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Titre :
La revue nationale /
Éditeur :
  • Montréal :Impr. A. Ménard,1919-1932
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Petit canadien ,
  • Pays laurentien ,
  • Revue acadienne
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La revue nationale /, 1931-03, Collections de BAnQ.

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[" ANNEE \u2014 No 3 MONTREAL fl MARS 1931 Xgane , de Bote SeMopty Saint] ean-Daptiste etree eer ea eae aes Roger du Vernay Congrès du 12 mars 1931 \u2014 R: pport du trésorier général \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 J.-A.Bariteau Halifax erro ssrisseserecncnnnn Francois Lalonde Honnéteté et franchise des Esquimaux eet eee eer aaa aan, J-Edmond Lefebvre Les Conférences populaires \u2014 L\u2019enquéte de notre revue.Réponses de M.J.-E.Paquin.professeur, et de Lefranc AR EE RR I PY Bibliographie \u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.nnnnnnnn+nnnnnns gil 55 63 71 80 Rédaction et administration: 1182, rue SAINT-LAURENT MONTREAL, a | Rl | Fe LA SOCIÉTÉ SAINT- JEAN-BAPTISTE DE MONTRÉAL Fondée en 1834 Conseil général Aumônier général: Mgr TARCHEVEQUE DE MONTREAL.Assistant-aumônier général: M.OLIVIER MAURAULT, p.s.s., supérieur de l\u2019Externat Saint-Sulpice, 1000, bd Crémazie est.Président général: GUY VANIER, C.R,, 57, rue Saint-Jacques ouest.ler vice-président général: AIME PARENT, trésorier de la ville de Verdun, 21 avenue Galt, Verdun, 2¢ vice-président général: Ernest BROSSARD, gérant de banque, 410, rue Beaubien est.Secrétaire général: V.-ELZEAR BEAUPRE, I.C., professeur, 3782, rue 4 Saint-Hubert.Trésorier général: J.-ALBERT BARITEAU, LL.L., notaire, 1609, rue Maisonneuve.Honorable F.-L.BEIQUE, sénateur, 112, rue Saint-Jacques ouest.Sir Hormisdas LAPORTE, industriel, 1016, rue Dorchester ouest.J.-C.BEAUCHAMP, administrateur, 551, rue Cherrier.J.-Victorien DESAULNIERS, directeur-gérant, 55, rue St-Jacques ouest.J.-Ovila MOQUIN, douanier, 139, rue Saint-Thomas, Longuenil, P.Q.Alfred BERNIER, voyageur de commerce, 48, rue Hazelwood, Outremont.Alphonse PHANEUF, optométriste, 1767, rue Saint-Denis.Louis POULIOT, employé civil, 10639, rue Laverdure, Ahuntsic.Maurice TESSIER, professeur, 2051, rue Moreau.Arthur TREMBLAY, marchand, 2115, rue Delisle.Chef du secrétariat: Alphonse de 1a ROCHELLE, notaire.Bureau No 1, Monument national.Tél: LAncaster 4364.Organisateur et propagandiste: T.-Auguste POUPART.7125, rue Christophe-Colomb.Téléphone: CAlumet 8284-W.CORPORATIONS FILIALES DE LA SOCIETE La Caisse Nationale d\u2019Economie \u2014 la Uaisse de Remboursement \u2014 fe Monument national \u2014 la Société Nationale de Fiducie \u2014 la Société Nationale de Colonisation.J a La direction de la Revue nationale ne s\u2019engage pas à rendre les manuscrits non insérés.Elle laisse aux auteurs la responsabilité des idées émises dans leurs articles.\u201cAbonnement: $2.00 par année.La REVUE NATIONALE est éditée par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, 1182.rue Saint-Laurent, et imprimée par \u201cL\u2019ECLAIREUR\u201d Inc, imprimeurs-éditeurs, 1723, rue Saint-Denis.Tél: HArbour 8216.oni pe) Fx il fo fil LA REVUE NATIONALE Te a * + % EE) RE) EC) «> =) EC) ) =) EEE () SE) GES) Enveloppe hermétique en aluminium \u2018Frais des Plantations\u2019 3 Ouest, û.rremonk | F.131 = pd == = - ) EE) CE GE (ED (EEE (SE {) EE) GE) EE ) (EE EE ) ER) GED) ED |) AD) P(E (SE 0) ot O\u2014a\u2014 ete pagnie d'Assurance sur la Vie i es RN! | r 7-1 Es, Ÿ i MONTREAL Narcisse Ducharme, président Tél : LAncaster 7700-3378 LA CIE J.& C.BRUNET Limitée PLOMBERIE \u2014 COUVERTURE \u2014 ELECTRICITE \u2014 CHAUYFAGE sJou\u2014eu= tire \u2014\u2014\"L +} 1m 1 ee] me men 1 6 1085, BOUL.SAINT-LAURENT - - - MONTREAL \u2014 IIT \u2014 IRR 1 BL ins bmimiooi meen oie lp / AE = ._ = LA REVUE NATIONALE Ne COMMENT EPARGNER Ne permettez pas à vos économies de se perdre.Vous aimeriez posséder une maison, un auto, un radio, des meubles de prix; vous ne les acquerrez jamais si vous ne recueillez les sous et les dollars.Condamnez la menue dépense qui ne laisse rien à part la satisfaction d\u2019un plaisir passager; tentez d\u2019obtenir un article durable et utile.Vous n\u2019arriverez jamais au but visé si vous n\u2019ouvrez et garnissez un compte d'épargne.Cessez l\u2019émiettement de vos dépenses et LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA où les épargnants déposent._\u2014m\u2014 + + i EXIGEZ la marque \u201cAUBRY\u201d sur vos ustensiles de cuisines; ils sont | ! reconnus pour avoir une tiès grande durabilité et nos cinquante- ! | six années d\u2019expérience les placent parmi les meilleurs sur le mar-« I : ché, \u2014 En vente chez les principaux quincailliers.: | 2340, DE LORIMIER | : A.AUBRY & FILS, LIMITEE MONTREAL.: | Maison fondée en 1874.\u2014 Incorporée en 1914.| + + + + MEMBRES DE LA SOCIETE Abonnez vos garçonnets et vos fillettes à 9 L\u2019OISEAU BLEU Revue illustrée pour la jeunesse Publiée par LA SOCIETE SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONTREAL 1182, rue Saint-Laurent, Chambre No 1 Un numéro vous sera envoyé gratuitement sur demande + of Encourag ez nos annonceurs A LA REVUE NATIONALE oe 2 + CREME A LA GLACE pour Réceptions ou pour Desserts :: elle est toujours appréciée :: Aujourd\u2019hui nous la livrons paquetée avec de la Dry-Ice (glace sèche), ce qui fait un paquet absolument propre et élimine l\u2019eau salée et les désagréments qui en résultent LIMITÉE =.La BANQUE CANADIENNE NATIONALE Capital versé et réserve, $14,000,000 Actif, plus de $153,000,000 LA GRANDE BANQUE DU CANADA FRANÇAIS 271 suceursales au Canada dont 228 dans la province de Québec Nos ressources sont à votre disposition NOTRE PERSONNEL EST A VOS ORDRES + = + Tél.: CAlumet 4168 Membre de la Section Saint-Edouard J.-A.ST-AMOUR Ltée, ENTREPRENEURS ELECTRICIENS Assortiment complet d'accessoires électriques.La Croix du Mont-Royal est une preuve de l'excellence de notre travail.6579, rue SAINT-DENIS - - - - MONTREAL Suecursale: SAINT-HYACINTHE Le - Tél : AMherst 2001 Ciede BISCUITS AETNA Limitée 1801, AVE DE LORIMIER \u2014 MONTREAL ete + J W.LABADIE, représentant po + Résidence: WIIbanK 2397 C.LAMOND & FILS | 929, RUE BLEURY MONTREAL Manufacturiers de Bijouteries et médailles.\u2014 Insignes en or, émail, or plaqué, argent, bronze et aluminium.Nous sommes possesseurs de 95% des coins de la maison Caron Frères Inc.Bureau: LAncaster, 1771 + of Dessins soumis sur demande + Encouragez nos compatriotes \u2014V\u2014 Ll LA REVUE NATIONALE .BEAUCE VILLE 80% de vos clients jugent votre maison d\u2019après votre papeterie et vos imprimés.9.sollicitons votre patronage strictement sur les qualités de nos travaux, et sur notre habileté à vous bien servir dans toute l\u2019acception du mot.L\u2019ECLAIREUR, INCORPOREE Imprimeurs \u2014 Editeurs \u2014 Papetiers DEUX ETABLISSEMENTS MONTREAL | 3 ?x.Cc.SATISFACTION GARANTIE Tél : BElair 0408 T i i ERNEST MEUNIER 3 i : Membre de la section Saint-Jean-Baptiste No 13 | H | TAILLEUR FASHIONABLE | 4 i 994 est, RUE RACHEL - - - - MONTREAL i } é Près du Parc LaFontaine : 4 5 nn \u2014n- | + 2 Pâtisserie, confiserie, charcuterie, glaces de fantaisie, i = boulangerie de luxe.i | KERHULU et ODIAU 3 Téléphone: HArbour 7104.1284, rue Saint-Denis, Montréal i 4 + 2 Aah U.Boileau, E.-N.Boileau, 2 Ne négligez pas Vos yeux Prés.-Gén.Sec.-Trés.F: c\u2019est un ë bien qu\u2019on « oe, 3 ne perd ULRIC BOILEAU Limitée i qu\u2019une fois a ENTREPRENEURS 3 Examen de GENERAUX i.la vue 3 Lunettes Spécialité: Edifices Religieux élégantes, ete.A.-L.PHANEUF 4869, rue Garnier Optométriste-Opticien MONTREAL 1767, rue Saint - Denis Téléphone: HArbour 5544 Bureau: Tél : CHerrier 3191-92 \u2014 VI \u2014 13e ANNEE \u2014 No 3 MONTREAL MARS 1931 LA REVUE NATIONALE L'Hygiène Economique Essar sur la nécessité d'une science de la prévoyance Là où il n\u2019y a rien de suffisamment déterminé, rien ne se fait.LEIBNITZ EPUIS quelques décades, en dépit de l'active propagande des institutions de prévoyance, grossit la masse de ceux qui ne peuvent plus se suffire.Sinon, comment expliquer ces faits : a) A chaque session, soit de notre Parlement fédéral, soit de nos législatures provinciales, les discussions sur les pensions de vieillesse; b) Dans le numéro de juin 1930 de la Nation\u2019s Business, ot- gane de la Chambre de Commerce des Etats-Unis, sous le titre \u2018\u2019Shall the State Pension the Aged'\u2019, ce suggestif début d'article: \u201cEleven states and the territory of Alaska have laws granting pensions at the public expense to the aged and needy citizens .In three or four states old age relief bills are pending.Next year, with many more legislatures in session than meet in 1930, efforts will be made to put several new pension laws on the statute books.\u201d c) En France, l'existence, depuis le ler juillet 1930, d\u2019un nouveau système d'assurances sociales.Ces faits ne suffisent-ils pas pour prouver que les parasites sociaux se multiplient de plus en plus?.Il faut bien croire que le simple observateur constate cet alarmant état de choses, puisque nous pouvions, le 7 août dernier, dans ERR 2-06 bdo! AE am à -ü ve + : = a Aeiis.a J \u201c.Li 56 LA REVUE NATIONALE un quotidien de Montréal, sous le titre: \u201cLes mendiants dans nos rues\u2019, lire un modeste fait-divers contenant le passage que voici: \u2018Depuis quelque temps, des citoyens de cette ville se plaignent amèrement d'être assiégés par des solliciteurs d'argent sur la rue et avec une persistance qui devient insupportable.\u201d Et quelles autres réflexions n'entendrions-nous pas si les familles, si les refuges, si les hospices pouvaient parler! Il ne faut pas s\u2019illusionner: les gens deviennent de plus en plus imprévoyants.\u2018 Si, encore, particuliers et sociétés n'avaient à donner le vivre et le couvert qu'aux seuls vieillards; mais tel n'est pas le cas.Ecoutez ce que disait William Green, a Toronto, le 17 octobre 1929, lors du 49e congrès de la Fédération américaine du travail : \u201cOn nous a toujours dit que les sociétés industrielles n\u2019ont pas d\u2019âme: les événements de ces dernières semaines semblent le prouver âvec une entente particulière.Dans leur course effrénée vers le gain, ces sociétés font maintenant des difficultés pour employer les travailleurs qui ont atteint l\u2019âge de quarante ans.Cette attitude est inhumaine, contraire à tout principe social et indéfendable à tous égards.\u201d Et les chômeurs?.+ * x En face d\u2019une telle menace de parasitisme, il convient de se demander pourquoi, même dans les pays à gros salaires, l'antique vertu sociale de la prévoyance est si étonnamment en baisse.Déjà, nombre de raisons ont été données; une surtout semble en faveur: c'est celle qui porte sur notre régime économique.Est-elle exacte?Est-ce bien dans le domaine de la science économique appliquée qu'il faut chercher le remède au mal dont nous souffrons?Nous ne le croyons pas.Nous admettons que l\u2019industrie en multipliant les besoins, sur- fictifs de la masse, y multiplie aussi les quêteux, surtout depuis que l\u2019on a généralisé \u2018\u2018l\u2019hypothécage\u201d\u2019 de l\u2019avenir par la vente à crédit: mais c\u2019est tout simplement admettre un effet \u2014 dont la cause reste à trouver.Quelle est donc la cause?C'est, nous semble-t-il, l\u2019inexistence d\u2019une Science de la Prévoyance: on est encore, sous ce rapport, comme on était autrefois, 3 5 L\u2019HYGIENE ECONOMIQUE DT dans le domaine de l'hygiène physique, au stage de l'induction.Et, pourtant, la prévoyance collective est indispensable, si l\u2019on veut vraiment enrayer la plaie du parasitisme social.Il est même étrange que l\u2019on ne s\u2019en soit pas avisé avant au- jourd'hui.Comment expliquer une telle carence, sinon par l'intérêt le plus mesquin?Car elle est bel et bien condamnée par la logique: si les Césars de l'Economique s\u2019industrient à multiplier, de concert avec l'Etat, les moyens de dépenser de la masse, est-il rationnel que la société n'entreprenne pas, avec le concours de nos gouvernements, une campagne corrélative en faveur de la prévoyance?S1 cet article a été écrit, c'est parce que nous avons voulu contribuer à déclencher cette campagne, nécessaire, urgente même, en montrant l'utilité de la Science de la Prévoyance.I Entendons-nous tout d\u2019abord sur le mot.\u2014 Qu'est-ce que la Prévoyance?Nous avons fait maintes recherches pour trouver une définition satisfaisante; on sera surpris de savoir que nous l'avons lu dans le livre \u2018De la Sagesse\u2019, de Pierre Charron, moraliste du 16e siècle.À la question posée, l\u2019auteur répond: \u201cLa prévoyance est un grand remède contre tous maux, lesquels ne peuvent apporter grande altération ny changement estans arrivés à un homme qui s\u2019y attendait, comme au contraire ils blessent et endommagent fort ceux qui se laissent surprendre.\u201d Mais, dira-t-on, c\u2019est la définition de la prévoyance individuelle que cet auteur nous donne.Parfaitement.Où voyez-vous du reste une différence essentielle entre la prévoyance individuelle et la prévoyance collective?Tout ce qui diffère entre elles, ce sont les modalités employées pour atteindre le résultat désiré: le principe reste le même.Or, nous constatons que, jusqu'ici, même chez les économistes, on ne connaît qu'une seule notion: celle de la prévoyance individuelle; qu'elle est enseignée au petit bonheur et qu\u2019il n'y a que des entreprises, indépendantes, rivales ou hostiles, qui cherchent à l\u2019inculquer aux individus.Ce qu'il faudrait donc, en l'occurrence, c\u2019est une Science de la Prévoyance qui nous donnerait une unité de doctrine: qui pourrait, Se PERRIER ECS LPC RCE EE CE NON 3 He , +A ss AER RE CR oF Sri, A ARERR PP 58 LA REVUE NATIONALE ensuite être enseignée à partir de l'Ecole primaire jusqu'à l'Université; qui coordonnerait enfin les institutions et les doterait des moyens plus efficaces pour assurer leur pénétration dans la masse.\u2014 1 \u2014 Pour démontrer l\u2019utilité de la prévoyance collective, nous pourrions bien rester dans le domaine de l\u2019abstraction et développer l\u2019idée contenue dans l\u2019épigraphe de cet essai; nous préférons procéder par analogie: comme le dit judicieusement un proverbe latin, le chemin est plus court par l'exemple que par le précepte.Nous considérons, en effet, qu\u2019il y a un très suggestif rapprochement à faire, dans les circonstances, entre la Prévoyance et l'Hygiène.Toutes deux sont effectivement des sciences portant sur les rapports, ici sanitaires, là économiques, de l'homme avec le monde extérieur et sur les moyens de faire contribuer ces rapports à la stabilité sanitaire et économique ainsi qu'au perfectionnement de l\u2019individu et de la collectivité.Or, qu'était l'hygiène physique, 11 y a quelque cinquante ans?Ce qu'est aujourd'hui l'hygiène économique \u2014 car la prévoyance n'est pas autre chose.Il existait bien des prescriptions éparses recommandant telle ou telle mesure pour sauvegarder l\u2019état de santé général de la masse: mais tout restait individuel, empirique; il n\u2019y avait pas encore de coordination entre ces différentes formules.C\u2019est cette coordination qui, petit à petit, nous a enfin donné la Science de l\u2019Hygiène physique.Aussi est-ce pourquoi cette science peut maintenant prémunir et l'individu et la société contre la contagion.Pourquoi n'en pourrait-il pas être ainsi sous le rapport de l\u2019Hygiène économique?Qu\u2019attend-on vraiment pour créer entre toutes les formules individuelles cette coordination qui nous donnera la vraie Science de la Prévoyance ?Nous ne nous illusionnons certes pas sur la complexité et, partant, sur les difficultés de la tâche; mais elle n'en demeure pas moins capitale pour le bien-être de l'individu et de la société.On n\u2019a pas plus le droit de nous laisser vivre, aujourd\u2019hui, surtout dans les grandes agglomérations humaines, sans science de la prévoyance qu'on aurait le droit de nous y laisser vivre sans la science de l'hygiène. L'\u2019'HYGIENE ECONOMIQUE 59 Car il faut regarder comme une vraie contamination économique l'existence de ces légions d'imprévoyants vivant au dépers de la société.\u201cVous aurez toujours des pauvres parmi vous\u201d! Tant mieux pour les riches, et pour cause; mais ce n\u2019est pas une raison pour qu'ils subissent d\u2019un oeil paterne leur effarant accroissement.Il est certain que, si nos hommes d'Etat s'évertuaient à élaborer la science de la prévoyance avec autant d'ardeur qu'à faire marcher les affaires, l'entretien des parasites sociaux ne grèverait pas tant les budgets privés et publics.\u2014 IIT \u2014 M.de la Palice pourrait dire : \u201cSi nous n'avons pas encore de Science de la Prévoyance, nous ne pouvons pas l\u2019enseigner\u2019\u2019.| Qui va nier, cependant, que cet enseignement est nécessaire?N'est-il pas bizarre qu\u2019on omette de dire, répéter, seriner dans les programmes, à tous les degrés de l\u2019enseignement, ce que doivent faire les individus pour se prémunir contre toutes les adversités de la vie?Est-ce que la prévoyance ne satisfait pas à nos besoins de sécurité tout comme la nourriture répond à nos besoins de sustentation ?Peut-on considérer ces questions comme superflues pour des jeunes gens qui vont s'engager dans la vie ?I] nous paraît inconcevable que l\u2019une des notions les plus indispensables a la jeunesse, si l'on ne veut pas qu'elle se trouve désorientée plus tard, soit abandonnée au hasard des leçons, des cours et des lectures.Cela nous semble même criminel, quand on envisage la répercussion que peut avoir une telle lacune sur le bien-être non seulement des individus, mais aussi de la société.N\u2019en retarde-t-elle pas ainsi les progrès ?Il est une parole de Leroy-Beaulieu qu\u2019il convient de rappeler ici.C'est cet économiste qui a dit qu\u2019une \u2018instruction bien dirigée, en rendant l'homme plus sensible à l'avenir, et plus prévoyant, peut accroître le goût de l'épargne.\u201d Qui ne voit, en effet, que si, dès l'école primaire, on commence à inculquer des notions de la Science de la Prévoyance, nous attendrons moins longtemps les fruits de cette instruction ?FOS.das nd + 0 all Bole 60 LA REVUE NATIONALE L'enfant apprendra tout de suite qu\u2019il doit être l'unique artisan de sa sécurité et de sa quiétude.Plus il avancera dans le cycle de l\u2019enseignement, plus il comprendra le fonctionnement de nos différentes institutions de prévoyance; aussi ne leur demandera-t-1il plus, à l'instar de son père, aujourd\u2019hui, un rendement exorbitant de son argent, comme s'il s'agissait de spéculation ou de jeu.Il pourra même conclure qu'il n'a aucune créance sur l\u2019Assistance publique, comme nombre de parasites semblent le croire de nos jours: 11 saura, en effet, qu'il n\u2019est pas du devoir de l'Etat de dispenser aux imprévoyants les biens de ceux qui n\u2019ont pas vécu comme des sauvages.En un mot, lorsque cette éducation collective sera donnée, on verra peut-être moins de vieux rentiers de nos villages retarder le progrès économique de leurs enfants et par conséquent de notre nationalité; moins de veuves passer à travers leurs assurances du jour au lendemain, comme l'attestent les statistiques officielles; moins de gens de tout acabit vivant au crochet des autres, quand ce n'est pas de la société, parce qu'il y aura moins d\u2019égoisme, moins d'illusions, moins de ruines.L'élaboration et l'enseignement d'une science de la prévoyance devront être complétés par un organisme centralisateur dans le genre de notre Conseil provincial d'hygiène \u2014 à moins que ce ne soit un ministère \u2014 afin que nos multiples institutions de prévoyance soient coordonnées et conduites avec l'unité de vues indispensable.Comment voulez-vous que la masse s\u2019y reconnaisse aujourd'hui, tiraillée qu\u2019elle est en tous sens?Il n\u2019est pas étonnant que ce soit la petite minorité qui soit assurée contre les risques de la vie.Un ministère de la prévoyance, diront les ultramontains, mais c'est du socialisme d'Etat, ça! Nous répondrons, avec Bossuet, que \u2018la vraie fin de la politique est de rendre la vie commode et les peuples heureux''; nous ajouterons, avec Jules Michel, dans son Manuel d'Economie sociale, que \u201cI'Etat doit faire ce que les individus ou les associations privées ne savent pas ou ne peuvent pas faire dans l'intérêt de la société, à condition que cet intérêt soit reconnu par l'opinion publique, c'est-à-dire que le besoin en soit généralement senti.\u201d Pourquoi pas au reste un ministère de la prévoyance collective, puisqu'il y a déjà des ministères de la prévoyance sociale ?Nous écrivions, en avril 1930, dans cette revue, sous le titre \u2018\u201c\u201cBleu-Rouge-Blanc\u2019\u2019, monographie que nous consacrions au peuple letton : \u201cIl convient de faire observer que la Lettonie s'est donné un ministère de la Prévoyance sociale.Si le gouvernement est L\u2019HYGIENE ECONOMIQUE 61 un art, il est aussi et surtout une prévoyance, ce que l\u2019on oublie dans plus d'un pays\u201d.Appuyons ici sur une distinction ébauchée: ce que nous demandons, à ce chapitre, ce n'est pas, comme en Lettonie, un organisme s\u2019occupant de prévoyance sociale, mais bien de prévoyance collective.Une conception fâcheuse pourrait faire prendre encore le Pirée pour un homme: la science qui cherche à coordonner nos institutions de prévoyance et à leur imprimer une même direction ne doit pas être confondue, en effet, avec la prévoyance édictée par la Loi; s\u2019il y a un code des obligations prescrites par la prévoyance sociale à tous les citoyens, tous les citoyens doivent pouvoir s'imposer personnellement d'autre part le devoir de jeter les bases d'une science régentant toutes les manifestations de la prévoyance collective.Ce que nous demandons, en somme, c'est un organisme centralisateur qui, grâce à l'initiative et au libre arbitre des citoyens, assurerait la réorganisation rationnelle de tous les rouages de la prévoyance canadienne-française.La masse en a besoin pour mieux comprendre l'application des principes de la prévoyance collective.Nous avions tout d'abord intitulé cet essai: \u201cPOURQUOI AVONS-NOUS TANT DE QUETEUX ?' et nous répondions: 1\u2014Parce que l'on ne s\u2019avise pas qu'il faut une science de la prévoyance; 2\u2014Parce qu'on n'enseigne pas que l'hygiène économique est aussi nécessaire que l'hygiène physique; 3\u2014Parce que nous n'avons pas d'organisme centralisateur groupant les institutions de prévoyance en un tout cohérent et les conduisant avec l'unité de doctrine indispensable.Nous avons ensuite préféré: \u201cDE L\u2019'HYGIENE ECONOMI- QUE\u201d; puissions-nous avoir démontré la véracité de nos trois réponses, restées les mêmes.Qu'ajouterons-nous ?Un souhait à l'adresse de tous nos députés: celui d'être moins politiciens et plus réalistes.Dans notre vie politique, l'industrialisme, grâce à ses ramifications nombreuses et puissantes, a pris, depuis longtemps, une avance énorme sur le travail, par conséquent sur la masse.Il est grand temps que le travail possède à son tour, chez tous nos mandataires, des hommes versés dans les questions économiques, notamment dans celle qui a trait à la prévoyance collective.; 1 4 62 LA REVUE NATIONALE Il ne faut plus que Me Antonio Perrault puisse répéter ce qu\u2019il écrivait il y a déjà quelques années : \u201cPourquoi nos députés sont-ils accusés de quitter la Chambre des Communes dès que commence un débat sur le tarif, les chemins de fer, la navigation, les banques et, d'une façon générale, une discussion sur des problèmes économiques?Pourquoi, par leur insouciance aux questions d ordre matériel, laissent-ils croire que notre formation intellectuelle est inférieure, sur ce point, a celle des Anglo-canadiens?Pourquoi répandre aussi l'impression, parmi les collègues, que la pensée française est inapte aux grandes affaires, parce qu'elle serait trop spéculative ou trop frivole pour s'occuper de ces solides réalités ?\u201d\u201d Que nos hommes publics répondent enfin à ce voeu que formulait S.G.Mgr Gauthier, en octobre 1921, lorsqu'Elle demandait instamment à nos autorités sociales de se \u2018préoccuper du problème économique et social\u2019 parce que \u2018c\u2019est l'un de nos plus pressants devoirs\u2019 de l'heure.Puisse ce modeste essai, écrit dans cet esprit, attirer leur attention sur l\u2019une des initiatives les plus urgentes qui soient, puisqu'elle aurait pour résultat définitif un sérieux accroissement du bien-être général.Roger du VERNAY, Publiciste de la Caisse Nationale d'Economie CONGRES DU 12 MARS 1981 63 Congrès du 12 mars 1931 # % * Rapport du trésorier général, M.J.-Albert Bariteau Messieurs les congressistes, JOUR la troisième fois j'ai l'honneur de vous présenter, au nom du Conseil général, le rapport financier et le bilan annuel de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.Le bilan et l'état financier de la Société Saint-Jean-Bap- tiste ont été vérifiés et certifiés par M.Victor Pelletier, notre vérificateur.Les bilans et états financiers de chacune de nos filiales ont aussi été vérifiés et certifiés par les vérificateurs respectifs de ces corporations.De plus, le comité des états financiers nommé par le Conseil général s'est réuni et les états lui ont été soumis pour étude, et je crois que son président vous en recommandera l'adoption dans quelques instants.Bilan au 31 décembre 1930 ACTIF En banque et en caisse: Fonds de la Société.$ 4,211.69 Fonds en fidéicommis.104.00 $ 4,315.69 Débiteurs srersorssenersrarsrete rence nana a sance 1,676.48 INSIQNES L.ccrcreccercocrsenrassansarrrneerereure 96.51 $ 6,088.68 Placement en fidéicommis \u2014 Sec- ) tion des membres a vie.1,541.25 Actions: Monument national.$ 89,700.00 Soc.Nat.de Fiducie.$205,000.00 Moins: Solde non appelé 112,750.00 92,250.00 S.Nat.de Colonisation 15,000.00 $196,950.00 Inventaire \u2026.\u2026.\u2026.reesesenenns 2,531.67 $208,111.60 PSE ICE III LTE EPI EL PV PPT] OR RENTE TN TEE PRES 2 te mûr L20t 20m a a TETE ARC A ee Rat i mS ie + > AN / 1 ae : \u201864 LA REVUE NATIONALE PASSIF Créanciers: Comptes divers.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026erresces 213.14 Contributions encaissées par anti- Cipation iirc 1,501.00 Abonnements anticipés.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.302.65 2,016.79 Fidéicommis: Section des Membres a vie.1,587.94 Campagne contre le cinéma.32.80 Souscriptions \u2014 Monument La- COMDE orien 14.47 Chapelle de la Réparation.10.04 1,645.25 Emprunt: Monument national es 52,000.00 Réserve: Pour dépôts des élèves «des cours PUDIÈCS.\u2026.\u2026\u2026orssserrercerenasecererasaren eee re 1,000.00 Profits et pertes: Surplus le 31 décembre 1929 $137,777.37 Réalisation d\u2019actif .c.7,155.00 144,932.37 Surplus de l\u2019exercice 1930.6,517,19 151,449.56 208,111.60 (Contresigné) Pour le Conseil général: Guy VANIER, J.-A.BARITEAU, Président général Trésorier général Vérifié et certifié conforme aux livres, (Signé) Victor PELLETIER, C.P.A.Vérificateur Montréal, le 19 février 1931.Revenus et dépenses Cette année les revenus de notre Société ont été de $25,342.11 contre un total de $23,887.39, en 1929, soit une augmentation de $1,454.72.Cette augmentation est due entièrement à un surplus de revenus provenant du Monument national qui a versé à notre Société durant l\u2019année une somme de $12,300.00 contre $10,360.00 en 1929.Les autres sources de revenus ont été sensiblement les mêmes que par les années passées.Les contributions des membres ont rapporté cette année $2,772.00 lorsqu'elles avaient donné la somme de $3,167.17 l\u2019année précédente, soit une diminution de $400.00 environ.Les dividendes reçus de la Société Nationale de Fiducie s'élèvent a $9,277.80. CONGRES DU 12 MARS 1931 65 Les cours publics donnés au Monüment national ont donné cette année un surplus à peu près égal à celui de l\u2019année précédente.Si nos revenus ont légèrement augmenté, nos dépenses ont de leur côté notablement diminué; en effet, nos dépenses se totalisent cette année à la somme de $17,971.73 contre un total de $21,- 403.18 durant l'année 1929, ce qui nous permet d'accuser un surplus de revenus sur les dépenses pour cette année de $7,370.38 comparativement à un surplus de $2,484.21 pour l\u2019année 1929.Les dépenses de notre Société peuvent être divisées en trois groupes, ce sont d'abord les dépenses qui ont trait à la régie interne et à l'administration de notre Société, c'est le service du secrétariat: en second lieu, les dépenses occasionnées par les oeuvres que notre Soctété se doit de soutenir et d'aider et même d'entreprendre durant l\u2019année, c'est le chapitre des oeuvres, et enfin il y a le service des intérêts.Intérêts et amortissements: Les intérêts sur la somme due au Monument national ont nécessité un déboursé de $4,048.60 cette année comparativement à $4,- 249.31 l'année précédente, soit une diminution de $200.65.Depuis quelques années, le Conseil général s\u2019est efforcé de diminuer en tant qu'il lui était possible le montant capital que notre Société doit au Monument national.Cette année, le profit réalisé par la vente de quelques actions de la Société Nationale de Fiducie nous a permis de faire des remboursements assez appréciables sur ce montant: nous avons de ce chef remboursé une somme totale de $13,000.00.Notre dette envers le Monument national qui était originairement de $100,000.00 est maintenant réduite 3 $52,000.00.Cette dette à donc été réduite depuis quelques années de 50%.Le secrétariat Ce groupe de nos dépenses comprend tous les frais d\u2019administration fels que salaires, loyer de bureaux, papeterie, délégations et autres.Les salaires attribués au chapitre de nos dépenses se sont élevés à la somme de $5,700.82, contre une somme de $6,755.92, soit une diminution de $1,054.21.Durant l\u2019année 1929, les salaires avaient subi une augmentation assez considérable pour des raisons extraordinaires qui ont été expliquées dans notre.rapport pour i si is RE iy 14 NH: gh i 8 ; 66 LA REVUE NATIONALE l'année 1929.Cette année ces circonstances n'existent pas, nos salaires sont revenus à leurs chiffres normaux.Les loyers de nos bureaux apparaissent à ce chapitre de nos dépenses pour une somme de $1,500.00; la papeterie et articles de bureaux pour une somme de $435.68; les délégations et frais de voyages se chiffrent à la somme de $161.20 et les dépenses diverses se sont élevées à la somme de $751.96.Ces chiffres sont sensiblement les mêmes que ceux de l'année précédente.Le total des dépenses imputables à l'administration s'est élevé à la somme de $8,549.66 contre un total de $9,658.43, l'an dernier, soit une diminution de $1,108.77.L'administration de notre Société a donc coûté la somme de $8,549.66; si nous comparons ce chiffre au montant que la Société reçoit comme contribution des membres, soit la somme de $2,- 772.00, nous voyons que le déficit est très considérable et nous constatons que si notre Société n'avait pas d\u2019autres sources de revenus que la contribution de ses membres, non seulement elle ne pourrait pas faire des oeuvres, mais elle serait en déficit dans son administration, puisque les contributions suffiraient à peine à solder un tiers des frais d'administration.Oeuvres La Société a dépensé pour les oeuvres cette année la somme de $5,373.41.Parmi les oeuvres mentionnées a ce chapitre nous voyons que la Revue nationale a un excédent de dépenses sur les revenus de $2,251.18; ce déficit est un peu moins considérable que celui de l'année dernière.La Revue nationale, étant servie gratuitement à tous les membres de la Soctété et n'ayant aucune autre source de revenus que les quelques pages d'annonces publiées, ne peut évidemment boucler son budget que par un déficit plus ou moins considérable suivant le nombre de membres auxquels elle doit être servie.L'Oiseau bleu, notre belle revue pour la jeunesse, termine aussi son année avec un excédent de dépenses sur les revenus de $1,221.08.Nous avons reçu durant l'année des souscriptions pour notre fête nationale au montant de $4,999.50 et les dépenses de cette organisation se sont élevées à la somme de $5,181.33, laissant un déficit de $181.83 comparativement à un déficit de $1,125.74 en su ey Lo st CONGRES DU 12 MARS 1931 67 1929.Nos Promenades historiques de l'année 1930 ont occasionné une dépense de $54.64.Notre Société a fait des souscriptions à diverses oeuvres durant l\u2019année pour une somme globale de $1,269.06 contre une somme de $2,249.00 en 1929.Le concours d'Histoire du Canada dans nos maisons d\u2019enseignement secondaire nous a coûté la somme de $83.35.Dans le courant de l\u2019année 1930, le Conseil général a conclu une entente avec le Comité exécutif de la Cité de Montréal par lequel la ville prend à sa charge l'entretien de la croix du Mont-Royal; c'est ce qui explique que notre Société n'a dépensé durant l\u2019année que la somme de $88.20 pour l'entretien de ce monument comparativement à la somme de $445.15 durant l'année 1929.Surplus L'excédent de nos revenus sur nos dépenses durant la dernière année s'élève à la somme de $7,370.38, somme qui a été portée au compte de profits et pertes.À ce montant vient s'ajouter le profit réalisé par la vente d'un certain nombre d'actions de la Société Nationale de Fiducie; le compte de profits et pertes s\u2019est accru de ce chef durant l\u2019année d'une somme de $7,155.00.De sorte que le solde créditeur au compte de profits et pertes qui était au 31 décembre 1929 de $137,777.37 est maintenant de $151,449.56.Nos filiales Le temps ne nous permet pas d'étudier en détail les bilans de nos filiales dans ce rapport, mais qu\u2019il nous soit permis de souligner rapidement les principaux résultats obtenus par chacune d'elles durant l\u2019année dernière.lo MONUMENT NATIONAL Les revenus du Monument national se sont élevés cette année a la somme de $45,311.99, soit une légère diminution sur le total de $47,022.16 de l'année 1929.Les dépenses de cette corporation se sont chiffrées à la somme de $27,214.14, total à peu près égal à celui de l\u2019année 1929.Le principal item de ces dépenses, c\u2019est le service des intérêts qui a demandé une somme de $9,244.39.Les primes d'assurance ont coûté la somme de $2,885.42.Le chauffage, l'éclairage, les permis et les taxes ont demandé une somme de $4,809.00.Les réparations ont pris une somme de $2,420.59.EN ee] Be] a it iy 68 LA REVUE NATIONALE Le surplus des recettes sur les dépenses sont de $18,097.85 et à même ce surplus le Monument national a versé dans le courant de l\u2019année à la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal pour le bénéfice de ses oeuvres une somme de $12,300.00 laissant un excédent net de revenus de $5,797.85 qui a été porté au compte de profits et pertes.20 CAISSE NATIONALE D\u2019'ECONGMIE L\u2019actif de cette corporation est maintenant de $6.637,032.88 et son capital inaliénable a atteint la somme de $5,949,335.26 et ce capital s'est accru durant l\u2019année 1930 d\u2019une somme de $473,- 792.66.Une somme dépassant un quart de million, exactement $262, 145.79 sera distribuée à ses sociétaires rentiers dans le cours de l\u2019année.Les fonds de réserve de la Caisse Nationale d'Economie se sont accrus d'une somme de près de $150,000.00; ces réserves atteignent maintenant la somme de $675,000.00.30 CAISSE DE REMBOURSEMENT, FONDS DE GARANTIE La Caisse de Remboursernent fut fondée afin de pouvoir rembourser les contributions des sociétaires de la Caisse Nationale d'Eco- nomie décédés avant de devenir rentiers.Ses revenus durant l'année se sont élevés à la somme de $62,009.39 et les sommes qu'elle a été appelée à rembourser s'élèvent au total de $13,860.71.Le fonds de garantie de la Caisse de Remboursement s'élève à la somme de $407,166.46, soit une augmentation de $45,912.11 durant l'année 1930.40 ADMINISTRATION C.N.d\u2019E.et C.de R.L'administration de la Caisse Nationale d'Economie et celle de la Caisse de Remboursement sont confiées à la Société Nationale de Fiducie et, en conséquence, l'administration de ces deux corporations est réunie au point de vue comptabilité.Les revenus pour les fins d'administration de ces deux Caisses se sont élevés durant l\u2019année 1930 à la somme de $225,438.87 et les frais d'administration ont demandé une somme de $211,232.86.L'excédent des revenus sur les dépenses a donc été de $14,206.01.De ce surplus, il faut cependant enlever les réserves pour comptes douteux et pour dépréciation du mobilier, laissant un solde créditeur de $1,894.82.ae dais 19 i i prs.ih ph ir CONGRES DU 12 MARS 1931 69 5° SOCIETE NATIONALE DE FIDUCIE Malgré le malaise général qui s'est fait sentir dans le domaine de la finance durant l'année qui vient de se terminer, la Soctété Nationale de Fiducie a continué sa marche dans le chemin du progrès.Les résultats obtenus par cette société durant l\u2019année 1939 sont vraiment très satisfaisants.Les revenus ont été de $88,013.54 et ses dépenses se sont élevées à la somme de $37,769.88.Après avoir pourvu aux dépréciations et aux différentes réserves ainsi qu\u2019au paiement des dividendes, le surplus net de l\u2019année a été de $13, 119.77.La réserve générale de cette société se chiffre à la fin de l'année 1930 à la somme de $140,000.00 avec un capital payé de $112,- 500.00.Ces chiffres ne comprennent aucunement les biens administrés par la Société Nationale de Fiducie, administration qui représente une somme de $8,391,440.62 et dans ce montant, ne sont pas compris les biens des fabriques dont les répartitions sont administrées par la Société Nationale de Fiducie.60 SOCIETE NATIONALE DE COLONISATION Cette filiale de notre Société a continué au cours de l\u2019année écoulée à poursuivre les entreprises auxquelles elle s\u2019est intéressée les années dernières.En diverses occasions elle est appelée à donner des renseignements aux personnes désireuses de posséder des informations au sujet des régions de colonisation; dans quelques cas, elle a contribué à solder les frais de transport de certaines familles qu\u2019elle estimait pouvoir faire des établissements sérieux à la campagne.Le principal de ses efforts et de ses ressources a été employé au développement de l\u2019industrie des conserves domestiques chez nos cultivateurs, dans les vieilles paroisses, la Société considérant que cette industrie aidera le cultivateur à tirer un meilleur parti de sa terre et qu'il y a là un moyen de retenir à la campagne la population rurale et de diminuer la désertion du sol.Malgré la crise économique qui sévit partout et qui affecte particulièrement la production agricole, les affaires de la Société dans ce champ d'action ont progressé d\u2019une façon satisfaisante; ses transactions pour l\u2019année écoulée marque un progrès d'environ 20% sur l\u2019année précédente et les diverses transactions de l\u2019année 1930 laissent un surplus pour l'exercice de $1,120.43, de sorte que l\u2019année ES AN 70 LA REVUE NATIONALE s\u2019est terminée avec un actif de $46,732.21 contre un passif de $30,157.57 auquel on a ajouté pour dépréciations $1,443.79 laissant un actif net de $15,130.85.Les perspectives pour l\u2019année actuelle laissent prévoir un nouveau progrès dans les affaires de la Société.Remerciements Les excellents résultats financiers que j'ai eu le plaisir de porter à votre connaissance dans ce rapport sont dus en grande partie à la compétence, à l'esprit de travail et au dévouement des administrateurs, des membres du personnel de notre secrétariat et de nos diverses filiales.Qu'il me soit permis de me faire l'interprète de mes collègues du Conseil général pour leur offrir le sincère témoignage de notre reconnaissance et de notre admiration.Je me fais aussi un devoir et un plaisir de rendre hommage au dévouement et à l'esprit patriotique des officiers, des membres de nos sections et comités régionaux et de leur offrir nos sincères remerciements.Le trésorier général, J.-A.BARITEAU Monument national, Montréal, le 12 mars 1931 Enea\" cas sé serre EAU HALIFAX 71 Halifax 'INEPTIE de certain chroniqueur raillant la \u2018\u2019bougeotte\u2019\u2019, le mal de voyager, me faisait songer l'autre jour aux beaux vers de Joachim du Bellay: \u201cHeureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, Ou comme celui-là qui conquit la toison, Et puis est retourné, plein d'usage et raison\u201d.Non, je ne crois pas que ledit chroniqueur ait beaucoup voyagé, il manque d'usage et raison.Il n'a pas connu la grande joie des horizons nouveaux, n\u2019a pas puisé à la fontaine de l'expérience et du savoir.Surtout, il n\u2019a pas connu le frémissement d'être à l'avant- garde, aux postes avancés de la civilisation, il n\u2019a pas connu l'émoi viril d'affronter les dangers des immenses solitudes, il n'est pas allé voir comment vivaient les autres ailleurs et il n'a pas porté hors de sa province son pouvoir d'observation et son désir de servir.Sans remonter jusqu'au déluge, on voit l'Histoire nous annoncer gravement qu'au retour des Croisades, les chevaliers chrétiens virent s'opérer de grands changements dans leur architecture, leur industrie, leur finance, que sais-je encore?Ils avaient beaucoup appris en voyageant et, en particulier, s'étaient défaits de quelques préjugés.Nos pères n'occuperaient pas une si large place dans l'histoire de l'Amérique s'ils s'étaient confinés dans une sorte de \u2018réserve\u2019 au milieu des races étrangères, le Québec et les approches de l'Ontario.Heureusement pour la race, ils ont beaucoup voyagé et étendu leur influence, et n\u2019en déplaise au \u2018\u201cmalplaisant\u2019\u201d\u2019 chroniqueur, il y a encore des Canadiens français qui voyagent.Qui plus est, les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets.Je me représentais Halifax comme une ville ennuyeuse, sur la foi de quelques narrateurs plus ou moins bien informés.Mais, au sortir de la longue tranchée dans le granit, entrée de la ville par la vole ferroviaire, je n'ai pas tardé à changer d'opinion.Halifax a son intérêt, je dirai même son charme propre.Tout en rappelant Québec par certains côtés, sa citadelle, ses rues escarpées, son port naval, c'est une vieille ville anglaise, ressemblant un peu aux décors des ouvrages de Dickens (veuillez me croire, je n'y suis jamais allé), mais je veux dire tels qu\u2019on se les représente par le texte et les gravures.lie RS ba A EE ee TES Ba: ve Bi 5 4 SE By re N © hve grt A Ap 72 LA REVUE NATIONALE J'y ai trouvé une population ne semblant pas hostile ni hargneusement indifférente à l'élément français, malgré ce que les Acadiens, nos frères, ont pu souffrir dans le passé.Sait-on qu'il y a environ 3,000 Acadiens à Halifax?Il est vrai qu\u2019ils ne sont pas groupés et l'on sait ce que cela veut dite pour la conservation intégrale de la langue, mais qui pourrait leur jeter la pierre.J'ai erré avec intérêt, dans la vieille ville, remontant ses rues raides, examinant ses anciennes maisons en pierre et sans escaliers extérieurs, Ô Montréal! retrouvant la vue jadis familière des taxis jaunes et noirs, montant dans ses petits tramways semblables à ceux de Sherbrooke, les Trois-Rivières et Moncton, la jolie petite ville bilingue.Peut-être, ai-je été influencé dans mon appréciation par la visite de marchands de curiosités ne vendant pas trop cher ou par l'insistance courtoise de libraires anglais à me vendre des livres français (mon accent que je voulais londonnien m'\u2019aurait-il trahi?) Serait- ce l\u2019amabilité de mon hôte irlandais et la courtoisie d\u2019Acadiens s'entretenant avec moi dans un français qui me faisait oublier que j'étais loin de la rue Saint-Denis?J'ai naturellement visité le port, cette section où l'on décharge, parmi les tournoiements des mouettes, des navires blancs du Canadien National apportant les bananes des Antilles et cet autre où viennent les grands paquebots; en descendant de la citadelle, j'ai dévalé jusqu\u2019à des quais où l\u2019on réparait de vieilles barques pontées ou semi- pontées, qui n'avaient rien à voir avec ce qui sort des cales de Glasgow ou de Belfast, mais qui étaient très pittoresques dans leur rusticité et leur rugueuse solidité.Retournant au centre de la ville, j'ai constaté encore une fois que la population féminine paraissait assez forte proportionnellement à d'autres villes; cela s'explique peut-être par la navigation et le grand nombre des maisons de pension.La ville elle-même m'a paru en plein développement, avec des industries actives (il y a de cela quelque temps).Elle renferme deux grands hôtels luxueux et très modernes, de beaux magasins.Mais son charme est fait, non du modernisme, mais d\u2019une saveur d\u2019ancienneté assez difficile à définir; bref, Halifax et son territoire forment un coin de notre empire canadien à visiter avec, pour contredire mon chroniqueur ennemi des voyages, un esprit libre de préjugés et ouvert aux possibilités de découvertes sans y mettre trop d'exigence car \u201cla plus belle ville du monde.\u201d François LALONDE de ct es savent te mpc: camarades chs; HONNETETE ET FRANCHISE DES ESQUIMAUX 73 Honnêteté et franchise chez les Esquimaux OMME tous les autres peuples de la planète ronde, les Esquimaux ont certes une foule de défauts à corriger et leur indolence innée n\u2019est pas le moindre.Mais, en ce qui concerne l'honnêteté et la franchise, ils pourraient en remontrer à la plupart de leurs frères des pays civilisés.Les deux observations personnelles que je veux citer à l'appui de cet avancé prouvent combien les peuplades de l'Extrême-Nord savent respecter la propriété.En décembre 1927, alors que j'étais destiné à passer l'hiver emprisonné dans les glaces, à Nottingham, nous partîmes, deux camarades et moi, accompagnés d'un esquimau, afin d'aller à la chasse au caribou à l'extrémité de l\u2019île.Ce voyage se fait naturellement en plusieurs étapes et dure plusieurs jours.Quand la nuit tombe, ce qui a lieu à cette date de l\u2019année et sous cette latitude vers les deux heures de l'après-midi, le traîneau tiré par dix ou douze chiens vigoureux fait halte et nous construisons un \u20181glou\u2019\u2019 ou cabane de neige temporaire, afin de protéger notre sommeil contre les rigueurs du climat.Le lendemain, nous abandonnons ce logement plus que rudimentaire pour continuer notre voyage, bâtir plus loin une autre maison et c'est ainsi que nous atteignons l'endroit qui nous permettra de nous approvisionner de viande fraîche.Dans un de ces logements où nous avions reposé et que nous avions quitté à l'aurore, j'avais par mégarde laissé un mouchoir de fantaisie, d'une couleur à mettre en rage toute la race bovine.Deux mois plus tard, un naturel de l'île qu'un missionnaire de passage avait jadis baptisé du nom de Salomon, vint frapper à ma porte et me rapporter l'article en question dont je lui fis d'ailleurs cadeau.Le deuxième fait montre jusqu'à quel point cette honnêteté est poussée à l'extrême.Pee-too-lah, un de nos employés, était surtout sous mon contrôle et ouvrait les caisses où je puisais les provisions que je remettais quotidiennement au cuisinier pour notre ordinaire.Comme il ne déjeunait jamais chez lui, j'avais pris l'habitude, en ouvrant les por- R 3 J 58 th se.99 i: di i) CYTE gem 0 À >, RE 4 CSA Aiea ta at 74 LA REVUE NATIONALE tes du magasin, de lui donner soit une boîte de sardines, soit quelques biscuits ou différentes douceurs.Un matin, ayant un rapport assez important à terminer dans ma chambre, je laissai mon employé seul devant les -caisses ouvertes ou l'on entrevoyait une foule de choses succulentes et j'oubliai tout à fait mon homme, si bien que j'allai prendre mon dîner.Vers les quatre heures, ne le voyant pas venir à mon logement suivant son habitude, je me rendis au magasin et le trouvai avec stupéfaction à la même place, à moitié exténué.Pour abandonner l'endroit où se trouvaient nos comestibles, il attendait mon retour, sans avoir touché à quoique ce soit pour soulager sa faim.Je sus heureusement et à sa grande joie réparer de suite ma lamentable distraction en le gorgeant d'une foule de bonnes choses.Le mensonge est également détesté par la majorité de ces gens et il faut bien avoir soin de les regarder droit dans les yeux quand nous leur adressons la parole.Celui qui leur raconterait l\u2019histoire la plus véridique sans prendre cette précaution courrait le risque de passer pour un fourbe et de ne plus être respecté de la tribu.Et le naturel surpris par les membres de sa race à fausser une seule fois la vérité sera relégué au rang des parias et des pestiférés.La moralité des Esquimaux en général qui, il y a quelques années, laissait encore à désirer, en plusieurs localités, s\u2019est améliorée grandement, grâce au zèle inlassable apporté par nos missionnaires.Et l'on ne saura jamais trop admirer le dévouement de ces apôtres du Christ pour apporter, avec les lumières de la Foi, un peu de réconfort à ces sympathiques peuplades de l\u2019Extrême-Nord.J.-Edmond LEFEBVRE Üx i oi LES CONFERENCES POPULAIRES T5 LES CONFERENCES POPULAIRES L\u2019ENQUETE DE NOTRE REVUE Réponse de M.J.-E.Paqum Professeur à l'Ecole Normale de Saint-Hyacinthe Saint-Hyacinthe, le 19 mars 1930 M.Alphonse de la Rochelle Directeur de la Revue nationale Montréal Cher monsieur et ami, Vous me demandez ce que je pense de la création, par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, des Conférences populaires.Mais le plus grand bien! Je suis convaincu que voilà un excellent moyen, une connaissance plus parfaite, à tous les hommes de bonne volonté, de comprendre mieux les devoirs sociaux et religieux qui incombent à chacun de nous.Plus que jamais l\u2019apostolat laïque est à l\u2019ordre du jour: le chef de l'Eglise, notre Père commun, en parle avec la plus apostolique éloquence.c\u2019est le cas de le dire; les diverses autorités sociales de ce pays réfléchissent à son épanouissement au milieu de notre pléiade de jeunes gens et d'hommes mûrs bien préparés soit par l\u2019étude, soit par l\u2019action de sociétés de culture générale comme l\u2019A.C.J.C.Tout notre peuple, \u2014 et nos dirigeants plus spécialement, \u2014 se doit de connaître mieux ses devoirs envers son prochain, son pays, ses institutions, ses droits de religion et de langue, etc.Les Conférences populaires contribueront à créer un esprit neuf qui sera la joie de ceux qu'intéressent ou inquiètent les questions sociales.Qu'il me soit donc permis de vous avouer qu\u2019une croisade de conférences ouvrira une orientation nouvelle emportant les esprits vers des préoccupations plus élevées, formant une plus nette perception du rôle que chacun peut et doit jouer dans notre société contemporaine: dévouement sincère à la chose publique, guerre à mort à tout esprit de clan ou de parti dans les questions sociales ou éducationnelles et qui étouffe tant de nobles et généreuses initiatives, sympathie active pour tout ce qui est juste dans les conflits ouvriers, défense intelligente du catholicisme et des traditions de notre race, PEER RES RY oo) whe 1B iH 1 EE HN NESTE EHR THERE LUNN [ESA Mbit ML SE 76 LA REVUE NATIONALE et que sais-je encore?N'est-ce pas que tel est votre programme en voulant la création des Conférences populaires ?La vie intellectuelle doit être l'aliment de l'homme d'action sociale: toute sa vie active, qui comprend et apprécie ses responsabpi- lités sociales, tend avant tout à le rendre plus homme.Etre un homme, certes c\u2019est être fort pour remplir sa tâche personnelle, mais ce n\u2019est pas assez: c\u2019est aussi surtout acquérir de la valeur pour accomplir toute sa tâche sociale.Les besoins, les nécessités, les diff1- cultés, les aspirations, les ressources de toutes sortes qui donnent à notre temps sa physionomie et son caractère, exigent de chaque citoyen des efforts particuliers.Vos Conférences populaires développeront en lui cette richesse féconde de vie intellectuelle, morale et sociale qui en feront l'homme de valeur, l'esprit cultivé et averti, l\u2019âme ouverte à toutes les lumières et la volonté mieux trempée.Voilà l\u2019Esto Vir dont a besoin notre temps: 1l se forme d'abord à l\u2019école primaire, puis à l\u2019école secondaire et à l'Université; ce cercle s'agrandit dans les divers cercles d'études de l'A.C.J.C., puis obtiendra sa forme de parfaite culture dans les sections de votre société par un enseignement sérieux donné par des conférenciers bien choisis.Vraiment n'est-ce pas une oeuvre capitale que vous entreprenez et tous les esprits avertis et soucieux de l'ordre social et moral doivent s'en réjouir et vous apporter leur encouragement, leurs efforts et leur aide personnel.Les sujets de conférences sont nombreux, mais j'en crois quelques-uns dignes de mention particulière.Les sujets d'apologétique, les questions ouvrières, les nobles figures de notre Histoire et les grandes questions d'éducation.Comme professeur, je crois urgent que chacun s'intéresse plus particulièrement aux questions d'éducation, surtout à cette époque où les esprits semblent se tourner vers de nouveaux pensers.Les droits des parents en éducation, les droits et pouvoirs de l\u2019Etat, l\u2019action bienfaisante de l'Eglise, l\u2019éducation familiale, les grands principes d'éducation, les sophismes des divers systèmes d'éducation, voilà certes questions de haut intérêt qui peuvent se mêler à d'autres sujets d\u2019études non moins importants.Si vous avez besoin de ma collaboration, je suis tout à vos ordres et prêt à traiter des principales questions éducationnelles.Je serai heureux de contribuer, pour ma faible part, au réveil de la conscience publique, à l'amélioration des conditions de la vie politique et sociale de tout notre peuple.Votre bienfaisante société, en groupant chez elle tout un centre de vie intellectuelle, chrétienne et sociale intense, vivifiera du même coup toute la race et fera re- LES CONFERENCES POPULAIRES 77 fleurir en elle toutes les nobles qualités que nous devons garder comme l'héritage sacré de nos pères.Je souhaite le plus grand succès à votre entreprise et jJ espère que vous pouvez compter sur l'union fraternelle de tous vos membres et des amis dans la poursuite de vos nobles desseins.Bien vôtre, Prof.J.-E.PAQUIN Réponse de Lefranc Montréal, le 31 mars 1930 Monsieur Alphonse de la Rochelle Chef du secrétariat de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal Cher monsieur, J'ai appris avec un véritable intérêt l\u2019idée émise dans la Revue nationale par votre dévoué président, M.Guy Vanier, mais j'avoue que ce n\u2019est qu'en relisant une deuxième fois ces pages et votre lettre que j'en ai bien compris toute la portée.Je vous transmets dans les lignes qui suivent le résumé ou plutôt un aperçu de ma pensée à ce sujet que je vous prie d'accepter comme une goutte de plus dans les flots d'encre et d\u2019éloquence qui devraient couler pour convaincre notre nation et la diriger dans la bonne voie.Vous trouverez peut-être que mes pensées manquent de diplomatie et qu\u2019elles ne peuvent être dites aussi sévèrement, mais elles sont basées sur le grand principe de l'autorité compétente avec tous ses droits et tous ses devoirs et s'opposent à l'anarchie qui flatte et qui ruine; elles s'appuient sur un haut piédestal, c\u2019est pourquoi j'hésite à les formuler parce qu'elles paraîtront, j'en suis presque certain, comme une théorie impossible à appliquer.Mais en préchant ce principe d'autorité avec un peu de paroles adoucissantes, il y a peut-être moyen d'obtenir un bon résultat et c\u2019est pourquoi je me suis hasardé à vous exposer un principe qu'on regarde aujourd\u2019hui comme démodé, mais qui est réellement la base de toute société.Si l\u2019on définit une nation l\u2019ensemble des individus qui la composent, notre peuple est à l'âge d\u2019un fils qui veut s'émanciper, ou qui se croit assez vieux pour avoir ses idées et faire sa propre vie.On dit qu\u2019un individu est mûr quand l'expérience de la vie lui montre ses torts de jeunesse et la futilité de ses prétentions orgueil- ares vr TAS b Rt i s A Bt Rt 2 78 LA REVUE NATIONALE leuses.Un homme mûr, c\u2019est un homme plus sage.Mais j'hésite à croire qu\u2019un peuple vieillit dans le même sens.Un peuple qui lutte, c\u2019est un peuple déjà assez vieux pour penser, mais c'est surtout un peuple encore jeune et vigoureux qui travaille et que le progrès économique n\u2019a pas démoralisé ou gâté par une trop grande aisance.Où en sommes-nous?Nous avons lutté trois cents ans et notre grande lutte fut sur le terrain économique entremêlée de combats linguistiques et religieux.Notre quasi-victoire d'indépendance économique nous porte déjà à dormir sur nos lauriers, parce que notre peuple a appris à vivre largement, à se payer du bon pain, du luxe et des jeux.Je ne voudrais pas être pessismiste, mais ne sommes-nous pas à ce point de vue sur le chemin de la décadence, avant de nous être rendus jamais au faîte de la félicité.Nous vivons vite: les temps de lutte, de gloire et de déchéance que les Grecs et les Romains et d'autres encore ont mis des siècles à vivre, ne sommes-nous pas à les parcourir avec trop de rapidité, à la suite d\u2019un voisin qui nous entraîne et que l'on suit.Voilà le fait, Pourquoi?et comment y rémédier?Je disais au début que notre peuple veut vivre sans entraves.C\u2019est un peu le sort de toutes les démocraties quand le flot des 1dées populaires a débordé la digue opposée par les hommes de pensée élevée.La direction devient populaire et pour garder son poste ou | o I'obtenit, elle donne au peuple ce qu'il demande.C'est l'enfant in- 3 discipliné qui ne veut plus rien entendre et que son père doit écouter a.| pour obtenir de lui la subsistance.L'enfant ignorant ne veut pas is\u2019instruire; il s\u2019en aperçoit trop tard et ses propres fils font pire qu'il a fait lui-même à son père.; = = Pour remédier à cet état de choses, avant que l'enfant devienne À lie le maître absolu, il faut que le père agisse promptement, employant {te avec discernement les paroles de conviction et l'énergie de l'autorité: ce qui veut dire chez un peuple qu'il faut que les hommes capables de comprendre les vraies causes de déchéance et les véritables causes de bonheur, présentent un coeur uni et usent d'énergie pour faire comprendre à tout le monde avec des paroles de sûre autorité que les flatteries n'ont d'autres buts que l'exploitation de l'ignorance.ve Il faut que tout le monde s'instruise ou au moins sache choisir ses maîtres et les écouter.Co L'idée des conférences populaires est donc excellente, mais à la Be condition que ces conférences soient d'une sûre et saine théorie et ne nt prêtent le flanc à aucune attaque, c'est dire qu'au début, il convien- LES CONFERENCES POPULAIRES 79 drait de ne choisir comme conférenciers que des maîtres incontestables dont la voix ne peut être mise en doute, ensuite, que les sujets soient d\u2019abord les plus simples pour obtenir un enseignement par degrés et non pas un enseignement qui étonne et semble impossible à mettre en pratique.L'économie individuelle, dans son sens le plus large, serait peut- être un des premiers sujets à traiter dans le domaine général.Et pour traiter de l'économie individuelle, il faudrait peut-être d\u2019abord étudier l'épargne par le budget et la comptabilité personnelle et familiale pour arriver à bien démontrer à l'individu d\u2019abord qu\u2019étant donnée telle situation, il faut nécessairement que les dépenses budgétaires et réelles doivent être inférieures aux revenus.Partant ensuite de ce principe, indiquer les moyens de diminuer les dépenses et d\u2019augmenter les revenus pour rencontrer les nécessités du budget, démontrer en passant qu'un achat à $2.00 par semaine fait $100.00 par année, ce qui est simple mais rarement bien vu par la majorité.J'at indiqué l\u2019économie individuelle, parce qu\u2019il faut d\u2019abord frapper la partie la plus sensible: pour que les principes de l\u2019économie politique en général puissent s'appliquer, il faut que l'individu d'abord s\u2019y conforme.Tous les sujets pourraient ainsi être étudiés, disséqués, divisés en autant de conférences que nécessaire.Si l\u2019enseignement est bien fait, bien mis à la portée des auditeurs, ces derniers ne feront pas défaut.i Mais avant de terminer, j'insiste pour que le programme soit bien bâti, qu\u2019il ait de la suite, si jamais l\u2019on veut obtenir un résultat d'une aussi grande idée.Car il faut bien réfléchir qu\u2019il faut s\u2019attaquer à toutes les grandes idées populaires qui ont un but apparemment louable, mais qui pour la plupart sacrifient l'intérêt général à l'intérêt particulier et en définitive ruinent la société tout entière et entraînent à sa perte l\u2019individu lui-même.La besogne est dure, grande et noble; elle est digne d\u2019une société comme la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, pour qui les années ne comptent pas et qui s\u2019est donnée pour tâche de RENDRE LE PEUPLE MEILLEUR.Mais on doit toujours se souvenir que pour bien élever un enfant, pour le rendre meilleur, il ne faut pas satisfaire ses caprices, parce que l'enfant ne connaît pas ce qui fait ou fera son véritable bonheur.Veuillez croire, cher notaire, que les idées ci-dessus ne sont émises à mon point de vue que pour le plus grand bien de notre peuple et j'ai le plaisir de signer, votre tout dévoué, LEFRANC Ve af N- pe ir it 0 8 A +d Ai = PR py i Bx \u20ac + i! 8 ik BENET 80 LA REVUE NATIONALE BIBLIOGRAPHIE BELANGER (l\u2019abbé Oscar, prêtre, curé) Pointe-au-Chêne, P.Q.\u2014 Eco- nomie et placements, vs Gaspillage, 40 pages.Voilà un tract qui arrive à point.Il indique les moyens à prendre pour organiser l\u2019épargne et pratiquer cette vertu si rare aujourd\u2019hui.Cette brochure devrait se trouver entre les mains de tous les membres de nos sections.Pères de famille, ils ont à administrer leurs biens.M.l\u2019abbé Bélanger les guidera d\u2019une façon éclairée dans la préparation de leur budget, les convaincra de la nécessité d\u2019épargner et leur indiquera la manière de placer en toute sûreté leurs économies.Brochure en vente chez l\u2019auteur Prix: 10 sous l\u2019exemplaire.Prix spécial à la douzaine et au cent.BLANCHARD (abbé Etienne, p.s.s.) Vocabulaire bilingue par l'unage.Les Frères des Ecoles chrétiennes, 984, rue Côté, Montréal, 1931.Ce volume cartonné compte 112 pages, grand format.Il donne les mots français et anglais de 2,000 images classées en 54 tableaux.Développement du vocabulaire, devoirs français et anglais, rédaction française, leçons de choses.Enseigne à mieux observer et à mieux parler, exerce l\u2019esprit d\u2019observation, fait acquérir une foule de connaissances pratiques, une bonne formation morale par ses rédactions et une excellente gymnastique intellectuelle par son genre de devoirs français et anglais.Traite des métiers et professions, de la construction, du chauffage, de ia plomberie, des meubles, des articles de bureaux, de l\u2019automobilisme, de l\u2019aviation, des sports et jeux, de l\u2019aviculture, de l\u2019industrie laitière, de l\u2019horticulture, des instruments aratoires, des articles religieux, etc.Excellent pour les traducteurs.Prix, relié: 60 sous; franco 68 sous.Chez les libraires ou à l\u2019adresse suivante: L\u2019abbé Etienne Blanchard, Eglise Notre-Dame, Montréal.MORIN (Victor) Une Société secrète de Patriotes canadiens aux Etats- Unis.Ottawa.Imprimé pour la Société Royale du Canada, 1930, 58 pages.Mémoire lu par l\u2019auteur à la réunion de mai 1930 de la Société Royale du Canada.Cette brochure fait connaître l\u2019existence, le fonctionnement et les vicissitudes de la Société bienveillante des Réfugiés canadiens de la cité de Rochester.Cette organisation a été fondée le 17 janvier 18839, grâce à l\u2019initiative de MM.Charles Drolet, Laurent Caron et Joseph-R.Lacroix.Les activités de ces patriotes cessèrent vers 1842.PT Alphonse de la ROCHELLE, directeur nage.19, ne les lop nçaise, gere rique, ni Traite | plom- Pavia hort goal hes les Folie LA REVUE NATIONALE att SLAC Fondée par le Gouvernement de la province de Québec Subventionnée par le Gouvernement Provincial et la Cité de Montréal PRÉPARANT AUX CARRIÈRES INDUSTRIELLES COMME EXPERTS, CONTREMAITRES, CHEFS D\u2019ATELIERS IMPRIMEURS, ETC.COURS DU JOUR Cours technique.\u2014 Trois années d'études.Enseignement théorique et manuel.Laboratoires et ateliers des mieux outillés.Bourses d\u2019études aux élèves méritants et peu fortunés.Cours des métiers.\u2014 S\u2019adressant aux jeunes gens qui n\u2019ont pas eu l'avantage de finir leurs études primaires, mais qui désirent se préparer à l'exercice d\u2019un métier.Cours d\u2019apprentissage.\u2014 Ces cours sont organisés selon les besoins locaux, en collaboration avec l\u2019Industrie, de façon à permettre aux apprentis qui travaillent régulièrement sous un patron, de venir à l\u2019École chercher les connaissances théoriques et appli- , quées qu\u2019il leur serait impossible d\u2019acquérir au cours ordinaire de leurs occupations.Cours spéciaux d\u2019Automobile.\u2014 Cours complet de mécanique et d\u2019électricité d\u2019automobile préparant à l'obtention de la licence de mécant- niciens en véhicules moteurs délivrée par le Gouvernement de la Province de Québec.COURS DU SOIR Cours libres.\u2014 Mathématiques appliquées.Dessin industriel, Electri- cité théorique et pratique (laboratoires et ateliers), Chimie industrielle, Peinture en bâtiment, (intérieur et extérieur), Plomberie sanitaire et chauffage, Etude des plans, Estimations en construction, Tracé en construction, Modelage, Menuiserie, Ebénisterie, Ajustage, Soudure autogène, Forge, Fonderie,Chaudière à vapeur, Automobile,Imprimerie (composition, presses).al P= TAI Wap ful © eC i, Les élèves ayant terminé leur cours primaire et qui seraient désireux de se créer une car- ; rière honorable et payante, ont intérêt à ve- | ; Royale nir nous consulter.Nous leur montrerons att o comment arriver rapidement et sûrement i ilo au succes.or IF PROSPECTUS SUR DEMANDE N.B.\u2014 Invitation spéciale est jaite aux instituteurs, de venir visiter nos ateliers avec leurs élèves: ils seront toujours les bienvenus.Lg wana RO Gr \u20ac 9 | POUR TOUS RENSEIGNEMENTS S\u2019ADRESSER AU SECRETARIAT: TEL.HA.2595 DE 16 Annonce composée l'atelier de typographie de l'Ecole a A \u2014 VII \u2014 ' LA REVUE NATIONALE CAISSE TOUS se préoccupent de savoir gagner: bien peu, de savoir dépenser.Il y a pourtant une science de la dépense.C\u2019est elle qui enseigne de garantir sa subsistance par la rente viagère.Si tout le monde avait voulu apprendre, nos refuges n\u2019auraient pas à refuser nombre de gueux.© CAISSE NATIONALE D'ÉCONOMIE 55, rue St-Jacques O.Montréal FIDUCIE LES trois - quarts des pères de famille ne laissent que des assurances.Est-ce suffisant?Non: ces épargnes ne sont pas assez protégées.Vous voulez qu\u2019elles profitent aux vôtres, exclusivement, n\u2019est-ce pas?Alors il n\u2019y a que la Fiducie qui puisse vous donner cette exceptionnelle garantie.© SOCIETE NATIONALE DE FIDUCIE 55, rue St-Jacques O.Montréal RRR TITTY TIOTr + COMITES PERMANENTS DE LA SOCIÉTÉ SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONTRÉAL 1930-1931 COMITE DE REGIE ET DE PLACEMENT DE LA CAISSE NATIONALE D\u2019ECONOMIE ET DE LA CAISSE DE REMBOURSEMENT Président : M.Guy VANIER Secrétaire-trésorier: M.J.-Albert BARITEAU _ Membres: MM.Aimé PARENT, J.-Ovila MOQUIN, Alphonse PHANEUF COMMISSION ADMINISTRATIVE DU MONUMENT NATIONAL Président: M.Ernest-J.BROSSARD Membres: MM.Guy VANIER, J.-Albert BARITEAU, J.-A.BERNIER, Louis POULIOT.COMMISSION D\u2019ETUDE Président: M.V.-Elzéar BEAUPRE .Membres: MM.Olivier MAURAULT, P.s.s, Ernest-J.BROSSARD, J.-Alfred BERNIER, Alphonse PHANEUF, Maurice TESSIER.COMITE DES COURS ET PUBLICATIONS Président: M.Alphonse PHANEUF - Membres: MM.V.-Elzéar BEAUPRE, J.-Albert BARITEAU, J.-Ovila MOQUIN, Louis POULIOT, Maurice TESSIER.CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION DE LA SOCIETE NATIONALE DE FIDUCIE Président: M.Victor MORIN ler vice-président: M.Guy VANIER, C.R.Ze wvice-président: M.J.-Victorien DESAULNIERS Membres: MM.Charles LAURENDEAU, V.-Elzéar BEAUPRE, Justi- glen p PLLETIER, Aimé PARENT, Ernest-J.BROS- AR Directeur-gérant: M.J.-Victorien DESAULNIERS CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION DE LA SOCIETE NATIONALE DE COLONISATION Président: M.Jules de SERRES Vice-président: M.Rodolphe LANGEVIN Secrétaire: H.Henry L.-AUGER Membres: MM.V.-Elzéar BEAUPRE, gérant, Oscar GATINEAU, Alphonse HARDY, L.-M.CORNELLIER, J.-Ovila MOQUIN.a 4 trés dits < ms + N N td} S Sr \u2014 ~~ A A L\\.5 cs \u2014 Te TS ee sos \u2014\u2014\u2014 ee \u2019~ oni 40 DE LA ET DE LA _ COMPLIMENTS \u201cNATIONAL BREWERIES LIMITED\u201d BRASSERIE DOW BRASSERIE DAWES Imprimerie de l\u2019Eclaireur Inc, 1723, rue St-Dénis, Montréal Sed.ee ie\u2019 CL 5208 Le Aros bd » Rr rr ae ot ie pa EE re pr rie ra ol ST es DE Le es Tn pes Te fc: a ER = Aa Ake a?yk oa LT ee TIRE A = tn 2e EEE Sy EET rs) rE So ue Peis EEL AE = Per AE = Sr i) pp AR "]
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