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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2016-04-04, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I N o 7 2 L E D E V O I R , L E L U N D I 4 A V R I L 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S ?w w w .l e d e v o i r .c o m Plus de 150 sportifs de haut niveau mêlés à un nouveau scandale de dopage Page B 4 Radicalisation Le collège Maisonneuve attend toujours son fonds d\u2019urgence Page A 3 CLÉMENT ALLARD ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Le premier ministre Philippe Couillard s\u2019est porté à la défense de Sam Hamad, qui s\u2019est retiré temporairement du Conseil des ministres le temps que durera l\u2019enquête du Commissaire à l\u2019éthique et à la déontologie.P?INT CHAUD Dans les coulisses du gouvernement Marois G U I L L A U M E B O U R G A U L T - C Ô T É I l est (temporairement) parti, mais la polémique demeure.Le retrait de Sam Hamad du Conseil des ministres \u2014 et le soutien affiché par Philippe Couillard à son endroit \u2014 n\u2019a aucunement calmé les ardeurs de l\u2019opposition, qui continuent à demander son renvoi pur et simple du cabinet.Au lieu d\u2019apaiser la situation, les développements de samedi ont donné l\u2019impression d\u2019apporter de l\u2019eau au moulin de l\u2019indignation des par tis d\u2019opposition.« Philippe Couillard lui donne sa confiance, il lui laisse sa limousine\u2026 Ce n\u2019est pas une grosse sanction», s\u2019étonne le député péquiste Bernard Drainville.M.Hamad a diffusé un communiqué samedi disant qu\u2019il se retire temporairement de ses fonctions de président du Conseil du trésor et de ministre responsable de l\u2019Administration gouvernementale (Carlos Leitão le remplacera).La décision de M.Hamad a été immédiatement qualifiée de «noble et courageuse» par le premier ministre Couillard.Le retrait de M.Hamad durera le temps que le Commissaire à l\u2019éthique et à la déontologie enquête sur les révélations d\u2019un reportage récent de l\u2019émission Enquête.Concernant celles- ci, l\u2019ancien coprésident de la campagne au leadership de Philippe Couillard n\u2019en démord pas : il n\u2019a rien fait de mal et n\u2019a pas tenté de favoriser l\u2019entreprise de son ami Marc-Yvan Côté.« On attaque injustement mon intégrité », écrit-il dans sa déclaration.« Je ne peux accepter ÉTHIQUE Le retrait d\u2019Hamad ne calme pas le jeu Les partis d\u2019opposition critiquent vivement Couillard K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I L a plus importante fuite de données de l\u2019histoire du journalisme a fait trembler la planète entière dimanche.Les « Panama Papers », qui ouvrent une brèche 1500 fois plus imposante que celle créée par WikiLeaks, exposent plus que jamais l\u2019usage des paradis fiscaux par les plus riches de ce monde.Et il ne s\u2019agit que de la «pointe de l\u2019iceberg», notent les experts consultés par Le Devoir.Les documents qui attirent au- jourd\u2019hui l\u2019attention ont d\u2019abord été obtenus par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung.Le Consortium international des journalistes d\u2019investigation (ICIJ) a ensuite réparti le travail d\u2019exploitation entre les publications membres.Pendant près d\u2019un an, plus de 370 journalistes œuvrant au sein d\u2019une centaine de médias dif fé- rents ont épluché quelque 11,5 millions de documents, soit 2600 gigaoctets de données secrètes.C\u2019est une source anonyme qui a transmis ces données au quotidien établi à Munich par communication chif frée, sans exiger de contrepartie financière et moyennant le respect de certaines mesures de sécurité qui n\u2019ont pas été dévoilées, a raconté Bastian Ober- mayer, un des journalistes de la publication allemande.PARADIS FISCAUX Les « Panama papers » ébranlent la planète AUJOURD\u2019HUI Culture \u203a Joe Walker ou l\u2019art du montage.Le monteur cinématographique le plus demandé à Hollywood parle de son métier, de Denis Villeneuve, de Steve McQueen\u2026 et de Stanley Kubrick.Page B 8 Actualités \u203a Élections fédérales.Les grandes dépenses n\u2019assurent pas la victoire, mais.Page A 2 Le Monde \u203a Néo-maoïsme.Une chronique de François Brousseau sur la Chine et sa politique de répression.Page B 1 Éditorial \u203a Primaires américaines.Place au Wisconsin.Un éditorial de Guy Taillefer.Page A 6 Avis légaux.A 4 Décès.B 6 Météo.B 5 Mots croisés.B 5 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 2 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Dominique Lebel a été le directeur de cabinet adjoint de la première ministre Pauline Marois.VOIR PAGE A 8 : HAMAD VOIR PAGE A 8 : PANAMA M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec G râce à des dizaines et des dizaines de notes qu\u2019il a colligées minutieusement dans des petits carnets noirs, l\u2019ex-directeur de cabinet adjoint de la première ministre Pauline Ma- rois offre une nouvelle perspective \u2014 à partir du centre du pouvoir \u2014 sur les débats houleux de l\u2019équipe aux commandes de l\u2019État entre la « victoire en demi-teinte » du 4 septembre 2012 et l\u2019« humiliation totale» du 7 avril 2014.Les rumeurs d\u2019un saut de l\u2019actionnaire de contrôle de Québecor, Pierre Karl Péladeau, dans l\u2019arène politique, suscitent de vives craintes au sein du Conseil des ministres, mentionne-t-il sans détour dans son « journal politique » de plus de 425 pages.« [Un ministre] met en garde la première ministre contre un candidat très à droite.Il laisse entendre que son arrivée pourrait brouiller l\u2019équipe en place.[Il a dit] : \u201cVous avez réussi l\u2019équilibre au sein du Parti, pourquoi mettre cela à risque ?\u201d», note Dominique Lebel le 11 février 2014.Un autre ministre parie deux semaines plus tard que M.Péladeau «ne durera pas trois mois » au sein d\u2019un éventuel deuxième gouvernement Marois.« Les prises de position passées du propriétaire de Qué- becor en dérangent plusieurs.» M.Lebel jette aussi un nouvel éclairage sur l\u2019unanimité de façade du Conseil des ministres à l\u2019égard du projet de charte de la laïcité signée Bernard Drainville.«Le débat est rapidement empreint d\u2019émotion», note-t-il.Selon lui, «au moins la moitié des mi- Le gouvernement Marois a été le théâtre de sérieux tiraillements, expose Dominique Lebel dans l\u2019ouvrage Dans l\u2019intimité du pouvoir : journal politique 2012-2014.VOIR PAGE A 8 : MAROIS S T É P H A N I E M A R I N V I C K Y F R A G A S S O - M A R Q U I S C laire Kirkland-Casgrain a cumulé les « premières » au cours de sa vie et même après son décès, elle en aura réalisé une autre: celle d\u2019être la première femme à recevoir des funérailles nationales, qui ont été célébrées samedi à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, à Montréal.Quelques centaines de personnes sont allées saluer celle qui a été une pionnière de la politique et de la société québécoise: elle fut non seulement la première femme élue à l\u2019Assemblée nationale, mais aussi la première femme ministre et la première femme juge au Québec.Plusieurs dignitaires de la scène politique provinciale et fédérale étaient présents.On a pu notamment voir les ex-premiers ministres du Québec Jean Cha- rest et Pauline Marois, le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, et celui de la Coalition avenir Québec, François Le- gault, mais aussi des politiciens fédéraux comme le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, et le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair.Le premier ministre actuel, Philippe Couillard, a été le premier à livrer un discours au tout début de la sobre cérémonie.Dans son allocution, M.Couil- lard est allé d\u2019une anecdote toute personnelle, relatant une conversation qu\u2019avaient eue ses parents sur le statut des femmes alors qu\u2019il était enfant \u2014 ils discutaient en l\u2019occurrence de la Loi sur la capacité juridique des femmes mariées, qu\u2019a fait adopter Claire Kirkland-Casgrain en 1964.M.Couillard a conclu qu\u2019elle était «l\u2019un des plus beaux exemples» dont pouvaient s\u2019inspirer les femmes.«Nous sommes conscients du chemin parcouru et du chemin qu\u2019il nous reste à faire.Et il en reste, a-t-il dit.Pionnière est le bon mot pour décrire l\u2019apport inestimable de Claire Kirkland-Cas- grain à l\u2019avancement du Québec vers la modernité».Multiples plafonds M.Couillard a souligné qu\u2019en 2012, le Québec avait élu la première femme première ministre de son histoire, Pauline Marois, qui était présente dans la cathédrale.«Une avancée dont il faut souligner le lien avec celle dont la mémoire nous rassemble ici», a-t- il ajouté.Mme Marois avait qualifié la défunte de femme «remarquable, avec beaucoup de caractère», peu avant d\u2019entrer dans la cathédrale.«Elle a vraiment brisé, pour nous les femmes, quelques plafonds de verre», a-t-elle déclaré sur le parvis.Après le discours du premier ministre, la fille de la défunte, Line Casgrain, et son mari, l\u2019avocat bien connu Julius Grey, ont pris la parole, suivis de l\u2019ex-bâ- tonnière Julie Latour, épouse du fils de Mme Kirkland-Casgrain.Line Casgrain a parlé de sa mère, une «super femme», inépuisable, qui a été très présente pour ses enfants.Elle a expliqué que ses deux parents partageaient les mêmes valeurs, et voyaient «un urgent besoin de brasser le Québec et de le moderniser».«Je suis fière de dire que ma mère a fait la Révolution tranquille, qui a bénéficié à tous», a-t-elle déclaré.La co-porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, a rappelé que la femme a été une véritable artisane de la Révolution tranquille, mais que l\u2019ampleur de sa contribution a été un peu oubliée, comme cela arrive souvent aux femmes dans l\u2019histoire.Le ministre Stéphane Dion, qui représentait pour sa part le gouvernement fédéral, a tenu à souligner qu\u2019il n\u2019était pas si loin le temps où les femmes vivaient sous l\u2019autorité des hommes au Québec, et qu\u2019il fallait encore travailler à parfaire l\u2019égalité entre les sexes.Claire Kirkland-Casgrain est décédée le 24 mars, à l\u2019âge de 91 ans.La Presse canadienne K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I L es mesures d\u2019austérité du gouvernement libéral ont un impact bien réel sur les femmes qui fréquentent les centres de femmes du Québec, au point d\u2019appauvrir le quart d\u2019entre elles, révèle un rapport dévoilé dimanche par l\u2019R des centres de femmes du Québec.Dans la foulée des décisions prises par le gouvernement de Philippe Couillard depuis son arrivée au pouvoir, l\u2019R des centres de femmes du Québec, qui se décrit comme le plus « grand réseau féministe d\u2019action communautaire autonome », a senti le besoin de sonder le terrain.Au cours de la dernière année, ce réseau a inter rogé q u e l q u e s c e n t a i n e s d e femmes qui fréquentent les 90 centres répar tis à travers le Québec et celles qui ont participé à différents ateliers pour savoir comment les décisions politiques récentes influent sur leur quotidien.Leurs réponses et témoignages sont compilés dans le document rendu public dimanche.Appauvrissement Sur le plan économique, 26 % des femmes consultées disent s\u2019appauvrir.Il s\u2019agit essen t ie l l ement de mèr es seules ou de femmes à la retraite.« Les femmes af firmant être en situation de pauvreté évoquent souvent [le fait de] souffrir de solitude, de peur, de colère, d\u2019insécurité ou de détresse », souligne le rapport.« Ce qui m\u2019a le plus frappée, c\u2019est l\u2019augmentation de la pauvreté et de la détresse que ça engendre, détresse à la fois économique et psychologique », souligne la présidente de l\u2019R, Carolle Mathieu.Plus de 47 % des répondantes jugent par ailleurs que l\u2019accès aux services de santé et aux services sociaux est de plus en plus dif ficile, notamment en raison de la réorganisation du réseau de la santé ou de la privatisation de certains soins.Parmi les autres questions abordées, 15 % des femmes qui ont été consultées af firment qu\u2019elles doivent diminuer la qualité ou la quantité de nourriture qu\u2019elles achètent parce que le coût des aliments est trop élevé pour leurs moyens financiers.Ventres vides Selon Mme Mathieu, cette enquête se veut surtout le reflet d\u2019une réalité qu\u2019elle observe quotidiennement.Elle- même travailleuse au centre des femmes de Verdun depuis 15 ans, elle constate une aug- mentat ion du nombre de femmes qui font les frais des compressions ou qui frappent à sa porte le ventre vide.Le réseau des centres de femmes n\u2019a pas vu ses subventions gouvernementales réduites par le gouvernement libéral, admet-elle, mais le soutien public demeure à son avis insuf fisant.« Si, par le passé, on achetait six pains pour organiser un déjeuner, maintenant, on en achète douze, explique-t- elle.Les subventions n\u2019augmentent pas au même rythme que la pauvreté.» Le dévoilement du rapport de l\u2019R marque le début d\u2019une semaine d\u2019actions des centres de femmes, qui dénonceront l\u2019austérité dans tout le Québec au cours des prochains jours.Le Devoir L E D E V O I R , L E L U N D I 4 A V R I L 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 Résultats des tirages du : Résultats des tirages du : En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.compl.compl.l o t o q u e b e c .c o m / l o t e r i e s l o t o q u e b e c .c o m / l o t e r i e s COMPL.05 06 27 28 31 41 45 12 50 000 000 $ Prochain gros lot (approx) : 6 2899245 13 000 000 $ 02 15 21 40 41 44 23 08 20 21 25 33 40 36 2016-04-02 2016-04-01 + 1 LOT GARANTI DE 1 000 000 $ 35735829-03 Prochain gros lot (approx.) : 4678666 + lots de 1 million $ (APPROX.) JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le cercueil de Claire Kirkland-Casgrain escorté samedi par des membres de sa famille au sortir de la cathédrale Marie-Reine-du-Monde CLAIRE KIRKLAND-CASGRAIN 1924-2016 Des adieux nationaux à une « super femme » AUSTÉRITÉ Les centres de femmes sonnent l\u2019alarme J O R D A N P R E S S J O A N B R Y D E N à Ottawa L es votes ne s\u2019achètent pas.Du moins, c\u2019est ce qui ressort des rapports financiers de campagne qui ont été soumis à Élections Canada par les femmes et les hommes ayant tenté de mettre la main sur un siège de la Chambre des communes lors des élections fédérales de l\u2019automne dernier.La plupar t du temps, les candidats les plus dépensiers n\u2019ont pas gagné le 19 octobre, selon une analyse réalisée par La Presse canadienne.Et si dépenser beaucoup ne garantissait pas nécessairement la victoire, ne pas dépenser suf fisamment (au moins pour demeurer concurrentiel par rapport à ses adversaires) était le moyen le plus sûr d\u2019être défait, indique l\u2019analyse.Parmi les 100 candidats les plus dépensiers du scrutin, 57 ont été vaincus, dont 12 par des rivaux faisant aussi partie de ce palmarès.Les résultats pour les 50 plus dépensiers étaient encore pires, environ trois cinquièmes d\u2019entre eux, soit 31 candidats au total, ayant échoué à se faire élire.Sur le lot, six ont été défaits par des candidats figurant également dans le top 50.Important coup de pouce L\u2019analyse est basée sur les dépenses visées par le plafond des dépenses électorales imposé par la loi.Les autres dépenses comme l\u2019essence et le kilométrage liés à l\u2019usage d\u2019un véhicule personnel, les frais de garde d\u2019enfants ou les réceptions ser vant à remercier les bénévoles doivent être rappor tées à Élections Canada, mais ne sont pas concernées par le plafond.Ce t te ana lyse pour ra i t contribuer à expliquer pourquoi la campagne de onze semaines a fini par se transformer en une bataille entre le Parti libéral et le Parti conservateur, qui sont les formations politiques les mieux nanties du pays, dont le Nouveau Parti démocratique (NPD) et le Parti vert ont été exclus.En moyenne, les candidats conser vateurs ont dépensé 90 665 $, soit beaucoup plus que les 71 660 $ déboursés par leurs opposants libéraux.Les cand ida ts néo -démo- crates ont dépensé 54 404 $ alors que leurs homologues ver ts ont déboursé à peine 12 642 $.Royce Koop, un politico- logue de l\u2019Université du Manitoba, af firme qu\u2019il ne fait aucun doute que l\u2019argent peut aider un candidat à gagner, particulièrement dans les circonscriptions très disputées.Par exemple, le candidat néo-démocrate Kennedy Ste- war t a dépensé près de 180 600 $ pour sa campagne dans Burnaby-Sud, en Colom- bie-Britannique, alors que son adversaire libéral, Adam Pan- kratz, a déboursé 33 902 $.M.Pankratz a perdu par seulement un point de pourcentage, un résultat qui, selon M.Koop, aurait pu être différent si le libéral avait été plus compétitif sur le plan financier.« La plupart des Canadiens pensent au parti lorsqu\u2019ils votent, alors les dépenses et les bénévoles au niveau local auront un impact beaucoup plus grand dans les courses serrées, in- dique-t-il.Si vous menez une bonne campagne, une campagne bien financée et dotée d\u2019un nombre suf fisant d\u2019employés, vous allez être en mesure de devancer juste assez votre opposant.» La Presse canadienne ÉLECTIONS FÉDÉRALES Les grandes dépenses n\u2019assurent pas la victoire, mais\u2026 Il ne fait aucun doute que l\u2019argent peut aider un candidat à gagner JACQUES NADEAU LE DEVOIR Dans les circonscriptions où la lutte est serrée, l\u2019argent dépensé peut changer le résultat.Ci-dessus, des affiches de Gilles Duceppe (BQ) et d\u2019Hélène Laverdière (NPD), dans Laurier\u2013Sainte-Marie.Trudeau veut ouvrir le PLC Justin Trudeau propose de modifier la constitution du Parti libéral du Canada pour qu\u2019il ne soit plus réservé à un club sélect de militants.La proposition, adoptée samedi par le conseil national du parti lors d\u2019une rencontre de trois heures avec le premier ministre à Halifax, romprait avec le principe de longue date selon lequel seuls les membres en bonne et due forme peuvent participer à des activités du parti.En fait, il n\u2019y aurait plus de membres au parti.Toute personne voulant s\u2019inscrire au parti \u2014 gratuitement \u2014 pourrait participer au développement de la plate- forme politique, à la nomination de candidats, aux conventions des partis et à la sélection des nouveaux chefs.La nouvelle constitution simplifierait également le développement des politiques qui, actuellement, doivent être mises en avant par les associations de circonscriptions et filtrées ensuite par les organisations provinciales et territoriales du parti.Avec les changements, les membres pourraient faire leurs propositions directement sur le Web entre chaque convention.Les libéraux pourront s\u2019exprimer sur la nouvelle constitution à la convention nationale du parti, en mai.La Presse canadienne M A R C O B É L A I R - C I R I N O L e collège de Maisonneuve n\u2019a toujours pas obtenu l\u2019aide financière de 400 000 $ promise il y a plus de trois semaines par la ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Hélène David, afin d\u2019« implanter des mesures d\u2019appui au vi- vre-ensemble », après la répétition d\u2019actes d\u2019incivilité, notamment dans la bibliothèque.« Nous n\u2019avons pas encore reçu les 400 000 dollars », a confirmé la por te-parole du cégep, Line Lé- garé, au cours du week-end.« Mais ça ne saurait tarder », a-t- elle ajouté, à moins de deux mois de la fin de la session hiver 2016.La subvention exceptionnelle permettra à la direction du collège de Maisonneuve de faire l\u2019embauche de « personnes-res- sources qui travailleront auprès du personnel et des étudiants [afin de] maintenir un climat qui favorise l\u2019apprentissage », avait mentionné la ministre David.Le départ de cinq élèves en janvier 2015 pour grossir les rangs du groupe armé État islamique (EI) en Syrie et en Irak, ainsi que l\u2019arrestation de deux autres, Sa- brine Djaermane et Mahdi el Ja- mali \u2014 qui avait reçu les enseignements du prédicateur Adil Charkaoui \u2014 pour fabrication et possession d\u2019explosifs, ont détérioré le climat à l \u2019 intérieur de l\u2019établissement d\u2019enseignement.La direction du Collège de Mai- sonneuve refuse cependant de lier les actes de ces jeunes adultes à première vue «radicalisés» aux disputes entre élèves ou encore aux insultes proférées par des étudiants à des membres du personnel de la bibliothèque, qui ont été obser vées au fi l des der niers mois.« Il arrive que cer tains étudiants qui fréquentent la bibliothèque soient impolis à l\u2019égard du personnel qui tente de faire respecter le code de conduite.Cette situation crée un climat de tension entre cer tains employés et cer tains étudiants, mais en aucun cas ces incidents ne peuvent être reliés à l\u2019origine ethnique de nos étudiants et encore moins au phénomène de la radicalisation », a-t-elle indiqué par voie de communiqué il y a quelques semaines.«Zone de travail en silence» Cela dit, le collège de 7000 étudiants s\u2019est décidé à faire respecter la loi et l\u2019ordre \u2014 dont les règles sont énumérées dans le « Code de conduite ».Pour y arriver, le cégep a réaménagé les principales zones de tension, puis y a renforcé la surveillance.«Nous avons procédé à un ré- aménagement afin de diminuer le bruit environnant la bibliothèque.Les tables ont été réparties sur les différents étages», peut-on lire sur une série d\u2019affiches.La direction invite les étudiants voulant bavarder à se donner rendezvous dans l\u2019une des «salle[s] de socialisation», faisant partie du «nouvel espace pour manger et socialiser».«Al- lez-y, c\u2019est pour tout le monde.» Il y a aussi la cafétéria et le café étudiant.Tous deux étaient pleins à craquer lors du passage du Devoir.À l\u2019intérieur de la « bibli », de grandes pancartes «zone de travail en silence» ont été installées à différents endroits.De grands paravents et de petits panneaux compartimentent l\u2019espace, ce qui complique sérieusement les regroupements.« Vous n\u2019avez pas le droit d\u2019être trois», lance un agent de sécurité à une étudiante ayant tiré une chaise au bout d\u2019une table pour travailler au côté de deux de ses camarades de classe.Elle range ses affaires.L\u2019agent poursuit son tour de garde.«Un rappel à tout le monde: ici, c\u2019est silence», poursuit l\u2019agent, mais cette fois-ci, à l\u2019intention des dizaines de personnes éparpillées au cinquième étage.Ricanements.«Ça te fait rire, veux-tu sortir?» Ricanements.L\u2019agent escorte l\u2019étudiant à la sortie de la bibliothèque.Avant de le laisser partir, il réclame sa carte étudiante, puis il note son identité dans son calepin.« Le gardien n\u2019a pas d\u2019autorité ! Il a fait une technique de six mois, c\u2019est tout, et maintenant il se croit tout permis », rétorque le jeune homme devenu persona non grata de la bibliothèque pendant 24 heures, avant de dévaler l\u2019escalier roulant.La Société générale des étudiantes et étudiants du Collège de Maisonneuve (SOGEECOM) s\u2019est refusée à tout commentaire sur les mesures prises par la direction, disant s\u2019exprimer «par le biais de lettres ouver tes seulement ».La SO- GEECOM a récemment dénoncé un « acharnement médiatique » consistant à « faire d\u2019événements, qui n\u2019ont rien d\u2019anormal pour un cégep montréalais, les symptômes d\u2019une prétendue percée de radicalisation islamiste».Des lapins et des cœurs La communauté du collège de Maisonneuve multiplie les initiatives pour apaiser le climat tendu par endroits et par moments, a observé Le Devoir.Des employés invitaient jeudi dernier les étudiants à marquer la « semaine de l\u2019amitié » en gribouillant quelques mots à l\u2019intérieur de cœurs imprimés sur une feuille de couleur \u2014 «Merci d\u2019être toujours là pour moi», par exemple \u2014 et de les épingler dans le foyer devant la cafétéria.«Il y avait ici un petit enclos à lapins ici la semaine dernière, avant le congé de Pâques », fait remarquer une étudiante de première année dans un échange avec Le Devoir.« Ils étaient bien cute, ajoute-t-elle, tout en remettant en question la pertinence d\u2019une telle activité.Nous sommes quand même au cégep\u2026» À quelques mètres, des adolescents sont postés derrière un kiosque d\u2019OXFAM, tandis que d\u2019autres s\u2019affrontent lors d\u2019une joute de soccer sur table.Le «Vivoir» est l\u2019hôte ce midi de l\u2019auteur de Rhapsodie québécoise: itinéraire d\u2019un enfant de la loi 101, Akos Verboczy.Le professeur Jean- Félix Chenier anime la discussion avec l\u2019auteur d\u2019origine hongroise opposant au multiculturalisme canadien devant un parterre d\u2019une centaine d\u2019élèves issus de plusieurs communautés culturelles.Le Devoir L E D E V O I R , L E L U N D I 4 A V R I L 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 D epuis quelques semaines, pour varier un peu, j\u2019écoute au réveil Bernard Derome à Radio-classique.L\u2019ancienne vedette de Radio-Canada ne jouit plus pour l\u2019épauler des services de toute une équipe.Cela s\u2019entend vite.Il glane essentiellement ses informations dans les journaux.Il improvise, tant bien que mal, pour offrir à son auditoire un survol léger de l\u2019actualité.Du temps où il était à Radio-Canada, Bernard Derome comptait sur une véritable salle de nouvelles pour l\u2019alimenter.Le travail considérable abattu par son équipe de journalistes lui permettait de nourrir un vaste public.Désormais seul en selle, il ne peut espérer que le distraire.À la fin de chacune de ses interventions, l\u2019ancien chef d\u2019antenne joue le disque-jockey.Invariablement, il emploie les mêmes formules.Deux ou trois mots sur Bach, les Beatles ou Haydn puis, en conclusion, toujours les mêmes expressions qui nous le font imaginer lançant un topo à la télévision: «On y va», «allons-y».J\u2019ai l\u2019impression à tout coup d\u2019entendre les répliques célèbres d\u2019En attendant Godot.«Alors, on y va?», demande Vladimir.Et Estragon de lui répondre: «Allons-y».Et évidemment, personne ne va nulle part.Pas plus Derome que nous qui l\u2019écoutons.?Une des photos les plus célèbres du maire Ca- millien Houde nous le montre ventru au possible, immense, occupant tout l\u2019espace au premier but d\u2019une partie de baseball des années 1950 arrangée avec le gars des vues.Obsédé comme son devancier par le baseball, le maire Denis Coderre vient d\u2019annoncer, déguisé en joueur, que la Ville de Montréal entend consacrer la bagatelle de 32 millions de dollars en dix ans pour la réfection et la construction d\u2019espaces voués à ce jeu.Le baseball est certes amusant.Mais se dépenser ainsi pour gouverner grâce à pareil spectacle, est-ce là un jeu politique qui garantit l\u2019avenir d\u2019une collectivité?Montréal a beau avoir perdu son équipe professionnelle depuis des lustres, elle possède encore nombre de terrains de baseball.Ils permettent aux 3500 joueurs amateurs recensés dans la métropole de s\u2019adonner à leur sport.Mais à voir l\u2019élan avec lequel on se lance pour financer des projets de stades de baseball d\u2019amphithéâtres de hockey, c\u2019est à croire qu\u2019on finira bientôt par nous jurer qu\u2019il s\u2019agit là de manifestations éclatantes de politiques publiques cohérentes.«Où irons-nous?», demande Estragon.«Pas loin», répond Vladimir.?Le discours ambiant répète à qui veut l\u2019entendre que nous allons de l\u2019avant.Nous sommes contents d\u2019éviter ainsi la tristesse de devoir constater que nous faisons la plupart du temps du surplace, répétant les mêmes scènes, les mêmes erreurs, les mêmes horreurs.Entre 1957 et 1974, environ 28 000 bâtiments ont été détruits à Montréal.C\u2019est 14 fois le nombre de constructions que les flammes avaient prises à la ville lors des terribles incendies de 1852.Du début des années 70 jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, on en a détruit encore presque autant.Pareille légèreté à l\u2019égard du passé montre qu\u2019on ne considère pas vraiment donner du poids à l\u2019avenir.Dans le secteur Chabanel, une ancienne fabrique de munitions de la Seconde Guerre mondiale est vouée ces jours-ci aux pics des démolisseurs de la ville.Murs de briques, colonnes de bois, vastes espaces fendus par des puits de lumière: il s\u2019agit d\u2019un des derniers grands témoins de l\u2019importante contribution des femmes à la guerre.On le rase pour construire des bureaux et une «cour de services», comme si le lieu existant n\u2019était pas à même d\u2019être réaménagé pour conserver pour l\u2019avenir ces traces d\u2019un tel passé.Une fois l\u2019ensemble rasé, une plaque commémorative doit être installée.Estragon à Vladimir: «On trouve toujours quelque chose, hein Didi, pour nous donner l\u2019impression d\u2019exister?» ?La semaine dernière, Phyllis Lambert, fondatrice du Centre canadien d\u2019architecture (CCA), 89 ans, affirmait que l\u2019immeuble de Radio-Canada, désormais en vente, n\u2019avait aucune valeur patrimoniale.Il ne faut pas avoir de remords ni de peine, disait-elle, à l\u2019idée de voir disparaître cet édifice hideux où, en plus, elle se perd tout le temps.En 1963, pour permettre la construction de cette maison des ondes inaugurée en 1973, plus de 5000 personnes ont été expropriées.Elles ont touché, à titre de dédommagement, 12,50$ par pièce que comptait leur logement.Leur vie a été effacée pour que d\u2019autres puissent plus facilement faire voir la leur.Serait-il grave de raser cette tour à son tour?La vraie question est plutôt de savoir pourquoi, depuis si longtemps, la démolition est sans cesse présentée comme la principale solution dès lors qu\u2019il est question de penser l\u2019avenir.Le problème de la réutilisation des ensembles architecturaux ne peut-il pas s\u2019envisager autrement?La question de l\u2019avenir de vastes ensembles, comme l\u2019hôpital Victoria ou l\u2019Hôtel-Dieu, se pose toujours trop peu ou trop tard.Comment peut-on se permettre de ne pas songer plus sérieusement à la nouvelle vie de ces édifices alors qu\u2019on est déjà en train de construire ailleurs leurs remplaçants?La reconversion du patrimoine bâti ne se fait à peu près pas chez nous: soit on fige le passé dans une perspective muséale dépassée, soit on le détruit.N\u2019empêche, il paraît que « nous sommes contents», comme le dit Estragon.Mais «qu\u2019est-ce qu\u2019on fait, maintenant qu\u2019on est content?».L\u2019avenir du passé JEAN-FRANÇOIS NADEAU Le collège de Maisonneuve n\u2019a pas attendu l\u2019aide financière du gouvernement du Québec pour déployer dif férentes mesures \u2014 parfois originales \u2014 pour apaiser les tensions.Silence, cœurs et lapins à Maisonneuve Le cégep sous tension, qui attend toujours son fonds d\u2019urgence, a instauré des mesures d\u2019apaisement G U I L L A U M E B O U R G A U L T - C Ô T É L a loi 10 sur la réforme administrative en santé a rendu le système «plus malade qu\u2019il y a un an»\u2026 et le ministre Gaétan Barrette en est le principal responsable, ont lancé dimanche Québec solidaire et des intervenants du milieu.Le ministre de la Santé soutenait samedi au Devoir qu\u2019il ne sera pas possible de bien évaluer la réforme avant deux ans.Mais le premier bilan tracé par différents acteurs du réseau lors d\u2019une conférence de presse commune n\u2019est pas reluisant: improvisation et précipitation dans l\u2019application, confusion sur le terrain, diminution des services sociaux ou spécialisés, pression pour offrir les soins plus rapidement, centralisation des pouvoirs par le ministre: les critiques fusent.« C\u2019est un projet \u201cgaétanesque\u201d », a raillé Sylvain Lirette, de l\u2019Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux au Bas-Saint-Laurent.«Le ministre s\u2019est attribué l\u2019ensemble des pouvoirs [de nomination] et il n\u2019y a plus rien qui est décidé localement.C\u2019est un projet centralisateur et autoritaire.» L\u2019organisme Ex aequo, qui défend les droits des personnes handicapées, a noté une diminution de services pour sa clientèle.Des gens ont perdu leur aide à la préparation aux repas et des soins infirmiers à domicile ont été supprimés, dénonce l\u2019organisme, qui a recueilli plusieurs témoignages à cet égard.Confusion Chef de l\u2019urgence à l\u2019hôpital Laurentien, à Sainte-Agathe-des-Monts, et membre du Regroupement des omnipraticiens pour une médecine engagée (ROME), Simon-Pierre Landry dit que ses collègues et lui «constatent depuis l\u2019entrée en vigueur de la loi 10 une improvisation et de la confusion sur le terrain, avec le ministère qui dicte d\u2019en haut sans consulter les gens qui donnent des services».Il a donné l\u2019exemple d\u2019appels de candidatures pour des postes de chefs de service où les candidats doivent postuler sans avoir la description de tâches de l\u2019emploi.Le président de l\u2019Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec, Claude Leblond, a pour sa part mis l\u2019accent sur les impacts négatifs de la réforme par rapport à la capacité de «garantir l\u2019accessibilité, la qualité et la quantité des services sociaux ».« Nous avons dit il y a un an que la concentration des pouvoirs entre les mains du ministre risquait d\u2019accentuer la marginalisation des services sociaux par rapport à l\u2019approche curative.Nos craintes étaient fondées», soutient-il.Tout mis ensemble, le député de Québec solidaire Amir Khadir affirme que «l\u2019objectif ultime derrière la loi 10 est d\u2019affaiblir au maximum le système de santé public, universel et gratuit».Selon lui, le premier geste à faire pour redresser la barre de cette réforme serait de ralentir son rythme d\u2019implantation.«Même si on accepte le dogme de la loi, ses conséquences vont être plus néfastes à cause de la précipitation dans laquelle elle se fait», pense-t-il.S\u2019il prévenait samedi qu\u2019il faudra attendre pour mesurer pleinement les ef fets de la réforme, Gaétan Barrette s\u2019est dit satisfait des résultats obtenus «sur le plan de la structure» \u2014 de même qu\u2019en matière «d\u2019autorité sur le réseau».Le Devoir LOI 10 Tir groupé contre un «projet gaétanesque» Québec solidaire et plusieurs intervenants en santé dénoncent les conséquences de la réforme JACQUES NADEAU LE DEVOIR Amir Khadir (2e à partir de la gauche) a tenu un point de presse avec divers acteurs du milieu, dont Sylvain Lirette (Alliance du personnel professionnel et technique), Simon-Pierre Landry (ROME) et Alexandra D\u2019amours (Ex aequo).« Vous n\u2019avez pas le droit d\u2019être trois », lance un agent de sécurité à une étudiante L E D E V O I R , L E L U N D I 4 A V R I L 2 0 1 6 A 4 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES HEURES DE TOMBÉE Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services- et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services- et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi La suite des avis se trouve en page B 4 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé - dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa bilité se limite au coût de la parution.Appel d\u2019offres Appels d\u2019offres Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 11 h aux dates ci-dessous, au bureau d\u2019arrondissement de Rosemont?La Petite-Patrie, situé au 5650, rue d\u2019Iberville, 2e étage, Montréal, H2G 2B3, pour: Catégorie : Travaux de construction Appel d\u2019offres: RPPA15-06047-OP Descriptif: Remplacement de la climatisation du gymnase et divers travaux au Centre Étienne- Desmarteau, 3430 rue de Bellechasse.Date d\u2019ouverture: Le 21 avril 2016 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission (cautionnement ou garantie bancaire) Visite: Les visites sont individuelles.La date limite pour prendre rendez-vous est le vendredi 8 avril 2016, à 15:00.Catégorie : Travaux de construction Appel d\u2019offres: RPPA15-09064-OP Descriptif: Réfection d\u2019enveloppe et divers travaux au Bain St-Denis, 7075 rue St-Hubert.Date d\u2019ouverture: Le 21 avril 2016 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission (cautionnement ou garantie bancaire) Visite: Les visites sont individuelles.La date limite pour prendre rendez-vous est le vendredi 8 avril 2016, à 15:00.Catégorie : Travaux de construction Appel d\u2019offres: RPPA15-09065-OP Descriptif: Réfection du kiosque Molson et divers travaux au parc Molson, 6550 rue Molson.Date d\u2019ouverture: Le 21 avril 2016 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission (cautionnement ou garantie bancaire) Visite: Les visites sont individuelles.La date limite pour prendre rendez-vous est le vendredi 8 avril 2016, à 15:00.Renseignements: Yves Monty \u2013 ymonty@ville.montreal.qc.ca Documents: Les documents relatifs à ces appels d\u2019offres seront disponibles à compter du 4 avril 2016.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin.Les personnes et les entreprises intéressées par ces contrats peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1-866-669- 7326 ou au 514-856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement audit bureau d\u2019arrondissement, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal (arrondissement de Rosemont\u2013La Petite-Patrie) ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, ce 4 avril 2016.Me Karl Sacha Langlois, LL.L., B.A.A., OMA Secrétaire d\u2019arrondissement Appel d\u2019offres Des soumissions seront reçues avant 11 h 00 le jeudi 21 avril 2016 au bureau d\u2019arrondissement, à l\u2019attention de Me Pascale Synnott, secrétaire d\u2019arrondissement, au 815, rue Bel-Air, 1er étage, Montréal (Québec) H4C 2K4 pour : Titre : Installation de balançoires dans divers parcs de l\u2019arrondissement du Sud-Ouest Appel d\u2019offres : 211602 Ouverture des soumissions: jeudi 21 avril 2016, à 11 h 00 Dépôt de garantie: cautionnement de soumission de 10% La soumission doit être accompagnée d\u2019une garantie de soumission équivalente à un montant de 10% du montant total de la soumission sous la forme de cautionnement de soumission uniquement.Aucun chèque visé et aucune lettre de garantie bancaire irrévocable ne seront acceptés.Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 4 avril 2016 à 11 h 00 Les personnes et les entreprises intéressées peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service Électronique d\u2019Appels d\u2019Offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Les devis techniques généraux de la Ville de Montréal sont également disponibles au SEAO.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin et placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement au bureau d\u2019arrondissement, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Renseignements : Veuillez communiquer toute demande de renseignement par courriel à monsieur Pierre-Luc Frigon, architecte paysagiste, à l\u2019adresse suivante: pierre-luc.frigon@ville.montreal.qc.ca.Montréal, le 4 avril 2016 Pascale Synnott, avocate Secrétaire d\u2019arrondissement Direction des travaux publics Service des infrastructures, de la voirie et des transports Direction des infrastructures Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 314901 Descriptif : Travaux d\u2019égout, de conduites d\u2019eau, de voirie et d\u2019éclairage dans le boulevard Pierre-Bernard, la rue Mousseau et la rue Bellerive Date d\u2019ouverture : 27 avril 2016 Dépôt de garantie : 10 % du montant soumissionné (cautionnement) Renseignements : Pour de plus amples renseignements, veuillez nous envoyer un courriel à l\u2019adresse suivante : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 4 avril 2016 Appel d\u2019offres : 324008 Descriptif : Travaux de planage de rue, pose d\u2019enrobé bitumineux, reconstruction de bordures et de trottoirs, là où requis, dans les arrondissements de Le Sud-Ouest, Verdun et Ville-Marie.(PCPR 2016) Date d\u2019ouverture : 27 avril 2016 Dépôt de garantie : 10 % du montant soumissionné (cautionnement) Renseignements : Pour de plus amples renseignements, veuillez nous envoyer un courriel à l\u2019adresse suivante : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 4 avril 2016 Appel d\u2019offres : 324009 Descriptif : Travaux de voirie dans les arrondissements de Saint-Léonard, Anjou et Rivière-des-Prairies\u2013Pointe-aux-Trembles.(PCPR 2016).Date d\u2019ouverture : 27 avril 2016 Dépôt de garantie : 10 % du montant soumissionné (cautionnement) Renseignements : Pour de plus amples renseignements, veuillez nous envoyer un courriel à l\u2019adresse suivante : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 4 avril 2016 Les personnes et les entreprises intéressées par ces contrats peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 4 avril 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Biens et services Appel d\u2019offres : 16-15049 Descriptif : Service de déneigement des chaussées et des trottoirs, par secteur, pour sept (7) arrondissements Date d\u2019ouverture : 27 avril 2016 Dépôt de garantie : 40000 $, Cautionnement et/ou chèque visé Renseignements : Alexandre Muniz, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-1028 Appel d\u2019offres : 16-15193 Descriptif : Acquisition de Macbook Pro (15) pour le Service des technologies de l\u2019information (STI) Date d\u2019ouverture : 20 avril 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Bernard Boucher, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-3573 Appel d\u2019offres : 16-15099 Descriptif : Acquisition de cours de formation en ligne spécialisés en informatique Date d\u2019ouverture : 20 avril 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Claude Houle, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-5282 Appel d\u2019offres : 16-15239 Descriptif : Réfection et entretien des aménagements paysagers dans 4 écocentres de la Ville de Montréal Date d\u2019ouverture : 20 avril 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Eddy Dutelly, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-5253 Appel d\u2019offres : 16-15122 Descriptif : Gestion du centre de réemploi de l\u2019écocentre Saint-Laurent Date d\u2019ouverture : 20 avril 2016 Dépôt de garantie : 5000 $, Cautionnement et/ou chèque visé Renseignements : Sonia Bedder, agente d\u2019approvisionnement : 514 872-5514 Appel d\u2019offres : 16-15163 Descriptif : Fourniture d\u2019un camion châssis- cabine 4 x 2 de 38 000 lbs de PTAC à cabine basculante Date d\u2019ouverture : 25 avril 2016 Dépôt de garantie : Aucun Appel d\u2019offres : 16-15191 Descriptif : Acquisition d\u2019ensembles de bandes réfléchissantes et lettrage pour les véhicules du SPVM Date d\u2019ouverture : 25 avril 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Youness Faouzi, agent d\u2019approvisionnement : 514 868-5852 Catégorie : Services professionnels Appel d\u2019offres : 16-14944 Descriptif : Services professionnels pour l\u2019hébergement, l\u2019exploitation et l\u2019évolution du système imagétique de la cour municipale Date d\u2019ouverture : 20 avril 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Claude Houle, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-5282 Documents : Les documents relatifs à ces appels d\u2019offres seront disponibles à compter du 4 avril 2016 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, 4 avril 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres :16-15156 Services professionnels pour l\u2019évaluation de l\u2019épaisseur résiduelle des conduites en béton acier - TYPE SSP-381 / C303.L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 4 avril 2016 est reportée au 11 avril 2016 à 14 h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 4 avril 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres DIRECTION DU DÉVELOPPEMENT DU TERRITOIRE ET ÉTUDES TECHNIQUES Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 h à la date ci-dessous mentionnée, à la réception de la Maison du citoyen, située au 12090, rue Notre-Dame Est, Montréal (Québec) H1B 2Z1, pour : Appel d\u2019offres : RP-16-PARC-40 Descriptif : Parc Alexis-Carrel \u2013 Aménagement d\u2019un terrain de Dek Hockey (Démolition, terrassement, drainage, bandes en bois, clôture métallique, asphalte, gazon et éclairage) Date d\u2019ouverture : Le mercredi 20 avril 2016 Dépôt de garantie : Cautionnement de 10 % Renseignements Valérie Bouré Valerie.boure@ville.montreal.qc.ca Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin.DOCUMENTS Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter de la publication du présent avis.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SEAO), en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.OUVERTURE DES SOUMISSIONS Les soumissions seront ouvertes publiquement à 11 h, le mercredi 20 avril 2016, soit immédiatement après l\u2019expiration du délai pour leur présentation, à la Maison du citoyen située au 12090, rue Notre-Dame Est, Montréal (Québec) H1B 2Z1.La Maison du citoyen est ouverte de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h 30, du lundi au vendredi.L\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies\u2013Pointe- aux-Trembles ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 4 avril 2016 Le secrétaire d\u2019arrondissement Me Alain Roy, LL.M., OMA, avocat APPEL D\u2019OFFRES DIRECTION DU DÉVELOPPEMENT DU TERRITOIRE ET ÉTUDES TECHNIQUES Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 h à la date ci-dessous mentionnée, à la réception de la Maison du citoyen, située au 12090, rue Notre-Dame Est, Montréal (Québec) H1B 2Z1, pour : Appel d\u2019offres : PRO-DGP-16-51 Descriptif : Aménagement d\u2019installations en design urbain sur les artères et dans les parcs du Vieux-Pointe-aux-Trembles - Fabrication, installation et garantie prolongée pour du marquage au sol, mobilier urbain et installations de jardin de tiges Date d\u2019ouverture : Le mercredi 20 avril 2016 Dépôt de garantie : Cautionnement de soumission - 10 % Renseignements Valérie Bouré Valerie.boure@ville.montreal.qc.ca Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin.DOCUMENTS Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter de la publication du présent avis.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SEAO), en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.OUVERTURE DES SOUMISSIONS Les soumissions seront ouvertes publiquement à 11 h, le mercredi 20 avril 2016, soit immédiatement après l\u2019expiration du délai pour leur présentation, à la Maison du citoyen située au 12090, rue Notre-Dame Est, Montréal (Québec) H1B 2Z1.La Maison du citoyen est ouverte de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h 30, du lundi au vendredi.L\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies\u2013Pointe- aux-Trembles ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 4 avril 2016 Le secrétaire d\u2019arrondissement Me Alain Roy, LL.M., OMA, avocat APPEL D\u2019OFFRES Service des grands parcs, du verdissement et du Mont-Royal Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal H2Y 1C6, pour: Appel d\u2019offres : 16-6869 Descriptif : Square Viger Préparation du site pour l\u2019aménagement de l\u2019îlot Daudelin Date d\u2019ouverture : 20 avril 2016 Dépôt de garantie : 10 % du montant de la soumission / cautionnement, chèque visé ou lettre de garantie bancaire Renseignements : appelsdoffres.infos.dgpv@ville.montreal.qc.ca Claudia Pelletier, agente de bureau Télécopieur : 514-872-1474 Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin.Documents: Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 20 avril 2016.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appel d\u2019offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de Ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 4 avril 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Appel d\u2019offres Des soumissions seront reçues avant 11 h le mercredi 20 avril 2016 au bureau d\u2019arrondissement, à l\u2019attention de Me Pascale Synnott, secrétaire d\u2019arrondissement, au 815, rue Bel-Air, 1er étage, Montréal (Québec) H4C 2K4 pour : Titre : Implantation de clôture et d\u2019une fontaine à boire au parc D\u2019Arcy McGee Appel d\u2019offres : 211611 Ouverture des soumissions: Mercredi 20 avril 2016, à 11 h Dépôt de garantie: cautionnement de soumission de 10% La soumission doit être accompagnée d\u2019une garantie de soumission équivalente à un montant de 10% du montant total de la soumission sous la forme de cautionnement de soumission uniquement.Aucun chèque visé et aucune lettre de garantie bancaire irrévocable ne seront acceptés.Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 4 avril 2016 à 11 h 00 Les personnes et les entreprises intéressées peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service Électronique d\u2019Appels d\u2019Offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Les devis techniques généraux de la Ville de Montréal sont également disponibles au SEAO.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin et placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement au bureau d\u2019arrondissement, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Renseignements : Veuillez communiquer toute demande de renseignement par courriel à Monsieur Denis Ashby, architecte paysagiste, à l\u2019adresse suivante dashby@ville.montreal.qc.ca ou à Madame Justine Desbiens, agente technique en architecture de paysage, à l\u2019adresse suivante justine.desbiens@ville.montreal.qc.ca.Montréal, le 4 avril 2016 Pascale Synnott, avocate Secrétaire d\u2019arrondissement Direction des travaux publics DOLLARAMA INC.AVIS RELATIF À UN DIVIDENDE AVIS est, par les présentes, donné que le conseil d\u2019administration a déclaré un dividende trimestriel de 0,10 $ CA par action ordinaire payable le 4 mai 2016 aux détenteurs des actions ordinaires inscrits à la fermeture des affaires le 22 avril 2016.Ce dividende est un dividende déterminé aux fins de l\u2019impôt canadien.Par ordre du conseil Michael Ross Chef de la direction financière Montréal, Québec Le 29 mars 2016 Services institutionnels Gestion et planification immobilière Évaluation et courtage immobilier / sécurité Appel d\u2019offres : 31H05-005-7660-01 \u2013 APS1 Vente d\u2019un immeuble vacant situé au 5225 Décarie, dans l\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges \u2013 Notre- Dame-de-Grâce (lot 2 647 831), pour la mise en valeur de l\u2019immeuble; la mise-à-prix est de 1 $; la Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaire(s).Veuillez prendre note que l\u2019appel d\u2019offres cité en objet qui devait ouvrir le 11 mai 2016 prochain est annulé.Le greffier de la Ville Me Yves Saindon 4 avril 2016 Appel d\u2019offres Service des infrastructures de la voirie et des transports Direction des infrastructures Appel d\u2019offres : 329702 Reconstruction d\u2019infrastructures souterraines et réaménagement géométrique incluant des travaux de structures et de voirie, des travaux d\u2019éclairage et de feux de circulation de même que des travaux d\u2019architecture du paysage dans la rue McTavish entre la rue Sherbrooke et l\u2019avenue du Docteur-Penfield, dans la rampe McTavish et dans l\u2019avenue du Docteur-Penfield entre la rue Peel et la rampe McTavish (arrondissement de Ville-Marie) L\u2019ouverture de la soumission prévue pour le 4 avril est reportée au 6 avril 2016 à14h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019Hôtel de ville.Montréal, le 4 avril 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l\u2019affaire de la faillite de Fosco Construction Inc.Avis est par les présentes donné que la faillite de Fosco Construction Inc.est survenue le 31 mars 2016, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 20 avril 2016 à 15h00, au bureau du syndic, 469 rue Jean- Talon Ouest, bureau 300, Montréal, Québec H3N 1R4.DEVLETIAN & ASSOCIÉS INC.Syndic de Faillite Jerry J.Devletian CPA, CA, CIRP 469, Jean-Talon O., Bureau 300, Montréal Québec H3N 1R4 Téléphone: (514) 777-8888 L E D E V O I R , L E L U N D I 4 A V R I L 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 LE DEVOIR DE DÉBATTRE 13 avril À Sherbrooke 27 avril À Québec 11 mai À Québec éne v s é e D e ments à v nir et à ne pas manquer e place otr ez v v éser R ?s oblème pr u o iens, solutions syr s éfugié ue, r politiq v u : no tion a Immigr ?il pér en st-il s e ai anç le fr ar t L por ap le r Quinze ans apr elle a En collabor ana et c ontièr fr u tiq c Ar ose, s è s par l Animé s ju ec le v tion a s dienne uéb s q e u e : le ?o d st iali édit \u2019 c : e Québ e : ok o br er Sh e R oin Ant ai obite or S ydney \u2014 Le gouvernement du Queensland a octroyé dimanche des licences d\u2019exploitation minière au groupe indien Adani pour un gigantesque projet critiqué pour son impact possible sur la Grande Barrière de corail, classée au patrimoine de l\u2019Humanité.Le groupe indien a cependant déclaré qu\u2019il attendrait l\u2019issue des recours en justice introduits contre le programme Carmichael pour engager des financements définitifs.Le gouvernement de l\u2019État du Queensland a annoncé que trois licences d\u2019exploitation \u2014 portant sur 11 milliards de tonnes de charbon \u2014 avaient été accordées pour ce projet houiller de 21,7 milliards de dollars australiens.« C\u2019est un important pas en avant, décidé après une évaluation exhaustive du gouvernement», a dit la première ministre du Queensland, Annastacia Palaszczuk, dans un communiqué.« Les conditions les plus strictes continueront de protéger les intérêts de l\u2019environnement, des propriétaires de terrains et notre emblématique Grande Barrière de corail ».Ce projet de mine de charbon, qui deviendrait l\u2019une des plus vastes au monde, est dénoncé par des associations de défense de l\u2019environnement, qui le jugent néfaste pour le plus grand récif corallien de la planète.Poursuites Adani a salué cette annonce, qui donne au groupe davantage de visibilité alors qu\u2019il veut entamer les travaux en 2017.Mais il a regretté les recours en justice, qui, avec la nécessité d\u2019obtenir le feu vert des autorités à la fois fédérales et de l\u2019État, font traîner la procédure depuis six ans.« La priorité pour Adani, c\u2019est l\u2019obtention de certains feux verts mineurs et la résolution des recours juridiques motivés par des considérations politiques, avant toute décision finale d\u2019investissement », a prévenu un porte-parole.Au moins deux recours juridiques barrent encore la route d\u2019Adani.L\u2019un d\u2019eux a été formé par un groupe aborigène qui a saisi la cour fédérale de Brisbane en reprochant à Adani de ne pas avoir sollicité son consentement.L\u2019Australian Conservation Foundation a de son côté saisi la Cour fédérale australienne d\u2019un nouveau recours contre le feu vert gouvernemental d\u2019octobre.Études alarmantes Une étude a révélé mardi que la Grande Barrière traversait actuellement l\u2019un des plus graves épisodes de blanchissement des coraux.En outre, d\u2019après une étude réalisée par l\u2019Institut australien de la science maritime publiée samedi, les ef forts engagés par les autorités pour limiter le déversement de polluants dans la zone « ne devraient pas suf fire à protéger les écosystèmes dans les temps voulus».« Notre étude montre que les ef for ts actuels sont insuf fisants pour parvenir aux objectifs de qualité de l\u2019eau fixés par le plan », a déclaré à l\u2019Australian Broadcasting Corporation le chercheur Frederieke Kroon.«Les polluants terrestres, y compris les sédiments, nutriments et pesticides agricoles, restent l\u2019une des principales menaces pour la Grande Barrière».Agence France-Presse GRANDE BARRIÈRE DE CORAIL Un projet minier controversé obtient un autre feu vert BENOIT DOPPAGNE/BELGA/AFP C\u2019est un avion de Brussels Airlines qui a décollé le premier, plus d\u2019une semaine après les attentats.D\u2019autres transporteurs pourront voler dans les prochains jours.Delta Airlines a annoncé qu\u2019elle éviterait Bruxelles jusqu\u2019en 2017.A L I X R I J C K A E R T à Bruxelles L\u2019 aéropor t international de Bruxelles a marqué avec émotion dimanche le décollage du premier vol de passagers depuis les attentats meurtriers du 22 mars, synonyme d\u2019un redémarrage très partiel et d\u2019un début de retour à la normale en Belgique.Aux alentours de 13 h 40, un avion de la compagnie Brussels Airlines a décollé à destination de Faro (Por tugal) sous un ciel radieux, après avoir reçu les honneurs des pompiers, services de secours et de police de l\u2019aéroport, debout en bordure de piste.Assistant à la scène, des responsables de l\u2019aéroport, deux ministres et une cinquantaine d\u2019employés de la plateforme ont tenu une minute de silence avant d\u2019applaudir.«C\u2019est reparti !», a lancé le p.-d.g.de Brussels Airport, Arnaud Feist, après le décollage, serrant dans ses bras certains membres de l\u2019assistance.La plupart des passagers étaient arrivés très en avance dimanche matin en raison des contrôles de sécurité accrus décidés en concertation avec les syndicats de police : barrage filtrant sur les voies d\u2019accès par des policiers et soldats lourdement armés, contrôle préalable des bagages et passagers avant d\u2019entrer dans le bâtiment, et interdiction pour les accompagnants de sortir du stationnement.Ce premier vol « symbolique » douze jours après les attentats contre l\u2019aéroport et le métro de la capitale belge, qui ont fait 32 morts et 340 blessés, devait être suivi de deux autres dans la journée, à destination d\u2019Athènes et de Turin (Italie).Ces trois appareils rentreront également dans la soirée à Bruxelles avec les premiers passagers autorisés à atterrir depuis le double attentat-suicide qui a dévasté le hall des départs.Une structure temporaire sous forme de deux grandes tentes blanches a été montée en quelques jours pour le contrôle préalable et l\u2019enregistrement des passagers.Elle ne permet toutefois d\u2019accueillir que 800 personnes par heure, soit 20% de la capacité normale.Surmonter sa peur Interrogé par les journalistes, un père de famille déposant un groupe de jeunes allant suivre un stage sportif à Faro se voulait positif.«Je pense que c\u2019est l\u2019aéroport le plus sécurisé au monde pour l\u2019instant, non?», a-t-il dit avec le sourire.Loukas Bassoukos, un étudiant en informatique de 20 ans, était arrivé avec près de quatre heures d\u2019avance pour son vol à destination d\u2019Athènes.« J\u2019étais content parce que ça évitait quand même une heure et demie de trajet pour aller à Liège », l\u2019un des aéroports régionaux où les vols ont été déplacés après les attentats, a-t-il expliqué.« Il faut surmonter sa peur », a estimé Panagiotis, qui conduisait Lou- kas à l\u2019aéroport.« La sécurité est quand même assez importante et je ne pense pas qu\u2019il y aura un gros problème».À partir de lundi, l\u2019offre sera graduellement élargie, pour inclure d\u2019autres compagnies que Brussels Airlines, qui a chiffré à 5 millions d\u2019euros (7,4 millions de dollars) par jour le manque à gagner depuis la fermeture, et des vols long courrier.L\u2019aéroport n\u2019a pas encore chiffré le coût de la remise en état du hall des départs, dont les vitres ont été soufflées, les piliers endommagés et les faux plafonds détruits.De lourds travaux sont prévus, et ils devraient prendre des mois.«Notre objectif est d\u2019avoir un maximum de capacité disponible pour les départs en vacances de fin juin, début juillet», a assuré M.Feist.Mais, selon les médias, l\u2019aéroport pourra au mieux atteindre 40% de sa capacité habituelle cet été et ne devrait tourner à nouveau à plein régime qu\u2019en fin d\u2019année.La compagnie américaine Delta Airlines a annoncé dimanche qu\u2019elle renonçait à reprendre avant mars 2017 ses vols entre Bruxelles et Atlanta, sa principale plateforme aux États-Unis, « en raison de l\u2019incertitude qui continue de planer sur la réouverture de l\u2019aéroport [\u2026] et une demande en baisse».Agence France-Presse BRUXELLES Premiers vols autorisés au compte-gouttes L\u2019aéroport fonctionnera à capacité réduite pour plusieurs mois encore Vol MH370 : un autre débris examiné Sydney \u2014 Le ministre australien des Transports a annoncé dimanche qu\u2019un nouveau débris trouvé sur l\u2019île Rodrigues, qui dépend de Maurice, dans l\u2019océan Indien, allait être examiné pour déterminer s\u2019il appartient au vol MH370 disparu il y a deux ans.Cet objet aurait été découvert par un couple de touristes sur l\u2019île Rodrigues, l\u2019une des trois îles de l\u2019archipel des Mascareignes, qui fait partie de la République de Maurice.Le Boeing 777 de la compagnie ma- laisienne Malaysa Airlines a disparu le 8 mars 2014 avec 239 personnes à bord, peu après avoir décollé de Kuala Lumpur à destination de Pékin.«Le gouvernement malaisien travaille avec des responsables de Maurice pour obtenir la garde de ce débris et faire en sorte de pouvoir l\u2019examiner», a déclaré le ministre australien, Darren Chester.Agence France-Presse États-Unis : la fusée New Shepard vole une troisième fois Texas \u2014 Une société privée de technologie spatiale a procédé avec succès à son troisième lancement d\u2019une fusée sans équipage et à son atterrissage avec le même véhicule utilisé dans les essais précédents.Le fondateur de Blue Origin, Jeff Bezos, \u2014 également chef de la direction d\u2019Amazon \u2014 a affirmé dans une série de messages sur Twitter que l\u2019engin réutilisable New Shepard avait été lancé samedi près de Van Horn, au Texas, et ramené sur Terre avec succès.Le New Shepard comporte une capsule conçue pour amener des gens dans l\u2019espace pour des vols suborbitaux.Plusieurs compagnies américaines se font concurrence dans le privé des projets spatiaux.Associated Press La Saskatchewan aux urnes Les électeurs de la Saskatchewan seront appelés aux urnes, lundi, après une campagne de 27 jours qui a donné lieu à peu de promesses générales et mis en avant des plateformes électorales plutôt minces.La course est largement considérée comme un duel entre le Parti saskatchewanais du premier ministre sortant Brad Wall et le Nouveau Parti démocratique de la Saskatchewan, qui formait l\u2019opposition au moment du déclenchement des élections.Âgé de 50 ans, Brad Wall compte parmi les premiers ministres les plus populaires du pays dans les sondages et a essayé de se présenter comme le champion de la Saskatchewan durant la campagne.Le Parti saskat- chewanais a remporté plus de 60% des voix ainsi que 49 des 58 sièges du Parlement en 2011, n\u2019en laissant que neuf au NPD.Cette fois-ci, il y a 61 circonscriptions en jeu.La Presse canadienne Demain mardi, les primaires dans l\u2019État du Wisconsin mesureront la résilience de Donald Trump, égratigné ces derniers jours par de nouveaux dérapages.Un test pour l\u2019establishment républicain et les anti-Trump, qui voient dans ce terrain électoral une importante occasion de bloquer la voie à l\u2019outsider milliardaire dans la course à l\u2019investiture présidentielle.i l\u2019inégalité socio-économique est bien « l\u2019enjeu central de notre époque», ainsi que l\u2019a af?rmé, comme bien d\u2019autres, le président Barack Obama, alors pourquoi n\u2019en a-t-il pas résulté plus de tensions sociales, plus de montées aux barricades?Pourquoi, face aux dommages que leur a in?igés la Grande Récession, les petits travailleurs et les classes moyennes défavorisées ne se sont-ils pas davantage révoltés ?En fait, cette énigme, à propos de laquelle journalistes et poli- tologues américains se sont interrogés de manière récurrente, se trouve aujourd\u2019hui éclairée par la montée en puissance de Donald Trump, à droite, et de Bernie Sanders, à gauche.Ainsi, sauf pour le mouvement collectif que fut Occupy Wall Street, qui s\u2019est vite essouf?é, les gens ont pour l\u2019essentiel gardé leur colère pour eux-mêmes, tandis qu\u2019ils perdaient leur emploi et leur maison, et voyaient leur pouvoir d\u2019achat se décomposer.Une par tie de l\u2019explication tient au fait universellement véri?able, que l\u2019on soit d\u2019un pays riche ou d\u2019un pays pauvre, que la précarité paralyse et muselle.À la faveur des primaires américaines, voici tout à coup que cette grogne collective est canalisée électoralement.Ce qui est phénoménal, mais non sans paradoxes.D\u2019abord, il est plutôt incohérent que les supporters de M.Trump, qui pour beaucoup sont au bas de l\u2019échelle, attendent d\u2019un sauveur milliardaire qu\u2019il mette ?n à cet état d\u2019injustice, qui est systémique.Ensuite, autre paradoxe, l\u2019effervescence qui entoure les candidatures de MM.Trump et Sanders montre ?nale- ment que, malgré tout le mal qu\u2019ils pensent des politiciens, les Américains pensent encore que le système politique peut être réformé et les servir utilement.C\u2019est dire qu\u2019ils ont le sentiment \u2014 ou qu\u2019ils s\u2019accrochent à l\u2019idée \u2014 que l\u2019exercice du droit de vote, en dépit de tous les défauts et toutes les dérives de nos démocraties, peut encore y changer quelque chose.?Les États-Unis sont loin de l\u2019époque des grandes mobilisations collectives des années 1930 et 1960.Nos comportements sont devenus catégoriquement individualistes, atomisés par les technologies de l\u2019information.Les solidarités autour d\u2019enjeux spécifiques ont depuis longtemps chassé la « lutte des classes», encore que l\u2019argument pourrait être défendu qu\u2019à leur façon diamétralement opposée, MM.Trump et Sanders ressuscitent justement cette lutte.Dans l\u2019organisation du marché du travail, qui est, en effet, plus que jamais un marché, la mondialisation et la désindustrialisation ont par ailleurs miné l\u2019influence des syndicats et, donc, leur pouvoir de représentation des intérêts collectifs des employés.Aux États-Unis, il y a 40 ans, plus du tiers des travailleurs du secteur privé appartenaient à un syndicat.Ils sont aujourd\u2019hui moins de 7%.Berceau du syndicalisme américain, le Wisconsin, où se tiendront mardi des primaires démocrates et républicaines, est à ce titre un cas type.Son gouverneur Scott Walker, qui fut brièvement candidat à l\u2019investiture du Parti républicain en vue de la présidentielle de novembre, est un antisyndicaliste bon teint qui s\u2019emploie depuis son arrivée au pouvoir en 2010 à défaire les droits d\u2019association des travailleurs au nom de la sacro-sainte liberté de choix individuelle.Ce qui fait que le Wisconsin est le terrain d\u2019une fracture particulièrement nette.Côté démocrate, les sondages y donnent le «socialiste» Bernie Sanders gagnant demain, par des marges variables, contre la meneuse Hillary Clinton.Côté républicain, ils avancent, là encore variablement, que l\u2019ultraconservateur évangélique Ted Cruz, auquel M.Scott a apporté son appui par mariage de raison, l\u2019emporterait sur M.Trump, républicain iconoclaste en ce qu\u2019il défend confusément des positions anti-libre-échange et antisyndi- cales.On ne dira jamais assez à quel point il faut que le Parti républicain soit désespéré pour considérer M.Cruz comme une solution de rechange à M.Trump.L\u2019establishment du parti espère faire au Wisconsin suffisamment trébucher le milliardaire de l\u2019immobilier pour nuire à ses chances de poursuivre son ascension dans les États du Nord-Est, dont celui de New York, où auront lieu les primaires suivantes dans deux semaines.D\u2019où question dystopique: que les républicains finissent par remporter la prochaine présidentielle, et de quoi seraient faites les retombées de l\u2019ample courroux populaire?L E D E V O I R , L E L U N D I 4 A V R I L 2 0 1 6 A 6 EDITORIAL L E T T R E S CLSC : besoin d\u2019explications intelligentes Chers CLSC, Est-ce que vous pourriez publier un feuillet à propos des transformations en cours, car c\u2019est à n\u2019y rien comprendre\u2026 Une description, des explications ?Peut-être aussi des illustrations graphiques, un organigramme ?Des chiffres provinciaux ?C\u2019est inquiétant d\u2019entendre le ministre de la Santé dire que les CLSC sont un échec.Que veut-il dire par là ?Et qu\u2019est- ce qu\u2019il mijote ?Qu\u2019est-ce qu\u2019un GMF (groupe de médecine familiale) ?Quelle différence au juste ?Et maintenant, nous apprenons que 46 % des travail leurs sociaux seront transférés dans les GMF.Où iront les autres ?Que feront ceux qui ont besoin de leur parler ?Peut-être que ça prend plus qu\u2019un feuillet, au fond.Ce n\u2019est pas de la propagande que j\u2019aimerais lire, mais une publication qui pèserait le pour et le contre.Lorsque je me présente au CLSC, peut-être que ce n\u2019est plus un CLSC.Mon rendez-vous annuel avec mon médecin, c\u2019est avec une infirmière que je l\u2019ai eu.Je n\u2019ai pas d\u2019objection, je fais confiance aux infirmiers.Mais on devrait nous expliquer tous ces changements et leurs répercussions, et pas juste nous dire « c\u2019est mieux ».On se sent infantilisés, et puis même les enfants Un avertissement au syndicat d\u2019Air Canada De qui les ex-employés d\u2019Aveos sont- ils réellement les victimes ?D\u2019Air Canada ou de leur syndicat intransigeant qui veut adapter les conditions de travail aux réalités d\u2019une industrie en profonde mutation ?Les pertes d\u2019emplois chez Aveos nous remémorent ceux perdus dans le secteur de l\u2019automobile, avant que leur puissant syndicat accepte de revoir les ententes collectives afin de sauvegarder ce qui reste de l\u2019industrie syndiquée en Amérique.En résumé, au cours des dernières décennies le secteur de l\u2019aéronautique s\u2019est développé de façon exponentielle.Air Canada a été contrainte, comme nombre d\u2019entreprises établies de longue date, de s\u2019adapter à la concurrence de nouveaux transpor teurs, dont Air Transat.Ces nouveaux compétiteurs jouissant d\u2019un ratio de masse salariale bien inférieur à celui de l\u2019industrie, avaient beau jeu de réduire, à profit, les prix courants.méritent des réponses sophistiquées.L\u2019absence d\u2019information me fait penser que personne n\u2019ose nous dire la vérité : mesures d\u2019austérité.Car ça ne marche jamais mieux avec moins de ressources, peu importe les astuces de la réorganisation.Mary Ellen Davis, Montréal, le 30 mars 2016 Par obligation, sous peine de disparaître comme nombre de transpor teurs américains, l \u2019entreprise devait donc prendre les grands moyens pour diminuer ses coûts d\u2019exploitation afin de retrouver la rentabil ité.Entre autres choses, se libérer d\u2019ententes contractuelles contraignantes datant d\u2019une autre époque, nauséabondes pour les actionnaires et astreignantes à des fins administratives À l \u2019 impossible nul n\u2019est tenu, dit l\u2019adage.Par extension, en état de survie, nul n\u2019est tenu à ses engagements.N\u2019était-ce pas le cas d\u2019Air Canada en situation financière très précaire au moment de larguer Aveos ?D\u2019ailleurs, pour certains analystes, le pronostic de phase terminale sur Air Canada demeure pertinent.Pour comparaisons, rappelons que, à la suite de sa faillite, GM a été dégagé d\u2019importants engagements envers ses retraités.Décidément, pour la survie d\u2019Air Canada et autres, les centrales syndicales devront accepter le fait qu\u2019elles n\u2019ont plus le monopole sur les relations de travail dans un secteur d\u2019activité donné.Également réaliser, que dans un contexte de mondialisation, la concurrence ne vient plus du village voisin, mais de continents lointains.Enfin bref, les syndicats devront revoir leurs points de comparaisons dans les négociations au risque de disparaître eux-mêmes, faute de syndiqués.Fernand Lavigne Le 2 avril 2016 FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET L I B R E O P I N I O N PRIMAIRES AMÉRICAINES Le Wisconsin et les raisins de la colère S J E A N - P H I L I P P E W A R R E N Professeur à l\u2019Université Concordia T rès vite après l\u2019élection de Jean Lesage, l\u2019expression « Révolution tranquille » s\u2019est répandue pour désigner les bouleversements qui secouaient la société québécoise.Lors du 3e Congrès des Affaires canadiennes tenu en novembre 1963, le politologue Guy Bourassa déclarait ainsi que « parler de révolution tranquille au Québec est devenu un slogan, presque une mode».Mais qui donc a utilisé pour la première fois cette locution ?Certains chercheurs renvoient à un article du Globe and Mail ou du Montreal Star dans lequel serait apparue pour la première fois l\u2019expression anglaise.Cependant, personne n\u2019est en mesure d\u2019en donner la source exacte.On ne s\u2019est pas aperçu que, en fait, l\u2019expression «quiet revolution» était d\u2019usage courant en anglais dans les journaux nord-américains de l\u2019époque.Le terme était si familier que l\u2019on parlait de « quiet revolution » pour évoquer des changements rapides dans des domaines aussi variés que les habitudes culinaires des ménages américains, les méthodes de soins pour les patients atteints de maladies mentales, l\u2019intégration des étudiants noirs des États-Unis dans les anciens campus ségrégationnistes, la conversion de la planète en un village global, la fabrication du verre, les méthodes d\u2019écoute électronique ou la transformation des clubs politiques qui acceptaient désormais de substituer aux beignets et au café des sandwichs et de la bière.La locution envahissait même la publicité.Partout dans le monde De manière encore plus révélatrice, de nombreuses tentatives de rénovation nationale de par le monde étaient qualifiées de « quiet revolution ».Par exemple, en 1960, le Jerusalem Post s\u2019intéressait à « Bourguiba\u2019s Quiet Revolution », le président tunisien ayant choisi de rendre le jeûne du ramadan optionnel afin de ne pas nuire à l\u2019industrie et au commerce.D\u2019autres journaux décrivaient au même moment des « quiet revolutions » au Soudan, au Bhoutan, au Pakistan ou encore en Côte d\u2019Ivoire.Ce que ces textes avaient en commun, c\u2019était de lier ces multiples révolutions tranquilles à une volonté de s\u2019attaquer aux traditions ancestrales et de chercher à arracher les pays ou régions concernés à la misère et à l\u2019ignorance.On se réjouissait notamment que le Japon, réalisant sa propre « révolution tranquille », ait réussi à se sortir de son ancienne gangue médiévale afin d\u2019embrasser un programme de réformes sociales.De même, le Programme de développement communautaire mis sur pied en Inde devait, disait-on, assurer le développement économique et social du pays en extirpant les vieilles méthodes d\u2019agriculture et les superstitions religieuses.Ce qu\u2019il faut réaliser, c\u2019est que la «quiet revolution» du Québec faisait écho à toute une série de tentatives de relèvement national de par le monde.Les réformes du gouvernement libéral provincial prenaient place dans un contexte de bouleversement planétaire.Les années soixante ont, en effet, correspondu un peu partout à une période de profonde remise en cause des anciennes manières de faire dans les sphères politiques, économiques et culturelles.Originalité et normalité Pourquoi donc, alors, avoir fait de l\u2019expression « Révolution tranquille » une marque unique de la société québécoise ?On peut croire que cela tient à l\u2019ambivalence même du terme.En effet, il y a dans la pérennité de l\u2019expression « Révolution tranquille » quelque chose de réconfortant, et pour les tenants de la normalité et pour les partisans de l\u2019exceptionnalité du Québec.D\u2019une part, on peut avancer que, sans le reconnaître, les Québécois n\u2019ont fait que récupérer pour eux-mêmes un concept qui était dans l\u2019air du temps et qui ser vait déjà à qualifier toute une pléiade de plans de réforme en Asie, en Afrique et en Amérique latine.Il existait au tournant des années 1960 des révolutions tranquilles un peu par tout, et celles-ci cherchaient, dans l\u2019ensemble, à remplacer chez des peuples en voie de développement des pratiques et des croyances désormais dépassées.Le Québec était embarqué dans une modernité qui ne connaissait pas de frontières.D\u2019autre par t, on pouvait légitimer l\u2019idée qu\u2019il s\u2019était tout de même passé au Québec quelque chose de profondément dif férent d\u2019ailleurs.La spécificité de l\u2019expression utilisée pour décrire les changements des années 1960 renvoyait ainsi à une caractéristique idiosyncrasique de la nation québécoise.Au contraire des grandes nations qui avaient connu des révolutions tout cour t (que l\u2019on pense aux Révolutions américaine, française, glorieuse ou de 1917), les Québécois avaient connu une « évolution bruyante ».Banale et originale : cette ambivalence des interprétations assure, encore aujourd\u2019hui, le succès de l\u2019appellation «Révolution tranquille ».D\u2019où vient l\u2019expression Révolution tranquille ?GUY TAILLEFER L E D E V O I R , L E L U N D I 4 A V R I L 2 0 1 6 A 7 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michaël Monnier et Olivier Zuida (recher- chistes photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives), Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Mélisande Simard (adjointe par intérim), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Filion et Kevin McKissock.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Florentina Draghici et Xavier Pigeon (par intérim).L ors d\u2019un récent séjour en République dominicaine, j\u2019ai beaucoup réfléchi à la «globalisation», concept très discuté dans la campagne présidentielle actuelle.Santo Domingo, la capitale, était la première ville européenne du Nouveau Monde \u2014 la réalisation des ambitions globales de Christophe Colomb et de la monarchie espagnole \u2014, et m\u2019y retrouver m\u2019a poussé à analyser le discours franchement anti- mondialiste qui domine le débat entre les candidats principaux.Donald Trump dénonce presque tout ce qui vient de l\u2019étranger (à part, bien sûr, son épouse, Melania).Des accords de libre-échange négociés par des « idiots» aux dépens de l\u2019Amérique aux sournois immigrants mexicains qui piratent nos emplois, en passant par les nombreuses bêtises militaires outre-mer commises par des gouvernements républicains comme démocrates, le milliardaire de l\u2019immobilier peint un portrait affreux des territoires en dehors de nos frontières.«Nous vivons dans un monde très brutal», a-t-il déclaré mardi dernier à Anderson Cooper, de CNN.«Regardez ce que le monde nous fait à tous les niveaux, soit dans le domaine militaire, soit dans celui du commerce\u2026 Le monde profite des États-Unis, et cela nous conduit littéralement à devenir une nation du tiers-monde.» Trump voudrait donc se retirer de ce monde méchant, qui persécute l\u2019Amérique innocente, et ériger des barrages.«Nous sommes un pays pauvre maintenant.» Globalement, Bernie Sanders aurait moins la frousse.Son frère aîné a émigré en Angleterre.Bernie parle souvent de ses racines polonaises.Mais Sanders peste, lui aussi, contre le libre- échange et l\u2019invasion de l\u2019Irak, bien qu\u2019il sympathise plus que Trump avec « l\u2019autre».Tous les deux affirment leur détermination à rebâtir une Amérique affaiblie par des relations malsaines avec l\u2019extérieur.Dieu sait que je suis dégoûté par les ravages de la mondialisation à l\u2019américaine: la guerre du Vietnam; l\u2019ALENA ; l\u2019invasion de l\u2019Irak ; le renversement de Kadhafi ; la guerre quasi permanente en Afghanistan, etc.Depuis la Deuxième Guerre mondiale, il est dif ficile de parler d\u2019une seule vraie réussite dans la politique étrangère de Washington (c\u2019est Gorbatchev, et non pas Reagan, qui a «gagné» la guerre froide).Le berceau de la mondialisation Cependant, la beauté du quartier colonial de Santo Domingo me fait hésiter dans mes critiques.La cathédrale, un mélange de styles gothique et plateresque, est remarquable .Comme les petites rues et ruelles verdoyantes, les jolies places tranquilles à l\u2019ombre, l\u2019agréable architecture des immeubles coloniaux toujours habités et vivants après des siècles.On pourrait y flâner pendant des heures.Mais attendez.N\u2019est-ce pas la création d\u2019Espagnols «mondialistes» dont la cruauté est légendaire?Au fait, n\u2019est-ce pas le berceau de la mondialisation meurtrière de l\u2019Occident moderne?De nos jours, c\u2019est la mode de traiter de génocide l\u2019arrivée de Christophe Colomb et plus tard de son frère, Bartholomé, sur l\u2019île d\u2019Hispaniola.Lorsque je me suis promené le long de La Calle Las Damas, j\u2019ai senti la présence de ces premiers conquistadors d\u2019origine italienne et des architectes et dessinateurs qui les ont accompagnés.D\u2019après mon guide touristique, parcourir cette rue, c\u2019est «retracer les démarches des premiers explorateurs espagnols, qui ont utilisé Santo Domingo comme base pour la conquête de l\u2019Amérique latine».Mais aussi pour la quasi-extinction des indigènes, notamment la tribu des Taïnos, qui a disparu à Hispaniola après avoir subi l\u2019esclavage, des viols et une épidémie de petite vérole en 1518.Voilà de vrais innocents massacrés par «la mission civilisatrice» d\u2019un monde à la recherche d\u2019or et d\u2019âmes pour enrichir l\u2019aristocratie de Madrid et le souverain pontife de Rome.Le paradoxe de ce joli quartier de Santo Domingo construit sur les cadavres indigènes me fait penser aux grandes villes mexicaines le long du Rio Grande, gonflées par l\u2019ALENA, débordant d\u2019usines et d\u2019ouvriers mal rémunérés et hébergés, eux aussi victimes des aventuriers occidentaux.Pas autant de cadavres, rues toujours ornées de quelques beaux édifices, mais quand même souffrant de dégâts considérables.Selon John Gray, grand critique anglais du libre-échange, « l\u2019actuel projet d\u2019un seul marché global est la mission universelle de l\u2019Amérique cooptée par son ascendance néo-conservatrice\u2026 le marché libre a remplacé [une] tradition américaine libérale » autrefois «généreuse et noble ».Aujourd\u2019hui, l\u2019homme d\u2019affaires américain part à l\u2019étranger non pas dans le but de convertir les païens, mais afin de les faire travailler bon marché.Cela est une agression contre le monde.Trump a l\u2019intelligence brute de le comprendre, mais, isolé par l\u2019argent dont il a hérité, cloîtré dans sa tour hideuse, il n\u2019est pas vraiment un homme du monde.Si les petites gens voient en lui un messie, alors que le Seigneur les garde.John R.MacArthur est éditeur de Harper\u2019s Magazine.Sa chronique revient le premier lundi de chaque mois.Le Nouveau Monde JOHN R.MACARTHUR T O L G A B I L E N E R Enseignant-chercheur à l\u2019Université Galatasaray d\u2019Istanbul vec près de cinq millions de personnes maintenant en dehors de leur pays, les Syriens sont devenus la plus récente diaspora.Admettre ce fait peut être une première étape pour les aider.Cependant, la communauté internationale manque toujours de réponses solides sur la façon de faire face à cette épreuve.Depuis début 2015, plus d\u2019un million de migrants ont traversé la mer Égée pour atteindre les côtes grecques, et beaucoup d\u2019autres pourraient faire la même chose dans un avenir proche : la Turquie héberge déjà 2,7 millions de Syriens, et seulement 300 000 d\u2019entre eux se trouvent dans des camps de réfugiés.Il est évident que la plupart n\u2019ont pas l\u2019intention de passer le reste de leur vie dans ce pays.L\u2019Union européenne et la Turquie négociaient depuis un certain temps pour évaluer la situation et, le 18 mars dernier, elles ont annoncé un accord provisoire.Selon celui-ci, tous les migrants arrivant en Grèce seront renvoyés vers la Turquie.En échange, pour chaque Syrien expulsé de cette manière, un Syrien se trouvant déjà en Turquie sera légalement reçu en Europe, mais avec un nombre plafonné à 72 000.De sérieux doutes subsistent quant à la mise en œuvre de cet accord, car il existe des défis logistiques énormes à relever.Comment renvoyer des dizaines de milliers de personnes ?Où leur donner un abri ?Comment les garder en Turquie contre leur gré ?En outre, l\u2019accord concerne strictement les Syriens et ne dit rien sur les migrants irakiens ou afghans qui fuient également en grand nombre vers l\u2019Europe à travers la Turquie.L\u2019accord soulève également des préoccupations juridiques et humanitaires.Un certain nombre d\u2019organisations internationales et ONG \u2014 y compris l\u2019Agence des Nations unies pour les Réfugiés et Amnesty International \u2014 laissent entendre que le refoulement systématique des réfugiés viole le droit international et surtout le droit de demander l\u2019asile.Certains organismes, tels que Médecins sans Frontières, ont déjà suspendu leurs activités sur les îles grecques afin de protester contre cet accord.Facteur de déstabilisation Ces migrants traversant la Turquie, qui ont peu de choses à perdre et qui restent déterminés à atteindre des endroits plus sûrs, vont-ils être dissuadés par un tel accord ?Si ce plan marche \u2014 et c\u2019est un grand si \u2014, ces gens désespérés peuvent se tourner vers des chemins potentiellement plus dangereux, via la Bulgarie, ou même à travers la mer Noire vers la Roumanie et l\u2019Ukraine.Sans oublier la route libyenne.De plus, la mise en œuvre de l\u2019accord requiert une confiance mutuelle entre l\u2019UE et la Turquie, mais aucune des deux parties ne semble croire sincèrement que l\u2019autre pourrait appliquer l\u2019accord à la lettre.L\u2019UE a promis 3 milliards d\u2019euros (4,4 milliards $CAN) à la Turquie, pour financer des projets visant à aider les réfugiés.La Turquie réclame déjà le double de cette somme.Par ailleurs, Ankara tente d\u2019utiliser cette occasion comme un levier dans son processus d\u2019adhésion à l\u2019UE.Sinon, comment expliquer le fait que la libéralisation du régime de visas pour les Turcs dans l\u2019espace Schengen, ou l\u2019accélération des négociations d\u2019adhésion font partie de cet accord, des sujets qui n\u2019ont rien à voir avec la question des réfugiés.Énorme défi Il faut admettre que la Turquie fait face à un défi énorme quand on pense au nombre de Syriens qu\u2019elle doit héberger.Plus longtemps ils restent, moins ils seront susceptibles de quitter le pays un jour.À long terme, est-ce un facteur supplémentaire de déstabilisation pour un pays qui n\u2019en a pas vraiment besoin?Il est déplorable de constater que, cinq ans après le début de la guerre civile en Syrie, l\u2019UE hésite encore à élaborer un plan d\u2019accueil ambitieux, car cela représente un poids administratif et financier conséquent et, surtout, nécessite une volonté politique commune.Quels que soient les coûts politiques et économiques, ne reste-t-il plus de valeurs humaines qui méritent d\u2019être respectées?Un programme d\u2019accueil massif serait une façon plus humanitaire pour faire face à ce drame, car les réfugiés sauront alors qu\u2019ils obtiendront un passage sûr vers l\u2019Occident, sans risquer leurs vies dans les mers ou bien sans avoir à payer des sommes énormes à des trafiquants.Par ailleurs, les gouvernements européens auront la possibilité de coordonner quand ces gens arriveront et où exactement ils vont s\u2019installer.Cela dit, repérer les individus qui pourraient représenter une menace potentielle resterait toujours difficile.Le programme d \u2019accueil du Canada, par exemple, a été plutôt mieux géré.Il a permis au pays de se préparer à l\u2019arrivée des migrants \u2014 même si les 25 000 personnes que le gouvernement Trudeau a promis de recevoir ne représentent qu\u2019une goutte d\u2019eau dans l\u2019océan.Il est difficile de prédire quand la Syrie sera suffisamment stabilisée pour que son peuple puisse envisager de rentrer.La crise des réfugiés, cependant, était prévisible.Pourtant, la communauté internationale, qui a sa part de responsabilité dans ce que la Syrie est devenue aujourd\u2019hui, semble échouer à ce test.RÉFUGIÉS SYRIENS L\u2019accord Turquie-UE marchera-t-il ?R É A L P E L L E T I E R Journaliste à la retraite e maire de Québec est par ti en chasse d\u2019une agglomération étrangère avec qui il partagerait les Jeux d\u2019hiver de 2026.Le cas de Whistler paraît tout à fait far felu.La mairesse de Whistler, Mme Nancy Wilhelm-Morden, se trouve évidemment tout à fait flattée de la suggestion que vient de faire le maire Labeaume.Elle tient le raisonnement suivant : les Jeux sont une affaire de télévision.«Cela importe peu d\u2019où les compétitions sont filmées.» Il est vrai que les téléspectateurs ne subiraient pas le choc du décalage horaire en passant de Québec à Whistler ou vice-versa, ce qui n\u2019est pas le cas cependant des athlètes, pour peu qu\u2019ils doivent partager leurs performances entre les deux villes.Sous ce rapport, l\u2019hypothèse de partager des Jeux avec Lake Placid est beaucoup plus intéressante.Mais il faudrait tenir compte de l\u2019infinité de mesures de sécurité que voudraient appliquer les Américains dans ce genre d\u2019exercice international commun.Et les Américains, se révélant voraces, voudraient assumer la part des Jeux qui coûtent le moins cher et qui rapportent le plus.Dans l\u2019intervalle, le Québec raterait l\u2019occasion de faire des Jeux entièrement québécois, en investissant massivement dans un programme de développement des sports d\u2019hiver dans les Chic-Chocs.Il conviendrait d\u2019explorer si, techniquement, il y a moyen de répondre sous ce rapport aux exigences du CIO.Ce que l\u2019on sait des Chics- Chocs, c\u2019est que c\u2019est une collection de 25 sommets qui atteignent les 1000 mètres et plus, avec le mont Jacques- Car tier, qui fait 1270 mètres.Pour avoir aperçu du sommet du mont Logan le golfe Saint-Laurent, je dois dire que la vue est de là imprenable.Programme de développement pour la Gaspésie Peut-être y aurait-il moyen de découper dans cet ensemble un espace particulièrement propice à la tenue des Jeux.Les Chic-Chocs ne sont pas les Alpes, bien sûr, mais ce massif offre probablement une densité de neige qu\u2019envieraient Whistler, Lake Placid, voire une part croissante des Alpes certains hivers.On a déjà dit, à l \u2019époque de l\u2019amorce de la Révolution tranquille, qu\u2019on pourrait imaginer des glisses de ski pouvant fonctionner six mois par année, avec des pentes pouvant atteindre les cinq milles (huit kilomètres).Un aménagement de JO dans les Chic-Chocs constituerait le plus important programme de développement qu\u2019a connu la Gaspésie.L\u2019aéroport de Matane agrandi servirait ce développement pourvu qu\u2019un grand lien routier soit établi entre l\u2019aéroport de Matane et les Chic-Chocs.Il faut se rappeler que les sports d\u2019hiver au Québec dans son ensemble éprouvent de sérieux problèmes climatiques, tous les centres de la Montérégie et du Nord des États-Unis jouxtant le Québec paraissant avoir fonctionné à perte cette année.Il n\u2019est guère probable que les conditions climatiques se révèlent plus intéressantes dans les décennies à venir.Ce qui est beaucoup moins le cas des Chic-Chocs, une région qui paraît promise à la densité hivernale la plus enviable de l \u2019ensemble du Québec.Ces jeux Québec\u2013Chic-Chocs, rigoureusement québécois, constitueraient un outil de maintien de développement économique des spor ts d\u2019hiver ici, assureraient des masses d\u2019emploi importantes en Gaspésie, et projetteraient dans le monde l\u2019image d\u2019un Québec dynamique, capable de belle imagination en ce monde confronté à une baisse générale des accès aux sports d\u2019hiver.Peut-être les Chic-Chocs deviendraient-ils une région dominante de spor ts d \u2019hiver dans le monde.Même Whistler \u2014 c\u2019est connu \u2014 n\u2019échappe pas à la rareté de neige certaines années, et cela ne devrait pas s\u2019améliorer d\u2019ici 2026.Pourquoi pas des Jeux olympiques d\u2019hiver Québec\u2013Chic-Chocs ?LOUISA GOULIAMAKI AGENCE FRANCE-PRESSE En vertu de l\u2019entente entre l\u2019Union européenne et la Turquie, les réfugiés arrivés après le 20 mars sont acheminés dans des centres créés dans les îles de la mer Égée, comme à Chios.Il est déplorable de constater que, cinq ans après le début de la guerre civile en Syrie, l\u2019UE hésite encore à élaborer un plan d\u2019accueil ambitieux Les Chic- Chocs sont une collection de 25 sommets qui atteignent les 1000 mètres et plus, avec le mont Jacques- Cartier qui fait 1270 mètres L A L E D E V O I R , L E L U N D I 4 A V R I L 2 0 1 6 A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S que ce genre de repor tage, fondé sur des amalgames non vérifiés, entache ma réputation et remette en question l\u2019honnêteté avec laquelle j\u2019exerce mes fonctions depuis toujours.» Et Philippe Couillard ne doute pas de la sincérité de son ministre, même s\u2019il a pris près de 48 heures avant de se por ter à sa défense .« Ma confiance en lui n\u2019est pas diminuée par les événements des derniers jours », a-t-il indiqué après les funérailles de Claire Kirkland-Casgrain, samedi.Il a alors comparé le retrait de M.Hamad à un « congé de maladie, parce qu\u2019il n\u2019est pas coupable de quoi que ce soit ».M.Hamad pourra d\u2019ailleurs continuer à toucher son salaire de ministre et à bénéficier des avantages inhérents à cette fonction pendant que le commissaire enquêtera.Pas de sanction Bernard Drainville est loin d\u2019avoir été rassuré par la sortie de M.Hamad et M.Couil- lard.«On sent plutôt un endossement, comme si le premier ministre passait l\u2019éponge avant même que le Commissaire ait commencé son enquête.J\u2019ai l\u2019impression que l\u2019amitié de Philippe Couillard pour Sam Hamad prend le dessus sur la recherche de la vérité et sur l\u2019intérêt public.» Selon M.Drainville, « M.Couillard paraît mal à l\u2019aise à chaque rendez-vous avec l\u2019éthique et l\u2019intégrité.Il a de la difficulté à prendre ses distances d\u2019avec l\u2019héritage des années Charest », que l\u2019arrestation de l\u2019ex-ministre Nathalie Norman- deau a ramené à l\u2019avant-plan.Le député maintient que l\u2019Unité permanente anticorrup- tion (UPAC) devrait faire enquête sur les allégations contenues dans le reportage d\u2019Enquête.Les courriels dévoilés par Radio-Canada montrent que le ministre Hamad était une source d\u2019information stratégique pour son «ami» Marc- Yvan Côté.Il lui aurait fourni des renseignements sur l\u2019évolution des demandes de subventions et de prêt de l\u2019entreprise pour laquelle M.Côté travaillait.Ce dernier s\u2019activait par ailleurs à faire du financement politique pour M.Hamad.« Les faits sont accablants, pense Bernard Drainville.Il y a apparence de trafic d\u2019influence.» Pour le chef caquiste François Legault, l\u2019attitude de Philippe Couillard dans le dossier Hamad témoigne d\u2019un « grand manque de jugement.Il ne semble pas comprendre qu\u2019en réitérant sa confiance en Sam Ha- mad, il accroît le cynisme de la population à l\u2019égard du Parti libéral, mais aussi de la classe politique», dit-il en faisant référence à un sondage Léger publié par Le Devoir il y a dix jours.On y apprenait que 72 % des gens croient que la corruption est un « phénomène répandu au Québec », qu\u2019une personne sur trois croit qu\u2019une « majorité » de politiciens est cor rompue, et que huit personnes sur dix ont « peu ou pas confiance du tout » envers les « politiciens en général ».Dans le dossier Ha- mad, « M.Couillard prend les choses beaucoup trop à la légère», estime M.Legault .« C\u2019est une évidence qui échappe à MM.Hamad et Couillard qu\u2019un ministre ne devrait pas avoir de lien professionnel avec Marc-Yvan Côté, qui a été banni à vie du Parti libéral du Canada en 2005 [après avoir reconnu devant la commission Gomer y qu \u2019 il avait remis de l\u2019argent comptant à des candidats libéraux pour leurs dépenses électorales en 1997]», pense-t-il.Nettoyer le cabinet Pour Amir Khadir, de Québec solidaire, Philippe Couil- lard a « été très malhabile » dans sa gestion de l\u2019affaire Ha- mad.« Je lui suggère d\u2019arrêter le déni et d\u2019admettre qu\u2019il y a un grand problème qui ne se résume pas à Sam Hamad.C\u2019est un problème d\u2019ensemble, un problème d\u2019équipe \u2014 parce qu\u2019il y a d\u2019autres ministres à 100 000 $ au sein du cabinet.Au lieu de nous imposer le supplice de la goutte semaine après semaine, il devrait nettoyer son cabinet, sa députation et son parti.» Ce qui veut dire?«Vous avez besoin d\u2019un nom ?C\u2019est accablant, ce que je vais dire, mais c\u2019est réel : Jean-Marc Fournier était [vice-président] au service de SNC-Lavalin à un moment où le gouvernement libéral a donné des contrats de plusieurs milliards pour des projets liés à SNC, et cela, dans un contexte où le Québec était gouverné par un parti dont les ministres [devaient amasser 100 000 $ pour les caisses du parti et] devaient retourner des ascenseurs », répond Amir Khadir.« Jusqu\u2019à ce que les doutes soient dissipés par M.Fournier [qui n\u2019est visé par aucune enquête], il faut que le premier ministre le mette de côté, dit-il.C\u2019est un exemple.Si M.Couil- lard veut que quelque chose change dans la perception du PLQ, ça ne peut se résumer à Sam Hamad.» Le chef pé - quiste, Pierre Karl Péladeau, a lui aussi rappelé récemment les liens de M.Fournier avec SNC en marge d\u2019un débat sur l\u2019éthique.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 HAMAD Un sondage Léger commandé par la Coalition avenir Québec (CAQ) et dévoilé dimanche indique que les Québécois portent un jugement sévère sur la dernière décennie d\u2019action politique.Dans les dix dernières années, les gens estiment que le temps d\u2019attente dans les urgences a augmenté (54%); que la qualité des services offerts dans les écoles s\u2019est détériorée (61%); que la situation économique du Québec a subi le même sort (68%); que les impôts et les taxes ont augmenté plus vite que les revenus (69%); et que la situation de la langue française s\u2019est détériorée (51%).Au final, moins de 10% des répondants ont vu des améliorations quelque part.Pour le chef de la CAQ, François Legault, c\u2019est la preuve que la «dernière décennie a été un véritable gâchis sur le plan politique».Il remarque que, malgré ce bilan négatif, le Parti libéral du Québec continue de mener dans les sondages.«C\u2019est pour une seule raison, dit-il : la question nationale.Et c\u2019est notre défi, à la CAQ, de dire à la population qu\u2019il y a une autre alternative constitutionnelle que celles du Parti québécois et des libéraux, si on veut briser le monopole libéral [sur le pouvoir] », dit-il.Sortir du «monopole libéral», façon CAQ nistres ne sont pas à l\u2019aise avec certains aspects [du document]».M.Lebel partage également ses impressions sur un certain nombre des ministres ayant accompagné « Madame » au pouvoir.Parfois, il laisse même entrevoir celles de Mme Marois.Dans cet esprit, il rapporte un tête-à-tête entre son «amie» Marie Malavoy et elle, et ce, seulement à quelques minutes du déclenchement de la campagne électorale de 2014.« Elle estime qu\u2019elle ne s\u2019est pas investie suf fisamment dans son rôle à l\u2019Éducation.\u201cSi tu te présentes, tu ne seras pas ministre\u201d [lui a-t-elle dit].» La formation du Conseil des ministres avait été, 18 mois plus tôt, une opération dif ficile.Yves-François Blanchet avait « violemment réagi » à sa nomination comme whip, « une députée a refusé net le poste qui lui était of fer t, alors qu\u2019un autre a fait savoir que, s\u2019il n\u2019accédait pas au Conseil, cela constituerait un affront à la nation tout entière ! », rappelle Dominique Lebel.Par la suite, la première ministre s\u2019est notamment « inqui[étée] à voix haute du moral » de Véronique Hivon, qui «se voyait ministre à part entière».La députée de Joliette « semble manquer par fois de réflexes politiques, [mais] elle est une excellente plaideuse et sa crédibilité se bâtit de belle façon», juge M.Lebel.Martine Ouellet « est une battante qui défend ses idées jusqu\u2019à l\u2019extrême limite ».«Elle ne lâche jamais.Il y a quelque chose d\u2019à la fois exaspérant et attachant chez elle », estime l\u2019ancien bras droit de Mme Marois, qui a travaillé étroitement avec la députée de Vachon lors de la révision du régime minier.Pour sa part, Jean-François Lisée « a une conscience aiguë de sa valeur qui le place au-dessus de la mêlée», tandis que Bernard Drainville s\u2019est «démarqué par ce côté Don Quichotte qui lui a d\u2019ailleurs valu quelques ennuis avec ses collègues».«C\u2019est que Drainville a bien de la dif ficulté à ne pas faire savoir ce qu\u2019il pense», écrit Dominique Lebel.Anticosti : « le plus grand secret» L\u2019ex-conseiller politique souligne à gros traits dans son « journal politique » l\u2019« obsession » de l\u2019ex-première ministre Pauline Marois pour la croissance économique, notamment au moyen de l\u2019électrification des transports.Il expose les coulisses de la participation du gouvernement du Québec dans une coentreprise, notamment avec Pétrolia, en vue de l\u2019exploration de réserves d\u2019hydrocarbures sur l\u2019île d\u2019Anticosti.Le projet est «piloté dans le plus grand secret par le ministère du conseil exécutif» jusqu\u2019à l\u2019annonce de la décision sur la prise de participations du gouvernement dans Hydrocarbures Anticosti au Conseil des ministres le mercredi 12 février 2014.«Les ministres sont soufflés.[\u2026] Ils sont médusés par l\u2019audace de Madame», écrit M.Lebel.L\u2019ex-conseiller politique énumère aussi dans son ouvrage quelques obstacles à la convergence des forces indépendantistes éparpillées au Parti québécois, à Québec solidaire et à Option nationale.À ses yeux, «Québec solidaire et Option nationale tiennent un discours d\u2019ouverture sur la place publique, mais dans la réalité c\u2019est tout le contraire».Au pouvoir, Pauline Ma- rois a dit trouver «dif ficile de se rapprocher d\u2019un parti qui prône la décroissance [comme QS]», mais a indiqué à un moment être «prête à tout pour que Jean-Martin Aussant revienne au Parti québécois », se souvient-il.Par ailleurs, le ministre Pierre Duchesne \u2014 aujourd\u2019hui directeur de cabinet du chef péquiste Pierre Karl Péla- deau \u2014 nourrissait la « grande obsession » d\u2019« attirer ce nouveau par ti indépendantiste [c\u2019est-à-dire ON] vers le Parti québécois».M.Lebel revient évidemment sur la tragédie de Lac-Mégantic : Mme Marois a « rassembl[é], apais[é] ».« Elle est première ministre.Peut- être pour la première fois », écrit-il.Il parsème également son réc it au sommet de l \u2019État d\u2019anecdotes, parfois instructives, parfois amusantes.Par exemple, une députée « insiste » pour apparemment discuter d\u2019« enjeux importants » avec la chef du gouvernement.Elle est finalement reçue par Mm e Marois le jeudi 14 mars 2013.« Après cinq minutes, je n\u2019en peux plus ! [\u2026] \u201cIl faut parler des choses importantes comme le ginseng, les champignons et l\u2019ail des bois.\u201d Madame écoute avec son calme et son empathie habituels.» Dominique Lebel relate une rencontre avec le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, Gaétan Barrette, durant laquelle la direction du Centre hospitalier de l \u2019Université de Montréal lui est offerte, sans oublier un échange « direct » avec le dirigeant de Power Corporation, Paul Des- marais fils, qui se décrit comme un « nationaliste canadien-français autant que le plus grand des séparatistes ».Son récit prend fin abruptement avec l\u2019« humiliation totale » infligée par l\u2019électorat à Pauline Marois le lundi 7 avril 2014.Dominique Lebel est aujourd\u2019hui membre de l\u2019équipe de direction du développeur de jeux vidéo Behavior Interactif.Le Devoir DANS L\u2019INTIMITÉ DU POUVOIR : JOURNAL POLITIQUE 2012-1014 Dominique Lebel Éditions du Boréal Sortie: 5 avril 2016, 440 pages SUITE DE LA PAGE 1 MAROIS JACQUES NADEAU LE DEVOIR «Il ne semble pas comprendre qu\u2019en réitérant sa confiance en Sam Hamad, il accroît le cynisme de la population à l\u2019égard du Parti libéral, mais aussi de la classe politique» Dominique Lebel en cinq dates 1994 Le jeune diplômé en histoire siège à l\u2019exécutif national de l\u2019aile jeunesse du PQ.1998 Il met le cap vers Québec pour travailler auprès des ministres péquistes Pauline Marois et Gilles Baril.2001 Il arrive chez Cossette, où il restera neuf années, dont les trois dernières comme responsable des bureaux de Québec et de Montréal.2012 Il est invité par la nouvelle première ministre Pauline Marois à devenir son directeur de cabinet adjoint.2014 Il rejoint l\u2019équipe de direction du développeur de jeux vidéo Behaviour Interactif.Parmi les médias par te- naires connus, on compte Le Monde, la BBC et The Guardian .Au Canada, seuls CBC/Radio-Canada et le Toronto Star ont eu accès aux données.Celles-ci concernent les documents internes de Mossack Fonseca, un cabinet d\u2019avocats établi au Panama.Fondée par l\u2019Allemand Jürgen Mossack, la firme a des bureaux un peu partout sur la planète et figure parmi les plus impor tants créateurs de sociétés fictives au monde, selon le Süddeut- sche Zeitung.L\u2019ICIJ a précisé que les documents comprenaient des courriels, des feuilles de calculs f inanc iers, des passeports et des dossiers d\u2019entreprises montrant comment de richissimes clients ont eu recours à des banques, à des cabinets d \u2019avocats et à des sociétés fictives pour dissimuler leurs avoirs .L\u2019organisme a par ailleurs annoncé qu\u2019il publierait la liste complète des entreprises et des particuliers visés au début du mois prochain.Personnalités connues Le portrait est renversant : plus de 214 000 sociétés étrangères ont été créées ou administrées par Mossack Fonseca entre 1977, année de fondation du cabinet, et 2015.Le tout dans 21 paradis fiscaux dif fé- rents, au profit de clients provenant de quelque 200 pays et territoires.Ces clients proviennent des quatre coins de la planète et sont dans cer tains cas bien connus : des proches du président chinois, Xi Jinping, des personnes provenant du cercle rapproché du président russe, Vladimir Poutine, le premier ministre islandais, Sigmundur David Gunnlaugsson, et les étoiles du soccer international d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui Michel Platini et Lionel Messi apparaissent notamment dans les documents.Selon la compilation ef fec- tuée par Le Monde, 12 chefs d\u2019État \u2014 dont 6 en activité \u2014 et 128 dirigeants politiques ou hauts fonctionnaires ont eu recours aux sociétés décrites dans les « Panama Papers ».Parmi les personnes visées, on compte 29 des 500 personnes les plus riches du monde.Selon Radio-Canada, aucune personnalité canadienne de « premier plan » n \u2019apparaît dans les documents.On y décèle toutefois la présence d \u2019 institutions financières connues, comme la Banque Royale du Canada (RBC), qui aurait créé plus de 370 socié- tés-écrans, surtout au Panama et aux îles V ierges britanniques.Une porte-parole de la RBC a réagi en indiquant que la banque avait mis en place des processus pour détecter l\u2019évasion fiscale et qu\u2019elle procédait aux vérifications qui s\u2019imposent auprès de chacun de ses clients.L\u2019ampleur de l\u2019évitement Dans une déclaration obtenue par le dif fuseur public, le cabinet Mossack Fonseca a pour sa part indiqué qu\u2019il «n\u2019incite pas à commettre des actes illégaux ».« Vos allégations que nous fournissons des actionnaires et des structures dans le but de cacher l\u2019identité des vrais propriétaires sont complètement fausses», ajoute la firme.Les « Panama Papers » constituent une fuite d\u2019une ampleur inégalée, mais ce qu\u2019ils révèlent ne surprend pas les experts qui s\u2019intéressent à la question des paradis fiscaux.«Ce n\u2019est que la pointe de l\u2019iceberg, af firme André Lareau, professeur de droit à l\u2019Université Laval, spécialisé en fiscalité internationale.L\u2019utilisation des paradis fiscaux permet cette opacité qui facilite drôlement la tâche des voleurs fiscaux.Imaginez ce qui pourra être trouvé dans les autres paradis fiscaux.» Selon le philosophe Alain Deneault, auteur d\u2019Of fshore, paradis fiscaux et souveraineté criminelle, les révélations qui ont été faites dimanche et qui le seront dans les prochains jours ne feront que confirmer l\u2019ampleur du phénomène de l \u2019évitement fiscal.« Il s\u2019agit d\u2019un coup de sonde qui nous permet de voir à quel point des chefs d\u2019État, des hommes politiques à la retraite, de grands oligarques, des entreprises et de grandes figures du monde du spor t qui parviennent à contourner leurs obligations sociales, fiscales et légales.Ils y arrivent d\u2019une façon légalisée, mais cela ne respecte en rien la lettre de la loi», dit-il.« Si on veut s\u2019expliquer les budgets d\u2019austérité et les politiques ultralibérales que les populations essuient depuis des années, nous avons ici un élément important», poursuit-il.M.Deneault espère que les gouvernements parviendront à mettre sur pied des cadres légaux pour empêcher l\u2019évitement fiscal.Il incite par ailleurs le gouvernement libéral de Justin Trudeau «à revoir la pertinence » de l\u2019accord de libre-échange entre le Canada et le Panama, qui est entré en vigueur en 2013, puisque ce pays d\u2019Amérique centrale « est reconnu par tous les criminologues sérieux comme une lessiveuse de fonds provenant du narcotrafic.» « Le Canada doit loger des demandes de renseignements auprès des autorités du Panama à propos des contribuables Canadiens qui s\u2019y trouvent et élargir cette demande aux paradis fiscaux, une vingtaine, avec qui il a signé de tels accords», renchérit M.Lareau.Avec l\u2019Agence France-Presse et l\u2019Associated Press Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 PANAMA ISTOCK Vue de la capitale Panama City "]
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