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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2016-05-13, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I N o 1 0 6 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 3 M A I 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Éditorial \u203a Sénat: tandis que la ministre Monsef ferme la porte à toute modi?cation de la composition du comité, Antoine Robitaille lance un appel à l\u2019aide aux fédéralistes.Page A 8 Actualités \u203a L\u2019agriculture au-delà du bio.La permaculture propose un écosystème totalement intégré à son environnement.Page A 4 Avis légaux.B 6 Décès.B 7 Météo.B 8 Mots croisés.B 8 Petites annonces .B 7 Sudoku.B 4 ?w w w .l e d e v o i r .c o m R O B E R T D U T R I S A C Correspondant parlementaire à Québec S A R A H R .C H A M P A G N E L e gouvernement Couillard repousse l\u2019implantation du nouveau cours d\u2019histoire du Québec et du Canada dans toutes les écoles secondaires, se limitant à poursuivre les projets- pilotes dans une trentaine d\u2019écoles.Le ministre de l\u2019Éducation a aussi apporté des modifications au cours d\u2019histoire dont la refonte avait été entreprise sous le gouvernement Ma- rois.Certaines de ces modifications furent adoptées pour satisfaire la communauté anglophone.Les projets-pilotes ont commencé en septembre 2015, en 3e secondaire, avec la première tranche chronologique \u2014 des origines à 1840 \u2014 de ce cours réparti sur deux ans.Les projets- pilotes visant le cours de 4e secondaire pour la période allant de 1840 à nos jours commenceront comme prévu en septembre 2016.Au cabinet du ministre de l\u2019Éducation, du Loisir et du Sport, Sébastien Proulx, on a toutefois confirmé, jeudi, que l\u2019implantation générale du cours de 3e secondaire, prévue en septembre 2016, est reportée.On a expliqué que le ministre souhaitait que les projets-pilotes soient complétés pour ces deux années avant de généraliser le nouveau cours d\u2019histoire.Les libéraux reportent le nouveau cours d\u2019histoire Le ministre Proulx a modifié le contenu pour satisfaire entre autres la communauté anglophone J E S S I C A N A D E A U D es élèves handicapés doivent parfois attendre plus de 15 minutes pour aller à la toilette en raison du manque de préposés, dénonce un élève de l\u2019école secondaire Joseph-Charbonneau à Montréal, qui s\u2019inquiète des nouvelles coupes annoncées pour l\u2019an prochain.«Qui devrait attendre plus de 15 minutes pour aller à la toilette ?C\u2019est parfois notre cas [\u2026].Personnellement, je me trouve dans la fâcheuse situation de devoir anticiper le moment où j\u2019aurai envie d\u2019aller à la toilette.» Ces mots, ce sont ceux de Floyd Lapierre- Poupart, 19 ans, qui étudie à l\u2019école secondaire Joseph-Charbonneau, une école spécialisée qui accueille des élèves de 12 à 21 ans lourdement handicapés.Dans une lettre envoyée à la présidente de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) plus tôt cette semaine, Floyd explique que, comme plusieurs de ses camarades, il a besoin de deux préposés et d\u2019un lève-personne pour aller aux toilettes.Or, les préposés ne sont pas assez nombreux et sont appelés aux quatre coins de l\u2019école pour les assister dans leurs déplacements et les aider à la cafétéria, ce qui génère de l\u2019attente à la salle de bain.« Je manque des minutes d\u2019enseignement qui deviennent des heures, ce qui est la raison principale de ma présence dans ce bâtiment», explique le jeune homme qui est bien déterminé à terminer son secondaire pour étudier en sciences humaines, profil mathématiques, au cégep.À la pause du matin, surtout, c\u2019est la cohue, précise- t-il.« Il y a trop d\u2019élèves, donc j\u2019évite d\u2019y aller car je me sens comme une charge supplémentaire.» Moins de préposés Louise Paquette, directrice de l\u2019école Jo- seph-Charbonneau, confirme que le temps d\u2019attente est parfois trop long pour l\u2019usage des toilettes.« Ça peut arriver, je ne peux pas dire que ça n\u2019arrive pas.Il y a toujours des moments CSDM Les élèves handicapés écopent des compressions SÉISME POLITIQUE AU BRÉSIL EVARISTO SA AGENCE FRANCE-PRESSE Dilma Rousseff a été écartée jeudi du pouvoir au Brésil pour faire face à une procédure de destitution.Du coup, son vice-président et rival, Michel Temer, lui a succédé à l\u2019issue d\u2019un vote historique du Sénat ayant mis ?n à 13 ans de pouvoir consécutifs de la gauche.Page B 9 O D I L E T R E M B L A Y à Cannes G ourou de la finance à trois sous dans Money Monster, George Cloo- ney jouait jeudi devant la presse les gourous tout court, voire les devins.Ses propos résonnaient au Palais comme paroles d\u2019évangile.Alléluia ! « Il n\u2019y aura pas de président Donald Trump aux États-Unis, trancha le célèbre acteur et activiste américain, sur un ton sans appel.La peur ne gouvernera pas le pays : ni celle des immigrants, ni celle des femmes, ni de quoi que ce soit.» L\u2019assistance avait envie d \u2019y croire.Pensez donc ! Clooney l\u2019af firme\u2026 Mais des voix intérieures muettes, sous poids d\u2019angoisse, osaient en nous un doute : et s\u2019il se trompait.Si, si\u2026 On l\u2019entendit blâmer, non sans quelques raisons, les chaînes d\u2019information continue qui repassent en boucle les messages de Trump, offrant le crachoir au républicain populiste sans FESTIVAL DE CANNES George, Julia, Jodie et les autres LOÏC VENANCE AGENCE FRANCE-PRESSE Julia Roberts et George Clooney ont une complicité palpable, née de leurs collaborations précédentes.Uber Québec dépose une loi stricte Page A 3 Zeitgeist Plaidoyer pour les droits des animaux «non humains» Page B 10 Le directeur de la Société des musées claque la porte et craint le démantèlement du réseau Page B 2 Lire aussi \u203a L\u2019actualité cannoise, ainsi que notre critique de Money Monster.Pages B 2 et B 3 VOIR PAGE A 10 : CANNES VOIR PAGE A 10 : HANDICAPÉS VOIR PAGE A 10 : HISTOIRE L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 3 M A I 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 OSSIER FORT MCMURRAY : LES DÉFIS DE LA RECONSTRUCTION LIRE À MARIE O D N U AIN M DE I U SIO MICHÈLE DE ER I SS e, comment fair efair à r a r urr po s ?amme e L sarr u dé e face a ant peut- e la ville, la dot econstruir eint e ét s ne sont pas encor s aider ants et le s habit oi de une âme q \u2019 e d u passag e a êtr on song \u2019 u y q a urr cM t M or s à F e econstruir ussi, à se r , eux a ait pas.À côt v a \u2019 elle n \u2019 u q ec la v e a e à la manièr ?e urs s m é de uelle on LE ET UR O P BORI T E TE NTEX CO TE TEX LE .LX U O PR S - H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa L a tenue d\u2019un référendum sur la réforme électorale d\u2019Ottawa devient de moins en moins probable.La ministre responsable des Institutions démocratiques, Maryam Mon- sef, estime qu\u2019il n\u2019est pas souhaitable de faire reposer une réforme démocratique \u2014 dont l\u2019objectif est d\u2019inclure plus de citoyens \u2014 sur un outil de consultation qui ne rejoint pas tout le monde.« Le hic avec le référendum n\u2019est pas seulement qu\u2019il risque de maintenir le statu quo.Selon moi, le référendum n\u2019est pas la façon la plus inclusive ou l\u2019outil le plus sensible à utiliser au XXIe siècle.Il a peut-être été un outil au XIXe siècle, mais on a fait beaucoup de chemin depuis », a indiqué la ministre Monsef au cours d\u2019une entrevue avec Le Devoir, jeudi.La ministre explique à quel point elle désire rejoindre les segments de la population qui se sentent moins interpellés par la joute électorale.« Les faits démontrent que cer tains groupes, comme les personnes provenant d\u2019un milieu socio- économique plus humble, les jeunes, les nouveaux Canadiens, que ces groupes marginalisés non seulement ne votent pas souvent aux élections générales, mais ne votent pas aux référendums non plus.» Les expériences provinciales lui donnent peut-être raison.Depuis 10 ans, trois provinces ont soumis des réformes électorales au verdict populaire.Chaque fois, les réformes ont été rejetées à l\u2019issue d\u2019un référendum auquel le taux de participation a été faible : 58 % en Colombie-Britannique, en 2005, puis 51 % quatre ans plus tard, 51 % en Ontario (2007) et 33 % à l\u2019Île-du- Prince-Édouard (2005).Mercredi, Mme Monsef a annoncé la mise sur pied d\u2019un comité parlementaire qui devra étudier diverses façons de réformer le mode de scrutin au fédéral et lui faire une recommandation d\u2019ici le 1er décembre.Le Parti libéral a promis en campagne électorale que les élections en 2015 seraient les dernières menées au fédéral avec le système actuel, dit uninominal à un tour.L\u2019opposition conservatrice talonne depuis des mois le gouvernement pour qu\u2019il s\u2019engage à soumettre toute réforme à un référendum.Certains obser vateurs interprètent cette demande comme un moyen de défendre le statu quo sans en avoir l\u2019air.Mme Monsef réplique qu\u2019il existe d\u2019autres moyens de consulter.Elle s\u2019est félicitée jeudi que sa réforme ait été mentionnée près de 12 millions de fois sur Twitter.Une sortie raillée par les conservateurs à la Chambre des communes.«La ministre veut que les décisions soient prises par Twitter.Nous voulons que les décisions soient prises par le peuple», a rétorqué le député Jason Kenney.Consensus?Peut-être pas Maryam Monsef se dit heureuse du déroulement de son annonce mercredi, mais elle se désole du ton pris par certains de ses détracteurs.« [La journée] a mis en évidence la variété des opinions qui existent et a démontré combien ce sera un débat partisan.La conclusion que j\u2019en ai tirée est que, si nous voulons faire la bonne chose pour les Canadiens, nous, les parlementaires, devrons travailler fort pour mettre la par- tisanerie de côté, car cela rebute les Canadiens.» Avec des positions si divergentes d\u2019un parti à l\u2019autre, sera-t- il possible d\u2019établir un consensus?La ministre semble répondre par la négative, mais elle se demande si le consensus est nécessaire.Rappelant les tentatives de réforme effectuées ailleurs au pays, elle dit : «Il n\u2019y a pas de consensus sur la méthode qu\u2019on devrait adopter à l\u2019avenir.» Le seul consensus, dit- elle, porte sur les valeurs qui doivent animer le système électoral (accessibilité, inclusion, etc.).« Je doute qu\u2019il y ait eu un consensus lorsqu\u2019on a accordé le droit de vote aux femmes, mais c\u2019était la bonne chose à faire.Je doute qu\u2019il y avait un consensus lorsque les autochtones ont obtenu le droit de vote, mais c\u2019était la bonne chose à faire.Alors, si nous respectons ces valeurs [\u2026], nous ferons la bonne chose.Le changement n\u2019est pas facile.On prend un système du XIXe siècle pour le faire entrer au XXIe siècle parce que c\u2019est la chose responsable à faire.Cela créera des remous en cours de route, cela fera des vagues, mais c\u2019est correct.» Le Devoir RÉFORME DU MODE DE SCRUTIN Un référendum?Très peu pour Monsef M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa D es publicités rouge-libéral n\u2019envahiront pas nos écrans.Finies les affiches du gouvernement arborant le logo d\u2019un par ti politique.Et exit les annonces de ministres vantant leurs mesures avant même qu\u2019elles ne soient en vigueur.Du moins, si l\u2019on se fie aux nouvelles règles du gouvernement Trudeau régissant les publicités du fédéral.S\u2019il était déjà interdit de créer des publicités partisanes aux frais des contribuables, nulle part n\u2019était-il défini dans les politiques gouvernementales ce que contiennent lesdites publicités partisanes.La réponse est venue jeudi : les messages publicitaires du fédéral ne devront pas présenter un slogan ou une image identifiant une formation politique, ni la couleur associée au par ti au pouvoir, et la publicité ne pourra pas mettre en vedette \u2014 par la voix ou l\u2019image \u2014 un ministre, un député ou un sénateur.Le fédéral ne pourra pas non plus annoncer des mesures avant qu\u2019elles n\u2019aient été approuvées par le Parlement.Toute publicité qui aura coûté plus de 500 000 $ à produire et à dif fuser sera soumise pour approbation aux Normes canadiennes de la publicité (NSC), un organisme indépendant à but non lucratif qui épluche déjà les publicités sur les aliments et les boissons alcoolisées ou celles destinées aux enfants.Le seuil d\u2019un demi-million n\u2019est-il pas élevé ?Des publicités diffusées sur Internet, bien moins onéreuses que celles diffusées par les réseaux de télévision, ne risquent-elles pas de se faufiler sans être contrôlées ?Au fil des dernières années, 90% des publicités du fédéral ont coûté plus de 500 000 $, a rétorqué le président du Conseil du Trésor, Scott Brison, en annonçant les changements déjà en vigueur.Et toutes les publicités, peu importe leur prix, devront se soumettre aux nouvelles normes.Si l\u2019une d\u2019elles y déroge, les citoyens pourront déposer une plainte aux NSC, qui feront enquête, a insisté le ministre.«Le précédent gouvernement, selon nous, a dépassé les bornes, de façon répétée, en matière de publicités et de communications en abusant des intérêts des contribuables et des valeurs démocratiques », a reproché M.Brison.Les campagnes publicitaires du gouver nement conservateur de Stephen Harper avaient été vivement criti- q u é e s .D e s c a m p a g n e s comme celle vantant son Plan d\u2019action économique de 2009, au coût de 52,3 millions.Ou encore celle mettant en vedette l\u2019ancien ministre Pierre Poilievre, qui louangeait la bonification des prestations pour la garde d\u2019enfants\u2026 avant que cette bonification ne soit adoptée au Parlement.Les conser vateurs avaient aussi adopté l\u2019appellation « gouvernement Harper».Interdite, désormais.Il faudra parler du « gouvernement du Canada ».Le budget publicitaire du fédéral avait atteint 83,3 millions en 2010- 2011, avant d\u2019être ramené à 68,7 millions l\u2019an dernier.La chef intérimaire du Par ti conser va- teur, Rona Ambrose, a dit s\u2019attendre à ce que les libéraux « suivent toutes les mêmes règles que nous avons suivies».Vérificateur général Le néodémocrate Alexandre Boulerice a reproché au gouvernement de ne pas avoir confié la supervision de ses publicités à un commissaire au bureau du vérificateur général \u2014 poste qu\u2019avaient promis de créer les libéraux dans leur pla- teforme électorale.Une critique partagée par le chef bloquiste Rhéal Fortin, qui s\u2019est dit «sceptique», du coup, que l\u2019annonce libérale change grand-chose.Le vérificateur général évaluera néanmoins les changements des libéraux.Ses conclusions, de même que les consultations menées en comité parlementaire, alimenteront la réflexion du gouvernement, qui légiférera ensuite afin de s\u2019assurer qu\u2019un futur gouvernement ne vienne pas annuler les ajustements.Les publicités gouvernementales sont aussi désormais interdites pendant les 90 jours précédant le jour d\u2019un scrutin à date fixe, plutôt que seulement pendant la campagne électorale.Le Devoir Finies les publicités rouges ou bleues Les libéraux promettent la fin des publicités partisanes ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE La ministre Maryam Monsef estime qu\u2019un référendum n\u2019est plus l\u2019outil le plus inclusif pour mener une consultation.Le fédéral ne pourra plus annoncer une mesure avant qu\u2019elle n\u2019ait été approuvée La ministre veut que les décisions soient prises par Twitter.Nous voulons qu\u2019elles soient prises par le peuple.Jason Kenney, député conservateur « » R O B E R T D U T R I S A C Correspondant parlementaire à Québec L e gouvernement Couillard a présenté, jeudi, le projet de loi 101 qui permettra au Directeur général des élections du Québec (DGEQ) de réclamer le remboursement des contributions politiques illégales au-delà de la limite actuelle de cinq ans.Ces dernières semaines, le gouvernement Couillard a multiplié les projets de loi et les règlements pour se conformer aux recommandations de la commission Charbonneau.Le projet de loi 101 en est le dernier exemple et touche le financement politique des partis présents à l\u2019Assemblée nationale.La ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Rita de Santis, qui a présenté le projet de loi 101 dans un point de presse aux côtés de la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, a dit souhaiter qu\u2019il contribuera à hausser la confiance de la population envers les élus.Le DGEQ pourra recouvrer tout don illégal, quel que soit le moment où il a été fait.Une fois informé de l\u2019existence d\u2019une contribution illégale, l\u2019organisme aura trois ans pour faire enquête et réclamer au parti qu\u2019il la rembourse.Le délai de prescription pour les poursuites pénales liées au financement politique passera de cinq à sept ans.C\u2019est le seul élément qui divise les parlementaires, les partis d\u2019opposition réclamant que ce délai soit plus long.Pour le reste, le projet de loi est le fr uit d\u2019un consensus parmi les partis.En vertu du projet de loi, les donateurs devront signer une déclaration confirmant qu\u2019ils ne sont pas des prête-noms.Les prêts consentis aux partis politiques seront limités à 25 000 $ par électeur.Les bénévoles devront être de vrais bénévoles, c\u2019est-à-dire ne pas recevoir de contrepartie pour les services rendus.Enfin, les chefs devront signer les rapports financiers de leur parti.Le Devoir FINANCEMENT POLITIQUE Le DGEQ pourra fouiller loin dans le temps Le délai de prescription de cinq ans disparaît pour le recouvrement des dons illégaux L es enfants transgenres ont un par ti qui veut faire avancer leur cause : Québec solidaire a déposé, jeudi, un projet de loi pour permettre aux mineurs de faire changer la mention de sexe au registre de l\u2019état civil quand elle ne correspond pas à leur identité.Le gouvernement Couillard a toutefois fait savoir la même journée qu\u2019il allait déposer un projet de loi sur cet enjeu et il serait donc improbable que la pièce législative de QS soit appelée pour étude.Le bref projet de loi de deux articles vise essentiellement à faire cesser les brimades, les malentendus, les er reurs, voire la violence dont sont victimes les transgenres d\u2019âge mineur, selon ce qu\u2019a expliqué la députée de Sainte-Marie\u2013 Saint-Jacques, Manon Massé.Il prévoit l\u2019appor t de deux modifications à un article du Code civil sur le changement de la mention de sexe, pour que ce ne soit plus seulement un « majeur », mais simplement une personne qui puisse le faire, sans précision sur l\u2019âge requis.La demande faite pour une personne âgée de moins de 14 ans devrait toutefois être présentée par le titulaire de l\u2019autorité parentale ou par le tuteur.«Les enfants trans n\u2019en peuvent plus d\u2019attendre: 73% des jeunes trans vivent de la détresse psychologique , selon Manon Massé.La Presse canadienne Un projet de loi pour les transgenres mineurs Le DGEQ pourra recouvrer tout don illégal, quel que soit le moment où il a été fait Les provinces qui ont tenu un référendum sur cette question ont eu de faibles taux de participation L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 3 M A I 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 A insi donc, Sadiq Khan serait musulman.On ne sait pas s\u2019il prie une, deux ou trois fois par jour, mais on sait qu\u2019il est musulman.Nous l\u2019a-t-on assez répété ! Il est vrai qu\u2019on lui donnerait le bon Dieu sans confession, tant son histoire a tout pour séduire.Fils d\u2019une couturière et d\u2019un chauffeur de bus pakistanais, le nouveau maire de Londres a grandi dans le quartier populaire de Tooting, au sud de la capitale, où il est né dans une famille de huit enfants.C\u2019est là qu\u2019il est allé à l\u2019école, avant de faire son droit, de devenir avocat et de se faire élire à la chambre des Communes comme député de sa circonscription.Aidé par un physique avenant et une grande vivacité d\u2019esprit, l\u2019homme gravira les échelons du Parti travailliste, pour finalement être plébiscité par la majorité des électeurs à la tête de la ville qui compte le plus de millionnaires au monde.La presse internationale, notamment anglo-saxonne, s\u2019est émue de cette success story qui tombait pile.L\u2019occasion était belle en effet de renvoyer le candidat Donald Trump à ses déclarations aberrantes.Lui qui disait vouloir interdire le territoire américain aux musulmans\u2026 donc au maire de Londres ! La presse française a répété à satiété qu\u2019une telle réussite serait impossible en France.Comme si l\u2019herbe était toujours plus verte dans le pré du voisin.Et pourtant, rien n\u2019est moins évident.Éblouis par ce nouveau David Copperfield, les Français ont oublié qu\u2019ils étaient le pays de Cosette.Comme si l\u2019une des principales ministres de l\u2019actuel gouvernement n\u2019était pas Na- jat Vallaud-Belkacem, un nom qui, aux dernières nouvelles, ne venait pas du Périgord.Au jeu de la concurrence des origines, on pourrait même rappeler que Belkacem n\u2019est pas née en banlieue d\u2019une capitale occidentale, contrairement à Khan, mais dans le Rif marocain.Elle ne rejoint son père, ouvrier dans le bâtiment, qu\u2019à l\u2019âge de cinq ans et obtient la nationalité française à 18 ans.En matière de culture musulmane, la ministre de l\u2019Éducation nationale en connaît probablement plus long que le maire de Londres.On pourrait citer de tels exemples à satiété.Comme celui de l\u2019ancienne ministre de la Justice, Rachida Dati.Fille d\u2019un maçon marocain et d\u2019une mère algérienne, elle a grandi dans une famille de 11 enfants à Chalon-sur-Saône.Et n\u2019oublions pas l\u2019actuelle ministre du Travail, Myriam El Khomri.Celle qui a donné son nom au projet de loi actuellement débattu à l\u2019Assemblée nationale est née à Rabat d\u2019un père marocain et d\u2019une mère bretonne.On pourrait aussi parler de Malek Boutih, de Fadela Amara et de plusieurs autres.?Alors, pourquoi fait-on l\u2019éloge du Pakistanais qui a conquis Londres et pas celui des Marocaines et des Algériennes qui n\u2019ont pas moins conquis Paris ?La raison est simple.Khan a grandi dans un pays divisé en «communautés» culturelles et religieuses où, pour faire sa marque, il a dû jouer la carte ethnique à fond.Loin d\u2019accéder de plain-pied au monde politique, indépendamment de ses origines, il est d\u2019abord devenu avocat afin de défendre des gens de «sa» communauté, il a ensuite été conseiller du Muslim Council of Britain (où on frayé avec des islamistes peu recommandables), avant de se faire élire à Tooting, une circonscription pratiquement réservée à des candidats «ethniques».On soutient même qu\u2019en 2010 il a dû jouer à fond la carte religieuse pour y être réélu malgré l\u2019engagement de Tony Blair en Irak.Ce n\u2019est qu\u2019une fois ce parcours « ethnique » achevé qu\u2019il a gagné ses lettres de noblesse dans le Parti travailliste.Le voilà maintenant plébiscité par les élites mondialisées de la ville la plus gentrifiée au monde qui ont fait du mul- ticulturalisme leur seule religion.Contrairement à Khan, les Belkacem, Dati et El Khomri ne sont pas passées par la filière ethnique.Elles ont suivi le parcours scolaire classique des petits Français.Le même que n\u2019importe qui.Leur religion \u2014 qu\u2019on ignore et que personne ne veut d\u2019ailleurs connaître \u2014 n\u2019a jamais joué le moindre rôle dans leur réussite, même si l\u2019on peut soupçonner Nicolas Sarkozy et François Hollande de s\u2019être laissé influencer par des idéologies à la mode au moment de leur nomination.Demandez à Belkacem et Dati si elles sont marocaines ou musulmanes, elles vous répondront qu\u2019elles sont françaises et que leur foi, si elle existe, ne regarde qu\u2019elles.Une indépendance qui semble d\u2019ailleurs faire l\u2019envie du nouveau maire, puisque, depuis son entrée en campagne, il a tout fait pour se distancer des positions traditionnelles de sa « communauté ».Il a notamment pris fait et cause pour le mariage homosexuel et dénoncé le boycottage d\u2019Israël ainsi que les propos antisémites de l\u2019ancien maire Livingstone.Le voilà même qui s\u2019en prend aux conditions qui ont permis à l\u2019extrémisme de fleurir et dénonce une politique qui a « protégé le droit des gens de vivre selon leurs traditions culturelles aux dépens du vivre-ensemble ».Comme s\u2019il rêvait soudain d\u2019une société où l\u2019on est d\u2019abord considéré comme un citoyen, sans se faire enfermer dans sa religion ou son ethnie.On ne peut que se féliciter de l\u2019élection d\u2019un maire qui s\u2019est enfin rendu à cette évidence.crioux@ledevoir.com Ciel, un maire musulman ! CHRISTIAN RIOUX à Paris M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec L e ministre des Transports, Jacques Daoust, n\u2019a pas dit bye bye à Uber, mais c\u2019est tout comme.Il a dévoilé, jeudi, un projet de loi «pro- taxi» ne faisant aucune place aux activités de la multinationale californienne, du moins telles qu\u2019on les connaît aujourd\u2019hui.Uber n\u2019aura pas d\u2019autre choix : elle devra se plier aux conditions imposées aux compagnies de taxi.« Il y a une règle chez nous.Il n\u2019y a pas une règle pour les nouveaux arrivants qui se cotisent ensemble, puis une règle pour une multinationale qui arrive avec ses gros sabots », a déclaré M.Daoust lors d\u2019une conférence de presse tenue jeudi.Du coup, les « par tenaires-chauf- feurs » d\u2019Uber devront suivre une formation en service à la clientèle, subir une vérification de leurs antécédents judiciaires, mettre la main sur un permis de conduire de classe 4C, une plaque d\u2019immatriculation T et un permis de taxi \u2014 dont le nombre est hautement contingenté \u2014 avant de prendre le volant.Exit les chauffeurs 2.0 ayant recours à leur véhicule de promenade.Cela dit, Uber pourra acheter ou encore louer des permis au coût de 300 dollars par semaine environ, a annoncé M.Daoust.Pour ce faire, le gouvernement du Québec devra préalablement récupérer progressivement un certain nombre des 1300 permis de taxi inutilisés au Québec.Ce n\u2019est pas tout : les chauffeurs d\u2019Uber devront percevoir la taxe sur les produits et services (TPS) et la taxe de vente du Québec (TVQ) après chacune de leurs courses, sans oublier de payer des impôts sur le revenu.En un an, «il y a 20 millions qui auraient dû être payés et qui ne l\u2019ont pas été», a fait remarquer M.Daoust.M.Daoust a invité sans détour Uber à s\u2019inspirer de la compagnie de taxi fondée par Alexandre Taillefer, Téo Taxi.«Téo est la preuve vivante qu\u2019Uber peut s\u2019adapter.» Sinon, les individus épinglés au volant d\u2019un taxi illégal s\u2019exposeront à la révocation de leur permis de conduire, à la saisie de leur automobile ainsi qu\u2019à des amendes salées.Uber Canada prépare sa riposte.La compagnie pourrait chercher à se défiler en ce qui concerne les obligations prévues dans le projet de loi 100, en plaidant que celles-ci s\u2019appliquent à l\u2019industrie du taxi traditionnelle et non aux nouvelles solutions de rechange en transport.« Nous commenterons en détail au cours des prochains jours, afin d\u2019expliquer aux Québécois les conséquences de ce projet de loi », a affirmé le por te-parole d\u2019Uber Canada, Jean- Christophe de Le Rue, jeudi.De son côté, l\u2019industrie du taxi n\u2019avait que de bons mots, jeudi, à l\u2019égard du ministre Jacques Daoust.« On voulait absolument avoir une loi avec des dents.[\u2026] Chapeau à M.Daoust », a affirmé l\u2019un de ses porte-parole, Guy Chevrette.L\u2019industrie du taxi n\u2019est pas sortie du pétrin pour autant, a toutefois averti M.Daoust.«L\u2019industrie traditionnelle ne peut pas crier victoire.Elle est en rémission actuellement », a-t-il souligné.Les chauffeurs de taxi devront notamment accepter sans rechigner les paiements électroniques et produire des reçus émis par un module d\u2019enregistrement des ventes (MEV).Tarif variable Par ailleurs, le gouvernement libéral a ouvert la porte, jeudi, à l\u2019instauration d\u2019un tarif variable en fonction de l\u2019of fre et de la demande, mais réglementé \u2014 de 50 % moins cher à 50 % plus cher \u2014 afin de ne pas cautionner des courses de quelques kilomètres à plus de 100 $ après le réveillon du jour de l\u2019An, par exemple.La péquiste Martine Ouellet s\u2019est dite satisfaite du contenu du projet de loi.Le député ca- quiste François Bonnardel, lui, a reproché à M.Daoust de maintenir un « régime unique ».«On a un ministre aujourd\u2019hui qui joue dans le film Retour [vers] le futur, qui nous dépose une loi qui date des années 1970», a-t-il déploré.«Ce n\u2019est pas parce que je suis un vieux pommier que je donne des vieilles pommes, vous savez», a conclu M.Daoust, citant librement Félix Leclerc.Le Devoir Québec dépose un projet «pro-taxi» Le ministre Daoust prévient Uber qu\u2019elle devra se conformer aux conditions imposées aux compagnies de taxi JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Le patron d\u2019Uber au Québec, Jean-Nicolas Guillemette, lors de son passage en commission parlementaire à Québec, en février.Le gouvernement aura finalement décidé d\u2019adopter la ligne dure à l\u2019égard du nouveau service de transport.H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec O ttawa n\u2019accède pas aux demandes de Québec en matière de nominations au Sénat parce que la Constitution lui lie les mains.Et si le gouvernement Couillard boude le processus fédéral pour manifester son désaccord, alors la ministre des Institutions démocratiques prendra d\u2019autres moyens pour consulter le Québec.« Nous avons invité les provinces à par ticiper à ce processus, mais nous avons aussi travaillé dans le respect des paramètres établis par la Constitution et le jugement de 2014 de la Cour suprême », explique la ministre, Maryam Monsef, en entrevue avec Le Devoir.Ottawa a instauré un nouveau processus de nomination des sénateurs.Il a formé un comité composé de trois représentants fédéraux (deux universitaires, dont un doyen de McGill, et une ancienne haute fonctionnaire) et deux représentants de la province pour laquelle un siège au Sénat doit être pourvu.Ce comité étudie des candidatures et transmet des recommandations au premier ministre fédéral, qui a le dernier mot.C\u2019est en vertu de ce processus que Justin Trudeau a nommé ses sept premiers sénateurs, dont les Québécois André Pratte et Chantal Petitclerc.Québec demande un troisième représentant au sein du comité et exige que ce soit le premier ministre québécois qui désigne son candidat de préférence parmi ceux retenus par le comité.La ministre refuse.En entrevue, Mme Monsef souligne à quel point elle apprécie l\u2019ap- por t provincial.« Mais il s\u2019agit d\u2019une institution fédérale et, constitutionnellement, c\u2019est la prérogative du premier ministre fédéral de faire la recommandation ultime.Nous devons être très clairs à ce sujet.» Québec déplore que le processus utilisé pour nommer M.Pratte et Mme Petitclerc, qui devait n\u2019être que transitoire, deviendra permanent.Maryam Monsef juge que le processus a été « vigoureux et productif ».« Alors, pourquoi changer quelque chose qui fonctionne bien?Gardons les choses ainsi.» Québec menace de ne plus prendre part au comité de sélection des sénateurs en n\u2019y désignant plus de représentants.La ministre s\u2019en dit « déçue », mais elle estime que ce n\u2019est pas un obstacle insurmontable.« Si une province n\u2019est pas capable de participer, nous consulterons largement dans cette province pour nous assurer que les voix de cette région sont entendues.» «Occasion manquée» Le gouvernement du Québec refuse de « jouer au faire-valoir » à Ottawa, a toutefois martelé le ministre québécois Jean-Marc Fournier, déplorant «une occasion manquée» du gouvernement fédéral de dépoussiérer le processus de désignation des membres du Sénat.« La ministre [Monsef] avait dit : \u201c crédibilité \u201d, \u201c indépendance \u201d, \u201c représentativité \u201d ; bien là, je cherche la représentativité, a-t-il mentionné lors d\u2019une mêlée de presse.Devant les craintes de voir le chef du gouvernement québécois chercher à placer ses amis au Sénat, M.Fournier a précisé que le premier ministre québécois ne «suggérerait pas de nouveaux noms» à son homologue fédéral, mais qu\u2019il se contenterait de faire connaître sa «recommandation» parmi des candidats préalablement retenus par le comité «indépendant» Québec-Ottawa.Le député caquiste Simon Jolin- Barrette a condamné la « résignation » du gouvernement libéral dans ce dossier.« Pourquoi le ministre refuse de se doter d\u2019un processus qui va faire en sorte que le Québec, ici, va choisir ses propres sénateurs ?», a-t-il demandé en chambre.Il a pressé le ministre responsable des Relations canadiennes de mettre sur pied « un comité trans- partisan» où des représentants de « toutes les formations politiques » examineraient à huis clos des candidatures au Sénat, après quoi l\u2019Assemblée nationale communiquerait une liste de candidats au premier ministre fédéral.«Arrêtez d\u2019être résigné, monsieur le ministre.[\u2026] Soyez nationaliste, défendez les intérêts de la nation québécoise, adoptez le projet de loi 592!» Le processus proposé par la CAQ se butera sur un obstacle de taille : le gouvernement fédéral, croit dur comme fer M.Fournier.« Vous avez vu la réaction à l\u2019égard de la proposition que nous avons faite\u2026 » Le Devoir NOMINATIONS AU SÉNAT Ottawa se dit lié par la Constitution C\u2019est la prérogative du premier ministre fédéral de faire la recommandation ultime Maryam Monsef, ministre des Institutions démocratiques « » Les chauffeurs d\u2019Uber devront percevoir les taxes pour chaque course L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 3 M A I 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 4 F O R T M C M U R R A Y Les appareils radiologiques seront inspectés La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) dépêche deux spécialistes à Fort McMurray pour aider le personnel d\u2019urgence à vérifier les appareils radiologiques qui pourraient avoir été touchés par l\u2019incendie de forêt.La CCSN a dit avoir été sollicitée, jeudi, par le centre provincial des opérations d\u2019urgence et a affirmé que les experts aideraient le personnel d\u2019urgence «à confirmer la sécurité radiologique des appareils autorisés qui se trouvent dans les zones touchées et qui pourraient avoir été endommagés par le feu».Le directeur des programmes de gestion des urgences de la CCSN, Luc Sigouin, a tenu à dire qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une mesure de précaution.La Presse canadienne Un sursis pour les Roms Les doléances de la famille La- katos ont été entendues : le gouvernement Trudeau a accepté de ne pas l\u2019expulser jeudi et de plutôt lui donner deux mois de sursis pour avoir le temps d\u2019analyser son dossier.Mardi, les deux femmes de cette famille rom de Hongrie, Gilda, âgée de 17 ans, et sa mère Katalin, avaient imploré le gouvernement libéral de ne pas les renvoyer du Canada, disant craindre de devoir faire face à toutes sortes de violences à caractère raciste.C\u2019est précisément ce qu\u2019elles ont tenté de fuir en demandant le statut de réfugié il y a cinq ans, une requête qui leur a été finalement refusée en octobre dernier.Le Devoir UMQ: Couillard promet de «rééquilibrer le rapport de force » Philippe Couillard a réitéré jeudi sa promesse de « rééquilibrer le rapport de force » entre les municipalités et leurs employés en matière de relations de travail, mais il est resté vague sur les moyens qui seront utilisés, évitant de parler d\u2019accorder aux villes le pouvoir de décréter les conditions de travail de leurs employés.Le premier ministre a tenu ces propos au Centre des congrès de Québec, où se déroulent les assises de l\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ).« On s\u2019est engagé à rétablir le rapport de force en matière de relations de travail au bénéfice des contribuables.Nous allons le faire », a lancé le premier ministre.Il promet un projet de loi dès ce printemps.La Presse canadienne Bientôt une rue Jacques-Parizeau ?Québec \u2014 La Ville de Québec pourrait honorer la mémoire de Jacques Parizeau en donnant son nom à l\u2019une de ses rues.Une consultation publique est prévue pour discuter de la modification du nom de la rue Saint-Amable en rue Jacques-Parizeau.Ce changement est proposé par le Comité de toponymie de la Ville de Québec.Le maire de Québec, Régis Labeaume, a souligné par communiqué que la Ville souhaite «désigner une voie de circulation en l\u2019honneur de cet homme politique qui a marqué non seulement la province, mais aussi la ville de Québec».La Presse canadienne P A U L I N E G R A V E L Stefan Sobkowiak s\u2019est d\u2019abord consacré à la pomi- culture biologique, avant de découvrir la permaculture, une contraction de «culture permanente », un concept d\u2019écosystème fonctionnel qui été inventé en 1978 par Bill Mollison, un écologiste australien.« En 2007, nous avons tout arraché et nous avons replanté un mélange d\u2019espèces différentes d\u2019arbres fruitiers selon un design de permaculture qui est très dif- férent d\u2019un verger de pommiers bio en monoculture», a raconté M.Sobkowiak dans le cadre d\u2019un colloque sur les expériences agriculturelles qui a eu lieu au congrès de l\u2019Acfas.En permaculture, les arbres sont disposés en trios, a expliqué celui qui détient une maîtrise en architecture du paysage de l\u2019Université de Guelph (Ontario) et une maîtrise en biologie de la faune de l\u2019Université McGill.Ces trios se composent d\u2019un pommier, suivi d\u2019une autre espèce d\u2019arbre fruitier, soit un poirier, un prunier ou un cerisier, par exemple, et finalement d\u2019un fixateur d\u2019azote, tel un févier d\u2019Amérique ou un robinier.En augmentant la concentration d\u2019azote dans le sol, les fixateurs d\u2019azote fournissent les fertilisants nécessaires à la bonne croissance des arbres fruitiers.Selon cette configuration, les pommiers ne se touchent pas, mais ils se répètent.Si un insecte ravageur du pommier se pose sur l\u2019un d\u2019entre eux, il devra parcourir une grande distance avant d\u2019atteindre sa prochaine cible, car le fixateur d\u2019azote héberge habituellement ses prédateurs et le poirier ne les intéresse pas.Dans ce qui est devenu « le plus grand verger commercial en permaculture de l\u2019Est de l\u2019Amérique du Nord », à Caza- ville, près d\u2019Huntington, M.Sobkowiak a également planté, au pied des fixateurs d\u2019azote, des plantes grimpantes, comme des vignes, des kiwis, des mûriers, des groseilliers, des cassissiers, des amélanchiers, voire des concombres, des haricots et des petits pois.« La culture biologique permet l\u2019usage de pesticides qui ont été approuvés par la certification bio.En permaculture, nous utilisons plutôt des pièges pour capturer et éliminer les deux espèces d\u2019insectes les plus problématiques, soit le carpocapse des pommes et la mouche de la pomme », explique-t-il.Pour attirer la mouche de la pomme, il utilise un petit carré jaune au centre duquel se trouve un point rouge enduit d\u2019une colle dans laquelle s\u2019englue l\u2019insecte lorsqu\u2019il atterrit sur ce qu\u2019il croit être une pomme.Par contre, il piège les carpocapses à l\u2019aide de contenants remplis d\u2019un mélange d\u2019eau et de mélasse.Dans un verger en permaculture, on alterne la tonte des allées.«On ne tond pas le verger en entier à la même date.On tond sur une séquence de six semaines.On tond d\u2019abord une première demi-allée.La semaine suivante, on tond la moitié de l\u2019allée voisine, et ainsi de suite.Cette façon de faire permet de toujours avoir des fleurs dans nos allées, fleurs qui renferment le nectar pour les pollini- sateurs et autres insectes bénéfiques, comme les guêpes, qui mangent les chenilles à tente et d\u2019autres ravageurs des pommiers», indique-t-il.Le spécialiste de la perma- culture a aussi inséré dans l\u2019ensemble de son verger, situé en bordure d\u2019une forêt, des abris, des dortoirs, des nichoirs et des ruchers destinés à attirer et à accueillir des oiseaux, des mammifères, y compris des chauves- souris, et des insectes, dont certains « hiberneront dans ces structures, ce qui permettra qu\u2019ils soient présents dès l\u2019arrivée du printemps, afin d\u2019assurer la pollinisa- tion et la prédation d\u2019insectes nuisibles ».Les diverses espèces d\u2019arbres fruitiers qui ont été plantées dans une même rangée ont toutes la même date de cueillette, afin que soit simplifiée la logistique du travail de récolte, fait remarquer l\u2019agriculteur.Contrairement aux vergers traditionnels et même biologiques, le verger en permacul- ture est « un écosystème fonctionnel qui épargne à l\u2019agriculteur plusieurs interventions, tels les arrosages contre les insectes et les maladies.De plus, il accroît la diversité de production.Si, une année, la production de pommes est moindre qu\u2019à l\u2019habitude, on peut se rabattre sur les poires, les prunes, les petits fruits.Cela nous assure une stabilité.Nous ne dépendons pas seulement d\u2019un fruit, comme dans les monocultures.Le rendement est énorme non seulement en diversité, mais en saveur.Je n\u2019ai rien à envier aux vergers traditionnels, qui, en plus, sont des milieux plutôt stériles.Qui plus est, il est beaucoup plus plaisant de travailler dans ces vergers et de venir y cueillir les fruits, ce qui n\u2019est pas négligeable », fait valoir M.Sobkowiak, qui est couramment invité en France pour enseigner les techniques de per- maculture, qui est là-bas beaucoup plus répandue qu\u2019ici.Le Devoir Au-delà du bio : la permaculture Le concept d\u2019écosystème fonctionnel épargne à l\u2019agriculteur plusieurs interventions TOBY TALBOT ASSOCIATED PRESS En permaculture, les arbres sont disposés en trio : un pommier, une espère d\u2019arbre fruitier et un fixateur d\u2019azote (comme un févier d\u2019Amérique).M É L A N I E M A R Q U I S à Ottawa U n blocage de l\u2019adoption du projet de loi sur l\u2019aide médicale à mourir au Sénat s\u2019impose de plus en plus comme un scénario plausible.Le président du comité sénatorial qui poursuivait jeudi sa préétude de la mesure législative, Bob Runciman, a soutenu que l\u2019on devait «absolument » s\u2019attendre à ce que le projet de loi subisse des modifications significatives du côté de la chambre haute.Il semble que plusieurs sénateurs ne soient pas prêts à conserver dans C-14 le critère de mort naturelle raisonnablement prévisible \u2014 contesté par des juristes et des représentants du domaine médical \u2014, contrairement à ce qu\u2019ont décidé les libéraux du comité de la Chambre des communes.C\u2019est le cas du nouveau sénateur du Québec André Pratte, qui aurait lui- même un « gros problème » à donner son aval au projet de loi en l\u2019absence d\u2019un amendement sur le critère.«On n\u2019est pas rendu à l\u2019étape du conflit ultime.Moi, ma perception, c\u2019est que cette question- là m\u2019apparaît être une question assez fondamentale pour que le Sénat se pose sérieusement la question», a-t-il dit à La Presse canadienne en marge de la réunion du comité, jeudi matin.La Chambre des communes devrait idéalement avoir le dernier mot sur les projets de loi, « sauf quand il s\u2019agit d\u2019une question de droits fondamentaux», l\u2019une des « fonctions premières » du Sénat étant de protéger ces droits, en particulier ceux des minorités, a par ailleurs plaidé M.Pratte.Le comité parlementaire de la justice et des droits de la personne a déposé jeudi matin son rapport sur l\u2019étude détaillée de C-14.Au total, 16 amendements ont été apportés au projet de loi, mais rien de substantiel n\u2019a été modifié.La discussion sur le rapport devrait s\u2019amorcer lundi aux Communes.Le débat en troisième lecture pourrait durer jusqu\u2019aux petites heures de la nuit, et on semble se diriger vers un vote mercredi, a indiqué jeudi le bureau du leader du gouvernement en Chambre, Dominic LeBlanc.Tous les députés, à l\u2019exception des membres du cabinet, seront libres de voter selon leur conscience.Le gouvernement libéral avait laissé entendre qu\u2019une ligne de parti serait imposée, mais il avait finalement fait marche ar rière après avoir constaté que cela créait de la grogne.Dans les rangs libéraux, deux députés ont jusqu\u2019à présent annoncé publiquement qu\u2019ils voteraient contre C-14 : Rober t-Falcon Ouellette et Rob Oliphant.La ministre de la Justice, Jody Wilson-Raybould, n\u2019a pas voulu dire si le gouvernement pourrait mettre de l\u2019eau dans son vin, spécifiquement sur le critère de la mort naturelle raisonnablement prévisible, afin d\u2019éviter un délai de l\u2019adoption de C- 14 au Sénat.Le gouvernement de Justin Trudeau espère faire adopter la mesure législative d\u2019ici la date butoir du 6 juin, fixée par la Cour suprême du Canada, prévenant qu\u2019un vide juridique serait intenable.La Presse canadienne AIDE À MOURIR Le Sénat entrevoit un blocage Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 En permaculture, nous utilisons plutôt des pièges pour capturer et éliminer les deux espèces d\u2019insectes les plus problématiques Stefan Sobkowiak, permaculteur « » SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Plusieurs sénateurs ne seraient pas prêts à accepter le critère de mort naturelle raisonnablement prévisible. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 3 M A I 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 CE DIMANCHE DE 14 H À 16 H \u2022 514 985-3322 PETITESANNONCES@LEDEVOIR.COM OUTREMONT 24 CH.BATES APP.302 Adossé au boisé, le Bois de la colline est un secret bien gardé.Immeuble sécuritaire de 31 unités, bien administré.1 385 p.c., 3 chambres, 2 SDB, garage.569 000$ \u2013 MLS # 16854492 CAROL NADON | JOËLLE GERVAIS 514-271-2131 courtiers immobilier OUTREMONT 24 CH.BATES APP.204 Un joyau dans un écrin de verdure.Condo 2 CAC, 1 200 p.c., garage, ascenseur, rénovation de très haute qualité, planchers chauffants, vue sur la colline boisée.La plus belle vue d?Outremont.685 000$ \u2013 MLS # 12237165 CAROL NADON | JOËLLE GERVAIS 514-271-2131 courtiers immobilier POUR ANNONCER DANS CETTE SECTION, VEUILLEZ CONTACTER LES PETITES ANNONCES AU 514 985-3322 M A R C O F O R T I E R L e Québec se trouve-t-il en meilleure position financière qu\u2019en 1980 et en 1995 pour devenir indépendant ?Une étude commandée par la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal af firme que oui, mais des économistes mettent en garde contre les conclusions hâtives.Le chercheur Maxime Du- chesne a calculé qu\u2019un Québec indépendant enregistrerait un déficit annuel estimé entre 1 % et 2 % de son produit intérieur brut (PIB) d\u2019ici 2019- 2020.Il s\u2019agit de résultats enviables, selon lui : parmi les pays du G8, seuls l\u2019Allemagne et le Canada auraient un bilan financier plus reluisant qu\u2019un Québec indépendant, conclut le chercheur, d\u2019après les données du Fonds monétaire international (FMI).« Le Québec serait un des États ayant le plus faible déficit budgétaire parmi un échantillon d\u2019économies avancées présenté par le FMI», a indiqué le chercheur en présentant son étude, jeudi.Le document étof fé de 101 pages est publié par L\u2019Action nationale.Maxime Duchesne établit son analyse sur une étude en profondeur des comptes publics, des documents budgétaires et de chiffres tirés de Statistique Canada et de l\u2019Institut de la statistique du Québec depuis 2013.L\u2019ancien premier ministre Bernard Landry, invité au lancement, estime que cette étude confirme plus que jamais la solidité financière d\u2019un Québec indépendant.«Les adversaires de l\u2019indépendance se servent de la peur économique.Le premier ministre Philippe Couillard a même déjà dit que l\u2019indépendance serait la pire catastrophe pour le Québec.Mais c\u2019est de ne pas être indépendant qui est une catastrophe!» Question lancinante Cette question lancinante (le Québec a-t-il les moyens d\u2019être indépendant ?) alimente les discussions depuis le fameux « budget de l\u2019an 1 » annoncé par René Lévesque durant la campagne électorale de 1973.Plus de quatre décennies plus tard, toute la classe politique, fédéraliste comme souverai- niste, reconnaît que le Québec a les reins assez solides pour devenir un pays.D\u2019un strict point de vue financier, est-ce pour autant une meilleure idée que de rester dans le Canada?Philippe Couillard a déjà estimé à 16 milliards de dollars le manque à gagner d\u2019un Québec qui sor tirait du Canada.Maxime Duchesne estime, d\u2019après des calculs de l\u2019Institut de la statistique du Québec, que ce soi-disant manque à gagner s\u2019élève en fait à 14,4 milliards.Mais le Québec pourrait tout de même gagner au change, fait valoir l\u2019auteur, en mettant de l\u2019avant une série de calculs comptables complexes.Poids économique Des économistes se montrent sceptiques.Le Québec forme 23,1 % de la population canadienne, mais son produit intérieur brut (PIB) ne représente que 19,2 % du PIB canadien, en date de 2014.Cette simple réalité mathématique désavantage un éventuel Québec indépendant, note Robert Gagné, professeur d\u2019économie appliquée à HEC Montréal.« On paie grosso modo 20 % des programmes et on reçoit 23 % des bénéfices.La richesse est redistribuée du Canada vers le Québec, et non du Québec vers le Canada.C\u2019est comme le fleuve Saint-Laurent qui va vers la mer», illustre-t-il.Lui et d\u2019autres économistes ne doutent pas de la viabilité économique d\u2019un Québec indépendant.Ils s\u2019interrogent cependant sur les bénéfices financiers de la souveraineté.« Le Québec est une des provinces les plus pauvres.Et les programmes comme l\u2019assu- rance-emploi et la péréquation transfèrent des fonds vers les provinces les plus pauvres», dit-il.Population vieillissante Jean-Pierre Aubr y, économiste au Centre interuniversi- taire de recherche en analyse des organisations (CIRANO), souligne de son côté que la démographie joue contre le Québec \u2014 qui est une des sociétés les plus vieillissantes du monde.Des vieux, ça consomme moins que des jeunes.L\u2019économie québécoise devrait croître d\u2019un maigre taux de 1,3 % par année d\u2019ici 2020, selon Desjardins.Jean-Pierre Aubry souligne que ce choc démographique, accompagné d\u2019une faible croissance économique, viendrait s\u2019ajouter au choc prévisible de la séparation du Québec.« Sur le long terme, je ne vois pas de problèmes pour un Québec indépendant si c\u2019est bien géré.Le problème, c\u2019est de se rendre vers le long terme.Qu\u2019on le veuil le ou non, il y a une incer titude.Mme Marois parlait de turbulences après l\u2019indépendance.» Le Devoir Des avantages financiers à se séparer du Canada ?Une étude de la SSJB ne convainc pas les économistes La richesse est redistribuée du Canada vers le Québec, et non du Québec vers le Canada Robert Gagné, professeur à HEC « » S A R A H R .C H A M P A G N E L es cyclistes rouleront plus tranquilles dès cet été.Le ministre des Transports a prévu deux mesures pour accroître leur sécurité, dans un projet de loi déposé jeudi devant l\u2019Assemblée nationale.La modification apportée au Code de la sécurité routière introduit le principe d\u2019une « distance raisonnable » pour tout dépassement et prévoit une amende plus salée pour les cas d\u2019emportiérage.Une personne dans une voiture à l\u2019arrêt ouvrant intempestivement sa portière dans la trajectoire d\u2019un cycliste fera maintenant face à une contravention allant de 200 $ à 300 $, au lieu de 30 $ à 60 $ actuellement.Les automobilistes ne pourront désormais plus dépasser une bicyclette dans la même voie de circulation ; ils devront ralentir et respecter un corridor de sécurité d\u2019environ 1 mètre sur les routes où la vitesse maximale est de 50 km/h ou moins et de 1,5 mètre sur les autres.Le rehaussement des amendes pour l\u2019em- portiérage apparaît suf fisant pour avoir « un ef fet dissuasif », aux yeux de Suzanne Lareau, la présidente de Vélo Québec.En décembre dernier, Le Devoir révélait que l\u2019emportiérage est le lot d\u2019au moins trois cyclistes par semaine, selon le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), qui ne compile que la fraction rapportée de ces infractions.« C\u2019est exactement ce qu\u2019on voulait, on est très content », s\u2019est-elle réjouie.Même son de cloche chez Pierre Rogué, porte-parole de la campagne « Une porte, une vie » : «On reprend presque mot pour mot nos recommandations et plusieurs éléments sont pris en compte en quelques phrases.» Il accueille très favorablement l\u2019imposition du principe général de distance raisonnable, les précisions exactes (1 mètre et 1,5 mètre) étant à titre indicatif.«Personne ne peut démontrer hors de tout doute, devant un tribunal, la distance de dépassement et on devra tenir compte des circonstances», explique M.Rogué.Cette disposition signifie-t-elle que les vélos pourront occuper les petites rues ?« Dans des rues pas très larges, où il n\u2019y a pas d\u2019espace pour doubler, l\u2019automobiliste doit attendre.À la prochaine intersection, il pourra continuer.C\u2019est aussi ça, le partage de la route », rassure Mme Lareau.Dans les deux cas, il faudra informer et sensibiliser la population au sujet de ces modifications, avertissent les deux défenseurs des cyclistes.Le mot « emportiérage » semble déjà en voie de passer dans le langage courant, obser ve M.Rogué, qui l\u2019a martelé depuis quelques années.Il indique aussi que le ministère des Transports du Québec élabore actuellement un pictogramme fortement inspiré du logo de sa campagne « Une porte, une vie ».Rappelons qu\u2019une refonte plus en profondeur du Code de la sécurité routière est en cours depuis 2014 et devrait être déposée l\u2019automne prochain.Le Devoir Finis les frôlements à vélo\u2026 Québec adopte le principe d\u2019une distance raisonnable pour dépasser L e député péquiste Mathieu Traversy a annoncé, jeudi, son appui à sa collègue Véronique Hivon, candidate dans la course à la direction du Parti québécois.Mm e Hivon a présenté M.Traversy, âgé de 31 ans, comme un membre de la relève dans le caucus péquiste, proche de la jeunesse.« C\u2019est quelqu\u2019un qui travaille avec la base, qui est extrêmement connecté sur les jeunes, mais c\u2019est aussi quelqu\u2019un qui a des idées, qui est travaillant », a-t- elle dit.Lors d\u2019un point de presse tenu avec Mme Hivon, M.Tra- versy, député de Terrebonne, a loué le côté inspirant de la candidate.«Elle est capable d\u2019aller rejoindre une clientèle qui est très large, c\u2019est une femme inspirante, c\u2019est une femme qui inspire la confiance, a-t-il dit.Dans l\u2019état actuel des choses, au Québec, je pense en toute honnêteté qu\u2019elle est l\u2019antidote au cynisme politique.» M.Traversy est le cinquième du caucus à appuyer Mme Hi- von, qui est la seule candidate déclarée jusqu\u2019ici dans la course.Mme Hivon a af firmé que les députés qui l\u2019appuient souhaitent transformer le PQ.«Ce sont tous des élus qui sont connectés avec leur base, qui souhaitent sortir de nos certitudes, qu\u2019on se pose les bonnes questions, a-t-elle dit.Pourquoi?Parce qu\u2019on aime profondément notre Parti québécois.On l\u2019aime tellement qu\u2019on veut le réinventer pour faire qu\u2019il soit aussi inspirant qu\u2019en 1976.» Mme Hivon n\u2019a pas voulu endosser l\u2019étiquette d\u2019anti-establish- ment, dans le contexte où des députés en position d\u2019autorité dans le caucus péquiste pourraient se rallier à la campagne d\u2019Alexandre Cloutier, qui annoncera sa candidature vendredi.Lebel et Maltais L\u2019ex-whip en chef de l\u2019aile parlementaire péquiste, le député Harold LeBel, sera présent à l\u2019événement.M.LeBel a renoncé à son poste de direction au sein du caucus afin de pouvoir prendre position dans la course.Agnès Maltais a pour sa part annoncé sa démission de ses fonctions de leader parlementaire adjointe, jeudi, afin de ne pas être soumise à la neutralité.Mme Maltais n\u2019a donné aucune indication au sujet du candidat qu\u2019elle appuiera.La présidente du caucus péquiste, Nicole Léger, a elle aussi affirmé qu\u2019elle réfléchit actuellement à la possibilité de quitter ses fonctions de direction pour prendre position.La Presse canadienne PQ Le caucus se répartit autour des candidats RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Des partisans du Oui lors du référendum en 1995.Une étude commandée par la Société Saint-Jean-Baptiste soutient que le Québec se trouve actuellement en meilleure position financière qu\u2019en 1995 pour devenir indépendant.A L E X A N D R E S H I E L D S L e ministre Laurent Lessard a défendu, jeudi, le principe de l\u2019« utilisateur-payeur » que le gouvernement Couil- lard a décidé d\u2019imposer aux biologistes, universitaires et organismes à but non lucratif qui demandent des permis fauniques à des fins scientifiques, éducatives ou de gestion de la faune et de ses habitats.Interpellé par le Parti québécois lors de la période des questions, mais aussi par les journalistes de l\u2019Assemblée nationale, le ministre a insisté sur l\u2019importance d\u2019exiger des frais à ceux qui font appel aux services du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP).« Quand une pétrolière demande des avis fauniques, il n\u2019est pas normal que ce soient les pêcheurs et les chasseurs qui paient pour cela.Les entreprises seront facturées pour demander ce genre d\u2019autorisation », a répété Laurent Lessard.TransCanada n\u2019a jamais eu à payer pour les permis fauniques octroyés par Québec pour le projet Énergie Est.Le ministre a aussi dit que le projet de règlement est actuellement en période de « consultations », donc le gouvernement recevra des « commentaires ».L\u2019Association des biologistes du Québec a d\u2019ailleurs écrit au MFFP pour lui faire part de ses vives inquiétudes par rapport à la tarification des permis demandés à des fins scientifiques, éducatives ou de gestion de la faune.Ces permis, qui étaient jusqu\u2019à présent gratuits, pourraient coûter à l\u2019avenir plusieurs centaines de dollars.Des provinces comme l\u2019Ontario et le Nouveau-Brunswick ne facturent pas les demandeurs de ces permis.Avec Robert Dutrisac Le Devoir FAUNE Lessard défend les permis tarifés Une première vélorue cet été à Montréal Montréal testera cet été le concept de vélorue dans la rue Saint-André, entre l\u2019avenue Laurier et la rue Cher- rier.Si le projet-pilote est concluant, cette zone partagée où les cyclistes ont priorité pourrait être étendue à d\u2019autres secteurs, a indiqué le responsable du dossier vélo au comité exécutif, Marc-André Gadoury, alors qu\u2019il présentait jeudi la liste des projets de voies cyclables qui seront réalisés en 2016- 2017.La Ville entend allonger son réseau de 57 kilomètres au coût de 15 millions de dollars.Elle compte notamment prolonger la piste cyclable du boulevard de Maison- neuve jusqu\u2019à la rue Alexan- dre-de-Sève et construire une passerelle cycliste au-dessus du canal de l\u2019Aqueduc à La- Salle.La Ville a toutefois raté ses objectifs pour 2015, n\u2019ayant réussi à réaliser que 52 kilomètres de voies cyclables, alors que le maire Coderre en avait promis 67.Le Devoir L\u2019amende imposée pour emportiérage coûtera de 200$ à 300$ Lire aussi \u203a Une version complète de ce texte, accompagnée d\u2019une carte du projet.Sur l\u2019application tablette et le site web du Devoir. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 3 M A I 2 0 1 6 A 6 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 53.91 -0.06 -0.11 1040 Canadian-Tire CTC.A 145.37 6.31 4.54 376 Cogeco CCA 66.84 0.99 1.50 163 Corus CJR.B 12.60 -0.24 -1.87 529 Groupe TVA TVA.B 4.00 0.00 0.00 0 Jean Coutu PJC.A 19.25 0.11 0.57 100 Loblaw L 69.47 0.47 0.68 547 Magna MG 52.09 -0.32 -0.61 728 Metro MRU 42.80 0.00 0.00 463 Quebecor QBR.B 36.11 2.11 6.21 723 Rona RON 23.83 0.01 0.04 28 Saputo SAP 41.55 -0.14 -0.34 364 Shaw SJR.B 24.52 0.47 1.95 1167 Dollarama DOL 91.31 0.06 0.07 409 Tim Hortons THI 99.00 0.00 0.00 0 Transat A.T.TRZ 8.27 0.01 0.12 72 Yellow Media Y 18.80 -0.03 -0.16 54 S&P TSX SPTT13787.80 -0.41 -0.00 229066 S&P TX20 TX20 586.83 -1.85 -0.31 112062 S&P TX60 TX60 803.35 -0.19 -0.02 113963 S&P TX60 Cap.TX6C 888.34 -0.21 -0.02 113963 Cons.de base TTCS 504.86 -0.18 -0.04 3626 Cons.discré.TTCD 167.61 1.04 0.62 9009 Énergie TTEN 180.58 0.51 0.28 70062 Finance TTFS 244.14 1.27 0.52 20095 Aurifère TTGD 220.48 -5.40 -2.39 62907 Santé TTHC 90.62 -0.68 -0.74 3979 Tech.de l\u2019info TTTK 51.50 0.01 0.02 4642 Industrie TTIN 176.82 -0.42 -0.24 10151 Matériaux TTMT 227.91 -4.17 -1.80 86997 Immobilier TTRE 292.08 -0.14 -0.05 5646 Télécoms TTTS 146.40 -0.06 -0.04 3731 Sev.collect.TTUT 232.44 0.63 0.27 5159 Métaux/minerals TTMN 502.32 -10.85 -2.11 22644 TSX Venture JX 673.59 4.11 0.61 79275 Cameco CCO 15.05 -0.09 -0.59 1157 Canadian Natural CNQ 37.44 0.35 0.94 1759 Canadian Oil Sands COS 9.93 0.00 0.00 0 Enbridge ENB 51.69 0.44 0.86 1456 EnCana ECA 8.77 -0.20 -2.23 7441 Enerplus ERF 6.74 -0.06 -0.88 3097 Pengrowth Energy PGF 2.06 -0.02 -0.96 5101 Pétrolière Impériale IMO 40.22 -0.28 -0.69 905 Suncor Energy SU 34.11 -0.36 -1.04 2610 Cenovus Energy CVE 19.05 0.05 0.26 1345 TransCanada TRP 51.78 0.00 0.00 1076 Valener VNR 22.45 0.31 1.40 70 Air Canada AC 9.38 -0.30 -3.10 1644 Bombardier BBD.B 2.03 0.00 0.00 3334 CAE CAE 15.71 0.17 1.09 211 Canadien Pacifique CP 176.31 -0.69 -0.39 438 Chemin de fer CN CNR 76.63 0.14 0.18 908 SNC-Lavalin SNC 51.58 0.06 0.12 372 Transcontinental TCL.A 18.53 -0.18 -0.96 38 TransForce TFI 24.00 -0.16 -0.66 88 B.CIBC CM 100.98 0.45 0.45 961 B.de Montréal BMO 81.88 0.38 0.47 1034 B.Laurentienne LB 49.40 0.20 0.41 38 B.Nationale NA 42.33 0.60 1.44 1198 B.Royale RY 76.97 0.35 0.46 1967 B.Scotia BNS 62.97 0.18 0.29 1468 B.TD TD 56.21 0.16 0.29 2222 Brookfield Asset BAM.A 43.41 -0.15 -0.34 745 Cominar Real CUF.UN 17.06 -0.22 -1.27 337 Corp.Fin.Power PWF 31.27 -0.01 -0.03 440 Fin.Manuvie MFC 18.25 -0.05 -0.27 3796 Fin.Sun Life SLF 43.55 0.41 0.95 723 Great-West Lifeco GWO 34.94 0.72 2.10 782 Industrielle All.IAG 41.96 0.49 1.18 151 Power Corporation POW 29.02 0.18 0.62 505 TMX X 51.88 0.28 0.54 58 Agrium AGU 112.26 0.91 0.82 264 Barrick Gold ABX 23.27 -0.44 -1.86 3342 Goldcorp G 23.15 -0.93 -3.86 3566 Kinross Gold K 6.53 -0.21 -3.12 7355 Mines Agnico-Eagle AEM 58.73 -1.21 -2.02 523 Potash POT 20.34 -0.15 -0.73 2953 Teck Resources TCK.B 12.47 -0.13 -1.03 7146 Fortis FTS 41.02 0.38 0.94 796 TransAlta TA 6.91 -0.08 -1.14 1322 BlackBerry BB 8.48 -0.13 -1.51 800 CGI GIB.A 58.82 0.47 0.81 503 BCE BCE 59.76 0.17 0.29 1021 Manitoba Telecom MBT 37.12 -0.37 -0.99 359 Rogers RCI.B 49.55 0.15 0.30 578 Telus T 40.76 0.14 0.34 1773 iShares DEX XBB 31.88 -0.08 -0.25 36 iShares MSCI XEM 23.79 -0.02 -0.08 9 iShares MSCI EMU EZU 33.12 0.00 0.00 0 iShares S&P 500 XSP 23.72 -0.03 -0.13 445 iShares S&P/TSX XIC 21.89 0.00 0.00 226 EMERA INC EMA.IR 44.63 0.29 0.65 9266 FIRST QUANTUM FM 8.74 -0.49 -5.31 8473 BAYTEX ENERGY CORP BTE 6.04 -0.10 -1.63 7508 ENCANA CORP ECA 8.77 -0.20 -2.23 7441 KINROSS GOLD CORP K 6.53 -0.21 -3.12 7355 TECK COMINCO CL B TCK.B 12.47 -0.13 -1.03 7146 YAMANA RES INC YRI 6.08 -0.09 -1.46 6927 CRESCENT POINT CPG 21.36 1.00 4.91 5797 ELDORADO GOLD CORP ELD 6.08 -0.15 -2.41 5216 HUSKY ENERGY INC HSE 15.35 0.23 1.52 4969 BIRCHCLIFF ENERGY BIR 5.62 0.49 9.55 829 BIRD CONSTRUCTION BDT 13.52 1.02 8.16 416 PAINTED PONY PPY 5.81 0.39 7.20 879 QUEBECOR INC QBR.B 36.11 2.11 6.21 723 SILVER STANDARD SSO 11.91 0.65 5.77 952 MEG ENERGY CORP MEG 5.87 0.32 5.77 3356 TEN PEAKS COFFEE TPK 8.28 0.43 5.48 143 TRICON CAPITAL TCN 8.74 0.45 5.43 449 NUVISTA ENERGY LTD NVA 6.29 0.32 5.36 1175 CRESCENT POINT CPG 21.36 1.00 4.91 5797 AGT FOOD & AGT 38.52 -3.53 -8.39 346 PREMIUM BRANDS PBH 54.90 -4.78 -8.01 243 SHAWCOR LTD SCL 29.07 -2.50 -7.92 436 CHEMTRADE CHE.UN 17.15 -1.11 -6.08 188 VALEANT VRX 31.94 -1.90 -5.61 1840 MITEL NETWORKS MNW 8.27 -0.49 -5.59 274 FIRST QUANTUM FM 8.74 -0.49 -5.31 8473 S&P TSX GLOBAL HGU 43.26 -2.21 -4.86 456 FORTUNA SILVER FVI 8.11 -0.37 -4.36 652 GOLDCORP INC G 23.15 -0.93 -3.86 3566 CANADIAN TIRE CORP CTC.A 145.37 6.31 4.54 376 QUEBECOR INC QBR.B 36.11 2.11 6.21 723 INTACT FINANCIAL IFC 89.60 1.08 1.22 172 BIRD CONSTRUCTION BDT 13.52 1.02 8.16 416 CRESCENT POINT CPG 21.36 1.00 4.91 5797 COGECO CCA 66.84 0.99 1.50 163 AGRIUM INC AGU 112.26 0.91 0.82 264 WESTON GEORGE LTD WN 111.11 0.89 0.81 115 BONTERRA ENERGY BNE 26.97 0.87 3.33 203 GREAT WEST LIFECO GWO 34.94 0.72 2.10 782 PREMIUM BRANDS PBH 54.90 -4.78 -8.01 243 CCL INDUSTRIES INC CCL.B 221.49 -3.69 -1.64 124 AGT FOOD & AGT 38.52 -3.53 -8.39 346 SHAWCOR LTD SCL 29.07 -2.50 -7.92 436 FRACO-NEVADA CORP FNV 87.39 -2.35 -2.62 434 S&P TSX GLOBAL HGU 43.26 -2.21 -4.86 456 VALEANT VRX 31.94 -1.90 -5.61 1840 LINAMAR CORP LNR 50.53 -1.54 -2.96 260 AGNICO EAGLE MINES AEM 58.73 -1.21 -2.02 523 STANTEC INC STN 31.96 -1.12 -3.39 242 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 13 787,80 ?-0,41 -0,0% New York S&P 500 2064,11 ?-0,35 -0,0% NASDAQ 4737,33 ?-23,36 -0,5% DOW JONES 17 720,50 ?+9,38 +0,1% PÉTROLE 46,70 +0,47 $US +1,0% ?OR 1271,20 -4,30 $US -0,3% ?DOLLAR CANADIEN 77,92 +0,11 $US +0,1% ?1$US = 1,2834 68,51 +0,39 EURO 1 EURO = 1,4597 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2199,05 +9,41 +0,43 IQ120 2240,95 +2,07 +0,09 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine A L I C E R I T C H I E à Londres Une cinquantaine de pays ont promis jeudi à Londres de renforcer la lutte contre la cor r upt ion, à l \u2019 image du Royaume-Uni qui a pris des mesures contre l\u2019argent sale dans l\u2019immobilier, les ONG regrettant toutefois le manque de progrès contre les paradis fiscaux.«Nous chercherons à dévoiler la corruption où qu\u2019elle se trouve, et à poursuivre et sanctionner tous ceux qui la commettent, la facilitent ou en sont complices», stipule la déclaration finale publiée à l\u2019issue du sommet.Parmi les signataires figurent les représentants d\u2019une cinquantaine de pays, dont les présidents afghan, Ashraf Ghani, et nigérian, Muham- madu Buhari, ou le secrétaire d\u2019État américain, John Kerry.Les termes employés dans cette déclaration sont « étonnamment fermes» au regard du nombre de signataires, s\u2019est réjouie Maggie Murphy, une responsable de l\u2019organisation anti- corruption Transparency International, en s\u2019interrogeant tout e f o i s s u r l e s m e s u r e s concrètes qui en découleront.Car au-delà de cette déclaration d\u2019intention, ce sont surtout les promesses faites par les pays à titre individuel qui ont été saluées par les ONG.Régulièrement montré du doigt pour sa complaisance envers ses propres paradis fiscaux, le Royaume-Uni a ainsi annoncé que « les entreprises étrangères qui possèdent ou veu- l e n t a c h e t e r u n b i e n a u Royaume-Uni devront désormais révéler le nom du véritable propriétaire».Cette initiative a été suivie par cinq autres pays: la France, l\u2019Afghanistan, le Kenya, le Nigeria et les Pays-Bas, tandis que six autres ont promis d\u2019explorer cette possibilité.La France s\u2019est engagée à aller encore plus loin en mettant en place pour les trusts ces mêmes registres permettant d\u2019identifier les bénéficiaires effectifs des sociétés offshore.Le sommet, auquel ont participé le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, avait lieu un peu plus d\u2019un mois après les révélations des Panama Papers, qui ont mis au jour l\u2019utilisation à grande échelle de sociétés of fshore permettant de placer des actifs dans des territoires opaques, et choqué l\u2019opinion publique.Le Royaume-Uni lui- même est critiqué pour le manque de transparence de ses territoires d\u2019outre-mer : sur les 214 000 entreprises représentées par le cabinet pana- méen Mossack Fonseca, au cœur du scandale des Panama Papers, plus de la moitié sont domiciliées dans les îles Vierges britanniques.Celles-ci n\u2019étaient pas représentées à Londres, pas plus que le Panama.La crédibilité de David Cameron en tant qu\u2019hôte du sommet a également été mise a mal par le fait qu\u2019il a été personnellement éclaboussé par les Panama Papers puisqu\u2019il a dû admettre qu\u2019il avait détenu des parts dans la société offshore de son père, décédé en 2010.Registres publics Très attendue, la mesure sur les registres publics annoncée par M.Cameron vise d\u2019abord les quelque 100 000 logements en Angleterre et au Pays de Galles, dont 44 000 rien qu\u2019à Londres, selon les chiffres officiels, qui sont détenus actuellement par des sociétés offshore.Outre l\u2019immobilier, Londres a annoncé la mise en place d\u2019un échange automatique d\u2019informations sur les registres avec la plupart de ses territoires outre-mer et des dépendances de la Couronne.Ainsi que la création d\u2019un centre international d\u2019enquête anticorruption basé à Londres.Par ailleurs, 13 pays, dont l\u2019Afghanistan, l\u2019Italie, la France et les États-Unis, se sont engagés à mettre en place de nouveaux critères dans l\u2019attribution des marchés publics.L\u2019Australie et le Nigeria figurent en outre dans un groupe de 19 pays ayant promis d\u2019améliorer la transparence quant aux achats de pétrole, gaz et dans le secteur minier.À l\u2019issue du sommet, Robert Palmer, de l\u2019ONG Global Witness, a applaudi un pas en avant.« Mais la plus grande pièce du puzzle manque toujours : que les paradis fiscaux montrent patte blanche », a-t-il déclaré à l\u2019AFP.«Les fraudeurs pourront toujours dormir tranquilles ce soir », a également grincé Susana Ruiz, responsable des questions de fiscalité au sein de l\u2019ONG Oxfam.Les annonces de M.Cameron « risquent d\u2019être éclipsées par le fait que le premier ministre a manqué à sa promesse de 2013 de lever le voile du secret sur les paradis fiscaux britanniques », a dit Mark Goldring, directeur général d\u2019Oxfam pour le Royaume-Uni Agence France-Presse CORRUPTION Des avancées sur la transparence, moins sur les paradis fiscaux Paris \u2014 La production iranienne de pétrole plus importante que prévu a permis de stabiliser les marchés mondiaux en calmant les craintes suscitées par les incendies de forêt en Alberta et la violence au Nigeria, a expliqué jeudi l\u2019Agence internationale de l\u2019énergie.Le rappor t mensuel de l\u2019agence parisienne révèle que la production mondiale est passée à 32,7 millions de barils par jour en avril, notamment parce que l\u2019Iran a amélioré sa production plus rapidement qu\u2019anticipé après la fin des sanctions internationales.L\u2019AIE s\u2019attend à un recul prononcé des surplus sur le marché du pétrole d\u2019ici la fin de l\u2019année, ce qui propulserait le marché vers « un équilibre très attendu » après deux années volatiles.Le cours du pétrole s\u2019est ef fondré en avril quand les principaux producteurs ont été incapables de s\u2019entendre sur un gel de la production, mais ils ont remonté quand les problèmes au Canada et au Nigeria ont menacé l\u2019approvisionnement.L\u2019AIE a dit qu\u2019il est difficile de prédire l\u2019impact exact des incendies de forêt qui ont ravagé la région de Fort McMurray.Au Nigeria, le géant Shell a fermé mercredi le terminal d\u2019où est exporté le pétrole du pays.Il a aussi évacué les travailleurs d\u2019un champ pétrolifère menacé par des militants qui réclament une plus grande part de la richesse pétrolière nigé- riane.Le champ d\u2019hydrocarbures Escravos, qui appartient à Chevron, a été fermé après une attaque à la bombe.L\u2019AIE note aussi les préoccupations engendrées par un recul de la production en Libye, qui est divisée entre des factions rivales, et au Venezuela, dont l\u2019économie périclite.Associated Press PÉTROLE L\u2019Iran compense la baisse de production au Canada et au Nigeria P I E R R E S A I N T - A R N A U D Le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, assure que la deuxième phase du programme fédéral d\u2019in fras - truc tu res sera déployée d\u2019ici six mois et que la Caisse de dépôt et placement du Québec aura la réponse à sa demande de financement pour son projet de train électrique à Montréal dans un délai satisfaisant.«Nous croyons que nous pouvons considérer le projet dans un « timeline » qui va satisfaire Montréal et la Caisse et qui va nous donner assez de temps pour délibérer des bénéfices du projet », a déclaré le ministre en point de presse après s\u2019être adressé aux membres de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, jeudi matin.« Nous n\u2019avons pas maintenant [l\u2019échéancier] exact, mais ça va être tôt ; pendant les six prochains mois.» M.Morneau a réitéré le vif intérêt que représente ce projet pour son gouvernement, d\u2019autant plus qu\u2019Ottawa vise à soutenir les projets de la deuxième phase avec des partenariats négociés tant avec les autres ordres de gouvernement qu\u2019avec le secteur privé.«Nous pensons que c\u2019est exactement le type de projet qui est intéressant pour nous», a-t-il dit.Le projet de la Caisse représente un investissement de 5,5 milliards pour lequel l\u2019institution financière est prête à fournir 3 milliards, les 2,5 milliards additionnels devant provenir d\u2019Ottawa et de Québec.Or, la première phase du programme d\u2019infrastructures ne pourra répondre à cette demande, puisqu\u2019elle prévoit un total de 924 millions pour soutenir le transport en commun dans l\u2019ensemble du Québec.En tout, Ottawa a promis l\u2019injection de 120 milliards sur 10 ans dans les projets d\u2019in - fras truc tu res au pays, dont 11,9 milliards pour la première phase, avec une enveloppe de 3,4 milliards pour le transport en commun.Le ministre Mor- neau a cependant reconnu implicitement que l\u2019avancement du projet de système léger sur rail (SLR) ne permettrait pas de délais indus.«Nous voulons avoir une discussion aussi vite que possible » avec la Caisse.Bombardier et approche keynésienne Par ailleurs, interrogé par le président de la Chambre de commerce, Michel Leblanc, sur l\u2019aide fédérale à l\u2019avionneur Bombardier pour soutenir l\u2019implantation de la CSeries sur le marché, M.Morneau a répété qu\u2019il ne pouvait négocier sur la place publique.Lorsque M.Leblanc lui a demandé s\u2019il y avait une date limite pour l\u2019aboutissement de ces négociations, le ministre des Finances s\u2019est montré d\u2019une extrême prudence en répondant avec le sourire qu\u2019il y avait «un calendrier » pour les négociations («We can at least agree there\u2019s a timeline in the negotiations», a- t-il dit en anglais).Quoi qu\u2019il en soit, le ministre Morneau maintient que la stratégie interventionniste qu\u2019il propose demeure la meilleure.«Le niveau de croissance est plus bas que prévu, a-t-il d\u2019abord reconnu.C\u2019est pour ça que nous avons décidé de faire des investissements dans le futur : nous savons que la seule façon d\u2019améliorer notre niveau de croissance est de faire des investissements maintenant.» Bien qu\u2019il n\u2019ait nullement contesté la décision de faire des déficits pour stimuler l\u2019économie, directement inspirée des théories keynésiennes, Michel Leblanc a tout de même demandé au ministre de rassurer les gens d\u2019affaires quant au «déséquilibre qui pourrait devenir structurel dans nos finances publiques », la Chambre de commerce ayant traditionnellement été opposée aux budgets déficitaires et à l\u2019accroissement de la dette publique.Bill Morneau a d\u2019abord rappelé que les taux d\u2019intérêt n\u2019avaient jamais été aussi bas et que les efforts des gouvernements précédents avaient permis de ramener le ratio dette/PIB à un niveau enviable comparativement aux autres pays développés.Il a répété que, selon lui, le pays est menacé de stagnation sans une intervention pour stimuler l\u2019économie, ce qui ne servirait guère le Trésor public, alors qu\u2019une relance permettra au contraire d\u2019assainir les finances publiques à terme.La Presse canadienne SLR à Montréal : Bill Morneau promet une réponse rapide Le ministre des Finances reste toutefois très vague au sujet de l\u2019aide demandée par Bombardier Nissan rachète 34 % de Mitsubishi Le groupe automobile japonais Nissan a tendu la main jeudi à Mitsubishi Motors Corporation (MMC) en prenant une participation de 34 % dans son compatriote en proie à un scandale de fraude, une opération qui vient renforcer l\u2019alliance déjà formée avec le français Renault.En se rapprochant de MMC, l\u2019alliance, qui compte aussi le russe Avtovaz, verra ses ventes annuelles dépasser les 9,5 millions de véhicules, non loin du trio de tête mondial composé du japonais Toyota, de l\u2019allemand Volkswagen et de l\u2019américain General Motors.D\u2019ici octobre, Nissan va devenir le principal actionnaire de MMC, devant le groupe Mitsubishi Heavy Industries, qui détient 20 % des actions.Agence France-Presse L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 3 M A I 2 0 1 6 ECONOMIE A 7 É R I C D E S R O S I E R S C omme les banques avant elles, des firmes comptables sont venues dire aux élus québécois que ce n\u2019est pas leur faute si des Canadiens ont recours aux paradis fiscaux pour payer moins d\u2019impôt et que c\u2019est aux gouvernements à resserrer leurs règles.La Commission parlementaire des finances publiques à Québec a interrogé jeudi les représentants de deux firmes comptables sur leur rôle dans le recours aux paradis fiscaux à des fins d\u2019évasion ou d\u2019évitement fiscaux.Les représentants de KPMG et de Raymond Chabot Grant Thornton ont tour à tour af firmé que leurs firmes respectaient strictement, non seulement la lettre, mais aussi l\u2019esprit de la loi.Comme les représentants des principales banques canadiennes lors de leur comparution au mois de novembre, ils ont assuré que les clients qui demanderaient un stratagème visant à ruser avec la loi pour payer moins d\u2019impôt seraient immédiatement refusés, voire dénoncés aux autorités.Comme la cigarette était autrefois tolérée dans les restaurants, il y a des pratiques qui étaient tolérées par les gouvernements et la société autrefois et qui ne le sont plus au- jourd\u2019hui, a expliqué l\u2019exper t en fiscalité chez KPMG Greg Wiebe.C\u2019était le cas, a- t-il dit, de l\u2019ancien stratagème utilisé par une vingtaine de riches clients de la firme qui avaient placé 130 millions dans des socié- tés-écrans à l\u2019île de Man et qui s\u2019est terminé récemment par une entente confidentielle avec l\u2019Agence canadienne du revenu.La faute aux gouvernements Et puis, la loi fiscale est tellement vieille et compliquée qu\u2019il n\u2019est pas toujours facile de savoir si l\u2019on en fait une interprétation abusive, a déclaré Jean-François Thuot, associé chez Raymond Chabot Grant Thornton où l\u2019on assure réaliser à peine 0,1 % de son chiffre d\u2019affaires dans des pays apparentés aux paradis fiscaux (en l\u2019occurrence en Irlande et au Luxembourg).Les élus peuvent dif ficile- ment faire les étonnés devant les sommes qui vont du Canada aux Bahamas quand on sait que cela découle d\u2019une entente fiscale signée entre Ottawa le paradis fiscal, a fait valoir le fiscaliste.« C\u2019est vous qui tenez le crayon au niveau de la politique fiscale.Ce n\u2019est pas nous.» Les représentants des deux firmes comptables ont dit voir d\u2019un bon œil et ont même encouragé le resserrement des règles fiscales entrepris notamment sous l\u2019égide de l\u2019Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).Sommées de comparaître Ces témoignages ont été reçus par les membres de la commission parlementaire avec incrédulité.«On vit dans des univers parallèles ! » a lancé à l\u2019un des témoins le député péquiste Jean-François Lisée.La Commission des finances publiques avait invité non pas seulement deux mais cinq grandes firmes comptables à venir s\u2019expliquer jeudi, mais PricewaterhouseCoopers, De- loitte et Ernst Young ont pris le par ti de faire la sourde oreille.Aux grands maux les grands remèdes, la commission leur renverra des invitations pour jeudi prochain, mais sous forme cette fois d\u2019assignations à comparaître.Les banques s\u2019étaient aussi beaucoup fait tirer l\u2019oreille avant d\u2019accepter de venir témoigner cet automne.« Il m\u2019apparaît assez évident que ni les banques ni les firmes comptables ne veulent reconnaître leur rôle dans l\u2019utilisation des paradis fiscaux à des fins d\u2019évitement fiscal, a déclaré en entretien téléphonique au Devoir le président de la commission, Raymond Bernier.Pour tant, cela ne pourrait pas se faire sans elles.Remarquez, ça se comprend, c\u2019est leur pain et leur beurre.» Le député libéral de Montmorency espère lui aussi que les réformes entreprises sous l\u2019égide de l\u2019OCDE amélioreront la coopération entre les pays et la transparence du système.« Mais on se rend compte, à entendre les banques et les firmes comptables, que l\u2019augmentation de la pression populaire aura aussi une influence importante sur le cours des choses.» L\u2019affaire des Panama Papers a révélé le mois dernier que la firme Mossack Fonseca a notamment créé plusieurs centaines de sociétés-écrans au profit de Canadiens.Selon le ministère des Finances du Québec, il y aurait pour 47 milliards de capitaux québécois dans les paradis fiscaux.Selon une estimation qualifiée par Québec de quelque peu surévaluée, cela se traduirait par des pertes fiscales annuelles de 800 millions.Le Devoir PARADIS FISCAUX C\u2019est pas de notre faute, disent les comptables Seulement deux des cinq firmes invitées ont témoigné devant la commission parlementaire, réfutant toute responsabilité dans l\u2019évasion fiscale GRAHAM HUGHES LA PRESSE CANADIENNE Le président du conseil de Québecor, Brian Mulroney, avec le président et chef de la direction, Pierre Dion.F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S P ierre Karl Péladeau n\u2019était pas à l\u2019assemblée des actionnaires, jeudi matin, au siège social de Québecor, mais cer tains diront que l\u2019actionnaire de contrôle était l\u2019éléphant dans la pièce.Invité à dire si l\u2019ex-chef du Parti québécois allait revenir dans le processus décisionnel de l\u2019entreprise, le président du conseil, Brian Mulroney, a été clair : pas pour l\u2019instant.Réunis au 19e étage dans une grande salle de conférence, les actionnaires avaient toutes les raisons de se réjouir.Le premier trimestre a généré une hausse des revenus et du bénéfice, le dividende a été majoré et le cours de l\u2019action est en hausse de près de 30 % depuis septembre 2015.Dès le début de la période de questions, toutefois, ce sont le débat sur les actions à droits de vote multiples et M.Péla- deau qui ont servi de sources d\u2019interrogation.Le conseil a-t- il l \u2019intention de ramener M.Péladeau dans la direction ?, a demandé le représentant du Mouvement d\u2019éducation et de défense des actionnaires, Willie Gagnon.«En ce qui concerne le retour de M.Péladeau, il s\u2019occupe justement d\u2019un problème personnel, comme tout le monde le sait, et c\u2019est sa priorité totale, a dit M.Mulroney.Je l\u2019ai rencontré et il ne m\u2019a pas parlé du tout d\u2019autre chose que ça.On verra en temps opportun.Il est tout de même l\u2019actionnaire de contrôle.Il n\u2019a exprimé aucun intérêt à retourner dans la société, dans un avenir prévisible, dans une position de décideur.» M.Mulroney a tenu à informer les a c t i o n n a i r e s q u e M.Péladeau of fre toute sa confiance au président, Pierre Dion, et à l\u2019équipe de direction de Québecor.Grâce à l\u2019effet multiplicateur des actions à droits de vote multiples, M.Péladeau détient 74,01 % des droits de vote de toutes les actions en circulation.Celles à droits de vote multiples sont de catégorie A, alors que celles détenues dans le grand public sont de catégorie B.Il a quitté la présidence de Québecor en 2013, mais il a gardé certaines fonctions, notamment au conseil, jusqu\u2019à son retrait complet, lors de son passage en politique en mars 2014.En conférence de presse tenue après l\u2019assemblée, l\u2019ex- premier ministre a convenu que, une fois que M.Péladeau aura régularisé sa situation personnel le , « j \u2019a i l\u2019impression qu\u2019on va s\u2019asseoir et qu\u2019on trouvera b i en que lque chose d\u2019intéressant ».Bref, un éventuel retour n\u2019est pas exclu, m a i s i l n \u2019 y a p a s d\u2019échéancier.M.Péladeau, qui a surpris le monde politique il y a deux semaines en annonçant sa démission à titre de chef du Parti québécois, souhaite consacrer du temps à ses en fan ts .L\u2019homme d\u2019affaires est en processus de médiation avec son ex-conjointe, Julie Snyder.Résultats Québecor a dévoilé jeudi matin les résultats de son premier trimestre.L\u2019entreprise a enregistré un bénéfice de 69,9 millions, comparativement à 29,4 millions l\u2019an dernier.Les revenus de l\u2019entreprise ont grimpé de 5 %, à 975,4 millions.Le sans-fil figure au cœur de la croissance future de l\u2019entreprise, a répété son président, Pierre Dion.Le premier trimestre a aussi bénéficié des revenus d\u2019accès Internet et du service affaires.« Notre stratégie de croissance dans le secteur des médias passe aussi par la diversification de nos revenus, a-t-il dit.Nous sommes extrêmement contents de l\u2019acquisition des studios Mel\u2019s, qui travaillent avec les plus grands studios du monde et par tici- pent à de nombreuses productions québécoises.» Par ailleurs, le dividende est passé de 3,5 cents à 4,5 cents par action.À la Bourse de Toronto, le titre de l\u2019entreprise a progressé de 6 %, à 36,11 $.Le Devoir La famille avant la patrie et la compagnie Pierre Karl Péladeau ne songe pas à un retour aux affaires, dit Brian Mulroney.Pour le moment, du moins.L a Financière Power a vu son bénéfice du premier trimestre réduit de plus de moitié, essentiellement en raison d\u2019une dépréciation sur un de ses investissements, jumelée à de plus faibles résultats d\u2019exploitation pour deux de ses principales filiales \u2014 l\u2019assureur Great-West Lifeco et la Financière IGM.Le bénéfice net de la société montréalaise a reculé à 259 millions, soit 36 ¢ par action, comparativement à celui de 573 millions, ou 80 ¢ par action, pour la même période l\u2019an dernier.Le résultat de la Financière Power pour le plus récent trimestre comprenait une charge hors exploitation de 217 millions liée à investissement indirect dans Lafarge- Holcim, une multinationale de matériaux de construction établie en Europe.Cela a été partiellement contrebalancé par un gain de 101 millions tiré de la vente partielle d\u2019un investissement dans le géant pétrolier français Total.Le bénéfice d\u2019exploitation a aussi reculé à 476 millions, soit 67 ¢ par action, comparativement à celui de 565 millions, ou 79 ¢ par action, réalisé à la même période l\u2019an dernier.Les deux divisions de l\u2019entreprise à Winnipeg \u2014 Great- West et la Financière IGM \u2014 ont vu leur bénéfice d\u2019exploitation reculer d\u2019un total de 73 millions, tandis que les dép e n s e s c o r p o r a t i v e s o n t avancé de 28 millions.Les résultats de la Financière Power ont été dévoilés jeudi avant la tenue l\u2019assemblée annuelle des actionnaires de l\u2019entreprise, qui se déroulait à Montréal.La société mère de la Financière Power détient un investissement dans La Presse canadienne dans le cadre d\u2019une entente conjointe avec une filiale du quotidien The Globe and Mail et l\u2019éditeur Torstar.La Presse canadienne Le profit de la Financière Power fond de moitié J U L I E N A R S E N A U L T L e Mouvement Desjardins a vu ses excédents avant ristournes aux membres fléchir de 17,6 % au premier trimestre en raison de montants non récurrents venus gonfler ses résultats l\u2019an dernier.Il y a un an, la coopérative avait profité d\u2019un gain net de 53 millions lié à l\u2019acquisition des activités canadiennes de l\u2019assureur State Farm ainsi que d\u2019un gain de couverture de 35 millions.Desjardins, qui dévoilait jeudi ses résultats du premier trimestre, a ainsi vu ses excédents avant ristournes s\u2019établir à 382 millions pour la période terminée le 31 mars dernier, comparativement à 464 millions l\u2019an dernier.Abstraction faite de ces deux éléments non récurrents, le groupe coopératif aurait constaté une légère croissance de 6 millions de ce résultat.Un recul de huit points de pourcentage a également été constaté du côté des ratios des capitaux propres, qui se sont établis à 7,1 %.Le Mouvement Desjardins explique cette baisse par le recul des excédents ainsi que par une progression de sa base de capital dans le cadre des accords internationaux de Bâle III, qui obligent les institutions financières à conserver de plus importantes réserves de capital.Par voie de communiqué, le nouveau président et chef de la direction du groupe, Guy Cormier, ne s\u2019est pas formalisé de ces diminutions, préférant mettre l\u2019accent sur le rôle de la coopérative.« Notre per formance est ce qui nous permet de remplir notre mission coopérative à l\u2019avantage de nos membres et de nos collectivités», a-t-il indiqué.Au cours du trimestre, l\u2019actif de Desjardins a af fiché une progression d\u2019environ 3 % pour s\u2019établir à 255,1 milliards.Dans le secteur des particuliers et des entreprises, les excédents avant ristournes aux membres ont été de 211 millions, en hausse de 7,7 %.Cette performance est attribuable à la hausse des ventes de produits financiers par le réseau des caisses et la croissance des activités de crédit et de financement.Du côté de la gestion de patrimoine et de l\u2019assurance de personnes, les excédents sont demeurés relativement stables, à 97 millions.Ils ont toutefois plongé de 49 % dans le secteur de l\u2019assurance de dommages, à 39 millions, encore une fois en raison du gain non récurrent réalisé l\u2019an dernier lié à l\u2019acquisition des activités de State Farm au Canada.La Presse canadienne DESJARDINS Chute des excédents avant ristournes L\u2019entreprise a inscrit un bénéfice de 69,9 millions au premier trimestre ASSEMBLÉE ANNUELLE DE QUÉBECOR 259 millions C\u2019est le bénéfice net que la Financière Power a réalisé au premier trimestre.Lowe\u2019s reçoit le feu vert du Bureau de la concurrence La vente du quincaillier Rona au géant américain de la rénovation Lowe\u2019s a franchi une autre étape, jeudi, après que le Bureau de la concurrence eut donné son aval à la transaction.L\u2019organisme en vient à la conclusion que cette transaction de 3,2 milliards ne réduira pas la concurrence dans la vente d\u2019articles de rénovation domiciliaire au Canada.Dans le cadre de son examen, le Bureau dit avoir déterminé que même après le regroupement des deux entreprises, il y aura suffisamment de concurrents en place dans les marchés concernés.Cette prise de contrôle est également étudiée pour s\u2019assurer qu\u2019elle répond aux exigences de la Loi sur Investissement Canada.La Presse canadienne «C\u2019est vous [les élus] qui tenez le crayon au niveau de la politique fiscale» es réformes se suivent et ne se ressemblent pas à l\u2019Assemblée nationale, alors que les projets de loi s\u2019empilent sur la table de travail des députés dans les dernières lueurs de la session parlementaire.La ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Rita de Santis, a annoncé jeudi un train de mesures pour resserrer les règles de ?nancement des partis politiques.Le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) hérite de pouvoirs accrus pour enquêter sur les dons illégaux.Le délai de prescription des poursuites pénales passe de cinq à sept ans, ce qui est le strict minimum.Pourquoi pas dix ans?La ?che de contribution d\u2019un donateur devra comprendre le nom de son employeur.Cette initiative permettra de débusquer et d\u2019enrayer le ?nancement sectoriel et l\u2019utilisation des prête-noms.En?n, les chefs des partis politiques seront forcés de signer les rapports ?nan- ciers et les rapports de dépenses de leur formation, une mesure qui les rendra imputables des gestes posés en leur nom.Aucun chef ne pourra jouer à l\u2019autruche et se déresponsabiliser des stratégies de ?nancement de son parti, comme c\u2019était le cas à la belle époque.La ministre de Santis espère que cette réforme, qui va dans le sens des recommandations de la commission Charbonneau, rendra les citoyens «un petit peu moins cyniques» à l\u2019égard de la politique et des élus.Le gouvernement Couillard est sur la bonne voie, mais il en faudra «un petit peu plus» pour dissiper non pas le cynisme, mais la mé?ance du public échaudé par les scandales de corruption et de collusion.La veille, le ministre des Affaires municipales, Martin Coi- teux, n\u2019a rien fait pour rassurer les sceptiques avec sa réforme pour alléger la reddition de comptes que Québec exige des municipalités.Le ministre a haussé de 25 000 $ à 100 000 $ le seuil en dessous duquel les villes peuvent accorder des contrats de gré à gré, sans passer par un appel d\u2019offres.Le seuil de 25 000 $ était «anachronique», car il n\u2019avait pas été indexé depuis 2001, s\u2019est justi?é le ministre.Ce qu\u2019il ne faut pas entendre d\u2019un économiste\u2026 Le seuil serait d\u2019un peu moins de 33 000 $ si on l\u2019ajustait réellement à la hausse du coût de la vie.Cette réforme viendra stimuler l\u2019instinct de copinage et de favoritisme qui est encore bien vivant dans le monde municipal.Il faudra compter sur des citoyens facilement ostracisés par les roitelets locaux et des journalistes à bout de souf?e pour tenir les élus imputables de leur décision et dénoncer les combinards.La nouvelle donne rend plus nécessaire que jamais une autre réforme, pour renforcer l\u2019obligation de divulgation des documents publics dans les municipalités, et faire de l\u2019enregistrement des séances publiques du conseil la règle, et non l\u2019exception.L\u2019important dif férend entre les gouvernements Couillard et Trudeau au sujet du Sénat nous fait prendre conscience du marais dans lequel le Québec post-1995 est enlisé.Ottawa fait totalement fi de son droit d\u2019influer sur l\u2019évolution de ce pays plurinational.Des voix, dont celle d\u2019André Pratte, devraient s\u2019élever contre cette attitude méprisante.ean-Marc Fournier a raison d\u2019exprimer sa « grande déception ».Le ministre responsable des Relations canadiennes a déploré mardi que le gouvernement Trudeau ait décidé, de manière unilatérale, de rendre permanente la procédure de nomination au Sénat déjà utilisée en début d\u2019année.Il avait promis que celle-ci serait transitoire.En procédant ainsi, Ottawa refuse, a dit M.Fournier avec raison, d\u2019accorder aux provinces « le rôle significatif qu\u2019elles doivent avoir à l\u2019égard d\u2019une institution qui leur appartient également et qui devrait jouer un rôle dans la représentation de leurs intérêts au sein de la fédération».Il est rassurant de revoir en?n des fédéralistes québécois insister pour « fédéraliser » les institutions communes.Dans les dernières années, ils se sont presque uniquement bornés à faire dans l\u2019antisouverainisme.Être fédéraliste, ré?échir à l\u2019Idée fédérale \u2014 nom de l\u2019institut de recherche au- jourd\u2019hui dirigé par Patrice Ryan, ?ls de Claude \u2014, c\u2019était d\u2019abord chercher des manières de miner le discours souverainiste.En réclamant un peu de logique fédérale dans la procédure de nomination des membres québécois du Sénat, M.Fournier rompt avec cette manie.Revient \u2014 timidement \u2014 à l\u2019esprit de Meech.C\u2019est appréciable.En revanche, il était pitoyable mercredi d\u2019entendre le nouveau chef de l\u2019opposition of?- cielle, le péquiste Sylvain Gaudreault, lancer : «Tout le monde s\u2019en fout, du Sénat.» Le Parti québécois semble avoir intériorisé une médiocre rhétorique : «Les vraies af faires, pour les libéraux, c\u2019est de s\u2019indigner pour le Sénat », a clamé M.Gaudreault, en dressant une fausse opposition entre les 14 milliards de dollars de projets «en attente dans les municipalités » et l\u2019intérêt de Québec pour les nominations au Sénat.M.Couillard a eu beau jeu de rappeler que l\u2019institution «a une importance considérable dans la répartition des pouvoirs politiques dans cette fédération».Certes, le Sénat est, dans une perspective québécoise, une imposture ; mais il peut faire un dommage considérable : le projet de loi fédéral C-14, sur l\u2019aide médicale à mourir, pourrait y expirer.Étrangement, devant l\u2019unilatéralisme fédéral, M.Fournier opte pour\u2026 la politique de la chaise vide ; cette même stratégie qu\u2019il pourfendait avec tant d\u2019ardeur lorsque les gouvernements péquistes la pratiquaient ! Il a aussi rejeté, du revers de main, toute discussion avec la Coalition avenir Québec qui, de manière intéressante, a déposé le projet de loi no 592, qui propose un processus par lequel l\u2019Assemblée nationale pourrait suggérer une liste de noms de personnes que le Québec recommanderait au premier ministre fédéral.Pourquoi M.Fournier refuse-t-il ne serait-ce qu\u2019en discuter ?La ministre fédérale Maryam Monsef, en entrevue au Devoir, a répondu avec une désinvolture inquali?able aux objections de M.Fournier.« Pourquoi changer quelque chose qui fonctionne bien?» a-t-elle opiné ! «Si une province n\u2019est pas capable de participer, nous consulterons largement [\u2026] pour [nous] assurer que les voix de cette région sont entendues.» Cette position devrait être condamnée ouvertement par les 24 sénateurs québécois, au premier chef André Pratte, qui a ré?échi à ces questions.Les nombreux députés libéraux québécois devraient aussi venir à la rescousse du gouvernement Couillard.L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 3 M A I 2 0 1 6 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Étrange obsession Je trouve étrange cette obsession des militants du PQ qu\u2019un/e aspirant-chef se prononce d\u2019abord et avant tout sur la « mécanique » d\u2019un référendum, sachant d\u2019expérience qu\u2019un référendum précipité polariserait encore les Québécois et ne risquerait que d\u2019aboutir à un autre vote négatif, avec les conséquences désastreuses que l\u2019on sait.J\u2019attends plutôt d\u2019un chef qu\u2019il énonce sa vision claire et étoffée d\u2019un projet de pays.Nous porterions ensuite un jugement sur la profondeur, la pertinence et la qualité de ses arguments.Pierre Deschênes Montréal, le 12 mai 2016 L I B R E O P I N I O N S U S I E N A V E R T Conseillère à la promotion et à la défense des droits, Association du Québec pour l\u2019intégration sociale (AQIS) P ourquoi est-ce que je sens un malaise quand la Fédération autonome de l\u2019enseignement (FAE) sort dans les médias ?Qu\u2019est-ce qui me dérange ?Qu\u2019est- ce qui ne tourne pas rond?C\u2019est arrivé encore dernièrement, lors du dévoilement du rapport de recherche issu d\u2019un contrat de service entre la FAE et l\u2019UQAM, sous le titre « L\u2019intégration scolaire telle que vécue par des enseignants dans des écoles du Québec».J\u2019ai donc pris le temps de lire le communiqué de la FAE, ses revendications et les 128 pages de ce rapport.Je crois que ce qui m\u2019indispose, c\u2019est cette façon qu\u2019a la FAE de mettre la responsabilité de tous les malheurs des profs sur le dos des élèves handicapés ou en difficulté d\u2019adaptation ou d\u2019apprentissage (HDAA).Que les profs soient débordés, à bout de souffle et épuisés, j\u2019en conviens, et j\u2019ai une réelle empathie pour eux et elles.Mais qu\u2019on ne vienne pas me dire que l \u2019 intégration des élèves HDAA est allée trop loin, qu\u2019ils sont trop nombreux et qu\u2019ils dérangent ! Si c\u2019est le cas, prenons les moyens pour que ça aille mieux.Pas en les discriminant.En réglant les problématiques.Les élèves HDAA représentent près de 20 % des élèves.C\u2019est un cinquième des élèves et leur nombre ne cesse d\u2019augmenter.Ils font partie prenante de notre société.Arrêtons de faire comme si ce n\u2019était pas le cas et prenons les moyens pour composer avec cette réalité ! Nos lois, nos chartes des droits et les conventions internationales auxquelles nous avons adhéré sont claires : on ne peut exclure ou discriminer un élève sur la base de sa différence.Des jugements du Tribunal des droits de la personne et de la Cour d\u2019appel du Québec sont aussi clairs : on doit privilégier la classe ordinaire et ef fectuer des évaluations qui tiennent compte des besoins et des capacités de l\u2019élève et envisager toutes les mesures d\u2019adaptation raisonnables possibles en classe ordinaire avant de penser à un autre type de classe.Et qu\u2019on ne ramène pas l\u2019excuse que les élèves plus doués en souffriront, plusieurs études démontrent le contraire ! Donc, il faut s\u2019adapter à ceux que la loi nous confie et les accommoder.On peut lire, dans le rappor t de l\u2019UQAM, de nombreuses pistes de solutions.Pourquoi ne pas s\u2019y atteler ?Par exemple, on y mentionne qu\u2019un des problèmes est le manque de préparation à l\u2019intégration de l\u2019élève.Soit ! Cessons donc d\u2019esquiver cette préparation, qui a toujours été une condition essentielle de la réussite à l\u2019intégration.Aussi, cette étude illustre bien que la formation initiale des enseignants ainsi que la formation continue ne sont pas vraiment adaptées à l\u2019approche inclusive et à cette nouvelle réalité que le cinquième des élèves a des besoins particuliers.Encore plus surprenant, les commentaires des profs démontrent que plusieurs ne comprennent pas l\u2019essence même de la Politique de l\u2019adaptation scolaire.Comment peuvent-ils la mettre en pratique ?Le problème, ce ne sont pas les élèves HDAA.C\u2019est ce qui aurait dû être fait et qui ne l\u2019a pas été.En fait, il n\u2019y a rien à inventer.Tout est là.Mettre la responsabilité sur le dos des élèves pour pouvoir les tasser est sans nul doute plus facile que de s\u2019attaquer aux vrais problèmes.Il est là, mon malaise ! Trop d\u2019élèves sont actuellement brimés par manque de services.C\u2019est la société de demain qui en souffrira si on continue de refuser de regarder la réalité en face.Qu\u2019est-ce que je n\u2019ai pas compris ?FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Directeur de l\u2019information numérique FLORENT DAUDENS Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET L\u2019exemple nouveau Il y a quatre ans, Le Devoir publiait une lettre dans laquelle j\u2019émettais le souhait de voir la politique se faire autrement.Au- jourd\u2019hui, le cadre théorique que j\u2019exposais à l\u2019époque vient de trouver son incarnation en la personne de Véronique Hivon.Jamais n\u2019a-t-on vu, ni dans la forme ni dans le contenu, ce style de politicien ou politicienne à la tête d\u2019un grand parti.Et pour cause : beaucoup de ministres et de députés sont embourbés dans un décalage profond avec leurs électeurs et électrices qui s\u2019accroît d\u2019année en année.Ultraparti- sanerie, déficit démocratique, discours agressifs et fixation sur le clip à passer font que bien des élus s\u2019éloignent des raisons qui les ont poussés à se lancer au service des femmes et des hommes qu\u2019ils représentent.Véronique Hivon me donne enfin l\u2019espoir que les choses peuvent changer.Elle possède déjà un grand capital de sympathie dans la population, toutes allégeances confondues.Nous avons la chance, comme membres du Parti québécois, d\u2019élire une femme qui est connectée formidablement sur les besoins, les désirs, les valeurs et les aspirations de tous les Québécois et toutes les Québécoises.De par son intelligence, son ouverture, son calme, sa recherche du dialogue, sa transparence et son énorme sens des responsabilités, elle démontre que, oui, c\u2019est possible de faire de la politique autrement.Et en l\u2019élisant comme chef du PQ, nous en fournirons l\u2019exemple.Véronique Hivon est en politique pour les bonnes raisons, comme beaucoup de ses collègues.Sauf qu\u2019elle l\u2019a prouvé, comme peu d\u2019entre eux.Alexis Duceppe Le 12 mai 2016 Bouffée d\u2019air frais au PQ Madame Hivon est une personne qui me semble très déterminée à faire de la OTTAWA ET LE SÉNAT M.Pratte, à l\u2019aide ! ÉTHIQUE PUBLIQUE Des réformes inégales J L ANTOINE ROBITAILLE BRIAN MYLES politique autrement.Elle souhaite aussi que nous rénovions notre maison politique ?En l\u2019écoutant à l\u2019occasion du lancement de sa campagne, j\u2019ai réalisé que cette dame toute gentille et toute menue avait une grande force tranquille et de beaux rêves de société.Sa volonté de remettre le PQ au diapason des besoins de la population sera une tâche possible, mais avec une solidarité indéfectible de tous les militants progressistes.Je crois qu\u2019elle a raison de vouloir parler d\u2019abord du projet de pays et de dire que le mécanisme d\u2019accès sera possiblement élaboré par (oui Québec).Les Québécoises et Québécois de toute allégeance ont une sympathie pour cette dame qui, à force de dialogue et de détermination, a su faire aboutir une loi concernant les soins de fin de vie.Elle se défend bien d\u2019être un sauveur, mais elle a une aura auprès de la population, et cela, qu\u2019elle le veuille ou pas.Elle tend la main à tous les orphelins politiques, tous ces gens fragiles à des promesses d\u2019élections.Elle nous dit avec conviction que nous pouvons faire de la politique propre sans bavure.Elle me redonne le goût du militantisme et je crois que je vais reprendre ma carte de membre du PQ pour pouvoir voter pour cette possible future première ministre.Michel Houle Québec, le 11 mai 2016 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 3 M A I 2 0 1 6 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michaël Monnier et Olivier Zuida (recher- chistes photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives), Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Mélisande Simard (adjointe par intérim), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Filion et Kevin McKissock.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Florentina Draghici et Xavier Pigeon (par intérim).A L A I N B R U N E L Cofondateur et conseiller climat énergie de l\u2019Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) éditorial du Devoir du 6 mai, int itulé « Solidaires de nos voisins » et s igné Jean-Ro- bert Sansfaçon, est dif ficile à suivre malgré l\u2019expression bienvenue de solidarité avec les sinistrés de Fort McMur- ray.Il avance que, « même s\u2019il est démontré qu\u2019une des conséquences du réchauf fe- ment climatique est la prolongation des périodes de sécheresse propices à la propagation des feux de forêt, on ne peut expliquer la catastrophe en cours aussi simplement sans faire preuve d\u2019un opportunisme de mauvais goût ».Faut-il éviter d\u2019évoquer les changements climatiques parce qu\u2019il y aurait d\u2019autres facteurs en cause dans la propagation du feu monstre de Fort McMurray, et ce, en dépit du fait que le Service canadien des forêts note une prolongation, depuis le début du XXe siècle, de la saison des feux de forêt de 20 jours dans la région de Fort McMurray, et même si l\u2019indice de sécheresse au début de mai dans la région est lui aussi en croissance constante depuis les dernières décen- n ies ?Cette posture cur ieuse ressemble presque à la formulation d\u2019un tabou autour de l\u2019enjeu du climat.Il est vrai qu\u2019attribuer un événement climatique ponctuel au réchauffement planétaire représente une imprudence scientifique.En l\u2019occurrence ici, des cofacteurs liés à l\u2019aménagement du territoire ont pu aggraver l\u2019ampleur des dégâts.Mais la plus grande fréquence et la plus grande intensité des événements climatiques extrêmes sont des conséquences du réchauffement planétaire partout observées et anticipées accrues dans le futur.Il faut souligner que nous vivons désormais dans une nouvelle ère climatique aux effets carrément inconnus du genre humain.Les concentrations de gaz à effet de serre (GES) n\u2019ont jamais été aussi élevées depuis au moins trois millions d\u2019années, époque de l\u2019Australopithèque Lucy, chère à la paléoanthropologie\u2026 Kevin Trenber th, du Centre national de recherche atmosphérique des États-Unis, le dit ainsi : «Le réchauffement planétaire contribue à une augmentation d\u2019événements météorologiques extrêmes parce que l\u2019environnement dans lequel toutes les tempêtes se produisent a changé en raison de l\u2019activité humaine.» 400 000 bombes Hiroshima par jour M.Sansfaçon reconnaît que les conditions climatiques exceptionnelles ont joué un rôle dans le désastre, mais il attribue ce fait à El Niño, «ce phénomène maritime qui a peu à voir avec les hydrocarbures».Les combustibles fossiles sont donc ici prestement écartés des facteurs ayant influencé le climat exceptionnel du printemps 2016.Il néglige par là les conséquences du réchauffement planétaire sur les océans.Selon le réputé climatologue James Hansen, la chaleur piégée sur la planète en raison des GES est actuellement équivalente à l\u2019énergie dégagée par l\u2019explosion quotidienne de 400 000 bombes nucléaires du type Hiroshima, 365 jours sur 365\u2026 Les océans absorbent 90 % de cette chaleur, l\u2019atmosphère n\u2019en retenant que 1 %.Entre 1971 et 2010, la température des océans s\u2019est réchauffée d\u2019un dixième de degré Celsius par décennie jusqu\u2019à 75 m de profondeur, dit le dernier rapport des experts du climat du GIEC 2013-2014.Et ils se sont réchauffés de manière «certaine» jusqu\u2019à 700 m de profondeur et «probable » jusqu\u2019à 2000 m.L\u2019oscillation El Niño/La Niña dans le Pacifique tropical sud peut être comprise comme un processus naturel d\u2019évacuation de la chaleur accumulée dans les océans, similaire à celui qui se déroule lors d\u2019ouragans, selon le climatologue Hervé Le Treut.L\u2019accumulation de chaleur dans les océans a des conséquences sur leurs cycles naturels.La phase El Niño 2015-2016 est l\u2019une des plus fortes des 50 dernières années et on observe une augmentation de sa fréquence depuis quelques décennies.Selon certains scénarios, la croissance des émissions de GES ferait doubler la fréquence des phases El Niño du cycle, celle qu i typ iquement assèche l\u2019ouest du Canada.Mais d\u2019autres phénomènes participent aussi à cet assèchement : le blob du Pacifique nord- est, une sur face de 1 million de km2 plus chaude de 3 °C que le reste de l\u2019océan, est apparu en 2013 au large de la Colombie-Britannique.L\u2019importance de ce phénomène, distinct de celui d\u2019El Niño et survenu avant lui, a surpris tous les spécialistes.C\u2019est la première fois que l\u2019eau du Pacifique du nord-est atteint une telle température pendant une aussi longue période.Le blob a eu des conséquences majeures sur tout l\u2019écosystème marin de la région et est l\u2019une des causes de l\u2019intensité de la sécheresse dans tout l\u2019ouest du continent depuis 2013.Déplorer les effets et chérir les causes Refuser de voir que les émissions de gaz à effet de serre transforment massivement les climats, les océans et les écosystèmes de la planète s\u2019apparente à une forme d\u2019aveuglement volontaire mortifère.Un tabou certainement relié au totem pétrole, l\u2019animal sacré et intouchable du clan albertain.Totem devant lequel s\u2019agenouillent aussi depuis toujours les élites économiques et politiques du Canada, comme beaucoup de ceux qui partagent une part de l\u2019illusoire richesse venant du pétrole.La question du maintien des plans de croissance de la production du pétrole bitumineux mérite plus que jamais d\u2019être posée dans les circonstances actuelles et après l\u2019accord de Paris sur le climat.Bientôt, quand les glaciers auront fondu, l\u2019eau va manquer dans cette région.Le ministre de la sécurité publique, Ralph Goodale, peut bien prier pour que la pluie arrive, mais il faut désormais prendre acte du fait que, en matière de climat, l\u2019act of God n\u2019est plus uniquement celui de Dieu.Méditons à ce propos la maxime fulgurante de Bossuet : « Dieu se rit des créatures qui déplorent les ef fets dont elles chérissent les causes.» Réplique de l\u2019éditorialiste Il n\u2019est pas dans mon habitude de répondre à un texte, mais cette fois je dois le faire devant l\u2019aveuglement idéologique de certains militants.Quiconque a lu les très nombreux éditoriaux de ce journal au sujet du réchauffement climatique sait que Le Devoir s\u2019est toujours montré critique envers les projets de développement basés sur l\u2019exploitation des hydrocarbures.En revanche, ce journal a toujours été le premier à attirer l\u2019attention sur le sor t des victimes d\u2019injustices ou de catastrophes.Le texte intitulé «Solidaires de nos voisins» avait ironiquement été précédé quelques semaines auparavant d\u2019un autre éditorial dans lequel je rappelais aux élus albertains que le Québec n\u2019avait pas à se montrer «solidaire» de leur ambition d\u2019exporter du pétrole contre toute logique environnementale.Ce qui ne nous empêche pas, aujourd\u2019hui, devant l\u2019urgence, d\u2019en appeler à la solidarité à l\u2019endroit des milliers de sinistrés de For t McMurray, et ce, quelle que soit l\u2019origine de la catastrophe.Jean-Robert Sansfaçon FORT MCMURRAY Du totem pétrole au tabou du climat J E A N - M A R C F O U R N I E R Leader parlementaire du gouvernement, ministre responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne L\u2019auteur réagit notamment à l\u2019ar ticle « Le retour du mouton » (Le Devoir, ce mardi 10 mai 2016) du chroniqueur Michel David.her M.David, Le mouton ne reviendra pas.Le Québec a changé.La grande majorité des jeunes anglophones parlent français.Quatre-vingt-cinq pour cent des nouveaux ar rivants connaissent le français à l\u2019arrivée ou l\u2019apprennent.Avec le passage de la seconde génération dans nos écoles, tous convergeront vers notre langue commune, le français.Cette transformation fondamentale, au Québec, se produit alors que les gestes d\u2019accueil et d\u2019acceptation du français se multiplient au Canada.On ne peut nier cette évolution favorable au français.Nous sommes plusieurs à croire que l \u2019identité québécoise permet une appar te- nance canadienne et qu\u2019une résonance accr ue de notre langue au Canada peut y contribuer.L\u2019évolution du nombre de classes d\u2019immersion, le désir d\u2019augmenter le nombre d\u2019immigrants qui parlent français et l\u2019offre active de services en français sont autant de signes concrets d\u2019une meilleure acceptation du français dans le reste du pays.Dans ce contexte de changement, les sondeurs répètent que 75 % des Québécois, à divers degrés, déclarent ressentir une appar tenance canadienne.Pour plusieurs, tout comme moi, nous sommes québécois, et c\u2019est notre façon d\u2019être canadiens.Évidemment, si on ne veut rien savoir du Canada, c\u2019est autre chose.On peut fermer les lumières, ne se souvenir que des grandes batailles et, à chaque geste portant atteinte au français, oublier le progrès et tirer une conclusion de rejet total.La suite est connue: il suffit alors d\u2019une phrase pour qualifier ceux et celles qui ne pensent pas comme eux de «Canadiens français du temps des parades » et de les faire passer pour de moins bons Québécois.Rien de tout cela ne sert valablement notre langue.Cela ne sert qu\u2019à diviser.Au cours des 50 dernières années, il y a eu une transformation fondamentale du Québec et une évolution certaine du Canada.Le Québec et le Canada changent.Nous avons assuré la présence du français au Québec.Les communautés francophones et acadiennes ont su faire de même à l\u2019extérieur des frontières du Québec.De nombreux anglophones, dont ces parents qui ne parlent pas français et qui inscrivent néanmoins leurs enfants en classes d\u2019immersion française, portent le message de légitimité du français.Au- jourd\u2019hui, on peut souhaiter que, au Québec et au Canada, on choisisse d\u2019être ensemble pour le français.Je rejette la division et ne veux rien savoir du retour du mouton.Je travaille à ce que nous soyons ensemble pour le français.Et je le fais comme Québécois à part entière.Réponse du chroniqueur Cher M.Fournier, Je connais le sentiment affectueux que vous éprouvez pour le Canada, qui vous le rend d\u2019ailleurs très mal.Votre patience dans la contemplation de ce fruit qui refuse obstinément de mûrir force l\u2019admiration.J\u2019ai toutefois du mal à concilier le jovialisme de votre d iagnost ic sur l \u2019état de santé du frança is avec la baisse constante de la propor- t ion de francophones dans toutes les provinces, y compris le Québec.Je suis heureux d \u2019apprendre que vous avez noté « la transformation fondamentale du Québec » et « l\u2019évolution cer taine du Canada » au cours du dernier demi-siècle.Jusqu\u2019à ce que je l ise votre lettre, cela ne m\u2019était pas apparu évident.Michel David Avis aux nostalgiques : le Québec et le Canada changent ! L\u2019 CHRIS WATTIE AGENCE FRANCE-PRESSE Un arbre à moitié rescapé et totalement esseulé dans un quartier de Fort McMurray, en Alberta C Refuser de voir que les émissions de gaz à effet de serre transforment massivement les climats, les océans et les écosystèmes de la planète s\u2019apparente à une forme d\u2019aveuglement volontaire mortifère « » L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 3 M A I 2 0 1 6 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S plus critiques, comme le matin à l\u2019arrivée, le soir au départ ou au moment de la récréation.Il y a des moments de pointe et d\u2019autres moments où c\u2019est plus calme.Mais je ne peux pas engager un préposé pour une demi-heure parce qu\u2019il y a un rush.» Floyd craint que la situation ne se détériore encore en raison des nouvelles coupes annoncées cette semaine.Chez les préposés, on perd l \u2019équ ivalent de 3 postes à temps plein sur 18.La d irectr ice de l \u2019école af f ir me qu \u2019elle va « [s] \u2019assurer que les services so ient ma intenus tels qu\u2019ils sont », mais elle convient que les files d\u2019attente à la salle de bain pourraient être évitées si elle avait davantage de moyens.« C\u2019est sûr que de bonifier le service, c\u2019est toujours appréciable, ce sont les jeunes qui sont gagnants, mais dans mon contexte actuel, je ne peux pas.Je suis vraiment allé au mieux.» Sorties scolaires Faute d\u2019argent, l\u2019école a également dû se résoudre à annuler toutes les sorties scolaires cette année et à restreindre le nombre d\u2019élèves qui peuvent participer au Défi sportif, une compétition de sports paralympiques.«Ce sont des choix très dif ficiles », soupire la directrice au bout du fil.Aussi dif ficiles soient-ils, ces cho ix ont un impact sur la v ie des jeunes, déplore Floyd, qui fa i t par t ie de la sé lect ion de l \u2019équipe canadienne de Power- chair football et qui fait du bénévolat pour une équipe de soccer pour enfants autistes.« Malheureusement, les coupes n\u2019af fectent pas seulement le personnel, mais aussi la confiance des jeunes et certainement le développement de leur autonomie.Je me souviens, quand j\u2019étais plus jeune, les sorties scolaires étaient récurrentes et amusantes.Elles m\u2019ont énormément appris à développer mon au- tonom ie dans des endro i t s publics.» La CSDM veut des explications Dans sa lettre, Floyd interpelle directement la présidente de la Commission scolaire de Montréal, Catherine Harel Bourdon, de même que le ministre de l\u2019éducation, Sébastien Proulx.« Depuis l \u2019âge de quatre ans, l \u2019école primaire V ictor-Doré et l\u2019école Joseph-Charbonneau font par tie de ma vie [\u2026].Si je vous écr is aujourd\u2019hu i , c \u2019es t qu\u2019en qu inze ans, des coupes ont é té faites dans ces étab lissements ; quelques-unes mineures, d\u2019autres majeures.Au nom des élèves, je souhaite exprimer mon inquié - tude vis-à-vis des coupes annoncées [\u2026] .Les coupes af fectent réellement les élèves.Je souhaite qu\u2019au final, cette lettre change votre avis face à ces restrictions budgétaires alarmantes.» En entrevue au Devoir, Catherine Harel-Bourdon affirme avoir lu avec beaucoup d\u2019intérêt la lettre de Floyd Lapierre-Poupar t.« Ça m\u2019a touché [\u2026] je n\u2019aime pas l\u2019idée que l\u2019élève attende pour faire ses besoins.» Elle dit avoir déjà entamé des démarches auprès de la direction du service des écoles secondaires.« J\u2019ai demandé un état de la situation et des solutions.» Guerre de chif fres Le conseil d\u2019établissement de l\u2019école Joseph-Charbonneau accuse la CSDM de ne pas lui verser toutes les sommes auxquelles ses élèves ont droit.Le groupe, composé notamment de parents et de membres du personnel de l \u2019école, expl ique que chaque élève a un code, lié à son handicap, et que le ministère verse une allocation à la commission scolaire pour répondre aux besoins de l\u2019élève en fonction de ce code.Le conse i l a add it ionné les sommes attribuées à chacun des 194 élèves de l\u2019école pour l\u2019année scolaire 2015-2016 et arrive à un total de 1,384 million.De ce montant, la CSDM ne lui en aurait remis que 888 000 $.« Où sont les 500 000 $ manquants ?» , demande la prés idente, Br igitte Contant.La CSDM rétorque que ces chiffres sont « erronés » et qu\u2019il y a eu un « quiproquo sur la façon de calculer ».La CSDM affirme qu\u2019il y a «plein d\u2019enveloppes » et qu\u2019au final, elle remet plus à l\u2019école Joseph- Charbonneau que ce qu\u2019elle reçoit du ministère de l\u2019Éducation.Au ministère, on précise qu\u2019une enveloppe globale est remise à la CSDM pour l \u2019ensemble des élèves handicapés du territoire \u2014 et non en fonction d \u2019une seule école \u2014 et que c\u2019est à la commission scolaire de décider comment elle répartit ces sommes en fonction de ses besoins.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Floyd Lapierre-Poupart, 19 ans, est lourdement handicapé.Il ne peut utiliser ni ses jambes ni ses bras et conduit son fauteuil électrique à l\u2019aide d\u2019une mentonnière.SUITE DE LA PAGE 1 HANDICAPÉS lui poser des questions sur les réfugiés, par exemple : « Money Monster révèle aussi l\u2019ef fet désastreux de cette façon d\u2019informer les citoyens.» Ce film, projeté hors compétition mais événement du jour, est de Jodie Foster.Cette même Américaine foulait jadis les trottoirs de Cannes, à 13 ans bien sonnés, alors actrice nymphette dans le Taxi Driver de Scorsese qui allait remporter la Palme d\u2019or en 1976.Sa mère lui avait offert le billet d\u2019avion, face aux goussets vides de la production.À l\u2019époque, le film avait choqué ici par sa violence.Scorsese et de Niro se terraient à l\u2019hôtel de peur d\u2019être avalés tout cru.La jeune actrice, seule de l\u2019équipe à parler français, enchaînait avec aplomb les entrevues, sauvant l\u2019honneur du film en quelque sorte, en amont de sa victoire.Quarante ans déjà.La Toile exhibe des photos de l\u2019ado mangeant une glace sur sa chaise longue devant les badauds agglutinés.Elle est toujours aussi menue, mais pas mal plus aguerrie.Le festival, Jodie Foster raconte l\u2019avoir connu avant l\u2019actuel Palais et la sécurité partie en peur.« C\u2019était le début de ma carrière et un tournant dans ma vie.» Contes de fées et de requins La voici donc dans ses atours de cinéaste avec un film qui écorche à la fois les émissions d\u2019info-spectacles et les requins de Wall Street.Avec George Clooney et Julia Roberts à sa distribution, Jodie Foster fait d\u2019autant plus sensation qu\u2019elle entraîne à Cannes l\u2019interprète de Pretty Woman, nouvelle venue sur une Croi- sette qui n\u2019a d\u2019yeux cette fois que pour elle.Julia Roberts ouvre ses cinq sens au mistral qui souffle et aux crépitements des caméras.Y a-t-il jamais deux premières fois?À qui lui demande si elle se sent menacée par toutes ces nouvelles mesures de sécurité mises en place, l\u2019actrice s\u2019avoue sans point de comparaison.«Comme je découvre les lieux\u2026 mais en sécurité, ça oui, et entourée de mes chers amis (George Clooney fut notamment son partenaire dans Ocean\u2019s Eleven).C\u2019est si fou, si merveilleux, comme la concrétisation d\u2019un rêve ! » Plus tard, elle enlèvera ses délicats escarpins pour gravir les dernières marches du Palais pieds nus.Thierry Frémaux, le manitou de la Sélection officielle, lui remettra lui-même, tel le prince charmant à Cendrillon.La voici adoubée.Ah, les contes de fées ! Money Monster ne révolutionnera pas le septième art, mais son scénario est bien torché et son thème important.Appelons ça une sorte de Network (Sidney Lumet, 1976) du XXIe siècle, montrant les fils de manipulation des puissants.Un gourou de la finance (Clooney) qui donne des conseils bidon de placements sur les ondes est pris en otage par un citoyen floué (Jack O\u2019Connell).Julia Roberts campe son épouse et réalisatrice de l\u2019émission, qui gère la crise en maîtresse femme devant des millions de téléspectateurs rivés devant l\u2019écran.Clooney, attifé de costumes ridicules, danse avec des « girls » au début de chaque épisode, mais admettra ne pas savoir danser.Money Monster mélange humour, suspense et incursions via Skype dans d\u2019autres pays, l\u2019Afrique du Sud entre autres, présentant divers tentacules de la mondialisation.«Ce que je préfère tisser, ce sont les relations entre les personnages», déclare la cinéaste Foster.De fait, les acteurs constatent qu\u2019ils ne sont jamais si bien dirigés\u2026 que par une actrice.George Clooney, dont le père fut animateur télé durant 45 ans, se sentait en pays de connaissance, mais déclare avoir vu les nouvelles technologies et l\u2019info diver tissement transformer ce secteur de fond en comble.Lui si célèbre adore incarner des têtes d\u2019af fiche (ainsi auprès des frères Coen dans Ave César !) qui se croient plus malins que les autres avant de se découvrir en fin de compte les moins allumés de tous.«Dans ma vie, j\u2019espère me comporter mieux qu\u2019eux, encore qu\u2019on ne sait jamais\u2026» Un thriller consistant Jodie Foster le concède : « Mon film est mainstream, une production de studio, une œu- vre de genre, un thriller à stars.Mais il est également intelligent, rempli de sens, et demande au spectateur de fournir un effort de concentration.Nous sommes chanceux de pouvoir faire des films qui ne manipulent pas les gens.D\u2019ailleurs, pourquoi devrait-on choisir entre une production mainstream et un film sophistiqué ?Et si les deux concepts pouvaient cohabiter\u2026 Le système financier est devenu compliqué, rendu tel par ceux-là mêmes qui ont instauré des règles à leur avantage.La technologie a transformé nos modes de vie, en bien et en mal.C\u2019est à nous de mesurer ses impacts sur la société américaine.Car nous sommes complices des abus du système, ayant laissé fleurir ces injustices en fermant les yeux tant qu\u2019elles ne nous menaient pas à la catastrophe.Alors après\u2026» La cinéaste refuse le divertissement pour le divertissement.Secouer le prunier américain avec les outils d\u2019Hollywood, et pourquoi pas, au juste?Le Devoir Notre journaliste est invitée à Cannes par le Festival.SUITE DE LA PAGE 1 CANNES En septembre 2016, les écoles ne seront donc pas dans l\u2019obligation d\u2019adopter le nouveau programme d\u2019histoire de 3e secondaire.Mais elles pourront choisir de le faire ou de conserver l\u2019ancien programme (celui de 2006), qui a fait l\u2019objet de nombreuses critiques provenant tant des enseignants que des élèves.Un programme mature Le nouveau cours a été bien accueilli dans l\u2019ensemble par les enseignants, dont plusieurs ont été consultés pour cette refonte, indique Raymond Bédard, le président de la Société des professeurs d\u2019histoire du Québec (SPHQ).Il a notamment siégé au comité de validation et assure qu\u2019une «certaine unanimité» s\u2019est dégagée de la concertation entre les nombreux acteurs du milieu, y compris les anglophones.L\u2019implantation du programme pour la 3e secondaire, dont le matériel didactique est produit, devait à l\u2019origine avoir lieu en 2015 et elle a déjà été retardée d\u2019un an.Les contenus pour la 4e secondaire, pour la période allant de 1840 à aujourd\u2019hui, sont également presque complètement rédigés.«C\u2019est relativement mineur, ce qu\u2019on souhaitait modifier, je comprends mal cette peur d\u2019aller trop vite», a conclu M.Bédard dans une entrevue accordée au Devoir.Lors de l\u2019étude des crédits du ministère, le 19 avril dernier, Sébastien Proulx a abordé le sujet dans un échange avec son adjoint parlementaire, le député de D\u2019Arcy-McGee, David Birnbaum.Il a indiqué qu\u2019il souhaitait poursuivre «l\u2019implantation du cours» sous forme de projets-pilotes, afin de «maintenir l\u2019espace nécessaire pour avoir la rétroaction des enseignants, des parents, des gens qui s\u2019intéressent à l\u2019histoire et surtout des élèves».Le ministre a précisé que «l\u2019évaluation ministérielle à l\u2019égard du cours a lieu en 4e secondaire».Sébastien Proulx a signalé que des modifications ont été apportées au programme par le ministère, qui a rencontré certains groupes, notamment issus de la communauté anglophone.Le cabinet du ministre n\u2019était pas en mesure, jeudi, d\u2019en fournir des exemples.L\u2019accueil initial avait pourtant semblé enthousiaste du côté politique, assure le sociologue Jacques Beauchemin.Avec l\u2019historienne Nadia Fahmy-Eid, il avait jeté les bases de la réforme dans un rapport déposé en 2014 et intitulé «Le sens de l\u2019histoire ».Yves Bolduc, alors ministre de l\u2019Éducation, lui avait affirmé à l\u2019époque qu\u2019il «adhérait totalement au rapport ».«Notre intention n\u2019a jamais été de faire une histoire nationaliste, mais de retrouver un fil d\u2019intelligibilité au parcours historique québécois.[\u2026] Le Québec peut se poser comme fait de culture particulière et toute société doit être capable de se nommer de manière décomplexée.La redécouverte de ce «nous» national ne suppose pas du tout la marginalisation d\u2019autres groupes», a déclaré M.Beauchemin.Lacunes «C\u2019est un très mauvais procès qu\u2019on nous intente, c\u2019est une fausse opposition», s\u2019est défendu M.Beau- chemin en prenant connaissance des critiques émises par le Quebec Community Groups Network (QCGN).La présidente de cette association, Sylvia Martin-Laforge, a expliqué au Devoir qu\u2019elle avait transmis au ministère les inquiétudes d\u2019enseignants ayant «testé» le programme en milieu anglophone.«On a vu une version plutôt nationaliste dans sa vision des choses, qui ne mettait pas en valeur la contribution des communautés», affirme- t-elle.Les anglophones y seraient présentés principalement comme des conquérants, des patrons, des possédants.«Ce n\u2019était pas un récit équilibré», résume Mme Martin-Laforge.Michael Rice, enseignant à l\u2019école secondaire Laval Junior Academy, se dit, quant à lui, extrêmement déçu de la perspective globale adoptée sur «des sujets sensibles», dont les Premières Nations.«Ils ont massacré plusieurs enjeux.Les Premières Nations y sont présentées, mais toujours dans le contexte du colonialisme, avec une perspective occidentale seulement.On nous dit: «Vous avez été colonisés, évangélisés, adoptés, vous avez oublié vos coutumes».On réclamait déjà nos droits au XVIIIe siècle, mais il n\u2019y en a aucune mention», affirme-t-il après avoir consulté le nouveau programme.Lui-même originaire de Kahnawake et détenteur d\u2019une majeure en études autochtones, il a enseigné durant une décennie à Kahnesatake, avant d\u2019être transféré à Laval.Il a fait partie du comité qui avait élaboré le précédent cours d\u2019histoire nationale en 2006.« À ma connaissance, il n\u2019y a aucun membre des Premières Nations, ni aucun spécialiste autochtone qui a été invité dans le nouveau panel », affirme M.Rice.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 HISTOIRE Rectificatif Dans le texte de La Presse canadienne coiffé du titre «Transat A.T.vend ses filiales européennes au géant TUI», publié dans l\u2019édition du 12 mai, un paragraphe a été changé dans une version ultérieure modifiée qui n\u2019a pas été reprise.Ainsi, au lieu de : «Même en se délestant de ses activités européennes, Transat A.T., qui exploite le transporteur Air Transat, continuera d\u2019offrir aux voyageurs canadiens des forfaits ainsi que des vols à destination du continent européen», il aurait fallu lire : «continuera d\u2019offrir aux voyageurs des forfaits ainsi que des vols en France ainsi qu\u2019ailleurs en Europe».Nos excuses.Les coupes n\u2019affectent pas seulement le personnel, mais aussi la confiance des jeunes et certainement le développement de leur autonomie Floyd Lapierre-Poupart, école secondaire Joseph-Charbonneau « » ALBERTO PIZZOLI AGENCE FRANCE-PRESSE Jodie Foster a fait un film grand public mais porteur.Elle livre une critique du système financier."]
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