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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2016-02-26, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I N o 4 1 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 6 F É V R I E R 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Week-end \u203a Le festival Montréal joue espère réunir 3000 amateurs de jeux de société autour de ses 200 tables.Page B 1 Culture \u203a Un outil pour trouver des livres jeunesse sans sexisme.Deux cents ouvrages reçoivent le sceau du YWCA.Page B 2 Avis légaux.A 4 Décès.B 6 Météo.B 8 Mots croisés.B 8 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 3 ?w w w .l e d e v o i r .c o m Hydro exporte et rapporte Page A 7 Zeitgeist Les écolos trop complaisants envers l\u2019industrie du bétail?Page B 10 Universités: des cadres ont touché des primes non conformes, constate la VG Page A 3 J E A N N E C O R R I V E A U L a policière Stéfanie Trudeau, alias « matricule 728 », a été reconnue coupable de voies de fait en lien avec l\u2019arrestation musclée qu\u2019elle a effectuée en octobre 2012 dans un appartement du Plateau-Mont-Royal.Non seulement le juge Daniel Bédard a-t-il a rejeté la version des faits de la policière, mais il a également mis en doute les affirmations des policiers venus témoigner au procès.Dans son verdict rendu jeudi, le juge Bédard a estimé que l\u2019arrestation de Serge Lavoie était illégale, car la policière n\u2019avait pas de motif raisonnable pour l\u2019ef fectuer.Le juge a souligné que Stéfanie Trudeau a eu recours à une « force excessive et démesurée » lors de cette opération qualifiée de «brutale» et «motivée par la rage».Le juge Bédard a accordé plus de crédibilité Stéfanie Trudeau, policière hors-la-loi L\u2019arrestation qui a rendu célèbre le « matricule 728 » était illégale FRED PELLERIN « PAR LA BOUCHE DE SES CHANSONS » ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Fred Pellerin présentait la première montréalaise de Plus tard qu\u2019on pense, son premier véritable spectacle de chansons, jeudi, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Mais le grand conteur voulait être bien certain que l\u2019on comprenne: la tournée compte 49 soirs, et pas un de plus.Belle parenthèse, donc, mais parenthèse tout de même.Lisez le compte rendu de Sylvain Cormier sur l\u2019application tablette et le site Web du Devoir.F R A N Ç O I S L É V E S Q U E E nnio Morricone, compositeur de légende, est en lice pour l\u2019Oscar de la meilleure musique pour Les huit enragés, de Quentin Tarantino.Incroyable mais vrai : advenant une victoire dimanche soir, il s\u2019agirait de la première pour Morricone, l\u2019auteur d\u2019environ 500 bandes originales de films.Oui, bon, et de téléfilms aussi, mais quand même ! L\u2019un des maîtres incontestés de cette forme d\u2019art existant d\u2019abord pour rehausser le 7e, Ennio Morri- cone a vu quantité de ses compositions entrer dans la culture populaire, telles celles qui ont aidé les « westerns spaghetti » de Sergio Leone à passer à l\u2019histoire.À jamais associé à ce genre, le vénérable musicien ne l\u2019avait pourtant pas revisité depuis 40 ans lorsque Tarantino l\u2019a convaincu d\u2019y revenir \u2014 ce dont on lui sait gré.De fait, à l\u2019instar de cinéastes comme Charlie Chaplin, Alfred Hitchcock ou Orson Welles, jamais récompensés en tant que meilleurs réalisateurs, le seul Oscar dont a jusqu\u2019ici dû se contenter Ennio Mor- ricone en est un «honorifique», remis en 2007.Comme c\u2019est souvent le cas, il est alors surtout question de corriger, un peu, une situation gênante pour l\u2019Académie des arts et des sciences du cinéma.C\u2019est un comble, il faut bien en convenir, qu\u2019un compositeur dont l\u2019œuvre a eu, et continue d\u2019avoir, un tel impact soit moins célébré que d\u2019autres qu\u2019il a, souvent, inspirés.Par exemple, Hans Zimmer, complice de Christopher Nolan (Interstellaire), admet volontiers avoir été profondément influencé par Morricone.Des groupes aussi disparates que Metallica et Radiohead également.CÉRÉMONIE DES OSCAR Ennio Morricone : enfin la reconnaissance ?M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa L a Cour suprême a ouvert la porte à l\u2019aide médicale à mourir au Canada.Les parlementaires chargés de conseiller le fédéral en la matière l\u2019ont franchie à pieds joints : l\u2019aide à mourir devrait être accessible aux mineurs, aux patients psychiatriques, et les malades devraient pouvoir en faire la demande au préalable avant même de souhaiter avoir recours à la pratique.Ottawa n\u2019a pas précisé si sa loi appliquerait toutes les suggestions de son comité consultatif.Québec attend de voir cette législation, mais note que le comité s\u2019aventure davantage sur le terrain du suicide assisté.Le comité de députés et de sénateurs, qui a mené une quinzaine de consultations auprès de douzaines de témoins, recommande d\u2019autoriser l\u2019aide à mourir tant aux patients atteints de maladies terminales que non terminales qui sont graves, irrémédiables et qui causent des souffrances persistantes et intolérables.Les maladies psychiatriques ne devraient pas être «inadmissibles», les souffrances physiques ainsi que psychologiques devraient être prises en compte.Et si l\u2019aide à mourir ne doit être accessible qu\u2019aux adultes dans un premier temps, elle devrait l\u2019être aussi aux mineurs d\u2019ici maximum trois ans, suggère le rapport, qui compte 21 recommandations.Les patients voulant se prévaloir de l\u2019aide à mourir devraient donner un « consentement éclairé », en faire la demande par écrit devant deux témoins qui ne sont pas en conflit d\u2019intérêts et consulter deux médecins.Les délais d\u2019attente seraient variables en fonction de « la vitesse de progression et la nature des problèmes de santé ».Rien n\u2019empêcherait un Canadien de faire une demande anticipée, avant de perdre ses capacités ou de subir des souffrances invivables, mais à condition qu\u2019un diagnostic d\u2019état grave et irrémédiable ait été posé.Un rapport qui a été accueilli prudemment par AIDE À MOURIR Le comité fédéral veut généraliser l\u2019accès Les mineurs «matures» et les patients psychiatriques pourraient être inclus dans la loi TIZIANA FABI AGENCE FRANCE-PRESSE Ennio Morricone, qui a inspiré toute une génération de compositeurs, a accepté de reprendre du service pour le dernier film de Quentin Tarantino.VOIR PAGE A 10 : MOURIR VOIR PAGE A 10 : MORRICONE VOIR PAGE A 10 : TRUDEAU L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 6 F É V R I E R 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 OSSIER LA LONGUE MARCHE DE L\u2019AFFRANCHISSEMENT IRE L À AH AR S SS O D N U DEMAIN GNE A CHAMP R DE ER I nd la déc s ser ant le v \u2019hi s de l oi M e inache st e tion r sa a oloni , comment s\u2019 ent st ui persi s q vitude s Noirs permet de r e de oir st e depui acont r oir v Le De ?ée v anchir politiq a?r ur le passé po enir s v e énin.s le B c uement et commer s stigma uer le én tt ur en a ialement s.e t CO LE ET LE UR O P LET U BO HOTO P TE NTEX TE TEX .LX U O R G - THAN A JON DE S , .Montréal : 4875, Jean-Talon Ouest · (514) 344-8555 · 1 (866) 747-8555 Laval : 2267, boul.Le Corbusier · (450) 682-8280 www.abatjourillimites.ca \u2022 Plus de 5,000 abat-jour en magasin.\u2022 Le plus grand choix au Canada.\u2022 Service de recouvrement sur mesure.\u2022 Apportez votre pied de lampe pour un ajustement parfait.Présentez ce coupon au moment de l\u2019achat.Excluant les commandes.Aucun ajustement de prix sur les commandes ou achats antérieurs.Valide du 26 février au 31 mai 2016.OBTENEZ 20% de rabais sur TOUS nos abat-jour 40%de rabais sur TOUS nos pieds de lampes et M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec P lusieurs jeunes seront condamnés à l\u2019itinérance advenant la mise en branle de la réforme de l\u2019aide sociale du gouvernement libéral, appréhende le coordonnateur du Réseau Solidarité Itinérance du Québec (RSIQ), Jean-François Mary.« Avec le projet de loi 70, le gouvernement va pousser un grand nombre [des nouveaux prestataires d\u2019aide sociale] directement dans l\u2019itinérance, car un chèque de 623 $, ça ne se coupe pas », a-t-il déclaré lors d\u2019une conférence de presse à l\u2019Assemblée nationale jeudi.Le porte-parole de 300 organismes d\u2019aide pour les personnes « en situation ou à risque » d\u2019itinérance s\u2019en prend à la volonté du ministre de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, d\u2019obliger les nouveaux demandeurs d\u2019aide sociale « sans contraintes » à participer à au moins une rencontre dans un organisme spécialisé en employabi- lité sous peine de voir leur prestation mensuelle de 623$ coupée de moitié.« Un chèque de 623 $, ça ne se coupe pas», a-t-il insisté, appelant le gouvernement libéral à respecter la Politique nationale de lutte à l\u2019itinérance ainsi que le plan d\u2019action interministériel qui en découle.« Nous aurions dû être entendus dans le cadre des consultations du projet de loi 70 pour faire valoir ces points de vue», a-t-il ajouté.Exclus M.Mar y était flanqué des porte-parole du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) et de l\u2019Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec.Tous trois ont été exclus des consultations publiques sur le projet de loi 70.Ils ont toutefois été invités jeudi par les élus solidaire Françoise David et péquiste Dave Turcotte à exposer leurs préoccupations à l\u2019égard de la réforme de l\u2019aide sociale.La vice-présidente du SFPQ, Denise Boileau, a décrié l\u2019insuffisance de ressources d\u2019aide en réinsertion à l\u2019emploi, notamment dans les centres locaux d\u2019emploi (CLE).« Ce qu\u2019on constate et qu\u2019on dénonce, c\u2019est qu\u2019il y a une perte d\u2019humanisation avec le personnel.Contrairement à ce que dit M.Blais, le personnel peut de moins en moins accompagner les gens physiquement », a-t-elle souligné, reprochant au gouvernement d\u2019avoir resserré les effectifs des CLE de 25% au fil de la dernière décennie.Le président de l\u2019Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec, Claude Le- blond, a aussi accusé le gouvernement libéral de chercher à « se soustraire à sa responsabilité sociale envers les personnes qui, bien qu\u2019officiellement aptes au travail selon des critères strictement médicaux, ne disposent pas toujours des ressources personnelles et sociales nécessaires pour s\u2019en sortir elles-mêmes».Mme David et M.Turcotte pressent M.Blais d\u2019«aider les personnes appauvries à vivre décemment et à retrouver le chemin de l\u2019employabilité dans une démarche volontaire, avec toutes les ressources nécessaires».M.Blais a récemment dit faire face à un «blocage idéologique» de groupes communautaires en commission parlementaire.Ils font preuve de «radicalisation à l\u2019envers» en écartant d\u2019emblée toute forme de sanction pour inciter les jeunes à atteindre l\u2019«Objectif emploi».Le Devoir AIDE SOCIALE La réforme mènera des jeunes à l\u2019itinérance, estime le RSIQ P H I L I P P E O R F A L I Les élections scolaires sont essentielles et elles devraient être maintenues, a insisté jeudi la centrale syndicale qui rassemble une majorité d\u2019employés du milieu éducatif québécois devant les députés.En commission parlementaire, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) a fait par t de réserves à l\u2019égard du projet de loi 86, qui modifie l\u2019organisation et la gouvernance des commissions scolaires, n\u2019hésitant pas à qualifier le projet de loi de « brassage de structures qui ne sert pas l\u2019élève».« On est capables de reconnaître que des changements s\u2019imposaient » face aux taux de par ticipation dérisoires aux élections scolaires, a lancé Louise Chabot, présidente de la CSQ.« Mais d\u2019autres décisions auraient pu être envisagées pour les garder en vie.Le jumelage des élections municipales et scolaires, un financement adéquat, une dif fusion plus large de l\u2019information à la population.Le gouvernement a décidé d\u2019aller ailleurs, et nous le déplorons.» Comme en témoignent les chaînes humaines formées autour de nombreuses écoles depuis juin dernier, la question de l\u2019éducation en est une qui mobilise la population, a-t-elle fait valoir.Le syndicat, qui représente plus de 200 000 membres, dont 130 000 en éducation, s\u2019inquiète en outre que les pouvoirs accrus accordés aux directions d\u2019établissements entraînent un déséquilibre des services professionnels offerts aux élèves d\u2019une école à l\u2019autre.«Si on accorde à chaque direction d\u2019école le pouvoir de déterminer le type de services souhaités et le pourcentage de temps qui leur est consacré, on risque de se retrouver avec une répartition des ressources inéquitable.Dans un contexte d\u2019austérité et de manque chronique de ressources, il est nécessaire d\u2019avoir une vision globale », a dit Jo- hanne Pomerleau, à la tête de la Fédération des professionnelles et professionnels de l\u2019éducation du Québec.Les solutions avancées offrent très peu pour favoriser la persévérance et la réussite scolaire, selon eux.Les débuts de Proulx En début de commission parlementaire, le nouveau ministre de l\u2019Éducation, Sébastien Proulx, a af firmé que le projet de loi 86 ne pouvait attendre et qu\u2019il souhaitait poursuivre dès maintenant les audiences même s\u2019il vient à peine d\u2019arriver en poste.Il a également dû justifier le fait que ses deux enfants sont inscrits dans une école privée alors qu\u2019il doit aujourd\u2019hui défendre l\u2019école publique, selon ses adversaires.« Je suis très à l\u2019aise [avec le fait qu\u2019ils soient au privé], a dit M.Proulx.Mes enfants ne font pas de la politique, c\u2019est papa qui en fait.Ils étaient au privé pour des raisons qui ne concernent personne sauf ma conjointe et moi.» Le Devoir PROJET DE LOI 86 Les élections doivent être maintenues, plaident des syndiqués de l\u2019éducation ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR La Centrale des syndicats du Québec regrette que le gouvernement n\u2019ait pas étudié d\u2019autres options que l\u2019abolition des élections scolaires.Les habits neufs du ministre de la Santé Régine Laurent, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la Santé (FIQ), estime que les usagers et leurs familles ont déjà peur de porter plainte par crainte de représailles.Elle réagissait jeudi à la sortie du vice-protecteur du citoyen, qui a jugé «illégale» la nouvelle procédure de traitement des plaintes dans les établissements de santé depuis la réforme de la loi 10.«Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, est comme le tailleur dans Les habits neufs de l\u2019empereur», pense-t-elle.Dans ce conte, un tailleur convainc l\u2019empereur qu\u2019il va lui confectionner des habits extraordinaires que seuls les gens intelligents pourront voir.L\u2019empereur était nu, mais personne n\u2019osait le lui dire.«Nous sommes plusieurs millions à voir la même réalité, à savoir que tous les bouleversements dans le réseau de la santé n\u2019ont pas de bon sens.Mais le ministre nie cette réalité et nous répète que seuls les gens intelligents vont comprendre et voir à quel point c\u2019est extraordinaire!» Le Devoir J O C E L Y N E R I C H E R à Québec L e ministre de la Santé, Gaé- tan Barrette, va aider trois cliniques privées à faire plus de profits.Mais le profit encaissé par les cliniques privées qui participeront au projet-pi- lote du ministre ne pourra pas excéder 10% de la facture.C\u2019est la précision apportée jeudi, en Chambre, par le ministre de la Santé à propos du projet-pilote devant mener à une réforme du financement des hôpitaux.Questionné la veille à ce sujet, le ministre Barrette n\u2019avait pas voulu répondre.Puis, il avait déclaré que c\u2019était une question «à négocier» avec les administrateurs de ces cliniques.Québec a donné un mandat à trois cliniques privées, toutes situées dans la région de Montréal (la clinique de chirurgie DIX30, le Centre de chirurgie RocklandMD et le Groupe Opmédic).Ce mandat consiste à déterminer le coût réel d\u2019une chirurgie, en déterminant le coût «optimal » d\u2019une inter vention chirurgicale, devant ser vir de référence au réseau public.Elles auront 4 millions par année à se par tager, entre mai 2016 et décembre 2018.À terme, Québec veut passer d\u2019un financement historique, donc renouvelé et bonifié automatiquement d\u2019une année à l\u2019autre, à un « financement à l\u2019acte » basé sur la quantité de soins réellement prodigués aux patients.À compter du mois de mai, des patients du réseau public nécessitant une chirurgie d\u2019un jour seront donc réorientés vers ces cliniques privées, aux frais de l\u2019État.Le ministre Barrette a fait valoir jeudi q u \u2019 a u b o u t d u compte, « des économies substantielles », soit des centaines de millions de dollars par année, seraient réalisées dans le réseau public, quand le changement de mode de financement des hôpitaux sera complété, dans quelques années.«On ne pourrait pas demander à des par tenaires de travailler à perte, évidemment», a indiqué le ministre jeudi matin, en Chambre, quand il a été questionné à propos de l\u2019intérêt pour ces cliniques de participer à ce projet.Marge de profits Il a ensuite convenu que les services bientôt rendus dans ces cliniques devaient générer pour elles une marge de profit.Quant à savoir s\u2019il « y aura potentiellement une marge de profit [.] la réponse est oui, et cette marge ne pourra en aucune circonstance excéder 10%», a-t-il assuré.L\u2019opposition péquiste est d\u2019avis que le ministre se sert de ce projet-pilote pour favoriser l\u2019expansion du secteur privé dans le réseau de la santé, ce que le ministre nie.La Presse canadienne PROJET-PILOTE Jusqu\u2019à 10 % de profit pour les cliniques privées Un chèque de 623$ ne peut pas être coupé, soutient le regroupement d\u2019organismes Les trois cliniques qui participent au projet-pilote auront quatre millions à se partager Lachance et Charbonneau ne seront pas entendus à Québec La commission des institutions de l\u2019Assemblée nationale a rejeté une demande du Parti québécois, qui souhaitait faire la lumière sur les dissensions au sein de la Commission Charbonneau sur les malversations dans l\u2019industrie de la construction.Dans une décision de 16 pages, le président de la commission, le député libéral Guy Ouellette, conclut que cette initiative contreviendrait à l\u2019indépendance quasi judiciaire accordée aux commissaires.La loi accorde aux commissaires des privilèges et immunités «par référence» aux juges, ce qui protège l\u2019indépendance de leurs décisions, indique le document déposé par M.Ouellette jeudi.En décembre, le PQ avait affirmé que la dissidence exprimée par le commissaire Renaud La- chance nécessitait qu\u2019il soit entendu, tout comme la présidente de la Commission, France Charbonneau.La Presse canadienne L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 6 F É V R I E R 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 I l n\u2019y a pas qu\u2019au Québec que les lynchages médiatiques remplacent parfois la justice et le débat ouvert.Est-ce l\u2019effet des médias dits « sociaux », qui ont élevé les propos de taverne au rang d\u2019opinions ?Toujours est-il qu\u2019il n\u2019a jamais été aussi facile de se faire traiter, sans le moindre procès, d\u2019homophobe, de raciste ou d\u2019islamophobe.Tout cela dans la langue des analphabètes d\u2019aujourd\u2019hui, qui dépasse rarement 140 caractères ! La dernière victime de ce genre de procès sommaire se nomme Kamel Daoud.L\u2019écrivain et journaliste algérien avait été couronné en 2015 par le prix Goncourt du premier roman pour Meursault, contre-enquête (Actes Sud).Celui qui signait depuis deux décennies des chroniques dans un pays où ce métier exige souvent de la bravoure vient d\u2019annoncer qu\u2019il jetait l\u2019éponge et abandonnait le journalisme.Kamel Daoud fut pour tant un des rares à gauche à tenter de réfléchir aux événements qui se sont déroulés à Cologne.La veille du Nouvel An, sur la place de la gare, plusieurs centaines de femmes avaient été agressées par une foule essentiellement composée de migrants d\u2019origine arabo-musulmane.Reprenant de larges extraits d\u2019un texte ancien qui n\u2019avait pas provoqué de tollé, Daoud a cherché comme d\u2019autres avant lui à comprendre.Pour lui, la cause de ces gestes réside dans un islam qui cultive chez ses compatriotes la « misère sexuelle » et un «rapport malade à la femme, au corps et au désir ».Entre une droite islamophobe prête à jeter les étrangers à la mer et une gauche féministe tétanisée et silencieuse, Daoud osait affirmer que l\u2019étranger n\u2019était ni le barbare que dénonçaient certains ni l\u2019ange que d\u2019autres imaginaient naïvement.Il dévoilait ainsi chez le réfugié d\u2019Allah ce déchirement entre une liberté qu\u2019il désire, mais qu\u2019il n\u2019assume pas totalement.Et ce rappor t équivoque à la femme et à ce corps qu\u2019il faut voiler, car il «est le reflet de la vie qu\u2019on ne veut pas admettre».?Dans deux textes publiés par Le Monde et le New York Times, Daoud expliquait qu\u2019à Cologne, ceux qui ont réagi de bonne foi l\u2019ont fait parce qu\u2019on avait touché à ce qui représente l\u2019essence de la liberté en Europe aujourd\u2019hui : la liberté des femmes.Pour Daoud, c\u2019est la misère sexuelle du monde musulman qui fait «du vivant un zombie, ou un kamikaze qui rêve de confondre la mort et l\u2019orgasme ».Quand il ne rêve pas d\u2019«aller en Europe pour échapper, dans l\u2019errance, au piège social de sa lâcheté ».Et Daoud de conclure le plus lucidement du monde que, face à ces migrants, il ne fallait ni fermer les portes ni fermer les yeux.Mais l\u2019époque ne fait pas dans la dentelle.Il n\u2019en fallait pas plus pour qu\u2019une meute se jette aux trousses de l\u2019écrivain et signe des pétitions.Comme l\u2019écrivain Boualem Sansal et le défunt Abdelwahab Meddeb avant lui, Daoud a été accusé d\u2019« alimenter les fantasmes islamo- phobes », de faire le jeu de Pegida et du «paternalisme colonial ».Lui qui refusait simplement de dissimuler l\u2019immense malaise qui agite au- jourd\u2019hui l\u2019islam partout dans le monde.Une crise comme en a d\u2019ailleurs déjà vécu la chrétienté à d\u2019autres époques.En faisant taire Kamel Daoud, la gauche bien-pensante aura malheureusement fait taire une des voix les plus prometteuses du monde arabo-musulman.Une voix courageuse qui ne s\u2019est pas réfugiée dans les universités européennes, mais qui vit en Algérie, au cœur de la bête.On comprendra donc le courage qu\u2019il lui a fallu pour af firmer ce qui suit : « Je juge de la santé de l\u2019humanité des peuples à leur rapport aux femmes.Là où elles sont libres et acceptées, les gens auront un rapport sain à l\u2019imaginaire, au désir, au corps.Ce que je jalouse dans l\u2019Occident, la seule avance qu\u2019il a comparé à nous, c\u2019est dans le rappor t aux femmes.[\u2026] Si on ne libère pas les femmes, on ne se libérera jamais.» Ce qui arrive à Kamel Daoud devrait nous alerter sur la façon dont se mènent certains débats aujourd\u2019hui.« Nous vivons désormais une époque de sommation », écrit-il dans le Quotidien d\u2019Oran.Il ne croyait pas si bien dire ! ?Car le lynchage médiatique existe aussi chez nous.On me permettra de m\u2019inscrire en faux contre les accusations honteuses et l\u2019acharnement dont est aujourd\u2019hui l\u2019objet ma collègue du Devoir Lise Payette.Face aux appels à la censure et à l\u2019autocritique de type maoïste, il serait lâche de ne pas défendre son droit inaliénable de témoigner du Claude Jutra qu\u2019elle a connu lorsqu\u2019elle était jeune fille sans se faire accuser, à l\u2019encontre de toute réalité, de faire des « amalgames », d\u2019être « homophobe » ou de passer sous silence une réalité qu\u2019elle n\u2019a pas connue et dont elle ne saurait témoigner.Prendre de la distance, ne pas obtempérer aux « sommations» de la foule, refuser de participer à l\u2019hystérie collective qui s\u2019autorise dorénavant au Québec à vandaliser des œuvres d\u2019art sans que personne, ni ministres ni maire, ne dise un mot, voilà qui honore les chroniqueurs qui, pour reprendre les mots de Kamel Daoud, cherchent à « creuser et non à déclamer».Je suis fier d\u2019écrire dans le même journal que Lise Payette.crioux@ledevoir.com Après Cologne CHRISTIAN RIOUX à Paris M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec Q uatre établissements d\u2019enseignement supérieur ont contrevenu à la législation québécoise concernant la rémunération des cadres.L\u2019ETS, l\u2019INRS, l\u2019UQAC et l\u2019UQAR ont accordé à leurs dirigeants des « sommes non conformes» totalisant près de 820 000 dollars en quatre ans, estime la vérificatrice générale (v.g.) du Québec, Guylaine Leclerc.À elle seule, l\u2019École de technologie supérieure (ETS) a versé une « somme non conforme » de 425 000$ à ses cadres entre le 1er avril 2010 et le 31 mars 2015, indique-t-elle dans un rapport déposé à l\u2019Assemblée nationale jeudi.La direction de l\u2019ETS a notamment dérogé à l\u2019interdiction de verser des primes liées au rendement en allouant un montant «au mérite» de 134 000 $ à 20 cadres en septembre dernier.« [C\u2019]est interdit par la loi.» En 2014-2015, l\u2019établissement d\u2019enseignement avait alloué à tort une prime représentant un an de salaire \u2014 155 000 $ \u2014 à un cadre supérieur.« Cette prime, équivalant à un an de salaire, lui a été attribuée même si les conditions prévues dans le Protocole des cadres supérieurs n\u2019étaient pas remplies dans son cas », souligne la VG, qui a procédé à l\u2019examen de la rémunération de 146 cadres, dont 23 cadres supérieurs, de quatre établissements universitaires et du siège social du réseau de l\u2019Université du Québec.Le conseil d\u2019administration de l\u2019ETS a aussi fermé les yeux sur le reclassement de six cadres dans une catégorie d\u2019emploi supérieure « sans [\u2026] justification suffisante».Chacun d\u2019entre eux a bénéficié d\u2019une majoration salariale annuelle moyenne d\u2019environ 5200$ pendant quatre ans.Montant total de «ces reclassements [\u2026] fondés sur aucune méthode reconnue» : 125 000$.Pour sa part, l\u2019Institut national de la recherche scientifique (INRS) a accordé pendant deux ans une «prime multisite» totale de 157 000$ à 14 cadres, et ce, même s\u2019il remboursait leurs frais de déplacement.« En 2014-2015, un cadre de l\u2019INRS a reçu une rémunération de 9000$ au-dessus du maximum de l\u2019échelle de sa catégorie, et ce, sans justification.Selon la direction, cette majoration au-dessus du taux prescrit lui a été accordée par erreur», note aussi la VG.Payés en double Mme Leclerc reproche à l\u2019Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) d\u2019avoir donné son feu vert à deux cadres afin qu\u2019ils occupent des fonctions d\u2019encadrement dans un organisme à but non lucratif contre rémunération.Ceux-ci se sont vu allouer une somme de 28 000$ par l\u2019OBNL.«[I]ls auraient dû conserver la même rémunération et leur traitement aurait dû être versé exclusivement par l\u2019Université», fait-elle remarquer.L\u2019Université du Québec à Rimouski (UQAR) a également fait fi des échelles de traitement, en versant un « montant for faitaire » total de près de 200 000 $ à 17 cadres entre 2011-2012 et 2013-2014, ajoute-t-elle.La VG enjoint aux quatre établissements d\u2019enseignement ayant contrevenu à la « loi 100 », adoptée par l\u2019Assemblée nationale en juin 2010, d\u2019«évaluer la pertinence de récupérer les sommes versées en trop».La « loi 100» limitait la majoration des échelles de traitement, des primes et des allocations applicables aux cadres, en plus d\u2019interdire le versement de primes liées au rendement, du 1er avril 2010 au 31 mars 2015.Par ailleurs, Mme Leclerc déplore l\u2019absence de mécanisme de contrôle permettant de déceler les situations non conformes au sein du ministère de l\u2019Éducation et de l\u2019Enseignement supérieur.«Les interventions du ministère se limitent généralement aux situations problématiques portées à son attention», soutient-elle.Le Devoir UNIVERSITÉS Des cadres ont touché des primes non conformes, relève la VG Denis Coderre visé par le commentateur Ezra Levant Le controversé chroniqueur conservateur Ezra Levan \u2014 fondateur du magazine en ligne The Rebel \u2014 s\u2019est payé tout un coup de pub en achetant un immense panneau installé à deux pas de l\u2019Hôtel de Ville.Bien visible à partir du bureau de Denis Coderre, la publicité rappelle l\u2019opposition de Montréal au projet d\u2019oléoduc Énergie Est.Sur le site du Rebel, Denis Coderre est qualifié de « fanatique ingrat» ayant «déclaré la guerre à l\u2019ouest du pays».« Je sais d\u2019où ça vient et je les remercie pour l\u2019investissement à Montréal, c\u2019est de la péréquation médiatique», a réagi le maire.Le Bureau de la vérificatrice générale est insatisfait des mesures de redressement du Fonds vert prises au fil des deux dernières années.«Les progrès sont insatisfaisants pour la plupart des recommandations [faites par le commissaire au développement durable, Jean Cinq-Mars, en juin 2010]», conclut-il, tout en montrant du doigt le ministère de l\u2019Environnement et le ministère des Transports.Avant même la publication du rapport, le ministre David Heurtel a annoncé \u2014 par voie de communiqué \u2014 la création du Conseil de gestion du Fonds vert.Celui-ci devra notamment « formuler des recommandations sur l\u2019allocation des ressources financières et sur la pertinence des mesures et des programmes soutenus» dans la lutte contre les émissions de gaz à effet, en plus d\u2019«assurer le respect des engagements pris par les partenaires quant à l\u2019utilisation des sommes tirées du Fonds vert ».Le Fonds vert encore montré du doigt S T E P H A N I E L E V I T Z à Ottawa L es libéraux commencent progressivement à effacer les modifications apportées par le précé- dent gouvernement conservateur en matière de citoyenneté.Ainsi, le ministre John McCal- lum a déposé jeudi un projet de loi qui prévoit notamment qu\u2019un Canadien jouissant de la double citoyenneté ne pourrait plus perdre sa citoyenneté canadienne s\u2019il était reconnu coupable de terrorisme ou d\u2019un acte «qui va à l\u2019encontre de l\u2019intérêt national » comme la trahison ou l\u2019espionnage.Le gouvernement conservateur de Stephen Harper avait modifié la Loi sur la citoyenneté afin de permettre à Ottawa de révoquer la citoyenneté de ces Canadiens ayant la double citoyenneté \u2014 mais à eux seuls, puisqu\u2019on ne peut la retirer à un Canadien qui n\u2019a qu\u2019une seule citoyenneté.Les immigrants et certains organismes de défense des droits estimaient que le gouvernement instaurait alors deux classes de citoyens.Certains observateurs se sont aussi inquiétés de voir ces motifs de révocation étendus éventuellement à des crimes moins graves.La controverse a même coûté quelques sièges aux conservateurs lors des dernières élections, notamment dans des circonscriptions multiethniques.«Tous les citoyens canadiens sont égaux devant la loi, qu\u2019ils soient nés au Canada, aient été naturalisés au Canada ou possèdent une double citoyenneté, a expliqué jeudi M.McCallum, ministre de l\u2019Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté.Tous les Canadiens qui commettent des crimes devraient faire face aux conséquences de leurs gestes par le truchement du système judiciaire canadien.» Dans un courriel transmis à La Presse canadienne avant l\u2019annonce officielle du ministre McCallum, son prédécesseur conser vateur, Chris Alexander, a expliqué que le gouvernement Harper avait voulu respecter les valeurs canadiennes.« Le terrorisme, l\u2019espionnage et la trahison sont des crimes graves, qui constituent un manque de loyauté flagrant», a-t-il plaidé.Le projet de loi libéral ramène par ailleurs l\u2019ancienne règle qui imposait la connaissance de l\u2019anglais ou du français pour obtenir la citoyenneté aux gens âgés de 18 à 54 ans \u2014 les conser vateurs l\u2019avaient élargie aux demandeurs de 14 à 64 ans.Le gouvernement libéral propose aussi de réduire d\u2019un an la durée de présence ef fective au Canada qui serait exigée des résidents permanents avant qu\u2019ils puissent avoir droit à la citoyenneté.À l\u2019heure actuelle, la loi exige que les demandeurs soient effectivement présents au Canada pendant quatre ans (1460 jours) au cours de la période de six ans précédant immédiatement la présentation de leur demande de citoyenneté ; cette période serait réduite à trois ans (1095 jours) au cours des cinq années précédant la demande.Le projet de loi leur accorderait aussi à ce chapitre un crédit pour le temps passé au Canada en tant que résidents temporaires ou «personnes protégées».Par contre, le projet de loi resserre les règles pour les demandeurs de citoyenneté qui ont eu maille à par tir avec la justice.À l\u2019heure actuelle, un demandeur qui a été condamné à une peine avec sursis peut obtenir la citoyenneté ou comptabiliser cette période pour satisfaire à l\u2019exigence de présence ef fective aux fins de la citoyenneté.Le projet de loi libéral ne le permettrait plus.La Presse canadienne CITOYENNETÉ Les libéraux effacent la réforme conservatrice ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Tous les citoyens canadiens sont égaux devant la loi, a rappelé le ministre John McCallum.JACQUES NADEAU LE DEVOIR L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 6 F É V R I E R 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 4 Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services- et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services- et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES HEURES DE TOMBÉE AV I S L É G AU X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS : Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa bilité se limite au coût de la parution.Appel d\u2019offres Des soumissions seront reçues avant 10 h le vendredi 18 mars 2016 au bureau d\u2019arrondissement, à l\u2019attention de Me Pascale Synnott, secrétaire d\u2019arrondissement, au 815, rue Bel-Air, 1er étage, Montréal (Québec) H4C 2K4 pour : Titre : Réparations des trottoirs de l\u2019arrondissement du Sud-Ouest PRR-2016 Soumission : 211610 Ouverture des soumissions : vendredi 18 mars 2016 à 10 h 00 Dépôt de garantie : cautionnement de soumission de 10% La soumission doit être accompagnée d\u2019une garantie de soumission équivalente à un montant de 10% du montant total de la soumission sous la forme de cautionnement de soumission uniquement.Aucun chèque visé et aucune lettre de garantie bancaire irrévocable ne seront acceptés.Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 26 février 2016 à 15 h Les personnes et les entreprises intéressées peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service Électronique d\u2019Appels d\u2019Offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Les devis techniques généraux de la Ville de Montréal sont également disponibles au SEAO.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin et placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement au bureau d\u2019arrondissement, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Renseignements : Veuillez communiquer toute demande de renseignement par courriel à monsieur Euloge Lutumba, ingénieur, à l\u2019adresse suivante: euloge.lutumba@ville.montreal.qc.ca.Montréal, le 26 février 2016 Pascale Synnott, avocate Secrétaire d\u2019arrondissement Direction des travaux publics DIRECTION DES SERVICES ADMINISTRATIFS ET DU GREFFE Réfection du plancher et ajout d\u2019un faux plafond au Centre Monkland Soumission CDN-NDG-16-AOP-DAI-011 Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 h, le 18 mars 2016, au bureau Accès Montréal, 5160, boulevard Décarie, rez-de-chaussée, Montréal (Québec), H3X 2H9.Les soumissions seront ouvertes publiquement immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception, et ce, pour la soumission CDN-NDG-16-AOP-DAI-011.Renseignements : Amar Bensaci Téléphone : 514 872-9783 Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 26 février 2016.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat doivent obligatoirement se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669- 7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents doivent être obtenus au coût établi par le SEAO.Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin dans une enveloppe cachetée, clairement identifiée, et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 26 février 2016 La secrétaire d\u2019arrondissement Geneviève Reeves, avocate APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC \u2013 TRAVAUX Arrondissement de Côte-des-Neiges Notre-Dame-de-Grâce Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 1 Restaurant pour vendre Permis additionnel 1 Bar avec autorisation de danse 1 Restaurant pour vendre Permis additionnel 1 Bar sur terrasse sur domaine public Changement de capacité dans 1 Bar sur terrasse sur domaine public existant 5912, boul.des Grandes- Prairies Montréal (Québec) H1P 1A2 1170, rue Peel, suite 100 Montréal (Québec) H3B 4P2 408, avenue du Mont- Royal Est Montréal (Québec) H2J 1W1 1295, rue Amherst Montréal (Québec) H2L 3K9 1817, rue Sainte- Catherine Ouest Montréal (Québec) H3H 1M2 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 9332-6692 Québec inc.ALLÔ! MON COCO (ST-LÉONARD) 5912, boul.des Grandes-Prairies Montréal (Québec) H1P 1A2 Dossier : 2035-855 9055-7232 Québec Inc.GROUPE EVENEMENTS CRYSTAL 1170, rue Peel, suite 100 Montréal (Québec) H3B 4P2 Dossier : 1573-971 CARON Dominique LA LOGE 408 408, avenue du Mont-Royal Est Montréal (Québec) H2J 1W1 Dossier : 1388-024 Vox Pub Inc.BAR NORMANDIE 1295, rue Amherst Montréal (Québec) H2L 3K9 Dossier : 337-451 9290-9456 Québec Inc.BAR LE MOOSE BAWR 1817, rue Sainte- Catherine Ouest Montréal (Québec) H3H 1M2 Dossier : 196-949 1 Bar 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 9331-5349 Québec Inc.LA HABANERA 1216, avenue Union Montréal (Québec) H3B 3C4 Dossier : 4261-038 Pâtes Bol GYD Inc.PÂTES BOL 810, rue Beaubien Est Montréal (Québec) H2S 1S9 Dossier : 4260-048 SSP Canada Food Services inc.PUB IRLANDAIS HURLEYS À YUL C2130-975, boul.Roméo-Vachon N 7 Dorval (Québec) H4Y 1H1 Dossier : 4255-113 SSP Canada Food Services inc.BAR À VIN LGC T2532-975, boul.Roméo-Vachon N 7 Dorval (Québec) H4Y 1H1 Dossier : 4250-346 SSP Canada Food Services inc.QDC BURGER T2534-975, boul.Roméo-Vachon N 7 Dorval (Québec) H4Y 1H1 Dossier : 4250-155 1216, avenue Union Montréal (Québec) H3B 3C4 810, rue Beaubien Est Montréal (Québec) H2S 1S9 C2130-975, boul.Roméo- Vachon N 7 Dorval (Québec) H4Y 1H1 T2532-975, boul.Roméo- Vachon N 7 Dorval (Québec) H4Y 1H1 T2534-975, boul.Roméo- Vachon N 7 Dorval (Québec) H4Y 1H1 Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 16-00003 Demande d\u2019information sur les systèmes de gestion des actifs L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 24 février 2016 est reportée au 9 mars 2016 à 14 h dans les locaux du Service de l\u2019approvisionnement.Montréal, le 26 février 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres ENTRÉE EN VIGUEUR DE RÈGLEMENTS Avis est donné que le conseil d\u2019agglomération, à son assemblée du 28 janvier 2016, a adopté les règlements suivants : RCG 16-014 Règlement autorisant un emprunt de 3 000 000 $ afin de financer l\u2019achat de feux de circulation et d\u2019équipements de gestion du trafic destinés au secteur du centre-ville RCG 16-015 Règlement autorisant un emprunt de 2 500 000 $ pour le financement de travaux de réaménagement géométrique du réseau routier artériel dans le secteur du centre-ville Ces règlements ont été approuvés par le ministre des Affaires municipales et de l\u2019Occupation du territoire le 22 février 2016.Ils entrent en vigueur en date de ce jour et sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Ils peuvent également être consultés en tout temps sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Montréal, le 26 février 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public ENTRÉE EN VIGUEUR DE RÈGLEMENTS Avis est donné que le conseil de la Ville, à son assemblée du 25 janvier 2016, a adopté les règlements suivants : 16-014 Règlement autorisant un emprunt de 4 650 000 $ pour financer l\u2019acquisition et l\u2019installation d\u2019équipements et d\u2019infrastructures permettant d\u2019améliorer les conditions de vie des personnes aînées et des personnes ayant des limitations fonctionnelles 16-015 Règlement autorisant un emprunt de 22 000 000 $ pour le financement de travaux d\u2019implantation de rues piétonnes et partagées sur le réseau routier 16-016 Règlement autorisant un emprunt de 10 000 000 $ pour le financement de travaux de sécurisation des passages inférieurs du réseau routier artériel Ces règlements ont été approuvés par le ministre des Affaires municipales et de l\u2019Occupation du territoire le 22 février 2016.Ils entrent en vigueur en date de ce jour et sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Ils peuvent également être consultés en tout temps sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Montréal, le 26 février 2016 Le greffier de la Ville, Me Yves Saindon Avis public Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les 30 jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ci-après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs, ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les 45 jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à la personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 560, boul.Charest Est, Québec (Québec) G1K 3J3.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse (demande corrigée) 2705, rue Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) H3J 1N9 9301-0171 Québec Inc.BON VIVANT 2705, rue Notre- Dame Ouest Montréal (Québec) H3J 1N9 Dossier : 3856-127 Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante- cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR Changement de catégorie du permis de Restaurant pour (vendre) à permis de Restaurant pour (servir) Changement de catégorie du permis de Restaurant pour (vendre) à permis de Restaurant pour (servir) 5849, rue Sherbrooke Est Montréal (Québec) H1N 1G3 7001, boulevard de la Vérendrye Montréal (Québec) H4E 3R9 NOM ET NATURE DE ENDROIT ADRESSE LA DEMANDE D\u2019EXPLOITATION DU DEMANDEUR 9116-4541 Québec Inc.CHEZ O 5849, rue Sherbrooke Est Montréal (Québec) H1N 1G3 Dossier : 2 047 421 9289-3718 Québec Inc.RISTORANTE DE LA VÉRENDRY 7001, boulevard de la Vérendrye Montréal (Québec) H4E 3R9 Dossier : 2 016 707 (1) Restaurant pour (servir) (2) Restaurant pour (servir) (1) Restaurant pour (servir) 9313-4443 Québec Inc.DIOLO TRAITEUR 232, rue Jean-Talon Ouest Montréal (Québec) H2R 2X5 Dossier : 806 422 9329-3181 Québec Inc.RESTAURANT LA PETITE INDIENNE 852, rue Jean-Talon Ouest Montréal (Québec) H3N 1S4 Dossier : 4 264 735 9314-3220 Québec Inc.PIZZERIA NOUVEAU LASALLE 1475, boulevard Schevchenko Montréal (Québec) H8N 1P2 Dossier : 4 263 034 232, rue Jean- Talon Ouest Montréal (Québec) H2R 2X5 852, rue Jean- Talon Ouest Montréal (Québec) H3N 1S4 1475, boulevard Schevchenko Montréal (Québec) H8N 1P2 Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 16-15001 A83 - Fabrication et livraison de toilettes et d\u2019unités de rangement préfabriquées sur le site du parc Adrien-D.-Archambault L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 29 février 2016 est reportée au 9 mars 2016 à 14 h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 26 février 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres M A R I E - M I C H È L E S I O U I U ne nouvelle association regroupant des commerces de cigarettes électroniques conteste en Cour supérieure des dispositions de la nouvelle Loi vi - sant à renforcer la lutte contre le tabagisme, notamment celles qui interdi - sent toute forme de publicité pour les produits du tabac.L\u2019Association québécoise des vapote- ries et son administratrice provisoire, Valérie Gallant, considèrent que la nouvelle loi \u2014 qui soumet depuis peu la cigarette électronique aux mêmes restrictions que les produits du tabac \u2014 est inconstitutionnelle et contraire à cer taines dispositions de la Charte canadienne des droits et libertés.Dans la poursuite qu\u2019ils ont déposée en Cour jeudi, les demandeurs estiment que la loi « ne soutient pas l\u2019objectif légitime de réduire le tabagisme », puisqu\u2019elle nuit à la « promotion de la santé publique » en empêchant les commerçants de cigarettes électroniques de promouvoir leurs produits en tant que solution de remplacement à la cigarette.« Si je par tage des recherches à propos de la cigarette électronique sur ma page Facebook, un inspecteur peut considérer ça comme de la publicité », a illustré Valérie Gallant.La propriétaire d\u2019un commerce de cigarette électronique n\u2019a pas reçu d\u2019avertissement pour avoir par tagé ce genre d\u2019informations, mais elle prétend que cer tains membres de son association ont été mis en garde par des inspecteurs du ministère de la Santé.« En fait, un des problèmes [de la nouvelle loi], c\u2019est que ça laisse beaucoup de place à l\u2019interprétation des inspecteurs, a souligné Mme Gallant.Je connais un propriétaire qui s\u2019est fait dire trois choses dif fé- rentes dans ses trois boutiques.C\u2019est devenu très dif ficile pour nous.» Empiétement L\u2019Association québécoise des vapoteries soutient aussi que Québec empiète sur les compétences fédérales en interdisant dans sa nouvelle loi l\u2019utilisation d\u2019appareils « pour inhaler un produit quel qu\u2019il soit ».Selon la poursuite, une telle interdiction relève du droit criminel, une compétence exclusivement fédérale.Toujours selon l\u2019Association, la Loi visant à renforcer la lutte contre le tabagisme contrevient à la liberté d\u2019expression.«En assimilant à un fabricant de produit du tabac la personne simplement liée à un commerce de cigarettes électroniques, on lui interdit même de formuler publiquement son opinion, sur sa page personnelle d\u2019un réseau social par exemple, que la cigarette électronique est moins nocive pour la santé que les produits du tabac, ou même simplement de retransmettre un article scientifique qui compare la cigarette électronique à la cigarette ordinaire», peut-on lire dans le document déposé en cour.Cela est d\u2019autant plus nuisible aux commerçants de cigarettes électroniques parce que ces derniers vendent un produit qui est, à leur avis, encore méconnu, contrairement aux grandes marques de tabac, celles-là mêmes qui « ont fait l\u2019objet de beaucoup de publicité » et qui « sont encore bien connues du grand public », selon la poursuite.Le Devoir CIGARETTE ÉLECTRONIQUE Les marchands contestent la loi sur le tabagisme Zika : les femmes touchées peuvent continuer à allaiter Genève \u2014 Les femmes atteintes du virus Zika peuvent continuer à allaiter leur bébé, rien ne prouvant un risque de transmission, a déclaré vendredi l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS), jugeant le bénéfice supérieur au risque.«Au vu des preuves existantes, les bénéfices de l\u2019allaitement maternel pour l\u2019enfant et la mère surpassent tout risque de transmission du virus Zika à travers le lait maternel», a conclu l\u2019OMS dans des recommandations adressées aux autorités des pays touchés par l\u2019épidémie.Le virus Zika, transmis par le moustique tigre, est suspecté de provoquer la microcéphalie (malformation de la boîte crânienne) chez les nouveau-nés et le syndrome de Guillain-Barré, maladie neurologique qui peut entraîner une paralysie irréversible ou la mort.Agence France-Presse [La loi] ne soutient pas l\u2019objectif légitime de réduire le tabagisme L\u2019Association québécoise des vapoteries « » Ils estiment que la loi est contraire à certaines dispositions de la Charte canadienne L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 6 F É V R I E R 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 J E A N - F R A N Ç O I S N A D E A U L\u2019 influence des prêches d\u2019Adil Charkaoui se fait- elle encore sentir de manière détournée au Collège de Mai- sonneuve ?Une récente altercation au collège a relancé le débat à l\u2019Assemblée nationale jeudi.Un groupe où se trouvait le prédicateur avait loué un gymnase pour jouer au soccer, dimanche.Vers 18 h, heure de la prière ces jours-ci, un gardien aurait vu une dizaine d\u2019hommes prier.Un conflit a éclaté avec un gardien, ce qui a entraîné une intervention de la police.Dans un communiqué diffusé mercredi, la direction du collège indique qu\u2019elle s\u2019applique « à filtrer du mieux possible les locataires de nos locaux et plateaux sportifs », mais qu\u2019il lui « est cependant dif ficile de contrôler toutes les personnes qui entrent et sortent de notre collège les fins de semaine».Selon La Presse +, il y aurait eu plusieurs événements musclés au cégep au cours des derniers mois liés à un esprit de radicalisation.La direction du collège affirme que l\u2019interprétation de ces faits est injustement gonflée.«Quand le gouvernement va- t-il une fois pour toutes régler le cas d\u2019Adil Charkaoui au cégep Maisonneuve?» a demandé en chambre la députée du Parti québécois Agnès Maltais.La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, rétorque en accusant l\u2019opposition « de défendre le discours haineux » du fait qu\u2019elle conteste l\u2019adoption d\u2019un projet de loi consacré à ce sujet.Québec a été appelé à refaire ses devoirs après avoir présenté le projet de loi 59.Les orientations, les concepts et la portée de ce projet de loi apparaissent mal définis au point de risquer d\u2019être jugés inconstitutionnels.L\u2019opposition considère que les amendements qui ont été présentés depuis sont toujours insuf fi- sants et que, par ailleurs, un véritable plan d\u2019action des libéraux continue de faire défaut.« Son plan d\u2019action, il ne marche pas », af firme Agnès Maltais.«Même la direction du collège fait part de son insatisfaction à l\u2019égard du gouvernement.Le collège dit [être tanné] de l\u2019inaction du gouvernement.Il y a plusieurs événements graves qui ont été rapportés au Collège de Maisonneuve.Et comme par hasard, Adil Char- kaoui est toujours dans Maison- neuve.Et comme par hasard, Adil Charkaoui est toujours dans les parages.» Le Parti québécois accuse le gouvernement libéral «d\u2019essayer de limiter la liberté d\u2019expression » plutôt que de chercher à endiguer le travail « d\u2019agents de radicalisation ».Le PQ estime en outre que le projet de loi des libéraux « donnera un outil incroyable aux islamistes, soit la Commission des droits de la personne, pour bâillonner toute l\u2019opposition à cette radicalisation».Legault dénonce En point de presse, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, dit « ne pas croire que le Collège de Maison- neuve va permettre à quelqu\u2019un comme M.Charkaoui de continuer à aller prêcher contre les valeurs québécoises».Il réclame «une loi pour interdire de prêcher contre les valeurs québécoises, c\u2019est aussi simple que ça ».Il demande en attendant l\u2019intervention de la Sûreté du Québec, puisque «de toute évidence », croit-il, le Collège de Maisonneuve n\u2019a «pas réussi à reprendre le contrôle ».Le chef de la deuxième opposition à Québec a dit ne pas exclure la possibilité de devoir défier la Charte canadienne des droits et libertés pour soutenir une loi qui interdirait « de prêcher contre les valeurs québécoises».Le Devoir Charkaoui divise les élus à Québec Le PQ demande au gouvernement de « régler le cas » de l\u2019imam en lien avec les événements au Collège de Maisonneuve J E A N N E C O R R I V E A U L a Société internationale Carboneutre a déclaré faillite.L\u2019entreprise de décontamination des sols, autrefois dirigée par le caïd Raynald Desjardins et par Domenico Ar- curi, avait cessé ses activités depuis plusieurs années.L\u2019entreprise, dont le nom avait été maintes fois cité lors des travaux de la commission Charbonneau en raison des relations de Raynald Desjardins avec l\u2019ancien directeur général de la FTQ-Constr uction, Jocelyn Dupuis, a fait faillite le 17 février dernier.« L\u2019entreprise était inactive d e p u i s 2 0 1 2 e t n \u2019 a v a i t p l u s d e compte en banque depuis le 24 juillet 2013 », a indiqué la syndic de faillite Josée Pomerleau, de la firme Po- merleau & Associés syndic.Selon le registre des entreprises, la Société internationale Carboneutre compte pour principal actionnaire la Fiducie familiale Buzio.L\u2019un des administrateurs indiqués au registre est Giuseppe Bertelo, une relation de Raynald Desjardins.Mme Pomerleau a souligné qu\u2019à sa connaissance, Ray- nald Desjardins ne figurait pas parmi les actionnaires.L\u2019entreprise n\u2019a plus d\u2019actifs et ne compte qu\u2019un seul créancier, Revenu Québec, et la créance s\u2019élèverait à environ 65 000 $, a précisé Mme Pomerleau, qui vient de prendre le dossier et n\u2019avait pas encore reçu une preuve de réclamation de la part de Revenu Québec.Jocelyn Dupuis À l\u2019époque où il était à la tête de l\u2019entreprise, Raynald Desjardins tentait de miser sur ses relations privilégiées avec Jocelyn Dupuis pour obtenir du financement du Fonds de solidarité de la FTQ.Ses liens d\u2019amitié avec M.Dupuis ne lui ont toutefois jamais permis d\u2019obtenir du financement de la par t du Fonds, ses liens avec le crime organisé ayant été révélés par le représentant syndical Ken Pereira.Carboneutre a déjà compté parmi ses actionnaires Domenico Arcuri, qui serait lié à la mafia.Raynald Desjardins est détenu depuis décembre 2011 en lien avec le meurtre d\u2019un rival, l\u2019aspirant parrain Salvatore Montagna.Il avait plaidé coupable en juillet dernier à un chef d\u2019accusation de complot.La première assemblée des créanciers de la Société internationale Carboneutre aura leu le 8 mars prochain.Le Devoir L\u2019ex-entreprise de Raynald Desjardins fait faillite Le nom de Carboneutre a été maintes fois cité lors de la commission Charbonneau A L L I S O N J O N E S à Toronto Les étudiants de familles qui déclarent des revenus de 50 000 $ ou moins pourront être exemptés des droits de scolarité au collège et à l\u2019université en Ontario, mais les prix des cigarettes, du vin, de l\u2019essence et du chauffage augmenteront dans cette province.Le gouvernement ontarien a déposé jeudi un budget qui prévoit par ailleurs un déficit moins impor tant que prévu pour 2015-2016 \u2014 5,7 milliards plutôt que 7,5 milliards, grâce à une saine gestion des dépenses de programmes et à la lutte contre le travail au noir.Le déficit pour l\u2019année suivante devrait atteindre 4,6 milliards, et il devrait être complètement résorbé en 2017- 2018, comme l\u2019avaient promis les libéraux de Kathleen Wynne.Le gouvernement libéral hésite à reconnaître que la privatisation partielle d\u2019Hydro One et l\u2019adhésion, l\u2019an prochain, au système de plafonnement et d\u2019échange de droits d\u2019émissions de gaz à ef fet de serre \u2014 la « bourse du carbone » mise sur pied par le Québec et la Californie \u2014 contribueront en bonne partie à cet objectif de déficit zéro.Le point saillant de ce budget est sans contredit la gratuité complète de l\u2019enseignement supérieur pour les familles aux revenus de 50 000 $ ou moins.En fait, la moitié des étudiants de familles aux revenus de 83 000 $ ou moins \u2014 surtout ceux qui vivent à l\u2019extérieur du foyer \u2014 recevront une bourse non remboursable.Par ailleurs, la dette nette de la province franchira le seuil psychologique de 300 milliards: elle atteindra 308 milliards en 2016-2017 (soit 22 000 $ par Ontarien), a indiqué le ministre des Finances, Charles Sousa.L\u2019Ontario est l\u2019État fédéré le plus endetté de la planète.Les seuls paiements sur les intérêts de la dette passeront de 11,8 milliards cette année à 13,1 milliards d\u2019ici 2018-2019, même si les taux d\u2019intérêt sont très bas.En fait, ces remboursements d\u2019intérêts augmentent deux fois plus rapidement que les autres programmes.Bourse du carbone Pour réduire et éliminer les déficits, le gouvernement libéral compte notamment sur la « bourse du carbone ».Le ministre Sousa s\u2019attend à des recettes de 1,9 milliard en 2017, soit plus que les estimations, qui se chiffraient l\u2019an dernier à 1,3 milliard.Ces recettes doivent théoriquement être consacrées à la lutte contre les changements climatiques, mais l\u2019opposition craint qu\u2019elles ne servent à payer les dépenses courantes du gouvernement libéral.Le budget prévoit aussi une hausse de 3,00 $ la cartouche de cigarettes, dès vendredi, puis des hausses indexées à l\u2019inflation au cours des cinq prochaines années.La marge bénéficiaire brute du gouvernement sur le vin augmentera en juin de deux points de pourcentage \u2014 environ 10 cents la bouteille \u2014, puis de deux autres points de pourcentage en 2017 et en 2018, et d\u2019un autre point en 2019.Dans le secteur de la santé, le budget consacré aux hôpitaux augmentera de 345 millions \u2014 une première hausse en cinq ans.L\u2019opposition conservatrice soutient que cette hausse ne pourra couvrir l\u2019augmentation de la clientèle ou l\u2019inflation, encore moins compenser quatre ans de disette.Par ailleurs, une somme de 130 millions sera consacrée aux soins pour les cancéreux, et 75 millions de plus seront alloués aux soins palliatifs et aux centres de soins de longue durée.Le gouvernement allouera aussi une somme de 333 millions en cinq ans pour les services aux autistes, notamment en matière de dépistage et de soins précoces.La Presse canadienne BUDGET L\u2019Ontario introduit la gratuité scolaire pour certains étudiants L\u2019entreprise avait cessé ses activités depuis plusieurs années NATHAN DENETTE LA PRESSE CANADIENNE Le budget du ministre des Finances, Charles Sousa, prévoit un déficit de 5,7 milliards.Québec \u2014 Après deux ans de douloureuses compressions, Québec devrait être en mesure d\u2019affirmer que le point d\u2019équilibre des finances publiques a été atteint comme prévu au terme de l\u2019année financière 2015-2016, lors de la présentation du prochain budget, le jeudi 17 mars.Tel que promis, l\u2019équilibre budgétaire sera donc acquis pour l\u2019année financière 2016-2017, mais de justesse, car on ne prévoit pas de surplus dans les coffres de l\u2019État, a indiqué jeudi le ministre des Finances, Carlos Leitao.Le ministre a confirmé que le gouvernement déposera son budget le jeudi 17 mars.Dépôt le 17 mars à Québec PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE Adil Charkaoui, photographié il y a un an C R É AT E U R S D \u2019 A F F A I R E S VENDREDI 11 MARS 2016 de midi à 14 h RÉSERVEZ DÈS MAINTENANT : 514 871-4001 WWW.CCMM.QC.CA/COUILLARDP PHILIPPE COUILLARD Premier ministre du Québec En collaboration avec : Présenté par : LE QUÉBEC DU 21e SIÈCLE : PROSPÉRITÉ ET MODERNITÉ À LA UNE RBC L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 6 F É V R I E R 2 0 1 6 A 6 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 60.83 0.70 1.16 627 Canadian-Tire CTC.A 128.84 -0.16 -0.12 519 Cogeco CCA 63.08 0.24 0.38 78 Corus CJR.B 9.87 -0.07 -0.70 413 Groupe TVA TVA.B 4.33 0.00 0.00 0 Jean Coutu PJC.A 20.82 -0.04 -0.19 227 Loblaw L 67.19 -0.35 -0.52 603 Magna MG 48.11 0.49 1.03 653 Metro MRU 42.57 0.09 0.21 620 Quebecor QBR.B 33.60 -0.13 -0.39 163 Rona RON 23.60 0.03 0.13 166 Saputo SAP 38.62 0.22 0.57 434 Shaw SJR.B 23.14 -0.39 -1.66 999 Dollarama DOL 78.25 -0.38 -0.48 352 Tim Hortons THI 99.00 0.00 0.00 0 Transat A.T.TRZ 7.95 0.25 3.25 101 Yellow Media Y 18.77 0.25 1.35 40 S&P TSX SPTT12753.60 13.33 0.10 248831 S&P TX20 TX20 483.72 1.72 0.36 109301 S&P TX60 TX60 748.98 1.12 0.15 135066 S&P TX60 Cap.TX6C 828.22 1.24 0.15 135066 Cons.de base TTCS 508.77 2.69 0.53 3910 Cons.discré.TTCD 155.24 -0.08 -0.05 8315 Énergie TTEN 149.26 -1.28 -0.85 63085 Finance TTFS 222.32 1.49 0.67 22826 Aurifère TTGD 183.48 0.13 0.07 68864 Santé TTHC 107.91 -0.30 -0.28 2528 Tech.de l\u2019info TTTK 51.63 -0.09 -0.17 6614 Industrie TTIN 159.46 -0.61 -0.38 22668 Matériaux TTMT 191.84 0.44 0.23 84078 Immobilier TTRE 267.09 -1.36 -0.51 4708 Télécoms TTTS 141.19 0.25 0.18 4290 Sev.collect.TTUT 213.48 -0.19 -0.09 6309 Métaux/minerals TTMN 341.93 -0.57 -0.17 16667 TSX Venture JX 534.31 0.57 0.11 78473 Cameco CCO 16.30 -0.30 -1.81 722 Canadian Natural CNQ 26.77 -0.56 -2.05 3629 Canadian Oil Sands COS 9.23 0.06 0.65 1677 Enbridge ENB 45.60 2.44 5.65 14729 EnCana ECA 5.08 -0.01 -0.20 6371 Enerplus ERF 3.68 -0.10 -2.65 2265 Pengrowth Energy PGF 0.93 -0.10 -9.71 6396 Pétrolière Impériale IMO 42.64 -0.29 -0.68 516 Suncor Energy SU 33.37 0.35 1.06 3521 Cenovus Energy CVE 14.26 -0.26 -1.79 2259 TransCanada TRP 48.73 -2.06 -4.06 3063 Valener VNR 19.10 0.11 0.58 47 Air Canada AC 7.26 0.11 1.54 2083 Bombardier BBD.B 1.08 -0.10 -8.47 14262 CAE CAE 14.92 0.03 0.20 560 Canadien Pacifique CP 162.98 -1.81 -1.10 328 Chemin de fer CN CNR 78.71 -0.16 -0.20 1011 SNC-Lavalin SNC 42.53 0.29 0.69 308 Transcontinental TCL.A 19.02 -0.26 -1.35 171 TransForce TFI 21.41 -0.05 -0.23 87 B.CIBC CM 89.66 2.21 2.53 1453 B.de Montréal BMO 73.36 0.17 0.23 1000 B.Laurentienne LB 45.62 -1.11 -2.38 113 B.Nationale NA 36.12 -0.23 -0.63 1648 B.Royale RY 67.78 -0.03 -0.04 2880 B.Scotia BNS 53.53 -0.04 -0.07 1905 B.TD TD 51.92 0.69 1.35 2656 Brookfield Asset BAM.A 41.88 -0.17 -0.40 887 Cominar Real CUF.UN 15.20 -0.09 -0.59 226 Corp.Fin.Power PWF 30.82 0.09 0.29 344 Fin.Manuvie MFC 17.53 0.35 2.04 3673 Fin.Sun Life SLF 40.33 0.70 1.77 1302 Great-West Lifeco GWO 34.57 0.04 0.12 365 Industrielle All.IAG 36.52 0.60 1.67 243 Power Corporation POW 28.68 0.28 0.99 507 TMX X 39.18 -0.55 -1.38 59 Agrium AGU 114.18 1.50 1.33 415 Barrick Gold ABX 18.37 -0.03 -0.16 6391 Goldcorp G 21.54 -0.07 -0.32 3861 Kinross Gold K 4.04 -0.30 -6.91 8818 Mines Agnico-Eagle AEM 48.21 0.00 0.00 870 Potash POT 22.67 0.01 0.04 1807 Teck Resources TCK.B 7.67 0.00 0.00 3812 Fortis FTS 38.42 0.41 1.08 1327 TransAlta TA 5.94 -0.07 -1.16 882 BlackBerry BB 9.84 -0.22 -2.19 1260 CGI GIB.A 56.50 -0.50 -0.88 469 BCE BCE 58.25 -0.17 -0.29 1083 Manitoba Telecom MBT 33.64 0.56 1.69 354 Rogers RCI.B 50.11 0.30 0.60 1281 Telus T 39.44 -0.60 -1.50 1572 iShares DEX XBB 31.60 0.01 0.03 156 iShares MSCI XEM 23.11 -0.22 -0.94 10 iShares MSCI EMU EZU 33.12 0.00 0.00 0 iShares S&P 500 XSP 22.42 0.23 1.04 555 iShares S&P/TSX XIC 20.28 0.03 0.15 110 ENBRIDGE INC ENB 45.60 2.44 5.65 14729 EMERA INC EMA.IR 39.00 0.10 0.26 9129 BARRICK GOLD CORP ABX 18.37 -0.03 -0.16 6391 ENCANA CORP ECA 5.08 -0.01 -0.20 6371 iShares S&P TSX 60 XIU 18.91 0.05 0.27 4040 GOLDCORP INC G 21.54 -0.07 -0.32 3861 TECK COMINCO CL B TCK.B 7.67 0.00 0.00 3812 MANULIFE FINANCIAL MFC 17.53 0.35 2.04 3673 CANADIAN NATURAL CNQ 26.77 -0.56 -2.05 3629 SUNCOR ENERGY INC SU 33.37 0.35 1.06 3521 AIMIA INC AIM 8.72 0.66 8.19 497 CCL INDUSTRIES INC CCL.B 209.50 12.76 6.49 238 ENBRIDGE INC ENB 45.60 2.44 5.65 14729 HB NYMEX NG BEAR HND 28.38 1.49 5.54 292 DH CORP DH 37.48 1.89 5.31 761 COTT CORP BCB 16.91 0.77 4.77 538 SLEEP COUNTRY ZZZ 18.14 0.78 4.49 369 FIRST MAJESTIC FR 6.28 0.26 4.32 758 CARMANAH CMH 5.20 0.19 3.79 609 JUST ENERGY GROUP JE 8.23 0.30 3.78 312 HORIZONS BETAPRO HVU 43.30 -3.23 -6.94 286 HB NYMEX NG BULL HNU 7.58 -0.45 -5.60 2182 LABRADOR IRON ORE LIF 9.45 -0.54 -5.41 333 ENERFLEX LTD EFX 10.65 -0.51 -4.57 128 HB NYMEX CL BEAR HOD 24.05 -1.15 -4.56 2626 TRANSCANADA TRP 48.73 -2.06 -4.06 3063 ATCO LTD ACO.X 36.45 -1.35 -3.57 253 BCE INC SERIES AK BCE.PR.K 11.05 -0.40 -3.49 122 MITEL NETWORKS MNW 9.41 -0.29 -2.99 116 INTERFOR CORP IFP 10.30 -0.31 -2.92 207 CCL INDUSTRIES INC CCL.B 209.50 12.76 6.49 238 ENBRIDGE INC ENB 45.60 2.44 5.65 14729 CANADIAN IMPERIAL CM 89.66 2.21 2.53 1453 DH CORP DH 37.48 1.89 5.31 761 AGRIUM INC AGU 114.18 1.50 1.33 415 HB NYMEX NG BEAR HND 28.38 1.49 5.54 292 NORTH WEST CO INC NWC 32.71 0.89 2.80 127 WESTON GEORGE LTD WN 109.54 0.81 0.74 116 SLEEP COUNTRY ZZZ 18.14 0.78 4.49 369 COTT CORP BCB 16.91 0.77 4.77 538 HORIZONS BETAPRO HVU 43.30 -3.23 -6.94 286 TRANSCANADA TRP 48.73 -2.06 -4.06 3063 CANADIAN PACIFIC CP 162.98 -1.81 -1.10 328 ATCO LTD ACO.X 36.45 -1.35 -3.57 253 HB NYMEX CL BEAR HOD 24.05 -1.15 -4.56 2626 LAURENTIAN BANK of LB 45.62 -1.11 -2.38 113 ALTAGAS LTD ALA 32.37 -0.85 -2.56 482 SHAWCOR LTD SCL 27.29 -0.79 -2.81 104 UNI SELECT INC UNS 57.32 -0.75 -1.29 105 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 12 753,60 ?+13,33 +0,1% New York S&P 500 1951,70 ?+21,90 +1,1% NASDAQ 4582,21 ?+39,60 +0,9% DOW JONES 16 697,29 ?+212,30 +1,3% PÉTROLE 33,07 +0,92 $US +2,9 % ?OR 1238,80 -0,30 $US -0,0% ?DOLLAR CANADIEN 73,85 +0,79 $US +1,1% ?1$US = 1,3541 66,98 +0,60 EURO 1 EURO = 1,4930 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2098,73 -4,83 -0,23 IQ120 2110,83 -0,64 -0,03 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine J U L I E N A R S E N A U L T En dépit d\u2019excédents records frôlant les 2 milliards pour l\u2019année 2015, les ristournes versées à ses membres par le Mouvement Desjardins devaient être en baisse.Après un redressement à 217 millions en 2014, la provision pour ristourne oscille actuellement dans une fourchette de 150 à 160 millions, a indiqué jeudi la présidente et chef de la direction de la coopérative, Monique Leroux.En commentant les derniers résultats annuels de son mandat de huit ans qui se termine en avril, celle-ci a expliqué qu\u2019il ne fallait pas simplement tenir compte de l\u2019augmentation ou de la diminution du montant des r i s tour nes .« Quand on regarde la situation 2016-2017, avec la volatilité sur les marchés, nous devons gérer notre capital de façon prudente en ayant les réserves requises pour supporter la demande en provenance de notre réseau » , a expliqué Mme Leroux au cours d\u2019une conférence téléphonique.En agissant de la sorte, a expliqué la dirigeante du Mouvement Desjardins, la coopérative est à la fois capable de redistribuer une impor tante par tie des excédents tout en soutenant la demande des entrepreneurs, des compagnies ainsi que de ses clients.Mme Leroux a également expliqué que le montant provisionné pour les ristournes était pigé dans l\u2019excédent du réseau des caisses, qui s\u2019est chif fré à un peu plus de 700 millions en 2015.«C\u2019est un ratio de distribution variant entre 20 et 25%, a-t-elle dit.C\u2019est ce que nous croyons être un ratio de distribution prudent actuellement pour nous permettre de redistribuer [les excédents] et faire face à l\u2019avenir.» En 2014, l\u2019excédent du réseau des caisses du Mouvement Desjardins avait été de 604 millions.Au fil des ans, certaines voix se sont élevées pour critiquer la baisse des ristournes au Mouvement Desjardins, qui attribue entre autres la situation à des exigences de capitalisation de réserve pour respecter la réglementation internationale.Le Mouvement Desjardins a terminé l\u2019année avec des excédents avant ristournes aux membres de 1,96 milliard, en progression de 23% comparativement à 2014.Mme Leroux a notamment attribué les résultats de 2015 à l\u2019acquisition des activités canadiennes de State Farm, une transaction ayant permis à Des- j a r d i n s d e s e h i s s e r a u deuxième rang des assureurs de dommages au Canada en plus d\u2019ajouter 1,2 million de clients.Cette acquisition est par ailleurs en train d\u2019ajouter au bas mot 600 emplois au Québec, a précisé la dirigeante du plus important groupe financier coopératif au pays.En plus du rapatriement de 200 postes en provenance des États-Unis liés à des activités de siège social, au moins 400 personnes devront être embauchées afin de faciliter le rapatriement et l\u2019intégration des systèmes de State Farm.Ces personnes travailleront pour Des- j a r d i n s j u s q u \u2019 à c e q u e l\u2019intégration soit complétée, soit en 2018-2019.«Il s\u2019agit d\u2019emplois à haute valeur ajoutée comme dans l\u2019ingénierie et le secteur de la technologie, a précisé Mme Le- roux.L\u2019impact de cette acquisition est substantiel dans nos activités de siège social.» Par ailleurs, le rendement des capitaux propres a été de 9,1% en 2015, en comparaison de 8,7% pour l\u2019exercice précédent \u2014 une progression expliquée par la hausse des excédents.La Presse canadienne Les ristournes aux coopérants Desjardins diminueront La coopérative pour une redistribution «prudente» des excédents en dépit d\u2019un surplus record A L E X A N D R A P O S A D Z K I à Toronto Les banques TD et CIBC ont toutes deux vu croître leur bénéfice au premier trimestre, malgré les problèmes connus par le secteur pétrolier, la volatilité des marchés boursiers et la faiblesse de l\u2019économie, qui ont compliqué la vie des grandes banques canadiennes.La Banque TD a affiché un bénéfice net de 2,22 milliards, en hausse d\u2019environ 8 % par rappor t à celui de 2,06 milliards réalisé à la même période l\u2019année précédente.De son côté, la Banque CIBC a vu son bénéfice grimper de 6 % à 982 millions, comparativement à celui de 923 millions engrangé un an plus tôt.« Nous avons obtenu de très bons résultats ce trimestre, pour une période de plus grande incertitude pour le marché et de volatilité \u2014 des conditions qui pourraient perdurer à court et moyen terme, particulièrement dans un contexte où la faiblesse des prix de l\u2019énergie continue d\u2019être un boulet pour la croissance économique de notre pays, ici au Canada, et celle du monde», a affirmé le chef de la direction de la Banque CIBC, Victor Dodig, lors d\u2019une conférence téléphonique pour discuter des résultats de son institution.« Mais indépendamment des conditions de marché que nous rencontrons, l\u2019attention collective des membres de l\u2019équipe de la CIBC restera concentrée sur ce qui suit : le soutien et la croissance en s\u2019appuyant sur notre vigueur financière actuelle, la simplification et la transformation de l\u2019exécution des services bancaires à nos clients, et la livraison d\u2019une croissance innovatrice et durable pour nos actionnaires.» La CIBC et la TD ont toutes deux inscrit des charges de restructuration dans les comptes de leur plus récent trimestre.Elles tentent d\u2019améliorer leur e f f i c a c i t é p a r t o u t e u n e gamme de mesures, incluant la révision de certains procédés, la fermeture de succursales et la réduction de leur effectif.Au premier trimestre, la CIBC comptait 43 609 employés à temps plein, soit 592 de moins qu\u2019au trimestre pré- cédent.La Banque TD, pour sa part, avait 79 927 employés à temps plein au premier trimestre, soit 627 de moins qu\u2019au trimestre précédent.Par rappor t à il y a un an, la banque comptait 2256 travailleurs de moins.La Presse canadienne Les banques TD et CIBC augmentent leurs profits C ontrairement à d\u2019autres banques canadiennes, la Banque Laurentienne a constaté une diminution de ses per tes sur créances au premier trimestre, puisqu\u2019elle n\u2019est pas directement exposée au secteur pétrolier et gazier.Ainsi, pour la période de trois mois terminée le 31 janvier dernier, la banque montréalaise a dû provisionner 9,1 millions pour couvrir des prêts douteux, un montant en recul de 13% par rapport à la même période en 2015.«Les résultats pour le trimestre ont reflété notre capacité de tirer parti de nos forces, s\u2019est félicité mercredi le président et chef de la direction de la Banque Laurentienne, François Desjardins.De plus, la qualité de notre portefeuille de prêts a de nouveau contribué à nos faibles pertes sur créances.» La banque québécoise a engrangé un bénéfice net de 42,7 millions, ou 1,36 $ par action, en progression de 19% par rapport au premier trimestre il y a un an.Abstraction faite des éléments non récurrents, la Banque Laurentienne a dégagé un profit ajusté de 43,7 millions, ou 1,39 $ par action, en progression de 8%.Par ailleurs, le rendement des capitaux propres a été de 11,9% au premier trimestre, comparativement à 11,3% il y a un an.La Presse canadienne La Banque Laurentienne réduit ses pertes sur créances 1,96 milliard Le surplus a atteint un niveau record, mais le Mouvement Desjardins réduira les ristournes versées aux membres à l\u2019intérieur d\u2019une fourchette de 150 à 160 millions, comparativement à 217 millions en 2014.2,2 milliards Le bénéfice net de la Banque TD a augmenté de 8% par rapport au premier trimestre de l\u2019an dernier.982 millions Le profit net de la Banque CIBC a augmenté de 6% si on le compare à la même période il y a un an.42,7 millions Le bénéfice net de la Banque Laurentienne a progressé de 19% par rapport au premier trimestre de 2014.J U L I E N A R S E N A U L T L a Coop fédérée estime être en bonne position pour attirer des marchands indépendants de Rona si certains d\u2019entre eux décident de ne pas poursuivre leur relation d\u2019affaires avec Lowe\u2019s.La coopérative derrière les quincailleries Unimat ainsi que le Groupe BMR ne cache pas qu\u2019elle suit attentivement ce qui se passe du côté des 261 magasins de proximité \u2014 dont 151 se trouvent au Québec \u2014 de Rona.«Nous sommes dans une phase où l\u2019on se courtise et se regarde », a expliqué jeudi son chef de la direction, Gaétan Desroches, au cours d\u2019un entretien téléphonique.D\u2019après lui, l\u2019achat de Rona par Lowe\u2019s pour 3,2 milliards pour rait stimuler la croissance de la Coop fédérée, qui a des ambitions au Québec ainsi que dans l\u2019Est du pays dans le secteur du commerce de détail.Depuis l\u2019acquisition de la totalité du Groupe BMR, il y a un peu plus d\u2019un an, la coopérative exploite quelque 350 centres de rénovation et quin caille ries au Québec qui génèrent des revenus annuels estimés à 1,4 milliard.« Il ne faut pas sous-estimer Lowe\u2019s, a- t-il dit.Mais il y a une fenêtre pour un quincaillier comme nous capable de livrer partout au Québec.Il faudra bien jouer nos cartes.» Le chef de la direction de la Coop fédérée est bien au fait que d\u2019autres quincailliers, comme Home Hardware, font également de l\u2019œil aux marchands indépendants de Rona, mais il estime que la coopérative québécoise est mieux placée pour répondre à leurs besoins.La Coop fédérée a également profité de sa 94e assemblée générale pour dévoiler des ventes de 6 mill iards pour son exercice terminé le 31 octobre, en hausse de 11,5 % par rappor t à 2014.M.Desroches a en partie attribué ce résultat à la performance de sa division viandes, dans laquelle se trouve sa filiale Olymel \u2014 qui a enregistré le meilleur résultat de ses 25 ans d\u2019histoire.« Les investissements des dernières années ont aidé, tout comme le dollar américain », a analysé le chef de la direction de la Coop fédérée.Son excédent avant ristournes a progressé de 29,7 %, à 95,7 millions.Au total, 35 millions ont été distribués en ristour nes, soit 40 % de plus qu\u2019en 2014.La Presse canadienne Achat de Rona par Lowe\u2019s: la Coop fédérée suit le dossier de près Des indépendants pourraient vouloir changer d\u2019enseigne L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 6 F É V R I E R 2 0 1 6 ECONOMIE A 7 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 Ce 52971251-01 Résultats des tirages du : En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.compl.compl.l o t o q u e b e c .c o m / l o t e r i e s l o t o q u e b e c .c o m / l o t e r i e s Prochain gros lot (approx.) : + (approx.) Ce soir, 50 MILLIONS $ + 2 LOTS DE 1 MILLION $ 2016-02-24 7 000 000 $ 14 18 35 38 41 43 15 07 13 18 23 25 47 38 1307430 1 LOT GARANTI DE 1 000 000 $ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Éric Martel, p.-d.g.d\u2019Hydro-Québec : «Faire trois milliards de bénéfice net, ce n\u2019est pas quelque chose qu\u2019on peut répéter année après année.» K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I L es profits d\u2019Hydro-Québec ont une fois de plus franchi la barre des 3 milliards de dollars en 2015, en dépit d\u2019une baisse de 178 millions par rapport aux résultats records de 2014.La société d\u2019État doit notamment cette bonne performance à l\u2019augmentation des revenus provenant des exportations, une avenue qu\u2019elle priorise pour les années à venir.La société d\u2019État a enregistré un bénéfice net de 3,15 milliards en 2015, comparativement à 3,33 milliards en 2014.Elle a ainsi dépassé les 3 milliards de profits pour la deuxième fois de son histoire.Les résultats financiers de 2015 permettront à Hydro-Québec de verser 2,36 milliards en dividende au gouvernement du Québec, comparativement à 2,54 milliards en 2014.«Notre objectif cette année était de faire 2,7 milliards [de bénéfice net], alors on a battu nos prévisions, a déclaré jeudi le président- directeur général, Éric Martel, au moment de dévoiler le rapport annuel de la société d\u2019État.Nous sommes très, très contents de ces résultats.» Hydro-Québec attribue notamment cette bonne performance à l\u2019augmentation des exportations nettes d\u2019électricité, qui sont passées de 25,4 TWh en 2014 à 29,3 TWh en 2015.Cette hausse s\u2019est traduite par des revenus supplémentaires de 118 millions.Les exportations ont représenté 15% du volume des ventes, mais 29% du bénéfice net, notamment en raison de la faiblesse du dollar canadien.En contrepartie, le bénéfice net a reculé en raison de la diminution des approvisionnements pour le marché du Québec et de la mise en service d\u2019immobilisations, comme la centrale de la Romaine-2.Alliance avec la Caisse?La bonne tenue des exportations d\u2019électricité renforce l\u2019un des piliers de la croissance future d\u2019Hydro-Québec, déterminés par M.Martel depuis son entrée en fonction en juillet dernier.«Si on veut enrichir le Québec davantage, on va devoir faire plus d\u2019exportations, on va devoir [\u2026] être propriétaires d\u2019actifs à l\u2019extérieur du Québec qu\u2019on va opérer, avec lesquels on va faire de l\u2019argent, et on va aussi commercialiser des idées d\u2019innovations qu\u2019on a ici au Québec», a-t-il souligné.En se tournant ainsi vers l\u2019international, la société d\u2019État rejoint les objectifs du président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Michael Sabia, qui disait mercredi vouloir « saisir les occasions» en Australie, en Chine, en Inde ou aux États-Unis.«Nos équipes sont en train de regarder s\u2019il y a des projets qu\u2019on pourrait travailler d\u2019un commun accord, ensemble, mais évidemment, on ne s\u2019est pas limité à la Caisse», a affirmé M.Martel.Selon l\u2019analyste du secteur de l\u2019énergie Jean-François Blain, il n\u2019est pas étonnant qu\u2019Hydro-Québec mise sur l\u2019international.« Le potentiel de croissance en termes de revenus et de bénéfices dans les marchés du Nord-Est américain est contrarié par la conjoncture actuelle », explique-t-il en référence à la variation des prix sur les marchés de l\u2019énergie.Il est donc logique que la société d\u2019État cherche à exploiter de nouveaux marchés.Selon Éric Martel, les hivers exceptionnellement froids des deux dernières années sont intimement liés aux résultats records enregistrés par Hydro-Québec.«Faire trois milliards de bénéfice net, ce n\u2019est pas quelque chose qu\u2019on peut répéter année après année.On va revenir probablement dans des eaux plus normales cette année», a-t-il souligné.M.Blain croit au contraire qu\u2019Hydro-Québec a tous les outils en main pour continuer à dégager des bénéfices nets supérieurs à 3 milliards au cours des prochaines années.Le Devoir HYDRO-QUÉBEC Exporter plus pour enrichir le Québec Un profit de 3 milliards pour la société d\u2019État en 2015 É R I C D E S R O S I E R S Les gouvernements au Canada pourraient faire mieux pour augmenter sa croissance économique à court et plus long terme ainsi que fournir leur part d\u2019efforts dans l\u2019urgente relance de l\u2019économie mondiale, estime l\u2019Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).La plupart des pays ont toujours autant de mal à tenir leurs belles promesses passées de réformes structurelles censées redonner des bases solides à une croissance mondiale « atone », déplore le forum international dans une nouvelle édition de son rapport Objectif croissance dévoilé vendredi en marge de la réunion des ministres des Finances et des banquiers centraux des pays du G20 à Shanghai.Et le Canada ne fait pas exception.Il faut dire que ce dernier a su bien rebondir après la Grande Récession, admet-on d\u2019emblée.Il faut dire aussi qu\u2019à l\u2019instar d\u2019autres pays comme les États-Unis, le Royaume-Uni, la Suisse et l\u2019Australie, mais contrairement à beaucoup d\u2019autres, le Canada peut compter sur un environnement d\u2019affaires relativement propice à l\u2019entrepreneuriat et un marché du travail flexible et en bonne santé.Mais il souffre d\u2019autres lacunes importantes auxquelles il tarde à s\u2019attaquer.L\u2019une des plus im- por tantes, dit l\u2019OCDE, est sans doute son manque de productivité.Pour améliorer son sort, le Canada devrait commencer par améliorer ses programmes d\u2019aide à la recherche et au développement en réduisant ses crédits d\u2019impôt extraordinairement généreux à l\u2019égard des entreprises et en utilisant les économies ainsi réalisées pour subventionner directement des projets précis sélectionnés dans le cadre de concours.L\u2019OCDE recommande aussi d\u2019abaisser les barrières aux investisseurs étrangers en abolissant les limites dans les secteurs clés comme les télécommunications, le transport aérien et la télévision, ainsi qu\u2019en réduisant les tracasseries administratives de la réglementation environnementale et même la discrimination dont sont victimes les fournisseurs étrangers de services professionnels ainsi que de transport routier et aérien.Toujours pour améliorer la productivité canadienne et pour réduire les inégalités, on encourage également une amélioration de l\u2019accessibilité et de l\u2019efficacité de l\u2019éducation postsecondaire en offrant plus de bourses aux étudiants issus de milieux défavorisés et en encourageant une spécialisation des institutions d\u2019enseignement.Reprenant des idées aussi défendues dans le rapport de la commission Godbout sur la fiscalité québécoise, l\u2019OCDE plaide pour une réduction de crédits d\u2019impôt profitant sur tout aux plus riches en même temps qu\u2019une augmentation des taxes environnementales et des taxes à la consommation en échange d\u2019une baisse des impôts sur le revenu des particuliers et les profits des entreprises.On y va aussi d\u2019autres propositions, allant de la privatisation de Postes Canada à une meilleure intégration du marché de l\u2019électricité au Canada en passant par l\u2019assouplissement des règles d\u2019accès à cer taines professions et l\u2019élimination des contrôles de certains prix du commerce de détail.Urgence «Le ralentissement inquiétant de l\u2019économie mondiale exige de toute urgence une action globale des pouvoirs publics, faisant appel à tous les instruments dont disposent les gouvernements en matière de politiques monétaires, budgétaire et structurelle», a déclaré le secrétaire général de l\u2019OCDE, Angel Gurría, dont l\u2019organisme révisait encore une fois à la baisse, la semaine dernière, ses prévisions de croissance pour 2016 et 2017.Comme le Fonds monétaire international (FMI) mercredi, l\u2019OCDE a rappelé aux pays du G20 leur engagement de 2014 d\u2019adopter les mesures à court et à long terme nécessaires pour rehausser d\u2019au moins deux points de pourcentage le taux de croissance de leur économie en cinq ans.Or, à l\u2019exception de quelques pays, dont l\u2019Espagne, l\u2019Italie, le Japon, la Chine, l\u2019Inde et le Mexique, le ralentissement du rythme des réformes déjà observé en 2013 et 2014 s\u2019est poursuivi en 2015, déplore-t-on.Le Devoir OCDE Le Canada peut faire plus pour relancer l\u2019économie G É R A R D B É R U B É L\u2019aide attendue d\u2019Ottawa à Bombardier pourrait prendre la forme d\u2019une contribution directe dans la commandite abritant le programme CSeries, reléguant Bombardier à un rôle minoritaire dans l\u2019équipe des administrateurs.La dilution du poids de 50,5 % de Bombardier dans la commandite accueillant la CSeries avait été évoquée lorsque la multinationale québécoise a confirmé sa demande d\u2019aide au gouvernement fédéral.Selon l\u2019agence Reuters citant deux sources familiarisées avec ce type de dossier, Ottawa pourrait annoncer, et ce, dès ce vendredi, une contribution similaire à celle de Québec.Une proposition formulée par Québec et appuyée par Bombardier, a ajouté l\u2019agence mercredi.Jeudi, dans une entrevue à Radio-Canada, le ministre des Transpor ts Jacques Daoust a confirmé un scénario où, si Ottawa décide de coiffer l\u2019offre québécoise et d\u2019injecter 1 milliard $US, les gouvernements disposeraient d\u2019une majorité au conseil d\u2019administration de la filiale.Il a parlé de la possibilité qu\u2019un nouvel investisseur obtienne également deux sièges, comme Québec, sur un total de sept.Dans la transaction annoncée en octobre, Québec a également obtenu 200 millions de bons de souscription lui donnant le droit d\u2019acheter des actions classe B de Bombardier, soit l\u2019équivalent de 8,9% des actions classe A et B s\u2019ils sont exercés.Les sources de Reuters ne précisent pas si Ottawa, qui serait mal à l\u2019aise avec la structure de propriété de la famille Bombardier-Beaudoin empruntant aux votes multiples, exigerait également de tels bons dilutifs.Republic Airways Captant la balle au bond, le chef caquiste, François Legault, a exprimé jeudi des craintes devant la perspective que les deux gouvernements soient majoritaires au sein d\u2019un conseil d\u2019administration présidé par Daniel Johnson.«Moi, j\u2019ai froid dans le dos de voir une situation comme celle-là», a-t-il dit.Par ailleurs, en début de soirée, Republic Airways Holdings a annoncé son intention de se réorganiser sous la protection de la loi sur les faillites.L\u2019entreprise américaine avait passé en 2010 une commande ferme de 40 appareils CS300, assortie d\u2019options pour 40 autres appareils.Une porte-parole de Bombardier, Isabelle Gauthier, a indiqué à La Presse canadienne que pour le moment, la commande ne semblait pas menacée.Le Devoir CSERIES Ottawa et Québec majoritaires ?L es Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) ont publié jeudi les modifications apportées au régime des offres publiques d\u2019achat (OPA).L\u2019objectif est «de rééquilibrer la dynamique entre l\u2019initiateur, le conseil d\u2019administration de l\u2019émetteur visé et les porteurs de l\u2019émetteur visé».Une des modifications prévoit que toute OPA non dispensée devra respecter une obligation de dépôt minimal de plus de 50 % des titres en circulation visés par l\u2019offre (à l\u2019exclusion des titres détenus par l\u2019initiateur ou ses alliés).Les modifications prévoient également un délai minimal de dépôt de 105 jours (sauf dans certaines situations).Qui plus est, « le délai minimal de dépôt fait l\u2019objet d\u2019une prolongation obligatoire d\u2019au moins 10 jours une fois que l\u2019obligation de dépôt minimal et toutes les autres conditions ont été remplies ».« Il sera plus facile pour les porteurs de prendre des décisions volontaires, éclairées et coordonnées concernant le dépôt de leurs titres, et le conseil d\u2019administration aura plus de temps et de latitude pour répondre à une OPA », a déclaré Louis Morisset, président des ACVM et p.-d.g.de l\u2019Autorité des marchés financiers.Selon le régime actuel, les OPA non dispensées doivent être maintenues pendant 35 jours et ne sont soumises à aucune obligation de dépôt minimal ni prolongation obligatoire une fois que l\u2019initiateur a pris livraison des titres déposés, est-il rappelé dans le communiqué.Le Devoir De nouvelles règles pour les OPA Le pays doit commencer par améliorer sa productivité Hydro-Québec pourrait s\u2019associer à la Caisse de dépôt pour acquérir des actifs à l\u2019étranger Sharp devient taïwanaise Tokyo \u2013 Le groupe d\u2019électronique japonais Sharp a annoncé jeudi qu\u2019il allait passer sous la coupe du géant taïwanais Hon Hai/Fox- conn, un changement qui fera date dans l\u2019histoire industrielle japonaise.« C\u2019est la première fois qu\u2019un grand électronicien nippon va devenir filiale d\u2019un industriel étranger », se sont émus les médias locaux, à commencer par la chaîne publique NHK.Sharp, un des fleurons de la cité industrielle d\u2019Osaka, est tombé dans une situation financière catastrophique à cause d\u2019une concurrence féroce que ses technologies de pointe dans les écrans à cristaux liquides (LCD) n\u2019ont pas suffi à combattre après la crise financière de 2008-2009.Un redressement par ses propres moyens était Le profit de Loblaw chute Brampton \u2014 Les Compagnies Loblaw ont affiché jeudi un bénéfice net de 131 millions ou 31 ¢ par action au quatrième trimestre, comparativement à 247 millions ou 60 ¢ par action l\u2019an dernier, soit un déclin de 47 %.Les produits ont augmenté de 2,3 % pour s\u2019établir à 10,9 milliards.Pour l\u2019exercice 2015, Loblaw annonce des produits de 45,4 milliards et un bénéfice net de 632 millions (1,52 $ par action), comparativement à 42,6 milliards et 53 millions (14¢ par action) en 2014.La Presse canadienne de son propre aveu devenu impossible.Agence France-Presse igure emblématique de la gauche latino-américaine et du monde amérindien, le président bolivien Evo Morales est un homme à qui tout a toujours souri électo- ralement depuis son arrivée au pouvoir en 2005.Voilà qu\u2019il encaisse un premier grand revers avec son échec à obtenir par voie référendaire la permission de briguer un quatrième mandat présidentiel en 2019.Avis lui est donné de ne pas s\u2019éterniser, ce qui est tout à l\u2019honneur de l\u2019électorat bolivien.Car il faut en partie voir dans ce résultat une forme de rejet du caudillismo, entendu au sens large, vieille culture politique où le pouvoir et son exercice ont eu tendance en Amérique latine à se résumer à un leadership personnalisé et autoritaire.Encore que les résultats du référendum de dimanche dernier ont été très serrés, ce qui montre à quel point la société s\u2019est divisée, nommément entre la ville et la campagne.Si, à l\u2019échelle nationale, une mince majorité de 51,3% des électeurs s\u2019est opposée à l\u2019idée d\u2019un quatrième mandat, l\u2019ensemble des principales villes du pays, sauf El Alto, située en banlieue de La Paz, a exprimé son opposition dans des proportions nettement plus prononcées.Evo Morales conserve un ascendant certain sur la population de ce petit pays enclavé.Ses succès électoraux ont donné le pouvoir à une majorité amérindienne historiquement discriminée par l\u2019élite blanche.Ses politiques sociales, ?nancées notamment par la nationalisation des hydrocarbures, ont permis de réduire la pauvreté de moitié.Aussi, des observateurs ont fait valoir que le résultat du référendum, que le président s\u2019est pour l\u2019heure engagé à respecter, n\u2019était pas tant un vote contre ses politiques qu\u2019un «non démocratique» à la violation de la Constitution.À quelques semaines du vote, il semblait pourtant être en train de remporter son pari référendaire \u2014 jusqu\u2019à ce que vienne le faire trébucher, début février, une sale histoire de tra- ?c d\u2019in?uence impliquant une ancienne compagne aujourd\u2019hui haut placée dans une entreprise chinoise active en Bolivie.Signe que le pouvoir l\u2019aura inévitablement usé.On le dit en perte de tolérance à l\u2019égard des médias \u2014 et de plus en plus porté à dire des États-Unis qu\u2019ils complotent contre lui, par un vieux ré?exe qui n\u2019est pas nécessairement infondé.Entendu que la vieille droite ne lui fait pas de quartiers.Plus instructif est le fait qu\u2019il est déserté par une partie notable de la gauche.Cette «autre gauche » s\u2019est coalisée autour du Non pendant le référendum pour réclamer de Morales qu\u2019il cède sa place à du sang neuf et pour appeler à un «renouveau démocratique».C\u2019est que ce référendum est aussi symptomatique d\u2019une gauche latino-américaine qui s\u2019essouf?e.D\u2019une gauche qui, comme au Brésil et au Venezuela, a besoin de ressourcement.Le rapport de Florent Gagné divise le monde acéricole.Il suscite une levée de boucliers chez les producteurs de la FPAQ, alors qu\u2019une minorité l\u2019accueille comme une véritable libération.Si les préoccupations qui traversent ce document sont fondamentales et légitimes, sa solution centrale semble excessive.ans les sept dernières années, les producteurs de sirop d\u2019érable du Québec ont perdu 10 % de leurs parts de marché à l\u2019échelle mondiale.Le Québec est toujours une sorte d\u2019Arabie saoudite des produits de l\u2019érable, mais cette position dominante est menacée par la croissance rapide des productions américaine, ontarienne et néo-brunswickoise.Comment éviter que l\u2019érosion se poursuive ?Pour l\u2019auteur du rapport, la cause du déclin est claire : le modèle québécois de gestion de l\u2019offre, opéré par la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ), est mal adapté à notre époque mondialisée.Il empêche les augmentations de production qui pourraient permettre de satisfaire de nouveaux marchés et de concurrencer les nouveaux producteurs.Autre défaut : il maintient « artificiellement un prix élevé au Québec [ce] qui nourrit la bête américaine» qui, elle, n\u2019est pas réglementée et pourrait devenir autosuf?sante donc inintéressé par le produit du Québec.Pour fonctionner, la gestion de l\u2019offre enserre les producteurs de règles et se double d\u2019un appareillage de surveillance qui brime plusieurs producteurs.La Fédération serait perçue, écrit M.Gagné crûment, comme « un cartel organisé et légalisé avec la complicité de l\u2019État ».La tension est telle que plusieurs dossiers sont ju- diciarisés.Inutilement, clame M.Gagné.Dans notre page Idées, Maxime Laplante, de l\u2019Union paysanne, a même osé un parallèle avec l\u2019ancienne et totalitaire République démocratique d\u2019Allemagne ! Paul Rouillard, de la FPAQ, a vivement condamné ce rapprochement le lendemain.Un abcès, semble-t-il, méritait d\u2019être crevé.Il est de la responsabilité du ministre Paradis, qui appuie le rapport et a promis de l\u2019appliquer rapidement, de calmer le jeu, de proposer une voie mitoyenne ; ce que M.Gagné prétend avoir formulé.Mais faut-il vraiment en ?nir avec le système de contingentement (les quotas), comme il le suggère ?Libéraliser ni plus ni moins le secteur de l\u2019érable le rendra-t-il plus vraiment plus productif et plus compétitif ?La qualité y sera-t-elle plus grande ?On ne peut s\u2019empêcher de croire qu\u2019un tel démantèlement risquerait de nous ramener à l\u2019époque où l\u2019acériculture était peu ou pas rentable.M.Gagné n\u2019a pas nié l\u2019effet baissier probable de sa mesure phare sur les prix : « Il pourrait y avoir, effectivement, une correction.» Force est de constater que M.Gagné conclut un peu vite, après avoir lu un article de The Economist qui quali?ait la FPAQ d\u2019«OPEP du sirop d\u2019érable», qu\u2019il faut en ?nir avec les quotas.Est-ce à dire que le modèle québécois de l\u2019érable ne souffre d\u2019aucune rigidité excessive?Nullement.La production de sirop d\u2019érable au Québec aurait avantage à évoluer plus rapidement vers ce dont on parle depuis des années: le raf?nement de son produit.Dans les dernières décennies, c\u2019est arrivé à la bière, au pain, au vin, etc.Pour l\u2019instant, le sirop québécois reste «standardisé», souvent fait de «mélanges de toutes sortes», comme le souligne M.Gagné.Il est certes de qualité, mais le consommateur aujourd\u2019hui «veut de plus en plus un produit [\u2026] plus raffiné, plus sophistiqué, différencié selon les régions».Comme l\u2019écrivait par exemple dans nos pages le chroniqueur gastronomique Philippe Mollé il y a quelque temps: «Le sirop d\u2019érable des Bois-Francs est un exemple de produit qui, comme l\u2019agneau de Charlevoix, mériterait d\u2019être valorisé.» La production acéricole a beaucoup pro?té du modèle actuel, mais pour maintenir sa position dans la période qui s\u2019ouvre, celui-ci doit évoluer vers le raf?nement, l\u2019harmonie et la distinction.Il n\u2019est peut-être pas nécessaire d\u2019abolir les quotas pour y arriver.L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 6 F É V R I E R 2 0 1 6 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Une entente qui n\u2019en est pas une Depuis lundi, je suis en colère, j\u2019ai un goût amer dans la bouche.Une histoire qui se répète depuis plusieurs années, celle d\u2019un gouvernement méprisant qui fait la sourde oreille à une population qui pourtant lui hurle «stop».Mardi matin, notre nouveau ministre de la Famille \u2014 et maintenant aussi celui de l\u2019Éducation \u2014 a tranché en faveur du démantèlement d\u2019un réseau reconnu mondialement, celui des CPE.Bien entendu, pour montrer un semblant de solidarité, il nous offre un an de sursis pour mieux avaler les compressions, pour mieux organiser notre perte.Car à voir aller ce gouvernement depuis qu\u2019il est et a été au pouvoir, on connaît très bien sa volonté : fermer les centres de la petite enfance tels que nous les connaissons et ouvrir la porte bien grande à la privatisation.On est rendu tellement habitué à la réponse de ce gouvernement que l\u2019on dit oui à des peanuts.Nous sommes épuisés de nous battre tel un don Quichotte contre des moulins à vent.C\u2019est désolant de voir le peu d\u2019impor tance que notre gouvernement accorde à la petite enfance et aux enfants en général, qui sont pourtant notre futur et qui devraient être prio- risés.C\u2019est déprimant de le voir ainsi saccager nos services publics, c\u2019est désolant de voir que l\u2019on se laisse avoir et que l\u2019on accepte des miettes.Pourtant, malgré tout, j\u2019ai décidé de ne pas baisser les bras, de continuer la lutte pour le futur.Pourquoi ?Pour soutenir des éducatrices qui tiennent un réseau à bout de bras, pour une qualité de service, pour le bien-être de nos tout-petits, pour l\u2019accessibilité, pour un réseau qui a fait ses preuves et qui rapporte à long terme sur tous les plans (économie, égalité des femmes, prévention santé, etc.) Tout cela, j\u2019y crois, encore, peut-être naïvement, mais j\u2019y crois.Et tout ce que j\u2019ose espérer, c\u2019est que nous serons plusieurs à y croire, à continuer de crier, à défendre ce que nous avons et à ne pas nous laisser abattre.[\u2026] Marie-Claude Gagnon Montréal, le 24 février 2016 L\u2019anglicisation En lisant l\u2019article sur le tourisme laval- lois paru dans Le Devoir des 20 et 21 février, j\u2019ai remarqué que le nom de Place Bell s\u2019est finalement confirmé pour désigner le futur complexe multifonctionnel qui tiendra lieu de centre-ville à proximité de la station de métro Montmorency.Au sujet de cette appellation, il faut souligner que l\u2019Office québécois de la langue française déconseille l\u2019utilisation du terme «place» pour désigner un centre commercial, un équipement sportif ou un complexe immobilier.En français, la place est un grand espace découvert, habituellement public et souvent cerné de bâtiments.Si l\u2019implantation des immeubles de la «Place Bell» ne reflète pas cette définition, le terme est tout à fait inapproprié.Au Québec, nous avons longtemps calqué l\u2019anglais des «Ontario Place » et «Canada Place », où le mot « place » signifie dans cette langue « lieu » ou « endroit ».Ainsi, «Canada Place » se veut « le lieu qui reflète le Canada », « l\u2019endroit où le Canada se reconnaît ».Pour cette raison, se sont malheureusement multipliées les «Place Laurier », «Place Versailles» et autres « Place Bonaventure » durant les années 1950-1970.Mais nous sommes en 2016, et à mon avis, le fait de s\u2019entêter à vouloir aujourd\u2019hui conserver le nom de Place Bell renvoie à trois phénomènes : le laisser-faire ou l\u2019ignorance des autorités municipales lavalloises et des promoteurs quant à la qualité du français ; la faiblesse politico-linguistique de l\u2019OQLF ; l\u2019anglici- sation progressive de Bell.Luc Gobeil Rimouski, le 23 février 2016 FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BRIAN MYLES Rédactrice en chef LUCE JULIEN Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints NELLIE BRIÈRE, PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET L I B R E O P I N I O N RAPPORT GAGNÉ SUR L\u2019ACÉRICULTURE Raffiner l\u2019érable BOLIVIE Besoin de se ressourcer D F R A C H A D A N T O N I U S Sociologue, UQAM Lettre ouverte à M.Stéphane Dion, ministre des Affaires étrangères du Canada V ous avez voté au Parlement en faveur d\u2019une motion qui condamne « toute tentative de la par t d\u2019organismes, de groupes ou de particuliers du Canada de promouvoir le mouvement BDS [Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre Israël], ici et à l\u2019étranger.» Je crois que vous avez oublié certains détails de la politique étrangère officielle de votre gouvernement, M.Dion.Permet- tez-moi de vous rafraîchir la mémoire.Selon le site Web de votre ministère, « le Canada ne reconnaît pas l\u2019annexion unilatérale israélienne de Jérusalem-Est ».De plus, toujours selon votre ministère : « Le Canada ne reconnaît pas le contrôle permanent exercé par Israël sur les territoires occupés en 1967 (le plateau du Golan, la Cisjordanie, Jérusalem-Est et la bande de Gaza).La quatrième Convention de Genève s\u2019applique dans les territoires occupés [\u2026].Les colonies de peuplement israéliennes dans les territoires occupés sont contraires à la quatrième Convention de Genève.Elles constituent en outre un obstacle sérieux à l\u2019instauration d\u2019une paix globale, juste et durable.» Fantastique.Mais vous l\u2019avez peut-être oublié : cette situation dure depuis 1967.Et de plus, le processus d\u2019Oslo amorcé en 1993 (depuis 23 ans !), censé mettre fin à l\u2019occupation que vous considérez comme illégale, n\u2019a fait que renforcer le contrôle israélien sur les territoires occupés.Au- jourd\u2019hui, on se trouve dans une situation où Israël a exclu les Palestiniens de plus de territoires qu\u2019au début du processus de paix d\u2019Oslo! Vous le savez, je suppose, et je suis certain que vos fonctionnaires pourraient vous donner moult détails sur la violence quotidienne exercée contre les Palestiniens, et sur les graves violations de droits qu\u2019ils subissent.Donc, les processus diplomatiques officiels n\u2019ont rien donné.En dépit de cela, vous dites que ce n\u2019est pas bien de faire des pressions pacifiques sur le gouvernement israélien.Pourtant, l\u2019idée de sanctions ne vous est pas étrangère : le Canada a un régime of ficiel de sanctions contre 22 pays, dont la liste se trouve sur le site Web de votre ministère.Donc, exercer des sanctions pour amener un pays à se conformer aux normes du droit international est un moyen pacifique qui n\u2019est pas tabou pour vous.Mais vous êtes contre ces sanctions pacifiques là.Puisque vous être contre les pressions pacifiques, il reste donc deux choix.Ou bien vous favorisez la lutte violente contre l\u2019apartheid israélien, ou alors vous favorisez la continuation de l\u2019occupation israélienne des territoires occupés.Puisque, j\u2019en suis certain, vous ne favorisez pas la résistance violente à l\u2019occupation israélienne, il ne reste qu\u2019une seule possibilité: vous êtes pour la continuation de la colonisation de ce qui reste de la Palestine.Mais vous ne pouvez l\u2019admettre ouvertement : alors vous critiquez l\u2019occupation du bout des lèvres, mais vous refusez que la moindre pression soit exercée sur le gouvernement qui perpétue cette occupation.Votre position est claire et aucune entourloupette langagière ne nous trompera.Quelle déchéance morale, M.Dion.Quelle honte! ANTOINE ROBITAILLE GUY TAILLEFER Tout un camelot Jeudi matin pénible, le verglas s\u2019est emparé des rues étroites et des nombreuses côtes du faubourg Saint-Jean-Baptiste à Québec.À la radio, c\u2019est la déferlante des fermetures d\u2019écoles, des mauvaises conditions des routes et de tous les ennuis du monde qu\u2019entraîne cet élément de la nature.« Soyez prudents sur les routes ; piétons, faites attention aux plaques de glace, etc.» Les animateurs multiplient les mises en garde et les conseils.Malgré tout et contre toute attente, à 6 h du matin, Le Devoir est dans ma boîte aux lettres.Malgré toutes les calamités, malgré toutes les intempéries, malgré tous les malheurs annoncés ou avérés, Jacques, notre camelot, est systématiquement fidèle au rendez-vous quotidien.Et ce matin, le verglas envahissant s\u2019ajoute au défi quotidien de transporter ses innombrables journaux de toutes allégeances.Tout un camelot ! Merci, Jacques.Jean-Pierre Guay Québec, le 25 février 2016 L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 6 F É V R I E R 2 0 1 6 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michaël Monnier et Olivier Zuida (recher- chistes photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives), Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Mélisande Simard (adjointe par intérim), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Filion et Kevin McKissock.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Florentina Draghici et Xavier Pigeon (par intérim).Écrivez-nous! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les commentaires et les analyses de ses lecteurs.Étant donné l\u2019abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 6500 caractères (y compris les espaces), ou 1000 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (redaction@ledevoir.com), mais dans tous les cas, n\u2019oubliez pas d\u2019indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.V ous vous doutez bien, chers lecteurs et lectrices, que je viens de vivre une semaine particulièrement difficile.Je tiens à vous assurer tout de suite que jamais je n\u2019ai fait d\u2019amalgame entre l\u2019homosexualité et la pédophilie, car je sais parfaitement bien que ce sont deux choses très différentes.Je me suis réjouie quand des homosexuels, après de longs combats, ont obtenu le respect de leurs droits et la possibilité d\u2019être mariés et de vivre en couple.La pédophilie me répugne au plus haut point, car c\u2019est un crime contre des êtres sans défense, et j\u2019ai une immense compassion pour les victimes, garçons ou filles.Ma chronique du 19 février dernier a été écrite le 17 février.J\u2019écris toujours le mercredi pour Le Devoir.Elle n\u2019avait qu\u2019un seul but, vous faire connaître le jeune homme de 18 ans qu\u2019était Claude Jutra juste avant 1950.Je ne connaissais rien des actes qu\u2019il a posés par la suite, car nous nous étions perdus de vue complètement.En écrivant, je souhaitais surtout qu\u2019on se donne le temps de réfléchir collectivement avant d\u2019agir à son sujet.J\u2019avais de la peine et j\u2019avais besoin de comprendre pour accepter ce que je venais d\u2019entendre.Si j\u2019ai blessé des lecteurs ou lectrices en l\u2019écrivant, j\u2019en suis vraiment désolée.J \u2019ai de la peine encore au- jourd\u2019hui pour la mémoire de Claude Jutra et j\u2019ai une infinie compassion pour ses victimes, que je ne connaissais pas le mercredi avant la tempête.Je sais maintenant cependant et pour toujours que je n\u2019apprécie pas la vindicte populaire.Elle me fera toujours peur.J\u2019avoue aussi que j\u2019aimerai toujours le Claude Jutra que j\u2019ai connu quand nous étions jeunes.Celui dont on parle depuis une semaine, je ne le connais pas.?Si je n\u2019aime pas la vindicte populaire, j\u2019ai toujours favorisé le pouvoir que représente un regroupement populaire.Je voulais réunir des femmes du Québec, pour qu\u2019elles réalisent la force qu \u2019elles représentent quand elles sont un ies .Celles que j \u2019a i réun ies étaient de tous partis politiques, mais apolitiques pour les besoins de la réflexion et la tâche à accomplir qui consistait à déterminer la formulation des besoins des femmes d\u2019aujourd\u2019hui dans trois domaines essen- t iels : le soc ial , l \u2019économique et le politique.Nous avons réussi et nous allons nous regrouper.Nous avons produit un Manifeste des femmes qui a été lancé avant Noël 2015 .Tout ça sans mêler nos convictions politiques partisanes et sans aucun malentendu jamais.Dans s ix jours exactement, les 3 et 4 mars, le Sommet des femmes s\u2019ouvrira à Montréal pour accueillir toutes celles qui voudront venir entendre nos propositions et participer à des ateliers où elles seront les bienvenues pour en discuter.Douze femmes ont travaillé ensemble à l\u2019analyse des demandes que les femmes ont formulées au cours des vingt dernières années.Elles ont déterminé des pertes importantes qui frappaient les femmes en ce moment au Québec et elles ont rédigé le Manifeste des femmes, qui regroupe les exigences des femmes quant à l\u2019égalité homme-femme dans les domaines les plus importants : le social, l\u2019économique et le politique.J\u2019espère pouvoir dire « mission accomplie » à la fin de cette rencontre.?Je tiens surtout à vous rassurer à mon sujet.Je ne suis pas sénile, contrairement à ce que certains ont essayé de laisser croire depuis quelques jours.J\u2019ai toujours toute ma tête et elle continue à bien me servir.Je suis privilégiée, c\u2019est évident.Entre-temps, je suis heureuse de vous retrouver, vous, les lecteurs et lectrices de cette chronique.Vous avez résisté à la tentation de me brûler sur le bûcher des condamnations pour un crime que j\u2019affirme ne pas avoir commis.Je vous en suis reconnaissante et je vous en remercie.La vie continue\u2026 LISE PAYETTE A L B A N D \u2019 A M O U R S Président du Mouvement des caisses Desjardins (2000-2008) Extrait d\u2019un ouvrage en rédaction sur le modèle d\u2019affaires coopératif Desjardins âme qui habite le modèle d\u2019affaires coopératif est toujours vivante.Elle est le reflet de celle des personnes qui composent le groupe, soit les membres, les dirigeants et les employés.M.Desjardins la personnalisait à ses débuts, il animait ses concitoyens en s\u2019appuyant sur le sens des responsabilités et l\u2019adhésion aux valeurs et principes coopératifs.Il prenait soin de la différencier des attributs physiques de la caisse sans les opposer, en somme à conjuguer les êtres et les avoirs.L\u2019âme de Desjardins a certes évolué depuis les 115 dernières années.Il ne faut pas s\u2019en étonner puisqu\u2019elle a évolué sous l\u2019influence d\u2019une société qui n\u2019a cessé de se transformer sociologiquement et économiquement.Les membres des caisses, les dirigeants et les employés du XXIe siècle ne sont plus les mêmes, sauf qu\u2019ils ont toujours soif de valeurs et d\u2019humanisme.Fort de ses nombreux débats sur les valeurs et du souci constant de renforcer son authenticité coopérative, Desjardins sait évoluer.C\u2019est ainsi que la marque Desjardins incarne responsabilité sociale et développement durable.Gouvernance démocratique Les caractéristiques du modèle n\u2019ont pas changé.Il se distingue toujours du modèle d\u2019affaires des banques à charte par son modèle de propriété collective, sa gouvernance démocratique et sa logique d\u2019affaires qui en est une de service et inscrite dans une proximité attentive aux besoins des membres et à l\u2019accessibilité aux services financiers.Les membres forment l\u2019association de personnes que constitue la coopérative.Ils exercent le droit de propriété collective d\u2019un patrimoine inaliénable et impartageable et fondent la gouvernance démocratique du Mouvement, laquelle s\u2019appuie toujours sur la règle d\u2019une personne, un vote.Ce modèle contribue au pluralisme des modèles de propriété qui activent l\u2019économie de marché.Les membres sont responsables de la pérennité de leur caisse par l\u2019intensité de l\u2019usage qu\u2019ils font de ses services.Alors que la gouvernance d\u2019une banque est tributaire du pouvoir qu\u2019accorde aux actionnaires la propriété du capital dans une société à capital actions.Nous savons les torts causés par la financiari- sation des économies, notamment celle qui laisse libre cours à la spéculation, la cupidité, la tricherie et la croissance des inégalités.Le capital consolidé du Mouvement demeure toujours inscrit au bilan à sa valeur nominale, laquelle échappe aux humeurs du marché et à la spéculation.Il bénéficie d\u2019une solidarité financière inhérente à la nature d\u2019un groupe financier intégré de nature coopérative.Il maintient le Mouvement Desjardins dans l\u2019économie réelle.Logique de service Amener Desjardins à abandonner sa logique de service à la faveur d\u2019une logique de profit aurait des conséquences désastreuses tant au niveau de sa raison d\u2019être que du rôle joué par les caisses sur leur territoire.Pour protéger sa logique de service, Desjardins doit maîtriser des savoirs qui traduisent ses états d\u2019âme.Il doit savoir conjuguer les avoirs et les êtres, savoir maîtriser ses appétits de profits bien que ceux-ci ne soient pas l\u2019apanage des banques, savoir conjuguer performance financière et coopérative, savoir bâtir pour durer, savoir se libérer de la tyrannie des trimestres, savoir maîtriser la dynamique concurrentielle des marchés tout en marquant sa différence, savoir procurer des avantages financiers à ses membres, savoir incarner les valeurs de démocratie, d\u2019autonomie et de solidarité dans ses pratiques commerciales, éducatives et dans sa gouvernance.Nous ne sommes plus seulement à l \u2019ère d\u2019une révolution technologique, nous assistons à la naissance d\u2019une nouvelle culture, celle du numérique.Nous sommes désormais en voie de redéfinir la modernité, de repenser la recherche identitaire, de muter vers un humanisme d\u2019immédiateté et de réseautage, de rompre avec le temps et l\u2019espace.Ce nouveau monde fait miroiter de nombreuses occasions d\u2019affaires à ceux qui veulent envahir le marché des services financiers.Tous s\u2019inscrivent dans une spirale d\u2019innovations qui bousculeront toutes les façons de faire.Desjardins a les atouts Fort de l\u2019héritage que nous ont laissé des milliers de femmes et d\u2019hommes et qui suscite la fier té de tous, Desjardins possède tous les atouts pour envahir ce nouveau monde.Il s\u2019est déjà engagé à définir un nouveau modèle de proximité, à être exemplaire dans ses façons de stimuler la démocratie et la par ticipation, à conjuguer le présent et le futur, à solidifier les liens avec le territoire comme fondement identi- taire, à s\u2019adapter à son environnement et saisir les occasions de progrès comme nous l\u2019ont enseigné nos prédécesseurs confrontés à la modernité de leur temps.L\u2019histoire nous rappelle des exemples éloquents de leur virtuosité.Des changements encore inconnus s\u2019imposeront.La clé des arbitrages à faire sera toujours la primauté de l\u2019intérêt des membres.Tout comme le capital, le numérique ne sera toujours qu\u2019un moyen.Desjardins a cependant l\u2019avantage de compter sur une complicité historique entre la coopération et l\u2019innovation pour entrer dans ce nouveau monde en devenant exemplaire en termes de satisfaction des membres et clients et de productivité nécessaire.Les membres, les dirigeants et les employés seront les agents de cette complicité fondée sur la solidarité, la confiance, la considération des personnes et le développement de nouvelles compétences.Ils ont entre leurs mains la sauvegarde de l\u2019âme de Desjardins.L\u2019âme du Mouvement Desjardins est toujours vivante C H A N T A L N A U D Chercheuse en histoire Îles de la Madeleine ous étions informés récemment, par la Commission de toponymie du Québec, que le nom Buttereau-du-Nègre, donné à une élévation (butte) située dans les dunes de l\u2019archipel des îles de la Madeleine, devait céder sa place à un autre terme afin d \u2019être plus « politiquement correct » ! Ce nom qui faisait partie et de l\u2019histoire des Îles et du registre toponymique de l\u2019archipel est maintenant disparu de la liste de la Commission.Mais Buttereau du nègre, c\u2019est aussi le titre d\u2019une légende très ancienne.Voici, pour ceux qui l\u2019ignorent, cette légende racontée par les anciens des Îles : vers 1870, un naufragé noir échoue sur une plage de la Dune-du-Sud, près de Havre-aux- Maisons.Les habitants l\u2019ensevelissent comme il se doit, dans la dune adjacente.Or, plusieurs années durant, le cadavre réapparaît, la face tournée vers le ciel, et chaque fois, les Madelinots le ré-enterrent.Après quelques années, on procède donc à une nouvelle sépulture, cette fois le cadavre face contre terre.Peine perdue.On décide alors de construire un cercueil et d\u2019ensevelir le naufragé plus profondément et selon les rites habituels.Cette fois semble la bonne, mais des phénomènes étranges continuent de se produire : la nuit, des lueurs apparaissent au-dessus du buttereau, «en passant là les chevaux prenaient peur ; les roues de charrettes se détachaient ; les me- noires cassaient» (Chiasson, Les légendes des îles de la Madeleine, Les Aboiteaux, 1969, p.103).Certains anciens Madelinots affirment même qu\u2019en 1954, les ingénieurs du ministère des Transports ont dû modifier de 100 pieds le tracé de la route déjà prévu pour relier le Havre-aux-Maisons à la Pointe-au-Loup parce qu\u2019à trois reprises, l\u2019ouvrage se comblait de sable\u2026 Et, rapportant les propos de ses informateurs madelinots, le père Anselme ajoute : « Avec cette distance, le nègre jugea son honneur sauf, et les tracas finirent là ! » Une informatrice du père Chias- son affirme aussi que tout ce brouhaha du noyé s\u2019explique par le fait qu\u2019il était catholique et qu\u2019il aurait dû être enterré dans un cimetière béni\u2026 Plusieurs autres ouvrages qui traitent des îles de la Madeleine rapportent cette légende et ses multiples variantes.Cependant, les visiteurs chercheront en vain un panneau indicateur de ce fameux buttereau puisque le nom n\u2019apparaît que sur une carte de L\u2019Amirauté des années 1920, que ce point de la carte n\u2019indique qu\u2019un endroit approximatif sur une suite de buttes de sable, qu\u2019aucune route ne le traverse et qu\u2019aucun immeuble n\u2019y est dessus construit.Or, la Commission de toponymie n\u2019ayant aucun pouvoir sur la mémoire collective, les conteurs et h istor iens madel inots vont sans doute garder encore longtemps le Buttereau du nègre dans leur répertoire.Il est plus facile d\u2019effacer l\u2019histoire que d\u2019en supporter le poids\u2026 L\u2019 La Commission de toponymie [n\u2019a] aucun pouvoir sur la mémoire collective « » ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR Les visiteurs chercheront en vain un panneau indicateur du Buttereau-du-Nègre, puisque le nom n\u2019apparaît que sur une carte de L\u2019Amirauté des années 1920.Ci-dessus, un paysage des Îles.Si j\u2019ai blessé des lecteurs ou lectrices en écrivant, j\u2019en suis vraiment désolée N L E D E V O I R , L E V E N D R E D I 2 6 F É V R I E R 2 0 1 6 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S Quiconque connaît la musique l\u2019aime, le respecte, et surtout, mesure l\u2019ampleur de sa contribution.Ceci expliquant peut-être cela, après avoir déclaré s\u2019être fait «voler» l\u2019Oscar en 1986 pour La mission de Roland Joffé, le principal intéressé semble avoir renoncé à être amer.Au Guardian, il confiait le 17 janvier dernier: «Je me tenais devant un grand orchestre, avec 90 musiciens et 90 choristes [lors du dévoilement des nominations].Tout le monde s\u2019est mis à applaudir, et puis il y a eu cette ovation\u2026 C\u2019était une agréable sensation, et une surprise d\u2019autant plus plaisante que je ne m\u2019attendais pas à être nommé.» Pour l\u2019anecdote, en dépit de l\u2019appel des sirènes d\u2019Hollywood, Ennio Morricone n\u2019a jamais quitté son Italie natale et n\u2019a jamais cherché à apprendre l\u2019anglais.Il a certes offert des concerts un peu partout dans le monde, mais tout cinéaste souhaitant collaborer avec lui doit d\u2019office accepter que la musique sera composée et enregistrée à Rome.Prolifique et hétéroclite Né à Rome en 1928, Morricone reçut en 1946 de l\u2019Académie nationale de Sainte-Cécile un diplôme de trompettiste, métier exercé par son père.Par la suite, il suivit une formation de compositeur et de chef d\u2019orchestre.Embauché à la radio italienne, il n\u2019y demeura qu\u2019un jour.Actif dès 1955 au théâtre, à la télévision et sur la scène classique, il s\u2019intéressa d\u2019emblée au cinéma, mais dut attendre 1961 avant de pouvoir composer une musique de film en entier.Depuis, il n\u2019a eu de cesse de bonifier une œuvre aussi abondante qu\u2019hétéroclite.Il est ainsi passé desdits «westerns spaghetti» (Il était une fois dans l\u2019Ouest et Le bon, la brute et le truand de Leone) aux horrifiques «gialli» (L\u2019oiseau au plumage de cristal de Dario Argento, Le venin de la peur de Lucio Fulci), sans oublier les chroniques (1900 de Bernardo Bertolucci, Cinéma Paradiso de Giuseppe Tornatore), travaillant aussi bien dans le cinéma d\u2019auteur (Théorème de Pier Paolo Pasolini, Les moissons du ciel de Terrence Malick) qu\u2019hollywoodien (Les incorruptibles de Brian De Palma, Bugsy de Barry Levinson).Au niveau des arrangements, un goût pour l\u2019expérimentation et les alliages surprenants prévaut.Il n\u2019est en outre pas rare que des formes classiques côtoient des sonorités électroniques.Bref, Morricone ne s\u2019en est jamais tenu à une formule.Une partition méritoire Cinq décennies et autant de centaines de génériques plus tard, l\u2019Académie n\u2019a gratifié le travail de Morricone d\u2019une nomination qu\u2019en six occasions.Avant Les huit enragés, il y a eu Les moissons du ciel, La mission, Les incorruptibles, Bugsy, et enfin Malena, autre collaboration avec Tornatore.Chaque fois, d\u2019autres l\u2019ont emporté.À titre comparatif, John Williams, compositeur attitré de Steven Spielberg, a été cité pas moins de 47 fois depuis 1968, souvent pour deux films différents la même année.Il l\u2019a emporté cinq fois.Williams est d\u2019ailleurs de nouveau en nomination cette année pour le plus récent Star Wars.Morricone et lui partagent les honneurs avec Carter Burwell pour Carol, Thomas Newman pour Le pont des espions, et Jóhann Jó- hannsson pour Sicario.Une victoire d\u2019Ennio Morricone serait non seulement bienvenue, mais justifiée: L\u2019ultima diligenza di Red Rock, son thème principal, est saisissant.Quoi qu\u2019il advienne, on espère que le maestro de 87 ans n\u2019en est pas encore à composer son chant du cygne.Le Devoir Rectificatif Dans la chronique d\u2019Odile Tremblay «Chaises musicales à la Culture», publiée le 25 février en page B 10, il est précisé que le nouveau titulaire de la Culture et des Communications, Luc Fortin, conserve le titre de ministre délégué au loisir et au sport, mais cette charge ne lui est plus attribuée.Nos excuses.la ministre de la Justice Judy Wilson-Raybould.Son gouvernement prendra «le temps nécessaire» pour étudier l\u2019ensemble des recommandations.« Nous voulons nous assurer que l\u2019on continue d\u2019avoir une approche empathique, que notre approche soit équilibrée en reconnaissant l\u2019autonomie des individus, le besoin de protéger les vulnérables, de respecter les droits de conscience des médecins.Et cela prendra un peu de temps», a indiqué la ministre jeudi.Le gouvernement Trudeau doit accoucher d\u2019un cadre légal d\u2019ici le 6 juin.La ministre Wilson-Raybould n\u2019a pas voulu s\u2019aventurer à commenter les recommandations qui ont fait sourciller l\u2019opposition et les médecins.« Il est trop tôt pour dire ce qui sera dans la législation et ce qui ne sera pas dans la législation », a-t-elle toutefois noté, tout en évitant de dire si sa loi aurait préséance sur la loi québécoise.De l\u2019avis du président du comité Rob Oliphant, «Québec devra changer sa loi».Le ministre québécois de la Santé, Gaétan Barrette, attend de voir les détails du projet de loi fédéral et sa portée pour les provinces.« Je vais réagir à la substance qui sera présentée, le jour où elle sera présentée», a-t-il indiqué au Devoir.Mais il estime néanmoins que certaines recommandations du rapport sont trop vagues \u2014 permettre l\u2019aide à mourir aux « mineurs capables et matures » après une étude éventuelle sur ce qui constituerait un mineur mature, ou encore l\u2019autoriser pour les patients psychiatriques sans prévoir de balises.«On comprend, à la lecture des recommandations, qu\u2019on est peu dans l\u2019aide médicale à mourir, mais beaucoup dans le suicide assisté », a commenté le ministre Barrette.Malaise québécois\u2026 et conservateur Car la loi québécoise s\u2019en tient aux soins en fin de vie pour adultes.Une différence qu\u2019ont aussi notée les députés conservateurs qui siégeaient au comité et qui ont signé un rapport dissident au document appuyé par les députés libéraux, néodémocrates et les sénateurs libéraux et conservateurs.Les élus conservateurs ont déploré que l\u2019aide à mourir pour les souffrances psychologiques ne soit pas encadrée, pas plus que celle pour les patients psychiatriques.Le comité ne précise pas par exemple que ces patients devraient subir une consultation psychiatrique.Et le rapport outrepasse le jugement de la Cour suprême déclarant l\u2019aide à mourir légale pour les «adultes» en l\u2019étendant aux mineurs.La Société canadienne de pédiatrie s\u2019y était opposée devant le comité.L\u2019ex-mi- nistre Benoît Pelletier y avait cependant noté le risque que des dispositions excluant les mineurs soient contestées en vertu du droit à l\u2019égalité de la Charte des droits et libertés.«Le rapport du comité parlementaire s\u2019éloigne beaucoup trop de la loi québécoise sur des enjeux que je trouve majeurs», a reproché le conservateur québécois Gérard Deltell, qui cosigne le chapitre dissident.Les autres signataires \u2014 Michael Cooper, Mark Warawa et Harold Albrecht \u2014 sont entre autres connus pour leur opposition à l\u2019avortement.Bien qu\u2019ils aient eu une «position» sur le «suicide assisté» au départ, la Cour suprême a tranché la question, a affirmé M.Warawa.«Si l\u2019on avait offert des garde-fous adéquats, il n\u2019y aurait pas eu de rapport dissident», a-t-il indiqué, aux côtés de MM.Cooper et Albrecht qui ont pour leur part refusé de préciser s\u2019ils étaient fondamentalement incapables d\u2019approuver l\u2019aide médicale à mourir.Et si les médecins refusent?L\u2019idée de s\u2019écarter des soins en fin de vie, pour offrir l\u2019aide médicale à mourir à un plus grand spectre de malades, inquiète grandement les médecins.L\u2019Association médicale du Québec a « toujours recommandé que la fin de vie imminente soit une condition sine qua non», a noté sa présidente, la Dr Yun Jen.Autrement, les médecins estiment qu\u2019ils ne prodiguent plus des soins de santé.«On va un peu trop vite.On ne fait pas fi du jugement de la Cour suprême.Mais c\u2019est pas parce qu\u2019un jugement est rendu que, tout à coup, c\u2019est devenu beaucoup plus acceptable dans le cœur de tout le monde et des professionnels », a-t-elle déploré au Devoir.«C\u2019est sûr que ça va poser des problèmes de conscience.Ça en pose déjà.» Le Collège des médecins est du même avis.La Cour et les parlementaires ne s\u2019en sont remis qu\u2019à la Charte, a noté le Dr Yves Robert.«Malheureusement, ils tiennent pour acquise une chose qui est loin d\u2019être acquise ; c\u2019est que la profession médicale va suivre.Rien n\u2019est moins sûr.» L\u2019Association médicale canadienne (AMC) estime de son côté que le rapport « laisse à désirer en ce qui concerne le respect du droit des médecins à l\u2019objection de conscience».Ceux qui refusent devront «à tout le moins [\u2026] aiguille[r] correctement le patient pour qu\u2019il obtienne l\u2019aide demandée », suggère le rapport.Les établissements de santé financés par l\u2019État ne pourront en outre pas rejeter de demande.L\u2019AMC salue en revanche l\u2019idée de créer un Secrétariat des soins palliatifs au fédéral.Une proposition que rejette catégoriquement le ministre Gaëtan Barrette, car elle empiéterait directement dans les champs de compétence en santé des provinces.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 MOURIR aux témoignages de Serge Lavoie, Simon Pagé et Rudi Ochietti, concernés par cette af faire, qu\u2019à celui de l\u2019accusée.Rappelons que le soir du 2 octobre 2012, la policière du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) Stéfanie Trudeau, accompagnée de son partenaire de patrouille, Kevin Henry, a interpellé Rudi Ochietti, qu\u2019elle avait aperçu tenant une bière à la main sur le trottoir devant le 4381, rue Papineau.Le peintre de 49 ans refuse d\u2019établir son identité quand la policière le lui demande, ce qui amène celle-ci à considérer qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une entrave.Les policiers le plaquent alors au sol pour lui passer les menottes.L\u2019opération, qui aurait pu se conclure avec un simple avertissement, a rapidement dégénéré.Le juge Bédard estime que la policière a eu une réaction intempestive et soudaine et que l\u2019interpellation a été «dépourvue de tout civisme».Serge Lavoie commence à filmer la scène en lançant des insultes à la policière.Les protagonistes entrent ensuite dans l\u2019immeuble.«Ce n\u2019est pas la policière qui part à la poursuite de Serge Lavoie, c\u2019est Stéfanie Trudeau qui part corriger celui qui l\u2019a insultée», estime le juge Bédard.Quant aux invectives proférées par Serge Lavoie, bien qu\u2019il s\u2019agisse de propos vulgaires et grossiers, ils ne peuvent constituer une entrave à la justice, souligne le juge en signalant que M.Lavoie n\u2019a pas touché la policière.Témoignages des policiers Lors de cette intervention musclée, la policière a eu recours à deux reprises à la technique de l\u2019encolure pour maîtriser Serge Lavoie, qui a craint pour sa vie.La force utilisée était excessive, car M.Lavoie ne tentait pas de s\u2019enfuir, a conclu le juge.Lors du procès tenu l\u2019automne dernier, l\u2019avocat de Stéfanie Trudeau, Jean-Pierre Rancourt, avait reproché aux autorités d\u2019avoir marchandé les accusations des victimes en échange de déclarations incriminantes contre la policière.La défense avait alors déposé une requête en arrêt de procédures, demande qui a été rejetée jeudi par le juge Bé- dard, qui soulignant que l\u2019absence d\u2019accusations relevait du pouvoir discrétionnaire de la poursuite.Le juge a aussi remis en doute les af firma- tions des policiers venus témoigner en cour qui soutenaient que Serge Lavoie paraissait fortement intoxiqué le soir des événements.Or, rien dans la preuve qui lui a été présentée ne permet d\u2019appuyer cette thèse, a indiqué le juge.« Le juge est allé plus loin.Il a dit que même s\u2019il en était venu à la conclusion que c\u2019était une arrestation légale, de la manière dont [Stéfanie Trudeau] a empoigné M.Lavoie, c\u2019était l\u2019usage d\u2019une force abusive.Il faut se rappeler que l\u2019article 25 du Code criminel prévoit qu\u2019un policier peut faire usage d\u2019une force, mais elle doit être raisonnable », a commenté le procureur de la Couronne, Jean-Simon Larouche.Mme Trudeau est passible d\u2019une peine maximale de six mois d\u2019emprisonnement, a-t-il indiqué.Stéfanie Trudeau et son avocat, Jean-Pierre Rancourt, ont quitté le palais de justice sans émettre de commentaires.«Je suis très heureux que le juge ait pu voir à travers les mensonges des policiers qui sont venus témoigner en cour», a fait valoir Rudi Ochietti, qui se trouvait jeudi à l\u2019extérieur de la ville.Il a souligné le travail du procureur de la Couronne, qui n\u2019a pas pu appuyer ses accusations sur l\u2019enquête de la police en raison d\u2019omissions, se basant plutôt sur les preuves vidéo: «La police qui enquête sur la police, c\u2019est la grande lacune dans cette affaire.Mais le juge n\u2019a pas été dupe des mensonges de policiers.» Des leçons à tirer Les ser vices de police et leurs agents devraient lire avec attention le jugement, croit l\u2019avocat Alain Arsenault.«Ce que cette décision met en évidence, c\u2019est cette solidarité malsaine des policiers qui perdure.Un policier ne dénonce pas les actions d\u2019autres policiers.Cette loi du silence, c\u2019est malsain.Ils l\u2019ont laissée agir, ils n\u2019ont pas pris leurs responsabilités et ont appuyé par ce fait une policière agressive, brutale.» Il soutient que tant le SPVM que les agents eux-mêmes ont manqué à leur devoir en n\u2019empêchant pas les actions du matricule 728, d\u2019autant plus que ses problèmes de comportement étaient connus de longue date.Les citoyens peuvent toutefois se féliciter d\u2019avoir eu le réflexe de filmer la scène : sans cela, les chances de condamner la policière auraient été bien moindres, soutient Me Arsenault.« Lorsque des policiers accusent des citoyens de voie de fait ou d\u2019entrave, il y a toujours un préjugé favorable envers les policiers.L\u2019arrivée des vidéos et des caméras, ça commence à changer cette réalité.Ce jugement sert de mise en garde au système de justice.Il ne faut pas juste se fier à la parole des policiers.Depuis qu\u2019on a plus de vidéos, il y a beaucoup plus d\u2019acquittements de citoyens pour des accusations traditionnelles.Il est à espérer que les policiers vont, eux aussi, en tirer des leçons.» De son côté, la Fraternité des policiers de Montréal n\u2019a pas voulu commenter le jugement.Stéfanie Trudeau était devenue une célébrité sur YouTube après qu\u2019elle eut poivré des manifestants lors d\u2019un rassemblement en mai 2012, durant le printemps érable.Mais les faits qui lui étaient reprochés en lien avec l\u2019accusation de voies de fait sont survenus quelques mois plus tard.Dans une conversation téléphonique enregistrée à son insu dans son autopatrouille, elle avait traité les personnes qu\u2019elle venait d\u2019arrêter d\u2019«esti de gratteux de guitare», de carrés rouges et de «mangeux de marde».Stéfanie Trudeau ne travaille plus pour le SPVM.Le dossier reviendra en cour mardi prochain pour l\u2019audience de détermination de la peine.Avec Marie-Michèle Sioui et Philippe Orfali Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 MORRICONE Le meilleur du méconnu Nombre des musiques de films d\u2019Ennio Morricone sont passées inaperçues, mais n\u2019en demeurent pas moins sublimes.Un coin tranquille à la campagne d\u2019Elio Petri, 1969: percussions insolites pour jeu de massacre surréaliste entre Vanessa Redgrave et Franco Nero.Déstabilisant.Sierra torride de Don Siegel, 1970: Clint Eastwood en mercenaire, Shirley MacLaine en fausse bonne sœur, une chorale d\u2019enfants et une guimbarde.«Tripant ».La chose de John Carpenter, 1981: huis clos arctique, créature polymorphe et groupe d\u2019hommes aux abois sur fond d\u2019électro minima- liste et d\u2019orchestrations classiques.Oppressant.Attache-moi de Pedro Almodóvar, 1990: hommage aux musiques d\u2019Herrmann pour Hitchcock sur récit d\u2019un patient psychiatrique, d\u2019une actrice kidnappée et d\u2019un syndrome de Stockholm.Brillant.Loup de Mike Nichols, 1994: évocation conjuguée de la bête qui se réveille en Jack Nicholson et de la passion amoureuse que suscite Michelle Pfeiffer.Envoûtant.Dispositions entourant l\u2019aide à mourir Loi québécoise Recommandations soumises à Ottawa Réservée aux adultes Pour adultes, étendue aux mineurs d\u2019ici trois ans Maladies graves et incurables Maladies terminales et non terminales, graves et irrémédiables, incluant les maladies psychiatriques Consentement continu Consentement préalable accepté Souffrances intolérables Souffrances persistantes et intolérables Demande signée devant deux témoins Demande signée devant deux témoins Examen par deux médecins Examen par deux médecins SUITE DE LA PAGE 1 TRUDEAU JACQUES NADEAU LE DEVOIR Stéfanie Trudeau, qui ne travaille plus pour le SPVM, est reconnue coupable de voies de fait.Ce que cette décision met en évidence, c\u2019est cette solidarité malsaine des policiers qui perdure Alain Arsenault, avocat « » "]
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