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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2016-05-07, Collections de BAnQ.

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[" AUJOURD\u2019HUI Politique \u203a Sylvain Gaudreault élu chef intérimaire du PQ.Hivon et Cloutier seront de la course.Page A 2 Avis légaux.A 8 Carrières .C 5 Décès.C 8 Mots croisés .D 4 Petites annonces .C 8 Sudoku .D 5 V O L .C V I I N o 1 0 1 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 7 E T D I M A N C H E 8 M A I 2 0 1 6 2 , 8 3 | S + T A X E S = 3 , 2 5 | S Théâtre Abattre les murs à l\u2019Espace libre Page E 1 Alberta La super?cie de l\u2019incendie pourrait doubler en 24 heures Page A 3 ?w w w .l e d e v o i r .c o m 50 QUÉBEC 418-654-8677 LÉVIS 418-654-8677 TROIS-RIVIÈRES 819-696-8677 MONTRÉAL 514-231-8677 LAVAL 450-627-3716 LONGUEUIL 450-445-9829 .CA Certifié 5 Étoiles® TOILES À ROULEAUX \u2022 PANNEAUX COULISSANTS \u2022 PERSIENNES \u2022 STORES VOILAGE \u2022 STORES ROMAINS STORES HORIZONTAUX \u2022 STORES MOTORISÉS \u2022 STORES DE VERRIÈRES \u2022 STORES VERTICAUX ESTIMATION GRATUITE 1 855 770-8677 OPAQUES TRANSLUCIDES SOLAIRES MOTORISATION DISPONIBLE L\u2019Artisan du Store Claude Bouchard Québec, Lévis, Montréal, Trois-Rivières, Repentigny, Laval, Boisbiand, Mont-Tremblant, Longueuil, Beloeil, Magog % de rabais ou INSTALLATION GRATUITE M A R C O F O R T I E R L e gouvernement de Justin Trudeau atteint une popularité sans précédent pour le Parti libéral fédéral au Québec depuis le raz-de-ma- rée qui avait porté son père, Pierre Elliott Trudeau, à l\u2019élection de 1980.Loin de s\u2019essouffler après six mois, la lune de miel de Justin Trudeau avec les électeurs québécois gagne en intensité, révèle un sondage Léger mené pour Le Devoir et Le Journal de Montréal.Les libéraux amassent 51% des intentions de vote au Québec, un record pour le parti depuis la victoire écrasante de Trudeau père, qui avait remporté 68% des voix en février 1980.Ce sondage a été mené les 4 et 5 mai auprès de 1003 internautes.Cet échantillon comporterait une marge d\u2019erreur de 3 %, 19 fois sur 20, s\u2019il était probabiliste.« S\u2019il y avait des élections aujourd\u2019hui, on retrouverait des résultats semblables à ceux de Trudeau en 1980», dit Jean-Marc Léger, président de la firme de sondage.À cette époque, le Parti libéral avait remporté 74 des 75 sièges du Québec à la Chambre des communes.Signe de l\u2019appui sans réserve des électeurs québécois, les appuis au gouvernement Trudeau ont augmenté de 15 points depuis l\u2019élection d\u2019octobre dernier.Les libéraux avaient remporté 35,7 % des voix et fait élire 40 députés sur 78 au Québec.Il faut dire que les libéraux font face à une op- SONDAGE LÉGER Trudeau trône au sommet Le Parti libéral à 51 % au Québec, un record depuis la Trudeaumanie de 1980 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les figures historiques brillent par leur absence dans la liste des noms de rue les plus utilisés au Québec: Samuel de Champlain arrive en 51e position, loin derrière les noms Érables, Église, Pins, Parc, Cédres et Bouleaux.F A B I E N D E G L I S E Rue Principale, rue de l\u2019Église, du Parc, du Moulin ou du Lac, avenue des Érables, des Pins, des Bouleaux ou des Épinettes, boulevard Saint-Joseph, Saint-Pierre, Saint-Louis, Saint- Charles, chemin Roy, route Gagnon, rue Tremblay, Bélanger, Martin, Richard\u2026 Le charme de la toponymie du Québec réside surtout dans sa simplicité tout comme dans un caractère consen- suel évident, révèle une analyse approfondie des noms donnés aux quelque 112 000 rues, avenues, boulevards, routes, chemins ou rangs du territoire québécois, réalisée par Le Devoir.En ressort une toponymie accrochée aux éléments de la nature, à quelques figures religieuses, à des fragments du temps de la colonie, mais qui néglige beaucoup la mémoire humaine des lieux, le savoir qui s\u2019y est développé tout comme l\u2019histoire politique, culturelle ou scientifique que le territoire a fait naître.«Nous sommes globalement en présence d\u2019une 101, rue de l\u2019Amnésie collective Le Québec expose une toponymie normative qui se souvient un peu, mais pas trop Dossier \u203a Des toponymes à longue portée.Page A 4 Plein de vides toponymiques à combler.Page A 5 La France, championne de la toponymie.Page A 6 Des historiens sonnent l\u2019alarme face à l\u2019absence apparente de dimension historique dans les activités des fêtes du 375e de Montréal.Alors que des dizaines de projets proposés par des institutions réputées ont été rejetés, le comité organisateur se défend de négliger ce volet\u2026 et cela, même s\u2019il reconnaît ne pas même avoir de conseiller historique.J E A N - F R A N Ç O I S N A D E A U P as de place pour l\u2019histoire aux fêtes du 375e ?Plusieurs historiens se disent inquiets et constatent le manque d\u2019intérêt apparent de l\u2019organisation à cet égard.« C\u2019est une fin de non-recevoir par tout pour l\u2019histoire aux fêtes du 375e », dit Jean- Charles Déziel, président de la Société historique de Montréal, la plus ancienne du 375E ANNIVERSAIRE DE MONTRÉAL Une commémoration sans histoire ?WIKIPÉDIA Un pavillon de l\u2019Expo 67.Plusieurs historiens dénoncent le manque d\u2019intérêt apparent des organisateurs à célébrer l\u2019histoire de Montréal dans le cadre des fêtes du 375e.VOIR PAGE A 10: MONTRÉAL VOIR PAGE A 10 : TRUDEAU VOIR PAGE A 10 : AMNÉSIE L E D E V O I R , L E S S A M E D I 7 E T D I M A N C H E 8 M A I 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 LE DEVOIR DE DÉBATTRE Le mercredi 11 mai, 19 h ctique et N Ar ord : le ?ou des con?its e ontièr des fr De e du st iali or édit \u2019 Animé par l A i R bi ill xp es p oir v ?losifs -t e épar r aphe gr éo G orion enri D H -il alonde e L ann uz S e asserr édéric L Fr ue éopolitiq s g étude \u2019 s d uébécoi q eur du C t ec al, dir v a é L ersit v ni \u2019U de l er y o d V ernar B s onseil 8 5 1 2 3- 18 64 4 u ez a v ser é R ue, Québec iq abr e de la F 2, côt M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec L\u2019 incertitude est levée.Les députés Alexandre Cloutier et Véronique Hivon se disputeront le titre de chef du Parti québécois.Reste à savoir « où » et « quand » ils annonceront officiellement leur volonté de succéder au magnat de la presse Pierre Karl Péladeau.Réunis à huis clos, les élus péquistes ont donné leur bénédiction à la tenue d\u2019une course à la direction du PQ vendredi.Il n\u2019en fallait pas plus pour que la députée de Joliette, Véronique Hivon, « finalise sa réflexion» : elle sera sur les blocs de départ, a appris Le Devoir de sources sûres.L\u2019ex-ministre déléguée aux Services sociaux s\u2019est distanciée vendredi du député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, qu\u2019elle avait appuyé durant la dernière campagne à la chefferie du PQ.« Je suis pas mal capable de voler de mes propres ailes.[\u2026] Je suis dans ma propre trajectoire», a-t-elle insisté lors d\u2019un impromptu de presse.L\u2019élue de 46 ans avait renoncé il y a près de deux ans à l\u2019idée de briguer la direction du PQ.Elle avait plutôt choisi de consacrer ses énergies à parachever un long processus d\u2019adoption internationale, a expliqué vendredi son attachée de presse.Un enfant avait été jumelé, et ce, après quatre ans d\u2019attente.Le projet n\u2019a cependant pas abouti.Mme Hivon s\u2019était entre-temps ralliée à la candidature de son confrère Alexandre Cloutier.Celui-ci devra cette fois-ci se résigner à voir sa consœur «voler de [ses] propres ailes».«On a une véritable relation d\u2019amitié, ce qui fait que c\u2019est un peu shakespearien comme scénario», a souligné l\u2019ancien ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes.À moins d\u2019un coup de théâtre, M.Cloutier annoncera lui aussi sa candidature à la succession de Pierre Karl Péla- deau, qui a démissionné avec fracas au début de la semaine.« Ma décision, elle est déjà prise, c\u2019est clair.Je sais où je m\u2019en vais » , a fait valoir l\u2019homme politique de 38 ans.« Dans tous les scénarios, je vais terminer avec madame Hivon.Dans tous les scénarios envisageables, on va travailler ensemble.On est condamnés à le faire », a-t-il ajouté.La perspective d\u2019un affrontement Cloutier-Hivon inquiète le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre.Il a dit ne ménager aucun ef for t pour répéter la « formule gagnante » de la précédente campagne à la chefferie.Avec l\u2019aide de Mme Hivon, M.Cloutier avait terminé au second rang la course à la direction du PQ.« J\u2019aimerais beaucoup que Véronique et Alexandre fassent partie de la même équipe comme on l\u2019a fait la dernière fois » , a af firmé M.Lelièvre avant d\u2019ajouter : « Ce sont deux candidatures qui se ressemblent beaucoup, ils ont les mêmes valeurs, la même vision.» Deux candidats économiques Les élus Martine Ouellet et Nicolas Marceau envisageaient, eux aussi, la possibilité de prendre part à la deuxième course à la chefferie péquiste depuis la débâcle électorale de 2014.Tous deux ont misé sur l\u2019importance d\u2019avoir des candidats économiques sur les rangs.Ex-ministre des Finances, Nicolas Marceau a même invité les membres du PQ à faire de l\u2019économie leur « priorité ».« Les gens sont très enthousiastes.Moi, ce que j\u2019entends, c\u2019est que les gens veulent une candidature avec un profil économique », a soutenu l\u2019ex-mi- nistre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, rappelant avoir négocié des contrats de plusieurs milliards de dollars lorsqu\u2019el le travai l lait chez Hydro-Québec.Plusieurs députés ont dit appuyer l\u2019idée d\u2019une « course rapide » dont l\u2019issue devrait être quelque part au cours de l\u2019automne.« Il faut laisser parler les militants, on n\u2019est pas pour faire ça au-dessus de leur tête », a insisté le whip, Harold Lebel.Message entendu, a fait valoir le chef intérimaire du PQ, Sylvain Gaudreault, avant de mettre le cap vers Montréal, où l\u2019exécutif national du PQ s\u2019est réuni en soirée afin d\u2019explorer des « scénarios possibles de course au leadership».Les «détails» seront dévoilés samedi matin.Ceux-ci seront soumis à la conférence nationale des présidents et des présidentes (CNPP) en juin.« Je n\u2019ai pas du tout l\u2019intention de toucher, même avec le bout d\u2019une aiguille, les débats internes de la course », a déclaré M.Gaudreault.Il s\u2019assurera toutefois que la campagne à la chef ferie « se fait dans le calme et le respect ».« Ma préoccupation, c\u2019est que ça se fasse dans l\u2019ordre.» M.Gaudreault a été préféré à Mme Maltais afin de tenir les commandes du PQ d\u2019ici à la désignation d\u2019un successeur à M.Péladeau.Le député de Jonquière a d\u2019ailleurs dit vouloir « [s\u2019]inscrire dans la continuité » de Pierre Karl Péladeau.L\u2019aile parlementaire péquiste continuera de dénoncer les « failles extrêmement importantes » du gouvernement libéral, « qui détruit comme jamais [\u2026] le Québec que nous aimons », a conclu le nouveau chef de l\u2019opposition officielle.Le Devoir PARTI QUÉBÉCOIS Cloutier et Hivon seront de la course à la chefferie JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Les députés ont préféré Sylvain Gaudreault à sa collègue Agnès Maltais (à gauche), qui s\u2019est ralliée lors d\u2019une conférence de presse réunissant tout le caucus dans un hôtel de l\u2019arrondissement Sainte-Foy.L\u2019ex-chef intérimaire d\u2019Option nationale Nathaly Dufour reprendra sa carte de membre du PQ quand Véronique Hivon officialisera sa candidature à la succession de Pierre Karl Pé- ladeau.« Je pense que je ne serai pas la seule», a-t-elle lancé lors d\u2019une entrevue téléphonique avec Le Devoir vendredi.Mme Hivon est « la seule» personne parmi les candidats pressentis qui lui donne «espoir» de voir le PQ « se réinventer».«Le PQ a besoin de se renouveler, de parler [et d\u2019être doté] d\u2019une vision plus claire.C\u2019est la femme de la situation.» À ses yeux, la députée de Joliette est une «vraie de vraie» indépendantiste : Véronique Hivon érige l\u2019indépendance en «priorité » et la présente sous les traits d\u2019un projet « incarné».Par ailleurs, Mme Dufour s\u2019est dite «pas étonnée» de voir Jean-Marc Aussant passer son tour.Elle aurait été «déçue» si Mme Hivon avait fait de même.Nathaly Dufour appuie Hivon B O R I S P R O U L X à Edmonton D ans le nord-est de la ville d\u2019Edmonton, le camp de sinistrés installé au Centre d\u2019exposition Northlands semble fonctionner au quar t de tour en ce vendredi.Ici, on s\u2019attend à ce que des centaines de personnes en route dans les convois routiers arrivent au cours du week-end.En soirée, plusieurs automobilistes arrivés du nord se sont mêlés aux 4400 personnes hébergées sur les lieux.D\u2019autres ont débarqué de vols nolisés, qui acceptent exceptionnellement les chiens en cabine.Entre ces murs se trouvent des intervenants pour le soutien psychologique, mais le site est interdit aux médias.Des sinistrés abordés dans le stationnement n\u2019ont que des bons mots pour l\u2019organisation, et confirment qu\u2019ils reçoivent tout ce dont ils ont besoin de la part d\u2019organismes de charité.Malgré tout, des citoyens convergent vers Northlands pour of frir de l\u2019aide.C\u2019est le cas de Josée Bédard et Éric Béchard, couple qui a habité une dizaine d\u2019années à For t McMurray avant de s\u2019installer à Edmonton.Dans la boîte de leur camionnette sont empilés des sous-vêtements neufs.« Normalement, je vends ces sous-vêtements dans les marchés », raconte Josée, entre deux passages de sinistrés.Le Centre leur a déjà indiqué qu\u2019il n\u2019acceptait pas les dons sur place, mais pas question de partir.«On ne peut pas donner grand-chose, mais on donne ce qu\u2019on peut», ajoute Éric.Il s\u2019inquiète du même souf fle que ses collègues d\u2019une mine de l\u2019industrie des sables bitumineux ne reçoivent pas une pleine compensation pour leur maison.«Déjà, avec le ralentissement de l\u2019économie, certains ont perdu beaucoup d\u2019argent.» Dons et compassion Place Churchill, au cœur du centre-ville d\u2019Edmonton, des milliers de personnes sont réunies pour déguster des crêpes à l\u2019invitation du maire, Don Ive- son.Spatule en main, il discute avec la chef intérimaire du Parti conservateur du Canada, Rona Ambrose, tout en servant le déjeuner à ceux qui ont fait un don de 5$ à la Croix-Rouge.Les politiciens ne s\u2019échangent pas de politesses, mais plutôt des nouvelles de leurs connaissances communes à Fort McMurray.« Tu savais que sa maison a brûlé au complet?» demande le maire à celle qui est aussi députée fédérale d\u2019une banlieue d\u2019Edmonton.Plus loin, on peut apercevoir le député libéral Randy Boissonneault faire tourner des crêpes avec le même air grave.L\u2019argent amassé ici s\u2019ajoutera aux 24 millions de dollars en dons individuels déjà reçus par la Croix-Rouge canadienne.En ajoutant les 6 millions en dons corporatifs, 30 millions de dollars ont été ammas- sés jusqu\u2019à maintenant.Ottawa doublera les dons individuels faits d\u2019ici la fin du mois de mai, sans imposer de plafond à sa contribution.Le gouvernement de l\u2019Alber ta fera de même, ce qui signifie que la Croix-Rouge recevra 3$ pour chaque dollar versé par des Canadiens.Laila Goodridge se démarque des autres bénévoles, tous habillés de jaune.Francophone et originaire de Fort McMurray, elle a plutôt choisi de porter un t-shirt sur lequel on peut lire un slogan de soutien à l\u2019industrie pétrolière.Après avoir travaillé un temps à Ottawa, elle était depuis peu de retour dans la région pétrolifère de son enfance pour y trouver de l\u2019emploi.Ironie du sort, c\u2019est au moment du retour que sa ville est passée sous les flammes.« J\u2019ai vu dans les médias que les gens de Lac-Mégantic se mobilisent pour nous autres.Ça m\u2019a fait pleurer.Ça me rend fière d\u2019être Canadienne », s\u2019en- thousiasme-t-elle.Le parallèle entre les deux villes lui semble évident.« Lac-Mégantic, c\u2019est une ville industrielle et un peu isolée.Exactement comme Fort McMurray.» Toute sa famille est saine et sauve à Edmonton, où elle est hébergée chez des amis.L\u2019exil risque toutefois d\u2019être long.Elle s\u2019inquiète du fait que son petit frère, qui devait terminer l\u2019école secondaire cette année, doive maintenant trouver une école dans la capitale alber- taine.Vérification faite auprès du Conseil scolaire Centre- Nord, qui gère les écoles francophones d\u2019Edmonton, toutes les écoles sont prêtes à recevoir des élèves de For t McMurray.« Ça aide un peu, d\u2019être francophone, sourit Laila.Quand on a appelé les assurances, on a pu avoir une ligne plus rapidement parce qu\u2019on parlait français.» Collaborateur Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 7 E T D I M A N C H E 8 M A I 2 0 1 6 FORT MCMURRAY A 3 F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S L e coût humain et psychologique sera incalculable pour les 80 000 évacués de For t McMurray, mais les questions sur l\u2019impact économique s\u2019accumulent.Combien d\u2019emplois disparaîtront?Combien de petites entreprises fermeront leurs por tes ?Pendant combien de temps les sables bitumineux, qui comptent pour 25% de la capacité pétrolière canadienne, seront- ils en arrêt?Quel sera l\u2019impact sur le raffinage, sur le prix de l\u2019essence?« La première ministre a dit vendredi matin que le retour des gens n\u2019est pas une question de jours, ce qui signifie donc une ou plusieurs semaines », a fait remarquer Todd Hirsch, économiste en chef d\u2019ATB Financial, la plus grande institution financière albertaine.«Si c\u2019est une semaine, l\u2019impact sur l\u2019économie dans son ensemble ne sera pas majeur.Mais si c\u2019est trois ou quatre\u2026 Disons qu\u2019il y a plus de questions que de réponses concrètes», a ajouté M.Hirsch, qui s\u2019attend à devoir réviser ses prévisions de 2016 tablant sur une décroissance de 1,3% pour l\u2019Alberta, déjà affaiblie par la déprime pétrolière.Le nouveau chiffre pourrait avoisiner 1,5 ou 2%.Les arrêts partiels et complets des installations ont fait en sorte que 40 % de la production est actuellement suspendue.Tous les efforts vont à la sécurité.« Au cours des prochains jours, nous continuerons à transporter les gens vers l\u2019extérieur de la région, à nous assurer que nos sites sont sécuritaires et prêts à revenir à la production, et à aider la communauté à se remettre », a indiqué dans un message aux employés Steve Williams, président de Suncor, un des gros producteurs.Un autre, Syncrude, a versé des avances aux employés afin de couvrir les dépenses encourues par l\u2019évacuation.S\u2019il durait une semaine complète, l\u2019arrêt de production aurait pour effet de retenir dans le sol sept millions de barils de pétrole, a écrit First Energy Capital dans une analyse transmise au Devoir.«Nous nous attendons à ce que l\u2019effet sur les prix soit minime, compte tenu des stocks [de pétrole] à divers endroits situés en aval des sables bitumineux.» Un arrêt plus long pourrait avoir un impact, notamment sur l\u2019approvisionnement des raffineries à l\u2019approche de la période des vacances.Vendredi, le cours du pétrole WTI était stable à un peu moins de 45$US.« On peut facilement lancer des chif fres, a conclu First Energy.Mais le coût le plus grand, celui sur la psychologie des gens, les vies perdues, les vies bouleversées, la propriété détruite, voilà le vrai coût de cette catastrophe.» Le Devoir Sur l\u2019impact économique, des questions sans réponse COLE BURSTON AGENCE FRANCE-PRESSE Le premier convoi de 50 véhicules est passé à travers la ville à environ 6 h.Il était escorté par la Gendarmerie royale du Canada et un hélicoptère de police surveillait le risque d\u2019un éventuel changement dans la direction des vents.K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I Des milliers d\u2019évacués qui se trouvaient au nord de Fort McMurray ont pu pousser un soupir de soulagement vendredi après avoir regagné des lieux plus sûrs, mais le cauchemar des pompiers, lui, se poursuit.La superficie de l\u2019immense feu de forêt qui ravage l\u2019Alberta depuis le début de la semaine pourrait doubler d\u2019ici la fin de la journée de samedi, mettent en garde les pompiers de la province.L\u2019opération visant à déplacer les citoyens de Fort McMur- ray qui avaient dû fuir le brasier en se réfugiant plus au nord s\u2019est mise en branle vers 6 h du matin.Tout au long de la journée, cinquante véhicules à la fois, des convois de sinistrés escortés par des voitures et des hélicoptères de la Gendarmerie royale du Canada se sont mis en route vers le sud sur l\u2019autoroute 63, la seule voie de passage accessible.Sur leur trajet, les sinistrés ont traversé Fort McMurray, sans pouvoir vérifier l\u2019état de leur résidence.Ils ont cependant pu constater l\u2019ampleur des dégâts à partir de leur véhicule : des quartiers réduits en poussière, un motel Super 8 endommagé et une station d\u2019essence en ruines.Plus au sud, les sinistrés ont pu emprunter la route de leur choix, se dirigeant vers les hôtels, les terrains de camping ou les centres d\u2019accueil temporaires à Edmonton ou ailleurs.Vendredi, entre 1500 et 1600 voitures ont circulé dans ces convois, ce qui signifie que près de 5000 personnes auraient été évacuées en voiture, a affirmé en fin de soirée le porte- parole de la GRC Jack Poitras.Les autorités espéraient également être en mesure de transpor ter 5500 personnes par avion au cours de la journée.L\u2019évacuation de tous les déplacés devrait prendre au moins quatre jours.« La ville de For t McMur- ray n\u2019est pas sécuritaire et ce sera le cas pour une période impor tante », a fait savoir la première ministre de l \u2019Al - berta, Rachel Notley.Même lorsque les flammes ne représenteront plus un danger, ses habitants devront attendre que les autorités inspectent les bâtiments toujours debout avant de pouvoir les réintégrer.La première ministre Notley a annoncé que son gouvernement versera à partir de mercredi une aide directe aux quelque 90 000 sinistrés : 1250 $ par adulte et 500 $ par personne à charge, pour un coût total de 100 millions pour la province.Elle a demandé aux évacués de s\u2019enregistrer dès que possible pour permettre aux responsables d\u2019évaluer l\u2019ampleur des besoins.Forte progression Sur le terrain, l\u2019incendie a poursuivi sa progression, atteignant une superficie totale de plus de 1000 kilomètres carrés.Chad Morrisson, du service des incendies de l\u2019Alberta, a fait savoir en début de soirée que les pompiers ne sont pas au bout de leurs peines.La température élevée et les forts vents soufflant vers le nord-est qui sont prévus samedi devraient faire doubler la superficie des feux de forêt d\u2019ici samedi soir, a estimé M.Morrisson.« La météo ne coopère pas », s\u2019est désolée Danielle Larivee, ministre des Affaires municipales de l\u2019Alberta.Seule bonne nouvelle, plusieurs infrastructures importantes de Fort McMurray \u2014 usine de traitement des eaux, hôpital et aéroport \u2014 sont demeurées intactes, a-t-il précisé.Des pompiers additionnels s\u2019ajouteront dans les prochains jours pour prendre le relais des travailleurs mis à r ude épreuve depuis dimanche.Le gouvernement albertain a interdit vendredi soir l\u2019usage récréatif de véhicules tout-ter- rain, craignant que leur passage en forêt soit suf fisant pour déclencher de nouveaux incendies.Cette directive ne s\u2019applique pas aux agriculteurs et aux autochtones.Trudeau sur place prochainement De son côté, le premier ministre Justin Trudeau a l\u2019intention d\u2019aller à Fort McMur- ray, mais seulement « dans les prochaines semaines » .« Je crois que nous sommes tous conscients qu\u2019un premier ministre qui débarque à For t McMurray quand les pompiers tentent de contenir un énorme feu de brousse ardent n\u2019est pas par ticulièrement utile », a-t-il expliqué en point de presse à Toronto.Le premier ministre ira témoigner son appui à la première ministre Notley, mais aussi constater l\u2019ampleur de la dévastation à Fort McMurray.La ville a « pendant plusieurs années contribué à une grande part de l\u2019économie canadienne, en termes de croissance», et elle a «maintenant grandement besoin de notre aide et de notre attention», a-t-il fait valoir.Ottawa continue de collaborer étroitement avec l\u2019Alberta et a répondu « à toutes les demandes » de la province, a plaidé le premier ministre Trudeau.Outre les hélicoptères et l\u2019avion Hercules mis à la disposition de la province, Ottawa a également dépêché 7000 lits de camp, et 13 000 autres sont en route vers la région.Avec Marie Vastel et La Presse canadienne Le Devoir La superficie de l\u2019incendie pourrait doubler en 24 heures L\u2019aide s\u2019organise pour les sinistrés A 5 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 7 E T D I M A N C H E 8 M A I 2 0 1 6 101, RUE DE L \u2019AMNESIE COLLECTIVE A 4 Dix noms audacieux Qui n\u2019apparaissent qu\u2019une seule fois dans la toponymie Rue du Baleinier Rue Lustucru Rue de la Dulcinée Rue des Balades Rue de la Volute Rue des Druides Rue du Chanvre Rue du Chantier Rue de la Maréchaussée Rue des Doublons 737 C\u2019est le nombre total d\u2019odonymes que se partagent les 10 premières figures historiques s\u2019illustrant le plus dans la toponymie, toutes des figures masculines.La toponymie du Québec a-t-elle emporté un peu plus la mémoire des femmes?La toponymie, ce n\u2019est pas quelque chose de figé, c\u2019est dynamique, ça peut être inventif .Mais, pour cela, il faut que les occupants d\u2019un territoire s\u2019y intéressent de plus près pour faire ressortir toute la singularité d\u2019un lieu qui ne peut que leur ressembler.Sylvain Paquette, sociologue et membre de la Chaire UNESCO en paysage et environnement « » L a question mériterait sans doute sa rue et, par le fait même, son panneau : nommer de manière générique un territoire, comme il semble être de bon ton de le faire depuis des lunes au Québec, permet-il de se l\u2019approprier correctement ?Pas vraiment, estime le sociologue Sylvain Paquet, de la Chaire UNESCO en paysage et environnement à l\u2019Université de Montréal, qui voit, dans le triomphe de la toponymie un peu trop normative, un risque élevé de déconnexion des humains avec les lieux qu\u2019ils nomment de la sorte.«Il faut être très vigilant avec la façon dont on nomme le territoire collectivement, car cela témoigne de la manière dont on cherche à se l\u2019approprier, lance à l\u2019autre bout du fil le spécialiste des espaces habités.La toponymie, c\u2019est bien plus que des noms, c\u2019est un projet d\u2019occupation du territoire, de construction d\u2019un paysage qui évoque le sens qu\u2019on veut lui donner, qui expose nos aspirations communes », mais également nos valeurs, de même que la mémoire d\u2019un espace que l\u2019on souhaite passer au suivant.«Nommer un lieu est un acte d\u2019une por tée extraordinaire, confirme Rachel Bouvet, pro- fesseure à l\u2019UQAM, spécialiste de géopoétique et membre du Centre de recherche sur le texte et l\u2019imaginaire (FIGURA).On devrait y porter une attention plus grande.Actuellement, il n\u2019y a rien de très collectif ni de très réfléchi.On aime dire que l\u2019on fait corps collectivement avec le territoire, mais la toponymie ne l\u2019incarne pas vraiment.» Les choses seraient doucement en train de changer, à en croire la géographe Caroline Desbiens, qui enseigne à l\u2019Université Laval en plus de siéger à la Commission de toponymie du Québec.«Là où il y a de nouvelles artères, de nouveaux lieux à nommer, la commission encourage désormais l\u2019originalité, les noms qui suscitent l\u2019imagination », dit-elle.Comme ceux rappelant une activité, une expérience, un passé ou encore une tradition liée au territoire.Ce fut le cas à Lévis, où les fusions, en 2002, ont forcé la modification de 515 noms de rue dans les dix villes qui forment désormais la nouvelle entité municipale.L\u2019exercice n\u2019a pas été de tout repos, mais il a fait apparaître plusieurs noms de rue s\u2019éloignant des terminologies arboricoles, patronymiques ou religieuses habituelles pour évoquer plutôt la mémoire industrielle de certains lieux.Les bois et les mouettes La rue du Tangon, en remplacement de la place des Bois, et la rue des Laquiers, qui se substitue à celle des Mouettes, entrent dans cette catégorie, rappelant au bon souvenir du présent l\u2019activité des chantiers maritimes de Lévis.Pause didactique : le tangon est une pièce de métal ou de bois qui sert à barrer le cordage d\u2019un navire, alors que le laquier est un navire dédié au transport du vrac sur le fleuve et les Grands Lacs.Plusieurs ont été constr uits dans les chantiers maritimes Davie de l\u2019ancienne ville de Lauzon.« En 2015, Lévis a reçu le prix du Mérite du français en toponymie pour la grande qualité de sa refonte, indique Jean- Pierre Leblanc, porte-parole de la Commission.Les cas Tangon et Laquiers sont d\u2019ailleurs intéressants, car ils rappelaient une mémoire des lieux que les habitants des rues concernées ne comprenaient pas ou avaient oublié.La toponymie ici fait acte de mémoire.» Sous l\u2019amnésie Remède à la mémoire qui flanche ?La toponymie gagnerait aujourd\u2019hui à emprunter cette avenue, croit Rachel Bouvet, qui s\u2019étonne souvent du caractère un peu trop colonial de cet espace narratif, dans les circonstances.«La façon dont nous nommons le territoire laisse croire que l\u2019histoire du Québec débute au moment de la découverte, dit-elle, ce qui est une ineptie.Toute la mémoire des Premières Nations sur ce territoire a été ef facée, cachée sous la croûte terrestre, et il est temps de la faire émerger à nouveau.» C\u2019est d\u2019ailleurs ce qui vient de se passer en février dernier, avec l\u2019officialisation par la Commission de deux nouveaux noms posés sur des lacs du Nord-du-Québec, jusque-là baptisés lac Guillaume-Delisle \u2014 en hommage au célèbre cartographe français \u2014 et lac à l\u2019Eau-Claire.Un GPS les fait aujourd\u2019hui apparaître sous les dénominations de lac Tasiujaq et lac Wiyâshâkimî, ce qui réinstalle dans l\u2019imaginaire collectif les noms que les Innus donnaient à ces nappes d\u2019eau avant que l\u2019homme blanc ne débarque avec ses gros sabots sur leur territoire.«Cette mémoire historique est fondamentale », croit Caroline Desbiens, puisqu\u2019elle permet de renouer, par la toponymie, avec une part de l\u2019identité du Québec que l\u2019histoire récente avait volontairement occultée.« La tendance va dans ce sens depuis quelques années », donnant ainsi espoir aux Premières Nations d\u2019évoluer à l\u2019avenir dans un environnement où pourraient se multiplier les noms Donnacona, chef du village iroquoien Stada- coné ; Obwandiyag, chef des Amérindiens de l\u2019Outaouais que l\u2019on appelait Pontiac ; Tecumseh, chef de la tribu des Shawnees ; Henri Membertou, chef d\u2019une bande micmaque ; ou Kateri Tekakwitha, Mohawk à l\u2019identité composite surnommée le « lys des Agniers».Y compris pour des rues au nom générique ou montrant trop de saints, que le Québec contemporain pourrait décider de rebaptiser.«Renommer une rue n\u2019est jamais une chose facile, concède Sylvain Paquet, et ouvre la porte à des tensions, des résistances et des polémiques.» «Les rues Principale manquent cruellement de poésie et l\u2019on pourrait en rebaptiser quelques-unes », fait valoir Mme Bouvet, et ce, en ne cherchant pas forcément à multiplier la présence de personnages historiques déjà inscrits à la toponymie, mais en profitant de ces espaces, tout comme des nouvelles rues qui apparaissent, pour en ajouter de nouveaux.« Trop de personnes marquantes, trop de dates historiques, trop de pratiques singulières, déjà, ne figurent nulle part dans notre toponymie, conclut Caroline Desbiens.Il est peut- être temps de les y ajouter.» Le Devoir Des toponymes à longue portée La façon dont on nomme un territoire témoigne de la façon dont on l\u2019occupe TEXTES : FABIEN DEGLISE COLLECTE DES DONNÉES : VINCENT LARIN PHOTOS : JACQUES NADEAU 0 200 400 600 800 1 000 1 200 1 400 1 600 1 800 2 000 100 0 200 300 400 Classement O c c u r e n c e s Principale \u2013 1er Champlain \u2013 62e Cartier \u2013 95e Félix-Leclerc \u2013 124e Jacques-Cartier \u2013 255e Marie-Victorin \u2013 330e Bourassa \u2013 434e Laporte \u2013 435e Jeanne-Mance \u2013 566e René-Lévesque \u2013 821e Marguerite-Bourgeoys \u2013 970e Les principaux personnages historiques dans la toponymie C\u2019 est la donnée numérique, extrai te des registres de la toponymie du Québec, qui parle : en matière de mémoire collective, Jeanne Mance, pionnière de la Nouvelle-France et cofondatrice de Montréal, apparaît sur un nombre de rues supérieur à celles honorant la mémoire de René Lé- vesque ou d\u2019Émile Nelligan : 30 voies de communication por tent son nom, contre 23 et 21 pour les deux hommes qui la suivent de près.Marguerite Bourgeoys, qui a posé les bases de l\u2019enseignement du français à Montréal avec l\u2019ouverture de la première école en 1658, se rappelle au bon souvenir du présent par une toponymie qui lui est plus favorable que pour Jean-Paul Riopel le , Henri Bourassa et même Robert Bourassa.Malgré cela, à elles seules, ces deux femmes du passé n\u2019arrivent pas à faire oublier que les 10 premières figures historiques s\u2019illustrant le plus dans la toponymie, avec Champlain en tête, sont toutes des figures masculines qui se partagent un total de\u2026 737 odo- nymes posés sur le territoire en leur honneur.Du rattrapage Dans l\u2019amnésie collective qu\u2019elle semble exprimer, la toponymie du Québec a-t-elle empor té un peu plus la mémoire des femmes ?« En la matière, il y a cer tainement du rattrapage à faire », con - cède la géographe et membre de la Commission de toponymie du Québec Caroline Desbiens.Elle souligne toutefois que, depuis les années 80, plusieurs composantes féminines du patrimoine québécois ont fait leur entrée dans cet espace narratif de commémoration par le toponyme.C\u2019est le cas, entre autres, de Thérèse Casgrain, politicienne et militante dont le nom revient 13 fois sur le territoire, suivie de Marie Gérin- Lajoie, religieuse et pionnière dans la défense du droit des femmes au Québec, d\u2019Idola Saint-Jean, journaliste et suffragette, de Léa Roback, syndicaliste et féministe, ou encore de Madeleine Parent, dont le destin et celui des ouvrières du textile ont été scellés sur le territoire.La part de l\u2019autre « Il est très dif ficile de quantifier le nombre de femmes que la toponymie désigne » , dit Jean-Pierre Le Blanc, qui rappelle que plusieurs noms de r ue évoquent des prénoms féminins ou rappellent des activités liées à des femmes : l \u2019al lée des Infirmières, le boulevard des Allumettières et la rue des Cisterciennes en font par tie.« La Commission, depuis plusieurs années, s\u2019assure toutefois que les nouvelles désignations commémorent cette part de l\u2019histoire politique, économique ou culturelle écrite également par des femmes.» Les auteures Blanche La- montagne, Jovette Bernier, Moïsette Olier ou encore Reine Malouin ont profité de cette volonté af f ichée de remblayer le trou de mémoire toponymique, tout comme les figures du monde de la santé Florence-Louise Bradford, qui a ouver t une maternité pour femmes seu - les à Sherbrooke en\u2026 1915, ou encore l\u2019institutrice militante Laure Gaudreault, qui a regroupé les enseignantes de rang dans un syndicat entre 1947 et 1975.Plus récemment, c\u2019est la mémoire de Claire Kirkland-Cas- grain qui vient d\u2019être honorée par Montréal : son nom va être posé sur l\u2019immeuble de la Cour municipale, a indiqué Denis Coderre le 20 avril dernier.La science négligée « Les femmes sont peu nombreuses, c\u2019est vrai, mais dans cette toponymie normative, qui nomme surtout l\u2019environnement plutôt que les humains qui l\u2019occupent, elles ne sont pas les seules », souligne Rachel Bouvet, spécialiste en géopoétique, cette discipline qui rapproche géographie et l ittérature.Le premier scientifique qui apparaît dans les toponymes les plus répandus sur le ter ri- toire est le botaniste Marie- Victorin, en 330e position.Et il y est bien seul, sans même un Armand Frappier pour l\u2019aider à combler ce vide.Les spor tifs, les bâtisseurs économiques, les poètes, les artistes \u2014 à l\u2019exception de plusieurs peintres, dont Riopelle, Marc-Aurèle For tin et Paul- Émile Borduas \u2014, sont logés à la même enseigne, y compris ceux qui ont fait les beaux jours des cabarets de Montréal, qui ont posé les bases d\u2019une poésie singulière ou les jalons de l\u2019illustration et de la bande dessinée.Événements historiques « Il y a aussi très peu de rues portant des dates commémoratives ou faisant référence à des événements marquants de l\u2019histoire et de la trajectoire du Québec », ajoute-t-elle.Une r ue du 1e r jui l let 1867, du 24 Juin 1834, du 24 Juil let 1534, une avenue des Batailles de 1838 ou un boulevard du Rapatriement de la Constitution pourraient en faire partie.Le sociologue Sylvain Pa- quette, membre de la Chaire UNESCO en paysage et environnement, observe tous ces vides avec philosophie.« La toponymie, ce n\u2019est pas quelque chose de figé, c\u2019est dynamique, ça peut être inventif, dit-il en y voyant là de l\u2019espoir pour la suite des choses.Mais, pour cela, il faut bien sûr que les occupants d\u2019un territoire s\u2019intéressent de plus près à leur toponymie pour faire ressortir toute la singularité d\u2019un lieu qui forcément ne peut que leur ressembler.» Le Devoir Plein de vides toponymiques à combler 330 Le premier scientifique qui apparaît dans les toponymes les plus répandus sur le territoire est le botaniste Marie-Victorin.en 330e position.Et il y est bien seul, sans même un Armand Frappier pour l\u2019aider à combler cette vacance.Il y a très peu de rues portant des dates commémoratives ou faisant référence à des événements marquants de l\u2019histoire et de la trajectoire du Québec Rachel Bouvet, spécialiste en géopoétique, une discipline qui rapproche géographie et littérature « » L E D E V O I R , L E S S A M E D I 7 E T D I M A N C H E 8 M A I 2 0 1 6 AMNESIE COLLECTIVE A 6 Montréal : 4875, Jean-Talon Ouest · (514) 344-8555 · 1 (866) 747-8555 Laval : 2267, boul.Le Corbusier · (450) 682-8280 www.abatjourillimites.ca \u2022 Plus de 5,000 abat-jour en magasin.\u2022 Le plus grand choix au Canada.\u2022 Service de recouvrement sur mesure.\u2022 Apportez votre pied de lampe pour un ajustement parfait.Présentez ce coupon au moment de l\u2019achat.Excluant les commandes.Aucun ajustement de prix sur les commandes ou achats antérieurs.Valide du 7 mai au 31 juillet 2016.OBTENEZ 20% de rabais sur TOUS nos abat-jour 40%de rabais sur TOUS nos pieds de lampes et 445, rue St-Sulpice, Vieux-Montréal Téléphone : 514 845-4980 Heures d\u2019ouverture : du lundi au vendredi de 10 h 00 à 18 h 00 les samedis et dimanches de 10 h 00 à 16 h 30 Papeter ie Casse - 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l\u2019expression «avoir du foin», qui fait référence à l\u2019opulescence et à la richesse \u2014 qui assoient leur suprématie sur le paysage avec des mentions variant de 210 à 169 fois.Paul et Pierre, du nom des apôtres, imposent presque également leur mémoire avec 127 et 131 mentions sur plusieurs lieux, lacs, rivières, anses, baies ou rochers, entre Portage qui nomme une action liée au transport commandée par le territoire, et Brûlé nommant plusieurs réalités liées au feu.Montagne, Pins, Moulin et Tremblay complètent la liste des 50 toponymes les plus répandus lorsqu\u2019on sort des routes, chemins et rues du Québec.DOMINIQUE FAGET AGENCE FRANCE-PRESSE L\u2019ambassadeur d\u2019Israël en France Elie Barnavi (à droite) et le maire de Béziers, Raymond Couderc, posent avec l\u2019ancienne plaque de la «rue de la Juiverie», dénomination jugée discriminatoire pour une ville qui s\u2019engorgueillit d\u2019une tradition d\u2019intégration des juifs, qu\u2019ils ont rebaptisée «rue de la Petite Jérusalem» en 2001, à Béziers.C H R I S T I A N R I O U X Correspondant à Paris L e «Grand-Est» et les «Hauts- de-France » ! Nombre de Français ont eu l\u2019impression qu\u2019on ne s\u2019était pas beaucoup creusé les méninges pour désigner ainsi deux des nouvelles régions françaises issues d\u2019une réforme récente.Il arrive en ef fet que, pour ne mécontenter personne, la toponymie se contente du plus petit dénominateur commun.Mais ces exemples ne devraient pas faire oublier que la France compte certainement parmi les champions de la toponymie.Savez-vous qui sont Claude- Philiber t Bar thelot de Ram- buteau et François-Nicolas- Benoît Haxo ?Rien de plus facile puisque les plaques des rues qui por tent leur nom à Paris indiquent, comme dans la plupart des villes de Fran - ce, que le premier a été député de l\u2019Assemblée nationale et le second général de Napoléon.S\u2019y trouvent aussi leurs dates de naissance et de décès.Il en va de même pour les illustres inconnus comme pour les plus célèbres.Première destination touristique du monde, la France est probablement le champion mondial des plaques qui indiquent, qui l\u2019origine du nom d\u2019une rue, qui le lieu de naissance d\u2019un grand personnage, qui le nombre des enfants juifs déportés dans chaque école parisienne.À Paris seulement, on en compte 1553, dont plus de 600 concernent la dernière guerre.Après l\u2019attentat contre Charlie Hebdo, il n\u2019aura fallu qu\u2019un an pour qu\u2019une plaque soit apposée sur l\u2019immeuble où se trouvait le siège du journal.En France, les premiers dictionnaires toponymiques départementaux datent de 1860.Le premier dictionnaire national fut rédigé par Auguste Lon- gnon en 1920.Avec le temps, les choix de toponymes ont évolué.Au Moyen Âge, les dénominations répondaient plutôt à une logique fonctionnelle du genre « place de l\u2019Église » ou « place du Marché ».Les noms des grands de la noblesse apparaissent à la Renaissance.La Révolution française a parfaitement compris l\u2019importance de la toponymie dans le façonnement d\u2019une identité.Les places de la Nation et de la République se sont alors multipliées partout dans le pays.Des enjeux politiques Avec un succès variable, les révolutionnaires en profitèrent pour débaptiser nombre de lieux associés à l\u2019Église et à la monarchie.Quelques-uns poussèrent le ridicule jusqu\u2019à rebaptiser la ville de Grenoble du nom de « Grelibre », qui sonnait mieux à leur oreille.Les anciens noms reviendront souvent, à la faveur du bon sens, mais aussi de la Restauration.Au XXe siècle, c\u2019est l\u2019éclectisme qui est au rendezvous, avec la multiplication des noms étrangers, comme la place de l\u2019Europe ou la place du Japon.Les régions soucieuses Depuis quelques décennies, la Commission nationale de toponymie accorde une attention particulière à recenser les lieux-dits afin de ne pas perdre des noms qui remontent souvent à l\u2019Antiquité et au Moyen Âge.Comme pour les noms autochtones au Québec, la toponymie française est souvent scrutée de près par les régions soucieuses de préserver leur identité propre.La Corse, l\u2019Alsace et la Bretagne, où les inscriptions sont souvent bilingues, veillent tout particulièrement à la préser vation des noms liés à leur histoire.La Commission nationale de toponymie a d\u2019ailleurs signé une entente avec la Commission de toponymie du Québec.Cette collaboration a permis de former des experts dans les pays de la Francophonie et donné naissance à la base de données Le tour du monde en français, qui permet de trouver la graphie recommandée en français pour des centaines de toponymes partout dans le monde.Comme ailleurs, il n\u2019est pas rare que la toponymie devienne le lieu de combats politiques.À la fin des années 1990, la ville de Vitrolles, alors conquise par le Front national, avait débaptisé plusieurs rues et lieux, dont la place Nelson- Mandela rebaptisée place de Provence.Malgré les hauts cris des historiens, on a renommé la rue de la Juiverie à Béziers et le quar tier de la Négresse à Biarritz.En 2013, la mairesse de Paris, Anne Hidalgo, a aussi nommé une cinquantaine de lieux du nom de femmes célèbres afin de combler le déficit en la matière.Mais l\u2019intelligence n\u2019est pas toujours au rendez-vous.En 1999, l\u2019entreprise américaine Icare, qui s\u2019installait dans la petite ville de Villeneuve- d\u2019Ascq, dans le Nord-Pas-de- Calais, avait fait pression pour rebaptiser la rue Gay-Lussac (du nom d\u2019un grand chimiste français).Elle craignait que ses clients n\u2019associent son entreprise aux\u2026 homosexuels ! Le Devoir La France, championne de la toponymie Une tradition nourrie par des années de réflexion et d\u2019éducation FRED DUFOUR AGENCE FRANCE-PRESSE Place de Rivoli à Paris.Son nom rappelle celui d\u2019une ville italienne, siège d\u2019une victoire rem por - tée par Napoléon Bonaparte sur l\u2019Autriche en 1797.En France, les plaques indiquent, qui l\u2019origine du nom d\u2019une rue, qui le lieu de naissance d\u2019un grand personnage.À Paris seulement, on en compte 1553.Principale 415 Érables 388 Église 379 Pins 323 Parc 286 Cèdres 277 Bouleaux 276 Saint-Joseph 260 Montagne 229 Moulin 216 Bellevue 204 Saint-Pierre 196 Rivière 191 Lac 191 Roy 191 Saint-Louis 189 Ruisseau 168 Saint-Jean 165 Peupliers 155 Saules 154 Gagnon 150 Lilas 139 Saint-Charles 138 Mélèzes 138 Domaine 137 2e Avenue 136 Sainte-Anne 136 Épinettes 135 1re Avenue 135 Chênes 128 Notre-Dame 127 Morin 127 Boisé 126 Quai 125 Saint-Paul 124 Tremblay 123 Richard 122 Bélanger 122 Mésanges 122 Martin 121 Sainte-Marie 119 3e Avenue 119 Sapins 119 Robert 119 Hirondelles 118 Côté 117 Ormes 117 4e Rang 116 Trembles 116 Saint-Georges 112 L E D E V O I R , L E S S A M E D I 7 E T D I M A N C H E 8 M A I 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 7 1212, rue Panet, Montréal inscription requise www.centrestpierre.org | 514.524.3561 p.600 CENTRE ST-PIERRE Gabriel Ringlet Dieu serait-il laïque ?Quelle sera la spiritualité du 3e millénaire ?L\u2019éclatement du paysage religieux va-t-il s\u2019accentuer ?Devant cette situation nouvelle et inédite, la tentation est grande de se retirer sous sa tente et de durcir son identité.Ne faut-il pas, plutôt, risquer son identité et oser rencontrer le visage de « l\u2019autre » ?Entre la volonté de sauver ses positions à tout prix et celle de démissionner, pourquoi ne pas prendre le pari de la singularité et accepter le vertige du dialogue ?Mercredi 18 mai 2016 | 19 h | 25 $ Prêtre, écrivain, journaliste et universitaire, Gabriel Ringlet a été professeur et vice-recteur de l\u2019Université catholique de Louvain.Il s\u2019investit beaucoup dans l\u2019accompagnement en fin de vie et encourage un dialogue approfondi entre les libres pensées.© B É H A Les grandes conférences © R A Y M O N D F R A N Ç O I S Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 Soirée animée par Patrick Lagacé Liberté de presse LE MARDI 10 MAI 2016 PORTES OUVERTES DÈS 19h O PATRO VYS 356 AVENUE DU MONT-ROYAL E.TV Les profits seront remis à la FPJQ en soutien à sa mission de défense de la liberté de presse.\u2022 Caricatures en direct par Chapleau (La Presse) et Garnotte (Le Devoir) \u2022 Performance du groupe Wonder-trois-quatre et M.Circulation, Yves Desautels! \u2022 Panel de discussion: «L'opinion est-elle devenue une source de désinformation?» \u2022 Et autres surprises! AU MENU + 20$ tx CABARET PLACES LIMITÉES \u2013 INSCRIPTION EN LIGNE AU WWW.FPJQ.ORG OU À LA FPJQ AU 514 522-6142 PRESSE EN LIBERTÉ PRIX D\u2019ENTRÉE COMMUNICATIONS design par: Michel Garneau, Caricaturiste Au Québec, les quelque 1000 réfugiés syriens qui sont parrainés par l\u2019État sont installés en région.Récit des défis d\u2019intégration, dans la très francophone ville de Saint-Hyacinthe.L I S A - M A R I E G E R V A I S à Saint-Hyacinthe E lles ne se connaissent pas, ont vécu sur deux continents et ne parlent pas la même langue.Pourtant, il semble que ce sera un match par fait, pour Lise Amyot et Robert Marquette, un couple de Saint-Hyacinthe jumelé à la famille Hac Gazi, des réfugiés syriens parrainés par le gouvernement.«Ils nous sourient tout le temps, se réjouit Mme Amyot.J\u2019ai l\u2019impression que ça va être facile.» Au Québec, selon le type de prise en charge, les réfugiés ne reçoivent pas les services de la même manière.Dans le cas d\u2019un parrainage privé \u2014 dont ont fait l\u2019objet 4500 Syriens en 2015-2016 \u2014, c\u2019est la famil le d\u2019 ici qui a, pendant au moins un an, la responsabilité financière des réfugiés syriens accueillis.Elle est également responsable du logement, de la recherche d\u2019emploi, de toutes les démarches pour le bilan de santé et les soins, l\u2019inscription à l\u2019école et l\u2019inscription aux cours de francisation, jusqu\u2019au permis de conduire.Et c\u2019est à travers cet accompagnement que la famille immigrante s\u2019initie à la culture.C\u2019est presque une adoption.En revanche, lorsque c\u2019est l\u2019État qui parraine \u2014 c\u2019est le cas pour 900 réfugiés syriens que le Québec accueille dans les 13 villes de région \u2014, la famille syrienne n\u2019est pas prise en charge par une seule famille, mais par un réseau qui s\u2019occupe en même temps de toutes les familles nouvellement arrivées.C\u2019est donc l\u2019organisme communautaire local qui s\u2019occupe de toutes les démarches administratives, d\u2019emploi, de santé, etc.Pour socialiser, comme les familles sont plus laissées à elles-mêmes, elles n\u2019auraient que très peu d\u2019options si ce n\u2019était des programmes de jumelage qui existent dans certaines régions.À Saint-Hyacinthe, la Maison de la famille des Mas- koutains (MFM), qui a une longue expérience dans le domaine, vient tout juste de lancer sa propre init iative afin de recr uter des bénévoles désireux d\u2019être jumelés à des Syriens.« L\u2019objectif est que [les Syriens] s\u2019intègrent dans la communauté d\u2019accueil et que la communauté soit prête à les recevoir », explique Marthe Duhaime, responsable du jumelage familial à la MFM.Des défis Pour que le courant passe, il faut que les deux familles jumelées aient un minimum en commun.Sur le site de la Maison de la famille, on dit des Syriens qu\u2019ils sont très accueillants et hospitaliers, que la famille est un sujet de conversation apprécié et qu\u2019ils ont comme loisir «le soccer, la danse, la musique et la \u201cjasette\u201d».Soit.Au-delà des clichés, Marthe Duhaime s\u2019occupe de dresser des profils plus précis des familles et de leurs besoins.«Par exemple, il y a une femme, une infirmière, que je vais jumeler avec une Syrienne qui est enceinte et qui accouche dans deux mois et qui a fait la majeure partie de sa grossesse dans les camps de réfugiés.» Marthe Duhaime remarque que les femmes sont plus réticentes à l\u2019idée d\u2019être jumelées, même si c \u2019est à une autre femme.L\u2019un des défis, selon elle, sera de les amener à sortir du cadre de la maison.«Elles ne sont pas toujours à l\u2019aise.Je les ai rencontrées seules et elles m\u2019ont dit qu\u2019elles ne se voient pas sortir de la maison.Ce n\u2019est pas facile parce qu\u2019elles doivent s\u2019occuper des enfants.Si elles reçoivent la visite d\u2019autres femmes, c\u2019est dif férent, par contre», dit-elle.Briser la glace, quand on n\u2019a pas la même culture et \u2014 surtout \u2014 lorsqu\u2019on ne parle pas la langue de l\u2019autre, n\u2019est pas chose simple.C\u2019est l\u2019autre, voire le principal défi des Syriens dans leur nouvelle vie.Dans le cadre du projet de jumelage, ils ont toutefois droit à une banque de 12 heures de ser vices d\u2019un interprète, et un dictionnaire de poche français-arabe est remis aux familles jumelées.Un échange enrichissant Dans le boisé d\u2019une cabane à sucre de Saint-Jude, Robert et Lise discutent avec la famille avec laquelle ils sont jumelés.«C\u2019est sûr qu\u2019on va les amener à Québec », lance Robert.Ottawa est aussi dans les plans.Les pique-niques dans les parcs, une visite dans un refuge d\u2019oiseaux de proie, des séances de manucure pour les femmes de la famille\u2026 «On a déjà plein d\u2019idées », interrompt Lise Amyot, enthousiaste.Mohamed Hac Gazi , à qui l\u2019interprète traduit tout, lève le pouce en l\u2019air, tout sourire.«Notre implication, c\u2019est seulement pour les loisirs, poursuit Lise.Et ce qui est bien, c\u2019est que rien n\u2019est imposé.Tout se fait dans un contexte amical.» Ouver t sur le monde, le couple de retraités a un gendre cubain, une br u mexicaine et a beaucoup voyagé, notamment au Moyen-Orient.Pour eux, l\u2019échange sera enrichissant des deux côtés.« On va beaucoup apprendre de leur culture et je vais essayer de leur transmettre la mienne.Dans le bénévolat, on donne, mais on reçoit beaucoup aussi », dit Robert Marquette.Son épouse dit avoir hâte d\u2019entendre Mohamed jouer du piano, lui qui, en Syrie, était musicien dans des réceptions privées.À travers le traducteur, Robert lui explique qu\u2019à Saint-Hyacinthe, i l y a beaucoup d\u2019emplois dans l\u2019agroalimentaire.« Je travaillais dans la musique et peut-être que je ne suis pas aussi en forme que les jeunes pour ce type de travail qui peut être très physique, mais quand on change de pays, il faut oublier ce qu\u2019on faisait avant si on veut trouver du travail », reconnaît M.Hac Gazi.L\u2019interprète, Abdu el-Alamy, ajoute que lui-même travaille désormais comme comporte- mentaliste et coach canin alors qu\u2019il a pratiqué pendant 15 ans la médecine vétérinaire.Jusqu\u2019ici, peu de familles maskoutaines se sont manifestées.Le seul jumelage qui a été bouclé est celui entre Robert et Lise et la famille Hac Gazi.« Ce n \u2019es t pas par manque d\u2019intérêt, mais les familles au- jourd\u2019hui sont très occupées.Elles ont des enfants, deux emplois\u2026 Le temps est moins là», constate Marthe Duhaime, qui ne perd pas espoir de réaliser d\u2019autres jumelages.« J\u2019aimerais que chaque citoyen de Saint-Hyacinthe connaisse quelqu\u2019un qui connaît ou est ami avec un Syrien.Il me semble que c\u2019est un objectif atteignable», conclut-elle, confiante.Le Devoir RÉFUGIÉS EN RÉGION (3 DE 3) Être jumelés pour mieux s\u2019intégrer PHOTOS JACQUES NADEAU LE DEVOIR Au Québec, alors que l\u2019on compte 4500 parrainages privés, à peine 900 réfugiés syriens ont été pris en charge par l\u2019État et installés en région.Lise Amyot et Robert Marquette (au centre), un couple de Saint- Hyacinthe, a été jumelé à la famille Hac Gazi. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 7 E T D I M A N C H E 8 M A I 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 8 Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES HEURES DE TOMBÉE AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S MONTRÉAL AVIS DE VENTE IMMOBILIÈRE EN VERTU DE L\u2019ARTICLE 670 C.p.c.Canada Province de Québec Cour  Supérieure District de Montréal No.dossier : 500-17-070939-122 No.shérif : 500-18-001894-147 LA GARANTIE HABITATION DU QUÉBEC INC.9200 B oul.Métropolitain Est, Montréal, Québec, H1K 4L2 partie demanderesse contre ANTONIO LENTINI (ALIAS TONY LENTINI) 1925 Woodland, Montréal, Québec, H4E 2J4, partie défenderesse et L?OFFICIER DE LA PUBLICITÉ DES DROITS DE LA CIRCONSCRIPTION FONCIÈRE DE MONTRÉAL mis-en-cause.DÉSIGNATION Un immeuble connu et désigné comme étant le lot UN MILLION QUATRE CENT TRENTE-SEPT MILLE SIX CENT VINGT (1 437 620) du Cadastre du Québec, circonscription foncière de Montréal ayant un immeuble dessus construit portant le numéro civique 1925, Woodland, Montréal, Québec, H4E 2J4.La fraction indivise de l?immeuble susmentionné détenu par la partie défenderesse est d?une demie (1/2).L?immeuble servant de résidence familiale.La mise à prix est fixée à 55 285.25$ soit 50% de l?évalua- tion municipale de la moitié indivise de l?immeuble portée au rôle d?évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des affaires municipales, en vertu de la loi sur les fiscalités municipales et modifiant certaines dispositions législatives.L?adjudicataire devra verser au shérif, en argent ou par chèque visé, à l?ordre du shérif du district de Montréal, au moment de l?adjudication la somme de 27 642.63$ soit 25% de l?évaluation municipale de la moitié indivise de l?immeu- ble portée au rôle d?évaluation municipale, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des affaires municipales, en vertu de la loi sur les fiscalités municipales et modifiant certaines dispositions législatives.Pour être vendu au bureau du shérif, Palais de Justice de Montréal, au 1 rue Notre-Dame Est, local 1.96 Montréal, Québec, H2Y 1B6, Le VINGT-ET-UNIÈME (21ième) JOUR DE JUIN 2016 À 10H00.Montréal, le 12 avril 2016 Élaine Cloutier-Neveu, Shérif adjoint District de Montréal 1, Est rue Notre-Dame Bureau du shérif suite 1.146 Montréal, Québec H2Y 1B6 AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) SECTION I \u2013 AVIS Avis est donné à : Canada Province de Québec District de Québec Localité de Québec C O U R D U Q U É B E C Chambre civile Division des petites créances 300, boul.Jean Lesage, bureau 1.24 Québec (QC) G1K 8K6 Téléphone: (418) 649-3508 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Québec situé au 300 Jean-Lesage, 1.24, Québec QC G1K8K6 dans les 30 ou autre nombre de jours indiqué dans l'ordonnance jours afin de recevoir la demande en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis d\u2019assignation qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.SECTION II \u2013 INFORMATIONS RELATIVES À LA PUBLICATION Le présent avis est publié aux termes le 04-05-2016 par le greffier de la cour du Québec dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.SECTION III \u2013 INFORMATIONS FINALES Québec, le 04-05-2016 de la Cour du Québec nom et dernière adresse connue : Immochum inc, 16-11 boul Charest Ouest, Québec, Qc, G1K 1X1 Beau Lieu, 416-125 Dalhousie, Québec, Qc, G1K 4C5 Christiane Couture, 5090 5e avenue Est 3, Charlesbourg, QC, G1H 3R6 Amélie Nolet Dufresne, 421-5 place de l\u2019Espérance, Victoriaville, Qc, G6S 0R8 Construction Pro Expert Québec, 9200 rue de Belfort 15, Québec, Qc, G1G 6J1 Automatik 2000 inc, 2858 rue des Pruches, Québec, Qc, G1G 2A8 Serge André Lemelin Lavoie, 1683 de la Roseliere, Québec, Qc, G1M 4B9 Mario Labrecque, 499 boul Bona Dussault, St-Marc-des-Carrières, Qc, G0A 4B0 Entreprises Jajuma inc, 499 boul Bona Dussault, St-Marc-de-Carrières, Qc, G0A 4B0 David Légaré, 6 Montée des Chenes, Chateau-Richer, Qc, G0A 1N0 Jules Blouin, 33 montée des Chenes, Chateau-Richer, Qc, G0A 1N0 Patrick Jobidon, 42 Montée des Hirondelles, Chateau-Richer, Qc, G0A 1N0 André Simard, 46 Montée des Hirondelles, Chateau-Richer, Qc, G0A 1N0 Christian Gagnon, 6 rue des Rossignols, Chateau-Richer, Qc, G0A 1N0 Excavation Montcalm inc, 6-23 Francheville, Québec, Qc, G1E 5Z8 Marie-Eve Jomphe, 3132 boul Neilson 403, Québec, Qc, G1W 2V4 Marie-Brigitte Ouellet, 2681 rue du Vieux Moulin, Lévis, Qc, G6W 7A8 Legie Lalancette, 309 rue Bégin, Saguenay, Qc, G7H 4M6 Alain Jacques, 576 rue Champlain, Québec, Qc, G1K 4J3 Melissa Letellier, 494 de Mazenod 1, Québec, Qc, G1K 5H2 Gestion Construction Renov Action, 101-1095 boul des chutes, Québec, Qc, G1E 2G2 Catherine Beaulieu, 22 Jacques Rioux, St-Gabriel-de-Valcartier, Qc, G0A 4S0 Kathy Smith, 733 Gingras, Québec, Qc, G1X 3T5 Constructions Mobilliards inc, 1898 ave Lac St-Charles, Québec, Qc, G3G 2X9 Kevin Bruyère, 155 chef Max-Gros-Louis, Québec, QC, G0V 4V0 9249-7940 Québec Inc, 1140 ch Vire-Crèpes, Lévis, Qc, G7A 2A9 Domaine Expert inc, 110-1185 Philippe Paradis, Québec, Qc, G1N 4E2 Yves Corriveau, 523 rue Huot, Donnacona, Qc, G3M 0C2 Pascal Chabot, 7 rue du Calvaire, Ste-Brigitte-de-Laval, G0A 3K0 Savard Tremblay Immeuble, 20130 boul Henri Bourassa, Québec, Qc, G2M 1K8 Chantal Dumais, 101-26 rue St-Raoul, Québec, Qc, G1B 2Y9 Alex Boivin, 267 St-Ignace, Chateau-Richer, Qc, G0A 1N0 Coffrage H D, 839 St-Achilé, Chateau-Richer, Qc, G0A 1N0 Antoinette Mathieu Es Qua, 34-1900 rue Desilets, Québec, Qc, G1J 1A8 JNF Production inc, 37 ch des Gavots, Lac-Beauport, Qc, G3B 1J4 Jean-Pierre Rafenomanjato, 57 rue Tardif, Lévis, Qc Solair Therm inc, 199 ch du Mont Shefford, Shefford, Qc, J2M 1N7 Suzanne Lévis, 1395 1ere rue, St-Blaise-de-Richelieu, Qc, J0J 1W0 Eric Houle, 1395 1ere rue, St-Blaise-de-Richelieu, Qc, J0J 1W0 numéro de dossier : 200-32-064679-151 200-32-064490-153 200-32-065077-165 200-32-065133-166 200-32-065170-168 200-32-064384-158 200-32-065013-160 200-32-065277-161 200-32-065277-161 200-32-065337-163 200-32-065337-163 200-32-065337-163 200-32-065337-163 200-32-065337-163 200-32-065166-166 200-32-065020-165 200-32-065042-169 200-32-065127-168 200-32-065194-168 200-32-065244-161 200-32-065271-164 200-32-065332-164 200-32-065393-166 200-32-065283-169 200-32-065344-169 200-32-065246-166 200-32-064525-156 200-32-065289-166 200-32-065329-160 200-32-065346-164 200-32-065355-165 200-32-065366-162 200-32-065368-168 200-32-065372-160 200-32-065376-161 200-32-065187-162 200-32-064995-169 200-32-065045-162 200-32-065045-162 DEMANDE DE DÉROGATION À L\u2019INTERDICTION DE CONVERTIR UN IMMEUBLE EN COPROPRIÉTÉ DIVISE Les personnes intéressées sont priées de noter que le conseil d\u2019arrondissement se réunira le 14 juin 2016, à 19 h, à la salle du conseil, 800, boul.Maisonneuve Est, afin de statuer sur une demande de dérogation à l\u2019interdiction de convertir en copropriété divise relative au bâtiment portant les numéros 784 à 786, rue Lusignan [dossier 1165289002], et ce, conformément au Règlement sur la conversion des immeubles en copropriété divise (R.R.V.M., chapitre C-11).Toute personne intéressée par cette demande peut soumettre ses commentaires, au plus tard le 17 mai 2016, à l\u2019adresse suivante : « Dérogation à l\u2019interdiction de convertir » a/s de Me Domenico Zambito Secrétaire d\u2019arrondissement Ville de Montréal, Arrondissement de Ville-Marie 800, boulevard De Maisonneuve Est, 19e étage Montréal (Québec) H2L 4L8 Les comptoirs Accès Ville-Marie sont situés au 17e étage du 800, boulevard De Maisonneuve Est, station de métro Berri-UQÀM, et au rez-de-chaussée du 275, rue Notre-Dame Est, station de métro Champ-de-Mars.Montréal, le 7 mai 2016 Le Secrétaire d\u2019arrondissement, Me Domenico Zambito Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) SECTION I \u2013 AVIS Avis est donné à : nom et dernière adresse connue : numéro de dossier : Toitures Redstar Inc.- 3- 759 Desmarchais, Longueuil, Qc., J4J 2Y7 500-32-138145-133 Renzo Mario- 3- 759 Desmarchais, Longueuil, Qc., J4J 2Y7 500-32-138145-133 8630232 Canada Inc.- 961 Pierre -Le Sueur, L'Assomption, Qc., J5W 2N6 500-32-147731-154 Carducci Davide- 961 Pierre -Le Sueur, L'Assomption, Qc., J5W 2N6 500-32-147731-154 9230-4427 Quebec Inc.- 6- 1935 Jean Picard, Laval, Qc., H7T 2K4 500-32-151060-169 Grozos Evangelos- 6- 1935 Jean Picard, Laval, Qc., H7T 2K4 500-32-151060-169 Steven Miller Landscaping Inc.- 130- 65 Brunswick, DD0, Qc., H9B 2N4 500-32-151225-168 Miller Steven- 130- 65 Brunswick, DD0, Qc., H9B 2N4 500-32-151225-168 Ninat Stephane- 331 Chateauneuf, St-Colomban, Qc., J5K 1V2 500-32-151243-161 Rodriguez Camilo- 121 Duluth St.East, Montréal, Qc., H2W 1H2 500-32-151337-161 Decampos Sara- 317 Colonia, Chateauguay, Qc., J6J 5X9 500-32-151348-168 Benvie Robert- 26 Zephyr, Gatineau, Qc., J9A OB3 500-32-151375-161 Degarie Romuald- 412- 7310 Marie-Victorin, Montréal, Qc., H1G 2J5 500-32-151376-169 Sebastien Nobelet- 5055 Notre-Dame, Laval, Qc., H7W 1V6 500-32-145778-157 9202-6467 Quebec Inc.; Ka Design- 64 Marie-Anne Street East, Montréal, Qc., H2W 1A2 500-32-151282-169 Pierre Garry- 267 Cayman Road, Stittsville, Ontario, K2S ON7 500-32-151323-161 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Montréal situé au 1 Notre-Dame Est # 1.04, Montréal, Qc., H2Y 1B6, dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis d\u2019assignation qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.SECTION II \u2013 INFORMATIONS RELATIVES À LA PUBLICATION Le présent avis est publié aux termes d'une ordonnance rendue le 5 mai 2016 par le greffier dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.SECTION III \u2013 INFORMATIONS FINALES Montréal, le 5 mai 2016 Marioara Albastroiu Greffier de la Cour du Québec Canada Province de Québec District de MONTREAL Localité MONTREAL C O U R D U Q U É B E C Chambre civile Division des petites créances 1 NOTRE-DAME EST MONTRÉAL (QC) H2Y 1B6 Téléphone : 514-393-2304 ORDONNANCES ÉDICTÉES PAR LE CONSEIL D\u2019ARRONDISSEMENT PRENEZ AVIS que le conseil d\u2019arrondissement a édicté, lors de sa séance du 3 mai 2016, les ordonnances nécessaires en vertu du Règlement sur le bruit (R.R.V.M., chapitre B-3, article 20), du Règlement d\u2019urbanisme afin d\u2019autoriser l\u2019installation de bannières (01-280, chapitre IV, article 531), du Règlement concernant la paix et l\u2019ordre sur le domaine public (R.R.V.M., chapitre P-1, article 8) et du Règlement sur la circulation et le stationnement (R.R.V.M., chapitre C-4.1 article 3, alinéa 8), pour la tenue des événements suivants : Nom de l\u2019événement Lieu(x) Date(s) Fête des vétérans de la parc Angrignon Le 8 mai 2016 2ème guerre mondiale Journée familiale parc St-Paul et rue Brisset Le 21 mai 2016 Cinéma sous les étoiles parc St-Gabriel Les mardis du 5 juillet 2016 au 9 août 2016 Le 624 parc Gédéon-De-Catalogne Le 24 juin 2016 Festival Folk parc de l\u2019Ancienne-gare- Les 17-18 et 19 juin de-triage 2016 Festival de la chèvre parc Angrignon Le 2 juillet 2016 Concert Campbell parc Sir-George-Étienne-Cartier Le 18 août 2016 La Roulotte parc Sir-George-Étienne-Cartier Le 29 juin 2016 parc Campbell-Ouest Le 20 juillet 2016 parc St-Gabriel Le 29 août 2016 Parc actif parc Sir-George-Étienne-Cartier Le 29 mai 2016 Fête nationale rue Laprairie entre Grand Le 24 juin 2016 Trunk et de Châteauguay Ces ordonnances sont disponibles pour consultation au Bureau Accès Montréal situé au 815, rue Bel-Air, du lundi au vendredi de 9 h à 17 h.Montréal, le 7 mai 2016 Pascale Synnott, avocate Secrétaire d\u2019arrondissement ORDONNANCE ÉDICTÉE PAR LE CONSEIL D\u2019ARRONDISSEMENT PRENEZ AVIS que le conseil d\u2019arrondissement a édicté, lors de sa séance du 3 mai 2016, l\u2019ordonnance nécessaire en vertu du Règlement d\u2019urbanisme afin d\u2019autoriser l\u2019installation d\u2019une bannière (01-280, chapitre IV, article 531) sur le bâtiment portant le numéro civique 5835 à 5845, place Turcot.Cette ordonnance est disponible pour consultation au Bureau Accès Montréal situé au 815, rue Bel- Air, du lundi au vendredi de 9 h à 17 h.Montréal, le 7 mai 2016 Pascale Synnott, avocate Secrétaire d\u2019arrondissement AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé - dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa bilité se limite au coût de la parution.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL COUR DU QUÉBEC (CHAMBRE CIVILE) no: 505-22-024425-169 LOCATION CRÉDIT FORD CANADA, une division de Compagnie de Location Canadian Road demanderesse C 9266-9878 QUÉBEC INC.ET XIAMARA MARTINEZ DÉFENDERESSES Avis public de noti?cation (Articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à XIAMARA MARTINEZ et 9266-9878 QUÉBEC INC.de vous présenter au greffe de la Cour du Québec du district de Longueuil situé au 1111 Boulevard Jacques- Cartier Longueuil J4M 2J6 dans les 30 jours a?n de recevoir la demande introductive d'instance, avis d'assignation, pièces, avis d'exécution avant jugement, déclaration sous serment et procès-verbal de saisie qui y ont été laissés à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans les délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande de Foisy Labrecque huissiers de justice Inc qui a tenté sans succès de vous signi?er la demande introductive d'instance, avis d'assignation, pièces, avis d'exécution avant jugement, déclaration sous serment et procès-verbal de saisie.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Québec, le 11 avril 2016 VANESSA CHAPINAL, h.j.Matricule # 1028 FOISY LABRECQUE HUISSIERS DE JUSTICE INC 356, 90e Avenue, Lasalle (Québec) H8R 2Z7 191C rue Théberge, Delson (Québec) J5B 2J9 Téléphone: 514-368-8219 Télécopieur: 514-368-2486 courriel: foisylabrecquehuis- siers@foisylabrecque.qc.ca AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de 9318-5437 Québec Inc.Avis est par les présentes donné que la faillite de 9318-5437 Québec Inc., personne morale dûment constituée, ayant son siège social au 236, rue Béatrice à Saint- Amable QC J0L 1N0 est survenue le 13 avril 2016 et que la première assemblée des créanciers tenue le 4 mai 2016, à 15h à été ajournée au 24 mai 2016 à 14h, au bureau du syndic, 5675, ch.Chambly, bureau 201, Saint-Hubert, Québec.Fait à Montréal, le 7 mai 2016.Pomerleau & Associés Syndic Inc.4159, rue Bélanger Montréal (Québec) H1T 1A2 Tél: 514-721-3744 Web: www.LibereTesDettes.ca AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE (Avis dans le journal : C.c.Q., art.795) Prenez avis que Jean-Paul CARDINAL, en son vivant domicilié à Sainte-Adèle, est décédé à Saint-Jérôme, le 25 avril 2015.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Josée FORTIN, notaire, située au 3131 St-Martin Ouest, bureau 340, Laval, Québec.Donné ce 5 mai 2016 Céline CARDINAL, liquidatrice CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE JOLIETTE AVIS PUBLIC COUR MUNICIPALE VILLE DE REPENTIGNY VILLE DE CHARLEMAGNE VS OUZILLEAU-PEARSON, Luc (22-07-1984) PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé sont par la présente, requis d'enregistrer un plaidoyer dans les 30 jours de la présente signi?cation, à la Cour Municipale de Repentigny, située au 1, montée des Arsenaux à Repenti- gny, J5Z 2C1 Une copie du constat d'infraction est déposée au greffe de cette Cour.Prenez de plus avis, qu'à défaut d'enregistrer un plaidoyer, un jugement sera prononcé contre vous sans autre avis.Marie-Claude Roux, gref?ère Cour Municipale de Repentigny Dans l\u2019affaire de la faillite : Avis est par les présentes que la faillite de: Les Entreprises Ques- nel inc.Situé au: 146, boul Saint-Jean-Baptiste, Château- guay, Qc.J6K 3B2 est survenue le 29 avril 2016 et que l\u2019assemblée des créanciers sera tenue le 19-05-2016 à 10:30.Au bureau du syndic au: 200-2360, boul Marie-Victorin Est, Longueuil, Qc.J4G 1B5 Jean Fortin & Ass.Syndics Inc.Tél.450-442-3260 JeanFortin.com AVIS D'INTENTION DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la personne morale CLUB RÉCRÉATIF STE-ANNE DE BOUT DE L'ÎLE demandera au Registraire des entreprises la permission d'obtenir sa dissolution.Le 5 mai 2016.BLAKE, CASSELS & GRAYDON, S.E.N.C.R.L., s.r.l.Procureurs de la personne morale A L E X A N D R E S H I E L D S L e regroupement de citoyens qui mil i te depuis 2008 pour la protection de trois îles majeures de la rivière des Mille-Îles presse Québec d\u2019agir dans le dossier, au moment où ces îles ne bénéficient plus de mesures de protection.Le Devoir révélait vendredi que le gouvernement Couillard n\u2019est toujours pas en mesure de confirmer si ces îles abritant une très riche biodiversité seront achetées et protégées.Les libéraux avaient pourtant décrété une mise en réserve dès 2012 dans le but de pré- ser ver ces milieux naturels du développement immobilier.Maintenant que cette mise en réser ve a pris fin jeudi, sans possibilité de renouvellement, il est temps de poser un geste en faveur de leur protection, selon Huguette Laro- chelle, porte-parole du groupe Sauvons nos trois grandes îles.« Le gouvernement ne doit pas laisser le sort des trois grandes îles reposer sur les épaules des citoyens.Nous avons fait notre travail et c\u2019est maintenant au tour du gouvernement d\u2019agir », a-t-elle fait valoir vendredi.En plus de plaider sa cause auprès des élus municipaux et provinciaux au fil des ans, l\u2019organisme a notamment fait circuler une pétition pour la protection des îles Saint-Joseph, aux Vaches et Saint-Pierre qui a recueilli plus de 41 000 signatures.Une étude écologique financée par Québec et publiée en 2011 a aussi permis de découvrir une très grande biodiver- sité.«Les trois grandes îles de cet archipel possèdent une diversité végétale impressionnante avec des écosystèmes forestiers exceptionnels et des peuplements rares à l\u2019échelle de la province.Elles offrent une grande variété d\u2019habitats qui supportent une flore et une faune riches et diversifiées comprenant de nombreuses espèces rares ou en péril.» Au lendemain de la publication de cette étude, les cinq députés de Laval s \u2019étaient d\u2019ailleurs prononcés en faveur de la protection des trois îles, dont Michelle Courchesne, qui était alors la ministre responsable de la région de Laval.Mais depuis, le dossier peine visiblement à progresser.Contactés par Le Devoir, le ministère de l\u2019Environnement et celui des Affaires municipales ont été avares de commentaires.Le cabinet du ministre David Heurtel a simplement répondu que « les discussions ont toujours lieu entre les propriétaires et le gouvernement».Le Devoir Au tour de Québec d\u2019agir pour protéger trois grandes îles de Laval, disent les citoyens L\u2019accord de Paris aux Communes La ministre de l\u2019Environnement du Canada, Catherine McKenna, a déposé vendredi aux Communes l\u2019Accord de Paris sur le climat, en promettant que celui-ci sera ratifié «le plus tôt possible».«On a travaillé très fort pour avoir un accord ambitieux», a fait valoir la ministre de l\u2019Environnement et du Changement climatique au moment de déposer cet accord adopté par 195 pays en décembre.L\u2019accord est officiellement déposé au Parlement canadien pour 21 jours, en vue de la ratification qui doit suivre.«On a dit qu\u2019il sera sûrement ratifié avant la fin de l\u2019année, a-t-elle précisé.C\u2019est quelque chose de très grand pour le Canada, a poursuivi la ministre.On était à New York le 22 avril pour signer l\u2019accord de Paris.Ça fait partie de notre engagement fort sur les changements climatiques.On travaille maintenant au Canada avec les provinces et les territoires pour avoir notre plan pancanadien.» Globalement, les émissions de gaz à effet de serre sont en croissance constante au Canada, portées en bonne partie par le secteur des énergies fossiles.Selon les données d\u2019Environnement Canada, les émissions atteindront 726 Mt en 2020.Si le Canada avait respecté les objectifs de Kyoto, les émissions du pays ne dépasseraient pas les 490 Mt à la fin de la présente décennie.Le Devoir Lire \u203a Le texte complet d\u2019Alexandre Shields sur l\u2019application tablette et le site Web du Devoir. L E D E V O I R , L E S S A M E D I 7 E T D I M A N C H E 8 M A I 2 0 1 6 A C T U A L I T É S TOURDESCANADIENS.COM INSCRIVEZ-VOUS MAINTENANT POUR ÊTRE PARMI LES PREMIERS À CHOISIR.S P O R T C U LT U R E D I V E R T I S S E M E N T M A G A S I N S P A R C S Concept d\u2019artistes.Le logo des Canadiens de Montréal sera positionné sur l\u2019un des côtés de la Tour des Canadiens phase 2.SEO.DES VUES GAGNANTES PISCINE INTÉRIEURE NOUVELLE OFFRE D\u2019UNE DURÉE LIMITÉE : LES SUITES SIGNATURE DOMINANT L\u2019ÉTINCELANTE SILHOUETTE DU CENTRE-VILLE DE MONTRÉAL, LES SUITES SIGNATURE, AU SOMMET DE LA TOUR DES CANADIENS 2, OFFRENT DES VUES DÉGAGÉES ET TOUT SIMPLEMENT INÉGALÉES DANS CHAQUE DIRECTION.VIVEZ L\u2019EXPÉRIENCE DE LA VIE AU SOMMET DANS UN RAFFINEMENT À SON APOGÉE.LES SUITES SONT CONÇUES POUR OFFRIR LE MEILLEUR DE L\u2019ÉLÉGANCE.BIENVENUE À LA BELLE VIE.À VENIR BIENTÔT CONDOS À PARTIR DE 300 000 $ La Tour des Canadiens 2 remporte le prestigieux prix nord-américain de \u201cCommunauté unie de l\u2019année 2016\u201d! A 9 J E A N N E C O R R I V E A U L e prolongement de la ligne bleue du métro a beau être prioritaire pour le gouvernement du Québec, il ne se réalisera probablement qu\u2019après le nouveau train électrique de la Caisse de dépôt et placement (CDPQ) prévu pour la fin de 2020.En février dernier, le ministre québécois des Transports, Jacques Daoust, avait laissé entendre qu\u2019une annonce concernant la ligne bleue était imminente.Mais alors qu\u2019il participait à un forum sur les transports organisé par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain vendredi, le ministre Daoust paraissait moins pressé.Il a indiqué que Québec devrait obtenir du financement fédéral avant de lancer le projet.«D\u2019ici un an, on devrait avoir pris une décision», a-t-il expliqué.Attendu depuis trois décennies, le prolongement de la ligne bleue du métro a-t-il été relégué dans l\u2019ombre par le projet de service léger sur rail (SLR) de la Caisse de dépôt ?Jacques Daoust assure que non.« Il ne faut pas les mettre en opposition », a-t-il af firmé, réitérant que la ligne bleue demeurait une priorité pour le gouvernement.Plus tard dans la journée, il a finalement précisé que la décision pourrait être prise plus tôt, advenant la confirmation rapide d\u2019un engagement fédéral.Creuser en tunnel comporte des inconnus, tels que la présence de sols contaminés ou d\u2019infrastructures souterraines, ce qui explique que le SLR de la Caisse de dépôt pourrait être en service avant le segment de la ligne bleue vers Anjou.De son côté, le président du conseil d\u2019administration de la Société de transport de Montréal (STM), Philippe Schnobb, a précisé qu\u2019il fallait compter quatre ans de travaux après la première pelletée de terre, mais qu\u2019auparavant, il fallait prévoir au moins un an pour la confection de plans et devis.Le maire d\u2019Anjou, Luis Miranda, ne se fait plus d\u2019illusions.L\u2019est a été laissé pour compte au profit de l\u2019ouest de l\u2019île avec l\u2019arrivée du projet de SLR.« En tenant compte des échéanciers nécessaires, on aura peut-être le métro à Anjou en 2026 ou 2027», se désole-t-il.Le financement La réalisation des projets de transpor t collectif est tributaire du financement fédéral.Le ministre fédéral des Trans- por ts, Marc Garneau, a précisé que les deux projets montréalais se qualifieraient pour la phase 2 du programme d\u2019infrastructures qui sera mis en œuvre à compter de 2019.Or, selon Macky Tall, président de CDPQ Infra, la réponse d\u2019Ottawa ne pourra tarder.«Les discussions se poursuivent avec le gouvernement fédéral, a-t-il dit.Il nous faudrait avoir cette confirmation d\u2019ici la fin de cette année pour pouvoir aller de l\u2019avant avec le projet.» Présent aussi au palais des congrès, le ministre fédéral de l\u2019Infrastructure, Amarjeet Sohi, croit toutefois que les projets montréalais pourraient recevoir du financement plus rapidement.« Le prolongement de la ligne bleue et le projet de la Caisse pourraient avancer en utilisant des fonds de la phase 1 pour des travaux préparatoires et d\u2019ingénierie», a-t-il déclaré.Le Devoir La ligne bleue dans l\u2019ombre du train électrique J E S S I C A N A D E A U L e syndicat des professeurs de l\u2019École de technologie supérieure (ETS) affirme que le sexisme et le harcèlement à l\u2019école sont connus de tous sur le campus et demande à l\u2019administration d\u2019agir avec «plus de diligence » dans ce dossier.«On n\u2019est pas toujours témoin, mais on entend des choses, ce n\u2019est donc pas une surprise.Entre mauvais goût et agression, on s\u2019entend qu\u2019il y a une marge, mais on sait très bien que ça existe», affirme Louis Dufresne, secrétaire de l\u2019association des professeurs de l\u2019ETS, en entrevue au Devoir.«C\u2019est avec tristesse, mais sans grande surprise que l\u2019exécutif de l\u2019Association des professeurs de l\u2019ETS a pris connaissance de l\u2019article publié dans Le Devoir», écrivait-il quelques heures plus tôt à ses membres, en réaction à la dénonciation de Kimberley Marin, qui a déposé une plainte officielle pour harcèlement sexuel au début du mois.«Clairement, il manque un peu de sensibilisation, je le reconnais bien humblement, ajoute le professeur.Les gens ne sont pas toujours de mauvaise foi, mais on est rendu en 2016, on n\u2019est plus dans les années 1950, il y a peut-être une éducation à faire.» Association étudiante En entrevue plus tôt cette semaine, le président de l\u2019Association étudiante, Mathieu Dro- let, affirmait lui aussi qu\u2019il faudrait davantage de sensibilisation.« On peut toujours faire mieux, il faut continuer à faire de la conscienti- sation.C\u2019est hors de question qu\u2019on devienne une école source de harcèlement sexuel.» Il affirme qu\u2019il y a une certaine amélioration depuis quelques années, de même qu\u2019une «volonté assez ferme de l\u2019école de faire changer la situation et de ne pas encourager ces comportements ».« On voit quand même une progression.C\u2019est sûr que c\u2019est lent, on ne peut pas changer l\u2019être humain du jour au lendemain.» Selon lui, les cas de sexisme et de harcèlement sexuel qui surviennent sur le campus sont peu nombreux.« C\u2019est très anecdotique.Il faudrait même trouver un mot dans le vocabulaire français pour expliquer combien ça n\u2019arrive pas souvent.Mais on garde toujours les yeux ouverts.» Pourquoi alors l\u2019association a-t-elle fermé les yeux sur le cas rapporté par Kimberley Marin, qui agissait pourtant à titre de représentante des cycles supérieurs au sein de l\u2019organisation?«Elle n\u2019était pas claire dans ce qu\u2019elle voulait, c\u2019était très vague, ça ressemblait plus à des expressions d\u2019émotions, du feeling plutôt que [des éléments concrets].Donc, quand on a écouté quels étaient ses besoins, on avait de la misère à [les] définir.Et quelques semaines après, elle démissionnait, donc on n\u2019a pas eu plus de suivi là-dessus.» Tolérance zéro La direction de l\u2019ETS a également réagi à l\u2019article du Devoir en envoyant un message à l\u2019ensemble des étudiants et du personnel vendredi matin.« Je rappelle à toute la communauté, étudiants, personnel enseignant et membres du personnel, que l\u2019ETS applique le principe de la tolérance zéro à l\u2019égard des comportements non désirés, et cela, qu\u2019ils soient de nature psychologique ou sexuelle, incluant la violence physique ou verbale», écrit le directeur général, Pierre Dumouchel.Questionnée sur Twitter, la ministre de l\u2019Éducation supérieure, Hélène David, a affirmé vendredi que son cabinet avait parlé avec la direction de l\u2019ETS.Le Devoir HARCÈLEMENT SEXUEL Le syndicat des professeurs de l\u2019ETS n\u2019est «pas surpris » Le projet de loi sur le transport rémunéré du ministre québécois des Transports, Jacques Daoust, qui risque de chasser Uber du Québec, inquiète le milieu des affaires.Le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc, craint que cela envoie un mauvais message aux entreprises innovantes qui pourraient être rebutées par des règles trop rigides.Il importe que le gouvernement s\u2019assure du paiement des taxes et d\u2019impôts, mais il doit être prudent, a-t-il dit.«En maintenant le système de quotas [des taxis], le projet de loi pourrait créer un environnement moins propice à l\u2019innovation.On veut que le ministre Daoust maintienne la trajectoire sur un service à l\u2019avantage du client», a expliqué M.Leblanc.Le maire Denis Coderre, qui, plus tôt cette semaine, s\u2019était montré indifférent au départ possible d\u2019Uber et avait dit «Bye bye» à l\u2019entreprise, a balayé les appréhensions des gens d\u2019affaires : « Il y a peut-être une ou deux personnes [de la communauté des affaires] qui ont parlé.Vous me les enverrez.On va ventiler ensemble.» Le milieu des affaires et Uber JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le prolongement de la ligne bleue du métro est attendu depuis trois décennies.Ci-dessus, un plan datant de 2013. toponymie très normative et pas très poétique », constate Rachel Bouvet, professeure au Département d\u2019études littéraires de l\u2019UQAM et spécialiste en géopoétique, discipline qui cherche à rapprocher l\u2019humain de sa géographie en passant par les mots.Le Devoir lui a soumis la liste des toponymes les plus répandus au Québec.«Les schèmes de construction de cette toponymie sont plutôt restreints et très stéréotypés.Ils reconnaissent des lieux sur la base de leur environnement direct, d\u2019une tradition, mais pas vraiment d\u2019une expérience ou d\u2019une mémoire plus profonde.On est dans une logique très stérile, à la limite, un peu triste.» Les données numériques des bases officielles du gouvernement trahissent en effet la monotonie.De Gatineau à Val-d\u2019Or, de Magog à Métis- sur-Mer, de Saint-Georges à Alma, en passant par Rouyn, Rimouski, Manseau, Am- qui, Sainte-Madeleine et toutes les villes et villages alentours, c\u2019est en effet la rue Principale qui caracole en tête des toponymes les plus utilisés au Québec avec 540 apparitions, comprenant les « Principale Ouest », « Est », «Sud» ou «Nord» dont certains coins se prévalent.La célèbre artère centrale, et historiquement commerçante, partage le haut de ce palmarès aux côtés des r ues des Érables, de l\u2019Église, des Pins, du Parc, des Cèdres, des Bouleaux, Saint-Joseph, de la Montagne, du Moulin ou Bellevue, qui complètent la liste des noms de rue les plus répandus dans le paysage urbain du Québec.Il y en a entre 388 (des Érables) et 204 (Bellevue).Les figures historiques, elles, y brillent par leur absence : Champlain, Samuel de son prénom et fondateur de Québec de son état, n\u2019arrive qu\u2019à la 51e position avec 116 voies de communication à son nom, soit autant que Wilfrid Laurier, premier francophone à devenir premier ministre canadien en 1896, mais autant que 4e Rang et des Trembles.Montcalm, Louis- Joseph de, commandant des troupes françaises en Amérique du Nord à partir de 1756, arrive beaucoup plus loin, en 90e position, entre le 7e Rang et les rues Raymond, énièmes patronymes apparaissant dans les toponymes les plus répandus en mémoire principalement des premiers colons qui les ont fait débarquer sur le territoire en descendant du bateau à l\u2019époque de la Nouvelle-France.Lui, ses souliers\u2026 Le premier odonyme \u2014 nom propre posé officiellement sur une voie de communication \u2014 célébrant un artiste est celui de Félix Leclerc, en 124e place, avec 72 lieux à son nom, soit 7 de plus que pour l\u2019ancien premier ministre du Québec et maître d\u2019œuvre de la Révolution tranquille, Jean Lesage, mais autant que les rues de la Vallée et des Pinsons.Jacques Cartier, premier explorateur européen à avoir posé le pied sur ce qui allait devenir le Québec, à Gaspé en juillet 1534, ne débarque dans la toponymie locale qu\u2019en 255e position, entre des Jonquilles et des Chalets.«La toponymie, c\u2019est un exercice de consensus complexe particulièrement lorsque vient le temps de célébrer des figures historiques, tout le monde n\u2019ayant pas la même interprétation de la façon dont ces personnages ont marqué l\u2019histoire », résume à l\u2019autre bout du fil la géographe Caroline Desbiens, professeure à l\u2019Université Laval, mais également membre de la Commission de toponymie du Québec.« Du coup, le consensus est plus facile à atteindre quand on ancre la toponymie dans le caractère naturel d\u2019un lieu», les premiers colons et leurs administrateurs, tout comme dans une petite poignée de représentants de la culture populaire chantée.Il suffit d\u2019ailleurs d\u2019observer la toponymie récente, celle introduite dans les années 2000, à titre d\u2019exemple, pour confirmer cette tendance à une toponymie qui cherche à unir et qui évite les terrains de dissension autour de débats historiques : Boisé arrive en tête avec 71 nouvelles entrées dans la base de données des toponymes depuis le début du siècle en cours, suivi de très près par des Érables, des Pins ou des Bouleaux, entre autres essences naturelles.Ces nouvelles inscriptions sont liées principalement à des développements urbains dans des villes de banlieue ou des quartiers excentrés des grandes et moyennes villes du Québec.«C\u2019est une toponymie de promoteurs immobiliers qui ne veulent surtout pas courir le risque d\u2019une polémique, dit Rachel Bouvet.Nous vivons dans un univers culturel fragmenté.Les lignes de force, les figures communes entre francophones, anglophones, autochtones, représentants des communautés culturelles, ne sont pas évidentes à trouver.» Qui plus est, la toponymie témoigne aussi d\u2019un rapport conflictuel à l\u2019histoire en affichant des hommages plutôt timides à des figures ayant pris part à des événements historiques marquants, mais divi- sifs des dernières décennies.Sur l\u2019ensemble du territoire, René Lévesque arrive en effet en 821e position dans le palmarès des toponymes les plus utilisés, avec 23 voies nommées à sa mémoire.C\u2019est plus que Robert- Bourassa, qui n\u2019en a que 6.Le drame collectif vécu en 1970 par l\u2019assassinat du ministre de l\u2019Immigration, du Travail et de la Main-d\u2019œuvre après son enlèvement par le Front de libération du Québec (FLQ) semble toutefois avoir trouvé un exutoire dans la toponymie: Pierre Laporte y occupant désormais 21 voies de communication.Mémoire et morale «La Commission encourage le toponyme commémoratif, dit Jean-Pierre Leblanc, porte-parole de l\u2019instance qui of ficialise tous ces noms de rue, mais l\u2019idée est aussi de plaire à tout le monde», et ce, dans un équilibre entre l\u2019acte de mémoire et la dénomination d\u2019un lieu qui n\u2019est pas toujours facile à atteindre, y compris des années après qu\u2019un lieu a été nommé.Le 20 avril dernier, la Ville de Montréal a en effet soustrait la rue Alexis-Carrel de sa toponymie, remplacée par Marie-Curie.Le chirurgien français, Prix Nobel de médecine en 1912, gênait pour avoir été un partisan de l\u2019eugénisme et un sympathisant nazi en son temps.Le réalisateur Claude Jutra a été soumis au même traitement quelques semaines plus tôt un peu partout au Québec, après des allégations d\u2019agressions sexuelles sur des mineurs portées au grand jour dans la foulée de la publication d\u2019une biographie le concernant.Entre mémoire et morale, entre souvenir et division, l\u2019acte de nommer le territoire demeure donc délicat, induisant par le fait même une « toponymie qui reflète une certaine amnésie collective quant aux personnalités historiques », estime Caroline Desbiens.Celle-ci reconnaît que, collectivement, très peu d\u2019efforts, particulièrement en dehors des grands centres urbains, sont déployés pour « stimuler une mémoire collective inclusive et permettre de l\u2019inscrire dans notre géographie ».Histoire de sortir un peu des habituelles rues des Colibris, des Peupliers et Lafontaine.«Ce que l\u2019on voit en ce moment, c\u2019est un peu fade, c\u2019est vrai, ajoute Rachel Bouvet, mais en même temps, c\u2019est plutôt porteur d\u2019espoir puisque cette toponymie, avec tout ce qu\u2019elle ne raconte pas de nous, nous dit aussi qu\u2019il reste encore beaucoup à faire\u2026» Le Devoir position affaiblie.Les trois principaux partis adverses \u2014 Parti conservateur, Nouveau Parti démocratique et Bloc québécois \u2014 s\u2019apprêtent à se lancer dans des courses à la chef ferie après la démission de Stephen Harper, Thomas Mulcair et Gilles Duceppe.Face à cette opposition décousue, le taux de satisfaction envers le gouvernement libéral atteint 67 %, encore plus que le taux déjà enviable de 50 % enregistré dans le sondage précédent de Léger, en février.« Rendu à ce niveau, c\u2019est une quasi-unanimité», dit Jean-Marc Léger.Oui à la marijuana Les Québécois sont d\u2019accord avec les principales initiatives du gouvernement libéral, qui se trouvent nettement à gauche du spectre politique.Une majorité de 52 % des électeurs appuie ainsi la légalisation de la marijuana, tandis que 39 % des répondants sont en désaccord.Sans surprise, les 18-24 ans, les plus gros consommateurs de cannabis, sont massivement favorables (à 66 %) à la légalisation.Chez les 65 ans et plus, l\u2019appui tombe mais reste important, à 43 %.L\u2019appui à la légalisation est plus fort à Montréal (57 %) qu\u2019à Québec (51 %) et dans le reste du Québec (47 %).Les anglophones se montrent aussi plus favorables à la légalisation du cannabis que les francophones, à 65 % contre 49 %.Le gouvernement Trudeau s\u2019est engagé à déposer dans un an, au printemps 2017, son projet de loi visant à légaliser la marijuana.Il remplirait ainsi un important engagement électoral.Le projet fédéral d\u2019aide médicale à mourir fait aussi l\u2019objet d\u2019un consensus sans équivoque : 86 % des Québécois sont d\u2019accord avec l\u2019initiative, indique le sondage.L\u2019appui est généralisé dans toutes les catégories d\u2019âge et toutes les régions du Québec.Cet enthousiasme s\u2019explique sans doute par le large débat public mené depuis trois ans sur la question au Québec, estime Jean-Marc Léger.Une autre question sociale, la hausse du salaire minimum à 15 $ l\u2019heure, recueille l\u2019appui de 63 % des électeurs québécois.Fait à noter, les non-francophones y sont plus favorables que les francophones, à 75 % contre 60 %.Couillard sous pression À Québec, la démission-surprise de Pierre Karl Péladeau a eu peu d\u2019impact sur les intentions de vote.Le gouvernement Couillard reste en tête avec cinq points d\u2019avance sur le Parti québécois (35 % à 30 %), comparativement à trois points (33 % à 30 %) le mois dernier.La Coalition avenir Québec (CAQ) de François Le- gault et Québec solidaire restent stables, avec 21 % et 10 % d\u2019appuis respectivement.La nette avance du PQ chez les francophones (36% au PQ, 25% à la CAQ et 23% au PLQ) vient cependant brouiller les cartes.Une élection mènerait sans doute à un gouvernement minoritaire péquiste ou libéral, croit Jean-Marc Léger.Il note que la réforme de la santé par le ministre Gaétan Barrette est impopulaire : 56 % des électeurs croient que la réforme n\u2019améliorera pas le système de santé, tandis que 18 % pensent le contraire.Même les sympathisants libéraux ne sont pas convaincus du bien-fondé de la réforme.Les avis favorables (35 %) et défavorables (31 %) sont partagés.Le taux de satisfaction envers le gouvernement Couillard reste faible, à 28 %.Jean-Marc Léger souligne que la satisfaction est de sept points plus basse que les intentions de vote pour les libéraux.Signal inquiétant pour Philippe Couillard, car le taux de satisfaction est un indicateur des intentions de vote futures.Le Devoir L E D E V O I R , L E S S A M E D I 7 E T D I M A N C H E 8 M A I 2 0 1 6 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S G R A N D PA R T E N A I R E 11 représentations exceptionnelles du 22 février au 4 mars 2017 DISPONIBLE MAINTENANT EN ABONNEMENT SEULEMENT ! genre au Canada.« On a tenté en vain de voir un projet accepté par la Société du 375e.Mais tout ce qui concerne l\u2019histoire, c\u2019est comme si c\u2019était irrecevable.» Ils sont nombreux à faire le même constat.André Delisle, conservateur du château Ra- mezay, le musée qui jouxte l\u2019hôtel de ville de Montréal, a présenté des projets avec le Regroupement des musées d\u2019histoire de Montréal, une fédération de quinze institutions mu- séales dont il est le président.Tout a été refusé.Frédéric Bastien, président de l\u2019Association des professeures et des professeurs d\u2019histoire des collèges du Québec (APHCQ), s\u2019étonne de constater le peu de place qui est fait à l\u2019histoire de Montréal au cœur des discours censés la célébrer.«C\u2019est à se demander si un historien travaille pour eux.Pour ma part, si c\u2019est le cas, je n\u2019en connais aucun.[\u2026] Nous sommes plusieurs historiens à nous demander ce qui se passe là.» Isabelle Pelletier, la directrice des communications pour les fêtes, le confirme : l\u2019organisme n\u2019a pas de conseiller historique attitré, « mais travaille beaucoup avec \u201cMontréal en histoire\u201d», une application en ligne.Inquiétudes et refus «On est déçu de ce qu\u2019on voit », affirme le président de l\u2019APHCQ.«L\u2019aspect commémoratif est complètement évacué.On craint que ce ne soit qu\u2019un party dont il ne restera rien.» La Société historique de Montréal avait notamment proposé d\u2019installer une statue de Maison- neuve et de Jeanne Mance dans les niches de la façade de l\u2019hôtel de ville.Le projet a été refusé.La Fondation Lionel-Groulx a proposé d\u2019installer des plaques explicatives interactives près des stations de métro.Qui étaient Cadillac, Crémazie, Radisson?Un «projet refusé sans explication», dit Pierre Graveline, président de la Fondation.L\u2019Atelier d\u2019histoire d\u2019Hochelaga-Maison- neuve a aussi été mis de côté.« On nous avait pour tant sollicités », explique son directeur, Réjean Charbonneau.« On en est venu à la conclusion qu\u2019on n\u2019est pas assez festif, pas assez dans la philosophie du groupe Rozon.» En entrevue, Christian Bergeron, le président de la Société de généalogie ca- nadienne-française, se dit déçu: «Ça a l\u2019air très \u201cbling bling\u201d, leur vision.Mais ceux qui sont vraiment sur le terrain n\u2019ont pas d\u2019attention.» Denis Boucher, du Conseil du patrimoine religieux du Québec, affirme que son organisme a été consulté pour l\u2019éclairage de bâtiments, mais qu\u2019aucune suite en lien avec l\u2019histoire n\u2019a été donnée.«Ça sonne célébration seulement.» La Société du 375e estime avoir reçu environ 700 projets.Les fêtes précédentes En 1992, pour les célébrations du 350e de Montréal, « il y avait [\u2026] un véritable volet historique », dit Frédéric Bastien.Au fait de plusieurs propositions refusées cette année, l\u2019historien observe qu\u2019« elles n\u2019étaient pourtant pas très coûteuses », tout en ayant le mérite de laisser des traces pour demain.Le dramaturge et historien Jean-Claude Germain est un de ceux qui ont activement participé aux fêtes de 1992.«Quand on célèbre un tel anniversaire, il est inévitable de devoir en revenir aux origines.» Ce qui ne lui apparaît pas au programme aujourd\u2019hui.«Pour le 375e, on nage dans l\u2019idée qu\u2019on est tous immigrants ou quelque chose du genre.En revenir aux origines de Montréal, c\u2019est comprendre qu\u2019à cause de sa géographie, Montréal est dès le départ une ville internationale.Les nations amérindiennes se rencontrent ici.[\u2026] On aurait pu penser aussi à célébrer Charles Lemoyne.C\u2019est lui qui maîtrise les langues amérindiennes, qui aide à faire de Montréal ce carrefour unique.» Président du Bulletin d\u2019histoire politique, l\u2019historien Robert Comeau se dit lui aussi inquiet.Selon lui, les responsables de l\u2019événement se montrent beaucoup moins intéressés par l\u2019histoire que par la valorisation d\u2019événe- ments à caractère festif qui ne s\u2019attardent qu\u2019«à la célébration d\u2019un monde consensuel et multiculturel » liée à une déification du présent.Devant les membres de la Chambre de commerce réunis pour l\u2019entendre, Gilbert Rozon, le commissaire des fêtes, n\u2019a guère parlé d\u2019une vision historique.Pour lui, « l\u2019ADN de Montréal, c\u2019est la fête, c\u2019est la joie de vivre», a-t-il répété à plusieurs reprises.Selon la directrice des communications de l\u2019événement, « il y a des composantes historiques qui ont été annoncées», mais d\u2019autres annonces restent à venir.Au nombre des « projets historiques à ce jour», l\u2019organisme évoque un livre à paraître, une pièce de théâtre consacrée à Ca- millien Houde et une série télé.Mme Pelletier affirme que plusieurs projets de quartier « sont à saveur historique».En entrevue, elle affirme que « les gens n\u2019ont pas à s\u2019inquiéter».Parmi les annonces à venir en lien avec l\u2019histoire, dit-elle, un espace interactif Web dont les détails seront annoncés bientôt.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 TRUDEAU SUITE DE LA PAGE 1 MONTRÉAL SUITE DE LA PAGE 1 AMNÉSIE On est dans une logique très stérile, à la limite, un peu triste Rachel Bouvet, professeure à l\u2019UQAM « » C\u2019est la rue Principale qui domine le classement des toponymes les plus utilisés Les historiens dénoncent une valorisation d\u2019événements uniquement festifs Des mesures populaires 52 %Pourcentage de la population qui appuie l\u2019intention du gouvernement Trudeau de légaliser et réglementer l\u2019usage de la marijuana à des fins récréatives.Ils sont 39 % à y être au contraire opposés.86 %Pourcentage de la population qui appuie l\u2019intention du gouvernement Trudeau d\u2019autoriser l\u2019aide médicale à mourir.ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Justin Trudeau devant son caucus, mercredi "]
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