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Titre :
L'ère nouvelle
Éditeur :
  • Trois-Rivières :W. H. Howen et cie,1852-1865
Contenu spécifique :
vendredi 25 juin 1858
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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L'ère nouvelle, 1858-06-25, Collections de BAnQ.

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[" ~~ Sixième Année S\u2014 publie le L UNDI etie JEUDI de chaque semaine.sAbounement.\u2014Pour l\u2019Annee.\u2026.Termes & Ab « Sixmois.Payoble tnvariablement d\u2019Avance.Ceux qui veulent discontinuer sont obligés d'en donner avi -1 mois avant l\u2019expiration du terme de leur abonnement, qui ne ut être moindre que de 6 mois et payés tous arrérages.Toutes correspondances etc.duit être adressées au Bureau 1 Ere Nouvelle, affranchies et munies d\u2019une signature res- pousable.Paite -orrespomlances d'une natare personnelle, seront chargés à tant la ligne.NN NAN NS SN AU UAL AUS LA me Rs.d.Ss.d.Cre Vendredi 25 Juin, 185$.onvel JOURNAL DU DISTRICT DE TROIS - RIVIER of \u201cDu bureau Je | .[Ere Nouvelle.| .brevier l\u2019année, \u2014 PUBLIÉ TOUS LES LUNDIS et JEUDIS.¢\u201c INDUSTRIE et PROGRES.\u201d \u2018Toute annonce, sans con j ordre.\u20144 4d.'et 1d,la life.Et tou: ordre pour discontie nuer une annonce doit 8tre-fhit par écrit.ALT ANAT NN - Lalèreinsertion ,parligne-.fii\u2026.s 7 \u2026pe.L£OO 4 Les insgrtions subséquente, par Ligne.3: Une annonce d\u2019une colonne, avge condition, pout @ Do \u201c « t Do \u201c \u201c Adresse d\u2019 A faire, 3 à 6h 001 aracsue evvovtbe qesessresrire o 10 QO \u2019 a six mois, \u20ac $ 9 ou trois inois, 315 a,parannée.\u2026\u2026.1 0 ions sers insérée jusqu'à contre nA RES.W.H.ROWEN, IMPRIMEUR ET PROPRIÉTAIRE.\u2014 FEILLEUTON DE RBA BOTIRALE, 25 Juin, 1858.ANAL NE NN SNS NES ALAN LAN LA LES REVELATIONS DU CRIME ou CAMBRAY ET SES COMPLICES.\u2014_\u2014)\u2014\u2014n CHAPITRE I.BRICANDAGES fréquens à Québec en 1834 et 1835.\u2014 Troupe de valeurs organisée.\u2014Secret du complot.\u2014 Démarchess im- prudentes\u2014 Cécillin Conor\u2014 Premier soupçons.\u2014 Arrestation \u2014 Procès.Cun- tiction.Pendant l\u2019été de 193$, et surtont après la cessation du Choléra, vors l\u2019Au tomne de la méme année, Québec fut le théâtre d\u2019un fléan non moins arle- mant que celui de l\u2019épidémie.De- vols, des assassinats des bris de maisons, des profunations et des sacriléges se succédèrent avec une inconcevable ra pidité, et jetèrent l\u2019éponvante dans tons les rangs de ln société, Jamais brigandages, Accompugné de circonstance plus atroces, n\u2019avaient été zommis avec plus d\u2019audace et d\u2019impunité au milien d\u2019une société comparativement peu nombreuse et proverbialement morale.Ce n'étaient plus les espidgleries et les escamotages accoutumés des habi tués de la prison, les petits larcins, les vols d\u2019habits et de volailles, suggérés par la misère et commis à la sourdine et dans l'obscurité.C\u2019étaient des atta ques a main armée sur les routes publiques, dans les comptoirs, les maisons habitées et les églises.En vain la Police \u2018avait mis sur pied tous ses conrenrs les auteur de ces crimes nombreux échappæient à ses alteintes, et restaient incorbus.Elle avait urrété tous les vieux Scélérats, que tour à-tour elle enlasse le renvoie dans les prisons ou renvoie dans les champs: mais pas une preuve, pas un indice, pas une présom p- tion ne ponvait faire espérer une con wiction.Les Huissiers, les Patrouilles.des Magistrats, tous étaient en défunt.La promesse de fortes sommes n\u2019avait pass même tenté l'avidité d\u2019un seul complice.La conspiration, assnrée du secret et enhardie par les inutiles démarches de la Police, allait toujours son train et tirait bon parti des ténèbres dont elle glagait les citoyens.Presque chaque jour voyait de nouveaux attentats, dont les journaux s\u2019emparaient avec empres sement comme d\u2019une bonne fortune, pour captiver l\u2019attention et exciter la sensibilité des lecteurs par des détails bien horribles, bien atroces.Il était &lair que si les volenrs de profession avaient part à ces méfaits, une main ca \u2018chée et plus habile dirigeait et payait leurs manœuvres.Le complot, quel qu\u2019il fut, avait une ame, un chef, supe rievr aux scélérats vulgaires par son énergie, sa prudence, et son habileté.Mais ot le trouver ?Clétait 'énigme.le mot du secret.1) fulla.t découvrir le coupable, le livrer à la justice, et Qué bec eût été délivré d'un fléau ?Cet état de choses ee prolongea jns Qu\u2019au printemps de 1835, suns qu\u2019un seul coupuble eût été découvert ; et Malgré les précautions des citoyens tou- Jours sur l\u2019alerte et bien armés, des \u2018milliers de touis tombérent en la ppsses sion de cette bande audacieuse.Heureusement que le règne du crime n\u2019est pas de longue durée ! l\u2019homme coupable N\u2019a pas d'impanité à espérer ! Tot on tard sou propre avéuglement le trahit et le livre pieds et poings liés à la justice fe Dieu et des Hommes.Un dernier attenta vient mettre le comble à tous les autres, et ranimer les recherches de la Police déconragée.endant la nuit du neuf au dix février, (1885,) des scélérais s'introduisent, en fesant fraction, dans la chapelle de la Congrégation de Notre Dama de Qué- ©, violent cet asile consucré au culta e la vierge, et en enlèvent les lampes, les chandeliers, les candalubres, les va- 8cs sacrés, le tout d'argent mussif et de à valeur d'envirou cent cinquante ou 8ux cent louis courant.8 crime si énormo indigne ct gou- Wve tout le monde ; maié cette fois eu- puisse tomber sur la trace des coupables : de vagues sollpçuns viennent seuls embarrasser de leurs contradictions les recherches de la police.Un mois, deux Mois, trois mois s\u2019écoulent, et rien ne transpire encore, nonobstant les quatre cut dollars offerts au dénonciateur.Mais les coupables ne pouvaient rester longtemps trauquilles et impunis ! Eux-mêmes, ils prennent soin d\u2019éventer le secret.Ils font des démarches im- prodentes, se hatent de tirer parti de leur argent, le promènent de Québec à Broughton pour le faire fondre, et ne songent plus à se cacher.Leur propre sécurité les aveugle et ils tombent dans le piège.> ne vieille MPie irlandaise, du vom de Cécilia Connur agée d'environ Quarante anset presqu\u2019imbécille, demen- rait au Township de Bronghton situé a Une distance de plus de 50 milles de Québec, chez le nommé Norris.allié de l\u2019un des conspirateurs.Cette femme s'étonne des allées et ventes de gens retirés chez son maitre, se persuade qu\u2019il se passe quelque chose d\u2019étrange, épie, écoute, questionne, et comme éclairée d\u2019un présentiment surnaturel, devine, et devine juste.Elle se lève pendant une froide nuit d'hiver, marche plus de trois milles dans l\u2019obscurité, ayant de la neige jusqu\u2019aux genoux, se dirige dans la forêt vers une petite lumière qui vacille au loin, en suivant dex traces de raquettes, et arrivée à deux portées de fusil d\u2019une petite cabane à sucre, s\u2019arrête et se cache en espion derrière un trone d\u2019arbre.O! curiosité, que tu es impérieuse, que tu es opiniâtre ! Contrariée, excitée, tu dégenè- res en héroïsme ! Un homme, d\u2019environ six pieds, monté sur des raquettes.et armé d\u2019un gros bâton noueux, se tient en sentinelle à quelques pas de la cabane.Il a ordre d'assommer quiconque en approchera.Cet hnmme, la viele servante le reconuait : c'est le bean frère de son maître, arrivé dernièrement de Québec.Lu porte de la Cubañe est entr\u2019ouverte, et à la lueur d\u2019un brasier immense qui la remplit, elle aperçoit trois hommes, qui semblent de loin comme des salamandres au milieu des flam mes.L'un d\u2019eux tient à la main la fi qure d\u2019une vierge d\u2019argent, et la montre à ses Col pagnons, qui la regardent d\u2019un œil avide, en tordant avec effurt des branches de candalabres.A cette vue la vieille femme tressaille de jvie, se penche sans respirer, et prête une oreille atlentive, 'orsqu\u2019au milieu de cette ubsenrité silencieuse ces mots lui arrivent: \u2014 \u201c Par le diable ! Voici une vierge bien chasse et bien pure: elle donnera de bon écus.Pauvre petite Vierge ! d\u2019une chapelle elle va passer duns bien de mauvais lieux, lorsqu'elle sera monnaie 1\u201d Et l\u2019homme qui parlait ainsi cn rompit les membres.et les jeta dans tn creuset ardent.Cet homme était un mar chand de bois de Québec, el s\u2019appelait Charles Cambray.(,) Les denx autres étaient Norris, mat tre de la vieille servante, et Kuox, son serviteur.L'homme qui fesait la sentinelle était George Wuterwurth, le beau frère de Norris.La vieille femme en avait assez vu et entendu ; et tont enchantée de sa déconverte, elle s\u2019en retourna promptementau logis, sans avoir été aperque.Qui lui avait donné l\u2019idée, la force, et le couruge d'entreprendre celle marche pénible, et de braver la tort, si elle eût été découverte ?la providence sans doute qui se servait de ce faible instrument pour confondre des scélérats, qui se jouaient de In populn- tion entièra da toute une cité ! Il y n là quelque chose qui n\u2019est pas dans l\u2019ordre ordinuire.Les quatre hommes revinrent de bon matin de leur excursion, et la servante, en leur ouvrant la porte, s\u2019étant aper- gue que Know.le serviteur, était ivre, le fouilla dès qu\u2019il fût endormi, lui enleva un prtit scepte d\u2019argent qu\u2019il avait volé à ses maîtres, et le cacha dans son sein pendant plusienrs jours, Dès que Cambray et Waterworth furent partis pour Québec, elle se rendit chez le magistrat du lien, (M.Hall,) pour déposer de ce qu\u2019elle avait vu, et remit entre ses maine le scepte d\u2019argent trouvé sur Knox.La police de Québec est informée de ce fait, et enfin Charles Cambray et George Waterworth, deux commerçans de bois bien connus et jouissant d\u2019un ex cellent caractère parmi leurs concitoyens sont arrêtés ct mis en prison cumme suupçonnés de plusieurs crimes Capi taux, au grand étonnement de tout Québec indigné.Dans l\u2019intervalle on fait des recherches minntieuses dans la demeure occupée par les deux prévenus, et l\u2019on y tronve, entre autres effets, un Télescope et des Cuillères d\u2019urgent, supposés avoir été volés récemment.Da ce jour le voile qui couvrait ce complot inique est dichiré, et les deux détenus et lours complices sont accusés t,) Note :\u2014Ca nou do Cambtey det un pou Ste il d'écoute quelque temps anne qu'on\u201d donyma.de plusieurs crime énormes.C\u2019est à ine pauvre femme que la société de Québec doit d\u2019avoir été délivrée des déprédations d\u2019une bande de scélérats organisée, d'autant plus dangeroux que leur rang et leur caractère les mettaient plus sûrement à l\u2019abri du soupçon ! Duns le mois de septembre, (1835, Cambrav, accusé d\u2019un vol avec effraction commis chez M.Parke, qui croit reconnaître le Telescope trouvé chez le prevénn, et dans le mois de mars sui vant, (1836,) aceusé encore du meurtre horrible commis a Lothiniére sur 1a personne du Capitaine Sivrae, échappe a toutes les condamnations par le defaut de preuve suffisantes, par l'hahilité de son avorat, et surtout par les temoigna- ges offirieux de quelques uns de ses complices que la loi lui permet d\u2019interroger.et qui viennent au besoin pronver des alibi.Le Procnrenr Général n\u2019ose risquer une froisième acetsation pour le vol sacrilège de ja Cungrégation, persuadé que le temps Ini procurera in dubitahlement des preuves plus incons- testables que celles fournies par Cécilia Connor.C\u2019est pourquoi à la clôture du Terme Criminel de mars, (1835.) Cam- bray et Waterworth sont mis en liberté, sur la fui de leurs cautions, Dans le mois d\u2019Août suivant, de nouveaux soup- gong fombent sur eux pour un vol de construction.et ils sont de nouvean in carcérés.Dans le mois de septembre.la presse des affaires n\u2019ayant pas parmis d'instruire le progès de la Congrégation, par tn esprit de verlige, une faiblesse, tune contradiction inexplieable dans un homme d\u2019an carac;ère énergique et déterminé.si l\u2019on ne devait l\u2019attribuer à Pavenglement inséparable dn crime et à des circonstances qu\u2019on expliquera ci après, Cambray offre à l\u2019officier de Ja conronne de se rendre témoin du loi, et de donner, à de certaine conditions, tous les détails des crimes dont on les accuse, Ini et ses complices.Le bruit en vient 3 Waterworth, son associé.qui, n\u2019ayant plns à choisir qu'entre la mort et une trahison.choisit la trahison, et offre aussi lui de tout révéler sans autres conditions que celles que la loi Ini accor de.\u2019espoir du pardon et de la liberté aprés la conviction des conpables.Son offre est acceptée et les nccusés demen- rent en prison jusqu'au mois de mars 1837, qnand des accusations capitales, (un vol avec effraction chez Mme Mont gamery et le vol sacrilége de la congrégation.) amènent des révelations affreuses données par Waterworth, et finale ment la conviction de Cambray, de Mathieu, et de Gagnon.Jamais procès n\u2019avait produit dans le publie autant de sensation que le leur, tant à cause de la triste célébrité des prévénus, qn\u2019à cause da la grandeur des offeuses.La coura été constamment remplie de monde durant tout le Terme de mars, (1837.) el les détails des procès ont rempli les colonnes de tous les journaux.Aux fa ts nombreux et intéres- sans éclaireis dans le cours de ces procédures viennent se joindrent à présent les révélations plus extraordinaires encore din témoin complice, et des condamnés, lesquelles ont servi de matériaux à ces mémoires.I.R.A, (A CONTINUER.) STE HISTOIRE DE L\u2019homme qui a trouvé un trésor.Cëtait la première fois qu'il mentait.\u2018 Eh bien, réplignèrent les autres.quand on af trouvé de l\u2019argent, il faut en faire profiter les amis.Et Jean n\u2019ôsant refuser, paya à boire aux amis et fut obliger de trinquer avec eux.Il rentra chez lui mécontent de tout le monde, ce que arrive tonjours quand on est mécont de soi-même, para rudement à sa femme, trouva le souper mauvais, ne songea pas seulement à embrasser ses enfants ni à prier, se coucha, et dormit pins mal encore que la veille.Bref; mes amis, pendant quatre ou cing jours, il mena la méme vie, travaillant sans ardeur, pensant toujours a son trésur sans s\u2019arrêter jamais à un emploie qui lui convint, faisant des visites de plus ent plus longues au cabaret, et ne rentrant chez lui que ponr grou der et se mettre an lit.Le sixième jour, il revint tout-à-fait ivre.Ses cnfunts accourureut à lui pour le carresser ; il les repoussa rudement, Geneviève les prit par la main sans rien dire ; et, allant s'asseoir à l\u2019autre bout de la chambro, allo les ombrassa en pleurant.«\u2018 Qu'est tu As à pleurer Ÿ aléoria Jean qui se leva avec colère at ft quoique pos vars elle.Jo te défends dé plen- or Et commme la pauvre femme n\u2019en pleurait que plus furt, il leva la main sur elle et la frappa !.Puis porta son poing fermé à son front et murmnrant un juron entre ses dents, il sortit, et fer ma violement la porte derrière lui.Il resta absent prés d\u2019une heure.Quand il rentra su colère et son ivresse étaient dissipées ; seulement il semblait profondément abattu.TI se déshabillia et se mit au lit sans dire tn mot, sans lever les yeux sur Geneviéve, qui n' seit pas non plus lui adresser la parole et gui suivait tons ses mouvements avec ingniétude.Pendant la nuit, il s\u2019agita beancoup ; plus d'une fois méme elle erat Pentendre pleurer; mais c\u2019était suns doute le bruit de ses saugiots.Le matin dés le point du jour, il se leva doucement comme s\u2019il eÂt craint d\u2019e- veiller Geneviève.La panvre femme ne dormait pas ; le chagrin lui avait tenu Jieu d'oreiller, et c\u2019est un oreiller qui n\u2019est pas favorable au sommeil ; mais elle feignait de dormir pour l\u2019observer sans qu\u2019il s\u2019en aperçut.Il ouvrit avce précaution l\u2019armoire qui renfermait son trésor, enveloppa la casette duns ttn mouchoir et sortit- « Que va-t-il faire 7 se demande Geneviève avec inquiétude.Songerait-il à nous abandonner, moi et mes enfants\u2019?Poursnivie de cetle pensée, elle se leva, et, se jetant à genoux, elle priu avec larme le bon Dieu et la sainte Vierge d\u2019éloigner d\u2019elle ce malheur.Puis elle habilla ses enfants,qui venaient de s\u2019éveiller et qui gazouillaient dans leurs berceaux comme de petits niseaux dans leurs nids.Sa fille, voyant des larmes briller dans les yeux de sa mère et trop jeune encore pour comprendre | e que c\u2019est de pleurer, voulait prendre ces larmes entre ses petits doigts, croyant que c\u2019était Un jeu nouveau que sa mère avail imaginé pour l\u2019amuser,.Eun voy ant l'innocence et la gaieté de ses pau vres enfauts, Geneviève ne pouvait s\u2019empêcher de sourire au millieu de ses larmes.Tout à coup la porte s\u2019ouvrit et Jean reparut, l'air joyenx, rayunnant de bon heur, tel qu\u2019i] était avant la semaine fatale qui venait de s\u2019écuuler.Il tenait à la main la casetle et le mouchoir qu\u2019i! avait emporté le matin.Il courut à Geneviève, l\u2019embrassa tendrement : «\u201c Ma femme s\u2019écriatil ma chère femme, que je suis heureux, que Dieu est bon\u2019 que je t'aime!\u201d Et il Ia pres sait contre son cœur.Elle le regardait avec autant de surprise que de joie, se demandant s\u2019il n\u2019était pas fou, et ne sachant pas encore si e:le devait se réjouir avec lui.«Ti ne sais pas pourquoi je suis si joyeux ?poursuivit-il, Regarde !\u2019\u201d Et il lui moutra la cuseite vide.«Il n'y a plns rien.plus une seule de ces pièces d\u2019or, de cet or qui me rendait si mal- henreux et si mauvais, qui me pesaii comme du plomb, qui me poussait au cabaret comme par les épaules, qui m\u2019enpêchait de t\u2019aimer et d\u2019embrrasser mes enfants ! C\u2019est lui, c\u2019est cet or qui est cause que je l\u2019aie haitue ! car je l\u2019aie haïtue, ma pauvre Geneviève, foi si honue femme, si douce, si ubéissante ! Je ne me le pardunnerai jamais ; mais toi, tu me le pardonneras, n\u2019est-ce pas?car, vois-tu, depuis que ce trésor étail- entré chez nous, je ne me connaissais plus, je n\u2019était plus le même homme Ce-n\u2019était plus moi, ce n\u2019était plus ce Jenn que tu aimes etqui t\u2019aime, pauvre diable mais bon homme, et qui n\u2019aurait pas voulu te faire pleuxer pour un empire! Que veux-tulle bon Dien m\u2019a fait pour être pauvre, comme il en a fait d\u2019autres pour êtres riches ; et ce tré sor m\u2019élait monté à la têle comme le vin, qui grise du premier coup celui qui n\u2019est pas habitué à en boire.Mais c\u2019est fini maintenant; i! me semble que Jai fait un mauvais rêve, et que je viens de me réveiller.Je n\u2019ai plus un sou de ce vilain argent : je n\u2019ai plus comme par le passé.que mes deux bras, et l\u2019amour de Dieu etde ma femme.Je suis plus pauvre que jamais: oh! je suis Lien heureux ! \u2014 Et moi plus henrense encore que toi, mon homme !\u2019\u2019 repondit Geneviève en pleurant ; mais cette foi elle pleuruit joie.\u201c Et qu\u2019as-tu done fait de cet Or?ajouta-t-elle en souriant est-ce que ty est allé le remettre en terre 1 Jean s\u2019assit, prit ses deux enfants at ses genotix, et, tout en les carressant, ¥ dit à sa femme : \u201c Non pas! jai fait mieux que ça comme je crois qu\u2019un chrétien devait faire.Hier, soir quand je suis oublié jusqu'à te frapper, ça m\u2019a dégrisé, comme tu peu croire, et j'ai fait bien des réflexions.Je me suis dit que, pour ne raison on pour une autre, par In faute du trésor on par ma faute à moi, cet fnrgent me rendait mauvais m\u2019empôchait de dormir, de prier, enfin qu\u2019il mo gâlait mes jours et mes nuits, et qu'avec lui la méfiance, les mauvais aentimonts, les querelles et les larmes étaient entrés dans notre chaumière.Or, ga ne peut pas duter toujours com- tno ça, 60 serait A rendre la
de

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