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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2016-01-14, Collections de BAnQ.

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[" V O L .C V I I N o 4 L E D E V O I R , L E J E U D I 1 4 J A N V I E R 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Culture \u203a Entrevue.Robert Lepage tel qu\u2019en marquis de Sade dans la pièce Quills.Page B 10 Actualités \u203a Plus ça change.La nouvelle année ressemble dangereusement à l\u2019ancienne pour le gouvernement Couillard, constate notre chroniqueur Michel David.Page A 3 Avis légaux.A 6 Décès.B 6 Météo.B 4 Mots croisés.B 4 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 5 ?w w w .l e d e v o i r .c o m M A R I E - M I C H È L E S I O U I L e harcèlement personnel et sexuel faisait partie du quotidien des employés et collaborateurs du Comité olympique canadien (COC), et la direction était au courant des agissements problématiques de Marcel Aubut depuis au moins 2008, révèle un examen indépendant présenté aux médias mercredi par la présidente du COC, Tricia Smith.Le rapport \u2014 sommaire \u2014 de la firme Rubin Thomlinson est sans équivoque: la majorité des 100 employés du COC rencontrés dans le cadre de l\u2019examen «rapportent avoir été victimes ou témoins de harcèlement (personnel et sexuel) durant la période couverte par le mandat [à la présidence de Marcel Aubut], tant à l\u2019intérieur qu\u2019à l\u2019extérieur des bureaux du COC».Membre du COC depuis 2000, Marcel Aubut a été élu président en 2009, pour entrer en fonction en 2010.À la suite d\u2019une plainte pour harcèlement sexuel, il a remis sa démission le 3 octobre 2015.Or, les comportements problématiques de l\u2019avocat de formation ont commencé avant son ascension à la présidence, apprend-on en lisant le document, préparé par l\u2019avocate Christine Thomlinson.Ainsi, quand Me Aubut a dû signer une lettre dans laquelle il s\u2019engageait à cesser de « toucher ses employées », en juin 2011, ce n\u2019était pas seulement parce qu\u2019une employée s\u2019était manifestée deux mois plus tôt.«Des informations dans le dossier RH [des ressources humaines] du COC remontant à 2008 quant à des préoccupations sur le comportement du président AFFAIRE MARCEL AUBUT Le Comité olympique fait son mea culpa Un rapport révèle que le COC était au fait des agissements de l\u2019ex-président depuis 2008 Politique énergétique Un avant-goût pour un cercle restreint Page A 3 VOIR PAGE A 10 : AUBUT CHRIS YOUNG LA PRESSE CANADIENNE Justin Trudeau s\u2019est engagé lors de la campagne électorale à déposer un projet de loi visant à réformer le mode de scrutin au cours des 18 premiers mois de son mandat.Résumée succinctement, la situation est la suivante : le gouvernement fédéral ne veut pas que la population vote pour dire comment elle aimerait voter à l\u2019avenir.Et c\u2019est là une position qui soulève un vif débat au Canada, d\u2019autant que l\u2019enjeu de la réforme du mode de scrutin s\u2019annonce comme le plus fondamental du mandat Trudeau.Tour d\u2019horizon.G U I L L A U M E B O U R G A U L T - C Ô T É P our solliciter des dons de leurs sympathisants, les conservateurs usent d\u2019une méthode éprouvée : l\u2019envoi d\u2019un courriel qui af firme qu\u2019une grande menace pèse sur le Canada et que la meilleure manière de la contrer est d\u2019envoyer de l\u2019argent au parti.Vus d\u2019un autre angle, ces messages permettent de prendre la mesure des sujets qui irritent ou motivent les conservateurs.Et à cet égard, le dossier de la réforme du mode de scrutin fait assurément partie de la première catégorie.Dans un message envoyé mardi, le député Scott Reid écrivait ainsi être «submergé par le soutien des Canadiens» qui veulent comme lui «s\u2019opposer aux plans de Justin Trudeau visant à changer complètement la démocratie canadienne».MODE DE SCRUTIN Trudeau et le dilemme du référendum ANNIK MH DE CARUFEL ARCHIVES LE DEVOIR P H I L I P P E O R F A L I L es employés de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) ne sont pas au bout de leurs peines.Après avoir perdu près de 150 de leurs collègues l\u2019an dernier en raison des compressions budgétaires, plusieurs se demandent si ce sera à leur tour cette fois-ci, des pertes d\u2019emploi «au moins aussi importantes » devant être effectuées cette année, a appris Le Devoir.L\u2019adoption du budget de la CSDM s\u2019annonce cette année encore un exercice périlleux.Le 3 décembre dernier, les principaux syndicats de la commission scolaire ont pris par t à des échanges avec la direction générale afin de faire le point sur les mois à venir.On a alors fait état des nombreux progrès effectués sur le front de la transformation organisationnelle\u2026 mais aussi de pertes d\u2019emploi imminentes.«On s\u2019attend au pire, confie un représentant syndical.On s\u2019est fait dire que nous devions nous attendre à des sacrifices au moins aussi importants que ceux que nous avons subis cette année.» Pas moins de 167 postes ont été éliminés des livres de la CSDM au cours du présent exercice financier.Un autre lot de 22 emplois avait été touché par les compressions, sans toutefois disparaître.Les employés s\u2019« attendent au pire » Équilibre budgétaire oblige, les pertes d\u2019emplois pourraient se compter par dizaines VOIR PAGE A 10 : SCRUTIN VOIR PAGE A 10 : CSDM NOUVELLES COMPRESSIONS À LA CSDM Changement de garde à la haute direction du Cirque du Soleil Page B 10 L E D E V O I R , L E J E U D I 1 4 J A N V I E R 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 M A R I E V A S T E L Correspondante parlementaire à Ottawa L e gouvernement libéral ne craint pas de voir un sentiment d\u2019intolérance par rapport aux réfugiés gagner la population canadienne, malgré les actes commis par des demandeurs d\u2019asile en Allemagne et l\u2019agression commise contre d\u2019autres d\u2019entre eux à Vancouver.Les Canadiens se sont montrés fort accueillants envers les plus de 10 000 réfugiés syriens qui se trouvent désormais au pays, s\u2019est réjoui le ministre de l\u2019Immigration John McCallum en se disant persuadé que cet accueil demeurera tout aussi chaleureux au cours des prochains mois.Les l ibéraux avaient promis d\u2019accepter 10 000 réfugiés syriens au Canada d\u2019ici la fin de l\u2019année 2015 \u2014 revoyant à la baisse leur promesse électorale d\u2019en accueillir 25 000.Ce second objectif a été atteint mardi soir, lorsque le 10 000e réfugié a mis les pieds au pays, a annoncé le ministre McCallum, mercredi.Des vols nolisés par Ottawa se posent désormais à Toronto ou à Montréal tous les jours, et la vitesse de croisière a été atteinte pour le gouvernement qui estime qu\u2019il aura accueilli 25 000 réfugiés d\u2019ici le 1er mars.« On se tourne maintenant vers l\u2019intégration», a indiqué M.McCal- lum en admettant du même souffle que ce « ne sera pas facile ».Car il faudra assurer un « équilibre délicat » afin d\u2019éviter d\u2019accorder la priorité à ces réfugiés syriens en pénalisant des citoyens canadiens qui par exemple attendent depuis longtemps d\u2019avoir eux aussi droit à un logement social.Incidents isolés Le ministre a beau citer cette appréhension depuis des semaines, il ne s\u2019inquiète pas pour autant des événements récents à Cologne, en Allemagne, ou à Vancouver vendredi dernier.Dans le premier cas, une centaine de femmes se sont fait voler ou ont été agressées sexuellement au Nouvel An par des demandeurs d\u2019asile \u2014 notamment d\u2019origine syrienne.Du côté de Vancouver, de nouveaux arrivants syriens ont été aspergés de poivre de cayenne par un homme à bicyclette.« La grande majorité des Canadiens accueille ces réfugiés », a répliqué M.McCallum mercredi.L\u2019événement de Vancouver était « un acte isolé » et « n\u2019est pas un indicateur de ce qui peut arriver ».Qui plus est, l\u2019ensemble de la communauté locale a déploré cette attaque, a noté le ministre, tout comme elle l\u2019avait fait à Peterbo- rough lorsqu\u2019un individu a mis le feu à une mosquée en novembre.« Ces exemples indiquent que la communauté est très accueillante envers ces gens, et appuie les gens qui ont subi ces actes mauvais.» Quant au cas de Cologne, M.McCallum a rappelé que l\u2019Allemagne avait accueilli près d\u2019un million de réfugiés syriens alors que l\u2019objectif du Canada demeure d\u2019en recevoir 25 000.Bientôt dans des bases militaires Pour y arriver, le Canada continuera d\u2019accueillir un à trois vols par jour \u2014 dont trois à Montréal d\u2019ici vendredi.La majorité des réfugiés seront désormais pris en charge par le gouvernement fédéral \u2014 qui a promis d\u2019en parrainer 15 000 au total \u2014, ce qui veut dire qu\u2019ils pourraient habiter un logement temporaire avant d\u2019aller rejoindre leur communauté d\u2019accueil.« Il est probable qu\u2019on va utiliser les bases militaires dans les prochaines semaines », a prévenu le ministre McCallum.« C\u2019est loin d\u2019être idéal », a noté Janet Dench, du Conseil canadien pour les réfugiés, car pour des gens qui ont vécu la guerre « ça peut être traumatisant».L\u2019hébergement militaire sera le plus cour t possible, a promis M.McCallum, en rappelant qu\u2019il a visité les camps de Jordanie et du Liban qui offrent des conditions de vie « lamentables » dans bien des cas .« Donc de devoir re s t er quelques semaines dans un logement intérimaire avant de poursuivre leur route, je ne crois pas qu\u2019à leurs yeux ce soit pire que d\u2019où ils viennent», a-t-il affirmé.Peut-être, a consenti Stephane Reichhold, de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes, mais «c\u2019est sûr que ce n\u2019est pas agréable pour les familles, des enfants, de traîner à Valcartier ».D\u2019autant plus que les réfugiés qui s\u2019installeront dans la région de Montréal pourraient plutôt loger dans un hôtel qui serait loué par les gouvernements, suggère-t-il en évoquant un scénario qui serait encore à l\u2019étude.Ottawa a confirmé que les premières bases sollicitées seraient celles de Kingston et de Valcartier.Cette dernière est prête à recevoir jusqu\u2019à 2000 personnes, mais n\u2019avait pas encore été avisée mercredi d\u2019une arrivée imminente.Le Devoir Dix mille réfugiés plus tard, Ottawa ne craint pas un ressac d\u2019intolérance PETER POWER LA PRESSE CANADIENNE Un autre membre du gouvernement Trudeau, le ministre des Finances, Bill Morneau, a visité un centre d\u2019accueil des réfugiés à Toronto mercredi.L a sœur aînée du blogueur saoudien Raïf Ba- dawi, Samar Badawi, a été remise en liberté mercredi après avoir été arrêtée et emprisonnée la veille pour avoir utilisé le compte Twitter de son ex-mari, Waleed Abu al-Khair.Waleed Abu al-Khair, lui-même un militant pour les droits de la personne qui est emprisonné en Arabie saoudite, est l\u2019avocat de Raïf Badawi.Les autorités saoudiennes reprochent à Samar Badawi d\u2019avoir publié une photo de son ex-mari de l\u2019intérieur de la prison.Le couple, qui a un enfant, a apparemment été obligé de divorcer sous la pression des autorités, après l\u2019arrestation de Waleed Abu al-Khair.Samar Badawi a été détenue à la prison centrale de Dharan, où sont aussi emprisonnés Raïf Badawi et Waleed Abu al-Khair.«Ça s\u2019inscrit dans l\u2019espèce de campagne d\u2019intimidation qui a lieu envers les quelques rares défenseurs de droits de la personne qui osent travailler de la sorte en Arabie saoudite», a indiqué la coordonnatrice d\u2019Amnistie internationale à Sherbrooke, Mireille Elchacar, en entrevue avec La Presse canadienne.Elle a précisé qu\u2019aucune information n\u2019a encore filtré sur les circonstances de sa remise en liberté.«On ne sait pas si c\u2019est accompagné de conditions ou quoi que ce soit, ou si elle doit revenir comparaître par la suite.On cherche à obtenir des confirmations pour l\u2019instant», a-t-elle dit.«La justice saoudienne fonctionne de manière assez arbitraire et opaque, donc on a du mal à avoir des informations et, évidemment à savoir quel sera leur prochain geste», a souligné Mme El- chacar, qui est proche de l\u2019épouse de Raïf Badawi, Ensaf Haidar, et de ses enfants, qui résident à Sherbrooke.La Presse canadienne ARABIE SAOUDITE La sœur de Raïf Badawi a été libérée L\u2019Allemagne réévalue la vente d\u2019armes à l\u2019Arabie saoudite Ottawa \u2014 L\u2019Allemagne examine avec soin toutes les exportations anticipées d\u2019armes en Arabie saoudite en raison des inquiétudes sur les droits de la personne, mais elle n\u2019annulera pas d\u2019ententes déjà négociées.Le vice-chancelier allemand, Sig- mar Gabriel, qui est aussi ministre des Affaires économiques, a affirmé que toutes les ententes sur les armes en cours de procédures entre des firmes allemandes et l\u2019Arabie saoudite seraient examinées de près.«Nous devons désormais réévaluer la pertinence d\u2019adopter dans l\u2019avenir une position plus ferme envers les armements défensifs, que nous avons vendus jusqu\u2019à ce jour à l\u2019Arabie saoudite», a dit M.Gabriel par communiqué après les 47 exécutions du début de l\u2019année.Un porte-parole du bureau de M.Gabriel a indiqué que le ministère avait récemment bloqué l\u2019approbation d\u2019exportations à l\u2019Arabie saoudite d\u2019«armes offensives».La Presse canadienne L\u2019accueil en chiffres 10 121 C\u2019est le nombre de réfugiés arrivés depuis novembre.5110 C\u2019est le nombre de réfugiés pris en charge par le gouvernement canadien.4341 C\u2019est le nombre de réfugiés parrainés par le privé arrivés au Canada.670 C\u2019est le nombre de réfugiés de parrainage mixte.Robert Coates, ex-ministre sous Mulroney, est décédé Halifax \u2014 L\u2019ancien ministre fédéral de la Défense Robert Coates, qui est mort cette semaine à l\u2019âge de 87 ans, a été loué mercredi par Brian Mulroney qui l\u2019a décrit comme un politicien futé dont on devrait se souvenir pour bien plus que sa démission après avoir visité un bar de danseuses nues d\u2019Allemagne de l\u2019Ouest en 1985.«J\u2019ai été très attristé par cela [sa démission] à l\u2019époque», a déclaré l\u2019ancien premier ministre.«Il n\u2019avait rien fait de mal.» La nouvelle de son décès a été confirmée par un membre de sa famille, à Halifax, qui n\u2019a fourni aucun détail.M.Co- ates, un progressiste-conservateur, a servi pendant près de 30 ans comme député à la Chambre des communes dans une circonscription de la Nouvelle- Écosse.Il avait été élu pour une première fois en 1957.Il n\u2019a été ministre de la Défense que pendant six mois dans le gouvernement de Brian Mulroney, jusqu\u2019à ce que le scandale mène à sa démission.La Presse canadienne A L E X A N D R E S H I E L D S Dans un jugement qui pourrait faire jurisprudence ailleurs au pays, la Cour suprême de Colombie-Britannique a statué mercredi que le gouvernement de la province a manqué à ses responsabilités en ne consultant pas les Premières Nations dans le cadre du controversé projet de pipeline Northern Gateway, de la pétrolière Enbridge.Concrètement, le gouvernement provincial avait décidé, dans le cadre de l\u2019évaluation du projet de pipeline, de céder l\u2019essentiel de celle-ci à l\u2019Office national de l\u2019énergie (ONE), qui détient en théorie le pouvoir de recommander au gouvernement fédéral l\u2019approbation de tels projets.Une décision contestée par plusieurs communautés autochtones.L\u2019affaire avait d\u2019ailleurs été portée à la Cour suprême de la province par la Première Nation Gitga\u2019at et les Premières Nations côtières \u2014 une alliance de communautés autochtones au centre et au nord des côtes de la Colombie-Britannique.Le tribunal vient donc de leur donner raison, en statuant que la province avait porté atteinte à l\u2019honneur de la Couronne en ne consultant pas les Premières Nations quant à cet accord.L\u2019accord d\u2019équivalence entre la Colombie- Britannique et l\u2019ONE \u2014 qui donnait le pouvoir à l\u2019agence fédérale d\u2019évaluer le projet de la pétrolière Enbridge \u2014 est donc invalidé.Cela signifie que la province devrait normalement consulter les Premières Nations, mais aussi se prononcer sur le projet lui-même.Elle pourrait toutefois porter la cause en appel.Pipelines et pétroliers La décision de la justice constitue un nouveau revers pour Enbridge, qui tarde à pouvoir lancer la construction de son important projet de pipeline conçu pour exporter du pétrole al- bertain à partir de la côte ouest canadienne.La pétrolière alber taine prévoit en fait construire deux pipelines.Un premier, d\u2019un diamètre d\u2019un mètre, servira à transporter quotidiennement 525 000 barils de pétrole des sables bitumineux de l\u2019Alber ta vers un por t qui se construit à Kitimat, en Colombie-Britannique.De là, le brut sera expédié vers les marchés prometteurs de l\u2019Asie.D\u2019autres navires doivent venir décharger à Kitimat du condensat de gaz naturel qui sera expédié dans un deuxième pipeline afin de servir à l\u2019exploitation des sables bitumineux.Les évaluations préliminaires indiquent que plus de 200 pétroliers devraient circuler dans ce secteur chaque année lors de l\u2019exploitation des pipelines.Ces navires traverseront un milieu naturel reconnu pour sa grande biodiversité et composé de passages n\u2019excédant pas trois kilomètres de largeur en certains endroits.Par ailleurs, le gouvernement de la Colombie- Britannique a annoncé plus tôt cette semaine qu\u2019il s\u2019opposera au projet d\u2019expansion du pipeline Trans Mountain, de la pétrolière Kinder Morgan.Une situation qui risque d\u2019accroître la pression en faveur d\u2019un feu vert du fédéral pour le projet Énergie Est, de TransCanada.Le Devoir OLÉODUC NORTHERN GATEWAY La Cour ordonne à la C.-B.de consulter les autochtones L E D E V O I R , L E J E U D I 1 4 J A N V I E R 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 À la fin de décembre, le premier ministre Couillard avait toutes les raisons de partir en vacances le cœur léger.Contre toute attente, une entente était intervenue avec les syndicats du secteur public, la commission Charbonneau avait épargné le PLQ et les partis d\u2019opposition n\u2019arrivaient pas à profiter du mécontentement provoqué par les compressions budgétaires.Tout semblait concourir à ce que le début de 2016 marque un nouveau départ pour le gouvernement.Un remaniement ministériel, possiblement suivi d\u2019un discours inaugural et d\u2019un budget plus généreux que les précédents, permettrait de tirer un trait sur l\u2019austérité et d\u2019entreprendre la deuxième partie du mandat sur une note positive.M.Couillard doit parfois se demander s\u2019il n\u2019aurait pas dû remanier son Conseil des ministres plus tôt, quitte à gâcher le Noël de quelques-uns.Les éléments les plus faibles de son cabinet n\u2019ont pas mis de temps à lui rappeler qu\u2019il est grand temps d\u2019y voir avant que cette heureuse fin de session apparaisse comme un simple accident de parcours.Soit, il serait injuste d\u2019imputer à la ministre de la Famille, Francine Charbonneau, la responsabilité des compressions additionnelles de 120 millions que le gouvernement entend imposer au réseau des garderies subventionnées, qui traduisent parfaitement l\u2019aversion qu\u2019elles ont toujours inspirée au président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, comme au PLQ en général, où les ver tus de cette créature péquiste n\u2019ont jamais été réellement reconnues.En confier la mise en œuvre à Mme Charbon- neau était cependant une garantie d\u2019échec.Depuis sa nomination, tout ce qu\u2019elle a touché a inévitablement mal tourné.Qui plus est, son incapacité à expliquer de façon intelligible ce qu\u2019elle cherche à faire est telle qu\u2019on en arrive à se demander si elle-même le sait.?On a loué la poigne de fer de M.Coiteux.S\u2019il est vrai que le rôle du président du Conseil du trésor peut être ingrat, il n\u2019en demeure pas moins qu\u2019il est plus facile de décréter des compressions que de les faire mettre en œuvre.Au-delà de la commotion que crée leur annonce, c\u2019est seulement avec le temps qu\u2019on en mesure réellement les effets.À force de la faire tourner en bourrique à l\u2019Assemblée nationale, Jean-François Li- sée a réussi à faire passer la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique, Lucie Charlebois, pour une femme aussi dénuée de cœur que de finesse, mais les coupes imposées à l\u2019aide sociale pour honorer la commande du Trésor l\u2019ont placée elle aussi dans la pénible obligation de défendre l\u2019indéfendable.Pour donner un semblant de cohérence à ce qui est en réalité du sabrage à l\u2019aveugle, elle n\u2019a pas pu trouver mieux que de transposer aux centres de désintoxication la règle du plus bas dénominateur que sa collègue de la Famille entend appliquer aux CPE, en faisant passer une qualité de services moindre pour une meilleure gestion.La démonstration n\u2019est pas plus convaincante.?L\u2019ineffable ministre de l\u2019Éducation, François Blais, a repris là où il avait laissé en 2015.Il ne souhaite pas plus connaître le point de vue des principaux intéressés sur le projet de loi qui bouleversera la gouvernance en milieu scolaire qu\u2019il voulait visiter les écoles qui pâtissaient des compressions que son gouvernement leur imposait.On a accusé Gaétan Barrette de bousculer les intervenants du milieu de la santé avec ses projets de loi 10 et 20, mais tous ceux qui le désiraient ont au moins eu l\u2019occasion de se faire entendre en commission parlementaire.Que des acteurs aussi importants que la CSDM et la commission scolaire English-Montréal n\u2019aient pas été invités dépasse l\u2019entendement.À l\u2019évidence, une réforme de cette envergure devrait faire l\u2019objet d\u2019une consultation générale ouverte à tous.Si le caractère résolument français du Québec est un principe non négociable, il a toujours été entendu que les droits acquis de la communauté anglophone ne l\u2019étaient pas davantage.Il y a une quinzaine d\u2019années, le débat sur les fusions municipales avait mis en relief l\u2019ardent désir des Anglo- Québécois de conserver des institutions et des milieux de vie qui leur sont propres et dont ils peuvent définir les orientations.Dans la mesure où l\u2019équité fiscale entre la ville centre les municipalités à majorité anglophone pouvait être assurée, il n\u2019y avait aucune raison de ne pas maintenir l\u2019autonomie à ces dernières.Il semble encore plus évident que les anglophones ont le droit d\u2019avoir des règles de gouvernance scolaire distincte s\u2019ils le désirent, tant que les exigences pédagogiques et le mode de financement demeurent les mêmes.La moindre des choses serait évidemment de les consulter.Que cette telle évidence ne saute pas aux yeux d\u2019un ministre libéral a de quoi étonner.mdavid@ledevoir.com Plus ça change\u2026 MICHEL DAVID A L E X A N D R E S H I E L D S L e ministre Pierre Arcand doit présenter jeudi les orientations de la future politique énergétique du Québec au cours d\u2019un cocktail privé organisé par une firme d\u2019avocats et un cabinet de relations gou- ver nementales qui comptent d\u2019éminents libéraux et dont les mandats sont notamment liés aux intérêts des entreprises minières, pétrolières et gazières.« Nous sommes heureux de vous inviter à un cocktail avec le ministre de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable du Plan Nord, monsieur Pierre Ar- cand, à l\u2019occasion duquel il présentera la nouvelle politique énergétique 2016-2025 du Québec », précise l\u2019invitation envoyée par l\u2019important cabinet d\u2019avocats Lavery et dont Le Devoir a obtenu copie.Ce cabinet, qui compte plus de 200 avocats, est notamment spécialisé dans les dossiers énergétiques.Il of fre ainsi des services de conseil juridique « pour exploitants de gazoducs ou oléoducs et entreprises pétrolières ».Il offre également des ser vices « aux producteurs de gaz », pour les projets hydroélectriques et ceux liés à « l\u2019extraction et la transformation de substances minérales ».Le cabinet, qui compte l\u2019ex-pre- mier ministre Pierre Marc Johnson dans ses rangs, offre aussi des services en «environnement».Le ministre de l\u2019Environnement du Québec, David Heurtel, a d\u2019ailleurs déjà travaillé au sein de ce cabinet.Selon la fiche d\u2019invitation, le cocktail est organisé conjointement avec Hatley Conseillers en stratégie, qui compte aussi des proches des libéraux.La cofonda- trice de cette entreprise spécialisée dans les « relations gouvernementales » est Marie-Claude Johnson.La fille de Pierre Marc Johnson a déjà été attachée politique de Raymond Bachand, mais aussi de Monique Jérôme-Forget.Jusqu\u2019en 2015, Mme Johnson était inscrite comme lobbyiste pour deux entreprises minières actives au Québec.En 2011, elle avait également eu un mandat de lobbyisme pour Questerre, une entreprise qui détenait des permis d\u2019exploration pour du gaz de schiste au Québec.Elle est présentement lob- byiste pour l\u2019Association québécoise des lobbyistes.Un ancien de Hatley et ex-lob- byiste pour une entreprise minière, Alexis Landreville-Arbour, est aujourd\u2019hui conseiller économique au cabinet de Philippe Couillard.Grandes orientations Au cabinet du ministre de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles Pierre Arcand, on a insisté mercredi pour dire que le cocktail ne servira pas à dévoiler la future politique énergétique 2016-2025.« M.Arcand prendra ef fectivement la parole dans le cadre d\u2019un cocktail chez Lavery [jeudi] soir à Montréal.Il abordera les grandes orientations de la politique énergétique qui sera dévoilée au cours des prochaines semaines », a souligné l\u2019attachée de presse du ministre, Véronique Normandin.« Son discours ne sera pas dif fé- rent de celui qu\u2019il a livré devant plusieurs tribunes publiques au cours de la dernière année, notamment dif férentes chambres de commerce, le Conseil du patronat, la Fédération des chambres de commerce ainsi que le forum Les Affaires », a-t-elle ajouté.Le Parti québécois estime tout de même que « les libéraux ne semblent pas avoir retenu les leçons de la commission Charbonneau », selon ce qu\u2019a dit le porte-parole en matière d\u2019énergie, Alain Therrien.« Ils sont arrogants et tout indique qu\u2019ils veulent favoriser les amis du parti.» Même son de cloche du côté de Québec solidaire.«Est-ce que la politique énergétique du ministre Ar- cand servira l\u2019intérêt public ou plutôt les intérêts des actionnaires de TransCanada et de l\u2019armée de lob- byistes qui a pris d\u2019assaut les ministères », a demandé le député Amir Khadir.Politique majeure Chose cer taine, la future politique énergétique constitue un plan majeur qui aura une influence durable sur le Québec.Celle-ci doit en ef fet guider les grandes orientations du gouvernement pour au moins une décennie, avec à la clé des milliards de dollars d\u2019investissements.L\u2019élaboration de ladite politique s\u2019est articulée essentiellement autour de trois « tables d\u2019exper ts » choisis par le gouvernement qui se sont tenues en 2015.Chaque rencontre se tenait sur une seule journée.La première table ronde était intitulée « Ef ficacité et innovation énergétiques ».La seconde portait sur les énergies renouvelables et la dernière abordait les énergies fossiles.Le gouvernement Couillard a d\u2019ailleurs déjà signifié qu\u2019il est favorable à l\u2019exploitation des énergies fossiles au Québec, en plus de manifester un préjugé favorable aux projets de transport par pipeline.En relançant la réflexion sur l\u2019avenir énergétique, le gouvernement Couillard a par ailleurs repris en partie depuis le début le travail ef fectué auparavant par la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec mise sur pied par le Parti québécois.Son rapport, intitulé « Maîtriser notre avenir énergétique », était le fruit de consultations publiques et de l\u2019analyse de plus de 460 mémoires.Ce document de 310 pages proposait un virage très ambitieux dans notre façon de consommer l\u2019énergie, un changement qui passerait par une réduction draconienne de notre dépendance aux énergies fossiles.Le Devoir ÉNERGIE Le ministre expose les grandes lignes de la future politique devant un cercle restreint JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les invités du cocktail privé ont des mandats liés à des entreprises minières, gazières et pétrolières (ci-dessus, une raf finerie).P H I L I P P E O R F A L I P ratiquement écartées des consultations portant sur leur avenir, les commissions scolaires du Québec n\u2019entendent pas en rester là.Elles réclament au gouvernement Couillard d\u2019être entendues par l\u2019Assemblée nationale alors que celle-ci amorce l\u2019étude du projet de loi 86 sur la réforme de la gouvernance scolaire.Comme le révélait Le Devoir mercredi, la liste de 53 intervenants appelés à comparaître devant la Commission de la culture et de l\u2019éducation afin de commenter le projet de loi 86 laisse bien peu de place aux commissions scolaires, pourtant les principales touchées par les changements prévus dans la loi sur l\u2019organisation et la gouvernance des commissions scolaires.La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) et son pendant anglophone y sont, mais seules trois commissions y participent elles-mêmes.Dans les trois cas, il s\u2019agit d\u2019administrations scolaires ayant quitté la FCSQ à la suite de désaccords, il y a de cela quelques années.La FCSQ a jugé mardi que les commissions scolaires «ne sont pas représentées de manière équitable» dans la liste des organismes invités.« Compte tenu des impacts qu\u2019auront les mesures contenues dans ce projet de loi, qui prévoit notamment l\u2019abolition des élections scolaires, la FCSQ est d\u2019avis que les membres de la commission parlementaire bénéficieraient grandement d\u2019une pluralité de points de vue », fait valoir la présidente, Josée Bouchard.Illustres absentes Comme plusieurs autres, dont la Coalition avenir Québec et Québec solidaire, la FCSQ avait demandé que le gouvernement tienne des consultations générales sur la question, rappelle-t-elle.Selon la présidente, la liste des 53 invités \u2014 qui compte notamment la Société des musées du Québec, la Fédération des chambres de commerce, l\u2019Union des municipalités et le Grand Défi Pierre Lavoie \u2014 est insuffisante.C\u2019est également l\u2019avis des commissions scolaires de la métropole, toutes boudées par la commission à l\u2019exception de Marguerite-Bourgeoys.Les commissions scolaires de Montréal (CSDM) et En- glish-Montréal sont pourtant les plus importantes des réseaux francophone et anglophone québécois.Fait étonnant, tant le Parti québécois que Québec solidaire et la CAQ avaient demandé que la CSDM comparaisse devant les parlementaires.Québec solidaire entend à son tour réclamer que la CSDM fasse partie des organismes qui prendront la parole devant la commission, à titre de plus grande commission scolaire de la métropole et du Québec.Le Devoir PROJET DE LOI 86 Les commissions scolaires contre-attaquent La Fédération juge que les principales intéressées sont sous-représentées Il est plus facile de décréter des compressions que de les faire appliquer Ils sont arrogants et tout indique qu\u2019ils veulent favoriser les amis du parti Alain Therrien, porte-parole du PQ en matière d\u2019énergie « » Lire aussi \u203a Anticosti: Péladeau croit que Couillard s\u2019est discrédité auprès des investisseurs.Page A 5 Lire aussi \u203a Le maître d\u2019école.Un éditorial de Bernard Descôteaux.Page A 8 L E D E V O I R , L E J E U D I 1 4 J A N V I E R 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 4 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 P A U L I N E G R A V E L Une diète pauvre en fibres conduit à l\u2019extinction de plusieurs espèces bactériennes de la flore intestinale, et cette extinction s\u2019accentue d\u2019une génération à l\u2019autre, démontre une étude de l\u2019Université Stanford en Californie.Cette observation expliquerait en grande partie le fait que la flore intestinale des Occidentaux, dont la diète est pauvre en fibres et riche en gras et sucres simples, est nettement moins diversifiée que celle des populations traditionnelles de chasseurs-cueilleurs, comme les Hadza de Tanzanie, ou qui ont conservé une diète rurale et agraire, comme les Malawiens.« Les populations traditionnelles de chasseurs-cueilleurs vivant en Afrique, en Amérique du Sud et en Papouasie-Nouvelle- Guinée possèdent dans leur intestin des espèces de bactéries dont nous, Occidentaux, sommes dépourvus.Le fait que l\u2019intestin des Occidentaux présente une diversité d\u2019espèces bactériennes beaucoup moins grande pourrait être néfaste pour la santé», affirme Erica Sonnenburg, chercheuse au Département de microbiologie et immunologie de l\u2019Université Stanford.Plusieurs études ont en effet associé la diversité réduite du microbiote intestinal \u2014 l\u2019ensemble des micro-organismes vivant dans l\u2019intestin \u2014 des Occidentaux à diverses maladies, comme l\u2019obésité, le syndrome métabolique, le diabète, les maladies inflammatoires chroniques de l\u2019intestin, certaines formes d\u2019allergies, et le cancer du côlon.«On ne sait pas si une moindre diversité bactérienne dans l\u2019intestin cause ces maladies, mais les personnes atteintes de ces maladies présentent très souvent un micro- biote moins diversifié que les personnes qui en sont exemptes », souligne la chercheuse.Expériences Erica Sonnenburg et ses collègues ont introduit dans l\u2019intestin de jeunes souris tous les micro-organismes composant la flore intestinale des humains.Puis, après leur avoir servi une diète riche en fibres pendant six semaines, ils ont offert à la moitié de ces souris une diète pauvre en fibres pendant sept semaines, tandis que l\u2019autre groupe de souris continuait à recevoir une alimentation abondante en fibres.Finalement, les souris soumises à une diète restreinte en fibres ont ensuite eu droit de nouveau à un régime pour vu en fibres.Les chercheurs ont alors observé que lorsque les souris recevaient des aliments pauvres en fibres, 60% des espèces bactériennes colonisant leur intestin (soit 124 des 208 espèces) ont vu leur population décroître d\u2019au moins 75%.Puis, quand ces mêmes souris ont reçu à nouveau une diète riche en fibres, 59 des espèces bactériennes qui avaient grandement décliné se sont rétablies.Pour voir si la perte de diversité microbienne s\u2019amplifiait au cours des générations futures, les chercheurs ont accouplé les souris pendant les semaines où elles étaient privées de fibres, et ils ont répété cette procédure deux autres fois afin d\u2019obtenir quatre générations de souris.Ils ont alors remarqué qu\u2019à chaque nouvelle génération, la composition du microbiote des souris était un peu plus pauvre que celle de la génération précédente, et qu\u2019elle différait de plus en plus de celle des souris contrôles ayant toujours reçu une diète riche en fibres.De plus, la réintroduction d\u2019une diète riche en fibres permettait de rétablir un nombre toujours moindre d\u2019espèces bactériennes à chaque génération.À la quatrième génération, elle était sans effet, et 141 souches sur 208 étaient indétectables.Comme un nouvel apport en fibres ne parvenait pas à rétablir la diversité et la composition de la flore intestinale de ces souris, les chercheurs leur ont donné à manger un échantillon de selles prélevé sur les souris contrôles, en plus de leur fournir une diète riche en fibres.Les souris ont alors retrouvé une flore bactérienne diversifiée et identique à celle des souris contrôles.Utilité des fibres «Les bactéries intestinales ont besoin des glucides contenus dans les fibres alimentaires pour proliférer et survivre dans l\u2019intestin.Si on les prive de cette source de glucides, elles quitteront l\u2019intestin.Ainsi, quand l\u2019abondance de certaines espèces bactériennes diminuait chez les souris enceintes soumises à une diète pauvre en fibres, il devenait alors moins probable que ces souris les transmettent à leur progéniture.Et c\u2019est ainsi que la flore bactérienne des souris s\u2019est peu à peu appauvrie au cours des différentes générations», explique Mme Sonnenburg, qui est la première auteure de l\u2019article paru dans Nature à propos de cette étude.«Quand les bactéries intestinales ont accès à des fibres alimentaires, elles produisent des acides gras à courtes chaînes, et nous savons que ces composés sont bénéfiques pour la santé humaine.Si on ne fournit pas de fibres alimentaires à notre micro- biote intestinal, ce dernier produira moins de ces composés et notre organisme en souf frira», fait savoir Mme Sonnenburg.Recommandations «Notre étude montre qu\u2019une diète riche en fibres aide à conserver une communauté bactérienne plus diversifiée dans l\u2019intestin.Or, cela concorde avec plusieurs études ayant por té sur des régimes alimentaires riches en végétaux, tels que la diète méditerranéenne ou l\u2019alimentation traditionnelle japonaise, qui favorisent une bonne diversité de bactéries dans l\u2019intestin et sont reconnus pour prolonger la durée de vie et protéger de diverses maladies», souligne la chercheuse avant de rappeler que les légumes, les fruits, les légumineuses, les céréales entières, les noix et les graines sont autant d\u2019aliments riches en fibres, qui permettent aux bactéries de prospérer.On pourrait aussi prélever des échantillons de selles des populations traditionnelles, isoler de ces échantillons les espèces bactériennes que nous avons perdues, et les redonner aux Occidentaux qui ne les possèdent plus.« Mais on ne sait pas encore si ce serait vraiment une bonne chose à faire, parce que les bactéries présentes dans notre intestin forment un écosystème complexe qui ne fonctionnera peut- être pas aussi bien avec ces nouvelles venues.Peut-être aussi que ces nouvelles bactéries ne seront pas bénéfiques dans le contexte de notre mode vie de monde industrialisé.Des études devront être menées pour vérifier leur innocuité et ensuite s\u2019assurer qu\u2019elles procurent des bienfaits », avance Mme Sonnenburg.Le Devoir La flore intestinale appauvrie des Occidentaux Une diète faible en fibres réduit la diversité des espèces bactériennes, révèle une étude É L I S A B E T H Z I N G G à Paris En annonçant une nouvelle offensive pour «éradiquer» le cancer, le président des État- Unis, Barack Obama, a relancé le combat contre une maladie qui tue plus de 8 millions de personnes chaque année dans le monde, malgré des avancées thérapeutiques importantes.Selon l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS), 14 millions de nouveaux cas sont détectés chaque année, un chiffre qui pourrait encore augmenter de 70 % d\u2019ici à 20 ans.Un tiers serait du à des facteurs tels que le tabac, l\u2019alcool, l\u2019obésité, la sédentarité ou l\u2019alimentation.Il existe plus d\u2019une centaine de variétés de cancers qui peuvent se loger dans dif férents tissus ou organes.Les traitements actuels, souvent donnés en association, permettent déjà de guérir nombre de patients atteints de certains cancers pris à temps (prostate, testicule, thyroïde, sein, certaines leucémies) et de prolonger sensiblement la survie des autres.Le traitement le plus ancien, devenu courant dès la fin du XIXe siècle, est la chirurgie qui permet d\u2019enlever la tumeur, et le cas échéant les ganglions lymphatiques associés.Mise au point au début du XXe siècle, la radiothérapie, qui utilise des rayons à haute énergie pour détruire les cellules malades, s\u2019est rapidement développée ces 20 dernières années grâce à d\u2019importants progrès techniques.Ceux-ci ont permis de définir les zones à traiter avec une très grande précision et de limiter l\u2019exposition des tissus sains.La chimiothérapie consiste pour sa part à utiliser des médicaments pour éliminer les cellules cancéreuses.On l\u2019emploie actuellement dans un grand nombre de cancers, le plus souvent en association avec la chirurgie et/ou la radiothérapie, ce qui a permis d\u2019augmenter la survie dans de nombreux cas.Mais comme elle s\u2019attaque également à certaines cellules saines, elle peut entraîner des ef fets secondaires importants.Réservée à certains cancers comme ceux du sein ou de la prostate, l\u2019hormonothérapie vise pour sa part à entraîner la mort des cellules tumorales à plus long terme, en créant un milieu hormonal qui leur est défavorable.Nouvelles pistes Mais d\u2019autres cancers (poumon, foie, pancréas) peuvent d\u2019emblée mal répondre aux traitements actuels tandis que d\u2019autres récidivent, ce qui a conduit les chercheurs à se lancer sur de nouvelles pistes.Parmi celles-ci figure notamment l\u2019immunothérapie, qui s\u2019efforce de « mobiliser » les défenses immunitaires du patient contre sa maladie.Évoquée de longue date, elle pourrait selon certains chercheurs bouleverser la prise en charge des cancers.Des résultats très encourageants ont été obtenus récemment dans le traitement du mélanome avancé et de patients atteints d\u2019un cancer du poumon.Autre piste, les traitements « ciblés » qui se concentrent sur dif férentes anomalies ou molécules par ticipant à la croissance du cancer.On les utilise déjà pour traiter certains cancers du sang, mais également du sein, du poumon ou de l\u2019appareil digestif.Au-delà des traitements qui visent directement les cellules cancéreuses, cer tains s\u2019attaquent également au développement des vaisseaux sanguins qui alimentent la tumeur.Encore à un stade expérimental, la thérapie génique consiste, quant à elle, à « injecter» dans une cellule un gène, soit pour suppléer à un gène déficient, soit pour faire fabriquer une substance destinée à détruire les cellules tumorales.Elle fait l\u2019objet de nombreux essais cliniques et s\u2019est notamment montrée efficace chez des enfants atteints de cancers du sang.D\u2019autres tests sont menés sur des cancers du pancréas.La recherche thérapeutique s\u2019intéresse également à une technique « d\u2019édition du gène », connue sous le sigle CRISPR, qui permet d\u2019enlever, d\u2019insérer ou de corriger l\u2019ADN d\u2019une cellule.Agence France-Presse CANCER Faute d\u2019un traitement universel, des avancées A L L I S O N J O N E S à Toronto L e premier ministre Justin Trudeau a déclaré que le gouvernement fédéral va fournir 20 millions de dollars au Centre pour la commercialisation de la médecine régénératrice en Ontario afin d\u2019établir et d\u2019opérer des installations pour le développement de cellules souches thérapeutiques.Selon le gouvernement, le centre de développement sera le premier au monde à adopter une approche axée sur la collaboration entre les établissements de recherche et l\u2019industrie pour relever les défis associés à la fabrication de cellules thérapeutiques.«La médecine régénératrice, c\u2019est l\u2019avenir, et en plus, c\u2019est une branche de la médecine dans laquelle le Canada et l\u2019Ontario se distinguent, a déclaré le premier ministre.Les avancées médicales et les innovations qui se font à Toronto présentement sont de calibre mondial.» M.Trudeau a fait l\u2019annonce mercredi dans un étage vacant de la tour MaRS, au centre- ville de Toronto, où sera localisé le nouveau laboratoire.La tour MaRS a été une source de controverse pour le gouvernement libéral provincial.L\u2019Ontario a prêté 225 millions pour la construction d\u2019un second immeuble, puis a ajouté une marge de crédit de 86 millions pour aider les gestionnaires à attirer des locataires.Le gouvernement provincial a ensuite dépensé 65 millions pour acheter la participation d\u2019une entreprise immobilière américaine dans le projet.L\u2019opposition a durement crit iqué les l ibéraux onta- riens pour avoir accordé un prêt sans véritable analyse commerciale.Le bâtiment a déjà été complètement vide en raison des loyers élevés que demandait la compagnie américaine.Une por te-parole du ministre de l\u2019Infrastructure af firme que 84 % des espaces disponibles sont désormais loués.L\u2019Ontario a fourni un financement de démarrage au Centre pour la commercialisation de la médecine régénératrice.Les installations pour le développement de cellules souches coûteront en tout 43,8 millions.GE Healthcare a également investi dans le centre.Ottawa a cependant précisé que le financement serait accordé une fois que certaines condi t ions ser ont remplies.L\u2019argent sera utilisé pour «soutenir les améliorations appor tées aux nouvelles installations et pour l\u2019achat d\u2019équipement spécialisé».« Nous sommes persuadés que le soutien destiné à ce nouveau centre de calibre mondial entraînera d\u2019importants avantages en ce qui a trait aux technologies innovatrices liées à la santé au Canada et par tout dans le monde, a déclaré Justin Trudeau par communiqué.Ce centre permettra également de générer de nouveaux emplois et d\u2019accroître encore davantage la compétitivité de l\u2019Ontario dans l\u2019industrie bio- technologique.» La médecine régénératrice, qui utilise des cellules souches pour réparer ou remplacer des cellules endommagées et des organes, apparaît comme une approche prometteuse pour la prévention et le traitement des maladies.La Presse canadienne Ottawa verse 20 millions pour la recherche sur les cellules souches MARK KOSTICH GETTY IMAGES Selon l\u2019Organisation mondiale de la santé, 14 millions de nouveaux cas de cancer sont détectés chaque année.Le Grand Costumier hébergé aux frais de la Ville Montréal consacrera 590 000 $ aux travaux d\u2019aménagement des locaux qui accueilleront bientôt le Grand Costumier dans l\u2019édifice Gaston-Miron.L\u2019administration Coderre a aussi confirmé mercredi que la Ville de Montréal hébergera gratuitement la collection de 90 000 costumes et accessoires dans l\u2019ancienne bibliothèque municipale, ce qui correspond à une subvention de 2 millions sur neuf ans.Rappelons qu\u2019un an après la fermeture du costumier de Radio- Canada, la Ville et un regroupement de producteurs avaient annoncé en décembre dernier que la collection serait désormais gérée par une entreprise d\u2019économie sociale.Le Grand Costumier ouvrira ses portes en avril prochain.Le Devoir velle étape mercredi avec le feu vert donné par la Ville de Montréal à un règlement d\u2019emprunt permettant à la Société de transport de Montréal (STM), maître d\u2019œuvre du projet, d\u2019aller de l\u2019avant.Les travaux commenceront en 2017 et le nouveau lien sera accessible en 2019.Réclamé depuis des années, l\u2019édicule sera doté d\u2019ascenseurs pour respecter les principes d\u2019accessibilité universelle.Le projet sera entièrement financé par Québec.Le Devoir 76 millions pour relier la station Vendôme au CUSM La construction d\u2019un édicule de métro et d\u2019un corridor piétonnier pour relier le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) au pôle multimodal Vendôme coûtera 76,5 millions.Le projet annoncé par le ministre québécois des Transports, Robert Poëti, en décembre dernier a franchi une nou- Transparence demandée «Denis Coderre confond omniprésence et transparence», soutient Projet Montréal, qui presse le maire d\u2019améliorer la diffusion d\u2019information à l\u2019Hôtel de Ville comme promis en campagne électorale.Dans une motion qui sera déposée au conseil municipal le 25 janvier, le parti d\u2019opposition demande une plus grande transparence de la part du maire à l\u2019égard des journalistes et des citoyens, un libre accès aux fonctionnaires pour les médias et une réduction des délais dans les réponses données par la Ville.La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) a récemment dénoncé le contrôle accru de l\u2019information par l\u2019administration Coderre.Une rencontre est d\u2019ailleurs prévue dans les prochaines semaines entre le maire et la FPJQ pour discuter de la question.Le Devoir Selon Ottawa, le centre de développement sera unique au monde avec son approche collaboratrice Le fait que l\u2019intestin des Occidentaux présente une diversité d\u2019espèces bactériennes beaucoup moins grande pourrait être néfaste pour la santé Erica Sonnenburg, chercheuse au Département de microbiologie et immunologie de l\u2019Université Stanford « » J E A N N E C O R R I V E A U M ontréal autorise la démolition d\u2019une église anglicane de Côte-des-Neiges\u2013No- tre-Dame-de-Grâce (CDN- NDG) pour per mettre la construction d\u2019un projet résidentiel de sept unités.Bien qu\u2019elle soit d\u2019architecture modeste, l\u2019église Saint-Columba figurait sur la liste des bâtiments d\u2019intérêt patrimonial de la Ville.Construite en 1920, l\u2019église Saint-Columba est située au 4020, avenue Hingston.De 1969 à 2012, elle fut occupée par la communauté catholique polonaise de la Sainte-Trinité.Karol Józef Wojtyla y avait d\u2019ailleurs prononcé une allocution avant de devenir Jean-Paul II.Mais en 2012, l\u2019église a été fermée.Comme les tentatives pour lui trouver une autre vocation ont échoué, la propriété a été vendue à un promoteur immobilier.Mercredi matin, le comité exécutif a donné son aval au retrait de l\u2019église de la liste des « Bâtiments d\u2019intérêts patrimonial et architectural hors secteurs de valeur exceptionnelle » et autorisé sa démolition.Le centre communautaire « Parish Hall » sera toutefois conservé.Intérêt patrimonial Les citoyens qui s\u2019opposent depuis des mois à la démolition de l\u2019église sont furieux.«C\u2019est une petite église de quartier, du patrimoine modeste, mais elle représente un développement de tout un secteur», fait valoir Monique Charpentier.Sa voisine, Louise Chagnon-Côté, déplore que la Ville fasse disparaître aussi facilement une part de la mémoire du quartier au profit de maisons «d\u2019architecture discutable».La Ville aurait dû assumer son rôle de protection de l\u2019immeuble et œuvrer à une conversion qui aurait permis de conserver l\u2019immeuble, disent- elles: «On sent un retour à l\u2019ère Drapeau, où le maire et les élus font la pluie et le beau temps.» L\u2019arrondissement de CDN- NDG estime qu\u2019à la lumière de diverses évaluations, l\u2019église présente un faible intérêt patrimonial.Celui-ci repose notamment sur la valeur sociale et symbolique comme lieu communautaire et sa signification spirituelle, indiquait l\u2019énoncé de l\u2019intérêt patrimonial publié en 2014 : « Ce site témoigne du développement intensif de No- tre-Dame-de-Grâce dans les premières décennies du XXe siècle et de la présence de la communauté anglophone anglicane dans le quartier».Pour leur part, le Conseil du patrimoine de Montréal et le Comité Jacques-Viger ont jugé la démolition de l\u2019église « acceptable compte tenu de la qualité du projet de remplacement et des études réalisées sur l\u2019intérêt patrimonial du site ».Nouvelle vocation Après l a f e r metur e de l\u2019église en 2012, l\u2019Église anglicane avait entrepris avec l\u2019arrondissement des démarches pour trouver une nouvelle vocation au bâtiment.Des discussions avaient même été menées avec des groupes communautaires, mais en vain.Seul le centre communautaire a pu être loué à une organisation juive, Chabad NDG.L\u2019église et le centre communautaire ont finalement été vendus à une compagnie à numéro qui a fait appel au lob- byiste Robert Libman pour faciliter l\u2019approbation finale du projet par la V i l le .Après étude, le propriétaire a jugé que la conservation de l\u2019église serait fort ardue.Le projet pourrait maintenant être soumis au processus d\u2019approbation référendaire.Le Devoir L E D E V O I R , L E J E U D I 1 4 J A N V I E R 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 Chaque appel est important.Nous recevons près de quatre millions d\u2019appels annuellement et nous travaillons tous les jours à réduire le temps d\u2019attente afin de mieux vous servir.Répondre à vos questions et à vos préoccupations est notre priorité.Nous sommes à votre service.Pour des réponses à vos questions, visitez bienvenue.hydroquebec.com.CHRISTINE LAROCQUE REPRÉSENTANTE DES SERVICES À LA CLIENTÈLE HYDRO-QUÉBEC Montréal autorise la démolition d\u2019une église «d\u2019intérêt» CONSEIL DU PATRIMOINE RELIGIEUX DU QUÉBEC L\u2019église Saint-Columba, dans CDN-NDG, a surtout une valeur sociale et symbolique.J E A N N E C O R R I V E A U «L a cloche a sonné un peu tard pour le patrimoine », estime le promoteur immobilier qui a acheté l\u2019église Saint-Gérard-Majella, à Saint- Jean-sur-Richelieu.Réjean Roy juge que Québec aurait dû intervenir bien plus tôt pour tenter de sauver l\u2019église, qui sera démolie sous peu afin de faire place à un projet domiciliaire.«Ça fait deux ans que l\u2019église est à vendre », signale Réjean Roy, propriétaire des Habitations Réjean Roy qui, avec un associé, a acheté l\u2019église Saint- Gérard-Majella en octobre dernier pour 800 000 $.Dans son édition de samedi, Le Devoir révélait que Québec étudiait la possibilité de classer l\u2019église jugée exceptionnelle afin de la protéger.Construite en 1962 selon les plans de l\u2019architecte Guy Des- barats, l\u2019église a reçu la cote A du Conseil du patrimoine religieux du Québec.Comme la démolition de l\u2019immeuble est imminente, le ministère de la Culture devrait mener son analyse du dossier promptement, a indiqué le cabinet de la ministre Hélène David.En décrépitude Réjean Roy doute que le classement soit une solution raisonnable.«L\u2019église est en mauvais état.Il n\u2019y a plus de chauffage ni d\u2019électricité.C\u2019est vraiment en décrépitude.Et elle a été mal construite, explique-t-il.Les vitraux sont en plexiglas d\u2019un huitième [de pouce] d\u2019épais.Donc, c\u2019est extrêmement froid.L\u2019eau s\u2019est infiltrée dans les murs de briques, et la laine isolante est pleine de moisissures.La toiture est à refaire.Il n\u2019y a pas d\u2019isolant dans le toit et sur le béton dans le sous-sol.Et le clocher est près de tomber et les cloches sont déjà parties.» De plus, le mobilier, de même que tous les objets qui se trouvaient à l\u2019intérieur de l\u2019église, ont été vendus, a précisé le promoteur.Réjean Roy admet toutefois que si jamais Québec classait l\u2019église, ce qui la protégerait d\u2019une démolition, il se plierait à cette décision : « On n\u2019a pas le choix.On est régis par le gouvernement.» Mais il rappelle que le rachat de la propriété, le remboursement des investissements qu\u2019il a déjà consentis et la remise à neuf de l\u2019église pourraient coûter cher, quelque 5 millions de dollars, évalue-t-il.« Pour faire quoi ?Un musée ?Je pense que ça ne ferait qu\u2019un éléphant blanc.» Rappelons que la fabrique de la paroisse Saint-Jean-L\u2019Évangéliste avait estimé à 3 millions le coût des travaux requis.Site convoité Pour ce qui de l\u2019architecture de l\u2019église, qui a été qualifiée d\u2019originale et de remarquable par plusieurs groupes de défense du patrimoine, Réjean Roy dit ne pas partager cette appréciation.«C\u2019est relatif, dit- il.Selon moi, il y a beaucoup d\u2019églises pas mal plus belles que celle-là.Le style architectural est intéressant, mais la conception a été très mauvaise.» M.Roy signale que lorsque la fabrique a mis en vente l\u2019immeuble, le site a suscité bien des convoitises de la part de promoteurs, car il est bien situé.Le projet qu\u2019il propose prévoit la construction de 104 unités.L\u2019homme d\u2019af faires souhaite d\u2019ailleurs soumettre dès la semaine prochaine aux autorités municipales les plans de son projet et la demande de démolition de l\u2019église.La Ville de Saint-Jean-sur-Ri- chelieu a déjà indiqué qu\u2019elle ne se mêlerait pas du dossier, mais elle devra éventuellement se prononcer sur le changement de zonage, la démolition de l\u2019immeuble et la conformité du projet immobilier.Le Devoir ÉGLISE SAINT-GÉRARD-MAJELLA Le promoteur est d\u2019avis que Québec arrive trop tard M A R C O B É L A I R - C I R I N O Correspondant parlementaire à Québec À quelques jours du Forum économique mondial, le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, s\u2019interroge sur la valeur de la parole du chef du gouvernement, Philippe Couil- lard, après qu\u2019il se soit dissocié publiquement des travaux d\u2019exploration pétrolière et gazière sur l\u2019île d\u2019Anticosti.Selon M.Péladeau, M.Couil- lard a commis une « très, très grave erreur» en égratignant durement l\u2019entente conclue par le gouvernement du Québec avec Pétrolia et Corridor Resources, dans laquelle ce dernier s\u2019astreint à investir près de 57 millions de dollars dans la recherche d\u2019hydrocarbures sur l\u2019île du golfe du Saint-Laurent.Pris dans l\u2019euphorie du sommet de Paris sur le climat, le premier ministre s\u2019est « tout d\u2019un coup [\u2026] inventé une vocation d\u2019environnementaliste», a suggéré le chef péquiste lors d\u2019un point de presse à Jonquière mercredi.À coups de déclarations- chocs, M.Couillard s\u2019est englué dans une «position extrêmement délicate, qui vulnérabilise le Québec » quant aux investisseurs étrangers, a-t-il déploré.«Il s\u2019en va à Davos \u2014 ça coûte très cher \u2014 pour séduire éventuellement les investisseurs étrangers.[\u2026] Que va-t-il répondre à la question [\u2026] : \u201cMonsieur le Premier Ministre, vous reniez la signature du gouvernement à l\u2019endroit d\u2019une entreprise qui, en plus de ça, ap- par tient en par tie à l\u2019État.Quelles assurances allez-vous nous donner que vous allez respecter le contrat que nous signerions avec vous?\u201d» M.Péladeau exhorte le chef du gouvernement de «revenir sur terre» en cessant de «balancer comme ça des phrases sans être en mesure d\u2019apprécier adéquatement [leur] impact».«J\u2019ose espérer qu\u2019il va redevenir un petit peu plus rationnel.» Le chef de l\u2019opposition officielle à l\u2019Assemblée nationale n\u2019a pas manqué de dénoncer devant un parterre de gens d\u2019affaires les effets délétères de l\u2019absence de vision économique du gouvernement libéral.«Il n\u2019y en a pas, de stratégie.[\u2026] Il n\u2019y a que du baratin ! » Qui plus est, l \u2019 équ ipe économique de M.Couillard «se lave les mains» de la faible reprise de l\u2019activité économique québécoise, a-t-il poursuivi.«C\u2019est un gouvernement de Ponce Pilate!» «Odieux!» D\u2019autre part, M.Péladeau a décrié mercredi sur les coupes dans les programmes d\u2019aide aux «personnes qui vivent des épisodes de vulnérabilité», comme les individus alcooliques ou toxicomanes qui ont été poussés vers la sortie du centre de désintoxication Mélaric en raison de coupes budgétaires.«Je trouve ça odieux! Il n\u2019y a pas d\u2019autres termes pour qualifier les gestes qui sont actuellement posés par le gouvernement libéral», a déclaré M.Péladeau.«[Mais] il y en a [de l\u2019argent] pour les médecins!» Le Devoir ANTICOSTI Péladeau croit que Couillard s\u2019est discrédité auprès des investisseurs L E D E V O I R , L E J E U D I 1 4 J A N V I E R 2 0 1 6 A 6 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S Carrières & professions 1 2 3 1 SERVICES PRIX mcote@ledevoir.com 514.985.3313 La suite des avis se trouve en page A 7 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé - dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa bilité se limite au coût de la parution.Sysco Canada inc.f.a.s.n.Les Viandes St-Laurent Demanderes- se C.9114-4832 Québec inc.f.a.s.n.EMA Viandes Défendeur NO: 500-22-220171-154 ANNONCE: Le 26 janvier 2016 à 10H00, au 440, rue des Roseaux, Laval, seront vendus par autorité de justice, les biens et effets de 9114-4832 Québec inc.f.a.s.n.EMA Viandes saisis en cette cause, consistant en: 1 vaisselier en bois massif; 1 table de cuisine 8 places avec 8 chaises en bois massif; 3 sofas en cuir blanc; 1 table de ping-pong et billard 2 en 1; etc.CONDITION: ARGENT COMPTANT ou CHÈQUE VISÉ.INFORMATIONS: (514) 350-9000 Dominic Bouchard, huissier de justice AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de Toquade St-Sauveur inc.Avis est par les présentes donné que la faillite de Toquade St-Sauveur inc., personne morale dûment constituée, ayant son principal établissement commercial au 128, chemin du Lac Millette à Saint-Sauveur, Québec, JOR 1R6 est survenue le 7 janvier 2016 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 27 janvier 2016, à 10 h, au bureau du syndic, 4159, rue Bé- langer, Montréal, Québec.Fait à Montréal, le 14 janvier 2016.Pomerleau & Associés Syndic Inc.4159, rue Bélanger Montréal, Québec H1T 1A2 Tél: 514-721-3744 AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est donné conformément au code civil du Québec, de la clôture de l'inventaire en regard de la succession NICOLE RAYMOND, née le 14 février 1942, en son vivant domiciliée et résidant au 204-2495 Place Ardennes, en la ville de Brossard, province de Québec, et décédée le 24 mai 2014 à Brossard.Cet inventaire peut être consulté par toute personne ayant un intérêt à l'étude Desjardins et Lévesque notaires, au 233 rue Champlain, Saint-Jean-Sur-Richelieu, province de Québec, J3B 6V7.Saint-Jean-Sur-Richelieu, le 12 janvier 2016.Pierre Raymond Francyne Raymond Liquidateurs pour la succession de Nicole Raymond Avis public AVIS AUX PERSONNES INTÉRESSÉES AYANT LE DROIT DE SIGNER UNE DEMANDE DE PARTICIPATION À UN RÉFÉRENDUM SECOND PROJET NUMÉRO AO-308-P2 INTITULÉ Règlement modifiant le Règlement de zonage (1177) relativement à la modification des grilles des usages et des normes des zones C-1, C-2, C-6 et PB-1 Adopté le 7 décembre 2015 AVIS PUBLIC EST PAR LES PRÉSENTES DONNÉ PAR LA SOUSSIGNÉE, SECRÉTAIRE DE L\u2019ARRONDISSEMENT D\u2019OUTREMONT : 1.OBJET DU RÈGLEMENT ET DEMANDES DE PARTICIPATION À UN RÉFÉRENDUM À la suite de l\u2019assemblée publique de consultation tenue le 1er décembre 2015, le conseil de l\u2019arrondissement a adopté, lors de sa séance ordinaire du 7 décembre 2015, le second projet de règlement AO-308-P2 intitulé : « Règlement modifiant le Règlement de zonage (1177) relativement à la modification des grilles des usages et des normes des zones C-1, C-2, C-6 et PB-1 ».Ce projet de règlement a comme objet de supprimer l\u2019usage communautaire de catégorie IV « culte et religion » dans les zones C-1, C-2, PB-1 et de le permettre dans la zone C-6.Ce second projet contient des dispositions qui peuvent faire l\u2019objet d\u2019une demande de la part des personnes intéressées de la zone visée ou des zones contiguës afin qu\u2019un règlement qui les contient soit soumis à leur approbation conformément à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (R.L.R.Q., chapitre E-2.2).2.DISPOSITIONS SOUMISES À UNE APPROBATION RÉFÉRENDAIRE A) Une demande relative aux articles 1 et 6 qui ont pour objet de modifier, en ce qui a trait à la zone C-1, la grille des usages et des normes afin de supprimer l\u2019usage communautaire de catégorie IV « culte et religion », peut provenir de la zone C-1 et des zones contigües à celle-ci.B) Une demande relative aux articles 2 et 6 qui ont pour objet de modifier, en ce qui a trait à la zone C-2, la grille des usages et des normes afin de supprimer l\u2019usage communautaire de catégorie IV « culte et religion », peut provenir de la zone C-2 et des zones contigües à celle-ci.C) Une demande relative aux articles 3 et 6 qui ont pour objet de modifier, en ce qui a trait à la zone PB-1, la grille des usages et des normes afin de supprimer l\u2019usage communautaire de catégorie IV « culte et religion », peut provenir de la zone PB-1 et des zones contigües à celle-ci.D) Une demande relative aux articles 4, 5 et 6 qui ont pour objet de modifier, en ce qui a trait à la zone C-6, la grille des usages et des normes afin d\u2019ajouter l\u2019usage communautaire de catégorie IV « culte et religion » et de remplacer en ce qui a trait à la zone C-6, la note 1 de la grille des usages et des normes par le texte suivant : « Lorsque l\u2019usage « commerce catégorie III et IV » et « communautaire catégorie IV » sont en mixité avec l\u2019usage « habitation » dans un même bâtiment, ces usages sont autorisés exclusivement au rez-de-chaussée ainsi qu\u2019à l\u2019étage immédiatement au-dessus », peut provenir de la zone C-6 et des zones contigües à celle-ci.Ces dispositions sont réputées constituer des dispositions distinctes s\u2019appliquant particulièrement à chaque zone visée.Une telle demande vise à ce que le règlement contenant ces dispositions soit soumis à l\u2019approbation des personnes habiles à voter de la zone à laquelle il s\u2019applique et de celles de toute zone contigüe d\u2019où provient une demande valide à l\u2019égard des dispositions.3.DESCRIPTION DU TERRITOIRE Le territoire visé par ce projet de règlement comprend : ?la zone C-1 (avenue Laurier) et ses zones contiguës, soient les zones PB-3, RB-14, RB-15, RC-3 et RC-4a situées sur le territoire de l\u2019arrondissement d\u2019Outremont ainsi que les zones 0046 et 0054 situées sur le territoire de l\u2019arrondissement Le Plateau \u2013 Mont-Royal; Tel qu\u2019illustré au plan ci-dessous.ZONE C-1 ET ZONES CONTIGUËS ?la zone C-2 (avenue Bernard) et ses zones contiguës, soient les zones PA-4, PB-13, RA-19, RB-6, RB-7, RB-8, RB-10, RC-6 et RC-7 situées sur le territoire de l\u2019arrondissement d\u2019Outremont ainsi que les zones 0004 et 0009 situées sur le territoire de l\u2019arrondissement Le Plateau \u2013 Mont-Royal; Tel qu\u2019illustré au plan ci-dessous.ZONE C-2 ET ZONES CONTIGUËS ?la zone PB-1 (1025, boul.Mont-Royal) et ses zones contiguës, soient les zones RA-1 et RB-1 situées sur le territoire de l\u2019arrondissement d\u2019Outremont ainsi que la zone 0001 située sur le territoire de l\u2019arrondissement de Ville-Marie; Tel qu\u2019illustré au plan ci-dessous.ZONE PB-1 ET ZONES CONTIGUËS ?la zone C-6 (secteur Durocher / Hutchison) et ses zones contiguës, soient les zones C-3, C-5, PA-23 et PB-38 situées sur le territoire de l\u2019arrondissement d\u2019Outremont ainsi que la zone 0001 située sur le territoire de l\u2019arrondissement Le Plateau \u2013 Mont-Royal; Tel qu\u2019illustré au plan ci-dessous.ZONE C-6 ET ZONES CONTIGUËS 4.CONDITIONS DE VALIDITÉ D\u2019UNE DEMANDE Pour être valide, une demande doit remplir les conditions suivantes : a) indiquer clairement la disposition qui en fait l\u2019objet et la zone d\u2019où elle provient; b) être reçue au bureau du Secrétaire d\u2019arrondissement (situé au 543, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, à Outremont) au plus tard le huitième jour qui suit celui de la présente publication, soit le vendredi, 22 janvier 2016, à 16 h 30; c) être signée par au moins 12 personnes intéressées de la zone d\u2019où elle provient dans le cas où il y a plus de 21 personnes intéressées ou par la majorité d\u2019entre elles si le nombre de personnes intéressées dans la zone n\u2019excède pas 21.5.PERSONNES INTÉRESSÉES Est une personne intéressée, toute personne qui, en date de l\u2019adoption du second projet de règlement, soit le 7 décembre 2015, n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter prévue à l\u2019article 524 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (R.L.R.Q., chapitre E-2.2) et qui remplit une des deux conditions suivantes : a) être une personne physique domiciliée dans une zone d\u2019où peut provenir une demande et depuis au moins six mois au Québec; b) être depuis au moins 12 mois, le propriétaire d\u2019un immeuble ou l\u2019occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise, au sens de la Loi sur la fiscalité municipale (R.L.R.Q., chapitre F-2.1) dans une zone d\u2019où peut provenir une demande.Une personne physique doit également, en date de l\u2019adoption du second projet de règlement, soit le 7 décembre 2015, être majeure, de citoyenneté canadienne et ne pas être en curatelle.Condition supplémentaire aux copropriétaires indivis d\u2019un immeuble et aux cooccupants d\u2019un établissement d\u2019entreprise : ?être désigné, au moyen d\u2019une procuration signée par la majorité des copropriétaires ou cooccupants qui sont des personnes habiles à voter, comme celui qui a le droit de signer la demande en leur nom et être inscrit sur la liste référendaire, le cas échéant.Cette procuration doit être produite avant ou en même temps que la demande.Condition d\u2019exercice du droit de signer une demande par une personne morale : ?toute personne morale doit désigner parmi ses membres, administrateurs ou employés, par résolution, une personne qui, le 7 décembre 2015, est majeure et de citoyenneté canadienne, n\u2019est pas en curatelle et n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter prévue par la loi.Une copie de cette résolution doit être produite avant ou en même temps que la demande.Sauf dans le cas d\u2019une personne désignée à titre de représentant d\u2019une personne morale, nul ne peut être considéré comme personne intéressée à plus d\u2019un titre conformément à l\u2019article 531 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (R.L.R.Q., chapitre E-2.2).6.ABSENCE DE DEMANDES Les dispositions qui n\u2019auront fait l\u2019objet d\u2019aucune demande valide pourront être incluses dans un règlement qui n\u2019aura pas à être approuvé par les personnes habiles à voter.7.CONSULTATION DU PROJET Le second projet de règlement intitulé : « Règlement modifiant le Règlement de zonage (1177) relativement à la modification des grilles des usages et des normes des zones C-1, C-2, C-6 et PB-1 » (AO-308-P2) et les plans peuvent être consultés au Secrétariat d\u2019arrondissement situé au 543, chemin de la Côte-Sainte-Catherine à Outremont du lundi au jeudi de 8 h à 16 h 30, et le vendredi de 8 h à 13 h.Noter cependant que le vendredi, 22 janvier 2016, les heures d\u2019ouverture seront de 8 h à 16 h 30.Une copie du présent avis, du second projet de règlement et des cartes sont également disponibles sur le site internet de l\u2019arrondissement.Toute personne qui désire obtenir des renseignements sur l\u2019exercice du droit d\u2019une personne intéressée de demander qu\u2019une ou plusieurs des dispositions susceptibles d\u2019approbation référendaire soient soumises à l\u2019approbation des personnes habiles à voter peut contacter le Secrétariat d\u2019arrondissement au (514) 495-6269.Montréal, ce 14 janvier 2016.Marie-France PAQUET, avocate Secrétaire de l\u2019arrondissement L E D E V O I R , L E J E U D I 1 4 J A N V I E R 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 7 AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES HEURES DE TOMBÉE Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services- et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services- et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi A P P E L S D \u2019 O F F R E S Services institutionnels Gestion et planification immobilière Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : travaux Appel d\u2019offres : 5826 Descriptif : Travaux de réfection d\u2019enveloppe au complexe Atwater - Phase 2 Date d\u2019ouverture : 15 février 2016 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission (cautionnement, chèque visé ou garantie bancaire) Renseignements : pour toute question, s\u2019adresser à immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Visites : Les visites sont individuelles.La date limite pour prendre rendez-vous est le 20 janvier 2016, à 15h.Les visites auront lieu du 26 au 28 janvier 2016 inclusivement, selon l\u2019horaire suivant : 9h00, 10h30, 13h00 et 14h30.pour prendre rendez-vous, s\u2019adresser à immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 14 janvier 2016 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fourni en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 14 janvier 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Suite des avis de la page A 6 J E A N - F R A N Ç O I S N A D E A U D any Laferrière raconte qu\u2019en 1976, à son arrivée au Québec, il vit tracé quelque part sur un mur de Montréal ce vers de Gilles Vigneault : «D\u2019un glaçon, j\u2019ai fait l\u2019hiver».C\u2019est à ce moment, explique Laferrière, qu\u2019il comprit que Vigneault avait su faire de son pays de glaces un poème.De ce pays, on avait aussi fait depuis un moment un immense réfrigérateur.Au pays de la poudrerie, conserver le froid de l\u2019hiver pour l\u2019été devint, à compter du XIXe siècle, une obsession par tagée.Et comment tenir au frais ce qui demande à l\u2019être en toute saison, sinon en empruntant à l\u2019hiver ses glaces ou en tentant de les reproduire ?«À partir de 1914, la compagnie Kelvinator vend au Québec un réfrigérateur électrique », explique François Dubuc d\u2019Antique électro, un des seuls restaurateurs d\u2019appareils électroménagers de collection au Canada.C\u2019est un d e s p r e m i e r s d u genre que l\u2019on trouve dans l es ma isons d\u2019ici.Mais « le frigo électrique apparaît surtout à la fin des années 1910 et 1920.Il est peu répandu.» Au- jourd\u2019hui, un électroménager de cette époque, à condition qu\u2019il ait été entièrement restauré, se vend entre 3000 $ et 5000 $, selon le modèle et les efforts qui doivent lui être consacrés.Les réfrigérateurs apparaissent en grand nombre seulement à compter des années 1950.La glace arrachée à l\u2019hiver sert encore à rafraîchir les étés jusqu\u2019au début des années 1960.L\u2019armoire I l s s o n t n o m b r e u x a u - jourd\u2019hui les bars et restaurants branchés qui rangent certaines de leurs bouteilles dans d\u2019imposantes glacières de bois anciennes transformées en éléments de décoration.« J\u2019en ai conver ti aussi quelques-unes en celliers réfrigérés pour des particuliers », dit François Dubuc.De ces meubles d\u2019autrefois, on a surtout conservé une expression courante : « Être bâti comme une armoire à glace ».Ces imposantes armoires en bois dur aux parois doubles étaient capables de supporter de gros blocs de glace dont elles se nourrissaient tous les deux ou trois jours, selon la température ambiante.«Les glacières et les réfrigérateurs se sont chevauchés pendant plusieurs décennies.Des glacières, on en fabriquait encore en tôle dans les années 1940.C\u2019est certain que tout le monde n\u2019avait pas les moyens de se payer un réfrigérateur électrique, même après la guerre.» Les premiers réfrigérateurs doivent être dégivrés cinq ou six fois par année.« Ils ne coûtent pas plus cher en électricité que ceux produits au- jourd\u2019hui.Environ 50 $ par année en électricité.Rien à voir avec les frigos des années 1970, qui coûten t au moins 150 $ d\u2019électricité par année.» Ce n\u2019est pas beaucoup plus économique en fait que d\u2019acheter de la glace pour nourrir la glacière, mais tellement plus pratique.Jusqu\u2019à la fin des années 1950, au plus for t de l\u2019hiver, des équipes d\u2019hommes se démènent à couper de la glace sur les rivières gelées.Ils utilisent des goden- dar ts, et plus tard des scies rondes géantes.Toute une suite d\u2019outils spécialisés est développée pour cette véritable industrie désormais oubliée : crochet, pince, ciseau, barre d\u2019entaille, bêche à glace, etc.Une bonne journée de travail sera récompensée par plusieurs milliers de blocs sciés et tirés hors de l\u2019eau.Les blocs de glace sont transportés par des attelages ou des camions.Ils sont déposés ensuite dans des hangars spéciaux aux murs épais et étanches, construits à l\u2019abri des rayons du soleil.Ces montagnes de glace sont recouvertes de sciures de bois, parfois de paille aussi, pour les isoler autant que possible des chaudes températures des jours d\u2019été.On conserve ainsi la glace jusqu\u2019à ce que les mois froids reviennent.Au XIXe siècle, des navires s\u2019approvisionnent dans les ports du nord pour livrer ensuite de la glace vers le sud, notamment au Brésil et au Chili, parfois même en Australie.Ce sont des hangars spéciaux du même type qui sont aménagés sur les navires qui font commerce de la glace jusque dans les Antilles.Une ville de glace En 1898, Montréal réclame pour ses seuls besoins jusqu\u2019à 100 000 tonnes de glace chaque été.Ce ne sont pas seulement les maisons mais aussi les grands hôtels, les compagnies maritimes, les chemins de fer et les brasseries qui doivent trouver à s\u2019approvisionner en glace tout l\u2019été.Montréal compte tout naturellement plusieurs marchands pour répondre à la demande.Dans l\u2019est de la ville, la famille Boire, par ailleurs marchande de charbon, de bois et de grains, coupe ses blocs directement à même le fleuve.À la fin de l\u2019hiver, la famille Boire aura entreposé d\u2019ordinaire 60 000 blocs de glace de 1000 livres chacun (450 kg).À Sherbrooke, un des principaux marchands de glace continue ses opérations sur la rivière Magog jusqu\u2019en 1958.En 1915, l\u2019entreprise sherbroo- koise des frères Ross demande 20 $ pour approvisionner ses clients de mai à septembre, ce qui équivaut à un peu plus de 400 $ aujourd\u2019hui.Le prix de la glace varie selon les années, en fonction du climat et de la facilité qu\u2019on a eue à la récolter et à la stocker.Dès le début janvier 1910, un témoin observe qu\u2019à Trois- Rivières, les attelages traversent les rues afin de renouveler les stocks pour l\u2019été.Beaucoup d\u2019argent en perspective, note-t-on.La demande pour la glace donne du travail partout.Dans une petite localité comme Disraeli, on engage vers 1910, entre février et mars, jusqu\u2019à 120 hommes et 30 paires de chevaux.On approvisionne ensuite en glace des localités aussi éloignées que Sherbrooke.En 1945, à Otterburn Park, le bloc de glace est vendu 10 ¢, mais on ne précise pas la taille exacte de ce gros morceau de froid arraché aux dents de l\u2019hiver.Dans les campagnes, où l\u2019électrification sera parfois tardive, on compte aussi beaucoup sur la glace.Les agriculteurs l\u2019utilisent pour conserver le lait et le beurre.Les profits l iés au commerce de la glace vont fondre rapidement.Ces marchands de froid disparurent définitivement à peu près tous en même temps, alors que la diffusion des électroménagers et l\u2019électrification condamnent irrémédiablement les imposantes armoires à glace au rôle de fantôme d\u2019un temps à jamais gelé.Le Devoir Partez à la découverte des soleils du froid dans une histoire de la glace, du patin, de la réfrigération, de l\u2019isolation et des lumières de l\u2019hiver.Une série sur le froid pour se réchauffer l\u2019âme.L\u2019UNIVERS DE L\u2019HIVER Tant qu\u2019il restera de la glace À compter du XIXe siècle, conserver le froid de l\u2019hiver pour l\u2019été devint une obsession partagée BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA Les marchands de glace sillonnaient les rues des villes en été pour la distribuer.Récoltées dans les cours d\u2019eau pendant l\u2019hiver, les montagnes de glace étaient recouvertes de sciures de bois, parfois de paille aussi, pour les isoler autant que possible en été.L ongueuil \u2014 Quatre personnes ont été arrêtées tôt mercredi, en Montérégie, pour leur implication présumée dans une fraude de quelque 15 millions de dollars commise dans le monde des services de garde d\u2019enfants subventionnés par l\u2019État.En faisant usage de prête- noms, ces suspects auraient contourné les règles du ministère de la Famille et des Aînés pour toucher des subventions gouvernementales auxquelles ils n\u2019avaient pas droit.L\u2019enquête du Ser vice des enquêtes sur la criminalité contre l\u2019État de la Sûreté du Québec (SQ) sur cette af - faire a débuté en 2014.Les ar restations ont été faites dans les arrondissements de Saint-Huber t et Greenfield Park, à Longueuil, de même qu\u2019à Chambly.Les suspects devraient être accusés jeudi matin au palais de justice de Longueuil de fraude, de complot pour fraude et de recyclage de produits de la criminalité.La SQ affirme que d\u2019autres arrestations pourraient être faites relativement à ce même dossier.La Presse canadienne Quatre arrestations relatives à une fraude dans les garderies S T É P H A N I E M A R I N L a Fédération de la santé et d e s s e r v i c e s s o c i a u x (FSSS-CSN) estime qu\u2019avec son offre dans le cadre des négociations du secteur public, le gouvernement de Philippe Couillard mène « une of fen- sive» contre les femmes.Insatisfaite de l\u2019of fre gouvernementale, la FSSS-CSN a recommandé à ses membres de rejeter l\u2019entente de principe intervenue fin décembre entre le Front commun intersyndical et le gouvernement québécois.La FSSS estime que Québec veut imposer dans cette entente un recul inacceptable en ce qui touche l\u2019équité salariale.Elle précise que Québec requiert que les travailleurs se désistent de plaintes faites en vertu de la Loi sur l\u2019équité salariale et reconnaissent qu\u2019il n\u2019y a pas eu de discrimination sur certaines périodes.La Fédération juge aussi « nettement insuf f i santes » les augmentations salariales of fertes.La Fédération, qui compte 80 % de femmes, juge que cel les-ci sont doublement discriminées par l\u2019of fre du gouvernement.Selon la FSSS, le gouvernement peut aller de l\u2019avant et fi- naliser son entente avec les autres membres du Front commun.Mais de son côté, elle souhaite continuer à négocier, a indiqué mercredi en entrevue Josée Marcotte, vice-présidente de la Fédération.Ses membres voteront lors d\u2019assemblées au cours des prochaines semaines sur l\u2019entente négociée par le Front commun.S\u2019ils la rejettent, un plan d\u2019action sera mis en place pour poursuivre la mobilisation des membres et décider de potentiels moyens de pression.La FSSS représente quelque 110 000 syndiqués, dans tous les types d\u2019établissements de santé et de services sociaux et dans différents titres d\u2019emploi.Le Front commun intersyndical représente 400 000 des quelque 550 000 employés de l\u2019État.Il regroupe la CSN et la FTQ, en plus du Secrétariat intersyndical des ser vices publics, lui-même constitué de la CSQ, du Syndicat de la fonction publique du Québec et de l\u2019Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux.La Presse canadienne NÉGOCIATIONS DANS LE SECTEUR PUBLIC Québec mène une offensive contre les femmes, estime la FSSS La glace arrachée à l\u2019hiver sert encore à rafraîchir les étés jusqu\u2019au début des années 1960 JACQUES NADEAU LE DEVOIR La FSSS, qui compte 80 % de femmes, juge que celles-ci sont doublement discriminées par l\u2019of fre du gouvernement. chos largement positifs au discours-bilan sur l\u2019état de l\u2019Union de Barack Obama, n\u2019en déplaise aux gueulards qui animent la course républicaine à la présidence.Si M.Obama, homme volubile et intelligent, ne s\u2019est pas privé, mardi soir, de dorer la pilule et s\u2019il est toujours agaçant d\u2019entendre un président américain ?atter le sens patriotique en vantant avec emphase la « puissance» des États-Unis, on ne peut pas nier que son ton optimiste était crédible au vu d\u2019une présidence qui aura réussi, depuis sept ans, à poser un certain nombre de gestes progressistes, malgré l\u2019obstructionnisme du Parti républicain et le legs catastrophique de son prédécesseur George W.Bush.Voici en effet un président sous lequel les États-Unis ont surmonté \u2014 fragilement \u2014 la Grande Récession; qui a réussi, jusqu\u2019à preuve du contraire, à réformer le système de soins de santé a?n que des millions d\u2019Américains puissent en?n béné?cier d\u2019une assurance maladie; dont les politiques environnementales ont mis en échec le négation- nisme républicain; et qui a rétabli les ponts avec l\u2019Iran et Cuba\u2026 Cette présidence est loin d\u2019avoir rempli toutes ses promesses (immigration, contrôle des armes, désescalade du con?it syrien), mais elle aura au moins eu le mérite de cultiver des projets d\u2019avenir marqués au coin du progrès social et de relations internationales (théoriquement) moins militaristes.Au fond, l\u2019échec le plus lourd de conséquences de M.Obama aura été d\u2019avoir su si peu freiner le creusement des inégalités aux États-Unis.Si le taux de chômage est maintenant tombé à 5% et que l\u2019économie s\u2019est remise à croître, il se trouve que les salaires ont à peine augmenté et que les écarts de revenus se sont approfondis depuis 2009.Le taux de pauvreté est aujourd\u2019hui plus élevé (14,8%) qu\u2019il ne l\u2019était au début du premier mandat de M.Obama.C\u2019est dire, ce qu\u2019il ne faut jamais oublier, que son progressisme a ses limites ; il est enchâssé dans un système de croissance néoli- béral dont la justice économique n\u2019est pas un principe.M.Obama aura peut-être été le plus juste dans sa critique de la démocratie représentative américaine.Il a pris acte de la colère croissante de la population à l\u2019égard d\u2019un système de plus en plus noyauté par les lobbys et la grande entreprise.En cette année électorale, le président avait beau jeu de jouer cette carte contre les républicains.Il n\u2019en reste pas moins que l\u2019absence de dialogue politique est devenue aux États-Unis une maladie chronique qui paralyse l\u2019exercice démocratique.Maladie à laquelle un remède ne sera probablement pas trouvé de sitôt.Les candidats républicains à la présidence tiennent d\u2019ailleurs un autre débat jeudi soir \u2014 où il sera à nouveau possible de mesurer l\u2019ampleur du fossé idéologique qui sépare les deux partis.L\u2019année 2015 a été l\u2019année des grandes réformes en santé.Réformes de structure imposées au forceps par le ministre.En 2016, ce sera au tour de l\u2019éducation d\u2019être soumise à la même pression.À l\u2019image de ce qu\u2019a fait son collègue Gaétan Barrette, François Blais profitera du projet de loi 86 sur les commissions scolaires pour centraliser davantage de pouvoirs entre ses mains.e projet de loi 86 déposé à l\u2019Assemblée nationale tout juste avant l\u2019ajournement des travaux parlementaires n\u2019est pas anodin.Il passe à la déchiqueteuse de larges pans de la Loi sur l\u2019instruction publique, de même que des éléments de la Constitution canadienne.Ne restera des commissions scolaires que le nom.Il n\u2019y aura plus de commissaires élus au suffrage universel, et malgré cela, elles pourront continuer à lever des taxes.Le gouvernement Couillard entend procéder rapidement à son adoption, qu\u2019il croit légitimée par une opinion publique plutôt favorable.Depuis des années, on ne cesse de prétendre que les commissions sont devenues des organisations bureaucratiques qui servent leurs propres intérêts avant ceux des élèves et dont l\u2019abolition entraînerait des économies récurrentes qui pourraient être attribuées à des services pédagogiques.À tant le répéter, on a ?ni par le croire, ce qui a sans doute contribué à réduire le taux de participation aux élections scolaires.Ces prochains jours, la commission de l\u2019Éducation de l\u2019Assemblée nationale commencera des consultations.Il s\u2019agira d\u2019une consultation sur invitation plutôt qu\u2019ouverte à tous, ce qui est regrettable.Il faut se rappeler que l\u2019on s\u2019apprête à faire table rase d\u2019une institution démocratique historique dont l\u2019abolition privera les citoyens d\u2019un droit de vote.Or, malgré une opinion publique favorable à ce projet de loi, il y a des gens qui continuent de croire à la valeur de cette institution.Pour certains, dont les Anglo-Québécois, qui voient l\u2019existence de leurs institutions scolaires garantie par la Constitution, le projet du ministre Blais dans sa forme actuelle est inacceptable.Il faut que tous ceux qui le veulent se fassent entendre.Les groupes invités à témoigner sont, il faut le reconnaître, nombreux.Mais il faut s\u2019inquiéter des choix faits par le ministre, qui a écarté des voix importantes, comme la Commission scolaire de Montréal et la Commission scolaire English-Montréal ; il est de commune renommée que leurs relations avec le ministre sont tendues.En raison de leur taille et du rôle qu\u2019elles jouent à Montréal, leur absence est dif?cilement compréhensible, alors que Marguerite-Bourgeoys, qui entretient de bonnes relations avec le ministre, a été invitée.Le ministre Blais doit présider à cette consultation avec ouverture.Il n\u2019est pas réputé être un homme à l\u2019écoute du milieu de l\u2019éducation.On lui reproche son approche théorique, pour ne pas dire philosophique des problèmes des secteurs primaires et secondaires.Son projet de loi cache mal ses objectifs, qui sont d\u2019accroître les pouvoirs du ministère de l\u2019Éducation et les contrôles sur les projets éducatifs.Les conseils scolaires que veut mettre en place le ministre, s\u2019ils donnent un plus grand rôle aux parents et aux éducateurs, n\u2019auront par ailleurs pas la légitimité démocratique que confère aux actuelles commissions scolaires le suffrage universel.Pire, ces conseils seront soumis aux pouvoirs de directive et de contrôle de Québec.Leur autonomie sera restreinte.De cela, il ne faut pas se surprendre, car le gouvernement Couillard, partout où il le peut, n\u2019a de cesse de centraliser autour de lui le plus de pouvoirs possibles.À cet égard, François Blais semble se plaire dans ses habits de maître d\u2019école autoritaire.En 2016, les éducateurs attendent autre chose.L E D E V O I R , L E J E U D I 1 4 J A N V I E R 2 0 1 6 A 8 EDITORIAL L E T T R E S Sauver de la maison Mélaric La fermeture annoncée aujourd\u2019hui de la maison Mélaric à Saint-André d\u2019Argenteuil est une honte pour tout le Québec.Soixante-quinze personnes au bord du gouffre pour différentes raisons dans leur vie personnelle se retrouvent jetées à la rue du jour au lendemain.Le manque à gagner de l\u2019organisme serait de 350 000$.Il y a sûrement un moyen de trouver cette somme pour que ses portes restent ouvertes et que les gens qui la fréquentent puissent mieux se porter.Le gouvernement du Québec dépense des sommes faramineuses dans mille et un projets.Sans devoir gratter les fonds de tiroirs, il y a assurément une solution financière pour aider ces pauvres démunis de notre société.J\u2019ose espérer que le ministre concerné ouvrira les yeux, les oreilles et sa bourse afin de sauver la maison Mélaric, qui existe depuis plusieurs années et qui est considérée comme la meilleure au Québec.Monsieur Couillard, réveillez votre ministre de la Solidarité sociale! Claude Doré Vendée, le 12 janvier 2016 Paul L\u2019Allier, ministre sortant, venu m\u2019accueillir sur place afin de rendre les choses plus faciles.Il avait sans doute deviné qu\u2019un petit de coup de pouce au départ ne serait pas de trop pour le néophyte que j\u2019étais.Il me fit visiter les lieux, me parla de quelques dossiers, me souhaita bonne chance et ensuite quitta les lieux.Transition amicale effectuée par un grand commis de l\u2019État pour qui le service public avait préséance sur les divergences politiques.Ainsi était cet homme, dont on a dit grand bien, et avec raison.Louis O\u2019Neill Le 12 janvier 2016 Sur le bon mode Récemment, je lisais un article à propos de l\u2019opération déneigement à Montréal.Le texte citait le responsable des opérations, qui déclarait : « Tous nos employés sont en mode déneigement.» Aujourd\u2019hui, dans un article concernant les itinérants de Montréal, Le Devoir met en relief une déclaration du maire Denis Coderre : «Tout le monde se parle et tout le monde est en mode solution.» Sans vouloir jouer les puristes, je déplore l\u2019utilisation très répandue de l\u2019expression « être en mode ».Il s\u2019agit d\u2019un calque de l\u2019anglais, le mot mode signifiant fonction.L\u2019usage de ce terme est devenu un véritable tic du langage, étant utilisé à toutes les sauces.Philippe Dorais Sherbrooke, le 11 janvier 2015 FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints NELLIE BRIÈRE, PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET L I B R E O P I N I O N É FRANÇOIS BLAIS Le maître d\u2019école ÉTATS-UNIS Projets d\u2019avenir C Texte collectif des porte-parole du collectif Échec aux paradis fiscaux Lettre à Justin Trudeau, premier ministre du Canada, à William Francis Morneau, ministre des Finances et à tous les élus du Parlement fédéral L e gouvernement libéral est sur le point de tenir une de ses promesses électorales, celle de faire des déficits afin de répondre à de pressants besoins d\u2019investissements dans les infrastructures.Le collectif Échec aux paradis fiscaux salue ce choix, mais tient à rappeler qu\u2019il y a des revenus \u2014 beaucoup de revenus \u2014 à aller chercher auprès d\u2019entreprises et de riches contribuables qui pratiquent l\u2019évitement fiscal légalisé vers des paradis fiscaux avec qui le Canada a signé des conventions.Pour l\u2019année 2011, Statistique Canada relève que « 24 % des investissements directs canadiens à l\u2019étranger avaient été effectués dans les 12 plus grands paradis fiscaux».En octobre 2015, dans le cadre du projet de lutte contre l\u2019érosion de la base d\u2019imposition et le transfert de bénéfices \u2014 le projet BEPS (Base Erosion and Profit Shifting) \u2014, l\u2019Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) avançait que les pays membres étaient, chaque année, privés de 240 milliards $US de recettes fiscales.Il s\u2019agit là de revenus considérables qui permettraient au gouvernement canadien soit de limiter le déficit anticipé soit d\u2019investir davantage pour faire face aux enjeux d\u2019un développement économique juste et durable au service des besoins de la population canadienne, comme la lutte urgente contre les changements climatiques.M.Stéphane Dion, ministre des Affaires étrangères, a déjà signifié la volonté du gouvernement libéral de collaborer avec le G20 et l\u2019OCDE pour régler le problème de l\u2019érosion de la base fiscale des États de droit.Cette volonté doit se traduire par des actions.D\u2019ores et déjà, le Canada peut agir seul pour colmater certaines brèches dans ses propres lois fiscales.Nous vous renvoyons ici aux recommandations de notre rapport « Des solutions à notre portée », publié en 2014 (disponible au www.echecparadisfis- caux.ca).Par ailleurs, le 23 septembre 2015, dans le cadre de la campagne électorale fédérale, notre collectif a tenu, en collaboration avec le quotidien Le Devoir et la revue Liberté, un débat sur les paradis fiscaux entre des candidats et des candidates des cinq principaux partis politiques.L\u2019une des candidates de votre équipe économique, Mar wah Rizqy, professeure adjointe à l\u2019Université de Sherbrooke, spécialisée en droit et en fiscalité, y avançait des solutions pour «dompter la bête».Les propositions du collectif et celles de Mme Rizqy pourraient servir de base au gouvernement pour élaborer une stratégie crédible de lutte contre l\u2019évitement fiscal.Le gouvernement libéral, tenant à redresser la réputation du Canada, devra avoir l\u2019audace de donner un solide coup de barre dans le contenu des nombreuses conventions fiscales signées avec des paradis fiscaux.Plus que la réputation du Canada, il en va de la confiance des contribuables dans la légitimité du régime d\u2019imposition canadien, qui se répercute sur les revenus des provinces, non sans impact sur les services que la population s\u2019attend à recevoir.Le collectif Échec aux paradis fiscaux continuera de suivre de près l\u2019avancement des travaux du gouvernement fédéral dans ce dossier.Nous invitons le gouvernement à donner suite aux recommandations que nous avons élaborées.Bien entendu, nous sommes disposés à rencontrer le ministre des Finances dans les meilleurs délais pour les lui présenter.Carolle Dubé, Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) Claude Vaillancourt, ATTAC-Québec François Vaudreuil, Centrale des syndicats démocratiques (CSD) Louise Chabot, Centrale des syndicats du Québec (CSQ) Daniel Boyer, Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) Antoine Côté, Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) Régine Laurent, Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) Lucie Martineau, Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) et Secrétariat intersyndical des services publics (SISP) Élisabeth Gibeau, Union des consommateurs Alain Deneault, Réseau pour la justice fiscale Québec Paradis fiscaux : passer de la parole aux actes GUY TAILLEFER BERNARD DESCÔTEAUX J\u2019ai souvenance J\u2019ai souvenance d\u2019un matin, tard en novembre 1976, où je me rendis pour la première fois à mon bureau du ministère des Affaires culturelles, dont j\u2019étais devenu le titulaire.Je me demandais ce qui m\u2019attendait.Or, voici qu\u2019à l\u2019entrée se tenait Jean- L\u2019essentiel Une super biographie de l\u2019essentiel en si peu qu\u2019une page au sujet de Monsieur Jean-Paul L\u2019Allier, c\u2019est ce qu\u2019a réussi Bernard Descôteaux.Pour finir, Descô- teaux écrit : « Il aura été un homme politique comme on voudrait qu\u2019ils soient tous, à la fois inspirant et créateur de bien-être commun ».Voilà l\u2019ar t de tout dire en si peu de mots.Gerry Pagé Québec, le 7 janvier 2016 L E D E V O I R , L E J E U D I 1 4 J A N V I E R 2 0 1 6 A 9 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michaël Monnier et Olivier Zuida (recher- chistes photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives), Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Mélisande Simard (adjointe par intérim), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Filion et Kevin McKissock.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Florentina Draghici et Xavier Pigeon (par intérim).P I E R R E M O U T E R D E Sociologue, essayiste, ex-membre de la FNEEQ (CSN) aut pas prend r e l e s e n - fants du bon D i e u p o u r des canards s a u v a g e s » , c \u2019est là une expr ess ion qu\u2019on utilise parfois et qui signifie qu\u2019il ne faut pas prendre le commun des mortels pour des canards sauvages, c\u2019est-à-dire pour des imbéciles ou, pire encore, pour d\u2019innocentes cibles sur lesquelles on peut se permettre de tirer au fusil sans grands états d\u2019âme.Eh bien, en s\u2019arrêtant à l\u2019entente signée par les hauts représentants du Front commun et le gouvernement libéral de Philippe Couil- lard en décembre, c\u2019est vraiment l\u2019impression que l\u2019on a eue : les quelque 550 000 syndiqués de la fonction publique ou parapublique du Québec ont été pris pour de véritables « canards sauvages » ! Avec tout ce qu\u2019un tel constat peut avoir de dramatique en matière de conditions de vie et de travail à venir.Bien sûr, on n\u2019a pas oublié de rappeler en haut lieu \u2014 les grands médias aidant \u2014 que c\u2019était là, dans les conditions économiques dif ficiles que l\u2019on connaissait, une entente historique.Ou tout au moins qu\u2019on avait pu couper la poire en deux, permettant d\u2019un côté aux syndiqués de ne pas s\u2019appauvrir, et de l\u2019autre, au gouvernement de ne pas sortir trop de ses paramètres budgétaires obligés.Et il n\u2019a pas manqué de voix apaisantes, tant du côté des hautes instances syndicales que du côté du gouver ne- ment, pour vanter une entente qui , à mi -chemin des 3,5 % initiaux proposés par le gouvernement et des 15 % demandés par les syndiqués, paraissait of frir une augmentation de près de 10 % à tous et toutes.Véritable escroquerie Sauf que cette vision des choses est une véritable escroquerie et tient plutôt de l\u2019esbroufe médiatique que de la réalité empiriquement mesurable, tant on a tout fait pour brouiller habilement les cartes et induire en erreur le grand public, notamment en jouant subrepticement sur la durée du contrat de travail conventionné, passant de 3 à 5 ans, et surtout en introduisant dans le dossier des conventions collectives un autre dossier qui n\u2019a rien à y voir, celui de la relativité salariale.Résultats : plutôt qu \u2019une augmentation de près de 10 %, ainsi qu\u2019on le faisait miroiter dans les médias, c\u2019est seulement une augmentation de 5,25 % sur 5 ans qu i a été consentie par le gouvernement, à laquelle il faut ajouter un for fa it hors échelle de 500 $ la première année et de 250 $ la dernière année.Forfait ne modifiant donc pas les échelles salariales et paraissant pour une bonne part correspondre aux montants économisés par le gouvernement lors des jours de grève.Ce qui, quoi qu\u2019il en soit, ne correspond pas à une protection contre l\u2019inflation estimée pour les années futures par les ex- per ts à env iron 2 %, n i non plus ne répond à l \u2019ob ject if d\u2019appauvrissement zéro souda inement revend iqué \u2014 mais sans aucune consultation préalable cependant (?!) en novembre 2015 par les chefs syndicaux.Quant à la relativité salariale (qui renvoie à une obligation légale à laquelle doit se plier le gouvernement et qui ne s\u2019appliquera qu\u2019à partir de 2019), en plus d\u2019avoir été introduite en pleine négo, pour donner l\u2019impression d\u2019augmentations plus grandes, on sait qu\u2019elle ne touche pas de manière uniforme des syndiqués, défavorisant les bas salariés et par conséquent les postes de travail occupés majoritairement par les femmes.Bien loin du compte O n e s t d o n c l o i n d u compte, sur tout quand on sait en plus que les syndiqués ont dû accepter une hausse de l\u2019âge de la retraite en dehors de toute nécessité actuarielle.Et qu\u2019il existe déjà un écart moyen de près de 8 % à la baisse entre la rémunération des syndiqués du public et ceux du privé.Sans parler du fa it que les pol it iques d\u2019austérité du gouvernement touchent d \u2019abord et avant tout le secteur public de la santé et de l\u2019éducation, déjà passablement mis à mal par les années passées.Le tout alors que le gouvernement ne s\u2019est pas gêné pour accorder récemment de substantielles augmentations aux médecins, ou encore d\u2019importantes subventions à l\u2019entreprise privée Bombardier.Faisant bien voir par l à que ce n \u2019 es t pas , contrairement aux af firma- tions gouvernementales, l\u2019argent qui manque, mais la volonté de le répartir en direction de ceux et celles qui en ont le plus besoin et qui pourtant jouent un rô le central dans la qualité des soins de santé et d\u2019éducation dispensés au Québec.On le voit, cette entente est donc loin d\u2019être la panacée, et l\u2019on comprend la grogne et les hésitations qui se sont emparées de nombre de syndiqués qui doivent bientôt dans leurs assemblées respectives l\u2019avaliser ou au contraire la rejeter.Sans parler bien sûr de fédérations aussi puissantes que la FSSS de la CSN ou encore la FAE, qui se sont d\u2019ores et déjà prononcées contre.C e q u e l \u2019 o n c o m p r e n d moins cependant, c\u2019est l\u2019empressement des hautes instances syndicales à cautionner de toute leur autor i té une telle entente qui dessert \u2014 en cette période d\u2019austérité obligée \u2014 si magistralement les intérêts de leurs membres les plus démunis.Ont-elles oublié \u2014 au nom d \u2019une so if de concer tation frileuse et sans principes \u2014 quel devait être leur rôle premier : celui de renforcer, par la lutte et la mobilisation collective, le pouvoir de négociation de leurs membres les plus en butte aux politiques d\u2019austérité ?N\u2019est-ce pas ainsi et seulement ainsi qu\u2019on finira par ne plus prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages?CONVENTIONS COLLECTIVES Les enfants du bon Dieu ne sont pas des canards sauvages M A R I E L A V I G N E M I C H È L E S T A N T O N - J E A N Historiennes e 6 janvier, on pouvait lire en première page du Devoir : «22 sièges à combler par des femmes ».L\u2019article expliquait que 80 signataires proposaient que tous les sièges actuellement vacants du Sénat soient attribués à des femmes, cela en vue d\u2019atteindre l\u2019égalité au sein de cette institution.On pourra dire que le Sénat n\u2019est pas parfait, qu\u2019il faut, avant toute chose, le réformer ou encore le «fédéraliser» et élargir en priorité le rôle des provinces au sein du processus de nomination.On peut donc, pour de multiples raisons, être en désaccord avec cette demande.Mais elle demeure à tout le moins rafraîchissante.Les signataires de cette demande ne prétendent pas que les femmes seront meilleures que les hommes, mais elles ne seront probablement pas pires ! Si on attend la réforme de nos institutions pour y nommer des femmes, l\u2019attente sera longue ! D\u2019autant plus qu\u2019Antoine Robitaille dans son éditorial sur le sujet nous rappelle que le Sénat canadien est «difficilement réformable en raison de la glaciation constitutionnelle post-1982».Longues luttes Rappelons que ce n \u2019est qu \u2019après de longues et patientes luttes que les femmes ont pu être nommées au Sénat.En effet, selon une interprétation de la constitution canadienne, elles n\u2019étaient pas des « personnes », condition nécessaire pour être nommé au Sénat .Il aura fallu une longue saga judiciaire pour que les femmes deviennent des «personnes» le 18 octobre 1929.La première sénatrice nommée est Cairine Wilson en 1930.La seconde ne fut nommée qu\u2019en 1935.Et c\u2019est en vain que s\u2019exercent, dès les années 1930, des pressions pour qu\u2019une Thérèse Casgrain ou une Idola Saint-Jean soient nommées sénatrices.Il faut attendre encore près d\u2019un quart de siècle la nomination d\u2019une première sénatrice francophone, Mariana Beauchamp Jodoin en 1953.En 1944, un épisode similaire a eu lieu.Alors qu\u2019il y a de nombreux postes vacants au Sénat et que les deux seules femmes sé- natrices qui y siègent proviennent de l\u2019Ontario, un Montréalais du nom de Morris Goodman propose dans une lettre au Saturday Night la solution suivante: il serait souhaitable et généreux, écrit-il, que le premier ministre nomme au moins huit sénatrices, une dans chaque province.L\u2019avis avait le mérite de faire d\u2019une pierre deux coups, mais n\u2019eût pas de suite\u2026 On comprendra que cela se passait il y a 70 ans.Attendre la réforme magique du Sénat avant d\u2019y appliquer le principe de la parité et subordonner ce principe à celui de la représentation des provinces ou des régions équivaut à amalgamer des problématiques qui n\u2019ont pas à l\u2019être.La demande des signataires de la « Campagne en faveur d\u2019un Sénat égal au Canada » n\u2019éliminera évidemment pas tous les problèmes de cette institution.Mais elle en réglerait au moins un, celui de l\u2019inadmissible sous- représentation des femmes.Il faut seulement le vouloir\u2026 Après tout, on est en 2016! Réponse de l\u2019éditorialiste Je l\u2019ai bien écrit que la parité doit être un objectif pour le Sénat.Sauf que ce n\u2019est pas au comité imposé par le gouvernement Trudeau à la faire.Un comité comme celui que propose Québec ou \u2014 encore mieux \u2014 une élection de trois candidats par l\u2019Assemblée nationale, comme le propose la CAQ, reprendrait assurément l\u2019objectif.Il ne s\u2019agit pas d\u2019attendre une utopique réforme globale ! Au reste, soulignons que, sauf erreur, aucune Québécoise francophone n\u2019était signataire de la lettre «Campagne en faveur d\u2019un Sénat égal au Canada».Il y a là, de la part d\u2019un groupe revendiquant pourtant une représentativité de toutes les minorités, quelque chose comme un oubli de la minorité nationale du Québec.Et cela va de pair avec l\u2019oubli fédéral que je déplorais.Antoine Robitaille LA RÉPLIQUE \u203a SÉNAT La parité, pour l\u2019histoire LE DÉCLENCHEUR «La parité doit être un horizon, mais auparavant, il faudrait au moins \u201cfédéraliser \u201d le processus de nomination imposé par Ottawa.Après tout, dans sa lettre adressée à Philippe Couil- lard, le 21 août, Justin Trudeau écrivait : \u201cIl nous faut constamment revenir à l\u2019esprit fédéral : cette idée que nous devons travailler ensemble, dans le respect des dif férences, pour atteindre nos objectifs communs.\u201d » \u2014 Antoine Robitaille, «L\u2019oubli fédéral », Le Devoir, 8 janvier 2016 JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Les chefs syndicaux du Front commun (ci-dessus, Daniel Boyer (FTQ), Louise Chabot (CSN) et Francine Lévesque (CSN)) ont vanté leur entente de principe avec le gouvernement, un scénario qui, disent-ils, évite l\u2019appauvrissement des syndiqués.F « L M I C H E L N A D E A U Directeur général, Institut de la gouvernance est en raison de «problèmes de liquidités» que le conseil d\u2019administration du centre d\u2019intervention en dépendance Mélaric aurait fermé ses portes, bouleversant la vie de 75 personnes engagées sur le chemin de la réinsertion ; lesquelles ont pu heureusement trouver un nouveau milieu.Une vingtaine d\u2019employés ont aussi été touchés par cette décision prise dans un contexte de gouvernance très particulier.Mélaric est un organisme à but non lucratif supervisé par un conseil d\u2019administration de seulement quatre personnes, présidé par la directrice générale adjointe.Toujours selon le site Internet de Mélaric, deux des quatre membres sont entrés au conseil au cours des derniers mois.Ce cumul de fonctions de la présidence du conseil et du principal cadre supérieur n\u2019est pas une bonne pratique de gouvernance.La haute direction (qui inclut la présidente du conseil) ne compte que trois cadres, qui, selon le Registre des entrepr ises, s o n t a u s s i des adminis- t ra teurs de Mélaric.On navigue ainsi e n p l e i n e confusion des rôles.La décision de fermer ce centre a donc é t é prise dans un contexte de faible gouvernance impliquant un très petit nombre de personnes.Voilà un organisme qui, depuis 32 ans, fournit des services à Saint-André-d\u2019Argenteuil à même les fonds publics et qui décide tout d\u2019un coup de cesser ses activités, sans en informer préalablement les responsables au gouvernement du Québec.Imputabilité Selon la ministre Lucie Char- lebois, on aurait offert de l\u2019aide à Mélaric, comme aux autres centres touchés par des mesures de financement de l\u2019aide sociale.Des montants auraient été proposés à Mélaric, mais inférieurs aux 350 000 $ demandés par l\u2019organisation.Donc, tout le monde dehors! Sans restreindre la nécessaire autonomie dont doivent jouir des organismes simi - laires, il n\u2019est pas normal que le processus de reddition de comptes permette qu\u2019une décision majeure comme la fermeture du centre ne soit pas discutée avec les bailleurs de fonds et qu\u2019une période minimale de préavis soit nécessaire avant de changer la mission d\u2019un tel établissement.Tirant profit de l\u2019élimination de subventions importantes, les ministères concernés à Québec ont la partie facile en disant ne pas être impliqués dans la décision.On se lave les mains en blâmant la gouvernance locale! Qui décidera maintenant du sort de la superbe propriété de Mélaric, de ses bâtiments majestueux et de son lac privé ?Les détenteurs du pouvoir politique ne se gênent pas pour intervenir dans la gouvernance des organismes publics, mais il faudrait réfléchir à une imputabilité plus resserrée de la par t des organismes dits « privés », dont les fonds proviennent pour plus de 80 % des deniers publics.La gouvernance titubante du centre Mélaric Les ministères ont la partie facile en disant ne pas être impliqués dans la décision C\u2019 L E D E V O I R , L E J E U D I 1 4 J A N V I E R 2 0 1 6 A 10 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par 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à l\u2019échelle de la planète, l\u2019Université Laval, comme l\u2019Université du Québec à Montréal, McGill ou l\u2019Université de Montréal, continue d\u2019accorder plusieurs millions de dollars en primes de marché à ses employés, en sus de leur salaire, sous prétexte qu\u2019ils sont des sommités dans leur domaine et afin d\u2019éviter qu\u2019ils n\u2019aillent chez le concurrent.Ces « primes de marché » peuvent prendre la forme de pr imes annuelles, ou encore d\u2019un montant unique obtenu à la signature d \u2019un contrat lors de l \u2019embauche de nouveaux professeurs.Pour l\u2019année 2014-2015, près de 200 professeurs de l\u2019Université Laval ont reçu des primes individuelles, pour un montant global de 2,508 millions, ce qui correspond à un montant moyen de 12 795 $ par professeur, a confirmé la maison d\u2019enseignement.Celle-ci n\u2019a pas voulu accorder d\u2019entrevue pour commenter la chose.L\u2019Université Laval compte actuellement 1454 professeurs, ce qui signifie que 13,5% d\u2019entre eux reçoivent ces primes.Ce phénomène touche un nombre croissant d \u2019un ivers ités .Par exemple, l \u2019Un ivers ité Concordia consacre pas moins de 3,5 millions en primes de marché, selon les données de l\u2019année scolaire 2014-2015.Trois cents professeurs réputés auraient obtenu 10 000 $ en moyenne en sus de leur salaire.Il en va de même pour l \u2019UQAM, McGill, l\u2019UdeM, l\u2019École polytechnique et HEC Montréal.À l\u2019UdeM, 385 professeurs se sont partagé 3,1 millions.À l\u2019UQAM, 86 personnes touchent des gratifications totalisant 1,04 million.McGill a pour sa part accordé 275 000 $ en «primes de fidélisation » à 35 professeurs.L\u2019Université du Québec à Chicoutimi offrirait pour sa part les primes les plus généreuses.Quatre professeurs ont reçu 27 000 $ en moyenne sous la forme de primes l\u2019an dernier.Dans tous les cas, ces sommes s\u2019ajoutent au salaire prévu à la convention collective des professeurs, variant d\u2019une maison d\u2019enseignement universitaire à l\u2019autre, ou encore négocié au cas par cas.Le Devoir 2,5 millions en primes de marché à l\u2019Université Laval Rectificatif La chronique de Francine Pelletier publiée le 13 janvier 2016 et intitulée «Le terrorisme nouveau est arrivé» portait notamment sur les événements récents survenus en Allemagne et les plaintes d\u2019agression sexuelle qui en ont résulté.Tout rapprochement entre ces événements et M.Marcel Aubut était inapproprié et nous nous en excusons.De nombreux travailleurs ont ainsi vu le nombre d\u2019heures travaillées réduit, particulièrement dans les cafétérias des écoles montréalaises ou chez les concierges.Effectifs malmenés En entrevue, la présidente de la CSDM, Catherine Harel Bourdon, concède que des décisions difficiles attendent les gestionnaires et les élus scolaires d\u2019ici au dévoilement du plan des effectifs 2016-2017, à la fin avril.Il y aura «assurément» «plusieurs dizaines de postes en moins», confirme-t-elle.«Mais il est encore trop tôt » pour fournir davantage de précisions.Près de 80 % du budget de 1 milliard de la CSDM est consacré à la masse salariale et aux avantages sociaux.« L\u2019an dernier, quand on a adopté le budget 2015-2016, on avait déjà indiqué que la dernière année [du plan de redressement de la CSDM], 2016- 2017, mènerait, s\u2019il n\u2019y avait pas de changements dans les budgets octroyés par Québec, à des compressions de 18 millions», a-t-elle tenu à rappeler.Le ministre de l\u2019Éducation François Blais maintient depuis son entrée en poste, il y a près d\u2019un an, que toute compression « ne doit pas af fecter les élèves ».Plus que jamais, cela apparaît comme impossible, près de 70 conseillers pédagogiques ayant perdu leur poste l\u2019an dernier, et ceux-ci étant à nouveau dans la mire de la CSDM, selon nos informations.Il a toutefois été impossible de confirmer combien de postes directement liés à la pédagogie et à l\u2019enseignement pourraient être touchés par ce nouvel effort.Joint par Le Devoir, le président du Syndicat des professionnelles et des professionnels du milieu de l\u2019éducation de Montréal, Michel Mayrand, n\u2019a pas été en mesure de dire quel type d\u2019emploi sera visé par les compressions, mais il semble déjà désormais acquis que les conseillers pédagogiques soient du nombre.La CSDM compte déjà 65 postes équivalents à temps complet de moins que l\u2019année précédente du côté du secteur du personnel administratif et technique, rappelle quant à elle l\u2019Association professionnelle du personnel administratif (APPA), le syndicat qui représente ces employés.Une dizaine de postes techniques en ser vice aux élèves ont notamment été abolis, tels que des emplois de techniciens de travaux pratiques, en documentation, en loisirs et en travail social.Il en va de même pour une dizaine de postes de techniciens en informatique.Depuis juillet 2010, le personnel de soutien représenté par l\u2019APPA a connu une baisse de 220 postes équivalents à temps complet, soit une baisse de 17 % des effectifs.Des 213 postes en ser vice direct aux élèves, il n\u2019en reste que 169, soit une baisse de 20 %.« Les personnes qui demeurent en poste doivent composer avec le fait qu\u2019elles sont moins nombreuses pour en faire autant, sinon plus, souligne le président de l\u2019APPA, Michel Picard.Les absences pour maladie sont en croissance et les troubles de santé mentale sont en voie d\u2019être la raison principale de cet absentéisme, par exemple des troubles de l\u2019adaptation, une dépression majeure, un épuisement\u2026» «Les gens n\u2019en peuvent plus et partent de plus en plus pour de longues absences, dit-il.À leur retour, leurs postes les attendent encore, mais souvent avec des tâches accrues.Ils étaient partis parce qu\u2019ils n\u2019en pouvaient plus et reviennent dans pire.» Du côté des concierges, ce sont de 6 à 9 postes qui pourraient être supprimés, selon le syndicat.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 CSDM ont aussi contribué à cette prise de décision », dévoile le rapport.Fait à noter, la plainte pour harcèlement visant Marcel Au- but n\u2019a éclaté au grand jour qu\u2019en septembre 2015, quand le Globe and Mail a révélé le dépôt d\u2019une plainte officielle au COC, quelques jours plus tôt.Avertissement en 2008 Pourtant, M.Aubut avait reçu un premier «avertissement» des années avant, en 2008, lors d\u2019un dîner avec le p.-d.g.du COC de l\u2019époque, Michael Chambers.Le message, cependant, « était vague», souligne l\u2019examen de Me Thomlinson.Il est peut-être devenu plus clair en 2011, quand le nouveau président a été rencontré par ses collègues Jean R.Dupré, Jolan Storch et Chris Overholt afin qu\u2019il signe une lettre qui le sommait notamment de mettre fin aux baisers, allusions sexuelles et autres compliments envoyés à son entourage.À ce moment, « de très sérieuses allégations » à propos d\u2019une fin de semaine à Monc- ton pesaient sur Marcel Au- but.« L\u2019alerte Marcel », lancée par des employés du COC qui s\u2019envoyaient courriels et messages textes pour s\u2019alerter mutuellement de l\u2019arrivée du président au bureau, faisait déjà partie des habitudes du personnel depuis 2009.«Les femmes du COC ont été à la merci de cet homme aux mains baladeuses, et personne n\u2019a rien fait, s\u2019est désolée en entrevue la présidente du Conseil du statut de la femme, Julie Mi- ville-Dechêne, après avoir pris connaissance du rapport.C\u2019est dif ficile de croire qu\u2019à cette époque, personne ne sait qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un geste illégal.Ça nous montre que tous ces gens-là ont choisi de protéger le président au détriment de toutes les femmes qui travaillaient au comité.» Au fil des ans, aucune surveillance du président n\u2019a été effectuée, et le conseil d\u2019administration n\u2019a pas été avisé de l\u2019existence de la lettre signée par Me Aubut en 2011, indique Me Thomlinson dans le rapport.Elle note aussi que plusieurs gestionnaires ou membres de la direction ont admis avoir eu connaissance d\u2019informations suggérant que cer tains employés du COC étaient victimes de harcèlement, mais qu\u2019ils n\u2019ont entrepris «aucune mesure significative» pour remédier à la situation.«Ainsi, plusieurs employés du COC croient que le conseil d\u2019administration et [le p.-d.g., le chef du marketing, le chef du sport et les directeurs exécutifs du COC] ont manqué à leur obligation de leur garantir un environnement sécuritaire », conclut l\u2019examen.À la présentation du rapport, la successeure de Me Aubut, Tricia Smith, s\u2019est engagée au nom du COC à «apporter des améliorations profondes à son lieu de travail et sa gouvernance».« Il est évident que nous aurions pu faire davantage, a reconnu l\u2019ex-athlète olympique.Je tiens à dire à tous nos employés et toutes les personnes qui ont été affectées que j\u2019en suis profondément désolée.Nous vous avons laissé tomber.» Une réforme menée par la même direction Le Comité s\u2019engage à donner suite aux huit recommandations du rapport.Ainsi, en guise de réforme, le conseil d\u2019administration a approuvé la création d\u2019un poste de direction af fecté spécifiquement aux ressources humaines, convenu de mettre en œuvre un examen complet de la gouvernance et choisi de créer un poste de secrétaire spécialisé en matière de gouvernance.Le COC n\u2019a pas cru bon, cependant, de revoir la composition de ses instances.Le conseil d\u2019administration a notamment convenu, «à l\u2019unanimité», de maintenir Chris Overholt \u2014 présent pour la signature de la lettre de Me Aubut en 2011 \u2014 en poste à titre de chef de la direction.Ce sera aussi M.Overholt qui assurera la mise en œuvre des changements recommandés, avec l\u2019appui de quatre autres collègues, dont Mme Smith.« Nous ferons mieux », s\u2019est contentée de répondre cette dernière, quand on lui a demandé comment elle envisageait la mise en branle d\u2019une réforme pilotée par la même administration qui est montrée du doigt dans le rapport.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 AUBUT La missive invite les lecteurs à signer une pétition pour exiger un référendum sur le sujet.« Justin Trudeau dit non à un référendum parce qu\u2019il sait qu\u2019il ne peut pas le gagner, soutient M.Reid.Au lieu de demander aux Canadiens ce qu\u2019ils veulent, il prévoit imposer un plan qui va bénéficier à son Par ti libéral, alors qu\u2019il sera pratiquement impossible de le chasser du pouvoir.» Un chroniqueur du National Post soulignait la semaine dernière le for t niveau d\u2019ironie qui entoure ce débat : ceux qui exigent un référendum estiment généralement que le gouvernement élu n\u2019a pas la légitimité pour réformer le système électoral.Mais ce sont les mêmes qui disent que ce système permet l\u2019élection d\u2019un gouvernement légitime\u2026 N \u2019empêche : bien au-delà des conservateurs, les appels sont nombreux dans le Canada anglais pour que le gouvernement accepte de soumettre à un référendum son projet de réforme.Ce qui n\u2019est pas dans les cartons pour le moment, a indiqué à maintes reprises Justin Trudeau.Le cabinet de la ministre responsable du dossier, Maryam Monsef, a réitéré au Devoir mardi qu\u2019il y aura plutôt une « consultation», dont la forme demeure abstraite.«Il est essentiel de lancer une conversation avec les Canadiens et les parlementaires sur la façon de moderniser le système de scrutin», indique son attaché de presse, Paul Duchesne.« Le système majori taire uninominal en vigueur a été mis en place il y a très longtemps et mine la confiance du public pour ce qui est des élections et du vote », écrit M.Du- chesne.Mais « avant de prendre des mesures, nous devons mener un processus de consultation réfléchi et solide au sujet des diverses options qui s\u2019offrent à la population ».Comité Un comité parlementaire regroupant tous les par t is sera bel et bien mis sur pied dès la rentrée parlementaire, conf irme Paul Duchesne .Cela « garantira qu\u2019une vaste gamme de mesures de réforme électorale [sera] étudiée de manière équitable, affirme-t-il.Ce processus de mobilisation nationale permettra aux citoyens de l\u2019ensemble du pays de se faire leur propre idée.» Concrètement, le comité étudiera les avantages et désavantages des modes de scrutin proportionnel et préférentiel, précise-t-on.De même, les questions touchant le vote obligatoire et le vote en ligne seront étudiées par le comité.Ces travaux serviront à élaborer un projet de loi proposant une réforme du mode de scrutin \u2014 une promesse que les libéraux ont intégrée à leur discours du Trône après en avoir fait un élément central de leur plateforme électorale.Le risque de défaite Pas de référendum, donc.« Les libéraux savent ef fective- ment que c\u2019est voué à l\u2019échec, pense le constitutionnaliste Stéphane Beaulac, de l\u2019Université de Montréal.Les provinces et pays qui en ont tenu [Colom- bie-Britannique, Ontario, Île- du-Prince-Édouard, Grande- Bretagne et Nouvelle-Zé - lande] ont tous vu la victoire du statu quo.Ça ne passe pas, parce que les gens préfèrent un système impar fai t qu\u2019i ls connaissent plutôt que de l\u2019inconnu.» Mais serait-il préférable d\u2019en tenir un quand même ?Là-dessus, les exper ts divergent d\u2019opinion.Le réputé constitu- tionnaliste Ned Franks, de l\u2019Université Queen\u2019s, pense que ce serait souhaitable\u2026 mais « seulement si on a mené avant une campagne sérieuse pour éduquer la population sur cet enjeu.Or, je n\u2019ai pas vu de tentative à cet égard encore».Son collègue de l\u2019Université de Toronto, Nelson Wiseman, directeur du programme d\u2019études canadiennes, estime au contraire que ce n\u2019est pas nécessaire.« Les libéraux ont été élus avec l\u2019engagement que ce serait la dernière élection avec ce mode de scrutin.Tenir un référendum là-dessus viendrait briser cette promesse », écrit-il au Devoir.Rien n\u2019oblige par ailleurs la tenue d \u2019un référendum, remarque Stéphane Beaulac .Mais le gouvernement doit à son avis trouver une forme de consultation assez sérieuse et consensuelle pour permettre à l\u2019enjeu de sortir du champ partisan.«Si c\u2019est entériné [de manière large], ça donnera une plus grande stabilité à la réforme et ça assurera que ça ne devienne pas une question de politique partisane qui ser t à des visées électoralistes.» Il donne l\u2019exemple du redé- coupage de la carte électorale, qui fait l\u2019objet d\u2019une étude et d\u2019une consultation menées par des commissions indépendantes dans chaque province.Ce genre de solution serait ef fectivement intéressante, avance Louis Simard, professeur spécialisé dans les questions de participation publique à l\u2019Université d\u2019Ottawa.«Pour une décision d\u2019une telle importance, ça prend une consultation qui est conséquente.J\u2019ai de la difficulté à imaginer autre chose qu\u2019une grande commission itinérante de consultation, avec des commissaires indépendants et reconnus, et avec une documentation à la hauteur.» Louis Simard juge par ailleurs «plutôt irréaliste» le délai de 18 mois que les libéraux entendent respecter.«Pour un enjeu aussi crucial, on doit prendre le temps de bien faire les choses.» Quitte à ce que les conservateurs renvoient quelques cour- riels dans l\u2019intervalle\u2026 Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 SCRUTIN JACQUES NADEAU LE DEVOIR Marcel Aubut a présenté publiquement ses excuses le 9 octobre dernier.Le COC s\u2019est engagé à mettre en place huit recommandations 1.Améliorer la politique contre le harcèlement et l\u2019intimidation 2.Former les employés sur le harcèlement proscrit (sexuel et personnel) en milieu de travail 3.Nommer d\u2019une personne chargée de l\u2019administration de la politique 4.Établir un système de tenue de dossiers 5.Garantir l\u2019anonymat des personnes déposant une plainte 6.Envisager la révision du mandat du commissaire à l\u2019éthique 7.Attribuer plus d\u2019importance au respect et au bien-être à titre de valeurs fondamentales du Comité olympique canadien 8.Utiliser de façon continue des sondages et autres formes d\u2019examen comme moyen de surveillance de la culture organisationnelle "]
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