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Titre :
Québec-presse
Éditeur :
  • Montréal :Association coopérative des publications populaires,1969-1974
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Québec-presse, 1969-12-14, Collections de BAnQ.

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2 menées ee 30 a Ee Rss + re _\u2014 a + 2 ee 3 pict oe - a le = 2 Hi = = sur Se Bs Sil ot a ps sŸ 2) CE i thd 5 SA oh 3 a - ai E my Es VEN es i Xe Sx 5 SF à 24 He EN Le = = a wa 4 3 bd a a en io a $ 2x Ss £% une usine A Ph af 5B 2 - 5 7% ge \u2014e es BECOIS So vid Es ee ES œ Es aa Pe a ar Î § i Ÿ oy ice À ie 2 Ld Sa È ih it Re A à \u201ccs \u201cét tt 4 5 Ét PETITE RER IS iris x = HE &* i 2 TOUTE LA SEMAINE vol.ee A on 0 23 bk 2 je ls à Pe 2 2 Se 5) a Se 2 rat tn a A Tee \\ \u2018 = = 3 5 QO = 8 > Tx A a $0 1NO9- re 6 E PRET Si fs vx pas Te pice pst Prop dermis ad a Pho aradis a V4 to Monique vr ks 5 res yr >: AN ry A Gé fas je g us i vo so vr ne a 1 3, Run x Hs CTE es oR 7) i 3 ¢ Git Sey S34 £8 we a) SH a se foie SE au es xs x RTE) $ a i EIN WE PS A SZ oy Le = Fe 2 os Ka ; ; 14 DECEMBRE 1969 & i.x % a 4 25 1 4 ES 3; sm 7 io Ben a = i 2 4) i SR Pe 5 > céle % = ; 5e PP: £25 à.\u2014 op inca Fe a Pa A 2 te Co 7g AX £3 ts = : 2 Gk 24 ge SR 5 i =a = ie le i oY A % A Ppp?a orde une 3 = i 4 ÿ = en SE Let 4 i a 5 es hd 55 i = : SES Wy 37 aE Ë E bre mett 2 né SE pro Ba 3 iz NGS Tx seu # % 2 FF entr = a pan S 5 A El È > 2 ED 4 id 5 ee A Tes oh RE > a 5 £3 ME 8 E 1 È = ss 7 3 & ie, Ë 2 2 cn 2 7 Hn 5 ta æ ~ as Lau pa = 7A 4.oo Lo] \u2014 ry Th oh A 5 SE in À wg go: REL 5 E fu bv © oo = RE = Bs hei He Pug i TE Br x n, 0; 3 ; 5 ov col = - P oni J iB E \u2014 iF #54 Ze ES 2 7 FE 5d À .\u2014 7 fi el .ne 3 =o He ès i Peis od ae 4 EX GE Ève 3 LP 7 GE A 2 ih æ > TI AF ue Ed i * as a A 5s Su aa ener: £ AS 5 4 ed % > 2 x 3 3 = ce 4 3 a = su SF SE = 5 pet ke a ON Cap RR Ados 3, a jd et Bormet à 3: photo Mare Cogoii ; var at, Ss naa on er peony Ts perse ex comers a, tes crm a RCE IERIE, RANI re sn ; pau he AS REAR AR £3 5 = y yi TRE = 2% = SR = Ls £ 5%, i SY HE Sct a Ls on = = = ; a He, ri y SF) ES #3 ALE NE TR Res hiss BS SHB ak Al REY du.ER wy 27 ve \u201ci PS & 43 < tte, Ses = = sa, en pi 4 = 6 = Son A i or a = i 2 Ra au se 2, pe EE Pa Re Ge gr: fe 3 5 3 i ati as 5 oo.A = = = fe = 255 ges BAR) 2 FX i fs?fa Cette histoire pourrait commencer comme un conte: \u201cIl était une fois 126 ouvriers de Santiago du Chili qui décidé- rent un beau matin d\u2019être leur propre patron.etc.\u2019 Toutetois, il ne s'agit pas d'un conte.Cette histoire est vraie.Elle est arrivée à Santiago, au Chili, ce pays en forme de lisière sur la côte Atlantique de l'Amérique du Sud.Plus précisément, elle se passe dans la zone industrielle de San Miguel et met en scène d\u2019un côté, un patron \u2018\u2018sûr-de- ses-droits\u201d et 126 travailleurs qui ont voulu que ça change.LE \u201cBOSS\u201d Andrès Hidalgo, c'est le patron classique.Il y en a des milliers comme lui, au Chili, et des millions en Amérique du Sud.en Amérique du Nord et meme au Québec.Son grand-pére avait fondé une fabrique de poutres et poteaux en béton armé, de lignes à haute et basse tension, de pompes pour puits artésien.Puis, son père l'avait dirigé.Et ensuite, Andrès Hidalgo lui-même.C'était ce que notre Société générale de Financement et Gérard Filion appellent une \u2018entreprise familiale\u201d.126 travailleurs et ingénieurs y sont employés.L'affaire ne rapporte pas des millions, mais Andrès Hidalgo mène une vie aisée.De plus, il n\u2019est pas seulement industriel, mais également propriétaire d'un hôtel, d\u2019une scierie et d'une boucherie.6440 - 25ième avenue Rosemont Montréal 409 Tél: 374-4610 Publié par l'Association coopérative Z des publications populaires 4 Tél.: 374-1280 Pierre Lebeuf, directeur.Jceques Guay, rédacteur en chef Jacques Elliott, adjoint au rédacteur en chef Mario Leclerc, directeur artistique Rédacteurs Gérald Godin, Jacques Keable, 7 Marthe Therrien.# Composé par les Entreprises Gérard # |Impriméaux Editions du Richelieu à St-Jean Tirage et abonnement 325-5210-11-12 Distribué par Métro Distribution Dépositaires et Kiosques Montréal Tél.: 721-0362 Québec: 1-418-522-7432 Publicité Citation Tél: 374-1242 Abonnements 12 dollars par année Demande de courrier de deuxiéme classe soumise au ministére des Postes à Ottawa Port de retour garanti Case postale 216, St-Jean, P.Q.La rédaction ne s'engage pas à retourner les manuscrits qui lui sont envoyés Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec L'HONNETETE DU \"BOSS\" Mais Andrés Hidalgo n\u2019est pas un homme honnête.Bien sûr, il paie ses impôts et contribue à la caisse électorale du parti conservateur, mais, depuis trois mois, il \u2018oublie\u201d de payer les salaires de ses employés et il \u201cnéglige\u2019\u201d\u2019 de verser à la Sécurité sociale les déductions de leurs salaires.Une somme de 75,000 dollars.|! aurait pu trouver cette somme, soit en vendant son hôtel, sa boucherie ou son moulin à scie.Mais pour ça il aurait fallu au départ qu'il décide de payer les salaires et les versements à la Sécurité sociale, mais c\u2019est précisément cela qu'il refusait de faire.UN PLAN SIMPLE Son plan était simple: il fermerait l'ustne, et hop, il n'entendrait plus parler du 75,000 dollars.Mais, il avait compté sans les travailleurs! DES MOYENS LEGAUX Les travailleurs décidèrent, eux, d'obtenir justice.lls s'en remirent d'abord à la loi.Au début de décembre 1968, ils déléguèrent Un comité a.ministère du Travail à Santiago pour que l'Etat force la main aux Entreprises Andrès Hidalgo.Monsieur Hidalgo très obligeant, accepta de régler les ouvriers, en ajoutant à leurs salaires actuels, les salaires impayés.Mais, cette promesse ne fut pas respectée.En contrepartie, les ouvriers se mirent en grève.Andrès Hidalgo ne perdit pas de temps, il décréta le lock-out! \u201cS\u2019EN ALLER AILLEURS\u201d Et les travailleurs de San Miguel entendirent un refrain maintenant populaire ici: \u201con va déménager l'usine\u2019.Le démantèlement était déjà commencé et Andrès Hidalgo se mit à chercher un coin plus tranquille.|| fallait réagir, et vite! Le 22 décembre 1968, à 4 heures du matin, à l'issue d'une assemblée mouvementée, la décision fut prise: les travailleurs s'empareraient de l'usine, en guise de remboursement des 75,000 dollars qui leur étaient dus.DES QUESTIONS Les travailleurs de San Miguel ont hésité avant de prendre cette décision: où prendraient- ils les capitaux pour acheter les matières premières?Où trouveraient-ils les matières premières?Comment réussi- raient-ils a vendre leurs produits?Seraient-ils boycottés?UN CAS SEMBLABLE Les travailleurs des Entreprises Andrés Hidalgo n'ont pas obtenu l'appui de la Confédération unique des travailleurs Maintenant propriétaires de leur usi ne, les ouvriers organisèrent des cours de perfectionnement.Résultat: le rendement s\u2019améliora.(CUT) ni des partis de gauche.On citait volontiers aux travailleurs de San Miguel un cas semblable, celui de la Saba, une entreprise qui avait été occupée de façon identique par les travailleurs.|ls avaient été expulsés par l'armée et accusés ensuite d'incendiat, parce qu'une des bombes lancées par les policiers pour vider l'usine y avait mis le feu.LE GOUVERNEMENT NE DIT RIEN Mais, assez curieusement, le gouvernement ne réagit pas.Le parti conservateur monte, le gouvernement démocrate- chrétien d'Eduardo Frei doit aller chercher sa majorité chancelante partout où elle se trouve.Il n'intervient pas.Au contraire, il propose même, via son ministère de l'Economie, de prêter de l'argent aux ouvriers qui ont donné le nom de Cootralaco (Coopérative des travailleurs de la construction) a leur nouvelle entreprise, mais à la condition qu\u2019ils s'établissent ailleurs.Dans l'esprit du gouvernement, il s'agissait de ne pas laisser se créer un précédent: celui d'une usine dont les travailleurs prennent le contrôle.Mais les travailleurs ne furent pas dupes et refusèrent le prêt.L'AIDE DE TOUS Le premier appui sérieux dont les travailleurs de la Cootralaco ont bénéficié fut celui des étudiants de la FECH (Fédération des Etudiants du Chili) qui firent imprimer à leurs frais et distri- buerent 50,000 brochures expli- .de la Cootralaco.quant l'action des travailleurs.Ensuite ce fut au tour des syndiqués qui, dans une proportion de 60 p.cent, passant outre aux consignes de leurs dirigeants et permanents, apportérent leur contribution aux ouvriers Les contributions furent versées soit en nature, soit en argent.Un an- clen ingénieur des Entreprises Andrès Hidalgo se joignit aussi aux ouvriers aux mêmes conditions de salaire qu'eux.LES MATIERES PREMIERES Les travailleurs de la Cootra- laco prirent contact directement avec d'autres travailleurs des entreprises qui fournissaient les matières premières aux Entreprises Andrès Hidalgo et purent ainsi s\u2019approvisionner.LES CAPITAUX Pour trouver les capitaux nécessaires, la Cootralaco lança des bons de soutien par tout le pays.Les bons se vendirent proportionnellement au degré d\u2019information des travailleurs et des paysans et proportionnellement aussi aux pressions contraires des patrons.LE MARCHE Quant aux produits de la Coo- tralaco, ce furent les paysans des villages autour de la capitale chilienne qui les achetèrent directement, passant pardessus l'intermédiaire des marchands qui commençaient à boycotter les produits de la Coopérative.oN UN AN APRES Au moment ou vous lirez ces lignes, les travailleurs sont depuis un an groupés dans la Coo- tralaco et ils touchent uniquement leurs salaires, qui sont établis selon le niveau de la production et le volume des ventes.Tous les bénéfices sont réinvestis soit dans le renouvellement ou l'amélioration de la macht- nerie, soit pour payer les dettes laissées par l\u2019ancien propriétaire.Une partie des bénéfices est également investie dans des C'GOOTRALACGO ESTA EMPRESA FUNCIONA # GRACIAS AL ESFUERZO D LOS TRABAJAOORES Cette usine fonctionne grâce à l'aide de tous \u201cCOOTRALACO\u201d.les travailleurs.\u201d Les ouvriers de la COOTRALACO n'ont pas eu peur de l'écrire sur les murs de leur atelier. A et activités culturelies, hygiéniques ou sociales.Une bibliothèque prête gratuitement des livres aux travailleurs et une polyclinique ainsi qu\u2019une clinique dentaire dispensent les soins aux familles des travailleurs.LA DIRECTION Pour éviter que des relations de patrons à ouvriers ne s\u2019établissent entre le comité de direction de l'entreprise et la base, le mandat d'un dirigeant n'est pas renouvelable pour deux termes consécutifs.Ce principe est posé dans la Charte de la coopérative.L'AUTOGESTION L'expérience qui est en cours à San Miguel, c\u2019est celle de l'autogestion.Pour la rendre efficace, la Coopérative a organisé des cours de gestion pour le bénéfice de ses membres.De plus, pour améliorer la production, des cours techniques furent aussi donnés.Résultat: le rendement de l\u2019entreprise s'améliora.\u201cPRÊTRE ET OUVRIER, JE SUIS CHAUFFEUR DE CAMION À LA COOTRALCO\u201d Yves La Neuville appelle un chat, un chat.Pour lui: lutte des classes, impérialisme, bourgeoisie nationale sont des termes qui au Chili revêtent une réalité concrète.\u201cPrêtre et ouvrier, je travaille au Chili depuis 10 ans et je suis chauffeur de camion depuis un an à la COOTRALACO.En Amérique latine j'ai pu mesurer exactement l\u2019égdisme des classes possédantes et ce serait criminel de ne pas prêcher la lutte.\u201d Comment concevez vous votre engagement?\u201cMon engagement aux côtés de la classe ouvrière chi- lilenne s\u2019est fait sans problème de conscience.L'engagement politique, disons plutôt social, ne nuit en rien à ma foi de chrétien.Mieux il la prolonge, je n\u2019ai jamais conçu le prêtre comme un homme désincarné qui se désintéresserait d'une situation qui réclame tous les jours sa vigilance.\u201d Comment avez-vous été regu dans ce milieu qui à l\u2019origine n'était pas le vôtre?Avez-vous senti de la méfiance, une certaine réserve à votre endroit?\u201cJe me sens très peu missionnaire.Evidemment il me plaît de rencontrer quelqu'un, ouvrier ou non, qui partage ma foi chrétienne mais je n'ai jamais posé de condition spirituelle à mon combat aux côtés des gars de la COOTRALACO.Je ne fais pas de prosélytisme et d'ailleurs pour éviter que des relations fausses ne s'établissent entre mes camarades et moi je leur demande de ne pas m'appeler \u201cPadre\u201d.Quand ils le font je réponds \"Hijo\" (fiston) et cela se termine dans un rire général.Pensez-vous que la Cootralaco a choisi la meilleure manière pour lutter en faveur des ouvriers?Les partis de gauche, Parti communiste, Parti socialiste sont complètement intégrés dans le jeu normal des institutions.Trop de discussions théoriques ont faussé le problème de la lutte ouvrière et nui à la combativité des travailleurs alors que la bourgeoisie renfor- cait ses positions.Même problème pour la Confédération unique des travailleurs que nous souhaiterions voir plus proche de ses adhérents.Toutefois, à la COOTRALACO, nous continuons a faire partie de la Confé- -dération unique des travailleurs.Que pensez-vous de l'engagement d\u2019un prêtre comme Camil- lo Torres?J'admire et je respecte Ca- millo Torres.Après qu\u2019il eut essayé toutes les formes de combat, il a compris que la jut- te armée restait la seule solution valable.Mais en ce qui me concerne, je ne suis pas prêt pour un engagement de cette sorte.Je veux encore explorer les autres voies de combat.Mais attention, le combat du \"Padre Torres\u201d fut un combat pour l\u2019homme.ere Mans ve a 2 - F YVES LANEUVILLE, du Témiscamin- gue au Chili le chemin de I'engagement.la Girouette Des jeunes pataugent dans la glaise pour créer un coin vraiment québécois par Monique Paradis 36, rue Principale, Shawbrid- ge, P.Q.Vous êtes à l'enseigne de la vieille forge du village, baptisée La Girouette.Depuis deux ans, lentement mais sûrement, elle s'est transformée Sous ies coups de marteau d'une dizaine de compagnons qui, par leur travail bénévole, lui ont donné sa nouvelle vocation.Au printemps dernier, une piscine et un théâtre d'été sont venus s'y ajouter.Ca, ce n'est que le commencement; car l'année 1970 verra s'ériger une auberge derrière La Girouette, et près de la rivière on aménagera un grand terrain de camping.Québec-Presse a demandé à quelques membres de l'équipe les motifs qui les poussent à continuer d\u2019oeuvrer en ce lieu.PAYS DEFIGURE Jean-Marie Morin: Moi, je suis un gars des Laurentides et je-me suis aperçu depuis longtemps que tous les modes de divertissement ainsi que tout ce qui a trait à la culture, était pensé strictement en fonction du tourisme américain.J'étais dans mon pays sans le voir nuile part, je ne voyais rien de vraiment québécois, rien qui nous ressemblait.En regardant les annonces de coke et de pepsi et les films américains, je n'avais pas l'impression d'être chez moi.J'ai rencontré d\u2019autres gars et filles qui pensaient comme moi, et ensemble, nous avons voulu former un noyau ici, pour que le pays où nous vivons, devienne vraiment nôtre.Par le truchement de La Girouette, nous vou- tons faire quelque chose à notre image, une vraie culture populaire qui ne serait pas importée de New York, Paris ou Hong Kong, bref, une culture qui prendrait ses racines profondes dans les gens du peuple, qu'ils soient ouvriers, poètes, débardeurs, paysans ou étudiants, en un mot, dans ceux qui font du peuple québécois une réalité consistante.Québec-Presse: Réalité consistante?Jean-Marie Morin: À mon avis, la culture ne se confine pas seulement aux poèmes, chansons et musique reconnus traditionnellement.Québec-Presse: quoi! Jean-Marie Morin: C'est ça.La culture, pour moi, c'est avant tout une façon de vivre.Si on fait de La Girouette une espèce de caucus des intellectuels de gauche, on manque complètement le train, on est à côté de la track\u2019.On doit être en mesure d'intéresser tout le monde.Si nos poètes, nos peintres, nos ouvriers, nos étudiants et autres creusent ici, un trou \u201cles deux pieds dans la glaise\u201d, le poète, au moment d'écrire, saura ce qu'est un vrai Québécois; celui qui chante saura quoi chanter, et l\u2019ouvrier ou le débardeur comprendra ce qui se chante et s\u2019y reconnaitra.Québec-Press.- Serait-il possible d'établir cette communication dans leurs milieux de travail?SANS DEMANDER LA PERMISSION AUX ANGLAIS Jean-Marie Morin: Pour ma part, je travaille dans un milieu Le folklore, nS eee RES Sa ÈE anglais comme tant d'autres Québécois; ceci m'amène à vous parler d\u2019une question qu\u2019on me pose souvent: \u201cWhat does Quebec want?\u201d Pour ma part, je trouve cette question irrecevable.Le Québec, ça nous concerne, nous autres, on doit le faire nous-mêmes sans demander permission aux Anglais.Plusieurs mouvements ont les mêmes buts (bâtir un Québec à l\u2019image des Québécois) mais travaillent dans différents champs d'action.Pour que ces organismes puissent se connaître et travailler ensemble, ils ont besoin de lieux de rencontre.La Girouette remplit ce rôle.Et en plus, en organisant des spectacles et en permettant des activités de groupe comme le camping, la danse, la natation et bientôt le ski, elle en remplit un autre: la détente.Québec-Presse: La révolution en douceur?Claude Bonin: Ce n\u2019est pas un F.L.Q., ici.Jean-Marie Morin: Nous voulons tout simplement apprendre à vivre.Québec-Presse: vous?Expliquez- TONDUS PAR LA FINANCE ETRANGERE Jean-Marie Morin: Actuellement, on a l'impression de faire partie d\u2019un troupeau de moutons qui se fait tondre, au profit d\u2019une finance étrangère.\u201d Québec-Presse: On ne vous paie pas votre lait assez cher?Jean-Marie Morin: On peut être assez bien nourris, assez bien logés, bien vêtus mais on reste un troupeau de vaches; «* c\u2019est dans l'intérêt du propriétaire de bien nourrir ses vaches.Le système est assez confortable d'une certaine fa- gon, mais c'est un système à l\u2019intérieur duquel on demeure des vaches qui doivent se contenter de beugler dans les pa- quages.\u201d Claude Bonin ajoute: \u2018Les manifestations, c\u2019est bien beau, mais c\u2019est du beuglage.Si on veut changer le système, on doit travailler avec ses mains au lieu de rester dans son p'tit café avec sa p'tite gang de \"hippies\u201d Québec-Presse: Le systéme des \u201chippies\u201d, pourquoi pas?Jean-Marie Morin: Ici, on veut vivre en hommes, trouver un peu de dignité humaine, la situation actuelle est peut-être confortable, je le répète, mais humiliante.- Photos Monique Paradis Québec-Presse: Voyez-vous La Girouette comme une forme de contestation?Yvon Labbé: Oui! Mais une forme efficace parce que c\u2019est positif.On veut apprendre la vraie démocratie par un collectivisme vécu.On y arrivera étape par étape.Mais je sais que nous réussirons.Québec-Presse: En somme, La Girouette serait une coopérative?Claude Bonin: Oui, la formuie idéale pour opérer une entreprise comme la nôtre, c'est la coopérative: La Girouette appartient a ceux qui y travaillent.Québec-Presse: Dans quelle mesure?Yvon Labbé: Dans une certaine mesure, l'expérience que nous tentons, rejoint les expé- rences d'animation sociale, de coopératives, des Acefs, du deuxième front de la C.S.N.des comités de citoyens, parce que comme tous ces mouvements, elle veut servir les intérêts des individus.Les méthodes d'organisation sont à peu près les mêmes, les moyens d'action sont peut-être différents mais ils convergent vers un même but: essayer de bâtir une société plus humaine, plus juste.Québec-Presse: Méme si La Girouette n'est pas une entreprise lucrative, vous n'arrêtez jamais de travailler?LIEU DE DETENTE Claude Bonin: On a i\u2019habitude de travailler pour l\u2019argent durant la semaine, et de vivre vraiment en fin de semaine, pour ensuite reprendre le collier le lundi matin.De cette façon, on finit par ne plus exister.Ici, on travaille, d'accord.Mais on s'amuse en même temps parce.que son travail a un sens: on contribue un peu à la formation d'un Québec pour les Québécois.Québec-Presse: Avez-vous la définition d'un Québécois?Jean-Marie: On a lu dans des livres de sociologie la description d\u2019un Québécois, mais on ne s\u2019est jamais donné la peine de l\u2019'observer.En regardant les gens vivre, autour de soi, on va voir comment c\u2019est fait un Québécois, comment ça fonctionne.Qu'est-ce que ga mange, qu\u2019est- ce que ça lit.Ici, on est un bon gang de Québécois qui mangent, rient, chantent, travaillent et s'amusent.Alors on va observer le Québécois, et puis tous ensemble, on va l'améliorer\u2019.QUÉBEC-PRESSE - 14 DÉCEMBRE 1969 / 3A cg tk $e ©.AVEC JACQ L'opération départs à la Régionale Le directeur de l'Education permanente à la CSRO (c'est tout simplement la Commission scolaire régionale de l'Ou- taouais), M.Gérard Binette, vient de démissionner.C'est-à-dire que le directeur- exécutif de la CSRO, M.Fernand Mousseau lui a demandé, au nom des commissaires, de bien vouloir remettre sa démission.On aurait jugé, c'est du moins ce qu'on répète, qu\u2019il n'était pas \u2018\u2018efficace\u201d.Près de 6,000 adultes suivaient les cours d'Education permanente.Plusieurs étaient inscrits à des cours de\u2026 leadership.M.Binette avait en effet essayé de mettre sur pied des cours adaptés aux besoins des citoyens défavorisés, de concert avec les comités de citoyens et les animateurs sociaux.Cette initiative n'aurait pas été particulièrement aimée en certains milieux.Déjà le directeur des études à la CRSO, M.Omer Plouffe a démissionné il y a deux ans.Puis ce fut le tour du directeur des programmes, M.Yves Poirier.Et plus récemment celui de son successeur, M.Gérard Léveillé.Comme dirait Georges Dor \u201cquand la démission poigne une gang d'hommes, ça s'\u2019arrête pas d'même\u201d'.Le préfet aux champs Mais ce n'est pas comme dans la fable.Le préfet de comté de Lac-St-Jean Ouest, M.Ovide Bouchard, n\u2019est plus d'accord avec l'élaboration d\u2019un plan de développement dans la région.Plus du tout depuis que le comité d'étude sectoriel sur lequel il siégeait \u2014 les affaires municipales \u2014 a recommandé le remplacement des conseils de comté par des organismes \u2018plus représentatifs\u2019.\u201cLe plan c\u2019est une farce\u2019, aurait dit M.le préfet en ajoutant que les conseils de comté ont été le principal instrument de défense des cultivateurs.Le président du conseil central de la C.S.N.du Saguenay- UES GUAY Lac-St-Jean, M.Claude Girard, lors de la derniére assemblée du conseil syndical, a dénoncé le préfet.|! a même tenu à préciser que le meilleur ami du cultivateur demeure l'U.C.C.Chargex, il en restera toujours quelque chose Le Conseil central de la C.S.N.est parti en guerre contre Chargex dont la publicité est, parait-il, trés forte présentement dans la région.Dans une résolution en bonne et due forme il a reproché aux journaux et postes de radio et de télévision de ne pas renseigner la population sur le vrai coût de l'opération Chargex.Selon notre correspondant, Jean-Paul Tremblay, aucun journal n'a reproduit la résolution.Cependant Jean-Paul Tremblay a appris que l'introduction de Chargex a provoqué une hausse des prix générales de 4 à 6 p.cent et que plus de 500 usagers de la carte-mi- racle dans la région ont épuisé leur crédit.L\u2019ACEF a besoin d'aide Selon le représentant de la C.S.N.à l'ACEF régional, ce mouvement destiné à aider les consommateurs, est présentement en difficulté.Elle serait même menacée de disparition si les divers groupes qui en font partie, syndicats et autres, ne la subventionnent pas davantage Et il n'est pas question de recourir aux compagnies de finance.Sig HE L'ex-maire Boivin fait surface L\u2019ex-maire de Granby, M.Paul-O.Trépanier, avait presque réussi a faire oublier son prédécesseur, Pierre-Horace Boivin, qui a régné 25 ans sur la ville la dotant d'un zoo et de nombreux parcs.Le nouveau conseil s'est souvenu que \u2018M.Boivin est aussi connu que le maire Drapeau\u201d et l'a nommé commissaire industriel.M.Boivin, qui a déjà eu une usine de fabrication de gomme à mâcher, a maintenant des loisirs.Son usine, Granby Elastic, vient de fermer ses portes.L'Union des unions n\u2019est pas faite (M.B.) \u2014 \"Si la C.S.N.vient icitte nous on se retire.\u201d C\u2019est une phrase qui revenait souvent sur le tapis mercredi soir dernier durant la réunion hebdomadaire de programmation de l'émission LE BLOC.\u2018Notre émission est une émission pour les travailleurs mais on veut pas risquer de se chicaner.\u201d C'est dans cet esprit que les membres de la F.T.Q.ont traité de la venue possible des travailleurs affiliés à la C.S.N.Comme on peut le remarquer les querelles intersyndicales ne sont pas exclusives aux dirigeants nationaux.Et les Métallos du Nord-Ouest qui sont, pour beaucoup d'ob- servateurs, les plus avant-gardistes dans le domaine syndical pratiquent souvent la même politique que leurs homologues provinciaux.D'aucun était déçu par l'attitude des Métallos l'autre mercredi.Après le voeu de M.Louis La- berge, président de la F.T.Q.à une émission du BLOC, que cette émission soit l'oeuvre de tous les travailleurs du Nord- Ouest sans exception et après l'article 102 du dernier congrès de la F.T.Q.au sujet du front commun syndical, le Bloc des travailleurs du Nord- Ouest est-il réalisable?Une porte mal ouverte À une assemblée précédente de programmation le comité avait formulé le souhait que la C.S.N.fasse partie de l'émission à l'instar de l'U.C.Cet de la C.E.Q.qui collaborent au BLOC avec les Métallos depuis la première émission.L'un des plus fervents défenseurs de l'unité syndicale, Théo Gagné, permanent des Métallos et vétéran des luttes ouvrières, n'est cependant pas découragé pour autant.\u2018Il ne faudrait pas partir en peur avec cet incident et en faire un argument pour détruire l'expérience du Bloc.Le front commun va se faire mais par étapes\u2019, commente- t-il en philosophe.ChamcCell, c'est à cause de l\u2019inflation Il y a 15 ans Canadian Cela- nese employait 4,200 personnes.|| y a 5 ans la compagnie, devenue ChamCell, n'employait plus que 3,500 personnes.Présentement elle n'en emploie que 1,650.Et encore ne travaillent-elles plus que quatre jours par semaine.Le gérant, un M.Key, prenant la parole au club \u2018\u201cquart-de-siècle\u201d, l'autre samedi, a expliqué lors du banquet où il a remis 42 montres en or, que les mesures anti-inflationnistes du gouvernement fédéral avaient causé la baisse de production actuelle.Au correspondant de QUE- BEC-PRESSE le permanent syndical des Ouvriers du textile d'Amérique, M.Gérard Boisclair, a parlé plutôt de mécanisation et surtout d'importation japonaise.Il a sou- 3 ligné que ça fait trois mémoires que le monde du textile présente a Ottawa pour obtenir une réglementation de la dite importation.Par ailleurs M.Boisclair a noté que les travailleurs de ChamCell se félicitaient de la nomination d'un nouveau gérant en janvier, M.Georges Boulay qui a un grand avantage sur son prédécesseur, celui de parler.fran- cais.Coop vs Steinberg a Duberger Quand le nouveau Stein- berg ultra-moderne a ouvert ses portes en mai dernier à Duberger, à queiques milles à l'est de Québec le magasin coopératif a failli fermer les siennes.STEINBERG LE sr LOVE - Fe A REA à Mais la riposte ne s'est pas fait attendre.La semaine dernière le magasin Co-op, à l'instar de Coopgros à Ri- mouski et de Cooprix à Montréal, est devenu un magasin à prix coûtant sous le nom de Club populaire des consommateurs de L'ouverture a eu présence de syndicaux de la Duberger.lieu en représentants C.S.N., André Laurin, de la F.T.Q., Gérard Docquier et de la C.E.Q., Raymond Laliberté.Depuis, selon notre correspondant Michel Rioux, c'est.\u2018un feu roulant\u2019 le magasin est pris d'assaut.1 9 4 ° ll = 1 a © a / QUEBEC-PRESSE - 14 DECEMBRE 1969 Dans l'Outaouais LA CSN FAIT UNE TROUÉE DANS LA Il y a environ trois ans, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) avait, dans le domaine de la construction, sept membres pour tout l'Outaouais québécois.Aujourd'hui, ils sont un millier.\u201cLe gros problème de la région, c'en est un de frontière.Hull n'a pas encore connu le boum de la capitale dans la construction et l'Internationale a toujours eu la main haute sur les chantiers; \u201cde plus, ajoute Charles Ruel, directeur adjoint des services, le fait qu\u2019il y ait 13,000 fonctionnaires et qu\u2019à part les usines de pâtes et papier, il n\u2019y ait pratiquement pas d'industrie secondaire rend la région bien \u2018curieuse\u2019 au niveau du syndicalisme.À part la construction et les services (enseignants, personnels hospitaliers), ça n\u2019a pas encore accroché.Quant aux usines de pâtes et papier, l'Internationale les a par la ganse avec leur fameux plan de pension.Quand certains ouvriers viennent nous voir pour adhérer à notre syndicat, autant ceux de E.B.Eddy, de la CIP que de la McLaren, ils reculent devant la perspective de perdre ce fonds de pension qu'ils ont accumulé depuis des années.Même s'ils savent que cet argent est investi par leurs syndicats aux Etats-Unis, il n'y a qu\u2019une chose qui compte pour eux, c'est leur argent et ils ne veulent pas le perdre.Faut-il les bla- _ mer?Et la percée de la CSN sur le deuxième front n'est pas encore assez palpable pour qu\u2019ils soient définitivement attirés.Mais dans la construction, on va les avoir.UN SUCCES Cétte trouée dans le domaine de la construction, elle s'est terminée, du moins quant à l'adhésion de nouveaux membres, mardi soir, le 9 décembre, avec la fin de la période permise de maraudage.Pour les organisateurs de la campagne et les \u2018gars qui sont allés sur les chantiers, c\u2019est un succès.Un millier de membres en trois ans, ça veut dire 20% des ouvriers en construction de la région.Il faut dire que les travailleurs ont été échaudés ici\u2019 , ajoute Marcel Bélanger, responsable à la CSN des syndiqués de la construction.lls ont peur d'être sur la \u201cblack list\u201d de l\u2019Internationale en montrant quelque sympathie à la CSN.Et ils savent très bien qu\u2019ils seront obligés d'aller travailler en Ontario un jour ou l\u2019autre parce qu'il n\u2019y a pas assez d'ouvrage dans la région de Hull.Prenez l\u2019exempie du pont Champlain 2.i Marcel Bélanger: Hull peut devenir\u201d la tête de pont de la C.S.N.vers l'Ontario.Charles Ruel: Au point de vue syndical, Hull c'est une région curieuse.CONSTRUCTION qui relie Hull à Ottawa, et qui est en réparation depuis trois mois.Les travaux ont commencé du côté québécois du pont.Pour faire concurrence à la CSN, l'Internationale leur a demandé un droit d'entrée de 5 dollars, mais on ne leur a pas dit que sur leur première paye, on leur enlèverait la balance, soit 44 dollars; et une fois rendu sur ie côté ontarien du pont on leur a laissé nettement entendre que dans cette province c\u2019était I'Internationale qui menait.Allez-y voir comment ça se passe.Ce sont les commis de la compagnie qui syndiquent les gars et non des représentants syndicaux.Demandez aux ouvriers ce que leur apporte l\u2019Internationale sur ce chantier.L'employeur Deschènes Construction ne fournit même pas d\u2019abri pour les diners.Les gars sont obligés de manger par un froid de 10 degrés sur le bord du trottoir ou dans leur voiture.C'est écoeurant.Mais ceci, on leur dit aux gars et ils commencent à nous prendre au sérieux.\u201d VERS L'ONTARIO .Par ailleurs, comme l'affirme Marcel Bélanger, le fait que Hull soit sur la frontiére peut aussi présenter des avantages.Ca pourrait devenir la téte de pont vers l'Ontario.Et même s'il voit bien l'ampleur de la tache et les problèmes de ce côté- ci de ia frontière, il reste optimiste et convaincu d\u2019une réussite possible chez les voisins.Il ne faut pas oublier que la frontière est longue, que la rivière Outaouais s'étend de l'Abitibi a Montréal en passant par le Té- miscamingue et le Pontiac \u201cqui eux, se cherchent une province\u2019.Le champ de bataille est vaste mais le moral des troupes est bon, à ce qui nous a semblé.A Amos LA GI LES MOYENS LEGAUX SONT EPUISES Des ouvriers qui gagnent entre $3,000 et $4,000 par année, surtout quand ils ne sont pas nombreux a le dire, ce n'est pas pour déranger une ville tout entière.À Amos la communauté se porte exceptionnellement bien devant la (Maintenant fameuse) grève d'Harricana Métal.\u201cLes moyens légaux sont presque tous épuisés dans cette maudite grève d'\u2019Amos\u201d.C'est ce que déclarait un représentant syndicat au sujet du conflit qui dure depuis près de cinq mois à l'usine Harricana Métal, spécialisée dans la fabrication de grappins à billot.Depuis que les négociations ont été rompues le 28 août dernier, la compagnie garde un silence lourd de sens et continue à fonctionner pour briser, par la même occasion, l'espoir des quelques grévistes encore debout.Chaque semaine, une rumeur veut que la compagnie reprenne les négociations, et pendant ce temps, celle-ci réengage un par un les hommes à bout de souffle; sur quinze, il n'en reste plus que sept à subir l'arrogance du patronat.CA VA PÉTER Un fait semble certain, c'est que la compagnie ne veut plus rien savoir du syndicat.Les Métallurgistes Unis d'Amérique (les Métallos) ont épuisé tous ies moyens qu'ils avaient à leur disposition pour reprendre les négociations.En plus des employeurs (la famille Arcand), la bourgeoisie VE D\u2019HARRICANA MÉTAL NNE locale (en particulier le maire de la villee M.Magny) appuie souverainement l'injustice de la loi du plus fort.Les camions de la compagnie Magny Transport traversent quotidiennement la ligne de piquetage.Le seul recours qu'ont main- tenantles.grévistes d'Harricana Métal est l'opinion publique, qui jusqu'ici se range du côté de l'argent et du pouvoir.La tranquillité ou l'inconscience de la population alimente cette plaie qui ne peut qu'éclater.Vraiment différent le premier numéro du nouveau Maclean pensé et traduit à Toronto.Au sommaire des articles d'Alexander Ross, Marjorie Harris, John Ruddy, Walter Steward sur Un paradis pour les crustacés, Un million de skieurs en 1970, Un Indien conteste, La diplomatie canadienne et La mort d'une mouette.Ca change des grandes enquêtes de l'ancien Maclean sur le budget familial, la planification ou le monopole de presse.Et c'est pratique, on peut lire la même chose en anglais dans Maclean's.Sauf un article sur le congrès du parti libéral québécois.D'ailleurs un candidat à la chefferie a accepté de vendre ce nouveau produit ontarien servi sous étiquette québécoise, Robert Bourassa, dont on peut admirer la photo en couverture.Le Québec vient de perdre un des plus beaux noms de village: Ste-Rose-du-Dé- gelé.Mais en fait était-ce bien le nom?A Ste-Rose-du- Dégelé dans le répertoire géographique du Québec, édition de 1969, on trouvait cette indication: voir Ste-Rose-du-Dégelis.De toute manière le Conseil des ministres a décrété le 10 décembre que désormais l'endroit s'appellera Ville Dé- gelis.De là à ce qu'on dise tout simplement Ville Dégelée.Quand les ministres se réunissent pour décider du sort du peuple, c'est important.Inconfortables dans leurs meubles collectifs, ils ont décidé de rénover la salle du Conseil.Des petites réparations mineures, question de ne pas avoir l'air quêteux, d'ici à ce que dans deux ans il occupent de nouveaux locaux.Ils ont réparé leur salle.Des petites réparations de $90,000 à peu près.Sans soumission.C'est les petits copains qui étaient contents.Et le vendeur de tapis Emilien Ro- chette est le meilleur vendeur de toute la région.C\u2019est connu.Bien sûr il est de l'Union nationale, il a été candidat, et patati et patata, mais ça n'a rien à voir là-dedans.S'il vend des tapis au Québec sans soumission, c\u2019est parce c'est évident et clair qu'il est le meilleur.Et si vous trouvez ça cher, $90,000., pour une seule salle, c'est que vous n\u2019y pensez pas.C\u2019est à peine le prix de trois bonnes maisons.QUÉBEC-PRESSE - 14 DÉCEMBRE 1969 / 5A PAR LE DR MAURICE JOBIN LES CANADIENS FRANCAIS COMMENCENT À CREVER LEURS \u2018\u2018BALOUNES\u201d Lundi, ler décembre, la Gazette tirait à la une: \"Wow! What a week-end!\" Messieurs Drapeau et Saulnier étaient contents, le ministre de l'Industrie et du Commerce était content, les Jé- rolas étaient contents, et moi.j'avais mon voyage\u2026 Le chef Gilbert délirait de satisfaction, et disait a qui voulait I'entendre, \u201cque des manifestations comme celles-là, il faudrait en avoir plus souvent.\u201d La veille et l\u2019avant-veille, (les 29 et 30 novembre) Montréal, ville déjà pas mal anglicisée, ressemblait a Saskatoon.Cowboys, majorettes, candidates au titre de \"Miss Grey Cup\", transformaient le centre-ville en une immense pétaudière de style \u2018\u2019Far-West\u2019\u2019, où seuls nos désormais célèbres policiers de l'escouade anti-émeute pouvaient circuler sans risquer de recevoir une bouteille de bière sur la tête: et si la chose se produisait, on esquissait un sourire compli- M.L:R.AvecBertrand On vient parait-il de connaitre une autre conférence fédérale- provinciale sur la constitution.Ca avance pas a pas selon le premier ministre du Québec.M.Bertrand a méme invité le peuple québécois a dire a la prochaine élection s\u2019il est ou non satisfait du cheminement vers une nouvelle constitution.Il est des occasions qu\u2019il ne faut pas rater.M.Bertrand a bien raison.Tout comme il avait raison de laisser tomber le masque de la sérénité lundi dernier pour exprimer en quelques syllabes bien senties ce qu'il pensait de la conférence: \u201cdramatique\u201d, \u2018deux solitudes\u201d.Québec réclamait toute la sécurité sociale.Ottawa a dit non.Mais on s\u2019est tout de même entendu pour poursuivre les études et tenir d\u2019autres conférences constitutionnelles.MM.Bertrand et Trudeau se sont tous deux félicités de progrès accomplis.Et M.Bertrand est revenu bon Jean-Jacques comme devant.C'est toujours le même scénario.Le premier ministre du Québec tire un coup de semonce, part pour Ottawa en sonnant le hallali, exprime son dépit et retourne souriant dans la bourgade en rassurant les \u2018\u2018natives\u201d.Seul le gouvernement Lesage a pu durant quelques années marquer des points à cette assemblée de chefs de tribus.C'était lors des heures de gloire de la révolution tranquille.Et la recette était simple.Rien ce, et l'on disait: \u2018Après tout, ils s'amusent follement, c'est la Grey Cup.\u201d Le virus de cette fête \u2018\u2018à l'américaine\"' s'étant communiqué aux différents média d'information, (on ne pouvait s'y soustraire qu'en se sauvant au fond des bois,) je pris mon mal en patience, et décidai de m'installer à l'écoute des postes anglophones, histoire de recueillir les propos de nos \u2018sociologues improvisés\u2019: Sid.Margolese, Leslie Roberts, Rod Blaker, et Bert Cannings.J'ai appris un tas de choses que j'ignorais; ainsi, j'ai su que les Canadiens français qui s'entassaient par \u2018centaines de milliers' le long des rues, pour admirer les majorettes, c'étaient.les \u2018true French-Canadians\u201d, les vrais représentants de cette race de bons vivants que nous sommes.Or, dans les journaux de lundi, je lisais qu'à l'est de Saint-Laurent, il y avait beau- tout s\u2019effoudre gouvernement québécois savait ce qu'il voulait et prenait des initiatives comme la caisse de dépôt et la régie des rentes.Et la population québécoise avait confiance en son gouvernement.Présentement on a l\u2019impression que la gang qui est au pouvoir, (le mot a été choisi, c\u2019est bien une gang) est en train de liquider la succession.Le bili 63 et la remise au patronage des barrages de l\u2019Hydro c\u2019est la même opération.ll faut vendre les meubles pour payer la maison.Ou autrement dit garnir la caisse pour garder le pouvoir.Ce gouvernement n\u2019inspire plus confiance et c'est grave parce que les Québécois ont plus que jamais besoin d\u2019un gouvernement en qui ils ont confiance.Depuis quelques années ils se sentaient devenir maîtres chez eux.Ils étaient capables eux aussi de réaliser des oeuvres importantes, réforme de l\u2019Education, Manicouagan, ententes internationales, planification, etc.Avec le gouvernement Bertrand tout ça s'effouâre lamentablement.Seul le gouvernement fédéral est grand et Trudeau est son prophète.Heureusement il y a une élection qui s\u2019en vient.M.Bertrand l\u2019a dit.C\u2019est la seule promesse que nous lui demandons de tenir.de magique dans la potion.Le Jacques GUAY Dans l'article de Gérald Godin Un titre disait: \u201cII faut que le sur la Caisse de dépôt et place- gouvernement ment du Québec, la semaine moins possible\u201d.Le titre était dernière, une erreur a été faite incomplet, il aurait fallu lire: et une imprécision commise, \u201c Il y était dit que René Léves- \u201cIl faut que le gouvernement que était ministre de la Santé, emprunte le moins possible sur il aurait fallu lire \u2018de la Famille\u2019.le marché des capitaux privés\u201d.emprunte le 6A / QUÉBEC-PRESSE - 14 DÉCEMBRE 1969 coup moins de spectateurs, et peu d'enthousiasme.Est-ce que les \u2018\u2018natives\u2019 auraient changé de secteur?Ou bien, aurais-je enfin retrouvé ma \u2018\u2018majorité silencieuse\u201d?J'ai appris de plus, de la bouche d'un de nos \u2018\u2018sociologues\u201d de C.J.A.D., que le climat social s'était nettement amélioré, à Montréal, et que l\u2019on pouvait s'attendre maintenant à une bonne période de tranquillité, les autres manifestations étant désormais interdites.C'est pas beau, ça! Je suggère immédiatement à Monsieur Gilbert de vendre à l\u2019encan tout l'équipement anti-émeute de nos policiers, et d'acheter à la place des instruments de musique; une fanfare de police, nous n'en avons pas, et je crois que c'est indispensable.sur ce continent; après tout, la musique adoucit les moeurs.méme Spiro Agnew est d'accord.J'ai appris des choses moins importantes: a savoir, que les employés municipaux, qui sul- vaient, en triporteurs, les chevaux des cowboys, pour ramasser le crottin, avant que les majorettes n'y salissent leurs petites bottes blanches, étaient presque tous des Canadiens francais.La réforme de I'éducation, surtout le bill 62, devrait apporter les corrections qui s'imposent!.J'ai donc appris des tas de choses, aux postes anglais; ainsi j'ai appris que le climat était meilleur à Montréal, samedi le 28 novembre, parce que tous nos trouble-fête habituels, ceux d'ici, les Lemieux, Chartrand, Angers, Harvey, et ceux de Cuba, de Moscou et d\u2019Algérie, (nos agitateurs étrangers ) avaient décidé sagement de s'abstenir, et de rester chez eux.D'après nos \u2018\u201c\u2018ethnologues\u2019, la présence de quelque 3,800 policiers n'était pas étrangère à cette décision.C'est partiellement vrai, mais cela n'explique pas tout.Il y a aussi le fait que les Canadiens français ont l'esprit sportif, et respectent habituellement les traditions sportives des voisins.Mais, plus important que tout cela, Il y a le fait qu'un nombre sans cesse croissant de Québécois préfe- rent conserver leur énergie pour des occasions plus sérieuses.Ce festival de la \"\u2018baloune\u2019, ce n'était pas notre fête à nous, mais celle des Autres; la \u2018\u2018\u2019balou- ne\u201d que l'on botte, (à la Trudeau,) ou la \u201cbaloune\u2019 que l'on prend, au Reine-Elizabeth, nous intéressent de moins en moins.En fait, les \u2018balounes\u2019\u2019 qui nous intéressent, ce sont celles que nous crevons, à un rythme de plus en plus étourdissant, au grand désarroi de nos amis anglophones, qui s'arrachent les cheveux devant ce dangereux processus de désaliénation collective.ZANONS DECIDÉ DE RÉTABLIR MOMENTANEMENT LA LIBERTE .Mais ZATTENTION y Le TRIUM-VERRAT \u2018avaient pas l\u2019air heureux.Z'avaient pas l'air bien heureux, les policiers, l'autre mercredi rue St-Laurent.Faut dire qu'ils étaient nombreux, bien armés et l'air redoutables.C\u2019est d'ailleurs incroyable comme ils ont l\u2019air tout droit sortis de la noirceur du Moyen-Age, bardés et casqués comme de preux chevaliers.Les manifestants, si on peut dire, étaient en tout une centaine qu'on sentait tout droit venus de bureaux ou de salies de cours bien tranquilles.Eux z'avaient pas l'air bien malins.Leur seule défense, si on peut dire, ce fut de lire la Déclaration des droits de l'Homme dont c'était, paraît-il, l'anniversaire.Un gros policier qui avait l'air important avec son uniforme de haut gradé s'en est rapidement saisi, l'a chiffonnée et jetée où elle se devait d'être, dans la \u2018\u2018sloche\u201d.Sous les yeux du chef en chef, le directeur lui-mème, en civil comme un citoyen.Les passants n'y comprenaient rien.Tant de forces de l'ordre réunies pour si peu.Les policiers regardaient leurs longues matraques et attendaient inut!- les, Z'avaient l'air de savoir qu'ils Z'étaient inutiles.Et z'avaient pas l'air de trouver ça drôle. à CTA MGUA.CTA TOUE.AVEC TOUTES e NOUSOTES SN VA ÊTES BIN MAL PRIS,,, ON VA EINIR PAR ETES COMME.coMME DES SEPARATISSES TABASLAKI © 9 CE SACRAMAN DFOLLIES LA.O Oo UN CONTESTATAIRE FACHE Réf: \u201cUne permanente de la C.S.N.est détenue 24 heures.\u201d Nouvelle-choc - Dégueulasse.Ecoeuranterie de Calis!!! C\u2019est pour moi et plusieurs de mes amis, la seule façon de s'exprimer en lisant l'article qui paraît dans le numéro de dimanche le 30 novembre.Quoique assez difficile de faire preuve d'objectivité, je me pose des questions quant aux moyens utilisés pour faire paraître un article aussi dégoûtant.Est-ce le sergent Dugas qui veut mousser une publicité en sa faveur auprès de ses autorités?Est-ce parce qu'il est frustré de n'avoir rien obtenu ou pas satisfait ses désirs avec la supposée voleuse et prostituée?Des CARREAUX - Chocs Dégueulasse.Est-ce parce que les reporters de Québec-Presse sont supérieurement habiles pour lui faire dire ce qu'ils veulent?Est-ce que le Sergent Dugas est confus entre les faits qui nous sont relatés, il dit \u2018qu\u2019elle a comparu samedi matin\u2019 et le reporter dit \u2018qu'elle n\u2019a pas comparu'' avec les 100 témoins à l'appui.La nervosité - DU - GARS est-ce une explication?Est-ce que tous les moyens décents ou indécents, utilisés par la police sont bons pour tenter d'intimider un organisme syndical et plus encore jusqu'à salir, tirailler la réputation d'un (une) individu?Est-ce ça le respect de l'être humain?Peut-on tolérer ça?- RE! - MY - PAUL?Est-ce que la jeune dame de tempérament agressif dit-on, (elle doit être jolie) a eu l'adresse, le front nécessaire de dire des vérités aux policiers qui les auraient blessés suffisamment pour justifier leur maladresse en l'incarcérant dans une cellule à part de ses compagnes protestataires.Est-ce la première fois qu'on arrête quelqu'un possédant une carte de crédit ou une clé de motel?Les flics qui ont arrêté cette dame sont-ils les mêmes qui ont posé un geste intelligent en cette journée mémorable du 7 octobre dernier?(Qu'on me permette certaines réserves face aux scabs).Est-ce que le signataire de cet article a voulu faire de l'ironie avec les propos du sergent?(Malhabileté certaine).N'est-ce pas dépasser les bornes, en bâtissant un article de la sorte?Le nom de cette jeune dame, n'aurait-il pas été mieux de le taire; surtout à ce qu'il ressort de l'article initialé M.L.R.journaliste qui semble avoir eu suffisamment d'informations auprès des manifestantes et de Fadjoint au secrétaire de la C.S.N.pour être en mesure de juger qu'il n'était pas nécessaire d'apposer son nom, et les lecteurs auraient lu, su, et trouvé ça beaucoup plus drôle, je perise.Que puis-je attendre des réponses qui ne me seront peut- être jamais données?\u2018Je n'ai pas fait exprès, ce n'est pas ce que je voulais dire, je fais mes excuses à la dame, ce n\u2019est pas de ma faute, le journaliste m'a tiré les vers (res) du nez, je vais être nommé capitaine pour ça.* Emile Riel - Lecteur contestataire.N.D.L.R.QUEBEC-PRESSE a voulu témoigner de la façon dont la sûreté municipale de Montréal peut, à l'occasion, traiter des citoyens en les détenant pour des enquêtes imaginaires.Notre reporter a bien fait son métier.LA CULTURE, C\u2019EST QUOP?Vous refusez aux spectacles présentés au Théâtre des Variétés, le caractère \u201cculturel\u201d qui semble être le lot - du moins à vous lire - d'une élite éduquée aux plaisirs de l'esprit, à peu près comparable au salon de Mme de Rambouillet.La culture est manifestation d\u2019un mode de vie, de pensée et d'expression; il estimportant-eten cela, notre situation est périlleuse - que nos manif stations culturelles ne devi: \u2018nent post-synchronisées (par exemple, l'intention du TNM de présenter \u201cHair\u201d, ou encore les \"Boulevards\u201d de Mme Brind\u2019Amour).Vous parlez également d\u2019absorber le raffinement culturel inhérent à l'oeuvre de Mme Loranger: la culture n'est pas une chose que l'on ramasse mais bien une chose que l'on donne à ceux qui viendront après, ou à ceux d'ailleurs.Evi- demment, direz-vous, il nous faut reconnaître les manifestations culturelles au sein même de notre communauté; vous désirez \u2018éduquer\u201d le public du Théâtre des Variétés alors que vous n\u2019acceptez même pas de reconnaître la valeur culturelle de cette partie de notre population (soit dit en passant beaucoup plus imposante que l'élite dont vous êtes).Autre détail: vous fixez des normes de comportement à partir du texte de Mme Loranger: \u2018Le spectateur rit quand il faudrait pleurer, etc\u2026\u2019: êtes-vous donc assurée à ce point des limites du bon sens?Tout ceci pour vous dire que cette façon de penser n'est pas l'affaire de l'instruction mais de cette éducation (pas celle dont vous pariez) qui consiste à prendre conscience de l'environnement dans lequel nous vivons et des gens qui s\u2019y trouvent.Gabriel Arcand, \u2018étudiant.UN REMBOURSEMENT Me Jacques Desmarais, Confédération des Syndicats Nationaux, 1001, rue St-Denis, Montréal.Cher monsieur, Veuillez trouver, ci-inclus, mon chèque au montant de vingt-cinq dollars en remboursement de ce que vous avez si solidairement fait pour nous.Je désire vous remercier bien sincerement, ainsi que Me Doyon, pour l'aide précieuse que vous m'avez apportée.Ce fut pour moi une expérience que je considère des plus valables car j'y ai vécu une nuit de solidarité humaine comme on en vit peu de nos jours.J'ai pu également constater que certains policiers accomplissent leur boulot consciencieusement et humainement mais que d'autres, se croyant investis d'une autorité suprème conférée par le port d\u2019un uniforme, se servent abusivement de cette autorité.Personnellement, on a essayé de m'intimider et devant un échec un policier s'est permis de me rudoyer.Je sais aussi que d'autres ont également subi le même sort.Il est inadmissible qu'en supposée démocratie, I'on soit traité de cette façon par les forces de l'ordre.Nous sommes en droit de nous demander quel sort est réservé aux personnes qui arrivent seules devant ces mêmes forces.Ne croyez-vous pas que cette expérience que, tout de mème près de 180 de nous avons vécue, pourrait servir à alerter l'opinion publique par l'intermédiaire de certains journaux objectifs.Je trouve inconcevable que l'on prenne peur au point de considérer tous ceux qu'on arréte a des manifestations comme des anarchistes en puissance.Il y a sûrement quelque chose qui ne tourne pas rond quelque part.IC.Votre obligée, CITE ODIESS.Une des 180.+ (UNIVERSITÉ i DU QUÉBEC à montréal: 4 3 x : ! _ sexologie: Ë - programme: De nouveaux étudiants ce en.Seront admis à suivre lauré = le programme du baccalauréat SL éducation en éducation et sexologie, el.en janvier 1970.Pour tout renseignement \u20182 concernant ce programme, \u201c à veuillez composer 526-5981 (poste 27).< Toute demande d'admission * doit être adressée : dans les plus brefs délais au Bureau du Registraire, .Université du Québec à Montréal, boite postale 3050, succursale B, Montréal 110.ON M-ED-SEX-P-1 J QUÉBEC-PRESSE - 14 DÉCEMBRE 1969 / 7A Dvr naétien ce.PAR LOUIS FOURNIER Contre le règlement anti-manifestation de Montréal Se LAF.T.0.ETLA C.E.Contre le règlement municipal d'exception 3926 et pour les droits de l'homme, on a re- M.Fernand Daoust: une centaine pour défendre un principe sacré, c'est suffisant.trouvé dans la rue, à Montréal, le soir du 10 décembre, des militants et des syndiqués de la FTQ, de la CSN et de la CEQ.Pour ne pas parler de nos \u2018compères\u2019\u2019 artistes, journalistes, cinéastes, professeurs, médecins et mème un ecclésiastique.\u201cNous allons manifester dans les rues de Montréal bientôt.Nous n'aurons pas besoin d'être 10,600.Une centaine, ça suffira pour défendre un principe sacré.\u201d\u2019 Fernand Daoust, secrétaire général de la F.T.Q., a fait cette déclaration à Québec-Presse le 23 novembre dernier.Le 10 décembre, en soirée, il est venu au quartier-général de Sûreté municipale pour verser une partie de mon cautionnement et celui de quelques autres de mes camarades de la F.T.Q.\u2026 Le Congrès du travail du Canada était là également, avec, entre autres, ce vieux lutteur, Philippe Vaillancourt.La con- LIDARITEENTRE LA C.SN., testation n'est pas affaire de jeunesse.; Nos camarades du Conseil central des syndicats nationaux de Montréal (C.S.N.) étaient nombreux.Hs avaient donné \u2018le coup de pouce'\u2019, fidèles à une résolution adoptée par leur assemblée générale.Et Raymond Laliberté, qui a montré une fois de plus de quel bois il se chauffe, avec des camarades enseignants de la CEQ.Pour contester le réglement devant les tribunaux.on a retrouvé Mes Jacques Desmarais et Gaétan Robert, pour la C.S.N.Mes Frangois Chapados et Paul Lesage.pour le CT.C.etlaF.T.Q.On se reverra vers le 20 janvier, en Cour municipale.D'ici là, la Cour supérieure devra bien déclarer ultra-vires le règlement 3926.sinon la Justice.Et puis demandez-le donc a Michel Chartrand! Les employés d\u2019hopitaux de la CSN NOUS NE VOULONS PLUS D'HOPITAUX PRIVÉS Après la tragédie de Notre- Dame-du-Lac.la position de la Fédération nationale des services est claire.50,000 employés d'hôpitaux affiliés à la CSN, par la voix de leur président, M.Norbert Rodrigue.réclament du gouvernement: Qu'il interdise l\u2019ouverture de tout nouvel hôpital privé; Qu'il remplisse les lits vides dans les hôpitaux publics, dont le taux d'occupation oscille entre 75 et 80 p.cent.et qu'il ferme parallèlement les hôpitaux privés les plus dangereux: Qu'il situe les nouveaux hôpitaux publics dans des endroits qui répondent aux besoins de la population et non plus au hasard des promesses électorales.\u201cH faut repenser une organisation exploitée par des commerçants de la maladie et de la vieillesse\u201d, explique M.Rodr- gue.\"ll y a au moins 800 hôpitaux privés ou foyers de vieillards au Québec qui sont nés au hasard des intérêts de ces commerçants, dont plusieurs ne répondent pas aux normes élémentaires de sécurité.\u201d La conclusion s'impose: \u2018Pas plus que l\u2019enseignement, les services hospitaliers ne peuvent être assurés par le jeu des intérêts privés\u201d.A Amos: CONFLIT QUI RISGU DE S'ÉTERNISER (M.B.) \u2014 Le 15 novembre dernier, 80 employés de la Société d'entreprise générale d'Amos, une compagnie de construction routière, se mettaient en grève.Le principal point en litige est le travail supplémentaire obligatoire inacceptable par les ouvriers, dont le syndicat est affilié à la C.S.N.LE Fil.DES EVENEMENTS _ Le 13 octobre, les employés se déclarent favorables en principe à la grève.Les jours suivants, la compagnie a vent de la décision et procède à une mise à pied massive.Le 6 novembre, la compagnie envoie une lettre à tous les ouvriers, les invitant à venir négocier individuellement.Le 15 novembre: débrayage.LETTRE ANTI-SYNDICALE Depuis ce jour, une ligne de piquetage se maintient pour forcer l'employeur à négocier de 8A / QUÉBEC-PRESSE - 14 DÉCEMBRE 1969 bonne foi.Il est à noter que, ni d'un côté ni de l\u2019autre, on a rompu les négociations.Cependant, du côté syndical, on soupçonne le négociateur patronai, Me Jo- lin de Montréal, de prolonger inutilement tes négociations.La seule irrégularité commise, en plus de la mise à pied des employés, fut cette lettre envoyée aux ouvriers dans laquelle on met en doute la représentativité du syndicat, et qui caractérise l'esprit des employeurs face à l\u2019action syndicale.(L.F.) \u2014 La \u2018pression\u2019 monte chez les 800 employés de la Corporation de gaz naturel du Québec, qui pourraient légalement se mettre en grêve le 27 décembre.Ils doivent se prononcer au scrutin secret, au cours d'une assemblée générale qui aura lieu GREVE DU GAZ?cette semaine.Les négociations trainent en longueur et un directeur de gréve, Lucien Giroux, vient d'être nommé.Les travailleurs sont membres de la Fédération des employés des services publics (C.S.N.).Comme à Toastess IL DEVRAÎT Y AVOIR DES LOIS POUR FORCER LES PATRONS À RESPECTER LES CONTRATS DE TRAVAIL (G.G.) \u2014 Toastess, une petite entreprise de Pointe-Claire, a décidé d'en finir avec le syndicat des Métallos.Propriété des frères Louis et Harry Salomon, Toastess fabrique des grille-pain, gaufriers, fers à repasser et autres articles de ménage en métal, vendus entre autres chez Simpson's et chez Eaton sous marque Viking.SOIXANTE GRIEFS! La premiére convention collective de travail a été signée ie 21 avril 1969.Depuis lors, par tous les moyens imaginables, le patron ne la respecte pas.Avec le résultat qu'après seulement neuf mois d'existence.une soixantaine de violations de la convention ont été portées a la connaissance du comité des griefs et que celui-ci a pris les mesures requises pour soumettre les soixante cas à l'arbitrage.Mais, ce ne fut pas tout à fait une surprise pour le permanent des Métallos qui est chargé des employés de la Toastess.monsieur Maurice Levavalier: \u2018Au moment de la campagne d'organisation, le patron a utilisé tous les moyens traditionnels pour décapiter notre majorité.Nous avons porté 23 plaintes au Tribunal du travail du Québec contre la Toastess pour congédiements illégaux.Ces plaintes doivent être entendues le 22 décembre\u201d.La présidente du syndicat, Mme Jeannette Guindon et le délégué syndical au comité des griefs, monsieur Marcel Auclair n'en finissent plus d'énumérer les cas d'intimidation, de sarcasmes, d'insultes, de déplacement de personnel sans égard aux clauses d'ancienneté, de retenues sur les vacances, sur les congés, etc.dont sont victimes les employés de la Toastess.UNE AMBIANCE SPÉCIALE Ce qui affaiblit la résistance du syndicat chez Toastess, c'est le fort roulement de personnel.Une quarantaine de personnes environ sur 120 employés sont congédiées et remplacées tous les deux mois et demi, juste avant qu'elles ne terminent leur période de probation avant l'accès à l'unité de négociation.LE TRAVAIL EN MIETTES Pour faciliter ce qu\u2019on appelle en anglais le \u2018turn-over\u2019\u2019, ou le roulement de personnel, la direc- roulement de personnel, la direction de l\u2019entreprise a fractionné au maximum les opérations.de sorte que quelques jours d'entrainement suffisent a un nouveau venu, pour mai- triser son travail.LE TRAVAIL A LA PIECE Une source constante de vexu tions vient aussi de ce même système de fractionnement du travail.Certains employés sont payés à la pièce.Or.comme Ils ne suivent pas les objets qu'its fabriquent jusqu'au bout de i: chaine, la direction de l'usine conteste régulièrement le nombre de pièces déclarées.sous prétexte que plusieurs de ces pièces ont été refusées par l'ins pection.Chaque fois qu'il y .: contestation, c'est long, compliqué, oiseux et bien des employés laissent tomber en chemin.Ain- st, la guerre d'usure et de harcèlement du patron lui est-elle ex- trèmement profitable puisqu'elle se répercute de semaine en semaine sur une diminution des salaires à verser.QUE FAIRE?-Les délégués syndicaux et le permanent des Métallos nous déclaraient que s'il fallait aller jusqu'au terme de la procédure avec les 60 griefs qu'ils vont porter à la connaissance du ministère du Travail, ils en ont pour trois ou quatre ans devant les tribunaux du travail.Ils se demandent si, dans un tel cas, le ministre ne pourrait pas avoir recours à des mesures spéciales pour forcer le patron à respecter le contrat syndical.La Toastess veut en finir avec les Métallos.oid VENDREDI S décembre Loger les syndiqués Pourquoi les syndicats et les coopératives ne s'intéressent- ils pas au domaine de l'habitation?Il y a quelques années on a parlé de la construction d'un immeuble à Montréal, financé par une centrale syndicale.Les membres du syndicat auraient pu y acheter des appartements grâce au système coopératif.Pourquoi n'a-t-on pas donné suite au projet?Les syndicats pourraient aussi créer des maisons de repos pour les anciens membres retraités.Ces asiles ne pourraient pas être plus mal organisés que le Repos du Vieillard de Notre-Dame-du- ac.Qui a tué le caporal Dumas?Selon le coroner, le caporal Dumas a été tué de plusieurs balles, le 7 octobre, lors de l'attaque contre la compagnie Murray Hill, mais personne ne peut être accusé de cette mort.Un chauffeur de taxi, qui a assisté à cette émeute et qui a été appelé à témoigner à l'enquête, prétend que le verdict était arrangé d'avance.|| dit savoir qui est responsable de la mort du caporal Dumas, que les autorités le savent aussi et veulent étouffer l'affaire.Pierre Laporte 63 M.Pierre Laporte déterre le bill 63.Il annonce que s'il devient le chef d'un gouvernement libéral, il proposera à la population une politique de la langue, complète et précise, et qui sera différente de celle que le gouvernement a fait adopter par sa loi no 63.M.Laporte semble inconsistant.Moins d\u2019un mois après avoir voté en faveur du principe et des articles de la loi 63, il annonce qu'il voudrait la changer.De deux choses l'une: ou bien il a voté par trois fois pour une loi qu'il désapprouvait, ou il approuvait la loi il y a quelques jours et il a changé d'avis depuis.Lorsqu'on pense à l\u2019importance d'une telle législation, on s'étonne qu\u2019un candidat à la direction du parti libéral la traite avec tant de légèreté.Lévesque et les vieux M.René Lévesque, de son propre aveu, a visité le Repos du Vieillard, à Notre-Dame-du- Lac, en mai 1967 et en a ordonné la fermeture parce qu'il trouvait que \u2018\u2018c\u2019était un nid a feu\u2019.Pourquoi, même dans l'opposition, n'a-t-il pas soulevé la question à l'Assemblée nationale pendant les 3 ans et demi qui ont suivi, et pourquoi a-t-il attendu qu'une quarantaine de vieillards périssent brûlés vifs pour en parler?Gaspillages à l\u2019Hydro?Il paraît que l'Hydro-Québec suit une politique d'austérité; et pourtant un homme dénonce de nombreux gaspillages qui se feraient à cette société de la Couronne.Les secrétaires du personnel des cadres seraient traités aux petits oignons et se véhiculeraient en taxis aux frais de l'Hydro, donc de la population.Il parle également du cout exorbitant des petits arbres de Noël ridicules qu'on a vus surgir devant l'édifice de la société, boulevard Dorchester, en guise de décoration pour les fêtes.LUNDI 8 décembre M.René Thérien, directeur des relations publiques à I'Hy- dro-Québec, accepte après mille tractations de nous renseigner au sujet des décorations de Noël, ridicules, qui parent le siège de sa compagnie à Montréal.Les petits arbres rabougris, juchés sur leurs caisses à savon, ont coûté au contribuable québécois $360.00 chacun, pour un total de $2,160.00, les 6.Le contrat a été accordé à la compagnie Décorville, sans soumissions publiques.Le plus grave, c\u2019est qu'il faudra nous contenter, pour une telle somme, des mêmes petits arbres pendant trois années de suite, après quoi ils se feront admirer à travers la province.Manic 3 Pourquoi Québec s'entête-t-il à vouloir confier la construction du barrage Manic 3 à l'entreprise privée?Les raisons d'économie invoquées ne sont pas convaincantes; chacun échafaude donc sa petite hypothèse.Par exemple, avec des élections générales qui approchent, l'Union nationale envisage peut- être de se faire aider par des entrepreneurs à qui elle accorderait les contrats de construction.Ou encore, I'Hydro craindrait de retrouver a Manic 3 les syndicats qui groupaient les travailleurs des autres barrages déja construits.Si une compagnie privée prenait la relève de l'Hydro pour construire Manic 3, elle n'aurait à assumer aucune des anciennes responsabilités de la société d'Etat.De toute façon, les barrages hydro - électriques construits par les ingénieurs de l'Hydro- Québec sont des symboles de fierté nationale et personne ne comprend pourquoi les Québécois, qui ont déjà fait leurs preuves sur les centrales existantes, ne pourraient pas parachever § leur oeuvre.Et les Indiens?La loi no 63 donne aux parents le droit de choisir l\u2019anglais ou le français comme langue d'instruction pour leurs enfants.Et que fait-on de l'indien, langue des premiers Canadiens?MARDI 9 décembre Ottawa et le PQ Bien des Québécois sont désabusés devant la façon dont la conférence fédérale-provinciale se déroule à Ottawa.On a l'impression que les premiers ministres des provinces et celui du Canada se font la guerre par-dessus nos têtes.Ils se disputent des juridictions et s'accrochent sur des pécadilles, sans jamais aborder le problème fondamental qu'ils sont supposés discuter: l'existence même de notre pays.Pendant ce temps le Parti Québécois prépare dans le calme le regroupement de tous les désabusés du dilemme fédéral- provincial.La pornographie Quand donc la police cesse- ra-t-elle.de faire la chasse aux trafiquants de pornographie et de débauche?Evidemment, son devoir est de faire respecter f PAPAS AUCUN COMPTANT 2.00 PAR SEMAINE Gratuit ! Un magnifique ensemble de 270 pi.car.de tapis de bain avec chaque achat les lois, mais lorsqu'il s'agit de lois désuètes et ridicules, elle devrait fermer les yeux et s'occuper plutôt d'arrêter les vrais bandits.Le problème fondamental, quoi qu'il en soit, ne concerne pas la police, mais la législature.\u201cOn se pose enfin des questions sur la nature de la pornographie et sur les maisons de \u2018\u2018plaisir\u2019\u2019.Un adulte devrait être libre de lire les livres qui lui plaisent, de regarder les images qui lui plaisent et de passer ses moments de loisirs dans la compagnie qui lui plaît.Le seul devoir de l'Etat est de protéger les mineurs d'influences qu'ils ne sont pas prèts à affronter.Les lois actuelles procurent aux trafiquants de pornographie et de plaisirs charnels, comme aux trafiquants de drogue, des sources de revenus importants dont ils seraient privés si les livres et revues de tout genre se vendaient librement et si les maisons de plaisir étaient lé- constitutionnelle' gales et tolérées par l'Etat.Les media d'information Le public, notamment les jeunes, les mères de families, sont mal informés, dit-on.A qui la faute?\u2019 Est-ce que les media d'information font mal leur devoir, ou doit-on blâmer l'apathie des citoyens eux-mêmes?|! est certain qu'un citoyen qui veut s'instruire et se renseigner sur la chose publique ne manque pas de journaux, de programmes de radio et de télévision où puiser ses informations.Le rôle des informateurs ne devrait pourtant pas se limiter à renseigner uniquement ceux qui le désirent.I faut également vulgariser la connaissance afin de la rendre accessible au plus grand nombre possible de personnes.Estimation gratuite Les programmes d'affaires publiques de Radio-Canada sont parfois une illustration frappante de ce qu'il ne faut pas faire.Des journalistes chevronnés travaillent dur à récolter des informations importantes, qui sont ensuite présentées au public sous une forme si peu attrayante, que seuls les initiés peuvent en bénéficier.Le rôle de la société d'Etat devrait pourtant être de toucher le plus grand nombre de personnes possible, puisque nous contribuons tous à son financement.Radio-Canada atteint souvent ce but avec des émissions de variété qui occupent la première place de la cote d'écoute.Pourquoi les émissions d'affaires publiques ne viseraient- elles pas le même but?Le Québec à Osaka Le journaliste Michel Collet, qui revient du Japon, nous parle de l'Expo 70.Alors que le pavillon du Canada est entièrement achevé, celui de notre province n\u2019est encore qu'à moitié construit, les deux seuls employés québécois qui y travaillent n'ont pas été payés pendant plusieurs semaines, ils ont mème été obligés d'avancer leurs propres deniers pour acheter des fournitures nécessaires au pavillon, le commissaire général du Québec esi toujours absent d'Osaka, et tout marche en dépit du bon sens.I! faudrait sans doute rapprocher ce triste état de choses de la conférence constitutionnelle.Québec réclame sans doute pius de pouvoirs d'Ottawa, mais iors- qu\u2019on compare l\u2019état dans lequel se trouvent les pavillons des deux paliers de gouvernement à Osaka, on se demande s'il ne vaut pas mieux se fier à Ottawa qu'à Québec.FORTREL ACRILAN NYLON EVLAN Etc, etc.7 MONSANTO le QUALITE SEULEMENT POUR SERVICE À DOMICILE par Marthe THERRIEN Le 3 octobre dernier, une Esquimaude de 35 ans, Minnie Fleming, de Fort George dans la baie James, a comparu devant le juge Marcel Gaboury en Cour criminelle, et a plaidé coupable à une accusation d'avortement pratiqué sur elle-même.Le juge l\u2019a condamnée à purger à la prison Tanguay à Montréal une peine de 3 mois._ Les journaux rapportent que Mme Fleming aurait expliqué par un interprète que son \u2018crime\u2019 était en fait une coutume esquimaude.La police qui a effectué l'arrestation et la Couronne ont confirmé cette assertion et ont déclaré en cour que l'avortement était une coutume reconnue dans les communautés esquimaudes.Bien qu\u2019il faille être compréhensif pour des coutumes différentes des nôtres, ont-ils ajouté, celle-ci est particulièrement répugnante et devrait être enrayée.C'est dans cet esprit que le juge Gaboury a prononcé sa sentence de 3 mois qui, selon lui, devait être \u2018suffisante pour indiquer à la population du Nouveau-Québec que cette pratique devrait être discontinuée.\" VERSION D'UNE ETHNOLOGUE.Mme Pierrette Désy, ethnologue, a fait une thèse de doctorat sur Fort George où elle a vécu.Nous l'avons rencontrée.Elle a rétabli les faits concernant la jeune Esquimaude et nous a parlé des brimades que l'application de la loi des Blancs entraine sur les Indiens et les Esquimaux.Mme Désy croit que la version rapportée dans les journaux au sujet de Minnie Fleming.est Inexacte.Elle se dit convaincue que l'enfant de Minnie est mort- né.On a prétendu dans la communauté que la jeune femme se serait avortée et aurait donné le foetus aux chiens.Mme Désy n'ajoute aucune foi à ces rumeurs et croit plutôt que Mme Fleming n'a pu rendre à terme l'enfant qui serait mort-né.D'ailleurs, de poursuivre l\u2019ethnologue, Minnie Fleming était sur le point d'accoucher; un médecin de Fort George l'avait examinée et devait revenir pour l'accouchement (il n'a pas été averti le moment venu).L'accusation d\u2019avortement est inexacte de toute façon: il devrait plutôt être question d\u2019infariticide.PRESSION SUR UN CHEF.L'ethnologue explique l'arrestation de la jeune femme par le fait que des pressions auraient été exercées par des Blancs sur le chef de la communauté (qui n'est pas reconnu par toute la communauté mais qui est davantage l'intermédiaire du gouvernement auprès de la population).La jeune femme aurait alors été dénoncée par ce chef, un Indien, (Mme Fleming est Esquimaude) à la Sûreté du Québec qui aurait arrêté la jeune femme pour la traduire devant Au service des SYNDICATS CSN.-F.T.Q.etc.IMPRIMERIE MANSOUR INC.674-1231 ATELIER SYNDIQUE 54 boul.Quinn Longueuil < - s les tribunaüx à Montréal.Mme Désy nous fait remarquer que, bien que les quelque 50 Esquimaux soient intégrés à la population indienne (Cris) majoritaire (environ 1,280 membres), les Esquimaux demeurent encore quelque peu dans l'esprit des Indiens leur ennemi traditionnel.\u201cUne indienne n\u2019aurait pu être ainsi dénoncée par le chef de la communauté sans que personne réagisse\u201d nous dit Mme Désy.L'INFANTICIDE, UNE COUTUME ESQUIMAUDE?Mme Désy est en complet désaccord avec l'allégation à l'effet que l'infanticide soit une coutume esquimaude.\u201cUne coutume étant une façon collective d'agir, il est épouvantable que les Blancs croient cela , a-t-elle déclaré.\u2018Si dans une communauté esquimaude ou indienne une femme normale faisait cela, ce serait la communauté qui punirait la personne, on ne demanderait pas l\u2019aide des Blancs.\u201d Le cas de Minnie Fleming est particulier: d\u2019après les habitants de Fort George, elle ne s\u2019est jamais conformée aux normes habituelles, et elle échappe au consensus de la communauté qui punit les actes répréhensibles.L'ethnologue ne croit pas qu'il existe de peuple où l\u2019infanticide soit une coutume: il existe plutôt certaines occasions où il est pratiqué par nécessité.Les personnes qui veulent croire que l'infanticide est une coutume esquimaude expliquent que cette coutume a pour fonction de se débarrasser d'enfants qu'on n\u2019a pas les moyens de faire vivre.\u201cCeci pouvait s'expliquer dans le passé lorsqu'il y avait de nombreux cas de famine, d\u2019expliquer Mme Désy, mais aujour- d\u2019hui ces groupes sont sédentaires.De plus, l\u2019adoption dans les communautés nordiques esquimaudes et indiennes est chose courante.L\u2019enfant est sacré.Si l'enfant de Minnie avait été vivant, une autre famille l'aurait pris en charge puisque Minnie a déjà un enfant de 7 ans dont elle doit s\u2019occuper.\u201d LE SORT RESERVE A MINNIE FLEMING ll est question que Minnie Fleming bénéficie de jours de grâce pour sa bonne conduite et sorte de prison ces jours-Ci.Qu'adviendra-t-il d'elle?\u201cIl est possible, nous dit Mme Désy, que Minnie soit une nouvelle fois enceinte.Va-t-on alors la mettre à nouveau en prison?C\u2019est là une pratique inhumaine\u201d.Minnie (Ehunak) Fleming en train de broder un anorak pendant que son bébé dort derrière elle.SENTIMENT DES INDIENS ET DES ESQUIMAUX VIS-A-VIS LA LOI.Selon l\u2019ethnologue, il est malheureux qu'lndiens et Esquimaux puissent ainsi étre jetés en prison pour des motifs qui leur sont inconnus et qu'ils soient jugés en fonction de lois qu'ils ne connaissent pas.D'ailleurs reconnaissent-ils seulement le gouvernement qui les condamne?Mme Désy nous cite le cas d'un jeune Esquimau emprisonné, qui ne savait ni l'anglais ni le français, et qui se @Œ _L croyait dans une caserne a faire son service militaire.COUTUMES DESUETES.\u201cCe n'est pas le fait de brimer des coutumes indiennes et esquimaudes qui importe le plus, d'ajouter l'ethnologue.En devenant sédentaires, ces communautés ont dû abandonner un grand nombre de coutumes devenues désuètes.Ce qui est plus grave, c'est que dans leurs relations avec les Blancs, c\u2019est tout leur être qui est aliéné\u201d.Ainsi, de nombreux Esquimaux et in- La \u201créaction silencieuse\u201d sort de l'ombre Depuis le début de décembre, la \u2018\u2018réaction silencieuse\u201d montre les dents.Ne se contentant plus de son \"lobbying\" incessant dans les hautes spheres du ministère de l'Education, elle reprend du poil de la bête.Dans cette opération, les tenants de l'enseignement privé ne manquent pas de culot.lls protestent contre I'insuffisance des subventions gouvernementales aux écoles privées.En vertu d'une loi incroyable qui a été adoptée à la vapeur il y a quelques mois à peine (le bill 86), les écoles privées peuvent maintenant recevoir, selon leur statut, 60 pour cent ou 80 pour cent du coût moyen de l'enseignement public.Mais pour la petite minorité qui profite de l'enseignement privé, ce n\u2019est pas encore assez.Pour la satisfaire, il faudrait sans doute en venir à des écoles qui, tout en conservant leur caractère d'institutions privées, seraient subventionnées à 100 pour cent par les fonds publics! Collège en vente Comme si cette démarche n'était pas suffisamment aberrante, on apprend avec stupéfaction que des intérêts privés, avec les subventions de l'Etat, continuent de faire une concurrence directe à des intérêts publics.Cette fois, c'est à Outre- mont, en banlieue de Montréal, où le collège Saint-Viateur est en vente.Déjà \u2018\u2018associée\u201d a la commission scolaire d'Ou- tremont, cette institution qui appartient aux Clercs de Saint- Viateur est la seule école secondaire de langue française d'Ou- tremont qui ne soit pas entièrement privée.Un groupe de parents cherche à acquérir cette école qui accueille plus de 1,000 étudiants, et ce, malgré l'opposition de l'ensemble des parents et malgré l'intention de la commission scolaire d'acheter cette école.Le plan d'équipement scolaire pour toute cette partie de l'île de Montréal qui englobe Outremont, Ville Mont-Royal et le quartier Parc-Extension risque d'être compromis par cette manoeuvre.Et ainsi, au lieu de venir compléter le système d'enseignement public, l'école privée largement subventionnée subsiste au détriment de l'école publique et retarde de façon marquée l'établissement au Québec d'un enseignement public valable.Le \u2018cercle vicieux\u201d est entretenu par le gouvernement.Une fois de plus, les intérêts d'un petit groupe de privilégiés servent à écraser ceux de \u2018la majorité silencieuse\u201d.Statut privilégié Pendant que les tenants de l'école privée sont à l'oeuvre, les défenseurs de l'école confessionnelle sortent de leurs tentes OÙ ils s'étaient réfugiés pour mieux travailler en coulisses.lIs commencent à organiser un tollé contre le bill 62 sur la réorganisation scolaire de l'île de Montréal.Non pas parce que ce projet de loi masque la mainmise totale de Québec sur I'enseignement public montréalais et ne démocratise pas les structures de cet enseignement, mais parce que les nouvelles commissions scolaires ne seront pas confessionnelles.Tout cela est inscrit dans la logique du système scolaire québécois actuel: c'est le résultat du statut privilégié qui est accordé à l'école privée et à l'école confessionnelle.Ce qui se passe au grand jour depuis quelques semaines met en relief ces privilèges d'un autre monde et diens attirés par les villes anglaises du Canada ont vu leur vie complètement désorganisée, et se sont retrouvés démunis devant la vie.Plusieurs, pour tromper l'ennui se sont mis à boire et ont été vite repérés par la police.Les femmes deviennent souvent dans ces conditions enceintes ou prostituées et sont à leur tour incarcérées.À Montréal, le même phénomène commence à se produire: les Indiens viennent sans métiers et travaillent dans des conditions d'exploitation extrêmes et se défendent mal contre toutes les brimades qu\u2019on leur fait subir.par Jules Leblanc montre à quelles absurdités ils conduisent.Ce qu\u2019il faut voir dans ces évé- nements c'est que \u2018\u2018la réaction silencieuse'\u2019, qui travaillait dans l'ombre depuis plusieurs années, réapparaît en public.Une grande bataille Les forces de la réaction qui.en éducation, canalisent principalement leurs énergies sur le maintien de l\u2019enseignement privé et le maintien de la con- fessionnalité dans les écoles et les structures scolaires, sont plutôt silencieuses depuis que l'Union nationale a pris le pouvoir, en juin 1966.On revenait d'une certaine façon à \u2018\u2018la réaction silencieuse\u2019 qui, jusqu'en 1959-60, maîtrisait tout le milieu de l'enseignement québécois, sous le règne du \u201cCrois ou meurs\u2019' duplessiste.Hormis la lutte qu\u2019elle a menée contre la loi visant à créer les colléges d'enseignement général et professionnel (CE- GEP), la réaction, aprés avoir été fort bruyante de 1961 a 1966, s'est terrée pour mieux agir.Elle a notamment réussi à décrocher certains postes clés au ministère de l'Éducation, dont certains au niveau même des sous-ministres et du Conseil supérieur de l'éducation.; La puissance de la réaction \u2014 comme celle de la subversion révolutionnaire d'ailleurs \u2014 réside dans le caractère clandestin de ses activités.C'est lorsqu'elle se montre au grand jour qu'il est possible pour l'ensemble de la population de la combattre et de l'écraser.La \u201créaction silencieuse\u201d sort de l'ombre.Son \u2018\u2018lobbying\u201d et ses influences occultes ne lui suffisent plus.C'est qu'une grande bataille approche.Même si tout combat comporte des risques, il faut s\u2019en réjouir.Lu.i La femme est-elle légale de l'homme?Peut-être, mais.\"Les femmes, Cest fait pour rester à la maison!\u201d \"A He SH aa que Paradis Photos Moni par Maurice-L.Roy \u2018Les femmes c'est pas fait pour prendre des décisions.C'est fait pour rester à la maison! Moi ma femme fait ce que je lui dis, puis si elle le faisait pas .enfin, vous voyez ce que je veux dire\u201d.Et vous, qu'en pensez-vous, la femme est-elle l'égale de l\u2019homme?C'est la question qu'on a posée un groupe de personnes réunies au sous-sol de l'église St-Pierre-Clavert jeudi soir dernier, dans le cadre de la série de cours de culture populaire de la C.E.C.M.avec la collaboration de Québec-Presse.Un échantillonnage intéressant: de parfaites petites ménagères.Un bâtisseur de clocher, une petite maman très chouette en permission; des femmes résignées, traditionnelles.Une trotskyste (il y a des choses.quand même) et du monde ordinaire.Au pupitre, Mme Gravei, professeur de personnalité féminine à la C.E.C.M.La citation du début a été tirée d'un enregistrement réalisé par Mme Gravel.Sur la même bobine on pouvait entendre les témoignagnes que voici: \"Ma femme reste à la maison; elle ne sait rien faire d'autre\u201d.\"La femme a été capable de se faire vivre par l'homme, de l'envoyer travailler.Ca prouve qu'elle est supérieure.\u201d Vous direz qu'ils ont le sens de l'humour.Ca m'a paru le plus sérieux du monde.Evidemment sur ruban on ne peut pas leur voir la figure.Mais dans la salle même, la matière à l'état brut ne manquait pas.Un philosophe: Une femme n'a pas \u2018la décision' aussi vive que l'homme.Protestations timides, indécises.Le philosophe: La femme est naturellement sentimentale.Or une femme qui dirige une entreprise n\u2019est plus sentimentale.Donc elle n'est plus femme.Une femme forte: La sentimentalité?tu laisses ça chez toi.Un homme d'expérience: J'ai réalisé dans la vie que la femme qui travaille perd son intuition et devient virile.La petite infirmière, outrée: Je ne suis pas d'accord! Je travaille à l'extérieur, je fais autant de politique que mon mari et ça ne m'empêche pas de rester femme.Le Jeune Canadien, provocateur: Si la femme fait la même chose que l'homme, on n'est pas porté à l'estimer\u2026.\u2014 faisant arnende honorable \u2014 de toute façon, devant une machine tu n'es ni un homme ni une femme, tu es une machine.Le débat piétine.Faut dire que le sujet est glissant.Mme Gra- Photo du haut: \"Moi je suis contre le mariage parce que ça met les femmes dans un état de soumission\u201d.À l'extrème gauche: \u201cLa femme en politique peut aussi avoir de bonnes idées.\u201d Ci-contre: \"Les femmes votent pour les candidats qui sont jolis\u201d.En bas: \u2018J'ai travaillé jusqu\u2019à 100 heures par semaine pour garder mes enfants aux études.Aucun homme n'aurait fait ça.\u201d vel, émet l'avis que la femme a une sensibilité qui n'est pas semblable à celle de l'homme, qu'elle est physiquement.plus fragile, conditionnée par des cy- cies.La jeune trotskyste: Les femmes ont joué avec des poupées pendant des générations; on les a habillées avec des sous-vêtements qui déformaient le corps et I'empéchaient de s'épanouir.Comment voulez-vous qu'elles soient fortes.Moi je suis contre le mariage parce que ça met la femme dans un état de soumission.D'une génération à l'autre, les ponts sont difficiles à mettre en place; plus difficiles à maintenir.On revient à des considérations plus immédiates.Sentencieux: C'est à cause de l'éducation que la femme est inférieure.Perspicace: L'homme a peur que la femme prenne sa place; faut pas le blamer, mais il faut se débattre.C'est rendu qu\u2019il y a des femmes juges, médecins et même ministres.Incendiaire: Un homme qui a du coeur et qui se démène un peu n'a pas besoin de faire travailler sa femme.S'il ne gagne pas assez cher, qu'il prenne un deuxième emploi.Mon mari a été malade pendant 6 ans.J'ai travaillé jusqu'à 100 heures par semaine pour garder mes enfants aux études.Aucun homme n'aurait fait ça.Catégorique: Si le travail nuisait à l'éducation de mes enfants, je ne travaillerais pas.Imaginative: Pourquoi n'y a- t-il pas de garderies d\u2019enfants?La jeune trotskyste qui revient à la charge: \u201cCe n'est plus le temps de discuter pour savoir si la femme peut ou doit travailler.Il faut plutôt se demander pourquoi la femme qui occupe un emploi à la maison et un emploi à l'extérieur a deux emplois aussi mal payés l'un que l\u2019autre.C\u2019est un drame de constater que la femme devra attendre sa pension de vieillesse pour recevoir un salaire égal à l'homme.\u201d - Un séditieux: Aussi longtemps que la femme ne prendra pas l'initiative en matière sexuelle, elle ne sera pas vraiment libre, parce qu'à partir du moment où elle admet son rôle passif au plan sexuel, elle se place dans une situation de soumission.Un retors: Je pense que la femme peut demeurer passive et être supérieure.Un féministe: La femme a la subtilité de faire croire qu\u2019elle se laisse choisir.Après plusieurs autres considérations plus ou moins pieuses, on en vient au thème \u2018la femme et la politique\u201d.Tout le monde est d'accord pour \"lâcher\u201d les femmes en politique (certains maris y voient peut- etre un moyen de se libérer).Les motifs qui pousseraient d'abord les femmes à faire de la politique active c'est la nécessité pour la consommatrice d'exercer un plus grand contrôle sur les moyens de production et de distribution.A travers la discussion on pergoit une insatisfaction fondamentale à l\u2019endroit du gouvernement des hommes: \u2014 Ils ont maintenu les femmes dans un état d'infériorité: droit de vote.Accès aux tavernes.Législations sur la contraception et l'avortement.\u2014 Si on examine le gouvernement des hommes, on se rend compte que ce n\u2019est pas très brillant.Deux guerres mondiales.Des famines dans trois continents.Du chômage dans les pays industriels, etc.Mais il faut quand même revenir aux choses sérieuses et admettre avec notre bâtisseur de clochers que \u201cles femmes votent pour les candidats qui sont jolis\u201d, même si, selon Madame Blancheville, \u201cla femme en politique peut-aussi avoir de bonnes idées\u201d\u2019\u2026 Quelques constatations: les femmes sont plus informées que les hommes parce qu'elles ont plus de temps pour s'informer et c'est important à cause de leur rôle d'éducatrice.On propose même aux femmes de prendre la relève des contestataires puisque les hommes n'osent pas le faire.De la femme \u2018\u2018poignée'\u2019' à la femme libre, en passant par la suffragette et la féministe, on a le choix des attitudes.Mais comment faire la démarcation entre le poids de la tradition et de la culture et les faits de nature?1097 rue Berri, Montréal 9 h.p.m.9 h.p.m.SERVICE DE L\u2019EDUCATION DES ADULTES COURS DU SOIR-FORMATION PROFESSIONNELLE ECOLE DES METIERS COMMERCIAUX Cours offerts: coiffure de base {D) \u2014 coiffure perfectionnement (D) \u2014 coiffure pour hommes: I, H, lll, IV \u2014 physionomie \u2014 electrolyse \u2014 couture de base (D) \u2014 croquis de mode | \u2014 horlogerie.Inscription: 15-16-17-18 et 19 décembre 1969 entre 7 h p.m.et 9 h.p.m.ECOLE DES METIERS DE L'AUTOMOBILE 3744 rue Saint-Denis, Montréal \u2014 842-8831 Cours offerts: moteur, fonctionnement et réparation \u2014 châssis, fonctionnement et réparation \u2014 transmission automatique \u2014 moteur diesel \u2014 alignement des roues.Inscription: 15-16-17-18 et 19 décempre 1969 entre 7 h p.m.et ECOLE DE METIERS \u2014 SECTION OUEST 4976 ouest, Notre-Dame, Montréal \u2014 Cours offerts: dessin industriel et lecture dé plans \u2014 électricité générale (théorie) \u2014 électronique (théorie générale).Inscription: 15-16-17-18 et 19 décembre 1969 entre 7 h.p.m.et INSTITUT DE TOURISME ET D'HÔTELLERIE 550 rue Poupart, Montréal \u2014 873-4152 Cours offerts: cuisine professionnelle \u2014 service des boissons (bar) \u2014 administration hôtelière \u2014 service de table.\u201c Inscription: 16-17 et 18 décembre 1969 entre 7 h.p.m.et 9 h.pm.Conditions générales d'admission a ces cours: être dans le métier ou un métier connexe, avoir complété au moins une 9e année et posséder les aptitudes requises.Frais de cours: $2.00 par crédit (15 heures de cours).\u2014 842-8376 931-4291 QUÉBEC-PRESSE - 14 DÉCEMBRE 1969 / 11A par CLAUDE JASMIN Yvon Deschamps, avant son \u201cglorieux et étonnant personnage de monologue\" c'était un jeune comédien discret, utile.Une sorte de Jean-Louis Paris, nouvelle vague, efficace, toujours là quand on cherche une \u201cutilité\u201d intelligente.En 1963, le jeune Gélinas fait appel à lui pour un rôle de vicaire illuminé dans mon \u2018Veau dort\u201d.Je le trouve parfait.It est de I\"\"école Buissonneau'\u2019, la meilleure à Montréal.Et puis, le \u201cboom\u201d fantastique.|| se déclenche un soir de la période dite \u2018des fetes\u201d.il y a deux ans.Avec son copain Charlebois, et d'autres, ils ne savent pas ou ils vont, .avant de me quitter, il me dira: \u201cOn va prendre une ieçon d'humilité à soir\u2019.Et c'est le succès! Maintenant, c'est difficile de l\u2019atteindre.Et comme il dit: \u2018J'ai pu d\u2019temps libre jusqu\u2019en octobre 1970!\" Je l'attrape tout de même, il vient de passer \"A la seconde\u201d.il ira tantôt \u2018Chez Miviile\u201d et tous les jours il doit répéter ce \u2018show des fetes\u201d pour la Comédie qui s'intitule: \u2018Attends ta délivrance, titre provisoire\u2019.H n'a pas pris le petit déjeuner encore.li est dix heures.La ville est pleine de brouillard.Partout la chaussée est glissante, gluante même, comme sur les poissons d'eau salée et douce qu'on pêchait à Saint-Placide ou à Pointe-Calu- met.\u2019 \"Pine Beach\u201d, ça c'était, pour nous autres, les vacances, le soleil, la plage.On disait \u2018Pine beach\u201d.J'y suis jamais allé on sortait pas de Saint-Henri\u201d.Au- jourd\u2019hui ce qui se nommait \u2018le petit-old-orchard - du - Québec\" est devenu Sainte-Marthe et on y voit plein de cottages de ban- lieve, des rues avec de I'asphal-| te partout.Et Deschamps est une vedette au Québec! Ca va vite! I! va jouer un petit rôle vite! Il va jouer un petit rôle dans le prochain film de Fournier.\u201cDans mes ordres, ça s'appelle \u201cDeux femmes en or\u201d, moi, je vais faire un employé du \"Bell téléphone\u201d.J'ai un trois minutes à faire\u201d.Tout a commencé quand il va à l\u2019Assurance-chômage et qu'on lui offre un job de messager à Radio-Canada.Depuis quelques années il va d\u2019un petit emploi à un autre.\"Six mois ici, six mois à rien faire, six mois là\u201d.Maintenant il se dit, je l'ai: \u201cje voudrais faire un acteur.On était trois-quatre employés, on ve- naît de voir une pièce de théâtre pour la première fois.Un des amis m'a dit, il faut étudier ça d'abord\u201d.\"Etre en dessous des noirs?En France, ite REE gd 1 2 Es Photos Monique Paradis ils nen reviennent pas! |l aura trois professeurs, François Rozet, Georges Groulx et puis Buissonneau.\u201cJ'ai rencontré Rozet dans le hall de Radio- Canada.J'y ai dit, je voudrais devenir acteur.Il à sorti son petit caiepin, il m'a trouvé un jour, une heure.Pas plus long que ça.J'ai fini par jouer pour Gaumont, pour son \u2018Théâtre universitaire\u201d, dans \u2018Andromaque\u201d et puis \u201cLes femmes savantes\u201d.On est loin de son joual inventif et impitoyable, et de \u2018L'Odeur de la foule\u2019, joué à l'Expo.Ou de \u201cMoi, Ma maman m'aime\u201d.Pas si loin?Pourquoi un tel comédien n'est pas vu à la télé à cette époque: \u201cJ'étais très timide.Et moi, faire les corridors! Et puis, un jour, des chums m\u2019ont dit de passer une audition.J'y vais.On me dit que le rôle est déjà distribué que l\u2019on auditionne pour la forme.J'te dis que j'ai pas aimé ça! Puis, le réalisateur me fait venir et me dit: \"On avait choisi le gars mais je t'ai vu, tu es fameux.Tu vas recevoir un contrat pour négocier.Et puis plus de nouvelles.Le type déjà choisi est gardé.Eihl! moi, des affaires-de-même, j'en revenais, okay?\u201d Yvon parle ainsi, très proche parent de ce personnage d'ici, au patois mou des Montréalais pauvres, à l'accent \u2018anglais\u2019 qui montre l'assimilation toute prochaine.La langue polluée par l'autre, celle de la réalité économique que les Jean- Noël-Tremblay-de-service voudraient corriger sans changer la loi prétentieuse des descendants de 1759.Un \u2018français-de-colo- nie\u2019.À ce sujet, Yvon Des- champs me dit qu\u2019il sait qu\u2019à Paris, les quelques centaines de Français qui le connaissent par ses disques restent absolument estomaqués par ce fait qu'on puisse envier des Noirs, qu'il se trouve des gens plus en dessous encore que les nègres d'Amérique.Cela, ils n\u2019en reviennent pas!\u201d À l'époque où la section \u2018jeunesse'\u2019 de Radio-Canada faisait des dramatiques, il a joué dans \u201cLe mors aux dents\u201d de Lise Lavallée.Et puis, il a participé, avec Buissonneau, à la \u2018Boîte à surprises\u201d.Chez les adultes, seul Jean Faucher l'a employé pour une adaptation du célèbre \u2018Manteau\u2019 d'après Gogol.\u201cMais j'ai joué à Toronto! Deux fois.Jeannine Sutto était toujours ma mère.Si on la redemande, on va me téléphoner!\u201d Et il a ce rire fragile, comme sur ses disques, comme celui qu\u2019il avait dans la cour de la rue Agnès.\"CJMS?C'était anti-Jeunesse, contestataire à mort!\u201d Aime-t-il le cinéma?\"Et comment! Ecoute bien, si un jour, hein, j'ai quelque chose a dire, a écrire, je me servirai du cinéma.Quand j'étais jeune, je voyais bien 18 films par mois.J'ailais aux \u201cprogrammes-dou- ble, triple\u201d.Trois à quatre fois par semaine, j'allais \u2018aux vues\u201d, j'étais fou de ça.Le jeune J.- Claude Lord lui a proposé un scénario de film, à partir de son personnage.\"Plus de temps libre!\u201d Si je lui parle de radio, il me parle des séries populaires du temps.de \u2018Nazaire et Barnabé\u201d et puis aussi de C.J.M.S.Il a claqué les portes! \"Vraiment, écoute il y avait ce Paul Coucke.On passait ça cinq fois par jour! ça m'énervais pas mal.C\u2019est le reflet de la station, l'éditorial, non?Et Rocky Brisebois qui, au lieu de parler du sport, en profitait à l'époque du \"bill 63\u201d pour déblatérer sur les jeunes.J'ai quitté un poste qui avait une telle mentalité anti-jeunesse étudiante et contestataire\u201d.C'est un poste bouché.On a bouché les vitrines! \u2018Précaution de taupes honteuses''?Yvon Deschamps me parle d'un projet du canal 10.\"On a discuté.Une sorte de show ben cool, smooth.Tu sais, un genre \u2014 reposant.Une heure, tous les jours! Des entrevues, un peu de \u201cmusical\u201d, j'aurais eu des re- cherchistes évidemment.Bon, et puis j'ai continué, l\u2019automne est arrivé, j'avais des textes à pondre.Alors passer deux heures et demie tous les jours en studio, non, c\u2019était plus possible.L'Herbier et Paquin, du 10, ont été ben chics.Ils m'ont dit, tu reviendras peut-étre.Autrement.\u201d ; I! ajoute: \u2018Ecrire, c'est ça qui est difficile parce que ça me fait rien, moi, de travailler en studio, sur la scène, 18 heures par jour mais l'inspiration, heuh, quand ça vient pas, hein, ça peut être long!\u201d Deschamps me dit qu'il y avait beaucoup d'Irlandais dans les alentours de la paroisse St-Tho- mas-Aquinus et que son \u2018petit\u2019 accent lui vient peut-être de les avoir entendus parler le trançais.Celui du Frank Hanley, par exemple! À la Comédie, il fera trois nouveaux monologues: \u2018Le foetus', \u2018La honte\u2019, et \u2018l'Histoire de Jésus.Son premier ce fut \u201cLes unions\u2019 et puis \u2018\u2019Extraordinaire\u2019 et puis \"Le pépére'.Ce spectacle sera du même genre que l\u2019\u2019Ostidcho\u2019\u2019 et \u2018Peupie à genoux\".Il admirait Devos mais jeune: Chaplin et Laurel et Hardy.\u201cPourquoi aller voir un hostie de niaiseux?\u201d \u201cMon père avait déniché un petit projecteur 8 MM et, à Noel, avait acheté trois petites bobines de Charly Chaplin.Te dire si je les ai regardées!\u201d Je lui parle d'une sorte de mutation chez\u2019 son misérable aliéné.Il avoue: \u201cOui, depuis le texte de \"L'Argent\u201d.Il devient plus conscient.En maudit parfois.II va finir par se révolter.C\u2019est ça, il va être un révolté mais pas un révolutionnaire.Il va se barrer.D'ailleurs, j'sais bien qu\u2019on s\u2019en sortira pas.Que ça va péter tout ça un jour! Logique\u201d.Il sait que son succès lui vient surtout des jeunes et de la petite bourgeoisie.La grande, elle, a honte de cet étalage de vérités récentes pour elle, cette classe de nouveaux-riches, nouveaux- instruits, d'arrivistes qui voudraient bien oublier leur sordide d'hier.Deschamps sait aussi qu'on le déteste dans certains lieux.Je lui parle de certaines petites employées, aux ongles bien manicurés, qui le trouvent insignifiant, qui préfèrent Tom Jones.Il le sait.Il admettra même qu'on ne le connaît même pas en certains coins du pays.Caril estallé en tournée.\u2018Tiens, j'étais dans un snack- bar, près de CJMS.Y a deux Bars, un dit à l'autre: \"Si on allait voir Yvon Deschamps\u201d et l\u2019autre s\u2019écrie: \u2018\u2019Aller voir un os- tie de niaiseux comme ça, es-tu fou crisse!l\u201d Mais l\u2019autre gars m'a défendu.À mort.\u201cEtil a son rire poli, mécanique presque, solitaire au fond, un rire \"de \u201cquant-à-soi\u201d.Et il me dit que dans sa parenté, il sait qu'on a dit de lui: \u2018C\u2019est donc d'valeur tabarnak, un p'tit gars qui était b\u2019en correct avant!\u201d Et encore: \"Moi, ma maman m'aime\u201d, en avant, il y avait une spectatrice qui répétait tout le temps: \"y est-y épais ce gars-là, non mais.Sur ce chapitre, il est d'accord pour dire que les garcons adorent ses disques.\u201cEt méme les tout petits, ils ne comprennent pas mais les formules, le rythme sont comme un jeu .C'est la vérité, je l'ai vérifié.surtout pour \u2018\u2018Nigger black\".A-t-il vraiment connu les gens les plus démunis: \"Il y avait des misérables.Au bord du canal.Et au \"Village-aux-oies\u2019, dans la Pointe.Nous autres, on habitait rue Agnès, au coin de Saint Antoine, dans la grande cour du coin, on était 45 enfants! Une maudite gang! Il y avait une famille, douze enfants, dans un garage avec une fournaise - es espoirs.i { i A t'école Saint-Henri, Des- S$ champs est toujours premier S de classe.\u201cJ'étais plutôt une 1 bonne mémoire.Pas sage com- S me les \u201cpremiers de classe\u2019.> Pas bum, pas grossier mais trés e malin, \"dissipé\u201d, j'aimais jouer it des tours.Des gens vivaient r dans des cabanes.Il y en avait e une quinzaine, avec des annone ces de coke, ou dans des maga- a sins pas loués, alors, tous les S jours, à l'école, il y avait des y absents: \u2018pas de souliers, pas de linge quoi.C'était la crise qui s'éternisait, la Saint-Vindent-de- Paul.Un de mes oncles avait acheté une maison à un moment donné $500, avec le terrain! On y est allé, c'était un taudis! Mais la famille-du-garage, faut le dire, elle finit par s'en tirer.Les enfants allaient travailler.Et jeunes hein?Le salaire aux parents.Quelques piastres pour l'enfant au travail.Alors, huit qui rapportaient un petit salaire: c\u2019était pas pire!\u201d On m'a parlé des enfants qui, ~ 1 l'été, nageaient et plongeaient S dans le canal.\"Moi j'sais pas, 1 c'était sale, p'is creux, 40 pieds , d'eau certain! Et p'is - il rit - j'sa- 2 vais pas nager! Mais en quatriè- 2 me année, à l\u2019école, il a fallu al- à ler au \u201cBain Bruster\u201d qui était à \u2018 six ou sept coins de rue de chez \\ / ; J J J Be) * On a détesté Bonheur d'occasion\u201d : dans le temps! nous.J'ai lu \"Bonheur d'occasion\u201d a vingt-cinq ans.Gabrielle Roy a trés bien dépeint mon temps.Jeune, je me souviens que son livre avait creé tout une polémique!\u201d\u2019.Comme ceux qui ont honte de la vente.On songe au rôle d'Hélène Loiselle dans \u2018Les Belles soeurs\u201d.La honte de soi.La pire! La plus cruelle et, comme toute, la plus normale, la plus humaine.\u201cWestmount, c'était nulle part.Au-dessus de la cour de triage de la rue Richelieu on voyait au-dessus des fumées, le ciel de Westmount, plus bleu! Pourtant quand on montait la rue Atwater pour aller au hockey amateur du Forum, on voyait pas Westmount.C'était où?Nos joisirs, jeunes, on allait au \u2018Rochead paradise\u2019, au \"Harlem\u201d, chez les Noirs a l'Est\u2019.Sa mère, une Saint-Laurent, née aussi à Saint-Henri, qui avait vécu à Montréal-Nord, voulait qu'il étudie le piano.Auguste Décarie exige six heures de répétition par jour.\u201cTu parles, dans le salon, c'était bruyant en diable.Je pratiquais mon piano une heure et les autres voulaient me tirer! J'ai lâché le piano\u201d.Mais il a été batteur.Pour Claude Léveillée à ses débuts! sa blonde, cest une danseuse qui vient de Toronto \u201cAu fond, je voulais pas travailler plus tard.À 18 ans, on déménage et mon père décide de louer un chalet d\u2019été à l\u2019Ile Perrot.On a dansé à mort, le jit- terburg.Et dans les salons, avec les soeurs des chums: le boogie- woogie.Je savais pas trop ce que je voulais devenir plus tard\u201d.Voyez-vous le jeune qui dit à l'orienteur actuel: \u201cJe voudrais devenir monologuiste plus tard!\u201d Et puis, un jour, il y a cing ans, il voit une cave vide dans le Vieux-Montréal.I! loue.Et me dit-il, pour faire mentir les préjugés: un Canadien français connaît pas les affaires et les artistes ont pas les pieds à terre.|| ouvre un restaurant.\u201cMaintenant, le goût des vieux meubles et tout le reste, ça m'a passé\u2019\u2019.Ca lui a coûté une faillite.Et puis, aussi, cela le fait rentrer en lui-même.Et il trouve ce filon: ses souvenirs et aussi l'observation du ridicule, de l'absurde de l'existence humaine, 1CI.Il avoue qu'il aimait bien les filles: \u201cUne seule a la fois!\u201d Qu'il est un rêveur.Et érotique.Qu'il est \u201clion\u201d.Hl a des bas et des hauts fréquents: cyclothymique disent les docteurs.Comme De Gaulle.I! se remonte vite! Et puis il a \"sa\" blonde.\"Oui, une fille de I'Ontario, une danseuse.Elle pige le français à une vitesse rare.J'ai connu Judi à un show industriel pour Esso.En 1967.Maintenant elle vit à Montréal!\u201d || sourit toujours timide, au moins discret.Il m'a dit ne pas faire de grands projets, qu'il ne trace pas des plans.\"Pour Noél, Charlebois qui devait faire le T.N.M.avait songé a jouer sur les deux scénes.Une équipe aurait traversé la rue a I'entracte.Fort hein?Mais Char- lebois ne le fait plus! Tant pis!\u201d Ce drôle de nait, de grand dadais, ce timide en veilleuse, il attendait son heure.Yvon ne sait trop ce qui vient de lui et de ce qu'il a observé.I! dit qu'il n'a pas voyagé, et il ajoute, qu'il ne pourrait vivre ailleurs qu'au Québec.C'est tout.La politique ne l'intéresse pas.\u201cLe fédéral c\u2019est loin, pas intéressé.Ici, les deux vieux partis, ça vaut rien.Il faudrait un troisième parti, on l\u2019a.Toronto, dit-il, devient vivable.Dans quatre ou cinq ans, avec Yorkville, ça va être vivable, j'irais!\u201d li dit qu'il n\u2019a jamais aimé les sports organisés, les scouts, les sifflets! \u201cMoi, tu sais, les trucs tout organisés! Jamais! Je jouais dans les ruelles, libre.J'ai une bonne santé.Encore aujour- d\u2019hui, je peux manger n'importe quoi\u201d.Et nous revenons a l'actualité: \u2018Je lis pas les journaux.Pas grand temps et il faut vivre! J'écoute la radio et la télé pour les nouvelles.Le Canada, ça n\u2019a pas d\u2019existence réelle.Au fond il reste l'assimilation, ma foi.Avec les USA, nous la Sle province, on aurait plus de facilité à rester un pays tout français.Oui, je crois que les Américains, pas fous, se contenteraient de mettre la main sur nos richesses et nous laisseraient le français.Mais, je crois qu'on a tout pour pouvoir devenir une nation solide.Tout.Il faut résis- ter.Parce qu'au fond, avec l'assimilation, on serait \"a la queue\u201d pour un bon petit bout de temps, hein!\u201d Et il se lève, il décroche son manteau court du crochet de la patère.Notre photographe achève aussi de tourner autour de lui comme une abeille besogneuse.Je lui dis: \u2018Pour en parler comme ça de tes misères, il faut, au fond -\" || me coupe: \u201cOui, j'ai été heureux.J'ai eu une enfance très heureuse.C'est la vérité\u201d.Et c'est pour ça, je suppose, que derrière la façade cruelle des souvenirs de la pauvreté, on trouve toujours chez Yvon Des- champs une sorte de joie terrible.Une vraie.e QUÉBEC-PRESSE - 14 DÉCEMBRE 1969 / 13A ie echt LA MONTEE DES MILIT AIRES EN AFRIQUE par Pierre-Jean Méhu Un à un, les régimes civils disparaissent en Afrique noire et des militaires-rescapés de la Coloniale ou des \u2018\u2019Bat\u2019d'Af\u2019\u201d _s'installent à la place des \u2018pères de l'indépendance\".Commencé autour des années 1962-1963, le mouvement s'est rapidement amplifié et on peut actuellement compter sur les doigts d'une seule main, les pays africains qui ont réussi à éviter le processus de \u2018\u2018sudaméricanisa- tion\u2019.Dénoncé par Sékou Touré comme le \u2018mai suprême\u2019 des pays nouvellement indépendants, le coup d'Etat militaire aura quand même eu un effet bénéfique pour l'Afrique s'il arrive à mettre à nu des contradictions que la personnalité des leaders réussissait souvent à camoufler.Trop de chefs d'Etat de l'Afrique noire ont pris prétexte de leur \u201cindépendantisme'\u2019 récent pour asseoir leur pouvoir et celui de la nouvelle classe dirigeante.L'INDÉPENDANCE ET LES PROBLEMES Ancien ministre du plan et de l'économie du Mali, emporté dans la tourmente qui a balayé le régime Modibo Keita, Seydou Badian reconnaît dans son essai \u2018Les dirigeants africains face à leur peuple\u201d: \u201cque pour beaucoup d'Etats africains, l\u2019indépendance est arrivée comme une pluie dans un ciel d'été, qu\u2019elle est tombée sans qu'on sache qu\u2019en faire, sans structure d'accueil\u201d.L\u2019euphorie de l'indépendance passée, la terrible réalité des problèmes à résoudre a surgi implacablement: circuits économiques faussés, population illettrée, agriculture sous-développée et industrie inexistante, etc.Il fallait, bien sûr, improviser pour aborder ces problèmes ou en dresser tout au moins un inventaire.Les dirigeants ont cru que nulle structure que le parti politique unique n'offrait de ca- is dre aussi idéal pour la tache a entreprendre.DES PROMESSES NON TENUES S'il est évident que les pays sous-développés ne peuvent pas se payer le luxe d'une démocratie représentative, il est non moins certain que le parti unique ne peut valablement fonctionner sans le consensus populaire.!! faut qu'à tout moment de la vie politique, un courant d'échanges s'instaile entre la masse et les cadres.La première recevant des ordres et des consignes mais en faisant sentir en mème temps aux seconds ses désirs et aussi ses critiques.CRISES DE PLUS EN PLUS VIOLENTES! Les promesses de l'indépendance ne furent pas tenues.Aux yeux du peuple, la notion très floue de souveraineté nationale a réussi uniquement à créer une classe de privilégiés qui s'est rapidement éloignée de lui.La masse populaire a constitué l'ensemble des classes exclues du pouvoir et les antagonismes d'abord sourds vont de plus en plus se durcir et provoquer des crises de plus en plus violentes.Les classes dirigeantes sont arrivées à contrôler ces crises suivant le niveau de cohérence de leur propre appareil politique et aussi le degré d'obéissance des forces de coercition dont elles disposent.Mais il est arrivé un jour où les forces armées ou les groupes de police ont eu envie de mener le jeu à leur propre profit et sont intervenus brusquement sur la scène politique.Rendue possible par l'égois- me des classes dirigeantes en Afrique, la \u2018'sud-américanisa- tion\u201d est moins une régression qu'un moment historique nécessaire.En accélérant la fin des mythes, elle permet l'identification de l'ennemi de classe et rend possible une transformation en profondeur du continent noir.LÉ Comme dans les républiques d'Amérique du Sud, les militaires s'emparent du pouvoir en Afrique.Sur notre photo, le général Mobutu prend le pouvoir au Congo après avoir renversé le président Kasavubu.14A / QUÉBEC-PRESSE - 14 DÉCEMBRE 1969 Grr nag oe > REUNION AU SOMMET.Les chefs des quatre plus importantes organisations noires américaines ont échangé leur point de vue sur la lutte pour l'égalité raciale au cours d\u2019une réunion qui a eu lieu 3 Boston.De gauche à droite: Roy Wilkins de la NAACP (association pour l'avancement des Noirs), Messia Hewett des Black Panthers, Ralph Abernathy, le successeur du pasteur King et Roy Ennis du CORE (Congrès pour l'égalité raciale).Photos UPI GENOCIDE.Otto Bovensiepen, ancien haut dignitaire nazi, courbe la tête en pénétrant au tribunal de Berlin-Ouest où il aura à répondre de l\u2019extermination de 30,000 juifs pendant la seconde guerre mondiale.L'accusation le dépeint comme lEichmann de Bertin\u201d.ENTRE AMIS.\u2014 Le président Richard Nixon raccompagne l\u2019ancien président Lyndon John- # son venu déjeuner avec lui à la Maison Blanche : et discuter du mème coup des dernières initia- § tives américaines dans l'affaire vietnamienne.L'unité nationale réclame la fin des \u2018querelles ENCHAINÉS.\u2014 Des militants du Black Panther attachés à une chaine sont amenés au siège de la police de Los Angeles.lls sont accusés de possession illégale d'armes et de faire partie d\u2019une association de malfaiteurs.Depuis quelques mois, la police multiplie de plus en plus des raids contre le siège des organisations noires sur tout le territoire américain. ES LES MÉDICAMENTS SONT-ILS DANGEREUX?L'histoire du cyclamate, ce produit chimique qui donne un goût de sucre sans fournir de calories, est encore récente.Des savants américains ont découvert qu\u2019en donnant des doses massives de cette substance à des rats, ceux-ci devenaient atteints d\u2019un cancer de la vessie.Le gouvernement américain puis le canadien ont donc interdit la production et la vente de cette substance.Dans notre milieu, cet incident a eu quelques répercussions.Les naturopathes se sont réjouis, disant \u2019\u2019Depuis longtemps nous condamnons toutes les substances artificielles, voyez comme nous avons raison\u201d.Plusieurs persoñnnes qui, dans des nourritures spéciales ou d'autre façon, utilisaient le cyclamate, se sont sans doute trouvées effrayées des conséquences futures pour leur santé.Et d\u2019autres sont devenues plus méfiantes vis-à-vis de tous ces produits chimiques que les médecins leur demandent d'absorber durant une maladie.Tentons donc de faire le point sur cette question.DOSE LETALE vs DOSE THERAPEUTIQUE Avant qu'un médicament commence à être employé sur des êtres humains, il faut qu'il traverse un nombre impressionnant d'étapes: il faut d'abord être en mesure de prouver qu'il exerce réellement un effet positif dans le sens où l\u2019on veut l'utiliser et surtout de multiples épreuves sont passées pour s\u2019assurer qu'il ne présente aucun danger pour la vie ou la santé.L'expérimentation dure de longues années.Pendant cette période, on détermine la dose létale, c'est-à-dire la quantité de médicaments qui provoque la mort d'animaux de laboratoire.La plupart du temps, cette dose est très éloignée de la dose thérapeutique, i.e.celle qu'on emploie pour guérir une maladie.Le vin est excellent en mangeant: si l'on en boit deux gallons en une heure, il risque d'avoir des conséquences désastreuses.En fait, il en va de même pour toute substance ingérée, qu'elle soit naturelle ou non: l'abus est toujours mauvais.Pour les médicaments, la règle est exactement la même: si l\u2019on en consomme trop, il ne peut qu'en résulter de mauvais résultats.Les somnifères sont d'une aide précieuse pour dormir dans certains cas; mais parfois, des gens les utilisent pour se suicider.La quantité de cycla- mate qu'on a donnée aux rats dépassait de beaucoup \u2014 toutes proportions gardées \u2014 les quantités absorbées par les humains.Aussi a-t-on tiré des conclusions quelque peu hatives des expériences américaines.L'IMPORTANCE D'UN BON CONTROLE Beaucoup de médicaments requièrent, pour être disponibles, une prescription médicale.Le médecin a appris les indications et surtout les dangers de chaque thérapeutique: il est donc en mesure de fournir à un malade donné la quantité requise du médicament nécessaire tout en étant sans danger.Dans la grande majorité des cas, on peut lui faire confiance.Par contre, de nombreuses substances chimiques échappent au contrôle médical: le cyclamate en était une depuis quelques années: auparavant, les.médecins en contrôlaient l'usage, mais devant le peu de danger qu'il présentait, on en avait facilité l\u2019accés.I! existe aussi beaucoup de médicaments - naturels ou non - qui se vendent librement.Certains pharmaciens, plus intéressés au profit qu'à la santé de leurs clients, vendent aussi des médicaments sans prescriptions.Enfin, plusieurs malades ne suivent pas les recommandations de leur médecin, et augmentent la dose qui leur a été prescrite ou prolongent indûment la consommation de substances qui avaient été recommandées pour une période limitée.Voilà autant de circonstances où la dose thérapeutique peut être dépassée, ce qui aurait été évité grâce à un bon contrôle médical.LA THEORIE DU MOINDRE RISQUE ll ne faut pas s'en cacher, nombre de médicaments présentent des dangers.Mais parce que la chirurgie abdominale offre un risque de complications, va-t-on s'interdire d'opérer les appendicites aiguës?Confronté avec une maladie, le médecin pèse deux risques: celui de ne rien faire et de voir s'aggraver\u201d la situation, ou celui d'employer un \u2018médicament avec aussi des dangers de complications.Par bonheur, nous disposons maintenant d'une grande variété de médicaments qui présentent un minimum de danger, en autant qu'on les utilise bien.Dans quelques cas plus graves, certains types de cancer par exemple, les médicaments employés sont très toxiques, mais alors devant l'urgence de la situation, il faut prendre le risque.Par suite de réactions-adverses, la pénicilline a déja tué des gens: mais sans cet antibiotique, des miilions de personnes seraient mortes.A cause de réactions adverses à certains médicaments, parce que de temps à autre il survient des accidents, il ne faudrait pas en arriver à rejeter systémati- qr'ement ce mode de-traitement.Les quelques inconvénients sont largement compensés par les avantages qu\u2019on peut en retirer.Mais pour mettre de son côté toutes les chances, il est nécessaire de se faire assister d'une personne compétente dans ce domaine.Remarque: pour confirmer ce que j'ai avancé à propos du cy- clamate, voici un extrait d\u2019un discours prononcé le 21 octobre dernier par John Munroe ministre de la santé du Canada: \u2018Les données montrent que des tumeurs de la vessie étaient apparues chez des rats ayant ingéré 2500 miiligrammes de cyclama- tes par kilogramme de poids pendant 104 semaines (presque leur vie totale).C'est une dose extrêmement élevée, c'est-à-dire - environ cinquante fois plus forte que la dose considérée sûre par l'Organisation mondiale de la santé.Si l'on considère le poids du corps, cela équivaudrait, pour un homme de 150 livres, à une consommation quotidienne de 500 bouteilles de huit onces de liqueurs douces contenant des cyclamates, pendant toute une vie.Les rats ayant reçu l'é- quivatent, pour un homme de 150 livres, de 200 bouteilles de liqueurs douces par jour pendant toute une vie, n'ont montré aucune trace de tumeur.\u201d COURRIER Q.\u2014 Bravo pour votre participation à Québec-Presse, ce qui ne peut qu'ajouter de l'intérêt à cet hebdomadaire.Dans le cadre de Québec-Santé, je viens vous poser mon problème.|l s'agit de mes pieds: je transpire.terriblement.Je me lave les pieds le matin, et dans l'après- midi, ils sont trempés.Je voudrais savoir si c'est un mal qui peut se guérir.Un Sherbrookois R.\u2014 La meilleure façon d'enrayer cette transpiration excessive est d'utiliser une poudre desséchante: on en met le matin dans ses bas et ses souliers, et c\u2019est ordinairement suffisant pour la journée.Les poudres qui s'emploient pour les pieds d'athiètes sont excellentes, dans de tel cas.Par exemple, les produits Desenex ou Pedimel.Q.\u2014 J'aimerais que, par l'entremise de votre courrier, vous me renseigniez sur l'entraînement visuo-moteur.Je me suis adressé à mon opticien local, et il m\u2019a dit qu'il ne connaissait pas cela.C.L.Danville R.\u2014 L'entraînement visuo-mo- teur est une technique qu'utilisent certains spécialistes de l'oeil comme les ophtalmologistes ou les optométristes.On l\u2019emploie lorsqu'il faut renforcer certains muscles de l'oeil qui sont trop faibles par rapport à d\u2019autres muscles, ce qui se traduit par une tendance à \u201cloucher\u201d ou à avoir les yeux croches.Tous les patients ne peu- vent bénéficier d\u2019une telle technique, car dans certains cas le défaut de l'oeil est trop prononcé pour être corrigé de cette façon, et surtout bien des fois ii est trop tard.Dans la vision normale, les deux yeux voient exactement la même chose; l'image perçue par chaque oeil est relayée au cerveau, où les deux images se superposent exactement.Quand les deux yeux ne regardent pâs dans la même direction, les images produites au cerveau se superposent, mais n'étant pas identiques, il en résulte une perception floue.Pour éviter cette vision embrouillée, le cerveau préfère, après un certain temps, supprimer les renseignements qui lui viennent d\u2019un oeil.Cet oeil ne travaillant plus perd peu à peu sa capacité de voir: à un moment donné, le dommage est irréversible; même si on corrigeait le défaut origi- Li histoire du cyclamate a soulevé le problème naire, donc méme si on organisait les yeux pour qu'ils regardent toujours dans la même direction, les images ne continueraient à être vues que par un oeil, l\u2019autre étant pratiquement aveugle.On le comprend facilement, l'entraînement visuo-moteur a beaucoup plus de chances de réussir chez un enfant, ou encore chez quelqu'un qui éprouve des difficultés depuis peu de temps.De toute façon, avant d'entreprendre un tel traitement, un bon examen s\u2019impose, sans quoi on risque de travailler longtemps inutilement.Car il faut dire que le traitement est long: il se fait à l\u2019aide d\u2019appareils spéciaux que ne possèdent que certains spécialistes de I'oeil.ll s\u2019agit d'une série d\u2019exercices qui permettent aux deux yeux de travailler isolément.Ils sont six.Six sapins en plastique.Mais du beau plastique.Pas du vulgaire plastique à pas cher! Non! C'est du beau.Et du blanc.Durable.Si les Fétes duraient un an, les sapins tiendraient le coup.C'est ce qui choque le plus l'Hydro-Québec; les Fêtes durent quelques pauvres petits jours.Quand même, les sa- Sout beau, mas aout pins sont installés, rue Dor- chester à Montréal.lis ont coûté $2,100.C'est un secret.On ne sait pas, cependant, si l'électricité nécessaire à l'illumination vient aussi de l'entreprise privée.Diviser $2,- 100.par le nombre de branches de plastique et vous aurez la preuve que l'inflation, c'est vrai! QUÉBEC-PRESSE - 14 DÉCEMBRE 1969 / 15A TN EEE DEEE oo SEA LY Soh ; dt Texte et photos: Monique Paradis Partout dans la province, les boutiques d'artisanat offrent de fort jolies choses qu\u2019on peut offrir en cadeaux de Noël.Par ailleurs, les Montréalais pourront trouver au Palais du Commerce (sortie de métro Berri-de Montigny) un choix immense de cadeaux fabriqués par 75 artisans québécois.Les métiers d'arts du Québec offrent aux amateurs d\u2019artisanat mille et une idée pour leurs achats des Fêtes, et ce dans toutes les disciplines: tissage et confection, poterie, émail sur cuivre, céramique, fer forgé, sculpture, bois et métal, ébénisterie, cuir repoussé, bijouterie, tricot, batik, etc.Voici quelques articles conçus et réalisés par nos artisans.1 M.René Pouchet (kiosque no 4) offre des bibelots, lampes et décorations en bois d'épave; les prix varient entre $5.00 et $50.00.2 Chez Roma et Henri Bross 145) vous trouverez des luminaires en carton multicolores vraiment originaux pour seulement 4.95 dollars.3 Francine Bouchard (44) vous offre des poteries à partir de 15 dollars.4 Rose Villeneuve de Verdun (10) confectionne des poupées en laine, ainsi que des écharpes, ensembles a déjeuner 5 dollars, bourses et bérets.5 Des poupées très mignonnes = attendent que vous les achetiez chez Olivier Bélanger (15).Le couple illustré ici coûte 5.50 dollars pour la petite fille et $5.95 pour le petit garçon.6 Voici des abat-jour des plus charmants.Ils sont entièrement confectionnés à la main par Pierrette Claude (14), dans des tissus très gais.De 15.00 à 60.00 dollars.7 Une autre exposition intéressante c'est celle réalisée conjointement par Guy Vidal: bijoux en étain argenté, Gérard Cordeau, fer soudé et Ronald Labelle, photographie.On trouve des bijoux fantastiques pour une quinzaine de dollars ainsi que de très belles sculptures.8 Thérèse Lord (6) vous offre plusieurs objets en cuir ou étain ciselé.Spécialement ces souliers faits sur mesure pour $35.00.Ha La Vieille Forge, dirigée par Marcel Juneau (21), vous trouverez de très belles pièces en fer forgé.Par exemple ces fleurs de métal à 20 dollars chacune ou 50 dollars pour un ensemble comprenant le vase.Il fabrique également des meubles qui sont des reproductions aussi fidèles que possible de nos anciens meubles québécois; il emploie le pin pour confectionner ces meubles et il les finit à la main.11 Des émaux sur cuivre de Jacques Bénard (33).II faut voir surtout sa pièce \"Face de Christ\u201d en cloisonné.16A / QUÉBEC-PRESSE - 14 DÉCEMBRE 1969 pe | PAR ANDRE BERTRAND Il y a de la place pour deux sur ce bicycle qu \"enfourche l\u2019héraine de THE MINI- SKIRT MOB présenté au Capitol.À trois, le voyage serait encore bien meilleur! a © Que se passe-t-il au Biafra?Pour le découvrir, il n'y a qu'à se rendre à la Cinémathèque Canadienne de la rue Saint-De- nis le 18 à 20 heures: M.Gérard Le Chène, du Comité international contre le génocide, y présentera en effet quelques documentaires réalisés par Olivier Todd, la Croix-Rouge française et le professeur André Kuhay de la CECM, qui sera sur place lui aussi.J'ai bien hâte de faire leur connaissance! © HERCULE CONTRE LES MOLOCH.A l'affiche des cinémas Château, Granada, Versailles et Français où prennent également l'affiche ici LES AMOURS D'HERCULE et ià MACISTE ET LES MINES DU ROI SALOMON.Au total, trois navets destinés à ceux qui attendent encore le Père Noël.@ HELLO DOLLY succède a MIDNIGHT COWBOY au West- mount à compter du 17: interprétée par Barbra Streisand et Walter Matthau, cette comédie musicale oppose à une jeune femme au grand coeur un vieux milliardaire sec et pourri.Faut- it préciser que l'hércine dompte peu à peu ce milliardaire?A l'écran, même les pires crapules se déguisent parfois en agneaux.@ DANS LA CHALEUR DE LA NUIT.Ce long métrage du To- rontois Norman Jewison fournit à l'excellent Rod Steiger l'un des meilleurs rôles de sa carrière, celui d'un policier raciste pour qui les Noirs ne peuvent devenir de bons détectives.Au Berri.Comme complément de programme, L'AFFAIRE THOMAS CROWN: Faye Dunaway Jacques Giraldeau FINIS LES COMMENTAIRES Une chose me frappe chez Jacques Giraldeau: ses derniers films, GROS-MORNE et LES FLEURS C'EST POUR ROSE- MONT qui sera présenté à Ra- dio-Canada le 25 janvier prochain, ne comportent aucun commentaire.Cette absence de commentaire, que signifie-t-elle exactement?Ce silence tout à coup, pourquoi ce silence?Avant GROS-MORNE, Jacques Giraldeau a réalisé de 1951 à 1967 des documentaires dont les images, comme dans LE VIEIL AGE et LA SOIF DE L'\u2019OR, sont décrites par un narrateur pour qui l'homme et la société n'ont plus de secrets: ce narrateur invisible que rien ne laisse perplexe, ce phénix a cédé la place à Michel Garneau dans GROS-MORNE, à Michel Garneau qui n\u2019est pas un phénix et qui se promène devant la caméra le magnétophone en bandoulière, soucieux d'apprendre des Gas- pésiens eux-mêmes à quoi ils s'occupent.En 1967, Jacques Giraldeau a donc substitué au narrateur suprèmement intelligent de ses premiers courts métrages un petit Montréalais qui, arraché du jour au lendemain à son univers familier, interroge le monde.En 1967, Jacques Gi- raldeau a cessé de croire qu'il était le bon Dieu.En 1967, Jacques Giraldeau a découvert avec stupeur qu\u2019il était ignorant.GROS-MORNE, quel chef- d'oeuvre! Jeter un regard aussi neuf sur un village aussi pourri quel prodige! Ne pas fermer les yeux à la vue de ces bicoques insalubres peuplées de chômeurs en guenilles et d'enfants malpropres, se frayer un chemin É 2 Ie tie 1 LES FLEURS, C'EST POUR ROSEMONT DES, n'accuser personne, quelle discrétion! Rarement un cinéaste aura-t-il montré autant d'hor- jusqu'à la misère en contournant l'église et ne pas vomir de dégoût, ne pas refaire LAS HUR- y dispute à ses partenaires des parties d'échecs où les pions qu'elle touche du doigt se transforment en autant de sexes.© THE MINI-SKIRT MOB relate les mésaventures d'un couple attaqué par une bande de motards.Rien de nouveau a l'exception de quelques nouvelles paires de fesses appartenant les unes à Sherry Jackson et les autres à Patty McCormack, deux actrices qui jouent mieux de dos que de face.Au Capitol.© LA NUIT illustre de manière éloquente le désarroi qui s'est emparé d'Antonioni en 1961, six ans avant \u2018\u2018Blow-up\u201d: Jeanne Moreau et Marcello Mas- troianni, blancs comme des cadavres, se roulent dans le sable sans jamais se posséder.Au canal 10 {e 18 à 23 heures.© MONSIEUR RiPOIS.L'un des chefs-d'oeuvre de René Clément.Gérard Philippe dans le rôle d'un séducteur enseignant le français aux plus belles filles de Londres.Au canal 2 le 18 à 23:40.@ À voir: Z de Costa-Gravas, au Vendôme.Je reçois aujourd\u2019hui le texte de la conférence prononcée le 9 à un déjeuner- causerie du Club Richelieu- Maisonneuve par André Gué- rin, le directeur de l\u2019Office du film du Québec et le président de ce Bureau de surveillance du cinéma qui, en déniaisant la censure, a porté un coup décisif aux politiciens réactionnaires de la vieille capitale.Tous les jeunes le savent du reste, qu'ils aient vingt ans ou plus, qu'ils aiment les tétons d\u2019Essy Pers- son dans | À WOMAN ou qu\u2019ils leur préfèrent la mitrailleuse de William Holden dans THE WILD BUNCH.André Guérin, après avoir réaffirmé qu\u2019 \u2018\u2019une collectivité, si elle veut réellement s'exprimer et se sentir pleinement autonome, dégagée de toute frustration et de toute oppression, doit pouvoir se retrouver à l'écran\u201d applaudit aux succès du VIOL D'UNE JEUNE FILLE DOUCE et de VALERIE mais déplore que ses propres patrons tardent à adopter, depuis des mois et des mois, \u2018une législation permettant de soutenir les efforts de nos créateurs cinématographiques\u2019.ll conclut: \u2018Ne nous y trompons pas, aucun cinéma national ne peut en ce moment Qu'attendez-vous M.GUÉRIN ?exister et prospérer sans une intervention très ferme de l'Etat\u2019.Il ajoute: \u2018Sans une intervention de l'Etat dans le domaine cinématographique, nous resterons sur le plan des grands dynamismes culturels collectifs une société d'êtres diminués, de consommateurs des produits des autres.Nous resterons la société que nous sommes déjà, qui brûle ses énergies et ses économies à faire des adaptations, des transpositions de tout ce que nous propose le géant américain qui nous côtoie.\u201d André Guérin, croyez-vous encore à l'Union Nationale dont vous êtes l\u2019un des fonctionnaires?Y croyez-vous, a Jean-Jacques Bertrand?\u2018Le peuple québécois qui accepte d'investir annuellement un milliard et demi dans l'éducation consent pareil investissement parce qu'il veut continuer de vivre en français en terre nord-américaine\u2019, voilà ce que vous dites après ce bill 63 qui achèvera de nous angliciser jusqu'au dernier si nous n\u2019y prenons garde.André Guérin, qu'attendez-vous donc pour gagner les rangs du Parti Québécois de René Lévesque?L'Indépendance?A.B.reurs, la main sur la bouche pour ne pas crier.DE GROS-MORNE A ROSEMONT En 1968, Jacques Giraideau déménage.|| se transporte à Rosemont ou cing étudiants en architecture s\u2019emploient a rénover la ruelle Demers a leurs frais, secondés par quelques locataires dont l'ardeur au travail diminue peu à peu.Et Jacques Giral- deau, pour qui ces étudiants jouent auprès de ces locataires le rôle de catalyseur joué auprès des habitants de Gros-Morne par Michel Garneau, se tait: impartial, il enregistre jusqu\u2019au bout les doléances des étudiants et des locataires avant de conclure à l'échec de tous, sans blâmer qui que ce soit en particulier, aucun individu n'étant le seul responsable de la lutte des classes.LES FLEURS C'EST POUR ROSEMONT expose donc un drame, le drame des Québécois défavorisés pour qui les étudiants québécois appartiennent déjà à une élite qui les trahira demain ou après-demain, qui les dévorera comme la mandragore dévore !e mâle.Le soleil ne pleut pas beaucoup dans LES FLEURS C'EST POUR ROSEMONT, le soleil ne pleut vraiment pas.QUÉBEC-PRESSE - 14 DÉCEMBRE 1969 / 17A Robert Charlebois a écrit la musique de LES FLEURS C'EST POUR ROSEMONT de Jacques Giraldeau que pourront voir les téléspectateurs de Radio-Canada le 25 janvier prochain.oR IRIE LA, tin. NNIE SOIT I MAL PAR ANNIE BERGERON UVISION.TF LÂTRE.e .RADIO.e « THLE Serge Lama: UNE MAIN DE FER DANS UN GANT DE VELOURS Auteur, il écrivit des chansons pour Juliette Gréco, Marie La- forêt, Corinne Marchand, Zizi Jeanmaire.Aujourd'hui, il interprète ses chansons.À Montréal pour une série d'émissions à la radio et à la télévision de Radio- Canada.c'est un Serge Lama souriant et volubile que nous avons rencontré cette sernaine, dans le cadre de la conférence de presse organisée en son honneur.\"Bonjour! Enchanté.\u201d Regard d\u2019aigle, profii bonapartien.il s'assoit.Il éclate d'un grand rire démesuré, puis se raconte, presque aussitôt, tout en fixant son verre de gin.|| parle vite, esquisse de temps en temps une large arabesque dans l'air.en guise de ponctuation.Il butine, truffe ses propos de remarques galantes, il voltige.Il surprend.\u201cJe n\u2019ai pas choisi ce métier par hasard, je l'ai fait, si jose dire, par vocation.mon père faisait du music-hall.on aimerait toujours que nos parents aient réussi ce que leur échec nous oblige a construire.\u201d Il rit, satisfait de sa formule.Il est jeune et vieux, en même temps: chez lui, le chène et le roseau ont la même racine.\u201cCe qui compte?les signes du destin, le pouvoir de l'idée fixe, les départs, les voyages, les carrefours.\u201d |! aime la vie avec la violence de ceux qui s'ennuient et semble brûler une prodigieuse énergie.\u201cLa chanson qui me caractéri- SAR \u201cJe n'ai pas choisi ce rnétier par hasard.\" se le plus?\u201cLes Ballons Rouges\u201d, je pense, elle exalte l\u2019orgueil, celui qui prend racine dans les poubelles, la soif de conquête, elle est tendre et mordante à la fois.tout moi, quoi.\" Il éclate de son rire vertigineux et étudie l'effet produit.Un clin d'oeil au photographe, une poignée de main, (| va de l\u2019un à l'autre, ivre de son propre tourbillon, il éclabousse.Je l'ai vu marcher sous la pluie sans imperméable et frapper du pied dans les rigoles.LE COMEDIEN, C EST UN OUTIL DU 18ÈME SIÈCLE Paul Buissonneau \u2018Attends ta délivrance\u2019 est a l'affiche de la Comédie-Cana- dienne du 18 décembre au 11 janvier.C'est dans ce même théatre et entre deux répétitions que nous avons rencontré Paul Buissonneau cette semaine, Paul Buissonneau, le metteur en scène du spectacle.Il voulait parler du printemps, des fleurs, des p'tits oiseaux, de l'amour et.il a parlé du théâtre.\u2018\u201cLe thème du spectacle: l'oeuf Les gens pognés dans l'oeuf, à l'intérieur de leur coquilie.C'était le thème au départ.Mais on y a tous travaillé ensemble.Yvon Deschamps, Louise Forestier, Gilbert Chénier, ont écrit des monologues et des dialogues, mais le théme est vaste.C'est beau, un oeuf.J'étais obnubilé par l'oeuf.As-tu donné ton d'oeuf.les plus beaux oeufs de la Province.je voyais l'oeuf partout.\u201d - == à Après \u2018Il faut jeter la vieille\" et les controverses que la pièce a suscitées, Paul Buissonneau nous a parlé de ses conceptions du théâtre actuel.\u2018Au 18ième siècle, on disait, je vais au théâtre pour voir du beau et j'en ai marre de ces con- ceptions-là.Le beat texte, le beau comédien, le beau décor, le beau costume, je n'y crois pas.Non, ce n'est pas parce qu'on voit trop de \u201claid\u201d.Celui qui ne veut que du beau ne voit pas le laid.Même si les gens n'aiment pas, je continuerai.Certains m'ont critiqué, aujour- d'hui, où sont-ils?Et, je suis encore là\u2026 Je fais mon boulot à la manière d\u2019un artisan.Si un jour j'ai quelque chose a dire, j'écrirai un livre.On me demande de faire des articles, ce n'est pas mon métier.Pour moi, l'action prime sur le 2 > WEA 4 mt == CL WN e qu'il faudrait remettre en question, c\u2019est le comédien\u201d.18A / QUÉBEC-PRESSE - 14 DÉCEMBRE 1969 À SURVEILLER CETTE SEMAINE À recommander dans le cadre de la radio et de la télévision: \u201cLe Gai Savoir\u201d, le dernier Godard, à l'affiche du cinéma \"Elysée\u201d.La pensée cartésienne appliquée à l\u2019image et au son.La signification de l'image, du son et leur interprétation sociale et politique.Un cours d'audio-visuel commandé par l'O.R.T.F, puis interdit en France.Un essai philosophique cinématographique qui remet en question et le cinéma et la radio et la télévision.A méditer, cette phrase de Marguerite Duras à \u201c\u2018Prisme\u2019 ia semaine dernière: \u201cDans quelques années les gens ne liront plus, il y aura toujours des écrivains, mais il n\u2019y aura plus de lecteurs\u2019.Aux \u201cBeaux Dimanches\u201d, ce soir, à 20 h.30 au canal 2 \u2018\u201cTosca\u2019', opéra en trois actes, musique de Puccini, livret de Giacosa et lllica, d'après la pièce de Victorien Sardou.L'oeuvre sera chantée dans sa version intégrale et en italien.Cette production est réalisée entièrement avec le concours de talents canadiens.La pièce de Sar- dou se situe dans le contexte d'un événement historique: l'invasion de l'Italie du Nord par Napoléon et son écrasante victoire sur les Autrichiens à la bataille de Marengo, en plus de la querelle entre royalistes et républicains italiens.Après de nombreux débats avec Sardou, ses éditeurs et quelques compositeurs italiens qui convoitaient le mé- me privilege, Puccini eut enfin gain de cause et adapta \u201cTosca\u201d sur la scéne lyrique.il fit de la pièce en cing actes un opéra en trois actes et l'auteur français avoua plus tard que le livret était supérieur à la pièce.Pour les amateurs d'opéra mot: le mot fout le camp en vitesse: l'action dépasse tout.Et le théâtre, c'est l\u2019action, ce n'est pas seulement le texte.L'action dominante est donnée par un auteur et on évolue dans cet espace, pour communiquer.Le beau, le laid, ce n'est pas mon affaire.On sert l'auteur, c'est tout.Le langage?Il doit s'adapter au jeu, au style impliqué à la pièce.Le reste, c'est de la littérature.La littérature?C'est une -chose qu'on ne lit pas au théâtre, c\u2019est du théâtre radiophonique.L'action?Elie est donnée par le métier du comédien.It doit faire vivre ce monde du silence qui plane entre les lignes, sinon, c'est un moulin à paroles.Le public?Il vient voir vivre des gens sur une scène.Le public, c'est comme le talent, il l'a ou il l'a pas.Souvent, i! est mal \u2018déviargé\u2019\u2019 évidemment, ça coûte cher, c'est comme la culture.Le théâtre, c'est un stimulant.Ce qui bloque certains, c'est la peur d'être dépassé, alors qu'on se dépasse soi-mème après chaque création.C\u2019est une dominante d'action.\u201d \u2014 L'action par l'image et le son: une remise en question de l'image et du son?\u2014 Je pensais au \"Gai Savoir\u2019.et les autres, qui comprennent l'Italien.Problème posé: le public néophyte peut-il être touché par une oeuvre présentée dans une langue qui lui est étrangère et dans cette mesure, est-il bon ou non de présenter une oeuvre étrangère dans sa version originale, dans le cadre de la télévision?Question posée au mélomane.\u201cHors Jeu\", le mercredi 17, a 20 h., a la télévision de Ra- dio-Canada.Dans le cadre de cette émission qui remplace la Soirée du Hockey, \u2018\u2018Bé- caud & Co\": un portrait musical de Monsieur 100,000 volts, réalisé par Michèle Arnaud et Jean Christophe Averty promoteur du \u201cSacha Show, le Richard Martin francais.\u201cC\u2019est avec beaucoup d\u2019'humilité, disait-il que j'ai sollicité MM.Toulouse-Lautrec, Miro, Kandinski, Braque, Léger, Picasso, Ernst, Tanguy, Klee, Mondrian, Matisse, Schwitters et les ai conviés a m'aider dans la réalisation de ce portrait musical de Gilbert Bécaud'\u201d.Cette émission a remporté l'an dernier, la Rose D'or de Montreux, au 8e concours international d'émissions de variétés.Au \"Sel de la Semaine\u201d, jeudi 18 décembre, à 21 h.30, au canal 2, l'éditeur Robert Laffont relatera les différentes étapes de sa carrière.\u201cLes Américains m'ont appris, disait-il, que même dans ce métier les prévisions financières sont possibles.Leurs budgets prospectifs se vérifient bon animal an.Heureusement, cette année, j'ai crevé en bénéfices tous les pronostics.Les ordinateurs ne tuent pas la chance.\u201d Cette année, le volume de Simone Berteaud sur PIAF s\u2019est vendu à 165,000 exemplaires en trois semaines et \u2018Papillon\u2019 de Henri Charrière est toujours au palmarès des succès de la semaine de l'Express.Dans le cadre de \"\"Crescendo\u201d, a la radio de Radio-Ca- nada, le 21 décembre, diffusion du gala de variétés, présenté le mardi 16 décembre a 20 h.30 dans la salle Mai- sonneuve de la Place Des Arts.En vedette: Georges Dor.A \u201cFranc-Parler\u201d, ce soir à 23 h., au canal 10, Lizette Gervais et Claude Lapointe reçoivent Me Claude Wagner, candidat à la direction du parti libéral provincial.Il est fortement question que cette émission d'affaires publiques quitte l'écran du canal 10 en janvier.Une émission d'information intéressante, cependant.Dimanche 14 décembre, à 20 h.30, spectacle Claude Léveillée, à l'auditorium du campus régional, 1lième avenue, ville des Deux-Monta- gnes.Communiquer à 473- 6617 pour les réservations.A \"Prisme\u201d, le 14 décembre, a 22 h.30, un court métrage de ia création collective \u201cT'es pas tannée Jeanne D\u2019arc\u2019\u2019 par le théâtre populaire du Québec.® A l'affiche du T.N.M., \u201cGens De Noël Tremblez\u2019, adapté du texte de Jean-Pierre Ron- fard.Metteur en scène de la première partie, Olivier Re- chenback; de la deuxième, Jean Rock Achard.Le chorégraphe: Jeff Henry.Du jazz à la musique de ballet, la musique de Nick Ayoub.Les interprètes: à la fois danseurs, chanteurs et comédiens.Ce spectacle de mouvement est présenté au Théâtre Port- Royal jusqu\u2019au 11 janvier.Au Patriote du 15 au 21 décembre et les 26, 27 et 28 du même mois, Tex.Au Patriote à Clémence, jusqu'au 22 décembre, \u2018Made in Joel\u201d avec Louise Mar- leau et Joël Denis.Au Théâtre de Quat'sous, Michel Conte, avec \"Aimons- nous les uns les autres\u201d, ce spectacle qu\u2019il présenta dans les églises durant l'été.A écouter, son dernier 33 tours, avec \u201cIl estrevenu\u201d.© Au Théâtre du Même Nom, les représentations des Enfants de Chénier dans \"Di- guidi Ha! Ha! Ha!\u201d se poursuivront jusqu'au samedi 20 décembre.Une création collective sur des textes de Jean- Claude Germain, avec Gilles Renaud, Jean-Luc Bastien, Nicole Leblanc.® Pour couche-tard anglais désirant apprendre le français, des cours à suivre à l'écran du canal 12: \u201cLangue et Image\u201d à 1 h.30 du matin.\u2014 \u2018C\u2019est une folie de tout remettre en question.Ce qu'il faudrait remettre en question, c'est te comédien, qui est un outil du 18ième siècle.!! faut apprendre la technique pour ensuite la dépasser.Refaire un Jouvet, un Dullin?Non.Il faut les respecter mais pas en faire des mythes dans l'esprit du comédien.Ce qui a été, ça nous a fait créer le mythe par rapport à un autre.Le théâtre classique?J'aime voir un Shakespeare ou un Mo- lière bien monté, mais ce n\u2019est pas une nourriture dont j'ai besoin.Dans le théâtre plus engagé, l'évolution se situe au niveau social, dans l'autre, on a des joies culturelles\u2026il y a la beauté et le reste.Dans le théâtre engagé, le culturel est là, mais on le voit moins: on est impressionné par l'actualité de la chose.Le théâtre m\u2019a apporté la connaissance humaine: connaître les comédiens dans le personnage écrit par un autre.C'est du voyeurisme.J'ai plus appris en faisant travailler les autres.Le théâtre c'est l\u2019expression de l'individu par le geste, par la mimique.Si je fais cela, - il se retourne, tourne la tête vers moi, lentement et regarde - mon geste traduit plus ma pensée que n'importe quel mot.Le geste annule le mot.C'est clair, on ne peut plus bluffer et on communique.Cela c'est une école de trente années.Le comédien, façon 18ième siècle, il paraît, il ne communique pas.C'est pour cela que j'insiste sur l'étude du gestuel, chez le comédien.Quand un jeune comédien vient me voir, pour que je le conseille, je l'observe, ensuite mon |.B.M.travaille\u2026 |! doit savoir travailler tout seul.Quand j'ai commencé, je me disais que je croyais au Père Noël, malgré tout, je gagne ma vie avec.Ce qu'il faut, c'est l'amour et l'obsession Il ne faut pas faire semblant.\u201d 7 Pe Entrevue exclusive à Québec-Presse °L'\u2019ÉROTISME BE [PEST PAS UNE OBSESSION, CEST LA RÉALITÉ\u201d -ROGER par Annie Bergeron Viendra?Viendra pas?On parlait de sa venue éventuelle.Parce que j'étais à Dorval ce soir- là, parce que je me trouvais dans le salon d'attente où Vadim attendait, j'ai rencontré Vadim.Bonjour, Monsieur Vadim.Bonjour, Monsieur Vadim.Sourire, poli et charmeur.\u201cBonjour\u2019.Il se déplie - il est trés grand - me serre la main.Pantalon écossais, veste cintrée, du velours beige, ou gris, visage en lame de couteau et le regard, derrière les lunettes, remarquable.La voix, douce.Il s\u2019assoit.Sa secrétaire s'éloigne.\u2014\"mon est mon imperméable?si, la gabardine beige\".Son secrétaire sort.Ils sont partis.imperméable, ou mais Je pense au mythe.Mythe, mythologie, mystère, démystifier les mythes.Je parle, avec Va- dim.\u2014 \"Oui, un scotch, sans eau.- Silence - \u2026 Oui, je vais tourner un film ici, en février, une coproduction franco-italo-cana- dienne.H me manque le titre, mais le scénario est terminé.Non, ce n'est pas \u201cle péril\u201d - sourire - on penserait que c'est un policier.Mais l'héroine se nomme \u201cPerryl\u201d, parce que, plus jeune, elle cassait tout, chez elle.C\u2019est un surmon provisoire.Le film présente différentes formes d\u2019attitudes morales: un couple, figé par les règles morales de la société et la jeune fille, libre: qui n\u2019est pas conditionnée par deux mille ans de christianisme.D'où, ie conflit.Le couple était en train de se détruire quand il la rencontre.oui, l\u2019expérience sera positive\u201d.Le scotch est sur la table.Va- dim boit son scotch.\"'oh, vous avez des cigarettes\u201d.|! prend une cigarette.\u201cMerci, vous êtes gentille\u201d.Vadim fume la cigarette.Je pense Vadim est charmant.Je n'ai plus peur du mythe.Il poursuit.\u201c.\u2026.Non, je vais tourner avec des inconnus\u201d.Spontanément: \u201cça m'emmerde de tourner avec des vedettes.Je veux aborder le problème en toute liberté\u2026 la liberté s'accommode mal des acteurs qui ont le succès.Ce n'est pas pour des raisons.\u2014 C'est pour.\u201cLa communion totale\u201d.\u2014 Les acteurs seront français, anglais?ai-je demandé.\u2014 Les acteurs seront américains\u201d.J'ai pensé que Vadim voulait dire \u2018d'Amérique du Nord\u201d.Le film, tourné en anglais, sera traduit en français.Le verre est vide.Vadim a terminé son scotch.Il parle, doucement.Comme pour protéger le mystére des mots.Ses mains, sont expressives, racées.J'ai pensé que Vadim est mystérieux, parce qu'il connaît la magie des mots.Il a dit: \u2014 \"Le sens du péché est attaché au plaisir.Un courant de pensées libérateur, libéré de la civilisation chrétienne, c\u2019est la solution.la solution des individus confrontés dans une société par des problèmes moraux\u201d.Parce que le cinéaste projette ses obsessions et ses phantas- ee ud RAE L\u2019érotisme est une source d'art et d'inspiration importante.mes à l'écran, parce que Vadim a souvent évoqué le plaisir, j'ai parlé du plaisir à Vadim.Il m'a répondu que l'avion à destination de Paris allait arriver et qu'il faudrait deux heures pour en parler.Je lui ai dit qu'il restait encore une demi-heure.Alors il a réfléchi, hésité, puis il a parlé.\u2014 \"Il ne faudrait pas l\u2019attacher à la notion de péché qui en fait un synonyme de \"se cacher\u201d \u2026 par peur de le voir exprimé devant les yeux.I\u2019érotisme est une source d'art et d'inspiration importante et il faut s'exprimer jusqu\u2019au bout.ce n'est pas une obsession, c'est une réalité.Oui, je voulais transposer \"Oh, Calcutta\u201d.C'était à l'état de projet, mais il y eut des pressions \u2018occultes\u2019 du gouvernement pour décourager le projet.\u201d Vadim me demande une cigarette.\u2014 \"oh, merci\u201d.Vadim semble rierveux.\u2014 \".Je suis cinéaste, il n'y a pas d'explication logique.Mais cela ne signifie pas que c'est le hasard qui vous porte.j'aurais dû faire \u2018la\u2019 Carriere, comme mon père\u2026 mon père était consul de France.J'ai été écrivain: j'ai écrit, acteur - je n'ai pas aimé - scénariste, journaliste'.J'ai dit: \u2018en effet\u2019, bêtement.ll a répondu: \u201coui\u201d.\u2014 \u201cLe cinéma, c'est la synthèse de tout cela pour moi.C\u2019est la synthèse d\u2019une forme plastique de s\u2019exprimer.et, j'y suis, j'y reste - rire - un temps - même si ça emmerde beaucoup de gens, ou.le contraire.\u2014 L'image, pour dire ce qui est écrit entre les lignes.\u2014 \"On peut écrire entre les lignes.L'image suggérée se fait précise par la ligne elle-méme.chaque lecteur fait son propre film.quand on pourra transcrire les réves sur un écran, j'irai au cinéma pour regarder Photos: Marc Cogoli le lecteur.Pour un livre, on aura des milliers de films.- Rire -.Je lui ai parlé du \u2018Repos du Guerrier\u2019.Je lui ai dit que l'image était belle et que le cinéma de Vadim est un cinéma d'images.\u2014 \u2026 On reproche l'image au cinéma.Bresson, c'est ce que je déteste le plus au monde.Bresson?c'est sec, technique, parlé emmerdant au cérébral\u2026 c'est une réaction affective, car on ne peut pas juger.le danger, c\u2019est de parler plus du cinéma qu'en faire.Ce qui est fantastique, c'est d'avoir la possibilité de parler soit à un public restreint, soit à des millions.Et pourquoi limiter le cinéma a un genre?\u201d Une pause.Silence.\u201cA un genre.a un genre\u201d.\u2014 \"Les films que jaime?.\u201cLa Soupe Aux Canards\u201d des Marx Brothers, Eisenstein et \u2026 Certains dessins animés.Il voulait que je sourie.J'ai souri.\u2014 \u201cJe ne plaisante pas.C'est un art qui touche les enfants.C\u2019est important les enfants, ce ne sont pas des sous-développés.\u2026.oui, j'aime Godard.H a des moments qui me plaisent beaucoup.J'aime son humour.Il a une vision particulière des choses, que l\u2019on veut intellectuelle, mais qui s\u2019accepte de façon spontanée.L'erreur au cinéma?C'est de vouloir dire quel- au foyer: L'après-midi radiophonique de la femme radio-romans, diverses rubriques, jeux-questionnaires et des centaines de VD \\ ps PTI Ta ih JBL Roger Vadim était nerveux ce soir-là.I! fumait beaucoup.Dans quelques minutes son avion allait décoller pour Paris.Notre reporter, Annie Bergeron, l'a rejoint à Dorval.Et là, pour lies lecteurs de Québec-Presse, il s'est raconté, un peu\u2026 que chose et d'exprimer autre chose.vous filmez un coucher de soleil, et ce n'est plus un coucher de soleil.Il a éteint sa cigarette.\u201cLes femmes?Oui, je les ai modelées.\u2014 .Pour qu\u2019elles vous appartiennent.\u2014 . ce moment-là, elles me quittent.\u201d \u201cL'avion-adestination-de- dollars a gagner.S'IL VOUS PLAÎT du lundi au vendredi 14h15 animé par Colette Devlin et Jacques Fauteux 5 Paris\u2019.Vadim se léve.|i est debout.J'ai dit: \u2018L'élève dépasse le maître\".Il a répondu: \u201cC'est une formule\u201d.J'ai dit, oui.Il a dit: \"ce n'est pas la méme chose.Elles sont actrices, je suis metteur en scene\u201d.J'ai pensé à Pygmalion.Ca ne lui a pas plu.Il a souri, avec magnétisme.Il est parti.i ne 0 f LÎCIER OBSERVANT UNE VIEILLE CLAQUE FERPUE [AR UN MAMI FESTANT IL YA TRES LOVETEMFS.: sb, LS i on oF 4 + 20A / QUÉBEC-PRESSE - 14 DÉCEMBRE 1969 À la suite des révélations de Québec-Presse LA COMMISSION MUNICIPALE ET LA CHAMBRE DES NOTAIRES ENQUÉTENT À ST-HUBERT La Commission municipale du Québec et la Chambre des notaires enquêtent présentement sur certains aspects de l'administration -municipale à St-Hu- bert, rendus publics par Québec- Presse le 16 novembre.LA COMMISSION MUNICIPALE La Commission municipale du Québec, définie par l'Etat comme \u201cun organisme de contrôle et de surveillance des finances municipales\u201d scrute présentement à la loupe le dernier budget de St-Hubert.LA COMMISSION REFUSE LE BUDGET Le budget de 4,134.200 dollars a été adopté par le Conseil de ville le 10 novembre.Le lendemain, La Presse annonçait que les taxes restaient inchangées à St- Hubert pour la huitième année consécutive.Le 12 novembre, un hebdo de la Rive-Sud, Métro- Sud (anciennement l'Echo des Monts) titrait en première page que St-Hubert avait adopté un budget-record.Or, ie dit budget est toujours à l'ancre, à la Commission municipale, et ce, depuis un mois.St-Hubert doit soumettre son budget à la Commission municipale parce que la municipalité est sous tutelle gouvernementale depuis neuf ans.Le budget est en difficulté à Québec, parce que certains postes du dit budget laissent percer des aspects \u2018\u2018troublants\u2019\u201d dont Québec-Presse parlait dans son dossier sur St-Hubert.BUDGET AMENDÉ La Commission municipale retournera donc à St-Hubert un budget charcuté, plus conforme à ses exigences.Ainsi, ce qui est normalement une opération de routine pour une municipalité dont la tutelle n'est pas nou- veille, est devenu pour la Commission l'occasion de s'interroger sur St-Hubert et en même temps de s'interroger sur la manière dont la tutelle s\u2019exerçait à St-Hubert.LES ASPECTS \"TROUBLANTS\u201d Les principaux aspects \u2018\u2019trou- Far # PLUS DE 125 POINTS DE VENTE AU QUEBEC UNE ENTREPRISE QUEBECOISE blants'® dévoilés par Québec- Presse touchaient à la spéculation sur certains terrains dont, entre autres, ceux qui ont appartenu déjà au maire actuel et qui appartiennent maintenant à une compagnie dont il est impossible de connaître les propriétaires et qui est logée dans le mème édifice que le bureau privé du maire.LA CHAMBRE DES NOTAIRES Dès le lendemain de la parution du dossier de Québec-Pres- se sur un conflit d'intérêt qui existe entre le maire et le notaire de la ville, la Chambre des notaires a entrepris une enquête.Elle l'a confié à son enquêteur spécial, le notaire Emile Boiteau, qui devrait remettre son rapport à la Chambre dès cette semaine.LE CONFLIT D'INTÉRÊT Le conflit d'intérêt tient au fait que monsieur Aldas Boileau, maire de la ville depuis les élections de 1968, est également le commis du notaire de la municipalité, Me Robert Guinard.Ainsi, le patron du notaire est également son employé.Le notaire prétend qu'it n'y a pas de conflit d'intérêt.Un groupe de citoyens de St-Hubert, groupés dans l'Action Civique affirme le contraire.DES CHIFFRES QUI NE CONCORDENT PAS De plus, il y avait une contradiction entre le montant des honoraires versés par la ville au notaire Guinard en 1968 et ce que le notaire affirme avoir reçu.L'Action Civique a produit la liste des chèques tirés à l'ordre du notaire et ils se chiffraient par 25,607.95 dollars.Le notaire de son côté déclare avoir reçu seulement 8,768.15 dollars.LE RAPPORT DE LA CHAMBRE Comme il est de mise à la Chambre des notaires, le rapport sur ces questions ne sera pas rendu public, mais la Chambre Ÿ Y : Y % Y % Y % % Y Ÿ 4 Ÿ Yi % 4 Ÿ 4 4 Ÿ Y Ÿ | LE COOPERATISME VOUS PROPOSE LES POUVOIRS: interviendra auprès du notaire Guinard et le forcera à prendre les mesures qui s'imposent, s'il y a eu violation du code d'éthique de la Chambre.UNE PREMIÈRE ENQUÊTE La Chambre des notaires a déjà fait enquête sur ce conflit et ies chiffres qui ne concordaient pas, mais uniquement auprès du principai intéressé, le notaire Guinard.C'est ce que l'on appelle une enquête-maison.Cette enquête avait été demandée par les membres de l'Action Civique de St-Hubert.Québec-Presse avait posé la question suivante à la Chambre des notaires: les citoyens peuvent-lis être satisfaits d'une telle enquête?D'après la réaction de la Chambre des notaires au lendemain de la parution de notre dossier, on doit conclure que la question était pertinente.Du côté du ministère des Affaires municipales, le ministre Robert Lussier nous a fait savoir qu'il avait demandé un rapport à la Commission municipale et qu'il nous en fera part dès qu'il l'aura en mains.t ( L'ÉCONOMIE COOPÉRATIVE EN MARCHE ÉCONOMIQUE: en possédant nos entreprises POLITIQUE: en faisant passer les pouvoirs de décisions au peuple SOCIAL: en créant un nouveau mode de vie basé sur l\u2019homme et non l'argent En plus des produits de marques nationales, le réseau de distribution coopératif offre les marques privées CO-OP et HARMONIE.Plus de 300 produits alimentaires de toute première qualité portent les enseignes suivantes.®@® 7 personnes gagneront une moto-neige SNO-JET grace aux produits CO-OP et HARMONIE Conditions du concours au Magasin CO-OP ou MINIPRI de votre localité QUÉBEC-PRESSE - 14 DÉCEMBRE 1969 / 21A PASS ASS SES SES M Siew 1 ese E LAT.Un aliment presque complet Le lait est une excellente source de calcium et de protéines.II fournit en outre de la riboflavine, de la vitamine À, de la thiamine ainsi que d\u2019autres vitamines et des sels minéraux.On doit donc consommer du lait tous les jours.Cependant, une trop grande quantité de lait empêchera les enfants de consommer d'autres aliments essentiels.Il est donc préférable de s\u2019en tenir à la quantité recommandée selon leur âge.se ° se.see [ry e see one ose sor » oor ore eee oe se se ° see eon oes ry) se a) oe oes \"oe sos [20 ose oe oor soe soe vee e oes ° ese » *.ses Le guide alimentaire canadien nous indique les quantités nécessaires à chaque groupe de personnes selon leur âge ou leur condition.Si les enfants (jusqu'à onze ans) doivent consommer deux tasses et demie par jour, les adolescents ont besoin de quatre tasses.Par ailleurs, les adultes absorberont une tasse et demie de lait quotidiennement.Quant aux femmes enceintes et aux nourrices, au moins quatre tasses de lait leur sont nécessaires.| y en à p sortes sur Il existe plusieurs sortes de lait sur le marché.Tout d'abord, le lait nature ou liquide, obligatoi rement pasteurisé, qu'on peut se procurer entier (avec au moins 344% de gras), partiellement écrémé, (puisqu'il ne contient que 2% de gras), et finalement écrémé, cette dernière sorte de lait ne doit pas contenir plus de 0.1% de gras.De même valeur alimentaire que le lait entier, le lait écrémé fournit moins de calories donc moins d'énergie et peu ou pas de vitamine A, puisque cette vitamine est soluble dans le gras D'après le ministère de la Santé et du Bien-Etre social, 400 cas de rachitisme ont été rapportés dans les hôpitaux pédiatriques de Toronto et de Montréal l'an dernier.On sait que chez les jeunes enfants, une carence de vitamine D peut engendrer le rachitisme.Même si cette maladie n\u2019est nas ordinairement Pourquoi l'industrie laitière refuse-t-elle d'enrichir le lait?mortelle, les jeunes enfants rachitiques peuvent porter les marques d'une mauvaise formation osseuse, jambes incurvées et genoux cagneux pour le reste de leur vie.Cette situation aurait sans doute pu étre évitée si ces enfants avaient été nourris au lait enrichi de vitamine D.Le gouvernement permet l'enrichissement de ce lait, mais l'Industrie laitière ne le fait pas au Québec.Comme plusieurs enfants ne prennent pas suffisamment de vitamine D le fait serait un excellent véhicule de cet élément.Puisque, nous le répétons, l'enrichissement du lait est permis par le gouvernement, qu'attend l'industrie laitière?lusieurs e marché qu'ona enlevé.On trouve aussi sur ie marché du lait partiellement écrémé modifié.Il a une saveur plus riche que le lait partiellement écrémé ordinaire et il est en plus enrichi de vitamines À et D.Enfin, vous trouvez le lait de beurre qui est un lait écrémé auquel on a ajouté une culture.Il renferme très peu de gras et par conséquent fournit moins de calories et pas de vitamine A.La culture bactérienne en fait un lait qui est très bon pour le système digestif.Les autres du lait En plus du lait nature, vous trouvez sur le marché du lait évaporé ordinaire, du lait évaporé partiellement écrémé et du lait évaporé écrémé.Ces laits contiennent moins d\u2019eau et sont enrichis de vitamines C et D.LE LAIT EN POUDRE \u2019est un lait pasteurisé écré- formes mé auquel! on a enlevé presque tout le gras.Il a donc exactement la même valeur alimentaire que le lait écrémé liquide et possède sur ce dernier plusieurs avantages.Les plus importants sont l'économie et la facilité d'entreposage.On peut le garder dans l'armoire une fois ouvert, pendant un ou deux mois.Cependant, le lait reconstitué doit être gardé au réfrigérateur.ILÆUX Dir LAT BURROR Ge Se\u201d Aubaines alimentation Le lait entier Achetez un produit étiqueté \u2018vitamine D ajoutée\".Si ce produit n'est pas disponible dans votre région, demandez-le à votre laitier.Le lait écrémé ou partiellement écrémé Recherchez un produit enrichi en vitamines À et D.Demandez- le si vous n\u2019en trouvez pas.FIT 71TH 1] 1] AT LH VAH | [1 -e HN HH Le lait évaporé Si l'étiquette indique qu'il est enrichi en vitamines C et D, c'est là votre meilleur choix.Pour un lait évaporé écrémé recherchez un produit additionné également de vitamine A.Ce n'est pas du petit lait Vous avez peut-être déjà essayé de servir du lait en poudre a votre famille?Et les vôtres ont peut-être tout simplement refusé d'en boire.I! y a de très grandes différences entre les marques sur le marché.Essayez différentes marques jusqu'à ce que vous en trouviez une qui goûte exactement le lait écrémé liquide: il en existe.Le lait en poudre est bon, ce n'est pas du petit lait! Pour le servir comme boisson, il est préférable de le préparer .° e ° .* ° .® ® ° 1] .1 - e ® ® ® ° ® .O ® ° ° ° e .e ® d'avance, en mesurant soigneusement la quantité de poudre et d\u2019eau froide.Mettez-le ensuite dans un récipient couvert au réfrigérateur.Pour la cuisson, vous pouvez l'employer soit reconstitué, comme le lait ordinaire, ou vous pouvez mélanger la quantité de poudre aux autres ingrédients de la recette; vous ajoutez ensuite une quantité d\u2019eau égale à la quantité de lait liquide que demande la recette.EAA RE 22A / QUÉBEC-PRESSE - 14 DÉCEMBRE 1969 Achetez le lait en poudre, Il y a un grand écart de prix entre les différents laits et comme la valeur alimentaire est sensiblement la même pour tous, exception faite de la vitamine À, vous ne devez absolument pas hésiter à employer les moins chers.Voici une comparaison entre PREIS cest plus economique ies prix des différents laits pour une pinte: * Lait entier liquide 26 cents (contenant 3 pintes en sachets).* Lait 2% liquide, 24 cents.* Lait écrémé liquide 24% (contenant d\u2019un demi-gallon en carton).e * .e .e e .e JX $ + BOUO0O008 * Lait évaporé entier, 23 cents (boîte de 1 livre).* Lait écrémé en poudre, 84 cents (boîte de 3 livres).Le lait écrémé en poudre, comme vous le constatez, vous revient à trois fois moins cher que le lait liquide ordinaire.$ ® * ® e s ® ° ° 3 ° : oon see eos ee 0s ave one » ee sos [ty ose Le ski de fond A PEU DE FH Bien que le ski alpin se soit propagé comme une traînée de poudre depuis les derniers vingt ans, le ski nordique fournit une merveilleuse expérience que tous les skieurs devraient tenter de temps en temps.Au nord, rien de nouveau.Il y a quelques milliers d'années, les chasseurs et les guerriers se servaient déjà de ces longs patins de bois comme moyen de locomotion.Les Vikings parcouraient les contrées neigeuses a ski.On a retrouvé des vestiges de skis vieux comme le monde.C'est donc dire que nous n\u2019avons rien inventé plus ou moins.Aujourd'hui, le ski de fond (cross-country, XC) est tout autre chose: c'est un contact très direct avec la nature.C'est la randonnée quasi poétique de l'individu sur ia neige hors des sentiers battus.Aux Jeux Olympiques d'hiver ces disciplines nordiques n'attirent que les vrais sportifs, les autres spectateurs ne semblent\u2019 pas apprécier tellement ce genre de ski des temps passés qui con- continue d'être l'humble effort de l'athlète sans apparat.SOLITUDE EN FORET.Quant à ceux qui veulent pratiquer ce sport comme moyen de détente, il ne semble pas que leur penchant découle du fait que ça ne coûte pas cher, ou aussi cher que le ski alpin.La raison véritable serait surtout de s'éloigner des foules, de se trouver seul avec quelques amis dans des pistes protégées de sapins couverts de neige, de sentir l'odeur de la forêt et de ne pas entendre de bruit de moteur et de ne pas subir l'odeur de patates frites.Ceux-là qui pratiquent le ski de fond savent bien ce que je veux dire.Nous ne sommes pas obligés de tout ré- .1239: RS M5 QI 01 QE RIRE oA eA Ae 8 (cross-country) AIS Par RICHARD JOANNETTE véler, mais nous invitons tous et chacun à se joindre à nous en foret pour venir découvrir l'enchantement que procure ce genre de ski.Pour le skieur amateur, il n'est , pas nécessaire de suivre des cours de ski très compliqués.II suffit qu\u2019il connaisse son équi- \u201c pement; les pas 1.2.3, c'est-à- dire pour la montée, le plat, les légères dénivellations et la marche à longue haleine, le fartage de ses skis.L'EQUIPEMENT Le ski de fond est fait de bois laminé.Sa coupe est plus étroite que celle d'un ski alpin, il n'y a ni semelle cofix ou autre, ni carres d'acier.La chaussure est très souple sous le pied et sa tige n\u2019a aucun renfort de fibre de verre.Plus basse que la chaussure alpine, elle est confortable et ne a possède pas de bloquage longitudinal.L'étrier ne retient pas le talon ® au ski afin de permettre un pas de marche plus long et plus facile.Le bâton est fait de bois de bambou et sa poignée de liège * avec une dragonne en cuir assez mince.Le choix de la longueur des skis de fond est relativement ° semblable a celui des skis alpins.Les batons, par contre, peuvent dépasser l'aisselle de deux à cinq centimètres.LES MARQUES RECOMMANDABLES! La chaussure Karhu est une des marques recommandables, le ski Splitkein de Norvege, le harnais Tempo et le baton Jofa sont du matériel de première qualité.Les farts Rew de Finlande donneront plein rendement sur la neige.Pour ce qui est du costume, je n'ai pas a vous dire qu'il est très différent de celui du skieur alpin: les longues chaussettes de laine mi-jambe, le knicker, l\u2019'anorak plus léger donnent au skieur de ski nordique une allure magnifique qui: me plait beaucoup.Les petis sacs a dos normalement employés pour la varappe servent aussi, afin que le skieur puisse apporter avec lui un gueuleton qu'il dégustera en forêt, en plein air ou dans un de ces petits refuges que l'on rencontre sur les pistes de ski de fond tel: la piste Feuille d'Erable dans les Laurentides ou bien dans les nombreuses pistes du New-Hampshire et celie de I'E- tat de New-York à quelque distance de Montréal.Ce matériel de ski de fond se vend dans les boutiques de ski \u201cStreeter et Quarles\u2019 a la Place Ville-Marie ou chez \u2018Siren Ski shop\u2019 a Montréal.Pour plus de détails, je peux vous suggérer d'écrire ou téléphoner au Club de ski Alpin du Canada ou on se fera un plaisir de vous renseigner sur les activités de la saison.Pour la somme modique de $100.00: les chaussures, les skis, les harnais et les bâtons peuvent être achetés.soe 2] soe ase [x see NO 0 1 ON WU a WN = irl ]|c |x| m]- \u2014 © BY em me mk et be md ee pd em S NO 0 0 Wn ha WN vimju|Aim[oir|i=|- A Acaste Acter Actes Adresse Agent Aglante Agnès Alain Alain Alceste Aminte Argan Ariste Aristomène Armande Arnolphe Arsinoé Art Basque Bélisle MOT MYSTERE NO 8 PAR FERNAND PRINCE SOLUTION DE LA SEMAINE DERNIERE: PIERRE-JEAN-JACQUES 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 \u2014 ce \u2014 © 20 Nn lw z|a R}1: |L |L A>|z{w z|u m olin T G > _ A A R M © I w]e) Z]- x mi-srz I RlvelHAiml< || IM]& mx \u2014|| |R|>|n, R S N |ElY|E|E |5 R T R L C NC TAR S$ M E tr R F A |NIC|1 Q U R ce Cc F L 0 T Cathos Célimène Fard Lagrange Orgon Tartuffe Chrysalde Francisque LaMerluche Oronte Cléante Lépine U Cléonte G Lise P ; Covielle Galorin Lisette Uranie Cynthie Loge Philaminte H Lucrèce Philinte V D Lycas Philis .Harpagon Lysidas Pierrot Valère Damis Hervé M R E | Mariane .Marotte Régal Eliante Imège Mascarille Ro er Eimire Iphitas Mathurine ot Elvire Moron Enrique J s Ergaste N .Erosine Jodelet Scène Euryale Julien Nicole Sganarelle LA SOLUTION DU MOT MYSTÈRE SERA DONNÉE LA SEMAINE PROCHAINE Un conseil en photographie ?N'ésitez pas à nous téléphoner! PAUL HUGRON PHOTO 1247,est BELANGER-tél:274-6589 QUÉBEC-PRESSE - 14 DÉCEMBRE 1969 / 23A EEE résumé: La secrétaire-buraliste de Télé-Québec vient de vivre une aventure qui relevait de la science- fiction.Nicole Marceau y a perdu un ami d\u2019enfance, le grand Lucien, un hypersensible qui se livrait à des expériences occultes.Mais la jeune fille y a gagné un ami qui vient de se changer en ardent soupirant.Il s\u2019agit de Roger Bleau, Il est ambitieux et toujours enthousiaste et, ce qui trouble Nicole, amoureux fou de notre héroine.La semaine a filé en douceur mais en vitesse.C\u2019est déjà samedi.Un samedi si différent de celui que Nicole vient de vivre dans l\u2019île des amazones enragées.La neige est partout autour de la métropole.Dans la ville, on ne la voit plus.Derrière les rideaux du salon, Nicole regarde distraitement l\u2019incessant fleuve de véhicules qui montent ou descendent la rue Saint-De- nis.Elle songe à ce nouveau Roger.Un Roger qui soupire, qui est presque fiévreux, qui s\u2019impatiente.Hier soir encore, il lui a parlé du sérieux de son projet: \u2018\u2018vivre avec elle\u201d.L\u2019étonnement de Nicole est toujours aussi grand.Elle ne peut croire à la conversion de ce jeune don juan, du beau parleur qu\u2019elle a vu si souvent évoluer au poste, accroché à tous les jupons.Vendredi soir, Nicole et lui sont allés aider sa tante Muriel à Saint- Télésphore, au bout du comté de Soulanges.Sa tante s\u2019installe sur une de ces nombreuses fermes qu\u2019on abandonne un peu partout sur tout le territoire.Roger semblait comme ému au milieu de ces calmes arpents de terre enneigée.Visitant les bâtiments, grange, écurie, poulailler, remise, étable, il a pris Nicole dans ses bras à l\u2019étage de la grange vidée et lui a murmuré: \u201cTu vois, un jour, mon réve serait de m\u2019installer avec toi, Nicole, comme ça, loin de la métropole, loin des curieux, des bruits de la ville, de l\u2019air pollué.Un jour, on fera comme ta tante et nous nous trouverons un coin tranquille\u201d.Et puis, il n\u2019est plus là! Ce samedi matin lui semble un peu triste.Roger est parti pour six jours à une sorte de colloque, \u2018\u2018un séminaire de gestion\u201d, a-t-il dit.Alors Nicole se sent à la fois plus seule et plus libre.Elle parle à sa mère de la fougue amoureuse de son nouveau chevalier.Et madame Marceau est ravie, toujours prête à envisager le plus rose avenir pour sa grande fille \u2018\u201cla plus fine, la plus belle de toute la paroisse\u201d.Nicole au dîner, doit donner toujours plus de détails sur Pile maudite ou elle vient de vivre ce cauchemar affreux, les jeunes frères sont friands de ces aventures policières.Et puis Nicole est allée magasiner sur la Plaza Saint- Hubert.Elle n\u2019est pas certaine encore mais elle songe à un de ces maxi-manteaux à la mode.Roger lui a dit qu\u2019il les aimait tant.\u2018Avec un de ces longs foulards de laine, hein\u2019, a-t-il insisté.Elle le voit, revenant de Toronto, à Dorval, qui ouvre les yeux grands en la voyant dans un de ces longs manteaux, heureux.Hs sont chers! Si maman était là, songe-t-elle, mal habituée encore à prendre des décisions, elle qui, il y a si peu de temps, se plaignait, étudiante, de devoir toujours traîner sa mère pour le moindre achat.Dimanche est là.Le ciel d\u2019une luminosité aveuglante pour la fin de novembre, d\u2019un bleu très cru.Nicole va acheter les petits gâteaux du dimanche matin, c\u2019est sacré chez les Marceau.Elle va saluer son père 24A / QUÉBEC-PRESSE - 14 DÉCEMBRE 1969 Ir aif fl Ht | > EF LI al I ti fe 1 £3 MEET HET I'l 4 a 10 qui, comme tous les matins, est déjà derrière ses comptoirs de magasin, J rue De Castelneau.Les fidèles sor- } tent des messes et s'arrêtent chez lui.Les piles de journaux baissent, les paquets de cigarettes aussi, les liqueurs sortent du frigo à vive allure.Victuailles classiques des di- - manches.Monsieur Marceau admire F5 sa grande fille, remarque qu\u2019elle a Ye grandi encore, qu'elle est un peu triste: \u2018\u2018Viens m\u2019aider, Nicole, ça te fera oublier un peu ton beau Roger!\u201d Mais Nicole a promis à sa mere de préparer le diner.Elle em- Da x ! = ESS ORIEN G ds ) LZ FT OÙ ai ei) | 1 : HD y JM) brasse son père avec cette affection sy, 7 calculée qu\u2019on voit encore dans les 4 We ll familles du Québec, reste de purita- f RN [ks 756) PA nisme ou d\u2019une gêne paysanne qui M X)/ vient de loin.7 oA 7 \u201c (©) Machinalement, Nicole regarde D, ie dans la petite boite aux lettres.; A les) Une enveloppe brune, celle de \u2018\u201c\u2019Té- ,; FS) lé-Québec\u201d avec la fleur bleu, blanc, VI ES rouge! Pas de timbre! Elle ouvre ra- ® 2% pidement, pour la lire dehors.Ro- Ÿ \u20ac ger! Sa signature! Il a dû laisser ce message ultime hier, avant de quitter Montréal, samedi matin.Nicole @© lit cette écriture égale, grasse, sûre d\u2019elle come Roger est sûr de lui: eg \u2018\u201cMonamour\u201d Nicole, il est minuit et je ne peux m\u2019endormir.Je pense à toi si fort.Et demain, samedi, je dois pourtant me lever très tôt pour ce voyage./ ; | Je n\u2019y peux rien.Je revois cette ; / 4 ferme chez ton oncle, le calme de / \u2014 Cette soirée, et vraiment, c\u2019est sérieux, il faut que nous parvenions un jour, tous les deux, à cette sorte de cachette, de nid de paix, dans un coin discret du pays.Et puis si je t\u2019écris ces quelques mots, c\u2019est surtout pour te supplier de ne pas m\u2019oublier, de me rester fidèle.Pour six jours.Je sais que je suis fou de m\u2019inquiéter, que tu souris en lisant © Hi 7 TIL El I Ti +) MAILLE x UE 2 / À 129) ceci mais c\u2019est étrange, j'ai peur! De te perdre.Il y a que c\u2019est bien la première fois que je tiens à une fille à ce point.Cela est nouveau chez moi.Je sais que je vais changer.Désormais, depuis que je t'aime et que tu sembles m\u2019aimer aussi, je deviendrai un garcon plus sérieux.Mais jamais grave.L'amour véritable, je le vois bien, donne aux êtres ce goût de l\u2019avenir.Et puis aussi cette peur.Nicole, ne regarde pas les garçons du poste, ceux des rues avoisinantes, ceux de ton quartier.Ah! tu vas croire que je deviens fou, moi toujours si sûr de moi, hein?Eh bien, oui, je suis devenu fou de toi, Nicole.Fou à lier.C\u2019est inexplicable.Tout est de ta faute.Tu as jeté sur moi un grand manteau lumineux, qui me réchauffe.Un étonnant maximanteau comme celui que tu vas t\u2019acheter, aujourd\u2019hui même pour me faire plaisir.Ton fou braque, Roger, qui t\u2019embrasse un million de fois\u201d.Nicole a lu cette missive amusante trois fois et puis elle entre.Devant le long miroir, fixé à la porte de la penderie, Nicole pose avec son noir manteau tout neuf et son long foulard de laine blanche.\u201cII m\u2019aimera!\u201d Il a laissé l\u2019adresse de l\u2019hôtel à Toronto.Nicole, sans enlever son manteau, lui écrit déjà une réponse: \u2018\u2018Mon grand fou, Roger.Je ne bougerai pas.Je vais porter un masque.Si un garçon m\u2019approche je cracherai du feu ou je le giflerai cinquante fois.Moi aussi, j'ai besoin de toi.J'ai peur aussi, pas de te perdre mais de réver encore.Mais cette fois, c\u2019est un rêve bien doux.Reviens vite de cette affreuse et ennuyeuse ville et tu me verras, moi et mon manteau! Ta Nicole, deux millions de baisers!\u201d A SUIVRE Se IE EIRE nil "]
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