La revue nationale /, 1 mars 1926, Mars
[" \u2026 48 @M.Gérard NKarchelosse, * 529, Leclaire ; MOXTR-AL.8e ANNÉE \u2014 No 3 MONTREAL MARS 1926 LA REVUE NATIONALE Organe de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal PARAISSANT LE 10 DE CHAQUE MOIS Rapport du président général, M.Léon Trépanier La fête nationale.\u2014 L\u2019année de la Société.\u2014 Nos guides historiques.\u2014 La Société mationale de colonisation.\u2014 Deux événements.\u2014 Développement de nos filiales.\u2014 Notre situation financière.\u2014 La vie de nos sections.\u2014 Congrès spécial à l\u2019automne.\u2014 La Croix du mont Royal.\u2014 Le bien-être de l\u2019enfance.\u2014 Congrès eucharistique de Chicago La maison des collines.Blanche Lamontagne-Beauregard A travers notre vie nationale: Décoré.\u2014 Des dessous révélateurs.\u2014 Le patriotisme.\u2014 Délégués canadiens.\u2014 Chiffres consolants.\u2014 Diplôme d'honneur.\u2014 Une initiative.\u2014 Les écoles juives.\u2014 La vertu du voisin.\u2014 Les buvettes.\u2014 Les journaux améri- caîns.\u2014 Gardons notre argent.\u2014 M.l\u2019abbé L.-P.Gravel.\u2014 Un témoignage.\u2014 À propos de bonne entente A.Gagnon Chronique de la Société: Echo du Congrès général annuel.\u2014 Notre prochaine fête nationale.\u2014 Trophées de la Société.\u2014 Voyage à Chicago.\u2014 Aide au Collège de Sudbury.\u2014 Nouvelle section Jean Guérin Rédaction et Administration : 296, rue Saint-Laurent MONTRÉAL Abonnement annuel: $2.00 La livraison (chez les dépositaires) : 15 sous Les abonnements à la REVUE NATIONALE commencent invariablement au ler janvier.\u2014 Pour tout changement d\u2019adresse, accompagner la demande de 5 sous en timbres-poste. La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal Fondée en 1834 Conseil général : - Grand aumônier: Mgr l\u2019'ARCHEVÊQUE DE MONTRÉAL.Président général: Léon TRÉPANIER, publiciste, 371, Sherbrooke Est.ler vice-président général: Henry-L.AUGER, courtier en immeubles, 384, rue Ontario Est.\u2019 2e vice-président général: J.-W.DEZIEL, administrateur, 182, Avenue Notre-Dame de Graces.Secrétaire général: J.-A.BARITEAU, LL.L., notaire, 347, Maisonneuve.Trésorier général: Aimé PARENT, administrateur, 51 est, rue St-Paul.Directeurs: L\u2019hon.L.-O.DAVID, sénateur, 325, chemin Ste-Catherine, Outremont.Victor MORIN, LL.D., notaire, 97, rue Saint-Jacques.Guy VANIER, LL.L., avocat, 97, Saint-Jacques.J.-V.DESAULNIERS, courtier en immeuhkles, 990, rue Saint-Jacques.V.-E.BEAUPRÉ, I.C., professeur, 676, rue Saint-André.J.-R.POIRIER, comptable, 250, rue Workman.J.-0.MOQUIN, douanier, 139, Saint-Thomas, Longueuil, P.Q.Chef du Secrétariat: Jean GUÉRIN, bureau No 1, Monument National, téléphone: Plateau 3768.CORPORATIONS FILIALES DE LA SOCIETE: La Caisse Nationale d\u2019Économie -\u2014 la Caisse de Remboursement \u2014 le\u201d Monument National \u2014 la Société Nationale de Fiducie \u2014 la Société Nationale de Colonisation.La Direction de la Revue Nationale ne s\u2019engage pas à rendre les manuserits non insérés.Elle laisse aux auteurs la responsabilité des idées émises dans leurs articles.La REVUE NATIONALE est éditée par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, 296, rue Saint-Laurent, et imprimée par ARBOUR et DUPONT, imprimeurs-éditeurs, 249 est, rue Lagauchetiére.\u2014 Tél.: EST 6264.ge 25 LA REVUE NATIONALE 65 Si savoureux ! HESVER fe 5 he Sa saveur riche en méme temps que discréte ne peut manquer de vous plaire.Produits de Qualité Lait pasteurisé, Crème, Beurre, Oeufs, Crème à la Glace 0d ix LA REVUE NATIONALE LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA Siège social: 7 et 9, Place d\u2019Armes MONTREAL Capital autorisé .+.$ 5,000,000.Capital payé et Réserve .$ 4,500,000.Actif total (au 30 nov.1924) .$40,646,000.Cette banque est la seule au Canada dont les argents confiés à son département d\u2019Epargne sont contrôlés par un Comité de Censeurs, ces messieurs examinant mensuellement les placements faits en rapport avec tels dépôts.Conformément aux règlements approuvés par ses actionnaires, lors de sa fondation, cette banque ne prête pas d\u2019argent à ses directeurs.350 BUREAUX DANS LES PROVINCES DE QUEBEC, D'ONTARIO, DU NOUVEAU-BRUNSWICK ET DE L\u2019ILE-DU-PRINCE-EDOUARD.Caron Freres Inc.NOUVEL EDIFICE CARON, Coin des rues BLEURY & CONCORD Fabricants d\u2019Emblèmes de Sociétés et d\u2019Insignes de tous genres.> | LS das 11 LA REVUE NATIONALE Tél: Calumet 0128 Membre de la Section Saint-Edouard ENTREPRENEUR J.-A.ST -AMOUR rcTRICIEN Assortiment complet d\u2019accessoires électriques L'installation du système d\u2019illumination de la Croix du Mont-Royal est une preuve de l\u2019excellence de notre travail.2173, rue SAINT-DENIS - - - MONTREAL BANQUE CANADIENNE NATIONALE Siège social: Place d\u2019Armes, Montréal Capital versé et réserve .$11,000,000.Actif, plus de .$130,000,000.La grande banque du Canadu français 254 succursales au Canada, dont 210 dans la Province de Québec.Filiale à Paris: BANQUE CANADIENNE NATIONALE (France), 14 rue AUBER NOTRE PERSONNEL EST A VOS ORDRES.GRACIEUSEMENT OFFERT PAR LA Compagnie d\u2019Assurance « MONT-ROYAL » 17, rue Saint-Jean, - - - - - Montréal Préparation aux carrières industrielles; enseignement théorique et pratique, donné le jour et le soir.COURS DU JOUR: 3 ANNÉES D'ÉTUDE.COURS DU SOIR: OCTOBRE À AVRIL.PROSPECTUS SUR DEMANDE. 68 LA REVUE NATIONALE Qualité 37 ANS D'EXISTENCE Service LA REVUE NATIONALE imprimée dans nos ateliers, est une preuve de l\u2019excellence de notre travail.Nous imprimons tout : Cartes d\u2019affaires, entêtes de lettres, programmes, livres, revues, brochures, ete, etc., à des prix très modérés.Tél.: EST 6264 ARBOUR & DUPONT IMPRIMEURS - EDITEURS 249 est, rue Lagauchetiére, Montréal Prés de la rue Saint-Denis BÂTISSEZ-VOUS ?Achetez au prix de la manufacture: Briques \u2014 Ciments \u2014 Chaux \u2014 Plâtre Lattes métalliques \u2014 Chaux hydratée Rockwall \u2014 Quincaillerie Charbon anglais, gallois, américain Cie de Produits de Mines et Mfr's \u201c LAFLEUR SIDING\u201d Walnut 5651 60, Boul.DECARIE | = = RL ee £5 £67 150 RER ASE ES FE Spy 8e ANNÉE \u2014 No 3 MONTRÉAL MARS 1926 ee ir er LA REVUE NATIONALE a de du di de dr der dr dr du le Ga dde du du de dr dde de RAPPORT DU PRÉSIDENT GÉNÉRAL M.Léon Trépanier AU CONGRÉS GÉNÉRAL DU 11 MARS 1926.Ÿ Ÿ pu Ÿ À 5 3 Ÿ od Messieurs les congressistes, Ce congrès est la première réunion plénière tenue par notre Société depuis que la Législature provinciale, par un geste qui l\u2019honore, décréta l\u2019observance du 24 juin, comme fête légale.Le développement considérable de l\u2019oeuvre fondée par Ludger Duvernay justifiait pleinement cette consécration officielle, et nous nous réjouissons de l\u2019unanimité avec laquelle la Province tout entière appuya notre appel au législateur.Au Conseil législatif, ce fut un anglo-protestant, l\u2019honorable M.Miles, qui se fit le parrain de la mesure.Ce fait dé montre que la minorité anglaise de cette Province apprécie le traitement généreux qu\u2019elle reçoit de la majorité française.La fête nationale Cet évènement, nous l\u2019avons célébré, le 24 juin dernier, par une fête dont les échos se répercutent encore.Un demi- million de spectateurs enthousiastes saluèrent avec frénésie l\u2019évocation de ces « visions historiques », fragments de la glorieuse épopée canadienne.Jamais journée du 24 juin n\u2019avait lui plus radieuse.La cérémonie religieuse du matin, au pied du Mont-Royal, a laquelle officia Son Excellence le Délégué apostolique devait, avec les autres événements de la journée, marquer l\u2019inséparable union.chez notre peuple, de ces deux mots: Religion et Patrie. 70 LA REVUE NATIONALE Je ne puis rappeler le souvenir de cette journée mémorable sans y associer la reconnaissance qu\u2019elle fait naitre chez nous, pour nos vaillants sociétaires.Ce sont eux en effet qui ont rendu possible le succes de cette triomphale journée.C\u2019est vers nos sections que nous nous sommes tournés pour assurer la réalisation de notre tâche.Toutes ont répondu: Commandez et nous marcherons! Nous avons alors rassemblé les énergies, les dévouements, les générosités.Nos sections méritent une citation à l\u2019ordre du jour.J\u2019aurais bien voulu cependant faire la nomenclature de ceux au dévouement desquels notre population doit plus particulièrement sa grande journée de réjouissance, mais je craindrais d\u2019omettre des noms, un seul peut-être, celui d\u2019un travailleur obscur, d\u2019un simple sociétaire dont la collaboration ne nous a pas failli.Aussi me contenterai-je d\u2019offrir à tous les artisans de la journée du 24 juin 1925, membres de notre Société ou d\u2019associations-soeurs, ou simples particuliers, le tribut de reconnaissance de notre société.Nous sommes heureux de vous annoncer que pour en consacrer le souvenir, notre grande maison d\u2019éditions canadienne- française, la Librairie Beauchemin, prépare actuellement un volume historique sur notre société, dans lequel figurera la narration de nos fêtes.Pouvions-nous répéter cette année l\u2019effort de l\u2019an dernier sans risquer de n\u2019en pouvoir égaler la splendeur?Après mûre délibération, après avoir pris l\u2019avis de quelques-uns de nos sociétaires les mieux avisés en la matière, nous en sommes venus à la conclusion qu\u2019une célébration de ce genre pourrait s\u2019organiser tous les deux ans.Toutefois il faut donner à notre fête annuelle l\u2019éclat qui lui convient.Nous vous soumettons, pour cette année, un projet de célébration qui recevra, j'en suis sûr, votre approbation.Ce projet comporte, en outre de la messe traditionnelle, au pied du Mont-Royal, l\u2019installation officielle, à la gare Windsor, d\u2019une plaque commémorant la fondation de notre Société.Cette plaque, don gracieux de M.Victor Morin, notre ancien Président général, marquera l\u2019endroit précis, où Ludger Du- vernay jeta les bases de notre société.Le dévoilement solennel qui Con Ty We tin tn to ing ig li; ui Sig Une I al & is ir RAPPORT DE M.LEON TREPANIER 71 du Monument des Patriotes, à la rue Delorimier, sera l\u2019événement principal de l\u2019après-midi.Cet événement sera précédé d\u2019un défilé de nos sections, avec bannières et fanfares.Un grand souper à la mode d\u2019antan et des réjouissances populaires aux quatre coins de la cité termineront la journée.L\u2019année de la Société L\u2019année de notre société a été fructueuse sous tous rapports.Je n\u2019hésite pas à dire que l\u2019activité presque prodigieuse de nos sections a été un grand encouragement pour votre Conseil général et l\u2019a porté à déployer, à son tour, une activité qui n\u2019a cessé de se manifester depuis.C\u2019est à cette ferveur unanime que l\u2019on doit le succès sans précédent du travail de recrutement.L\u2019augmentation numérique de nos membres depuis un an a été la plus forte qui se soit vue depuis 1914.Le trophée offert pour le concours de recrutement entre les sections, reste à la Section Saint-Jean- Baptiste qui non seulement a maintenu son effectif de l\u2019an drnier, mais l\u2019a dépassé de beaucoup.Nous avons raison d\u2019espérer que cette section paroissiale atteindra bientôt mille membres.Il n\u2019est pas de mouvement d\u2019ordre national ou patriotique qui n\u2019ait reçu l\u2019appui précieux de notre société.Quand les circonstances le nécessitaient, la voix de la société s\u2019éleva pour revendiquer auprès des pouvoirs publics ou formuler des protestations.Cette voix ne s\u2019éleva jamais en vain, comme en témoignent nos procès-verbaux.Le prestige et l\u2019influence d\u2019une société comme la nôtre comportent une responsabilité dont vos mandataires doivent tenir compte.À cause de cela, ils sont tenus d\u2019étudier avec impartialité et discrétion, les propositions qui leur sont soumises.Je voudrais que nos sections se rendent bien compte de la nuance entre une décision prise par l\u2019une d\u2019elles et une attitude adoptée par le Conseil général de la Société.En plusieurs circonstances, il nous est arrivé de déclarer inopportune une décision prise par une section et que celle-ci voulait faire adopter par la Société tout entière.D\u2019un autre côté, nous 72 LA REVUE NATIONALE \u2014 n\u2019avons jamais hésité à accorder l\u2019appui le plus entier de la i Société lorsque l\u2019intérêt de notre nationalité et de nos membres en général le commandait.i C\u2019est cette discrétion apportée dans l\u2019étude des questions ken i qui nous sont soumises qui a valu à la Société Saint-Jean-Bap- It i tiste de Montréal le prestige et l\u2019influence dont elle jouit dans H tous les milieux.Nous ne voulons pas que la Société Saint- Jean-Baptiste éléve la voix inutilement; nous voulons, au contraire, que chacune de ses attitudes soit interprétée comme une | expression de l\u2019opinion canadienne-française dans cette pro- | mé 4 vince.Nom Ù J\u2019ajouterai que l\u2019étude que le Conseil général fait constam- | ment des questions, exige de la part de ses membres une somme de travail que l\u2019on ignore malheureusement trop souvent.Afin de se renseigner davantage sur les divers mouvements d\u2019intérêt national pour les nôtres, la société a répondu, autant qu\u2019elle pouvait le faire, aux invitations qui lui ont été adressées de l\u2019extérieur.C\u2019est ainsi qu\u2019il nous a été donné de nous renseigner sur le mouvement franco-américain, grâce aux visites que nous avons rendues aux Etats-Unis, entre autres lors de la célébration du 75ème anniversaire de la fondation de la Société Saint-Jean-Baptiste de New-York, et au Congrès de l\u2019Union Saint-Jean-Baptiste d\u2019Amérique, à Holyo- ke.Au Congrès de l\u2019Enseignement Technique de la Province de Québec, au Congrès de l\u2019Union des Municipalités de la Province,aux voyages d\u2019études entrepris par d\u2019autres groupements en Ontario et en Acadie, aux fêtes de l\u2019Union Saint-Joseph du Canada à Ottawa, et partout où il nous était possible de 5 nous rendre, notre Société était représentée et offrait I'apport | 0 de son expérience et de ses conseils.La société n\u2019est pas restée ee à indifférente non plus aux mouvements d\u2019ordre économique et de 8 social ; elle n\u2019a pas hésité à intervenir en temps et lieu auprès i : des autorités municipales, comme elle n\u2019a pas été lente à ac- ti corder son appui à la Chambre de Commerce, quand des ques- li tions affectant le bien-être matériel des nôtres étaient en jeu.ne = = = Par des contributions généreuses, elle a manifesté aux Rb oeuvres canadiennes-françaises l\u2019intérêt qu\u2019elle porte à leur 1 uw développement.Dans le domaine littéraire, la société se signale tous les ans par le concours d'Histoire du Canada qu\u2019elle I RAPPORT DE M.LÉON TRÉPANIER 73 institue dans les collèges classiques de notre pays, et par les prix qu\u2019elle accorde aux concours organisés par l\u2019Association de la Jeunesse catholique.Vous me permettrez de signaler à votre attention deux initiatives prises par notre Société dans le cours de l\u2019année, dont l\u2019une est déjà pleinement réalisée et l\u2019autre en voie de réalisation.Nos guides historiques A la suggestion de M.Victor Morin, ancien président général de notre Société, nous avons institué l\u2019an dernier, au Monument National, un cours de guides, qui a été suivi par plus de cinquante instituteurs canadiens-francais, auxquels nous avons accordé des diplômes après examens.L\u2019afflux des touristes vers la métropole, tous les ans, exige que ceux qui nous visitent soient renseignés d\u2019une façon exacte sur l\u2019histoire de notre ville.Il importait que la tâche de renseigner ces étrangers ne fût pas accaparée par des gens qui ne possèdent pas plus l\u2019instruction que la mentalité nécessaire à une telle mission.L\u2019importance de l\u2019initiative prise par notre société en instituant un corps de guides a été reconnue par les autorités municipales, qui, par voie de règlement, ont donné une sanction officielle aux cours que nous donnons, et déjà les guides historiques de la Société Saint-Jean-Baptiste ont pu faire valoir leur compétence auprès des milliers d\u2019étrangers qui nous ont visités l\u2019été dernier.La Société nationale de colonisation Fondée depuis quelques années déjà, cette filiale de notre société n\u2019avait pas été mise jusqu\u2019ici en état d\u2019exercer son programme d\u2019action, mais je suis heureux de vous annoncer qu\u2019elle vient d\u2019entreprendre une campagne et que déjà, elle se réjouit des offres de concours et des appuis officiels qu\u2019elle reçoit de toutes parts.Dans le travail qu\u2019elle entend accomplir, la Société Nationale de Colonisation, pour le développement de laquelle notre société vient de souscrire une somme de $10,000.00, espère contribuer à venir en aide aux familles nombreuses dont le sort nous inquiète, particulièrement dans notre ville, et à fortifier les centres ruraux par la création d\u2019oeuvres susceptibles à favoriser leurs prospérité économique. pitt MD AR HE RE RA ARR NOR HE HERR HEN AA 74 LA REVUE NATIONALE Je tiens à rendre ici un hommage tout particulier à M.V.-E.Beaupré, membre de notre Conseil général, qui s\u2019est employé d\u2019une façon toute particulière à remettre sur pied cette filiale destinée à accomplir un bien immense chez nous.Deux évènements Je ne saurais passer sous silence la part prise par notre société lors du passage du groupe de la survivance franco- canadienne de l\u2019ouest à Montréal, et, à l\u2019occasion, d\u2019un festival musical organisé en l\u2019honneur du grand artiste canadien- français, Rodolphe Plamondon.Répondant à l\u2019appel de notre société, les divers groupements canadiens-français de cette ville constituèrent, au commencement de décembre dernier, un comité de réception pour recevoir dignement les compatriotes de l\u2019ouest canadien.Durant les vingt-quatre heures de séjour de ces derniers à Montréal, les manifestations qui leur ont été faites ont prouvé amplement à ces fils du vieux Québec que notre hospitalité ne le cédait en rien à la traditionnelle coutume.La meilleure preuve de satisfaction que nous ayons trouvée chez nos amis de l\u2019Ouest quand ils nous quittèrent, ce furent leurs larmes de joie et leurs mercis enthousiastes.Notre société se félicite également d\u2019avoir accordé son patronage au festival organisé en l\u2019honneur de notre grand artiste, Rodolphe Plamondon, parce qu\u2019elle a contribué à glorifier le nom d\u2019un fils de cette Province, qui, depuis plus de trente ans, se fait acclamer dans les milieux artistiques de la vieille Europe.Développement de nos filiales Toutes ces activités n\u2019ont pas empêché votre Conseil général de surveiller de très près le développement des grandes filiales de la Société.Deux de ces filiales: la Caisse Nationale d\u2019Economie et la Société Nationale de Fiducie, sont en voie de prendre place parmi les institutions financières les plus solides de cette Province.Je le dis avec orgueil, parce qu\u2019il importe que l\u2019on sache que l\u2019action de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal ne > se lin mais nie ( ae de Re pales de fo cept ratio demi fabri êll à ] es train char | ont te Nip thés aly | tafe Join lip (oy Mr] lis My fi ty Jar lg Cy Men RAPPORT DE M.LÉON TRÉPANIER 75 se limite pas au domaine purement national et patriotique, mais qu\u2019elle embrasse le bien-être et l\u2019avenir économique des nôtres.Comme vous le savez, la Société Nationale de Fiducie, en outre d\u2019administrer la Caisse Nationale d\u2019Economie, la Caisse de Remboursement et le Monument National, a pour principales fonctions, l\u2019administration de fonds d\u2019amortissement, de fortunes privées, de propriétés et de successions, et la perceptions de répartitions d\u2019églises.Après sept années d\u2019opération, cette Société administre pour plus de six millions et demi de biens, et fait la perception de répartitions pour douze fabriques du diocèse de Montréal; au cours de l\u2019année 1925, elle a collecté pour près de $115,000.00 en taxes d\u2019églises.Elle voit également aux placements, tant sur débentures que sur prêts hypothécaires, et agit comme fiduciaire et régis- traire pour les émissions d\u2019obligations, de même qu\u2019elle se charge de telles émissions.Il y a lieu de se réjouir des succès de cette Société, car nombreux sont les services rendus par elle aux communautés religieuses, aux fabriques et aux corporations scolaires et municipales, par suite des conseils qu\u2019elle est appelée à donner très fréquemment.En comparant les résultats de ses opérations financières aux résultats obtenus par les compagnies analogues on constate avec fierté que cette Société tint le premier rang tant au point de vue progrès qu\u2019au point de vue bénéfices réalisés depuis sa fondation, proportion gardée du capital.La Caisse Nationale d\u2019Economie vous est également bien connue.Fondée par notre Société, avec le double but de grouper les petites économies pour en faire une force nationale, en dispensant nos diverses institutions religieuses, scolaires et municipales d\u2019avoir à s\u2019adresser exclusivement aux maisons étrangères pour leurs finances, et de faire bénéficier les participants de ce capital par la distribution des revenus produits par tel capital, elle a jusqu\u2019ici dépassé les résultats anticipés lors de sa fondation.Comme l\u2019indique l\u2019état condensé de la Caisse Nationale d\u2019Economie et de la Caisse de Remboursement, l'actif, au 31 décembre dernier, se chiffrait à plus de 76 LA REVUE NATIONALE $4,431,000.00, après avoir versé en rente, au cours de sept années, la jolie somme de $1,070,000.00, ce qui a donné à nos sociétaires un rendement moyen d\u2019au-delà de 30%.Les opérations de la Caisse sont aujourd\u2019hui répandues dans toutes les municipalités de notre province; nous comptons aussi un bon nombre de sociétaires dans le Nouveau- Brunswick, et beaucoup de nos concitoyens d\u2019Ontario ou des Etats-Unis font également partie de la Caisse.Ce capital considérable, comme l\u2019indique l\u2019état annuel, est placé dans des débentures de fabriques, de corporations scolaires et municipales; il contribue aux prêts faits à diverses institutions et à nos concitoyens, afin de les aider dans leurs opérations financières.L\u2019oeuvre de la Caisse est une oeuvre nationale, et son progrès continuel nous permet d\u2019espérer que dans un avenir plus ou moins rapproché, elle deviendra une des grandes institutions financières du pays.Je ne saurais trop vous recommander d\u2019encourager le développement de ces deux institutions, en les faisant connaître au public au moyen de conférences ou par la propagande, puisque toutes deux opèrent pour le plus grand bien des nôtres.Notre situation financière Je crois devoir attirer tout particulièrement votre attention sur le rapport que vous soumettra dans quelques instants notre Trésorier général.Les résultats étonnants obtenus dans l\u2019administration de la Société et du Monument National sont un grand sujet d\u2019encouragement pour votre Conseil général.Ces résultats sont en même temps un hommage rendu à l\u2019habileté et au dévouement inlassables apportés par notre Trésorier général, M.Parent, à qui je tiens à rendre un témoignage public ce soir.Malgré les dépenses considérables que la célébration de nos fêtes de juin dernier et que l\u2019entretien de la Croix du Mont-Royal nous ont occasionnées, malgré que, généreusement, nous ayons délié notre bourse pour venir en aide à diverses oeuvres, en dépit du fait que, cette année, nous avons fait subir d\u2019importantes améliorations au Monument National, notre bilan financier se solde par un surplus raisonnable et À He de RAPPORT DE M.LÉON TRÉPANIER 77 une diminution considérable de la dette du Monument National.De méme ai-je le devoir de remercier en votre nom M.Henry L.Auger, notre premier vice-président général, pour les résultats qu\u2019il a obtenus comme Président de la Commission Administrative du Monument.MM.Parent et Auger n\u2019ont ménagé ni leur temps ni leurs loisirs, et la Société se doit de leur en manifester sa reconnaissance.La vie de nos sections Une activité sans précédent a marqué la vie de nos sections durant l\u2019année qui vient de s\u2019écouler.Enumérer ces activités, ce serait décrire le développement et le progrès de chacune d\u2019entre elles.Le temps et l\u2019espace ici nous manquent.Partout c\u2019est l\u2019esprit paroissial qui domine: c\u2019est celui que nous voulons encourager.Les conférences qui se donnent tous les mois, la création de foyers paroissiaux, les initiatives de toutes sortes, inspirées par nos sections, démontrent de plus en plus que partout on interprète à la lettre la devise de Ludger Duvernay, qui est celle de notre société: Rendre le peuple meilleur.Je regrette, cependant, que ce dévouement, ce désintéressement que l\u2019on retrouve au sein de toutes nos sections, ne soit pas plus départagé; je regrette que notre population canadienne-française ne se rende pas compte davantage du bien immense qu\u2019accomplit pour elle la Société Saint-Jean-Baptiste, car le jour où elle s\u2019en rendra compte, c\u2019est par milliers et par milliers qu\u2019elle affluera dans nos rangs.Dix sections nouvelles se sont fondées dans le cours de l\u2019année, d\u2019autres sont en voie de formation.Espérons que l\u2019inlassable dévouement apporté par nos sociétaires et leurs officiers donnera des résultats probants.Nos sociétaires peuvent secouer l\u2019apathie que, dans certains milieux, l\u2019on déplore, s\u2019ils veulent bien, pendant quelques années encore, continuer à la Société le même dévouement et la même énergie.Qu\u2019ils ne craignent pas de faire valoir leur titre de membres de la Société Saint-Jean-Baptiste, chaque fois que l\u2019on fait appel à leur expérience et à leur patriotisme dans les mouvements d\u2019ordre économique et social.Que de temps à autre ils aillent chercher leurs inspirations dans oi 78 LA REVUE NATIONALE les actes de ceux qui, depuis 1834, ont développé l\u2019oeuvre à laquelle nous sommes filialement attachés.Notre Conseil général tient à la disposition des sections un programme d\u2019action ; leurs initiatives peuvent s\u2019alimenter au secrétariat de notre société, quand il s\u2019agit pour elles d\u2019entreprendre un mouvement ou une lutte.Les directives ne peuvent leur manquer, si elles veulent combattre les infiltrations étrangères, les ravages de la presse jaune, la mortalité infantile, le développement de l\u2019éducation chez les nôtres ou l\u2019union économique de nos compatriotes.Plus elles maintiendront leur contact avec le secrétariat de la société, plus elles nous confieront leurs intentions et leurs projets, plus elles contribueront à maintenir dans notre société l\u2019unité de commandement et l\u2019unité d\u2019action, plus elles élargiront les sphères d\u2019influence de la Société Saint-Jean-Baptiste.Notre Conseil général suit avec beaucoup d\u2019intérêt le développement de nos sections et, quoique la plupart d\u2019entre elles travaillent avec un mérite égal, quelques-unes multiplient à tel point leurs activités que l\u2019un de nos anciens Présidents, M.Guy Vanier, a cru devoir offrir un trophée d\u2019action nationale pour marquer la patriotique rivalité de nos sociétaires.Le comité chargé de décerner cette année le trophée d\u2019action nationale a arrêté son choix sur la section Saint-Jean-Baptiste.Congrès spécial à l\u2019automne C\u2019est l\u2019intention de votre Conseil général de vous inviter de nouveau à vous réunir cet automne en congrès spécial.Le but de ce congrès sera d\u2019étudier un projet de révision de nos règlements, tâche à laquelle un comité s\u2019est employé depuis quelques mois.À ce congrès, il sera donné une forme officielle à la création des comités régionaux, de sorte qu\u2019au début de l\u2019an prochain, nos sections pourront opérer dans des cadres plus élargis et avec de plus grandes facilités d\u2019action.La Croix du Mont-Royal Le monument érigé par notre société sur le Mont-Royal nous a valu de nombreux témoignages d\u2019admiration, tant de nos concitoyens protestants que de nos coreligionnaires.Le ee LE > ea et i ui el qu (res ya Qu Le RAPPORT DE M.LÉON TRÉPANIER 79 monument n\u2019est pas terminé cependant ; il nous faudra incessamment en compléter la base par une enveloppe de granit.J\u2019espère que le public comprendra que nous ne pouvons plus demander aux jeunes écoliers de la métropole de contribuer à l\u2019achèvement du monument.C\u2019est l\u2019obole des écoliers, en effet, qui nous a permis d\u2019ériger sur le sommet de la Montagne, le grand symbole historique et religieux.Nous demanderons bientôt au public de nous aider à compléter le monument et je suis sûr que nous recevrons de lui une réponse spontanée.Le bien-être de l\u2019enfance Dans le cours de l\u2019exercice qui va suivre, la société entend donner son appui le plus entier aux oeuvres qui ont trait au bien-être de l\u2019enfance.S\u2019il importe de créer et de multiplier les terrains de jeux à Montréal, il importe également que ces lieux de récréations soient soumis à une surveillance convenable.De même nous efforcerons-nous de convier, de temps à autre notre population de parents et d\u2019enfants, à des concerts en plein air, dans nos parcs, où l\u2019on se délectera des refrains du terroir et des vieilles chansons françaises.Pour réaliser ce projet, nous solliciterons l\u2019appui de nos sections et d\u2019associations-soeurs.Congrès eucharistique de Chicago Je désire faire, à tous les membres de notre société, un chaleureux appel en faveur du voyage organisé sous les auspices de notre société au Congrès eucharistique de Chicago.Il importe que la première société nationale soit représentée largement à ces grandes assises eucharistiques et je suis heureux de vous dire que, grâce à la bonne volonté apportée par la Compagnie du Pacifique Canadien, nous sommes en mesure d\u2019offrir à nos membres et à leurs amis qui voyageront sous les auspices de notre société, des avantages qu\u2019on ne saurait leur offrir ailleurs.Nous vous invitons à faire de la propagande en faveur de ce voyage, qui ajoutera au prestige dont jouit notre société à l\u2019étranger.L\u2019encouragement que l\u2019on nous a manifesté jusqu\u2019ici pour ce voyage nous fait espérer qu\u2019il aura un grand succès. 80 LA REVUE NATIONALE Messieurs les délégués: Notre Conseil général vous intitule ce soir ses émissaires auprès des sections de notre société.Nous vous remettrons pour elles un message.Vous aurez la mission de le leur transmettre, car ce message ce sera le mot d\u2019ordre de la société, la formule que le congrès de ce soir adoptera pour continuer, au profit des enfants de la race, l\u2019oeuvre de Ludger Duvernay: rendre le peuple meilleur.À nos sections, dites-leur que l\u2019atmosphère qui vous enveloppait ce soir s\u2019embrasait de fierté et d\u2019espoir pour l\u2019avenir.Faites-vous, auprès d\u2019elles nos interprètes officiels et assurez-les que la Société Sant-Jean-Baptiste de Montréal est résolue, plus que jamais, à lutter pour la conservation des droits et prérogatives garantis à notre nationalité par la constitution britannique.Dites-leur que dans le domaine économique, notre société entend poursuivre l\u2019oeuvre qu\u2019elle a entreprise, dans le but - de convaincre notre peuple qu\u2019il doit tendre sans cesse vers la supériorité et qu\u2019il a le devoir, comme tout autre, d\u2019aspirer à la prédominance économique.Dites-leur aussi que notre société continuera à combattre l\u2019indifférentisme national, à lutter sans merci contre les infiltrations étrangères, contre l\u2019oeuvre néfaste de la presse jauné, contre toute tentative et, d\u2019où qu\u2019elle vienne, qui serait de nature à ébranler les bases sur lesquelles repose l\u2019édifice moral et social de notre peuple.Dites-leur enfin que la force réside dans l\u2019union, que plus nos rangs se renforciront et plus les Canadiens-français afflueront vers notre société, plus il nous sera possible de réaliser cette unité d\u2019action et de commandement, si essentielle dans l\u2019accomplissement de notre mission.Aux curés des paroisses, dites de notre part, qu\u2019ils ne peuvent trouver de plus sûr rempart moral, de levier plus puissant, d\u2019actif plus précieux, qu\u2019une section de la Société Saint-Jean-Baptiste dans leurs paroisses, et que, par conséquent, ils ont le devoir de seconder la société dans son oeuvre de recrutement.Le faible exposé que je viens de vous faire des activités de notre Société, de ses rêves d\u2019avenir, serait incomplet si je fn la sid « far i) fi | RAPPORT DE M.LEON TREPANIER 81 n\u2019y ajoutais un tribut de reconnaissance envers mes collègues du Conseil général.Auriez-vous été justifiable de me confier, il y a un an, la haute responsabilité de la présidence de votre société, si vous n\u2019aviez eu soin, en même temps, d\u2019associer à mes labeurs, un groupe d\u2019aviseurs comme ceux qui composent votre Conseil général?Je ne le crois pas.Diverses catégories sociales sont représentées sur votre Conseil général.Chacun de ses membres a une sphère d\u2019influence qui lui permet d\u2019apporter à la Société un apport précieux.Leur expérience, leur dévouement, leur loyauté et la confiance qu\u2019ils entretiennent dans l\u2019avenir de notre oeuvre se manifestent tous les jours de l\u2019année.Je désire leur dire ce soir toute ma reconnaissance pour l\u2019appui généreux et inaltérable qu\u2019ils accordent à votre Président général.Je désire également signaler la satisfaction de notre Con - seil général pour le travail accompli par le chef de notre secrétariat et son personnel.Une si complète collaboration, surgissant de toutes les pores de notre organisme, ne peut que nous encourager tous à faire davantage pour la société.S\u2019il m\u2019est permis de suggérer, pour l\u2019année qui va suivre, un mot d\u2019ordre qui soit la conséquence de nos activités passées et qui soit le rêve d\u2019avenir que nous caressons, je suggère simplement que ce soit: VERS LES SOMMETS! 82 LA REVUE NATIONALE LA MAISON DES COLLINES Là-bas, là-bas, au bout des terres, Au pied des monts si reculés, Dans les lieux les plus solitaires, J\u2019ai vu ta maison dans les blés.J\u2019ai vu ta maison radieuse, Si pauvre et si riche à la fois, Dans la plaine silencieuse, Et seule au milieu des grands bois.J\u2019ai vu la profonde clairière Que tu creusas dans la forêt, Où dans un grand jet de lumière L\u2019horizon immense apparaît.O colon, âme de poète! O grand amoureux des sommets! Que- je te loue en ta retraite! Que ma voix te chante à jamais! Cette simple et tranquille vie + A l\u2019ombre des feuillages frais, % Cette existence qu\u2019on envie, \u2018 Nous la rêvons, toi tu la fais! J\u2019ai vu ta maison solitaire Û Dont le toit rustique fumait, | Et le petit lambeau de terre Où la moisson neuve germait.Une brise tiède et légère Passait sur les arbres tremblants; Entre les tiges de fougere S\u2019envolaient des papillons blancs.| LA MAISON DES COLLINES 83 Nul bruit.L\u2019immense solitude, Faite de verdure et d\u2019épis, Et, la nuit, cette quiétude De tous les êtres assoupis.Oh! le bonheur incomparable D\u2019ignorer les pavés de fer, Les foules au coeur misérable, Et les villes au bruit d\u2019enfer! N\u2019avoir pour tout bien que les gerbes Qu\u2019un modeste grenier contient, Mais croire, au sein des champs superbes, Que l\u2019univers nous appartient!.Vivre dans la plaine féconde, Ami du buisson et du nid; N\u2019avoir aucun bien en ce monde, Mais posséder tout l\u2019infini!.N\u2019entendre toujours \u2014 Ô merveille! \u2014 Dans une immuable clarté, Que les murmures de l\u2019abeille, Et les bruits de I'immensité!.Blanche LAMONTAGNE-BEAUREGARD.(Extrait de La Moisson Nouvelle, qui doit paraitre prochainement.) 84 LA REVUE NATIONALE À TRAVERS NOTRE VIE NATIONALE DÉCORÉ.Suivant une vieille coutume, l\u2019Académie Française accorde chaque année une récompense à l\u2019auteur étranger qui a publié les meilleurs ouvrages en français.Cette année elle a choisi Mgr Camille Roy, recteur de l\u2019Université Laval, de Québec et l\u2019a décoré d\u2019une médaille d\u2019or portant l\u2019inscription suivante: « Prix de langue française, M.Camille Roy, 1925 ».DES DESSOUS RÉVÉLATEURS.Le journal le Star de Montréal, reproduisait, le 15 février dernier, cette note du journal le Droit d\u2019Ottawa : « Si les catholiques de langue anglaise (d\u2019Ontario) avaient eu le désir sincère de réparer les torts causés à la minorité de langue française, la question scolaire serait réglée depuis longtemps.Au contraire, ils s\u2019acharnent dans leur lutte sinistre contre la langue française et ils encouragent le gouvernement à ne rien changer à l\u2019état de choses existant.Bien plus, ils sont carrément résolus à soutenir la lutte contre les écoles bilingues, le jour où le gouvernement l\u2019abandonnera de guerre lasse.Et ces dispositions se manifestent chaque jour de plus en plus clairement.Lors des récentes élections provinciales, un groupe de catholiques influents de langue anglaise a promis le vote irlandais d\u2019Ottawa à un candidat à condition que ce dernier promette de s\u2019opposer à tout amendement au règlement XVII.L\u2019injonction Mackell est toujours en force et paralyse nos écoles.A Pembroke, on est allé jusqu\u2019à refuser la communion à ceux qui soutenaient l\u2019école libre Jeanne d\u2019Arc.On pourrait multiplier les exemples de ce genre.Ils nous indiquent où nous trouvons les ennemis les plus acharnés et les plus déloyaux de notre nationalité.» LE PATRIOTISME.Il y a quelques semaines, mourait à Sorel, M.Alfred Beau- chemin, manufacturier de l\u2019endroit.C\u2019était un homme mo- ese Io} Maly {ind Ts ous Just à de DÉL déc (me le fy fain trop fe ly § Hl Son } cor- Jia lea jent ee 0ng- se nent ik ols ere lis abs is p pl ge {sel A pi gal Qué 0 A TRAVERS NOTRE VIE NATIONALE 85 deste, travailleur, mais énergique et tenace.Il avait conçu le projet de développer sa ville et de lui donner la prospérité.Malgré de multiples embarras, il l\u2019a dotée de manufactures et d\u2019industries.Ce sont les hommes de cette trempe qui ont réussi à nous conquérir notre libération économique ; patriotes courageux et obscurs qui ont su limiter leurs ambitions à une juste portée et faire oeuvre durable, sans perdre leurs énergies à des rêves trop démesurés et inaccessibles.DÉLÉGUÉS CANADIENS.M.le sénateur Raoul Dandurand et M.Peter Larkin ont été choisis par le gouvernement canadien pour représenter le Canada à la Ligue des Nations lors de la prochaine assemblée.CHIFFRES CONSOLANTS.D\u2019après les statistiques de la Metropolitan Life, les ravages de la tuberculose ont décru depuis trois ans de facon notable.Le taux de mortalité qui était de 234, en 1920, en Amérique du Nord, est tombé à 104 en 1924 et à 99 en 1925.DIPLÔME D'HONNEUR.La Commission de l\u2019exposition de Wembley a décerné à l\u2019Université Laval un diplôme d\u2019honneur et une médaille d\u2019or pour les exhibits exposés par notre université à Wembley.UNE INITIATIVE.M.le Dr L.J.Lemieux, agent commercial de la province de Québec, à Londres, a eu l\u2019heureuse inspiration de fonder en Angleterre, une revue intitulée « Québec » et destinée à faire connaître notre province à l\u2019étranger.Nous ne saurions trop féliciter M.Lemieux d\u2019une pareille initiative.Cette revue en effet, mieux que tous les discours, contribuera à dissiper les sots préjugés, les légendes, les faussetés et les calomnies.Elles fera connaître la population canadienne-francaise sous son véritable jour. 86 LA REVUE NATIONALE LES ÉCOLES JUIVES.Le gouvernement provincial a fait délimiter par les tribunaux supérieurs les droits scolaires de la population juive.La Cour Suprême a décidé que les juifs pouvaient continuer à fréquenter les écoles protestantes ou fonder des écoles confessionnelles.Le gouvernement laisse les juifs libres de décider eux-mêmes de leur ligne de conduite.Il est vrai que ça se passe dans la province de Québec! LA VERTU DU VOISIN.Nous nous acheminons vers de terribles calamités et il n\u2019y a plus de principes qui tiennent.On croyait jusqu\u2019ici que Toronto détenait seule les brevets du civisme, de la température et du patriotisme.Or, on l\u2019a vu dequis un an, notre Mecque canadienne a abandonné les rigides principes de la prohibition pour demander le régime de perdition québécoise.Et voilà que la récente enquête sur la contrebande révèle que cette dernière est plus considérable à Toronto qu\u2019à Montréal.Dans quels temps vivons-nous?LES BUVETTES.Le gouvernement provincial, après avoir décidé de retarder d\u2019une heure la fermeture des buvettes durant la nuit, s\u2019est ravisé.La buvette peut être utile, mais n\u2019est pas une institution très recommandable, et il convient de ne pas lui donner plus d\u2019expansion qu\u2019elle n\u2019en a actuellement.LES JOURNAUX AMÉRICAINS.Le gouvernement fédéral a interdit l\u2019entrée du Canada au Daily Mirror pour indécence.La mesure devrait s'étendre à bon nombre d\u2019autres périodiques yankees.Le magasine américain est le pire dissolvant de notre culture latine et chrétienne.Il prêche par sa tenue et ses articles le plus détestable mauvais goût, exalte le vice et le crime.Le magasine américain est aussi le grand agent d\u2019assimilation américaine.Si nos loyaux impérialistes veulent goûter le plaisir de l\u2019annexion All All Im Inf I sn Ji 0 fou der or a Bs er de| fh) | ny Bs fr jive.Der à nfs rider sétil ci que pera: notre dela éco révèle Yon: reat- {se nile donner add fendre part (he aah ett 5j D pert A TRAVERS NOTRE VIE NATIONALE 87 américaine, ils n\u2019ont qu\u2019à encourager la diffusion du journal américain.Que l\u2019on songe en effet que chaque année, nos voisins nous inondent de 20,000,000 de copies de journaux et de 40,000,000 de périodiques.GARDONS NOTRE ARGENT.La faillite d\u2019une entreprise de pétrole américaine (la International Producing and Refining Oil Co.) a révélé que nombre de Canadiens-français y avaient engagé de grosses sommes, probablement plusieurs centaines de milliers de dollars.C\u2019est la vieille histoire qui se répète.Un Yankee, un Juif ou un Anglais se présente avec des projets dans la lune et tout de suite il est sûr de trouver chez nous les sommes qu\u2019il demandera et que nous avons refusé à nos industriels, à nos commerçants, qui eux ne parlaient pas d\u2019enrichir le prêteur en trois semaines.Sans doute la leçon est rude pour les éclopés de la faillite, mais elle est nécessaire et si elle peut ramener nos épargnants au sens bien entendu de leurs devoirs et de leurs intérêts, elle aura été un bienfait.M.L\u2019ABBÉ L.-P.GRAVEL.Le fondateur de Gravelbourg, en Saskatchewan, vient de mourir, à 57 ans, usé par des travaux accablants.Sa vie est l\u2019histoire d\u2019un patriote énergique et tenace qui combattait avec d\u2019autant plus d\u2019acharnement que les chances de succès étaient nulles.Grâce à lui, la colonie française de Saskatchewan ne s\u2019est pas perdue, éparpillée et noyée dans la population anglaise.Il l\u2019a rassemblée, en plusieurs paroisses et grâce à lui elle a pris un tel développement que le fondateur ouvrait il y a quelques années un collège aujourd\u2019hui florissant.UN TÉMOIGNAGE.Le Willisons Monthly, dirigé par sir John Willison écrit en marge du premier débat de la session à Ottawa, ce qui suit : «I y a eu entre autres une chose que nous, de province de langue anglaise, nous ne devrions pas oublier: c\u2019est que deux 88 LA REVUE NATIONALE ou trois des meilleurs discours du premier débat ont été prononcés en anglais par des Canadiens français.Il se peut, que sur ce continent-ci, il soit plus nécessaire de parler l\u2019anglais que le français; mais on ne peut s'empêcher de penser qu\u2019il serait très désirable que quelques-uns des chefs politiques des provinces anglo-canadiennes fussent capables de parler en public en bon français.Et nos hommes publics anglais seraient bien mieux outillés pour gouverner un pays bilingue comme le Canada, s\u2019ils pouvaient parler très couramment une langue qui, pour n\u2019être pas l'anglais, n\u2019en est pas moins la langue la plus familière et la plus usitée pour trois millions de Canadiens.» Le Globe ajoute comme commentaire à cet article, ce qui suit: « Il devient de plus en plus manifeste que les Canadiens qui prennent une part active aux affaires du pays devraient avoir une connaissance convenable de la langue française et devraient être capables de la lire et même de la parler couramment.» Le Globe ajoute que les hommes politiques cana- diens-français en vedette parlent l\u2019anglais couramment « plusieurs même avec charme et de façon parfaite».Il conclut que le jour où les Anglais suivront le conseil du Willison Monthly, «la solution des problèmes canadiens sera plus proche que jamais.» À PROPOS DE BONNE ENTENTE.Le Standard, de Sainte-Catharines, Ontario, écrit: « Ontario accueille fréquemment chez elle quelque brillant orateur canadien-français qui charme ses auditeurs par la façon remarquable dont il parle l\u2019anglais.Nos hommes politiques ne peuvent rendre le réciproque à la province de Québec.En l\u2019état présent des choses, les députés et sénateurs de langue anglaise à Ottawa, auront fort à faire pour rejoindre leurs collègues de langue française ».Le journal conclut qu\u2019Ontario ne contribue guère à la bonne entente.A.GAGNON.Sonu Teen Li all ; air de Alpho tue d ls off te ay dic Jed lie defy B Mis Opal soy iy Tent | 1 La Méta; fy Eve Hon t pr It, ie anglais 2 qu'l Les des \"er en ais se iliogue ent Une pins là millions gi padièns yraient is à er cou- 5 (alé pepe comelut [illison is ro 00 grateur on hg tiques pee En Jngié pe leur ib | 0) CHRONIQUE DE LA SOCIETE 89 Écho du Congrès général annuel.Le dernier congrès général de notre Société, tenu au Monument National jeudi, le 11 mars, a été le digne couronnement d\u2019une année très fructueuse pour notre Société.Les délégués de nos sections, réunis dans une grande salle à laquelle des décorations inaccoutumées donnaient un air de fête, furent très heureux de constater que S.G.Mgr Alphonse Deschamps avait bien voulu venir présider l\u2019ouverture de notre Congrès.Mgr Deschamps, après avoir félicité les officiers et les membres de la Société pour leur bon travail de l\u2019année écoulée, formula le voeu que toutes les paroisses du diocèse s\u2019enrichissent bientôt d\u2019une section de la Société Saint- Jean-Baptiste.Celle-ci est une société exclusivement catholique et nationale et, à ce double titre, mérite l\u2019encouragement de tous, a conclu Mgr Deschamps.Encouragés par ces paroles qui traduisent une fois de plus la sympathie et la haute approbation des autorités épiscopales du diocése pour notre société nationale, nos délégués se sont vivement intéressés à l\u2019ordre du jour du congrès qui comportait l\u2019étude de questions trés importantes et intimement liées au véritable progrès de notre peuple.Il faut relire le rapport de notre président général, M.Léon Trépanier, que nous reproduisons dans le présent numéro de notre revue, et qui donna une idée si juste du travail et du développement de notre Société durant l\u2019année qui vient de s\u2019écouler.On verra avec plaisir combien notre Société s\u2019est efforcée d\u2019accorder son appui précieux à tous les mouvements RO RERO DOI 90 LA REVUE NATIONALE d\u2019ordre social et patriotique, et combien le progrès de son effectif et l\u2019augmentation du nombre de ses sections ont contribué cette année à accroître le prestige et l\u2019infiuence de la Société.Le rapport financier présenté par M.Aimé Parent, trésorier général, fit aussi constater aux congressistes d\u2019excellents résultats dans les finances de la Société et de chacune de ses filiales.Il est intéressant de noter que notre Conseil général a continué encore cette année à amortir son emprunt originaire ide $100,000.00 qu\u2019elle a contracté en 1918 afin de fonder sa filiale, la Société Nationale de Fiducie.Le texte complet du rapport du trésorier sera publié dans notre revue du mois prochain.Après avoir étudié et adopté le plan de la célébration de notre prochaine fête nationale, tel que proposé par notre Conseil général, le Congrès adopta plusieurs résolutions d\u2019une importante actualité sur les sujets suivants: la presse jaune, la colonisation, la mortalité infantile, la surveillance des parcs, les concerts de chansons populaires dans nos parcs, le recrutement dans les sections.Le Congrès adopta aussi une résolution spéciale de remerciements à l\u2019adresse du gouvernement provincial pour avoir déclaré fête légale, le 24 juin, à titre de fête nationale des Canadiens français.Après avoir appris que le Conseil général se proposait de convoquer un congrès spécial pour l\u2019automne prochain, les congressistes se séparèrent bien résolus de poursuivre cette année les initiatives nombreuses, proposées aux délibérations du congrès et dont la réalisation donnera une nouvelle preuve de l\u2019utilité incontestable de notre Société nationale.Notre prochaine fête nationale.Tel qu\u2019il fut approuvé au dernier congrès général de la Société, le projet de la célébration de notre prochaine fête nationale comporte les événements suivants: messe traditionnelle au pied du mont Royal; installation, à la gare Windsor, d\u2019une plaque commémorant la fondation de notre Société, (dont gracieux de M.Victor Morin, ancien président général) ; dévoilement solennel du Monument des Patriotes, pré- cédé ( le so AK Trap l Guy | chaque préser vient Joan ce tro fiues, I de mé XL il atteint tif à) Cpe toutes eu de 5 f Jour boy & Vig ~~ X ig 3 ty le gig Hem, Sas te le Va à \u2014 de son Ont con- ce de a mt tré | d'excel chacune Conseil mpront afin de Le texte je Terle ation de tre Con- i dime 2 JOUE, 55 DATE fp rot ne TES meet fire de papas pain, ls Te (ee érations p pralè Ail pète 18\" pie Fins eile 1 gi ps SSSR CHRONIQUE DE LA SOCIÉTÉ 91 cédé d\u2019un défilé de nos sections avec bannières et fanfares ; le soir, grand souper à la mode d\u2019autrefois, et réjouissances aux quatre coins de la ville.Trophées de la Société.Le trophée d\u2019action nationale, offert l\u2019an dernier par M.Guy Vanier, ancien président général, et mis en concours, chaque année, entre nos sections pour récompenser celle qui présente le bilan d\u2019activités nationales les plus méritantes, vient d\u2019être attribué pour l\u2019année écoulée à la section Saint- Jean-Baptiste.Il est incontestable que cette section a mérité ce trophée par ses nombreuses et brillantes activités patriotiques.Il nous fait plaisir d\u2019ajouter que la même section vient de mériter définitivement le trophée offert l\u2019an dernier par M.Léon Trépanier, président général, pour avoir maintenu à la date du congrès annuel le même effectif qu\u2019elle avait atteint à l\u2019époque de la fête nationale, l\u2019an dernier.Cet effectif a même été dépassé, et la section Saint-Jean-Baptiste compte actuellement 764 membres.Magnifique exemple pour toutes nos sections qui devraient se convaincre que, avec un peu de travail et d\u2019organisation, un effectif peut se doubler assez facilement.Et quel encouragement au travail constitue pour une section un nombre considérable de membres ayant bon esprit et ayant à coeur le véritable intérêt de notre peuple! Voyage à Chicago.Nos sections devraient s\u2019occuper dès maintenant à choisir leurs délégués au Congrès eucharistique de Chicago qui se tiendra du 19 au 24 juin prochain.Le voyage organisé par le Pacifique Canadien sous les auspices de notre Société est en pleine organisation, et les membres de la Société devraient tenir à honneur de s\u2019inscrire sans tarder.Ils seront assurés du plus grand confort durant le voyage et durant leur séjour à Chicago.Avis aux intéressés. 92 LA REVUE NATIONALE Aide au Collège de Sudbury.Plusieurs de nos sections ont souscrit généreusement afin de venir en aide au Collège classique de Sudbury.Un grand nombre cependant n\u2019ont pas encore répondu à l\u2019appel.Est-ce négligence, apathie ou pauvreté réelle ?L\u2019oeuvre de nos collèges classiques canadiens-français qui forment les chefs de demain est pourtant trop importante pour que les sections de notre société nationale s\u2019en désintéressent.Chacune devrait souscrire sa part, quelque minime qu\u2019elle soit.Nouvelle section.Une nouvelle section s\u2019est formée dernièrement dans la paroisse Saint-Vincent-Ferrier, grâce au travail d\u2019organisation de MM.H.Lavigne et L.-R.Bourbonnière.Ce groupement a pris le nom de section « Saint-Vincent-Ferrier ».L\u2019installation officielle fut présidée par M.Ernest-J.Brossard, président de la section Saint-Edouard, qui représenta le Conseil général, le 22 février.Le conseil de cette nouvelle section se compose des officiers suivants: M.J.-A.-W.Latulippe, N.P., président; M.J.- A.Payette, vice-président; M.I.Richard, secrétaire; M.A.Myre, trésorier; MM.O.Fournier et J.-À.Grisé, conseillers ; et M.l\u2019abbé F.L\u2019Heureux, aumônier.Nos félicitations au nouveau conseil et nos meilleurs voeux de succès à la section Saint-Vincent-Ferrier qui compte déjà 57 membres.Jean GUÉRIN.eo Lil 4 Ay Ce Mag : Cu Hr ain | rand se fa ate jotè- nine LA REVUE NATIONALE 93 95 là nisi op # br À = LA 71, 7.Joo UC 7 7 4 | \u2014easrs a | i 4 1 Je « L\u2019ÉCOLE CHEZ SOI » À tous ceux qui ne peuvent suivre ses cours du jour et du soir L\u2019École des Hautes Études Commerciales de Montréal OFFRE SES COURS PAR CORRESPONDANCE Comptables, employés de banque ou autres salariés du commerce, de l\u2019industrie et de la finance, qui désirez améliorer votre sort, augmentez votre compétence professionnelle en suivant ces cours! 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Pour faire des tartes délicieuses et économique en peu de temps, employez toujours les.GARNITURES pe TARTES (Pie Fillers) \u201cMEADOW - SWEET \u201d CITRON ANANAS FRAMBOISES ORANGE FRAISES CERISES Chaque boîte contient assez de garniture pour remplir 4 tartes.15c.Le Mode d\u2019Emploi est indiqué sur chaque boîte.Votre épicier en vend.REFUSEZ TOUTES IMITATIONS \u201cMeadow-Sweet\u2019\u2019 Cheese Mfg.Co.Limited, Montréal, P.Q.see \u2014 ea Ts Bort qaten Par pe Génin, Trudeau & Cie, Limitée FABRICANTS DE PIPES DE BRUYÈRE ET IMPORTATEURS D'ARTICLES DE FUMEURS 22 ouest, rue NOTRE-DAME, MONTRÉAL Tél.: EST 1853 LA CIE J.& C.BRUNET Limitée PLOMBERIE \u2014 COUVERTURE \u2014 ÉLECTRICITÉ \u2014 CHAUFFAGE 223, rue Saint-Laurent, - - Montréal En plaçant vos Assurances-Feu avec LA COMPAGNIE D'ASSURANCE MUTUELLE DE MONTREAL contre le feu, vous épargnez 35% sur vos primes.Pourquoi faire affaire avec des Compagnies étrangères quand vous trouvez chez vous ce qu\u2019il vous faut \u2014Deman- dez à voir nos inspecteurs.Bureau Chef: 92 EST, RUE NOTRE-DAME, Chambre 35 et 36, MONTREAL Téléphone: MAIN 6955 et 8524.Ta, By Tay \" PAL Pest fEsb LA REVUE NATIONALE 95 ONDEH EN 1885 BOULANGERIE MEDARD PAQUETTE (La succession Médard Paquette.) 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PRAIRIE % me x.Aine.conn\u201d di COMPLIMENTS Rap DE LA La BRASSERIE DOW diy ET DE LA fl jl BRASSERIE DAWES (hry L' & si National Breweries Limited.lt Me "]
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