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Titre :
Québec-presse
Éditeur :
  • Montréal :Association coopérative des publications populaires,1969-1974
Contenu spécifique :
dimanche 26 mai 1974
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Québec-presse, 1974-05-26, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

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[" a Vi St A _ PE ess eS $ 2 ps se 7 FEA Semaine du © Ris GA rf be Bas (ho Ee PER IN 26 mai au \u20ac Te $0 dl i ad oye (RES 3 Ed a 1er juin 1974 fis 26, fe EM ÿ |] bay Oi Pi Ge année no 21 19 4 Je 1 Ë i Dies br sue but i i Fr Te Ko i a ÿ i x D a 2) : i pad sik i 13 Rd ELA AS bi SARI © a Mo rrU [eo RM PE = Ee ad ! = Cd ae CAS 4 WF fd \u2018 a ERRY Pa R ES ; a ; & £3: NYDER Ji \u20182 ne gad tah La -.art CE Cant ! oD GR ssement 7 RRR Qu 2% «, È 1/4 ne mill Le Li A ets A 5 i VER to ts 2 a) J hn vo tl TF if ee, a éd i a iri iv ser A Ph 2) try SF a TE Z # ry If GE ; 2 A LA PE AIN à va 4, 7 1 5 rar , \u2019, \u20184 7 Ps \u201d prrry Terre es ommes #\u201dorur Lr lé net 4 ih Pag Pr -page 2 x hh / M re 0 bc Fad \u2014 par.eu > es ar NE wath a \u201cam + Tire - | i Le b H 22 ri d fre sque = # - - - A oS J Jp = le Waterloo des libéraux 3 RATT a a + - -page 3 a 2s Lehi Jr i SABRE ry 2 a = 5 a 30 Séries émises 5 8e COURSE 23 mai 1974 90,000 chacune ¢ > g prix Possibilité de 3 AB CD 51283 30gagnants de $5,000 ello ORDRE $1,363.90 93 1iRAGE 8 fe i VENDREDI A 1283 240 gagnants de $500 24 MAI 1974 DESORDRE 57.50 2203 fo 618/4,5 i i 283 2330 gagnants-de $100 ps: F2 Es du VENTES TOTALES: $528,512.00 4 Fe Corruption à la ville de a pra CLEC par Gérald Godin L'hôtel de ville de Montréal n\u2019échappe pas à la plaie du patronage, du favoritisme et des conflits d\u2019intérêts.Une enquête de Québec- Presse a permis de découvrir les faits suivants: 1- En 1968, Gerry Snyder qui était à l\u2019époque vice-président du comité exécutif de la ville de Montréal, a endossé pour $250,000 un concessionnaire de Terre des Hommes.ll s'agit des Entreprises Brusseau Ltée, propriété du joueur de hockey Robert Rousseau des Canadiens de Montréal à l\u2019époque et aujourd\u2019hui des Rangers de New York.Les Entreprises Brusseau ont exploité pendant trois ans \u201cLa balade des Iles\u201d - soit de 1968 à 1971 exclusivement.2- La même année, le même Gerry Snyder vend aux Entreprises Brusseau deux \u201c\u2018golf-carts\u2019 qui sont modifiés pour servir de moyens de transport à Terre des Hommes.C\u2019est ce que l\u2019on appelle communément des \u201cconflits d\u2019intérêts\u201d.Et au printemps 1971, la Ville de Montréal achetait des Entreprises Brus- est publié par l'Association coopérative des publications populaires.9670 Péloquin, Montréal 358.Directeur général: Gérald Godin.Directeur de l'information: Louis Fournier.Chef de pupitre: Michel Hotte.Comité de rédaction: Marie Brassard.Michel Elliott.Louis Fournier, Gérald Godin, Michel Hotte, Micheline Lachance, Christian Lambert, Robert Lévesque, Jean- Claude Pelletier, Georges Robi- taille, Paul Terrien, Monique Vanden.Rédaction: 381-8684 Bureau Québec: (41H) 64; -1357 Sport: Pierre Terroux.directeur.Publicité: Directeur: Georges Robitaille.Représentants: Yolande Poisson, Ginette Duguay.Publicité: 381-1385.Distribution et abonnements: Directeurs: Guy Ouimet, Jean- Claude Pelletier.381-9936.Administration: Gilbert Rambo, 381-4775.Courrier de deuxieme classe sous le numéro d'enregistrement 2314.Port de retour garanti a Montréal.9R70 Péloquin.Montréal 358, Bibliotheque nationale du Quebec Dépôt légal.Lithographié par Journal Offset Inc.254 Benjamin-Hudon, Ville St-Laurent.& 2 / QUEBEC-PRESSE, 26 MAI 1974 seau, \u2018La Balade des Iles\u2019, pour une somme de $75,000 et devenait ainsi propriétaire de deux \u201cgolf-carts\u201d modifiés qui avaient appartenu à Gerry Snyder.Des faits confirmés M.Pierre Brunet, ancien membre du conseil d'administration des Entreprises Brusseau et ci- devant Président du bureau des gouverneurs de la Bourse de Montréal, a confirmé ces faits, au cours d'une entrevue qu\u2019il nous a accordée.En voici une.transcription aussi fidèle que possible.Q.P.: Nous avons en mains des documents qui nous permettent d\u2019affirmer que M.Gerry Snyder était lié aux Entre- & GERRY SNYDER, conseiller municipal relié de très près à un concessionnaire de Terre des Hommes de 1968 à 1970.prises Brusseau qu\u2019en est-il selon vous?La pointe d\u2019un iceberg?Le cas Snyder-Rousseau est-il un cas isolé?Se limite-t-il, comme le laisse croire M.Pierre Brunet, à une simple opération financière?Si l\u2019on en croit le mensuel Last Post, la réponse est non.Tout d\u2019abord, d\u2019après le Last Post.une enquête policière aurait été faite sur deux conseillers qui exploitaient des concessions à Terre des Hommes, en se servant d\u2019hommes de paille.Il s\u2019agirait de Gerry Snyder et de Maurice Landes.Snyder était à l\u2019époque vice-président du comité exécutif et il est encore aujourd\u2019hui conseiller municipal.Maurice Landes était un associé de Pierre Laporte et il n\u2019est plus conseiller municipal.D\u2019après le rapport de police, Snyder aurait été le bénéficiaire secret des concessions du restaurant Manny\u2019s et son homme de paille aurait alors été un certain Gitnik.De plus, c\u2019est également Snyder qui aurait \u2018\u2018opéré\u201d\u2019 la concession des \u2018\u2018Electro-Taxis\u2019\u201d\u2019.On sait que Gerry Snyder, comme l\u2019affirme Pierre Brunet dans l\u2019entrevue ci-contre, avait une \u2018\u2018business\u2019 de \u2018\u2018golf carts\u2019\u201d\u2019.D\u2019après nos propres renseignements, la \u2018\u2018business\u2019\u2019 en question, qui s\u2019appelait \u2018\u2018Canadian Pargo\u2019\u2019, aurait vendu quelques \u201cgolf carts\u2019 a des clubs de golf et environ 200 \u201cgolf carts\u201d a Electro-Taxis pour usage à l\u2019Expo et a Terre des Hommes.De plus, autre fait à souligner, Gerry Snyder est l\u2019associé reconnu de M.Conrad Leber au restaurant Stagecoach, et le même Conrad Leber exploitait un Beer Garden à l\u2019Ile Notre-Dame.Gerry Snyder était-il associé à ces diverses opérations?La question est posée.Seule une enquête approfondie et publique permettrait d\u2019y voir clair.Les grands journaux et l\u2019opinion publique sont les seules forces qui puissent l\u2019obtenir.Rappelons qu\u2019apres les élections de 1970, Gerry Snyder fut remplacé par John Lynch-Staunton au poste de-vice-président du Comité exécutif de la ville.On aurait pu croire alors qu\u2019il était en disgrâce.Toutefois, depuis lors, il a été nommé par Jean Drapeau comme représentant de la ville au même COJO.Il est donc toujours dans les bonnes grâces de Jean Drapeau, tout comme Jean-Jacques Saul- nier.Ltée, Pierre Brunet: C\u2019est vieux tout ça.La compagnie a cessé d'\u2019exister il y a déjà quelques années.Moi, je représentais les intérêts de Robert Rousseau là-de- dans.Notre associé était un bon ami de Gerry Snyder qui s\u2019appelait.j'oublie son nom.Q.P.: Conrad Leber?Pierre Brunet: Oui, c\u2019est bien ça.MM.Le- ber et Snyder sont de bons amis.Q.P.: Et ils sont associés dans le restaurant Stagecoach.Pierre Brunet: C\u2019est bien ça.Dans le temps, M.Snyder avait une \u201cbusiness\u201d de \u201cgolf carts\u201d qui n\u2019allait pas très bien et il était question qu\u2019il nous vende ses \u201cgolfs carts\u201d pour qu\u2019on sen serve à Terre des Hommes.Il tenait beaucoup à nous les vendre.En fin de compte, on en avait acheté deux.Après trois ans de concessions à Terre des Hommes, la ville a décidé de reprendre à son compte tout ce qui touche le transport des îles.Ils croyaient peut-être faire de l\u2019argent avec ça parce qu\u2019on leur \u201cavait versé entre $40,000 et $45,000 de droits par année, soit 15% du \u201cbrut\u201d.Mais ils ont dû se rendre compte assez vite, tout comme nous, que ce n\u2019était pas une mine d\u2019or.Q.P.: Nous avons aussi des informations suivant lesquelles M.Snyder aurait signé le bon de commande pour $250, 000 de wagonnets qui ont été fabriqués par Highway Trailers.Est-ce vrai?Pierre Brunet: Ecou- tez, c\u2019est vieux tout ça.Je me souviens que les wagonnets ont été achetés chez Highway Trailers.Je me souviens aussi que Gerry Snyder BOBBY ROUSSEAU, des Rangers de New York.A-t-il « servi de \u2018\u2018front\u2019\u2019 à Snyder?voulait absolument nous vendre ses \u201cgolf-carts\u201d et qu'il voulait s'impliquer dans la compagnie pour nous vendre ses \u201cgolf- carts\u201d.Nous, on a toujours refusé.Q.P.: Et au sujet du bon de commande de $250,000.Pierre Brunet: Vous savez, une compagnie qui part en affaires ne trouve pas un quart de million de crédit du jour au lendemain.M.Snyder qui avait un bon nom chez Highway Trailers nous a servi de référence.Q.P.: Merci beaucoup, M.Brunet.Campagne de souscription 1974 | Le \u201ccentrisme\u201d libéral Sauver le bill par Paul Terrien QUEBEC - Le gouvernement libéral (bill 22) doit tenter d'éviter le sort de l\u2019Union nationale- (bill 63).A vouloir plaire à tout le monde et à son oncle anglophone, le gouvernement Bourassa a réussi à indisposer à peu près tous ceux qui espéraient une législation claire sur la place que la langue française doit occuper au Québec.Traité de fasciste par la députation anglophone et de traitre par l\u2019opposition nationaliste, le ministre de l\u2019Education François Cloutier - à qui le premier ministre à magnanimement laissé le privilege d\u2019essuyer les foudres prévisibles de la population - n\u2019a d'\u2019autre choix que de se cantonner désormais dans la décence d\u2019une position \u2018\u2018centriste\u201d.Déjà le gouver:-ement a commencé à qualifier \u201cd\u2019extrémiste\u2019\u2019 tous ceux qui dénoncent le caractère imprécis de la désormais célèbre loi 22.L\u2019embarras On doit dès maintenant songer, au gouvernement, à la façon d'esquiver le même embarras que s\u2019est attiré il y a cing ans l\u2019Union nationale par la présentation de la loi 63, dont le principe pernicieux de la liberté de choix de la langue d\u2019enseignement a été maintenu discrètement.Le premier ministre Bourassa a déjà indiqué à ses députés, dont la solidarité est durement éprouvée par la composition de leur électorat, que le débat sur la loi 22 ne durerait pas plus de trois semaines en Commission parlementaire.Pourtant, le Mouvement du Québec français, dont les huit organisations- membres représentent 1 million de citoyens, a fait savoir qu'il susciterait le plus grand nombre possible de mémoires aupres des unités nationales et régionales de la Confédération des syndicats nationaux, de la Fédération des travailleurs du Québec, la Centrale de ment du Québec, l\u2019Union des producteurs agricoles, la Société St-Jean-Baptis- te, la Société nationale des Québécois, l\u2019Alliance des l\u2019enseigne- professeurs de Montréal et l\u2019Association québécoise des professeurs de français.D\u2019autres organismes, comme la Ligue des droits de l\u2019homme, ont déjà fait connaître leur position et entendent probablement la défendre devant la Commission parlementaire de l\u2019éducation, où le parti Québécois aura par surcroît l\u2019occasion d\u2019amorcer la lutte parlementaire qu\u2019il entend mener contre la loi 22.Le MQF a réclamé qu\u2019une commission itinérante recueille l\u2019opinion des citoyens dans toutes les régions du Québec, mais il est fort probable que le gouvernement se pliera à la suggestion.Un bon \u2018\u2018timing\u2019\u2019 Au contraire, on pense qu\u2019il a choisi de présenter sa loi sur le statut du français à la faveur de la période estivale, peu propice à la mobilisation de la population, et qu\u2019il appliquera le règlement spéciai de la limitation des débats qu\u2019on invoque en fin de session.Et ainsi une autre session prendra fin dans un désordre .qui sera sans doute à la mesure des prétentions du discours inaugural, le gouvernement \u201csocial - démocrate\u201d dénonçant partout des \u201cextrémistes\u201d, et tentant de limiter par tous les moyens les conséquences désastreuses de la maladresse qu\u2019il annonçait au mois de mars comme \u201cun geste historique\u2019.AL \u2018REGARDEZ M.BOURASSA \u2026 LES CANADIENS SONT LÀ 1!\" NE.Le conflit entre la FMQ et le MAS .Les médecins refuseront-ils les soins ?par Pierre Julien La guerre entre les médecins omnipraticiens du Québec et le ministère des Affaires sociales bat son plein.Depuis l\u2019adoption de la loi 65, on s\u2019affronte, on se replie.En ce moment les médecins affutent une nouvelle arme: leur désengagement du système d\u2019assurance-maladie.Ceci pour forcer le MAS a reconnaître la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec comme seul et unique agent négociateur.Rappelons que les médecins ne sont pas des salariés au sens du code du travail, étant donné qu\u2019ils ne sont pas accrédités par le ministère du Travail.Par contre, lorsque la loi de l\u2019assurance-maladie a été sanctionnée en 1966, le Ministère de la Santé a accrédité la FMOQ.Tout a changé au moment de l\u2019adoption de la loi 65 alors que le MAS négocie avec les professionnels de la santé pris comme entité à l\u2019intérieur des CLSC ou des centres hospitaliers.Ces gens étant affiliés soit à la CSN, soit à la FTQ, le gcuvernement peut négocier des ententes individuelles avec les médecins oeuvrant dans ces boîtes.Ce qu\u2019il fait d\u2019ailleurs.Appuyé à 80% \u201cC\u2019est contre ce principe que nous nous élevons, note le docteur Gilles Desrosiers porte- parole de la FMOQ, principe qu\u2019aucune union ouvrière n\u2019accepterait d\u2019ailleurs.\u201d Le contrat de travail signé entre les médecins et le MAS dans le cadre de la loi de l\u2019assurance- maladie est expiré depuis le mois de juillet 72 et l\u2019état actuel des négociations est jugé insatisfaisant par les médecins.Forte de l\u2019appui de plus de 80\u201d des médecins du Québec, la FMOQ est fermement résolue à ne pas céder sur le point de la reconnaissance syndicale de ses membres.Jusqu\u2019à présent le MAS adopte une - attitude ambigüe ou \u2018\u2018souple\u201d.Elle qualifie la FMOQ d'agent principal, ce qui lui permet de signer des ententes individuelles avec quelques-uns de ses membres.Plier ou casser \u201cCette attitude ne pourra durer longtemps, précise le docteur Desro- siers.D\u2019ici quelques mois, le MAS devra nous recon- naitre formellement ou ne pas nous reconnaitre.Dans ce dernier cas, nous consulterons nos associations médicales qui nous donneront un mandat a remplir parce qu\u2019il est clair qu\u2019elles n\u2019accepteront pas une non-reconnaissance syndicale.Il faudra alors envisager divers moyens de pression dont celui du désengagement de nos membres du systéme d\u2019as- surance- maladie.v - Au cas ou ce moyen ne se révelait pas efficace, entrevoyez-vous d\u2019autres actions?- Oui! A la limite ça pourrait aller jusqu\u2019à une grève des soins.QUEBEC-PRESSE, 26 MAI 1974 / 3 La peur et la honte Cela est humiliant et frustrant que de devoir écrire encore aujourd\u2019hui que le Québec est un pays français et entend ie demeurer.Les trois siècles de notre histoire sont le témoignage suprême de notre profond attachement à notre langue.Et pourtant il faudra, au cours des prochaines semaines, rédiger des mémoires, signer des pétitions, manifester dans les rues pour rappeler aux autorités que la langue est la richesse la plus intime d\u2019un peuple et qu\u2019au Québec il faut la protéger par tous les moyens légaux.Ces choses doivent être dites, encore une fois, non pas à une Reine étrangère, ni au gouverneur de la colonie, ni même au gouvernement d\u2019Ottawa, mais au gouvernement national des Québécois.La peur Effrayé par les puissances économiques de l\u2019élément anglophone de notre population, intimidé par la présence du tuteur d\u2019Ottawa, en pleine furie électorale, et lié à l\u2019électorat non francophone qu\u2019il a activement sollicité, le gouvernement Bourassa répète avec le projet de loi 22 les compromissions ® Les élections autour d'un verre de bière.BAR J = 4 / QUEBEC-PRESSE, 26 MAI 1974 L A ma taverne préférée, les élections fédérales ne font pas plus de bruit encore que de la broue dans un verre de bière.Elles n\u2019ont pas remplacé, dans les conversations sérieuses propres à ces hauts lieux de notre identité nationale, les commentaires pleins de compétence sur la série finale de hockey entre les Bruins et les Flyers.C\u2019est pourtant a une partie de hockey que pourrait ressembler ce scrutin du 8 juillet, depuis que lë gouvernement Trudeau a dû accrocher ses patins avant la fin de la saison régulière.Par exemple, le parti Québécois vient de demander d'annuler notre vote à Ottawa ou de nous abstenir.Faites le vide électoral autour de ce vieux régime fédéral à abattre, lance le PQ.C'est un peu comme si le parti de René Lévesque disait aux 900,000 Québécois qu'il a rassemblés l\u2019automne dernier: si vous votez à Ottawa, vous scorez dans vos propres buts! Vous jouez contre votre propre club et vous donnez des points a l'adversaire.Et l\u2019on rappelle alors cette phrase de P.E.Trudeau en octobre 1972, lors du dernier scrutin: je croirai que les Québécois ne sont pas fédéralistes le jour où ils ne voteront plus a Ottawa.Beuu cas de cynisme et de.provocation.Du Trudeau tout craché.Que faire?Quoi qu'il en soit, il faudra tout de même jaser un peu devant un verre de bière avant de savoir comment voter le 8 juillet.honteuses qui, au cours de notre histoire, ont toujours retardé la solution de la question nationale au détriment de la question sociale.H n\u2019est pas nécessaire de rappeler ici toutes les imperfections de ce projet de loi qu'aucun groupe de quelque représentativité n\u2019a encore appuyé.En affirmant hypocritement que le français est la langue officielle du Québec dans un article, les législateurs libéraux ont énuméré dans les autres une longue série de conditions et d\u2019imprécisions qui infirment le principe même de cette loi.La façon même dont le gouvernement défend sa position et entend l\u2019imposer à l\u2019Assemblée nationale démontre par ailleurs qu\u2019il est incapable d\u2019aborder sérieusement ces questions qui dépassent l\u2019administration d\u2019un budget, et qui peuvent engager l\u2019avenir d\u2019un peuple.Une loi-passoire Tous les délais étaient bons pour retarder le dépôt du projet de loi; maintenant que la population veut exprimer sa déception de la loi-passoire qu\u2019on veut consacrer dans notre législation, tout est mis en oeuvre pour éviter le débat.Que faire?Affirmer d\u2019abord et avant tout la \u201ccitoyenneté québécoise\u201d, comme le demande le PQ?Dire merde massivement à Ottawa?Ou bien être moins logique et plus pragmatique, moins nationaliste et plus socialiste?Et, en ce cas, appuyer le Nouveau parti démocratique \u2014 même s\u2019il est comme la voix qui crie dans le désert au Québec \u2014 parce que l\u2019on vit toujours dans le régime fédéral actuel et que, même si l\u2019on veut envoyer paître Ottawa, Ottawa va continuer de nous envoyer c\u2026 aussi, par ses politiques anti-sociales et capitalistes.On r\u2019a qu\u2019à penser à la montée incroyable du coût de la vie et aux profits scandaleux des compagnies.Si on laisse l'un des deux vieux partis conservateurs sans opposition sérieuse, à Ottawa, ne risque-t-on pas de se faire manger davantage la laine sur le dos?Voilà le genre de réflexions que quelques verres de bière inspirent, un mois et demi avant une élection fédérale qui n\u2019enthousiasme pas grand monde au Québec.Tous ceux qui sont à la fois indépendantistes et socialistes, au Québec, ont de quoi se \u201cpaqueter\u201d joyeusement avant de savoir comment ils vont voter.Et le NPD?Pendant que je suis encore (un peu) lucide, je me dis que le NPD social- démocrate de M.Lewis \u2014 que QUEBEC- PRESSE a appuyé iors du serutin d'octobre 1972 \u2014 reste encore, de tous les partis fédéraux, celui qui peut le mieux défendre les intérêts des travailleurs et M.Bourassa lui-même se conduit en cette question d\u2019une manière indigne d\u2019un premier ministre.Déjà il a réussi à créer dans la population les antagonismes latents' qu\u2019il fallait à tout prix écarter de la discussion, en utilisant un vocabulaire provocateur et carrément insultant.Cette stratégie est transparente: en favorisant l\u2019affrontement des groupes anglophone et francophone à l\u2019extérieur du parti Libéral, il lui res! ra à jouer le rôle d\u2019un modérateur et d\u2019arbitre qui lui convient mieux que celui de chef de gouvernement.Mais à vouloir mettre le feu chez les autres, on s\u2019expose à quelque danger, comme les députés anglophones se chargeront de le lui apprendre.Le triste spectacle que nous impose le gouvernement fait regretter qu\u2019on n\u2019ait jamais exigé de lui qu\u2019il s\u2019intéresse à des questions pour lesquelles il n\u2019a ni goût ni conviction.La politique, a-t-on déjà dit, est trop importante pour qu\u2019on la laisse aux politiciens.En tout cas, on ne demande pas à des muets de nous donner une langue.Le comité de rédaction du mouvement ouvrier.Le NPD a d'ailleurs pris la relève de la vieille CCF, en 1961, grâce à l'appui du mouvement syndical de tout le Canada, y compris de la FTQ québécoise.En revanche, le NPD demeure un parti fédéraliste, comme tous les autres.Et ce, quelles que soient les sympathies indépendantistes de plusieurs de ses candidats québécois, au sein de ce petit NPD-Québec qui a toujours patiné sur la bottine.) L'essentiel, a cette élection, c'est quoi?Proclamer plus clairement que jamais, dans un scrutin fédéral, la volonté d\u2019indépendarice nationale du Québec?Ou bien affirmer, en votant NPD, que ce gouvernement est profondément anti-travailleurs et qu'il tolére scandaleusement le vol organisé de la hausse des prix?D\u2019autres verres Bien sûr, un balayage libéral est d\u2019ores et déjà prévisible au Québec, vu la faiblesse de l'opposition conservatrice, créditiste et néo-démocrate.Certains s\u2019en consolent - même au P@ - en disant qu'en votant libéral, le Québec vote pour le \u201cFrench power\u201d (de façade) à Ottawa et que d'est un vote quasiment péquiste! The French difference, the little French touch.En tout cas, moi, je n'ai pas encore trouvé toutes les réponses au fond de mon verre de bière.I va sûrement falloir que j'en prenne quelques autres.Louis FOURNIER Fête populaire au Carré St-Louis UNE GRANDE FETE populaire aura lieu le samedi ler juin au Carré Saint-Louis, à Montréal, pour bien montrer que les citoyens aiment vivre dans leur quartier et qu\u2019ils veulent le défendre contre ce qu\u2019ils appellent les \u2018\u2018envahisseurs\u2019\u2019, les grandes tours d\u2019habitation ultra-moder- nes comme celles du projet Saint-Louis-sur-le-Parc.Cette fête, qui débutera vers 14 heures, est organisée par le Comité logement du quartier Saint-Lecuis, qui regroupe des organismes comme l\u2019Association des locataires, la Clinique juridique, Sauvons Montréal, etc.Il y aura des kiosques d\u2019information, des jeux, un pique-nique, de la musique et de la danse jusque tard dans la soirée.(Photo Denis Lefebvre) Publications sur le mouvement ouvrier Tous ceux qu\u2019intéresse l\u2019histoire du mouvement ouvrier au Québec, au Canada et en Amérique du Nord sont invités à se procurer les deux bulletins bibliographiques que vient de publier la Librairie Progressiste, à Montréal.Ces deux bulletins contiennent une liste intéressante de publications sur le mouvement ouvrier québécois, canadien et américain.Pour renseignements: 1867 rue Amherst, Montréal 132.Téléphone: 522-1373.David Lewis.à Longueuil Le chef fédéral du Nouveau parti démocratique (NPD), David Lewis, est à Montréal aujourd'hui dimanche, pour la première d\u2019une série de trois visites qu\u2019il compte faire au Québec.Le leader social-démocrate de 65 ans participera, ce soir, à l\u2019assemblée de mise en nomination qui doit choisir le candidat du NPD dans Longueuil.Ce candidat sera le président du NPD- Québec, Henri - François Gautrin, comme QUEBEC- PRESSE Jl\u2019annonçait en primeur dans son édition du 12 mai.L'assemblée se tiendra à compter de 19 h 30 à l\u2019école Paul de Maricourt, 1275 rue Papineau à Longueuil.Un peu plus tôt, M.Lewis prendra part à une réunion spéciale du Conseil provincial du NPD- Québec.Le Conseil doit mettre au point les derniers détails de la campagne du parti dans la province.Guy Joron fait sa \u201crentrée\u201d au PQ quelques mois d\u2019absence, l\u2019ancien député péquiste de Gouin, Guy Joron, a fait sa \u201crentrée politique\u201d lors du dernier Conseil national du parti Québécois a Montréal.M.Joron, qui était parti en voyage (en Afrique notamment) Après après les dernières élections québécoises, a été nommé à la tête du comité du PQ qui s\u2019occupera de planifier la campagne d\u2019annulations et d\u2019abstentions prônée par le parti à l'occasion des élections fédérales.Ce comité de \u2018\u201c\u2018communications\u201d, dont le budget pourra aller jusqu\u2019à $25,000, verra à diffuser la consigne du PQ en vue du 8 juillet, notamment par des messages publicitaires à la radio et à la télévision.Guy Joron est membre de l\u2019exécutif national du parti Québécois.Drapeau s\u2019en occupe.peut-être Le service de Santé de la ville de Montréal n\u2019a pas encore cru bon d\u2019affecter un dentiste aux enfants de moins de douze ans du quartier Centre- Sud de Montréal.Les enfants de ce quartier ou la moitié de la population survit grace au bien-étre social, sont privés de soins dentaires depuis bientôt huit mois.Fort de l\u2019appui de 2,141 lettres de parents désespérés, le Clsc- Céntre-sud a multiplié les pressions auprès de la ville que tant du ministère des Affaires sociales.Le mois dernier, le maire Jean Drapeau lui-méme a déclaré qu\u2019il s'occupait, personnellement de cette importane question.Il s'en occupe encore d\u2019ailleurs.A la caisse pop de Côte-des-Neiges Le Comité de démocratisation de la caisse populaire Notre - Dame des-Neiges, à Montréal, invite tous les sociétaires à participer a l\u2019as- semblée générale annuelle de la \u201cgrosse caisse\u2019.Cette assembleé aura lieu le mercredi 29 mai, à compter de :19 h 30, au sous-sol de i\u2019église Notre- Dame - des - Neiges.Le Comité de démocratisation a un projet important à soûmettre à cette occasion.Jacques-Yvan Morin rencontre ses électeurs Comme à chaque mois, le député de Sauvé et chef de l'opposition à l\u2019Assemblée nationale, Me Jacques- Yvan Morin, rencontrera ses électeurs cette semaine.L'assemblée du député péquiste aura lieu le lundi 27 mai, à compter de 20 heures, à l\u2019école Sainte-Camille à Montréal- \u2019 Nord.A l\u2019ordre du jour: le projet de loi sur le français au Québec et les élections fédérales du 8 juillet.eo Toi, le premier ministre.Le tutoiement amical qu\u2019emploie généreusement M.Bourassa à l\u2019égard de ses collaborateurs, des journalistes et plusieurs de ses adversaires a maintenant gagné la direction du parti Libéral.Ainsi, le nouveau président du PLQ et ancien secrétaire particulier de M.Bourassa, M.Pierre La- joie, a annoncé récemment que les congrès régionaux du parti Libéral, qui commençaient aujourd\u2019hui, se tiendront sous le thème de \u201cLe Québec, c\u2019est toi\u201d.Les trois \u2018\u2018sous-the- mes\u201d seront: \u2018\u2018\u2019Toi, le citoyen\u201d, \u201cToi, le travailleur\u201d et \u2018\u201cToi, la famille\u201d.Lui, le premier ministre, doit assister a tous les congrès qui se tiendront simultanément dans les diverses régions.Si une personne peut être une famille, il est normal que le premier ministre puisse être partout.Un hebdo coopératif à Montréal-Nord Un nouvel hebdomadaire verra le jour en juin à Montréal-Nord et il sera publié par une coopérative d\u2019information.L'objectif des fondateurs est de recruter 1,000 sociétaires et la part sociale est fixée a $5.Le journal vise a rejoindre les 95,000 citoyens de Montréal-Nord où il n\u2019existe qu\u2019un seul hebdo (un deuxième est disparu récemment).Si l\u2019expérience réussit - ce que nous souhaitons de tout coeur -, l\u2019Association coopérative d\u2019inform.tion de Montréal- Nord ser: ia deuxième coop à publier un hebdo au Québec avec l'Association coopérative des publications populaires qui édite QUEBEC-PRESSE, depuis le 19 octobre 1969.Deux autres coops d'information, Nord-Hebdo à Mont-Lau- rier et Québec-Est dans le Bas du Fleuve et la Gas- pésie, n\u2019ont pu survivre faute de fonds.Pour tous renseignements sur le nouvel hebdo cuopératif, on peut rejoindre Mlle Eve- lyne Ratette (directrice provisoire) et Me Bernard Fauteux a (514) 326-4885.Le Festival folklorique de Baie-Saint-Paul A partir du 26 juillet, le pittoresque village de Baie-Saint-Paul sera a nouveau l'hôte du Québec, durant son huitième festival folklorique, qui durera 10 jours.En plus des grands spectacles, comme celui de Pauline Julien, le festival permettra aussi d\u2019apprécier le \u2018talent local\u201d: violoneux, joueurs d\u2019harmonica, accordéonistes, raconteurs d\u2019histoires et gi- gueux du beau comté de Charlevoix.L\u2019an dernier, le festival folklorique de Baie- Saint-Paul a mérité le prix de la \u201cmeilleure: attraction canadienne\u201d de l\u2019Association touristique du Canada (ça prend des dimensions internationales).Les organisateurs entendent quand méme améliorer, si cela se peut, les conditions d'accueil des touristes, notamment par la surveillance du logement, de la nourriture et de l\u2019ordre (à cause sans doute des Charle- voyous).Pour ceux qui s\u2019adaptent mal a la social-démocratie, on a organisé cette année des concours de scieurs de bois et de porteurs d\u2019eau.oo Les aides familiales crient au secours Les aides familiales sont tannées de se faire exploiter au Québec et une grande campagne est lancée cette semaine en vue d\u2019attirer l\u2019attention de l\u2019.- pinion publique sur I sort.Le comité exécu.f des aides familiales du Québec - une initiative de la jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) - demande que ces travailleuses aient au moins le droit au salaire minimum.On rappelle que seulement deux catégories de travailleurs québécois ne sont pas protégés par la loi du salaire minimum: les employés de ferme et.les aide familiales! \u2018\u2018Les grands responsables de cette exploitation, dit la JOC, sont le gouvernement et les familles riches.\u201d Pour renseignements: Régine Valois (418) 523-7117.Congrès régional du PQ de l\u2019Estrie Le parti Québécois tiendra dimanche, à 20 h, une assemblée publique à la salle St-Isaac, à Asbestos, pour clôturer le congrès régional de l\u2019Estrie.Les 100 plus belles sentences.Le ministère de l\u2019Education vient de publier le premier recueil des sentences arbitrales concernant le secteur de l\u2019éducation.Instaurés en 1970, les tribunaux d'arbitrage sont chargés de résoudre les mésententes sur linter- prétation et I\u2019application des contrats de travail de toutes les commissions scolaires du Québec.La compilation de ces griefs constitue une précieuse jurisprudence.Le premier volume présente les 100 premières sentences prononcées par les tribunaux.Il a été lancé samedi au troisième salon international du livre de Québec., QUEBEG-PRESSE.26 MAL 1974 / 5 Petits mots de nos grands hommes Un débat des plus sérieux Tous nos distingués lecteurs n\u2019ont pas le plaisir d\u2019étre abonnés a la fois au Journal des Débats et à Québec-Presse.Pour consoler ceux qui regretteraient de ne pas recevoir la première publication subversive, partisane et agressive, nous soumettons le texte intégral de la transcription de la première partie de la période de questions de jeudi dernier à l\u2019Assemblée nationale où l\u2019on voit un certain M.Bourassa expliquer avec dignité les hauts sentiments qui président à la proclamation du statut de la langue française au Québec.M.Charron: M.le Président, ma question s'adresse au premier ministre.Est-ce que le premier ministre a l\u2019intention de communiquer avec les chefs des partis fédéraux pour expliquer à MM.Trudeau, Stanfield et Lewis que son projet de loi sur la langue confirme la liberté de choix et qu\u2019il ne change rien à la situation de force de l'anglais au Québec?M.Lévesque: viez.M.Bourassa: Ah! c\u2019est révélateur cette question- la! Est-ce que c'est la manchette du Star.\u201cPQ Vous a- will join forces with English\"?M.Charron: Non, c'est celle du Soleil qui dit: \u201cTout le monde dit non!\u201d Le Président: A dre, messieurs! M.Charron: Tout le monde dit non au projet de loi! l\u2019or- M.Bourassa: Je comprends.M.Charron: Lisez les journaux francophones aussi, de temps en temps.M.Bourassa: Je comprends votre réaction de panique hier.Vous vous rendez compte.M.Charron: Que pen- sez-vous de celles des fédéraux actuellement.M.Bourassa: Vous vous rendez compte que les Québécois francophones vont constater que le parti libéral du Québec est réellement de leur côté, alors que le parti Québécois veut faire de la partisane- rie politique.M.Charron: Il n'y a personne qui appuie le projet de loi encore, personne! Nommez-moi un groupe qui appuie le projet de loi.Aucun n\u2019appuie le pro- Jet de loi, aucun! Les petites annonces Un peuple est le détour que prend la nature pour parvenir à six ou sept grands hommes et pour les éviter ensuite.Nietzsche.Pouf recevoir littérature et tracts anarcho-individualistes écrivez à: Ass.Max Stirner du Kébec, C.P.95, Station Place d\u2019Armes, Montréal H2Y 3ES.Paceternitalogie C'est un livre qui traite du super-conscient et du 3e cerveau.($3.00) C'est une nouvelle méthode d'aborder les problèmes d'anxiété, inquiétudes, dépressions, tensions nerveuses, etc.causés par la crainte de la mort.(Analyse de problèmes personnels).L.Hotte, 114 Boteler, Ottawa, Ont., K1N 5A6 AMASO Service de rencontres, 822 Sherbrooke, Est suite 5 Marthe Gaudette, 8 b.a.b.ped.b.phil.lic.és lettres.Service sérieux pour personnes seules, intéressées a des relations durables.Informations et entrevue gratuites.Cotisation raisonnable.Dépliant sur demande.524-3852 6 / QUEBEC-PRESSE, 26 MAI 1974 BOURASSA.: \u201cPQ will join forces with English?\u201d M.Burns: Avez-vous trouvé quelqu\u2019un qui appuyait le projet de loi?Qui appuie le projet?M.Charron: Aucun n\u2019appuie le projet de loi! Aucun! Le Président: A l\u2019ordre messieurs! A l\u2019ordre! M.Bourassa: Si vous voulez faire de la partisa- nerie politique sur le dos des Québécois francophones, vous allez payer pour, et chèrement.M.Charron: M.le Président, j'ai des questions additionnelles, mais je veux répéter ma première question parce que je n'ai pas eu de réponse.Est-ce que le premier ministre a l'intention d\u2019intervenir dans le débat?Lui qui se camoufle depuis le dépôt du projet de loi, de même que son ministre de l'Education à qui il a refilé la patate chaude pour ne pas avoir le poids du projet de loi; a- t-il l'intention d\u2019intervenir dans le débat?Ma question n'est pas formulée\u2026 M.Bourassa: Vous allez entendre parler de moi en fin de semaine; je fais des congrès régionaux, des émissions de radio, vous verrez.M.Charron: \u2026 tâchez d\u2019y répondre.Quand je l'aurai formulée.Est-ce que vous avez l\u2019intention d'intervenir dans le projet de loi.Le Président: A l\u2019ordre messieurs! M.Charron: .pour faire taire la stupidité des interventions fédérales depuis le début du dépôt de ce projet de loi?M.Bourassa: Cela vous fait mal d\u2019avoir les Orangistes de votre côté.M.Charron: Allez-vous leur dire que cette question est québécoise et qu\u2019ils n'ont rien à faire dans ce débat?Est-ce que \u2018le premier ministre peut m'expliquer le silence qu'il observe depuis le dépôt du projet de loi?M.Bourassa: Vous avez les Orangistes de votre côté, cela vous fait mal.M.Charron: Pourquoi le ministre de l\u2019Education refuse-t-il des entrevues aux media d\u2019information?Le Président: A dre! M.Cloutier: M.le Président, question de privilège.Il m'a dit que je refuse des entrevues aux journalistes.J'ai toujours été totalement disponible pour les journalistes.Je n'ai refusé aucune entrevue.l\u2019or- M.Léger: Ce n\u2019est pas vous, le premier ministre.M.Cloutier: J'ai refusé, il est vrai, des débats et je n'ai pas lintention de faire en sorte que le débat se passe ailleurs qu'ici, à l'Assemblée, au moment.de la deuxième lecture.M.Charron: passer ailleurs, le débat.M.le Président, je ne m'adresse pas à celui à Il va se CHARRON: \u2018\u2018Non, c\u2019est celle du Soleil qui dit: \u2018\u2018Tout le monde dit non au projet de loi\u201d.qui le premier ministre a savamment refilé le dossier.C\u2019est au chef du gouvernement que je pose la question.Le chef du gouvernement peut-il me dire.M.Bourassa: I s\u2019est couché tard hier.M.Charron: sul a l\u2019intention d'intervenir publiquement pour replacer les interventions fédérales dans le débat linguistique à leur juste place, leur rappeler que le projet de loi confirme la liberté de choix des parents, réintroduit la place de l'anglais dans tous les domaines de l\u2019activité québécoise et leur dire qu\u2019actuellement, jusqu'ici, le premier ministre n'a reçu l'appui de personne sur ce projet de loi?Tout le monde dit non.Le Président: À l\u2019ordre! M.Bourassa: Le député de St-Jacques a le droit de poser des questions, mais sa nervosité trahit la panique du parti Québécois en face des actions que nous prenons.Il devrait prendre l'exemple sur le chef de l'opposition qui parle en homme civilisé contrairement à son chef qui devient de plus en plus hargneux.M.Burns: La réponse à la question.M.Léger: La réponse, c\u2019est quoi.M.Bourassa: M.le Président, en fin de semaine, je vais, comme d\u2019habitude, faire plusieurs émissions à la radio et je fais deux congrès régionaux dont un a Québec.\u2019 M.Morin: Et la Chambre?> M.Bourassa: \u2026 ct vous verrez ce que je vais dire sur le parti Québécois.Vous n'avez pas fini.M.Burns: Ce n\u2019est pas ce qui nous intéresse, ce que vous allez dire à ces gens-là.M.Bourassa: Les Québécois francophones vont voir où sont les traitres au Québec actuellement.M.Burns: Ils s\u2019en sont déjà aperçus avant ça.Le Président: Dernière question additionnelle.M.Charron: Oui, M.le Président.Est-ce dans ses interventions qu\u2019il nous annonce pour la fin de semaine, le premier ministre.M.Bourassa: Vous verrez.M.Charron: replacera également a sa place, comme il vient de le dire.M.Bourassa: Ce n'est pas de nos affaires.M.Charron: .les interventions des fédéraux dans le dossier en disant ce qu'il est exactement, le projet de loi.M.Bourassa: Vous allez y goûter.M.Charron: et en leur témoignant, une fois de plus, que leur émotivité sur cette question trahit le fait qu'ils sont loin du Québec et qu\u2019ils ne connaissent rien au Québec puisqu'ils ne connaissent même pas le projet de loi qui a été déposé.que, ' ET ZTE TS.TA Te Oy EPC ETC Leh tn tre EB ge a 1 r rue See 0e AN 0 0 EN AR RR iE TET pati 5) En 5 Le bill 22 La loi, les règlements et l'abus de pouvoir Depuis déjà quelques années, le gouvernement de Québec trouve utile d\u2019alléger les textes de lois, d'en faire des lois-cadres, et de préciser leur contenu par règlement.L'expression de loi-cadre a, sans doute, un petit air français distingué, mais il faut reconnaître que l'introduction de ce concept dans notre législation mène à de flagrants abus de pouvoir.HN y a une différence fendamentale entre une loi et les règlements qui l\u2019accompagnent.La première doit être débattue à l\u2019Assemblée nationale puis votée.: A l\u2019occasion de ces débats, le public est souvent admis à présenter son point de vue en commission.Les journaux participent aux débats.Finalement, quand la loi a été adoptée, on peut à juste titre considérer qu'elle a été l'aboutissement d'un processus démocratique réel.Les règlements sont d'une tout autre farine.Il s'agit de gestes administratifs qui ne relèvent pas de l'Assemblée nationale, «- rrrêtés par le ministre, approuvés par le cabinet et promulgués après publication dans la Gazette officielle, qui n'est pas exactement la plus répandue ou la plus excitante de nos publications.L\u2019abus du pouvoir On voit tout de suite -pas* encore fixé comment on peut abuser du système.Si le gouvernement n'est sur ce qu\u2019il veut obtenir précisément gdes compagnies, il rédigera la loi de façon à dire que les compagnies doivent faire rapport \u201cnotamment sur les sujets suivants et sur tout autre qui sera déterminé par règlement\u201d.Si le gouvernement se sent forcé par l\u2019opinion publique de demander des rapports aux compagnies mais ne veut pas les em- béter, il placera dans la loi un article libellé à peu près ainsi: \u201cLes compagnies seront tenues de faire rapport de la manière prévue par les règlements\u201d.- Sur le coup, tout le monde sera content parce qu'il est évidemment bon, sain «t remarquable que les compagnies fassent rapport.Et un an plus tard, quand seront publiés les règlements, on apprendra (pour ceux que cela intéresse encore) que les renseignements demandés sont le nom du président et l'adresse du siège social.Le snobisme C'est-à-dire que, jouant sur le snobisme qui entoure les lois-cadres, \u2018un cabinet peut trouver (et effectivement trouve) commode d'exposer dans les lois tous les prolongements de la vertu et de la maternité, puis se garde par règlement les véritables instruments de gouvernement.Il n\u2019y aurait qu\u2019une façon d'arrêter cette érosion de la démocratie parlementaire.Ce serait d'exiger que les règlements applicables à une loi soient déposés à l\u2019Assemblée nationale en mé- me temps que le texte de la loi.Inutile de dire que nos gouvernements s\u2019y sont toujours refusés.Les députés, les journalistes, les corps intermédiaires sauraient alors tout de suite de quoi il s\u2019agit, et quel est le sens précis de la loi.L\u2019arbitraire, si commode pour les gouvernements, risquerait d\u2019être singulièrement diminué.Le bill 22 est une excellente illustration de ce qui précède.Et les exemples ne manquent pas.L\u2019incompréhensible vertu Article 40: \u201cL'\u2019étiquetage des produits doit se faire en français\u201d (Bravo! Vive la vertu!), \u201csauf dans la mesure prévue par les règlements\u201d.Y aura- t-il quatre pages d\u2019exceptions ou dix lignes?Mystère.Cela viendra plus tard.Article 43: \u201cL\u2019affichage public doit se faire en frençais, ou a la fois en francais et dans une autre langue.\u201d On comprend que lon veut laisser la place aux affiches franco- anglaises, franco - .grecques, franco - chinoises.Mais \u2018sauf dans la mesure prévue par les règlements\u201d.Là, j'avoue que je ne comprends plus le sens de ces deux membres de phrase, quand on les lit à la suite l\u2019un de l\u2019autre.Les règlements vont-ils prévoir qu\u2019il peut y avoir des affiches sans français?des affiches en trois langues plutôt qu\u2019en deux?ou des affiches en français seulement?Sans règlements, l\u2019article 43 n'a rigoureusement aucun sens.Tout député qui votera pour ou contre l'article 43 ne saura pas ce qu\u2019il fait.Le sommet du genre - Quand on aborde le chapitre V, celui qui a trait à l\u2019enseignement, on aboutit au sommet de l\u2019art réglementaire.Article 51: \u201cLe ministre de l\u2019Education peut, cependant, conformément aux règlements, imposer des tests pour s\u2019assurer que les élèves ont une connaissance suffisante de la langue d'enseignement pour récevoir l\u2019enseigne- - ment dans cette langue\u201d.En quoi consisteront ces tests?Attendons les re- glements.Et méme quand ils seront publiés dans la Gazette officielle, ils ne seront pas appliqués pour autant.M.le ministre (ou son successeur) devra déterminer, en son âme et conscience, s\u2019il peut peu ou s'il peut beaucoup.Puisque l\u2019article 51 ne dit pas le ministre doit, mais le ministre peut.En somme, le bill 22 est, sur le plan de l\u2019arbitraire administratif, une sorte d\u2019Himalaya.L\u2019ahurissante alliance Et c\u2019est dans ce sens- la que l'on comprend l\u2019ahurissante alliance des députés anglophones et des députés du P@.Le commun dénominateur des deux groupes est fort simple: les uns comme les autres craignent que l\u2019avenir de l'anglais et du français au Québec soit ballotté au hasard des politiques ministérielles et des pressions qui s\u2019exerceront sur les gouvernements.M.Bourassa cherche à présenter ces deux groupes comme des extrémistes.En fait, les uns comme les autres cherchent, sur une matière aussi fondamentale que la langue, à revenir au sens propre des lois, c\u2019est-à-dire a une définition correcte de la vie démocratique.Tant que les règlements qui accompagnent le bill 22 n'auront pas été déposés, on doit considérer ce projet de loi comme une tentative délibérée de tromper les Québécois des deux langues.UE on peut vaincre le cancer SOCIETE CANADIENNE CANCER, DE PLUS EN PLUS On se rend chez CARON, là où ie Svre set maitre.Venez vous dues! bouquinet.LA LIBRAIRIE À CONNAÎTRE! FRS QUEBEC-PRESSE, 26 MAI 1974 / 7 sans.» \\ Le \u201cNON!\u201d du PQ Un Québécois sur trois n\u2019a pas voté en 1971.C par Louis Fournier Près d\u2019un Québécois sur trois s\u2019est abstenu d\u2019aller aux urnes ou a annulé son vote lors des dernières élections fédérales, en octobre 1972.Sur l\u2019île de Montréal seulement, on a compté plus de votes annulés que dans tout le Canada lors des élections fédérales de 1968.En chiffres, 24.7\u201c des Québécois ne se sont pas rendus aux bureaux de scrutin et près de 7\u201c (6.9) s\u2019y sont rendus uniquement pour annuler leur vote.Pour un grand total de 31.6%.Mot d\u2019ordre du PQ Encouragés - si lon peut dire! - par ces statistiques, échaudés par les alliances malheureuses nouées avec certains candidats lors du scrutin de 1972 et, d\u2019abord et avant tout, \u2018\u201c\u2018logiques\u201d\u2019 avec leur projet de balancer en l'air le régime fédéral actuel, les délégués au dernier conseil national du parti Québécois ont recomman- RENE LEVESQUE, de nouveau candidat à la présidence du PQ * au congrès de novembre prochain: faire le vide électoral à Ottawa.dé l\u2019annulation ou l\u2019abstention le 8 juillet prochain.Selon les premières réactions recueillies par QUEBEC-PRESSE dans les milieux péquistes, le mot d'ordre de la direction du PQ est bien reçu par les membres et les sympathisants du parti.En revanche, cette consigne n\u2019a pas l\u2019heur de plaire aux militants du Nouveau parti démocratique (NPD) qui, sans souhaiter un appui officiel du PQ, (Photos: Michel Elliott) auraient préféré des directives plus souples laissant les militants péquistes libres de travailler - et de voter - pour les candidats sociaux-démocrates à Ottawa.Et ce, d\u2019autant plus que plusieurs candidats du NPD n\u2019ont jamais caché leurs sympathie indépendantistes.Faire le vide Le parti Québécois a demandé à ses partisans VOYAGE SPECIAL AU PAYS DES VIKINGS Hollande, Allemagne, Danemark, Suède, Norvège Avion, transport par autobus, hôtels, 2 repas par jour, visites: $1199.00 accompagné par Serge Lefebvre 1er septembre au 23 septembre PEROU - EQUATEUR Demandez nos tarifs spéciaux pour une aventure \u201cau bout\u201d Téléphonez a Gilles Doucet Mirabelle Tours Inc.277, rue Saint-Pierre, Saint-Constant Comté Laprairie JOL 1X0 365-1847 Demandez notre liste d\u2019avions nolisés sur Paris 832-5330 8 / QUEBEC-PRESSE, 26 MAI 1974 a ae 3 ~t 155 Cw we pepe mp pr res © - di éd oil tie Rare rh a ds 0 d\u2019exclure \u201ctoute forme d\u2019appui électoral, direct ou indirect, visible ou invisible, à quelque parti ou candidat que ce soit \u2018\u2018lors du scrutin du 8 juillet.Le PQ propose d\u2019*\u2018affirmer la citoyenneté québécoise en faisant, autant que possible, le vide électoral autour du régime actuel\u201d.Dans les milieux péquistes, on explique que ce \u201cvide\u201d est la suite logique de la position adoptée lors du conseil national a Touraine, en avril.La décision était alors la suivante: aucun appui à quelque parti ou candidat que ce soit.Enfirouâpés On rappelle qu\u2019aux élections de 1972, des militants du PQ se sont faits \u201cenfirouaper\u201d en travaillant pour des candidats qui leur ont littéralement \u201c\u2018fait dans les mains\u201d.C\u2019est ainsi que dans Drummond, le jeune créditiste-syndi- caliste (?) Jean-Marie Boisvert n\u2019a réussi à battre le ministre Jean-Luc Pépin, de quelques voix, que grâce à d'appui - à fond de train - de la \u2018\u2018machine\u201d péquiste dg Drum- mondville et des environs.Dans Joliette, l'indépendant Roch La Salle (revenu, depuis, au giron du parti Conservateur) a pu bénéficier de la bienveillance de l\u2019organisation péquiste de Bernard Landry.Ces deux cas, et quelques autres, font dire aux péquistes qu\u2019on ne peut plus se fier à aucun des candidats élus à Ottawa.Et le NPD?A propos du NPD, les militants du PQ se sentent le plus souvent en accord avec le programme social- démocrate de M.Lewis mais au Québec, disent- ils, il est exclu qu\u2019on puis- ombien d\u2019abstentions en 1974?se faire élire un candidat F du NPD: \u201cA quoi bon appuyer un candidat, si sym- 5 pathique soit-il, s\u2019il n\u2019a i aucune chance d\u2019étre élu?Et de toutes façons, voter E pour ie NPD fédéraliste, & c\u2019est perpétuer l\u2019ambigui- té.\u201d Enfin - et sans doute # plus que tout le reste -, #4 les péquistes font preuve Ë d\u2019une logique implacable.Si l\u2019on croit que le régime fédéral canadien est a la Bj graves Ry source des plus problèmes qui se posent & au Québec, le seul geste #; conséquent est d\u2019annuler ¥ son vote ou de s'abstenir.2 Et l'on rappelle alors § une phrase lancée par le premier ministre Trudeau quelques jours avant les élections de 1972.Le chef libéral disait à peu près #4 ceci: \u201cJe croirai que les 4 Québécois ne sont pas fé- § déralistes lorsqu\u2019ils ne vo- #3 teront plus aux élections fédérales\u201d.Les Québécois doivent encore s\u2019occuper d'Ottawa -le NPD Dans les milieux du NPD-Québec, la consigne de vote (d\u2019absence de vote) de la direction du PQ n\u2019a pas été bien accueillie, mais on croit toutefois qu'elle ne sera guère suivie.\u201cLes Québécois doivent encore s\u2019ocuuper d\u2019Ottawa, parce qu\u2019Ottawa s\u2019occupe encoré d\u2019eux, et pas toujours de la bonne façon\u201d dit-on en rappelant une phrase du chef du parti, David Lewis.On espère que le \u2018\u2018pragmatisme\u201d l\u2019emportera chez tous ceux, et notamment les travailleurs, qui sont aux prises avec la montée du coût de la vie, le grand thème de la campagne du Nouveau parti.1 ÀA négocier Un autre argument, qui s'adresse surtout aux \u201cmilitants\u2019\u2019, veut que les travailleurs québécois doivent être solidaires des travailleurs canadiens et, particulièrement, du mouvement syndical canadien-anglais qui non seulement appuie le NPD mais a été à l\u2019origine de sa fondation, en 1961.Enfin, répète-t-on, le Québec n\u2019est pas encore sorti du régime fédéral actuel, si pourri soit-il, et même s\u2019il décidait d\u2019en sortir, le Québec devrait encore négocier avec\u2019 le Canada anglais.Or, dit-on, les seuls interlocuteurs valables du Québec à Ottawa seront les députés du NPD.Ces arguments ne sont pas nouveaux mais le NPD- Québec devra enfoncer le clou davantage cette fois- ci, au Québec, s\u2019il veut arriver à enrayer le mouvement d'annulation de vote et d'abstention que le PQ va encourager.Et la campagne du PQ risque d\u2019avoir d\u2019autant plus de succes que les élections auront lieu en plein été, juillet.le 8 DAVID LEWIS, chef du NPD: les Québécois doivent s\u2019occuper du fédéral parce que le fédéral s\u2019occupe d\u2019eux (Photo: Michel Eliott) Dans Ahuntsic Les candidats du NPD au Québec qui risquent d\u2019étre les plus malheureux sont ceux qui sont indépendantistes - et il y en a! - et qui comptaient là-dessus pour se rallier les suffrages des péquistes dans leur Mi comté.ä C\u2019est ainsi que dans le comté de Ahuntsic, à Montréal, l\u2019organisation du NPD $ nous à transmis des notes 4 biographiques qui en di-M sent long sur les convic- pg tions indépendantistes du §&& candidat choisi, Emile Bou- #3 dreau, permanent du Syn- # dicat des Métallos (FTQ).# On peut y lire en effet §& ceci: \u201cMembre fondateur @ du PQ en 1968, M.Bou- À dreau a démissionné pu- M bliquement de ce parti l\u2019au- 5 tomne dernier, lui repro- § chant de ne pas faire de MR place dans ses cadres pour #8 les structures syndicales.M Malgré cette démission ce- @R pendant, M.Boudreau n'a 3 jamais caché ses convic- 3 tions indépendantistes ni § sa sympathie pour le PQ\u201d.Etant donné la consigne MR donnée par le PQ, on peut @# craindre que de tels appels ME du pied n'arrivent guère § à séduire les pour Jacques Parizeau! électeurs 3K d\u2019Ahuntsic qui avaient voté Sl = \u201cLes Québécois ne nous prenaient pas au sérieux, en 1972.Ils ne croyaient pas qu\u2019on pouvait prendre le pouvoir.Maintenant, ils savent que c'est possible.Is nous prennent au sérieux.C\u2019est pourquoi le Québec nous suivra, cette an- 2,23 nee .C\u2019est Robert Stanfield qui parle.Il accorde aux journalistes sa première conférence de presse québécoise de la présente campagne.Cette déclaration sur les chances de son parti au Québec sera la seule qui présente quelque intérêt.Pour le reste, il est ennuyant comme un dimanche après-midi à Monc- pas le \u2018\u2018tidal bore\u201d pour se changer les idées.Sur les bons côtés du budget Trudeau, il ne dit rien qui engage son parti, mais on lit entre les lignes qu'il serait moins exigeant pour les grosses compagnies.Sur ses lieutenants québécois, Masse et Wagner, il dit des banalités.Wagner est un \u201cbon parlementarien\u201d et Masse \u201c entreprendra quelques voyages en dehors du Québec\u201d.Sur la loi 22, il \u201ccomprend Bourassa\u201d, \u201ccependant, le projet est inapproprié, parce qu\u2019il donne trop de pouvoirs au ministre de l\u2019éducation\u201d.De plus, \u201cil va diviser le pays\u201d.Stan- field est-il du bord de George Springate ou de René Lévesque?Relisez sa déclaration et \u2018vous verrez qu'il est des deux bords.Marcel Masse, in- Robert Stanfield | Comme un dimanche à Moncton ton, quand on n\u2019a même réfère à la déclaration écrite de son chef.Est- il tenant des \u2018orangistes\u201d ou des \u201cpéquistes\u2019\u2019?Relisez la déclaration de \u201cmon chef\u201d.Is sont prudents com- (_ me des oeufs.Il ne faut déplaire à personne au Québec ni au Canada anglais Et pendant ce temps, le maire Leonard Jones, de Moncton, veut devenir candidat conser- vaieur.Si Stanfield l\u2019accepte, c'est peut-être sa mort au Québec, mais peut-être sa victoire au Canada anglais.Beau dilemme.Ge) Idéal pour la saison ENF} - en pur coton de Chine, - 5 poches dont 4 bouton - 2 couleurs disponibles - $7.95 franc de port déi Il suffit de remplir le bon so MO ADRESSE___.- .\\ terrogé à son tour, nous AN 7 Par la présente, je commande.veste(s) \u201cMao\u201d NOM _ OO = faites votre chèque ou mandat-poste à l'ordre de T VESTE MAO 2 A PRIX ABORDABLE Equivalence de taille a S \u2014 tailles 34-36 M \u2014 tailles 38-40 L \u2014 tailles 42-44 XL \u2014 tailles 46-48 ai de livraison: 1 semaine de commande ci-laini au coût de $S795 chacune (cochez les cases utiles) L O XL Obleumarin [J bleu pale O QUEBEC-PRESSE SERVICE DU TIRAGE 9670 Péloquin Montréal 358 \u201cOFFRE D\u2019EMPLOI DIRECTEUR DES SERVICES ATTRIBUTIONS: Sous l'autorité du directeur générai, 1e directeur des services administratifs planifie, organise, coordonne et évalue: A) l'ensemble des activités relatives à ia mise en s place de l\u2019équipement, à l'approvisionnement, à l'entretien, à la sécurité de même qu'au transport: B) l'ensemble des activités relatives à la préparation du budget, à la comptabilité, au contrôle et à la vérification, aux méthodes et procédures de gestion; C) l'ensemble des activités relatives au recrutement et à l'engagement du personnel, à son perfectionnement et à son évaluation de même qu'à l'application des conventions collectives et des ententes concernant les diverses catégories de personnel; D) il avise tres directeurs de service et les directeurs d'école des finances et pour toute question de gestion du personnel; E) il fait partie de l'équipe de gestion des cadres supérieurs; QUALIFICATIONS REQUISES: - Diplôme universitaire (génie ou architecture ou sciences commerciales ou relations industrielles ou administration).- Huit années d'expérience pertinente, dont au moins trois dans des fonctions administratives.N.B.- Des vent être comptées pour fins d'expérience.LIEU DE TRAVAIL: Pointe-Gatineau, comté de Papineau.SALAIRE: Au 1er juillet 1974, $13,395.00 à $21,592.00 Faire parvenir toute demande d'emploi et curriculum vitae avant le 7 juin 1974, sous pli confidentiel, à: ADMINISTRATIFS le directeur général et assiste les au- au sujet de l'équipement, de la gestion années d'études supplémentaires peu- M.Jean Deschénes, directeur général, Commission Scolaire Champlain, 17, boulevard Gréber, C.P.8, Pointe-Gatineau, J8T - 3P3.QUEBEC-PRESSE, 26 MAI 1974 / 9 OPTOMETRISTES Benoit Kemp, o.d.Optometriste 4980.boul.Henri-Bourassa, Est.Montréal-Nord Tél.: 321-5682 2 ARTISANS - L.Ray Tétrault Luthier Ventes et réparations d'instruments à cordes 737, rue Louise (près boul.Roland Therrien) Longueuil.674-6375.Jean Dicaire Pharmacien Centre de prescription du Québec 815, rue Provost, Lachine 4541, boul.Saint-Laurent, Mtl.H8S 1MO Ligne directe pour l'extérieur: 1-800-361-6444 Tél.637-4441 844-9335 \u201cPour - tout reriséignement RLU LT OE OF \u2018 \u2019 Abonnez-vous :|$15 par année | Montréal, \u2018Québec L5 Pen -relati- rtes d'affaire \u201cmuniquez au\u201d \u2014 AVOCATS Paul Unterberg Avocat Ouest, Suite 700 Tél.: 934-0841 1980, Sherbrooke, Montréal H3H 1E8 Décary, Jasmin, Rivest et Laurin avocats 1010, Côte du Beaver Hall Suite 750 Montréal H2Z 1R3_ ©.866-7921 NOTAIRES a gay CL gn ee Huguette Viger Notaire 264, rue de la Couronne, Québec G1K 6C8 Tél.: (418) 529-5701 wo PIE CT Variétés Cesar Tél.: 387-4822 TABACONISTE JOUETS - CADEAUX - HOBBY LOTO QUEBEC - PERFECTA 10349 ST-MICHEL Prop.J.G.Cesare ABONNEZ-VOUS A QUEBEC PRESSE hebdo des québécois $7.50 pour 6 mois [] $5 pour 4 mois | par camelot (le dimanche) [] Rive-Sud et ou par la poste (le lundi [_] oy le mardi, suivant les régions) Je désire m'abonner à Québec-Presse: 9670 Péloquin Montréal 358, Québec.NOM ADRESSE Téléphone .[] nouveau «88418664 4 0 4 + ee En Finlande aussi, on est venu au bord de la scission LE MONUMENT NORDIQUE aux pionniers de Rochdale pour commémorer le centenaire (en 1944) du mouvement coopératif en Scandinavie.par Yvan Gauthier (collaboration spéciale) Dans le contexte québécois actuel, où le mouvement coopératif de consommation traverse une crise profonde, il serait utile de prendre un aperçu de l\u2019expérience des Finlandais dans ce domaine.La première coopérative finlandaise remonte à 1865, et c\u2019est en 1904 que fut fondée la Fédération finlandaise des magasins coop.Mais là où ça commence à être particulièrement intéressant pour nous, c\u2019est en 1971: de même qu'ici, aujourd\u2019hui, plane un danger de scission entre la Fédération des magasins coop du Québec et une hypothétique fédération de Montréal, là-bas cette rupture entre les organisations rurales et les urbaines n\u2019avait alors pu être évitée.Et la situation qui a découlé de cette crise affecte encore tout le mouvement coopératif finlandais.La Finlande est partagée entre deux fédérations plus ou moins rivales: une qui s'occupe surtout des régions rurales et qui est insignifiante au point de vue de l'idéologie; et l\u2019autre, qui couvre les villes, est beaucoup plus progressiste et a des contacts constants avec le mouvement syndical et avec le parti social-démocrate.La principale nation coopérative du monde La population de ce pays étant de 4.7 millions d\u2019habitants, les deux fédérations groupent en tout 1.2 million de membres, qu\u2019elles se partagent à peu près également.En conséquence, 85 pour cent des citoyens sont sociétaires directement ou indirectement d\u2019une coop de consommation.Et les coops occupent 40 pour cent du domaine de la consommation du pays, ce qui comprend des épiceries des supermarchés, des hôtels, des cafés, des restaurants, des usines de transformation, des sociétés d\u2019assurances, des distributeurs de carburants.Des \u2018\u2018multinationales\u2019\u2019 coopératives Cependant, le mouvement coopératif de la Finlande est un phénomène scandinave plutôt qu\u2019un mouvement limité à ce seul pays.C\u2019est pourquoi les deux sociétés coopératives finlandaises ont plusieurs usines en commun et font - toutes deux partie du magasin coopératif de gros interscandinave (NAF) situé à Copenhague.Elles sont liées aux organisations de coops de Suède, d'Islande, de Norvège et du Danemark.Ce \u201cmarché commun\u201d des pays nordiques a commencé à prendre forme en 1918, et on y met aujourd\u2019hui en commun les achats de café, de fruits, de légumes, de conserves et de diverses autres denrées.Les six fédérations de ces cinq pays achètent aussi ensemble des produits non alimentaires: chaussures, vêtements etc.Elles exploitent plusieurs usines de transformation et ont fondé en 54 l\u2019entreprise NAE (parallèle à NAF) qui s\u2019occupe d\u2019écouler sur les différents marchés mondiaux les produits industriels de leurs usines.Cette collaboration entre les six organisations nordiques s\u2019étend jusqu\u2019à l\u2019échange de \u201cknow how\u201d au sujet de l\u2019aménagement et de la gestion des grands magasins a rayons et des hypermarchés, et au sujet des méthodes d\u2019emballage et des questions de marketing, entre autres.Réunification graduelle De plus en plus, on trouve dans les grandes villes de Finlande des grands magasins qui appartiennent à l\u2019un ou l\u2019autre des deux mouvements.Les deux ont leurs journaux, leurs centres de formation; mais le mouvement urbain semble s'engager plus à fond dans le social, il investit dans l'édition, dans les coops d\u2019habitation, s\u2019occupe de l\u2019éducation de ses membres.Par contre, les deux sont copropriétaires de laboratoires d'analyse de produits et contribuent ensemble à améliorer la qualité de ce qui se consomme. armee 2 Avez-vous les moyens d'acheter une maison?taire de maison doit représenter un revenu équivalent à quatre fois le Même si on prévoit que la demande en nouvelles maisons uni-familiales sera moins forte en 1974, il n\u2019en demeure pas moins qu\u2019on ne s\u2019attend pas a une réduction des prix de vente, au contraire.Le problème s\u2019aggravera d\u2019une autre façon.On s\u2019attend a ce que les délais de livraison des nouvelles maisons soient prolongés dans plusieurs cas.D'autres spécialistes argumentent.L'un, qui représente les manufacturiers, prétend que les constructeurs auraient dû prévoir l\u2019accroissement de la demande.De cette façon, on aurait pu prévoir plus justement la quantité de matériaux nécessaires pour répondre adéquatement à la demande- L'autre, qui représente les constructeurs, pose le problème sous plusieurs aspects.Certaines personnes comme monsieur Keith Morey, président de l\u2019Association canadienne de l'habitation et du développement urbain, commencent à parler d\u2019une pénurie de \u201c\u2018terrains pourvus de facilités\u201d.D\u2019autres personnes s'interrogent devant les règlements de zonage de certaines municipalités, comme celle de Gloucester, en Ontario, qui interdit la construction de maisons d\u2019une superficie inférieure à 1,500 pieds carrés.Aux dires de monsieur Marcel Lalande, vice-président de la Société Campeau, cette municipalité oblige les constructeurs à construire dés maisons d\u2019au moins $45,000.00.De cet état de faits, il ressort qu\u2019il faut tout de même s'arrêter à un moment donné et voir si on a vraiment les moyens de s'acheter une maison.Si on accepte que le prix de la maison moyenne canadienne au début de 1974 atteint $26,600.00 environ, il est normal de calculer combien il en coûtera pour pouvoir assumer les responsabilités d\u2019un achat de cet ordre.En calculant des coûts moyens de 10 3/4\" (assurance comprise) d\u2019intérêt annuel sur le prêt hypothécaire, et un remboursement intérêt et capital étalé sur une période de vingt- cing ans; en y ajoutant un montant annuel de taxes d\u2019après une moyenne approximative, on s\u2019aperçoit rapidement qu\u2019il faut être prévoyant.Aujourd'hui, il est possible d\u2019emprunter le montant total d\u2019achat d\u2019une maison, dans certains cas.Cependant, dans la majorité des cas, on exige un minimum de dépôt variant entre 5 et 15%.Pour les besoins de la cause, nous supposons que l\u2019acheteur peut obtenir un prêt hypothécaire pour un montant représentant le prix d\u2019achat du terrain et de la maison.Dans les conditions \u201cnormale\u201d et \u2018\u201c\u201cmoyennes\u201d\u2019 telles que décrites ci-haut, l\u2019acheteur sera appelé à payer un loyer mensuel - comprenant le principal et l\u2019intérêt de l\u2019emprunt - équivalent à environ $240.00 par mois.Egalement, on ne peut ignorer le montant des taxes à payer pour une maison d\u2019une valeur moyen- n£.On peut aisément ajouter un montant d\u2019environ $50.00 par mois pour une somme globale mensuelle de $290.00 représentant le P.IR.(principal, intérêt et taxes).Enfin, il conviendra d\u2019ajouter une série d\u2019autres frais normaux comme l\u2019entretien, les assurances, etc.auxquels l\u2019acheteur devra évidemment faire face.Qui peut payer $300 par mois?Egalement, à ce niveau, le conservatisme est une règle à appliquer.Par exemple, la Société centrale d\u2019hypothèques et de logement considère que la limite permise pour ne pas \u201cétrangler\u201d un proprié- \u2014 montant des frais mensuels.C\u2019est dire que l\u2019acheteur canadien d\u2019une maison moyenne canadienne devra avoir accès à un revenu familial moyen d\u2019environ $14,400.Rappelons que le revenu familial moyen au Canada, compte tenu de tous les revenus monétaires avant déduction de l\u2019impôt ou des autres déductions, a atteint $11,311 en 1972.H faut donc constater l\u2019écart majeur qui existe entre la.situation financière réelle et celle dont on devrait pouvoir jouir pour devenir, possiblement, propriétaire d\u2019une maison neuve uni- familiale.\u2019 De moins en moins de familles canadiennes ont les moyens potentiels de s'acheter une maison.De plus, le lecteur constatera que le problème est encore plus aigu au Québec.Le revenu familial moyen du Québécois est encore moins élevé.Il n\u2019atteignait pas $11,000 en 1972.Les statistiques, prises à froid, montrent clairement qu\u2019un rattrapage doit s\u2019effectuer pour amener le Québecois à jouir d\u2019une meilleure situation.Le lecteur observera que les remèdes qui peuvent répondre adéquatement à cette situation sont complexes.En 1974, on peut affirmer que moins de 35% des familles canadiennes auraient les moyens de s\u2019acheter une maison unifa- miliale neuve de dimension et de prix moyens par rapport a 40% des familles l\u2019an dernier.C\u2019est une situation de faits à laquelle il faudra s\u2019attarder longuement afin de trouver une réponse pour satisfaire les besoins les plus pressants.Hausse des prix On dit que les citoyens qui veulent devenir propriétaires ont été trop nombreux à demander en même temps une maison uni-familiale.Cette forte demande a contribué activement à créer une hausse des prix des matériaux et de la main-d\u2019oeuvre.On dit que les prix des terrains ont augmenté de plus de 87° entre 1961 et 1971, tandis que les coûts globaux des habitations ont augmenté d\u2019environ 58\u201c, pour les maisons financées en vertu de la Loi nationale sur l\u2019habitation.On dit que les loyers des maisons-appartements ont augmenté beaucoup plus rapidement que prévu parce que les jeunes d\u2019au- jourd\u2019hui gagnent beaucoup plus cher qu\u2019auparavant.Dès lors, ils sont portés à quitter leur famille plus tôt pour aller vivre en appartement.On dit que les jeunes couples sont portés à s\u2019acheter une maison beaucoup plus rapidement que le faisaient leurs parents.Selon les chiffres de la Société centrale d\u2019hypothe- ques et de logement, l\u2019âge moyen de ceux qui se prévalent des préts en vertu de la Loi nationale sur l\u2019habitation était de 32.2 en 1972, alors qu\u2019il était de 34.5 en 1963.On dit que la très forte demande de maisons uni- familiales continuera à augmenter jusqu\u2019au moment où l\u2019explosion de natalité d\u2019après-guerre verra son impact diminué.On dit, également, que plusieurs autres facteurs hors de notre contrôle affectent directement le coût du logement au Canada.\u201cArrêter les moteurs!\u201d Devant cette situation comment réagir?Courir rapidement s\u2019acheter une maison avant que la situation empire?Non surtout pas.Il ne faut pas prendre panique parce que l\u2019économie a certains sursauts non-prévus.L'économie aura toujours de ces surprises désagréables pour certaines personnes.Ordinairement, on identifie plus facilement les problèmes après qu'avant qu\u2019ils se produisent.C\u2019est bien certain.Cependant, il ne faut pas se surprendre des réactions de l\u2019économie.Egalement, il serait beaucoup trop facile de mettre la faute sur une multitude de gens et de s\u2019oublier soi-méme.L'important est de bien se connaître et de bien identifier ses propres besoins et les moyens dont on dispose pour les combler.L'important est de savoir comment réagir quand un problème inflationniste se présente.L\u2019émotivité sera toujours un facteur qui prendra une place plus vaste que celle qu\u2019on voudrait lui accorder.Il faut rationnaliser la majorité des gestes qu\u2019on a à poser aujourd\u2019hui.Il faut analyser son propre comportement de façon à ce qu\u2019il corresponde à une situation réelle qui ne brime pas sa liberté d\u2019agir et de vivre.Si on se base sur les statistiques officielles, on se rend compte que le prix moyen des maisons, dont le financement est garanti par un prêt de la Loi nationale de l'habitation, a fait un bond de $17,390 à $21,558 en douze mois.Suivant l'expérience de la Société centrale d\u2019hy- pothéques et de logement, les maisons uni-familiales neuves ont vu leurs prix de vente s\u2019accroitre de 25 430% en 1973.EN 1974, moins de 55% des familles auraient les moyens de s\u2019acheter une maison unifamiliale neuve de dimensions et de prix moyens par rapport à 40% des familles l\u2019an dernier.QUEBEC-PRESSE, 26 MAI 1974 / 11 « \u201ctt. fp La Fédération des affaires sociales en congrés Le conflit à Notre-Dame est trop sérieux pour être confié à des politiciens par Pierre Julien C\u2019est dans un climat d\u2019ordre et de sérieux assez exceptionnel que Fes 500 délégués de la Fédération des affaires sociales (CSN) ont tenu leur 25ème congrès annuel qui a duré \u2018toute la semaine dernière dans un grand hôtel du centre-ville.Considéré comme .stratégique, ce congrès a permis aux représentants des 62,000 membres de la FAS (soit les deux cinquièmes de toute la CSN) de se pencher sur une nouvelle structure pour faire face au gouvernement lors des négociations qui débuteront en 1975.Comme on devait s\u2019y attendre, les conflits de I\u2019hopital Notre-Dame et et du Pavillon Saint-Do- minique ont fortement préoccupé les congressistes et leur président, M.Renaud Flynn.Mauvaise foi évidente Une discussion pour le moins animée s\u2019est engagée lorsqu\u2019un participant a proposé que la FAS rencontre le ministère des Affaires sociales afin de l\u2019exhorter à mettre sur pied une commission d\u2019enquête qui serait chargée de faire toute la lumière sur le conflit qui pourrit à Notre-Dame et qui semble s\u2019engager dans une escalade de la violence.\u201cOn a pas idée de la saleté qui stagne dans cette institution, mentionne un délégué à l\u2019appui de cette proposition.Nos recherches nous permettent d\u2019affirmer qu\u2019il y meurt bien plus de gens que n\u2019en annoncent les journaux.Quant à la mauvaise foi de l\u2019employeur, elle est chaque jour de plus en plus évidente.Il déclare par exemple qu\u2019aucune mise à pied n\u2019a été effectuée parmi les grévistes.C\u2019est complètement faux: deux employés ont été suspendu indéfiniment et quatre autres l\u2019ont été pour 27 jours.La direction use de tous les moyens pour discréditer le syndicat aux yeux de la population.Elle insinue \u2018 par exemple que c\u2019est à la suite d\u2019une dépression due à la détérioration du climat dans, l\u2019hôpital, qu\u2019une jeune fille s\u2019est jetée en bas du huitième étage.A cela nous demandons qui, des deux parties, a contribué le plus à la détérioration de ce climat.De plus, le personnel médical est au complet dans\u2019 l\u2019hôpital alors qu\u2019il ne reste que 235 malades.Ils sont assez nombreux pour pouvoir surveiller adéquatement une fille dépressive.Bref, tout ça pour dire qu\u2019une enquête gouvernementale s'impose.\u201d Contre Les réactions n\u2019ont pas tardé à surgir.Plusieurs délégués se sont élevés contre la proposition, affirmant que ce n\u2019est pas au gouvernement à faire .enquête mais aux syndiqués.Ils ont souligné au proposeur que des cas comme il vient d\u2019en citer ne seraient jamais rendus publics si une enquête était menée par le gouvernement.\u201cL\u2019enquête gouvernementale effectuée à Charles-Lemoyne illustre éloquemment que l\u2019Etat se situe toujours du côté de ceux de qui il est au service, c\u2019est-à-dire les patrons.On en a eu un avant-goût lorsque nous\u2019 avons récemment rencontré le sous-ministre Larouche.Les partisans du pro- poseur ont rétorqué que le fait que le gouvernement fasse enquête ne devrait empêcher nullement le syndicat d\u2019en faire autant; qu\u2019en fait, il s\u2019agit d\u2019amener le débat sur la place publique; et que si le syndiéat claironne ses conclusions, le gouvernement sera forcé de le contredire de la même façon.La vérité a ainsi plus de chances d\u2019éclater au grand jour.Citant entre autres, l'exemple du pavillon Saint-Dominique où les ministères du Travail et des Affaires sociales ont démontré leur incompétence, les opposants à la proposition l\u2019ont emporté d\u2019une façon largement majoritaire, alléguant que la question de l\u2019hôpital- Notre-Dame est trop sérieuse pour être confiée à des politiciens.200 malades évacués ailleurs Toujours à propos de ce conflit, les délégués ont demandé aux camarades de vérifier si des malades de Notre-Dame ont été transférés dans d\u2019autres hôpitaux et que, si cela étaii, de faire en sorte de les retourner à No- tre-Dame.Cette proposi- 12 / QUEBEC-PRESSE, 26 MAI 1974 We Rh dr de LES MEMBRES de la FAS ont quitté la salle de congrès pendant une heure ou deux afin de manifester leur appui aux camarades de Notre-Dame.tion a été adoptée à l\u2019unanimité.D\u2019après un groupe de recherche, une telle chose a eu lieu et on évalue à 200 le nombre de malades transférés dans d\u2019autres institutions.Soulignant que 2,500 griefs pcurrissent actuellement dans plusieurs hôpitaux du Québec (350 à Notre-Dame), un délégué s\u2019est exclamé, avec passablement d\u2019émotion dans la voix, que les syndiqués devraient débrayer massivement.\u201cC\u2019est le seul moyen de faire bouger les choses, s\u2019est-il écrié.Le problème est d\u2019envergure québécoise et seul un front commun peut en avoir raison.Hier c\u2019était Sacré- Coeur, aujourd\u2019hui c\u2019est Notre-Dame et demain ce sera Sainte-Justine.Se laissant porter par cette vague, une congressiste a lancé qu\u2019en dernière analyse on pouvait toujours obtenir quelque chose par la violence, que l\u2019hôpital Notre-Dame affiche des vitres bien tentantes et que.Le président lui a coupé la parole en le déclarant hors d\u2019ordre.(Photo Michel Elliott) C\u2019est la loi qu\u2019il faut changer Les Dominicaines ont le droit de bafouer les travailleurs II semble que la cote d\u2019amour du clergé est à la baisse chez les membres de la FAS de l\u2019ancienne Confédération des travailleurs catholiques du Canada.Il suffit de parler des religieuses dominicaines du pavillon St-Domi- nique pour qu\u2019un vent de mépris s\u2019élève aussitôt dans la salle.Une congressiste a même associé leur attitude à celle des boss des compagnies multinationales: Soulignant que la médiation du cardinal Maurice Roy (qu\u2019on accuse de s\u2019ê- tre lavé les mains un peu vite dans cette histoire) n\u2019avait rien donné, pas plus que la visite de Marcel Pépin à Rome, un délégué s\u2019est dit d\u2019avis qu\u2019au lieu de se promener de presbytère en église, on devrait plutôt s'\u2019attarder à développer la combativité chez les travailleurs.\u201cNotre role n'est pas de convertir l\u2019Eglise Catholique dont les intérêts ne se situent pas précisément de notre côté.\u201d Droit d\u2019association bafoué Passant aux choses pratiques, le congrès a constaté que l\u2019employeur, quel qu\u2019il soit, se sert de la loi qui est faite à son avantage.Et que si les religieuses bafouent - le droit d\u2019association, c\u2019est que le code du travail les autorise à le faire.Ils ont plutôt décidé de dénoncer le code du travail lui-même, qui laisse les travailleurs sans protection dans la période située entre la demande d\u2019accréditation et la signature de la convention collective; de que les employeurs mettent a leur profit pour démanteler la future unité de négociation.\u201cIl est étrange, a-t-on dit, de constater tout le zèle que déploie le gouvernement quand il s\u2019agit de mâter des syndiqués quand ce pério- [N méme gouvernement, qui se dit neutre, y va doucement quand il s\u2019agit de rappeler à l\u2019ordre un employeur particulièrement impitoyable à l\u2019endroit des tr: vailleurs.\u201d Campagne de diffamation Le président Renaud Flynn a profité du moment pour dénoncer la campagne de diffamation lancée par les religieuses dominicaines.Ces dernières font courir le bruit, repris par les éditorialistes de droite, que les vingt grévistes du pavillon Saint-Dominique soient manipulés par leurs dirigeants syndicaux.\u2018\u201cLe syndicat lui-même en assemblée générale, a rejeté de telles.affirmations et nous a renouvelé sa confiance, a dit M.Flynn.Quant au projet de règlement proposé par le cärdinal Roy, qui des religieuses ou de nous l\u2019a rejeté?\u201d 4 A Pr i FASS PTE ea N 7 Sous le couvert de la lutte à ka pollution Quebec enrichit les trusts du papier QUEBEC - Sous le couvert de leur hypothétique lutte contre la pollution, les.grandes compagnies ferestières installées au Québec ont reçu en 2 ans plus de $11 millions en exemptions du gouvernement québécois.Le ministre des Terres et Forêts, Kevin Drum- mond, a avoué cette semaine qu\u2019en réalité le gouvernement avait consenti ces \u201creports\u201d de droits de coupe parce que l\u2019industrie des pâtes et papiers était en mauvaise posture à l\u2019époque.Le ministère concede déjà des exemptions importantes pour plusieurs raisons, comme la qualité du bois, l\u2019emploi d\u2019étudiants, la construction de chemins, etc.Le ministère du Revenu a sans doute ses \u201c\u2018ententes\u2019\u201d avec les compagnies.Du ler octobre 1971 au 30 septembre 1973, on a inclus la lutte a la pollution comme autre motif d\u2019exemption de droits de coupe, bien qu\u2019il ne soit pas possible de vérifier si effectivement les compagnies en question on encouru quelques dépenses que ce soit à ce chapitre.Générosité gouvernementale Durant la première année de ce programme, d'octobre 71 à septembre 72, le gouvernement a renoncé, sans intérêts, à la perception de $5,455,151.30.Voici quelques-unes des compagnies nécessiteuses et le montant qu\u2019elles ont pu investir ailleurs que dans le trésor québécois en 71-72: Anglo-Canadian Pulp $512, 774: Consolidated Bathurst (Power Corp.) $1,802,942.50: Donohue Ltd $290,790.06: Gaspesia Pulp & Paper $279,486.43: Canadian International Paper $680,968.75 James McLaren Co.$391, 896.75 Kruger $139,130.74: Price $809,233.75: Quebec North Shore $511, 870.25.Du ler octobre 72 au 30 septembre 73, le gouvernement s\u2019est privé de $5,655,473.67 en faveur de ces mêmes compagnies dont les plus importantes sont toujours: Anglo-Canadian Pulp $465, 691.99: Consolidated Bathurst $1, 923,185: Donokue $331,075: Gaspesia Pul $324,267.65: C.L.P.$767,454.70: James McLaren Co.$427, 145.40: Kruger $147,730.14 Price $727,465.: Quebec North Shore $512, 871.& Paper C\u2019est le ministre Drum- mond lui-même qui a été obligé de dévoiler ces chiffres, à la demande du député créditiste Fabien Raoy, qui a accusé le ministère des Terres et Forêts d\u2019être la chose des trusts du papier.\u201cM s\u2019agit en fait de prêts sans intérêts\u2019, a dit M.Roy lors de l\u2019étude en commission parlementaire des crédits du ministère de M.Drummond.Il n\u2019est denc guère surprenant de constater, à la lumière de ces largesses, que les revenus du Québec provenant des droits de coupe de nos forêts ont diminué considérablement depuis 1969-70.Au cours de cette année, des revenus étaient de $20,869,338, tandis que l'année suivante, ce chiffre tombait à $18,552,483 et en 1972- 73 a $14,866,275.Le programme du \u201cdroits de coupe différés\u2019\u2019 pour encourager la lutte a la pollution a pris fin en octobre 1973, en méme temps que la reprise dans l\u2019industrie des pâtes et papiers.La seule compagnie An- glo-Canadian Pulp, qui a profité de $1 milion en faveurs gouvernementales pour sa lutte a la pollution a déclaré des profits nets pour 1973 d\u2019environ $13 millions, une augmentation de 500\" sur l\u2019année précédente.La Consol, elle, a bénéficié de plus de $3 millions en reports sans intérêts.A CAUSE des largesses du ministère des Terres et Forêts, le Québec a perdu des revenus importants depuis 1969 en accordant de \u2018\u2018gracieuses\u2019\u2019 subventions aux grosses entreprises des pâtes et papiers.Des pays qui fabriquent leur liberté rove ee René LEVESQ » Pré \u201cA Claude Dires PRÉFACE ° à chew du journal « Le Devoir 2} PRÉFACE Miguel-Angel © ASTURIAS À S\u2019adresser à 9670, rue Péloquin Montréal H2C 2J4 Aucun remboursement Mais il ne saurait, bien sûr, comme le souligmait le député de Beauce-Sud, être question de demander aux compagnies, en période de prospérité, de rembourser au trésor québécois l\u2019argent qu\u2019il a perdu en se privant de revenus importants et en ne réclamant pas d'intérêts sur \u201cl\u2019aide à la dépollu- tion\u201d.Aucun d- \u201ces privilèges accordé \"1 compagnies mult.yair aales par les plus riches du Québec n\u2019a été soumis à l\u2019appro- GE ont pleurer | lisez 4 TETE DONC à Vous fera) du bien bation de l\u2019Assemiblée na- tienale.: On a décidé d'accorder ces faveurs, inconnues aux petites entreprises du bois, dans l'intimité \u2018du Censeil deg ministres.Sur ce demier point, M.Drummond, harcelé par M.Roy et par Lucien Lessard, député péquiste de Saguenay, a répliqué que \u201cde temps en temps, à cause des circonstances, il faut aller vite et que c\u2019est la façon de fonctionner le plus vite.Mais je reconnais le danger\u201d.QUEBEC-PRESSE, 26 MAI 1974 / 13 SEE ab i pH HE 0 (| a ; A) sta créé + + Le mouvement coopératif au ve su ve va + \u2018 + + Quebec: à la fois éléphant et dinosaure.par Louis Fournier Le mouvement coopératif au Québec a quelque chose de l'éléphant et du dinosaure tout à la fois.Il est gros, il est ancien et faire bouger un tel mastodonte prend plus que quelques petites poussées dans le dos! Malgré tout, il se trouve des militants du coopératisme qui ne désespèrent pas que les choses évolueront.Petit à petit.C\u2019est un peu l\u2019impression qui se dégage de l'assemblée annuelle du Conseil de la coopération du Québec CCQ) qui s\u2019est déroulée à Montréai le 22 mai.Le Conseil est une \u201csuperstructure\u201d qui regroupe toutes les grandes fédérations coopératives agricoles et aux magasins Co-op en passant par les ACEF.Conservatisme Le moins qu\u2019on puisse dire, c\u2019est que la prudence, voire même le conservatisme, ont dominé cette assemblée annuelle.Les délégués, qui avaient à choisir entre trois budgets et trois plans d\u2019action (liés à ces budgets), ont opté pour la formule la moins onéreuse - et la moins audacieuse.D\u2019un peu plus de $150,000 (ce qui n\u2019était déjà pas les \u201cgros chars\u201d), le budget annuel du Conseil de la coopération a été haussé à $183,470 très exactement.Une augmentation de 16.7\u201d, dont 12°c pour tenir compte de la montée du cout de la vie.En revanche, on a rejeté un projet de budget de $253,000 qui aurait permis au Conseil de se mettre un peu sur la \u201cmappe\u201d et de lancer des initiatives depuis longtemps attendues.Entre autres, un projet de Caisse de crédit intercoopératif, sorte de \u201cbanque centrale\u201d en vue de développer l\u2019économie coopérative au Québec.Une caisse En ce sens, un document remis aux délégués souligne qu\u2019avec un budget potable, \u201cil nous serait possible de procéder à l'étude, a l'analyse et a la consultation nécessaire pour présenter, vers la fin de 1975, un projet de caisse de crédit inter- coopératif auquel len- sémble du mouvement serait appelé à contribuer\u2019.Or, il semble bien que ce projet restera sur les tablettes.à moins que l\u2019initiative d\u2019une Caisse de développement des coopératives vienne d\u2019ailleurs, par exemple du ministère québécois des Institutions financières, compagnies et coopératives! Il paraîtrait en effet que le ministère aurait déjà cuisiné un projet de Caisse d\u2019aide aux coopératives, Cette Caisse serait alimentée financièrement à la fois par l'Etat et le mouvement coop, un peu comme le suggérait récemment Alfred Rouleau, le président du mouve- mert coop, un peu comme le suggérait récemment Alfred Rouleau, le président du Mouvement des Caisses populaires Desjardins.Et les priorités?Quoi qu\u2019il en soit, tout indique que le mouvement coopératif québécois n\u2019est pas encore disposé à \u2018\u2018se mouiller\u201d seul, malgré toutes ses ressources, pas plus qu\u2019il n\u2019est prêt à financer davantage le Conseil de la Coopération, qui demeure ainsi un organisme relativement inoffensif.Le maigre budget voté la semaine dernière ne permettra pas au Conseil, semble-t-il, de s'attaquer à des problèmes qu\u2019on décrit pourtant comme prioritaires.Par exemple, \u201célaborer des dossiers sur des questions fondamentales qui posent des problèmes et des défis nouveaux au mouvement coopératif\u201d.Ces dossiers, on en énumeére quelques- uns: e Les coopératives de communication (se peut-il qu\u2019on pense notamment à QUEBEC-PRESSE, le seul journal propriété d\u2019une coopérative au Québec?); e Les coopératives de transport; e Les clubs de consommation (comptoirs alimentaires); e Les .Conseils régionaux de coopération (regroupement des coopératives d\u2019une région comme cela s\u2019est fait dans l\u2019Ou- taouais, par exemple); e Le regroupement des coopératives.Tout cela risque fort de rester en plan car le Conseil de la coopération n\u2019a guère les moyens, à l\u2019heure qu\u2019il est, de jouer un rôle plus actif dans la promotion de l\u2019économie et de la philosophie coopératives au Québec.14 / QUEBEC-PRESSE, 26 MAI 1974 JEAN-MARIE CUELLET, SUN i nouveau président du Conseil de la coopération du Québec: l\u2019homme des Caisses Pop.À quand Le mouvement coopératif du Québec n\u2019est pas encore prét a publier son \u201cmanifeste\u201d, après plus de 3 ans d\u2019études et de consultations de toutes sortes la-dessus.C\u2019est au printemps 1972 qu\u2019a germé l\u2019idée \u2018que le LEOPOLD MARQUIS, l\u2019ex- président, grand manitou des Services de santé du Québec (SSQ).i os Ha & GILLES ARES, un économiste de 39 ans, nouveau directeur général du Conseil de la coopération: du pain sur la planche.YVON DANEAU, ex-direc- teur général: un manifeste qui n\u2019est pas venu.(Photos: Michel Elliott) le fameux \u201cmanifeste\u201d?Conseil de la coopération du Québec devrait publier un document de fond sur l\u2019orientation du coopératisme dans la province, histoire de rafraîchir un peu la déclaration de principes adoptée par le Conseil en 1940, un an après sa fondation.Le nouveau président: Jean-Marie Ouellet Le nouveau président du Conseil de la coopération du Québec est un vieux routier du Mouvement des caisses populaires, Jean-Marie Ouellet de Québec.Les autres membres de l\u2019exécutif sont MM.Carmin Graveline, de la mutuelle d\u2019assurance-vie Les Coopérants (de l\u2019Union des producteurs agricoles); Armand Godin, de la société d\u2019assurances Les Artisans Coopvie; Yves Tétrault, de la Fédération de Montréal des caisses pop; Michel Saint- Cyr, de l\u2019Assurance-vie Desjardins et Louis-Phi- lippe Poulin, de la Coopérative Fédérée.Les ACEF Fait à noter: le président de la Fédération des ACEF, M.Gérard Marotte, gérant d\u2019une caisse pop de Montréal, n\u2019a pas été réélu comme membre du conseil d\u2019administration.La défaité de M.Marotte serait-elle liée au fait que les ACEF sont considérés comme les membrés les plus \u201cturbulents\u2019\u2019 du Conseil de ia coopération?Socialisme d\u2019ici Les 4 et 5 mai 1972, lors d\u2019un \u2018Lac à l\u2019Epau- le\u201d tenu à Montmorency, le directeur général du Conseil de la coopération à l\u2019époque, Yvon Daneau, dévoilait un document qui devait servir de base au futur manifeste.M.Da- neau n\u2019y allait pas de main morte: \u201cIl est permis de se demander, di- sait-il, si le mouvement coopératif s\u2019applique assez à fournir plusieurs des objectifs sociaux et économiques auxquels la population québécoise aspire à l\u2019heure actuelle.Dans ce socialisme de chez nous qui s\u2019élabore, quelle part entendons- nous prendre?M.Daneau concluait: Nous devons définir le plus rapidement possible nos positions à cet égard\u201d Et celui qui était alors président du Conseil, M.Léopold Marquis, prévoyait la publication du fameux manifeste à la fin de 1972, en 1973 au plus tard.Lors de l\u2019assemblée annuelle de mai 1573, M.Daneau disait dans son rapport: \u201cLes priorités de la prochaine année devraient être les suivantes: préciser davantage l\u2019orientation du CCQ et diffuser .le manifeste du mouvement coopératif\u2019\u2019 Rapport décevant 1973 est passée et toujours pas de manifeste! La semaine dernière, les délégués ont eu droit au rapport d\u2019un \u201ccomité d\u2019étude et d'action coopératives\u201d présidé par Yvon Daneau.Un rapport décevant, rempli de généralités et de voeux pieux, et qui n\u2019est pas encore le fameux manifeste attendu.On y retrouve des perles du genre: \u2018\u201c\u2018La liberté, la solidarité, la démocratie, la répartition équitable de la richesse, le sens des responsabilités individuelles et collectives, le respect de la dignité humaine, la participation positive et responsable à l\u2019avènement d\u2019une économie qui s\u2019inspire de ces valeurs et en favorise le développement: voilà ce que désirent les coopérateurs\u2019.Mais une fois qu'on a dit tout cela, ou se situe le mouvement coopératif dans \u2018ce socialisme de chez nous qui s\u2019élabore\u201d\u2019, selon les mots de Yvon Daneau.On n\u2019en sait toujours rien.Gilles Arès M.Daneau a quitté le Conseil il y a quelques mois.Son successeur, Gilles Arès, un économiste de 39 ans, appa- rdit comme un homme progressiste qui veut donner un plus grand leadership au Conseil de la coopération.Il nous a dit que le projet de manifeste n\u2019est pas abandonné et que le Conseil tiendra, en octobre, un colloque d\u2019orientation.On ne peut que lui souhaiter bonne chance car il a du pain sur la planche, pour le moins. \u201cLa loi 22, c\u2019est moins que le minimum\u201d -Léo Jacques, président du MNQ par Gérald Godin \u201cLe minimum qu'on pouvait demander au gouvernement, c\u2019était d\u2019adopter une loi qui empêche le glissement vers l'anglais.Or même ce minimum, la Loi 2.ne le donne pas\u201d.C\u2019est la réflexion que nous faisait le président du Mouvement National des Québécois, M.Léo Jacques, quelques jours après la présentation de la Loi 22 à l\u2019Assemblée nationale et quelques jours avant le colloque du MNGQ qui portera précisément sur la langue, et qui aura lieu à Hull en fin de semaine prochaine.\u201cCe qui sera nouveau dans ce colloque sur la langue, c\u2019est qu\u2019on ne sépare plus la question linguistique de son contexte politique et économique.On ne croit plus que cette question peut être réglée à part des autres.On croit au contraire qu\u2019il faut régler le problème de l\u2019école et de l\u2019entreprise d\u2019abord.On se dit que même le jour où le français sera proclamé langue officielle, si l\u2019école continue à être au service de la classe dominante, comme le dit ia CEQ, rien ne sera changé.Et si l\u2019entreprise où le français sera parlé partout n\u2019appartient toujours pas aux Québécois, il n\u2019y aura rien de changé.C\u2019est la perspective dans laquelle on veut placer ce colloque, qui a lieu à l\u2019intérieur du 28e congrès du Mouvement\u201d.Phaneuf en (P.T.) \u2014 Le ministre Phaneuf s\u2019en va-t-en France! Il y sera en juin prochain avec une dizaine de personnes dont plusieurs hauts- fonctionnaires de cet organisme dont il est le responsable.Le but de ce voyage: visiter l\u2019Institut national des sports, les bases de plein air et les auberges de jeunesse sur lesquelles le Québec pourraient peut- être s\u2019inspirer pour l\u2019institution de structures semblables chez Le voyage devrait durer 10 jours et servira également, nous dit- on, à faire connaître le haut-commissariat aux organismes français de sport, de loisir et de plein air.« Le désespoir - N\u2019éprouvez-vous pas un certain désespoir, en voyant qu\u2019après plus de il nous manque une partie du pouvoir politique.D\u2019autre part, il est vrai que le gouvernement Bourassa lui, doit désespérer d\u2019être LEO JACQUES, président du Mouvement national des Québécois.dix ans de lutte sur la question linguistique, au Québec, on en soit rendu a la Loi 22?Léo Jacques: \u201cJe n\u2019attendais rien de plus du gouvernement Bourassa, qui est un gouvernement manipulé, poigné par d\u2019autres, dans un régime où vaste.copii a 08:81 par A Toe Cotte eerhe GLEHEC PRESEE à pan come wn worened à EMAIL rng de fa lie vvemmanuneie GYD TE.Comme fecrt Marcel DAVID, Teed Hen CorVÈUON aval TIRE.Loy Bevel vi sews de Pour lotr à ta zoresmance de Frators \" ~ ono Ou 20 eta ur TON 4 Wa TAX veux prawer l03 100 bé a so tant un po d'acarage ur longe \u20ac ony Intighen Sas meurs uh tom \u20ac sagricaean Dr te ÉCRIRE OU TE moatiees 03 ware 1s Ws SATIS \u2018Les socialistes Pr le ler moi à Montréal en 1920 : ma 20 Oueve.vont det Grarces Imegaiten Gars hes\u2018 impuissant comme il l\u2019est.Mais du côté de la population, en dix ans, on a fait un immense pas en avant.Ses gens étaient beaucoup moins avertis des questions linguistiques et de toutes leurs implications qu\u2019ils ne le sont maintenant.En ce sens-là, il HISTOIRE BU ler MAI AU QUÉBEC SARS 908 18 COMBS] HA POCLIS ays hoMRY tout Ma bvreret - CU be une gindraton à Tautre.10 MERA Wels lo Nie den thés, 1n Sie des ve cote \u2018 s\u2019est accompli des progrès énormes.\u201cCe qui est grave\u201d \u201cAu fond, ce qui est grave, dans la Loi 22, c\u2019est qu\u2019on vient confirmer dans un texte, la présence, sinon l\u2019égalité des deux langues au Qué- te bee.< - Que proposez-vous?- Léo Jacques: Pour nous, c\u2019est clair, dans le domaine.de I\u2019enseignement, nous voulons qu\u2019il n\u2019y ait qu\u2019un seul système d'enseignement qui sera français.Dans l\u2019entreprise, c\u2019est plus difficile, mais il faudrait que le français devienne la langue de travail, au départ.C\u2019est plus difficile en ce sens que ça ne peut pas s'appliquer du jour au lendemain, un changement de cette importance.Un nouveau MNQ - On note depuis quelques années, des changements assez profonds au M.N.Q.Entre autres, une nouvelle conscience des problèmes sociaux et des problèmes des travailleurs.Ce changement a-t-il eu des répercussions profcudes sur votre mouvement?Léo Jacques: \u201cIl y a eu cette évolution marquée du national vers le social, ou plutôt cette conjonction du national et du social.Il y a eu évidemment des réactions.Le premier changement date de 1969, alors qu\u2019on a carrément opté pour l\u2019indépendance.La demande pour des copies _*Bdu \u201csupplément 1er mai\u201d de F8 Québec-Presse est telle que nous avons décidé d\u2019y répondre systématiquement: = ÿ Envoyez 20ç et votrenom et gadresse à: Québec-Presse Service du tirage 9670, rue Péloquin Montréal 358 {5 SEXES et nous vous ferons parvenir : votre copie du supplément.- Il y a eu des défections, à l\u2019époque.Léo Jacques: \u201cOui, on a perdu environ 60,000 membres groupés dans les Sociétés St-Jean Baptiste de Sherbrooke, Valleyfield et Ste-Anne-de-la-Poca- tière, sans compter la Société St-Jean Baptiste du Québec qui nous avait quittés avant ça.Les réactions les plus fortes, elles sont venues de là.Mais parmi ceux qui sont restés membres, leur opposition s\u2019est manifestée aussi en diverses circonstances, dans le domaine des moyens d'action et du financement, par exemple.Meis nous comptons quand même aujourd\u2019hui 165,000 membres dans 15 régions, y compris Québec où on a rétabli une Société nationale, qui co- \u2018existe avec la St-Jean- Baptiste.\u2018\u201c\u201cCe qu\u2019on voulait réaliser, c\u2019était la création d\u2019un mouvement plus combatif, et on est en train d\u2019atteindre cet objectif.Au début, dans le feu de l\u2019action, on s\u2019était donné une multitude de rôles: le MNQ était un mouvement de pression, un mouvement d\u2019éducation populaire et d\u2019animation.On s\u2019est rendu compte qu\u2019on pouvait difficilement jouer ces rôles-là.Alors on a décentralisé les rôles.Les sociétés régionales, qui connaissent bien les besoins du milieu, font de l\u2019éducation populaire.Le MNQ, de son côté joue le rôle de porte-parole qui se veut plus mobilisateur et davantage sur la ligne de feu\u201d.QUEBEC-PRESSE, 26 MAI 1974 / 15 mn ve ra det Ms Bema pret POT A Radio-Québec La hache de la censure s\u2019abat sur la revue Tele-Cle par Pierre Julien \u2018\u201c\u201cRadio-Québec, ça saute aux yeux.\u201d Tel est le nouveau slogan publicitaire de cette institution pa- ragouvernementale.On peut maintenant affirmer: \u201cLa censure à Radio-Québec, ça saute aux yeux.\u201d La direction de Radio- Québec vient en effet d\u2019interdire la parution de la revue Télé-Clé telle que son rédacteur en chef, Gilles Crevier et son équipe l\u2019ont conçue.(Cette revue publie la grille-ho- raire des émissions en plus de reportages, d\u2019analyses et de dossiers.Elle est distribuée à 100,000 exemplaires.) Contenu structuré Le malaise a pris naissance au lendemain de la parution du numéro de mars-avril, jugé trop à gauche par la direction.En fait, ce dernier numéro reproche au \u201c\u2018ministre des p'tites Affaires\u201d (ministre des Affaires culturelles), de n\u2019avoir pas donné une subvention adéquate a I\u2019Association québécoise du jeune théâtre.On y parle aussi d\u2019une province sous-colonisée, le Québec, dont le nombre de chômeurs a passé de 100,000 en 1965 à 240,000 en 1974.On y fait un parallèle entre les compagnies pétrolières implantées au Québec qui ne paient pas d\u2019impôts et les 36°: de Québécois qui vivent en dessous du seuil de la pauvreté.Le contenu de la revue est structuré et les affirmations sont loin d\u2019être gratuites: les salaires ici sont 15\u201c inférieurs à la moyenne canadienne et 25\u201c inférieurs à la moyenne ontarienne.Le volume des dettes des Québécois est de $4.5 milliards.On parle du combat des travailleuses et des ménagères; de leur droit à l\u2019avortement.On mentionne évidemment l'inconsistance du gouvernement en matière de langue et on le blâme de laisser les spéculateurs gaspiller les sols cultivables.A la sortie de ce numéro de Télé-Clé, la direction de Radio-Québec a fait un bond terrible.Le dernier contrat de la pigiste Louise Tassé, qui avait participé a sa rédaction, n\u2019a pas été renouvelé, et le rédacteur en chef (permanent et syndiqué) a été tenu à l'oeil.L\u2019oeil de la direction est devenu plus scrutateur lorsque ce 16 / QUEBEC-PRESSE, 26 MAI 1974 dernier a déclaré sur les ondes mêmes de Radio- Québec qu\u2019il avait l\u2019intention de maintenir le caractère critique de la revue qu\u2019il dirige et qu\u2019il ne tolérerait aucune censure, d\u2019où qu\u2019elle vienne.Paf! dans l'oeil! \u2019 Vif émoi C\u2019est la guerre et les adversaires sont forcés de se situer.Ils se situent: les textes du numéro en préparation tombent \u201cpar hasard\u201d entre les mains du supérieur hiérarchique du rédacteur en chef, Kees Vanderheyden.Vif émoi dans les bureaux capitonnés de la direction.Toutes sortes de bruits courent dans cette petite boite qu\u2019est Radio-Québec où tout se sait rapidement.On attend la riposte.Elle arrive sous forme de décret: interdiction de publier ces textes.Mais que contenaient donc ces fameux textes pour que la direction agisse de façon aussi impérative, prêtant le flanc à des accusations d\u2019inquisition et de censure?Rien.de moins qu\u2019une critique et une analyse de la situation a.Radio-Québec (voir texte ci-contre).La grande force de ce réquisitoire (ou, si on préfère, son élément explosif) vient du fait qu\u2019il était élaboré par des employés de Ra- dio-Québec et non par les deux journalistes de Télé- Clé.Ces derniers avaient réuni en tables rondes quatre groupes de production dans une perspective d\u2019autocritique.L'\u2019essence de cette autocritique révélait leur perception de Radio- Québec, perception peu flatteuse de l'institution ou, selon eux, beaucoup de choses sont a changer.Presque tous les corps de métier oeuvrant dans la boite étaient représentés a ces tables rondes: du réalisateur aux techni- LE PRESIDENT DE RADIO-QUEBEC, M.Yves Labonté, estime que la revue Télé-Clé se porte a la défense d\u2019une certaine idéologie.,ciens en passant par les scripts, les scénaristes et les animateurs.En tout, une quarantaine de personnes.Ces employés (dont plusieurs d\u2019ailleurs avaient souhaité la présence du président de Radio-Qué- bec à ces tables) espéraient que la direction tire profit d\u2019une telle consultation, afin de réaligner les objectifs de cette station de TV rendue à un tournant de son histoire.(Elle diffusera par antenne en janvier 75 après deux ans de diffusion par câble.) R.Q.confirme L\u2019autoritarisme de la direction constituait le plus gros grief que les pa- nelistes avaient mis de l\u2019avant.En interdisant la publication des comptes rendus de ces tables rondes, la direction de Ra- dio-Québec vient confirmer cet état de fait.D'une façon éclatante.Le rédacteur en chef dénonce cette censure La réaction du rédacteur en chef de Télé-Clé ne s\u2019est pas fait attendre.II écrit dans une lettre adressée aux employés qui ont participé aux tables rondes: \u201cLa direction, dans une décision unilatérale, refuse que les sujets que vous avez abordés soient diffusés à l\u2019extérieur de Radio-Qué- bec.L'équipe de Télé-Clé dénonce cette censure.Elle vous touche autant que nous.L'équipe ne peut accepter ce précédent en votre nom.Cependant, elle doit, pour l'instant, se plier aux exigences de l\u2019administration qui applique ainsi son droit de gérance.\u201cL\u2019équipe de Télé-Clé croit que c\u2019est son rôle de prolonger les émissions en traitant des préoccupations professionnelles des artisans de la télévision éducative, employés de Radio-Québec, qui depuis un an et demi produisent des séries.Refuser cela c'est, selon elle, interdire à ces artisans de réfléchir sur leur situation et aux téléspec- LE REDACTEUR en chef Gilles Crevier est forcé de s\u2019incliner devant le droit de gérance de l\u2019employeur.tateurs de comprendre ce qui se passe derrière les caméras.\u201d Luttes de l\u2019intérieur Le rédacteur en chef ne parle pas de démission.Pour l'instant, il \u2018reste \u2018à l\u2019intérieur de la boîte pour poursuivre la lutte\u201d.Quant au syndicat, il ne peut juridiquement contester son droit de gérance à la partie patronale.Il peut par ailleurs mettre sur pied une action d\u2019une autre nature.On croit savoir qu\u2019elle est en train de se structurer et que l\u2019affaire aura bientôt des rebondissements.La participation?Un mythe La bataille qui s\u2019engage présentement à Radio- Canada n\u2019est que l\u2019aboutissement d\u2019un vieux conflit que même la grève de l'automne dernier n\u2019est pas parvenue à vider.Radio-Québec proclame que le public doit participer au contenu de ses émissions.\u201cOr, comme le soulignait un participant aux tables rondes, R.Q.n\u2019est même pas foutue d\u2019y faire participer ses ployés.Avant de parler de participation à l\u2019extérieur, il devrait d\u2019abord y en avoir à l\u2019intérieur.Mais ici, un messager est considéré comme le dernier des trous-de-cul.U- em- _ ne table ronde comme celle-ci ou on se dit ce qu'on pense n\u2019est pas imaginable avec la direction.\u201d Hiérarchie Les employés condamnent aussi le fait que Ra- dio-Québec, après seulement cing ans d\u2019existence, est déjà dotée d'une très forte structure hiérarchique, laquelle, esti- ment-ils, est susceptible d\u2019enrayer bien des dynamismes.\u201cC\u2019est la culture fonctionnarisée, disent- ils.Tu deviens toi-même fonctionnaire avec tout le côté négatif que ce terme signifie.\" Les employés constatent enfin que la maison recèle un matériel d\u2019une très haute valeur didactique, mais déplorent que ce matériel ne puisse servir à la population.Pour effectuer, par exemple, la série \u201cSi le monde savait\u201d, série consacrée à l\u2019art populaire dans plusieurs régions du Québec, et saluée par la critique, on a pris au-dessus de 4,000 diapositives.Unique au Québec, cette collection est stockée sur des tablettes.Plusieurs institutions d\u2019enseignement pourraient en tirer grand profit mais rien n\u2019est prévu à cet effet. Une entrevue de Julien Major Un ex-militant communiste à la tête de syndiqués canadiens de 1.8 par Louis Fournier Avis à la RCMP et à toutes les escouades de police anti-subversives! C\u2019est un ancien membre du parti Communiste qui représentera les travailleurs québécois au sein du Congrès du Travail du Canada (CTC), la centrale syndicale panc«nadienne qui regroupe 1.8 million de membres et dont la FTQ est l'aile québécoise.Tout un virage à gauche.Julien Major, 55 ans, militant du Syndicat des travailleurs unis du papier, a été -élu au poste de vice-président du CTC lors du congrès qui s\u2019est tenu à Vancouver, à la mi-mai.Ce Montréalais exubérant, aprés 25 ans de syndicalisme au Québec, compte mettre tous ses efforts à assurer une meilleure liaison entre les 250,000 membres de la FTQ québécoise et leurs camarades du mouvement syndical canadien.En insistant sur le \u201cstatut particulier\u201d de la FTQ.Une vie mouvementée Au cours d\u2019une entrevue accordée à QUEBEC- PRESSE, Julien Major a raconté simplement comment, dans les années d\u2019après-guerre, avant de passer au service du mouvement syndical, il avait appartenu au parti Communiste du Canada pendant quelque temps.II devait ensuite adhérer à la CCF, le parti social-démocrate qui est devenu, en 1961, le Nouveau parti démocratique (NPD).En 1965 et en 1968, Julien Major fut même candidat du NPD à Montréal.Il dit avec un enthousiasme qui a quelque chose de juvénile: \u201cJe suis devenu socialiste et je vais mourir comme ça\u201d.La vie syndicale de Julien Major est pour le moins mouvementée et bien remplie.Il a travaillé pour le compte de six syndicats différents.Mais laissons- le raconter cette histoire, où la politique et le syndicalisme se mélent intimement:.Chômage \u201cQuand je suis sorti de l\u2019école, vers l\u2019âge de 17 ans, c\u2019était encore les années de la Crise.À Montréal, le chômage était très fort et j'ai eu de la misère à trouver de l\u2019ouvrage.Pendant 3 ans, c\u2019étaient des petites djobbines, à droite et a gauche.Jai travaillé par exemple chez Catelli, sur une machine a poser des étiquettes.Pour $7 par semaine.J'en ai arraché, ça je peux le dire.\u201cTout ¢a a fait que tres tôt, j'ai trouvé que la société était mal faite, qu\u2019elle était faite pour les riches.Je me posais un tas de questions.Si je suis un militant socialiste aujourd\u2019hui, c\u2019est à cause de ça.Je haissais tout employeur, à vue! J'étais extrémiste, révolté.J\u2019étais prêt à embarquer dans n\u2019importe quoi.Quand je pense à ce temps-là, je comprends la révolte des jeunes encore aujourd\u2019hui.L\u2019Armée \u2018\u201cC\u2019est comme ça que je me suis retrouvé dans le parti Communiste mais c\u2019était après la guerre.La guerre, je l\u2019ai faite parce que je m'étais enrôlé dans l\u2019Armée.Une façon de trouver du travail! Dans les Fusiliers Mont- Royal.Parce que j'étais Canadien français, je suis devenu lieutenant.À cette époque \u2014 et encore aujour- d\u2019hui \u2014, j'étais très nationaliste.Mais j'ai appris à connaître les autres nationalités, les Anglais et les Néo-Canadiens.\u201cJe pense que c\u2019est à ce moment-là que je suis devenu socialiste, d\u2019abord et avant tout, par dessus des barrières de langues et de nationalités.De toute façon, pour un Québécois, le nationalisme et le socialisme devraient aller ensemble.Je crois au droit du Québec à l\u2019autodétermination et à l\u2019indépendance mais je crois aussi qu\u2019il faut faire l\u2019unité de tous les travailleurs, canadiens et québécois, contre le capitalisme et les monopoles américains.C\u2019est pour ça que je suis dans le NPD.Trotskyste.\u201cAprès la guerre, comme étudiant \u201cvétéran\u201d, j'ai pu avoir une bourse pour étudier.Comme je voulais travailler dans le mouvement ouvrier, Jai étudié en relations industrielles à Montréal.C\u2019est alors que je suis devenu membre pendant quelque temps du parti Communiste.Je ne faisais pas trop de distinctions entre le parti Communiste et la CCF! Je me suis retrouvé dans un groupe trotskyste qui s'appelait \u2018Action\u2019, = - Por A\" JULIEN MAJOR, nouveau vice-président du Congrès du travail du Canada (CTC), qui compte 1.8 million de syndiqués canadiens: \u2018\u2018Je vais mourir socialiste.\u201d\u2019 avec des gars comme Jean-Marie Bédard (au- jourd\u2019hui permanent du Syndicat des travailleurs du bois d\u2019Amérique et ex- président du parti Socialiste du Québec).Ca s\u2019appelait \u2018\u2018Action\u201d mais je crois bien qu\u2019il y avait bien plus de parlotte que d\u2019action! Moi j'avais un tempérament d\u2019activiste.Je voulais connaître le marxisme et le socialisme pas seulement dans les livres! Le CIO \u201cJai eu ma première job syndicale en 1949, grâce à Jean-Marie Bédard, qui était alors directeur régional au Québec du Congrès canadien du travail (le CCT, fondé en (Photo: Michel Elliott) 1940, regroupait les syndicats du CIO américain expulsés du Congrès des métiers et du travail du Canada (CMTC).Le CCT et le CMTC devaient fusionner en 1956, en même temps que le CIO et l\u2019AFL aux Etats-Unis).\u201cJe suis entré comme responsable du journal et organisateur syndical.C\u2019était une grande période d\u2019organisation.Je me souviens d\u2019avoir aidé a syndiquer les employés des laiteries, comme J.J.Jou- bert, et ceux des boulangeries, à Montréal.\u201cEnsuite, je suis passé au Syndicat des travailleurs du bois d'Amérique, le même syndicat que celui du nouveau président du CTC, Joe Morris, qui lui était sur la Côte ouest.J\u2019étais le seul représentant au Québec.La police \u2018Puis je me suis retrouvé dans un syndicat qu\u2019on accusait d\u2019être communiste dans ce temps-là, les U.E.(United Electrical Workers - Ouvriers unis de l\u2019électricité.Un des dirigeants du syndicat au Québec était Jean Paré, qui est encore là aujour- d\u2019hui.C\u2019est cette Union qui a mené la grève chez Westinghouse a Saint- Jean.Avec les U.E., ce fut l\u2019une des périodes les plus difficiles.Je me souviens de la syndicalisation des ouvriers de la General Electric, dans l\u2019est de Montréal.Je passais des circulaires aux portes de l\u2019usine et tous les matins, la police me ramassait' J'avais du trouble avec .toutes les escouades anti- subversives: la RCMP, la police de Montréal, la police provinciale.On a eu la majorité des membres mais Duplessis a donné Paccréditation au CMTC.Classe aux sorcières \u201cC\u2019était au début des années \u201850, l\u2019époque du sénateur Joe McCarthy aux Etats-Unis, la chasse aux sorcières et aux socialistes.C\u2019était pareil au Canada et au Québec et une partie du mouvement syndical marchait là-dedans.Quand je pense à des choses comme l'expulsion de Madeleine Parent (organisatrice des Ouvriers unis du textile d\u2019Amérique), ça me fait encore mal au coeur.\u201cExpliquer le Québec au Canada\u201d \u201cJe viens de refuser de parler à l'assemblée d\u2019un groupe patronal à Montréal.Le CTC avait accepté l'invitation mais moi, je vais dire non à toutes les invitations du genre.Il y a trop de lignes de piquetage, trop de travailleurs a voir!\u201d Julien Major ne mache pas ses mots.Partout ou il y aura des travailleurs en grève ou en lutte, il entend être là.Surtout au Québec, où le CTC n\u2019était guère présent, mais aussi ailleurs au Canada.\u201cJe vais aller là où les gens en arrachent.Et les patrons n\u2019en arrachent pas trop! Quant il y aura Sacré Coeur Enr.Syndicat des métallos, local 6869 - Célestin Hubert Objectif: $20 000 QUEBEC-PRESSE, 26 MAI 1974 / 21 EE par Joseph Béchard (collaboration spéciale) Une voiture neuve doit nécessairement subir une très bonne inspection par un mécanicien qualifié qui doit vérifier toutes les pièces mécaniques visibles.Pourquoi?Tous les véhicules qui sortent des usines d\u2019assemblage nécessitent certains ajustements afin d\u2019assurer la sécurité du client.Voici la liste des points qui doivent être vérifiés: Sous le capot - le niveau d\u2019huile du moteur - le niveau d\u2019huile de la servo-direction - le niveau de l\u2019antigel du radiateur - le niveau du fluide à freins du maître-cylindre le niveau du liquide du réservoir du laveur de vitres - le niveau de l\u2019électrolyte de la batterie - vérification.du poids spécifique de l\u2019électrolyte - le niveau d\u2019huile de la transmission automatique la direction, les boulons et les écrous - les courroies (tension et alignement) Comment faire l\u2019inspection d\u2019une auto neuve - les boulons de la poulie du vilebrequin (tension) - les câbles de la batterie au démarreur le harnais de fils du sous-capot - les boulons qui retiennent le carburateur - la timonerie du carburateur et l'ouverture du papillon - le câble d'accélération et le crampon d\u2019attache - fonctionnement de la pédale d\u2019accélération - ajustement du mélange carburé - l\u2019étrangleur automatique et recul du vide - ajustement de vitesse du carburateur - ajustement de haute vitesse - angle de Dwell du distributeur - vérification du point de l\u2019allumage - avance automatique et du vide - Tégime de charge de l\u2019alternateur - régulateur de voltage - câble de la masse (du moteur au mur de feu) - valve de contrôle de la chaleur dans la tubulure d\u2019échappement - ajustement des valves - valve P.C.V.- le filtre d'air basse Envoyez votre formule d'abonnement aujourd'hui Tél.: (514) 739-2758 A NE PAS MANQUER A L'HEURE DU BILL 22! Je désire à partir du mois de Je choisis un abonnement: ordinaire $7 MAINTENANT étudiant $5 2765, de soutien $10 Côte Ste-Catherine J'inclus la somme de .Montréal - H3T 1B5 Nom Adresse Gilles Lefabvre André Gaulin Gérald Godin Louis Martin Léon Dion Pierre Vadeboncoeur recevoir MAINTENANT - 22 / QUEBEC-PRESSE, 26 MAI 1974 UN MOTEUR RESPLENDISSAN T, frais émoulu de l\u2019usine de montage.Mais gare! Ii faut le faire vérifier.- les supports d\u2019attache (entre le moteur et le châssis) - tuyauterie des freins - opération des bougies d'allumage - compression des cylindres Sous la voiture - les écrous des quatre roues - les coussinets des roues avant; les graisser s\u2019il le faut - les goupilles des écrous des roues avant - les écrous des rotules de la suspension et les goupilles - les écrous des crampes du train arrière - les boulons de la boîte de direction au châssis - le pincement des roues avant; et faire l\u2019alignement au besoin - les écrous de la sus- passion ainsi que les goupilles - l\u2019écrou du galet - la hauteur avant de la voiture - la timonerie de la transmission - les écrous des amortisseurs - les jumelles des ressorts arrière - le système d\u2019échappement; aligner au besoin - le réservoir à essence - la canalisation des freins ainsi que le câble du frein à main - les étriers monoblocs - (caliper) - la surface des disques - tous les écrous et boulons visibles - l'ouverture des sorties d\u2019eau des portes Carrosserie et châssis - les boulons qui retiennent le volant - la barrure du volant et le trembleur - le mécanisme de la ventilation - la peinture de la carrosserie - l\u2019ajustement du capot - le loquet et le cran de sécurité - l\u2019ajustement des portes dans l\u2019encadrement l\u2019ajustement du panneau du coffre arrière - l\u2019alignement des ailes avant - l\u2019ajustement des vitres - le \u2018\u2018coulissage\u201d des vitres - la roue de rechange - les pare-chocs et l\u2019alignement - l\u2019allume-cigarettes - les ceintures de sécurité Vérification du véhicule sur la route vérifiez la performance du moteur - l'embrayage - la distance de 3/4 de pouce nécessaire de la pédale d\u2019embrayage - la distance de 1/2 pouce nécessaire à la pédale de frein régie interne.CONVOCATION L'Assemblée générale des membres de la Caisse populaire Maisonneuve aura lieu mercredi le 29 mai à 20 heures au Centre récréatif de Maisonneuve, 4215 rue Adam.En même temps aura lieu une assemblée générale spéciale aux fins d\u2019amender l\u2019article 84 paragraphe H des règlements de Prix de présence et buffet Le secrétaire (Photo Michel Elliott) - le fonctionnement de la transmission - le contrôle du volant et de la conduite - la radio (y compris les boutons-poussoirs) - l\u2019odomètre et l\u2019enregistrement des milles & - si la voiture ne fait pas de vibrations - si les portes et les vitres ne font pas de bruit - tous les accessoires - les signaux de direction - les indicateurs du tableau de bord - le rétroviseur - l\u2019avertisseur, etc.A mon avis, si tous les concessionnaires faisaient une telle inspection sur chaque voiture vendue, il y aurait plus de clients satisfaits de leur achat et beaucoup moins de citrons sur nos routes.Une fiche de l'inspection qui a été faite sur le véhicule devrait toujours être remise à l'acheteur.Cette fiche doit porter la date et le nom du mécanicien qui a procédé à la vérification et est une preuve que la voiture a vraiment été inspectée.my 'S it Ir il 18 t 8 pm À À 38% des directeurs de publicité l\u2019affirment Pour que les Québécois comprennent, il faut employer des mots anglais par Micheline Lachance \u201cIl vaut mieux employer des termes populaires que tout le monde connaît même s\u2019ils sont inexacts, que d\u2019employer les termes français justes mais moins connus.\u201d \u201cPour que le public comprenne mieux, il faut employer des mots anglais.\u201d \u2019 \u201cLe joual dans les annonces publicitaires devrait être permis.\u201d \u201cL\u2019important n\u2019est pas de rédiger un texte publicitaire sans fautes mais de se faire comprendre du public.Telle est l\u2019opinion de quelque 38\u201c des responsables de la production française des agences de publicité du Québec.Une étude consacrée à la langue de la publicité et présentée à la Commission d\u2019enquête sur la situation de la langue francaise et sur les droits linguistiques au Québec révele en effet que la majorité des publicitaires sont d\u2019avis que leur rôle n\u2019est pas de sauver le français mais avant tout de vendre un produit.Il ne faudrait pas croire pour autant que les publicitaires ne sont pas conscients du rôle néfaste que joue le français mal parlé à la télévision.91% des cadres et 88 des responsables de la production française des agences admettent que le mauvais français dans les annonces publicitaires fait baisser la qualité du français parlé de la population.\u2019 La vérité saute aux yeux: prés de 40% des publicitaires dégradent consciemment la langue française.Que ce soit parce qu\u2019ils méprisent le public cu qu\u2019ils ne se préoccupent que de leurs propres intérêts, les résultats sont les mêmes.Pourtant, des sondages menés scientifiquement prouvent qu'il n\u2019y a aucune contradiction entre le français de bonne tenue et l\u2019efficacité publicitaire.À l'heure où le gouvernement Bourassa continue sa mascarade en nous faisant cadeau d\u2019un projet de loi qui ne prend aucune mesure pour rendre obligatoire l'usage du français comme langue du travail et des affaires (une loi où la règle du bilinguisme continue de primer dans le domaine de l\u2019affichage) la mentalité qui prévaut dans les agences de publicité jette un nouveau son de cloche sur la situation alarmante du français au Québec.350,000 annonces A 18 ans, un jeune Nord-Américain a passé près de 25,000 heures en face de son poste de télévision.Il a vu défiler environ 350,000 messages publicitaires.Les slogans, les rengaines publicitaires, il les connaît par coeur et les turlu- te à cour de jour.(\u201cLui, i connaît ça\u201d, \u201cc\u2019est-y assez fort\u201d, etc.) Il est évident que l'enfant est le premier que cette pluie de publicité marque.D'ailleurs 97\u201c: des publicitaires interrogés estiment que la publicité influence la formation linguistique de l\u2019enfant au même titre que la famille et l\u2019école.De son côté, la population québécoise rencontrée pour les fins de - l'enquête pense que les fautes de français présentées par la publicité conduisent les enfants à moins bien parler.L\u2019adulte, tout comme l\u2019enfant, est influencé par la langue parlée à la télévision.89° des _publicitaires en_ sont certains.L'influence est particulièrement grande dans les milieux populaires; moins scolarisés, les gens n\u2019ont pas les connaissances nécessaires pour juger de la qualité de, la langue.Ils imiteront sans discernement le modèle cautionné par la télévision et la radio.La publicité joue également un rôle important en ce qui a trait aux immigrants qui apprennent le français.Marcel Paré, responsable de l\u2019enquête, est catégorique: \u201cDans un pays comme le Québec, la télévision et la publicité qui s\u2019y déversent constituent souvent le premier manuel de français de l\u2019immigrant.\u201d Evidemment une publicité qui veille a la qualité de la langue peut grandement améliorer cette dernière et déraciner les mauvaises habitudes linguistiques.Le succès de certaines campagnes en témoigne.On se souvient sans doute, il y a quelques années, on a remplacé le mot \u201cpoêle\u201d par \u201ccuisinière\u201d.Des sommes colossales A chaque année, on engloutit $500 millions dans la publicité au Canada.Aucune entreprise francophone ne figure parmi les 100 plus gros annonceurs du Canada, excepté le gouvernement du Québec.C\u2019est là un gros handicap au départ: \u2018Le Québec est un .peu dans la situation d\u2019un pays en voie de développement, reprend M.Paré, un pays à qui l\u2019on fournirait les outils d\u2019une technologie très avancée, sans lui avoir laissé le temps de participer au développement de cette technologie.Pour aggraver la situation, l\u2019état de la langue publicitaire il y a quelques décennies était assez médiocre et peu propice à l\u2019éclosion d\u2019une publicité originale capable de dépasser les limitations du \u201cmilieu.\u201d Les choses changent, il est vrai.À- lors qu\u2019il y a une vingtaine d\u2019années, la publicité était traduite automatiquement et plutôt mal par des gens généralement non qualifiés, aujourd\u2019hui les agences se rendent compte que les Québécois ne considèrent plus l\u2019emploi du français comme une gentillesse qu'on leur fait mais comme un droit inaliénable qu\u2019ils possèdent.Au Québec, un tiers de publicité anglaise Selon les chiffres qui ont été avancés, 2/3 de la publicité est française tandis que l\u2019autre tiers est réalisé en anglais.À l\u2019échelle nationale, la publicité se partage à raison de quatre contre ves ET LE \u201cmy & Fa HA LA CHER Ami vee JE suis POUR 5) v es COMME cA Vous PARLEZ ANGLAIS Vous PE [om uA NOW.CE N'EST \\ LA Je NE Vous Suis PLvg \u20ac * (L8% [7].MAis VOYONS C'EST simPLEl LEs BiliNgugs PAR LENT Aussi S{)_ FA) Français u un en faveur de l'anglais.Parmi les agences membres de l\u2019Institut canadien de la publicité, 39 ont leur siège social à Toronto, 7 seulement à Montréal.Six d\u2019entre elles sont contrôlées par des capitaux anglais ou américains.On ne compte donc qu\u2019une seule agence ca- nadienne-française d\u2019envergure.Quant aux 180 autres agences du Canada, 90 ont leur siege social a Toronto, 45 a Montréal et 45 dans d\u2019autres villes canadiennes.13 sur 180 sont la propriété de francophones; elles n\u2019administrent que 3\u2018.du budget publicitaire du pays.S\u2019il est vrai que 20\u201c de la publicité canadienne est diffusée en français, les publicitaires francophones n\u2019administrent pas plus de 15\u201c de la publicité française au Québec.20% du personnel des agences est francophone Si l\u2019on élimine les secrétaires, dactylos et autres employés de secrétariat, les francophones ne représentent que 20°: du personnel des agences de publicité francophone au Québec.Il va sans dire que les postes de décision et de direction ne sont pas occupés par des francophones.Ajoutons à cela que les publicitaires francophones sont en majorité bilingues tandis que les publicitaires anglophones sont cn majorité unilingues.Le rapport Sorocum qui étudiait la situation de la langue française dans les agences de publicité du Québec mentionne 95 agences de publicité ayant au moins un bureau au Québec et inscrites dans la \u201cCanadian Advertsing Rates and Data\u201d.Sur les 63 retenues pour l\u2019enquête (on ignorait tout des 32 autres) 20 ont été rejetées parce que, bien qu\u2019étant au Québec, elles n'avaient pas un seul responsable de la publicité française parmi leur personnel.Dans les agences, 485 des cadres ne parlent qu\u2019anglais et 24\u201c emploient également les deux langues.16°¢ des responsables de la\u2019 publicité française ne parlent qu\u2019anglais.On parle français entre employés francophones.Dès qu\u2019un anglophone unilingue est présent, mé- me si la majorité des personnes présentes sont francophones, on parle en anglais.Les communications écrites se font en anglais même entre publicitaires francophones.Qu\u2019en pense le public?Les enquéteurs de Sorecom ont soumis la population a deux séries de messages, une en bon français et l\u2019autre dans une langue incorrecte.Il ressort de l\u2019enquête qu\u2019il est faux de prétendre que la correction de la langue nuise à la compréhension.De plus, vu l'accroissement de la scolarisation, la compréhension des textes en bon français ira en s\u2019améliorant.Malheureusement, l\u2019attitude à déceler le mauvais français est liée aux préjugés: plus une personne se préoccupe de bien parler, plus elle remarquera le mauvais français, les anglicismes ou calques anglais.Il n\u2019en demeure pas moins que 77\u201c: des personnes interrogées pensent que la qualité du français des messages publicitaires est bonne.Près de la moitié s\u2019est néanmoins prononcée contre la publication d\u2019annonces traduites.Elle est donc favorable à la création en français.QUEBEC-PRESSE, 26 MAI 1974 / 23 N 90% de la publicité est adaptée de l'anglais Il este évident que - les budgets consacrés a la publicité francophones sont Du | 16 mai au Îer juin nettement insuffisants.Ajoutons à cela l\u2019insuffisance du personnel francophone qualifié et on comprend mieux ce qui nuit à la promotion de la publi- cité francophone.Tout le monde déplore l\u2019amateurisme qui prévaut au sein de la profession.Les publicitaires ont une connaissance insuffisante des ressources de la langue frençaise.La plupart des publicitaires sont venus à la publicité par le biais de la traduction et ont une formation entièrement anglo-saxonne, ce qui les a marqués.Voilà pourquoi, encore aujourd\u2019hui, 90©c de la publicité est adaptée de l\u2019anglais même si tout le monde s\u2019est prononcé contre la traduction.L\u2019urgence d\u2019une action gouvernementale Les recommandations faite par M.Paré aux instances gouvernementales insistent sur l'importance d\u2019une législation qui imposerait l\u2019enseignement du français a tous les niveaux, et particulièrement à ceux qui exercent des professions de publiciste, rédacteur, écrivain, jour- de 14\" x 18\u201d IMPRESSION OFFSET -coples 8% x11\u201d 82x14\" 100 3.25 3.75 200 4.30 5.40 } 300 5.40 6.50 400 6.50 8.35 500 7.55 9.15 | 600 8.35 10.25 700 8.90 10.80 800 9.45 11.60 900 10.00 12.15 1000 10.80 12.70 2000 19.15 23.50 3000 28.00 34.55 :4000 36.75 45.35 5000 45.35 56.15 SCRIBEC 45 est, rue Jarry Montréal H2P 1S9- 387-2486 SECRETARIAT DACTYLOGRAPHIE IMPRESSION PHOTOCOPIE XEROX 1-3.10\u20ac 4 .9c 5-10 .8c 11- 16 mére original 7c la 17-30.Ge C°P° 31-49 .5C 50-70 .4\u20ac Format légal et papier couleur: 10% en sus Réduction à partir 24 / QUEBEC-PRESSE, 26 MAI 1974 naliste, animateur ou traducteur.II faut, à tout prix, que le ministère de l\u2019Education élabore un programme systématique et rationnel d\u2019enseignement de la langue maternelle.Il faut aussi que le gouvernement crée une commission ou veille à la place que doit occuper le français dans la publicité et coordonne la réglementation existante.La réponse du gouvernement Le portrait de la situation qui existe actuellement dans les agences de publicité et les recommandations des enquêteurs sont connus du gouvernement depuis le mois d\u2019octobre 1972.On connaît d\u2019ores et déjà la réponse du gouvernement.Le projet de loi 22, s\u2019il ne parle pas directement de la publicité, traduit néanmoins I'insouciance du gouvernement face a ce proble- me.: Des lors, qui sera surpris quand on lui rappellera que 100,000 personnes dont la langue maternelle est le francais ont adopté au cours des derniéres années l'anglais comme langue d\u2019usage pendant qu\u2019à peine 3,000 anglophones du Québec optaient pour le français.Rappelons d\u2019ailleurs que la plupart de ces transferts s'effectuent chez les individus de 18 à 30 ans quand ceux-ci quittent leur famille.Si l\u2019on exclut le groupe des immigrants, les francophones devenus de nouveaux usagers de la langue anglaise dépassaient les 25,000 en 1971.Autre exemple qui en dit long: 27°.des lecteurs du quotidien \u2018\u201c\u201cThe Gazette\u2019\u2019 sont francophones.Evidemment la publicité truffée d\u2019anglicismes n\u2019est pas seule responsable de la décadence de la langue francaise au Québec.Elle n\u2019est qu\u2019un maillon de la chaîne.Mais ce qui choque, ce qui révolte c\u2019est qu\u2019une situation à ce point déplorable n\u2019a pas réussi à toucher le gouvernement du Québec.Non, il ment effrontément quand il veut nous faire croire que la loi 22 fera du Québec, un Québec français.C\u2019est tout simplement la consécration du bilinguisme.Désormais l\u2019assimilation se poursuit paisiblement à l\u2019école, au travail et à la télévision.\u201c\u201cQu\u2019est-ce que tu penses de mes cheveux sexy\u201d\u201d, dit le message.\u201cQu\u2019est-ce que tu penses de Head and Shoulders?\u201d.Les publicitaires ont le feu vert.Ils n\u2019ont qu\u2019à continuer leur oeuvre d\u2019anglicisation. 3 3 ig Mgr Albert Tessier, cinéaste Faire l'inventaire du pays -~ par Pierre Demers (collaboration spéciale) F:LMOGRAPHIE par René Bouchard, les éditions du Boréal- D'ALBERT TESSIER.Express, collection \u201cDocuments filmiques du Québec\u201d, no 1, présentation de Léo Cloutier, Montréal/Trois-Rivières, 1973, 180 pages, abondamment illustré.Pour ceux qui s\u2019intéressent de près ou de loin aux ouvrages historiques sur le Québec, les éditions du Boréal-Express doivent leur dire quelque chose.Depuis une bonne dizaine d\u2019années cette maison d\u2019édition de Trois- Rivières a renouvelé profondément les points de vue sur notre histoire.C\u2019est donc par un heureux hasard qui s\u2019explique bien, que les éditions du Boré- al-Express lancent une nouvelle collection d\u2019ouvrages réservés ceux-là aux documents cinématographiques du Québec et à ceux qui les ont réalisés.II faut donc saluer avec admiration la naissance de cette nouvelle collection \u2018Documents filmiques du Québec\u201d aux éditions du Boréal-Ex- press.Le premier livre de cette collection, \u2018\u201cFilmographie d\u2019Albert Tessier\u201d de René Bouchard, amorce pour ainsi dire les véritables recherches historiques sur le cinéma d\u2019ici.Jusqu\u2019a ce jour, tous les ouvrages consacrés au cinéma québécois n\u2019ont fait que signaler la préhistoire du cinéma d'ici.Mais avant les années 40, avant l'ONF, l'OFQ (appelée en 1940 le \u201cService de ciné- photographie de la province de Québec\u201d), avant la première vague de LM commerciaux québécois des années 50, avant la SDICC, des cinéastes solitaires ont fait des films et ont lancé le cinéma de chez nous sur des voies que des cinéastes actuels suivent encore.Aucun ouvrage ne traite donc de notre préhistoire du cinéma.Tout commence avec ce bouquin de René Bouchard, \u201cFilmographie d\u2019Albert Tessier\u201d.Ce qui compte le plus dans cette recherche historique, c\u2019est de faire l\u2019inventaire des films réalisés par ces pionniers du cinéma d\u2019ici qu\u2019on peut considérer comme des cinéastes amateurs dans le sens noble du terme: ils ont appris) à faire des films en tournant sans trop se compliquer l'existence avec des théories et des expériences techniques poussées.Animateur social René Bouchard retrace dans la filmographie de monseigneur Tessier tous les films disponibles et perdus de ce cinéaste.Il en donne surtout une description très utile du contenu et de leur valeur historique.Aujourd\u2019hui ces films réalisés de 1925 à 1950 ont d\u2019abord une grande valeur socio-histori- que.Ces documentaires n\u2019ont pas la valeur cinématographique des quetteurs\u201d \u201cRa- et de \u201cPour Cinéaste-voyageur Ce qui surprend dans le cinéma québécois, c\u2019est que bon nombre de cinéastes du direct font à la fois le métier de cinéaste, de capteurs d\u2019images et d\u2019explorateurs.Des dizaines de cinéastes québécois voyagent à l\u2019année longue à travers le Québec (et bien sûr ailleurs) et perpétuent cette tradi- MGR ALBERT TESSIER, un des pionniers du cinéma québécois, du temps des \u2018\u2018nobles amateurs\u2019\u2019.la suite du monde\u2019.Mais ce qui importe dans une pareille recherche c'est que, dès les années 30, des cinéastes amateurs et pionniers comme Albert Tessier, Maurice Proulx ont fait des films 16 mm pour montrer aux Québécois d\u2019alors la richesse, et la beauté de ce pays.Comme chez l\u2019abbé Proulx, le travail cinématographique d\u2019Albert Tessier contribuait a mieux exercer sa profession d\u2019animateur social.Maurice Proulx était professeur d\u2019agronomie tandis qu\u2019Albert Tessier a travaillé surtout pour \u2018\u2018I\u2019Association de protection des forêts\u201d du Saint-Maurice et pour les écoles ménagères ou les instituts familiaux du Québec.La recherche historique de René Bouchard nous montre bien que les pionniers du cinéma d\u2019ici, les premiers cinéastes du 16 mm comme Albert Tessier, ont découvert en méme temps que le cinéma (i.e.un moyen d\u2019expression et une merveilleuse mémoire nationale) leur région, leur pays, un territoire.Les premiers cinéastes du Québec ont été par la force des circonstances historiques des explorateurs, des géographes, des aventuriers a la recherche de leurs freres et des manières de vivre ici.Ils ont donc fait du cinéma ethnologique bien avant Brault, Perreault.tion du cinéaste-voyageur amorcée par les pionniers du cinéma d'ici.Les Tessier, Proulx, ont les premiers fait la reconnaissance de toutes les régions du Québec.Dans ce sens, le cinéma québécois a toujours été direct, vécu, explorateur et donc fortement nationaliste, i.e.identificateur.C\u2019est d\u2019abord cette pénétrante vérité que nous révèle \u201cLa filmographie d\u2019Albert Tessier\u201d.Le cinéma direct québécois le plus fondamental des cinémas d'ici, n\u2019est pas d\u2019hier.Dès l\u2019instant où des Québécois ont pu prendre une caméra dans leurs mains, ils ont tout de suite pensé à faire l\u2019inventaire du pays, à filmer ce qui fait que nous sommes différents des autres.Albert Tessier, tout comme Maurice Proulx, a fait du cinéma colonisateur.Il a compris que ce moyen de montrer les choses -et les hommes devait être très utile.Il s\u2019en est servi pour explorer et découvrir dans tous les sens du terme.Albert Tessier a parcouru le Québec pour, le premier, montrer notre \u2018album de famille\u201d, comme Per- rault l\u2019a fait par la suite plus systématiquement.Le cinéma d\u2019Albert Tessier semble aussi être un cinéma qui suit l\u2019histoire du Québec de beaucoup plus près que l\u2019on pense.Car ce qui fait l\u2019histoire n\u2019est autre que la quotidienneté des peuples.Comparaison difficile Ce qu\u2019on peut reprocher à la \u201cFilmographie d'Albert Tessier\u201d, c\u2019est peut-être son manque de perspective québécoise.Par exemple, il aurait été intéressant de voir comment le travail cinématographique d\u2019Albert Tessier prépare celui des cinéastes du direct d\u2019ici comme Perreault, Brault, Gosse- a RCE ES La D' EXPRESSION I Wh an PROJECTIONS DE MIDI & 16 HEURES ET DE 18 4 22 BEURES RENCONTRE WESTIOWENENTS DE {6 4 18 HEURES lin, etc.Dans sa présentation, Léo Cloutier compare un peu la démarche de Tessier a celle des grands noms du cinéma documentaire: Flaherty, Vertov, Grierson, Rouch.Je crois qu\u2019une telle comparaison tient difficilement.Sur le plan international, le cinéma documentaire de Tessier n\u2019a pas la pertinence historique du travail de Vertov.Toutefois, sur le plan québécois et canadien, la démarche d\u2019Albert Tessier indique bien une voie essentielle pour le cinéma d'ici: le cinéma direct ethnologique.Egalement, on passe un peu rapidement sur le travail d\u2019animation culturelle et cinématographique d\u2019Albert Tessier.Mais par.sa clarté, par sa précision et par son point de vue historique, cette \u201cFilmographie d\u2019Albert Tessier\u201d est déjà un ouvrage de référence.J\u2019affirme, je souhaite que ce premier livre d\u2019importance sur qui vous desarment LE MONDE force peu commune @ FLAN ST-DENIS, STE CATHERINE 878 7424 HORS-CLASSE LES VALSEUSES fim de Bertrand Blier LE CANARD ENCHAINE Le fiim le plus hbre le plus culotte (et deculotte) qu On ait jamais vu Jamais on n est alle aussi loin dans la franchise des propos et des gestes Etc est toujours d'une drôlerie et dune invention Un iim hors classe Un film truculent.haut en couleur d une Un film bourrasque auquel on ne resiste pas JEAN DE BARONCELLI.PARIS-MATCH C'est truculent.toujours vrai C estun hymne à la vie à la Jeunesse.et c'est un film qui a une qualite rare {rend heureux.GERARD DEPARDIEU PATRICK DEWAERE JEANNE MOREAU n.Ny EVE LAT \u2014\" ST-DENIS JARRY 388-5577 les origines du cinéma québécois fasse des petits.Un dernier mot pour dire que ce livre de René Bouchard, illustré des photos noir et blanc des films d\u2019Albert Tessier, est aussi un ouvrage de référence sur le plan de la mise en page.Ce livre se lit et se regarde comme.un film des pionniers du cinéma d\u2019ici.Enfin, on connait un des pe- res du cinéma direct québécois.PROGRAMME CALENDRIER DISPONIBLE SUR DEMANDE OUTREMONT 2770105 FESTIVAL D'ÉTÉ PLUS DE 100 FILMS demandez le programme au téléphone ou par la poste £99 i 855 DECARIE 277-2001, Au Nord du boul.Métropolita.7 18 ANS MICHEL DURAN.\\ QUEBEC-PRESSE, 26 MAI 1974 / 25 rités militaires quand le pays était en danger.Ce fut le - cas lors de l\u2019invasion américaine en 1776 de même qu\u2019au moment de \u2018la guerre civile américaine.Et puis tout à coup, à la fin du siècle, on assiste à un revire- \u201cLe Québec et la guerre\u201d Défendre son pays, i ose sure oui les conquêtes des recrues francophones anglaises, non! en nombre suffisant.L\u2019explication est simple: quand il s\u2019agit de défendre son territoire contre l\u2019ennemi qui attaque, les Canadiens français n'hésitent pas: par Micheline Canadiens français étaient ils prennent les armes.Lachance les premiers à offrir Mais ces mêmes hom- Au XIXe siècle, les leurs services aux auto- mes se désintéressent to- | conversation/questionnement No 4 Le théatre aujourd'hui peo pl CYT au seul lieu d'une scène.er ITER * Québec depuis: 1970: le théatre.d'fa ry (Richard Garner, .Marc Therrien.\u2018et Yves Rochon), des militants RU ent un jeu dramatique ry YE [EY JWT PTT les@puvriers et \u201clinterprètes pour LES (PRE FT 1) LET LY {agitation propagande yl théatre possible au moment VOUS LH | LT sociales rr 4 lesquelles is existons sont transformées: 2 (LEE Le C1 CVE (TE ER TEE CES \u2018fonctionnaires .grassement payés, Héléne \u2018Loiselle ._ s'engage littéralement dans Chants et Poèmes delà résistance que Luce Guilbeault a ~ Paule Baillargeon et Suzanne Garceau\u2019 du \u2018Grand Cirque Ordinaire réalisent tout de | ) (LICE EL d\u2019ttve\\ dramaturgie pour [YIP de' la- (TT) que \u2018Marcet CETTE \u2018consacre une gragde\\partie de son tempsf l'enseignement et mette eñ scène très LIE 5 chainement I'un des grands moment : J : ON) a] Alfred Jarry.} - \u201cDonec quelle \u2018partie de\u2019 ullure défendons-nous?La.réponse doit-étret\u201d ceux de ces éléments \u2018qui peuvent subsister qu'en supprimant les rapports de productiog\u201d \u201cLa lim bération est une libération.des forces productives, toute liberté individuelle en est tri- \u2018butaire.\u201d BERTHOLD BRECHT, P 4 C'est un axe de 1a théorie et de I'écriture de Brecht ici que théitre d'la Shop.(Richard .\u2018Garner; Marc WK Yves Rochon), Luce -Guilbeauit et Marcel ratée tia a : Lh COURS RELIG dun théatre au Québec.= i FEL TINE: | Conversation! HATA No a BE LI : L'opinion de 25 Québécois sur P.E.T.26 / QUEBEC-PRESSE, 26 MAI 1974 as \u20ac talement d\u2019une menace étrangère ou d\u2019une guerre qui se déroule en territoire étranger et ce même si on sollicite leur aide.L\u2019impérialisme anglais C\u2019est Henri Bourassa qui le premier a exprimé l\u2019opinion qu'il faut défendre son pays et non les puissances étrangeres.De 1899 a 1914, Bourassa s\u2019est affirmé comme le leader incontesté du mouvement nationaliste.\u201cL\u2019impérialisme constitue la pire menace pour la liberté des peuples et la paix mondiale\u201d.Comme l\u2019impérialisme anglais est la participation active des colonies aux guerres de l\u2019Angleterre, il érigera en principe que les Canauiens ne doivent participer à aucune guerre hors de leur territoire.Les Québécois se souviendront de l\u2019enseignement de Bourassa de la première et de la deuxième guerre mondiale.Il est d\u2019ailleurs extrêmement intéressant de comparer la thèse de Bourassa à celle des évêques qui appuient chaleureusement l\u2019effort de guerre du Canada.\u201cLe Québec et la guerre\u201d Jean-Yves Gravel a recueilli les textes de plusieurs historiens qui se sont penchés sur le rô- le des Canadiens français dans nos institutions militaires et la relation entre les hommes politiques et les institutions militaires.Dans son livre \u201cLe Québec et la guerre\u201d publié aux éditions Boréal-Express, on verra notamment les réactions des Québécois de langue française devant les crises internationales comme par exemple celle de Suez ou encore celle de Hongrie.Le livre raconte en outre la fondation du collège militaire royal de Saint-Jean qui, selon l\u2019auteur.est un compromis de la politique canadienne.\u201cC\u2019est le compromis entre les Canadiens français qui réclament au nom de l\u2019unité nationale une plus grande représentativité dans les forces armées, et les Canadiens anglais pour qui toute concession au Québec menace cette même unité nationale.\u201d JEAN-YVES GRAVEL Une toute petite place Les Canadiens français, il est vrai, n\u2019ont jamais occupé une place proportionnelle à leur nombre et à leur importance socio-politique au sein des institutions militaires.En 1924 la mari - ne, l\u2019armée et l\u2019aviation comptaient 6.8: d\u2019offi- tiers et 10.3\u2018 de militaires francophones.En 1973, les forces armées canadiennes comptent 19\u201c de militaires francophones: \u2018\u2018Le véritable déblocage s\u2019est produit\u2019 vers 1968.Depuis ce temps, le nombre de francophones augmente.Il y a d\u2019'ailleurs un effort de la part des autorités militaires pour attirer les recrues francophones.On le voit par exemple dans la campagne publicitaire présentée actuellement à la télévision.Mais la réponse est loin d\u2019être celle qu\u2019on attend.On comble à peine 50% des contingentements réservés aux francophones dans les forces armées.Celles-ci sont en pleine crise d\u2019identité: elles se cherchent un but, une identité.\u201d Québec: dix ans de terrorisme Il y a quelques semaines, on demande Marc Laurendeau au téléphone.C\u2019est le sergent-détective Vandal qui est à l\u2019appareil.Il voudrait bien obtenir une copie de l\u2019ouvrage de Laurendeau qui porte sur les terroristes québécois des années 1962 à 1972.Le sergent-détective Vandal sera content d'apprendre que le livre est maintenant sur le marché.Intitulé \u2018Les Québécois violents\u201d, l\u2019ouvrage vient de paraître aux éditions du Boréal-Express.En décembre, on s\u2019en souvient, Marc Laurendeau nous livrait les conclusions des recherches qu\u2019il avait effectuées pour fins de thèse de maîtrise en sciences politiques.Il nous expliquait alors comment la répression de l\u2019Etat fut odieuse mais habile au Québec.On retrouvera ses explications plus détaillées dans le présent ouvrage.On y trouve en outre le jugement rétrospectif très sé- vere d'anciens activistes à l'égard de l'organisation clandestine dont ils étaient membres.L\u2019analyse des données empiriques sur la violence politique de 1962 à 1972 au Québec demeure le chapitre le plus intéressant de l\u2019ouvrage qui s\u2019avère assurément le plus fouillé et le plus analytique de tous les livres précédemment parus sur le sujet.Le terroriste n\u2019y apparaît plus comme un détraqué ou un malade mental.Bien au contraire, il est altruiste, combatif, intelligent et instruit.En revivant dix années \u2018de terrorisme au Québec (174 attentats, dont 90 à la bombe et 7 morts) oz se demande quels ont été les effets positifs de ces vagues: \u201cAux Etats-Unis, la violence des Noirs a intéressé les Américains aux conditions de vie des Noirs.La même chose s\u2019est produite au Mexique.On n\u2019a pas !a preuve que la violence a suscité un éveil chez les Québécois.Mais on sait en tout cas que la montée de l\u2019indépendance et des idées socialisantes coincide avec la présence du terrorisme.C\u2019est horible, sept morts, mais ça intéresse les gens.\u201d \" Montréal. \u201cLes Yanomamis\u2019\u2019 Les \u2018\u2018Beaux dimanches\u201d a 21h, présentent un documentaire sur les \u2018\u201cYanomamis\u201d, tribu primitive vivant dans une région tropicale du Brésil et du Venezuela.Pendant ce temps, au canal 10 (21h30) un spécial Julien Clerc.Le chanteur français interprète plusieurs de ses chansons.Guy Godin l\u2019interviewe.\u2018La structure du cristal\u201d Au \u2014Ciné-club, dimanche soir, un drame psychologique polonais, \u201cLa structure du cristal\u201d.Un métérologiste et sa femme vivant isolés à la campagne reçoivent la visite d\u2019un ami.Le 60 Dernière émission de la saison, mardi à 1h30.On présentera une rétrospective des plus intéressants reportages télédiffusés au cours de l\u2019année.multiple L\u2019homme multiple, c\u2019est Charles Ivano Swiny, connu comme le grand-père de la première génération des fous perpétuels.Il présente actuellement ses aquarelles à l\u2019Incube, le viaduc, Place Bonaventure.Mon oeil Le peintre Stella Sas- seville expose actuellement ses toiles et encres d\u2019expresionnisme abstrait sous le thème \u201cMon oeil\u201d à l\u2019expo maison no 2, 9143, 5ie- me avenue, Rivière-des- Prairies.Une exposition hétéropéraclite Le Grand Théâtre de Québec présente une exposition d\u2019objets hétéroclites se rattachant aux diverses productions de Opéra du Québec, depuis sa fondation en 1971.Il ne s'agit pas de démystifier le côté scénique de l\u2019opéra ni l\u2019enchantement qui en résulte mais plutôt de sensibiliser le public à l\u2019immense habileté nécessaire aux artisans chargés de illusion parfaite.créer une Le tissage et le macramé Une exposition d\u2019artisanat se tient en fin de semaine à l\u2019école Saint-Joseph de Sainte- Julie.On peut y admirer des travaux de couture, de crochet, de tissage, de macramé, de décoration et d\u2019art culinaire.Le cas Jay Lee Jaroslav Curieuse exposition que celle des feuilles de compilation mécanographique de Jay Lee Jaroslav, à la galerie Véhicule Art (61 ouest, æue Sainte Catherine).Cette documentation trace la \u201cvie\u201d de 31 personnes décédées en bas âge dont l\u2019artiste a constitué l\u2019existence à partir de documents officiels: cartes d\u2019assurance sociale, permis de conduire, passeports, etc., et de cartes du ciel.Arrété par le FBI et condamné pour la création de 31 fausses identités, Jaroslav veut faire reconnaître ses \u2018\u2018ames mortes\u201d comme oeuvres d\u2019art existant bel et bien dans la société.L'intérêt de l\u2019exposition tient à l\u2019étude du cas Jaroslav avec les animateurs de cette galerie coopérative, qui seront heureux de prendre contact et d\u2019échanger avec Jusqu\u2019au 2 juin.vous.Place au cinéma français Au cinéma Outre- mont, cette semaine est consacrée au cinéma français.Dimanche soir, on présente \u201cLa bonne année\u201d de Claude Lelouch.Lundi: \u201cLe grand blond avec une chaussure noire\u201d de Pierre Richard.Mardi, le 28: \u201cLes noces rouges\u201d de Stéphane Audran avec Michel Piccoli.Mercredi: \u201cLes aventuriers\u201d avec Ni- no Ventura, Alain De- lon, Joanna Shimkus et Serge Reggiani.Jeudi: \u201cLa Chinoise\u201d.Vendredi: \u201cJules et Jim\u201d.Et samedi, \u2018Le genou de Claire\u201d.La semaine prochaine, place au cinéma québécois.Les danseurs, attention! Le 29 mai a 11h30, les Grands Ballets canadiens tiendront des auditions afin de trouver des danseurs, femmes et hommes, au ni- \u2018veau solistes et corps de ballet.Ces auditions auront lieu aux studios des Grands Ballets, 5415 Chemin de la Reine-Marie, a Montréal.Harmonium Le, groupe Harmonium qui a enregistré en janvier 1974 a Montréal un microsillon fort intéressant qui porte son nom sera a la Place des Arts, au théâtre Port-Royal, le samedi 8 juin.Il s\u2019agit d\u2019un des meilleurs groupes québécois à l\u2019heure actuelle.Un peut tout l\u2019monde La troupe \u201cUn peu tout l\u2019monde\u201d présèn- tera une création collective intitulée \u201cL'\u2019ascenseur\u2019 à Montréal le 29 mai a 20h.La représentation aura lieu a la polyvalente Edouard- Montpetit.Six personnages en quéte d\u2019auteur Au Trident, Jean- Marie Lemieux (on se souvient de Monseigneur Charbonneau dans \u201cCharbonneau et le chef) interprète le rô- le du père dans \u201cSix personnages en quête d'auteur\u201d, de Pirandello.C\u2019est Pol Pelletier, une jeune femme d\u2019Ottawa qui incarne le rôle de la belle-fille.La vraie guerre du Kippour Moins de trois mois après le cessez-le-feu officiel et alors que le conflit israélo-arabe bat toujours son plein, Walter Laqueur, directeur de l\u2019Institut d\u2019histoire contemporaine de Londres, explique pourquoi Israël n\u2019a pas pu ou su faire la paix, pourquoi l\u2019Union soviétique a pris le risque d\u2019une relance de la guerre au Proche- Orient en période de détente et comment les pays producteurs ont utilisé la redoutable arme du pétrole pour arrêter la contre-offensive israélienne.Chez Calmann-Lévy.Les sons en La semaine dernière, il a été question de ces trop fameuses \u201cdéformations\u201d qui caractériseraient, si on peut encore y croire, la langue canadienne-française.La première que nous avons examinée (moué, toué, roue, etc.) aura sans doute convaincu les lecteurs que de telles prononciations sont en réalité très françaises et que, pour être vieillies, elles n\u2019en sont pas moins tout à fait normales (en dépit d\u2019une coquille de l\u2019avant-dernier paragraphe qui me faisait dire qu'il y avait déformation).Puisque l'intérêt éveillé par ces propos était à son comble, et à la demande générale, nous allons entreprendre cette semaine: de voir d\u2019autres merveilleux faits de langue.Qu'\u2019ri Quand nous étions petits et que nous n\u2019étions pas grands, nos grand-mères nous envoyaient qu\u2019ri de l\u2019eau au puits, du sel chez la voisine; l'oncle en fête nous envoyait qu\u2019ri quelques bouteilles de bière dans la réserve de la cave.Vous pensez à ces charmants souvenirs et voici que vous reviennent en mémoire les hauts cris des bonnes âmes du village qui se scandalisent si facilement devant nos formules soi-disant barbares.Qu'ri: une telle écorchure au bon parler français dans leurs chastes oreilles! Mais où est le mal?Qu\u2019a-t-on si sauvagement écorché?Il s'agit ni plus ni moins du verbe quérir, verbe qui a un peu perdu de sa jeunesse en français général et qu\u2019on n'emploie plus guère que dans les textes littéraire\" Chez nous cependant, a linfinitif, i .serve encore toute sa vitalité; guérir, c.n\u2019est pas la même chose qu'aller chercher, trouver ou aveindre.I a semblé à plusieurs que qu\u2019ri était estropié, amputé de quelques chose.Au début de ses tribulations, le é de quérir a été à une certaine époque un e muet.Et qu'est-ce qu\u2019il advient des e muets, vous pensez?Parce qu\u2019ils sont si faibles, ils cessent bientôt de faire entendre leurs voix plaintives, ils meurent, on les enterre entre deux consonnes (jamais trois) et on n'en parle plus.Notons en passant que les Canadiens français tuent les \u20ac muets comme les Français le font, tout naturellement et de la même manière.Mais ce n\u2019est pas tout.Il y a fort longtemps déjà, les r en finale de mot avaient une fâcheuse tendance à disparaître, allez savoir pourquoi! Ainsi, les verbes dont l\u2019infinitif est en er (aimer, tourner, etc.) se sont déjà prononcés ère avant de se prononcer é.Les adjectifs et les substantifs masculins en er se sont déjà prononcés à peu près comme on prononce aujourd\u2019hui les féminins correspondants avant de se fixer a é.Il en allait de même pour les verbes en ir, a un tel point que vers le XVème siècle le r n\u2019était plus articulé dans ces verbes, comme ça continue d\u2019être le cas dans certaines régions de France et en Acadie où on dit mouri, fini, pour mourir, finir.Par la liberté Par la suite ce r fut artificiellement ré- ta li.Pantoute Pantoute\u2026 Plus d\u2019un a tendu l\u2019oreille et froncé le sourcil.Vous vous grattez le crâne encore sous le coup de la surprise, vous avez la puce là où vous croyez savoir.Pantoute.Qu'est-ce donc que cette locution bizarre?De l\u2019espagnol, de l'italien?Si vous cherchez bien, vous finirez par dire que cela vient de pas du tout.Ajors je vous répondrai que vous n\u2019y êtes pas pantoute; enfin ce n'est pas tout à fait exact, voyez-vous! Il s\u2019agit plutôt d\u2019une de ses variantes: pas en tout.: Or, la langue francaise a une sainte horreur des hiatus et elle ne reculera devant rien pour s\u2019en débarrasser, par la méthode forte s\u2019il le faut.L'un des moyens dont elle dispose est de fusionner les deux sons qui font un effét si disgracieux en une seule voyelle.A suivi du son en s\u2019y soudera et on aura p'en tout qu\u2019on écrit pantoute.En Gaspésie, les éléments constituants de cette locution sont encore sentis isolément.Ainsi, un pêcheur vous parlera de sa pêche en disant: \u2018Hier, on n\u2019en a pas pris en tout, de la morue salée d'avance\u2026\u201d \u2019 Le boute Vous n\u2019étes pas sans soupgonner que tout n\u2019est pas dit au sujet de pantoute.Il y a encore le problème du t final.Dans une série de mots, les Québécois prononcent le t là ou il n\u2019existe plus que dans la graphie en français moderne.On vous demande ce que vous avez faite, on vous dit que vous êtes au boute du boute.La ,raison en est qu\u2019en ancien français on prononçait toutes les consonnes finales.Le t se faisait entendre à la fin de mots comme tout, bout, lit, nuit, douillet, fluet, plat (adjectifs), etc, jusqu'à une époque relativement récente aussi bien à Paris qu'ailleurs, tout comme on peut l\u2019entendre encore dans certaines régions françaises.Cependant, le t final avait de plus en plus tendance à tomber, imitant en cela d'autres consonnes en position précaire.Par exception, il s'est conservé dans quelques mots comme but, fait (substantif), soit (avec valeur adverbiale).Dans sept, il est muet devant cent, mille, million et devant certains mots commençant par une consonne.Icitte Il y a le cas curieux de icitte qu'on retrouve dans des écrits de la France de jadis (de même que son correspondant temporel astheure).À l'opposé des exemples que j'ai donnés pour la chute ou le maintien du t final, celui de icitte n\u2019est pas étymologique, c\u2019est-à-dire qu'il ne découle pas des mots latins qui ont abouti à ici (ou icitte) en français.En réalité, ce t a existé par analogie avec d'autres formes anciennes aujourd'hui disparues comme ainsit, aussit, dont (donc), etc.Mais c'est une trop longue histoire pour que j\u2019entre dans des détails Ghislain Lapointe scabreux. Renseignez-vous sur les clubs coopératifs! Le \u201creportage\u201d que vous avez fait sur les Clubs coopératifs de consommation est un 1ésumé de ce que vous avez pu lire sur les comptoirs alimentaires.L'information que vous rapportez ne fait pas partie de l\u2019information véhiculée quotidiennement dans les comptoirs alimentaires.Votre évaluation est une évaluation capitaliste des comptoirs et ce n\u2019est peut-être pas là le .type d\u2019information qui peut être utile au développement des clubs.C\u2019est dommage qu\u2019il y en ait comme vous qui se contentent de tripoter de l\u2019information sans avoir la décence d\u2019en vérifier le bien-fondé.Il serait à peu près temps que vous revi- siez votre critique ou votre jugement au sujet du mouvement coopératif populaire et que vous le poussiez plus loin.La critique à faire est importante et impérieuse pour les militant= des clubs; il s\u2019en fait de plus en plus mais s\u2019il faut qu\u2019il v en ait beaucoup comme vous, ce sera très difficile d'informer de nouveaux groupes intéresses.Vous auriez en avantage à aller rencontrer les membres des comptoirs alimentaires.Si vous n\u2019avez pas le temps, vous auriez mieux fait de vous abstenir d\u2019écrire cet article.Je vous conseille fortement de vous y rendre, pas pour rencontrer les leaders mais les vrais membres, et vous auriez pu fournir un article qui se tienne un peu plus debout, qui vous aurait fait comprendre pourquoi ça existe les comptoirs alimentaires.Gilles Denis, Montréal L\u2019information internationale dans Québec-Presse Votre décision de reproduire les articles du Nouvel Observateur me semble grave, très grave et dangereuse pour Québec-Presse.Passons sur mon dégoût personnel pour le Nouvel Observateur; c\u2019est en partie celui de quelqu\u2019un fatigué d\u2019un ton très précis, très \u201cen formule\u201d, pour parler de tout, et particulièrement des luttes ouvrières, fatigué aussi de voir voisiner les articles sur la spéculation immobilière en Corse, avec les annonces du Club Méditerranée pour la Corse.(Ceci dit, le Nouvel Observa- F vote invitons à rédiger des: \u2026.textes courts (tout au plus,\u2019 * deux feuillets & double in: :, terliggne) et d\u2019une écri eo: ; lisible (de façon à der la transeription).Mers teur est utile en France, et souvent extrêmement remarquable par la qualité de certains de ses articles.) Non, ce n\u2019est pas l\u2019essentiel, bien que j'aimerais pouvoir vous démontrer au coup pour coup, article par article, à quel point -ce ton et cette ve- dettisation du Nouvel Observateur mythifient la réalité et recouvrent une vision élitiste, voire bourgeoise, de cette réalité.L'essentiel, c\u2019est, me sem- ble-t-il, cette décision par rapport à Québec-Presse et la réalité du Québec.Reconnaissons que l\u2019international est négligé et faible à Québec-Presse, et que vous n\u2019avez ni les moyens ni le goût de vous y attaquer.Mais est- ce une raison suffisante pour vous en remettre aveuglément au Nouvel Observateur?Cher- chez-vous à faire de l\u2019inforrna- tion \u2018de gauche\u201d de qualité pour satisfaire votre public réel, plus intellectuel qu\u2019ouvrier?OK, si c\u2019est l'option que vous avez prise pour remédier à la crise de Québec-Presse, mais alors il faudrait que ça vienne d\u2019abord de la couverture québécoise et locale.Parce que ça n\u2019a pas de bon sens de: 1) plaquer ainsi des articles qui ont peu de choses à voir avec un point de vue québécois sur le monde; 2) commencer à faire de l\u2019information et de l'analyse plus poussées dans le domaine même qui est le moins pressant (car le plus pressant serait plutôt le Québec en lui-méme.).Enfin, une dernière critique, qui rejoint les précédentes: avec cet accord, vous faites un choix politique implicite qui grève l\u2019avenir.Vous choisissez la gauche traditionnelle française, surtout côté intelligentsia: est-ce le choix qui correspond à vos lecteurs, souvent ouvriers, militants syndicaux, \u2018\u2018monde ordinaire\u201d?Pour finir, moi qui aime que les Québécois en aient assez de la fascination pour la France et \u2018ne comptent que sur leurs propres moyens\u201d, je suis ici déçu.Pour me résumer, je trouve que la décision que vous avez prise ne résout en rien aucun des problèmes de Québec- Presse, et surtout pas celui de l\u2019information- internationale.Pourquoi ne pas s\u2019être lancé avec vos faibles moyens dans une découverte à tâtons de la réalité internationale à partir de la réalité québécoise?Partir des situations similaires (dépendance économique, firmes multinationales, etc.), faire des dossiers réfléchis tous ensemble, en comité de rédaction?(et non pas un gars isolé qui pond une analyse honnête, mais déjà vue, chaque semaine): Pour ma part, j'ai trouvé assez bon le traitement donné sur le Chili, et l\u2019article sur le Canada au Vietnam, seules bonnes pages internationales sur un an de lecture assidue.En tout cas, je n\u2019ai pas de leçons à vous donner.Prenez tout ça comme les très, sincères conseils d\u2019un journaliste ami, provisoirement au Québec.Et bonne chance! J.-P.Roger Lettre ouverte à Maurice | Bellemare sur les élections fédérales Votre ardeur à tenter de revaloriser l'Union nationale dans l\u2019esprit du citoyen québécois me plaît.Est-ce dire que je suivrai aveuglément toutes vos décisions ou affirmations?Non! je suis un homme; j'estime que dès lors vous m\u2019accorderez le droit d\u2019user sainement de ma raison et de jouir, à bon escient, de ma liberté d'expression particulièrement si j\u2019estime qu'il y va de la vitalité de l'Union nationale.Seuls les pêcheurs en eaux troubles agiteront des racontars.A.- Ici, je réaffirme que c\u2019est en elle-même d\u2019abord que l\u2019Union nationale doit trouver les sources de son action.Je respecte votre façon de voir: mais je crois que ce n\u2019est point en quêtant la charité de quelque appui auprès de quelque autre parti qu\u2019on nous saluera, toujours et partout, avec un plus beau sourire.Car \u201cun\u201d parti n\u2019est point nécessairement \u2018\u201c\u2018une médaille miraculeuse\u201d.En chacun des groupements politiques, il existe des hom- \u2018mes de haute valeur: il faut les admirer.Et je ne quémande point ainsi leurs hommages.Que votre opinion personnelle se dirige vers telle ou telle puissance politique, je ne chicane point; je respecte votre droit de choisir.Mais je demeure un membre de l\u2019Union nationale heureux de son jugement et qui cherche à toujours placer le bien commun de ses compatriotes au tout premier rang de ses préoccupations.Nous avons subi des tempê- _ tes; on nous a égaré loin du chenal; mais nous ne sommes point un navire qui attend d\u2019è- tre renfloué par quelque paquebot ou bleu, ou rouge, ou \u201ccaille\u201d, en aventure sur les eaux minées d\u2019une période électorale.Nos propres couleurs nous doivent suffire; nos propres marins ne sont pas des sabordeurs; j'ai foï en leur valeur; vous aussi, certes.Nous devons nous en convaincre: notre force véritable réside en nous d'abord, dans notre pensée, dans notre coeur.L\u2019urgent, c\u2019est moins la quête des alliances aux réussites toujours problématiques que la reconnaissance profonde de nous-mêmes: qui sommes-nous et où allons-nous?Chacun a le droit de savoir; la clarté de vue et la solidité de nos principes doivent être nos premiers guides.Peut-être en êtes-vous aussi convaincu que moi.B.- Et voici un second point sur lequel j'attire l\u2019attention, même s\u2019il semble à certains plus ou moins de notre compétence: je m'étonne de \u2018\u201cce parti qui prêche l\u2019abstention de voter, même invite à l\u2019annulation du bulletin de vote.Quoi qu\u2019on prétende au sujet du fédéralisme, il reste que partout où il nous est possible d\u2019obtenir, quelle que soit sa réclame partisanne, un homme propre à servir le mieux possible sa province dans les conditions actuelles, nous devons l\u2019appuyer.La sécurité des intérêts culturels, et sociaux, et économiques du citoyen québécois _repose en premier lieu sur la valeur des représentants élus.Mais s\u2019il fallait, par le jeu Je PENSE A MONSIEUR \u2014 STANFIELD, / BAR CA y STANFIierOË 5) - STANFIELD.7 CN CA N ç 1 & el Je NE Vois PA oe \u2018EST ge du silence, ou du sabotage, empécher le meilleur d\u2019étre l\u2019élu, alors quelle grave responsabilité! Homme libre et franchement nationaliste, je ne saurais accepter aujourd\u2019hui une pareille conduite.La lutte est difficile pour qui nourrit de vives préoccupations d\u2019ordre supérieur, je le sais.Mais le fuyard offre toujours quelque aspect de trahison; je ne crois pas que ce soit là la caractéristique fondamentale de mes compatriotes du Québec.Et chacun doit savoir qu\u2019en nul temps ce doit être là la pensée de l\u2019Union nationale.Veuillez recevoir, monsieur le chef intérimaire de l\u2019Union nationale, l\u2019expression de mes sentiments les meilleurs.J.-Léopold Gagner, écrivain et professeur Cooprix du magasin Coop?Il semble que le terme Coo- prix remplace maintenant celui de magasin Coop d\u2019antan.Espérons que le 3ieme Cooprix en formation à Montréal ne subira pas le sort des défuntes coopératives fondées à Sept- Iles dans les années 1960.Etant l\u2019un des quelques 500 ex-sociétaires d'une coopérative de consommation et d\u2019une coopérative immobilière, toutes deux formées à Sept-Iles - au début des années 1960 sous la direction de la Fédération des magasins Co-op de Québec, je me dois d'apporter certaines précisions sur le sort qu\u2019on a réservé à un groupe d'épargnants de Sept-Iles qui avaient alors confiance dans le système coopératif.Un montant de $105,000.00 qui avait été souscrit en parts sociales a fondu comme du beurre dans la poêle.Pour résumer les faits, la Fédération des magasins Coop de Québec a offert ses services à cette occasion pour mener à bonne fin l\u2019implantation d\u2019une coopérative de consommation dans cette ville minière, s\u2019engageant même à fournir un gérant pleinement qualifié; les représentants accrédités par la Fédération rendaient celle-ci responsable de n \u201cpoulain\u201d et de ses activités.Un montant de $35,000.00 avait été souscrit par les sociétaires pour concrétiser le projet.Etant dans l\u2019impossibilité de trouver un local adéquat, une coopérative immobilière a été formée dans le but de loger le magasin Co-op naissant; un montant de $70,000.00 a été sous crit à cet effet.Le bureau de direction de ces deux coopératives a réalisé, mais un peu tard, qu\u2019au moins deux des délégués de la Fédération des magasins Coop faisaient face à un conflit d'intérêts et qu\u2019un troisième individu était à leur solde.Malgré tous les efforts désespérés déployés par les principaux intéressés de Sept-Iles pour éviter un désastre, les mousquetaires de la Fédération ont réussi à présenter sur un plateau d'argent, à un homme d'\u2019affaires bien connu, un cadeau de l\u2019ordre de $250,000.00 représentant les pertes totales de deux faillites.Fait assez étonnant, le gérant miracle du magasin Coop levait les pieds de Sept-Iles le lendemain de la déclaratior de faillite du magasin sans demander son reste et les spécialistes appointés par la Fédération ont disparu comme par enchantement (l\u2019un d\u2019eux est d\u2019ailleurs disparu définitivement étant maintenant 4 pieds sous terre).Inutile de vous dire que le premier individu qui va se présenter la face à Sept-Iles pour parler de coopérative sera très mal reçu; la plupart des victimes de cette aventure malheureuse soht encore là et ont bonne mémoire.Je possde le dossier complet, de \u201cA\u201d à \u201cZ\u201d, de toute cette affaire et il est à la disposition de toute personne bien intentionnée qui désirerait en prendre connaissance.La correspondance authentique liée à ce document nous justifie pleinement de tirer les conclusions ci-haut mentionnées.Ronald Roy Charlesbourg Québec-Presse et Le Jour Je tiens à vous féliciter pour votre travail au Québec et célébrer avec vous la naissance de votre nouveau frère (Le Jour).Dorénavant, la lutte pour l\u2019évolution du Québec et son ultime libération se fera par l\u2019addition d\u2019un nouvel instrument puissant rendu nécessaire dans le contexte de l\u2019évolution au Québec.J'espère que vous ne vous découragez pas, car de plus en plus de monde va souscrire à votre journal: Québec-Presse sert d'instrument de libération pour le Québec.Paul Lachance, Ottawa par Christian Lambert.se subit.Malgré les perepectives d\u2019été peu prometteuses qui nous sont données par ce mois de mai, beaucoup de gens pensent à leurs vacances et au goût qu\u2019ils ont de voir l\u2019été.Un été, ça se prépare et ça se vit, quoique pour de nombreux citadins, ça C\u2019est un peu dans cet ordre d\u2019idées que nous vous soumettons aujourd\u2019hui un inventaire partiel des activités de plein air des organismes qui ont pour tâche de les promouvoir.Il est vrai qu\u2019il n\u2019est pas nécessaire d\u2019être embrigadé pour faire quelque chose.Mais admettons cependant que ces fédérations constituent un excellent départ pour ceux qui sont neufs comme beaucoup de Québécois aux activités de plein air.La randonnée pédestre Les Appalaches et les Laurentides constituent des sites idéals de randonnée pédestre.Au nombre des sites les plus fréquentés actuellement, le sentier du Grand Portage de Témiscouata à Rivie- re-du-Loup et le Sentier des Voltigeurs à Richmond.La Vallée de la Jacques- Cartier reste sans nul doute l\u2019un des plus beaux endroits pour pratiquer ce sport.L'Association \u201d des Le canotage Connu comme notre premier mode de transport au Québec, le canotage est devenu l\u2019une des activités de plein air les plus pratiquées et est l\u2019un des moyens intéressants de découverte de la nature, oubliée des vacanciers trop pressés.Sport de compétition et canot-camping sont les deux branches d\u2019activités de la Fédération québécoise de canot-kayak.La Fédération s\u2019intéresse particulièrement au développement en plein air Clubs de randonnée pédestre met à la disposition de quiconque en fait la demande des services techniques en aménagement de sentiers.Elle tient à jour et publie un guide des sentiers de grandes randonnées au Québec.Association des clubs de randonnée pédestre du Québec 2322 est, rue Sherbrooke Montréal.527-8959.de cette activité et sanctionne les compétitions de niveau provincial.Ses objectifs sont la diffusion des normes de sécurité, la signalisation des rivières et des lacs.Un programme d\u2019enseignement du canotage et de formation des cadres fait aussi partie de ses activités régulieres.La Fédération québécoise de canot-kayak 881 est, boulevard de Maisonneuve Montréal, 132.527-9311 Cette activité est sans conteste l\u2019une des plus déroutantes pour l'amateur non-averti.La découverte de l\u2019apesanteur et d\u2019un monde silencieux sont les expériences les plus marquantes de l\u2019avis de tous ceux qui pratiquent ce sport.Contrairement à d\u2019autres activités de loisirs, la plongée nécessite de la part de l'amateur un équipement dispendieux et des qualités physiques bien précises.Il est donc nécessaire avant de se lancer dans cette aventure de s\u2019inscrire a des stages en piscines sous la direction de moniteurs compétents.La fédération des clubs de plongée a d'ailleurs été fondée pour fournir de tels stages au public pour promouvoir la plongée libre et pour informer le public sur les normes de sécurité.Elle s\u2019est aussi donné comme but de former un personnel compétent, apte Lene ST + LU Ta ae à dispenser un enseignement complet et adapté aux besoins de la population.Fédération des clubs de plongée du Québec Case postale 150 Saint-Bruno Verchères (514) 845-1826 Le cyclotourisme Faire du cyclotourisme, c\u2019est parcourir à bicyclette des itinéraires touristiques.Pour s\u2019héberger, on campe tout simplement.L\u2019équipement est réduit à l\u2019essentiel: une bonne bicyclette, voilà tout ce qu\u2019il faut pour pratiquer ce sport de plein-air.Le cyclotourisme, à l'instar de la majorité des activités de plein-air, gagne à être pratiqué en groupe.La Fédération qui voit à la fon- La spéléologie US La spéléologie est à la fois une science et une activité physique qui a pour objet de découvrir et d\u2019étudier de la façon la plus complète possible les gouffres, cavernes et cavités naturelles de notre territoire.La spéléologie se pratique à l\u2019échelle de toute la province et suppose de la part de ceux qui la pratiquent un goût pour l\u2019exploration, l\u2019aventure, le camping, mais aussi une attitude de recherche méthodique et un souci de la conservation et du L'escalade MES inden wo a ia Tele EE af i Il ne faudrait pas croire que\u2018 l\u2019escalade n\u2019est réservée qu'à une élite de grimpeurs qui pratiquent une activité dangereuse et hors de la portée du sportif moyen.Suite logique à la randonnée en montagne, il suffit d\u2019une bonne santé et d\u2019un peu volonté pour débuter dans ce sport.De nombreux sites d\u2019escalade existent au Québec.Dans la région métropolitaine, le plus connu est certainement le mont St- Hilaire.Un deuxième site mérite d\u2019être signalé: c\u2019est celui de Val-David.À Qué- gag ages Leer dation des clubs de cyclotourisme, organise des rallyes et randonnées dans la plupart des régions du Québec.Elle offre a tous les intéressés diverses publications de renseignements généraux et publie un journal.Fédération québécoise de cyclotourisme.8973, Basile Routhier Montréal.388-6375 respect de nos sites.La Fédération québécoise de spéléologie, qui regroupe et représente les personnes qui s\u2019intéressent à la spéléologie s\u2019occupe de la formation des cadres en ce domaine.La Fédération possède un inventaire de quelque 180 cavernes et grottes au Québec.Société québécoise de spéléologie C.P.336, succursale de Lorimier, Montréal.843-8296.Eee CE -~ bec, la vallée de la Jac- ques-Cartier et Saint-Si- mon sont au nombre des endroits favorisés pour la pratique de ce sport.La Fédération des Clubs de Montagne s'occupe principalement de l\u2019escalade de rochers l\u2019été et de glaciers l\u2019hiver.Elle organise des expéditions et voit à l\u2019aménagement de nouveaux sites.Fédération des clubs de montagnes 881 est, boulevard de Maisonneuve Montréal 132, 527-9311 - QUEBEC-PRESSE, 26.MA} 1874 /.29 Il est évident que nous ne pouvons jas déclarer les Flyers champions du monde.Disons qu\u2019ils sont pour l\u2019instant les \u201cmaitres\u2019\u2019 de la ligue Nationale.Dernière partie Les chiffres de la série (Bruins 0, Flyers 1) % des passes à un joueur couvert 29°, 1ère période 33°: 34\".2ème période 24\u201c: 33 3ème période 40°: Passes à un joueur non couvert fois Fois Orr 33 Clarke 13 (sa moins bonne Dupont 8 performance de (meilleure la série) performance de Vadnais 15 Clarke) Esposito 14 Cashman 9 Passes à un joueur couvert Vadnais -11 Dupont 7 Orr 7 (sa moins bonne (encore sa moins \u2018performance de bonne performance) la série) Smith 9 Débarras de la rondelle Bruins 60 Flyers 55 ol isa par Pierre Terroux Fred Shero, l\u2019instructeur des Flyers de Phila- delphie, récents vainqueurs de la coupe Stanley, déclarait la semaine derniére que notre hockey était bien pauvre.Shero qui espère aller bientôt assister à un stage pour instructeurs en Union soviétique, insistait sur le piètre contrôle de la rondelle exercé par les joueurs nord-américains.\u201cCe n\u2019est plus du hockey que nous jouons ici.Tu possèdes la rondelle, tu la donnes à l\u2019autre club, l\u2019autre club te la redonne et ainsi de suite.Ce n\u2019est guère brillant\u201d, disait Shero.(Montréal-Matin, 23 mai) Le sieur Shero a bien raison.C\u2019est ce que nous avons affirmé tout au long de la dernière série à la lumière des statistiques compilées par Christian Pelchat, Jean-Paul Girard et Michel Bélisle.Bien plus, les chiffres nous révèlent que ce sont justement les Flyers de Fred Shero qui pratiquent le plus cette \u201cstratégie\u201d du débarras de la rondelle.Shero peut avoir constaté cette faiblesse de \u201cnotre\u201d jeu de hockey mais comment se fait-il qu\u2019il n'ait - pas corrigé cette lacune chez ses propres hommes?Peut-être le fera-t-il à son retour?Pourrions-nous lui suggérer de s'arrêter quelque temps au Québec avant de Ps EIS YS Cr By \u2018Les leçons à tirer la série Bruins-Fly \u201cCet arrêt lui permettrait peut-être d\u2019apprendre que des stages du genre sont déjà offerts \u2018aux instructeurs par la Fédération de hockey sur glace en collaboration avec l\u2019université du Québec.C\u2019est moins loin, c\u2019est moins coûteux et c'est peut-être aussi bon.C\u2019est cependant beaucoup moins prestigieux.Si Shero a pu constater comme nous la faiblesse de \u201cnotre\u201d hockey au cours de la série, ce n\u2019est pas toutefois le seul enseignement que nous en ayons retiré.Nous avons constaté par exemple qu\u2019aucune adaptation tactique n\u2019intervenait dans le déroulement d\u2019une partie.C\u2019était surtout évident dans le cas du Boston qui, malgré ses déboires, a continué a \u201cjouer sa partie\u201d sans chercher à exploiter les failles dans la stratégie de l\u2019autre.Pourquoi les Bruins n\u2019ont- ils pas aidé Orr à sortir du guet-apens de l\u2019échec- avant des Flyers?Pourquoi les Bruins n\u2019ont-ils pas changé leur stratégie quand ils ont constaté qu\u2019ils ne pouvaient pas battre Bernard Parent avec des lancers de loin?En fait, il nous semble que l\u2019instructeur n\u2019y est pour rien dans le déroulement tactique d\u2019une partie.Shero pas plus que Guido- lin.
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