La revue nationale /, 1 mai 1927, Mai
[" es eee mer] M.Gérard Malchelosse, ! 529, Leclaire MONTREAL.9e ANNÉE \u2014 No 5 MONTRÉAL MAI 1927 LA REVUE - NATIONALE Organe de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal PARAISSANT LE 10 DE CHAQUE MOIS Sommes-nous logiques?.Rodolphe Laplante Sinon tu vas compromettre notre avenir La lutte pour le francais A travers notre vie nationale: M.Dafoe.\u2014 Fonctionnaires bilingues.\u2014 Nos amis de Londres.\u2014 Anniversaire.\u2014 Statistiques.\u2014 Centenaire.\u2014 Honneurs.\u2014 M.le Dr Georges Baril.\u2014 M.Samuel Genest.\u2014 Centenaire de Crémazie.\u2014 M.Elphège Bois.\u2014 Timbres bilingues A.Gagnon Congrès général de 1927 (suite) Oscar Blain Chronique de la Société : Comités régionaux.\u2014 Concours d\u2019adhésions dans les sections.\u2014 Section Jacques-ViGET \u2026\u2026\u2026ercererenmeenenennannnnnnnnnnn Jean Guérin Rédaction et Administration : 1182, rue Saint-Laurent MONTRÉAL Abonnement annuel : $2.00 La livraison (chez les dépositaires) : 15 sous Les abonnements à la REVUE NATIONALE commencent invariablement au ler janvier.\u2014 Pour tout changement d\u2019adresse, accompagner la demande de 5 sous en timbres-poste. La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal Fondée en 1834 Conseil général: Aumônier général: Mgr l\u2019ARCHEVÊQUE DE MONTRÉAL.Président général: Léon TRÉPANIER, publiciste, 371 est, Sherbrooke.ler vice-président général: Henry-L.AUGER, courtier en immeubles, 384 est, rue Ontario.: 2e vice-président général : J.-W.DÉZIEL, comptable, 182, Avenue Notre-Dame de Grâces.Secrétaire général: J.-A.BARITEAU, LL.L., notaire, 1609,Maisonneuve.Trésorier général: Aimé PARENT, administrateur, 51 est, rue St-Paul.Directeurs: J.-C.BEAUCHAMP, administrateur, 119, Cherrier.Victor MORIN, LL.D, notaire, 97, rue Saint-Jacques.J.-V.DESAULNIERS, courtier en immeubles, 17, rue Saint-Jacques.Guy VANIER, LL.L., avocat, 9'7, rue Saint-Jacques.V.-E.BEAUPRÉ, I.C., professeur, 3694, rue Saint-André.J.-R.POIRIER, comptable, 250, rue Workman.J.-0.MOQUIN, douanier, 139, Saint-Thomas, Longueuil, P.Q.Adj.PERRON, professeur, 1228, rue Maisonneuve.J.-A.BERNIER, voyageur de commerce, 4379, rue Saint-Hubert.Francis PAYETTE, employé civil, 1912, rue Dorion, : Chef du Secrétariat: Jean GUERIN, bureau No 1, Monument National, téléphone: LAncaster 4364.\u2014Rés.: 4325, Delanaudière, Am.3129.Assistant: Oscar BLAIN, 1957, Des Erables, Ch.5662.CORPORATIONS FILIALES DE LA SOCIÉTÉ: La Caisse Nationale d\u2019Economie \u2014 la Caisse de Remboursement -\u2014 Je Monument National \u2014 la Société Nationale de Fiducie \u2014- la Société Nationale de Colonisation.La Direction de la Revue Nationale ne s\u2019engage pas à rendre les manuscrits non insérés.Elle laisse aux auteurs la responsabilité des idées émises dans leurs articles.La REVUE NATIONALE est éditée par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, 1182, rue Saint-Laurent, et imprimée par ARBOUR et DUPONT, imprimeurs-éditeurs.249 est, rue Lagauchetière.\u2014 Tél.: EST 6264.alm 25 in.pd => me me ea me ba LA REVUE NATIONALE 129 LE THE VERT sans égal\u2014servez-le de préférence Nous avons le plaisir d\u2019annoncer que tout notre lait provient de vaches ayant subi l\u2019épreuve de la tuberculine, ce qui est une garantie d\u2019un lait non-tuberculeux.Il est en plus parfaitement pasteurisé.C\u2019est done un lait absolument sain, et de haute qualité.Encouragez nos annonceurs. 130 LA REVUE NATIONALE LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA Siège social: 7 et 9, Place d\u2019Armes MONTRÉAL Capital autorisé.$ 5,000,000.00 Capital payé et Surplus .$ 5,776,000.00 Actif total (au 30 nov.1926) $47,880,000.00 Cette banque est la seule au Canada dont les argents confiés à son département d\u2019Epargne sont contrôlés par un Comité de Censeurs, ces messieurs examinant mensuellement les placements faits en rapport avec tels dépôts.Conformément aux règlements approuvés par ses actionnaires,lors de sa fondation, cette banque ne prête pas d\u2019argent à ses directeurs.131 succursales dans les Provinces de Québec, d\u2019Ontario, du Nouveau-Brunswick et de l\u2019Île-du-Prince-Édouard.Caron Frères Inc.NOUVEL ÉDIFICE CARON, Coin des rues BLEURY & CONCORD FABRICANTS D\u2019'EMBLÈMES DE SOCIÉTÉS ET D\u2019INSIGNES DE TOUS GENRES.GARDONS NOS EPARGNES CHEZ NOUS Le revenu en primes d\u2019assurances, au Canada, en \u2019année 1924, a été d'au-deld de $210,000,000.00.Nos institutions nationales en ont à peine touché $3,000,000.00.Pour enrayer cet exode considérable de nos ressources financières, exigez de votre agent qu\u2019il place vos assurances dans LA PREVOYANCE Compagnie essentiellement canadienne fondée en 1905.Assurances de tous genres.Siège Social: ÉDIFICE « LA PRÉVOYANCE » Coin PLACE D\u2019ARMES et ST-JACQUES, - MONTRÉAL Tél.: HARBOUR 3292-3-4-5-6-7.Encouragez nos annonceurs. \\ LA REVUE NATIONALE 131 Tél: Calumet 0128 Membre de la Section Saint-Édouard ENTREPRENEUR Assortiment complet d'accessoires électriques L'installation du système d\u2019illumination de la Croix du Mont-Royal est une preuve de l\u2019excellence de notre travail.2173, rue Saint-Denis, - - Montréal SOLIDARITÉ Tout le monde peut économiser.Quoi que nous ayons, dépensons moins.C\u2019est un devoir envers soi-même, envers les siens, envers son pays.L\u2019épargne est une accumulation de puissance.C'est elle qui alimente la vie économique.Groupons nos ressources.Mettons-les au service de nos entreprises.BANQUE CANADIENNE NATIONALE Capital versé et réserve .$11,000,000.Actif, plus de .$139,000,000.GRACIEUSEMENT OFFERT PAR LA Compagnie d'Assurance \u201c MONT-ROYAL \u201d 17, rue Saint-Jean, - - - Montréal Préparation aux carriéres industrielles; enseignement théorique et pratique, donné le jour et le soir.Cours du Jour: $ ANNÉES D'ÉTUDE.Cours du Soir: OCTOBRE à AVRIL.Prospectus sur demande.Encouragez nos compatriotes LA REVUE NATIONALE Qualité 38 ANS D\u2019EXISTENCE imprimée dans nos ateliers, est une de l\u2019excellence de notre travail.entêtes de lettres, programmes, livres, \u2018Tel.: EST 6264 IMPRIMEURS - ÉDITEURS 249 est, rue LAGAUCHETIÈRE, - Près de la rue Saint-Denis LA REVUE NATIONALE brochures, etc, etc, à des prix très modérés.ARBOUR & DUPONT Service preuve Nous imprimons tout : Cartes d\u2019affaires, revues, Montréal Tél.: ATLANTIC 4279.Spécialité: ÉDIFICES ENTREPRENEURS GÉNÉRAUX RELIGIEUX.DAMIEN BOILEAU, Limitée 245, Ave McDOUGALL - Outremont, Montréal 15% la boîte - suffisant pour 4 Tartes LEMON PIE FILLING i MEADOW-SWEET , ChtESETO co.MONTREAL CANADE IN COMPARABLE POUR TARTES! imitations Refuse toutes Encouragez nos annonceurs. _{\u2014X 4 9e ANNÉE \u2014 No 5 MONTRÉAL MAI 1927 GbE GE eE EEE EEG LEME LA REVUE NATIONALE CHEER E LEE e GEES SOMMES-NOUS LOGIQUES?.od 4 # À & Au ss de dire que nous sommes pauvres de biens matériels, si nous gaspillons comme une race riche?L\u2019A.C.J.C.a mis l\u2019épargne à l\u2019affiche, en prévision de son congrès qui se tiendra en juillet prochain, à Saint-Hyacinthe.Brûlant sujet d\u2019actualité que celui-là ! Je vois venir à moi tous ceux qui auront lu ce que nous avons écrit touchant l\u2019émancipation économique de notre groupe.Ces amis nous répéteront ce que nous aurons peut-être énoncé nous-même : que nous réalisons des gains, que nous ne subissons plus aussi passivement d\u2019être brimés dans notre demeure, c\u2019est vrai.Depuis vingt-cinq ans, nous secouons la torpeur qui nous ankylosait l\u2019échine, nous nous écartons des voies anciennes, trop étroites ou tortueuses, nous prenons place au soleil de la nerveuse vie économique qui agite nos puissants voisins.Nous nous écartons des voies anciennes.avons-nous dit.Est-ce pour le mieux?Quel chemin avons-nous suivi, et suivons- nous?Impossible de dissimuler que nous étions routiniers à l\u2019excès, que nos méthodes commerciales étaient d\u2019un vermoulu! Donc, c\u2019est admis, nous escaladons la colline de l\u2019aisance, lentement, mais âprement ; inlassablement, nous constatons progrès appréciable, nous entrevoyons davantage pour l\u2019avenir.* x * Quiconque est patriote réfléchi, de ce patriotisme intelligent qui provient de la raison et non seulement de la gorge, celui-la 134 LA REVUE NATIONALE sera heureux de constater l\u2019essor d\u2019une entreprise dirigée par un compatriote.Il encouragera les siens qui s'appliquent à créer un capital national, dont l\u2019effet immédiat sera de nous dégager relativement de l\u2019étreinte des races saxonnes qui nous entourent.Une réflexion m\u2019arrête ici.Tous ensemble, comprenant enfin l\u2019importance pour une race d\u2019être maîtresse des institutions qui sont sa vie, nous nous mettrons tout-à-coup à donner notre encouragement à ceux de notre race.Et le magasin s\u2019agrandit, l\u2019usine prospère et le propriétaire s\u2019enrichit.Puis un jour, on lit en page financière que la puissante industrie, que le gigantesque établissement a été cédé à un Juif rival ou à un consortium américain.Philosophiquement,on se frotte les mains,pénétré d\u2019un contentement béat.C\u2019est une tranche de l\u2019actif national qui se volatilise, ou plutôt qui devient, par l\u2019insouciance, la veulerie, ou la simple apathie, une arme de plus aux mains de nos traditionnels coneur- rents.Le fruit d\u2019années de travail disparait par cette demi- lâcheté.Notre compatriote avait d\u2019ailleurs affiché notoirement sa complaisance excessive pour les étrangers en accordant sa fille cossue à un Anglais ou Américain qui ne l\u2019était pas moins.Parfois, c\u2019est le fils à l\u2019aise qui dédaigne la fille de son sang pour une Américaine de là-bas, qui possède pour avantage sur la Canadienne d\u2019escompter une somme rondelette dans sa corbeille de noces.C\u2019est le cas de le dire, c\u2019est la démission de la tête, l\u2019abandon de ceux qui, chez nous, ont un rôle à remplir.Ceux-là, pendant la montée vers la cime de la fortune, ont fait appel au patriotisme des Canadiens-Francçais, à leur esprit de solidarité.Il ne faudrait pas, pour l\u2019honneur de notre race, que se justifie l\u2019assertion que «le patriotisme est le dernier refuge de la canaille ».Heureusement, nous n\u2019en sommes pas rendus là.* * * fat SOMMES-NOUS LOGIQUES?.135 Quelle leçon tirer de ces défaillances que nous constatons quotidiennement! Il faut continuer, malgré ces multiples traverses, à croire et à travailler pour la race.Cela s\u2019impose.Cependant, nous ne nous libèrerons tout-à-fait des chaînes qui nous lient qu\u2019en nous pénétrant d\u2019une vérité fondamentale, à savoir qu\u2019il est faux, à mon sens, de soutenir que le thème de l\u2019émancipation économique de notre race implique une concentration continue et aboutissant inéluctablement au monopole ou au « trust ».L\u2019expérience cent fois répétée ne nous a-t-elle pas encore appris que cet actif de la race ainsi constituée est bien fragile et aléatoire, s\u2019il ne repose que sur quelques richards Leur sens national est trop souvent effrité ou de peu de consistance; et à la moindre petite anicroche, ce qui était l\u2019objet de nos plus légitimes espoirs s\u2019effondre par un transfert malencontreux opéré par une alliance matrimoniale.L'exemple, venant de haut, est mauvais.Ne l\u2019oublie-t-on pas un peu trop ?Car c\u2019est par la tête que pourrit le poisson.Non, je me refuse à croire que trente ou quarante riches Canadiens-Français feront de nous un groupement fort, économiquement parlant.J'ai plutôt foi en l\u2019_épargne, modeste mais constante.Cette habitude des sages qu\u2019est la pratique de l\u2019épargne devient, dans le monde agité qui nous emporte comme des fétus, la plus importante des vertus sociales.Productrice de capitaux, régénératrice de la vie sociale, discipline des activités, tempérance des instincts,tels sont les avantages de l\u2019_épargne de façon générale.Chez nous, au Canada Français, elle est quelque chose de plus: d\u2019abord préservatrice de notre caractère nationale (nous expliquerons comment) elle peut, si nous agissons sagement, constituer une arme pour la sauvegarde de nos plus chers intérêts.C\u2019est alors qu\u2019il faut admettre qu\u2019il y a tendance à l\u2019émancipation économique.La France, jusqu\u2019à ces dernières années, ne comptait pas un nombre très élevé de richissimes financiers ; cependant nous savons pertinemment de quel enviable crédit, elle était réputée à l\u2019extérieur.Pays de lente ascension économique, mais où la fortune, que dis-je, l\u2019aisance, ce qui vaut mieux, était distribuée au sein des 136 LA REVUE NATIONALE grandes masses ouvrières ou paysannes, chaque Français étant un petit capitaliste,chaque Français étant un client d\u2019une caisse d\u2019épargne ou détenteur de coupons du trésor.Le sou par sou mis de côté quotidiennement faisait de la France une des nations où l\u2019assiette économique était le mieux assise, où la concentration de la richesse aux mains de quelques- uns existait le moins.7 Depuis dix ans, la guerre et l\u2019après-guerre ont changé bien des choses.* * * Avons-nous dit suffisamment pour démontrer aux lecteurs de la Revue Nationale quelle vertu puissante est du ressort de l\u2019épargne, quelle sera son aide dans la lutte économique que nous livrons présentement.Dans la deuxième partie de notre étude,nous tenterons d\u2019exposer si l\u2019épargne se pratique chez nous, quelle forme elle revêt, si elle est satisfaisante, s\u2019il y a lieu d\u2019en disposer autrement.* * + On demande à ceux qui dissertent sur les questions vitales intéressant la nationalité, d\u2019être clairs et précis, d\u2019apporter des formules non équivoques, de dire en quoi, où et comment nous avons failli.On a raison.À la solution de ces épineux problèmes, nous nous employons, de concert avec nos vaillants aînés hommes de coeur et de principes.Dans la mesure de notre talent, nous prêterons notre concours.Rodolphe LAPLANTE. SINON TU VAS COMPROMETTRE NOTRE AVENIR 137 SINON TU VAS COMPROMETTRE NOTRE AVENIR « Tu jouis d\u2019un héritage indispensable: sans ta religion et ta langue, sans tes traditions et ton histoire, tu ne serais plus Canadien-Français.D\u2019où l\u2019obligation stricte, pour toi, non seulement de le conserver intact, mais aussi de le faire fructifier: tes descendants ont aussi un droit imprescriptible de survivre.« À notre berceau, c\u2019est sur les champs de bataille ainsi que dans les missions lointaines que tes ancêtres ont dû lutter pour te gagner cet héritage.Leurs fils l\u2019augmentèrent par la suite dans l\u2019enceinte des Parlements.Toi, aujourd\u2019hui, tu ne l\u2019accroîtras, à ton tour, que sur le terrain économique.L\u2019épée et le Verbe ont triomphé: de plus c\u2019est maintenant l\u2019épargne qui nous donnera la victoire économique.Acquiers donc cette puissance; sinon tu compromets notre avenir.« Cette arme, nécessaire, urgente, victorieuse, tu l\u2019as à portée de ta main, grâce au patriotisme pratique de notre société nationale, la Saint-Jean-Baptiste: c\u2019est LA CAISSE NATIONALE D\u2019ECONOMIE, qui ne désire qu\u2019une chose: assurer ton aisance, par les intérêts de tes épargnes, concentrées avec celles de milliers de tes compatriotes, et, partant, agrandir, avec ce capital national, inaliénable, ton héritage: l\u2019héritage de la race.« La prospérité de l\u2019individu, le président du Pacifique Canadien le disait encore dernièrement, c\u2019est la base de la prospérité du pays tout entier.» (Roger DU VERNAY,dans le dernier Bulletin de la Caisse Nationale d\u2019Economie.) LA REVUE NATIONALE LA LUTTE POUR LE FRANÇAIS Nous reproduisons le texte d\u2019un bref exposé sur la situation du français, que M.Eugène Simard devait présenter aux congressistes de notre société à leur réunion du dimanche, 13 mars.Depuis 15 ans nous assistons à un réveil de la race; je devrais plutôt dire en présence de congressistes de notre grande société, que nous vivons un réveil de la race.\u2014 Dirigée d\u2019abord sur le terrain des revendications nationales, la lutte fut promptement engagée dans tous les domaines; à la revendication se joignait l\u2019éducation de la conscience nationale pour l\u2019engager à réagir contre l\u2019emprise d\u2019un colonialisme abrutissant et d\u2019un défaitisme dont la principale raison d\u2019être s\u2019appelait la crainte d\u2019un effort réel et persévérant.Je ne vous ferai pas d\u2019historique: les cadres d\u2019un rapport de dix minutes ne le permettent pas.\u2014 Cette simple entrée en matière indique suffisamment que la question n\u2019est pas neuve; comme hier, elle mérite autant, sinon plus, l\u2019attention des unités, et tout spécialement de celle des membres de la Société Saint-Jean-Baptiste qui ont pour mission spéciale de rendre le peuple meilleur.Notre Société n\u2019est pas restée en marge du mouvement ; elle en a été de toujours; elle se doit d\u2019y rester.Votre comité d\u2019étude voulait spécialement soumettre aux délégués du Congrès quelques réflexions sur la langue fran- caise et donner pour mot d\u2019ordre de l\u2019année, à toutes les sections, l\u2019organisation systématique d\u2019une campagne d\u2019action française.Nous sommes encore loin des réalisations complètes : même dans la très francaise province de Québec, même dans Montréal, la 3e ville francaise du monde, le francais n\u2019occupe pas la place à laquelle il a droit.Que dire maintenant de sa place dans la Confédération?Non, l\u2019effort doit continuer: il n\u2019y a pas'de succès possible sans continuité et persévérance. LA LUTTE POUR LE FRANÇAIS I.\u2014 La langue française officielle Les compagnies d\u2019utilités publiques sont très respectueuses des lois dans la mesure où on leur en rappelle l\u2019existence.La Cie des tramways, les chemins de fer et toutes les autres, dans leurs relations avec le public, ignorent avec une étonnante facilité l\u2019existence du français.Quand entendez-vous le percepteur des billets, en chemin de fer, dire autre chose que « tickets please ».Existe-t-il des chèques bilingues du trésor provincial?Pouvez-vous obtenir du français de tous les ministères fédéraux?La réponse négative s\u2019impose d\u2019elle-même.Le remède existe: il faut exiger du français, il faut \u2014 passez-moi l\u2019expression \u2014 officialiser la langue française.Avez-vous à correspondre avec Ottawa, faites-le en français et exigez du français.Avez-vous besoin de rapports ou formules des ministères, refusez nettement les formules anglaises.Le gouvernement publie des imprimés, demandez les versions françaises.Croyez-vous que la situation ne s\u2019améliorerait pas très vite si les quelques millions de Canadiens- français du pays réclamaient unanimement la reconnaissance officielle de leur langue, déjà officiellement reconnue par la Constitution ?Ici se précise l\u2019action des membres de la Société Saint-Jean- Baptiste : organiser son milieu et en faire autant de bataillons.La conférence publique, sous les auspices de la section, jette la bonne semence ; l\u2019enquête prépare la récolte.Et quand vient l\u2019heure des grandes requêtes \u2014 et je souhaite qu\u2019elle vienne, spécialement pour le timbre et la monnaie \u2014 vous n\u2019avez pas à rechercher les signataires, elles viennent seules; vous n\u2019avez pas à expliquer, tout le monde a compris.Créez un lien de solidarité par la commémoration des moindres fêtes, surtout celle de la fête nationale, et vous disposerez bientôt dans votre paroisse d\u2019un groupe décidé et prêt à toutes les luttes.II.\u2014 Les affaires On a cru un jour que les affaires ne pouvaient se transiger qu\u2019en anglais.L'idée a vieilli, mais elle n\u2019est pas encore enterrée. 140 LA REVUE NATIONALE Vous connaissez l\u2019histoire du téléphone.La Cie employait jadis des employés unilingues qui, évidemment, n\u2019étaient pas des nôtres.Il fallait demander son numéro en anglais.Un groupe résolut de tenter un coup de force: quelques hommes entreprirent la visite des hommes d\u2019affaires, l\u2019un après l\u2019autre, en leur faisant promettre d\u2019exiger du français au téléphone.En quelques mois la partie était gagnée: la compagnie renvoyait une partie de son personnel unilingue et le remplaçait par des employés bilingues.at Les exemples pourraient se multiplier: et pour n\u2019en citer qu\u2019un autre célèbre, vous avez l\u2019obtention de la version fran- caise du Bulletin des renseignements commerciaux.il if de se al Ce n\u2019est pas toujours par mauvaise volonté qu\u2019on affiche l\u2019anglomanie dans nos moindres manifestations commerciales, c\u2019est souvent par négligence et apathie \u2014 ou par snobisme.On achète dans l\u2019ouest et l\u2019on parle en anglais: c\u2019est plus chie.On fait affaire à une banque anglaise et toutes les affaires de banque se transigent en anglais.On annonce en anglais sous prétexte que la clientèle est anglaise.On a parfois peur d'afficher une physionomie française dans la crainte de perdre des | ui te clients.: bs L\u2019enquête de la section révélerait les points faibles de cha- 0 je , .£ que milieu; effort pour la reconnaissance officielle du fran- % cais faciliterait l\u2019application des remèdes.Le canadien qui BT admet le droit de cité de la langue dans le domaine public l\u2019ad- 1 mettra facilement dans ses propres affaires: de l\u2019un à l\u2019autre, | il n\u2019y a qu\u2019un pas.a Il y a aussi le français dans la famille.| | M: Cu, \"ing II.\u2014 La famille Vous connaissez l\u2019axiôme: dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es.Comment peut-on conserver un caractère français dans un atmosphère anglificateur?Si l\u2019anglais abonde au foyer; si les journaux, les livres, les revues sont anglais, si la toilette générale du foyer est anglaise, il y aura répercussion nécessaire sur la mentalité de ses habitants.Les enfants qui grandissent dans LA LUTTE POUR LE FRANÇAIS 141 cette ambiance subissent les premiers l\u2019atteinte du mal: les parents suivent.Si le caractère français d\u2019un individu n\u2019est pas capable de s\u2019affirmer nettement en s\u2019extériorisant, on peut dire qu\u2019il est déjà vaincu ; ce n\u2019est pas encore un ennemi, mais c\u2019est pire ; c\u2019est un lâcheur.Dans ce domaine, les membres pourraient commencer par un examen de conscience.Et quand ils auront frappé le med culpä sur leur poitrine suffisamment pour en faire sortir un acte de contrition parfaite, ils pourront commencer à frapper le med culpé sur la poitrine du voisin.Visitez un foyer anglais de Toronto: vous n\u2019y êtes que depuis un instant et déjà tout ce que vous voyez vous fait dire: ici ce sont des anglais.On devrait pouvoir dire la même chose de tous nos foyers canadiens-français.Les membres de nos sections ont sûrement fort à faire ; qu\u2019ils se mettent résolument à la besogne ; le succès n\u2019est pas impossible.Je m\u2019arrête : je ne voulais que souligner quelques idées qui qui ne sont pas neuves, mais qu\u2019il fait bon de rappeler de temps en temps.Je voudrais terminer en émettant un voeu à l\u2019approbation des congressistes ; nous parlons aisément de sa majesté la langue française.Si la langue est majestueuse dans ses droits et ses revendications, ne trouvez-vous pas qu\u2019elle manque souvent et facilement de majesté dans sa tenue?La section pourrait à certaines heures redevenir une école où tous y trouverait leur profit.Que chaque membre de la Société soit pleinement français, non seulement dans ses affaires, dans son foyer, dans sa conscience intime, mais aussi dans son parler.Prenons garde d\u2019amoindrir par notre faute la Majesté de notre langue.E.SIMARD. LA REVUE NATIONALE À TRAVERS NOTRE VIE NATIONALE \u2014_\u2014 M.DAFOE.M.Dafoe, directeur du Free Press, déclarait récemment ce qui suit, en parlant de la protection des droits de la minorité canadienne-francaise au Canada: « Cette protection peut s\u2019accroître et devenir absolue, si les Canadiens-Français la cherchent à la seule place où ils peuvent l\u2019obtenir, au Canada.Nul Canadien,sauf peut-être le docteur Edwards, M.Hocken et d\u2019autres du même esprit, ne s\u2019opposera à une entente comportant que les droits de la minorité seront revêtus d\u2019un caractère permanent et intangible dans un accord d\u2019après lequel le Canada acquerrait le droit d\u2019être le seul maître de sa constitution.» FONCTIONNAIRES BILINGUES.Le député de l\u2019Assomption, M.Séguin, a présenté une motion pour demander que tous les fonctionnaires soient bilin- gues.La-dessus, grande colère des députés anglais, ce qui prouverait que leurs compatriotes ne seraient pas aptes à apprendre deux langues.C\u2019est pourtant le gros bon sens même que cette mesure.Espérons que l\u2019idée fera son chemin.NOS AMIS DE LONDRES.Il est intéressant de savoir ce qu\u2019on peut penser de nous dans certains milieux d\u2019Angleterre.Voici une déclaration d\u2019un nommé H.S.Murton, publiée dans la National Review de Londres: « Lattitude présente du Québec est intenable.Elle est incompatible avec le progrès du Canada en tant que nation autonome dans l\u2019Empire britannique.Pour le Québec, il n\u2019y a pas d\u2019Empire.Le Québec est un membre atrophié d\u2019un corps en pleine croissance.Et les petits chefs du peuple canadien qui se disputent les électeurs, pour pouvoir mieux se cramponner au pouvoir, sont empressés à faire devant le Québec des génuflexions et des révérences et à réprimer le désir du peuple canadien qui veut la coopération impériale la plus complète \u2014 coopération qui libérerait l\u2019élément anglo-canadien du sentiment de À TRAVERS NOTRE VIE NATIONALE 143 gêne qu\u2019il éprouve devant les moqueries à peine déguisées des autres Dominions.Tant que le parti tory ne sera pas capable de grouper dans les provinces anglaises un groupe qui fasse bloc puissant et contrebalance l\u2019influence rétrograde du Québec, ce parti ne pourra réussir à faire adopter un programme naval de participation à la défense impériale.» Comme on le voit, toutes ces pruhommesques déclarations ne riment qu\u2019à une chose, à savoir que le Canada devrait se saigner pour entretenir la marine anglaise dans les eaux du monde entier.Dieu merci, c\u2019est un honneur pour le Québec d\u2019être insulté par de certains individus et dans le cas présent, c\u2019est la preuve la plus manifeste que dans la Confédération canadienne, l\u2019élément le plus patriote, le moins jobard, c\u2019est encore la population canadienne-française.ANNIVERSAIRE.La Société du Parler français a fêté dernièrement son vingt- cinquième anniversaire de fondation.Depuis un quart de siècle elle a monté une garde vigilante autour de notre langue, pour l\u2019épurer, la maintenir belle et noble.Sans relâche, elle en a défendu l\u2019intégrité contre l\u2019anglicisme.Si, aujourd\u2019hui, les attaques de l\u2019ennemi se sont lassées, si le peuple canadien reconnaît enfin que le français vit et vivra toujours au Canada, nous le devons pour une large part à des sociétés courageuses et actives comme la Société du Parler Français.STATISTIQUES.Le dernier bulletin statistique de la Metropolitan Life indique qu\u2019aux Etats-Unis, le taux de la mortalité par alcoolisme ou ingestion d\u2019alcools non potables parmi les porteurs de police, s'accroît de plus en plus depuis l\u2019établissement de la loi Volstead.Ce taux de mortalité qui était de moins de 1 par 500,000 assurés au Canada, en 1911, y fut de 2.7 en 1926.Dans l\u2019état de Californie qui donne la mortalité la plus faible de tous les états américains, en 1926, le taux est de plus de 5.En regard, le bulletin montre que la province de Québec a le taux de mortalité par alcoolisme, le moins élevé de tout le Canada et des Etats-Unis, à preuve qu\u2019il est moindre de 5 pour cent que celui de l\u2019Ontario. 144 LA REVUE NATIONALE CENTENAIRE.Le 20 juin prochain, le collège classique de Sainte-Anne-de- la-Pocatière fêtera le centenaire de sa fondation.Cette institution qui est devenue maintenant la plus moderne de notre province et qui s\u2019adosse au flanc d\u2019une montagne dans un panorama superbe, a été fondée par un humble curé de paroisse, le curé Painchaud, sans aucuns moyens financiers, dans le seul but désintéressé de donner des lévites à Dieu et des hommes à la patrie.Pendant des mois, les habitants de Sainte-Anne-de-la-Poca- tière, travaillèrent gratuitement à édifier l\u2019humble collège.Les débuts furent difficiles et il vint une heure où le fondateur voulut se dépouiller de ses derniers livres pour sauver l\u2019oeuvre en péril.Puis ce furent une série de lourdes épreuves, des incendies successifs.Mais toujours le collège de Sainte-Anne s\u2019est relevé plus puissant dans l\u2019épreuve et aujourd\u2019hui il peut s\u2019enorgueillir de ses 7,000 élèves et des nombreux prêtres qu\u2019il a donnés au pays.Ses professeurs ont accompli cette oeuvre séculaire, dans l\u2019obscurité, et l\u2019oubli du monde, au milieu des sacrifices quotidiens de ceux qui n\u2019étant pas à panache n\u2019ont pas les faveurs de la publicité.Il est bon de rappeler de temps à autre les oeuvres des honnêtes gens et de les mettre en comparaison avec les exploits des bandits de haut et de bas parage qui font la gloire des grands journaux.HONNEURS.La République française vient de créer chevaliers de la Légion d\u2019honneur, Mgr Vincent Piette, recteur de l\u2019Université de Montréal, M.Ernest Tétreau, président de la Ligue de survivance française, M.Dr Damien Masson, professeur à l\u2019Université de Montréal, M.Louis Beaubien, courtier de Montréal, L.- Athanase David, ministre provincial.M.LE Dr GEORGES BARIL.La République Française a conféré les palmes académiques à M.le Dr Georges Baril, secrétaire de la Faculté des Sciences et professeur titulaire de chimie physiologique à l\u2019Université de Montréal.Tous ceux qui connaissent M.Baril, la qualité de sa formation scientifique, et la noblesse de son caractère, ont été heureux de cet honneur largement mérité. op Il ire Al 3 ul 16s i Las ol ol el s'est il ila dans uti | i: Te sev fb hire § à de pri fa Le ue! IN pit ie qu I A TRAVERS NOTRE VIE NATIONALE 145 M.SAMUEL GENEST.La République farnçaise dans le flot de ses décorations n\u2019a pas oublié M.Samuel Genest, d'Ottawa, et lui a accordé les palmes de l\u2019instruction publique.S\u2019il est quelqu\u2019un qui au Canada, ait mérité de la France, qui ait le mieux combattu pour faire triompher son véritable esprit chrétien, pour garder sur les lèvres de milliers de petits enfants le verbe français, c\u2019était bien M.Genest.CENTENAIRE DE CREMAZIE.Le centenaire de Crémazie a failli passer inaperçu sans la Saint-Jean-Baptiste qui a pris l\u2019initiative d\u2019une manifestation publique.Crémazie a incarné dans sa poésie, ce que notre race eut de plus noble et de plus chevaleresque et qui a inspiré un grand nombre de nos hommes publics, d\u2019un amour plus vif de la patrie.En perpétuant chez nous le culte idéalisé de la France, il nous donnait un amour qui nous préservait de l\u2019assimilation.M.ELPHEGE BOIS.M.Bois a passé brillamment son doctorat ès-sciences de l\u2019Université de Fribourg, en Suisse, où il suit actuellement des cours.Il a obtenu la note summa cum laude en passant l\u2019examen pour le doctorat.M.Bois est l\u2019auteur du composé « hématine synthétique du bois » qui est une nouvelle préparation synthétique de la substance rouge dans le sang.Il a aussi découvert un microbe non pathogène dans l\u2019eau potable.Ces découvertes ont eu un grand retentissement dans le monde scientifique européen.M.Bois reviendra au Canada l\u2019été prochain et sera attaché au personnel professoral de l\u2019Université Laval.TIMBRES BILINGUES.Le gouvernement fédéral a décidé d'émettre des timbres bilingues pour la Confédération.Nombre d\u2019imbéciles, de ceux qui aux temps des élections viennent nous jurer qu\u2019ils nous aiment et nous rendront plus que justice, ont crié contre cette mesure d\u2019élémentaire courtoisie, pour la race civilisatrice et évangélisatrice du Canada,à laquelle ont été garantis des droits égaux à ceux de la race anglaise.A.GAGNON. LA REVUE NATIONALE CONGRES GENERAL DE 1927 Résumé des délibérations (suite) Séance d\u2019ajournement, 13 mars 1927 Dimanche matin, 13 mars.\u2014 Tous les Congressistes sont réunis à 9 h.a.m., dans la chapelle de Notre-Dame-de-Lourdes, pour assister à une messe spéciale, qui est célébrée par M.J.- H.Robert, p.s.s.M.l\u2019abbé Henri Gauthier, p.s.s., curé de la paroisse Saint-Jacques donne le sermon de circonstance, rappelant les oeuvres de la Société et soulignant particulièrement la décadence de nos moeurs.Après avoir signalé les causes générales et particulières de cet état de choses, le prédicateur déclare que la Société Saint-Jean-Baptiste a devant elle un travail considérable et que par son action rayonnante elle est capable de faire un bien immense pour le relèvement moral de notre société.A 2.30 h.p.m., les congressistes sont de nouveau réunis au Monument National, sous la présidence de M.Léon Trépa- nier.Fête nationale.Le premier sujet à l\u2019ordre du jour est la célébration de la fête nationale et M.Morin présente aux congressistes, au nom du Conseil général, la manière dont celui-ci a l\u2019intention de célébrer cette année le 24 juin.La procession historique aura pour titre: « L\u2019évolution matérielle du Canada ».Ce sujet englobe la transformation de notre pays en passant par la fondation des grandes villes et l\u2019application des découvertes et inventions modernes.Comme la célébration du 24 juin attire à Montréal un grand nombre de touristes et que cette année cette célébration coincide avec celle du soixantenaire de la Confédération canadienne, on suggère de répéter la procession le 1er juillet.Tous les congressistes autorisent alors le Conseil général à continuer l\u2019organisation de la fête telle que commencée. sont is, oly ri ent Tes it Xi a is pa UT on i CONGRES GENERAL DE 1927 147 La lutte pour le français.En l\u2019absence de M.Eugène Simard qui devait présenter un rapport sur la question du français, M.Guy Vanier, dans un discours marqué de conviction démontre aux congressistes que d\u2019abord, les Canadiens-Français n\u2019ont qu\u2019à continuer leur marche ascendante dans le domaine économique et- en même temps travailler ferme pour faire respecter leurs droits.Au point de vue finance, la Caisse Nationale d\u2019Economie est un exemple du succès que peuvent obtenir nos compatriotes.Pas un seul sou de capital n\u2019a été perdu depuis 28 ans et actuellement malgré la baisse continuelle du taux de l\u2019intérêt, ce taux a été maintenu depuis deux ans à 5.40%.Puis M.Vanier demande aux Congressistes de faire usage du français partout, de le propager et de le faire employer par tous: lo dans la famille, 20 dans les affaires, 30 dans la vie publique.Plusieurs suggestions sont donnees aux congressistes et des moyens d\u2019action sont mis a leur disposition.En terminant, M.Vanier propose que le nouvel échange que la Cie de Téléphone Bell a l\u2019intention d\u2019installer dans le nord de la ville porte le nom de Crémazie au lieu de Crescent.Ce rapport est adopté a l\u2019unanimité.Comme questions connexes à celle du français, M.l\u2019abbé Charles Beaudin propose de faire des instances auprès des Chemins de fer nationaux pour que les annonces aux postes de radio CN R M et CN R O soient faites en francais; il propose également de remercier M.Beatty, président du C.P.R., pour la déclaration qu\u2019il vient de faire que le francais est absolument nécessaire dans notre pays; que des félicitations soient adressées à MM.P.-A.Séguin et Henri Bourassa pour la vigoureuse défense du français qu\u2019ils ont faite à la Chambre des Communes.Ces trois propositions sont adoptées à l\u2019unanimité.Section Alexandria.; M.O.Sauvé, délégué de la section Alexandria se lève alors pour exposer aux congressistes la situation difficile de leur section qui a à lutter pour sauvegarder le peu de français auquel ils ont droit légalement.Ils sont même obligés de payer 148 LA REVUE NATIONALE un prix assez élevé pour l\u2019usage d\u2019une salle, les soirs de leurs assemblées.M.H.-L.Auger appuie M.Sauvé en citant un cas partieu- lier où deux mères de famille ont donné gratuitement des leçons de français pendant les soirées d\u2019hiver à des adultes pour maintenir la connaissance de leur langue parce qu\u2019on refuse de l\u2019enseigner dans les écoles.Le congrès félicite cette section et le président leur promet l\u2019appui de la Société Saint-Jean-Baptiste.Cinéma.M.l\u2019abbé Beaudin dans un discours caractérisé par la connaissance des faits, expose aux Congressistes la situation.Il résume son discours en suggérant comme remède immédiat de faire respecter la loi que nous avons.L\u2019individu doit la respecter en s\u2019abstenant lui-même de faire ce que défend la loi et en la faisant respecter par ceux qui sont sous son autorité ; les administrateurs de la ville et en général ceux qui sont chargés de l\u2019application des lois doivent agir avec sévérité et justice.Lorsque l\u2019enquête royale aura provoqué d\u2019autres suggestions, il y aura lieu à ce moment d\u2019ajouter d\u2019autres remèdes.M.Victor Morin se lève alors et propose « Qu\u2019on exclut des cinémas les enfants au-dessous de 16 ans, accompagnés ou non.» M.C.-J.Arcand propose en sous-amendement que le Congrès approuve toute l\u2019attitude que le Conseil général prendra au cours des réunions des différentes sociétés canadiennes- françaises.Les congressistes alors voyant l\u2019importance de la question qui est à l\u2019étude et le peu de temps qui reste pour la discuter décident sur la proposition de M.Fridolin Roberge d\u2019ajourner au dimanche suivant.Séance d\u2019ajournement, 20 mars 1927 Dimanche, 20 mars.\u2014 M.V.-E.Beaupré, directeur général, continue le débat sur la question du cinéma, et dans un discours rempli de suggestions, il présente aux congressistes plusieurs projets de résolution qui peuvent aider à obtenir la 149 CONGRÈS GÉNÉRAL DE 1927 leurs production de meilleurs films par une censure plus sévère et des moyens de surveillance plus efficace : Il faut encourager les censeurs dans l\u2019exécution de leur tâche et rendre leur travail plus facile, leur donner même des auxiliaires, si nécessaire.Les règlements de la censure des affiches doivent aussi être très sévères, afin de supprimer sur les pancartes d\u2019annonces ce que les censeurs n\u2019ont pas laissé passer dans les films.Les règlements devraient être de telle sorte que les produe- teurs de films soient eux-mêmes intéressés à ne pas présenter leurs immoralités, soit en imposant une taxe spéciale assez élevée sur tout pied de film refusé en outre de la taxe imposée sur tout pied de film soumis à la censure; soit en autorisant les censeurs à détruire les parties refusées.La ville ne devrait pas vendre de billets spéciaux aux enfants pour les admettre au cinéma.Ceci ne se fait pour aucun autre genre de représentation et encourage les enfants à aller aux vues lorsque d\u2019un autre côté l\u2019on veut les en exclure.Le nombre des inspecteurs de théâtres devrait être augmenté et des rapports réguliers devraient en être exigés.M.Beaupré suggère enfin, l\u2019idée de la formation d\u2019un comité de pères de famille qui, au nom des citoyens, surveillerait l\u2019application des lois, et intenterait des procès aux violateurs, parce qu\u2019un seul citoyen lésé, en face de la force matérielle, voit souvent sa cause perdue d\u2019avance.Ce comité serait aussi chargé de faire une saine propagande dans la population.« Si ceux qui ont la force des intérêts matériels, continue M.Beaupré, ne sentent pas qu\u2019ils ont devant eux une force réelle, ils se moqueront de nous.» Et il conclut par cette phrase qui semble l\u2019expression de tout le Congrès: « Un cri général s\u2019est fait entendre: que les enfants soient exclus des cinémas.» La discussion s\u2019engage sur ce discours, M.Arcand retire sa proposition de la dernière assemblée, et secondé par M.le Dr Hay propose: Que les enfants, en-dessous de seize ans, accompagnés ou non, soient exclus des cinémas.Adopté à l\u2019unanimité.M.Arcand propose alors secondé par M.Thérien : que les théâtres de cinéma soient fermés le dimanche.M.Trépanier présente à l\u2019assemblée la liste des sections et des sociétés qui ont adhéré à cette proposition.ties 6 Jo pour éfuse Omet 150 LA REVUE NATIONALE M.Bédard pose comme objection que supprimer le cinéma le dimanche c\u2019est retrancher aux ouvriers leur seul plaisir.M.Provost répond que le dimanche est un jour de repos et non d\u2019amusement, que le cinéma le dimanche désorganise la famille.M.Deschênes: Le mal dont on a peur, en supprimant le cinéma le dimanche, n\u2019existe pas encore; s\u2019il se présente nous lutterons contre lui comme nous luttons maintenant.M.Brossard: Il y a dix ans, le cinéma existait à peine et nos mères ont trouvé d\u2019autres distractions.Le cinéma est un mal; il n\u2019est pas possible de le supprimer complètement mais commençons au moins par lui enlever un jour de liberté.Même ceux qui ne partagent pas notre foi réclament cette loi.« Le médecin indique au malade un remède ; l\u2019avocat dicte le chemin aux citoyens; et nous les suivons.L\u2019évêque est le médecin de notre âme, or Monseigneur nous a recommandé de faire fermer les cinémas le dimanche : moi pour ma part je le suivrai ».La proposition est adoptée par les Congressistes.Entraide économique.M.Adj.Perron, après avoir rappelé les paroles de M.Beau- dry-Leman, sur la situation des nôtres dans le domaine économique, suggère que les sections de la Société Saint-Jean-Bap- tiste imitent ce qu\u2019un cercle de l\u2019A.C.J.C., a fait dans Saint-Henri, de faire l\u2019inventaire, dans chacune de nos paroisses de Montréal, de la situation des Canadiens-Français, relativement à celle des étrangers, afin de pouvoir se rendre compte de notre force ou de notre faiblesse et pouvoir ainsi suggérer les remèdes efficaces.En attendant ce résultat, nous devrions établir un service d\u2019information qui permettrait aux Canadiens-Français de se tenir à l\u2019affût des vacances possibles, au service civil aussi bien que dans le commerce et l\u2019industrie, afin de pouvoir remplacer ceux qui disparaissent par quelques-uns des nôtres.Au point de vue pratique, les Canadiens-Francais devraient encourager les Canadiens-Français et nos femmes ne devraient pas remplir les magasins de l\u2019ouest les jours de fêtes, commettant ainsi une double faute.M.le notaire McKay, en quelques mots, établit l\u2019évolution qui s\u2019est produite dans le commerce, DEg in repo: anse nt le nous De à St Un Inds [ime Le enn ni je al.CONGRÈS GÉNÉRAL DE 1927 151 les positions qu\u2019y ont prises les nôtres dès le début et la cession qu\u2019ils ont dû faire de leur entreprise faute de capitaux.M.Arcand, secondé par M.Lanoix propose alors la fermeture des magasins le vendredi saint et la lutte contre le travail du dimanche.Adopté à l\u2019unanimité.M.Poirier remercie M.Perron, et M.Arcand demande qu\u2019un résumé des débats du Congrès soit publié dans la Revue Nationale pour communiquer à chacune de nos sections l\u2019encouragement qu\u2019il leur faut.Société nationale de colonisation.Cette filiale de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal a été réorganisée au cours de l\u2019année et le temps ayant manqué, M.V.-E.Beaupré, directeur gérant de cette société, n\u2019a pas pu présenter aux congressistes le rapport de ses activités dont voici en résumé la substance.La Société Nationale de Colonisation a commencé ses réalisations pratiques, cette année.Fondée pour collaborer à une oeuvre nationale, elle pourra avec l\u2019augmentation graduelle des ressources exécuter le programme tracé.Elle s\u2019est d\u2019abord occupée à rendre à la terre les pauvres familles déracinées qui désirent y retourner.Une soixantaine de personnes furent ainsi réinstallées à la campagne.Elle a constitué un capital-actions de $10,530.00, qu\u2019elle pourra employer sur une base d\u2019affaire, puis elle s\u2019est assuré des revenus supplémentaires en créant le précédant d\u2019une quête publique.La Société a de bonnes raisons d\u2019espérer que des lots de colonisation seront mis à sa disposition par le gouvernement et qu\u2019un subside lui sera alloué.Elle compte enfin sur l\u2019appui du public, de la Société Saint-Jean-Baptiste et de ses sections, afin de conserver nos positions dans le pays en présence de l\u2019immigration et des hommes et du capital étrangers.« Empa- rons-nous du sol » : c\u2019est la meilleure garantie de notre indépendance et une des conditions de la conservation de notre race.Résolutions diverses Congé le 24 juin.Il est résolu à l\u2019unanimité que le Congrès prie le Conseil général de faire des instances auprès des compagnies d\u2019utilité publique pour obtenir une journée de congé à leurs employés le 24 juin. 152 LA REVUE NATIONALE Fête de Dollard.La résolution suivante est proposée par M.l\u2019abbé Charles Beaudin, secondé par M.J.-R.Poirier et adoptée à l\u2019unanimité : « Considérant que la fête de Dollard, le 24 mai, est célébrée de plus en plus, à cause de l\u2019ardeur qu\u2019y mettent les jeunes de l\u2019A.C.J.C., et le groupe de l\u2019Action Française.Considérant que cette fête coincide avec le « Victoria Day » qui devient de plus en plus l\u2019 « Empire Day » et qu\u2019il ne faut pas laisser cette dernière idée surpasser ou même supplanter celle de Dollard ; Les délégués de toutes les sections de la Société Saint-Jean- Baptiste de Montréal, réunis en congrès général adoptent la résolution suivante: « Que l\u2019encouragement le plus entier soit accordé à cette célébration et que la Commission Scolaire de Montréal ainsi que les autres Commissions Scolaires suburbaines soient priées de donner congé, le 24 mai, aux élèves qui sont sous leur direction, pour leur permettre de se joindre à la population et fêter notre héroïque défenseur.» ! Résolution Re Gaspésie.La résolution suivante est proposée par M.Guy Vanier et adoptée à l\u2019unanimité : L\u2019étude de la situation actuelle de la Gaspésie révèle d\u2019une facon criante que le développement de cette importante région est absolument paralysé par l\u2019état déplorable des chemins de fer sur la côte de la Baie des Chaleurs, depuis Matapédia jusqu\u2019à Gaspé.A raison de l\u2019insuffisance des communications et du coût exagéré du transport, l\u2019industrie découragée déserte cette région, tandis que les pêcheries et l\u2019agriculture ne peuvent pas écouler avantageusement leurs produits.Gaspé possède un port naturel d\u2019une immense valeur; à peu de frais, on peut en faire une route de communication rapide avec l\u2019Europe.Par ailleurs, toute la Gaspésie offre au tourisme des ressources qu\u2019il convient d\u2019exploiter au plus tôt.D\u2019une façon générale, toute cette région possède des riches- 1 La Commission des Ecoles catholiques de Montréal à son assemblée du 22 mars a décidé d\u2019accorder congé aux élèves fréquentant les écoles qui sont sous sa juridiction.er 5° des \u201com dl fan fim 1 Cm fo for mi di wy dre fry ou lr ir a Bil fit ley di #] fn ; in i} CONGRÈS GÉNÉRAL DE 1927 153 ses variées qui lui promettent un grand avenir, et de splendides initiatives locales s\u2019appliquent à les mettre en valeur.Pour ces motifs \u2014 et considérant en particulier que les compagnies de chemins de fer qui desservent la Gaspésie sont entre les mains de leurs porteurs d\u2019obligations et ne sauraient dans les circonstances apporter à leurs réseaux les améliorations que requiert avec urgence l\u2019intérêt public \u2014 notre Société nationale par son Conseil général et suivant l\u2019avis de son Congrès, prie instamment le Premier Ministre du Canada et toutes les autorités compétentes, d\u2019assurer sans délai le transport de ces voies ferrées au grand réseau des chemins de fer nationaux, afin de rendre justice à la population gaspésienne et de permettre à cette riche région de poursuivre son grand essor économique.Fes té: rée Terrains de jeux.Sur proposition de M.Fournier, il est résolu qu\u2019il se forme au Conseil général un comité spécial pour étudier la question des terrains de jeux à Montréal, afin d\u2019en demander l\u2019augmentation et de prier la ville d\u2019affecter un plus fort montant à ce budget.2 M.le président remercie les congressistes de l\u2019intérêt exceptionnel qu\u2019ils ont apporté aux questions qui étaient à l\u2019ordre du jour et après leur avoir assuré que le Conseil général travaillera pour le bien de la Société, il leur demande de retourner dans leurs sections avec la ferme résolution de travailler activement pour arriver au but désiré.Et le Congrès général annuel de 1927, s\u2019est ainsi clôturé après trois séances vivantes et intéressantes.Deux autres congrès avaient précédé celui-ci pour faire l\u2019étude de certains amendements aux règlements, et la Société Saint-Jean-Bap- tiste, remise ainsi sur des bases plus solides, et fortifiée par l\u2019encouragement de ses sections parlant par la voix de leurs délégués, est maintenant prête à poursuivre son oeuvre sociale et lutter pour sauvegarder les droits des Canadiens-Français.2 Notre président général, s\u2019est déjà fait l\u2019interprète du Congrès auprès du conseil de la ville de Montréal pour augmenter le nombre des terrains de jeux et augmenter le budget affecté à la transformation des cours des écoles en terrains de jeux pendant les vacances.Oscar BLAIN. LA REVUE NATIONALE Comités régionaux.La reconnaissance officielle de ces organismes de la Société ayant été sanctionnée à nos derniers congrès spéciaux de décembre et de février, trois groupements de ce genre se sont déjà formés en tenant compte des nouvelles dispositions qui les régissent.Ce sont les comités régionaux de l\u2019Est, de l\u2019Ouest et du Nord.L\u2019inauguration officielle de ces trois comités, a été faite il y a quelques semaines et chacun d\u2019eux a procédé, durant l\u2019assemblée d\u2019inauguration, à l\u2019élection de ses officiers avec les résultats suivants: Comité régional de l\u2019Est: Président,M.le Dr Armand Hay; vice-président, M.J.-A.Boivin ; secrétaire-trésorier, M.Edou- ard Fournier.Comité régional du Nord: Président, M.Albert Berthiau- me; vice-président, M.J.-E.Lefrançois; secrétaire-trésorier, M.J.-E.Giguère.Comité régional de l\u2019Est: Président, M.Hervé Primeau; vice-président, M.L.-P.Lanouette; secrétaire-trésorier, M.Ephrem Brisebois.Jusqu\u2019à date, ces comités régionaux ont affilié les sections suivantes: Comité régional de l\u2019Est: Sections Salaberry, Louis-Hébert Montcalm, Lafontaine, Bourget, Papineau, Père Marquette, Dollard et Champlain.Comité régional du Nord: Immaculée-Conception, Etienne- Parent, Saint-Edouard, Saint-Enfant-Jésus, N.-D.du Très- Saint Amb Marg (ha fuel | i à la ha) Se ni fig J CHRONIQUE DE LA SOCIÉTÉ 155 Saint-Sacrement, Sault-au-Récollet, Saint-Stanislas, Saint- Ambroise, Saint-Vincent-Ferrier, F.-X.Garneau et Sainte- Marguerite-Marie.Comité régional de l\u2019Ouest: Iberville, Saint-Joseph, Saint- Charles, Verdun, N.-D.de la Paix, Saint-Paul, N.-D.du Perpé- tuel-Secours et N.-D.de Grâces.Concours d\u2019adhésions dans les sections.Les deux trophées qui sont l\u2019enjeu d\u2019un concours annuel d\u2019adhésions entre nos sections ont été remportés, pour le concours de 1926, par les sections Bourget et Crémazie.La première a accusé au 31 décembre 1926, la plus forte augmentation absolue sur l\u2019effectif du 31 décembre 1925, soit une augmentation de 179 membres; la seconde présentait au 31 décembre 1926 la plus forte augmentation proportionnelle sur l\u2019effectif de 1925, soit une augmentation de 155 pour cent.Nos félicitations aux sections victorieuses qui donnent ainsi un exemple à suivre dans la société par toutes les sections.Chacune d\u2019elle devrait en effet ambitionner remporter l\u2019un de ces trophées au moins une fois avant que ceux-ci ne soient attribués définitivement, afin que leur nom y soit gravé.Rappelons que chacun de ces trophées ne deviendra la propriété définitive d\u2019une section que s\u2019il est gagné par celle-ci durant deux années consécutives.Ces trophées restent en concours entre nos sections pour l\u2019année courante aux conditions que nous indiquerons dans la prochaine livraison de la Revue Nationale.Section Jacques-Viger.Le secrétaire de la section Jacques-Viger, No 15, donne avis à tous les membres de cette section, qu\u2019une assemblée se tient tous les mois, le 3e vendredi, à 8 heures du soir, au Monument National, sauf avis contraire.Jean GUERIN. LA REVUE NATIONALE MAGNIFIQUES RECOMPENSES SCOLAIRES L\u2019OISEAU BLEU RELIÉ Volume de 160 pages contenant 30 'pages d\u2019illustrations en deux couleurs et 20 dessins illustrant les textes.Prix Punité: $0.50 net.Tannerie: 1704, rue IBERVILLE DEMANDEZ LES CHAUSSURES « DOLACO » DAOUST, LALONDE & CIE, Limitée Manufacturiers de Chaussures, Tanneurs et Corroyeurs.45 à 49, SQUARE VICTORIA, - - - MONTREAL Est 1328 Le soir : St-Louis 1935-J Résidence: Rockland 1052 \u2014 8043-J ALFRED MERCURE & FILS ENTREPRENEURS - GENERAUX 419, RUE LABRECQUE, - - - - - - MONTREAL Spécialité : Charpente et Menuiserie \u2014 Estimateurs de Feu.En gros Tél: Lancaster 1789 En détail CIE QUINCAILLERIE BERNIER = (BERNIER HARDWARE Co.) 3 976, BOULEVARD SAINT-LAURENT, prés rue Vitré TEL.: CHERRIER 1139-1130 DeLORIMIER & ROGERS QUARRIES Ltd.CRUSHED STONE \u2014 BANC ROUGE _ 4991, ave IBERVILLE - - - - MONTREAL SERVICE JOUR ET NUIT APPELEZ GIROUARD TAXI, Limitée pa Téléphone: PLATEAU 5136-5137 2% BRUNEAU & RAINVILLE Membres de la Bourse de Montréal Membres du Montréal Curb Market 101, RUE SAINT-JACQUES, Montréal \u2014 Tél.: HArbour 4286 ULRIC BOILEAU, prés.\"gérant EMILE-NAP.BOILEAU, sec.-trés.Bureau: Tél.: BElair 3503-3502 ULRIC BOILEAU, Limitée ENTREPRENEURS - GÉNÉRAUX 4869, RUE GARNIER, - = = - - MONTRÉAL Encouragez nos compatriotes i YL A \\ 0 \u2014_ 44 LA REVUE NATIONALE 157 DÉLÉGATION EN FRANCE NORMANDIE, ILE-DE-FRANCE, ARTOIS, CHAMPAGNE, LANGUEDOC, GUYENNE, AUNIS, SAINTONGE, ANJOU, TOURAINE, BRETAGNE, DE LA Société Saint-Jean-Baptiste (Société Nationale des Canadiens-Français) ET DE LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE MONTRÉAL Sous la présidence conjointe de MM.Léon TRÉPANIER et Victor MORIN DÉPART DE MONTRÉAL ET DE QUÉBEC AU MILIEU D'AOÛT 1927.RETOUR À MONTRÉAL ET À QUÉBEC AU COMMENCEMENT D\u2019OCTOBRE.Par I\u2019 \u201cANTONIA\u201d de la Compagnie Cunard.Le prix du voyage est exceptionnellement bas.Pour obtenir le programme-itinéraire, adressez-vous au Secrétariat de la Société Saint-Jean-Baptiste MONUMENT NATIONAL, Chambre No 1, rue ST-LAURENT ou aux organisateurs MM.THOS COOK & FILS 526 ouest, rue Sainte-Catherine, - Montréal Encouragez nos compatriotes 158 LA REVUE NATIONALE Madame, Après les déménagements avez-vous déjà songé quelle merveilleuse institution est la buanderie moderne surtout durant le nettoyage du printemps, ce n\u2019est pas la peine de vous ennuyer du lavage à la maison.APPELEZ: CAlumet 0544-0545 NEW METHOD WASHING Limitée 6425, CHRISTOPHE-COLOMB, - 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