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Titre :
La revue nationale /
Éditeur :
  • Montréal :Impr. A. Ménard,1919-1932
Contenu spécifique :
Août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Petit canadien ,
  • Pays laurentien ,
  • Revue acadienne
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La revue nationale /, 1926-08, Collections de BAnQ.

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[" M.Gérard Malehzlosse, , Leclaire 023 MONTRFAL.8e ANNÉE \u2014 No 8 MONTRÉAL AOÛT 1926 LA REVUE NATIONALE Organe de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal PARAISSANT LE 10 DE CHAQUE MOIS Gardons nos vieilles choses Hermas Bastien Des apôtres méconnus Roger du Vernay «Nos invités».Charles Leclerc Paul Lamothe * * A travers notre vie nationale: Les élections d\u2019Alberta.\u2014 L\u2019auto.\u2014 Les élections.\u2014 M.Georges Boivin.\u2014 A propos de politique.\u2014 Les écoles de l\u2019Aldberta.\u2014 L\u2019histoire canadienne.\u2014 M.Athanase DOVIA coors treet rer aeee as A.Gagnon Chronique de la Société: Recruteur récompensé.\u2014 Délégués au Congrès eucharistique de Chicago sHHHhoUOASGNTONSDO00n 0020 GA00UuSn0Anh00antonesVAGnA0t0e0uS qeocsscncssessunaueene00s Jean Guérin Rédaction et Administration : 296, rue Saint-Laurent MONTRÉAL Abonnement annuel : $2.00 La livraison (chez les dépositaires) : 15 sous Les abonnements à la REVUE NATIONALE commencent invariablement au ler janvier.\u2014 Pour tout changement d'adresse, accompagner la demande de 5 sous en timbres-poste. La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal Fondée en 1834 Conseil général : Grand aumônier: Mgr l\u2019'ARCHEVÊQUE DE MONTRÉAL.Président: général: Léon TREPANIER, publiciste, 371, Sherbrooke Est.ler vice-président général: Henry-L.AUGER, courtier en immeubles, 384, rue Ontario Est.2e vice-président général: J.-W.DEZIEL, administrateur, 182, Avenue Notre-Dame \u2018de Graces.Secrétaire général: J.-A.BARITEAU, LL.L., notaire, 347, Maisonneuve., Trésorier général: Aimé PARENT, administrateur, 51 est, rue St-Paul.Directeurs: L\u2019hon.L.-O.DAVID, sénateur, 325, chemin Ste-Catherine, Outremont.Victor MORIN, LL.D., notaire, 97, rue Saint-Jacques.Guy VANIER, LL.L., avocat, 97, Saint-Jacques.J.-V.DESAULNIERS, courtier en immeubles, 990, rue Saint-Jacques.V.-E.BEAUPRE, I.C., professeur, 676, rue Saint-André.J.-R.POIRIER, comptable, 250, rue Workman.J.-0.MOQUIN, douanier, 139, Saint-Thomas, Longueuil, P.Q.Chef du Secrétariat: Jean GUÉRIN, bureau No 1, Monument National, téléphone: LAncaster 4364.CORPORATIONS FILIALES DE LA SOCIÉTÉ: La Caisse Nationale d\u2019Économie \u2014 la Caisse de Remboursement \u2014 le Monument National \u2014 la Société Nationale de Fiducie \u2014 la Société Nationale de Colonisation.- La Direction de la Revue Nationale ne s\u2019engage pas à rendre les manuscrits non insérés, Elle laisse aux auteurs la-responsabilité des idées émises dans leurs articles.La REVUE NATIONALE est éditée par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, 296, rue Saint-Laurent, et imprimée par ARBOUR et DUPONT, imprimeurs-éditeurs, *» 249 est, rue Lagauchetière.\u2014 Tél.: EST 6264.2e 25 LA REVUE NATIONALE 225 It Si savoureux ! | Pas ke Es, neubls H ven ak Dédré, LS & D Pau Sa saveur riche en même temps que discrète ne peut manquer de vous plaire.EOE 3 Produits de Qualité Lait pasteurisé, Crème, Beurre.Oeufs, Crème à la Glace À 3 Ire À 1] 4] {7 pari 226 LA REVUE NATIONALE LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA Siège social: 7 et 9, Place d\u2019Armes MONTRÉAL \u2014_\u2014 Capital autorisé.$ 5,000,000.00 Capital payé et Réserve .$ 4,500,000.00 Actif total (au 30 nov.1925) $45,219,000.00 Cette banque est la seule au Canada dont les argents confiés à son département d\u2019Epargne sont contrôlés par un Comité de Censeurs, ces messieurs examinant mensuellement les placements faits en rapport avec tels dépôts.Conformément aux règlements approuvés par ses actionnaires,lors de sa fondation, cette banque ne prête pas d\u2019argent à ses directeurs.132 succursales dans les Provinces de Québec, d\u2019Ontario, du Nouveau-Brunswick et de l\u2019Île-du-Prince-Édouard.Caron Freres Inc.NOUVEL EDIFICE CARON, Coin des rues BLEURY & CONCORD FABRICANTS D\u2019EMBLEMES DE SOCIETES ET D\u2019INSIGNES DE TOUS GENRES. ibs aon danseurs, faits en pires ors recteurs.rio, aid, \u2014 C LA REVUE NATIONALE 227 Tél: Calumet 0128 Membre de la Section Saint-Edouard ENTREPRENEUR J.- À.ST-AMOU ÉLECTRICIEN oe Assortiment complet d\u2019accessoires électriques L\u2019installation du systéme d\u2019illumination de la Croix du Mont-Royal est une preuve de l\u2019excellence de notre travail.2173, rue Saint-Denis, - - Montréal BANQUE CANADIENNE NATIONALE Siège social: Place d\u2019Armes, Montréal Capital versé et réserve .§ 11,000,000.Actif, plus de.$130,000,000.La grande banque du Canada français.254 succursales au Canada, dont 210 dans la Province de Québec.Filiale à Paris: BANQUE CANADIENNE NATIONALE (France), 14 rue AUBER Notre personnel est à vos ordres.\u2014; GRACIEUSEMENT OFFERT PAR LA Compagnie d'Assurance \u201c MONT-ROYAL \u201d 17, rue Saint-Jean, - - - Montréal Préparation aux carrières industrielles; enseignement théorique et pratique, donné le jour et le soir.Cours du Jour: 3 ANNÉES D'ÉTUDE.Cours du Soir: OCTOBRE à AVRIL.Prospectus sur demande. LA REVUE NATIONALE Qualité 37 ANS D\u2019EXISTENCE LA REVUE NATIONALE imprimée dans nos ateliers, est une preuve de l\u2019excellence de notre travail.Nous imprimons tout: Cartes d\u2019affaires, entêtes de lettres, programmes, livres, revues, brochures, etc, etc, à des prix très modérés.Tel.: EST 6264 ARBOUR & DUPONT IMPRIMEURS - ÉDITEURS 249 est, rue LAGAUCHETIERE, - Prés de la rue Saint-Denis Montréal Service En plaçant vos Assurances-Feu avec La Compagnie d\u2019Assurance Mutuelle de Montréal contre le feu, vous épargnez 35% sur vos primes.Pourquoi faire affaire avec des Compagnies étrangères quand vous trouvez chez vous ce qu\u2019il vous faut.\u2014Deman- dez à voir nos inspecteurs.; Bureau Chef: 92 EST, RUE NOTRE-DAME, Chambre 35 et 36, MONTRÉAL Téléphone: MAIN 6955 et 8524.Cadeau apprécié des enfants: UN ABONNEMENT à L\u2019OISEAU BLEU Abonnement annuel: Canada et Etats-Unis, 50 sous.296, rue Saint-Laurent, - - Montréal GARDONS NOS EPARGNES CHEZ NOUS Le revenu en primes d\u2019assurances, au Canada, en l\u2019année 1924, a été d\u2019au-delà de $210.000,000.00.Nos institutions nationales en ont à peine touché $3,000,000.00.Pour enrayer cet exode considérable de nos ressources financières, exigez de votre - agent qu\u2019il place vos assurances dans LA PREVOYANCE Compagnie essentiellement canadienne fondée en 1905.Assurances de tous genres.Siège Social: ÉDIFICE « LA PRÉVOYANCE» Coin PLACE D\u2019ARMES et ST-JACQUES, - MONTRÉAL Tél.: HARBOUR 3292-3-4-5-6-7.K AB Sefton | es, ho des ein flag sent au dé mo figure hig tel 1 dian, Tite frig teu Sle | lire Wik, Service 8e ANNÉE \u2014 No 8 MONTREAL AOÛT 1926 A ES LA REVUE NATIONALE À Le de de dr Le dy de du Le du de du de dy di de du de de de de de GARDONS NOS VIEILLES CHOSES 2 = 2 ig WW i pe À L\u2019été laurentien attire les touristes.La nature féérique s\u2019efforce d\u2019être charmante.Aux arbres de nos forêts \u2014 érables, bouleaux, ormes, pins, chênes et mérisiers \u2014 elle donne des teintes diverses que le vent mêle et les bruissements de feuillage que la nuit lunaire rythme.Nos rivières s\u2019alanguissent aux méandres des rives.Les lacs poissonneux dans l\u2019écrin des montagnes, les paisibles campagnes, réservoir d\u2019une race vigoureuse et d\u2019une civilisation chrétienne, les villages et les bourgs de province avec leurs habitations recueillies et leurs temples pieux, tout se fait accueillant pour l\u2019étranger.I] vient par nos routes pittoresques, la furie de l\u2019auto aidant.Des Etats-Unis arrivent les plus forts contingents de visiteurs.Toutes les classes sont représentées.De nombreux touristes sont des Franco-Américains.Etablis outre-frontière depuis plus ou moins longtemps, ils viennent revoir la parenté, saluer les amis, contempler le paysage natal, visiter le cimetière où dorment les aïeuls.C\u2019est une sorte de pèlerinage qu\u2019ils accomplissent dans la patrie.La patrie, c\u2019est ça ; le sang commun, l\u2019amitié sincère, le site de la naissance, le terrain bénit ombragé de cyprès.Nous visitent également des curieux, en quête de nouvauté.D\u2019aucuns, qui sont riches, dépensent à pleines mains.S\u2019ils admirent l\u2019imprévu de nos horizons, ils apprécient surtout la bonne liberté de nos beuveries.Beaucoup d\u2019américains de la classe moyenne voyagent en caravanes.Ils organisent une sorte de roulotte où ils vivent.Ils ne laissent guère ici que le prix d\u2019achat d\u2019un souvenir indien, d\u2019une douzaine de cartes postales, d\u2019un petit drapeau, d\u2019un épis de 230 LA REVUE NATIONALE J blé d\u2019Inde.En son ensemble, le tourisme constitue une source de revenus.C\u2019est une industrie qui en fait vivre bien d\u2019autres.Ne représente-t-elle pas une richesse primordiale pour la Suisse?Elle produit chez nous des millions.Souhaitons que nos compatriotes en aient leur quote-part.Mais le tourisme a ses mauvais côtés.Il suffira d\u2019en signaler un.où ur des ob] ceux q fant rier} dy ables: Malgré ses airs distraits, l\u2019Américain est fureteur.Il reste commerçant même en voyage.Est-il amateur d\u2019objet d\u2019art?Il en acquiert.Le commerce des antiquités, des vieux meubles, est-il lucratif ?Il ira les choisir sur place.On l\u2019a vu, à la fin de la guerre, profiter de la détresse et de la désorganisation des châteaux pour acheter, avec un dollar faisant prime, les objets intéressants.Depuis lors, en France, on contrôle sévèrement l\u2019exportation des objets d\u2019art.En notre province, un véritable pillage des vieux souvenirs s\u2019opère depuis quelques années.Des collectionneurs s\u2019approvisionnent chez nous.Qui n\u2019en a vu dans les campagnes?Le cri d\u2019alarme vient d\u2019être clairement jeté, par M.Adélard Tur- geon, président de la Commission des monuments historiques, dans son dernier rapport au gouvernement provincial.«Le tourisme, y lit-on, personne ne le conteste, est une bonne aubaine pour la province de Québec.Les milliers de citoyens des Etats-Unis qui, chaque année, traversent la frontiére, laissent des sommes considérables dans nos villes et nos campagnes.Tout le monde profite de cette manne.Mais, il faut l\u2019avouer, si le tourisme nous donne beaucoup d\u2019argent, il nous enlève beaucoup de souvenirs inestimables.Nos randonnées à travers les campagnes nous ont permis de constater que nos vieux meubles et nos vieux « souvenirs » de toutes sortes disparaissent rapidement enlevés par les touristes américains.Si cet engouement pour les choses de l\u2019ancien temps se continue encore quelques années, il nous faudra nous rendre aux Etats- Unis pour voir les horloges de bois, les rouets, les bers, les lits, les chaises, etc, fabriqués par nos ancêtres.style 0 les cèd consid hands té, Il lon re achete tess 1 oiver IR ds oy gens | ths | à us came burg $ $a Pour Jatie thé Is hy thu « La commission des monuments historiques suggère humblement au gouvernement de la province de Québec, de construire au plus vite le musée ethnographique dont il a été question à l\u2019une des dernières sessions de la législature.Quand \u2014\u2014 Xe source d'autres, la Suis reste à d'art?meubles, à la fin nisafon îme, ls le séré récits i Tec à Tur- piques, Le gubai ons des aissent ATES prod enlèré à fra pleas pros Geet peer 231 GARDONS NOS VIEILLES CHOSES on aura entassé dans ce musée quelques spécimens de chacun des objets dont se servaient nos ancêtres, il nous semble que ceux qui s\u2019intéressent au passé verront avec moins de tristesse tant d\u2019objets intéressants transportés aux Etats-Unis pour enrichir les musées et les résidences privées.Il est grand temps d\u2019y voir, car déjà, bien des choses précieuses sont quasi introuvables ».Dans les villes,.où sévit la mode des ameublements dernier style, on a la manie de détruire les vieilles choses.Parfois on les cède pour quelques sous au ramasse-guénilles.C\u2019est que l\u2019on considère ces « vieilleries » au point de vue de leur valeur marchande uniquement.Comme reliques, elles ont un prix illimité.Il faut si peu d\u2019espace pour conserver des souvenirs! Si l\u2019on veut, à tout prix, les vendre, qu\u2019on choisisse au moins son acheteur afin que ces reliques restent en notre province dont elles sont un peu le passé.Il faut qu\u2019on se persuade de la nécessité de conserver les souvenirs des ans révolus.Si une campagne d\u2019éducation est requise, qu\u2019on la fasse.Il faudrait, par exemple, organiser des expositions d\u2019objets canadiens anciens qui diraient à nos gens la valeur commerciale et la valeur historique des antiquités.Les enfants s\u2019habitueraient à respecter les vieilles choses à cause de l\u2019âÂme qu\u2019elles ont, à préférer aux brimborions de la camelote exotique les articles légués par les anciens à cause de leur cachet souvent artistique, toujours original.Si les choses voient, si les objets inanimés s\u2019humanisent en s\u2019associant à la vie de l\u2019homme, retardons l\u2019heure où l\u2019on ne pourra plus jouir des évocations que facilitent les vieux châles patiemment ouvragés de nos grand\u2019mères, les ceintures fléchées, les vieux rouets plaintifs, les métiers à tisser endormis, les huches à pain sur lesquelles se sont courbées tant de sollicitudes, les pieux livres de messe à fermoir d\u2019argent Hermas BASTIEN. LA REVUE NATIONALE DES APÔTRES MÉCONNUS «,, .L\u2019apostolat est la première des oeuvres», disait récemment Pie X à un groupe de pèlerins venus de France pour fêter son jubilé sacerdotal.\u2014\u2014 a US, Aux organisateurs de la C.N.d\u2019E.avec admiration.R.du V.Louis-Frédérie Rouquette, sa riche moisson engrangée, vient de s\u2019endormir dans l\u2019Histoire.Noble écrivain-voyageur ! « LEPOPEE BLANCHE », si délicieusement chantée, vivra! I] faudra relire, aux heures de doute, ce poignant narré de l\u2019oblation mystique des âmes dans les neiges de mon pays!.D\u2019aucuns riront du rapprochement, si, même très à l\u2019écart, je pointe maintenant une autre armée d\u2019apôtres: tous ceux-là qui, en face de l\u2019étonnant oubli de demain, tâchent à prêcher la plus belle des vertus sociales qu\u2019il importe à l\u2019homme, quel qu\u2019il soit, de pratiquer: L\u2019EPARGNE.Ne mérite-t-il pas, en effet, le nom d\u2019apôtre cet Homme qui, conscient de sa mission, sait calmer sans relâche : « IL NE SAURAIT Y AVOIR DE SOCIETE SAINE ET PROSPERE LA OU LES INDIVIDUS SE MONTRENT IN- | CAPABLES DES QUALITES QUE SUPPOSE LA FRUGA- | LITE VOLONTAIRE?» \u2018 Vous avez by cond Et, chez nous, il faut la crier cette vérité! A d\u2019autres, de prétendre que les nôtres thésaurisent! Les gros salaires de 1914 à 1918 n\u2019ont nullement gonflé le « bas de ! laine » populaire.Au contraire: on a véeu \u2014 gaspillé sur- lag tout \u2014 comme si la monstrueuse tuerie avait dû éternellement I décimer.| Et pourtant la situation économique des nôtres commande, chez eux, plus d\u2019économie.Nous n\u2019avons pas besoin de continuer à compter sur les doigts du voisin pour nombrer tous DES APÔTRES MÉCONNUS 233 nos vrais millionnaires.Bien que cela soit le cadet de ses soucis, LA MASSE DOIT DONC ECONOMISER! C\u2019est ce que lui hurle l\u2019Apôtre de l\u2019Epargne.* * * Que l\u2019imprévoyant écoute donc cette voix, un moment! Il est des Hommes qui, voulant lui être serviables, lui demandent non pas son NECESSAIRE, mais son SUPERFLUS, afin qu\u2019il le puisse mettre en réserve pour les besoins futurs.Qu'est-ce que le NECESSAIRE ?Qu'est-ce que le SUPERFLUS?Rude tâche que cette distinction, dites-vous ?Non pas.DEPENSIERS, DISSIPATEURS ou PRODIGUES, si vous voulez établir une juste démarcation entre ce dont vous avez besoin et ce qui vous est inutile pour vivre, selon votre condition, ne tablez pas: à France ours de la dmiration.dif, prangée, prageor! 0 Tima.paré de js.l'écart, url précer me, quel Sur vos passions: si c\u2019était à elles à décider, plus il y en aurait à satisfaire, moins vous seriez obligés d\u2019être économes.Sur votre jeunesse : elle est inconsidérée et ne respire que l\u2019amour des plaisirs ; cet âge, comme le dit saint Augustin, est, à la vérité, la fleur de la vie, mais en même temps l\u2019écueil le plus dangereux de la raison et de la vertu.Homme NEET NT I RUG Sur le monde profane et déréglé: ses excés vous avertissent assez du peu de sûreté qu\u2019il v aurait à suivre ses maximes.Alors ?Ce qu\u2019il vous faut faire pour avoir une idée juste de votre superflus, c\u2019est de consulter : y! Les bas de Je sut- Jgment L\u2019Evangile qui interdit aux riches comme aux pauvres l\u2019usage immodéré des biens de la terre.Le monde raisonnable et vertueux: il y a, dans tous les états, de fidèles adorateurs dont la conduite peut vous servir de modèle ; comparez leurs biens avec les vôtres ; voyez ce qu\u2019ils regardent comme leur superflu, et suivez, en proportion, la même règle et la même mesure.i fell pO 234 LA REVUE NATIONALE Les pauvres eux-mêmes: Lazare ne montrait-il pas au mauvais riche un superflu dont il abusait, quand il demandait à être nourri « des miettes qui tombaient de sa table ».J\u2019ai l\u2019air de faire un sermon.Je le ferai QUAND MEME! D\u2019autres, qui trouvent peut- être que je détonne, le feraient à ma place, s\u2019il leur était donné d\u2019entrevoir l\u2019enfer où l\u2019imprévoyance tenaille les siens.Pourquoi, dans nos provinces, ces gouvernements qui se substituent aux criminels oublieux qui ont laissé sans ressources et leurs femmes et leurs enfants?La province d\u2019Ontario, sous l\u2019empire de la loi régissant les pensions maternelles, n\u2019a-t- elle pas, à elle seule, déboursé, au cours des cinq dernières années, $7,000,000.environ pour assurer la subsistance de veuves chargées de famille?N\u2019y a-t-il pas, à l\u2019heure actuelle, 4,300 mères et 13,000 enfants qui y sont ainsi soutenus?L\u2019imprévoyant comprend-il toute la tragédie de ces situations, qu\u2019il perpétrera peut-être?.Si la Colombie-Anglaise a une loi similaire à celle d\u2019Ontario, nous, dans notre province, nous n\u2019avons pas de pensions maternelles payables par l\u2019Etat.Veuves et enfants sont à la charge, plus lourde, des citoyens, de quelques citoyens.I] faut, certes, pardonner aux morts qui ont permis qu\u2019il en soit ainsi; mais quel dur pardon! quand on voit les conséquences ruineuses de l\u2019imprévoyance dans une communauté, dans une race, dans un pays! Et comme je comprends mieux la noble sollicitation des organisateurs de notre Caisse Nationale d\u2019Economie, qui prêche cette grande vertu de l\u2019_épargne chez les nôtres! Le mérite de ces apôtres est d\u2019autant plus grand qu\u2019ils ne travaillent pas pour une société à profit, mais pour une oeuvre à la fois philanthropique et patriotique: ils cherchent, en effet, à assurer non seulement le bien-être de leurs compatriotes par Je paiement de rentes annuelles, en retour de leurs épargnes, mais aussi, et surtout, de toutes nos belles institutions cana- se diennes veloppe quia I quand | I) faites gine d wired § cdl ÿ 1e R field Bl le pas ss i ps ay demandait 2), rent peut | ai donné | ts gui se ressour- | l'Ontario, les nt dernières tance de actuelle 8! as si Jp 0 pensions | anal 3 sql 3 (ois mot À ton ie | ls i ; (eure J ail diet tes #8 ri sar DES APOTRES MECONNUS 235 diennes françaises: le capital versé à la Caisse sert à leur développement et constituera, un jour, une puissance nationale qui assurera notre indépendance économique.Oh! la force de UNION! Vae soli! Malheur à l\u2019homme seul! L'homme isolé ne peut presque rien: son effort est lent, quand il n\u2019est pas impuissant, stérile.IMPREVOYANTS, qui, dans vos différents milieux, ne faites que préparer, en somme, la misère de vos familles et la gêne de vos compatriotes, vous avez donc un moyen unique à votre disposition pour alléger, en peu de temps, d\u2019un seul coup, ce double fardeau : c\u2019est la CAISSE NATIONALE D\u2019ECONO- MIE, cette belle institution nationale due au patriotisme pratique de notre Société Saint-Jean-Baptiste.Ecoutez l\u2019Apôtre de l\u2019Epargne, si, plus tard, vous ne voulez pas vous en repentir, INUTILEMENT.Regardez donc ce que vous pouvez faire par la coopération: Mourait, il y a quelques semaines, a Spring-Coulée, dans l\u2019Alberta, un cultivateur.Sur le champ, pour faire ses semences, ses voisins se donnent la main.Ils étaient là 40, avec 360 chevaux et 20 semeuses.Résultat: entre deux crépuseu- les, 300 acres de terre étaient ensemencés ! Réfléchissez ! L\u2019'IMPREVOYANCE, patte velue, aujourd\u2019hui, demain, entrera ses griffes dans le coeur déjà saignant de son maître, quand, ses forces manquant sans retour, il geindra tardivement sur elle!.Roger Du VERNAY. \"LA REVUE NATIONALE \u201c NOS INVITES Echos du banquet du 24 juin Au nom des invités de notre Société au banquet de la Saint-Jean-Baptiste du 24 juin dernier, M.Charles Leclerc, secrétaire-trésorier de l\u2019Union Saint-Joseph du Canada, répondit à la santé de « nos hôtes » par le discours suivant, que nous sommes heureux de publier dans notre revue, en raison de l\u2019inspiration vraiment patriotique des pensées qu\u2019il sut y développer.Monsieur le Président, Il se fait tard.Aussi, je vous promets de me limiter à cinq minutes.Par une gracieuseté toute française, vous avez voulu associer à la célébration de la fête nationale les sociétés soeurs et la pensée des groupes éloignés du centre canadien-français.Je suis d\u2019Ontario, et je représente la seule institution financière canadienne-française de quelque importance ayant son siège social dans cette province anglaise.Au nom de l\u2019Union Saint-Joseph du Canada, merci! Le message que je vous apporte, c\u2019est que vos frères onta- riens, en butte à la persécution la plus révoltante, sont restés et resteront catholiques et français, toujours.Vous du Québec, et nous du dehors, il faut, à chaque retour du 24 juin, jurer fidélité à notre caractère français.Il y a une évolution certes, dans notre vie nationale; mais il ne doit pas y avoir transformation dans notre âme.L'évolution doit s\u2019accomplir en ligne droite, sans déviation de notre caractère ethnique, en s\u2019inspirant sans cesse de notre atavisme particulier.Il faut continuer de penser, d\u2019agir, de sentir a la francaise.Plus nous sommes et plus nous restons nous-mémes, \u2014 plis à véria trait qui es que ch sonne plis ri bone qe d'apos tante veut 1 0 donnée @ d'in nee sar êtes it er Jy Epon lites mission fey LOU a Case t de l Lieder, ,TEpOl- ie Ws doling fevelop miter & oll 8 5 OEUFS français p final ant sol l'Union res ONE\" que It ais asl?cuit re card ge PB pir à b pene « NOS INVITES » 237 plus aussi nous servons nos vrais intérêts et accroissons notre véritable influence.Gardons un lien de continuité entre les traditions d\u2019hier et celles de demain.Tournons sur l\u2019axe moral qui est notre apanage et qui fait notre force.Pour être quelque chose, dans ce pays, il faut avant tout rester ce que nous sommes, Français.À vouloir être autre chose, nous ne serions plus rien du tout.Notre génie particulier, sorti de la fusion du bon sens romain, de la gaieté gauloise et de la bravoure fran- que, purifié par le christianisme et retrempé par des siècles d\u2019apostolat, ne peut pas se fondre avec la culture anglo-protes- tante.Restons français par le génie: notre tempérament le veut, notre intérêt l\u2019exige, notre patrie le réclame.Que notre patriotisme passe aux actes dans la préférence donnée aux nôtres et à nos institutions, en matière de commerce, d\u2019industrie, de finances et d\u2019assurance-vie.Car, notre influence comme peuple sera toujours en raison directe de notre puissance financière.Si nous ne voulons pas nous sauver nous- mêmes, personne ne viendra nous sauver malgré nous.Redoutons les courants nouveaux, où les nations entrent avec la rage du plaisir, du bien-être et de l\u2019ambition, pour éprouver bientôt d\u2019amères déceptions.Soyons traditionna- listes au lieu de courir après des chimères.Et fidèles à notre mission, par notre attachement aux principes de la religion, de la morale, de l\u2019ordre social, de la charité et de la justice, nous accomplirons «des prodiges, pour l\u2019honneur du nom français et pour le triomphe du Catholicisme.Charles LECLERC, Secrétaire-trésorier de L'Union Saint-Joseph du Canada. LA REVUE NATIONALE \u201cLE FILLEUL DU ROI GROLO\u201d La sottise des nations a décrété que les contes étaient indignes des gens sérieux et qu\u2019un homme ayant barbe au menton est tenu de se livrer à de maussades calculs sur les astres ou à de profondément creuses méditations sur la philosophie.Aussi y a-t-il une foule de pauvres gens qui se privent d\u2019un vif plaisir et se croient spirituels de mépriser de charmantes rêveries, à l\u2019instar des imbéciles qui dédaignaient le Bonhomme parce qu\u2019il ne parlait que des animaux, et auraient cru déroger, 4 prendre a ses fables un plaisir sans mélange.En réalité, le conte, surtout le conte merveilleux, c\u2019est l\u2019essence même de la poésie humaine dont le but est d\u2019échapper au cauchemar qu\u2019est la vie brutale, c\u2019est l\u2019aspiration vers le ciel bleu, les régions élyséennes où la mort ne fauche pas les honneurs et n\u2019effeuille pas les roses.Les contes ont été imaginés pour consoler l\u2019esprit de l\u2019homme, comme un breuvage mystérieux qui lui verse l\u2019oubli de sa douleur, de ses faiblesses, de son impuissance,qui le berce de ses désillusions dans un grand songe bienfaisant.Quand l\u2019homme est arrivé à trente ans, il se sent attiré vers la mort.Il entend en lui les premiers bruits d\u2019une sourde désagrégation.Les passions qui coloraient l\u2019avenir disparaissent par intervalles pour laisser l\u2019homme devant le néant de lui-même, lui prouver qu\u2019il a manqué les plus magnifiques promesses de la vie.Et dans la désolation de feuilles d\u2019automne il voit la fin qui s\u2019annonce.Il sent qu\u2019il ira bientôt rejoindre dans l\u2019éternel oubli les milliards d\u2019êtres que la nature crée chaque jour dans les rayons d\u2019or du soleil et qui s\u2019éteignent le soir venu.Tous les grands souffles d\u2019espoir étaient menteurs et il sent la poignante tristesse du vers d\u2019Homère sur « les hommes, la race la plus infortunée de tous les êtres qui respirent sur la terre ».C\u2019est pourquoi la poésie, les fables, les contes merveilleux ne prennent tout leur sens profond, leur charme mélancolique dre ll cieux tors fee] I mir qui me crains ts for êts el Teen ml, Barbe.Jersey Tal Id be dl li, | Heyy 5 étaient barbe au 5 our les I Ja phi e privent de char- att J quraient élange.ay, Ce d'échar- tion vers pe pas ls ait de se [oul ÿ le bercé Quand la mor ipo par et mele In sses del qi la fr ns léter- aqué jour gir ve gilet pas b gir! rel pani «LE FILLEUL DU ROI GROLO» 239 que dans l\u2019esprit des hommes qui ont goûté combien la vie était amère et ses illusions trompeuses.C\u2019est pourquoi les vieilles gens aiment parfois les contes bleus, les rêves étoilés, les fées toujours jeunes de leur immortalité, qu\u2019ils aiment à oublier la tombe qui s\u2019ouvre en se tournant vers la jeunesse.Il y a peut-être plus de phiosophie dans les fariboles des contes de fées que dans les gros livres ennuyeux.Toutes ces graves réflexions me sont venues pour vous dire sans honte que j'ai pris un vif plaisir à feuilleter le « Filleul du roi Grolo », de Mlle Marie-Claire Daveluy.Ce délicieux bouquin m\u2019a reporté aux premières années de collège alors que nous apprenions la vie dans les aventures mirifiques de « Un bon petit Diable », et autres oeuvres séduisantes de la mère grand Ségur.Je n\u2019ai jamais osé relire ces histoires qui me paraissaient alors avoir une grande importance, car je crains de n\u2019y plus retrouver l\u2019enchantement d\u2019autrefois,comme ces fondrières qui nous paraissaient des étangs, à l\u2019âge de 7 ans et que nous ne reconnaissons plus et cherchons instinctivement, plus vieux.J\u2019ai relu récemment les contes de Per- rault.O le pauvre chat botté, et les grands seigneurs, et Barbe-Bleue.A travers mon scepticisme d\u2019homme, tous ces personnages m\u2019apparaissaient affreusement maquillés, sots, maladroits.Je ne reconnaissais plus Riquet à la Houppe.Je n\u2019ai pas osé relire Cendrillon pour garder intact l\u2019impression de délicate fraicheur d\u2019antan.Que voulez-vous, l\u2019enfant admire, hait, tandis que l\u2019homme est condamné à raisonner, envers et contre tout, à propos de rien et de tout.N\u2019importe, j'ai pris un vif plaisir au filleul du roi Grolo.C\u2019est un véritable conte de fées avec la vieille et méchante fée à bosse et à balai, des forêts enchantées, des objets aux propriétés redoutables, des génies malfaisants, des lutins, et de la bonne et douce fée aux voiles d\u2019argent qui vient consoler les malheureux dans la lumière mauve des clairs de lune.Je ne vous raconterai pas les aventures du héros.Aussi bien je ne me soucis guère de vous les raconter.Elles deviendraient insipides.Mais elles ont amusé un homme qui se pique de sagesse et qui en a goûté plus d\u2019agrément que dans les histoires solennellement et gravement compliquées. 240 LA REVUE NATIONALE D'ailleurs puisque j'ai surtout des louanges à accorder, je m\u2019en vais en critique pointu ratisser l\u2019auteur, pour me livrer ensuite tout au plaisir d\u2019en dire du bien.Je vous prie tout d\u2019abord de ne pas chercher dans ce conte bleu, trop de symboles.Ils sont la plaie de toutes les oeuvres et leur plus grand mérite est souvent de ne rien dire du tout.Et puis le « Filleul du roi Grolo » n\u2019est qu\u2019un conte délicieux sans prétentions, souvent accommodé à la diable.L\u2019auteur qui a écrit primitivement le conte pour les lecteurs de L\u2019Oiseau bleu, au jour le jour, avec ou sans l\u2019inspiration, s\u2019est fatiguée à la fin de pousser ses personnages dans les aventures compliquées et elle court vers le dénouement avec une alacrité qu\u2019on voudrait moins vive.Le chapitre des aventures proprement dites, c\u2019est-à-dire lorsque le héros engage la lutte finale contre les puissances conjurées, détale trop grand train avec une hâte qui sent, que l\u2019on me passe l\u2019expression, trop l\u2019écurie.Tout de même, le récit en est fort bien enlevé et peut-être mon impression de la fin a-t-elle été moins favorable à cause de la perfection du début qui occupe d\u2019ailleurs la majeure partie du volume.Et après tout je n\u2019y tiens plus du tout à cette fin et je passe excuse sur le tout en faveur du délicieux récit de l\u2019éducation chez les gnômes.Ce récit peut se comparer à ce que la littérature française compte de mieux dans les contes enfantins, par la grâce de l\u2019invention, la fraîcheur des tableaux | et la profonde et fine philosophie qui s\u2019y cache tout le long.; C\u2019est le récit allégorique complet du corps, de l\u2019esprit, .du coeur et de la volonté.Un fils de bucheron, en réalité, fils de prince, est élevé dans une profonde forêt.Vient le roi en visite, qui accepte d\u2019être parrain de l\u2019enfant et lui remet des gages qui lui permettront dans 15 ans de se présenter à sa cour.Les années : passent et l\u2019enfant devenu robuste jeune homme part pour la cour muni de recommandations.Chemin faisant, par sa faute il tombe dans les embûâches de ses ennemis et constate qu\u2019il a attiré de graves ennuis sur son bienfaiteur par son manque d\u2019énergie, de courage et de volonté.A ce moment, des gnô- mes, vieillards minuscules, l\u2019entourent et lui offrent de tout réparer s\u2019il veut s\u2019astreindre à de longues années de rééducation.par di forme mais et du armé où il année UN Jeph ses Ë fiante si fal lest Isl ed Souri wr fin proc mis, img In my lsy Togs, Font li mme accorder, Delivrer SC Conte 5 CEUVreS du tout délicieux teur qui [seas fatiguée s compli- ité qu'on oprement Dale con- avec une rie peut-être à Cause le Jar } à cette a Tl aren a CONES tableaux ong.l'esprit, st dere accepté lu per années pour Js g fate il ! ange os pr de tout fu «LE FILLEUL DU ROI GROLO» 241 tion.Le jeune homme accepte.Alors commence l\u2019éducation, par des moyens curieux, parfois étranges.Le jeune homme se forme rapidement au point de vue corporel et intellectuel, mais il subit de fréquents échecs au point de vue du courage et du coeur.Finalement, après plusieurs épreuves, il sort bien armé moralement et matériellement pour courir les aventures où il va s\u2019engager pour réparer la faute commise plusieurs années auparavant.On me dira que la fin justifie peu tant de préparatifs, mais après tout je m\u2019en moque.Et d\u2019ailleurs ce qui me plaît le plus chez ce héros si bien astiqué, c\u2019est qu\u2019il est homme.Il a ses faiblesses, ses ennuis; il fait des chutes honteuses, humiliantes et cela me fait plaisir de le sentir si près de ma nature si faible, de songer qu\u2019avec tous ses grands enseignements, il n\u2019est qu\u2019un être de souffrances et de chair, capable de trahir les plus belles promesses, sous l\u2019impulsion d\u2019un sourire, capable de consentir à la perte de ce qu\u2019il a de plus cher pour un sourire, pour un caprice de femme.Ainsi fait, il m\u2019est plus sympathique, je comprends mieux ses misères.Il est vrai que malgré tous les enseignements des gnômes, le héros multiplie quand même les sottises.Il a des procédés par trop simplistes pour venir à bout de ses ennemis, et le récit manque parfois de la délicieuse bonhommie de la mère Ségur.Mais comme je l\u2019ai déjà fait remarquer, écrire un roman de fées au jour le jour, pour terme fixe, c\u2019est bien ennuyeux et je n\u2019en veux pas trop à l\u2019auteur.Quand vous vous sentirez repu de doctrines sages et philosophiques et que la vie vous en paraîtra maussade, allez- vous-en un après-midi, vous étendre sous un arbre, loin de tout bruit, et là, en communion plus intime avec la nature, lisez ce livre.Vous en serez charmé.Paul LAMOTHE. LA REVUE NATIONALE A LA MÉMOIRE DES ACADIENS Le mouvement entrepris par l\u2019Association Nationale Longfellow-Evangéline, de la Louisiane, a pour but de graver dans la mémoire et le coeur des générations futures, par un parc, des monuments et un musé, les plus belles pages de leur histoire, non seulement connues de l\u2019Amérique mais bien de tous les pays civilisés; et de doter les Acadiens ainsi que la Louisiane, d\u2019un parc qui pour eux sera une source de mémorables souvenirs, et aussi de préserver les antiquités qui nous restent de cette nation, jadis dispersée, et qu\u2019ainsi ce peuple que Longfellow sut si bien immortaliser, demeure pour les générations futures, un souvenir immortel.Le Parc sera situé dans la paroisse Saint-Martin, que les Acadiens fondèrent dès leur arrivée en Louisiane.Là, nous y admirerons le célèbre Bayou Tèche, dont les eaux limpides et silencieuses offrent à nos yeux un des plus beaux spectacles de la nature, et apprécierons aussi les mémorables monuments que l\u2019on a pu conserver à la fureur des temps, tels que, la demeure d\u2019Evangéline, Emmaline Labiche, ainsi que celle de Gabriel, Louis Arceneaux, et ce magnifique chêne, tout recouvert de mousse, et dont les branches courbées pres de terre\u2019 semblent vouloir nous faire comprendre, qu\u2019elles ont courbées à la peine dont elles étaient témoins plutôt qu\u2019aux temps.Longfellow l\u2019harmonieux poète américain, nous a légué un touchant tableau du chêne que l\u2019on considère sacré, et qui fut si bien rendu en français, par notre excellent poète Pamphile LeMay, dont la muse mélodieuse était digne de répéter les suaves accents du chantre d\u2019Evangéline.Parmi les principaux prometteurs du mouvements, nous y remarquons: S.G.Mgr John W.Shaw, Nouvelle-Orléans; Mgr Jules-B.Jeanmard, Lafayette; Mgr J.-M.Laval, de la Louisiane; Rév.Père F.-D.Sullivan, Président de l\u2019Université Loyola, de la Nouvelle-Orléans; Mgr Cornélius Van de Ven, d\u2019Alexandrie; Rév.Père A.-D.Cormier, Shédiac, Nouveau- Brunswick, Canada ; l\u2019honorable Henry-L.Fuqua, Gouverneur, ingle aver at Un je leur jen de que la Tn: DOS pue ur ls ve ls 03s y des et faces ments pla le de Ou À LA MÉMOIRE DES ACADIENS 243 de la Louisiane, et la célèbre écrivain presqu\u2019universellement connue, Dorothy Dix, de la Nouvelle-Orléans.Les principaux organisateurs du mouvement sont: L\u2019Honorable Henry-L.Fuqua, Gouverneur, Président-Honoraire, qui, par une proclamation officielle, a fait connaître et entendre notre appel à tout l\u2019Etat de la Louisiane.Madame A.-A.Anding, Présidente, qui, par son grand dévouement aux causes publiques et nationales, s\u2019est attirée l\u2019estime de toute la Louisiane.M.Emile-V.Stier, Secrétaire-Directeur, à qui incombe la charge de la propagande aux Etats-Unis ainsi que le recrutement de ses membres, assisté de MIle Caroline Rutherford, Assistante-Directrice.M.Victor-V.Dufault, de descendance Acadienne, fils de M.S.Dufault, Ex-Sous-Minis- tre de la Colonisation des Mines et des Pêcheries de la Province de Québec, Secrétaire et Représentant de la Puissance du Canada.Un très beau livre : \u2018 Un livre que nous ne saurions trop recommander vient de paraître à Montréal: « Le Passé radieux », de M.Jean Flahault: un livre que l\u2019on lit avec inté- rôt, puis que l\u2019on relit avec joie pour ressentir une fois de plus les vibrations, généreuses et pures, qui ont fait battre notre coeur à la première lecture.Dans ce volume l\u2019auteur a fixé, avec beaucoup de bonheur, des souvenirs d\u2019enfance et de jeunesse.Il les a revécus et nous les fait vivre avec une intensité de sentiment qui nous surprend.« C\u2019est la vie même ».écrit un lecteur, « et toutes les impressions de l\u2019enfance et de l\u2019adolescence y sont décrites avec une fraîcheur d\u2019expression saisissante» \u2014 « Je ne saurais dire combien jai goûté ces souvenirs de jeunesse! on ne peut plus s\u2019arracher ¢u livre, une fois qu\u2019on l\u2019a commencé », écrit une religieuse «on y trouve tant de choses pour charmer l\u2019esprit et le coeur! » « Avec la jeunesse de l\u2019auteur, c\u2019est la nôtre qui ressuscite, dit M.Dow- browski.Il éclaire des coins de notre être depuis longtemps voilés d\u2019oubli; à ses impressions d\u2019enfanse se mêlent les nôtres; quand nous comparons aux siens nos souvenirs de ces années d\u2019exil, nous sourions parfois à quelques ressemblances et lorsque nous fermons le livre nous lui sommes reconnaissants de nous avoir invités à nous pencher sur nous-mêmes ».(Henri Dombrowski) C\u2019est un très beau, un excellent livre.Signalons enfin que ce volume contient un portrait de l\u2019auteur, (gravure sur bois de Ivan Jobin) et une quinzaine d'illustrations artistiques.L\u2019exécution matérielle elle-même de ce volume est parfaite.Elle fait grand honneur à la maison Arbour & Dupont qui s\u2019en était chargée.1 «Le Passé radieux », par M.Jean Flahault, professeur à l\u2019Ecole Polytechnique et à l\u2019Université de Montréal; préface par M.Henri Dombrowski, professeur de littérature française à la même université. LA REVUE NATIONALE AGRICULTURE ET INDUSTRIE Il est beaucoup question, dans notre province, de l\u2019attention que nous devons accorder à l\u2019industrie et des avantages que celle-ci nous procure.D\u2019autre part, on parle beaucoup également, surtout depuis la guerre, de ce qu\u2019on est convenu d\u2019appeler « notre problème agricole ».Voilà certes deux questions de grande envergure, intimement liées l\u2019une à l\u2019autre et qui, bien qu\u2019elles ne sauraient se résoudre du jour au lendemain, demandent néanmoins d\u2019être étudiées soigneusement et sans retard.À elles seules, elles résument toute notre politique économique.Or, de l\u2019orientation que nous donnerons à cette politique dépend l\u2019avenir de notre nationalité.Et le problème est plus complexe qu\u2019il ne paraît.On ne saurait en effet étudier la question industrielle pour elle-même, pas plus qu\u2019on ne saurait chercher à résoudre le problème agricole sans tenir compte de l\u2019industrie; pas plus surtout qu\u2019on ne saurait étudier les deux problèmes en fonction l\u2019un de l\u2019autre sans envisager en même temps la situation particulière de notre population.Il n\u2019y a qu\u2019un angle sous lequel on doive aborder ces questions difficiles et cet angle, ce n\u2019est ni l\u2019avenir d\u2019un pays ni celui d\u2019une province, c\u2019est l\u2019avenir d\u2019un peuple.Et la décision qu\u2019il nous faut prendre revêt de ce fait presque la gravité d\u2019un arrêt.Surtout agricole jusqu\u2019ici, le Québec s\u2019industrialise rapidement.La région du lac Saint-Jean ouverte depuis quelques dizaines d\u2019années à peine à la colonisation est en voie de devenir une des plus vastes agglomérations industrielles du Canada.Des villes surgissent où, il y a deux ans, n\u2019existaient même pas une cabane de chasseur.Des capitalistes étrangers débarquent chez nous et annoncent, en descendant du train, leur intention de fonder quoi?Une usine?Une entreprise ?Non, cela ne répond pas à l\u2019ampleur de leurs projets.Ils viennent ici construire une ville, ni plus ni moins.Et nous assistons à la naissance d\u2019Arvida, la ville de l\u2019aluminum.Ce qui se passe à l\u2019heure actuelle au Lac Saint-Jean s\u2019était déjà, avec \u2014\u2014_ Toit np centr ure rému Dat Ges ment dele IIe quel at | tot, | puis : ent tion jours soute Tet lune ell} | tay @ ti A li Drop part 1 \u201cUn CM I Tey tale boy Tent Tia] iy Wa?h Ir l'aten- antages aucoup ai X ques tre onde.pent et tique à cette Onze ème, pagi- qu'on A çulière doi?avenir pip ree jh élues Jere y la aient gens rail ie! fied a us | ar AGRICULTURE ET INDUSTRIE 245 moins de frénésie peut-être, produit ailleurs.On s\u2019en réjouit un peu partout et l\u2019on n\u2019a peut-être pas tout à fait tort.Les centres industriels constituent des débouchés pour l\u2019agriculture et, chacun le sait, le marché le plus important et le plus rémunérateur pour l\u2019agriculteur, c\u2019est le marché national.D'autre part, l\u2019aménagement des chutes d\u2019eau, la construction des usines et des habitations, l\u2019exploitation de vastes établissements industriels fournissent des débouchés au commerce et de l\u2019emploi à des milliers d\u2019ouvriers.Autant d\u2019avantages dont on ne saurait nier l\u2019importance.En revanche, notre agriculture progresse-t-elle aussi vite qu\u2019elle le devrait?Profite-t-elle de l\u2019impulsion que l\u2019industrie est censée lui donner?Nous n\u2019oserions l\u2019affirmer.Et pourtant, il importe de ne pas briser l\u2019équilibre.Le moins qu\u2019on puisse demander, c\u2019est que l\u2019agriculture avance aussi rapidement que l\u2019industrie.La terre est à la base de notre organisation économique.Si la prospérité de la campagne assure toujours celle de la ville, nous croyons qu\u2019il serait fort osé de soutenir l\u2019inverse, puisque c\u2019est à la campagne que la ville s\u2019alimente à la fois en hommes et en produits.De deux choses l\u2019une: l\u2019industrie hâtera les progrès de l\u2019agriculture ou bien, elle les enrayera.Elle les hâtera si l\u2019on prend les mesures nécessaires pour assurer l\u2019épanouissement proportionnel de l\u2019une et de l\u2019autre.Elle les enrayera au contraire si, abandonnant l\u2019agriculture à elle-même, on laisse l\u2019industrie grandir dans des proportions telles qu\u2019elle absorbe à elle seule la plus grosse part des énergies productrices dont nous disposons.Nous irons plus loin : étant donné la situation particulière dans laquelle nous vivons, l\u2019industrie chez nous devrait demeurer longtemps encore fonction de l\u2019agriculture.C\u2019est poursuivre une chimère que de prétendre à résoudre le problème agricole par l\u2019industrialisation à outrance.Notre organisation économique repose sur la terre; l\u2019industrie, c\u2019est le complément.On se plaît à répéter, qu\u2019avec son million d\u2019âmes, Montréal est une des plus grandes villes d\u2019Amérique et la plus importante du Canada.Y a-t-il lieu de s\u2019en réjouir tant que cela?La véritable richesse pour un peuple ne consiste pas en la présence sur un point donné de son territoire de quelques vastes entreprises qui prennent peu à peu figure de monopo- 246 LA REVUE NATIONALE les, mais dans la multiplication des petites et des moyennes industries disséminées sur toute l\u2019étendue du territoire, et qui sont le complément à l\u2019occupation essentielle de la population, à savoir, dans notre cas, l\u2019agriculture.Des grandes villes comme Montréal et des centres fortement industrialisés comme le sera bientôt le Lac Saint-Jean, créent de la richesse, c\u2019est entendu, mais d\u2019un autre côté, ils constituent des foyers d\u2019appel qui vident la campagne.Or, c\u2019est à la campagne que se trouvent les « sources profondes de la nation ».La ville ne survit pas à la déchéance du village.L\u2019industrialisation du Québec n\u2019est donc une chose à souhaiter que dans la mesure où elle soutiendra nos progrès agricoles.Si elle enlève aux champs les bras dont ils ont besoin, les avantages qu\u2019elle nous procure aujourd\u2019hui ne compensent pas les maux qu\u2019elle nous prépare pour demain.Esdras MINVILLE.rétssi BRU À TRAVERS NOTRE VIE NATIONALE 247 \u2014 jme Ÿ otal B lin, | 5 villes comme | e cet À 1s dap que | ville me À TRAVERS NOTRE VIE NATIONALE L\u2019Association Canadienne-Française de l\u2019Alberta a tenu récemment son premier congrès.C\u2019est la preuve significative de la force croissante de nos groupes français de l\u2019Ouest, de l\u2019influence de plus en plus grande qu\u2019ils y jouent.Le temps est heureusement passé où l\u2019on pouvait craindre un enlisement mortel de la minorité canadienne-française de l\u2019Alberta.Le groupe canadien-français albertain a résisté à l\u2019oppression ; il s\u2019est formé un esprit de résistance que les années ont fortifié.Il est en plus à remarquer que les Canadiens français d\u2019Alberta ont dû compter avant tout et presqu\u2019uniquement sur leurs propres ressources, et que si, par eux-mêmes, ils ont réussi à survivre et à agrandir leur influence, l\u2019avenir est assuré.BAS ès agri- besoin, pensent LE, LES ELECTIONS D\u2019ALBERTA.Aux dernières élections provinciales albertaines, cing Canadiens français ont été élus.Dans le dernier parlement, il n\u2019y avait que quatre Canadiens français.C\u2019est donc un gain substantiel et la preuve que les nôtres ont eu la sagesse d\u2019oublier les divisions de parti pour faire l\u2019unité sur les questions vitales.On sait que le gouvernement Brownlee avait consenti à reconnaître par une loi organique le reste des droits scolaires de 1875, qui nous avaient été laissés en 1905.Il n\u2019est pas douteux qu\u2019en ce faisant il obéissait à l\u2019influence des députés canadiens-français, et s\u2019il a eu la faiblesse de reculer devant la horde orangiste, ses intentions du moins étaient bonnes.La population canadienne-française a tout intérêt à apporter dans les questions politiques le même souci de la défense de nos droits et d\u2019en faire la condition de leur coopération à quelque parti que ce soit.L\u2019AUTO.L'an dernier, l\u2019auto a tué aux Etats-Unis, 25,000 personnes.Un publiciste faisait remarquer avec raison que si une 248 LA REVUE NATIONALE maladie, éclatant durant l\u2019été, faisant autant de victimes, les autorités seraient en branle pour trouver un remède radical.Les laboratoires de chimie, les hygiénistes, tout concourrait à trouver le remède au terrible mal.Cependant personne ne s\u2019inquiète de l\u2019hécatombe de l\u2019auto, de ceux qu\u2019elle tue et des milliers d\u2019autres qu\u2019elle laisse infirmes.L\u2019auto nous tue chez nous presqu\u2019autant de citoyens en pleine force que la maladie.LES ÉLECTIONS.La prochaine élection va réveiller les haines traditionnelles de partis, les préjugés de toute sorte.Derechef la province de Québec va servir de bouc émissaire aux orangistes d\u2019Ontario pour les fins électorales.C\u2019est devenu une vieille habitude dont nos gens ne devront pas s\u2019étonner.Ils ne devront pas à cause du qu\u2019en dira-t-on orangiste ontarien, se laisser entraîner dans les chemins tortueux des compromis, histoire d\u2019apaiser Hocken ou le docteur Edwards.La province de Québec a beaucoup plus gagné à marcher droit son chemin qu\u2019à une politique d\u2019opportunisme illogique et qui ne conduit à rien.On ressassera de nouveau les vieux clichés de la bonne entente.Ces clichés ont toujours atteint un but, celui de masquer, d\u2019excuser toutes les trahisons, de justifier les platitudes sanctifier les compromis.Avec de la bonne entente, de l\u2019intérêt général, des intérêts supérieurs, on a réussi à entraîner notre race à laisser accomplir sans protester les pires injustices.Nous ne gagnons rien à ce marchandage de nos droits contre une hypocrite amitié.Nos compatriotes anglais ne respecte que les gens qui savent se tenir debout, en quoi ils ont parfaitement raison.M.GEORGES BOIVIN.Brisé par une session politique excessivement dure, M.Georges Boivin est tombé en pleine lutte électorale.Esprit très net, orateur puissant, M.Boivin s\u2019était imposé à l\u2019admiration de ses collègues anglais, par de nombreuses qualités, Ses adversaires le redoutaient pour son argumentation tou- jour ana vice (her: fina in ) Carat comm député fog Ts dénonc isi {lang tien USE la {iter fs ig ben Ya \u201cton fit | my in Coy tion Ky lg Ç Soy Yi py, 3 ly lity = tn] ; \u2014\u2014 times, les I aie, dncoutrait 1500 Dé tue et des s tue chez à maladie, tradition of a rv prangistes me vieile Is ne de- tari, 3 pros prorie mn chemin e conduit Is bone i de mas je de [inte entrainer os DI js me ai 8 ont ure.i part ; pain qui jo À TRAVERS NOTRE VIE NATIONALE 249 jours fortement charpentée, sa souplesse de latin sous les apparences de roideur britannique.Il faisait honneur à sa race et à sa province.Il avait été choisi chef suprême des Chevaliers de Colomb au Canada.Pauvre, inconnu, M.Boivin a fait sa trouée et glorifié le nom canadien-français.À PROPOS DE POLITIQUE.Montréal a toujours été considérée comme la Sodome du Canada surtout chez les bonnes gens d\u2019Ontario.On l\u2019a choisie comme victime propitiatoire à l\u2019enquête des douanes.Un député vient après une gaffe sur Ottawa, affirmer qu\u2019il s\u2019y commet le péché.C\u2019est la vieille rengaine des puritains onta- riens qui restreignent la famille au chien domestique et qui dénoncent l\u2019immoralité des grosses familles canadiennes.C\u2019est ainsi que l\u2019on pratique la bonne entente.On loue Québec, quand la louange peut être profitable et on injurie tout aussi bien du moment qu\u2019on y trouve intérêt.LES ÉCOLES DE L\u2019ALBERTA.Lors de la dernière session, les députés de la province de Québec ont préféré tomber plutôt que de sacrifier la garantie des droits scolaires de la minorité canadienne-françaisé de l\u2019Alberta, que les orangistes voulaient faire supprimer.Maintenant que nous avons de nouvelles élections, les électeurs canadiens-français devront exiger des nouveaux candidats, l\u2019assurance qu\u2019ils ne sacrifieront pas les droits du français pour des avantages politiques.L\u2019HISTOIRE CANADIENNE.Comme il se trouve que la lutte électorale porte sur une question constitutionnelle, les orateurs ont commencé à rappeler l\u2019époque troublée de 1837.: Nous ne voulons en aucune façon intervenir dans la lutte, mais nous protestons énergiquement contre les diverses sauces auxquelles certains candidats et orateurs accommodent l\u2019histoire canadienne.Personne n\u2019a le droit de répandre dans le peuple de fausses notions d\u2019histoire pour de mesquins avan- 250 LA REVUE NATIONALE tages politiques.Que l\u2019on ait au moins le respect et le culte de notre histoire! Aucun Canadien français n\u2019a le droit de la défigurer quels que soient les motifs qui le poussent à agir.Qu\u2019on ne rapetisse pas à la mesure de certains intérêts diseu- tables, les actes et la personne des patriotes qui autrefois ont lutté pour gagner les libertés dont nous jouissons maintenant.M.ATHANASE DAVID.Tout récemment, M.A.David, dans une collation de diplômes dans une université anglaise, vantait notre langage, sa pureté, sa correction grammaticale.Un journal a trouvé le moyen de transformer tout cela en une déclaration où M.David affirmait que notre langue allait s\u2019appauvrissant.M.David, justement indigné, a protesté.La version fantaisiste a été reproduite avec une unanimité touchante dans les journaux ontariens.Mais nous ne voyons pas qu\u2019ils aient publié la protestation de M.David et la véritable version.Ainsi se fait l\u2019histoire autour du parler canadien-français.A.GAGNON.Recruteur récompensé.Bien peu de recruteurs de notre Société peuvent compter à leur crédit un résultat aussi brillant que M.Ernest Ethier, membre de la section Iberville, qui réussit à inscrire 173 membres sur les listes de sa section du ler janvier au 15 juin dernier.gl Vag (anse Seront of ly seront de res Dey \\ futon U gro iol i Parmi dq jin ving de Mol, ding; fi Ni Chg RA la leg, CHRONIQUE DE LA SOCIÉTÉ 251 Ce magnifique travail mérite que son auteur soit cité à l\u2019honneur dans cette chronique.Aussi bien le Conseil général a-t-il voulu reconnaître le zèle de ce membre dévoué en lui accordant la première de nos bagues en or frappées aux armes officielles de la Société.culte de a agin.fists HI Tal, Le Conseil général se propose de faire cadeau de ces bagues aux membres de nos sections qui se signaleront d\u2019une façon toute particulière par leur zèle à augmenter l\u2019effectif de leur section.dipl ge, 8 wé le I Dae Au prochain congrès spécial qui se tiendra à l\u2019automne le Conseil général fera connaître à quelles conditions ces primes seront attribuées.D'ici là l\u2019attribution de ces récompenses est laissée à la discrétion du Conseil général.Nos membres, seront sans doute heureux d\u2019apprendre que leur travail intense pen de recrutement peut leur obtenir une magnifique récompense.e dans s aint ersion gis Délégués au Congrès eucharistique de Chicago.Notre Société, sous les auspices de laquelle un pèlerinage fut organisé par train spécial en vue de conduire à Chicago, un groupe important de canadiens-français, est en droit de se réjouir du succès dé ce voyage.ON Un contingent d\u2019environ 120 personnes composa ce train.Parmi les voyageurs on remarquait: S.G.M: A.-O.Gagnon, évêque-auxiliaire de Sherbrooke, accompagné de son secrétaire, S.H.le maire Médéric Martin, et une vingtaine d\u2019échevins de Montréal, dont quelques-uns accompagnés de leur épouse, M.le maire Dupuis et quelques échevins de Verdun, ainsi que M.Louis Chatelle, maire de Ville Lasalle.Notre Société avait délégué au Congrès eucharistique de Chicago, MM.J.-A.Bariteau, secrétaire-général et J.-R.Poirier, directeur général.La Compagnie de chemin de fer du Canadien Pacifique qui avait lancé cette organisation, mérite des félicitations pour coup l\u2019excellent service qu\u2019elle a donné à tous les pèlerins.Féhien Jean GUÉRIN. B A 8 +f i.3 a i | À 252 LA REVUE NATIONALE Caisse Nationale d\u2019Economie Encaissement Du ler janvier au Ier août 1925 .2 2442 4 42.$397,518.31 1926 .: .\u2026.$442,519.36 Augmentation en 1926 sur 1925.$ 45,001.05 Recrutement 1925 ©.6,687 pensions 1926 .10,753 \u2014 Augmentation en 1926 sur 1925 .4,066 \u2014 Encaissement sur nouvelles affaires Du ler janvier au ler août 1925 2.224444 4 1 4 1.$36,222.60 1926 .$61,159.34 Augmentation en 1926 sur 1925 .$24,936.74 95, rue SAINT-JACQUES, - - MONTRÉAL J.DeSERRES, gérant.La Société Nationale de Fiducie Fondée par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal Nos principales fonctions: de fonds d\u2019amortissement.Administration de fortunes privées.- de propriétés.de successions.Fiducies de toutes sortes.Achat et vente d\u2019obligations.Préparation d\u2019émissions d\u2019obligations.Liquidations et faillites.Préts hypothécaires.Assurances générales.1 Agents pour transfert d\u2019actions et d\u2019obligations.Tél.: Main 3365.J.DeSERRES, 95, rue SAINT-JACQUES Gérant.À Co Lo Un By LA REVUE NATIONALE Fondée et subventionnée par le gouvernement de la province de Québec.Préparant aux situations supérieures du commerce, de l\u2019industrie et de la finance.Cours du jour: 3 années d\u2019études préparant aux licences en Sciences commerciales et comptables.Ces diplômes donnent droit d\u2019admission aux associations d\u2019experts-comptables.Cours du soir: nombreux cours libres sur: Comptabilité théorique et pratique, opérations de banque, correspondance commerciale anglaise et française, arithmétique commerciale, algèbre, économie politique, droit civil, droit commercial, espagnol, italien, allemand, etc.Cours par correspondance: Comptabilité\u2014 Anglais commercial \u2014 Français commercial \u2014 Economie politique \u2014 Droit commercial \u2014 Banque et bourse \u2014 Mathématiques financières \u2014 ete.Bourses du gouvernement pour cours du jour et du soir.Pour tous renseignements, s\u2019adresser au directeur, coin Avenue Viger et rue Saint-Hubert, Montréal. LA REVUE NATIONALE Pour conserver chez eux l'habitude de lire et d\u2019apprendre, faites lire aux enfants, pendant les vacances, les pages amusantes et instructives de la Revue Illustrée : L'OISEAU BLEU Les 10 numéros de 1925 ont été reliés en un tres beau volume de 160 pages, avec 30 pages de dessins historiques et plus de vingt autres dessins en deux couleurs, intercallés dans le texte.Vous pouvez recevoir par malle, dés demain, ce joli volume, en envoyant seulement $0.60 à L\u2019OISEAU BLEU, 296, rue Saint-Laurent.BÂTISSEZ-VOUS ?Achetez au prix de la manufacture: Briques \u2014 Ciments \u2014 Chaux \u2014 Plâtre Lattes métalliques \u2014 Chaux hydratée Rockwall \u2014 Quincaillerie Charbon anglais, gallois, américain Cie de Produits de Mines et Mfr\u2019s \u201c LAFLEUR SIDING \u201d Walnut 5651 60, Boul.DECARIE a5 oo Bs = ~~ \\\\ LA REVUE NATIONALE 255 FONDÉE EN 1885 SOULANGERIE MEDARD PAQUETTE (La succession Médard Paquette) FARINE de PREMIÈRE QUALITÉ \u2014 CUISSON SOIGNÉE PRIX MODÉRÉS 18 ouest, boulevard SAINT-JOSEPH - Montréal Tél.: Belair 0863 La plus ancienne boulangerie canadienne-française.Tél.: EST 1853 LA CIE J.& C.BRUNET Limitée PLOMBERIE \u2014 COUVERTURE \u2014 ÉLECTRICITÉ \u2014 CHAUFFAGE 223, rue Saint-Laurent, - a Montréal COMPAGNIE D\u2019ASSURANCE SUR LA VIE \u201cMa Sauvegarde \u201d MONTRÉAL La seule Compagnie canadienne-française d'Assurance sur la vie.Établie en 1898 Tél.: Belair 1609 ROBIN FRÈRES Manufacturiers de formes de chaussures Angle Carrières et Gilford, - Montréal Tél.: ATLANTIC 4279.Spécialité: ÉDIFICES RELIGIEUX.DAMIEN BOILEAU, Limitée ENTREPRENEURS GÉNÉRAUX 245, Ave McDOUGALL - Outremont, Montréal CRÉDIT FONCIER FRANCO-CANADIEN Tél.: HARBOUR 2226 MONTRÉAL 35, RUE SAINT-JACQUES Prêts en première hypothèque Taux avantageux \u2014 Service rapide \u2014 Aucune commission à payer. 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