Le devoir, 6 avril 2016, Cahier A
[" V O L .C V I I N o 7 4 L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 6 A V R I L 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Panama Papers \u203a Démission en Islande, malaise au Front national, requête du ?sc canadien: le point sur l\u2019affaire.Page A 4 Une bataille.Un éditorial de Jean- Robert Sansfaçon.Page A 9 Actualités \u203a Policiers et femmes autochtones.Le mandat de la police de Montréal est élargi à tout le Québec.Page A 5 Avis légaux.A 6 Décès.B 6 Météo.B 5 Mots croisés.B 5 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 7 ?w w w .l e d e v o i r .c o m Écofiscalité Plaidoyer pour la tari?cation du carbone par les provinces Page B 1 Les militants demandent le retour aux sources du NPD Page A 3 O D I L E T R E M B L A Y S on film n\u2019est pas un film, mais un parcours du combattant.Non seulement Made in France, dans lequel un journaliste infiltre une cellule djihadiste à Paris, n\u2019a pas gagné les grands écrans français aux lendemains des attentats du 13 novembre dernier qui ont frappé notamment le Bataclan et le stade de France, mais il aura reçu des bâtons dans les roues à chaque étape de sa trajectoire.La réalité le rattrapait toujours, le couvrant de peur, puis de sang.On accueille Nicolas Boukh- rief à son arrivée à Montréal.Son Made in France sort sur grand écran seulement au Canada et en Israël, mais le cinéaste ne l\u2019accompagne qu\u2019au Québec, en salles le 15 avril.Ça lui fait prendre de front les vagues meurtrières perpétrées au nom de l\u2019islam.« Si l\u2019intégration se faisait mieux, si ces jeunes pouvaient se loger, travailler, ils seraient moins MADE IN FRANCE Le film maudit de Nicolas Boukhrief G U I L L A U M E B O U R G A U L T - C Ô T É E t si la question nationale expliquait une partie du problème de corruption au Québec \u2014 et au Parti libéral ?C\u2019est l\u2019hypothèse avancée mardi par un expert invité au colloque-bilan organisé par l\u2019UPAC pour ses cinq ans d\u2019existence.Un événement tenu sous le signe d\u2019une actualité anticorruption bouillonnante.À chaque mouvement sa date repère : pour l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC), celle du 17 mars est visiblement à marquer d\u2019une pierre blanche.L\u2019arrestation des ex-ministres Nathalie Normandeau et Marc-Yvan Côté «vient de faire passer la lutte anticorruption à une autre étape», a lancé le professeur Denis Saint-Martin en ouverture du colloque qui se tenait à La Prairie, sur la Rive-Sud de Montréal.Quelques minutes plus tard, le commissaire du Department of Investigation of New York City (DOI), Mark Peters, qualifiait de « très impressionnante » la rafle de l\u2019UPAC, avant de féliciter chaudement l\u2019unité pour cette opération.« C\u2019est certain que dans la perception du public, c\u2019est un tournant, a par la suite commenté le patron de l\u2019UPAC, Robert Lafrenière.COLLOQUE-BILAN DE L\u2019UPAC La question nationale comme vecteur de corruption ?M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec L e premier ministre Philippe Couillard est plongé dans la tourmente.Il paraissait ébranlé mardi après-midi après que les partis d\u2019opposition eurent remis en question sans relâche son jugement politique dans l\u2019« af faire Hamad».Le chef du gouvernement a encaissé coup après coup durant une période des questions houleuse.«Est-ce que le premier ministre attend que l\u2019UPAC débarque au grand complet au Conseil des ministres pour faire le ménage ?» a lancé à un moment l\u2019élue solidaire Manon Massé, prenant de court les élus libéraux.Ils étaient abasourdis.M.Couillard s\u2019est défendu de prendre «à la légère » les allégations de trafic d\u2019influence à l\u2019endroit du ministre sans portefeuille Sam Ha- mad.Il l\u2019a temporairement mis à l\u2019écart de tout organe décisionnel, a-t-il réitéré.En ef fet, M.Hamad ne prendra part ni aux séances du Conseil des ministres ni aux réunions de différents comités.Privilèges de ministre M.Couillard lui permet cependant de continuer à profiter de tous les privilèges attachés à la fonction de ministre : salaire accru, garde du corps, véhicule de fonction, etc.« Le premier ministre a inventé le Club Med des ministres libéraux », a tonné la leader parlementaire adjointe de l\u2019opposition officielle, Agnès Maltais, décrivant M.Hamad comme « ministre à zéro responsabilité ministérielle ».« Le bout du bout : au lieu de faire son travail de député, il s\u2019en va en vacances en Floride.» Les élus d\u2019opposition n\u2019en avaient mardi que pour les « liaisons dangereuses » \u2014 expression de Pierre Karl Péladeau \u2014 entre M.Hamad et l\u2019impor tant collecteur de fonds Marc-Yvan Côté, qui fait l\u2019objet d\u2019accusations de fraude, AFFAIRE HAMAD Couillard dans la tourmente RITA LAFONTAINE 1939-2016 JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019actrice québécoise Rita Lafontaine, égérie de Michel Tremblay et adorée du public, aussi bien à la télévision qu\u2019au théâtre, s\u2019est éteinte lundi soir à l\u2019âge de 76 ans.Portrait de celle qui fut de la toute première distribution de la controversée pièce Les belles-sœurs, en 1968.Pages B 9 et B 10 ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Le réalisateur français Nicolas Boukhrief VOIR PAGE A 10 : FRANCE VOIR PAGE A 10 : UPAC VOIR PAGE A 10 : COUILLARD L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 6 A V R I L 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 REDONNONS À L\u2019ÉCOLE PUBLIQUE SES LETTRES DE NOBLESSE Monsieur le Ministre de l\u2019Éducation, L\u2019école publique accueille sans discrimination tous les élèves jeunes et adultes.Elle accomplit sa mission malgré des ressources insuffi santes.Le réseau des écoles publiques est le seul capable d\u2019assurer l\u2019égalité des chances et de permettre la mixité sociale.Malmenée par les coupes budgétaires, par une réforme scolaire qui a échoué et par la concurrence déloyale de l\u2019école privée, l\u2019école publique est abandonnée.La FAE demande la tenue d\u2019une réfl exion collective sur l\u2019avenir de l\u2019école publique.L\u2019ÉCOLE PUBLIQUE, LES PROFS ET LES ÉLÈVES MÉRITENT MIEUX lafae.qc.ca / refl exion NOUS CRÉO NS L \u2019 A V E N I R A L E X A N D R E S H I E L D S M ontré du doigt par les groupes environnementaux pour sa lenteur à agir, le gouvernement du Québec a promis mardi la mise en place d\u2019un plan d\u2019action en faveur d\u2019une meilleure protection de l\u2019habitat du caribou forestier, une espèce directement menacée par l\u2019industrie forestière.Un plan dont plusieurs éléments clés restent à préciser.Selon les mesures annoncées conjointement par trois ministres du gouvernement Couil- lard, Québec compte établir une nouvelle «limite nordique», soit la limite au-delà de laquelle des coupes de bois sont proscrites.Mais celle-ci reste à préciser, même si le ministre des Forêts, Laurent Lessard, a promis la «préservation des habitats du caribou au nord de la limite nordique des forêts attribuables».Le gouvernement a également promis la création d\u2019une aire protégée dans le secteur des Montagnes Blanches, une région située au nord du Sa- guenay\u2013Lac-Saint-Jean et jugée essentielle pour l\u2019espèce.Mais Québec n\u2019a pas précisé quelle pourrait être la superficie de cette aire ni quand celle- ci sera officialisée.Qui plus est, Le Journal de Québec révélait récemment que le gouvernement veut permettre des coupes forestières dans cette région où la régénération forestière pourrait prendre jusqu\u2019à 200 ans.Le ministre David Heurtel a également réaffirmé l\u2019intention du gouvernement de créer une aire protégée dans la vallée de la rivière Broadback, au sud de la baie James.En vertu d\u2019une entente inter venue en 2015 avec la nation crie, des portions du territoire du bassin- versant de cette rivière ont été protégées.Cette entente ne protège toutefois pas l\u2019intégralité des zones forestières intactes qui sont pourtant essentielles au caribou forestier.Son habitat devrait en fait être fragmenté, ce qui constitue une menace connue pour l\u2019espèce.Pauvre en détails Le gouvernement, qui affirme pouvoir faire cohabiter les désirs de l\u2019industrie forestière et les besoins du caribou, s\u2019engage par ailleurs à assurer « un meilleur suivi » des populations de ce mammifère particulièrement sensible à l\u2019activité industrielle.Le caribou forestier est une espèce désignée comme vulnérable depuis 2005 au Québec, en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables.« Pour le gouvernement, la protection de cette espèce doit se faire de façon équilibrée en tenant compte du développement socio-économique des régions concernées : c\u2019est pour nous une priorité.Nous mettons donc en œuvre dès aujourd\u2019hui un plan d\u2019action qui consiste à concentrer la majeure par tie des ef- for ts de protection sur les éléments clés de l\u2019habitat du caribou forestier et là où les chances de succès sont les meilleures pour la sauvegarde de l\u2019espèce», a déclaré le ministre Lessard.Pour la Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec), le plan annoncé mardi « est certes riche en intentions, mais pauvre en détails et plusieurs questions subsistent sur ces éléments forts complexes ».Même son de cloche du côté de Nature Québec, qui presse aussi Québec à créer rapidement une impor tante aire protégée dans le secteur des Montagnes Blanches.Le Devoir Québec veut mieux protéger le caribou forestier A L E X A N D R E S H I E L D S L e Québec a raté sa cible de protection du territoire terrestre, qui devait atteindre 12 % avant la fin de 2015.Une situation qu\u2019entend dénoncer la Société pour la nature et les parcs ce mercredi dans le cadre d\u2019une sortie publique dont les principaux éléments ont été transmis au Devoir.La province est également loin du compte en ce qui a trait à la protection des milieux marins.À l\u2019heure actuelle, le Québec ne compte que 9,16 % d\u2019aires protégées en milieu terrestre, selon les calculs de la Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec).Or, le gouvernement avait pris l\u2019engagement d\u2019atteindre un taux de 12 % avant la fin de l\u2019année 2015.Pour atteindre cette cible, il faudrait protéger une superficie supplémentaire d\u2019environ 37 000 km2.Un objectif qui semble d\u2019ailleurs envisageable, selon la SNAP, puisque près de 34 000 km2 de milieux naturels sont en attente de protection à travers le Québec.Il faut dire qu\u2019à la suite de l\u2019adoption des Orientations stratégiques du Québec en matière d\u2019aires protégées en 2011, et à la demande du ministère de l\u2019Environnement, les Conférences régionales des élus (CRE) ont mené un travail d\u2019identification de nouvelles aires protégées dans différentes régions.« Énormément d\u2019énergie, de temps et de ressources ont été investis par les élus régionaux, les groupes locaux et les citoyens à travers tout le Québec, afin de décider de façon éclairée et concertée de l\u2019utilisation et de la protection de leur territoire», fait valoir Alain Branchaud, directeur général de la SNAP Québec.Le milieu marin peine À titre d\u2019exemple, dans la foulée d\u2019un exercice de consultations publiques mené en 2013 par la Conférence régionale des élus du Bas\u2013Saint- Laurent, sept territoires au total ont été formellement déterminés comme aires protégées candidates.Ils ont été proposés comme tels au ministère de l\u2019Environnement du Québec dès juin 2013.Mais à ce jour, aucun des territoires proposés n\u2019a été protégé.Six des sept territoires déterminés se trouvent dans des zones où des entreprises ont acquis des permis d\u2019exploration pétrolière et gazière.« Alors que des progrès significatifs sont dès aujourd\u2019hui à portée de main, nous estimons qu\u2019il faudrait, au rythme actuel, huit ans de plus avant de franchir la barre des 12 % d\u2019aires protégées , est ime M.Branchaud.L\u2019absence de mesures de protection ef fectives met ainsi en péril l\u2019atteinte de la cible internationale de Nagoya visant 17 % d\u2019aires protégées en 2020, un objectif intermédiaire en voie d\u2019être atteint à l\u2019échelle de la planète.» Le Québec a aussi beaucoup à faire pour atteindre son objectif de protection de 10 % de son milieu marin d\u2019ici 2020.À ce jour, à peine 1,3 % de ce territoire est protégé.Or, selon les calculs du biologiste Sylvain Archambault, les projets actuellement connus permettraient même de dépasser l\u2019objectif du 10 %.La plus importante aire marine pourrait permettre de protéger pas moins de 16 500km2 du golfe du Saint-Laurent, autour des Îles-de-la-Madeleine.Un autre projet au large de la Gaspésie protégerait un secteur de grande biodiversité et un troisième projet assurerait une meilleure protection de l\u2019estuaire du Saint-Laurent, dont l\u2019habitat du béluga.Le Devoir Le Québec, cancre en matière de protection du territoire ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR La plus importante aire marine pourrait permettre de protéger pas moins de 16 500km2 du golfe du Saint-Laurent, autour des îles de la Madeleine. L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 6 A V R I L 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 M A R I E V A S T E L H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondantes parlementaires à Ottawa L e suspense était quasi inexistant.Maxime Bernier y mettra néanmoins un terme en confirmant officiellement cette semaine qu\u2019il sera candidat à la chefferie du Parti conservateur.Si le député beauceron espère être le premier dans l\u2019arène, sa collègue ontarienne Kellie Leitch pourrait lui voler la vedette, ou du moins en partie puisque les deux aspirants-chefs pourraient déposer leur bulletin de candidature ce mercredi.M.Bernier sera dans la capitale fédérale mercredi et jeudi, passage au cours duquel il prévoit de déposer son dossier de candidature aux bureaux du Parti conservateur (PC).Les candidats à la succession de Stephen Harper doivent, pour se qualifier, fournir 300 signatures provenant de 30 circonscriptions réparties dans au moins sept provinces.Maxime Bernier compterait « beaucoup plus » de signatures, issues de surcroît de dix provinces, selon des informations obtenues par Le Devoir.L\u2019ancien ministre lancera ensuite officiellement sa campagne à Québec, d\u2019ici «quelques semaines ».Tout cela, en vue d\u2019être un candidat en bonne et due forme juste à temps pour le congrès du Parti conservateur qui se tiendra à Vancouver la dernière fin de semaine de mai.L\u2019objectif : que Maxime Bernier soit le premier à prendre position sur divers sujets et qu\u2019il force ainsi les autres candidats éventuels à réagir.«Il veut être le leader, celui qui donne le ton», explique une source.À cet égard, il est à prévoir que M.Bernier propose des idées qui dévieront de celles défendues jusqu\u2019à présent par le PC.Selon nos informations, la campagne de M.Ber nier s\u2019ar ticulera autour de quatre thèmes: la liberté personnelle, la responsabilité individuelle, l\u2019équité (dans les politiques gouvernementales) et le respect (des contribuables, des différences régionales et de la Constitution, c\u2019est-à-dire la non-ingérence fédérale dans les domaines de compétence provinciale).Il se posera donc en libertarien, mais économique seulement puisque les libertariens purs et durs rejettent toute intervention militaire à l\u2019étranger, ce qui n\u2019est pas le cas du député de Beauce.Un franc-parler qui a brusqué Maxime Bernier n\u2019a jamais hésité à briser les rangs conservateurs pour défendre ses propres positions.Un franc-jeu qui pourrait toutefois le priver de l\u2019appui de certains députés ou sénateurs québécois.Car la vedette conservatrice a souvent «pris position pour lui-même, plutôt que pour l\u2019équipe », note-t-on en coulisse.« C\u2019est quelqu\u2019un qui n\u2019hésite pas à casser du sucre sur le dos du Québec si ça peut l\u2019aider dans l\u2019Ouest.» Il a notamment sommé les gouvernements québécois de cesser de «quémander» auprès du fédéral, arguant dans un discours en 2014 que si le Québec était plus pauvre que d\u2019autres provinces, «c\u2019est à cause de mauvaises politiques économiques qui rendent l\u2019économie du Québec moins productive».Le mois dernier, invité à présenter la vision qu\u2019il défendrait en tant que candidat à la chefferie conservatrice, il a réitéré son plaidoyer pour le libre marché et la fin des subventions aux entreprises \u2014 y compris Bombardier.Le député Jacques Gourde fera cependant partie de l\u2019équipe de M.Bernier, a appris Le Devoir, tout comme le candidat défait dans Argenteuil, Maxime Hupé-Labelle, qui serait organisateur régional.M.Bernier a pris soin, lors de la dernière campagne électorale, d\u2019aller prêter main-forte à des collègues candidats.Un coup de pouce qui pourrait lui revenir pendant sa propre campagne à la chefferie, a observé une de nos sources.Kellie Leitch prête à se lancer Selon nos informations, Mme Leitch pourrait elle aussi déposer son bulletin de candidature dès mercredi.Elle suit présentement des cours de français intensifs à Québec.M.Bernier et Mme Leitch étaient de passage à Montréal dernièrement, tout comme leur collègue ontarien Tony Clement (bilingue dans son cas).Une stratégie payante, explique un ex-stra- tège conservateur, car comme le PC ne compte presque pas d\u2019organisation dans la métropole, un candidat peut facilement mettre en place un exécutif qui lui est sympathique et qui aura droit de vote au congrès à la chefferie du parti en 2017.Le Devoir CHEFFERIE CONSERVATRICE Maxime Bernier saute dans l\u2019arène le premier JACQUES NADEAU LE DEVOIR À quelques jours du vote de confiance auquel il doit se soumettre, Thomas Mulcair préfère ne pas chif frer l\u2019appui qu\u2019il jugerait satisfaisant pour lui permettre de demeurer à la barre du Nouveau Parti démocratique.H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa L es résultats électoraux décevants du NPD poussent les militants à demander des comptes aux dirigeants de leur formation\u2026 et à proposer un coup de barre à gauche.Les membres néodémo- crates chantent les vertus des impôts et demandent que les futures plateformes électorales respectent davantage leur volonté.Une des résolutions devant être débattues au congrès du NPD cette semaine pose ainsi en préambule que « la plateforme électorale précédente du parti ne reflétait pas entièrement la politique du NPD adoptée par les membres».Elle suggère donc que les responsables de l\u2019élaboration de la plateforme, « à toutes les futures élections, veillent à ce que la plateforme de notre parti reflète entièrement, et ne contredise d\u2019aucune façon, la politique démocratiquement établie par le parti ».La résolution émane de Parkdale- High Park, la circonscription toron- toise où la députée sortante Peggy Nash a mordu la poussière en octobre.Au provincial, elle est représentée par Cheri DiNovo, qui a publiquement demandé le départ de Thomas Mulcair.Le président de l\u2019association, Tom Parkin, explique au Devoir qu\u2019il ne faut pas y lire un désaveu du chef, au contraire.Celui qui l\u2019a proposée, assure-t-il, est un fervent partisan de Thomas Mulcair.Il s\u2019agit plutôt de revenir aux sources d\u2019un parti qui travaille en collégialité avec ses militants.«Depuis quelque temps, on a remarqué que le processus d\u2019élaboration de la plateforme était devenu l\u2019affaire d\u2019une petite élite», explique M.Parkin.Ce désir de revenir aux sources du NPD se trouve au cœur d\u2019autres résolutions, dont une seconde émanant de la même circonscription.Elle stipule que « les politiques progressistes constituent le pouls du NPD», que « la voie vers le pouvoir ne s\u2019ouvrira pas en nous éloignant des politiques progressistes » et qu\u2019en conséquence, les campagnes néodémocrates doivent être campées « dans la progressivité ».Une autre résolution de Parkdale-High Park propose de contester le « mythe [\u2026] selon lequel les Canadiens sont surtaxés» et de mener une étude sur « les dommages causés aux services publics par les réductions de la TPS ».L\u2019idée, assure M.Parkin, n\u2019est pas de proposer spécifiquement une hausse de la TPS, mais de réhabiliter en général les impôts comme outil pour fournir des services publics plus étoffés.À gauche toute ! Le cahier de résolutions du NPD en vue du congrès regorge d\u2019ailleurs de propositions nettement campées à gauche.Au moins deux circonscriptions proposent de hausser les taux d\u2019imposition pour les revenus dépassant 200 000 $ (+6 %), 500 000 $ (+8 %) ou un million (+10 %), des augmentations qui porteraient le taux d\u2019imposition combiné, au Québec, à près de 65 %.Les jeunes néodémocrates du Québec proposent quant à eux d\u2019instaurer un impôt sur les héritages au nom de « l\u2019égalité des chances et du mérite».Plusieurs circonscriptions d\u2019Ontario et de Colombie-Britannique demandent l\u2019instauration d\u2019un régime d\u2019assurance dentaire national pour tous.Une quinzaine de résolutions visent à mettre en place une forme ou une autre de revenu minimum garanti.L\u2019établissement d\u2019un salaire minimum fédéral à 15 $ de l\u2019heure est demandé par plusieurs, mais la circonscription ontarienne d\u2019Etobicoke-Nord vise plutôt un taux horaire de 20 $.L\u2019aile québécoise du parti milite aussi pour l\u2019octroi aux travailleurs œuvrant dans des secteurs fédéraux (télécommunications, aérospatial, banques, etc.) d\u2019une troisième semaine de vacances payées.Vive le Sénat?Une résolution qui risque de faire jaser porte sur la position officielle du NPD envers le Sénat.Des militants de Nouvelle-Écosse prennent acte du fait que « la politique prônant l\u2019abolition du Sénat n\u2019est tout simplement pas réaliste étant donné que cette abolition nécessite l\u2019adoption d\u2019une modification constitutionnelle par 10 législatures provinciales».Les militants proposent donc de mettre sur pied un comité pour développer une nouvelle position.Ce manque de réalisme était d\u2019ailleurs évoqué par le chef libéral Justin Trudeau en campagne électorale pour dénoncer la position de M.Mulcair sur le Sénat.Le Devoir Les militants demandent le retour aux sources du Nouveau Parti démocratique Les néodémocrates rament vers la gauche M A R C O F O R T I E R À cinq jours d\u2019un test déterminant pour son avenir à la tête du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair courtise le mouvement syndical et fait valoir qu\u2019il incarne les «valeurs profondes» du parti.Le chef néodémocrate a livré mardi un plaidoyer pour la défense des travailleurs au congrès d\u2019orientation du Syndicat des Métallos, qui représente 180 000 syndiqués au Canada, dont 60 000 au Québec.Les Métallos font partie des cinq syndicats nationaux qui appuient M.Mulcair en vue du vote de confiance auquel il doit se soumettre dimanche, au congrès du NPD à Edmonton.Par contre, le président du puissant Congrès du travail du Canada, Hassan Yussuff \u2014 qui représente 3,3 millions de membres \u2014, a réclamé mardi le départ de Thomas Mulcair, qu\u2019il blâme pour le cuisant échec du parti aux élections d\u2019octobre dernier.« Je travaille dans le domaine de la justice sociale depuis des années.Je travaille aussi dans le domaine de l\u2019environnement, j\u2019ai été dans le mouvement syndical pendant des années, alors oui, je reflète bien les valeurs profondes du NPD, des valeurs d\u2019entraide, de solidarité, et j\u2019ai un profond désir de réduire les inégalités dans notre société », a affirmé Thomas Mulcair aux journalistes, en marge du congrès des Métallos à Montréal.Le chef du NPD mène une campagne de tous les instants, depuis quatre mois, dans l\u2019espoir de rester à la tête du parti malgré les résultats décevants de la dernière élection.Le parti a terminé au troisième rang, avec 19,7 % des voix, même s\u2019il partait gagnant au lancement de la campagne électorale, deux mois plus tôt.L\u2019aile progressiste du parti af firme que le NPD a perdu son âme sous la direction de Thomas Mulcair.Le parti s\u2019est fait doubler à gauche par les libéraux de Justin Trudeau, qui n\u2019ont pas hésité à promettre des déficits pour relancer l\u2019économie, tandis que M.Mulcair s\u2019était engagé à présenter un budget équilibré.Le député d\u2019Outremont reste le meilleur chef pour le NPD malgré le revers électoral d\u2019octobre dernier, estime Ken Neumann, directeur national des Métallos canadiens.« J\u2019ai une confiance totale dans le leadership de Tom et une confiance totale que le parti a la plateforme la plus progressiste.Il parle au nom des travailleurs, je n\u2019ai aucune hésitation à l\u2019appuyer », a dit M.Neumann aux journalistes.Dans la salle où des centaines de délégués syndicaux étaient venus applaudir Thomas Mulcair, Doug Wood, un travailleur de Vancouver, hochait la tête.«Le NPD représente mes valeurs.Seul le chef du NPD prend la peine de venir nous parler.Mulcair n\u2019est pas par fait, mais je ne connais personne d\u2019autre que lui qui peut faire la job en ce moment», dit-il au Devoir.Vote de confiance La question du niveau d\u2019appui que Thomas Mulcair jugerait satisfaisant, au vote de confiance de dimanche, a continué d\u2019alimenter les discussions de corridor.Dans une entrevue avec La Presse canadienne, le chef du NPD a laissé entendre qu\u2019il serait heureux d\u2019avoir l\u2019appui de 70 % des membres (comme l\u2019a évoqué la présidente du par ti, Rebecca Blaikie), mais plus tard dans la journée, il a précisé sa pensée.« J\u2019ai toujours été très prudent de ne jamais donner de chiffre et ça se comprend.J\u2019entends des chif fres à travers le Canada, tout comme la présidente du par ti, mais c\u2019est quelque chose que je vais devoir évaluer avec les membres », a dit Thomas Mulcair.Cinq organisations syndicales, dont le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le Syndicat des Métallos et les Travailleurs et travailleuses unis de l\u2019alimentation et du commerce Canada (TUAC Canada), ont accordé leur soutien à M.Mulcair dans une déclaration publiée la semaine dernière.Thomas Mulcair fait valoir qu\u2019il dirige le seul par ti à défendre les droits des travailleurs.Pour lui, conservateurs et libéraux, c\u2019est du pareil au même.Il a souligné que plus de 850 000 chômeurs n\u2019ont pas droit aux prestations d\u2019assurance-emploi malgré les changements annoncés au régime dans le récent budget du gouvernement Trudeau.Les libéraux ne font rien non plus pour lutter contre les paradis fiscaux malgré l\u2019évasion fiscale à grande échelle révélée par les Panama Papers, a rappelé Thomas Mulcair.Le Devoir « Je reflète les valeurs profondes du NPD » Mulcair livre un plaidoyer au Syndicat des Métallos en vue de son vote de confiance Sénat: près de 300 noms étudiés Ottawa \u2014 André Pratte et Chantal Petitclerc ont été choisis sénateurs parmi près de 300 candidatures qu\u2019ont épluchées les membres d\u2019un comité chargé de recommander des nominations sénatoriales à Justin Trudeau.Le comité consultatif sur les nominations au Sénat a remis son rapport, mardi, sur le processus qu\u2019il a suivi pour soumettre les noms de possibles sénateurs au premier ministre, qui en a nommé sept le mois dernier.Le comité a reçu 284 candidatures \u2014 39 pour le Québec, 194 pour l\u2019Ontario, 51 pour le Manitoba.Le groupe a recueilli les propositions de différents groupes \u2014 syndicats, chambres de commerce, universités, avocats, groupes autochtones, religieux, d\u2019artillerie, de pompiers ou de policiers.Les noms retenus et soumis à M.Trudeau ont été choisis par consensus, et le processus devrait avoir coûté 170 000$, prédit le rapport.Le Devoir «C e que révèlent les Panama Papers est scandaleux, écrit le journal Süddeut- sche Zeitung.De nombreuses affaires documentées sont criminelles, certaines peut-être seulement discutables.Mais une chose est sûre : les banques étaient toujours de la partie.» Et pour cause, d\u2019après les données analysées par l\u2019ICIJ, plus de 500 instituts bancaires du monde entier ont recouru aux services du cabinet d\u2019avocats panaméen Mossack Fon- seca pour enregistrer quelque 15 600 sociétés extraterrito- riales par son entremise.La plupart de ces sociétés ont été créées à par tir des années 1990, précise l\u2019ICIJ.UBS, HSBC, Rothschild, Crédit suisse, Deutsche Bank ou encore la française Société Générale figurent parmi les banques engagées dans ces activités offshore.HSBC et ses filiales ont enregistré plus de 2300 sociétés, indique The Wall Street Journal, qui souligne que le directeur de la banque britannique, Stuart Gulliver, a lui- même eu recours à une société panaméenne créée par Fon- seca pour dissimuler des millions de livres.Dans le respect total.«UBS mène ses affaires dans le respect total des lois en vigueur et des réglementations», s\u2019est défendu l\u2019établissement bancaire suisse, qui aurait enregistré plus de 1100 sociétés via le cabinet panaméen.Son concurrent Crédit suisse en aurait créé 1105.Côté français, la Société Générale n\u2019est pas en reste.Elle figure même parmi les dix banques les plus impliquées dans les Panama Papers avec 979 sociétés territoriales enregistrées, selon l\u2019ICIJ.«Certes, les banques n\u2019ont jamais été les seules responsables », souligne la Süddeusche Zeitung dans son éditorial.«La politique a toléré des paradis fiscaux comme le Panama et n\u2019a pas exercé de pression sur le pays [\u2026].Dans ce climat, les banques ont fait ce qu\u2019il leur était permis de faire.Doit-on le leur reprocher ?La réponse est oui, assène le journal à l\u2019origine des révélations.Les représentants de l\u2019économie ont aussi une responsabilité.» Le Monde L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 6 A V R I L 2 0 1 6 P A N A M A P A P E R S A 4 JONATHAN NACKSTRAND AGENCE FRANCE-PRESSE Premier haut dirigeant emporté par le scandale des Panama Papers, le premier ministre islandais Sigmundur David Gunnlaugsson a démissionné mardi.K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I D epuis le début des révélations des Panama Papers, de nombreuses voix s\u2019élèvent pour réclamer des actions plus vigoureuses de la part des gouvernements nationaux dans la lutte contre l\u2019évitement et l\u2019évasion fiscale.Mais selon l\u2019expert en fiscalité internationale Jean- Pierre Vidal, les États impliqués dans cette bataille, y compris le Canada, ont déjà fait ce qui est en leur pouvoir.« Les gouvernements font déjà beaucoup.En fait, je pense qu\u2019ils font déjà tout ce qu\u2019ils peuvent », af firme le professeur au Département des sciences comptables de HEC Montréal en entrevue au Devoir.« Le défi, c\u2019est surtout d\u2019obtenir les informations pour prendre les gens qui sont en défaut, précise-t-il.Tant que les gens sont capables de cacher ce qu\u2019ils font, on ne peut pas les atteindre.Et même si on engageait des dizaines de milliers de vérificateurs, ça ne changerait rien.» Selon M.Vidal, les gouvernements ont fait des progrès considérables en matière d\u2019échange d\u2019informations depuis le début des années 2000.Sous l\u2019impulsion de l\u2019OCDE, de nombreuses juridictions se sont engagées à échanger des renseignements fiscaux: 132 se sont jusqu\u2019à maintenant dites prêtes à le faire «sur demande» et 96 ont promis d\u2019échanger des informations de manière «automatique», dans un délai de deux ans.Par exemple, le Canada a signé des accords d\u2019échange de renseignements fiscaux avec une multitude de paradis fiscaux bien connus, comme les Bahamas, les Bermudes, l\u2019île de Man ou les îles Vierges britanniques, mais dans ces quatre cas comme dans plusieurs autres, le transfert d\u2019informations se fait «sur demande».«Des paradis fiscaux qui refusent de collaborer avec des pays développés, il n\u2019y en a plus, explique M.Vidal.Mais bien entendu, il faut que ces pays-là aient l\u2019infrastructure nécessaire pour répondre aux demandes.Ils n\u2019ont pas d\u2019impôt, donc ils n\u2019ont pas de ministère du Revenu, pas de fonctionnaires.Donc on s\u2019adresse à qui pour poser les questions?» Selon le professeur, il faudra attendre encore cinq à dix ans pour voir les différents pays mettre les infrastructures nécessaires en place et respecter leurs promesses en ce qui concerne le partage d\u2019informations.À condition, bien sûr, que la volonté soit réelle.L\u2019Agence du revenu du Canada a réitéré mardi son intention de donner suite aux révélations des Panama Papers.«L\u2019Agence cherche activement la collaboration de ses partenaires signataires de convention et du Consortium international des journalistes d\u2019investigation pour obtenir tous les dossiers divulgués qui concernent des résidents canadiens », a-t-elle déclaré par voie de communiqué.Dans son dernier budget, le gouvernement Trudeau a consacré 444 millions de dollars sur cinq ans à la lutte contre l\u2019évasion et l\u2019évitement fiscaux.Ce nouvel effort permettrait, selon Ottawa, d\u2019aller chercher 2,6 milliards sur cinq ans.Avec Marie Vastel Le Devoir Les gouvernements font déjà « tout ce qu\u2019ils peuvent » Un professeur de HEC Montréal souligne les défis de la lutte contre les paradis fiscaux D\u2019après les données analysées par le Consortium international des journalistes d\u2019investigation (ICIJ), des centaines d\u2019établissements bancaires ont enregistré des sociétés extraterrito- riales par l\u2019entremise du cabinet panaméen Mossack Fonseca, parmi lesquelles HSBC, UBS et la Société Générale.«Les banques ont leur part de responsabilité » K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I S ous la pression populaire et politique, le premier ministre islandais, Sigmundur David Gunnlaugsson, a été contraint de démissionner mardi, devenant la première victime de taille des désormais célèbres Panama Papers.Les milliers de manifestants qui sont descendus lundi dans les rues de la capitale islandaise, Reykjavik, ont finalement eu raison de M.Gunn- laugsson, qui refusait jusqu\u2019à maintenant de céder le pouvoir.Le ministre de l\u2019Agriculture, Si- gurdur Ingi Johannsson, a annoncé la décision de son chef en direct à la télévision, alors que le principal intéressé est demeuré muet face aux questions des journalistes qui l\u2019ont intercepté.M.Gunnlaugsson voit sa carrière voler en éclats et son honneur entaché par des soupçons d\u2019optimisation fiscale, lui qui s\u2019était lancé en politique en se présentant comme le défenseur de l\u2019Islande contre ses créanciers après la crise financière de 2008-2009, qui avait durement touché le pays.D\u2019après des documents dévoilés par le Consortium international des journalistes d\u2019investigation (ICIJ), M.Gunnlaugsson, 41 ans, a créé en 2007 une société dans les îles Vierges britanniques pour y entreposer des millions de dollars, sans jamais en divulguer l\u2019existence par la suite.«Nous avons besoin d\u2019une nouvelle élection dès maintenant», a réagi Björn Unnar, un des manifestants qui faisaient toujours sentir leur présence mardi soir devant le parlement islandais.Des voix s\u2019élèvent maintenant pour réclamer la démission en bloc du gouvernement, puisque deux ministres islandais, Bjarni Benediktsson et Ólöf Nordal, sont également visés par les révélations des Panama Papers.Répercussions planétaires Les informations contenues dans les 11,5 millions de documents confidentiels du cabinet d\u2019avocats panaméen Mossack Fonsenca ont par ailleurs continué de faire des vagues à travers le monde.En France, le quotidien Le Monde a révélé que le Front national (FN) est indirectement visé par les Panama Papers.L\u2019actuelle chef du parti, Marine Le Pen, est éclaboussée par des révélations concernant un système mis en place par deux membres de son cercle rapproché pour placer de l\u2019argent dans différents paradis fiscaux.La justice française enquête par ailleurs depuis juin 2015 sur la société Balerton Marketing Limited, laquelle apparaît dans les fichiers de Mossack Fonseca.On soupçonne l\u2019ancien président du parti d\u2019extrême droite et père de Marine Le Pen, Jean-Marie, d\u2019y avoir dissimulé une partie de sa fortune en utilisant un de ses hommes de confiance comme prête-nom.Le FN a déclaré par communiqué qu\u2019il n\u2019est pas impliqué dans l\u2019affaire des Panama Papers et qu\u2019il ne tolère pas que des «amalgames scandaleux soient faits sur son dos».Le gouvernement français a de son côté réinscrit mardi le Panama sur la liste des paradis fiscaux.Le pays d\u2019Amérique centrale a aussitôt répliqué en annonçant qu\u2019il envisage des représailles économiques contre la France.En Grande-Bretagne, le chef de l\u2019opposition travailliste, Jeremy Corbyn, a réclamé la tenue d\u2019une enquête indépendante à la suite des révélations concernant le défunt père du premier ministre britannique, David Cameron, Ian.Celui-ci aurait dirigé un fonds d\u2019investissement enregistré aux Bahamas, dont les profits ont échappé au fisc britannique.« Je n\u2019ai aucune action [\u2026] aucun fonds extraterritorial, rien de tout cela », a déclaré David Cameron mardi, en réponse à un journaliste lui demandant si la fortune familiale était encore placée dans ce fonds créé par son père.« J\u2019ai le salaire de premier ministre et j\u2019ai quelques économies, sur lesquelles je perçois des intérêts, et j\u2019ai une maison, dans laquelle nous vivions, mais qui est actuellement louée pendant que nous sommes à Downing Street et c\u2019est tout ce que j\u2019ai », s\u2019est-il défendu.Au Pakistan, le premier ministre Nawaz Sharif, dont la famille est visée par les Panama Papers, a annoncé mardi la création d\u2019une «commission judiciaire» qui « tranchera sur la réalité et sur le poids de ces allégations».Parmi les personnes citées figurent trois des quatre enfants de Nawaz Sharif \u2014 sa fille Ma- ryam, pressentie comme sa successeure, et ses fils Hasan et Hussain, propriétaires de biens immobiliers à Londres par le biais de compagnies gérées par le cabinet panaméen.« Des amis m\u2019ont dit que, comme il n\u2019y a rien contre moi et que mes deux fils sont adultes et responsables de leurs actes, je devrais me tenir à l\u2019écart, a affirmé M.Sharif.Mais mes compatriotes, je veux que les faits soient présentés devant la nation et que tout Pakistanais puisse connaître ces allégations.» Au Nigeria, le président du Sénat, Bukola Saraki, jugé mardi pour corruption, s\u2019est également retrouvé sous les projecteurs : sa riche épouse apparaîtrait dans la liste de personnes ayant dissimulé des fonds dans des paradis fiscaux.M.Saraki, troisième personnalité du Nigeria après le président Muhammadu Buhari et le vice-président Yemi Osinbajo, est accusé d\u2019avoir dissimulé des biens acquis avec des fonds publics détournés quand il était gouverneur de l\u2019État de Kwara, entre 2003 et 2011.Aux Pays-Bas, le quotidien Trouw affirme que parmi les centaines de Néerlandais ayant fait appel aux services de Mossack Fonsenca pour créer des sociétés dans des paradis fiscaux, on trouve notamment l\u2019ancienne étoile du soccer international Clarence Seedorf.Après Lionel Messi et Michel Platini, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a également été mis en cause pour avoir signé des contrats douteux avec une société of fshore dans le but de céder des droits télévisés en dessous de leur valeur marchande, selon le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung.«Je suis consterné et je n\u2019accepterai pas que mon intégrité soit remise en cause, a réagi M.Infantino.Rien n\u2019indique qu\u2019il y ait eu le moindre acte répréhensible de ma part ou de celle de l\u2019UEFA.» Avec l\u2019Agence France-Presse Le Devoir PARADIS FISCAUX Le premier ministre islandais abdique sous la pression populaire Le président des États-Unis, Barack Obama, a estimé mardi que l\u2019évasion fiscale, qu\u2019elle soit légale ou illégale, était un «problème mondial», deux jours après le début des révélations des Panama Papers.«La question de l\u2019évasion fiscale est un énorme problème», a déclaré M.Obama, insistant sur la nécessité de durcir les législations en vigueur et de renforcer la coopération internationale sur ce thème.Selon le président américain, la publication ces derniers jours des Panama Papers, mettant en lumière des pratiques fiscales opaques qui ont éclaboussé de nombreuses personnalités, «est un nouveau rappel du fait que l\u2019évasion fiscale est un problème mondial».Rappelant que cette question était régulièrement évoquée lors des sommets du G7 et du G20, il a estimé que «des progrès» avaient été réalisés dans la coordination internationale entre les administrations fiscales.«L\u2019un des grands problèmes que nous avons est que nombre de ces opérations sont légales, pas illégales», a-t-il ajouté, soulignant la nécessité pour les États-Unis comme les autres pays de supprimer les niches fiscales ou de combler les vides juridiques.Agence France-Presse L\u2019évasion fiscale est un «problème mondial », selon Obama Toronto \u2014 Le chef de la direction de la Banque de Montréal défend les pratiques du secteur bancaire canadien contre le blanchiment d\u2019argent à la suite de reportages liant une grande institution financière canadienne à une firme d\u2019avocats pana- méenne au cœur de l\u2019usage répandu de paradis fiscaux.Bill Downe a affirmé que les banques canadiennes avaient «considérablement» augmenté leurs mesures contre le blanchiment d\u2019argent au cours des sept à dix dernières années à la demande de divers gouvernements à travers le monde.M.Downe a dit en entrevue, mardi, à Toronto, à la suite de l\u2019assemblée des actionnaires de la banque, être d\u2019avis que les articles de la loi sur le secret bancaire concernant le blanchiment d\u2019argent, particulièrement pour les comptes en dollars américains, étaient «extrêmement robustes ».Le chef de la direction a ajouté soupçonner que si de quelconques violations devaient ressortir des Panama Papers, elles seraient liées à des affaires remontant à un bon nombre d\u2019années \u2014 avant les efforts considérables des banques pour augmenter leurs pratiques contre le blanchiment d\u2019argent.La Presse canadienne Le patron de la BMO défend les banques Lire aussi \u203a Une bataille de longue haleine.L\u2019éditorial de Jean-Robert Sansfaçon.Page A 8 L\u2019agence fédérale de lutte contre le blanchiment d\u2019argent a imposé une pénalité de plus de 1 million de dollars contre une banque canadienne non identifiée pour avoir omis de rendre compte d\u2019une transaction suspecte et de divers transferts d\u2019argent.C\u2019est la première fois que le Centre d\u2019analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE), établi à Ottawa, sanctionne une banque.L\u2019agence retrace les fonds liés au terrorisme, au blanchiment d\u2019argent et à d\u2019autres crimes.Le porte-parole du CA- NAFE a affirmé ne pas pouvoir discuter des détails des infractions, et l\u2019agence exerce son droit discrétionnaire de ne pas divulguer l\u2019identité de l\u2019institution financière, qui a payé récemment la pénalité.La Presse canadienne Une pénalité de 1 154 670 $ L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 6 A V R I L 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 Le Ser vice de police de la Ville de Montréal (SPVM) pourra désormais enquêter sur toutes les plaintes criminelles de femmes autochtones contre tous les corps policiers du Québec, partout dans la province, a annoncé le gouvernement québécois mardi.L\u2019automne dernier, un reportage troublant de Radio-Canada avait mis en lumière des allégations graves d\u2019agressions sexuelles et d\u2019abus de pouvoir qui auraient été commis par des policiers de la Sûreté du Québec (SQ) contre des femmes autochtones à Val-d\u2019Or.Québec avait mandaté le SPVM pour mener l\u2019enquête sur la SQ.Mardi, le gouver nement québécois a annoncé qu\u2019il élargit le mandat du SPVM en lui donnant tout le territoire du Québec et les agents de tous les corps policiers, si ceux-ci sont accusés de gestes inadmissibles de nature criminelle envers les femmes autochtones.De plus, toutes les enquêtes actuellement menées par la Sûreté du Québec (SQ) à ce sujet seront transférées au SPVM \u2014 sauf lorsque le SPVM est visé, évidemment, a fait savoir en conférence de presse le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux.Québec ajoute aussi une ressource pour les femmes autochtones qui veulent dénoncer des policiers : une nouvelle ligne téléphonique sera à leur disposition.Elle sera gérée par l\u2019organisme Services para- judiciaires autochtones du Québec, qui reçoit aussi pour mandat de les accompagner dans leur processus de dénonciation auprès du SPVM.Des membres de l\u2019organisme les dirigeront ensuite vers le centre d\u2019aide aux victimes d\u2019actes criminels (CAVAC) où elles pourront recevoir des soins et de l\u2019aide.Favoriser la confiance Une ligne téléphonique existait déjà pour elles auprès du SPVM, mais cette « seconde porte d\u2019entrée » peut être nécessaire pour celles qui hésitent à dénoncer un policier à un autre policier, reconnaît M.Coiteux.Il dit vouloir que les femmes « puissent être en confiance et qu\u2019elles n\u2019hésitent pas à porter plainte».« Dénoncer des cas d\u2019agression sexuelle, c\u2019est dif ficile pour toute femme.On le sait.Alors, a for tiori, dénoncer un cas d\u2019agression sexuelle qui viserait un policier, le dénoncer devant un policier, c\u2019est encore beaucoup plus dif ficile.Alors, on met sur pied [\u2026] un mécanisme qui va les mettre en confiance», a-t-il dit.Le gouvernement dit avoir aussi l\u2019intention de bonifier la formation offerte aux policiers à l\u2019École nationale de police du Québec afin que ces derniers soient davantage informés et mieux outillés lorsqu\u2019ils sont appelés à interagir avec les membres des communautés autochtones, particulièrement les femmes.M.Coiteux dit avoir demandé au directeur général de la SQ de s\u2019assurer que la pratique de « cure géographique » n\u2019est faite en aucun cas.Celle- ci se produit lorsque des policiers abandonnent des autochtones à des lieues de chez eux pour qu\u2019ils dégrisent.Le ministre parle de « tolérance zéro» à ce sujet.M.Coiteux ne veut pas blâmer la SQ pour la façon dont elle a traité les plaintes des femmes autochtones.« Je ne me prononcerai pas sur le passé, mais par contre je veux m\u2019assurer que toutes celles qui ont vécu une situation dramatique et qui doivent et qui veulent dénoncer ont tout le soutien nécessaire pour le faire », a-t-il dit.La Presse canadienne FEMMES AUTOCHTONES Le mandat du SPVM élargi à tout le territoire québécois A M É L I E D A O U S T - B O I S V E R T Les pharmaciens ont un bref répit.La Régie de l\u2019assurance maladie a suspendu un des prélèvements épisodiques qui sont faits sur leurs honoraires.La RAMQ doit récupérer 400 millions de dollars sur trois ans sur les honoraires des pharmaciens, mesure prévue dans le cadre de l\u2019atteinte de l\u2019équilibre budgétaire.Mais ces derniers ont décrié l\u2019impact de ces coupes, alors que les mesures d\u2019atténuation par ailleurs promises par Québec ne sont toujours pas en place.Un prélèvement de 6,8 millions de dollars n\u2019a pas été fait en date du 30 mars dernier, confirme le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).C\u2019est le ministre Gaé- tan Barrette lui-même qui a autorisé cette pause, indique la responsable des communications au MSSS, Noémie Vanheuverz- wijn.À moins que le ministre n\u2019autorise une nouvelle suspension, les sommes mises en veilleuses seront récupérées sur les cinq prochains prélèvements.Les prélèvements ont lieu toutes les deux semaines et concernent 1875 pharmacies.Afin d\u2019atténuer l\u2019effet de l\u2019effort demandé aux pharmaciens, Québec leur a concédé un déplafonnement des ristournes offertes par les fabricants de médicaments génériques.Or, cette mesure n\u2019est pas encore en vigueur alors que les pharmaciens ont déjà assumé 50 millions en compressions, dénonce l\u2019Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP).L\u2019attachée de presse du ministre de la Santé et des Services sociaux Gaétan Barrette, Julie White, explique que la suspension des prélèvements devrait permettre le dépôt du règlement tant attendu par les pharmaciens.Elle ne peut toutefois soumettre d\u2019échéancier ni indiquer si le prochain prélèvement, le 13 avril, aura lieu.Trop peu, trop tard Pour l\u2019AQPP, c\u2019est trop peu trop tard.Les pharmaciens demandent au ministre de suspendre tout prélèvement jusqu\u2019à l\u2019entrée en vigueur du règlement et même un peu au-delà.«Même si le déplafonnement était effectif avant le 13 avril, ça va prendre un certain temps pour obtenir des effets.Le risque est que l\u2019accessibilité aux services des pharmaciens continue à diminuer entre- temps», explique Jean Bourcier, directeur général à l\u2019AQPP.Selon l\u2019Association québécoise des pharmaciens propriétaires, les compressions ont entraîné la suppression de près de 1000 emplois en pharmacie, la diminution des heures d\u2019ouverture des officines et la mise en péril de la survie de certaines pharmacies.Le Devoir Entente temporaire entre Québec et les pharmaciens JACQUES NADEAU LE DEVOIR Vigile en mémoire des femmes autochtones disparues et assassinées, le 31 octobre à Montréal K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I Les professeurs de l\u2019UQAM ont rejeté mardi l\u2019offre «globale et finale» de la direction de l\u2019université, en réclamant au passage la démission du recteur Robert Proulx et de deux vice-recteurs.Réunis en assemblée générale, les membres du Syndicat des professeurs de l\u2019UQAM (SPUQ) se sont prononcés à 67% contre l\u2019offre qui leur a été présentée le 31 mars dernier.Ils ont ensuite adopté une proposition réclamant la démission du recteur de l\u2019UQAM, Robert Proulx, du vice-recteur à la vie académique, René Côté, et du vice-recteur aux affaires administratives et financières, André Dorion.«Cette demande n\u2019est pas seulement fondée sur le pourrissement de notre négociation collective, mais aussi sur d\u2019autres dossiers», explique en entrevue la présidente du SPUQ, Michèle Ne- vert.Elle évoque principalement le refus de la direction de créer de nouveaux postes de professeurs, les changements qu\u2019elle tente d\u2019imposer au mode de gouvernance de l\u2019université et son manque d\u2019ouverture quant aux demandes salariales du syndicat.Rencontres à venir De son côté, la direction de l\u2019UQAM s\u2019est dite « profondément déçue» par le rejet de son offre.Elle a cependant tenu à rappeler sa volonté de poursuivre les négociations lors de rencontres qui sont prévues dans les prochains jours avec une conciliatrice.Selon le syndicat, ces rencontres devraient avoir lieu les 12 et 20 avril.La porte-parole de l\u2019UQAM, Jenny Desrochers, a expliqué que l\u2019offre avait été qualifiée de «globale et finale» pour des raisons essentiellement techniques.En ayant ce titre, le syndicat était tenu de la présenter à ses membres, a-t-elle affirmé.Pour ce qui est des demandes de démission, Mme Desrochers n\u2019a pas voulu s\u2019étendre sur le sujet.« Ça se passe de commentaires et ce n\u2019est pas la première fois que ça survient dans l\u2019histoire du syndicat», a-t-elle répondu.Le SPUQ est sans convention collective depuis le 31 mai 2013.Mises à part les conditions de travail, un fossé sépare les professeurs et la direction au chapitre des salaires.Pour la période 2013-2018, la dernière proposition de l\u2019UQAM of frait à ses professeurs une augmentation calquée sur l\u2019entente conclue en décembre entre le gouvernement du Québec et le Front commun syndical, soit la politique salariale du gouvernement (PSI).De son côté, le syndicat réclame l\u2019application de la PSI, en plus d\u2019une augmentation annuelle variant entre 1,5% et 2%.« Les négociations en cours ont débuté, et se poursuivent, dans un contexte financier difficile », a fait valoir la direction dans le document présentant sa plus récente offre.À quelques semaines de la fin de la session universitaire, les professeurs n\u2019envisagent pas le recours à la grève pour l\u2019instant, indique Michèle Never t.Ils veulent cependant continuer de mettre de la pression sur la direction pour accélérer les négociations.Le Devoir UQAM Les professeurs rejettent l\u2019offre « globale et finale » Le SPUQ réclame la démission du recteur et de deux vice-recteurs Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 J E A N N E C O R R I V E A U L es frênes sont abattus par milliers à Montréal, mais l\u2019administration Coderre soutient que, malgré tout, la Ville est en train de gagner la « guerre » contre l\u2019agrile.Depuis l\u2019apparition de l\u2019insecte ravageur d\u2019origine asiatique en 2011, quelque 13 300 frênes ont été coupés sur le territoire de la ville.L\u2019administration a fait le bilan de sa lutte contre l\u2019agrile du frêne mardi, et l\u2019hécatombe se poursuit.L\u2019an dernier, la Ville a dû procéder à l\u2019abattage de 4349 frênes et elle s\u2019attend à devoir en supprimer 3406 autres en 2016.Les arrondissements qui ont coupé le plus grand nombre d\u2019arbres en 2015 sont, dans l\u2019ordre, Mercier\u2013Ho- chelaga-Maisonneuve (924), Ahuntsic-Cartierville (909), Ro- semont\u2013La Petite-Patrie (473) et Le Sud-Ouest (434).Montréal a toutefois intensifié le traitement des frênes au biopesticide TreeAzin, qui a été administré à quelque 37 000 arbres en deux ans.Le nombre d\u2019abattages a beau être exponentiel depuis 2011, le responsable du développement durable au comité exécutif, Réal Ménard, voit dans ces données des signes encourageants.« Il est réaliste de dire ce matin que, comme administration, nous allons gagner la guerre et qu\u2019on va entrer dans une période où on va abattre moins de frênes qu\u2019on va en conserver», a-t-il expliqué.D\u2019autant que la Ville a augmenté substantiellement ses investissements en foresterie urbaine.De 1,75 million en 2013, les sommes consenties par la Ville ont bondi à 18 millions en 2016.Ces sommes ont notamment permis de planter 11 534 arbres l\u2019an dernier, contre 7285 en 2014, avec l\u2019aide de la Soverdi et de l\u2019Alliance de la forêt urbaine.Le mont Royal Le sort des frênes du mont Royal suscite toutefois l\u2019inquiétude.L\u2019an dernier, la Ville a procédé à des opérations de dépistage de l\u2019agrile sur 151 des 30 000 frênes que compte le parc.De ce nombre, 12 étaient infectés et ont été abattus.«On n\u2019est pas dans un scénario catastrophe», a soutenu M.Ménard en précisant que l\u2019agrile privilégiait davantage les frênes isolés exposés au soleil, faisant en sorte que les arbres plantés en bordure de rue sont plus vulnérables que ceux des boisés.L\u2019administration promet d\u2019ailleurs pour 2016 un plan stratégique de lutte contre l\u2019agrile pour le parc du Mont- Royal et les autres forêts urbaines du territoire.La Ville poursuivra aussi l\u2019inventaire des arbres situés sur le domaine privé en 2016.M.Mé- nard a indiqué que l\u2019an dernier, 1400 frênes privés avaient pu être traités au TreeAzin en vertu du programme d\u2019aide financière mis en place par la Ville.Coupes à blanc L\u2019opposition est loin de partager l\u2019optimisme de Réal Mé- nard.« Plusieurs rues à Montréal ont eu des coupes à blanc cet hiver et le nombre d\u2019arbres abattus est en croissance exponentielle, signale le conseiller de Projet Montréal Sylvain Ouellet.On est vraiment en situation de perte de contrôle de l\u2019agrile du frêne à Montréal.» M.Ouellet déplore que la Ville n\u2019ait toujours pas de plan d\u2019action pour la protection des arbres en milieu naturel ni de dépistage systématique sur le mont Royal malgré les foyers d\u2019infestation actifs qui y ont été découverts.La Ville étant incapable de compenser la perte d\u2019arbres matures, la réduction du couvert végétal risque d\u2019avoir des impacts sur les îlots de chaleur et la santé des Montréa- lais en plus de potentiellement faire baisser la valeur foncière des propriétés.«C\u2019est extrêmement catastrophique», dit-il.Le Devoir AGRILE DU FRÊNE L\u2019hécatombe se poursuit à Montréal On va entrer dans une période où on va abattre moins de frênes qu\u2019on va en conserver Réal Ménard « » J E S S I C A B E R T H E R E A U à Londres Les exécutions de condamnés à mort ont bondi de plus de 50% dans le monde l\u2019année dernière, atteignant leur plus haut niveau depuis 1989, s\u2019alarme mercredi l\u2019organisation de défense des droits de la personne Amnesty International.Dans son rapport annuel sur la peine de mort, Amnesty chiffre à «au moins 1634» le nombre d\u2019exécutions dans le monde en 2015, soit une hausse de 54% par rapport à 2014.Ces exécutions, recensées dans 25 pays, sont concentrées à 89 % dans trois d\u2019entre eux: l\u2019Iran avec au moins 977 exécutions, le Pakistan avec 326, et l\u2019Arabie saoudite avec au moins 158.Viennent ensuite les États-Unis (28).Comme d\u2019habitude, ces chiffres n\u2019englobent pas la Chine, où ce type de statistiques est classé secret d\u2019État.Mais selon Amnesty, ce pays, où «des milliers» de personnes seraient exécutées chaque année, «reste le premier bourreau mondial».«Heureusement, les États qui procèdent à des exécutions sont minoritaires et de plus en plus isolés [.] », s\u2019est toutefois réjoui Salil Shetty.L\u2019organisation comptabilise un total de 140 pays abolitionnistes dans leur législation ou dans les faits, c\u2019est-à-dire ceux qui n\u2019ont pas procédé à des exécutions au cours des dix dernières années.«Malgré l\u2019augmentation choquante des exécutions en Iran, au Pakistan et en Arabie saoudite, la tendance mondiale sur le long terme est à l\u2019abolition de la peine de mor t », souligne Amnesty dans son rappor t, rappelant que lorsque l\u2019organisation a commencé à faire campagne contre la peine capitale, en 1977, seuls 16 pays l\u2019avaient abolie.Selon Amnesty, au moins 20 292 personnes étaient dans le couloir de la mort à la fin de l\u2019année dernière.Agence France-Presse Le nombre d\u2019exécutions à son plus haut depuis 1989 L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 6 A V R I L 2 0 1 6 A 6 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES HEURES DE TOMBÉE AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa - bilité se limite au coût de la parution.PROMULGATION RÈGLEMENT RCA15 17255 AVIS est par les présentes donné que le règlement ci- après décrit a été adopté par le conseil d\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce, à sa séance ordinaire du 15 février 2016 est réputé conforme au plan d\u2019urbanisme et est entré en vigueur le 24 mars 2016 : RÈGLEMENT RCA15 17255 : Règlement modifiant le Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Côte- des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce (01-276) et le Règlement sur le certificat d\u2019occupation et certains permis à l\u2019égard de l\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014Notre- Dame-de-Grâce (R.R.V.M., c.C-3.2) et le Règlement d\u2019urbanisme d\u2019une partie de l\u2019arrondissement Mont-Royal (01-281).Toute personne intéressée peut en prendre connaissance au bureau Accès Montréal de Côte-des-Neiges\u2014 Notre-Dame-de-Grâce situé au 5160, boulevard Décarie, rez-de-chaussée.FAIT À MONTRÉAL, ce 6 avril 2016.La secrétaire d\u2019arrondissement, Geneviève Reeves, avocate Avis public Arrondissement de Côte-des-Neiges Notre-Dame-de-Grâce 51467 SSQ, SOCIÉTÉ D\u2019ASSURANCE-VIE INC.Assemblée annuelle Les actionnaires de SSQ, Société d\u2019assurance-vie inc.sont invités à l\u2019assemblée annuelle et à tout ajournement de cette dernière qui se tiendra le samedi 30 avril 2016, à 9 h, au Delta Québec, 690, boulevard ené-Lévesque st, Québec, au ns de - ecevoir le ra ort du conseil d\u2019administration, les états nanciers et le rapport de l\u2019auditeur indépendant pour l\u2019exercice 2015; - Nommer les auditeurs de la Société pour l\u2019exercice 2016; - Procéder à l\u2019élection des administrateurs; - Discuter de toute autre question soumise à l\u2019assemblée.Québec, le 6 avril 2016 La secrétaire générale, Hélène Plante AVIS PUBLIC EN VERTU DE L\u2019ARTICLE 192 DE L\u2019ANNEXE C DE LA CHARTE DE LA VILLE DE MONTRÉAL 1er avis À sa séance du 30 mars 2016, le comité exécutif a approuvé la description des immeubles suivants afin que la Ville en devienne propriétaire en vertu de l\u2019article 192 de l\u2019annexe C de la Charte de la Ville de Montréal : - les lots 3 360 845, 3 360 849, 3 360 886, 3 360 914, 3 360 942, 3 360 958, 3 360 987, 3 361 010, 3 361 049 et 3 361 064 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Lespérance, Ontario Est, Hogan et de Rouen, dans l\u2019arrondissement de Ville-Marie (CE16 0486) - les lots 3 361 070, 3 361 088, 3 361 107, 3 361 123, 3 361 143, 3 361 165, 3 361 181, 3 361 203, 3 361 225, 3 361 235, 3 361 256 et 3 361 264 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Florian, de Rouen, Bercy et Hochelaga, dans l\u2019arrondissement de Ville-Marie (CE16 0487) Les propriétaires des immeubles expropriés en vertu de l\u2019article 192 peuvent réclamer une indemnité de la Ville.À défaut d\u2019entente, l\u2019indemnité est fixée par le Tribunal administratif du Québec à la demande des propriétaires ou de la Ville, et les articles 58 à 68 de la Loi sur l\u2019expropriation (RLRQ, chapitre E-24) s\u2019appliquent, compte tenu des adaptations nécessaires.Cet avis est le premier de trois que la Ville est tenue de publier.Montréal, le 6 avril 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public Service de l\u2019eau Direction de la gestion stratégique des réseaux d\u2019eau (DGSRE) Division de l\u2019optimisation des réseaux Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux de construction Appel d\u2019offres : 10195 Descriptif : Régulation de la pression \u2013 travaux de construction \u2013 Secteur de suivi du débit de Montréal-Est Réhabilitation des chambres de mesure du débit et de la pression desservant la ville de Montréal- Est, travaux de structure, de mécanique, d\u2019électricité et de télémesure.Ajout d\u2019une chambre de mesure sur la conduite desservant la ville de Charlemagne.Date d\u2019ouverture : 4 mai 2016 Dépôt de garantie : 10 % (cautionnement ou chèque visé) Renseignements : appelsdoffres.infos.dgsre@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 6 avril 2016 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 6 avril 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres ORDONNANCE Avis est donné que le comité exécutif, à sa séance du 30 mars 2016, a adopté l\u2019ordonnance suivante en vertu de l\u2019article 32 du Règlement sur les tarifs (exercice financier 2016) (15-091) Ordonnance émise dans le cadre de la 19e édition des jeux FADOQ Île de Montréal des 50 ans et plus (3) L\u2019objet de cette ordonnance est de permettre l\u2019utilisation à titre gratuit des installations du Complexe sportif Claude-Robillard les 9, 10 et 12 mai 2016.Cette ordonnance entre en vigueur en date de ce jour et est disponible pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Elle peut également être consultée en tout temps sur le site internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Montréal, le 6 avril 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public Services institutionnels Gestion et planification immobilière Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : travaux Appel d\u2019offres : 5811 Descriptif : Installation d\u2019un système de captation gaz à la source - Caserne 51 Date d\u2019ouverture : 25 avril 2016 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission (cautionnement, chèque visé ou garantie bancaire) Renseignements : pour toute question, s\u2019adresser à immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Visites : Les visites sont individuelles.La date limite pour prendre rendez-vous est le 12 avril 2016, à 14 heures.Les visites auront lieu le 13, 14, 15 d\u2019avril 2016 inclusivement, selon l\u2019horaire suivant :, 9h00, 10h00, 11h00, 13h00, 14h00 pour prendre rendez-vous, s\u2019adresser à immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 6 avril 2016 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fourni en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 6 avril 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Révision 2014-09-16 Appel d\u2019offres PROJET DE CONSTRUCTION D\u2019UN ECHANGEUR RELIANT L\u2019AUTOROUTE 640 A L\u2019AVENUE URBANOVA A TERREBONNE La Ville de Terrebonne prévoit la construction d\u2019un nouvel échangeur en lien avec l\u2019autoroute 640 Ouest à Terrebonne, plus précisément au niveau de l\u2019avenue Urbanova.Le projet consiste à construire une structure d\u2019étagement au-dessus de l\u2019autoroute 640 ainsi que quatre bretelles d\u2019entrée/sortie de l\u2019autoroute.Le projet s\u2019insère dans un milieu où les infrastructures routières sont déjà présentes (autoroute 640, boulevard de la Pinière, avenue Urbanova), ce qui représente peu de modifications par rapport aux conditions existantes.Cet avis est publié pour informer la population qu\u2019elle peut consulter l\u2019étude d\u2019impact et les autres documents concernant ce projet du 5 avril au 20 mai 2016.Ces documents sont disponibles pour consultation aux endroits suivants : Bibliothèque André-Guérard Heures d\u2019ouverture : 3425, place Camus Lundi au mercredi : 12 h - 21 h Terrebonne (Québec) J6Y 1L2 Jeudi au vendredi : 12 h - 20 h Tél.: 450 961-2001 Samedi et dimanche : 10 h - 17 h Bibliothèque de l\u2019Île-des-Moulins Heures d\u2019ouverture : 855, place de l\u2019Île-des-Moulins Lundi au mercredi : 12 h - 21 h Terrebonne (Québec) J6W 4N7 Jeudi au vendredi : 12 h - 20 h Tél.: 450 961-2001 Samedi et dimanche : 10 h - 17 h ainsi qu\u2019aux centres de documentation du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) : Université du Québec à Montréal (UQAM) Heures d\u2019ouverture : Bibliothèque des sciences juridiques Lundi au vendredi : 8 h 30 \u2013 22 h Pavillon Hubert-Aquin Samedi : 11 h \u2013 17 h Section des publications gouvernementales Dimanche : 11 h \u2013 17 h et internationales 400, rue Sainte-Catherine Est \u2013 local A-M100 Montréal (Québec) H2L 2C5 Tél.: 514 987-6184 Bureau d\u2019audiences publiques Heures d\u2019ouverture : sur l\u2019environnement Édifice Lomer-Gouin Lundi au vendredi : 8 h 30 \u2013 12 h 575, rue Saint-Amable, bureau 2.10 13 h \u2013 16 h 30 Québec (Québec) G1R 6A6 Des renseignements supplémentaires peuvent être obtenus aux numéros 418 643-7447 ou sans frais 1 800 463-4732, de même que sur le site du BAPE au www.bape.gouv.qc.ca.SÉANCE D\u2019INFORMATION Le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement tiendra une séance d\u2019information : Le jeudi 14 avril 2016 à compter de 19 h 30 Salle Royal de l\u2019Hôtel Impéria 2935 boul.de la Pinière, Terrebonne Toute personne, groupe ou municipalité peut demander par écrit au ministre du Développement durable, de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, M.David Heurtel, la tenue d\u2019une audience publique relativement à ce projet ; cette demande doit être faite au plus tard le 1er avril 2016 à l\u2019adresse suivante : Édifice Marie-Guyart, 675, boul.René-Lévesque Est, 30e étage, Québec (Québec) G1R 5V7.Le 6 avril 2016 Cet avis est publié par la Société du Port de Valleyfield conformément au Règlement sur l\u2019évaluation et l\u2019examen des impacts sur l\u2019environnement (RLRQ, 1981 c.Q-2, r.23).AVIS PUBLIC ENTRÉE EN VIGUEUR DE RÈGLEMENTS Avis est donné que le conseil de la Ville, à son assemblée du 22 février 2016, a adopté le règlement suivant : 16-020 Règlement autorisant un emprunt de 500 000 $ pour financer le remplacement du système automatisé de carburant et l\u2019achat d\u2019équipements mécaniques et spécialisés Ce règlement a été approuvé par le ministre des Affaires municipales et de l\u2019Occupation du territoire le 31 mars 2016.Il entre en vigueur en date de ce jour et est disponible pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Il peut également être consulté en tout temps sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Montréal, le 6 avril 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Biens et services Appel d\u2019offres : 16-14818 Descriptif : Entretien des sites de régulation et de mesure sur le réseau d\u2019eau potable Date d\u2019ouverture : 4 mai 2016 Dépôt de garantie : 7 000.00 $ (Cautionnement et/ou chèque visé) Renseignements : Bernard Boucher, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-3573 Appel d\u2019offres : 16-15259 Descriptif : Déchiquetage de branches d\u2019arbres en bordure de rues, sur demande Date d\u2019ouverture : 25 avril 2016 Dépôt de garantie : 2 % (Cautionnement et/ou chèque visé) Renseignements : Eddy Dutelly, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-5253 Appel d\u2019offres : 16-15180 Descriptif : A54 - Achat de composteurs rotatifs, à grande capacité et à compartiments Date d\u2019ouverture : 25 avril 2016 Dépôt de garantie : 5 % (Cautionnement et/ou chèque visé) Appel d\u2019offres : 16-15237 Descriptif : Service d\u2019injection de frênes sur le domaine public Date d\u2019ouverture : 25 avril 2016 Dépôt de garantie : 10 % (Cautionnement et/ou chèque visé) Renseignements : Étienne Langlois, agent d\u2019approvisionnement : 5148721000 Appel d\u2019offres : 16-15221 Descriptif : Acquisition de trois (3) véhicules Hyundai 2016, modèles Sonata et Santa Fe Date d\u2019ouverture : 27 avril 2016 Dépôt de garantie : Aucun Appel d\u2019offres : 16-15222 Descriptif : Acquisition de onze (11) véhicules Kia 2016, modèles Forte, Optima, Sedona et Sportage Date d\u2019ouverture : 27 avril 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Renée Veillette, agente d\u2019approvisionnement : 514 872-1057 Appel d\u2019offres : 16-15171 Descriptif : A86 - Équipement sportif Date d\u2019ouverture : 25 avril 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Roxana D.Racasan Oancea, agente d\u2019approvisionnement : 514 872-6717 Catégorie : Services professionnels Appel d\u2019offres : 16-15017 Descriptif : Services professionnels pour élaborer les plans, le cahier des charges, le suivi et la surveillance de chantier pour la réfection de neuf terrains de balle Date d\u2019ouverture : 25 avril 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Pierre L\u2019Allier, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-5359 Documents : Les documents relatifs à ces appels d\u2019offres seront disponibles à compter du 6 avril 2016 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fourni en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 6 avril 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Service de l\u2019eau \u2013 Direction de l\u2019épuration des eaux usées Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R.134, Montréal H2Y 1C6, pour : le 2 mai 2016 Catégorie : Construction Appel d\u2019offres : 7307-AE-16 Descriptif : Fourniture et installation des systèmes mécaniques, civils, électriques et instrumentation pour la réalisation de l\u2019unité de suivi de l\u2019ozonation en continu Date d\u2019ouverture : Le 2 mai 2016 Visite : 11 au 15 avril 2016 Dépôt de garantie : 10 % du montant de la soumission Renseignements : Claude Meunier ing.: 514 280-4418 Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin.Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 6 avril 2016.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669- 7326 ou au 514 856-6600 ou en consultant le site Web : www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 6 avril 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE BEAUHAR- NOIS COUR SUPÉRIEURE, VAL- LEYFIELD No 760-05-005331-127 No ETA-5373-12 AGENCE DU REVENU DU QUEBEC Partie de- manderesse 9065-7487 QUÉBEC INC.Partie défenderesse PRENEZ AVIS que le 18/04/2016 à 10:00 AU 157, ROYALE LES COTEAUX District de BEAUHARNOIS seront vendus par autorité de justice les biens et effets de 9065-7487 QUÉBEC INC.saisis en cette cause soit PLUSIEURS VEHICULES GMC SIERRA ANNÉES DIVERSES, TRACTEURS MARQUE JOHN DEERE VARIES, TRACTEURS MARQUE NEW HOLLAND VARIES, REMORQUES VARIEES, ETC.CONDITIONS ARGENT OU CHEQUE VISE.JASTINDER BHANDAL HUISSIER DE L'ETUDE PHILIPPE ET ASSOCIES HUISSIERS DE JUSTICE 165 DU MOULIN ST- EUSTACHE QUEBEC J7R 2P5 TEL 450-491-7575 AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE AVIS est donné que, suite au décès de Jules Guay, en son vivant domicilié a Montréal, survenu le 10 décembre 2014, un inventaire des biens a été fait par les liquidateurs, Louiselle et Julie Guay, le 28 mars 2016.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de VACHON BRETON, S.A., sise au 54, Notre-Dame Nord, Sain- te-Marie (Québec) G6E 3Z5, téléphone: 418 387-5700, sur rendez-vous.Donné ce 1er avril 2016.STÉPHANIE BISSON, notaire Avis de clôture d'inventaire Avis est par la présente donné que, à la suite du décès de Lise Bessette, en son vivant domiciliée à la résidence Providence St-Dominique, située au B-609, 95 boulevard St-Joseph Est, Montréal, Qc, H2T 1H2, un inventaire des biens de la défunte a été fait par la liquidatrice de la succession, Ginette Labrie, le 2 avril 2016.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés au 1-6285, 20e avenue, Montréal, QC, H1X 3N6. L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 6 A V R I L 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 7 LE DEVOIR DE DÉBATTRE 13 avril À Sherbrooke 27 avril À Québec 11 mai À Québec éne v s é e D e ments à v nir et à ne pas manquer e place otr ez v v éser R ?s oblème pr u o iens, solutions syr s éfugié ue, r politiq v u : no tion a Immigr ?il pér en st-il s e ai anç le fr ar t L por ap le r Quinze ans apr elle a En collabor ana et c ontièr fr u tiq c Ar ose, s è s par l Animé s ju ec le v tion a s dienne uéb s q e u e : le ?o d st iali édit \u2019 c : e Québ e : ok o br er Sh e R oin Ant ai obite or I S A B E L L E P O R T E R à Québec U ne campagne de sociofi- nancement sur la plate- forme La Ruche doit être lancée cette semaine pour permettre la survie de la clinique infirmière SABSA.Elle vise à récolter 250 000 $ en 50 jours.« C\u2019est un essai qu\u2019on fait, a expliqué la coordonnatrice de la clinique, Emmanuelle Lapointe.Il y a des gens qui veulent aider et ça va leur permettre de le faire concrètement.» La campagne doit être lancée sur le Web mercredi ou jeudi.L\u2019idée est venue d\u2019un des fondateurs de Cossette, Pierre Delagrave, qui a décidé d\u2019agir après avoir reçu un appel de la dirigeante d\u2019une clinique privée de soins infirmiers de Québec, Isabelle Le- chasseur, qui s\u2019inquiétait pour le sort de SABSA.Advenant un échec de cette campagne ou un revirement dans le dossier, la clinique doit fermer ses portes le 1er mai, faute de financement et de soutien gouvernemental.Fondée en 2014, SABSA est la première clinique sans médecin à avoir ouvert ses portes au Québec et la seule à ce jour qui dispense des soins gratuits.L\u2019aide de 250 000$ lui permettrait de survivre une année de plus.Comme le veut la formule de La Ruche, les donateurs se feront offrir des forfaits ou cadeaux en échange de leurs dons.Or ceux-là ne prendront pas la forme de soins de santé.« Ils vont pouvoir devenir membres de soutien, avoir une affiche de la coopérative, des choses comme ça.[\u2026] Pour tel montant, ils vont savoir qu\u2019ils aident une personne à sortir de la toxicomanie ou de l\u2019itiné- rance.On ne marchande pas des soins médicaux avec ça », précise Mme Lapointe.La coopérative a par ail - leurs reçu des dons ces dernières semaines après qu\u2019on eut annoncé sa fermeture prochaine mais on est loin de la cible de 250 000 $.Selon Mme Lapointe, le total oscille entre 2000 $ et 3000 $.Selon un sondage Léger rendu public mardi, environ le tiers des résidants de Québec ont entendu parler de la clinique SABSA (37 %).Il révèle aussi que 64 % des gens sont en désaccord avec la décision du ministre de la Santé Gaétan Barrette de ne pas la financer (64 %).L\u2019enquête a été commandée par la Fédération interprofessionnelle de la Santé (FIQ) qui parraine le projet SABSA depuis le début.Elle a été réalisée sur Internet auprès d\u2019un échantillon de 503 personnes entre les 22 et 24 mars.Le Devoir QUÉBEC Une campagne lancée afin de financer la clinique sans médecin Oka : pas de mine d\u2019Eco-Niobium Oka \u2014 Il semble que l\u2019opposition citoyenne aura eu raison du projet de mine de niobium que des promoteurs voulaient implanter à Oka, dans les Basses-Laurentides.En marge de l\u2019assemblée que le Conseil municipal d\u2019Oka a tenue lundi, le maire d\u2019Oka, Pascal Qué- villon, a annoncé que le projet du promoteur Eco-Niobium était abandonné en raison de l\u2019opposition claire de la population.L\u2019annonce du maire Qué- villon a été suivie d\u2019applaudissements de membres du public qui assistaient à la quatrième et dernière séance d\u2019information tenue au cours des deux dernières semaines au sujet de ce projet.Quelques centaines de personnes, la plupart opposées au projet, ont assisté à l\u2019assemblée.La Presse canadienne C H R I S T I A N R I O U X Correspondant à Paris E n montant les escaliers mécaniques, on voit d\u2019abord le ciel, puis l\u2019église Saint-Eustache au nord.Puis, en se retournant, on distingue au-dessus des toits les grandes tubulures colorées du Centre Georges- Pompidou.Il aura fallu cinq ans pour transformer ce qui n\u2019était qu\u2019un centre commercial sous- terrain informe, d\u2019ailleurs fort justement surnommé le «trou» des Halles, en une grande place publique ouverte sur la ville.Une grande esplanade protégée où, par étapes successives, on s\u2019engouffre dans « le ventre de Paris».Les Parisiens découvraient ce mardi le vaste voile ondoyant, composé de 18 000 écailles de verre semi-ouvertes, qui recouvre dorénavant le Forum des Halles sur plus d\u2019un hectare.Inaugurée en grande pompe par la mairesse de Paris, Anne Hidalgo, et son prédécesseur, Bertrand Delanoë, cette architecture lumineuse veut sur tout faire oublier la plaie béante que les Halles étaient devenues depuis 40 ans.Le cœur de la rive droite ne s\u2019était en effet jamais remis de la destruction sauvage, en 1971 et 1973, des magnifiques halles de Baltard après le déménagement du marché des Halles à Rungis.Pendant près d\u2019une décennie, les Parisiens contemplèrent un gigantesque trou.C\u2019est alors que le maire de Paris, Jacques Chirac, imposa tout aussi brutalement une architecture de pacotille dessinée par Jean Willerval.De pauvres pavillons de foire en forme de parapluies surmontaient un banal centre commercial dans lequel on s\u2019engouffrait par un étroit tunnel évoquant Germinal plus que la Ville Lumière.Quant au jardin barricadé à proximité, il attirait surtout les clochards.L\u2019inauguration 33 ans plus tard de cette soyeuse canopée de verre réalisée par les architectes Patrick Berger et Jacques Anziutti apparaît donc d\u2019abord comme une revanche sur l\u2019histoire.Ouvrir l\u2019espace «On a voulu ouvrir un espace qui était clos, dit le conseiller municipal Jacques Baudrier, délégué à l\u2019architecture et aux grands projets de renouvellement urbain de la ville de Paris.On a voulu ouvrir cet espace sur l\u2019église Saint-Eustache, les immeubles environnants et sur un jardin de quatre hectares et demi.» Les architectes n\u2019ont pas hésité à déplacer l\u2019entrée principale de la porte Lescot, située à l\u2019est, au jardin qui contemple le très beau bâtiment circulaire de la bourse de commerce, à l\u2019ouest.Du jardin, on descend donc par une série d\u2019escaliers monumentaux surplombés par une fontaine en forme de chute d\u2019eau vers ce qui ressemble enfin à un forum.Il faut savoir que les Halles représentent la première porte de Paris.750 000 personnes venues de toute l\u2019Île-de-France s\u2019y engouffrent chaque jour.Vingt- huit mètres plus bas se trouvent aussi la plus grande gare intermodale d\u2019Europe et un centre commercial sur trois niveaux qui compte 150 boutiques, deux cinémas, une piscine et de nombreux équipements culturels.Au lieu de s\u2019engouffrer dans un tunnel sinistre, le passant peut dorénavant flâner sous la verrière en contemplant l\u2019une des plus belles églises de Paris.Les reflets jaunes du vitrage, qui en inquiétaient plusieurs, ne jurent pas trop avec le beige des façades haussmanniennes.De chaque côté de l\u2019esplanade, on a tenté d\u2019attirer des commerces prestigieux.Dans ces bâtiments vitrés qui ondoient, on trouve donc les incontournables boutiques Sephora et Lego.Mais aussi deux brasseries, dont l\u2019une est dirigée par le chef Alain Ducasse et l\u2019autre a été dessinée par Philippe Starck.On y a aussi relogé la bibliothèque publique et le conservatoire de musique du centre de Paris.Sans oublier un nouveau « centre hip-hop » \u2014 comme si l\u2019agitation manquait dans le quartier.Sous terre, le cinéma UGC comptera dorénavant 27 écrans, ce qui lui permettra de prétendre au titre de plus grand cinéma d\u2019Europe.Un chantier gigantesque Ce chantier longtemps décrié par les habitants du quartier aura duré cinq ans et coûté deux fois plus cher que prévu (918 millions d\u2019euros).Mais parions que personne ne s\u2019en plaindra, tant les Halles étaient un lieu détesté des Parisiens.Le défi consista à ériger les bâtiments de surface et la toile de verre sans interrompre ni le centre commercial ni les liaisons de métro.Ce chantier est d\u2019ailleurs loin d\u2019être terminé, puisque la réfection des gares de métro et de trains de banlieue (RER) ainsi que l\u2019aménagement du jardin se poursuivront jusqu\u2019en 2018.L\u2019opération vise évidemment à redonner un peu de prestige à un centre commercial qui, comme cela arrive souvent, vieillissait mal.Le nombre de boutiques est passé de 115 à 150.Pour aménager un supermarché Monoprix, on a récupéré d\u2019anciennes installations de voirie désaffectées.Les propriétaires attendent 40 millions de visiteurs par an.Faite de verre et de presque autant d\u2019acier (7000 tonnes) que la tour Eif fel, la nouvelle structure a au moins le mérite de ne pas jurer dans l\u2019architecture parisienne.Cer tes, comme le déploraient des citoyens du quar tier, on ne verra plus l\u2019église Saint-Eus- tache depuis la place des Innocents.Mais, on la verra dorénavant du plus profond du trou des Halles.Le temps dira si les Parisiens adopteront cette nouvelle canopée aux lignes séduisantes.Le Devoir Cure de rajeunissement pour le « ventre de Paris » Un voile de verre vient revamper le mal-aimé Forum des Halles FRANÇOIS MORI ASSOCIATED PRESS La canopée, composée de 18 000 écailles de verre et faite avec 7000 tonnes d\u2019acier, vient «ouvrir un espace qui était clos», af firme le conseiller municipal Jacques Baudrier.Pizza Pizza pourra s\u2019installer près d\u2019une école La compagnie Pizza Pizza pourra ouvrir un restaurant à proximité de l\u2019école secondaire Antoine-Brossard, dans la municipalité de Brossard.Dans une décision rendue à la fin du mois de février, la Cour supérieure a ordonné à la Ville de Brossard d\u2019octroyer le permis de rénovation réclamé par la compagnie pour ouvrir son restaurant.Elle a ainsi rejeté les arguments de la Ville, qui faisait valoir qu\u2019un nouveau règlement interdisant la présence d\u2019un restaurant servant de la malbouffe à cet endroit devait s\u2019appliquer.Le règlement en question a été approuvé après le dépôt de la demande de permis de Pizza Pizza.Le Devoir L\u2019af faire des Panama Papers a fait sa première victime politique, mardi, alors que le premier ministre islandais soupçonné d\u2019avoir caché des millions dans des paradis fiscaux a remis sa démission.Preuve de plus que la pression populaire peut faire bouger les choses.est une fuite majeure survenue dans le système de sécurité d\u2019un bureau d\u2019avocats du Panama qui est à l\u2019origine des révélations mettant en cause des politiciens, des vedettes du sport et du cinéma, des gens d\u2019affaires et des riches héritiers du monde entier.Tous sont soupçonnés d\u2019avoir caché des capitaux en ayant recours à la formation de sociétés-écrans dont il est normalement impossible de connaître le nom des vrais propriétaires à cause de la complicité des lois panaméennes et de la duplicité des autorités politiques des pays développés.On ne connaît pas l\u2019auteur de la fuite, mais cette fois encore, c\u2019est grâce à la divulgation à grande échelle de ces informations sensibles que le sujet des paradis ?scaux refait la manchette des journaux du monde entier et force les politiciens à réagir, y compris les nôtres.Dans son premier budget, le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, consacre un chapitre aux mesures qu\u2019Ottawa entend prendre pour « rendre le régime fiscal plus équitable, sanctionner l\u2019évasion fiscale et lutter contre l\u2019évitement fiscal ».Une somme de 707 millions sur cinq ans ira à cette ?n, mais la presque totalité servira à recouvrer des sommes déjà dues et à accroître le nombre d\u2019inspecteurs.Très peu pour contrer le recours aux paradis ?scaux.Bien sûr, il y a toujours matière à lutter contre l\u2019économie au noir et l\u2019évasion ?scale ici même au pays.Mais le temps est certainement venu pour les autorités canadiennes de mettre ?n à leur propre complicité avec les entreprises, les cabinets comptables et d\u2019avocats et les institutions ?- nancières dont le seul souci est de « satisfaire » la clientèle susceptible de générer de copieux honoraires.Au cours de leur passage à Ottawa, les conservateurs ont signé des dizaines d\u2019accords dits de réciprocité avec des pays, dont plusieurs paradis ?scaux, pour éviter la double imposition des pro?ts des sociétés.Or, grâce à ces accords présentés comme une façon de favoriser le commerce et d\u2019améliorer la compétitivité, les entreprises créent des ?liales là où le taux d\u2019impôt est très peu élevé pour y transférer leurs pro?ts.Pour le moment, à Ottawa, les libéraux se contentent de rappeler l\u2019entrée en vigueur prochaine de l\u2019accord parrainé par l\u2019OCDE qui obligera les multinationales à divulguer leurs revenus pays par pays aux ?ns d\u2019imposition, et les États signataires à s\u2019échanger des renseignements concernant les avoirs ?nanciers détenus par des étrangers.Il n\u2019est toujours pas question de boycotter les pays qui, tels le Panama et les îles Vierges britanniques, refusent d\u2019adhérer à ces accords et de mettre ?n au secret entourant le nom des vrais propriétaires de sociétés enregistrées chez eux.Dans cette bataille, les Britanniques pratiquent un jeu curieux, eux qui contribuent ouvertement aux efforts internationaux mais qui ne font rien pour endiguer la marée dans leurs propres colonies et territoires.Ils sont encore nombreux à Londres pour justi?er une telle hypocrisie au plus haut niveau de la pyramide politique sous prétexte qu\u2019agir autrement signerait la mort économique de ces territoires.Le premier ministre Cameron lui-même est dans l\u2019embarras depuis qu\u2019on sait que son père a caché des millions à l\u2019aide des combines révélées par les Panama Papers.Il y a quelques semaines, nous apprenions grâce à une autre fuite journalistique que l\u2019Agence du revenu du Canada avait offert l\u2019amnistie à une vingtaine de riches clients de la ?rme de comptables KPMG ayant caché leur argent à l\u2019île de Man, une autre possession britannique.Aucune accusation criminelle, aucune pénalité et même un taux d\u2019intérêt réduit pour ces criminels à cravates représentés par KPMG.Pourquoi une telle complaisance qui tourne à la complicité à l\u2019endroit de ces millionnaires et de leurs experts-comptables ès magouilles ?scales?Qu\u2019attend le gouvernement fédéral pour introduire des peines beaucoup plus sévères non seulement pour les fraudeurs, mais pour tous ces comptables, avocats et conseillers ?nanciers qui font métier d\u2019aider les autres à éviter de payer leur dû?L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 6 A V R I L 2 0 1 6 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Le cancer libéral Philippe Couillard continue de nier l\u2019évidence, mais le cancer de la corruption ronge le Parti libéral.Curieux tout de même pour quelqu\u2019un ayant pratiqué la médecine.Le virus est apparu au lendemain de l\u2019élection de Jean Charest à la tête du gouvernement du Québec en 2003 et s\u2019est introduit insidieusement à l\u2019intérieur du parti.Ce n\u2019est que quelques années plus tard que les premiers symptômes sont apparus.On convoque alors un comité d\u2019experts chargé d\u2019étudier le mal en question.Malheureusement, ceux-ci divergent d\u2019opinion sur la nature et l\u2019étendue de la maladie.Le patient, le Par ti libéral, se croit donc en rémission.Surprise ! On découvre récemment une première tumeur.On procède rapidement à des traitements en vue de l\u2019éliminer dans l\u2019espoir que tout ira pour le mieux.Mais le mauvais sort s\u2019acharne et on voit une autre tumeur apparaître.Ayant pris trop de temps à reconnaître son cancer, le Parti libéral ne peut espérer survivre sans un traitement radical.Devrait-on faire appel aux ser vices de La confiance « J\u2019ai confiance en Sam Hamad.Ma confiance en lui n\u2019est pas diminuée par les événements des derniers jours » (Philippe Couillard, le samedi 2 avril 2016).Alors même qu\u2019il quitte ses fonctions en raison d\u2019accusations de corruption gravissimes qui pèsent sur lui (participation à du lobbying illégal, financement illégal, bris de secret ministériel et trafic d\u2019influence de ministre au profit d\u2019une entreprise privée), Sam Hamad est appuyé inconditionnellement par le premier ministre Philippe Couillard et le Parti libéral du Québec.Ces derniers n\u2019ont en effet rien trouvé de mieux à faire pour rassurer la population sur l\u2019intégrité du gouvernement que de maintenir cet homme au sein du caucus libéral et de lui laisser tous ses privilèges de ministre (salaire, voiture de fonction, chauffeur, etc.).Ce même Sam Hamad qui est déjà sous la surveillance du Directeur général des élections et du Commissaire à l\u2019éthique de l\u2019Assemblée nationale, ce même Sam Hamad qui a fui en Floride pour oublier les moments difficiles qui l\u2019accablent le temps de vacances impromptues, est appuyé de tout cœur par nul autre que le chef de l\u2019État québécois.Ce laxisme et cette complaisance dans l\u2019impunité sont absolument inacceptables de la part d\u2019un homme qui dirige de surcroît un parti dont la réputation est déjà for tement entachée.Si Philippe Couillard ne congédie pas Sam Hamad sur-le-champ et qu\u2019il continue de lui donner son appui inconditionnel, c\u2019est lui qui devra démissionner et déclencher des élections anticipées.En démocratie, quand un gouvernement a perdu toute légitimité, c\u2019est la seule chose qui reste à faire.Nino Gabrielli Montréal, le 4 avril 2016 Ras-le-bol\u2026 Question d\u2019une éducatrice à monsieur Sébastien Proulx : si une travailleuse perd son emploi en CPE à la suite de vos compressions, aura-t-elle droit à une généreuse indemnité de dépar t ?Pour elle aussi, vous prenez le risque qu\u2019elle soit sans revenu, et ce, peut-être davantage que quelques semaines.Elle aussi a des enfants et un budget familial à respecter.Monsieur Sam Hamad\u2026 Comme cette même éducatrice était intégrée dans une équipe de travail dynamique, qu\u2019elle était aimée des enfants et qu\u2019elle aimait beaucoup ces derniers.Comme elle croyait au système des CPE et qu\u2019elle y était un élément important auprès des petits et de leurs parents, vous comprendrez certainement qu\u2019elle aussi est brûlée et soucieuse.Toutefois, elle ne gardera pas sa limousine et tentera plutôt de conserver sa vieille Honda ! Monsieur Couillard\u2026 Vous comprendrez que ce n\u2019est pas avec noblesse et générosité qu\u2019elle se retirera, à l\u2019instar de monsieur Hamad, mais avec une grosse rancœur et beaucoup de chagrin de quitter un idéal ! Carole Girouard Éducatrice en CPE Le 5 avril 2016 FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET L I B R E O P I N I O N C\u2019 PANAMA PAPERS Une bataille de longue haleine J O C E L Y N C A R O N Auteur de Choisir le progrès national L e Devoir annonçait le 26 mars qu\u2019un groupe, les « Orphelins politiques », allait se réunir pour fonder un parti politique.Outre que la fondation d\u2019un parti n\u2019est qu\u2019une des nombreuses voies possible, cette annonce a provoqué un tollé massif.Pourtant, la thèse de l\u2019essai du fondateur de ce mouvement, Paul Saint-Pierre Plamondon, est assez simple.Les libéraux ont tellement saccagé l\u2019État et les points de repère des Québécois \u2014 comme la protection de la langue française \u2014 que la confiance de nos concitoyens à l\u2019égard de leurs institutions est à son plus bas : la souveraineté n\u2019est pas possible dans ces conditions.En attendant, le Québec recule à tous les niveaux et courir après la tenue d\u2019un référendum sur la souveraineté est peut-être contre-productif et surtout la recette pour générer l\u2019échec final sur la question.En fin de compte, Paul Saint-Pierre Plamondon se définit comme un Lévesquiste.Hérésies ?On a déjà vu pire dans le domaine.Les critiques ont tout de même fusé, notamment sur la question sérieuse de la division du vote francophone.Mais elles ont cruellement évité un point majeur : pourquoi faudrait-il se joindre à un parti existant ?Je suis progressiste, et je constate que les 13 dernières années ont été désastreuses pour le Québec.Le Parti libéral, depuis 1994, est sans projet autre que celui d\u2019occuper le pouvoir à la place des souverainistes : ce faisant, il a succombé à toutes les compromissions possibles, que ce soit au sujet de l\u2019éthique, d\u2019un État qui soit capable de régler les problèmes de nos concitoyens ou d\u2019embrasser une vision nationale égale à celle des Trudeau, donc éminemment préjudiciable aux intérêts fondamentaux du Québec.Il y a une possibilité réelle que les Québécois tournent définitivement le dos à leur État national et voient leur salut dans l\u2019État fédéral : cela serait risqué.Je suis indépendantiste, mais allergique à ceux qui le sont en ne reconnaissant pas le terrain politique sur lequel ils évoluent, c\u2019est-à-dire dans un pays anglo-saxon bâti sur des institutions qui n\u2019évoluent que très lentement et qui sont formidablement malléables face aux menaces qui le guettent.Je suis indépendantiste, mais je crois que l\u2019action politique ne peut reposer sur ce seul enjeu que dans des conditions très par ticu- lières qui n\u2019ont été réunies qu\u2019une seule fois dans l\u2019histoire du Québec, c\u2019est-à-dire au lendemain de l\u2019échec de l\u2019accord du lac Meech.Faire autrement, c\u2019est se condamner à jouer le rôle d\u2019Option nationale, un parti qui n\u2019est pas, lui, revenu de son exil.Surtout, ma conviction politique la plus forte est la suivante : le Québec ne progressera sur le tortueux chemin de sa liberté que si les différentes franges du spectre nationaliste québécois travaillent ensemble, ce qui veut dire, in fine, accepter que leur option respective (autonomie versus indépendance) puisse triompher sur l\u2019autre au bout d\u2019une action politique commune.En d\u2019autres mots, l\u2019attitude qui consiste pour chaque camp à dire « tout ou rien » est le vecteur le plus puissant de notre impuissance politique nationale.La seule option possible Je vous le demande : en 2016, où dois-je me présenter pour faire valoir cette idée avec des chances raisonnables de succès ?Ce ne sera jamais à QS \u2014 ce par ti montréalais vautré dans l\u2019indignation permanente ne veut pas exercer le pouvoir.Ce ne sera jamais à la CAQ \u2014 ce parti, représentant une troisième voie historiquement trop faible pour assurer sa victoire seule, est le club-école des libéraux et n\u2019est pas capable d\u2019envisager une alliance avec un parti indépendantiste.Reste le PQ.Aller dans ce parti aujourd\u2019hui et proposer les idées exprimées plus haut est un aller simple vers la potence politique.Et c\u2019est aussi endosser les turpitudes de la dernière décennie que personne dans ce parti ne semble être capable de s\u2019avouer, publiquement du moins : l\u2019élection de PKP en est le symptôme le plus criant.La situation évoluerait que mon analyse changerait peut-être aussi.Mais le changement ne peut actuellement venir de l\u2019intérieur du PQ.Voilà pourquoi les « Orphelins politiques » m\u2019interpellent.Parce que je sens que j\u2019aurai une chance de faire valoir les idées qui n\u2019ont pas leur place ailleurs, que j\u2019ai consignées dans mon essai, Choisir le progrès national.Ce mouvement pourrait être une caisse de résonance efficace.Est-ce à dire que je souhaite la création d\u2019un par ti politique pour 2018 ?En date d\u2019au- jourd\u2019hui, ce serait à mon avis une bien mauvaise idée, parce qu\u2019assuré d\u2019un échec électoral et probablement facteur de division supplémentaire du vote francophone.En revanche, par ticiper à un mouvement capable de dif fuser ef ficacement des idées, d\u2019appuyer des candidats, des projets, qui pourrait intégrer en force un parti politique existant ou même, si rien ne fonctionne, bâtir un jour un parti politique, j\u2019en suis.En tout cas, ce qui est cer tain, c\u2019est que ce mouvement ne tirera pas davantage le Québec plus profond qu\u2019il ne l\u2019est actuellement.C\u2019est déjà ça de gagné.Il faut donner une chance aux « Orphelins politiques » JEAN-ROBERT SANSFAÇON Gaétan Barrette, lui qui ne fait pas dans la demi-mesure ?Mais il est peut-être trop tard.Philippe Dorais Sherbrooke, le 3 avril 2016 L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 6 A V R I L 2 0 1 6 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michaël Monnier et Olivier Zuida (recher- chistes photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives), Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Mélisande Simard (adjointe par intérim), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Filion et Kevin McKissock.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Florentina Draghici et Xavier Pigeon (par intérim).C A R O L E T R E M P E Présidente-directrice générale de l\u2019Association des cadres supérieurs de la santé et des services sociaux e ne m\u2019adresse pas à M.Barrette.Il n\u2019a rien à cirer des propos des cadres supérieurs, non plus que des propos de quiconque en somme.Je réagis à ce que je lis dans le journal Le Devoir du samedi 2 avril.Deux titres m\u2019interpellent : « Les objectifs sont atteints » et « La période la plus noire pour les usagers », deux papiers qui s\u2019opposent, signés par Amélie Daoust-Boisvert.Les objectifs atteints ?Selon toute vraisemblance, son objectif était d\u2019avoir une autorité dictatoriale sur les dirigeants du réseau de la santé et des services sociaux.S\u2019assurer que tout ce qui ne pense pas comme lui ou n\u2019agit pas sous sa férule est écarté.L\u2019histoire nous a fait connaître des individus investis de pouvoir qui étaient convaincus d\u2019être les seuls à avoir raison.Les résultats désastreux, nous les connaissons.Tous les Québécois ont réussi à se doter d\u2019un réseau public de santé et de services sociaux.Par fait ?Non.Per fectible et ayant besoin d\u2019être repensé ?À certains égards, la réforme Couillard allait bon train quand même.En éradiquant toutes les instances démocratiques locales, régionales, associatives, indépendantes ?Non, et nous sommes un très grand nombre de personnes à le croire.Un grand nombre aussi à vouloir protéger scrupuleusement le tissu social qui sous-tend l\u2019offre de services publique au bénéfice de la population.Nous sommes un bon nombre d\u2019individus, dont plusieurs sont de réels experts de la complexité de notre système, ayant tenté de créer un dialogue avec le ministre ou ayant levé le drapeau sur ce qui allait se passer si\u2026 Si la tendance se maintient, des patients, il y en aura de moins en moins dans notre réseau en tout cas.Ils auront envie \u2014 ou n\u2019auront plus le choix \u2014 d\u2019aller se faire soigner sur une île, sur un autre continent ou ailleurs au Canada.Pire encore, ils seront contraints de se faire soigner au privé.Le réseau public, comme plusieurs autres fleurons de notre société, est à haut risque de passer à des intérêts privés particuliers.Pour enrichir et favoriser qui, selon vous ?Je ne vois pas où se cache la réussite de la réforme là-dedans.Le ministre dit que si à la fin de son mandat il ne voit pas de changement, cela voudra dire qu\u2019il y a eu de la résistance ou qu\u2019il n\u2019aura pas pris les bonnes décisions\u2026 Je gage que dans telle éventual ité , i l mettra l \u2019échec sur le compte de la résistance.Des gestionnaires surtaxés Il lui est impossible de prendre une mauvaise décision, c\u2019est ce qu\u2019il tente de nous démontrer depuis qu\u2019il occupe une fonction publique.Entre les lignes, on pressent que la résistance à laquelle il réfère proviendra sans doute des dirigeants qui n\u2019auront pas su faire ce qu\u2019il leur a dicté de faire, ou comment le faire suivant sa méthode omnipotente.Les gestionnaires dirigeants de haut niveau passionnés depuis longtemps par leur travail prêtent main-forte.Bon gré mal gré.Ils travaillent souvent 70 heures par semaine sans se plaindre de ce fait ou du fait que la plupart d\u2019entre eux ont vu leur tâche s\u2019accroître proportionnellement aux mégaorganisa- tions tout en recevant de 10 000 à 12 000 $ de moins de salaire par année.Ils ont appris à se taire par crainte de représailles et nous savons que cette crainte est fondée.Ils ont appris à travailler dans un univers stressant et anxiogène.Devant les multiples commandes souvent irraisonnées qui viennent d\u2019en haut, ils ne savent plus à quel saint se vouer, quels services couper pour que cela fasse le moins mal ou comment retenir les membres de leur équipe pour qui le travail n\u2019a plus de sens.Pourtant, ce sont eux, en bout de course, qui gèrent l\u2019accès aux soins.Ils ont à cœur, eux, le bien-être de la population.Pour les soutenir dans la nouvelle réalité des nouvelles structures?Rien d\u2019autre que la célérité d\u2019exécution des mandats pour les empêcher de penser et pour éviter qu\u2019ils tentent de remettre quoi que ce soit en question.Un an après, rien de concret sur le plan de la formation pour permettre leur intégration dans les mégafonctions au soutien des mégaorganisations.Pour certains, ces arguments concernant les gestionnaires sonnent antipathiques.Mais pensez au contexte dans lequel les dirigeants travaillent avant de porter un jugement.Les préjugés n\u2019ont plus leur place devant l\u2019ampleur de ce qui se passe.Vous lisez les journaux, quand même.J\u2019en appelle à l\u2019intelligence des gens pour qu\u2019ils s\u2019élèvent au-dessus de la mêlée.Je puis dire que les dirigeants de haut niveau sont très résilients et c\u2019est le moins que l\u2019on puisse af firmer.Les conditions du succès de cette réforme nécessitent que chacun contribue à rendre plus forte l\u2019activité de tous les autres.Une véritable chaîne de valeurs humaines engagées dans un large processus bien ficelé.Tout ceci est for t complexe et requier t une conscience sociale, une éthique, un respect des individus qui actualisent le changement, une hyperconnaissance du management.Tout ceci étant bien sûr chapeauté par une véritable vision sans équivoque d\u2019améliorer la qualité des soins et services et de faciliter l\u2019accès à tels soins, dans le respect de nos institutions et de nos choix sociaux.Des éléments manquent à la recette.Nous n\u2019avons pas le droit d\u2019omettre de prendre en considération les per tes inimaginables pour notre réseau : disparition des associations d \u2019établissements, de l \u2019ADGSSSQ, du Commissaire à la santé, des CLSC transférés dans les GMF.Pensons aux vives écorchures faites à nos libertés fondamentales, comme la liberté d\u2019exprimer son point de vue sans risque de perdre son travail ou une chance d\u2019avancement professionnel.Pensons au démembrement de nos services et à l\u2019avantage donné au secteur privé.Pensons aux coupes draconiennes dans les soins et services et aux ef fets d\u2019icelles.Pensons aussi à toute cette richesse d \u2019expérience et d \u2019exper tise abruptement contrainte à nous quitter pour la retraite en mars 2015.Seuls les électeurs pourront évaluer la performance du ministre Barrette et de son gouvernement d\u2019ici deux ans.RÉFORME DE LA SANTÉ Les objectifs sont atteints, vraiment ?B E R T R A N D L A B A S S E Professeur à l\u2019Université d\u2019Ottawa, professeur invité à l\u2019École supérieure de journalisme de Lille omme tous les extré - mistes depuis toujours, les islamistes radicaux éprouvent peu d\u2019enthousiasme pour la notion de démocratie.Ils estiment que le monde serait meilleur sans ces histoires de liberté d\u2019expression et de journalisme.Et ils savent que quelques attentats suffisent pour que les forces de l\u2019ordre occidentales s\u2019activent à réaliser cet idéal.Ils peuvent apparemment compter sur l\u2019ardeur de la GRC et de la Couronne.En exigeant récemment qu\u2019un journaliste de Vice Media remette les messages de sa source, une pro- cureure de la Couronne est allée jusqu\u2019à marteler que les médias devraient fournir volontairement les informations reliées à des infractions criminelles.Une conception que l\u2019on imagine largement partagée, de l\u2019Iran à la Corée du Nord et, ces tout derniers jours, au Panama.Les journalistes ont ef fective- ment un «devoir», Madame la Pro- cureure, mais il est exactement inverse.Il consiste à protéger inconditionnellement leurs sources et leur matériel, au prix, s\u2019il le faut, de leur propre liberté.Ce n\u2019est pas qu\u2019ils soient méchants.Ils n\u2019hésiteraient pas à vous aider à changer une roue crevée.Seulement voilà, il s\u2019agit de journalisme.Cette chose, justement, qui vous permet de vivre en démocratie.Le journalisme, en principe, ne crée pas les informations, il les rapporte.Et pour rapporter les plus compromettantes d\u2019entre elles, il faut que quelqu\u2019un prenne le risque de se confier.Dans tous les sens du terme.Le silence Vous voyez, Madame la Procu- reure, ce n\u2019est pas très compliqué.Augmentez ce risque, surtout sous le prétexte dérisoire de boucher les trous d\u2019une enquête policière symbolique, et vous aurez résolu bien des problèmes.Moins de scandales, moins d\u2019affaires de corruption politique, de violences policières contre les femmes autochtones, de méfaits financiers ou environnementaux.Le silence.Et les terroristes auront gagné.Les terroristes ne cherchent pas à tuer des gens, Madame la Procureure.Jamais ils ne pourra ient approcher dans ce domaine la réussite du cancer ou même des accidents de la route.Les terroristes cherchent à faire peur.Ils sont en train de réussir : la désinvolture avec laquelle vous prophétisez une pluie d \u2019injonctions contre les médias qui ne collaboreraient pas spontanément avec la GRC est effectivement terrifiante.Terrifiante aussi, l\u2019indifférence avec laquelle le jugement que vous avez obtenu traite les enjeux démocratiques de la protection des sources.Quelques lignes vagues, noyées parmi 30 pages de considérations diverses, une erreur de référence, pas de d iscuss ion sur le fond et un conditionnel glaçant : les arguments de la GRC « pourraient » être suf fisants.Des arguments secrets, bien sûr : l\u2019obligation de divulgation, c \u2019est bon pour les journalistes\u2026 Il fut un temps où ces questions étaient prises assez au sérieux pour justifier un peu plus qu\u2019un revers de main.Mais peut-être les temps sont-ils en train de changer.Peut-être, pour paraphraser Churchill, les démocraties sont-elles en train de choisir entre la sécurité et la liberté.Malheureusement pour les journalistes, les fondements de ce métier ne permettent pas de choisir entre l\u2019une et l\u2019autre.C\u2019est ainsi que, d\u2019année en année, s\u2019allonge en Amérique du Nord la liste des reporters emprisonnés pour avoir protégé leurs sources et leur matériel.L\u2019épée est peut-être plus forte que la plume, mais elle ne peut pas transformer une plume en épée.Ni un journaliste digne de ce nom en auxiliaire de justice.Dans les semaines qui viennent, V ice Media aura une décision à prendre : por ter ou non le débat devant la Cour suprême.Ce n\u2019est pas une option juridique.Le choix qui se dresse est beaucoup plus fondamental : sommes-nous des journalistes ou des « fournisseurs de contenus»?PROTECTION DES SOURCES Le « devoir » des journalistes ?«Q uébec peine à franciser ses immigrants », apprenait-on il y a quelques mois.Le genre de manchettes qui donne froid dans le dos, vu l\u2019importance de la chose pour l\u2019avenir du Québec.Quand le français se porte mal, tout le monde se retrouve un peu amoché, car la langue est, jusqu\u2019à nouvel ordre, notre seul projet de société.En même temps, la loi 101 n\u2019a jamais été une baguette magique.La francisation est-elle vraiment plus difficile aujourd\u2019hui ?À en croire une femme qui en fait son pain et son beurre depuis sept ans, le diagnostic n\u2019est pas du tout exagéré.«Tout a changé», dit-elle, se référant à la fois au nouveau programme du ministère (MIDI) et aux immigrants à qui elle enseigne.Cette femme \u2014 qui ne veut pas être identifiée «tellement tout est politique» \u2014 en a long à dire sur les coupes, mais aussi sur la nouvelle composition des classes.Depuis plus d\u2019un an, 50% des élèves sont iraniens, du jamais vu pour ce qui est d\u2019une telle communauté.«On dépense une fortune pour des gens qui ont peu d\u2019intérêt à apprendre le français», dit mon interlocutrice.Les ressortissants iraniens, ainsi que chinois et indiens, sont les moins susceptibles de rester au Québec.Un sur deux quitte la province pour une autre quelques années après son arrivée.Le Québec a pourtant accueilli 6000 Iraniens en 2014, et plus de 3000 dans les neuf premiers mois de 2015, en première et deuxième position du palmarès des groupes reçus.Selon le MIDI, ce sont des immigrants qui auraient été refusés ailleurs au Canada après un changement de critères de sélection.Mais pourquoi accepterait-on des gens devenus inadmissibles au fédéral et qui sont, de plus, de moins bons candidats à la francisation ?« Les Latinos savent très bien où ils débarquent en arrivant ici, dit Mme F (pour francisation).Les Brésiliens et les Colombiens sont ceux qui semblent s\u2019intégrer le mieux ; ils sont toujours une valeur ajoutée dans une classe.» Les problèmes en francisation ne se limitent pas à la motivation de certains élèves.Le nouveau programme du MIDI fait aussi grincer des dents.D\u2019abord, les établissements de francisation \u2014 des universités ou des cégeps très souvent \u2014 ne sont plus vus comme des « partenaires», mais plutôt des «mandataires», un peu comme nous ne sommes plus des « patients », mais des «clients» aux yeux du ministère de la Santé.Ensuite, les professeurs n\u2019ont plus de pouvoir d\u2019évaluation.Finis, les tests de classement et les notes en cours de route.À la manière Barrette, c\u2019est le ministère qui décide désormais des niveaux de compétence (il y en a trois) et de l\u2019évaluation finale.Résultats ?«On se retrouve avec des classes à deux, trois vitesses, et plus personne ne reprend une classe.Après le troisième niveau, ils sont souvent à peine capables de conjuguer un verbe», dit Mme F.À ce nivellement par le bas, il faut ajouter la réduction depuis un an des élèves à temps plein en faveur du temps partiel.Non seulement ça coûte moins cher, mais ceux-ci ne bénéficient pas d\u2019un « vrai programme de soutien ».C\u2019est d\u2019ailleurs la cerise sur le sundae : les activités d\u2019intégration offertes à certains endroits aux élèves à temps plein \u2014 cours de communication orale, d\u2019histoire, de culture et jusqu\u2019à des ligues d\u2019improvisation \u2014 risquent aussi de sauter d\u2019ici peu.«C\u2019est comme si on se souciait seulement de remplir des cases, fournir des statistiques, dit la prof, démoralisée.Enseigner peut être très valorisant, en plus de sentir qu\u2019on fait œuvre utile pour le Québec.Mais depuis un an, cette énergie m\u2019a complètement quittée.» Le chef de la CAQ, François Legault, avait donc raison de remettre en question le désir du gouvernement d\u2019augmenter de 10 000 le nombre d\u2019immigrants au Québec.Si l\u2019avenir passe indéniablement par l\u2019immigration, il faut également se poser la question de l\u2019intégration, toujours plus délicate ici qu\u2019ailleurs en Amérique du Nord.Non seulement les services de francisation sont déficients, l\u2019intégration au marché du travail ne marche pas fort non plus.En fait foi le reportage de Sophie Langlois à Radio-Ca- nada cette semaine.Même quand la langue n\u2019est pas en cause, le corporatisme dont font preuve certains ordres professionnels, le Collège des médecins en tête, est à hurler.Il faut revoir ces pratiques, se demander pourquoi, au- delà de la langue, les barrières sont plus nombreuses au Québec.L\u2019ouverture à l\u2019autre, dont se vantait le chef du Parti libéral récemment, doit dépasser le simple dumping d\u2019immigrants.fpelletier@ledevoir.com Suivez-moi sur Twitter : @fpelletier1 Dans les coulisses de la francisation FRANCINE PELLETIER J C JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette.Depuis qu\u2019il occupe une fonction publique, le ministre tente de démontrer qu\u2019il lui est impossible de prendre une mauvaise décision, écrit Carole Trempe.«Après le troisième niveau, ils sont souvent à peine capables de conjuguer un verbe» Je puis dire que les dirigeants de haut niveau sont très résilients et c\u2019est le moins que l\u2019on puisse affirmer L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 6 A V R I L 2 0 1 6 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S W ashington \u2014 Bernie Sanders a rempor té mardi la primaire présidentielle démocrate du Wisconsin tandis que Ted Cruz a battu Donald Trump chez les républicains, selon les estimations des chaînes américaines.Le sénateur du Vermont, Bernie Sanders, obtiendrait 55 % des voix contre 44 % pour Hillary Clinton, selon les estimations des sondages de sortie des urnes diffusées par CBS.Le dépouillement commençait à peine dans les bureaux de vote .La der n ière sé - quence de pr ima ires et de « caucus » (réunions d \u2019électeurs) a été particulièrement favorable à Bernie Sanders, qui a rempor té six des sept dernières consultations depuis deux semaines.Il était favori des sondages dans cet État de la région des Grands Lacs, où il avait également remporté les États voisins du Minnesota et du Michigan.Les 86 délégués démocrates du Wisconsin seront répartis à la proportionnelle entre les deux candidats.Chez les républicains, le sénateur ultraconser vateur du Texas Ted Cruz, héros du Tea Par ty, a facilement battu le milliardaire Donald Trump avec 48 % des voix contre 38 %, selon l\u2019estimation de CBS.Le gouverneur de l\u2019Ohio, John Kasich, arriverait troisième.Le Wisconsin accorde la plupart des 42 délégués républicains au vainqueur, en fonction des résultats exacts du scrutin.Selon Ted Cruz, les résultats de mardi représentent un tournant de la campagne.Rappelant qu\u2019il a obtenu des victoires en Utah, au Dakota du Nord et même dans des petits caucus régionaux au Colorado, il a promis à ses partisans qu\u2019il parviendra à atteindre une majorité de délégués avant ou pendant le congrès du parti à Cleveland, en juillet.«Nous gagnons parce que nous sommes en train de rassembler le parti, a-t-il déclaré.Un large éventail du Parti républicain se rassemble derrière nous.» Le vainqueur républicain de la soirée a aussi tenté de tendre la main aux électeurs du pays au- delà de ses par tisans, citant John F.Kennedy, à gauche, et Winston Churchill, à droite.«Le Wisconsin a allumé la chandelle qui nous guidera vers la victoire.Ce soir, nous pouvons espérer pour l\u2019avenir», a-t-il lancé.En soi, la victoire de Cruz ne lui permettra pas de rattraper Trump, qui dispose d\u2019une grande avance dans la course à l\u2019investiture.Mais elle repousse la consécration du milliardaire et l\u2019empêchera peut-être d\u2019atteindre la majorité absolue de 1237 délégués, qui lui permettrait d\u2019empocher l\u2019investiture avant la convention nationale de Cleveland, en juillet.Hillar y Clinton et Donald Trump étaient en revanche chacun favoris pour les primaires de l\u2019État de New York (19 avril), ainsi que celles qui se tiendront dans cinq États le 26 avril, dont la Pennsylvanie.Avec l\u2019Associated Press Agence France-Presse PRIMAIRES AMÉRICAINES Sanders et Cruz l\u2019emportent dans le Wisconsin d\u2019abus de confiance, de corruption et de complot liées à des activités de financement du PLQ tenues entre 2000 et 2012.D\u2019ailleurs, certains élus libéraux s\u2019expliquaient mal mardi la proximité entre M.Hamad et M.Côté au fil des dernières années.Le président du Conseil du trésor suspendu aurait «pu être plus prudent » et « ne pas avoir ces contacts-là » avec M.Côté, a soutenu le leader parlementaire adjoint du gouvernement, Gerry Sklavounos.Le ministre Jean-Marc Fournier n\u2019a toutefois pas expliqué la présence de M.Côté à des rassemblements du PLQ après qu\u2019il eut été expulsé à vie du Par ti libéral du Canada en 2005 en raison de pratiques de financement illégales.Éclipse médiatique L\u2019«affaire Hamad» a fait ombrage mardi sur les annonces parsemées ici et là durant la journée par l\u2019équipe des communications du gouvernement libéral.Face à la pression médiatique, M.Hamad a, lui, convenu de rentrer dans la capitale nationale jeudi, notamment pour « rencontrer les médias», a fait remarquer M.Couillard.Le chef du PLQ a toutefois refusé de préciser \u2014 trois fois plutôt qu\u2019une \u2014 si M.Hamad rentrait précipitamment des États-Unis à sa demande.« Brûlé », le ministre sans portefeuille avait décidé de séjourner en Floride afin de refaire le plein d\u2019énergie, ce qui a créé un malaise au sein du caucus libéral.« Cet aspect-là chatouille la population, évidemment, dans le contexte », a souligné le ministre Laurent Lessard, après la diffusion de photos où on voit M.Hamad jouer au golf comme si de rien n\u2019était.« C\u2019est quelque chose qu\u2019il va vouloir corriger », a-t-il ajouté.M.Hamad a mis les voiles le week-end dernier vers la destination soleil à sa propre initiative.« Ce n\u2019est pas qu\u2019on l\u2019a laissé par tir, il nous a avisés qu\u2019il partait, tout simplement», a précisé M.Couillard.« Il s\u2019est poussé en Floride pour fuir la tempête médiatique que le premier ministre a lui -même créée », a suggéré de son côté le chef du Par ti québécois, Pierre Karl Péladeau.«Déchéance morale» Les élus de Québec soli - daire évoquaient même mardi la possibilité qu \u2019 il y ait des élections générales anticipées.« Le gouvernement libéral est sérieusement ébranlé.[Il faut maintenant] envisager que ce gouvernement ne se rende pas en 2018», a soutenu Françoise David.Pour sa part, Amir Khadir a dit observer la «déchéance morale » du PLQ depuis son arrivée à l\u2019Assemblée nationale, il y a sept ans.« [Elle] s\u2019installe graduellement, crise après crise, déni après déni, refus de reconnaître les problèmes et refus d\u2019y apporter des remèdes », a-t-il affirmé.Aux yeux de Québec solidaire, la carrière politique de M.Hamad est terminée, et ce, peu importe les conclusions t irées par le Commissaire .« De simples vérifications du Commissaire à l\u2019éthique ne suf firont pas à redorer le blason du député de Louis-Hébert, parce qu\u2019il y a le conflit d\u2019intérêts et l\u2019apparence de conflit.Le tribunal populaire, lui, a tranché.», a déclaré Manon Massé, pressant maintenant le chef du gouvernement d\u2019ordonner une enquête sur tous les anc iens « ministres à 100 000 piastres » au sein du Conseil des ministres.M.Couillard a quant à lui insisté sur la «glorieuse histoire» du PLQ, ainsi que sur les «pratiques exemplaires » développées depuis son arrivée aux commandes il y a trois ans.« Moi, je prends la responsabilité du parti à partir de ma nomination en tant que chef, en mars 2013 », a-t-il déclaré lors d\u2019un impromptu de presse.«Effet libéral» M.Hamad s\u2019est vu retirer samedi ses responsabilités de président du Conseil du trésor, et ce, pour la durée de l\u2019enquête du Commissaire à l\u2019éthique et à la déontologie de l\u2019Assemblée nationale.Celui-ci s\u2019affairera à démêler les allégations de trafic d\u2019influence qui pèsent sur le ministre libéral en déterminant s\u2019il a fait bonifier une aide gouvernementale offerte à l\u2019entreprise spécialisée en hor ticulture Premier Tech en 2012 à la suite des pressions de Marc-Yvan Côté.Le ministre des Transports, Jacques Daoust, a écarté tout scénario d\u2019inter férence politique dans ce dossier.« Ce ne serait pas acceptable d\u2019avoir des pressions comme ça » , a souligné l\u2019ex-président d\u2019Investissement Québec.Le député péquiste Alain Therrien n \u2019en croyait rien.Premier Tech a bénéficié à coup sûr de l\u2019«effet libéral », selon lui.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 COUILLARD tentés par le Djihad, estime-t-il.Les banlieues et les quartiers musulmans ont été abandonnés par la République avant d\u2019être rattrapés par les sala- fistes.La misère sociale y règne depuis trente ans.On doit comprendre ce qui pousse des citoyens français à se faire exploser avec leurs concitoyens.Comment?Pourquoi?Il faut creuser.» En novembre, après les événements, la plupart des exploitants de salle rejetaient le film pour des raisons évidentes.« On l\u2019avait retiré nous-mêmes.C\u2019était l\u2019heure du deuil.» Arrachée alors de tous les lieux publics, son affiche, où la tour Eiffel se confondait avec un fusil Kalachni- kov.Reprogrammer plus tard semblait irréaliste.Dans deux ou trois salles à peine ?Œuvre maudite ?Peut-être, mais en fin de compte propulsée dans une nouvelle dimension, sortie en janvier directement en vidéo sur demande par tout, piratée à qui mieux mieux.«Qu\u2019elle soit piratée ne me dérange pas.Jamais un de mes films, surtout à si petit budget, n\u2019a-t-il reçu une telle couverture de presse ni pareil accueil.Il cartonne.Mais on est sortis de la logique mercantile.Il suffirait qu\u2019un gamin soit dissuadé de s\u2019enrôler grâce à lui, pour me rendre heureux.On est passés à autre chose.» Nicolas Boukhrief explique à quel point personne ne voulait du projet, qui semblait brûler les mains comme un tison.« J\u2019ai mis un an à trouver un producteur, dit-il.On essuyait des refus de financement.À tel point que j\u2019avais dû changer son titre avec L\u2019enquête et présenter un faux scénario de polar très nul où les djihadistes étaient remplacés par des membres de la mafia russe.En France, il n\u2019y a pas beaucoup de films politiques.C\u2019est un milieu embourgeoisé.» Nicolas Boukhrief avait plusieurs polars à son actif, dont Le convoyeur avec Jean Dujardin et Albert Dupontel en 2004.Les faux billets de la mafia russe du scénario bidon lui ont permis d\u2019aller de l\u2019avant.Aux lendemains de l\u2019affaire Merah Dès les lendemains des attentats de Mohammed Merah en mars 2012 à Toulouse et à Montauban, le cinéaste avait voulu aborder le sujet.Sept personnes, dont trois enfants d\u2019écoles juives, étaient alors abattues.Né d\u2019un père algérien et d\u2019une mère française, élevé sur la Côte d\u2019Azur, une région très à droite, il a vécu le racisme.«Sans avoir été éduqué dans la culture musulmane, je me suis retrouvé en porte à faux avec la société», dit-il.D\u2019où son désir de mener à bout Made in France.Il découvrit la propagande djihadiste sur Internet, source précieuse de documentation.« Trouver des acteurs fut dif ficile aussi, dit-il.Ensuite, les mairies ne voulaient pas que je tourne sur leur territoire, de peur d\u2019être identifiées au sujet.Même les particuliers refusaient de louer leurs appartements.» Ça s\u2019est passé en région parisienne près des banlieues sans faire de vagues, afin d\u2019éviter que les salafistes brouillent les cartes.« Mais il s\u2019est passé un truc bizarre.On a commencé à tourner au moment des départs en Syrie, avec les décapitations d\u2019otages aux chaînes d\u2019info.Dans mon scénario, al-Qaïda était derrière ces crimes et je ne l\u2019ai pas remplacé par le groupe État islamique.D\u2019ailleurs, al- Qaïda sévit toujours.» Nicolas Boukhrief se dit ravi de ses interprètes, dont Dimitri Storoge, particulièrement inspiré et inquiétant en chef de cellule, qui manipule les autres.Le cinéaste montait Made in France quand les attentats à Charlie Hebdo et à l\u2019Hyper Cacher ont frappé Paris en janvier 2015.«Ça avait été compliqué de trouver du financement, un producteur, des acteurs, maintenant comment le faire sortir ?» a-t-il pensé, tout en affrontant la tempête avec tout le monde.Son distributeur l\u2019a laissé tombé, repoussant de facto sa sortie printanière aux calendes grecques.Un distributeur britannique vint à sa rescousse.Puis survinrent les attentats de novembre.«Tout ça m\u2019a appris que le cinéma est une chose imprévisible, aussi que lorsqu\u2019on croit à un sujet, il ne faut jamais lâcher», conclut-il.Son film en cours de montage \u2014 Léon Morin, prêtre, adapté du roman de Béatrix Beck et déjà porté à l\u2019écran par Jean-Pierre Melville en 1961 avec Jean-Paul Belmondo et Emmanuelle Riva \u2014 est situé au cours de la dernière guerre, cette fois à travers le duo Marine Vacth et Romain Duris.«Encore une histoire de religion\u2026» Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 FRANCE Quand on fait des arrestations [164 depuis la création de l\u2019UPAC], certains réagissent avec cynisme, mais d\u2019autres se disent qu\u2019on a maintenant les outils pour combattre cette corruption.» Interrogé sur l\u2019affaire Sam Hamad \u2014 soupçonné de trafic d\u2019influence par l\u2019opposition après des révélations de l\u2019émission Enquête \u2014, Robert Lafrenière a simplement répondu que son équipe «est en vigie sur tout ce qui se passe au Québec », et qu\u2019elle « enquête sur les allégations qu\u2019elle reçoit ».Des arrestations politiques sont-elles à prévoir ?«Les enquêtes cheminent», a-t-il dit.Autre élément d\u2019actualité en jeu : l\u2019UPAC elle-même.Le dossier du renouvellement du mandat de M .Lafren ière \u2014 qu i vena it à échéance le 28 mars \u2014 a fait jaser mardi.L\u2019actuel titulaire a souvent fait part de sa volonté de demeurer en poste pour un autre mandat de cinq ans.Québec, qui a en main une liste d\u2019au moins trois candidats recommandés par un comité de sélection, doit annoncer sa décision sous peu.« Celle-ci appartient au gouvernement », a répété M.Lafrenière lors d\u2019un point de presse.Un autre candidat pressenti par la rumeur, l\u2019inspecteur général de la Ville de Montréal, Denis Gallant, a pour sa part esquivé les questions des médias en filant à l\u2019anglaise.PLQ et PQ Le Colloque sur l\u2019état de situation de la lutte contre la corruption a donc réuni près de 200 acteurs de la lutte anticorruption : représentants de plusieurs corps policiers, du Bureau de la concurrence, du Bureau de l\u2019inspecteur général (BIG), du ministère du Revenu, de l\u2019Autorité des marchés financiers (AMF) et du monde universitaire.Les différentes présentations (DOI, BIG, AMF ou Directeur des poursuites criminelles et pénales) visaient un partage d\u2019informations sur les mandats et opérations de chacun.Chargé d\u2019analyser les particularités de la corruption au Québec, Denis Saint-Martin (Université de Montréal) a affirmé en début de journée que le « clivage souverainistes-fédéralistes » peut expliquer une partie des problèmes qui touchent la province\u2026 et plus précisément le Parti libéral du Québec (PLQ).« Depuis la création du Par ti québécois, le monde des affaires \u2014 et les entrepreneurs \u2014 soutient largement le PLQ, dit-il.Pourquoi ?Parce qu\u2019ils ne veulent pas de l\u2019incertitude politique et économique qu\u2019on associe au projet souverai- niste.Alors, leur meilleur cheval pour placer un pari [de stabilité], c\u2019est le PLQ.» Le spécialiste des questions d\u2019administration et de politiques publiques note que le personnel des firmes de génie-conseil ou des compagnies de construction donne plus au PLQ qu\u2019au PQ.« Ce n\u2019est pas un scénario qu\u2019on voit ailleurs où il y a des systèmes bipar tites comme le nôtre, remarquait M.Saint-Martin en marge de sa présentation.Les dons se font de manière plus égale.Ici, il y a une connexion plus systématique avec le PLQ, comme si les entrepreneurs étaient un peu les otages des libéraux.Et c\u2019est le genre de situation qui peut être utilisée par les apparatchiks.» L\u2019oligopole constitué par les firmes de gé- nie-conseil québécoises « facilite le trucage des marchés et la collusion », a aussi obser vé le professeur.Reste qu\u2019en regardant le travail fait depuis cinq ans, Denis Saint-Martin voit des « progrès réels accomplis ».Mais il appelle la classe politique à ne pas baisser la garde.« Quand j\u2019entends un chef politique dire que le problème est réglé dans son parti, un chef qui est pressé de tourner la page, ça ne me rassure pas beaucoup», souffle M.Saint-Martin.Mark Peters a pour sa part rappelé que son organisme a été fondé en\u2026 1873.Et qu\u2019il n\u2019a jamais manqué de travail.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 UPAC PRETTY PICTURES L\u2019affiche du long métrage de Nicolas Boukhrief, où la tour Eif fel se confondait avec un fusil Kalachnikov.Le film n\u2019a toujours pas gagné les grands écrans français.JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Le premier ministre Philippe Couillard face aux représentants des médias mardi, à Québec «Le Wisconsin a allumé la chandelle qui nous guidera vers la victoire», a affirmé Ted Cruz Lire \u203a Les résultats complets sont publiés sur l\u2019application tablette et le site Web du Devoir."]
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