il juge que] le développement n\u2019est pas compromis, le DPJ pourrait fermer le dossier.» Le Devoir ÉCOLES JUIVES Québec menotté, la formation reprend H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa La critique était devenue acerbe et les libéraux l\u2019ont finalement entendue.Le comité parlementaire devant proposer des façons de réformer le mode de scrutin ne conférera plus une majorité aux députés de Justin Trudeau.La question du référendum, elle, reste entière: le premier ministre déplore que ceux-ci aient été des obstacles au changement tandis que le NPD croit qu\u2019un plébiscite n\u2019est plus nécessaire compte tenu du compromis.Les conser vateurs crient à la complicité.Le comité devant entendre des experts sur la réforme électorale devait au départ compter une majorité de libéraux.Et bien qu\u2019une exception eût été faite pour inclure des représentants du Bloc québécois et du Parti vert, qui ne sont pas des formations reconnues à la Chambre des communes, ceux- ci n\u2019y auraient pas eu de droit de vote.Sous la pression du NPD, qui avait fait des changements à la composition du comité l\u2019objet de sa journée d\u2019opposition jeudi, le gouvernement a abdiqué.Les libéraux n\u2019auront que cinq sièges sur douze, les conservateurs en auront trois, le NPD, deux, et le Parti vert et le Bloc, chacun un.Ainsi, aucun par ti ne pourra imposer ses idées sans l\u2019appui d\u2019au moins une autre formation.« Ma priorité [\u2026] est de faire en sorte que le débat ne porte plus sur le processus, mais sur le fond, à savoir la réforme électorale », a expliqué la ministre des Institutions démocratiques, Mar yam Monsef.Justin Trudeau a ajouté que les critiques de l\u2019opposition lui ont fait réaliser que « peut-être nous nous comportions d\u2019une façon qui ressemblait plus au précédent gouvernement que ce que nous avions promis en campagne électorale ».Le NPD était tout sourire.«Si le processus est perçu comment étant équitable et digne de confiance», le résultat risque de l\u2019être tout autant, selon le député Nathan Cullen.Le Parti conservateur, lui, rage.Il estime que le gouvernement a conclu une « entente secrète » avec le NPD qui sape la légitimité du comité.C\u2019est que les conser vateurs exigent que toute réforme soit avalisée par la population lors d\u2019un référendum.Ce scénario semble de moins en moins probable.Référendum?Justin Trudeau a en ef fet rappelé jeudi qu\u2019il a promis que 2015 serait la dernière élection fédérale tenue en vertu du système actuel.« On a vu bien souvent que les référendums sont souvent une façon d\u2019empêcher le changement de se faire », a expliqué M.Trudeau en référence aux précédents référendums provinciaux où le Non l\u2019a emporté.Le conser vateur Alain Rayes raille cette logique.«Ce que M.Trudeau dit à la population canadienne, c\u2019est qu\u2019ils ne sont pas assez intelligents pour dire si le changement du mode de scrutin est bon ou non.» Le Bloc québécois pense la même chose.«Si jamais la population pense Non et dit Non, alors ça veut dire Non.Alors on ne la fait pas, cette réforme », lance le chef par intérim, Rhéal Fortin.Le camp des opposés au référendum est plus nombreux.Nathan Cullen estime maintenant que «si le comité travaille de manière collégiale et collabore, nous ne pensons pas qu\u2019un référendum soit requis ».La chef du Parti vert, Elizabeth May, s\u2019oppose elle aussi à la tenue d\u2019un référendum puisqu\u2019il n\u2019existe aucun plafond de dépenses lors de plébiscites.Avec Marie Vastel Le Devoir RÉFORME DU MODE DE SCRUTIN Trudeau fait volte-face Les libéraux ne seront plus majoritaires au comité parlementaire Aucun parti ne pourra imposer ses idées sans l\u2019appui d\u2019une autre formation Lise Thibault a obtenu sa libération conditionnelle L\u2019ex-lieutenante-gouverneure du Québec, Lise Thibault, a obtenu sa libération conditionnelle.Mme Thibault était donc en mesure de quitter l\u2019établissement de détention Leclerc dès jeudi, mais elle devra respecter certaines conditions.À sa demande, Mme Thibault s\u2019est vu accorder une «sortie préparatoire à la libération conditionnelle».Elle comporte plusieurs conditions et elle doit être renouvelée ponctuellement.Par exemple, le certificat délivré en date de jeudi expire le 17 juillet prochain.Mme Thibault devra entre autres suivre une thérapie, maintenir ses liens familiaux, et dans son cas spécifique, il lui est interdit de gérer des fonds publics ou les finances d\u2019organismes caritatifs, dont la Fondation Lise Thibault.Lise Thibault purgeait sa peine de prison de 18 mois depuis le 25 février.La Presse canadienne Nous n\u2019avons aucune obligation comme école de donner une formation autre que celle que nous donnons Hershber Hirsch, directeur de l\u2019école clandestine « » R O B E R T D U T R I S A C Correspondant parlementaire à Québec L e gouvernement Couillard entend hausser de 50 000 à un maximum de 53 000 les seuils annuels d\u2019immigration pour les deux prochaines années.En 2019, le nombre maximum d\u2019immigrants reçus passerait à 54 500.La ministre de l\u2019Immigration, de la Diversité et de l\u2019Inclusion, Kathleen Weil, a dévoilé jeudi le document La planification de l\u2019immigration au Québec pour la période 2017-2019 qui servira de base à la consultation sur les seuils d\u2019immigration.La consultation statutaire, prévue dans la Loi sur l\u2019immigration, devrait s\u2019amorcer en août ou septembre prochain.En 2017 et 2018, on projette une fourchette variant de 49000 à 53000 immigrants par an, et de 50 500 à 54 500 en 2019.C\u2019est moins que l\u2019objectif de recevoir 60 000 immigrants par an qu\u2019avait évoqué le premier ministre Philippe Couil- lard.Le document sur la politique d\u2019immigration, dévoilé en mars, mentionnait qu\u2019avec un tel seuil, le Québec pourrait éviter un recul du nombre de personnes en âge de travailler.Kathleen Weil reconnaît qu\u2019avec des objectifs moindres, le bassin de main-d\u2019œu- vre rapetissera.« Il faut mieux réussir l\u2019intégration, a-t-elle fait observer.On ne peut pas nier le facteur chômage des personnes immigrantes et la reconnaissance notamment des compétences.C\u2019est des obstacles importants.» Selon le document, l\u2019augmentation envisagée répondra aux besoins économiques du Québec.Aller plus loin poserait des « défis accrus » sur le plan de l\u2019intégration et « pourrait mener à la remise en question par certaines personnes de l\u2019apport de l\u2019immigration».Le parrainage des réfugiés connaît certaines dif ficultés.La ministre a annoncé le lancement d\u2019une vaste consultation « auprès des groupes parrains, des familles réfugiées et de tous les organismes et ministères œuvrant auprès de ceux-ci, afin de bien cerner les besoins et de renforcer notre modèle d\u2019accompagnement».Parmi les objectifs de la planification pluriannuelle, on note une augmentation de la proportion des immigrants qui proviendraient de la filière des travailleurs temporaires, une hausse de 75 % à 85 % des travailleurs qualifiés qui déclarent connaître le français et un maintien de la proportion des travailleurs qualifiés dont la formation est demandée.Le Devoir Les seuils d\u2019immigration haussés Les difficultés d\u2019intégration tempèrent les ambitions de Québec 54 500 Nombre d\u2019immigrants qui seront reçus en 2019 JACQUES NADEAU LE DEVOIR C\u2019était jour de classe normal jeudi à l\u2019école clandestine de la rue du Parc, au lendemain de l\u2019intervention du DPJ. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 3 J U I N 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 L e zouave a les pieds dans l\u2019eau ! C\u2019est sur cette statue d\u2019un soldat de la guerre de Crimée fixée à l\u2019un des piliers du pont de l\u2019Alma que les Parisiens mesurent depuis toujours les crues de la Seine.Malgré leur caractère dramatique pour certains, parions que les inondations qui menacent la France ces jours-ci ont été accueillies comme un baume par le gouvernement de François Hollande.Qu\u2019il était rassurant de voir à la télévision des familles secourues par de valeureux pompiers et des grands-mères hébergées dans des centres d\u2019accueil.Tout un contraste avec les scènes de manifestations, de blocages et d\u2019affrontements qui émaillent le quotidien des Français depuis deux semaines.Et pourtant, «ça va mieux», avait dit le président François Hollande il y a un mois à peine.Oui, oui ça va mieux ! Et le pire, c\u2019est que c\u2019est vrai.En effet, croyez-le ou non, l\u2019économie française connaît une éclaircie.La croissance a atteint 1,5 % en 2015 et, si elle continue à ce rythme, elle pourrait dépasser 2 % en 2016.Malgré un déficit toujours à la traîne, on assiste à une reprise de la consommation.Même le chômage, qui a baissé depuis deux mois consécutifs, est passé sous la barre des 10 %.On compterait même 12 000 jeunes pousses industrielles dans la grande région parisienne.Plus qu\u2019à Londres et à Berlin ! Alors, comment expliquer ces manifestations et cette anarchie qui semblent incontrôlables ?Pourtant, là aussi le mythe ne résiste pas à la réalité.Les grévistes ont rarement été si peu nombreux.Rien à voir avec les manifestations contre le Contrat première embauche en 2006.Et encore moins avec la grande grève générale de 1995.Seule la Confédération générale du travail (CGT) est partie en guerre contre la loi El Khomri réformant le Code du travail alors que la Confédération française démocratique du travail (CFDT) parle, elle, d\u2019« avancées » pour les travailleurs.Il faut savoir que les syndicats français ne représentent qu\u2019une infime partie des salariés.À 8 %, le taux de syndicalisation français est le plus bas de l\u2019Union européenne avec l\u2019Estonie ! Ce qui n\u2019empêche pas les syndicats de négocier pour l\u2019ensemble des salariés.Nous sommes donc devant le paradoxe suivant : moins il y a de syndiqués, plus les syndicats ne représentent que les plus déterminés.Moins les syndicats rassemblent de monde, plus ils doivent recourir à des actions d\u2019éclat pour se faire entendre.Ajoutez à cela quelques grèves d\u2019«opportunité » comme celles des chemins de fer et des contrôleurs aériens qui n\u2019ont rien à voir avec la réforme du Code du travail, et vous aurez la cacophonie qui perdure depuis deux semaines.On a eu un bel exemple de ce radicalisme hors sol le 26 mai dernier lorsque le syndicat du livre a bloqué l\u2019impression de tous les quotidiens qui avaient refusé de publier la lettre ouverte du président de la CGT, Philippe Martinez.Seule l\u2019Humanité a été publiée ce jour-là.Au fond, dans ce conflit, chacun joue une partition sans rapport avec ce projet de loi très édulcoré et somme toute mineur qui ne changera pas grand-chose à la situation de l\u2019emploi en France.La CGT, qui a vu l\u2019ultragauche triompher à son dernier congrès et qui risque de perdre sa place de premier syndicat de France, cherche par tous les moyens à en découdre avec un gouvernement qu\u2019elle sait très vulnérable et très impopulaire.Le premier ministre Manuel Valls n\u2019en espérait pas tant, lui qui cherche à s\u2019imposer à gauche comme celui qui ne recule pas devant les réformes.On se demande même par fois si ce conflit ne lui offrirait pas une exceptionnelle porte de sortie avant la présidentielle de 2017 alors même que le très populaire ministre de l\u2019Économie, Emmanuel Macron, lui fait de l\u2019ombre.Du côté de la présidence, il y a longtemps que le scénario est devenu illisible.On n\u2019a jamais vu un président proposer en fin de mandat une telle réforme, qui ne faisait d\u2019ailleurs pas partie de ses promesses.Un sujet aussi sensible en France aurait dû être présenté au tout début du quinquennat.Contre toute attente, François Hollande a préféré conforter sa gauche en début de mandat avec le mariage homosexuel, alors qu\u2019il la mécontente au moment où il en a le plus besoin.Comprenne qui pourra.Certes, François Hollande est loin d\u2019avoir tous les torts qu\u2019on lui prête.Il se pourrait même que les grandes réformes économiques qu\u2019il a lancées portent leurs fruits.Pourtant, comme pour la déchéance de nationalité, le président semble incapable de faire entendre sa voix.On a rarement vu en France, dans les périodes récentes, une telle déliquescence du pouvoir.Même sur la place de la République, le petit parfum suranné de romantisme révolutionnaire soigneusement alimenté par les médias qui entoure Nuit debout cache mal une mobilisation plus que famélique.Le vrai rebelle qu\u2019est demeuré Renaud ne s\u2019y est pas trompé.La dernière fois qu\u2019il s\u2019est rendu sur la place de la République, ce n\u2019était ni pour soutenir les grévistes ni pour encourager les nuit-de-boutistes.C\u2019était pour défendre les policiers qui ont protégé Charlie Hebdo et qui, pour toute récompense, se font lancer des boules de pétanque et de l\u2019acide dans les manifestations.Tout cela sent terriblement la fin de régime.crioux@ledevoir.com « Ça va mieux » ?CHRISTIAN RIOUX à Paris M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec Le premier ministre Philippe Couillard a tenté d\u2019amorcer jeudi la réhabilitation de l\u2019ex-mi- nistre Sam Hamad, empêtré dans des allégations de trafic d\u2019influence depuis plus de deux mois.Mitraillés par les photographes, les deux hommes se sont dirigés ensemble vers le Salon bleu où le président de l\u2019Assemblée nationale, Jacques Chagnon, s\u2019apprêtait à déposer le rapport de la vérificatrice générale du Québec, Guylaine Leclerc, sur la subvention de 8,5 millions de dollars accordée au printemps 2012 à Premier Tech.L\u2019ancien président du Conseil du trésor a été blanchi par la VG, selon M.Couillard.«Ça montre qu\u2019il ne faut pas porter de jugement trop tôt», a-t-il affirmé plus de deux mois après la diffusion du reportage-choc d\u2019Enquête ayant entraîné la mise à l\u2019écart de M.Hamad du Conseil des ministres.«Mon seul rapport ne peut ni blanchir ni noircir qui que ce soit», a toutefois souligné Mme Leclerc en conférence de presse.D\u2019ailleurs, elle a renvoyé les questions concernant l\u2019« intention» derrière l\u2019octroi de l\u2019aide financière à Premier Tech au commissaire à l\u2019éthique et à la déontologie de l\u2019Assemblée nationale.Elle a pour sa part passé au peigne fin la «procédure» d\u2019octroi de l\u2019aide financière à Premier Tech.Elle y a trouvé des lacunes.Parmi elles, le manque de «documentation».La subvention prévue pour l\u2019entreprise Premier Tech a bondi de 7,5 millions à 8,5 millions durant les «négociations», et ce, sans explications.«Ce n\u2019est pas une bonne pratique», a souligné Mme Leclerc.Le leader parlementaire de l\u2019opposition officielle, Bernard Drainville, est d\u2019avis que « la seule explication possible » de la majoration de la subvention, « c\u2019est le déjeuner à 1 million de dollars » le 9 février 2012 entre le vice-président du conseil d\u2019administration de Premier Tech, Marc-Yvan Côté, et le ministre du Développement économique, Sam Hamad.« Ça fait cher la tranche de bacon », a-t-il lancé en Chambre.Le leader du gouvernement, Jean- Marc Fournier, l\u2019a aussitôt accusé d\u2019«acharnement très mal fondé» et de «salissage systématique» à l\u2019endroit de M.Hamad.Pourtant, «il n\u2019y a rien dans le rapport de la VG qui absout Sam Ha- mad dans le dossier du trafic d\u2019influence chez Premier Tech, au contraire», a soutenu de son côté l\u2019élue solidaire Manon Massé.Informations inexactes Par ailleurs, le gouvernement de Jean Charest a autorisé par décret une subvention de 8,5 millions, mais également un prêt sans intérêt de 11,2 millions provenant du Fonds du développement économique (FDE) sur la base d\u2019informations inexactes et manquantes, estime la VG.Elle a notamment relevé des « inexactitudes» dans les différentes analyses effectuées par Investissement Québec pour établir la valeur économique du projet d\u2019investissement total de 111,2 millions de dollars, portant sur le développement de nouveaux produits et procédés de fabrication ainsi que sur l\u2019amélioration de ses infrastructures et outils technologiques manufacturiers.«Contrairement à ce qui a été présenté dans le mémoire au Conseil des ministres, le ratio de la valeur économique du projet était inférieur au seuil de rentabilité», note-t-elle dans un rapport de 20 pages où le nom de Sam Hamad n\u2019apparaît à aucun endroit.Cela dit, la VG constate que les retombés étaient surévaluées dans quatre autres dossiers sur 20 examinés au hasard.D\u2019autre part, le Conseil des ministres a été privé d\u2019un avis du secrétariat du Conseil du trésor (SCT) stipulant que certaines dépenses d\u2019investissement présentées par Premier Tech \u2014 acquisition de matériel informatique et de logiciels, aménagement de postes de travail, réaménagement du réseau électrique et des conduites d\u2019eau \u2014 «sont discutables», a fait remarquer la VG.Selon la Coalition avenir Québec, Sam Hamad n\u2019est « pas sorti du bois ».« Peut-être que le ministre est blanchi sur les processus que son ministère avait suivis, mais il ne l\u2019est absolument pas pour ses activités douteuses en marge du processus administratif, a affirmé le leader parlementaire ca- quiste, François Bonnardel.Sam Hamad et les apparatchiks libéraux ont festoyé trop vite dans les médias.» Le Devoir RAPPOR T DE LA VÉRIFICATRICE GÉNÉRALE Couillard commence à réhabiliter Hamad Le PM estime que son ex-ministre a été blanchi par la VG\u2026 qui ne va pas aussi loin R O B E R T D U T R I S A C Correspondant parlementaire à Québec L e ministre des Transpor ts, Jacques Daoust, maintient sa version : quand il était ministre de l\u2019Économie, il n\u2019a pas autorisé, ni même été tenu au courant de la décision d\u2019Investissement Québec (IQ) de vendre son bloc d\u2019actions du quincaillier Rona.Jacques Daoust contredit ainsi une information contenue dans le rapport sur la rentabilité et la performance économique d\u2019Investissement Québec qu\u2019a dévoilé, jeudi, la vérificatrice générale (VG) du Québec, Guylaine Leclerc.« Je le maintiens : je n\u2019ai non seulement jamais été informé de ça [la vente des actions de Rona par IQ], je n\u2019ai jamais autorisé ça, on ne m\u2019a pas parlé de ça », a affirmé au Devoir Jacques Daoust.Dans son rapport qui traite, entre autres, de l\u2019intervention menée par IQ à compter d\u2019août 2012 pour empêcher l\u2019américaine Lowe\u2019s de mettre la main sur Rona, la VG écrit que la société d\u2019État a dû demander l\u2019autorisation du gouvernement pour acquérir plus de 100 millions de dollars d\u2019actions du quincaillier québécois puisque l\u2019investissement dépassait la limite permise de 2,5% de la valeur nette de ses actifs.Mais comme les transactions se sont faites à même ses capitaux propres, IQ n\u2019avait pas à obtenir l\u2019aval du gouvernement pour se dépar tir de ces actions, note-t-elle.«Toutefois, les membres du conseil d\u2019administration d\u2019IQ ne considéraient pas avoir toute la latitude pour autoriser la vente sans avoir consulté le gouvernement.D\u2019ailleurs, selon les procès-verbaux du conseil d\u2019administration, ils ont obtenu en décembre 2014 l\u2019accord du ministre avant de vendre la totalité des actions», écrit la VG.Devant les journalistes, au moment de l\u2019annonce de la vente de Rona à Lowe\u2019s au début de février, Jacques Daoust avait répété qu\u2019il n\u2019avait pas été au courant que la société d\u2019État vendait ses actions.Jacques Daoust estime que le rappor t de la VG est exact mais que c\u2019est le procès-verbal sur lequel elle s\u2019appuie qui ne l\u2019est pas.«Du côté du procès-verbal, je ne sais pas où ils ont pris ça, a-t-il dit.C\u2019est rigoureusement inexact.Je mets n\u2019importe qui au défi de me dire : quand est-ce qu\u2019il m\u2019a parlé et dans quel contexte.» La contradiction entre le contenu du rapport et les propos du ministre a fait bondir l\u2019opposition à l\u2019Assemblée nationale jeudi, d\u2019autant plus que le ministre n\u2019a pas fourni de réponse sur le champ.Dans un point de presse, la Coalition avenir Québec a demandé la démission de Jacques Daoust.« Ce ministre a menti aux journalistes, a menti aux parlementaires, a menti aux Québécois », a lancé le leader parlementaire de la CAQ, François Bonnardel.Le leader parlementaire du Parti québécois, Bernard Drainville, a indiqué qu\u2019il attendait les explications du ministre.« Elles sont bien mieux d\u2019être très bonnes et très claires », a-t-il dit.Clé USB Un autre sujet a retenu Jacques Daoust sur la sellette.L\u2019opposition lui a reproché d\u2019avoir rendu publics des documents qui sont vraisemblablement contenus dans la clé USB d\u2019Annie Trudel, notamment un document qu\u2019elle a rédigé en novembre 2015 à titre d\u2019enquêteuse au ministère des Transports.Comment peut-il divulguer des documents qui proviennent de la clé USB alors que l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) refuse que les parlementaires en prennent connaissance ?En soirée jeudi, Jacques Daoust a fourni au Devoir une lettre du commissaire de l\u2019UPAC, Rober t Lafrenière, datée du 1er juin et adressée au sous-ministre aux Transports, Denis Marsolais, autorisant la divulgation de ces documents.Le sous-ministre avait manifestement paré le coup.Le Devoir Jacques Daoust contredit la VG Le ministre maintient qu\u2019il n\u2019était pas au courant de la vente d\u2019actions de Rona par IQ JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE «Peut-être que le ministre [Sam Hamad, photo] est blanchi sur les processus que son ministère avait suivis, mais il ne l\u2019est absolument pas pour ses activités douteuses en marge du processus administratif », a af firmé le leader parlementaire caquiste, François Bonnardel.Rien dans le rapport n\u2019absout Sam Hamad, estiment les partis d\u2019opposition Je n\u2019ai jamais autorisé ça, on ne m\u2019a pas parlé de ça Le ministre Jacques Daoust « » Lire aussi \u203a Intouchable problème.L\u2019éditorial de Brian Myles.Page A 8 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 3 J U I N 2 0 1 6 A 4 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES HEURES DE TOMBÉE La suite des avis se trouve en page B 8 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa - bilité se limite au coût de la parution.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que suite au décès de Henri POISSON, en son vivant domicilié au 2455, rue Évangéline, appartement 405, Québec, Québec, G1E 6G6, survenu le 19 novembre 2014, un inventaire des biens du défunt a été déposé et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Suzanne HOTTE, notaire, sise au 7077, rue Beaubien Est, bureau 201, à Montréal, (QC), H1M 2Y2.Donné ce 1er juin 2016, par Me Suzanne HOTTE, notaire.AVIS DE DEMANDE DE CHANGEMENT DE NOM Prenez avis que RANA AL-HA- JAL, dont l'adresse de domicile est le 406 rue Crépeau, apt 410, Saint-Laurent, QC, H4N 1N3, présentera au Directeur de L'état civil une demande pour changer son nom en celui de RANA HA- GAL.Cet avis a été rempli et signé à Saint-Laurent, le 30 mai 2016, par RANA AL-HAJAL.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL COUR DU QUÉBEC (Division des petites créances) AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (Art.136 et 137 C.p.c.) Avis est donné aux défendeurs ci-dessous mentionnés de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Longueuil situé au 1111 Jacques-Cartier Est, local RC-27, Longueuil, Québec, J4M 2J6, et ce, dans les 30 ou autre nombre de jours indiqué dans l\u2019ordonnance afin de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis des options qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Défendeurs Dernière adresse connue No dossiers Demandeurs GASSE DI CICCO JONATHAN 13-1200 BOUL.DE L'INDUSTRIE, LA PRAIRIE 505-32-035396-168 MPH AVOCATS INC 4355857 CANADA INC.2444, RUE BOILEAU, LONGUEUIL 505-32-032723-141 L.C DESIGN BRIQUES & PAVES INC.CHAPDELAINE JOSIANE 830-400 RUE SOEUR MARIE \u2013ROSE, TERREBONNE 505-32-035328-161 EMILE CLAUDETTE PREVOST LUSSIER SAMUEL A-12 DES LILAS, ST-REMI 505-32-035366-161 MARSOLAIS RICHARD KAHMOUM NAVEED AHMED 160 BOUL.MAPLE GROVE # 1, BEAUHARNOIS 505-32-035369-165 MORIN DAOUD MANTELLO ROBERTO 3-5290 IRVING, LONGUEUIL 505-32-035381-160 TURGEON GUYLAINE JEANTY GERALD 2298 BOUL.WILFRID LAURIER, ST-BRUNO 505-32-035389-163 MORIN DAOUD Le présent avis est publié aux termes d\u2019ordonnances rendues le 31 mai 2016 par le greffier Philippe Dupont.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances l\u2019exigent.À Longueuil, le 31 mai 2016 Philippe Dupont, g.a.c.q.DEMANDE DE DÉROGATION MINEURE AU RÈGLEMENT DE ZONAGE DE L\u2019ARRONDISSEMENT DE RIVIÈRE-DES-PRAIRIES\u2013 POINTE-AUX-TREMBLES (RCA09-Z01, TEL QU\u2019AMENDÉ) AVIS est par la présente donné que le conseil d\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies\u2013Pointe- aux-Trembles étudiera, lors d\u2019une séance extraordinaire qui se tiendra le lundi 20 juin 2016 à compter de 8 h 30, à la Maison du citoyen située au 12090, rue Notre-Dame Est , une (1) demande de dérogation mineure au Règlement de zonage de l\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies\u2013Pointe- aux-Trembles (RCA09-Z01, tel qu\u2019amendé).La demande est relative au pourcentage de la superficie de la façade principale représentant au moins 60% dans un intervalle compris entre la marge de recul avant minimale et la marge de recul avant maximale spécifiée à la grille des spécifications pour le projet de construction d\u2019un bâtiment situé aux 7321, boulevard Henri-Bourassa Est et 11300, 11310 et 11320, avenue Nicolas- Josselin, sur le lot projeté 5 836 165, cadastre du Québec, dans le district de Rivière-des-Prairies, le tout en vertu de l\u2019article 89 du Règlement de zonage de l\u2019arrondissement (RCA09-Z01, tel que modifié), à savoir : \u2022 Permettre que la superficie de la façade principale représente 45 % dans un intervalle compris entre la marge de recul avant minimale et la marge de recul avant maximale spécifiée à la grille des spécifications, plutôt que 60 %.Prenez avis que toute personne intéressée peut se faire entendre par le conseil d\u2019arrondissement relativement à ces demandes, à la date et à l\u2019endroit indiqués ci-dessus.Le présent avis est donné conformément à l\u2019article 145.6 de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme.Montréal, le 3 juin 2016.Le secrétaire d\u2019arrondissement Me Alain Roy, LLM., OMA, avocat Cet avis peut aussi être consulté sur le site Web de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : ville.montreal.qc.ca/rdp-pat Avis public Appel d\u2019offres ARRONDISSEMENT DE ROSEMONT?LA PETITE-PATRIE Appel d\u2019offres Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 11 h à la date ci-dessous, au bureau d\u2019arrondissement de Rosemont?La Petite-Patrie, situé au 5650, rue d\u2019Iberville, 2e étage, Montréal, H2G 2B3, pour: Catégorie : Services professionnels Appel d\u2019offres : RPPS16-05031-OP Descriptif : Retenir les services professionnels d\u2019ingénieurs-conseils pour la réalisation d\u2019études de caractérisation environnementale et géotechnique, le suivi environnemental, ainsi que le contrôle qualitatif des matériaux (2016-2018) pour l\u2019arrondissement de Rosemont\u2014La Petite- Patrie Date d\u2019ouverture : 20 juin 2016 à 11 h Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Pour de plus amples renseignements, veuillez nous envoyer un courriel à l\u2019adresse suivante : jregis@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 3 juin 2016 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1-866-669- 7326 ou au 514-856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement audit bureau d\u2019arrondissement, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal (Arrondissement de Rosemont?La Petite-Patrie) ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, ce 3 juin 2016 Me Karl Sacha Langlois, LL.L., B.A.A., OMA Secrétaire d\u2019arrondissement Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR (1) Restaurant pour (vendre) et (1) Restaurant pour (vendre) sur terrasse Addition de (1) permis de Bar sur terrasse suite à la cession (publication amendée) (1) Restaurant pour (vendre) Changement de catégorie du permis de Restaurant pour (vendre) à permis de Restaurant pour (servir) 1814, boulevard de la Côte-Vertu Montréal (Québec) H4L 2A6 6950, rue Saint- Hubert Montréal (Québec) H2S 2M9 885, boulevard Décarie Montréal (Québec) H4L 3M2 4031, boulevard Henri-Bourassa Est Montréal (Québec) H1H 1L2 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Restaurant Zenobia Inc.RESTAURANT ZENOBIA 1814, boulevard de la Côte-Vertu Montréal (Québec) H4L 2A6 Dossier : 2 284 552 9317-7111 Québec Inc.RESTAURANT NICKEL'S 6950, rue Saint- Hubert Montréal (Québec) H2S 2M9 Dossier : 1 190 263 9278-3588 Québec Inc.AVE SÉOUL 885, boulevard Décarie Montréal (Québec) H4L 3M2 Dossier : 1 032 093 9215-6306 Québec Inc.VINCENT SOUS- MARINS MTL-NORD 4031, boulevard Henri-Bourassa Est Montréal (Québec) H1H 1L2 Dossier : 1 024 454 (1) Bar (1) Restaurant pour (vendre) (1) Restaurant pour (vendre) 9290-9555 Québec Inc.BRASSERIE FIGARO 6430, boulevard Saint-Laurent Montréal (Québec) H2S 3C4 Dossier : 358 937 9340-8490 Québec Inc.À VENIR 1832, rue Sainte- Catherine Ouest Montréal (Québec) H3H 1M1 Dossier : 168 716 9257-9259 Québec Inc.RESTAURANT LE BOULEVARD 11810, de La Rivière des Prairies Montréal (Québec) H1C 1P9 Dossier : 4 325 015 6430, boulevard Saint-Laurent Montréal (Québec) H2S 3C4 1832, rue Sainte-Catherine Ouest Montréal (Québec) H3H 1M1 11810, de La Rivière des Prairies Montréal (Québec) H1C 1P9 Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins de l\u2019agent Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins de l\u2019agent 1900, rue Dickson Montréal (Québec) H1N 2H8 1595, rue Dickson Montréal (Québec) H1N 3T4 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Brasseurs de Montréal inc.A/s : Mme Denise Mérineau 1483, rue Ottawa Montréal (Québec) H3C 1S9 Dossier : 55-30-1722 Brasseurs de Montréal inc.A/s : Mme Denise Mérineau 1483, rue Ottawa Montréal (Québec) H3C 1S9 Dossier : 55-30-1723 Demande de permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins de l\u2019agent Demande de permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins de l\u2019agent Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins de l\u2019agent Moosehead Breweries Limited A/s : Me Daniel Cayer CAYER OUELLETTE & ASSOCIÉS 2400, avenue de Bourgogne Chambly (Québec) J3L 2A4 Dossier : 55-30-1716 Groupe Versay inc.A/s : M.Jean- François Bieler 1459, rue Ottawa Montréal (Québec) H3C 1S9 Dossier : 55-30-1719 Brasseurs de Montréal inc.A/s : Mme Denise Mérineau 1483, rue Ottawa Montréal (Québec) H3C 1S9 Dossier : 55-30-1721 5585, rue de la Roche Montréal (Québec) H2J 3K3 1380, rue William, local 1050 Montréal (Québec) H3C 1R5 1500, rue Notre-Dame Est Montréal (Québec) H2L 2R4 Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse sur le domaine public 3 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse sur le domaine public Changement de capacité de 1 Bar 1 Bar sur terrasse (suite à une cession) 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse sur domaine public 17, rue Prince- Arthur Est Montréal (Québec) H2X 1B2 6825, boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2S 3C8 901, rue Sherbrooke Est Montréal (Québec) H2L 1L3 2153, rue Crescent Montréal (Québec) H3G 2C1 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 9255-3502 Québec inc.LE FUMOIR RUBS 17, rue Prince- Arthur Est Montréal (Québec) H2X 1B2 Dossier : 421-115 9341-3037 Québec inc.PIZZA PASTA GRILIATA AMICI 6825, boul.Saint- Laurent Montréal (Québec) H2S 3C8 Dossier : 315-242 Pamika Brasserie Thai inc.PAMIKA BRASSERIE THAI 901, rue Sherbrooke Est Montréal (Québec) H2L 1L3 Dossier : 291-153 8702837 Canada Inc.RESTAURANT LE POKÉ BAR 2153, rue Crescent Montréal (Québec) H3G 2C1 Dossier : 237-495 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse Changement de capacité de 1 Bar sur terrasse au 5e étage Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse sur le domaine public 3 Bars dont 1 sur terrasse sur domaine public Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre (suite à une cession) Addition de danse et spectacles sans nudité dans 1 Restaurant pour vendre existant 9337-0948 Québec Inc.RESTAURANT BRIT & CHIPS 1390, boul.de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3G 2E4 Dossier : 4326-278 Pandore Inc.PANDORE 2, rue Sainte- Catherine Est, 6e Montréal (Québec) H2X 1K4 Dossier : 3172-566 9190-7121 Québec inc.LES TROIS BRASSEURS 732, rue Sainte- Catherine Ouest Montréal (Québec) H3B 1B9 Dossier : 2135-580 7501412 Canada Inc.SPORTS DIRECT 862-A, rue Sainte- Catherine Est Montréal (Québec) H2L 2E3 Dossier : 1176-783 9257-6479 Québec inc.RESTO SALON HAVANA 73, rue Prince- Arthur Est Montréal (Québec) H2X 1B4 Dossier : 426-627 1390, boul.de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3G 2E4 2, rue Sainte- Catherine Est, 6e Montréal (Québec) H2X 1K4 732, rue Sainte- Catherine Ouest Montréal (Québec) H3B 1B9 862-A, rue Sainte- Catherine Est Montréal (Québec) H2L 2E3 73, rue Prince- Arthur Est Montréal (Québec) H2X 1B4 AVIS est donné, en vertu de l\u2019article 28 de la Loi sur les cités et villes (RLRQ, chapitre C-19), que la Ville de Montréal a autorisé l\u2019aliénation de biens au cours du mois d\u2019avril 2016 : Vente à Société de transport de Montréal d\u2019un immeuble constitué du lot 5 515 316 du cadastre du Québec, situé au sud-ouest de la rue Sanguinet entre l\u2019avenue Viger et l\u2019autoroute Ville-Marie, d\u2019une superficie en tréfonds de 270,5 m² et d\u2019une superficie en espace aérien de 103,4 m², dans l\u2019arrondissement de Ville-Marie, pour 244 500 $.(CG16 0236) Vente à Méta d\u2019Âme d\u2019un terrain constitué du lot 2 213 911 du cadastre du Québec, situé du côté est du boulevard Pie-IX, au sud de la 39e Rue, d\u2019une superficie de 283,5 m², dans l\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc-Extension, pour 35 000 $.(CM16 0465) Vente à Gwendolyn Patricia Tillotson, Gillian Tillotson et David Adams d\u2019un terrain constitué du lot 1 169 557 du cadastre du Québec, adjacent au 12730, rue Tracy, d\u2019une superficie de 94,2 m², dans l\u2019arrondissement de Pierrefonds-Roxboro, pour 5 888 $.(DA154501006) Cession à Angelo Moro de tous les droits, titres et intérêts que la Ville pourrait détenir dans un terrain constitué du lot 1 056 075 du cadastre du Québec, situé au 12175, 6e Avenue, d\u2019une superficie de 707,8 m², dans l\u2019arrondissement de Rivière-des- Prairies\u2013Pointe-aux-Trembles, à titre gratuit.(DA164501002) Le 3 juin 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Aliénation de biens ESPACE POUR LA VIE Direction de l\u2019administration et des services techniques Catégorie : travaux Appel d\u2019offres : BI-00030 Espace pour la vie Installation d\u2019un réseau de bornes de recharge pour voiture électrique Descriptif : Les travaux consistent à installer un réseau de trois (3) bornes de recharge pour voiture électrique dans les aires de stationnement des Espaces pour la vie soit une au stationnement du Jardin Botanique, une au stationnement de l\u2019Insectarium et une dans le stationnement du centre Pierre-Charbonneau pour le Biodôme et à effectuer les travaux connexes d\u2019électricité, civil et horticulture.L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 13 juin 2016 est reportée au 20 juin 2016 à 14 h au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6.Montréal, le 03 juin 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 16-15215 Services professionnels en architecture et en ingénierie pour le projet de réfection générale du Bain Saint-Michel L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 6 juin 2016 est reportée au 13 juin 2016 à 14 h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 3 juin 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE LONGUEUIL COUR SUPÉRIEURE No 505-05-010396-130 No ETA-2368-13 AGENCE DU REVENU DU QUEBEC Partie demanderesse 9118-3186 QUEBEC INC.Partie défenderesse PRENEZ AVIS que le 14/06/2016 à 10:00 AU 582, TOURAINE #400 BOUCHERVILLE District de LONGUEUIL seront vendus par autorité de justice les biens et effets de 9118-3186 QUEBEC INC.saisis en cette cause soit EQUIPEMENTS ET ACCESSOIRES SERVANT A L'EXPLOITATION D'UN RESTAURANT CONDITIONS ARGENT OU CHEQUE VISE.ERIC MOREL HUISSIER DE L'ETUDE PHILIPPE ET ASSOCIES HUISSIERS DE JUSTICE 165 DU MOULIN ST-EUSTACHE QUEBEC J7R 2P5 TEL 450-491-7575 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE LONGUEUIL COUR DU QUEBEC (CHAMBRE CIVILE) No 505-02-039145-150 No ETA-1890-15 AGENCE DU REVENU DU QUEBEC Partie demanderesse 9118-3186 QUEBEC INC.Partie défenderesse PRENEZ AVIS que le 14/06/2016 à 10:00 AU 582, TOURAINE #400 BOUCHERVILLE District de LONGUEUIL seront vendus par autorité de justice les biens et effets de 9118-3186 QUEBEC INC.saisis en cette cause soit EQUIPEMENTS ET ACCESSOIRES SERVANT A L'EXPLOITATION D'UN RESTAURANT CONDITIONS ARGENT OU CHEQUE VISE.ERIC MOREL HUISSIER DE L'ETUDE PHILIPPE ET ASSOCIES HUISSIERS DE JUSTICE 165 DU MOULIN ST-EUSTACHE QUEBEC J7R 2P5 TEL 450-491-7575 AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est donné de la clôture de l'inventaire de la succession de Josée BÉLEC, en son vivant domiciliée et résidant au 800, Chemin de la Baie, Rigaud (Québec) J0P 1P0, et décédée le 3 janvier 2016 à Montréal.Cet inventaire peut être consulté par toute personne ayant un intérêt, à l'étude de Me Roland VAILLANCOURT, notaire, au 238, boulevard Ste-Rose, Laval (Québec) H7L 1L6.Laval, le 31 mai 2016.Élisabeth DE LUCA, liquidatrice AVIS DE DEMANDE DE CHANGEMENT DE NOM Prenez avis que ELIE EL BA- TAH, dont l'adresse de domicile est le 406 rue Crépeau, apt 410, Saint-Laurent, QC, H4N 1N3, présentera au Directeur de L'état civil une demande pour changer son nom en celui de ELI BATAH et, en sa qualité de père, pour changer le nom de RAYAN EL BATAH en celui de RYAN BA- TAH, de ANDY EL BATAH en celui de ANDY BATAH.Cet avis a été rempli et signé à Saint-Laurent, le 30 mai 2016, par ELIE EL BATAH. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 3 J U I N 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 Montréal : 4875, Jean-Talon Ouest · (514) 344-8555 · 1 (866) 747-8555 Laval : 2267, boul.Le Corbusier · (450) 682-8280 www.abatjourillimites.ca \u2022 Plus de 5,000 abat-jour en magasin.\u2022 Le plus grand choix au Canada.\u2022 Service de recouvrement sur mesure.\u2022 Apportez votre pied de lampe pour un ajustement parfait.Présentez ce coupon au moment de l\u2019achat.Excluant les commandes.Aucun ajustement de prix sur les commandes ou achats antérieurs.Valide du 3 juin au 31 août 2016.OBTENEZ 20% de rabais sur TOUS nos abat-jour 40%de rabais sur TOUS nos pieds de lampes et I S A B E L L E P O R T E R à Québec Dans son dernier rapport, le commissaire à la santé et au bien-être, Robert Salois, a invité le réseau de la santé à s\u2019inspirer des façons de faire de cinq urgences québécoises qui sont parvenues à réduire les temps d\u2019attente.Le rapport montre que l\u2019attente est de loin plus importante au Québec que dans les autres provinces canadiennes, aux États-Unis et dans certains pays d\u2019Europe.Pas moins de 35 % des patients y attendent plus de cinq heures contre 15% en Ontario, 5 % aux États-Unis et autant en Allemagne.Le commissaire Salois indique que 61 % des visites à l\u2019urgence ont un niveau de priorité 4 ou 5 et auraient dû être traitées ailleurs.Pour réduire l\u2019engorgement, il recommande notamment au réseau de s\u2019inspirer des urgences qui réussissent le mieux au Québec.D\u2019où le nom du rapport « Apprendre des meilleurs », qui cite en exemple cinq cas.Hôpital Sainte-Croix (Drummond- ville, 43 000 visites).Dans cet hôpital de taille moyenne, les patients de l\u2019urgence qui ont besoin d\u2019un scan ou d\u2019une échographie ont la possibilité de prendre rendez-vous en consultation externe le lendemain pour éviter de passer la nuit à l\u2019hôpital inutilement.Le commissaire salue aussi la création à même l\u2019urgence d\u2019une clinique sans rendez-vous consacrée aux patients qui n\u2019ont pas de médecin de famille.L\u2019hôpital a également créé u n c o m i t é q u i s e r é u n i t chaque semaine pour trouver des façons de réduire les délais d\u2019attente.Les gestionnaires de tous les services en font partie.Enfin, l\u2019urgence bénéficie d\u2019un réseau de cliniques locales qui of frent des plages horaires les soirs et les fins de semaine.Malheureusement, ce réseau est «menacé» parce que ses pratiques ne « respectent pas » le modèle développé par le ministère pour les GMF, déplore-t-on.Hôtel-Dieu de Lévis (62 000 visites).À l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis, à peine 2 % des patients quittent l\u2019urgence sans avoir été vus alors que la moyenne ailleurs est de 9 %.L\u2019attente est suivie de près dans cet hôpital où des délais maximums sont établis pour chaque cas de figure.En guise de rappel, un écran associe chacun des patients sur civière à une couleur qui indique la cause de l\u2019attente.« On peut donc voir en temps réel les patients en attente d\u2019un lit (et depuis combien de temps), ou encore ceux qui sont en attente d\u2019un résultat d\u2019examen.» Le commissaire attribue aussi une bonne part du succès de l\u2019urgence à l\u2019équipe réunissant des infirmières et médecins très expérimentés (plus de 10 ans d\u2019expérience) qui ont l\u2019habitude de travailler ensemble.L\u2019Hôpital de La Baie (22 000 visites).L\u2019urgence de cet hôpital est toute petite (seulement 1 médecin d\u2019urgence et 7 civières), mais très efficace, note-t-on.Contrairement à ce qui se fait ailleurs, les patients qui doivent y être hospitalisés sont tous admis par l\u2019urgento- logue.Apparemement, cela permet de gagner du temps parce qu\u2019il n\u2019est pas requis d\u2019attendre que d\u2019autres médecins se libèrent pour faire l\u2019admission.De plus, cela permet d\u2019admettre des patients toute la nuit puisque l\u2019urgence est ouver te en tout temps.Le commissaire note aussi que « plusieurs des traitements à l\u2019urgence sont réalisés directement par les infirmières » parce qu\u2019il n\u2019y a pas de techniciens en inhalothérapie, par exemple.Bref, ça roule parce que « le patient n\u2019attend pas du personnel extérieur à l \u2019urgence ».Entre autres bonnes idées, l\u2019Hôpital a aussi mandaté une personne pour faire exclusivement le suivi des ha- b i t u é s d e l \u2019 u r g e n c e ( l e s « grands consommateurs ») dans le but d\u2019établir une stratégie de soins ciblée.Hôpital général juif (80 000 visites).Même si son urgence est la plus achalandée au Québec, l\u2019Hôpital général juif est le plus efficace dans la catégorie des grands hôpitaux.On y attend en moyenne 3,5 heures pour voir un médecin spécialiste (contre 5,9 heures ailleurs).Le commissaire attribue ce succès en bonne partie au leadership des patrons de l\u2019Hôpital qui ont implanté la méthode Lean, notamment le p.-d.g.Lawrence Rosenberg et le médecin-chef de l \u2019urgence Er nesto Schif frin.Chaque jour, le p.-d.g.reçoit un « bulletin de performance » sur ce qui se passe à l \u2019urgence avec 15 indicateurs différents.Son contenu est d\u2019ailleurs public « afin de valoriser une culture de transparence et de per formance qui permet à chaque médecin de s\u2019améliorer ».Cer tains médecins de l\u2019urgence sont mandatés pour améliorer l\u2019ef ficacité du service et sont dédommagés financièrement par leurs collègues pour le faire.Le Centre Paul-Gilbert (Charny, 50 000 visites).Même si son urgence est modeste, sans lits et fermée de nuit, le Centre d\u2019hébergement de Charny a un for t roulement et seulement 2 % quittent son urgence sans avoir été vus.Là aussi, on a implanté la méthode Lean en misant sur un duo médecin-infirmière particulièrement intégré.Le Devoir Des urgences en exemple Le réseau de la santé devrait s\u2019inspirer de ceux qui réussissent bien, dit le commissaire à la santé L I S A - M A R I E G E R V A I S L ivia Dallaire n\u2019a rien trouvé de drôle dans la mise en scène du gag Juste pour rire dont elle a été la victime mardi.Mais alors là, pas du tout.Pour elle, un faux col bleu un peu gauche qui la drague de façon désagréable dans un parc pour ensuite lui montrer une caméra cachée n\u2019a rien d\u2019une farce\u2026 même plate.«C\u2019est ça l\u2019humour?C\u2019est du harcèlement scénarisé qui m\u2019a été imposé », s\u2019indigne la jeune femme de 19 ans.Son coup de gueule, qu\u2019elle a publié sur Facebook, a beaucoup fait réagir.Dans une entrevue au Devoir, elle raconte qu\u2019elle attendait un ami au parc lorsqu\u2019elle s\u2019est fait demander par une photographe travaillant soi-disant pour la Ville de Montréal si elle acceptait de se faire prendre en photo pour un site Internet.Après avoir signé un formulaire de consentement très succinct et « bidon » et où elle n\u2019a pas vu la mention « Juste pour rire », Livia Dal- laire a vu s\u2019éclipser la photographe qui a prétexté un changement de car te mémoire.Est alors apparu un jardinier de la Ville qui s\u2019est mis à la draguer avec des phrases telles que « Je suis sûr que tu aimerais te faire prendre en photo avec un beau jardinier célibataire\u2026 » Livia dit avoir frémi.« Il me regardait avec des yeux de gros dude rapace», raconte- t-elle, encore troublée.Au milieu de la mise en scène, le faux jardinier tombe par terre parce que s\u2019avance le pick-up sur lequel il était accoté.Livia dit que c\u2019est le seul moment où elle a ri, pensant «bien fait pour lui».Le jardinier peste contre son collègue qui a fait avancer le camion.« Pas moyen de cruiser une fille en paix», crie-t-il devant Livia, qui sent l\u2019agressivité monter d\u2019un cran.Toujours insistant, il finit par s\u2019asseoir sur le banc avec la jeune femme et lui passe le bras autour du cou.«C\u2019est là qu\u2019il m\u2019a pointé les caméras.Bienvenue à Juste pour rire ! Je n\u2019étais pas hilare », se rembrunit Livia, qui dit avoir eu les larmes aux yeux.Sous les rires de l\u2019équipe de tournage, elle était sous le choc.« Réalisez-vous que votre joke, c\u2019est du harcèlement de rue et que j\u2019en vis tous les jours?» a-t-elle lancé.Si Livia a particulièrement été bouleversée par ce gag, c\u2019est qu\u2019elle se dit elle-même sur vivante d\u2019agressions.«J\u2019ai trouvé ça dégradant.J\u2019étais coincée et je ne me sentais pas en sécurité.» N\u2019empêche.Ce type de « joke» n\u2019est drôle pour aucune femme ni personne, insiste-t-elle.Elle invite d\u2019ailleurs les femmes piégées qui se sont senties inconfortables à la contacter.Terrain miné Drôle?Plutôt facile, tordu et pervers, croit Isabelle Boisclair, professeure à l\u2019Université de Sherbrooke et spécialiste des théories féministes.Elle qualifie non seulement ce gag «d\u2019humour de mononcle d\u2019une autre époque », mais trouve encore plus consternant que quelqu\u2019un dans l\u2019équipe de Juste pour rire y ait pensé.«Quelqu\u2019un s\u2019est dit, on va harceler une femme pour la choquer et ça va être drôle», dit-elle.« Je n\u2019ai pas vu la capsule, mais je cherche c\u2019était quoi le gag et je ne le saisis pas», note pour sa part Louise Richer, directrice générale de l\u2019École natio- na le de l \u2019humour.Certes, le malaise est souvent à la base d\u2019un gag, mais dans un cas comme celui-ci, il faut user de pr udence pour ne pas qu\u2019il devienne une menace, ajoute-t-elle.«C\u2019est un terrain délicat, d\u2019autant plus aujourd\u2019hui.Quand on sait combien de femmes ont fait l\u2019objet d\u2019agressions de mineures à majeures\u2026 C\u2019est à prendre en considération.» Alors que les cas de Jian Ghomeshi et de Marcel Aubut et les controverses sur la liberté d\u2019expression en humour font les manchettes ces jours- ci, vaut mieux être vigilant.«Il faut être en mesure de capter l\u2019air ambiant et les sensibilités.Surtout quand tu entres dans la vie des gens pour les piéger », croit Mme Richer.Juste pour rire n\u2019a pas rappelé Le Devoir.Le producteur exécutif Pierre Girard, présent au moment du tournage, a toutefois dit au Huffington Post qu\u2019il ne comprend pas que Livia Dallaire soit indignée, puisqu\u2019il l\u2019a vu rire.Pour lui, en faisant passer les gars comme «des épais», c\u2019était plutôt à l\u2019image des hommes qu\u2019il s\u2019attaquait.L\u2019extrait sur Livia ne sera pas diffusé.Le Devoir Juste pour rire retire un gag aux allures de harcèlement Une jeune femme a trouvé dégradante la mise en scène dont elle a été victime Le producteur exécutif dit ne pas comprendre l\u2019indignation de la jeune femme La sculpture hommage à Jutra démantelée La sculpture L\u2019hommage à Claude Jutra, installée dans le parc Claude-Jutra, à Montréal, a été démantelée jeudi.L\u2019œuvre de Charles Daudelin était protégée par une boîte de bois depuis février en raison d\u2019actes de vandalisme liés aux allégations de pédophilie à l\u2019endroit du défunt réalisateur.La Ville avait caché la sculpture, qui représente une caméra, en attendant de statuer sur son sort.Le commissaire à la santé et au bien-être, Robert Salois, croit comme le ministre Gaé- tan Barrette que les médecins devraient prolonger leurs horaires de travail la fin de semaine pour réduire les délais d\u2019attente à l\u2019urgence.Or, il n\u2019est pas pour autant gagné au modèle des super- cliniques.« Cela pourrait sensiblement augmenter l\u2019accès des patients à la première ligne », écrit-il dans un rapport sur la performance des urgences présenté jeudi.« Toutefois, plusieurs questions restent en suspens.» Le commissaire Salois note qu\u2019avec les supercliniques, le patient sera vu par un autre médecin que le sien.«Le même problème qu\u2019à l\u2019urgence surviendra», écrit-il en parlant d\u2019un «bris dans la continuité des soins».Il se demande en outre si les patients «attendront plus ou moins longtemps» en super- clinique comparativement à l\u2019urgence.Enfin, il « faudra déterminer» si les résultats obtenus sont à la hauteur des investissements, avance-t-il.«Avant d\u2019agrandir ma maison, je vais vouloir savoir si j\u2019utilise toutes les pièces », a ajouté le commissaire en conférence de presse.À son avis, les solutions « existent déjà » et les réussites de certaines urgences québécoises montrent qu\u2019il est possible de réduire les délais.Scepticisme autour des supercliniques Médecine : les étudiantes discriminées ?La Fédération des médecins résidents du Québec (FMRQ) s\u2019inquiète du nombre croissant d\u2019étudiantes en médecine à la recherche de postes de résidence qui se disent questionnées par les établissements sur leur projet de maternité et leur désir d\u2019avoir des enfants.Au moment où la proportion de femmes dans les programmes de résidence en médecine atteint près de 60 %, la FMRQ craint qu\u2019il ne s\u2019exerce dans le réseau de la santé une forme de discrimination voilée auprès des futures médecins.Et cela, parce que le syndicat des jeunes médecins a reçu plus d\u2019une dizaine de plaintes à cet effet au cours de la dernière année.«On ne souhaite pas qu\u2019un enjeu de genre féminin joue à l\u2019encontre des jeunes femmes médecins, non seulement lors de leur résidence, mais plus tard pour un poste quand elles auront achevé leurs études.Le seul fait de poser cette question en 2016 est illégal », dénonce la Dre Annie Trépanier, présidente de la FMRQ.Bien que la Fédération des médecins résidents ne soit pas en mesure de chiffrer l\u2019ampleur du phénomène, le nombre de plaintes reçues a poussé la FMRQ à enclencher un sondage auprès de ses 3500 membres pour avoir l\u2019heure juste.Le Devoir C\u2019est un terrain délicat, d\u2019autant plus aujourd\u2019hui.Quand on sait combien de femmes ont fait l\u2019objet d\u2019agressions de mineures à majeures\u2026 C\u2019est à prendre en considération.Louise Richer, directrice de l\u2019École nationale de l\u2019humour « » JEAN-PIERRE PAQUET L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 3 J U I N 2 0 1 6 A 6 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 58.30 0.55 0.95 655 Canadian-Tire CTC.A 142.65 0.21 0.15 159 Cogeco CCA 67.96 -0.28 -0.41 52 Corus CJR.B 12.73 0.10 0.79 275 Groupe TVA TVA.B 4.15 0.01 0.24 1 Jean Coutu PJC.A 20.69 0.06 0.29 192 Loblaw L 71.43 0.36 0.51 265 Magna MG 53.04 0.19 0.36 1361 Metro MRU 44.91 0.25 0.56 277 Quebecor QBR.B 37.49 0.03 0.08 298 Rona RON 23.99 0.00 0.00 0 Saputo SAP 39.24 0.10 0.26 474 Shaw SJR.B 25.06 0.01 0.04 422 Dollarama DOL 91.62 0.51 0.56 357 Tim Hortons THI 99.00 0.00 0.00 0 Transat A.T.TRZ 7.84 -0.19 -2.37 59 Yellow Media Y 19.40 0.46 2.43 33 S&P TSX SPTT14136.99 73.45 0.52 159506 S&P TX20 TX20 587.71 2.32 0.40 81325 S&P TX60 TX60 825.94 4.94 0.60 81207 S&P TX60 Cap.TX6C 913.32 5.46 0.60 81207 Cons.de base TTCS 519.96 3.23 0.63 2703 Cons.discré.TTCD 171.47 0.54 0.32 7284 Énergie TTEN 189.89 2.03 1.08 44034 Finance TTFS 251.14 1.14 0.46 17102 Aurifère TTGD 210.03 0.86 0.41 45701 Santé TTHC 93.69 -2.05 -2.14 6631 Tech.de l\u2019info TTTK 54.84 0.39 0.72 4117 Industrie TTIN 179.11 0.43 0.24 7892 Matériaux TTMT 223.64 1.38 0.62 54883 Immobilier TTRE 294.11 0.72 0.25 4384 Télécoms TTTS 148.86 0.20 0.13 2819 Sev.collect.TTUT 232.76 0.86 0.37 3252 Métaux/minerals TTMN 509.91 1.84 0.36 12659 TSX Venture JX 678.33 2.31 0.34 75621 Cameco CCO 15.19 0.30 2.01 896 Canadian Natural CNQ 38.55 0.62 1.63 1800 Canadian Oil Sands COS 9.93 0.00 0.00 0 Enbridge ENB 52.96 0.48 0.91 793 EnCana ECA 10.55 0.19 1.83 6085 Enerplus ERF 7.60 0.39 5.41 2967 Pengrowth Energy PGF 2.36 0.06 2.61 1573 Pétrolière Impériale IMO 41.49 0.03 0.07 312 Suncor Energy SU 35.96 0.60 1.70 2257 Cenovus Energy CVE 19.95 0.04 0.20 1292 TransCanada TRP 55.68 0.45 0.81 1058 Valener VNR 22.36 0.01 0.04 158 Air Canada AC 9.73 0.05 0.52 810 Bombardier BBD.B 1.99 -0.01 -0.50 1862 CAE CAE 16.61 -0.08 -0.48 178 Canadien Pacifique CP 170.66 -0.19 -0.11 192 Chemin de fer CN CNR 77.15 -0.05 -0.06 872 SNC-Lavalin SNC 53.07 0.05 0.09 297 Transcontinental TCL.A 20.07 0.23 1.16 89 TransForce TFI 24.29 -0.12 -0.49 43 B.CIBC CM 102.21 0.28 0.27 963 B.de Montréal BMO 82.66 0.31 0.38 1065 B.Laurentienne LB 52.74 0.85 1.64 174 B.Nationale NA 44.39 1.19 2.75 2478 B.Royale RY 79.62 0.52 0.66 2207 B.Scotia BNS 65.45 0.56 0.86 1937 B.TD TD 57.58 0.22 0.38 2036 Brookfield Asset BAM.A 46.22 0.20 0.43 469 Cominar Real CUF.UN 17.10 0.06 0.35 115 Corp.Fin.Power PWF 31.63 0.00 0.00 243 Fin.Manuvie MFC 19.42 0.07 0.36 1881 Fin.Sun Life SLF 45.14 0.01 0.02 603 Great-West Lifeco GWO 35.01 -0.03 -0.09 231 Industrielle All.IAG 42.44 -0.06 -0.14 88 Power Corporation POW 29.48 0.03 0.10 471 TMX X 52.32 0.01 0.02 11 Agrium AGU 119.35 1.10 0.93 182 Barrick Gold ABX 22.23 0.16 0.72 3187 Goldcorp G 22.23 0.25 1.14 2296 Kinross Gold K 5.69 0.07 1.25 6757 Mines Agnico-Eagle AEM 59.14 0.13 0.22 499 Potash POT 21.63 0.24 1.12 1989 Teck Resources TCK.B 12.91 0.31 2.46 4052 Fortis FTS 41.14 0.05 0.12 567 TransAlta TA 6.44 0.08 1.26 543 BlackBerry BB 9.58 0.11 1.16 745 CGI GIB.A 61.53 0.52 0.85 304 BCE BCE 60.51 0.08 0.13 856 Manitoba Telecom MBT 37.90 0.04 0.11 434 Rogers RCI.B 50.26 0.12 0.24 735 Telus T 41.53 0.03 0.07 794 iShares DEX XBB 32.00 0.10 0.31 31 iShares MSCI XEM 24.53 0.25 1.03 5 iShares MSCI EMU EZU 33.12 0.00 0.00 0 iShares S&P 500 XSP 24.25 0.06 0.25 423 iShares S&P/TSX XIC 22.47 0.12 0.54 414 KINROSS GOLD CORP K 5.69 0.07 1.25 6757 ENCANA CORP ECA 10.55 0.19 1.83 6085 BAYTEX ENERGY CORP BTE 6.48 0.13 2.05 5141 YAMANA RES INC YRI 5.55 0.05 0.91 5040 FIRST QUANTUM FM 8.60 -0.06 -0.69 4820 HB NYMEX CL BULL HOU 10.24 -0.11 -1.06 4237 TECK COMINCO CL B TCK.B 12.91 0.31 2.46 4072 CONCORDIA HEALTH CXR 36.75 -3.77 -9.30 4005 BARRICK GOLD CORP ABX 22.23 0.16 0.72 3187 ENERPLUS CORP ERF 7.60 0.39 5.41 2967 ENERPLUS CORP ERF 7.60 0.39 5.41 2967 PAINTED PONY PPY 7.91 0.40 5.33 1880 GUYANA GOLDFIELDS GUY 7.60 0.30 4.11 751 CREW ENERGY INC CR 5.79 0.21 3.76 881 KNIGHT GUD 8.60 0.29 3.49 465 SECURE ENERGY SES 9.21 0.29 3.25 367 PRECISION DRILLING PD 6.08 0.19 3.23 1420 BIRCHCLIFF ENERGY BIR 5.84 0.18 3.18 803 WASTE CONNECTIONS WCN 90.55 2.50 2.84 585 HORIZONS BETAPRO HVI 12.00 0.33 2.83 253 CONCORDIA HEALTH CXR 36.75 -3.77 -9.30 4005 HORIZONS BETAPRO HVU 11.74 -0.70 -5.63 831 DIVIDEND 15 SPLIT DFN 10.41 -0.48 -4.41 356 PARAMOUNT RES LTD POU 8.20 -0.31 -3.64 1462 CENTERRA GOLD INC CG 6.46 -0.16 -2.42 621 TORC OIL & GAS LTD TOG 8.01 -0.18 -2.20 1114 BADGEER BAD 22.55 -0.50 -2.17 197 WESTJET AIRLINES WJA 22.96 -0.48 -2.05 555 NOVAGOLD RESOURCES NG 6.87 -0.14 -2.00 443 DOMINION DIAMOND DDC 13.49 -0.24 -1.75 117 WASTE CONNECTIONS WCN 90.55 2.50 2.84 585 NATIONAL BANK of NA 44.39 1.19 2.75 2478 AGRIUM INC AGU 119.35 1.10 0.93 189 LAURENTIAN BANK of LB 52.74 0.85 1.64 174 DETOUR GOLD CORP DGC 27.23 0.65 2.45 1058 RESTAURANT BRANDS QSR 54.57 0.64 1.19 279 CANADIAN UTIL LTD CU 37.10 0.63 1.73 155 CANADIAN NATURAL CNQ 38.55 0.62 1.63 1800 OPEN TEXT CORP OTC 78.22 0.61 0.79 326 SUNCOR ENERGY INC SU 35.96 0.60 1.70 2257 CONCORDIA HEALTH CXR 36.75 -3.77 -9.30 4005 BOARDWALK EQUITIES BEI.UN 51.74 -0.88 -1.67 145 HORIZONS BETAPRO HVU 11.74 -0.70 -5.63 831 BADGEER BAD 22.55 -0.50 -2.17 197 WESTJET AIRLINES WJA 22.96 -0.48 -2.05 555 DIVIDEND 15 SPLIT DFN 10.41 -0.48 -4.41 356 NEW FLYER NFI 41.36 -0.40 -0.96 125 VALEANT VRX 38.55 -0.36 -0.93 1272 NATIONAL BANK of NA.PR.S 18.33 -0.32 -1.72 226 PARAMOUNT RES LTD POU 8.20 -0.31 -3.64 1462 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 14 136,99 ?+73,45 +0,5% New York S&P 500 2105,26 ?+5,93 +0,3% NASDAQ 4971,36 ?+19,11 +0,4% DOW JONES 17 838,56 ?+48,89 +0,3% PÉTROLE 49,17 +0,16 $US +0,3% ?OR 1212,60 -2,10 $US -0,2% ?DOLLAR CANADIEN 76,31 -0,22 $US -0,3% ?1$US = 1,3105 68,42 +0,05 EURO 1 EURO = 1,4616 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2262,68 +9,40 +0,42 IQ120 2321,41 +9,40 +0,41 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine B E N O Î T T O U S S A I N T à Vienne L a Banque centrale européenne (BCE) s\u2019est montrée jeudi plus optimiste sur les perspectives économiques dans la zone euro cette année et s\u2019estime parée pour un potentiel Brexit, mais elle a déçu la Grèce qui espérait un geste envers ses banques.Il faudra encore attendre la mise en œuvre par Athènes de plusieurs mesures, par exemple des dispositions sur la privatisation du distributeur d\u2019électricité Adime, pour que l\u2019institution rouvre le robinet du financement des banques grecques aux mêmes condi- t i o n s q u e l e u r s consœurs des autres États ayant adopté l\u2019euro, a expliqué le président de la BCE, Mario Draghi, qui donnait cette fois-ci sa con fér ence de presse à Vienne.D u c ô t é d e s bonnes nouvelles, pour cette année, la BCE attend maintenant une croissance du PIB de 1,6 % et une inflation de 0,2 % dans cette zone.Des prévisions plus optimistes que celles de mars (1,4 % et 0,1 % respectivement), à la faveur d\u2019une demande intérieure solide et d\u2019une petite remontée des prix du pétrole.Mais les risques sont toujours nombreux.Le référendum britannique sur le maintien du Royaume-Uni dans l\u2019Union européenne, le 23 juin, est également source d\u2019incer ti- tude.Mais la BCE elle-même est prête à toutes les éventualités à ce sujet, assure son président.L\u2019institution maintient une politique monétaire très généreuse et pourrait même encore renforcer son action en cas de nouvelle dégradation des perspectives, a mar telé M.Draghi.Sur le front des prix, les gardiens de l\u2019euro sont tenus en échec depuis de longs mois : lestés par la chute des cours du pétrole, les prix à la consommation ont encore reculé en mai dans la zone euro, de 0,1 % sur un an.Pour la BCE, l\u2019inflation idéale est «proche mais inférieure à 2%».Pour corriger le tir, elle a récemment accru son soutien à l\u2019économie en gonflant son vaste programme d\u2019achats de dettes \u2014 de 60 à 80 milliards d\u2019euros par mois \u2014, et en abaissant encore ses taux d\u2019intérêt.Le taux central directeur est à zéro depuis mars.Les mesures déjà mises en œuvre « ont fait une grande dif fé- rence, elles ont été très ef ficaces », s\u2019est félicité M.Draghi.Des achats de dettes d\u2019entreprises, qui débuteront le 8 juin, et des nouveaux prêts géants aux banques, dont le premier aura lieu le 22 juin, devraient aussi contribuer à ramener l\u2019inflation vers sa cible, a assuré l\u2019Italien, invitant à la patience.En parallèle, « des réformes structurelles sont nécessaires dans tous les pays de la zone euro », a répété M.Draghi.Pour le moment, il fait porter l\u2019attention sur «des actions permettant d\u2019accroître la productivité et d\u2019améliorer l\u2019environnement des af faires », par exemple par « la mise à disposition d\u2019infrastructures publiques adéquates », a-t-il dit.Grèce Les réformes grecques en tout cas ne satisfont pas encore la BCE au point de la voir rétablir un régime de faveur pour les banques grecques, suspendu en février 2015.Il permettrait aux établissements hellènes de se refinancer gratuitement auprès de la banque centrale en échange de titres de dette publique grecque.Considérées comme des créances douteuses, les obligations émises par l\u2019État grec sont à l\u2019heure actuelle irrecevables en tant que garanties de ces financements.Les accepter à nouveau soulagerait le système bancaire grec, qui se finance actuellement au moyen de prêts d\u2019urgence plus onéreux.« Quand les actions préalables auront été mises en œuvre, le conseil des gouverneurs prendra une décision qui conduira au rétablissement » de ce régime d\u2019exception, a fait savoir M.Draghi.Les actions préalables ou prérequis désignent des objectifs fixés par les bailleurs de fonds internationaux de la Grèce, sous per fusion des Européens et du Fonds monétaire international depuis 2010, pour permettre le déblocage de tranches successives de crédits.« Athènes entend régler la question des dernières mesures préalables en suspens [\u2026] cette nuit » avec un vote au Parlement, selon une source gouvernementale grecque.Le conseil des gouverneurs de la BCE tient lui sa prochaine réunion de politique monétaire le 21 juillet, mais plusieurs réunions non-monétaires sont prévues d\u2019ici là au cours desquelles une décision concernant les banques grecques pourrait déjà être prise.Agence France-Presse La BCE fait preuve de plus d\u2019optimisme pour la zone euro La Grèce devra encore attendre le rétablissement d\u2019un régime de faveur pour ses banques Mario Draghi continue d\u2019insister sur la nécessité de réformes structurelles dans tous les pays LOUISA GOULIAMAKI AGENCE FRANCE-PRESSE La BCE devrait normalement rétablir les mesures de soutien aux banques grecques d\u2019ici au 21 juillet.W ashington \u2014 Le Fonds monétaire international a tenté jeudi de rectifier le tir après la publication d\u2019un article de trois de ses experts assurant que les méfaits économiques de l\u2019austérité avaient été sous-estimés.« Cet article a été interprété de manière totalement erronée », a déclaré le chef économiste du FMI, Maurice Obst- feld, dans un entretien, ajoutant qu\u2019il ne marquait « aucun changement majeur dans l\u2019approche du Fonds».Dans leur récent article publié dans la revue interne du FMI, les trois experts jugeaient que les bienfaits du néolibéra- lisme économique avaient été «exagérés» et que les coûts de l\u2019austérité budgétaire dépassaient par fois ses bénéfices supposés.Venant d\u2019une institution gardienne d\u2019une stricte orthodoxie budgétaire, cet article a fait sensation et a été notamment brocardé par le quotidien des affaires britannique, le Financial Times.Vivre selon ses moyens « Personne ne veut d\u2019une austérité qui ne se justifie p a s » , a c e r t e s r e c o n n u M.Obstfeld dans cet entretien publié par le Fonds.Mais, a-t-il ajouté, « les pays doivent simplement vivre avec leurs moyens sur le long terme, sans quoi ils seront confrontés à une forme de défaut sur leur dette, ce qui est traditionnellement très coûteux pour les citoyens, spécialement les plus pauvres.C\u2019est un fait, pas une position idéologique », a-t-il asséné.Accusé d\u2019avoir imposé l\u2019austérité en Grèce en échange de ses prêts, le FMI a, ces dernières années, esquissé un léger mea culpa en admettant avoir sous-estimé l\u2019impact négatif de ses recommandations sur l\u2019activité économique.« Il y a des limites aux souf frances qu\u2019une économie doit et peut endurer », a admis le chef économiste du FMI.« En conséquence, dans les cas particulièrement dif ficiles, nous recommandons un rééchelonnement de la dette ou une réduction de la dette, et les créanciers doivent suppor ter une par tie du coût de cet ajustement », a-t-il détaillé, ajoutant que c\u2019était l\u2019approche actuelle du FMI sur la Grèce.Le Fonds exhorte les Européens à réduire drastiquement le fardeau de la dette grecque en étendant les maturités et en gelant tout remboursement pendant des décennies.Agence France-Presse Le FMI tente de rectifier le tir après sa critique de l\u2019austérité V ienne \u2014 L\u2019Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a maintenu en l\u2019état jeudi à Vienne son niveau de production actuel, s\u2019abstenant à nouveau de mentionner tout plafond chiffré, et a annoncé la nomination d\u2019un nouveau secrétaire général.L\u2019actuel secrétaire général du cartel, Abdallah el-Badri, a indiqué qu\u2019il était vraiment dif ficile de donner un chiffre mais que le marché acceptait le niveau actuel de production de l\u2019OPEP, jugé raisonnable.« La Conférence a observé que, depuis la dernière réunion de décembre 2015, les prix du pétrole brut ont grimpé de plus de 80 %, l\u2019of fre et la demande convergent », ce qui prouve que « le marché est engagé dans un processus de rééquilibrage » , a fait valoir l\u2019OPEP lors d\u2019une conférence de presse tenue à l\u2019issue de sa réunion semestrielle.«Nous ne sommes pas en position de discuter de la mise en place d\u2019un plafond car selon nous la stratégie (de l\u2019OPEP) fonctionne, le marché réagit vraiment positivement », a abondé le ministre émirati de l\u2019Énergie Suhail al-Mazroui, précisant que son pays ne comptait pas augmenter sa production.«Nous allons continuer à nous consulter [\u2026], le marché évolue dans la bonne direction », a commenté pour sa par t le nouveau ministre saoudien de l\u2019Énergie, Khaled al-Faleh.L\u2019OPEP, formé de 13 pays qui produisent environ un tiers du brut mondial, a pompé quelque 32,3 millions de barils par jour (mbj) au premier trimestre 2016, tandis que la production saoudienne a atteint à elle seule 10,13 mbj de janvier à avril (+3,5 % sur un an).Le car tel a en outre annoncé la nomination du Nigérian Mohammed Barkindo au poste de secrétaire général à compter du 1er août ainsi que l\u2019admission du Gabon parmi ses membres à partir du 1er juillet.Agence France-Presse L\u2019OPEP maintient sa production inchangée MOLLY RILEY AFP Maurice Obstfeld L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 3 J U I N 2 0 1 6 ECONOMIE A 7 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 É R I C D E S R O S I E R S L a sortie du Royaume-Uni de l\u2019Union européenne (Brexit) amènera les banques, qui ne l\u2019on pas déjà fait, à déplacer au moins une partie de leurs activités de Londres vers le continent européen, prédit le directeur général délégué de Société Générale.Numéro deux à la grande banque française, Séverin Ca- bannes a d\u2019abord précisé, lors d\u2019une conférence jeudi devant le Conseil des relations internationales de Montréal (CO- RIM), que le prochain référendum sur la sortie du Royaume- Uni de l\u2019Europe ne l\u2019inquiète «pas tant que cela».«D\u2019abord, parce je ne crois pas que le Brexit passera.» Aussi, parce que dans l\u2019éventualité où il passerait, il croit que les Britanniques et les Européens sauraient convenir de nouvelles façons de fonctionner harmonieusement ensemble.« Le vrai danger serait que ce Brexit donne l\u2019idée à d\u2019autres pays de l\u2019Union européenne de faire de même.» Ce serait alors aux dirigeants politiques, dit-il, de convaincre les autres Européens de ne pas faire éclater leur projet commun.Mais quoi qu\u2019il en serait des chances de succès de nouvelles ententes de partenariat entre le Royaume-Uni et l\u2019Europe, toutes les grandes banques étrangères ne voudront pas, en cas de Brexit, n\u2019avoir pour seul pied à terre la City de Londres, prévient le banquier français.«Nous, on a déjà un pied à Londres et un autre à Paris.Quand on parle aux banques américaines basées en Grande-Bretagne, elles disent qu\u2019elles déplaceraient des équipes en Europe occidentale.» Ce mouvement vers le continent ne manquerait pas de nuire, ne serait-ce qu\u2019à court terme, à l\u2019important secteur financier britannique et, par voie de conséquence, à toute l\u2019industrie européenne, observe Séverin Cabannes.Généralement opposées au Brexit, les entreprises du secteur financier se sont relativement faites aussi discrètes que possible sur ses conséquences.Selon leur organisation de lobbying TheCityUK, Londres pourrait y perdre une centaine de milliers d\u2019emplois dans le secteur de la finance, soit un sur sept.Première banque britannique et européenne, HSBC a indiqué qu\u2019elle déplacerait un millier d\u2019emplois de Londres vers Paris, tandis que l\u2019allemande Deutsche Bank a reconnu étudier la question d\u2019éventuels redéploiements.Protéger le lien direct avec les clients Outre le référendum sur le Brexit, qui doit se tenir le 23 juin, le monde bancaire doit af fronter de nombreux défis, dont une croissance économique et des taux d\u2019intérêt faméliques, des autorités publiques qui tardent à fixer les nouveaux cadres réglementaires du secteur plus de sept ans après la crise financière mondiale et un sérieux problème de confiance dans l\u2019opinion publique avec les Panama Papers et autres af faires d\u2019évitement fiscal, note Séverin Cabannes.Les institutions financières doivent aussi bien prendre garde à ne pas se faire couper des millions de par ticuliers qui constituent leur clientèle par toutes ces nouvelles entreprises qui apparaissent un peu partout et qui voudraient jouer les intermédiaires grâce à l\u2019application à la finance des nouvelles technologies numériques (fintech), constate le banquier français.Déjà, la fin- tech a commencé à «grignoter» des par ts de marché des banques grâce à leurs systèmes de paiement électronique, dans le transfert de devises ou avec les plateformes de sociofinancement et les prêts entre par ticuliers.Le maintien du lien direct avec les particuliers, qu\u2019il se fasse en personne ou de façon virtuelle, est impor tant parce qu\u2019il est au cœur de toute l\u2019offre de services des banques, mais aussi parce que les dépôts des particuliers restent leur source de financement « la plus stable et la plus sûre».Refusant de se laisser tasser, la Société Générale s\u2019assure de « rester au plus près » de ce monde en rapide évolution.Elle vient d\u2019acheter la plus grande firme à offrir en Europe des services d\u2019agrégation de comptes bancaires.Elle maintien des liens étroits avec plus de 1000 autres fintech.Ne sachant pas quelle tangente tout cela prendra, la grande banque française essaie de conserver une «humilité maximale» et de rester aussi « agile » et « flexible» que possible afin de ne jamais s\u2019être tellement engagée dans une voie qu\u2019elle ne pourrait pas changer de cap.Le Devoir Brexit, la crainte de l\u2019effet domino D\u2019autres pays pourraient être tentés de partir, dit le numéro deux de la Société Générale, qui anticipe un affaiblissement du secteur financier G É R A R D B É R U B É L es Québécois sont plus endettés, moins solvables et plus vulnérables à une hausse des taux d\u2019intérêt.Ils peuvent toutefois se consoler.Leur situation est plus saine qu\u2019en Ontario et qu\u2019au Canada.L\u2019endettement des Québécois n\u2019inquiète pas les institutions financières.« À moins d\u2019un choc imprévu, comme une augmentation rapide et importante des taux d\u2019intérêt, la capacité des ménages à honorer leurs obligations financières restera relativement bonne », conclut Hélène Bégin, économiste principale au Mouvement Desjardins.L\u2019on retient que 5 % des ménages éprouvent du mal à rembourser leurs dettes, et ce pourcentage ne devrait pas augmenter advenant une majoration limitée du loyer de l\u2019argent.Mais un choc plus grand élèverait ce rappor t à 5,5 %, plus de 25 000 ménages s\u2019ajoutant aux quelque 100 000 qualifiés présentement de vulnérables, pour entrer dans la zone du risque de défaut de paiement, selon la simulation ef fectuée par Desjardins.S\u2019ajoute aux facteurs de vulnérabilité le poids toujours plus grand des prêts à taux variable dans le portefeuille de prêts des ménages, notamment sous le coup de la popularité des marges de crédit.«Pour le crédit à la consommation, environ 40 % des prêts sont à taux variable.Pour l\u2019ensemble des prêts accordés, la proportion à taux variable est supérieure à 30 % alors qu\u2019elle avoisinait 10% il y a 15 ans.» Dans son Point de vue publié jeudi, l\u2019économiste rappelle que l\u2019endettement a progressé plus rapidement que les revenus.Le ratio de la dette sur le revenu disponible se situe à 155% au Québec.Mais il est de 181,4% en Ontario et de 170,5% au Canada.L\u2019écart s\u2019explique par le dif férentiel de prix des propriétés.Le prix moyen d\u2019une résidence se chif frait à 275 000 $ au Québec l\u2019an dernier, contre 465 000$ en Ontario et 445 000$ au Canada.Ce prix moyen au Québec se situant à 100 000$ en 2000, il en résulte un accroissement accéléré de l\u2019endettement hypothécaire, qui est passé de 64% du revenu après impôts à 122,5 % entre 2000 et 2015.Pour leur par t, les dettes à la consommation n\u2019ont que faiblement progressé pour atteindre 32,5% l\u2019an dernier.En revanche, le poids des intérêts a fortement baissé.«Le coût d\u2019emprunt a fait une énorme différence au cours des dernières années [\u2026].Selon Statistique Canada, le total des intérêts payés représente une faible par t des revenus des Québécois », a souligné Hélène Bé- gin.Ce faisant, le ratio du service de la dette, soit le total des obligations liées au remboursement des emprunts en fonction du revenu brut, s\u2019est maintenu aux alentours de 16 %, et ce, depuis une dizaine d\u2019années maintenant.Un ménage ayant un ratio du service de la dette dépassant le seuil critique de 40 % est considéré comme vulnérable selon les paramètres de la Banque du Canada.« La part des ménages dont le poids du paiement mensuel en capital et intérêts est supérieur au seuil critique s\u2019est maintenue à 4%», relève Hélène Bégin.Le Devoir Les Québécois sont plus vulnérables à une hausse des taux JACQUES NADEAU LE DEVOIR Hommage à Jacques Parizeau L\u2019édifice de la Caisse de dépôt et placement du Québec, au cœur de la Cité internationale de Montréal, porte désormais le nom d\u2019édifice Jacques-Parizeau.La décision de renommer le siège social de l\u2019institution avait été prise au lendemain de sa mort, il y a un an.Elle faisait suite au dépôt d\u2019une motion en ce sens par le chef péquiste de l\u2019époque, Pierre Karl Péladeau, motion qui avait été adoptée à l\u2019unanimité par l\u2019Assemblée nationale.Premier Québécois à obtenir un doctorat de la prestigieuse London School of Economics, en 1955, M.Parizeau a participé activement à la mise sur pied de plusieurs instruments économiques au Québec.Il a entre autres été un des principaux architectes de la CDPQ \u2014 qui a célébré son 50e anniversaire l\u2019an dernier \u2014, de la Société générale de financement ainsi que de la Société québécoise d\u2019exploration minière.La Banque de Montréal fait une acquisition aux É.-U.Toronto \u2014 La Banque de Montréal a annoncé jeudi avoir conclu une entente définitive pour acquérir Green Holcomb Fisher, une société spécialisée dans les conseils pour les fusions et acquisitions.Les détails financiers de l\u2019entente n\u2019ont pas été dévoilés.La Banque affirme que l\u2019acquisition de Green Holcomb Fisher complémentera ses activités existantes de fusions et acquisitions aux États-Unis et qu\u2019elle devrait doubler le nombre de transactions qu\u2019elle traite dans ce pays.L\u2019an dernier, les deux entreprises ont prodigué des conseils pour un total de 90 transactions de fusions et acquisitions, dont la valeur atteignant 77 milliards en tout.Outre son siège social de Minneapolis, Green Holcomb Fisher détient des bureaux à Seattle et à Atlanta.La Presse canadienne Espagne: le nombre de chômeurs diminue Madrid \u2014 Le nombre de chômeurs en Espagne est repassé sous la barre des quatre millions de demandeurs d\u2019emploi en mai, des données saluées par le gouvernement conservateur, à moins d\u2019un mois des élections.Il restait 3,89 millions cherchant activement un travail, soit moins de quatre millions pour la première fois depuis août 2010.Le taux de chômage restait néanmoins très élevé à 21 % à la fin du premier trimestre selon l\u2019Institut national de la statistique (Ine).En 2013, il avait atteint un pic de 26,7 %.Le taux de chômage espagnol reste le plus élevé d\u2019Europe derrière la Grèce, selon Eurostat.Agence France-Presse Les producteurs de lait à Ottawa Ottawa \u2014 Vaches et tracteurs ont pris d\u2019assaut la colline du Parlement jeudi, à Ottawa, alors que plusieurs centaines de producteurs de lait ont manifesté pour réclamer plus d\u2019action dans le dossier de l\u2019importation du lait diafiltré.Un convoi de tracteurs \u2014 certains partis de Québec en début de semaine \u2014 précédait les manifestants inquiets pour leur gagne-pain.Les producteurs de lait canadiens estiment que l\u2019importation de lait diafiltré leur a fait perdre 220 millions l\u2019an dernier.Les producteurs de lait viennent aussi exprimer leur attachement à la gestion de l\u2019offre.Ils veulent également s\u2019assurer d\u2019obtenir les compensations promises lorsque le Partenariat transpa- cifique (PTP) et l\u2019accord de libre-échange avec l\u2019Union européenne entreront en vigueur.La Presse canadienne SYLVIE-ANN PARÉ CORIM Séverin Cabannes, numéro deux de la Société Générale Le ratio de la dette sur le revenu disponible est de 155%, contre 181,4% en Ontario n évalue à plus d\u2019un million le nombre d\u2019Arméniens et de membres d\u2019autres minorités chrétiennes massacrés sous l\u2019Empire ottoman en 1915 et 1916, pendant la Première Guerre mondiale.Depuis le milieu des années 1960, une vingtaine de pays ont of?ciellement af?rmé ce dont les historiens ont convenu depuis longtemps: à savoir que ces massacres ont constitué un génocide.Les États-Unis ne sont pas du nombre, qui continuent de s\u2019en tenir à la commission de massacres, confortant ainsi Ankara dans son négationnisme.Le Canada a de son côté reconnu le génocide arménien en 2004, mais sans nommément montrer la Turquie du doigt.Le mouvement de reconnaissance s\u2019est accéléré l\u2019année dernière à des degrés divers, à l\u2019occasion du centenaire des événements.L\u2019Allemagne, par la voix d\u2019un vote quasi unanime au Bundestag, a fait à son tour jeudi un pas impor tant dans la levée du mutisme qu\u2019une grande partie des gouvernements de la planète continue d\u2019observer quant à l\u2019un des plus ef frayants crimes de masse commis au XXe siècle, avec la Shoah et le génocide des Tutsis au Rwanda.Le pas est particulièrement important parce que, condamnant le génocide arménien, la résolution du Bundestag prend en même temps acte de la responsabilité propre de l\u2019Allemagne \u2014 en soulignant « le rôle déplorable du Reich allemand qui, en tant que principal allié militaire de l\u2019Empire ottoman [\u2026] n\u2019a rien entrepris pour arrêter ce crime contre l\u2019humanité ».Rien entrepris, pour ne pas dire cautionné.En ce sens, le geste allemand présente à la Turquie l\u2019occasion de faire face à son passé.Évidemment qu\u2019il serait surprenant que le président Recep Tayyip Erdogan la saisisse, comme il est dans une logique politique qui semble l\u2019avoir dépouillé de toute conscience démocratique.Si ce geste représente un progrès dans les efforts \u2014 modestes \u2014 que fait l\u2019humanité pour ne pas oublier ses crimes, il risque dans un premier temps, vu la crise des migrants, de refroidir les relations déjà compliquées entre Ankara et Berlin.Aussi, le président Erdogan a rappelé son ambassadeur en Allemagne en guise de protestation.Où cela mènera-t-il?Il se trouve que la décision de la France de reconnaître la réalité du génocide en 2011 n\u2019avait pas durablement abîmé ses relations avec la Turquie.Intérêts réciproques obligent.En l\u2019occurrence, la chancelière Angela Merkel veut ménager les sensibilités de la Turquie sur laquelle elle s\u2019appuie pour freiner le ?ot des migrants qui tentent de se rendre en Grèce.Le vote du Bundestag, dont elle était incidemment absente, vient lui rappeler qu\u2019il y a des limites à céder aux injonctions d\u2019un président qui donne des signes graves d\u2019autoritarisme.Le gouvernement libéral a beau faire amende honorable, en se décidant par exemple à faire un véritable suivi des recommandations du rapport Charbonneau, il n\u2019arrive pas à s\u2019af firmer comme un parangon de vertu en matière d\u2019éthique.La récente crise au MTQ et la publication du rapport de la vérificatrice générale sur Sam Hamad viennent le rappeler.a véri?catrice générale, Guylaine Leclerc, a déposé jeudi un rapport préoccupant sur la saga de Premier Tech, une entreprise qui a obtenu du ?nancement public, en 2012, à la suite d\u2019une intervention du cabinet de Sam Hamad, à l\u2019époque où celui-ci était ministre du Développement économique.Il n\u2019y avait «aucune analyse approfondie et documentée des dépenses du projet», déplore la vé- ri?catrice dans son rapport.La valeur économique du projet était surévaluée, et les documents justi?ant l\u2019octroi à Premier Tech d\u2019une subvention de 8,5 millions (soit 1 million de plus que prévu dans l\u2019entente initiale) sont introuvables.Pour la petite histoire, le ?nancier du PLQ, Marc-Yvan Côté, au- jourd\u2019hui accusé de fraude dans une autre affaire, était le vice-président du conseil d\u2019administration de Premier Tech.L\u2019équipe d\u2019Enquête a révélé, courriels à l\u2019appui, que Sam Hamad était une source d\u2019information privilégiée de Marc-Yvan Côté, un «ouvreur de portes» professionnel.M.Côté contribuait au ?nancement de Sam Hamad, dont le ministère a favorisé une entreprise dans laquelle M.Côté était impliqué.On connaît la chanson.L\u2019affaire remonte à 2012.Philippe Couillard est encore pris pour gérer les squelettes laissés dans le placard libéral par son prédécesseur.Mais comment expliquer qu\u2019il saute si rapidement aux conclusions?Le premier ministre considère que le rapport de la véri?ca- trice générale blanchit «tout à fait» Sam Hamad.La réalité est plus complexe.La véri?catrice générale ne s\u2019est pas prononcée sur le rôle de Sam Hamad.« Mon rapport ne le blanchit pas, et ne le blâme pas », a-t-elle précisé.Son rapport, portant sur la dimension administrative de l\u2019affaire, fait l\u2019économie d\u2019une analyse des courriels échangés entre le cabinet du ministre Hamad, Premier Tech et Marc-Yvan Côté.D\u2019autres organismes de surveillance s\u2019en chargeront.Le principal intéressé s\u2019est bien retenu de crier victoire, et pour cause.Le commissaire à l\u2019éthique publiera son rapport, la semaine prochaine, tandis que le Commissaire au lobbyisme et le Directeur général des élections poursuivent leurs enquêtes.Même s\u2019il sort complètement blanchi des enquêtes en série, l\u2019inventeur de la roue à trois boutons ralentira le carrosse libéral pour la durée restante de son mandat.Sam Hamad a fait la preuve qu\u2019il était un politicien mou et perméable à l\u2019in?uence de faiseurs d\u2019élections tels que Marc-Yvan Côté, à un moment charnière de la lutte contre la corruption et la collusion.En 2012, le débat sur l\u2019octroi des contrats publics et le ?nancement politique battait son plein au Québec.Nul ne pouvait ignorer cette nouvelle réalité, de même que les risques d\u2019entretenir des liens avec Marc-Yvan Côté, un personnage qui évolue, depuis la commission Gomery, à l\u2019intersection du ?nancement politique et du démarchage.Libéral loyal, proche de Philippe Couillard, pilier de la circonscription de Louis-Hébert : Sam Hamad est un intouchable au sein du gouvernement, et c\u2019est bien là le problème.L\u2019équipe libérale compte plus d\u2019un boulet en son genre, si bien qu\u2019il faut se rendre à l\u2019évidence.Le gouvernement est mal outillé pour passer le balai dans les coins d\u2019ombre restés inaccessibles à la commission Charbonneau et à l\u2019UPAC.La crise récente au MTQ, déclenchée par les écrits de l\u2019enquêteuse Annie Trudel, procède de la même logique.Si des allégations de fabrication et de camou?age de documents ?ltrent dans les médias, c\u2019est bien parce que des lanceurs d\u2019alerte ont perdu espoir dans la volonté et la capacité des autorités publiques de ?nir le ménage.L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 3 J U I N 2 0 1 6 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Décès de Ghislaine Roquet Le Devoir de ce matin [jeudi] nous apprend le décès de sœur Ghislaine Roquet, survenu il y a quelques jours, à l\u2019âge de 90 ans.En tant que membre de la commission Parent, elle fut l\u2019une des chevilles ouvrières de la Révolution tranquille, apportant à la Commission une formidable crédibilité à la fois comme religieuse et comme enseignante.À une certaine époque, elle fut de toutes les tribunes pour s\u2019assurer de la mise en œuvre des principales recommandations du rapport Parent.Au terme de son mandat de commissaire, elle a mis la main à la pâte en travaillant pendant de nombreuses années au sein du ministère de l\u2019Éducation.Comme le Québec, malgré sa devise, a la mémoire cour te, sera-t-on étonné d\u2019apprendre que cette grande dame n\u2019a jamais été jugée digne d\u2019appartenir à l\u2019Ordre national du Québec?Soyons rassurés: la Poune y figure en bonne place.Il faut dire que l\u2019Ordre national du Canada n\u2019a pas manifesté la même réserve.Elle a été intronisée comme Compagnon de l\u2019ordre, le rang le plus élevé de cette distinction en reconnaissance de la contribution qu\u2019elle a apportée au système d\u2019éducation du Québec.Jacques Désautels Chambly, le 2 juin 2016 L I B R E O P I N I O N J E A N - S E R G E B A R I B E A U Montréal J e suis de ceux qui apprécient beaucoup la tradition du « Devoir de philosophie » et je suis toujours ravi de voir que certains intellectuels font un effort méritoire pour nous présenter les idées d\u2019un grand penseur tout en proposant du même coup une réflexion sur des questions d\u2019actualité.J\u2019ai lu et relu, avec un intérêt jamais démenti, le texte de Simon-Pierre Savard- Tremblay sur un éventuel lien, ou « non- lien », entre les idées de Bernie Sanders et celles de Christopher Lasch, auteur que j\u2019ai déjà fréquenté.(« Bernie Sanders ou le populisme imparfait », 28 mai) Je pense que la pensée de Lasch est présentée très clairement, tout comme on nous présente convenablement certains éléments de la pensée de George Orwell.Mais j\u2019ai été étonné et déçu à quelques reprises.Par exemple, lorsque Savard- Tremblay nous parle du « socialisme » de Sanders tout en nous disant de manière ironique qu\u2019ici, au Québec, nous jouissons déjà de plusieurs des droits ou « privilèges » réclamés par le sénateur du Vermont, cela me semble évident, tout en ne discréditant pas les demandes de Sanders.Les États-Unis et le Québec, ce sont deux entités sociétales très distinctes.Le Québec n\u2019est pas le centre et le sanctuaire principal du néolibéralisme, de l\u2019impérialisme et du capitalisme mondial.La comparaison entre le Québec (ou le Canada) et les États-Unis est donc un tantinet boiteuse.La gauche états-unienne Autre exemple : le sociologue et essayiste disser te sur la gauche états- unienne et sur le mouvement progressiste « déconnecté » qui « sévit » aux États- Unis.Je pense que, dans le contexte actuel, mondial et états-unien, il existe plusieurs gauches et plusieurs tendances progressistes.Il est clair qu\u2019aux États- Unis, et ailleurs, la gauche vertuiste et « idéologiquement correcte » (je pense que la correctitude vertuiste est à la fois idéologique, culturelle et politique) a été très tapageuse, et plutôt totalitaire et intolérante.On en a amplement parlé.Cette gauche a imposé, de manière perverse et maligne, un lessivage langagier (une vraie javellisation) qui maintenant sert partiellement de tremplin à tous les Donald Tr ump de ce monde.Ce langage, démesurément vertueux et faussement respectueux, a fini par lasser de nombreuses personnes qui, parfois, ont fini par penser que ce courant incarne la totalité du mouvement dit progressiste.Cette gauche est plus préoccupée par le « racisme anti-animaux », par les trans- genres et par les LGBT que par le sort de la grande majorité des citoyens.En écrivant cela, je ne me dissocie pas des combats des LGBT, mais je pense et je sais, moi aussi, que d\u2019autres combats sont urgents et essentiels.J\u2019applaudis lorsque Savard-Tremblay rappelle qu\u2019aux États-Unis, les 10 % les plus riches contrôlent plus de 70 % de la richesse.Cela pose problème.Je pourrais développer davantage une analyse de la correctitude idéologique, culturelle et politique, mais je dois revenir à l\u2019impression primordiale : Savard- Tremblay réduit trop les idées et les causes défendues par les forces progressistes et de gauche.Aux États-Unis comme ailleurs il y a plusieurs gauches, fort heureusement.Par exemple, les pro- g r e s s i s t e s i n f l u e n c é s p a r N o a m Chomsky, par le mouvement Occupy Wall Street, ou encore par le Coffe Party ne sombrent pas nécessairement dans l\u2019angélisme du politically correct.Comme l\u2019auteur, je pense qu\u2019une certaine gauche méprise profondément le peuple qui, à ses yeux, est rétrograde et arriéré.Cette gauche, je la combats avec férocité.Je pense aussi qu\u2019un relativisme benêt et irresponsable anime cer tains progressistes qui n\u2019ont de progressiste que l\u2019appellation.Le relativisme est, selon moi, une attitude méthodologique, et non pas une philosophie totalitaire.Malgré ces commentaires, je sais gré à Savard-Tremblay de m\u2019avoir amené à réfléchir aux positions de Bernie Sanders et de m\u2019avoir rappelé certaines des idées de Christopher Lasch.J\u2019aime bien aussi la référence à Jean-Claude Michéa, cet auteur stimulant et insolent.La gauche est multiple FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET citoyennes, voir le retrait de ce projet de loi inhumain et discriminatoire.Françoise Laforce-Lafontaine Québec, le 2 juin 2016 LE CAS DE SAM HAMAD Intouchable problème GÉNOCIDE ARMÉNIEN Briser le silence L O GUY TAILLEFER BRIAN MYLES Mépris des droits de la personne Le gouvernement Couillard est sur le point d\u2019adopter le projet de loi 70 instaurant l\u2019obligation pour les premiers demandeurs d\u2019aide sociale de participer à des mesures d\u2019employabilité, sous peine de pénalités pouvant s\u2019élever jusqu\u2019à 224 $ par mois, sur une prestation de 623 $.M.Blais, contraindre à ces mesures des personnes qui vivent des problèmes de santé mentale non diagnostiquée, des difficultés liées à la toxicomanie, des épisodes de ruptures de tout ordre, c\u2019est les mettre en échec et les jeter à la rue.Ces personnes ont plutôt besoin de temps et de ressources pour s\u2019en sortir, à leur rythme.C\u2019est d\u2019ailleurs le message que vous ont envoyé 300 universitaires cette semaine.Quels seront les impacts du programme Objectif emploi ?Pour les quelques individus qui se retrouveront un emploi (probablement sous-payé), combien de personnes glisseront vers une situation d\u2019itinérance ou de détresse psychologique extrême ?M.Blais, votre mépris des droits les plus élémentaires est révoltant.C\u2019est pourquoi je souhaite, au même titre que la plupart des citoyens et Formule Marceau Mais quel est donc ce tollé contre la formule Marceau?Cette proposition est tout à fait recevable.Il s\u2019agit ici de proposer aux Québécois deux options : 1- continuer à fonctionner avec la Constitution canadienne telle que nous la connaissons avec la reine d\u2019Angleterre comme chef de l\u2019État ou 2-vouloir, maintenant, fonctionner avec la nouvelle Constitution québécoise qui serait alors présentée en contrepartie à la Constitution canadienne sous laquelle nous vivons depuis 1867, rapatriée en 1982, et que le Québec n\u2019a jamais signée.Qu\u2019elles seraient alors les différences qui apparaîtraient dans cette nouvelle Constitution qui rendraient les choses satisfaisantes et feraient disparaître ce supposé désarroi?Ce n\u2019est pas compliqué\u2026 et je ne suis sur tout pas tanné de parler de ça.J\u2019ai bon appétit.Réal Gingras Outremont, le 2 juin 2016 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 3 J U I N 2 0 1 6 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michaël Monnier et Olivier Zuida (recher- chistes photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives), Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Mélisande Simard (adjointe par intérim), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Filion et Kevin McKissock.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Florentina Draghici et Xavier Pigeon (par intérim).T E X T E C O L L E C T I F * out récemment, l\u2019Université Laval lançait sa nouvelle campagne de financement sur le thème « Laisser une empreinte durable ».L\u2019Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) ainsi que l\u2019Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) s\u2019interrogent sur la nature de l\u2019empreinte durable que souhaite laisser l\u2019Université, d\u2019abord sur le droit d\u2019auteur, puis plus largement sur la culture et le savoir qui sont au cœur de sa mission, alors même qu\u2019elle s\u2019autorise à utiliser gratuitement des centaines de poèmes, d\u2019articles spécialisés, d\u2019illustrations, de photographies, de textes littéraires, dramatiques et scientifiques.Rappelons que l\u2019Université Laval est le seul établissement d\u2019enseignement québécois qui a refusé de renouveler sa licence avec la Société québécoise de gestion collective des droits de reproduction (Copibec) et qui s\u2019est doté d\u2019une politique de gestion des droits d\u2019auteur dans laquelle elle s\u2019arroge le droit d\u2019interpréter le concept d\u2019utilisation équitable en éducation.En effet, dans l\u2019énoncé de sa Politique relative à l\u2019utilisation de l\u2019œuvre d\u2019autrui, l\u2019Université autorise son personnel enseignant à reproduire jusqu\u2019à 10 % d\u2019une œuvre ou un chapitre entier sans paiement de redevances ni autorisation des titulaires de droits, un pas que les tribunaux eux-mêmes n\u2019ont jamais franchi.Mieux encore, elle insiste pour que les professeurs se prévalent « de la plus avantageuse des possibilités offertes », expliquant que « même si un chapitre d\u2019un livre représente plus de dix pour cent (10 %) de l\u2019ouvrage en question, il importe de se rappeler que ce chapitre peut être reproduit en entier».Sur son site, l\u2019Université affirme qu\u2019«avec le thème choisi, [elle] souhaite témoigner à nouveau de son rôle fondamental et innovateur en matière d\u2019enseignement et de recherche tout en réaffirmant son engagement pour le développement durable de la société, de son milieu de vie, de travail et d\u2019études».Sa politique interne de gestion des droits d\u2019auteur doit-elle être considérée comme le reflet de son engagement pour le développement durable ?Témoigne-t-elle de son rôle innovateur en matière d\u2019enseignement ?Serait-ce une innovation que d\u2019utiliser une grande portion du travail d\u2019autrui sans offrir de compensation financière?L\u2019un des axes de sa campagne de financement s\u2019intitule « Valoriser l\u2019engagement et la responsabilité sociale».Sans s\u2019inquiéter de la contradiction, l\u2019Université refuse, d\u2019une part, d\u2019offrir une juste rémunération aux créateurs et aux éditeurs dont elle copie les œuvres pour ses étudiants, année après année, et d\u2019autre part, sollicite des dons du public à hauteur de 350 millions pour la réalisation de ses propres projets d\u2019avenir.Si l\u2019Université Laval désire laisser une empreinte durable digne de sa réputation d\u2019excellence, elle devra reconnaître, à l\u2019instar des autres établissements d\u2019enseignement du Québec, que seul un appui effectif du milieu de la création est garant de l\u2019innovation qu\u2019elle dit rechercher.L\u2019UNEQ et l\u2019ANEL invitent donc le premier ministre Philippe Couillard ainsi que le ministre de la Culture et des Communications, Luc Fortin, le ministre de l\u2019Éducation, du Loisir et du Sport, Sébastien Proulx, et la ministre responsable de l\u2019Enseignement supérieur, Hélène David, à réagir à la situation créée par l\u2019Université et à prendre en compte les conséquences de cette situation sur les auteurs et les éditeurs dans le renouvellement de la Politique culturelle du gouvernement.Signataires : Danièle Simpson, présidente de l\u2019UNEQ ; Élise Turcotte ; Perrine Leblanc ; Hélène Lépine ; Michel Pleau ; Louise Dupré ; Michel Marc Bouchard ; David Homel ; André Roy ; Laurier Lacroix, secrétaire général de l\u2019Académie des lettres du Québec au nom des membres du Bureau de direction ; Marie Laberge ; Nicolas Dickner ; Diane Boudreau ; Claude Paradis ; Gaston Bellemare, président du Centre québécois du P.E.N.; Marie-José Thériault ; Louise Desjardins ; Patrick Moreau ; Jean- François Beauchemin ; Suzanne Aubry ; Émile Martel ; Christiane Duchesne ; Claude Robinson ; Alain Deneault ; Réjane Bougé.DROITS D\u2019AUTEUR L\u2019« empreinte » de l\u2019Université Laval 25 écrivains dénoncent la politique de gestion des droits d\u2019auteur P A U L S T - P I E R R E - P L A M O N D O N Avocat, candidat à la direction du Parti québécois e Parti québécois a déjà été un grand parti, un petit miracle démocratique pourrait-on même dire.Fondé sur l\u2019idée que la démocratie fonctionne lorsqu\u2019on croit à l\u2019intelligence des gens et porté par un politicien qui avait incarné le service public et le service de la vérité tout au long de sa carrière, le PQ avait réussi, à coups d\u2019assemblées de cuisine, à donner le goût du Québec et de l\u2019espoir à de nombreux Québécois.Aujourd\u2019hui, les choses ont changé.Le lien de confiance est brisé entre le PQ et les électeurs québécois.Une première explication vient de la perception que le Parti québécois se soucie davantage de son projet de pays que de l\u2019intérêt supérieur de l\u2019ensemble des Québécois.Alors que notre réseau de santé est sérieusement malmené, que notre système d\u2019éducation s\u2019effrite, que la langue française est en recul, que nos cours d\u2019histoire sont falsifiés et que nos institutions sont abolies ou corrompues, le Parti québécois débat encore et toujours de son calendrier référendaire.La démarche péquiste est ainsi davantage fondée sur la recherche d\u2019une stratégie (telle la gouvernance souverainiste) ou d\u2019un stratagème (telle la charte des valeurs) qui mènera à la souveraineté, que sur les principes d\u2019écoute de la population et de service de la vérité.En ce sens, elle ne repose pas beaucoup sur l\u2019intelligence des Québécois, car elle fait porter l\u2019initiative indépendantiste par l\u2019État et non par la société civile.Le PQ est également aux prises avec des problèmes de cohérence dans son message.Nous avons vu, à plusieurs reprises, un nouveau chef péquiste promettre à ses militants une stratégie renouvelée qui mènera à une victoire référendaire rapide.Avant l \u2019échéance électorale, constatant les réticences de l\u2019électorat, le chef se ravise et tempère les ardeurs pour rassurer la population.Le Parti libéral (comme la CAQ) attaque la cohérence du chef et laisse planer le risque d\u2019un programme secret menant à un référendum.Finalement, le PQ perd les élections et conclut qu\u2019un nouveau chef permettra de tenir un référendum rapide et gagnant.Or, le PLQ aura été au pouvoir 13 des 15 dernières années en misant presque exclusivement sur la peur du référendum pour s\u2019assurer de la victoire.Les conséquences d\u2019un autre mandat libéral en 2018 seraient désastreuses pour le Québec, sur les plans économique, social, culturel, mais aussi de la prévention de la corruption et sur le plan de la confiance en nous-mêmes.Une autre source de perte de confiance est l\u2019épisode de la charte des valeurs.Le PQ, dont la mission était jadis de mettre fin aux injustices, a renié ses valeurs de tolérance et de service de la démocratie.Cer tains groupes de Québécois se sont sentis définitivement exclus de l \u2019identité québécoise.Celle-ci s \u2019ef frite, comme si elle devenait l\u2019exclusivité de ceux qui souhaitent la tenue d\u2019un référendum.Il faut y remédier de toute urgence.Le Québec est donc pris dans un cul-de-sac démocratique où les Québécois sont à ce point divisés que le Parti libéral du Québec peut rester indéfiniment au pouvoir malgré la culture du mensonge qu\u2019il a instaurée depuis 2003.Devant ces déceptions, plusieurs électeurs se sentent orphelins et réclament la création d\u2019un parti progressiste davantage à l\u2019écoute de la population qu\u2019à la poursuite d\u2019un prochain référendum.Mais le départ de M.Péladeau ouvre la porte à un renouveau au sein du PQ qui pourrait, espérons-le, revenir à ses valeurs fondatrices.Après plusieurs discussions, bon nombre d\u2019orphelins politiques estiment qu\u2019il vaut mieux unir nos forces que de diviser davantage les Québécois.Le PQ est-il capable d\u2019accueillir une telle diversité dans ses rangs?La question mérite d\u2019être posée.Chose certaine, les Cloutier, Hivon, Lisée et Ouellet sont non seulement des candidats honnêtes et compétents, mais ils forment probablement la seule équipe à pouvoir donner aux Québécois un bon gouvernement et à nous libérer de la culture du mensonge des libéraux, et ce, dès 2018.Pour que les Québécois entendent ce message, il faut d\u2019abord regagner leur confiance.Contrairement aux autres candidats, je propose deux principes fondateurs forts et clairs en ce sens.Le premier est que le respect de la volonté et de l\u2019intelligence des Québécois et leur droit à l\u2019autodétermination, doivent primer les stratégies référendaires.Par conséquent, non seulement il n\u2019y aura pas de référendum dans un mandat du parti Québécois en 2018, mais un tel référendum n\u2019aura lieu à partir de 2022 que si la population énonce clairement qu\u2019elle désire un tel référendum via un mécanisme objectif et neutre.Nul besoin de passer le projet dans la gorge des Québécois, le service de la vérité et un service public honnête mèneront les Québécois à tirer les conclusions qui s\u2019imposent.Le deuxième principe est que le PQ doit mettre une croix non équivoque sur l\u2019épisode de la charte des valeurs, notamment en devenant le leader en matière de prévention du racisme et d\u2019autres formes de discrimination, comme l\u2019ho- mophobie.Ma candidature à la chef ferie du Parti Québécois repose sur l\u2019idée que désormais, le Parti québécois sera le parti de tous les Québécois, à la défense de tous les Québécois.Le reste de ma campagne portera sur la manière dont une équipe honnête et de qualité du Parti québécois pourra rebâtir le Québec et redonner le goût du Québec dès 2018, mais il faut d\u2019abord reconnecter le PQ avec l\u2019ensemble des Québécois.Le respect de la volonté populaire et de l\u2019intelligence des gens vis-à-vis du projet référendaire et le principe de porte ouverte à tous les Québécois en luttant contre la discrimination sont des conditions sine qua non de ce nouveau pacte de confiance.Le PQ a une responsabilité envers le Québec et l\u2019ensemble des Québécois : c\u2019est la seule institution capable de mettre fin à la culture du mensonge érigée en politique publique par un Parti libéral qui est depuis trop longtemps au pouvoir.J\u2019invite tous les Québécois qui ont le goût du progrès à prendre leur carte de membre et à prendre part, eux aussi, au changement qui doit s\u2019opérer au Québec.Redonnons le PQ à tous les Québécois Nombre d\u2019orphelins politiques estiment qu\u2019il vaut mieux unir leurs forces M I C H E L L E B L A N C Président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain ans la foulée de la commission Char- bonneau, le Québec a instauré un programme permettant aux entreprises de déclarer et de régler, de leur propre initiative, toute infraction passée ayant trait à l \u2019octroi de contrats publics.Ce programme de remboursement volontaire a été mis en place afin d\u2019offrir aux entreprises une chance unique d\u2019éviter des procédures judiciaires onéreuses concernant des contrats qu\u2019elles pourraient avoir indûment obtenus depuis 20 ans.Au cours des dernières semaines, plusieurs entreprises ont déclaré leur intérêt pour le programme ou leur intention de s\u2019en prévaloir et offert de rembourser aux gouvernements municipaux ou provincial des sommes liées à divers contrats octroyés.Il s\u2019agit d\u2019un progrès important et il faut féliciter les entreprises qui déposeront un avis d\u2019intention.Il n\u2019est jamais facile de décider d\u2019admettre ses fautes passées, en raison des risques juridiques que cela comporte, mais c\u2019est exactement ce qu\u2019il faut faire.Lorsqu\u2019une entreprise déclare publiquement qu\u2019elle s\u2019est mal comportée dans le passé, cela doit être perçu comme une preuve manifeste de bonne foi et de bonne volonté, particulièrement si les responsables ne font plus partie de ses employés.Ce programme représente une occasion de mettre au jour des actes frauduleux qui n\u2019auraient autrement jamais été révélés et d\u2019obtenir en compensation des sommes que des poursuites judiciaires pénales ou civiles n\u2019auraient jamais permis de recouvrer.De ce point de vue, le Québec se pose en leader et en modèle pour d\u2019autres autorités législatives, telles que le gouvernement fédéral, qui n\u2019ont pas encore mis en place un programme similaire permettant aux entreprises de déclarer ou de divulguer des actes répréhensibles commis dans le passé.Lorsqu\u2019une entreprise découvre qu\u2019un employé actuel ou passé s\u2019est rendu coupable de fraude ou d\u2019autres délits économiques, aucun mécanisme ne l\u2019encourage à se manifester et à coopérer avec les autorités.En réalité, c\u2019est plutôt l\u2019inverse.Si une entreprise déclarait avoir commis dans le passé des actes répréhensibles, elle courrait le risque de subir des poursuites pouvant coûter cher à ses employés, à ses pensionnés, à ses investisseurs et à ses actionnaires.Le Canada devrait suivre l\u2019exemple du Québec en instaurant un programme visant à inciter et à encourager les entreprises à se présenter devant les autorités pour dénoncer des méfaits commis par des employés délinquants.Comme dans le cadre du programme de remboursement volontaire en vigueur au Québec, un mécanisme fédéral devrait être mis en œuvre sous la supervision d\u2019un juge ou des tribunaux et être transparent au sujet des entreprises ayant annoncé leur intention de négocier une entente.Si le processus est clair et se déroule au grand jour, il jouira de la confiance du public et représentera pour les autorités responsables de l\u2019application des lois un outil essentiel dans la lutte contre la corruption, les fraudes, les pots- de-vin et autres crimes économiques commis par des entreprises.Afin de ratisser large et de réparer le plus de méfaits possible, le modèle fédéral \u2014 à l\u2019instar de celui du Québec \u2014 devrait accorder aux entreprises un bref pour divulguer volontairement des infractions commises dans le passé.À partir de maintenant, ce programme doit imposer aux entreprises de se manifester rapidement, de coopérer avec les autorités, de divulguer tout acte illégal découvert et de verser des dédommagements.Elles ne doivent pas attendre d\u2019être prises en flagrant délit pour faire leur mea culpa.CONTRATS PUBLICS Le Canada doit suivre l\u2019exemple du Québec Le Québec se pose en leader et en modèle pour d\u2019autres autorités législatives JACQUES NADEAU LE DEVOIR Michel Leblanc estime que le Canada devrait instaurer un programme visant à inciter les entreprises à se présenter devant les autorités pour dénoncer des méfaits commis par des employés délinquants.L Seul un appui effectif du milieu de la création est garant de l\u2019innovation « » T JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE L\u2019épisode de la charte des valeurs, portée par Pauline Marois et Bernard Drainville, a contribué à la perte de confiance envers le PQ, estime l\u2019auteur.D L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 3 J U I N 2 0 1 6 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S p.-d.g.de Mount Real, en voit retenir neuf sur onze, pour les mêmes motifs.John Xanthoudakis, le troisième lascar, p.- d.g.de Norshield, écope le plus.Il est reconnu responsable des 17 accusations portées contre lui.« Ça prouve que, malgré la complexité de la preuve, c\u2019est encore possible de tenir un procès devant jury en matière de fraude», a commenté Me Matthew Ferguson, un des procureurs de la Couronne, avec Me Bilodeau.Le juge Pierre Labrie a fait incarcérer les trois accusés sitôt le verdict connu.Il a refusé la requête des avocats représentant messieurs Weinberg et Xanthoudakis demandant «du temps» pour que leurs clients «se préparent».Le coaccusé Matteo se représentait seul, sans procureur.Lui non plus n\u2019a pu obtenir un délai pour accuser le coup et planifier son transfert en prison.Les audiences sur la peine se tiendront lundi.Les trois accusés risquent des sentences de dix ans maximum.Hasanian Panju, chef de la section financière de Cinar et coaccusé au départ des procédures, a plaidé coupable avant le début des procédures.Il a écopé de quatre ans de pénitencier.Le procès devant jury a été un des plus longs de l\u2019histoire du pays.Il s\u2019est mis en branle au début de l\u2019année 2014 et ne devait durer que cinq mois.Seulement, les perquisitions menées dans plusieurs pays ont accumulé des dizaines de milliers de pages de documents.Beaucoup ont été patiemment analysées en cour.Le témoignage d \u2019un exper t-comptable a duré 30 jours à lui seul.Trois jurés ont abandonné leur poste pendant les audiences.Une femme a été excusée quand elle est tombée enceinte.Elle a eu le temps d\u2019accoucher avant que ses ex-collègues se prononcent finalement.Histoire d\u2019un fleuron La compagnie audiovisuelle Cinar, fleuron du secteur pendant deux décennies, a été créée en 1976 par Ronald Weinberg et feu Micheline Cha- rest, décédée en 2001.L\u2019entreprise a commencé à produire des dessins animés en 1984.Elle est devenue la première du secteur québécois inscrite en Bourse en 1993.À son summum, son chiffre d\u2019affaires annuel dépassait les 150 millions.Elle employait alors 200 personnes.Le procès pour fraude rajoute du noir sur l\u2019histoire enténébrée de cette entreprise par l\u2019affaire Claude Robinson, autre interminable saga judiciaire.La Cour suprême a reconnu en 2013 que Cinar et ses associées européennes avaient bel et bien plagié un projet de dessin animé de cet illustrateur.La lutte pour la reconnaissance des droits de M.Robinson dure depuis deux décennies.Le tribunal lui a accordé 4,4 millions de dommages et intérêts qu\u2019il n\u2019a toujours pas entièrement recouvrés.Ronald Weinberg était aussi impliqué dans cette poursuite.Les soupçons de fraude de Cinar ont surgi au tournant du siècle avec la preuve de l\u2019usage de prête-noms pour obtenir des subventions et des crédits d\u2019impôt.La police a commencé son enquête en 2003 et a finalement retracé le chemin des transfer ts de fonds qui commençait à Montréal, transitait par New York et se terminait à Nassau.Cinar a été achetée en 2004 pour devenir l\u2019entreprise torontoise Cookie Jar.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 CINAR «Le MDDELCC n\u2019a pas de portrait complet de l\u2019utilisation des pesticides pour le milieu agricole, ce qui limite la précision de son calcul des indicateurs de risque pour la santé et l\u2019environnement », souligne le commissaire Jean Cinq- Mars dans son rapport de 150 pages déposé à l\u2019Assemblée nationale.Le constat est d\u2019autant plus préoccupant que le commissaire a constaté que l\u2019augmentation des ventes de pesticides «se poursuit» et que «les indicateurs de risque» qui y sont associés sont à la hausse.Le gouvernement a pourtant promis à plus d\u2019une reprise de réduire le recours à ces produits toxiques.Leur utilisation a plutôt connu une croissance de 27% entre 2006 et 2012, alors que les surfaces cultivées reculaient.Des dangers pour la santé Cette augmentation des pesticides a des impacts concrets sur l\u2019environnement, indique par ailleurs le rapport de M.Cinq-Mars.En effet, la qualité de l\u2019eau des rivières testées en milieu agricole se dégrade.« Des pesticides, parmi ceux les plus susceptibles de nuire à la santé et à l\u2019environnement, se trouvent parfois dans les rivières à des concentrations qui dépassent les critères déterminés pour protéger la vie aquatique.D\u2019ailleurs, l\u2019indicateur suivi pour évaluer la qualité de la biodiversité indique un état \u201c précaire \u201d ou \u201c mauvais \u201d dans plusieurs rivières.» Pire, des pesticides « sont détectés en faible concentration dans l\u2019eau potable ».Et ce ne pourrait être que la pointe de l\u2019iceberg puisque des pesticides « que l\u2019on trouve fréquemment dans l\u2019eau des rivières et dont les concentrations dépassent les critères qui ont été déterminés pour protéger la vie aquatique commencent à peine à être testés et les résultats ne sont pas publiés ».Qui plus est, le rapport souligne qu\u2019«un nombre restreint d\u2019aliments sont testés et la présence de certains pesticides largement utilisés au Québec n\u2019est pas évaluée», et ce, alors que « l\u2019impact sur la santé de la présence de plusieurs pesticides dif férents en même temps dans un aliment est peu connu».Protection insuffisante Jean Cinq-Mars a en outre constaté des lacunes évidentes dans la protection de la faune.Il estime que les mesures prises par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) à l\u2019égard de la protection des espèces « en situation précaire » sont tout simplement « insuf fisantes ».Qui plus est, « il n\u2019y a aucun plan de rétablissement pour plusieurs espèces en situation précaire.Lorsque des plans sont produits, de nombreuses actions prévues ne sont pas mises en œuvre.Le MFFP n\u2019a protégé que très peu d\u2019habitats pour ces espèces ».Dans un contexte où des espèces comme les carpes asiatiques pourraient envahir les cours d\u2019eau de la province, le MFFP «ne dispose pas de plan d\u2019action afin de lutter efficacement contre les espèces exotiques envahissantes», déplore le commissaire au développement durable.Le gouvernement a également négligé la mise en valeur de la faune, et ce, même si ce secteur constitue un moteur économique dont les retombées sont estimées annuellement à plus de 900 millions de dollars.Et les agents de la faune chargés d\u2019assurer la protection des ressources fauniques sont de moins en moins présents sur le terrain.Le commissaire juge d\u2019ailleurs que la présence est carrément « insuffisante».Retards climatiques Le rapport du commissaire au développement durable fait aussi valoir qu\u2019en matière de lutte contre les changements climatiques, « la tâche est énorme et pressante, sur tout si l\u2019on compare à ce qui a été fait jusqu\u2019à maintenant».Il rappelle que selon le dernier bilan du MDDELCC, le Québec a réduit ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 8,6 % depuis 1990, ce qui signifie que la réduction annuelle moyenne s\u2019élève à 0,4 %.Or, le gouvernement s\u2019est engagé à faire reculer ses émissions de 20 % d\u2019ici 2020, par rappor t à 1990, puis de 37,5 % d\u2019ici 2030.Pour y parvenir, il faudrait réduire annuellement les GES de 1,6 %.« Voilà pourquoi je suis très préoccupé par le retard que les entités accusent dans la mise en œuvre des recommandations formulées dans mes rapports de vérification, insiste M.Cinq- Mars.Rappelons que les sommes qui proviennent du Fonds ver t servent à financer une grande partie des programmes et des projets au moyen desquels on veut atteindre les cibles de réduction de GES.Compte tenu de l\u2019impact im- por tant des changements climatiques et des sommes considérables investies pour la réduction des émissions de GES, nous ne pouvons pas nous permettre un tel retard ni de rater les cibles que le Québec s\u2019est fixées.» En plus des retards accumulés en matière de réduction des GES, le Québec pourrait être aux prises avec une hausse de ses émissions en raison de la volonté du gouvernement de lancer la province dans l\u2019exploitation d\u2019éventuels gisements d\u2019énergies fossiles.Le Devoir l\u2019automne 2020 que Yannick Né- zet-Séguin prendra pleinement ses fonctions de directeur musical.Il portera jusque-là le titre de directeur musical désigné.Il entend néanmoins s\u2019attacher dès à présent à définir le profil artistique des futures saisons.Yannick Nézet-Séguin se voit-il «chef à vie» du Met, un peu, dans l\u2019esprit, comme James Levine ?« Chaque fois que j\u2019entame une association, j\u2019ai l\u2019intention que ce soit le plus long possible, nous dit le chef.Il faut rester à l\u2019écoute pour être sûr, quand on a fait le tour, de ne pas rester trop longtemps.» Au fond, entre les orchestres de Vienne, de Berlin et de la Radio bavaroise, plus l\u2019Orchestre de chambre d\u2019Europe, Yannick Nézet-Séguin a aussi sous la main les meilleures phalanges du V ieux Conti - nent, qu \u2019 il dirigera comme chef invité quand il le voudra.Et Montréal n\u2019est pas si loin de New York, non plus\u2026 Qu\u2019en sera-t-il de l\u2019Orchestre Métropolitain?«Il est trop tôt, je n\u2019ai pas d\u2019idée sur ce qu\u2019il adviendra de ma relation avec l\u2019Orchestre Métropolitain après 2021.Une chose est sûre : j\u2019aurais toujours des liens avec le Métropolitain.La forme est à définir.» En tant que directeur musical du Met, Nézet-Séguin dirigera cinq productions chaque saison.Lors des trois prochaines, il en mènera deux, dont le Vaisseau fantôme, son premier opéra de Wagner au Met, en 2017.Information non précisée dans le communiqué de presse, l\u2019entente initiale couvre une période de cinq ans, soit jusqu \u2019en 2025 .Ce contrat est renouvelable.Yannick Nézet-Séguin, qui se libérera de ses attaches européennes en 2018, est lié par contrat avec l\u2019Orchestre de Philadelphie jusqu\u2019en 2026 et avec l\u2019Orchestre Métropolitain, ici, jusqu\u2019en 2021.Symphonique et lyrique Interrogé sur son premier chantier au Met, le chef québécois nous convainc qu\u2019il « faut voir les choses en termes de crescendo.Après Wagner, la saison prochaine, les deux opéras de la saison 2017-2018 resteront dans le domaine germanique.Je vais en profiter, et le premier chantier sera de travailler l\u2019orchestre dans un esprit symphonique.C\u2019est un orchestre très jeune: peu de musiciens ont connu James Levine avant ses problèmes de santé.Il y a une soif de la part de l\u2019orchestre de se faire redonner une direction».Ensuite, Nézet-Séguin souhaite « cultiver ce que Levine avait réalisé à un point exquis : l\u2019écoute de la scène.Il avait réussi cela à un tel point que lorsqu\u2019un chef n\u2019était pas avec les chanteurs, l\u2019orchestre allait contre le chef et avec les chanteurs ! Il faut préserver cette qualité d\u2019écoute du plateau».Yannick Nézet-Séguin a aussi soif de premières mondiales.«C\u2019est une très bonne politique de Peter Gelb de faire des coproductions afin de reprendre les créations qui se font ailleurs et d\u2019en donner une version optimisée au Met, mais ce qui me fascine, c\u2019est d\u2019accompagner le processus de création depuis le début.Il faut que le Metropolitan Opera programme davantage de créations.» Il préservera également les concerts symphoniques que donne l\u2019Orchestre du Metropolitan Opera à Carnegie Hall et prévoit même des tournées : « C\u2019est important, car les deux aspects du réper toire \u2014 symphonique et lyrique \u2014 se complètent et se nourrissent.D\u2019ailleurs, a contrario, à Philadel- phie nous donnons des opéras en version concert : Tosca dans deux ans, Richard Strauss probablement, ensuite.» La répar tition des tâches avec le directeur général, l\u2019omniprésent Peter Gelb, stipule que le chef sera responsable de la qualité musicale du Met avec une autorité sur l\u2019orchestre, le chœur et le personnel musicien et qu\u2019il travaillera en « tandem» avec Gelb sur la planification, les distributions, le répertoire, les nouvelles productions, reprises et créations.Or dans ce dernier domaine, le directeur général a été très présent ces dernières années.Qui aura vraiment voix au chapitre au sein du tandem Gelb\u2013Né- zet-Seguin?«Les problèmes de santé de James Levine depuis plusieurs années ont fait en sorte, malheureusement, que la voix musicale de la maison était parfois complètement off.Au jour le jour, il a souvent manqué une voix musicale for te.J\u2019entends combler cette lacune.Peter Gelb et moi, nous nous entendons très bien là-dessus et le souhait de Peter Gelb et de l\u2019ensemble de la maison est que j\u2019aie une voix forte à ce chapitre.C\u2019est dans ma description de tâches et plus je m\u2019impliquerai, le mieux ce sera.» Renouveau progressiste Le Met fait face à une certaine désaf fection du public, alors même que dans l\u2019écologie de l\u2019offre lyrique, le New York City Opera a dispar u.Peut-on faire souffler un esprit New York City Opera, plus progressiste, au Met ?« Le pari est que tout ce que l\u2019on fait doit être de la plus haute qualité musicale.» Au-delà du débat sur le conservatisme ou le progressisme, le nouveau directeur musical por te la réflexion sur le ter rain de la conquête des publics.« Cela veut aussi dire d\u2019être ouvert à amener au Met les écoles, les gens dans le besoin, les gens qui n\u2019ont pas accès à la musique.Il faut une stratégie.» Dans ce sens, Yannick Né- zet-Séguin va jusqu\u2019à imaginer « fa ire un peu plus de Britten, avec un orchestre un peu plus petit, ailleurs que sur la scène du Met », s\u2019appuyant sur une équ ipe mus icale « d\u2019un niveau et d\u2019une profondeur incroyables ».« Ce sera fascinant dans les prochains mois d\u2019articuler et de mettre ma voix au service d\u2019une vision du développement de public qui sera, disons, plus \u201c évidente \u201d que ces dernières années au Met.» Tout le milieu musical aura à gagner du succès de cette révolution tranquille.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 NÉGLIGENCE SUITE DE LA PAGE 1 NÉZET Applaudissements «Félicitations au Montréalais Yannick Nézet-Séguin, qui a été nommé nouveau directeur musical du MetOpera.Formidable réalisation!» Justin Trudeau, premier ministre du Canada «Félicitations à Yannick Né- zet-Séguin, tout le Québec est ?er de vous!» Philippe Couillard, premier ministre du Québec «Félicitations Yannick Né- zet-Séguin pour ta nomination extraordinaire comme directeur musical au #meto- pera.Grande ?erté pour Montréal :)» Denis Coderre, maire de Montréal «Wow! Félicitations à Yan- nick Nézet-Séguin à la tête du Metropolitan Opera.» Conseil des arts du Canada «Yannick Nézet-Séguin nommé directeur musical du @MetOpera\u2026 Nous ne pouvons être plus ?ers!!!» L\u2019Orchestre Métropolitain de Montréal fait état d\u2019une nouvelle culture de vigilance au sein de la municipalité, malmenée par l\u2019héritage soi-disant corrompu et collusionnaire de son ex-maire, Gilles Vaillancourt.Le BIEL a reçu un total 150 signalements en 2015, en hausse de 121 % par rapport aux 68 signalements qu\u2019il avait reçus entre les mois de mars et de décembre 2014.Le Bureau attribue cette augmentation à sa politique de signalement, « qui assure un traitement objectif, confidentiel et anonyme des signalements ainsi que la protection du lanceur d\u2019alerte », selon le bilan.Des 150 signalements, 48 étaient de nature cr iminelle, et 34 ont mené à des enquêtes policières.Au final, quatre dossiers criminels se sont soldés par des mises en accusation qui ont entraîné, à leur tour, pas moins de 17 arrestations.Quelque 14 de ces ar restat ions ont été faites « dans le cadre d\u2019une fraude lors d\u2019une opération de déneigement », révèle le bilan.Les trois autres arrestations concernent l\u2019« utilisation de faux document », l\u2019« intimidation » et une « commission secrète », dont la teneur n\u2019est évidemment pas révélée dans le rapport.Le Service de police de Laval, dont relève le BIEL, a décliné la demande d\u2019entrevue du Devoir.Son directeur, Pierre Brochet, commentera le bilan une fois qu\u2019il sor tira of ficielle- ment, a indiqué le service des relations médias.Dossiers administratifs Les 102 signalements qui ne comportaient pas d\u2019allégations de nature criminelle ont été qualifiés de « dossiers administratifs » par le BIEL.Parmi les cas retenus, car fondés, la majorité concernait des allégations de «non-conformité contractuelle » ou de conflits d\u2019intérêts.Dans huit cas, l\u2019enquête policière s\u2019est soldée par des recommandations « qui sont communiquées aux services concernés afin qu\u2019ils corrigent promptement une situation irrégulière ou établissent de meilleures pratiques », rappelle le bilan du BIEL.Les recommandations ont ciblé quatre catégories d\u2019activités, à savoir la planification des besoins d\u2019approvisionnement, la conformité aux processus d\u2019appels d\u2019offres, l\u2019exécution des contrats des fournisseurs ou la conformité aux politiques et procédures de reconnaissance et de soutien à un organisme à but non lucratif.« Il convient de souligner la bonne collaboration des services lors des enquêtes et de la formulation des plans d\u2019action », se félicite le BIEL dans son bilan.Plusieurs plaintes non fondées Tant dans les dossiers criminels qu\u2019administratifs, la proportion de plaintes non fondées est importante : elle atteint 25% dans le premier cas, et 20% dans le second.Qu\u2019importe, le BIEL se réjouit d\u2019avoir mis sur pied une politique de signalement que la population a su adopter.Ainsi, 89% des signalements recensés en 2015 ont été adressés directement aux employés du BIEL, en faisant un mode de dénonciation privilégié par rapport au courriel ou à la ligne téléphonique, notamment.«La mise en œuvre d\u2019un dispositif comme le BIEL assure une vigilance accrue [de la part des employés de la Ville]», remarque aussi Gérard Divay, professeur à l\u2019École nationale d\u2019administration publique.La provenance des signalements au BIEL semble le prouver.Sur les 150 signalements reçus, 117 (78%) provenaient d\u2019employés et d\u2019élus, tandis que 22% provenaient d\u2019intervenants externes.Autre indice d\u2019une révision des façons de faire à la Ville de Laval, les enquêtes visant à valider l\u2019intégrité des nouveaux employés recrutés et des ressources contractuelles sollicitées ont bondi.Pas moins de 302 demandes d\u2019« habilitation sécuritaires » ont été ainsi traitées par le BIEL en 2015, une augmentation de 36 % par rapport à la période allant de mars à décembre 2014.Avec Marco Fortier Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 LAVAL Le MDDELCC n\u2019a pas de portrait complet de l\u2019utilisation des pesticides pour le milieu agricole Jean Cinq-Mars, commissaire au développement durable « » 121 % C\u2019est l\u2019augmentation de signalements par rapport à 2014 "]
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