Le devoir, 12 janvier 2016, Cahier A
[" V O L .C V I I N o 2 L E D E V O I R , L E M A R D I 1 2 J A N V I E R 2 0 1 6 1 , 3 0 | S + T A X E S = 1 , 5 0 | S AUJOURD\u2019HUI Actualités \u203a Une idée suicidaire.Notre chroniqueur Michel David analyse la stratégie nationaliste de la Coalition avenir Québec.Page A 3 Actualités \u203a L\u2019aide médicale à mourir en Cour suprême.Qui devrait autoriser quelqu\u2019un à mettre ?n à ses jours?Page A 3 Actualité \u203a Un hiver avec Félix Leclerc.La fonte des glaces\u2026 au coin de la rue.Page A 2 Avis légaux.A 4 Décès.B 6 Météo.B 4 Mots croisés.B 4 Petites annonces .B 6 Sudoku.B 4 ?w w w .l e d e v o i r .c o m Les centres de procréation assistée des hôpitaux dans la mire de Québec Page A 3 Valeurs mobilières Les libéraux donneront suite au projet conservateur Pages A 6 et B 1 P H I L I P P E O R F A L I A f folé par l\u2019intention du gouvernement Couillard de limiter l\u2019étendue des consultations populaires sur la réforme des commissions scolaires, le milieu de l\u2019éducation anglophone se mobilise, en appelant au «bon sens du premier ministre» pour ouvrir celles-ci à tous\u2026 et confier le portefeuille de l\u2019Éducation à un nouveau ministre, après des mois d\u2019af frontements avec François Blais.Moins d\u2019un an après l\u2019arrivée de M.Blais à l\u2019Éducation, les relations sont aujourd\u2019hui si tendues entre le titulaire du portefeuille et le milieu dont il a la charge qu\u2019un renouveau s\u2019impose, à la veille de l\u2019étude du projet de loi 86 et alors qu\u2019un remaniement ministériel semble imminent.Ce constat, c\u2019est celui d\u2019un nombre croissant de membres de la communauté anglo-québé- coise, préoccupés par les répercussions possibles du projet de loi sur la réforme des commissions scolaires.On s\u2019inquiète aussi du fait que Québec, plutôt que d\u2019ouvrir les consultations à tous comme c\u2019est habituellement le cas, ait opté pour des « consultations particulières », où les intervenants seront choisis par le gouvernement et les autres partis.Le projet de loi 86 abroge les élections scolaires et remplace le conseil des commissaires par un conseil scolaire formé de parents et de membres du personnel et de la communauté.RÉFORME DES COMMISSIONS SCOLAIRES Le départ du ministre Blais réclamé Le milieu de l\u2019éducation anglophone en appelle au bon sens du premier ministre NIKLAS HALLE\u2019N AGENCE FRANCE-PRESSE Dans le quartier de Brixton, à Londres, les amoureux de l\u2019œuvre de David Bowie ont défilé par milliers lundi devant la murale reproduisant la couverture de l\u2019album Aladdin Sane.Des fleurs, des mots et des dessins y ont été déposés afin d\u2019honorer l\u2019artiste décédé d\u2019un cancer du foie.En soirée, le rassemblement s\u2019est transformé en fête alors que plus de 2000 fans ont notamment entonné Space Oddity et dansé sur les chansons de leur idole.Deux jours après sa dernière réincarnation de génie, David Jones dit Bowie s\u2019est « éteint doucement» S Y L V A I N C O R M I E R B owie mort ?Je n\u2019y ai pas cru, à trois heures du matin.La nuit, des fois, le rêve vire au cauchemar, ça dérape vers l\u2019insuppor table, alors le corps réagit, on revient au sommeil léger, on change la fin, et puis on se rendort.Ça s\u2019est passé un peu comme ça, l\u2019annonce du décès de David Bowie, que les réseaux sociaux ont relayée jusque dans mon lit, quelque part entre dimanche et lundi, au moment même où j\u2019allais me déconnecter de Facebook : incrédulité, refus, déni.Même pas la douleur, pas sur le coup.Méfiance, surtout.Ne nous a-t-on pas déclaré Joni Mitchell morte il n\u2019y a pas si longtemps ?«Le chanteur britannique David Bowie, légende du rock, emporté à 69 ans par le cancer après un combat de 18 mois», vraiment?Succomber deux jours après son anniversaire et la sortie de l\u2019extraordinaire Blackstar, c\u2019était pas de la mise en scène un peu télégraphiée?Une mort théâtralisée ?Encore le coup de Ziggy Stardust et son Rock\u2019n\u2019Roll Suicide, 43 ans après le spectacle à l\u2019Hammersmith Odeon de Londres où la vedette mettait à mort son personnage?On pense à de drôles de choses, au bord du sommeil.On oublie l\u2019opération au cœur en 2004, le Bowie loin des scènes, plus ou moins retiré, le Bowie de la santé Éloge à l\u2019homme venu d\u2019ailleurs ALBERTO PIZZOLI AGENCE FRANCE-PRESSE Le pape François L O U I S C O R N E L L I E R G ros lancement, cette semaine, dans le monde catholique, qui annonce une grosse année à venir au Vatican.Livre d\u2019entretiens du pape François avec le vaticaniste italien Andrea Tornielli, Le nom de Dieu est miséricorde sera disponible, jeudi, dans 84 pays et en 6 langues (italien, français, anglais, allemand, portugais et espagnol).Ce livre, par lequel Tornielli dit vouloir «mettre en lumière le cœur de François, son regard», est le premier ouvrage tout à fait personnel du pape argentin \u2014 les encycliques relevant plutôt d\u2019un travail collectif \u2014 et vise à lancer avec force le jubilé de la Miséricorde, une année sainte extraordinaire, soulignant le cinquantenaire de la conclusion de Vatican II.Dans la Bulle d\u2019indiction du jubilé, publiée en avril 2015 et reproduite dans ce livre, François précise que « l\u2019Église ressent le besoin de garder vivant cet événement » dont un des messages essentiels était «qu\u2019il fallait parler La miséricorde pour sauver l\u2019Église Le premier ouvrage personnel du pape François paraît F L O R E N C E S A R A G .F E R R A R I S A lors que les premiers camions d\u2019aide humanitaire entraient lundi à Madaya, une ville syrienne assiégée depuis plus de six mois par l\u2019armée où plus de 40 000 personnes sont en proie à une famine meurtrière, une poignée de survivants ont été autorisés à quitter la ville.Ces premières évacuations, qui devraient commencer mardi, surviennent alors que les Nations unies (ONU) martèlent depuis plusieurs jours la nécessité de procéder à l\u2019évacuation d\u2019urgence des habitants.Plus de 400 civils auraient besoin d\u2019être évacués dans les plus brefs délais, a indiqué l\u2019ambassadeur néo-zélandais à l\u2019ONU à l\u2019issue de consultations à huis clos du Conseil de sécurité.Chargées de nourriture, de couvertures et de médicaments, les cargaisons d\u2019aide humanitaire arrivées plus tôt dans la journée étaient attendues avec impatience par les habitants en manque de tout.Depuis la fin du mois d\u2019octobre, aucune aide n\u2019avait réussi à pénétrer le périmètre bien gardé de cette petite localité située à une quarantaine de kilomètres de Damas, dans le sud-ouest du pays en guerre.L\u2019ambiance était fébrile lorsque le convoi commun des Nations unies, du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et du Crois- sant-Rouge syrien a fait son entrée dans la ville.« Les gens sont à la fois excités et inquiets.Ils ont besoin de voir l\u2019aide arriver pour y croire, SYRIE L\u2019aide humanitaire arrive à Madaya DAVID BOWIE 1947-2016 François Blais VOIR PAGE A 8 : ANGLOPHONES VOIR PAGE A 8 : BOWIE VOIR PAGE A 8 : PAPE VOIR PAGE A 8 : MADAYA Lire aussi \u203a Mode, danse, théâtre, cinéma, David Bowie était un artiste multidisciplinaire.Pages B 7 et B 8 S A R A H R .C H A M P A G N E C haque hiver, nous marchons sur les eaux.Les Québécois patinent sur des eaux glacées dans chaque village, dans chaque quartier.Et de ces eaux ont aussi émergé nos plus grands héros sportifs.Si les glaciologues se penchaient sur chaque couche des patinoires, les coups de patins leur raconteraient des histoires de plaquages sur les bandes, de hanches qui vont côte à côte et d\u2019ecchymoses fessières.« L\u2019eau de l\u2019hiver est froide » , mais de moins en moins, devrait-on avouer à Félix Leclerc.Et le torrent qui crie des noms, des noms obscènes, que nous n\u2019entendons pas, est-ce l\u2019alarme des changements climatiques?La mi-janvier presque arrivée, les contremaîtres des arrondissements montréalais en sont encore à reprendre « l\u2019arrosage » des patinoires.La semaine dernière déjà, le redoux annoncé de la fin de semaine frustrait Robert Gervais, chef de division pour les parcs de Villeray\u2013Saint-Michel\u2013Parc- Extension : «Au parc Jarry, on a enfin réussi, en date de jeudi, à passer la machine dessus, la Zamboni, pour avoir une glace que je qualifierais de \u201cpotable\u201d.» Ces efforts tendus vers une surface dure et lisse sont tombés à plat avec la pluie et le temps plus chaud de cette fin de semaine, « Il n\u2019y a pas 36 000 façons de faire de la glace.Ça prend du froid et de l\u2019eau », résume M.Gervais.Il vient pourtant de donner maints détails à la journaliste sur la fenêtre météo idéale pour cette réalisation entre l\u2019art et la science.À toutes les heures de la journée, mais surtout celles de la nuit quand les températures sont plus basses et plus stables, l\u2019équipe de Michael Bou- chard court d\u2019une patinoire à une autre, des citernes à sa suite.Arrosage, resurfaçage, déblayage ; dans cet ordre ou à l\u2019envers, à répéter jusqu\u2019à ce que l\u2019hiver «pogne ».Cette course quotidienne au froid souffre-t-elle des bouleversements climatiques ?« C\u2019est quand même pas mal instable cette année et les changements de température ne nous permettent pas de garder de belles glaces, ou même de les commencer», répond M.Bouchard, contremaître aux parcs du même arrondissement.Même quand la température passe sous la barre du point de congélation, l\u2019eau déversée «ne gèle pas automatiquement » ; il faut donc attendre entre chaque couche, ce qui rend la conception longue.Encore faut-il aussi que la sur face de base soit dure, en béton ou en asphalte.«Quand c\u2019est du gazon dessous et qu\u2019on a une saison comme celle-ci, la terre n\u2019a pas gelé bin bin», explique M.Gervais.Son collègue renchérit en disant que le sol «boirait toute l\u2019eau» et qu\u2019ils doivent donc «utiliser la neige pour se faire un fond».Sans parler de l\u2019étang du même grand parc Jarry, en texture de « Mr.Freeze », disent-ils.Si au moins, les températures ne descendaient pas si lentement, les épisodes de dégel n\u2019anéantiraient pas les efforts des deux hommes.«Avec 4 à 6 pouces de glace, on pourrait survivre, mais on en a un seul à Jarry », soupire Michael Bouchard.« C\u2019est patinable [du moins jeudi et vendredi dernier], et on va continuer à l\u2019épaissir.Mais emmenez-en du froid ! », reprend son chef de division.Saison écourtée Pendant que les instruments se perfectionnent pour mesurer l\u2019épaisseur et la solidité de la glace en milieu naturel, celle des patinoires de rivières, de canaux et de lacs pour rait disparaître en premier.L\u2019emblématique canal Rideau à Ottawa, qui se targue d\u2019être la plus longue patinoire du monde, pourrait ainsi voir sa saison décliner de 9 semaines à moins de 7 dès 2020, annonçait un rapport de la Fondation Suzuki déjà en 2009.Les scientifiques se sont depuis penchés plus sérieusement sur la question.Des chercheurs de McGill et de Concordia ont obser vé une diminution significative des jours où la température permettait de créer une belle glace entre 1951 et 2005.Leurs modèles de prédiction prévoient que le nombre de jours propices au patin pourrait être réduit à néant dès 2050, dans le cas le plus extrême qu\u2019ils ont observé, soit le sud-ouest du Canada.Une autre étude, publiée dans Nature Climate Change en 2015, l\u2019a aussi confirmé : la saison est déjà plus courte de cinq jours par rapport à 1972.D\u2019ici 2040, elle tombera sous les 50 jours, et durera seulement 28 ou 29 jours en 2090, une prédiction somme toute un peu plus optimiste.La patinoire constitue un baromètre et un miroir tangibles nous renvoyant au glissement collectif vers le réchauffement.À travers le pays, un réseau citoyen de surveillance observe l\u2019état des fluides, autant dans sa cour arrière qu\u2019au parc du quartier.Comptant plus d\u2019observations que le nombre de stations météo, le site Rink- watch.org a été mis sur pied par des géographes de l\u2019Université Wilfrid-Laurier, à Waterloo en Ontario, pour documenter la potentielle dissolution des patinoires extérieures.Devant les inondations, sécheresses ou catastrophes naturelles à venir, la raréfaction des jours de glisse est peut-être le moindre des maux.Mais les patinoires sont cette eau de l\u2019hiver, celle qui calme notre soif de printemps.Le Devoir L E D E V O I R , L E M A R D I 1 2 J A N V I E R 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 2 Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Congédié?Vieux Montréal 514-845-5545 Ce texte s\u2019inscrit dans la série Un hiver avec Félix Leclerc qui, jusqu\u2019au 31 mars, explore des mutations, des perspectives, des enjeux sociaux, politiques ou culturels du Québec contemporain tout en faisant un clin d\u2019œil à l\u2019ar tiste.Au- jourd\u2019hui, l\u2019hiver qui fondra sous les patins, sur l\u2019air de L\u2019eau de l\u2019hiver.La fonte des glaces\u2026 du coin de la rue J E S S I C A N A D E A U U n homme est décédé d\u2019une rupture d\u2019anévrisme après s\u2019être fait refuser des soins au centre hospitalier St.Mary, révèle le quotidien The Gazette .Les médecins dénoncent une décision bureaucratique liée à la réforme du système de santé qui les a empêchés d\u2019opérer l\u2019homme.« C\u2019est inacceptable, c\u2019est un manque d\u2019éthique qu\u2019un patient soit mor t parce que des bureaucrates ont pris une mauvaise décision empêchant un chirurgien qualifié de possiblement sauver la vie d\u2019un homme », dénonce un professionnel de l\u2019hôpital St.Mary en entrevue à la Gazette.Le 2 novembre, un homme s\u2019est présenté à l\u2019urgence de l\u2019hôpital St.Mary, se plaignant de douleurs abdominales.Le septuagénaire, qui était alors inconscient, avait subi une rupture d\u2019anévrisme aortique.À cette étape, seule une opération d\u2019urgence aurait pu lui sauver la vie, expliquent différentes sources au journaliste Aaron Derfel.Le spécialiste qui procède généralement à ces chirurgies était pourtant disponible pour opérer le patient.Appelé à la salle d\u2019urgence, ce dernier a expliqué à l\u2019équipe qu\u2019il n\u2019avait plus le droit de faire ces opérations en raison d\u2019une décision administrative.En effet, dans la foulée de la réorganisation des soins de santé et la fusion de plusieurs établissements, il a été décidé de ne plus procéder à ces chir urgies à St.Mary et d\u2019envoyer les patients à un autre hôpital.Les médecins de l\u2019urgence n\u2019étaient pas au courant de cette nouvelle directive.Désemparés, ceux-ci ont transféré le patient en ambulance au centre universitaire de santé McGill, mais l\u2019homme est décédé avant de pouvoir être opéré.Quelque 128 médecins ont écrit à la direction pour dénoncer cette situation, rapportait la Gazette.Compressions Au Centre intégré universitaire de santé et de ser vices sociaux de l\u2019Ouest-de-l\u2019Île-de- Montréal, dont relève l\u2019hôpital St.Mary, on tente de minimiser les faits, sans pourtant les nier.« La littérature médicale indique que le taux de décès lors de la rupture d\u2019un anévrisme de l\u2019aorte abdominale varie entre 80 et 90%, même si une chirurgie urgente est ef fectuée», écrit la direction dans un communiqué de presse.L\u2019hôpital offre ses condoléances à la famille et se justifie en af firmant qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une décision visant à assurer la qualité des soins.«En aucun temps, l\u2019organisation ne mettra en péril la vie d\u2019un usager pour des raisons administratives ou budgétaires.» Pour tant, le 23 novembre dernier, la directrice des services professionnels de l\u2019hôpital St.Mary, Louise Ayotte, faisait un lien direct avec la réforme et les compressions dans une lettre dont la Gazette a obtenu copie et que Le Devoir a pu consulter lundi.« La réforme qui a débuté le 1er avril est la plus significative depuis les débuts du système de santé et cela représente un défi supplémentaire pour l\u2019hôpital St.Mary en raison des contraintes budgétaires [\u2026] Dans ce contexte, tous les secteurs doivent être évalués de façon objective pour déterminer si des changements sont nécessaires.C\u2019est le cas pour les services de chirurgie vasculaire.» De son côté, le cabinet du ministre de la Santé refuse toute responsabilité, af firmant que « la loi 10 [sur la réforme du système de santé] n\u2019est pas en lien avec la situation présente».Le Devoir Mort à l\u2019urgence faute d\u2019avoir pu être opéré Les médecins de St.Mary jugent cette situation « inacceptable » G U I L L A U M E B O U R G A U L T - C Ô T É P our avoir dénoncé l\u2019existence des quotas de l\u2019assu- rance-emploi \u2014 et plus largement, les politiques conservatrices en la matière \u2014, Sylvie Therrien a été renvoyée de la fonction publique en 2013.Trois ans plus tard, elle lance un cri du cœur à l\u2019endroit du nouveau premier ministre, Justin Trudeau, pour qu\u2019il réhabilite une femme qu\u2019il a encensée.Au téléphone, la voix de l\u2019ex- fonctionnaire est fatiguée : « J\u2019ai dit la vérité à la population sur ce qui se passait derrière les portes closes à l\u2019assu- rance-emploi et j\u2019ai perdu ma job pour ça, dit Sylvie Ther- rien.Depuis trois ans, j\u2019ai été traitée d\u2019une façon incroyable, comme si j\u2019étais une criminelle.Et là, on a un premier ministre qui m\u2019a personnellement félicitée pour ce que j\u2019ai fait, qui voulait m\u2019avoir comme candidate en 2015, mais qui ne fait rien pour corriger cette injustice.» Mme Therrien a effectivement été courtisée tant par les libéraux que les néodémocrates en vue des dernières élections.Elle a ainsi rencontré Justin Trudeau en tête-à-tête pour discuter de son intérêt, et elle certifie que le chef libéral a alors été «très élogieux» envers elle.«Il m\u2019a dit : \u201con vous veut comme candidate non pas malgré ce que vous avez fait, mais à cause de ce que vous avez fait\u201d, re- late-t-elle.Il m\u2019a dit que c\u2019était un honneur de me rencontrer.» Quotas Mais près de trois mois après les élections, Sylvie Ther- rien attend toujours un coup de fil des libéraux qui viendrait donner de la consistance à ces bons mots.«À mon sens, j\u2019ai été victime de représailles du gouvernement Harper parce que j\u2019ai dénoncé leur politique, dit -el le.Il me semble que M.Trudeau devrait poser un geste politique pour réparer ça.» Mme Therrien est cette fonctionnaire qui, en janvier 2013, a transmis au Devoir des informations démontrant que les enquêteurs des services d\u2019intégrité de Ser vice Canada sont soumis à des quotas de prestations à couper de l\u2019ordre de 485 000 $ par année.Rapidement démasquée, elle a été congédiée en octobre 2013.On lui reprochait d\u2019avoir violé la Politique de communicat ion du gouver nement et le Code de conduite du ministère des Ressources humaines.Le crime ?Avoir communiqué à un média des informations protégées.Une campagne de soutien lancée peu après par le Conseil national des chômeurs a permis de récolter près de 40 000$.Un baume.Mais pour Sylvie Therrien, le mal était fait.Et elle n\u2019a pas retrouvé de travail stable depuis.Mme Therrien a choisi de contester son congédiement avec l\u2019aide de son syndicat.Mais elle accumule les revers, et il ne lui reste qu\u2019un vague espoir que la Commission des relations de travail et de l\u2019emploi dans la fonction publique (CRTEFP) annule la décision de Ser vice Canada.Elle y témoignera ce printemps.Le problème, c\u2019est que la situation dénoncée par Mme Therrien ne constituait pas un acte répréhensible au sens où la Loi sur la protection des fonctionnaires divulgateurs l\u2019entend.Au cabinet de M.Trudeau, on rappelle que le gouvernement s\u2019est engagé « à se pencher sur la question des dénonciateurs afin d\u2019établir si les mesures de protection sont suf fi- santes ».Mais on ne veut pas commenter le cas de Mme Ther- rien, puisqu\u2019il fait l\u2019objet d\u2019un litige devant la CRTEFP.Le Devoir Nouveau gouvernement, même résultat pour Sylvie Therrien Celle qui a dénoncé les quotas de l\u2019assurance-emploi lance un cri du cœur à Trudeau JACQUES NADEAU LE DEVOIR François Beaumier et son fils Étienne patinent sur le lac aux Castors, sur le mont Royal.C\u2019 est lundi qu\u2019est entré en vigueur un règlement qui permet aux infirmières de prescrire certaines analyses de laboratoire et cer tains médicaments dans certaines situations cliniques, principalement en santé publique et pour le soin des plaies.« C\u2019est un moment mémorable », s\u2019est exclamée au cours d\u2019une entrevue la présidente de l\u2019Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec, Lucie Tremblay.Cela a pris trois ans de travail et de discussions.«Il y a un exploit ici», a-t-elle ajouté.Plus précisément, les infirmières pourront prescrire des analyses de laboratoire et des produits, pansements ou médicaments topiques utilisés dans le soin des plaies.De même, les infirmières pourront prescrire des médicaments ayant trait à des programmes de santé publique, en matière de contraception hormonale et d\u2019infections transmissibles sexuellement et par le sang.Elles pourront aussi prescrire des suppléments vitaminiques aux femmes enceintes.«Ce sont des activités qui ont lieu beaucoup dans la communauté et qui permettent à l\u2019infirmière d\u2019agir là où la population se trouve.Ça évite la duplication de services ; ça favorise l\u2019accès aux soins \u2014 on pense que c\u2019est le plus grave problème de notre système de santé, alors on déploie tout ce qui est possible de déployer pour faciliter cet accès aux soins», a résumé Mme Tremblay.La Presse canadienne Les infirmières peuvent prescrire certains tests et médicaments Sylvie Therrien Moyens de pression à venir dans les CPE Les compressions budgétaires que Québec veut imposer dès l\u2019an prochain au réseau des centres de la petite enfance en inquiètent plus d\u2019un.À un point tel que l\u2019Association québécoise des centres de la petite enfance a décidé de mettre un terme aux pourparlers et de lancer une campagne dans le but de faire plier le gouvernement Couillard, selon des informations obtenues par CBC/Ra- dio-Canada.Au programme: lettres aux députés, manifestations et autres moyens de pression qui pourraient culminer par une fermeture partielle ou complète du réseau québécois.Le Devoir L E D E V O I R , L E M A R D I 1 2 J A N V I E R 2 0 1 6 ACTUALITES A 3 P roche conseiller de Gilles Duceppe pendant la dernière campagne fédérale, Stéphane Gobeil était bien placé pour observer la manœuvre des stratèges libéraux, qui ont réussi à arracher une bonne part du vote progressiste au NPD et au Bloc québécois, en exploitant le désir de l\u2019électorat de se débarrasser de Stephen Harper.C\u2019est essentiellement la même stratégie qu\u2019il propose à son nouvel employeur.Pour empêcher le PLQ et Philippe Couillard de s\u2019installer au pouvoir à demeure, les nationalistes, y compris les souverainistes, devraient se rallier derrière la CAQ.Les conseillers de François Legault cherchent depuis longtemps le moyen de supplanter le PQ comme solution de remplacement aux libéraux, ce qui suppose de rallier au moins les souverainistes modérés.Pour apaiser la conscience de ceux qui pourraient être tentés de lui emboîter le pas, M.Gobeil assure que la souveraineté demeure à ses yeux la meilleure option pour le Québec, mais que le plus urgent est d\u2019empêcher les libéraux de faire encore plus de dommages.Il est clair que la division du vote nationaliste entre le PQ, la CAQ et Québec solidaire profite d\u2019autant plus aux libéraux que l\u2019arrivée de Pier re Karl Péladeau leur permet d\u2019agiter l\u2019épouvantail référendaire à tout propos.Ce dont le premier ministre Couillard ne se prive pas.?Si M.Péladeau avait décidé de retenir ses services, M.Gobeil aurait plutôt recommandé de faire du PQ le véhicule de cette nouvelle union nationale, mais cela aurait aussi nécessité l\u2019abandon de toute idée de référendum dans un avenir rapproché.Les sondages sont clairs : la grande majorité des électeurs ca- quistes sont fédéralistes.Même si M.Péladeau décidait finalement de ne pas tenir de référendum dans un premier mandat, pourquoi des électeurs fédéralistes ap- puieraient-ils un parti dont la raison d\u2019être est de faire l\u2019indépendance et qui en ferait systématiquement la promotion une fois au pouvoir ?Inversement, comment peut-on demander à des électeurs souverainistes de voter pour un parti dont le chef dit voir dans la souveraineté une idée dépassée ?Il est facile d\u2019élaborer des stratégies dans l\u2019abstrait, mais il y a des limites au reniement qu\u2019on peut exiger des électeurs.Lors de la fondation de la CAQ, François Le- gault a voulu laisser l\u2019avenir ouvert.Après la nécessaire remise en ordre de l\u2019économie et de l\u2019État, les Québécois pourraient choisir plus sereinement de demeurer au sein de la fédération canadienne ou de la quitter, expliquait-il.Avec son nouveau programme constitutionnel, il a fait le choix du Canada.Les militants péquistes ont peut-être fait le mauvais choix en élisant M.Péladeau, mais leur motivation ne faisait aucun doute.Ils en avaient assez de voir le « bon gouvernement » l\u2019empor ter sur la quête du pays.L\u2019urgence est plutôt de convaincre la jeune génération que le projet souverainiste n\u2019est pas un vestige du passé.Une nouvelle mise en veilleuse serait suicidaire.?Manifestement, l\u2019af firmation de l\u2019identité québécoise ne fait pas partie des priorités du PLQ, et l\u2019élection de Justin Trudeau balaiera sans doute les dernières velléités de réforme constitutionnelle de M.Couillard.Certes, la rhétorique caquiste est plus nationaliste.On peut même penser que, dans son for intérieur, François Legault ne serait pas fâché de voir le Québec devenir indépendant.Au-delà du discours, il est cependant difficile de voir en quoi un gouvernement caquiste serait si dif férent de l\u2019actuel.Cer tes, M.Legault présenterait des demandes constitutionnelles, tout en sachant qu\u2019elles seraient rejetées, alors que M.Couil- lard préfère ne pas avoir à gérer les conséquences d\u2019un refus.S\u2019il s\u2019agissait de recréer des « conditions gagnantes » analogues à celles qui ont résulté de l\u2019échec de l\u2019accord du lac Meech, un souverainiste pourrait toujours être tenté, mais M.Legault refuse absolument d\u2019envisager un quelconque plan B souverainiste, comme le prévoyait jadis le rapport Allaire, ce qui diminue encore son rapport de force.Malgré les débats des dernières années sur la laïcité, la langue française demeure la pierre d\u2019assise de l\u2019identité québécoise.Rien n\u2019empêcherait un gouvernement caquiste d\u2019utiliser les pouvoirs dont le Québec dispose déjà pour renforcer la Char te de la langue française.Or, M.Legault s\u2019y oppose.La CAQ appliquerait simplement ses dispositions de façon plus efficace, dit-il.Les libéraux ne disent pas autre chose.Par exemple, le règlement visant à imposer un peu de français aux grandes chaînes commerciales, comme Wal-Mart ou Best Buy, devrait être promulgué au cours des prochains mois.Si même dans un domaine comme celui-là la CAQ ne propose rien de dif férent des libéraux, pourquoi un souverainiste l\u2019appuierait-il au risque d\u2019y laisser son âme ?mdavid@ledevoir.com Une idée suicidaire I S A B E L L E P A R É L\u2019 avenir de certains centres de procréation assistée (CPA) dans les hôpitaux serait sérieusement remis en cause dans les officines du ministère de la Santé pour l\u2019année prochaine.Depuis l\u2019abolition de la gratuité des traitements de fécondation in vitro (FIV) en novembre dernier, la fermeture menace non seulement les cliniques privées, mais aussi des centres ouverts à grands frais dans les hôpitaux.L\u2019annonce, vendredi dernier, de la mise à pied d\u2019une quarantaine d\u2019employés à la Clinique Ovo a semé l\u2019inquiétude dans le milieu de la procréation assistée au Québec.Selon des informations qui circulent depuis le week-end, la précarité de la situation serait similaire à la Clinique de procréation assistée du CHUM, où il est loin d\u2019être acquis que le ministère donnera le feu vert l\u2019an prochain à la poursuite des traitements de FIV.« Le ministère a donné instruction pour que la FIV en centre hospitalier soit dispensée sans déficits.Or, la clientèle moins nantie, plus présente dans les cliniques des hôpitaux, a déjà baissé.Il y a une obligation d\u2019arriver à certains coûts.Il est loin d\u2019être sûr que le ministère donnera son feu vert aux activités pour l\u2019an prochain», a fait valoir une source.Ouvert en 2011, au terme d\u2019investissements publics de 16 millions de dollars, la clinique du CHUM aurait dispensé près de 1000 cycles de FIV l\u2019an dernier.Mais ces chiffres n\u2019ont pu être validés ni par le CHUM lundi, ni par le directeur médical de la clinique, le Dr Jacques Kadoch, qui pilote le seul laboratoire de FIV à risque viral au Québec.Cette installation très sophistiquée permet d\u2019offrir la FIV aux clientèles plus à risque et plus complexes.Au CHU Sainte-Justine, on affirme que le tout nouveau CPA du CHU Sainte-Justine, inauguré en 2013 après l\u2019injection de 7 millions de dollars en fonds publics, ne note pas pour l\u2019heure de baisse d\u2019achalandage, malgré le non-remboursement récent des traitements de fécondation in vitro.Même écho au Centre universitaire de santé McGill qui, comme les autres hôpitaux, assure encore le suivi de traitements amorcés avant le changement de règlement.En novembre 2014, le ministère de la Santé a annoncé l\u2019abandon de projets de cliniques de FIV dans les centres universitaires de Sherbrooke et de Québec «pour des raisons d\u2019équilibre budgétaire».Lundi, le ministère a fait savoir qu\u2019il « poursuivait sa réflexion » et qu\u2019il n\u2019avait pas encore de chif fres sur la rentabilité des CPA, puisque l\u2019imposition de frais aux patients était trop récente.« Aucun ultimatum n\u2019a été adressé aux CPA » , a indiqué par courriel Joanne Beauvais, attachée de presse du ministre de la Santé, Gaétan Barrette.Les cliniques privées sous tension Plusieurs des cliniques privées contactées lundi ont affirmé être plongées dans la précarité et l\u2019incertitude, bien que des licenciements ne soient pas encore envisagés.Plusieurs prévoient des faillites, des fusions, voire des partenariats avec de grands groupes commerciaux américains, comme celui advenu l\u2019été dernier entre la Clinique Procréa et l\u2019entreprise IntegraMed.« Il est clair que tous les centres privés vont regarder leurs coûts dans les prochains mois.Ovo est le plus important, ils ont donc dû réagir vite, mais il n\u2019y a pas de doutes que d\u2019autres vont suivre.On s\u2019attend à ce que le nombre de cycles de FIV chute de 40 à 50 % dès avril », estime le Dr Neal Mahutte, directeur médical du Montreal Fer tility Center, où il s\u2019ef fectue de 1000 à 1200 cycles par an.La moitié des cliniques privées pourraient fermer leurs portes, estime-t-il.Même pessimisme à la Clinique Fertilys, ouverte il y a moins d\u2019un an à Laval par le Dr Pierre Miron, qui juge que le retrait de Québec de la gratuité des traitements de FIV va entraîner de nombreux coûts pour le système de santé.«Le gouvernement n\u2019économisera rien, car les couples auront recours à des traitements moins efficaces, comme la chirurgie ou l\u2019insémination artificielle, encore remboursées, qui favorisent la surstimu- lation hormonale et les risques de grossesses multiples », déplore-t-il.Au bout du compte, tant les contribuables que les couples infertiles en sortiront perdants, ajoute le Dr Miron.À la clinique Ovo, où le tiers des effectifs partira le 1er mars, le directeur médical et président de la clinique, le Dr François Bissonnette, déplore que son entreprise ait dû se résoudre à regret à ces licenciements.«On anticipait cela, mais on espérait que le gouvernement ait une oreille attentive.Le miracle n\u2019aura pas lieu.C\u2019est la première fois qu\u2019on doit mettre à la porte de gens hautement qualifiés, comme des embryologistes, des généticiens, des infirmières spécialisées.Ces gens-là ne seront pas faciles à replacer», a déploré ce dernier.Le Devoir Les centres de procréation assistée des hôpitaux seraient dans la mire du ministère L\u2019abandon de la gratuité des traitements de fécondation in vitro par Québec menace la survie des cliniques privées et « publiques » H É L È N E B U Z Z E T T I Correspondante parlementaire à Ottawa S ont-ce les médecins, les juges ou un panel d\u2019experts qui devraient donner le feu vert à une demande d\u2019euthanasie d\u2019une personne en souffrance ?Cette question a été soulevée devant la Cour suprême lundi matin alors qu\u2019Ottawa demandait aux magistrats de lui accorder six mois de plus pour encadrer l\u2019aide médicale à mourir.Le 6 février 2015, la Cour suprême a invalidé les dispositions du Code criminel interdisant l\u2019aide médicale à mourir et a accordé un sursis de 12 mois au gouvernement fédéral avant que le jugement n\u2019entre en vigueur.Ottawa demande une prolongation de ce délai parce que les législateurs n\u2019ont pas eu le temps de préparer une réponse législative.À plusieurs reprises, les juges ont soulevé la possibilité d\u2019accorder des exemptions à la pièce.Ils ont demandé à l\u2019avocat d\u2019Ottawa, Robert Frater, si le gouvernement accepterait que pendant l\u2019éventuel délai de six mois, les malades puissent individuellement s\u2019adresser aux tribunaux afin d\u2019obtenir quand même de l\u2019aide à mourir.L\u2019avocat s\u2019y est opposé, au motif que la pratique doit être au préalable balisée.« Québec a développé un encadrement complet, ce qui n\u2019est pas le cas dans le reste du pays, a plaidé Me Frater.[\u2026] Régler la question de l\u2019accès n\u2019est pas suffisant.» Après l\u2019audience, la British Columbia Civil Liber ties Association, groupe qui a piloté la cause d\u2019origine ayant mené au jugement de février et qui s\u2019oppose au délai réclamé, a démoli l\u2019idée d\u2019exemptions à la pièce, quoique pour une autre raison.« L\u2019accès au système de justice pose déjà problème dans ce pays », a rappelé l\u2019avocate du groupe, Grace Pristine, citant entre autres obstacles les frais d\u2019avocats.« Cela représenterait un vrai fardeau, sur tout si on considère que ces gens seraient à quelques semaines ou quelques mois de la mort.» D\u2019autres groupes ont soutenu au contraire que ce devrait être l\u2019unique façon d\u2019obtenir de l\u2019aide médicale à mourir.L\u2019aide à mourir « est exercée par un médecin, mais autorisée par l\u2019État », a fait valoir Michael Bach, le vice-président de la Canadian Association of Community Living.« Qui l\u2019autorisera ?Nous suggérons que ce soit un panel indépendant [et pas le médecin traitant].» À cette fin, M.Bach estime que le délai de six mois est nécessaire pour établir ce mécanisme de référence pour tous.Rhonda Wiebe, du Conseil des Canadiens avec déficiences, acquiesce.«Nous avons des comités d\u2019évaluation indépendants dans plusieurs domaines de nos vies.[\u2026] Je ne vois pas en quoi ce serait différent.» Québec veut une exemption Le Québec, pour sa part, a demandé que la prolongation de six mois réclamée, si elle devait être accordée, ne s\u2019applique pas sur son territoire puisqu\u2019il a déjà une loi en vigueur.Ottawa ne s\u2019oppose pas à cette demande.À cet égard, les juges ont été féroces avec l\u2019avocat d\u2019Ottawa, lui demandant pourquoi alors il serait si problématique de laisser les articles invalidés du Code criminel venir à échéance le 6 février si on acceptait aussi facilement qu\u2019ils le soient déjà en sol québécois.« Si vous dites que c\u2019est correct pour le Québec, est-ce pour des raisons politiques ou vous l\u2019acceptez d\u2019un point de vue légal », a demandé la juge en chef, Beverley McLachlin.L\u2019avocat d\u2019Ottawa a eu de la difficulté à répondre.Finalement, le juge Michael Moldaver lui a tendu une perche en suggérant que la Loi concernant les soins de fin de vie est plus restrictive que ce que prévoit le jugement de février dernier.Il est donc garanti qu\u2019elle ne se trouvera pas en contravention avec la future loi fédérale.Me Frater a acquiescé.La loi québécoise n\u2019autorise en effet l\u2019aide à mourir que lorsque les pat ients sont mourants alors que le jugement de février, qu\u2019Ottawa devra respecter, l\u2019autorise pour tout malade ayant des souf frances « persistantes » et « intolérables », qu\u2019il soit en fin de vie ou non.Cette dif férence obligera presque assurément Québec à revoir sa propre loi.L\u2019Ontario est prêt Le gouvernement de l\u2019Ontario a appuyé la demande de délai d\u2019Ottawa, mais aussi la demande d\u2019exemption de Québec au motif qu\u2019il pourra s\u2019inspirer de l\u2019expérience québécoise.Quoi que la Cour suprême décide, cependant, l\u2019Ontario sera prêt à autoriser l\u2019aide médicale à mourir à compter du 6 février.« On apprécierait le fait d\u2019avoir plus de temps, mais sinon, on sera prêts », a soutenu la ministre ontarienne de la Justice, Madeleine Meilleur.L\u2019Ontario a consulté le corps médical, qui a élaboré des balises qui devaient être approuvées cette semaine.Le Devoir AIDE MÉDICALE À MOURIR Qui devrait autoriser quelqu\u2019un à mettre fin à ses jours?MICHEL DAVID JACQUES NADEAU LE DEVOIR Ouverte en 2011 en présence de l\u2019ex-ministre Yves Bolduc, au terme d\u2019investissements publics de 16 millions de dollars, la Clinique de procréation assistée du CHUM aurait dispensé près de 1000 cycles de FIV l\u2019an dernier. L E D E V O I R , L E M A R D I 1 2 J A N V I E R 2 0 1 6 A 4 A V I S L É G A U X E T A P P E L S D \u2019 O F F R E S AVIS LÉGAUX & APPELS D\u2019OFFRES HEURES DE TOMBÉE Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services- et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services- et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi La suite des avis se trouve en page A 5 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsa bilité se limite au coût de la parution.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Marie-Josée HAMEL en son vivant domiciliée au 6627, 1re Avenue, Montreal,Quebec, survenu le 1er avril 2012, un inventaire des biens de la défunte a été fait conformément à la Loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Carmen AWAD, notaire, située au 40, Canvin, Kirkland, Québec, H9H 4S4.ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION PREMIER PROJET DE RÈGLEMENT NUMÉRO RCA03-11009-1 REGLEMENT MODIFIANT LE REGLEMENT SUR LES PROJETS PARTICULIERS DE CONSTRUCTION, MODIFICATION OU D\u2019OCCUPATION D\u2019UN IMMEUBLE DE L\u2019ARRONDISSEMENT DE RIVIERE-DES-PRAIRIES\u2013POINTE-AUX-TREMBLES (RCA03-11009, TEL QUE MODIFIE), AFIN D\u2019ASSURER LA CONCORDANCE AU SCHEMA D\u2019AMENAGEMENT ET DE DEVELOPPEMENT DE L\u2019AGGLOMERATION DE MONTREAL (RCG 14-029) AVIS est, par la présente, donné par le soussigné : QUE le conseil d\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies\u2013Pointe-aux-Trembles, par sa résolution numéro CA15 3012 0392, a adopté lors d\u2019une séance ordinaire tenue le 1er décembre 2015, le projet de règlement numéro RCA03-11009-1 lequel porte le titre ci-dessus mentionné.QUE conformément aux dispositions de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (L.R.Q., c.A-19.1), ce premier projet de règlement sera soumis à une consultation publique le mercredi 20 janvier 2016 à compter de 18 h 30 au Centre Roussin, situé au 12125, rue Notre-Dame Est, à Montréal, salle 108.QUE l\u2019objet de ce premier projet de règlement vise à intégrer au Règlement sur les projets particuliers de construction, modification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble les nouvelles dispositions incluses dans le document complémentaire du Schéma d\u2019aménagement et de développement, entré en vigueur le 1er avril 2015.Ces nouvelles dispositions ont pour effet de bonifier le cadre réglementaire de l\u2019arrondissement en matière de développement durable par l\u2019ajout de normes, d\u2019objectifs et de critères à l\u2019égard notamment de l\u2019accessibilité universelle, de la lutte contre les changements climatiques, de la protection du patrimoine, de la conservation des milieux naturels, de la sécurité, de la réduction des nuisances et de l\u2019amélioration générale des conditions de vie.QU\u2019au cours de cette assemblée publique, la mairesse d\u2019arrondissement ou tout membre du conseil désigné par elle, expliquera le premier projet de règlement ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes et organismes qui désireront s\u2019exprimer à ce sujet.QUE ce premier projet de règlement ne contient aucune disposition susceptible d\u2019approbation référendaire, puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un règlement de concordance.QUE ce premier projet de règlement s\u2019applique à l\u2019ensemble du territoire de l\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies\u2013Pointe-aux-Trembles.Le plan ci-dessous illustre les zones visées et leurs zones contiguës, soit celles des arrondissements d\u2019Anjou et de Montréal-Nord.QUE ce premier projet de règlement de même que la description et l\u2019illustration de l\u2019ensemble du territoire de l\u2019arrondissement et des zones contiguës des autres arrondissements sont disponibles pour consultation à la Maison du citoyen située au 12090, rue Notre-Dame Est, ainsi que dans les bureaux Accès Montréal situés au 3445, rue Robert-Chevalier à Pointe-aux-Trembles, et au 8910, boulevard Maurice-Duplessis à Rivière-des-Prairies, aux heures régulières d\u2019ouverture, soit du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30.Ils sont également disponibles pour consultation au bureau d\u2019arrondissement de Montréal-Nord situé au 4243, rue de Charleroi ainsi qu\u2019à la mairie d\u2019arrondissement d\u2019Anjou située au 7701 du boulevard Louis-H.-La Fontaine durant leurs heures d\u2019ouverture respectives.Montréal, le 12 janvier 2016.Le secrétaire d\u2019arrondissement Me Alain Roy, LLM., OMA Cet avis peut également être consulté sur le site Web de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : ville.montreal.qc.ca/rdp-pat Avis public ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION PREMIER PROJET DE RÈGLEMENT NUMÉRO RCA09-Z01-024 REGLEMENT MODIFIANT LE REGLEMENT DE ZONAGE DE L\u2019ARRONDISSEMENT DE RIVIERE-DES-PRAIRIES\u2013POINTE-AUX- TREMBLES (RCA09-Z01, TEL QUE MODIFIE) AFIN D\u2019ASSURER LA CONCORDANCE AU SCHEMA D\u2019AMENAGEMENT ET DE DEVELOPPEMENT DE L\u2019AGGLOMERATION DE MONTREAL (RCG 14- 029) AVIS est par la présente, donné par le soussigné : QUE le conseil d\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies\u2013Pointe-aux-Trembles, par sa résolution numéro CA15 3012 0385, a adopté lors d\u2019une séance ordinaire tenue le 1er décembre 2015, le premier projet de règlement numéro RCA09- Z01-024, lequel porte le titre ci-dessus mentionné.QUE conformément aux dispositions de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (L.R.Q., c.A-19.1), ce premier projet de règlement sera soumis à une consultation publique le mercredi 20 janvier 2016 à compter de 18 h 30 au Centre Roussin, situé au 12125, rue Notre-Dame Est, à Montréal, salle 108.QUE l\u2019objet de ce premier projet de règlement vise à intégrer au Règlement de zonage les nouvelles dispositions incluses dans le document complémentaire du Schéma d\u2019aménagement et de développement, entré en vigueur le 1er avril 2015.Ces nouvelles dispositions ont pour effet de bonifier le cadre réglementaire de l\u2019arrondissement en matière de développement durable par l\u2019ajout de normes, d\u2019objectifs et de critères à l\u2019égard notamment de l\u2019accessibilité universelle, de la lutte contre les changements climatiques, de la protection du patrimoine, de la conservation des milieux naturels, de la sécurité, de la réduction des nuisances et de l\u2019amélioration générale des conditions de vie.QU\u2019au cours de cette assemblée publique, la mairesse d\u2019arrondissement ou tout membre du conseil désigné par elle, expliquera le premier projet de règlement ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes et organismes qui désireront s\u2019exprimer à ce sujet.QUE ce premier projet de règlement ne contient aucune disposition susceptible d\u2019approbation référendaire, puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un règlement de concordance.QUE ce premier projet de règlement s\u2019applique à l\u2019ensemble du territoire de l\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies\u2013Pointe-aux-Trembles.Le plan ci-dessous illustre les zones visées et leurs zones contiguës, soit celles des arrondissements d\u2019Anjou et de Montréal-Nord.QUE ce premier projet de règlement de même que la description et l\u2019illustration de l\u2019ensemble du territoire de l\u2019arrondissement et des zones contiguës des autres arrondissements sont disponibles pour consultation à la Maison du citoyen située au 12090, rue Notre-Dame Est, Montréal ainsi que dans les bureaux Accès Montréal situés au 3445, rue Robert-Chevalier à Pointe-aux- Trembles, et au 8910, boulevard Maurice-Duplessis à Rivière-des-Prairies, aux heures régulières d\u2019ouverture soit du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30.Ils sont également disponibles pour consultation au bureau d\u2019arrondissement de Montréal-Nord situé au 4243, rue de Charleroi ainsi qu\u2019à la mairie d\u2019arrondissement d\u2019Anjou située au 7701 du boulevard Louis-H.-La Fontaine durant leurs heures d\u2019ouverture respectives.Montréal, le 12 janvier 2016.Le secrétaire d\u2019arrondissement Me Alain Roy, LLM., OMA Cet avis peut également être consulté sur le site Web de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : ville.montreal.qc.ca/rdp-pat Avis public Avis public ASSEMBLÉE PUBLIQUE AVIS PUBLIC EST, PAR LES PRÉSENTES, DONNÉ À TOUTES LES PERSONNES INTÉRESSÉES : 1.Le conseil d\u2019arrondissement, lors de sa séance ordinaire tenue le 1er décembre 2015 ainsi que lors de sa séance extraordinaire tenue le 18 décembre 2015, a approuvé : PREMIER PROJET DE RÈGLEMENT 01-283-88 intitulé : « Règlement 01-283-88 modifiant le Règlement de zonage de l\u2019arrondissement (01-283) afin d\u2019assurer la concordance de celui-ci au Schéma d\u2019aménagement et de développement de l\u2019agglomération de Montréal (RCG 14-029).» PREMIER PROJET DE RÈGLEMENT RCA14-14005-1 intitulé : « Règlement RCA14-14005-1 modifiant le Règlement sur le lotissement de l\u2019arrondissement (RCA14-14005) afin d\u2019assurer la concordance de celui-ci au Schéma d\u2019aménagement et de développement de l\u2019agglomération de Montréal (RCG 14-029).» PREMIER PROJET DE RÈGLEMENT RCA06-14001- 12 intitulé : « Règlement RCA06-14001-12 modifiant le Règlement sur les plans d\u2019implantation et d\u2019intégration architecturale de l\u2019arrondissement (RCA06-14001) notamment à des fins de concordance au Schéma d\u2019aménagement et de développement de l\u2019agglomération de Montréal (RCG 14-029).» PREMIER PROJET DE RÈGLEMENT RCA04-14003-3 intitulé : « Règlement RCA04-14003-3 modifiant le Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble de l\u2019arrondissement (RCA04-14003) afin d\u2019assurer la concordance de celui-ci au Schéma d\u2019aménagement et de développement de l\u2019agglomération de Montréal (RCG 14-029).» PREMIER PROJET DE RÉSOLUTION PP15-14012 intitulé : Accorder, par résolution, une dérogation à l\u2019usage résidentiel prescrit (H.2) afin de permettre l\u2019occupation du rez-de-chaussée du bâtiment sis aux 9237-9239, rue d\u2019Iberville, à des fins de centre communautaire.» 2.Conformément à la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (L.R.Q., chapitre A-19.1), ces projets de règlements et de résolution feront l\u2019objet d\u2019une assemblée publique le 20 janvier 2016, à compter de 18 h au 405, avenue Ogilvy, 2e étage, Montréal.3.L\u2019objet des projets de règlements est d\u2019assurer la concordance du Règlement de zonage (01-283), du Règlement sur le lotissement (RCA14-14005), du Règlement sur les plans d\u2019implantation et d\u2019intégration architecturale (RCA06-14001) ainsi que du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble (RCA04-14003) de l\u2019arrondissement au Schéma d\u2019aménagement et de développement de l\u2019agglomération de Montréal (RCA 14-029).4.L\u2019objet du projet de résolution est à l\u2019effet d\u2019autoriser l\u2019aménagement d\u2019un centre communautaire, au rez-de-chaussée du bâtiment sis aux 9237-9239, rue d\u2019Iberville, et ce, en vertu du Règlement sur les P.P.C.M.O.I.(RCA04-14003).5.Les projets de Règlements visent l\u2019ensemble de l\u2019arrondissement, ainsi que les zones contigües situées dans les arrondissements suivants : Arrondissement de Montréal-Nord : I08-229, P05-267 et I-05-268; Arrondissement d\u2019Ahuntsic\u2013Cartierville : 0514, 0528, 0530, 0531, 0536, 0539, 0542, 0547, 0560, 0561, 0563, 0570, 0573, 0576, 0580, 0584, 0588, 0592, 0594, 0596, 0601, 0602, 0604, 0605, 0607, 0610, 0612, 0621, 0630, 0631, 0633, 0635, 0636; Arrondissement de Rosemont\u2013La-Petite-Patrie : 0001, 0002, 0007, 0008, 0011, 0014, 0020, 0023, 0032, 0037, 0040, 0043, 0044, 0050, 0061, 0083, 0089, 0092, 0101, 0105, 0109, 0118, 0142, 0143, 0154, 0159, 0167, 0175, 0193, 0201, 0209, 0224, 0233, 0249, 0256, 0276, 0281, 0292, 0305, 0327, 0323, 0336, 0340, 0662, 0666, 0670; Arrondissement d\u2019Outremont : PB-38; Arrondissement de Saint-Léonard :C04-18, C04-29, C06-01, H04-23, H04-025, H06-03, H06-04, H07-01, H08-03, H08-08, I08-14, I08-19.6.Le projet de résolution PP15-14012 vise la zone 0080 qui se situe entre les rues Legendre et Champdoré ainsi que d\u2019Iberville et la 7e Avenue.7.Au cours de cette assemblée publique, le maire de l\u2019arrondissement ou tout autre membre du conseil qu\u2019il désigne, expliquera les projets de règlements ainsi que les conséquences de leur adoption et entendra les personnes qui désireront s\u2019exprimer sur le sujet.8.Ces premiers projets de règlements ne contiennent pas de disposition propre à un règlement susceptible d\u2019approbation référendaire.9.Le projet de résolution PP15-4012 contient des dispositions propres à une résolution susceptible d\u2019approbation référendaire.10.Les projets de règlements et de résolution et un plan des zones visées sont disponibles pour consultation au bureau d\u2019arrondissement, situé au 405, avenue Ogilvy, bureau 100, aux heures habituelles de bureau.Le 12 janvier 2016 La secrétaire d\u2019arrondissement, Danielle Lamarre Trignac, avocate, M.A.ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION PREMIER PROJET DE RÈGLEMENT NUMÉRO RCA09-L01-002 REGLEMENT MODIFIANT LE REGLEMENT SUR LE LOTISSEMENT DE L\u2019ARRONDISSEMENT DE RIVIERE-DES-PRAIRIES\u2013POINTE-AUX- TREMBLES (RCA09-L01, TEL QUE MODIFIÉ), AFIN D\u2019ASSURER LA CONCORDANCE AU SCHEMA D\u2019AMENAGEMENT ET DE DEVELOPPEMENT DE L\u2019AGGLOMERATION DE MONTREAL (RCG 14-029) AVIS est par la présente, donné par le soussigné : QUE le conseil d\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies\u2013Pointe-aux-Trembles, par sa résolution numéro CA15 3012 0387, a adopté lors d\u2019une séance ordinaire tenue le 1er décembre 2015, le premier projet de règlement numéro RCA09-L01-002, lequel porte le titre ci-dessus mentionné.QUE conformément aux dispositions de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (L.R.Q., c.A-19.1), ce premier projet de règlement sera soumis à une consultation publique le mercredi 20 janvier 2016 à compter de 18 h 30 au Centre Roussin, situé au 12125, rue Notre-Dame Est, à Montréal, salle 108.QUE l\u2019objet de ce premier projet de règlement vise à intégrer au Règlement sur le lotissement les nouvelles dispositions incluses dans le document complémentaire du Schéma d\u2019aménagement et de développement, entré en vigueur le 1er avril 2015.Ces nouvelles dispositions ont pour effet de bonifier le cadre réglementaire de l\u2019arrondissement en matière de développement durable par l\u2019ajout de normes, d\u2019objectifs et de critères à l\u2019égard notamment de l\u2019accessibilité universelle, de la lutte contre les changements climatiques, de la protection du patrimoine, de la conservation des milieux naturels, de la sécurité, de la réduction des nuisances et de l\u2019amélioration générale des conditions de vie.QU\u2019au cours de cette assemblée publique, la mairesse d\u2019arrondissement ou tout membre du conseil désigné par elle, expliquera le premier projet de règlement ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes et organismes qui désireront s\u2019exprimer à ce sujet.QUE ce premier projet de règlement ne contient aucune disposition susceptible d\u2019approbation référendaire, puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un règlement de concordance.QUE ce premier projet de règlement s\u2019applique à l\u2019ensemble du territoire de l\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies\u2013Pointe-aux-Trembles.Le plan ci-dessous illustre les zones visées et leurs zones contiguës, soit celles des arrondissements d\u2019Anjou et de Montréal-Nord.QUE ce premier projet de règlement de même que la description et l\u2019illustration de l\u2019ensemble du territoire de l\u2019arrondissement et des zones contiguës des autres arrondissements sont disponibles pour consultation à la Maison du citoyen située au 12090, rue Notre-Dame Est, Montréal ainsi que dans les bureaux Accès Montréal situés au 3445, rue Robert-Chevalier à Pointe-aux-Trembles, et au 8910, boulevard Maurice-Duplessis à Rivière-des-Prairies, aux heures régulières d\u2019ouverture soit du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30.Ils sont également disponibles pour consultation au bureau d\u2019arrondissement de Montréal-Nord situé au 4243, rue de Charleroi ainsi qu\u2019à la mairie d\u2019arrondissement d\u2019Anjou située au 7701 du boulevard Louis-H.-La Fontaine durant leurs heures d\u2019ouverture respectives.Montréal, le 12 janvier 2016.Le secrétaire d\u2019arrondissement Me Alain Roy, LLM., OMA Cet avis peut également être consulté sur le site Web de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : ville.montreal.qc.ca/rdp-pat Avis public ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION PREMIER PROJET DE RÈGLEMENT NUMÉRO RCA09-PIIA01-002 REGLEMENT MODIFIANT LE REGLEMENT SUR LES PLANS D\u2019IMPLANTATION ET D\u2019INTEGRATION ARCHITECTURALE DE L\u2019ARRONDISSEMENT DE RIVIERE-DES-PRAIRIES\u2013POINTE-AUX- TREMBLES (RCA09-PIIA01, TEL QUE MODIFIÉ), AFIN D\u2019ASSURER LA CONCORDANCE AU SCHEMA D\u2019AMENAGEMENT ET DE DEVELOPPEMENT DE L\u2019AGGLOMERATION DE MONTREAL (RCG 14-029) AVIS est, par la présente, donné par le soussigné : QUE le conseil d\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies\u2013Pointe-aux-Trembles, par sa résolution numéro CA15 3012 0390, a adopté lors d\u2019une séance tenue le 1er décembre 2015, le projet de règlement numéro RCA09-PIIA01-002 lequel porte le titre ci-dessus mentionné.QUE conformément aux dispositions de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (L.R.Q., c.A-19.1), ce premier projet de règlement sera soumis à une consultation publique le mercredi 20 janvier 2016 à compter de 18 h 30 au Centre Roussin, situé au 12125, rue Notre-Dame Est, à Montréal, salle 108.QUE l\u2019objet de ce premier projet de règlement vise à intégrer au Règlement sur les plans d\u2019implantation et d\u2019intégration architecturale les nouvelles dispositions incluses dans le document complémentaire du Schéma d\u2019aménagement et de développement, entré en vigueur le 1er avril 2015.Ces nouvelles dispositions ont pour effet de bonifier le cadre réglementaire de l\u2019arrondissement en matière de développement durable par l\u2019ajout de normes, d\u2019objectifs et de critères à l\u2019égard notamment de l\u2019accessibilité universelle, de la lutte contre les changements climatiques, de la protection du patrimoine, de la conservation des milieux naturels, de la sécurité, de la réduction des nuisances et de l\u2019amélioration générale des conditions de vie.QU\u2019au cours de cette assemblée publique, la mairesse d\u2019arrondissement ou tout membre du conseil désigné par elle, expliquera le premier projet de règlement ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes et organismes qui désireront s\u2019exprimer à ce sujet.QUE ce premier projet de règlement ne contient aucune disposition susceptible d\u2019approbation référendaire, puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un règlement de concordance.QUE ce premier projet de règlement s\u2019applique à l\u2019ensemble du territoire de l\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies\u2013Pointe-aux-Trembles.Le plan ci-dessous illustre les zones visées et leurs zones contiguës, soit celles des arrondissements d\u2019Anjou et de Montréal-Nord.QUE ce premier projet de règlement de même que la description et l\u2019illustration de l\u2019ensemble du territoire de l\u2019arrondissement et des zones contiguës des autres arrondissements sont disponibles pour consultation à la Maison du citoyen située au 12090, rue Notre-Dame Est, Montréal ainsi que dans les bureaux Accès Montréal situés au 3445, rue Robert-Chevalier à Pointe-aux-Trembles, et au 8910, boulevard Maurice-Duplessis à Rivière-des-Prairies, aux heures régulières d\u2019ouverture soit du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30.Ils sont également disponibles pour consultation au bureau d\u2019arrondissement de Montréal-Nord situé au 4243, rue de Charleroi ainsi qu\u2019à la mairie d\u2019arrondissement d\u2019Anjou située au 7701 du boulevard Louis-H.-La Fontaine durant leurs heures d\u2019ouverture respectives.Montréal, le 12 janvier 2016.Le secrétaire d\u2019arrondissement Me Alain Roy, LLM., OMA Cet avis peut également être consulté sur le site Web de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : ville.montreal.qc.ca/rdp-pat Avis public Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 15-14814 Réfection de chaussée par remplissage mécanisé de nids-de-poule L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 13 janvier 2016 est reportée au 10 février 2016 à 14 h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Montréal, le 12 janvier 2016 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres L E D E V O I R , L E M A R D I 1 2 J A N V I E R 2 0 1 6 A C T U A L I T É S A 5 A P P E L S D \u2019 O F F R E S Suite des avis de la page A 4 Services institutionnels Gestion et planification immobilière Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : travaux Appel d\u2019offres : 5823 Descriptif : Installation d\u2019un système de captation des gaz à la source - Caserne 23 Date d\u2019ouverture : 1er février 2016 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission (cautionnement, chèque visé ou garantie bancaire) Renseignements : pour toute question, s\u2019adresser à immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Visites : Les visites sont individuelles.La date limite pour prendre rendez-vous est le 15 janvier 2016, à 14 heures.Les visites auront lieu les 14, 15 et 18 janvier 2016 inclusivement, selon l\u2019horaire suivant : 9h00, 10h00, 11h00, 13h00, 14h00.Pour prendre rendez-vous, s\u2019adresser à immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 12 janvier 2016.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 12 janvier 2015 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres Services institutionnels Gestion et planification immobilière Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : travaux Appel d\u2019offres : 5822 Descriptif : Installation d\u2019un système de captation des gaz à la source - Caserne 45 Date d\u2019ouverture : 1er février 2016 Dépôt de garantie :10 % de la valeur de la soumission (cautionnement, chèque visé ou garantie bancaire) Renseignements : pour toute question, s\u2019adresser à immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Visites : Les visites sont individuelles.La date limite pour prendre rendez-vous est le 18 janvier 2016, à 14 heures.Les visites auront lieu les 15, 18 et 19 janvier 2016 inclusivement, selon l\u2019horaire suivant : 9h00, 10h00, 11h00, 13h00, 14h00.Pour prendre rendez-vous, s\u2019adresser à immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 12 janvier 2016.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fourni en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 12 janvier 2015 Le greffier de la Ville Me Yves Saindon Appel d\u2019offres A L E X A N D R E S H I E L D S L e ministre de l\u2019Énergie, Pierre Arcand, défend la décision de signer un nouveau contrat avec TransCanada, propriétaire de la centrale au gaz de Bécancour.Celui-ci oblige Hydro-Québec à verser des centaines de millions de dollars supplémentaires à l\u2019entreprise albertaine, même si la centrale demeure fermée.À l\u2019instar d\u2019Hydro-Québec, le ministre Arcand estime que la décision de conclure une nouvelle entente valide jusqu\u2019en 2036 était justifiée.« Comme gouvernement, nous voyons d\u2019un bon œil la valorisation de cet actif contribuant au développement économique de la région, a répondu par écrit le cabinet du ministre.Nous souhaitons qu\u2019au cours des prochaines années, l\u2019ouverture de cette centrale nous permette de limiter les importations d\u2019électricité des États-Unis durant les périodes de grands froids.» La centrale au gaz de Bécan- cour a produit de l\u2019énergie pendant à peine plus d\u2019un an.Depuis 2008, elle est inutilisée, en raison des importants surplus énergétiques du Québec.Or, en ver tu des ententes qui lient la Société d\u2019État à Trans- Canada, Hydro-Québec a déjà versé plus d\u2019un milliard de dollars en compensation à la pétrolière.Des centaines de millions de dollars supplémentaires doivent être versés d\u2019ici 2026.Si on ajoute à cela la nouvelle entente approuvée par la Régie de l\u2019énergie, et couvrant la période 2016-2036, la centrale de TransCanada aura coûté au moins deux milliards de dollars entre 2006 et 2036, selon les calculs du Devoir.Cette facture devra être payée par Hydro-Québec même si la centrale n\u2019est jamais utilisée.Mauvaise décision Pour le Regroupement des organismes environnementaux en énergie (ROEE), la nouvelle entente 2016-2036 n\u2019aurait jamais dû être approuvée.Le ROEE considère que la Régie de l\u2019énergie a outrepassé ses pouvoirs en acceptant d\u2019approuver l\u2019entente sans l\u2019application du processus d\u2019appel d\u2019offres ouvert prévu à la Loi sur la Régie de l\u2019énergie.Le groupe demande donc la révision de la décision rendue en octobre dernier.Une audience publique à ce sujet doit d\u2019ailleurs avoir lieu dans environ un mois.Pour le Parti québécois, ce nouveau contrat constitue «une erreur extrêmement grave», qui vient s\u2019ajouter aux pénalités que la société d\u2019État doit déjà payer.Selon le député Alain Ther rien, por te-parole en matière d\u2019énergie, au lieu de corriger le tir, Hydro-Québec s\u2019entête dans la même voie.M.Therrien juge d\u2019ailleurs que le gouvernement, seul actionnaire d\u2019Hydro-Québec, aurait un rôle à jouer.«D\u2019un côté, le gouvernement coupe dans les services à la population.De l\u2019autre, on offre de généreux contrats dans le cadre d\u2019une décision où la rigueur semble être absente.» Pour le député de Québec solidaire Amir Khadir, il semble clair que « malgré l\u2019ampleur de l\u2019erreur, Hydro-Québec refuse de reconnaître que cette centrale est inutile, sur tout dans un contexte d\u2019importants surplus énergétiques pour encore plusieurs années».M.Khadir remet en quest ion la décis ion même de construire la centrale de Bé- cancour.Il rappelle ainsi que la décision a été prise alors qu\u2019André Caillé, ancien président et chef de la direction de Gaz Métropolitain, était président-directeur général d\u2019Hydro-Québec.Dans son rappor t sur le projet de centrale publié en 2004, le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) s\u2019était montré très critique par rapport au projet.Le rappor t concluait ainsi que « peu d\u2019emplois permanents seraient associés à l\u2019exploitation de cette centrale dont la seule présence aurait peu d\u2019ef fets structurants sur le développement du Parc industriel et portuaire de Bécancour».Qui plus est, soulignait le BAPE, « la construction d\u2019une centrale de cogénération comme celle proposée par TransCa- nada Energy Ltd.à Bécancour correspond à un choix de dernier recours dans la stratégie québécoise de réduction des gaz à ef fet de serre et dans la Politique énergétique du Québec.La commission est d\u2019avis que ce choix ne se justifie que si toutes les autres possibilités ont été épuisées.Or, la démonstration n\u2019a pas été faite à ce jour».Le Devoir Arcand défend l\u2019entente avec TransCanada pour la centrale au gaz de Bécancour A L E X A N D R E S H I E L D S L e gouvernement de la Co- lombie-Britannique compte s\u2019opposer au projet d\u2019expansion du pipeline Trans Mountain, de la pétrolière Kinder Morgan.Une situation qui risque d\u2019accroître la pression en faveur d\u2019un feu vert du fédéral pour le projet Énergie Est, de TransCanada.Dans le cadre d\u2019une entrevue publiée lundi dans le Vancouver Sun, la ministre de l\u2019Environnement, Mary Polak, a ainsi fait savoir que le gouvernement demandera à l\u2019Office national de l\u2019énergie (ONE) de ne pas recommander l\u2019autorisation du projet, conçu pour exporter du pétrole albertain à partir de la côte ouest canadienne, dans la région de Vancouver.La ministre a ainsi soutenu que Kinder Morgan, promoteur du projet d\u2019expansion, n\u2019a pas présenté de plan d\u2019intervention adéquat pour prévenir ou nettoyer un éventuel déversement de pétrole brut.Qui plus est, le projet n\u2019a pas obtenu l\u2019approbation des Premières Nations et le promoteur n\u2019a pas démontré les bénéfices économiques pour la Colombie-Britannique.Le projet d\u2019expansion du réseau de pipelines Trans Mountain prévoit de faire passer la capacité quotidienne de trans- por t de pétrole alber tain de 300 000 à 890 000 barils.Cela signifierait également une augmentation significative du trafic de pétroliers dans le secteur de Vancouver.Les plaidoiries finales de l\u2019ONE doivent être complétées au cours des prochaines semaines.Ottawa doit rendre sa décision sur le projet d\u2019ici le 20 mai.Et même si le gouvernement de Justin Trudeau a promis de réviser le processus d\u2019évaluation des projets de pipeline par l\u2019ONE, les évaluations en cours se poursuivent.Pression sur le Québec C\u2019est le cas du projet Énergie Est, de TransCanada.D\u2019ailleurs, avec le blocage du projet de Kinder Morgan, mais aussi celui d\u2019Enbridge (Northern Gateway) et celui de TransCanada vers les États- Unis (Keystone XL), la seule voie qui demeure ouver te pour un projet de pipeline est celle qui cible le Québec.Selon Jean-Thomas Bernard, professeur au département de science économique de l\u2019Université d\u2019Ottawa, le refus de la Colombie-Britannique « augmente la pression » en faveur d\u2019un feu vert pour le projet de TransCanada.Fait à noter, Énergie Est est plus imposant que les autres projets actuellement bloqués ailleurs au pays.M.Bernard souligne que même sans expansion de l\u2019industrie des sables bitumineux, les pétrolières ont besoin des projets de pipelines pour exporter leur production, et surtout pour obtenir un meilleur prix sur les marchés.Il rappelle ainsi que le recours au transport ferroviaire est tout simplement insuffisant.À l\u2019instar de la Colombie- Britannique dans le dossier Kinder Morgan, le gouvernement du Québec entend participer aux audiences fédérales sur le projet Énergie Est.En théorie, il doit s\u2019appuyer sur les travaux à venir du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) pour présenter sa position.Cet organisme indépendant devra toutefois mener ses travaux sans avoir en main une étude d\u2019impact.Il ne pourra pas non plus tenir compte des impacts environnementaux de la production pétrolière qui circulera sur le territoire du Québec, à raison de 400 millions de barils par année.Le Devoir La Colombie-Britannique dit non à un important projet de pipeline F L O R E N C E S A R A G .F E R R A R I S L es forts vents qui déferlent sur le Québec depuis dimanche soir ont plongé dans le noir un peu plus de 35 000 abonnés d\u2019Hydro-Québec lundi.Au plus fort des pannes, plus de 60 000 personnes étaient touchées, selon le distributeur.Les régions du Bas-Saint-Laurent, de la Montéré- gie et des Laurentides étaient les plus affectées.Les rafales, qui ont dépassé les 100 kilomètres à l\u2019heure dans certains secteurs, seraient responsables de la plupart des coupures de courant, selon la por te-parole de la société d\u2019État, Ariane Connor.Dans la majorité des cas, les pannes ont été causées par la végétation qui entre en contact avec les fils électriques.Hydro-Québec a déployé environ 250 équipes sur le terrain pour rétablir le courant.En fin de journée lundi, la majorité des abonnés avaient déjà été reconnectés au réseau.Seuls les abonnés du Bas-Saint-Laurent font figure d\u2019exception, le rétablissement du réseau pouvant se poursuivre jusqu\u2019en matinée mardi.Murs effondrés À Montréal, les vents ont provoqué l\u2019ef fon- drement de deux murs de briques d\u2019immeubles résidentiels dans le centre-ville.Aucun blessé n\u2019a été rapporté, mais au moins une automobile aurait été endommagée.Le premier incident s\u2019est produit dimanche, vers 23 h30, sur un immeuble de la rue Dorion, dans le quartier Centre-Sud.Le deuxième est survenu vers 1 h 40, lundi, rue Saint-Mathieu dans un édifice situé près de l\u2019intersection de la rue Sherbrooke Ouest.Il y a eu implantation de périmètres de sécurité dans les deux cas.La circulation de piétons et d\u2019automobiles est interdite à proximité des deux édifices.Des examens de structure devraient être effectués aux deux endroits dans les prochains jours.Environnement Canada prévoit des vents for ts pour une bonne partie du centre et de l\u2019est du Québec dans les prochains jours.Ces vents poussent vers les régions af fectées un système qui refroidit les températures d\u2019une dizaine de degrés, comme c\u2019est déjà le cas dans le sud-ouest.Dans la grande région de Montréal, ce front froid pourrait d\u2019ailleurs être accompagné de quelques flocons mardi.Avec La Presse canadienne Le Devoir Les vents forts privent plus de 35 000 abonnés d\u2019Hydro-Québec de courant JONATHAN HAYWARD LA PRESSE CANADIENNE Le projet d\u2019expansion du réseau de pipelines Trans Mountain signifierait une augmentation significative du trafic de pétroliers dans le secteur de Vancouver.O ttawa \u2014 Le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, affirme qu\u2019il ne veut pas mettre en danger les sources qui donnent au gouvernement des informations sensibles sur l\u2019état des droits de la personne dans leur pays respectif.M.Dion répondait ainsi à la clameur publique grandissante au sujet de la décision du gouvernement de permettre à une entreprise ontarienne de vendre pour 15 milliards de dollars de véhicules blindés légers à l\u2019Arabie saoudite malgré son bilan discutable en matière de respect des droits de la personne.En raison de ce contrat, Amnistie internationale a demandé au gouvernement de dévoiler une analyse fédérale interne sur le respect des droits de la personne en Arabie saoudite.M.Dion a dit lundi qu\u2019il voudrait rendre publique une version censurée du rapport et a demandé l\u2019aide de ses fonctionnaires pour voir comment procéder.Il a précisé que ces analyses sont réalisées pour usage interne et sont classifiées.Il a dit qu\u2019il serait heureux, sur demande, de dévoiler des versions non classifiées de ces analyses, expliquant qu\u2019il voulait s\u2019assurer de la sécurité des sources identifiées dans les documents.Af faires mondiales Canada est en train de mettre à jour son analyse de 2011 sur l\u2019Arabie saoudite.Le Canada fait des analyses régulières des pays étrangers, mais ne réalise pas de rapports tous les ans, notamment en raison du rythme lent des changements dans plusieurs pays.L\u2019analyse actuelle de la situation en Arabie saoudite pourrait compter plus de 50 pages, a déclaré un responsable canadien sous le couvert de l\u2019anonymat.La Presse canadienne DROITS DE LA PERSONNE La sécurité des sources en Arabie saoudite préoccupe Dion A F G H A N I S T A N Libération d\u2019un otage canadien Ottawa \u2014 Un Canadien enlevé en Afghanistan il y a cinq ans par les talibans, qui l\u2019accusaient d\u2019espionnage, a été libéré, a annoncé lundi le ministre canadien des Affaires étrangères, Stéphane Dion, remerciant le Qatar pour «son aide».Les circonstances et la date exacte de l\u2019enlèvement de Colin Rutherford n\u2019ont jamais été précisées.Sa disparition dans la province de Ghazni, largement infiltrée par les insurgés islamistes dans le centre du pays, a seulement été révélée en février 2011.Dans une vidéo diffusée en mai 2011 par les talibans, le jeune homme disait être venu étudier «l\u2019histoire, les sites historiques, les ruines, les tombeaux» et niait tout lien avec son gouvernement.Le Canada faisait alors partie de la coalition internationale combattant les talibans.Agence France-Presse Ainsi, le gouvernement Trudeau, concernant les valeurs mobilières, est comme celui de Harper : il veut tout centraliser à Toronto.Les ministres et élus libéraux québécois à Ottawa vont-ils avoir le courage de refléter le consensus du Québec ?es Québécois ont voté le 19 octobre pour du changement à Ottawa.Du « vrai changement », selon la formule Joly-Trudeau\u2026 En matière de valeurs mobilières, le nouveau gouvernement vient toutefois d\u2019indiquer qu\u2019il fera dans la « plate similitude » : il reprendra le projet de Loi sur la stabilité des marchés des capitaux (LSMC) qu\u2019avait déposé le gouvernement Harper.Traduites en langue de bois d\u2019Ottawa, les choses sont présentées ainsi : « En collaboration avec les provinces intéressées, le gouvernement est prêt à poursuivre la création du régime coopératif en matière de réglementation des marchés des capitaux.» (déclaration du porte-parole du ministre fédéral des Finances, recueillie par La Presse) La manœuvre est habile.On retrouve ici les mots-clés visant à charmer d\u2019éventuels juges : « stabilité », « coopération ».Dans un renvoi en 2011, la Cour suprême du Canada avait conclu que le précédent projet de loi conservateur consistait en une « intrusion massive » dans les compétences des provinces, seules habilitées à légiférer en matière de « propriété et de droits civils ».Cependant, dans le même jugement, la cour donnait un avis non sollicité : de manière surprenante, elle esquissait la marche à suivre pour contourner l\u2019obstacle constitutionnel ! Il vaut la peine de citer ce passage où les juges semblent vouloir dicter aux législateurs des articles de lois : « Il est possible que les gouvernements fédéral et provinciaux exercent harmonieusement leurs pouvoirs respectifs quant aux valeurs mobilières, dans l\u2019esprit du fédéralisme coopératif.» Invoquant l\u2019expérience d\u2019autres fédérations en matière de réglementation des valeurs mobilières, les juges notent ensuite « qu\u2019il pourrait être utile d\u2019envisager une approche coopérative ».(Parfois, la thèse d\u2019un gouvernement des juges est dif?cile à réfuter\u2026) Voilà pourquoi le gouvernement Harper s\u2019est senti légitimé de relancer son fameux projet, et comment il a abouti à la LSMC.Le dessein n\u2019a rien de neuf.Le secteur des ?- nances de l\u2019Ontario rêve depuis les années 1930 de centraliser chez lui la réglementation des valeurs mobilières.Québec s\u2019y oppose, rappelle sa compétence, reconnue noir sur blanc par tous les tribunaux, même le plus haut.Face à la nouvelle offensive fédérale, cet été, le gouvernement Couil- lard a déjà entrepris une autre procédure juridique, demandé un autre renvoi à sa cour d\u2019appel.Malgré tout cela, malgré l\u2019opposition farouche de l\u2019Alberta, les libéraux fédéraux ont choisi de poursuivre le combat conservateur.Les intérêts supérieurs de l\u2019Ontario semblent en jeu, il faut croire\u2026 Ce sera d\u2019ailleurs un autre test important pour les élus libéraux du Québec.Ces tests s\u2019accumulent : pensons à l\u2019aide médicale à mourir et à la réforme unilatérale des nominations au Sénat.S\u2019il est vrai, comme l\u2019a martelé Justin Trudeau depuis l\u2019élection, que « le Québec fait un véritable retour au gouvernement du Canada», il serait normal que les consensus québécois y soient re?étés.Jean-Yves Duclos, Mélanie Joly, Marc Garneau et compagnie devraient les faire valoir autour de la table du Conseil des ministres, où, a-t-on répété tout au long de la campagne, se trouve « le vrai pouvoir».Et consensus, ici, n\u2019est pas un mot excessif ! Il y a eu six motions unanimes de l\u2019Assemblée nationale pour dénoncer ce projet centralisateur.Les organisations des milieux d\u2019affaires, au Québec, sont unanimes à dénoncer le projet d\u2019Ottawa.Encore récemment, les anciens ministres du gouvernement Charest Raymond Bachand et Monique Jérôme-Forget, de concert avec deux anciens ministres albertains, enjoignaient, dans le National Post, au gouvernement Trudeau de tourner la page sur les volontés centralisatrices d\u2019Ottawa.Leur argumentation est convaincante : même s\u2019il n\u2019a pas d\u2019organisme unique de réglementation des valeurs mobilières, le dominion a remarquablement résisté à la crise et à l\u2019instabilité de 2007-2008.On ne peut en dire autant des États-Unis et de plusieurs autres pays de l\u2019OCDE, qui ont pourtant un organisme central.De plus, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont tous deux récemment vanté les mérites du système de réglementation pancanadien : 13 organismes ont harmonisé leur réglementation et créé un système de passeports fonctionnel et reconnu.Ajouter une autre réglementation dédoublerait celle-ci, ajouterait à la paperasse.Le Québec compte-t-il à Ottawa?L E D E V O I R , L E M A R D I 1 2 J A N V I E R 2 0 1 6 A 6 EDITORIAL L E T T R E S UberX reste un tricheur Les taxis devraient pouvoir aussi moduler leurs revenus lors des périodes des Fêtes puisque plusieurs employés bénéficient de salaire horaire double ou triple pendant ces mêmes périodes afin de compenser financièrement le désagrément d\u2019être de service alors que pratiquement toute la population est en congé.Du coup, les taxis seraient plus présents dans les rues, ce qui semble être un réel problème pendant le temps des Fêtes.Il reste qu\u2019UberX est un tricheur, pas tant parce qu\u2019il multiplie ses prix, mais bien parce qu\u2019il agit en liber tarien estimant qu\u2019il n\u2019est pas assujetti aux règlements contraignants entourant l\u2019industrie du taxi.Optimisme en itinérance ?Lors de sa présence au Dîner des rois à l\u2019Accueil Bonneau, le maire de Montréal a fait état de son optimisme pour la lutte contre l\u2019itinérance.Il est de bon ton de garder espoir, mais le maire Coderre devrait prendre acte des propos de sœur Nicole de l\u2019Accueil Bonneau rapportés lundi par Le Devoir : «C\u2019est bien de vouloir sortir les gens de la rue\u2026 Mais l\u2019important est qu\u2019il n\u2019en arrive pas aussi continuellement de nouveaux.Or, la demande est croissante.» Pourtant, le maire soulignait l\u2019engagement accru des gouvernements, notant avec raison l\u2019importance de la Politique nationale de lutte contre l\u2019itinérance adoptée en 2014 par le gouvernement Marois.Depuis, le gouvernement du Québec fait ef fectivement preuve d\u2019un engagement soutenu, dans la mise en œuvre d\u2019actions contribuant au\u2026 développement de l\u2019itinérance.A contrario de ce que prescrit la Politique en itinérance, Québec a fait des compressions dans l\u2019accès des prestataires d\u2019aide sociale aux programmes de réinsertion et aux centres pour toxicomanes.Le gouvernement a complètement sabré la hausse prévue du soutien aux organismes communautaires, parmi lesquels on retrouve de nombreuses ressources actives pour réduire et prévenir l\u2019itinérance.Dans le dernier budget Leitão, le nombre de nouveaux logements sociaux financés a été réduit de 3000 à 1500, dont seulement 550 logements pour Montréal pour tous les besoins, familles, personnes seules.Depuis vingt ans, Montréal n\u2019a jamais eu aussi peu de moyens ni une part aussi faible du budget.Avoir plus de pouvoirs pour Montréal pour lutter contre l\u2019itinérance ou avoir plus de moyens?Pierre Gaudreau Coordonnateur du Réseau d\u2019aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal Montréal, le 11 janvier 2016 On voit bien par cet épisode multiplicatif que l\u2019industrie dite du partage n\u2019a rien de charitable, comme le laisserait entendre leur appropriation de l\u2019expression « partage ».En fait, l\u2019industrie du taxi fait beaucoup plus partie de l\u2019industrie dite du partage, car contrairement à UberX elle partage ses revenus avec l\u2019État où vivent ses clients en payant ses taxes et ses impôts qui servent aussi à payer, faut-il le rappeler, ponts et routes.Il est là, le vrai partage.En fait, UberX ne fait que par tager taxes et impôts et obligations qu\u2019elle ne paie pas ! Et comme de raison, une bonne par tie de ce par tage tombe dans ses poches, comme le confirme l\u2019augmentation sans précédent de la capitalisation boursière d\u2019Uber.Ne dit-on pas que charité bien ordonnée commence par soi-même ?Jacques Tremblay Sainte-Luce, le 11 janvier 2016 FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 \u203a FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des ?nances STÉPHANE ROGER Directrice de l\u2019information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints NELLIE BRIÈRE, PAUL CAUCHON, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET L I B R E O P I N I O N OTTAWA ET LES VALEURS MOBILIÈRES Non coopératif L Y V E S G I N G R A S Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie, UQAM L es débats qui font rage actuellement concernant les pratiques commerciales d\u2019Uber dans le secteur du taxi restent le plus souvent limités aux caractères les plus visibles de la situation : on dénonce des « tarifs abusifs » et on invoque la Loi sur la protection du consommateur, quand ce n\u2019est pas le caractère apparemment illégal de cette entreprise.Ce faisant, on laisse toutefois dans l\u2019ombre l\u2019aspect le plus fondamental et le plus nouveau du phénomène : le fait que le mode de tarification soit rendu possible par la multiplication des algorithmes de décision, qui sont des boîtes noires avec un mode de fonctionnement dont on ignore tout.Ainsi, le porte-parole d\u2019Uber justifiait récemment dans Le Devoir (10 janvier 2016, p.A 2) les tarifs de la compagnie en invoquant le concept de « prix dynamique », fondé, dit-il, sur la loi de l\u2019of fre et de la demande.En fait, le calcul ressemble davantage à une enchère qui vise à maximiser le prix obtenu pour un service, le tout dans l\u2019opacité la plus complète.Car dans une enchère normale, toutes les personnes intéressées annoncent un prix et savent si une autre personne offre davantage.En théorie, tout cela semble bien beau pour des tableaux et autres objets de luxe, mais ce mécanisme de fixation des prix n\u2019est pas acceptable dans des situations qui soulèvent des questions de justice et d\u2019éthique sociales liées à des services essentiels.Ainsi, allons-nous mettre aux enchères les rendez-vous ou encore les lits dans les hôpitaux grâce à des algorithmes « per for- mants » ?Imaginons Hydro-Québec annoncer qu\u2019elle passe au « tarif dynamique », car elle est bien sûr une entreprise dynamique ! L\u2019algorithme vous dirait désormais le prix pour midi, 17 heures, etc., lequel prix pourrait être multiplié par 1,8 ou même 9,7 : à vous de décider de couper le courant ou non ! Bien informé quelques minutes à l\u2019avance, le client pourra toujours prendre « une décision éclairée », comme l\u2019affirme le représentant d\u2019Uber.Ce qui était encore impossible il y a 20 ans est ainsi devenu possible et même facile : connaître à la minute et même à la seconde près l\u2019état de l\u2019offre et de la demande d\u2019un service donné : train, avion, consommation électrique.Pensons au délire des transactions à haute fréquence (high frequency trading) qui permettent de spéculer à la Bourse au dixième de seconde grâce, encore là, aux algorithmes ! Mais ce que dit l\u2019algorithme de calcul est en fait ceci : « Cher client, vous attendez dehors à moins 20 degrés Celsius et voulez rentrer à la maison ?Combien êtes-vous prêt à me donner, sachant que je vous af firme que d\u2019autres personnes (non présentes) m\u2019of frent 8,9 fois le tarif de base ?» Cela ressemble beaucoup à du chantage\u2026 Der rière l \u2019euphémisme du « prix dynamique » se cache en effet le retour au capitalisme sauvage non réglementé.Pis encore, alors que l\u2019enchère vous laisse voir le dernier prix of fer t (et non pas demandé), personne ne connaît l\u2019équation sur laquelle se base l\u2019algorithme pour fixer le r ythme d\u2019augmentation des prix et affirmer que cela « répond à la demande ».Le client redevient un otage.Car tout algorithme ne fait que ce qu\u2019on lui demande de faire.En plus du nombre de personnes appelant un taxi au même moment dans un coin de la ville, son concepteur peut décider de tenir compte de la température extérieure, de l\u2019état des routes et même du risque de se rendre dans certains quartiers.Il n\u2019y a pas de limites aux paramètres possibles et personne ne connaît le contenu des algorithmes.Le tout est totalement opaque et peut être modifié n\u2019importe quand sans qu\u2019on le sache ! Peut-on vraiment faire confiance à l\u2019entreprise qui af firme : « Mais nous sommes des entrepreneurs socialement responsables et on vous assure que notre calcul est juste et équitable » ?En réalité, le « tarif dynamique » est la nouvelle tentative de retour au libéralisme sauvage du XIXe siècle en utilisant des technologies du XXIe siècle.En somme, ce qu\u2019Internet rend aujourd\u2019hui possible est un retour à la compétition sauvage par la mise au point d\u2019algorithmes de calcul que l\u2019on présentera comme de simples outils techniques objectifs qui appliquent des « lois » de l\u2019économie.En vérité, le développement des sociétés civilisées et moins injustes s\u2019est fait en contrôlant toujours davantage les marchés et en leur imposant des règles de fonctionnement qui tiennent compte du caractère abusif et donc non éthique de certaines pratiques commerciales.Pour éviter l\u2019anarchie, les États contrôlent en effet la Bourse, le prix des médicaments, des logements, etc.La Chine vient même de décider d\u2019utiliser un algorithme qui ferme automatiquement la Bourse pour éviter les paniques si elle chute de plus de 7 % dans la jour née ! Seul un contrôle social permettant de connaître, de vérifier et de valider les formules qui se cachent au cœur des algorithmes qui se multiplient permettra d\u2019éviter que les citoyens ne redeviennent des otages aux mains de nouvelles entreprises qui se présentent toujours comme étant « dynamiques », « innovantes » et à la « fine pointe de la technologie »\u2026 Uber et le nécessaire contrôle social des algorithmes ANTOINE ROBITAILLE Leur pétrole C\u2019est la même compagnie qui veut traverser le Québec avec son pétrole bitumineux qui ose poursuivre Obama et le gouvernement des États-Unis pour des milliards.Imaginez la pression qu\u2019elle exerce sur les partis libéraux, sur Trudeau, sur Couillard, sur Arcand, leur ministre des affaires pétrolières.Il va nous falloir bien de la solidarité pour les arrêter.Leur faire peur à leur réélection, notre grande arme collective.Mais la population est forte, car ils n\u2019osent pas encore dire oui publiquement à Énergie Est.Rémi Bourgoin Saint-Antoine-de-Tilly, le 9 janvier 2016 L E D E V O I R , L E M A R D I 1 2 J A N V I E R 2 0 1 6 A 7 IDEES L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michaël Monnier et Olivier Zuida (recher- chistes photos); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline Montpetit(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau(pupitre); information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives), Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); Loïc Hamon (cahiers spéciaux); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Mélisande Simard (adjointe par intérim), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Filion et Kevin McKissock.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Florentina Draghici et Xavier Pigeon (par intérim).J A C Q U E S D U F R E S N E Éditeur de l\u2019Encyclopédie de l\u2019Agora et du portail Homo Vivens n homme et son péché .Ce roman de Claude-Henri Grignon, par u à Montréal en 1933 et plusieurs fois réédité, a donné lieu à des représentations théâtrales, à une série radiophonique, à une série télévisée, à des films, à une bande dessinée .Il semble immortel : une nouvelle série télévisée commence en janvier 2016.Mais s\u2019agit-il de la même œuvre ?Dans cette série, l\u2019homme et son péché passent au second plan pour faire place à la conquête des pays d\u2019en haut.Plus précisément et plus significativement, le péché d\u2019avarice ne colle plus à la peau du personnage principal comme l\u2019avait conçu l\u2019auteur.Le nouveau Séraphin ne naît pas avare, il le devient, comme par choix.Ne serait-ce pas là, avec quelques décennies de retard par rapport à l\u2019histoire, la fin du « caractère » considéré comme un fait de nature pratiquement immuable et l\u2019avènement de la « personne », plus malléable, plus plastique, plus libre aussi, selon la conception que l\u2019on a de la liberté aujourd\u2019hui.Le mot latin persona signifie masque.On peut changer son masque, mais peut-on changer sa nature ?Encore faut-il en avoir une.La Bruyère, l\u2019auteur des Caractères, était plutôt d\u2019avis que la nature peut subir de grands changements, que rien n\u2019est moins assuré que cette identité dont le caractère est l\u2019un des signes.« Tout est étranger dans l\u2019humeur, les mœurs et les manières de la plupart des hommes.Tel a vécu pendant toute sa vie chagrin, emporté, avare, rampant, soumis, laborieux, intéressé, qui était né gai, paisible, paresseux, magnifique, d\u2019un courage fier et éloigné de toute bassesse : les besoins de la vie, la situation où l\u2019on se trouve, la loi de la nécessité forcent la nature et y causent ces grands changements.Ainsi tel homme au fond et en lui-même ne se peut définir : trop de choses qui sont hors de lui l\u2019altèrent, le changent, le bouleversent ; il n\u2019est point précisément ce qu\u2019il est ou ce qu\u2019il paraît être.» La Bruyère ajoute \u2014 ce qui n\u2019a rien de flatteur pour le Séraphin décrit par Grignon \u2014 que l\u2019avarice afflige surtout les vieillards.«Ce vice est plutôt l\u2019effet de l\u2019âge et de la complexion des vieillards, qui s\u2019y abandonnent aussi naturellement qu\u2019ils suivaient leurs plaisirs dans leur jeunesse, ou leur ambition dans l\u2019âge viril ; il ne faut ni vigueur, ni jeunesse, ni santé, pour être avare; l\u2019on n\u2019a aussi nul besoin de s\u2019empresser ou de se donner le moindre mouvement pour épargner ses revenus: il faut laisser seulement son bien dans ses coffres, et se priver de tout; cela est commode aux vieillards, à qui il faut une passion, parce qu\u2019ils sont hommes.» Il n\u2019en reste pas moins que les avares de Mo- lière, de Balzac (le père Grandet dans Eugénie Grandet) et de Claude-Henri Grignon sont avares de nature et pour la vie.De toute évidence, La Bruyère ne donnait pas au mot caractère le même sens que les caractérologues du XXe siècle.Je maintiens donc ma thèse : en laissant leur héros libre de devenir avare, les auteurs de la série 2016 s\u2019inscrivent dans une nouvelle tendance où la personne et ses choix remplacent la nature et ses déterminations.La morale a deux fins: la rectitude des actes et la transparence de l\u2019être.Dans le Québec d\u2019hier, l\u2019accent était mis, parfois exclusivement, sur la rectitude des actes.Certes, dans ces conditions, les belles façades n\u2019étaient souvent que des «sépulcres blanchis», mais parmi les personnages du roman de Grignon, les atteintes à l\u2019être étaient limitées: ils étaient protégés par leur caractère.C\u2019était la fin d\u2019une époque.À quoi bon la rectitude des actes, dira-t-on plus tard, si elle a pour prix le ressentiment, le refoulement ; si à la fin, l\u2019âme reste jonchée des désirs et des rêves avortés.La transparence de l\u2019être, souvent appelée authenticité, devient alors le premier souci et la morale passe dans l\u2019orbite de la psychologie, avec des risques comme ceux que révèle l\u2019enquête sur L\u2019amour au temps du numérique [documentaire de Sophie Lambert]: on se permet tout dans les actes pour mieux s\u2019estimer soi-même.Comment gagner sur le tableau des actes sans perdre sur le tableau de l\u2019être ?Cette vertu intégrale est le défi que chaque individu à chaque époque se doit de relever.Un homme sans son péché Dans la série, l\u2019avarice ne colle plus à la peau du personnage principal.N\u2019est-ce pas révélateur ?K A T S I \u2019 T S A K W A S E L L E N G A B R I E L Militante et artiste mohawk de la nation Kanehsatake a Déclarat ion des Nat ions unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA) est un outil important dans le processus de décolonisation et de réconciliation.Ainsi, un des éléments clés de la réalisation du droit à l\u2019autodétermination des peuples autochtones est la revitalisation des langues et des cultures autochtones.Les lois et politiques sur les langues au Canada ne visent pas vraiment la revitalisation des langues et des cultures autochtones.Plus que jamais, on assiste à un véritable état d\u2019urgence dans la plupart des communautés, qui sont en train de perdre des locuteurs, détenteurs de savoirs traditionnels, ce qui fragilise la fondation même sur laquelle l\u2019identité d\u2019un peuple est construite.Une étude de Stat istique Canada estimait que, sur les 53 langues autochtones parlées au Canada, seulement 3 sur v ivra ient à la f in de ce siècle.Elles incluent l\u2019inuktitut, le cri et l\u2019algonquin.La langue est plus qu \u2019un outil d\u2019expression.C\u2019est un don de nos ancêtres.Elle reste au- jourd\u2019hui un lien vers notre cosmologie ancestrale, elle révèle une profonde compréhension de notre place dans le monde et auprès de la Terre- Mère et elle régénère avec chaque nouvelle génération la connexion entre tous les êtres vivants.La langue, la culture, le développement social et politique sont indivisibles dans la réalisation des droits de la personne et de l\u2019autodétermination des peuples autochtones.Les langues autochtones telles que le kanien\u2019kéha sont proac- tives en cela que, dans leur majorité, elles sont constituées de 80 % de verbes.Leur nature descr ipt ive leur a per mis d\u2019évoluer à travers les générations jusqu\u2019à aujourd\u2019hui.Des dogmes et des attitudes vieilles de plusieurs siècles ont été le fondement des doctrines et des législations coloniales racistes ayant pour objectif l \u2019assimilation et l \u2019accaparement des terres.La colonisation a visé les familles des peuples autochtones, leur identité, leur langue, leur culture et leur mode de gouvernance et cela a é té commodément omis dans l\u2019enseignement de l\u2019histoire canadienne, leur génocide ayant été déguisé en évolution normale et naturelle de la société.Le système des pensionnats autochtones et la Loi sur les Indiens ont contribué à l\u2019actuelle disparition des langues, des cultures, de la gouvernance traditionnelle et de l\u2019identité autochtone.Les politiques d\u2019assimilation continuent d \u2019être imposées aux communautés autochtones via le système d\u2019éducation des jeunes d\u2019âge scolaire.Les politiques de financement obligent en effet l\u2019utilisation prédominante des deux langues coloniales of ficielles au Canada, l\u2019anglais et le français.Les conseils de bande ne peuvent recevoir de financement pour leurs écoles à mo ins qu \u2019 i ls n \u2019adhèrent aux programmes scolaires conçus par les provinces qui relèguent les langues autochtones à la troisième place, au mieux.Chaque jour qui passe, les défenseurs des langues autochtones sont confrontés à des défis plus lourds du fait de la technologie et de la culture de masse quant à la façon de rendre leur langue ancestrale ut i le et per t inente pour la communauté et les jeunes .Mais ce qui rend le défi plus complexe est le manque de ressources humaines et financières pour le relever, amenant ces professionnels à passer la moitié de leur temps à rédiger des demandes de subventions et à déposer des rapports mensuels d\u2019activités et des rapports financiers.Pour changer cette situation, il faudrait : Assurer des financements récurrents pour les centres de langues et de cultures autochtones.Le financement doit être supérieur à ce qui peut être comparable pour le français ou l\u2019anglais du fait de l\u2019urgence de la régénération des langues dans la plupar t des communautés autochtones.Mettre en place des programmes de revitalisation de la langue dans les communautés, menés par des professeurs, des militants et des locuteurs afin de recruter de nouveaux locuteurs.Par exemple, Kah- nawake a créé un programme de trois ans dans lequel les par t ic ipants éta ient payés pour suivre les cours sur une base journalière.Leur programme a été un succès, beaucoup des étudiants travaillant maintenant dans les écoles de la communauté.Que les parents jouent un rôle actif dans la revitalisation des langues autochtones et apprennent leur langue en même temps que leurs enfants à la maison.Que les aînés, qui sont des locuteurs détenteurs de savoirs traditionnels, fassent obligatoirement partie de tout programme de revitalisation, régénération de la langue.Mettre en œuvre les recommandations de la Commission de vérité et réconciliation pour les jeunes et les enfants .Cela est essent iel pour comprendre les conséquences de l \u2019impérialisme, de la colonisation et de l\u2019assi- mi lat ion sur l \u2019éros ion des langues et des cultures.Malheureusement, le temps n\u2019est pas de notre côté quant à l\u2019enjeu de la revitalisation des langues et des cultures.Comme pour nos ancêtres avant nous, notre identité est inextricablement liée à notre terre, à notre relation à la terre et à toutes nos relations.Parler nos langues nous permet d\u2019approfondir et de renforcer ces relations.Mettre en œuvre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones permet de prendre en compte tous les piliers de notre identité.C\u2019est essentiel pour la revitalisation des langues et des cultures autochtones et pour que les peuples autochtones puissent jouir de leur droit à l\u2019autodétermination.?Des commentaires ou des suggestions pour Des Idées en revues?Écrivez à arobitaille@ledevoir.com et à gtaillefer@ledevoir.com.Revitaliser les langues et les cultures autochtones La langue est plus qu\u2019un outil d\u2019expression Chaque mardi, Le Devoir offre un espace aux artisans d\u2019un périodique.Cette semaine, un extrait de la revue Droits et Libertés (vol.34, no 2, automne 2015, liguedesdroits.ca).DES IDÉES EN REVUES ICI RADIO-CANADA TÉLÉ Dans la version 2016 du roman de Claude-Henri Grignon, le nouveau Séraphin (à gauche) ne naît pas avare, il le devient, comme par choix.L RADIO-CANADA Les avares de Molière, de Balzac et de Claude-Henri Grignon sont avares de nature et pour la vie.U L E D E V O I R , L E M A R D I 1 2 J A N V I E R 2 0 1 6 A 8 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel redaction@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3360 Publicité Au téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone 514 985-3344 Par courriel avisdev@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone 514 985-3322 Par télécopieur 514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel abonnements@ledevoir.com Par télécopieur 514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 sur Facebook et sur Twitter Le Devoir sur ledevoir.com A C T U A L I T É S duquel on ne savait plus rien.On pense : sacré mystificateur, va! Avec en même temps un pincement\u2026 Et si c\u2019était vrai?Mort, notre génie, notre guide, notre David tant chéri?Et puis rapidement, les confirmations se sont succédé : communiqué sur la page de Bowie («mort paisiblement, entouré par les siens»), et puis l\u2019intervention du fils de David Bowie né David Jones, le cinéaste Duncan Jones qui renchérissait sur Twitter, ne laissant plus de doute : «Je suis désolé et triste de dire que c\u2019est vrai.» Et puis la déferlante des réactions à vif.Le bédéiste Phlpp Grrd, dont Le Devoir publiait vendredi le dessin de la pochette de David Live pour illustrer mon papier sur les vinyles, écrit : « J\u2019ai perdu mon héros.» Chacun envoie ses clips, ses photos, ses souvenirs, des mots qui pourraient être des titres d\u2019articles : «The man who fell to earth has gone back to the stars\u2026», ai-je lu.Mille et un Bowie s\u2019entremêlent On évoque les rares passages à Montréal : l\u2019élégantissime Bowie de la tournée Serious Moonlight, au Forum en juillet 1983, l\u2019incroyable proximité de la prestation à MusiquePlus le 22 novembre 1999 (j\u2019ai une cicatrice là où je me suis pincé au sang), le Métropolis en 1997, le spectacle rétrospective du Reality Tour au Centre Bell en décembre 2003.J\u2019en oublie.Qui était au Forum en 1976 ?D \u2019autres font comme moi en ce moment même : ils ont ressorti les albums, et Bowie chante.Ici c\u2019est Aladdin Sane qui tourne.L\u2019album avec l\u2019éclair qui strie le visage et la goutte de mercure qui coule de l\u2019os de l\u2019omoplate.Drive-In Saturday, Panic In Detroit, Cracked Actor\u2026 Paradoxe de ces jours de deuil très communément ressentis : le mort est incroyablement vivant, on a l\u2019impression qu\u2019en ouvrant les fênêtres des Bowie de toutes époques et toutes incarnations se répondraient.Télescopages, confrontations, contrastes.Il y a eu tellement de Bowie, le David Jones du Swingin\u2019London des années 1960 (45 tours introuvables, avec The Lower Third, entre autres), le Bowie extraterrestre de Space Oddity, le Bowie glam des années Ziggy Stardust, le Bowie soul new-yorkais de Young Americans (Fame avec Lennon, rencontre bénie des dieux), le Bowie en Thin White Duke de Station to Station, le Bowie de la période ber- linoise avec Brian Eno, et ainsi de suite.Protéiforme pour être libre Et je ne parle même pas du Bowie des arts visuels, en perpétuelle rupture esthétique, du Bowie des films et des clips en avant de l\u2019avant- garde, de la théâtralisation sans fin de lui-même.L\u2019artiste plus complet que complet (car repoussant l\u2019idée même de l\u2019artiste complet), l\u2019être protéiforme.L\u2019homme sans limites, dans la provocation (mi-Bowie mi-chien très en rut sur la pochette de Diamond Dogs), abolissant les frontières entre homme et femme, transgenre dans la représentation, bisexuel avoué : quand il ne changeait pas tout, il annonçait les changements à venir.Ça me revient tout en vrac, la bio des émotions ne connaît pas la chronologie : Bowie avec Freddie Mercury et Queen pour Under Pressure en 1981 ; le clip diffusé à Live-Aid en 1985 avec Mick Jagger, combat de boucs le temps de Dancing in the Street ; la photo de Bowie avec Lennon, Simon et Garfunkel aux Grammy Awards de 1975.Je viens de voir sur YouTube un clip que je ne connaissais pas, où Ray Davies des Kinks partage avec Bowie son Waterloo Sunset.Je revois Bowie en Ace, le Mod des Mods, roi de la piste de danse dans Quadrophenia, le film tiré de l\u2019opéra-rock de Pete Townsend et des Who.Les Who que Bowie chantait sur Pinups, I Can\u2019t Explain, Anyway Anyhow Anywhere : j\u2019ai connu ces versions-là avant les originales.Tout se recoupe.Les chansons et la mort Avez-vous repiqué, vous aussi, les accords de Space Oddity ?Chanté les harmonies ?«This is Major Tom to Ground Control/I\u2019m stepping through the door/And I\u2019m floating in the most peculiar way/And the stars look very dif ferent today\u2026 » C\u2019était bien avant C.R.A.Z.Y., encore plus longtemps avant que la chanson n\u2019accompagne Don Draper sur sa route ne menant nulle part à la fin d\u2019un des derniers épisodes de Mad Men.Où flottes-tu aujourd\u2019hui, Major Tom ?Can you hear me, Major Tom?Ça aussi, ça arrive quand partent ces artistes suprêmes, dont les chansons nous ont accompagnés toute la vie : on les entend comme si elles nous avaient toujours préparés à cette mort, qui surprend pourtant tellement.J\u2019entends Ashes To Ashes autrement.Et The Next Day, la chanson-titre de l\u2019avant-dernier album, paru en 2013 : « Here I am/Not quite dying/My body left to rot in a a hollow tree.» Le fait est que tout le nouvel album, ce Blackstar si bien nommé, se révèle un peu plus à chaque écoute l\u2019œuvre d\u2019un créateur qui regarde la mort en face.Il n\u2019y a qu\u2019à voir Bowie dans le clip terrible de Lazarus, mettant en scène sa propre mort.Ou écouter I Can\u2019t Give Everything Away, la toute dernière chanson.« Seeing more and feeling less/Saying no but meaning yes/This is all I ever meant/That\u2019s the message that I sent\u2026 » Message entendu, monsieur Bowie.Tout vivre, tout transcender, y compris la mort.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 BOWIE de Dieu aux hommes de [ce] temps de façon plus compréhensible ».Nul besoin d\u2019être dans le secret des dieux pour comprendre que François, avec ce jubilé, veut imprimer sa marque sur une Église déchirée entre des tendances conservatrices et modernistes.En entretien avec Alain Crevier pour L\u2019Actualité (janvier 2016), le vaticaniste britannique David Willey dit que le pape aura bientôt 80 ans et est conscient de l\u2019urgence d\u2019agir.« Il sait que si l\u2019Église ne change pas d\u2019attitude \u2014 et je ne parle pas de changer l\u2019enseignement de l\u2019Église, mais bien de changer d\u2019attitude \u2014, ce sera la fin», précise Willey.La réponse de François à cette situation d\u2019urgence est l\u2019accent mis sur la miséricorde, « le message le plus important de Jésus», confie-t-il à Tornielli, qui fut son premier biographe.En ouvrant Vatican II, Jean XXIII déclarait que l\u2019Église «préfère recourir au remède de la miséricorde plutôt que d\u2019empoigner les armes de la rigueur ».François, aujourd\u2019hui, sans passer par la lourde mécanique d\u2019un nouveau concile, veut clairement voir l\u2019Église renouer avec cet esprit d\u2019«hôpital de campagne», une formule qu\u2019il emploie à deux reprises, pour en faire «une Église qui réchauffe le cœur des gens, par son attention et sa proximité », une Église dont les ministres et les fidèles sortent des lieux de culte et des paroisses pour aller « chercher les gens là où ils vivent, où ils souffrent, où ils espèrent».Deux logiques S\u2019exprimant plus librement que dans le cadre d\u2019une encyclique, François, dans ce livre, n\u2019hésite pas à opposer «deux logiques en matière de pensée et de foi».Il y a, explique-t-il, la logique des «docteurs de la Loi», qui fait passer la rigueur avant la miséricorde et craint d\u2019effaroucher les justes en faisant preuve de laxisme.La logique de Dieu, affirme pourtant François, s\u2019adresse aux pécheurs, elle «accueille, embrasse, transfigure le mal en bien, transforme et rachète mon péché, commue la condamnation en salut».La première logique, insiste le pape, éloigne les gens de l\u2019Église et est mortifère, c\u2019est celle des « sépulcres blanchis » qui mène à un cléricalisme « fermé aux surprises de Dieu».François va même jusqu\u2019à dire qu\u2019il se surprend parfois à « penser qu\u2019une bonne glissade ferait du bien à certains personnages si rigides, car ainsi, en se reconnaissant pécheurs, ils rencontreraient Jésus».Les catholiques conservateurs qui accusent François de désacraliser la fonction papale ne trouveront rien pour se rassurer dans ces entretiens où le souverain pontife fait souvent preuve d\u2019audace.Ainsi, il avoue qu \u2019 il lui ar rive d \u2019avoir « une mauvaise pensée sur quelqu\u2019un », raconte l\u2019histoire d\u2019une de ses nièces, mariée civilement avec un homme précédemment marié, pour préciser que cet homme pieux est néanmoins admirable, salue le courage d\u2019une jeune femme réduite à la prostitution qui a rencontré l\u2019amour dans une maison close et souhaite se marier et affirme, enfin, être très attaché aux prisonniers à cause de la conscience qu\u2019il a d\u2019être un pécheur.« Pourquoi eux et pas moi ?se demande-t-il quand il va les visiter.Je devrais être ici, je mériterais d\u2019y être.Leurs chutes auraient pu être les miennes, je ne suis pas meilleur que ceux qui sont en face de moi.» À ceux que ces paroles choqueront, François réplique en disant trouver sa consolation auprès de l\u2019apôtre Pierre : « Il avait renié Jésus et il a quand même été choisi.» Défis En développant sa théologie de la miséricorde, le pape va très loin.Il explique que la honte suscitée par la conscience du péché est une grâce parce qu\u2019elle permet « la rencontre avec la miséricorde de Jésus » et « nous rend humbles ».L\u2019Église, quant à elle, a la mission de « faire sentir aux gens qu\u2019il n\u2019existe pas de situation sans issue », comme l\u2019illustrent l\u2019épisode évangélique de la femme adultère et la parabole du fils prodigue.La reconnaissance du péché comme péché est un devoir de vérité et le respect de la justice des hommes, dans le cas de crimes, est nécessaire, af firme François, mais la miséricorde divine n\u2019en reste pas moins infinie pour ceux qui la demandent et impose aux hommes d\u2019«aider ceux qui sont tombés à se relever».Le pape se réjouit, d\u2019ailleurs, du recul de la peine de mort dans le monde et des progrès en matière de réinsertion sociale des détenus.Mollement questionné par Tornielli au sujet des homosexuels, il s\u2019esquive, sans condamner.De gros défis attendent le pape.Dans «Les 12 travaux du pape François» (La Vie, 31 décembre 2015), la journaliste Marie-Lucile Kubacki mentionne notamment, à ce chapitre, la réorganisation d\u2019une curie pourrie par les scandales, la consolidation du virage écologique de l\u2019Église, un dénouement heureux du synode sur la famille (divorcés remariés, homosexuels), la réaffirmation d\u2019une Église au service des pauvres et la relance du dialogue inter- religieux.Tout cela n\u2019ira pas sans résistance.Pla idoyer pour une Ég l ise humble, à l\u2019écoute, souriante et forte de sa vérité miséricordieuse, ce livre ne convaincra certes pas les incroyants, mais il affiche le visage d\u2019un catholicisme accueillant.Collaborateur Le Devoir LE NOM DE DIEU EST MISÉRICORDE Pape François Conversation avec Andrea Tornielli Robert Laffont et Presses de la Renaissance Paris, 2016, 176 pages SUITE DE LA PAGE 1 PAPE a fait savoir Pawel Krzysiek, porte-parole de la section syrienne du CICR.Ils sont faibles, fatigués.Lors de la distribution de couvertures, ils nous ont dit, c\u2019est très bien, mais avez-vous aussi de la nourriture?» C\u2019est donc avec un soulagement évident que les deux camions de denrées alimentaires ont réussi à entrer en début de soirée lundi, ont raconté les responsables de l\u2019aide humanitaire sur le terrain.Depuis le 1er décembre, déjà 26 personnes sont mortes de faim, a annoncé vendredi dernier Médecins sans frontières (MSF).L\u2019organisme a précisé que, parmi ces victimes de la faim, six avaient moins d\u2019un mois et cinq étaient âgées de plus de 60 ans.«Les gens sont épuisés, ils ont faim.Sans aide adéquate, ils vont mourir», prévient Radouane Al-Basha, un militant local.Une «prison à ciel ouvert» Assiégée depuis plus de six mois, Madaya était complètement isolée depuis de nombreux mois, mais les choses se sont aggravées au cours des dernières semaines alors que la famine s\u2019est intensifiée.Leurs dernières ressources épuisées, les 42 000 habitants en étaient réduits à manger des feuilles d\u2019olivier, de l\u2019eau relevée d\u2019épices, parfois mélangée à un peu de riz.« Depuis 15 jours, nous ne mangeons que de la soupe.J\u2019ai vu de mes propres yeux un jeune homme tuer des chats et présenter aux membres de sa famille la chair comme étant de la viande de lapin», a témoigné Hiba Abdel Rahmane, 17 ans, interrogée par une journaliste de l\u2019Agence France- Presse.« Il y a des gens qui se nourrissent dans les poubelles et d\u2019autres qui ne mangent que de l\u2019herbe.Nous avons demandé aux hommes armés de la nourriture, mais ils ont refusé de nous en donner », a ajouté cette jeune fille qui attendait le convoi avec sa famille.Des médicaments et du matériel chirurgical étaient aussi attendus, les réserves étant de plus en plus minces à Madaya.L\u2019arrivée de l\u2019aide était d\u2019autant plus urgente que la ville compte des blessés et des malades.Située à proximité de la frontière libanaise, Madaya est contrôlée par les rebelles depuis juillet 2015.Depuis, la petite ville est encerclée par l\u2019armée syrienne et ses alliés du Hezbollah libanais qui ont tendu des fils de fer barbelés, posé des mines et déployé des tireurs d\u2019élite.Madaya est « une prison à ciel ouver t », a déclaré le directeur des opérations de MSF, Brice de le Vingne.« Il n\u2019y a aucun moyen d\u2019y entrer ou d\u2019en sor tir, juste d\u2019y mourir », a-t-il ajouté.« C\u2019est un exemple clair des conséquences que provoque le recours au siège [d \u2019une v i l le] comme stratégie militaire », a-t-il aussi précisé par voie de communiqué.400 000 Syriens assiégés L\u2019acheminement de l\u2019aide se fait lentement, l\u2019opération étant particulièrement complexe puisqu\u2019elle est synchronisée avec celle en cours à Foua et à Kefraya.Situés à des centaines de kilomètres de Madaya, dans le nord- ouest de la Syrie, ces deux villages reconnus pour leur position pro-Assad sont également assiégés mais, cette fois, par la coalition islamiste de l\u2019Armée de la conquête, dirigée par les djihadistes du Front Al-Nosra et le groupe salafiste Ahrar Al-Cham.Selon l\u2019accord politique négocié entre le régime et les combattants anti-Assad, le sort des trois localités encerclées est intimement lié.Selon l\u2019ONU, ce sont près de 400 000 Syriens qui vivent aujourd\u2019hui dans des villes assiégées.Une majorité l\u2019est par des djihadistes de l\u2019État islamique dans l\u2019est du pays.Un peu moins de 200 000 sont encerclés par les forces du régime.Les rebelles, surtout d\u2019Ahrar al-Sham, assiègent, eux, environ 12 000 personnes dans des villes du Nord syrien.Toujours selon l\u2019ONU, seuls 10 % des convois d\u2019aide humanitaire sont autorisés à pénétrer dans les localités assiégées.Dans le cas de Madaya, c\u2019est le tollé international provoqué par les nombreux témoignages de famine qui ont filtré au cours des derniers jours qui ont donné le feu vert à l\u2019entrée du convoi humanitaire.Avec l\u2019Agence France-Presse et Le Monde Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 MADAYA «Il s\u2019agit d\u2019un enjeu bien trop important pour limiter la consultation aux seules personnes sélectionnées par le gouvernement», estime Marcus Ta- bachnick, directeur général de l\u2019Association des commissions scolaires anglophones du Québec.La semaine dernière, 200 personnes ont participé à une séance d\u2019information organisée par la Commission scolaire English-Montréal au sujet du projet de loi 86.Parents, enseignants et personnel scolaire ont notamment pris la parole.« Pour nous, cela af fecte tout.Ce n\u2019est pas qu\u2019un projet de loi sur l\u2019éducation.C\u2019est un projet de loi qui va af fecter la communauté anglophone dans son ensemble à l\u2019échelle du Québec.De nombreux groupes communautaires veulent et doivent être entendus.En dehors des grands centres, les écoles ne sont pas qu\u2019un édifice.Ce sont les centres de nos communautés.C\u2019est la vitalité, la longévité de nos communautés anglophones.C\u2019est à cela que le projet de loi 86 s\u2019attaque.» Groupes communautaires, de pressions, élus scolaires et municipaux doivent notamment se faire entendre à l\u2019Assemblée nationale, fait valoir M.Tabachnick.Centralisation des pouvoirs Le projet de loi 86 accorde « tous les pouvoirs » au ministre «d\u2019utiliser, de transférer et de modifier [le système scolaire] et de s\u2019attaquer aux écoles », prétend M.Tabachnick.«Ce n\u2019est pas un projet de loi au sujet des parents, ce n\u2019est pas un projet de loi au sujet des élèves.Il vise à centraliser les pouvoirs au bureau du ministre Blais.Cela semble être la façon de procéder de ce gouvernement que de mettre entre les mains d\u2019un groupe privilégié de ministres un pouvoir très important.Ce n\u2019est tout simplement pas acceptable », martèle M.Tabach- nick, qui œuvre dans le secteur de l\u2019éducation anglo-québécoise depuis des décennies.La présidente de la Commission scolaire En- glish-Montréal, Angela Mancini, abonde dans le même sens.Les consultations particulières, sous leur forme actuelle, constituent un « simulacre» de démocratie, selon elle.Son avis sur le projet de loi comme tel n\u2019est guère plus élogieux.«On dit que les parents, les profs et les directions d\u2019école vont avoir plus de pouvoir.C\u2019est du marketing.Cette loi ne donne pas plus de pouvoirs aux citoyens, elle les centralise à Québec.» Depuis le retour du temps des Fêtes, les élus scolaires déploient toute leur énergie afin de faire passer ce message à leurs députés régionaux, quelle que soit leur allégeance politique, ajoute-t-elle.Les problèmes abondent sur le plan du portefeuille de l\u2019éducation, selon M.Tabachnik.Le projet de loi 86 n\u2019en est que le point culminant, après une année d\u2019affrontements avec François Blais.Afin de recoller les pots cassés entre le secteur de l\u2019éducation et le gouvernement du Québec, il pourrait être opportun pour Philippe Couillard de nommer quelqu\u2019un d\u2019autre à l\u2019Éducation alors qu\u2019il s\u2019apprête selon toute vraisemblance à revoir la composition de son cabinet.«On en appelle au bon sens du premier ministre [afin de] faire ce qui doit être fait.Nous avons essayé et essayé depuis maintenant plus d\u2019un an de discuter ouvertement et honnêtement avec ce ministre quant aux changements potentiels qui pourraient permettre d\u2019atteindre les objectifs du gouvernement, sans pour autant tout modifier la Loi sur l\u2019instruction publique.Le ministre Blais a offert la plus sourde oreille qui soit.» «Peut-être qu\u2019il est temps de placer quelqu\u2019un qui connaisse réellement quelque chose [à l\u2019éducation]», poursuit M.Tabachnick.Du côté du gouvernement Couillard, on se défend d\u2019avoir voulu prendre le contrôle des discussions.La question des consultations sur le projet de loi 86 a fait l\u2019objet d\u2019échanges entre les leaders des différents partis et les députés indépendants, souligne-t-on.Une consultation particulière «élargie» devrait débuter le 28 janvier.« La commission procédera aux convocations rapidement.Plus de 50 groupes seront entendus.Tous ceux qui ne seront pas entendus peuvent transmettre des mémoires ou commentaires à la commission », a souligné une porte- parole de M.Blais, Julie White.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 ANGLOPHONES LOUIA BESHARA AGENCE FRANCE-PRESSE Un enfant mange un fruit aux abords de la ville assiégée de Madaya.Une poignée de survivants ont été autorisés à quitter la ville."]
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