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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2016-03-11, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I N o 5 3 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 1 M A R S 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S ?w w w .l e d e v o i r .c o m AUJOURD\u2019HUI Le Monde \u203a Groupe État islamique.Un registre de 22 000 recrues est dévoilé par Sky News.Page B 9 Annonces.B 6 Avis légaux.A 4 Décès.B 6 Grille télé.B 2 Météo.B 8 Motscroisés B 8 Sports .B 8 Sudoku.B 4 H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa L e gouvernement de Justin Trudeau jure qu\u2019il ne s\u2019agit que d\u2019une coïncidence, mais elle reste frappante : depuis son arrivée au pouvoir, le recours à l\u2019isolement cellulaire, qui faisait l \u2019objet de nombreuses critiques parce que trop répandu dans les prisons fédérales, a chuté de plus du tiers.Reste maintenant à savoir si le changement est réel ou seulement sur papier.La révélation est venue de la bouche de l\u2019enquêteur correctionnel du Canada, Howard Sa- pers.Le nombre de prisonniers fédéraux qui sont placés dans une cellule « de la taille d\u2019une salle de bain moyenne », 23 heures sur 24, est en nette diminution depuis l\u2019automne.Selon M.Sapers, il y en avait en moyenne 800 par jour et il n\u2019y en a plus que 500, pour une diminution de 37,5 %.« Ce que nous avons vu au cours de la dernière année est une diminution dramatique de la ségrégation et de l\u2019isolement répété », a indiqué M.Sapers dans la conférence de presse où il a présenté son rapport annuel.Si la donnée n\u2019est pas contenue dans le rapport déposé, c\u2019est que celui-ci porte sur l\u2019année 2014-2015 et que les changements sont survenus après.L\u2019enquêteur se réjouit de cette donnée car l\u2019isolement L\u2019isolement cellulaire en forte baisse au pays Ethan Hawke joue Chet Baker Page B 3 Josée Blanchette à la rencontre de l\u2019organiste de Kahnawake Page B 10 Des hommages et la musique de Bach aux funérailles du père Benoît Lacroix Page A 2 J É R Ô M E D E L G A D O L es plus fabuleuses épopées ne sont pas nécessairement les plus longues.Même que leur brièveté les rend plus précieuses.Prenez l\u2019histoire de L\u2019Actuelle : cette galerie d\u2019art abstrait, ou plus précisément d\u2019art non figuratif, fondée et dirigée par le peintre Guido Molinari, n\u2019a existé que deux ans, pile-poil, de mai 1955 à mai 1957.Mais elle a été un véritable carrefour, où même des vents contraires s\u2019y sont croisés.En comparaison de la galerie Agnès Lefort (1950- 1961), L\u2019Actuelle, moins conservatrice, respirait une grande liberté.Tout était possible.À un rythme d\u2019enfer : en 24 mois, 30 expositions ont été présentées.Soixante ans après sa courte vie, L\u2019Actuelle a encore des répercussions.En quête de tableaux pour raconter l\u2019histoire de la galerie dans le cadre de l\u2019exposition qu\u2019elle inaugurait jeudi, la Fondation Molinari a retrouvé une huile de Jean-Paul Riopelle, Aventure picaresque (1955), dont même la fille de l\u2019ar tiste avait perdu la trace.L\u2019ACTUELLE 1955-1957 Une aventure plus que picaresque Le maître de l\u2019abstraction au Canada, Guido Molinari, aura d\u2019abord été galeriste JACQUES NADEAU LE DEVOIR Gilles Daigneault, directeur de la Fondation Molinari, Lise Lamarche, historienne de l\u2019art, et Lisa Bouraly, coordonnatrice du projet L\u2019Actuelle, derrière une photo de Molinari dans son atelier PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE Le premier ministre Trudeau et le président Obama ont annoncé que les États-Unis et le Canada réduiront les émissions de méthane du secteur pétrolier et gazier de 40% à 45% par rapport aux niveaux de 2012, d\u2019ici 2025.M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa L es deux hommes s\u2019appelaient par leur prénom, saluaient le travail de l\u2019autre, ses qualités et son « intellect », et se taquinaient quant à savoir qui, du Canada ou des États-Unis, est le vrai champion du hockey.Barack Obama et Justin Trudeau exhibaient le parfait bonheur sur la pelouse de la Maison-Blanche.Mais outre cette étroite connivence, les deux hommes avaient peu à offrir à l\u2019issue de leur rencontre jeudi.Scène internationale, lutte contre le terrorisme, sécurité à la frontière, environnement, bois d\u2019œuvre ; les enjeux traditionnels ont tous été abordés par le président américain et le premier ministre canadien.Mais les deux hommes n\u2019avaient que de petites annonces à dévoiler.Pour le reste, Barack Obama et Justin Trudeau ont surtout martelé la « relation extraordinaire» et la bonne entente qui unissent les deux pays et leurs hommes d\u2019État.Car ce par tenariat, il ne « faut pas le tenir pour acquis », a noté le président américain sans pour autant taper ouvertement sur son homologue précédent, Stephen Harper \u2014 avec qui les relations s\u2019étaient détériorées avec le rejet du projet de pipeline Keystone XL.Cette relation doit être entretenue, et Ottawa et Washington doivent voir venir, ensemble, les grands enjeux qui pointent à l\u2019horizon.« Il est essentiel pour nous de travailler ensemble, parce que plus nous sommes en harmonie, plus nous pouvons fa- TRUDEAU-OBAMA Une bonne entente, mais des accords minces Au-delà de leur connivence naturelle, les deux chefs d\u2019État avaient peu à offrir VOIR PAGE A 10 : MOLINARI VOIR PAGE A 10 : PRISONS VOIR PAGE A 10 : TRUDEAU Lire aussi \u203a Prisons pour femmes.Le PQ interpelle Lise Thériault.Page A 3 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 1 M A R S 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 OSSIER MANUEL DE RECONSTRUCTION EN CAS D\u2019APOCALYPSE LIRE À THE CA SS O D N U AIN M DE ET ONDE L LA RINE DE ER I s en plusieurs tr è gr o pr v uels sa q a ux pr a v a soin po us be ions-no ur oirs a é?e s r ue uelq s et q ue tiq vili i tir une c ebâ ur r -philosophiq echnico xions t ?P siècle e u XXI tion a sa sue etit ABC CO LE ET LE UR O P STÉPHANE TE NTEX TE TEX .GEON AR LL AI B M A R C O F O R T I E R L a menace d\u2019éclatement de l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM) connaît un répit : l\u2019École des sciences de la gestion (ESG) a suspendu les démarches en vue de se séparer après la mise sur pied d\u2019un « vaste chantier » visant à accélérer la décentralisation des pouvoirs et des revenus au sein de l\u2019établissement.L\u2019administration du recteur Robert Proulx a mandaté jeudi deux expertes pour étudier les modèles de décentralisation ayant réussi dans d\u2019autres universités.Louise Dandurand et Hélène P.Tremblay, qui ont de longues feuilles de route dans le milieu universitaire, ont jusqu\u2019au mois de juin pour proposer un modèle viable pour l\u2019UQAM.L\u2019annonce de cette stratégie a réduit les tensions au sein de l\u2019université.L\u2019ESG, qui regroupe le tiers des étudiants et génère le quart des revenus de l\u2019UQAM, a indiqué en fin de journée qu\u2019elle suspend les démarches en vue de se séparer de l\u2019université.Le Comité de régie de l\u2019ESG renonce à tenir le référendum sur l\u2019indépendance de l\u2019École, qui était prévu du 20 au 26 avril.«L\u2019ESG entend participer pleinement au chantier sur la décentralisation de l\u2019UQAM.Elle espère sincèrement que le résultat de ce processus réponde aux besoins et aux aspirations de toute la communauté de l\u2019École et permette d\u2019accélérer le développement d\u2019une École des sciences de la gestion forte, dynamique, au service de la prospérité des Québécois», a indiqué l\u2019École dans un communiqué.Des sources à l\u2019ESG interprètent ce changement de ton comme une «dernière chance» visant à obtenir davantage d\u2019autonomie au sein de l\u2019UQAM.La formule « autonomie ou indépendance» résume plus que jamais l\u2019état d\u2019esprit dans la communauté de l\u2019École de gestion.Signe de la volonté d\u2019autonomie, l\u2019Association étudiante de l\u2019École des sciences de la gestion (AEESG) a entrepris mercredi de consulter ses 14 000 membres sur l\u2019avenir de l\u2019École.Plus de 1000 personnes ont répondu en 24 heures, selon nos sources.L\u2019Association demande entre autres si les étudiants préfèrent davantage d\u2019autonomie au sein de l\u2019UQAM, l\u2019indépendance ou encore le statu quo pour l\u2019École de gestion.Une autre question évalue la possibilité de «déménager les locaux de l\u2019ESG dans un pavillon indépendant du reste de l\u2019UQAM ».Tard jeudi soir, il restait à déterminer si l\u2019AEESG continuerait sa consultation ou y mettrait fin.Coup d\u2019accélérateur La direction de l\u2019UQAM explique que le comité d\u2019expertes doit recommander un modèle de gestion compatible avec le Plan stratégique 2015- 2019, adopté en janvier, qui prévoit déjà une décentralisation du pouvoir décisionnel au sein de l\u2019établissement.«Avec les autres membres de la Direction, je juge que le temps est venu d\u2019intensifier cette démarche d\u2019analyse.Cela m\u2019apparaît d\u2019autant plus approprié que c\u2019est dans ce cadre que les demandes de l\u2019École des sciences de la gestion en vue d\u2019accroître son autonomie au sein de l\u2019UQAM seront examinées.La mise sur pied d\u2019un vaste chantier permettra de fournir une réponse concertée et cohérente aux besoins de l\u2019ensemble de l\u2019Université et de sa communauté», indique le recteur Robert Proulx dans un message transmis jeudi après-midi à la communauté de l\u2019UQAM.L\u2019ESG a accueilli favorablement la nomination des deux expertes.Le Devoir UQAM L\u2019ESG suspend ses démarches de séparation Le recteur a mandaté deux expertes pour étudier des modèles de décentralisation L I S A - M A R I E G E R V A I S H umour, simplicité, finesse.Les funérailles du père Benoît Lacroix auront été à l\u2019image de l\u2019homme.Les obsèques de ce grand et discret humaniste auront pourtant fait salle comble \u2014 et même sous- sol comble, de nombreux admirateurs ayant été redirigés vers l\u2019auditorium du couvent Albert-le-Grand pour suivre la retransmission en direct de la cérémonie.Dehors, sous un ciel gris monochrome, ses fidèles, proches et amis ont afflué par centaines jeudi pour le saluer une dernière fois, avant son repos éternel.«C\u2019était un homme unique en son genre.C\u2019était le moine le plus mondain et l\u2019homme du monde le plus religieux que je connaisse », a dit son vieil ami Pierre Pelletier, debout sur le parvis.À l\u2019intérieur, sous la douce lumière bleutée que filtraient les vitraux de la chapelle, les hommages à cet intellectuel accompli, né d\u2019une famille d\u2019agriculteurs en 1915 à Saint- Michel-de-Bellechasse et ordonné prêtre dominicain en 1941, se sont succédés.Quelques morceaux de musique ont délicatement égayé l\u2019atmosphère, comme la Toccata et fugue de Bach, qui avait une résonance bien par ticu- lière pour le père Lacroix, car elle annonçait le début des vacances après neuf mois de pensionnat, comme l\u2019a raconté un de ses amis d\u2019adolescence.La comédienne Sophie Faucher, dont la famille était très proche du défunt, a fait l\u2019éloge de cet homme au «cœur surdi- mensionné ».« Côtoyer [Benoît Lacroix] était une source de sens et d\u2019inspiration », a-t-elle dit, la voix nouée par l\u2019émotion.Si la tempête de neige annoncée le 2 mars, jour de sa mor t, s\u2019est quelque peu dégonflée, c\u2019est que « le ciel était occupé à vous recevoir » , a poursuivi avec humour Mme Faucher, qui a été mariée par le père Lacroix, même si l\u2019un des époux était divorcé.Pas docile devant l\u2019Église La chroniqueuse et collègue du Devoir Josée Blanchette a elle aussi été unie devant Dieu, malgré un historique de divorce.« On a d\u2019abord été bénis sous un pommier, puis fiancés sur le toit du couvent et ensuite mariés », raconte-t-elle, notant au passage que l\u2019homme n\u2019était pas docile devant l\u2019Église.« Il l \u2019a quand même beaucoup remise en question.Il disait ce qu\u2019il avait à dire et ne croyait pas à tous les sparages, à l\u2019enfer et au paradis.» Elle a tenu à saluer l\u2019authenticité de son « prophète».«Quand on connaissait le père Lacroix, on se sentait tellement aimé pour ce qu\u2019on était.Il n\u2019y avait jamais de fausseté.» Les divers hommages ont en effet mis en évidence l\u2019ou- ver ture de ce prolifique auteur, la facilité avec laquelle il entrait en contact avec chacun et sa liste interminable d\u2019amis de tous âges, qui n\u2019hésitaient pas à rapidement le tutoyer.Présente à la cérémonie qui a duré plus de deux heures, la ministre de l\u2019Enseignement supérieur et députée d\u2019Outremont, Hélène David, a voulu rendre hommage à ce « grand universitaire » , historien et professeur à l\u2019Institut d\u2019études médiévales de l\u2019Université de Montréal ayant enseigné partout dans le monde.« Je pense que nous ne commençons qu\u2019à voir la contribution de cet immense Québécois.J\u2019espère que nous nous souviendrons longtemps de lui, car il n\u2019y en a pas eu beaucoup, de Benoît Lacroix.» Le Devoir Ultime hommage à l\u2019image d\u2019un homme unique Les funérailles du père Benoît Lacroix ont été célébrées jeudi à Montréal JACQUES NADEAU LE DEVOIR La chapelle était remplie de proches venus rendre hommage au père Lacroix.Son corps a été enveloppé à la fin de la cérémonie.A L E X A N D R E S H I E L D S S elon le «pire scénario vraisemblable » élaboré par TransCanada et présenté jeudi soir au BAPE, son pipeline Énergie Est pourrait déverser plus de 3,6 millions de litres de pétrole dans une rivière du Québec en cas de rupture du tuyau.Ce volume équivaut à 36 fois la quantité de pétrole déversé dans la rivière Chaudière à la suite de la tragédie de Lac-Mégantic.Dans le cadre des audiences consacrées aux scénarios de déversement et aux impacts sur les sources d\u2019eau potable et la santé humaine, TransCa- nada a présenté un « exemple représentatif » de fuite majeure qui a été produit à la demande de l\u2019Office national de l\u2019énergie.Aucune simulation de ce type n\u2019a toutefois été réalisée à la demande du gouvernement du Québec.Selon l\u2019analyse de l\u2019entreprise présentée aux autorités fédérales, si le pipeline subissait un bris total dans la rivière Etchemin, dans le secteur de Lévis, pas moins de 22 800 barils de brut pourraient se déverser dans le cours d\u2019eau, soit 3,6 millions de litres.Cette quantité est comparable au déversement survenu dans la rivière Kalamazoo en 2010, déversement qui a contaminé durablement la rivière et qui a nécessité des investissements de plus d\u2019un milliard de dollars en décontamination.Toujours selon TransCa- nada, dans le cas d\u2019un déversement dans la rivière Etchemin, le pétrole pourrait atteindre le fleuve Saint-Laurent en un peu plus de cinq heures.Cela signifie que des prises d\u2019eau potable de Lévis et de Québec pourraient être directement menacées.Or, dans le « scénario » présenté jeudi, la pétrolière n\u2019a pas abordé la question des impacts d\u2019un déversement dans la rivière Etchemin.Une omission qui a provoqué un « malaise réel » chez le président du BAPE, Joseph Zayed.TransCanada a répondu au BAPE en disant que la question des impacts serait abordée ultérieurement.Risques montréalais L\u2019entreprise albertaine n\u2019a toutefois pas manqué de critiquer les résultats d\u2019une étude indépendante produite par la firme Savaria pour la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).Selon cette étude, Énergie Est pourrait déverser 1,15 million de litres de pétrole en à peine 13 minutes, soit le temps nécessaire, selon TransCanada, pour stopper le flux de pétrole.Si un tel incident, même limité, se produisait au moment de traverser la rivière des Ou- taouais, plusieurs prises d\u2019eau de la région de Montréal seraient directement menacées dans les heures suivantes.Qui plus est, le pipeline franchira trois cours d\u2019eau importants dans la région, soit la rivière des Outaouais, la rivière des Mille-Îles et la rivière L\u2019Assomption, de même que des marais et des tourbières.TransCanada estime pour sa par t que les délais évoqués dans l\u2019étude de Savaria ne correspondent pas à la réalité.En cas de déversement dans la rivière des Outaouais, la première source d\u2019eau potable serait touchée après dix heures, et non quatre heures, comme le soutient le document de Savaria.La pétrolière a du même coup admis qu\u2019elle n\u2019a toujours pas précisé comment sera franchie la ri - vière des Outaouais, et ce, même si le projet fait déjà l\u2019objet d\u2019une évaluation environnementale du Québec.TransCanada s\u2019est aussi engagée à travailler avec la CMM.L\u2019entreprise n\u2019a pas participé aux audiences tenues par la CMM en 2015.Plusieurs citoyens ont de nouveau pris par t aux audiences du BAPE jeudi.Certains ont dit que tout déversement serait dommageable pour les populations touchées.« On regarde les scénarios sur une car te.C\u2019est très froid, mais le pire des scénarios, pour les citoyens, c\u2019est si le déversement a lieu près de chez soi et af fecte nos sources d\u2019eau », a ainsi fait valoir une citoyenne.Le pipeline Énergie Est doit traverser un total de 860 cours d\u2019eau au Québec, dont 417 sont considérés comme « permanents ».De ce nombre, 117 rivières mesurent plus de cinq mètres de largeur.TransCanada a d\u2019ailleurs promis de «porter attention» à toutes les rivières lors de l\u2019élaboration des « mesures d\u2019urgence».Celles-ci n\u2019ont toujours pas été présentées.En théorie, ces informations devraient être inscrites dans une étude d\u2019impact, mais un tel document n\u2019a pas été produit avant la tenue du BAPE.Le Devoir ÉNERGIE EST Le pipeline pourrait déverser jusqu\u2019à 3,6 millions de litres de pétrole TransCanada a présenté au BAPE le « pire scénario vraisemblable » en cas de rupture du tuyau au Québec La pétrolière n\u2019a pas abordé la question des impacts d\u2019un déversement dans la rivière Etchemin L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 1 M A R S 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 C haque époque a son livre fétiche.Un livre qui exprime l\u2019âme d\u2019une génération.Un livre qui fait entendre dans la cacophonie ambiante la petite musique de notre temps, celle qui se dissimule sous le fatras des opinions convenues, des chroniques répétitives et des petites phrases qui encombrent tant la vie intellectuelle et politique.Il sera toujours présomptueux de désigner un tel ouvrage.Mais si j\u2019osais en nommer un, je crois que je désignerais cet étrange et obsédant journal que vient de publier Carl Bergeron et qui s\u2019intitule de manière énigmatique Voir le monde avec un chapeau (Boréal).Soixante ans après La fatigue culturelle du Canada français (Hubert Aquin) et Les insolences du frère Untel (Jean-Paul Desbiens), Carl Bergeron s\u2019y livre à une critique tout aussi impitoyable du Québec et de ses compatriotes.À la nuance près que, si Aquin et Desbiens écrivaient au seuil d\u2019une période qui promettait de nous sortir de la province, Bergeron écrit à un moment où nous y revenons à toute vapeur.La plume est acide, désespérée, sans illusions, mais jamais méprisante.Il n\u2019est pas question ici pour l\u2019écrivain de se mettre en scène, surtout pas de poser, mais de « faire face ».Oui, « faire face » au vide et à cette vulgarité décomplexée qui caractérise un monde dont le Québec se revendique à l\u2019avant-garde, faire face à l\u2019inculture festive et à l\u2019insoutenable héritage de la honte et de la pauvreté qui est toujours, soixante ans plus tard et quoi qu\u2019on dise, le nôtre.Je n\u2019évoque pas Aquin et Desbiens sans raison.Car le livre de Bergeron est d\u2019abord un impitoyable réquisitoire contre notre refus obstiné, celui des générations au pouvoir d\u2019aujourd\u2019hui et d\u2019hier, d\u2019offrir un héritage culturel à la génération qui suit.Dans son école secondaire, raconte Bergeron, la littérature était un objet parfaitement inconnu; et avec elle, ce qu\u2019on doit appeler l\u2019éducation à la beauté et celle des sentiments.Issu d\u2019un milieu populaire, Carl Bergeron devra donc attendre la trentaine avant de lire Les trois mousquetaires, un livre qu\u2019on lit normalement vers 11 ou 12 ans.On sent bien la colère encore vive de l\u2019auteur contre ceux qu\u2019il nomme les boomers et qui l\u2019ont laissé seul face au vide, sans guide, sans «maître », comme on dit encore en France de celui qui doit être justement le « maître d\u2019école » et non pas un vague animateur.Pour Carl Berge- ron, sa génération aura donc eu l\u2019insigne privilège de se voir of frir une école médiocre qui forme des analphabètes par milliers, avec en prime\u2026 30 000$ de dette à la fin de ses études! ?Mais ce livre serait sans intérêt s\u2019il se cantonnait à la dénonciation.Car il est surtout le récit d\u2019une éducation.Une éducation que Carl Ber- geron a dû faire seul.Celle de l\u2019éternel autodidacte québécois.Une éducation qui consista d\u2019abord à se réapproprier cette langue que tant de nos compatriotes portent comme une «blessure», dit-il.Tant il est vrai «que parler et écrire souverainement le français est à lui seul, au Québec, un acte de subversion», écrit-il.Sur les pas de Miron, Bergeron nous livre le récit d\u2019un véritable combat qu\u2019il nomme l\u2019Épreuve.Un combat pour réapprendre sa langue, prononcer ses syllabes au lieu de les « manger », les faire sonner au lieu d\u2019en avoir honte.«La nuit, devant le château Frontenac illuminé, écrit-il, luttant entre répulsion et émulation, je scandais à voix haute, dans ma mansarde, ces mots qui devaient aller de soi pour tout autre francophone mais qui pour moi constituaient un obstacle à vaincre.Quand je réussissais enfin à en posséder un qui m\u2019avait posé problème, je m\u2019empressais de le répéter pour en prendre le pli et ne pas le \"perdre\".Et c\u2019est ainsi que, peu à peu, je réappris ma langue maternelle.En la nettoyant des scories de la honte.» Carl Bergeron consacre de longues et belles pages à décrire son père humilié.Tout comme il prend plaisir à raconter la beauté des saisons et des femmes.Car au cœur de notre drame national, dit-il, se joue aussi une curieuse comédie des sexes.Une comédie où, dans cette débâcle du récit national, les femmes, gardiennes de la langue et de la foi, apparaissent comme des résistantes, mais où les hommes sont comme des «chênes vides » qui se réfugient dans le silence.De même, dit-il, en s\u2019entêtant à détester un catholicisme qui n\u2019a plus cours, c\u2019est eux-mêmes que les Québécois abhorrent.En ces temps de décadence joyeuse, les mots de Carl Bergeron en feront sursauter plus d\u2019un.En portant le fer au creux de la plaie, l\u2019auteur sait bien qu\u2019il risque de se faire exclure de la tribu et transformer en «étranger».Et pourtant, ces mots renouent avec ce qu\u2019il y a de plus noble dans notre littérature en même temps qu\u2019ils disent la détresse d\u2019une jeunesse qui n\u2019a pas tant besoin de jobs, de diplômes et de tableaux « intelligents» que de mots, de sens et de littérature.Bref, de croire en quelque chose de plus grand qu\u2019elle.«C\u2019est sur l\u2019honneur, bien plus que sur l\u2019économie, que se joue l\u2019avenir des nations, écrit Ber- geron.La perte de l\u2019honneur plombe plus sûrement un peuple, à l\u2019échelle des siècles, que n\u2019importe quel krach.» crioux@ledevoir.com Chronique d\u2019une génération J E S S I C A N A D E A U L a Fédération autonome de l\u2019enseignement (FAE) a réussi à négocier une diminution du nombre d\u2019enfants dans les groupes de maternelle 4 ans.On repousse également dans le temps un des irritants majeurs des syndiqués qui refusaient de se faire imposer des contraintes dans la façon de gérer leur horaire.En effet, un comité national sera mis sur pied pour évaluer la question et proposer des pistes de solution, révèle l\u2019entente de principe dont Le Devoir a obtenu copie.Trois mois après la Fédération des syndicats de l\u2019enseignement (FSE), qui a réussi à boucler les négociations pour le renouvellement de la convention collective à quelques jours de Noël, c\u2019est au tour de la Fédération autonome de l\u2019enseignement (FAE) d\u2019être parvenue à une entente de principe avec le gouvernement du Québec mercredi soir.Très peu de détails ont filtré à la suite de l\u2019annonce officielle qui en a été faite jeudi matin, le syndicat affirmant qu\u2019il devait tout d\u2019abord présenter les détails de l\u2019entente de principe à ses membres, qui seront appelés à voter sur son contenu d\u2019ici le 23 mars.Aux journalistes, qui le questionnaient pour savoir si la FAE avait réussi à obtenir davantage que la FSE, le président du Conseil du trésor, Sam Hamad, a répondu jeudi que « les paramètres salariaux sont les mêmes » pour les deux groupes.Il confirme toutefois que les ententes dif fèrent sur certains points.On parle ici du «normatif », soit tout ce qui concerne les conditions de travail des professeurs \u2014 heures de travail, tâche des enseignants, nombre d\u2019étudiants par classe, etc.\u2014 qui ont été négociées à la table sectorielle.«Dans le normatif, il peut y avoir un peu de différences [entre les ententes de principe de la FAE et de la FSE] qui correspondent à la réalité de leur métier, particulièrement à Montréal.Mais c\u2019est donnant-donnant.Donc pour nous, il n\u2019y a pas d\u2019impacts, mais ça répond au besoin d\u2019un groupe.Et c\u2019est ça, la négociation», affirmait M.Hamad, qui n\u2019a pas voulu s\u2019avancer davantage.La FAE espérait obtenir davantage que la FSE, dont elle s\u2019est désaffiliée en 2006.Bien que cette interprétation ne fasse pas l\u2019unanimité, la FAE s\u2019est targuée à maintes reprises d\u2019avoir réussi à obtenir des gains supplémentaires lors des dernières négociations en 2010.Elle a donc répété le même stratagème, en signant après ses collègues de la FSE.Préscolaire Lorsqu\u2019elle a signé, en décembre dernier, la FSE se réjouissait d\u2019avoir fait des «gains considérables », notamment sur la baisse du nombre d\u2019élèves par classe au préscolaire 5 ans.La FAE a réussi à élargir cette baisse du nombre d\u2019élèves aux maternelles 4 ans, que l\u2019on retrouve notamment dans les milieux défavorisés de Montréal.En effet, on peut lire dans l\u2019entente que l\u2019on souhaite « diminuer de 1 le nombre d\u2019élèves par groupe au préscolaire 4 ans et 5 ans (moyenne et maximum) à compter de l\u2019année scolaire 2016- 2017».Le nombre maximal d\u2019enfants par classe de 4 ans passera donc de 18 à 17, pour une moyenne qui descendra à 14 enfants par classe.Bien que cela ne fasse pas partie de l\u2019entente signée par la FSE, cette diminution du nombre d\u2019élèves par classe de maternelle 4 ans profitera également au syndicat du front commun, précise-t-on dans un document de travail obtenu par Le Devoir.Tâche complémentaire L\u2019entente de principe négociée par la FAE fait également mention d\u2019un nouveau « comité national sur la tâche» qui aura comme mandat de faire des recommandations et de « mettre en œuvre un projet pilote permettant d\u2019expérimenter de nouvelles modalités relatives à la détermination des moments de réalisation de la \u201ctâche complémentaire\u201d et du lieu de réalisation du travail de nature personnelle déterminé par l\u2019enseignant».Rappelons que le syndicat a dénoncé à maintes reprises cette demande patronale qui visait à « contrôler encore plus leur horaire de travail » et qui était perçue comme « une entrave directe à leur autonomie professionnelle ».Ni la FAE ni la FSE n\u2019ont souhaité commenter cette nouvelle entente jeudi.Le Devoir ÉDUCATION La FAE a obtenu des conditions plus avantageuses que le front commun JACQUES NADEAU LE DEVOIR Plusieurs enfants ont participé à une manifestation organisée par la Fédération autonome de l\u2019enseignement à la fin du mois de janvier.J E A N - F R A N Ç O I S N A D E A U C omment Lise Thériault, responsable de la Condition féminine, mais aussi vice-pre- mière ministre, a-t-elle pu décider de fermer la prison Tanguay en sachant les difficultés que rencontreraient les prisonnières ?La députée Carole Poirier, responsable pour le Parti québécois des questions relatives à la condition féminine, se pose la question et critique sévèrement « le silence » de la ministre Thériault dans ce dossier.«C\u2019est assez incompréhensible ! La décision de transférer les femmes de la prison Tanguay à Leclerc a été prise par l\u2019ancienne ministre de la Justice, Mme Lise Thériault.Et c\u2019est elle qui est désormais responsable de la Condition féminine ! Elle pourrait au moins réagir à ce qui a été fait ! Elle a mis de la poudre à canon dans une situation déjà délicate.» À la suite du récit des conditions de détention publié dans Le Devoir jeudi, la députée d\u2019Hochelaga-Maisonneuve se dit très inquiète des conditions dans lesquelles vivent les femmes derrière les barreaux.« La ministre a dit récemment que, pour elle, le féminisme, c\u2019était plutôt \u201cLet\u2019s go ! Vas-y !\u201d.Elle doit se rendre compte, explique Carole Poirier, que cette vision individualiste n\u2019est pas à même d\u2019aider toutes les femmes.» La décision de fermer la prison Tanguay pour déménager ses pensionnaires dans une vieille prison conçue pour les hommes a été prise l\u2019an passé sous l\u2019autorité de la ministre Thériault.«C\u2019est elle qui a décidé de fermer Tanguay.Elle savait très bien qu\u2019elle envoyait ces femmes dans une situation pire encore.On le voit bien, ce que c\u2019est que le féminisme \u201cà sa manière\u201d.S\u2019il faut juger aux actions, comme Lise Thériault le dit, alors qu\u2019elle agisse ! » Pour l\u2019instant, elle se dit « très inquiète des conditions faites aux femmes ».Ces conditions, comme celles de plusieurs femmes parmi les plus démunies de notre société, lui apparaissent de plus en plus inadmissibles.« C\u2019est un autre exemple de l\u2019austérité qui touche en particulier les femmes.» Pour Carole Poirier, il ne fait nul doute que « les coupes du gouvernement libéral font plus mal aux femmes parce qu\u2019elles sont déjà plus pauvres.On fragilise la situation des femmes davantage.» Plus d\u2019humanité Martine Flamand, coordonnatrice du programme Mère-Enfant en prison, a pu constater au cours des derniers jours la situation préoccupante des prisonnières transférées fin février à l\u2019Institut Leclerc.Elle confirme que la situation très difficile décrite par Le Devoir jeudi est vécue difficilement par les pensionnaires.Elle ajoute que «le personnel vit ce que les femmes vivent».La situation demeure pour l\u2019instant pénible.«C\u2019est l\u2019enfer pour tout le monde.C\u2019est dur.Quand on dit que les femmes n\u2019ont pas de bobettes!» Pour elle, il est clair que « ce n\u2019est pas assez humain.Il n\u2019y a pas d\u2019aide.C\u2019est comme des animaux mis en cage.Je ne comprends pas où on veut en arriver avec ça.Il faut des services et plus d\u2019humanité.On ne leur donne rien.On les voit juste comme des prisonnières.» Le ministère de la Sécurité publique n\u2019a pas apporté de précision à la suite de l\u2019article publié jeudi.Le Devoir FEMMES EN PRISON Thériault a sa part de responsabilité, dénonce le PQ CHRISTIAN RIOUX à Paris VALÉRIAN MAZATAUD LE DEVOIR Les conditions de détention de la prison Leclerc ont fait réagir la députée péquiste Carole Poirier. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 1 M A R S 2 0 1 6 A 4 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 avisdev@ledevoir.com Édition du vendredi 25 mars 2016 : les réservations doivent être faites le mercredi 23 mars avant 12h00 Édition du samedi 26 mars 2016 : les réservations doivent être faites le mercredi 23 mars avant 16h00 Édition du mardi 29 mars 2016 : les réservations doivent être faites le jeudi 24 mars avant 12h 00 Édition du mercredi 30 mars 2016 : les réservations doivent être faites le jeudi 24 mars avant 16h 00 Le journal ne sera pas publié le lundi 28 mars 2016.AVIS PUBLICS TOMBÉES POUR LE CONGÉ PASCAL AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES HEURES DE TOMBÉE Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services- et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services- et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa - bilité se limite au coût de la parution.Avis est donné selon l'Article 795 du Code Civil du Québec que Lorraine St-Cyr Létourneau, résidant au 8235 av.Saguenay, Brossard (Québec), est décédée le 14 décembre 2014.L'inventaire des biens est détenu aux bureaux de La Société de fiducie Banque de Nouvelle-Écosse situés au 1002 Sherbrooke ouest, bureau 540, Montréal (Québec), H3A 3L6 pour fins de consultation.Avis légal Avis est par les présentes donné qu'André de Chevigny, domicilié au 9487, Saint-Denis, Montréal, QC, H2M 1P3, est décédé le 30 septembre 2015 et qu'un inventaire de ses biens a été préparé par ses liquidateurs et peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Claire Pouliot, notaire, sise au 558 avenue Notre- Dame, bureau 202, Saint-Lam- bert, Qc, J4P 2K7.Donné ce 11 mars 2016 Bernard de Chevigny et Marie- Josée de Chevigny, liquidateurs d'André de Chevigny DIRECTION DE L\u2019AMÉNAGEMENT URBAIN ET DES SERVICES AUX ENTREPRISES DIVISION DE L\u2019URBANISME Appel d\u2019offres CDN-NDG-16-AOP-DAUSE-006.Aménagement de la rue Buchan à partir de l\u2019avenue Mountain Sights jusqu\u2019à l\u2019amorce de la future esplanade Victoria, incluant la création d\u2019une place à l\u2019angle de la rue Mountain Sights et Buchan.Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 heures, le 29 mars 2016, au bureau Accès Montréal, 5160, boulevard Décarie, rez-de-chaussée, Montréal (Québec), H3X 2H9.Les soumissions seront ouvertes publiquement immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception, et ce pour la soumission CDN-NDG-16-AOP-DAUSE-006 Renseignements : Jacques Lemieux Téléphone : 514 872-3897 Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 11 mars 2016.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat doivent obligatoirement se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents doivent être obtenus au coût établi par le SEAO.Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin dans une enveloppe cachetée, clairement identifiée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 11 mars 2016 La secrétaire d\u2019arrondissement Geneviève Reeves, avocate APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC \u2013 TRAVAUX DE CONSTRUCTION Arrondissement de Côte-des-Neiges Notre-Dame-de-Grâce Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 16-15095 A59 - Service d\u2019essouchement pour l\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce - 2016 L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 28 mars 2016 est reportée au 30 mars 2016 à 14 h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 11 mars 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres ENTRÉE EN VIGUEUR DE RÈGLEMENTS Avis est donné que le conseil de la Ville, à son assemblée du 25 janvier 2016, a adopté les règlements suivants : 16-010 Règlement autorisant un emprunt de 225 000 000 $ pour le financement de travaux de réfection du réseau routier 16-011 Règlement autorisant un emprunt de 23 330 000 $ pour le financement de travaux de réfection, de remplacement et de réaménagement de structures routières 16-012 Règlement autorisant un emprunt de 8 500 000 $ pour financer le programme de soutien destiné aux arrondissements pour la réfection des terrains de balle 16-013 Règlement autorisant un emprunt de 9 000 000 $ pour financer le programme de soutien destiné aux arrondissements pour la mise aux normes d\u2019installations aquatiques Ces règlements ont été approuvés par le ministre des Affaires municipales et de l\u2019Occupation du territoire le 7 mars 2016.Ils entrent en vigueur en date de ce jour et sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Ils peuvent également être consultés en tout temps sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Montréal, le 11 mars 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 16-14944 \u2013 ERRATUM Services professionnels, hébergement, exploitation et évolution du système imagétique de la cour municipale Veuillez ne pas tenir compte de l\u2019avis d\u2019appel d\u2019offre publié le 9 mars 2016.Un nouvel avis sera publié à une date ultérieure.Montréal, le 11 mars 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appels d\u2019offres PROMULGATION PROJET PARTICULIER PP-024 Avis est donné que lors de la séance ordinaire tenue le 11 janvier 2016, le conseil d\u2019arrondissement a adopté, en vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble (RGCA11-10-0007), une résolution sur le projet particulier suivant : Projet particulier de construction afin d'autoriser l'agrandissement du bâtiment situé au 9761, boulevard Saint Michel, et ce en dérogeant à certaines dispositions des règlements d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement.(PP- 024) Cette résolution est entrée en vigueur le 29 février 2016, date inscrite au certificat de conformité et est déposée au bureau de la secrétaire d\u2019arrondissement où elle peut être consultée.DONNÉ À MONTRÉAL, Arrondissement de Montréal-Nord, ce 11 mars 2016.Le secrétaire d\u2019arrondissement substitut, Jacques Lapierre Avis public Avis public ASSEMBLÉE PUBLIQUE AVIS PUBLIC EST, PAR LES PRÉSENTES, DONNÉ À TOUTES LES PERSONNES INTÉRESSÉES : 1.Le conseil d\u2019arrondissement, lors de sa séance ordinaire tenue le 8 mars 2016 a approuvé, le : PREMIER PROJET DE RÈGLEMENT NUMÉRO 01- 283-92 intitulé : « Règlement 01-283-92 modifiant le Règlement de zonage de l\u2019arrondissement (01- 283) afin d\u2019apporter une précision sur les surfaces à calculer pour déterminer le nombre de cases de stationnement requis pour les lieux de culte.» 2.Conformément à la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ c.A-19.1), ce projet de règlement fera l\u2019objet d\u2019une assemblée publique le 23 mars 2016 à 18 h au 405, avenue Ogilvy, 2e étage Montréal.L\u2019objet du projet de règlement vise à clarifier l\u2019application de la norme relative au calcul du nombre de case stationnement pour les lieux de culte.3.Ce projet vise l\u2019ensemble de l\u2019arrondissement, ainsi que les zones contigües situées dans les arrondissements suivants : Arrondissement de Montréal-Nord : I08-229, P05-267 et I-05-268; Arrondissement d\u2019Ahuntsic\u2013Cartierville : 0514, 0528, 0530, 0531, 0536, 0539, 0542, 0547, 0560, 0561, 0563, 0570, 0573, 0576, 0580, 0584, 0588, 0592, 0594, 0596, 0601, 0602, 0604, 0605, 0607, 0610, 0612, 0621, 0630, 0631, 0633, 0635, 0636; Arrondissement de Rosemont\u2013La-Petite-Patrie : 0001, 0002, 0007, 0008, 0011, 0014, 0020, 0023, 0032, 0037, 0040, 0043, 0044, 0050, 0061, 0083, 0089, 0092, 0101, 0105, 0109, 0118, 0142, 0143, 0154, 0159, 0167, 0175, 0193, 0201, 0209, 0224, 0233, 0249, 0256, 0276, 0281, 0292, 0305, 0327, 0323, 0336, 0340, 0662, 0666, 0670; Arrondissement d\u2019Outremont : PB-25; Arrondissement de Saint-Léonard :C04- 18, C04-29, C06-01, H04-23, H04-025, H06-03, H06-04, H07-01, H08-03, H08-08, I08-14, I08-19.4.Au cours de cette assemblée publique, le maire de l\u2019arrondissement ou tout autre membre du conseil qu\u2019il désigne, expliquera le projet de règlement ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désireront s\u2019exprimer sur le sujet.5.Ce premier projet de règlement contient une disposition propre à un règlement susceptible d\u2019approbation référendaire.6.Le projet de règlement et un plan des zones visées sont disponibles pour consultation au bureau d\u2019arrondissement, situé au 405, avenue Ogilvy, bureau 100, aux heures habituelles de bureau.Le 11 mars 2016 La secrétaire d\u2019arrondissement, Danielle Lamarre Trignac, avocate, M.A.Services institutionnels Gestion et planification immobilière Catégorie : travaux Appel d\u2019offres : 5815 Descriptif : Réfection du tunnel, des appentis et de la toiture au 775 Gosford L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 16 mars 2016 est reportée au 21 mars 2016 à 14 h au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6.Montréal, le 11 mars 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Avis public ASSEMBLÉE PUBLIQUE AVIS PUBLIC EST, PAR LES PRÉSENTES, DONNÉ À TOUTES LES PERSONNES INTÉRESSÉES : 1.Le conseil d\u2019arrondissement, lors de sa séance ordinaire tenue le 8 mars 2016 a approuvé, le : PREMIER PROJET DE RÈGLEMENT NUMÉRO 01- 283-89 intitulé : « Règlement 01-283-89 modifiant le Règlement de zonage de l\u2019arrondissement de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc-Extension (01-283) et visant à assurer la concordance au Plan d\u2019urbanisme de Montréal (04-047).» 2.Conformément à la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (L.R.Q., chapitre A-19.1), ce projet de règlement fera l\u2019objet d\u2019une assemblée publique le 23 mars, à compter de 18 h au 405, avenue Ogilvy, 2e étage à Montréal.L\u2019objet du projet de règlement vise à rendre conforme les normes du règlement de zonage aux orientations énoncées dans le PPU de la rue Jarry Est.3.Ce projet vise les zones 0123, 0201, 0355, 0362, 0374, 0397, 0416, 0422, 0428, 0436, 0440, 0448, 0454, 0459, 0460, 0466, 0502, 0566, 0568, 0569, 0570, 0599, 0600, 0601, 0603, 0604, 0605, 0610, 0612, 0646, 0460, 0475.4.Au cours de cette assemblée publique, le maire de l\u2019arrondissement ou tout autre membre du conseil qu\u2019il désigne, expliquera le projet de règlement ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désireront s\u2019exprimer sur le sujet.5.Ce projet de règlement n\u2019est pas susceptible d\u2019approbation référendaire puisqu\u2019il est adopté en concordance suite à une modification au plan d\u2019urbanisme.6.Le projet de règlement et un plan de la zone visée sont disponibles pour consultation au bureau d\u2019arrondissement, situé au 405, avenue Ogilvy, bureau 100, aux heures régulières de bureau.Le 11 mars 2016 La secrétaire d\u2019arrondissement, Danielle Lamarre Trignac, avocate, M.A.Avis public ASSEMBLÉE PUBLIQUE AVIS PUBLIC EST, PAR LES PRÉSENTES, DONNÉ À TOUTES LES PERSONNES INTÉRESSÉES : 1.Le conseil d\u2019arrondissement, lors de sa séance ordinaire tenue le 8 mars 2016 a approuvé, le : PREMIER PROJET DE RÈGLEMENT NUMÉRO RCA06-14001-11 intitulé : « Règlement RCA06- 14001-11 modifiant le Règlement sur les plans d\u2019implantation et d\u2019intégration architecturale de l\u2019arrondissement (RCA06-14001) et visant à assurer la concordance au Plan d\u2019urbanisme de Montréal (04-047).» 2.Conformément à la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ c.A-19.1), ce projet de règlement fera l\u2019objet d\u2019une assemblée publique le 23 mars, à compter de 18 h au 405, avenue Ogilvy, 2e étage Montréal.L\u2019objet du projet de règlement vise à assurer la conformité du Règlement sur les plans d\u2019implantation et d\u2019intégration architecturale de l\u2019arrondissement (RCA06-14001) au Plan d\u2019urbanisme de Montréal (04-047).3.Ce projet vise les zones 0123, 0201, 0355, 0362, 0374, 0397, 0416, 0422, 0428, 0436, 0440, 0448, 0454, 0459, 0460, 0466, 0502, 0566, 0568, 0569, 0570, 0599, 0600, 0601, 0603, 0604, 0605, 0610, 0612, 0646, 0460, 0475.4.Au cours de cette assemblée publique, le maire de l\u2019arrondissement ou tout autre membre du conseil qu\u2019il désigne, expliquera le projet de règlement ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désireront s\u2019exprimer sur le sujet.5.Ce projet de règlement n\u2019est pas susceptible d\u2019approbation référendaire puisqu\u2019il est adopté en concordance suite à une modification au plan d\u2019urbanisme.6.Le projet de règlement et un plan de la zone visée sont disponibles pour consultation au bureau d\u2019arrondissement, situé au 405, avenue Ogilvy, bureau 100, aux heures habituelles de bureau.Le 11 mars 2016 La secrétaire d\u2019arrondissement, Danielle Lamarre Trignac, avocate, M.A.Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 11 h à la date ci-dessous, au comptoir Accès Ville-Marie situé au 800, boulevard De Maison- neuve Est, 17e étage, Montréal H2L 4L8, pour : Appel d\u2019offres : VMP-16-015 - Services professionnels - Installation de toilettes publiques autonettoyantes dans l\u2019arrondissement de Ville- Marie Date d\u2019ouverture : 29 mars 2016 Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 11 mars 2016 par le biais du Système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site internet www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Renseignements : vm-appeldoffres@ville.montreal.qc.ca Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés à cette fin par l\u2019arrondissement de Ville-Marie et placée dans une enveloppe cachetée portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.L\u2019arrondissement de Ville-Marie ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 11 mars 2016 Me Domenico Zambito Secrétaire d\u2019arrondissement APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC Avis public ASSEMBLÉE PUBLIQUE AVIS PUBLIC EST, PAR LES PRÉSENTES, DONNÉ À TOUTES LES PERSONNES INTÉRESSÉES : 1.Le conseil d\u2019arrondissement, a adopté le 8 mars 2016 un premier projet de résolution numéro PP16-14002 intitulé : « Accorder, par résolution, l\u2019aménagement d\u2019une aire de stationnement en cour avant, afin de régulariser une situation existante, pour le bâtiment sis aux 8255-8265, boulevard Saint-Michel, en vertu du Règlement sur les P.P.C.M.O.I.de l\u2019arrondissement (RCA04-14003) ».L\u2019objet du projet de résolution est à l\u2019effet d\u2019autoriser l\u2019aménagement d\u2019une aire de stationnement en cour avant dans le but de régulariser une situation existante.Toute autre disposition réglementaire non incompatible avec la présente autorisation s\u2019applique.Ce projet déroge aux dispositions des articles 556 et 605.2 du Règlement de zonage de l\u2019arrondissement (01-283).Ce projet vise la zone 0400 qui se situe entre le boulevard Saint-Michel, la rue d\u2019Hérelle, l\u2019avenue Joseph-Guibord et la rue Jean-Rivard.2.Conformément à la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ c.A-19.1), ce premier projet de résolution fera l\u2019objet d\u2019une assemblée publique le 23 mars 2016 à 18 h au 405, avenue Ogilvy, salle 200 à Montréal.3.Au cours de cette assemblée publique, le maire de l\u2019arrondissement ou tout autre membre du conseil qu\u2019il désigne, expliquera le projet de résolution ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désireront s\u2019exprimer sur le sujet.4.Ce projet de résolution contient une disposition propre à une résolution susceptible d\u2019approbation référendaire.5.Le projet de résolution et un plan des zones visées sont disponibles pour consultation à la mairie d\u2019arrondissement, située 405, avenue Ogilvy, bureau 100, aux heures habituelles d\u2019ouverture.Le 11 mars 2016 La secrétaire d\u2019arrondissement, Me Danielle Lamarre Trignac Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Changement de catégorie de 1 Restaurant pour vendre à 1 Bar Permis additionnel 1 Bar sur terrasse sur le domaine public 8 Bars (Suite à une cession) 1 Restaurant pour vendre Changement de catégorie de 1 Restaurant pour vendre à 1 Bar dans Centre sportif avec consommation sur le parcours de golf Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse 1 Restaurant pour vendre 3 Restaurants pour vendre avec autorisations de danse et spectacles sans nudité dont 1 sur terrasse sur domaine public 3, de la Commune O, 12, rue Saint- Paul ) et 200, boul.Saint- Laurent Montréal (Québec) H2Y 2C5 1240, rue Crescent Montréal (Québec) H3G 2A9 4912, rue Wellington Montréal (Québec) H4G 1X6 999, boul.de la Forêt Montréal (Québec) H3E 1X9 112, rue McGill, suite 1 Montréal (Québec) H2Y 2E5 5836, boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2T 1T3 150, rue Notre-Dame Est Montréal (Québec) H2Y 3P6 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Restaurants Giorgio (Amérique) Ltée JAMES ROOSTER ESQ/BULLBOG BEER HOUSE 3, de la Commune O, 12, rue Saint- Paul ) et 200, boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2Y 2C5 Dossier : 2216-588 9198-3122 Québec inc.JUJU 1240, rue Crescent Montréal (Québec) H3G 2A9 Dossier : 2221-562 9325-3839 Québec Inc.LA MAJORELLE 4912, rue Wellington Montréal (Québec) H4G 1X6 Dossier : 2732-097 6358098 Canada inc.GOLF ÎLE DES SOEURS 999, boul.de la Forêt Montréal (Québec) H3E 1X9 Dossier : 2894-772 9290-8581 Québec Inc.IKANOS 112, rue McGill, suite 1 Montréal (Québec) H2Y 2E5 Dossier : 3799-343 9332-1412 Québec inc.LE BUTTERBLUME 5836, boul.Saint- Laurent Montréal (Québec) H2T 1T3 Dossier : 4270-088 9335-3746 Québec Inc.LES INTRAITABLES BISTRO 150, rue Notre- Dame Est Montréal (Québec) H2Y 3P6 Dossier : 4272-647 1 Bar Changement de catégorie de 1 Restaurant pour vendre à 1 Restaurant pour servir Changement de capacité de 1 Bar sur terrasse sur domaine public 1 Restaurant pour vendre Permis additonnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse sur domaine public 1 Restaurant pour servir Changement de catégorie de 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse à 2 Bars dont 1 sur terrasse 9335-4231 Québec inc.BAR L\u2019HÔTEL DE VILLE - LACHINE 900, rue Notre- Dame Montréal (Québec) H8S 2B9 Dossier : 183-657 9318-7854 Québec Inc.RESTAURANT DIDAR 5987, rue Victoria Montréal (Québec) H3W 2R9 Dossier : 224-022 9146-9825 Québec Inc.BAR L\u2019AIGLE NOIR 1315, rue Sainte- Catherine Est Montréal (Québec) H2L 2H4 Dossier : 333-708 9336-9387 Québec inc.CARIBOU GOURMAND 5308, boul.Saint- Laurent Montréal (Québec) H2T 1S1 Dossier : 357-301 9272-3550 Québec Inc.RESTAURANT AU PIED DE COCHON 536, avenue Duluth Est Montréal (Québec) H2L 1A9 Dossier : 427-393 9336-9007 Québec Inc.RESTAURANT LAKSHANA\u2019S CHETTINAD 5623-A, chemin de la Côte-des-Neiges Montréal (Québec) H3T 1Y8 Dossier : 521-807 6094449 Canada inc.RESTAURANT DIVINO 105-3500, ch.de la Côte-Vertu Montréal (Québec) H4R 2X7 Dossier : 2023-273 900, rue Notre-Dame Montréal (Québec) H8S 2B9 5987, rue Victoria Montréal (Québec) H3W 2R9 1315, rue Sainte- Catherine Est Montréal (Québec) H2L 2H4 5308, boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2T 1S1 536, avenue Duluth Est Montréal (Québec) H2L 1A9 5623-A, chemin de la Côte-des- Neiges Montréal (Québec) H3T 1Y8 105-3500, ch.de la Côte- Vertu Montréal (Québec) H4R 2X7 Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les 30 jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ci-après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs, ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les 45 jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à la personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 560, boul.Charest Est, Québec (Québec) G1K 3J3.Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins du titulaire 1685, rue Cabot, local 203 Montréal (Québec) H4E 1C9 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 3836151 Canada inc.(Bitburger) A/s : Me Alexandre Cayer CAYER OUELLETTE & ASSOCIÉS 2400, avenue de Bourgogne Chambly (Québec) J3L 2A4 dossier : 55-30-1695 Demande d\u2019un permis de producteur artisanal de bière incluant la consommation sur place dans un local et sur terrasse 1039, rue Beaubien Est Montréal (Québec) H2S 1T3 Brasserie Isle de Garde inc.A/s: M.Simon Chantal 1039, rue Beaubien Est Montréal (Québec) H2S 1T3 dossier : 55-20-0513 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 1 M A R S 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 Montréal : 4875, Jean-Talon Ouest · (514) 344-8555 · 1 (866) 747-8555 Laval : 2267, boul.Le Corbusier · (450) 682-8280 www.abatjourillimites.ca \u2022 Plus de 5,000 abat-jour en magasin.\u2022 Le plus grand choix au Canada.\u2022 Service de recouvrement sur mesure.\u2022 Apportez votre pied de lampe pour un ajustement parfait.Présentez ce coupon au moment de l\u2019achat.Excluant les commandes.Aucun ajustement de 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lors de la dernière journée d\u2019auditions publiques sur le transport rémunéré de personnes par automobile.L\u2019opération de rachat, puis de location de permis de taxi devra se faire à coûts nuls pour l\u2019État, a-t-il averti, rappelant que la valeur des 8500 permis de taxi québécois est actuellement évaluée entre 1,3 et 1,7 milliard de dollars, c\u2019est-à-dire de 150 000 $ à 200 000 $ par permis.« On a un problème, nous, au Québec : on a un système contingenté où s\u2019est installé un marché secondaire des permis.[\u2026] Il va falloir que je trouve des revenus pour être capable de les racheter.On ne remboursera pas d\u2019entrée de jeu 1,3, 1,4 ou 1,5 milliard», a fait valoir M.Daoust lors d\u2019une mêlée de presse.Il compte déposer un projet de loi visant notamment à créer un environnement d\u2019affaires équitable à la fois pour les jeunes et les vieux joueurs de l\u2019industrie du taxi, et ce, d\u2019ici à la fin du mois.Le ministre trouve «dif ficile de voir» un individu contracter une hypothèque, en plus de quémander les membres de sa famille et ses «chums» pour obtenir un permis de taxi.« Est-ce que tu dois t\u2019hypothéquer pour avoir ton ticket d\u2019entrée ?Je ne suis pas persuadé de ça, a dit Jacques Daoust à la presse.Il y a moyen d\u2019arriver au même résultat avec des permis de taxi [\u2026] qu\u2019on pourrait louer sur une base annuelle, avec une préférence naturellement pour ceux qui sont [des chauffeurs] existants.» La députée péquiste Martine Ouellet exhorte M.Daoust de «respecter les chauffeurs de taxi qui ont acheté ces permis [qui] constituent leur fonds de retraite».Elle promet d\u2019étudier attentivement le projet de loi.D\u2019ici là, elle presse le gouvernement libéral de «prendre les moyens à sa disposition pour faire cesser le transport illégal».Le Devoir UBER Québec ne délivrera pas de nouveaux permis de taxi Le gouvernement pourrait racheter des permis et les louer à des chauffeurs, affirme le ministre des Transports JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Le ministre des Transports, Jacques Daoust, a fait savoir que les chauffeurs d\u2019UberX auront besoin d\u2019un permis et devront prélever la TPS et la TVQ s\u2019ils veulent opérer.M A R C O F O R T I E R Des questions importantes demeurent en suspens dans la réforme de l\u2019aide sociale, qui a franchi jeudi une autre étape en vue de son adoption à l\u2019Assemblée nationale.Le principe du projet de loi 70 sur l\u2019aide sociale a été adopté jeudi par le Parlement, mais le fin détail de la réforme restera à préciser par règlement, loin de la supervision des parlementaires.Le gouvernement Couil- lard manigance pour avoir un « chèque en blanc » afin de gérer l\u2019aide sociale à sa guise, estime Dave Turcotte, por te-pa- role du Parti québécois en matière d\u2019emploi et de lutte contre la pauvreté.La Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault appuie la réforme, mais le Parti québécois et Québec solidaire s\u2019y opposent.Le projet de loi, décrié par les groupes d\u2019aide aux personnes vulnérables, forcera les nouveaux demandeurs d\u2019aide sociale à accepter tout travail jugé « convenable » ou à suivre un programme de formation.Le gouvernement cherche à mettre fin au « cercle vicieux » de l\u2019aide sociale : 6000 des 17 000 nouveaux demandeurs de prestations viennent d\u2019une famille dont les parents reçoivent de l\u2019aide sociale, selon le ministère du Travail, de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale.Sept personnes sur dix qui font une première demande d\u2019aide ont moins de 29 ans.Le gouvernement veut tout faire pour inciter ces jeunes à travailler ou à retourner sur les bancs d\u2019école.Les prestataires recevront jusqu\u2019à 250 $ de plus par mois pour par ticiper à des programmes de réinsertion, mais ceux qui refusent d\u2019y prendre par t ver ront leur chèque coupé.Les prestations pourraient être amputées de moitié, a déjà évoqué l\u2019ancien ministre de l\u2019Emploi, Sam Hamad (remplacé depuis par François Blais), mais on ne sait toujours pas quelle sera la sanction réelle.« Le gouvernement envisage de créer un revenu minimum garanti.Le chèque de base d\u2019aide sociale est de 623 $.Si on coupe de moitié le chèque d\u2019un prestataire, ça laisse 312$ par mois.C\u2019est ça le revenu minimum garanti dont parlent les libéraux ?Ça va à l\u2019encontre des écrits passés du ministre Blais [qui a prôné le revenu minimum garanti alors qu\u2019il était professeur et doyen à l\u2019Université Laval] », dit Dave Turcotte.Le projet de loi n\u2019indique pas non plus à quelle distance de leur lieu de résidence les prestataires devront accepter un emploi « convenable », souligne le député Turcotte.Le Devoir AIDE SOCIALE La réforme franchit une nouvelle étape sans fournir toutes les réponses H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa U ne autre étape est franchie dans la création d\u2019un caucus de sénateurs indépendants.Les anciens conservateurs Diane Bellemare et Michel Rivard, qui ont quitté la famille conservatrice cette semaine, ont annoncé qu\u2019ils avaient rejoint un groupe de quatre autres sénateurs non af filiés pour former un «groupe de travail ».Ce groupe, explique en entrevue Mme Bellemare, mettra en commun ses maigres ressources et militera pour l\u2019égalité des sénateurs, qu\u2019ils appartiennent ou non à un caucus partisan.À l\u2019heure actuelle, un groupe de sénateurs peut obtenir des ressources supplémentaires s\u2019il est constitué d\u2019au moins cinq membres, mais il doit être af filié à une formation politique reconnue par Élections Canada.En n\u2019étant pas af filié, il est très difficile (quoique quand même possible) de siéger à un comité, là où s\u2019effectue le gros du travail législatif.Idée étudiée Trois des quatre autres sénateurs du groupe ont quitté leur caucus par tisan respectif depuis peu : Jacques Demers et John Wallace (conservateurs), ainsi que Pierrette Ringuette (libérale).La quatrième, Elaine McCoy, était déjà une indépendante.Mme Bellemare rêve d\u2019importer au Canada le modèle britannique des «crossben- chers», ce groupe de lords affiliés à aucun parti qui met en commun ses ressources pour étudier les projets de loi.Ils ne répondent à aucune ligne de parti et disent n\u2019être mus que par l\u2019intérêt supérieur du pays.Le leader conservateur au Sénat, Claude Carignan, est lui aussi intrigué par ce modèle.Il se rend à Londres ce dimanche.Bien que son voyage avait un autre but, il en profitera, explique-t-il au Devoir, pour s\u2019informer davantage à ce sujet.« Je veux voir si on peut importer ce système ici.» M.Carignan ne s\u2019oppose pas à l\u2019octroi éventuel de ressources au nouveau groupe de sénateurs non affiliés, mais il rappelle qu\u2019un comité se penche déjà sur la modernisation du Sénat.Il en attendra les recommandations avant de se prononcer sur le groupe de Mme Bellemare.Mercredi, le leader du gouvernement à la Chambre, Dominic Leblanc, avait dit espérer que le Sénat se montre flexible pour accommoder les sénateurs qui veulent se dire indépendants.« J\u2019ai déjà suggéré aux sénateurs de regarder leurs règles de près, précisément pour accommoder des changements comme semblent souhaiter cer tains sénateurs.[\u2026] Ils devront, je crois, se pencher sur les moyens de moderniser leurs règles pour refléter la réalité que le gouvernement souhaite encourager avec la nomination des sénateurs indépendants à laquelle nous procéderons au cours des prochains mois.» Le Devoir SÉNAT Diane Bellemare forme son caucus d\u2019indépendants M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec Le ministre de l\u2019Éducation, du Loisir et du Sport, Sébastien Proulx, se défend d\u2019avoir détourné le Programme de soutien aux installations sportives et récréatives, doté d\u2019une enveloppe budgétaire de 50 millions de dollars, au profit de circonscriptions libérales.«51% des sommes seront investies, dépensées au bénéfice des citoyens qui sont actuellement représentés par des gens de l\u2019opposition», a-t-il déclaré lors de la période des questions jeudi.«Ce n\u2019est, pour nous, pas un problème», a-t-il ajouté.Au final, 49,4 % de l\u2019enveloppe budgétaire de 50 millions de dollars sera allouée à la concrétisation de projets éparpillés dans des circonscriptions libérales (24,7 millions) \u2014 constr uction d\u2019un centre de curling à Chelsea, aménagement de terrains mul- tisports à surface synthétique à Gatineau, installation de modules de jeux, de jeux d\u2019eau et d\u2019une patinoire extérieure à Windsor, etc.\u2014 contre 29,4 % dans des circonscriptions péquistes (14,7 millions) et 16,5% dans des circonscriptions ca- quistes (8,3 millions).Les instigateurs de projets d\u2019installations sportives ou récréatives dans les trois circonscriptions solidaires et la circonscription d\u2019Arthabaska, qui est représentée par l\u2019élue indépendante Sylvie Roy, se partageront 4,7 % du budget total de 50 millions, c\u2019est-à-dire 2,4 millions.De «bonnes nouvelles» La Coalition avenir Québec s\u2019étonnait mercredi de voir 87 % de l \u2019enveloppe budgétaire utilisée jusqu\u2019à maintenant (9,1 sur 10,5 millions) alloués à des projets éparpillés dans des circonscriptions libérales.« Le hasard fait bien les choses », ironisait le député caquiste Sébastien Schnee- berger, mercredi.Le Parti libéral du Québec est un « mul- tirécidiviste du favoritisme », avait poursuivi Éric Caire.Le ministère de l\u2019Éducation subventionnera au total 110 projets au moyen du fonds mis sur pied pour la phase trois du Programme de soutien aux installations sportives et récréatives.M.Proulx s\u2019est toutefois refusé à dévoiler sur le champ la liste des projets acceptés et des projets refusés, comme le lui demandait la CAQ mercredi et jeudi.« Les gens qui ont des projets refusés ont été avisés, les gens qui ont des projets acceptés ont été avisés [le 17 février], il reste maintenant à organiser les annonces de tout ça et à parler avec les partenaires », a-t-il expliqué en chambre.« Ce sont de bonnes nouvelles », a-t-il conclu.Le Devoir INFRASTRUCTURES SPORTIVES La répartition de l\u2019enveloppe budgétaire totale sera équitable, promet Sébastien Proulx Uber ouvre ses livres Le ministre des Transports, Jacques Daoust, a récemment reçu 600 pages de la part d\u2019Uber Québec.Celles-ci renferment le détail des quelque 325 000 courses effectuées par les chauffeurs-partenaires d\u2019Uber au fil des derniers mois.« Je comprends beaucoup mieux ce qu\u2019ils ont eu comme revenus», a souligné M.Daoust jeudi.Uber ne lui a toutefois pas fourni l\u2019identité de ses chauffeurs.«S\u2019ils sont capables de me sortir le numéro d\u2019employé, ils sont capables de mettre le nom.Mais c\u2019est à Revenu Québec de faire le travail.[\u2026] Je ne peux pas demander des noms.Je ne suis pas le fisc, moi.» Diane Bellemare rêve d\u2019importer au Canada le modèle britannique Québec cherche à mettre fin au «cercle vicieux» de l\u2019aide sociale L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 1 M A R S 2 0 1 6 A 6 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 59.59 0.52 0.88 978 Canadian-Tire CTC.A 132.50 -3.63 -2.67 209 Cogeco CCA 67.10 0.35 0.52 78 Corus CJR.B 10.80 0.33 3.15 315 Groupe TVA TVA.B 4.35 0.00 0.00 1 Jean Coutu PJC.A 20.74 0.65 3.24 221 Loblaw L 69.66 -1.16 -1.64 1012 Magna MG 53.55 -0.51 -0.94 1229 Metro MRU 43.47 -0.29 -0.66 519 Quebecor QBR.B 32.74 0.42 1.30 399 Rona RON 23.64 -0.02 -0.08 342 Saputo SAP 39.19 -0.52 -1.31 586 Shaw SJR.B 24.01 0.09 0.38 1455 Dollarama DOL 75.98 -0.09 -0.12 469 Tim Hortons THI 99.00 0.00 0.00 0 Transat A.T.TRZ 7.79 -0.24 -2.99 375 Yellow Media Y 19.37 -0.05 -0.26 87 S&P TSX SPTT13379.14 -13.76 -0.10 274932 S&P TX20 TX20 522.27 6.36 1.23 126100 S&P TX60 TX60 784.84 -1.37 -0.17 141024 S&P TX60 Cap.TX6C 867.88 -1.51 -0.17 141024 Cons.de base TTCS 511.99 -7.32 -1.41 8632 Cons.discré.TTCD 161.56 -0.18 -0.11 14148 Énergie TTEN 169.98 -0.32 -0.19 74040 Finance TTFS 236.44 -0.55 -0.23 23243 Aurifère TTGD 189.61 8.52 4.70 91567 Santé TTHC 108.05 -0.92 -0.84 3489 Tech.de l\u2019info TTTK 51.23 -0.53 -1.02 4897 Industrie TTIN 165.14 -1.85 -1.11 12041 Matériaux TTMT 205.72 5.86 2.93 106651 Immobilier TTRE 277.40 0.99 0.36 4793 Télécoms TTTS 142.03 -1.22 -0.85 4771 Sev.collect.TTUT 222.46 -1.15 -0.51 5614 Métaux/minerals TTMN 451.89 12.78 2.91 24739 TSX Venture JX 574.52 4.90 0.86 72389 Cameco CCO 15.65 -0.08 -0.51 1561 Canadian Natural CNQ 35.23 0.37 1.06 5003 Canadian Oil Sands COS 9.56 -0.09 -0.93 1194 Enbridge ENB 50.87 0.28 0.55 2961 EnCana ECA 7.09 -0.13 -1.80 8462 Enerplus ERF 4.69 -0.06 -1.26 1806 Pengrowth Energy PGF 1.33 0.00 0.00 4408 Pétrolière Impériale IMO 43.55 -0.58 -1.31 582 Suncor Energy SU 34.28 -0.23 -0.67 3504 Cenovus Energy CVE 16.65 -0.23 -1.36 2080 TransCanada TRP 47.63 -1.57 -3.19 4568 Valener VNR 19.90 0.03 0.15 85 Air Canada AC 8.26 -0.01 -0.12 2051 Bombardier BBD.B 1.15 0.00 0.00 3785 CAE CAE 14.99 -0.03 -0.20 330 Canadien Pacifique CP 167.82 -3.10 -1.81 317 Chemin de fer CN CNR 78.70 -1.28 -1.60 1044 SNC-Lavalin SNC 47.50 -0.58 -1.21 701 Transcontinental TCL.A 19.87 -0.17 -0.85 178 TransForce TFI 22.22 0.06 0.27 157 B.CIBC CM 95.68 0.03 0.03 930 B.de Montréal BMO 77.51 -0.02 -0.03 1230 B.Laurentienne LB 47.04 -0.49 -1.03 138 B.Nationale NA 41.14 0.04 0.10 1469 B.Royale RY 73.24 0.03 0.04 2693 B.Scotia BNS 61.56 -0.25 -0.40 2535 B.TD TD 54.61 -0.27 -0.49 2636 Brookfield Asset BAM.A 42.72 -0.01 -0.02 642 Cominar Real CUF.UN 16.61 0.11 0.67 431 Corp.Fin.Power PWF 31.67 -0.36 -1.12 383 Fin.Manuvie MFC 18.24 -0.10 -0.55 3696 Fin.Sun Life SLF 40.60 -0.40 -0.98 1387 Great-West Lifeco GWO 34.78 -0.30 -0.86 456 Industrielle All.IAG 37.84 0.35 0.93 178 Power Corporation POW 28.56 -0.39 -1.35 649 TMX X 42.54 -0.96 -2.21 46 Agrium AGU 117.15 0.23 0.20 226 Barrick Gold ABX 18.92 0.78 4.30 7994 Goldcorp G 22.04 1.18 5.66 6865 Kinross Gold K 4.04 0.24 6.32 8242 Mines Agnico-Eagle AEM 48.49 3.03 6.67 1819 Potash POT 24.36 -0.75 -2.99 2610 Teck Resources TCK.B 9.86 -0.26 -2.57 6056 Fortis FTS 39.99 -0.13 -0.32 750 TransAlta TA 5.96 -0.13 -2.13 1503 BlackBerry BB 10.62 -0.29 -2.66 1662 CGI GIB.A 57.25 -0.77 -1.33 456 BCE BCE 58.76 -0.65 -1.09 2121 Manitoba Telecom MBT 33.10 -0.39 -1.16 402 Rogers RCI.B 50.61 -0.62 -1.21 874 Telus T 40.42 0.06 0.15 1374 iShares DEX XBB 31.52 -0.07 -0.22 69 iShares MSCI XEM 24.31 0.18 0.75 20 iShares MSCI EMU EZU 33.12 0.00 0.00 0 iShares S&P 500 XSP 22.89 0.03 0.13 467 iShares S&P/TSX XIC 21.29 -0.02 -0.09 189 FIRST QUANTUM FM 7.09 0.83 13.26 13594 ENCANA CORP ECA 7.09 -0.13 -1.80 8462 BARRICK GOLD CORP ABX 18.92 0.78 4.30 7994 GOLDCORP INC G 22.04 1.18 5.66 6865 EMERA INC EMA.IR 42.25 -0.33 -0.78 6056 TECK COMINCO CL B TCK.B 9.86 -0.26 -2.57 6056 ALGONQUIN POWER & AQN.IR 34.80 0.10 0.29 5620 CRESCENT POINT CPG 17.49 0.14 0.81 5177 CANADIAN NATURAL CNQ 35.23 0.37 1.06 5003 iShares S&P TSX 60 XIU 19.84 -0.02 -0.10 4977 THE INTERTAIN IT 11.50 1.81 18.68 3290 FIRST QUANTUM FM 7.09 0.83 13.26 13594 S&P TSX GLOBAL HGU 33.50 3.16 10.42 979 MAG SILVER CORP MAG 11.91 0.97 8.87 468 INTERTAPE POLYMER ITP 17.99 1.39 8.37 302 FIRST MAJESTIC FR 7.65 0.59 8.36 1655 TAHOE RESOURCES THO 13.68 1.02 8.06 3528 AGNICO EAGLE MINES AEM 48.49 3.03 6.67 1819 AG GROWTH INTL INC AFN 29.66 1.84 6.61 284 GOLDCORP INC G 22.04 1.18 5.66 6865 EMPIRE CO LTD EMP.A 22.83 -3.94 -14.72 4237 LIQUOR STORS NA LIQ 7.54 -0.56 -6.91 1243 ENGHOUSE SYSTEMS ESL 53.04 -3.59 -6.34 231 BADGEER BAD 26.28 -1.42 -5.13 316 HB NYMEX NG BEAR HND 27.50 -1.39 -4.81 589 HUDSONS BAY CO HBC 17.30 -0.70 -3.89 338 HORIZONS BETAPRO HVU 35.45 -1.41 -3.83 761 PARAMOUNT RES LTD POU 8.50 -0.33 -3.74 969 FORTIS INC PR FTS.PR.M 16.62 -0.63 -3.65 106 TRANSCANADA TRP 47.63 -1.57 -3.19 4568 FRACO-NEVADA CORP FNV 80.86 4.06 5.29 1008 S&P TSX GLOBAL HGU 33.50 3.16 10.42 979 LINAMAR CORP LNR 60.62 3.06 5.32 473 AGNICO EAGLE MINES AEM 48.49 3.03 6.67 1819 PREMIUM BRANDS PBH 48.39 2.12 4.58 340 AG GROWTH INTL INC AFN 29.66 1.84 6.61 284 THE INTERTAIN IT 11.50 1.81 18.68 3290 INTERTAPE POLYMER ITP 17.99 1.39 8.37 302 GOLDCORP INC G 22.04 1.18 5.66 6865 SILVER WHEATON SLW 22.95 1.09 4.99 1721 EMPIRE CO LTD EMP.A 22.83 -3.94 -14.72 4237 CANADIAN TIRE CORP CTC.A 132.50 -3.63 -2.67 209 ENGHOUSE SYSTEMS ESL 53.04 -3.59 -6.34 231 CANADIAN PACIFIC CP 167.82 -3.10 -1.81 317 TRANSCANADA TRP 47.63 -1.57 -3.19 4568 BADGEER BAD 26.28 -1.42 -5.13 316 HORIZONS BETAPRO HVU 35.45 -1.41 -3.83 761 HB NYMEX NG BEAR HND 27.50 -1.39 -4.81 589 CANADIAN NATIONAL CNR 78.70 -1.28 -1.60 1044 LOBLAW COMPANIES L 69.66 -1.16 -1.64 1012 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 13 379,14 ?-13,76 -0,1% New York S&P 500 1989,57 ?+0,31 +0,0% NASDAQ 4662,16 ?-12,22 -0,3% DOW JONES 16 995,13 ?-5,23 -0,0% PÉTROLE 37,84 -0,45 $US -1,2% ?OR 1272,80 +15,40 $US +1,2% ?DOLLAR CANADIEN 74,93 -0,54 $US -0,7% ?1$US = 1,3346 67,04 -1,54 EURO 1 EURO = 1,4917 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2149,21 -5,41 -0,25 IQ120 2167,39 -3,81 -0,18 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine B E N O Î T T O U S S A I N T à Francfort La Banque centrale européenne (BCE) a sor ti les grands moyens jeudi pour tenter de relancer l\u2019inflation en zone euro, en dévoilant une flopée de nouvelles mesures de soutien à l\u2019économie dont une nouvelle baisse de taux.Son président, Mario Draghi, engagé dans une lutte sans merci contre l\u2019inflation trop basse, est même allé plus loin que ce qu\u2019on attendait de lui, réjouissant les marchés dans un premier temps, mais donnant aussi l\u2019impression que la BCE a maintenant donné le maximum.Les marchés ont d\u2019ailleurs reviré et terminé en baisse.Francfort a fini sur une forte baisse de 2,3%, pendant que Paris terminait en recul de 1,7% et Londres, de 1,8%.Le conseil des gouverneurs de l\u2019institution monétaire a décidé d\u2019abaisser encore l\u2019ensemble de ses taux directeurs, déjà au plus bas depuis plus d\u2019un an.Et la BCE pourrait aller encore plus bas, si cela s\u2019avérait nécessaire, a assuré M.Draghi.D\u2019autant qu\u2019elle a revu à la baisse ses prévisions de croissance et d\u2019inflation pour 2016 et 2017.En parallèle, la banque centrale va muscler à partir d\u2019avril son vaste programme de rachats de dettes, le «QE» pour « Quantitative Easing », en rachetant jusqu\u2019à 80 milliards d\u2019euros de titres de dette chaque mois, contre 60 milliards jusqu\u2019à présent, et ce, jusque mars 2017.Au total, en deux ans, la BCE aura déboursé, à ce titre, 1740 milliards d\u2019euros.La palette des titres éligibles au rachat de dettes a été élargie pour inclure des obligations émises par des entreprises de la zone euro \u2014 à l\u2019exclusion des banques.Un nouveau programme de prêts géants pour les banques complétera le dispositif.L\u2019objectif est d\u2019inciter les banques à faire circuler l\u2019argent dans l\u2019économie, pour faire repar tir le crédit, les prix, et la croissance.« Nous avons montré que nous ne sommes pas à court de munitions», a martelé M.Dra- ghi, indiquant que « l\u2019écrasante majorité » du conseil des gouverneurs s\u2019était rangée derrière les mesures prises jeudi.La preuve, selon lui, de la volonté de la banque centrale de gagner la bataille contre l\u2019inflation trop basse, alors que des rumeurs ont fait état ces derniers mois de dissensions au sein du conseil.M.Draghi en a profité pour égratigner les partisans du statu quo, au rang desquels le gouverneur de la Bundesbank allemande, Jens Weidmann.Une politique du «non à tout» aurait conduit à «une déflation désastreuse», a martelé l\u2019Italien, prononçant la formule «non à tout» en allemand («nein zu allem»).Pas d\u2019inflation La banque était sous pression pour frapper fort, après avoir déçu les marchés une première fois en décembre.Les effets des outils déjà déployés se font encore attendre.Un an après avoir dégainé la première version de son «QE», l\u2019inflation s\u2019affiche à - 0,2% en zone euro, très loin de l\u2019objectif d\u2019une hausse des prix proche mais inférieure à 2%.La faute à la chute sans fin des prix du pétrole et à une reprise toujours atone sur le Vieux Continent, assombrie par le ralentissement des économies émer- gentes.Les premières réserves se faisaient déjà entendre sur l\u2019efficacité de l\u2019action de la BCE.« C\u2019était le maximum que la BCE puisse faire, mais cela ne suffira pas à lever les doutes sur l\u2019impact de ces mesures», soulignait Carsten Brzeski, économiste chez ING.De plus en plus d\u2019observateurs mettent en doute la capacité de l\u2019institution à ramener l\u2019inflation vers sa cible \u2014 et celle des banques centrales de manière générale à agir sur l\u2019économie.Pour Jonathan Loynes, de Capital Economics, la BCE a dévoilé «un panaché de mesures plus audacieux que ce que la plupart des observateurs attendait ».«La BCE a finalement tenu ses promesses », salue-t-il, « mais elle ne peut pas faire des miracles ».Agence France-Presse La BCE joue son va-tout pour relancer l\u2019activité et les prix Francfort \u2014 La BCE a drastiquement abaissé jeudi ses pronostics concernant l\u2019inflation en zone euro en 2016, qu\u2019elle voit tomber à 0,1%, sous l\u2019effet de la faiblesse des cours pétroliers, tout en assurant que la déflation allait être évitée.L\u2019institution monétaire de Francfort attendait jusqu\u2019alors une hausse des prix en zone euro de 1% pour l\u2019année en cours.«Nous ne sommes pas en déflation», a également affirmé le président de la BCE, Mario Draghi, alors que l\u2019inflation en zone euro est retombée en territoire négatif en février, à -0,2%.Il table sur une inflation encore négative pendant les mois à venir, avant une remontée des prix en fin d\u2019année.La BCE a également confirmé la lenteur de la reprise économique en zone euro.Elle escompte un PIB en zone euro en hausse de 1,4% en 2016, 1,7% en 2017 et 1,8% en 2018.Auparavant, elle tablait sur une croissance de 1,7% en 2016 et de 1,9% en 2017.La prévision d\u2019inflation revue en baisse DANIEL ROLAND AFP Mario Draghi J U L I E N A R S E N A U L T L a fin de l\u2019hiver s\u2019annonce difficile pour Transat A.T., qui continue de souffrir des effets de la faiblesse du huard, de l\u2019épidémie du virus Zika ainsi que de la menace de grève de ses pilotes, et ce, même s\u2019il n\u2019y a pas eu d\u2019arrêt de travail.Malgré la baisse du prix du brut, la dégringolade du dollar canadien a représenté des coûts supplémentaires d\u2019environ 150 millions au cours des trois derniers hivers pour le voyagiste québécois.Cela s\u2019est traduit par une augmentation d\u2019environ 70 $ par personne dans le coût des forfaits vers les destinations soleil, a indiqué jeudi la direction de l\u2019entreprise, qui rencontrait ses actionnaires à l\u2019occasion de son assemblée annuelle, à Montréal.« Le dollar continue de glisser, a expliqué son président et chef de la direction, Jean-Marc Eustache, en point de presse.Peut-être, possiblement, on aurait un deuxième trimestre qui pourrait être inférieur à celui de l\u2019an dernier.» En plus, la société a constaté un ralentissement de la demande en raison des craintes à l\u2019égard du virus Zika et de la menace de débrayage des pilotes d\u2019Air Transat, évitée de justesse grâce à la conclusion d\u2019une entente de principe à la veille de la semaine de relâche.« Cer tains jours, des reculs atteignant 30% ont été constatés au chapitre des ventes, a indiqué le chef de la direction financière de Transat A.T., Denis Pétrin.Dès le moment où tout est devenu très médiatisé, nous avons vu nos ventes fléchir.Pour remplir les avions, il a fallu s\u2019ajuster au niveau des prix et les marges ont été affectées.» Au premier trimestre, qui comprend le temps des Fêtes, Transat A.T.a perdu 61,2 millions, ou 1,64 $ par action, même si ses revenus ont progressé de 7,4 %, s\u2019établissant à 846,9 millions.Abstraction faite des éléments non récurrents, la société a affiché une perte ajustée de 37,3 millions, ou 1 $ par action, comparativement à 32,4 millions, ou 84 ¢ par action, l\u2019an dernier.Optimiste pour l\u2019été M.Eustache s\u2019attend à une certaine reprise à l\u2019été, même si l\u2019entreprise a pour l\u2019instant vendu 30 % de ses sièges à destination de l \u2019Europe et que la concurrence s\u2019annonce encore plus vive.Dès le début mai, WestJet viendra rivaliser avec Transat A.T.en offrant des vols à destination de l\u2019aéroport londonien de Gat- wick depuis Toronto et l\u2019ouest du pays.Air Canada Rouge emboîtera également le pas au cours de l\u2019été.«Londres va être une destination beaucoup plus dif ficile cette année » , a concédé M.Eustache, rappelant qu\u2019Air Canada assurait déjà la liaison vers l\u2019aéroport de Heathrow.Celui-ci a estimé qu\u2019il était trop tôt pour évaluer l\u2019incidence de cette concurrence sur les activités de Transat A.T., rappelant au passage que l\u2019entreprise desser vait cette destination depuis plus de 30 ans.À terme, le voyagiste compte améliorer sa per for- mance en continuant de réduire ses coûts ainsi qu\u2019en bonifiant son of fre hôtelière au Mexique ainsi que dans les Antilles.La vente potentielle de ses filiales voyagistes en France et en Grèce pourrait servir à acquérir des réseaux de distribution aux États-Unis afin d\u2019être en mesure de vendre suffisamment de forfaits vers des destinations soleil tout au long de l\u2019année.Cela permettrait à Transat A.T.d\u2019obtenir de meilleurs prix et certaines exclusivités, selon M.Eustache.Par ailleurs, la direction de Transat A.T.a assuré que l\u2019entreprise n\u2019avait jamais profité de ses trois filiales incorporées à la Barbade \u2014 un paradis fiscal \u2014 pour se soustraire aux autorités fiscales canadiennes.Le chef de la direction financière a toutefois concédé que cela permettait de faire diminuer « globalement » la facture d\u2019impôts du voyagiste.« Tant que c\u2019est légal, j\u2019ai le droit de le faire, a tranché M.Eustache.Le jour où les gouvernements changeront les lois, on s\u2019adaptera.» La Presse canadienne Difficile fin d\u2019hiver pour le voyagiste Transat A.T.Le premier trimestre a été déficitaire et le deuxième pourrait l\u2019être aussi, note Jean-Marc Eustache F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S L a bonne gouvernance enseigne depuis longtemps qu\u2019il ne faut pas confier à une seule personne les fonctions de président du conseil et de chef de la direction, mais 14 % des entreprises fonctionnent quand même de cette façon, révèle une analyse du Conference Board.Dans une étude de la rémunération des administrateurs de 247 entreprises inscrites à la Bourse de Toronto au 31 décembre 2014, l\u2019organisme de recherche a constaté que 34 d\u2019entre elles n\u2019ont pas séparé ces deux fonctions névralgiques.Cette pratique, aujourd\u2019hui très inhabituelle, n\u2019est pas illégale, mais se trouve à contre-courant des bonnes pratiques de gouvernance développées au cours des 15 dernières années et adoptées par la majorité des entreprises.Les entreprises fonctionnant de cette manière se trouvent notamment dans les secteurs du transport, de la haute technologie, des produits chimiques et des produits pharmaceutiques.Cependant, a constaté le Conference Board, 94 % de ces entreprises ont nommé un « administrateur indépendant principal », comparativement à 85 % en 2012.Cela, croit-il, signifie que les entreprises n\u2019ayant pas séparé les fonctions tentent quand même d\u2019accorder plus d\u2019indépendance à leur conseil.L\u2019analyse du Conference Board montre aussi que les femmes n\u2019occupent que 16% des sièges aux conseils, comparativement à 13% en 2012, malgré les efforts déployés par les autorités pour inciter les entreprises à diversifier leurs conseils.Depuis le 31 décembre 2014, les entreprises inscrites en Bourse doivent détailler la composition féminine de leur haute direction et du conseil, de même que leur politique, à défaut de quoi elles doivent justifier l\u2019absence d\u2019une telle politique.Selon le rapport, 38% des entreprises comptant une présence féminine au conseil n\u2019ont, dans les faits, qu\u2019une seule femme siégeant à ce conseil.Par ailleurs, la rémunération des administrateurs s\u2019est établie à 136 506 $ en moyenne, comparativement à 128 851 $ en 2012.Le Devoir CONSEILS D\u2019ADMINISTRATION La séparation des pouvoirs n\u2019est pas complète L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 1 M A R S 2 0 1 6 ECONOMIE A 7 CONSEILLER PUBLICITAIRE POUR VENTE DE PETITES ANNONCES Notre service des petites annonces est présentement à la recherche d\u2019un conseiller publicitaire.Relevant de la vice-présidente, ventes publicitaires, ses responsabilités comprennent notamment : ?Prospection de nouveaux clients en utilisant le monitoring, l\u2019internet et le réseautage, etc.; ?Renouvellement de contrats et fidélisation de la clientèle existante; ?Gérer tous les aspects du cycle de vente de façon à assurer la croissance à l\u2019intérieur du territoire désigné; ?Assurer un service à la clientèle selon les standards établis par l\u2019entreprise; ?Développer des stratégies de vente et identifier les nouvelles opportunités d\u2019affaires; ?Établir une relation de confiance avec la clientèle; ?Maintien, développement et optimisation d\u2019un portefeuille client; ?Se tenir à l\u2019affût des tendances du marché; ?Accomplir certaines tâches administratives (rédaction de documents de ventes, rapports d\u2019activités et de ventes).Conditions de candidature : ?2 à 3 années d\u2019expérience pertinente reliée à la vente.?Diplôme d\u2019études collégiales en ventes/marketing.?Orienté résultats.?Fortement orienté vers la satisfaction du client.?Parfaite maîtrise du français parlé et écrit.?Excellente connaissance de logiciels de bureautique.?Connaissance de logiciels de ventes, un atout.?Bilinguisme un atout.Rémunération : ?100 % commission + avantages sociaux.Toute personne désireuse de présenter sa candidature doit le faire par écrit en soumettant son curriculum vitae, avant le 16 mars 2016 à l\u2019attention de Mélisande Simard à msimard@ledevoir.com.L\u2019emploi du masculin vise essentiellement à alléger le texte.Nous remercions tous les candidats de leur intérêt, mais seules les personnes retenues feront l\u2019objet d\u2019un suivi.Nous souscrivons aux principes d\u2019équité en emploi.c o n s e i l l e r p u b l i c i t a i r e p o u r v e n t e d e p e t i t e s a n n o n c e s A L E X A N D R E R O B I L L A R D à Québec L e premier ministre Philippe Couillard s\u2019est défendu, jeudi, de laisser filer « les gros poissons » qui font de l\u2019évasion fiscale.M.Couillard a déclaré que le bilan de récupération fiscale de Revenu Québec, au cours des dernières années, n\u2019est «pas si mal».En Chambre, en réponse à une question du chef péquiste Pierre Karl Péladeau, M.Couillard a soutenu que les performances de l\u2019agence demeurent appréciables, même s\u2019il y a toujours place à l\u2019amélioration.«Il n\u2019est pas exact que ce qu\u2019il appelle les gros poissons évitent le filet, puisqu\u2019on a des récupérations très importantes, année après année, après année, a-t-il dit.Est-ce qu\u2019on peut faire mieux ?Certainement qu\u2019on peut faire mieux.» Le premier ministre a toutefois expliqué que l\u2019agence québécoise est tenue de respecter les ententes d\u2019amnistie conclues par l\u2019Agence du revenu du Canada (ARC) avec des contribuables québécois qui ont fait de l\u2019évasion fiscale.Ces ententes de réciprocité, en vigueur depuis environ 25 ans, font en sorte que l\u2019une ou l\u2019autre des agences doit se plier aux ententes de celle qui a entamé les procédures dans des dossiers conjoints, a expliqué M.Couillard.«Lorsque c\u2019est le gouvernement fédéral qui entame les procédures, le gouvernement du Québec continue dans la même veine et vice versa», a-t-il dit.Le ministre des Finances, Carlos Leitão, avait indiqué mercredi que Québec était lié par des ententes conclues par l\u2019ARC dans le dossier de clients de la firme comptable KPMG qui ont dissimulé des sommes dans un paradis fiscal.Jeudi, M.Leitão a cependant précisé que Revenu Québec avait refusé à KPMG la possibilité que ses clients bénéficient du programme de divulgation volontaire.« KPMG avait demandé ou fait des démarches pour voir si un certain nombre de personnes pouvaient se prévaloir du programme de divulgation volontaire, a-t-il dit.Et Revenu Québec a dit : \u201cselon les conditions de notre programme de divulgation volontaire, non, ils ne se qualifient pas.» Le ministre a précisé que l\u2019ARC avait amorcé l\u2019investigation sur une vingtaine de riches clients du cabinet comptable KPMG qui ont placé 130 millions à l\u2019île de Man, dans la mer d\u2019Irlande.« L\u2019ARC va transmettre ces informations à Revenu Québec, qui prendra sa décision », a-t-il dit.L\u2019ARC a conclu une entente avec les clients de KPMG pour qu\u2019ils paient leurs impôts sans toutefois être mis à l\u2019amende ou faire l\u2019objet d\u2019accusations criminelles, a rappor té cette semaine Radio-Canada.Jeudi, M.Péladeau a accusé le gouvernement de laisser Ottawa prendre des décisions impor tantes comme les réclamations en cas d\u2019évasion fiscale.« Pendant que le gouvernement augmente le fardeau fiscal des familles, il augmente le fardeau fiscal des individus de la classe moyenne, celui des entrepreneurs, il laisse encore une fois passer les gros poissons», a-t-il dit.Le chef caquiste François Le- gault a af firmé que les deux agences fiscales auraient dû imposer des pénalités au lieu de se contenter de récupérer seulement les sommes dues.« Je ne sais pas ce qui a mené Revenu Canada et Revenu Québec à ne pas exiger de pénalités, mais on devrait l\u2019exiger à ceux qui font de l\u2019évitement fiscal.» Le député de Québec solidaire Amir Khadir a estimé que Revenu Québec a le pouvoir de faire des ententes particulières.« Chaque entente avec chaque entité est négociée et décidée de manière indépendante.Il n\u2019y a rien qui empêche Revenu Québec de ne pas procéder.» La Presse canadienne ÉVASION FISCALE Couillard se défend de laisser filer «les gros poissons» É R I C D E S R O S I E R S D es règles environnementales plus sévères ne nuisent pas à la compétitivité sur les marchés internationaux, conclut une étude de l\u2019Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).On appelle cela « l\u2019hypothèse du havre de pollution », expliquent les auteurs d\u2019une étude d\u2019une soixantaine de pages dévoilée jeudi par l\u2019OCDE.Très répandue dans les of ficines gouvernementales, elle affirme qu\u2019un resserrement des règles environnementales pousse les entreprises à déménager les activités de production visées vers des contrées plus laxistes en la matière et réduit d\u2019autant les volumes de productions et d\u2019exportations des pays qui ont voulu bien faire.Il est facile de comprendre qu\u2019un tel scénario fasse peur aux gouvernements et les rend réticents à prendre les devants en matière environnementale, admettent Tomasz Ko?luk et Christina Timi- liotis.Seulement, cette hypothèse est largement démentie par les faits, concluent-ils après s\u2019être penchés sur le cas d\u2019une vingtaine de pays développés et d\u2019une demi-douzaine d\u2019économies émergentes.On cite entre autres l\u2019exemple de trois pays (Danemark, Allemagne et Suisse) dont les politiques environnementales imposent aux compagnies les coûts directs et indirects parmi les plus élevés au monde.On observe que la valeur de leurs exportations vers la Chine et les autres économies émergentes dont les normes environnementales sont nettement moins exigeantes est essentiellement demeurée la même depuis 20 ans, à raison d\u2019une toute petite baisse (-3 %) dans les industries manufacturières les plus polluantes (acier, chimie, pétrochimie\u2026) et d\u2019une non moins modeste hausse (+3 %) dans les industries moins polluantes (électronique, optique, équipement médical\u2026).Avoir peur pour rien On explique ce phénomène par le fait que des normes environnementales plus sévères forcent les compagnies à améliorer leur productivité et à innover afin de relever leur performance environnementale tout en restant dans la course sur les marchés d\u2019exportations, voire à les rendre plus compétitives encore.On constate aussi, logiquement, que ces pays plus exigeants en matière environnementale ont une industrie verte beaucoup plus dynamique et croissante.Mais on en déduit surtout que les coûts infligés par la réglementation environnementale ont moins d\u2019impor tance dans le choix des compagnies de leurs lieux de production que d\u2019autres facteurs, tels que la taille du marché, les barrières commerciales, la mondialisation, les conditions du marché et la qualité de la main-d\u2019œuvre.« Les politiques environnementales ne sont tout simplement pas un ressort important des courants commerciaux mondiaux, a résumé l\u2019économiste en chef de l\u2019OCDE, Catherine Mann.Les gouvernements devraient arrêter de penser qu\u2019un resserrement de la réglementation nuirait à leurs exportations et se concentrer plutôt sur l\u2019avantage qu\u2019ils pourraient en tirer en termes d\u2019innovation.» Le Canada dans la moyenne Cette conclusion est évidemment importante à l\u2019heure où les pays devraient presser le pas dans leur lutte contre les changements climatiques, dit l\u2019OCDE.Elle l\u2019est d\u2019autant plus que si les gouvernements ont entrepris un resserrement de leurs règles environnementales depuis quelques années, leurs politiques et autres subventions continuent de fortement encourager bien plus que de décourager les pollueurs.L\u2019étude tend à montrer qu\u2019il y aura un avantage concurrentiel à compter parmi les premiers pays à prendre le virage vert, soulignent ses auteurs.À ce chapitre, le Canada se maintient plutôt au milieu du peloton depuis 20 ans, collé à la moyenne des pays de l\u2019OCDE, et pointant en 2012 au 14e rang sur 23 pays développés examinés en ce qui a trait au coût de leurs réglementations environnementales.Le Devoir Les États peuvent agir sans crainte contre les pollueurs industriels L\u2019« hypothèse du havre de pollution » ne se vérifie pas, selon une étude de l\u2019OCDE DIMITAR DILKOFF AGENCE FRANCE-PRESSE Travailleurs d\u2019une aciérie, en Ukraine, une industrie très polluante S tellarton \u2014 La société derrière la chaîne d\u2019épiceries Sobeys a réduit la valeur de ses activités dans l\u2019ouest du pays, principalement celle de la chaîne Safeway, ce qui l\u2019a forcé à afficher une perte de 1,36 milliard pour son plus récent trimestre.Empire a indiqué que la per te était largement attribuable à un ajustement à la valeur à long terme des activités de la bannière Safeway, qui s\u2019avère plus faible que précédemment estimé.Sobeys a allongé 5,8 milliards $US pour racheter les actifs canadiens de Safeway en 2013, ce qui a fortement augmenté sa présence dans une partie du pays où la société néoécos- saise était relativement discrète par rapport aux autres régions.En excluant la dépréciation et certains autres éléments, Empire a affiché un bénéfice ajusté de 82,5 millions pour son troisième trimestre \u2014 en baisse de 36,1% par rapport à celui de 118,6 millions de la même période l\u2019an dernier.La perte nette par action s\u2019est établie à 5,03$, ce qui tient compte d\u2019une dépréciation d\u2019amortissement de 1,59 milliard lié à l\u2019acquisition de Safeway.Après ajustements, Empire affiche un bénéfice par action de 30 ¢ pour la période de 13 semaines close le 30 janvier.Un an plus tôt, Empire avait engrangé un bénéfice net de 123,6 millions, soit 45 ¢ par action, et un bénéfice ajusté de 118,6 millions, ou 43 ¢ par action.Le chif fre d\u2019af faires a augmenté de 86,7 millions au plus récent trimestre, à 6,03 milliards, en regard de celui de 5,94 milliards réalisé un an plus tôt.Cette croissance était essentiellement attribuable à l\u2019inflation des aliments et à l\u2019acquisition de Coop Atlantique.«Les difficultés que nous avons rencontrées au premier semestre de l\u2019exercice 2016 en lien avec l\u2019intégration des activités de Safeway se sont intensifiées au troisième trimestre», a déclaré dans un communiqué le président et chef de la direction d\u2019Empire, Marc Poulin.Les ventes des activités de l\u2019Ouest canadien et de la bannière Safeway se sont érodées, surtout en Alberta et en Saskatchewan, victimes du contexte économique difficile, a poursuivi M.Poulin.La Presse canadienne Empire essuie une perte de 1,36 milliard Le déficit s\u2019explique par l\u2019achat de Safeway par Sobeys A L E X A N D R E R O B I L L A R D à Québec L e gouvernement québécois a prévu d\u2019autres solutions dans l\u2019éventualité où Ottawa choisirait de ne pas investir dans le projet d\u2019avion CSe- ries de Bombardier, a déclaré jeudi le ministre des Transports, Jacques Daoust.M.Daoust a af firmé que dans ce cas, Québec exigera des liquidités de Bombardier afin de garantir son investissement de 1 milliard $US dans le projet.« Le scénario prévoit aussi que si c\u2019est un non, on va procéder autrement, mais on va continuer de soutenir Bombardier», a-t-il dit lors d\u2019un échange avec la presse parlementaire.« On est capable de trouver d\u2019autres solutions à ça et on les a prévues dans l\u2019entente qu\u2019on a avec eux », a-t-il dit.Aux journal i s t e s , M.Daoust a expliqué que davantage de g a r a n t i e s pourraient alors être exigées de l\u2019entreprise, dans le cadre de la filiale qui doit être créée avec le programme de la CSe- ries.« Bombardier va devoir nous donner des garanties.Ça peut être des liquidités disponibles, sans conteste, à l\u2019intérieur de la société.» Par ailleurs, M.Daoust a salué l\u2019intention d\u2019Ottawa de revoir la loi qui oblige Air Canada à exploiter un centre d\u2019entretien à Montréal.« On gérait des avions de 30 ans, qui avaient été construits il y a 60 ans, et rappelons-nous aussi que ce projet de loi qui parlait de Montréal n\u2019incluait pas Mi- rabel, à cette époque, qui est devenu le centre essentiellement.» Dans le cadre de la transaction par laquelle Air Canada a fait part de son intention d\u2019acheter 45 appareils de la CSeries, Québec a accepté de renoncer à ses recours juridiques contre Air Canada pour le maintien d\u2019activités d\u2019entretien lourd à Montréal, en échange d\u2019un engagement du transpor teur à faire l\u2019entretien de ses CSeries au Québec.Parallèlement, Ottawa a décidé de modifier la Loi sur la participation publique au capital d\u2019Air Canada qui impose à l\u2019entreprise de faire l\u2019entretien lourd de ses appareils dans trois villes canadiennes dont Montréal.La Presse canadienne CSERIES Sans Ottawa, Bombardier devra ajouter des liquidités, dit Daoust L\u2019économie irlandaise rugit de nouveau Londres \u2014 Rendu coi par la crise financière internationale, l\u2019ex « tigre celtique » irlandais rugit de nouveau et son PIB a bondi de 7,8 % en 2015, ce qui le place en tête du peloton européen.L\u2019an passé, le PIB de l\u2019Irlande a été soutenu notamment par un bond de la production industrielle (+13,7 %) et de l\u2019activité dans la construction (+8,8 %), a indiqué jeudi l\u2019Office central des statistiques irlandaises (CSO).L\u2019économie du pays a aussi été tirée par d\u2019impressionnants investissements des entreprises, mais aussi par une vigoureuse progression de ses exportations (+13,8 %).Le pays est très attractif pour les entreprises étrangères, attirées par la faiblesse de son taux d\u2019imposition sur les sociétés (12,5 %), l\u2019un des plus bas de toute l\u2019Union européenne.Agence France-Presse NATHAN DENETTE LA PRESSE CANADIENNE Marc Poulin, président et chef de la direction d\u2019Empire Philippe Couillard Jacques Daoust lain Magloire est-il mort pour rien?La question se pose à la lecture du rapport du coroner Luc Malouin.Les ratés multiples dans la prise en charge des personnes frappées par la maladie mentale, la formation policière à ce sujet, et la nature de l\u2019intervention qui a coûté la vie à M.Magloire sont des tares récurrentes.Un citoyen sur six est appelé à souffrir de détresse mentale au cours de sa vie.C\u2019est énorme.Il faudra bien que les policiers cessent de se percevoir comme des «combattants du crime» et que les écoles de formation en techniques policières dépoussièrent leur cursus pour assurer une meilleure sécurité de tous les citoyens, y compris les plus vulnérables.L\u2019inter vention n\u2019est pas synonyme de répression.Le dialogue est bien souvent préférable à l\u2019arrestation.Le but de l\u2019intervention policière, à plus forte raison dans le tissu social complexe d\u2019une métropole, est de permettre la résolution des conflits en déployant le minimum de force nécessaire.Mais que faire avec un itinérant qui, tel un Magloire en crise, fracasse des vitrines et menace les policiers de son marteau ?Essayer d\u2019établir un dialogue, même s\u2019il n\u2019entend pas raison.Acheter du temps.Contenir la crise.Le coroner Malouin a tort d\u2019établir un lien de causalité entre la mort d\u2019Alain Magloire, abattu par un policier le 3 février 2014, et l\u2019arsenal, anémique, d\u2019armes à impulsion électrique à la disposition du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).M.Ma- louin a fait sienne l\u2019analyse du policier Denis Côté, selon lequel le «Taser» «n\u2019est jamais là lorsqu\u2019un policier en a besoin».Un patrouilleur muni d\u2019un pistolet à impulsion électrique est arrivé sur les lieux 20 secondes après la tragédie.Il fallait donner au «Taser» la chance d\u2019arriver avant de se plaindre de son absence.Le problème de communication à la base de la tragédie n\u2019explique pas tout, et il serait trop facile de blâmer les patrouilleurs, qui avaient toutes les raisons de craindre pour leur vie.La formation en santé mentale souffre de carences inacceptables : 90 heures sur un programme de 1545 heures, c\u2019est trop peu.Selon Michael Arruda, spécialiste de la santé mentale au SPVM, les policiers se sentent «dépassés, mal outillés et mal renseignés pour intervenir adéquatement».Non seulement faut-il mieux les éduquer au cégep, il faut leur offrir une formation continue.La Santé publique n\u2019arrive pas à mettre en place un ?let de sécurité pour les itinérants aux prises avec la maladie mentale.Comme pour la formation policière, il s\u2019agit d\u2019un «échec» relevé à juste titre par le coroner Malouin.Combien de victimes faudra-t-il avant que ces trois institutions, Santé, Éducation et Sécurité publique, donnent le coup de barre attendu depuis trop longtemps?Le Devoir affirmait mercredi qu\u2019Ottawa étudiait l\u2019idée de prendre le relais du Brésil à la tête de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).Il y aurait, à notre avis, mieux à faire pour contribuer au développement d\u2019Haïti que d\u2019y envoyer en masse nos Casques bleus.ttawa n\u2019a pas encore tranché, mais déciderait-il d\u2019investir l\u2019île de ses Casques bleus que nous jugerions l\u2019initiative mal avisée.Le fait est que la MINUSTAH, créée dans la foulée du renversement de Jean-Bertrand Aristide en février 2004, est devenue avec le temps une force d\u2019occupation ou, du moins, perçue comme telle par beaucoup d\u2019Haïtiens.Ce qu\u2019il serait extraordinaire d\u2019entendre Justin Trudeau dire aujourd\u2019hui, c\u2019est que le Canada a commis une erreur grave en appuyant l\u2019éviction d\u2019Aristide par les États-Unis.On peut toujours rêver.Le renversement du gouvernement d\u2019Aristide n\u2019a pas rendu service au peuple haïtien; il a servi les intérêts de l\u2019oligarchie locale, des anciens militaires et des néoduvaliéristes.Que des enjeux de sécurité se posent encore, c\u2019est l\u2019évidence.Que la classe politique haïtienne cafouille épouvantablement \u2014 au point qu\u2019a été reporté deux fois le second tour de l\u2019élection présidentielle sans qu\u2019on sache très bien quand il pourra ?nalement se tenir \u2014 et que l\u2019État haïtien soit complètement dysfonctionnel, on en convient.Mais il ne faudrait pas que ces réalités nationales fassent oublier les responsabilités des pays étrangers (États-Unis, Canada, France) dans cet état de déliquescence politique, sociale et économique.Il n\u2019est pas exagéré de dire qu\u2019Haïti est au- jourd\u2019hui dans une situation pire, plus corrompue et plus antidémocratique, qu\u2019elle ne l\u2019était quand Aristide a été chassé du pouvoir.Vrai que s\u2019est produit l\u2019effrayant séisme de janvier 2010, qui a fait plus de 200 000 morts.Comment néanmoins expliquer que, malgré les gigantesques ressources dont disposent tous ses «amis» internationaux qui disent voler à son secours et vouloir accompagner son développement, la société haïtienne ait si peu réussi à sortir la tête de l\u2019eau?Comment expliquer que, selon des informations récemment publiées par le Programme alimentaire mondial (PAM), Haïti traverse actuellement sa plus grave crise d\u2019insécurité alimentaire depuis 2001?Une partie de l\u2019explication tient en ceci : sous le couvert de l\u2019aide \u2014 d\u2019une aide diachylon, au ?nal \u2014 s\u2019est installée une tutelle internationale qui empêche le peuple haïtien d\u2019in?uencer son développement et de faire ses propres choix.Les manipulations qui ont donné lieu à l\u2019élection de Michel Martelly à la présidence en 2011 et le cul-de-sac électoral dans lequel se trouve maintenant le pays en sont des preuves politiques.Mais c\u2019est aussi une tutelle qui s\u2019inscrit dans le prolongement de l\u2019assujettissement où se trouve Haïti depuis son indépendance, arrachée aux Français il y a 210 ans.Jamais ne lui a été donné le droit de respirer librement sur le plan économique.Le gouvernement de Justin Trudeau, premier ministre soi-disant progressiste, pourrait faire œuvre utile en contribuant, par exemple, à humaniser le marché du travail haïtien.Lire à y défendre les droits syndicaux.Prenez le cas de Gildan, multinationale du textile fondée à Montréal.L\u2019entreprise sous-traite depuis 2009 sa production de t-shirts aux Apaid, une famille duvalié- riste de Port-au-Prince qui a soutenu Baby Doc en son temps, qui s\u2019est opposée à Aristide et dont le lobby contre toute hausse du salaire minimum est obstiné.Si bien que les travailleuses du textile en Haïti, payées 5,61 $ par jour, sont les plus mal rémunérées au monde, après celles du Bangladesh et du Cambodge.On est à des années-lumière de faire du travail un bien commun et un outil de développement démocratique, se tue à répéter le philosophe Alain Deneault.C\u2019est vrai par tout dans le monde.Ça l\u2019est particulièrement dans un pays comme Haïti.L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 1 M A R S 2 0 1 6 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Un non-sens Philippe Couillard annonçait récemment la volonté de son gouvernement de hausser significativement le nombre d\u2019immigrants reçus au Québec.Un non-sens quand on sait les coupes effectuées simultanément par ce même gouvernement dans les services d\u2019intégration et de francisation offerts à ces mêmes immigrants.Le premier ministre justifie sa décision par le besoin pressant de main-d\u2019œuvre dans une société active vieillissante, mais ne pas leur faciliter la tâche de s\u2019intégrer dans leur pays d\u2019accueil ne présage pas un avenir florissant, tant pour les Québécois que pour les nouveaux arrivants.Pierre Deschênes Montréal, le 10 mars 2016 Afrique : faire échec aux « trois trop » En réaction à l\u2019ar ticle de Jessica Na- deau paru dans Le Devoir le 8 mars 2016, à propos des femmes de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest francophone, où dit-on se trouvent les plus forts taux de mortalité maternelle et juvénile, je voudrais juste faire remarquer, en tant que femme africaine, que les solutions que l\u2019on préconise pour l\u2019Afrique sont assez souvent un peu trop superficielles.Il est vrai qu\u2019il faut faire échec aux « trois trop » (naissances trop rapprochées, trop tôt ou trop tard).Mais il faudrait s\u2019interroger aussi davantage sur la raison de la survenue de ces « trois trop ».Si cela arrive si souvent, c\u2019est parce que les filles africaines n\u2019ont pas d\u2019autre issue dans la vie : elles ne sont pas scolarisées, elles ne savent ni lire ni écrire et pensent que leur rô- le dans la société se limite à avoir des enfants.[\u2026] Apprenez-nous à lire et à écrire, aidez- nous à construire des écoles et des universités dans nos pays ! C\u2019est d\u2019éducation que l\u2019Afrique a besoin ! Cela prendra plus de temps, certes, et il faudra aussi donner des moyens pour que les complications qui sur viennent autour de la grossesse soient évitées, que les femmes puissent accéder aux consultations prénatales et bénéficier de l\u2019assistance d\u2019un personnel qualifié lors de l\u2019accouchement et dans les semaines qui suivent, etc.Tout cela, nous le savons, mais si on veut réellement un développement durable pour l\u2019Afrique, ce n\u2019est pas à coup de pilules ou de patchs contraceptifs qu\u2019on arrivera à faire décoller ce continent un jour.[\u2026] Nicole Muyulu Montréal, le 9 mars 2016 Honneur et déshonneur Le 4 mars, le président français décernait en catimini la Légion d\u2019honneur au prince héritier saoudien, Mohammed ben Nayef, également ministre de l\u2019Intérieur de ce royaume.Ce pauvre François Hollande était sans doute un peu mal à l\u2019aise d\u2019honorer ainsi le grand patron des emprison- neurs, décapiteurs, fouetteurs et coupeurs de main.Pendant ce temps, nous, Canadiens, nous apprêtons honteusement à fournir à nos «amis» des équipements qui leur seront probablement fort utiles pour aggraver la misère des civils yéménites.[\u2026] François Thérien Montréal, le 8 mars 2016 FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints NELLIE BRIÈRE, PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET L I B R E O P I N I O N HAÏTI Aide ou occupation ?MORT D\u2019ALAIN MAGLOIRE La leçon d\u2019amnésie O A F É L I X - A N T O I N E M I C H A U D V I N C E N T R A N G E R Avocats D u Conseil du statut de la femme jusqu\u2019au premier ministre du Québec, en passant par un groupe de juristes et de personnalités publiques, toute la société québécoise est montée au créneau pour s\u2019inquiéter des conséquences d\u2019un récent jugement qui permet de célébrer des mariages religieux sans conséquences civiles.Quelle surprise de voir au Québec un mouvement si important prendre parti pour l\u2019intégration des pratiques religieuses dans la vie civile ! Cette prise de position va à l\u2019encontre de la tendance québécoise vers une plus grande laïcité.On propose même l\u2019usage de la clause dérogatoire de la Char te canadienne pour protéger le mariage ! Passéiste, cette défense en règle est symptomatique de notre obsession maladive au Québec pour faire passer toute protection des couples par le mariage.L\u2019histoire de notre droit démontre plutôt que le Québec et le Canada se sont progressivement af franchis des institutions religieuses pour bâtir des règles civiles qui protégeaient notre réalité sociale plutôt que les coller à la religion.La reconnaissance de l\u2019adoption (1924), la possibilité de divorcer relativement facilement (1968), l\u2019établissement d\u2019un état civil exclusivement étatique (1994) ont tous permis de construire des règles sociales qui ne dépendaient plus de la religion (notamment catholique).En quoi, dans un État laïque, doit-on continuer à attribuer des effets civils à des pratiques religieuses ?Y a-t-il des conséquences civiles au baptême ?À la bar-mitzvah ?L\u2019adéquation entre les mariages civil et religieux est l\u2019héritage d\u2019un État qui intègre les pratiques religieuses comme fondement de ses politiques sociales.Cet anachronisme ne subsiste qu\u2019en raison du caractère multiconfessionnel du mariage.Si elle n\u2019avait été l\u2019apanage que d\u2019une seule religion, jamais l\u2019institution n\u2019aurait survécu jusqu\u2019en 2016.Évidemment, on peut s\u2019inquiéter des conséquences de la décision, notamment pour les femmes.La dissociation entre les «deux» mariages peut mettre à mal la protection de la personne la plus vulnérable dans un couple.La responsabilité n\u2019incombe toutefois qu\u2019à l\u2019Assemblée nationale, qui n\u2019a fait passer notre système de protection des couples que par le prisme du mariage, rendant notre filet social d\u2019autant plus vulnérable.Ce que la récente décision appelle, c\u2019est à édifier des institutions sociales qui se basent sur la situation réelle des personnes.Depuis les années 1980, les conjoints ont certains droits et obligations sans égard au fait qu\u2019ils soient mariés ou non (conséquences fiscales, droit à cer taines indemnisations sociales, etc.).Toutefois, des règles du Code civil sont en retard de quelques décennies à cet égard.Combien de couples québécois savent que, même lorsqu\u2019ils ont des enfants, un conjoint n\u2019héritera de rien en cas de décès de l\u2019autre sans testament ?Associer les règles de protection sociale (patrimoine familial et pension alimentaire) uniquement avec le mariage avait une per tinence à une époque où l\u2019immense majorité des couples passaient par cette cérémonie.Cela n\u2019a plus de sens lorsque moins de 30 % des couples risquent de se marier de nos jours.Un groupe de travail a récemment publié un rapport qui proposait des mesures pour fonder la protection de la personne vulnérable dans un couple sur des données objectives (notamment sur la présence d\u2019enfants), plutôt que sur le mariage.Plusieurs possibilités existent à cet égard.Pourquoi ne pas créer automatiquement un patrimoine familial pour les personnes en couple depuis un certain nombre d\u2019années, tout en leur laissant la possibilité d\u2019un «op- ting-out»?Ou pourquoi ne pas leur proposer une façon simple d\u2019adhérer à un contrat de vie commune?La dissociation entre les « deux » mariages est un pas nécessaire pour réfléchir sur des institutions civiles plus adaptées aux besoins des couples du XXIe siècle.Laissons les religions organiser elles-mêmes leurs pratiques.Il est temps au Québec d\u2019arrêter d\u2019être obsédés par le mariage.Les personnes vulnérables dans les couples méritent mieux en 2016.Voilà une position réellement laïque et féministe.Cessons l\u2019obsession du mariage ! GUY TAILLEFER BRIAN MYLES Et la France ?Dans sa chronique concernant les liens entre le Canada, les États-Unis et l\u2019Arabie saoudite, Francine Pelletier oublie la France, grand État hypocrite, dont la devise est une blague qui dure depuis très longtemps.La France vient d\u2019octroyer la Légion d\u2019honneur au ministre saoudien de l\u2019Intérieur.La France lèche les pieds du Qatar, autre État qui finance l\u2019extrémisme religieux.Y a pas à dire, le fric demeure le pivot essentiel de la géopolitique mondiale.Martin Richard Montréal, le 9 mars 2016 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 1 M A R S 2 0 1 6 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michaël Monnier et Olivier Zuida (recher- chistes photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives), Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Mélisande Simard (adjointe par intérim), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Filion et Kevin McKissock.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Florentina Draghici et Xavier Pigeon (par intérim).E lle ne le sait pas encore, mais elle sera ma découverte de l\u2019année 2016.Je ne la connais pas personnellement, mais elle m\u2019a laissée bouche bée et vraiment touchée quand je l\u2019ai vue pour la première fois dans un court reportage à la télévision, un soir de cette semaine si spéciale qui se termine maintenant.Elle était là, devant la caméra, bien vivante et fière de dire qu\u2019elle était féministe.Annette Côté-Savoie a 105 ans.Droite comme un chêne et bien plus lucide que d\u2019autres qui ont fait la fine bouche devant un engagement féministe qu\u2019elles ne voulaient pas assumer.Madame Côté-Savoie, elle, sans hésiter, a confirmé que « tant que l\u2019égalité homme-femme n\u2019était pas atteinte, être féministe était de mise».C\u2019était simple, clair et direct.Pas de tataoui- nage.Moi, je lui en suis reconnaissante, et je tenais à le lui dire publiquement.On peut avoir 105 ans et rester intéressée par ce qui se passe autour de soi.Merci, Madame Annette.Vous serez dans mon cœur pour toujours.Toutefois, je tiens à dire que je n\u2019en veux pas à celles qui ont préféré dire qu\u2019elles n\u2019étaient pas féministes.Ça ne me fait pas plaisir, mais c\u2019est leur droit.Je continue de ne pas bien comprendre ce qui les motive à se dissocier d\u2019un mouvement mondial qui a permis aux femmes de la planète entière de voir leur sort s\u2019améliorer et qui, tout en réclamant haut et fort l\u2019égalité entre les hommes et les femmes, n\u2019a jamais préconisé la violence contre les hommes ni la réduction de leurs droits.Les femmes réclament leurs droits à elles qu\u2019elles n\u2019ont jamais réussi à faire reconnaître, à l\u2019exception peut-être des pays scandinaves, où les gains ont été plus importants que partout ailleurs.Le Québec est loin d\u2019avoir atteint des objectifs aussi importants.Nous en sommes encore bien loin.Nous avons toujours su qu\u2019il faudrait bien qu\u2019un jour nos compagnons prennent conscience que notre position de soumission et de dépendance ne serait plus tolérable.Il était évident que nous allions réclamer notre droit de participation aux décisions qui concernent notre vie et celle de nos enfants et que nous allions vouloir partager tous les lieux de décisions sur une base paritaire.Nous sommes 52 % de la population.Il était temps qu\u2019on le reconnaisse.2015 aura été une bonne année pour la réflexion.Bousculées par un gouvernement très majoritaire, les femmes québécoises ont fait l\u2019objet de coupes dans tous les secteurs où elles avaient réussi à faire reconnaître leurs compétences.La hache n\u2019a rien épargné.Si l \u2019objectif avait été de renvoyer les femmes à la ma ison sans expl icat ion, on n\u2019aurait pas fait mieux.Quand elles ont senti leurs petits gains leur filer entre les doigts, elles ont réagi.Pas question de se laisser faire.Les syndicats ont entrepris de mener le combat en faveur des femmes et des hommes qui voyaient tout leur avenir remis en question.Des liens solides se sont mis en place.La folle décision de remettre en question les CPE, un fleuron du Québec, aussi important que Bombardier disons, a signé la fin du contrôle libéral sur l\u2019avenir du Québec.La semaine qui vient d\u2019être consacrée aux femmes, en mars 2016, signe une union des femmes incluant celles qui sont à la retraite comme celles qui attendent leur premier emploi.Cette union qui crée une force que les femmes n\u2019ont jamais connue sera déterminante dans les choix qu\u2019il faudra faire à la prochaine élection.Trois chefs de partis politiques siégeant à Québec se sont déjà engagés quant aux revendications des femmes rendues publiques depuis une semaine.Il nous reste à suivre ces chefs à la trace pour qu\u2019ils ne puissent pas nous échapper, et nous devrons continuer à leur demander des comptes.Quant au quatrième, il n\u2019a pas souhaité prendre le temps d \u2019écouter ce que les femmes avaient à dire.C\u2019est son choix.Tout a été fait pour faciliter son passage parmi les femmes réunies.C\u2019est tout juste s\u2019il n\u2019a pas dit qu\u2019il n\u2019avait pas de temps à perdre avec nous\u2026 La vie se chargera de lui faire admettre que ce n\u2019était pas sa meilleure décision.Mars 2016, ce n\u2019est pas le temps de ranger nos bonnes idées.Au contraire.C\u2019est aux femmes de jouer.Il faut rester unies pour représenter une force importante, commencer à préparer des femmes pour la prochaine élection, car les partis politiques vont devoir favoriser la parité.Finies les femmes poteaux qui n\u2019ont jamais aucune chance d\u2019être élues.J\u2019appuie toutes les solutions qui pourraient rendre le vote plus juste et égalitaire.Merci, Annette.Vous serez mon modèle pour la suite des choses.Vous êtes une inspiration.Connaissez- vous Annette ?F R É D É R I C K G A G N O N R A F A E L J A C O B Respectivement directeur et chercheur associé à l\u2019Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l\u2019UQAM incoln a aboli l\u2019esclavage, Reagan a gagné la guerre froide\u2026 et Donald Tr ump évoque la taille de ses organes génitaux en plein débat télévisé.Le moins que l\u2019on puisse dire, c\u2019est que le parti républicain américain a connu de meilleurs jours.Et pourtant : « The Donald » reste le favori pour remporter l\u2019investiture républicaine en vue de la présidentielle de 2016.Il a gagné 15 des 24 caucus et primaires ayant eu lieu jusqu\u2019ici, et détient une avance d\u2019une centaine de délégués dans la course à l\u2019investiture.À l\u2019heure où les bonzes du parti républicain appuient sur le bouton panique, les scénarios qui permettraient d\u2019arrêter Trump sont de moins en moins nombreux et le parti devra peut-être se rendre à l\u2019évidence : 2016 ne se déroule pas comme prévu et pourrait mettre le parti en péril en vue et au-delà du vote de novembre.Minuit moins une La division du vote entre les candidats républicains a été bénéfique à Trump depuis le début de la saison des primaires.« The Donald » n\u2019a atteint une majorité de plus de 50 % du vote populaire dans aucun des États ayant voté à ce jour, et il a obtenu la plupart de ses victoires avec moins de 40 % des voix.Chez l\u2019ensemble des électeurs qui se sont prononcés jusqu\u2019à maintenant, environ 35 % ont accordé leur appui à Tr ump.Qui plus est, un sondage ABC News/Washington Post publié cette semaine illustre que Trump perdrait une course à deux contre Ted Cruz (41 % contre 54 % d\u2019appuis) ou Marco Rubio (45 % contre 51 % d\u2019appuis).La résistance à la candidature Trump reste donc farouche au sein du Grand Old Par ty (GOP).Pour être efficace, elle devra toutefois s\u2019organiser et s\u2019unir de façon urgente.Les primaires de la Floride et de l\u2019Ohio, prévues le 15 mars, attribueront à elles seules près de 15% du total des délégués nécessaires pour décrocher l\u2019investiture.Si Rubio, sénateur de la Floride, ainsi que John Kasich, gouverneur de l\u2019Ohio, cannibali- sent chacun le vote de l\u2019autre, Trump pourrait balayer ces deux États et avoir le vent en poupe pour la suite (c\u2019est d\u2019ailleurs le scénario qui s\u2019annonce selon les sondages).En revanche, si les adversaires de Trump établissent une coalition d\u2019ici le 15 mars, le GOP pourrait forcer la tenue d\u2019une Convention nationale «contestée» en juillet.Convention «contestée» Pour les bonzes du parti républicain, la stratégie consisterait à appuyer un adversaire autre que Trump (Cruz par exemple) jusqu\u2019à la fin des primaires, dans l\u2019espoir d\u2019empêcher « The Donald» de ravir les 1237 délégués nécessaires pour l \u2019empor ter lors du premier tour à la Convention nationale républicaine prévue à Cleveland.Ce n\u2019est pas impossible, car même si Trump mène actuellement la course aux délégués, Cruz et Rubio en ont ensemble plus que lui.S\u2019il ne recueille pas l\u2019appui de 1237 délégués d\u2019ici la Convention, Trump serait vulnérable à une alliance mise sur pied par l\u2019establishment du parti visant à le court-circuiter et à octroyer l\u2019investiture à un autre candidat.Un tel scénario serait sans précédent dans l\u2019ère moderne des campagnes d\u2019investiture présidentielle ayant débuté en 1972 \u2014 et serait dramatique pour le GOP, qui s\u2019exposerait alors à la grogne des partisans de Trump en novembre.Mais le GOP n\u2019aura peut-être pas le choix d\u2019y recourir, car le style de Trump \u2014 caractérisé par les attaques personnelles et les propos souvent controversés et injurieux, notamment à l\u2019endroit des membres de certaines minorités ethniques et religieuses \u2014 et ses positions politiques \u2014 allant souvent à l\u2019encontre de l\u2019orthodoxie républicaine, que ce soit en matière de fiscalité, de commerce international ou encore de politique étrangère \u2014 représentent tout autant une menace pour la cohésion, voire la survie du GOP.Les républicains ne l\u2019avoueront jamais ouvertement, mais l\u2019arrivée de Clinton à la Maison- Blanche ne serait peut-être pas pire pour le parti qu\u2019une victoire de Trump en novembre.La volonté de Trump de jeter à la déchiqueteuse plusieurs accords de libre-échange et de fermer des bases militaires américaines à l\u2019étranger sèmerait la bisbille entre la Maison-Blanche et un Congrès républicain et forcerait sans cesse des Paul Ryan (président de la Chambre des représentants) et Mitch McConnell (premier républicain en impor tance au Sénat) à contredire Trump et à s\u2019opposer à la volonté présidentielle.Qui plus est, la coalition électorale qui appuie actuellement Trump est largement composée d\u2019électeurs moins politisés, fidèles d\u2019abord et avant tout au personnage, et non au parti.Si « The Donald » est candidat républicain en novembre, ces électeurs se rendront massivement aux urnes et leur colère à l\u2019égard de l\u2019establishment du parti pourrait les mener à ne pas appuyer les autres candidats républicains qui tenteront de remporter des sièges au Congrès ou à d\u2019autres postes électifs (gouverneurs, législateurs d\u2019État, etc.).Le GOP pourrait par exemple perdre le contrôle du Sénat, d\u2019autant que les démocrates n\u2019hésiteront pas à alimenter la ferveur anti-Trump (déjà perceptible au pays) pour tenter de provoquer un raz-de-marée électoral.Le GOP cherchera donc à faire dégringoler Trump au cours des prochaines semaines, et ce, même si le scénario est loin d\u2019être idéal.Ironiquement, l\u2019autre principal prétendant à l\u2019investiture, le sénateur Ted Cruz, est lui aussi un mal-aimé au sein du GOP, parce qu\u2019il n\u2019a jamais hésité à défier les leaders républicains au Congrès.En cette année où l\u2019on disait que le GOP disposait d\u2019un meilleur bassin de candidats que le parti démocrate, la grande gagnante des caucus et primaires républicains jusqu\u2019à présent est peut-être Hillary Clinton ! En effet, elle voit les électeurs du GOP se laisser tenter par ceux contre lesquels elle a les meilleures chances de gagner en novembre.Pourra-t-on arrêter Donald Trump ?G U I L L A U M E R O U S S E A U Professeur de droit public à l\u2019Université de Sherbrooke u\u2019elle soit à l\u2019article 33 de la Charte canadienne ou à l \u2019ar ticle 52 de la Charte québécoise, la disposition dérogatoire a mauvaise réputation.Nombreux sont ceux qui af firment que l\u2019utiliser est un geste grave.Certains prétendent même que, pour cette raison, elle est très rarement utilisée.Une étude théorique et empirique que nous venons de réaliser à l\u2019Institut de recherche sur le Québec (IRQ) démontre le contraire.Et une controverse actuelle suggère qu\u2019elle gagnerait à être encore plus souvent utilisée.Le volet théorique de cette étude révèle que d\u2019Henri Brun à Jacques Gosselin, à André Binette, en passant par Guy Tremblay et Eugénie Brouillet, dans la réflexion québécoise autour de la disposition dérogatoire se dégage une vision cohérente, car plusieurs éléments reviennent souvent.Les principaux éléments permettent de dire que, même avant un jugement déclarant une loi non conforme à une charte, l\u2019utilisation de la disposition dérogatoire peut être justifiée, notamment au nom de la démocratie et de la souveraineté parlementaires.Selon ces sommités, cela est vrai surtout si cette utilisation vise à protéger l\u2019identité québécoise ou à permettre un progrès social.Quant au volet pratique de l\u2019étude, il ne laisse aucun doute : la disposition dérogatoire est souvent utilisée au Québec, et ce, de manière ininterrompue depuis l\u2019adoption de la Charte québécoise en 1975.En comptant une seule fois l\u2019utilisation systématique de cette disposition entre 1982 et 1985 (le gouvernement Lévesque souhaitait protester contre le rapatriement), mais en comptant chaque loi renouvelant une référence à la disposition dérogatoire de la Charte canadienne, nous dénombrons 41 lois adoptées par l\u2019Assemblée nationale qui comprenaient au moins une invocation d\u2019une disposition dérogatoire.Parmi celles-ci, pas moins de 11 sont toujours en vigueur (ces lois comprenant parfois plusieurs alinéas référant à cette disposition, cela donne un total de 106 alinéas y référant, dont 17 toujours en vigueur).Parmi ces 41 lois, 9 prévoyaient des dérogations aux deux chartes, 23, une ou des dérogations à la Charte québécoise et 9, une ou des dérogations à la Charte canadienne.Pour les lois toujours en vigueur, nous en comptons au moins cinq dérogeant aux deux chartes et six dérogeant uniquement à la Charte québécoise.Déboulonner le mythe Conformément à la théorie québécoise de la disposition dérogatoire, la pratique révèle que de très nombreux cas d\u2019utilisation d\u2019une disposition dérogatoire sont justifiés au nom d\u2019un enjeu identi- taire ou social.Plus précisément, 11 lois sont liées à l\u2019identité (langue, école et religions) et 22 à un objectif de progrès social.Cette catégorie comprend des lois favorisant la relève agricole, le traitement équitable des détenus, l\u2019égalité des personnes handicapées, la sécurité juridique de retraités, l\u2019accès à la justice, la protection des enfants et des familles et la compensation des femmes retraitées autrefois discriminées.Concrètement, ces trois derniers exemples signifient que sans la disposition dérogatoire, les Québécois seraient privés de la Cour des petites créances, puisqu\u2019elle porte atteinte au droit à l\u2019avocat, de la protection de l\u2019intimité des enfants devant les tribunaux, car cela limite le droit à un procès public, et de la possibilité d\u2019offrir un avantage aux femmes retraitées qui n\u2019ont pas pu contribuer à un régime de retraite à l\u2019époque où leurs salaires étaient excessivement bas, parce qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019une violation potentielle du droit à l\u2019égalité des hommes.Nous espérons vivement que notre étude sonnera le glas du mythe selon lequel l\u2019utilisation de la disposition dérogatoire serait un geste grave ne pouvant être posé que dans des circonstances exceptionnelles.Car la persistance de ce mythe explique sans doute pourquoi cette disposition n\u2019est pas plus utilisée, même lorsqu\u2019elle devrait l\u2019être.Par exemple, récemment, pour év iter qu \u2019elles so ient déclarées contra ires aux chartes, la Procureure générale du Québec a plaidé avec succès que les règles du Code civil conférant des effets civils au mariage religieux ne sont pas obligatoires.Résultat : le droit québécois risque d\u2019offrir moins de protection à la femme qui contracte un mariage religieux et à ses enfants.Comme l\u2019a expliqué un collectif de femmes et de juristes plus tôt cette semaine, pour régler ce problème, il suffirait d\u2019invoquer la disposition dérogatoire de manière à sauvegarder le caractère obligatoire de ces règles, qui au besoin pourrait être explicité davantage.Notre étude ayant démontré que la disposition dérogatoire permet de faire triompher la démocratie et les valeurs communes même lorsqu\u2019elles entrent en tension avec des libertés individuelles, il n\u2019y a plus d\u2019excuse pour ne pas l\u2019utiliser à cette fin.CLAUSES DÉROGATOIRES Le mythe de la vilaine « nonobstant » Invoqué plus souvent qu\u2019on ne le croit, cet outil juridique légitime devrait l\u2019être encore bien plus L Q LISE PAYETTE Mars 2016, ce n\u2019est pas le temps de ranger nos bonnes idées.Au contraire.C\u2019est aux femmes de jouer.SEAN RAYFORD AGENCE FRANCE-PRESSE Donald Trump a gagné quinze des vingt-quatre caucus et primaires ayant eu lieu jusqu\u2019ici. L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 1 1 M A R S 2 0 1 6 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S Lisa Bouraly, coordonnatrice de l\u2019expo L\u2019Actuelle, galerie d\u2019art non figuratif (1955-1957), s\u2019émerveille lorsqu\u2019elle revient sur son face-à- face virtuel et inattendu avec la toile de Riopelle.Elle suivait des enchères en ligne pour observer le destin d\u2019œuvres de Molinari, lorsqu\u2019a surgi Aventure picaresque, une huile emblématique du large coup de spatule de Riopelle.« Comme on dit chez moi : punaise ! Le cœur m\u2019a arrêté, relate-t-elle.C\u2019était le tableau qu\u2019on cherchait, mais le prix de vente montait, montait.Comme la Fondation était incapable de l\u2019acheter, j\u2019espérais seulement qu\u2019il ne parte pas au Texas.» La vente ne sera conclue que des jours plus tard.Heureux sort : l\u2019acheteur vit à Québec et acceptera de la prêter.Aventure picaresque a été de l\u2019épopée de L\u2019Actuelle, lors de l\u2019expo 7 peintres actuels (1956), aux côtés de tableaux de Paul-Émile Borduas, de Jean-Paul Mousseau et, chose rare, de l\u2019Américain Sam Francis.Et naturellement, elle fait partie de l\u2019expo de la Fondation Molinari.Jamais racontée au-delà de quelques lignes dans les livres savants, l\u2019histoire de L\u2019Actuelle est résumée en 50 œuvres et en quelques archives.On y retrouve la peinture automobile de Tousi- gnant, tout comme des huiles de Rita Letendre ou une encre de Marcelle Maltais, deux des trois femmes à avoir exposé en solo.Mais aussi des œuvres presque figuratives, tel que deux petits formats du méconnu Serge Charchoune.« L\u2019Actuelle, ce sont les très belles années d\u2019Ulysse Comtois, de Rita Letendre, de Patterson Ewen\u2026 On pourrait tous les nommer, assure Gilles Daigneault, directeur de la Fondation Mo- linari.Quand les gens savaient qu\u2019ils exposeraient à L\u2019Actuelle, ils montaient leur jeu d\u2019un cran.» Borduas y a exposé des aquarelles, Marcel Barbeau, des gouaches, Fernand Leduc des huiles.Le poète Roland Giguère, pour qui ses dessins étaient des écritures, a eu aussi droit à un solo.C\u2019est L\u2019Actuelle qui a monté une des premières manifestations de photographie non documentaire, dès l\u2019été 1955.Guy Borremans, futur directeur photo de l\u2019ONF, a aussi tenu une expo personnelle.Tout ceci a été fort bien documenté, les critiques de La Presse, Rodolphe de Repentigny, et du Devoir , Noël Lajoie, s\u2019étant prêtés à d\u2019épiques combats épistolaires.Selon Gilles Daigneault, ce retour historique l\u2019habitait depuis les premiers jours de la Fondation.« On savait qu\u2019on organiserait des expositions avec les tableaux faits dans le noir par Mo- linari, avec ses noir et blanc, avec ses bandes, mais aussi autour du Molinari collectionneur et directeur de galerie.Ce travail n\u2019a pas été banal, d\u2019autant plus qu\u2019il était très jeune et autodidacte.Il était un conciliateur dans cette af faire.Il ramassait tout le monde.» À feu et à sang Quand Guido Molinari se met à L\u2019Actuelle, il a déjà l\u2019expérience, malgré sa jeune vingtaine, de l\u2019Échourie, un café au sous-sol duquel il expose ses confrères.Et où il permet aux Jauran, Belzile, Jérôme et Toupin de lancer leur Manifeste des plasticiens, un appel à ne peindre que des « faits plastiques », loin du geste expressif cher aux automatistes.Si Molinari a joué les conciliateurs, c\u2019est que le milieu était à feu et à sang.«La matière chante [expo de 1954, organisée par Claude Gauvreau et Borduas], Espace 55 [expo de 1955, sévèrement jugée par Borduas], le Manifeste des plasticiens, des querelles personnelles, des relents de la chicane entre Borduas et Pellan, énumère Gilles Daigneault.Ils étaient en train de s\u2019entre-tuer.» À L\u2019Actuelle, Molinari les a tous réunis et favorisé la création de l\u2019Association des artistes non figuratifs de Montréal.La galerie occupait d\u2019ailleurs les appartements qu\u2019il partageait avec sa compagne, Fernande Saint-Martin.Celle-ci, future directrice du Musée d\u2019art contemporain et considérée aujourd\u2019hui comme une des premières théoriciennes de l\u2019art au Québec, a joué un rôle capital dans L\u2019Actuelle.Journaliste alors à La Presse, c\u2019est elle qui finançait l\u2019aventure.Pour Lise Lamarche, historienne de l\u2019art spécialisée dans l\u2019étude des institutions artistiques et invitée à se joindre au projet de la Fondation Molinari, L\u2019Actuelle a été un centre d\u2019artistes avant la lettre.«Ce sont trente expos en 24 mois, il n\u2019y a pas de comparaison, rappelle-t-elle.C\u2019était une af faire de gang.Fernande Saint- Martin écrivait les textes, apportait l\u2019argent, et tout le monde mettait la main à la pâte.» Au-delà du survol artistique qu\u2019elle propose, L\u2019Actuelle, galerie d\u2019art non figuratif fait revivre une époque.D\u2019où la présence d\u2019archives, notamment photographiques.«On veut [donner l\u2019impression] qu\u2019en entrant dans la Fondation, vous entrez aussi dans L\u2019Actuelle», signale Lisa Boulary.Collaborateur Le Devoir L\u2019ACTUELLE, GALERIE D\u2019ART NON FIGURATIF (1955-1957) Fondation Molinari, 3290, rue Sainte-Catherine Est, jusqu\u2019au 12 juin.SUITE DE LA PAGE 1 MOLINARI [Molinari] était un conciliateur dans cette affaire.Il ramassait tout le monde.Gilles Daigneault, directeur de la Fondation « » cellulaire (ou préventif) est selon lui «une pratique intrinsèquement risquée et dommageable».Le détenu n\u2019a dans sa cellule qu\u2019un lit et une toilette, pas de table ou de chaise.Il y mange tous ses repas seul.Il a le droit de faire une heure d\u2019exercice par jour à l\u2019extérieur si la température le permet et peut se doucher tous les deux jours.En moyenne, les détenus y restent 27 jours, mais le séjour peut être beaucoup plus long, voire perpétuel dans certains cas.La moitié de la population carcérale fédérale actuelle est déjà passée par là à un moment ou à un autre.Pourtant, la loi stipule qu\u2019il devrait s\u2019agir d\u2019une mesure de dernier recours.On estime que presque tous les prisonniers en ressentent des répercussions (insomnie, confusion, désespoir ou hallucinations).Les détenus ayant des antécédents suicidaires ou d\u2019automutilation sont deux fois plus susceptibles de se retrouver en isolement cellulaire.Ceux ayant des troubles de santé mentale y sont aussi surreprésentés.Une précédente étude de l\u2019Enquêteur correctionnel du Canada portant sur 30 suicides commis entre 2011 et 2014 avait révélé que 14 d\u2019entre eux avaient été commis en cellule d\u2019isolement.Du lot, cinq prisonniers s\u2019étant donné la mort étaient en isolement depuis plus de quatre mois.Cette diminution de près de 40 % ne doit cependant pas être interprétée comme étant le fruit des « voies ensoleillées » promises par Justin Trudeau.En fait, la consigne de réduire le recours à l\u2019isolement a été donnée par les hauts responsables des Ser vices correctionnels (SCC) en décembre 2014, sous l\u2019administration du précédent gouvernement conser vateur.C\u2019est simplement que l \u2019 impact n \u2019aurait commencé à se faire sentir qu\u2019un an plus tard.« Notre administration ne prétend pas prendre le crédit de cela », indique d\u2019ailleurs humblement le porte-parole du ministre libéral de la Sécurité publique, Scott Bardsley.Les leçons d\u2019Ashley Smith Les Services correctionnels confirment au Devoir que la directive a été donnée dans la foulée de l \u2019af faire Ashley Smith, cette jeune fille de 19 ans qui s\u2019est donné la mort dans sa cellule sous le regard de gardiens qui ne sont pas inter venus.Elle avait passé la majorité des 11 derniers mois de son incarcération en isolement.Le coroner de l\u2019Ontario avait recommandé que l\u2019isolement soit limité à 15 jours consécutifs et à 60 jours par année, une recommandation que les Ser vices correctionnels avaient rejetée.N \u2019empêche que des mesures ont été prises.«Le SCC a ef fectué un examen approfondi des recommandations et conclusions formulées lors de l\u2019enquête du coroner sur le décès d\u2019Ashley Smith, écrit la porte-parole Sabrina Nash.Le nombre de détenus placés en isolement préventif a diminué de façon importante depuis que ces changements ont été appor tés.» Mme Nash note que le nombre de détenus en isolement depuis plus de deux mois est passé de 155 à 81 (-48 %) depuis le 15 mars 2015.M.Sapers se réjouit de ces chif fres, mais reste prudent.«Bien que nous soyons encouragés [de constater] que d\u2019autres solutions soient trouvées, nous serions découragés si ce n\u2019était que de la ségrégation sous un autre nom.» Car il se pourrait, souligne-t-il, que les détenus soient désormais en- f e r m é s , d i s o n s , 20 heures par jour, ce qui permettrait sur papier d\u2019écrire qu\u2019ils ne sont plus isolés.En outre, cela soulagerait les Services correctionnels des obligations réglementaires qui viennent avec l\u2019isolement, comme la nécessité de faire un rapport après 5 jours, puis 30 et 60 jours.Par ailleurs, le directeur général du Bureau de l\u2019enquêteur, Ivan Zinger, s\u2019interroge sur la sincérité des Services correctionnels qui, au cours des dix dernières années, ont prétendu que l \u2019 isolement « était nécessaire pour assurer la sécurité ».« La loi n\u2019a pas changé, les règlements n\u2019ont pas changé, donc on doit se demander pourquoi une telle diminution.La diminution est excellente, mais on ne devrait pas voir l\u2019application de la loi comme quelque chose qui est discrétionnaire ou arbitraire.» Dans son rappor t annuel, l \u2019Enquêteur demande d \u2019ailleurs au gouver nement de changer la loi afin d\u2019écrire que l\u2019isolement cellulaire ne peut plus se prolonger au-delà de 30 jours.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 PRISONS çonner la ligne d\u2019action internationale afin de répondre à ces défis.Les changements climatiques en sont un exemple », a fait valoir le président.Méthane Et c\u2019est justement l\u2019un des éléments d\u2019entente dévoilés jeudi à Washington : les États- Unis et le Canada réduiront les émissions de méthane du secteur pétrolier et gazier de 40 % à 45 % par rapport aux niveaux de 2012, d\u2019ici 2025.Ottawa imposera une réglementation nationale, en collaboration avec les provinces, d\u2019ici le début de 2017.Les deux pays plancheront également sur des mesures de réduction d\u2019hydrofluorocarbures \u2014 un autre gaz à effet de serre très puissant \u2014, et poursuivront leurs pourparlers pour établir des normes de réduction de GES pour les véhicules routiers lourds et le secteur de l\u2019aviation internationale.Ils ont en outre confirmé leur objectif de protéger 17 % des terres et 10 % des zones marines de l\u2019Arctique d\u2019ici 2020.Des engagements qu i , s i modestes soient-ils, témoi - gnent du fait que MM.Obama et Trudeau sont d\u2019idéologies communes et « s\u2019entendent bien ».« Je ne dirais pas que c\u2019est juste le résultat de l\u2019amitié, mais ça compte beaucoup», analyse l\u2019ancien ambassadeur aux États-Unis Raymond Chrétien, aujourd \u2019hui chez Fasken Martineau.« Sans le climat de confiance, l\u2019amitié, rien ne se passe, ou pas grand- chose.» C\u2019est cette bonne entente qui avait été « absolument primordiale » à la conclusion de l\u2019Accord sur les pluies acides par Brian Mulroney et Ronald Reagan, en 1991 \u2014 bien que cette entente était beaucoup plus compliquée que celle de jeudi.Car l\u2019Alberta \u2014 province la plus touchée par une telle mesure \u2014 s\u2019était déjà engagée à réduire les émissions de méthane, rappelle Steven Guil- beault d\u2019Équiterre.C\u2019est néanmoins un engagement « significatif », car il s\u2019agit d\u2019un GES 30 fois plus puissant que le CO2.« D\u2019un point de vue de lutte contre les changements climatiques, s\u2019attaquer au méthane, c\u2019est très important.» S\u2019ajoute à cela la symbolique de voir une rencontre canado-américaine porter en grande partie sur le climat, note M.Guilbeault.Reste que MM.Obama et Trudeau \u2014 l\u2019un cherchant à laisser sa marque, l \u2019autre à l\u2019imposer \u2014 auraient pu tenter des initiatives plus ambi - tieuses ou étonnantes, selon Charles-Philippe David.« Il y a beaucoup de vœux pieux et de bonnes intentions là-dedans, note le président de l\u2019Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand.Au- delà de la symbolique [\u2026], ce sont des platitudes.» Des voyages plus rapides Autre petite annonce et bonne nouvelle selon M.David : Ottawa et Washington élargiront le prédédouane- ment aux aéroports Jean-Le- sage à Québec et Billy Bishop à Toronto, et aux gares de Montréal et Vancouver.Une « belle réussite » qui facilitera les déplacements de milliers de Québécois, s\u2019est réjoui Raymond Chrétien.La nouvelle a d\u2019ailleurs ravi les milieux d\u2019affaires à Québec (qui la réclamaient depuis dix ans), le président de la Chambre de commerce Alain Aubut la qualifiant de « jalon historique ».L\u2019aéroport a accueilli près de 1,6 million de passagers l\u2019an dernier.Ottawa et Washington pré- vo ient auss i d \u2019accroître l\u2019échange de renseignements sur leurs listes d\u2019interdiction de vol, et compléter le système conjoint qui leur permet d\u2019enregistrer les entrées et sor t ies de voyageurs aux frontières des deux pays.Barack Obama et Justin Trudeau ont par ailleurs causé du dossier du bois d\u2019œuvre, dont l\u2019entente est périmée depuis octobre .L\u2019enjeu a été abordé.Mais pas réglé.« On continue de travailler là-dessus et je suis convaincu qu\u2019on est sur la bonne voie pour trouver une solution dans les semaines et les mois à venir », a commenté le premier ministre Justin Trudeau.Les ministres responsables des deux côtés de la frontière étudieront les sor ties de crise possibles et déposeront un rappor t d\u2019ici 100 jours.«On n\u2019avait pas besoin d\u2019une rencontre en soi pour nous annoncer tout ce qu\u2019on nous a annoncé, a réagi Charles-Philippe David.Mais la rencontre fait du bien, parce que ça efface les dif ficultés de chimie entre le président et le premier ministre depuis dix ans.Ça, c\u2019est une bonne nouvelle.» Avec Isabelle Porter et La Presse canadienne Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 TRUDEAU La moitié de la population carcérale a déjà passé du temps en isolement cellulaire BRENDAN SMIALOWSKI AGENCE FRANCE-PRESSE Les Obama ont réservé un somptueux accueil à la famille Trudeau, jeudi soir à Washington.Défilant sous les objectifs d\u2019une horde de photographes, des dizaines de dignitaires et célébrités ont convergé vers la Maison-Blanche pour le dîner d\u2019État.Les acteurs canadiens Ryan Reynolds, Sandra Oh et Michael J.Fox étaient du nombre, tout comme la mère du premier ministre et ses beaux-parents.Justin Trudeau rendra la pareille à son homologue américain.Le président Barack Obama voyagera à son tour au Canada, en juin, pour participer au sommet des « trois amigos» avec le président du Mexique, Enrique Peña Nieto.M.Obama profitera de son passage pour s\u2019adresser au Parlement canadien à Ottawa.L\u2019invitation à prononcer un discours aux Communes est assez rare.Treize chefs d\u2019État ont eu cet honneur, depuis vingt ans, dont l\u2019ancien président américain Bill Clinton en 1995.Il a été suivi notamment de ses homologues sud-africain (Nelson Mandela, en 1998), britanniques (Tony Blair en 2001, David Cameron en 2011), australien et afghan (John Howard et Hamid Karzai, en 2006) et français et ukrainien (François Hollande et Petro Poro- chenko, en 2014).Obama viendra à Ottawa 27 jours en isolement cellulaire: c\u2019est la durée moyenne de séjour pour les détenus confinés 23 heures sur 24 dans un espace de la taille d\u2019une salle de bain moyenne.Jusqu\u2019à la fin 2015, il y en avait en moyenne 800 par jour au Canada."]
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