Le devoir, 2 mars 2016, Cahier A
[" V O L .C V I I N o 4 5 L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 M A R S 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Actualités \u203a La loi québécoise sur le tabac de nouveau attaquée en justice.Deux cigarettiers contestent notamment l\u2019interdiction des produits aromatisés.Page A 5 Avis légaux.A 4 Décès.B 6 Météo.B 4 Mots croisés.B 2 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 3 ?w w w .l e d e v o i r .c o m Les voleurs migrent vers le Web Page B 1 Un vote de con?ance super?u?Péladeau pourrait éviter le test d\u2019ici les élections.Page A 3 Les méthodes qui auraient permis à Applebaum de percevoir des pots-de-vin sont révélées Page A 2 LE « SUPER MARDI » COURONNE CLINTON ET TRUMP JOE RAEDLE / GETTY IMAGES / AGENCE FRANCE-PRESSE Hillary Clinton et Donald Trump ont tous deux con?rmé leur importante avance dans la course à l\u2019investiture des partis démocrate et républicain, lors du «super mardi», où 12 États votaient.Si le vote afro-américain a porté Clinton, c\u2019est la division des adversaires républicains qui permet à Trump de faire le plein.Page A 8 J E A N - F R A N Ç O I S N A D E A U L es meilleurs fondeurs du monde se trouvent à Montréal aujourd\u2019hui et au Québec toute la semaine.Ce mercredi, en pleine tempête de neige, ils fendront la neige fraîche, s\u2019élançant en double poussée sur une boucle de 3,5 km tracée au flanc du mont Royal.C\u2019est une première pour la Fédération internationale de ski (FIS) de clore sa Coupe du monde en Amérique du Nord.Patrice Drouin, président Gestev, responsable de l\u2019organisation de l\u2019événement, explique en entrevue qu\u2019il s\u2019agit pour la fédération d\u2019un « marché émergeant très intéressant ».En 2012, il avait déjà tenu une Coupe du monde à Québec, non loin du parlement.Mais cette fois, l\u2019ensemble des épreuves prend des proportions inattendues.«C\u2019est sur le Nouveau Continent, cette fois, qu\u2019on va remettre les Globes de cristal », les grands prix du sport.Une première.Très populaire dans les pays scandinaves, le ski de fond quitte rarement le sol européen.«Ça fait six ans qu\u2019on travaille pour obtenir cet événement en Amérique », explique Patrice Drouin.Pour des raisons techniques liées aux olympiques et aux championnats du monde, un tel événement ne pourrait d\u2019ailleurs pas revenir chaque année.Pour les femmes, le départ à Montréal en style classique dépar tagera les meilleures après Le mont Royal au sommet du ski de fond La Coupe du monde s\u2019arrête ici pour la première fois A L E X A N D R E S H I E L D S L e feuilleton judiciaire se corse dans le dossier du pipeline Énergie Est.Le Devoir a appris que des groupes environnementaux ont déposé une injonction pour bloquer le début des audiences du BAPE sur le projet, le jour même où le ministre David Heurtel confirmait le dépôt d\u2019une injonction pour forcer TransCa- nada à respecter les lois du Québec.En théorie, les audiences prévues dans le cadre de l\u2019étude du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) doivent débuter le lundi 7 mars.Mais si la Cour supérieure accueille favorablement la requête présentée mardi par le Centre québécois du droit Le BAPE sur Énergie Est en sursis Des groupes environnementaux déposent une injonction pour stopper le processus S Y L V A I N C O R M I E R A vec le timbre plus grâââve que grâââve qu\u2019il a, sa tête de chou, les références musicales en voulez-vous en v\u2019là, la science du DJ, le diplômé en groove qu\u2019il est, ça lui revenait\u2026 de droit.Aussi bien que ce soit Stefie, on se dit.Le coup de l\u2019album hommage pour les 25 ans de la mort de Serge Gainsbourg, on n\u2019allait pas y couper.Réalisation Shock, interprétation chic en duo avec des chanteuses et des actrices de chez nous, ça allait quasiment de soi, quoi.« Ça allait être souligné, quelque chose allait sortir autour du 2 mars 2016, la date anniversaire du décès.Au début, je ne voulais pas trop, mais à l\u2019insistance de quelqu\u2019un de mon entourage, j\u2019ai fini par penser : est-ce que je veux être Comment ne pas dire adieu à Gainsbourg Stefie Shock prend un risque pour les 25 ans de la mort de Serge Gainsbourg : voici 12 belles dans la peau, l\u2019album de duos ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR L\u2019album s\u2019est construit de nuit : Stefie Shock travaillait de 22 h à 6 h du matin.Lire aussi \u203a Critiques et menaces fusent d\u2019Ouest en Est.Page A 3 VOIR PAGE A 8 : BAPE VOIR PAGE A 8 : SKI VOIR PAGE A 8 : GAINSBOURG CHRISTOF STACHE AGENCE FRANCE-PRESSE Le fondeur québécois Alex Harvey sera de la partie sur le mont Royal, mercredi. J E A N N E C O R R I V E A U L e voile a été levé, mardi, sur des méthodes ayant présumément permis à l\u2019ancien maire de Montréal, Michael Applebaum, de toucher des pots-de-vin liés à des projets immobiliers dans l \u2019arrondissement de Côte-des- Neiges\u2013Notre-Dame-de-Grâce (CDN-NDG).Cer tains paiements auraient été ef fectués en versements placés dans des enveloppes, mais dans d\u2019autres cas, l\u2019argent aurait été glissé dans des boîtes de jeux vidéo ou de DVD.Le quotidien The Gazette a obtenu du Tribunal, vendredi dernier, la levée d\u2019une ordonnance de non-publication qui avait été maintenue pour certaines parties de la déclaration faite par la sergente-détective Caroline Parent.Cet affidavit avait permis à l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) de procéder à des perquisitions aux bureaux de l\u2019arrondissement, et Michael Apple- baum a été arrêté en juin 2013.L\u2019ancien maire fait face à 14 chefs d\u2019accusation, dont complot, fraude, corruption et abus de confiance.Un effort politique Les accusations por tées contre l\u2019ancien maire visaient deux projets de développement, mais les éléments de preuve recherchés par les policiers touchaient huit projets ainsi qu\u2019un contrat d\u2019ingénierie se rapportant à une étude de circulation, révèle le document judiciaire.Dans sa déclaration faite aux policiers, Hugo Tremblay, ancien attaché politique de Michael Applebaum alors que celui-ci était maire de Côte-des- Neiges\u2013Notre-Dame-de-Grâce (CDN-NDG), a soutenu que son patron l\u2019envoyait rencontrer des promoteurs immobiliers et qu\u2019il partageait l\u2019argent collecté auprès d\u2019eux avec lui.Ces manœuvres visaient à faire avancer les projets.Hugo Tremblay a même admis avoir agi de sa propre initiative à certaines occasions.M.Tremblay a relaté qu\u2019à la demande de Michael Apple- baum, il avait rencontré le promoteur d\u2019un projet de l\u2019avenue Troie et qu\u2019il avait demandé à celui-ci de faire un «effort politique », indique le document.Le promoteur Anthony Keeler lui aurait par la suite remis 20 000 $, répartis en billets de 100 $, 50 $ et 20 $, dans une boîte de jeu vidéo.L\u2019ancien attaché politique a également indiqué aux policiers avoir reçu de l\u2019ex-maire un montant entre 5000 et 10 000$ concernant le projet de Centre universitaire de santé McGill (CUSM).« Il a reçu cet argent sans avoir eu de commandes particulières, mais plutôt pour son travail de tous les jours, pour régler des problèmes », précise le document judiciaire.Boîte de DVD Anthony Keeler a aussi rencontré les policiers et il a relaté que lors de sa première rencontre avec Michael Apple- baum et Hugo Tremblay en 2006, l\u2019ancien maire lui aurait dit : «Quand tu parles à Hugo, tu parles à moi.» M.Keeler a notamment expl iqué qu\u2019à l\u2019occasion du versement d\u2019un pot-de-vin, il aurait passé le sac d\u2019argent à Hugo Tremblay sous la table alors qu\u2019ils étaient dans un restaurant.L\u2019associé d\u2019Anthony Keeler, Robert Stein, a pour sa part indiqué aux policiers que lors d\u2019une rencontre, Michael Apple- baum lui aurait mentionné que les élections, ça coûtait cher.M.Keeler a soutenu que pour le projet Troie, un montant de 35 000$ aurait été convenu avec Hugo Tremblay.«Pour le premier paiement, il a empaqueté 10 000 ou 15 000 $ dans une boîte de DVD de la série 24, puis dans un sac de plastique qu\u2019il a donné à Keeler.[\u2026] Les autres paiements se seraient faits de la même manière », peut-on lire dans l\u2019affidavit de la policière.L\u2019argent aurait par la suite été remis à Hugo Tremblay.Procès en 2017 Michael Applebaum a subi son enquête préliminaire en juin 2015 et son procès devrait avoir lieu en septembre 2017.Les deux coaccusés de l\u2019ancien maire ont déjà reconnu leur culpabilité.L\u2019ex-conseiller Saulie Zajdel, arrêté en même temps que M.Applebaum, a plaidé coupable à des accusations de corruption et d\u2019abus de confiance et il a notamment reconnu avoir empoché un pot-de-vin de 10 000 $.Vétéran de la politique municipale, M.Zajdel avait siégé comme conseiller de 1986 à 2006 sous diverses bannières politiques.Quant à l\u2019ex-chef de la Division des permis et inspections de l\u2019arrondissement de CDN- NDG, Jean-Yves Bisson, qui faisait face à quatre chefs d\u2019accusation relativement à de présumés pots-de-vin concernant ce dossier, il a lui aussi reconnu sa culpabilité.Le Devoir L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 M A R S 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 De l\u2019enveloppe brune aux boîtiers de DVD Le versement présumé de pots-de-vin par des promoteurs à l\u2019ex-maire, Michael Applebaum, s\u2019est effectué de différentes façons JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019ex-maire Michael Applebaum fait face à 14 chefs d\u2019accusation, dont complot, fraude, corruption et abus de confiance.L I A L É V E S Q U E L es annonces de construction de logements sociaux se font rares depuis quelque temps, mais c\u2019est bien ce que Québec s\u2019apprête à financer à proximité du futur échangeur Turcot, là où des locataires avaient dû être expropriés.En fait, 103 nouveaux logements sociaux et abordables seront construits dans une tour de 13 étages pour remplacer les 107 qui ont dû être démolis dans le cadre du vaste projet d\u2019infrastructure routière.Pas moins de trois ministres du gouvernement du Québec se sont déplacés pour en faire l\u2019annonce, mardi à Montréal, soit Jacques Daoust, ministre des Transports ; Martin Coiteux, ministre des Affaires municipales et responsable de la région de Montréal ; et Dominique An- glade, ministre de l\u2019Économie, mais qui est aussi députée de Saint-Henri\u2013Sainte-Anne, soit dans la région concernée.Le maire de Montréal, Denis Coderre, a aussi assisté à l\u2019événement, applaudissant cet investissement hautement souhaité en matière de logement abordable et social.Le projet est est imé à 24,5 millions de dollars, dont 14,5 millions proviendront du ministère des Transports et de la Société d\u2019habitation du Québec (SHQ).La SHQ garantit aussi l\u2019hypothèque qui devra être contractée.Le projet est piloté par l\u2019organisme sans but lucratif L\u2019Habitation 21 avec l\u2019aide du groupe de ressources techniques en habitation communautaire Bâtir son quartier.Il s\u2019agira de petits logements, à aire ouverte, à une ou deux chambres, pour le moment.Mais d\u2019autres constructions sont prévues dans le même développement et elles incluront éventuellement des logements plus vastes pour les familles.« Considérant la population visée, c\u2019était, à notre avis, le meilleur choix.Ça ne veut pas dire que dans un environnement comme celui-là, il ne pourra pas y avoir d\u2019autres constructions.Mais spécifiquement pour les logements qui étaient à remplacer, il était préférable d\u2019aller avec» de plus petits logements, a expliqué le ministre Daoust.Les travaux de construction devraient débuter en 2017 et durer deux ans.Turcot et Champlain Le nouveau ministre des Transports a par ailleurs indiqué que les travaux de construction allaient bon train pour ce qui est de l\u2019échangeur Turcot proprement dit.«Turcot va bien.Il y a eu une conduite majeure qui a dû être déplacée, qui était en fort mauvais état.On ne s\u2019attendait pas à ça.Mais ça fait partie des surprises d\u2019un grand projet.On a prêté main-forte et on est en train de régler ce problème- là.Mais en soi, Turcot est à l\u2019intérieur des échéanciers et surtout à l\u2019intérieur des budgets.» Quant au pont Champlain, qui relie Montréal à la Rive- Sud et qui relève du gouvernement fédéral, le ministre Daoust a aussi donné de bonnes nouvelles.« Actuellement, ce que j\u2019entends, c\u2019est que le pont Champlain aussi serait en avance et à l\u2019intérieur de ses budgets », a-t-il indiqué.La Presse canadienne Des logements sociaux seront construits à proximité de Turcot Québec financera 103 logements pour remplacer les 107 démolis laissant la place à l\u2019échangeur M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa L\u2019 aide médicale à mourir ne devrait être légale que pour les patients en fin de vie, devrait requérir un consentement éclairé jusqu\u2019à la dernière minute, de même que l\u2019approbation d\u2019un juge ou comité indépendant.Et la pratique ne devrait pas être étendue aux mineurs, argue un groupe de médecins et d\u2019avocats.Frustrés que leurs recommandations n\u2019aient pas été retenues par le comité parlementaire qui s\u2019est penché sur l\u2019aide médicale à mourir, des représentants du groupe d\u2019une quarantaine de personnes sont venus sur la colline parlementaire mardi présenter leur propre liste de balises et exiger une meilleure protection des personnes vulnérables.Dans le lot, « certains des individus ont des objections éthiques et morales à l\u2019euthanasie et au suicide assisté », mais ils appuient néanmoins les recommandations, indique le document distribué en point de presse.Une liste d\u2019organisations \u2014 dont quelques-unes catholiques ou pro-vie \u2014 sont citées comme appuyant leur démarche.Les porte-parole ont affirmé qu\u2019il ne s\u2019agissait pas d\u2019un groupe opposé à l\u2019aide médicale à mourir.Le regroupement plaide que le jugement de la Cour suprême ordonnant la légalisation de l\u2019aide médicale à mourir ne s\u2019adresse qu\u2019aux malades en fin de vie \u2014 car les individus en cause étaient tous à quelques mois de leur mort.Le jugement ne fait toutefois pas cette distinction et parle simplement de personnes adultes atteintes de «problèmes de santé graves et irrémédiables» leur causant des souffrances physiques ou psychologiques «persistantes» et «intolérables».Le Devoir AIDE À MOURIR Des médecins répliquent pour la protection des plus vulnérables Une femme atteinte d\u2019une maladie en phase terminale a été autorisée à recourir à l\u2019aide médicale à mourir par la justice albertaine.Celle qui vit à Calgary et dont l\u2019identité est protégée par une ordonnance de non- publication est atteinte d\u2019une sclérose latérale amyotrophique (SLA) en phase terminale, aussi connue sous le nom de maladie de Lou Gehrig.La décision de la juge Sheilah Martin, de la Cour du banc de la reine, publiée mardi indique que la femme n\u2019a plus que six mois à vivre et qu\u2019elle souffre terriblement.« Je ne souffre ni d\u2019anxiété, ni de dépression, ni de peur de la mort », a-t-elle indiqué dans sa demande au Tribunal.« J\u2019aimerais m\u2019éteindre en paix et j\u2019espère avoir bientôt une mort assistée par un praticien.Je ne souhaite pas continuer à souffrir et mourir par étouffement de cette maladie.» « Je sens que mon heure est venue de partir en paix.» La patiente dit pouvoir compter sur deux médecins qui pourront lui donner la mort dans une propriété privée à Vancouver.La Cour suprême du Canada avait jugé l\u2019hiver dernier que les adultes consentants, subissant des douleurs physiques ou mentales intolérables, avaient le droit de mettre fin à leurs jours avec l\u2019aide d\u2019un médecin.La plus haute cour avait donné un sursis au gouvernement fédéral pour écrire une nouvelle loi sur l\u2019aide médicale à mourir, tout en exemptant les personnes qui font la demande à un juge plus tôt de pouvoir mourir.La Presse canadienne Une femme de Calgary obtient le droit de l\u2019aide à mourir Stéfanie Trudeau de retour en Cour le 24 mai L\u2019ex-policière Stéfanie Trudeau, qui avait été reconnue coupable de voies de fait la semaine dernière par le juge Daniel Bédard, reviendra en Cour le 24 mai pour les observations sur la peine.Connue sous le nom de « Matricule 728», Mme Trudeau avait été accusée relativement à l\u2019arrestation musclée de Serge Lavoie dans un appartement du Plateau Mont-Royal en octobre 2012.Le juge Bédard a estimé que la policière avait eu recours à une « force excessive et démesurée» lors de cette arrestation, qui avait été filmée.Il avait qualifié l\u2019opération de «brutale» et «motivée par la rage».Mme Trudeau est passible d\u2019une peine maximale de six mois d\u2019emprisonnement.Le Devoir Pas moins de trois ministres du gouvernement du Québec se sont déplacés pour faire l\u2019annonce L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 M A R S 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 G U I L L A U M E B O U R G A U L T - C Ô T É U ne porte ouverte vers un «régime religieux parallèle» ; une menace à l\u2019égalité hommes- femmes ; un risque de « normalisation des mariages forcés» ; l\u2019opposition a pressé mardi la ministre de la Justice du Québec à faire marche arrière dans le dossier des mariages religieux et de leurs conséquences civiles.«Au Québec, un mariage comporte des droits et obligations, peu importe la religion », a soutenu le député caquiste Simon Jolin-Barrette.Le porte-parole en matière de justice trouve « absolument déconcertante et irresponsable » la position défendue par la procureure générale dans un procès où un homme soutenait que sa liber té de religion était brimée par deux articles du Code civil liés au mariage.Dans son jugement, la juge Christiane Alary, de la Cour supérieure, a retenu l\u2019argument de Québec voulant que les «ministres du culte puissent célébrer des mariages à portée uniquement religieuse ».Cette interprétation a fait sursauter plusieurs juristes depuis que Le Devoir en a parlé lundi.« On n\u2019a jamais interprété le droit comme ça au Québec », a résumé Alain Roy, président du Comité consultatif sur le droit de la famille.« Le gouvernement Couillard ne s\u2019en rend probablement pas compte, mais il ouvre toute grande la porte à la normalisation des mariages forcés, pense Simon Jolin-Barrette.Avec une telle position, les libéraux s\u2019attaquent à l\u2019égalité entre les hommes et les femmes.» Selon lui, « si rien n\u2019est fait, c\u2019est comme si la société acceptait qu\u2019un homme puisse marier une femme devant un imam, un prêtre ou un rabbin en toute clandestinité, l\u2019abandonner avec ses enfants au bout de quelques années et la laisser se dépêtrer sans aucune obligation.La ministre doit envoyer un signal clair : de tels mariages n\u2019ont pas lieu d\u2019être au Québec.» Le député estime plus globalement que « la liber té de religion ne doit pas être utilisée pour justifier une dérogation aux règles de droit applicables à tout le monde ».Le Parti québécois a des craintes semblables.«L\u2019inquiétude, si on a un mariage sans effet civil, c\u2019est d\u2019en venir à l\u2019instauration d\u2019un régime religieux parallèle », estime la députée Véronique Hivon.Dès lors qu\u2019une cérémonie se déroule en dehors des règles du Code civil, cela voudrait notamment dire que le consentement des deux parties n\u2019a pas à être vérifié selon les normes, fait-elle valoir.Or, l\u2019un des mécanismes reconnus pour lutter contre les mariages forcés est précisément le rempart du consentement libre et éclairé, indiquent Mme Hivon et M.Jolin-Barrette.C\u2019est d\u2019ailleurs le modèle retenu par le projet de loi 59 pour réduire les risques de mariages forcés.Mme Hivon se demande notamment « comment on viendrait vérifier s\u2019il n\u2019y a pas multiplication d\u2019unions et de mariages forcés dans ce système parallèle ?».Nonchalance Députée de Québec solidaire, Manon Massé dénonce pour sa part la « nonchalance » de la ministre de la Justice dans ce dossier.« Créer un nouveau type de mariage \u2014 sans conséquence civile \u2014, ça nécessite une réflexion beaucoup plus large », estime-t-elle.Tant les solidaires que le PQ et la CAQ estiment que le dossier actuel illustre que « le dépoussiérage du code de la famille est urgent », et que Québec doit annoncer au plus tôt quel type de consultation il mettra sur pied pour donner suite au rapport du Comité consultatif sur le droit de la famille.Le Devoir MARIAGES RELIGIEUX Québec ouvre la porte à des dérives, craint l\u2019opposition M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec L e chef du Parti québécois, Pierre Karl Pé- ladeau, pourrait échapper à un vote de confiance d\u2019ici aux prochaines élections générales.M.Péladeau est exempté d\u2019un tel test lors du prochain congrès national, prévu en juin 2017, puisqu\u2019il a été élu au suf frage universel des membres de la formation politique en mai 2015, soit plus d\u2019un an après le dernier scrutin québécois, a soutenu un influent militant du PQ dans un entretien avec Le Devoir.« Ce membre avait tout à fait raison », a confirmé l\u2019attaché de presse du PQ, Yanick Grégoire, mardi avant-midi .« Le vote de confiance arrive au congrès suivant une élection générale avec un chef.Comme M.Péladeau a été élu en 2015, il n\u2019y aura pas de vote de confiance au congrès de 2017», a-t-il ajouté\u2026 avant de se raviser quelques heures plus tard.Deux interprétations de l\u2019article 22 des statuts du Parti québécois ont cours à l\u2019heure actuelle.Le comité directeur du 17e congrès national devra statuer sur le différend.«Oui, ça fait débat dans le sens où il y a deux interprétations qui pourraient s\u2019appliquer.Les gens du comité directeur vont avoir à se pencher là-dessus.Mais, en ce moment, ce n\u2019est pas comme s\u2019il y avait des allers-retours et un grand débat de fond.Il y a simplement deux visions.Il faut que les gens discutent », a expliqué M.Grégoire en milieu d\u2019après-midi.L\u2019ar ticle 22 stipule que « lors du premier congrès national qui suit une élection générale au Québec, les déléguées et les délégués procèdent à un vote de confiance au scrutin secret à l\u2019endroit de la ou du chef du Parti ».La plupart des quelques militants consultés par Le Devoir s\u2019étonnaient mardi de voir l\u2019état- major de la formation politique entretenir le suspense.« Il n\u2019y a aucune disposition qui prévoit autre chose [qu\u2019un vote de confiance].Ils ont l\u2019obligation légale de respecter les statuts », a soutenu l\u2019un d\u2019eux.Les votes de confiance sont des exercices à haut risque pour les chefs de parti politique.Au PQ, un chef est automatiquement soumis au ballottage s\u2019il ne rallie pas l\u2019appui d\u2019au moins 50% des membres.En 2005, l\u2019ex-premier ministre Bernard Landry avait toutefois démissionné après avoir obtenu l\u2019appui de tout de même 76,2% des délégués du 15e congrès national du PQ.Près de 10 ans plus tard, M.Péladeau a été élu à la tête du PQ avec 57,8 % des voix.Il avait deux adversaires.«On est prêts à le tenir [le vote de confiance], ce n\u2019est pas ça le problème, c\u2019est juste [que] l\u2019interprétation de ce règlement-là doit être clarifiée par le comité directeur», a ajouté le porte-parole du PQ, Yanick Grégoire.Les six membres du comité directeur du congrès national devront trouver un « consensus ».« Ils vont en discuter.Ils vont en débattre.Il y va y avoir des avis d\u2019experts.» « Normalement », ils feront connaître une « réponse finale » au moment du dévoilement de la « proposition principale » de programme politique, en septembre prochain.Le Devoir PARTI QUÉBÉCOIS Un vote de confiance superflu ?Pierre Karl Péladeau pourrait échapper à ce test d\u2019ici aux prochaines élections M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa L es critiques ont fusé de plus belle dans l\u2019Ouest canadien, à la suite de l\u2019annonce du dépôt d\u2019une injonction par le gouvernement québécois dans le dossier Énergie Est.L\u2019Ouest s\u2019indigne, mais le premier ministre Justin Trudeau refuse de croire que ce désaccord mènera à une véritable crise d\u2019unité nationale.Ce nouveau revirement complique toutefois les pourparlers de cette semaine entre Ottawa et les provinces, M.Trudeau espérant discuter de prix sur le carbone alors que ces mêmes dirigeants de l\u2019Ouest ne veulent rien savoir.À peine le ministre de l\u2019Environnement du Québec, David Heur- tel, avait-il entamé sa conférence de presse que déjà des politiciens d\u2019Alber ta et de Saskatchewan s\u2019indignaient sur Twitter.Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, a carrément prévenu qu\u2019il évaluait la possibilité d\u2019imposer des mesures commerciales pour protéger les intérêts de l\u2019Ouest et faire répliquer au Québec qu\u2019« assez, c\u2019est assez ».« Certains au Canada prétendent que si on accepte une taxe sur le carbone dans l\u2019Ouest, cela permettrait d\u2019obtenir un appui pour les oléoducs à travers le pays.Et puis, comment ça se passe ?» a-t-il ajouté sur Twitter.Un argument repris par des conservateurs fédéraux albertains.« Si le Québec ne veut pas appuyer Énergie Est, il peut renvoyer ses paiements de péréquation et expliquer pourquoi il préfère le pétrole d\u2019Arabie saoudite au pétrole canadien », a pour sa par t renchéri Brian Jean, chef du parti albertain de droite Wildrose.La première ministre de la province, Rachel Notley, s\u2019est montrée prudente pour l\u2019instant.«Je ne sortirai pas le fusil avant qu\u2019on en soit à la bataille.[\u2026] Je ne suis pas du même avis que d\u2019autres, qui croient qu\u2019on doit se lancer dans un scénario plus diviseur, lancer des injures.» Mais Mme Notley a noté qu\u2019elle comprenait le sentiment de certains voulant que l\u2019Alberta a été une « contributrice exceptionnellement généreuse à la santé économique du pays » et qu\u2019il était logique « qu\u2019on soit fâchés si la même réponse ne nous revient pas en temps difficiles».Elle a en outre argué que ce sont l\u2019Office national de l\u2019énergie et le gouvernement fédéral qui prendront la «décision finale».La chicane reprenait donc de plus belle, après que l\u2019opposition des maires de la région de Montréal eut mené au même genre de reproches il y a un mois.Le premier ministre Trudeau refuse cependant de s\u2019inquiéter.« Je n\u2019ai jamais pensé que de souligner les désaccords ou les opinions divergentes dans ce pays était une menace à l\u2019unité nationale.Nous sommes bien plus forts que ça.» Or, cette opposition québécoise est la faute du premier ministre lui- même, selon ses rivaux conservateurs.M.Trudeau af firmait l\u2019an dernier qu\u2019Énergie Est n\u2019avait pas encore obtenu la « licence sociale [\u2026] pour que ça passe ».«C\u2019est sûr que quand on part avec ce préjugé- là dans la tête, ça permet à tout le monde de s\u2019opposer joyeusement comme si de rien n\u2019était », a déploré le député Gérard Deltell.Quelques heures plus tôt, M.Trudeau revenait sur cette «acceptabilité sociale» nécessaire aux projets d\u2019oléoducs d\u2019intérêt national.«Même si les gouvernements accordent les permis, ultimement seules les communautés accordent la permission.» Rencontre tendue à l\u2019horizon Ce nouveau débat Est-Ouest survient cependant à quelques jours d\u2019une rencontre des premiers ministres fédéral et provinciaux pour causer de lutte contre les changements climatiques.Justin Trudeau a prévenu ses homologues qu\u2019ils plancheraient sur un «cadre pancanadien» qui comprendra des « solutions politiques flexibles \u2014 y compris des mécanismes de prix sur le carbone».Les premiers ministres Wall, Greg Selinger du Manitoba et Darrell Pasloski du Yukon se sont opposés à l\u2019imposition d\u2019un prix sur le carbone.Les deux premiers briguent leur réélection ce printemps.M.Trudeau a cependant semblé rappeler ses homologues à l\u2019ordre, mardi.Invité à détailler comment il en arriverait à une entente lors de la rencontre de jeudi à Vancouver, le premier ministre a argué qu\u2019il avait bien hâte « de parler de cet engagement conjoint que nous avons tous pris à Paris i l y a quelques mois».MM.Wall et Selin- ger étaient à la COP21 lorsque le Canada a signé l\u2019entente internationale et promis de réduire ses émissions de gaz à effet de serre.Le gouvernement fédéral prévoit de mettre sur pied des groupes de travail qui sonderont les provinces et proposeront des solutions, en vue d\u2019un processus national qui serait annoncé dans six mois.Le Devoir ÉNERGIE EST Critiques et menaces fusent d\u2019Ouest en Est Denis Coderre a applaudi la décision du gouvernement du Québec de demander une injonction pour forcer TransCanada à se plier aux lois québécoises.Selon lui, l\u2019entreprise pétrolière aurait dû d\u2019elle-même prendre les dispositions pour respecter les lois environnementales du Québec.«TransCanada n\u2019a rien compris.Quand le gouvernement du Québec est obligé d\u2019aller en injonction pour faire respecter sa loi et s\u2019assurer qu\u2019on peut avoir l\u2019ensemble des outils, ça va loin», a commenté le maire.Denis Coderre assure que la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) demeure toujours opposée au projet Énergie Est malgré les propos du maire de Montréal-Est, Robert Coutu, qui, en entrevue au Devoir a affirmé que les maires pourraient approuver le projet si TransCanada « faisait ses devoirs ».« Ce qu\u2019a dit le maire de Montréal-Est \u2014 comme on a toujours dit \u2014, c\u2019est que ce pro- jet-là est mauvais.On a besoin d\u2019une étude environnementale complète sur cette question », a expliqué M.Coderre.Jeanne Corriveau Denis Coderre salue la décision de Québec DARRYL DYCK LA PRESSE CANADIENNE À Vancouver, le premier ministre Justin Trudeau a évité de se positionner d\u2019un côté ou de l\u2019autre.Québec est-il mal à l\u2019aise avec le choix de mots du jugement Alary?La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, a de nouveau dénoncé mardi «la confusion découlant de propos tenus dans l\u2019espace public» autour de ce jugement \u2014 qui donnait raison à Québec.Celui-ci indique noir sur blanc que des «ministres du culte» peuvent célébrer des «mariages religieux» qui n\u2019ont pas de «conséquences civiles» puisqu\u2019ils ne sont pas obligés de transmettre la déclaration de mariage à l\u2019état civil.Or, la ministre réaffirme dans un communiqué publié mardi en fin de journée que «toute personne autorisée à célébrer un mariage doit le déclarer au directeur de l\u2019état civil ».Si ce n\u2019est pas fait, il ne s\u2019agit pas d\u2019un mariage mais d\u2019une simple «cérémonie», ou d\u2019une «union spirituelle ».Ces explications linguistiques ne changent rien au fond de l\u2019affaire, estime Alain Roy.«Les inquiétudes demeurent entières, dit le juriste.Le jugement est clair et parle de \u201cmariages \u201d qui peuvent ne pas avoir de conséquences civiles.Et on ne célèbre pas des unions spirituelles à l\u2019église, mais des mariages.» Vallée modère le jugement Simon Jolin-Barrette La confiance fluctue au PQ 2011 Pauline Marois 93,0% 2005 Bernard Landry 76,2% 2000 Lucien Bouchard 91,0% 1996 Lucien Bouchard 76,7% 1991 Jacques Parizeau 92,0% 1987 Pierre Marc Johnson 80,0% 1982 René Lévesque 80,0% L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 M A R S 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 4 Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES HEURES DE TOMBÉE AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa - bilité se limite au coût de la parution.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est donné conformément au Code civil du Québec de la clôture de l'inventaire en regard de la succession Robert BRO- DRICK, né le 1 septembre 1922, en son vivant domicilié et résidant au 6565 rue Collins, suite 403, en la ville de Côte Saint- Luc, province de Québec, et décédé le 22 février 2015 à Montréal.Cet inventaire peut être consulté par toute personne ayant un intérêt, à l'étude Beau- champ et Gilbert, notaires, au 507 Place d'Armes, bureau 1300, Montréal, province de Québec, H2Y 2W8.Montréal le 2 mars 2016 Beauchamp et Gilbert, notaires Inc.PROMULGATION RÈGLEMENTS RCA15 17258 ET RCA15 17261 AVIS est par les présentes donné que les règlements ci- après décrits ont été adoptés par le conseil d\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges\u2014Notre-Dame-de-Grâce, à sa séance ordinaire du 7 décembre 2015, ont été approuvés par le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l\u2019Occupation du territoire, le 18 février 2016 et entrent en vigueur conformément à la loi.RÈGLEMENT RCA15 17258 : Règlement autorisant un emprunt de 530 000 $ pour la réalisation de mesures d\u2019apaisement de la circulation dans l\u2019arrondissement.RÈGLEMENT RCA15 17261 : Règlement autorisant un emprunt de 600 000 $ pour l\u2019acquisition de véhicules et de leurs équipements.Toute personne intéressée peut en prendre connaissance au bureau Accès Montréal de Côte-des-Neiges\u2014 Notre-Dame-de-Grâce situé au 5160, boulevard Décarie, rez-de-chaussée.FAIT À MONTRÉAL, ce 2 mars 2016.La secrétaire d\u2019arrondissement, Geneviève Reeves, avocate Avis public Arrondissement de Côte-des-Neiges Notre-Dame-de-Grâce Service des infrastructures, de la voirie et des transports Direction des infrastructures Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 233506 Descriptif : Travaux d\u2019égout, de conduite d\u2019eau, de voirie, d\u2019éclairage, de feux de circulation et d\u2019aménagement paysager dans le boulevard Maurice-Duplessis, du boulevard Rivière-des- Prairies à la rue Olivier-Lejeune Date d\u2019ouverture : 30 mars 2016 Dépôt de garantie : 10 % du montant soumissionné (cautionnement) Renseignements : Pour de plus amples renseignements, veuillez nous envoyer un courriel à l\u2019adresse suivante : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 2 mars 2016 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669- 7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 2 mars 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appels d\u2019offres ENTRÉE EN VIGUEUR DE RÈGLEMENTS Avis est donné que le conseil d\u2019agglomération, à son assemblée du 28 janvier 2016, a adopté les règlements suivants : RCG 16-006 Règlement autorisant un emprunt de 25 000 000 $ pour le financement de travaux de réfection du réseau routier dans le secteur du centre-ville RCG 16-007 Règlement autorisant un emprunt de 2 556 000 $ afin de financer le programme d\u2019acquisition de mobilier d\u2019éclairage pour le secteur du centre-ville RCG 16-008 Règlement autorisant un emprunt de 15 000 000 $ pour le financement de la mise à niveau de l\u2019éclairage des rues dont l\u2019aménagement et le réaménagement relèvent du conseil d\u2019agglomération Ces règlements ont été approuvés par le ministre des Affaires municipales et de l\u2019Occupation du territoire le 25 février 2016.Ils entrent en vigueur en date de ce jour et sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Ils peuvent également être consultés en tout temps sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Montréal, le 2 mars 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public ENTRÉE EN VIGUEUR DE RÈGLEMENTS Avis est donné que le conseil de la Ville, à son assemblée du 23 novembre 2015, a adopté le règlement suivant : 15-082 Règlement autorisant un emprunt de 20 155 000 $ afin de financer des travaux de rénovation et de protection des immeubles Avis est donné que le conseil de la Ville, à son assemblée du 25 janvier 2016, a adopté les règlements suivants : 16-003 Règlement autorisant un emprunt de 85 000 000 $ pour le financement de la mise à niveau de l\u2019éclairage des rues 16-004 Règlement autorisant un emprunt de 20 444 000 $ afin de financer le programme d\u2019acquisition de mobilier d\u2019éclairage 16-005 Règlement autorisant un emprunt de 22 500 000 $ afin de financer le programme de réaménagement géométrique du réseau routier artériel relevant du conseil municipal 16-007 Règlement autorisant un emprunt de 9 920 000 $ pour le financement des travaux de réfection des infrastructures souterraines et routières et de réaménagement de l\u2019avenue Laurier Ouest, entre l\u2019avenue du Parc et le chemin de la Côte-Sainte-Catherine 16-008 Règlement autorisant un emprunt de 37 500 000 $ pour le financement des travaux de réfection des infrastructures souterraines et routière et de réaménagement du boulevard Laurentien et de la rue Lachapelle, entre le pont Lachapelle et la rue de Louisbourg 16-009 Règlement autorisant un emprunt de 10 500 000 $ pour le financement de travaux de réfection routière et de réaménagement de la rue Jarry Est, entre la rue de Rousselot et la rue Saint-Denis Tous ces règlements ont été approuvés par le ministre des Affaires municipales et de l\u2019Occupation du territoire le 25 février 2016.Ils entrent en vigueur en date de ce jour et sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Ils peuvent également être consultés en tout temps sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Montréal, le 2 mars 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Biens et services Appel d\u2019offres : 16-15111 Descriptif : Contrat de décapage de peinture et d\u2019application de produit anti-graffiti sur fûts, mobiliers urbains, poteaux de signalisation et boîtes de contrôle pour feux de circulation Date d\u2019ouverture : 21 mars 2016 Dépôt de garantie : 5 % (Cautionnement et/ou chèque visé) Appel d\u2019offres : 16-15112 Descriptif : A83 - Travaux de marquage sur la chaussée et aux intersections pour l\u2019arrondissement de Verdun Date d\u2019ouverture : 21 mars 2016 Dépôt de garantie : 5 % (Cautionnement et/ou chèque visé) Renseignements : Eddy Dutelly, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-5253 Appel d\u2019offres : 16-15164 Descriptif : A56 \u2013 Fourniture et installation d\u2019une (1) boîte fermée de 14 pieds en aluminium sur châssis de camion fourni par la Ville Date d\u2019ouverture : 21 mars 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Julie Leblanc, agente d\u2019approvisionnement : 514 872-1040 Appel d\u2019offres : 16-15047 Descriptif : Inspection partielle et diagnostic des vannes de réseau de distribution d\u2019eau potable dans différents arrondissements Date d\u2019ouverture : 21 mars 2016 Dépôt de garantie : 5 % (Cautionnement et/ou chèque visé) Renseignements : Laurence Théorêt, agente d\u2019approvisionnement : 514 872-4907 Catégorie : Services professionnels Appel d\u2019offres : 16-14338 Descriptif : Services professionnels en gestion de projets Date d\u2019ouverture : 23 mars 2016 Dépôt de garantie : Aucun Appel d\u2019offres : 16-15145 Descriptif : Services professionnels en ingénierie et en architecture de paysage au Complexe environnemental de Saint-Michel Date d\u2019ouverture : 21 mars 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Pierre L\u2019Allier, agent d\u2019approvisionnement : 514 872-5359 Documents : Les documents relatifs à ces appels d\u2019offres seront disponibles à compter du 2 mars 2016 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, 2 mars 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 16-15050 Services professionnels pour la mise aux normes du réseau électrique du Biodôme de Montréal (projet BI-00051) L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 2 mars 2016 est reportée au 7 mars 2016 à 14 h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 2 mars 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE AVIS est par les présentes donné que suite au décès de Joanne BOUGIE, en son vivant domiciliée au 1780, rue Tillemont, en la ville de Brossard, province de Québec, J4W 2H8, survenu le deux novembre deux mille quinze (02-11-2015), un inventaire des biens de la défunte, a été fait conformément à la Loi, par Nicole PLOUFFE MOREAU, la liquidatrice successorale, ainsi qu'il appert du document daté du 8 janvier 2016.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Michelle Rosa, Notaire, sise au 1372, avenue Victoria, Green?eld Park (Québec) J4V 1L9.Donné, ce 25 février 2016, Me Michelle ROSA, Notaire AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est donné de la clôture d'inventaire de la succession de feu Anthony Richard Curzon Do- bell, de la ville de Ivry-sur-le-Lac, Québec, qui est décédé le 17 juin 2015, et que l'inventaire peut être consulté par les intéressés, aux bureaux de Borden Ladner Gervais, 1000 de la Gauchetière Ouest, Bureau 900, Montréal, Québec, H3B 5H4.AVIS est par les présentes donné qu'en vertu des dispositions de la Partie III de la Loi sur les compagnies (Québec), Action Jeunesse Montréal / Youth Action Montreal, s'adressera au Registraire des entreprises du Québec a?n que sa dissolution soit acceptée et que la date soit ?xée à compter de laquelle la corporation sera dissoute.Montréal, province de Québec, le 25 février 2016.Administrateur et président de la corporation, PETER SCHIEFKE SKI SUTTON INC.Avis de date de référence L'assemblée extraordinaire des porteurs d'actions de catégories \" A \" et \" PA \" de Ski Sutton inc.(les \" porteurs \") se tiendra le mardi 8 mars 2016 à 10 h, au 671, Chemin Maple à Sutton au Québec.Les porteurs inscrits le 5 février 2016 à la fermeture des bureaux ont le droit de recevoir un avis de convocation à l'assemblée et de voter lors de l'assemblée.Par ordre du conseil d'administration.Le Secrétaire corporatif de Ski Sutton inc., Lydia Phelps Montréal, le 29 février 2016.Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 avisdev@ledevoir.com Édition du vendredi 25 mars 2016 : les réservations doivent être faites le mercredi 23 mars avant 12h 00 Édition du samedi 26 mars 2016 : les réservations doivent être faites le mercredi 23 mars avant 16h 00 Édition du mardi 29 mars 2016 : les réservations doivent être faites le jeudi 24 mars avant 12h 00 Édition du mercredi 30 mars 2016 : les réservations doivent être faites le jeudi 24 mars avant 16h 00 Le journal ne sera pas publié le lundi 28mars 2016.AVIS PUBLICS TOMBÉES POUR LE CONGÉ PASCAL D es groupes féministes québécois invitent la ministre responsable de la Condition féminine, Lise Thériault, à les rencontrer afin de lui expliquer pourquoi la lutte féministe a encore sa place au Québec.Dans un communiqué, mardi, le groupe des Treize a réagi aux propos de la ministre, qui a confié ne pas se considérer féministe, dans une entrevue publiée dimanche.«L\u2019action gouvernementale doit considérer la situation des femmes dans toute leur diversité et prendre en compte les inégalités vécues par ces dernières en fonction notamment de leur origine ethnique, de leur revenu, de leur scolarité, de leur âge, de leur orientation et identité sexuelle, de leur limitation fonctionnelle et de leurs réalités régionales », a déclaré la présidente de la Fédération des femmes du Québec, Mélanie Sarazin.La coalition estime que le refus de s\u2019afficher comme féministe dénote une «vision stéréotypée et péjorative du féminisme».Elle rappelle que le féminisme est le désir d\u2019égalité entre les droits des femmes et des hommes.Le groupe des Treize, dont fait notamment partie la Concertation des luttes contre l\u2019exploitation sexuelle (CLES), la Fédération des femmes du Québec (FFQ) et la Fédération des maisons d\u2019hébergement pour femmes, trouve inquiétant que la ministre de la Condition féminine ne soit pas mieux renseignée sur l\u2019importance du mouvement pour l\u2019égalité de toutes les femmes.En entrevue avec La Presse canadienne, Lise Thériault, nouvellement affectée aux dossiers de la Condition féminine, s\u2019est dite «plus égalitaire que féministe».Le conseil de Mme Thériault aux femmes est de foncer, comme elle l\u2019a fait elle-même depuis le début de sa carrière dans le milieu des affaires et en politique.«Tu veux prendre ta place ?Faire ton chemin ?Let\u2019s go, vas-y ! » a-t-elle déclaré.« Mettre quelques femmes dans des postes de commande, dire aux femmes \u201ctoi aussi, tu le peux\u201d et rejeter du revers de la main les analyses féministes en prétendant que les politiques économiques sont neutres et technocratiques, ce n\u2019est pas abattre des barrières.C\u2019est être en faveur du statu quo, c\u2019est laisser les inégalités se creuser, c\u2019est nier les droits des femmes», réplique le groupe des Treize.Mme Thériault a également dit ne pas aimer l\u2019idée d\u2019imposer des quotas pour assurer une meilleure parité des sexes dans les postes de direction.Elle a aussi semblé reléguer le mouvement féministe au passé, affirmant que « la réalité d\u2019aujourd\u2019hui n\u2019est plus pareille » à la réalité des années 1970.Les 13 groupes de femmes invitent la ministre à les rencontrer pour apprendre « comment le féminisme nous aide à comprendre les impacts néfastes des mesures d\u2019austérité sur les femmes, comment les compressions imposées au Conseil du statut de la femme, aux groupes communautaires, aux programmes et aux services publics nuisent à l\u2019atteinte de l\u2019égalité », dit le communiqué.La députée péquiste et ancienne responsable de la Condition féminine Agnès Maltais a aussi réagi sur Twitter.« Je suis féministe.Depuis toujours et pour longtemps », a-t-elle écrit.Le chef de l\u2019opposition péquiste, Pierre Karl Péladeau, a aussi réagi, soulignant que « libéraux et féministes ne font pas bon ménage».La députée Manon Massé, de Québec solidaire, a pour sa part réagi sur plusieurs plate- formes.«Dans les faits, ce à quoi les féministes aspirent, c\u2019est à l\u2019égalité entre les hommes et les femmes», a-t-elle écrit sur Twitter.Une «humaniste» La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, a réclamé le droit, mardi, de militer pour l\u2019égalité hommes-femmes sans avoir à porter l\u2019étiquette de féministe.Dans une entrevue, Mme Vallée a préféré se présenter comme une «humaniste », parce que son engagement politique pour l\u2019égalité dépasse la simple égalité des sexes.Par ailleurs, après avoir refusé l\u2019étiquette de féministe en affirmant, lundi, que « l\u2019objectif, ce n\u2019est pas d\u2019être supérieure», Mme Vallée, ministre de la Condition féminine jusqu\u2019au mois dernier, a reconnu qu\u2019elle s\u2019était mal exprimée.La ministre de la Justice s\u2019est défendue d\u2019avoir voulu attaquer le mouvement féministe lorsqu\u2019elle a endossé la même position que sa successeure à la Condition féminine, Lise Thériault.La Presse canadienne Des groupes de femmes invitent la ministre Lise Thériault à les rencontrer JACQUES NADEAU LE DEVOIR Treize groupes de femmes ont réagi aux propos de la ministre Lise Thériault, qui a confié ne pas se considérer féministe.Lire aussi \u203a Le penser mou.La chronique de Francine Pelletier.Page A 7 240 profs de gestion dénoncent la direction de l\u2019UQAM Pas moins de 240 professeurs de l\u2019École des sciences de la gestion (ESG) de l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM) s\u2019en prennent à la présidente du conseil d\u2019administration, Lise Bis- sonnette, et au recteur, Robert Proulx, dans une lettre leur ayant été acheminée mardi.Les signataires se disent scandalisés par la décision du C.A.d\u2019interdire tout intervention médiatique au doyen de l\u2019ESG, Stéphane Pallage, après que celui-ci a dévoilé au Devoir la volonté de l\u2019ESG d\u2019obtenir une certaine indépendance par rapport à l\u2019UQAM.«De telles menaces sont parfaitement inadmissibles dans notre institution universitaire, qui se veut la gardienne de la liberté de parole, d\u2019expression et d\u2019opinion, et apparaissent à nos yeux comme proprement scandaleuses, écrivent-ils.Le doyen est le porteur de l\u2019expression et de la volonté d\u2019une communauté de 16 000 personnes qui l\u2019ont choisi et élu; il est notre porte-parole.Le faire taire revient à nier l\u2019expression des opinions et des choix légitimes des membres de l\u2019ESG.» Plusieurs professeurs renommés font partie des signataires, dont les professeurs émérites Pierre Fortin et Yvan Allaire.Le Devoir Un nouveau registre public des personnes déclarées quérulentes est mis sur pied Le ministère de la Justice a lancé mardi un registre public des personnes déclarées quérulentes par la Cour du Québec.Le répertoire permettra de vérifier si une personne, morale ou physique, a fait l\u2019objet d\u2019une ordonnance de la Cour, notamment à la suite de nombreux recours injustifiés.Ce type d\u2019ordonnance limite le droit d\u2019agir en justice, parce qu\u2019elle oblige la personne ou l\u2019entreprise visée à obtenir l\u2019autorisation d\u2019un juge avant de lancer toute nouvelle poursuite.Un registre semblable a été mis sur pied par la Cour supérieure du Québec en octobre.Le Devoir I S A B E L L E P O R T E R à Québec L es compagnies de tabac Imperial Tobacco Canada et Japan Tobacco International (JTI) ont déposé vendredi deux contestations judiciaires de la nouvelle loi québécoise antitabac en Cour supérieure.Les deux recours touchent l\u2019interdiction des cigarettes aromatisées, la taille des mises en garde sur les paquets et les programmes de fidélisation ci- blant les détaillants.«C\u2019est ni plus ni moins que de l\u2019acharnement réglementaire envers un produit et une industrie qui reste légale », résume Éric Gagnon, directeur des affaires d\u2019entreprise pour la compagnie.Imperial Tobacco (IT), qui détient notamment les marques Du Maurier et Player\u2019s, est la seule multinationale du tabac à avoir participé à la commission parlementaire chargée d\u2019étudier le projet de loi.Dans sa requête, elle critique aussi le fait que ces mesures n\u2019étaient pas contenues dans le projet de loi à l\u2019origine et ont été ajoutées sous forme d\u2019amendement.«Le gouvernement a complètement changé ce qui était là, il n\u2019y a pas eu d\u2019analyse d\u2019impact.» IT plaide que l\u2019interdiction des cigarettes au menthol est « inconstitutionnelle» parce que la province du Québec bafoue les prérogatives d\u2019Ottawa.«Le gouvernement fédéral a déjà une interdiction de saveur pour les produits du tabac, mais ils ont exempté les produits mentholés», précise M.Gagnon.Questionné à propos du fait que l\u2019Alber ta et la Nouvelle- Écosse ont imposé les mêmes règles que le Québec à cet égard, il rétorque que des recours ont aussi été lancés contre leurs juridictions.Pas de surprise pour la Coalition L\u2019industrie plaide enfin que le gouvernement n\u2019a «absolument aucune preuve » que ces mesures allaient réduire la consommation de tabac au Québec.Sa concur rente JTI (Export A, Macdonald Spéciale) a des griefs similaires même s\u2019i l s \u2019agit de deux recours distincts.Concernant les programmes de fidélisation, ses avocats font valoir que le gouvernement brime sa liber té d\u2019expression en l\u2019empêchant de faire de la publicité auprès des détaillants.«Certaines des nouvelles mesures proposées dans le projet de loi 44 sont inconstitutionnelles et violent le droit à la liber té d\u2019expression des fabricants et des consommateurs, que leur garantissent pourtant les Chartes québécoise et canadienne», a fait valoir sa porte-parole, Caroline Evans, dans un courriel.La semaine dernière, l\u2019Association des vapoteries avait, elle aussi, contesté la loi devant les tr ibunaux parce qu\u2019on lui impose désormais les mêmes restrictions qu\u2019aux cigarettiers en matière de publicité.L\u2019association estimait que le gouvernement nuisait à la santé publique en l\u2019empêchant de faire la promotion des choix autres que le tabac.Invités à réagir, le ministère et le cabinet de la ministre Lucie Charlebois ont tous deux refusé de réagir mardi étant donné que la cause est judiciarisée.Mais la Coalition pour le contrôle du tabac ne s\u2019en est pas privée.À ses yeux, la réaction d\u2019Imperial Tobacco prouve que les mesures prises dérangent et fonctionnent.« On n\u2019est pas étonnés, parce que le projet de loi 44 comprend des mesures qui étaient nécessaires et s\u2019avèrent ef fi- caces.[\u2026] Quand le gouvernement adopte des mesures ef fi- caces, ils les contestent », estime sa porte-parole, Flory Doucas.Le Devoir L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 M A R S 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 DISPONIBLE SUR Téléchargez dès maintenant / Effectuez votre mise à jour COMME VOUS NE L\u2019AVEZ JAMAIS LU.À découvrir dans la nouvelle version de l\u2019application : P H I L I P P E O R F A L I P réoccupé par l\u2019ampleur des compressions budgétaires en éducation et de leurs impacts sur les élèves les plus vulnérables du système, le président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse sert une sévère mise en garde au nouveau ministre de l\u2019Éducation, Sébastien Proulx.Jacques Frémont estime «urgent» que le ministre libéral intervienne pour « s\u2019assurer que les plans de redressement budgétaires exigés des commissions scolaires n\u2019affectent pas le droit des élèves handicapés et des élèves en difficulté d\u2019adaptation ou d\u2019apprentissage (EHDAA) d\u2019obtenir des services éducatifs qui respectent leurs droits».La goutte qui aura fait déborder le vase est l\u2019annonce, par la Commission scolaire de Laval (CSDL), de son intention de procéder à des compressions de 3 millions de dollars afin de se conformer aux exigences de Québec en matière de rigueur budgétaire.La moitié de cette somme proviendrait des services éducatifs aux élèves EHDAA et en difficulté, selon la CSDL.Or, les droits des élèves handicapés ont été réaffirmés par la Cour suprême en 2012, rappelle le président de la Commission, Jacques Fré- mont, dans sa missive acheminée à Sébastien Proulx.« La jurisprudence récente est sans équivoque à cet égard.» Dans sa lettre, M.Frémont affirme que la Commission a enregistré un bond important du nombre de plaintes touchant l\u2019intégration scolaire de ces élèves depuis 2009.« Comme elle le rappelait à la Commission de révision permanente des programmes en 2014, la Commission des droits de la personne n\u2019a pas à s\u2019ingérer dans les décisions budgétaires du gouvernement, mais elle souhaite cependant rappeler que la question du respect des droits et libertés de la personne doit interpeller celui-ci au premier chef.Les décisions budgétaires qui sont rendues par l\u2019État québécois, et qui doivent notamment être appliquées par les commissions scolaires, ne doivent pas avoir pour ef fet de compromettre les services éducatifs qui sont destinés aux élèves qui font par tie d \u2019un groupe protégé par la Charte », rappelle M.Frémont.La Commission mène une enquête systémique sur la question à l\u2019heure actuelle.Celle-ci pourrait être menée à terme d\u2019ici quelques mois, ajoute-t-il.Attentes Malgré le caractère exceptionnel de sa lettre, M.Fré- mont, qui deviendra sous peu le recteur de l \u2019Université d\u2019Ottawa, se montre prudent lorsque vient le temps d\u2019expliquer ce qu\u2019il attend des libéraux de Philippe Couillard.« On comprend qu\u2019il y ait des dif ficultés financières, mais les élèves handicapés ne doivent pas subir de façon particulière des coupes, explique-t-il en entrevue.On n\u2019a pas à imputer la faute [à Québec ou à la CSDL].Il y a plusieurs acteurs.» M.Frémont a eu l\u2019occasion de s\u2019entretenir à cet effet avec deux des trois récents prédécesseurs de M.Proulx, François Blais et Yves Bolduc.Pierre Moreau n\u2019est demeuré en poste que quelques semaines en raison de sa maladie.« Ils étaient conscients et préoccupés par les besoins des élèves EHDAA.» Il dit n\u2019avoir aucun doute que c\u2019est également le cas pour M.Proulx.L\u2019attachée de presse du ministre, Anne-Catherine Couture, a af firmé que Québec « demeure vigilant » quant à l\u2019utilisation des sommes versées par le ministère, et que la CSDL l\u2019avait «assuré que toutes les sommes versées [pour] les élèves EHDAA avaient été utilisées à cette fin».Le Devoir La Commission des droits de la personne met en garde Québec Les élèves handicapés ou en difficulté ne doivent pas subir de façon particulière les compressions en éducation JTI et Imperial Tobacco contestent la loi québécoise sur le tabac LEON NEAL AGENCE FRANCE-PRESSE Les fabricants de tabac plaident que le gouvernement n\u2019a « absolument aucune preuve» que ces mesures allaient réduire la consommation de tabac au Québec.K R I S T Y K I R K U P à Ottawa L e Guide alimentaire canadien, qui présente les jus de fruits comme un choix santé, a un urgent besoin d\u2019être révisé afin de lutter contre le grave problème d\u2019obésité qui sévit actuellement au pays, a prévenu mardi un comité sénatorial en publiant les conclusions d\u2019une étude effectuée sur une période de plus d\u2019un an.Le rapport brosse un sombre portrait des Canadiens aux prises avec des troubles de santé découlant d\u2019un excès de poids et dénonce les recommandations de Santé Canada sur les jus, qui sont habituellement consommés au petit-déjeuner.«Le Guide alimentaire canadien, dépassé, ne fournit plus l\u2019information nutritionnelle dont les Canadiens ont aujourd\u2019hui besoin, indique le rapport.Les jus de fruits, par exemple, y sont présentés comme des aliments sains, alors qu\u2019ils ne sont en fait rien de plus que des \u201c boissons gazeuses sans bulles \u201d.» Selon le rapport, le coût annuel en soins de santé et perte de productivité de l\u2019obésité varie entre 4,6 milliards et 7,1 milliards de dollars.Il laisse aussi entendre que les personnes consultées par le comité avaient beaucoup de choses à dire concernant les failles du Guide.« Plusieurs témoins ont af firmé que le Guide alimentaire canadien s\u2019était révélé, au mieux, inef ficace et, au pire, avait contribué à l\u2019augmentation du nombre de Canadiens souf frant d\u2019un excès de poids et de celui des maladies chroniques liées à l\u2019alimentation au Canada », peut-on y lire.La révision du Guide devrait être basée sur les dernières preuves scientifiques dans le domaine et prendre clairement position en faveur d\u2019une limitation de la consommation d\u2019aliments transformés, ajoute le rapport.Il est essentiel que le gouvernement fédéral fasse quelque chose pour remédier au taux élevé d\u2019obésité, a déclaré mardi le président du comité, Kelvin Ogilvie.« On ne peut plus dorer la pilule plus longtemps, a-t-il af firmé.La crise de l\u2019obésité est bien réelle.» Une réduction importante de la consommation de sucre pourrait faire beaucoup sur le plan de la promotion d\u2019un poids santé et d\u2019un meilleur état de santé, a précisé M.Ogilvie.Le rapport suggère aussi au gouvernement d\u2019envisager la possibilité d\u2019interdire les publicités pour la nourriture et les boissons ciblant les enfants et de créer une taxe sur les boissons sucrées.Le problème des jus de fruits Sans surprise, l\u2019industrie a rapidement réagi, mardi, à la publication du rapport.Dans un communiqué, l\u2019Association canadienne des boissons a rejeté l\u2019idée de la taxe et soutenu que les boissons ne représentaient qu\u2019une petite partie des calories consommées par les Canadiens.«Les fabricants de boissons du Canada fournissent déjà de manière volontaire une étiquette claire concernant les calories sur le devant de tous leurs produits, en plus de ce que Santé Canada demande dans le cadre de ses exigences en matière d\u2019étiquetage alimentaire, ce qui inclut des renseignements comme le tableau de la valeur nutritive et l\u2019espace principal de l\u2019étiquetage », a indiqué l\u2019Association.«Selon les plus récentes données publiques disponibles de l\u2019Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de Statistique Canada, les boissons gazeuses et les boissons de fruits ne comptent que pour 4 % des calories absorbées quotidiennement par le Canadien moyen.» En entrevue, la ministre canadienne de la Santé, Jane Philpott, a affirmé que le gouvernement libéral révisait la proposition de taxe, mais a noté qu\u2019aucune décision n\u2019avait été prise à cet effet.« J\u2019examine constamment ce qui se passe afin de voir comment nous pouvons nous assurer que nous encourageons les Canadiens à avoir [\u2026] de bonnes habitudes en ce qui a trait aux aliments et aux boissons.C\u2019est donc quelque chose que je suis très attentivement, a-t-elle déclaré.Nous continuerons à examiner le tout à l\u2019avenir.» Le problème des jus de fruits est aussi sur le radar du gouvernement, a ajouté la ministre.« Il y a raison de s\u2019inquiéter de la teneur en sucre des jus, certainement, et tout bon nutritionniste vous dira qu\u2019il est préférable de ne pas boire ces calories », a-t-elle rappelé.La Presse canadienne OBÉSITÉ Il y a urgence de revoir le Guide alimentaire canadien, selon un rapport sénatorial e gouvernement Couillard doit saisir l\u2019occasion que lui présente la Coalition avenir Québec de repenser le mode de nomination des trois juges québécois de la Cour suprême (CS) pour y accroître la participation du Québec.La CAQ a déposé un projet de loi (no 591) intéressant sur la question la semaine dernière.Bien sûr, ce type de sujet n\u2019est pas à la mode.Plusieurs au PLQ semblent penser qu\u2019il devrait être interdit de débattre des institutions.«Pas d\u2019appétit », «piège constitutionnel », etc.Ce ré?exe devient malsain.Surtout pour une minorité nationale comme le Québec faisant partie d\u2019une fédération.On sait l\u2019importance qu\u2019ont les juges au Canada, surtout depuis le coup de force de 1982.Depuis longtemps, le Québec a réclamé de participer au processus de nomination de ces puissants magistrats.Mais le fédéral a toujours gardé la haute main sur ces nominations, processus opaque qui, par surcroît, contredit l\u2019esprit du fédéralisme (les juges tranchant des dif fé- rends sur le partage de compétence).Une série d\u2019événements fait naître une occasion pour le Québec.Le premier est jurisprudentiel.Dans l\u2019arrêt Nadon (qui portait justement sur la nomination des juges), la Cour a constitutionnalisé la place des trois juges québécois à la Cour suprême, et a statué que l\u2019article 6 de la Loi sur la CS avait pour objectif de «garantir que non seulement des juristes civilistes expérimentés siègent à la Cour, mais également que les traditions juridiques et les valeurs sociales distinctes du Québec y soient représentées ».L\u2019objectif ?« Renforcer la confiance des Québécois envers la Cour en tant qu\u2019arbitre ultime de leurs droits.» Deuxième facteur : la lettre de Justin Trudeau à Philippe Couillard du 22 août 2015, dans laquelle il promettait d\u2019« instaurer un processus de nomination» des juges de la CS «qui soit plus transparent, plus respectueux des provinces ».La participation du Québec ne peut donc plus se limiter \u2014 comme le défendait encore la semaine dernière le ministre responsable des Relations canadiennes, Jean-Marc Fournier \u2014 à une convention molle, instable, de consultation informelle du Québec.Le processus doit être formalisé, et c\u2019est précisément ce que la CAQ propose.La formule choisie \u2014 que l\u2019Assemblée nationale of?cialise une liste de trois candidats à soumettre au fédéral \u2014 n\u2019est peut-être pas idéale (les noms seraient divulgués\u2026).Mais le projet mérite de faire l\u2019objet d\u2019un débat.Dans son discours inaugural de mai 2014, Philippe Couillard avait demandé à M.Fournier de faire preuve «d\u2019ouverture à l\u2019égard des projets de loi déposés par les députés de toutes les formations politiques».Ce serait là une belle occasion.Le bras de fer entre Apple et le FBI sur le décr yptage du iPhone marquera un tournant dans l\u2019évolution du droit à la vie privée.Un droit en érosion constante à l\u2019ère de la surveillance de masse.ls ont tous les deux raison.Apple veut protéger la crédibilité de sa marque et la vie privée des utilisateurs du iPhone en refusant de répondre aux demandes d\u2019assistance du FBI dans l\u2019enquête sur l\u2019attentat terroriste de San Bernar- dino.Et la police fédérale souhaite explorer toutes les avenues possibles a?n de débusquer des complices potentiels de l\u2019auteur du massacre qui a fait 14 morts, Syed Rizwan Farook.Rien n\u2019est simple quand le droit à la vie privée est mis en opposition à la sécurité nationale.Jusqu\u2019à tout récemment, Apple prêtait assistance aux policiers, notamment pour déverrouiller des iPhone, pour autant que les enquêteurs obtiennent une autorisation judiciaire.À la suite de la tuerie de San Bernardino, Apple a même partagé sans broncher les données du cellulaire de Farook déjà stockées sur son compte iCloud.Le problème?La dernière sauvegarde du téléphone de Farook remonte à environ un mois avant son passage à l\u2019acte.Le FBI s\u2019en voudrait de ne pas «retourner toutes les pierres » et de laisser ?ler de présumés complices de l\u2019auteur du pire attentat terroriste en sol américain depuis le 11 septembre 2001.Le poids des symboles est lourd, mais il ne saurait occulter la gravité des exigences formulées par le FBI, avec l\u2019assentiment du gouvernement Obama.Le FBI demande à Apple de créer un logiciel sur mesure a?n de passer outre le système de cryptage de la nouvelle génération d\u2019appareils mobiles.À la suite des révélations d\u2019Edward Snowden sur la surveillance de masse, Apple a considérablement renforcé la technologie de cryptage de ses appareils.Au- delà de dix tentatives erronées d\u2019entrer le mot de passe, la mémoire du iPhone s\u2019efface.Le FBI a besoin de l\u2019aide d\u2019Apple pour créer l\u2019équivalent d\u2019une «porte arrière» lui permettant de faire intrusion dans l\u2019appareil sans risquer de compromettre les données.L\u2019avancement de l\u2019enquête sur la tragédie de San Bernardino est le moindre des soucis dans cette affaire.À preuve, quelque 175 enquêtes, entre autres pour tra?c de drogue et homicide, sont présentement dans un cul-de-sac aux États-Unis parce que les policiers sont incapables d\u2019accéder aux appareils iPhone des suspects ou des victimes.Si les tribunaux devaient donner gain de cause au FBI, le pouvoir d\u2019intrusion des forces de l\u2019ordre dans la vie privée des citoyens serait encore plus grand.Cette « porte arrière » pourrait être utilisée par des organisations criminelles, des pirates informatiques ou des agences de surveillance domestiques et étrangères.Il s\u2019agirait d\u2019un pas important vers la banalisation de la sursurveillance dans les nouvelles sociétés du numérique.Le problème déborde largement les frontières américaines, puisque les précédents en matière d\u2019enquête policière et d\u2019entrave aux libertés civiles ont tendance à trouver un écho législatif au Canada, surtout lorsqu\u2019il s\u2019agit de lutter contre le terrorisme.Lundi à New York, un juge a donné raison à Apple, qui refusait cette fois d\u2019aider les policiers à accéder au cellulaire d\u2019un présumé vendeur de drogue.Dans cette cause comme celle de San Bernar- dino, le débat juridique est centré sur une loi vieille de 1789, réinterprétée en 1977 par les tribunaux.Elle force les compagnies privées à prêter assistance aux policiers et à leur fournir des données (tel un registre des appels), sur autorisation judiciaire.Le Congrès américain a entendu le FBI et Apple à ce sujet mardi.Il lui faudra prendre un virage vers la modernité sans compromettre les libertés civiles, le tout dans un climat de polarisation exacerbée de la politique américaine.L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 M A R S 2 0 1 6 A 6 EDITORIAL L E T T R E S Convergence et QS Le PQ appelle à la convergence des forces indépendantistes.Mais QS n\u2019est pas chaud à l\u2019idée.C\u2019est à se demander s\u2019ils sont vraiment indépendantistes et pas uniquement anti-PKP.Pensons à la très remarquée déclaration d\u2019Amir Kadir: «L\u2019indépendance si nécessaire, mais pas nécessairement l\u2019indépendance.» Imaginez que c\u2019est QS qui sollicite l\u2019engagement du PQ sur la justice sociale.Que penser du PQ s\u2019il répondait «la justice sociale si nécessaire, mais pas nécessairement la justice sociale » ?Poser la question, c\u2019est y répondre.Encore récemment sur les ondes de Radio-Canada, Ma- non Massé affirmait à Michel C.Auger que QS s\u2019opposait à l\u2019idée de l\u2019indépendance pour l\u2019indépendance! Pour un indépendantiste, difficile de faire confiance à des gens qui ravalent l\u2019indépendance politique des peuples à un vulgaire moyen pour atteindre une autre fin.Pierre Desfossés Saint-Norbert d\u2019Arthabaska, le 29 février 2016 Montréal, parent pauvre du ski de fond Montréal accueille cette semaine une épreuve du circuit international de compétition de ski de fond.On peut et l\u2019on doit s\u2019en réjouir, mais en même temps, force est de constater que la ville ne valorise guère ce type d\u2019activité physique nonobstant les propos que risquent de tenir certains élus.Les faits : est-ce que la ville dispose d\u2019un site ayant la qualité d\u2019entretien des sentiers comme c\u2019est le cas à Laval avec les Coureurs des boisés?Les amateurs de ski de fond de la région de Québec ont accès à deux installations exclusivement réservées au ski à roulette en dehors de la saison hivernale.Trouve-t-on un endroit de cette nature dans la ville aux cent clochers permettant ainsi de mieux composer avec les changements climatiques?Enfin, plusieurs villes nordiques accordent une attention spéciale aux aménagements pour la pratique du ski de fond, telle Oslo.D\u2019ailleurs, n\u2019est-ce pas de la Norvège que l\u2019on compte le plus de médaillés dans cette discipline?Jean-Pierre Girard Montréal, le 29 février 2016 FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints NELLIE BRIÈRE, PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET L I B R E O P I N I O N VIE PRIVÉE Le précédent Apple JUGES QUÉBÉCOIS À LA COUR SUPRÊME Une occasion I L A N D R É E L A B E R G E Écrivaine L a semaine dernière, la position du Conseil du statut de la femme (CSF) sur la question des mères porteuses m\u2019a à la fois attristée, au point de me tirer les larmes des yeux, et révoltée, au point de me donner envie de prendre la parole et de participer au débat public.Au-delà des points de vue féministes qui mettent (à raison) dans la balance, d\u2019une part le droit des femmes à disposer de leur utérus, d\u2019autre part l\u2019exploitation des mères porteuses et la marchandisa- tion de ce même utérus, il me semble qu\u2019on passe à côté de la vraie question, qui est celle du prétendu « droit à l\u2019enfant ».Car reconnaître la pratique des mères por teuses présuppose la reconnaissance d\u2019un tel droit pour les parents infertiles.Personnellement, je considère qu\u2019avoir un enfant n\u2019est pas un droit, plutôt un privilège, lorsqu\u2019il est désiré, bien sûr.Seul l\u2019enfant a des droits, alors que les parents ont des responsabilités, celles de lui fournir tout ce dont il a besoin pour vivre, et le mieux possible.L\u2019enfant n\u2019est pas un « bien » qu\u2019on commande, qu\u2019on marchande, qu\u2019on acquiert pour combler un besoin de procréation, de continuité, de donner du sens à sa vie.Bien qu\u2019il puisse effectivement combler tous ces besoins légitimes.Je parle en connaissance de cause, étant moi-même infertile et incapable depuis toujours d\u2019envisager ma vie sans enfant.Pourtant, jamais l\u2019idée de m\u2019en « faire faire un» par une autre femme ne m\u2019a traversé l\u2019esprit, pour la seule raison qu\u2019elle m\u2019a toujours paru éthiquement inacceptable.J\u2019ai plutôt opté pour l\u2019adoption, pour le droit de l\u2019enfant à avoir des parents, et je ne l\u2019ai jamais regretté.Au contraire ! Pourtant, je peux témoigner que, même dans les meilleures conditions, il n\u2019est pas facile pour un enfant d\u2019accepter l\u2019idée que ses parents biologiques, sa mère sur tout, aient décidé de l\u2019abandonner, même lorsque des raisons le justifient (incapacités parentales, jeune âge de la mère, pauvreté, violence\u2026).Alors, je me demande comment un couple pourra expliquer à un enfant que sa mère biologique l\u2019a tout simplement «donné», comme un cadeau pour les combler, sans se soucier de lui, comme s\u2019il ne comptait pour rien pour celle qui l\u2019a engendré.Je ne voudrais pas être dans cette situation-là.Il y a toujours, bien sûr, la possibilité de mentir sur les origines de l\u2019enfant (inacceptable de mon point de vue) ou encore de lui raconter cette belle histoire de générosité et de don que les parents se sont inventée pour se convaincre du bien-fondé de leur choix.Mais lui, y croira-t-il ?Quant à l\u2019argument du CSF voulant qu\u2019il soit préférable de légiférer pour encadrer une pratique qui existe de toute façon, je crois qu\u2019il est non fondé et naïf.Les pays qui ont été tentés par cette approche reviennent d\u2019ailleurs sur leur position et reconnaissent que la légalisation du recours aux mères porteuses non rémunérées encourage le développement d\u2019un « marché noir des utérus » chez les femmes socio- économiquement défavorisées.Car échange d\u2019argent il y a et il y aura, législation ou non.Pourquoi ne pas plutôt prendre position pour la procréation assistée et faire pression sur le Dr Barrette, qui coupe allègrement dans les services aux couples infertiles pour ne rendre cette solution accessible qu\u2019à ceux qui en auront les moyens financiers ?Il me semble que cette solution serait éthiquement plus acceptable et justifiable.Dans ce cas-ci, il s\u2019agit d\u2019inter venir sur un problème de santé, celui de l\u2019infertilité.Poser le problème en termes de «droit à l\u2019enfant» est, à mon sens, un contresens.Une question éthique qui mériterait d\u2019être longuement débattue, plutôt que légale.Mères porteuses : de quels droits parle-t-on?ANTOINE ROBITAILLE BRIAN MYLES Une ministre pas féministe.Pas rassurant ! Dans une entrevue, la ministre Lise Thériault déclare, avec un brin de fierté semble-t-il, ne pas être féministe, mais pragmatique, prenant une posture plus individuelle que collective ; une terre-à- ter re, bref une femme qui n\u2019a pas de temps à perdre avec les analyses et qui fonce ! Enfin, me suis-je dit, une femme qui sait où elle va ! Parce que les féministes, c\u2019est connu, défoncent des portes ouvertes, perdent leur temps à documenter des situations d\u2019inégalité et de discrimination.Non, madame Thériault croit à l\u2019égalité : les femmes n\u2019ont qu\u2019à prendre leur place.Une telle naïveté laisse pantois.Sa condescendance agace terriblement.Se disant « très à l\u2019aise » avec les compressions imposées au Conseil du statut de la femme par son gouvernement, l\u2019important est que l\u2019argent soit sur le terrain, dit- elle, et non dans des études futiles, en dé- duit-on.Et on devrait se fier à la ministre confortablement installée dans cette posture idéologique pour défendre les dossiers sur la condition des femmes?La ministre de la Condition féminine n\u2019a manifestement aucune connaissance de l\u2019histoire, des luttes féministes, des forces sociales en présence, visiblement inculte des sciences sociales et humaines pour lesquelles on pressent non seulement un préjugé défavorable, mais encore une fois une inculture qui frise l\u2019obscurantisme.La ministre sera-t-elle aussi efficace à la Condition féminine qu\u2019elle l\u2019a été à la Sécurité publique, où elle a tardé à comprendre la gravité et l\u2019ampleur de la violence faite aux femmes autochtones du Québec, et où à part les quelques larmes versées, il ne s\u2019est rien passé de significatif, pas de changement de cap.Comme son manque d\u2019ancrage dans les luttes féministes lui a nui pour comprendre la situation des femmes autochtones, il faut craindre qu\u2019il en soit de même avec le mandat qui lui est confié maintenant de défense et de promotion de la condition des femmes au Québec.Chantal Doré Sherbrooke, le 28 février 2016 L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 M A R S 2 0 1 6 A 7 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michaël Monnier et Olivier Zuida (recher- chistes photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives), Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Mélisande Simard (adjointe par intérim), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Filion et Kevin McKissock.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Florentina Draghici et Xavier Pigeon (par intérim).P A U L C L I C H E Montréal u Conseil national du Par ti québécois, tenu la fin de semaine dernière pour lancer la machine électorale en vue du scr utin de 2018, son chef, Pierre Karl Péladeau, a fait de timides appels de phare à Québec solidaire pour qu\u2019il adhère à la convergence sou- verainiste.Il a alors entrouvert la porte à la réforme du mode de scrutin majoritaire actuel pour y inclure une composante proportionnelle en invitant les délégués à examiner la question.Mais M.Péladeau n\u2019est pas allé jusqu\u2019à se prononcer lui-même en faveur de cette réforme comme l\u2019a précisé par la suite la députée Véronique Hivon, qui est responsable du dossier de la convergence au PQ.Le passé étant garant de l\u2019avenir, un petit rappel historique s\u2019impose pour pouvoir évaluer la crédibilité du PQ en cette matière.À l\u2019instigation de son fondateur René Lé- vesque, qui qualifiait de «démocratiquement infect » le mode de scrutin majoritaire actuel, le Parti québécois a fait de cette question un des principaux points de son programme dès son congrès de 1969.Et il l\u2019y a maintenu jusqu\u2019à son congrès de 2011, année où il l\u2019a passé à la trappe.Mais que s\u2019est-il passé pendant cette période de 42 ans, pendant laquelle il a été au pouvoir 19 ans, pour que le PQ fasse chou blanc dans un dossier aussi important pour la revitalisation de notre vie démocratique ?À la veille de prendre le pouvoir en 1976, le PQ a inscrit dans sa plateforme électorale l\u2019engagement de mettre en marche le processus pour instaurer un scrutin proportionnel dès sa première année au pouvoir.Un livre vert sur la question, présenté en 1977 par le ministre à la Réforme électorale, Robert Burns, a cependant été mis de côté pour permettre de concentrer toutes les énergies sur la campagne référendaire qui s\u2019amorçait.De retour au pouvoir en 1981, Lévesque s\u2019est engagé à faire adopter sa réforme avant les élections suivantes.La conjoncture était particulièrement favorable parce que le chef de l\u2019opposition libérale, Claude Ryan, était aussi favorable à l\u2019instauration d\u2019un scrutin proportionnel.Malheureusement, les deux partis ne se sont pas entendus sur le genre de système à mettre en place et le dossier a stagné pendant de longs mois.L\u2019Assemblée nationale a finalement confié le mandat à la Commission de la représentation électorale de proposer un nouveau mode de scrutin après avoir évalué le système actuel et avoir étudié les divers projets possibles.Après une vaste consultation, cette dernière a proposé, en 1983, un système proportionnel de type régional.Lévesque a fait immédiatement rédiger un projet de loi conforme aux recommandations de la commission.Puis il a présenté ce dernier au Conseil des ministres, annonçant son dépôt à l\u2019Assemblée nationale quelques jours plus tard.Mais il a été pris de court par la convocation d\u2019une réunion d\u2019urgence du caucus des députés péquistes à Drummondville.Une majorité de ces derniers, dont les principaux leaders de l\u2019aile supposée réformiste du parti, ont alors infligé à leur chef une des gifles les plus humiliantes de sa vie politique en l\u2019obligeant à renoncer à présenter le projet de loi.Le brouillon du compte-rendu de la réunion contenait même le commentaire suivant : « Faisons la souveraineté d\u2019abord ; on s\u2019occupera de la démocratie après.» En colère, Lévesque a fait biffer ce passage.Une éclipse de 15 ans Ce malheureux épisode a marqué le renvoi du dossier aux calendes grecques pour 15 ans.Même si elle est demeurée par la suite dans le programme du par ti et a figuré de nouveau sous forme d\u2019un engagement censé être prioritaire dans la plateforme électorale de 1994, la réforme du mode de scrutin n\u2019a plus vraiment suscité plus d\u2019intérêt dans le parti.Au pouvoir, le premier ministre Jacques Parizeau, absorbé par la préparation du référendum, a écarté l\u2019engagement électoral du revers de la main se disant tout de go « confortable » avec le mode de scrutin majoritaire.Puis, au congrès du PQ de mai 1998, le premier ministre Lucien Bouchard a fait reporter l\u2019instauration d\u2019un scrutin proportionnel «après l\u2019accession à la souveraineté».La tenue d\u2019états généraux sur la réforme des institutions démocratiques, déclenchée par le ministre Jean-Pierre Charbonneau en 2002, a cependant ravivé l\u2019espoir.Les participants à ces assises se sont prononcés à plus de 80 % pour l\u2019instauration d\u2019un scrutin proportionnel lors de la séance de clôture en février 2003.Puis, au cours de la campagne électorale qui a suivi, le premier ministre Bernard Landr y a déclaré que s\u2019il était reporté au pouvoir, il s\u2019agissait des dernières élections à se tenir selon le mode de scrutin majoritaire.Mais le PQ a été défait par les libéraux de Jean Charest.Lors du débat qui a suivi la présentation, en 2004, d\u2019un avant-projet de loi par le gouvernement Charest proposant l\u2019instauration d\u2019une proportionnelle mixte avec compensation, le PQ a entravé le processus jusqu\u2019à l\u2019abandon du projet, en 2006, à la suite des pressions exercées par le caucus des députés libéraux.Le parti d\u2019opposition était revenu à sa position de 1998 voulant reporter la réforme après l\u2019accession du Québec à la souveraineté.Puis, au congrès de 2011, coup d\u2019éclat, le PQ biffe d\u2019un coup de plume 42 ans de son histoire en faisant passer le projet de réforme électoral à la trappe, laissant un trou béant dans son programme.La conclusion de ce rappel historique est évidente.L\u2019histoire du PQ démontre qu\u2019on ne peut absolument pas lui faire confiance lorsqu\u2019il est question d\u2019instaurer un scrutin proportionnel.SCRUTIN PROPORTIONNEL Le PQ n\u2019a plus la moindre crédibilité Q U O C D I N H N G U Y E N Candidat à la maîtrise en santé publique à l\u2019Université Harvard, à Boston l n \u2019y a pas plus grand ma î tre dans l \u2019ar t des déclarations-chocs que Donald Trump.Je me hasarde quand même à en faire une moi-même, sachant très bien ne pas être un rival de taille.La voici : le Canada et le Québec ont beaucoup à apprendre de Donald Trump.Comme Québéco is expatr ié aux États-Unis en cette année de prés ident ielle, je décè le dans l\u2019impressionnante popularité de Trump au moins trois constats, qui trouvent d\u2019ailleurs écho dans l\u2019actualité politique québécoise et canadienne.Donald Trump illustre brillamment pour nous la valeur de l\u2019éducation, de la civilité et des médias dans une société démocrat ique .Le phénomène Trump, qui ne semble pas près de s\u2019essouf fler, ne saurait nous donner un aperçu plus vivide des ef fets de l\u2019ef fondrement de ces trois piliers.D\u2019abord, la valeur de l\u2019éducation.Le point central qui fait défaut ici ne tient pas à la nature des idées de Trump, mais bien plus à leur argumentation.Car il n\u2019y en a tout simplement pas ! Aux oreilles de son électorat, les déclarations- chocs suffisent.Le Mexique paiera pour ce mur parce que Donald Trump le dit.À rien ne sert que ses propos atteignent la longueur du paragraphe, toutes justifications et nuances sont superflues.Le déni du savoir et de la science atteint son paroxysme quand la source de vérité n\u2019est plus seulement la Bible (créationnisme), ni l\u2019infime minorité de scientifiques (changements climatiques), mais bien la simple et seule parole de Trump.Si l\u2019éducation, c\u2019est d\u2019apprendre à penser, à raisonner, à déceler le vrai du faux, alors le constat est que l\u2019on doit donner priorité à l\u2019éducation plus que jamais.Les coupes du gouvernement Couillard en éducation sont un pensez-y-bien.Si l\u2019éducation est nécessaire à la nuance, la civilité est essentielle pour qu\u2019elle puisse s\u2019exprimer.À ce chapitre, Tr ump ne fait pas dans la dentelle.Tout passe au tordeur : racisme, sexisme, discrimination religieuse, attaques ad hominem, propos injurieux\u2026 Le compromis est à proscrire.L\u2019absence de nuances est devenue synonyme non plus de dysfonction, mais d\u2019excellence.Un pays pluriel de contrastes, les États-Unis ont pour tant por té à leur tête des Lincoln, FDR, Kennedy ou Johnson qui ont su faire avancer leur pays grâce à \u2014 et non malgré \u2014 leur capac i té de compromis et de nuances.Il est consternant qu\u2019une frange considérable de l\u2019électorat américain l\u2019ait oublié.Voilà quelque chose qu\u2019il faudrait rappeler à un richissime aspirant à la chefferie du parti conservateur de ce côté-ci de la frontière.Les Amér ica ins cons idèrent souvent que les médias sont la quatrième branche du gouvernement.Juste considération quand on constate que ces derniers sont devenus aussi polarisés que les partis politiques qu\u2019ils couvrent.Quand la ligne entre médias d\u2019information et de divertissement est si fine qu\u2019elle se confond, ce qui est gagné en cotes d\u2019écoute est perdu en rigueur.Et au jeu des cotes d\u2019écoute, Donald Trump est imbattable.Or, quand une société n\u2019a plus accès à une information im- par tiale, factuelle, rigoureuse et commune, il n\u2019existe plus d\u2019espace partagé où peuvent se développer et se résoudre les discussions démocratiques.Au Québec et au Canada, le financement de Radio- Canada, la délicate situation de M.Péladeau et le mépris des médias du récent gouvernement Harper devraient être matière à réflexion.Le philosophe et éducateur John Dewey disait que « la démocratie doit renaître à chaque génération et l\u2019éducation en est la sage-femme ».J\u2019ajouterais que la civilité en est la couche et les médias, le biberon.Un avertissement nommé Trump U ne ministre de la Condition féminine qui ne s\u2019estime pas féministe ?Depuis la création du ministère en 1979, y a-t- il une responsable du dossier (mis à part René Lévesque, qui en a hérité curieusement en 1984-1985) qui s\u2019est dissociée du féminisme ?C\u2019est un peu comme un directeur du National Geographic qui ne croirait pas en la géographie, un membre de Greenpeace qui ne se dirait pas écologiste, un chef de mission olympique qui dédaignerait le sport, un œuf qui ne croirait pas dans la poule\u2026 C\u2019est que, sans féminisme, le Secrétariat à la condition féminine n\u2019existerait tout simplement pas, et les chances sont fortes qu\u2019il n\u2019y aurait pas de ministre appelée Lise (Thériault) non plus.Dans une entrevue accordée à La Presse canadienne cette semaine, la ministre Thériault, ne reculant devant aucune contradiction, s\u2019est proclamée «beaucoup plus égalitaire que féministe».Comme s\u2019il y avait l\u2019honneur d\u2019un côté, et le déshonneur de l\u2019autre.Pourtant, l\u2019égalité est une idée par faitement féministe.Avant que les femmes se mobilisent pour exiger les mêmes droits que les hommes, la notion d\u2019égalité était vue comme une pure aberration.On peut mesurer l\u2019étendue de ce sentiment par le nombre d\u2019années qu\u2019il a fallu avant que les femmes obtiennent le droit de vote au Québec : près d\u2019un demi-siècle.Ni église, ni gouvernement, ni aucune autre idéologie ou institution ne peuvent réclamer la parenté du statut de la femme, hormis les femmes (en colère) elles-mêmes.Madame Thériault aurait- elle donc peur d\u2019être accusée d\u2019être une virago, une lesbienne, une femme qui méprise les hommes ou, horreur, qui ne se rase pas les jambes ?Juste quand on pense avoir mis cette marmelade de côté, ce penser mou derrière soi, il vous rattrape quand vous vous y attendez le moins.Un peu comme les trois plaignantes lors du procès Gho- meshi récemment, prises elles aussi dans des contradictions grosses comme la maison, on a soudainement l \u2019impression de reculer de quelques décennies.Imaginez, les femmes symbolisant enfin un ras-le-bol quant à l\u2019agression sexuelle se seraient précipitées à nouveau dans les bras de l\u2019homme qui les malmenait ! Dans le grand jeu de serpents et échelles qu\u2019est la libération des femmes, on venait collectivement de glisser sur un boa constricteur.Cela dit, faire comme si de rien n\u2019était, reprendre contact avec l\u2019agresseur est assez conforme aux agissements de victimes de violences sexuelles règle générale.Question de minimiser ce qu\u2019elles viennent de subir, disent les psychologues.S\u2019il y a une situation atténuante dans le cas des trois plaignantes, quelle excuse pourrait-on bien évoquer pour ce manque de solidarité de la part de la ministre de la Condition féminine ?Mis à part le néolibéralisme comme tel, cette philosophie édifiante du « yeah, let\u2019s go, madame Chose ! » ce prêt-à-penser du culte de l\u2019individu et de la déresponsabilisation gouvernementale, du privé plutôt que du public, de l\u2019inconscience crasse de tout ce qui est venu avant, de l\u2019indifférence généralisée quant à notre histoire, à notre culture, et aux combats de chaque instant qu\u2019il a fallus pour se rendre jusqu\u2019ici.Et les esprits malingres qui tendent vers ces idées ont le culot d\u2019invoquer leur supposée indépendance d\u2019esprit, leur haro sur le militantisme \u2014 je ne suis pas de la meute, moi, madame ! \u2014 comme preuve de leur pensée supérieure ?Le gouvernement Couillard nous a d\u2019ailleurs servi un autre magnifique exemple de cet apolitisme grossier à l\u2019occasion de la commission des finances publiques, il y a un an.L\u2019heure est aux coupes massives et la présidente de la Fédération des femmes, Alexa Conradi, tente d\u2019expliquer au ministre des Finances, Carlos Leitão, comment les mesures d\u2019austérité touchent les femmes tout particulièrement.Visiblement perplexe, le ministre interrompt la présentation : «Mais voyons, l\u2019équilibre budgétaire est un outil neutre, technologique.Il ne vise pas les femmes.» Un ministre \u2014 des Finances de surcroît \u2014 qui ne comprend pas que couper des services force des femmes à ramasser derrière donne bien sûr envie de hurler.Y a-t-il quelqu\u2019un qui peut expliquer aux ministres du gouvernement Couillard comment fonctionne la société, voire toute organisation pyramidale ?Madame Thériault, on le sait, n\u2019avait surtout pas besoin de montrer son incompétence à nouveau.Dans ce cas, c\u2019est non seulement dommage pour elle, mais aussi pour toutes les femmes qu\u2019elle est censée protéger.À tous ceux et toutes celles qui croient encore que c\u2019est en se tenant les coudes qu\u2019on avance, bon 8 mars! fpelletier@levoir.com Suivez-moi sur Twitter : @fpelletier1 Le penser mou FRANCINE PELLETIER ANDREW HARNIK LA PRESSE CANADIENNE Si l\u2019éducation est nécessaire à la nuance, la civilité est essentielle pour qu\u2019elle puisse s\u2019exprimer.À ce chapitre, Donald Trump ne fait pas dans la dentelle.A I Mme Thériault aurait-elle donc peur d\u2019être accusée d\u2019être une virago, une lesbienne, une femme qui méprise les hommes ou, horreur, qui ne se rase pas les jambes? L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 M A R S 2 0 1 6 A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S celui qui l\u2019a pas fait ?» C\u2019était en 2014.Ça donnait à Stefie Shock le temps d \u2019essayer.De tâter du Serge.De tenter des pairages.De traficoter des arrangements.De titiller le dés ir.« Au bout de quelques chansons enregistrées, j\u2019allais bien voir si je me sentais à ma place.» Aux premières chansons décor tiquées, dès les premières amies chanteuses impliquées (Suzie McLelove des Breastfeeders, Marie-Pierre Arthur), il a su.« C\u2019était parti du bon côté, pas la grosse af faire \u201c corpo \u201d, mais des versions à mon goût, les participantes n\u2019étaient pas interchangeables, chacune avait sa personnalité et ça s\u2019entendait.C\u2019est là que j\u2019ai signé avec Simone Records.» Contrat gratiné, tout un fromage que cet hommage après tous les hommages.On a en effet beaucoup repris, détourné, traduit, trahi, détroussé, copié- collé du Gainsbourg depuis le dernier paquet de Gitanes parti en fumée.«J\u2019ai tout réécouté, les versions originales, les reprises, pour avoir un portrait complet.Et puis j\u2019ai plongé dans la nuit.» Comprendre : sans tout réinventer, à tout le moins « repenser chaque chanson».Comprendre aussi : littéralement, Stefie l\u2019animal nocturne a tout vécu en troglodyte de sous-sol.«Ça a duré des mois, dans mon petit studio.Je commençais à 10 h-11 h le soir.J\u2019étais dans le cœur de l\u2019affaire autour de 2-3 h du matin, et puis sur mon élan jusqu\u2019à ce qu\u2019il ne me reste plus rien, vers 6 h.Toutes les nuits.» Meilleur après minuit Ça donne un album de nuit, même s\u2019il y a parmi les choisies la fameuse chanson d\u2019Anna, le téléfilm-culte, Sous le soleil exactement (avec Ma- rie-Pierre Arthur, justement).J\u2019en témoigne, pour avoir essayé l\u2019album à la clarté comme à la noirceur en auto sur le trajet Montréal-Lacolle, ça se vit après minuit, comme si on était dans une boîte de nuit avec des roues : Stefie sait créer des ambiances.Je le lui dis, il sourit un peu nerveusement de son côté de la table, au milieu du bistrot.C\u2019est un anxieux, Stefie, mais qui se soigne.En jouant de la musique.« Je joue toutes les batteries, c\u2019est toujours mon beat, mais je suis allé chaque fois à la rencontre d\u2019une chanson et d\u2019une chanteuse.» «Par exemple, La Javanaise, avec Gaële, on s\u2019est mis d\u2019accord tout de suite pour la \u201c dévalsi- ser\u201d.Toute Française qu\u2019elle est, Gaële voulait la débarquer de son socle, la sor tir du moule jazzy chanson française.J\u2019ai sor ti mon petit clavier Casio, joué des sons cheapettes, on est passés par l\u2019électro avant de la ramener un peu au jazz, avec de la contrebasse et du piano.Dé- construire pour reconstruire, ça a été pas mal ma manière de m\u2019approprier les musiques.» L\u2019anamour, avec Fanny Bloom, s\u2019est lovée autour d\u2019un rif f de guitare.« On voulait quelque chose de sautillant, c\u2019est à peu près le même groove que Mr.Big Stuff, te souviens-tu de ça?» Soul du début des années 1970.« Du slow disco.Par fait pour Fanny.» Stefie a farci l\u2019album de clins d\u2019œil, c\u2019est le mélomane et le DJ qui savent que la création est toujours un mélange goûteux d\u2019ingrédients existants.La séquence instrumentale à la fin de Dépression au-dessus du jardin (for t beau duo avec Sophie Beaudet) se termine sec, très exactement «comme I Want You (She\u2019s so Heavy) des Beatles.C\u2019est voulu.» Pour L\u2019hôtel particulier, chanson de l\u2019album mythique Histoire de Melody Nelson (donnée ici avec Pascale Bus- sières), Stefie a trouvé la solution en faisant «le même beat de drum que Pigs de Pink Floyd!!!» Chaque relecture est ainsi une aventure, en compagnie de ses «belles», club très sélect qui inclut également Klô Pelgag (Comme un boomerang), Laurence Nerbonne (Comment te dire adieu), Anne Dorval (Je suis venu te dire que je m\u2019en vais), Marième (Overseas telegram), Évelyne Brochu (Quoi) et Stéphanie Lapointe (Baby Alone in Babylone).«C\u2019est sûr qu\u2019un spectacle va suivre, une tournée même, à géométrie variable, selon les disponibilités de chacune, jubile d\u2019avance Stefie.Et on va faire d\u2019autres chansons.Gainsbourg, il en a pas juste 12, des bonnes\u2026» Le Devoir 12 BELLES DANS LA PEAU CHANSONS DE GAINSBOURG Stefie Shock et invitées Simone Records de l\u2019environnement (CQDE), cette première étape d \u2019un processus jugé « tronqué » n\u2019aura jamais lieu.Selon ce qu \u2019a expliqué Me Michel Bélanger, du CQDE, l\u2019idée de poursuivre les procédures en ver tu de l \u2019ar ticle 6.3 de la Loi sur la qualité de l \u2019environnement (LQE) apparaît totalement incohérente, puisque le projet de pipeline Énergie Est doit être soumis à l\u2019article 31.1, qui oblige TransCanada à déposer un avis de projet et une étude d\u2019impact avant le début des audiences du BAPE.C\u2019est justement ce que réclame le gouvernement Couil- lard dans le cadre de la requête en injonction dont le dépôt a été annoncé mardi par le ministre de l\u2019Environnement, David Heurtel.Ce dernier a toutefois décidé de ne pas stopper le processus d\u2019étude prévu.« On veut s\u2019assurer d\u2019avoir un minimum d\u2019information à temps pour le processus d\u2019évaluation » du gouvernement fédéral, a-t-il fait valoir mardi.Et selon lui, « le rapport du BAPE contribuera à la réflexion pour élaborer la position du gouvernement qu\u2019il défendra aux audiences de l\u2019Of fice national de l\u2019énergie».Ce n\u2019est pas l\u2019avis du CQDE, qui a déposé sa demande d\u2019injonction au nom d\u2019Équiterre, de Nature Québec et de la fondation Coule pas chez nous.Me Bélanger estime que le fait de poursuivre le processus «risquerait de créer un précédent majeur, dans la mesure où tout promoteur n\u2019aurait qu\u2019à attendre, ce qui forcerait le gouvernement à passer par un processus parallèle ».TransCanada a en effet refusé de déposer les documents réclamés par Québec dès 2014, ce qui a forcé le ministre Heurtel à déclencher un BAPE en faisant fi de l\u2019application de la législation en vigueur.Un BAPE sans informations Me Michel Bélanger a par ailleurs indiqué que si la Cour confirme que l\u2019évaluation de la por tion québécoise du pipeline doit se faire en vertu de l\u2019article 31.1, « il faudra reprendre le processus du BAPE depuis le début».De toute façon, a-t-il ajouté, l\u2019organisme québécois n\u2019a tout simplement pas l\u2019information nécessaire pour étudier le plus important projet de pipeline en développement en Amérique du Nord.Le BAPE doit en fait se contenter d\u2019un «aperçu du projet» produit par TransCanada à partir d\u2019éléments inscrits dans la demande déposée auprès de l\u2019Office national de l\u2019énergie (ONE).Ce «portrait sommaire et abrégé» de 150 pages ne reconnaît d\u2019ailleurs pas la réglementation québécoise.Qui plus est, l\u2019ONE a récemment statué que la demande de plusieurs milliers de pages déposée par la pétrolière était «incomplète», a insisté Me Michel Bélanger.La multinationale al- bertaine prévoit que l\u2019ensemble de la documentation requise par le fédéral sera déposé au plus tard le 29 avril.«Cela signifie que si on va de l\u2019avant dès lundi prochain, le BAPE mené à partir des informations incomplètes présentées à l\u2019ONE sera terminé avant le dépôt de la demande finale complétée et approuvée par l\u2019ONE.» Selon le plan actuel, la deuxième partie des audiences du BAPE, soit la période de présentation des mémoires, doit débuter le 25 avril.Et les citoyens et groupes intéressés à déposer un tel document doivent aviser l\u2019organisme au plus tard le 31 mars.Autorisation requise En maintenant le BAPE sur Énergie Est dans sa forme actuelle, la saga juridique pourrait en outre se poursuivre une fois que le fédéral approuverait le projet Énergie Est, a fait valoir mardi l\u2019avocat Jean Baril.« La loi exige une autorisation du gouvernement du Québec.Nul ne peut entreprendre des travaux énumérés au règlement sans cette autorisation », a-t-il expliqué.Tout citoyen québécois pourrait donc déposer une demande d \u2019 injonct ion contre TransCanada au moment où la pétrolière com - mencera it les travaux de construction de son pipeline dans la province.Demande d\u2019injonction ou pas, TransCanada a par ailleurs répété mardi que son projet de pipeline d\u2019exportation de pétrole des sables bitumineux n\u2019est pas soumis à la réglementation québécoise.La pétrolière n\u2019entend pas déposer d\u2019avis de projet ni mener une étude d\u2019impact selon des critères fixés par le gouvernement du Québec, comme le prévoit la législation en vigueur depuis 1980.«Nous sommes d\u2019avis qu\u2019il revient à l\u2019Of fice national de l\u2019énergie d\u2019évaluer le projet et de formuler une recommandation », a précisé son porte-parole, Tim Duboyce.Une décision rendue le mois dernier par la Cour suprême de Colombie-Britannique souligne toutefois qu\u2019un gouvernement provincial est compétent en matière d\u2019évaluation environnementale des projets de pipelines réalisés à l\u2019intérieur de ses frontières, et ce, même si le pipeline traverse le ter ritoire de plus d\u2019une province, comme ce serait le cas pour Énergie Est.Le premier ministre, Philippe Couillard, a par ailleurs signalé que le dépôt de cette requête d\u2019injonction contre le promoteur de l\u2019oléoduc Énergie Est n\u2019est «en aucun cas un message pour ou contre le projet».Selon les prévisions du gouvernement Couillard, la décision du fédéral dans le dossier Énergie Est pourrait intervenir en juillet 2018.Comme la construction du pipeline prendrait environ deux ans, le tuyau pourrait transpor ter 1,1 million de barils de pétrole par jour avant la fin de 2020.Avec La Presse canadienne Le Devoir H illar y Clinton et Donald Trump ont tous deux conf ir mé leur impor tante avance dans la course à l\u2019investiture des partis démocrate et républicain, lors du « super mardi», où 12 États votaient.Au moment d\u2019écrire ces lignes, Hillary Clinton était en bonne voie de remporter les primaires de six États dans le cadre de l\u2019impor tant « super mardi ».Son rival Bernie Sanders avait toutefois réussi à tirer son épingle du jeu en remportant au moins deux États.L\u2019ex-secrétaire d \u2019État devait remporter les primaires en Géorgie, en V irginie, en Alabama, au Tennessee, en Arkansas \u2014 où elle a dé jà é té la première dame de l \u2019État \u2014 et au Texas, des États qui comptent plusieurs centaines de délégués et de superdé légués .Sans sur- pr ise, le sénateur du Vermont, Bernie Sanders, s\u2019est assuré une victoire éclatante dans son État, qu i compte seulement 26 délégués.Mme Clinton a été populaire auprès de l\u2019électorat afro-amé- ricain des États du Sud, alors que son rival, le sénateur du Vermont, Bernie Sanders, a continué de récolter les appuis des jeunes de moins de 30 ans, qui ont voté à majorité pour lui, selon des sondages à la sortie de l\u2019urne.Républicains divisés Faisant fi des commentaires négatifs de bon nombre de personnalités importantes du par ti , le populiste Donald Trump poursuivait son ascension vers l\u2019investiture républicaine.Le candidat a confirmé son élan en ajoutant la Géorgie, l\u2019Alabama, le Massachusetts, la Virginie et le Tennessee à sa besace.Le Vermont et l\u2019Oklahoma semblaient vouloir y tomber également, même si la course y était plus corsée.Encore mieux pour lui et ses partisans, ni Marco Rubio, ni Ted Cruz, ni John Kasich ne semblent parvenir à se démarquer l\u2019un de l\u2019autre pour s\u2019affirmer comme le seul candidat apte à faire barrage à l\u2019actuel meneur.M.Cruz pouvait se consoler, puisqu\u2019il est tout de même par venu à l\u2019empor ter dans son propre État, le Texas.La lutte était serrée en Arkansas.Un peu plus de sept points de pourcentage séparaient le premier (Donald Trump) du troisième (Ted Cruz).Consultez les résultats finaux sur l\u2019application tablette et le site Web du Devoir.La Presse canadienne Trump et Clinton en selle pour la victoire SUITE DE LA PAGE 1 BAPE SUITE DE LA PAGE 1 GAINSBOURG 13 km.Pour les hommes, l\u2019ef- for t sera maintenu pendant 20km.Les départs ont lieu respectivement à 12 h et 14h30.« En milieu urbain, c\u2019est la première fois à ma connaissance qu\u2019on organise une épreuve de distance de ce genre.Les parcours sont prêts.On a engagé des spécialistes pour tracer un parcours original qui met à profit chaque aspect de la montagne.» Les femmes parcourront trois fois la boucle de 3,5 km, les hommes cinq fois, avec 111 mètres de dénivelés à chaque tour.Le grand défi ?«Ce sera la météo !» Le clou de la saison Mardi, à Gatineau, dans la très rapide épreuve de sprint style libre, l\u2019épreuve a été rem- por tée par le Russe Sergey Ustiugov, suivi par le Français Richard Jouve et l\u2019Américain Simeon Hamilton.Chez les femmes, la Norvégienne Mai- ken Caspersen Falla, déjà en tête du classement de la discipline, a devancé la Suédoise Stina Nilsson et l\u2019Américaine Jessica Diggins.Aucun Canadien ne s\u2019est retrouvé parmi les premiers.Qu\u2019est-ce qui dépar tagera les gagnants du peloton de fondeurs réuni à Montréal ?Une technique par faite, un matériel adapté aux conditions de la neige, une condition physique optimale.Et un peu de chance, bien sûr.Après l\u2019épreuve de Montréal, deux journées de compétitions seront tenues à Québec, vendredi et samedi.Les fondeurs se rendront ensuite à Canmore, en Alber ta, pour quatre autres journées de compétition, au terme desquelles la saison de compétitions 2015-2016 sera terminée.Un sport en expansion La FIS permet au pays hôte, en l\u2019occurrence le Canada, une participation plus importante de ses athlètes.Ce sont quatorze hommes et douze femmes qui composent l\u2019équipe canadienne pour l\u2019occasion.L\u2019enfant chéri du public d\u2019ici demeure le Québécois Alex Harvey, 27 ans, fils du fondeur et cycliste Pierre Harvey, l\u2019un des grands athlètes de l\u2019histoire du pays.À Gatineau, Alex Harvey n\u2019a pas réussi à se faufiler au-delà de la demi-finale, ce qui lui a donné une 11e place.Au terme de cette première journée d\u2019épreuves, Harvey annonçait tout de même se sentir très bien physiquement, ce qui laisse présager des jours meilleurs dans la suite des choses.Har vey, jamais avare de détails très précis sur sa condition physique, se situe cette année au quinzième rang du classement mondial.En 2014, il avait terminé troisième.Fondeurs du XIXe Le public nord-américain pratique le ski de fond de façon récréative, sans pour autant concevoir qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019un des sports les plus complets et les plus exigeants.Le ski de fond se pratique au Québec depuis longtemps, mais moins tout de même que le patin, présent sur les rives du Saint-Laurent dès le XVIIe siècle.Son apparition remonte à la fin du XIXe siècle.En 1870, un monsieur Birch, un Nor végien chaussé de longues planches, entreprend en solitaire une expédition entre Montréal et Québec.Les journalistes du temps s\u2019intéressent à cet exploit d\u2019un pionnier du ski de fond.L\u2019événement confirme l\u2019apparition de ce sport à Montréal.En 1876, l\u2019année même où est inauguré le parc du Mont-Royal, on trouve des skis sur la montagne.Le ski est alors pratiqué soit par des immigrants scandinaves, soit par des gens fortunés en quête d \u2019aventures.C\u2019est un groupe de professeurs de l\u2019Université McGill qui fit la première sor tie de groupe de ski au pays, selon les annales.The Ski Runner in Canada, la première publication au pays consacrée au ski, a resitué la première randonnée de Sainte- Agathe-des-Monts à Shaw- bridge (aujourd\u2019hui Prévost).C\u2019était 1905, l\u2019année où la Norvège obtient son indépendance de la Suède.En cette saison 2015-2016, au classement de la Coupe du monde de ski de fond, on trouve en tête trois Norvégiens et trois Norvégiennes.C\u2019est d\u2019ailleurs à un Norvégien, Herman Smith Johann- sen dit « Jackrabbit », que l\u2019on doit le développement du ski de fond au Québec.Né en 1875, immigré aux États-Unis après avoir travaillé à Cuba, Herman Smith Johannsen s\u2019installe à Lake Placid, dans l\u2019État de New York, à la fin des années 1920.Ce n\u2019est pas si loin de Montréal, où il viendra souvent.Les Montréalais iront aussi à Lake Placid, entre autres pour les Jeux olympiques de 1932.Installé finalement à Montréal avant de trouver refuge pour de bon dans les Lau- rentides, Jack Rabbit arpente d\u2019abord le mont Royal, propose de nouveaux tracés, des fartages de son cru aussi.Reste que c\u2019est le ski alpin qui attire à lui le plus de m onde dè s l \u2019 ent r e -deux - guerres.Le ski de fond ne reprendra son élan que dans des années 1970.En 1972, ce sport attire plus de 150 000 personnes, tandis que trois ans plus tard, le nombre de fondeurs se chif fre désormais à 450 000.L\u2019attrait pour le ski de fond a fléchi par la suite, avant de connaître une nouvelle remontée.On estime aujourd\u2019hui à environ 475 000 Québécois le nombre d\u2019adeptes de ce sport.En Amérique du Nord, ils seraient plus de 3,2 millions.L\u2019intérêt du public pour des activités sportives plus complètes, plus en prise avec la nature, des exemples aussi de réussite personnelle, comme celle d\u2019Alex Harvey, tout cela explique en bonne partie cette passion renouvelée pour le ski de fond chez nous.Une passion que prend visiblement très au sérieux la Fédération internationale de ski.Le Devoir MUSÉE MCCORD Deux skieurs sur le mont Royal, photographiés autour de 1930 SUITE DE LA PAGE 1 SKI "]
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