Le devoir, 21 avril 2016, Cahier B
[" Inde 330 millions de personnes souffrent de la sécheresse Page B 7 ECONOMIEMusée Le MNBAQ fait sa cour à New York Page B 9 C A H I E R B \u203a L E D E V O I R , L E J E U D I 2 1 A V R I L 2 0 1 6 Drôle de réaction de Québec à cette sortie d\u2019Alain Bouchard.En quoi une erreur de jugement commise il y a 20 ans, alimentant au- jourd\u2019hui les tiraillements d\u2019actionnaires sur une problématique de succession familiale, serait-elle d\u2019intérêt national ?A chat de Rona par Lowe\u2019s, de St-Hubert par Cara\u2026 Évoquer publiquement la vente de Couche-Tard relève d\u2019un opportunisme circonstanciel venant d\u2019un entrepreneur pourtant prompt à dénoncer l\u2019interventionnisme de l\u2019État et la trop grande soumission du gouvernement québécois aux groupes de pression.Cette menace d\u2019une hypothétique perte d\u2019un autre siège social dans cinq ans, brandie par un spécialiste des acquisitions hors Québec, ne peut qu\u2019alimenter une sympathie politique également de circonstance.Et comme si, dans l\u2019éventualité, l\u2019acquéreur serait étranger.Dans une réaction à chaud, on peut comprendre cette sensibilité du gouvernement québécois venu aussitôt of frir son aide en réponse aux craintes d\u2019Alain Bouchard, président exécutif du conseil d\u2019Alimentation Couche-Tard, manifestées à La Presse.Il aurait pu, du même souffle, renvoyer le fondateur de Couche-Tard à ses devoirs, lui qui a manqué de conviction l\u2019an dernier.Les quatre fondateurs de Couche- Tard se sont alors heurtés à des actionnaires institutionnels torontois réfractaires au maintien du statut à vote multiple des actions de contrôle de l\u2019entreprise.Dans le contexte de l\u2019assemblée annuelle des actionnaires du 21 septembre 2015, l\u2019entreprise avait retiré à la dernière minute sa proposition visant à prolonger le statut des dix droits de vote par action de catégorie A dont ils profitent.L\u2019aval d\u2019au moins les deux tiers des détenteurs d\u2019actions subalternes n\u2019était pas acquis.Les amendements proposent d\u2019éliminer la clause crépusculaire de suppression automatique de la structure à double catégorie d\u2019actions lorsque le plus jeune des quatre fondateurs atteint l\u2019âge de 65 ans (ou avant en cas de décès).Ici, l\u2019échéance est décembre 2021.Il est proposé de maintenir la structure jusqu\u2019à la date à laquelle Couche-Tard ne compte plus de fondateurs parmi ses administrateurs ou, si elle est antérieure, la date à laquelle les fondateurs ou les membres de leur famille cessent de détenir collectivement plus de 50 % des droits de vote.Erreur de jeunesse En clair, les fondateurs veulent conserver le contrôle, qui prend la forme de l\u2019exercice de plus de 60 % des droits de vote avec 22,7 % des actions émises et en circulation.Cette clause d\u2019extinction a été introduite en 1995, soit neuf ans après le premier appel public à l\u2019épargne de Couche-Tard.Une «erreur » de jeunesse, nous dit aujourd\u2019hui Alain Bou- chard.L\u2019an dernier, il plaidait la continuité et la capacité démontrée des fondateurs à créer de la valeur.Cette fois, c\u2019est une affaire de succession familiale.Et devant la résistance persistante, il n\u2019entend pas revenir avec sa proposition lors de la prochaine assemblée.Pourtant, et le directeur général de l\u2019Institut sur la gouvernance (IGOPP), Michel Nadeau, le rappelait encore mercredi, les mentalités changent quant à la présence d\u2019actions à droit de vote multiple.C\u2019est aussi le cas sur la très conservatrice Bay Street, même si la famille Beaudoin-Bombardier goûte encore à la médecine du ratio de droits de vote optimal.Il n\u2019y a pas qu\u2019au Québec où la formule affiche des résultats probants.Empire, Sobeys, Canadian Tire\u2026 Les grands actionnaires, comme la Coalition canadienne pour une bonne gouvernance, reconnaissent l\u2019importance de la présence d\u2019un actionnaire de référence.Alain Bouchard n\u2019a donc pas à abdiquer aussi facilement.D\u2019autant qu\u2019un des actionnaires les plus réticents \u2014 Fidelity Management, disait- on l\u2019an dernier \u2014 revendique 12,1 % des actions classe B.Il est vrai cependant que peut s\u2019ajouter à la résistance la concentration du vote par procuration.D\u2019autant, aussi, que les fondateurs n\u2019ont plus à démontrer leur capacité à créer de la valeur.Et que la proposition de l\u2019an dernier a été modifiée à quelques reprises déjà.Alain Bouchard attribuait l\u2019échec de l\u2019an dernier au peu de temps pour bien expliquer sa proposition avant l\u2019assemblée.Ne lui reste-t-il pas encore cinq ans?Une affaire d\u2019actionnaires, donc, ayant pour cœur un bloc minoritaire de 22,7 % composé d\u2019actions d\u2019un success-story pouvant aspirer au titre de fleuron québécois, mais pas nécessairement à celui de joueur systémique pour l\u2019économie du Québec.Comme Rona, Provigo, Alcan\u2026 PERSPECTIVES Et l\u2019intérêt national ?GÉRARD BÉRUBÉ F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S A nnoncées en grand au mois de septembre 2015, les discussions portant sur une entente à long terme pour exporter le courant d\u2019Hydro-Québec vers l\u2019Ontario ont souffert de retards mais pourraient connaître un dénouement relativement rapide, estime le ministre des Ressources naturelles.« Nous espérons avoir des résultats concrets d\u2019ici quelques mois sur cette négociation », a dit le ministre Pierre Arcand, interrogé à ce sujet lors de l\u2019étude de crédits 2016-2017 à la Commission de l\u2019agriculture, des pêcheries, de l\u2019énergie et des ressources naturelles.Le ministre ontarien de l\u2019Énergie, Bob Chiarelli, s\u2019est rendu à Québec la semaine dernière.Les pourparlers, a précisé M.Arcand, ont été quelque peu freinés par les analyses que l\u2019Ontario doit effectuer dans le cadre de son adhésion au marché du carbone et de la manière d\u2019atteindre ses objectifs en matière de réduction d\u2019émissions de gaz à effet de serre (GES).L\u2019Ontario et le Québec \u2014 qui cherche à réduire son surplus d\u2019électricité \u2014 se sont déjà entendus l\u2019an dernier sur des échanges sur une base saisonnière, ce qui répondrait aux besoins de l\u2019Ontario pendant les chauds mois d\u2019été et à ceux du Québec au plus froid de l\u2019hiver.«Les négociations vont bien.L\u2019occasion qui se présente, c\u2019est que le Québec pourrait fournir, d\u2019ici 2032, de l\u2019électricité sur une base permanente à l\u2019Ontario au moment où l\u2019Ontario est en train de faire la rénovation de ses centrales nucléaires », a dit le ministre.L\u2019échange d\u2019électricité se ferait sur les lignes actuelles, sur une «base plus permanente et contractuelle ».Ces lignes ont une capacité d\u2019exportation de 2700 MW, selon les documents d\u2019Hydro-Québec, comparativement à 1999 MW vers l\u2019État de New York, 2275 MW vers la Nouvelle-Angle- terre et 1029 MW vers le Nouveau-Brunswick.VENTE D\u2019ÉLECTRICITÉ Québec espère une réponse rapide L\u2019Ontario doit rénover ses centrales nucléaires, ce qui fait de lui un client potentiel particulièrement intéressant pour Hydro-Québec É R I C D E S R O S I E R S Déjà serré financièrement en plus d\u2019être aux prises avec un succès de vente qui se fait attendre pour les deux versions de sa nouvelle famille d\u2019avions commerciaux CSeries, Bombardier se fait maintenant dire qu\u2019il ferait bien de mettre au point une troisième version plus grosse.Alors que tout le monde est dans l\u2019attente de la décision de la compagnie aérienne américaine Delta de passer ou non une commande importante d\u2019avions de la CSeries, le Globe and Mail a rapporté mercredi que la compagnie québécoise aurait déjà pu lui en vendre une centaine en 2011 si elle avait eu une version un peu plus grosse de ses appareils à lui offrir.À la place, le contrat est allé au concurrent Boeing, a expliqué au quotidien torontois une source proche à l\u2019époque des négociations.Bombardier pourrait encore aujourd\u2019hui vendre plus d\u2019avions à Delta si sa famille CSeries était plus étendue vers le haut, a analysé le journal.La compagnie britannique British Airways aurait aussi demandé à l\u2019avionneur montréalais des appareils plus gros.Déjà cliente de la CSe- ries, la compagnie Swiss avait déjà indiqué en 2013 qu\u2019elle serait aussi intéressée par des appareils de plus grande capacité.L\u2019intérêt des grandes familles Ces discussions sur la taille optimale des appareils CSeries ne sont pas nouvelles.Ayant jusque-là une expertise dans les jets régionaux de 50 à 100 places et ne voulant pas trop défier ouvertement avec sa CSeries les deux géants Airbus et Boeing, Bombardier a décidé d\u2019en offrir deux versions : le CS100, de 108 à 133 sièges, et le CS300, de 130 à 160 sièges.«Pour un transporteur, il y a un grand intérêt à avoir une famille d\u2019appareils qui couvre un large éventail de configurations», a rappelé mercredi au Devoir Mehran Ebrahimi, professeur et directeur du Groupe d\u2019étude en management des entreprises de l\u2019aéronautique (GEME Aéro) de l\u2019UQAM.Comme tous ces appareils restent très similaires, cela permet notamment des économies en matière de souplesse d\u2019utilisation et de formation du personnel, d\u2019entretien des appareils et d\u2019inventaire de pièces de rechange.«Comme Bombardier a sans doute plus de mal aujourd\u2019hui, avec l\u2019effondrement des prix de l\u2019essence, à faire valoir les économies de consommation de ses BOMBARDIER La demande semble plus forte pour le\u2026 CS500 Des transporteurs ont manifesté depuis des années leur intérêt pour une version plus allongée FRANCK GUNN LA PRESSE CANADIENNE Hydro-Québec veut profiter du fait que l\u2019Ontario doive rénover ses centrales nucléaires, dont celle de Darlington (notre photo), pour signer avec la province voisine un contrat d\u2019approvisionnement à long terme.MONTAGE LE DEVOIR VOIR PAGE B 2 : QUÉBEC VOIR PAGE B 2 : BOMBARDIER L E D E V O I R , L E J E U D I 2 1 A V R I L 2 0 1 6 B 2 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 58.08 0.09 0.16 876 Canadian-Tire CTC.A 138.89 4.49 3.34 307 Cogeco CCA 64.36 -0.21 -0.33 118 Corus CJR.B 11.71 -0.01 -0.09 346 Groupe TVA TVA.B 4.00 -0.09 -2.20 1 Jean Coutu PJC.A 21.17 0.45 2.17 209 Loblaw L 70.58 0.07 0.10 910 Magna MG 54.87 1.20 2.24 1381 Metro MRU 43.05 1.05 2.50 760 Quebecor QBR.B 32.72 -0.44 -1.33 266 Rona RON 23.78 -0.03 -0.13 192 Saputo SAP 40.72 1.39 3.53 718 Shaw SJR.B 23.49 0.07 0.30 880 Dollarama DOL 90.85 0.20 0.22 288 Tim Hortons THI 99.00 0.00 0.00 0 Transat A.T.TRZ 8.42 -0.05 -0.59 46 Yellow Media Y 21.11 -0.06 -0.28 26 S&P TSX SPTT13911.29 44.01 0.32 302420 S&P TX20 TX20 566.43 -0.12 -0.02 142200 S&P TX60 TX60 815.29 3.37 0.42 154083 S&P TX60 Cap.TX6C 901.55 3.73 0.42 154083 Cons.de base TTCS 512.55 5.53 1.09 4762 Cons.discré.TTCD 167.35 1.28 0.77 8888 Énergie TTEN 184.02 0.53 0.29 83823 Finance TTFS 249.03 2.12 0.86 26730 Aurifère TTGD 202.10 -4.31 -2.09 81700 Santé TTHC 94.49 0.11 0.12 3834 Tech.de l\u2019info TTTK 53.37 0.00 0.00 6514 Industrie TTIN 178.12 0.49 0.28 18315 Matériaux TTMT 218.35 -2.02 -0.92 125215 Immobilier TTRE 285.95 -0.54 -0.19 6356 Télécoms TTTS 140.58 -0.17 -0.12 3627 Sev.collect.TTUT 223.94 -1.67 -0.74 6646 Métaux/minerals TTMN 533.86 6.22 1.18 40647 TSX Venture JX 654.25 4.93 0.76 114627 Cameco CCO 16.16 -0.14 -0.86 888 Canadian Natural CNQ 38.11 0.03 0.08 2456 Canadian Oil Sands COS 9.93 0.00 0.00 0 Enbridge ENB 53.53 -0.03 -0.06 1248 EnCana ECA 9.10 0.13 1.45 8510 Enerplus ERF 6.57 -0.10 -1.50 2380 Pengrowth Energy PGF 1.73 0.03 1.76 1861 Pétrolière Impériale IMO 41.13 0.10 0.24 1226 Suncor Energy SU 36.53 -0.61 -1.64 4619 Cenovus Energy CVE 18.56 0.59 3.28 3669 TransCanada TRP 51.72 0.18 0.35 1487 Valener VNR 21.71 -0.02 -0.09 87 Air Canada AC 8.88 0.10 1.14 1384 Bombardier BBD.B 1.74 0.09 5.45 10913 CAE CAE 14.82 0.11 0.75 334 Canadien Pacifique CP 188.57 -1.38 -0.73 744 Chemin de fer CN CNR 81.76 0.34 0.42 1389 SNC-Lavalin SNC 47.84 0.62 1.31 220 Transcontinental TCL.A 20.30 -0.16 -0.78 161 TransForce TFI 22.42 -0.48 -2.10 404 B.CIBC CM 100.71 0.94 0.94 1025 B.de Montréal BMO 82.00 0.35 0.43 1175 B.Laurentienne LB 50.72 1.88 3.85 194 B.Nationale NA 45.56 0.42 0.93 1276 B.Royale RY 78.72 0.38 0.49 2747 B.Scotia BNS 65.23 0.90 1.40 3357 B.TD TD 56.40 0.49 0.88 2967 Brookfield Asset BAM.A 43.32 0.21 0.49 1055 Cominar Real CUF.UN 17.44 -0.06 -0.34 316 Corp.Fin.Power PWF 32.74 0.38 1.17 382 Fin.Manuvie MFC 19.13 0.52 2.79 4454 Fin.Sun Life SLF 42.99 0.10 0.23 1366 Great-West Lifeco GWO 36.08 0.20 0.56 287 Industrielle All.IAG 41.12 0.97 2.42 151 Power Corporation POW 30.55 0.21 0.69 504 TMX X 50.64 -0.57 -1.11 42 Agrium AGU 110.03 -0.24 -0.22 381 Barrick Gold ABX 20.06 -0.64 -3.09 5795 Goldcorp G 21.57 -0.43 -1.95 5104 Kinross Gold K 5.71 -0.11 -1.89 9432 Mines Agnico-Eagle AEM 51.61 -0.95 -1.81 1055 Potash POT 22.73 0.01 0.04 2483 Teck Resources TCK.B 13.95 0.61 4.57 18194 Fortis FTS 39.43 -0.74 -1.84 1261 TransAlta TA 6.33 0.02 0.32 837 BlackBerry BB 9.15 0.22 2.46 1448 CGI GIB.A 62.13 0.50 0.81 619 BCE BCE 59.58 -0.07 -0.12 892 Manitoba Telecom MBT 32.55 0.04 0.12 222 Rogers RCI.B 49.32 0.05 0.10 1017 Telus T 40.02 -0.23 -0.57 1496 iShares DEX XBB 31.74 0.00 0.00 85 iShares MSCI XEM 24.95 -0.14 -0.56 9 iShares MSCI EMU EZU 33.12 0.00 0.00 0 iShares S&P 500 XSP 24.15 0.04 0.17 280 iShares S&P/TSX XIC 22.05 0.07 0.32 95 TECK COMINCO CL B TCK.B 13.95 0.61 4.57 18194 EMERA INC EMA.IR 44.75 -0.35 -0.78 12874 FIRST QUANTUM FM 8.89 0.06 0.68 11633 KINROSS GOLD CORP K 5.71 -0.11 -1.89 9432 BAYTEX ENERGY CORP BTE 6.04 0.15 2.55 9257 ALGONQUIN POWER & AQN.IR 35.00 -0.25 -0.71 9022 ENCANA CORP ECA 9.10 0.13 1.45 8510 YAMANA RES INC YRI 5.43 -0.15 -2.69 6191 BARRICK GOLD CORP ABX 20.06 -0.64 -3.09 5795 CRESCENT POINT CPG 21.24 0.16 0.76 5376 DOMINION DIAMOND DDC 15.30 1.10 7.75 534 NORTH AMERICAN FFN 6.39 0.40 6.68 168 GIBSON ENERGY INC GEI 18.40 0.88 5.02 550 NIKO RESOURCES LTD NKO.NT 11.55 0.55 5.00 140 CANADIAN WESTERN CWB 28.90 1.37 4.98 1222 AUTOCANADA INC ACQ 20.90 0.93 4.66 144 TECK COMINCO CL B TCK.B 13.95 0.61 4.57 18194 MAJOR DRILLING MDI 8.01 0.33 4.30 248 NUVISTA ENERGY LTD NVA 5.12 0.20 4.07 547 PRAIRIESKY ROYALTY PSK 26.02 0.99 3.96 1362 HB NYMEX CL BEAR HOD 14.67 -0.96 -6.14 4409 WEST FRASER TIMBER WFT 41.74 -2.66 -5.99 857 GUYANA GOLDFIELDS GUY 6.13 -0.34 -5.26 794 DH CORP DH 38.30 -1.83 -4.56 413 PASON SYSTEMS INC PSI 17.91 -0.85 -4.53 285 INTERFOR CORP IFP 12.00 -0.53 -4.23 518 NOVAGOLD RESOURCES NG 7.49 -0.33 -4.22 451 S&P TSX GLOBAL HGU 37.01 -1.62 -4.19 359 KIRKLAND LAKE GOLD KGI 8.22 -0.33 -3.86 985 AMALCO CL A AGI 7.83 -0.30 -3.69 1306 CANADIAN TIRE CORP CTC.A 138.89 4.49 3.34 307 LAURENTIAN BANK of LB 50.72 1.88 3.85 194 WESTON GEORGE LTD WN 113.47 1.59 1.42 124 SAPUTO INC SAP 40.72 1.39 3.53 718 CANADIAN WESTERN CWB 28.90 1.37 4.98 1222 AGT FOOD & AGT 40.50 1.26 3.21 177 MAGNA INTL INC MG 54.87 1.20 2.24 1381 DOMINION DIAMOND DDC 15.30 1.10 7.75 534 METRO INC MRU 43.05 1.05 2.50 760 HOME CAPITAL GROUP HCG 39.60 1.01 2.62 622 WEST FRASER TIMBER WFT 41.74 -2.66 -5.99 857 DH CORP DH 38.30 -1.83 -4.56 413 S&P TSX GLOBAL HGU 37.01 -1.62 -4.19 359 CANADIAN PACIFIC CP 188.57 -1.38 -0.73 744 CINEPLEX INC CGX 50.35 -1.03 -2.00 143 INTACT FINANCIAL IFC 91.49 -1.00 -1.08 227 HB NYMEX CL BEAR HOD 14.67 -0.96 -6.14 4409 AGNICO EAGLE MINES AEM 51.61 -0.95 -1.81 1055 PASON SYSTEMS INC PSI 17.91 -0.85 -4.53 285 CONCORDIA HEALTH CXR 30.86 -0.79 -2.50 482 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 13 911,29 ?+44,01 +0,3% New York S&P 500 2102,40 ?+1,60 +0,1% NASDAQ 4948,13 ?+7,80 +0,2% DOW JONES 18 096,27 ?+42,67 +0,2% PÉTROLE 42,63 +1,55 $US +3,8% ?OR 1254,40 +0,10 $US +0,0% ?DOLLAR CANADIEN 79,05 +0,06 $US +0,1% ?1$US = 1,2650 70,01 +0,50 EURO 1 EURO = 1,4284 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2235,78 +18,99 +0,86 IQ120 2263,44 +13,44 +0,60 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine A N N E B E A D E à Tokyo L e constructeur d\u2019automobiles japonais Mitsubishi Motors a avoué mercredi avoir « manipulé des tests pour présenter de meilleurs rendements énergétiques » , une fraude qui concerne au moins 625 000 véhicules vendus au Japon mais l \u2019enquête va s\u2019étendre à l\u2019étranger.Quatre modèles de minivéhicules (cylindrées de moins de 660 cm3), une catégorie populaire dans l\u2019archipel, sont en cause, dont 468 000 unités fabriquées pour son compatriote Nissan (Dayz et Dayz Roox).Cette annonce survient alors que le géant allemand Volkswagen est aux prises avec une retentissante affaire de moteurs truqués.« Il semble que les comportements douteux ne soient pas limités à Volkswagen», a commenté Joe Rundle, analyste chez ETX Capital.«Les révélations explosives de Mitsubishi posent la question d\u2019un scandale bien plus large.» « Nous exprimons nos excuses les plus profondes à tous nos clients et autres parties af fec- tées », a déclaré le patron du groupe japonais, Tetsuro Aikawa, lors d\u2019une conférence de presse au ministère des Transports.Le constructeur a joué sur les chiffres relatifs aux pneus, affichant ainsi des performances de consommation de carburant supérieures de 5 à 10 % à la réalité, ont précisé des médias.«Notre client Nissan a découver t des écar ts entre les chif fres fournis et ceux constatés et nous a demandé de revoir nos valeurs, a expliqué Mitsubishi Motors dans un communiqué.Nous avons décidé d\u2019arrêter la production et les ventes des modèles en cause », a-t-il ajouté, précisant que Nissan avait fait de même.Le groupe de Carlos Ghosn a confirmé cette version dans une déclaration distincte.« Nous avons aussitôt porté ces divergences à l\u2019attention de Mitsubishi, qui est responsable du développement et de l\u2019homologation des véhicules.En réponse à notre requête, il a admis avoir manipulé intentionnellement les données.Aujourd\u2019hui, nous ne prévoyons pas de revoir notre collaboration » avec Mitsubishi Motors, a toutefois assuré Nissan.Si la société de la galaxie Mitsubishi affiche désormais une santé plutôt bonne, elle a frôlé la faillite il y a une douzaine d\u2019années, à la suite d\u2019un scandale de camouflage de défauts en infraction à la loi sur les rappels.L\u2019affaire, grandement médiatisée, avait fait vaciller l\u2019entreprise et valser ses dirigeants.Connu pour ses 4x4 Out- lander et Pajero, Mitsubishi Motors Corporation (MMC) écoule environ un million de véhicules par an.Pour l\u2019ensemble de l\u2019année close fin mars 2016, la société vise un chiffre d\u2019affaires de 2260 milliards de yens (26 milliards $CAN).Son patron a d\u2019ores et déjà prévenu : « Ce n\u2019est pas un problème simple.Nous avons besoin de temps [pour évaluer l\u2019impact sur les résultats], mais une chose est sûre, les dommages seront importants », a-t-il dit.L\u2019enquête interne a révélé que « la méthode de tests utilisée, non conforme aux exigences de la loi japonaise, a été appliquée à d\u2019autres modèles produits par MMC pour le marché japonais ».«Eu égard à la gravité de ces questions, nous allons aussi mener des investigations relatives aux produits fabriqués pour les marchés étrangers », avec l\u2019aide d\u2019un «comité composé uniquement d\u2019experts externes», a indiqué le groupe.L\u2019affaire rappelle le scandale qui a éclaté chez Volkswagen en septembre dernier.Le colosse allemand a admis avoir installé dans 11 millions de ses véhicules dans le monde un logiciel capable de falsifier les valeurs d\u2019émissions polluantes des moteurs diesel.Il risque des dizaines de milliards d\u2019euros d\u2019amendes et de dommages et intérêts.«Il se pourrait que ce soit différent du problème Volkswagen, mais le marché est devenu très sensible à ce genre de nouvelles », a relevé pour l\u2019agence Bloomberg Seiji Sugiura, analyste au centre de recherche Tokai à Tokyo.«C\u2019est mauvais pour l\u2019image de la compagnie, d\u2019autant plus que ce n\u2019est pas la première fois que Mitsubishi a ce genre de problèmes.» Agence France-Presse Mitsubishi Motors, la culture du mensonge Le constructeur automobile japonais avoue avoir faussé les résultats de tests P révoyant déjà un été chaud, Air Canada rouge lancera quatre nouveaux ser vices saisonniers l\u2019hiver prochain.La moitié partira de Montréal.Les nouveaux vols sans escale d\u2019Air canada rouge se feront entre Montréal et Puerto Val- larta (Mexique), Montréal et San José (Costa Rica), Toronto et Palm Springs (Californie), Toronto et Por t of Spain (Trinité-et-Tobago).« L\u2019horaire des vols est établi de manière à optimiser les correspondances pour les voyageurs de partout au Québec et dans l\u2019Est canadien qui cherchent à fuir l\u2019hiver canadien », a af firmé Benjamin Smith, président de la division Transporteurs de passagers d\u2019Air Canada.Montréal-Puerto Vallarta sera assuré trois fois par semaine (lundi, mercredi et vendredi), par un 767-300ER de Boeing de 282 places.Montréal-San José sera assuré deux fois par semaine (jeudi et dimanche), également sur les ailes d\u2019un Boeing 767-300ER de 282 places.En novembre dernier, Air Canada (et sa filiale à bas prix) annonçait un accroissement notoire de ses capacités vers l\u2019Europe cet été.Air Canada (et Air Canada rouge) entendait augmenter sa capacité transatlantique de 27 % l\u2019été prochain, soit «5000 places supplémentaires par semaine pour 12 villes en Europe et en Afrique du Nord : Paris, Londres, Bruxelles, Genève, Francfor t, Lyon, Athènes, Barcelone, Nice, Rome, Venise et Casablanca, ainsi que pour Munich et Zurich par l\u2019entremise de nos partenaires commerciaux Star Alliance Lufthansa et Swiss International».Pour ses liaisons stratégiques au départ de Montréal, Air Canada envisage une augmentation de capacité de 35 % vers Paris, de 20 % vers Athènes, avec l\u2019ajout d\u2019un vol par semaine, de 67 % vers Barcelone, avec l\u2019ajout de deux vols hebdomadaires, de 33 % vers Nice, avec quatre vols hebdomadaires plutôt que trois, et de 50 % vers Venise, avec trois vols hebdomadaires plutôt que deux.Au total, Air Canada rouge, de concert avec Vacances Air Canada, propose 69 destinations loisirs sur 95 lignes en Europe, au Mexique, aux États-Unis, dans les Antilles, en Asie, en Amérique du Sud, en Afrique et au Canada.Le Devoir De nouveaux vols pour Air Canada rouge l\u2019hiver prochain Le gouvernement ontarien a levé le voile en janvier 2016 sur un plan de rénovation de 12,8 milliards pour quatre réacteurs de la centrale nucléaire Darlington, située près de Toronto.Le travail devrait commencer dans les prochains mois et s\u2019étalera sur une dizaine d\u2019années.Sa puissance est de 3500 MW.En guise de comparaison, le barrage Robert-Bou- rassa a une puissance installée de 5616 MW.L\u2019autre centrale d\u2019Ontario, Power Generation, située à Pickering près de Scarborough, est d\u2019une puissance de 3100 MW.Son fonctionnement actuel est prévu jusqu\u2019en 2024.Un troisième complexe, Bruce Power, situé sur les rives du lac Huron, compte une puissance de 6200 MW.Éolien Par ailleurs, le ministre Arcand a dû répondre à plusieurs questions concernant l\u2019appui du gouvernement à la base manufacturière de l\u2019industrie éolienne, qui compte environ 1200 emplois à Matane, Gaspé et New Richmond.L\u2019industrie af firme que l\u2019absence d\u2019indications claires sur l\u2019après-2017, à la suite des dernières mises en service de parcs éoliens québécois, sème l\u2019incertitude sur l\u2019avenir de ces usines et des emplois en région.Québec a récemment affirmé qu\u2019il faudrait que les surplus d\u2019électricité d\u2019Hydro-Québec passent de 4 % à 2,5 % avant de pouvoir envisager de nouveaux approvisionnements.«Quand va-t-on atteindre cette cible ?» a demandé le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre.«Nous soutenons l\u2019éolien et il n\u2019y a pas d\u2019enjeu par rapport à l\u2019importance de cette industrie, a répondu M.Arcand.Ça peut changer très rapidement.Si demain matin nous avons une nouvelle aluminerie, si nous avons les nouveaux contrats d\u2019exportation d\u2019Hydro-Québec vers les États-Unis, si nous concluons rapidement une entente avec l\u2019Ontario, il se peut très bien que le paradigme change.» Les entreprises du Québec doivent miser sur l\u2019exportation, car «on ne peut pas constamment être tributaire du Québec», a ajouté le ministre.«Mais dès qu\u2019on en voit l\u2019occasion, c\u2019est clair qu\u2019on va continuer à appuyer l\u2019industrie éolienne.On a mis un critère contraignant, qui est un critère qui va immédiatement déclencher un appel d\u2019offres.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE B 1 QUÉBEC appareils, cet autre facteur prend de l\u2019importance.» Quant aux scrupules qu\u2019on avait au départ de ne pas réveiller les monstres qui dorment en empiétant trop sur la chasse gardée de Boeing et Airbus, Bombardier a pu réaliser depuis que même sa timide incursion ne les a pas empêchés de lui livrer une farouche guerre des prix.Le Devoir n\u2019est pas par venu à joindre les porte-parole de Bombardier mercredi.Selon plusieurs analystes, il n\u2019en coûterait pas si cher à la compagnie pour développer une version agrandie de ses appareils.Sa direction convenait en entrevue à La Presse l\u2019été dernier qu\u2019on «peut obtenir plusieurs avantages économiques avec une version allongée d\u2019un appareil ».Disant vouloir pour le moment se concentrer sur les deux modèles existants, on ajoutait vouloir «continuer à explorer l\u2019idée de versions allongées au fur et à mesure que nous allons acquérir de l\u2019expérience avec l\u2019appareil».Les analystes évoquaient à l\u2019époque une éventuelle version CS500 qui pourrait transporter de 160 à 180 passagers.Alors que les livraisons de CS100 viennent tout juste de commencer et que celles du CS300 doivent le faire en seconde moitié d\u2019année, Bombardier a conclu à ce jour des commandes et engagements touchant 678 avions CSeries, dont seulement 250 en commande ferme.La nouvelle a couru la semaine dernière qu\u2019on était très près avec Delta d\u2019un contrat de vente de 75 appareils assorti d\u2019une option sur 50 autres.Le moment est proche Mehran Ebrahimi croit que la signature de gros contrats avec Delta, et possiblement avec l\u2019Iran, pourrait à la fois servir de facilitateur et de déclencheur d\u2019une version CS500.«En plus de solidifier les assises financières de Bombardier, de tels contrats peuvent s\u2019accompagner de toutes sortes d\u2019engagements plus ou moins formels d\u2019of frir, disons d\u2019ici cinq ans, une nouvelle version plus grande de l\u2019appareil.» Pour le moment, la situation financière de la compagnie ne lui permet probablement pas de se lancer tout de suite dans cette aventure et ses actionnaires ne le comprendraient probablement pas non plus, dit l\u2019exper t.Il se dit néanmoins encore « très optimiste » quant à l\u2019avenir commercial de la CSeries.«Son entrée en service permettra de montrer ses immenses qualités.» Le gouvernement du Québec a promis à Bombardier l\u2019automne dernier d\u2019injecter 1 milliard $US en échange d\u2019une participation de 49,5 % dans le programme CSeries.Les négociations sur une aide financière d\u2019Ottawa n\u2019ont toujours pas abouti.Le Devoir SUITE DE LA PAGE B 1 BOMBARDIER L E D E V O I R , L E J E U D I 2 1 A V R I L 2 0 1 6 ECONOMIE B 3 J U L I E N A R S E N A U L T Q uébec est prêt à aider le président du conseil exécutif d\u2019Alimentation Couche- Tard, Alain Bouchard, afin d\u2019éviter la vente d\u2019un autre fleuron du « Québec inc.», sans toutefois aller jusqu\u2019à préciser les moyens qui pourraient être mis de l\u2019avant.L\u2019homme d\u2019af faires a semé l\u2019émoi en évoquant la vente de la société, au cours d\u2019une entrevue avec La Presse +, si les actionnaires refusent de changer leur fusil d\u2019épaule, ce qui entraînerait la fin des actions à droit de vote multiple en 2021.L\u2019entreprise n\u2019a pas rappelé La Presse canadienne.Cette déclaration a eu des échos jusqu\u2019à l\u2019Assemblée nationale, mercredi, où le ministre des Finances, Carlos Leitão, a assuré que Québec serait « toujours là » si M.Bouchard avait besoin d\u2019aide afin d\u2019éviter que la multinationale se retrouve sous contrôle étranger.« En tant que gouvernement, nous regardons cela attentivement, a-t-il dit en mêlée de presse.Si l\u2019actionnaire de contrôle a besoin d\u2019une aide [\u2026] du gouvernement, nous sommes là.» Le dossier du maintien des sièges sociaux a considérablement pris de l\u2019ampleur sur la colline parlementaire depuis la vente des fleurons Rona à Lowe\u2019s et, plus récemment, du Groupe St-Hu- bert à l\u2019ontarienne Cara.Une clause signée en 1995 prévoit la disparition des actions multivotantes une fois que tous les fondateurs d\u2019Alimentation Couche- Tard auront atteint l\u2019âge de 65 ans.Le plus jeune des quatre, Jacques d\u2019Amours, fêtera son 65e anniversaire en décembre 2021.Faute d\u2019appuis, l\u2019entreprise avait retiré à la dernière minute sa proposition visant à prolonger les modalités de ce statut lors de l\u2019assemblée annuelle en septembre dernier.Au cours de l\u2019entrevue à La Presse +, M.Bouchard, qui détient 38,9 % de ces actions de catégorie A, a estimé que des actionnaires torontois de l\u2019entreprise étaient en grande partie responsables de ce blocage.La Caisse de dépôt et placement du Québec, qui détient 26,9 millions d\u2019actions de catégorie B, ou 6,4 %, aurait voté pour la prolongation de la proposition.De son côté, la ministre de l\u2019Économie, Dominique Anglade, a estimé que les actions multi- votantes étaient « essentielles » pour le maintien de fleurons comme Couche-Tard et Bombardier sous contrôle québécois.Celle-ci n\u2019a toutefois pas voulu dire précisément de quelle façon le gouvernement Couillard pourrait épauler l\u2019entreprise.« C\u2019est au cas par cas, a dit Mme An- glade.Il faudrait s\u2019asseoir avec les gros joueurs afin de prendre des décisions éclairées.Il faut trouver des formules pour garder le leadership au niveau québécois.» Le Parti québécois et la Coalition avenir Québec ont pour leur part plaidé pour le déploiement rapide de mesures concrètes pour s\u2019assurer de conserver les sièges sociaux au Québec.Pour le chef péquiste, Pierre Karl Péladeau, la fenêtre de cinq ans avant la fin des actions à droit de vote multiple est suf fisante pour agir.« Encore faudrait-il que le gouvernement, qui, théoriquement, devrait être au pouvoir jusqu\u2019en 2018, comprenne les tenants et aboutissants du marché financier», a-t-il prévenu.Selon M.Péladeau, il existe plusieurs moyens, comme des conventions d\u2019actionnaires, à la disposition du premier ministre, Philippe Couillard, qui, dé- plore-t-il, ne les connaît pas.Entre-temps, Investissement Québec, qui ne détient pas d\u2019actions de Couche-Tard, a l\u2019intention d\u2019approcher l\u2019entreprise, à un moment qui n\u2019a pas été dévoilé, afin d\u2019en savoir plus sur la problématique, a confirmé sa porte- parole, Chantal Corbeil.« Il peut y avoir dif fé- rentes formes d\u2019aide, a-t-elle expliqué.Cela dépend des besoins.Dans ce cas-ci, c\u2019est probablement de la participation.» Mme Corbeil a rappelé qu\u2019Investissement Québec pouvait seulement être un partenaire minoritaire dans l\u2019éventualité où une forme d\u2019intervention serait envisagée.À Ottawa, le ministre de l\u2019Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains, s\u2019est montré très prudent dans ses commentaires, affirmant qu\u2019il s\u2019agissait à ce stade-ci d\u2019un enjeu interne.La Presse canadienne Couche-Tard sème l\u2019émoi à Québec Le gouvernement Couillard dit vouloir assurer la propriété québécoise de l\u2019entreprise, mais sans dire quels sont les moyens à sa disposition JACQUES NADEAU LE DEVOIR JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Karl Péladeau : « Encore faudrait-il que le gouvernement [\u2026] comprenne les tenants et aboutissants du marché financier.» JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Carlos Leitão : « Si l\u2019actionnaire de contrôle a besoin d\u2019une aide [\u2026] du gouvernement, nous sommes là.» R adio-Canada a affirmé, mercredi, que Power Corporation a déjà été un actionnaire minoritaire d\u2019une société chinoise qui a fait des affaires avec la fameuse firme Mossack Fon- seca, dont on a parlé dans le dossier des Panama Papers.L\u2019émission Enquête de Radio-Canada a eu accès à des documents grâce à sa participation au Consortium international des journalistes d\u2019enquête, qui a levé le voile sur cette histoire il y a plusieurs jours.La compagnie en question, CI- TIC Pacific, aurait fait incorporer plusieurs filiales dans des paradis fiscaux à partir du début des années 1990.André Desmarais, dirigeant de Power Corporation, a siégé au conseil d\u2019administration de CITIC Pacific de 1997 à 2014, a confirmé dans un courriel transmis à La Presse canadienne Stéphane Lemay, vice-président, chef du contentieux et secrétaire chez Power Corporation.M.Lemay y confirme également que Power Corporation a été actionnaire de CITIC Pacific de décembre 1997 à avril 2015.«Power ne détient plus aucune action de CITIC», écrit-il.Il souligne aussi que Power Corporation n\u2019a jamais détenu plus de 7 % du capital-actions de cette entreprise.« Power a toujours été un actionnaire minoritaire de CITIC Pacific », écrit encore M.Lemay.Lorsqu\u2019il y a eu la fuite de documents émanant d\u2019une source anonyme, la firme pana- méenne d\u2019avocats Mossack Fonseca avait affirmé que ses services respectaient les lois et règles en vigueur.Elle avait indiqué qu\u2019il est légal pour des entreprises de créer des compagnies dans divers pays pour des raisons légitimes.De la même façon, Power Corporation répond qu\u2019elle « se conforme à toutes les lois et à la réglementation qui lui sont applicables, incluant les lois et traités fiscaux, de même que les obligations d\u2019information continue qui s\u2019appliquent aux sociétés publiques».La Presse canadienne Power Corp.mêlé à l\u2019affaire des Panama Papers La société a été actionnaire d\u2019une entreprise ayant bénéficié des services de la firme Mossack Fonseca Alain Bouchard J U L I E N A R S E N A U L T L es baisses de prix récemment annoncées par Sobeys dans ses 289 magasins IGA du Québec n\u2019auront pas de suites chez Metro, du moins à court terme.Si la direction de l\u2019épicier québécois analysera la décision de son concurrent au cours des semaines à venir, elle n\u2019a pas l\u2019intention de modifier ses stratégies promotionnelles.« Il y a actuellement plusieurs programmes à travers les bannières Metro qui proposent des of fres quotidiennes, a expliqué mercredi le président et chef de la direction de Metro, Éric La Flèche.Nos promotions sont agressives.» Celui-ci était questionné à ce sujet lors d\u2019une conférence téléphonique visant à discuter des résultats du deuxième trimestre de l\u2019entreprise.Des ajustements seront apportés si nécessaire, a reconnu M.La Flèche, qui a expliqué que les prix de certains articles chez Metro avaient été revus à la baisse au cours de l\u2019hiver dans le but de réduire l\u2019écart avec les enseignes à rabais.Au début du mois, Sobeys avait annoncé une baisse des prix de quelque 8500 articles oscillant entre 5 et 7 %, une stratégie à coût nul, dit l\u2019entreprise, qui a renégocié avec ses fournisseurs en plus d\u2019abandonner sa promotion du cadeau de la semaine.Selon certains analystes, Sobeys a agi de la sorte parce qu\u2019il est le seul des trois grands joueurs à ne pas exploiter de bannière à bas prix, contrairement à Metro (Super C) et Loblaw (Maxi).La renégociation d\u2019ententes avec ses fournisseurs ne figure pas dans les plans de Metro, a laissé entendre son grand patron.«Nous avons de bonnes relations avec eux.Les négociations varient selon les fournisseurs et les catégories.Nous avons notre propre stratégie et je crois qu\u2019elle est efficace.» Médicaments À l\u2019instar du Groupe Jean Coutu, le dirigeant de Metro s\u2019est opposé au projet de loi 81 devant permettre au gouvernement du Québec de lancer des appels d\u2019offres pour l\u2019achat de médicaments génériques.Néanmoins, cette mesure ne freinera pas les ambitions de l\u2019entreprise québécoise, qui exploite 181 établissements Brunet, Brunet Plus et Brunet Clinique et Clini Plus à travers la province, à l\u2019égard du secteur pharmaceutique.«Il y a eu une commission parlementaire [sur le projet de loi] et nous ne pensons pas que cette mesure est la voie à suivre, a dit M.La Flèche.Nous allons devoir attendre avant d\u2019en savoir plus.» Quant au retard de neuf mois sur le déplafonnement complet des allocations professionnelles versées aux pharmaciens annoncé la semaine dernière, cette mesure n\u2019a pas d\u2019impact financier sur Metro, a dit son dirigeant.Pour le trimestre terminé le 12 mars dernier, l\u2019épicier a vu ses profits nets bondir de 12 %, à 124,9 millions, ou 51¢ par action, alors que ses recettes ont été de 2,9 milliards, en progression de 6,5%.«Nous estimons qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un autre solide trimestre [\u2026] ce qui devrait être bien reçu par les investisseurs», a estimé l\u2019analyste Peter Sklar, de BMO Marchés des capitaux, dans une note envoyée par courriel.Les ventes des magasins ouverts depuis au moins un an ont affiché une hausse de 5%, par rapport à 4,5% il y a un an.La hausse de la valeur du panier d\u2019épicerie a été de 3 % au cours du trimestre.Metro s\u2019attend à ce que la pression à la hausse sur les prix s\u2019atténue au cours des prochains trimestres, notamment parce que l\u2019entreprise achètera davantage de produits locaux.La Presse canadienne Metro ne changera pas sa stratégie commerciale Un concurrent, IGA, diminuera les prix réguliers de 8500 articles de 5 à 7 % R O S S M A R O W I T S L e projet de regroupement du Canadien Pacifique avec l\u2019américaine Norfolk Southern est mor t à cause d\u2019un jeu d\u2019influences politiques et d\u2019un système qui fait en sorte que les dés sont pipés en défaveur des entreprises canadiennes, a estimé mercredi le chef de la direction du transporteur, Hunter Harrison.«Est-ce que c\u2019est plus difficile pour nous?Oui, en tant qu\u2019entreprise canadienne», a-t-il affirmé mercredi lors d\u2019un entretien précédant l\u2019assemblée annuelle des actionnaires du chemin de fer, à Toronto.« Pouvons-nous surmonter [cet obstacle] ?Oui.C\u2019est simplement un peu plus difficile.» Le CP a abandonné, la semaine dernière, son projet de fusion après que les départements américains de la Justice et de la Défense eurent soulevé certaines inquiétudes à propos du regroupement.M.Harrison affirme qu\u2019il savait que l\u2019offre de prise de contrôle non sollicitée du CP pour créer le plus grand réseau de transport ferroviaire en Amérique du Nord était en dif ficulté lorsque plusieurs membres du Congrès américain ont écrit des lettres au sujet de leurs districts et de la fusion.Malgré tout, le patron du CP est convaincu que le secteur du transport ferroviaire a besoin de se consolider pour régler les problèmes d\u2019engorgement autour de Chicago, une plaque tournante des chemins de fer.« À chacun son heure de gloire ; une occasion finira par se présenter à nous», a-t-il affirmé.Le transporteur établi à Calgary a indiqué mercredi qu\u2019il était toujours en voie de doubler son bénéfice d\u2019ici 2018 ou 2019, après avoir traversé sans trop d\u2019embûches un premier trimestre marqué par une faible économie.Le CP a haussé son dividende trimestriel de 43 %, et versera maintenant 50 ¢ par action, plutôt que 35 ¢.Le bénéfice du premier trimestre du CP s\u2019est chif fré à 540 millions, soit 3,51 $ par action, comparativement à un bénéfice de 320 millions, ou 1,92 $ par action, à la même période l\u2019an dernier.Le profit ajusté, qui exclut les éléments non récurrents, s\u2019est chiffré à 384 millions, ou 2,50 $ par action, en regard de celui de 375 millions, ou 2,26 $ par action, du premier trimestre de 2015.Les revenus trimestriels ont glissé à 1,59 milliard, par rapport à ceux de 1,67 milliard accumulés à la même période l\u2019an dernier.La Presse canadienne ACQUISITION Un jour, ce sera notre tour, dit le président du CP L E D E V O I R , L E J E U D I 2 1 A V R I L 2 0 1 6 É C O N O M I E B 4 ENTRÉE GRATUITE \u203a MERCREDI 4 MAI 2016 À 19 H À la Société des arts technologiques, 1201 boulevard Saint-Laurent, métro Saint-Laurent Les Amis du Devoir vous invitent à rencontrer les artisans du journal à l\u2019occasion de la JOURNÉE MONDIALE DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE Marie-Maude Denis Animatrice et journaliste à l\u2019émission Enquête Conférence animée par Brian Myles Directeur du Devoir Plaidoyer pour la presse indépendante ; qu\u2019attend l\u2019État pour la soutenir ?Josée Blanchette Chroniqueuse au Devoir L\u2019audace, la meilleure amie de la liberté dans une presse en santé Invités spéciaux C É L I N E L E P R I O U X à Bruxelles L a Commission européenne a lancé une nouvelle of fensive mercredi contre le géant américain Google, avec cette fois dans son viseur le système d\u2019exploitation Android, qui représente plus de 80 % de parts du marché mondial des téléphones intelligents.La Commission a adressé à Google une « communication des griefs » \u2014 sorte d\u2019acte d\u2019accusation en jargon bruxellois \u2014 concernant le système d\u2019exploitation et les applications Android, après une enquête ouverte en avril 2015.« Au stade actuel de notre enquête, nous pensons que par son comportement, Google prive les consommateurs d\u2019un choix plus large d\u2019applications et de services mobiles et que l\u2019entreprise freine l\u2019innovation émanant des autres acteurs, en violation des règles de concurrence de l\u2019UE», a expliqué la commissaire chargée de la politique de concurrence, Margrethe Vestager, lors d\u2019une conférence de presse à Bruxelles.À la suite de cette communication de griefs, Google peut désormais bâtir sa défense pour éviter une éventuelle sanction de la par t de Bruxelles : une amende qui peut aller jusqu\u2019à 10 % du chiffre d\u2019affaires annuel du groupe, soit 7,4 milliards de dollars (en se basant sur les chif fres de 2015).Selon les règles européennes, le groupe de Mountain View a désormais douze semaines pour répondre.Cette nouvelle attaque de Bruxelles contre Google est un rude coup porté à l\u2019une des activités les plus stratégiques du groupe, les terminaux mobiles s\u2019imposant en ef fet comme la source future de ses revenus.Google a rejeté les accusations de la Commission, arguant qu\u2019«Android a aidé à promouvoir un écosystème remarquable et durable, ouvert à l\u2019innovation.Nous nous réjouissons de pouvoir travailler avec la Commission européenne afin de prouver qu\u2019Android est bon pour la concurrence et pour les consommateurs », a simplement commenté Kent Walker, avocat de Google, dans un bref communiqué.Parmi les plaignants, l\u2019organisation Fair- Search \u2014 qui regroupe plusieurs entreprises et organisations, telles que Trip Advisor ou Nokia \u2014 a applaudi à l\u2019offensive de la Commission européenne.«C\u2019est un pas décisif pour mettre fin aux pratiques abusives qui entourent Android», s\u2019est félicité Thomas Vinje, porte-parole de Fair- Search, dans un communiqué.Le moteur de recherche et portail russe Yandex, le plus utilisé par les russophones et qui fait également partie des plaignants, s\u2019est aussi réjoui : «Nous sommes certains que les progrès à venir dans cette affaire vont avoir une importance significative pour assurer une égalité des chances au niveau mondial et sur de nombreux marchés locaux.» C\u2019est le deuxième acte d\u2019accusation en un an que Mm e Vestager envoie à Google.En avril 2015, la Commission européenne avait adressé une communication des griefs au géant américain pour abus de position dominante dans la recherche sur Internet.La commissaire danoise considérait que Google avantageait ou avait avantagé, dans ses pages de résultat, son propre service de comparaison de prix « Goo- gleShopping » et son prédécesseur, « Google Product Search », par rapport aux services de comparaison de prix concurrents.Le géant américain avait contre-attaqué fin août en jugeant erronées les accusations du gendarme européen de la concurrence.La Commission n\u2019a pas encore rendu de décision, qui pourrait là aussi se solder par une amende de 10 % du chiffre d\u2019affaires.Mme Vestager a rejeté en bloc les critiques sur un acharnement de la Commission européenne à l\u2019encontre des entreprises américaines en matière de concurrence.«Si la dominance est un abus, alors nous devons régler ce problème\u2026 C\u2019est notre mission, peu importe la nationalité de l\u2019entreprise ou de ses propriétaires », a-t-elle rétorqué.La nouvelle attaque de la Commission européenne contre Google survient au lendemain du classement sans suite par l\u2019Autorité canadienne de la concurrence de son enquête contre le groupe américain, accusé de pratiques anticon- currentielles dans la publicité en ligne.Agence France-Presse ANDROID Google abuse de sa position dominante L\u2019accusation de Bruxelles est tombée, le géant d\u2019Internet dit se réjouir de pouvoir démontrer qu\u2019Android est «bon pour la concurrence et pour les consommateurs» F L O R E N C E D E M A R I G N A N à Bruxelles Avant Google, accusé mercredi par la Commission européenne d\u2019abuser de sa position dominante avec son système d\u2019exploitation Android, plusieurs autres géants du numérique comme Amazon, Microsoft, Apple ou Intel se sont retrouvés ces dernières années dans le collimateur de Bruxelles, certains ayant écopé de lourdes amendes.La Commission européenne avait ouvert en avril 2015 son enquête pour déterminer si le géant américain enfreignait ou pas les règles européennes de concurrence avec son système d\u2019exploitation Android installé sur plus de 80 % des téléphones intelligents dans le monde.En juin 2015, la Commission européenne a ouvert une enquête formelle concernant certaines pratiques commerciales d\u2019Amazon en matière de distribution de livres numériques, soupçonnant le géant du Net de pratiques anti- concurrentielles.L\u2019enquête concerne des contrats qui obligent les éditeurs à informer Amazon s\u2019ils offrent des conditions plus favorables à ses concurrents et à lui accorder des conditions analogues.Amazon est aussi au cœur d\u2019un autre gros dossier de l\u2019exécutif européen, celui des rescrits fiscaux (« tax rulings »).La Commission soupçonne le géant de la distribution sur Internet d\u2019avoir bénéficié au Luxembourg d\u2019un régime fiscal lui apportant des avantages indus.Plusieurs autres multinationales font également l\u2019objet d\u2019enquêtes dans ce dossier, comme Apple, Starbucks ou Fiat.En mars 2013, la Commission européenne a infligé au géant américain des logiciels une amende de 561 millions d\u2019euros pour ne pas avoir respecté ses engagements en matière de choix de navigateur pour son système d\u2019exploitation Windows 7.La Commission, qui reprochait à Microsoft de biaiser la concurrence en incorporant systématiquement son propre logiciel, Internet Explorer, avait rendu juridiquement contraignants en 2009 les engagements proposés par l\u2019entreprise américaine.Or, pendant 14 mois, entre mai 2011 et juillet 2012, Microsoft n\u2019a pas intégré l\u2019écran multichoix au Service Pack 1 de Windows 7.Microsoft est l\u2019entreprise la plus lourdement sanctionnée à ce jour par l\u2019UE avec un montant total d\u2019environ 2 milliards d\u2019euros en moins d\u2019une décennie.Elle avait en effet été condamnée en 2004 à payer 497 millions d\u2019euros, puis en 2008 899 millions, ramenés ensuite à 860 millions, pour non-respect des règles de la concurrence.Apple est actuellement dans la ligne de mire de Bruxelles qui l\u2019accuse de bénéficier d\u2019une fiscalité préférentielle en Irlande.Une enquête approfondie a été ouverte en juin 2014 et porte sur deux accords fiscaux entre le groupe américain et l\u2019Irlande, remontant à 1991 et 2007, et assimilés à des aides d\u2019État illégales.La Commission a également enquêté à partir de fin 2011 sur des soupçons d\u2019entente sur les prix de détail des livres numériques entre l\u2019inventeur de l\u2019iPad et cinq éditeurs internationaux.Les entreprises concernées ont proposé des remèdes qui ont répondu aux préoccupations du gendarme européen de la concurrence.En mai 2009, après neuf ans d\u2019enquête, le géant américain des puces informatiques Intel a écopé d\u2019une amende de 1,06 milliard d\u2019euros pour entrave à la concurrence, la plus for te amende jamais infligée par Bruxelles à une entreprise.Le poids lourd du secteur était accusé d\u2019avoir abusé de sa position dominante entre 2002 et 2007 en mettant en œuvre une stratégie destinée à exclure du marché son seul concurrent sérieux, AMD.L\u2019abus consistait notamment en des rabais accordés aux fabricants d\u2019ordinateurs pour qu\u2019ils achètent auprès d\u2019Intel la quasi-totalité de leurs processeurs.Agence France-Presse Les autres cibles numériques de l\u2019Union européenne Des chiffres et des dates Paris \u2014 Voici les principaux chiffres et grandes dates concernant le système d\u2019exploitation Android de Google, qui équipe l\u2019immense majorité des téléphones intelligents vendus dans le monde : 1,16 milliard.C\u2019est le nombre de téléphones intelligents livrés en 2015 et équipés du système Android, selon le groupe de recherche Gartner.Ce chiffre colossal représente 82 % du marché mondial des téléphones intelligenrts, très loin devant les 225 millions d\u2019appareils fonctionnant avec le système iOS d\u2019Apple.1,37 milliard.C\u2019est le nombre d\u2019appareils avec Android qui devraient être vendus dans le monde en 2017, toujours selon Gartner.La part de marché mondial pour les smartphones équipés de ce système devrait ainsi grimper à 84 %.74,9 milliards.C\u2019est le chif fre d\u2019affaires en 2015 d\u2019Alphabet, la maison-mère de Google.Le bénéfice net s\u2019est lui élevé à 15,8 milliards.2005 c\u2019est l\u2019année où Google a racheté Android, une jeune pousse cofondée deux ans plus tôt par l\u2019ancien ingénieur d\u2019Apple Andy Rubin pour concevoir des systèmes d\u2019exploitation pour des téléphones mobiles.«Nous sommes vraiment heureux de les avoir ici », commentait alors un porte-parole de Google.2008 C\u2019est l\u2019année où le premier système d\u2019exploitation Android, version 1.0, a été mis sur le marché.Cette première version compor tait déjà beaucoup de produits de Google que l\u2019on retrouve sur les versions actuelles : une « boutique » pour acheter des applications, les contacts, les agendas, les cartes\u2026 2009 C\u2019est l\u2019année de Cupcake, qui sera la première version du système portant le nom d\u2019un dessert.Cupcake sera suivi par Donut, Eclair, Froyo, Gingerbread, Honeycomb, Ice Cream Sandwich, Jelly Bean, KitKat, Lollipop et, la dernière offre, Marshmallow.JUSTIN SULLIVAN AGENCE FRANCE-PRESSE Si la dominance est un abus, alors nous devons régler ce problème\u2026 C\u2019est notre mission, peu importe la nationalité de l\u2019entreprise ou de ses propriétaires.Margrethe Vestager, commissaire européenne à la Concurrence « » JOSH EDELSON AGENCE FRANCE-PRESSE Microsoft a dû verser des amendes totalisant environ 2 milliards en moins de 10 ans, faisant d\u2019elle l\u2019entreprise la plus lourdement sanctionnée par l\u2019Union européenne. L E D E V O I R , L E J E U D I 2 1 A V R I L 2 0 1 6 LES SPORTS B 5 C élébration excessive d\u2019un exploit spor tif ou pas, c\u2019était le thème développé ici même pas plus tard que la dernière fois, avec en trame de fond l\u2019histoire de José Bautista, le frappeur de puissance des Blue Jays de Toronto qui a projeté son bâton en l\u2019air après un retentissant circuit dans les séries la saison dernière et se l\u2019est fait reprocher au nom du respect de l\u2019adversaire et de la nécessité d\u2019avoir le succès modeste dans un monde où le vilain visage de l\u2019échec nous guette sans cesse.Mais nous vivons à une époque qui aime en mettre, regardez-moi un peu ça, ça remporte une victoire qui porte sa fiche à 43-68 et ça festoie comme si ça venait de gagner la Série mondiale et la Stanley et le Lombardi et l\u2019O\u2019Brien en même temps, c\u2019est tout juste s\u2019il n\u2019y a pas un défilé au centre-ville tous les deux ou trois jours, on ne sait jamais, peut-être que cela ne reviendra plus de notre vivant, profitons-en.Oui, ça célèbre fort.Un individu qui aurait été plongé dans un coma artificiellement induit pendant quelques années se demanderait par exemple ce que c\u2019est que cette foutue sirène aux allures de corne de brume qui retentit après le moindre but dans la vénérable Ligue de hockey nationale.Oui, après chaque filet de l\u2019équipe locale, même si le filet de l\u2019équipe locale s\u2019adonne à porter la marque à 7-1 en faveur de l\u2019équipe visiteuse.Après une victoire, passe encore, mais après chaque but ?Les hourras de la foule en délire ne suf fisent-ils plus ?Et qu\u2019a donc la confrérie des annonceurs maison à hurler le nom du compteur \u2014 qui vient d\u2019inscrire son 3e but en 527 matchs en carrière \u2014 comme si le gars se dirigeait sur une chaise à por teurs tout droit vers le Temple de la renommée ?Trop, c\u2019est comme pas assez, si vous voulez l\u2019avis d\u2019un rabat-joie, un peu comme quand ils applaudissaient toutes les questions et les réponses à l\u2019Assemblée nationale.On ne pourrait pas garder ça pour les vrais grands moments?Dans le temps, messieurs dames, quand on n\u2019avait pas besoin d\u2019être mitraillé de stimuli de toutes parts et à tout moment pour se sentir exister, il n\u2019y avait pas d\u2019enflure.Bien sûr, lorsque Bobby Thomson a catapulté sa « shot heard \u2018round the world » en 1951, lorsque Bill Mazeroski est devenu le premier à mettre fin à une Série mondiale avec un circuit en 1960, on a assisté à une certaine liesse.Mais il se passait alors quelque chose.Pour vrai.Et même quand il se passait quelque chose, ce n\u2019était pas nécessairement une raison pour s\u2019éner ver.Voyez plutôt Don Larsen réussir une partie parfaite au monticule pour les Yankees de New York lors de la Série mondiale de 1956.Ce n\u2019est pas une mince af faire, une partie parfaite, et ce l\u2019est encore moins en Série mondiale, ainsi que l\u2019illustre le fait que ce n\u2019était jamais arrivé avant et que \u2014 Larsen ne le savait pas à l\u2019époque, mais il avait cer tainement un petit doute \u2014 ce n\u2019est jamais arrivé depuis.Or, qu\u2019a fait Larsen après le dernier lancer, une troisième prise ?Comme à l\u2019issue de chaque demi-manche, il s\u2019est mis à trottiner tranquillement en direction de l\u2019abri des joueurs.Si son receveur, Yogi Berra, n\u2019avait pas intensément interrompu sa course en lui sautant au cou, Larsen aurait été sous la douche dans les 30 secondes et puis voilà.Et c\u2019est avec un attendrissement assumé qu\u2019on se souvient de Paul Morris, la voix du bon vieux Maple Leafs Gardens de Toronto.Morris annonçait tout \u2014 les buts des Leafs, ceux du club adverse, les punitions, la remise de la coupe Stanley au capitaine George Armstrong par Clarence Campbell en 1967 (s\u2019il avait su ùzqu\u2019il n\u2019y en aurait pas d\u2019autre pendant au moins un demi-siècle, il aurait peut-être mis un petit trémolo), l \u2019 imminence de l \u2019apocalypse \u2014 du même ton.Monocorde à souhait.Tout le temps.C\u2019était excellent pour les nerfs.C\u2019EST DU SPORT ! Du calme JEAN DION A L E X I S B É L A N G E R - C H A M P A G N E C e sera le jour du retour du roi samedi au Stade Saputo.Après un hiver marqué par des doutes quant à son retour à Montréal, l\u2019attaquant étoile Didier Drogba a commencé la campagne un peu en retrait pour éviter les surfaces artificielles, trop dures pour ses genoux.Il a été limité à deux matchs jusqu\u2019ici cette saison, jouant pendant 20 minutes contre le FC à Dallas en mars et 40 minutes le week-end dernier face au Fire à Chicago.Il retrouvera donc les partisans de l\u2019Impact de Montréal pour une première fois en 2016 samedi quand le Toronto FC sera de passage dans le cadre du match d\u2019ouverture au Stade Saputo.Il reste à savoir si ce sera comme substitut ou comme partant.« C\u2019est vrai que les 40 minutes ont fait du bien, mais vous avez peut-être remarqué qu\u2019après 20 minutes, j\u2019ai flanché un peu, a raconté Drogba après un entraînement de l\u2019équipe mercredi.Je manque encore de rythme, mais le meilleur moyen d\u2019en prendre, c\u2019est en jouant des matchs.» « Je ne pense pas être capable de jouer les 90 minutes.Mais si j\u2019obtiens le départ, je pourrais faire 60 ou 70 minutes.Tout va dépendre de comment vont mes jambes», a ajouté l\u2019Ivoirien de 38 ans.Drogba a aussi rappelé que la décision finale reviendra à son entraîneur, Mauro Biello.« C\u2019est une option pour moi de l\u2019envoyer comme partant », s\u2019est contenté de dire Biello sans vouloir dévoiler sa main.«C\u2019est une évolution de son travail.Il a eu 40 bonnes minutes [à Chicago].Il est content de réintégrer le groupe, de travailler, de s\u2019exprimer.» L\u2019équipe d\u2019abord Malgré son utilisation limitée depuis le début de la campagne, Drogba a trouvé le moyen de se démarquer.Il a inscrit un but spectaculaire contre le Fire, donnant un avant-goût de ce qu\u2019il réserve peut-être aux amateurs de soccer cet été.Auteur de 11 buts en autant de matchs en fin de saison régulière l\u2019an dernier, il n\u2019est pas impensable que Drogba termine la campagne en tête de la colonne des buteurs dans la Major League Soccer.Il aura toutefois un peu de retard à combler sur les meneurs Chris Wondolowski, des Earthquakes de San Jose, et Fanendo Adi, des T imbers de Por t land, qui ont déjà inscrit six filets chacun.« Il reste beaucoup de matchs et j\u2019espère donc faire mieux que l\u2019année dernière, mais ce n\u2019est pas vraiment mon objectif de finir meilleur buteur, a expliqué Drogba.L\u2019objectif pour moi, et je l\u2019ai dit dès mon arrivée ici, c\u2019est de remporter le championnat ou d\u2019au moins finir en tête de l\u2019association [Est].Des titres individuels, j\u2019en ai eu beaucoup, et croyez-moi, les titres collectifs ont beaucoup plus de saveur.» Du ménage dans la fondation Par ailleurs, Drogba est encore revenu sur la controverse qui l\u2019entoure au sujet de la gestion financière de sa fondation.Il s\u2019est d\u2019ailleurs rendu sur le plateau de l\u2019émission de télévision Tout le monde en parle la semaine dernière pour faire le point.«C\u2019est vrai que nul n\u2019est parfait, mais je peux me targuer d\u2019avoir \u2014 avec mon équipe \u2014 fait ce qu\u2019il fallait, a-t-il fait valoir.J\u2019aimerais savoir combien de personnes ont déjà construit un centre de santé.C\u2019est facile d\u2019être de l\u2019autre côté et de critiquer.Le temps nous dira si j\u2019ai été honnête ou pas.» Drogba a toutefois mentionné que la controverse lui a coûté un commanditaire.« Ça fait partie du jeu.À partir du moment où il y a un doute, je ne peux pas leur en vouloir.C\u2019est à moi de travailler encore plus pour leur montrer qu\u2019on est correct.» La Presse canadienne SOCCER Drogba retrouvera les partisans de l\u2019Impact samedi RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Didier Drogba à l\u2019entraînement cette semaine C hicago \u2014 La Ligue nationale de hockey a suspendu l\u2019attaquant des Black- hawks de Chicago Andrew Shaw pour un match à la suite d\u2019une insulte à caractère ho- mophobe qu\u2019il a lancée depuis le banc de punition mardi soir lors d\u2019un match éliminatoire contre les Blues de St.Louis.Shaw a également écopé d\u2019une amende de 5000 $US pour avoir fait un geste inapproprié à l\u2019intention des arbitres présents sur la patinoire pendant la rencontre, qui s\u2019est terminée 4-3 en faveur des Blues.De plus, il devra se soumettre à une thérapie comportementale.« M.Shaw s\u2019est confondu en excuses et a démontré des remords, mais il doit être tenu responsable de ses commentaires offensants et de ses gestes inappropriés envers les arbitres sur la patinoire, a déclaré le vice-président aux opérations hockey de la LNH, Colin Campbell.L\u2019émotion du moment ne peut pas être et ne sera pas considérée comme un élément atténuant pour justifier la conduite d\u2019un joueur de la LNH.» En conséquence, Shaw ratera le match no 5 de la série quart de finale de l\u2019association Ouest qui sera présenté jeudi.Les champions en titre de la Coupe Stanley pourraient alors être éliminés puisqu\u2019ils tirent de l\u2019arrière 3-1 contre les Blues.Excuses Quelques heures plus tôt, Shaw s\u2019était excusé pour ses propos inappropriés.Dans un communiqué publié par l\u2019équipe, le joueur mentionne qu\u2019il est « sincèrement désolé de cette remarque inappropriée ».Il s\u2019est excusé auprès la communauté gaie et lesbienne, aux par tisans ainsi qu\u2019à son équipe pour ses mots « blessants » et il a promis d\u2019apprendre de son erreur.Associated Press HOCKEY Un match de suspension pour Andrew Shaw L E D E V O I R , L E J E U D I 2 1 A V R I L 2 0 1 6 L E M O N D E B 6 L E S P E T I T E S A N N O N C E S Courriel : petitesannonces@ledevoir.com Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 AHUNTSIC - GRAND 5 1/2 3 chambres fermées, très éclairé, climatisé, à 5 minutes du métro Crémazie et du centre Claude-Robillard.LIBRE 1er JUIN.1 100 $.Katia Gagnon 514-232-5190 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.NOUVEAU - ROSEMONT 3 1/2 sur Place Beaubien.Belle luminosité.Secteur paisible.650 $ 514-255-0347 NOUVEAU ROSEMONT 4 1/2 à 650 $ et 5 1/2 à 950 $ Rue Mignault, propres, frais peint, entréeslav./séc.LIBRE.Références 514-645-3949 NOUVEAU ROSEMONT - 5 1/2 Rue Mignault, RDC, cours, garage, propre, asp., entrées lav./séc.JUILLET.Références.1 150 $ 514-645-3949 OUTREMONT - 5, Vincent d'Indy 11/2, 31/2, 41/2, Penthouse 51/2, rénovés, près métro, UdeM.Poêle/frigo.Chauffé, eau chaude.Ascenceur.514 737-8055 514 735-5331 PARIS VII - XV Champ-de-Mars Site exceptionnel - 2 1/2 rénové 08 Tt équipé, très ensoleillé.Sur jardin Sem/mois 514 272-1803 PROVENCE Vallée du Rhône Maison de village dans le quartier médiéval de Nyons.2 c.c.2 s.de b.Toute équipée.Terrasse ensoleillée.Internet.www.bonnevisite.ca/nyons mariehalarie@gmail.com *Librairie Bonheur d'Occasion* achète à domicile livres de qualité en tout genre.514 914-2142 1317, ave du Mont-Royal Est Votre PME paie trop cher ses télécommunications?Me Julien Valois-Francoeur 514-667-4860 170 HORS FRONTIÈRES EUROPE À LOUER 307 LIVRES ET DISQUES 515 INFORMATIQUE ET BUREAUTIQUE 160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER 160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER 160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER 160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER OUTREMONT 445 St-Joseph Ouest, près Laurier Immeuble béton, ascenseurs Chauffé, eau chaude et électroménagers inclus.Garages intérieurs 125 $/mois SURINTENDANT 514-276-5949 4½ (petit) 1 400 $/mois 4½ (grand) 1 750 $/mois 165 PROPRIÉTÉS À LOUER 165 PROPRIÉTÉS À LOUER CHARLEVOIX \u2022 À LOUER AU MOIS Maison dans la montagne à La Malbaie (Pointe-au-Pic).3 chambres, meublé, tout-compris.Vue panoramique aérienne à 180° sur le fleuve.Près de tous les services.Mai (1550$), juin (2200$), juillet (2200$).Tarif à discuter pour location à long terme à partir d?octobre 2016.Photos disponibles.438 491-2301 | 450 677-8046 PRECOURT.GAGNE@GMAIL.COM 564 DÉCORATION INTÉRIEURE 564 DÉCORATION INTÉRIEURE 564 DÉCORATION INTÉRIEURE BAIN EN BOIS 100 % QUÉBEC ARTECO INC arteco.ca 438.397.1560 arteco.inc@gmail.com PARCE QUE VOUS ÊTES UNIQUE LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 À 17H00 Pour placer, modi?er ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l?édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petitesannonces@ledevoir.com Conditions de paiement : cartes de crédit r r s TM AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.LE DEVOIR ne sera pas respon sable des erreurs répétées.Merci de votre attention.Pour une publication section décès dans Le Mémoriel 1855, rue Du Havre Montréal Qc H2K 2X4 Télé: 514 525-1149 Téléc.: 514 525-7999 necrologie@lememoriel.com Par téléphone, télécopieur ou par courriel Dimanche à vendredi : 10h à 12 h et de 13h à 17h00 (comptoir à la clientèle fermé le dimanche) Samedi : fermé Heure de tombée 15h15 B R I G I T T E D U S S E A U à New York H illary Clinton et Donald Trump ont immédiatement repris la campagne mercredi après leur victoire aux primaires de New York, Mme Clinton désormais quasi-assurée d\u2019être la candidate démocrate à l\u2019élection présidentielle, la suite étant plus incertaine pour le milliardaire républicain.«La course à l\u2019investiture est dans la dernière ligne droite et la victoire est en vue », a déclaré mardi soir, radieuse, l\u2019ancienne sénatrice de New York sous les acclamations de ses suppor- teurs.Elle a obtenu 57,9 % des voix, contre 42,1 % au sénateur du Vermont, Bernie Sanders.Dans un discours très présidentiel, elle a tendu un rameau d\u2019olivier aux fans de Bernie Sanders, après une campagne new-yorkaise particulièrement tendue.« Il y a plus bien plus de choses qui nous unissent que de choses qui nous divisent », leur a-t-elle dit.Mais le sénateur de 74 ans, retourné dans la nuit recharger ses batteries dans son État du Vermont, reste déterminé à continuer la course.« Il y a cinq primaires la semaine prochaine, nous pensons que nous allons bien marcher, nous avons un chemin vers la victoire [\u2026] Nous venons de très loin, nous avons gagné beaucoup d\u2019États », a-t-il déclaré à des journalistes.Après une journée de repos mercredi, il a prévu de reprendre la campagne jeudi en Pennsylvanie, qui organise ses primaires le 26 avril, de même que d\u2019autres États de l\u2019est et du nord- est du pays, Connecticut, Delaware, Maryland et Rhode Island.Trump optimiste Donald Trump, dont la victoire à New York lui a permis de reprendre l\u2019ascendant dans la course à l\u2019investiture républicaine, devait lui s\u2019envoler pour l\u2019Indiana, dont les primaires sont prévues le 3 mai.Mardi soir il s\u2019est voulu résolument optimiste, après avoir gagné les primaires de New York avec 60,5 % des suffrages, contre 25,1 % au gouverneur de l\u2019Ohio, John Kasich, et 14,5 % au sénateur ultra-conser vateur, Ted Cruz, son principal rival.Ted Cruz a été laminé après avoir osé critiquer les valeurs de New York.« Il n\u2019y a plus vraiment de course [à l\u2019investiture républicaine].Le sénateur Cruz est mathématiquement éliminé.[\u2026] Nous avons gagné après ce soir près de 300 délégués de plus que le sénateur Cruz » , a insisté Donald Tr ump, 69 ans, avant de se lancer dans une nouvelle critique virulente des règles d\u2019attribution des délégués républicains.« C\u2019est un système malhonnête, c\u2019est un système truqué», a-t-il redit.Même avec sa victoire de New York, et s\u2019il est désormais le seul à pouvoir l\u2019atteindre, il est encore loin de la majorité absolue de 1237 délégués qui lui assurerait l\u2019investiture républicaine à la convention de juillet à Cleveland.Il en a engrangé environ 840, il en reste quelque 670 à prendre dans les 15 primaires républicaines restantes.Le système Ces délégués républicains, qui décideront à la convention qui sera leur candidat à la présidentielle, sont attribués en fonction du vote des électeurs, mais pas seulement.« Personne ne devrait obtenir des délégués et revendiquer la victoire s\u2019ils n\u2019obtiennent pas ces délégués en fonction des électeurs et du vote», a tempêté M.Trump.Ted Cruz, qui connaît mieux les ressorts du système, a su jusqu\u2019à présent les utiliser à son profit.S\u2019il ne parvient pas aux 1237 délégués, M.Trump craint que le parti républicain ne l\u2019empêche d\u2019être investi à Cleveland, même s\u2019il est en tête.Depuis deux semaines, le milliardaire a réorganisé son équipe de campagne, avec l\u2019arrivée notamment de Paul Manafort, expert des conventions contestées (sans candidat majoritaire).Donald Trump a aussi mis un frein à sa rhétorique enflammée.Mardi soir, il n\u2019a même pas utilisé le surnom de « Ted le menteur », qu\u2019il donne habituellement à Ted Cruz.Celui-ci a estimé que la victoire de M.Trump à New York n\u2019était que celle d\u2019un «politicien gagnant son État ».Et dans un discours à Philadel- phie qui ne lui ressemblait guère, où il a cité Ronald Reagan et John Kennedy, il a appelé les républicains à s\u2019unir derrière lui.«Nous devons unir le parti républicain car c\u2019est le premier pas pour unir les Américains», a-t-il dit.Donald Trump et Hillary Clinton sont en tête des sondages en Pennsylvanie, l\u2019État le plus important le 26 avril.Agence France-Presse PRIMAIRES AMÉRICAINES Clinton et Trump déjà sur la route pour le dernier sprint J É R Ô M E C A R T I L L I E R à Riyad B arack Obama a entamé mercredi ce qui devrait être sa dernière visite en Arabie saoudite, un allié historique des États-Unis qui n\u2019a pas digéré l\u2019ouver ture de Washington vers Téhéran.L\u2019arrivée du président américain à Riyad, capitale du riche royaume pétrolier, n\u2019a pas été retransmise en direct à la télévision nationale et le roi Salmane ne s\u2019est pas déplacé à l\u2019aéroport pour l\u2019accueillir, comme ce fut le cas lors de son dernier séjour en janvier 2015.Au début de leur rencontre au palais, M.Obama a remercié le monarque pour l\u2019organisation jeudi d\u2019un sommet avec les six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui fait suite à celui tenu il y a un an, à Camp David, aux États-Unis.Le roi Salmane avait boudé cette rencontre.M.Obama devait a en outre rencontré en soirée l\u2019homme fort des Émirats arabes unis, le prince héritier d\u2019Abou Dhabi Mohamed ben Zayed Al-Nahyane, pour voir en par ticulier comment renforcer la coopération pour vaincre le groupe État islamique (EI), selon la Maison- Blanche.Relations tendues La défiance vis-à-vis de l\u2019administration américaine est réelle à Riyad où tous les yeux sont déjà tournés vers l\u2019élection, en novembre, du successeur de M.Obama.Les décisions de l\u2019exécutif américain \u2014 du refus d\u2019intervenir en Syrie contre le régime de Bachar al-Assad aux négociations sur le nucléaire avec l\u2019Iran, grand rival chiite \u2014 ont en ef fet ulcéré les monarchies sunnites, dont le chef de file est l\u2019Arabie saoudite.«Même si la visite est présentée comme l\u2019occasion de renforcer l\u2019alliance, elle montrera surtout à quel point Washington et Riyad se sont éloignés ces huit années écoulées », estime Simon Henderson du Washington Institute for Near East Policy.«Pour Obama, le problème central au Moyen-Orient est la lutte contre le groupe EI.Pour la dynastie des Al- Saoud, c\u2019est l\u2019Iran», résume- t-il dans une tribune publiée dans Foreign Policy.À ceux qui prédisent une visite d\u2019adieux se résumant à une simple photo de famille, la Mai- son-Blanche rappelle la solidité d\u2019une alliance qui remonte à Franklin Roosevelt et met l\u2019accent sur les efforts conjoints contre les djiha- distes du groupe EI en Irak comme en Syrie.« La relation a toujours été complexe.[\u2026] Mais il existe un socle de coopération sur des intérêts communs, en particulier l\u2019antiterrorisme», assure Ben Rhodes, proche conseiller de M.Obama.De l\u2019aide Les monarchies attendent un renforcement de l\u2019aide militaire américaine, mais aussi un coup de pouce pour lutter contre les cyberat- taques déstabilisatrices.Elles redoutent en particulier que Téhéran apporte un soutien aux dissidents dans le but de fragiliser leurs régimes.Elles espèrent aussi que le président américain, qui quittera le pouvoir en janvier, ar ticulera un discours ferme vis-à-vis de Téhéran.Dans un article publié mi-mars dans le magazine The Atlantic, M.Obama appelait ses «amis» saoudiens à trouver un moyen de partager leur voisinage avec Téhéran.La formulation est très mal passée à Riyad.Un autre sujet sensible a refait surface à l\u2019approche du voyage présidentiel : le possible rôle de l\u2019Arabie saoudite, ou de certains de ses responsables, dans les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis (15 des 19 pirates de l\u2019air étaient Saoudiens).Agence France-Presse DIPLOMATIE Obama en visite à Riyad dans un climat difficile SCOTT OLSON AGENCE FRANCE-PRESSE Des partisans de Donald Trump l\u2019attendaient mercredi, à Indianapolis.M O H A M M E D H U W A I S à Sanaa L es négociations censées trouver une solution au conflit au Yémen doivent commencer jeudi à Koweït, a annoncé l\u2019ONU après la décision des rebelles de se joindre aux pourparlers initialement prévus lundi.Mercredi, les rebelles chiites houthis ont dit avoir accepté de participer aux négociations après avoir obtenu des assurances de l\u2019ONU sur le respect du cessez-le-feu entré en vigueur le 11 avril dans ce pays ravagé par plus d\u2019un an de conflit et maintes fois violé depuis.La délégation des rebelles et de leurs alliés, des partisans de l\u2019ex-président, Ali Abdallah Sa- leh, a ensuite quitté la capitale yéménite Sanaa pour Oman avant de se rendre à Koweït, selon les autorités aéroportuaires.Alors que la délégation du pouvoir du président Hadi, appuyé par l\u2019Arabie saoudite, se trouve sur place depuis lundi, les rebelles, soupçonnés d\u2019être soutenus par l\u2019Iran, avaient boudé le début des négociations en accusant la partie adverse de violations du cessez-le-feu.«Les négociations de paix au Yémen commenceront jeudi à Koweït sous l\u2019égide de l\u2019ONU », a annoncé à New York le porte-parole des Nations unies Stéphane Dujarric.«Les délégations se concentreront sur l\u2019application de la résolution 2216».Celle-ci enjoint notamment aux Houthis de céder les territoires qu\u2019ils ont conquis, dont la capitale Sanaa, à la faveur d\u2019une vaste offensive lancée à partir de leur fief dans le nord en juillet 2014.Le cessez-le-feu Le conflit au Yémen a commencé lorsque les Houthis ont chassé le gouvernement de Sanaa en septembre 2014.Il a ensuite pris une dimension régionale en mars 2015 quand l\u2019Arabie saoudite a formé une coalition arabo-sunnite pour enrayer l\u2019avancée des Houthis, qu\u2019il accuse d\u2019être des «agents de l\u2019Iran».«Nous [les rebelles] avons accepté d\u2019aller aux négociations » après avoir obtenu « des assurances » du médiateur de l\u2019ONU, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, sur le respect du cessez-le-feu, a dit Saleh al-Sammad, haut responsable des Houthis.À son départ de Mascate, Yasser Alawadi, secrétaire général adjoint du Congrès populaire général (CPG), le parti de M.Saleh, a cependant prévenu qu\u2019il n\u2019y aurait «pas de débats sur des questions politiques tant que le cessez-le-feu n\u2019aura pas été respecté par les agresseurs».Un autre responsable du CPG, Yahia Du- waid, s\u2019est voulu plus optimiste, indiquant que l\u2019ONU avait aidé à « surmonter plusieurs obstacles qui avaient retardé notre arrivée à Koweït ».«Nous aurons le droit de suspendre notre participation si les assurances fournies ne sont pas suivies d\u2019ef fet », a dit Mahdi al-Mashat, un chef rebelle.Les sanctions Les rebelles et leurs alliés voudraient notamment obtenir une levée des sanctions imposées contre certains de leurs dirigeants, dont M.Sa- leh, par le Conseil de sécurité de l\u2019ONU, selon une source proche du dossier.Mardi, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, avait demandé que les négociations commencent « sans plus de retard» et exhorté les participants à « dialoguer de bonne foi ».Le médiateur de l\u2019ONU, présent à Koweït, a multiplié les contacts avec les protagonistes et des représentants des cinq membres permanents du Conseil de sécurité.Ces derniers ont, selon un diplomate occidental, adressé mardi soir un message aux rebelles les exhortant à dépêcher rapidement leurs délégués aux pourparlers.Sur le terrain, les combats, qui se poursuivaient par intermittence mercredi sur certaines lignes de front, ont fait ces dernières 24 heures 19 morts (16 rebelles et 3 soldats) dans la région de Nahm, au nord-est de Sanaa, selon un officier loyaliste.Agence France-Presse YÉMEN Les négociations de paix commencent jeudi « Il existe un socle de coopération sur des intérêts communs» Hillary Clinton a tendu un rameau d\u2019olivier à Bernie Sanders L E D E V O I R , L E J E U D I 2 1 A V R I L 2 0 1 6 LE MONDE B 7 S A N T I A G O P I E D R A S I L V A à Pedernales U ne nouvelle secousse a frappé l\u2019Équateur dans la nuit de mardi à mercredi, quatre jours après le séisme le plus meurtrier d\u2019Amérique latine depuis 2010, avec au moins 525 morts, tandis que l\u2019espoir de retrouver des survivants s\u2019amenuisait.Selon les autorités locales, cette secousse, dont la magnitude a été évaluée à 6,1 par l\u2019Institut américain de géophysique (USGS), est une réplique du séisme de magnitude 7,8 qui a dévasté la côte Pacifique de l\u2019Équateur samedi soir, le pire qu\u2019ait connu le pays en près de 40 ans.«Ce sont des répliques.Nous avons eu deux séismes à l\u2019aube de magnitudes 6,1 et 6,3», a expliqué Mario Ruiz, directeur de l\u2019Institut géophysique d\u2019Équateur.Depuis samedi, plus de 400 répliques de diverses intensités ont été enregistrées, un phénomène qui pourrait se poursuivre pendant plusieurs jours, selon les experts.Cette nouvelle secousse, prolongée, a semé la panique parmi les secouristes et les rescapés, sans provoquer de nouveaux dégâts.Plus de 900 secouristes, pompiers, médecins et spécialistes de 20 pays, dont la Colombie, le Chili, le Mexique, le Venezuela et l\u2019Espagne, poursuivaient mercredi leur quête effrénée de survivants parmi les décombres.Le dernier bilan communiqué par la justice, encore provisoire, est de 525 morts dans la province de Ma- nabi, la plus touchée, mais d\u2019autres victimes auraient aussi été recensées dans la province de Guayas.Environ 1700 personnes sont par ailleurs portées disparues et plus de 4600, blessées.Au moins 11 étrangers figurent parmi les victimes, de nationalités canadienne, colom- bienne, britannique, cubaine, irlandaise et dominicaine selon diverses sources of fi- cielles, alors que le tremblement de ter re a touché les zones touristiques du pays.Lenteurs Près de quatre jours après le séisme, l\u2019espoir de retrouver des survivants s\u2019amenuisait mercredi, les rescapés critiquant la lenteur des secours e t s o u f f r a n t d u manque de vivres.«Nous n\u2019avons ni eau ni aliments.Mais les magasins, soit ils sont fermés, soit ils vendent très cher.Certains ont augmenté les prix, passant de un à cinq dollars », a dénoncé An- drés Mantuano, habitant de Manta, une des villes les plus dévastées.Dans cette cité balnéaire de 253 000 habitants, le président, Rafael Correa, s\u2019est déplacé lui-même pour tranquilliser les sinistrés, désemparés face aux immeubles en ruines et à l\u2019odeur des corps en décomposition, accentuée par le soleil de plomb.Il leur a promis que des ravitaillements arrivaient, se montrant aussi rassurant sur l\u2019avancée des secours : « Cinquante-quatre personnes ont été sauvées [des décombres].Tout cet ef for t a valu la peine».Mais les sinistrés commencent à désespérer.«Les secours ont été très longs à venir.Des vies ont été perdues ! Nous, les proches, sommes ici depuis samedi soir », se révoltait Pedro Merro, dont la cousine a disparu dans l\u2019ef fondrement du marché municipal.Certains pompiers se montraient eux aussi critiques sur la façon de procéder.«Malheureusement, on n\u2019a pas laissé les 72 heures nécessaires pour permettre aux équipes d\u2019opérer » à mains nues, a confié le lieutenant Ricardo Méndez, commandant des pompiers de la ville colombienne de Pasto.Agence France-Presse SÉISME De nouvelles secousses frappent l\u2019Équateur N ew Delhi \u2014 Plus d\u2019un quar t de la population souf fre de la sécheresse en Inde, certaines régions étant en proie à de graves pénuries d\u2019eau qui occasionnent de lourdes pertes de récoltes aux agriculteurs, a indiqué le gouvernement.Quelque 330 millions de personnes répar ties sur 10 États sont touchées par cette sécheresse qui inter vient après deux années de faible mousson, a indiqué un avocat du gouvernement indien PS Narasimha devant la Cour suprême.Le gouvernement a versé des financements aux régions touchées par ce manque de pluies ayant entraîné par endroits le rationnement de l\u2019eau potable, a-t-il ajouté.Les récits de familles et d\u2019agriculteurs contraints de parcourir de longues distances pour trouver de l\u2019eau font les gros t itres de la presse indienne.L\u2019avocat a fourni les chiffres mardi, après une requête d\u2019une ONG demandant à la Cour suprême d\u2019ordonner au gouvernement d\u2019accroître ses efforts en faveur des régions les plus touchées.Des décès De fortes températures sévissent en outre dans l\u2019est, le centre et le sud de l\u2019Inde depuis plusieurs semaines et qui ont provoqué la mor t de dizaines de personnes.La chaleur tue plusieurs centaines de personnes, parmi les plus pauvres, chaque année en Inde mais cette année les températures ont augmenté plus tôt que d\u2019habitude, faisant craindre un bilan encore plus élevé.«Nous n\u2019avons jamais connu de températures aussi élevées durant ces mois depuis plus de 100 ans », a dit le responsable de l\u2019aide au sein des services de l\u2019agriculture de l\u2019État de l\u2019Orissa, P.K.Mohapatra.Les services météo indiens ont lancé une alerte mercredi en raison de l\u2019arrivée d\u2019une vague de chaleur dans l\u2019Orissa et deux autres États, avec des températures de plus de 45 °C prévues dans les prochains jours.Les écoles sont fermées jusqu\u2019à la semaine prochaine dans l\u2019Orissa tandis que plus au nord, dans le Bengale occidental, des mouvements de protestation ont éclaté à cause des pénuries d\u2019eau.« Plusieurs centaines d\u2019habitants de la ville d\u2019Howrah ont bloqué lundi une grande artère pour protester contre le manque d\u2019approvisionnement en eau », a dit Baren Das, un responsable de la ville.Des responsables politiques sont mis en cause en raison de leur déplacement dans les régions affectées, des centaines de litres d\u2019eau ayant ainsi été déversées pour humidifier une route poussiéreuse avant la visite du chef de l\u2019exécutif du Karnataka mardi.Les services météo prévoient une mousson meilleure que prévu cette année, promettant un rayon d\u2019espoir aux agriculteurs.Le secteur agricoles emploie 60% de la population.Agence France-Presse INDE La sécheresse touche 330 millions de personnes N A T A L I A R A M O S à Brasília L a justice brésilienne a re- por té une nouvelle fois mercredi sa décision sur l\u2019entrée ou non de l\u2019ex-président Luiz Inácio Lula da Silva au gouvernement fantôme de Dilma Roussef f qu\u2019il était censé sauver de la destitution.«À la majorité, la Cour a décidé de repousser sa décision » et d\u2019analyser les recours présentés devant ce tribunal sur cette af faire en une seule séance, a déclaré le président de la plus haute instance juridique, Ricardo Lewandowski.Les juges n\u2019ont pas fixé de nouvelle date.Les hauts magistrats devaient se prononcer sur la légalité de la nom i n a t i o n d e L u l a comme chef de cabinet (quasi-premier ministre) de Dilma Rousseff le 16 mars, alors qu\u2019il était sous la menace d\u2019un placement en détention par le juge Sergio Moro (qui a été dessaisi de l\u2019af faire).Ce dernier le soupçonne de corruption dans le cadre du scandale Petrobras, la compagnie publique pétrolière.Trop tard?La décision finale interviendra sans doute trop tard pour Dilma Rousseff, qui se dit victime d\u2019un coup d\u2019État institutionnel et dont le mandat ne tient désormais plus qu\u2019à un fil devant le sénat.D\u2019ici le 11 mai, il y suf fira d\u2019un vote à la majorité simple, considéré comme très probable, pour prononcer sa mise en accusation pour maquillage des comptes publics et l\u2019écarter du pouvoir pour au maximum six mois avant le jugement final.Son ex-allié et désormais rival, le vice-président, Michel Temer, assumerait alors immédiatement ses fonctions.Il consulte déjà pour former un gouvernement.En plein impeachment, Dilma Roussef f, se rendra jeudi à New York pour signer un traité sur les changements climatiques à l\u2019ONU et probablement profiter de cette tribune pour plaider sa cause.Pendant ce voyage, elle laissera les rênes du pays au vice- président Temer.« Le voyage est prévu et une équipe est déjà partie pour les préparatifs », a déclaré mercredi le service de presse du palais présidentiel du Planalto.La présidente reviendra dès vendredi soir ou samedi matin.Lula devra donc continuer à aider Dilma Rousseff et à songer à son propre avenir hors du gouvernement.Il a par ti- cipé mardi à São Paulo à une réunion de la direction nationale du Parti des travailleurs (PT) qu\u2019il a fondé et porté au pouvoir.Défaite appréhendée «Tant Lula que nous autres pensons qu\u2019il sera très difficile de gagner au sénat parce que les partis qui ont voté contre nous à l\u2019assemblée auront la même attitude», a déclaré mardi soir un participant à cette réunion, le député Zé Geraldo.«Je crois qu\u2019à ce stade, le fait que Lula entre ou non au gouvernement ne fera pas une grande dif férence », a abondé Sergio Praça, analyste politique à la Fondation Getulio Vargas.« Beaucoup de choses se sont passées ces dernières semaines et le fait qu\u2019il n\u2019ait pas été autorisé à prendre ses fonctions a créé un choc, une surprise qui a eu des conséquences gigantesques pour le gouvernement » de Dilma Rousseff, a-t-il ajouté.Mais après Dilma, Lula reste l\u2019homme à abattre pour ses nombreux adversaires.Malgré ses ennuis judiciaires, il arriverait avec 21 % des voix en tête au premier tour de l\u2019élection présidentielle de 2018 à laquelle, à 70 ans, il est déjà précandidat, selon un sondage Datafolha du 10 avril.Il devancerait l\u2019écologiste Marina Silva (19 %) et le chef de l\u2019opposition de centre-droit Ae- cio Neves (17 %), rival malheureux de Mme Rousseff en 2014, et de très loin le vice-président Temer (1 à 2 %).Agence France-Presse BRÉSIL La justice repousse sa décision sur l\u2019entrée de Lula au gouvernement S hanghai \u2014 À la faveur du réchauffement climatique, la Chine envisage d\u2019exploiter un raccourci maritime reliant les océans Pacifique et Atlantique par les eaux polaires de l\u2019Arctique, et a publié un guide afin d\u2019y encourager la navigation marchande, a indiqué mercredi un média d\u2019État.La route maritime, qui passe au nord du Canada, permet de raccourcir sensiblement les trajets entre la Chine \u2014 première puissance commerciale mondiale \u2014 et l\u2019Est des États-Unis, en évitant le canal de Panama.La route maritime reste impraticable une bonne partie de l\u2019année, mais le récent réchauffement climatique et la débâcle de la banquise l\u2019a rendue plus accessible.Pékin y voit désormais une opportunité de remodeler les flux commerciaux mondiaux.L\u2019Administration de la sûreté maritime chinoise vient de publier un guide de 356 pages, comprenant cartes marines et descriptions de l\u2019état des glaces le long du passage du Nord-Ouest, a indiqué le China Daily.« Des navires battant pavillon chinois navigueront sur cette route dans l\u2019avenir», a assuré Liu Pengfei, le porte-parole de l\u2019administration, cité par le quotidien.« Lorsque cette route sera régulièrement utilisée, elle modifiera le transport maritime planétaire et aura une influence considérable sur le commerce international, l\u2019économie mondiale, les flux de capitaux et l\u2019exploitation des ressources », a ajouté M.Liu.Le Canada considère le passage du Nord-Ouest comme faisant partie de ses eaux intérieures, une position contestée par d\u2019autres pays, pour qui la voie est un détroit international.Le ministère chinois des Af faires étrangères n\u2019a pas tenu mercredi à faire connaître sa position sur la question.«La Chine prendra une décision appropriée en fonction de divers facteurs », a indiqué lors d\u2019une conférence de presse régulière Hua Chunying, une porte-parole du ministère.L\u2019an passé, le géant chinois du fret maritime Cosco avait annoncé vouloir ouvrir des lignes régulières vers l\u2019Europe par le passage du nord-est, une autre voie passant par l\u2019Arctique, et qui longe les côtes septentrionales de la Sibérie.Des navires marchands du géant étatique avaient em- pr unté cette route en 2013 et 2015.Cosco, depuis, a été fusionné avec une autre compagnie, China Shipping Group.Agence France-Presse PASSAGE DU NORD-OUEST La Chine incite sa flotte marchande à emprunter l\u2019Arctique NOAH SEELAM AGENCE FRANCE-PRESSE Un éleveur de Bibi Nagar, dans le district de Nalgonda, conduisait, il y a plusieurs semaines déjà, ses bêtes vers un point d\u2019eau.RODRIGO BUENDIA AGENCE FRANCE-PRESSE Des secouristes transportaient le corps d\u2019une victime du séisme mercredi, à Pedernales.Lula da Silva «Nous n\u2019avons ni eau ni aliments.Mais les magasins, soit ils sont fermés, soit ils vendent très cher.» L E D E V O I R , L E J E U D I 2 1 A V R I L 2 0 1 6 C U L T U R E B 8 S T É P H A N E B A I L L A R G E O N L\u2019 animateur abonné aux controverses Jef f Fillion est congédié par la station Énergie 98,9 de Québec, propriété de Bell Média.« Nous annonçons que Jef f Fillion ne travaille plus pour Bell », dit le message laconique publié vers 13 h mercredi sur le compte Facebook de la compagnie.Il perd donc du même coup la barre de 100% Fillion, émission de télévision diffusée sur TV1, autre propriété de Bell Média.Mardi, déjà, Bell Média avait suspendu l\u2019animateur de son émission du midi Le retour de Jef f Fillion en expliquant qu\u2019il avait tenu « des propos publics of fensants qui ne rencontrent pas le Code de conduite de Bell ».Cette explication était aussi venue par l\u2019entremise de Facebook.Message sur Twitter Cette décision découlait d\u2019un message mis en ligne sur son compte Twitter concernant le suicide du fils adolescent de l\u2019homme d\u2019affaires Alexandre Taillefer.« C\u2019est de la faute d\u2019Amazon, écrivait Jeff Fillion, en rajoutant deux émoticônes moqueuses.Alexandre Taille- fer s\u2019ouvre avec émotion sur la mort tragique de son fils».L\u2019animateur citait le Journal de Montréal (pour la dernière phrase).Le premier bout (sur Amazon) faisait référence aux propos de M.Taillefer tenus à l\u2019émission Tout le monde parle d\u2019ICI Radio-Canada Télé de dimanche.L\u2019homme d\u2019af faires déplorait que son fils ait fait part de ses idées suicidaires sur le réseau Twitch, qui appartient à Amazon, sans que des mécanismes permettent de les détecter.Le message jugé irrévérencieux et blessant a fortement fait réagir.L\u2019émetteur s\u2019est excusé brièvement au micro d\u2019Éric Salvail et les fantastiques (Énergie 94,3 de Montréal) lundi.Il a af firmé que son commentaire était cité hors contexte.Alexandre Taillefer lui- même a interpellé la direction de Bell Média au micro de Paul Arcand (98,5, Montréal) en matinée lundi.Il avait poursuivi la réplique sur les réseaux sociaux.Jeff Fillion a réagi immédiatement à son congédiement.Il a demandé aux médias de le laisser vivre ces moments difficiles en famille.Il a aussi expliqué qu\u2019il reprendra du service sur Radio Pirate dès lundi prochain.La chaîne Internet sur abonnement lui a servi de plateforme pendant des années après son congédiement de CHOI.Jean-François Fillion développe sa carrière sur des déclarations incendiaires depuis des années.Il a régné sur les ondes de Québec pendant une dizaine d\u2019années au micro de l\u2019émission matinale à CHOI- FM (1996-2004).Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CR TC), gardien des ondes nationales, avait menacé de suspendre la licence du diffuseur à la suite des propos les plus controversés.L\u2019animatrice Sophie Chias- son a finalement remporté une poursuite de 300 000 $, et Jeff Fillion a été congédié de CHOI.Il a ensuite poursuivi sa carrière sur le Web avant d\u2019être repêché par NRJ en 2014.La vedette de la radio poubelle vient d\u2019être jetée au vide-ordures encore une fois.Le Devoir RADIO Jeff Fillion congédié par Bell Média S T É P H A N E B A I L L A R G E O N À peu près tout ce qui compte comme patrons de presse ou comme représentants des journalistes du Québec se réunira à Québec le mardi 3 mai pour un grand exercice de réflexion autour de la crise des médias d\u2019information.Les par ticipants se feront présenter les conclusions d\u2019une analyse économique de la firme indépendante MCE Conseils sur les modes de soutien des médias d\u2019information ailleurs dans le monde, surtout en Europe et notamment dans les pays scandinaves.Ils étudieront aussi des hypothèses de refi- nancement des entreprises de presse.Ils seront finalement appelés à discuter des solutions concrètes pour venir en aide au secteur réputé essentiel pour le bon fonctionnement d\u2019une société démocratique.Le colloque L\u2019information: le 4e pouvoir sous pression est organisé par la Fédération nationale des communications (FNC- CSN), qui représente des centaines de syndiqués des salles de nouvelles québécoises.La liste des participants confirmés comprend des dirigeants de Capital Média (Claude Gagnon), La Presse+ (Éric Trottier), Ra- dio-Canada (Michel Cormier) et Le Devoir (Brian Myles).Il y aura aussi la présidente de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (Lise Millette), la vice-présidente de la FNC (Valérie Lessard) et le président de l\u2019Association des journalistes indépendants du Québec (Simon Van Vliet).En plus, en matinée, plusieurs universitaires et chercheurs spécialisés feront le point sur l\u2019état du monde de l\u2019info, des vieilles comme des nouvelles plate- formes.Occasion rare «C\u2019est rare de réunir tous les gens de l\u2019industrie en un même lieu pour partager des idées et des visions pour l\u2019avenir, dit Pascale St-Onge, présidente de la Fédération.Nous allons donc demander aux patrons de presse et aux journalistes de discuter ensemble des problèmes de notre industrie et de leur vision de l\u2019avenir des médias.» Elle ne peut encore dévoiler l\u2019étude de MCE Conseils, toujours en élaboration.« L\u2019analyse porte sur des hypothèses de financement, résume la présidente.Nous avons regardé ce qui se fait à l\u2019étranger, mais aussi ce qui pourrait se faire au Canada et au Québec.On demandera aux par ticipants de discuter par rapport à ces options, mais aussi de manière plus large de l\u2019avenir des médias et de l\u2019information.» Le document de présentation du colloque parle d\u2019une crise.Ses signes sont partout.Encore cette semaine, Québecor a annoncé la fermeture de sa chaîne spécialisée Canal Argent et des compressions à son agence QMI.« Il y a un sentiment d\u2019urgence, dit Mme St-Onge.Plusieurs médias semblent nerveux quant à leur avenir.Les conditions pour les journalistes se détériorent, et les pos- sibi l i tés d \u2019embauche diminuent.Il faut discuter de tout cela.» Le Devoir Le point sur la crise de l\u2019information Patrons et journalistes étudieront les soutiens possibles aux médias PEDRO RUIZ LE DEVOIR Patrons de presse et journalistes se pencheront sur les modes de financement des médias à l\u2019heure du tout au numérique.Ci-dessus, la salle de rédaction du Devoir.Marie-Nicole Lemieux signe chez Warner Warner Classics a annoncé lundi la signature d\u2019un contrat d\u2019exclusivité avec Marie-Ni- cole Lemieux.La chanteuse québécoise enregistrera donc désormais pour l\u2019étiquette Erato.Son premier disque à paraître début 2017 sera consacré à des airs de Rossini enregistrés à Montpellier sous la direction d\u2019Enrique Maz- zola.Le communiqué publié par Warner nous apprend au passage que Marie-Nicole Le- mieux fera ses débuts au Met en Geneviève dans Pelléas et Mélisande et Miss Quickly de Falstaff, et qu\u2019elle chantera Carmen en version concert au Théâtre des Champs-Élysées en janvier 2017, sous la direction de Simone Young.Le Devoir Nouvelle chaîne panafricaine d\u2019information Pointe-Noire, Congo \u2014 La nouvelle chaîne panafricaine d\u2019information en continu Africa- news a commencé à émettre mercredi après-midi de son siège de Pointe-Noire, dans le sud de la République du Congo, a constaté un journaliste de l\u2019AFP.Après trois mois et demi d\u2019existence en ligne à travers son site Internet, la «petite sœur» de la chaîne Euro- news a commencé sa diffusion peu après 17 h à l\u2019occasion d\u2019un duplex avec le siège d\u2019Euro- news à Lyon.Michael Peters, président des deux chaînes, a poussé symboliquement le bouton de démarrage d\u2019Africanews sous les applaudissements de journalistes et techniciens présents avec lui sur le plateau.Africanews va offrir «une information de qualité [\u2026], un nouveau point de vue, une nouvelle voix qui va porter haut cette perspective africaine [sur l\u2019information et le monde] qui mérite d\u2019exister dans le concert des nations», a-t-il déclaré.La chaîne émet en anglais et en français dans un premier temps.D\u2019autres langues doivent suivre, a assuré M.Peters, citant le swahili.Agence France-Presse Lire aussi \u203a Le compte-rendu du concert Olivier Latry interprète Poulenc à la Maison symphonique.Sur l\u2019application tablette et le site Web du Devoir.MICHAËL MONNIER LE DEVOIR C A T H E R I N E L A L O N D E L a chaîne de pharmacie Jean Coutu a décidé de réduire l\u2019ampleur de sa section de magazines, comme l\u2019a confirmé au Devoir la vice-présidente aux communications Hélène Bisson, afin d\u2019arrimer son offre aux habitudes des lecteurs, qui glisseraient désormais vers le numérique.« Nous continuons à vendre des hebdomadaires comme Dernière Heure, mais nous réduisons les mensuels comme Elle Québec, puisque les lecteurs ont pris l\u2019habitude maintenant de lire ces magazines-là sur Internet.On conserve nos sections livres, et on les agrandit même », a précisé madame Bisson, qui ne savait toutefois préciser le pourcentage de magazines ainsi élagué des étalages.Tous les points de vente ne sont pas similaires côté périodiques, a précisé la porte-parole, et certains Jean Coutu par ticuliers continuent d\u2019avoir une diversi té de magazines, et quelques mensuels.Archambault aussi Rappelons que la chaîne du disquaire-libraire Archambault a retiré à la fin de 2015 les magazines, revues et périodiques de ses magasins.Six succursales de Renaud-Bray ont fait de même depuis janvier.La vente des activités de distribution de presse de LMPI à Disticor risque également de fragiliser un milieu qui subit de nombreux coups et contrecoups depuis ces dernières années.Le Groupe Jean Coutu exploite un réseau de 416 établissements franchisés qui se trouvent au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Ontario.Le Devoir MAGAZINES Jean Coutu réduit son offre TOBIN GRIMSHAW LA PRESSE CANADIENNE Jeff Fillion en 2004 lors d\u2019un rassemblement à Ottawa.Il était alors animateur à CHOI-FM.L a compagnie Jean-Duceppe reprendra en début de saison, à l\u2019automne 2016, En cas de pluie, aucun remboursement, une satire de Simon Bou- dreault, avec Raymond Bou- chard.La pièce avait été fort remarquée à l\u2019été 2015 dans un théâtre de Blainville, une production du Petit Théâtre du Nord.Simon Boudreault avait présenté cette comédie comme étant inspirée de Shakespeare, de Wes Anderson, des Rois maudits de Maurice Druon et de Game of Thrones\u2026 Et la saison se terminera au printemps 2017 avec une nouvelle version de Harold et Maude , la pièce de Col in Higgins adaptée du célèbre film du même nom, qui mettra en vedette Béatrice Picard et Sébastien René dans une mise en scène de Hugo Bélanger.Orphelins expatriés Entre ces deux productions, il faut signaler Ne m\u2019oublie pas, présenté en mars 2017, un texte de Tom Holloway mis en scène par Frédéric Dubois inspiré d\u2019un fait réel, le drame des orphelins expatriés en Australie par le gouvernement britannique entre 1945 et 1968.La pièce mettra en vedette François Papineau et Louise Turcot.À l\u2019automne, Duceppe présentera aussi Nos femmes, une pièce d\u2019Éric Assous qui avait été créée en 2013 au Théâtre de Paris avec les acteurs Daniel Auteuil et Richard Berry, et qui met en scène trois hommes amis depuis 30 ans.À Montréal, la pièce sera interprétée par Guy Jodoin, Sylvain Marcel et David Savard.Cette production sera suivie de Les héros, une œuvre de Gérald Sibleyras sur trois anciens combattants de la Première Guerre mondiale réunis dans un hospice en 1959, avec Michel Dumont en vedette.Le Devoir THÉÂTRE Harold et Maude sera de la prochaine saison chez Duceppe SOURCE LA COMPAGNIE JEAN-DUCEPPE En cas de pluie, aucun remboursement, une satire de Simon Boudreault avec Raymond Bouchard, sera reprise chez Duceppe.Le nouveau rapport annuel de Reporters sans frontières (RSF), diffusé mercredi, documente une dégradation de la liberté de presse dans toutes les régions du monde en 2016.Le Canada est à l\u2019image du continent américain, où les indicateurs reculent en masse.Le pays passe au 18e rang, entre l\u2019Islande et la Namibie, une chute de dix rangs attribuable notamment à la faiblesse de la protection des sources journalistiques au pays et «aux années Harper », qui ont malmené l\u2019accès à l\u2019information aux pays par ce qui était décrit par RSF en octobre dernier comme une «politique des portes closes ».La liberté de presse recule L E D E V O I R , L E J E U D I 2 1 A V R I L 2 0 1 6 C U L T U R E B 9 À L A T É L É CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit SRC Le Téléjournal 18 h Des squelettes Les pêcheurs Prière de ne pas Les échangistes Le Téléjournal Entrée principale TVA 17h55 TVANou.Le Tricheur Les Gags VLOG LE JOURNAL D'UNE PRINCESSE 2: LES FIANÇAILLES ROYALES TVA nouvelles 22h35 Denis Lévesque 23h35 Signé M 0h05 JOHN Q TQ Les Argonautes Génial! / Gildor Roy Cuisine futée, Les grands documentaires CHE (2008) avec Carlos Bardem, Demian Bichir, 23h25 Les francs-tireurs V Atomes Souper parfait Atlantis / Le jour des morts SOUS HAUTE PROTECTION (2009) Steven Seagal.Un gars le soir Un gars le soir Duo Tic Tac Show Appelez RDI Le National RDI économie 24/60 Grands reportages / Jour zéro Le Téléjournal RDI économie Le National 24/60 Grands rep.TV5 17h50 Champi.Journal FR Instinct Sauvage Des racines et des ailes Parconaute / Enfance perpétuée TV5 le journal 23h40 Thalassa D Enchères Enchères Grand Rire de Québec Chroniques paranormales Les secrets de la Bible Enfants tueurs Grand Rire de Québec Comédie Club VIE Pro du patio Été Joël Quel âge 12 travaux S.O.S.Mamies Maigrir ou mourir / Jackie Vendre ou rénover?Pro sur mesure Déco Top Normal?MX Taxi payant Taxi payant Séduction L'index québéc Les années / Yvon Deschamps Souper parfait Souper parfait LES VIOLONS DU COEUR (1999) avec Gloria Estefan, Meryl Streep, Aidan Quinn.VRAK.TV Les testeurs Vrak Attak 3 célibataires Big Bang Filles fauchées New Girl Code F.Big Bang Projet haute couture Code F.Med Hors d'ondes RDS 17h00 Le 5 à 7 Hockey 360° Nos athlètes Images/sec.24CH IIHF Hockey - Championnat mondial des moins de 18 ans (D) L'antichambre (D) Arts martiaux HISTORIA Homme de toi Fièvre encans Chasseurs Rois scrap Fous bolides Fous bolides Bing Bang L'encan Beautés d'acier Beautés d'acier Prêt au combat Achète, retape Trace momies ARTV Les belles histoires Toi et moi Catherine IncroyableExpérience Outlander / Le château de Leoch Féminin Ça fait un bye CAPOTE (V.F.) (2005) Philip Seymour Hoffman.EXPLORA Le mystère des criquets S'aime chien Méd ailleurs Planète Terre Le monde de demain Idées de génie Ils ont fait l'Amérique Coeur abysse SÉRIES+ Castle Les mystères de Laura Une femme exemplaire Scandale / Cours! Crimes majeurs / Les proies Madame la Secrétaire d'État Hawaii 5-0 ZTÉLÉ Frères Béquet Pros du ticket Seuls et tout nu Le mobile du crime Killjoys / Ami ou ennemi?Danseuses Ça passe Prêt sur gage Classé XXX Bêtes charme C.SAVOIR Archi branchés Les cinq sages CodeChasten Encore plus Autochtones disparue Maîtres en musique L'Arctique Quartier Latin Quartier Latin ÉVASION Bagages Sable Sur le pouce Benoit à la plage Voyage luxe Voyage luxe Trip Flip Trip Flip Les routes mythiques D.Monstre TFO PetzClub ClubCinq Subito texto Boum, canon Flip TFO24.7/#ONfr LE PETIT LIEUTENANT (2005) Nathalie Baye.22h50 Altitute TFO24.7/#ONfr Boum, canon Flip Cinépop Cinéma 18h50 L'OEIL DE FEU (1995) avec Sean Bean, Izabella Scorupco, Pierce Brosnan.LA HORDE SAUVAGE (1969) avec Ernest Borgnine, Robert Ryan, William Holden.23h25 LA MER DE SALTON SÉcran 17h05 LA FACE CACHÉE DE.18h55 HUNGER GAMES: LA RÉVOLTE - PARTIE 1 (2014) CINQUANTE NUANCES DE GREY (2015) Dakota Johnson.23h05 LES POUVOIRS DE LA PRIÈRE (2015) Planète Rêver le futur Visite Guidée Rafale, l'avion unique Indus, trésors du fleuve sacré Enquête dans les coulisses d'un supermarché R.I.P.Recherches MATV Libre-service Montréalité Billboard Studio direct CityLife StartLine Living 2 gether Catherine et Laurent Studio direct Génération Z Libre-service CBC CBCNews Coronation St.LNH Hockey / Détroit vs Tampa Bay (D) CBC News: The National CBCNews Coronation St.Rick Mercer CTV CTV News Montreal Grey's Anatomy / Trigger Happy The Big Bang Odd Couple DC's Legends of Tomorrow The Catch / The Laragan Gambit CTV National News Montreal 0h05 Daily S.GBL 17h30 News Global National E.T.Canada Ent.Tonight Big Brother Canada The Blacklist / Cape May Game of Silence / Hurricane Gil Global News 23h35 Stephen Colbert ABC News at 6 World News Local 22 News Inside Edition Grey's Anatomy / Trigger Happy Scandal / Till Death Do Us Part The Catch / The Laragan Gambit News at 11 23h35 Jimmy Kimmel Live CBS Channel 3 News at Six Evening News Ent.Tonight The Big Bang Odd Couple Mom 2 Broke Girls Rush Hour Ch.3 News 23h35 Stephen Colbert NBC NC5 at 6 p.m.NBC News Jeopardy! Wheel Fortune Strong / Don't Give Up the Fight The Blacklist / Cape May Game of Silence / Hurricane Gil News 5 at 11 23h35 The Tonight Show PBS (33) PBS NewsHour Poets Craft Poets Craft Craft in America / Music The Doctor Blake Mysteries Masterpiece Mystery! Business Charlie Rose PBS (57) News America Business PBS NewsHour Call the Midwife Masterpiece Mystery! Antiques Rd World News Charlie Rose UNIS Pense vite! Top science Jardin vu par.FranCoeur Martin sur la route Capitaine Alatriste Rebut global Goût du pays La côte ouest Pense vite! Six pieds HBO 17h30 CONFIRMATION (2016) Wendell Pierce.Last Week Silicon Valley Silicon Valley Game of Thrones / Hardhome 22h05 Game of Thrones Game of Thrones 0h05 Vinyl AddikTV Continuum / Seconde écoute Les passages de l'espoir Les enquêtes de Murdoch Mensonges LE RETOUR DE LA MOMIE (2001) avec Rachel Weisz, Brendan Fraser.TVA Sports 17h00 Destination Coupe LNH Hockey / Pit./N.Y.R.(D) LNH Hockey / Chicago vs St.Louis (D) Le TVA sports 04/21 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit Nos choix ce soir VISITE CHEZ LES MOHAWKS Ayant développé une complicité avec les membres des communautés d\u2019Akwesasne et de Kahnawake, le documentariste Jeff Dorn présente une image différente de la vie des Mohawks et de leur commerce du tabac.Marchands de fumée, Télé-Québec, 20 h FAILLE INFORMATIQUE Bien que vous protégiez votre ordinateur par un logiciel antivirus dernier cri, celui-ci n\u2019est pas à l\u2019abri des cyberpirates qui profitent d\u2019un trou de sécurité confidentiel afin de prendre d\u2019assaut votre ordinateur.Pas rassurant, n\u2019est-ce pas?Jour zéro, ICI RDI, 20 h VIE ET MORT D\u2019UN REBELLE Au sommet de sa gloire, Che Guevara (excellent Benicio Del Toro) disparaît en Bolivie afin de préparer la grande révolution latino-américaine.Suite et fin de cet éblouissant diptyque de Steven Soderbergh mettant également en vedette Rodrigo Santoro et Demian Bichir dans les rôles de Raul et Fidel Castro.Che.2e partie \u2013 Guerilla, Télé-Québec, 21 h Manon Dumais J É R Ô M E D E L G A D O à New York C\u2019 était soir de primaires démocrate et républicaine à New York, mais pour le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ), c\u2019était soir de première.Jamais l\u2019établissement québécois n\u2019avait opéré une campagne de séduction en dehors de ses frontières.Du haut de la résidence du délégué général du Québec à New York, Jean-Claude Lauzon, on peut apercevoir le jardin de sculptures du MoMA.C\u2019est sur ce décor très new-yorkais que Line Ouellet, la directrice du MNBAQ, présentait, à un parterre de journalistes locaux, le nouveau pavillon Lassonde, à être inauguré le 24 juin.«L\u2019hommage à Rosa Luxembourg, de Jean-Paul Riopelle, leur disait-elle, fait 14 mètres de long et sera placé dans le corridor souterrain.Ce corridor n\u2019est pas qu\u2019un lieu de passage entre les vieux bâtiments et le nouveau, il sera la destination.» Dans l\u2019auditoire s\u2019entremêlaient des plumes du New York Times, du Wall Street Journal, de The Economist, mais aussi de médias spécialisés en architecture, en tourisme, en design.Une telle soirée a été possible parce que le pavillon de 103, 4 millions a été conçu par OMA, l\u2019agence du starchitecte néerlandais Rem Koolhaas.Un concours international avait mené en 2010 au choix du projet du bureau new-yorkais d\u2019OMA, dirigé par le Japonais Shoei Shigematsu.«Ce fut un concours presque trop dur, admettait Shigematsu, sourire en coin.La clé [de notre succès] aura été de montrer qu\u2019il ne s\u2019agit pas seulement d\u2019un agrandissement de musée.Le parc et la ville s\u2019agrandissent aussi.» Permettre de rêver Pour Jean-Pierre Dion, directeur des services culturels à la Délégation du Québec, ce projet architectural «unique» permet de rêver.«On ne s\u2019invite pas à New York, New York décide si vous êtes intéressant, dit-il.Le musée a eu du pif.Shoei Shigematsu est un architecte qui monte.Le musée Met\u2019s vient de le choisir pour qu\u2019il transforme une de ses salles [l\u2019expo de costumes Manus x Machina].Soyons fiers de ça», dit-il.Line Ouellet ne s\u2019en cache pas : le MNBAQ mise sur la réputation d\u2019OMA pour faire parler du Québec.« On veut une couverture internationale, c\u2019est très clair, disait-elle, en entrevue.On commence le bouche-à-oreille, on fait tourner la roue.Mais avoir la couverture internationale, c\u2019était l\u2019objectif en faisant un concours international.» « On a consulté nos collègues à l\u2019étranger qui ont ouvert des musées récemment, le Whitney, le New Cooper Hewitt, le Rijkmuseum, poursuivait- elle.Dans leur stratégie, l\u2019idée est de réseauter au maximum pour attirer des clientèles en dehors de leur propre population.» Line Ouellet ne veut pas chiffrer ses attentes, mais l\u2019objectif est de dépasser les 275 000 visiteurs annuels, notamment par un taux plus grand que les 2 % actuels qui proviennent de l\u2019étranger.Le temps dira si l\u2019ef fet OMA se concrétisera, mais la rencontre plutôt décontractée de mardi semble avoir donné une première réponse positive.Accueil prudent Les convives interpellés n\u2019étaient pas prêts à se prononcer sur la qualité du programme architectural sans l\u2019avoir réellement expérimenté.Dan Rubinstein, éditeur à Departures, un «magazine de luxe dédié au meilleur du voyage», estime cependant que ce projet gagne à être connu par ses lecteurs.Josephine Minutillo, rédactrice principale à Architectural Record, qualifie pour le moment le projet de superbe (« smart »), « parce que c\u2019est une superbe firme, une des cinq meilleures au monde ».Elle assure avoir en tête un séjour à Québec tôt en juin pour publier dès juillet, «avec un peu de chance».David G.Imber, de Brutus Casa, une publication en japonais consacrée au design, a des souvenirs d\u2019enfance de Québec et est très impatient de voir comment l\u2019édifice transformera la ville.Il le compare d\u2019emblée à l\u2019agrandissement du Nelson-Atkins Museum of Ar t, à Kansas City, signé par l\u2019architecte Steven Holl.«Le musée était aussi un vieux bâtiment beaux-arts, dit- il.Holl a réussi à lui donner un visage contemporain.C\u2019est un peu la même manière de penser.» Pour Québec, le pavillon Lassonde sera un «produit phare», selon les termes de Line Ouellet.Pour l\u2019antenne new-yorkaise d\u2019OMA, l\u2019édifice a déjà été sa planche de salut.Sans ce premier bâtiment réalisé en dehors des États-Unis ou du Japon, le bureau fermait.« Avec la crise de 2008, on n\u2019avait plus rien, dit Jason Long, premier architecte après Shoei Shigematsu.Je ne sais pas où je serais si on n\u2019avait pas gagné le concours.» Le 24 juin, assure-t-il, il sera à Québec.Collaborateur Le Devoir Notre journaliste a séjourné à New York à l\u2019invitation du Musée national des beaux-ar ts du Québec.Le Musée national des beaux-arts du Québec fait sa cour à New York SOURCE MNBAQ Le nouveau pavillon sera inauguré en juin.© OMA Représentation de la façade du nouveau pavillon Joan Mitchell et Jean-Paul Riopelle Line Ouellet, directrice du Musée national des beaux-arts du Québec, avait un scoop pour la presse new-yorkaise : une exposition réunira à nouveau Joan Mitchell et Jean-Paul Riopelle.Les peintures des deux artistes feront l\u2019objet d\u2019une rare présentation commune à l\u2019automne 2017 et couvriront l\u2019époque de leur relation, soit de 1955 à 1979.C\u2019est le premier pan de sa programmation de « l\u2019an 2 » du pavillon Lassonde que le MNBAQ dévoile. L E D E V O I R , L E J E U D I 2 1 A V R I L 2 0 1 6 CULTURE B 10 22 \u2013 24 avril 2016 Hangar 16 \u2013 Quai de l\u2019Horloge Vieux-Port de Montréal papiermontreal.com Présenté par Partenaires majeurs D imanche dernier, en promenade à Oka, j\u2019ai arpenté le vieux cimetière mohawk de la pinède, cadre des affrontements de 1990 entre l\u2019armée et les forces rouges.Certains lieux dégagent une énergie troublante.Celui-là, dans sa lumière de fin d\u2019après- midi, avec ses tumulus, ses allées de guingois, ses monuments aux guerriers, aux anciens élèves des pensionnats autochtones, avec aussi les objets fétiches des défunts, parfois des drapeaux war riors, posés sur leurs tombes, émanait un charme étrange, une souffrance et une force enfouies.Des esprits l\u2019habitaient, on aimait le croire.Autant les saluer, chemin faisant.Au jeune garde-barrière du parc d\u2019Oka, ni la pinède ni l\u2019été rouge n\u2019évoquaient quoi que ce soit.Pas né sans doute à l\u2019époque où, en ces bois, le caporal Marcel Lemay trouvait la mort, où Lasagne affrontait du regard un jeune soldat, où les tensions entre les communautés mohawks et francophones culminaient à Kanesa- take comme ailleurs.Moi qui croyais la crise d\u2019Oka passée à notre histoire\u2026 Chez les autochtones, elle l\u2019est, du moins.Chacun en pensera ce qu\u2019il voudra de notre côté de la barricade, n\u2019empêche que pour une fois, nos gouvernements auront tremblé devant eux.Même les Innus et les Algonquins relevaient alors la tête.Depuis, ils font les journaux.Avant, qui s\u2019intéressait à leur sort ?Ça ne résout pas leurs problèmes pour autant, mais éclaire une route chaotique restée longtemps dans l\u2019ombre.Ces temps-ci, tout renvoie d\u2019ailleurs au destin des Premières Nations.Autant les pactes de suicide d\u2019enfants et d\u2019adolescents privés de boussoles à Attawapiskat et à Kuujjuaq que les hurlements de désespoir venus de Lac-Simon, sur fond de drogue, d\u2019alcool et de morts sanglantes.Le rappeur algonquin Samian exhorte à raison les jeunes autochtones à secouer les traumatismes pour réinventer la vie et leur avenir.«Prenez-vous en main», dit-il.Mais ça prend du temps à raccommoder, une identité blessée.Le fédéral pourra leur construire des maisons et des centres communautaires ayant de l\u2019allure, c\u2019est à l\u2019âme collective qu\u2019ils ont mal avant tout.Eux, c\u2019est nous au fait.L\u2019identité s\u2019établit sur le partage.Les choses bougent quand même.Le gouvernement de Justin Trudeau descelle les cordons de sa bourse et prend leur détresse au sérieux, des artistes, des guérisseurs autochtones remontent aux sources.Les Premières Nations ont beaucoup à offrir : leurs liens étroits avec la nature et l\u2019énergie tellurique, une cosmologie, une mémoire, l\u2019art en voie royale de catharsis et d\u2019exploration.On tend l\u2019oreille.Transe planétaire La veille de ma balade au cimetière de Kane- satake, j\u2019avais assisté à un spectacle plein d\u2019inspiration et de générosité, dans le cadre de Rao- tihon : Tsa, Focus sur la création contemporaine des Premières Nations.Ça s\u2019intitulait Transcestral : Incantations.Au café du Monument-National, on prenait place sur de petites chaises, sans cérémonie.Sur scène, la chanteuse métissée Moe Clark était entourée de plusieurs artistes, de toutes origines.Une chanteuse de gorge inuite émerveillait les instrumentistes avec ses sonorités râpeuses.La poétesse Joséphine Bacon, tantôt en innu tantôt en français, démarra la soirée sur des accents lyriques.On retrouvait aussi des musiciens et ar tistes irakiens, réfugiés, dont un tout nouvel arrivant, doté d\u2019une voix exceptionnelle, qui avait appris des mots en langue crie aux répétitions, avant l\u2019anglais ou le français.Le spectacle créait une sorte de transe, accompagnée par la danseuse Leticia Vera.Moe Clark possède une grâce lumineuse et s\u2019inspire des anciens legs pour créer des nouveaux sons.Katia Makdissi-Warren, compositrice attelée aux ponts sonores entre l\u2019Occident et le Moyen-Orient, travaille à ses côtés.Les musiciens se mettaient au diapason les uns des autres.Et comme ils provenaient de cultures dif férentes, ça accrochait ici et là.Mais rarement.Tous issus de traditions incantatoires, ils atteignaient en général l\u2019harmonie.Les mélopées répondaient à d\u2019autres mélopées.Les sons de l\u2019oud à ceux d\u2019un clavier, une percussion à l\u2019étrange instrument à tube de Michel Dubeau.La musique venait de loin et du temps présent.On fermait les yeux, bercés par la folle utopie des correspondances universelles.Cette semaine, j\u2019ai retrouvé la même ouverture d\u2019angle devant l\u2019exposition de photos de Samian, Enfants de la Terre à la Place des Arts.Entre l\u2019innocence et la conscience du pire, l\u2019artiste algonquin a capté surtout des regards de personnes âgées ou de jeunes gens à travers le monde : du Maroc, de Cuba, de Nouvelle-Calédonie, du Costa Rica, chez les Innus de Mingan sur la Côte-Nord, etc.Attentif à des visions du réel accrochées à l\u2019instant.À la fois citoyens du monde et membres des Premières Nations en appel d\u2019air, j\u2019ai imaginé un moment Samian et Moe Clark en outardes criant aux gens du sol que, oui, le printemps s\u2019en vient.otremblay@ledevoir.com Par la pinède et par la voix ODILE TREMBLAY G U I L L A U M E B O U R G A U L T - C Ô T É L es audiences sur le renouvellement de la politique culturelle du gouvernement québécois sont reportées de quelques semaines, le temps que le ministre Luc Fortin se rétablisse du virus qui le terrasse.Le gouvernement a annoncé en fin de journée que les séances publiques prévues à Sherbrooke (vendredi), Victoriaville (lundi) et Montréal (2 et 3 mai) seront reprises plus tard.Pour le moment, il est prévu que la vaste consultation débute le 9 mai, à Baie-Comeau.Le premier ministre Couillard a annoncé la semaine dernière que le ministre Fortin (nommé à la Culture en février lors du remaniement provoqué par le cancer de Pierre Moreau) doit se retirer «pour des raisons médicales» \u2014 et cela pour une durée indéterminée.La prédécesseure de M.Fortin, Hélène David, a été chargée de reprendre le dossier de la Culture en attendant le retour du député de Sherbrooke.Le chantier du renouvellement de la politique culturelle avait d\u2019ailleurs été dévoilé par Mme David quelques jours avant le remaniement.Hélène David parle de ce projet depuis l\u2019élection des libéraux en 2014, et elle le présentait comme son «legs» personnel au milieu et au ministère.Selon plusieurs sources, son départ a déçu une partie du milieu culturel, d\u2019autant qu\u2019il survenait à la veille du lancement d\u2019un processus attendu depuis longtemps.La politique culturelle du gouvernement a en effet été adoptée en 1992, dans une ère prénumérique aux paramètres de production et de consommation de la culture passablement dif férents de ceux d\u2019aujourd\u2019hui.Le porte-parole de Luc Fortin indiquait au Devoir mardi que le ministre pensait initialement participer à toutes les audiences publiques, qui s\u2019étireront jusqu\u2019à la fin du mois d\u2019août.Québec désire actualiser la politique de 1992 tout en préservant ses «acquis les plus significatifs », qui ont permis le « développement de l\u2019action culturelle gouvernementale ».C\u2019est dans la foulée de l\u2019adoption de cette politique qu\u2019ont été créés le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC).Dans ses documents de présentation des audiences, le gouvernement évoque la création de ces deux instances comme exemple probant des vertus de la politique.Le positionnement de la culture comme préoccupation dans toute l\u2019action gouvernementale et la reconnaissance du français comme vecteur d\u2019affirmation identi- taire sont aussi cités en exemple.Le Devoir POLITIQUE CULTURELLE Le ministre malade, les audiences sont reportées G U Y L A I N E M A S S O U T R E L ire, écrire, éditer.C\u2019est sur ce thème que s\u2019ouvre jeudi la 44e Rencontre québécoise internationale des écrivains, organisée par l\u2019Académie des lettres, à travers la voix de René de Ceccatty.Il est l\u2019homme de la situation.Éditeur de Marie-Claire Blais comme d\u2019Édouard Louis, avec une œuvre conséquente de romancier, de biographe et d\u2019essayiste, il cumule l\u2019expérience d\u2019un traducteur, d\u2019un critique et d\u2019un éditeur.Il défend la littérature comme approfondissement du réel.De Paris, il s\u2019est entretenu avec Le Devoir à la veille de sa conférence inaugurale.« Quand on est écrivain, il faut se garder une liberté de lecture ; ne pas dépendre de l\u2019actualité littéraire et du système médiatique », explique celui qui, après avoir écrit au Monde des livres, se consacre maintenant exclusivement aux Lettres françaises.«Je veux lire de la littérature classique ou étrangère si j\u2019en ai envie, et de ne pas réfléchir sur des courants actuels.La littérature française actuelle est dépendante d\u2019un système éditorial.La plupart des éditeurs ont été achetés par des groupes qui, comme les groupes américains, recherchent le best-seller.La littérature en pâtit.» Son plus récent ouvrage, Objet d\u2019amour (Flammarion, 2016), prend place parmi ses écrits italiens.Il y raconte comment Siga- lon, peintre français doué, envoyé à Rome pour copier l\u2019extraordinaire Jugement dernier de Michel- Ange, aurait pu rencontrer Stendhal, alors consul de France à Civita Vecchia : « J\u2019ai inventé cette rencontre.Je voulais écrire sur un fragment inachevé de Stendhal, sur Tommaso dei Cavalieri, l\u2019amour de Michel-Ange.» Ce roman, mi-inventé mi-docu- menté, restitue le milieu des arts, tant français qu\u2019italien, au début du XIXe siècle, par l\u2019intermédiaire du copiste de chefs-d\u2019œuvre.« Je connais bien Rome; j\u2019avais envie de décrire cette ville par le regard de Si- galon, qui crut y sacrifier son art, sa créativité et ses recherches personnelles pour faire de la copie.Je traduis aussi beaucoup de livres italiens.Sigalon est pour moi l\u2019occasion d\u2019approfondir ma connaissance de Mi- chel-Ange en tant que poète.Les sonnets de Pasolini, que j\u2019ai traduits, sont très proches de ceux de Michel-Ange.» La passion des autres Il y a beaucoup d\u2019objets d\u2019amour dans ce livre.«Cavalieri et Michel- Ange, la création artistique, la fascination inexprimable pour l\u2019art, tous les objets de fixation monomaniaque fonctionnent comme une aimantation romantique, au singulier, qui concentre l\u2019attention dont on attend la révélation.Cigalon constitue une œuvre avec la même attention qu\u2019un homme amoureux.Un copiste est très proche d\u2019un traducteur.» Au XIXe siècle, un copiste devait donner des œuvres une connaissance interprétée, dépassant le plan pictural ou littéraire.« Le traducteur est soumis aux règles de création d\u2019un autre.Or, j\u2019ai été souvent dans cette situation de responsabilité, conscient de ce qui se perd, en fait de précision, de regard, de ton.Un traducteur [comme un copiste] peut être grand ; reconstituer des couleurs détruites et des œuvres endommagées est un travail qui exige beaucoup d\u2019imaginaire.» Cigalon est pris dans le mouvement de surexpressivité romantique et dans l\u2019admiration de la Renaissance.«Je partage avec Cigalon ces pulsions et cette modestie par rapport aux grandes œuvres.En tant qu\u2019écrivain, j\u2019ai une volonté d\u2019expression intime et de passion, mais aussi un goût naturel classique, limpide, sage par rapport à certains mouvements littéraires contemporains parlés.J\u2019approfondis et je rationalise en réfléchissant sur la vie intérieure.» Balzac a pris Cigalon comme modèle de Bridault dans La comédie humaine.Stendhal écrit en critique d\u2019art sur Sigalon.Nul doute que l\u2019éditeur comprend les mouvements sous-jacents de la création et le rôle de passeur qui accompagne les écrivains dans leur élan.Lecteur de la grande intelligence italienne de Stendhal, admirateur du souffle de Balzac, Ceccatty a justement choisi l\u2019approche subjective pour parler du jugement littéraire et de la littérature intime à Montréal.Pour l\u2019entendre, rendez-vous ce soir à 18 h à la librairie Le Port de tête, à Montréal.Collaboratrice Le Devoir Lire, écrire, éditer, avec René de Ceccatty Pour une littérature forte à la 44e Rencontre internationale des écrivains PHILIPPE MATSAS © FLAMMARION René de Ceccatty "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.