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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier B
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2016-01-20, Collections de BAnQ.

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[" André Turpin, maître d\u2019œuvre d\u2019un grand ?lm exploratoire Page B 10 ECONOMIEArts visuels Le Belgo perd un autre galériste Page B 9 C A H I E R B \u203a L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 0 J A N V I E R 2 0 1 6 F R A N Ç O I S D E S J A R D I N S L a démocratisation technologique permet aux fraudeurs de lancer des filets infiniment plus grands qu\u2019autrefois \u2014 l\u2019époque du « cold call », ou sollicitation au hasard, s\u2019estompe, après tout \u2014 mais l\u2019agent spécial du FBI qui a mené l\u2019enquête criminelle sur le «Loup de Wall Street » dans les années 90 est catégorique : les griffes de la justice sortent plus vite, elles aussi.« Est-ce que ça pourrait se produire encore ?Oui.Pourrait-on l\u2019arrêter plus vite?Absolument.Parce qu\u2019on a les banques de données, des agents d\u2019expérience», a dit mardi Gregory Coleman, de passage à Montréal pour donner une présentation aux clients de la firme de vérification PwC à laquelle Le Devoir a pu assister.«Ce qu\u2019on a appris au cours des dernières années, c\u2019est que la fraude ne va jamais disparaître.Tant et aussi longtemps qu\u2019il y aura un incitatif à récolter de grosses sommes d\u2019argent, elle va continuer », a-t-il dit en marge de sa présentation.En gros, l\u2019histoire ne fait que se répéter.« Avant les années 1990, quand on avait des firmes qui manipulaient des premiers appels à l\u2019épargne [les inscriptions en Bourse] et les actions de pacotille, on a eu des cas de délit d\u2019initié.On a ensuite vu des cas d\u2019actions de pacotille, et qu\u2019est-ce qu\u2019on a vu récemment?Des cas de délit d\u2019initié, pour lesquels le gouvernement utilise des techniques plus sophistiquées, a-t-il dit.On les attrape, ils innovent, on les attrape encore, ils innovent.» La dif férence, fait-il remarquer, c\u2019est l\u2019ampleur des méthodes d\u2019enquête à la disposition des services policiers.«Lorsque j\u2019ai commencé le dossier Stratford Oakmont, il n\u2019y avait pas de banques de données, ni au FBI ni au bureau du procureur général, ce qu\u2019on a maintenant.» Aujourd\u2019hui retraité, Gregory Coleman est un conférencier hors du commun, un raconteur émérite capable d\u2019expliquer dans le détail les rudiments de la fraude boursière en injectant ici et là les anecdotes du policier de terrain qui a tout vu.Pendant près d\u2019une heure, l\u2019approche est limpide, le langage franc.Les anecdotes révèlent un envers du décor qui échappe au grand public.L\u2019auditoire écoute religieusement.Incarcéré pendant 22 mois pendant les années 2000 pour sa fraude de 200 millions, Jordan Belfort, que Leonardo DiCaprio a incarné au grand écran en 2013, s\u2019était donné tous les moyens pour fonctionner le plus longtemps FRAUDE Une traque appelée à se perpétuer Les enquêteurs disposent de plus de moyens, mais les voyous de la finance innovent constamment, explique un expert qui a chassé le « Loup de Wall Street » dans les années 90 É R I C D E S R O S I E R S L a vulnérabilité financière des Canadiens menace d\u2019atteindre « des sommets inégalités », met en garde Jean-Denis Fréchette.La faiblesse des taux d\u2019intérêt, les innovations financières et la plus forte augmentation des prix des logements que des revenus porteront, d\u2019ici la fin de l\u2019année, l\u2019endettement moyen des ménages canadiens à son niveau le plus élevé depuis au moins 25 ans, prévoit le directeur parlementaire du budget (DPB) dans une étude d\u2019une trentaine de pages sur le sujet dévoilée mardi.Équivalant à seulement 90 % du revenu annuel disponible des Canadiens en 1990, la dette des ménages atteignait 171 % l\u2019automne dernier et devrait toucher 174 % à la fin de l\u2019année.Aucun autre pays du G7 n\u2019a assisté à un endettement aussi rapide depuis 2000 et aucun ne présente un niveau d\u2019endettement aussi élevé au- jourd\u2019hui, note le DPB.«Les ménages du Canada sont donc les plus endettés que ceux de tout autre pays du G7 dans l\u2019histoire récente.» Cette dette se compose pour environ des deux tiers de prêts hypothécaires et pour un dernier tiers d\u2019autres sortes de prêts pour l\u2019achat d\u2019automobile, de meubles et autres biens de consommation.Le relèvement des taux d\u2019intérêt par la Banque du Canada devrait graduellement freiner l\u2019augmentation du prix des maisons et ramener cet endettement à 169 % en 2020, estime Jean-Denis Fréchette.Mais il y a plus important (et préoccupant) que le niveau d\u2019endettement, dit-il.Il y a aussi la capacité des ménages à assurer le service de leurs dettes.Actuellement, cette dette leur coûte en moyenne 14,1 % de leur revenu annuel disponible, c\u2019est-à-dire que pour chaque dollar qui reste dans leur poche après avoir payé leurs impôts et autres taxes, 14,1 ¢ vont au remboursement d\u2019une partie de leur dette et au paiement des intérêts.C\u2019est nettement plus que la moyenne des 25 dernières années de 12,8 %, mais un peu moins que le sommet de 14,9 % qui avait été atteint à la fin de 2007.Ce triste record risque cependant d\u2019être battu au cours des prochaines années.Dans ses perspectives de l\u2019automne dernier, le DPB prévoyait que la Banque du Canada relèverait le loyer de l\u2019argent d\u2019environ 3 points de pourcentage d\u2019ici la fin 2020, ce qui porterait les taux d\u2019intérêt des prêts hypothécaires de 3,2 % à ENDETTEMENT Les Canadiens se mettent en danger Les dettes coûteront plus cher au cours des prochaines années, met en garde le directeur parlementaire du budget WANG ZHAO AGENCE FRANCE-PRESSE À Pékin, un homme lit son journal du jour qui lui apprend que le taux de croissance de son pays n\u2019a été que de 6,9 % en 2015.J U L I E N G I R A U L T à Pékin L a croissance chinoise a ralenti en 2015 à son plus bas niveau depuis 25 ans, a annoncé mardi le gouvernement, confirmant l\u2019essoufflement persistant de la deuxième économie mondiale qui exacerbe l\u2019anxiété des marchés mondiaux.Le PIB de la Chine a progressé de 6,9 % l\u2019an dernier, a annoncé le Bureau national des statistiques (BNS), bien en deçà de la croissance de 7,3 % enregistrée en 2014 et en conformité avec la prévision médiane des 18 analystes sondés par l\u2019AFP.C\u2019est la plus faible performance du géant asiatique depuis 1990, année marquée par l\u2019isolement du pays après l\u2019écrasement sanglant des manifestations de Tiananmen.Comme attendu, la croissance a trébuché à 6,8 % au quatrième trimestre, contre 6,9 % au troisième.Des chiffres scrutés de près : même affaibli, le pays reste l\u2019un des principaux moteurs de la croissance planétaire, l\u2019acteur majeur du commerce international et un colossal consommateur de matières premières.La récente débâcle des Bourses chinoises avait entraîné dans leur sillage l\u2019ensemble des places mondiales.«L\u2019économie chinoise est en phase de stabilisation, mais ne s\u2019est pas encore stabilisée», a commenté pour l\u2019AFP Liao Qun, analyste de Citic Bank.Au fil de 2015, les indicateurs sont restés largement dans le rouge : contraction de l\u2019activité manufacturière, refroidissement du secteur immobilier, plongeon du commerce extérieur\u2026 Autant de piliers traditionnels de la croissance chinoise qui s\u2019effritent.Les statistiques dévoilées mardi par le BNS, en deçà des prévisions des experts, n\u2019éclaircissent guère ce tableau.La production industrielle a progressé de 5,9 % sur un an en décembre, en net ralentissement par rapport à novembre.Sur 2015, elle a gonflé de seulement 6,1 %, contre une hausse de 8,3 % en 2014 et de presque 10 % en 2013.Autre signal inquiétant : les investissements en capital fixe, qui reflètent les dépenses dans les infrastructures, ont grimpé de seulement 10 % en 2015, après avoir décéléré presque constamment durant l\u2019année.Mais le BNS a insisté mardi sur les douloureuses transformations structurelles en cours La Chine cherche un second souffle La croissance a ralenti à un niveau que le pays n\u2019avait pas connu depuis Tiananmen 6,9 % La plupart des économies dans le monde seraient heureuses d\u2019af?cher un taux de croissance s\u2019approchant de celui de la Chine.Mais il s\u2019agit de sa pire performance depuis 25 ans.Et encore faut-il croire les chiffres of- ?ciels, ce dont doutent plusieurs experts, certains estimant la croissance réelle à aussi peu que 4,5%.VOIR PAGE B 5 : CHINE SOURCE PWCT Gregory Coleman, agent spécial du FBI aujourd\u2019hui retraité : «Ce qu\u2019on a appris au cours des dernières années, c\u2019est que la fraude ne va jamais disparaître.» VOIR PAGE B 2 : FRAUDE «Belfort ne vendait pas des actions.Il vendait une histoire.Et ses courtiers vendaient cette histoire.» VOIR PAGE B 2 : ENDETTEMENT ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 0 J A N V I E R 2 0 1 6 B 2 É C O N O M I E Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Titre Symbole Fermeture Variation Volume ($) (%) (000) Alim.Couche-Tard ATD.B 58.81 0.83 1.43 848 Canadian-Tire CTC.A 107.38 2.78 2.66 239 Cogeco CCA 63.27 4.21 7.13 103 Corus CJR.B 10.84 -0.35 -3.13 1037 Groupe TVA TVA.B 4.20 0.10 2.44 5 Jean Coutu PJC.A 17.81 0.43 2.47 754 Loblaw L 63.27 -0.03 -0.05 771 Magna MG 49.69 1.21 2.50 1757 Metro MRU 39.86 0.50 1.27 696 Quebecor QBR.B 34.11 0.28 0.83 504 Rona RON 11.06 0.16 1.47 82 Saputo SAP 31.95 0.37 1.17 333 Shaw SJR.B 23.81 0.18 0.76 1827 Dollarama DOL 73.61 0.52 0.71 466 Tim Hortons THI 99.00 0.00 0.00 0 Transat A.T.TRZ 7.28 -0.10 -1.36 86 Yellow Media Y 15.20 0.60 4.11 249 S&P TSX SPTT12002.24 60.07 0.50 281064 S&P TX20 TX20 424.98 -2.91 -0.68 114704 S&P TX60 TX60 706.58 2.89 0.41 145750 S&P TX60 Cap.TX6C 781.33 3.19 0.41 145750 Cons.de base TTCS 470.41 5.16 1.11 5042 Cons.discré.TTCD 153.77 2.28 1.51 11567 Énergie TTEN 135.40 -2.17 -1.58 83049 Finance TTFS 218.14 2.59 1.20 32854 Aurifère TTGD 124.90 -6.72 -5.11 57358 Santé TTHC 109.51 0.95 0.88 3457 Tech.de l\u2019info TTTK 49.78 0.66 1.34 8986 Industrie TTIN 151.87 0.76 0.50 27313 Matériaux TTMT 153.16 -3.30 -2.11 78427 Immobilier TTRE 256.64 4.52 1.79 8214 Télécoms TTTS 130.96 1.62 1.25 5232 Sev.collect.TTUT 198.68 2.61 1.33 7548 Métaux/minerals TTMN 255.13 2.53 1.00 19878 TSX Venture JX 480.37 -4.70 -0.97 51293 Cameco CCO 15.88 -0.13 -0.81 1101 Canadian Natural CNQ 22.92 -1.00 -4.18 5747 Canadian Oil Sands COS 8.13 -0.14 -1.69 5846 Enbridge ENB 44.07 0.53 1.22 3463 EnCana ECA 4.75 -0.58 -10.88 6354 Enerplus ERF 3.15 -0.18 -5.41 1140 Pengrowth Energy PGF 0.75 0.02 2.74 2847 Pétrolière Impériale IMO 39.64 -0.05 -0.13 1125 Suncor Energy SU 29.09 -0.68 -2.28 6247 Cenovus Energy CVE 17.22 0.34 2.01 2809 TransCanada TRP 43.02 0.66 1.56 1818 Valener VNR 18.22 0.45 2.53 84 Air Canada AC 7.30 -0.05 -0.68 2807 Bombardier BBD.B 1.18 0.01 0.85 11261 CAE CAE 15.06 -0.06 -0.40 919 Canadien Pacifique CP 154.98 2.38 1.56 575 Chemin de fer CN CNR 71.70 -1.50 -2.05 1857 SNC-Lavalin SNC 37.78 -0.24 -0.63 568 Transcontinental TCL.A 16.52 0.29 1.79 256 TransForce TFI 20.88 -0.35 -1.65 437 B.CIBC CM 85.84 1.39 1.65 1158 B.de Montréal BMO 71.30 0.48 0.68 1775 B.Laurentienne LB 43.61 0.66 1.54 206 B.Nationale NA 36.63 0.29 0.80 1921 B.Royale RY 67.43 0.56 0.84 4897 B.Scotia BNS 53.27 0.89 1.70 3586 B.TD TD 50.29 0.91 1.84 5943 Brookfield Asset BAM.A 40.41 0.01 0.02 910 Cominar Real CUF.UN 14.50 0.32 2.26 607 Corp.Fin.Power PWF 29.61 0.03 0.10 492 Fin.Manuvie MFC 18.04 0.18 1.01 4291 Fin.Sun Life SLF 38.18 0.08 0.21 1239 Great-West Lifeco GWO 32.65 0.33 1.02 588 Industrielle All.IAG 38.99 -0.06 -0.15 184 Power Corporation POW 27.08 0.19 0.71 642 TMX X 37.23 0.64 1.75 50 Agrium AGU 124.85 3.93 3.25 473 Barrick Gold ABX 11.01 -0.61 -5.25 5510 Goldcorp G 14.33 -0.78 -5.16 3007 Kinross Gold K 2.00 -0.21 -9.50 5045 Mines Agnico-Eagle AEM 38.99 -1.86 -4.55 1517 Potash POT 23.65 0.62 2.69 3251 Teck Resources TCK.B 4.97 0.36 7.81 5659 Fortis FTS 36.78 0.48 1.32 769 TransAlta TA 3.92 0.12 3.16 1527 BlackBerry BB 9.83 -0.19 -1.90 2410 CGI GIB.A 54.24 0.79 1.48 1115 BCE BCE 54.48 0.39 0.72 1876 Manitoba Telecom MBT 29.10 0.22 0.76 955 Rogers RCI.B 49.36 1.09 2.26 1203 Telus T 36.81 0.46 1.27 1223 iShares DEX XBB 31.82 -0.03 -0.09 91 iShares MSCI XEM 23.62 0.52 2.25 26 iShares MSCI EMU EZU 32.24 0.27 0.84 8280 iShares S&P 500 XSP 21.51 0.04 0.19 383 iShares S&P/TSX XIC 19.04 0.13 0.69 233 SUNCOR ENERGY INC SU 29.09 -0.68 -2.28 6247 TORONTO DOMINION TD 50.29 0.91 1.84 5943 CANADIAN OIL SANDS COS 8.13 -0.14 -1.69 5846 CANADIAN NATURAL CNQ 22.92 -1.00 -4.18 5747 BARRICK GOLD CORP ABX 11.01 -0.61 -5.25 5510 ROYAL BANK of RY 67.43 0.56 0.84 4897 CRESCENT POINT CPG 13.21 0.03 0.23 4722 IESI-BFC LTD BIN 37.38 3.56 10.53 4613 MANULIFE FINANCIAL MFC 18.04 0.18 1.01 4291 iShares S&P TSX 60 XIU 17.79 0.09 0.51 3877 LABRADOR IRON ORE LIF 8.30 1.10 15.28 983 IESI-BFC LTD BIN 37.38 3.56 10.53 4613 HORIZONS BETA HGD 12.31 1.17 10.50 1402 COGECO CABLE INC CCA 63.27 4.21 7.13 103 CANADIAN APT CAR.UN 29.05 1.89 6.96 1159 EXTENDICARE REALTY WTE 10.94 0.68 6.63 360 BROOKFIELD ASSET BAM.PR.Z 18.00 1.04 6.13 106 NORTH AMERICAN FFN 5.05 0.28 5.87 116 HUSKY ENERGY INC HSE.PR.C 14.43 0.72 5.25 102 COLLIERS INTL CIG 57.66 2.69 4.89 127 SEABRIDGE SEA 8.42 -1.48 -14.95 146 SILVER STANDARD SSO 5.58 -0.89 -13.76 548 S&P TSX GLOBAL HGU 15.11 -1.68 -10.01 1553 PRETIUM RESOURCES PVG 6.10 -0.60 -8.96 712 PERFORMANCE SPORTS PSG 8.60 -0.73 -7.82 258 TAHOE RESOURCES THO 9.98 -0.70 -6.55 1281 PAN AMERICAN SLVR PAA 8.21 -0.53 -6.06 367 FRACO-NEVADA CORP FNV 61.75 -3.49 -5.35 840 NOVAGOLD RESOURCES NG 5.17 -0.29 -5.31 408 BARRICK GOLD CORP ABX 11.01 -0.61 -5.25 5510 CCL INDUSTRIES INC CCL.B 210.99 6.07 2.96 127 COGECO CABLE INC CCA 63.27 4.21 7.13 103 AGRIUM INC AGU 124.85 3.93 3.25 473 IESI-BFC LTD BIN 37.38 3.56 10.53 4613 CANADIAN TIRE CORP CTC.A 107.38 2.78 2.66 239 COLLIERS INTL CIG 57.66 2.69 4.89 127 CANADIAN PACIFIC CP 154.98 2.38 1.56 575 ENGHOUSE SYSTEMS ESL 60.72 1.95 3.32 172 CANADIAN APT CAR.UN 29.05 1.89 6.96 1159 OPEN TEXT CORP OTC 66.50 1.59 2.45 384 FRACO-NEVADA CORP FNV 61.75 -3.49 -5.35 840 AGNICO EAGLE MINES AEM 38.99 -1.86 -4.55 1517 S&P TSX GLOBAL HGU 15.11 -1.68 -10.01 1553 CANADIAN NATIONAL CNR 71.70 -1.50 -2.05 1857 SEABRIDGE SEA 8.42 -1.48 -14.95 146 NORBORD INC NBD 24.05 -1.00 -3.99 201 CANADIAN NATURAL CNQ 22.92 -1.00 -4.18 5747 SILVER STANDARD SSO 5.58 -0.89 -13.76 548 AUTOCANADA INC ACQ 20.85 -0.83 -3.83 142 DETOUR GOLD CORP DGC 15.43 -0.80 -4.93 1492 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ÉNERGIE FINANCIÈRES INDUSTRIELLES ENTREPRISES DE MATÉRIAUX SERVICES PUBLICS TECHNOLOGIE TÉLÉCOMMUNICATIONS FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO LES GAGNANTS EN % LES PERDANTS EN % LES GAGNANTS EN $ LES PERDANTS EN $ LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO TSX CROISSANCE Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com M A R C H É S B O U R S I E R S TORONTO S&P TSX 12 002,24 ?+60,07 +0,5% New York S&P 500 1881,33 ?+1,00 +0,1% NASDAQ 4476,95 ?-11,47 -0,3% DOW JONES 16 016,02 ?+27,94 +0,2% PÉTROLE 28,46 -0,96 $US -3,3% ?OR 1089,10 -1,60 $US -0,1% ?DOLLAR CANADIEN 68,69 -0,01 $US -0,0% ?1$US = 1,4559 62,96 -0,07 EURO 1 EURO = 1,5882 INDICES QUÉBÉCOIS Indice Fermeture var.pts var.% IQ30 2023,99 +13,16 +0,65 IQ120 2023,95 +12,32 +0,61 CENTRE D\u2019ANALYSE ET DE SUIVI DE L\u2019INDICE QUÉBEC L\u2019indice Québec est une initiative du Département de finance de l\u2019Université de Sherbrooke et de l\u2019Institut de recherche en économie contemporaine JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE L I A L É V E S Q U E U ne première entente de principe a été conclue pour le renouvellement de la convention collective entre Produits forestiers Résolu et le syndicat Unifor.Au cours d\u2019entrevues mardi, les deux parties se sont montrées satisfaites de l\u2019entente conclue et ont dit espérer qu\u2019elle soit ratifiée par les syndiqués.Le syndicat espère ensuite étendre ce « contrat modèle » à l\u2019ensemble du secteur forestier au Québec.Cette entente de principe touche les syndicats de la région du Sa- guenay\u2013Lac Saint-Jean.Elle devrait ensuite être appliquée aux syndicats concernés en Abitibi et sur la Côte-Nord, a expliqué Renaud Gagné, directeur québécois du syndicat Unifor, affilié à la FTQ.Unifor souhaite également étendre les dispositions de l\u2019entente à d\u2019autres entreprises forestières, notamment Réma- bec et Tembec.Produits forestiers Résolu est la plus grande entreprise du secteur forestier au Québec.«On appelle ça notre règlement modèle sectoriel.On le fait dans le papier ; on l\u2019a fait dans le secteur du sciage.Là on arrive au secteur de la forêt.On fait le même principe : un coup que l\u2019entente modèle est faite, on va aller voir les gens de Tembec, lors du renouvellement de la convention collective, et on va dire \u201cvoilà ce qu\u2019on a réglé comme modèle au niveau de la forêt et on veut l\u2019appliquer pour que la compétition travaille sur les mêmes bases», a expliqué M.Gagné.Le syndicat a débuté avec Résolu.« Neuf fois sur dix, le plus gros ne veut pas se faire imposer [la convention collective] par le plus petit et dire \u201cmoi je ne suis pas d\u2019accord avec ça\u201d.Donc, à partir du moment où le plus gros [Résolu] établit le modèle, et bien les autres ont comme intérêt à suivre, parce qu\u2019on leur dit \u201csi tu ne suis pas, tu t\u2019exposes à un conflit de travail\u201d, a-t-il ajouté.Selon M.Gagné, il existe tout de même une certaine ouverture pour adapter le contrat de travail aux autres.«Si on change la même valeur pour mettre de l\u2019argent un peu plus à gauche qu\u2019à droite, il faut que le résultat donne des équivalences, à la fin, en termes d\u2019augmentation du coût de la masse salariale.Donc, c\u2019est sûr qu\u2019il y a une certaine flexibilité là-dedans pour des particularités », a-t-il dit.Des assemblées syndicales pour se prononcer sur l\u2019entente de principe sont prévues jeudi à Saint-Thomas et Girardville, vendredi à Mistassini, Saint-Félicien et Péri- bonka, de même que samedi à Saint-Félicien et La Doré.Les résul ta ts g lobaux seront connus samedi.Du côté de Papiers forestiers Résolu aussi, le directeur principal Affaires publiques et relations gouvernementales pour le Canada, Karl Blackburn, s\u2019est dit « très heureux d\u2019arriver à une entente de principe avec nos représentants des travailleurs forestiers.C\u2019est une entente qui va assurer une cer taine stabilité, je dirais, pour les cinq prochaines années et une entente qu\u2019on peut qualifier de gagnante-ga- gnante, qui a à cœur l\u2019intérêt des travailleurs mais, en même temps, dans la réalité de l\u2019entreprise.À partir du moment où cette entente sera ratifiée \u2014 et on le souhaite \u2014 ça va permettre de construire sur des bases solides », a commenté le représentant de la direction de l\u2019entreprise.Si M.Gagné, d\u2019Uni- for, affirmait que la situation de l\u2019industrie forestière s\u2019était améliorée depuis quelque temps, M.Blackburn se montre moins emballé.« Je vais peut-être être moins enthousiaste que peut l\u2019être M.Gagné : d\u2019abord, les marchés du bois d\u2019œuvre ne sont vraiment pas bons actuellement.La reprise américaine, elle est beaucoup plus lente que ce à quoi on pouvait s\u2019attendre.L\u2019industrie forestière, dans son ensemble au pays, croyait que 2015 allait être une bonne année, qu\u2019il y aurait une reprise importante des mises en chantier.Ça n\u2019a pas été le cas en 2015 et ce n\u2019est pas encore le cas», a-t-il dit.La reprise aux États-Unis est donc « modeste pour le moment», selon M.Blackburn.La Presse canadienne CONVENTION COLLECTIVE Entente de principe entre Résolu et Unifor Si les syndiqués entérinent l\u2019entente, Unifor essaiera de l\u2019étendre aux autres entreprises du secteur 5,3 % (puis graduellement à 5,9 %) et ceux des prêts non hypothécaires de 5,3 % à 8,1 %.Ces hausses augmenteraient par le fait même le service de la dette des Canadiens à 15,9 %, voire à 16,2 %.Si ces projections sont justes, « la vulnérabilité financière du ménage moyen pourrait atteindre des sommets inégalés », souligne Jean-Denis Fréchette.Cela les rendra plus fragiles face « aux chocs défavorables », tels qu\u2019une hausse brutale des taux d\u2019intérêt ou un ralentissement économique prolongé qui se traduirait par une augmentation du chômage.Le club des très endettés D\u2019entrée de jeu, le DPB souligne que son étude se limite à l\u2019analyse des moyennes nationales, « ce qui peut masquer des variations considérables entre les ménages».Dans sa plus récente Revue du système financier, la Banque du Canada relevait le mois dernier quelques-unes de ces variations, mettant en reliefs les ménages et les régions du pays les plus à risque.On s\u2019y penchait notamment sur le cas des ménages dont le ratio d\u2019endettement n\u2019est pas de 171 % du revenu disponible, mais dépasse 350 % du revenu brut.En équilibre financier beaucoup plus précaire que les autres, ces familles très endettées comptaient pour 4 % des ménages avec une dette avant la Grande Récession, mais pour le double (8 %) en 2012-2014.Les personnes de moins de 44 ans y étaient alors surreprésen- tées, tout comme les ménages à revenu plus faible, bien que leur propor tion augmente pour tout le monde.Leur proportion était beaucoup plus grande dans les marchés immobiliers en ébullition de la Colombie-Britannique (13,6 %), de l\u2019Alberta (10,9 %) et l\u2019Ontario (8,5 %) qu\u2019ailleurs au Canada.Au Québec, leur proportion est passée de 2,7 %, en 2005-2007, à 5 %, en 2012-2014.Plein feu sur la Banque du Canada Cet endettement des Canadiens n\u2019a rien de rassurant et apparaît même en bonne place des principales vulnérabilités financières que le Banque du Canada garde à l\u2019œil depuis quelques années au même titre que la menace d\u2019éclatement d\u2019une bulle immobilière à Vancouver ou Toronto.La banque centrale y reviendra sans doute dans la prochaine mise à jour de ses perspectives économiques et de sa politique monétaire prévue ce mercredi.Elle cherchait malgré tout à relativiser les choses le mois dernier.« Suivant le scénario le plus vraisemblable, cette vulnérabilité devrait se dissiper graduellement, à la faveur de la progression de l\u2019économie et des revenus ainsi que du lent retour à la normale des taux d\u2019intérêt », disait-elle.Ses exper ts faisaient notamment valoir que le Canada continue de se comparer favorablement avec la situation qui prévalait aux États-Unis à la veille de l\u2019éclatement de la bulle immobilière en 2007, ne serait-ce que parce que la proportion des ménages très endettés y approchait alors les 13 %.« Qui plus est, la situation relativement robuste des institutions financières canadiennes, l\u2019existence de sources stables de financement hypothécaire et des normes plus strictes en matière de souscription de prêts contribuent de manière générale à la résilience du système financier canadien.» Le Devoir SUITE DE LA PAGE B 1 ENDETTEMENT possible.Spécialisé dans ce que le monde financier appelle le «pump and dump», qui consiste à faire circuler de fausses nouvelles pour manipuler le prix des actions auprès d\u2019acheteurs crédules, il occupait des bureaux somptueux, possédait des voitures de luxe et, surtout, s\u2019entourait de jeunes courtiers facilement manipulables.« Belfor t ne vendait pas des actions, laisse tomber M.Coleman.Il vendait une histoire.Et ses cour tiers vendaient cette histoire.» Ces jeunes courtiers étaient si loyaux, dit-il, que le policier était « le parasite qui cherchait une faille dans l\u2019armure ».Autrement dit, un enquêteur incapable de coincer un criminel sur une affaire de manipulation boursière peut tenter d\u2019autres pistes, comme la fraude fiscale ou les transferts illégaux.La présentation a été précédée de celle de deux experts de PwC, Marie-Chantal Dréau et Nicolas Bourdier, qui ont énuméré, plus largement, les types de fraude internes et externes qui guettent les entreprises en général et celles du secteur financier en particulier.Lors d\u2019un sondage effectué au Canada en 2014, PwC avait trouvé que 34 % des sociétés répondantes, toutes catégories confondues, avaient été exposées à un délit financier au cours des deux années précédentes.En ce qui concerne la cybercriminalité, par exemple, « les clients de PwC font de plus en plus de formation en interne », a dit Mme Dréau lors d\u2019un entretien.PwC a d\u2019ailleurs indiqué la semaine dernière que les investissements des sociétés canadiennes contre la cybercriminalité ont bondi de 82% par rapport à l\u2019an dernier.Cependant, ils ne constituent que 5% de l\u2019ensemble des dépenses en matière de technologies d\u2019information.Le Devoir SUITE DE LA PAGE B 1 FRAUDE «La vulnérabilité financière du ménage moyen pourrait atteindre des sommets inégalés» L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 0 J A N V I E R 2 0 1 6 ECONOMIE B 3 514 861-0469 | ymavocatsmtl.com K A R L R E T T I N O - P A R A Z E L L I L es déboires de l\u2019industrie québécoise de la construction, qui vient de subir une baisse de son activité économique pour une troisième année consécutive, devraient se poursuivre en 2016.L a C o m m i s s i o n d e l a cons t r uc t ion du Québec (CCQ) a publié mardi ses prévisions annuelles et anticipe que l\u2019activité économique dans l\u2019industrie, calculée en nombre d\u2019heures travaillées, reculera de 0,9 % en 2016.Cette baisse s\u2019ajouterait à celles enregistrées en 2013, 2014 et 2015.De manière détaillée, tous les secteurs de l\u2019industrie de la construction devraient une fois de plus perdre du terrain en 2016, à l\u2019exception de celui du génie civil et de la voirie, qui devrait bénéficier des chantiers de l\u2019échangeur Turcot et du pont Champlain.L\u2019activité économique devrait diminuer de 7,8% dans le secteur industriel, de 5,1% dans le secteur institutionnel et commercial, et de 3,2% dans le secteur résidentiel.Le Grand Montréal et l\u2019Abi- tibi-Témiscamingue devraient renouer avec une hausse du volume de travail, mais à l\u2019opposé, les régions de la Baie-James et du Bas-Saint-Laurent\u2013Gaspésie encaisseront les pertes les plus importantes.Les années se suivent et se ressemblent dans l\u2019industrie de la construction.Dans son précédent rappor t, la CCQ avait prévu que l\u2019activité économique connaî tra i t une baisse de 2,3 % en 2015.La chute aura finalement été deux fois plus brutale (-5,6 %).L\u2019an dernier, tous les secteurs ont été touchés.Celui du génie civil et de la voirie \u2014 qui devait profiter d\u2019une hausse de 8,1 % selon les prévisions de la CCQ \u2014 a subi le sort inverse (-7,5%), tandis que l\u2019industriel, l\u2019institutionnel et le commercial, ainsi que le résidentiel ont connu des ralentissements de plus ou moins grande envergure.L\u2019Association de la construction du Québec (ACQ) n\u2019est pas surprise par le sombre portrait dressé par la CCQ.Son économiste, Jean-Philippe Cliche, attribue notamment les mauvaises nouvelles à la chute des prix des ressources naturelles, qui met un frein au développement minier dans le Nord.On observe pratiquement la même tendance dans tous les secteurs de l\u2019industrie : un fort niveau d\u2019activité économique en 2012, soit l\u2019année pendant laquelle ont débuté les audiences de la commission Charbonneau, puis une dégringolade progressive.Y aurait-il un lien?Pas du tout, répond M.Cliche.En 2012, explique-t-il, les investissements publics en infrastructures étaient nombreux, les prix des ressources naturelles étaient bons, le Plan Nord se mettait en branle et le secteur résidentiel se portait bien.Depuis, c\u2019est la logique inverse.L\u2019économiste n\u2019est pas en mesure de prédire à quel moment s\u2019amorcera la reprise, mais en attendant, il espère obtenir le soutien des pouvoirs publics.«Si le plan fédéral [en infrastructures] vient nous aider et que le gouvernement provincial accélère son plan québécois d\u2019infrastructures, ça va pallier cette chute », estime l\u2019économiste de l\u2019ACQ.Le Devoir CONSTRUCTION La fin des jours difficiles n\u2019est pas pour demain M A R T I N E P A U W E L S à Paris L es prix du pétrole, qui sont tombés à leur niveau le plus bas depuis plus de 12 ans, pourraient continuer à baisser car l\u2019of fre devrait rester surabondante cette année du fait de la hausse de la production de l\u2019Iran, a estimé l\u2019Agence internationale de l\u2019énergie.« Le marché pétrolier est confronté à la perspective d\u2019une troisième année consécutive où l\u2019offre dépassera la demande de 1 mbj [million de barils par jour] », a indiqué l\u2019AIE dans son rapport mensuel sur le pétrole publié mardi, avec « une tension énorme sur la capacité du système pétrolier à l\u2019absorber efficacement».Avec la levée samedi des sanctions économiques et financières qui frappaient l\u2019Iran, à la suite de l\u2019entrée en vigueur de l\u2019accord nucléaire, la production mondiale pourrait s\u2019accroître d\u2019environ 300 000 barils par jour d\u2019ici à fin mars, selon l\u2019agence énergétique basée à Paris.L\u2019Iran produit actuellement 2,8 millions de barils par jour (mbj) et en exporte un peu plus d\u2019un million, et le pays insiste sur le fait qu\u2019il a la capacité d\u2019augmenter sa production de 500 000 barils par jour.Cette hausse contrebalancera largement la baisse de régime des producteurs non- membres de l\u2019Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), comme les États-Unis : ils devraient pomper 600 000 barils de moins cette année, après une hausse de 1,4 mbj en 2015 et même 2,4 mbj en 2014.« Alors que le rythme de la constitution des stocks se détendra au second semestre du fait de la baisse de production des pays non-mem- bres de l\u2019OPEP, à moins d\u2019un changement, le marché pétrolier se noiera dans un surplus d\u2019offre», a prévenu l\u2019AIE.Dans ce contexte, marqué aussi par une croissance de la demande moins for te que prévu, « les prix pourraient encore baisser », a-t-elle souligné.Les cours ont subi une chute ver tigineuse depuis la mi- 2014, qui s\u2019est accentuée l\u2019été dernier, et évoluent actuellement sous la barre des 30 $US le baril, contre plus de 110 $US il y a un an et demi.Au total, la production mondiale de pétrole s\u2019est accrue de 2,6 mbj en 2015 pour atteindre 96,31 mbj, après une hausse de 2,4 mbj l\u2019année précédente, a détaillé le bras énergétique des pays développés de l\u2019Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).Les pays de l\u2019OPEP, Arabie saou- d i t e e n t ê t e , o n t p o m p é quelque 32 mbj en moyenne l\u2019an dernier, soit 1 mbj de plus sur un an.Les pays hors cartel ont eux écoulé 57,6 mbj, grâce notamment à « une production américaine obstinément robuste» malgré la chute de près de 70 % du nombre de puits d\u2019extraction en activité.La consommation de pétrole s\u2019est également inscrite en hausse, mais à un r ythme moins soutenu (+1,7 mbj), s\u2019établissant à 94,5 mbj l\u2019an dernier, contre 92,8 mbj en 2014.La croissance de la demande a fortement ralenti au quatrième trimestre, en raison d\u2019un début d\u2019hiver clément dans l\u2019hémisphère nord et de perspectives économiques plus sombres en Chine, au Brésil, en Russie et dans d\u2019autres économies très dépendantes des cours des matières premières.En 2016, la hausse de la demande sera un peu moins forte que prévu, du fait aussi d\u2019un renchérissement du dollar, selon l\u2019AIE.Celle-ci a révisé en légère baisse sa prévis ion , à 95 ,7 mbj , contr e 95,8 mbj précédemment.Le Fonds monétaire international, qui a abaissé mardi ses prévisions de croissance pour cette année et la suivante, a estimé que les effets positifs de la chute de l\u2019or noir s\u2019atténuaient à mesure qu\u2019augmentaient les pertes des pays producteurs et que fondaient les investissements dans l\u2019exploration et la production de pétrole et de gaz.Agence France-Presse PÉTROLE 2016 ressemblera à s\u2019y méprendre à 2015 et 2014, selon l\u2019AIE Les prix devraient continuer à souffrir d\u2019une offre surabondante Paris \u2014 Les résultats du géant pétrolier français Total se sont repliés de plus de 20% en 2015 dans le sillage de la dégringolade des cours du pétrole, a déclaré son p.-d.g.Patrick Pouyanné mardi, tout en insistant sur la bonne résistance de son groupe dans ce contexte difficile.«Les résultats de Total résistent, parce que non seulement on est dans la production de pétrole, mais aussi dans la transformation, dans le raffinage, dans la distribution.On est dans toute la chaîne», a expliqué M.Pouyanné sur la radio française Europe 1.«Mais en même temps nos résultats baissent.Ils vont baisser d\u2019un peu plus de 20% cette année quand le prix du pétrole baisse de 50.Nous résistons mais nous baissons», a-t-il ajouté.Face à la chute des cours du brut, qui ont perdu plus de deux tiers de leur valeur depuis mi-2014, le groupe français avait amplifié sa stratégie de rigueur en annonçant en septembre dernier un nouveau tour de vis pour réduire ses coûts et ses investissements.Le groupe pétrolier et gazier ne prévoit plus d\u2019investir que 20 à 21 milliards de dollars en 2016, puis 17 à 19 milliards à partir de 2017, contre 23 à 24 milliards cette année.Il entend aussi réduire ses coûts opérationnels de 3 milliards de dollars en 2017 et de céder pour 10 milliards de dollars d\u2019actif.En parallèle, il diminue ses effectifs de 2000 personnes (sur environ 100 000 salariés) en gelant les embauches.Les résultats de Total ont baissé de plus de 20 % Pour annoncer, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com Micheline Grimard, infirmière, naturopathe En formation continue, 50 ans d\u2019expérience en santé en 2015.www.cliniquesantecapillaire.com Sondage Léger Marketing : centres et cliniques capillaires Prix d\u2019excellence Lauréat 2015-2016 attribué à Clinique Santé Capillaire & 2016 Perte de cheveux Problèmes chroniques de santé et de stress 514 289-9762 Le choix a été l\u2019unique vraie clinique capillaire professionnelle reconnue avec méthode naturelle à Montréal.C\u2019est un Concept Santé Complet.pour vous AGENCE FRANCE-PRESSE À Téhéran, des automobilistes font le plein d\u2019essence.La fin des sanctions contre l\u2019Iran amènera un flux supplémentaire de pétrole sur les marchés, ce qui contribuera à pousser les prix vers le bas.Le nombre de femmes stagne La CCQ espère que la proportion de femmes dans l\u2019industrie de la construction atteindra «au moins 3%» d\u2019ici 2018, mais son rapport dévoilé mardi indique que les progrès se font à pas de tortue.Actuellement, 1,4 % de la main- d\u2019œuvre dans l\u2019industrie de la construction est composée de femmes.Cela représente une nette amélioration par rapport à 2000 (0,5 %) ou à 2005 (1,1 %), mais la proportion de femmes stagne à 1,4 % depuis 2013.Pour atteindre les objectifs qu\u2019elle s\u2019est fixés dans son Programme d\u2019accès à l\u2019égalité des femmes dans l\u2019industrie de la construction 2015-2024, lancé en mars dernier, la CCQ calcule qu\u2019il faudrait doubler le nombre de femmes qui entrent dans l\u2019industrie chaque année, pour le faire passer à 10 %. L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 0 J A N V I E R 2 0 1 6 É C O N O M I E B 4 Contexte organisationnel Le Comité de gestion de la taxe scolaire de l\u2019île de Montréal regroupe des activités techniques et administratives et financières des cinq commissions scolaires de l\u2019île de Montréal.Il est responsable d\u2019imposer et de percevoir la taxe scolaire sur le territoire de ces commissions scolaires et de partager les revenus de cette taxe en appliquant, entre autres, les régies de partage qu\u2019il établit pour la répartition des allocations pour le rattrapage en matière d\u2019éducation dans les milieux défavorisés.Il a également pour fonction d\u2019effectuer les emprunts et de gérer la trésorerie des commissions scolaires de l\u2019île de Montréal.Il offre aussi des services en commun: le Régime de gestion des risques, le Système d\u2019achats coopératif et des services juridiques.Mandat L\u2019emploi de directrice générale ou directeur général du Comité de gestion comporte la responsabilité totale de la gestion de l\u2019ensemble des activités, des programmes et des ressources de l\u2019organisme, ainsi que du suivi de l\u2019exécution des décisions des membres, conformément aux dispositions législatives et règlementaires en vigueur.Formation et expérience requises ?Diplôme universitaire de premier cycle dans un domaine d\u2019études approprié; ?Dix années d\u2019expérience pertinente, dont au moins cinq dans un emploi de cadre; ?Excellente maîtrise du français parlé et écrit et bonne connaissance de l\u2019anglais.Rémunération et conditions d\u2019emploi Selon le «Règlement déterminant certaines conditions de travail des hors cadres des commissions scolaires et du Comité de gestion de la taxe scolaire de l\u2019île de Montréal» et la (Politique de gestion sur les conditions de travail des gestionnaires du Comité de gestion).Échelle salariale classe 13.Si vous désirez relever ce défi, faites parvenir une lettre de motivation et votre curriculum vitae avant 17 heures, lundi le 1er février 2016, à l\u2019attention de la Présidente du Comité de gestion: Concours DG - CGTSIM Bureau de la Présidente Comité de gestion de la taxe scolaire de l\u2019île de Montréal 500, boulevard Crémazie Est Montréal (Québec) H2P 1E7 Le Comité de gestion remercie tous les candidats de leur intérêt.Veuillez prendre note que seules les personnes dont la candidature aura été retenue seront contactées.AVIS DE CONCOURS DIRECTRICE GÉNÉRALE ou DIRECTEUR GÉNÉRAL Président-directeur général/ présidente-directrice générale Hôpital Saint-Boniface \u2013 Winnipeg (Man.) English version on saintboniface.ca and caldwellpartners.com Voici une formidable occasion pour une personne visionnaire de mettre à pro?t son sens du leadership a?n de poursuivre le travail remarquable réalisé à l\u2019Hôpital Saint Boniface, l\u2019un des plus grands établissements de soins de santé au Manitoba et un partenaire majeur de l\u2019Office régional de la santé de Winnipeg.Fondé en 1871 par les Sœurs Grises, l\u2019Hôpital Saint Boniface est maintenant dirigé par la Corporation catholique de la santé du Manitoba, au nom de ses fondatrices.L\u2019Hôpital est devenu un grand centre universitaire de santé qui jouit d\u2019une réputation enviable, offrant un large éventail de services et de programmes aux populations du Manitoba et des régions environnantes.C\u2019est un hôpital provincial désigné bilingue comptant 4000 employés et doté d\u2019un budget de 315 millions de dollars.Il contribue activement aux activités d\u2019enseignement et de recherche en santé, notamment en tant que centre d\u2019excellence pour les soins cardiaques au Manitoba.En étroite collaboration avec le conseil d\u2019administration et la haute direction de l\u2019Hôpital Saint Boniface, vous serez le champion de l\u2019Hôpital quant à son engagement à assurer l\u2019excellence dans la prestation de soins de santé compatissants axés sur le patient.Misant sur votre connaissance approfondie du système de soins de santé, vous saisirez toutes les occasions de renforcer sa réputation d\u2019organisation de choix auprès des patients, du personnel, des médecins et de la communauté en général.De concert avec nos organisations partenaires, vous anticiperez les besoins des communautés desservies et y répondrez efficacement, proposant des initiatives novatrices pour améliorer la qualité et la sécurité des soins de santé.Contribuez à l\u2019organisation par votre leadership fort, votre approche inspirante et votre motivation à incarner sa philosophie, qui est de représenter le visage humain des soins de santé.L\u2019examen des candidatures commencera au début février 2016.www.caldwellpartners.com Toutes les réponses soumises à Veuillez indiquer votre intérêt pour le projet no 151230 C A R R I È R E S E T P R O F E S S I O N S CLÉMENT ALLARD LA PRESSE CANADIENNE Carlos Leitão : «Dans le contexte mondial, la performance économique du Québec est relativement positive.» J O C E L Y N E R I C H E R à Québec Les Québécois doivent miser sur une hausse des exportations pour espérer augmenter leur revenu et leur pouvoir d\u2019achat, selon le ministre des Finances, Carlos Leitão.De toutes les provinces canadiennes, le Québec affiche la pire performance quant au revenu disponible, selon les plus récentes données de l\u2019Institut de la statistique du Québec.Au Québec, le revenu disponible moyen par habitant s\u2019est élevé à seulement 26 046 $, en 2014, soit 14 % de moins que la moyenne canadienne, qui se situe à 30 270 $.Lors d\u2019une mêlée de presse, mardi, le ministre Leitão ne s\u2019est pas formalisé de cette position peu enviable, en faisant valoir que le gouvernement avait peu de contrôle sur la situation.Tout ce que le gouvernement peut faire, a-t-il dit, c\u2019est de baisser le fardeau fiscal des contribuables, ce qui est son intention dans les années à venir, notamment en réduisant progressivement la taxe santé.«C\u2019est pas le gouvernement qui va faire augmenter de façon directe le revenu disponible, à part la baisse du fardeau fiscal», a-t-il dit.Le revenu disponible représente le montant d\u2019argent qui reste dans la poche des contribuables, une fois que les diverses déductions à la source et cotisations ont été prélevées.Une hausse des expor ta- tions, favorisée actuellement par la faiblesse historique du dollar canadien, contribuerait certainement à améliorer la situation financière des Québécois, a ajouté le ministre.«Notre niveau de vie, notre revenu disponible, va dépendre de notre capacité d\u2019exporter à l\u2019étranger, surtout aux États-Unis », a-t-il commenté, en marge de la réunion hebdomadaire du cabinet Couillard.Il a réaffirmé l\u2019engagement pris par son gouvernement de créer 250 000 emplois d\u2019ici la fin du présent mandat, un objectif qu\u2019il estime toujours réaliste, malgré un contexte économique difficile.O n e s t e n c o r e l o i n d u compte : M.Leitão évalue à 68 000 le nombre d\u2019emplois créés depuis l\u2019élection du gou- ver nement Coui l lar d , en avril 2014, il y a près de deux ans.« Nous maintenons cet engagement » de créer 250 000 nouveaux emplois, a-t-il dit.Il se dit conscient qu\u2019une hausse du «pouvoir d\u2019achat des Québécois va dépendre ultimement de la capacité de l\u2019économie québécoise de créer des emplois bien payants ».Par rappor t à l\u2019Alber ta, la per formance du Québec est de près de 37 % inférieure à la province de l\u2019Ouest, qui se hisse au premier rang avec un revenu disponible de 40 495 $ par personne.La rémunération des salariés québécois est nettement inférieure à ce qui s\u2019of fre ailleurs au pays, note l\u2019institut à propos de la piètre performance du Québec.Mais malgré les mauvaises nouvelles rapportées lundi par l\u2019Institut de la statistique, le ministre des Finances demeure optimiste et satisfait.« Dans le contexte mondial, la per formance économique du Québec est relativement positive », selon M.Leitão.Sur le plan économique, « nous faisons assez bien», estime-t-il.D\u2019une région à l\u2019autre, le revenu disponible peut varier.À Montréal, il se situe à 26 758$, légèrement inférieur à celui de Québec, à 27 179 $.Plusieurs régions \u2014 Gatineau (25 547$), Saguenay (24 879 $), Trois- Rivières (24 093 $) et Sherbrooke (23 813 $) \u2014 affichent un revenu disponible par habitant inférieur à la moyenne québécoise.La Presse canadienne REVENU DISPONIBLE Le Québec doit miser sur les exportations, dit Leitão G É R A R D B É R U B É L e quatrième trimestre est venu sauver une année 2015 autrement modeste pour les caisses de retraite.Le marché boursier a été particulièrement capricieux l\u2019an dernier.Le rendement positif obtenu au dernier trimestre est venu mettre un baume sur une année 2015 plutôt volatile sur les marchés financiers.Selon les résultats de l\u2019univers de Mor- neau Shepe l l , qu i abr i te 367 fonds communs gérés par 52 sociétés de gestion de placements, un fonds commun diversifié type a inscrit un rendement médian de 2,8 % (avant frais de gestion) au cours des trois derniers mois.Pour l\u2019ensemble de l\u2019année, ce rendement a été de 4,8 %.Autre consolation, cette per- f o r m a n c e a p e r m i s à l a moyenne des gestionnaires de battre leur indice de référence de 20 points de base au dernier trimestre, de 100 points de base sur 12 mois.Par classe d\u2019actif, les gestionnaires d\u2019obligations ont obtenu un rendement médian de 1 %, conforme à celui de l\u2019indice de référence.Pour l\u2019ensemble de 2015, il a été de 3,4 %, légèrement sous la poussée de 3,5 % de l\u2019indice de référence.«Pour l\u2019année 2015, les obligations à long terme ont connu un rendement de 3,8%, alors que les obligations à moyen terme ont enregistré un rendement de 4,9%, et les obligations à court terme un rendement de 2,6%.Les obligations à rendement élevé ont affiché un rendement de 3,8 %, alors que les obligations à rendement réel ont atteint un rendement de 2,8 % », a énuméré Morneau Shepell.Pour leur part, les gestionnaires d\u2019actions canadiennes ont inscrit un rendement médian négatif de 0,6 %, battant toutefois celui du S & P/TSX (-1,4 %).Pour l\u2019année, le rendement médian est de -4,6 %, contre -8,3 % pour l \u2019 indice baromètre.Sur les actions étrangères, le rendement médian de l\u2019année a oscillé entre 4,3 %, pour les actions des marchés émer- gents, et 20,4 % pour les actions américaines, lorsque le tout est exprimé en dollars canadiens.Même constat pour les placements non traditionnels, l\u2019indice Dow Jones Crédit Suisse des fonds de couverture ayant généré un rendement de 18,5 % (en dollars canadiens) au cours de l\u2019année 2015.L a f i r m e d e s e r v i c e s - conseils souligne que « les marchés boursiers ont connu une année très difficile, particulièrement les actions canadiennes et les actions des pays émergents.Cependant, la performance du dollar américain a permis aux caisses de retraite de réduire les pertes qu\u2019elles ont subies sur les marchés boursiers [\u2026] Pour un investisseur canadien qui détenait des titres américains en 2015, les gains liés aux taux de change ont été de 19,6 % », a souligné Jean Bergeron, associé et responsable du Groupe de services-conseils en gestion d\u2019actif et des risques de Mor- neau Shepell.Au final, les régimes à prestations déterminées ont vu leur santé s\u2019affaiblir l\u2019an dernier.La situation financière selon l\u2019approche de solvabilité s\u2019est détériorée d\u2019environ cinq points de pourcentage « en raison de la faiblesse des rendements, de la baisse des taux d\u2019intérêt utilisés pour déterminer le passif de solvabilité et de l\u2019utilisation d\u2019une nouvelle table de mortalité », a résumé Morneau.Le Devoir Le dernier trimestre sauve l\u2019année des caisses de retraite L e transporteur ferroviaire Canadien Pacifique aimerait que le département américain de la Justice enquête pour déter miner s i les autres grands chemins de fer coordonnent de façon impropre leur opposition à son projet de fusion avec son concurrent Norfolk Southern.Dans une lettre transmise mardi, le CP a demandé aux autor i tés réglementa ires d\u2019enquêter après que des di- r igeants d \u2019autres grands transpor teurs fer roviaires eurent af firmé avoir discuté au sujet de la transaction proposée.Le Canadien Pacifique dit croire que les conversations entre des dirigeants des chemins de fer Union Pacific, BNSF et CSX pour raient avoir enfreint les règles antitrust, particulièrement parce que Nor folk Southern a re- je té ses avances jusqu \u2019à maintenant.Un porte-parole d\u2019Union Pacific, Aaron Hunt, a indiqué que ses dirigeants avaient discuté avec d\u2019autres transporteurs ferroviaires en vue du dépôt d\u2019une pétition s\u2019opposant à toute transaction auprès du gouvernement.Des responsables de CSX n\u2019ont pas voulu commenter la situation et un por te-parole de BNSF n\u2019a pas immédiatement répondu à une question au sujet de la demande du Canadien Pacifique.Associated Press Le Canadien Pacifique veut une enquête sur l\u2019opposition à son projet de fusion L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 0 J A N V I E R 2 0 1 6 É C O N O M I E B 5 Postes de professeure ou de professeur uqo.ca/emplois Les personnes intéressées sont priées de consulter uqo.ca/emplois Conformément aux exigences relatives à l\u2019immigration au Canada, ces postes sont offerts aux citoyens canadiens et aux résidents permanents.L\u2019Université du Québec en Outaouais souscrit aux programmes d\u2019accès à l\u2019égalité en emploi et d\u2019équité en matière d\u2019emploi, et invite les femmes, les membres des minorités visibles, des minorités ethniques, les autochtones et les personnes handicapées à présenter leur candidature.Offres d\u2019emploi L\u2019Université du Québec en Outaouais sollicite des candidatures en vue de pourvoir à des postes de professeur à Gatineau et à Saint-Jérôme dans les domaines suivants : POSTES MENANT À LA PERMANENCE Département des sciences administratives \u2022 Management (gestion des personnes) 1 poste \u2022 Management (management et stratégie) 1 poste \u2022 Opérations et information 1 poste Département des sciences comptables \u2022 Comptabilité et contrôle de gestion 1 poste \u2022 Comptabilité financière 1 poste \u2022 Certification 1 poste Département des sciences de l\u2019éducation \u2022 Formation pratique 1 poste Département d\u2019informatique et d\u2019ingénierie \u2022 Génie (génie électrique) 1 poste Département de psychoéducation et de psychologie \u2022 Psychoéducation 1 poste Département des sciences infirmières \u2022 Fondements de l\u2019intervention infirmière 1 poste \u2022 Intervention infirmière 1 poste 2 postes Département de travail social \u2022 Fondements sociologiques du travail social 1 poste \u2022 Intervention psychosociale 1 poste Département des sciences sociales \u2022 Sociologie (études autochtones) 1 poste Département des sciences naturelles \u2022 Sciences naturelles (écohydrologie) 1 poste Saint-Jérôme Gatineau CARRIÈRES ET PROFESSIONS et la nécessité toujours impérieuse d\u2019approfondir les réformes.Pékin vante ses efforts pour rendre plus durable son modèle économique, en le rééquilibrant vers la consommation intérieure, l\u2019innovation et les services, au détriment des industries lourdes, des investissements dopés par l\u2019endettement et des exportations.Une transformation déjà enclenchée : sur l\u2019ensemble de 2015, pour la toute première fois, le secteur des services a constitué plus de la moitié du PIB chinois (50,5 %), fort d\u2019une croissance de 8,3 % en valeur.Les ventes de détail \u2014 baromètre de la consommation des ménages \u2014 ont légèrement ralenti en décembre, avec une progression de 11,1 % sur un an, mais restent robustes.Les ventes en ligne, en particulier, ont bondi l\u2019an dernier de 33 %.Vents contraires Pour autant, l\u2019économie chinoise va rester plombée par la chute de ses expor tations, ainsi que par le repli des investissements immobiliers devant la surabondance de l\u2019offre de logements vacants, aver tit M.Liao.L\u2019accent mis par Pékin sur la réduction des colossales surcapacités industrielles du pays \u2014 via des re- str ucturations des grands groupes étatiques \u2014 va aussi accentuer la pression, abondait Zhao Yang, analyste de la banque Nomura, prédisant de « violents vents contraires ».L\u2019endettement des entreprises et des collectivités locales complique encore la donne.Enfin, étant donné les turbulences des Bourses locales, la solide contribution des services financiers à l\u2019économie ne devrait pas se répéter, a également noté M.Zhao.Dans ce contexte, le gouvernement se trouvera contraint d\u2019assouplir davantage sa politique monétaire, après avoir déjà abaissé par six fois ses taux d\u2019intérêt en l\u2019espace d\u2019un an, et d\u2019accroître ses dépenses publiques pour relancer l\u2019activité, avançait Liao Qun.Mais de telles politiques ne feront que modérer le rythme de ralentissement de l\u2019économie, t e m p é r a i e n t l e s e x p e r t s d\u2019ANZ.Elles pourraient en revanche retarder la mise en place des réformes structurelles promises.Après avoir visé pour 2015 une croissance d\u2019« environ 7 % », Pékin devrait, de l\u2019avis général, abaisser sensiblement son objectif.Le panel d\u2019analystes consulté par l\u2019AFP table sur une expansion de 6,7 % en 2016.Mais le PIB officiel «est un mauvais baromètre de la performance économique chinoise », prévenait Julian Evans-Pritchard, du cabinet Capital Economics, estimant que le gouvernement « surévalue for tement la croissance réelle ».Un scepticisme très partagé, et alimenté par le fait que le chiffre de la croissance est publié avec une célérité déconcertante pour une économie de cette taille.« Les chif fres que nous publions sont véridiques et dignes de foi », a insisté mardi le patron du BNS, Wang Bao\u2019an.Mais nombre d\u2019exper ts af fichent leur scepticisme, d\u2019autant que le PIB annuel est publié avec une rapidité déconcertante pour une économie de cette taille, à peine trois semaines après la fin décembre.L\u2019actuel premier ministre, Li Keqiang, avait lui-même déjà exprimé ses doutes envers des statistiques «bricolées ».En se basant sur des indicateurs d\u2019activité, certains analystes estiment que la croissance chinoise réelle pourrait être bien moins élevée, voire de tout juste 4,5 % au quatrième trimestre selon le cabinet Capital Economics.Ce que Pékin peut faire La croissance chinoise au ralenti se veut un signal inquiétant pour l\u2019économie mondiale, encore dépendante du géant asiatique, mais qui pourrait ouvrir la porte à des mesures de relance accrues de la part de Pékin.La Chine est la deuxième économie de la planète, et l\u2019un des principaux contributeurs à la croissance mondiale.Elle est la première puissance commerciale du globe, et un gros importateur de matières premières.De l \u2019Union européenne aux États-Unis (ses deux principaux partenaires commerciaux), de l\u2019Afrique à l\u2019Australie, nul n\u2019est épargné par l\u2019influence chinoise : que ce soit via les prix du pétrole, des métaux et du minerai de fer subis par les pays producteurs, ou par la demande de biens de consommation auprès des pays développés.Les investisseurs étrangers peuvent aussi être directement touchés par les turbulences des Bourses mondiales, qui avaient lourdement trébuché début janvier dans le sillage des places chinoises.Pékin vante la «nouvelle normalité» d\u2019une croissance moindre mais plus durable, fruit de ses ef- for ts pour rééquilibrer l\u2019économie vers la consommation intérieure, l\u2019innovation et les services, en diminuant la dépendance à l\u2019égard des exportations et des investissements dopés par l\u2019endettement.Mais l\u2019essoufflement du géant asiatique traduit des tensions inquiétantes dans le pays \u2014 notamment la dégradation rapide du secteur industriel, miné par les surcapacités.Le fort endettement des entreprises et collectivités locales, tout comme la montée des risques de défauts de paiement sont d\u2019autres facteurs d\u2019inquiétude.Ses exportations ont reculé l\u2019an dernier, dans un contexte de conjoncture internationale terne, et le secteur de l\u2019immobilier, en plein refroidissement après des années de surchauffe, peine à se reprendre : or, il s\u2019agit de deux piliers de l\u2019économie chinoise.De l\u2019avis général, soucieux de stimuler l\u2019activité et de ménager l\u2019emploi, le gouvernement devrait abaisser encore davantage ses taux d\u2019intérêt et intensifier sa relance budgétaire, c\u2019est-à-dire les dépenses publiques.La perspective de telles mesures a d\u2019ailleurs fait bondir mardi les Bourses chinoises.La priorité donnée à la réduction des surcapacités industrielles et au désendettement \u2014 notamment via des restructurations profondes des groupes d\u2019État \u2014 devrait cependant continuer de peser sur l\u2019économie.Par ailleurs, la gestion hasardeuse et inefficace des turbulences boursières depuis l\u2019été et la dévaluation brutale du yuan ont révélé l\u2019interventionnisme persistant des autorités.Ce qui avive les interrogations sur la capacité de Pékin à mener à bien les réformes structurelles promises, censées renforcer le secteur privé et accompagner le « rééquilibrage » du pays.Agence France-Presse SUITE DE LA PAGE B 1 CHINE Milieu de vie privilégié au cœur de la ville de Québec, l\u2019Université Laval est une grande université complète reconnue pour sa culture de l\u2019excellence en enseignement et en recherche.Valorisant la diversité, l\u2019Université Laval invite toutes les personnes quali?ées à présenter leur candidature, en particulier les femmes, les membres de minorités visibles et ethniques, les autochtones et les personnes handicapées.La priorité sera toutefois accordée aux personnes ayant le statut de citoyen canadien ou de résident permanent.Professeure ou professeur CRIMINOLOGIE Faculté des sciences sociales, École de service social CLÔTURE DU CONCOURS : 31 mars 2016, 16 h ENTRÉE EN FONCTION : 1er juin 2016 INFORMATION : ulaval.ca/emplois Professeure ou professeur ÉTHIQUE THÉOLOGIQUE (ÉTHIQUE DE LA VIE \u2013 BIOÉTHIQUE) Faculté de théologie et de sciences religieuses CLÔTURE DU CONCOURS : 26 février 2016, 17 h ENTRÉE EN FONCTION : 1er août 2016 INFORMATION : ulaval.ca/emplois La croissance chinoise au ralenti est un mauvais signe pour l\u2019économie mondiale qui reste dépendante du géant asiatique C anton des Grisons \u2014 L\u2019utilisation massive de plastiques est telle que les océans abriteront plus de détritus plastiques que de poissons en 2050, s\u2019est alarmé mardi le forum économique mondial de Davos.« Le système actuel de production, utilisation, et abandon des plastiques a des ef fets négatifs importants : de 80 à 120 milliards de dollars d\u2019emballages plastiques sont perdus chaque année.Et au-delà du coût financier, si rien ne change, les océans contiendront plus de plastique que de poissons [en poids] d\u2019ici 2050 », selon un communiqué.Le forum de Davos qui lance mercredi ses travaux, dévoile une étude réalisée avec la fondation de la navigatrice Ellen MacArthur et le concours du cabinet McKinsey.Selon ce rapport, le ratio tonnes de plastique- tonnes de poissons était de un pour cinq en 2014, sera de un pour trois en 2025, et dépassera un pour un en 2050.Le forum estime nécessaire «une refonte totale des emballages et des plastiques en général» et la recherche de produits de remplacement au pétrole comme matériau de base pour leur production car si rien ne change, cette filière consommera 20% de la production pétrolière en 2050.Du fait de l\u2019usage unique des sacs plastique, «95% de la valeur des emballages plastiques, estimée entre 80 et 120 milliards de dollars par an, est perdue » déplore le WEF, appelant à la mise en place de véritables filières de recyclage et de réutilisation.« Les modèles de production et de consommation linéaire sont de plus en plus remis en question [\u2026] et cela est particulièrement vrai pour les filières où il y a de gros volumes de peu de valeur comme l\u2019emballage plastique», estime dans un communiqué la navigatrice Ellen MacArthur, plaidant aussi pour la mise en place d\u2019une économie circulaire, réutilisant les matériaux.Ellen MacArthur a accédé à la gloire en battant le record du tour du monde à la voile en 2005.Plusieurs pays tentent actuellement de limiter l\u2019usage des sacs plastique.En France, par exemple, les sacs plastique à usage unique devraient être prohibés en mars.Au Royaume-Uni, la législation impose de faire payer les utilisateurs de sacs plastiques, afin de tenter de réduire leur utilisation.Les municipalités de l\u2019agglomération mon - tréa lai se ont pour leur part décidé d\u2019interdire l\u2019usage des sacs plastique non biodégradables à compter de 2018.Agence France-Presse FORUM DE DAVOS 2050, l\u2019année où le plastique pèsera plus que le poisson dans l\u2019océan Appel pour une refonte des emballages et des plastiques ANDREJ ISAKOVIC AGENCE FRANCE-PRESSE Un homme récupère des bouteilles de plastique au milieu d\u2019autres déchets dans la rivière Sava, à Belgrade.Valeant rapatrie un produit Le ministre de l\u2019Économie, de l\u2019Innovation et des Exportations, Jacques Daoust, s\u2019est réjoui de l\u2019annonce du transfert de production de la multinationale Valeant du Japon vers le Québec, lequel permettra de consolider 225 emplois à l\u2019usine de l\u2019entreprise située à Laval.La filiale lavalloise de Valeant a obtenu un mandat de production mondiale pour le médicament d\u2019ordonnance Jublia, une solution topique pour le traitement d\u2019infections fongiques, actuellement fabriqué au Japon et destiné principalement au marché nord?américain.M.Daoust a rappelé les investissements consentis par le gouvernement à l\u2019usine lavalloise afin de la rendre plus compétitive.Le Devoir Potash ferme une mine Halifax \u2014 Tentant de s\u2019ajuster à la faiblesse des marchés mondiaux d\u2019engrais, Potash Corporation of Saskatchewan a annoncé mardi la fermeture de sa mine Picadilly, dans le sud du Nou- veau-Brunswick, pour une période indéterminée, une décision qui privera de travail jusqu\u2019à 430 employés.La société de Saskatoon, en Saskatchewan, a dit devoir réduire ses dépenses en déplaçant sa concentration vers certaines activités à plus faibles coûts, dans sa province d\u2019origine.Lorsque l\u2019entreprise a fait état d\u2019une baisse de ses profits trimestriels et de ses ventes en octobre, elle a aussi annoncé qu\u2019elle fermerait de façon permanente sa mine Penobsquis au Nou- veau-Brunswick, supprimant 140 emplois contractuels.La mine, adjacente à l\u2019installation de Picadilly, devait fermer en 2016 mais l\u2019arrêt de ses activités a été devancé à novembre 2015.La Presse canadienne J&J supprime 3000 emplois Le conglomérat des soins de santé Johnson & Johnson a indiqué mardi qu\u2019il entendait supprimer environ 3000 emplois dans les deux prochaines années en procédant à une restructuration de ses activités d\u2019appareils médicaux.La société de New Brunswick, au New Jersey, a précisé que cela représentait plus de 2 % de ses effectifs mondiaux d\u2019environ 127 000 personnes, et entre 4 et 6 % de ses effectifs dédiés aux appareils médicaux.Associated Press L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 0 J A N V I E R 2 0 1 6 LES SPORTS B 6 J O H N P Y E à Melbourne R afael Nadal s\u2019est incliné au premier tour d\u2019un tournoi majeur pour la deuxième fois seulement de sa car rière, vaincu en cinq sets mardi par Fernando Verdasco aux Internationaux de tennis d\u2019Australie dans un match qui a rappelé leur demi-finale épique de cinq heures et 14 minutes à Melbourne il y a sept ans.Verdasco a comblé un déficit de 2-1 et il a surmonté un bris de service au set décisif pour remporter une victoire de 7-6 (6), 4-6, 3-6, 7-6 (4) et 6-2 à l\u2019issue d\u2019une rencontre de quatre heures et 41 minutes.Il s\u2019agit de la troisième victoire de Ver- dasco en 17 matchs contre son compatriote espagnol.Nadal a rempor té son unique titre aux Internationaux d\u2019Australie en 2009 après avoir vaincu Verdasco en demi-finales.La seule autre élimination du vainqueur de 14 titres du Grand Chelem au premier tour d\u2019un tournoi majeur est survenue à Wimbledon en 2013 lorsqu\u2019il a perdu en trois manches face au Belge Steve Darcis, alors 135e joueur mondial.« C\u2019est une défaite pénible et douloureuse, a confié Nadal, 5e tête de série à Melbourne.Il a joué de façon incroyable au dernier set, de façon plus combative que moi.Il a pris plus de risques et il a gagné.Il a probablement mérité sa victoire.» Deux autres surprises ont par ailleurs marqué le tableau féminin puisque Simona Ha- lep, 2e tête d\u2019affiche, et Venus Williams, détentrice de sept titres du Grand Chelem, ont perdu à leur premier match.La Roumaine Halep, finaliste à Roland-Garros en 2014, a perdu au compte de 6-4 et 6-3 aux dépens de Zhang Shuai, une troisième défaite au premier tour à Melbourne pour elle au cours des cinq dernières années.La Chinoise, 133e joueuse mondiale, a pour sa part signé sa première victoire en Grand Chelem après 14 défaites.«C\u2019est correct.Je ne veux pas faire un drame de ce match», a déclaré Halep, qui a refusé d\u2019utiliser un problème à un tendon d\u2019Achille, qui l\u2019a obligée à se retirer d\u2019un tournoi préparatoire, pour expliquer cette défaite prématurée.Le tout pour le tout Verdasco a quant à lui joué le tout pour le tout avec de puissants coups du fond du cour t, réussissant 90 coups vainqueurs comparativement à 37 pour Nadal.« Gagner contre Rafa ici après avoir perdu deux sets est incroyable, a dit Verdasco, âgé de 32 ans et 45e joueur mondial.Je pense avoir joué de façon incroyable.Après avoir cédé le bris au cinquième set, j\u2019ai commencé à réussir des coups gagnants.Je ne sais pas comment, mais j\u2019ai fermé les yeux et tout s\u2019est mis à fonctionner et j\u2019ai continué ainsi.» Le Suisse Stanislas Waw- rinka, qui a vaincu Nadal en finale à Melbourne en 2014, et le quadruple finaliste britannique Andy Murray ont également franchi la première ronde, de même que Lleyton Hewitt, double vainqueur d\u2019un tournoi majeur et qui dispute à la maison ses 20es et derniers Internationaux d\u2019Australie avant de se retirer.Associated Press INTERNATIONAUX DE TENNIS D\u2019AUSTRALIE Nadal mord la poussière d\u2019entrée de jeu RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Une 5e défaite de suite pour le CH Le Canadien de Montréal a poursuivi sa descente aux enfers en subissant une défaite de 4-1 aux mains des Bruins de Boston mardi soir, dans un match qui s\u2019est terminé sous les huées de la foule au Centre Bell.Il s\u2019agit d\u2019une cinquième défaite consécutive pour la troupe de Michel Therrien, qui continue de dégringoler au classement de l\u2019association Est de la Ligue nationale de hockey et risque de plus en plus de rater les séries éliminatoires.Sur notre photo, l\u2019attaquant des Bruins Patrice Bergeron trompe la vigilance du gardien Mike Condon après avoir contourné le filet pour porter la marque à 2-1 en deuxième période.Lire le compte rendu du match sur le site Web et l\u2019application tablette du Devoir.F R É D É R I C D A I G L E L es Alouettes de Montréal ont embauché le joueur de ligne of fensive Dominic Picard, une addition prévisible compte tenu du fait que le centre par tant de l\u2019équipe, Luc Brodeur-Jourdain, ne devrait pas être rétabli d\u2019une sérieuse blessure à un genou à temps pour le début de la prochaine saison.Picard, un vétéran de 10 saisons dans la Ligue canadienne de football, a paraphé un contrat d\u2019un an.« Là où j\u2019en suis dans ma carrière, j\u2019aborde l\u2019avenir une saison à la fois », a- t-il déclaré, ajoutant qu\u2019il est très excité de por ter l\u2019uniforme des Alouettes.« Je reviens chez nous ! » L\u2019athlète de 33 ans af firme qu\u2019il ne s\u2019amène pas à Montréal « en attendant » que Bro- deur-Jourdain effectue un retour.Le centre des Alouettes s\u2019est déchiré les ligaments croisés antérieur et latéraux internes du genou droit au début de novembre, ce qui a mis fin prématurément à sa campagne.Comme la durée prévue de la convalescence est de neuf mois pour une telle blessure, le vétéran ratera sûrement le début de la saison 2016, d\u2019où le besoin de profondeur à cette position.«Un scénario extraordinaire» « Je viens faire compétition à Luc.C\u2019est un ami, nous avons gagné des championnats universitaires ensemble.Je pense que la compétition sera saine, et moi j\u2019embarque là-dedans.C\u2019est l\u2019équipe qui va déterminer mon rôle et je vais suivre le plan à 100%», a mentionné Picard.Il sait per tinemment qu\u2019il se joindra à une équipe qui a connu toutes sortes d\u2019ennuis depuis le dépar t d\u2019Anthony Calvillo et qui a raté les éliminatoires pour une première fois en 20 ans la saison passée.« C\u2019est un bon défi.Personnellement, ce que je peux apporter, c\u2019est du leadership et de l\u2019expérience pour aider les jeunes joueurs, a-t-il fait valoir.J\u2019appor te un bon lot de connaissances également.Je connais tous les coordonnateurs défensifs dans cette ligue- là, j\u2019appor te donc une expertise, c\u2019est certain.C\u2019est un très bon « fit » pour moi.Après avoir joué pendant 10 ans à l\u2019extérieur de la province, revenir jouer pour l\u2019équipe du Québec dans ces conditions, c\u2019est un scénario extraordinaire.» Au cours de sa carrière, le footballeur de 6 pieds 2 pouces et 310 livres a notamment remporté la Coupe Grey avec les Roughriders de la Saskatchewan en 2013.L\u2019ancien porte-couleurs du Rouge et Or de l\u2019Université Laval a aussi joué avec les Argonauts de Toronto et les Blue Bombers de Winnipeg, formation qui l\u2019a sélectionné en 3e ronde (23e au total) lors du repêchage de 2006.L\u2019an dernier avec les Bombers, Picard a été le centre partant lors de 14 rencontres.Il a disputé 151 matchs en carrière dans la LCF et a été partant pour 143 de ceux-ci.Il a été nommé le joueur de ligne of fensive par excellence de son équipe avec les Argonauts en 2011 et avec les Roughri- ders en 2012 et en 2014.La Presse canadienne FOOTBALL Les Alouettes appellent le joueur de ligne Dominic Picard en renfort C incinnati \u2014 Si Pete Rose ne peut toujours pas être intronisé au Temple de la renommée du baseball à Cooperstown, celui des Reds de Cincinnati a décidé de lui ouvrir ses portes.L\u2019équipe en a fait l\u2019annonce mardi, près d\u2019un mois après que le commissaire du baseball majeur, Rob Manfred, eut refusé de réintégrer Rose.Manfred a conclu que le meilleur frappeur de coups sûrs de l\u2019histoire a continué de parier sur le baseball alors même qu\u2019il tentait de faire annuler sa suspension à vie imposée en 1989 pour avoir parié sur plusieurs matchs des Reds alors qu\u2019il jouait pour eux ou les dirigeait.La cérémonie d\u2019intronisation du Temple de la renommée des Reds aura lieu le week-end du 24 au 26 juin.Le Temple de la renommée du baseball a de son côté adopté en 1991 une règle empêchant quiconque dont le nom se trouve sur la liste des joueurs inadmissibles de façon permanente d\u2019être inscrit sur son bulletin de vote.Après avoir pris connaissance de la décision de Manfred, Rose a dit qu\u2019il espérait quand même être admis à Cooperstown un jour.Le chef de la direction des Reds, Bob Castellini, a déclaré par communiqué que l\u2019 intronisation de Rose au Temple de l\u2019équipe représentera un « moment déterminant » de l\u2019histoire de la franchise.« Il est l \u2019un des plus grands joueurs à avoir jamais porté l\u2019uniforme des Reds et ce sera une expérience inoubliable de le voir honoré de la sorte », a-t-il souligné.Le conseil d\u2019administration du Temple de la renommée des Reds a choisi Rose à titre de seul joueur intronisé en 2016.Ken Griffey fils, qui fera son entrée à Cooperstown en juillet prochain, a été l\u2019un des derniers joueurs admis à Cincinnati, où 84 autres joueurs ont aussi été honorés.La Big Red Machine La plupart des joueurs faisant partie de la Big Red Machine des années 1975 et 1976 s\u2019y trouvent déjà, y compris leur défunt gérant, Sparky Anderson.Rose sera le dernier des huit joueurs de position partants à y accéder, après Johnny Bench, Joe Morgan, Tony Perez, David Concepcion, George Foster, Cesar Geronimo et Ken Griffey père.Rose a passé 19 de ses 24 saisons dans les ligues majeures avec les Reds, frappant 3358 de ses 4256 coups sûrs avec la formation de l\u2019Ohio.Il a également porté les couleurs des Phillies de Philadelphie et des Expos de Montréal, avec lesquels il a obtenu son 4000e coup sûr le 13 avril 1984.Celui qui est aujourd\u2019hui âgé de 74 ans a complété sa carrière en 1986, ayant maintenu une moyenne au bâton de, 303/, 375/, 409.En plus du record de coups sûrs, il détient toujours les marques pour le nombre de matchs joués, les présences au bâton et les présences au bâton officielles.Recrue de l\u2019année dans la Ligue nationale en 1963, il a également été élu joueur par excellence de la LN en 1973.Il a pris part à 17 matchs des étoiles, en plus de gagner deux Gants d\u2019or et un Bâton d\u2019argent.Associated Press BASEBALL Pete Rose finalement honoré par les Reds WILLIAM WEST AGENCE FRANCE-PRESSE Rafael Nadal salue la foule après sa défaite contre son compatriote, Fernando Verdasco.LIAM RICHARDS LA PRESSE CANADIENNE Dominic Picard dans l\u2019uniforme des Roughriders de la Saskatchewan L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 0 J A N V I E R 2 0 1 6 LE MONDE B 7 J E A N - F R É D É R I C L É G A R É - T R E M B L A Y L a rivalité historique entre l\u2019Iran et l\u2019Arabie saoudite a éclaté au grand jour avec l\u2019exécution par Riyad du cheikh chiite Nimr al-Nimr tout au début de janvier.Depuis, les tensions entre les deux puissances augmentent, au moment même où l\u2019Iran réémerge dans la région grâce à la levée des lourdes sanctions qui pesaient sur lui.Quelles sont les raisons et les ramifications de cette rivalité ?Explications de Harith Al-Dabbagh, spécialiste des systèmes juridiques des pays arabes au CERIUM.À quand remonte la rivalité Té- héran-Riyad?Les relations irano-saou- diennes se caractérisent par leur ambivalence.Les deux pays présentent d\u2019abord deux visions aux antipodes de l\u2019islam.D\u2019un côté, l\u2019islam chiite duodécimain érigé en système de gouvernement en Iran (wi- layet el-faqih).De l\u2019autre côté, l\u2019islam wahhabite, une doctrine issue du néohanbalisme, un prolongement de la quatrième école de l\u2019islam sunnite, déclaré dogme officiel du royaume saoudien.Chaque partie se considère comme le dépositaire du véritable islam et voit l\u2019autre comme hérétique.Cette tension est palpable depuis la Révolution islamique en Iran en 1979 et, avec elle, les velléités d\u2019en exporter le modèle dans la région.Les relations ont toutefois connu des périodes d\u2019accalmie.On se souviendra de la visite de l\u2019ancien président réformateur iranien Mohammad Khatami à Riyad en 1999 et de la signature d\u2019un pacte de sécurité en 2001.Mais au-delà de ce d iscours « œcumé- nique » of ficiel, les religieux des deux côtés développent une diatribe remplie de haine et de refus de l\u2019autre.On peut difficilement cacher les ambitions rivales de deux États pour l\u2019hégémonie régionale et l\u2019usage de cette polarisation confessionnelle à des fins de mobilisation politique.Dans les tensions actuelles, la majorité des pays de la région ont manifesté leur solidarité avec l\u2019Arabie saoudite.Est-ce surprenant?Pourquoi?Il convient de replacer cette rivalité dans le contexte d\u2019une vieille querelle arabo-persane.Après avoir été conquis et convertis à l\u2019islam (637-751), les Persans, héritiers de l\u2019Empire sassanide, ont commencé à concurrencer les Arabes sur le leadership religieux du monde musulman.Ils prétendaient à une place particulière dans l\u2019islam en s\u2019appuyant sur leur rayonnement culturel.Cette remise en cause du rôle des Arabes a engendré des conflits tout au long de l\u2019histoire de l\u2019islam.La chute de la dynastie des Omeyyades, de nature purement arabe, est largement due aux Persans, qui vont s\u2019arroger une place importante au sein de l\u2019État ab- basside, ne laissant aux Arabes \u2014 les califes \u2014 qu\u2019un contrôle formel.Cet état d\u2019esprit est encore présent aujourd\u2019hui, ce qui crée un climat de suspicion.Pour beaucoup d\u2019intellectuels arabes, le nationalisme persan avance masqué par un chiisme politique de facture hégémonique.On dénonce les tendances iraniennes à s\u2019immiscer dans les affaires internes des pays arabes en se fondant sur le principe de non-ingérence et du respect de la souveraineté des États.Les points litigieux ne manquent pas dans les relations arabo-iraniennes : les trois îles stratégiques dans le détroit d\u2019Hormuz revendiquées par les Émirats arabes unis, mais annexées par l\u2019Iran en 1971 ; les conflits frontaliers, notamment sur les gisements d\u2019hydrocarbures dans le Golfe persique; la question de Khouzistan-Arabis- tan, une province iranienne à majorité arabe ; la protection des lieux saints de l\u2019islam, où la Mecque fut prise d\u2019assaut plusieurs fois par des pèlerins iraniens ; le soutien iranien au Hezbollah libanais, etc.L\u2019Iran, qui réémerge dans la région à la faveur de l\u2019accord sur le programme iranien, n\u2019est-il pas néanmoins condamné à rester la puissance inférieure par rapport à l\u2019Arabie saoudite, étant donné que relativement au sunnisme, le chiisme reste le courant minoritaire de l\u2019islam?Au contraire, l\u2019Iran n\u2019a jamais été si puissant dans la région.Paradoxalement, c\u2019est l\u2019intervention américaine qui a permis cette montée en puissance: le renversement du régime de Saddam Hussein en 2003 et l\u2019arrivée au pouvoir d\u2019un gouvernement pro-iranien à Bagdad, les tergiversations dans le dossier syrien et la crise au Yémen ont ravivé les craintes d\u2019un «croissant chiite» dominé par l\u2019Iran.Dans la foulée du printemps arabe, Riyad a accusé Téhéran de soutenir les émeutes dans sa province de l\u2019Est, à majorité chiite, et a aussi envoyé ses troupes pour soutenir le régime du Bahreïn quant aux manifestations de l\u2019opposition chiite.Les deux pays se livrent à une guerre interposée par l\u2019appui et le financement des groupes armés en Syrie, au Yémen et en Irak.Enfin, l \u2019accord sur le nucléaire iranien n\u2019est que le dernier de plusieurs épisodes qui ont fait éclater au grand jour les désaccords entre Américains et Saoudiens.L\u2019alliance scellée par les chefs d\u2019État Franklin Roosevelt et Ibn Saoud en 1945 \u2014 le pacte de Quincy \u2014, qui assurait jusqu\u2019ici à Riyad un leadership régional, appartient probablement au passé\u2026 Collaborateur Le Devoir MOYEN-ORIENT Téhéran et Riyad, une rivalité historique S É B A S T I E N B L A N C à Washington L a Cour suprême des États- Unis a accepté mardi d\u2019examiner au printemps la validité d\u2019une mesure emblématique du président Barack Obama protégeant près de cinq millions de clandestins d\u2019une expulsion, thème explosif de la campagne électorale pour sa succession.Les neuf juges ont pris cette décision extrêmement chargée politiquement lors d\u2019une réunion à huis clos, l\u2019immigration étant un cheval de bataille des candidats républicains à la présidentielle et notamment de Donald Trump qui a promis de construire un mur à la frontière avec le Mexique.En se saisissant de cette question, la haute Cour à Washington of fre l\u2019espoir à M.Obama d\u2019un déblocage d\u2019une de ses initiatives phare, qu\u2019il avait justifiée par le fait que les États-Unis étaient une «nation d\u2019immigrants ».Déterminé à contourner le Congrès dont il dénonçait l\u2019inaction, le président américain avait en ef fet annoncé en novembre 2014 une série de mesures réglementaires offrant un répit à plus de 4 millions de personnes menacées d\u2019expulsion, dont une grande par tie de Mexicains.On estime qu\u2019environ 11 millions d\u2019immigrants en situation irrégulière vivent aux États-Unis.Près de la moitié sont originaires du Mexique.Par décret Concrètement M.Obama, qui avait fait de ce dossier l\u2019une de ses priorités lors de son ar rivée au pouvoir en 2009, avait recouru à des décrets, comme il l\u2019a récemment réédité sur la question des armes individuelles.Ces mesures s\u2019assimilant à des régularisations temporaires et prévoyant la délivrance de permis de travail visaient typiquement les clandestins habitant depuis plus de cinq ans aux États-Unis, et ayant un enfant américain ou titulaire d\u2019un statut de résident permanent.« Après tout, la plupar t de ces immigrés sont ici depuis longtemps.Ils travaillent dur, occupent des emplois dif ficiles et mal payés.Ils ont des bouches à nourrir.Ils prient dans nos églises.Beaucoup d\u2019entre eux ont des enfants nés aux États-Unis ou qui ont passé la majeure partie de leur vie ici.Leurs espoirs, leurs rêves et leur patriotisme sont semblables aux nôtres », avait souligné M.Obama.C e s a n n o n c e s avaient déclenché une tempête politique au Congrès, ses adversaires républicains dénonçant des « abus de pouvoir», des «amnisties».Depuis novembre 2014, 26 États, pratiquement tous à majorité républicaine, ont donc refusé d\u2019appliquer les décrets présidentiels et une cour d\u2019appel fédérale a estimé que le chef de l\u2019État avait outrepassé ses droits en court-circuitant le Congrès.Dans ces États, les immigrants censés bénéficier des mesures restent privés de permis de travail ou des allocations prévues par les textes.C\u2019est dire les répercussions de la question arrivant devant la Cour suprême, qui en l\u2019acceptant a suscité la satisfaction des démocrates.Décision en juin « Comme des millions de familles à travers tout le pays \u2014 des immigrants qui veulent être responsables, travailler légalement, payer des impôts et apporter leur pierre à l\u2019édification d\u2019une société ouverte et juste \u2014 nous sommes contents », a réagi mardi Brandi Hoffine, porte- parole de la Maison-Blanche.La plus haute instance judiciaire américaine n\u2019a pas précisé quand se déroulerait exactement l\u2019audience sur ce dossier, mais selon les experts elle devrait se tenir en avril.La décision de la Cour sera elle annoncée en juin, soit un mois avant les conventions d\u2019investiture des deux partis.Tout cela promet en tout cas Les autorités américaines ont expulsé plus de 235 000 personnes durant l\u2019année fiscale 2015, dont 59 % avaient fait l\u2019objet d\u2019une condamnation pénale, selon le ministère de la Sécurité intérieure.Agence France-Presse ÉTATS-UNIS Le dossier des clandestins devant la Cour suprême Voir aussi \u203a Planète Terre au Canal Savoir à 21 h et à l\u2019adresse ledevoir.com/planeteterre R I M T A H E R à Tripoli U n gouvernement d\u2019union nationale a été formé mardi en Libye, une étape prévue par l\u2019accord parrainé par l\u2019ONU qui constitue un timide premier pas vers une solution politique à la crise traversée par ce pays divisé où la menace djihadiste est grandissante.32 ministres représentant les dif fé- rentes parties et régions composent ce gouvernement d\u2019union dirigé par l\u2019homme d\u2019affaires tripolitain Fayez al- Sar raj.Ils ont été nommés par le Conseil présidentiel, une instance présidée par M.Sarraj et créée après la signature en décembre au Maroc de l\u2019accord politique sous l\u2019égide l\u2019ONU.Cet accord avait été signé par des membres des deux Parlements libyens rivaux, mais n\u2019a depuis été ratifié par aucune des deux chambres législatives.L\u2019émissaire de l\u2019ONU pour la Libye, Martin Kobler, a toutefois exhorté mardi la Chambre des représentants, le Parlement reconnu par la communauté internationale qui siège dans l\u2019est du pays, à « se réunir rapidement pour approuver » le gouvernement d\u2019union.Pour que ce nouveau cabinet devienne opérationnel, il doit en ef fet être approuvé par une majorité des deux tiers par ce Parlement dans les dix jours.La chef de la diplomatie européenne, Fede- rica Mogherini, a elle aussi appelé mardi la Chambre des représentants à approuver rapidement le nouveau cabinet.«Seul un gouvernement libyen unifié, soutenu par tous les citoyens, sera capable d\u2019en finir avec les divisions politiques, de vaincre le terrorisme et gérer les défis sécuritaires, humanitaires et économiques» du pays, a-t-elle ajouté.Les trois régions La tâche de diriger le nouveau gouvernement revient donc à Fayez al-Sarraj, quinquagénaire originaire de Tripoli, membre de la Chambre des représentants.Diplômé en gestion des af faires et en architecture, il a été membre de l\u2019Autorité préparatoire pour le dialogue qui a tenté de rassembler les différents acteurs de la société en vue de mettre fin à la crise.Il se trouve actuellement à l\u2019étranger.Les portefeuilles ont été répartis selon les trois régions libyennes : neuf pour l\u2019ouest (Tripolitaine), huit pour l\u2019est (Cyrénaïque) et sept pour le sud (Fezzan).L\u2019annonce de sa formation était attendue dimanche, mais des divergences ont ralenti le processus, notamment au sujet du « par tage géographique » des por te- feuilles.La répartition des ministères régaliens a traditionnellement suscité des frictions entre les trois régions.Le portefeuille de la Défense a été confié à Al-Mahdi al-Barghathi (est), l\u2019Intérieur à Al- Aref al-Khoja (ouest), la Justice à Abdel Salam Genedi (sud) et les Affaires étrangères à Mar- wan Abousrewil (ouest).Une seule femme \u2014 à la Culture \u2014 fait partie de ce gouvernement et le controversé général Khalifa Haftar, commandant des forces loyales au pouvoir reconnu internationalement, n\u2019y figure pas.Agence France-Presse UN PAYS DIVISÉ La Libye se donne un gouvernement d\u2019union L\u2019 assaut djihadiste qui a fait 30 morts vendredi au Burkina Faso a été mené par six personnes au total, dont trois ont été tuées et trois sont encore recherchées, a af firmé mardi le premier ministre français Manuel Valls.Lors de l\u2019attaque vendredi soir dans la capitale Ouagadougou, revendiquée par al-Qaïda a u M a g h r e b i s l a m i q u e (AQMI), «six individus ont ouvert le feu sur le café Cappuccino avant de se réfugier dans l\u2019hôtel Splendid », a relaté le chef du gouvernement français à l\u2019Assemblée nationale.Jusqu\u2019à présent les autorités burkinabé ont fait état de trois assaillants, tous tués.De nombreux témoignages ont cependant évoqué de plus de trois assaillants.Par ailleurs, une cinquantaine de parents des victimes de l\u2019attaque ont été reçus mardi par le gouvernement, qui a pris note de leurs attentes et leur a fait un point sur la situation.Le gouvernement leur a notamment expliqué pourquoi les obsèques ne pouvaient avoir lieu immédiatement.Agence France-Presse BURKINA FASO La France parle de six assaillants, non de trois Irak : des pertes civiles effarantes Genève \u2014 L\u2019ONU a déploré mardi des «pertes civiles effarantes » en Irak, avec près de 19 000 civils tués en près de deux ans.Dans un rapport, les Nations unies dénoncent l\u2019impact «grave et étendu» du conflit en Irak sur les civils, avec 18 802 civils tués et 36 245 blessés entre le 1er janvier 2014 et le 31 octobre 2015.Par ailleurs, 3,2 millions de personnes ont été déplacées à l\u2019intérieur du pays depuis janvier 2014, dont plus d\u2019un million d\u2019enfants.Et les chiffres réels pourraient être beaucoup plus élevés que ceux documentés, prévient l\u2019ONU.Les souffrances endurées par les civils en Irak sont terribles, souligne le rapport préparé par la Mission d\u2019assistance des Nations unies pour l\u2019Irak (MANUI) et le Haut- Commissariat de l\u2019ONU aux droits de l\u2019Homme.Ceux-ci estiment que le groupe État islamique (EI) «continue à perpétrer des violences et des abus du droit international des droits de l\u2019Homme ou du droit international humanitaire de manière systématique et à grande échelle ».La découverte de plusieurs charniers est également documentée dans le rapport, y compris dans des zones qui étaient sous le contrôle du groupe EI et qui ont été ensuite reprises par le gouvernement.Certains charniers dateraient de l\u2019époque de Saddam Hussein.Agence France-Presse CHIP SOMODEVILLA AGENCE FRANCE-PRESSE Des Américains appuyant la réforme de Barack Obama ont manifesté vendredi devant la Cour suprême à Washington.Les autorités américaines ont expulsé 235 000 personnes durant l\u2019année fiscale 2015 Fayez al-Sarraj L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 0 J A N V I E R 2 0 1 6 C U L T U R E B 8 Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Claire Paquet au 514.985.3318 ou cpaquet@ledevoir.com 28 JANVIER 2 FÉVRIER 22 JANVIER 23 JANVIER COMMEDIA DELL\u2019ARTE Vendredi 22 janvier à 19h30 Commedia dell\u2019arte d\u2019Ana Sokolovic Conservatoire de musique de Montréal, 4750, avenue Henri-Julien, Montréal Billets à l\u2019entrée : 26,50 $, 21,50 $ et 11,50 $ Renseignements : 514-527-5515 www.quatuormolinari.qc.ca Billets à la porte : 50 $, 35$ Prévente : 50$, 30$, 25$ étudiant et 65+ Informations : 514 956-9546 | 514 737-5364 Admission.com | 1 855 790-1245 choeurclassiquedemontreal.qc.cab L\u2019ARAMUSIQUE présente DANIEL TAYLOR EN DUOS D\u2019AMOUR Concert présenté à l?église de la Purification à Repentigny Jeudi 28 janvier 2016 à 20 h Prix régulier : 35 $ Billets : 450 589-9198 p.5 ou à la porte.Info : aramusique.org Portes ouvertes\u2026 sur des études en musique ! Mardi 2 février 2016 16 h à 20 h : Faculté de musique 200, av.Vincent-d\u2019Indy, Montréal Visites guidées, kiosques d\u2019info et rencontres avec des profs et des responsables de programmes Activités en cordes, cuivres, piano, musique ancienne et contemporaine, compo, jazz, opéra et gamelan Conférence sur nos nouveaux programmes et démonstrations en musiques numériques Renseignements : 514 343-6427 musique.umontreal.ca / MusUdeM C A R O L I N E M O N T P E T I T L e Musée de la photo de Dr ummondville pourra rouvrir ses portes.Le conseil municipal a en effet finalement décidé lundi soir de reconduire la subvention à l\u2019organisme culturel, après l\u2019avoir retirée en octobre dernier.Le Musée de la photo de Drummondville a été créé en 2003 par Jean Lauzon, photographe de profession et détenteur d\u2019un doctorat en sémiologie de la photo.Cet automne, le musée employait deux personnes, le directeur, Jean Lau- zon, et une technicienne en muséologie.Son budget de quelque 100 000 $ provenait surtout de deux subventions de la municipalité et de la MRC, respectivement de 45 000 $ et de 40 000 $, et d\u2019une por tion d\u2019autofinancement de quelque 20 000$, selon M.Lauzon.Cet automne, les deux subventions avaient été retirées.Les deux employés avaient donc perdu leur emploi jusqu\u2019à nouvel ordre.Pétition À la suite de cette décision, une pétition a circulé réclamant la réouverture du musée.Cette pétition évoquait entre autres la fermeture, en 2009, du Musée de la photographie contemporaine à Ottawa, et signalait l\u2019impor tance de la présence d\u2019un musée de la photo au Canada.L\u2019historien Michel Lessard s\u2019est également porté à la défense de l\u2019établissement et de son directeur.M.Lessard avait notamment relevé l\u2019importance de la présence de musées spécialisés en région, citant en exemple le Musée des religions de Nicolet, ou le Musée maritime de L\u2019Islet-sur- Mer.Ces établissements jouent le rôle de carrefours culturels dans leur milieu, a-t-il dit.Autofinancement Lundi soir, le conseil municipal de Drummondville a accepté de reconduire sa subvention, tout en demandant au musée d\u2019accroître sa part d\u2019autofinancement.La municipalité a également demandé que soient écartés du conseil d\u2019administration du musée ses employés ainsi que les membres de leur famille.«Mon poste de directeur sera renégocié», a dit M.Lauzon.M.Lauzon ajoute qu\u2019il souhaiterait que les ententes ne soient pas négociées tous les ans pour permettre au musée d\u2019organiser des expositions plus longtemps à l\u2019avance.«Si on passe la moitié de notre temps à négocier », dit-il, il ne reste plus assez de temps pour animer le musée.Le Devoir Le Musée de la photo de Drummondville survivra F R A N Ç O I S L É V E S Q U E L e dévoilement jeudi dernier des vingt interprètes, tous blancs pour une deuxième année d\u2019af filée, nommés pour un Oscar d\u2019interprétation a déclenché une controverse qui n\u2019a cessé d\u2019enfler depuis.Cinéaste aussi loquace que respecté, Spike Lee, entre autres, a appelé à un boycottage de la cérémonie.Interpellée de toutes parts, la présidente de l\u2019Académie des ar ts et des sciences du cinéma, Cher yl Boone Isaacs, est finalement sor tie de son mutisme lundi soir en faisant paraître un long communiqué.Se déclarant « navrée », elle a laissé entendre que des mesures aussi concrètes qu\u2019expéditives seraient très bientôt mises en place.Troisième femme seulement à occuper cette prestigieuse fonction, madame Boone Isaacs se trouvait dans une position d\u2019autant plus inconfortable qu\u2019elle est elle-même afro- américaine.«Bien que nous célébrions les accomplissements extraordinaires [des personnes nommées], je suis à la fois navrée et frustrée par le manque d\u2019inclusion.C\u2019est une conversation dif ficile mais importante, et le temps est venu pour de grands changements.L\u2019Académie prend dès à présent des mesures drastiques afin de modifier sa composition.Dans les prochains jours et semaines, nous allons procéder à une révision de notre recrutement afin d\u2019intégrer une diversité essentielle pour 2016 et au-delà.» On se souviendra qu\u2019en 2012, une enquête du Los An- geles Times avait révélé les chiffres suivants au sujet des membres de l\u2019Académie : leur âge moyen était de 62 ans, 94% étaient caucasiens (Blancs), 77 % étaient des hommes, les Noirs et les Hispaniques ne comptaient que pour environ 2 % chacun.«Le changement ne vient pas aussi vite que nous le voudrions.Nous devons faire plus, et mieux, et plus rapidement», a insisté madame Boone Isaacs.Boycottage inévitable?De telles mesures ne sont pas sans précédent.De fait, au cours des années 1960-1970, un afflux massif de nouveaux membres avait été organisé dans le but de rajeunir l\u2019organisation, qu\u2019on jugeait alors déconnectée.«En 2016, le mandat est l\u2019inclusion dans toutes ses facettes : genre, ethnicité, orientation sexuelle », a indiqué la présidente de l\u2019Académie, ce dernier point constituant une référence à peine voilée à l\u2019exclusion inexplicable de la catégorie des meilleurs films de Carol, un récit ultimement positif d\u2019amour lesbien.Qu\u2019à cela ne tienne, dans une entrevue publiée mardi dans Variety, le révérend Al Sharpton, un animateur et un activiste influent proche du président Obama, invite la population à ne pas regarder la soirée des Oscar le 28 février.Le but : que la perspective de cotes d\u2019écoute plus basses entraîne une dévaluation, même légère, des onéreuses cases publicitaires.« Les annonceurs doivent faire des af faires, a argué le révérend Sharpton.Hollywood écoute un jour ou deux et passe à autre chose.Il est maintenant temps de s\u2019assurer que nous ne serons plus ignorés.» Le Devoir OSCAR La présidente de l\u2019Académie déplore le manque de diversité KEVIN WINTER GETTY IMAGES AFP La présidente de l\u2019Académie des arts et des sciences du cinéma, Cheryl Boone Isaacs, dévoilait le 14 janvier les mises en nomination aux Oscar.Y V E S B E R N A R D O rkestar Kriminal est une bande de punks qui joue les chansons du punk d\u2019un autre âge : celui des années 1920 et 1930, avec ses mondes interlopes, ses cabarets enfumés et ses atmosphères glauques.Ici, les chansons sont louches et lousses, le jeu est en freestyle, les enregistrements en une seule prise, les langues nombreuses et l\u2019atmosphère, absolument irrésistible.En mars 2015, les Montréalais faisaient paraître Tummel, un disque qui a remporté un prix Gamiq pour l\u2019album roots de l\u2019année.Ils lancent maintenant l\u2019album en vinyle, et leur compère Geoff Berner, de Vancouver, en fera autant dans le cadre d\u2019une minitournée avec eux au Québec et en Ontario.On démarre ce jeudi à La Vitrola.Geoff Berner?«On joue un peu le même style et on est comme les rebelles du klezmer, répond Giselle Claudia Webber, artiste colorée et meneuse d\u2019Orkestar Kriminal.Les sujets dont il traite sont toujours un peu anarchistes.Il mélange le punk avec le klez- mer et c\u2019est un super bon écrivain.J\u2019adore un musicien qui prend ses paroles au sérieux.» Celles des « criminels mont- réalais» sont inspirées des bas quartiers de la Moldavie, de la Grèce, du Maroc, de l\u2019Ukraine, de la Pologne, de l\u2019Argentine et au-delà.À la base, le gano- vim-loshn, ce yiddish des voleurs de Varsovie, d\u2019Odessa et d\u2019Istanbul ; puis à la longue, une inspiration élargie jusqu\u2019aux narcocorridos mexicains pré-El Chapo, de même qu\u2019à des hymnes rébétiques des tanières de haschich de l\u2019underground grec.La délinquance pour survivre Globalement, les textes choisis forment une trame sonore des milieux clandestins pendant la Grande Dépression.Giselle explique : « Les personnages de nos chansons sont délinquants pour survivre.Ils ont besoin de fric, et quand ils se font poigner, c\u2019est encore plus de misère et de souf france pour eux.Il faut comprendre que c\u2019est la situation économique qui les amène vers ce chemin.Mais, encore au- jourd\u2019hui et peu impor te où, c\u2019est une histoire plus globale et il faut voir tous les côtés de l\u2019histoire.» Des exemples ?Giselle en raconte quelques-uns : « Une chanson en yiddish traite de l\u2019histoire d\u2019un esclavage humain qui passait par les femmes juives d\u2019Ukraine, qu\u2019on emmenait par bateau en Argentine en leur promettant une meilleure vie.Arrivées là, elles devaient se prostituer.Une autre chanson parle d\u2019une femme en Russie.Je pense qu\u2019elle était la leader d\u2019un gang anarchiste.La chanson est assez connue en Russie, mais les gens n\u2019avaient pas le droit de la chanter, fait que ce sont souvent les immigrants qui la chantaient.» En studio, les Kriminals y vont à l\u2019ancienne : on installe les musiciens autour d\u2019un microphone, on place la voix en avant, et le tuba, loin dans le coin.On enregistre en direct et on improvise à volonté.« Enregistrer comme dans les années 1920, c\u2019est aussi une façon d\u2019épargner du fric.I\u2019m a cheap leader.J\u2019ai une petite fille à nourrir, fait que c\u2019est ça : one take, un jour, on a fini », rigole Giselle.Plus sérieusement, elle ajoute, à propos de la scène : « Je trouve que l\u2019improvisation est la recette gagnante pour qu\u2019un groupe survive.En improvisant, le sang coule vite.» Et avec le temps, il y a plus : « Le but, c\u2019est de représenter toutes les communautés culturelles de Montréal, sauf les francophones et les anglophones.Je trouve qu\u2019ici, à cause de l\u2019histoire politique, les gens s\u2019intéressent beaucoup aux racines culturelles de quelqu\u2019un.À cause de cela, je pense qu\u2019il n\u2019aurait pas été possible de former Orkestar Kriminal ailleurs qu\u2019à Montréal», conclut Giselle.Prochaine étape : des chansons créoles.Collaborateur Le Devoir ORKESTAR KRIMINAL EN CONCERT AU QUÉBEC Montréal, à la Vitrola, 21 janvier Wakefield, 22 janvier Val-David, 30 janvier Québec, à l\u2019Anti, 25 février Sherbrooke, au Magog, 26 février Trois-Rivières, au Zénob, 12 mars Montréal, au Quai des Brumes, 10 avril (lancement de la vidéo pour Der Shmayser) Renseignements : orkestarkriminal.tumblr.com MUSIQUE Orkestar Kriminal, ou la trame sonore de la Grande Dépression ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR « On est comme les rebelles du klezmer », explique Giselle Claudia Webber, artiste colorée et meneuse d\u2019Orkestar Kriminal.L\u2019 écrivain québécois Pierre DesRuisseaux, lauréat d\u2019un Prix du Gouverneur général et ancien poète officiel du Parlement, est décédé lundi à l\u2019âge de 70 ans, a indiqué sa famille.En 1976, il avait été l\u2019un des cofondateurs de la maison d\u2019édition Triptyque, puis de la revue de création Mœbius.Cette maison a publié une part importante de son œuvre.Né en 1945 à Sherbrooke, Pierre DesRuisseaux accomplit des études en philosophie à l\u2019Université de Montréal.Il sera ensuite rédacteur dans des hebdomadaires régionaux et nationaux, dont Le Petit Journal.À travers cette carrière de rédacteur, il publie poésie et romans, à commencer par Lettres, en 1979.Dix ans plus tard, il remporte le prix du Gouverneur général pour son livre intitulé Monème (Hexagone).Pierre DesRuisseaux a également écrit des essais sur la culture populaire du Québec, dont le Dictionnaire des proverbes québécois et le Dictionnaire des expressions québécoises, deux livres qui obtinrent un important succès de librairie, même si les linguistes lui reprochaient souvent des recherches approximatives.Il a aussi publié une anthologie de la poésie traditionnelle amérindienne, Hymnes à la Grande Terre.Traducteur de l\u2019anglais et l\u2019espagnol, il publie notamment, en mars 2000, une anthologie raisonnée de la poésie anglo-québécoise, Co-inci- dences : poètes anglophones du Québec, qui présente 31 écrivains.Il a aussi collaboré régulièrement à des revues littéraires nationales et étrangères, notamment Estuaire et Liberté.Homme discret, au naturel volontiers effacé, il avait beaucoup surpris le milieu littéraire en acceptant de devenir le poète officiel du Parlement canadien de 2009 à 2011.Avec La Presse canadienne Le Devoir Décès du poète Pierre DesRuisseaux L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 0 J A N V I E R 2 0 1 6 C U L T U R E B 9 À L A T É L É CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit SRC Le Téléjournal 18 h 30 vies L'Épicerie Les enfants de la télé / Louis- Jean Cormier , Guy Jodoin.Ruptures Le Téléjournal Marina Orsini Entrée principale TVA 17h55 TVA nouvelles Le Tricheur Piment fort / Michel Barrette La poule aux oeufs d'or Au secours de Béatrice / Faire la paix Les beaux malaises Dans ma tête / Cathy Gauthier TVA nouvelles 22h35 Denis Lévesque 23h35 Signé M 0h05 5150, RUE DES O.TQ Les Argonautes Subito texto Cuisine futée, Dis-moi tout Banc public Les francs-tireurs Génial! / Pier-Luc Funk , Jean- Carl Boucher.Formule Diaz Les grands documentaires V Atomes crochus Un souper presque parfait Ma mère cuisine mieux que la tienne Personne d'intérêt / Rencontre au sommet CSI: NY En mode Salvail 22h50 Ménage à trois / Jean-Michel Anctil Infopublicité RDI Le National RDI économie 24/60 Les grands reportages Le Téléjournal RDI économie Le National 24/60 Grands rep.TV5 17h50 Champi.Journal FR Hélène et les animaux Envoyé spécial Peuples On n'est pas que des cobayes TV5 le journal 23h40 COMME LES 5 DOIGT.D Enchères Boss enchères Grand Rire de Québec Alaska: La ruée vers l'or Au pays des Cajuns Les hommes du Yukon Comédie Club Docu-D VIE Idées-grandeur Des rénos qui Mini-maisons Célibataires César à la rescousse / S.O.S.Mamans, gérantes d'estrade Raté rénos! Design V.I.P.Big Love Enfin, je souris MX Taxi payant Taxi payant Séduction L'index québéc Les années / Contestation Souper parfait Souper parfait HONEY (2003) avec Mekhi Phifer, Lil' Romeo, Jessica Alba.Inspiration VRAK.TV Arrange-toi ça Rencontrée Degrassi Degrassi Jérémie Awkward.Code F.Rencard Les 100 Code F.Med Hors d'ondes RDS 17h00 Le 5 à 7 Hockey 360° Hors-jeu 2.0 Images/sec.Table d'hôte / Le tennis Monde sport L'antichambre Sports 30 Destination ski Toute liberté Curling HISTORIA Pawn Stars Pawn Stars Pawn Stars Pawn Stars Chasseurs Motos Café Récupérateurs Fièvre encans Grands rendez-vous Profession: brocanteur Mon Dieu ARTV Les belles histoires BD QC Catherine Pour l'amour du country L'art érotique / Jeux jouissifs Monsieur Selfridge BD QC Lire Catherine EXPLORA Bleu Bahamas / Le sable La Semaine verte Terre: Aventure vie La vérité sur le bonheur Un film, une histoire / Titanic Big History Curieux Monde demain SÉRIES+ C.S.I: Les experts Bones / Game over Mousquetaires / Caprice royal La Reine Sous prescription Rizzoli & Isles Hawaii 5-0 ZTÉLÉ HYP-GAGS Humoristes Les stupéfiants Arrow / Quelque chose d'autre Grimm / La délivrance Le mobile du crime Les pires chauffards canadiens Les stupéfiants C.SAVOIR 17h30 Travail Focus/Forum Des outils pour Conférences du CORIM Planète Terre Pédagogie universit Génération Y Au coeur du cinéma québécois Design ÉVASION Sable Prêt à partir Vacances de Bruno Coups de Food Anthony Bourdain / Lisbonne Aventure impossible Rallye autour du monde Vacances TFO PetzClub ClubCinq Subito texto Boum, canon Flip TFO 24.7 La vierge, les coptes et moi Trio/Session TFO 24.7 Boum, canon Flip Cinépop 17h25 LIAISON CACHÉE LE FANATIQUE (1996) avec Wesley Snipes, Robert De Niro.LE DERNIER CHÂTEAU (2001) Robert Redford.23h15 LA PLANÈTE DES SINGES (1967) SÉcran 17h30 DRACULA INÉDIT 19h05 FORT BLISS (V.F.) (2014) Michelle Monaghan.SECRET D'ÉTAT (2014) avec Robert Patrick, Jeremy Renner.22h55 Toutankhamon: L'enfant roi Planète R.I.P.Recherches C'était mieux avant?/ L'école Devoir d'enquête Entrer l'accusé / Le gang des souris vertes Chefs de guerre Forêt du Sasquatch MATV Libre-service Montréalité Billboard Caucus Mise à jour CityLife Selon l'opinion comique Vers l'ouest Un café Libre-service CBC CBCNews The Exchange JFL: Gags Coronation St.Dragons' Den Midwinter of the Spirit CBC News: The National CBCNews Coronation St.Rick Mercer CTV (Mont.) CTV News Montreal eTalk The Big Bang Arrow / Blood Debts Criminal Minds / Drive Code Black / First Date CTV National News Montreal 0h05 Daily S.GBL 17h30 News Global National E.T.Canada Ent.Tonight Elementary Chicago Med / Bound Chicago P.D.News Final 23h35 Stephen Colbert ABC News at 6 World News Local 22 News Inside Edition The Middle The Goldbergs Modern Family Black-ish American Crime News at 11 23h35 Jimmy Kimmel Live CBS Channel 3 News at Six Evening News Ent.Tonight 2 Broke Girls Mike & Molly Criminal Minds / Drive Code Black / First Date Ch.3 News 23h35 Stephen Colbert NBC NC5 at 6 p.m.NBC News Jeopardy! Wheel Fortune The Mysteries of Laura Law & Order: S.V.U.Chicago P.D.News 5 at 11 23h35 The Tonight Show PBS (33) PBS NewsHour Globe Trekker Nature Nova / Mystery Beneath the Ice Operation Maneater Business Charlie Rose PBS (57) News America Business PBS NewsHour Nature Nova / Mystery Beneath the Ice Earth's Natural Wonders World News Charlie Rose UNIS Pense vite! Pieds/marge Chalets Alberta Belle-Baie Au coeur du Yukon Grand Hôtel / La mystérieuse affaire de styles Naviguer Grandeur nat Pense vite! Bienvenue HBO 18h10 Bill Maher 19h15 Regarding Susan Sontag Girls Girls Banshee 22h50 Banshee / Evil for Evil 23h45 THE CHAMELEON AddikTV Toute la vérité Recrues de la 15e / Acte de foi Suits: Les deux font la paire Haven / Le procès de Nathan Harceleur / Au pied de l'autel Allégeance L'instant fatal TVA Sports 17h00 TVA sp.Le TVA sports Avant-match (D) LNH Hockey / Blues de St.Louis c.Red Wings de Détroit (D) Dave Morissette en direct Le TVA sports LNH Hockey 01/20 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit Nos choix ce soir WALL STREET EN SÉRIE Lancé dimanche sur Showtime, ce thriller américain sur le New York des grosses fortunes et des manigances financières met en vedette Paul Giamatti et Damian Lewis en ambitieux homme d\u2019affaires.On peut voir le pilote de la série en ligne, mais il faut s\u2019abonner pour la suite.ENQUÊTE EN ANTARCTIQUE Tout comme l\u2019Arctique, le pôle Sud subit les conséquences du changement climatique.Mystery Beneath the Ice zieute le krill, cet animal essentiel à son écosystème, dont la population est en chute libre.À bord du Polastern, des scientifiques investiguent loin sous les glaces.Nova, PBS, 21 h TITANIC DÉCRYPTÉ Comme ses deux vedettes se sont retrouvées aux Golden Globes dimanche dernier en plus d\u2019y recevoir les honneurs, voici l\u2019occasion de replonger dans Titanic d\u2019un point de vue analytique.Un film, une histoire, ICI Explora, 22 h Geneviève Tremblay Décès du peintre Marius Dubois Le peintre Marius Dubois est décédé il y a quelques jours à l\u2019âge de 71 ans.Son œuvre s\u2019inspirait de thèmes sacrés et d\u2019un imaginaire foisonnant.En 1977, Marius Dubois avait remporté le premier prix de la première Biennale de peinture du Québec.Il avait eu droit à une exposition solo au Musée des beaux-arts de Montréal en 1979.Entre 2000 et 2010, il avait réalisé quinze tableaux grand format pour la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré.Le Devoir Le prix RIDEAU Hommage aux Ballets jazz de Montréal Le prix RIDEAU Hommage 2016 sera remis le 18 février aux Ballets jazz de Montréal et à son directeur, Louis Robitaille.Ce prix est remis chaque année par le Réseau indépendant des diffuseurs d\u2019événements artistiques unis (RIDEAU), qui regroupe 170 organismes de diffusion.L\u2019organisme décernera également des prix dans différentes catégories lors de la Bourse RIDEAU, qui regroupera près de 1200 professionnels des arts de la scène à Québec du 14 au 18 février.Le Devoir Sting et Peter Gabriel cet été au Québec Sting et Peter Gabriel se produiront le 7 juillet prochain lors de la soirée d\u2019ouverture du Festival d\u2019été de Québec, sur les plaines d\u2019Abraham.Ce concert s\u2019inscrit dans la tournée intitulée Rock Paper Scissors qui visitera certaines villes nord- américaines en juin et juillet, dont Montréal le 5 juillet.Les deux artistes britanniques performeront parfois ensemble, parfois séparément.Le Devoir Nominations aux Prix Écrans De nombreuses productions québécoises sont en nomination aux Prix Écrans 2016 pour le prix du meilleur film, dont Les êtres chers, Félix et Meira, Guibord s\u2019en va-t-en guerre, Corbo, Les démons et The Forbidden Room.Si le film Room.Le monde de Jack a obtenu le plus de nominations \u2014 onze \u2014, un nombre record de 161 finalistes québécois sont nommés au moins une fois.Les êtres chers d\u2019Anne Émond est nommé sept fois.Les Prix Écrans récompensent chaque année les productions au cinéma, à la télévision et dans les médias numériques, et la cérémonie de remise des prix se tiendra le 13 mars à Toronto.Le Devoir Postmedia fusionne des salles de rédaction Postmedia, le plus important groupe de presse au Canada en proie à des difficultés financières, fusionne les rédactions de ses journaux dans quatre villes où il possède plusieurs titres et licencie 90 journalistes, a annoncé dans une note aux salariés Paul Godfrey, patron de Post- media à la tête de 200 titres et 2500 personnes.En clair, le p.-d.g.a annoncé la fusion «en vigueur immédiatement» des salles de rédaction du Vancouver Sun et de The Province, du Calgary Sun et du Calgary Herald, de l\u2019Edmonton Journal et de l\u2019Edmonton Sun et, enfin, celle de l\u2019Ottawa Citizen et de l\u2019Ottawa Sun.Agence France-Presse Lire aussi \u203a Le compte rendu du concert de Stephen Hough et du chef David Zinman (photo) à la Maison symphonique.Sur l\u2019application tablette et le site Web du Devoir.PRISKA KETTERER J É R Ô M E D E L G A D O L\u2019 année de l\u2019art actuel québécois débute sur une mauvaise note : la Galerie Donald Browne fermera ses portes à la tombée de l\u2019hiver, après deux dernières expositions.Établie dans l\u2019édifice Belgo depuis dix ans, elle laissera dans le vide une des extrémités du 5e étage.C\u2019est comme si une vague s\u2019était déchaînée : la décision de Donald Browne suit celle de la galerie voisine, Les Territoires, disparue cet automne.L\u2019homme originaire de l\u2019Alberta ne met pas la clé à la porte pour des raisons financières.Il assure ne pas être endetté et af firme même avoir fait «un peu d\u2019argent » en 2015.« Je ferme avant de mal aller.J\u2019ai 50 ans et j\u2019aimerais un jour prendre une retraite convenable, comme tout le monde», dit-il.Lancé en af faires en août 2006, Donald Browne s\u2019est rapidement taillé une place comme l\u2019un des meilleurs parmi ses collègues.Sa galerie, une des plus petites du Belgo en superficie, s\u2019est démarquée en sortant presque de l\u2019oubli des artistes chevronnées, les Raymonde April, Suzy Lake ou Sorel Cohen.Mais elle avait aussi défendu de plus jeunes loups, et louves, n\u2019hésitant pas à s\u2019associer avec des œu- vres dif ficiles, marquées soit par la violence des thèmes, soit par la radicalité des formes.L\u2019enseigne aura privilégié les pratiques de l\u2019image en guise de signature forte entre le document et le commentaire politique, comme celles d\u2019Emmanuelle Léonard ou d\u2019Emanuel Licha.Mais elle aura aussi misé sur la sculpture (Jérôme Havre, Valérie Kolakis), la peinture (Christine Major, Paul Bureau) et le dessin, souvent démesuré (Jim Holyoak).Portrait sombre Amer, voire en colère, Donald Browne quitte le marché parce qu\u2019il ne croit plus en lui.Il dresse même un portrait plutôt sombre du milieu.«Les collectionneurs ne s\u2019intéressent à l\u2019art que comme investissement, accuse-t-il.Mais l\u2019art n\u2019est pas un investissement.C\u2019est quelque chose qui affirme notre identité, qui nous accompagne toute la vie.» Ses meilleures recettes, il les a faites lors des foires.Les institutions auront été ses meilleurs clients.Il ne nommera personne, mais le gale- riste confie que des collectionneurs montréa- lais de grande réputation n\u2019ont jamais mis les pieds chez lui.Un jour, il a fait face à l\u2019un deux, qui lui aura avoué ne jamais se préoccuper des démarches des artistes.Contre l\u2019art en surface, comme chez ce riche homme d\u2019af faires, Donald Browne dit ne pas pouvoir se battre.«Ça ne vaut pas la peine de garder un espace si personne ne le visite.Le Belgo a beaucoup changé depuis le départ de René Blouin [en 2011]», dit celui qui pense, néanmoins, continuer à promouvoir le travail artistique.Il s\u2019agira de trouver le modèle qui lui conviendra le mieux, entre l\u2019agence d\u2019artistes et la galerie virtuelle.Christine Blais, directrice par intérim de l\u2019Association des galeries d\u2019ar t contemporain (AGAC), reconnaît que la décision de Donald Browne d\u2019arrêter ses activités n\u2019est pas une bonne nouvelle, « parce que c\u2019est l\u2019ensemble du milieu qui en ressent les contrecoups».Il est par contre faux de croire, estime-t-elle, que le Belgo, comme phare de l\u2019ar t, soit en perte de vitesse.«Le Belgo demeure l\u2019établissement contenant la plus grande concentration de galeries d\u2019art privées, comptant huit membres de l\u2019AGAC (sept à compter d\u2019avril) », note Christine Blais.À ses yeux, la mise en place il y a quelques mois des Soirées Belgo (ouverture des portes jusqu\u2019à 21 h) n\u2019aurait été possible sans la bonne entente entre tous les locataires de l\u2019édifice, galeries privées et centres d\u2019artistes.« Le Belgo demeure très fréquenté par le public », assure-t-elle.L\u2019histoire de la Galerie Donald Browne prendra fin en mars avec une exposition de groupe, comme une sorte d\u2019adieu à tous ses artistes.Le dernier solo, paradoxalement intitulé Group Show, met actuellement à l\u2019honneur le travail en moulage de Louis Fortier.Les têtes si expressives, si grotesques et autonomes qui ont fait sa renommée se trouvent cette fois réunies dans une immense murale.Group Show est à l\u2019affiche jusqu\u2019au 20 février.Collaborateur Le Devoir GALERIES Le Belgo perd un autre espace La Galerie Donald Browne fermera ses portes dans quelques mois ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIRZ La Galerie Donald Browne aura vécu une dizaine d\u2019années.L\u2019art n\u2019est pas un investissement.C\u2019est quelque chose qui affirme notre identité, qui nous accompagne toute la vie.Donald Browne « » 2011 : La Galerie René Blouin déménage à l\u2019Arsenal.2011: Ouverture de la Galerie Nicolas Robert.2012 : Ouverture de la Galerie Hugues Charbonneau.2013 : Fermeture de la galerie [sas].2014 : Le centre Optica déménage au Pôle de Gaspé.2015 : La Galerie Nicolas Robert déménage dans le Vieux-Montréal.2015 : Arrivée de la galerie Dominique Bouffard.2015 : L\u2019Espace Robert Poulin déménage dans la Petite Italie.2015 : L\u2019organisme Art souterrain déménage à l\u2019Arsenal.5 ans d\u2019action au Belgo L E D E V O I R , L E M E R C R E D I 2 0 J A N V I E R 2 0 1 6 CULTURE B 10 MATS UEV Le phénoménal pianiste DENIS 31 janvier, 19 h Maison symphonique présente SCHUMANN et RACHMANINOV ÉMOTION ET FOUGUE À L\u2019ÉTAT PUR En récital 514-842-2112 / 1.866-842-2112 O D I L E T R E M B L A Y D ernièrement, au Festival international du film de Palm Springs en Californie, après la projection d\u2019Endorphine d\u2019André Turpin, une vieille dame est venue féliciter le cinéaste : « Elle m\u2019a remercié parce que mon film l\u2019avait ouverte au niveau physique : \u201cÇa m\u2019est rentré dedans ! \u201d, disait-elle.» Le cinéaste se dit persuadé qu\u2019un spectateur sans références particulières peut pénétrer son univers.« Endorphine s\u2019adresse à un public curieux, allumé, intelligent.» Ça doit bien se trouver à Montréal.À notre époque où le sens du risque, le goût de creuser et d\u2019innover dans un art en quête de public semble mis en veilleuse, Endorphine tient du brillant ovni : « Ça m\u2019attriste que le cinéma n\u2019aille plus dans ces directions-là.» Lancé au TIFF de Toronto, en tournée de festivals à travers le monde depuis, ce bel objet insolite et borgésien atterrit enfin sur nos écrans vendredi prochain : œuvre forte, originale, résolument non commerciale, qui se démarque.« J\u2019ai l\u2019impression que mon film va vivre longtemps.» En parois coulissantes Ce grand directeur photo, des derniers films de Xavier Dolan entre autres, n\u2019avait pas réalisé de long-métrage depuis Un crabe dans la tête en 2001.En 1995 il y avait eu Zigrail, l\u2019année suivante un segment du collectif Cosmos.D\u2019une décennie à l\u2019autre, on reconnaît son style qui glisse en parois coulissantes.Il aime manier des blocs Lego, ici sur fond d\u2019hypnose, de temporalités ralenties ou accélérées, d\u2019évanouissements protecteurs.« Avec Endorphine, je suis entré dans le monde onirique en prenant le temps de l\u2019inconscience pour raconter mon histoire.C\u2019est ce dont je suis le plus fier.» Les rêves répondent à l\u2019action, mais où sont les limites des uns et de l\u2019autre ?André Turpin conviendra qu\u2019il a eu un certain courage de réalisateur, même s\u2019il tique sur le mot.Film expérimental ?Hum ! Le terme ne lui semble pas juste.«Exploratoire, plutôt.» Le cinéma de David Lynch l\u2019a inspiré : «Surtout ses scénarios, sa façon de jouer avec le temps et l\u2019espace schizophrénique.Sans compter La jetée de Chris Marker, dont le vertige m\u2019a fait capoter.» Einstein à la base Endorphine, dont le scénario s\u2019est nourri de la théorie de la relativité d\u2019Einstein, est une histoire en trois temps, trois visages d\u2019actrices à trois âges.«Persona de Bergman en est une référence assumée », dit-il.Une autre : les tableaux de Giorgio de Chirico pour les alignements d\u2019immeubles des quartiers industriels, sans passants, dans un vide métaphysique.Ses cadrages parfaits rendent la dimension insolite.«Ajoutez les surréalistes.Dalí entre autres.» Huit ans qu\u2019il a passés à fignoler son scénario.Combien de versions?«Mille peut-être pour la partie centrale.» Robert Morin a travaillé dessus, mais l\u2019entraînait dans des zones parallèles.« Ça ne fait rien.Ça m\u2019a fouetté.» Un temps, il eut envie d\u2019envoyer valser son histoire dans des zones baroques, avant d\u2019admettre qu\u2019il partait aux antipodes de son style.Il eut la belle idée d\u2019un ascenseur permettant au personnage de Simone de changer d\u2019époque, mais laissa tomber.Choc traumatique Endorphine suit le traumatisme d\u2019une toute jeune fille (Sophie Nélisse) qui assiste à l\u2019assassinat de sa mère (Monia Chokri) et perd ses émotions sous le poids de la culpabilité.My- lène Mackay reprend le rôle à l\u2019âge adulte, en femme névrosée qui revit le choc à tout moment.Quant à Lise Roy, elle sera l\u2019interprète de l\u2019âge mûr, femme épanouie, apaisée, scientifique, spécialiste de la relativité du temps.Guy Thauvette joue l\u2019homme à toutes les étapes, qu\u2019il tue, menace ou aime.La jeune Sophie Nélisse, lancée dans Monsieur Lazhar de Falardeau, puis à travers son rôle dans le film américain de Brian Percival La voleuse de livres (2013), chaque fois primée, a beau enchaîner les tournages américains, elle avoue adorer travailler au Québec.Que lui a appris son personnage en état de choc dans Endorphine, incarné à 14 ans ?« À me passer de dialogues, répond-elle.J\u2019ai toujours trouvé facile de parler.Cette fois, tout devait passer à travers mes regards, des émotions intérieures.Et puis ce tournage m\u2019a enseigné la patience.Tant de journées passées à marcher pour que la caméra capte mes pieds, le langage du corps\u2026» Dans ce triptyque, la partie centrale, avec Mylène Mackay, plus déconstruite, au personnage hanté, fut le vrai défi de Turpin : «Si le premier segment est plus objectif et la caméra assez statique, le second entre dans l\u2019angoisse avec des mouvements de caméra et une bande sonore sur- réelle, qui créent un malaise.» De ce délicat montage, Sophie Leblond est l\u2019auteure à 98 %, précise André Turpin.« Mais Xavier Dolan et Stéphane Lafleur ont donné des pistes, conseillé des coupes.» Il s\u2019est bien entouré : « Je n\u2019y serais jamais arrivé sans mes bons producteurs [micro_scope], qui m\u2019ont tout au long conseillé.Car le cinéma d\u2019exploration exige beaucoup de rigueur pour éviter de se perdre en cours de route.» Et quelques cailloux blancs en poche, comme le Petit Poucet.Le Devoir CINÉMA André Turpin, maître d\u2019œuvre d\u2019un grand film exploratoire VALÉRIAN MAZATAUD LE DEVOIR La jeune actrice Sophie Nélisse et le réalisateur d\u2019Endorphine, André Turpin C A T H E R I N E L A L O N D E O n le sait, l\u2019ex-ministre Denis Vaugeois prépare pour le ministère de la Culture une analyse de la loi 51, qui régit la chaîne du livre au Québec.Un rapport qui ne sera pas rendu public.L\u2019Union des écrivaines et écrivains québécois (UNEQ) a choisi de son côté de partager les grandes lignes du mémoire qu\u2019elle a fourni pour nourrir cette analyse.Pour l\u2019UNEQ, un changement essentiel, même urgent, serait d\u2019arrimer des articles de la Loi sur le statut professionnel de l\u2019artiste (S-32.01) à la loi 51 sur le livre.D\u2019abord pour que l\u2019écrivain soit reconnu comme un maillon essentiel de la chaîne du livre.«La division qui a été ef fectuée dans \u201c l\u2019industrie ar tistique \u201d nuit, entre la SO- DEC, qui s\u2019occupe de l\u2019argent, et le CALQ, qui prend en charge la création, explique la présidente de l\u2019organisme et écrivaine, Danièle Simpson.Elle laisse entendre que l\u2019ar tiste n\u2019est pas un agent économique, alors que les écrivains sont à la base de toute l\u2019activité du livre.L\u2019écrivain investit temps et argent dans son livre, il prend des risques exactement comme un entrepreneur et doit être considéré comme tel.» Ensuite, parce qu\u2019il y a dans la Loi sur le statut de l\u2019artiste des exigences précises envers les éditeurs qu\u2019on ne retrouve pas dans la loi 51.«On a analysé longtemps à l\u2019UNEQ la loi 51, les demandes et conséquences qu\u2019on y trouve.Les exigences envers les éditeurs sont invalidées à l\u2019article suivant.Il y a dans cette loi un grand laxisme.» Le mémoire donne ainsi en exemple l\u2019article 38.4, qui statue que «[le gouvernement peut] dispenser une catégorie de personnes, d\u2019entreprises ou d\u2019activités de l\u2019application totale ou partielle de la présente loi et des règlements».L\u2019utilisation du verbe «pouvoir», dans plusieurs articles, agit pratiquement comme un conditionnel.«Cette section nous paraît donner au ministre le pouvoir de ne pas faire appliquer les dispositions qui s\u2019y trouvent si tel est son bon vouloir», écrit l\u2019UNEQ.«Si on écrit des règles, pourquoi ne s\u2019appliquent-elles pas d\u2019office?demande de vive voix Mme Simpson, et pourquoi peut-on les contourner?Le ministre peut décider d\u2019exclure de l\u2019application de la loi des personnes ou des organismes sans explications.C\u2019est une loi qui octroie un grand pouvoir au ministre, et des lois qui s\u2019appliquent dans un cadre politisé me semblent dangereuses.» Des sanctions L\u2019UNEQ aimerait des articles plus rigoureux, plus précis.«Il ne devrait pas y avoir 15 portes qui s\u2019ouvrent pour empêcher de les appliquer.» Un des soucis, on le comprend entre les lignes, est d\u2019avoir une loi qui a plus de dents et qui ne demande pas un passage en cour pour être respectée, «car les artistes en ont rarement les moyens».Le ministère de la Culture et des Communications a confirmé, par la voix de la responsable des relations avec les médias, Anne-So- phie Lacroix, qu\u2019historiquement, depuis les débuts de la loi 51 en 1981, «aucune sanction n\u2019a été appliquée.Le Ministère privilégie l\u2019accompagnement [\u2026].C\u2019est d\u2019ailleurs cet accompagnement qui fait en sor te qu\u2019on pouvait compter autant d\u2019entreprises agréées en 2015 [191 librairies agréées et 174 éditeurs agréés].» Ces librairies, justement, sont censées conserver les envois d\u2019office pendant au moins quatre mois, laissant les nouveautés à l\u2019étalage, même mis en valeur.Les acheteurs avides de livres québécois savent pourtant qu\u2019il leur faut souvent passer des commandes, les titres, surtout québécois, ne se retrouvant trop souvent plus sur les tablettes après trois mois.«Les livres québécois, quand ils ont fait quelques semaines en librairie, on ne les retrouve plus, affirme Danièle Simpson.Si on ne sanctionne jamais, ça donne des trucs pervers.» Reddition de comptes Une autre suggestion de l\u2019UNEQ: reconnaître le travail fait à l\u2019intérieur même du milieu du livre.Par exemple, l\u2019UNEQ et l\u2019Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) ont entamé depuis un an et demi des discussions, qui se déroulent très bien.«On est à créer ensemble des formulaires de reddition de comptes.Ça a l\u2019air d\u2019un détail, mais pas du tout, car c\u2019est la reddition de comptes qui permet à l\u2019auteur de suivre la commercialisation de son œu- vre et de voir s\u2019il y a réponse à ce qui se trouvait dans son contrat d\u2019édition.On s\u2019est entendu pour faire un lexique commun, qu\u2019on va proposer aux éditeurs et qu\u2019on va de notre côté expliquer aux auteurs.On aimerait que la loi 51 dise: \u201cSi un tel travail est fait entre deux associations de la chaîne, qu\u2019il est prioritaire\u201d, et que le gouvernement s\u2019en serve.» L\u2019UNEQ veut ainsi affirmer la place des écrivains comme agents économiques comme base de la chaîne de production du livre, «et pas juste comme des artistes éthérés dont les chants désespérés sont les plus beaux», sourit la présidente.Le Devoir La loi doit inclure les écrivains, selon l\u2019UNEQ Avec Endorphine, je suis entré dans le monde onirique en prenant le temps de l\u2019inconscience pour raconter mon histoire.C\u2019est ce dont je suis le plus fier.André Turpin « » "]
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