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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier H
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2016-02-06, Collections de BAnQ.

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[" COOPÉRATION SEMAINE DU DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL C A H I E R T H É M A T I Q U E H \u203a L E D E V O I R , L E S S A M E D I 6 E T D I M A N C H E 7 F É V R I E R 2 0 1 6 Alternatives: Nourrir la citoyenneté, de Montréal à Yaoundé Page H 3 Déplacés et réfugiés syriens: les ONG québécoises en première ligne Page H 2 DONNEZ devp.org | 1 888 664-3387 Des millions de familles fuient dans la douleur.Soyons solidaires.Votre don sera jumelé jusqu\u2019au 29 février 2016.É T I E N N E P L A M O N D O N É M O N D N ouveau gouvernement, nouvelles orientations, mais pas de virage à 180 degrés en matière d\u2019aide internationale, indique Marie- Claude Bibeau, nouvelle ministre du Développement international, en entrevue téléphonique avec Le Devoir depuis Londres, où elle s\u2019apprête à participer à une conférence sur l\u2019aide humanitaire à appor ter en Syrie.Le gouvernement Trudeau est revenu, depuis son élection, sur plusieurs politiques et programmes mis en place par le gouvernement Harper.Mais Mme Bi- beau juge que «c\u2019est difficile, en matière de développement, de faire table rase».Le retour d\u2019une structure comme l\u2019Agence canadienne de développement international (ACDI), dont la fusion avec le ministère des Affaires étrangères avait été annoncée en 2013, n\u2019est pas dans ses plans.«Par contre, en matière d\u2019orientation, on va recentrer notre aide vers les pays les plus pauvres et les plus vulnérables», dit-elle.Elle assure aussi que, contrairement au pré- cédent gouvernement, les changements climatiques vont influencer ses décisions.« On va travailler la question de la croissance économique, mais la regarder avec une paire de lunettes plus environnementale », af firme-t-elle.L\u2019aide dans les secteurs de l\u2019agriculture et de l\u2019énergie sera notamment colorée par cette nouvelle orientation.Le Canada s\u2019est d\u2019ailleurs engagé, lors du Sommet du Commonwealth à Malte le 27 novembre dernier, à investir 2,65 milliards au cours des cinq prochaines années pour aider les pays en développement à lutter contre les changements climatiques.Pour le reste, Mme Bibeau s\u2019engage essentiellement à repartir sur certaines bases laissées par les conservateurs, tout en y apportant des ajustements.C\u2019est le cas pour l\u2019initiative de Muskoka, lancée en 2010, qui a fait de la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants le cheval de bataille du Canada en matière de coopération internationale.Plusieurs groupes de la société civile avaient reproché à ce programme d\u2019évacuer la planification des naissances.Mme Bibeau réitère que le gouvernement libéral va l\u2019élargir pour inclure la santé reproductive.Au sujet de la contraception et de l\u2019avortement, elle répond que le gouvernement va « y aller en respect avec les dif fé- rentes cultures où l\u2019on est.[\u2026] On y est plutôt favorables.L\u2019idée, c\u2019est de laisser les organisations proposer les programmes qui sont adaptés au pays [qui reçoit l\u2019aide].Ce ne sera pas un critère d\u2019exclusion».Pour ce qui est de la Politique de partenariat avec la société civile, dévoilée par l\u2019ancien ministre conservateur Christian Paradis en février 2015, «ce n\u2019est pas impossible qu\u2019on se l\u2019approprie ou du moins qu\u2019on l\u2019ajuste, précise-t-elle.On ne recommencera pas à zéro à ce sujet ».Néanmoins, elle tente de rétablir le dialogue entre le gouvernement et la société civile, presque interrompu sous les anciens ministres Bev Oda et Julian Fantino, avant un changement de ton amorcé l\u2019année dernière sous Christian Paradis.Tant l\u2019Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) que le Conseil canadien de AIDE INTERNATIONALE CANADIENNE Pas de virage à 180 degrés ALEXANDER JOE AGENCE FRANCE-PRESSE Mme Bibeau s\u2019engage essentiellement à repartir sur certaines bases laissées par les conservateurs, tout en y apportant des ajustements.C\u2019est le cas pour l\u2019initiative de Muskoka, lancée en 2010, qui a fait de la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants le cheval de bataille du Canada en matière de coopération internationale.Les réfugiés syriens sont omniprésents dans l\u2019actualité au Québec.Il y a beaucoup à dire sur le sujet.Notamment concernant tout le travail réalisé par des organisations non gouvernementales (ONG) québécoises sur le terrain.Voilà pourquoi l\u2019Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) a choisi le thème des réfugiés cette année pour la Semaine du développement international lancée dimanche.M A R T I N E L E T A R T E L e bédéiste Francis Desharnais (Burquette, Salomé et les hommes en noir) a travaillé d\u2019arrache-pied pendant un mois pour raconter le parcours d\u2019une famille de réfugiés syriens, de la Syrie à Joliette en passant par le Liban.L\u2019histoire est fictive, mais tous les éléments sont vraisemblables.Pour s\u2019en assurer, quatre spécialistes des questions humanitaires et de l\u2019accueil des réfugiés au Québec ont approuvé chaque élément scénaristique de la bande dessinée.« La bande dessinée est un outil éducatif très fort et nous souhaitons susciter avec cette création un intérêt accru à propos des enjeux soulevés par la crise actuelle », explique Marie Brodeur Gélinas, chargée de programmes responsable de la Semaine de développement international à l\u2019AQOCI.Une quinzaine d\u2019organismes réalisent d\u2019ailleurs des rencontres de sensibilisation dans des cégeps et des maisons des jeunes en présentant la bande dessinée.L\u2019an dernier, l\u2019AQOCI avait tenté une première expérience du genre avec cinq bé- déistes \u2014 dont Francis Desharnais.Chacun devait créer une planche sur une thématique différente.Le choix de Francis Desharnais s\u2019est imposé cette année pour relever le défi de cette bande dessinée notamment parce que ses œuvres témoignent d\u2019un intérêt et d\u2019une sensibilité pour les différentes cultures.Burquette raconte l\u2019histoire d\u2019une jeune fille forcée de porter la burqa par son père intellectuel qui souhaite la libérer de sa superficialité.Puis, plus récemment, Salomé et les hommes en noir suit Salomé, fraîchement installée dans Outremont où elle découvre la communauté hassidique.Si la famille de réfugiés syriens s\u2019installe à Jo- liette, c\u2019est parce qu\u2019on y trouve le Comité régional d\u2019éducation pour le développement international de Lanaudière (CREDIL), qui accueille des familles syriennes.« C\u2019est le seul de nos membres actif à la fois dans des projets à l\u2019étranger en solidarité internationale et dans l\u2019accueil d\u2019immigrants ici », indique Marie Brodeur Gélinas.Le lancement à Joliette de Salima d\u2019Alep à Jo- liette de Francis Desharnais aura lieu le 10 février, à midi, à la bibliothèque de l\u2019INRS.Ce centre de documentation présente déjà la vente-exposition d\u2019œuvres des projets Syrian Eyes of the World et Art For Syria Project.«C\u2019est intéressant parce que le thème des réfugiés nous permet de tisser des liens avec beaucoup de gens et d\u2019organismes : il y a une grande mobilisation autour des réfugiés syriens», ajoute Marie Brodeur Gélinas.L\u2019AQOCI a également réalisé un microsite pour mettre en valeur sa bande dessinée.On parle énormément des réfugiés syriens dans les médias, mais les ONG québécoises AQOCI Les réfugiés à l\u2019honneur VOIR PAGE H 4 : RÉFUGIÉS Marie-Claude Bibeau VOIR PAGE H 3 : BIBEAU COOPÉRATION INTERNATIONALE L E D E V O I R , L E S S A M E D I 6 E T D I M A N C H E 7 F É V R I E R 2 0 1 6 H 2 Plus de 4 millions de réfugiés ont fui la Syrie et plus de 7,6 millions de personnes sont des déplacés internes dans ce pays où le conflit a éclaté en mars 2011.C\u2019est donc environ la moitié de la population syrienne qui a fui son domicile.Des ONG québécoises multiplient les efforts auprès de ces gens qui ont besoin de tout.M A R T I N E L E T A R T E A lep, Syrie, 30 décembre 2015.La ville est en ruine.La station d\u2019épuration des eaux a cessé de fonctionner depuis des années en raison de la guerre et des nombreuses interruptions d\u2019approvisionnement en électricité.Grâce aux ef for ts d\u2019Oxfam- Québec et du Croissant-Rouge arabe syrien, un générateur est livré à la station d\u2019épuration des eaux pour lui permettre de redevenir fonctionnelle.« La population d\u2019Alep recommence à être approvisionnée en eau, autant du côté des rebelles que de celui des forces loyales au gouvernement », se ré jou i t Jean -Bap t i s te La - c o m b e , c h a r g é d e p r o - grammes humanitaires chez Oxfam-Québec.C\u2019était un projet d\u2019une très grande envergure pour Oxfam- Québec.Il a fallu négocier avec doigté auprès de nombreuses par ties prenantes, comme plusieurs ministères syriens, de même qu\u2019avec les forces rebelles puisque la station d\u2019épuration est située d a n s u n e z o n e q u \u2019 e l l e s contrôlent.« L\u2019aide du Croissant-Rouge arabe syrien, une organisation locale active depuis des années sur le terrain, a été très précieuse pour y arriver», précise-t-il.Oxfam-Québec est très active dans le domaine de l\u2019approvisionnement en eau potable en Syrie.Un autre projet est en cours à Homs.« Cette ville aussi a été complètement détruite, mais il y reste encore beaucoup de gens et certains y retournent, indique Jean-Baptiste Lacombe.Notre projet devrait être terminé d\u2019ici la fin avril et approvisionner environ 11 000 personnes.» L\u2019ONG met aussi la main à la pâte dans dif férentes régions en périphérie de Damas, que ce soit pour la réalisation de petits puits ou l\u2019approvisionnement en pièces.Elle a aussi fourni des kits avec des produits d\u2019hygiène de base à des écoles primaires et installé des toilettes préfabriquées dans un bâtiment désaffecté où se sont installés 4000 Syriens.« La situation humanitaire en Syrie est vraiment tragique, explique M.Lacombe.La guerre n\u2019est pas de la même intensité dans toutes les régions du pays, mais avec le nombre de groupes armés présents, les attaques sont très imprévisibles.» Oxfam-Québec y limite d\u2019ailleurs le plus possible la présence de travailleurs internationaux.Lorsque Jean-Baptiste Lacombe doit voir les gens sur le terrain pour faire avancer des projets, il les rencontre à Beyrouth, au Liban, qui est plus sécuritaire.Les réfugiés au Liban Il est plus dif ficile maintenant qu\u2019au début du conflit de quitter la Syrie.Les pays frontaliers ont resserré leur contrôle.C\u2019est le cas de la Turquie, de la Jordanie, mais aussi du Liban.En ce moment, c\u2019est le pays qui a le plus de réfugiés par habitant dans le monde : une personne sur quatre est réfugiée au Liban.Ils sont majoritairement syriens, mais aussi palestiniens et irakiens.« Les réfugiés sont très nombreux et leur statut est très précaire ; le Liban n\u2019a jamais signé la Convention relative au statut des réfugiés de l\u2019ONU », explique Julie Lapalme, chargée de programmes \u2014 secours d\u2019urgence, Développement et Paix.Au Liban, il n\u2019y a pas de camps de réfugiés of ficiels : les Syriens s\u2019installent où ils peuvent, avec les moyens du bord.Des centres commerciaux désaffectés, où s\u2019entassent de nombreuses familles syriennes.Des tentes ou abris fabriqués à partir de panneaux publicitaires installés un peu partout dans le pays.Des Syriens qui louent de petits espaces dans des garages à des agriculteurs pour qui ils travaillent au noir.« Les réfugiés n\u2019ont pas le droit de travailler au Liban, ils n\u2019ont pas de revenu, alors ils sont dépendants de l\u2019aide humanitaire, explique Julie La- palme.Ils vivent dans des conditions très précaires, sans électricité ni eau très souvent, avec de nombreux risques pour la santé et la salubrité.» Développement et Paix finance le projet de cliniques de son partenaire Caritas Liban.Partout au pays, elles offrent des soins et des médicaments gratuits aux réfugiés.Les enfants ont aussi droit à de l\u2019aide psychosociale.« Des cliniques mobiles se rendent même dans les endroits plus reculés où les réfugiés n\u2019ont pas de transport pour se rendre dans les cliniques des centres urbains », explique Mm e La- palme, une habituée de la région jointe à Montréal tout juste avant qu\u2019elle s\u2019envole pour un séjour au Liban.Développement et Paix travail le aussi avec un par te- naire dans le domaine de l\u2019éducation.« Le gouvernement libanais a ouver t les écoles publiques aux réfugiés, mais plusieurs ont arrêté l \u2019école depuis un moment déjà, et en Syrie, ils étudiaient en arabe seulement, alors qu\u2019au Liban, c\u2019est arabe, français et anglais, explique-t- elle.Il faut les mettre au niveau.Puis ce n\u2019est pas encore tous les enfants qui ont accès à l\u2019école, notamment pour des enjeux de transport.Notre partenaire fournit d\u2019ailleurs du transport aux enfants dans les endroits reculés.» Pendant ce temps à Joliette Alors que le conflit dure en Syrie depuis cinq ans maintenant, cer taines fa - mil les sont en train de refaire leur vie à l\u2019étranger.À Joliette, par exemple.Après un passage au Liban, une première famille vient de s\u2019y installer.Prise en charge par l\u2019État, elle est accueillie par le Comité régional d\u2019éducation pour le développement international de Lanaudière (CREDIL).« Nous accueillons les familles, nous leur trouvons un logement, nous leur donnons de l\u2019information sur plusieurs éléments de la vie ici, nous les aidons dans leurs dif férentes démarches comme l\u2019inscription aux cours de francisation et à l\u2019école, puis pour leur demande d\u2019aide sociale afin qu\u2019elles puissent vivre les premiers temps », explique Claudia Cobos, chargée de programmes en immigration au CREDIL.L\u2019organisme, actif dans l\u2019ac- c u e i l d e r é f u g i é s d e p u i s 20 ans, accompagnera ces nouveaux arrivants pour les cinq prochaines années afin de faciliter leur intégration.« Nous recevons beaucoup d\u2019appels de gens qui veulent aider, devenir bénévoles ou donner des biens.» Le CREDIL s\u2019attend à accueillir 50 Syriens au total.Collaboratrice Le Devoir DÉPLACÉS ET RÉFUGIÉS SYRIENS Les ONG québécoises en première ligne TABITHA ROSS CARITAS La directrice médicale d\u2019un dispensaire mis en place par Caritas Liban, un partenaire de Développement et Paix.Elle donne des soins à Helena, une petite fille de 13 mois.CRISE DES INÉGALITÉS La « démocratie économique » reste à conquérir H É L È N E R O U L O T - G A N Z M A N N « D es solutions existent p o u r i n v e r s e r l a donne, croit cependant Simon Tremblay-Pépin, chercheur à l\u2019Institut de recherche et d\u2019in- f o r m a t i o n s s o c i o - é c o n o - miques (IRIS).Mais ça ne sera pas un cadeau, prévient- il.Tout comme la démocratie politique n\u2019a pas été un cadeau, il faudra que le peuple se batte pour obtenir enfin la démocratie économique.» Même si les chiffres présentés par Oxfam sont contestables et contestés puisque, évidemment, les plus riches de la planète n\u2019ont pas intérêt à dévoiler tous leurs avoirs et ne se privent pas d\u2019en cacher une partie, M.Tremblay-Pépin admet que l\u2019année 2015 est un cap symbolique.Et que le fait que 1 % de la planète puisse posséder autant que tous les autres quidams réunis est de nature à frapper les esprits.«Ce ne sont pas que des statistiques, commente-t-il.Les conséquences de cette crise des inégalités sont innombrables et profondes.Il y a une corrélation entre les inégalités et les problèmes socio-économiques.Que ce soit au niveau de la santé des gens, de leur taux d\u2019obésité, des taux de suicide, de la sécurité, de l\u2019égalité entre les hommes et les femmes, bref de toute une série de facteurs proches de la vie quotidienne des personnes, les pays les plus égalitaires sont ceux qui ont des meilleurs résultats.Il y a des gens pour dire le contraire, qui af firment que les inégalités, ce n\u2019est pas grave et qu\u2019elles peuvent même être bénéfiques.Eh bien, ce n\u2019est pas vrai.Les études démontrent formellement le contraire.» Les 1 % seraient-ils donc tous des égoïstes sans cœur ?« Je ne suis pas dans leur tête, ni dans leur cœur, répond le chercheur.Il y en a certainement dedans qui sont touchés par les images de misère qu\u2019ils peuvent voir.Mais c\u2019est plutôt collectivement que l\u2019on doit se poser des questions.Nous sommes en droit de nous demander comment ça se fait qu\u2019avec les outils que nous avons, les États, nos institutions, etc., nous n\u2019essayons pas de réduire les inégalités.» Tout simplement parce que la richesse de ces personnes leur donne le pouvoir, pour- suit-il dans sa démonstration.« U n p o u v o i r p o l i t i q u e puisqu\u2019il n\u2019y a qu\u2019à regarder le Québec pour s\u2019apercevoir que les chefs des trois grands partis sont tous des millionnaires, souligne M.Tremblay-Pépin.Un pouvoir économique également, celui de donner du travail à des centaines, des milliers, des millions de gens, ou de le leur retirer.Celui de les payer plus ou moins, et plutôt moins que plus.» La «main-d\u2019œuvre cachée» À ce sujet, le Forum économique de Davos a été l\u2019occasion pour la Confédération s y n d i c a l e i n t e r n a t i o n a l e (CSI) de publier elle aussi un rapport sur la « main d\u2019œuvre cachée » utilisée par les multinationales.Ce rappor t révèle que le long des chaînes mondiales d\u2019approvisionnement de cinquante des plus grandes firmes inter nationales, à peine 6 % du personnel entretient une relation directe avec l\u2019entreprise.«Les multinationales portent toujours le discours qu\u2019elles respectent les normes en matière de responsabilité sociale et environnementale, note Jacques Létourneau, président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et membre de la CSI.Alors que ce sont les mêmes qui, au moyen de la sous-traitance, emploient des dizaines de millions de personnes dans les zones franches et les pays du Sud, à des taux de salaires indécents.» Au nom des profits, la sécurité est négligée, ce qui mène à des accidents, voire des morts, indéfendables sur les lieux de travail, peut-on lire dans le rapport.Ces gains sont amplifiés par la fraude fiscale ou sont dramatiquement liés à la pollution de terres et d\u2019eaux communautaires.Paradis fiscaux Fraude fiscale\u2026 Le rapport d\u2019Oxfam pointe quant à lui du doigt les paradis fiscaux, comme ter res de tous les maux.Selon ses auteurs, il faudrait commencer par les éradiquer, car ils permettent aux plus riches de cacher leurs milliards bien loin de la fiscalité, bien loin donc de l\u2019État providence, censé être là pour réduire les inégalités.«C\u2019est là que je trouve que la démonstration d\u2019Oxfam est limitée, note Simon Tremblay-Pé- pin.Contrairement à ce que le rapport dit, les paradis fiscaux ne sont pas un lieu où aboutit la richesse une fois qu\u2019elle a été construite.C\u2019est plutôt grâce aux paradis fiscaux que ces richesses s\u2019accumulent.Les riches implantent leurs entreprises en fonction des possibilités qu\u2019ils ont de contourner les lois à tel ou tel endroit.» Ainsi, les paradis fiscaux ne sont qu\u2019un symptôme des iniquités, le véritable problème étant notre système économique.Pour M.Tremblay-Pé- pin, comme pour M.Létour- neau, la seule façon de mettre fin à cette crise des inégalités, c\u2019est d\u2019aller vers un système économique plus juste et démocratique, un système qui fasse en sorte que les gens qui font le travail soient plus capables de décider collectivement.Pas uniquement ceux qui détiennent le capital.« Pour cela, il faut donner aux travailleurs les moyens de renforcer leur capacité de négocier des meilleures conditions de travail, croit le président de la CSN.Leur donner les moyens de créer des syndicats, notamment dans les pays du Sud, là où le droit du travail est presque inexistant.Ça passe par une solidarité entre les travailleurs et les travailleuses partout sur la planète.Dans les pays du Nord, ça peut aussi passer par la dénonciation des pratiques des multinationales.Parce que ces firmes n\u2019aiment pas trop qu\u2019on mette sur la place publique leurs pratiques scandaleuses.Ces mécanismes de solidarité s\u2019observent pourtant de plus en plus.» Y aurait-il donc de quoi être optimiste ?« Je le suis, répond Simon Tremblay-Pépin.Il y a de plus en plus de gens qui réalisent que le système économique est défaillant.Mais le changement, il faudra aller le chercher.Car ce ne sont pas ceux qui ont aujourd\u2019hui le pouvoir politique et économique qui vont vouloir bouger d\u2019un pouce.» Collaboratrice Le Devoir Voilà, c\u2019est fait ! Selon un rapport d\u2019Oxfam publié en janvier à l\u2019occasion du Forum économique de Davos, en Suisse, les 1 % les plus riches possèdent désormais davantage que les 99% restants.Et c\u2019est arrivé un an plus tôt que prévu.Pourquoi ?Parce que les plus grosses fortunes « font usage de leur pouvoir et de leurs privilèges pour biaiser le modèle économique et creuser le fossé entre [elles] et le reste de la population », peut-on lire dans le rapport.APPRENEZ À DEVENIR COOPÉRANT INTERNATIONAL.INSCRIVEZ-VOUS AU CERTIFICAT EN COOPÉRATION INTERNATIONALE.Admission Été et Automne 2016 fep.umontreal.ca MUNIR UZ ZAMAN AFP Un employé d\u2019une usine textile au Bangladesh COOPÉRATION INTERNATIONALE L E D E V O I R , L E S S A M E D I 6 E T D I M A N C H E 7 F É V R I E R 2 0 1 6 H 3 À Biyem-Assi, quartier populaire de Yaoundé, la capitale du Cameroun, le projet d\u2019agriculture urbaine mis en place par Alternatives dans le cadre du programme Québec sans frontières du ministère des Relations internationales et de la Francophonie fait s\u2019activer jeunes et moins jeunes autour de seaux et de bouteilles en plastique débordant de cultures.Sur le bitume, du vert ! S O P H I E S U R A N I T I C ela fait déjà plus de dix ans que l\u2019organisation de solidarité montréalaise Alternatives, créée en 1994, s\u2019implique dans des projets d\u2019agriculture urbaine à Montréal et à l\u2019étranger, car faire pousser des légumes soulève des enjeux allant bien au-delà d\u2019une pratique bonne pour le moral et l\u2019estime de soi ! Dans un contexte global de réchauffement climatique, d\u2019urbanisation galopante, de souveraineté alimentaire, l\u2019agriculture urbaine joue un rôle primordial partout dans le monde.« Ces projets ont non seulement des impacts locaux, directs, mais ils ont aussi des impacts plus larges, plus macroéconomiques», explique Michel Lambert, cofondateur et directeur général d\u2019Alternatives depuis 2007.D\u2019où la mise en place du programme d\u2019agriculture urbaine Nourrir la citoyenneté au sein de l\u2019organisme dès 2003.«Nous ne sommes pas toujours capables d\u2019avoir un impact politique dans les dif férents pays où nous intervenons.Tout simplement parce que ce n\u2019est pas notre rôle.Sur le terrain, notre travail est de nous assurer que les gens n\u2019auront plus besoin de nous.On installe la patente, on forme sur nos installations puis les participants deviennent autonomes.Mais c\u2019est sûr que lorsqu\u2019on est quelque part, c\u2019est que ça ne va pas bien.» L\u2019exemple de Yaoundé Justement, à Yaoundé, au Cameroun, ça ne va pas bien fort.Forte densité urbaine, relief accidenté de celle qu\u2019on surnomme la ville aux sept collines, qui se retrouve engorgée lors de pluies diluviennes, réseau d\u2019aqueducs fatigué, voire inexistant (l\u2019eau qui s\u2019épand des cultures est aussi celle qui coule du robinet), régime politique muselant (Paul Biya, 83 ans, règne depuis 1982).Faire pousser du vert dans un tel contexte sanitaire et politique s\u2019avère un défi de taille ! De la taille des seaux en plastique remplis de cultures qui jonchent les espaces bétonnés encore vacants et de bouteilles en plastique servant de pots à fines herbes accrochées sur les murs de certaines bâtisses.À Yaoundé, le projet Nourrir la citoyenneté a démarré en 2011.Au départ, il s\u2019agissait de mettre en place un jardin modèle que l\u2019association de droit camerounais et partenaire du projet, Protège QV, allait faire vivre.Comment faire une pépinière, du compost, fabriquer un germoir, connaître les besoins des plantes, traiter les maladies, etc.Grâce à une palette d\u2019outils tels que la tenue d\u2019une émission hebdomadaire dans une radio communautaire, un kiosque d\u2019information et des ateliers pédagogiques (dont l\u2019élaboration d\u2019un guide), la sensibilisation à l\u2019agriculture urbaine dans ce quartier populeux s\u2019est transformée en un projet triennal à partir de 2013, avec des échanges de savoirs par l\u2019entremise de stagiaires envoyés sur place.«Il existe déjà une agriculture urbaine dans la capitale ; en fait, chaque terrain vague a été investi par des cultures.Notre rôle est donc plus d\u2019accompagner les résidents et de les encourager à choisir de meilleures pratiques, comme de cultiver de façon biologique », relate Évelyne Boisjoly-Lavoie, assistante à la mobilisation et vie associative chez Alternatives, qui connaît bien le pays pour y être allée plusieurs fois.Et il n\u2019y a pas que la culture hors-sol qui est mise en avant.Par exemple, les jeunes de l\u2019école Les Pigeons ont mis la main à la terre dans une petite parcelle proche du cours d\u2019eau dont le quartier tire son nom.Savoir adapter et s\u2019adapter Et ça marche ?Dans l\u2019ensemble, oui, la réponse est bonne, les choses fonctionnent, mais il faut savoir jongler avec une réalité du terrain à géométrie variable.Comme l\u2019assiduité des participants qui laisse parfois à désirer, la radio communautaire qui manque de moyens, les sorties de territoire pas si simples à obtenir du côté camerounais (dans le cadre du volet réciprocité du programme Québec sans frontières, deux Camerounais séjournent deux mois et demi à Montréal), les difficultés pour boucler les financements, les calendriers à coordonner (comme chez nous, les jeunes Camerounais sont en pause l\u2019été, impossible donc de prévoir des ateliers pédagogiques dans les écoles).Entre le projet écrit et la vraie vie sur place, il y a donc toujours des ajustements à faire.Même chose pour le transfer t des expertises agricoles.Par exemple, les bacs à double fond qu\u2019Alternatives a mis au point (les « prêts-à- pousser »), qui fonctionnent très bien dans le contexte des toits verts montréalais, n\u2019étaient pas adaptés à Yaoundé.En raison des infrastructures (trop de poids sur des bâtiments fragiles) et du matériel recyclé ardu à trouver.« Là-bas, le moindre seau en plastique est déjà utilisé.On a tout de même montré aux participants comment fonctionne notre bac à double fond.Mais on l\u2019a remplacé par d\u2019autres équipements repérés sur place, d\u2019autres techniques.On a notamment mis l\u2019accent sur l\u2019utilisation des bouteilles en plastique pour la culture des fines herbes et des laitues, car il y en a en masse ! » raconte Évelyne.Et la suite?L\u2019été prochain, sept stagiaires québécoises (oui, que des jeunes femmes coopérantes !) vont poursuivre le travail de sensibilisation et d\u2019éducation avec l\u2019aide et le soutien de leur accompagnatrice : ateliers, radio, kiosque.Pour cette deuxième année qu\u2019entame le projet triennal, d\u2019autres écoles, groupes communautaires et citoyens, toujours issus du même quartier, devraient embarquer.La réflexion devrait également être lancée quant à la manière de tirer des revenus substantiels de cette activité agricole.«En coopération internationale, là où un projet devient un bon coup, c\u2019est lorsqu\u2019au bout de deux ou trois ans les par tenaires poursuivent sans nous, qu\u2019ils amorcent leur propre programme.Notre objectif est de regarder là où ils en sont, de définir avec eux ce qu\u2019on peut faire pour leur venir en aide.Ils peuvent aussi nous revenir s\u2019ils souhaitent passer à un autre niveau, une fois les besoins de base réglés [lesquels ne vont malheureusement pas en diminuant lorsqu\u2019on voit ce qui se passe au niveau planétaire].Bien sûr, Alternatives aimerait que chaque projet dans lequel l\u2019organisation s\u2019implique ait un volet de plaidoyer.Il est toujours possible de régler un problème avec ce que j\u2019appelle un \u201cprojet plaster\u201d.Mais c\u2019est mieux si on parvient à se positionner en amont pour faire valoir des changements législatifs, que ce soit à l\u2019étranger ou au Québec », confie Michel Lambert.Collaboratrice Le Devoir ALTERNATIVES Nourrir la citoyenneté, de Montréal à Yaoundé SOURCE ALTERNATIVES Difficile de faire pousser du vert dans le contexte sanitaire et politique de Yaoundé, au Cameroun.Pourtant, des seaux en plastique remplis de cultures jonchent les espaces bétonnés encore vacants et des bouteilles en plastique accrochées sur les murs de certaines bâtisses servent de pots à fines herbes.Aller plus loin Pour en savoir plus sur le programme d\u2019agriculture urbaine Nourrir la citoyenneté d\u2019Alternatives : http://www.lesjardins.alternatives.ca Pour en savoir plus sur le programme Québec sans frontières : http://www.mrif.gouv.qc.ca/qsf/ Au sein de ce programme, Alternatives a trois stages, dont celui au Cameroun en agriculture urbaine.coopération internationale (CCCI) ont confirmé au Devoir avoir constaté une nouvelle écoute de la part du gouvernement et des fonctionnaires d\u2019Af faires mondiales Canada depuis l\u2019entrée en poste de Mme Bibeau.« On en est à une première étape de consultations avec les grandes organisations et les regroupements d\u2019organismes qui travaillent à l\u2019international, explique cette dernière.Ça va nous aider à préciser nos nouvelles orientations, nos nouvelles politiques et ensuite on va se transporter dans une deuxième étape de consultations où l\u2019on va se promener à travers le Canada pour rencontrer un plus grand nombre de ces organisations et voir quels sont les meilleurs moyens d\u2019atteindre nos objectifs en les mettant à contribution.» Elle ne peut garantir pour l\u2019instant une augmentation des budgets accordés à l\u2019aide publique au développement.« Je suis en grande discussion avec le ministre des Finances sur le sujet, affirme-t-elle.On va trouver de nouveaux mécanismes, de nouveaux outils, qui vont faire en sorte que la contribution du Canada serve de levier.» Elle évoque, tout en demeurant floue, les possibilités de recourir à des « contributions remboursables» et à des opportunités en lien avec «des partenaires privés ou des fondations».Selon les chiffres de l\u2019Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la somme nette versée annuellement à ce secteur par le Canada est passée de 5,56 milliards $US en 2012 à 4,47 milliards $US en 2014, soit une chute de près d\u2019un milliard en deux ans.La por tion du budget canadien allouée au développement international représente ainsi 0,24% du revenu national brut (RNB), soit en- deça de la moyenne des pay sde l\u2019OCDE, fixée à 3%.Selon Stephen Brown, professeur à l\u2019Université d\u2019Ottawa et codirecteur de l\u2019ouvrage Rethinking Canadian Aid, publié en 2014 aux Presses de l\u2019Université d\u2019Ottawa, le gouvernement devrait « au moins rétablir le niveau d\u2019il y a quelques années » .Il ajoute que « le Royaume-Uni, malgré des problèmes fiscaux beaucoup plus graves que ceux du Canada, a atteint et même entériné dans la loi le 0,7 %.C\u2019est avant tout une question de volonté».Du côté des organismes de coopération internationale, les attentes sont élevées.L\u2019AQOCI et le CCCI souhaitent voir la mission d\u2019éducation et d\u2019engagement du public de leurs organismes membres être à nouveau dûment reconnue et financée.«Avant, il y avait toute une gamme de programmes d\u2019engagement du public, des possibilités de financer des documentaires ou des campagnes de sensibilisation sur différents sujets.Tout ça a presque disparu », soulève Chantal Havard, gestionnaire des communications du CCCI.L\u2019AQOCI souhaite aussi que le gouvernement prenne davantage en compte les besoins des petites et moyennes organisations, qui ont été les principales perdantes de l\u2019approche par appels d\u2019offres temporairement utilisée par le gouvernement Harper.«Ultimement, on espère même avoir une enveloppe spécifique pour ces organisations », indique Michèle As- selin, directrice générale de l\u2019AQOCI.Son association persiste aussi à revendiquer la création d\u2019un poste d\u2019ombudsman indépendant, qui pourrait enquêter sur les entreprises canadiennes œuvrant à l\u2019étranger dans le cas de plaintes relatives à des violations des droits de la personne.Le CCCI et l\u2019AQOCI ont fait leur deuil de l\u2019ACDI, mais Stephen Brown s\u2019inquiète toujours de la répercussion de sa fusion.« Le danger là-dedans, c\u2019est comment s\u2019assurer que ce ne sera pas les intérêts canadiens qui vont primer sur les intérêts des pays en voie de développement», indique-t-il.Collaborateur Le Devoir SUITE DE LA PAGE H 1 BIBEAU csn.qc.ca Agir sur s r is s u pour un monde plus juste, ÇA PRESSE ! Le Canada doit s\u2019impliquer plus Le 2 février dernier, La Presse canadienne rapportait que les gouvernements norvégien, allemand et britannique réclamaient une aide deux fois plus importante de la part du Canada en réponse à la crise humanitaire en Syrie.En entrevue avec Le Devoir, Marie-Claude Bibeau n\u2019a pas voulu dévoiler de chiffre avant l\u2019annonce d\u2019une stratégie globale du Canada au Moyen-Orient, mais elle a assuré que « le Canada [allait] faire sa juste part à l\u2019égard de cette crise».La Syrie constitue en ce moment l\u2019un de ses dossiers prioritaires.Au moment de l\u2019entrevue, elle revenait d\u2019une tournée en Jordanie et au Liban, où se trouvent actuellement des centaines de miliers de réfugiés syriens.«L\u2019aide humanitaire de premier niveau et l\u2019aide alimentaire, ce n\u2019est pas suffisant.Il faut aider les communautés d\u2019accueil, qui voient leur population augmenter, à s\u2019organiser pour accueillir pendant un certain temps cette nouvelle population», a-t-elle précisé. COOPÉRATION INTERNATIONALE L E D E V O I R , L E S S A M E D I 6 E T D I M A N C H E 7 F É V R I E R 2 0 1 6 H 4 Helena Arroyo et Élizabeth Laval, deux coopérantes volontaires d\u2019ici, donnent présentement de leur temps en Amérique centrale et en Amérique du Sud dans leurs champs d\u2019exper tise respectifs.Et ce, dans le cadre du programme Uniterra, mis en œuvre conjointement par le Centre d\u2019étude et de coopération internationale (CECI) et l\u2019Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC).Qu\u2019en est-i l ?Et que font- elles au juste sur le terrain ?Entretien par\u2026 courriel.T H I E R R Y H A R O U N N ous leur avons soumis quelques questions, et voici un résumé de leurs réponses.« Je suis une jeune Montréalaise qui fut très tôt indignée par l\u2019injustice et plus tard passionnée par l\u2019analyse des politiques publiques et de développement », lance d\u2019entrée de jeu Élizabeth Laval, qui est présentement conseillère pour la promotion de la participation citoyenne auprès de l\u2019entreprise municipale chargée de fournir les ser vices d\u2019eau et d\u2019assainissement dans le département de San Martín, EPS Emapa San Martín S.A., située dans l\u2019Amazonie péruvienne.Son mandat s\u2019inscrit dans le cadre du programme de coopération volontaire «professionnel long terme» Uni- terra, coordonné par le CECI et l\u2019EUMC.«Au cours de la dernière année, j\u2019ai particulièrement contribué au développement et à la mise en œuvre d\u2019initiatives de protection des bassins versants.» Elle en précise d\u2019ailleurs le contexte : «Les vingt dernières années ont été marquées par l\u2019arrivée de nombreux migrants pratiquant l\u2019agriculture [principalement du café et du cacao] et l\u2019élevage en amont des captages d\u2019eau.À mesure que les zones déboisées s\u2019étendaient à vitesse grand V, l\u2019entreprise a pu observer l\u2019augmentation du niveau de turbidité de la rivière en hiver, la diminution de son débit en été et la dégradation de la qualité de son eau de manière générale.En d\u2019autres termes, plusieurs localités ont vu leur accès à l\u2019eau potable diminuer de manière fulgurante.» « Je travaille donc, poursuit- elle, à différents niveaux avec l\u2019entreprise, les populations locales et les instances gouvernementales pour la mise en œuvre de campagnes de sensibilisation et de politiques de reboisement et de modification des pratiques agricoles.Nous sommes notamment en plein processus d\u2019institutionnalisation d\u2019un complexe [mécanisme de rétribution pour services écosysté- miques hydriques] selon lequel les populations urbaines en aval rétribuent un pourcentage de leur facture en eau aux activités de récupération et de conservation» qui ont été implantées par les populations en amont.Pourquoi vous engager en ce sens ?« Parce que tant l\u2019augmentation fulgurante des inégalités que la dégradation de l\u2019environnement de notre planète sont des faits à la fois bien réels et aberrants aux conséquences interreliées et dévastatrices.Chacun doit apporter son humble contribution, que ce soit en consommant localement, en prenant les transports en commun ou en faisant simplement montre d\u2019un minimum d\u2019empathie.» Jusqu\u2019à quel point votre expérience vous enrichit-elle sur les plans personnel et professionnel ?« Sur le plan professionnel, outre les multiples défis que pose la réalité du terrain, la grande dif férence avec mes postes précédents est l\u2019incroyable autonomie dont je jouis.Et sur le plan personnel, c\u2019est une aventure quotidienne que d\u2019être la seule étrangère.C\u2019est un apprentissage constant qui incite à l\u2019introspection.Cela a provoqué chez moi à la fois la remise en question et l\u2019approfondissement de ce que je croyais être mes certitudes, de mon mode de vie et de ma vision du développement.» Helena Arroyo, passionnée de nature « J\u2019ai fait des études dans le domaine de la géographie environnementale et de la biologie.J\u2019ai terminé mes études universitaires en 2003.Je suis une passionnée de la nature.Je travaille à la protéger.Au cours des dix dernières années, j\u2019ai travaillé dans le domaine de l\u2019éducation en environnement », indique de son côté Helena Ar royo, née en Argentine et citoyenne canadienne depuis son enfance.Elle est présentement à Pana- jachel, au Guatemala, qui est situé dans une région montagneuse (Sier ra Madre) où l\u2019on trouve le lac Atitlan.Elle y est pour travail ler sur la gestion et la réduction des déchets entourant le lac.« J\u2019y suis dans le cadre du projet ProAtitlan du CECI qui vise à sensibiliser [la population] à l\u2019importance de la réduction des déchets et du recyclage.Ma mission se divise en deux parties.Premièrement, venir en appui à dif férentes équipes dans leurs activités, visiter les sites d\u2019enfouissement, les centres de recyclage et de compostage avec des experts.Je par ticipe par ailleurs à deux études, avec la collaboration de consultants, portant sur la caractérisation des déchets.Nous interrogeons des familles qui travaillent directement dans les sites d\u2019enfouissement des déchets et nous recueillons par la même occasion du matériel qui a un potentiel de valeur ajoutée sur le marché.» Deuxièmement, dit-elle, «ma mission vise à analyser les différents aspects du marché du recyclage, comme la quantité du matériel disponible, les prix, les gens, les compagnies, l\u2019implication des femmes et des jeunes et à voir comment on peut améliorer le système.Je me donne aussi pour objectif de réduire l\u2019utilisation des assiettes et des verres fabriqués en polystyrène qui sont tellement utilisés dans les comptoirs alimentaires et qui sont, pour la plupart, non recyclables ».Pourquoi vous engager en ce sens ?« D\u2019abord, parce que j\u2019aime beaucoup voyager et avoir des expériences diverses.Le travail de coopérante me permet de continuer à acquérir de l\u2019expérience professionnelle dans le domaine et de mettre au service de cet organisme mes années d\u2019expérience dans différents projets.Et sur le plan personnel, ce qui est bien, c\u2019est que je me fais de nouveaux amis.Je découvre de nouveaux endroits et je voyage dans mes temps libres.» En rafale Le programme Uniterra est réalisé avec l\u2019appui financier du gouvernement du Canada qui est accordé par l\u2019entremise du ministère des Af faires étrangères, du Commerce et du Développement.Cela dit, vous pouvez suivre nos coopérantes grâce à leur blogue dans Le Blogue des volontaires (blogue-volontaires.ca) qui est une initiative du CECI.Collaborateur Le Devoir CECI Offrir son expertise à l\u2019international sans compter SOURCE CECI Helena Arroyo réside actuellement à Panajachel, au Guatemala, où elle travaille sur la gestion et la réduction des déchets.Élizabeth Laval travaillent avec des populations déplacées et des réfugiés à dif férents endroits dans le monde.Le Québec n\u2019en est pas non plus à sa première grande vague d\u2019accueil de réfugiés.I ls ont contribué à la création du Québec d\u2019aujourd\u2019hui.C\u2019est ce que souhaite souligner le panel public RéfugiéEs et im- migrantEs au Québec : une longue histoire de solidarité inter nationale à par t ir de l\u2019expérience chilienne.« Les panélistes raconteront comment les réfugiés chiliens arrivés au Québec à la suite du coup d\u2019État en 1973 ont participé à la création d\u2019organisations, comme le Comité Québec- Chili [aujourd\u2019hui Comité de solidarité Trois-Rivières], explique Mme Brodeur Gélinas.L\u2019histoire des mouvements sociaux au Québec a été influencée par l\u2019arrivée importante de réfugiés qui se sont mobilisés.» Cet événement, organisé par le Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL) en collaboration avec plusieurs partenaires, se tiendra le 11 février à l\u2019UQAM.Macarons «Bienvenue aux réfugié.es» Avant de savoir que les réfugiés seraient à l\u2019honneur lors de la Semaine du développement inter national, Marie Brodeur Gélinas a lancé la production de macarons cet automne pour soutenir les Syriens.Ils af fichent les mots « Bienvenue aux réfugié.es » avec la traduction arabe autour de l\u2019illustration d\u2019un oiseau avec une brindille au bec réalisée par Elise Gravel.« Nous en avons vendu 13 500 jusqu\u2019à maintenant grâce à la mobilisation de la société québécoise », se réjouit Mme Brodeur Gélinas.Les fonds vont à dif férents organismes au Québec qui viennent en aide aux réfugiés.https://www.facebook.com/ macaronsrefugies Collaboratrice Le Devoir SUITE DE LA PAGE H 1 RÉFUGIÉS COOPÉRATION INTERNATIONALE L E D E V O I R , L E S S A M E D I 6 E T D I M A N C H E 7 F É V R I E R 2 0 1 6 H 5 Encore en pleine mutation, l\u2019architecture de la coopération internationale a considérablement évolué au cours de la dernière décennie.De nouveaux dispositifs de fourniture de l\u2019aide ont émergé, de nouvelles pratiques ont fait leur apparition et le champ d\u2019exercices des coopérants s\u2019est étendu à plusieurs domaines, dont l\u2019alimentation et la santé.Consciente des défis que représente cette tendance et désireuse de répondre adéquatement aux besoins qu\u2019elle engendre, l\u2019Université de Montréal (UdeM) s\u2019apprête à bonifier son certificat en coopération internationale.É M I L I E C O R R I V E A U P luridisciplinaire et combinant des connaissances théoriques à des compétences pratiques, le certificat en coopération internationale que propose l\u2019UdeM a été conçu en 2007 en étroite collaboration avec plusieurs organisations de coopération internationale.Son objectif est ambitieux : amener les étudiants à adopter une approche multidisciplinaire de la coopération internationale et du développement, leur permettre de développer une réflexion critique sur le sujet et les aider à appliquer les apprentissages réalisés dans le cadre du certificat dans des situations concrètes.« Nos professeurs sont des praticiens qui ont une expérience solide et réelle de la coopération, souvent assortie de publications et de recherches reconnues dans le domaine.Ainsi, ils forment les étudiants pour qu\u2019à leur tour ils puissent aller vers la coopération en ayant une idée claire des enjeux et des défis illustrés par des mises en situation variées et des compétences que cela nécessite », résume Mme Carine Nassif-Gouin, responsable du programme.Bien qu\u2019il revête un caractère exhaustif, le certificat n\u2019est pas une formation initiale et doit davantage être considéré comme un complément à celle-ci.Il se déploie en trois blocs : le premier est consacré aux perspectives internationales et comporte des cours comme Dynamique de la coopération ou Coopération et in- terculturalisme.Le deuxième est plus pratico- pratique et permet aux étudiants de s\u2019intéresser plus spécifiquement à des thèmes qui les interpellent personnellement.Quant au troisième, il est conçu pour permettre aux inscrits d\u2019acquérir des connaissances plus générales dans des domaines comme la politique ou la communication.«À cela s\u2019ajoute une activité d\u2019intégration qui peut prendre dif férentes formes, informe la responsable du certificat.Son objectif est de permettre aux étudiants d\u2019intégrer les connaissances acquises au programme dans le cadre d\u2019une activité à réaliser dans ou avec le réseau de la coopération internationale qui peut se traduire par un projet, une enquête, un travail ou un stage.» Prendre les devants Malgré l\u2019intérêt soutenu que portent les étudiants au certificat et la réputation dont jouit ce dernier auprès des organisations de coopération internationale, l\u2019UdeM compte apporter quelques modifications à son programme d\u2019ici 2017.Son objectif : aller au-devant des problématiques émergentes ou préoccupantes plutôt que de les aborder de manière réactive.« Il faut comprendre qu\u2019entre 2012 et 2015 plusieurs événements de nature politique et économique ont modifié le domaine de la coopération internationale, créant de l\u2019incertitude quant aux débouchés réels en coopération internationale», note Mme Nassif-Gouin.Par exemple, en 2012, le gouvernement Harper a dissous Droits et Démocratie (le Centre international des droits de la personne et du développement démocratique).Puis, en 2013, l\u2019Agence canadienne de développement international (ACDI) a fusionné avec le ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement (MAECD).De plus, au cours des dernières années, le Canada n\u2019a cessé de diminuer sa contribution à l\u2019aide publique au développement.En 2014, il n\u2019y a consacré que 0,24 % de son revenu national brut, se classant ainsi au 16e rang parmi les 28 pays donateurs membres du Comité d\u2019aide au développement (CAD) de l\u2019Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).« Parallèlement, plusieurs rappor ts ont fait état de défaillances de la part des multinationales canadiennes.D\u2019après ceux-ci, certaines entreprises contribueraient, en particulier dans le secteur extractif, à l\u2019évasion fiscale ainsi qu\u2019à l\u2019évitement fiscal des individus et des multinationales », indique Mme Nassif-Gouin.Dans le même esprit, en juillet 2015, le Comité des droits de l\u2019homme des Nations unies publiait ses observations finales sur la performance du Canada en matière de respect des droits de la personne.Il y faisait état de plusieurs manquements (droits des femmes, des peuples autochtones, des personnes réfugiées).Enfin, sur le plan environnemental, le Canada s\u2019est désengagé de la réduction de ses émissions de carbone en ver tu du Protocole de Kyoto sur les changements climatiques.« Tout cela engendre de nouveaux enjeux, de nouveaux défis, et nous voulons absolument les intégrer.On vient par exemple de le faire avec la question des enjeux alimentaires ; nous offrons le premier cours francophone sur le sujet [Géopolitique et enjeux alimentaires du développement].Mais il y a plusieurs autres éléments nouveaux que nous aimerions introduire dans notre formation sans que cela prenne nécessairement la forme d\u2019un cours, comme la question du plaidoyer [des organisations de coopération internationale] ou du choc post-traumatique ressenti par certains coopérants à leur retour.Il y a aussi la question de la sécurité, que nous abordons déjà, mais qui mériterait probablement d\u2019être approfondie.Bref, nous sommes en réflexion et nous travaillons à mettre le tout en place», signale la responsable du certificat.Emballée par la bonification du cursus, Mme Nassif-Gouin estime que celle-ci permettra aux étudiants de mieux comprendre les dynamiques qui façonnent aujourd\u2019hui les milieux de la coopération internationale et du développement, et par le fait même, d\u2019être des coopérants plus avisés.« Vous savez, la coopération internationale n\u2019est pas près de mourir, souligne-t-elle.Le rôle de coopérant n\u2019est certes pas facile, mais il est extrêmement nécessaire.Or, être un bon coopérant, ça se prépare.On ne peut pas tout apprendre sur un banc d\u2019école, comme on ne peut pas tout apprendre sur le terrain.Mais les organisations avec lesquelles nous travaillons nous le disent : une formation comme la nôtre, ça fait vraiment une dif férence\u2026 Et elle sera encore plus grande dans quelques mois ! » Collaboratrice Le Devoir UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Un certificat qui s\u2019adapte à la réalité ISSOUF SANOGO AGENCE FRANCE-PRESSE À la suite des attentats de Ouagadougou, au Burkina Faso, la sécurité des coopérants internationaux a été abordée.Un enjeu que souhaite approfondir le certificat de l\u2019UdeM. UNITERRA.CA DEVENEZ VOLONTAIRE ET FAITES UNE DIFFÉRENCE ! ET PARTICIPER À DES PROJETS DE DÉVELOP PEMENT DURABLE ?PARTAGER VOS CONNAISSANCES AUGMENTER LE POUVOIR ÉCONOMIQUE DES FEMMES ET DES JEUNES, VOUS SOUHAITEZ UN MONDE PLUS ÉGALITAIRE, Le programme Uniterra est réalisé grâce à la contribution des Canadiennes et des Canadiens et avec l\u2019appui ?nancier du gouvernement du Canada accordé par l\u2019entremise d\u2019Affaires mondiales Canada.SOLIDARITÉ AVEC LE BURKINA FASO Les ambassadrices du CECI vous invitent à un cocktail organisé en soutien aux femmes étuveuses de riz du Burkina Faso.Cette soirée sera animée par l\u2019écrivain Stanley Péan, avec la participation d\u2019Anne-Marie Cadieux et de Kim Nguyen.AU PROGRAMME Encouragez l\u2019entrepreneuriat féminin, le développement économique, ainsi que l\u2019égalité entre les femmes et les hommes au Burkina Faso en participant à cette soirée au pro?t de 5000 femmes.RÉSERVEZ VOS PLACES DÈS MAINTENANT : CECI.CA/BURKINAFASO PRIX : 150 $ PAR PERSONNE / 500 $ POUR 4 Échanges avec les ambassadrices du CECI et témoignages Projection d\u2019un court-métrage réalisé par Kim Nguyen et Nathalie Pelletier Exposition de photos signées Éric St-Pierre, coopérant du CECI au Burkina Faso Encan-bénéfice Réseautage dans une superbe ambiance aux rythmes jazz et africains Dégustation de bouchées du restaurant Le Serpent MARDI 22 MARS 2016, 18 H FONDERIE DARLING 745, RUE OTTAWA, MONTRÉAL STANLEY PÉAN ANNE-MARIE CADIEUX KIM NGUYEN "]
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