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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2016-04-12, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I N o 7 9 L E D E V O I R , L E M A R D I 1 2 A V R I L 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Actualités \u203a Exit le Prix du premier ministre, les libéraux rétablissent le prix Thérèse-Casgrain du bénévolat.Page A 2 Économie \u203a Ottawa entend attraper les évadés ?scaux, paradis par paradis.Page B 1 Culture \u203a La fée, sa vie, le temps.Un nouveau recueil de poésie pour Denise Boucher.Page B 8 Avis légaux.A 6 Décès.B 6 Météo.B 4 Mots croisés.B 4 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 5 ?w w w .l e d e v o i r .c o m Québécoise BRADERIEdeMODE La G r a n d e À MONTRÉAL - du 14 au 17 AVRIL Ne manquez pas l\u2019événement MODE et magasinage le plus attendu de la saison! Liquidation d\u2019échantillons et surplus d\u2019inventaire J E A N - F R A N Ç O I S N A D E A U U ne nouvelle tentative de suicide a secoué lundi la communauté crie d\u2019Attawapiskat, ce village isolé du nord de l\u2019Ontario, où l\u2019état d\u2019urgence a été décrété la veille.Le gouvernement fédéral a dépêché des travailleurs de la santé en renfort.Le chef Bruce Shisheesh a fait état lundi de cette nouvelle tentative de suicide.Il se trouvait à l\u2019hôpital, auprès de membres de sa communauté éprouvée.Attawapiskat, situé sur la rive ouest de la baie James, aurait connu 11 tentatives de suicide samedi, ce qui a conduit à cet état d\u2019urgence.En mars, il y aurait eu 28 tentatives de suicide.Depuis septembre, il y aurait eu 86 tentatives recensées.Attawapiskat compte moins de 2000 habitants.Le ministre de la Santé de l\u2019Ontario, Eric Hoskins, a annoncé qu\u2019il se rendrait sur place tandis que la première ministre ontarienne, Kathleen Wynne, s\u2019est dite « très préoccupée par ce qui se passe à Attawapiskat ».Une équipe multidisciplinaire, composée notamment d\u2019infirmières spécialisées en santé mentale et de travailleurs sociaux, a été dépêchée sur place.En Ontario, le taux de suicide moyen est de 8,4 pour 100 000 habitants.Chez les Cris d\u2019Attawa- piskat, il est beaucoup plus élevé.Au cours des trente dernières années, le taux de suicide chez les communautés autochtones a toujours été largement supérieur à la moyenne canadienne.On se suicide jusqu\u2019à dix fois plus ATTAWAPISKAT Au secours d\u2019un village en crise Commotion cérébrale Des perturbations chez les jeunes enfants Page A 7 H É L È N E B U Z Z E T T I M A R I E V A S T E L Correspondantes parlementaires à Ottawa S i la majorité des députés néodémocrates \u2014 actuels ou défaits \u2014 se réjouit de voir Thomas Mulcair assurer l\u2019intérim jusqu\u2019à ce qu\u2019un nouveau chef soit choisi, certains se demandent si un tel intérim de deux ans est réaliste.La recherche de la performance parlementaire ne devrait pas se faire au détriment du respect NPD L\u2019intérim du chef déchu bien accueilli Mais certains néodémocrates doutent du choix de Mulcair RÉHABILITER LES ÉCOLES.ET LES ÉLECTIONS SCOLAIRES?JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les écoles vétustes du Québec pourront béné?cier d\u2019investissements totalisant près de 370 millions de dollars pour être rénovées.De passage dans une école montréalaise, le ministre de l\u2019Éducation, Sébastien Proulx, a aussi promis de revoir la controversée réforme de la gouvernance scolaire.Page A 2 NORMAN WONG L\u2019écrivain canadien Joseph Boyden C A R O L I N E M O N T P E T I T P our écrire son dernier roman, Dans le grand cercle du monde, Joseph Boyden s\u2019est glissé tour à tour dans la peau d\u2019un chef huron, d\u2019une captive iroquoise et d\u2019un jésuite français, tentant de comprendre les motivations des uns et des autres dans la Nouvelle-France du XVIIe siècle.Plus récemment, l\u2019auteur canadien d\u2019origine ojibwée, irlandaise et écossaise a entrepris d\u2019écrire un ballet pour le Royal Winnipeg Ballet, sur l\u2019histoire des pensionnats autochtones.Cette semaine, il sera au festival littéraire Metropolis bleu pour parler de son œuvre, mais aussi pour honorer METROPOLIS BLEU Conversations autochtones Lire aussi \u203a La punition.Une chronique de Michel David.Page A 3 Lire aussi \u203a L\u2019après-Mulcair.Un éditorial de Manon Cornellier.Page A 8 VOIR PAGE A 10 : CRISE VOIR PAGE A 10: NPD VOIR PAGE A 10 : LIVRES Rapport Charbonneau Un comité sera aux aguets Page A 3 L E D E V O I R , L E M A R D I 1 2 A V R I L 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 Thèmes abordés : Shuji Nakamura, Ph.D.Prix Nobel de physique 2014 (Lumière DEL) Avec l\u2019appui de : Mercredi 20 avril 2016 · de midi à 14 h · INSCRIVEZ-VOUS \u2022 WWW.CORIM.QC.CA \u2022 514 340-9622 Illuminer le monde autrement En association avec : J E S S I C A N A D E A U M algré le virage à 180 degrés effectué par le premier ministre Philippe Couillard sur la question des élections scolaires, le ministre de l\u2019Éducation n\u2019entend pas balayer du revers de la main le projet de loi 86.Il compte toutefois faire des modifications majeures pour le rendre plus acceptable.«Actuellement, ce n\u2019est pas dans mon esprit de tout rejeter parce qu\u2019il y a des éléments qui sont porteurs [dans le projet de loi 86].Il y a [\u2026] la reddition de compte à simplifier, il y a des éléments pour favoriser la décentralisation sur l\u2019ensemble du territoire qui doit être faite », a soutenu le ministre Sébastien Proulx en conférence de presse lundi.Il souhaite « modifier » et « bonifier » le controversé projet de loi qui, tel quel, présente plusieurs lacunes, convient-il.« Il y a des éléments ef fectivement qui ont plutôt divisé [les acteurs du réseau de l\u2019éducation] dans le cadre des consultations.» Faisant écho aux propos du premier ministre, qui soutenait dans La Presse samedi qu\u2019il était ouvert à l\u2019idée de maintenir les élections scolaires et que celles-ci devraient être jumelées aux élections municipales, le nouveau ministre de l\u2019Éducation dit chercher des solutions en ce sens.«Le projet de loi changeait la façon de tenir des élections.Il modifiait le type d\u2019élections avec lequel on pouvait se retrouver.Alors c\u2019est là qu\u2019il faut travailler [\u2026] Il y a une proposition qui est sur la table, et moi, je veux faire des aménagements qui vont rassembler et mobiliser plutôt que de diviser.» Commissions scolaires anglophones Depuis le début du projet de loi 86, présenté par l\u2019ex-ministre François Blais, les commissions scolaires sont montées aux barricades, particulièrement chez les anglophones.« La communauté anglophone nous a dit qu\u2019elle était très attachée à ses institutions, il y a un élément d\u2019identité et un contrôle sur ses institutions scolaires, mais ça a été dit également dans les régions du Québec», répond le ministre.À la commission scolaire English-Montréal, la présidente Angela Mancini af firme que le changement de ton du gouvernement constitue une «victoire».Mais contrairement au ministre, elle estime que c\u2019est tout le projet de loi qui devrait être balancé par-dessus bord.« Il n\u2019y avait pas grand-chose qui nous amenait à quelque chose de mieux dans ce projet de loi.Est-ce qu\u2019on peut effacer tout ça et repartir à zéro?» Pour les infrastructures Le ministre était de passage à l\u2019école primaire Saint-Nom-de-Jésus, dans le quartier Hoche- laga-Maisonneuve à Montréal, pour annoncer des investissements de 367 millions de dollars dans les infrastructures scolaires.Le choix de cet endroit n\u2019était pas un hasard : l\u2019école primaire est fermée depuis cinq ans en raison de son état de décrépitude avancé et ses 130 élèves sont, depuis, déplacés dans une autre école.Quelque 1500 projets ont été choisis par les commissions scolaires du Québec, mais c\u2019est dans la grande région de Montréal que les besoins sont les plus criants.C\u2019est pourquoi plus du tiers des sommes \u2014 127 millions \u2014 est alloué aux écoles de la métropole.La présidente de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), Catherine Harel Bourdon, accompagnait le ministre pour cette annonce.C\u2019est, selon elle, une « bonne nouvelle ».« Mais ce n\u2019est pas encore suf fisant, affirme-t-elle.À la CSDM, on a un déficit d\u2019entretien [du parc immobilier] d\u2019un milliard de dollars.On travaille donc avec M.Proulx à faire en sorte que l\u2019argent qui nous est octroyé d\u2019année en année se maintienne, voire augmente, pour résorber ce déficit.» Le Devoir Les élections scolaires seraient maintenues, dit Proulx Le ministre de l\u2019Éducation annonce l\u2019injection de 367 millions de dollars pour rénover les écoles K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I L e Par ti québécois a rem- por té haut la main lundi l\u2019élection partielle dans la circonscription de Chicoutimi, profitant visiblement des récentes controverses impliquant Nathalie Normandeau et Sam Hamad pour larguer ses adversaires libéraux.La candidate péquiste, Mireille Jean, n\u2019a eu aucun mal à distancer sa rivale libérale, Fran- cyne T.Gobeil.Après le dépouillement de 126 bureaux de vote sur un total de 158, Mme Jean comptait 48% d\u2019appuis et plus de 2700 voix d\u2019avance sur Mme Gobeil (28%).La candidate de la Coalition avenir Québec, Hélène Girard, occupait le troisième rang à 12%, devant Pierre Dostie, de Québec solidaire (8%).Le taux de participation préliminaire était à ce moment de 42%.Au moment d\u2019écrire ces lignes, la gagnante de la soirée s\u2019apprêtait à monter sur scène pour s\u2019adresser aux militants.Le chef du PQ, Pierre Karl Pé- ladeau, avait auparavant joint sa voix à celles de plusieurs collègues péquistes en félicitant sa nouvelle députée sur Twitter.Un incident survenu plus tôt dans la journée pourrait cependant assombrir la victoire péquiste.M.Péladeau s\u2019est adressé aux médias en compagnie de sa candidate à proximité d\u2019un bureau de vote, ce qui a été porté à l\u2019attention du Directeur général des élections du Québec (DGEQ).Cela pourrait être considéré comme une forme de publicité par tisane en ver tu de la Loi électorale.Le DGEQ tente de recueillir des informations et devrait en arriver à une conclusion «dans les prochains jours», a fait savoir une porte-parole lundi soir.S\u2019il est reconnu fautif, le PQ pourrait devoir payer une amende de 500$.Controverses coûteuses Tout indique que l\u2019arrestation de l\u2019ex-vice-première ministre Nathalie Normandeau par l\u2019UPAC et la controverse soulevée par l\u2019« af faire » Sam Hamad ont finalement eu raison du Par ti libéral du Québec, qui a d\u2019abord cru à ses chances de ravir le bastion péquiste de Chicoutimi.Quelques jours après le coup de filet de l\u2019UPAC, un sondage de la firme Segma Recherche, commandé par le journal local Le Quotidien et Énergie-Rouge FM, plaçait les péquistes 6 points devant les libéraux.De passage dans Chicoutimi pour faire campagne aux côtés de sa candidate, le premier ministre Philippe Couillard avait alors prédit que cet épisode n\u2019influerait pas sur le résultat du vote.Mais c\u2019était avant que des courriels montrant que Sam Hamad aurait donné des informations privilégiées à son « ami » Marc-Yvan Côté ne soient rendus publics par l\u2019émission Enquête.Résultat : un nouveau sondage Segma a témoigné vendredi dernier de l\u2019ef fritement du vote libéral, accordant alors une avance de 22 points à la candidate du PQ.Cette élection par tielle constituait une bataille hautement symbolique pour les deux partis de tête.Les libéraux souhaitaient ravir une circonscription représentée par le PQ depuis 1973, tandis que les péquistes voulaient conserver de précieux acquis.Dans nos pages, l\u2019historien et sociologue Gérard Bouchard est allé jusqu\u2019à qualifier lundi cette élection de « test» pour la tradition nationaliste québécoise.Rappelons que le péquiste Stéphane Bédard a démissionné le 22 octobre dernier, disant vouloir se rapprocher de sa famille après avoir passé 17 ans à l\u2019Assemblée nationale.Sans le dire publiquement, M.Bédard n\u2019a visiblement pas digéré la décision du chef péquiste Pierre Karl Péladeau de lui retirer ses fonctions de leader parlementaire, en septembre, pour les confier à Bernard Drainvillle.En 2014, Stéphane Bédard avait remporté l\u2019élection dans Chicoutimi par une majorité d\u2019un peu plus de 1600 voix sur son rival libéral.Son père, Marc-André, a représenté la circonscription de 1973 à 1985.Le Devoir ÉLECTION PARTIELLE Le PQ l\u2019emporte haut la main dans Chicoutimi K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I T hérèse Casgrain, l\u2019une des pionnières du féminisme au Canada, vient de retrouver la place que les conservateurs lui avaient enlevée.Le gouvernement libéral de Justin Trudeau a annoncé lundi qu\u2019elle donnera de nouveau son nom à un prix honorant chaque année un bénévole exemplaire.En 2010, les conservateurs ont discrètement choisi de renommer le prix Thérèse- Casgrain du bénévolat, créé en 1982 par le gouvernement libéral de Pierre Elliott Trudeau, pour lui donner le nom de « Prix du premier ministre pour le bénévolat ».Le Parti libéral du Canada (PLC) avait lancé une pétition en 2014 pour réclamer la restauration du nom de celle qui s\u2019est battue pour obtenir le droit de vote des femmes, en 1940.Désormais au pouvoir, le PLC a pu al ler de l\u2019avant lundi.« Je me réjouis de pouvoir honorer certains des bénévoles canadiens remarquables à l\u2019occasion de la remise des Prix pour le bénévolat du Canada, qui aura lieu en juin, et de conférer à nouveau à Thérèse Casgrain un honneur bien mérité grâce au prix Engagement de toute une vie », a déclaré le ministre fédéral de la Famille, des Enfants et du Développement social, Jean-Yves Du- clos, à l \u2019occasion de la semaine de l\u2019action bénévole.«Heureuse nouvelle» Dans les faits, le prix Thé- rèse-Casgrain pour l\u2019engagement de toute une vie fera désormais partie des 17 Prix pour le bénévolat du Canada.La Fondation Thérèse Cas- grain, qui favorise l\u2019avancement de la cause des femmes au Canada, s\u2019est réjouie de cette « heureuse nouvelle » dans un message publié sur Facebook.En 2012, le gouvernement conservateur avait par ailleurs décidé de retirer la photo de Mme Casgrain des billets de 50 $, pour la remplacer, dans une nouvelle série de billets, par l\u2019image d\u2019un brise-glace.Il y a un mois, le premier ministre Justin Trudeau a cependant profité de la Journée internationale des femmes pour annoncer qu\u2019un nouveau billet de banque en circulation en 2018 rendra hommage à une «Canadienne emblématique».Le Devoir PRIX POUR LE BÉNÉVOLAT Les libéraux restaurent le nom de Thérèse Casgrain JACQUES NADEAU LE DEVOIR Manifestation en soutien à la communauté anishnabe à Lac-Simon Une habitante de Lac-Simon a lancé un cri du cœur lundi soir, s\u2019exprimant avec émotion devant une centaine de personnes rassemblée devant l\u2019édicule de la station de métro Saint-Laurent, à Montréal.Les manifestants présents ont voulu exprimer leur solidarité envers la communauté algonquine d\u2019Abitibi-Témiscamingue qui a vu un de ses résidents être abattu mercredi dernier lors d\u2019une opération policière.Sandy Tarzan Michel, 25 ans, est mort après avoir été atteint par des projectiles.Quelques instants plus tôt, le jeune homme aurait été aperçu dans la rue avec une arme blanche.Les organisateurs du rassemblement de lundi ont indiqué que la population de Lac-Simon est « exaspérée par des années de harcèlement policier ».La manifestation a été déclarée illégale et les participants ont été dispersés par les policiers.Les libéraux souhaitaient ravir une circonscription représentée par le PQ depuis 1973 L E D E V O I R , L E M A R D I 1 2 A V R I L 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 P ar opposition au Parti québécois, qui a la réputation de dévorer ses chefs, le Nouveau Parti démocratique avait toujours manifesté la plus grande indulgence, même envers ceux dont la performance était très moyenne, pour ne pas dire médiocre.Il est évident que Thomas Mulcair a fait une mauvaise campagne l\u2019automne dernier et que les résultats ont été plus que décevants, compte tenu des espoirs qu\u2019avait fait naître la vague orange de mai 2011, même si l\u2019élection de 44 députés le 19 octobre constitue la deuxième performance de l\u2019histoire du parti dans un scrutin fédéral.En 2000, sous la férule d\u2019Alexa McDonough, il n\u2019en avait remporté que 13.Cela avait été encore pire en 1993, alors qu\u2019Audrey McLaughlin était chef : seulement 9 sièges.En 1988, même le vénéré Ed Broadbent n\u2019avait pu faire mieux que 43 sièges.Aucun de ces « perdants » n\u2019a pourtant dû subir un sort aussi cruel que celui que les délégués ont réservé à M.Mulcair dimanche à Edmonton.Pourtant, aucun de ses prédécesseurs, même Jack Layton, n\u2019avait of fer t une performance aussi spectaculaire et efficace à la Chambre des communes que celle de M.Mulcair durant le Duffygate, quand il a réussi à maintenir Stephen Harper dans les câbles pendant plusieurs semaines.On peut dif ficilement lui reprocher d\u2019avoir pris une journée de congé au lendemain de cette humiliation.Il est même étonnant qu\u2019il se soit porté volontaire pour assurer l\u2019intérim durant deux longues années qui s\u2019annoncent pénibles.Même après avoir reçu l\u2019appui de trois délégués sur quatre au congrès péquiste de juin 2005, Bernard Landry avait démissionné sur-le-champ.Cette gifle est certainement très dif ficile à avaler pour un homme aussi orgueilleux.Certes, des hommes aussi dif férents que Joe Clark, Stéphane Dion ou Claude Ryan, qui rêvaient aussi d\u2019être premier ministre, ont réussi à surmonter leur déception et connu une belle carrière par la suite, mais on imagine mal M.Mulcair les imiter.?En réalité, le NPD n\u2019est peut-être pas diffé- rent du PQ dans sa façon de traiter ses chefs.En 1970, René Lévesque n\u2019avait réussi à faire élire que 7 députés sur un total de 108.En 1973, 6 sur 110.Dans les deux cas, M.Lévesque avait lui-même subi la défaite dans sa circonscription.Personne n\u2019a pourtant réclamé son dépar t.En 1989, le PQ a subi une autre raclée sous la direction de Jacques Parizeau.Là encore, on ne lui en a pas tenu rigueur.En revanche, Pierre Marc Johnson n\u2019a pas survécu deux ans à la défaite de 1985, pourtant bien plus honorable que celles de 1970 et 1973.En 2007, il a fallu à peine deux mois pour forcer André Boisclair à par tir.Même Lucien Bouchard, pourtant premier ministre et héros du référendum, a fini par trouver la vie au PQ si insupportable qu\u2019il a démissionné en milieu de mandat.La différence est que les militants péquistes avaient pleine confiance dans la détermination de Lévesque à réaliser la souveraineté, malgré le virage étapiste de 1974.C\u2019est seulement avec le « beau risque » de 1984 que le doute s\u2019est installé.Même si le programme que Pari- zeau avait fait adopter en 1988 ne prévoyait plus que des référendums sur des rapatriements de pouvoirs, on n\u2019y avait qu\u2019un repli stratégique temporaire.Le péché mortel de Pierre Marc Johnson n\u2019avait pas été de perdre l\u2019élection, mais d\u2019abandonner la souveraineté au profit de l\u2019« affirmation nationale ».On reprochait plutôt à André Boisclair une inclination vers la droite.Dans le cas de Lucien Bouchard, on en était arrivé à douter aussi bien de sa foi souverainiste que de son attachement à la social-démocratie.?Le député de la circonscription ontarienne de Timmins-Baie James, Charles Angus, estime que M.Mulcair aurait eu intérêt à passer plus de temps sur le plancher du congrès à amadouer les délégués, mais l\u2019ampleur du rejet donne l\u2019impression que le problème était beaucoup plus profond.Non seulement il a payé pour la cuisante défaite d\u2019octobre, mais on l\u2019a également puni pour avoir vendu l\u2019âme du NPD en lui imposant le re- centrage qu\u2019il jugeait nécessaire pour gagner l\u2019élection.La déroute aurait peut-être été plus acceptable si les militants néodémocrates avaient au moins l\u2019impression de s\u2019être battus pour leurs principes.M.Mulcair a fait la même douloureuse expérience que les chefs du PQ, perpétuellement écartelés entre les impératifs électoraux, qui imposent certains compromis idéologiques, et le rêve des militants, qui les acceptent mal.De toute évidence, le dosage n\u2019était pas le bon, aussi bien aux yeux de l\u2019électorat que de la base néodémocrate, mais cela s\u2019apparentait à la quadrature du cercle, que le virage à gauche opéré par Justin Trudeau rendra encore plus difficile à résoudre.mdavid@ledevoir.com La punition G U I L L A U M E B O U R G A U L T - C Ô T É P as question que le rappor t Charbonneau prenne la poussière à Québec ou que la dissidence du commissaire Lachance occulte 1740 pages d\u2019enquête.Plusieurs experts et des anciens de la Commission d\u2019enquête sur l\u2019octroi et la gestion des contrats publics dans l\u2019industrie de la construction (CEIC) annonceront ainsi ce mardi la création d\u2019un « comité public de suivi » qui se chargera de surveiller si les 60 recommandations de la commission sont vraiment appliquées.La composition du comité sera dévoilée en matinée.Une moitié travaillera dans l\u2019ombre : principalement d\u2019anciens enquêteurs ou des ex-recherchistes de la CEIC.L\u2019autre moitié \u2014 des experts indépendants et non partisans \u2014 travaillera publiquement, expliquait- on lundi.Selon nos informations, l\u2019ancien député libéral et ex-bâtonnier du Québec Gilles Ouimet sera de la partie, de même que le maire de Westmount, Peter Trent.Les universitaires Martine Valois (droit, Université de Montréal), Denis Saint-Martin (science politique, Université de Montréal) et Luc Bégin (philosophie et éthique, Université Laval) of friront leur expertise \u2014 tous trois se sont beaucoup intéressés aux travaux de la commission.Le président de la section canadienne de l\u2019ONG Transparency International, Peter Dent, et l\u2019avocat et auteur Paul St-Pierre Plamondon seront également membres.Au total, une dizaine de personnes devraient siéger au comité, qui profite d\u2019un coup de main organisationnel de la Ligue d\u2019action civique.Déception Ce sont des anciens de la CEIC qui ont lancé le mouvement, après avoir constaté la réception faite au rapport de la commission.«La dissidence du commissaire Renaud La- chance [sur la question du financement politique] a accaparé l\u2019attention du public », déplore Pierre-Oli- vier Brodeur, un ex-recherchiste de la CEIC qui travaillera au sein du comité.«Ç\u2019a fait en sorte que les recommandations n\u2019ont pas reçu la couverture qu\u2019elles méritaient.» Encore lundi, l\u2019ancien premier ministre Jean Charest citait la dissidence de M.Lachance pour conclure que la commission n\u2019avait pas trouvé de preuve faisant un « lien entre le financement, la collusion, la corruption».« Il y a des gens qui ont investi beaucoup de temps et d\u2019énergie pour la CEIC et qui ont été extrêmement déçus de la façon dont le rapport a été accueilli, dit Martine Valois.La dissidence a occulté tout le bien que ce rapport avait à apporter et le travail très sérieux qui a été fait.» Selon elle, il est « dif ficile de croire » que le gouvernement Couillard travaille vraiment d\u2019arrache-pied à l\u2019implantation des recommandations.Le 24 mars, soit une semaine après l\u2019arrestation de Nathalie Normandeau, le gouvernement avait dépêché quatre ministres (dont Sam Hamad) pour « démontrer que le gouvernement est en action » sur cette question.La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, avait soutenu qu\u2019une quinzaine des 60 recommandations était déjà en œuvre.Le comité permettra de « maintenir la pression et de s\u2019assurer que le gouvernement va bien étudier les recommandations », pense Martine Valois.Gilles Ouimet ne situe toutefois pas sa présence comme un jugement sur la réponse offerte par le gouvernement Couillard au rapport Charbonneau.« Je m\u2019intéresse depuis toujours aux questions de gouvernance, dit-il.Ma participation ne se veut pas une critique contre l\u2019action du gouvernement.Le comité aura un regard critique, objectif et indépendant, mais on ne part pas avec la prémisse que Québec ne fait pas sa job.» Selon Pierre-Olivier Brodeur, la mission du comité sera de « permettre à tout un chacun d\u2019avoir une information impartiale et objective sur l\u2019état d\u2019avancement de la mise en place des recommandations».Le Devoir Un comité de suivi pour Charbonneau Des experts et des anciens de la CEIC veulent monter la garde MICHEL DAVID JEMAL COUNTESS GETTY IMAGES AGENCE FRANCE-PRESSE Le fondateur de l\u2019encyclopédie en ligne Wikipedia, Jimmy Wales, a prononcé une allocution dans le cadre d\u2019un événement organisé par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, lundi à Montréal.F A B I E N D E G L I S E P our un Internet libre et ouvert, mais où la vie privée doit être protégée sans compromis.De passage à Montréal lundi soir, le fondateur de Wikipedia, Jimmy Wales, a rappelé l\u2019importance de maintenir un réseau Internet sans barrières ni contraintes «avec le plus haut degré d\u2019ouverture» et un niveau élevé de concurrence entre les fournisseurs de services et de contenus afin d\u2019enrayer l\u2019assujettissement des inter- nautes à une poignée d\u2019entreprises seulement.L\u2019homme a également appelé à un débat public sur la protection de la vie privée à l\u2019ère du numérique, pour empêcher l\u2019érosion des libertés civiles par de nouvelles pratiques policières non juridiquement encadrées.«Vous ne seriez pas heureux si le serrurier chez qui vous avez acheté la serrure de votre maison donnait la clé de cette serrure à d\u2019autres personnes, mais également à la police pour lui permettre de venir fouiller chez vous quand elle le désire», a dit M.Wales lors d\u2019un point de presse organisé en marge d\u2019une conférence publique qu\u2019il a livrée en soirée à l\u2019invitation de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.«Vous trouveriez ça inacceptable.» Et c\u2019est pourtant ce que le FBI a exigé, a-t-il ajouté, en réclamant à Apple il y a quelques semaines la clé d\u2019encodage pour accéder au contenu crypté d\u2019un iPhone ayant appartenu à un des tueurs du massacre de San Bernardino, en décembre dernier.Apple s\u2019est publiquement opposée à cette demande.Le FBI a finalement retiré sa requête devant les tribunaux en prétextant avoir trouvé une autre solution pour « entrer » dans ce téléphone.Cette résistance, Jimmy Wales la voit d\u2019ailleurs d\u2019un très bon œil, puisqu\u2019elle a eu le mérite de forcer le débat sur la protection de la vie privée à l\u2019ère du numérique, débat nécessaire selon lui alors que les pratiques sociales induites par le numérique « ouvrent désormais des nouvelles possibilités d\u2019intrusion dans la vie privée », pour les ser vices de renseignement tout comme pour des personnes commercialement intéressées par l\u2019intimité désormais affichée par les citoyens numériques.Une logique à laquelle Wikipedia refuse d\u2019adhérer.«Wikipedia est maintenant totalement cryptée, a- t-il indiqué lors de la conférence, du coup, personne ne peut savoir ce que vous faites dans cette encyclopédie [autant les contenus que vous consultez que ceux que vous créez].Edward Snowden a démontré que la National Security Agency [les services de renseignement américains] surveillait aussi Wikipedia et je n\u2019ai pas aimé ça.» Les systèmes de profilage des internautes, à des fins publicitaires, suivaient également leurs déplacements dans cette encyclopédie.Chantre d\u2019un Internet ouvert à tous, où le savoir se partage de manière collaborative et commercialement désintéressée, Jimmy Wales a déploré que le marché des applications, qui selon lui, demeurent des outils-clés pour relier les humains entre eux par l\u2019entremise de téléphones dits intelligents, se retrouve aujourd\u2019hui dans des environnements trop captifs et limités.« Les applications sont condamnées à être dans un marché contrôlé par Apple ou par Google, a-t- il indiqué.La façon dont elles fonctionnent, ou ne fonctionnent pas, les relations qu\u2019elles peuvent avoir entre elles dépendent de ces deux compagnies seulement, et c\u2019est très préoccupant».Et les usagers devraient, selon lui, s\u2019en préoccuper.«Les services, les produits qui fonctionnent en ce moment sur le Web et sur le mobile sont ceux qui n\u2019ont pas de concurrence, a dit M.Wales.Or, quand tout va dans la même direction, il faut commencer à s \u2019 inquiéter des avantages » qu\u2019une petite poignée d\u2019individus va chercher à en tirer, a-t-il conclu.Le Devoir Pour un Internet plus ouvert, mais moins surveillé Jimmy Wales appelle à un débat public sur la vie privée à l\u2019ère du numérique Le NPD n\u2019est peut-être pas si différent du PQ dans sa façon de traiter ses chefs Participatif et collaboratif, y compris dans l\u2019entraide.Après avoir tracé les nouveaux contours de l\u2019encyclopédie avec Wikipedia, Jimmy Wales cherche aujourd\u2019hui à redéfinir le cadre de la philanthropie avec The People\u2019s Operator (traduction libre : l\u2019opérateur du peuple), un service de téléphonie sans fil qui permet d\u2019aider tout en communiquant.Le service est offert en Grande-Bre- tagne et aux États-Unis, seulement.«25% des profits de cette compagnie sont versés à une fondation pour des projets caritatifs », a dit le fondateur de Wikipedia lors de sa conférence publique.Les clients eux, «ont la possibilité de verser 10% du montant de leur facture à cette même fondation», sur le modèle de l\u2019utilisateur payeur, oui, mais «épauleur » également.Philanthropie renouvelée J E A N N E C O R R I V E A U A u lendemain de la démolition d\u2019une coopérative d\u2019habitation dans Griffintown, le promoteur immobilier du chantier voisin soutient n\u2019avoir rien à se reprocher.De son côté, la Coop Sainte-Anne, dont tous les résidents ont été évacués, se retrouve dans une situation difficile puisque son assureur refuse de l\u2019indemniser.Lundi, André Bagnato regardait le spectacle désolant de l\u2019immeuble éventré où il habitait depuis plus de six ans.La veille, la pelle mécanique a détruit une partie de la coop Sainte-Anne, après que le Service de sécurité incendie de Montréal (SSIM) eut jugé l\u2019immeuble trop instable.« Mes pantalons, c\u2019est tout ce qui me reste », a commenté l\u2019homme qui, comme les autres résidents de la coopérative, a dû évacuer l\u2019immeuble d\u2019urgence le 1er avril dernier.N\u2019ayant pu retourner dans son logement, André Bagnato a tout perdu et est hébergé par son fils.Un chantier Les travaux d\u2019excavation effectués sur le terrain adjacent en prévision de la construction d\u2019un immeuble à condominiums de quinze étages, le Brickfields, ainsi qu\u2019une fuite d\u2019eau d\u2019une conduite de la Ville survenue lors de la fin de semaine de Pâques pourraient être à l\u2019origine de l\u2019af faisse- ment de terrain qui a fragilisé la structure de l\u2019immeuble.Construit aux environs de 1875, le bâtiment situé r ue de la Montagne, angle Wellington, abritait neuf logements qui ont été évacués il y a dix jours lorsque les premiers signes de faiblesse de l\u2019immeuble ont été détectés.La section compor tant cinq logements a finalement été démolie dimanche soir.Le promoteur immobilier, Maître Carré, soutient ne pas être responsable de l\u2019affaissement du terrain de la Coop.«Tout a été fait dans les règles.Ce n\u2019est pas une erreur.Il n\u2019y avait pas de dérogation.On n\u2019a vraiment rien à se reprocher », a indiqué Anne Dongois, porte-parole de Maître Carré.Elle a évoqué les sols instables de Griffintown, la fuite d\u2019eau et les pluies abondantes comme possibles causes de l\u2019affaissement du terrain : « En ce moment, c\u2019est entre les mains des avocats et des assurances.» Le promoteur se qualifie d\u2019« entreprise responsable [\u2026] qui a toujours eu à cœur la conservation et la protection du patrimoine ».« Il a acheté le Horse Palace.Il a le souci du patrimoine », souligne Anne Dongois.Maître Carré a indiqué collaborer avec la Ville et la Coop dans ce dossier.Problème d\u2019assurance L\u2019avocat de la Coop Sainte- Anne a une tout autre lecture des événements.« De ce que j\u2019en comprends, l\u2019af faissement de l\u2019immeuble, qui a conduit à sa démolition d\u2019urgence en fin de semaine, est le fruit de deux causes : des mauvais travaux d\u2019excavation suivis du bris d\u2019une conduite d\u2019aqueduc », avance Me Mar tin André Roy, de la firme Roy Larochelle Avocats.De plus, l \u2019assureur de la Coop refuse d\u2019 indemniser celle-ci, car il considère l\u2019événement comme un «glissement de terrain».«Mais tous savent très bien qu\u2019il n\u2019y a pas eu un glissement de terrain, mais un af faissement des sols occasionnés par deux fautes, ce qui n\u2019a rien à voir avec Dame Nature», avance Me Roy.« Non seulement la Coop se retrouve dans la rue, mais en plus, elle est ruinée au moment où on se parle compte tenu de la position que prend son assureur.» Une petite conduite De son côté, l\u2019arrondissement du Sud-Ouest et le maire Benoit Dorais se sont affairés toute la fin de semaine à s\u2019assurer que les résidents évacués obtenaient l\u2019aide nécessaire.Certains ont été hébergés par des proches, d\u2019autres ont été pris en charge par la Croix-Rouge.Mais la Ville affirme que la fuite d\u2019eau ne peut avoir provoqué l\u2019af faissement de terrain puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une conduite de 1,6cm de diamètre (5/8 po).La Ville compte poursuivre son travail d\u2019analyse afin de déterminer ce qui a provoqué l\u2019affaissement du terrain, mais cette af faire risque de se régler devant les tribunaux.Le Devoir L E D E V O I R , L E M A R D I 1 2 A V R I L 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 4 LE DEVOIR DE DÉBATTRE Le mercredi 13 avril 2016, 19 h Immigr : n ation elle ouv oblèm pr ou éfugiés, solutions r olitique p ?es égr , int ation, aille obit e R oin Ant De e du st iali or édit \u2019 Animé par l oir v al é ontr é de M ersit v ni \u2019U l s de elle cultur er tions int ela r Rachida Azdouz e ginair e ima d emè Le r e vr eur du li ut et coa aphie gr eur en démo t Doc s oi e Mar um Guilla e ook é de Sherbr ersit v ni \u2019U de l u oussea e R um Guilla é de Sherb ersit v ni \u2019U ial de l soc oussi aar atz-L èle V Mich e ook r tion gr a v ser é (R 819 8 u ez a v ser é R sent é ur pr s étudiants s ur le e po tuit a cultur e centr au u o 1000 - 20 2500 e) e étudiant t ar tion de la c a a c eludes.é, Sherbr ersit v ni \u2019U ul.de l , bo e ook DÉMOLITION D\u2019UNE COOP Le promoteur du chantier voisin rejette toute responsabilité S T É P H A N I E M A R I N U ne entente à l\u2019amiable de 4,85 millions a été conclue dans le cadre de l\u2019une des actions collectives découlant de frais administratifs facturés pour le passage sur le pont de l\u2019autoroute A25, qui relie l\u2019est de Laval à Montréal.En février, l\u2019Union des consommateurs a conclu une entente de règlement avec Concession A25, qui gère le nouveau pont, et le Procureur général du Québec, a fait savoir le cabinet d\u2019avocats Ku- gler Kandestin, qui représente l\u2019Union.Selon cette entente, qui doit encore être approuvée par la Cour supérieure, les automobilistes sans transpondeur qui ont utilisé le pont dès son ouver ture, soit le 21 mai 2011, et jusqu\u2019à réception de la première facture, recevront 7,50 $ par passage.Ceux qui l\u2019ont utilisé à par tir de l\u2019installation des panneaux temporaires indiquant les frais administratifs, soit le 22 août 2011, recevront 1,50 $ par passage.« Ma cliente est contente de l\u2019entente », a déclaré en entrevue Me Pierre Boivin, l\u2019un des avocats au dossier.Le recours intenté en 2011 était au bénéfice de tous ceux qui ont emprunté le pont de l\u2019A25 et qui ont eu la surprise d\u2019avoir à payer des frais administratifs qui avaient été ajoutés au prix annoncé.Alors que le passage était affiché à un coût de 1,80 $, les clients se sont vu facturer 6,80$, soit 5$ de frais administratifs par passage.Panneaux trompeurs Selon l\u2019Union des consommateurs, ces frais n\u2019étaient mentionnés nulle par t sur les panneaux de signalisation menant au pont.Ces panneaux étaient de ce fait trompeurs, plaidait-elle.La requête en action collective invoque notamment la Loi sur la protection du consommateur, qui interdit aux commerçants d\u2019exiger, outre les taxes de vente, quelque montant que ce soit en sus du prix annoncé.Les parties en défense plaidaient entre autres que les frais administratifs étaient indiqués dans la Gazette officielle et respectaient donc la loi en vigueur, a indiqué M.Boivin, qui estime que cet argument ne tient pas la route.L\u2019Union demandait donc le remboursement, pour tous les clients dont les voitures n\u2019étaient pas munies de transpondeur \u2014 une vignette avec puce électronique qui enregistre les passages \u2014 de tous les frais administratifs qui n\u2019étaient pas inclus dans le prix affiché, ainsi qu\u2019un montant équivalent à titre de dommages punitifs.« Ces gens-là [ceux qui auront 7,50 $ par passage] ont 50% de plus que le montant qu\u2019ils ont payé.C\u2019est rare qu\u2019on règle pour plus de 100 %, mais c\u2019est arrivé dans ce cas-ci », a déclaré Me Boivin.Le procès devait avoir lieu l\u2019automne dernier, mais avait été reporté pour permettre aux parties de négocier.L\u2019audition de la demande d\u2019approbation du règlement en Cour supérieure aura lieu le 20 mai.Me Boivin indique que le processus de paiement aux automobilistes doit être simple, et pourrait être réglé quelques mois après l\u2019approbation du règlement par la Cour.Un autre recours collectif est toujours pendant au sujet de l\u2019A25: il concerne toutefois les automobilistes qui s\u2019étaient munis d\u2019un transpondeur.La Presse canadienne Action collective de l\u2019A25 : une entente à l\u2019amiable de 4,85 millions a été conclue JACQUES NADEAU LE DEVOIR Lundi, André Bagnato regardait le spectacle désolant de l\u2019immeuble éventré où il habitait depuis plus de six ans, au rez-de-chaussée.I S A B E L L E P O R T E R à Québec L a MRC de la Jacques-Car- t ier presse le ministre des Af faires municipales Martin Coiteux de rejeter le règlement de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) sur l\u2019eau potable parce qu\u2019il se base sur « une documentation incomplète » et va trop loin.Dans un mémoire transmis jeudi dont Le Devoir a obtenu copie, la MRC plaide que « le ministre ne peut approuver le RCI » dans son état actuel et que les études sur lesquelles il s\u2019appuie ne « justifient pas les mesures mises en place».Voté le 15 mars dernier, le règlement de contrôle intérimaire (RCI) vise à protéger le réservoir d\u2019eau potable de la Ville de Québec\u2014 le lac Saint- Charles \u2014 en limitant l\u2019étalement urbain dans la couronne nord.Pour entrer en vigueur, le RCI doit être approuvé par le ministre et ce der nier a jusqu\u2019au 15 mai pour le faire.Données non précises Dans sa critique des études de la CMQ, la MRC avance que celle de l\u2019Association pour la protection de l\u2019environnement du lac Saint-Charles et des Marais du Nord (APEL) n\u2019est pas assez à jour pour faire la preuve que le règlement de 2010 est insuffisant.Elle cite en outre le rapport de la firme Roche selon lequel « il n\u2019y a pas eu de détérioration ou d\u2019amélioration statistiquement significative de la qualité de l\u2019eau » entre 2009 et 2013.Bref, écrit-elle, le ministre devrait « exiger » des études additionnelles.Elle ajoute que «personne» à la CMQ n\u2019est en mesure de «quantifier la part de pollution attribuable aux installations septiques» et que sa cartographie des zones plus ou moins vulnérables s\u2019appuie sur des données qui ne sont pas assez précises.La MRC de la Jacques Cartier représente les municipalités du nord de la Communauté métropolitaine de Québec, soit Stoneham-et-Tewkesbury, Lac- Beauport, Lac-Delage, Sainte- Catherine-de-la-Jacques-Car- tier, Saint-Gabriel-de-Valcartier, Shannon, Sainte-Brigitte-de-La- val et Fossambault-sur-le-Lac.Une minorité de ces villes sont favorables au nouveau RCI, dont Sainte-Brigitte-de-Laval, Lac-Beauport et Lac-Delage.Parmi toutes les mesures contenues dans le règlement, la MRC en a par t iculière- ment contre l\u2019interdiction de construire dans des pentes de plus de 15 %.Elle s\u2019insurge aussi contre celles qui prohibent les projets dans des secteurs non reliés à un réseau d\u2019aqueduc et d\u2019égouts.Enfin, elle déplore qu\u2019on assujettisse l\u2019obtention d\u2019un permis au maintien ou à l\u2019établissement de végétation sur au moins 50 % du terrain.« La MRC convient que des actions doivent être prises pour assurer la protection des prises d\u2019eau, mais les mesures à mettre en place doivent, pour affecter de façon aussi draconienne le droit de propriété, être nécessaires et justifiées », fait-on valoir.Le Devoir Eau potable : la couronne nord de Québec interpelle le ministre Coiteux L E D E V O I R , L E M A R D I 1 2 A V R I L 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 Pour annoncer vos camps, contactez Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com CHOISISSEZ MAINTENANT ! CAMPS.QC.CA Camp de vacances \u2022 Camp de jour \u2022 Camp familial \u2022 176 expériences diff érentes DEPUIS 1983 Pour information: à Toronto: (416) 921-6998 à Montréal: (514) 531-4193 \u2022 Pour étudiants de 7 à 17 ans \u2022 Centre-ville de Montréal et Toronto \u2022 Camp de jour et résidence www.mwscamps.com office@mwscamps.com CAMPS D\u2019IMMERSION EN ANGLAIS WWW.GEEGEES.CA 613-562-5800, POSTE 4477 GGCAMPS@UOTTAWA.CA Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 Environ 400 personnes contestent le montant d\u2019argent qu\u2019elles reçoivent pour leurs dommages moraux du fonds d\u2019indemnisation de 460 millions de dollars pour les créanciers et les victimes de la tragédie de Lac-Mégantic, a annoncé lundi le contrôleur nommé par la Cour pour superviser la distribution des sommes.Andrew Adessky a dit que sa firme, Richter, commencerait à répondre aux créanciers d\u2019ici quelques semaines, ajoutant que certaines réclamations sont valides et d\u2019autres non.Environ 10 % des 4200 personnes qui doivent recevoir des chèques n\u2019étaient pas satisfaites du montant qui leur était attribué, selon M.Adessky.Les victimes ont reçu 50% de leurs réclamations pour dommages moraux près de trois ans après le déraillement catastrophique d\u2019un convoi ferroviaire trans- por tant du pétrole brut qui avait fait 47 victimes.L\u2019argent restant sera distribué à une date ultérieure, selon M.Adessky, ayant été désigné par la Cour.«Nous révisons les contestations.Dans certains cas, nous sommes d\u2019accord, dans d\u2019autres, nous avons besoin de plus d\u2019informations et nous contacterons d\u2019autres personnes pour leur dire que nous ne sommes pas d\u2019accord.Les gens ont le droit de faire appel de notre décision» finale, a-t-il expliqué.Quelque 25 entreprises accusées de responsabilité dans l\u2019accident ont convenu de participer à un fonds d\u2019indemnisation des victimes, en échange d\u2019une immunité contre toute poursuite future liée au déraillement et à l\u2019explosion.M.Adessky a af firmé qu\u2019un total d\u2019environ 50 millions de dollars a été mis de côté pour les dommages moraux, ce qui comprend des réclamations liées à des troubles de stress post-traumatique, des dommages corporels et des inconvénients tels que l\u2019évacuation du site de l\u2019explosion.Environ 113 millions de dollars ont été distribués à ceux qui ont fait des réclamations pour le décès d\u2019un proche.Il reste environ 300 millions dans le fonds d\u2019indemnisation qui sera distribué au gouvernement provincial, à la ville de Lac-Mégantic et à d\u2019autres créanciers qui ont fait des réclamations de nature économique ou reliées aux assurances.Jeff Orenstein, un avocat représentant les victimes, a indiqué qu\u2019il était encore en train de discuter avec Richter de la distribution de l\u2019argent en lien avec les réclamations de nature économique, qualifiant les pourparlers de «positifs».Le Canadien Pacifique est la seule entreprise accusée dans l\u2019affaire qui n\u2019a pas contribué au fonds d\u2019indemnisation.Le CP martèle qu\u2019il n\u2019a rien à se reprocher dans le drame.Me Orenstein a déposé une action collective contre le CP au nom des victimes et a indiqué que la prochaine étape serait de publier un avis de poursuite dans les journaux.Le gouvernement du Québec poursuit également le CP, réclamant 409 millions de dollars en dommages.La Presse canadienne LAC-MÉGANTIC Contestation des sommes du fonds d\u2019indemnisation A L E X A N D R E S H I E L D S L e maire des Îles-de-la-Ma- deleine, Jonathan La- pier re, juge « très inquiétantes » les conclusions d\u2019un rapport gouvernemental qui démontre que le pipeline d\u2019Hydro-Québec qui sert à alimenter la centrale électrique était dans un très mauvais état au moment où il a provoqué un déversement de 100 000 litres de diesel.Il critique d\u2019ailleurs sévèrement la société d\u2019État, qui aurait négligé de faire connaître l\u2019état réel de cette infrastructure.Selon le document du ministère de l\u2019Environnement produit après le déversement survenu en septembre 2014, une inspection de ce pipeline situé dans le secteur de Cap-aux- Meules aurait permis de détecter pas moins de 6498 anomalies dans la conduite.« Plusieurs pertes d\u2019épaisseurs de métal pouvant aller jusqu\u2019à 90 % sur la tuyauterie ont été constatées», souligne aussi le rapport obtenu par Radio-Canada.Toujours selon le rapport, le personnel d\u2019Hydro-Québec n\u2019avait pas la formation pour mener les tests d\u2019étanchéité du pipeline qui ont conduit au déversement de diesel.Ces tests étaient pourtant menés non pas avec de l\u2019eau, mais bien avec du diesel.Même le plan d\u2019urgence de la société d\u2019État était incomplet, et ce, même si le pipeline est exploité depuis 1978.Il trans- por te chaque année 40 millions de litres de diesel vers la centrale, à par tir du por t de Cap-aux-Meules.Questions sans réponse Pour le maire Jonathan La- pierre, la gravité de la situation ne fait aucun doute : « Nous sommes assis sur une bombe à retardement », a-t-il laissé tomber lundi, en entrevue au Devoir.Il exige d\u2019ailleurs une rencontre avec des représentants de la direction d\u2019Hydro-Québec.« Nous voulons nous assurer que des mesures concrètes seront mises en place, parce que pour le moment, ce sont les Madelinots qui doivent vivre avec les dommages collatéraux.Et ils devront vivre avec les conséquences pour les années à venir.» Il a notamment mentionné les impacts sur les activités du port, mais aussi les torts causés à l\u2019image de marque des îles de la Madeleine, qui misent beaucoup sur le tourisme.Qui plus est, selon les plans d\u2019Hydro-Québec, les travaux de décontamination ne seront pas terminés avant la fin de 2017, soit plus de trois ans après le déversement.Plusieurs rencontres ont certes eu lieu depuis 2014, a dit M.Lapierre.« Mais en aucun cas on ne nous a mentionné de points aussi problématiques que ce qu\u2019on peut lire dans le rapport du ministère.Jamais.» Au sujet des milliers d\u2019anomalies détectées dans le pipeline visiblement en très mauvais état, le maire a déploré l\u2019inaction de la société d\u2019État.Mais il a sur tout décrié le manque de formation du personnel et les lacunes dans les plans d\u2019urgence.« Je trouve cela d\u2019autant plus incompréhensible que la centrale thermique est là depuis plusieurs années.La formation devrait donc être complète.» Hydro rassure Du côté d\u2019Hydro-Québec, on a voulu se montrer rassurant lundi.« Des tests d\u2019étanchéité ont été réalisés au cours des derniers mois en utilisant de l\u2019eau.Les résultats sont concluants : l\u2019oléoduc est maintenant tout à fait sécuritaire », a fait valoir Alain Sayegh, directeur Encadrement réseau et planification d\u2019Hydro-Québec Distribution.Selon lui, la société d\u2019État a tiré des leçons du déversement de 2014.«Nous avons rehaussé le standard de nos mesures préventives, que ce soit au niveau de l\u2019entretien, de la formation du personnel ou des méthodes de travail.Bref, nous agissons sur tous les fronts pour éviter que ça ne se reproduise.» Hydro-Québec a aussi confirmé en soirée au Devoir qu\u2019une rencontre aura lieu avec le maire Jonathan La- pier re « au cours des prochaines semaines».Pour l\u2019Association madeli- nienne pour la sécurité énergétique et environnementale, le rappor t du ministère de l\u2019Environnement n\u2019en demeure pas moins «accablant».Le regroupement a aussi souligné lundi que les travaux de décontamination et de récupération qui ont lieu à Cap-aux- Meules ont des impacts négatifs sur la vie des insulaires.Il estime donc qu\u2019Hydro-Québec devrait dédommager la communauté en contribuant au développement de projets dans l\u2019archipel.Le Devoir ÎLES-DE-LA-MADELEINE Hydro-Québec sévèrement critiquée pour un déversement de diesel JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le déraillement d\u2019un convoi ferroviaire transportant du pétrole brut a fait 47 victimes à Lac-Mégantic, le 6 juillet 2013.ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR Le pipeline en cause transporte chaque année 40 millions de litres de diesel vers la centrale, à partir du port de Cap-aux-Meules.Intégrité : Jean Charest se défend Québec \u2014 L\u2019ex-premier ministre Jean Charest a rappelé lundi que le processus judiciaire ainsi que des enquêtes en cours permettront de déterminer si des malversations ont entaché les pratiques de financement des libéraux.Il a déclaré que son gouvernement avait agi de façon honnête, pendant les neuf ans où il a été au pouvoir.Participant à un événement à l\u2019Assemblée nationale lundi, M.Charest n\u2019a pas commenté les récentes informations montrant que des ministres libéraux devaient récolter plus de 100 000$ en contributions.Il a rappelé la dissidence de Renaud Lachance dans le rapport de la commission Charbonneau.M.Charest a affirmé que M.Lachance avait conclu qu\u2019il n\u2019existait pas de lien entre l\u2019octroi de contrats publics et le financement des partis.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E M A R D I 1 2 A V R I L 2 0 1 6 A 6 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES HEURES DE TOMBÉE L a s u i t e d e s a v i s s e t r o u v e e n p a g e A 7 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa - bilité se limite au coût de la parution.PRENEZ AVIS QUE, à la suite du décès d'Émérentienne LABINE, en son vivant domiciliée au 246, ch.du Vieux-Moulin, Saint-Paul, Québec, J0K 3E0, survenu le 24 mai 2015, un inventaire des biens de la défunte a été effectué par Nicole MORIN, le 8 avril 2016 devant Me Martial Lavoie, notaire, conformément à la Loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude dudit notaire, sise au 3131, boul.St-Martin O., bureau 340, Laval, Québec, H7T 2Z5.Donné ce 8 avril 2016.Me Martial Lavoie, notaire Avis est donné qu\u2019une assemblée ordinaire du conseil municipal aura lieu : Date le lundi 18 avril 2016, à 13 h Lieu Salle du conseil de l\u2019hôtel de ville 275, rue Notre-Dame Est (métro Champ-de-Mars) Avis est également donné, conformément à l\u2019article 105.1 de la Loi sur les cités et villes (RLRQ, chapitre C-19) que le rapport financier, y compris les rapports du vérificateur de la Ville de Montréal et du vérificateur externe sur les états financiers de la Ville, pour l\u2019exercice financier 2015, seront déposés à cette séance.Veuillez noter que la période de questions du public n\u2019aura pas lieu au début de l\u2019assemblée mais à 19 h.Les personnes qui désirent poser des questions doivent se présenter entre 17 h et 18 h 30 au rez-de- chaussée de l\u2019édifice Chaussegros-de-Léry situé au 303, rue Notre-Dame Est pour obtenir un numéro d\u2019inscription.Toutefois, les personnes à mobilité réduite peuvent se présenter à l\u2019hôtel de ville, situé au 275, rue Notre-Dame Est, en utilisant l\u2019accès situé au 510, rue Gosford.Le tirage au sort déterminant l\u2019ordre dans lequel les personnes pourront poser leur question se déroulera au 303, rue Notre-Dame Est à compter de 18 h 30.Il est impératif d\u2019avoir en sa possession une preuve d\u2019identité avec photo aux fins de son inscription.À défaut, une personne ne pourra être inscrite.Les personnes inscrites recevront une carte d\u2019identification qui leur permettra d\u2019accéder à la salle du conseil municipal afin de pouvoir poser leur question.Prenez note qu\u2019en prévision de la séance du mardi 19 avril 2016, la période d\u2019inscription débutera à 8 h 30 et le tirage au sort se déroulera à compter de 9 h, et ce, au même endroit, soit dans l\u2019édifice Chaussegros-de-Léry situé au 303, rue Notre- Dame Est.Les personnes inscrites à la période de questions ainsi que les personnes intéressées à assister aux délibérations du conseil accèdent à l\u2019hôtel de ville par la porte du côté est (510, rue Gosford).La salle est équipée d\u2019un système d\u2019aide à l\u2019audition.Pour y avoir accès, il suffit de syntoniser la fréquence 100,3 sur la bande FM de votre baladeur.De plus, un service d\u2019interprétation pour les personnes ayant des limitations auditives est offert sur demande, sous réserve de la disponibilité d\u2019interprètes.Veuillez communiquer, au moins 3 jours ouvrables à l\u2019avance, au 514-872-3142.Montréal, le 12 avril 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public AVIS PUBLIC ENTRÉE EN VIGUEUR D\u2019UN RÈGLEMENT AVIS PUBLIC est par les présentes diffusé qu\u2019un certificat de conformité a été délivré le 30 mars 2016 par le greffier de la Ville de Montréal à l\u2019égard du règlement suivant : 01-279-43 Règlement modifiant le Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement Rosemont- Petite-Patrie (01-279) En conséquence, le Règlement numéro 01-279-43, adopté à la séance ordinaire du conseil d\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite-Patrie tenue le 7 mars 2016, est réputé conforme au Plan d\u2019urbanisme de la Ville de Montréal (04-047).PRENEZ EN OUTRE AVIS que le règlement précité est entré en vigueur le 30 mars 2016.Toute personne intéressée peut consulter ce règlement au bureau Accès Montréal situé au 5650, rue D\u2019Iberville, 2e étage, en la Ville de Montréal, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30.Fait à Montréal, ce 12 avril 2016 Karl Sacha Langlois, LL.L., B.A.A., OMA Secrétaire de l\u2019arrondissement DEMANDE D\u2019APPROBATION RÉFÉRENDAIRE RÈGLEMENT RCA 40-20 AVIS PUBLIC est par les présentes donné aux personnes de l\u2019arrondissement d\u2019Anjou et des arrondissements de Rivière-des-Prairies\u2014Pointe- aux-Trembles, Mercier\u2014Hochelaga-Maisonneuve, Saint-Léonard et Montréal-Nord demeurant dans une zone contiguë à l\u2019arrondissement d\u2019Anjou, susceptibles d\u2019être intéressées par le projet de règlement numéro RCA 40-20, modifiant le règlement concernant le zonage (RCA 40); Objet du second projet et demande d\u2019approbation référendaire À la suite de l\u2019assemblée publique de consultation tenue le 5 avril 2016, le conseil d\u2019arrondissement a adopté, lors de sa séance ordinaire du 5 avril 2016, le second projet de règlement numéro RCA 40-20, modifiant le règlement concernant le zonage (RCA 40); Ce second projet contient des dispositions qui peuvent faire l\u2019objet d\u2019une demande de la part des personnes intéressées de la zone concernée et de ses zones contiguës afin qu\u2019un règlement qui les contienne soit soumis à leur approbation, conformément à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités; Une copie du résumé du second projet peut être obtenue, sans frais, par toute personne qui en fait la demande.Description des dispositions L\u2019objet de ce règlement est de modifier certaines dispositions relatives aux allées d\u2019accès et aux cases de stationnement dans les secteurs résidentiels de l\u2019arrondissement d\u2019Anjou, ainsi que d\u2019apporter des précisions, entre autres, aux articles portant sur les terrasses, le triangle de visibilité, les haies, l\u2019aménagement des cours avant, ainsi que les matériaux de revêtement.Description des zones concernées Le règlement vise l\u2019ensemble du territoire de l\u2019arrondissement d\u2019Anjou.Les personnes intéressées de chaque zone de l\u2019ensemble du territoire ainsi que des zones contiguës situées sur les territoires des arrondissements limitrophes, soit Rivière-des-Prair ies\u2014Pointe-aux-Trembles, Mercier\u2014Hochelaga-Maisonneuve et Saint- Léonard, peuvent demander à ce qu\u2019une et/ou l\u2019autre des dispositions du règlement fassent l\u2019objet d\u2019une approbation par les personnes habiles à voter de la zone visée et des zones contiguës d\u2019où provient une demande valide; Les dispositions du règlement qui peuvent être applicables indistinctement à plusieurs zones, sont réputées constituer une disposition distincte s\u2019appliquant particulièrement à chaque zone illustrée au plan de zonage.Le plan décrivant les zones du territoire de l\u2019arrondissement d\u2019Anjou peut être consulté à la mairie d\u2019arrondissement située au 7701 du boulevard Louis-H.-La Fontaine, durant les heures d\u2019ouverture.Conditions de validité d\u2019une demande Pour être valide, toute demande doit : - indiquer clairement la disposition qui en fait l\u2019objet et la zone d\u2019où elle provient; - être reçue au bureau de la secrétaire d\u2019arrondissement au plus tard le 20 avril 2016; - être signée par au moins 12 personnes intéressées de la zone d\u2019où elle provient ou par au moins la majorité d\u2019entre elles si le nombre de personnes intéressées dans la zone n\u2019excède pas 21.Personnes intéressées Est une personne intéressée : Toute personne qui n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter et qui remplit les conditions suivantes le 5 avril 2016; - être majeure, de citoyenneté canadienne et ne pas être en curatelle; - être domiciliée dans une zone d\u2019où peut provenir une demande; - être domiciliée depuis au moins 6 mois au Québec.Tout propriétaire unique d\u2019un immeuble ou occupant unique d\u2019un établissement d\u2019entreprise qui n\u2019est frappé d\u2019aucune incapacité de voter et qui remplit les conditions suivantes le 5 avril 2016 : - être propriétaire d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise situé dans une zone d\u2019où peut provenir une demande depuis au moins 12 mois; - avoir produit ou produire en même temps que la demande un écrit signé par le propriétaire ou l\u2019occupant demandant l\u2019inscription sur la liste référendaire, le cas échéant.Tout copropriétaire indivis d\u2019un immeuble ou cooccupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise qui n\u2019est frappé d\u2019aucune incapacité de voter et qui remplit les conditions suivantes le 5 avril 2016 : - être copropriétaire indivis d\u2019un immeuble ou cooccupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise dans une zone d\u2019où peut provenir une demande depuis au moins 12 mois; - être désigné, au moyen d\u2019une procuration signée par la majorité des personnes qui sont copropriétaires ou cooccupants depuis au moins 12 mois comme celui qui a le droit de signer la demande en leur nom et d\u2019être inscrit sur la liste référendaire, le cas échéant.La procuration doit avoir été produite ou être produite avec la demande.Dans le cas d\u2019une personne morale, il faut : - avoir désigné parmi ses membres, administrateurs ou employés, par résolution, une personne qui le 5 avril 2016 est majeure, de citoyenneté canadienne, qui n\u2019est pas en curatelle et n\u2019est pas frappée d\u2019aucune incapacité de voter prévue par la loi; - avoir produit ou produire en même temps que la demande une résolution désignant la personne autorisée à signer la demande et à être inscrite sur la liste référendaire, le cas échéant.Sauf dans le cas d\u2019une personne désignée à titre de représentant d\u2019une personne morale, nul ne peut être considéré comme personne intéressée à plus d\u2019un titre conformément à l\u2019article 531 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.Absence de demandes En l\u2019absence de demande valide provenant d\u2019une ou de plusieurs zones, les dispositions du second projet pourront être incluses dans un règlement qui n\u2019aura pas à être approuvé par les personnes habiles à voter.Consultation du projet Le second projet peut être consulté à la mairie d\u2019arrondissement située au 7701 du boulevard Louis-H.-La Fontaine, durant les heures d\u2019ouverture.Fait à Montréal, arrondissement d\u2019Anjou, le 12 avril 2016.La secrétaire d\u2019arrondissement, Louise Goudreault Avis public AVIS PUBLIC ARRONDISSEMENT DE ROSEMONT?LA PETITE-PATRIE AUX PERSONNES INTÉRESSÉES AYANT LE DROIT DE SIGNER UNE DEMANDE DE PARTICIPATION À UN RÉFÉRENDUM SECOND PROJET DE RÉSOLUTION NUMÉRO CA16 26 0106 OBJET DU PROJET ET DEMANDE DE PARTICIPATION À UN RÉFÉRENDUM À la suite de l\u2019assemblée publique de consultation tenue le 4 avril 2016, le conseil d\u2019arrondissement a adopté lors de la séance tenue le 4 avril 2016, un second projet de résolution (CA16 26 0106) et ce, en vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble de l\u2019arrondissement de Rosemont?La Petite-Patrie (RCA-8).· L\u2019objet de ce second projet de résolution vise à autoriser la démolition d\u2019un bâtiment industriel de 2 étages et la construction d\u2019un bâtiment mixte d\u2019une hauteur maximale de 7 étages et de 28 mètres comportant 149 logements et des unités de stationnement intérieures sous le rez-de-chaussée pour le bâtiment situé au 5300, rue Molson (lot 3 361 750), en dérogation aux articles 9 et 121 du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement Rosemont\u2013Petite-Patrie (01-279), relatif à la hauteur maximale prescrite et à l\u2019usage, et ce, aux conditions énoncées dans ledit projet.Ce second projet contient des dispositions susceptibles d\u2019approbation référendaire.Ainsi, il peut faire l\u2019objet d\u2019une demande de la part des personnes intéressées de la zone concernée 0698 et de celles de toute zone contiguë à celles-ci, telles qu\u2019identifiées au plan ci-dessous, afin que la résolution soit soumise à leur approbation, conformément à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.DESCRIPTION DES ZONES Le plan ci-dessous illustre la zone concernée et ses zones contiguës.Ce plan décrivant la zone concernée et ses zones contiguës peut être consulté au bureau Accès Montréal de l\u2019arrondissement, au 5650, rue D\u2019Iberville, 2e étage, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30.CONDITIONS DE VALIDITÉ D\u2019UNE DEMANDE Pour être valide, toute demande doit : · indiquer clairement le numéro de la résolution qui en fait l\u2019objet et la zone d\u2019où elle provient; · être reçue au bureau d\u2019arrondissement dans les huit jours suivant le présent avis, soit au plus tard le 20 avril à 16 h 30, à l\u2019adresse suivante : Secrétaire de l\u2019arrondissement Arrondissement de Rosemont\u2013La Petite-Patrie 5650, rue D\u2019Iberville, 2e étage, Montréal (Québec) H2G 2B3 · être signée par au moins 12 personnes intéressées de la zone d\u2019où elle provient ou par au moins la majorité d\u2019entre elles, si le nombre de personnes intéressées dans la zone n\u2019excède pas 21.PERSONNES INTÉRESSÉES Les renseignements permettant de déterminer quelles sont les personnes intéressées ayant le droit de signer une demande et les modalités d\u2019exercice par une personne morale du droit de signer une demande peuvent être obtenus au bureau Accès Montréal de l\u2019arrondissement.ABSENCE DE DEMANDES En l\u2019absence de demande valide provenant d\u2019une ou de plusieurs zones, le second projet de résolution pourra être inclus dans une résolution qui n\u2019aura pas à être approuvée par les personnes habiles à voter.CONSULTATION DU PROJET Ce second projet de résolution (CA16 26 0106) est disponible pour consultation, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30, au bureau Accès Montréal de l\u2019arrondissement, lequel est situé au 5650, rue D\u2019Iberville, 2e étage, en la Ville de Montréal.Fait à Montréal, ce 12 avril 2016._________________________________ Karl Sacha Langlois, LL.L., B.A.A., OMA Secrétaire d\u2019arrondissement AUX PERSONNES INTÉRESSÉES AYANT LE DROIT DE SIGNER UNE DEMANDE D\u2019APPROBATION RÉFÉRENDAIRE SECOND PROJET DU RÈGLEMENT NUMÉRO 1886-341 INTITULÉ : REGLEMENT MODIFIANT LE REGLEMENT DE ZONAGE NUMERO 1886, DE FACON A MODIFIER LES DISPOSITIONS APPLICABLES AUX QUAIS DE CHARGEMENT DES BATIMENTS EXISTANTS IMPLANTÉS SUR DES TERRAINS D\u2019ANGLE, DANS LES SECTEURS INDUSTRIELS.1- OBJET DU SECOND PROJET ET DEMANDE D\u2019APPROBATION RÉFÉRENDAIRE À la suite de l\u2019assemblée publique de consultation tenue le 23 mars 2016 sur le premier projet de règlement numéro 1886-341, le conseil d\u2019arrondissement de Saint-Léonard a adopté, lors de sa séance ordinaire du 4 avril 2016, un second projet de règlement, lequel porte le titre ci-dessus mentionné.Ce second projet contient des dispositions qui peuvent faire l\u2019objet d\u2019une demande de la part des personnes intéressées des zones visées et de leurs zones contiguës, afin que le règlement qui les contient soit soumis à leur approbation conformément à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.Une copie du résumé du second projet peut être obtenue, sans frais, par toute personne qui en fait la demande.2- DESCRIPTION DES DISPOSITIONS ET DES ZONES CONCERNÉES L\u2019article 1 de ce second projet de règlement vise l\u2019ensemble des secteurs industriels du territoire de l\u2019arrondissement.Les personnes intéressées de chaque zone de l\u2019ensemble du territoire de l\u2019arrondissement de Saint-Léonard ainsi que des zones contiguës situées sur les territoires des arrondissements limitrophes, soit Anjou, Mercier\u2014 Hochelaga-Maisonneuve, Montréal-Nord, Rosemont\u2014La Petite-Patrie et Villeray\u2014Saint- Michel\u2014Parc-Extension peuvent demander à ce qu\u2019une et/ou l\u2019autre des dispositions du règlement fasse l\u2019objet d\u2019une approbation par les personnes habiles à voter de la zone visée et des zones contiguës d\u2019où provient une demande valide.Les dispositions s\u2019appliquant à plus d\u2019une zone sont réputées être des dispositions distinctes s\u2019appliquant particulièrement à chacune des zones.3- CONDITIONS DE VALIDITÉ D\u2019UNE DEMANDE Pour être valide, toute demande doit : - indiquer clairement la disposition qui en fait l\u2019objet et la zone d\u2019où elle provient; - être reçue au bureau du secrétaire d\u2019arrondissement au plus tard le 20 avril 2016, à 16 h 45; - être signée, par au moins 12 personnes intéressées de la zone d\u2019où elle provient ou par au moins la majorité d\u2019entre elles si le nombre de personnes intéressées dans la zone n\u2019excède pas 21.4- PERSONNES INTÉRESSÉES 4.1 Est une personne intéressée, toute personne qui n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter en vertu de la loi et qui remplit les conditions suivantes le 4 avril 2016 : - être majeure, de citoyenneté canadienne et ne pas être en curatelle; et - être domiciliée dans une zone d\u2019où peut provenir une demande valide et, être depuis au moins six (6) mois, au Québec; ou - être, depuis au moins douze (12) mois, propriétaire d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise au sens de la Loi sur la fiscalité municipale, dans une zone d\u2019où peut provenir une demande.4.2 Condition supplémentaire aux copropriétaires indivis d\u2019un immeuble et aux cooccupants d\u2019un établissement d\u2019entreprise : - être désigné, au moyen d\u2019une procuration signée par la majorité des copropriétaires ou cooccupants, comme celui qui a le droit de signer la demande en leur nom et être inscrit sur la liste référendaire, le cas échéant.4.3 Condition d\u2019exercice du droit de signer une demande par une personne morale : toute personne morale doit désigner parmi ses membres, administrateurs ou employés, par résolution, une personne qui, le 4 avril 2016, est majeure et de citoyenneté canadienne, n\u2019est pas en curatelle, et n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter prévue par la loi.4.4 Les personnes morales, les copropriétaires et cooccupants doivent produire leur résolution ou leur procuration en même temps que la demande.Elle prend effet lors de sa réception et demeure valide tant qu\u2019elle n\u2019est pas remplacée.4.5 Sauf dans le cas d\u2019une personne désignée à titre de représentant d\u2019une personne morale, nul ne peut être considéré comme personne intéressée à plus d\u2019un titre conformément à l\u2019article 531 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.5- ABSENCE DE DEMANDES Toutes les dispositions du second projet de règlement qui n\u2019auront fait l\u2019objet d\u2019aucune demande valide pourront être incluses dans un règlement qui n\u2019aura pas à être approuvé par les personnes habiles à voter.6- CONSULTATION DU PROJET Le second projet de règlement et le plan sont disponibles pour consultation à la mairie d\u2019arrondissement située au 8400, boulevard Lacordaire, durant les heures normales de bureau, soit : du lundi au jeudi, de 8 h à 11 h 45, de 12 h 45 à 16 h 45, et le vendredi, de 8 h à 12 h.Montréal, le 12 avril 2016.La Secrétaire d\u2019arrondissement Guylaine Champoux, avocate Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/st-leonard Avis public RÉSOLUTION \u2013 PPCMOI 2015-07/C04-29 ENTRÉE EN VIGUEUR AVIS est donné aux personnes intéressées de l\u2019arrondissement de Saint- Léonard et des arrondissements de Rosemont\u2014La Petite-Patrie et de Villeray\u2014 Saint-Michel\u2014Parc-Extension demeurant dans une zone contiguë à l\u2019arrondissement de Saint-Léonard, que lors de sa séance ordinaire, tenue le 4 avril 2016, le conseil d\u2019arrondissement de Saint-Léonard a adopté, en vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble (2177), une résolution approuvant le projet particulier PPCMOI 2015-07/C04-29 visant à autoriser l\u2019installation d\u2019une (1) enseigne directionnelle sur poteau et d\u2019une (1) enseigne apposée à plat sur le mur du bâtiment situé aux 4400-4420, rue Jean-Talon, lot numéro 5 556 179 du cadastre du Québec.Cette résolution entre en vigueur le 12 avril 2016 et est disponible pour consultation à la mairie d\u2019arrondissement située au 8400, boulevard Lacordaire, durant les heures normales de bureau, soit : du lundi au jeudi, de 8 h à 11 h 45, de 12 h 45 à 16 h 45, et le vendredi, de 8 h à 12 h.Montréal, le 12 avril 2016.La Secrétaire d\u2019arrondissement Guylaine Champoux, avocate Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/st-leonard Avis public Services institutionnels Gestion et planification immobilière Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : travaux Appel d\u2019offres : 5844 Descriptif : Réfection partielle de la toiture et de l\u2019enveloppe, usine d\u2019eau potable de Dorval, 55 avenue Lilas Dorval Date d\u2019ouverture : 4 mai 2016 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission (cautionnement, chèque visé ou garantie bancaire) Renseignements : pour toute question, s\u2019adresser à immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Visites : Les visites sont individuelles.La date limite pour prendre rendez-vous est le 21 avril 2016, à 12h00.Les visites auront lieu du 18 au 22 avril 2016 inclusivement, selon l\u2019horaire suivant : 9h00, 10h30, 13h00 et 14h30.pour prendre rendez-vous, s\u2019adresser à immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 12 avril 2016 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fourni en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 12 avril 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à : Harikana a/s Jean-Pierre Roy, 4152 boul St-Laurent, Montréal, Qc H2W 1Y8 540-32-029128-160 Carmelo Corica, 2826 rue d\u2019Amay, Laval, Qc H7K 3N5 540-32-027518-149 Sylvain Lauzon, 116 Laurier, Terrebonne, Qc J6W 2V8 540-32-027796-158 Isabelle Lamy, 13 695 Latreille, Mirabel, Qc J7N 1P7 540-32-027839-156 Sylvie St-Martin, 3245 Girouard, Laval, Qc H7P 1R1 540-32-027931-151 Abdul Azizi, 240 rue Lawrence #120, Qc J4V 2Z4 540-32-027951-159 Valérie Bourgeois, 159, rue de la Legion, Deux-Montagnes, Qc J7R 3C1 540-32-027988-151 Rafael Pizzi, 3930 boul Sainte-Rose, Laval, Qc H7R 1V1 540-32-028043-154 André Filteau, 32 Louvigny, Lorraine, Qc H7L 1L4 540-32-028069-159 Marianne Ioannou, 400 boul Curé-Labelle, #302, Laval, Qc H7V 2S7 540-32-028077-152 Roger Auguste, 2040 rue d\u2019Aragon, Terrebonne, Qc J6X 3M8 540-32-028143-152 Gibier Montréal inc., 322 rue de Saint-Servan, Laval, Qc H7X 4B2 540-32-028222-154 Francine Fiore, 4142 rue Saint-Hubert, Montréal, Qc H2L 4A8 540-32-028391-157 Rick Darez Saint-Baptiste, 1585 rue Fleetwood #402, Laval, Qc H7N 3E9 540-32-028646-154 Mélanie Djierdjian, 1799 rue Lautrec, Laval, Qc H7M 2C6 540-32-028783-155 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Laval situé au 2800 St-Martin Ouest dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis d\u2019assignation qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes d\u2019une ordonnance rendue le 7 avril 2016 par le greffier dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Laval, le 7 avril 2016 Manon Larivière Greffier-adjoint de la Cour du Québec P A U L I N E G R A V E L A u cours des jours suivants, Florence est demeurée prostrée et muette, elle a perdu l\u2019appétit et elle était agitée durant son sommeil.Alors qu\u2019elle était toujours joyeuse, calme et facile avant le choc, elle est devenue irritable et d\u2019humeur changeante, pleurant beaucoup à la moindre contrariété.Florence a aujourd\u2019hui six ans et demi et elle se plaint régulièrement de maux de tête et de fatigue à l\u2019école.«Depuis cette chute, nous avons du mal à gérer son comportement explosif avec nous, ses parents, et son grand frère», raconte la mère de Florence.«Toutes les interactions avec elle sont compliquées.» Le cas de Florence illustre parfaitement ce qu\u2019une équipe de chercheurs du CHU Sainte-Jus- tine vient de mettre en évidence, soit une dégradation des interactions sociales de l\u2019enfant victime d\u2019une commotion cérébrale avec ses parents.Même si Florence n\u2019avait pas perdu connaissance et n\u2019avait pas vomi à la suite de sa chute, elle avait néanmoins subi une commotion cérébrale, car elle en manifestait plusieurs autres symptômes, dont certains ont persisté jusqu\u2019à l\u2019âge de six ans, comme des interactions houleuses avec ses proches parents, des maux de tête fréquents et de la fatigue.«Depuis 2011, le diagnostic de la commotion cérébrale s\u2019est élargi», souligne d\u2019entrée de jeu le Dr Jocelyn Gravel, ur- gentologue au CHU Sainte-Justine.On diagnostique une commotion cérébrale chez un enfant quand celui-ci a présenté l\u2019un ou l\u2019autre des signes suivants: une perte de conscience, des vomissements, des maux de tête, une hypersensibilité à la lumière, des problèmes d\u2019audition, un état de confusion, des étourdissements, une désorientation, mais aussi des troubles de mémoire, de langage ou de concentration, voire des symptômes d\u2019ordre psychologique, comme une irritabilité excessive, des pleurs et des rires inappropriés, ou une hyper-agressivité.À part la perte de connaissance et les vomissements répétés qui sont les symptômes les plus évidents et facilement observables par les parents, les autres signes sont plus difficiles à déceler chez les jeunes enfants qui souvent n\u2019ont pas le vocabulaire pour décrire ces symptômes plus subtils.Et qui plus est, il est recommandé d\u2019éviter les scano- graphies chez les enfants de moins de cinq ans, soulignent le Dr Gravel et Miriam Beauchamp, neuropsychologue au CHU Sainte-Justine.Les médecins ne procèdent à une scanographie que chez les enfants ayant perdu connaissance et dont l\u2019état se dégrade rapidement dans le but de dépister un saignement au niveau du cerveau.Plus d\u2019enfants que d\u2019adolescents Les jeunes enfants de moins de cinq ans sont plus nombreux que les adolescents à être amenés à l\u2019hôpital pour un traumatisme crânien, indiquent les deux chercheurs.«On reçoit à l\u2019urgence environ cinq enfants par jour qui se sont frappé la tête en tombant de la table à langer, du comptoir de la cuisine ou d\u2019un module de jeu ou en déboulant les escaliers.De plus, la boîte crânienne des jeunes enfants est plus fragile et plus vulnérable aux chocs, car elle est plus petite et donc plus susceptible de subir des fractures», indique le Dr Gravel.On a longtemps cru que ces jeunes enfants récupéraient rapidement et complètement en raison de la grande plasticité de leur cerveau.«Or, on constate plutôt le contraire.Le cerveau des enfants de deux à cinq ans est en pleine période de développement des habiletés sociales.Une commotion cérébrale peut alors empêcher ce développement de se dérouler normalement», explique Mme Beau- champ qui a mené une étude sur 47 enfants âgés de 18 mois à 60 mois qui avaient été victimes d\u2019une commotion cérébrale, et qui ont été comparés à un groupe de 27 enfants du même âge ayant subi une blessure or thopédique (à un membre autre que la tête) et à un groupe de 56 enfants complètement sains.Moins bonnes interactions sociales Six mois après l\u2019accident ayant engendré une commotion cérébrale, les chercheurs ont évalué les compétences sociales des trois groupes d\u2019enfants qu\u2019ils ont filmés tandis qu\u2019ils interagissaient avec l\u2019un de leurs parents.Chaque enfant devait partager une collation avec son parent et s\u2019amuser avec lui lors d\u2019une séance de jeu libre.Les chercheurs ont ensuite analysé la communication et la coopération que l\u2019enfant engageait avec son parent, ainsi que l\u2019atmosphère globale de l\u2019interaction.Ils ont alors observé que les enfants ayant subi une commotion cérébrale avaient de moins bonnes interactions sociales avec leurs parents.Ils ont également remarqué que l\u2019attitude du parent contribuait parfois à la détérioration de cette interaction.«On sait qu\u2019une commotion cérébrale cause du stress et de l\u2019anxiété chez les parents, et cela peut changer la manière dont ils agissent avec leur enfant et ainsi influer sur sa récupération.De plus, comme la commotion cérébrale est invisible, les parents ne réalisent pas toujours que l\u2019irritabilité et les pleurs, qui sont des comportements fréquents à deux ou trois ans, découlent probablement de cette blessure.Un enfant souffrant d\u2019une commotion cérébrale n\u2019est pas comme celui qui a un bras dans le plâtre et dont la blessure est évidente et rappelle aux parents que son irritabilité est probablement due à cette blessure.L\u2019enfant victime d\u2019une commotion cérébrale ne présente pas nécessairement de signes extérieurs et n\u2019a pas les mots pour rappeler aux gens qui l\u2019entourent qu\u2019il ne se sent pas bien, qu\u2019il est très fatigué, ou qu\u2019il a mal à la tête », explique Mme Beauchamp qui signe avec le Dr Gravel un article paru dans le Journal of Neuropsychology.Les deux chercheurs avouent qu\u2019il n\u2019existe pas encore de médicaments pour traiter la commotion cérébrale.La seule recommandation est le repos.«L\u2019étude suggère aussi aux parents d\u2019être tolérants et compréhensifs face à l\u2019irritabilité de leur enfant qui aurait subi une commotion cérébrale.Les parents doivent se rappeler que leur enfant n\u2019a pas nécessairement un mauvais caractère ou qu\u2019il traverse la période du terrible two, mais qu\u2019il présente les symptômes d\u2019une commotion cérébrale, lesquels symptômes devraient probablement s\u2019atténuer avec le temps», souligne le Dr Gravel.Quant à Mme Beauchamp, elle suggère aux parents de consulter un médecin, un psychologue ou un neuropsychologue si des changements comportementaux persistent chez leur enfant afin qu\u2019on évalue son état et qu\u2019on prescrive des changements dans son environnement scolaire si nécessaire.Elle affirme aussi que la majorité des enfants récupèrent bien d\u2019une commotion cérébrale.Le Devoir L E D E V O I R , L E M A R D I 1 2 A V R I L 2 0 1 6 S C I E N C E A 7 AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S S u i t e d e l a p a g e p a g e A 6 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa bilité se limite au coût de la parution.Avis est donné qu\u2019une assemblée ordinaire du conseil d\u2019agglomération aura lieu : Date le jeudi 21 avril 2016, à 17 h Lieu Salle du conseil de l\u2019hôtel de ville 275, rue Notre-Dame Est (métro Champ-de-Mars) Avis est également donné, conformément à l\u2019article 105.1 de la Loi sur les cités et villes (RLRQ, chapitre C-19) que le rapport financier, y compris les rapports du vérificateur de la Ville de Montréal et du vérificateur externe sur les états financiers de la Ville, pour l\u2019exercice financier 2015, seront déposés à cette séance.Une période de questions du public est prévue au début de l\u2019assemblée.Les personnes qui désirent poser des questions doivent se présenter entre 15 h et 16 h 30 au rez-de-chaussée de l\u2019édifice Chaussegros-de-Léry situé au 303, rue Notre-Dame Est pour obtenir un numéro d\u2019inscription.Toutefois, les personnes à mobilité réduite peuvent se présenter à l\u2019hôtel de ville, situé au 275, rue Notre-Dame Est, en utilisant l\u2019accès situé au 510, rue Gosford.Le tirage au sort déterminant l\u2019ordre dans lequel les personnes pourront poser leur question se déroulera au 303, rue Notre-Dame Est à compter de 16 h 30.Il est impératif d\u2019avoir en sa possession une preuve d\u2019identité avec photo aux fins de son inscription.À défaut, une personne ne pourra être inscrite.Les personnes inscrites recevront une carte d\u2019identification qui leur permettra d\u2019accéder à la salle du conseil municipal afin de pouvoir poser leur question.Les personnes inscrites à la période de questions ainsi que les personnes intéressées à assister aux délibérations du conseil accèdent à l\u2019hôtel de ville par la porte du côté est (510, rue Gosford).La salle est équipée d\u2019un système d\u2019aide à l\u2019audition.Pour y avoir accès, il suffit de syntoniser la fréquence 100,3 sur la bande FM de votre baladeur.De plus, un service d\u2019interprétation pour les personnes ayant des limitations auditives est offert sur demande, sous réserve de la disponibilité d\u2019interprètes.Veuillez communiquer, au moins 3 jours ouvrables à l\u2019avance, au 514-872-3142.Montréal, le 12 avril 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION PROJET DE RÈGLEMENT NUMÉRO 1886-343 AVIS est donné aux personnes intéressées de l\u2019arrondissement de Saint-Léonard et des arrondissements d\u2019Anjou, Mercier\u2014Hochelaga- Maisonneuve, Montréal-Nord, Rosemont\u2014La Petite-Patrie et Villeray\u2014Saint-Michel\u2014Parc- Extension demeurant dans une zone contiguë à l\u2019arrondissement de Saint-Léonard que lors de sa séance ordinaire tenue le 4 avril 2016, le conseil d\u2019arrondissement de Saint-Léonard a adopté un projet de règlement numéro 1886-343 intitulé : « Règlement modifiant le règlement de zonage numéro 1886, afin d\u2019assurer la concordance au Schéma d\u2019aménagement et de développement de l\u2019agglomération de Montréal (RCG 14-029) et d\u2019apporter d\u2019autres modifications réglementaires connexes ».Une assemblée publique de consultation sera tenue sur ce projet de règlement, le mercredi 20 avril 2016, à 17 h, à la mairie d\u2019arrondissement située au 8400, boulevard Lacordaire, en conformité avec les dispositions de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ, c.A-19.1).Au cours de cette assemblée publique de consultation, le maire de l\u2019arrondissement ou un autre membre du conseil désigné par lui, expliquera le projet de règlement ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désirent s\u2019exprimer à ce sujet.Ce projet de règlement ne contient pas de disposition susceptible d\u2019approbation référendaire et il vise l\u2019ensemble du territoire de l\u2019arrondissement.Le projet de règlement, le résumé et le plan de zonage sont disponibles pour consultation à la mairie d\u2019arrondissement située au 8400, boulevard Lacordaire, durant les heures normales de bureau, soit : du lundi au jeudi, de 8 h à 11 h 45, de 12 h 45 à 16 h 45, et le vendredi, de 8 h à 12 h.Montréal, le 12 avril 2016.La Secrétaire d\u2019arrondissement Guylaine Champoux, avocate Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/st-leonard Avis public ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION PROJET DE RÈGLEMENT NUMÉRO 2177-1 AVIS est donné aux personnes intéressées de l\u2019arrondissement de Saint-Léonard et des arrondissements d\u2019Anjou, Mercier\u2014Hochelaga- Maisonneuve, Montréal-Nord, Rosemont\u2014 La Petite-Patrie et Villeray\u2014Saint-Michel\u2014Parc- Extension demeurant dans une zone contiguë à l\u2019arrondissement de Saint-Léonard que lors de sa séance ordinaire tenue le 4 avril 2016, le conseil d\u2019arrondissement de Saint-Léonard a adopté un projet de règlement numéro 2177-1 intitulé : « Règlement modifiant le Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble (2177) afin d\u2019assurer la concordance au Schéma d\u2019aménagement et de développement de l\u2019agglomération de Montréal (RCG 14-029) ».Une assemblée publique de consultation sera tenue sur ce projet de règlement, le mercredi 20 avril 2016, à 17 h, à la mairie d\u2019arrondissement située au 8400, boulevard Lacordaire, en conformité avec les dispositions de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ, c.A-19.1).Au cours de cette assemblée publique de consultation, le président d\u2019assemblée expliquera le projet de règlement, ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désirent s\u2019exprimer à ce sujet.Ce projet de règlement ne contient pas de dispositions susceptibles d\u2019approbation référendaire et il vise l\u2019ensemble du territoire de l\u2019arrondissement.Le projet de règlement, le résumé et le plan de zonage sont disponibles pour consultation à la mairie d\u2019arrondissement, située au 8400, boulevard Lacordaire, durant les heures normales de bureau, soit : du lundi au jeudi, de 8 h à 11 h 45, de 12 h 45 à 16 h 45, et le vendredi, de 8 h à 12 h.Montréal, le 12 avril 2016.La Secrétaire d\u2019arrondissement Guylaine Champoux, avocate Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/st-leonard Avis public ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION PREMIER PROJET DE RÈGLEMENT NUMÉRO RCA09-Z01-025 RÈGLEMENT MODIFIANT LE RÈGLEMENT DE ZONAGE DE L\u2019ARRONDISSEMENT DE RIVIÈRE-DES-PRAIRIES\u2013POINTE-AUX-TREMBLES (RCA09-Z01, TEL QUE MODIFIÉ) DE MANIÈRE À AJOUTER DE NOUVELLES DISPOSITIONS RELATIVES AUX BÂTIMENTS ET USAGES COMPLÉMENTAIRES AVIS est par la présente, donné par le soussigné : QUE le conseil d\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies\u2013Pointe-aux-Trembles, par sa résolution numéro CA16 3004 0085, a adopté lors d\u2019une séance ordinaire tenue le 5 avril 2016, le premier projet de règlement numéro RCA09-Z01-025, lequel porte le titre ci-dessus mentionné.QUE conformément aux dispositions de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (L.R.Q., c.A-19.1), ce premier projet de règlement sera soumis à une consultation publique le jeudi 21 avril 2016 à compter de 18 h 30 à la Maison du citoyen, située au 12090, rue Notre-Dame Est, à Montréal, salle J.C.Victorien Roy (salle du conseil).QUE l\u2019objet de ce premier projet de règlement vise à autoriser l'implantation des bâtiments complémentaires et l'ajout de l'usage « scène extérieure » comme un usage complémentaire à certains usages du groupe «Public et institutionnel».QU\u2019au cours de cette assemblée publique, la mairesse d\u2019arrondissement ou tout membre du conseil désigné par elle, expliquera le premier projet de règlement ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes et organismes qui désireront s\u2019exprimer à ce sujet.QUE ce premier projet de règlement contient des dispositions susceptibles d\u2019approbation référendaire.QUE l\u2019article 2 de ce premier projet de règlement (relatif à l\u2019article 134 du règlement de zonage) s\u2019applique aux zones du groupe d\u2019usage « Public et institutionnel » composée des classes usages suivants : « P.1 \u2013 Institutions locales ; P.2 \u2013 Grands équipements institutionnels ; P.3 \u2013 Couvent, monastère et lieu de culte ; P.4 \u2013 Parcs et espaces verts ; P.5 \u2013 Conservation et P.6 \u2013 Utilité publique » situées en bordure d\u2019un cours d\u2019eau dont les zones visées et contigües sont illustrées dans le plan ci-après.QUE l\u2019article 3 de ce premier projet de règlement (relatif à l\u2019ajout de l\u2019article 335.2 au règlement de zonage) s\u2019applique aux zones du groupe d\u2019usage « P.1 \u2013 Institutions locales, P.2 \u2013 Grands équipements institutionnels et P.4 \u2013 Parcs et espaces verts » dont les zones visées et contigües sont illustrées dans le plan ci- après.QUE ce premier projet de règlement de même que l\u2019illustration des zones visées et des zones contiguës sont disponibles pour consultation dans les bureaux Accès Montréal de l\u2019arrondissement, soit à Pointe-aux-Trembles, à la Maison du citoyen située au 12090, rue Notre-Dame Est ou à Rivière-des- Prairies, au 8910, boulevard Maurice-Duplessis, aux heures régulières d\u2019ouverture, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30.Ils sont également disponibles pour consultation au bureau d\u2019arrondissement de Montréal-Nord situé au 4243, rue de Charleroi ainsi qu\u2019à la mairie d'arrondissement d\u2019Anjou située au 7701 du boulevard Louis-H.-La Fontaine durant leurs heures d'ouverture respectives.Montréal, le 12 avril 2016.Le secrétaire d'arrondissement Me Alain Roy, LLM., OMA Cet avis peut également être consulté sur le site Web de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : ville.montreal.qc.ca/rdp-pat Avis public AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à nom et dernière adresse connue : numéro de dossier : Bulewu Kibangu Judith- 6545 Rosemont, Montréal, Qc., H1M 3B1 500-32-148924-154 Pauze Sebastien- 298 Rue Voltaire, St-Lin de Laurentides, Qc., J5M 0H7 500-32-150860-163 Bertrand Melissa- 298 Rue Voltaire, St-Lin de Laurentides, Qc., J5M 0H7 500-32-150860-163 4170041 Canada Inc.- 36 Place de Boheme, Candiac, Qc., J5R 3N1 500-32-151043-165 Sacha Électronique Inc.- 3615 Ontario Est, Montréal, Qc., H1W 1R8 500-32-150682-161 Boa Construction Inc.- 8765 Tellier, Montréal, Qc., H1L 3B3 500-32-150867-168 Pointejour Jacques- 9062 Saint-Michel, Montréal, Qc., H1Z 3G5 500-32-150735-167 Nadeau Pierre- 7095 Gouin Est # 2-724, Montréal, Qc., H1E 6N1 500-32-148877-154 Banoon Martin- 7103 Kildare, Côte St-Luc, Qc., H4W 1C2 500-32-150878-165 Preisler Coffee Inc.- 7103 Kildare, Côte St-Luc, Qc., H4W 1C2 500-32-150878-165 Menard Alexandre- 9160 Blvd Leduc # 410, Brossard, Qc., J4Y 0E3 500-32-150887-166 Opoku Nyarko Daniel- 12001 Pavillon # 5, Pierrefonds, Qc., H8Z 1M6 500-32-148643-150 Wallace Barnard Marco Eric- 3570 Notre Dame O., Montréal, Qc., H4E 2X3 500-32-144731-140 Turenne Francois- 11145 Av Georges- Pichet, Montréal, Qc., H1G 5K7 500-32-150282-152 Chenard Carina \u2013 3983 Drolet, Montréal, Qc., H2W 2L3 500-32-150665-166 Giroux Ken- 430-916 Ontario Est, Montréal, Qc., H2L 1P4 500-32-150665-166 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Montréal situé au 1 Notre-Dame Est # 1.04, Montréal, Qc., H2Y 1B6, dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis d\u2019assignation qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes d\u2019une ordonnance rendue le 8 avril 2016 par le greffier dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Canada Province de Québec District de MONTREAL Localité MONTREAL C O U R D U Q U É B E C Chambre civile Division des petites créances 1 NOTRE-DAME EST MONTRÉAL (QC) H2Y 1B6 Téléphone : 514-393-2304 Montréal, le 8 avril 2016 Marioara Albastroiu, Greffier de la Cour du Québec Alors qu\u2019elle était âgée de 19 mois, la petite Florence (nom fictif) est tombée du lit de ses parents pendant son sommeil.Lors de sa chute, sa tête a percuté le sol et l\u2019a laissée complètement sonnée pendant quelques secondes.Puis, l\u2019enfant s\u2019est mise à hurler en se tenant la tête.ÉTUDE Les commotions nuiraient aux interactions sociales des enfants JOHN NEFF GETTY IMAGES Les médecins ne procèdent à une scanographie que chez les enfants ayant perdu connaissance et dont l\u2019état se dégrade rapidement.Les parents ne réalisent pas toujours que l\u2019irritabilité et les pleurs, des comportements fréquents à deux ou trois ans, découlent probablement de cette blessure Miriam Beauchamp « » e Pérou penche bien à droite à l\u2019issue du premier tour de la présidentielle de dimanche.Droite populiste avec Keiko Fujimori, la ?lle d\u2019Alberto.Plus affairiste avec Pedro Pablo Kuczynski, dit «PPK», ancien ministre de l\u2019Économie et préféré des ambassades occidentales.Cherchez la différence.L\u2019un et l\u2019autre louent l\u2019idée de la croissance économique par l\u2019investissement étranger et l\u2019exploitation des ressources naturelles, ce qui du reste sied parfaitement aux minières canadiennes, qui sont très actives au Pérou.Le deuxième tour départagera les candidats le 5 juin prochain.Arrivée largement en tête avec tout près de 40 % des voix contre PPK, Keiko Fujimori se trouve à poursuivre sa progression après avoir franchi en 2011 le premier tour de la présidentielle qu\u2019avait ?nalement rempor tée Ollanta Hu- mala.Elle progresse d\u2019autant plus que son parti, Force populaire, aurait obtenu la majorité des sièges au Parlement.Sur le chemin de la présidence, le dé?pour elle n\u2019en reste pas moins entier.Comment en effet prendre ses distances face au père, qui purge une peine de 25 ans de prison pour corruption et violation des droits de la personne, sans compromettre l\u2019ascendant qu\u2019il continue malgré tout d\u2019avoir sur une partie des électeurs péruviens?Pour tout le ressentiment qui continue de s\u2019exprimer au sein de l\u2019opinion publique à l\u2019égard de cet ancien président autocratique (1990-2000), le « fujimorisme » est à l\u2019évidence loin d\u2019être mort.Le souvenir d\u2019Alberto Fujimori est pour beaucoup de Péruviens celui d\u2019un homme qui \u2014 dans la plus pure tradition paternaliste latino-américaine \u2014 s\u2019est occupé des plus démunis.D\u2019où clientélisme.Le souvenir est aussi celui, positif malgré les exactions, d\u2019un chef à poigne qui a vaincu la terreur de la guérilla maoïste du Sentier lumineux.Ce qui résonne encore dans un pays, premier producteur mondial de cocaïne, où l\u2019insécurité reste un grave problème.Dans ce contexte, Keiko Fujimori, 40 ans, fait penser à la France où Marine Le Pen porte, en l\u2019édulcorant, le programme d\u2019extrême droite de Jean-Marie.Au Pérou, les partis politiques se font et se défont au gré des échéances électorales.De plus, « Keiko » est créditée d\u2019avoir réussi à bâtir ces cinq dernières années une machine partisane bien huilée \u2014 mais non sans l\u2019appui malsain des narcos\u2026 Le 5 juin dira donc si cette machine résistera au vote « antifujimo- riste » que M.Kuczynski devra réussir à canaliser, en espérant que la gauche, mise hors jeu par ce scrutin, y mettra du sien.Comme perspectives d\u2019avenir pour ce beau pays andin, on pourrait imaginer mieux.Les militants du NPD étaient eux-mêmes sous le choc dimanche.Réunis en congrès à Edmonton, 52% d\u2019entre eux ont voté pour la tenue d\u2019une course au leadership.Une majorité a aussi décidé de lancer le parti sur la voie d\u2019une longue réflexion autour d\u2019un manifeste qui sème la zizanie dans les rangs.Un pari risqué qui pourrait avoir un ef fet déterminant sur la place que le NPD occupera dans trois ans sur l\u2019échiquier politique canadien.homas Mulcair a reçu la pire gi?e qu\u2019un chef puisse encaisser, se faire montrer la sortie au lendemain d\u2019une défaite douloureuse.Semblant eux-mêmes surpris, les membres ont accueilli le résultat avec un silence ahuri.Dans l\u2019histoire récente, aucun chef fédéral n\u2019a subi un tel sort.M.Mulcair a mené le parti à la deuxième performance de son histoire, a regarni les coffres et a maintenu une base respectable au Québec, mais a mené une mauvaise campagne, n\u2019a pas réussi à inspirer et ne béné?ciait pas du capital d\u2019affection qui, au NPD, a permis à d\u2019autres chefs de survivre.Malgré cela, il a accepté d\u2019assurer l\u2019intérim et de mener les troupes aux Communes jusqu\u2019à l\u2019élection du nouveau chef.Il faudra voir si cela pourra durer, mais à voir l\u2019ovation qui a suivi cette nouvelle, c\u2019était ce que souhaitaient les membres.Ils le disaient d\u2019ailleurs: un autre chef pour les élections mais, entre- temps, un parlementaire aguerri aux Communes.Bref, ils voulaient le beurre et l\u2019argent du beurre, et ils l\u2019ont eu.M.Mulcair était pris entre deux feux: d\u2019un côté, les pragmatiques déçus d\u2019avoir raté une telle occasion et, de l\u2019autre, les socio-démocrates purs et durs qui ont vu là l\u2019occasion de réaf?r- mer l\u2019ascendant perdu au ?l des ans.Ces derniers ont pro?té du désir de renouvellement des membres pour mettre en avant le manifeste Un bond vers l\u2019avant qui préconise une remise en question du capitalisme et du libre- échange et insiste sur la lutte contre les changements climatiques.Le document a toutefois mis le feu aux poudres dans les rangs néodémocrates de l\u2019Alberta et de la Saskatchewan, car ses auteurs s\u2019opposent aux énergies fossiles et préconisent un moratoire sur la construction de pipelines.Les membres n\u2019ont pas adopté le manifeste, mais ont accepté d\u2019en débattre localement d\u2019ici au prochain congrès, au grand dam des néodémocrates albertains qui défendent un développement durable du secteur pétrolier.Ce nouvel enjeu a fait réapparaître la vieille ligne de fracture entre les tenants d\u2019un NPD conscience du Parlement et les partisans d\u2019un parti aspirant au pouvoir pour mettre en œuvre leurs idéaux progressistes.Si le vote sur le leadership a divisé le parti, le remue-méninges à venir, qui servira de toile de fond à la course à la direction, s\u2019annonce encore plus mouvementé.Les militants y gagnent un choix réel, mais ils devront soupeser avec soin les retombées des options offertes, non seulement sur le parti, mais aussi pour les Canadiens.Le NPD n\u2019a été porté au pouvoir que lorsqu\u2019il a défendu une vision réellement progressiste, mais empreinte de pragmatisme.Cela se véri?e en Colombie-Britannique, en Saskatchewan, au Manitoba et en Nouvelle-Écosse.La première ministre albertaine, Rachel Notley, la seule néodémocrate qui sera encore à la tête d\u2019un gouvernement sous peu, est venue le rappeler samedi dans un discours hautement critique du manifeste.Le NPD doit faire preuve d\u2019audace face aux grands enjeux de notre époque, mais il serait dommage qu\u2019il abandonne l\u2019ambition du pouvoir, car les électeurs y perdraient une solution de rechange à cette longue alternance entre le Parti libéral et le Parti conservateur.À moins qu\u2019on ait droit bientôt à une réforme du mode de scrutin digne de ce nom, mais ça, c\u2019est une autre histoire.L E D E V O I R , L E M A R D I 1 2 A V R I L 2 0 1 6 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Électricité, oui, mais respect aussi Le géant Hydro-Québec doit son entière existence aux grands cours d\u2019eau de la province.Toutefois, pour passer une ligne à haute tension, la 735 kV, sur quelque 400 kilomètres, le respect des cours d\u2019eau ne semble pas intéresser la société d\u2019État québécoise.On valorise depuis des années la protection des bandes riveraines afin de préserver la qualité des milieux hydriques.Pourtant, l\u2019application de la Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables exclut les composantes d\u2019un réseau de distribution d\u2019électricité (Règlement relatif à l\u2019application de la Loi sur la qualité de l\u2019environnement, chapitre Q-2).Alors qu\u2019Hydro- Québec aurait pu exiger une bande de protection riveraine, la consigne pour le déboisement du tracé fut d\u2019abattre sur une largeur de 60 mètres.Seul un écran visuel, soit 15 mètres en bordure des routes, est laissé.[\u2026] Hydro-Québec, autrefois avant-gardiste dans sa façon de produire l\u2019électricité, n\u2019a pas tenté d\u2019innover pour la distribution de l\u2019énergie.Des lignes souterraines pourraient être une solution de rechange aux traditionnelles lignes aériennes.En plus de protéger les installations électriques du climat, l\u2019enfouissement des lignes réduit les impacts environnementaux.Par exemple, au Vermont, on a refusé que des lignes aériennes traversent le lac Champlain et les Adirondacks, ce qui a mené au projet New England Clean Power Link, un réseau souterrain dont on aurait fortement dû s\u2019inspirer pour cette nouvelle ligne 735 kV.Étant donné que des solutions existent pour éviter des situations mettant en danger les milieux hydriques, il est donc inacceptable qu\u2019une société se vantant de distribuer une énergie propre et renouvelable endommage le littoral des cours d\u2019eau pour faire passer ses lignes à haute tension.Alice Breault-Germain Le 10 avril 2016 pour stopper les terribles virus du SRAS et d\u2019Ebola en Occident ?Nous avons rigoureusement sur veillé les frontières, les aéroports, les gares, pour éviter la contamination.C\u2019est ce que l\u2019Union européenne (UE) devrait faire pour contrer le virus mortel du djihadisme.Plusieurs djihadistes se sont d\u2019ores et déjà faufilés.Leur objectif est clair : métastaser et contaminer l\u2019UE, le corps faible.Sylvio Le Blanc Montréal, le 11 avril 2016 Une maladie mortelle Le chef de l\u2019ONU, Ban Ki-moon, a déclaré que le groupe État islamique «se propage comme un cancer » partout dans le monde.De son côté, le médiateur de l\u2019ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, a comparé les djihadistes au virus Ebola : « Ils sont oppor tunistes ; ils sont comme Ebola.Ils sont à la recherche d\u2019un corps faible et y entrent.» Qu\u2019avons-nous principalement fait Longue route, M.Myles Monsieur Brian Myles, J\u2019ai été heureuse d\u2019apprendre que vous aviez été nommé à la tête du Devoir.Avec vous, le journal est entre de bonnes mains.J\u2019ai commencé à lire ce journal tous les matins lorsque j\u2019ai entrepris mes études secondaires.Il a façonné mon esprit de jeune fille et m\u2019a permis de comprendre le monde et d\u2019avancer dans ma quête intellectuelle, alors que ma famille n\u2019avait pas accès à la connaissance, faute de savoir lire.Je dois beaucoup au Devoir et j\u2019espère qu\u2019il sera toujours là lorsque je n\u2019y serai plus.Je vous souhaite longue route ! France Houle Montréal, le 9 avril 2016 FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET L I B R E O P I N I O N NPD L\u2019après-Mulcair PÉROU Le retour des Fujimori T L J É R Ô M E B L A N C H E T - G R A V E L Consultant en gestion du fait religieux D e sanglantes attaques terroristes perpétrées au nom de l\u2019islam ont encore une fois été au cœur de l\u2019actualité mondiale dans les derniers mois.Le sang a coulé et les larmes ont suivi : quelles leçons pouvons-nous tirer de ces tragiques événements ?Quelles sont les réponses que nous pourrions apporter en vue de freiner l\u2019escalade des tensions ?Outre les enjeux de sécurité publique, quelle pourrait être la réforme tant attendue de l\u2019islam qu\u2019il faudrait mettre en œuvre pour arrêter les extrémistes qui interprètent le Coran de manière littérale ?Autrement dit, comment faire pour retrouver un islam culturel dénué de visées politiques?Il n\u2019existe évidemment pas de solution miracle.L\u2019inexistence d\u2019un clergé bien identifié dans le monde musulman (et sunnite en particulier) ne rend malheureusement pas une réforme de l\u2019islam très probable.Pour se prêter à un tel exercice, il faudrait d\u2019abord que les différents représentants de la religion musulmane puissent se coordonner à une échelle globale.Il faudrait ensuite qu\u2019ils arrivent à établir un certain consensus autour de grandes orientations générales.La chose est quelque peu utopique, mais il faut espérer qu\u2019elle se produise.Pour paraître légitime, la réforme de l\u2019islam souhaitée par bon nombre d\u2019intellectuels ne peut pas seulement provenir de l\u2019Occident : elle doit aussi venir des musulmans croyants.Le premier point que cette réforme devrait toucher est le caractère juridique de l\u2019islam.Effectivement, l\u2019islam est une religion qui s\u2019accompagne d\u2019un système de droit : la charia.Le droit musulman est contenu dans le Coran et la Sunna \u2014 des textes qui font toujours figure de Code civil et de Code criminel pour les fondamentalistes.Sans l\u2019abandon de ce caractère juridique, il est nettement improbable que cette religion puisse facilement s\u2019adapter à la modernité, et ce, tant en Occident que dans les pays musulmans traversés par un désir de progrès.L\u2019entretien de ce système juridique dérogatoire contribue également à la ghettoïsation des communautés musulmanes dans les pays occidentaux, et par le fait même, à l\u2019établissement d\u2019une forme d\u2019apartheid religieux.Le deuxième point que cette réforme devrait toucher est le caractère violent de certaines sourates du Coran.Contrairement aux sourates révélées à La Mecque, plusieurs sourates révélées à Médine affichent une volonté de conquête évidente : cette réalité s\u2019explique par la dif férence des contextes sociopolitiques dans lesquels a évolué le prophète Mahomet au VIIe siècle dans la péninsule Arabique.Si ce dernier af fichera à La Mecque (610- 622) un tempérament pacifique qui se traduira par des appels au respect et à l\u2019harmonie, il se fera beaucoup moins conciliant à Médine (622-632) envers ses adversaires \u2014 ce qui conférera au texte coranique un aspect polémique et vindicatif.On devine que plusieurs musulmans choisissent déjà de se référer aux sourates pacifiques plutôt qu\u2019aux sourates guerrières avec lesquelles ils n\u2019ont absolument rien en commun.Il n\u2019en demeure pas moins que de décréter officiellement que les sourates intolérantes n\u2019ont aucune valeur prescriptive serait pour le moins nécessaire et bénéfique.Cette opération devrait toutefois être faite au détriment du principe d\u2019abrogation voulant que les dernières sourates révélées aient préséance sur les premières \u2014 en l\u2019occurrence sur les sourates pacifiques.C\u2019est donc tout un travail théologique qu\u2019il faudrait entreprendre.En gros, l\u2019islam devrait abandonner sa prétention à réglementer et à légiférer, sans quoi cette religion risque de se replier davantage sur elle-même dans un élan destructeur.Dans le meilleur des mondes, les représentants de cette tradition religieuse devraient également favoriser la naissance d\u2019un islam de La Mecque libéré de ses contradictions, bref d\u2019un islam dépourvu de toute ambiguïté idéologique.Vers une réforme de l\u2019islam?GUY TAILLEFER MANON CORNELLIER L E D E V O I R , L E M A R D I 1 2 A V R I L 2 0 1 6 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michaël Monnier et Olivier Zuida (recher- chistes photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives), Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Mélisande Simard (adjointe par intérim), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Filion et Kevin McKissock.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Florentina Draghici et Xavier Pigeon (par intérim).D A V E G U É N E T T E Doctorant en droit à l\u2019Université Laval et à l\u2019Université catholique de Louvain a Constitution canadienne, à l\u2019opposé de plusieurs constitutions de l\u2019Europe continentale, n\u2019est pas formée d\u2019un document fondateur, adopté en grande pompe lors d \u2019un moment symbolique de l\u2019histoire de l\u2019État canadien.Elle est plutôt le fruit d\u2019un long processus d\u2019ajustement et d\u2019évolution, dont on marquera en 2017 le 150e anniversaire de l\u2019acte de naissance, qui mène aujourd\u2019hui à une Constitution qui n\u2019est ni complètement écrite ni complètement coutumière.En effet, la Constitution canadienne, d\u2019une nature plutôt hétéroclite, est un objet juridique d\u2019une unicité certaine.Pour reprendre les propos du professeur Allan C.Hutchinson, elle est un «assortiment troublant de textes, de coutumes, de conventions, d\u2019idéaux et de jurisprudence».En conséquence de ce phénomène, la Constitution du Canada renferme de nombreux silences.Cette situation laisse parfois son lecteur dans le doute quant à la structure réelle de l\u2019État canadien.Ces silences se traduisent à certains endroits par des vides constitutionnels tellement évidents qu\u2019il est difficile de ne pas y voir un trou béant, une omission volontaire.Le refus obstiné de reconnaître la spécificité du Québec, l\u2019absence de référence au peuple du Canada ou encore au fonctionnement de son système parlementaire et le mutisme de la Constitution sur le pouvoir fédéral de dépenser en sont des exemples.À d \u2019autres repr ises, les textes constitutionnels canadiens se prononcent sur une question donnée, mais ils traduisent si mal en écrits une réalité politico-institutionnelle complètement dif fé- rente et opposée qu\u2019encore une fois il en résulte une forme de silence, un silence par hypocrisie constitutionnelle.C\u2019est le cas des dispositions sur le rôle réel et effectif du chef de l\u2019État canadien, du bilinguisme inachevé des textes constitutionnels et de la survie des pouvoirs de désaveu et de réserve.Ces cas sont autant d\u2019exemples qui indiquent comment le texte de la Constitution est parfois en complète contradiction avec la pratique institutionnelle contemporaine au Canada.Le silence qui transcende les textes constitutionnels canadiens n\u2019est donc pas ordinaire ou banal.En appui à cela, rappelons qu\u2019à dif fé- rentes reprises, plusieurs de ces enjeux ont fait l\u2019objet de négociations constitutionnelles ou encore de travaux commandés par les autorités politiques, sans toutefois mener à une modification formelle de la Constitution visant à mettre fin aux silences en question.En effet, la reconnaissance de la société distincte du Québec, l\u2019encadrement du pouvoir fédéral de dépenser et l\u2019abolition des pouvoirs de désaveu et de réserve ont tous été des sujets de négociations constitutionnelles au Canada.Or, malgré cela, ces hypocrisies constitutionnelles se perpétuent encore aujourd\u2019hui.Dans le cas du bilinguisme des lois constitutionnelles, et malgré la production d\u2019un rapport contenant la traduction française de ces lois, celles-ci n\u2019ont toujours pas été adoptées, comme l\u2019a d\u2019ailleurs déjà rappelé la Cour suprême.Un second motif pour lequel il est approprié d\u2019af firmer le caractère substantiel des silences de la Constitution canadienne concerne les matières fondamentales sur lesquels portent ceux-ci.Ef fectivement, le peuple, le fédéralisme, le chef de l\u2019État, le système parlementaire, la composition nationale et le bilinguisme des textes, pour ne nommer que ceux-ci, sont au centre des préoccupations constitutionnelles de l\u2019État canadien.En ce sens, les silences évoqués précédemment ne peuvent vraisemblablement pas être de simples oublis de la par t des autorités constituantes.L\u2019attention portée à ces différents enjeux et leur nature fondamentale témoignent de l\u2019importance significative de ceux-ci.Ces exemples de silences attestent donc de l\u2019inachèvement de la Constitution du Canada, une situation qui perdure surtout en raison de la rigidité de la procédure de révision de cette même Constitution.En effet, l\u2019omniprésence du silence dans celle-ci représente une démonstration supplémentaire de l\u2019échec de la formule d\u2019amendement constitutionnel au Canada.Alors que cer ta ines de ces hypocr is ies constitutionnelles remontent à l\u2019origine de la fédération, d\u2019autres ont été ajoutées au cours de l\u2019évolution historique du Canada.C\u2019est au- jourd\u2019hui l\u2019incapacité de poser les actes nécessaires pour rompre avec le silence qui entretient cette problématique.La résolution de cette dernière n\u2019est pas évidente, mais elle passe nécessairement par la procédure de révision de la Constitution ; soit par son utilisation plus fréquente, soit par un assouplissement de celle-ci.Le Canada n\u2019aura probablement jamais de Constitution réunie sous un seul document dans lequel on retrouve un portrait à jour de l\u2019état de ses institutions les plus fondamentales.Sa Constitution actuelle, composite et diffuse, fait partie de sa culture constitutionnelle, de ses traditions et des fondements de sa société.Mais entre la situation qui prévaut en ce moment et la refonte complète des textes constitutionnels canadiens en une seule loi , nous croyons qu\u2019une solution mitoyenne est non seulement possible, mais souhaitable.?Des commentaires ou des suggestions pour Des Idées en revues?Écrivez à arobitaille@ledevoir.com et à gtaillefer@ledevoir.com.Le silence et l\u2019inachèvement de la Constitution du Canada DES IDÉES EN REVUES Chaque mardi, Le Devoir offre un espace aux artisans d\u2019un périodique.Cette semaine, nous vous proposons un extrait du dernier numéro des Cahiers de droit (septembre à décembre 2015, volume 56, numéros 3-4, cahiers- dedroit.fd.ulaval.ca).SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Le parlement canadien à Ottawa.Le Canada n\u2019aura probablement jamais de Constitution réunie sous un seul document dans lequel on retrouve un portrait à jour de l\u2019état de ses institutions les plus fondamentales.Y O U R I C H A S S I N A L E X A N D R E M O R E A U Respectivement directeur de la recherche et analyste des politiques publiques, IEDM a cl in ique sans méde- c in SABSA, à Québec, se démène pour sa sur- v ie .Sans subvent ion de l \u2019É tat , elle pourrait fermer ses por tes le 1er mai prochain.Alors que cette clinique dessert une population plus vulnérable que la moyenne, souvent sans médecin de famille, pourquoi le ministre de la Santé s\u2019entête- t-il à lui refuser du financement ?Parce que la clinique SABSA ne fonct ionne pas dans le cadre hyper-rég le- menté d\u2019un groupe de médecine familiale.L\u2019approche de SABSA est bien dif férente.Il n\u2019y a pas de médecin sur place, mais des profess ionnelles de la santé coordonnées par une infirmière praticienne.D\u2019ailleurs, mo ins de 5 % des consultations nécessitent une référence vers un professionnel de la santé extérieur à la cl in ique, ce qu i démontre que l\u2019équipe en place répond aux beso ins sans médec in omnipraticien sur place.En somme, ça marche, même si ce n\u2019est pas dans les critères du ministère.Tout le problème du réseau public de santé québécois se résume dans cette triste his- to ire, anecdot ique cer tes, mais combien révélatrice des façons de faire d\u2019une bureaucratie qui oublie son objectif premier de répondre aux besoins des patients.Des échecs à répétition en première ligne Malgré l \u2019 impor tance des sommes dévolues, l\u2019accès aux so ins de première l igne const itue tou jours le talon d\u2019Achille du système de santé québécois.Depuis les années 1970, avec la créat ion des CLSC, puis encore dans les années 2000 avec les GMF, les solutions que le ministère tente d \u2019 implanter sont toujours imposées d\u2019en haut et échouent immanquablement.Présentement, 293 CLSC, environ 250 GMF et plus de 800 cabinets privés consti - tuent principalement les services de première ligne, en plus des 118 hôpitaux.Malgré ces ressources, le quart de la population québécoise n\u2019a pas de médecin de famille régulier, contre 8,3 % en Ontario.Parmi les médecins de famille, une proportion de seulement 13 % déclare donner un rendez-vous le jour même ou le jour suivant à la majorité de leurs patients.En Ontario, c\u2019est 37 % qui y parviennent.Cette désorganisation entraîne des conséquences.Ainsi, 21 017 hospitalisations auraient pu être évitées par un meilleur accès aux soins de première ligne, de même que des milliers de décès.Les inf irmières prat i - ciennes peuvent s\u2019occuper à bas coûts des cas d\u2019amygdalites, d\u2019otites ou de sinusites, prescrire des antibiotiques pour les affections courantes, prescrire la pilule anticon- cept ionnelle ou fa ire des points de suture, par exemple.Leur capacité de poser des diagnostics simples et de prescrire des médicaments, auparavant l\u2019apanage des médecins, leur permet d\u2019of frir un meilleur accès à des soins de base.Les cliniques dirigées par les infirmières praticiennes constituent une solution originale, qui a émergé spontanément en répondant à des besoins bien réels.C\u2019est le cas de la clinique SABSA, où les patients ne paient pas les soins reçus grâce à une subvention de la Fédération interprofessionnelle de la Santé du Québec (FIQ).C\u2019est aussi le cas pour plus ieurs cl i - niques où les coûts sont très ra isonnables .I l faut d ire qu\u2019une infirmière praticienne coûte environ trois fois moins cher qu\u2019un médecin omnipraticien.D\u2019ailleurs, la demande semble au rendez-vous puisque six projets privés ont vu le jour depuis un an.Le public, le privé\u2026 ou le patient?Pour certains, le fait que des cliniques privées apparaissent est en soi une tare.C\u2019est oublier que le secteur privé, c \u2019est aussi une coopérative de solidarité en santé, comme la clinique SABSA.Surtout, c\u2019est ignorer que, sans la flexibilité offerte par le secteur privé, l\u2019expérience des cli - niques dirigées par des infirmières praticiennes n \u2019aurait même pas été tentée.Le secteur privé permet aux bonnes initiatives d \u2019émerger justement parce que le ministère de la Santé ne peut pas bloquer aussi facilement les bonnes idées des entrepreneurs qui répondent aux besoins des patients.Peut-être que, grâce au désir d\u2019imiter le secteur entrepreneurial, le ministère de la Santé f in ira par percevo ir que les solutions émergentes méritent d\u2019avoir leur chance, après tant d\u2019échecs des solutions uniformes et imposées d \u2019en haut.Ce n \u2019est pas iné- d i t , pu isque le gouver ne- ment de l\u2019Ontario a lui-même mis sur pied 25 cliniques di- r igées par des inf irmières praticiennes.Encore faut-il permettre à davantage d\u2019infirmières de se spécialiser en soins de première ligne.L\u2019Ontario en compte près de 2000, contre 225 au Québec, loin derrière.Au-delà du clivage entre les tenants du public et du privé, l\u2019immense majorité des Québécois sont en faveur d \u2019une approche centrée sur le patient.Il serait temps de faire davantage confiance aux profess ionnels de la santé qu i œuvrent sur la première ligne et qui sont les plus aptes à imaginer et à mettre en œuvre des solut ions qui fonc- t ionnent concrètement .La issons-les entreprendre.Tant qu\u2019un patient reçoit les soins dont il a besoin, par un professionnel compétent et reconnu, est-il vraiment impor tant de contrôler chaque fois si ces soins sont reçus dans tel type d\u2019établissement, par tel type de professionnel, selon tel formulaire du ministère de la Santé, dans telle plage horaire, etc.?Les patients peuvent faire eux-mêmes le choix du professionnel qu\u2019ils souhaitent rencontrer bien mieux que les bureaucrates qui tentent d\u2019imposer un modèle unique.Une approche libéralisée des soins de santé replacerait enfin le patient et ses besoins au cœur de notre système de santé.CLINIQUES D\u2019INFIRMIÈRES PRATICIENNES L\u2019entêtement bureaucratique du ministre Barrette Tout le problème du réseau public de santé québécois se résume dans la triste histoire de SABSA RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR La clinique SABSA ne fonctionne pas dans le cadre hyper- réglementé d\u2019un groupe de médecine.L L Le silence qui transcende les textes constitutionnels canadiens n\u2019est pas ordinaire ou banal Le quart de la population québécoise n\u2019a pas de médecin de famille régulier, contre 8,3% en Ontario L E D E V O I R , L E M A R D I 1 2 A V R I L 2 0 1 6 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S son collègue Thomas King, écrivain d\u2019ascendance grecque et cherokee, qui reçoit cette année le Prix littéraire des Premiers Peuples Metropolis bleu.Ascendance métissée Les deux hommes ont en commun une ascendance métissée, et une relation très for te avec leur héritage autochtone, qui est au centre de leur œuvre.Cet héritage n\u2019est pas nécessairement facile à assumer.Samedi soir prochain, au Musée d\u2019art contemporain de Montréal, ils seront réunis pour discuter du rôle des écrivains dans le processus de fabrication de l\u2019histoire.La mère de Joseph Boyden ne parlait jamais de son identité autochtone ojibwée, lorsqu\u2019il était enfant, raconte-t- il.« Ils avaient honte de leur héritage », dit-il de la famille de sa mère.Elle est allée à son premier pow-wow et a fait sa première expérience de tente tremblante très tard dans sa vie adulte, ajoute-t-il.C\u2019est la génération des enfants Boyden qui a revendiqué la par t autochtone de leur identité.« Je fais partie d\u2019une famille de 11 enfants », raconte Boyden.Et c\u2019est en l\u2019écrivain ojibwé Basil Johnston, que Boyden appelait oncle Basil, que Boyden a trouvé son mentor, dans son désir d\u2019écrire et dans la reconquête de son identité.Le premier roman de Boyden, Le chemin des âmes, s\u2019attardait à la participation autochtone à la Première Guerre mondiale.Le dernier, Le grand cercle du monde, se déroule donc au XVIIe siècle en Nou- velle-France.Les deux sont traduits en français chez Albin Michel.«Mon travail, tout ce que j\u2019ai écrit dans ma vie, est au sujet de la nécessité de composer avec son identité.C\u2019est toujours un enjeu dans mes livres », dit l\u2019écrivain en entrevue.Lorsque Tina Keeper lui a proposé d \u2019écr ire un ballet sur le thème des pens ion- nats, Joseph Boyden é ta i t perplexe.D\u2019abord, le ballet lui semblait un art bourgeois et foncièrement occidental.D\u2019ailleurs, il n\u2019y a pas d\u2019autochtones dans la distribution du Royal Winnipeg Ballet.Puis, l\u2019idée a fait son chemin.Boyden a découver t à quel point la danse et la musique sont parties prenantes de la culture autochtone.Et déjà, les danseurs du ballet se sont initiés à cette culture de diverses manières.Le ballet raconte l\u2019histoire d \u2019une coif feuse qui vit une existence insouciante, flirtant avec les hommes et avec l\u2019alcool .Elle fa it la rencontre d\u2019un itinérant, autochtone lui aussi, qui lui ouvre la porte de son passé.Ils plongent tous deux dans la mémoire de leur peuple et, par la même occasion, dans celle des pensionnats autochtones.«Pour guérir du traumatisme, vous devez connaître votre histoire», dit Joseph Boyden.Le ballet de Joseph Boyden est présentement joué au Canada anglais.Il viendra à Montréal lors d\u2019une seconde tournée en 2017.Transformer la colère en satire Profondément caustique, l \u2019œuvre de Thomas K ing s\u2019abreuve elle aussi à l\u2019identité autochtone de l \u2019auteur.« Ça n\u2019est pas une mission, dit Thomas King en entrevue .C\u2019est simplement le matériel que je connais socialement et poli tiquement » .I l y a plusieurs années, Thomas King a appris à transformer la colère, sous-jacente dans son œuvre, en ironie.« Il y a de la colère en moi », reconnaît-il, ajoutant que cette colère est l iée à sa conna issance de l\u2019histoire des peuples autochtones.« C\u2019est une histoire qui est passablement brutale, dit- i l .Mais j \u2019ai compris i l y a longtemps que la colère brute n\u2019attirait pas l\u2019attention.» En l\u2019utilisant pour amuser et en ut i l isant la sat ire, Thomas King arrive davantage à ses fins.Dans une nouvelle publiée dans son recueil Une brève histoire des Indiens du Canada, traduite chez Boréal, il met par exemple en scène un couple d\u2019autochtones voulant adopter un enfant blanc.Cette nouvelle démonte les rouages du racisme en montrant à quel point cette situation est peu courante.L\u2019essai Histoire(s) et Vérité(s) , le dernier livre de King qui a été traduit en français chez XYZ, aborde quant à lui de front les quest ions l iées à l\u2019identité autochtone.«Dans le passé, l\u2019authenticité était une question de perception.Les Indiens qui avaient l\u2019air indien étaient authentiques.L\u2019authenticité est un problème pour les Autochtones depuis le XXe siècle seulement.[\u2026] Ce n\u2019est plus aussi vrai qu\u2019autrefois puisque bon nombre d\u2019Indiens vivent maintenant en ville et n\u2019ont que des liens ténus avec une réserve ou une nation.Beaucoup d\u2019entre eux ne parlent plus leur langue autochtone, un cadeau de la colonisation, et la question de l\u2019identité est devenue autant une question personnelle qu\u2019une question de sang », ré- sume-t-il.Né aux États-Unis, d \u2019une mère grecque et d \u2019un père cherokee, Thomas King vit au Canada depuis 1980.Marié à une Canadienne, il se sent profondément canadien.« Je ne pourrais plus retourner vivre aux États-Unis », dit-il.Au retour d\u2019une retraite littéraire en Californie, Thomas King est ravi du prix qui lui sera remis à Montréal.À 73 ans, il souhaite aussi que d\u2019autres auteurs autochtones attirent l\u2019attention autant que lui.L\u2019entretien entre Joseph Boyden et Thomas King se déroulera en anglais avec une introduction en français.Sur le thème Les histoires font de nous ce que nous sommes , ils aborderont la question de l \u2019 influence de l \u2019écriture et de la tradition orale sur nos sociétés contemporaines : «Les écrivains ont-ils encore le pouvoir d\u2019influer sur le politique et la société ?Que peuvent-ils faire pour tourner la page sur les erreurs du passé ?Les histoires montrent- elles réellement ceux que nous sommes?» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 LIVRES TINA KOSTER Thomas King dans ces communautés.À Kuujjuaq, au Québec, la communauté inuite vient elle aussi de lancer un appel à l\u2019aide.Entre la mi-décembre et la mi-mars, cinq jeunes de moins de 20 ans s\u2019y sont enlevé la vie.Le village compte environ 2500 habitants.Réactions À Ottawa, les députés néo- démocrates Charlie Angus et Roméo Saganash ont demandé ce que le gouvernement fédéral comptait faire concrètement pour que la situation d\u2019Attawapiskat change.La ministre de la Santé, Jane Phil- pott, a indiqué que cinq spécialistes de la santé étaient envoyés là-bas en renfort.«Le premier ministre a beau se dire attristé, a dit Roméo Sa- ganash, la réalité est que la situation empire sans que rien ne soit fait.» À son sens, la situation se dégrade.«Le gouvernement a refusé que soit menée une enquête, et des demandes de services en santé mentale sont souvent refusées.» Pour le député Charlie Angus, représentant de la circonscription Timmins-Baie James, « il faut un engagement à long terme», et pas seulement un envoi épisodique de renforts.Il faut reconnaître, dit Angus, ces années où l\u2019on a consacré à cette population des soins de qualité inférieure à ceux qui étaient donnés ailleurs.Cela a laissé des traces profondes jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, soutient le député.Et ce que l\u2019on constate à Attawapiskat est le résultat d\u2019« une discrimination systémique » à l\u2019égard de ces communautés.«Cela ne devrait pas prendre un état d\u2019urgence pour obtenir par avion des services en santé mentale en un lieu où il y a eu plus de 700 tentatives de suicide.» D\u2019autres cas Carolyn Bennett, ministre des Affaires autochtone et du Nord, a signalé que « d\u2019autres communautés à travers ce pays traversent des situations tout aussi troublantes alors qu\u2019on ne met pas forcément la lumière sur elles».Elle affirme que son gouvernement tente de répondre aux besoins, en collaboration avec les chefs autochtones.Le grand chef de l\u2019Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, croit aussi qu\u2019il faudrait apporter un soutien à long terme à cette communauté qui vit une tragédie nationale, afin que ses habitants, par ticulièrement les jeunes, ne sombrent pas ainsi dans le désespoir.M.Belle- garde rappelle par ailleurs que la situation à Attawapiskat n\u2019est malheureusement pas unique au pays : la communauté crie de Pimicikamak, au Manitoba, a aussi déclaré le mois dernier l\u2019état d\u2019urgence à la suite d \u2019une vague de suicides et de tentatives de suicide chez les jeunes.Ce n\u2019est pas d\u2019hier qu\u2019Atta- wapiskat connaît des jours difficiles.La petite communauté n\u2019a pas eu d\u2019école pendant plus d \u2019une décennie.L\u2019ancienne avait été rasée parce qu\u2019elle était construite sur des sols contaminés par des hydrocarbures.Ce n\u2019est qu\u2019à l\u2019automne 2014 qu \u2019une nouvelle école avait finalement été inaugurée.En décembre 2012, Theresa Spence avait mené une grève de la faim de six semaines pour forcer au dialogue avec les Premières Nations le monde politique canadien.Elle était alors chef d\u2019Attawa- piskat, village devenu emblématique de l\u2019infortune de ses frères et sœurs.Au-delà des infrastructures Ancienne présidente de Femmes autochtones du Québec (FAQ) devenue consultante, Michèle Audette compte des amis à Attawapiskat, dont Theresa Spence.«Ils se sont réunis au sujet de la crise.Depuis le sud où nous sommes, il me semble que la pire erreur que nous puissions faire est de voir tout sous l\u2019angle des infrastructures.Oui, il y a des besoins physiques importants là-bas, comme il y a des problèmes de cet ordre à Lac-Simon.Mais c\u2019est la surface des choses.» En 2011, Attawapiskat avait déclaré l\u2019état d\u2019urgence faute de logements.Plusieurs familles vivaient dans des tentes ou des cabanes.La Croix-Rouge avait dû intervenir pour fournir de l\u2019aide humanitaire.L\u2019eau constitue aussi un problème constant.Elle est considérée comme contaminée par le méthane, ce qui impose d\u2019importantes restrictions à son utilisation.Les crues printanières entraînent aussi des inondations à répétition.En 2014, l\u2019armée avait évacué le village d\u2019urgence.«La drogue fait des ravages, explique Michèle Audette, mais c\u2019est un prétexte, à mon sens, un baume pour oublier une situation plus grave.» Elle rappelle à cet égard le cas de Davis Inlet au Labrador, déménagé à la suite des drames vécus par des jeunes qui inhalaient des vapeurs d\u2019essence et s\u2019immolaient par la suite.« Des exper ts en santé mentale pour répondre à une crise immédiate, c\u2019est bien.Mais il faut se donner la peine d\u2019aller au fond des choses si on veut que la situation change.» Avec Hélène Buzzetti, Marie Vastel et La Presse canadienne Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 CRISE de la volonté des membres, disent ceux-ci.Le Devoir a interrogé près d\u2019une vingtaine de personnes : des élus encore en poste, d\u2019anciens députés défaits en octobre dernier ou qui ne s\u2019étaient pas représentés à l\u2019élection, ainsi qu\u2019un stratège.La très grande majorité de ces gens se réjouissent du fait que Thomas Mulcair a accepté de rester en poste d\u2019ici à l\u2019élection d \u2019un autre chef, dans maximum 24 mois.L\u2019argument en faveur de M.Mulcair tient en deux mots : performance parlementaire.Le député d\u2019Outremont est considéré comme un orateur hors pair qui fait un travail exceptionnel à la Chambre des communes.Il serait donc bête de s\u2019en passer.«Dans une course à la chefferie, où potentiellement un certain nombre de nos députés risquent de faire campagne sur le terrain, on a besoin de toutes nos forces vives.Et on ne va pas refuser l\u2019expérience et l\u2019expertise de Thomas Mulcair », justifie Robert Aubin, le président du caucus québécois.Dimanche, les quelque 1800 délégués néodémocrates réunis à Edmonton ont voté à 52 % pour la tenue d\u2019une course à la chefferie.Trois députés interprètent ce résultat comme une volonté de changer de chef d\u2019ici l\u2019élection de 2019, pas nécessairement maintenant.C\u2019est le cas de Marjolaine Boutin-Sweet.« Les gens demandaient à ce qu\u2019il y ait une élection pour un nouveau chef.Ils ont aussi demandé à ce qu\u2019il y ait deux ans pour le faire.Ça, ça ne dit pas qu\u2019il faut que tu quittes maintenant.» Même son de cloche de Randall Garrison et d\u2019Irene Mathyssen.« Il est le chef », a répété cette dernière trois fois avant d\u2019ajouter qu\u2019il «n\u2019y a pas encore de chef pour le remplacer».Favorables malgré tout Même les députés tombés au combat le 19 octobre approuvent le maintien en poste de M.Mulcair.« Même si je n\u2019aime pas Thomas, je reconnais ses qualités parlementaires.Il est capable de faire du NPD l\u2019opposition ef fective», dit au Devoir un député défait du Québec.« Je suis favorable à cela.Notre pratique au NPD, ce n\u2019est pas le cannibalisme.» Une autre députée ayant essuyé un cuisant revers électoral se dit « à l\u2019aise » avec cette décision même si elle n \u2019est « pas cer taine de comprendre pourquoi il veut faire cela ».« Nous aurons besoin de stabilité pendant que la course se déroulera.Ce sera bien que le travail parlementaire puisse continuer sans trop de changement.» Un autre député défait du Québec juge « extraordinaire» que M.Mulcair accepte de poursuivre le travail malgré l\u2019humiliant revers.« C\u2019est un homme de devoir.» À ceux qui se demandent quelle légitimité aura le chef pour prendre position sur les projets de loi gouvernementaux, un autre ex-député québécois répond qu\u2019il devra simplement consulter davantage le caucus.Un stratège interrogé ajoute que l\u2019autorité d\u2019un chef intérimaire aurait été tout aussi fragile.«Ça nous prenait un chef intérimaire de toute façon.Autant prendre celui avec qui on peut travailler.» Le député Peter Julian a fait remarquer que c \u2019est la pratique du NPD de maintenir en poste ses chefs, après l \u2019annonce de leur départ, jusqu\u2019à la sélection d\u2019un remplaçant.Cela a été le cas avec Audrey McLaughlin et Alexa McDo- nough.Notons que ces femmes, comme aucun autre chef du NPD d \u2019ailleurs, n \u2019avaient pas échoué à leur vote de confiance, comme M.Mulcair.Des réticences Ce concer t d\u2019éloges n\u2019est pas unanime.La députée défaite dans Gatineau, Françoise Boivin, est de ceux qui s\u2019interrogent sur le maintien en poste de M.Mulcair.Elle explique que M.Mulcair aurait dû par tir dès le 19 octobre pour éviter au parti le «psychodrame» de ce week-end.«Tom a beaucoup à of frir.Il peut peut-être jouer le rôle qu\u2019a joué un Bob Rae pour le Parti libéral, être un statesman, un homme d\u2019État.Mais plus j\u2019y réfléchis, plus ça m\u2019inquiète.Le leader qui s\u2019est fait montrer la porte reste en place.[\u2026] Comment va-t-il gérer le caucus?» Le député Don Davies partage cet avis.« Je pense qu\u2019il est très dif ficile pour un chef de continuer encore un an et demi s\u2019il a reçu un appui de 48% des délégués.Mais cela ne veut pas dire que M.Mulcair ne peut pas rester pour une période significative.» Selon M.Davies, la décision revient aux députés et aux instances du parti, qui devraient se réunir pour en discuter.Le député Pierre Nantel, lui, se montre ambivalent.« C\u2019est vrai qu\u2019on peut se gratter la tête en se disant \u201cest-ce que lui - même va pouvoir \u2018toffer\u2019 tout ce temps-là\u201d.J\u2019ai trouvé ça très élégant de sa part d\u2019accepter.Toutefois, ça s\u2019est passé très rapidement.Je pense que tout le monde a réagi à chaud.» Son collègue Pierre-Luc Dusseault s \u2019 interroge lui aussi.« Je n\u2019ai pas encore fait mon idée sur cette question-là.Ça va être une discussion à avoir avec les membres de notre caucus pour savoir si cette si- tuation-là serait l\u2019idéal », a-t-il confié à La Presse canadienne.Un discours catastrophique Par ailleurs, les personnes interrogées sur le sujet sont unanimes : le discours livré par Thomas Mulcair di - manche quelques minutes avant le vote a été un échec.Non seulement dans la livraison, qui manquait de chaleur, mais dans le contenu, qui ratait la cible.«Les militants attendaient un discours plus authentique », nous dit un ancien député qui déplore, comme d\u2019autres, le recours à un télésouf fleur.« Il aurait fallu qu\u2019il parle avec son cœur.» Surtout, déplorent certains, M.Mulcair a, pendant les 31 minutes qu\u2019a duré son allocution, répété le credo néodémo- crate (lutte contre les inégalités, les changements climatiques, etc.) plutôt que d\u2019expliquer aux militants pourquoi il méritait de conser ver son poste.« Le décalage était absolu», dit un autre ancien élu.«C\u2019était le même discours qu\u2019en campagne électorale, toujours les mêmes phrases qui n\u2019ont pas inspiré les Canadiens, les Québécois», conclut Françoise Boivin.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 NPD 1983 Joe Clark démissionne après avoir obtenu la confiance de 66,9 % des militants conservateurs.Candidat à sa propre succession, il est battu par Brian Mulroney.1986 John Turner arrache l\u2019appui de 76 % des militants libéraux.Il reste en poste jusqu\u2019en 1990.1996 Lucien Bouchard obtient la confiance de 76,7 % des membres du Parti québécois.Il reste en poste jusqu\u2019à sa démission en janvier 2001.2002 Plutôt que de se soumettre à un vote de confiance incertain des militants libéraux, Jean Chrétien annonce qu\u2019il quittera la direction du parti 18 mois plus tard.2005 Bernard Landry démissionne comme chef du Parti québécois après un vote de confiance de 76,2 % des membres du PQ.2006 À peine 55 % des militants conservateurs de l\u2019Alberta appuient le premier ministre Ralph Klein.Il démissionne dans les mois suivants.Des votes de confiance et de défiance Les chefs de parti fédéraux et provinciaux se soumettent régulièrement au vote de confiance de leurs militants.Voici quelques exemples tirés de l\u2019histoire politique récente.1991 Le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau, récolte la confiance de 92 % des militants péquistes.2000 Lucien Bouchard obtient l\u2019appui de 91 % des militants du Parti québécois 2000 Le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, obtient l\u2019appui de 95 % des militants.Ce score grimpe à 97,2 % en 2008.Entre 2000 et 2011, Gilles Duceppe, chef du Bloc québécois, obtient entre 84,4 % et 96,8 % d\u2019appuis des militants.2005 Le chef du Parti conservateur, Stephen Harper, se voit attribuer la confiance de 84 % des militants.2006 Jack Layton reçoit l\u2019appui de 92% des militants du NPD.2011 La chef péquiste, Pauline Marois, obtient l\u2019appui de 93 % des membres.Marco Fortier Pour certains chefs de parti, le vote de confiance fut une simple formalité."]
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