La revue nationale /, 1 mai 1926, Mai
[" ite % ~ i.Gérard Marchelosse, 529, Leclaire MONTREAL.ÿ ¥ 8¢ ANNEE \u2014 No 5 MONTREAL MAI 1926 LA REVUE NATIONALE Organe de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal PARAISSANT LE 10 DE CHAQUE MOIS Le Montréal féodal.Hermas Bastien Le militarisme.Rosario Vaillancourt Annales de la S.S.J.B.de Montréal.E.-Z.Massicotte A travers notre vie nationale: Où commence l\u2019histoire! \u2014 Encore le patois \u2014 La duchesse d'Atholl.\u2014 Témoignage.\u2014 Notre langage.\u2014 Carte électorale.\u2014 Au Manitoba.\u2014 La Société Royale.\u2014 Journaux.\u2014 Nomination.\u2014 Le cinéma.\u2014 Nomination ecclésiastique.\u2014 Un.rapport encourageant.\u2014 Orateurs invités Chronique de la Société : Concours spécial de recrutement.\u2014 Concerts populaires cana- diens-français \u2014 Des remerciements de Sudbury.\u2014 Grand\u2019 messe le 24 juin dans les paroisses.\u2014 Section Saint-Clément de Viaurille.\u2014 Bouton-insigne officiel de la Société.\u2014 Nos chefs de sections Jean Guérin Rédaction et Administration : 296, rue Saint-Laurent MONTRÉAL Abonnement annuel: $2.00 La livraison (chez les dépositaires) : 15 sous 133 137 144 150 Les abonnements à la REVUE NATIONALE commencent invariablement au ler janvier.\u2014 Pour tout changement d'adresse, accompagner la demande de 5 sous en timbres-poste. La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal Fondée en 1834 Conseil- général : Grand aumônier: Mgr l'ARCHEVÊQUE DE MONTRÉAL.Président général: Léon TRÉPANIER, publiciste, 371, Sherbrooke Est ler vice-président général: Henry-L.AUGER, courtier en immeubles, 384, rue Ontario Est.2e vice-président général: J.-W.DEZIEL, administrateur, 182, Avenue .Notre- Dame de Graces.Secrétaire pénéral: J.-A.BARITEAU, LL.L., notaire, 347, Maisonneuve.Trésorier général: Aimé PARENT, administrateur, 51 est, rue St-Paul.« Directeurs: L\u2019hon.L.-0.DAVID, sénateur, 325, chemin Ste-Catherine, Outremont.Victor MORIN, LL.D., notaire, 97, rue Saint-Jacques.Guy VANIER, LL.L., avocat, 97, Saint-Jacques.J.-V.DESAULNIERS, courtier en immeubles, 990, rue Saint-Jacques.V.-E.BEAUPRÉ, 1.C., professeur, 676; rue Saint-André.J.-R.POIRIER, comptable, 250, rue Workman.J.-O.MOQUIN, douanier, 139, Saint-Thomas, Longueuil, P.Q.Chef du Secrétariat: Jean GUÉRIN, bureau No 1, Monument National, téléphone: Plateau 3768.CORPORATIONS FILIALES DE LA SOCIÉTÉ: La Caisse Nationale d\u2019Économie -\u2014 la Caisse de Remboursement \u2014 le Monument National \u2014 la Société Nationale de\u2018 Fiducie \u2014 la Société Nationale de Colonisation.La Direction de la Revue Nationale ne s\u2019engage pas à rendre les manuscrits non insérés.Elle laisse aux auteurs la responsabilité des idées émises dans leurs articles._ La REVUE NATIONALE est éditée par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, 296, rue Saint-Laurent, et imprimée par ARBOUR et DUPONT, imprimeurs-éditeurs, 249\u2018 est, rue Lagauchetière.\u2014 Tél.: EST 6264._ fee 25 PE A le NA [] Pr 129 LA REVUE NATIONALE La saveur originale du if = % se revèle pleinement dans la tasse Produits de Qualité Lait pasteurisé, Crème, Beurre, Oeufs, Crème à la Glace dd 1 Len ares Le dame tr tit de a ie rin _ alle thd Lite 1e tes Éd 130 LA REVUE NATIONALE LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA Siège social: 7 et 9, Place d\u2019Armes MONTREAL Capital autorisé.$ 5,000,000.00 Capital payé et Réserve .$ 4,500,000.00 Actif total (au 30 nov.1925) $45,219,000.00 Cette banque est la seule au Canada dont les argents confiés à son département d\u2019Epargne sont contrôlés par un Comité de Censeurs, ces messieurs examinant mensuellement les placements faits en rapport avec tels dépôts.Conformément aux règlements approuvés par ses actionnaires, lors de sa fondation, cette banque ne prête pas d\u2019argent à ses directeurs.132 succursales dans les Provinces de Québec, d\u2019Ontario, du Nouveau-Brunswick et de l'Ile-du-Prince-Édouard.Caron Frères Inc.NOUVEL EDIFICE CARON, Coin des rues BLEURY & CONCORD Fabricants d\u2019Emblèmes de Sociétés et d\u2019Insignes de tous genres.an: Hill manne a GRA \u2014 fits & (ene fais airs, is \\\\ LA REVUE NATIONALE 131 Tél.: Calumet 0128 Membre de la Section Saint-Edouard ENTREPRENEUR Assortiment complet d\u2019accessoires électriques L'installation du système d'illumination de la Croix du Mont-Royal est une preuve de l\u2019excellence de notre travail.2173, rue SAINT-DENIS - - - MONTREAL BANQUE CANADIENNE NATIONALE Siège social: Place d\u2019Armes, Montréal Capital versé et réserve .$11,000,000.Actif, plus de .$130,000,000.La grande banque du Canada français 254 succursales au Canada, dont 210 dans la Province de Québec.Filiale à Paris: BANQUE CANADIENNE NATIONALE (France), 14 rue AUBER NOTRE PERSONNEL EST A VOS ORDRES.GRACIEUSEMENT OFFERT PAR LA Compagnie d\u2019Assurance « MONT-ROYAL » 17, rue Saint-Jean, - - - - - Montréal =») 70 RUE SHERBROOKE.Quest, MONTREAL Préparation aux carrières industrielles; enseignement théorique et pratique, donné le jour et le soir.COURS DU JOUR: 3 ANNÉES D'ÉTUDE.COURS DU SOIR: OCTOBRE À AVRIL.PROSPECTUS SUR DEMANDE. LA REVUE NATIONALE Qualité 37 ANS D'EXISTENCE Service LA REVUE NATIONALE imprimée dans nos ateliers, est une preuve de l\u2019excellence de notre travail.Nous imprimons tout : Cartes d\u2019affaires, entêtes de lettres, programmes, livres, revues, brochures, etc, etc, à des prix très modérés.Tél.: EST 6264 ARBOUR & DUPONT IMPRIMEURS - EDITEURS 249 est, rue Lagauchetière,e Montréal Près de la rue Saint-Denis En plaçant vos Assurances-Feu avec LA COMPAGNIE D'ASSURANCE MUTUELLE DE MONTREAL contre le feu, vous épargnez 35% sur vos primes.Pourquoi faire affaire avec des Compagnies étrangères quand vous trouvez chez vous ce qu\u2019il vous faut.\u2014Deman- dez à voir nos inspecteurs.Bureau Chef: 92 EST, RUE NOTRE-DAME, Chambre 35 et 36, MONTREAL Téléphone: MAIN 6955 et 8524.Cadeau apprécié des enfants: UN ABONNEMENT à L\u2019OISEAU BLEU Abonnement annuel: Canada et Etats-Unis, 50 sous.296, rue Saint-Laurent, - - Montréal GARDONS NOS ÉPARGNES CHEZ NOUS Le revenu en primes d\u2019assurances, au Canada, en l\u2019année 1924, a été d\u2019au-delà de $210,000,600.00.Nos institutions nationales en ont à peine touché $3,000,000.00.Pour enrayer cet exode considérable de nos ressources financières, exigez de votre agent qu\u2019il place vos assurances dans LA PREVOYANCE Compagnie essentiellement canadienne fondée en 1905.Assurances de tous genres.Siège Social: EDIFICE « LA PREVOYANCE », Coin PLACE D\u2019ARMES ET SAINT-JACQUES, = MONTREAL Tél.: HARBOUR 3292-3-4-5-6-7.il ma pal kid ciel Le taines 3% ins QUE Qu aux ét pelle I vagin révolus eam Le entre] Tue Be {emit ately él sig Mec à ve Jus: disait li ff pou Wty) Pag, tracée Ita 8e ANNÉE \u2014 No 5 MONTRÉAL MAI 1926 re rc crc re Sr LA REVUE NATIONALE Serre ra dd LE MONTREAL FEODAL À 54 4 WP Ÿ $ Ws id W pi æ Ville industrielle et financière, la métropole canadienne n'a pourtant pas pour voix et pour caractéristique exclusives le cri des sirènes de ses usines et la silhouette de ses gratte- ciel.Le chant des carillons harmonisé par les érables, les centaines de clochers pointant l\u2019azur de l\u2019espace, la multitude de ses institutions religieuses et éducationnelles, tout cela indique que l\u2019opulente cité a une âme.C\u2019est cette âme qu\u2019annonce aux étrangers la croix symbolique du Mont-Royal.Elle rappelle le geste auguste de son fondateur et invite, en dépit du vacarme dont nous accable le progrès, à remémorer les jours révolus.C\u2019est alors en plein quartier des affaires que doit déambuler le curieux.Le vieux Montréal est situé dans le quadrilatère compris entre le fleuve, la rue McGill, la ruelle des Fortifications et la rue Berri.Pour nous faire une idée de la topographie de ce territoire de Ville-Marie, imaginons que tous les édifices actuels n\u2019existent pas.On voit alors que la rue Notre-Dame est sise sur un côteau qui commence à l\u2019ouest, près de la rue McGill, et qui s\u2019élève peu à peu jusqu\u2019à la rue Bonsecours.De là, vers l'actuelle rue Beaudry le côteau oblique graduellement jusqu\u2019au Pied-du-Courant.Où se trouve la gare Viger, surgissait un monticule d\u2019une soixantaine de pieds plus élevé que le niveau de la rue Notre-Dame.Ce monticule en était le terme et pour aller vers l\u2019est de l\u2019île, passants et voitures devaient, contournant la petite colline, descendre jusqu\u2019à la rue Saint- Paul.Celle-ci est la plus ancienne rue de Montréal, ayant été tracée en 1672, par l\u2019arpenteur Bénigne Basset, avec les rues transversales Saint-Jean-Baptiste, Saint-Pierre, Saint-Vin- 134 LA REVUE NATIONALE cent, Saint-Joseph, lesquelles rejoignaient la rue Notre-Dame.Le Manoir, construit par M.de Maisonneuve, en 1650, avait son emplacement sur la rue Saint-Paul.Il fut incendié en 1852.L\u2019obélisque de la Place Youville rappelle la fondation de Montréal, les noms des fondateurs et des premiers colons.C\u2019est à l\u2019angle des rues Saint-Paul et Saint-Sulpice que se trouvait l\u2019Hôtel-Dieu de Jeanne-Mance, fondé en 1642.La fondatrice y logea les quatre premiers sulpiciens envoyés à Ville-Marie par M.Olier.La grande chambre, qu\u2019elle mit à leur disposition leur servit à la fois « de salle d\u2019exercices, de réfectoire, de cuisine et de dortoir, et ce fut là qu\u2019ils demeurèrent constamment, jusqu\u2019à ce qu\u2019ils eussent fait construire pour leur usage une maison en pierre ».Leur séjour s\u2019y prolongea jusque vers 1661.On sait les événements tragiques qui endeuillèrent ces premières années.M.Jacques Lemaître, sulpicien, fut chargé par son supérieur, M.de Queylus des soins matériels de l\u2019établissement.Loger ses confrères fut son premier souci.Il entreprit donc la construction d\u2019une maison à proximité de l\u2019hôpital, en face du fleuve.Or, un jour qu\u2019il s\u2019était aventuré, avec quelques ouvriers de la ferme Saint- Gabriel, sur l\u2019Ile Saint-Paul, il fut assailli par des sauvages, et par eux décapité, le 29 août 1661.Son successeur, M.Guillaume Vignal, continua l\u2019oeuvre commencée.Accompagné de treize hommes, il s\u2019était rendu dans un îlot, en amont de l\u2019île Sainte-Hélène, pour y aller chercher de la pierre.S\u2019étant éloigné du groupe, il tomba aux mains des sauvages.De même que MM.Brigeac, René Cuillerier et Jacques Dufresne, il fut amené à la Prairie de la Madeleine.Blessé gravement, M.Vi- gnal fut achevé par les indigènes, le 27 octobre 1661, rôti et mangé.Malgré ces événements, on continua le bâtiment du Séminaire qui devint habitable en 1664.L\u2019actuel Séminaire de Saint-Sulpice, attenant à l\u2019église Notre-Dame, est le second.Il date de 1680 comme l\u2019indique un vieux plan de Montréal.C\u2019est M.Dollier de Casson qui en désigna le site lorsqu\u2019il jeta les bases de l\u2019église qui n\u2019était pas encore terminée en 1683.Cette première église fermait la rue Notre-Dame.Celle que nous voyons, objet d\u2019orgueil pour la métropole, date de 1830.Les environs sont riches de souvenirs historiques.C\u2019est rue Saint-Sulpice que se trouvait la maison oo fs Lal plore ita, 4 avaler delta, peut do Ville Ml Maison Americ Le Moy ls BR Py tice, bi EN en IH [empl Solr tn ¢ Se tro du fl Pitié p (UE fit Jol ve man fom ; dent Lens Se dou + ki Mo Al fs lan 5) ° Da M) ss Orem, 650, avai Neeudié en Fondation 15 Cons, hice qe 11642.1a envoyés à le mit à exces, do ils deme: construire | sy pro tragiques | Lemaitre, | rls des rèves fut jon de | rujor | meat § sauvages, À Jai 8 me fe À pt de lle fant Soi De meme qe il it tL 1,10 iment ; igh [indique nye ait jit la TUE pur qr ; aise?LE MONTREAL FEODAL 135 des LeMoyne où naquirent d\u2019Iberville et de Bienville.L\u2019explorateur Duluth, qui a donné son nom à une ville du Minnesota, a résidé angle des rues Saint-Sulpice et Notre-Dame.Cavelier de La Salle, qui descendit le Mississippi jusqu\u2019au delta, occupa une maison, coin Saint-Pierre et Saint-Paul.On peut donc appeler le quartier de la Bourse l\u2019âme de l\u2019ancienne Ville-Marie.Coin Notre-Dame et Saint-Pierre, se trouvait la maison Foretier, construite en 1667.C\u2019est là que le général américain Montgommery habita (1775-1776).La maison de Le Moyne de Maricourt, rue Coté, est aujourd\u2019hui occupée par les RR.Frères des Ecoles Chrétiennes.Poursuivons notre itinéraire vers l\u2019est.Le Palais de Justice, bâti en 1856, s\u2019élève sur l\u2019emplacement de l\u2019église et du monastère des Jésuites construits en 1692, convertis en caserne en 1800 et incendiés en 1803.La Place Jacques-Cartier est l\u2019emplacement du château de Vaudreuil et le marché de Bon- secours celui du palais de l\u2019Intendance, édifié en 1698.L\u2019ancien couvent des Soeurs de la Congrégation, fondé en 1659, se trouvait angle des rues Notre-Dame et Saint-Laurent, côté du fleuve.Près de là, étaient l\u2019église de Notre-Dame de la Pitié, (1693), et de la chapelle de Notre-Dame des Anges (1718).Le château de Ramezay, en face de l\u2019hôtel de Ville, fut construit en 1705.Il fut habité par Claude de Ramezay, gouverneur de Montréal, et, après la conquête, par les gouverneurs anglais.En 1745, il devint la propriété de la Compagnie des Indes et, comme tel, le centre du commerce des fourrures avec les indiens.Le Champ de Mars était jadis le centre du quartier résidentiel de Montréal.Son niveau n\u2019était pas alors celui d\u2019au- jourd\u2019hui.Son élévation en plateau résulte du transport de la terre occasionné par le nivellement du côteau Saint-Louis, monticule dont nous avons parlé plus haut.Le côteau, une fois rasé (1812), on ouvrit la rue Notre-Dame et le site de l\u2019ancienne porte Saint-Martin prit la forme d\u2019un square qui, en 1821, fut offert à la ville par le gouverneur Dalhousie.La place publique porta le nom du donateur.Cette partie de la ville s\u2019enrichit alors de résidences de très bon goût.Une lente évolution a donc métamorphosé tout un quartier.Où l\u2019on admirait autrefois un monticule verdoyant, de sen 136 LA REVUE NATIONALE fashionables demeures, des châteaux, des églises de pierre, une rivière minuscule avec des villas et des vergers aux bords, nous voyons des édifices de béton armé, des maisons de finance, des bourses bruyantes, des rues asphaltées que bordent des échoppes sémitiques.D\u2019autres sont venus aux lieu et place où des gens de notre race jetaient les assises d\u2019une chrétienté.Mais plus haut que toutes ces constructions modernes s\u2019élèvent les tours majestueuses de Notre-Dame.Hermas BASTIEN.VIENT DE PARAITRE.Pour savoir où va l\u2019argent.\u2014 Méthode pratique, sûre, efficace, propre à vous réaliser rapidement un capital.Prix: $1.00.\u2014 Les Edi- teurs Canadiens Enregistrés, 3636, Henri-Julien, Montréal.On a parlé, on a écrit sur les problèmes économiques du Canada; les conseils, les statistiques, les faits posés à la connaissance du public, ont contribué à faire germer cette semence tardive.En remontant à la source, il a été constaté que la richesse individuelle des Canadiens-Fran- çais serait un moyen très efficace apte à soustraire nombre de ces difficultés; et c\u2019est dans ce but que Les Editeurs Canadiens Enrgy.offrent à chacun de vous une méthode propre à vous faire réaliser un capital qui, selon R.Léonard, «est le point de départ réel dans la réussite, et sans quoi cette dernière devient impossible ».Ce n\u2019est pas simplement un livre qui vous est offert, ce sont surtout les services que ce dernier vous rendra; car ce livre est destiné à devenir le vade-mecum de toute personne qui a la louable ambition de vivre un jour plus à l\u2019aise PARAITRA FIN MAI.La Librairie d\u2019Action française (limitée) offre aux éducateurs et aux éducatrices deux nouveaux volumes pour la jeunesse étudiante : «La Moisson nouvelle », recueil de poésies, de Blanche Lamontagne- Beauregard et « Le filleul du Roi Grolo », contes de fées de Marie-Claire Daveluy.Chaque volume, enrichi de gravures intéressantes, est tout désigné pour servir de récompense à la jeunesse studieuse.L\u2019exemplaire se vend $0.75, et $0.60, a la quantité, au comptoir de la Librairie d\u2019Action française (limitée), 1735, rue Saint-Denis.On fera bien de retenir immédiatement ces deux nouveautés.Am contester mairie, L Ja force | Mais sil si faut à la era Je pars comme | Cs Éréquent 194, C que, di peuples tel état amener prévisig UE la Tie te op le egg déve Minisé py Hels Doug fra fey bry line Comm Te le [ bord, finan.À ft des J lceoù À tien, Ni LE MILITARISME LE MILITARISME A moins d\u2019habiter le pays de l\u2019utopie, personne ne peut contester la nécessité d\u2019une armée convenable pour défendre la patrie.Une nation doit se sentir forte.Devant ceux pour qui la force prime le droit, il est bon de dresser des régiments.Mais s\u2019il faut des soldats, il ne faut pas des états-soldats ; s\u2019il faut un effectif proportionné « à la richesse d\u2019un pays et à la gravité des périls probables, il ne faut pas convertir tout le pays en casernes et l\u2019industrie en préparatifs guerriers, comme l\u2019a fait l\u2019Allemagne, et, à sa suite l\u2019Europe ».C\u2019est là le plus sûr moyen d\u2019allumer des guerres injustes, fréquentes, mondiales.La « paix armée » a fait la guerre de 1914.C\u2019était facile à prévoir.« La paix armée de notre époque, disait Le Play en 1906, est devenue aussi funeste aux peuples que l\u2019étaient autrefois les guerres prolongées.Un tel état de chose ne saurait se perpétuer en Europe sans amener la décadence.» (Organis.du travail.436).Les prévisions du grand économiste ne se sont que trop réalisées.L\u2019Europe se meurt des suites du militarisme.I.DEFINITION \u2014 EXISTENCE.Le militarisme est un systéme de gouvernement qui s\u2019appuie sur d\u2019immenses armées permanentes, recrutées par voie de conscription personnelle, universelle et prolongée, et sur le casernement égalitaire; à l\u2019organisation, au maintien, au développement desquels l\u2019Etat subordonne tout dans son administration.« C\u2019est l\u2019intrusion de la guerre dans la paix, comme le définit Spencer en style lapidaire.» Obsédés de mutuelles suspicions, disait Léon XIII, presque tous les peuples poussent à l\u2019envie leurs préparatifs de guerre.C\u2019est une effrayante contagion.Du militarisme outrancier de l\u2019Allemagne naquit le militarisme de toute l\u2019Europe.Du navalisme britannique, l\u2019une des formes du militarisme, naquit le nava- lisme mondial.Loin de marcher vers le désarmement général.comme le voulaient les traités, on s\u2019arme encore ce plus belle. 138 LA REVUE NATIONALE L\u2019Occident fournit à l\u2019Orient des armes qui tourneront contre lui.L\u2019Allemagne refait ses régiments dans l\u2019ombre, malgré de belles promesses.La Navy League mène par l\u2019empire britannique une propagante impériale incessante.Les Etats- Unis font des préparatifs de défense navale surtout à Hawaï, et les Japonais alarmés de l\u2019atteinte portée au pacte de Washington (1922) s\u2019apprêtent à la guerre.Pour ne point se faire déclasser par la marine américaine ou anglaise, le Japon met en chantier de nombreux navires de guerre.Les armements ruineux continuent et !a faillite de la dernière guerre qui devait aboutir à l\u2019établissement d\u2019une paix perpétuelle est de plus en plus manifeste.II.CRITIQUE.a) Causes et buts.Quelles sont les causes du militarisme?Les principes qui le font naître sont-ils bien glorieux pour la nature humaine et pour la société?Ecoutons la voix d\u2019un grand pape: L\u2019ambition, la convoitise, l\u2019esprit de rivalité, ce triple foyer où s\u2019allume d\u2019ordinaire la guerre; telles sont pour lui les causes du militarisme.En d\u2019autres termes, l\u2019égoïsme national, la défiance internationale, les ambitions matérielles sans frein poussent les états aux armements outranciers.L'histoire du monde le prouve, hélas! abondamment.Quel était le rêve de Bismark en faisant de la Prusse un état-soldat?Dominer le monde et ruiner la France.Quelle fin poursuivait l\u2019Angleterre en créant sa gigantesque marine?La domination des mers et du commerce maritime.Dans quel but les Etats-Unis lancaient-ils leurs armées dans les Antilles, en Amérique centrale et au Mexique?En 1909, les Etats- Unis arrachent Cuba à la domination espagnole ; ils imposent à cette île le fameux amendement Platt, où il est dit que le gouvernement de Cuba reconnaît l\u2019intervention des Etats- Unis et qu\u2019il vendra ou louera aux Etats-Unis les terres nécessaires à l\u2019établissement des stations navales, et des dépots de charbon.Le programme du parti progressiste, adopté à Clevelay, le 5 juillet 1924 protestait hautement contre les interventions militaires des Etats-Unis.« Nous condamnons, tor ee = ee tl mm disait Unis @ blabls rapport Revue matiec giseme l'agran dit Ler Ja ol Insatia | devem | notion 1 peuple dit des un fig formig der, | A lien ou tell Le fos do Mote int q grands de com lis ] font frange dang tity ler |, Tithe by tag LE MILITARISME 139 disait le programme, tout emploi de la force armée des Etats- Unis en vue d\u2019aider à l\u2019exploitation des nations faibles, semblables à celui qui en a été fait trop fréquemment dans nos rapports avec Haïti, Saint-Domingue, le Nicaragua.» (Cf.' Revue des Jeunes, oct.1925.) Le militarisme vise à la suprématie commerciale et industrielle.Les puits de pétrole et les gisements de houille hantent l\u2019esprit des nations autant que l\u2019agrandissement territorial.À la politique des nationalités.dit Leroy-Beaulieu, s\u2019est substituée ou mieux s\u2019est surajoutée la politique mondiale, plus ambitieuse, plus avide.insatiable.Insatiable! C\u2019est bien le vice radical des états militaires et des empires.En vertu du droit du plus fort, chaque grande nation se découpent des domaines.au dépens des petits peuples.La fin justifie les moyens.En vertu du principe dit des nationalités, les états se croient permis d\u2019attacher par un lien factice, nations a nations, pour en faire des empires formidables.qui, d\u2019ailleurs, finissent toujours par s\u2019effondrer.Et, je vous prie, quel est l\u2019article du testament d\u2019Adam qui empêche tel ou tel pays de s\u2019emparer par la force de telle ou telle contrée productive?Les annexions, l\u2019un des buts du militarisme, ont quelquefois des noms qui font croire à la générosité.On les appelle: protectorats, missions, etc.; Les grandes armées se font un point d'honneur de protéger les petits peuples, c\u2019est-à-dire, les grands puits de pétrole, les mines, les bases navales, les ports de commerce, etc.Et l\u2019on sait quelles sourdes colères les procédés plus ou moins protecteurs de ces pseudo-protectorats, font monter dans l\u2019âÂme orientale.Le « péril jaune » vient en grande partie de l\u2019intrusion militaire des nations européennes dans les affaires orientales.b) Moyens et fins.Pour arriver à leurs buts, les états militaires doivent entretenir d\u2019immenses armées permanentes.Loin de proportionner l\u2019effectif d\u2019hommes et d\u2019armes à la population et à la richesse du pays, on exige que tout le monde soit soldat.Fi! des périls probables! Il ne s\u2019agit guère des dangers à prévoir, dans les armements nouveaux, mais des ambitions à satisfaire. 140 LA REVUE NATIONALE En 1922, il y avait encore plus de quatre millions d'hommes sous les armes.Pendant la guerre, les statistiques sont effarantes.Ces immenses armées sont recrutées par voie de conscription universelle, personnelle, prolongée.La conscription est un remède in extremis qu\u2019il est licite d\u2019appliquer quand l\u2019indépendance du pays est menaçée ou que son honneur est atteint.En dehors de ce cas anormal, le service militaire ne sera ni universel, ni prolongé.Il faut en effet que les pouvoirs publics concilient les charges militaires avec les autres exigences du bien commun.L'idéal serait de posséder une armée régulière, rénumérée et honorée.et de laisser les cultivateurs à leurs fermes, les ouvriers à leur industrie, les jeunes gens à leurs études et à leur vocation.A plus forte raison est-il souverainement injuste d\u2019imposer à la jeunesse d\u2019un pays neuf et pacifique, la conscription universelle, alors que ce pays n\u2019est nullement attaqué et a besoin de toutes ses énergies pour suivre ses destinées.Pour tous ces soldats, on bâtit des casernes.Ces casernes abritent bien des périls et dissimulent bien des pièges à « l\u2019adolescence, cet âge inconsidéré, qui y est jetée,loin des conseils et de la direction paternelle.» (Léon XIII) .Peu importe les santés plus ou moins robustes: c\u2019est le casernement égalitaire.Peu importe les droits de l\u2019Eglise: le jeune lévite est citoyen, il doit être soldat malgré les protestations du chef de l\u2019Eglise.« Nous ne pouvons supposer que l\u2019on veuille en arriver jusqu\u2019à mettre l\u2019Eglise catholique dans la dure position de voir soustraits à ses soins maternels (ce fut un fait) les jeunes gens qu\u2019elle prépare au ministère des âmes, dans une pureté de vie égale à la sublimité de leur mission et de ne plus pouvoir satisfaire aux besoins spirituels des fidèles par suite du manque de prêtres.» (Léon XIII au président de France).Le séminariste ou le prêtre sac-au-dos est une des plus fructueuses inventions de Satan.Enfin au lieu de poursuivre des ambitions ou des vengeances, que l\u2019Etat n\u2019oublie pas qu\u2019il doit avant tout remplir une double mission: assistance et protection.Le militarisme prive l\u2019enfant de maîtres, les moissons de cultivateur, la femme de l'as désast À défior suse autrel fons « home Tord chréf nator Mies à effa- Be cone ription quand qu et drere 5 DO i | er une E 3 eut jeunes à dim rition LE MILITARISME 141 de l\u2019assistance de son mari et de ses fils ainés.Ses effets sont désastreux à tous points de vue: nous allons le voir.Au point de vue international, le militarisme favorise les défiances, l\u2019espionnage, les mensonges de la diplomatie.Il suscite les surveillances jalouses et haineuses.Les pactes qui autrefois liaient les nations sont considérés comme des chiffons de papier.Aucune nation ne se croit obligée de faire honneur à ses engagements.C\u2019est le renversement complet de l\u2019ordre social, l\u2019atteinte la plus formidable portée aux vertus chrétiennes de justice, de respect à la propriété, à la vie des nations.Au point de vue national, le militarisme crée une légion de maux.La vie des citoyens et la tranquillité de l\u2019Etat sont sans cesse menacées.Financièrement, le militarisme ruine les états.« Il n\u2019est pas gai, disait déjà Montesquieu, de son temps, il n\u2019est pas gai de voir les états hypothéquer leurs fonds pendant la paix même et employer pour se ruiner des moyens qu\u2019ils appellent extraordinaires.» C\u2019est bien pis, de notre temps.Un économiste des mieux renseignés à calculé les dépenses du militarisme ; dépenses apparentes et dissimulées : 40% du budget de l\u2019état passe aux charges de la guerre et de la marine.On oppresse le peuple d\u2019impôts, les Canadiens le savent trop bien, hélas; on lance des emprunts auxquels on ne peut faire honneur ; la monnaie est dépréciée, et le peuple, fatigué de porter les charges de cette paix armée sent grandir sa colère: la révolution gronde partout.« On en est au point, disait Léon XIII, que l\u2019on ne peut plus longtemps porter les charges de cette paix armée.» Le militarisme enlève à la vie économique, au commerce, à l\u2019agriculture et aux travaux de l\u2019esprit, la fleur des jeunes gens.L\u2019improductivité des soldats désorganise le travail des champs et ferme les usines; il place la femme dans une situation anti-naturelle, en l\u2019obligeant à faire la tâche de l\u2019homme.Et l\u2019on a vu, au cours de cette étude, que la caserne n\u2019est pas précisément un noviciat ou une pépinière de vocations religieuses et sacerdotales.Quand le citoyen n\u2019existe plus qu\u2019en fonction du soldat, ne vous attendez pas à trouver chez un peuple la religion très honorée et la morale respectée. +A LA REVUE NATIONALE III.REMEDES.On n\u2019a pas profité des leçons de la dernière guerre, qui fut aussi funeste aux vainqueurs qu\u2019aux vaincus.Pourtant, légion de médecine ont brèveté des remèdes pour guérir l\u2019Europe de cette maladie qui tue ses finances et ses fils.Bien légion de médecins ont brèveté des remèdes pour guérir l\u2019Europe de cette pieuvre hideuse qui l\u2019enserre de ses tentacules.Les remèdes furent trop forts ou trop faibles.Le désarmement complet, le pacifisme rigoureux est une chimère.De nos temps, une nation sans armée courrait autant de dangers qu\u2019un individu qui traverserait sans arme une forêt infestée de bêtes fauves.Que penser des conférences, des pactes, des tribunaux d\u2019arbitrage, de la Société des nations elle-même?Jusqu\u2019ici tous ces essais, d\u2019une source plus ou moins pure, n\u2019ont donné que de piètres résultats, malgré les enthousiasmes de Sir Edward Grey et d\u2019autres personnalités importantes.La Société des Nations sera-t-elle vraiment dans l\u2019avenir « cette conscience mondiale qui impose ses jugements souverains pour diriger l\u2019humanité dans la bonne voie.?» Il faudrait pour obtenir ces beaux résultats que chaque nation gardât la parole donnée et qu\u2019une force morale et physique obligeât les nations récalcitrantes à obéir.Il ne faudrait pas limiter les armements sur le papier et augmenter la portée des canons dans les usines anglaises; il ne faudrait pas signer des protocoles et perfectionner les avions français et allemands.Le vrai remède, c\u2019est d\u2019éclairer la conscience populaire et de revenir à la pratique des vertus de justice et de solidarité.« Veut-on que le droit des gens soit respecté et la religion des traités inviolablement gardée, veut-on que les liens de la fraternité soient resserrés et raffermis, que tout le monde se persuade de cette vérité que la justice élève les nations.» (Léon XIII).Que l\u2019on purifie la Société des Nations et que l\u2019on fortifie les tribunaux d\u2019arbitrage.Qu\u2019on leur donne l\u2019autorité de la valeur morale! Que Jésus-Christ et son représentant, le pape, ne soient pas exclus des délibérations du monde et la paix rè- gnera.Leibnitz, et de nos jours, Monsieur David Urquhart, \u2014 deus | soit le publie ( d'obli diater has de XXe alt bi tes Ser al malt ol défen temps J LE MILITARISME .\u201c143 deux protestants, n\u2019ont-ils pas souhaité ardemment que le pape soit le chef du tribunal international qui rétablira le droit public des nations?Concluons en disant que le Canada ne doit plus assumer d\u2019obligations internationales, s\u2019il veut vivre.« Mettre immédiatement l\u2019armée canadienne sur pied, déclancher le branle- bas de guerre » comme le veut encore actuellement l\u2019honorable M.Meighen, serait pure folie.Le traité de Locarno qui pourrait bien \u2014 attendons la fin \u2014 ne pas remplir ses promesses, cela s\u2019est vu pour d\u2019autres traités internationaux, devrait laisser au Canada une absolue neutralité.Tel que conçu, il pourrait obliger les Canadiens Français à combattre la France et à défendre l\u2019Allemagne et ce serait la guerre civile ici en même temps que la guerre européenne.Dieu nous préserve des deux.Rosario VAILLANCOURT, Professeur. 144 LA REVUE NATIONALE ANNALES DE LA S.5.5.B.DE MONTRÉAL Tablettes chronologiques (suite) Nous arrêtons la publication des tablettes chronologiques de la S.S.J.B.à l\u2019année 1914, car celle de 1915 à 1925 ont déjà paru dans la Revue Nationale de janvier 1925.Nous voulons maintenant nous borner à compléter ce que nous avons déjà fourni en utilisant les notes qui nous ont été signalées ou celles que nous avons pu recueillir dans divers journaux et revues d\u2019autrefois.1846 \u2014 En 1846, à l\u2019occasion de la fête nationale à Chambly, M.Jérémie Perrault prononça un discours qui fut très apprécié.Ce patriote devint président général en 1883.1860 \u2014 4 juin.Election à la présidence de l\u2019honorable Frédéric- Auguste Quesnel, avocat, et homme politique, qui était propriétaire de la grande terre sur laquelle aujourd\u2019hui s\u2019élève le quartier Sainte-Cunégonde.1864 \u2014 24 juin.A Montréal la procession se forma sur la rue Craig, vers 8 heures du matin, puis elle parcourut les rues Saint-Antoine, de la Montagne, Saint-Joseph et Notre-Dame jusqu\u2019à l\u2019église Notre-Dame.La messe fut célébrée par M.le chanoine Trudeau.Le R.P.Glackmeyer, S.J., fit le sermon de circonstance.Après la messe, la procession se reforma et se dirigea par les rues Notre-Dame, Saint-Denis, Sainte-Cathe- rine jusqu\u2019à l\u2019édifice de l\u2019Union Saint-Joseph où l\u2019on avait élevé une estrade.Et là, le président de la Société, M.L.-T.Bouthillier, shérif, le maire, l\u2019abbé Lenoir et F.-P.Pominville adressèrent la parole à la foule.Le soir deux grands concerts eurent lieu, l\u2019un organisé par la S.S.J.B.au profit des dames de la Providence, et 'autre, organisé par le comité nommé pour ériger un monument aux victimes de 1837, au bénéfice de cette oeuvre.Les deux concerts eurent un plein succes.(L'Echo du Cabinet de lecture paroissial, 1864, p.193.) (à suivre) E.-Z.MASSICOTTE.ae mr pit = mia À L artic prorin ) (late deh plus lors de de la rien fa Sorte le sous | comm explg depuis Qué $i (lang Quête en Ropu inti par | Ving } tomy Whig} le} de là lary Moi énelh FAL Ogiques 0% ant (8 Ole ont été diras | antl, | a | rere: it pr s'élève Ja rue gs TES care rik smn ima (athe y aval [ Le].pin fie a nent JA iE A TRAVERS NOTRE VIE NATIONALE A TRAVERS NOTRE VIE NATIONALE Le Victoria College, de Toronto, a publié récemment un article du professeur C.-B.Sissons, sur la Confédération et la province de Québec.M.Sissons, qui est le président de la Unity League, déclare que les textes constitutionnels qui définissent les droits de la population de langue francaise au Canada comportent plusieurs lacunes, parce qu\u2019il n\u2019est venu à l\u2019esprit de personne, lors de la rédaction de ces textes, que le cours du bon sens et de la loi naturelle pût être enrayé par des législateurs ultérieurs.« Ces lois naturelles, dit-il, ont été violées, la législature ontarienne a cru qu\u2019il était en son pouvoir de légiférer de telle sorte que la minorité franco-ontarienne abandonne peu à peu sa langue maternelle.Cette attaque contre des droits qui, sous les institutions britanniques ont toujours été reconnus comme naturels et inaliénables, n\u2019a pas été oubliée.Ce qui explique en bonne partie la marche de la politique canadienne depuis 1911; la force du mouvement nationaliste, l\u2019attitude de Québec en ce qui regardait la guerre (certains se demandaient s\u2019il valait la peine d\u2019aller se battre pour la liberté en Europe quand cette même liberté était violée au Canada) ; le bloc de Québec de 1921, et la très faible impression causée par l\u2019appel protectionniste de 1925.Il se trouve donc que la riche et populeuse province d\u2019Ontario occupe maintenant une position inférieure à Ottawa, regardée qu\u2019elle est comme intolérante par Québec et pillarde par les provinces maritimes et les provinces de l\u2019Ouest.» Morale: l\u2019injustice n\u2019enrichit pas toujours celui qui la commet.On a saisi il y a quelques semaines, une charge de whiskey, sur la frontière américano-ontarienne.Des personnes bien autorisées prétendent que ce n\u2019est qu\u2019un échantillon de la contrebande qui se fait en ces lieux.On importe en Ontario de cette façon beaucoup d\u2019alcool.Voilà qui illustre à nouveau que les hommes les plus justes même en Ontario, sont enclins aux oeuvres de perdition. 146 LA REVUE NATIONALE En plus c\u2019est la preuve la plus claire que la contrebande se fait sur une aussi grande échelle, en Ontario et ailleurs que dans la région de Montréal.Messieurs les enquêteurs des douanes qui depuis quelques semaines se scandalisent avec tant de bonne volonté quand il s\u2019agit d\u2019affaires arrivées dans le Québec, pourraient peut-être et avec plus de profits examiner les affaires qui se passent chez eux.OÙ COMMENCE L\u2019HISTOIRE ! Le Toronto Star, du 5 avril dernier, publiait ce qui suit: « Inconnus et ignorés, les premiers blancs qui abordèrent à ce qu\u2019est aujourd\u2019hui Toronto furent les Français qui, ily a exactement cent soixante-dix-sept ans, y arrivérent et choisirent le site de la grande ville industrielle à venir du Canada.Ils vinrent à ce qui est maintenant Toronto, pour un motif tout à fait industriel.On les envoyait s\u2019emparer de la traite des fourrures qui venaient du Lac Simcoe et des grands lacs par la rivière Humber d\u2019aujourd\u2019hui, et s\u2019en allaient au poste anglais de Chouagen, sur la rive sud du lac.Ces Français construisirent leur blockhaus et leurs palissades sur un site aujourd\u2019hui marqué d\u2019un monument aux terrains de l\u2019Exposition, et se servirent pour cela du bois envoyé du fort Frontenac, aujourd\u2019hui Kingston.» Voilà qui a dû faire rêver M.Hocken.Ce monsieur a dû penser qu\u2019il est scandaleux pour une ville sainte comme Toronto d\u2019avoir été fondée par des Français et qui avaient le sens des affaires.ENCORE LE PATOIS.Au récent congrès du Conseil National d\u2019Education, un des orateurs, sir John Adams a réveillé la fameuse question du patois et a déclaré que bien qu\u2019il n\u2019y connût absolument rien, les Canadiens français parlaient le patois.Le digne sir John s\u2019est attiré de vertes réponses, surtout de la part de journaux anglais comme le Star et le Chronicle.Le Star après avoir présenté quelques louanges de sir Adams conclut que sa conférence a été gâtée par certaines indiscrétions.Le fait que la présidence était occupée par un (au d'in fg md dré 200 dq divi {Ar alr plus atl gne Sens ais 0, | bea lé | bin tt Teti À TRAVERS NOTRE VIE NATIONALE 147 Canadien français des plus distingués ainsi que la présence d\u2019un sénateur d\u2019une culture soignée n\u2019ont pu mettre sir John en garde: « La prétention que les Canadiens français parlent un dialecte ou un patois de la langue de l\u2019Académie, a été émise et réfutée a plusieurs reprises.Répéter sur une tribune ou 2 une conférence d\u2019éducation des deux races, dans la province de Québec, de pareilles accusations, ressemble au geste de l\u2019individu qui durant la guerre eut été crier devant la Banque d\u2019Angleterre trois hourras pour le Kaiser.» Le Star ajoute que sir John par simple courtoisie d\u2019hôte, aurait dû éviter d\u2019entrer sur un terrain aussi délicat, dans la plus grande ville bilingue du monde.Le sénateur Belcourt de son côté a rappelé que si nous parlons un patois c\u2019est celui de Racine, La Bruyère, Montaigne et autres, c\u2019est-à-dire le français de l\u2019époque classique.Le Chronicle déclare: « Il aurait parlé avec plus de bon sens et de justesse s\u2019il eut insisté sur l\u2019enseignement du français comme langue seconde dans les écoles anglo-canadiennes ou, en dépit du progrès fait par le bilinguisme, il y a encore beaucoup d\u2019améliorations à faire, dans ce domaine.» LA DUCHESSE D\u2019ATHOLL.Mme la Duchesse disait le 9 avril dernier au congrès de l\u2019éducation à Montréal: « J\u2019ai depuis longtemps compris combien la variété des races qui se sont unies pour produire la nation britannique a enrichi notre vie nationale.» TÉMOIGNAGE.M.Jean Brunhes, le 7 avril dernier, au Cercle Universitaire, nous confiait son opinion: « Je suis heureux d\u2019être au milieu de vous, car je retrouve l\u2019ancienne patrie qui est restée elle-même à travers mille épreuves dont nous ne connaissons pas toute l\u2019étendue et qui a conservé sa pleine vigueur.Vous êtes l\u2019ancienne France dans tout l\u2019_épanouissement de l\u2019âme et du coeur, et c\u2019est pourquoi, je vous retrouve avec une extrême satisfaction.Vous êtes aussi les seuls Français qui savez l\u2019anglais, ce que je vous envie.» 148 LA REVUE NATIONALE NOTRE LANGAGE.M.l\u2019abbé Audoin, prédicateur du carême à l\u2019église Notre- Dame, et prédicateur français renommé, a déclaré au cours d\u2019une réunion à Ottawa: « La langue que vous parlez est celle de la France et pas une autre.Il n\u2019existe pas de différence entre la mienne et la vôtre.Il ne peut être question de patois et de dialecte.Il se peut que vous appuyiez plus longtemps que nous sur certaines voyelles, mais votre prononciation, vos mots, votre esprit sont bien français.» CARTE ÉLECTORALE.On s\u2019accorde à reconnaître que la pratique des « télégraphes » en temps d\u2019élections, et les frais qu\u2019entraîne le service de prévention, rendent impossible pour un honnête homme de vouloir briguer les suffrages.Le « télégraphe » c\u2019est le triomphe de la canaille et si la carte d\u2019identification électorale est un moyen sûr, il est du devoir des citoyens honnêtes de la réclamer.AU MANITOBA.Les instituteurs de langue française du Manitoba ont tenu, les 6, 7 et 8 avril un grand congrès qui a obtenu un vif succès.C\u2019est la preuve que les nôtres grandissent et résistent aux influences d\u2019assimilation antifrançaises et antichrétiennes.LA SOCIÉTÉ ROYALE.MM.Louis-Philippe Geoffrion, greffier de l\u2019Assemblée Législative de Québec, et M.Gustave Lanctôt, archiviste fédéral, ont été élus membres de la Société Royale.JOURNAUX.La chambre des communes anglaises a adopté une loi pour défendre aux journaux les compte-rendus détaillés de certains procès.Le public ne peut que perdre à se salir à la lecture de toutes les histoires répugnantes qui se brassent dans les bas- fonds.Il serait à souhaiter que de pareilles lois préventives fussent en vigueur dans notre pays. À TRAVERS NOTRE VIE NATIONALE NOMINATION.M.Paul Mercier, ingénieur civil de la ville de Montréal, a été nommé ingénieur consultant de la Commission des Tramways de Montréal en remplacement de M.Herdt.LE CINÉMA.M.Taschereau dans sa remarquable riposte aux menaces les compagnies de cinéma américain, de boycotter notre province déclarait: « Nous ne renoncerons ni à notre censure ni à notre droit de censurer.Il y a des magistrats qui nous disent que le cinéma est la cause de bien des crimes chez les jeunes gens et je crois que c\u2019est la vérité.C\u2019est une raison de plus pour ne pas relâcher nos règlements de censure.» Il faut féliciter toutes les associations d\u2019avoir félicité publiquement et officiellement M.Taschereau de sa courageuse initiative.Ces tributs d\u2019hommages lui ont prouvé que tous les honnêtes gens, qui sont la grande majorité sont à ses côtés dans cette affaire.NOMINATION ECCLÉSIASTIQUE.Le révérend Père Oscar Morin, de Montréal, a été nommé par le Souverain Pontife, préfet apostolique d\u2019une nouvelle préfecture au Soudan, Navrongo.UN RAPPORT ENCOURAGEANT.L'Union régionale de Montréal des Caisses Desjardins a présenté le rapport suivant à son assemblée annuelle.Le rapport portant sur 26 caisses révèle un effectif de 8,400 déposants, de 5,800 actionnaires et de 1,373 emprunteurs pour un actif total de $1,232,971.Au passif l\u2019épargne figure pour S910,000.et le capital social pour $210,000.ORATEURS INVITÉS.Sa Grandeur Mgr Gauthier, et M.Henri Bourassa, ont été invités à parler aux grandes séances internationales du congrès eucharistique de Chicago et ont accepté.A.GAGNON. 150 LA REVUE NATIONALE Concours spécial de recrutement.Un grand concours de recrutement auquel toutes nos sections sont invitées à participer, et un montant de soixante- quinze dollars à répartir en cinq prix,voilà qui n\u2019est pas banal! Tel est l\u2019encouragement que veut offrir le Conseil général à nos sections au début de cette année, afin que leur effectif total établisse cette année un nouveau record.Ce concours doit s\u2019étendre du 12 mars au 15 juin, et sera sujet aux conditions suivantes: 10 On établira le recrutement de chaque section pour ce concours par la différence entre le nombre de ses membres officiellement enregistrés au secrétariat de la Société à la date du congrès général, le 12 mars dernier, et celui qu\u2019elle aura fait enregistrer au secrétariat le 15 juin prochain à 5 heures p.m.; 20 Un premier prix de vingt-cinq dollars ($25.00) sera décerné à la section qui aura enregistré le plus fort recrutement, pourvu que celui-ci atteigne au moins cent (100) membres; un deuxième prix de vingt dollars ($20.00), un troisième prix de quinze dollars ($15.00), un quatrième prix de dix dollars ($10.00), et un cinquième prix de cinq dollars ($5.00) seront décernés aux quatre sections suivantes, par ordre de mérite, pourvu que leur recrutement atteigne un minimum respectif de quatre-vingt (80), soixante (60), cinquante (50), et quarante (40) membres.30 Pour les fins de ce concours, on comptera dans le recrutement seulement les membres pour lesquels la section aura versé au secrétariat la somme régulière de soixante sous ($0.60), qui leur donnera droit au service de la Revue Nationale.Le recrutement ordinaire des membres de la Caisse Nationale d\u2019Economie ne payant pas contribution à la section ne comptera donc pas pour les fins du concours.4o Afin de faciliter le contrôle du concours et pour que le résultat en soit connu plus tôt, les sections sont priées de ne pas cour off que an du te \u201c Co + Con ly alk par * Sani ib i \u201cur la fu Teng Hg le ly fie CHRONIQUE DE LA SOCIÉTÉ 151 attendre au 15 juin pour faire leur rapport total.Elles pourront plutôt faire remise au secrétariat chaque fois qu\u2019elles auront admis un certain nombre de membres.Toutes les sections voudront sûrement participer à ce concours et feront un grand effort pour contribuer à dépasser leur effectif de l\u2019an dernier.Rappelons-nous ce principe si vrai que « toute section dont l\u2019effectif n\u2019augmente pas, recule ».Et d\u2019ordinaire ses activités en souffrent.En avant donc, et à l\u2019oeuvre immédiatement ! Concerts populaires canadiens-français.Nos membres apprendront sans doute avec plaisir que le Conseil général a déjà commencé à donner suite à la résolution adoptée au dernier Congrès général de la Société relativement à l\u2019organisation des concerts de chansons populaires dans les parcs de la ville.Un comité spécial composé des représentants de diverses sociétés canadiennes-françaises entend réaliser la si intéressante initiative lancée par notre Société et il fera connaître au public, sous peu, la série des concerts qui auront lieu l\u2019été prochain dans nos pares publics.Espérons que notre population saura comprendre toute l\u2019importance de ce mouvement et voudra lui donner tout l\u2019encouragement qu\u2019il mérite.Des remerciements de Sudbury.Après l\u2019appel que nous avons fait à nos sections en faveur du Collège de Sudbury, et auquel plusieurs de nos sections ont répondu avec empressement et générosité, nous ne pouvons résister au plaisir de publier ci-dessous les remerciements que le R.P.Recteur de cette institution nous adressait dernièrement et que nuos voulons transmettre à toutes les sections intéressées.Voici le texte de sa lettre: COLLÈGE DU SACRÉ-CŒUR A.M.le Directeur Sudbury, le 7 mai 1926.de la Revue Nationale, Cher monsieur le Directeur, La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal vient de se montrer généreuse à l\u2019_égard du Collège de Sudbury, collège canadien- français du nouvel Ontario, qui entreprend la construction d\u2019une Bt 152 LA REVUE NATIONALE Aile nouvelle.C\u2019est le Conseil général, ce sont les sections du Sault-au-Récollet, de Verchères, d\u2019Iberville, Notre-Dame-de-Grâce, Saint-Edouard et Saint-Denis qui se sont empressés d\u2019aider a cette entreprise par l\u2019envoi de secours pécuniaires.Ils ont montré par là une intelligente sympathie, une amitié fraternelle à une oeuvre de si capitale importance.Permettez que je leur en exprime par la voix de votre revue et ma gratitude et ma parfaite appréciation.Je reconnais là l\u2019esprit véritable de votre Société Saint-Jean-Baptiste, esprit fait d\u2019amour de la religion et de patriotisme convaineu.Je demande à Dieu de le rendre amplement et au corps de la Société et à chacun des membres.Pour les Pères Jésuites, chargés du Collège de Sud- bury, pareille coopération de votre part nous est à la fois réconfort et aiguillon.Tout vôtre en Notre-Seigneur, J.CARRIÈRE, S.J., recteur.Depuis la date de cette lettre, la section Notre-Dame a ajouté sa souscription de dix dollars à celles des autres sections, et elle doit prendre sa part, elle aussi, des remerciements ci-dessus.Trouvera-t-elle encore des sections pour l\u2019imiter?Nous l\u2019espérons, car la souscription n\u2019est pas terminée, et toute contribution au collège de Sudbury sera encore la bienvenue.Avis aux sections généreuses ! Grand\u2019 messes le 24 juin dans les paroisses.Sa Grandeur Mgr Georges Gauthier a béni et approuvé de tout coeur l\u2019initiative suggérée par notre Conseil général à l\u2019effet de faire célébrer dans toutes les paroisses où messieurs les curés y consentiraient, une grand\u2019messe solennelle avec sermon de circonstance le 24 juin au matin.Il faut établir cette coutume dans toutes nos paroisses, afin que la fête nationale des Canadiens français soit empreinte d\u2019un caractère religieux conformément à nos traditions nationales de peuple catholique et français.Tous nos présidents de sections voudront donc faire des démarches au plus tôt auprès de leur curé afin que cette messe soit célébrée dès cette année dans toutes les paroisses de la ville.Ce sera commencer la célébration nationale par un hommage de respectueuse reconnaissance à Dieu, pour les bienfaits qu\u2019il a si largement prodigués à notre peuple, et attirer sur celui-ci les faveurs divines en abondance, pour lui permettre d\u2019accomplir sa mission toute spéciale en Amérique.Seed Ï fon § (ite de me L dime bar À, Société Qui pre vie éen Le réside nets TE, Coms Misi LA De Cet de tonne faire ay Dear (erty {ons ly i Voeux de Bui ~~ leg gen line a En, Cl ly 0 {fey fi, de font a È Eh Dhs Msg CHRONIQUE DE LA SOCIÉTÉ 153 Section Saint-Clément de Viauville.Il nous fait plaisir de signaler la réorganisation de la section Saint-Clément de Viauville qui revient apporter à la Société la collaboration dévouée et intelligente d\u2019une cinquantaine de membres, dirigés par un conseil fortement constitué.L\u2019intallation des officiers eut lieu le 5 courant au cours d\u2019une assemblée paroissiale des plus intéressantes, présidée par M.Henry-L.Auger, premier vice-président général de la Société.On parla des oeuvres de la Société et de ses filiales qui prennent une importance de plus en plus grande dans la vie économique et nationale de nos compatriotes.Les élections des officiers ont donné le résultat suivant: président, M.C.-J.Arcand ; vice-président, M.A.-J.Gauthier ; secrétaire, M.Adélard Chartrand ; trésorier, M.Alfred Leclai- re; conseillers, MM.R.Laporte, N.P.et J.-E.Bénard; com- missaire-ordonnateur, M.Georges Perron; aumônier, M.l\u2019abbé L.-A.Desjardins, curé de la paroisse.Cette réorganisation est attribuable à un certain nombre de bonnes volontés que nous ne pouvons ignorer.Mentionnons entre autres initiateurs de ce louable mouvement: M.le curé Desjardins, M.C.-J.Arcand, M.Alfred Leclaire et M.Adélard Chartrand.A tous les membres de cette section nous souhaitons la plus cordiale bienvenue et nous adressons nos meilleurs voeux de succes dans leur travail patriotique.Bouton-insigne officiel de la Société.Le Conseil général vient de faire fabriquer un bouton- insigne aux armes de la Société qui doit servir de signe de ralliement entre les membres de nos sections.Ce sera à l\u2019avenir le petit insigne officiel de la Société.Ce bouton, fait en forme d\u2019écusson, reproduit exactement le blason officiel de notre Société, et sa dimension des plus discrètes est cependant suffisante pour que le bouton se distingue de tout autre insigne.Il se vend 25 sous l\u2019unité au secrétariat de la Société.Nous invitons les sections, à qui nous le vendons\u2019 à un prix spécial par quantité, à bien vouloir le répandre le plus possible parmi leurs membres. 154 LA REVUE NATIONALE Nos chefs de sections.1\u2014Duvernay 2\u2014Imm.-Conception .3\u2014Montcalm 4_\u2014Notre-Dame 5\u2014Etienne Parent 6\u2014Dollard 8\u2014Saint-Edouard .11\u2014Champlain 13\u2014St-Jean-Baptiste 15\u2014Centrale .17\u2014Iberville 18\u2014St-Enfant-Jésus 19\u2014Lafontaine 21\u2014Longueuil 22\u2014N.-D.du T.-S.25-\u2014Papineau 26\u2014N.-D.de Graces .Présidents J.-P.-L.Bérubé 296 St-Laurent J.-F.Gingras 4020 Dorion Eug.Simard 262 Visitation J.-Art.D\u2019Amour 298 N.-Dame Est Jos.Léveillé 3018 Henri-Julien Guido Morel 4577 Cartier E.-J.Brossard 320 Beaubien H.Poissant 1345 N.-Dame Est J.-A.Blais 1325 St-Hubert L.-J.-N.Blanchet Chambly Québec TE.Brisebois 73 Lévis J.-R.Limoges 2140 St-Urbain Damase Généreux 1760 Amherst J.-O.Moquin 139 St-Thomas Long.J.-B.Beaudoin 368 De Lanaudière Ad.Perron 1228 Maisonneuve Louis Viens 405 Notheliffe Secrétaires C.-E.Bruchési 180 St-Jacques F.Villeneuve 4261 Bordeaux Paul Lemieux 1105 Visitation O.Bissonnette 298 Notre-Dame Est P.-A.Mousseau 1128 Fabre Gust.Bellefleur 3485 Dorion Oet.Chabot 2377 St-Hubert Georges Caron 1689 Iberville H.Dubois 295 Rivard J.Bourbonniére 120 Quesnel A.Tremblay 85a Delisle B.Bourdon 1796 St-Laurent J.-A.Chartier 1608 Visitation Alex.Gauthier 11 St-Laurent, Longueuil Alb.Lapointe 373 Drolet Edouard Fournier 1437 Boulv.Pie IX Guy Noiseux 413 Metealfe sy 4 CHRONIQUE DE LA SOCIÉTÉ 31\u2014Verdun 32\u2014St-Nicolas 34\u2014St-Jacques 35\u2014Verchères 36\u2014Louis Hébert 37\u2014St-Denis .39\u2014SIt-au-Récollet 40\u2014Père Marquette 44\u2014N.-D.du P.-Sec.46\u2014De Salaberry 47\u2014St-Clément 51\u2014Alexandria .52\u2014St-Stanislas 53\u2014Chambly Canton 54\u2014St-Charles 55\u2014L.-O.David 56\u2014N.-D.de la Paix 57\u2014Ste-Marg.Marie .Alphonse Goulet .Ed.Machet C-J! Arcand .N.Smith .J.-E.Lefrancois .Gérard Brunelle .Albert Vanier .A.Benoit .Dari Bertrand .M.Senécal Secrétaires Albert Paré 4233 Wellington Présidents M.-H.Desrochers 3971 Boul.Lasalle Francis Darche 6310 Laverdure J.-O.Guimont 6501 Blvd St-Laurent Eugène Dubue 405 St-André H.-L.Auger 384 Ontario Est Irénée Pigeon Verchères M.l\u2019abbé Baillargé Verchères Donat Therrien 2095 Champlain P.Ricard 907 Ontario Est F.-S.Mackay C.-E.Longpré 292 Bldv St.Joseph Est 902 Gilford Laurent Charron 837 Boul.J.-H.-O.Papillon 1142 Bldv.Gouin Est N.Martineau 1525 Cuvillier Armand Hay 1965 Ste-Catherine J.-A.Lespérance 229 Dumas 110 Jolicoeur Edmond Dubois 2413 Wurtele 1555 Ontario Est Adélard Chartrand 166 Théodore 1474 Viau O.Sauvé Green Valley, Ont.Alexandria, Ont.J.-R.-P.Gagnon 1308 Gilford 372 de Lanaudière J.-O.Daignault Chambly Canton Chambly Canton L.Larose 115 St-Charles 487 Wellington J.-D.Bouchard Roxton Falls Roxton Falls A.-J.Beauregard 770 Gertrude 762 Evelyn Léon Gaumond 10397 M.St-Michel 10649 Boul.Angus Gouin Est 156 LA REVUE NATIONALE Présidents Secrétaires 58&\u2014St-Henri _ .Lucien Danis A.Normandin 2034 St-Jacques 83a Turgeon 59\u2014St-Joseph .P.-A.Gince G.Gauthier 133, Lusignan 474 Des Seigneurs 62\u2014St-Pierre Claver .J.-B.Desrochers J.-C.Paré 4527 Cartier 4731 Papineau 64\u2014St-Ambroise .Albert Berthiaume J.-A.Martin 2775 Christophe-Colomb 6544 De Lanaudière 65\u2014Crémazie .L.-P.Lussier Ed.Gratton 8365 St-Denis 1003 Crémazie 67\u2014Bourget .,Francis Payette J.-R.Spénard 1912 Dorion 1824 Cartier 68\u2014St-Vin.-Ferrier .Jean-Léon Pouliot H.Lavigne 3426 De Gaspé 3561 Henri-Julien Jean GUERIN.LIVRAISON A DOMICILE LAIT, CRÊME, BEURRE, ŒUFS, FROMAGE, CREME GLACEE Montreal Dairy Company, Limited *EAst 3000 ding, iv fn ire I \u2014\u2014 LA REVUE NATIONALE 157, H's i 5 ; FREE H v d TJ Ou li pry TIX: TR TIAA! Ne oe \u2026\u2026 +85 LEURS LOUE Mae Trak.aye a\u2019, arab x.aan CT be pH Ie I or 5 = ET = = bad t= 2 IS \u2014 i y Les Chutes Formidablese.5 3 4 A Ke qui font tourner les roues de nos industries 3 7! 1 =n ; SONT FAITES Ne vl de la fusion d'une infinité De PETITS RUISSEAUX Ainsi, c\u2019est par l'accumulation de sous, économisés à intérêt, que vous parvien- p e drez à faire votre fortune.Dès aujourd\u2019hui JETEZ LES BASES DE VOTRE FORTUNE en mettant de côté régulièrement une partie de vos révenus.La Banque d'Epargne de la Cité et du District de Montréal LA GRANDE BANQUE DES TRAVAILLEURS Fondée en 1846 Vous réserve toujours l'accueil le plus courtois.Bureau Principal et Seize Succursales à Montréal Service de la \u2018garde des titres\u2019 au Bureau Principal: Coffrets de Sureté à toutes les s sos succursales à $3.00 par année. 158 LA REVUE NATIONALE DES DESSERTS DELICIEUX pour toute la famille ET pour quelques GARNITURES DE TARTES (Pie Fillers) \u201cMEADOW - SWEET \u201d ANANAS FRAMBOISES sous CITRON ORANGE FRAISES CERISES \u201c Chaque boîte contient assez de garniture pour remplir 4 tartes.15c.Le Mode d\u2019Emploi est indiqué sur chaque boîte.Votre épicier en vend.REFUSEZ TOUTES IMITATIONS \u201cMeadow-Sweet\u2019\u2019 Cheese Mfg.Co.Limited, BATISSEZ-VOUS ?Achetez au prix de la manufacture: Briques \u2014 Ciments \u2014 Chaux \u2014 Plâtre Lattes métalliques \u2014 Chaux hydratée Rockwall \u2014 Quincaillerie Charbon anglais, gallois, américain Cie de Produits de Mines et Mfr\u2019s \u201c LAFLEUR SIDING \u201d Walnut 5651 60, Boul.DECARIE LA REVUE NATIONALE FONDEH EN 1885 BOULANGERIE MEDARD PAQUETTE (La succession Médard Paquette.) 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